Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 17 décembre 1881, samedi 17 décembre 1881
[" / oe À maT» | ?ANNEE | ABONNEMENTS, Jar anosssss sc0000u000000 B1.00 IX MMOIS.cu 00 sou00e.0.50 ree (Payable d\u2019avance.) Pour pouvoir discontinuer, il ut avertir au moins quinze jours ant l\u2019expiration d\u2019un terme de ps moins de 3 mois et payer tous ba arrérages.bdition Hebdomadaire du TVATEUR, QUEBEC SAMEDI, 17 DEC.1881.\u2014\u2014_ on.J.À.Chapleau ÿ Né en 1840 à Ste-Thérèse, vomté de Terrebonne: aujourd'hui pre Inier ministre de la province de Siège dans l'assemblée égislative depuis 1867.L'homme dont je vais cssayer de notre politique une large ; lace,qu\u2019il conquise par son lubeur, ses apii tudes, sa rare eloquence ci le con- Cours d'amis dévoués qu':l a eula chance d\u2019attacher à sa fortune.It est le fils de see cures Son père -\u2014 un artisas -\u2014 ne lui égua d'autre trésoi qu\u2019uns robuste santé et un uom sans lache.M.Chapleau termina à dix-sept ans son cours classique et ce livra à l\u2019étude du droit.Il fut admis au barreau en 1861, quelques mois après avoir atteint l\u2019âge de majorité.Il n\u2019ajamais guère exercé sa profession que devant les assises criminelle, où il a remporté presqu\u2019autant de succès qu\u2019il a plaidé de causes.Il n\u2019a pas de rival, dans la province ct même dans la Puissance, dans l'art «d'adresser» un \u2018ury.Jai entendu la défense qu\u2019il fit en 1868, je crois, d\u2019un malheureux du nom de Provancher, accusé d'empoisonnement par la strichnine sur la personne de Joutras, époux d'une femme qui, après être devenue l\u2019amante de Provancher, se fit sa complice pour se débarrasser de celui dont elle portait le nom.pt La cause avait duré vingt et un jours : c\u2019était, dans nos annales judiciaires, le premier cas d\u2019empoisonnement par la strichnine.Le juge Loranger présidait le tribunal: la couronne était représentée par M, Armstrong, aujourd\u2019hui juge en chef de Ste-Lucie.Des experts en chimie avaient été amenés jusque d\u2019Angleterre.Le principal médecin de la défense était ce_ pauvre docteur Moll, alors député de Burthier, que tout Québec a eu l\u2019occasion d'entendre dans le premier pariement apres la confédération, et que la mort est venu frapper si prématurément, dans de si lamentables circonstances.En écrivant son nom, les larmes me viennent aux yeux : il fut le médecin de mon père que j'ai connu à peine hélas ! et de ma mère dont je viens de fermer les yenx.Il assista à ma naissaice.M.Chapleau parla sept heures, tournaat et retournant en tous sens les faits de la cause de manière à en lirer des déductions favorables à ses clients.Il était six heures lorsqu\u2019il arriva à sa péroraison.Il faisait à Le demi obscur dans le palais de justice éclairé par quelques lampes enfumées.Le jeune avocat, un peu épuisé par sa longue plaidoirie, fit un effort extraordinaire, ramassa ce qui lui restait de vigueur et de ressources.Sa toge tombée plus bas que les épaules, ses longs cheveux noirs en désordre, sa voix vibrante, émuce, ses brulants appels à tout ce q'ie le cœur humain renferme de miséricorde et de pitié : je vois tout cela, j'entends tout ccla comme à l'heure où, assis à quelques pas de M.Gha- pleau, il y à treize ans, j'éprouvat pour lu1 mes premières admirations.Il n\u2019avait pas prononcé sa dernière parole qu\u2019une immense accla nation s\u2019éleva de la foule qui, entassée, compacte, avait plusieurs \u2018ois plerré pendant ce discours quine parvint pas capendant à sauver Provancher.Comme je lai dit, c\u2019est le juge Loranger qui présidait le tribunal.M.Chapleau avait été éloquent, passionné : l\u2019éminent magistrat, cou- vaincu de la culpabilité de l'accusé, fut clair, impitoyable dans s4 « char- ge » aux jurés, qui est, au «lire des hommes compétents, Un vrai Mont ment de science médico-légale.#4 Il est difficile de dire si l\u2019eloquence de M.Chapleau a brillé plus au barreau qu'à la lribune oopulaire et devant le parlement.Sans doute, il n\u2019est pa: toujours lui-même : je lui ai entendu faire des discours sansélevalion,sansstyle,des fiascos.Mais que Ces Mauvais jours effets ! Quand,dans une circonstance importante, sur Une (question où il y a place pour desappels au sentiment, au patriotisme, il prend le temps de coordonner ses idées à lavance, je suis certain qu\u2019il Æerait l'honneur et sont compensés .par de superbes|p b'HON.JOSEPH ADOLPEE CHAPLEAU, Premier minisire de In province de Québec.l\u2019orgueil de la tribune de n'importe quel pays au monde.Depuis trois ou quatre ans il parle mieux qu\u2019il n\u2019a jamais parlé.Dans les débats si animés qui marquèrent l\u2019existence du câbinet de M.Joly, 11 a prononcé des discours qui électrisaient littéralement la chambre et les Aries.Peur tout dire en un mot: sous le rapport de la parole, c\u2019est une puissance.- M.Chapleau a été ministre dans trois cabinets, celui de M.Ouimet d\u2019où il sortit avec son chef, lors de l\u2019affaire des Tanneries en 1874: celui de M.de Boucherville qui fut renvoyé d\u2019office le deux inars 1878 : et enfin celui qu\u2019il fut charge de former à la chute de M.Joly, le trente octobre 1879.C\u2019est surtout depuis cette dernière dale qu\u2019il à montré sa force, Il à comuniis des fautes: je les ai assez signalies pour me dispenser de les évoquer aujourd\u2019hui.Mais il est incontestable qu'il a fait preuve d'une habileté au dessus du commun.Il s\u2019est tiré d\u2019embarras inextricables.Disons, en passant, que s'il excelle à sortir d'un mauvais pas, il a le don dese créer fréquemment des diffivultés qu\u2019il pourrait éviter.llimprovise beaucoup, en actes comme en parole: or, c\u2019est un métier dangereux.Comptant sur ses ressources, on dirait qu\u2019il aime à marcher sur des razoirs\u2014pour me servir d\u2019une locution qui rend bien ma ensée.Il aff-ctionue les combinaisons hardies, les risques, presque les aventures, Ila un besoin constant d'émotions, de mouvement : il cherche les unes et les autres dans des projets qui ont, ordinairement, plus me rm LAS em tr me d\u2019un côté séduisant, et qu'il sait rendre plus alléchants encore par l\u2019exposition colorée, étincelante, qu\u2019il en fait.Nous sommes dans le siècle du million : il est de son siècle.Non qu\u2019il soit un avare, un vulgaire thé sauriseur : bien loin de là, «il n\u2019a rien à lui» comme l'on dit d'un homme essentiellement libéral et généreux.Il caresse avec délices des rêves de vastes spéculations dans lesquelles on se crée de belles rentes.\u2026\u2026 quand on ne se casse pas le cou « Sire, faites grand » disait à Napo leon l\u2019un de ses diplomates.Il suit cette doctrine qui n\u2019est pas la pire, au point de vue du succès.Il ne se traine pas dans les sentiers batlus.Tout ce qu'il fait a un cachet original, souvent relevé.C'est ume figure, une personnalité qui laissera sa marque snr notre époque.KE x M.Chapleau a rencoutré, au début de sa carrière, un homune qui a été l'une des conditions principales de ses succès, si.G.À.Dansereau.Journaliste de première volée, cerveau fécond en ressources, équilibré à mierveil e pour l'étude et le travail, il a été et est encore le bras droit, l\u2019inspirateur, l\u2019outil le plus précieux du premier ministre.Hs ont été l\u2019un à l\u2019autre fidèles dans ls mauvaise comme dans la bonne fortune.Plus tard M.Chapleau s\u2019est em paré de M.Sénécal qui, pour lui, a été une acquisition importanté.Car, si les adversaires de M.Sénécal lui reprochent bien des choses,personne ne songe à contester sa valeur.À eux trois ils se complètent : M.Dansereau conçoit, écrit, cherche, NUMERO 26 ANNONOES.Première insertiôn.#0.13 Autres insertions.\u2026.\u2026.0.00 Naissance,mariage ou décès 0.60 Les annonces suivantes seront in sérées pour UN CENTIN le mot: Demandes d\u2019emploi\u2014Demandes de domestiques ou employés.Annonces pour chambre ou pension BURHAU : 38 et 40, rue Ste Famille, Québec, TITY les sciences, la diplomatie, la finae- ce, etc.M.Chapleau révet les découvertes, les conceptions, les projets, de sa parole charmeresse, de son prestige politique.M.Sénécal est l'honnue d'action, La cheville ouvrière.Je ne dis pas que messieurs Cha- pleau et Sénécal sont incapables de concevoir, d'étudier; ni que le premier ministre est a pouvoir illimité de ses deux intimes ailiés ; telle n\u2019est pas-ma pensée.Je ven simplement expritner celle Opinion : M.Chaplean, avec le bon sens qui le distingue, à eu le talent d\u2019attacher à sou char deux intelligences d\u2019élile, qui lui ont rendu et lui rendent chaque jour Pinénarrahles services, x 4 Je crois qu'il m'est permis d'ajous ter que dans madame Chapleau, née Mile King, le premicr ministre a trouvé \u2014 même au point de vue des succès de sa carrière \u2014 une alliée qu'il sait estimer à son pri.M.Chapleau a une femme politique, dans le bon sens du mot, Eile admire son mari.encourage.© conseille, l'avertit.Sans prélent.oo, sans vanité, joig mnt l'afahiliié à une rare distiction du manières, ello est digne d'être la mvilleure moitié de Pun des hommes tes plus remarquables que la province a produits #Ex J'ai fait un portrait.Je n'al pas apprécié les actes politiques de M.Chapleau.Chacun sait que j'ai plus d\u2019une fois différé d\u2019avis avec lus.Sur certains sujets nous sommies aux antipodes.Après une violente polémique avec la Minerve à son sujet, nous nous rencontrons un bon jour suns échanger de salut\u201c Ce n'est que le premier pas qui coûte : \u201d nous fumes six mois à nous faire ainsi figure de bois.Pendant la dernière session.je reçus une invitation à liner chez lui.Je l\u2019acceptai.Rendu dans son salon, il n\u2019y avait pas à dire, il fallait briser la glace.Mon ami Champague étail au now- bre des convives.« Sais-.u.hui dis-jo, que Chapleau al moi nous ue nous parlons pas.Quand il entrera, pré- sente-moi à lui comme si je ne l\u2019avais jamais vu ni connu.» Champagne promit.Le premier ministre.arviva et\u2014 coincidence dont nous nous sonimes fort amusé depuis\u2014reucoutrant M.Champagne : «Il y a six mois que Tarte ct moi ne nous sommes pas salués, tire moi de là.Et le député des Deux Montagnes, venant à mioi avec M.Chapleau, prononça les paroles sacramentelles : «M.le premier-urinistre.permettez- moi de vous présenter M.Tarte.» Un franc éclat de rire éclala parmi nos anis conmnuns.\u2018 x 4 M, Ghayleau\u2014et c\u2019est l'une de «es bonnes qualités \u2014ne\u2019 s'a nuse pas à avoir de la rancune.) wk se _ I Mmanquerait un trait imporiant à la figure que je viets d'esquiisser d'une manièie bien imparlaite si je ne faisais allusion aux convie tions religieuses du premier ministre.Il n\u2019appartient prs à l\u2019école ultramontaine : mais C\u2019:t UN relie.Il fait ses pâques.fouille dans les livres, les revues, I.ISRAEL TABIE. LE CULTIVATEUR.\u2014___ Grave question.$ Le Canadien a signalé un article|] de la République Française dans lequel le journal gambettiste déclarai=illicites les quêtes prescrites par Mar Guibert, archevêque de Paris pour le soutien des écoles £atholi- ques libres.Une PORTAIT vetre ni mivery et la République Française a donné l'occasion à cette dernière d\u2019accentuer davantage sa position.La \u201cquête extraordinaire du jour de la \"Toussaint, qui nous a amenés à soulever cette quest-on, a été assez fructueuse pour l'Œuvre des écol s chrétiennes libres de M.Guibert.Dans les églises de Paris, elle a rapporté 17,000 francs, et elle a eu lieu par tout le diocèse.Lie total des gommes re- cueilies par l\u2019Œuvre s\u2019élevait, au 8 de ce mois, au chiffre reepectable de 963,880 fraucs.D'un autre côté, lorsque nous avons exprimé lopinion qu\u2019une partie des quêtes ne r.cevait point l\u2019affectation officiellement déclarée el était employée à former une masse noire, nous ne nous trompions pas.Aivel, ] y a eu, cette année, des quêtes \u201cpour le Jubilé \u201d ; à quoi doivent-elles servir ?Nous n\u2019en savons rien, nous l\u2019avouons humblement; mais, ce que nous pouvons affimer, c\u2019est qu\u2019une fraction des fonds en- cais és ce titre pasee à l\u2019Œïuvre des écoles cléricales.Nous relevons,.en effet, sur la cinquañtième liete des quêtes et souscriptions afférentes à cette Œuvre, les mentions suivantes : \u2018\u201c Tiers du produit des aumônes faites à Poccasion du Jubilé, 9,6\u20ac0 francs.\u2014 Paroisse de Saint-Thomas d\u2019A quin, aumônes du Jubilé, 2,453 francs.\u201d Les écoles chrétiennes libres dirigées par des ignorantins et des religieuses sans brevet ct le Jubilé, cela constitue-t-il ce que le décret organique sur les fabriques d\u2019églises appelle.\u201c frais du culte\u201d ou même cs qui est dénommé \u2018\u2018 besoins généraux du diocèse \u201d dans l\u2019avis de 1831, dont l'Univers a glorieusement esté quelques lignes?Voilà une question que l\u2019administration des cultes jugera évidemment utile d\u2019examiner.Comme on le voit, l\u2019organe du premier ministre de la France nie aux catholiques jusqu\u2019au droit de donner leur argent pour les fins qu\u2019ils choisissent.Car, enfin, ces quêtes faites pour les écoles chrétiennes, sont essentiellement libres : donne qui veut.Et les aumônes du jubilé, cela vegarde-til d\u2019autres que ceux qui les font ?Quelle loi d\u2019équité et de sens commun peut empêcher un catholique de les appliquer à l\u2019œu- vre qu\u2019il préfère ?Cependant, ce sont ces droits si simples, si incontestables, c\u2019est cette liberté,si, certaine que l\u2019on nie à nos coréligionnaires en France.Et cela dans le but avoué, publiquement poursuivi de déchristianiser ce malheureux pays.: Les coups des sectaires sont surtout dirigés sur le clergé, les communautés, eur l\u2019enseignement.Il n\u2019est pas d\u2019avanies auxquelles ne soient en buite les membres de la hiérarchie catholique.Sans cesse dénoncés, traqués dans chacun de leurs actes, ils ne sons pas traités} comme des\u2019 citoyens paisibles et honorables, mais comme des hommes exerçant un métier infâme, comme des ennemis jürés de l\u2019état, des conspirateurs.Le but vers lequel tendent les .sectaires est d\u2019empêclitæ le recrutement du clergé, d'en éloigner les meilleurs sujets, pour en avoir ensuite plus facilement raison.Le vorps ecclésiastique se com pose de mortels, qui malgré les grâces immenses dont ils ont le bénéfice, ne peuvent se dépouiller des sentiments de l\u2019humaine nature.Un homme qui\u201ceïftre dans la vie plus inaire.Roub] Jions paë opi des espérances.Il renonce à tout ce qui fasçine l\u2019imagination et séduit le cœur : \u2018las S renommée, Jes chaudes affections, l\u2019amour.qui commence à enflammer son âme, l'amour préface du bon- eur là nie] ainsi Voilà, certes, assez de saorifices à faire pour que ce soit le peti} nom | bre qui y consente.Je me sens dominé par l\u2019admiration chaque fois que j'entends prononcer le nom d\u2019un jeune homme de vingt ans qui prend la soutane, Car j'ai eu vingt ans.Et bien, si au dur holocauste de la nature, offert à Dieu, la société ajoute une espèce de peine, comme une dégradation : si le prêtre doit être un parias, privé d\u2019exis'ence civile, un ilote, w\u2019est-il pas à redouter que beaucoup d'hommes d\u2019élite ne s'éloignent du sacerdnce dont ils eussent été l\u2019ornement et la force ?Cette grave question préoccupe vivement l'épiscopat français qui d\u2019avoir un clergé dont le talent puisse en imposer à ses adversaires, et exercer sur les multitudes l\u2019influence que la vertu, la science et l'instruction ne manquent jamais 7 Arir d'acquérir.J.Israel Tarte.nen ree () () eee ee A LA SALLE JACQUES-CARTIER i _\u2014 ; Se Considérant que, depuis'le jàt# \u2018où j'ai pris la très bonne résolution de n\u2019être plus qu\u2019un journaliste, j'ai acquis le droit d\u2019aller un peu partout ioù il se fait des choses passables, je me suis transporté hier soir, sur les huit heures, en la salle Jacques Cartier, à St-Roch de Québec : où étant, j'ai décliné mes titres, et demandé permission d'entendre les beaux discours promis par notre confrère de l\u2019Electeur.Ayant été exaucé, je viens en causer avec les abonnés du Canadien Fx Il y avait foule, une vraie foule.En voyant ees grappes humaines pressées les unes contre les autres, j'ai pensé à cette soirée fameuse qui fut témoin de l\u2019un des plus grands succès oratoires auxquels j'ai assisté.C'était en 1877, pendant l\u2019élection de M.Laurier qui, vaincu à Drum- mond et Arthabaska, demandait à Québec-Est de ratifier le choix que|.M.McKenzie venait de faire de lui comme membre de son cabinet.Nous avions convoqué un meeting dans la salle Jacques-Cartier.Thibeault, Charles Thibeau t que tout le monde connait, devait convaincre la multitude qu\u2019il était indispensable au salut du Canada que IM.Laurier ne fût pas élu.Cinq ou six mille personnes s'étaient rendues pour.ne pas entendre Thibeault.Dans la salle, au milieu, dans les coins, dans les galeries, à droite, à gauche, en avant, en arrière, on apercevait des bandes d'hommes or.el étouffer la voix de l\u2019orateur.Je vois la scène comme si elle s\u2019était passée il y a deux houres.Lui monte tranquillement sur qu\u2019il f sacrifie à l\u2019Ége où iy ne $ a mon ue lé côtés! rayants® a hedke des; comprend 'importance pour U'Eglise| ganisées, payées, enivrées pour crier |- n\u2019aurait pu traverser la foule, assurément, M., Angers \u2018essaie de parler : tu multe, sifflets, beuglements : la bête populaire était déchainée et s\u2019en donnait de son mieux.* D'autres\u2019 tentèrent de l\u2019apaiser, de lui faire entendre raison : peine.perdues, elle mugissait, elle hurlait.Au milieu de cet infernal tapage, \u201cFhibault ser va se camper sur la dernière planche de l\u2019estrade.IL fait un grand signe qu\u2019il va parler ! \u201c On lui répond par le plus abominable charivari qui se puisse imagi ner.I ouvre \u2018Ia bouche et étend les bras : mille bouches lui jettent I'injure, je ne sais combien de mille bras s\u2019aÿitent.relatif on entend la voix magnifique du tribun qui disait : « J'aime le peupte-qui s\u2019agite etc, etc.» Puis des Huées, puis un vacarme étourdissant, ete.Puis, dans une minute de répit encore, Thibault, la tête altière, l\u2019air \u2018solennel put dire cette phrase dont je garantis l\u2019exactitude : « J\u2019aime la vague écumante qui vient frapper le rocher populaire, etc.» La pose, le ton, le geste, tout était superbe.La foule écouta un peu, puis cria beaucoup, puis écouta encore, puis cria un peu moins dur.Thibault parlait, parlait toujours, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin il eût dompté, dominé, magnétisé cette masse accourue en jurant qu\u2019elle ne l\u2019entendrait pas ! Deux heures durant il fut lei; maître de la salle, le maître de tout ce monde.\u201cJe.vous dis que pareil triomphe rie s'obtient pas quotidiennement.Je soutiens, moi, que Charles Thi- beault est un artiste d\u2019un rare talent.Que ceux qui le criblent de quolibels essaient d\u2019en faire autant que lui.Il y avait hier soir à la Salle Jacques Cartier des hommes éloquents : aucun d\u2019eux n\u2019a, je suppose, la prétention d\u2019avoir été même une pâle imitation du Thibeault du onze novembre 1877.#4 M.Thibault assistait, hier soir, à l'assemblée.d\u2019exprimer à M.Langelier les sympathies du parti libéral.Le bu- réel était d\u2019affirmer l\u2019existence malt gré la défaite, la détermination de continuer la lutte, en vue des élec- \u2018ions fédérales qui approchent.Au point de vue des idées de son parti M.Langelier mérite les éloges qui lui ont été faits, la démonstration à laquelle son nom a donné naissance.Il n\u2019est pas un plus franc libéral que lui.Et c\u2019est justement pour cela que nous l'avons toujours combattu\u2014ce qui ne nous empêche pas de rendre hommage à son caractère d'homme privé.S'il a des prin- dre : les dernières années ent prouvé qw\u2019ils ne sont pas tous du plus pur métal dans le parti dont M.Lange- lier est l\u2019un des chefs.Fx De tout ce qui a été dit je ne trouve de réellement bon que l\u2019avis exprimé par M.Laurier : il faut régénérer l\u2019opinion publique.Régénérer l\u2019opinion publique : religieuse a besoin d\u2019un courage l\u2019estrade par une porte détournée \u2014il Voilà une belle :mission, une noble Pendant une minute de calme Le prétexte de la réunion était.cipes détestables, il n\u2019est pas à ven.tâche qui n\u2019est pas celle d\u2019un parti plutôt que d\u2019un autre, mais qu\u2019il est du devoir de tous de poursuivre avec vigueur et persévérance.Grand Dieu, régénère-t-on l\u2019opinion avec notie système électoral, avec notre presse?Pendant les élections le peuple n\u2019apprend rien de bon, ne voit que de tristes exemples, n\u2019entend, règle générale, que des discours dont l\u2019idée-mère est la calomnie, la diffamation.Puis la corruption \u2014que les deux partis pratiquent dans la mesure de leurs 1essources\u2014 vient couronner l\u2019œuvre.En vérité il est étonnant, merveilleux que le peuple ne soit pas pire qu\u2019ilest, avec les efforts perssistants qui sont faits pour le dégrader.J\u2019attribue à l\u2019action du clergé, à l\u2019influence moralisatrice qu\u2019il a exercée, l'existence des sentiments d'honneur et de respect de soi-même qui subsistent encore, Dieu merci, dans une large partie de notre pogu lation.Plus je vieillis, plus jacquiers la connaissance du peuple, et plus je me convaincs qu\u2019il n\u2019est pas d\u2019autre influence capable d\u2019élever le niveau moral du peuple que l\u2019influence religieuse.Est-ce par la presse que l\u2019on veut moraliser la population ?La \"resse dirigée comme elle l\u2019est, non par les principes immuables de la vérité, mais par le fanatisme, l'esprit de parti à outrance ?J, Israel Tarte.P.S.\u2014Nous remettons à un autre jour la suite des observations que l\u2019assemblée d\u2019hier nous suggère.\u2014\u2014\u201400\u2014\u2014\u2014 Démonstration conservatrice à Trois-Rivières.UNE ASSEMBLEE 3,000 PERSONNES VIF ENTHOUSIASME.Les conservateurs du district des Trois-Rivières, célébraient lier avec beaucoup d'enthousiasme, la grande victoire conservatrice du deux décembre.À deux heures et demie de l\u2019après- midi, la vaste salle de l\u2019hôtel-de-ville était littéralement remplie par un nombreux auditoire qui acclamait l\u2019honorable premier ministre et ses collègues, les honorables MM.Ross et Loranger lorsqu'ils prirent place sur l\u2019estrade.Les députés dont les noms suivent étaient aussi sur Lestrade : MM.Méthot, M.P., de Nicolet, Trudel, de Champlain, Beaubien, d\u2019Hochelaga, Brousseau, de Port- neuf, Robiliard, de Berthier, Houde, de Nicolet, Desaulniers, de St-Mau- rice, Lavallée, de Jolietie, Desjar dins, de Montmorency.M.Dumoulin, le digne député des Trois-Rivières, présidait l\u2019assemblée.M.J.P.Guillet, avocat, et président du club conservateur des Trois-Rivières, donna lecture d\u2019une adresse à l\u2019hon.premier ministre.L'hon.M.Chapleau y répondit en termes éloquents.Les honorables MM.Ross et Lo ranger prononcèrent ensuite de remarquables discours qui furent écoutés avec la plus grande attention, et très fréquemment applaudis.M.Beaubien, M.Davidson, le candidat conservateur à Montréal- Centre, l\u2019hon.M.Mailhot et M.L.G.Desjardins adressèrent ensuite successivement la parole avec beaucoup de succès, M.Desjardins sut faire ressortir tout l\u2019éclat de la glorieuse revanche que les conservateurs du district de Québec ont pris de leur défaite du premier de mai 1378.Il souleva de bruyantes acclamations lorsqu\u2019il montra 1! drapeau conservateur refoulé, il y a quatre ans, sur le cœur de ceux qui l\u2019avaient défendu avec fidélité, flottant au- jourd'hui avec gloire et avec honneur sur tous les comtés du district de Québec, à l\u2019exception de quatre, Au premie: mai 1878, s\u2019est il écrié, nous étions quatre contre seize dans le district de Québec, aujourd\u2019hui, nous sommes seize contre quatre.Tous les districts de la province ont donc noblement fait leur devoir dans cette grande bataille glorieux triomphe.L'hon.M.Chapleau termina la séance par l\u2019un des plus éloquents discours qu\u2019il ait prononcés.Il n\u2019a jamais eu plus d\u2019ampleur dans le geste, plus de chaleur dans le débit et plus d\u2019émouvantes vibrations dans la voix chez lui toujours si sympathique.L\u2019auditoire donna ensuite des hourras répétés pour Sa Majesté, les dames de Trois-Rivières, le gouvernement provincial, les orateurs qui avaient adressé la parole.Au moins deux milles personnes accompagnèrent les honorables miuistres à la gare du chemin du Nord.Lorsque le convoi s\u2019ébranla les ministres et leurs amis furent salués par de longs et enthousiastes applaudissements.Cette démonstration s\u2019est: passé dans l\u2019ordre le plus louable et fait beaucoup d'honneur à nos concitoyens des Trois-Rivières.ee) Une Iciire de REgr Taschereau.Pendant la dernière élection, l'un des candidats dans le comté de ./Nicolet, M.Dorais, avoua avoir autrefois fait partie des loges maçonniques.Il s\u2019en est retiré depuis longtemps et fait ses devoirs religieux.La question s'est prés:ntée de savoir si les électeurs pouvaient voter pour lui en toute sureté de conscience.Mgr l\u2019Archevêque consulté à ce sujet a écrit la lettre suivante.ARCHEVECHE DE QUEBEC 1 décembre 1880.M.Pierre Thibodeau, Marre-Marguiller, St-Grégoire.Monsieur, Dans votre lettre du 29 novembre dernier, vous me demandez : 10.Si un homme qui s\u2019est mis franc- maçon peut sortir de cette sociôté ?Réponse \u2014Non-seulement il le peut, mais il le doit, L'Eglise catholique ordonne à ceux qui ont commis cette faute de la réparer en renonçant à.ces gociétés.Elle suppose donc que ceia est possible.En niant la possibilité de cette demande, non-seulement on va contre la volonté de l'Eglise, mais aussi on met un obstacle sérieux à la conversion de ceux qui ont eu le tort de s\u2019engager dans cette voie.20.Si un catholique peut voter en conscience pour un homme qui, aprés avoir été franc-maçon, s\u2019est retiré de cette société eb pratique ouvertement ses devoirs religieux ! Réponse\u2014 Sans aucun doute il le peut.J\u2019ai l\u2019honneur d\u2019être, Monsieur, votre très-dévoué serviteur.(Signé) { E.À.ARCHEVEQUE DE QUEBEC, D'un autre côté M.le Grand- Vicaire Caron, administrateur du diocèse de Trois-Rivières, a exprimé des doutes sur la question de savoir si un catholique est justifiable de voter pour un homme qui a appar- tenu à la Franc-maçonnerie.suivie d'un si- y del sf Fe ole œu sl.fer ib Gerd II mi gi da! die ki en re P A pre ge S tl Ly ay Tig ig ag Hy, ge lig fla, «fig Bi hy, dy 062 gy Irigy Tig 4 Jy AEN In us le dit shy TI à des aly rer hi 5300 rales nf nly firent sales J RH ni 0 de aient # je i a ui ane ph o O° elle , (8 cols LE CULTIVATEUR La lutte a Montmorency.Veut - on un échantillon des moyens employés par les libéraux à Montmorency pour faire triompher leur candidat ?Le voici.On a forgé des lettres au bas desquelles on a mis le nom de M.Antoine Pampa- lon, entrepreneur bien connu de Lévis, et on les a adressées à plusieurs des amis de ce monsieur.\u201cDans ces lettres ainsi forgées, on disait que M.Pampalon était contre M.Desjardins et qu\u2019il invitait ses amis'à appuyer M.Langelier.M.Pampalon, qui est électeur & Montmorency, et qui a été très favorable à M.Desjardins, a été tout surpris d'apprendre, lorsqu\u2019il est descendu enregistrer son vote le 2 décembre, l\u2019usage malhonnête et odieux que l\u2019on avait fait de son nom.Il nous autorise à pro\u2018ester en.son nom contre cette indignité.Remaniements: Le département des chemins de fer va être réuni à celui des travaux publics : sir Hector Langevin gardera la direction des deux départements.Sir Charles Tupper deviendra ministre de l\u2019intérieur à la place de sir John, qui prendra la présidence du conseil.Le département des affaires indiennes, administrées jusqu'ici par le département de l\u2019intérieur, en sera séparé.Le nombre des ministres restera ainsi le même.Par ces remaniements sir John aura moins de besogne et pourra prendre le repos nécessaire à son \u201c âge et à son état de santé.\u2014_\u2014\u201400 Revenus des Postes.Depuis quelques années, le sys tème postal s\u2019est développé au Canada d\u2019une manière prodigieuse.Les revenus ont augmenté considérablement, et les voies de communications postales ont suivi le même \u201cmouvement.Voici un tableau qui nous fait connaître les revenus depuis la Confédération : 1867-8 $525,591 1868-9.535,315 1869-70.573,555 1870 .uncn vues 612,630 1871-2.\u2026.\u2026 692,374 1872-3 evrrerernnn 833,657 1873\u20144.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.1,139,973 1874-5000 1,155,332 1875-6.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1,102,540 A8T6\"Tu eure vere \u2026 1,114,945 1877-8.eeverreene \u2026 1,207,790 1878-9.veervrees 1,172,418 1879-80.1,252,496 Ces chiffres n\u2019ont pas besoin de plus amples commentaires.\u2014\u201400\u2014\u2014 BANQUES.Deux des banques de la Puissance sont à cette heure dans l\u2019embarras, la banque d\u2019Ontario et celle de l\u2019Ile du Prince-Edouard.L'histoire de cette dernière est simple : le caissier, M.Brecken, a laissé le pays après avoir fait, sans le consentement des directeurs et hors de leur connaissance, des avances disproportionnées aux ressources de l'institution dont le capital est très-limité, $120,000.Les dépots dus par la banque sont de $360,000.Les actionnaires de la banque d\u2019Ontario ont fort malmené, à la dernière réunion, les direrteurs qui, par un vote de 25 mille parts contre dix sept mille ont été invités à se retirer.: Les personnes qui connaissent l\u2019état de la banque disent qu\u2019avec de la prudence et de l\u2019harmonie entre les actionnaires, elle peut reprendre son rang parmi nos institutions financières.\u2014\u20140o6\u2014\u2014\u2014\u2014 TRANSVAAL.\u2014 Le gouvernement du Transvaal vient d\u2019imposer sur les marchandises importées dans ce pays des droits tellement élevés qu'ils équivalent à une prohibition formelle.Cette mesure frappe grand nombre de maisons de commerce anglaises.Le monopole des terrains aurifères a été aussi donné à un particulier, à la grande indignation de près d\u2019un millier de mineurs anglais, qui y exécutaient des travaux rémunéra tifs, car le Transvaal abonde en mines d\u2019or.) 11 semble évident gue la magna nimité de M.Gladstone pour les Boers ne les a guéres touchés : les démarches qu\u2019ils ont faites étant directement dirigées contre les anglais.Les droits de l\u2019Angleterre sur ce pays sont à peu près les mêmes que ceux (qu'elle a sur fle Canada.La Reine possède le droit de veto sur la législation.00 Nous regrettons que quelques-uns de nos confrères abusent, en le tronquant, d\u2019un article de notre rédac- teur-en-chef, intitulé «Hier et aujourd\u2019hui.» Assurément, quand il a écrit « j'ai vu des paroisses entières réunies autour d\u2019un baril de wiskey » il n\u2019a pas voulu accuser le parti ministériel spécialement.Au contraire, il avait sous les yeux certaines paroisses du comté de Montmorency dans lesquelles les agents de M.Langelier ont enivré les électeurs de la manière la plus publique.\u2014\u2014\u2014\u201460 Kamouraska.\u2014\u2014 Au moment de mettre sous presse nous recevons la dépêche suivante : (Dépêche spécia'e.) Serutin dépouillé par l'honorable juge Taschereau, Gagnon, libéral, élu par une voix de majorité.80 \u2014\u2014\u2014 FOURSUITES.On dit que M.Sénécal est sur le point d\u2019intenter des poursuites pour libelle contre sept propriétaires de l\u2019Electeur, comprenant les honorables MM.Joly, Ross, Langelier et Pelle tier, et MM.Reid, W.D.Campbell et Plamondon.06\u2014\u2014\u2014\u2014 JUGEMENT CONFIRME.AVIS AUX AUBERGISTES.Le jugement, concernant la fermeture des auberges, le dimanche et depuis minuit jusqu\u2019à 5 heures du matin chaque jour de la semaine, rendu par Son Honneur le recorder Déry, vient d\u2019être confirmé.unanimement par tous les juges de la cour d\u2019appel.Ce jugement avait été confirmé auparavant par la cour supérieure, présidée par le juge en chef Meredith.C\u2019est une excellente décision à laquelle applaudissent tous citoyens de cette ville qui veulent la paix et la tranquillité, .Les aubergistes doivent s\u2019attendre à ce que cette loi sera mise en force dans toute sa rigueur.\u2014\u2014-\u201400 M.Desjardins a Trois-Bivieres.On lit dans le Constitutionnel : L\u2019hon.M.Mailhot, appelé par l\u2019au ditoire, a é\u2018é fort heureux dans ses remarques et a présenté à l\u2019assemblée M.Desjardins, le nouvel élu du comté de Montmorency.M.Des Jardins parle bien et rousa fait hier un de ses meilleurs discours.Aussi l\u2019assemblée ne lui a pas ménagé ses applaudissements.o09\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = A Ia Salle Fncques- Cartier.Le parti libéral de Québec s\u2019est réuni hier soir à la salle Jacques- Cartier pour présenler une adresse de sympathie à l\u2019honorable M.Langelier, ancien député du comté de Portneul.Voici cette adresse : 4 Thon.Frangois Langelier, uvocat, Conseil de la Reine, Monsieur, \u201cNous sommes réunis ce soir pour vous exprimer le sentiment de profond regret avec lequel nous avons appris la nouvelle de votre défaite aux dernières élections, et nous croyons représenter, non-seulement les vues du parti libéral, mais celies de tout homme intelligent, à quelque parti qu\u2019il appartienne, lorsque nous déclarons que la province de Québec a fait une perte sérieuse, en perdant vos services à l\u2019Assemblée Législative.Nous ne déplorons pas votre défaite pour vous-même.Le temps que vous consacriez si généreusement au service de la Province, vous allez pouvoir l\u2019employer avec profit et honneur dans l\u2019exercice de la profession dont vous êtes l\u2019un des plns brillants ornements, et votre conscience vous absout du reproche d\u2019avoir volontairement abandonné la eause du peuple.C\u2019est lui qui, dans un moment d\u2019aveuglement, a refusé d'accepter les nouveaux sacrifices que vous étiez prêt à faire pour lui.Le jour viendra, où les électeurs de la rovince de Québec, comprendront assez eur propre intérêt, pour ne pas se laisser aveugler par des préjugés, ni entraîner par les vaines déclamations, ni séduire par la corruption et alors, ils sauront apprécier à sa juste valeur, un homme comme vous.Alors, ils viendront d\u2019eux-mêmes vous chercher, et, malgré leur ingratitude d\u2019aujour- d\u2019hui, ils vous trouveront encore prêt à vous dévouer pour eux.Ce n\u2019est pas pour relever votre courage que nous venons ici, ce soir, nous savons que rien ne peut l\u2019abattre.C\u2019est plutôt pour relever le nôtre, en serrant nos rangs, en montrant que nous ne sommes pas abattus et que nous ne désespérons pas de l\u2019avenir.Personne, mieux que vous, ne saura apprécier la démonstration d\u2019aujourd\u2019hur C\u2019est la première fois qu\u2019un homme public, dans notre province, reçoit un tel hommage, et que sa défaite devient un véritable triom- he.En vous honorant, nous honorons \u2019intégrité et le talent et nous encourageons nos hommes publics à marcher sur vos traces, L'adresse a été lue par M.le docteur Dion, de St-Sauveur.Après la réponse à cette adresse, le président de l\u2019assemblée, M.le conseiller Roy, annonça l\u2019honorable M.Joly comme devant adresser la parole aux élec teurs.M.Joly remercia l\u2019assemblée de cette grande démonstration organisée en l\u2019honreur de M.Langelier et affirma positivement que lui et ses amis n\u2019avaient jamais exprimé l'idée de donner leur démission comme représentants du peuple el qu\u2019ils ne le feraient pas, parce que Popposition était nécessaire pour veiller à la marche des affaires de la province.Il ajouta que l\u2019opposition ferait son devoir, et a expliqué la défaite du parti libéral parla cer- ruption exercée par les conservateurs.L\u2019hon.M.Laurier prit ensuite la parole.Il dit que l\u2019opposition, quo:- que réduite à douze membres, étail forte par la qualité, et qu\u2019elle ferait tout en son pouvoir pour empêcher le gouvernement hapleau de gaspiller les deniers publics.Il a prétendu que le parti conservateur était sorti victorieux grâce à la corrup tion.Un journal de cette ville a écrit dernièrement que la corruption la plus effrénée a été exercée dans certains comtés.C\u2019est le devoir du parti libéral de régénérer le sentiment puilic et de faire disparaître les abus de tout genre que l\u2019on voit dans la province.Il a suggéré quelques réformes à opérer par le parti libéral pour changer l\u2019état des choses actuel, entre autres faire comprendre au clergé qu\u2019il n\u2019a rien à redouter du parti libéral.La voix du Grand Pontife vient de l'affirmer : que les deux partis au Canada sont aussi bons l\u2019un que l\u2019autre, et que par conséquent, un libéral en politique peut être un bon catholique.Certains journaux ont écrit que le clergé s'était abstenu dans cette dernière élection, et que néanmoins la victoire du parti con- servaleur était plus grande que jamais.C\u2019est vrai, mais a-t-on oublié que ces idées prévalent depuis plus de vingt-cing ans ; et peut-on espérer les faire disparaître dans trois semai | nes.Après quelques mots sur l\u2019administration Chapleau e! sur le yérant du chemin de fer du Nord, il termine en remerciant l\u2019assemblée de| la grande marque d\u2019estime qu\u2019elle \u201c| vient de témoigner à honorable M.Langelier et en disant que la démarche de ce soir démontre clairement que le verdict de la province de Québec n\u2019est pas le même que celui du comté de Portneuf.L\u2019honorable M.Irvine succède à M, Laurier et dit quelques mots en français sur le devoir de l\u2019opposition et sur le rôle qu\u2019elle jouera à la prochaine session.Il parle ensuite |$ en anglais et fait quelques remarques dans le même sens.l\u2019honorable M.D.Ross cem- mence par donner une explication personnelle, en disant qu\u2019il n\u2019a pu se présenter dans le comté de Québec pour des raisons particulières, bien qu\u2019il fût certain d\u2019être élu par acclamation, parce que le sentiment public est encore libéral dans ce comté.Il parle en suite du résultat général des élections, et prétend que le désastre n\u2019est pas aussi grand qu\u2019on le pense.L'opposition ne se compose que de douze apôtres\u2014sans Judas\u2014 ;|P mais la qualité supplée à la quantité.Après quelques autres considérations, il termine en faisant une sortie violente contre le comté de Port neuf, et en particulier contre la paroisse de St-Raymond.MM.Charles Langelier, Rinfrel dit Malouin, Choquet, Pacaud, Lemieux et Langelier, parlérent quelques icstants, et 'assemblée, qu était très nombreuse, se disp-rsa.Le Vatican et Angleterre.Nous avons déjà mentionné la présence à Rome d\u2019un délégué offi cieux du cabinet anglais.Nous trou- vonsdansla correspondance romaine du Courrier de Bruxelles les détails qui suivent : «Le nouvel agent diplomatique envoyé à Rome, il y a dix jours, par le cabinet de Londres, M.le député Errington, a été déjà reçu trois fois par l\u2019Eminent f cardinal Jacobini, secrétaire d\u2019Etat de Sa Sainteté, et il a présenté à Son Eminence les lettres par lesquelles le ministre an glais des affaires étrangères l\u2019accré dite auprès du St-Siége, en qualité d\u2019agent officieux.Ii résulte d\u2019informations très sûres et précises que, dans l\u2019importante détermination dont je parle, le gouvernement britannique a visé non-seulement à se concilier l\u2019appui et l\u2019influen re du St Siége pour l\u2019apaiserr ent du conflt en Irlande, mais aussi à ne pas rester étranger à cette grande quesdon romaine dont la gravité est accrue de jour en jour par les justifications fausses et inadmiss'bles du gouvernement italien.Les scandales de la nuit du 13 juillet et, plus encore, peut-être, la circulaire explicative du ministre Mancini ont révélé à tous la réelle situation du Souverain Pontife, en même temps que la valeur de certaines informations diplomatiques.Partant, rien de plus naturel que les puissances tiennent à être renseignées plus sérieusement et par des agents qui out leur con- flance sur un élat de choses qui intéresse tous leurs sujets catholiques.« Il est àremarquer en outre,daus le cas spécial dont il s\u2019agit, que le député Érrington est catholique et qu\u2019il connaît déjà Rome, ou il à séjourné autrefois.Au Vatican et dans les cercles de la haute société romaine, il est justement estimé pour son tact exquis et la distinction de ses manières,autant que pour la loyauté de ses intentions et la droiture de ses sentiments Lé choix du cabinet de StJames ne pouvait être mieux inspiré, et tout porte à croire que le gouvernement britannique sera amené ainsi à reprendreles relalions officielles qu\u2019il entretenait avec le Saint-Siége avant 1870.La mort du General LE ilp:- trick., Le département d\u2019Etat a Washington est informé par le consul américain à Valparaiso que 12 général Kilpatrick, ministre des Etats- Unis au Chili, est mort à Santiago, dimanche dernier.« Né dans le New-Jersey en 1838, et sorti de l\u2019école militaire de West - Point en 1861, Judson Kilpatrick prit une part active et honorable à a guerre de sécession.Nommé lieutenant-colonel à la fin de l'année de sa sortie de l\u2019école, et brigadier énéral de volontaire en mai 1863, 1l se distingue l\u2019année suivante comme commandant de cavalerie pendant la marche de Sherman sur Savannah.« Après la guerre, le général Kil- patrick fit de nombreuses conferences littéraires et politiques, et su nomination de ministre au Chili était la récompense de ses services au parti républicain.On connaît la nature du différend qui s\u2019est élevé tout dernièrement entre lui et le général Hurlbut, ministre au Pérou, au sujet de l\u2019attitude des Etats-Unis dans l\u2019Amérique du Sud.L\u2019un était our la neutralité, l\u2019autre pour une intervention active- contre le Chili, ostensiblement en faveur du Pérou, en réalité en faveur des Etats-Unis, cette puissance, suivant M.Hurlbut, étant naturellemeut appelée par sa position à priver le Chili, pour se les approprier 4 elle-méme, des fruits de ses victoires contre le Pérou.Au point de vue de la moralité et du droit international, le général Kil- patrick avait incontestablement raison, mais il a lieu de croire que le général Hurlbut n\u2019avait pas tort au point de vue deslinstruction reçuess de son gouvernement.On sait, du reste, que deux commissaires vien nent de partic pour Lima, afin de tâcher de faire comprendre au Pérou et au Chili quelle ligne politique les Etats-Unis se proposent d'adopter définitivement en ce qui les concerne.» 00\u2014\u2014r Patton vs.les commissaires du Havre.Cette cause dans laquelle la De - manderesre réclame une somme de $22,000 pour le droit de passage qu\u2019elle prétend que la Commission du Havre lui a enlevé en creusaut le bassin de radoub, près de sa propriété à Lévis, viendra aujourd'hui devant la commission des arbitres de la Puissance.Cette commission siégera aujourd\u2019hui au bureau de la douane ; elle est composée de James Cowan, écr., de Galt, Ont., de Wi Compton, ex-rédacteur du Tel-graph d\u2019Halifax, de l\u2019hon.Isaac Buchäuain, de Hamilton, Ont., elde Jos.Simard.N.P., de Montréal.Elle à por secrétaire M.Chas.Thibauit, dv Montréal.Les arbitres arriven' de Goderich, Ont, ils se rendent à Halifax, N.S., pour entendre la cause de Wm.M-Hreith, contre le département des chemins de fer.On remarque TF chaque fois que I'h FE \u2018occasion d\u2019adress manque pas les princigm® A bres.A Le deux de décembre.Ou n\u2019a peut-être pas mesuré toule l'étendue de la défaite du parti hbé- ral aux dernières élections de la province.Dans plus de vingt divisions électorales, l\u2019opposition n\u2019a pas même pu trouver de candidats pour arborer son drapeau et défendre sa cause, Douze conservateurs étaient élus à l\u2019unanimité, ct nous aurions @ obtenu au moins vingt-deux élec- @ tions par acclamatiou si, dans une dizaine de comtés, il n\u2019y avait pas eu de lultes entre des conservateurs.Incapables de présenter seulement uu front de bataille dans un bon tiers de la province, il était facile de prévoir vers quelle déroute s'acheminaient los libéraux, Divisés entre eux, sans programme, sans idées, n'ayant pour armes que les vieilles rengaiues qu\u2019ils ont archi usées, ils élaient voués d\u2019avance à l'annihilation doutilsontété frappés par le bon sens populaire, le deux de décembre.De députés vraiment libéraux, il y en aura à peine douze dans une chambre de soixante et cinq mem- Nous sommes revenus aux jours de 1867, alors que la faction libérale, réduite à sa plus simple expression, se bloltissait dans un coin de la chambre, boudant le ministère mais preuant deux longues années avantde réunir assez de force @ et de courage pour oser se consti- @ tuer en opposition régulière bien qu\u2019impuissante.Le parti libéral à richement mérité le châtiment qui l\u2019a frappé.Comme il n\u2019oublie et n\u2019apprend rien, on ne peut pas croire qu\u2019il devienne plus sage a l'avenir.On dirait que M pour lui l\u2019expérience est un vain M mot, et qu\u2019il va de catastrophe en % catastrophe sans pouvoir tirer le @# moindre enseignement des grands événements qui se déroulent.PRE\" 00 .L'élection de Montmorency.M L'Electeur est furieux de ce que @ nous avons fait connaître ay publie 24 quelques-uns des moyens'e ployés 34 par les libéraux à Montmoreney.Il nous répond par deux longues colonnes d\u2019inventions aussi mensongères que ridicules.Nous pouvons affir- WA mer que du côté des amis de M.$l Desjardins la loi à été scrupuleuse- # ment svivie, conformément aux fer- # mes instructions données par le can- À didat luimême.Que l\u2019écrivain de À l'Al:cteur mette son cerveau en tra- A vail pour imaginer des histoires qui #4 n'ont pas l'ombre de bon sens, c\u2019est À son affaire.Le public n\u2019en croira A rien et rira de celui qui les met en circulation, voilà tout.M.Antoine Pampalon,de Lévis, a constaté lui-même l\u2019usage malhonnête que l\u2019on avait fait de son nom, et c\u2019est à sa demande que nous avons publié la protestation contenue dans les colonnes de notre édition de samedi.Tout le comté sait quel parti est responsable des scènes déplorables dont Montmorency a été le théâtre dans les derniers jours de l\u2019élection.Les négations de l\u2019Electeur n\u2019y peuvent rien changer.3 Lorgaue rouge, fidèle à son triste & passé.sel prend à l'influence du on Me |4faite de son candidat, \u201cie udace de dire que M) de M.Lange- @és par certains \u201cstar entière- 0e Dia LE CULTIVATEUR.ee v Nous ne prenons pas la peine de teur.On peut bien laisser à ces vaincus dans le grand combat du deux de décembre la fiche de consolation de dire des injures, triste être fatigués après de si écrasantes défaites depuis trente ans.Quant à M.Valin, après les écli- tants témoignages de confiance qu\u2019il a reçus des électeurs de Montimno- rency, il n\u2019a qu\u2019à mépriser comimne elles le méritent les attaques de Pécrivain de la feuille rouge de St.Roch.00\u2014 FINANCES FEDERALLES, La politique financière du gouvernement fédéral obtient tous les satisfaisants.Jamais dans notre pays le revenu public n\u2019a été plns élastique et n\u2019a été une preuve plus sûre et plus éclatante de la prospérité générale.Comparé à celui de novembre 1880, le revenu des douanes en novembre dernier accuse uue augmentation de $428,718.85, et celui de l\u2019excise une augmentation de $51,119.17.Pendant les cinq mois du premier de juillet au trente novembre dernier, les douanes et l\u2019excise ont donné un rendement de $11,520, 042.28, contre $9,739,918.73 pendant la période correspondante de 1880, soit de $1,780,123.55.Les recettes du trafic de l'Interco- lonial en octobre ont été de $182,- 785 : augmentation de $15,741 sur celles d\u2019octobre 1880.Pendant les quatre mois du premier de juillet au 31 octobre dernier, les recettes de l\u2019Intercolonial, comparées à celles de la période correspondante de 1880, font ressortir upe augmentation de $75,130.Voila certes un résultat qui prouve de toute évidence la bonne administration de notre grand chemin de fer Intercolonial.Si l\u2019on en juge parles ciug pre- public du Canada, pendant l'exercice enj cours, atteindrait trente-quatre millions de piastres, et accuserait un excadant d\u2019à peu près sept millions sur les dépenses.\u2014\u2014-\u2014\u2014\u201400-\u2014\u2014-\u2014\u2014 Comte de Nicolet.\u2014\u2014\u2014 M.Dorais, le candidat battu dans le comté de Nicolet, ayant demandé le décompte des bulletins, ce décompte lui a été accordé et a eu lieu samedi.dernier.Le juge à donné plusieurs votes nouveaux à M.Houde, dont la majorité officielle à élé portée à 23 voix, de 11 qu'elle était auparavant.\u2014\u201409\u2014\u2014 M.Fortin elu a Mentmagny.Une dépêche de St-Thomas que nous recevons au moment de mettre sous presse, nous apprend que le dépouillement des bulletins par le juge donne une majorité de quatre voix à M.Fortin.\u2014\u201400 Vente de Limites.Les terres de la Couronne augmentent de valeur de jour en jour.Nous en avons une preuve dans la dernière vente qui a eu lieu mercredi dernier à Toronto.Plus de 1200 milles carrés ont été vendus, ans les districts de Muskoka et de nous arrêter aux gros mots de l\u2019Klec- métier dont ils devraient pourtant mois des résultats de plus en pius|- miers mois de l\u2019année, le revenu| Parry Sound, et le montant réalisé s\u2019est élevé à la jolie somme de $717,176.Cette vente est la plus considérable qui ait eu lieu depuis l\u2019année 1872, alors que l\u2019honorable M.Scott était commissaire des terres de la couronne.Les prix, à cette époque, n'excédaient pas $200 du mille carré, et aujourd\u2019hui, le gouvernement réalise $600.La mise à prix était fixée à $100 par mille et dans quelques minutes, elle s\u2019élevait au \u2018chiffre que nous avons donné plus haut.Il est donc du devoir du gouvernement de veiller avec soin sur ces terres, qui sont une aussi grande source du revenus pour notre pays.Mgr Freppci a la tribune fran- qaise.Le télégraphe nous a agnoncé il y a quelque temps que Mgr Freppel a éloquemment défendu les droits politiques du clergé.Voici les paroles prononcées parl\u2019illustre prélat, l\u2019une des gloires de l\u2019Eglise catholique.Je dis que le clergé a le droit de recommander aux fidèles, même du haut de la chaire, d\u2019aller voter, de remplir leur devoir électoral, de ne pas s'abstenir (Interruptions a gau che) parce que s'abstenir constitue une négligence coupable et un manquement aux devoirs envers la patrie.(Applaudissements à droite.) Je tenais à le dire du haut de cette tribune (Bruit à gauche), pour que tout le monde l\u2019entende, parce que c\u2019est là un Cevoir de morale sociale.(Interruptions à gauche.) Le deuxième principe, c\u2019est le \u2018droit du clergé d\u2019exhorter les fidèles, même du haut de la chaire.(A gauche : Non! non!), de remplir leur devoir d\u2019électeurs conformé ment à leur conscience de chrét'ens et de catholiques (Nouvelles inter ruptions à gauche), car, àmes yeux,: la conscience humaine est une et indivisible.(Bruit.) On ne divise pas la conscience en deux compartiments dans l\u2019un desquels on mettrait la conscience du citoyen, en mettant dans l\u2019autre la conscience du chrétien.Cela n\u2019est pas possible.car la conscience est une et indivisible.Tant que le clergé se renferme dans ces maximes de morale sociale sans en faire l\u2019applications aux particuliers, ce que j ai toujours blämé et ce que je blämerai toujours, le clergé est dans son droit, dans ses attributions, il reste à l\u2019abri de Lout reproche.C\u2019est là tout ce que je voulais dire.(A pplaudissements à droite).\u201490\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PETITES NOTES.RUMEURS.Il est probable que la législatnre de Québec se réunira vers la mi- janvier.x x On dit que 'honorable M.Ferrier résignerait comme conseiller législatif pour la division de Victoria, et que M.Cameron, député de Hun- tingdon, serait nommé à sa place.Notre ami M.Davidson, ex-can- didat dans Montréal Centre, serait élu comme député de Huntingdon, en remplacement de M.Cameron.\u2014(La Hinerve).x x Le Star et le Free Press, deux organes généralement{bien informés et toujours dévoués à la cause libérale, répètent que l'honorable M.Mercierne prendra pas son siége.Nous croyons savoir, de notre côté, qu\u2019une députation est venue jeudi, de Saint-Hyacinthe, pour s\u2019enquérir auprès de M.Mercier à ce sujet, et lui proposer, s'il voulait réellement se relirer, de résigner en faveur de M.Francois Lange'ier \u2014 La Minerve.x * x Ilest rumeur que la compagnie de Québec-Central aurait négocié son emprunt de trois millions, qu\u2019elle avait placé, il y a quelque temps, sur le marché de Londres.Les conditions sont que ia compagnie devra remeltre comme ga rantie, le subside provincial accordé au chemin de fer de Lévis ct I£en- nebec et au Québec Central, au montant total d\u2019environ 8700,000.On dit que la Banque Union s\u2019est chargée de la transaction, et offre de fournir les $700,000 en attendant le règlement de la transaction.C\u2019est une assez bonne preuve que les affaires ne sont pas si mauvaises dans notre province \u2014La Minerve x L\u2019honorable M.Chapleau, accompagné de MM.Pâquet, Sénécal et Labelle, soot partis pour New York dans le magnifique char offi ciel qui vient d\u2019être construit à Montréal et qui n\u2019a pas son égal dans la confédération Le but de leur voyage est, comme nous l\u2019avons dit de faire des arrangements pour une ligne directe entre Chicago, Québec et Montréal.x Il est rumeur que M.Alonzo Wright, le député du comté d\u2019Oltawa à la Chambre des Communes, sera bientôt nommé sénateur, et que l\u2019'hou.M.Church sera le candidat ministériel dans la division électorale d\u2019Ottawa.+ M.Tellier, le député de St.Hyacinthe à la Chambre des Com munes, assistait a la démonstration conservatrice aux Trois-Rivières, mardi dernier.\u2014\u20146865\u2014\u2014\u2014\u2014- Une appréciaticn.Sa Grandeur Mgr A.Racine, évêque de Sherbrooke, vient d\u2019adresser la lettre suivante à l\u2019auteur des \u2018 Souvenirs de voyage d\u2019un soldat de Pie IX : ?* Sherbrooke, 4 décembre 1881.A M.C, E, ROULEAU; Québec.Monsieur, J'ai lu avec un vif intérêt votre livre intitulé : \u201c Souvenirs de voyage d\u2019un soldat de Pie IX, \u201d que vous avez eu la bienveillance de m\u2019adresser.Votre livre nous fait aimer Rome, la grande merveille du monde, et admirer la glorieuse croisade des zouaves canadiens qui ont écrit à Rome et à Mentana la plus bélle page de notre histoire.Je vous félicite de votre travail que vous appelez modestement un premier essai, et qui je l\u2019espère, est le prélude d\u2019autres travaux historiques.Avec mes félicitations, veuillez agréer mes remerciements et l\u2019expression de mes sentiments dévoués en Notre Seigneur.{ ANTOINE, EV,, de Sherbrooke.\u201400\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les Elections de vendredi a Quebec.On lit dans le Moniteur Acadien : Défaite des libéraux sur toute la ligne.Les élections provinciales générales qui ont eu lieu à Québec vendredi dernier ont eu un résuliat inattendu, et la\u2019 défaite sanglante essuyée par les libéraux est presque sans parallèle dans les annales de la province.Le verdict populaire a acclamé la politique du cabinet Cha- pleau, politique qui a déjà eu de si beaux résultats.L'opposition est tout simplement écrasée, anéantie.A part M.Joly, M.Mercier, Mp ened, M.Irvine, el quelques constellations de neuvième ordre, tous les membres de la gauche ont été battus à plate couture.Trois-Rivières, que représentait M.Turcotte, a racheté son honneur en élisant M, Dumoulin.Les MM.Langelier, deux chefs rouges du district de Québec, sont restés sur le carreau.Au nombre des élus nous remarquons avec plaisir notre confrère, M.Desjardins, du Canadien, qui a reconquis Montmorency au parti conservateur.00\u2014 UNE FETE DE FAMILLE.Tous les ans, les propriétaires du Canadien ont la louable habitude de réunir à leur domicile tous les employés de leur journal\u2014typographes et rédacteurs\u2014afin de célébrer une petite fète aux huîtres.C\u2019est une belle coutume, car elle est une preuve des bons rapports qui existent entre le patron et l\u2019ouvrier, et sert à cimenter davantage, \u2014 si la chose est possible \u2014 l\u2019amitié qui les unit.Cette fête nous rapporte au bon vieux temps, où nos ancêtres se réunissaient chaque année pour manger le gâtean.Un soir, c\u2019était chez Jacques, le lendemain, on courait chez Pierre,en un mot on finissait par visiter toute la paroisse, en formant un cortège de huit à dix traineaux remplis de gens qui savaient s'amuser.Au Canadien, nous faisons de même, à l\u2019exception que, au lieu de parcourir.toute la ville, nous nous assemblons toujours.au méme endroit, chez nos aimables propriétaires.On dit généralement : je vais aller là, et si je ne suis pas bien accueilli, je n\u2019y retouruerai plus.Vous pouvez juger de l\u2019accueil que l\u2019on nous fait en vous disant que cette fête se célèbre chaque année.Nous nous (rouvons si bien sous le toit de MM.Demers que nous y pas serions toute notre vie.Nous avons dit en commençant, qu\u2019il s'agissait tout simplement d\u2019une petite fète aux huîtres.Mais quelle fête ! Si vous aviez vu comme les huitres disparaissaient de la surface de la table ! Véritablement, comme dirait un ancien représen tant du peuple, elles étaient à plaindre.Point de merci, point de relà- che.Et le feu rouiant se continua pendant plus d\u2019uue heure.Outre les huitres, la table était garnie de fruits et de vins délicieux qui subirent le même sort que leurs com pagnes Vinrent ensuite les santés qui, comme il arrive toujours, furent bues avec empressement, et les orateurs fortement applaudis.Les santés suivantes furent proposées : [o Aux propiiétaires du Canadien ; M.A.E.Demers à répondu avec beaucoup d\u2019à-propos.20 A M.L.G.Desjardins, rédacleur du Canadien et député\" de Montmorency.Co La réponse de notre puté fut accueillie par dissements chaleureux.3o À la rédaction, M.J.L_ Tarte, fut chargé de répondre.Inutile d\u2019ajouter que notre rédacteur en chef s\u2019est acquitté de sa tâche avec Phabi!eté qu\u2019on lui connaît.Les applaudissements ne lui ont pas été épargnés.4o Auxtypographes, MM.Laureu- celle et A.Gôté ont prouvé que, parmi les typographes,il existe des hommes qui savent aussi bien faire usage de la parole que des doigts.5o A M.Demers, père.M.Ls.J.Demers a répondu en quelques mots très appropriés.6° Aux dames, M.A.E.Demers a répondu.D'autres discours furent aussi prononcés par MM.L.G.Desjardins, Cyr.H.Pelletier et C.E.Rouleau.MM.F.Hamel et C.H.Pelletier, G.R., et le docteur Morin, assistaient à cette réunion de familie.Nous nous séparâmes à une heure avancée de la soirée en répétant : nouveau dé- des applau- « À l\u2019année prochaine.» my RES EET ha ps age bl = JEU EE ts es Hat bus tas Len pri = tC et te re er go ir er 5 EE il EN de to, a, Un, lg i an Tr Ma Eu RESULTAT DES ELECTIONS.BELLECHASSE, OTTAWA Boutin Faucher Sa.Drammond & Arthabaska.MONTREAL-EST.BÉRAUX ET INDÉPENDANTS.\"| Beaumont Noë 0 18 AYTIDOT nuvc0se secouer sacacenre 2 * Arthabaskaville.40 46 Cons.Lib.! Saint-Valier NO Lo.56 2 Township de Hull.36 |St-Christophe.17 85 1878.1881.878.\u2014 do NoZwww I 15 |No.1, chemin d\u2019Aylmer.99 |StLouis do Bra Brandford.25 38|Q.Ste-Marie.1,595 924 1,19 fa.] Saint-Raphaël No 1.75 30 ; 2, Ironsides.46 Stan fold e vivre seuvsense 36 271 Q.grvaoques :l 553 1,304 1,338 clus par acclamation.do No 2.67 25 © ,Chelsey.22 tenfold presen, 66 162|Q.St-Louis.768 726 1260 DE 2 NO Fever or 5 \u2019 Chelsey on base.99 St-Norbert.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.sssossseurss 39 46 OU TE TT AFMgh 58 56 itn on 3 dr us 100 i Total .5916 2,94 3 won Tailloux.cole Simmond.49 BUeessonunaneonnnneeies : sa 100 EB CONSERVATEUNS.Saint Mario IT 2 8 pc lle de Hull: 70 0, Ouest ne 90 63 Maj.(Cons.1858 1122 _ Buck! ue A oll No.1.hénier.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026ssrensesececs 648111 CUT l'errebonne.\u2026.\u2026.Hon.Chapleau.an No 9 eee oi - Dee ; Wabnicle vi Toa AL Sherbrooke on & Robortson Sainbteme oe Bl a 7 BE 28 Warwick village.59 21 MONTREAL-CENTRE.Comté de Québec.\u201c Garneau.|.RE 8 fa 5 gam onion lB STRPHENS FLT.Hochelaga.« Beaubien, |StintGervais Nol.49 110 pm of Ste.Ooi SIT 5 Co Lit ava + 0 + ou AV Doocconnsano0eee 000000 2 AA .- Ons.Ab, Laval.Comm |e So 8 8 1 CRE me Re ws Lan on ever se \u2018lynn.do No2.5 vrerrsresrnenen.16 oriaville.\u2026.\u2026.\u2026.eee 79 301Q.Ouest.3°6 240 - 80 a Beauce.M.Blanchet.\u2019 0 12 \u201c0 Quirino.9 \u2014\u2014 \u2014\u2014|Q.Centre.240 265 wy Qhamplain Lane.M.Trudel.962 992 A IL eens 37 1017 8191Q.Est .270 251 2 acques-Cartier\u2026.M.Lecavalier.eee 13 : \u2014 ess es L\u2019Assomption .\u2026\u2026.M.Marion 2 ponte ea 7 DRUMMOND: tol.FI6 706 100m mm * A , 1 Ha 7) > n is Pémiscouata\u2026 M.Deschêne.Majorité pour M.Faucher.30 Village de Buckingham.a Drummondville ere es 16 51 Mai.fo pero] Lo se audreuil .M.Lalonde.\u2014 Township de Buckingham.G3 Grantham.35 43 AR ce MFGAN TIC: Lochaber.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026resrese 44 |StGermain.un.TT 188 A 12 \u2014 Papineauville.ver 38 ne vesscssceee se 19 48 BERTHIER.Etat officiel.LOWE vvvvververennneenereinnennnnns 84 YIU.ee EERIE 67 T5 ® (Vi eau 2 HinCES .L.Lun ce verra serons 25 Wickham.ooove viene vos 12 43 BERTITER (VAIIe) LIBÉNRAUX.Hemming Irvine| Northfield .\u2026.\u2026.\u2026\u2026 coaveuees 32 ,, do.Ouest.vee 45 24 Pelland.Rokilla Lotbinière Inverness.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 73 507 Egan, Kensington et Au- L'Avenir.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.v\u2026\u2026ercers 68 154 .otbiniére.Hon.Joly.Inverness Quest.22 ga| mond oie, Durhani\u2026.corn eeserceneres 42 40}N0.1 2cccce ea ce000e 73 St-Hyacinthe.« Mercier.Nelson.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eens 46 50! Wakefield .6 _ Go Sud.66 121 Zo 24 St J EAN .\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.« Marchand.[Somerset Nord.75 4 Wright .\u2026.\u2026eeens-ceonees Kingsoy eus vecereeceeeneces 120 92 Québec-Est.M.Shehyn * \u201cBud.67 113 Montebello .17 do Falls.oe 08 58 PERTHIER (larvisre) Huntingdon .M.Cameron Plessisville.covvenes 50 48 AyIwin cecvcrsocsssecsreccen senc 51 : \u2014 3 iene 10 : Halifax-Nord.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.93 118| Mashamn.\u2026sercrrsccauneese 43 635 932 accuse .NS 37 5 Halifax-Sud.\u2026.\u2026\u2026 153 106| Mulgrave et Derry\u2026\u2026\u2026\u2026.3 Arthabaska.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.s 1017 819 B ures ens J a Pande-Sud denennraeaneunes 57 69 St-Malachie \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.11 ee T7 peony pein rs z * Nor Qe * 2 ] ! > NOMS DES DEPUTIES ÉLUS.Irlande Nord cover nn oe 49 33 Bouchette .avvocse ne DB 165 1751 8T, CUTIBERT 2 = arsésoucerts seuss we 243 .40 6 eters eae 00 49 Thetford.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 41 67 Eardley.45 LE \u2014 7 7 \u2014\u2014 \u2014_ - StAndsé ii et Hartwell 125 Majorité pour Watts 99 gi i 786 1,2 nge-Gardien .45 ge ;! 15 CONSERVATEURS.230 Thurso et township .55 BEAUHARNOIS.ores 65 .- \u2014 8 RT Argenteuil.Owens 175 Majorité pour Irvine, 444 949 330 2 T.BARTHELEM Bagot .Casavant 166 Certifié correct \u201c|Majorité pour M.Duhamel 619 & 10.Trent BY Beauharnois .Bergevin 600 \u2018 J.B ROUSSE : oon ; 2 @ I.UEEERE TICE 53 Bellechasge.Faucher de St-Maurice 30 cr SSRAU.WET ER 2 5 po Berthier .Robillard 200 I ISLET.g 2 \u20188 ISLE DU PADS Bonaventure -Riopel 680 CHAMBLY.Lilet.Poil No 1 Marcotte.Dupuis.; A S12 cen, 35 Chambly ceive Martel 149 Martel Préfcntain CA dar.i na B A mois (vi an an 16 a, 6e Charlevoix.Gauthier 350 Municipalité Saint- Ce ®|St-Bugéne No 1., 34 3 eaubames (ville), No % 56 2 7 LASORATE Chicoutimi.Lambert.23 6 \u201c2.000 31 Cla (ha an 1 : Compton: Sawyer 196 Paroisse Longueuil 43 StCyrill ac sse sa000 ns 91 a St-Clément (par) No.à -.7 33 \u2018 js 1 PET TES 2 - Monta- lère division 28 35 t-Jean P.8.No 1.91 23 |St-Eti No.1.: .crrareecenens H nes.Champagne 257 re pene 5 « « 9.; 5 (Bt-litienne, ol1.72 33 39 16 220 0s 000000 & Dorchester.Audet hia Parolsse aropgueuil o .St-Aubert No 1 2 Ke 5 St-Louis, No.1.41 31 29 .J oliette .Lavallée 80 Ville Lon guouil 18 o 32 31 \u201c ogl 64 12 2.ot 12 2 LAVALTRIE aprairie .Charleboi v «ew 3 3.Lévis.Paquet oy division .36 38 St-Roch No 1.bo ) n 5 StBtanislas, No.1.51 17 34 + cornasanennrs J Llnlet.Marcotte 268 Ville.Longueuil Zo «#82 54 32 |Ste-Cécil zo 80 AP TT 2 Maski iVision 25 38 -Louise No1.So pe e-Céeile.vvoueees \u2026.55/7 48 CORTE Ms.\"Jen Ville Longueuil 36 Ste Louise No ! Less» a 63 Valleyfield, No.l.64 27 37 ST.NORBERT, Montcalm.Richard 200 division encor.55 43 Bigin Nolan 29 2.117 8 109] 19 c.cc00c000eue 7 Montmagny .Fortin 4 Ville Longueuil 4e & Two 51 a 8.26 14 12 20 L.cvvossce0en, 10 Montmorency .Desjardins 34 division .35 48 TL._\u2014 st-Timothé 4.66 17\" 49 Montréal-Het _Taillon 750 Paroisse Boucher - 231 563 imothé, No.1.49 16 33 ST, GABRIEL DR BRANDON.Napierville.Paradis 160 ville, lère divi 563 2.112 19 9 23 \u2019 Nicolet.Houde 23 sion .\u2026.\u2026.\u2026.22 52 _\u2014 ovr Sin Rar 23 PT os Ottawa eran Duhamel 620 Paroisse Boucher - Maj.pour M.Marcotte.268 915 340 635 23 serene % Pontiac .\u2026.Bryson 393 vale, 2edivision.65 12 \u2014 RO Co wr % ortnenf .rousseau 255 Village Bouch UVILLE.- x fines Ouest.Carbray 91 \u201d ville.rors res 57 36 SHEFFORD.ST.DAMIEN Richelieu .Leduc 513 Paroisse Saint-Bru- \u2019 DeGrosbois.Fregeau.Bouthillier.Poulin.| 24 reeeeeeerenees 23 Rich.& Wolfe.Picard 380 no, lère division.65 15 Waterloo.146 65 |Btelarie.59 194 \u201cola Rimouski eed A sselin 67 - Paroisse Saint-Bru- Shefford PER 276 119 Ste-Angèle MA 17 150 ant tA 913 Rouville nues Poulin 97 no, 2e division 16 21 Village Granby.74 58 St-Césaire \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.283 133 Majorité pour Robillard.Si Maurice \u201cees Desauluiers 102 Paroisse Saint-Basile ca pion.Granby.il 186 120 se Gardien CL Le 1 hefford .régea 80 : e-Cécile de tor 26 113 \"EF BUL .eawu +000 0000 88 Stanstead .\u2026.Thomnion 254 sors Grand.Ch ee 40 49 St-Valérien.a .40 1 2 St-Jean-Baptiste.55 5 BROME.Soulanges.ven Duckett 75 bl ap di an Roxton Falls .66 34 St-Hilaire .102 21 Trois-Rivieres .Dumonlin 45 s y,lère division.19 43 St-Prudentienne.83 70 St-Mathias .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.30 29 Lynch.Yamaska.Wurtele 236 aint-Joseph Cham- Roxton.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.100 136 Richelieu.\u2026.\u2026.19 ng |Brome.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.223 bly,2ème division.60 24 Ely Nord.TT 54 \u2014 \u2014 |Button.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.315 38 ville Bassin Charn- ElySud.93 85 T5 847 |Potton.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 159 vo June 57 27 Stukeley Nord.20 254 757 |Bolton Est.165 LIBÉRAUX Villy canton \"Cham- Stukeley Sud.G8 52 22 \u2014 |Bolton Ouest.67 : » bly = : ww 41 73 _\u2014 oo Majorité pour M.Poulin.go [Farnham Est.16% Chate y Labere aroisse aint- {u- 1,195 1,239 mr Chateanguay Laberge 200 borb .\u202600-ee 96 43 1,239 SAINT-MAURICEH oa Arthabaska.Watts 33 on \u2014 : .Ton \u2014 ° \u2019 Tberville .Demers 200 Total.780 671 Maj.pour M.Frégeau.94 Majorité Majorité Kamouresk.Gagnon 1 671 .ajorité pour M.Lynch.16 égantic.Irvine 470 TS | i i \u2014 Mont.-Centre.Stephens * 98 Majorité pour Martel 109 RICHMOND & WOLFE.Yamachiche\u2026 Mb Remington.YAMASKA 3 ont-Ouest McShane 92 \u2018 _780 Shioton et Danri Picard Greenshields Pointe du Dao.ST TT Wartele Verchéres .Bernard 20 Nombre total des votes.\u2026 1451 Cleveland \u2026 anville.2 299 Par, do.Trois- La Baie du Febvre.153 Cleveland «o.oo.0 125 Rivières.5, 28 St-Zéphirin de Courval.193 10 \u2014_\u2014 Brompton | 73 al Saint-Etienne.119 SE Thogas de Pierreville.ot Pi LEVIS Melbourne village.\u2026 16 12 Saint-Elie.ere 49 1st.pi Gi du Lac.13! bes av.\u201c canton.64 109 Saint-Sévére.17 st.\u201cBox e Guire.\u2026 ; ee 17 Jan Conservateurs, 51 ._ |StoKe.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ese: 56 92 Saint-Barnabé.5 onaventure d\u2019A pton.56 hi Libéraux, 15 = = =: B |Windsor.veussoecennse al 45 \u2014 St-Guillaume d\u2019Upton.122 164 Maiorité conservatri 26 = = = = \u2018 Mills.unes 42 27 Total.301 190 St-David do ire.porsasses 216 .jorité conservatrice, : y S & £ & |St-George, Windsor.130 9 Majorité pour M.Desauiniers : 111 voix.iche amaska,.32 258 * Indépendants.ille de Lévis.536 422 114 4 1915 Yillage Lauzon Cees 152 Lot on COMTE DE WOLFE.TROIS-RIVIÈRES.155 \u201d \u2014006\u2014\u2014\u2014- 1020000000 .0 St-David de l'Aube Ri- Picard Greenshields _ , \u2014 COMTE D'IBERV a VIBTC, ev ee ever en enn 70 20 50 Wolfestown.\u2026 109 17 Maj.pour Wurtele.246 ! URVILLE] |giTelesphore .- 12 11 1 SAL 2 ar Dumoulin.Turcotte.\u2014_\u2014 sSébast Charland.Demers.Notre-Dame de la Vier 64 2 St-Camille ne Ve .! 52 25 58 NAPIERRI.VI LLF.-Sébastien.- 125 |8 Lé ; Otton.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.211 15 apd i Houtiville.+.12 |Stdosephie Levin.aa ant HiStAdrion.ll 39 5 2 IL St-Alexandre.55 147 |StHenri 00010 69 208 139 St-Fortunat \u2026\u2026\u2026 \u2026 66 4 ; mi Paradis Dr.Lafontain Ste-Brigide .46 113 [St-Nicolas.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.198 52 146 Weedon .105 33 66 [SER oor ut St-Grégoire.- 27 124 |St-Jean Chrysostôme.57 115 58 |Garthby \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.49 1 84 (St-Michel «152 oe SuAthanase.sere 5 92 |St-Lambert.\u2026.\u2026.77 93 16 (Stratford \u2026.\u2026\u2026\u2026- .28 15 i a oripgion es .a LS erville .3 106 |St-Eti proeccrerser PB 106 St-Etienne coves oes 48° 26 22 Dudswell.\u2026.\u2026.\u2026.66 ST 57 |St-Edouard.\u2026\u2026.\u2026 93 332 834 349 290 1503 937 I 955 > 332 255 2 \u2014_ 290 937 401 oe 2 502 \u2018Majorité pour M.Pâquet.5 i i arith 1 a j p qu 9 Maj.pour M, Picard.566 Majorité.51 Maj.de M, Paradis.162 Majorité pour M.Demers.188 E 6 83 & 6 : M.DE MUN.\" \u201d « M.de Mun entre à l\u2019école de Saint-.J'indique tout d\u2019abord aux 1nté- ressés deux articles qui ont été écrits en réponse à mon étude de merc:edi dernier : La grande Razzia\u2014de fonc- \u2018tionnaires.{o.\u2014M.Charles Bigot, du XIXe Siècle, journal officieux, dans le numéro du 11 novembre, écrit en- trautres choses bonnes à retenir : «Non seulement la République n\u2019a pas été trop sévère, mais clle ne l\u2019a .pas été assez.» .-20\u2014Le numéro, méme date, de la République francaise, maintenant journal officiel, contient à la première page un article plus calme et beaucoup plus habile.La République francaise, ayant le sacret des dieux, est natu.ellement Sibylline.Tout l\u2019article est à lire.Visant l\u2019anecdote, que j'ai racontée, d\u2019un percepteur révoqué malgré la recommandation de M.Clémenceau, parce que le préfet considérait M.Clémenceau comme ennemi du gouvernement,-\u2014lasolennelle République française s'étonne de mon étonnement.Or, M.Clémenceau est certes un bon républicain.Donc, il s\u2019agit, pour les fonctionnaires d\u2019aujour- d\u2019'hui, non pas d'être fidèles à la République.mais d\u2019être fidèles à M.Gambetta, président du conseil.Le républicanisme est aujourd'hui remplacé par le gambettisme.xx © En dehors des principes d\u2019erdre supérieur que j'aime à confesser, portraitiste, je ne suis qu\u2019un dessinateur cherchant la ressemblance.Cela me permet d'aller de M, Henrt Rochefort au comte de Mun.Le lecteur cherche moins mon epinion sur les gens\u2014que des éléments nécessaires à son appréciation personnelle.Le portrait du comte de Mun m\u2019était évidemment indiqué var la double situation que lui ont faite aujourd\u2019hui et l\u2019adoption expresse de Mgr.le comte de Chambord, et le choix des députés légitimistes le nommant leur porte-parole.Le duc de la Rochefoucauld-Bisaccia reste, d\u2019ailleurs, le chef du groupe.Le comte de Mun n\u2019a que quarante ans.Il a déjà derrière lui une grande œuvre, s'il n\u2019a pas un long passé.Son père, le marquis de Mun, esprit très vif et artistique, a écrit: un Château pendant la guerre de 1870.Sa mère, née de la l'erronnays, est fille de l\u2019ancien ministre des affaires étrangères.Elle est l'Eugénie du deuxième volume de ce livre si puissamment féminin : Le récit d\u2019une Sœur.Les trois demi-sœurs de M.de Mun ont, toutes, de hautes facultés d\u2019artistes.L\u2019ainée, la duchesse d\u2019Ur-} sel, a exposé auSalon, sous un pseudonyme, des tableaux trés remarqués.M.Albert de Mun, a au plus haut degré, quoique penseur austère, le tourment de l\u2019Art.Je le signale tout d\u2019abord, comme un des orateurs de notre temps, qui ont le plus d\u2019amour ou de respect\u2014c\u2019est tout un\u2014pour la Forme.M.Albert de Mun n'avait pas deux ans quand il perdit sa mère.Son caractère, fort gai au premier âge, \u2014se refroidit vers la vingtième année.C\u2019est là une action réflexe qui caractérise d\u2019ordinaire ceux qui ont perdu leur mère ! Le vieux précepteur de son père, qui fut son éducateur, n\u2019a pas dû diminuer celte froideur progressive.Vraiment un oiseau trop gai ne.pouvait être élevé dans cette grande cage, le château de Lumi- gny, dont l'angle énorme se détache sur un horizon plat de ia Brie.On y voit, entre autres closes, une immense salle à manger dont la tapisserie est plaquée de deux mille têtes de renards, peintes à la main.La légende du lieu raconte que le peintre, après avoir terminé la deux- millième tête de renard\u2014est devenu fou ! A quinze ans, Albert de Mun entre à Versailles, dans l'institution préparatoire Péris.Je ne comprends donc point pourquoi on écrit aujour- d\u2019'hui, partout, que le comte de Mun est un élève des Jésuites.Le défaut de son précepteur n\u2019était pas d\u2019être Jésuite\u2014mais d\u2019être vieux ! | Paris\u2014en qualité d\u2019officier d\u2019ordon LE CULTIVATEUR._ pp = \u2014\u2014\u2014 Cyr.Puis, c\u2019est l\u2019Algérie, au Se chasseurs d\u2019Afrique.| Il épouse, en 1867, Mlle d\u2019Andiau.Il avait été, de très bonne heure, mi-orphelin, et il devient mari el père de non moins bonne heure.De là cette gravité qui éloignait parfois \u2014mais qui retenait toujours ceux Wii ne s\u2019étaient pas éloignés.En éfinitive, prime vie claire et non rime vie noire, comme chez tant \u2018hommes dont j'ai fait ici le portrait.Peu de sévères chagrins\u2014hormis celui qui lui fut causé par la perte d\u2019un enfant.Seulement des douleurs patriotiques ! Ce trait est commun à bien des officiers de notre temps.Leuts figures se détachent avec celle de M.de Mun, sur le même fond de tableau.Voici Metz.Voici Saint-Privat, cette radieuse illusion de la victoire, dernier reflet d\u2019un grand soleil couché.Le maréchal Canrobert m\u2019a raconté Saint-Privat avec une magnifique éloquence, et j'ai relaté ici même sa narration.Voici la croix de la Légion d'honneur\u2014une des dernières qui aient été données là- bas.Voici la défaite\u2014les longues files de prisonniers \u2014 les lourdes heures de captivité.Enfin, c\u2019est de nouveau la France \u2014mais la France sanglante.La Commune ! Versailles ! l\u2019entrée dans nance du général de Ladmirault.Raronter Albert de Mun, c'est vous raconter tous,\u2014officiers de Notre génération sombre ! C'est alors (ue la vie d\u2019Albert de Muon se particularise.Une nuit, dans le Paris qui flambe\u2026 à côté des magasins de la Villette en feu, on voit un officier lire tranquillement un livre.Gest le capitaine de Mun qui lit l\u2019Ecelesiaste\u2014à la clarté de ce sinistre candélabre ! Aussi bien M.de Mun a-Lil raconté avec une poignante émotion son passage dans les rues sanglantes de Belleville : « la Révolution était là toute nue.et on se demandait quel était le plus triste de ce peuple en révolte ou de cette société qui s\u2019attirait de telles fureurs, et qui n\u2019avait, pour y répondre, qu\u2019une sanglante répression.» Phrase étonnante de haute philosophie brutale ! De là toute une métaphysique militaire qui cherche l\u2019origine de nos désastres dans des causes morales.De là tout un système chrétien de rapprochement ces classes dirigeantes vers les classes ouvrières.De là cette idée énorme des cercles ouvriers\u2014dont M.de Mun {ut le principalorganisateur.Unhumbie fêtre, plus connu de Dieu que des ommes, l\u2019avait, le premier, mise en pratique à Vaurigard.De là cette œuvre immense qui représentela société religieuse, épuisée et couverte de sueur \u2014 aussi éxac tement que le mouchoir blanc de la femme juive reproduisit !e visage du Christ ! xx Albert de Mun l'a rappelé dans un de ses écrits : « Le Figaro a ¢ié le journal qui lui donna le premier et le plus efficace coup d\u2019épaule.» Un jour, j'ai suivi la foulo dans la basilique de Notre-Dame saus savoir à quelle fête appelaient les cloches.Tout un peuple d'ouvriers endimanchée tournait sous les ar- ceaux\u2014dans une vasie procession.En tête, marchaient deux jeunes hommes de grande mine, chantant, comme les autres, je ne sais quel cantique ptrissamment rythmé.Ces deux hommes se ressemblaientcom- me deux frères.En effet, c'élaient les deux frères de Mun.Trop profane, je ne comprenais pas-\u2014mais je sentais vaguement l\u2019approche d\u2019une grande idée.J\u2019éprouvais l\u2019émotion indéfinissable que donne la grande nuit sur la grande mer.C\u2019était pour moi un profond mystère dans la profonde basilique ! Depuis, j'ai mieux compris.Plus jard, on m'a emmené écouter l\u2019ora teur de ces réunions populaires: Tout d\u2019abor, la voix de M.de Mun que répéter à Vannes les pensées de cher toujours et vainement \u2014 un était considérable\u2014rassemblée par cette voix, comme des grappes d\u2019abeilles réunies par l\u2019airain sonore \u2018dont parle Virgile ! L'orateur prononça plusieurs fois le mot fatidique de l\u2019œuvre: «la contre-révolution.» Il débuta froidement, mais dans une forme élégante et châtiée.Le peuple semblait être séduit par cette belle forme.Aurait- il donc encore le sang de son an cêtre, le peuple romain fils du peu ple grec, ce grand artiste ?: Le discours allait s\u2019embellissant de plus en plus sous la chaleur -pro- gressive\u2014comme un chalet enfou par la neige, que le soleil déblai peu à peu.Alors, l\u2019orateur, puissam ment sympathique, fut en communion électrique avec la foule.S'il loi avait dit: «descends dans la rue.» eile efit obéi.Il ne lui demanda qu'un Ave, Maria.Contre-Révolution\u2014c'\u2019est-à-dire lutte ponr la Foi, contre cette Révolution contemporaine qui est plus criminelle que la Révolution de 1783 Celle-ci voulait tuer le corps \u2014 celle-là veut tuer les âmes.Le grand Robespierre voulait tuer la vie \u2014 le petit Paul Bert de l'instruction publique voudra tuer l\u2019Eterni:é ! Je rappelle qu'ici j'ai souvent dit que notre grand parti social devait prendre le peuple à la Révolution \u2014 mais par les intérêts matériels.M.de Mun va plus haut \u2014 il veut prendre le peuple à la Révolution, par les intérêts purement spirituels.x F4 En 1875, M.Albert de Mun donne sa démissiou d\u2019officier, Il parcourt toute laFrance.Sa renommée d\u2019orateur grandit.Deux fois nommé député, il est deux fois invalidé.On dirait que la Révolution a peur de cette onlre-rèvolution.Je ne parlerai point des lutles inlestines du parti royaliste.J'ai fait le portrait du coimnte de Falloax,legrandorateur \u2014j'aurai fait tont à l\u2019heure celui du comte de Mun.La question est seulement de les avoir faits ressem blants.Le comte de Mun prononce à Vannes, le 3 mars, un discours qui a le plus grand retentissement et soulève les plus irrilantes contradictions.Tout se lait aussitôt.Er effet, le comte de Chambord a parlé.Dans sa lettre autographe du 20 mars, datée de Goritz, 1l donne au comte de Mun son entière et absolue approbation.La letire autographe avait été envoyée jar un courrier au duc de Blacas qui, aussitêt, en fit part à M de Mun, après l\u2019avoir averti qu\u2019il en remettait Ja copie, à l\u2019instant même, à M.Mayol de Luppé, pour l\u2019imprimer dans l'Union.Ge document avait donc toute la solennité désirabie.Que serait-ce si on savai* toute la vérité?Au mois de novembre pré cédent, le comte de Mun élait allé à Frohedorff.Il y avait passé près de quinze jours.Souvent, le matin, il accompagnait seul.le comte de Chambord.Quant à moi\u2014et c\u2019est une opinion purement personnelle \u2014je crois que M.de Mun ne falsait Mgr le comte de Chambord, écoutées à Frohsdorff.x * * Aujourd'hui, il est ie porte-parole de la droite rovaliste, comme il a été le porte-parole du comte de Chambord.M.Paul de Cassagnac me semble être l\u2019élognent chef du parti bonapartiste.J'ai assisté à cette dernièr : séance, désormais fameuse, où M.de Mun a parlé.Je regrette que la France n\u2019ait pas vu voter l\u2019énorme centre.Après dix votes successifs et souvent contradictoires par mains- levées\u2014 les hommes du centre étaient tellement ahuris que les bras de plusieurs d\u2019entre eux votaient l\u2019un contre l\u2019autre !.la lumière rouge éclaira tout à coup ce spectacle.En haut, derrière le président, sur l\u2019escalier de l\u2019Kcole d'Athènes, de Raphaël, Diogène avait l\u2019air do cher- homme ! l\u2019intelligence, la foi! La voix a un M.Jules Ferry s'était défendu avec une habileté de métier.Evi- demment il a fait des progrès.On pourrait désormais le prendre comme modèle, à tant la séance, dans les conférences de jeunes avocats.M.Gambetta et M.Brisson avaient paru ce qu\u2019ils sont-deux fortunes adverses.Telles deux grandes cantatrices, qui se détestent, sont obligées, par leur rôle, de s\u2019embrasser sur la scène ! Ah ! temps de décadence, où lout est comique, méme la vérité, selon la parole de Petrone.Voyez M.Amagat ! Ne disait il pas vrai-J\u2019autre jour ?Et pourtant.M.Albert de Mun apparaît à la tribune.Dans chaque vie il y à une heure décisive qui la partage.Cette heure avait sonné pour notre orateur.Un silence se fit.Une grande assemblée politique est l\u2019endroit de France où tour à tour on entend le moins et où on entend le plus.Ceux qui ne le connaissaient point le regarderent longuement.Superbe profil d\u2019orateur.C\u2019eût été malheureux qu\u2019un si bel instrument welts pas de souffle! La taille est haute, droite, élancée, élégante.Les cheveux bruns soni ras et le trait caractéristique est formé par deux hautes poussées du front.Moustachesbrunes et courtes.Visage ouvert, franc, sympathique, rempli de toutes les clartés.la jeunesse, timbre charmeur.Debout et les deux mains rassemblées devant lui sur la tribune, M.de Mun parla lentement.* * * Sa lutte contre le Président a été émouvante.Pendant que M.Bris- son lisait au-dessus de la tête de l\u2019orateur la loi qui me rappelle la fameuse loi de sacrilége\u2014et que les centriers de l\u2019Assemblée hurlaient, romme jadis les bêtes du cirque contre un chrétien\u2014M.Albert de Mun ne regardait point vers la droite, pour y chercher un secours.Il regardait devant lui, avec une douceur tranquille, qui est plus haute qu\u2019un défi.Manifestement il cherchait le moyen de se tirer d\u2019affaire, par quelque phrase\u2014procédé.Il a trouvé la phrase\u2014qu\u2019il prononça sans que rien ne fût changé dans le timbre de sa voix et dans le train de sa parole ! Assurément M.de Mun est de l\u2019école des Grecques, qui parlaient en modulant leur voix sur les sons d\u2019un joueur de flûte.Il a manifes tement le sang-froid, cette force de l\u2019orateur politique.M.Gambetta lui dit après la séance : «Je regrette que M.Brisson ne m\u2019ait point laissé parler.» Je comprends ce regret.Du haut de nos tribunes publiques, on sentait que M.Gambetta avait quelques phrases retentissantes à placer.Cependant que le futur dictateur soit content! Il n\u2019a point comme le Bonaparte de Barbier, dompté en Assemblée «une jument indomptable et rebelle ».Il à trouvé là ce chameau doux qui se met sur ses genoux pour que l'homme monta sur son dos.M.de Mun, lui, est assurément descendu de la tribune\u2014plus grand qu\u2019il n\u2019y était monté.Donc, hier, vrai triomphe pour lui! mais, demain?ce demain qui détruit toujours les espérances du parti conservateur ?Quelle sera de main Lattitude de celui à qui le comte de Chambord a écrit la lettre de Goritz?Que Dieu coneeille le maître, pour qu\u2019il conseille le servi- Icnorus.\u2014\u201469\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Carnet d'un Mondain.Autrefois, les pastels de Latour, les pinceaux de Largillière et de Watteau, çe chargeaient de laisser à la postérité une image enchanteresse des princesses de leur temps.Aujourd\u2019hui, c\u2019est la plume des gentilshommes qui, restée inactive au point de vue politique, s\u2019exerce à avec art les plus royales beautés, témoin le portrait de la reine d'Italie.Jadis\u2014il n\u2019y a pas bien longtemps, alors qu\u2019elle était Altesse Royale, on la voyait apparaître toute fraîche, toute blonde, vêtue de blanc, ses frêles épaules courbées sous le poids des perles, une frange de diamants dans les cheveux, ravis sante de jeunesse; de brio, de candeur et d'esprit, joyeuse d\u2019être admirée, plus joyeuse encore de faire le bien.La couronne manquait.Comme l'artiste qui hésite à donner le dernier trait à son chef-d'œuvre, la fortune semblait attendre avant de poser l\u2019emblème roval sur ce jeune front.i (était la Marguerite des Marguerites ; aujourd\u2019hui, c\u2019est la reine Marguerite dans tout l\u2019épanouissement de sa beauté ; les contours ont pris plus d\u2019ampleur sans rien perdre de leur élégance ; la main est toujours aussi délicate ; le pied joue toujours aussi facilement dans le petit soulier ; le regard bleu est aussi suave mais baigné de plus ce profondeur.La teinte rosée des paupières montre que la douleur a donné sa consécration à cette idéale figure de souveraine.La reine a pleuré.Qu'est-ce qu\u2019une reine qui ne connaît pas les larmes ?Elles les doivent à leur peuple comme les rpis lui doivent leur sang.Et qui sait si elies n\u2019ont pas le même poids dans les conseils de la Providence ?Jamais reine Marguerite ne fut plus digne de son nom de fleur et de pierre précieuse.Elle continue l\u2019illustre et radieux collier d= perles qui commence à surtout en Marguerite de Navarre : ¢¢ Cette belle 4me si hardie Qui pleura tant après Pavie.\u201d Quand la Reine voyage sur mer, tout l\u2019équipage, depuis l\u2019amiral commandant jusqu'au plus petit mousse porte à sa boutonnière une marguerite, humble hommage dont elle est profondément touchée.\u2014 J'aime à voir mon nom, dit-elle un jour, écrit sur le cœur de tant de braves gens.Naples, sa ville favorite, la belle cité du Vésuve, dont le prince héritier a reçu le nom semble n\u2019être plus qu\u2019un bouquet de marguerites quand elle y apparaît.Des milliers de ces étoiles aux pétales blancs jonchent les rues, pavoisent les fenêtres.Quand le prince de Naples naquit, la ville voulut offrir le berceau de l\u2019enfant à sa mère.On le sculpta dans le corail rose et la reine reçut ce joyau rempli d\u2019une neige de marguerites.ETINCELLE.60\u2014\u2014\u2014\u2014 Lis Jujement important.Une importante cause a été décidée avant hier par I'hon.juge en chef Meredith.Il s\u2019agissait de savoir si le testament de feu Jacques Blanchard défendant à ses enfants d\u2019aliéner leurs immeubles, mais ne créant pas de substitution, pouvait être maintenu en loi.Les créanciers saisissants prétendaient que ce testament, devant être jugé par la loi antérieure au code et ne contenant pas de substitution, était sans force légale ; is s\u2019appuyaient spécialement sur le précédent Cyrille Tou- rangeau, dont la cause avait été porté deux foisen appel et finalement au Conseil Privé.Il a été décidé que les clauses des deux tes- ments n\u2019étaient pas identiques et qu\u2019il suffisait à une défense d\u2019aliéner pour valoir, d\u2019être sanctionnée par une peine sérieuse et faisant dispa- raitre la préscmption du nudum praceptum donnée par les auteurs.MM.Robitaille et Livernois pour les opposants Blanchard, J.W.Andrews, GC.R., conseil.MM.Mackay et Turcotte, avocats des créanciers Bourget et autres J.G.Bossé, G.R., conseil.?\u2014\u201400\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le message du président des Etats- Unis mérite une attention que nous n\u2019avons pas le temps de lui donner me frappa par son charme.La foule tracer des esquisses délicates et peint aujourd\u2019hui.Marguerite de Provence pour briller - sl Ti ui Ki Te I fe Ie J oh CA \\ bn Un Ung, Alig ! Buy, a La ty ag à Nine Ag Ung US tin Lng ln Ent dan bl lis gp lp.Un à digs Pile à tle gy Els Ime fs Àh qu 0\u20ac Dole emg\u2019 I fy erg \u201cadieus Tenee à hil Ime: igi | al com- Dos ANE: ofl st dit-elle de lat 2 bell © Déri- Qu jess ilies 5 jo nètres aul 1 Oe alga pect » | | h + 20.CK i a | LE CULTIVATEUK.£ LES NOUVEAUX MINISTRES Le Clairon publie, sur les nouveaux ministres, une série de portraits que nous lui empruntons : WALDECK-ROUSSEAU Ministre de l'Intérieur.Trente-six ans au 2 décembre prochain, député d\u2019Ille et Vilaine.Un type de magistrat du genre moderne : mince, effilé, svelte, les cheveux blonds, le visage maigre, un peu anguleux, encadré par une barbe rousse très fournie.Il parle, avec une extrême facilité d\u2019élocution, une langue fleurie, châtiée, et d\u2019une voix grêle, mais clair et très nette.Ce n\u2019est pas de l\u2019éloquence, mais on l'écoute avec plaisir dans une Chambre qui compte tant d\u2019orateurs assommants.Le successeur de M.Constans jouit de la réputation d'un travailleur acharné.Son père, avocat au barreau de Rennes, lui a, de bonne heure, inspiré le goût des in-folio et des paperasses poudreuses.*.Il est entré à la Chambre en 1879, à trente-quatre ans à peine.Son expérience politique est donc très jeune.T1 a été rapporteur de la loi sur la réforme de la magistrature, et en cette occasion, a déployé à la fois le talent de parole et la science juridique qui, pour tout le monde, en faisaient le futur ministère de la justice.Cest pour cela qu\u2019on l\u2019appelle à diriger les préfets de la République.Libéral à la façon de M.Spuller, C\u2019est-à-dire fout disposé à faire du despotisme sous la poigne de M Gambetta.ALLAIN-TARGÉ Ministre des finances.Un gros homme, à la face bourgeonnante.Le crâne, dénudé, est rayé de droite à gauche par tune mèche noire.M.Allain-Targé, depuis dix ans, traîne daus les couloirs du Parlement, où ses intrigues, sa connaissance des dessous de cartes, lui ont fait, dans tous les jours de crise, des succès de curiosité.À cheval sur l\u2019union républicaine et sur l\u2019extrême gauche, très-bien avec Gambetta, pas mal avec Clé- menceau, on le considérait un peu comme un baromètre politique.Le nouveau ministre représente dans le cabinet le groupe Floquet, dit de 88.Il est partisan du rachat des chemins ne fer par l\u2019Etat.C\u2019est pour préparer le rachat des chemins de fer qu\u2019il est entré au pouvoir.Mais racheter les chemins de fer, c\u2019est entrer en lutte avec les Rothschild et toute la haute finance, sans laquelle on ne gouverne pas aisément.CAZOT Hinistre de la Justice.M.Cazot représente le feu ministère du déshonneur dans le cabinet.Il est.descendu dans l\u2019ignominie plus bas qu\u2019aucun de ses collègues.Après les crochetages, malgré qu\u2019il en fûtun desauteurs responsables, il présida le tribunal des conflits, qui dénia justice aux citoyens français expulsés de leur domicile.Cette prévarication a suffisamment déconsidéré M.Cazot auprès des honnêtes gens pour lui conserver toute la sympathie des autres.On sait qu\u2019il ne reculera devant aucune infamie.Le nom de M.Cazot, sur la nouvelle liste ministérielle, met une souillure sur cette liste.Au physique, le ministre de la justice a une vague ressemblance avec Gambetta.Grosse tête, traits épais.La chevelure longue, abondante, rejetée en arrière, graisse le collet de redingote du ministre.M.Cazot, qui est Nimois, a un accent de terroir qui rend fatigante |g à l\u2019excès l\u2019audition de ses harangues.LE GENERAL CAMPENON.Ministre de la guerre.Voilà qu\u2019au ministère arrive Cam penon.A-til assez d\u2019esprit pour qu'on l'y campe ?.Non.Grand, droit, visage enluminé, voix bréve, n\u2019aimant pas le pékin, le nouveau ministre de la guerre a le chic troupier.Il ne veut pas que ça traine, il faut faire vite et bien, avec lui.Il donne des ordres, et exige qu\u2019on les exécute.Si c\u2019est possible, c\u2019est parfait ; si ce n\u2019est pas possible, qu\u2019on se débrouille ! Le général Campenon gobe les « debromllards ».Ce mot d\u2019argot militaire remplace chez lui tous les arguments pour ou contre :\u2014Dé- brouillez-vous ! On lui reproche d\u2019être « mal embouché » et de se perm:ttre des expressions inconvenantes à l\u2019égard de ses subordennés.Avec cela un peu « fumiste », sachant très bien cacher sous des dehors bourrus des préoccupations intéressées et des calculs habiles.Le général Campenon est âgé de soixante-deux ans, il est né à Ton.nerre\u2014ce qui ne prouve pas qu\u2019il soit uu foudre de guerre\u2014il est sorti de Saint-Gyr, en 1840, dans le corps de l\u2019état-major.\u2018Républicain, ce fut un officier po liticien, qui se fit arrêter et déporter par le gouvernement impérial, histoire de se mettre en évidence, Il employa ses loisirs à organiser l\u2019armée de la régence de Tunis, et fut le prédécesseur des généraux Elias Mussali et Mustapha ben Ismail ; puis, comme son frère, l\u2019officier de marine, il fit sa commission à l\u2019empire, servit en Algérie, fit la campagne d\u2019Italie et celle de Chine.Pendant la guerre de 1870, le colonel Campenon était chef d\u2019état- major de la division Legrand.Il fut fait prisonnier et interné en Allemagne.En 1875, il fut promu général de brigade, et en 1879 général de division.Nul comme lacticien, nul comme stratégiste, nul comme organisateur, le nouveau ministère de la guerre a la réputation d\u2019être un étourneau sans aucune suite dans les idées.Il sera le digne continuateur de M.le général Farre.GOUGEARD, Ministre de la marine.Le nouveau ministre de la marine est capitaine de vaisseau et conseiller d\u2019État, petit, gros, boufli, ventripotent, très.marin dans son langage : en été, il porte des lunettes bleues, comme l\u2019amiral du Canard à trois becs.Grand ami de M.Gam bet'a, il a reçu du Génois une canae presque aussi légendaire que celle de M.de Voltaire.Un jour, il l\u2019oublie en chemin de fer, en revenant du château des Crêtes où il participait au fameux jeu de boules.Affolé, il a télégraphié au chef de gare et a retrouvé ce don précieux.\"M.Gougeard fut inspecteur d'une proviuce en Cochinchine ; là il se montra d\u2019une férocité exemplaire.Il faisait pendre à propos et hors de propos, et se plaisait à fumer sa pi;e aupres des potences.garnies.Pendant la guerre, il commandait à l\u2019armée de la Loire comme génê- ral, et a dit au général de Charette : \u2014Marchez pour Dieu et la patrie.| M.Gambetta lui a pardonné ce mot.Son chef d\u2019état-major est M.Bé- nard, capitaine de vaisseau, commandant actuellement le Borda.PAUL BERT, Ministre de l\u2019instruction publique.Charlatan sinistre, pitre indécent, tortionnaire d\u2019animaux, sous prétexte de science et pour l\u2019amour de l\u2019art et de la réclame; menteur effronté, plagiaire des découvertes d\u2019autrui, orateur prétentieux, grossier et platement bouffon ; éhonté falsificateur de textes ; pédant gonflé ; cuistre boursouflé ; hideux Narcisse de la vanité diafoiresque ; Pur- on féroce et rabâcheur ; vrai Do- hême de la science, fieffé truand de la politique, le citoyen Paul Bert était tout naturellement et depuis longtemps désigné pour servir de ministre de l\u2019instruction publique à cet aventurier Génois que l\u2019histoire appellera l\u2019avant-dernier des drôles.pour ne décourager personne.Au physique, il joint la tête du cabotin errant à l\u2019allure de l\u2019apothicaire de canton.Avant de devenir « homme politique » il était assez connu daus le monde de la science.Les honnêtes gens de ce monde-là le considéraient comme un savantasse très expert dans l\u2019art de croquer les marrons que ses confrères avaient retirés du feu.Hoffmann parle d\u2019un monstre sot, méchant et grolesque, qui s\u2019appelait Klein Zach, et qui, grâce aux incantations d\u2019une fée bienveillante, avais le don de se voir attribner tout ce que l\u2019on faisait de bien auprès de lui, : La fée qui protége le Klein Zach du «grand ministère » s'appelle la Réclame, et le génie qui le soutient se nomme le Plagiat.M.Paul Bert n\u2019a fait qu\u2019une dé couverte personnelle.Elle était destinée à permette aux aéronautes de s\u2019élever dans les plus hautes régions de l\u2019air sans inconvénient pour leur santé.Crocé-Spinelli usa de sa receite.et en mourut.Après avoir plagié tous les savants et savantasses en soulignant leurs procédés de manières à épater les badauds, le citoyen Paul Bert devint député\u2014c\u2019était fatal 1.el une fois député, il se mit à plagier Pascal en dénonçant au monde civilisé la morale relâchée des jésuites.Les falsifications de ce pâle gredin ont été relevées et sont connues de tous.Du reste, on ne discute plus avec le citoyen Paul Bert .on le démasque devant ceux qui pourraient encore garder quelques illusions sur sa honteuse personnalité.Falsifier les textes est l\u2019acte d\u2019un misérable : mais que dites - vous d\u2019un athée qui veut chausser les \u2018souliers de Pascal ?.Vivre dans le matérialisme comme dans son élément naturel, et s\u2019animer d\u2019une sainte colère parce que des casuistes n\u2019ont pas montré toute la sévérité désirable ; crier d\u2019une part qu\u2019on regarde la morale chrétienne comme l\u2019ennemie de l\u2019humanité, et livrer au bras séculier les écrivains religieux qui ne professent pas cette morale avec une rigueur suffisante ; affirmer que le dogme n\u2019est qu\u2019un composé de visions et d\u2019impostures, et appeler les sévices d\u2019une nouvelle inquisition sur le « probabilisme théologique » c\u2019est-à- dire sur la to\u2018érancce dans l\u2019interprétation des enseignements de l\u2019Eglise, se vanter d\u2019être libre-penseur et emprunter, pour accabler les jésuites, les invectives inspirés aux janse- nistes par le fanatisme le plus atra bilaire, n\u2019est-ce pas pousser la niaiserie jusqu\u2019à ses plus extrêmes limites ?n\u2019est-ce pas agir en archi- maître sot ?Le citoyen Paul Bert, menteur, à la fois bête et perfide, devint dès lors populaire comme pas un dans le parti des moutons gambettistes.C\u2019était déjà un futur ministre, et, dès l\u2019année 1879, au banquet du conseil général de l\u2019Yonne, il traçait son programme sous prétexte de parler du phylloxera.et du fameux article 7.«Quand nous aurons l\u2019article 7, «nous l\u2019essaierons, et s\u2019il ne nous « donne pas les résultats attendus, «nous n\u2019hésiterons pas à rechércher «un autre insecticide pour sauver la « France.« Je bois, messieurs, à l\u2019invention « du sulfure de carbonne et aussi à « l\u2019initiateur de l\u2019article 7.» Le lâche coquin qui prononçait ces infâmes paroles ne fut pas jeté à la porte du banquet, à coups de pied dans le derrière, car les conseillers de l\u2019Yonne étaient républicains opportunistes, et par conséquent déntés de tout sens moral.Quant au signor Gambetta, il fut tellement charmé d\u2019avoir à sa dévotion un particulier décidé à remplacer à l\u2019occasion l\u2019article 7par l\u2019article entendu M.Paul citoyen Paul Bert comme destiné à instruire la jeunesse lorsque l'heure du Grand Ministère serait vénue.Au-mois d\u2019août dernier, dans une réunion tenue au eirque,vet.où le clown \u2018qui dompte los éhiens avec son bistouri exécuta' quelques- uns de ses tours ordinaires, le signor Gambetta déclara, sur un {on d\u2019ineffable cafardise, que lorsqu'on avait ert «on,ge sentait meilleur ! Dès 1870, le citoyen Paul Bert avait rédigé un plan de réorganisation complète de l\u2019instruction primaire.Il voulait Hion-seulement la gratuité, la laïcité et l\u2019obligation de l\u2019enseignement, mais la centralisation entre les mains de l\u2019Etat de tous les services afférents à l\u2019instrue; tion primaire.; D'où il suit que, sous le ministère de cemalfaiteur, les pères de famille seront obligés d'envoyer leurs fils dans des écoles où on leur enseignera que nous ne sommes que des singes, et où on leur apprendra la manière d\u2019assassiner les prêtres au cas où l\u2019article 7 ne suffirait point.Heureusement, et malgré la loi, les écoles laïques ne nous voleront pas nos enfants.et le bon sens public fera justice de l'écorcheur de chiens, qui succède à l\u2019«initiateur de l\u2019ar ticle 7», pour parachever son œuvre de démoralisation et d\u2019abrutissement.SR Il faut quon le sache bien: le citoyen Paul Bert est une des hon tes les plus caractérisées de ¢e siècie.il semble que son cérceau ait pompé parcelles par parcelles toutes les putridités qu\u2019il manipule.C'est une intoxication ambulante et parlanie ; un atome de cette nature dans les; veines de la France suffirait pour la transformer en une liquéfaction pestilentielle capable d\u2019empoisonner l\u2019univers.MAURICE ROUVIER Ministre du commerce et des colonies Trente-neuf ans, depuis le 17 avril, \u2014 député des Bouches - du- Rhône.\u2014Long, gros, de forte encolure, le teint pâle tranchant sur une longue barbe noire, le crâne dépouillé, un front bas et carré, le nez large, surmonté d\u2019un fort lorgnon en argent, le député de Marseille possède une allure étrange et caractéristique.Ancien comptable, il à contracté sur le rond de cuir l'habitude de rester courbé.Quand il marche, sa longue personne semble privée d\u2019é- quil'bre ; il est tout déhanché, goa- dolé ; on craint à tout instant que les morceaux, mal attachés, ne se séparent.{.Rouvier a été longtemps considéré comme un homme capable, mais très paresseux.En matière de politique, il ne savait guère que lancer des injures violentes contre le gouvernement de M.Thiers, qui l\u2019avait dépouillé de sa situation de secrétaire général des Bouches-du- Rhône.Devenu député par les suffrages des électeurs de Marseille, il épousa un bas-bleu très connu, Mme Claude Vignon, dont il eut le bon esprit de faire son Egérie.C'est elle, dit-on, qui l\u2019a forcé à travailler ; grâce à elle, qu'il a pu acquérir la réputation d'un homme compétent en matière économique et financiere, industrielle et com- mel ciale.Compétence très surfaite, ajoutent les filateurs, car le député de Mar- Orateur, il est clair, précis, mais plein de suffisance et parfois grossièrement acerbe ; dans la vie ordinaire, tout le contraire.d\u2019un homme distingué.Son mariage l\u2019a fait riche ; M.Gambetta le fait ministre ; ce n\u2019est peut-être pas assez pour qu'il soit admis dans le monde.En apprenant sa nomination, la diplomatie a fait une grimace peu flatteuse pour le successeur de M.Tirard.DEVES Ministre de l\u2019agriculture.Les journaux d\u2019avant-hier soir di- seille est un ferventlibre-échangiste.|.jour, 1 désigné Tüvértement\u201dtejtretem-avec M: Devès, mais qu'il ne lui avait pas «fait d\u2019ouvertures.» Et cependant, il lai en avait fait, le SOUrnois.Jules Ferry -n\u2019ayant pas voulu garder son tablier, c\u2019est M.Devès qui a été choigi par $ 1880.354 475,741 356 152,530 1881.321 446,457 366 85,472 Nombre total des bâtiments caboteurs durant la méme période : 1880, 6,489 ; 1881, 6,030.KOUVELLES DE SIHERDRCGOKE (Le Pionnier.) \u2014 La compagnie Smith-Elkins, de Sherbrooke, fabrique en ses fonderies, une bouilloire et un engin de 70 à 80 forces, destinés à l'usine des Moulins Nantais, fondés par une société française dans le canton do Woburn, comté de Beauce.\u2014Tous les jours nous voyons dans les côtes, dans les rues, des douzaines de petits garçons et de petites filles qui # slissent \u2019\u2019 à qui mteux mieux.Il n\u2019est pas d\u2019excrcice plus salutaire, d\u2019amusement plus joyeux quand on observe les règles de la prudence et qu\u2019on choisit avec discernement les endroits où l\u2019on « glisse,\u201d Souvent il arrive de graves accidents, dûs à l\u2019imprudence des enfants et, disons le surtout au manque de surveillance des parents.CE Samedi dernier, dans l'après-midi, le jeune Berthiaume, âgé'de huit ans s\u2019est noyé en s'amusant à glisser sur la rivière Magog, près du pont du moulin à scies.Le pauvre petit garçon a été enterré lundi après-midi.s NOUVELLES DE ST.HYACINTHE.(Du Courrier.) Acte honteux Le soir de la votation, après la dôturedu poll, un respectable citoyen de St.Domi nique, M.Octave Millet, s\u2019en vint à St.Liboire, chef-lieu de Bagot, pour connaître le résultat de la lutte.Il attacha son che- ; val sous une remise, au palais de justice du comté, et entra dans la salle où se tenait la réunion.; Après la soirée il s\u2019en alla à sa\u2019voiture et trouva son attelage coupé &ù pêtits morceaux.La même chose fut faite aux atelages de M, Mallette, d\u2019Upton, et d\u2019un autre de nos amis.Cet acte de la part de libéraux mécontents mérite la réprobation de tous les honnêtes gens et ne fait pas honneur- aux voyous qui l\u2019ont accompli.C\u2019est une lâcheté des plus honteuses, et st les coupables étaient connus ils mérireraient d\u2019être logés en prison.C\u2019est la seule demeure qui conviendrait à Ces polissons de bas étage.NOUVELLES DE MANITOBA.Le Manitoba.) WINNIPEG-\u2014MM.LaRivière, Black & Cie., agents d'immeubles, ont vendu au prix de $100.000, 500 acres de terre appartenant au Lieutenant - Gouverneur .x Cauchon, et situés à Saint-Boniface Ouest.: 2E \u2014Il se fait chaque jour des ventes considérables de propriétés foncières, et le marché est encombré de spéculateurs venant de New-York, \u2014A.O.Garnot, généralement employé comme traducteur à la cour, s\u2019est cassé une jambe en tombant surla rue Son état est très précaire et les médecins le considèrent en danger.ST-NORBERT.\u2014M.Poirier, qui depuis deux ans cultive dans cette paroisse, se déclare très satisfait des résultats obtenus.Il à récolté cette année plus de deux milles deux cents minots de grain, et espère pouvoir doubler ce chiffre avant longtemps.Il dit que le labour d\u2019automne est de beaucoup préférable à celui du printemps.Nos cultivateurs dans cette paroisse font maintenant la plus grande partie de leur labour d\u2019automne et s\u2019en déclarent très satisfaits.\u2014Il y a plusieurs belied \u201cterres à vendre dansla paroisse de Saint-Norbert.Les canadiens qui arrivent feraient bien de visiter cette paroisse avant d\u2019acheter ailleurs.+ ,\u2014 Nous avons déjà au delà de trente cinq familles canadiennes qui toutes sont très satisfaites et très encouragées pour l'avenir.SAINTE-AGATHE : \u2014 M.Firmin Préfon- taine a récolté 500 minots de patates, de de la semence de 123 minots.| \u20ac HEN [pati ima'en pus la HINO dt & Jon and gs inp Fore lien ç ls Sm Bef sa der Îles Wider Hei vous les Adams Ay is } Mui {Hyp eur tb i W Oh) l Je Ie, iy oily sy D ë Lily 3 de hoi; ile ens ui à ao lt sis fn anit are ja mor Hels inde [hémans de tous hopneur oat 18 og oil die ate gil bogey th ork & fn 8 pre Sp parer place ook ère ë ears os he el oi Jor fo oe\u2019 vote gt U2 1e [ESR pales LE CULTIVATEUR.it NOUVELLES D\u2019OTTAWA (Le Canada.) \u2014Des détachements de bucherons quittent Ottawa journellement pour aller passer l\u2019hiver dans les chantiers.\u2014On calcule que les dommages causés par les incencies dans les forêts du district d'Ottawa s\u2019élèvent à près de $5,000,- 000.\u2014Le partage des biens de feu le major Cassellman, évalués à 830.000 va donner lieu à un procès qui durera longtemps probablement.\u2014Mercredi plusieurs prisonniers ont été conduits de cetto ville au pénitencier de Kingston.Dans le nombre étaient Prévost et Brunet, les meurtriers de VOrignal.\u2014On dit qu\u2019on va commencer la construction du chemin de fer de Pontiac immédiatement et qu'on dépensera $100,000 pour ces travaux dans le cours de l\u2019hiver.\u2014 Depuis le ler de janvier, 1306 immi grants sont arrivés en cette ville.Ils se sont tous placés.Ceux qui sont employês chez les cultivateurs gagnent $14.00 par mois, et les journaliers, 1.25 par jour.\u2014On est actuellement à installer dans la rotonde de l'hôtel Russeil des glaces mesurant 9 pieds de large et douze pieds de haut.Ce sont à coup sûr les plus belles glaces qui peuvent se voir dans la capitale.Ils ont été apportées d\u2019Angleterre.\u2014Une compagnie américaine vient d'acquérir par l'entremise de M.Vennor 1500 acres de terrains à phosphate situés dans les cantons de Portland et Temple- ton.M, Vennor doit surveiller en personne les opérations de la compagnie.Le produit des mines sera expédié brut à Philadelprie où on le convertira en superphosphate.NOUVELLES DES N'TATS-UNIS.(Le Jean-Baptiste).HOLYOKE.\u2014Les cas de petite vérole (picotte) deviennent moins nombreux.On n\u2019en a découvert que 17 en tout depuis l\u2019apparition de l\u2019épidémie.Cina personnes en sont mortes.On désespère d\u2019une jeune fille du nom de Quinn, et John Gelo, Canadien, est aussi en grand danger.Ce dernier a été malade 3 ou 4 jours, avant que son cas pût être découvert, aussi l\u2019a-t-on laissé chez lui, au lieu de le porter à l'hôpital des variolés.NORTH ADAMS.\u2014 Lo, ferme, d\u2019Alex.Tou- gas, peintre, a abjuré le catholicisme pour devenir protestante.Elle à été baptisée dimanche, 27 du mois dernier, à l\u2019église baptiste.Elle s\u2019est attirée par là le mépris de tous les Canadieus Catholiques de North Adams et des environs.M.'l'ougas etsa femme étaient séparés depuis plusieurs mais pour des raisons qui n\u2019étaient connues que d\u2019eux-mêmes CHICOPEE.\u2014 La semaine dernière, le petit garçon de M.Médard Hervieux jouait sur la glace avec ses camarades, lorsque soudain la glace se cassa sous ses pieds et il disparut sous l\u2019eau.11 se serait ir.failliblement noyé sans le secours de l\u2019un de ses amis, Charles Lhomme qui, n'écoutant que son courage et son dévouement, s\u2019aventura sur les glaçons pour tendre un baton au jeune Hervieux.Ce dernier put heureusement s\u2019y cram ponner et éviter ainsi une mort certaine, Il doit la vie à son jeune ami.Wisconsin.\u2014Edward Maxwell,l\u2019un des meurtriers des frères Coleman, a été pendu haut et court, à Durand, samedi dernier.Il a été saisi en pleine cour par une douzaine d\u2019hommes qui l\u2019ont trainé à la porte, où les attendait une foule d\u2019au moins 500 personnes.En moins de temps qu'il n\u2019en faut pour le dire, le mal heureux avait la corde au cou et était hissé à une branche d\u2019un arbre peu distant,au milieu des imprécations de la populace.Les cfficiers de la loi n'ont fait qu\u2019une faible résistance.L'église St-Joseph, dans la paroisse de ce nom, comté de Ste-Uroix, a été consacrée par Mgr Welles, le 14 uljimo.La construction de ce temple fait le plus grand honneur au zèle du curé de l\u2019endroit, le Rév.H.Langlois.\u2014A Whitefish Pay, une petite fille de dix ans, enfant de M.Benjamin Bélan- ger, a été précipitée du haut d\u2019un pont par une rafale et emportée dans le lac, où elle s\u2019est noyée avant qu\u2019on pût lui porter secours.WARREN.\u2014 Charles Allen, jeune homme employé depuis dix ans dans la famille du défunt Dr.Deland, s'est suicidé vendredi dernier, en absorbant une dose de morphine.Ses parents demeurent à Palmer, où il est lui-même très-bien connu.On pense que le découragement seul l\u2019a porté à commettre cette action.THOMPSONVILLE, Con.\u2014 M, Prudent Rousseau s\u2019est coupé un pied en buchant ; la blessure ost'grave.Le Dr.Finch fut appelé à son secours.Une petite fille, sœur du blessé est dangereusement malade.La famille de M.Rousseau a éprouvé beaucoup de maladies depuis quelques semaines.Nous lui offrons nos sympathies.Trov, N.Y.\u2014MM.Valliére & Lauzon, deux compatriotes résidant À Troy, N.Y, viennent de découvrir une nouvelle composition pour faire des rouleaux d\u2019imprimerie.Cette matière possède toutes les qualités requises pour faire un rouleau de première classe.On peut l\u2019adapter à n\u2019importe quelle presse, quelle que soit la couleur de l\u2019encre qu\u2019on veut employer et quel que soit l\u2019état de la température.Le temps n\u2019a aucune influence sur cette composition et ne peut la faire crevasser comme cela arrive pour celles qui existent déjà.NOUVELLES DE WOONSOCKET.Le foin de \u201cpremiére qualité se vend $30 la tonne sur notre marché.\u2014Un accident qui aura probablement des suites graves a eu lieu vendredi dernier près de la filature de Social.Jn brave cultivateur de Cumberland Hill venait à la ville, lorsque fvis-à-vis de la filature son cheval pris le mors aux dents Le véhicule fut mis en morceaux et notre homme jeté brusquement sur un cailloux, sur lequel il s\u2019infligea de graves blessures.On le transporta chez lui dans un état d\u2019insensibilité, \u2014 Un train spécial de fret du chemin de fer New-York ef ta Nouvelle- Angleterre composé de onze chars chargés de blé- d'inde, en destination de Boston, a été fort endommagé, dit le ZMeporter, hier matin, à Ironstone, par une énorme pierre qui se détacha d\u2019un rocher et roula sur le train.Quatre chars ont été mis en pièces ot cing autres fort endommagés.Les pertes s'élèvent à plusieurs milliers de piastres.La voie devait être libre dans la scirée, \u2014À l'assemblée des membres de l'Institut Canadien, dimanche dernier, les messieurs dont les noms suivent furent élus officiers : chapelain, rév.M.Dauray ; président.Delphis Sylvestre ; vice- président, N.Thibault ; trésorier, H.Soly ; assistant-trésorier, Julien Bourdon ; secrétaire, J.O.Charbonneau ; secrétaire-correspondant, P.F.de Vil- lers : bibliothécaire, Eloi Laliberté ; médecin, Dr G.Archambault ; membres du comité exécutif, G.Doherty, L.La vallée, Z.Sylvestre, F.Houle, A.Bar celone, J.Boucher et J, Branchaud.BUREAU DU GREFFIER DE LA COURONNE EN CHANCELLERIE.La Gazette Officielle de samedi annonce l'élection des députés suivants : Québec, ler décembre 1881.Le vingt-cinquième jour de novembre dernier, ont étô élua députés à l\u2019Assemblée Législative de la Province de Québec.L'honorable J.A.Chapleau, pour le district électoral de Terrebonne.L'honorable J.G.Robertson, pour le district électoral de Sherbrooke.L'honorable H.G.Joly, pour le district électoral de Lotbinière.L'honcrable Pierre Garneau, pour le district électoral du comté de Québec, L'honorable Louis Beaubien, pour le district électoral de Hochelaga.L\u2019honorable M.Mercier, pour le district électoral de Saint-Hyacinthe.Joseph Shehyn, écuyer, pour ie district électoral de Québec-Est, Jean Blanchet, écuyer, pour le district électoral de Beauce.Alexander Cameron, écuyer, pour le district électoral de Huntingdon.Narcisse M LeCavalier, écuyer, pour le district électoral de Jacques Cartier.\u2018George Honoré Deschênes, écuyer, pour le district électoral de Témiscouata.Robert Trudel, écuyer, pour le district électoral de Champlain.Joseph Marion, écuyer, pour le district électoral de L'Assomption.Emery Lalonde, écuyer, pour le district électoral de Vaudreuil.L'officier rapporteur de l\u2019élection du district électoral de Laval, a déclaré Phonorable Louis Onézime Loranger, élu député de l\u2019Assemblée Législative de la Paovince de Québec, en conformité aux sections cent vingt-deux et cent vingt- trois, de l\u2019Acte Electoral de québec, 33 Victoria, Chap.7.\u2014La gare du chemin de fer \u201c Credit Valley\u201d à Belmont Ont., est devenue la proie des flammes dans la nuit de lundi.Des marchandises ont été détruites et les pertes sont évaluées à deux mille piastres, FAITS DIVERS.SEMAPHORES.-\u2014 Les sémaphores que vient d\u2019inventer M.N, Gisbone, ingéunieur du gouvernement et attaché au service télégraphique et des signaux, ont eu un plein succès.On en a posé un au Pot à l\u2019Eau de vie (Brandy-Pot) à environ six milles de distance du pilier de la Rivière du Loup.Les signaux que l\u2019on emploie sont ceux ordinairement employés en pareil cas.C\u2019est une boule avec pavillon.On les aperçoit facilement de la Rivière du Loup, même de la ville.ce qui fait une distance de neuf milles du Pot à l\u2019Eau de vie.On peut dire qu\u2019on est parvenu à résoudre le problème d\u2019établir, de la manière la plus économique possible, un système de communication télégraphique entre les divers phares du fleuve St- Laurent.EPIDEMIE.\u2014On rapporte qu'une épidémie fait des ravages et à jeté la consternation parmi les habitants des cantons de Garthby, et South Ham.dans le comté de Richmond.Cette nouvelle maladie est inconnue des médecins.Elle est violente et très contagieuse.Elle frappe si spontanément que, au moment où vous attendez le moins sa visite, vous perdez connaissance et tombez de votre chaise sur le plancher.CONDAMNATION.\u2014 Joseph Laperrière a été condamné à un an de travaux forcés pour vol de pantalon, et John Armstrong à un mois de prison pour vol d'nn sac de fleur.CONTRAT.\u2014On rapporte que M.W.Lee, tailleur de la rue Buade, a obtenu le contrat pour la confection de la tenue d'hiver de la police.POUR LES -CHANTIERS.\u2014Plus de trente employés de MM.G.B.Hall et Cie, de Montmorency, ont pris v n !reci le train du chemin de fer du nord pour se rendre à Trois-Rivières et de là dans les chantiers sur le St.Maurice.FABRIQUE DE LAINAGES.\u2014 L'ingénieur chargé de poser les machines dans la nouvelle fabrique de lainages de St.Roch, vient d\u2019arriver d\u2019Angleterre.Les travaux d\u2019installation sont déjà commencéz et seront terminés avant longtemps.FABRIQUE DE CARTOUCHES.\u2014Le gouvernement fédéral est à faire creuser les fondations de la fabrique de cartouches qui sera érigée près des fortifications, à l'endroit connu sous le nom de l\u2019Anse des mères.EST-CE UN VOL ?\u2014Un journal de cotte ville annonce que la femme d\u2019nn citoyen de la rue St-George a demandé mercredi les services d\u2019un détective, pour faire des recherches concernant un prétendu vol dont son mari aurait été la victime.Il paraît que celui-ci est sorti mardi soir ayant en portefeuille la somme de vingt piastres et qu\u2019il a ensuite été ramené sous le toit conjugal, ivre comme un ture, par un charretier avec lequel il s\u2019était sans doute amusé.Il va sans dire que le gousset du malheureux était vide.UN OHAPITRE D'ACCIDENTS.\u2014-Mme veuve McWilliam est tombée l\u2019autre jour dans de sa confiserie située sur la rue de la Fabrique, et a reçu des blessures assez sérieuses dans sa chute, M.John Hoboken Williams, de New- York, a fait une chute sur le trottoir de la rue Ste-Marguerite à St-Roch, et s\u2019est infligé des blessures graves à la tête.Madame Walsh, femme du sous-chef de police, est tombée mardi sur la galerie en arrière de sa résidence, et à eu trois côtes de cassées.INCENDIB.-\u2014Le feu s\u2019est déclaré vers huit heures samedi dans la cave de la manulacture de chaussures de M.Mignier, à St.Roch.Les pompiers sont accourus immédiatement sur les lieux et ont pu éteindre les flammes avant que des dommages considérables aient été causés.L\u2019orgine du feu est inconnue.Heureusement que l\u2019incendie a pu être maîtrisé au commencement, car nous aurions de grandes pertes à déplorer, non-seulement pour M.Mignier, mais aussi pour plusieurs résidents de ce quartier.UN VOL CONSIDERABLE,\u2014Tout le monde se rappelle le vol de $3,000 qui a été comwis aux bureaux de la banque Nationale.Voici les renseignements que la police nous a fournis relativement à cette disposition mystérieuses de la liasse de billets en question.La compagnie de garanties confia l'affaire à l\u2019agence des détectives du Canada à Montréal, qui chargea le limier Fahey de faire des recherches.Celui-ci vint à Québec et le résultat de ses perquisitions fut de nature à faire soupçonner jusqu\u2019à un certain point l'un des employés de la banque que Fahey fit surveiller par un nommé Harry Philipps, chose dont le malheureux employé s\u2019est plaint comme lui ayant été préjudiciable.Il y & environ trois semaines, un étranger arrivait à l\u2019hotel Victoria, à Lévis, et s\u2019inscrivait sur le régistre sous le nom de Dickerson.Tuis il partit par l\u2019Intercolo- nial pour Rimouski où il descendit à l'hôtel Lepage et s\u2019inscrivit sous le nom de McIntyre.Le jour de son arrivée, il confia à Mme Lepoge uns enveloppe en disant de la remettre à un de ses amis qui la lui demanderait.Piquée par la curiosité, l'hôtesse ouvrit l\u2019enveloppe en l\u2019absence de Dickerson alias Melntyre, et y trouva deux billets de cent piastres chacun de la Banque Nationale, Elle communiqua la chose à une autre personne qui lui conseilla de prendre les numéros des billets, ce qu\u2019elle fit.Dans l'après-midi, l'étranger revint à l\u2019hôtel et dit à Mme Lepage qu\u2019il avait changé d\u2019idée, qu'il ne s\u2019embarquerait pas sur le steamer d\u2019Angleterre et qu'il allait reprendre sa lettre.Mme Lepage lui remit son dépôt et il revint à Lévis où il s\u2019inscrivit de nouveau à l\u2019hôtel Victoria sovs le nom de Dickerson.Le lendemain matin il traversait à Québec et allait loger au St, Louis où il rencontrait deux de ses compagnons inscrits à l\u2019hôtel sous les noms de Fairchild et McIntyre.Puis les trois amis partirent pour Montréal.Quelques jours plus tard, un détective de Brooklyn arrivait à Québec à la recherche de Dickerson.Il paraît maintenant que les deux billets de cent piastres déposés entre les mains de Mme Lepage proviennent de la liasse de $3,000 disparue de la Banque Nationale.On suppose que la vol a été commis par Fairchild, McIntyre et Dickerson.Le commis de la banque emploie un limier bien connu de cette ville pour surveiller ses intérêts.Il est probable que les filous seront arrêtés à Montréal, car le détective de Brooklyn est parti sur le train suivant, BANQUET.\u2014Le banquet annuel de l\u2019Université Laval a eu lieu jeudi soir.L\u2019assistance comprenait les étudiants, le recteur, le vice recteur, les professeurs des différentes faculté et les prêtres du séminaire.La soirée s\u2019est terminée par uns représentation musicale.MORT D\u2019UNE RELIGIEUSE.\u2014 Les journaux de Montréal nous annoncent la mort à Villa Maria, de la Révde Mère St George (fille de feu le colonel Lemoine, du Chateau Richer) de le communauté de N.D.de la Congrégation.La défunte était née le 4 octobre 1821 et est entrée dans la vie religieuse en 1843.La Révde mére St-George a été successivement Supérieure des couvents de St Roch et de Bellevue.EMPOISONNEMENT.\u2014La rumeur allant à dire qu'un des officiers de la batterie \u201c A \u201d s'était empoisonné en prenant une dose de morphine n\u2019est pas le fondée.Cet officier est le lieutenant colonel Hudon.Il est vrai que ce lieusenant a avalé la dose en question; mais ayant eu eoin de prendre un contre-poison, il est par- faitemert bien maintanant.ENquêTE.\u2014Le colonel Vohl a commen cé une enquête sur la cause de incendie au moulin de M, Peters.cHUTE.\u2014Un hommes employé à décharger la neige du toit d\u2018une maison de la rue d\u2019aiguillon, au faubourg St-Jean, est tombé de ce toit, sans toutefois sa faire trop de mal.UN PRISONNIER.\u2014 Un nommé Joseph Lapierre comparait devant la cour de police sous accusstion de vol dans une maison de la rue Richmond.La cause est remiss pour l\u2019audition des témoins.PROGRES.\u2014 ll est rumeur que le gouvernement a décidé de relier notre voie ferrée du Nord à l\u2019embranchement Louise durant le cours de l'hiver.COUR D\u2019APPEL\u2014 Les jugements suivants ont été rendus par cette cour mercredi matin : Mann vs Hogan, jugement confirmé, Pouliot vs Corriveau, jugement renversé.Alleyn vs ia corporation de Québec, jugement confirmé.Lionais vs Laberge, avis de motion demandant un appel refusé.Bond vs la compagnie d'assurance Citizens, méme chose.Pouliot vs la corporation de Québec, jugement confirmé, Lajoie vs Desaulniers, même chose.La corporation de Trois-Rivières vs Major, jugement renversé, Perrault vs McGreevy et vice versa, jugement confirmé sans frais.ESTRELLA.\u2014Le critique du journal musical Ar£ American Journal de New-York apprécie dans les termes suivants la magnifique valse de M, Joseph Vézina, intitulée \u2018\u201c Estrella \u2019 et dédiée à Son Excellence le Comte ds Premio-Réal : \u201c Cette valse est une brillante composition, littéralement saturée de mélodie ; écrite dans ce style gracieux, élégrant qui plaît à tous, assez difficile pour être intéressante eb cependant pas au-delà de la portée des amateurs auxquels elle s\u2019adresse.\u201d Voilà un éloge qui, pour venir de loin, n\u2019en est pas moins flatteur pour celui auquel il est destiné.VOL ET ARRESTATION.\u2014Un'jeune homme du nom de Laperrière, et qui paraît-il n\u2019en est pas à son premier méfait est entré lundi après-midi chez M.Drolet, ue Richmond, et a demandé si c'était là chez M.Masson.Ou lui a naturellement répondu négativement.Ce qu\u2019il a fait ensuite prouve qu\u2019il n\u2019avait pris qu'un prétexte pour commettre un larcin, car en se retirant il s\u2019est emparé d\u2019un pantalon suspendu à une corde.Disons de suite que notre individu avait cru préférable de s\u2019introduire par la cour, Laperrière cependant avait compté sans l\u2019œil excreé d\u2019une demoiselle en visite chez M.Drolet.L\u2019alarme fut de suite donnée aux gens de la maison qui sortirent par la porte de façade et arrivèrent dehors pour se rencontrer nez à nez avec le volaur qui lächa le pantalon et prit ses jambes à son cou, en attendant les cris de \u201cPolice! police !\u201d Mal-: heureusement pour lui, en arrivant à* l'angle de la rue, il tomba dans les bras d'un constable qui s\u2019empressa de le conduire au violon.L\u2019 Evénement.CEREMONIE RELIGIEUSE.\u2014 La bénédiction solennelle de la nouvelle église du Cap St-Ignace a eu lieu le premier décembre.C\u2019est le curé de St-Ferdinand d\u2019Halifax, M.Jules Bernier, natif du Cap St-Ignace, qui a présidé à la cérémonie, Aprés la bénédiction, il a chanté la messe dans le nouveau temple, assisté en qualité de diacre et sous-diacre de deux autres membres du clergé qui ont aussi vu le jour pour la première fois dans paroisse, les révérends Louis Ber- nier et Bernard Bernier.C\u2019est monsieur l\u2019abbé Anteine Gar- neau qui à été le prédicateur de la circonstance.Inutile d'ajouter que l\u2019assistance était nombreuse.On était accouru à ces imposantes cérémonies de toutes les paroisses environnantes.EMPOISONNEMENT.\u2014Si nous en Groyons le Mercury, un jeune officier qui suit en ce moment les cours militaires à la citadelle, aurait été empoisonné accidentellement hier, en absorbant une-dose de morphine qui lui a été servie par mégarde.Des antidotes lui ont été administrés, mais nous ne savons pas dans quel état se trouve aujourd\u2019hui le malade.CABLE.~Le cable que l\u2019on vient de faire poser à l'entrée de la rivière du Saguenay a un diamètre \u2018d\u2019un demi pouce.Il est recouveat d'une enveleppe faites en files de cuivre d\u2019une grande solidité.Ce câble a été posé sous la surveillance de M.Gisborne et J.U.Gré- gory.\u2014\u2014\u201400\u2014\u2014 FOUR EIRE.En Tunisie, un colonel avait imposé à son régiment jusqu\u2019au respect absolu des basses-cours.Or, un jour, le colonel, en se promenant, a l'oreille frappée par un bruit guttural, qu\u2019il reconnaît aussitôt pour le dernier soupir d\u2019une poule étranglée par une main expérimentée.Il se retourne et aperçoit un vieux hussard en train de glisser le corps a délit dans sa sabretache.© -Hussard, s\u2019écrie-t-il, avaucez dre ! \u2014Me voici, mon colonel, dit celui-ci en mettant une main & son colback eb en appuyant l\u2019autre sur \u201cla tête de sa victime, \u2014Pourquoi avez-vous tordu le coup à\u2018 cette poule ?: \u2014Mon colonel, elle m\u2019a provoqué en me regardant d\u2019un air insolent\u2026 Et quand il s\u2019agit de faire respecter l'uai- forme du régiment.Le colonel se mord les lèvres pour réprimer un violent éclat de rire.\u2014Allons, passe pour cette fois, mais n\u2019y revenez plus, hussard ! \u2014Mon colonel.-\u2014 Désormais, quand vous rencontrerez des poules, je vous ordonne de baisser les yeux, x a lor x \u201cx Un écho de la justice de paix d\u2019Argen teuil.Le magistrat pacifique de ce pays vignoble interpelle un de ces justifiables veuf depuis quelques mois, et qui, aussitôt la mort de sa femme, s\u2019est mis à fréquenter assidûment les cabarets, \u2014Tu as tort de boire comme cela, dit paternellement le juge au vouf inconso- ble: Pourquoi t\u2019énivres -tu depuis la mort de ta fomme ?Ne m'en voulez pas,répond le pochard, size bois un coup de trop, c'est pour noyer mes chagrins.,seulement, les guoux, ils savent nager. LE CULTIVATEUR.ris EE TELEGRAPHIE.| EUROPE.e procès d\u2019Exposito.Palerme, 5.\u2014 L'instruction du procès d\u2019Exposito, le trop fameux bandit italien est commencée en coite ville.Il est accusé, entre autres crimes, d'avoir enlevé M.John Rose, ingénieur anglais, et exigé une rançon de quarante mille francs, puis d\u2019avoir tenté de l\u2019assassiner parce qu'on refusait de lui payer ce qu\u2019il demondait.Indisposition de Don Carlos Londres, 5.\u2014Le Morning Post annonce que Don Carlos est retenu au lit par une bronchite.Elections supplémentaires Paris, :décembre.\u2014Des élections supp'é- mentaires pour la chambre des députés ont eu lieu dans diverses circonscriptions.Dans le dixième arrondissement de Paris, M.Le- fèvre, rédacteur au Rappel, a été élu.M.Humbert, communiste amnistié, a été élu à Lyon.M.Roustan à Paris.Tunis, 6 décembre.\u2014 M.Roustan, ministre de France, est parti pour Paris.On croit qu\u2019il ne reviendra pas dans cette ville.Les Hollandais à Bornéo La Haye, 6 décembre.\u2014Les bureaux de la premiére chambre, dans la discussion du budget des Indes orientales hollandaises, ont délaré qu\u2019ils ne partageaient pas l\u2019avis du gouvernement que la compagnie de Bornéo anglais du Nord est une entreprise purement commerciale, mais admettant la nature douteuse des intérèts hollandais dans ce pays, ils ont décidé de ne pas insister pour que le gouvernement prenne des mesures dans cette question.Le fin mot des entrevues de Dantzig et de Vienne.Londres, 8 décembre.\u2014Le correspondant viennois du Standard garantit l\u2019authenticité des informations guivantes : \u201cJl y a quelque temps la Russie sonds 1'Italie touchant une action commune contre l\u2019Autriche.L'Italie accueillit favorablement les propositions, et des préparatifs furent commencés véritablement pour la répétition des événements de 1866, avec cette exception que la Russie devait jouer le rôle qu\u2019avait alors remplit la Prusse.Mais les gouvernements autrichien et allemand furent instruits du plan, et le prince de Bismark arrangea en conséquence l\u2019entrevue de Dantzig.Quand l'Italie com- prt que l'alliance austro - allemande pourrait résister à un conflit austro- russe, elle résolut d'atteindre son but avec l\u2019aide de l'Autriche.L\u2019Italie, croyant que l'Autriche nourrissait d\u2019importants desseins en Orient et consentirait à céder le Trentin ou quelque autre partie de I Italia irredenta afin de ne pas être inquiétée du côté de l'Est, chargea le comte de Robillant, ambassadeur d\u2019Italie à Vienne, de suggérer l'entrevue du roi Humbert et de l\u2019empereur François - Joseph.Le ministre italien, qui accompagna le roi Humbert à Vienne, aborda le sujet de Trentin, mais sans succès.\u201d\u201d ix de l\u2019Europe et la sécnrijé de 1a pa PEtalic.; Rome, 8.\u2014Le rapport de la commission du budget pour le ministère des affaires étrangères dit que le voyage du roi Humbert à Vienne et la signature d\u2019un traité de commerce avec la France ne signifient pas moins que la paix de l\u2019Europe et la sécurité de l'Italie.Russie et Autriche.Londres, 8.\u2014Le Times dit qu'une entrevue aura lieu entre le czar et l\u2019empereur François-Joseph, mais qu\u2019il n\u2019est pas possible en ce moment d\u2019en fixer la date ni le lieu.i St-Pétersbourg, 8.\u2014On dit que le comte Kalmoky, le nouveau Ministre des affaires étrangères d\u2019Autriche, qui était venu présenter ses lettres de rappel comme ambassadeur, s\u2019est déclaré très satisfait du résultat de sa mission.Autriche et Roumanie Burcharest, 8.\u2014Le gouvernement n'a as reçu de communication touchant les instructions envoyées au comte Hoyos- Sprinzinstein, ministre d\u2019'autriche-Hon- ie, de suspendre toutes relations personnelles avec le cabinet roumain.Bucharest, 8.\u2014Aujourd\u2019hui le ministère a donné communication au parlement des documents relatifs à la navigation du Danube et à l\u2019état des relations entre ln Roumanie et l\u2019Autriche-Hon- grie, Affaires d\u2019Allemagne.Berlin, 8.\u2014L'empereur Guillaume, en recevant hier le président et les vice- présidents du reichstag, a déclaré que le meseage lu à l\u2019ouverture de la session était l'expression exacte de ses convictions les plus intimes sur le bien-être du pays.D'après la Gazelle de la Croix, l\u2019empereur a fait remarquer à cette réception qu'il était du devoir de tous les DEF PERTE hommes désireux de soutenir le principe monarchique de poursuivre le but indiqué dans le message impérial.Les réformes en Arménie Constazntinople, 8 décembre.\u2014 Lord Dufferin, ambassadeur d'Angleterre, agissant d'après les instructions de lord Granville, secrétaire d\u2019Etat aux affaires étrangères, a demandé une audience au sultan pour l\u2019entretenir de la nécessité de 1éformes en Arménie.En conséquence, la Porte a résolu de nommer une commission de réformes et d\u2019euvoyer un commissaire en Arménie.Le tunnel des Pyrénées.Madrid, 8, décembre\u2014Le nouveau chemin de fer, approuvé par le sénat, doit aller de Saragosse à Huesca, puis par le haut Aragon à Jacca et à Canfrane, atteignant la frontière de France prês des gorges de Somport, où un tunnel international, d\u2019une longueur de 4 milles sera percé à travers la chaine des Pyrénées.Le voyage de Madrid à Paris sera ainsi abrégé de 8 heures.Plusieurs compagnies du pays et de l\u2019étranger offrent d\u2019entreprendre les travaux immédiatement.En Afghanisian.Londres, 8 décembre.\u2014Le correspondant du Times & Quettah télégraphie : \u201cOn dit que le Général de l\u2019émir, Abdul Kuddus Khan, qui a pris Hérat, a averti l'émir que les habitants de cette ville ne sont pas disposés à accepter un autre changement ou intervention.Yusuf, que l\u2019émir a nommé gouverneur de Hérat, n\u2019a pas pu aller au delà de Fanah, bien qu\u2019il eût reçu des renforts.Le bruit court qu\u2019Abdul Keddu.Khan intrigue avec le gouverneur de Turkestan afghan.11 est probable qve l'émir paraîtru sous les murs de Hérat au printemps prochain.\u201d Le Times publie la dépèche suivante de Calcutta: \u201cL\u2019émir d\u2019Afganistan paraît être parti de Candahar pour Ca- boul avec trois régiments il y a une dizaine de jours.\u2019 Le retour du marquis de Lyrne au Canada.Londres, 7.\u2014Le Standard se Jit en mesure d\u2019affirmer que le marquis de Lorne a l'intention de retourner au Canada, et que la princesse Louise y retournera aussi avant le printemps, Les proekaines cansrisntions.Rome, 7.Des évêques \u2018arrivent tous les jours pour assister aux prochaines canonisations.La Liberta dit avoir lieu de croire qu\u2019à la cérémonie même le pape prononcera une allocution affirmant la nécessité du pouvoir temporel.Ees crimes d\u2019Espositu.Palerme, 7.\u2014Le jugement du prétendu brigand Esposito a commencé en cour d'assises.Il y à six chefs d'accusation dont l\u2019un porte qu\u2019il a enlevé et tenté d\u2019assassiner John Rose, ingénieur anglais et lui aimposé une rançon de 40,000 francs.En Suisse.Berlin, 7 décembre.\u2014M.Cornaz a été élu président du conseil d'Etat et M.Viger vice-président, Ils zont deux radi- Caux.Chine et Russie St-Fétersbourg, 7 déc.\u2014 Le Novoe Vremya dit : \u201c Les ceinois se proposent de fortifier sur une vaste échelle la frontière occidentale de Kuldja quand ils occuperont ce district au printemps prochain, et de transférer 8,000 familles de la Kashgarie pour remplacer celles qui avaient émigré en Ressie.Il y à eu deux révoltes de musulmans pendant les quatre derniers mois contre la garnison chinoise à Yang-Hissar.Deux cents chinois ont été massacrés.Quatre cents rebelles ont ensuite été décapités.\u201d Combat d\u2019Angiais avec un négrier.Londres, 7 décembre.\u2014Le télégramme suivant, daté de Zanzibar, a été reçu à l\u2019Amirauté : ¢ le 3 courant, le capitaine Brownrigg, du navire de guerre anglais London, avec dix hommes dans une pinasse à vapeur, à tenté de capturer un dhow portant les couleurs françaises et chargé d\u2019esclaves.L\u2019équipage du dhow qui se composait d\u2019Arabes a résisté énergiquement.Le capitaine Brownrigg et trois matelots ont été tués, et trois autres blessés.Le dhow s\u2019est échappé.\u201d Une autre dépêche raconte le fait de la manière suivante : \u201c Samedi dernier, le bâtiment de guerre anglais London, voilier de seconde classe, qui était stationné depuis quelque temps à Zanzibar pour surveiller les trafiquants d\u2019esclaves, à vu un dhow venant de la côte .et portant les couleurs françaises.Le London, en approchant du dhow, à vu que c\u2019était un négrier et lui a tiré un coup de canon pour le forcer de se rendre.; Le dhow à laissé le «bâtiment anglais s'approcher et une fois à portée il lui a envoyé une volée de coups de fusil.Le dhow était monté par un équipage arabe armé de carabines.Le capitaine Bown- rigg et trois de ses matelets ont été tués et dans la confusion qui s\u2019en est suivie le dhow à réussi à gagner le large.\u201d Défense.Madrid, 8.-\u2014 Un décret royal paraîtra bientôt pour défendre toute punition corporelle des nègres à Cuba.Arrestation.Londres, 8.-\u2014Le docteur Lamson, soup- conné d\u2019avoir mis à mort un élève de l\u2019école de Wimbledon, dans le but de devenir son héritier, a été arrêté.TI snbira son procès comme meurtrier.Camonisation Rome, 8\u2014La canonisation des bienheureux Labre, de Rossi, Laurent et Claire a en lien aujourd\u2019hui.L\u2019éghse était remplie.La cérémonie à été vraiment imposante.Bésareu.Berlin, 8.\u2014Dans le Reichstag hier, Bi- mark et le minietre des finances ont désa- guoa la responsabilité d\u2019une attaque dirigée contre Wendthorat, le chef des ultramontains, Explosion.Bruxelles, 9\u2014Une explosion a eu lieu soixante-six personnes ont été tuées.Neoirceur.Londres, 9.\u2014 Londres a été dans des ténèbres complètes pendant toute la journée par suite d\u2019un épais brovillard.Documents, Madrid, 9\u2014 Dans la chambre des députés, aujourd\u2019hui, Silver a prié le gouvernement de soumettre à la chambre tous les documents ayant rapport à la capture des navires anglais ou américains par les espagnols dans l'archipel de Sulu.Te nombre des victimes.Vienne, 3.\u20140On porte maintehant a 400 le nombre des victimes de incendie du théâtre.Les dernières nouvelles disent que la foule se portait vers les portes dans les galeries, et se massant ensemble ils empêchèrent le plus grand nombre de se sauver.On croit qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019américains parmi les morts.Naufrage Londres,9.\u2014Un suppose que le steamer Saxon Monarch, en retard d'un mois, a sombré dans la baie de Biscaye.On craint que toutes les personnes à bord, au nombre de 40, n\u2019aient péri.G\u2019Connelt Londres, 9\u2014La statue d'O'Connell est terminée.Elle coûte £12,500.Elle sera envoyée à Dublin, pour être érigée dans la rue Sackville.Ebécès, Londres, 9.\u2014 Le général Sir Harris Greathed, de la marine britannique, est mort À l\u2019âge de 70 ans, Explosion de gaz Londres, 9\u2014Une explosion s\u2019est produite dans l'usine à gaz de Bikenhead, hier matin.Heureusement, on a réussi à empêcher les flammes de se communiquer aux bâtiments voisins, et personne n'a été blessé.Le bruit de l'explosion a causé une véritable panique.Aïsaee-Torraine.Londres, 9.\u2014Le général Manteuffel, gouverneur général d\u2019Alsace-Lorraine, dans un discours qu\u2019il_a prononcé dans un banquet donné en l'honneur du comité des représentants provinolaux, a dit que certaines mesures prises récemment pour interdire l\u2019usage officiel de la langue française n\u2019avaient pas tant pour but de germaniser les provinces con- quises\u2014bien qu\u2019il ne fallut nullement négliger cet objet\u2014que de favoriser leur bien-être.La population, a-t-il dit, était continuellement obsédée du côté de la France, et on lui faisait croire qu\u2019elle serait de nouveau réunie à ce pays.Il jugeait donc à propos de déclarer que l'Allemagne considérait les provinces comme inaliénables.Tout en réprimant sévèrement les excès il poursuivrait sa politique de réconciliation.L'affaire de Zanzibar.Londres, 9 décembre.\u2014On lit dans le Standard : \u201c L'Amirauté a envoyé l\u2019ordre au navire de guerre Philomel, mouillé dansles eaux de Zanzibar, de bloquer Vile de Pembla, près de lequelle le capitaine Brownrigg, du navire de guerre London, a été tué, le 3 courant, en essa- yantde capturer un dhow chargé d'esclaves.\u2019\u2019 L'équipement de deux goëlettes qu'on se propose d\u2019envoyer en service spécial sur les côtes de Zanzibar, est poussé avec la plus grande activité.Le départ du marquis de borne.Londres, 9 décembre.\u2014Le marquis de Lorne partira pour le Canada, le 11 janvier par le steamer Parisian.Framece et Italie, Londres, 10.\u2014Répondant aux critiques dans les houillières de Cokerell, et dirigées contre la politique du gouvernement italien, M.Mancini, ministre des affaires étrangères, a déclaré à la chambre des députés que la conduite de la France à Tunis était injuste à l\u2019égard de l'Italie.\u2018\u201c La France, a poursuivi M.Mancini, a déclaré que l\u2019occupation de la Tunisie ne serait pas.permanente, mais elle n\u2019a pas dit combien cette occupation durerait.\u201d En Tunisie.Tunis, 10.\u2014 Ali-ben Halifa, autour dn quel se sont groupés tous les Arabes qui n\u2019ont pas fait leur soumission aux autorités françaises, a battu en retraite vers la frontière de Tripoli.La colonne du général Logerot se dirigea vers le sud de Gabès et tentera de joindre les insoumis.On croit que Ali-ben Halifa se réfugiera à Tripoli.Collision.Londres, 10.\u2014 Par suite d\u2019une collision à Canonbury, sur le chemin de fer North London, aujourd\u2019hui même, sept per- ont été tuées et plus de soixante autres ont reçu de graves blessures.Nouveau cardimal.Londres, 10.\u2014L'archevêque d\u2019Armagh, primat de toute l'Irlande sera créé cardinal peu de temps après Noël.Excitation.Londres, 11.\u2014Les nouvelles °de Freetown, Sierra Leone, annoncent que le gouvernement libérien a payé une amende de $5,000 imposée par le gouvernement de l\u2019Allemagne à cause du mauvais traitement des matelots allemands.L'action du gouvernement libérien a causé une grande indignation.L'immigration des habitants des Sierra Leone dans le Grand Bassa, depuis quelques années, fait que les libériens les regardent avec jalousie.Une loi a été passée portant que toute la population de Lierra Leone employée dans l\u2019interieur, ou le long de la côte, doit se retirer immédiatement du Grand Bassa, autrement ces habitants ne seront pas en sureté ; la loi inflige de fortes amendes ou des emprisonnements sur toutes les personnes employant des Sierra-Léoniens en dehors du port de Grand Bassa.Plusieurs Sierra-Leoniens ont été ingultés et.maltraités par les Liberiens.Un assassin'décédé.Constantinople, 11.\u2014[Le ministre des affaires étrangères a informé l\u2019ambassadeur américain que Ali, qui a assassiné Parsons, missionnaire * américain, est mort il y a plus d\u2019un an.Nouvelle ligne télégraphique.Londres, 12 Décembre.\u2014I1 est rumeur qu\u2019une nouvelle ligne télégraphipue doit être \u2018 prochainement construite entre l\u2019Amérique et les Indes.Expédition maritime.A une assemblée de la Société Royale de Géographie tenue ce soir il a été unanimement décidé d\u2019envoyer un navire à la recherche de la \u201c Jeannette\u201d l'été prochain.B\u2019sxpédition tunisienne.Paris, 12 décembre.\u2014 Le senat a voté aujourd\u2019hui des crédits pour l\u2019expédition en Tunisie.Les Tires en Macédoine.Constantinople, 12 décembre.\u2014Le gouver nement de Salonique dément la nouvelle publiée récemment que des officiers et des soldats tures avaient massacré une famille chrétienne à Luca, emmené seize hommes, fommes et enfants et emporté £200.Trois nouveaux académiciens.Paris, 12 déc.~MM.Sully-Prudhomme, Pasteur et Cherbuliez ont été élus membres de l\u2019académie française, en remplacement de MM.Duvergier de Hauranne, Littré et Dufaure.ETATS-UNIS.Guiteau.Washington, 7.\u2014 Aujourd\u2019hui, en présence du général Sherman, de plusieurs membres du Sénat et du Congrès, Guiteau a prononcé d\u2019une voix quelque peu tremblante les paroles suivantes : \u2018\u2018 Qu\u2019il plaise à Votre Honneur, le peuple américain ne désire pas qu\u2019une telle cause soit instruite de nonveau, et je ne le désire pas non plus.Je dis avec le plus profond respect à cette cour et au jury, par mon conseil M.Scoville, que je ne suis pas satisfait de la situation politique qui s\u2019est développée dans cette cause, et c\u2019est là la cause de ce prétendu crime.Le président des Etats-Unis n\u2019aurait jamais été- tué, n\u2019eût-ce été cette politique sur laquelle il a insisté en mai et juin dernier.Fall River, Mass \u2014Sharon, arrêté dernièrement pour certaines difficultés qu\u2019il avait eues avec sa femme, est en trée la nuit derniére dans la chambre de celle-ci pendant qu\u2019elle dormait, l\u2019a embrassée, puis l\u2019a tuée d\u2019un coup de feu.Le meurtrier a été arrêté.Washington, 7.\u2014La défense de Gui- teau s'est terminée hier d\u2019une manière un peu inattendue.TERRIBLE INCENDIE.SEIZE PERSONNES BRU EES.Pittsburg, P.10.\u2014~ A Roch Cut, à sept > milles d\u2019ici, le feu s\u2019est déclaré ce matin dans une maison où presque cinquante personnes pensionnaient.Seize per sonnes ont été brûlées à mort et u grand onombres d\u2019autres sont brûléeg d\u2019une manière horrible.XX \u2014_\u2014 Seconde dépéehe.L\u2019édifice élait construit en planches Quarante-trois ouvriers \u2018couchaient dan un grenier formé par un toit à pente rapide.Les deux fenêtres étaient fer pr mées par des portes à coulisse pendantgl\u201d la nuit.Le grenier était rempli deffbi paille et d\u2019autre matière inflammable.MBfsel L\u2019escalier conduisant au grenier ne vain lait guère tâieux qu\u2019une échelle.i Le feu a été causé par l'explosion d\u2019une ia lampe dans la cuisine.a, Le propriétaire de la maison, qui ÉtaitM fn alors debout, éveslla sa femme et ces ser- Bf vantes, et tous se sauvérent.Il poussa des FF; cris pour éveiller également les hommes qui fui étaient couchés au grenier, mais les flammes gétaient propagées avec une si grande rapi- à{, ; dité, qu\u2019il leur fut impossible de descendre juil & Pescalier.Trente-trois ouvriers parvinrent Mi; à se sauver par les ouvertures.D'autres ÿ|\" = A se précipitérent en bas du grenier au milieu jisul des flammes et furent suffoqués.Les cris qe des mourants étaient déchirante.Les sur- limp vivants éprouvent des souffrances atroces.sn du | \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 © ; it on Estsce possible.4 , a a pee Est-ce qu\u2019un remède fait avec des plantes aussi communes et auesi simples telles que pren le houblon, le buchu, le mandragore, la Jus dent de lion, ete, peut opérer tant et de si pren merveilleuses guérisons que les Amer: de i i aX Houblon ?C\u2019est le cas, car, quand le jeune homme et le vieillard, le riche et le pauvre, [Rp le pasteur et le médecin, l\u2019avocat et Pédi- À vo teur, tous certifient qu\u2019ils ont été guéris par Pi ce remède, nous devons les croire, et ne pas Wee douter plus longtemps.\u2014[ Post.] uc tenr dédal Comment devient-on malade.8 S\u2019exposer jour et nuit, manger trop sang ohio exercice ; travailler trop fort sans reposk fa si avoir le docteur tout le temps ; prendre tous | les remédes annoncés, et alors vous aves lag besoin de savoir ald, Comment faire pour se bien porter?1 Joi Nous répondrons en trois mots.Prenez fom § des Amers de Houblon.\u2014{ Fæpress.] mys age cout de Bepoz et confort pour ceux qui ork gouftrent.lel cost La PANACEE DE BROWN POUR LES FAMILLES up hm 3, 2A Ladi n\u2019a pas d\u2019égal pour soulager la de de r fit intérieure ou extérieure ; elle gaérit! sd a VU leurs au côté, dans le des ou da is 2 Ten intestins, le mal de gorge, le rhumatisme, le Lh, mal de dents, et toutes sortes de maux.© Elle agite le sang avec la plus grande sû leur reté car son pouvoir agissant est étonnanut.T@r La Panacée de Brown pour les familles, 4.étant reconnue comme le grand remeéde ff, pour soulager la douleur et double la force | En de tont élixir ou liniment dans le monde, dip devrait se trouver dans toutes les familles .afin d\u2019en faire usage au besoin, parce que ff Li c\u2019est bien le meilleur remède qui existe If any dans le monde pour les douleurs dans este - mac appelées crampes, et tous les genres de | Us douleurs.Il est en vente chez tous les dro-f tira guistes à 25 centins la bouteille.Lami Bi: nz Mieres! Rlerest! Hleresi!ts fl Etes-vous troublées la nuit et tenues Fil y; éveillées par les souffrances et les gémisse- (fr, ments d\u2019un enfant qui faitses dents?S\u2019il en Ae est ainsi, allez chercher tout de suite une ff\" bouteille du SIROP CALMANT DE Muze g Wir, WINSLOW.Il soulagera immédiatementif .°° le pauvre petit malade\u2014cela est certam etf \u201cUs ne saurait faire le moindre doute.Il n\u2019y a pagal em, une mère au monde qui, ayant usé de EH da ai sirop, ne vous dira pas aussitôt qu\u2019il met ent te ordre les intestms, donne le repos à la mère \u201cà d; soulage l\u2019enfani et lui rend la santé.Seë k ;, efforts tiennent de la magie, Il est parfaiff,.tement inoffensif dans tous les cas et agréableg *à, à prendre.Il est ordonué par un des plus * uy anciens et des meilleurs médecins du sexefl Q y, féminin aux Etats-Unis.; bone En vente chez tous les pharmaciens.2688 = Di cents la bouteille.BC, 14 avril 1881.\u2014lan 18 Wl ° ee \u2014\u2014\u2014\u201400\u2014\u2014\u2014 ; LA TOUX, UN RHUME OU LE MA Ÿè; DE GORGE doivent être arrôtés dans lend \u201cin progrès.La négligence amène fréquenm re | ment une MALADIE DE POUMONS INOURABLIR (| où LA goxsoMTioN.LES PASTILLES DER jy BROWN POUR LES BRONCHES ne cau @jy sent pas de désordre dans l\u2019estomac commeff ty les sirops et les baumes enseignés pour léfl a toux, mais elles AGISSENT DIRECTEMENT SUH + gh LES PARTIES ENFLAMMEES, adoucissent irri Hy tation, donnent du soulagement dans Das].* thme, la bronchite, les rhumes, le catarrhefL, \u201clig et les maux de la gorge auquels sont exposé Ty les chanteurs et les orateurs publics.It Me: Pendant trente ans les Pastilles de Browg I.pour les bronches ont été recommandée iy par les médecine et ont toujours donné un dat Wy: satisfaction parfaite.Ayant subi l\u2019épreux bir ; d\u2019un usage général et constant pendant unig, J génération entière, elles sont parvenues M, unrang bien mérité parmi les quelque \u2018tt.remèdes utiles du siècle.Uy En vente partont À 26c, la boîte.M #5 29 Avril 1881.No.51-12m.1 En LE CULTIVATEUR._ moe 5 ory ee IT : > ESN j I A Eee WW BALE n°2 Le ro Mr ouilleion Liftcsaire ny .DU CULTIVAIEUR, App \" is, 4 Ui wo \u201cif UNE AFFAIRE * dy { 2 CMYSTERIEUSE, ù i] on mil A i VI Rly jo ; 8 i Entq ! (Suite.) ley full.» La veille du jour où Henri de i taf | oh borvon avait été si inopinéurent aol mis en liberté, le juge chargé de affaire de Montmartre s'était Tæudfendu de bonne heure à son ca- so pri et.tag}, Plusieurs témoins avaient êlé \u2018FalelEsignés pour midi, et, en atten- pnt le moment de les interroger, } consciencieux magistrat feuil- tait de nombreux dossiers rela- vio [Rs au crime commis duns la yg [Raison abandonnée.# kil Quelque probable que parût msn.|» complicité du vicomte de Ser- \u201cRon dans ce meurtre, le juge dou- git encore, et avant d\u2019inter- ompre de nouveau ce prévenu lu grand monde, il voulait se enseigner sur les divers personages impliqués danseettcaffaire, i différente des crimes vulgaires jui-passaient chaque jour devant os yeux.Il cherchait à saisir un fil con- flucteur qui piit le guider dans ce Hédale et lui expliquer un crime ont on n\u2019apercevait encores nl es suites, ni les causes.Les causes surtout le préoceu- jiaient, car le vieil axiome\u2014 is fecit cui prodest \u2014 sera éternel- jement vrai, et il était presque -_\u2014 ind se sd, aout ica porte is B: .| Wimpossible d\u2019admetire quele vi \u2014 fbomte de Servon, avec sa- situa- ret Brion de fortune, se fut associé à pes brigands, pour tuer et voler Mn homme, quelque riche qu\u2019il at.She fl Une vengeance était plus pro- mim flibable, et il fallait avant tout dé- wk 5M oyminer quels liens avaient pu io rattacher l\u2019un à l\u2019autre un homme :iuldu meilleur monde parisien, un WW Américain opulent ct le valet de [chambre d\u2019un cercle.D'un autre côté, les attaques nocturnes, encore toutes récentes, sisl{contre lesquelles le même magis- ss\" Btiat avait été précisément chargé 5 js .+ .- SET Bd instruire, n\u2019étaicnt pas sorties de sa mémoire, et une sorte d\u2019in- * Biuition vague le portait à suppo- Jer entre ces crimes de la rue et \u2018assassinat de Montmartre une lEmystéricuse connexité.\u201cet Pour s\u2019éclairer, le juge avait «Ben naturellement recours tout ml} Rd'abord aux archives de la Pro- vie fecture de pclice, où dorment phe tant de redoutables remscigne- Sa nents, et, sur sa demande, on lui pe vait envoyé toutes les notes .i} ) > Po \u201cA vy e sis qu\u2019on avait pu rassembler sur les shan trois principaux acteurs de ce y Adgame obscur.p[F Celles qui sc rapportaient a Benri de Servon étaient absolument insignifiantes.Signalé comme viveur et comme joueur, le vicomte n'avait 13 son dossier aucune de ses fà- ; cheuses affaires qui, après une 5% Acatastrophe, sortent do la pous- DA Msièro des cartons où elles étaient Alensevelics, comme les aigues de i dla mer remontent a la surface et gfaprès une tempête.oi.J Le valet de chambre Loiseaun te In\u2019avait pour ainsi dire pas d\u2019his- By toire.Arrivé en France depuis \u2018#Amoins d\u2019un an, il ne figurait dans \u201cMes archives que pour mémoire, Ji fet n\u2019avait jamais donné lieu à ~~ 2 MA ge i Jet Il fallait même que sa réputa tion fût excellente, car dans une circonstance toute récente, à propos des arrestations nocturnes, tous les domestiques du cercle avaientété surveillés, et l\u2019enquête avait portésurM.Loiseau, comme sur les autres, sans qu\u2019on eùt même soupçonné la circonstance suspecte de son double domicile.Les certificats qu'il avait produits pour entrer au cercle avaient été examinés de près.Ils paraissaient réguliers et sincères ; seulement ils émanaient invariablement d'étrangers qui avaient quitté le France.Aucun des maîtres qu\u2019il avait servis ne pût être retrouvé.Quant à sa personne, on la cherchait avec cette activité que la police saitdéployer en France ; mais les poursuites étaient restées infructueuses, et Loiseau avait disparu subitement sans laisser de traces.On commençait à craindre qu\u2019il n\u2019eût trouvé moyen de passer à l\u2019étranger, quoiqu'il eit été signalé à toutes les frontières.Restaitle dossier de la victime, et le juge l\u2019étudia avec une scrupuleuse attention.ban), disait le rapport, âgé de cinquante ans envirüun, arrivé à Paris au mois de janvier 1848, se disant chargé d\u2019une mission par le gouvernement de l\u2019Equateur.\u201cCet Etat, n'ayant pas en ce moment «le représentant à Paris, il a été impossible de vérifier cette allégation.* Evidemment originaire de l\u2019Amérique espagnole.\u2018 Paraît avoir habité la France autrefois.\u201c Porteur, à son entrée en France, d\u2019une lettre de crédit d\u2019un million, délivrée par la maison Rotschild de Naples, et aujourd\u2019hui entièrement épuisée.© Signalé comme ayant fait a la Bourse des pertes importantes.\u201cSa maison se composait à Paris d\u2019un intendant irlandais qui a disparu dans la nuit du crime de Montmartre, et qui est activement recherché d\u2019un cocher nè- ere né aux Antilles anglaises, et dedeuxvalets d\u2019écmrie qui paraissaient être de nationalité orientale.\u201c Ces trois individus sont à la disposition de la justice, \u201d Quels que fussent les côtés suspects de l\u2019individualité de M.de Pancorvo, rien dans cette note n\u2019était de nature à éclairer le magistrat sur les molils qui avaient pu attirer cet étranger dans le guet-apens de Montmar- tre.Îl ne paraissait pas d'ailleurs que la victime eùt été dépouillée.On avait retrouvé sur le .cadavre de M.de Pancorvo sa montre, ses bijoux et sa bourse, avec une somme importante en or.Son portefeuille avait été vi sité par les assassins, car il portait les marques de doigts ensanglantés, mais il 1enfermait encore cinq billets de mill francs.On avait supposer que les meurtriers avaient cherché dans ce carnet une lettre qu\u2019ils avaient intérêt à faire disparaitre.Ces renseignements ne faisaient que compliquer l'affaire d\u2019une façon désespérante, et le zèlé magistrat, qui appliquait toutes ses facultés pt toute son expérience à la décauverte, de la vérité, ne pouvait se dissimuler qu\u2019il perdait piel ay milieu de cet océan de faits contradictoires.Penché sur son bureau, la tête appuyée sur sa main, il parcou- \u201c\u201d Jrucune plainte, rut rapidement jusqu'aux moin- ! ' | \u201cM.de Pancorvo (Bias-Este-| dres pièces de l\u2019arsenal que la police avait mis à sa disposition, il savait que parfois le renseigne- mont leplusinsignifiant, en apparence, peut donner la clé du pro- bléme le plus insoluble, Il allait ainsi des procès-verbaux du crime de Montmartre aux rapports qui signalaient les récentes attaques nocturnes, Mais il parcourut sans rien découvrir deux énorimnes liasses pleines de documents de tout genre.! La dernière piece du dossier des arrestations surla vole pu- bliqueétait une sorte d'historique des bandes qui avaient désolé les rues de Paris depuis une vingtaine d\u2019années.Ce rapport, émané dun des agents les plus anciens de la préfecture, se terminait par le passage suivant : \u201c A partir de 1845, disait cette pièce, les nitaques nocturnes cessèrent entièrement, tant à cause de la condamnation «e plusiours bandes que par suite de la dis-) persion d'une association des plus dangereuses qui parait avoir eu pour chef, de 1838 à 1845, un étranger nommé Morgan.\u201c Cette société secrète se composait exclusivement de voleurs originaires du Levant.\u201c Bille était connue de tous ses membres sous le nom da Chro> ou Horob.\u201c Ces mots, probablement arabes, servaient de pass: aux affiliés, qui ent réussi à se dérober tous aux recherches de la justice après la disparition de leur chef, survenue vers la fin de l\u2019année 1842.L\u2019anteur du rapport conclaait en disant qu'il ne paraissait pas que les nouvelles arrestations pussent être rattachées à ancnne des anciennes bandes, et qu\u2019elles étaient probablement le fait de quelques malfaiteurs isolés, Deux passages avaient frappé le clairvoyant magistrat dans cet ensemble de renseignements rétrospectifs i Un étranger, chel de bandits, disparu depuis sept ans.Les brigands d\u2019origine orieu- tale opérant sous ses ordres M.de Pancorvo était étranger, et les deux valets d\u2019écurie parlaient une langue qui paraissait être l\u2019arabe.Quelque éloigné que fat ce renseignement, le juge résolut de ne pas le négliger.Il voulut voir d\u2019abord l\u2019agent qui avait signé ls rapport, et il le fit demander à la Préfecture, en même temps que le greffier écrivait an mandat de comparn, tion au nom des deux grooms suspects.L'homme de la police se présenta le premier.Il se nommait Jottrat et exerçait son difficile métier depuis plus de quarante ans.Il en avait alors bien près de soixante ; mais l\u2019âge ne lui avait rien enlevé de son ardeur et «de ses qualités, l\u2019rudent, prespicace, hardi, pourvu d\u2019une adresse exirême et doué d\u2019unc mémoire prodigieuse, il était toujours employé dans les recherches difficiles, et consulté surtout pour les affaires anciennes.Sa tête contenait un véri'able répertoire de faits criminels, et quand il avait vu une seuls lois un prévenu ou un condamné, il ne l\u2019oubliait jamais.Probe, du reste, tout autant que s'il eût rempli des fonctions plus relevées, il était apprécié ~t estimé des magistrats.Le juge d'instruction, qui le connaissait de longue date, le questionna avec l\u2019espoir de trouver dans ses souvenirs judiciaires, ordinairement si lucides, quelque indication précieuse.Il voulait savoir surtout si ce Morgan, signalé comme chef d\u2019unc bande étrangère, pouvait être M.de Pancorvo.Il acquit promptement la certitude que l\u2019identité était impossible.Jottrat se rappelait très-bien ce personnage qu\u2019il avait été jadis chargé de surveiller, et il affirma que son âge ne se rapportait nullement à celui de la vie- time du crime de Montmartre.M.de Pancorvo n\u2019avait certainement pas plus de cinquante ans, eb l\u2019ancien chef de brigands, s\u2019il vivait encore, aurait largement dépassé la soixantaine.*\u2014Pour ce qui est des deux grooms ajouta Jottrat, il me sera difficilo de les reconnaître, car la bande de 1838 n'a jamais été saisie, et les renseignements que j'ai eus dans le temps me venaient d\u2019un agent qui avait réussi à se faire affitier et qui y a laissé sa Seine, Cependant, il n\u2019est pas inutile que je les voie ; j'ai un moyen qui réussira peut-être.ici.J'ai fait citer aussi un inter- les, os al .uo Si monsieur le juge d\u2019instruc- parlerai d\u2019abord.votre habileté.\u2014 Au raoment où iis entreront, charge du reste.nient.corte obligée de deux raunicipaux.dans l'ombre et attendit.ser deux hommes qui ne ressem- complètement invisible.de la veille, se présentaient dans une tenue déplorable, et était naturelle: À peins vêtus de larges pantalons de grosse toile, les pieds nus dans des sandales de cuir jaune, ils moniraient des faces d\u2019une expression bestiale.Leurs crânes rasés faisaient ressortir la saillie exagérée de leurs pommettes, ct leurs yeux, brillant d\u2019un éclat fauve, dispa- raissalent au fond d\u2019un orbite surmonté d\u2019épais sourcils.11 était tout à fait impossible de prendre ces «deux sauvages pour des domestiques de bonne maison, ct un tribunal les aurait condamnés sur leur mine Ils s\u2019assirent d'un air abruti sur deux chaises qui leur furent offertes.Les gardes se fond de la pièce Tout à coup une voix gutturale murmura presque à l'oreille des bandits le mot suivant : w= Chrob.?-Ou Horob ! retirèrent au peau.Ils l\u2019ont tué et jeté dans la \u2014Je les attends, dit le juge ; dans quelques minutes ils seront prète pour les langnes orientation le permet, dit Jottrat, je leur \u2014 Parfaitement, reprit le magistrat ; j'ai pleine confiance en que monsieur le juge d'\u2019instruction veuille bion se tenir à l\u2019écart et ne pas so montrer ; je me \u2014Je n\u2019y vois aucun inconvé- Un bruit de pas se fit entendre dans le corridor et annonça que les prévenus arrivaient, avec l\u2019es- gardes Jottral se rangea dans un coin du cabinet que la fenétre laissait La porte s\u2019ouvrit et laissa pas- Le deux grooms de M.de Pan- corvo, arrêtés au moment où ils cuvaient dans l\u2019écurieleur ivresse leur costume délabré ajoutait encore à l'apparence patibunlaire quileur Cetteréponse sortit immédiatement des lèvres des deux bandits, qui avaient tressailli et dressé latête, comme s\u2019ils eussent entendu un signal.Puis Jottrat émergea tout à coup de l\u2019ombre où il se tenait, et se planta droite en face d\u2019eux.Le juge apparut de son cote.Son apparition produisit un effet extraordinaire sur ces misérables.Leurs yeux hagards devinrent fixes et interrogèrent avec une anxiété visible cette figure inconnue.Mais Jottrat avait l\u2019apparence la plus débonnaire, et sa figure tranquille, encadrée par \u201cun respectable collier de favoris blancs, était de celles qui n\u2019expriment absolument rien.On lisait dans les yeux des deux prétendus grooms qu\u2019ils se demandaient si c\u2019était bien cet honnête bourgeois qui avait parlé.Jottrat de son côté, les examinait avec son regard pénétrant, habitué à seruter les visages et à sonder les conciences, et on devinait qn\u2019il faisait appel à toutes les sources de sa merveilleuse mission.Le juge ne perdait rien de cette scène muette, et le greffier semblait pétrifié.\u2014Eh bien ! dit le magistrat avec une curiosité inquiète.\u2014Eh bien ! monsieur le juge l'instruction, si ces deux gail- lards-là avaient dix ans de plus, je jurerais qu'ils ont travaillé autrefois sous Morgan ; mais ils me font l\u2019effet d'être un peu bien jeunes pour avoir fait partie \u2018de la vieille bande de la petite Pologne.En effet, les deux coquins, malgré leur peau tannée et leurs fronts ridés, n\u2019accusaient guère plus de vingt-cinq ans.\u2014Il est vrai, continua-t-il, que je m\u2019y suis trompé quelquefois avec les forçats arabes, quand j'allais en recherche à Toulon.Les Orientaux n\u2019ont pas d'âge, et c \u2018ux là pourraient bien être plus vieux qu\u2019ils n\u2019en ont l'air.Ce qui est sûr, c\u2019est qu\u2019ils ont répondu au mot d'ordre, et je crois que nous tenons la piste.\u2014Faites entrer l\u2019interprète, dit blaient guère aux accusés ordi-|le magistrat à un des gardes.nalres._ ; oo \u2014Je crains bien, reprit Jottrat, Le juge d'instruction était! qu\u2019il ne nous serve pas à grand chose.Je connais mes brigands ; ils ont lâché le zaot de passe, parce que je lesaisurpris ; mair- tenant, ils seront muets comme des poissons.\u2014Essayons toujours, dit le juge en faisant signe au garde, qui fit asseoir les prévenus en appuyant sur leurs épaules.Les deux bandits prirent place sur deux chaises, croisèrent les jambes à la manière orientale et donnèrent à leur physionomie une expression de calme stupide.L\u2019interprète entra et commença à traduire les questions que le magistrat avait préparées.Il leur parla d\u2019abord en turc, sans obtenir de réponse ; mais quand il eut recours à l\u2019arabe, la laugue des prévenus se dénoua subitement.Ils ne firent aucune difficulté de donne leur nom et d\u2019indiquer leur nationalité.L'un se nommait A, Omar.Ilssedireni!nriginaires de Syrie et racontèrent que M.de Pancor- vo les avait pris à son service l\u2019année précédente, pendant son voyage en Orient.Quant aux habitudes de leur maître, à la vie qu\u2019il menait, et surtout à l\u2019affairo de Mormartre, l\u2019autre 14 LE CULTIVATEUR.+ _ pr peels meee * pc prt ils ne savaient rien ou ne voulaient rien dire.\u2014Nous avons £té engagés pour soigner les chevaux, et nous ne nous mélions pas d'autre chose, \u2014 telle fut leur réponse invariable.On eut beau les presser de cent façons, leur tendre même des piéges ; ils me varièrent jamais et ne sortirent pas de leur système.\u2014Le seigneur est mort, di- gaient-ils, et la mort délie les serviteurs de leur engagement.Nous demandons qu'on nous paie nos gages et qu\u2019on nous renvoie à Beyrouth.Il était évident qu\u2019en persistant dans cette voie on n\u2019aboutirait à rien, car les explications de ces coquinsêtaient naturelles et même plausibles.Le juge se rattacha donc à la seule lueur qui eût brillé un instant dans cette obscurité, et dit à l\u2019interprète de répéter les mots qui dans la bouche de Jotirat, avaient produit un si étrange effet.Mais cette fois les brigande, mieux préparés, ne bronchèrent pas.L'un deux poussa l'imprudence jusquà demander ce qu'il voulait dire par cette phrase.Il devenait évident que, faute d\u2019éclaircissements nouvaux, on ne tirerait rien de ces deux hommes, ot le magistrat se décida à les renvoyer en prison, sauf à les interroger plus tard, quand il aurait pu recueillir ailleurs quelques témoignages décisifs, Il se proposait notamment de confronter les sauvages avec les victimes des aitaques nocturnes.Avant de lever la séance, il voulut essayer de les effrayer, et il leur fit dire par l'interprète qu'on les retiendrait en prison jusqu\u2019au jour où ils diraient la vérité.\u2014 Allah Kérim, \u2014 Dieu est miséricordieux, répondirent en même temps les deux Arabes, et cette formule favorite du fatalisme musulman termina l\u2019interrogatoire \u2014Que pensez-vous de ces hom mes ?dit le juge à l'interprète quand les gardes eurent emmené les prévenus.\u2014J]s ne sont pas originaires de Syrie, comme ils le disent, répondit celui-ci, vieux drogman qui avait habité longtemps le Levant.Iis parlent l\u2019arabo des lëtats barbaresques, non pas cependant le dialecte d'Alger.Je les crois plutôt nés dans la régence de Tunis ou dans celle de Tripoli.\u2014Et queveut dire cette phrase que je vous ai chargé de leur répéter.\u2014Chrob ou Horob?\u2014 Oui.Est-ce réellement une phrase d\u2019une langue orientale?\u2014Ce sont trois mots arabes qui signifient littéralement : i\u201c Bois, et sauve-toi.\u201d C\u2019est singulier\u2026 bois, et rauv toi\u2026Ce sens ne se rapporte guèr à l'usage que nous snpposions à la phrase.\u2014Oh! dit Jotirat, tout sens est bon pour un mot de passe, \u2014 Mais, dit l'interprète avce quelque timidité, car il n\u2019uimait guère à s'arrêter de ses fonctions pour aider les inferrogatoires, je me rappelle caguement avoir entendu dire en Orient qu'il ya quelque part en Afrique, près de Dernah, je crois, Uue fontaine qui sert de rendez-vous à ton les farbans d'in côte ct gui port: ce nom-la.\u2014 C'est bien étrange, dit le juge yensif.J'aurai.je e «r.3,+ bien tout le temps de les \u201c2voir, \u201ca car cetie malheureuse «affaire sera longue à instruire.Quand il eut congédié l'interprète, le juge reprit avec l'argent secret examen de toutes les circonstances de cet interrogatoire, si peu fécond en éclaircissements.Jottrat, lui, avait une conviction arrétée.Ces deux homme avaient dû faire partie de la bande de Morgan, ou tout au moins ils en connaissaient les secrets, car l\u2019expérience du mot de passe avait été décisive.Le magistrat était moins affirmatif, et il sentait bien que la justice, qui ne se contente pas de probabilités et de conjectures, devait chercher ailleurs.Nous ne saurons rien, dit-il avec un soupir, tant que nous ne iendrons pas ce Loiseau.C'est une fatalité que cet homme nous ait glissé entre les mains.J'ai écrit à tous les parquets de France, et spécialement dans tous les ports de la Manche, car je ne sais pourquoi j'ai le pressentiment que cet homme a dû fair par mer, et rien.rien depuis trois jours, pas un renscignement utile.Un garde entra avec une dépê- [che cachetée.\u2014Ah ! s\u2019écria ie juge avee un mouvement de joi, c\u2019est du commissaire spécial de Boulogne- sur-Mer.Puis il fit sauter l\u2019enveloppe d\u2019une main impatiente et lut rapidement.A mesure qu\u2019il parcourait la dépêche, sa figure se rembrunis sait, et quand il eut fini, il jeta la lettre sur un bureau aves un mouvement de dépit.\u2014 C\u2019est fini, s\u2019écria-t-il ; il est écrit que nous ne saurons rien.Loisean a réussi à passeren Angleterre, Tenez, ajoutat-il en tendant la dépêche à Jottrat.L\u2019agent commença à lire à haute voix le rapport suivant, dont il commen'ait minutieusement chaque phrase : * Hier, dans la soirée, écrivait le commissaire de Boulogna-sur- Mer, j'ai été prévenu que trois individus étrangers au pays étaient descendus dans une petite auberge de matelots du faubourg de Capéeure.\u201cIls étaient arrivés vers midi par la route de Paris, dans une voiture qu\u2019ils avaient louée an maître de poste d'Etaples, et qu\u2019ils ont quittée avant d'entrer en ville.\u201cIls parlaient anglais, n\u2019a vaient point de bagages, ct ont payé partout très-largement et en or.\u201c L'un d\u2019eux était blcesé iête et au bras.\u201c Justement fondé à supposer que cesindividus pouvaient être ceux qui m'ont été signalés pas la dépêche de M, le préfet de police en date du 22 courant, j'ai fait prévenir immédiatement lu gendarmerie, et, à lu tombée do la nuit, je me suis transporté à l\u2019auberge de la Frégate.accompagné de denx agents et suivi à distaure par un piquet de quatre gendar- nes commandés par un brigadier ; ) \u201cQuand nous nous sommes présentés chez le sieur Thomas, maitre de la dite auberge, il nous a déclaré spontanément que les trois voyageurs suspects éralent partis depuis vingt minut:s environ, et qu\u2019ils avaient d-mand\u201c le chemin pour se rendre au bourg du Portel.\u201c J'ai donné aussitôt à la gen- darmeria l\u2019ordre de gaun-r le hâvre du Portel par la greve pendant qu'avec les deux agents la À a œæ je me rendais au même lieu par le chemin vicical qui suit le haut de la falaise.\u201c Après une heure, de marche, nous sommes arrivés au bourg.\u2018\u201c La nuit était venue ; mais le temps était très-clair, et la lune dans son plein, aous avons aperçu les trois individus en bas de la falaise.\u201c Ils semblaient £e concerter sor le moyen de gagner une barque qui était sous voiles, à quelques encâblures de terre.\u201c Nous nous sommes hâtés de descendre par le sentier qui mène au hâvre ; mais, soit que nous ayons été vus, Soit que les fugitifs eussent pris une décisiou, deux d\u2019intre eux se sont jetés à la nage et ont réussi à atteindre la barque qui a pris le large sur le champ, tandis que le troisième s\u2019enfuyait par la grève dans la direction de Boulogne.\u201c Je n\u2019ai pas crudevoir le poursuivre, pensant qu\u2019il rencontrerait la gendarmerie que j'avais envoyée par le même chemin ; mais le brigadier m\u2019a rejoint unt demi-heure après, m\u2019a déclaré que la hauteur de la marée qui, à ceite heure, battait déjà la falaise, l\u2019avait empêché de suivre la grève et obligé de prendre avec ses hommes la route de terre.\u201c T1 est probable que l\u2019individu qui ne s\u2019est pas embarqué aura été lui-même surpris par la mer ct qu\u2019il se sera noyé._ \u201cJe fais faire des recherches sur tout le littoral, mais le corps n\u2019a pas encore été retrouvé.* La barque qui a emmené les deux autres avait croisé toute la journée en vue de la côte, et tout fait supposer qu\u2019elle est anglaise, \u201c Je m\u2019empresse de porter sommairement ces faits à la connaissance de M.le préfet, et demain j'aurai l'honneur de lui adresser un rapport plus détaillé.\u201c PS.\u2014 Un de mes agents affirme qu\u2019il a pu distinguer à la clarté de la lune l'individu qui est resté à terre, et que cet homme portait un bras en écharpe.\u201c Cette circonstance expliquait pourquoi il ne s\u2019est pas jeté à la nage comme les autres, et rend très-probable la supposition qu\u2019il aura péri en suivant la grève.\u201d \u2014\"Trois homme dont un blessé dit Joitrat après un moment de silence.Probablement Loiseau, l'intendant irlandais, et un bandit que nous ne connaissons pas encore, O:s agents de province sont vraiment trop maladroits.L'important, c\u2019est que le blessé n\u2019a pas pu filer.Peut-être n\u2019est-il pus si noyé qu'on le pense et, avec celui-là, nous retronverons les autres.\u2014 Non.Jottrat, non, dit le juge n secouant la tête d\u2019un air de donte, nous ne retrouverons pas autres.Il y à un sort sur cette ffaire, et tant que nous ne tien rons vas ce personnage éuigma- tiqua,-\u2014 ce Loiseau,\u2014 nous n\u2019a- bo \u2018tirons à rien.À ce moment,on entendit dans iv conloir qui précédait le cabinet du juge d'instruction des-pas précipités, et le bruit métallique «tes fourreaux de sabre heurtant les murailles qui signale toujours la présence des gendarmes.fn çêne t-mps des voix qui cinblatent ce dispater s'élivaier t r-g'essivewent à nn diavason qui par nttir l'attention du 1% rer uagistrat, 3 i doa, bo \u2014Voyez doue, Jotirat, cs gue ce pent être, et faites cesser ca vacarta: =| \u2014{Jui sait, fit le vieil agent, si ce n\u2019est pas un renseignement qui nous arrive ?Mais la porte s'ouvrit et laissa passer un groupe tumultueux cm tête duquel marchait un officier de paix.Quatre gendarmes maintenaient à grand peine un grand gars aux formes athlétiques qui paraissait arrivé au paroxysme de la colère \u2014 Qu\u2019y a t-:17 dit le juge avec une dignité fruide.Le prisonnier se calma comme par enchantement.La supério rité morale du magistrat l'avait dompté en une seconde, L\u2019officier de paix profita de cette embellie pour prendre la parole.\u2014 Monsieur le jugs d\u2019instraction, dit il, voici un individu qui a été arrêté ce matin à la barrière de Cli- chy conduisant un cabriolet qui nous avait été sigualé par dépêche télegraphique du commissaire spécial de Boulogue sur-Ver\u2026 Le juge et le vieil agent échar- gèrent un regard.\u2014Il à fait courir jusqu'au boulevard Saint-Martin les agents que j'avais placés au poste de l'octroi, et il en a presque assommé deux.L'homme qu\u2019il conduisait a trouvé le moyen de descendre dans le trajet de la barrière au boulevard, et cet homme doit être uu des assassains de Montmartre, car son signalement se rapporte bien à celui qui nous a été transmis.\u2014 Un assassin avec moi !.Il y a pas de risque, interrompit le gars en haussant lea épaules.- D'un coup d'œil le magistrat avait compris.Oateuait peut-être uneindicativn et, jour l'utiliser, etimportait avant tout de ne pas effrayer ie prisonnier \u2014 Qui êtes-vous, mon ami ¢ demanda-t-il doncement.\u2014 Jean Wimereux, de Marquise à quatre lieues de Boulogne-sur- Mer, pour vous servir, monsieur.\u2014Vous venez d\u2019être arrété avec un homme poursuivi par la justice.\u2014 Foi de Dieu, mon bon juge j'sais pas pourquoi J'suis cocher de mon état, cocher de la place Boulogne.voiture no 52.eb si on ne pent plus tnener ses voyageurs à pséseut.\u2026 \u2014 Voyons, ne vous effrayez pas, et racontez-moi votre affaire, Voilà ce que c\u2019est, dit l\u2019homme tout à fait rassuré.Pour lors, avant- hier soir, sur le coup de neuf heures, je revenais de Portel à Boulogne par le chemin de la falaise.À cs nom, ls magistrat redoabla d\u2019attentios.\u2014 J'étais allé cocduire deux Hollandais qui font le commerce des harenge, sauf votre respect, «b je rentrais à vide.Voilà quu haut d'ur e petite côte \u2014 i fais.it clair de lune, qu\u2019on y voyais comme en plein jour \u2014- l\u2019aperçois dans ur champ de colza un homme qui éourait sur moi.Paz un exemple, je re sais pas d'où 1! sortait, car de côté là il n'y a que ia falaise, et elle est à pic qu'une chèvre n\u2019y grimperait pas\u2026 Er£n, n\u2019imyorte , Il me crie d'arrêter, et moi qui n'étais pas fâché de charger er retour, je l\u2019attends, es je vois arriver un particulier qui n'avait pas trop bonne sine, ça, c\u2019est vrai, guoigw'il fut bien habillé, 1! était pâle comme un Parisien qui a le mal de mer, et avec ça un bras un mouchoir.\u2014 Cocher ! qu'il rbe crie avec Un accent d\u2019English qu'il était, cont cette nuit.\u2014Ua va, bourgeois, que jo lui dis, et 1l monte.\u2014 Abrégez, mon ami, abrégez, uit le juge, qui conten:tit à peine son impatience.Cet homme vous a proposé de le conduire à Paris.et vos \"y avez mené, Que sest.! passé à votre arrivée?Ul ce rétendu Anglais vous =vait it dit te le sonduire ?\u2014Ev bas de Passy, à la burière des Bons- Hormis.: f ancs pour me mener à Abbeville \u2014 À Passy ! c\u2019est singulier.Il ne vous a pas dit autre cho-e ?\u2014Pas dix paroles dans la route.\u2014C'est bien ; je vous crois, On prendra des renseignements sur vous, Si vous avez dit le vérité, demain vous serez libre.Faltes conduire cet homme au dépôt, ajouta le magistret en s'adressant à l\u2019offisier de paix, et revenez à mon cabinet demain matin avec les rapports des agents.Quaud le juge d'instruction ce retrouva seul avec Jottrat, il ne put retenir l'expression de con désappointement.\u2014Que vous disaisje?fit-il tristement.N'y a.t-il pas une fatalitésur cette affaire ?Des agents postés à toutes les barrières, l\u2019aasassin reconnu, et il nous échappe encore.-\u2014-Oui, mais nous sommes sûrs qu\u2019il n\u2019a pas passé la Manche, et nous une indication\u2014 Passy.\u2014C'est bien vague, Que peut-il avoir à faire à Pa:zsy, et pourquoi ce misérable revient il à Paris?\u2014 Qui sait ?Peut il pour mettre en sûreté des papiers importants ou pour détruire des pièces compromettantes, \u2014dJ'ai peine à croire à tant d\u2019audace.Quoi qu\u2019il en soit, ne perdez pas une minute, eb remettez vos meilleurs agents eb compagne.Dernain matin, je questionnerai de nouveau ce cocher, et nous examinerons les renseignements que vous aurez pu ramasser.A demain donc et Dieu veuille que nous ayons Ia main plus heureuse, Mais je crains bien que ce crime de Montmartre ce reste impuni, comme tant d'autres.Eu achevant cette pharse, le juge s\u2019etait levé,ot il se préparait à quitter son cabinet, quad un huissier entra et lui annonça qu\u2019un monsieur qui refusait de dire son vom demandait à lui parler pour une communication urgente au sujet de l\u2019aftaire de Montinartre.\u2014 Mais je 16 sais trop si j'ai le ternps de recevoir, dit le magistrat.Il faut que je voie ce matin même M, le procureur général, Cependant.ape communication urgente.Les renseignements n\u2019aboudent pas, et je ne veux pas négliger celui là.Faites entrer.Restez, .Jottrat; j'aurai peut-être bescin de vous, L'huissier sortit, et un instant après il introduisit ie visiteur, (était un homme de taille moyenne et d\u2019une tournure distinguée.I! étuit entièrement vêtu de noir.Son vissge était d\u2019une pâleur livide, et ses yeux brillaient d\u2019un feu sombre.Il-portait un bras en écharpe et un bandeau sur ls front.Il s'arrêta un instant à l'entréa du cabinet, comme s\u2019il eût cherché à rassembler ses forces, puis il marcha lentemert vers cle bureau du joge.On eût dit la statue du comman- leur dans le Festin de F'ierre, et à cette étrange apparition le magitrat -e demauda s'il n\u2019uvait pas affaire à un fou._ Il reculait instinctivement et le fantôme en habit noir avançait toujours.\u2014 Que me voulez vous, monsieur?dit avec hauteur le juge, choqué de cette entrée théâtrale.- C\u2019est moi qui ai tué M.Pancorvo ! dit l'inconnu.Puis il chancela et roula évanoui aux pie ls du juge d\u2019instruction.VII de x Loiseau avait été transporté a l\u2019infirmerie de ia Conciergerie.C'était une grande salle voûtéo dons le piafind surbaissé était soutenu par de larges piliers Ua jou: douteux que tamisaient d'étroites friuêtres yri fées éclairait ce lieu du .:.firaisce, Au tond, dans uu ét.uit liv de fér, EL ia pal pus i Tats bpd pur eral ese el pd |: 190 ff Île.1 16% pata regie di Le bi pnrordecé {ul and \u201c0 A Ps: et deux por 5 (on dit le de mais po vb saccélr serez bo 1 em « fièvre v Lix efi | Grit, | -k | forma | cu \u201c| duel! El, \u201clah J\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 eo = = = JA = 2 + = =.#5 I i h ili lt pi, i Un ie fly i Uy D 6 bi ug nig! Hi in m- nf 1 de im à de il on dome 3h Tales arte tant Jigs B à n nm § son pour Ai à ; de sina née dant.Les 5, if inl; K stanh tille ig gil eur fw nf i + pre?ché | si 1d ae a la figure pâle du meurtrier Montmartre se détachait sur serge grise des rideaux.Il n\u2019avait pas encore | connaissance.Debout près du chevet, \u2018Une sœur de charité lui faisait respirer des sels.Sur des chaises rengées au pied du lit, trois hommes vêtus de noir attendaient : \u2014le le médecin.Tout àconple blessé poussa un profond soupir; il étenditles brascomme \u2018pour saisir un objet qui fuyait devant lui, et quelques môts sans Beuite s\u2019échappèrent de ses lèvres, M \u2014 Georges !.kllen L.File malheureux.¥ \u2014Il à le délire, dit tout bas le | juge ; nous ne saurons rien encore, \u2014 Non, fit le médecin, c'est la fin à de la syncope.Il se leva, s\u2019approcha du malade et versa dans ea bouche entc'ouverte quelques gouttes d'un cordial énergique.Le blessé ouvrit les yeux et les promena antour de lui.On lisait dans son regard qu\u2019il se |demtandait : \u201c Où suis-je ?\u201d Puis ses paupières sabaissérent et deux grosses larmes ronlèrent sur se&-jones.\u2014Comment vous trouvez vous ?dit le docteur, qui lui avait pris la main pour lui tâter le pouls.Mieux, n'est-ce pas ?Oui.les battements s\u2019accélèrent.Dans une heure, vous serez tout à fait bien ; mais pour lo moment, pas d\u2019agitation, car la fièvre va venir, Loiseau releva la tête, fit un effort pour se hausser sur ses creillers, et dit d\u2019une voix faible : \u2018 \u2014\u2014Merci, monsieur ; je me sens fort maintenant, et je puis parler.Le magistrat, étonné.interrogea de l\u2019œil le médecin, qui haussa les épaules, comme s\u2019il eût voulu dire : d'est imprudent ; mais si c\u2019est nécessaire, faites ce que vous voudrez.\u201d En même temps, il étudiait la figure pâle de l\u2019homms qui venait d'accomplir ce remarquable effort de volonté pour surmonter la faiblesse qui suit un évanouissement de trois quarts d'heure.Le juge s'approcha du patient.Sa physionomie exprumait a la fois la pitié et le sentiment du devoir, Le blessé était pent-être mourant mais il faillait, à tout prix, linter roger avant que l\u2019agonie ne vint lui fermer la bouche.\u2014Je compatis vivement à vos souffrances, dit le magistrat, et j'interromprai cet interrogatoire dès quo vous vous sentirez fatigué, Je t'ai d\u2019ailleurs qu\u2019un petit nombre de qnestions vous adresser aupurd'hui, Etes-vous dieposé à me répoudre ?\u2014 Qui, monsieur.\u2014dJ'attends de vous la vérité, ajouta le digne juge d'\u2019instractiou d\u2019une voix douce qui parlait au coeur di malheureux couchésur ce lit de couleur.Le biessé fit un signe d\u2019acquiesce ment, et le greffier, qui avait pris place devant une table, prépara se plume.\u2014 Vous vous noramez Loiseau ?commença le Juge.\u2014 Oui, monsieur.\u2014Est ce votre véritable rom ?.\u2014C'est celui qu\u2019on me donne depuis mon arrivée en France.J'en i un autre que je ne veux pas faire nnaître.de la repris murmnrait à a 11 ajouta après un pause : \u2014Je ne veux pas dé:honorer la mémoire de ceux qui l'on porté, \u2014Je vous ferai remarquer qu\u2019il est fâcheux pour vous de commencer en refueaut de répondre à un interrogatoire don: les conséquences pouvent être si graves \u2014Je ne demande que Ja mort, Juge, le greffier et|' dit le blessé\u2014et la liberté d\u2019un innocent, ajouta-il avec un regard suppliant.\u2014 Vous reconnaissez être l\u2019auteur du meurtre commis sur M.de Parcorvo ?reprit le juge visiblement ému, \u2014Oui, je l'ai tué, répondit Loiseau, qui avait frémi en entendant ce nom, \u2014Dites-moi les motifs et les circonstances de ce crime.Lez yeux du blessé s'illuminèrent; le sang remonta à ses joues, et il répondit d\u2019une voix vibrante : \u2014L'homime que vous venez de nommer était un monctre !.Jai vengé ses victimes.Je ne suis pas un assassin ; js suis l\u2019exécuteur du jugement de Dieu.Puis il retomba sur son oreiller, comme épuisé de l\u2019effort qu\u2019il venait de faire.\u2014\u2014Je suis disposé à vous croire, reprit le juge après s'ètre recueilli un instant.Mais la justice ne peut pas se contenter d'\u2019allégations; il lui faut des preuves.Veuillez donc m\u2019énumérer les causes de votre haine contre M.de Pancorvo.Et, je suis obligé de vous le dire, ajouta le loyal magistrat, comme s'il eût cralatdetendre un piége au prévenu, quelles que soient Ces causes, vous aurez toujours à répondre d\u2019un meurtre.Laloi peut excuser la vengeance ; elle ne saurait l\u2019absoudre.\u2014 Je le sais, monsieur, et je suis prêt à payer ma dette à la justice des hommes ; je ne compte que sur la miséricorde de Dieu.Quant aux causes de la mort de cet homme, je ne dois pas vous le dire.Ce secret n\u2019est pas à moi seul.\u2014 Vous parlez de Lieu, interrompit vivement le juge prenez garde que le désir de sauver des complices ne vous entraîne à l\u2019offenser en recourant au mensonge.\u2014Je n\u2019ai jamais menti, mMurmura le prévenu d\u2019une voix sourde.Puis il ajouta d\u2019un ton plus ferme : \u2014Je vais dire tout ce qu'il ra\u2019est permis de révéler à la justice, sans offenser Ja mémoire de ceux que j'ai aimés ; mais je ne dirai rieu de plus, , Un silence profond s\u2019était fait dans la vaste salle gothique, et les assistants semblaient se recueillir pour entendre cette confession suprême.\u2014Je vous lai dit, fit Loiseau d\u2019une voix lente, celui que j'ai tué était un monstre.Mes complices, je n\u2019en ai pag d\u2019autres que les témoins de ce duel vengeur, et ceux là, je ne veux pas les nommer.Mais il y a un homme que des circonstances fatales ont placé sous le poids d'une accusation terrible, et cet homme, je veux le sauver.M.de Servon est innocent, et c\u2019est pour le justifier que je suis venu me livrer.Loiseau s\u2019arrêta épuisé.Le juge, qui l\u2019avait écouté avec une attention haletante, réfléchissait profondément.La voix du moribon avait un accent de sincérité auquel il était impossible de se tromper.\u201c Cet homme ne parlera jamais, faut-il sur l'échafaud, \u201d se disait le magistrat, et, avec cette sûreté d\u2019apréciation que donne la pratique des affaires criminelles, 11 tourna ses questions sur le soul poiat par lequel le prévenu semblait disposé à se livrer - l\u2019innocence de Servon.Il reprit : \u2014 Vous affirmez que M.de Sarvon est innocent.Absolument innocen.\u2014 J'ai pu le croire un iustant ; mais sa présence sur le lieu du crime est constatée, et si vous prétendez que son assistance s\u2019est bornée à être ténjoin de ce m=urtre, \u2014 de ce combat, pi vous voulez, \u2014 je dois vous dire jue ce fait seul coutinuela complice comme l\u2019auteur principal.LE CULTIVATEUR.\u2014M, de Servon n\u2019a au meurtre.\u2014Expliquez-vous alors, dit la juge en redoublant d'attention, Le pauvrs vicomte, qui sa dé-os- pérait en ce moment dans sa prison, ne se douûtait guère quà l'heure même se décidais pour lui une question de vie ou de mort.En effet, le consciencienx magis trat n'avait pas oublié une senle des justiflcations de Seryon, solgneuse- ment enregistrées d\u2019aillears par le greffier.ll était de toute évidence n'avait pas pu se concerter Loiseau, puisque le A : - N même du crimes il avai 42 assisté pas qu'il avec lendemain t été arrêté.Si les explications du blessé concordait avec les siennes, son innccence était démontrée, \u2014dJe vais parler, monsieur, reprit le prévenu, et je prie Dieu, qui m en e > pardosnera peut-être à là-haut cause des douleurs qu\u2019il smuenvoyées en ce monde.je l\u2019adj d'ouvrir votre cœur à mes paroles et de vous inspirer la conviction qui peut sauver un homme victime de
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