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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 27 septembre 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1884-09-27, Collections de BAnQ.

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[" 11s ANNER: I ABONNEMENTS: ANNONCES.Par an (d\u2019Avancs).+.+.\u2026 81.00 Éremiôre insertion.ve B31 Payablo dans ls cours de Antres insertions.> 0.05 l\u2019année.$1.50 Naissance, mariage ou fe 0,95 Poux pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages et avertir au moins quinze jours avant l\u2019expiration de l\u2019année, ou bien refuser la journal.Le Canadien, quot., par an.$56.00 \u201c6 semi * ., $3.00 L'Événement, journal populaire $3 Edition Hebdomadaire du CANADIEN et de L\u2019'ÉVÊNEMENT Lee Aunonces auivantes seront \u2018x » sérées pour UN OENTIR le mo! Demandes d\u2019emploi.-\u2014Demandes de domestiques ou employés.Annonces'pour chambrs ou pension.i, À DEMHRE 4 FRERH, Saitours-Propristaires.{avasar: 30, rue de In Fabrique, Wuskeo QUÉBEC.SAMEDI, 27 SEPTEMBRE 1884 8.6 Rtemdard \"\u201d\u2019 condamné mama Nous empruntous au Canadien de ce matin un mandement de Mer l\u2019Evêque de Montréal.Nous prions nos lecteur: de le lire avec attention.Ils y verroni que les révoltés de l\u2019Efendard y sou:t eondam- nés de la manière la plus formelle, et que ce journal y est désigné comme dangereux que tous les catholiques sincères doivent renvoyer.MANDEMENT D.Mgr L'EVEQUE DE MONTREAL Décision du Saint-Siège su la question universitaire, Evovarp CHARLES FABRE, par la Grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Evêque de Montréal, ete.ete.Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction en Notre Seigneur.Nos Très Chers Frères, La volonté du Chef Suprôrme de l\u2019E- glise et du premier Pasteur de nos Âmes se manifeste avec plus de force que jamais par rapport à une question qui agite depuis longtemps les esprits parmi nous, je veux dire la question universi- tzire.Ces jours derniers, il Nous était communiqué, par une voix autorisée, une nouvelle décision du Saint-Siège, et cette décision est tellement péremptoire et finale que, non-seulement elle n\u2019admet sucune réplique, mais qu\u2019encore elle demande un acte loyal et chrétien d\u2019obéissance à ceux dont elle contrecarre les vues ei les opinions le plus directe ent.Après avoir discuté de nouveau cette question, la S.Congrégation de la Propagande, le 11 août dernier, en est venue à la conclusion que l\u2019on devait s\u2019en tenir aux décisions déjà données en conformité avec les décrets de 1876 (ler février) et de 1883 (27 février),\u2014In \u2018decicis juxta Decreta, 1876 et 1883, et ad mentem.\u2014Dans l'expression de ses intentions, la S.Congrégation expose qu\u2019elle reconnaît comme unique univer- sit6 catholique dans la province l\u2019Université Laval et sa Succursale à Montréal, et là-dessus elle donne aux évêques les avis qu\u2019elle croit opportuns, entr\u2019autres choses qu\u2019ils aient soin d\u2019amener l\u2019a/f- liation de leurs colléges et séminaires à l\u2019Université Laval, si déjà cette affiliation n\u2019est pas effectuée.Le Saint-Siége déplore hautement que l'union désirée de l\u2019Ecole de Médzcine et de Chirurgie de Montréal avec la Succursale et sa séparation d\u2019avec l'Université Victoria n\u2019aient pas ou lieu.L\u2019Ecole de Médecine et ses hôpitaux, vu les circonstances actuelles, seront Inissées dana le statu quo.Cette décision de la S.Congrégation a été approuyée dans tous ses points par Hotre Très Saint Père le Pape, et communiquée aux évêques de cette pro- Vince, avec ordre de la mettre à exécu- ion.C\u2019est l'heure ou jamais de montrer |' notre esprit de foi et d\u2019obéissance, non pas de cette obéissance chagrine et ergoteuse qui re soumet à force majeure en public, et qui discute dans son particulier, qui protoste hautement de sa gouraission, tout en faisant de secrètes réclamations et en laissant échapper ds sourds murmures ou des blâmes amers contre les volontés du Saint Père.Non, telle ne doit pas être notre obéissance.Elle devra être tranche, sincère, loyale et ne verra rien de mieux que ce que ie Pa;e ordonne, comme aussi elle se pliera volontiers à mettre en pratique les moyens qui seraient suggérés do réaliser les vues du Prince de l'Eglise, Pour Notre part, Nous nous soumet tons de tout cœur et de toute âme aux ordres du Vatican.Ayant marché jusqu\u2019ici, malgré les obstacles, les tracasseries, les opinions gans nombre que nous avons rencontrés sur notre route, dans la voie de l\u2019obéissance du Saïnt-Siége, Nous continuerons quoiqu'il puisse arrie ver, à suivre ce sentier, et Nous avons la ferme confiance que tort ia.diocè \u2018e, clergé et fidèles, homm> :- viusses instruites comme des cle .uvrières, journalistes comn:e Éciiv iss,tou- \u2018«ront un devoir de marcher sys NOS : «5.quelque voix discordonts vensi.à g\u2019élever, il y a assez d'hommes do bonus volonté, Nous en rommes couvaineu, parmi les catholiques humbles, sincères, convaincus que leur role est de se rou- mettre à l\u2019autorits et non pas de la contrecarrer, pour imposer, par leur attitude ferme et leur soumission, le silence à ces autres catholiques, qui veulent voir, en dépit de tout, l'autorité passer par leurs visées et par lsurs opi nions.En conséquence, Nos Très Chers Frères, Nous vous exhortons dans le Seigneur à mettre de côté tout esprit de contention et de dispute, tout senti: ment de rancune, de regret ou de mécontentement, pour ne vous laisser guider que par l\u2019obéissance à Notre Saint Père le ape.C'est là une cosu- solation, une satisfaction que nous devons donner comme catholiquee au Captif du Vatican, au Vicaire de Jésus- Christ.1.Nous regarderons done comme umo faute grave tout écrit qui parters le blâme, la suspicion ou la désobéissance ouverte contre la dernière décision du Saint Siége relative à la question universitaire.2, Nous regarderons comme péchant gravement tous ceux qui feront soriir de semblables écrits, ou qui en favoriseront ls dissémination, soit en aidant les auteurs de ces écrits, soit en s\u2019abonnant 4 leurs org nes, soit en achetant les publications désignées dans le paragraphe précédent.3.Il sera donc du devoir de tout ca tholique sincère de renvoyer les jour- maux qui se feraient les propagateurs des opposants aux idées du Saint-Siège et de l\u2019autorité diocésaine, dans les matières qui toucheront à l\u2019obéissance au dit décret.\u2019 En ce jour du Saint Nom de Marie, invoquons la:patronne de Ville-Marie et du diocèse ; demsndons-lui de réunir tous les catholiques de ce diocèse sous la même bannière de l\u2019obéissance au Saint-Siège, obéissance qui est notre force, et qui seule peut être notre sau vegarde dans les temps malheureux que vous traversons.Nous vous bénisgons avec effusion de cœur et Nous prions le ciel de continuer à vous protéger, à vous combler de ses dons et de ses faveurs les plus insignes.Sera le présent Mandement lu et publié au prône des églises paroissiales ou autres où se fait l\u2019office public, ainsi qu\u2019au Chapitre des communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception.Donné à Montréal, en Notre Palais Episcopal, en ia fête du Saint Nom de Marie (14 septembre 1884), sous Notre Seing et Sceau, et le contre-seing de Notre Chancelier.t Epovarp-Cas., Ev.de Montréal, Par Mandement de Monseigneur, T, Harer, Ptre, Chancelier Il serait inutile de ne pas dire tout haut ce que se disent, tout bas, les uns aux autres, nos hommes de commerce et d'industrie : les affaires sont dans un pitoyable état à Québec.Personne ne soutiendra qu\u2019elles sont bonnes dans le pays, à cette heure, mais notre cité souifre d\u2019une manière spéciale parce que la con- fiance manque dans l'avenir.Se C\u2019est un secret de polichinelle que les lourdes pertes subies par quelques-uns de nos plus puissants Ca pi- talistes, pertes qui se chiffrent par millions, et qui agissent sur une multitude d\u2019intérêts moins considérables et de personnes moins en mesure de les supporter.On peut appeler avec exactitude ces pertes les derniers échos de \u2018industrie de lu construction des suv.res, naguère si \u2018lorissante à Québec et devenue aujourd\u2019hui l\u2019une des choses du passé, Nous n\u2019avons réellement plus que l\u2019industrie du cuir et des chaussures.Et-si nous ne prenons les moyens d\u2019avoir au plus tôt des communications non-interrompues avec le système de chemin de fer de la rive sud, cette industrie diminuera en importance d\u2019année en année.Les grandes manufactures du Sault Montmorency, de Saint-Ro- muald, etc, ont fermé leurs portes.ne laissant à un grand nombre de familles d\u2019autre alternative que l\u2019expatriation.S'il n\u2019y a pas de changement de perspective, il faut s\u2019atlendre à une émigration désolante dans le cours des mois qui vont suivre.Notre population ouvrière qui a pen travaillé cet été, ne saurait vivre de rien.Le commerce, si languissant déjà, aura à subir de rudes épreuves.En un mot, la vérité vraie est que nous approchons d\u2019une phase plus que critigue et que nous travaillons guère pour améliorer notre sort, La construction, ment lente, du chemin du lac St- Jean est à peu près la seule entreprise dont les progrès nous rappor- portent des bénéfices enrapprochant de notre marché les localités qu\u2019il traverse.Le bassin Louise, la cale- sèche ne nous ont pas donné jusqu\u2019ici une tenue de trafic en plus, Maintenant, nous regrettons -d\u2019avoir à apprendre, l\u2019un de ces jours, la rupture des négociations entre le syndicat du Pacifique et la compagnie du chemin de fer du Nord, Le Pacifique dira, nous présumons, qu\u2019il a trop de fer au feu pour en mettre davantage.En réalité, le syndicat à pris l\u2019engagement, dans le cours de la dernière année, de se diriger aux ports de l\u2019Atlantique par voie de Montréal et du sud.Et le parlement a sanctionné avec le concours de notre députation, cette engagement.Le Canadien a, en vain, fait appel sur appel pour empêcher en temps opportum, la consommation de cette politique» En face de la position que nous venons de décrire, avec fidélité, quels moyens restent-ils à prendre?Il est, ce nous semble, incontestable que l\u2019établissement de communications entre les chemins de fer des deux rives, augmenterait d\u2019une manière considérable le montant de nos opérations commerciales et industrielles, en permettant, en toute saison,'l\u2019accès à notre mar, ché, et en permettant aussi au tra- malheureuse- fic direct de se diriger à destination par voie de Québec: M.Sanford Fleming, dans son livre « England and Canada » déclare que le gouvernement de la Puissance devrait obtenir le contrôle du chemin du Nord jusqu\u2019à Ottawa afin d\u2019en faire la continuation de l\u2019Intercolonial et de compléter le chemin national destiné à unir les provinces les unes aux autres, L\u2019éminent ingénieur pose, comme l\u2019une des parties essentielles de ce projet, la construction d\u2019un pont à Québec.Nous n\u2019avons pas besoin de dire que tout le monde se allierait a cette idée.La question est de savoir si elle est praticable en ce qui cons cerne l\u2019achat de la section ouest de chemin du Nord, Elle appartient au Pacifique et il n\u2019est pas probable qu\u2019il s\u2019en désatsisse.Quant à la section-est le Grand Tronc consentirait, selon toute apparence, à la céder à la Puissance.Cette dernière opération peut se faire en peut ds temps.La construction d\u2019un pont est matière plus lente, mais nous aurions, en attendant, la traverse qui, si elle est praticable comme le soutiennent les ingénieurs, répondrait aux besoirs du moment.L\u2019achat du chemin du Nord par le Pacifique, par le gouvernement, par n\u2019importe qui, est un acte sans conséquence, s\u2019il n\u2019est pas accompagné de communications entre les deux rives.Nous croyons sincèrement que nous pouvons refaire notre position comme ville commerciale et industrielle, avec du discernement, une attention suivie aux évolutions des grands intérêts de chemin de fer sur lesquels nous sommes en mesure d\u2019exercer un certain contrôle. ' ) 1e: ès wo i£3 J ie ab D 3 uniformément aux corps réguliers.Thomas Simpson, professeur de Mathématiques en Angleterre, vivait au milleu du siècle dernier ; il établit sa célèbre formule pour l'évaluation approximative des aires et des volumes, dans le cas de formes quelconques, moyennant un nombre impair de sections équidistantes outre les bases.Mais Simpson a pu ignorer d\u2019abord que sa formnle, appliquée aux corps réguliers de la Géométrie, avec une seule section éguidistante, donnait alors, non pas seulement un valeur approximative, mais un résultat absolument exact.Aussi nous aimons à le répéter, la formule prismoïdale, proclamée et établie comme l\u2019on fait M.Sergent en Europe et M.Baillargé en Amérique, à toute la valeur d\u2019une véritable découverte, et mérite les éloges et la reconnaissarce de tous ceux qui s'occupent d'étude ou d'enseignement.Nora \u2014M.Chs Baillairgé, ingé- uieur à Québec, enverra gratuitement un exemplaire dé sa brochure en français ou en anglais, selon la désignation), aux collèges, institutions scientifiques ou littéraires, professeurs de malhématiques, membres des sociétés françaises, anglaises, américaines ou autres pour l\u2019avancement de la science, qui en feraient la demande.M.Solomon, le principal inetlgateur du mouvement d'union entre la Jamai- que et la Puissance, a eu une entrevue avec Slr John A.MeDonsll et Sir Leonard Tilley.Le premier ministre n\u2019a pris aucune engagement et douné aucuno réponse de nature à faire connaître sa persée.rere AEE Naissamce dune colonie En consultant Phistoire des origines du Canoda, nous voyonsce qui s\u2019est fait alors en France pour fonder la colonie canadiepre fiarçsise : fondation d'une compagnie, choix des familles souches, secours, prolection, etc.Lo succès à été lent à ss produire, la mère- patrie n\u2019a pas toujours été bonne pour ea fille, qu\u2019elle s\u2019est même trop faclle- ment laissé enlever ; mais onfin, l\u2019œuvre s'est faite, et si Lien que la natlonalité canadienne-française est aujourd'hui l\u2019un des éléments importants Ce la povulation de \"Amérique du Nord.T1 est des pays puissants qui sont restés jusqu\u2019à nos jours étrangers à tout système colonial ; {ol est le css de l'Allemagne.Ce n\u2019est pas quo Jes Allemands restent enfermés dans leur pays: les Etats-Unis comptent un trés grand nombre de sujets d\u2019origine allemande ; mais ils sont-là complètement libres de tout lieu avec la mère-patrie ; ils cons titaent des familles allemandes, mais non une colonie.Or, puisqu'il y a exubérance de population sur le sol germanique, puisque chaque année un grand nombre d'Allemands s\u2019en vont s'établir au loin, des hommes éminents de cette nation se sont rallids enfin au projet de M.de Biemark, de fonder quelque pat une véritable colonie.On ne peut désormais doutar de la réussite.Le territoire choisi côte africaine qui ge trouve au sud- œuest de l'Afrique, au nord de la colo- vie anglaise du Car, et au sud de la colonie portugaise de la Guinée infé- rleure.Ovgra Péquégna est le point prinel- pal des premières installations ; mals on peut compter que l\u2019activité alle- est calts grande|8 mande vase porter là avec toutes les ressources de la science moderne, et désormais, il faut nous attendre à voir s'élever, dans cette belle région, un véritable Etat, qui sans doute aura ron rôle dans l\u2019averir, eee A a Nos concltoyans aux Etats - Unis voient leur influence grandir considérablement.Cet état de choses doit réjouir ceux que des circonstances in- controlables ort jeté au delà des frontières, Ils sont assez nombreux maintenant pour prendre une large part au gouvernement des Etats-Unis, Il y a quelques jours - peine nous applaudissions à l\u2019élection de nos compatriotes du Maine ; arjourd\u2019hui nous nous réjoulesons du succès de MM, Alexis Cyr et P.D.Gagonn.tons deux Acadiens, qui viennent d'é lus eux aussi, représantante à la \u2018 « givatura du Maine, le premler député lo la j.rulsse de Grande Isle, et ie second pour celle de Frenchville, L'élément canadlon-français, fier de ces premiers succes, doib s\u2019anir et travailler ardemment à avga.enter le nom- bro de ses representants, afin que sa voix soit écoutée dans los chambres de la grande République américaine.M, Daniel Côté, de Biddeford, à obtenu une majorité de 560 voix et non de 200 voix, comme nous l\u2019avons annoncé.Honneur aux Canaliens\u2014frangais ! me rer rer se \u2014 er : 6 Grand-Trone Les actionnaires de la Coroysgnie du chemin de fer du Grand-Trouc ont tenu à Londres leur sssemblée semestrielle régulière.Les Premières Actions Préférentielles ont seules été favorisées d\u2019un dividende ; il s\u2019y en a pas eu pour les Secondes Actions Préférentielles, car le dividende des Premières ne laisse disponible qu\u2019une sommes de 500 livres sterling.La perte nette pour le semestre est de 49,000 livres.Ces rouvelles ont fuit baïsser le cours des titres du Grand Tronc.ns mt ct tr re Er Se rte Les defenses cotieres de la France On lit dans l\u2019Avenir Militaire, journal français : L'opinion que nous ne cessons de soutenir relativement à l\u2019inefficacité des batteries et des forts que le département de la guerre entretient et renouvelle même, sur tout notre littoral, est \u2019ortement confirmée par le résultat d\u2019une expérience qui vient d\u2019être faite en Angleterre.Voulaat se rendre compte exac- temnent de la valeur des butteries à barbette, qu\u2019elle ne voudrait pas être obligée de remplacer partout par des batteries cuirassées et case- metées, l\u2019autorité militaire anglaise s\u2019est entendue avec l\u2019amirauté, pour faire un exercice d\u2019attaque par mer contre une de ces batteries à barbette, On a choisi, d\u2019une part, un Cu:rassé qui avait pris part au bombardement d\u2019Alexandrie, le Sultan, et, d\u2019autre part, ile d\u2019Inchkeith, dans le Firth of Forth Cette île est armée avec quatre canons-bouche de 10 pouces, placés en barbette, et la piece qui est à la pointe nord de l'Île l'ut déssgnée pour subir l\u2019épreuve, Ge canon fut entourés de mannequins qui représentaient ses servants, dans la position du char- ement.Le Sultan, de son côlé, avait son armement complété, d\u2019après l\u2019expérience acquise devant Alexandrie, par des machinguns : 2 Nordenfelt, 4 Gardner, 2 Gatling, et 1 Hatckiss de 37 millimétres.D'après l\u2019Army and Navy Gazette, qui nous fouruil ces renseignements, la commission qui présidait à ces expériences était composée : de l\u2019inspecteur-général des fortifications, de celui de l\u2019artillerie, et de huit autres officiers, parmi lesquels 1 convient de citer des professeurs de \u2019école de canonnage de la marine, et de l\u2019école d'artillerie de l\u2019armée, Les expériences out commencées le 7aôût, et ont duré trois jours.Le premier jour les divers tirs ne duraient que deux minutes chacun ; les obus du Sultan avaisnt leurs mèches mal ajustées ; le dommage fait à la batterie fut trouvé sans importance et le résultat était désappointant pour les 5.arins.C'est de cette épreuve manquée que certains journaux ont rendu compte la semaine dernière.Le samedi 9, les épreuves furent recommencées en les faisant durer cing minutes, au lieu de deux, pour chaque sorte d\u2019armes.Quand les petites armes tiraient, les gros canons tiraient aussi, à poudre seulement, afin que leet du bâtiio#f fussent à peu «les mêmes que dans un véri- tais.z combat Après chaque tir de cinq minutes, on s\u2019arrétait pour que l\u2019on pût savoir, de la btterie de terre, quels étaient les résultats.Ils farent tous journée.Après le tir à 1,000 et 1,500 yardsides petites armes, qui, à la fin, avaient tiré toutes à à la fois pendant dix minutes, les experts de la batterie signalérent «quatre servants lués, le canon et un affût frappés de 30 projectiles ; il faudrait une henre pour réparer le dommage » La commission ajourna ta troisième séance au lundi 11.Ce juur là les gros canons du Sultan lancèrent successivernent cing shrapnels à \u2018des distances variant de 1,000 à 3,000 yards.On devait ensuite tirer avec des obus ordinaires ; mais le résultat du tir des shrapnels fut tellement décisif, les mannequins avaient été frappés de telle sorte, le canon, son äffût ei l'ouvrage lui même étais:it détérioréz a ce point que ia commission jugea inutile d'accroître le dommage: Les partisans des fortifications terre diront sans donte que, pour être complète et décisive, l'expé- [rieuce aurait dû avoir sa contrepartie, celle du tir de la batterie contre le cuirassé.Nous reconnaissons la valeur de cette objection.Si la batterie de terre avait eu les moyens de tirer en bombe, à la condition de bien connaître la distance incessamment changeante à laquelle se trouvait le cuirassé, dont les parties vilales ne pouvaient pas être pénétrées par un tire direct \\ 2,000 yards, ce vaisseau aurait pu être mis hors de combat, coulé même.Nous savons que, d\u2019après des expériences faites en Russie avec un mortier rayé, 40 0,0 des bombes ont atteint, à 5,000 yards, une cible qui représentait la surface d\u2019un cuirassé de lerrang.Mais ce n\u2019est pas avec je grands vaisseaux de 100m de long sur 20 de larga pu\u2019au amiral intelligent attaquera désormais des batteries à terre puisque l\u2019on peut faire porter un gros canon et un mortier par uve canonnière cuirassée de 50m de long sur douze de large.C\u2019est un essaim de bâtimenis de ce genre et de plus petits encore qu\u2019une batterie de terre serait assaillie quand les torpilleurs qui auraient plus ou moins longtemps protégé la côte auraient été détruits par ceux de l\u2019enuemi.Où pourra, en eff«t, faire porter un mortier rayé par dus avisos de très petites dimensions, à peu près insubmersidles et dout lu prix ne serait : as considérabie.Quelle différence alors entre la cib e unique et fixe offerte par la batterie de terre dont la distance et la surface seraient connues par les assaillants, et les cibles multiples, mouvantes et à peine perceptibles,qu\u2019offriraient ces derniers aux distances où ils se tiendraient! Quel e est même, au- jourd\u2019hui la valeur d\u2019un fort cuirassé, depuis qn\u2019il est prouvé que e canon Krupp, à 35 calibres, de 30 cenlimetres et demi, avec des | projectiles d\u2019acier, et en employant la nouvelle poudre cacao, peut bri- les conditions de fumée et d\u2019ébran-[P différents de ceux de la première! ser, en quelques coups et à 2,000 mètres de distance des plaques de fonte durcie Gruson ayant 1 mètre 10 d'épaisseur.Certes, si l\u2019illustre Tegethoff vivait encore, il modifierait son opinion, que nous avons citée souvent, sur l\u2019inutilité des batteries de côtes, en ne reconnaissant plus comme efficace que la défense sous marine est par bateaux-torpilleurs.era eee rem + ne Le Changements ceciésiasti- ques dans Parchidiocdse de Québec Votlei les changements ccclésiastiques dans l\u2019archidiocèse de Québec en 1884 : Curés Le révérend M.Adolphe Legaré, de la cure de Sainte Croix à celle de Deau- ort.Le révérend M.Honoré Desruisseaux, de 1a cure de Saint Evarlste à celle da Saint Bernard.Le révérend M.Edouard Demers, de la cure de Notre Dame du Mont-Car\u2014 mel à celle de Saint Philippe de Néri.Lo révérend M.Ls George Fournier, du collège de Sainte Anne & la curs de Saint Lambert, Le révérend M.Magloira Moreau, ancien curé de Saint Modeste, à la cure de Notre Dame du Mont Carmel.Le révérend M.George Côté, de la cure de Saint Lambert à celle de Sainte Croix.Le révérend M.Narcisse Proulx, du vicaxiat de Saint Frédéric à la cure de Saint Evariste.Vicaires Le révérend M.J D Ballaniyne, du vicariat de St Roch des Aulnets à celui de Sainte Croix.Le révérend M.J B Gosselin, mis\u2014 slonnairs à la Grosse Isle, au vicarlat de Saint Frédéric.Le révérend M.G MeGrea, de la Mission de la Rivière Saint Jean, Côte Nord, au vicariat de Saint Callixts de Somerset.Le révérend M.À Pâ çuet du vicarist du Cap Saint Ignace à celui de Saint Thomas, Le révérend M.D Pamoalon, au vleariat de Saint Joseph de Lévis.Le tévérend M.B Dionne, du vicariat de S:ints Marie à celai de Saint Sébastien a\u2019Aylmer, Le révérend M.F Boutin, du vicariat de Salnt Ambroise à celui de Saint Roch des Aulnets, Le révérend M.O1 Marois, du vicariat de l\u2019Anclenne Lorette à celui de Salnt Romuald.Le révérend \u2018M.L P Deschônes, du vicarlat de Baauport à la desserte de Berthier.Le révéren1 M.À Gouin, du vicarlat de Montminy à celui de Sainte Marle de la Beauce, Le révérend M.À Rousseau, du vi- carlat de Sainte Croix à celui de Beau- port.Le révérend M.PH Labrecque, du vicariat de la Rivière Ouelle à cslui de l\u2019 Ancienne Lorette.Le révérend M.A Fortin, du séminaire de Québec au vicariat de Saint Ambroise.Le révérend M.Jos A Feullbsult, au vicarlat de Saint Mickel.Le révérend m F X Laplante, au vicariat de Saint Joseph de Lévis.Lo révérend M.J.I.Turcotte, au vicariat do Portnenf.Lo révérend M.A.Dionne au vicariat du cap St.Ignac + Le révérend M.J P.Ouellet, au vicariau de Ste.Hénédins.~ Le révérend M.Chs G:gné, au vica- Le révérend M, L.A.Lavêqua, au vicariat de St Fr®hçols de B»auca.erévérend M.Philozone Lemay, au vicarlat de Lotbiniéra, Le révérend M, E, Vorrat, au viva- riat de Beauport.Au Séminaire de Q tébas \u2014 Les révérends MM.Genest, fl Losart,P S: O'Ryan, G Brousseau:t HD Brrnisr, An collége de Ste.Anne.\u2014Les révé- render MM J.DeBlols et Js.Richiri.Au collége de Lévis\u2014Le rèv.M.Clément Leclers.Au Séminaire de Sherbro.ke.\u2014Te rév.M, Théophile Trudel, A la préfecture du Golfe St Laurent, riat do Deschambanlt, « St Calixte de Somerset, devient Vice Préfet.Le rév.M.A.Lifrance, vicaire à St François de Beauce, dovient mis- slonnaire à la Rivière St Jean.La rév.M, J.F.Dasrochers, vicaire à St Joseph de Lévis entre au noviciat de la Congrégation de St Viateur, à Joliette.Les vév.MM, J.Boutassæ, curé de St Bernard, G.Tremblay, curé de Beauport et L.Sanfaçon, curé de St Philippe de Néri, su retirent du minig~ tère par défaut, de santé.AUT UAL ES Le Monde et la Minerve dnnuent un long compte-rendu du banquet donné à Sir Hector à Winnipeg.Le Monde dit que les dames dela paroisse du Sacré-Cœur vont offrir à MM Coursol, député aux Communes, et Tail lon, députS à l\u2019Assemblée législative de Québec, un banquet, mercredi le 24 septembre, à Ia salle du Saer6-Cœur, rue Ontario.Depuis le mois Je juin, le sanctusire de Sainte-Anne da Beaupré s\u2019est enr- chi de soixante ex-voto, représentaut un nombre égal de cures miraculauses.La presse rusge voit dans la nomine- tion de lord Dufferin comms vica-roi des Indes, le présage du maintien de l'entente cordiale qui exisie entre l\u2019Angleterre et la Russie, et la garantie d\u2019ans délimitation satisfaisante de la frontière da l\u2019Afghanistan.On mande de Paris que la majeure partie des troupes françaises en Tunisie à reçu ordre de rentrer en Fräncs.\u2014\u2014 On annonce lu mort de Mgr d'Outre- mort, prélat frangais, Mg: Hector Al bert Chaulst d'Outremons, né à Tours le 27 février 1825, avait été nommé évôque d\u2019Agen en 1871, et iransféré au Mans en septembre 1874, M.Borke, 1écemment arrivé d\u2019Angleterre, fera bientôt l'Inspection du Gracd= Tronc.M, Barko est parti pour Mout- réal, Ou télégraphio de St.Jean de Terze- Neuve gne 319 icebergs flotteat maintenant entre les caps Freels ef Race.Le Paris repousss avec indignation l'idée que la France devrait accepter un arbitrage pour régler le conflit franco-chinois.« La France, dit-il, est décidés à régler elle-môme cs différends avec la Chine.» La chasse aux canarda est très bonne celte année, aux îles du lac St.Plerre, à l'Île au Foin, Lavaltrie, ot à l\u2019île Bou.chard, St, Sulpice.Laon.Donald A.Smith a fait cyjeau d\u2019une somme de $50,000 au sollègs McGill, sameli.Le but de ce cideuu est, £1 la chore est praticavle, Ia fouda\u2014 tion d\u2019un vollége de haute éducation pour les femmes, A pwtir du 22 courant, un {rain régulier cixcalera sur le chemin de fe: de l\u2019Union Jacques Cartier s\u2019accordan*, à Lachine, avec l\u2019autre train.On dit que des milliers do Chiuols loivent envahir in6 -ssamment le Ton - (vin pour y extermiver l\u2019armée frau- çaise, M.B-rgeron, M.P., qui était entré à la rédaction du Monde il y a quolques moi-, va consacrer tout son temps à l'Exorcice de sa profussion «d\u2019avocst Il fait parde do la nouvelle société « A-chambrult, Lyach, Bergeron et \u201cignault.» On fête dans Octazlo le retour de W Mowst.On lui » offat à Toronto un grand banquet L'hon.M.Mercier et M.MeShane, M, P.P.prenrent «art à cotte démonstration libérale.M Divisa repu Voffro de prendre la direction d\u2019un chemin de far impot- tant en Russie.Il est probable qu'il \u2014Le rév.M.L.À.Langlois, vicaire à acceptera cette offre, 4 BANQUES ET PRESIDENTS \u2014 Le mobilier des bureaux de la défunte banque d\u2019échange vient d\u2019être vendu à l\u2019enchère.Il y a un an que cette institution à fermé ses portes, et les déposants n'ont pas encore pu toucher les fouds qu\u2019ils\u2018y avaient placés, Gin- quante ou soixante mille piastres dos billets de la banque resteut entre les 1nains des porteurs et les liquidateurs refusent de les racheter.On se souvient que quand la banque d\u2019Echange dut suspendre ses opérations, les directeurs an- noncèreut bien haut que\u201cla suspension ne serait que temporaire, etc.Mais bientôt le président, qui avait manipulé à sa guise l\u2019argent des actionnaires, prit la fuite pour se soustraire à la responsabilité de ses actes.Et cependant la banque payait de jolis dividende à même son capital.Personne ne connaissait mieux ce fait que le président de l\u2019institution, Mais son intérêt était de ne pas mettre fin à cet état de choses, puisqu\u2019il continuait à utiliser, pour ses affaires personnelles, l'argent des déposants et des actionnaires.Les banques dont les présidents se font à eux-mêmes de larges escomptes n\u2019offrent, règle générale, que peu de garanties aux actionnaires, aux déposants, et au commerce.Seamen) =r retire + M.Dorais et la franc- maconnerie La lettre suivante adressée par M.Dorais au Journal des Trois-Rivières, est une leçon bien méritée aux calomniateurs qui cherchent à faire croire que notre pays est un foyer d'infection maçonnique.Elle démontre aussi que le Canadien avait raison de dire que M.Dorais avait cessé de faire partie des loges depuis uno quinzaine d'années.St Grégoire, 12 Sept, 1884, Monsieur le Rédacteur, Dans le numéro de votre journal du huit septembre courant, vous reproduisiez un article de La Vérité, ct vous m'invitiez à expliquer comment il ze fait que mon nom se trouve sur un prétendu annuaire de la Franc-maçonnerie en date de 1880, bien que je sois sorti de cette Société.L\u2019explic:tion en est toute simple, et je ne conçois pas comment il se fait, que vous affectiez un air aussi ingénu dans votre article du huit courant, vous surtout qui connaissez déjà si bien les faits.Vous n\u2019ôtes pas, M.ie Rédacteur, sans avoir lu l\u2019affirmation solennelle que je publial ex Novembre 1881, lors de ma première élection, la voici : « Je goussigné Louis Trefflé Dorais, « En vertu des dispositions de l\u2019acte «37, Victoria, Chap.37, Intitulé : « Acte pour la suppression des serments « volontaires, et extra judiciaires, » Dé- « clare solennellement ce qui suit, le « croyant consciencleusement vrai, sa- « voir : «Que, ayant joint une société de « Franc-magon dont la loge portait le « nom de Milton Lodge en l\u2019année mil « huit cent soixante et dix, je nal as~ « sisté qu\u2019à trois ou quatre assemblées « de cette loge ; Que je n'ai joint au- « cune autre loge de ma vie.« Je déclare que, m\u2019apercevant que « j'étals dans une mauvaise voie, je me «suis retiré de la franc-maçonnerie « complètement, sans aucune restriction « soit pour le présent, soit pour l\u2019avenir ; « jo me suls rotlré pour toujours de cette « société, parceque je suis convaincu « qu'un bon chrétien ne peut appartenir, «ni à cette société ni à aucune autre « société secrète.« Je guis franchement ot sincèrement + l« catholique, et je pratique publique- ¢ ment et ouvertement mes devoirs » religieux, « En foi de quol, j'ai signé et fait la « présente déclaration à St Grégoire, ce « vingt quatrième jour du mols de No« « vembre de l\u2019année mil huit cent quas « tre vingt an.L T.Doras « Reçu devant moi sous «signé l\u2019un des juges de « Palx de Sa Majesté dans «et pour le district des «Trois-Rivières les jours | a ef an cl-dessus.Pierre TaIBODEAU, J.P, Les falts que jattestals solennellement à cette époque sont encore égale= ment vrais, J\u2019expliquai publiquement à plusieurs reprises pendant ma première et ma seconde élection comment il se fait que mon certificat de démission soit daté de 1880.La seule chose que l\u2019on ait exigé de moi en 1870 fut la promesse de ne plus fréquenter, de loge ; à cette époque cet engagement était considéré suffisant pour admettre à la pratique de ses devoirs religieux une personne ayant fait partle de la franc-maçonnerle ; il est vrai que l\u2019humble Curé de mon village n\u2019avalt pes alors pour l\u2019éclairer toutes leg lumières et les opinions infaillibles des eavants rédacteurs de la Vérité et du Journal des Troie-Rivières, mon nom resta donc sur les régletres de la société.Avant aujourd'hui je n'avais pas d\u2019autre preuve que mon attestation solennelle à l\u2019appui de mon assertion, et l\u2019on pouvait douter que-je fuese virtuellement sorti de cette société dès 1870.M.ie Rédacteur de La Vérité s\u2019est chargé de confirmer cette partie de mon affirmation.Dans le prétendu annuaire de 1879, à la page 54 on trouve, paraît-il, l\u2019Information suivante : «1877.Suspension pour « non-paiement des contributions, Loge « Shawenegan No.49, Louis T, Dorais.» N\u2019est-il pas vrai que cette partie de la fameuse découverie de M.le Rédacteur de La Vérité'démontre qu\u2019en 1879 je ne remplissals déjà plus les devoirs imposés aux membres de cette soclété et le plus important de ces devoirs, le psiemens des contributions ; et n\u2019est«ce pas que cela confirme l'affirmation que je reproduis ci dessus ?En 1880 on me conseilla, sans me l\u2019imposer comme devoir cependant, de me procurer un certificat de démission régulier ; j\u2019obtins ce certificat le 15 avril 1880 à la condition de \u2018payer les arrérages échus et on me délivra le document publié dans votre dernier numéro du huit courant, Je n\u2019al jamais de ma vle, vu d\u2019an- nualres maçonniques, je ne sais pas si mon nom s\u2019y trouve ou non,mais il n\u2019y aurait rlen d\u2019étonnant et il me paraît tout natural à moi, qu'ayant payé mes contributions pour les trois premiers mois de 1880, on m\u2019ait considéré comme membre pendant partie de cette année, et que l\u2019on alt comme telle réintégré mon nom sur la liste des membres ; mais si ceb annuaire est véritable et véridique, il doit aussi falre mention de ma démission, et mon nom ne doit pas être inséré comme membre d'aucune loge dans les années subséquentes.S'il s'y trouve ces annuaires ont faux et mensongers soit par le fait de Mr le Rédacteur de \u201c La Vérité\u201d soit par colu' de la franc-maçonnerie elle-même, Vous faussez volontairement et sclem- ment la vérité, M.le Rédacteur, lorsque vous insinuez dans votre article du huit courant que c\u2019est la Franc-maçonnerie qui m'a fourni le certificat de démission que vous avez publié, dans le seul but de favoriser mon élection de 1881.Dites moi quelle preuve avez-vous à Fappui de cette assertion aussi gratuite que méchante et malhonnête ?J'ai obtenu ce certificat à la date qu\u2019il porte c\u2019est-à-dire plus d\u2019un an avant ma pre= mière élection et je vous assure que j'étais loin de songer à me présenter dans le temps.Je ne me flatte pas que cos explica= tions seront trouvés satisfaisantes ni par vous, ni par M.le Rédacteur de « La Vérité.» Pous vous j'ai été, je suis et je serai toujours un affilié de sociétés secrètez dont le serment ne vaut pas mieux que la parole d'honneur, heureusement que le nombre de ceux qui entretionnent vos opinions est fort restreint et que malgré vos attaques inces- sontes j'ai, au moins je l'espère, con- > LE CLLEI4 ; UR servé la confiance et l'estime de mon comté et de mes amis, La Vérité » ayant publié l'attaque m\u2019obligerait beauconp en reproduisant cette correspondance.J'ai l'honneur d\u2019étre, Monsieur le Rédact-ur, Votre très obélesant serviteur, L.T.Dorais, eaters IRI er TE La jamaique et Ie Canada fran - cais, Il est question en ce moment d\u2019annexer l\u2019île de la Jamaïque à la Confédération canadienne, Le haut commerce de l\u2019île, les influences politiques les plus adverses se rat tachent à ce projet, et l'une des sommités de Kingston,M.Solomon, esi en pourparler à ce sujet, avec le « Colonial office » de Londres.Un autre député de l\u2019île déclare que l\u2019annexion de la Jamaïque au Canada «est l'unique remède aux maux politiques dont souffrent les habitants de la Jamaïque par suite de la perte de leur autonomie.» Les journaux appuient énergigie- ment le projet.Le Colonial Standard écrit: La destinée suprême de la Jamaïque et de tout l\u2019archipel des Indes Occidentales vient d\u2019être réunie par &es liens politiques du continent voisin.« Nous ne sommes pas insensibles à l\u2019appel de la grande République.Mais combien nous serions heureux combien la Jamaïque préférerait être unie au Canada, » Le même journal dit encore : « Notre entrée dans la confédération canadienne imprimerait un merveilleux essor à notre commerce, parce qu\u2019il ne donnerait pas seulement à nos produits un marché libre, mais nous procurerait un moyen de développer encore nos TESSOUTCES.» La Jamaïque (1), à laquelle les Îles des Turcs et de Caicos ont été annexées par un acte du parlement passé en 1873, couvre une superficie de 6900 milles anglais carrés.Lé- couverte en 1494 (le 3 mai) par Colombie elle fut colonisée en 1500 et tomba entre les mains des Anglais eu 1655.En 1881 ce groupe des Antilles, \u2014le troisième en im- portance\u2014comptait une population de 585,616.Il n\u2019y a pas de tune, si ce n\u2019est quelques gisements de cuivre et de plomb qui sont en exploitation, mais les bois précieux y croissent en abondance, tel que l\u2019édène, l\u2019acajou, le bois de fer, le citronnier, le bois de rose, le satin wood, le gayac, le palmier, le cocotier, le cèdre, l\u2019abre à soie (Ceilia Bombez) etc.Le sol de l\u2019île est bien irrigué et en excellente culture.Sur le littoral, le climat est meurtrier,aux mais Montagnes Bleues on respire un air rafraichissant et salutaire.Le poivre, le rhum, le sucre, les bois précieux, tous les fruits des tropiques, l\u2019huile de ricin forment partie du commerce de ces Îles qui est considérable: En 1878, l'encyclopédie Britannique dit que la valeur totale des importations était de £1,492,722, y compris une valeur de £757,077 venant du Royaume-Uni.Dernièrement, elles atteignirent le chiffre de £1,700,000, Ces importations consistent surtout en denrées et en provisions de toutes sortes.En référant àla même source, on voit que le total des exportations s\u2019est monté en 1878 à £1,210,705, dont une valeur de £954,584 est allée en Angleterre.Ces exportations consistaient surtout en café, gingembre, poivre, piment, pièces de rhum, sucre,cigares.Ges derniers sont très estimés en Angleterre.Kingston, la capitale de Vile, a été fondée en 1693.La présente législature se compose d\u2019un gouverneur général de douze membres du Conseil, nommés par la Couronne et de quarante-cingq députés à l\u2019Assemblée législative choisie par toutélecteur en possession d\u2019une propriété rapportant un revenu annuel de dix louis.Les frais annuels du gouvernement de la (1) De X à y moaco mot indien qui veut dite fertile en bois et en eaux, Jamaïque se montaient pour l\u2019ans née fiscale à une moyenne de £80,- 779 sterlings.Cette annexion projetée peut-elle être profitable au Canada ?Nous en doutons fort et nous aimerions à voir cette question discutée par la presse canadienne, D'un autre côté si elle se présentait sérieuse et réas lisable, nous croyons qu\u2019elle offrirait à nos hommes politiques l\u2019occasion de revenir sur un article de l\u2019Acte de l'Amérique Britannique du Nord qui est injuste pour nous, et qui paralyse le développement politique de la race canadienne française.L'article 51 de cette constitution dit et nous le citons litreratim : 5.Immédiatement après le recan sement de 1871, et après chaque autre reconsement déçennal, la représentation des quatre provinces sera repartie de nouveau par telle autorité, de telle manière et à dater de telle époque que pourra, de teraps à autre prescrire le parlement du Canada, d\u2019après les règles suivanles : 1o.Québec aura le nombre fixe de 65 représentants.30.I! sera essigné à chacune des autres provinces un nombre de représentants prorortionné au chiffre de sa pipulation (constatée par fel recensement) comme le nombre de 65 le sera au chiffre de la population de Québec (ainsi constatée.) 30.En supputant le non bre des représentants d\u2019une province, 1l ne sera pas tenu compote d\u2019une fraction n\u2019excélant pas la moitié du nombre total nécessaire pour donner à la province droit à un représentant mais toute fraction excédant la moitié de ce norabrs équivaudra au nombre entier.4c.Lors de chaque nouvelle répartition, nulle réduction n\u2019aura lien dans le nombre des représen- tanis d\u2019une province, à moins qu\u2019il ne soit constatS par le dernier recensement que le chiffre de la population dala province, par rapport au chiffre de la population totale du Canada à l\u2019époque de la dernière répartition du nombre des représentants de la province, n\u2019ait décrul dans ia proportion d\u2019nn vingtiémef au plas ; Seule, d\u2019après la lettre de la con- slitution Québec reste stationnaire ! Et pourtant sa population a augmenté.Dans son intéressant travail sur ie Canada, M.Paul de Cazes, de la société Royale, nous donne ainsi la marche progressive de cette popula- vion.En 1774, nous étions dans le Bas Canada 113,012.En 1805,nous étions 250,000 ; en 1834, 570,000 ; en 1844, 697,000 ; en 1751, 950,000 ; en 1861, 1,111,566 ; en 1871, 1,191,516, et en 1881, 1.355.027 Autour de nous gravitent Ontario avec 1,923,228, la Nouvelle Ecosse avec440,572,le Nouveau-Brunswick avec 321.233,Vile du Prince Edouard avec 108,891, le Manitoba avec 65,- 954, les territoires du Nord Ouest avec 56,446 et la Golombie anglaise avec 49,459.Devons nous donc toujours rester immobiles en présence de ce flot qui nous déborde et qui monte sans cesse ?En 1867, nos hommes politiques ent fait sans le vouloir une grave l\u2019acte d'Union.Aujourd\u2019hui, l\u2019annexion de la Jamaïque offre à ceux qui leur ont succédé l\u2019accasion de la réparer.Or, qu\u2019est-il arrivé?Ontario a commencé parse faire donner la préséance afficielle sur Québec, son lieutenant-gouverneur a le pas sur le notre.En 1867, Ontario était représenté aux Communes par 65 députés.Aujourd\u2019hui elle envoie 89 députés siéger au parlement fédéral, À cette même époque, la Nou- velle-Ecosse n\u2019avait droit qu\u2019à 19 députés ; aujourd\u2019hui elle en a 22, Le Nouveau-Brunswick, du chiffre 15, à réussi à faire le chiffre 16, et depuis la Confédération, l\u2019annexion de l\u2019île du Prince-Edouard a donné à l\u2019élément anglais 6 députés, le Manitoba 5, dont un français, la Colombie anglaise 6.erreur en acceptant l\u2019article 51 de} A qu\u2019ils se mettent à l\u2019œuvre des gue Downing Street aura fait connaître à Ottawa, les intentions du chargé d\u2019affaires de l\u2019île, M.Solo - mon.Qu'ils fassent disparaître cet article injuste et impolitique.S\u2019ils réussissent, ils auront taillé bonne besegne pour notre histoire.Il nous fera plaisir de voir alors siéger à Ottawa des planteurs de café et des propriétaires de cannes à sucre à côté des rois des forêts du Saguenay, de l\u2019Ottawa et de la Go- lombie Anglaise.Jamais il n\u2019y aura eu meilleure entente entre les bananes et les blés, les orangers, les cocos, la canne à sucre et les canne- berges, les pommes fameuses, le sucre d\u2019érabie, En ces jours-la, les tropiques tempèreront de leur haleine embaumée nos coups de vent de nord-est du Labrador, et les cocotiers et les palmiers mêleront doucement le rythme de branches aux gémissements plaintifs des grands pins et des mélèzes du Nord.FAUCHER DE ST-MAURICE.Gere Présidents et caïssiers On a beaucoup parlé du guicide commis par le président de la Banque nationale New-Bronswick, du New-Jer- sey.Le caissier a suivi l'exemple du président, et s\u2019est donné la mort, Un déposant, ruiné comme les autres, s\u2019est également suicidé de désespoir.Les officiers de l'institution avaient perdu un million de plastres en spéculations malheureuses.La baisse du mois de mai dernier eur le marché de Now- York fut l\u2019origine de leurs malheurs, Les leçons de ce genre arrivent trop fréquemment, surtout aux Etats-Unis, mais elles ne paraissent avoir guère d\u2019effet pour guérir de la maladie do la spéculation, de la manie de la marge.Il y a toujours la tentatlon de réaliser cent pour cent de bénéfice, et cotite tentation fait oublier le danger da tout psrdre et celui de s'engager dans une vois qui mène aux abîmes, à la ruine, au déshonneur, à la mort même, la mort du suicide, , La Minerve rT ACTUALITES La reine Victoria est récuneiliée avec son ex-gendre, le frivole duc de Hesse.Elle le reçoit dans son château de Bal- moral.Mais co grand duc Barbe Bleue est allemand ! C\u2019est une raison.Il va épouser la princesse Béatrice, ga belle- sœur.C\u2019est une autre raison, Ii a avec avec la reine des accommodements.À una réunion du comité des financez de la société St Jean Baptiste sous la présidence du président général, l\u2019hon.T.J.Loranger, les comtes de ls dernière célébration ont été rendus.Toutes dépenses payées les recettes de la célébration s'élèvent à une sommo de $5,000 La majorité de la presse canadienne française comme anglaise, appuie la candidature de M.Choveland.Il en est de même des journaux canadiehs-fran- çals des Etats«Unis, On vient de proposer à Montréal, l'établissement d'une ociation d\u2019éta- des économiques et a.ométéorologi- ques dont M, Walter Hi.Smith, antérieurement à l\u2019almanach de Vennor serait le président, MM.Mitchell ot Platt, pharmaciens de London, Ont., écrivent en date du mois de décembre 1881: Depuis que I\u2019huile Electrique du Dr Thomas existe nous en avons vendu, et nous pouvons dire en toute certitude, que pas une des médecines que nous avons sur nos tablettes, ne s\u2019est vendue d\u2019une manière plus considérable, ou à donné plus de satisfaction.C\u2019est toujours avec une confiance dans l'excellence de ses effets que nous le recommandons & nos pratiques; EMULSION Dëè pure huile de foie de morue avec hypophosphites Pour les affections de la gorge.Le Dr F, B.Philpoit, de Salisbury, Missouri, dit : J'ai fait usage de l\u2019Emulsion de Scott pour les maladies glandulenses et les affactions de la gorge, avec an bon résultat iniforme ; C'est la seule préparation d\u2019huile de foie de moTue dont je fasse usage.\u201d He an ge 245 ê 4 wh A2 à À ¥ 5 + M Mag 5 =Z CHOLERA Rome, 15\u2014Voici le bullatin des ra vages de l\u2019épidémie durant les dernières 24 heures: causés par le choléra dans les Pyrénées Orientales.Madrid, 16.-\u2014Darant cez trois derniers jours, il s\u2019est déclaré 30 cas de choléra à Tarragona, et il y 2 ou 8 décès, Il ya en 6 décèz À Barjos et un à Chesta.Un directeur d'hôpital est raort du cho- l6ra, Toulon, 19-\u2014Le cho:6ra continue en- sûre à exarcer ses ravages.On compte 3 décès à Oran, 3 à Strenez, 2 à Nimes, 1 à Lalanda et 3 à Lavoute.forts sont arrivés à Wady Halfs, et l\u2019on va commencer la construction d\u2019un she- min de fer, Dépéche de Gordon Le Caire, 18,\u2014~Le Khédive Nuban- est vraie épargnerait une grande partie des opérations projetées, n\u2019a pas trouvé crédit auprès du gouvernement.Il n\u2019y & pas de doute cependant que Gordon a obtenu des avantages dans ses sorties, Le Caire, 20\u2014Le Madir de Dongoia 4 me ies îne, 19\u2014 83 télégraphi toritée d'ici qu\u2019 Naples (ville) 643 nouy.cus\u2014231 déeds| Romo, 17.\u2014Le professeur Contalni, Rome, 19-437 nouveaux cas et 2 pacha eteir Evelyn Baring, ont reçu |télégraphio aux autoritée d'ici qu\u2019un Naples (prov.) 30 « 10 @ ide Naples, dit qu'il a sauve des ving.décès cholériques à pélos dans le une dépêche identique chiffrée de Gor- Tonpager du général Gordon a apporté 18 CRE OTER voor > \u2018 5 u |taimes d'existences, st qu\u2019il a guéri des| ct 24 décès dans le province de Naples, |don.Elle est datée de Khartoun 26 au Shi de Rabonbis at fur aromates Conon Tt sw 12 « |centaines de cas qui eussent été recon | 93 nouveaux css et 36 dé:ès dus les|2oût.Voicl ce que dit cette dépêche : remises, et deux autres 6 & ient destinées Madrid, 15\u2014I] y a eu six nouveaux cas de choléra et quatre à Elche, quatre NOUVEAUX cas, trois décès à Novelda.On rapporte de plusieurs places que l\u2019on a constaté des cas de maladi et des décès prétant au doute.Ses raaages èn Xialie Neples 16.\u2014La terreur causée à la population de Naples par l\u2019épidémie cholérique a un peu diminué grâce à ls visite du rol Humbert.Son courage a ramené à Naples les riches fugltifs qui par leur présence donnent un pen de coeur aux habitants pauvres et ignorants, Le rol Humbert à visité plusieurs fois les quartiers les plus infectés ot pendant ces visites il est toujours suivi par uno foule de malheureux en haiïlons, Les femmes avec leur enfants maïgres dans les bras, se pressent sur son passage et sont heureuse si lo roi regarde leurs enfants ef leur dit un mos.D'autres cherchent à lui baiser les mains ou leg vêtements ct le roi les laisse faire.La population acclame partout le: roi avec enthousissme qui dépasse celui qu\u2019elle témoignait jadis à Garibaldi qu\u2019elle considérait comme le sauveur de l'Italie, L\u2019exemple du roi a stimuié l\u2019émulation des nobles napolitains qui cherchent maintenant à se distinguer pi leurs actes de charité.nus comme mortels, par l'emploi de l\u2019eau de mer en injection sous-cntanée ; il prenait l\u2019eau dans la bale de Naples, d\u2019une certaine distance du rivage, avant le mouvement de marée, et il pratiquait l'Injection au bras du malade.Il prétend que la chance de guérison est aufant plus injectée est plus considérable.Naples, 17\u2014Le fille de la marquise del Tuto est morte dù choléra.Les {rains faisant le errvice de Naples, à l'exception de celui qui porte la malle, ne exculent plina Naples, 17\u2014Le prince Hawaïen est raort du cholé: à aujourd\u2019hui.Le choléra diminue d'intensité.On s'efforce de purifier Deir an moyen de compositions chimiques.Madrid, 17\u2014Durant lez doruiéres 24 heures, où rapporte 52 cas de choléra et 26 désèa.Marseilles, 17\u201418 déete cholériques daus le département de l\u2019est des Pyré- nées, où 30 dans la sud de ja France, durant les dernières 24 heures, daplez, 17,\u2014Il y a eu aujourd\u2019hui 463 cas de choléra et 265 décès, dans la villa, 51 cas et 25 décès dans les fau- bourge, dans les provinces 67 ons et 3 décès, La police a reçu l'ordre d\u2019user de violence, si c\u2019est mécossaire, pour em- ixande que la quentité autres parties de l\u2019Italio.Madrid, 19,\u2014 Durant les dernières 24 heurss, il y a ou 16 cas de choléra et 15 décès en Espagne.Marseilles, 19.\u20141Il y a eu aujourd\u2019hui 9 décès cholériques dans les Pyrenées Orientales et denx à Laseyne.TL ÿ à ausei plusieurs nouveaux cas à salou, Madrid, 20-On sunones gqu'ily a eu on Espagne dix nouveaux cas de choléra of quatre décès durant les 24 dernières heures.Toulon, 20\u2014Ii vy a eu deux décès cholériques hier.Marseille, 20\u2014On annonce qu'il ya ou quatre décès causés par le choléra daus les Pyrenéos orientales, aujoar- d\u2019hui, Paris, 2l.\u2014 Quatre personnes sont niortes du choléra aujourd\u2019hui dans les Pyrenées arientales, Il yaou5 décès chelériques & Marseilles aujourd\u2019hui et 3 à Toulos.Madrid, 21\u2014Il y » où 6 nouveaux cas de choléra et quatre décès À Alicante, ot nouveaux cas et oing décès à Far- ragona.Rome, 21\u2014Veici le bulletin des ravages du choléra en Italie, durant les 24 dernières heures : Bergamo, prov.14 neav.cae, 7 décds Cuneo.ieerienee, AD 4 10 « Oénes.uinieensenn, 11 4 6 « « J'attends Varrlvée des forces anglaises pour opérer l\u2019évacuation de la garnison égyptienne.Envoyez moi Zeebehr et accordez lui un salaire de 8,000 louis sterling.Je vais rendre Je Soudan au Sultan directement.20,000 soldats tures sont arrivés.Si les rebelles massacrent les égyp- tlens vous serez responsables du san qui sera versé.Il me faut 309,000 louis sterling pour payer mes soldats.Mes dépenses quotionnes sont de 1,500.Dans peu de jours ja m\u2019empsrorai de Berher où j'ai envoyé les colonels Stewart et Power et le consul français avec des troupes et dex Bachibagoules qui apres s'être tezus prêts à toute éventualité, quitteront la ville et reto .rne- ront à Khartoun.Le colonel Stewart ira alors à Equator via Dongola.Je ne crois pas & la nou velle que le Mahdi arrive.J'espère que les Soudaniens vont le tuer.Si les sol dats turcs doivent venir, ils devront :devrez leur donner 300,000 louis.l'a incendié.passer par Dongola et Kussaln.Vous Caire, 19\u2014II est rumeur que le colonel Stewart s'est emparé de Barber et |, Londres, 19\u2014On affirma que l\u2019Angle terre prêtera à l\u2019Egypte £8,009,000 stg, sieurs autr - soumission.én partsits sûres.Berber s\u2019est remise de la frayeur que lui avait causée la nouvelle d\u2019une descente par Gordon.de Shaggieh est tranquille.à son gendre, qui à été exécuté par l\u2019ordre de l\u2019émir du Mahdi, afin d\u2019en imposer au peuple et de le forcer à rejoindre les troupes du Mahdi.L\u2019émir et plusieurs officiers ont ensuite été tués dans une bataille.qui s apporté ces dépêches rapporte que ie 24 juillet les troupes de Gordon ont taillé en pièces l'armée des rebelles envoyés contre elles, de Kardofan.Une autre bataille à eu lieu le 30 août et Gordon a forcé les rebelles à lever le sidge de Khartoum, taille un sheik à étè tué aux côtés de sou flis et avec un grand nombre de ses partisans.Le messager Durant cette ba- Gus anpports ont été corroborés par Khat:m Einmsarebez qui occupe Habych avec des troupes ésyp'iennes.La tribu de Ste: h sinsi que plu- \"ant venues cfinr leur :« Semaar est maintenant La population de Tout le territoire Les chefs demandent grâce et jurent sur le kgran d'abandonner la cause du Mahdi, Londres, 21\u2014Le régiment d'infanterie atteint lu cataracte de Dongola avec moins de difficulté qu\u2019on ne »\u2019y attendait.Dépêche de Wolseley pêcher qxe l\u2019en fasse de nouvelles pro-|s A ; « \u2018 ; ., Le marquis Campodorola a falt(l Cio religieuses, Des bâtisses ont pers (ville).EH : 10 a |pour payer Fo dette flobtante ot les don Londres, 22.\u2014Wolseley a télégra= Installer des fourneaux économiques où été érigées your abriter de pauvres Naples (ville).303 « 101 + di La talons es ervirait à.des Ps phié au département ds la guerre d\u2019ar- les pauvres vont prendre des vivres.Le | familles qui jusqu'à présent ont habitô| Ailleurs.30 « 12\u201c Qirrieations 5 ter l\u2019envoi des troupes en Egypte roi Humbert a visité les institutions de des réduits infects.__ _ Le \u2018Caire 19\u2014Des dépêches ont 6té Parceque le marquis de Hatwig doit avoir bienfaisance et goûté la nourriture qu\u2019il \u2014 Total\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.462 193 2 P une conférence avec lo chef miiitaire a'lwuvée bonne et saine.Dans le prenier établissement de ce genre il a remontré et embrassé le marquis de Canpodesola et l\u2019a chaudement remer- clé tour le bien qu'il faisait à la population.Lis dames font aussi tout ce qu\u2019il Diminution de l'&vidémie Rome, 18\u2014Une démonstration populaire 3 en lieu hier à Spezla en faveur de l'abolition da Condon sanitaire par les soldats antour de la Ville.A Pas- ciano l\u2019excitation était grande.On est La presse libéral décerne des éloges au Papo qui & fondé un hôpital près du Vstican et appuie surtout sur son intention de visiter personnellement les hôpitaux si le choléra se déclare à Rome.Londres, 21\u2014On dit que ie choléra reçues de Gordon, qui ss plaint du retard apporté dans l\u2019enyoi des secours.Il affirme de plus que le nombre des rebelles prés de Khartoum sugmente, Le Caire, 19.\u2014 D\u2019après la décision prises, lundi à la conférence qui a eu lieu au sujet des finances de Egypt et à laquelle Northbrooke, Sir Evelyn aller au secours de réduite dans le nombre,vu les nouvslles favorables reçues de Gordon.aujourd\u2019hui, On eroit que l'expédition qui doit Karthoum sera tr sous impression que les remèdes donnés pour apaiser les rigueurs du eholéra ne sons que du poison, Des médecins ont 616 tuès lorsqu'ils s'approchaiens des résidences où étaient des malades du choiérs.Des carabinirs qui ont cenayé de maintenir l\u2019ordre ont Sté lapidés, Naples, 18 A sont termes, pf le seul signe de vie est Massa Carrera 4 9 rr t val d'autres d\u2019une égale valeur et avec des + donné par lei marteaux des menuislers \u2019 4 Le steamer Massifkhir a heureuse-|serait vaincu, : Amers de Houblon, 1 sn résulte une puis.: .Parme 0er 4 |ment passé la seconde cata aste du Nil.| Les eaux du Nil-baissent lentement ; Py ; lai fabriquant du cercueils grossiers.Aquita cone.5 3 les vai de toutes dimensi sance de guérison telle quancun malaise, | Naples.34 7 Sonakim, 17\u2014 2,000 hommes de Ja| VAlsseaux de toutes dimensions pou-|pncune affection, sncuns maladie, ne sau- Dans quelyues-unes de ces rues il|Napios.17 ; ; les cataractes à As-| rai i n\u2019y a que desmorts ou des malades et Naples (ville).507 233 tribu amie des Amarar ont attaqué hier| Vent encore passer les cataractes As- |rait y résister, Ce remède peut être employé sans danger par la femme de la plus faible santé et par e plus jeune enfant.souan, s'ils sont chargés convenablement.lés Haddendowasz.Ils les ont défaits Six autres pro- après un combat de quatre heures.Ils dans la Via Duchessa 30 cas se sont VINCES 0000 8 2 produits daneune seule maison.On évalue maintæant à plus de 2,050 le nombre de personnes décédées à Naples Tous ces ds cholériques ont eu lieu depuis le 20 acût.Toulon, 16\u2014I1 ÿ à eu 2 décès par lo choléra ici hir; 2 à Perpignan, 5 à Frades, 4 à Totlouse, 4 à Bragneville.Naples, 16\u2014Les excès du dimanche ont produit ur légère augmentation de l'épidémie.Her l\u2019aumônier qui accompagnait le roi ans sa visite de Ia ville est mort du choléra, Rome, 16 sert.\u2014Voici le bulletin des ravages du choëra en Italie, durant les 24 dernières heres : Bergame (prov 14 cas nouv.\u201413 décès Naples, 19\u2014Le gouvernement italien considérarn les propositions relatives à la démolition et à la reconstruction des quartiers malsains de Naples.L'épldémie cholérique n\u2019ost plus aussi violente.On constate une diminution sensible dans le nombre des cas et des décès.On brûle encore une quantité de souffre pour purifier l\u2019air.Le poète Cavaloiti est arrisé ici aves quatre bandes d\u2019hommez de Milan et de la Toscane, la plupart gaxibaldions, pour soigner les malades.Cavalotti est à l\u2019hôpital Maddalens où il s'efforce de soulager, les 4victixaes.Il s\u2019est produit encore quelques désordres.À Giffon, la foule a ouvert le lazaret, mis en liber- t6 les gens qui y étaient en traitement en ont tué 70 et se sont emparé d\u2019un grand nombre d\u2019armes et de chameaux: Les Amarars ont eu 30 hommes de tués et blessés.La route du NJà Londres, 17\u2014Oa dit ici que lord Wol- seley, désespérant de secourir Khar- toura par la route du Nil, propese d\u2019arriver à cette ville par le désert.Pendant co temps, le United Service Club, qui est de la vieille école, continue de vigoureuses attaques contre le projet de faire construire des bateaux spéciaux pour remonter le Nil.La Army and Navy Gazette est fort sévère dans ses critiques; elle déclare que la flotille n\u2019est pas flotable, et qu\u2019il faudra se résoudre à en faire du bois à brûler.L'article que le gouvernement a enfin reconnu la nécessité d'établir un protectorat anglais sur l\u2019Egypte, et que c\u2019est là le but du voyage de lord Northbrook dans ce pays.res eont parvenues ici du progrès des événements au Soudan.D'après ces dernières nouvelles qui auraient été Londres, 20\u2014Le Daily Telegraph dit Caire, 20\u2014Des rumeurs voniradictoi- apportées par un courrier venant de Dongola, Gordon aurait zagné deux batailles et aurait forcé les rebollo à lever le siège Khartoum.Londres, 20,\u2014Sir Enelyn Baring a télégraphié du Caire que le mudir de Donagala avait reçu de diverses sources la nouvelle que Gordon avait remporté deux grandes batailles et s'était emparé CHAPITRE II, ¢ Malades, Mourants où près de mourir,\u201d Depuis des années, of condamnés par les médecins, dans des cas de maladies des reins, au fois, rhuvaes aigus, COonsomption, ont été guéris.Des fomroes presque folles.; De Pagonie do la névralgle, des affection nerveuevs, de Ja faiblesse et autres mma- ladies particulidres aux femmes, Persosnes toutes brisées par les douleurs de rhumatisma, inflaimmatoire et chronique ou souffrant du scrofuie Erysipèle, ; Dartres où empoisonrement durang, dyspepsie, indigestion, et en général touts les maladies provenant de la taibleage.; s ; 5 lles qui sont VV « BET eee een 21 A : o et jeté les lits danslo rue.Les personnes cogne Par d\u2019autres plaisanteries du de Khartoum.rata celles qui sout l\u2019apanage ne la Cuneo.\u2026\u2026\u2026 ses x \u201c 7 « |sonb autorisées à s\u2019en aller par mer pere ; Cet événement aurait eu Heu le 30| Ont été guories par les Amers de Hou- Gênes Bo 3 é 14 « après une quarantaine de quinze joars.| Le Caire, 18.Le mudir Halfa, de août dernier, deux jours après le der-|blon preuve quo l\u2019on peut trouver dans Naples (prov).44 « 13 « Au nombre des victimes de 1 épidémie |Dongola dit qu\u2019il poursuit les rebelles nier télégramme envoyé par Gordon, chaque vilage du monde connu.| Naples Ces \u201c470 « 167 « cholérique se trouve le fils du roi Kala.jusqu\u2019à Ossuks, en tuant et en captu- \u2018 BF\" Les vériinbles Amers da Honblon : Autres pla ce, 29 \u201c 2 « kaua, rant un grand nombre ; il a reçu de Londres, 20\u2014La nouvelle disant que | vert sur Véiignetts blanche ; Absienez-vous | Gordon un message rassurant.le siégo de Khartoum est levé et que | de toutes ces viles mAdesines emyoisonnées Le Nil monte de rouveau.Des ren- Gordon est :libre, nouvelle qui, si elle | et n\u2019accaptaz que le Bonblon.Naples, 19 \u2014 L\u2019épidémie Sholérigue Madrid, 1\u2014II y a eu quatorze décès's\u2019étend dans la partie ouest de ls ville.p PE EE ETES PE ET RP ET 6 LETTRE DE PARIS.Un rouvel aliment de discorde\u2014La let- ire de M.du Pavillon\u2014Ce qu\u2019en pen- vent les Orléanfstes.\u2014 Historique du nouveau ballon dirigeable.\u2014Le capitaine Renard et l\u2019ex-géné \u2018al du Temple \u2014 MM, les capitalistes, à l\u2019œuvre ! \u2014f'invenieur de \u201cl\u2019engrais dirigeable.\u201d\u2014 Revers de médaille aux bsins de mer.\u2014 Le retour des eaux \u2014 Favoris et moustafhes\u2014M.Jourdain voyage avec sa suite.\u2014Ce qu\u2019il est advenu du logis de Gusiave Flaubert.\u2014La triow.phatrice de l'année.Paris, 6 septembre 1884.La polémique sur l'attitude du comte de Paris vient de se corser d\u2019un nouveau et intéressarit document, qui menace d\u2019éterniser le débat entre Blancs d\u2019Espagne et Blancs d\u2019Eu.On a souvent demandé quels étaient les véritables sentiments du comte de Chambord à l\u2019endroit de ses cousins d\u2019Orléans, Voicr çe que répond M, Huet du Pavillon, autrefois l\u2019intendant du royal exilé de Garitz et aujourd\u2019hui son exécuteur- testamentaire, dans une lettre adressée au Waterland de Vieune, dont le Temps a reçu communication.Il est bon d\u2019observer ici Tue derrière le nom du signataire, lequel ne manque pas d'autorité, or peut en deviner, sans être trop téméraire, un autre quien a, dans la matière, une bien plus haute encore, c'est 4 dire ni plus ni moins que celui re Madame la Comtesse de Chambord elle-même.Ci-suit la tettre dont il s\u2019agit :\u2014 Frohsdorf, 29 août 1884.Vous avez plusieurs fois, et notamment dans votre numéro poitant la date du 29, cité des paroles de Mgr.le comte ste Chambord qui eont hist riquement inexuctez, et qui répondent mal à ses véritables sontiments.Si vous tenez, monsieur, & éclairer vos lecteurs sur ca que pensait reellement Henri V, vous pourrez reproduire une note éÉmsnée de Frohsdorf, et publiée dans l\u2019Univers du 23, Il y est affirmé que, dans la fameuse entrevue da 7 juilles 1883 avec les princes d'Orléans, Hensi V aou pour usique intention de montrer comment un Bour- ban doit pratiquer la loi évangélique du pardon avant de paraîyre au tribunal de Dieu.Comptant sur votre impartialité, monsieur le rédacteur.je vous prie de vou- toir bien agréer mes salutations respectueuses.A.Horr DU PAVILLON, Exécuteur testamentaire de Mgr.le Comte de Chambord.Les orléanistes ont admiré, sans avoir besoin d\u2019y être invités, le « pardon évangélique », dont parle M.du Pavillon, À leurs yeux il n\u2019y avait rien là que de très naturel de la part du Comte de Chambord.Ces sentiments étaient l\u2019accompagnement obligé de son caractère respectable, mais tenace, Caractère qui selon eux a tant contribué à prolonger son exil.Tel qu\u2019on le connaissait, disent-ils, le Comte de Chambord ne pouvait pas aimer les Princes d\u2019Orléans ; il n\u2019avait, toutefois, rien à leur pardonner, et ce pardon pourrait bien être après tout une simple impertinence propre à M, du Pavillon.Au surplus, ils s\u2019étonnent que certains royalistes paraisse L au- jourd\u2019hui attacher tant d\u2019importance à cette question de réconciliation in extremis, quand Mgr de Chambord lui-même les a d\u2019avance dispensés de relever tous les ergotages particuliers qui pourraient s\u2019élever après sa mort en publiant, boo quiet 1RRS la Pc 0e procla- yi: sat Foot will aubles closes : \u201cis Maison de France est sincèrement, loyalement réconciliée.\u201c Ralliez-vous, confiants derrière elle.\u201c Trève à nos divisions, pour ne songer qu'aux maux de la patrie ! «& N\u2019u-t-élle pus assez soufiert ?4 N'ept-il pas temps de lui rendre, avec sa 10yanie séouluire, la prospérité, Ia séourite, la digoité, ls grandeur, et tout ce cortège de liberiés fécondes que vous n'obtieudrez jsmuis sans elle ?Dans ces conditions, ajoutent les Orléanistes, le « pardon évangélique » dont parle M du Pavillon, à de la recoustriulion officielle, régulière, èle le corollaire définitif désormais indestructible de la Mai vus ral, à U t1 «hall di* son de France, D'ailleurs affirment- ils, que M, le comte de Chambord soit mort aimant la maison d'Or léans ou la détestant, cela ne signifie rien, car, comme ils le fout obssrver avec assez de raison : Ou le droit des d\u2019Orléans est bon, et alors la haine du Comte de Chambord, se füût-elle pro'ongée au delà du tombeau n\u2019eût pu l\u2019infirmer ; .Ou leur droit est nul, et l\u2019embas- sade suprême de Frohsdorf ne l\u2019eût pas rendu valable.Le débat en est resté là au moment où je vous écris.x, * x Comme vous devez le penser.la découverte de la direction des ballons, découverte à peu près indis.cutatle depuis cette merveilleuse expérience de l\u2019aérostat de Meudon dont je vous entretenais l\u2019autre jour, continue à préoccuper beaucoup les esprits.À Ce propos, je crois ici à la fois utile et intéressant de vous faire l\u2019historique des phases successives par où à passé ce dernier projet de ta navigabilité des airs, avant d\u2019en arriver à son état de réalisation actuelle.Tout d'abord, uns rectification.L\u2019aêrostat de Meudon n\u2019est pas exclusivement l\u2019œuvre des deux frères Renard, comme on l\u2019a an noncé précédemment, mais bien surtout celle du capitaine Renard, qui est l\u2019aînê, et du capitaine Krebs, fous deux en service actif dans l\u2019armée française.Quand fut décidé le projet, il y à Je cela six ans, le capitaine Renarn, qui est une tête très enthousiaste, voulait faire un aérostat ne ressemblant en rien à ce qu\u2019on avait vu jusqu\u2019alors.Son ballon devait être tubulaire, et, au centre même du tubes, une hélice se trouverait suspendue avec une grande hardiesse.\u2014Ce n'est pas la peine d\u2019être in- venteu:, disait M.Renard pour copier les autres.Son compagnon, au contraire, plus calme, plus raisonné, fut de saite d\u2019avis qu\u2019il ne fallait donner aucune part à l\u2019imagination.Selon lui, il n\u2019y avait qu\u2019à pe:fectionner les aéronefs de leurs devanciers, et surtout suivre de près la nature qui elle-même se chargeait 1ci de leur faire la leçon.L\u2019aérostat doit nager dans l\u2019air, disait le capitaine Krebs, comme le poisson dans l'eau.Ce fut cet avis qui l\u2019emporta et l\u2019aérostat pisciforme qui le 9 du mois dernier s\u2019est élevé au-dessus de Meudon, fut dès lors résolu.Restait ensuite à trouver le moteur, et à ce sujet se place un incident comique qui montre bien l\u2019extrême susceptibilité des inventeurs, Il y à six ans, un certain M.du Temple, autrefois général, venais établir à Uherbourg une usine pour la construction de machines à vapeur d\u2019une légèreté exiraordi- naire dont 31 était l'inventeur, et qui lui avaient déjà valu une réputation considérable.Le capitaine Renard alla lui rendre visite.\u2014-Quel usage comptez-vous faire de mes machines ?demanda l\u2019ex- général du Temple.Je compte m\u2019en servir pour des essais de navigation aérienne, re- pondit le capitaine.Le fabricant serra vigoureusement les mains de son visiteur : \u2014Je travaille moi-même depuis vingt-cinq ans dans le mème but, dit-il, tout en espérant bien me servir un peu de mes moteurs légers pour mon oiseau.\u2014 Quel oiseau ?\u2026ÔMais, celui qui re portera dans l\u2019espace, parbleu Vous ne l\u2019ignorez pas, un vaisseau aérien ne pourra se diriger, comme l\u2019oiseau, À travers les airs, qu\u2019en atant-qu\u2019il sera plus lourd que l\u2019air même.Vous ne devez pas croire.j\u2019imagine, qu\u2019on puisse arriver à un résultat pratique avec les ballous seulement.\u2014 Au coatraire, riposta le capitaine Renard, je crois si bien à l\u2019a venir des ballons que je peux leur adapter vos chaudières, i\u2019ex-général resta tout interloque : voir appliquer aux ballons, en effet, les machines mêmes qu\u2019il avait inventées pour prouver l\u2019inu- Fes A 8 LTI tilité de ces derniers, c'était là un comble des mieu conditionnés.Aussi refuga-til tout net d\u2019en venir à uhe entente.Prières, supplications, rien n\u2019y fit, Il garderait ses moteurs, et le capitaine ses ballons, Aussi bien, il était souverainement imprudent de venir de la sorte rire au nez des gens.Le capitaine partit désespéré Déjà il ne savait plus à quel saint se vouer, lorsque, à quelque temps de là, à l\u2019exposition d\u2019électricité qui venait de s\u2019ouvrir, un petit modèle d\u2019aérostat à hélice, construit par M.Tissandier, et fonctionnant au mo: yen d\u2019une pile au bichrosmate de potasse, attira vivement son attention.Il se mit à son tour à l\u2019œuvre, essaya d\u2019abord des a:cumulateurs qui donnèrent des résultats médi- Ocres, puis de trois systèmes de piles, où il dépensa quelque cent mille francs, mais qui lui firent enfin trouver ce qu\u2019il cherchait.De son côté, le capitaine Krebs ne restait pas inactif, car à lui était dévolue la tâche de la construction du moteur dont tout le monde a pu apprécier le fanctionnemezt irréprochable lors de la récente expérience de Meudon.L'application de l\u2019électricité à la propulsion des aérostats marqua't sa mille eu unième découverte de ce siècle, déjà si fécond en merveilles.Au dire des connaisseurs, il ne s\u2019agit plus maintenant que de faire gros pour aller vite et bien à travers les airs.Les gros boulets vont plus loin que les petits; la baleine nage plus rapidement que les autres poissons.La solution pratique de la navigation aérienne n\u2019est \u2018plus qu\u2019une affaire d\u2019argent.La parole appartient dès ce jour à MM.les capitalistes.Il est à souhaiter seulement que ceux-ci décideut au plus tôt à jeter les bases d\u2019une première société pour l\u2019exploitatiou de l\u2019idée Krebs et Renard, car, du train dont vont les choses, Paris ne sera plus biea- tôt qu'une immense fourmillière d\u2019inventeurs.Depuis un \u201cnois, le nombre de ceux qui s\u2019imaginent de toutes forces avoir découvert la vraie solution du problème, augmente dans des proportions effrayantes, Les cerveaux détraqués ne se comptent plus.La mise en pratique seules des nouveaux projets d\u2019aérostation nous rendra un peu de calme.Comme exemple de l\u2019urgence qu\u2019il y a à s\u2019exécuter, je me bornerai à citer un fait, chois1 entre plusieurs.L'autre jour, M.Aurélien Skoll, de l'Evénement, voit entrer dans son bureau un monsieur fort&bien mis qui, après s\u2019être poliment excusé pour le dérangement qu\u2019il pouvait occasionner, l\u2019avertit qu\u2019il venait pour sollicite: ua concours.-De quoi s\u2019agit il, morsieur ?demanda M.S:holi.\u2014 D'une découverte qui changera la face du moude, répondit le visiteur.Je suis inventeur de l\u2019engruis dirigeable ; j- dirige les engrais sur le point Je plus éloigné.Vus savez coinme moi que la lune est stérile.Pas d\u2019atmosphère.Les télescopes les plus puissants n\u2019ont pu nous faire reconnaître aucune altération sur la face de cet astre des hiboux et des chauves-souris.Aucune couche gazeuse, ni brouillard, ni uuage et par conséquent pas d\u2019eau.Si donc la Lune ne possède ni eau, ni air, nous pouvons en conclure que nul être n\u2019y vit.La plupart des phénomènes dont la Lune est le théâtre deviennent incompréhensible pour nous ; plus de perspective, plus de réfraction, plus de sons perçus dans l\u2019espace.Eh bien! monsieur, je vais changer tout cela, Au moyen de l\u2019instrument que je vous soumettrai, Je recouvre la Lune d\u2019une épaisse couche d'engrais.Au bout de six mois un gazon touffu recouvre ce sol désolé.Après l\u2019herbe, les arbustes.Où il y a des arbres, il y à de l\u2019eau douce.Cette ean elle même éprouve des besoins d\u2019expension.Voici des sources, des torrents, des rivières.L\u2019atmosphère est créée.Avec l\u2019eau et l\u2019air vient la vie ; des animaux naissent et se reproduisent.\u2014Ne faites pas cela, monsieur, s\u2019écria alors M.Scholl avec effroi.UR \u2014Pourquoi donc ?\u2014Pourquoi, dès que vous aurez fait de la Lune une planète habitable, Jes astronomes y verront flotter le dravead anglais.x\" x Les joies du bain de mer touchent à leur fin, et ce sont maintenant les tristesses qui vont commencer par là bas, le long des grèves désertes, couvertes d\u2019un ciel gris de plomb, où le flot écumeux vient hurler, où les vents du large soufflent avec rage.Déjà, les trains de retour affluent dans la capitale, de tous les coins de l\u2019horizon, ramenant tout uu monde bronzé, hâlé par le grand air vivifiant des côtes.Tous revoient avec un plaisir inexprimable leur Paris, où l\u2019on est si bien, même en été, où il faitsi bon vivre durant les longs mois qui s\u2019avangeut.Comme l\u2019on oublie vite alors les horreurs des hôtelleries de Dieppe, Trouville et Etretat, où trois mois durant hôtelliers et garçons da service se sont entendus comme larron en foire pour vous écorcher et martyriser affreusement ! À propos d\u2019hôtels de bains de mer, savez vous comment on les a dénommés cet été.Il y en a de deux sortes : les «hôtels à moustaches » et les « hôtels à favoris» Je m'explique.Les hôtels où les garçons de service portent la moustache ont un certain laisser aller que les autres n\u2019ont pas.Par contre, les garçons à favoris promettent un service plein de correction.L\u2019hôtel à moustaches, très alléchant d\u2019aspect, se rapproche volontiers du boui:-bouis.[\u2019hôtel à favoris, plus rogue, est farçi de respectabilités.Défiez vous de l\u2019hôtel à moustache ! Ne comptez pas sur la cordialité de l\u2019hôtel à favoris! Faite mieux encore : quaud vous viendrez en France, fayez les tous deux di:tinctement.Ils sont pourtant intelligents en diable, ces propriétaires d\u2019hôtels, Que pensez vous, par exemple,qu\u2019ils ont imaginé pour faire mordre le bourgeois à «eurs prospectus ! C'est un trait de génie ni plus ni moins, Tout l\u2019été, le M.Jourdain de Mol- lière, à pu voir s\u2019étaler à la quatriè- ma page des journaux balnéaires, sous ls rubrique des ¢ Nouveaux arrivés \u201d à l\u2019hôtel où il était descendu, cette phrase véritablement étincelante : \u2014.M.et Mme Jourdam et leur suits.Vous entendez bien, une suite pour un domestique.Quelle profonde connaissance du cœur humain ne fallait il pas avoir pour trouver cela, Il est on ne peut plus clair que M.Jourdain se transportera dans sept ou huit villes d\u2019eaux durant l\u2019eté, touten dôpensant un argent fou, dansle simple but de pouvoir déguster à son aise par ci par là cette pharase mérifique :-\u2014 M, et Mme.et leur suite.Du reste, comme il se venge bien à cette heure, ce M.Jourdain, du ridicule qu\u2019on a cherché à lui infliger jadis ! M.Jules Claretie racontait hier dans le Temps, que revenant l\u2019autre jour «\u2019: \u2018ie course aux bains de mer, i! s\u2019est arrêté en passant aux Groiss:is, près Rouen, pour visiter la tuaison où vécut et mourut Gustave Flambert, et qu\u2019il a trouvé celle-ci remplacée par une usine 2 alcool, Un tout petit pavillon seul de l\u2019antique résidence a été conservé.Tout le reste est rasé, démoli.Se peut-il en vérité imaginer plus cruel revirement du sort ! Une distillerie remplace aujour- d\u2019hui le gai logis d'antan, où le grand poète de Salammbô rêva des splendeurs disparues de Garthage et de sa chaste et jidéale héroïne, où il esquissa les flamboiements de couchers de soleil d'Afrique, allumant de lueurs étranges les corps fauves des lions crucifiés dans la plaine.O revanche de Pécuchet ! L'homme \u2018qui a le plus exérré le bourgeois de son vivant, verrait à cette heure, s\u2019il pouvait revenir un un moment sur terre, son coin d\u2019artiste et de lettré balayé par une usine, une usine qui sent l\u2019eau-de- vie et fume à touts vapeur.Un dernier écho de la saison des bains de mer, pour terminer.Les lectrices du Canadien seront sans doute heureuse d\u2019apprendre que la triomphatrice de cette année\u2014car il y a chaque année une triompha- trice\u2014a été une Américaine du nom de Miss Clifford, la correspondante 4 Paris de !\u2019 American Register.Les chroniqueurs à la mode ne tarissent pas d\u2019éloge sur son compte « Divinité en cheveux blonds, profil de fine médaille et taille de houri, » figurent parmi quelques-unes des expressions qui leur échappent le plus communément.SyLvA CLAPIN.JEt\u2019omelette de l\u2019amiral C\u2019est une bien jolle histoire que vlent de me conter un vienx loup de mer de mes amis et que je voux vous dire à mon taur.Courbet, le brave amical, en est le héros.Il n\u2019était alors que lieutenant de vaisseau, explorant je re sals quelles côtes barbares de l\u2019Afrique occidendale là-bas, dans les parages du Dahomey.Suivi de cing ou six matelots il s'aventure un beau joux assez loin du rivage.Sur la route, il n'a rencontré que des singes, des éçureuils, des olteaux, Exténuée de fatigue où de faim, la petite caravane se trouve comme perdue dans ce désert de verdure et d\u2019ombre.| Tout à coup, uns hutte apparaît derrière un rideau de palmiers, hutte fox coquette avec ses touffes de lanes en flours, mals pss assez engsgeante avec ses trophées da crânes et de tiblas er - lacés.\u2014Yntrons, dit le lieutenant Courbpt.5 voilà vos marins dans la eabane d'anthropophages ol trols femmes s: vages sont en train de procéder & ur toilette en poignant sar leurs go opu'entes des coleils roses et des | bleues.Courbet offre aux jeunes négretses de menus objets de verroteries qui jeur arrachent de joyeux sourires.Pulj on allume du feu pour faire le déjeuter.Une dus femtues apporte des œufs ; un mateloi les casse, un autre le bat avec un os de poissou en forne de palette.Le liontenant se recueillie: \u2014Voyone, dit-il à son escurte, ju al- lonsenous mettre dans cette omejette ?Pas de lard, pas de fromage ; nl poisil, ni oignons, ni cerfeuil ; el encorg nous avions des truffes ! Mals aus:itôt, acrétant au-degus de da la porte un regard étonné ef gourmand : Des morilles ! s\u2019écrie-til} voici des morilles ! C'était en effet do belles Morilles, appétissantes et jaunes, toutes ricotées, qui se balangslent en gairlpde gra- cleuse au-dessus de la porte.Da bout de son épée, le lieutenant lespueille et les passe aux matelots qui [es lavent, les coupent, les battent dan \u2018omelette, quel régal ! Mais, en même temps, let trois femmes\u2018éclatent en cris dédirants À genoux, les mains jointez,jelles pleurent, elles prient, elies memcent.Elles veulent s'opposer à la gtnfection da Vomelette qui, déjà, rouke avec srt, famante, baigne dans sajssuce d'or.Elle est cuite, elle est sejvie, elle ot mangée.Il ne reste plusirion qu\u2019une odeur suave, uu parfan] exquis qui embaume la cabane.Accroupies sur une nitte dans un \u2018coin de la hutte, les trfiz négresses, immobiles ct muottes, egsrdent les marins avec stupeur.\u2014Je parie, dit Courjet, que ces bonnes femmes adoraient purs morilies ; c\u2019étaient peut-être \u201ces filches ot nous avons mangé lours dieux *,* Nos marina alldentse roti'er, laissant comme écot auxmêgresse désolées une cascade de perlis en verre of un flot de rubans.Maisau moment «à ils quittent la table, {luq guerriers farouches apparalesent fur le seuil de le butte, C\u2019est le maître de la paison accom pagné de ses quatre fi:3, juatre hercules armés de flèches et de rjssues.\u2014Allons, dit joyeusgnent Courbet, voici le quart d'heure Habelais : il s\u2019aglt maintenant de payer notre cme- Lette, Les trois nègresses put debeut ef, montrant du doigt Is phse où furent les morilles, racontent qui vient de ss passer.À leur tour, les cinq tent à brandir leurs 17agtes 6n poussant des cris de vengoarte.Mais le vages £o met- futur valnqueur de Foutciéou n\u2019était: Pr t | I x ta x La es 25 1205 RS 1 ey on: = Folie 3a.=- m:- E- Et er pr Ef ey = Nt La x vu Be Ci Wg à EN le aL, 3g quel endale ney, Hr.niles, ptdes, grd gut 1 ie, du i hi Ty lr nt 1 À alé\u201d LE CULTIVATEUR pas facile à intimider, Il e\u2019avance ausel- tôt à la tête de sas marins, et le revolver au poing, il impose respect aux cannibales, qui, devant cette vaillante attitude, se radouclssent comme par enchantement.L'un de ces sauvages connalssait quelques mots d'anglais, et l\u2019on finit par s\u2019entendre.Mais quelle révélation ! Savez-vous ca qu\u2019étalent ces morilles exquises ; des cervelles humaines, trophée hideux et sacré ; des cervelles desséchées, arrachées aux crânes d\u2019ecnemis vaincus ! Le brave amiral n\u2019aime pas, dit-on, à rappeler cette aventure culinaire.LA MARSEILLAISE L'Hymne des Mareeiliais ou ia Marseillaise à une étrange destinée ; hymne guerrier, patriotique, à l\u2019origiue, puis révolutionnaire, *antôt toléré, tantôt proserit, est rodevenu l\u2019hymne national offi:iel.Lo ministre de la guerre, pas 2a circulaire en date du 24 février 1879, a prescrit de se conformer au décret loi du 26 messidor an IIT (14 juillet 1795), qui dit que le morceau de musique intitulé Hymne des Marseillais sera exécuté par les musiques militaires.Ce chant national, qui a immortalisé con auteur, un capitaine du génie, a une orrgine qu\u2019il est intéressant de rappeler.Lorsqu\u2019au mois d'avril 1792 arriva à Strasbourg la nouvelle de la déclaration la guerre contra l\u2019Autriche, le maire de etto ville, Dietrich réunit à sa table le 4 avril, les volontaires qui étalt sur le oint de partir.Parmi les convivez se ouvalt un jeune capitaine du génis, 2 ami de la maison, nommé Rouget y L'Isle.Pondant le repan, le maire itriote parla de la nécessité d\u2019avoir un ant Ge guerre pour exciter l\u2019enthou- «sme des soldats et remplacer les vieux Trains da route et des chambrées.\u2014 Voyons, Rouget, dit-il en s\u2019adres- sf au jeune officier, vous êtes poète et Lsiclen, faites-nous quelque chose qui Trite d'être chanté.touget s\u2019en défendit d\u2019abord ; mais eité par los instances de ces cama- rag, en proie à létat d\u2019exaltation et de fièe guerrière que provoquait alors la grdeur des évènements, il se retira dans sa ambre, prit son violon, eb com posa lesaroles et 1a musique de l\u2019hymne qui deit immortaliser son nom.Le lendemain, 25 avril, sept heures du atin écrit Masclet, officier d\u2019état- may qui assistait à la réunion chez le citon\\ Dietrich, Rouget de l\u2019Isle était chemo : «-La\\ proposition de Dietrich, me dit im\u2019 empêché de dormir, j'ai em- ployla Init à essayer une ébauche de son (ant de guerre, même de la mettre en msiqué ; lis et dis-moi ce que tu en ec admiration et j'entendis avecnthoufasme le chant de guerre tel qil exisk aujourd\u2019hui, à l\u2019exception de ux vel de la dernières strophe, qui arent mmplacés par deux autres.Qilques leures aprés, Rouget de L'Islss rendt chez Dietrich ; fet 13, accopagné sir le piano par une des jeux: filles prisentes chez le maire, il exéda son chat de guerre.«eo fut, dit Michelet, comme un écla/du ciel ; tyut le monde fut saisi, ravious le savalent,tous le chantdrent, toutitrasbourg, toute la France.L jour mêmi, Rouget de L\u2019Isle adrea, avec une dédicace, au 1naré« chaLuckner, son Chant de guerre de l\u2019Arée du Rhin, qui fat publié ausel- tôt us ce titre, à Strasbourg, chez Th.le Dannebach (une demi-feuille in-4 oblong).D le lendemain, l\u2019hyne fut copié, puis orchestré en harrnie militaire par plusieurs musi- clendu théâtre de Strasbourg, et enfin étud par les musiciens de la garde natiale,qui l\u2019exécutèrent,le dimanche suivé 29 avril, sur la Place d\u2019Armes, oll w parade avait leu.\u201cest un superbs bataillon de Rhô-et-Loire, commandé par Césl- riat,c Masclet, qui ont eu les prémices du Ont de guerre de l'Armée du Rhin, IL ave à Strasbourg, ayant en tête pourrapeau une aigle d\u2019or aux ailes dépldes ; la parade venait de com- menc » Le ant de guerre était déjà répandu en Ale, solt par des coples, soit par I'impwsion, lorsque dans un banquet à Marseille.Le lendemain, le Journal des Départements méridionaux et des Débats des amis de la Constitution, le reproduisit dans ses colonnes sous ve titre : Chant de guerre aux armées des frontières ; puis on l\u2019imprima séparément, et on en distribua un exeraplaire à chaque volontaire du batsillon marseillais qui partait pour Paris, Les Mar- seillaischantèrent l\u2019hymue de Rouges de l\u2019Isle à leur entrée dans cette ville, le 30 juillet, of à l\u2019attaque dos «'nileris, le 10 août.Ce fut à partir de cette époque que l\u2019hymne, devenu populaire a Paris, prit le nom de Chant des Marseillais,et bientôt celni de Marseillaise.Les tataillons de velontaires nationaux ef les deml-brig des marchèrent à ses mâles accents, et cn doit peut être vi attribuer la plupart des succès des arméasrépublicaines, C\u2019étalt, d\u2019aillenrs, l\u2019avisdes généraux.L'un d\u2019eux écrivait : « Nous tous somumes battus un contre dix, mais on chantait la Marseillaise.« Envoyez-moi mille homme et un exemplaire de la Marseillaise, écrivait un autre général, et ja riponds dela victoire.» A Jemmapes, Damouriez ordonnait au bataillon des Deux-Sèvres d\u2019anton- ner la Mawseillaiss, et c\u2019est un chantant l'hymne de guerre ue les volontaires du bataillon des Deux-Sèvres gravirent les premiers les hauteurs du bois de ssu, garni de plus de cinguante pièces da canons.- A la Convention nationsle, dans la séanco du 26 messidor au IIL [14 juillet 1795), Jean de Bry demande « que l'hymne 4 jamals céldbre des Marsell- lais, cet hymue qui nous fit gagner tant de batailles, soit consigné tout entier dans le procès-verbal d'aujourd\u2019hui, et que le comité doune desordres pour que cet air soit joué chaque jour & la garde montante, » La proposition de Jean de Bry fut adoptée au milieu des pius vifs applau- disserments et décrétée comme loi, Ce fut vrniment le chant militaire aux armées.Dans une lettre à Berthier, datéa de Mombello, le 27 prairial an V (15 juin 1797), Io général Bonaparte lui écrit, entre autres chosss, de faire mettre à l\u2019ordre : « Arifcla 4 \u2014 I! ne sera jamais fais usags de la sonnerie da pas de charge, ni de l\u2019air des Marseillais, l\u2019un ef l\u2019antre no devant être employés q s'au moment de marcher à l'ennemi, L'air des Marseillais poura cepen\u2018ant être joué aux revues générales.» (Archives du dépôt dela guerre ) La Marseilsaise, tells qu'elle est chantée aujourd\u2019hui, ne contient que gapt couplets, dont la sixième, appel la « Strophe des enfants, » et qui commence par ces mots : Nous ertrerore dans la cor bre.a été ajouté aprè: uno fête du 14 octobre 1792.I! a été longtemps attribué à M.J.Chônier ; mais il apprr\u2014 tient, disent beaucoup de biographes, à Louis Dubois, qui s\u2019en est déclaré l\u2019auteur en 1848.Des strophes supplémen- tairee, inspirés par les ciréonstances, ont disparn avec elles.La seule qui soit restée indissolublement unis avec le chant primitif ost la strophe des enfants.er AS smart ms LA MAIN IDE DIE) On Usalt dans les journaux il y a quinze jours : Berlin, 12 soût.La conversion de la comtesse Eilinox de Henckel-Donnersmarck, qui vient d'abjurer le catholicisme pour pouvoir épouser le prince de Carolach-Beuthen, à vivement ému le monde tatholique en Allemagne, qui ne compte pas beaucoup de familles aussi riches et d\u2019une foi plus fervente que les Henckel.La démarche de la jeune comtesse, dont le frère s\u2019est signalé parmi les zélés membres du centre ca\u2018holique au Reichstag, s'explique par les circon- tances ; on sait que son fiancé a divorcé, et comme le divorce n\u2019est pas admis par Rome, le jeune couple aurait dû renoncer au mariage religleux, si la comtesse n'avait pas consenti à embrasser la religion de son futur mari, On lit dans les journaux de la fin du mols : Bezlin, 25 août.civigu le 25 juin 1792, un nommé Mirerle chanta pour la première fois Une douloureuse nouvelle vient de consterner nofre monde aristocratique.La jeune et balle comtesse Ellinor de Henckel-Donnersmarck, la fiancée da prince de Carolath - Beuthon, a été enlevée hier, par une mort subite, au château de Polnish-Krawarn.On se rappelle que la comtesse s\u2019étalt tout récemment convertis au protestan- tisrae, Des journaux avalent plaisanté de la douleur des catholiques lors de lu défection ; ils peuvent plaisanter de leur douleur plus grande eneora avjourd\u2019hul, Is crime de la Brionne Un crime épouvantable vient d\u2019être commis à quelques kilomètres de Gué- ref, dans les.cixconstances suivantes : Les époux Vincent tenaient une petite auberge à la Brionne, et vivalent depuis longtemps dans un état d'hostilité continuelle ; les voisins étalent souvent obligés d\u2019intervonir entre les deux conjoints, Le mari n\u2019avait pas nne mauvaise réputation, mais it était adonné à la fatale passiou de l'ivrognerle.La mauvaise conduits de sa femme lui avait fait contracter cette triste habitude.Antoinette Vincint, plus connue sous le surnom de la marquiss, con- sommaif elle mêma plus d\u2019un domi litre d\u2019eau de vis par jour.Doux fois déjà, cette femme avait attenté aux jours de son mari ; une première fois en essayant de le pendre pendant son sommeli, et une seconde fois en lui faisant au cou une horrible blessure avec un long et large couteau.Le lundi ler septembre, les deux époux déjeunaient ensemble ; à la suite d\u2019une discussion sans importance, la femme Vincent enfonçait dans la poitrine de son mari le couteau dont elle se gervait pour manger du\u201cpsin et du beurre ; la lamu du couteau pénétra à uno profondeur de huit centimètres et! perfora lscœur.Le malheureux Vincent se leva, descendit les escaliers de la maison en criant: Ma femme vient de me tuer; puis il tomba et expira quelques instants plus tard, Pendant sa courte aponie, sa femme lui disait : « Je vai déjà manqué plusieurs fois, aujourd\u2019hui tu as ton compte.» Puis, détail horrible, elle continua a manger son pain et son beurre avec le couteau encore tout maculé de sang.Dapuis son arrestation, l\u2019attitude de la femme Vincent est d\u2019in cynisme révoltant ; coits malheureuse, abrutle par l\u2019Ivrognerie, reste impassible, et se vante môme de son crime.Lis drames de la mer On écrit de St Pair (Mauchs), les septembre : Aujourd\u2019hui, un drame terrible vient de jeter la consternation sur la plage de 8t Pair (prés de Granville), & quatre cents metres des bains devant Baint Nicolae.Un préire, 4h de 40 ans, l\u2019abbé Thi- 100%, Entré dana les ordres après le décès de sa jeune feu ma, morte en couches, avait conduit à Ja mer, pour leur apprenire nager, deux jeunes gens, MM.Delacourtia, en viliégiature ici.L'abbé Thiroux était excellent nageur et d\u2019une force hercuiéanne.La mer calme en appsrence, avais des lames de fonds subites et vio antes, Un des jeunes gens perd pied, et est emporté ; son frère subit ls même sort.Le prêtre veut les soutenir, mais les daux jeunes gens s'attachent à lui, lient ses mouvements.Un jeune homms de vingt ans, M.Bérard, fils d\u2019un architeota de Vire, qui passait le groupe.Il estaaisi par les malheureux en détresse et tous les quaire roulent dane le» vagues.A cet horrible spectscle, le père des jeunez gens se joits à l'eau ainsi qu\u2019un autre prêtre.ami de l\u2019abbë Thiroux, On les retire.Un douanier retire un des enfants respirant encore.Puis le canot des bains de St Pair srrive, et retire le eadavre de l'abbé 'Thiroux, Un deo nos confrères do la presse pari- sionne, M, Léo Montancey, se jette à la mer tout habillé et va retirer M, Bérard.Malheureusement 1! ne ramène qu\u2019un cadavre.Le pauvre jeune homme était mort victime de son dévouement.Enfin la mer rapporte le dernier cadavre.Le curé de St Pair, arrivé en toute hate, donue, sous une pluie battante, la bénédiction suprême aux morts.Le Rôvérend J.MoLouren, missio naire Baptiste des Torides du Canada écrit: Durant mon séjour au Canada nous avons fait usage de l'huile Elec- trique du Dr Thomas avec beaucoup de satisfaction.Nous sommes maintenant sur le point de retourner aux Indes, et nous désirons beaucoup en apporter cvec nous pour notre propre usage et aelui de nos convertis malades.sur la plage, se déshabille ot nage vers: S LU JUO PILE sui JOOM ® LSOUA \u2018GE3L SITTIEVLA \u2018OLR Leur assortiment consiste surtout en : deux chevaux.do « Munroes \u201d tournante.do do nouvelles et aussi pour les anciennes.W.A, ROSS, Agent-général.Boite 735.Cette maison si bien connue par tout le Dominion a ouvert une succursale au No 30, rue Bt-Paul, Bitisse Renaud, ot tls pourront répondre avec plus de promptitude aux demandes qui s\u2019accroiseent d\u2019année en année.MOISSONN QUSES.\u2014Moissonneuses et Faucheuxes combinées No 2.Harvester.do \u201c\u2018Smith\u2019s Fails \u201d.do « Daisy.\u201d MOISSONNEUSES es LIEUSES avec corde.FAUCHEUSES.\u2014Faucheuses No 2 Harvester\u201d combines, cadre en bois, Faucheuses \u2018* New Model'\u201d Buckeye, cadre en fer à 2 chevaux Faucheuses \u201c \u2018 ; 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Courbet, Londres, 16\u2014Les nouvelles foriifica- tions qui ont été construites par les chinois à Formose ne sont pas, dit on, très importantes, et n'offriront que peu de résistance si les Français les attaquent.Des nouvelles de Shanghaï annoncent au\u2019une corvetie jamonaise est arrivés à Kinpaï.Parie, 16\u2014L\u2019amiral Courbet évalue les pertes éprouvées par les chinois depuis le commencement de la guerre à 50,000,0C0 de francs ($10,000,000.) Paris, 16 \u2014On rapporte que des lettres ont été échangées entre l'Angleterre et \u2018la France, au sujet des nouvelles opérations du général Courbet, principalement à l\u2019égard de Shanghai, Bhanghaï, 16\u2014Il y & eu aujourd'hui une assemblés nombreuse.Tous les anglais y ont pris part.On y a forte- maent censuré Is conduite de la France de prolonger ai,œi les hostilités.On y a résolu d\u2019insister auprès du gouvernement anglais pour qu\u2019il fasse des efforts sfin d\u2019en arriver à un prompt règlement des hostilités au moyen de l\u2019intervention d\u2019une puissance.L'état de guerre actuel est ruineux pour le commerce Le général Tzo-Tsung Tang a quitté Pékin pour Tientsin ot un conseil militaire sera tenu.Foutchéou, 16 \u2014 Le lieutenant anglais ani a êté blessé per 1+» chinois gur le vote em ar bid be Z phyr, csv i007k AU- p-ard'bor i6ndres, 16\u2014Une dépêche reçue de Foutchéou annonce que cinq vaisseaux français sont de retour à Matson.L\u2019indignation est grande au sujet de Ja mort du lieutenant du vaisseau Zephyr, et Von blame plus sévèrement les français que les chinois.Le public s\u2019agite ; on fait des arsem- blées dans le but de demander une médiation, siaon les français vont marcher sur Pékin, De nouvelles complications surgissent tous les jours, qui engagent les puis- sanees étrangères.L\u2019Angleterre, dont les intérêts en \u2018Chine sont quatre fois plus importants que ceux des autres puisesnces, est pourtant la seule qui ne se prépare pas a y défendre sa propriété, advenant une guerre.dL'éfaite des Chinois Londres, 17\u2014Une dépêche de Hong chinoises prétendent qu'on % d'abord tiré au.dessus de Ja canrnnière anglaise Zephyr et que les pièces d'\u2019artilleris n\u2019ont été pointées ensuite de façon 4 l\u2019atteindre que parce qu\u2019elle a refusé de s\u2019arrêter au pronsier coup de canon.\u201d Shanghai, 17.\u20142,000 soldats fran- sis sont débarqués aujourd\u2019hui à Kim- pal, poste sur la rivière Min, plus bas que Fou-Tcheou.Ils ont attaqué les Chinois «t les ont complètement défait.Les pertes des Chinois sont considérables, Shanghaï, 17\u2014Le combat fut des plus acharnés.Les vaisseaux françsis étaient écrasés par le nombre, mais leur feu fut si bien nourri et eut un effet tel que les Chmois furent vite obligés d'abandonner leurs réserves.Ils se retirèrent dans un grand désordre en remontant la rivière.Les Francais chasseront les Chinois le long de la rivière Min, afin d\u2019empêcher à l\u2019avenir toute surprise comme celle qui cause Is mort du lieutenant Hubbard, de la frégats anglaise Zéphyr.Pékin, 17,\u2014Le parti de ls guerre a nemmé un officer pour agir conjointement aves Li-Hung Chang, vice roi de Fetcheli qui est maintenant soupçonné de malversations.Li-Hung Skang se trouve ainsi à partager les devoirs de \u2018ga charge avec un collègue qui lui est hostile.On croi: que c\u2019est 18 lo coup de mort du grand chef du parti de la paix.Shanghai, 17.\u2014L'escadre de l\u2019amiral Courbet est a croiser près des îles de Chusan.On croit que Courbet veut choisir cetts Île pour y établir ses quar- tiers-généraux pendant ses opérations sur la rivière Yang-Tse.Ces Îles sont d\u2019une importance stratégique considérable, mais elles sont très insalubres et la fièvre y est mortelle.Foutchéou, 17\u2014Les Chinois ont cessé de fournir du charbon aux petits vaisseaux anglais.Londres, 18,\u2014 Les Chinois \u2018disent que l\u2019Europe ne peut pas s'attendre à ce qu\u2019il soit permis aux valsseaux français de remonter les eaux chinoises et bombarder les villes sans être molestés, La Chine, disent-ils, a le droit de prendre les mesures défensives qu\u2019elle jugera convenable ; st que tous les dommages qui en résulteront devront être imputés à la France, puis que cette dernière a rofusé l\u2019offre de la Chine de soumettre les difficultés à la médiation d\u2019ane puissance.Par 13, elle n\u2019a laissé à la Chine d'autre elternative que celle de combattre.Londres, 18\u2014Le récit du combat livré hier près de Kirapaï, a ét5 fort exagéré.Il n\u2019est débarqué à terre que 200 soldats français.Ile ont détruit quelques vil- lsges dans le but da garder libres les communications télégraphiques.Hong Kong, 18\u2014La frégate française Atalante à abordé hier une jonque de commerce chinoise.Elle lui a enlevé ses canons et ses munitions et les a jo!és pardessus bord.Les marchands chinois gont très irrités, car ils ne peuvent pas s\u2019aventurer hors du havre sans être armés et en garde contre les pirates, Paris, 18\u2014Le Matin dit que la Chine à tenté une reprise des négociations, mais Ferry est maintenant sourd aux offres des chinois.New-York, 18\u2014Le télégraphe nous apprend de Laris que l'on y parle beaucoup de la retraite de plusieurs ministres, Waldech Pousseau, Hernisou, l'amiral Peyron et is général Campenon ne semblent pas être en faveur de la politique chinoise du premier ministre.Paris, 18\u2014 L\u2019amiral Courbet attend encore des instructions pour déclarer officiellement la guerre.\u2014\u2014 Londres, 19.-\u2014Une dépêche de Fout- chéou dit que la flotte française est arrivé inopinément mercredi matin à l'embouchure de la rivière Min et, après avoir débarqué 2,000 horomes d\u2019infanteries de marine, a démoli de nouveau en les bombardant les fortifications de la pazse de Kinpaï qui avaient été réparées depuis le récent bombardement, Les troupes françaises de débarquement ont attaqué les camps chinois des environs et après un combat excesaive- ment acharné, les Chinois ont été complètement battus et ont subi des pertes énormes, Les troupes de terre françaises étaient bien inférieures en nombre, mais les projectiles des navires de guerre français ont fait de tels ravages dans les rangs des Chinois que coux-ci ont été obligés d\u2019abandonner leurs ouvrages.Salsis d\u2019épouvante en voyant leurs compagnone tombor de tous côtés sous les coups de Vinfanterie de marine, les Chinois se sont enfois dans la plus Kong au Standard dit: \u201c Les autorités grande confusion en remontant la .rivière.On pense que les forces fran- çalres continueront leur marche en avant pour tirar le meilleur parti pos- sibla de lenx victoire et afin de débar- raëser la rivière Min, de son embouchure à l\u2019arsemal, de tous les soldats chinois qui dorénavant ne ponrrout plus commottre d'erreur semblable à celle qu'ils ont faito en tuant le Meute- nant Hubbard du navire de guerre anglais Zephyr.Le correspondant du Zimes a Fout- chéou tétégraphle, que cinq des navires de guerre français sont revenus à Mat- son.Le correspondant parls aussi de la faiblesse de l\u2019armement de la flotte anglaise sl cn le compare à celui de l'essadre française, Pendant que les Anglais tireront un coup de canon les Français peuvent en tirer huit.La proportion du nombre d'hommes d\u2019équipage est comptétement en faveur des Français : elle est de deux à dix.L\u2019Angleterre, ajoute ce journal, dont les intérêts forment les 80 pour cent, de ceux de tous étrangers en Chine, est la seule puissance qui n\u2019est pas fait de préparatifs pour les défendre en cas da guerre.Paris, 19.\u2014M, Hector Pesgard qui est un partisan du gouvernement blame avec vivacité dans le Vational la politique indécise de M.Ferry en Chine, Il dit qu\u2019il fera croire aux Chinois que la France ne peut ou n\u2019ose pas leur faire la guerre.Le même journal, repouseant l\u2019idée d\u2019une médiation étrangère,déclare qu\u2019il serait préférable d\u2019évacuer immédiatement le Tonquin que de donner aux mandarins un prétexte leur permettant de dire aux Chinois que si le gouvernement da Pékin a fait des concessions à la France c\u2019est par considération pour l\u2019amitié de l\u2019Allemegne, de l'Angleterre ou de l\u2019Amérique.Paris, 19\u2014Le Times dit que le gouvernement vient de former un conseil des prises avec M.Gougeard comme président.Comme c\u2019est une cour dont les décisions sont sans appel, cela fait pressentir une déclaration de guerre.Le président Grévy a signé un décret conférant à l'amiral Courbet la médaille militaire qui est réservée aux simples soldats et n\u2019est donnée qu\u2019exceptionnellement aux officiers commandant en chef qui ont fait des actions d\u2019éclat.\u201c Nous n\u2019avons pas besoin de personne pour règler notre différend avec la Chine,\u2019 dit un journal qui reflète les idées de M.Ferry, \u201cnous résoudrons la difficulté d\u2019une meilleure façon, à la française.La Chine pliera ou sera brisée, Rome, 19.\u2014La Propagande a regu au- jourd\u2019hui des nouvelles annong¢ant que les missionnaires catholiques en Chine sont en sûreté et qu\u2019ils n\u2019ont pas à souffrir des hostilités entre la France et la Chine.Paris, 19,\u2014Le Temps dit que la plus grande partie des troupes da Tunisie a reçu l\u2019ordre de rentrer en Franco.Le Temps désapprouve cette mesure et conseille au gouvernement de n\u2019évacuer la Tanisie que graduellement.En agissant autrement, dit ce journal, on encouragerait, quoique le calme semble régner dans la région, les fauteurs de désordres, La Liberté dit que Ia France est prête à accepter des projets de médiation avec la Chine.Paris, 19.\u2014 Ferry a télégraphié au ministre français on Chine, d\u2019avoir à recevoir avac une extrême défiance, les ouvertures qui lui seraient faites par la Chine.Il croit que ce font là des moyens malhonnêtes dont on se sert pour gagner du temps.Londres, 19.\u2014A la réunion publique qui = eu lieu hier & Shanghai, on a adapté avec enthousiasme les résolutions suivantes : ; \u201c Attendu que les hostilités entre la France et la Chine ne prendront probablement fin qu'après que ces deux nations auront fait des sacrifices hors de proportion avec les ayantages qu'elles peuvent en retirer, et considérant que ce conflit, en étant très nuisible au commerce, ruinera la colonie étrangère, dépréciera ses propriétés dans les ports ouverts et plongera dans la misère les indigènes qui pour cette raison chercheront à se révolter, la colonie européenne exprime le vœu qu\u2019il zoit mis fin aux hostilités par un prompt réglement des difficultés pendantes.\u201c En conséquence, les membres de toute nationalité qui assistent à cette réunion font appel aux gouvernements anglais, allemand et américain, pour qu\u2019ils engagent les nations signataires des traites d\u2019offrir leur concours à ls France et à la Chine en vue du régle- ment des difficultés actuelles.\u201c En outre, le comité est chargé de télégraphier aux chambres de commerce d\u2019Angleterre, d'Allemagne et d'Amérique, pour les inviter à soumettre la quest'on à leur gouvernement respectif ! «t les charger d\u2019obtenir le concours des | chambres de commerce des autres pays.\u201d , L'on dit que Ferry consent à ne plus insister eur |e paiement de l'indemmnits pourvu que le Chine cède à ls France le port de Kelung pour une prriode de 99 ans.Paris, 20\u2014 La flotte de Courbet reste ancrée dans la rivière Min, Paris, 20\u2014L\u2019amiral Courbet trouve ga position ai embarrassante relativement aux droits des nations neutres, qu\u2019il a télégraphié au ministre de la marine pour lui demander des conseils sur la ligne de conduite à adopter.Les autorités des missions catholiques ont reçu des information de Hong Kong leur apprenant que les Chinois ont détruit les chapelles catholiquez dans la province de Canton, et qu\u2019en même temps six mille chrétiens se trouvent sans demeures.\u2014 Paris, 22 \u2014Le Paris annonce que le gouverneur général de la Cochin= chine organise au Cambodge un protectorat semblable au système d\u2019administration de l\u2019Inde anglaise.Paris, 22\u2014Le Voltaire dit que la Chine cherche indirectement à reprendre les négociations avec la France.M, Patenôtre, ambassadeur de France en Chine, a demandé à M.Ferry, président du conseil, quelle devrait être son attitude si la Chine faisait des ouor- tures plus directes, Il lui a été répond que les propositions du gouvernement chinois devaient être accueillies avec une défiance extrême parce qu\u2019on croit qu\u2019elles ne sont qu\u2019une manœuvre pour gagner du temps, Parle, 22\u2014 Le vicomte de Semallé, premier secrétaire de l\u2019ambassade fran- LE COMPOSE VECETABLE DE LYDIA E.PINKHAM EST UN REMEDE CERTAIN.Pour toutes ces maladié douloureuses et cette faiblesse qui se rencontrent si {communément chez notre metileur ASSE FEMININE.Ce Rem le guérit complètement les maladies de emme de la pire espèce, ains entrautr toutes les maladies de {'Ovaire, résulte et ce remède est fait d\u2019une manière toute partimulière pour pourvoir aux acci dents qui .esultent du retour de l\u2019âge, chez les femmes.Il détruit et expédie du système les tumeurs qui ne se forment à l\u2019utérus quand elles en sont à leur premier dégré da déve loppement.La tendance que l\u2019on peut avoi pour les humeurs se trouve promptemen prévenue dès que l\u2019on en fait usage.Il prévient les défaillances, la tendan à la Ÿ Énérescence graisseuse, la flatuosi détruit le goût pernicieux que l\u2019on peut avo pris pour l'alcoolisme, et guérit la faibles de l\u2019estoraac.Il guérit l\u2019Bydropésie, le de tête, la prostration nerveuse, la débili çaise à Pékin, sera rappelé en France pour informer le gouvernement de la situation en Chine.L\u2019amiral Courbet conseille encore au gouvernement de déclarer la guerre à la Chine.Londres, 22, \u2014 Une dépêche de Paris publiée par un journal anti frarçais annonce fque d\u2019après certains bruits des dissensions se seraient élevées dans le cabinet français.Le ministère désappreuve la politique coloniale et chinoise de M, Ferry.Paris, 22 \u2014Une partie de la presse parisienne attaque violemment la presse américaine à cause des commentaires de celle cl sur le bombarbement de Fout- chéou.Le Paris, dans un article intitule «Nos bons amis les Yankees» et signé F.Henry, donne des extraits des journaux da New York pour montrer quels gont leurs sentiments à l\u2019égard de la France.Paris, 12\u2014La mesure prise par le ministère des finances égyptiennes en attribuant au trésor égyptien les revenus assignés à la Caisse, a causé à Paris une protonde sensation.Les journaux dénoncent avec vigueur, la politique de l\u2019Angleterre.Le Paris invite les puissances à protester contre une violation aussi audacieuse de la loi internationale de liquidation.Le Calre, 22\u2014Le gbnéral Wolssley quittera cette ville pour remonter le Nil dans quelque temps.On pense qu\u2019à cette Spoque les troupes auront dépassé Wady Halfa se dirigeant sur Khartcura.mr ES ptit Fonuderi« Canadienne Nous avons visité ces jours derniers cette fonderie ainsi que son entrey ot généra.de poèles de toutes variétés et de touts fantaisies.Il nous a fait plaisir de renconirer le gérant de cette maison, M Archange Racine, qui admi nistre avec tant d'intelligence les affaires de cette fonderie canadienne pour le compte de Mme Vve Chs Terreau.M.Racine a le plus bel assortiment de poèles à charbon qu\u2019il soit possible de désirer et l'un des plus riches et des plus variés que le commer:e de Québes possède aujourd\u2019hui.geons fortement les intéressés, les marchands comme les familles, à aller vis1- ter l\u2019établissement de Ame Vve Chs Terreau sysnt pour gérant M, À.Racine, qui sait toujours faire l'impossible pour satisfaire los nombreux clients de cette importante maison canadienne.Vor l\u2019aennonce que nous publions aujourd\u2019hui, ce Neuveau journal et améliorations Messieurs Demers et frère fondent, à la demande du public de Trois- Rivières, un nouveau journal dans cette ville.Ils ont loué hier des bureaux qui seront installés d'ici à quelques jours.Aussi nous enga- générale, la Dépression et Indigestion.\u201c L\u2019affaissement, qui finit par causer souffrances de toute espèce, aux reins toujours guéri d\u2019une manière permane au moyen de ce remède.In tout temps et en toutes circonstan agit d\u2019accord avec les lois qui régissen stéme chaz la femme.BEF\" Ce remède n'a d\u2019autre objet celui de eoulager 1a maladie, ot fait-il réel ment ce qu\u2019il promet.des milliers femmes peuvent vous répondre là-dessut lui rendre un exceillent témoignage.Ce remède n'a pas de rival gour la gu- son des maladies de rognons chez |n comme chez l\u2019autre sexe.Le Composé Végétal de Lydia XK.ham est prépard - hex Lynn, Mass.de vrnte : $1.00.Six bouteilles pour PO.En vente chez tous les pharmaciens, £x- pédie par la malie, frais de port payéspus a torme de pilules on de losenges sur jp tion du prix ci-dessus.Le Quide de frite de Madame Pinkham sera expédié la malle, gratuitement, & toutes les dam/qui enverront le timbre nécessaire.Les ptres sont reçues d\u2019une manière confilentie ot on y répond de même.Vag une seuls famille no devrait ssasser des Pilules pour le foie de Lyda EPink- ham: Elles guérissent la zonsopäon l'excès de bile et ia torpeur dv foie, Ning cing sents la boîte, 20 mare 1883\u20141 2m 3f p aG Ch | 98 DES EOUMISBIONS (achetées (empre nant les plans et devis), adreusées à sous.sigité, faites séparément st portant jep:e- tivement les suecriptios suivante: ()) \u2018 Soumission pour sppareïl de chiflage.Bureau de Peste de Trcis Kivières Q :\u201d (2) *\u2018Bcunsission pour appareil de chifage, Bureau de Poste de Fherbrocke, 1Q ; \u201d et (8) \u201c Soumission pour appareil dfhauf- fage, bureau de Poste de Cornwall, int, seront reçues jusqu\u2019à VENDREDIe 10 d'Octobre prochain, pour le parachèment des travaux suedite.Copies des plans des édifices que pn se propose da chanffer ot un mémoire ou vrages requis, seront fournis sux penues qui désirent soumisrionuer.Ose dgières devront isdiquer l\u2019arran; ement, cop ans appareil, ot en fournir un devis bien gsillé.Les soumiesionraires & nt arertigio los soumissions ne seront vrices en.Coidéra- tion que ci elles sont faites sur les floules imprimées, fournies et portent 1euriérita- bles signatures ; Chaque eonraïssion de-ra ôtro aupa gnée d\u2019un chèque accepté par uve mgue, fait payable à l\u2019ordre ve l\u2019honorabMrais- tre des Travaux Publice, pour unepmne égale à cinq pour cent du total de lpumis- sion, leques: chèque eera cocfisquei lu personne refuse de signer le comt su\u201d demande de ce faire, ou si elle nége de compléter le service entreprie.Bil ecu.mission n\u2019est pas acceptés le chép sera remis.Le Département ne s'engage âce ni la plus basse ni aucitne des goupelons.Par ordre, F H.ENNI Ministère des Travaux P i} Ottawa, 8 Septembre 1884.11 cept 1884\u20142f Cl 3fR0C 267 lInflam ation et l\u2019Ulcération, la Chûüte ei le Déplus cement, la Faiblesge épinale gui ex | ISAO ARRAN - = } ja = di Ti I yey ent Na Afin qu\u2019ils profitent du grand avantage que nous leur offrons aujourd\u2019hui ui | .\u2019 | pm BEE \u2014 i LISEZ CECI: LISEZ CECI: : _ PROFITEZ-EN! PROFITEZ-EN!!! = 16 PAGES PAR NUM: Adresse pour rien d'aujourd'hui au ler Janvier 1885, a tous les nouveaux abonnes d\u2019un an.Tous ceux qui ne sont pas encore abonnés et qui nous enverront $1.00, recevront le CULTIVATEUR, daujourd\u2019hui au Ler Janvier 18SG- À ed = \u2014 ih 3 pri 4e \u201cPublié à Québec- et distribué .à tous les souscripteurs le 5 DIMANCHE = A Sse = TET KT: 9 =16 PAGES PAR N | £ Z 80 COLONN + = i Un LL Gé VF pe] PR ; Ht) TA ) | L a = > SHDÉEMENT $160 il > a ,/Unm-erticle-sur-l''Agrioutiureewacidescrintionde ; a TEE nd : - ; ; dan, A = A Ÿ * tous lessinst ser 2 Trier tre ÿ ; = NN, tote & \u201d | a JSD TF QD THAT: 4 Re E | 2 C'EST HE PLUS BRI GIEENAEERANGHISTIPAYS | Zz 1 | 10 FAITS DIVERS, Le Sotherion M.Bonjamin Parent, de Montréal, qui était pris d\u2019étouffements à chaque changement de température, écrit au Dr Pourtier, que, grâce à l'usage qu\u2019il a fait du fameux papier pulmonaire anti- asthmatique le Sothérion, sa sonts ne laissa plus rien à désirer.Paralysie Dimanche matin, Mme Léon Samson,du village de Bienville, a été frappée de paralysie en mettant le pled dans le vestibule de l\u2019égtiss Notre-Dame, où elle était allé entendre la messe de sopt heures, On l\u2019a transportés dans la plus proche maison, chez M.Germain Michaud, où elle est encore en ce moment, n\u2019ayant pas recouvré la connaissance.Mme Samson est âgée do 72 ans, ot l'on craint beaucoup qu\u2019elle ne revienne pas à la vie.M.l\u2019abbé Fraser lui a administré les secours de l\u2019église.Mines #or La compagnie des mines d\u2019or Saint- Onge, de la Beause, a obtenu ses lettres patentes, Elie a le pouvoir d\u2019examiner, explorer et fondre le métal précieux, Les directeurs provisoires sont MM.Lonis Saint Onge, de Québec, Albert A.Humphrey et Anderson Allen, d\u2019Oataouais.Le capital est de $90,000, et les quartiers généraux sont à Québec.S-rvrice civil Les exame us préliminaires du service civil doivent avoir lieu, Je 11 novembre, a Ontaouals, ef ceux pour la qualification auront lieu le 12.Voi effronté Vendredi, troïs hommes sont entrés dans le bureau de la fabrique de Notre Dame de Montréal, et y ont fait quelques questions au sujet des bancs de l\u2019église.Pendant la conversation, l\u2019an d\u2019eux a demandé un verre d'eau au commis, ot pendant que ce dernier était allé le lui chercher, ils ont gaiei une botte contenant $1,000 et se sont enfuls sans laisser de traces.Attentat sur la rue Vers huit heures moins le quart, dimancha soir, un homme et une jeune fille passaient sur la rue Parthenais, dit le Monde, lorsque quatre voyous s\u2019élancèrent sur eux.L'homme fut bientôt mis hors d\u2019état de se défendre et la jeune fille, Mlle Boivin, dont le père est cordonnier, sa trouva à la merci de \u201cges laches agresseurs.Elle voulut crier, mais on lui ferma la bouche ct elle s\u2019évanouit.Heureusement le bruit de la lutte evait attiré un voisin, M, P.Payette, qui s\u2019élança à zon aide.À l\u2019arrivée de ce secours, les voyous prirent la fuite, et aucune azrestation n\u2019a été faite- pu\u2014 Scierie.Le premier moulin pour scier ie bois conatruit en Angleterre le fut près de Londres par un allemand en 1663.Les ouvriers qui jusqu\u2019alors avaient gagnë leur vis avec le sciage des bois firent une telle opposition qu\u2019il fallait bientôt abandonner ce moulin, Il s\u2019écoula plus d\u2019un siècle avant qu\u2019on en bâtit un autre.En 1767 un marchand de bois de Londres nommé Houghton en construisit un à Limerouse.Cotta scierie était mie par le vent.Les travaux étaient dirigés par un nommé James Stanfield que Houghton avait envoyé en Hollande pour faire une étude des scieries et du fonetionne- ment des moulins de ce pays.Dès que le moulin de Houghton fut construit, les acieurs de bois se réunirent de nouveau ot le détruisirent.Les émeutiers furent punis et M.Houghton ayant eu le concours du gouvernement, il parvint à ériger une deuxième scierie qui fut de durée, .Un accès de rage Un jeune homme, nommé Jos.Millet, libéré du service militaire, revint chez sa mère, à Rahon, près de Dôle, France.Dès son arrivée, son attitude sembla étrange ; il buvait ot mangeait peu, se montrait taciturne et fantasque.Sa mère -@ croyant malade, se crut obligée de le garder la nuit, et instaila son lit dans ss chambre.Avant hier soir, à onze heures, Millet, couché dopuis quelque .temps, ze leva soudsin, pris d'un accès de-rage ; il en- evasa chemise d\u2019ur mouvement furieux et se précipitant sur ça mère, il In mor ditaffreusement,arrachant les.lambeaux de chair, lui déverant presque les deux bras.La pauvre femme pousss des hurlements de douleur, On secourut, mais il ne voulait pas lâcher ga proie ; on dut lui pegsor une corde au cou ok l\u2019étrangler à demi pour délivrer ga mère qui, de l\u2019avis des méde.clans, bo pourra survivre à ted horribles blessures.Affréux accident Samedi soir, vers sept heures, un nommé George Podd, journalier em- Pleyé aux travaux du a Drili Shed, » rue Craig, a été victime d\u2019un accident qui lui coûts la vis, raconte le Monde | En montant eur un échafaud, pour remettre des matériaux aux ouvriers, le pied lui manqua, et il fit une chute d\u2019une quarantaine de pieds.il est tombé lôte première sur un amas de plerre cassée.On s'empressa de lui porter secours, Il avait perdu connaissance.On le releva et on le transporta d\u2019argence à l\u2019hôpital Notre-Dame, ou les médecins s\u2019empressèrent de lui donner les soins que requérait son état.On a constaté après examen fait que le malheureux avait uno affreuse blessure à la tôte.Il y avait lésion du cerveau, de plus fracture des deux bras.Malgré tous les soins qui lui furent prodigués Podd est mort à dix heures du soir, sens avoir pu recouvrer ça connaissance.Il était anglais et nouvelle ment arrivé de Londres.IL était céli- batalre et penconnait, au No 408, rue Saint-Jacques, Les voleurs de presbytores Les dévalissura da presbytères na veulent pas go laisser rouiller.Da tsmps à autre ils font une pelito reconnalesance à la campagne.Ces jours derniers, ile ont pénétré nuitamment dans le presbytèro de Deschambault, mais il n\u2019ant pu enlever ni argent ni objet de valeur, Les maraudeurs avaient faïm,de sorte qu\u2019avant de faire la visite des apparte= ments, ils trouvèrent plus à propos de satisfaire leur appétit dans les armoires du rez de-chaucsée, Le bruit qu\u2019ils firent réveilia M.le curé de la paroisse et son frère, qui descendirent s\u2019en rendre compte.En apercevant de la lumière,les coquins décampèrent.Vol à la Fabrique Un vol des plus sudacisux a été com- mais, hier, entre midi et une heure, su bureau de la Fabrique, rue St Suipice.M.Dubord, comptable,étant soul dans le bureau, un individu entra, et après avoir fait des arrangements pour ache- terun terrain au cimetière, demanda un verre d\u2019eau.M.Dubord s\u2019empressa de le lui don- rer, mais dut aller chercher l'eau dans un troisième bureau en srrière.Durant son absence évidemment, l'individu, qui était un audacieux voleur, s\u2019introduisit dans le second bureau, en traversant le premier, et en enleva une petite caisse d\u2019épargnes contenant $1000.Il avait un complice à la porte.On ne s\u2019aperçut du vol qu'après son départ.La police, mise sur pied, a trouvé la caisse vide dans la rue Youville.Scène &mouvante Le Monde raconte que lundi soir an sauvage de Caughnawaga,dans an étattrès avancé/d\u2019lvresse partit de Lachine pout se rendre chez lui, Rendu à quelques pas du rivage il se coucha dans son canot qui fut bientôt emparté paz le courant, Trois jeunes gens virent le denger qu'il coursit, et sautérent dans une chaloupe pour lui porter secours.Le canot avait une longue avance sur eux, et à cet endroit la courant est tellement fort que ce n\u2019est qu\u2019après une lutte acharnée et périlleuse que les trois jeunes sauveteurs purent saisir la légère embarcation, et la remorquer jusqu\u2019au rivage.| Une minute plus tard, le canot et le sauvage auraient été saisis par les courants des rapides, et aucune force hu maine n\u2019aurait pu les empêcher d\u2019être précipités dans le gouffre.Encore un malheureux Un autre malheureux dit le Monde est venu aunoncer, lundi, à la police qu'il avait été victime d'un escroc, à bord d\u2019un convoi du Grand-Tronc ve= nant de Listoweli, Ont, Le chevalier d'industrie, cox zuv la chose se pratique depuis longtemps, lui a emprunté $50, et donné en garantie une obligation de $1,000 de ls compa- guile de mines d\u2019argent de Bate City, Montana, qui n\u2019existe plug depuis dix as, La vietlme qui se nommsit Wm Helfkap, était venue en promenada à Montréal.Ce truc a été pratiqué des centaines de fois, et décrit suffisamment daus les journaux pour être connu de tout le monde, Copandant les escrors trouvent toujours moyen da faire des dupes.Ponmuierprodigieux Il existe dans lo verger de M, Beatty, à St Lambert, un vieux pommier qui depuis très longtemps ne produizalt que de vilains petits fruits.Au mois de wai 1883, M.Beatty greifs sur cet arbre des tiges de pommiers appelés Empereur Alexandre et Reinettes.Au- jourd\u2019hui, chose presque incroyable, le vieux pomniler donne des fruits dont le poids varie entre meuf et dix onces ct qui n\u2019ont rion des mauvaises qualités des fruits primitifs, au contraira.Accident Mercredi après-midi, un journalier du nom de Marcotte a regu une grave bles- eur à la partie postéricura du ciéine, en travaillant aux édifices parlementalres, Un autre ouvrier à laiesé tomber une brique d\u2019un ascenseur se:van: à monter les matériaux, et lo projeoiile est tombé sur la téte de Marcotte id sa trouvait au-dessous, lui inflgeant uno blessure profonde.Le docteur Morin a été appelé k lui donner des soins.Hoursux époux Le quatrième gros lot de 100,000 frenes de la loterie des Aris décôratifs a été payé à M, Cornet, contremaître dspa uns filatore de Reims, Mme Cornet s\u2019eau aporçu ces jours derniers seut- lement que le sort l\u2019avait favorisée.Elle avait acheté an par un cing billeis de la lotetie, mais na s\u2019était nullement préoccupés de savoir si l'un de ces billets était sorti au tirago.Les des époux avaient décidé de faire vm voyage à Paris, où ils ont des parents, et ls veille de ea découverte, Mme Cornet dit à son maxi : \u2014Je vais consulter la liste des numéros gagnants.car si nous aviong par hasard gagné 500 francs, les frais de notre voyage ne trouveraient couverts, On juge de sa joie, quand ella reconnut qu\u2019en lot de 100,000 franes lui était échu.Le psuist à quaire paites Le faïve: x poulet à quatre pattes de l\u2019exvositn de Montréal,a en Une aven- iure.MW.Antoine Goyette, qui l\u2019avait acheté,nomptait bien de faire uns petite fortune su moyen de la curiosité, mais l\u2019homme propose et Dieu dispose.Mardi avant midi, M.Goyette sort avec son poulet sous le bras.En arrivant au coin des rues Lagauchettère et Mont- calms, il renconire Henriette Daniel, ferarae fort mial notée dans ce quariier qui aperçoit les pattes du poulet et demande à le voir.Elie le prend paraît- il dans ses mains, lui @sisit les quatre pattes d\u2019une main st lui arrache ls cou de l\u2019autre, puis remet à M.Goyetie le poulet ensanglanté, ,\u2018 \"M .Goyette s\u2019est adressé aux tribunaux pour faira réparer cstte irréparable injustice.Les ours Les ours sont en assez grand nom bre, par le temps qui court, dans certaines localités, Mercredi, un cultivateur de Stoneham, nommé Wm, Egliton, en a abattu un d'assez bonne taille, à deux milles de chez lui.Un seul coup de fusil à eu raison de l\u2019habitant des pois.L'animal a été venda hier matin sur le marché Montcalm.Dapuis quelque temps, ce cultivateur a perdu cinq moutons qu\u2019il suppose jui avoir été enlovés par les ours, M, Julien Couture, de St-Lambert, comté de Lévis, a capturé trois ours, su moyen d\u2019une trappe, depuis vendrodi dernier.Lors d\u2019une visite au piége en question, M.Couture l\u2019a échappé belle.Un de ces carnngsiers était prisonnier, et près de la trappe denx de ses congénères veillaient sur lui.Le chasseur s\u2019emprsgsa de décamper, autrement il y laissait certainement ses cor, car les ours s'étaient élancés à sa poursuite.Enstruction publique Les nominatiens suivantes de Cou missalres d\u2019écoles ont été faites dernièrement : : Comté de Ballchasse, St.Néréo.\u2014 MM, David Royer et Jean Godbout.Comté de Jacques-Cartier, Lachine (ville).MBL Octave Décaric ot Joseph Larcha.Comté de Portneuf, S: Uba!de, \u2014 HT, Lodger Hardy.Banlieue de Notre-Dame de Québze.\u2014MM.Joseph A.Defoy, Hleusippa Larus, J.H.R.Burroughs, Pairick O'Donnell et Charles Couture.Comté de Rimouski, Les Cavucins, \u2014MM.Paul Côté, Napoléon Ouellet ut Siméon Côté, Comté de Saguenay, Pointe aux Esquimaux \u2014 M.Jean Baptiste Boz- dxeault.Anthropophage par nécessite Un rézident de Chicago, M.McBride qui vivat d'arriver à Winnipeg (Manite- ba), au retour d\u2019une excursion dars les Montagnes Racheuzoz, su \u2018rapporte une histoire à faire dresser les choveux sur la tête, et-d\u2019autaut plus épouvantable qu'elle paraît être.absolument anthen- tique.ll y à quelquez jours, des ouvriers du chemin de fer ont trouvé sur, les bords de la rivière Kicking Horse,un individu à moitié inort de fais, et paraissant atteint de démence.Des ecins intelligents Pont rappsid à la vie, et lui ont rendu la raison : alors ce malheureuz a raconté qu\u2019il ss nommait Willians Owens mineur californien, et qu\u2019au milieu de juia il était parti de Kamioops avec un augre mineur, nommé Joseph Williara- so, pour tâcher de découvrir des mines dang la montsgnes.Le voyageur se proposait de gagner la xivière Columbia ; msis, svant qu'ils y fussent arrivés,ils out mauquê de vivres, ct, pendant six jours je » © Em # , D 0e à op À Cu.@ fd On.4 py D Hm a BoC Mom vor \u2014 .= = FUNE ETC AUX POPULATIONS RURALES! \u2014000-\u2014 M.lgnace BEI.OIHA0U.MARERISR EY TAILLIUR DE PIERRE, À l'honneur d'informies particulièrement les familles de la campagne, qu'elles réaliseront une économie notable en s'adressant & lui pour MONUMENTS FUNERAIRES, PIERRES TOMBALES, ete, attendu qu\u2019elles peuvent lui donner leurs commandes par lettre et n\u2019abstenir de verir à la ville, ce qui est toujours coûteux.De plus, elles obtiendront certainement chez lui des conditions plus libérales que pa: tout ailleurs.\u2019 .On peut juger cle ses prix par les suivants.Il fers une épitaphe en marbre de quatre pieds do hauteur, avec inscription, pour $16, et une de quatre pieds six pouces, aussi avec inscription, pour $18.Il en fers aussi de plus petites ou de plus grandes, et le prix variera saivank les dimensions.À chaque épitaphe sera joint un socle avec soufre et les instructions pour le poser.On pourra faire mettre à très bas prix plusieurs inscriptions sur la mème épitaphe._.En donnant une commande, il n'y a qu\u2019à mentionner le prix que l\u2019on désire payer, donner eon adresse et expédier l'argent, ot quelques jours plus tard l\u2019épitaphe est reçus.J Le soussignô à toujours en mains un grand noribre D'EPITAPHES, MONUMENTS FUNERAIRES et FIERRES TOMBALES sans inscriptions, sinsi que POTEAUX de toutes sortes pour entourages de terrains d\u2019inhumation.Il entreprend aussi la construction d\u2019adifices de tous genres.IGNACH BILODEAU, Chantier : 57, rue St-Roch, près du dépôt du chemin de fer du Hord et de la rue St-Joseph Récidence : 87, rue Richelion, Québec, 30 juil 1884-21 E 3mCl 239 AUX CULTIV ATEURS -\u2014 ET A \u2014 Tous ceux qui s'occupent d'Agricalture.\u2014\u2014\u2014 dn a NOTEZ LES AVANTAGES DE N05 MACHINES FAUCHEZUSE.L\u2019u pareil est à Fa bri de la poussière et de toutss saletéss.L'appareil pour lever © baisser 1a faulx est simple, effective et commode: La barre à lames des couteaux est en acier et elle peut être lovée à la hauteur voulue par le conducteur.L\u2019écrou sous la tête du couteau est en forme d\u2019œæillet, tandis que celui qui se trouve à l'extrémité de la mani velle est en forme de carré, donnant ainsi une connection réciproque parfaite.La machine fonctionne sans liaison, sans entraves, et aucune motion n\u2019est perdue.L\u2019appareil est parfait, il n'éprouve aucun frottement, aucun échauffement, et par conséquent rien n\u2019use.La faucheuse étant construite strictement d\u2019après des principes scientifiques dans toutes ses parties, nous n\u2019hésitons pas à dire qu'elle est LA PLUS PARFAITE MACHINE de ce genre en usage.' LL Nos ratosux sont parfaits, vous n\u2019avez qu\u2019à péser une demie livre pesant avec votre pied pour faire décharger le foin.Une petite fille de 10 ou 12 ans peut aussi bien rateler quo l'homme le plus tort, vu qu\u2019il n\u2019est psg nécessaire de vous servir de vos maîns.Nous avons aussi en mains plusieurs gortes d\u2019instruments, tels que MOULIN à BATTRE MOISSONNEUSE, MOULINS A OUUDRE de différentes sortes et.à très bas prix ; MOULIN POUR LAVER, BAREITE pour lo beurre.CHARRUES, SEROLEU x, GRABOUEUR._ Nous vendrons tous cos instruments sur de bons garantis ct à de bonnes conditions rès avantage uses.#5 UNE VISITE EST SOLLICITÉE, \u201c4 HECTOR PAGE AU, No 61, Rue St-Valier, Quebec.\u2014 em ett f= A\\Y oi | eg Pa UN \u2018végétais, pauvre, obscur, incon\u2014 fe Su UE n° a Lee so LE QUE yew rd Shed] Fd onl Ne de RT in tii pe = .% Feuilleton litteraire exécuté quelques travaux pour \u201ceus ren, TER 13 LE DEUXIERE PARTIE LA FEMME SAUVAGE Qu\u2019avez-vo us donc ?inter- roga le docteur e n se rapprochant.\u2014Lisez, répondit René en lui tendant la lettre.Lasserre la lut rapidement.Bravo ! s\u2019écria-t-il avec joie Je vous disais bien que c'était une commande ! Il est vrai que je ne croyais pas tomber si juste.Et du gouvernement encore !.Vous l\u2019avez donc sollicitée ?\u2014Je n'ai jamais mis le pied au ministère, répondit René.\u2026 Mais vous y avez des amis ?\u2014Je n\u2019y connais personne.\u2014Alors, je n\u2019y comprends plus rien ! fit le docteur.\u2014Eh ! parblen ! ni mol non plus, éclata René.Croyez-vous que je m'explique davantage les événements auxquels je suis mêlé depuis quelque temps ?Comment ! il y & trois mois, Je nu, réduit à donner des lecong de dessin pour manger, et voilà que sans transition, sans qu'il se soit fait autour de mon nom un de ces bruits éclatants qui violentent l\u2019indifiérence publique, il me pleut des commandes et des billets de mille francs, à ne avoir qu\u2019en faire ?Est-ce qua vous trouvez cela naturel ?: \u2014Naturel.naturel.balbutia le docteur, Jene sais pas, moi.Qu'est-ce que vous sunpo- sez donc ?\u2014Rien, car le règne des fées et des enchanteurs est fini ; sans cela, je serais desposeé à croire qu\u2019un génie bienfaisant s\u2019est mis en tête de faire prospérer mes affaires.\u2014Pourquoi pas ?répliqua le docteur.Mais, voyons ?reprit-il d\u2019un ton sérieux.N\u2019avez-vous personne dont les soins et la sollicitude aient pu obtenir pour vous de tels résultats.?\u2014Le baron de la Vigerie, mais il n\u2019est pas à Paris.D'ailleurs sa généreuse bonté m\u2019a seutennu pendant trois ans sans se cacher et sans jamais atteindre à des résultats si inespérés.\u2014\u2014Et monsieur Arthur ?fit le docteur.\u2014Monsieur Arthur ! répéta le jeuue peintre.Pourquoi ?À quel titre ?Je sans bien que cet homme est une énigme vivante, mais je sais aussi que, depuis vingt- trois ans, il n\u2019a pas quitté le château, qu\u2019ilne voit et ne reçoit personne.Quel intérêt le ferait agi= en ma faveur ?\u2014Allons laissez-vous faire, et la grâce de Dieu ! \u2014JI le faut bien.Cependant je me souviens à présent.Oui, quelle probabilité ?De quoi vous souvenez-vous ?insista Lasserre.\u2014Ily a quelques jours, un homme âgé, d\u2019extérieur plus que convenable, mais que je n\u2019avais jamais vu, est venu ici et m\u2019a prié de faire peur lui deux tableaux.C\u2019est celui qui m\u2019a donné d\u2019avance les mille francs que nous additionnions tout à l\u2019heure Il m\u2019a demandé si j'avais déjà le compte de l'Etat, et comme je m\u2019en défendais.\u2014Cela peut venir, a-t-il répondu.\u2014Et c\u2019est venu, ajouta Las- serre.Comment se nomme cet individu.\u2014Je le lui demandé, mais il m\u2019a répondu que son nom m\u2019apprendrait rien, qu\u2019il n\u2019habitait pas Paris.\u2014Et les tableaux que vous devez lui faire ?iuterrogea le docteur.\u2014JII viendra les chercher lui- même, m'\u2019a-t-il assuré.\u2014Au diable, alors ! fit vivement Lagperre.Vous êtes bien bon de vous tourmenter.Allons ! mes filicitation cincères.Je m\u2019en lais, vous m\u2019avez retenu trop songtemps.~\u2014(Cest votra faute.On ne vous voit plus.\u2014Non, C\u2019est la fante de mademoiselle Lacour.Elle m'avait si bien recommendé le secret vise à-vis de vous, que je tremblais de le trahir en venant ici, mais aujourd'hni que vousgêtes au courant, je me gens plus à l'aise.Quelle idée a-t-elle eut cependant de vous mener voir cette malheureuse créature ?\u2014Je veux vous le dire, répondit René, je veux vous confesser de quelie odieuse pensée j\u2019ai,été coupable envers elle, VOUS.envers \u2014Envers moi ! s\u2019écria Lasgerre avec étonnement.\u2014Oni, Gabrielle avait été suivie, épiée, et savez-vous de quelle façon on avait interprêté ses visites à la rue Lepic ?\u2014Je m\u2019en doute même pas.\u2014On avait dit qu\u2019elle était votre maîtresse.\u2014Ei vous l\u2019avez cru! fit le docteur d\u2019un ton de reproche.\u2014Pendant un moment, je vons l\u2019avoue.\u2014Alore, vous aimez Gabrielle ?\u2014Je ne m'en défends pas.\u2014Et elle, vous aime-t-elle ?Le savez-vous ?\u2014Je l'ignore, répondit René en rougissant.\u2014Moi, je vous l\u2019affirme, appuya le docteur.Il y a longtemps que je m\u2019en suis aperçu et que je ne voulais pas vous le dire.Elle parle de vous en termes si éloquents, que la panvre enfant se trahit à chaque mot, sans s\u2019en douter.Peut-être même n\u2019est-ce pas cet amour qui est la cause de dépérissement où je la vois tomber depuis quelque temps.\u2014Eat-ce votre conviction ?demanda nettement l\u2019artiste.\u2014Je ne puis pas dire que je suis convaincu, mais je le crois.\u2014Voulez-vous me rendre un service ?\u2014C\u2019est une question de trop.Parlez ; que voulez-vous de moi ?-\u2014Une chose, une seule.Le roi Misère sait également quelles relations charitables vous ont rapproché de ça fille.Eh bien ! ce que vous venez de me dire, ce que vous pensez, veuillez le lui répéter.Vous avez deux titres à le faire : celui de médecin et celui d\u2019ami.\u2014De grand cœur, je vous le promets, répondit le docteur.«J'y compte, fit René en lui serrant la main, Plus tard, vous saurez pourqui.Après avoir de, nonveau! regardé sa montre.Lasserre disparut précipitamment dans l\u2019escalier.On devine que, par le médecin, l\u2019artiste espérait battre en brêche l\u2019entêtement inexplicable , du roi Misère à sacrifier Gabrielle à son égoïsme.Quand René fut seul, il réfléchit mûrement aux circonstances extraordinaires qu\u2019il venait de signaler à son ami.Tant de bonheur lui semblait inoui, et il faut bien dire le mot : l\u2019effrayait.Non pas qu\u2019il ne se sentit de force à le supporter, mais il aurait désiré en connaître la source, et ne pas se heurté sans cesse à l\u2019inconnu.La lettre qu\u2019il avait reçue le priait de passer dans les bureaux pour plus amples renseignements.Ii ne pouvait pas y aller ce jour-là.Cinq heures venaient de sonner, quand le docteur avait pris congé de lui.Il attendit le lendemain, avec une impatience que comprendront seuls ceux qui se sont trouvés dans la même position que lui.Son imagination en éveil concevait des ohefs-d\u2019œuvre, son cœur battait de joie et d'espérance, des apparitions célestes peuplèrent son sommeil.Quand le jour se leva, René jeta les yeux sur sa pendule.Il n\u2019était que sept heures du matin ! Néanmoins, il commença ses préparatifs.Il allait et venait inquiet, agité, fiévreux.Il aurait voulu que Gabrielle fût la première à apprendre cette heureuse nouvelle, mais, fidèle à lacon- duite qu'elle s\u2019était tracée, la jeu ne fille ne vint pas.Ce fut une véritable douleur pour René.Dequis trois ans, sauf pendant les quelques jgnrs qu\u2019il s\u2019était absenté pour Taire re des études d\u2019après nature, il avait contracté l'habitude de voir chaque jour Gabrielie.Au- jourd'hui, son adorable visage lui manquait.Il regardait d\u2019An œil terne le place familière, à présent déserte, que la ricuse enfant affectionnait.Il déjeuna sommairement, selon sa couture, ainsi qu\u2019il le faisait toujours, par les humbles soins de sa concierge, qui lui servait de cuisinière et de femme de ménage ; puis, pour secouer le tristesse pas laquelle il se sentait envahir, il sortit.Quand il se présenta dans les bureaux du ministère, porteur de la lettre qu\u2019on lui avait adressée, il fut introduit sans difficulté.Là, on lui fournit toutes les explications désirables relativement à la commande qu\u2019il avait reçue.Le sujet qu\u2019il s'agissait de traiter était celui-ci : \u201c Les Mages suivent dans la nuit l\u2019étoile qui les conduit vers l\u2019étable où le Christ va naître.\u201d Le tableau était destiné à l\u2019église de X., qu\u2019on venait de construire, et qui devait être prochainement inaugurée.On priait René de se mettre à l\u2019œu- vre aussitôt qu\u2019il le pourait, et même, comme on lui voyait le bras en écharpe, on érait la crainte que cet accident ne causât un trop long retard.L'artiste prétexta une chute, assura que dans quatre ou cing jour il serait en état de travailler et sur cette assurance formelle, on lui donna la grandeur exacte, en hauteur et en largeur, que sa toile devait avoir.Quand il eut tous les renseignements nécessaires, Rene demanda par quelle faveur où par quelle recommandation on avait songé à lui accordé un tel honneur.\u2014Il n'y a ici ni recommandation, ni faveur, lui fut-il répondu.Le gouvernement se plit à encourager tous les jeunes talents il est allé à vous comme il se serait adressé à tout \u2018autre ayant les mêmes titres que vous à sa bienveillance.René essaya d\u2019insister, mais n'obtint que la même réponse, amplifiée chaque fois de nouvelles banalités.Il n\u2019y croyait guère, et pourtant il fat bien forcé de s\u2019en contenter.Il se retira.Chemin faisant, composans déjà son sujet et groupant se- personnages, une idée lumineut se jaillit tout armée dans son esprit.I] ne se dissimulait pas les difficultés d\u2019une œuvre qui exigeait à la fois les aptitudes d\u2019un paysagiste et celles d\u2019un dessinateur émérite ; mais ses études exceptionnelles ne redontaient pas cette rude épreuve.Il éclairait déjà par la pensée cette nuit sombre où resplendissait l'étoile divine ; à côté des rois, guidés par cette clarté céleste, il plaçait un jeune pâtre.Peu à peu, chacun de ses personnages revêtit une forme, un visage.Parmi les mages figurait le roi Misère ; le jeune pâtre c'était Gabrielle.René espérait ainsi enfreindre la prohibition volontaire que Gabrielle avait imposée à leurs entrevues.En effet, Jacques pou- vait-il refuser à l\u2019artiste pour lequel il avait tant de respect et de reconnaissance ce qu\u2019il aurait peut-être accordé à un étrnger;?Se défendrait-il de poser devant le peintre ?S\u2019opposerait-il- à ce Grabrielle posât près de lui, sous ses yeux ?René voulut aussitôt en avoir le cœur net.Il rentra et attendit l'heure à laquelle le père et la fille se trou vaient réunis.Puis, avec le courage du roi vert-galant, qui tremblait, dit-on, tout en affrontant les plus grands dangers, il monta chez le roi Misère.Ce n\u2019était pas la première fois qu\u2019il se présentait, et cependant sa vieite produisit un véritable coup de théâtre.Gabrielle et Jacques se regardèrent, sans se donner la peine, l\u2019une de cacher son eutbarras, l\u2019autre son inquiétude.\u2014Bonjour, père Jacques, bonjour, Gabrielle ! fit délibérément René, comme pour me*tre à l\u2019aise ces interlocuteurs.Figurez- vous que vous avez devant vous le commencement d\u2019un grand homme, qui vient de recevoir à l\u2019instant une importante commande du gouvernement.\u2014Vraiment ! s\u2019écria la jeune fille, incapable de contenir sa joie.\u2014C'est comme j\u2019ai l'honneur de vous le dire, affirma l\u2019artiste avec une gravité comique.I leur commmniqua alors le sujet qu\u2019on lui avait confié.\u2014 Vous comprenez, poursuivit 1, que j'aurai besoin de vous, père Jacques.\u2014Je suis à votre disposition, monsieur Dorval, répondit le vieux modèle.\u2014J\u2019y compte bien ; mais ce n\u2019est pas tout.Au milieu des splendides costumes des rois Mages, j'ai l\u2019intention de placer un jeune pâtre, un adolescent.\u2014Cse serait d\u2019un heureux effet, approuva Jacques.Je suis enchanté que vous soyez de cet avis, continua l\u2019artiste ; car alors je suis sûr que vous va\u2019accorderez la faveur que je suis venu solliciter.\u2014Une faveur.moi!\u2026 balbutia le roi Misère.«Oui, ce serait de permettre que Gabrielle posât pour le pâtre en question, en votre présence, en même temps que vous, ce qui sera pour vous um double bénéfice, et pour moi une double satisfaction.\u2014QC\u2019est que.bégaya le vieillard, pris à l\u2019improviste, ma fille n\u2019a guère le loisir.en ce moment\u2026 \u2014Rassurez-vous, l\u2019interrompit René, j'ai tout prévu.Je n\u2019ignore pas que;,Gabrielle partage son temps entre les soins de votre interieur, son travail et sa charité.Eh'bien ! venez tous les deux le matin, à neuf heure; que votre fille descende à l\u2019atelier avec sa boîte.ses pinceaux \u2026 ce ne sera pas première fois, n\u2019estce pas ?Et, de cette façon, chacun de nous se rendra service,sans qu\u2019il vousen coûte autre chose qu\u2019un léger dérangement.Le vieux modèle ne s\u2019avait quelle contenance garder.Il espérait que Gabrielle lui viendrait en aide, et refuserait de se prêter à cette combinaison : mais la jeune fille n\u2019avait pas tous les héroïsmes.Elle n\u2019était pas fâchée de concilier son devoir avec son amour.Elle baisea les yeux.Le sang courait sous sa peau fine ct transparente qu\u2019il colorait d\u2019un vif incarnat.Le roi misère comprit qu\u2019une plus longue hésitation tournerait à l'impertience.Il avait trop d'obligations à René pour oser décliner le premier service qu: celui-cilui demandat.\u2014Paisque Gabrielle n\u2019y voit pas d'obstacles, répondit-il, ce n\u2019est pas de moi que vous pouvez craindre un refus.Nous sommes à vos ordres.\u2018 Quelque effort que fit Jacques pour appeler le sonrire sur ses lèvres, on sentait qu\u2019il n\u2019avait prononcé qu\u2019à regret ces paroles et qu\u2019il souffrait cruellement.VII QUEL ROLE LE DOCTEUR VINT PROPOSER A RENE.René fit semblant de ne pas s'apercevoir du malaise éviden du vieux modèle.Durant \u201cles quelques minutes qu\u2019il prolon gea sa visite, il ne toucha pas un mot de son amour pour Ga- brieile, ni de la demande qu\u2019il avait fait de sa main.Il fat ai- mabie.spirituel, enjouer, si bien qu'il finit par persuader au roi Misère qu\u2019il avait pris enfin son parti du refus qu\u2019il avait essuyé.Gabrielle en rendant compte à son père de l'entretien qu\u2019elle avait eu avec René, ne lai avait pas tout dit.Elle ne lui aveit pas avouer les tendres épanchements auxquelles elle s\u2019etait abandonnée, et dont sa volonté seule avait empêché les consé quences dangereuses.Néanmoins elle n\u2019eut pas le courage de René.Elle ne se méla pas à la conversation, mais la rougeur qui couvrait sa joue pâlie témoignait assez de plaisir qu'elle y prenait.Son silence même se faisait élogquent.La seule objection qu\u2019osa soulever le vienx Jacques fau l\u2019im- possibilté matérielle où René se trouvait de commencer dès le len demain les séances, ainsi qu\u2019i- le voulait Il était hors d\u2019état de tenir avant huit jours un crayon et un pinceaux.Le roi Misère en profita pour faire ohserver a l\u2019artiste qu\u2019i! était inutile, avant ce délai, de comprometre sa santé, de perdre son temps et son argent ; et il déclara que, quant à lui, il ne se prêterait pas à cette foils combinaison.Sous peine de &e trahir et de perdre le fruit de sa ruse, le jeune peintre dut subir cette dure loi.Pourtant il regagna son ap partement, le cœur plein do joie et d\u2019espérance.à a 3 Bs: 14 Ce qui lui pesait le plus, c'était l\u2019inaction forcée où il se trouvait.Pour tuer le temps, il monta le lendemain chez Cher\u2014 ville, sans but appareut ; mais, en réalité, dans l'espoir d\u2019y rencontrer M.Delaunay.René était paresseusement ins tallé dans un fauteuil et regardait Cherville, qui confection nait en ce moment un chef-d'œu- vre apoeryphe de l\u2019école italienne, destiné par avant à un lord que, depuis longtemps, on berçait dans l\u2019espoir de découvrir cette merveille.René n\u2019avait que la peine d\u2019écouter, car Cherville était un véritable moulinà paroles et ne tarissait sur aucun sujet.De temps en temps, quand le moulin s\u2019arrêtait, l'artiste prononçait un mot, et, de nouveau, le moulin orienté reprenait son mouvement de rotation.Cependant René commençait à se lasser de ce sempiternel bavardage, quand ; Anatole arriva en chantant le dernier air à la mode du cabriolant Offenbach.En apercevant la jeune peintre, Delaunay fit Un point d\u2019orgue qui ne figurait pis dans la partition, et ne fut pas maître de sa surprise.Cherville rédoutant quelque catastrophe allait intervenir, lors que, à son grand ébahissemen*, René se leva et tendit la main à Anatole.\u2014Je suis enchanté de vous \u201cvoir, monsieur Delaunay, dit-il, carla dernière oonversation que nous avons eue ensemble n\u2019était qu\u2019un feuilleton dont ni vous ni moi n\u2019avions deviné le dénoû- ment.\u2014Ah ! t vivement Auatole, vous l\u2019avez trouvé.-\u2014Mienx que cela, monsiour, j'y ai joué un rôle.\u2014Et\u2026.y a-til indiecrétion à vous demander ce qui en est ré- suité ?\u2014Aucune.Je ne suis même pas fêché de vous le dire en présence de Cherville, qui, lui aussi & lu le feuilleton dont nous parlons.Celui-ci ne comprenait rien à ce langage énigmatique.Evidem ment, Anatole lui avait caché la démarche qu\u2019il avait faite auprès de René.\u2014Ne cherchez pas plus longtemps, lui dit René, vous allez comprendre : La jeune fille dont nous parlions il y a trois jours va en effet quotidiennement au No 81 de J: rue Lepi .Ah ! j 7 suis! fit Cherville en se frap; int le front.\u2014L\u2019appartement est bien loué par le docteur Lasserre ; vos renseignements étaient exacts.Seulement, la la vieille femame dont on vous n parlé, est une malheureuse iolle que cette jeune fille a recueillie après avoir racheté sa libarté.C\u2019est elle qui la soigne et la nourrit, elie qui a voulu que sa protégée quittât la maison de santé où on l\u2019avait menée tort d\u2019abord.Ne devin: »-vous pas maintenant ce que fai: le docteur Lasserre auprès de ses deux femmes ?Je crois vous voir entretenu de ses aptitades spéciales à guérir le genre d\u2019afl :ction dont la malade est attaguée.C\u2019est lui qui m\u2019a conduit auprès d\u2019elle et qui m\u2019a ouvert les yeux.Voilà où en est actuellem« ut le feuilleton que nous avons lu tous les trois.J\u2019espère qu\u2019il n\u2019est tombé sous les yeux de personne autre.Si malheureusement je me trompais, je vous serais obligé, messieurs, de tenir au courant ceux que votre iméliscrétion aurait pu induire ; / \u2014 en erreur.Cherville et Anatole protestèrent à la fois par un signe de dénégation.\u2014Tant mieux ! conclut René, Il est inutile, à mon avis, de s'ex cuser auprès de cette jeune fille, mais il sera bon de lui témoigner à l\u2019avenir, par le plus profond respect, qu\u2019on regrette les médisances dont on a souillé ga pureté.\u2014Parfait ! dit laconiquement Cherville.On s\u2019y conformera.L\u2019artiste s'éloigna quelques minutes plus tard.Fix jours se passèrent au milieu de l\u2019oisiveté la plus pénible.Le docteur venait régulièrement panser la blessure de René, qui était à pen près guérie.Néanmoins il lui avait conseillé par prudence de garder deux ou trois jours encore l\u2019écharpe qui soutenait son bras.Sur ces entrefaites arriva le vieillard qui, tout récemment, s\u2019était présenté chez le jeune peintre.Il neo s'aperçut pas tout d\u2019abord que l'artiste était blessé, \u2014 Le hasard me conduit à Fa- ris aujourd\u2019hui, dit-il, et j'ai eu la curiosité de savoir si vous aviez commencé les deux toiles que vous m'avez promises\u2026 Ah ! pardon ! s\u2019interrompit-il tout à coup, vous êtes blessé ! Vous vous êtes battu ?\u2014Ce n\u2019est rien, fit René, une piqûre insignifiante.Un instant il crut s\u2019être trompé.ll lui avait semblé que le vieillard avait pâli ; mais plu- il l\u2019'observait, plus il était convaincu de n\u2019être pas le jouct d\u2019une illusion.Cette particuliarité le frappa Cependant il ne poassa pas l'indiscrétion jusqu'à en faire la remarque à voix haute.\u2014Douffrez-vous ?demanda enfin le vieillard.\u2014Non, monsieur, je vous re mercie.Le docteur vient de m'an noncer que dars deux ou trois jours je pourrais continuer mes travaux.-\u2014\u2014À la bonne heure ! dic l\u2019inconnu, qui reprit aussitôt son ton habituel d\u2019excessive courtoisie.Alors, vous pensez à moi ?\u2014 C'était mon intention, monsieur, mais il se présente une difficulté que je n\u2019avais pas prévue lors de votre dernière visite.J'ai regu, sans savoir comment ni par qui, une lettre de la surintendance des Beaux-Arts, qui me demande d\u2019exécuter au plus tôt une toile importante, destinée à une église qu\u2019on voudrait prochainement inaugurer\u2026 \u2014Ah ! fit le vicillard, je vous en félicite sincèrement.\u2014dJe vous en sais gré, monsieur, mais vous sentez bien que l\u2019Etat est un client envers lequel nous autres artistes, sommes obligés à de grands ménage- nients.\u2014De sorte, interrompit l\u2019inconnu, que vous seriez forcé de faire passer cette commande avant la mienne ?\u2014Il me serait impossib'e d\u2019agir autrement, répondit le jeune peintre.\u2014Qu'à cela ne tienne, monsieur Dorval ! nous sommes gens de revus.Vos intérêts doivent prendre le pas sur mes fantaisies.\u2014Vous êtes d\u2019un indulgence te.Quant aux arrhes de noire marché.Le vieillard l\u2019arrêta d\u2019un ges- be qui me confond, bulbutia l\u2019artis- LE CULTIVATEUR que faire, et vous tiens toujours pour engagé vis-à-vis de moi.\u2014 Comme il vous plaira monsieur ; mais alors qui me soit donné de connaître celui dont je reste l\u2019humble débiteur.\u2014A quoi bon, répligua l\u2019inconnu avec vn léger signe de contrariété.Rien n\u2019est changé dans notre situation réciproque.Pourquoi y apporter une modification inutile, puisqu\u2019elle ne vous servirait à rien ?Mais n\u2019allez pas pour cela vous égarer par des conjectures hyperboliques.\u2014Je ne suis pas un mystère, comme la Trinité.Je suis pour vous un client, voila tout.Remarquez que j'aurais parfaitement pu vous dire que je me nomme Durand et que je demeure à Carpentras.En seriez-vous plus avancé ?\u2014Non, sans doute, riposta l\u2019ar tiste, sur les lèvres de qui les paroles du vieillard amenèrent un sorire, mais j'aurais été hen- reux et honoré que votre confiance répondit à votre générosité.\u2014 Quelle générosité trouvez- vous dans ce fait si simple d\u2019un homme qui achète et donne un à compte ?Aucune \u2014De quel manque de confiance suis-je coupable en ne vous donnant pas un nom que vous ne connaissez pas ?Y tenez-vous absolument ?Eh bien ! je m\u2019appelle Bernad, et j'habite place da marché a Carcassonne- L'artiste regarda le vieillard en face et vit bien que celui-ci se moquait de lui.Mais il le faisait sur un ton de si parfaite urbanité, avec une aisance si charmante, que René ne pouvait pas s\u2019en formaliser.\u2014Je n\u2019insisterai pas, monsieur, l'obligé de monsieur Durand ou de morsieur Bernard, à votre choix.\u2014Non, au vôtre, répliqua le vieillard en saluant avec grâce.René le reconduisit jusqu\u2019à la porte de son appartement.René était de mouvaise humeur.Ces petits mystères anx- quels il se heurtait depuis quelque temps avaient fini par l'irriter.Il y a un mois c'était monsieur Aathur, puis c\u2019était monsieur do la Vigerie qui lui avait écrit : \u201c Je m'occupe de vous.\u201d aujourd\u2019hui c\u2019était ce vieillard.Pourquoi se trouvait-il mêlé à tous ces problèmes.En outre, coïncidence bizarre, deux jour après la première de ce personnage, il avait reçu du gouvernement cette commande qu\u2019il n\u2019avait pas soulicitée.Or, personne avant cet inconnu n\u2019avait agité cette question, et n'avait son- gë pour lui à cet excès d\u2019honneur Etait-ce donc à ce protecteur mystérieux qu\u2019il le devait ?\u2014Qui pourrait me le dire ?murmurat-il.Ah! le maître ! ajouta-t-il avec vivacité.\u2014Sur-le-champ, il se nlaça devant sa table, et, d\u2019une main encore mal assurée, il traça la let- qui suit : \u201c Cher maitre, \u201c Je suis souffrant et condamné à l\u2019immobilité.Sans cela vous auriez été le premier à apprendre de ma bouche que la surintendance des Beaux-Arts vient de mic favoriser d\u2019une commande assez importante.\u201c En principe, c\u2019est certainement à vous que je le dois.Mais vous n\u2019ignorez pas plus que moi \u2014(Gardez-les, dit-il, je n\u2019en ai qu'il est certaine infleuences qui LL a S dit-il, avec déférence.Je resterai1 3, nèsent beaucoup plus \"dans la balance que le mince mérite qu\u2019on peut avoio.\u201c Ces influences, je désirerais ardemment les connaître, d\u2019autant plus ardemment qu'on me les a cachées, et3que je soupçonne quelqu'un de les avoir mise en œuvre\u2019 \u201c Or, je ne voudrais pas que ma reconnaissance s'égarat.Je vous en supplie, faite la lumière au milieu de ces ténèbres ; vous m\u2019aurez obligé au delà de tout ce que vous pourriez concevoir.\u201cJe ne vous proteste ni de ma gratitude ni de mon devoue- ment, vous savez qu\u2019ils vous sont acquis.1 \u201c Merci mille fois, de tout cœur.et à vous «\u201c RENE DORVAL.\u201d Il fit porter cette lettre par un commissaire, et, le soir méme, il recut la réponse que voici : \u201c Mon cher éléve, \u2018Votre protecteur mystérieux c\u2019est le marquis de Lostanges.\u201c Félicitations et amitiés sincères.Ce ne fut pas une révélation pour René, car ce nom ne lui apprit rien au premier abord Mais par un effet inexplicable, plus il répétait ce nom, plus il lui semblait l\u2019avoir déjà lu ou entendu prononcer.Etait-ce dans un livre ?dans un drame 7 dans le monde qu\u2019il fréquentait 2?Il ne se le rappelait pas au juste.C'était comme un souvenir vague, qui traversait sa pensée, mais qui ne prenait pas de corps.Ce nouveau mystère brutal, patent, avéré, qui, comme les autres, échappait à son intelligence, n\u2019était pas fait pour calmer l\u2019irritation que lui causait son impuissance à pénétrer la vérité.Il essaya de se soustraire aux obsessions que tant d\u2019cbscu- rités provoquaient en lui ; mais il ne put - parvenir.Le docteur Lasserre ariva fort à propos pour le distraire deces pensées énervantes.Après avoir examiné la blessure de René, il se laissa choir sur le divan avec un bien-être inexprimable \u2018 \u2014Ah ! fit-il en soupirant d\u2019aise, aujourd\u2019hui nous avons le temps de causer.Par bonheur, la liste dames visiteurs est épuisée.Je vous avais réservé pour la bonne bouche, et je reconnais avec plaisir que mes soins vous seront désormais inutiles.Ne vous fatiguez pas trop le bras pour commencer et tout ira bien.Maintenant avez-vous du nouveau ?\u2014Onui et non, répondit René.Connaissez-vous le marquis de Lostanges ?\u2014 Non.Pourquoi ?\u2014Parce que c\u2019està lui, paraît il, que je dois les travaux que je suis chargé d\u2019exécuter pour le ministère.\u2014Eh bien ! s\u2019écria le docteur, est-ce que vous ne le connaissez pas ?\u2014Pas le moins du monde.\u2014En vous donnant son nom, vous a-t-on donné aussi son signalement ?\u2014Je n\u2019ai pas songé à le demander ; mais je l\u2019aurai aujour- d\u2019hui ou demain.\u2014Bien.Et Gabrielle, l\u2019avez- vous vue aujourd\u2019hui ?\u2014Pasencore.Elle devait donc venir ici ?\u2014Je l\u2019en avais priée, mais, comme elle sait que je vous fais régulièrement ma visite, elle m\u2019a chargé de la fremplacer auprès de vous.ju \u2014En quelle qualité ?\u2014Ah ! mon cher, vous ne vous en douteriez jamais.ll faut que vous nous aidiez, nous comptons sur vous.\u2014En quoi ?demanda curieusement Hené.\u2014Oh ! c\u2019est très drôle ! commença le docteur.Vous vous rappelez bien cette malheureuse femme que je soigne, et chez laquelle je vous ai rencontré il y a huit jours.\u2014Assurément, dit René.\u2014A propos ! La connaissez.ous, oui ou non ?\u2014Non, je ne le crois pas.Et cependant mon doute persiste.Il me semble que son visage ne m\u2019est pas inconnu.\u2014Eh bien ! mon cher, je vais vous surpredre bien davantage, reprit le docteur.Dans les courts instants où ses facultés se réveillent, cette femme a laissé échapper une partie de son se cret.En dehors des souffrances physiques qu\u2019elle a certainement enpurées, elle a été frappé d\u2019une grande douleur morale : elle a perdu son fils.\u2014Ah ! fit René qui tressaillit subitement.Ce fils est-il mort ou vivant ?Nous l'ignorons.\u2018Mais ce qui va vous paraître plus extraordinaire encore, c\u2019est que ce fils portait le méme nom que vous.\u2014Qui vous l\u2019a dit ?interrogea l\u2019artiste avec anxiété.\u2014Elle, mon cher.Depuis le jour où vous êtes venu, où vous ui avez été présenté, où votre nom a été prononcé devant elle, ce born est constamment sur ses lèvres.Vous souvient-il qu\u2019en votre présence elle l'a répété immédiatement après l\u2019evoir entendu ?\u2014C'\u2019est vrai, répondit René dont l'attention fut soudainement frappé de cette observation du médecin.\u2014Eh bien ! mon ami, ce lils, qu s'appelle René comme vous, la malheureuse le demande à grands cris Des larmes commen cent à mouiller sa paupière, que la douleur à desséchée depuis un temps malheureusement inap préciable par la science.Com- prenez-vous ce que j'exige ;de votre bonté ?\u2014Pas encore, balbutia René qui s\u2019efforçait de* maîtriser l\u2019émotion qui s'était emparée de lui.\u2014Nous voulons tenter une épreuve décisive, poursuivit Lasserre.Il faut que vous veniez avec nous, et que vous vous pré- tiez à l\u2019innocente comédie que nous avons imaginée, pour tâche de ressusciter sa raison : il faut que vous l\u2019appelliez ma mère.\u2014Ma mère ! fit l\u2019artiste avec tristesse.Ai-je jamais prononcé ces deux mots ?Je ne me le rappelle pas.\u2014Répétez votre rôle à huit clos, devant une glace, riposta gaiement le docteur.Quant à l\u2019intonation, vous l\u2019avez, je vous le garantis, je viens de vous entendre.\u2014 Mais c\u2019est tromper cette pau vre femme ! se défendit le jeune peintre.\u2014Qu'importe, si c'est lui rn - dre la raison, la santé, la vie.\u2014Et si nous échouons ?\u2014Quel malheur plus grand pouvons-nous redouter que l\u2019anéantissement où elle est plongée ! dit chaleureusement le médecin.La pauyre femme es épuisée, ses forces sont à bout, la folie furieuse n\u2019est pas à craindre, Au contraire, si nous faisions jaillir l\u2019étincelle qui, peut-être, couve encore sous les ve entres = - x or 0 & Vous que Bing Wy, ay, St hig dig, ly : Nis; 0, fy nite 390 np ; Vas Mage Courts S rés laissé in se EN eme dune } te g wail a! (ta ing For Bb {GY is le 7008 votre telle, ur ses que fede fier Bone ne Tin ol Tous, aed mil , que lips 108) Com- pie fone a fb i de y 0 SE roulé pp 2 qu riche | ut ere.378 posté je pile le pe pi, ! all A Ww 1 / LE CULTIVATEUR 15 cendres refroidies.on peut, force de soins, vivifier son sang, faire renaître ses forces, lui donner le calme, sinon le bonheur.Or, je vous ai attentivement observés tous les deux le jour où vous étiez en présence, e*, je vos le dis, il y a entre cette femme et vous une aflinité qui m\u2019a frappé.Quelque \u2018nom que vous attribuiez à cette influence insaisissable, elle existe, vous l\u2019avez ressentie comme elle.Vous ne le nierez pas, je l\u2019ai vu.\u2014C'est possible, accorde René cAu'agitait un trouble profond.\u2014Ët vous refuseriez de nous seconder ?-\u2014-Non, j'accepte, dit résolû- ment l\u2019artiste.\u2014 Alors, si vous le voulez bien dès demain je viendrai vous prendre et nous commencerors l'épreuve.\u2014 Soit ! je vous attendrai.\u2014C'\u2019est convenu ! fit Lasgerre en se frottant vivement les main.C\u2019est curieux ! J\u2019augure bien de cette entrevue, moi.Et vous ?\u2014Je ne vous cacherez pas qu\u2019elle m'effraye un peu, répondit René, incapable de dissimuler plus longtemps.\u2014Cela se voit bien ; mais n\u2019allez pas prendre votre rôle au sérieux / N\u2019entrez pas, comme on dit au théâtre, \u2018 dans la pean du bonhomme \u201d ce serait fatigant.À ces mots, le docteur sa leva en riant, prit son chapeau, et se dirigea vers la porte, \u2014A propos, dit-il, je n\u2019ai pas encore pu parler au roi Misère de ce que vous savez bien, mais je vous promets de ne pas trop.tarder.D'ailleurs, j'ai su par Ua- brielle que vous aviez trouvé le moyen de vous rapprocher d\u2019elle.C\u2019est elle qui posera pour le pâtre, n\u2019est-ce pas ?En voilà un berger qui vous donnera du mal et que vous recommencerez souvent ! Adieu ! ne vous dérangez pas.Et a demain.sans faute.ne l\u2019oubliez pas ! Da voix se perdit dans l\u2019escalier avant que René songeât à l'accompagner.Ce que venait de lui apprendre le docteur l'avait remué jusqu\u2019au fond des entrailles.Etait- ce bien possible ?Cette femme, auprès de quiil allait jouer le rôle d\u2019un fils, avait perdu un fils qui portait le même nom que lui.Eile avait habité Paris, c\u2019est- à-direla France, comme lui! On lui avait parlé indien et elle avait répondu.Eile avait donc été leur prisonnière ?cemme Ini! comme sa mère ! Et il la retrourerait folle, arrachés par la pitié aux mains mercenaires qui l\u2019exploitaient, vivant de la charité, de l\u2019aumône.Il sentit chanceler sa raison sous le poids de cette horrible possibilité.Mais la réaction se fit.Il comprit qu\u2019après les durs moments qu\u2019il avait passés, os lui serait une consolation ineffable de retrouver et de rappeler à la vie sa mère, si c\u2019était elle, ou cette pauvre femme dont les malheurs avaient avec les siens une si étrange communauté.Et, ce qui l\u2019exaspérait le plus, ce qui rendait plus affreux encore ie doute qui l\u2019intreignait, c\u2019est l\u2019angoisee à laquelle il était en proie.Il lui semblait que si cette lemme avait étésa mère son cœur lui aurait sauté au cou.Il n\u2019admettait pas qu\u2019il fût posei- ble que ses yeux ne l\u2019eussent pas reconnue, et que tout son être n\u2019eût pas frémi à son aspect En vain, il creusa sa mémoire et mit ses souvenirs à la torture ; il ne découvrit rien en luiqu'une githoutte de femme jeune et jolie, qu\u2019il appelait ça mère, rien qu\u2019ane forme confuse, indécise, perdue dans lez brumes lointaines de sa jeunesse oubliée Le lendemain, quand le doc- tenr vint le prendre et le conduisit chez Geneviève, ils trouvèrent Gabrielle éplorée au milieu de l'appartement désert.La folle avait disparu.VIII LA VENGEANCE DE POLYTE.La voyant entrer les deux jeunes gens, les pleurs de la jenne fille redonblèrent.Eile n\u2019eut pas la force de se lever et de venir au devant d\u2019eux, d\u2019ur geste silencieux elle se contenta de leur montrer sur la table du salon un papier informe, macalé.René s'en empara et le parcourut avidement.\u2014 Quelle audace ! s\u2019écria-t-il après en avoir pris connaissance.\u2014Qu\u2019y at-il ?demanda vivement le docteur.-\u2014 Lisez ! répondit l'artiste en lui tendant le billet qu\u2019l froissait dans ça nain crispée.Le médecin le parcourut avec calrae et sembla peser l\u2019an après l\u2019antre les mots dont il se composait.À l\u2019orthographe près, qui était toute de fantaisie, voici ce que contenait cette lettre : \u201c Enfin, je tiens ma revanche ! Si vous voulez revoirla folle, trouvez-vous dernain à minuit, sur le chemin de halage, entre Asnière et (Courbevoie, en face le château de Bécon, et apportez un billet de mille.\u201c Inutile d'ajouter que si vous préveniez [a rousse, elle ne nous trouverait pas, et qu\u2019en admettant même qu\u2019elle soit pilris rouée que nous, au moindre danger que nous courrions, la folle payerait la casse, fût-ce de sa peau \u201d Pas de signature.\u2014 Connaissez-vous cette écriture ?demanda le docteur à Ga- brieile.~Non, répondit la jeune fille, mais je n'ai pas besoin de la connaître pour déviner quel est l\u2019auteur de ce billet.M s\u2019est {rahi avec tant d'impudence.\u2014 Alors quel est-i} ?\u2014C\u2019est Polyte.\u2014Lui ?le saltimbanque à qui vous avez acheté la liberté de cette malheureuse ?\u2014 Lui-même.Il a découvert mon adresse ot a appris qui j'étais Une première fois il m\u20193- vait arrêté dans la rue et menacée prétendant avoir fait avec moi un marché de dupe, et exigeait Un nouveau sacrifice.Cette fois M.Dorval m'avait débarrassée de lui, et je n\u2019en avait plus entendu parler.\u2014Et moi, ajouta René, jelni avais offert une sommes égale à celle qu\u2019il avait reçue, mais il voulait davantage et j'ai refusé de souscrire aux conditions qu\u2019il me dictait.\u2014Alors que faire à fit Gabrielle avec accablement.-\u2014Attendez, et ne vous découragez pas ainsi que diable ! se récria le docteur.Voyons, dites- moi tout ce que vous savez.\u2014Moi, dit René, je ne sais rien.-\u2014Quant à moi, reprit Grabri- elle, je venais ici aujourd\u2019hui avec de sinistres pressentiments.Je voulais vous faire part de la singulière visite que j'ai reçue ce matin même.\u2014De qui ?\u2014De la femme de ce riiséra- ble.\u2014-Dans quel but est-elle venue chez vous ?Est-elle complice de son mari ?Au contraire.Elle venait me prévenir de me tenir sur mes gardes.Un instant j'ai eu l'idée de descendre chez monsieur Dorval pour lni demander conseil, mais outre que ja ne croyais pas à une catastrophe aussi imminente.\u2014Fnfin, que vous a dit cette femme interrogea le docteux.\u2014\u2014Voici, commença Gabrielle : \u2014Je n\u2019avais pas revu Eulalie depuis le jour où je lui avais proposé de receuillir Geneviève, ce à quoi elle s'était refusée énor- yant paraître, je supposais d\u2019abord qu\u2019elle venait de la part de son mari, pour renouveler auprès de moi ses tentatives d\u2019intimidation, et je la reçue assez mal.Elle le remarqua et sourit avec amertume.= Oni, fit-vile tristement, je vous coraprends, mais rassurez- vous, mademoiselle.Je ne vous dirai pas que ça ve m\u2019a pas fait de peine quand j'ai su que mon gredin de mari vous avait vendu la pauvre folle.mais je sais que vous avez payé, je ne viens rien vous réclamer.D'ailleurs, comment la nourrirais-je aujour- d\u2019hui ?Mon mari m\u2019a abandonnée pour courir les cabarets, jai da cenoncer à garder auprès de moi mes chers pétits, je travaille et me suffis a peine.Vous le voyez, j'aime autant ques la malheureuse soit auprès de vous.L\u2019infortunée Eulalie essuya une larme furtive.Tout ça ne serait rien, conti- nua-t-clle, si Polyte ne s'était pas lié avec un tas de chenapans qui, je le crains bien, lui feront faire quelque sottise.Pariois il vient chez moi pour manger, quand il n\u2019a plus lesou.Presque toujours il est ivre.Or, plusieurs fois déjà je l\u2019avais entendu proférer des paroles mena- cartes contre vous et contre un M.René qui, à ce qu\u2019il paraît, l\u2019a quelque pen rudoyé ; mais hier, Polyte est arrivé chez moi dans un état de snrexcitation effrayante: Dans son ivresse, il a dévoilé certains projets dont je v\u2019ai pu déchiffrer la nature, mais qui m'ont fait trembler pour vous et pour lui.Sans doute ses nouveaux amis lui avaient monté la têt:, car je ne l'avais jamais vu on pareil état.Il m\u2019a demandé de l'argent, je lui en ai refusé.Ils\u2019est levé et s\u2019est dirigé vers moi, comme pour me frapper mais je l\u2019ai regardé d'un air\u2026 ll west arrêté brusquement, est sorti en fermant la porte avec violence, et ef en renouvelant contre vous ges Menaces.Do tout cela que peut-il résulter ?Je l\u2019ignore, mais, a coup sûr, rien de\u2018bon.Polyte est devenu fainéant et ivrogne, il a des fréquentations qui m\u2019épouvantent, et je frémis à l\u2019idée qu\u2019un jour\u2026 Eulalie n\u2019acheva pas sa phrase et posasa main sur ses yeux, comme pour chasser une Vision funeste.\u2014Bref, reprit-elle, je suis venue vous prévenir.Tenez-vous sur vos gardes, et si, par hasard, mes avis étaient impuissants à vous préserver, tant que vous le giquement.Ce matin, en la vo- pourrez, je vous en supplie, mademoiselle, menagez-le ! À ces mots la malheurense femme saisit ma main qu\u2019elle embrassa avec force et se retira.\u2014Voilà ce que je comptais vous dire aujourd\u2019hui, acheva Gabrielle, espérant qu\u2019il serait temps encore de conjurer le malheur qui vient de nous frapper.\u2014Connaiesez-vous l\u2019adrosse de cette femme ?demanda Lae- serre.\u2014À ma prière, et comme je la remerciais de sa démarche, elle me l\u2019a donnée.\u2014Oùdemeure-t-elle ?-\u2014line Sainte-Thérèse, No 61, à Batignolles.\u2014Bien ! Par elle, peut-être, nous saurons ou est son mari ; mais, avant tout, il faut interroger le concierge de cette maison.L\u2019avez-vous fait ?\u2014Non, répondit Gabrielle ; je n\u2019y ai pas songé.Le docteur était le seui de trois personnes qui se trouvaient là, qui eût conservé sa présence d\u2019es prit.Gabrielle était anéantie.René était atterré.Tous ces ré- ves de ia veille devenaient irréalisables, Et comme ilgne pouvait faire part ni au docteur ni à la jeune fille des espérences qu\u2019il avait conçues, il s\u2019efforçait sans ÿ parvenir, de dissimuler l\u2019horrible déception qui lni brisait le cœur.Lasserre était descendu chez le concierge, et, sans mot dire, avec une vigueur dont il ne se serait jamais cru capable, avait pris par le bras et jeté an milieu du salon.Puis, il s'était placé dovant la porte et avait résolû- ment croisé ses bras.\u2014 Répondez, dit-il sévèrement au concierge.\u2014A quoi ?balbutia celui-ci d\u2019un air ahuri.\u2014Qui est venu ici depuis hier ?=\u2014\u2014Je ne sais pas.Prenez garde ! insista le docteur.Songez qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une affaire de cour
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