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Titre :
Progrès-écho
Éditeurs :
  • Rimouski :Compagnie du Progrès du golfe,1970-1995,
  • Rimouski :Écho du Bas Saint-Laurent
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Progrès du golfe ,
  • Écho du Bas St-Laurent
  • Successeurs :
  • Écho dimanche ,
  • Progrès écho dimanche
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Références

Progrès-écho, 1973-05-30, Collections de BAnQ.

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grace a un travail inlassable de beaucoup de gens, M.Alcide Horth en tête, la réalisation de ce désir chéri par bien des personnes se réalisait.ll fallait souligner ce fait d'une façon toute spéciale.Dans ce cahier particulier, vous pourrez lire l'historique de cette grande aventure, telle qu'entrevue d'abord par le nouveau recteur de l'Université rimouskoi- se, M.Alcide Horth.Ensuite, la publication du journal officiel de I'U Q.\u201cRéseau\u201d, consacré à cette officialisation, nous apparait importante.Pour finir, les \u201c\u2018clippings\u2019 de presse des articles publiés par notre journal depuis plusieurs mois font état de toute l'évolution d'une situation qui s'est avérée continue et dont I'aboutissement atteint son sommet aujourd'hui.L'Université du Québec à Rimouski, que l'on peut maintenant identifier désormais comme UQUAR, demeure l'un des atouts importants de la vie régionale, non seulement scolaire, éducationnelle, mais économique et sociale.Souligner simplement ce fait est déjà beaucoup et il est d\u2019autant plus important d'en faire part puisque ce nouveau statut confirme une vocation en laquelle des gens ont cru dès le départ, pour ensuite travailler ferme à sa réalisation, à son accomplissement.Leur rendre hommage est un devoir comme de signaler cet apport nouveau à l'entité régionale.Durant les prochaines décades, le progrès de Rimouski sera axé pour une part sur le dynamisme de l'Université du Québec et de l'Institut National de Recherche Scientifique, dans le domaine de la connaissance de la mer et de ses richesses.Pour le premier recteur de l'Université du Québec à Rimouski, M.Alcide Horth, cette perception ne fait aucun doute.\u201cll ne faut pas s'attendre, cependant, dit-il, à ce que naissent des entreprises impressionnantes; non, tout ce que nous savons c\u2019est que le développement des sciences de la mer se fera à un rythme accéléré d'ici quelques années\u201d.La plupart des pays du monde regardent maintenant vers la mer, source inestimable de denrées et de ressources minérales.Si Rimouski va maintenant figurer au rang des villes qui possèdent un corps de recherches et d'intellectuels très important, nous ne devons pas cacher que nous le devons aux énergies non calculées de M.Alcide Horth.Quelques temps après l'arrivée à Rimouski du premier directeur du Centre d'Etudes Universitaires de Rimouski, M.Charles Beau- lieu, qui mit au monde le Centre, M.Alcide Horth arrivait pour occuper la fonction de directeur-adjoint.Les débuts Venant d'un grand laboratoire de la Société Imperial Oil de Sarnia, Ontario, M.Horth occupait alors un poste administratif dans la division de la recherche; il avait donc l'envergure pour seconder M.Beaulieu.Ce qui impressionna le plus ie Dr.Horth, ce fut lors de son arrivée à Rimouski quand on lui montra le laboratoire constitué de quelques contenants et placés dans une petite salle de 200 pieds carrés.Selon M.Horth, il venait à ce moment de percevoir tout le travail qu'il fallait faire pour construire l'Université du Québec à Rimouski.\u201cJe cornaissais déjà Ri- mouski, de dire le recteur, puisque j'avais fait déjà mes études classiques au Séminaire.Rimouski représentait pour moi une ville culturelle, agréable aus- st\u201d \u201cAprès ces premiers constats, je vis bien vite que l'on était venu me chercher pour que j'aille chercher d'autres personnes à mon tour, pour enseigner.Ce ne fut pas facile, mais le groupe de professeurs engagé se montrait comme l'un des plus avancés au Québec\".Pr En même temps, M.Horth devait chercher à convaincre le ministère de l'Education de donner une subvention pour construire des laboratoires et des facilités physiques de fonctionnement.C'est ainsi, de dire le directeur général que commença la création du centre universitaire de Rimouski.- Qu'est-ce qui vous a amené, M.Horth, à accepter de venir à Rimouski?\u201cC'est peut-être le fait, dit-il, que nous les canadiens- français étions mal vus par nos confrères canadiens- anglais.On nous reprochait notre manque de connaissance scientifique et technique et notre trop grand intérêt pour les sciences dites humaines.J'ai pris cette fonction dans l'optique de changer un peu cette mentalité des canadiens-anglais en apportant mon expérience de chercheur et d'administrateur dans un grand laboratoire.\u201d Les années déterminantes Les années déterminantes dans l'histoire de l'Université du Québec à Rimouski ne se classent pas comme on le désirerait; il s'agit plutôt d'étapes importantes.\u2018Nous avons cherché, déclare M.Horth, à établir notre crédibilité auprès des membres de l'Assemblée des Gouverneurs de l'Université du Québec en montrant que nos gens étaient compétents, que nos projets avaient du sens et que nos idées étaient bonnes.\u201d \u2018Je crois, que ce fut le défi le plus important durant vn.les années 1970, 71 et 72.Ce fut le temps ou au ministère de l'Education et au Conseil des Universités, on commençait à sentir notre présence et à l\u2019apprécier.Pour être acceptés, il nous a fallu être prudents parce que nous voulions, sem- ble-t-il, atler plus vite qu'on nous le permettait.Il nous a fallu polir nos dossiers et devenir plus réalistes aussi\u201d.M.Horth nous rappelle qu'en 1969, il voyait l\u2019unu- versité dans une vision beaucoup plus grande qu\u2019aujour- d'hui.\u2018J'ai pris avec le temps dit-il, une perception de la réalité bien différente\u2019.\u201cIl n'est pas facile de se tailler une place dans le monde universitaire d'un pays et cela nous incite à présenter des dossiers de projets meilieurs pour que l'on obtienne quelque chose.ll serait sans doute bon d'avoir une expertise sur le domaine de l'agricuiture et sur la foresterie, tenant compte des impératifs de notre région, mais je crois, affirme le Dr.Horth, qu'il est inutile pour l'instant de tenter quoi que ce soit dans ce domaine avant peut-être cing ans.\u201d \u201cNous devons, afin de prendre de l'expansion, préparer et innover dans de nouveaux programmes.C'est ce qui s'est produit particulièrement pour l'enseignement de l'océanographie et \u201cL\u2019Université du Québec à Rimouski Une entrevue de Louis Pineau pour l'implantation de l'Institut National de la Recherche Scientifique (INRS) à Rimouski.\u201d Un enseignement de base \u201cEt dans cette optique, l'assemblée des Gouverneurs de l'Université du Québec a consenti un budget spécial de développement de l'océanographie en 1972.Sans cette aide, il nous aurait été difficile d'avancer le projet.\u201d L'importance actuelle de l'enseignement en océanographie est inestimable puisqu'il s'agit-là d'un enseignement de pointe actuellement dans le monde.\u201cEn effet tous les pays du monde se rendent compte, de dire le Dr.Horth, que les ressources de surface sont exploitées à une plus grande rapidité que l'ont prévue les statisticiens et qu'il faudra regarder très bientôt vers la mer qui couvre les trois- quarts de la surface du globe.\" \u201cC'est un mouvement mondial, dit-il.qui pousse l'homme à s'intéresser pius que jamais aux ressources de la mer\u201d.De plus, le Conseil des Sciences du Canada a suggéré au gouvernement fédéral de tenir d'intensifier son aide aux organismes qui s'intéressent à l'étude et à l'exploitation des fonds marins.Pour le Dr Horth, l'Université du Québec à Rimous- ki a présentement un programme d'envergure dont l'importance pour la région n'est guère évaluable actuellement.Si l'homme exploite beaucoup d'espèces de poissons, on sait par contre que l'on pourrait retirer de la mer trois fois plus de ressources alimentaires.Les fonds marins renferment aussi une trés grande quantité de métaux, mais on n'a pu jusqu'à maintenant en faire l'exploitation.Du côté de l'aménagement des littoraux, on s\u2019interroge sur la capacité de l'océan de digérer toute la matière polluante qui y est déversée par les villes et les rivières.Le St-Laurent est maiheureusement l'un des plus gros collecteurs d'égouts de l'Amérique.\u201cTous ces points, de dire M.Horth, sont du ressort des recherches océanologiques et on peut voir jusqu'à quel point elles sont importantes pour la protection de l'humanité\u2019.Pour la région de Rimous- ki, on pense à la possibilité d'identifier de nouvelles espèces de poissons exploitables et à dresser des cartes sous-marines afin de faciliter la recherche pétrolière dans l'estuaire.L'établissement de [I'IN- RS à Rimouski constitue donc dans cette optique, un avantage très important pour la région.L'aménagement d'un complexe pour l'ensei- \u2018gnement et la recherche en océanologie a Rimouski devient dans ce contexte, une richesse pour toute la région et la province.Institut de marine Traitant de l'Institut de Marine, M.Horth déplore son départ, puisque, dit-il, \u201cil aurait pu y avoir des échanges d'équipement et de services fort intéressants entre l'Université, l'INRS et l\u2019Institut de Marine.\u201d \u201cCe sont des établissements, dit-il, qui ont de nombreux points en commun et qu'il est évidemment intéressant d'avoir dans une même ville, mais il s'\u2019agit quand même de deux niveaux d'enseignement différents\u201d.Parlant ensuite de la participation de l'Université dans les affaires du milieu, M.Horth souligne que 1'Université ne peut être un groupe de pression, car sa fonction première reste la transmission de la connaissance.Toutefois, le directeur général précise que l'Université se doit d'éclairer par son réservoir de connaissances des points qui agitent le milieu quand cela lui est possible, mais doit éviter de prendre position.\u201cCela ne nous empéche pas, dit-il.d'inviter nos professeurs à établir des contacts plus précis avec le milieu\u2019.L'Université du Québec à Rimouski est lancée de façon définitive et se trouve maintenant dans sa phase de consolidation.Son assise de base est l'océanologie mais d'autres disciplines forment sa couronne.Tout comme le dit son directeur, ou son recteur, selon la nouvelle terminologie, \u2018\u2018l'impact sur l\u2019avenir de la région est imprévisible, mais ne peut être que certain.!\u201d L.P.Meilleurs voeux à la Constituante de l\u2019Université du Québec à Ri- mouski.L'avenir d\u2019une région est basé sur l'éducation.Le nouveau statut de l'UQUAR permet lun avancement assuré en un domaine qui n\u2019est pas dépourvu chez nous.|=)=Tp! 186 Cathédrale 137 Saint-Germain Ouest Hanque Canadienne Nationale 320 Saint-Germain Est \u201ca © det.ame i ! T Ÿ TE ee A Cahier U.Q., Progrés/Echo, mercredi 30 mai 1973 page 3 EAIUERSGIZE DU QLESED À RIMOUSKI: C'ESS PARU L'Association des Marchands de Rimouski a à coeur le développement socio-économique de notre milieu.Elle voit en l'établissement de l'Université du Québec à Rimouski un nouvel épanouissement très promotteur pour l'avenir de notre région.Association des ÆN\\archands de Nimouski me ma.as RY Ls page4 Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 Le ministre de l'Éducation, M.François Cloutier, a annoncé le 19 avril dernier que le Centre d'études universitaires de Rimouski devenait une université constituante de l'Université du Québec au même titre que celles de Montréal, Trois-Rivières et Chicou- timi.Le recteur de l\u2019Université du Québec a Rimouski (UQAR), nommé pour cing ans, est M.Aicide C.Horth, jusqu'alors directeur du CEU de Rimouski.La nouvelle constituante de l'UQ aura pour axe de développement l\u2019'océanologie, a de plus annoncé lé ministre, conformément aux recommandations du Conseil des universités.Les activités de l'UQAR en ce domaine seront développées en collaboration avec des activités analogues d'une autre unité constituante de l'UQ, l'Institut national de la recherche scientifique (INRS).D'ailleurs, a-t-on appris par la même occasion, un laboratoire de recherche en océanologie sera construit sur le campus de 'UQAR et le maître d'œuvre de ce laboratoire sera l'INRS ; un bateau équipé pour ce genre de recherches sera également construit et mis a la disposition des chercheurs attachés à ce laboratoire.L'ensemble de ces équipements coûtera quelque deux millions et demi de dollars qui 'seront financés par l'Office de développement de l'Est du Québec (ODEQ) dans le cadre de l'entente fédérale-provinciale en vigueur._ Le rôle de l\u2019INRS.Ces importants investissements devraient permettre aux principaux groupes québécois de scientifiques intéressés à l'océanologie de coordonner leurs ressources et d'en optimiser l'efficacité.Les objectifs du laboratoire viseront principalement à une meilleure exploitation des ressources du fleuve et du golfe Saint-Laurent.À cette fin, et tel qu'approuvé par le Conseil des universités, le maître d'œuvre du projet, l'INRS, propose la création de trois comités qui permettront, à travers les différentes étapes du projet, une collaboration de toutes.les parties-concernées.Le premier, le comité consultatif, groupera les principaux organismes intéressés par le les services des laboratoires.Le second, le comité de construction (formé de l'UQAR, de l'INRS, de la Direction générale des pêches du ministère de l'industrie et du Commerce, du GIROQ, le Groupe interuniversitaire de recherches en océanographie du Québec, du Marine Science Center -de l'université McGill) sera chargé de donner son avis sur le devis pédagogique, les plans d'aménagement et les programmes de construction qui seront soumis au ministère de l\u2019Éducation.le comité de régie qui sera composé en particulier des représentants des organismes membres du comité de construction et dont le mandat sera notamment de proposer des règles de régie interne des laboratoires, 14 + DCUIGAR CAIVERGISE développement, l'utilisation des résultats et .Le troisième comité proposé par l'INRS est .LE CENTRE d'ESLIES hii Sd AE at Sih = for \u2019 EE ofl hi + &.de fixer les frais de services, les quote-part _ et autres cotisations que devront verser les usagers des laboratoires, d'établir le partage des frais généraux de fonctionnement, de déterminer le calendrier d'utilisation des laboratoires et du navire par les différents usagers, et enfin de favoriser la collaboration et l'échange d'information scientifique entre les organismes utilisant les laboratoires.> Mentionnons à ce moment que l'INRS et l'UQAR ont déjà signé, le printemps dernier, un protocole d'entente qui assure la collaboration entre les deux unités de l\u2019'UQ en matière d'océanologie.Des chercheurs de l'INRS et de l'UQAR poursuivent conjointement des travaux sur la pollution par les hydrocarbures en eaux froides.Ces travaux sont complémentaires avec ceux du GIROQ qui étudie pour sa part la zone dg mélange s'étendant de l'embouchure du Saguenay au Golfe Saint-Laurent du point de vue chimique et biologique principalement.\u201c Quatre ans après.Pour en revenir plus précisément à l'Université du Québec à Rimouski, précisons qu'elle est créée a partir du Centre d'études universitaires de Ri- mouski, qui avait été ouvert par l'Université.\u2018du-Québec dès sa première-année: d\u2019existence, en septembre 1969.Depuis lors, le CEU a offert, au niveau du premier cycle, des programmes en sciences de l'éducation, sciences pures, lettres et sciences.humaines, sciences de l\u2019administration et sciences religieuses.De l'automne 1969 à cette année, le nombre total d'étudiants inscrits aux divers programmes est passé de 235 à 2448, le nombre des professeurs à temps complet de 36 à 89, le nombre de projets de recherches de 5 à 46 et le montant accordé en subventions de recherches de $27 000 à près de $170 000.C\u2019est en février 1970 que le CEU avait choisi l'océanologie comme axe principal de développement.Textes: Yanick VILLEDIEU Photos: Pierre CARON.RÉSEAU / Avril 1973 L'ODEQ félicite l'Université du Québec à Rimouski, une institution essentielle au milieu et dont la collaboration au développement de la région est toujours active et efficace.ENTENTE CANADA-QUEBEC ODEQ - a MEER - 75% sn LRT Ar © ame \"see res = ii es (270 o 4 Co e RÉSEAU / Avril 1973 Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 paged C'est avec un sentiment de satisfaction et surtout de soulagement évidents que le Centre d'études universitaires de Rimouski a accueilli la nouvelle : avec la reconnaissance officielle de son nouveau statut d'université constituante «à part entière » (il faudra désormais parler de l'Université du Québec à Rimouski), il reçoit la consécration tangible d'une vocation qu'li affirmait depuis quelque temps déjà, l'océanographie.Attendue depuis plusieurs mois \u2014 et parfois, sous des couverts officiels d'optimisme, avec une certaine anxiété \u2014 la décision mettait en effet en cause, à plus ou moins long terme, l'existence même de l'unité rimouskoise de l'Université du Québec.Pas d'océanographie, pas d'avenir pour l'enseignement supérieur dans cette région du pays; un axe majeur de recherche et d'études avancées à Rimouski, et les perspectives s'ouvrent larges en matière universitaire.« La reconnaissance de l'océanographie comme axe de développement et d'excellence ne sauve pas le Centre d'études universitaires de Ri- mouski, dit un éditorialiste de la télévision locale, Sandy Burgess, elle crée une université! D'ailleurs, ajoute-t-il, sans cet axe de développement, il y avait une chance sur mille pour que le CEU continue d'exister ; il serait au contraire mort tranquillement, un jour ou l'autre.» Et même si, à l'intérieur de l'université, on ne tient pas toujours des propos aussi directs, il est évident aux yeux du visiteur que l\u2019océanographie, pour l'UQAR, c\u2019est le ballon d'oxygène qui arrive, peut-être pas encore au seuil de l\u2019asphyxie, mais pour le moins au moment opportun.« Que nous devenions université constituante dans ces conditions, de dire Gilles Dumais, le président du Syndicat des non-enseignants, ça rassure et encourage tout le monde, parce qu\u2019on sait maintenant que l'université, à Rimouski, continuera d'exister.» Un déblocage pour la région ?Pour le directeur du Centre d'études universitaires et désormais recteur de l'Université du Québec à Rimouski, Alcide Horth, il va sans dire que l'accession au rang d'université constituante et la reconnaissance de sa vocation océanographique marquent une étape fondamentale dans ia vie de l'institution.« Notre statut de simple centre d'études universitaires, explique-t-il, nous desservait à plus d\u2019un titre : dans le recrutement de nos étudiants par exemple, mais aussi devant des organismes comme le comité d'approbation des programmes.Le compiexe des grandes villes aidant, les dossiers que nous présentions devaient être de 25% meilleurs que ceux des autres universités pour être retenus \u2014 et notre corps professoral, j'en suis vraiment persuadé, est de 25% meilleur que celui des autres universités.Tout cela était vrai pour le premier cycle ; quant au deuxième cycle, la porte nous était quasiment automatiquement fermée.» Que l'UQAR soit aujourd'hui reconnue comme université axée sur l'océanographie est donc, on le voit, un événement très important.«Important, admet la présidente 15 Québec-Téléphone est heureuse de s'associer aux réjouissances qui soulignent la proclamation du statut de constituante de l'Université du Québec à Rimouski.Cet événement marque un progrès important pour notre région.aie 5, page Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 ALCIDE HORTH YVON MARINIER L\u2019UQAR ET L'OCÉANOGRAPHIE Avec la confirmation de la vocation de l'UQ à Rimouski en matière d'océanographie, avec l\u2019annonce de la construction d'un grand laboratoire et d'un bateau spécialisés en ce domaine par l'institut national de la recherche scientifique, avec la présence a Rimouski d'autres chercheurs en océanographie comme ceux du GIROQ (Groupe interuniversitaire de recherches océanographiques du Québec) ou encore ceux de l\u2019Institut Bedford, Rimouski devient le centre de l\u2019océanographie au Québec.Les intenses campagnes en mer qui se dérouleront tout au cours de l'été et qui auront pour port d'attache cette ville confirment ce fait.Quant à l'Université du Québec à Rimouski elle-même, quelle place occupe-t-elle dans ce champ de recherches trés vaste et trés nouveau également?Quelques données permettront d'apporter un début de réponse à la question.Après trois ans de démarrage, cette année vient de voir la création de la SOUQAR (Section d\u2019océanographie de l'UQAR).Cet organisme regroupe actuellement 17 professeurs et chercheurs, dont au moins trois océanographes de grand calibre.Un étudiant postdoctoral se joindra bientôt au groupe, de même que six coopérants français et des étudiants de deuxième cycle.Huit techniciens compiètent l'équipe de la SOUQAR, équipe tout à fait multidisciplinaire.Jusqu'alors, les océanographes de l'université ont recueilli plus de $130000 de subventions (dont deux fois $50 000 de subventions spéciales dans le cadre d'un programme destiné au développement des universités francophones).Cette année, le budget présenté par la SOUQAR est de $280 000.Actuellement, 18 projets de recherche sont en cours, dont la plupart ont pour thème la pollution du fleuve et sa productivité biologique.Voilà pour les chiffres.Quant à la qualité de cette recherche, le doyen des deuxième et troisième cycles, Yvon Marinier, I'évoque en ces termes : « Le démarrage a peut- être été relativement lent.Mais il faut comprendre que lorsque nous avons choisi cet axe de développement, en février 1970, la plupart de nos chercheurs n'étaient pas des océanographes à proprement parler.Physiciens, chimistes, biologistes, mathématiciens, se sont donc mis à travailler en ce sens.Un an plus tard, nous pouvions demander des subventions pour quelques projets \u2014 qui n'étaient pas encore un programme de recherche.Et si nous n'avons pas encore énormément de publications à notre actif, c'est dû à ce phénomène et au fait que n'ayant pas encore de deuxième cycle, donc pas d'étudiants, la recherche n'a pu prendre tout l'élan voulu.» Aujourd'hui, la situation se présente de façon passablement différente.Avec la création de la SOUQAR et l'augmentation des équipes, l\u2019océanographie, à l'Université du Québec à Rimouski, commence à prendre une envergure respectable.Par rapport au GIROQ par exemple, qui lui a une approche surtout biologique des problèmes, l\u2019Université du Québec à Rimouski a une optique beaucoup plus globale et interdisciplinaire.La structure interne de l'université, qui n'est pas cloisonnée en facultés et même qui ne comprend qu'un seul grand département des sciences pures et appliquées, a en effet permis de créer facilement un groupe composé de spécialistes de nombreuses disciplines.« Plus personne n'a intérêt maintenant à recommencer la bataille de l\u2019océanographie, de commenter le recteur Alcide Horth.Les grands laboratoires vont être construits à Rimouski, qui seront à la disposition aussi bien de notre université et de l'INRS que du GIROQ ou d'autres chercheurs québécois.La ville de Rimouski est déjà devenue, bien naturellement, le lieu de rencontre des océanographes québécois.Quant à nous, nous sommes fiers de pouvoir dire que d'ores et déjà, c'est a 'Université du Québec à Rimouski qu'on trouve la concentration la plus forte, la plus nombreuse, la plus équilibrée de spécialistes de cette science jusqu'alors inexpiorée aux deux tiers au Québec : l\u2019océanographie.»C] 16 du Syndicat des professeurs, Suzanne Tremblay, si toutefois cet axe de développement est celui d'une région tout entière, et non pas seulement d\u2019une institution.Important si cet axe de développement a des implications concrètes, incarnées dans le milieu, s\u2019il permet des déblocages véritables pour les pêcheurs de la Gaspésie ou l\u2019industrie locale.» Mais toujours est-il que dès septembre prochain, l\u2019Université du Québec a Rimouski pourra offrir un programme de maitrise en sciences océanographiques et, pour reprendre toujours les mots de Sandy Burgess, «on ne se comptera plus de menteries sur l'existence ou non de l'enseignement supérieur à Rimouski».Il est sûr par exemple que ce programme de deuxième cycle ouvrira d\u2019intéressantes perspectives aux étudiants engagés au premier cycle dans des programmes scientifiques.Mais il faudra aussi compter sur les « retombées » du développement de ce champ d\u2019excellence en océanographie.« Qu'il existe un groupe de chercheurs important dans ce domaine précis, avance Yvon Marinier, le doyen des études avancées et de la recherche de l'UQAR, permettra de créer un milieu, un environnement universitaire propice au développement de la recherche et des études avancées dans toutes sortes de domaines, et pas seulement en océanographie ou en sciences exactes.» : Ce qui est d\u2019ailleurs l'avis d'Aicide Horth, quand il voit dans l\u2019océanographie le « déblocage» en matière de recherche et d\u2019enseignement de deuxième ou troisième cycle.« En sciences humaines par exemple, nous nous cherchons, mais nous devons absolument déboucher sur le deuxième cycle.Ceci est vrai de la plupart des secteurs: aussi bien pour les professeurs que pour les étudiants, il faut avoir des perspectives de travail intéressantes pour faire un travail intéressant.» Pas battu par un texte.L'objection surgit évidemment très vite: des textes comme celui que vient de publier le Conseil des universités insistent pour que Rimouski reste une université de premier cycle sauf dans un domaine, celui de l\u2019océanographie.«Je ne me considère jamais battu par un texte, réplique avec fermeté Alcide Horth.Une recommandation comme celle du Con- \u201c seil des universités, je n'accepte pas qu'elle soit écrite pour toujours.Je ne dis pas que ce texte n'est pas sérieux : je dis qu\u2019il ne doit pas nous empêcher de penser, ni de préparer des projets valables.Je dis qu'on ne doit jamais se laisser influencer par les textes des planificateurs et que si nos projets de deuxième cycle sont valables, nous parviendrons à les faire passer auprès des gens de bonne volonté.» C\u2019est bien sûr après l'expérience de «la bataille pour l\u2019université constituante et pour l'océanographie » que le recteur de l'UQAR peut parler en ces termes.Mais c'est aussi en se rappelant les difficultés premières que celui qui était alors un novice dans le monde universitaire pèse la portée de ces mots.Car ce n\u2019est pas nécessairement là où il les attendait qu'il a rencontré les plus grandes difficultés.«C'est ce qui m\u2019a le plus surpris, dit Alcide Horth: les problèmes n'ont pas été internes, mais sont au contraire venus de l\u2019extérieur.RÉSEAU / Avril 1973 Le nouveau statut de l'Université du Québec à Ri- mouski est un atout précieux au développement de notre région.Sincères félicitations à tous les artisans de cette réussite et bonne chance dans la réalisation de tous les projets.Banque de Montréal Re La Première Banque Canadienne Armand Gagnon Le milieu universitaire traditionnel, pas des institutions mais des hommes dans ces institutions, a été loin de nous aider ; plusieurs nous ont tendu des trappes, fait des coups de Jarnac.On a même été parfois assez bas, comme lorsqu'on nous a reproché d'engager des océanographes anglophones alors qu'on avait intrigué quelque temps plus tôt pour menacer des océanographes francophones qui devaient venir chez nous de ne pas leur donner leur diplôme de doctorat s'ils s'engageaient à Ri- mouski.\u2026.Qu'on nous pose des questions et qu'on en débatte, c\u2019est normal et je l\u2019accepte.Qu'on nous fasse des coups bas, non!» Pas de solution miracle.La « difficulté supplémentaire gratuite » que représentait, selon Alcide Horth, le statut de centre d\u2019études une fois enlevée, la bouffée d'optimisme une fois insuffiée à l'Université du Québec à Rimouski, personne n'ira croire que tous les 5 RESEAU / Avrii 1973 problèmes sont pour autant résolus.Pour citer encore une fois l'exemple de la recherche en océanographie, domaine neuf et complexe entre tous, ce n'est pas seulement en déclarant que l'UQAR en fait son secteur d'excellence qu'elle y excellera véritablement.Mais force est de constater que les récents événements ont redonné à plusieurs un surcroît d'entrain et de dynamisme, de confiance en eux aussi.Reste toutefois à passer avec succès le cap des attributions de subventions, et il sera À ce point de vue intéressant de voir combien l'UQAR recevra sur les quelque $280 000 qu\u2019elle a demandés pour l\u2019océanographie en 1973-1974.Dans un autre ordre d'idées, et au niveau du premier cycle cette fois, on ne sous-estime pas a Rimouski le handicap que représente ie relativement faible éventail des programmes actuellement offerts.Toujours selon Alcide Horth, 'UQAR est en mesure «de satisfaire environ 40% des besoins de la I 24 D ; UE eK Cahier U.Q., Progrés/Echo, mercredi 30 mai 1973 région en matiére de programmes de premier cycle universitaire.!| serait plus rentable d'ajouter quelques nouveaux programmes, car il existe un seull optimal de programmes quant a la qualité et a la rentabilité en dessous duquel se situe encore l\u2019université.» Le doyen du premier cycle, Yves- Marie Dionne, ajoute de son côté que « plus on est riche, plus on peut exploiter sa richesse » et que I'UQAR est encore «limitée » quant aux cours de service ou cours complémentaires à un programme donné (par exemple, des cours de philosophie ou d'histoire des sciences que des étudiants pourraient suivre en option avec leur programme de science).Selon le doyen du premier cycle, les besoins seraient les plus pressants dans le secteur des sciences humaines, des sciences communautaires et, d'une façon générale, du tourisme, de l'hôtellerie, de l'artisanat pour des clientèles à temps partiel.Pour Armand Leblond, étudiant de troisième année en biologie-administration et membre du conseil d'administration de l'institution, l'absence de certains programmes est certainement un handicap pour l'université ; celle-ci pourtant est de plus en plus, dans les secteurs où elle offre des programmes, un attrait pour les étudiants de la région dont beaucoup sont désireux de se former sur place pour pouvoir ensuite travailler plus efficacement dans leur propre milieu.Le registraire de l'UQAR, Réal Giguère, note également que l'absence de certains programmes représente une difficulté en matière de recrutement.Les uns et les autres, maigré tout, s'entendent généralement pour accorder un label de qualité aux cours dispensés à Rimouski, à cause entre autres de la petite taille de l'institution et des possibilités souvent exploitées de travail sur le terrain, sur la réalité du milieu environnant.Des témoignages provenant d'employeurs comme ia Fonction publique fédérale montreraient même, selon Alcide Horth, que les diplômés de Rimouski sont des diplômés de choix.Pour Suzanne Tremblay cependant, il est peut-être prématuré de porter un jugement sur la qualité du travail universitaire fourni à l'UQAR.« Nous n'avons pas encore de traditions, dit la présidente du Syndicat des professeurs, le corps professoral est jeune, nous ne nous sommes pas encore vraiment définis en tant qu'universitaires.» Et recommandant en quelque sorte de ne pas vendre la peau de l'Université du Québec à Rimouski avant d'avoir tué le Centre d'études universitaires, Suzanne Tremblay d'ajouter: « Attendons quelques années encore avant de porter des jugements évalua- tifs sur cette expérience, avant de crier victoire.»[J 17 page 7 La direction et le personnel du College de Rimouski sont heureux de s'associer à tout le milieu pour féliciter chaleureusement l'équipe de l'Université du Québec à Rimouski devenue Constituante à part entière.Oeuvrant dans le domaine de l'éducation, de ce qu'un tel statut peut apporter à l'ensemble d\u2019une communauté.le Collège est conscient Félicitations page8 Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 ARMAND LEBLOND jo fed UN OBJECTIF: UNE PETITE GRANDE UNIVERSITE 600 étudiants a temps plein.Environ trois fois plus à temps partie! Jont la moitié à Rimousk: we et les autres dans du.ous-centres répartis de Gaspé à La Poca- tière en passant par la Côte Nord et même les Iles de la Madeleine.C'est l'Université du Québec à Rimouski.Une université grosse à peine, pourtant, comme le plus gros département d'une autre constituante de l'UQ, celle de Montréal.Cette « petitesse », on l'a vu ailleurs en ces pages, est.parfois un handicap.Selon des estimations officielles, l'UQAR ne répond que dans une proportion de 40% aux besoins de la région en matière de premier cycle.Son éventail relativement limité des programmes pose parfois des problèmes et, selon certains témoignages, oblige encore des étudiants à quitter une région où pourtant ils voudraient poursuivre leurs études.Sans se cacher ces inconvénients, le recteur de l'UQAR insiste pourtant sur les avantages de cette « petitesse » : « Nous serons toujours une petite institution, dit Alcide Horth, même si nous devenons le grand centre d'océanographie du Québec.Et cette petite taille en terme de nombre d'étudiants inscrits chez nous, cette petite taille donc peut pour nous devenir un objectif.Sur le plan par exemple des relations entre les professeurs et les étudiants, notre dimension est un avantage perçu par plus d\u2019une personne.Ce que nous devons donc peut-être faire, c'est exploiter systématiquement le fait que nous soyons une petite institution.» Mettre à profit une taille qui d'emblée pourrait paraître comme un handicap, voilà donc un objectif possible de l'Université du Québec a Ri- mouski.Un objectif en tout cas qui fera sans doute l'objet d\u2019une étude approfondie au moment du bilan critique de l'expérience UQAR, bilan © qu'Alcide Horth juge comme essentiel à faire faire en 1973-1974, après quatre années d'existence du Centre d'études universitaires et au début de la première année de l'Université du Québec à Rimouski.| DURE VAIVERSISE a Même si certains jugent l'impact de l\u2019université dans son milieu encore insuffisant \u2014 « dans la région, on va bien souvent chercher des ressources à l'extérieur, dit Suzanne Tremblay, du Syndicat des professeurs, parce qu\u2019on a pas réalisé ni été assez informé qu'une université, il y en a une sur place » \u2014, même à cela, il demeure que l\u2019un des aspects les plus intéressants à envisager, quand il s'agit d'une institution comme l\u2019Université du Québec et d'une région comme celle de Rimouski, est le rôle, l'action, la présence qu'elle peut avoir dans son milieu.C\u2019est à ce niveau, bien souvent, que les enjeux sont les plus concrets, les plus discutés aussi.C\u2019est d'eux aussi que nos interlocuteurs nous ont le plus souvent entretenu, tant il est vrai qu\u2019une université comme l'UQAR et les personnes qui y vivent ne peuvent pas ne pas être fréquemment sur la place publique.Pour Michel Campagna, professeur de géologie qui a mené une campagne de prospection minière dans la vallée de la Matapédia, il ne fait pas de doute que «l'université doit s'impliquer dans son milieu ».C\u2019est d'ailleurs la raison pour laquelle il est venu à l'université.« Étant sur place, dit-il, nous sommes susceptibles d'apporter à la région la présence que des firmes ou chercheurs extérieurs à la région ne peuvent pas toujours apporter, nous sommes susceptibles d'animer notre milieu.Cette action peut représenter une contribution valable au développement collectif.» Un autre professeur, Clermont Dugas, déclare d'emblée qu'il «s'est servi du milieu pour faire de la géographie et que, ce faisant, it a servi le milieu».Le recteur de 'UQAR, Alcide Horth, attache lui aussi béaucoup d'importance à l\u2019action de l'institution supérieure sur sa région: «En océanographie, dit-il, nous allons travailler de concert avec l'Institut national de la recherche scientifique-Océanologie, qui poursuit des objectifs de développement des ressources de la mer, d'aménagement des littoraux, de lutte anti-pollution.Notre maîtrise en océanographie va de plus former de vrais experts de la mer, ceux dont le Québec a besoin et qui n'existent pas encore.Mais nous allons aussi travailler à mettre en valeur les richesses de l'Est du Québec : pas seulemeiit la mer, mais aussi la forêt, l\u2019agriculture (à l'heure de la crise du boeuf, notre région pourrait développer cet élevage), les mines ; la compiémentarité rive sud-côte nord peut aussi changer nos conditions actuelles.Bref, dans dix ans, on ne reconnaîtra plus le Bas-St-Laurent et la Gaspésie, et nous aurons joué un rôle dans ce changement.» Cet impact de l\u2019'UQAR dans son milieu, l'étudiant Armand Leblond le mesure encore d'une autre façon.Pour lui, «beaucoup d\u2019étudiants, les plus capables, les plus dynamiques, de la région choisissent de venir étudier à Rimouski plutôt que de s'exiler parce qu'ils ont fait le choix d'agir dans et pour leur milieu.Plusieurs même, qui avaient commencé des études universitaires à Québec ou Montréal, reviennent les continuer à Rimouski.Pour ceux qui choisissent RÉSEAU / Avril 1973 Les jeunes de notre région sont maintenant plus avantagés que jamais par la présence de l'Université du Québec chez-nous La Commission Scolaire - La Neigette Rimouski, de poursuivre Armand Leblond, il s'agit d\u2019une forme de rationalisation qui les pousse à opter pour un avenir difficile en terme de possibilités d\u2019emploi, mais aussi pour un avenir intéressant en terme de possibilités d'action sur leur propre milieu.En fait, à la fin du CEGEP, les étudiants se divisent nettement en deux: ceux qui ont choisi de rester et ceux qui s\u2019en vont.» Des intérêts divergents.Utile à sa région et répondant à ses besoins, l'Université du Québec à Rimouski se veut donc ainsi.Mais cette ouverture sur l'extérieur n'est pas sans poser certains problèmes dont la nature révèle bien l'ambiguïté fondamentale de l'idéologie de service à la collectivité que met de l'avant l\u2019Université du Québec en général.Le programme de prospection minière mené depuis deux ans par Michel Campa- gna a son origine dans une proposition faite en ce sens par le Comité minier de la Matapédia, un organisme regroupant 23 municipalités, à l'Office de développement de l'Est du Québec, l'ODEQ.C'est l'Université du Québec à Rimouski qui s'est finalement vu confier la maîtrise d'œuvre scientifique de cette campagne qui a débuté pendant l\u2019été 1971.Le mandat de l\u2019université était « d\u2019initier la population de la Matapédia à la géologie et à la prospection minière tout en vérifiant la valeur minière commerciale de certains terrains, et en même temps de pailier le manque d'intérét des compagnies privées et de susciter cet intérét».Tout en explorant plus de 300 milles carrés de terrains durant les deux derniers étés, l\u2019équipe de Michel Campagna a donc assuré une présence dans le milieu, sensibilisé la population à ia question et à la méthode de la prospection, initié les personnes intéressées à la géologie.Plus même, la présence de cette équipe a permis de réaliser un projet vieux de plusieurs années déjà : mettre sur pied un cours de prospection minière à l'intention de chômeurs de la région concernée.Ce cours a été donné par un membre de l\u2019équipe, Yves Duchênes, à Val-Brillant puis à Rimouski (et le sera l'été prochain à Ste-Anne-des-Monts) ; il a formé des prospecteurs dont plusieurs ont d'ailleurs été employés sur le projet.Entre temps, on a créé sur place une Société d'exploitation minière pour le cas où des découvertes intéressantes pourraient être faites.« Mais l'université, explique Michel Campagna, ne peut donner la primeur à cette Société : les résultats de nos recherches appartiennent au ministère des Richesses naturelles, qui les rendra publics quand il le voudra et pour tous les intéressés au même moment, compagnies privées comme Société d'exploitation locale.Pour nous, nous devons nous limiter à exécuter notre travail scientifiquement.Nous pouvons faire une certaine animation parmi la population, ou participer à la formation professionnelle de personnes qui pourront désormais se trouver du travail chez eux, en Gaspésie, les inciter même, comme nous avons l'intention de ie faire cet été, à prendre eux-mêmes en main la question de la prospection minière dans la Péninsule.Nous pouvons aussi, dans les limites de nos besoins, fournir un emploi temporaire à quelques personnes.Mais pas plus.Le commanditaire de la recherche exige de nous une performance scientifique.Le Comité minier, la population, RÉSEAU / Avril 1973 attendent de nous une performance scientifique et sociale.» L'expérience de Clermont Dugas et de ses équipes de géographes est elle aussi très riche d'enseignements.Cette expérience, qui a amené professeurs et étudiants à s'impliquer très intimement dans toutes sor- \u201c tes de comités et organismes régionaux, qui les a aidés à toucher du doigt des problèmes aussi vivement ressentis par la population que le zonage agricole, la reconversion rurale, le développement régional, les fusions municipales, cette expérience donc, Clermont Dugas la résume en ces mots : « En terme de développement, il y a deux groupes d'intérêts: les dirigeants et la population.Si on est mal vu des dirigeants, on perd les subventions de recherche.Mais si on est mal vu de la population, on perd sa raison d'exister.» L\u2019administration est défaitiste.De cette Armand Gagnon Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 « contradiction », Clermont Dugas a vécu plusieurs exemples depuis trois ans.Il a par exemple travaillé au zonage agricole de paroisses de l'arrière-pays, travail qui s'est avéré devoir servir à tout le réaménagement de cette région.D'où l'idée de désigner des centres agro-forestiers qui permettraient une utilisation optimale des terres.Au moment de travailler à la désignation de ces centres, et alors que les équipes de l\u2019université étaient prêtes à accomplir cette suite logique de leur première recherche, c'est une firme de l'extérieur qui a reçu le contrat.«La raison ?dit Clermont Dugas avec amertume, c'est simplement par patronage que le contrat a été alloué à cette firme qui est venue récolter ses données.dans nos dossiers.Le cas s'est reproduit avec l\u2019étude préliminaire du Parc de Bic, prés de Ri- mouski, pour laquelle nous demandions $10500 alors que le contrat a été accordé pour $45 000 à une firme très près du régime.» b 19 page 9 Notre région s'est enrichie de façon inestimable Félicitations à l'Université du Québec et à tous ses instigateurs.Etre Constituante, pour l'institution rimouskoise est une marque d'avancement pour l'avenir socio-économique et éducationnel par la création de l'Université du Québec à Ri- mouski.Un brillant avenir attend notre jeunesse.J.&P.Malenfant Inc.de notre région.Madore Fortin & Associés Mont-Joli page 10 Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 MICHEL CAMPAGNA YVON DUMAIS À L\u2019UQAR, QUI A «SON MOT À DIRE»?« Depuis que nous sommes regroupés en un véritable syndicat, nous avons l'impression de pouvoir nous faire entendre dans la maison.» C'est Gilles Dumais, le président du Syndicat des employés de soutien, qui .tient ces propos en précisant que «les employés de l'UQAR veulent pouvoir dire leur mot là où ils en ont la possibilité, s'impliquer dans l'administration de l'Université pour faire valoir leur point de vue.À ce point de vue, poursuit Gilles Dumais, la transformation de notre association en syndicat nous à permis de faire préciser les réglementations, de savoir à qui parier.» Pour l'étudiant Armand Le- blond, l'expérience du moc- dule est très positive.« Mais au niveau de \"administration générale, dit-il aussitôt, on n\u2019a pas notre mot à dire.Les étudiants ont embarqué au départ, mais ils se sont vite rendu compte qu\u2019ils travaillaient dans le vide.» C'est donc sans trop d'illusions qu'Armand Leblond siège au conseil d'administration de \u2018d'institution ; «en général, explique-t-il encore, il n'y a pas de gros problèmes à l'UQAR.Il y a des accrochages sur des points précis, et les problèmes se règlent, avec Alcide Horth surtout.Nous avons par exemple présenté le 10 avril au conseil d'administration un dossier sur la refonte des services aux étudiants, dont le fonctionnement devrait être démocratisé sur la base de l'élection de représentants étudiants par chacun des modules ; nous préconisons aussi une réaffectation com- piète du budget, qui devrait selon nous répondre aux besoins réels des étudiants.Ce dossier, un peu à notre surprise d'ailleurs, a été très bien accueilli, et un comité a été formé pour travailler la question.Qu'Alcide Horth fasse partie de ce comité est pour nous un bon point.Il y aura trois administrateurs et quatre étudiants sur le comité.» La critique.de Suzanne Tremblay, la présidente du Syndicat des professeurs de l'UQAR, est sans doute plus incisive.« Au niveau du conseil d'administration, dit-elle, la participation est réduite : un professeur siège à ce conseil, et il est perdu au milieu d'administrateurs bien au fait des dossiers, qui manipulent l'information comme ils le veulent ; le professeur de plus est là à titre personnel et il possède peu de mécanismes de communication avec ses collègues.Au niveau de la commission des études, il y a quatre professeurs à qui le président de la commission, le directeur des études Pascal Parent, ne manque pas de rappeler qu'ils siègent à titre personnel, qu'ils ne représentent pas leurs collègues.Les professeurs ne sentent donc pas qu'ils ont vraiment leur mot à dire dans l\u2019'administration de 'UQAR.Ou quand ils arrivent à le faire, c'est toujours très pénible.Car j'ai vécu dix ans à l\u2019université Laval et trois à l'UQAR, d'ajouter Suzanne Tremblay, et je n\u2019ai pas toujours l'impression de vivre ici dans une université vraiment nouvelle.» Deux éléments pourtant rendent la présidente du Syndicat des professeurs optimiste: «Le premier, dit-eile, c'est que depuis l\u2019accréditation de notre syndicat, en février dernier, nous nous sentons plus en force (sur 91 professeurs, il y a 91 membres).Le second élément qui me rend optimiste est que le recteur soit Alcide Horth, même si son ouverture au dialogue, qui est authentique, a parfois pour effet de masquer les vrais problèmes ou conflits.» D] Cette affaire du Parc de Bic semble d\u2019ailleurs avoir laissé sa trace de désenchantement dans plus d\u2019un esprit, à l\u2019Université du Québec à Rimouski.Armand Leblond, de son côté, l'évoque longuement quand il explique que «les étudiants aimeraient que l\u2019université s'engage avec fermeté dans son milieu».Car même si le conseil d'administration a écrit au ministre Quenneville une lettre demandant des «explications » sur le sujet, cela n'a pas empêché la «corruption politique» de suivre son cours.« Plusieurs modules, des professeurs et des étudiants, s'étaient embarqués sur le projet, dit Armand Leblond, et nous n'aurions pas eu peur de nous engager aussi dans le jeu politique pour défendre notre point de vue.Mais l'administration, elle, est plutôt défaitiste dans ce genre d'affaires.Au moment où sa lettre est parvenue au ministre, le premier © contrat avait été annulé sous prétexte que l\u2019étude ne pouvait plus être menée faute de temps, et il avait été remplacé par.deux autres contrats de $50 000 chacun pour des études connexes relatives à ce projet de Parc! En tant que simple étudiant, je ne peux rien faire.Mais je crois, avec beaucoup d\u2019autres étudiants, que l\u2019université ne devrait pas craindre de se servir de son statut, de son indépendance, pour dénoncer ouvertement de telles situations.» Après de telles expériences, il n'est peut- être pas étonnant d'entendre certains relativiser cette notion un peu fourre-tout de service au milieu.« li faut bien faire attention, en mettant des équipes universitaires au service de la région, de ne pas devenir du cheap labor pour des organismes gouvernementaux ou pour des entreprises privées, dit à ce sujet Clermont Dugas.Après ces quelques aventures plutôt malheureuses (comme ce plan de zonage de la ville de Rimouski réalisé par des étudiants et qu\u2019une firme privée est venue recopier intégralement à l'université), nous avons décidé, en géographie, de changer d'optique, de ne plus rendre aveuglément service à qui veut bien nous utiliser.-Nous avions par exemple réalisé une enquête très fouillée sur le CRD que nous avions remise au président de cet organisme : ce dernier ne l\u2019a même pas présentée à son conseil d\u2019administration\u2026 Aussi, même si notre décision va à l\u2019'encontre des politiques officielles de l\u2019administration, nous pensons que la seule façon d\u2019être vraiment utiles à notre milieu est de faire des publications scientifiques qui arriveront intégralement au public.» Ambiguïtés et contradictions de l'idéologie de service à la collectivité mise de l\u2019avant par l'Université du Québec, disions-nous plus haut.Nous touchons bien, avec ces exemples vécus, le fond du problème.Problème avec lequel il faut vivre, dans l\u2019état actuel des choses, puisqu\u2019aussi bien, aux dires mêmes d'un Clermont Dugas, «il est extrêmement important que nous poursuivions notre tâche sur place, parce qu'en tant qu'université nous pouvons quand même parvenir à joues un rôle extraordinaire dans notre milieu.RÉSEAU / Avril 1973 L'Université du Québec fait partie du renouveau spectaculai- L'éducation est un aspect important de l\u2019ap- re d'une région en évolution.port quotidien à la vie d\u2019une région.L\u2019Université du Québec de Rimouski, Constituante, est un maillon important de cette chaîne qui fera de notre région un coin où il fera bon vivre par l\u2019évolution socio-éducationnelle.Meilleurs voeux.Maurice Dechamplain Inc.Nous applaudissons à sa création.J\u20acS GOUVERNEURS Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 page 11 ® + + A9 sm = up ENS «mr Fag Sana Une vue infime de la bibliothèque, dont les rayons compte plus de 55,000 volumes.RE ; a - td Quelques instruments de la station météorologique.PE Te Le port de Rimouski-Est qui aura un rôle important à jouer dans la nouvelle orientation de l'Université du Québec à Rimouski.oY 3 i 4 4 Un laboratoire de biologie.at A \"Le fouineur\u201d, invention du directeur de la bibliothèque de l'UQUAR, M.Gé- fr i : rard Mercure, qui photographie des fiches de recherche ou bibliographiques, .donnant ainsi une économie de temps et d'argent.L'appareil est reconnu mé- L'atelier d'arts plastiques sous divers angles.me aux Etats-Unis.Toute la population de Rimouski se réjouit de l'accession au titre de Constituante de l'Université du Québec du Centre d'Etudes Universitaires de Rimouski.La Cité de Rimouski rend témoignage au recteur de l'institution, M.Alcide Horth, et à son équipe, pour le travail gigantesque qui a L ug 7 - ° a Cité de Rimouski permis cette réalisation.rimouski \u201c page 12 - Cahier u.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 AS \u2014\u2014 ay Le centre d\u2019études universitaires de Rimouski UN ATOUT POUR LA GASPÉSIE ET LE BAS SAINT-LAURENT Le Centre d\u2019études universitaires de Rimouski, nouveau point d\u2019implantation de l\u2019Université du Québec, a ouvert ses portes le 2 septembre.En plus d\u2019assurer une formation des maîtres de niveau universitaire, le C.E.U.offre dès cette année plusieurs programmes en lettres, en sciences humaines et en sciences.Atout pour le développement du Bas-Saint-Lau- rent et de la Gaspésie, le C.E.U., en se développant, pourra devenir la quatrième université constituante de l\u2019UQ.La création du Centre d'études universitaires de Rimouski avait en effet été identifiée comme l'une des priorités essentielles de l'est du Québec.La mission de la formation des maîtres, par exemple, recommandait que «la formation des maitres soit assurée dans cette région par une école supérieure située à \u201c Rimouski et placée, dès septembre 1969, sous la juridiction de i'Université du Québec ».Toutefois \u2014 et dès sa première année d'existence \u2014 le C.E.U.affirme sa vocation scientifique : le département des sciences est le plus important des quatre départements du C.E.U.Il groupe 16 professeurs dans quatre disciplines : chimie, biologie, mathématique et physique.De plus, deux scientifiques d'envergure dirigent le C.E.U.: M.Charles Beaulieu, directeur général, dirige le département des mines et de la métallurgie à l'Université Laval ; son adjoint, M.Alcide Horth, dirigeait au moment de sa nomination un important laboratoire de recherche dans le complexe scientifique de la compagnie Esso, à Sarnia.À L'ÉCHELLE DU QUÉBEC Dès le 2.septembre, le C.E.U.de Ri- mouski a donc accueilli ses premiers étudiants.!ls étaient 225, inscrits aux programmes réguliers de premier cycle, dans quatre familles de modules (sciences, sciences de l'éducation, langue et littérature fran- caises et sciences religieuses).De plus, 250 autres étudiants terminent cette année les anciens programmes de formation des maîtres, et 1,500 personnes, soit l'équivalent de 475 étudiants à temps plein, sont inscrites à des cours d'éducation permanente.Une soixantaine de professeurs sont regroupés dans les quatre départements correspondants.Avec la création du C.E.U.de Rimouski, et grâce à ses universités constituantes de Montréal, de Trois-Rivières et de Chi- coutimi, l'UQ s'implante donc dans les principales régions du Québec \u2014 et en tout cas là où le besoin d'institutions universitaires était le plus urgent.Par là, l'UQ s'affirme donc comme un réseau d\u2019établissements d'enseignement supérieur et de recherche à l'échelle du Québec.3 on wy 20m 0 Le statut d'une maison d'enseignement est toujours important.Celui de l'Université du Québec à Rimouski est d'autant plus apprécié, à ce point-ci, qu'il couronne des années d'efforts et de recherches.Félicitations aux instigateurs et promoteurs.Leroux, Roy & Associés Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 page 13 page 7 Le statut de l'Université du Québec à Rimouski permettra à la région un avancement sans pareil à tous les points de vue.L'Union Régionale des Caisses populaires et ses caisses affiliées sont heureuses de féliciter l'UQUAR et tous ses promoteurs.L'Union régionale des Caisses populaires de Rimouski et ses caisses affiliées page 14 Cahier U.Q.Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 sie page 16 Progrés/Echo, Rimouski, mercredi, le 29 La création du parc national Fo- rillon, à I'extrémité de la péninsule gaspésienne, aura-t-elle beaucoup d'impact sur la vie économique de la région?Le nouveau parc attirera-t-il beaucoup de touristes?Ces touristes appor- teront-ils beaucoup d'argent?Les Gaspésiens «imeraient bien le savoir.Monsieur Faouzi Ras- si, professeur d'économique à l\u2019Université du Québec à Ri- mouski, mène actuellement une Piogrès/Echs Rimouski, SET Que u'alterna notre ruilieu on mercred nce dans nos nous fait étude sur la question.Ce travail lui a été confié par le ministère du Travail et de la Mair-d'oeuvre, sous la surveillance de l\u2019Office de planification et de développement du Québec (OPDQ).I] devrait transmettre son rapport en septembre ou octobre 1973 à son commanditaire, auquel il appartiendra ensuite d'en faire connaitre le contenu.L'étude de l\u2019impact économique conséquent à la création d'un le 28 mars 1973 pese 3 sentiments, en passer si facilement novembre 1972 parc de cette importance ne se limite pas à son seul territoire, mais peut s'étendre a toute la zone périphérique, à la région administrative dans laquelle il se trouve.Les effets économiques s\u2019en font sentir aussi sur les plans provincial et national.Prévision des flux touristiques La prévision de la clientèle touristique demeure l\u2019une des pre- dire que nous père.1} nous bourgeoiser pour Less habitons une faudra maintenant nous mières étapes de l'étude de monsieur Rassi.Il établira les prévisions annuelles jusqu\u2019en 1982, dans la zone périphérique du parc, ainsi que le nombre de visiteurs du parc lui-même.On tentera non seulement de prévoir le nombre de visiteurs, mais aussi leurs origines (économiques et sociales) ainsi que le type d'hébergement qu\u2019ils choisiront et les dépenses qu'ils feront dans la région.continuer Ce beau L'étude pourra déterminer aussi, pour une période de dix ans, les dépenses d'investissement dans le parc et dans la région périphérique, les dépenses de fonctionnement du parc, les dépenses annuelles des touristes, les dépenses d'expropriation qui constitueraient du capital disponible à l'investissement local et les dépenses de construction et d'aménagement de routes et de voies d'accès au parc et à sa zone.oo Création d'emplois L\u2019hétellerie, prévoit-on, créera un bon nombre d\u2019emplois nouveaux.De facon générale, tout ile riche et pros v désem- dévelop- a al .t ibilités et , açême à l\u2019autre .pemen .os possibilt d\u2019un ex habitués depuis notre plus Nous pouvons croire en n Ports ou non.Nous sommes ses montantes et des- ; atir les pessimistes, exp déter- tendre enfance aux marées St-Laurent, mais faire ode nd que de nous et de notre cendantes CU majestue?mais à ces vents Cela ne 4 pe \u20ac habituons 2 ue .mination.; t n'est pas nous ne fous He.e pessimisme que - ; i techniquemen > successits 9 optimisme Ce ativernent experts, Ce qu est souhaitable pour les hu font naître en nous ans nécessairemed nous avons de bonnes ral oat 1 .- .ui technocrates @\" our contradictions ne doivent mains.oe désirer des développements a .- ns ; hnocrates.Tous ces vents Ce ste.sons de no sons .cationnels aux tec ; as nous faire perdre la point.Les vérités paraissent irrat 'eréer, nous l'avons prouvé tre bon sens pour faire t battues Nous POUVOR® prises petites et moyen\" scientifiques en brèche par le progrès- inuellemen .sont cont faut plus rien i ne nes demeurent par le passé.Les lus valables et ; ?évo- t i désir.ardent d'une EV es.Elles son prendre Pst out seul sauver notre M 6 Pes pe toute l'Amérique \u201c 4 sable i constan ; ran .ure indis a de la stagnation économique.elques hom- constituent une, infrasts or moyennes et gros e que qu .à }?lisseme Constatons seule a suite dans les idées, ae ustries.; ue nous mes de génie, > Rimouski en quelques années.i se désoler alors même qu faut ont su faire de uestions.Sans ie tra- Pourquo une si bonne voie?WI ne \u201c ' Posons-nons quel es Rimouski serait-il ce sommes Sous aucun prétexte.La déterrm vail d'un \u2018ules * affirmer que non, car pas céder, > h nous a amené \u2018à \u20ac ns affirme : vai A an Alcide Hort ; aissez- u'il est?Nous pouvo tre ville n avait tion d'un .d\u2019acéanographie- Connais au dire des experts, au dépar ner naissance à tion d'une fac plus heureux ces dernières rien de particulier pour tesque que Québec\u201d vous un événent ée de l'Université du Québec une entreprise auss! Be cet homme exception- années que | recherche scientifique est la Téléphone.Le aval © inant dans le dévelop à Rimouski.La ! La future constituante de nel a été pbs au on de service de notre ille- vos (a \"fortement orientée sur les Cc : ville pement de la vo .: t le trot notre lieu .imouski es i e notre mineu.Le standard £¢ tie bec seuls Sept-lles et besoins Roland Bellavance sieme ple Be nt en avance sur nous.C\u2019est Baie-Comea _ La Commission Scolaire Régionale du Bas Saint-Laurent salue avec joie l\u2019arrivée de l'Université du Québec en notre milieu.Elle la voit comme un complément logique à l'oeuvre déjà entreprise par elle, tout particulièrement dans le domaine de l'éducation.Régionale du Bas St-Laurent le domaine des services pourra ; voir augmenter le nombre des \u201ctravailleurs.L'administration et l'entretien du parc, ainsi que la ; eonstruction et l'aménagement de \u201cvoies d'acces au parc.notamment, seront des générateurs d'emplois.La détermination, par champs d'activités, des emplois nouveaux créés annuellement sera faite en \u2018fonction de la courbe de l\u2019accroissement du nombre de touristes et de celle des investissements.Par ailleurs, la recherche en cours prévoit.aussi la mise au point d\u2019un programme de recyclage et de préparation de la main-d\u2019oeuvre conforme aux ex- .igences de renouveau et -d\u2019expansion suscitées par l\u2019afflux touristique grandissant.Ce travail s'inscrit dans le cadre des objectifs de développement économique, touristique et social de la Gaspésie.Une autre étape de la recherche de monsieur Rassi permettra l'élaboration d\u2019un programme de promotion des entrepreneurs privés de cette région pour le financement des investissements.Il s\u2019agira notamment de faire ressortir et d\u2019interpréter les avantages et les aides dont peuvent bénéficier ces entrepreneurs, en vertu des législations provinciale et fédérale actuelles.Un travail d\u2019enquête a déjà été mené par des étudiants pendant quinze semaines l'été dernier.Monsieur Rassi poursuivra son étude en collaboration avec plusieurs de ses collègues dans un cadre pluridisciplinaire.Il profite d\u2019une subvention de $30, 000.D'après les premiers calculs du gouvernement fédéral.le développement du parc devrait normalement s'achever vers 1976.On avance déjà que, cette année-là, quelque 500,000 visiteurs fréquenteront le parc et que ce nombre pourrait atteindre 750,000 en 1981.Situé à quelque 500 milles de Montréal.sur la péninsule de Gaspé, le parc Forillon couvre une superficie de 92 milles carrés.Les installations seront concentrées en cinq centres importants.les deux principaux étant Cap-des-Rosiers-Est et Petit Gaspé.et les trois autres.Cap Bon-Ami.Grande Anse et Pe- nouil.Forillon est un des nombreux toponymes savoureux que le visiteur découvre tout autour de la Gaspésie.D'apres une tradition.le mot dériverait de \u2018\u2019pharillon tpetit phare).nom donné naguère à une élévation rocheuse au large de Cap Gaspé.Une brochure publiée par le ministère des Affaires indiennes et du Nord rapporte à ce propos une note de Champlain à la suite de son deuxieme voyage au Canada en 1626: \u2018et à une lieue du Cap de Gaspey.est un petit rocher que l\u2019on nomme le farillon.éloigné de la terre d'un jet de pierre.ce dit cap est une pointe forte étroite Scolaire Cahier U.Q., Progrès/Echo, mercredi 30 mai 1973 page 15 le site de l\u2019avenir.Ainsi, on i demandera à la ville de pro- (Alcide Horth) longer la deuxième rue jus- sommes qu'une corporation qui \u201cJai impression que l\u2019année 1972 sera celle de la fondation d\u2019un centre de recherche en océanographie à Rimouski par 'INRS.\u201d \u2018D'autre part, ce sera aussi l'année de l'établissement de plans précis concernant le site actuel de l'Université.On commencera, de fait, à préparer qu\u2019à notre université, et ce qui favorisera au développement de notre établissement.\u2018 \u201c\u2018Définitivement le site actuel, est maintenant le site permanent de l'Université du Québec à Rimouski.Toutes nos études montrent que le site où nous sommes peut satisfaire tous les besoins futurs de I'Université, et mieux que tous les autres sites.\u201d \u201cAu domaine des études, nous terminerons les programmes commencés en 1969.Pour ce qui est des nouveaux programmes, il y en aura un de maîtrise en océanographie et un autre de maitrise en théologie morale.Des études sont en train de se faire dans le domaine des sciences humaines en vue d'étendre la programmation.Et aussi dans le domaine des sciences de la santé\u201d \u201cL'année 1972 sera l'année où l\u2019on va devenir université constituante, car la question va être reprise le 18 et 19 janvier, lors de l'assemblée générale des gouverneurs de l\u2019Université du Québec.\u201d \u201cJe crois en fait que l'année 1972 va être celle où l\u2019université du Québec à Rimouski va devenir vraiment l'Université du Québec à Rimouski, parce qu'à l\u2019heure actuelle, nous ne [avis du Conseil des Unive Pres avoir reçu les l'Educats De, du ministère de INRSY obti N, du ministère de l\u2019In.dre de |r ated et du Commerce, Entente porte le nom de Centre d\u2019Etudes Universitaires.Ce sera un changement juridique plus viable.\u201d \u201cDe plus, le Conseil National de la Recherche à Ottawa semble TOUS reconnaître davantage comme centre océanographique puis- Qu'il nous a accordés une subvention de $50,000.pour la recherche océanographique.1 semble définitivement que le Conseil National de la Re cherche tiendra compte davantage de notre mission océanographique dans le futur.même si ça peut prendre un certain temps au départ.\u201d \u201c1972, c'est l'année de la constituante.du site permanent et du Centre d'Océanographie de l'Institut National de | Recherche.Cela représentera une chose fautastique au point de vue emploi, argent dépensé, prestige.Au début, un tel centre occuperait un petit nombre de chercheurs, mais, au bout d\u2019un an ou deux, il y aurait une i de personnes, allant toujours en augmentant.\u2018 L.P.Progrès/Echo, Rimouski, mercredi le 17 janvier 1973 page 13 rs ique sources de la mer ns le nada-Qué- Selon les fonctio DEQ, on prévoi $2,424 345, $1,375 505 Pr évoit Prises qui exploitent 1e, res- nnaires de l'O.pour la \"on et la mise en service d\u2019un rsités se fait attendre \u2018echniques connus et d'en met.Projet du Centre de .- 3 logique de PINRS Ur Généra] pp; re centre de © a le DALE Presque preg pest du Québec à , versie ki dès 1973-74, re 2U_Doint de nouveaux, [A as lancement.du bien que Je prose : Mélioration es exploitation Eg \u2018est ce que nous a ; discuté au cours deu or aussi Quand au budget de 1974 des non-alimentai a le Tessi
de

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