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Titre :
Le mouvement ouvrier /
Éditeur :
  • Montréal :Éditions de la L.O.C.,[1943-1959]
Contenu spécifique :
1957
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Supplément illustré du Mouvement ouvrier
  • Successeur :
  • Foyers ouvriers
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Références

Le mouvement ouvrier /, 1957, Collections de BAnQ.

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[" > rma A = * À ve AK on Gy A © nm + \u201c5, 2 Aa, ie a \u2018 a # ke pe 2X EE Ne sv, dds A hay 5 x Ww \u201c fh sa < ile x4 ; \u201c | ç or 2% ; In % » Si za, = wr ; 4\u2026 4 [NY Ye Ty wv 1% Ey.au jw a ere ae re x 4; N \u2018a \\» sn : 8.» A Ji i j aN \\ es 3 ve 4! 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(suite de la page 28) Poissons des chenaux : Nettoyer, laver et essuyer 214 lbs de etits poissons.Placer dans un pyrex.Dans une casserole fondre !4 tasse de beurre, 1 tasse de champignons coupés, un jus de citron, poivre, sel, fines herbes.Verser sur les poissons et cuire au four 20 minutes.Roulé au poisson : Préparer une pâte à biscuit légère.Etendre et recouvrir comme un gâteau le mélange suivant: 114 tasse de poisson cuit (mis en flocons), un petit oignon haché, un piment vert haché, sel et poivre.Mouiller avec un peu de lait.Rouler la pâte.Tailler à 4 pouge d'épaisseur, cuire à un four de 400°, Mousse a \u2019aiglefin (haddock) : Mêler : 114 tasse de poisson cuit au four ou à la vapeur.16 tasse de cornichons sucrés ou sûrs \u2014 hachés.14 tasse d\u2019amandes moulues.1 c.à tb.d\u2019oignon émincé.Faire gonfler 2 c.à tb.de gélatine sans saveur (2 enveloppes) dans 2 c.à tb.de jus de citron et dissoudre dans 2 c.à tb.de crème chaude prélevée sur une chopine de crème à 35%.Ajouter la gélatine fondue à 1 tasse de mayonnaise puis au mélange de poisson.Incorporer délicatement le tout à la crème fouettée.Faire prendre au frais.(Cette recette peut s\u2019appliquer aux autres poissons.) Pain aux fèves de Lima : 1 tasse de fèves trempées toute la nuit et cuites dans l\u2019eau du trempage, jus- u\u2019À ce qu\u2019elles puissent être écrasées.jouter une tasse de céleri coupé finement de même qu\u2019un petit oignon.11% tasse de pain trempé dans une take de lait.Lier le tout avec 2 œufs.Cuire à 350° jusqu\u2019À ce qu\u2019il soit ferme.Servir avec une sauce épicée.Pain doré : 2 œufs battus \u2014 2 tasses de lait \u2014 1 c.à thé de muscade \u2014 L4 tasse de sucre.Ÿ passer le pain tranché à Gé de pouce d'épaisseur.Dorer à Ta poêle dans un mélange égal de shortening et de beurre.Tenir au chaud jusqu'au moment de servir.Soufflé aux navets (ou carottes ou autres légumes de son choix) : À 215 tasses de purée de navets ajouter 1 ce.À tb.de sucre \u2014 4 c.à tb.de beurre, sel, poivre ; un oignon haché finement.Joindre les jaunes de deux œufs et monter les blancs en neige et incorporer délicatement au premier mélange.Cuire dans un plat graissé À 375° \u2014 20 minutes environ.Servir en retirant de la chaleur avant qu\u2019il ne s\u2019affaisse.Tomates farcies (ou autres légumes tels : aubergines, etc.) Enlever une tranche sur les tomates.Les vider, saler, poivrer, déposer au fond une noisette de beurre, puis casser un œuf et le verser dans chaque tomate.Déposer sur une tôle beurrée et cuire à four de 350°.(Ce qui est enlevé du légume ira avec avantage dans une soupe.) Sauce épicée aux tomates : Faire revenir l\u2019oignon et J4 de gousse d\u2019ail écrasé dans quelques cuillerées à table de gras (huile) \u2014 2 tasses de tomates \u2014 une feuille de laurier \u2014 3 clous de girofle \u2014 quelques gouttes de Tabasco (sauce de commerce) \u2014 sel et poivre.Cuire 10 minutes.Sauce blanche (Béchamel) : 2 c.à tb.de beurre fondu avec 2 ce.à tb.de farine et délayé avec 1 tasse de lait.\u2014 Cuire jusqu\u2019à épuississe- ment au bain-marie. CEST MAIGRE 39 Piments farcis aux pâtes alimentaires (peut se faire au riz) : Couper en deux des piments verts \u2014 enlever les graines \u2014 les cuire quelques minutes à l'eau bouillante.Egout- ter.\u2014 Cuire le macaroni ou toute autre pâte alimentaire à l\u2019eau bouillante également.Préparer une sauce blanche et l\u2019ajouter aux pâtes.Assui- sonner.Remplir les cassolettes de cette préparation.Recouvrir de fromage rÂpé et gratiner au four 10 minutes.Casper au gruau (peut se faire au riz, ete.) : \u2019 14 tasse de farine \u2014 1 c.à thé de poudre à pâte \u2014 14 tasse de lait \u2014 1 œuf \u2014 2 c.à tb.de sucre.\u2014 Ajouter une tasse de gruau (pour avoir une tasse de gruau, il faut cuire 14 de tasse d\u2019avoine dans 1 tasse d\u2019eau \u201c bouillante salée).\u2014 Un reste peut être employé avec avantage.\u2014 Cuire quelques cuillerées à la fois dans un poélon graissé.Aspics de légumes : 2 c.à th.de gélatine sans saveur gonflée dans 14 tasse d\u2019eau froide \u2014 3 tasses de jus de tomates \u2014 1 c.à thé de sucre \u2014 1 c.à thé de moutarde préparée ; joindre à 6 c.à tb.de mayonnaise 9 onces de fromage en crème.Assaisonnements.\u2014 Chauffer 1 tasse de jus pour fondre la gélatine.Maéler au tout pour que la gélatine soit dispersée dans tout le mélange ; puis joindre 1 tasse de macédoine de légumes.Faire prendre au frais.Oeufs farcis : 6 œufs cuits dans la coquille.Ecailler, couper dans le sens de la longueur.linlever une tranche mince en dessous juste pour qu\u2019ils ne penchent pas.lÿn- ever les jaunes, les passer au twmis À main en s\u2019aidant d\u2019une cuillère.Saler et poivrer.Ajouter 1 ce.à th.de beurre ramolli, 2 c.à thé de persil haché, 4 c.à tb.de lait, une tranche d'oignon finement coupé.Une pâte de poisson (ou de jambon, un jour gras) à raison de l4 tasse peut-être de lu préparation.Farcir les œufs de ce mélange.Déposer dans un plat allant au four.Verser 114 tasse de sauce au goût.Cuire 5 minutes dans un four de 350°.Pâte à biscuits pour préparation salée (poisson \u2014 viande) : 115 tasse de farine À toute fin \u2014 1 c.à tb.de poudre à pâte \u2014 sel \u2014 1 c.À thé de crème de tartre \u2014 14 tasse de gras divisé dans ce mélange à l\u2019aide de deux couteaux et verser 1/3 de tasse de lait pour réunir la pâte : enfariner et étendre.Curiosités Un ingénieur, voulant démontrer l\u2019influence des couleurs dans la vie courante, organisa récemment un dîner original.Les mets, comme les boissons, étaient de premier choix, mais des ampoules spéciales supprimaient toutes les couleurs, sauf le vert et le rouge.Les invités arrivèrent pleins d\u2019entrain.Les bifteks qu\u2019on leur présenta étaient d\u2019un gris blanchâtre, les céleris d\u2019un rose vif, les salades d\u2019un violet sombre et les petits pois noirs comme du caviar.Le lait était rouge sang et le café d\u2019un jaune écœurant.La majeure partie des invités ne put rien avaler.Ceux qui mangèrent furent malades.L'expérience, sinon le diner, fut un succès complet. Par Jean-Marie MASSE, M.A, LS.P.répond à cette question : les enfants dotvent-dle Que de réponses ont été données à cette question ! « Des oui, des non, des « Oui-non », des « non-oui », etc.; «les enfants ne savent rien faire ; ils cassent tout; ça va plus vite tout seul.» entend-on souvent répéter.Ou encore: «Il faut que les enfants travaillent, ils coûtent assez cher, etc.» Toutes ces expressions d'opinions, émises au hasard des conversations souvent à bâtons rompus et sans la prétention d'être définitives, présentent le problème sous un aspect faux et rendent parfois toute solution impossible.Les uns semblent avancer que les enfants ne doivent pas aider, le mot «aide» étant pris dans le sens de «travail» réservé aux adultes ; les autres affirment que les enfants doivent aider, le mot «aide» étant pris dans le sens de « rendement monnaie ».On oublie qu\u2019il ne s\u2019agit pas de ce que les enfants « savent faire» ou « ne savent pas faire» et qu'il ne peut pas s'agir et qu'il ne s'agit pas non plus de « rendement ».Et même si cela devait entrer en ligne de compte un tant soit peu, la question n\u2019est pas là et elle s'avère plus importante parce qu\u2019elle s'élève au palier de l'éducation.Pour éduquer un enfant, il faut le connaître.Pour le connaître, il faut observer ses diverses « activités ».Or, toutes les activités de l'enfant contribuent à sa formation et à son éducation, et «l'aide» à la maison n'est rien d'autre qu'une «activité », soit spontanée, soit imposée et ordinairement dirigée, et c'est assez improprement qu'on la désigne sous le nom de travail.Quoi qu'il en soit, cette « aide », cette «activité» ou ce « travail» nous permet de «saisir» sur le vif : les réactions, les réflexes, le comportement et les tendances de l'enfant.Sans ces renseignements, comment pour- rons-nous l\u2019orienter vers l'acquisition progressive d'un « Moi » bien équilibré, harmonieux et pleinement conscient de ses responsabilités envers Dieu, envers lui-même et envers ses semblables ?En conséquence, les parents ont non seulement le droit, mais le devoir strict d'exiger l\u2019aide de leurs enfants.Et maintenant, s\u2019il est clairement établi que les enfants doivent aider à la maison, il peut être pratique de se demander : « À quel âge et comment ?» Ces deux questions peuvent se fondre l\u2019une dans l\u2019autre, tant il y a corrélation entre ces deux termes, au stade de la pré-adolescence.Ajoutons cependant qu'il serait illusoire de fixer un âge ovrécis tant sont nombreuses et souvent importantes les différences individuelles.Disons, pour établir une moyenne, que cette « aide » peut commencer vers l\u2019âge de deux (2) ans, et même avant, LES ENFANTS DOIVENT-ILS AIDER.41 Oh ! ne criez pas au scandale, mais souvenez-vous plutôt de cette parole : « Certain âge accompli, L'étoffe est imbibée, l\u2019étoffe a pris son li», P Il n\u2019est donc jamais trop tôt pour commencer l'éducation d'un enfant.Un exemple illustrera cette assertion.Bébé a deux ans à peine.Il n\u2019est ni sourd, ni muet.HI comprend ce qu\u2019on lui dit.Ce soir, à table, il échappe ou il jette sa cuillère par terre.Allez-vous vous précipiter pour la ramasser ?quitte à ne rien dire, à le réprimander ou même à lui infliger une correction ?Ou encore, allez-vous lui faire ramasser sa cuillère ?Croyez-le bien, la question n\u2019a rien de banal et la réponse n'est pas si facile.Pour agir sagement, il faut connaître cet enfant, savoir comment il a agi, pourquoi il a agi ainsi, et quelle sera la portée du geste que vous allez oser, étant donné le caractère de l\u2019en- ant, sa sensibilité, son comportement habituel, etc.Sur ce, disons quelle aide nous pouvons attendre de l\u2019enfant : A) \u2014 Qu'il s\u2019aide lui-même.B) \u2014 Qu'il aide les autres.A) \u2014 Qu'il s\u2019aide lui-même C'est sans contredit, la première opération qu'il faut enseigner avec patience et bonté, et c\u2019est aussi la première opération qu'il faut exiger avec fermeté et ténacité.- L\u2019enfant doit s'aider lui-méme : a) ne pas briser ce qui lui appartient.Parfois, l'enfant brise des choses pour se « venger».Se frappe-t-il sur une chaise, il veut la «taper».Il faut montrer à l'enfant que c'est lui, et lui seul, qui est responsable de l'accident.La chaise n\u2019a pas bougé.Agir autrement, c'est habituer l'enfant à s\u2019en pren- | PORN] dre «aux autres» (habitude que mé- me des adultes conservent depuis leur enfance) au lieu de lui apprendre à reconnaître ses torts.Parfois aussi, la curiosité de l'enfant le pousse à examiner les objets sous tous leurs aspects et ceci l'amène à détruire et à briser.Il n\u2019y a pas là méchanceté.Souvent, au contraire, cette curiosité peut devenir très précieuse.Aussi, faut-il, si l'on est fâché parce qu\u2019il a brisé quelque chose, éviter les «absolus»: «Tu es ceci, tu es cela, tu n'auras jamais plus rien, etc.» L'enfant doit faire son expérience et « l\u2019ex- périence est une flamme qui n'éclaire que ceux qu\u2019elle brûle ».Cette tolérance et cette compréhension ne doivent cependant pas exclure la nécessité d'expliquer a l'enfant son erreur.En plus, il faut que l'enfant subisse les effets de sa maladresse, afin qu'il apprenne à être plus habile.Ne nous empressons donc pas de remplacer le jouet brisé, et n'allons surtout pas dire, si l'enfant pleure : « Ce n'est pas ta faute, s\u2019il est brisé; ça ne valait rien.ton père va t'en acheter un plus beau ! » b) se laver, se peigner, prendre soin de ses dents, prendre son bain.Autant d'opérations que les mamans accomplissent jusqu'à un âge avancé.Evidemment, ça va plus vite, l\u2019on est pressé, et puis, l'enfant le fait mal, etc.Non.L'enfant doit s\u2019habituer le plus tôt possible à être propre, non par le soin des autres, mais par son propre soin.Que l'enfant s'habitue à avoir de l\u2019ordre, cette qualité fondamentale qui supprime ou prévient la perte de temps, le gaspillage.c) ranger son linge, brosser ses habits, faire son lit ; d) couvrir ses livres et en prendre soin ; 42 LE MOUVEMENT OUVRIER \u20ac) ranger ses jouets et remettre en place tous les objets dont il s'est servi; f) chercher ce qu'il a perdu; ) se procurer lui-même ce dont il a besoin et qui est à son usage et à sa portée ; h) en somme, ne pas être dans Ja maison le monsieur « Je-Ne-Peux-Pas » qui n\u2019a pas le dessein de se bouger tout seul sans appeler sa maman ; qui vous ennuie pour un verre d\u2019eau ; qui n\u2019est pas capable de s'apporter une chaise ; qui ne sait jamais où sont ses choses ; qui est incapable de lacer ses souliers ; qui perd tout; qui oublie tout ; qui vous redit à la journée longue : « Je ne savais pas, je n'y ai pas pensé », etc, etc.B) \u2014 Qu\u2019il aide les autres On pourrait énumérer tous les petits travaux que l'enfant peut faire, mais nous nous attarderons plutôt à exposer «comment» on peut procéder pour obtenir de l'enfant une coopération consentie, intelligente et formatrice, et c'est peut-être, ici, le point le plus délicat et le plus personnel, tant les méthodes peuvent et doivent varier suivant les individus (enfants et parents), suivant les circonstances (d'âge et de temps) et suivant le milieu où l'on évolue.Fixons un cadre.a) âge de l'enfant Il est inutile d'insister sur ce point.Toutefois, comme l'âge, le développement physique et la tâche à accomplir doivent entrer en ligne de compte, il est bon de rappeler que les possibilités d'attention de l'enfant sont à la fois limitées et de courte durée.Un travail soutenu de plus de dix minutes est contre-indiqué avant l'âge de sept ans.L'enfant a constamment besoin de détente.(Essayez, vous, adultes de tenir un poids, de cinq livres seulement, suspendu au bout de votre bras pendant dix minutes.) Si l'enfant peut parcourir des milles et des milles en jouant, essayez de le faire vous suivre sur une distance d\u2019un mille, sans arrêt, et vous constaterez comment il sera fourbu.b) éviter les caprices et les sautes d'humeur On ne demande pas À un enfant de mettre ordre à ses «choses» parce qu'aujourd'hui, on est de mauvaise humeur, quitte à ne pas s'occuper de lui quand on est de bonne humeur.Non.On doit demander à un enfant d'avoir de l'ordre rout le temps et toujours.Je me souviens un jour d'avoir vu un enfant briser une assiette à la suite d'une désobéissance.Pensez-vous que la maman l'a puni ?Non.« Heureusement que l'assiette ne valait que cing sous », lui a-t-elle dit.Puis elle ajouta : « Mais si tu m'avais brisé mon plat en porcelaine, tu aurais vu ce que je t'aurais fait ».Mauvais procédé.L'enfant ne connaît pas la différence et sa faute eut été la même, quel que fût l'attachement de la maman à l'objet brisé.Agir ainsi, n'est pas éduquer un enfant, mais nous « venger» en quelque sorte selon le degré de notre frustration, et non suivant le degré de culpabilité de l'\u2019enfant.Non, ce n\u2019est pas par caprice que l\u2019on doit exiger l'aide de l'enfant et c'est encore moins par caprice qu\u2019il faut lui imposer telle ou telle tâche.«Tu n\u2019as pas été gentille, tu laveras la vaisselle ».Quel meilleur moyen de faire prendre le travail en horreur.c) répartition des tâches et justice Lorsqu'il y a plusieurs enfants, ce sont souvent les mêmes qui sont toujours de corvée.« C'est si facile d\u2019obtenir d\u2019eux ce qu'on veut !» Et ne va- t-on pas jusqu'à entendre dire: « Lui, il aime ça !» Pendant ce temps, les autres développent un cruel égoïsme.\u2026.etc.Un jour, quelques temps après la mort de son mari, une maman me disait: «C'est étrange, j'ai tout fait pour ce grand garçon, Je lui ai donné plus qu\u2019à tous les autres, et c'est lui qui veut Je moins m'aider».J'aurais pu lui répondre: « Mais, pourquoi vous étonner, vous récoltez exactement LES ENFANTS DOIVENT-ILS AIDER.i EAS 0 EE er We pn pF | 4 43 ce que vous avez semé.Vous avez habitué votre enfant à être égoïste et peut-être sans-cœur et vous voudtiez retrouver un homme généreux.C'est plutôt cela qui serait étonnant.» d) pas de salaire Si l'enfant est mal élevé, devenu grand, il croira qu'on lui doit tout.J'en ai connu des grands garçons et des grandes filles qui s'imaginaient « faire vivre » leurs parents parce qu'ils daignaient payer leur pension, depuis qu'ils avaient commencé à travailler au dehors.Il faut que l'enfant comprenne que le peu d'aide qu'il apporte à la maison n'est rien en comparaison de ce qu'il doit.Alors, pas de cing sous ou de dix sous pour faire tel travail.J'ajoute ici cependant que s\u2019il faut bannir l\u2019idée de « salaire », il ne faut pas supprimer l'idée de «récompense».L'aide de l'enfant doit être un «don» généreux et la « récompense » doit aussi être un On doit librement consenti.encourager l'enfant, et même généreusement, mais que ce ne soit jamais « un paiement ».« don » e) ordres clairs.et « compris » de l'enfant Souvent nos ordres ne sont pas clairs, du moins pour l'enfant, et alors, l\u2019enfant travaille mal, et s\u2019attire des reproches, quand, en réalité, il a mérité des félicitations.Aussi, quelle déception ! fy dosage Depuis le début, on parle de la nécessité d'exiger l'aide de l'enfant.Nous ne perdons jamais de vue cependant que l'enfant n\u2019est pas un esclave.Il ne faut pas qu'un adulte oublie la différence qui existe entre lui et l'enfant et il ne doit pas se montrer trop exigeant, ce serait un abus. 44 S'il faut demander à l'enfant «de s'aider lui-même et d'aider les autres », il faut le faire avec mesure, en tenant compte de toutes les circonstances.g) confions des responsabilités à l'enfant Quelqu'un a dit: «A 12 ans, l'enfant veut en montrer à son père» ; à 15, il dit: « Ote-toi que je prenne ta place » ; à 18 ans : « Veux-tu me montrer comment faire, je ne voudrais pas me tromper»; beaucoup plus \u2018tard, quand le papa n'y est plus: « Ah ! si mon père était là pour m'aider ! » C'est une boutade sans doute, mais il y a du vrai.A nous de comprendre l'enfant.Rien ne l'encourage plus que de se sentir « quelqu'un » qui est assez «grand» pour « faire tout seul ».Confions donc des responsabilités à l'enfant.Qu'elles ne soient ni trop grandes ni trop petites.Dans un cas, elles conduiront à un échec, et dans l\u2019autre, il croira qu'on le prend pour «un bébé »./ h) travail bien fait et.jusqu'au bout Ne nous contentons pas de travail mal fait, non terminé ou bâclé.Vous en avez connu de ces gens qui touchent à tout et ne terminent rien.On les appelle parfois des « ratés».Leur faillite ne provient pas du fait qu'ils n\u2019ont pas «fout» pour réussir.Elle provient ordinairement d\u2019un manque de synchronisation et de constance.C\u2019est aussi le résultat d\u2019une éducation de base mal orientée ou commencée trop tard.Exigeons donc que les enfants « finissent » ce qu'ils commencent et qu\u2019ils fassent bien ce qu\u2019ils font.Monique a mal balayé ! « Une autre fois, tu recommenceras », dit la maman.Mais, Monique sait que ça fait dix fois que maman dit la même chose, et qu\u2019elle ne recommence jamais.Evidem- ment, faire recommencer, c'est long.et il faut surveiller.alors, on ne recommence jamais, mais tout est toujours à recommencer, parce que c'est toujours mal fait.Et ainsi va la vie ! LE MOUVEMENT OUVRIER Si au départ, on avait exigé du travail bien fait.quelle différence ! i) former.ne pas briser Le but à atteindre dans cette « coopération » de l'enfant est sa formation.Méfions-nous de briser l'enfant.Que tout tende à l'épanouissement de cet être dont Dieu nous a confié la garde.Ne perdons jamais de vue que l\u2019enfant n\u2019est ni un pantin ni une statue que l'on change de niche ou de piédestal à chaque anniversaire, quitte à en hausser la base d'un degré, une fois par 365 jours, jusqu'à ce qu'il ait atteint la « hauteur » qu'on a rêvée pour lui.Ce genre «d'élévation» n\u2019a jamais conduit personne au sommet.Non, l'éducation n'est pas une métamorphose.C'est une lente évolution, et tous nos actes projettent leurs répercussions dans la conscience claire ou dans la conscience obscure, labyrinthe où prennent forme et s\u2019enracinent des habitudes, tout comme s\u2019élabore une manière de voir, de sentir et de penser.Chez l'enfant, contrairement à ce qui se passe chez l'adulte, l'acte précède la conscience.I! est donc important d'obliger l'enfant à poser des actes qui contribueront à sa formation.Mais en définitive, n'allez-vous pas vous écrier : «Ça n'est pas facile d'élever les enfants !» Et non, ça n'est pas facile et combien de gestes de parents et même aussi de maîtres créent chez l'enfant des complexes qui, comme des stigmates, marqueront sa vie.Toutefois, n'allons pas nous effrayer inutilement, nous qui avons des enfants.L'amour que nous leur portons compense pour bien des impatiences, bien des maladresses.Quand l'enfant se sent aimé, que de choses ne peut-il pas pardonner ?Et d'ailleurs, il n\u2019est pas prouvé que la majeure partie de nos procédés ne soit pas adéquate, quand on agit avec honnêteté, droiture et conscience, L'expression «agir en bon père de famille » n'est-elle pas consacrée par les siècles ?(> suite à lo page 45 Un conseil, Madame.QUEL MALHEUR, LA MAYONNAISE EST RATEE | Vous avez préparé un délicieux petit souper.Vos invités ne vont pas tarder à arriver et dans votre précipitation vous n'avez pas pris toutes vos précautions pour réussir la mayonnaise, elle tourne, se coagule.Ne recommencez pas, le malheur est réparable en quelques secondes.Prenez un autre bol dans le fond duquel vous versez un peu de vinaigre bouillant.À cela ajoutez petit à petit, en battant très fortement la mayonnaise ratée.Soyez patiente, battez sans arrêt, vous arriverez ainsi rapidement à « rattraper » la mayonnaise, LAIT BAPTISÉ ?Pour savoir si le lait a été « mouillé » ou « baptisé », trempez-y une aiguille = suite de la page 44 Les enfants doivent.Si nous procédons avec intelligence et bonté, nous habituerons l'enfant à la générosité, au savoir-faire, à la « débrouillardise».Nous lui communiquerons le goût du travail; nous l'habituerons à l\u2019obéissance ; nous lui inculquerons le sens de l'ordre et de la propreté ; il prendra conscience de sa responsabilité.Alors, nous n\u2019aurons plus à demander À l'enfant d'aider à la maison.Sa collaboration nous sera assurée.à tricoter bien sèche.Si en la retirant elle est blanchie et qu'une goutte reste en suspens au bout, le lait ne contient pas d'eau.* * Vos vétements, surtout ceux de teinte foncée, se lustrent rapidement, soit à l'usage soit au repassage.Pour éviter cet inconvénient, il vous suffiia de brosser, dans le sens du tissage au moyen d'un mélange composé de 4/5 d'eau et de 1/5 d'ammoniaque.Utilisez une brosse dure, puis rinsez à l'eau claire, avec un chiffon.Mettez un linge propre sec et repassez à l'endroit sans sécher complètement le tissu, Posez-le sur un cintre et laissez-le sécher à fond.« % » Votre fourrure a été mouillée.Laissez- la bien sécher loin d'une source de chaleur et étalez-la sur une planche.Quand elle sera complètement séchée, saupoudrez-la de paillettes d'acide bo- tique (en vente dans toutes les pharmacies).Laissez reposer au moins 10 heures, secouez bien et frottez ensuite légèrement dans le sens du poil.«=; * Quand vous avez épluché des oignons, vos doigts portent des taches brunes.Mouillez-les à l'eau chaude avant de les savonner ; le savon, en effet, fixe ce genre de taches.Lavez- vous, savonnez-vous et, si les taches persistent, frottez-les à fa pierre ponce ou avec un demi-citron, ®* % + Si vous avez renversé du liquide sur votre tapis, un bon conseil, ne laissez pas la tache sécher ainsi, car elle marquerait le parquet ou le linoléum sous le tapis.Intercalez entre eux une double épaisseur de papier journal qui absorbera l'humidité. O.N.F.\u201d».De instruction pour nos filles ! Plus d'école pour Denise ! \u2014 « Comme ça, votre fille ne retourne pas à l'école, en septembre | » \u2014 « Denise a 15 ans, Madame Joly !.et elle veut travailler.A la manufacture, elle aura sa place, et on lui donnera $20.00 par semaine ! Cela va nous aider ! Votre Rita retourne-t-elle ?» \u2014 « Oh, oui | Mon mari y tient.|| veut qu\u2019elle fasse sa douzième année.D ailleurs, il veut donner aux enfants la meilleure instruction possible.» \u2014 « Je comprends cela pour un garçon ! Mais les filles n\u2019ont pas besoin d'un gros bagage- d'instruction pour se marier et élever des enfants.» x DE L'INSTRUCTION POUR NOS FILLES ! 47 \u2014 « André et moi tenons à ce que tous nos enfants, garçons et filles, aient tous une bonne instruction.Pour ce qui est de Rita, elle veut faire une garde-malade, elle a besoin de sa douzième année, nous l'encourageons ! Cela demande des sacrifices, c'est sûr, mais elle suivra sa vocation.» \u2014 « Chez nous, nous poussons nos deux garçons.Pour ce qui est des filles.Jeanne travaille depuis l\u2019âge de 15 ans et Denise veut suivre son exemple.Nous les laissons faire.Un garçon a besoin d'un métier.mais, une fille ?» Un métier pour nos filles \u2014 « Une fille, aussi, Madame Roy ! car il ne faut pas oublier qu'un bon nombre de filles resteront célibataires et il est bon qu'elles puissent gagner honorablement leur vie.Celles qui se marient ont tout avantage d'avoir, également, une bonne instruction ou une car- ridre.Justement, une amie religieuse, professeur dans un institut familial, me racontait le fait suivant : l'une de ses anciennes élèves, ÉMILIA LACROIX mariée depuis quelques années, doit voir à gagner la subsistance de sa famille, depuis que son mari est devenu invalide.|| paraît qu'elle se fait un revenu intéressant en faisant des gâteaux de fantaisie et ce, sans sortir de son foyer où elle doit voir à son époux et à ses enfants.Elle est une diplômée de l\u2019Institut Familial et son cours lui sert aujourd'hui.Une autre, devenue veuve, gagne la subsistance e ses deux enfants.Elle est professeur d'art ménager et peut continuer à s'occuper de son foyer et de l'éducation de ses petits.» Réflexions sur cette conversation Nous avons surpris cette conversation de nos deux voisines.Nous ne résistons pas à l'envie de tirer nos conclusions.Il est vrai que, dans la masse, il y a tendance à négliger l\u2019instruction des filles sous ce prétexte fallacieux que pour tenir une maison, plaire à un mari, élever des enfants, un bagage étendu de connaissances n\u2019est pas nécessaire.Madame Joly a raison ! Combien de filles resteront célibataires et devront voir à gagner seules leur vie.Un métier est un atout pour elles dans cette lutte pour le pain quotidien.Ajoutons aussi que la jeune fille, arrivant au mariage, nantie d'une solide instruction et de connaissances variées, a une dot appréciable dans la corbeille de mariage.Elle sera plus en mesure pour conduire sa barque.Son époux et ses enfants profiteront de ses connaissances. 48 LE MOUVEMENT OUVRIER Il arrive souvent qu\u2019à la suite d'épreuves : mort ou maladie du conjoint, l'épouse est appelée à assurer la sécurité matérielle du foyer par un salaire.Nous avons connu de ces personnes qui ont réussi à gagner le pain du foyer en reprenant leur métier de sténographe, de garde-malade, de couturière.\u2018est pourquoi les parents devraient réfléchir avant de retirer leurs filles des écoles, à 14 ou 15 ans.Des sacrifices s imposent pour eux.Ils ne doivent pas considérer les quelques piastres qu'apportera le salaire de leur enfant, mais considérer plutôt la nécessité de lui assurer une formation, la plus complète possible, pour faire face à la vie.Les parents doivent orienter leurs filles vers des carrières qui favorisent le développement de leurs aptitudes proprement féminines.Nous recommandons, en particulier, les cours des Instituts familiaux qui, outre l'initiation aux arts et industries domestiques, comportent une culture générale, familiale et sociale.Nos hôpitaux, nos crèches offrent aux jeunes filles qui s'intéressent aux malades, aux enfants, des cours d'infirmière, de garde- bébé.Les jeunes qui ont du goût pour la couture, les divers travaux de bureau, peuvent trouver dans des écoles spécialisées la formation nécessaire.Pour des parents consciencieux, ce qui importe avant tout dans l'orientation de leurs filles, ce n'est pas le gain immédiat, mais l\u2019assurance d'un avenir heureux dans une carrière qui réponde aux aptitudes et aux goûts de leurs enfants.; Si vous faites découper les tranches Un conseil, par le boucher, demandez-lui des tranches d'un pouce d'épaisseur envi- madame, ron.En suivant ces quelques suggestions vous pourrez être assurée de servir une viande tendre, savoureuse, qu'il vous suffira de bien préparer.LES QUALITÉS D'UN BON BIFTECK : Lorsque vous commandez un bifteck chez le boucher, n'acceptez pas qu'il vous serve n'importe quelle pièce, soyez MIEUX VAUT ÉVITER DE SALIR au courant, exigez le morceau que vous désirez.Pour un bifteck tendre : demandez un morceau de filet ou du contre- filet ou encore un entrecôte au filet.Le boeuf de bonne qualité doit être : de chair ferme ; d'un beau rouge sain, légèrement marbré ; il doit avoir une graisse jaune clair, ferme mais douce au toucher.Voici un petit truc bien simple mais ignoré de beaucoup de ménagères, pour empêcher l'eau de cuisson des pommes de terre de s'enfuir de la casserole.Quand vous mettez les pommes de terre sur le feu, votre poêle est encore tout propre, mais le restera-t-il longtemps ?\u2014 Oui, si au moment de l'ébullition vous pensez à mettre une etite noix de beurre dans la casserole.ar ce simple petit truc, l'eau ne débordera plus et ne salira plus votre poêle. y PN A al ¢ ~ Pd WN d.EEN (HH 50 LE MOUVEMENT OUVRIER AVRIL 1 L 8.Hugues 11 J 8.Léon le Grand 22 LSS.Soter et Caius 2 M $.François de Paule 12 V N.-D.des Sept Dou- 23 m 8, Georges 3 M S.Richard leurs F 43 8.Isidore, D.13S S.Herménégilde 24 M8.Fiddle 5 V S.Vincent Ferrier 14 D 8S.Justin 25 J Litanies Majeures (ler vendredi) Les Rameaux 26 V N.-D.du Bon- 6S 8.Marcellin 15L 8.maxime Conseil (ler samedi) 16 M 8, Benoit Labre 27 S 8.Plerre Canisius 7D 8.Saturnin 17 M S.Anicet Dim.de la Passion 18 J Jeudi Saint 28 D à Paul de la Croix L Ste Perpétue 19 V Vendredi Saint ua 0 OM SM 1 20 S Samedi Saint 29 L 8.Marc, évangéliste - \u201cParce 21 D 8.Anselme 30 M Ste Catherine de 10 M S.Michel des Saints Pâques Sienne Le vulgaire croit que la science AVRIL est faite pour construire des aéroplanes et des machines à calcul ; LUNE le penseur et le chrétien estiment Premier quartier.7 , .Pleinelune.14 qu'au contraire nos engins ont Dernier quartier.21 pour rôle, utilisant momentané- Nouvelle lune.29 ment l\u2019esprit, de procurer ensuite TEMPÉRATURE la libération et de le rendre à sa destinée, qui est la communion 1-3 Pluvieux \u2014 Vents légers désinté te d 1 a 1 4-7 Incertain \u2014 menace de pluie esinteressee de tous les etres, e 8-12 Plus clair \u2014 Moins humide commerce spirituel avec soi-même, 13-17 Beau \u2014 assez doux .18-21 Ensoleillé \u2014 Très beau avec ses semblables et avec Dieu.22-25 Vents légers \u2014 un peu plus froid .26-27 Très humide \u2014 Nuageux A.D.Sertilanges, o.p.28-30 Modérément chaud MAI 1 M S.Joseph, ouvrier 11S S88.Philippe et Jac- 21 M 8, Hosplce 2 J 8.Athanase ues TMioure-Dame 22 M Ste Rita 3 V Inv.de la Ste-Croix © a TCOICE 28 3 8.J.-B.de Rossi (ler vendredi) 12 D 88.Nérée et Achille 24 V N.-D.Auxillatrice 48 Ste Monique Soe im Après PA- 255 s.Grégoire VII er same 5D 8 Pie V 13 L 8.Robert Bellarmin 26 DS.Philippe de Néri .Te 5e Dim.ap.Pâques 2e Dim.ap.Pâques 14 M S.Boniface 27 L 8.Bade le Vén, 86 L 8.Jean devant la 15 M 8.J.-B.de la Salle Les Rogations Porte latine 16 J 8.Isidore, laboureur 28 M 8.Augustin 7 MS.Stanislas 17 V = Pascal Baylon 20 M Les Nosatlons a 8M App.de S.Michel 19 DS.Plorre Célestin Pagal one de 9 J 8.Grégoire de Na- 4e Dim.ap.Pâques Les Rogations zianze 20 L 8.Bernardin de + 30 J L'Ascension 10 V 8.Antonin Sienne 31 V Royauté de Marie SAISON : PRINTEMPS 51 « Nos relations avec les autres MAI sont une toile que nous tissons nous-mêmes et qui vaut selon le LUNE coup de navette et le fil.On Premier quartier.6 trouve de l\u2019amitié quand on sait Dene JUn®.L.2.2.0 ace n seu sa 00 13 en donner ; on la conserve quand ernfer quartier.21 on en remplit les devoirs et se Nouvellelune.29 ; .défie de ses pièges.Nos amitiés, TEMPÉRATURE nos rapports familiaux, heureux ou malheureux, ne sont que nos 5e ae Daau \u2014 Plus chaud propres vertus ou nos propres dé- 11-13 Incertain \u2014 Plus doux fauts qui prennent corps, Puis dé- 14-19 Vents frais roulent leurs conséquences.» 20-23 Un peu plus chaud ; ni 24-27 Nuageux \u2014 Orages fréquents (Extrait de « La j ote » 28-31 Temps frais Yvonne Estienne) JUIN 1S Ste Angèle de Mérici 10 L Ste Marguerite 21 V S.-Louis-de- (ler samedi) 11 M S.Barnabé Gonzague 2 D Cœur très pur de 12 M S.JeandeS.Facond 22 S S.Paulin Marie P Quatre-Temps Prodige des yeux Dim.ap.l'Ascension 13 y S.Antoine de 23 D 2e Dim.ap.la 3 L Ste Clothilde Padoue Pentecôte 4M S Francois Carac- 14 V Due os and 24 - s.Baptiste clolo 15 S Ste Germaine Cou- 25 8, Guillaume 5 M S.Boniface sin \u2014 Quatre-Temps 26 M SS.Jean et Paul 16 D 8.Francois Régis by sme ; as .Rober 17 L S.Avit .noe (ler vendredi) 18 MS.Ephrem Sacré-Cœur 8S 8.Médard 19 M Ste Julienne 20 § SS.Pierre ot Paul 9 D 88.Primeet Féliclen 20 J 8.Sylvdre 30 D 3e Dim.ap.la Pentecôte Fête-Dieu Pentecôte Qui veut lui jeter JUIN la première pierre ?« Je veux, je veux que tu m\u2019aimes.» LUNE et l'homme, les yeux clos, suit la chanson des lèvres, Premier quartier.5 l\u2019homme qui a trop bu parce que nul Pleine lune.12 ne l'aime.Dernier quartier.c.20 Oh ! la mauvaise raison Nouvellelune.27 bonhomme que voici agenouillé soudain près de la machine à musique ! TEMPÉRATURE Il agrippe au meuble qui chante ses doigts noueux rongés par les 1-2 Ensoleillé \u2014 Plus chaud métaux, 8-5 Vents légers \u2014 Averses il sourit doucement à des notes qu\u2019il 8-9 Chaleur humide écrasante _ voit passer ainsi que des oiseaux.10-18 Chaleur continue \u2014 Beau Qui veut lui jeter la première pierre ?14-19 Risques d'orages (Poé J .20-23 Plus frais \u2014 Temps clair ; me $ our tes ouvriers .24-28 Chaleur humide \u2014 Averses et pour les autres).Louis Rocher 29-30 \u2018Très beau \u2014 Plus chaud. le Dimanche de Zuacimodo Par Dom FLICOTEAUX, o.s.b.Ce premier dimanche après Pâques, nommé dimanche de Quasimodo, à cause du premier mot de l'Introît, était autrefois appelé, en France surtout, «Pâques closes».Ce dimanche, en effet, n'appartient plus proprement aux solennités pascales.Il inaugure une nouvelle semaine.En la veille de ce dimanche, le samedi appelé in albis, les néophytes qui, jadis, avaient été baptisés dans la nuit de Pâques quittaient les robes blanches dont ils avaient été revêtus aussitôt après leur baptême et reprenaient leurs vêtements ordinaires.Il s'agissait dorénavant pour ces nouveaux chrétiens de mettre en pratique la foi de leur baptême dans une société dont les mœurs demeuraient encore profondément imprégnées de paganisme.Aussi importait-il d'affermir ces fidèles de fraîche date dans la foi de Celui dont ils devaient devenir, à leur tour, de véritables témoins et de vaillants apôtres, C'est pourquoi l'Eglise, dans sa liturgie du dimanche de Quasidomo, se plait à souligner l'importance primordiale de la foi dans la vie chrétienne, * 5 9 Le lieu choisi pour la célébration de la messe stationale de ce dimanche n\u2019était pas quelque grande basilique de Rome, mais un très modeste sanctuaire LE DIMANCHE DE QUASIMODO 53 érigé en dchors de la ville sur la tombe de saint Pancrace, un enfant d'une douzaine d\u2019années qui, par son martyre, avait rendu au Christ le témoignage de sa foi.Déjà, dans l\u2019épître de la messe, nous entendons l\u2019apôtre saint Jean proclamer la victoire remportée sur le monde par la foi.Mais l'intérêt liturgique du dimanche de Quasimodp, se concentre très spécialement sur l\u2019évangile du jour et la conclusion qui en découle pour tous les chrétiens.Il est normal, puisque nous sommes le huitième jour après Pâques, que l'Eglise nous donne lecture de la page où saint Jean nous rapporte lui-même la scène dont il fut et la victoire de la foi.témoin huit jours après la résurrection du Sauveur.En effet, au soir de Pâques, le Christ s'était manifesté à ses apôtres réunis dans le Cénacle de Jérusalem.Mais saint Thomas, qui n'avait pas assisté à cette manifestation, se refusait à croire que Jésus était ressuscité.Or, huit jours plus tard, tandis que les disciples étaient de nouveau réunis dans le Cénacle et Thomas avec eux, le Christ leur apparut et, s'adressant à l\u2019apôtre récalcitrant, lui dit : « Mets ici ton doigt et vois mes mains ; approche aussi ta main, mets-la dans mon côté, et ne sois plus incrédule mais fidèle ».Saisi d'émotion, Thomas ne put répondre à Jésus que ces deux mots : « Mon Seigneur et mon Dieu».LE La brève exclamation de l\u2019apôtre en présence du Christ ressuscité exprime admirablement, en sa brièveté, la foi telle que nous devons la professer nous-mêmes, la foi de notre baptême.Il convient, en effet, de considérer la foi chrétienne, non pas tant comme la croyance à la vérité d\u2019une doctrine, d'un enseignement moral ou religieux, que, d'abord et surtout, comme notre adhésion personnelle à la personne même de Jésus, en qui nous reconnaissons notre Seigneur et notre Dieu.Croire en Jésus Seigneur et Dieu, c\u2019est évidemment croire à sa résurrection ; c\u2019est du même coup, croire à sa filiation divine, à son Evangile, à toute son œuvre, donc à l'Eglise et aux enseignements de l'Eglise.C\u2019est, par conséquent, reconnaître les droits que, par son sacrifice, le Rédempteur a acquis sur nous et la dépendance totale où nous sommes envers lui.Puis- qu\u2019il est le Seigneur, il est le Seigneur de tous et de chacun, il est « Notre Seigneur » comme nous aimons à l\u2019appeler avec non moins de tendresse que de profonde révérence.Mais nous ne pouvong reconnaître le Christ comme « Notre Seigneur » sans nous assujettir entièrement À lui, sans nous plier à tous ses Vouloirs, sans accomplir sa loi, sans lui faire l'hommage de notre âme et de notre activité, l'hommage de notre corps et de tous ses membres.Puisque, comme les chrétiens des premiers siècles, nous vivons dans une société qui, à bien des égards, est redevenue païenne dans son esprit et dans ses mœurs, il importe aujour- d'hui, plus que jamais, d'entretenir et de cultiver notre foi, par une connaissance toujours plus profonde de Celui qui en est l\u2019objet, le Christ Jésus.Etant données les circonstances, il est de plus en plus nécessaire, pour préserver notre foi et pour en vivre, de fréquenter les sacrements dont le but est précisément de développer les effets du baptême.Il faut aussi qu\u2019en vrais témoins du Christ, nous fassions rayonner autour de nous la foi que nous professons par la pureté de nos mœurs et la dignité de notre vie chrétienne. par BÉATRICE CLÉMENT Sept heures du matin.Il fait déjà clair, mais on entend rien.Rien.Tout le monde doit dormir à cette heure-ci.Tout le monde ?Non.Dans la chambre des petites filles, on ne dort plus ; ces demoiselles sont déjà éveillées.Elles chuchotent, elles rient tout bas.Les voici qui se lèvent, qui enfilent robes de chambre et pantoufles et, sans bruit, à la queue leu leu, sortent de la pièce.Nicole va devant à pas feutrés.Suzette la suit, tenant la petite Isobelle par la main.Isabelle pouffe de rite.Nicole se retourne, lui fait les gros yeux.Suzette se penche, lui souffle à l'oreille : \u2014 Chut! pas de bruit; il ne faut pas éveiller papa.Le trio s'arrête devant la chambre des garçons : \u2014 René ! Luc ! êtes-vous éveillés ?murmure Nicole, grattant à la porte.\u2014 Hroooonph.hroooonph.répondent les jumeaux.\u2014 Ce que ça ronfle des garçons | fait Suzette, dédaigneuse. POISSON D'AVRIL 55 \u2014 Entrons, décide Nicole ; il faut leur parler tout de suite.\u2014 Tout de suite, répète lsa- belle, que les autres ont surnommée ['Echo.Doucement, Nicole ouvre la porte.Doucement, doucement.Sur la pointe des pieds les trois petites filles se faufilent dans la chambre.\u2014 René ! Luc ! éveillez-vous.\u2014 Hroooonph.\u2026 Hrocoonph\u2026 Suzette va à la fenêtre, tire les rideaux.Le soleil joyeux emplit la pièce.\u2014 René ! Luc ! fini dodo, commande Isabelle.\u2014 AAAAAAAA, baâillent les garçons.\u2014 Paresseux, gronde Suzette.\u2014 Fainéants ! ajoute Nicole.Elle vient d'apprendre ce mot, qui veut dire paresseux, et avait hâte de s'en servir.\u2014 Aaqaagaa.bonjour, mes soeurs, fait Luc, en s'étirant.\u2014 Agaaaaa\u2026.qu'est-ce que vous voulez, les filles ?questionne René, maussade.\u2014 C'est le premier avril.\u2014 On le savait, grommelle René.Le lendemain du 31 mars est toujours le premier avril.Ce n'est pas une raison pour nous déranger.\u2014 C'est le jour du poisson d'avril, explique Suzette.\u2014Tiens ! s'exclame Luc, tout à fait éveillé maintenant, nous l'avions oublié.René disparait sous les couvertures.Une tignasse brune, deux eux gris demeurent seuls visibles.e garçonnet dévisage ses soeurs d'un regard méfiant.Avec les filles, sait-on jamais ?Ces demoiselles ont peut-être quelques tours ans leur sac ?Il ne tient pas du tout à ce qu'elles se permettent de rire de lui.\u2014 Nous voulons faire courir le poisson d'avril à papa, dit Nicole.Depuis que maman est à l'hôpital, il ne rit plus jamais.Il faut l'amuser.; \u2014 L'amuser, répète l'Echo.\u2014 Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?demande Luc, \u2014 Je ne sais pas, avoue Nicole.Je n'ai pas d'idée, pas l'ombre d'une.\u2014 C'est pour ça qu'on vient vous trouver, ajoute Suzette.Les garçons, c'est toujours plein d'idées et de tours.On pensait que vous auriez quelque chose d'amusant à nous proposer.Bon ! les filles ne songent pas à leur faire de niches; au con- trdire, elles réclament de l'aide.Flatté, René sort dessous les couvertures, s'assoit, genoux au menton.\u2014 Dommage, regrette Luc.Si nous y avions pensé hier, nous aurions pu acheter un gros poisson en chocolat.\u2014 Ma tirelire est vide, j'ai pris mes derniers sous pour apporter un bouquet à maman, dit René.Ne parle pas d\u2019achat\u2026 \u2014 D'ailleurs, interrompt Suzette, un poisson en chocolat, c\u2019est bon, mais ça n'a rien de bien drôle.\u2014 Bon, pas drôle, répète l'Echo.\u2014 Et puis, c'est trop tard, s'impatiente Nicole.Il faut trouver un bon tour à jouer à papa ce matin ; et le trouver tout de suite avant qu\u2019il ne se lève.On cherche en silence quelques instants, puis Luc suggère : \u2014 Découpons des poissons en papier; nous les épinglerons à son paletot quand il sortira. 56 LE MOUVEMENT OUVRIER \u2014 Pas très neuve ton idée, s'exclame Suzette.\u2014 Trouve toi-même, des idées neuves, fait Luc, vexé.Les enfants se regardent perplexes.Ce n'est pas facile de trouver rapidement une drôlerie originale.Suzette propose de écouper des tranches de pain en forme de poissons, et d'en faire des rôties.Cette proposition n'enthousiasme pas les autres.René fait la moue.Nicole murmure : \u2014 Euh.peut-être.Luc dit : \u2014 Des rôties en forme de poisson, ça n'a rien de bien drôle.Luc dit ça pour se venger de Suzette.Suzette lui tire la langue.Luc riposte en lançant son oreiller.Nicole leur dit : \u2014 Ne commencez pas à vous disputer, cherchez done plutôt.\u2014 Pas de dispute, fait la voix flôtée d'Isabelle.: Nicole s'adresse à René : \u2014 Tu ne dis rien, toi ; ton imagination sommeille ?\u2014 Et toi, ton inspiration dort ?\u2014 Fini dodo! intervient Isabelle, que cette discussion fatigue et qui voudrait passer à l'action.Un éclat de rire met tout le monde d'accord.Mais un nouveau silence suit ce moment de gaieté.René se creuse la tête, cherche désespérément ; il voudrait tellement que les filles ne soient pas venues le consulter en vain.Il voudrait à tout prix trouver la bonne farce qui fera rire papa, rire à s'en tenir les côtes.La farce qu'on raconterait à maman en allant la voir à l'hôpital.La farce dont on parlerait toute l'année, dont on s'amuserait longtemps, longtemps.Mais les idées ne viennent pas, il ne trouve rien.Est-ce parce qu'il est encore trop endormi ?Pourquoi aussi, venir à la dernière minute 7.\u2014 Tu n'aurais pas pu penser à ça hier, ou avant-hier?dit-il à Nicole, en grognant.On ne peut pas inventer des trucs épatants comme ça en cing secs.Il faut le temps.\u2014 D'habitude, tu as des trucs plein la tête, riposte Nicole.Quand il s'agit de faire une bêtise, tu trouves sans même chercher.Mon Dieu.le temps passe.Papa va se lever bientôt et nous n'aurons rien\u2026 Nicole n'achève pas sa phrase, un cri de colère lui coupe la parole.\u2014 Oh!!! ça, par exemple.\u2014 Mais ?.C'est papa.\u2014 Oh!!! C'est trop fort ! Les enfants se regardent, inquiets.Qu'est-ce qui peut bien fâcher papa à ce point ?Timi- ement, ils sortent de la chambre et s'aventurent vers le fond du couloir d'où proviennent les exclamations de leur père.Le voici maintenant qui s'avance, sourcils froncés, doigt menaçant.\u2014 Lequel de vous a fait ça ?demande-t-il d'une voix terrible.\u2014 Isabelle pas fait ça, assure la petite sans savoir de quoi il s'agit.\u2014F.fait quoi ?questionne Nicole, toute malheureuse de voir son père de si mauvaise humeur.Furieux, dramatique, papa lance : \u2014 La baignoire est pleine de sardines ! (suite à la page 57) L'âme portant des reliques Un baudet, chargé de reliques, S\u2019imagina qu'on l\u2019adorait ; Dans ce penser il se carrait, ° \u2019 LC Recevant comme sien l'encens et les cantiques.Quelqu'un vit l'erreur et lui dit : Maitre Beaudet, 6tez-vous de Uesprit Une vanité si folle.Ce n\u2019est pas vous, c'est l\u2019idole À qui cet honneur se rend Et que la gloire en est due.D'un magistrat ignorant, C\u2019est la robe qu'on salue.La Fontaine.POISSON D'AVRIL (suite et fin de la page 56) Hein! quoi?Des sardines ?Stupéfaits, muets de surprise, les yeu comme des cinquante sous, es enfants restent un instant figés sur place.Puis.c'est la bousculade.Chacun veut étre le premier a voir.En trois bonds, les quatre cînés atteignent la baignoire.vide ! \u2014 Poisson d'avril ! lance papa joyeux.\u2014 Ho ! s'exclament d'une seule voix, quatre enfants dépités.Au lieu de prendre papa, ils se sont fait prendre ! Nicole est toute rouge de honte.avoir cru une folie pareille ! Papa rit, il rit à se tenir les côtes.Pour une bonne farce, c'en est une.On en parlera longtemps.Maman en rira bien quand papa la lui racontera cette après-midi à l'hôpital.; \u2014 Poisson d'avril, répète l'Echo.Pourvu que l'on rie, cela lui est bien égal de quel côté sont les rieurs.L'important, c\u2019est del rire, et elle ne s'en prive pas! \u2014 Poisson d'avril ! ( ee.; % » te Pu 3 - Zz 7 H 7 Api + ?A ES hs = mm GA 272 Qt £ \u201c4 4 DN 8 ps 7 Loan = M Cf NS.A, nn 1 Collet garni d'une délicate londure de dentelle à la fourche Modèle No 4517-F Fournitures requises: 1 pelote de fil à crocheter COATS Mercer-Crochet en grosseur 30 blanc, 1 crochet en acier SHIP no 9 de Milward, 1 fourche de 1 1/4 po.de large.La bordure mesure 1 1/2 po.de largeur.Abréviations: M.en l\u2019air, maille en Yair.Pms, petite maille serrée, Ms, maille simple (simple crochet.) EXECUTION DU POINT DE FOURCHE : On se sert du crochet et de la fourche et on tient le crochet de la main droite.Commencer par une boucle, jeter le fil sur le crochet et le passer par la boucle.Tenir la fourche de la main gauche, \u2018entre le pouce et l'index, la partie arrondie vers la paume de la main.(Voir les points 1 à 7) Point 1: Faire une boucle au bout du I.Point 2 : Introduire le crochet dans la boucle et enlacer le fil autour de la branche droite de la fourche (fig.1).Point 3 : Saisir le fil avec le crochet, le passer par la boucle, en ayant soin de maintenir la boucle au centre de la fourche (fig.1).Point 4: Tenir le crochet verticalement et tourner la fourche à gauche (fig.2).Point 5: Saisir le fil avec le crochet et le passer par la boucle (fig.2).Point 6.Introduire le crochet dans I'avant de la boucle de la branche gauche (fig.4).Point 7 : Saisir le fil avec le crochet et attirer la boucle (il y a deux boucles sur le crochet), jeter le fil sur le crochet et le passer par les deux boucles.Répéter les points 4 à 7 jusqu\u2019à ce que la fourche soit recouverte de bouclettes.Faire descendre toutes les bouclettes, rentrer les deux branches de la fourche dans les quatre dernières bouclettes et continuer pour obtenir la longueur désirée, avec un multiple de 5 oucles de chaque côté.EXECUTION DE LA BORDURE : Bord intérieur de.la bande : Faire une boucle sur le crochet, (prendre 5 boucles avec le crochet et exécuter 1 ms, puis Sm.en lair) 2 fois; (réunir 5 boucles par 1 ms, exécuter 2 m.en l'air) 7 fois (l'arrondi du collet est formé), * réunir 5 boucles à l\u2019aide d'une ms, puis exécuter 5 m.en l'air.Reprendre de * tout autour du collet et faire l'arrondi de façon à ce qu\u2019il corresponde avec l'autre devant.Au bout de la bande exécuter 7 men l'air, 1ms dans le centre de la bande, 7 m.en l'air, puis continuer le long du bord extérieur comme suit : * (Piquer le crochet dans une boucle \u2014 de l\u2019avant à l'arrière \u2014 et exécuter une ms) 5 fois, 5 m.en l'air, 1 ms dans la première des 5 ms, 7 ms dans le rond qui vient d'être formé.Reprendre du dernier * jusqu'au bout de la bande, puis 7 m.en l'air, 1 ms dans le centre de la bande, 7 m.en l'air, 1 pms à la première ms du bord intérieur.Ar- réter le fil.Coudre la bande au collet, humecter et repasser.L'astérisque (*) indique la répétition de la même série de points.Les points entre parenthèses seront répétés autant de fois qu'il est indiqué, La famille chrétienne, JARDIN DES VOCATIONS par M.l\u2019abbé Arthur Delorme, ptre.Le Pape Pie XI, dans sa magistrale encyclique sur le sacerdoce catholique déclarait que « le premier jardin et le mieux adapté, où doivent comme spontanément germer et éclore les fleurs du sanctuaire, c\u2019est encore toujours la famille vraiment et profondément chrétienne ».Et pour préciser sa pensée, il énumérait les heureuses influences du foyer sur les vocations.« Quand dans une famille, les parents demandent à Dieu une nombreuse postérité où soit béni le nom de Dieu et qu\u2019ils la reçoivent avec gratitude comme un don du ciel et comme un dépôt JARDIN DES VOCATIONS 61 précieux ; quand ils s\u2019efforcent d\u2019inculquer à leurs enfants dès les premières années la sainte crainte de Dieu, la piété chrétienne, une tendre dévotion à Jésus-Eucharistie et à la Vierge Immaculée, le respect envers les lieux et les personnes sacrés ; quand de leur côté, les enfants voient dans leurs parents le modèle d\u2019une vie d'honneur, de travail et de piété ; quand ils les voient s\u2019aimer saintement dans le Seigneur, s\u2019approcher souvent des sacrements, obéir non seulement à la loi ecclésiastique de l\u2019abstinence et du jeûne, mais en outre à l\u2019esprit chrétien de la mortification volontaire ; quand ils les voient prier au foyer domestique groupant autour d\u2019eux toute la famille, afin que la prière en commun monte plus agréable vers le ciel ; quand ils les savent compatissants aux misères du prochain et qu\u2019ils les voient partager avec les pauvres leur riche ou leur modique avoir, il est bien difficile que, tandis que tous les enfants s\u2019efforceront de suivre les exemples des parents, il n\u2019y en ait pas un au moins parmi eux qui n\u2019entende au fond du cœur l\u2019appel du Divin Maître ».Pour favoriser cette culture des vocations, il n\u2019est pas nécessaire, il n\u2019est même pas à recommander de donner au foyer une atmosphère de monastère ; est-il même souhaitable d\u2019être préoccupés par le problème de l\u2019avenir ?Il suffit en toute rigueur de donner une éducation chrétienne, marquée au coin de la virilité et du surnaturel.La meilleure méthode n\u2019est certes pas de suivre le courant le plus en vogue, mais de s\u2019imprégner l\u2019esprit des vérités de notre foi contenues dans les dogmes du péché originel et de notre régénération par le baptême.Ces deux vérités sont à la base de tous les principes d\u2019éducation chrétienne.Les oublier ou les mépriser serait compromettre la tâche elle-même, et du coup stériliser les germes de toute vocation.a) Education virile : J.-J.Rousseau fut le père du naturalisme en éducation.Pour lui et pour tous ses nombreux disciples, l\u2019enfant naît bon et c\u2019est la société qui le déforme.De là à faire de l'enfant un dieu, à le laisser à ses propres tendances, il n\u2019y avait qu\u2019un pas, qu\u2019on a vite franchi.C\u2019est l\u2019éducation du laisser-faire adaptée aux circonstances.La foi nous enseigne au contraire que l\u2019enfant vient au monde entaché par le péché originel qui entraîne après lui le déséquilibre chez les facultés.Le baptême, il est vrai, enlève le péché, mais il ne fait pas disparaître l\u2019anarchie résultant de la perte du don des quatre immunités,! Par suite l\u2019enfant, comme tout humain, sera le siège d\u2019un terrible combat.Tout est disjoint chez lui.Sa vie durant il sera astreint à rassembler les diverses pièces de son être.Les passions, l\u2019imagination, tout ce qui est sensible en lui, tenteront de supplanter les facultés maîtresses, l\u2019intelligence et la volonté.Le but de l\u2019éducation consistera précisément à mettre le plus d\u2019harmonie possible, à assurer une saine hiérarchie entre les facultés : les inférieures soumises aux supérieures et celles-ci à Dieu.Les moyens d\u2019arriver à cet équilibre seront d'éclairer l\u2019intelligence par une solide instruction et de renforcer la volonté pour lui permettre de maîtriser, sans l\u2019étouffer, la sensibilité qui deviendra dès lors une servante docile et non une maîtresse intransigeante.1 N.D.L.R.\u2014 Le péché originel fit perdre à Adam et Eve, ainsi qu'à leurs descendants, les dons surnaturels et les dons préternaturels, c\u2019est-à-dire : unité de à souffrance, l'immunité de Le mort, l'immunité de la concupiscence, l'immunité de l'ignorance. 62 LE MOUVEMENT OUVRIER Pour ce qui est de l\u2019instruction, on peut dire que nos jeunes bénéficient là-dessus d\u2019un enseignement chrétien.L'école surtout leur dispense les lumières nécessaires à la conduite de leur intelligence, Mais ce qui fait défaut, et cela au dire de tous, c\u2019est l\u2019éducation de la volonté.Trop de nos jeunes enfants sont d\u2019éternels capitulards et abdiquent facilement devant les exigences de la raison.Ils n\u2019ont pas suffisamment la pleine maitrise de leurs sens, et par suite ils se laissent conduire par le sentiment ou les mauvaises passions.C\u2019est à cette tâche pénible et ingrate que s\u2019armeront les parents conscients de leur devoir.Ils livreront une guerre acharnée à la mollesse, au caprice, à la sensualité, sachant bien qu\u2019une éducation sans sacrifice, sans renoncement, n\u2019est qu\u2019une parodie, un simulacre de formation et ne prépare que le malheur des enfants.On n\u2019a jamais entendu dire qu\u2019avec de la pâte de guimauve on avait fait des barres de fer ! De même avec les enfants : des caractères mous, des capricieux, des sensuels n\u2019ont jamais fait des hommes équilibrés, des chefs, des papas modèles, des prêtres, des religieux ou des religieuses.Evidemment cette éducation de la volonté par l\u2019esprit de sacrifice, exige beaucoup de la part des parents, voire même de l\u2019héroïsme parfois.Il serait si facile de fermer les yeux ; le petit est si jeune encore.plus tard on sévira ! Hélas on oublie « qu\u2019un enfant qui marche sur les pieds de sa maman à cinq ans, à vingt ans, il lui marchera sur le cœur ».On récolte toujours ce qu\u2019on a semé, en éducation comme ailleurs.b) Education surnaturelle : Ce ne sont pas seulement des hommes que les parents doivent faire de leurs enfants, ce sont surtout des chrétiens.Le surnaturel, comme toujours ne détruira pas la nature, mais l\u2019aidera.Et l\u2019éducation surnaturelle facilitera la formation purement humaine.Les réalités apportées par le sacrement de baptême l\u2019exigent et le prouvent.1\u2014 Des parents qui librement mettent au monde des enfants, ont le devoir grave, pour être logiques avec eux-mêmes, de se conformer aux exigences de la croissance des enfants.Ils doivent d\u2019abord préserver l\u2019enfant de tout ce qui pourrait nuire à sa croissance, comme le serait la maladie, les instruments dangereux, etc, etc.Ils doivent ensuite le développer tant au point de vue physique, qu\u2019intellectuel en lui assurant la nourriture, le logement.l\u2019éducation, l\u2019instruction, etc, etc.Les parents qui par négligence - refuseraient d\u2019aider leurs enfants à se développer et les laisseraient mourir, seraient tenus responsables de cette mort devant la société et seraient condamnés.Tous nous trouverions cela juste et équitable.2 \u2014 Il en est de même pour la vie de la grâce, la vie surnaturelle.C\u2019est librement que les parents amènent leurs enfants au baptistére pour les faire naître à la vie divine.Ils se doivent donc à eux-mêmes et à l\u2019enfant d\u2019aider effectivement cette vie à se développer.Les parents doivent d\u2019abord, comme pour la vie humaine, préserver cette vie de tout ce qui pourrait lui nuire.Ils auront donc un devoir grave d\u2019assainir leur foyer, de le protéger de tous les microbes du péché et méme du simple naturalisme.Magazines, journaux, radios, conversations seront filtrés.Ils auront en plus le devoir grave de lutter pour assainir la société ambiante en protestant énergiquement contre les modes et les coutumes païennes : JARDIN DES VOCATIONS 63 cinéma pervers, grills, boissons, panneaux-réclame indécents, etc, etc.Cependant leur action portera surtout à nourrir et à fortifier cette vie divine.Pour cela ils n\u2019oublieront jamais cette clef de toute éducation : l\u2019enfant n\u2019obéit pas, il imite.11 n\u2019est pas porté naturellement à faire ce qu\u2019on lui dit.Et les parents qui commandent le plus, sont souvent ceux qui ont le plus de difficultés à se faire obéir.Persuadons-nous au contraire, que si enfant n\u2019obéit pas, il fait volontiers ce qu\u2019on lui montre et même plus : tout ce qu\u2019il voit.Aussi les parents chrétiens ne se contenteront pas d\u2019enseigner à leurs enfants leurs devoirs religieux, mais eux-mêmes pratiqueront les vertus chrétiennes, s\u2019approcheront des sacrements, parleront du Bon Dieu comme des chrétiens normaux doivent le faire : pas de sermon, ni parler longtemps à la fois, mais souvent et à propos.Les parents qui permettent /ibre- ment à leurs petits de devenir enfants de Dieu et qui se désintéressent par la suite de préserver et de fortifier cette vie et la laissent mourir, sont coupables devant Dieu d\u2019un déicide.Ils sont des meurtriers ! Et de même que les hommes condamnent à la peine mortelle les parents négligents, ainsi Dieu condamnera à la peine éternelle de l\u2019enfer, ceux qui auront laissé le mal, l\u2019ivraie, croître dans l\u2019âme des jeunes et étouffer ainsi la vie divine ou détruire à jamais les germes de vocations.c) Face à la vocation : 1 \u2014 Dieu n\u2019attend pas seulement des parents la préparation d\u2019un terrain fertile aux vocations, il leur demande aussi d\u2019être aux aguets de la vocation, de lancer la sonde parfois, sans insister et avec une délicate discrétion.On évitera de critiquer le clergé devant les enfants.Bien plus on parlera de temps à autre devant eux de la beauté de la vie sacerdotale ou religieuse ; on leur glissera des livres d\u2019histoires intéressantes sur ces sujets ; tous les soirs, à la prière, on aura une pensée spéciale pour les vocations dans la famille.Ce travail est souvent nécessaire, car des vocations s\u2019ignorent ou se perdent, faute d\u2019avoir trouvé quelqu\u2019un pour les éveiller.2 \u2014 Si l\u2019enfant confie à ses parents qu\u2019il veut devenir prêtre ou entrer en religion, ceux-ci seraient bien avisés d\u2019en parler à un prêtre éclairé, pour faire vérifier la solidité de cette vocation et la suivre au besoin.En dehors de ce cas, les parents devront garder la plus grande discrétion sur cette vocation possible et cela même à l\u2019égard des intimes de la famille.Surtout ne jamais rappeler à l\u2019enfant, à tout propos, sa vocation, même sous prétexte de le corriger ou de le faire obéir.Rien de plus funeste ! On arrive souvent ainsi à le dégoûter de sa vocation.3 \u2014 Quand arrivent l\u2019adolescence et les problèmes qui s\u2019en suivent ; les parents veilleront à ne pas être trop sévères.Trop c\u2019est trop ! Surtout, même sévérité pour tous les enfants.A ces heures difficiles où souvent s\u2019affermissent des vocations, les parents auraient grand intérêt à consulter de temps à autre un prêtre au courant de ces problèmes, pour les aider dans leur lourde tâche.Conclusion Nous souhaitons à tous les papas et mamans chrétiens d\u2019avoir la joie de donner un de leurs « petits » au Bon Dieu.Ce sera le couronnement de leur union et l'assurance tangible qu\u2019ils n\u2019arriveront pas à l\u2019heure de la mort, « LES MAINS VIDES ». 64 LE MOUVEMENT OUVRIER Propos de L\u2019Innocent : par Frère Genièvre Le sort en est jeté.Je prends la défense des gros contre les petits et les moyens.\u2014 D'où vient, Frère Genièvre, ce soudain esprit de croisade, cet enthousiasme ferrailleur pour la confrérie des cent Kilos ?\u2014 D'une petite nouvelle que jai trouvée dans la presse, chère madame.Elle m\u2019arrivait, naturellement, d'\u2019Amérique.Une quelconque tête de dollar, si j'ose m'\u2019exprimer ainsi, proposait aux gouvernements d\u2019établir des impôts sur tous les citoyens qui dépassaient, en hauteur ou en largeur, la norme communément acceptée.Comme ils prennent plus de place que les autres, affirmait ce successeur du regretté Procuste, il convient qu\u2019ils raquent davantage.A cette proposition, mon sang n\u2019a fait qu\u2019un tour, ce qui d\u2019ailleurs, vu mes dimensions, représente un joli voyage.Rentrant en moi-même (il y a de la placel.) je me suis abandonné à l\u2019indignation et à l\u2019amertume.La nature m'a fait gros.J\u2019affirme sur l'honneur que je n'y prends aucune peine spéciale et que mes capacités d'absorption en solide ou en liquide ne dépassent pas celles de l\u2019homme quelconque.Mais, sur la place que j'occupe dans un espace à trois dimensions, résolument euclidien, et par les conséquences qu\u2019elle comporte, je subis le martyre de l\u2019obèse et me trouve donc prêt à sympathiser avec tous les gros de la terre.La situation du gros, comme disent les existentialistes, offre quelques avantages.Un plein de soupe a je ne sais quel air innocent et inoffensif qui fait que les autres ne se défient pas de lui.Un pépère grassouillet, joufflu et rebondi, inspire d'emblée une sympathie bon enfant.La preuve s'en trouve dans le langage populaire, qui dit «un bon gros», jamais un «bon maigre».Et la sagesse lyonnaise assure qu\u2019il vaut mieux faire envie que pitié, en arborant un visage «comme le derrière d'un pauvre homme ».Mais que sont ces menus avantages au prix des inconvénients?\u2026 On ne rend pas les gros au sérieux ; on es plaisante, Même au paroxysme de la douleur, ils gardent quelque chose de comique.On ne croit pas à leur ascétisme, ni 3 leur esprit de pénitence.Un grand coquin, maigre comme un râteau, affligé de boulimie et de soif inextinguible, passera pour un ascète.Un petit rondouillard qui se nourrit de biscottes et d\u2019eau minérale provoquera des sourires entendus.Quand le gros s'empare d'un siège conçu pour une assiette ordinaire, il le fait craquer.Dans les magasins, le « mahousse » ne trouve rien à sa taille.Jen passe.L'instrument symbolique d\u2019une civilisation fondée sur la série pour des masses et des moyennes, c\u2019est le gabarit.Quiconque n\u2019y entre pas, de manière ou d\u2019autre, physiquement et moralement, se voit désavantagé et soumis à de perpétuelles amendes.Yankee de mon cœur, ennemi des gros, je t\u2019imagine de taille moyenne, dépourvu de protubérance abdominale, mais avec un teint jaune, brouillé de bile, un regard torve et envieux.Contre toi et tes pareils, je lève l'étendard de la révolte et je convie tous les gros à la croisade.Nous nous assiérons tour à tour sur ta face de carême jusqu'à ce qu'elle soit plate comme une déclaration ministérielle.Gros frères, mes amis, aux armes! Si tous les gros du monde voulaient se donner la main, leur ronde pachyderme ferait quelque bruit sur terre et les gabarits s'écrouleraient d\u2019eux- mêmes, (Extrait de l\u2019Almanach de Témoignage Chrétien \u2014 édition 1955). a couleus Ami lecteur, tu es sans doute un rand admirateur de la Nature.Le seul ait que la COULEUR t'intéresse me le prouve.Te souvient-il qu\u2019un beau soir, lors d'une excursion en campagne, quelque part peut-être dans nos Laurentides, tu fus témoin d\u2019un magnifique coucher de soleil : crépuscule féerique où les plus beaux effets de coloris te furent bar Paul Lethiecg révélés.Tu ressentis dans le plus profond de ton âme un sentiment de respect, de satisfaction, de bonheur même à la seule vue des nuances merveilleuses que prirent les nuages d'occident qui, d'un blanc pur qu'ils étaient pendant le jour, se dorèrent en dessous, passèrent à l\u2019orangé, devinrent rouge-feu, puis roses, puis mauves.Entre temps, l'orient s\u2019était coloré de vert tendre, de bleu, de violet, enfin de gris, dernière coloration qui s'étendit bientôt au couchant.Et la tristesse envahit ton âme sitôt le spectacle fini. 66 LE MOUVEMENT OUVRIER Si tu étais si joyeux quelques instants auparavant, c\u2019est qu'un incomparable Artiste tirait pour toi de sa palette magique un décor grandiose, qui éblouit tes yeux et fit vibrer en ton cœur les fibres les plus nobles.Peut-être étais-tu jeune encore lorsqu'un tel panorama te saisit pour la première fois.Je suis certain que tu en as gardé toujours un doux souvenir et qu\u2019en des jours vides de joie, la seule ressouvenance de cet émerveillement d\u2019un soir suffit à te regaillardir.Et si tu es de l\u2019étoffe dont on fait les musiciens, les COULEURS pour toi se sont traduites en notes, claires au début, graves à la fin.Mélodie muette, pourtant bien suave et que seule ton âme percevait.Peut-être en as-tu chiffré un coin de ta mémoire et qu'aujourd'hui, aux jours moroses, pour reprendre goût à la vie, en égrènes- tu sur ton clavier les notes égayantes.Ton cœur est-il d'un poète, qu'un tel déploiement de couleurs a dû se traduire en quatrains joyeux, sur un amour naissant, peut-être un cantique à la Vierge pour un mai prochain, ou encore sur le souvenir d'un jour heureux de ton enfance.Es-tu simple paysan, que du haut de ta montagne, au déclin du jour, te reposant d'un dur labeur, la pensée tournée vers ta famille, n\u2019as-tu pas à chaque coloration nouvelle, associé l\u2019image d'un tien cher: à l'or du nuage tu relias les cheveux blonds de ta Ginette, au bleu du firmament, les yeux si tendres de ton dernier-né, le rose de l\u2019horizon te rappela les pommettes dures de santé de ton aîné.A chaque couleur nouvelle un de tes enfants y passait.C'est ton bonheur cette famille, peut-être ton seul bien, mais heureux es-tu, car à la Nature tu communies chaque jour.Mais toi qui aimes tant la couleur, toi qui jouis de ce sens si merveilleux qu\u2019est la vision colorée, pourrais-tu sur-le-champ me donner une réponse logique si, à brûle-pourpoint, je te demandais : Qu'est-ce que la couleur ?Je parie dix contre un que tu hésiterais quelque peu, ne sachant trop comment exprimer les nombreuses idées qu\u2019une telle interpellation fait surgir à ton esprit.Tu t'es sans doute maintes fois posé la question.Souvent aussi, au cours de promenades champêtres et rencontrant une rose sauvage, un pommier en fleurs ou encore à l'automne, un érable rougi, ne t'es-tu pas écrié : Quelle belle coloration ! Tu en subissais le charme sans en bien connaître la raison.Eussé-je posé à tout le monde la même question que l\u2019on m'aurait probablement répondu : LA COULEUR ?.\u2026.C'est le BLEU du ciel, le VERT de l'herbe, le ROUGE du sang, le JAUNE de lor, le BRUN des cheveux, le.le., le.La couleur c'est tout cela bien entendu, mais encore, si le ciel est bleu c\u2019est pour une raison, si l'herbe est verte c\u2019est en vertu d\u2019une cause, tout comme le rouge du sang, la coloration brune n\u2019est pas unique aux cheveux et d'autres matières peuvent paraître de même.Pour un physicien ou un physiologiste, la couleur est: L\u2019impression que fait sur l\u2019œil la lumière réfléchie par les corps.Cette définition tirée du dictionnaire Larousse est juste et conforme à la vérité, Mais pour quiconque n\u2019est pas versé dans l'étude des phénomènes de la nature et dans le comportement de l'organe visuel, une telle réponse est bien vague, car il faudrait d'abord connaître la physique de la lumière, les lois de la réflexion des corps, être au fait du processus de la vision.Mais voyons encore un autre savant personnage, cette fois, un profond penseur habitué de par sa science même, à pénétrer le fond des choses, à rechercher la cause et le pourquoi des phénomènes, en d\u2019autres mots, interrogeons un philosophe.Et sa réponse ?La couleur est une sensation Phrase courte.Définition plus imprécise apparemment que la précédente, mais renfermant quand même la meilleure de toutes les définitions possibles de la couleur.En effet, la couleur est véritablement une SENSATION dans toute l\u2019acception du mot.Et comme pour toutes les sensations, c\u2019est un message envoyé par la Nature pour nous informer qu\u2019un phénomène particulier a présentement lieu sur tel ou tel objet s'offrant à notre vue.Message recueilli par notre sens de la vision au moyen du LA COULEUR 67 merveilleux récepteur qu\u2019est l\u2019œil et transmis par le médium des nerfs optiques jusqu'à notre cerveau où nous prenons connaissance du message.Tout se passe de la façon suivante : Un rayon lumineux émis d'une source quelconque vient-il à frapper un objet ou une surface, cette dernière réfléchit en tout ou en partie la lumière reçue.La quantité de lumière non absorbée et renvoyée frappe alors notre œil et l'impressionne.L'eil, à son tour, mettra en branle un système nerveux dont le cerveau est le terme final et nous aurons alors conscience que tel objet que nous regardons est éclairé, que sa surface présente quelque chose d\u2019analogue, de semblable sur un certain point à un autre objet avec lequel nous le comparons en pensée et nous dirons, par exemple, que sa surface est ROSE, c'est-à-dire qu\u2019elle présente une analogie, une ressemblance sous un certain rapport avec la surface d'une fleur qui nous est bien connue et que nous appelons ROSE.Pour des degrés différents d'absorption et de réflexion de la lumière reçue dans le cas précédent, la SENSATION perçue eut été d'intensité différente aussi et la similitude eut portée sur d'autres objets que la rose, par exemple, sur une ORANGE et nous aurions dit alors que notre objet éclairé nous paraît ORANGE.L'absorption de la lumière eut-elle été complète qu'il y aurait eu absence totale de coloration, soit l'apparence du noir.Au contraire, la réflexion de la lumière eut-elle été entière que nous aurions vu BLANC.Et vous voyez que physiquement parlant, c\u2019est par le pouvoir d\u2019ABSORBER et de RÉFLÉCHIR la lumière que possèdent à différents degrés tous les corps qu\u2019est due la COLORATION de ces corps.La couleur n\u2019est donc pas partie intégrante d\u2019un corps, mais seulement une qualité possédée par ce corps.Un objet n'est pas coloré par lui-même, c\u2019est une apparence, une PURE ILLUSION qu\u2019il nous offre lorsqu'il est frappé par un rayon lumineux.Et des objets ou matières de nature très dissemblable : une plante, un métal, un liquide, etc, peuvent avoir la même apparence, présenter la même coloration s'ils absorbent et réfléchissent les mêmes rayons lumineux, dans les mêmes proportions.Sans la lumière tous les objets sont INCOLORES et rien ne semble plus vrai que ce vieux dicton : « La couleur est fille aînée de la lumière ».Tout ce que nous venons de dire sur la couleur est très vrai, mais nous n'avons envisagé qu'un aspect de la question : celui de l'apparence offerte par un objet quelconque sous l\u2019influence de la lumière.Ce n\u2019est pas 1a qu'un cas particulier et nous pouvons très bien avoir conscience du phénomène de la couleur sans avoir recours à l\u2019action de la lumière.En effet, il suffit, les YEUX FERMES, de compresser le globe oculaire, pour percevoir, dans la plupart des cas, des couleurs éclatantes, tout au moins des effets lumineux.C\u2019est un fait constaté par tout le monde qu'un coup sur un œil ou encore un choc sur le crâne font naître chez la victime des IMPRESSIONS de lumière colorée.De là les expressions suivantes : Voir trente-six chandelles ou encore avoir vu des étoiles et de toutes les couleurs, Les aveugles mêmes, du moins ceux qui ont déjà vu et dont l\u2019infirmité est due à un accident, peuvent encore sous l'influence d\u2019un choc, d'un courant électrique ou d'un état nerveux particulier, percevoir de la couleur.Et nous avons de fortes raisons d'espérer qu\u2019un jour, la science moderne saura redonner à cette catégorie de malheureux le bonheur de la vision.Une étude approfondie de la couleur a permis d'entrevoir la réalisation de ce grand rêve et cela dans un avenir pas très lointain, car déjà les découvertes récentes en électronique mettent les savants sur la voie de cette stupéfiante réalisation.Le phénomène de la couleur n\u2019a donc lieu qu\u2019en nous-mêmes, c\u2019est une création de notre cerveau, en un mot, la couleur est une sensation.Sensation que tous les êtres vivants éprouvent de façons fort dissemblables et à des degrés différents d'intensité.La couleur est vraiment un don gratuit du Bon Dieu, qui a pourvu tous les êtres de sa création d'une infinité de bienfaits Un saint moine a déjà dit: «LES SENS SONT LA RICHESSE DU PAUVRE» et pour un, quel trésor en effet pourrait remplacer le bonheur de la vision ? «Et moi, mes rêves je les voulais démesurés ; sinon à quoi bon les rêves?Et voilà précisément Pourquoi ils ne m'ont pas déçu.» G.Bernanos.Et tu me dis ta déception de ce que tout ce qui est urbain semble s'opposer à ton épanouissement physique : laideur, insalubrité, congestion, fumées, bruits, odeurs pestilentielles ; de ce que la ville s'oppose également à ton épanouissement moral: délinquence, scandales, gambling, dévoiement, anonymat, absence de contrôle social.« Dans une ville mal bâtie, où le hasard, avec son balai fatal, amoncela les maisons péle-méle, les bourgeois, sans qu'ils s'en rendent compte, vivent dans un état de vide et de tristesse, l'étranger qui entre dans la LA VILLE ville éprouve la même impression que s'il entendait un tintamarre de sonnettes, de sifflets et de cornemuses, ets'il devait s'attendre à voir sauter les singes et danser les ours.» (Goethe) \u2014 C'est pourquoi, par temps gris, lorsque la ville est sale, tu en viens à la détester.Parfois même, tu la répudies, oubliant qu'elle est la condition même de ton épanouissement.Car la ville, c'est aussi la grande école technique, ton usine, ton bureau, la « N.H.L.», les Fridolinades, le grouillement de la foule rue Ste-Catherine, toutes les « fifth avenues », l'échange, la fermentation industrielle, l'hôpital perfectionné, la chaleur humaine, le frottement des hommes.C'est la ruche qui donne un sens à l'abeille et la fourmilière explique la fourmi.Et lorsque, déshumanisé par la machine, tu rentres au logis exigu jour de lessive, tu fl éprends à rêver d'un cottage en banlieue, des haies taillées, d'ombrage champêtre, de fleurs, de boyaux d'arrosage, de voiturette d'enfants sur la pelouse.7 bean Élaude Sa Haye Et les bâtisseurs font écho à ton rêve sans se préoccuper de savoir comment les malheureux qui résideront dans les nouvelles banlieues viendront à leur travail.Comment allumer l'étincelle de vie dans ces quartiers modernes où la raison ordonnatrice de l'homme a fait taire son coeur.Peut-être y goûteras-tu la saveur amère de l'ennui, car m'est avis que l'étincelle de vie ne jaillit que du hasard d'un certain désordre.Je redoute l'ennui pesant des maisons de banlieue habilement alignées comme les oignons de mon jardin.C'est aussi troublant que des enfants sages.D'autres bâtisseurs f'offrent un nouveau logis au coeur même de la ville.Gardes-toi aussi de ceux-là, car m'est aussi avis que placer des logements aux points les plus congestionnés du centre est une absurdité.C'est étouffer l'expansion du coeur qui fait battre la ville, les taudis qu'ils remplacent n'étant explicables que par un jeu de valeurs foncières dû à la pression d'empiètement exercée sur eux par ce coeur.Me vient le désir de réorganiser la ville.Et mon rêve est démesuré.69 70 LE MOUVEMENT OUVRIER Pourtant, le schéma de la ville dont je rêve est parfaitement concevable.Je conçois en effet un organisme vivant composé comme tous les autres d'un noyau et de cellules.Au coeur, tous les établissements de commerces et d'affaires de caractère régional; dans chacune de ces cellules, l'habitation et les éléments qui leur insufflent une vie distincte et sensiblement autonome.Animées par le même coeur, les cellules se suffisent à elles-mêmes.Elles ont l'autonomie de ma main gauche qui tient ma cigarette et de ma droite qui griffonne.La membrane enveloppant les cellules et les identifiant est faite de rubans de verdure qui en limitent la croissance.Sont parsemés dans ces espaces verts, les grandes écoles, institutions religieuses, bibliothèques, hôpitaux, jardins zoologiques, musées, stadiums, terrains de golf, ete.De larges voies de circulation rapide forment l'ossature de la ville et se glissent dans toutes ces bandes de verdure, soit pour joindre les zones domiciliaires, soit pour les rattacher au coeur même de la ville, soit pour les relier aux zones d'industries lourdes.Dans chacune des cellules, toutes les phases de la vie.Donc des logis pour les célibataires, les jeunes ménages, les familles en plein épanouissement, les beaux-parents, les vieillards.Donc, des petits logements, des moyens et des grands : toute la gamme de la maison des hommes, du bungalow à la maison d'appartements.Une clinique pour les bébés, une maternelle, des écoles et de l'équipement de jeu pour les enfants, des oasis de verdure pour les amoureux, des sentiers ombragés le long desquels le père pousse le carrosse du plus jeune, un petit centre d'achat où la mère va tous les jours à pied avec une voisine, une église pour la famille, des ateliers, de petites industries.\u2014 Unité fonctionnelle.Dans chacune des cellules toutes les classes de la société.Donc des résidences cossues, d'autres plus humbles.Dès cottages et des logements loués.Des riches, des catholiques, des bourgeois, des français, des pauvres, des prolétaires, des anglais.Pas de ségrégation : ni raciale, ni culturelle, ni économique.\u2014 Unité sociale.Dans chacune des cellules, l'architecture suscite la naissance d'une cohésion sociale, d'une personnalité communautaire, parce qu'elle en rend les limites plus accessibles à l'oeil et qu'elle en traite le centre LA VILLE avec des formes et des couleurs plus expressives que celles des habitations.Et les possibilités d'expression architecturale sont d'autant plus grandes que chacune des cellules comprend tous les types d'habitations.\u2014 Unité architecturale.Et mon rêve est interrompu.Deux feux rouges me ramènent « en ville » : Les lois économiques et les cadres municipaux.« Vouloir réorganiser les villes, c'est vouloir en réorganiser la croissance dans un sens opposé à celui qui paraît évident aux spéculateurs fonciers » et sans eux le développement urbain ne se ferait pas.Sans heurter ceux qui sont les leviers de la croissance urbaine, l'ubanisme pourrait les guider, les orienter.A l'administrateur qui doit exercer ce rôle, il faudrait apporter le secours de programmes logiques de développement urbain.Mais quelle municipalité peut se glorifier de posséder de tels programmes?Il est vrai qu'à peu près toutes peuvent brandir un facsimilé de règlement de zonage.Mais toutes ces lois ne sont pas (suite à la page 76) ONF 71 « Ça n\u2019a aucun bon sens, payer des ouvriers à rien faire ! Il n\u2019y a pas meilleur moyen d\u2019encourager les gens à la paresse.Dans le bon vieux temps, les gens avaient plus de cœur : fallait trimer dur pour gagner son sel ».Telle est sans doute l\u2019opinion que se font bon nombre de braves petits bourgeois quand ils apprennent dans leur journal du matin une nouvelle démarche des syndicats en faveur du salaire annuel garanti.Le chef d\u2019entreprise de son côté protestera en disant qu\u2019il n\u2019y a pas moyen de soutenir la concurrence s\u2019il faut payer les ouvriers à l\u2019année longue, qu\u2019il ait ou non du travail à leur donner.« Pas moyen de payer des salaires s\u2019il n\u2019y a pas de produits a vendre.c\u2019est simple comme bonjour! » UN AUTRE SON DE CLOCHE Si l\u2019on passe de l\u2019autre côté de la barricade c\u2019est un autre son de cloche: « La plupart des ouvriers modernes sont rivés à leur entreprise.Qu'ils aient du cœur ou pas, ils ne sont pas libres de travailler ou de ne pas travailler, même les plus « vaillants » sont à la merci d\u2019une mise à pied temporaire.C\u2019est leur patron qui est responsable de la sécurité de leur emploi, parce que c\u2019est de lui que relèvent toutes les décisions : l\u2019ouvrier n\u2019est qu\u2019un jouet entre ses mains.C\u2019est donc normal qu\u2019on garantisse à celui-ci un salaire, même quand l\u2019usine ne produit pas.D'ailleurs le patron est bien obligé d\u2019entretenir ses machines même quand elles sont inactives.Alors LE SALAIRE ANNUEL GARANTI 73 pourquoi ne pas donner la même considération aux travailleurs qui ont femme et enfants à nourrir.» EST-CE VRAIMENT DU NOUVEAU ?Telles sont brièvement exposées les deux opinions qu\u2019on peut rencontrer au sujet du salaire annuel garanti.Comme toutes les formules nouvelles, on peut être sûr qu\u2019elle a \u201cdes adversaires.Mais est-ce bien une formule nouvelle ?Les employés de bureau, payés au mois ou à l\u2019année, les fonctionnaires, les commis de magasin n\u2019ont-ils pas une forme de salaire garanti ?Ou plutôt n\u2019est- ce pas leur emploi lui-même qui est assuré de façon permanente ?On ne songerait pas à faire perdre à ces travailleurs une journée de salaire parce que les clients se font attendre, ou parce que le travail a été expédié plus rapidement qu\u2019on l\u2019avait prévu, etc.Du moment que l\u2019entreprise les a pris à son service, elle se sent responsable de leur emploi dans une certaine mesure.Alors, pourquoi se scandaliserait- on quand les ouvriers réclament eux aussi une forme de garantie de salaire ?TOUT LE MONDE CHERCHE LA SÉCURITÉ Au fond, le mouvement syndical en faveur d\u2019une garantie quelconque de salaire n\u2019est qu\u2019un aspect du désir universel de sécurité, particulier au monde contemporain.Sans parler du phénomène tout à fait moderne de la sécurité dite sociale et par laquelle on vient en aide à certaines catégories de citoyens déshérités chacun essaie de se prémunir le plus possible contre les risques économiques : on assure les immeubles contre les pertes par incendie : les chefs d\u2019entreprises font des ententes pour Se protéger contre une concurrence qu\u2019ils jugent ruineuse ; les agriculteurs réclament des prix de soutien pour leurs produits ; les industriels demandent des tarifs douaniers pour empêcher la concurrence des produits étrangers ; tout le monde cherche à s\u2019organiser, grâce aux associations professionnelles pour protéger ses intérêts.U n\u2019y a donc pas à s\u2019étonner que les ouvriers songent eux aussi à s\u2019assurer un revenu régulier en dépit des incertitudes de la production.Ce qu\u2019on cherche d\u2019ailleurs avant tout, c\u2019est la stabilité de l\u2019emploi et non pas uniquement des revenus réguliers.Le temps n\u2019est plus où un individu travailleur et économe pouvait se débrouiller facilement pour gagner sa vie.Avec le salariat généralisé et la spécialisation à outrance, l\u2019ouvrier se trouve bien plus démuni qu\u2019autrefois quand il perd son travail habituel.Sans compter que les habitudes de dépenses de nos jours font que très peu de salariés peuvent supporter un chômage prolongé.IL Y EN VARIETES Le salaire annuel garanti peut prendre d\u2019ailleurs plusieurs formes.Tantôt, il s\u2019agira d\u2019une entreprise qui garantit à ses employés un nombre minimum d'heures de travail ; tantôt elle s\u2019engagera à payer, qu\u2019il y ait travail ou non, un salaire équivalent à un certain pourcentage du salaire normal ; parfois la compagnie consentira à verser dans un fonds spécial un pourcentage déterminé des salaires chaque semaine (5p.c.par exemple) ; lequel fonds servira, advenant un chômage temporaire, à assurer un revenu pendant un certain temps aux ouvriers affectés.Il s\u2019agit tout simplement dans ce dernier cas, d\u2019un système assez analogue à l\u2019assurance-chômage, avec la différence qu\u2019elle se pratique sur la base d\u2019une industrie A PLUSIEURS 74 LE MOUVEMENT OUVRIER LE POUR ET LE CONTRE Le principal avantage que je verrais à cette formule de rénumération, c\u2019est de favoriser la stabilité de l\u2019emploi, car à partir du moment où un chef d\u2019entreprise sera obligé d\u2019agsu- mer la responsabilité de l\u2019emploi chez lui, on peut être assuré qu\u2019il emploiera tous les efforts pour fournir du travail régulier à tous.Evi- demment dans le cas de certaines productions saisonnières, cela peut compliquer passablement les choses.Dans d\u2019autres cas, cela obligera le fabricant à accumuler des stocks de produits finis au cours de la saison morte pour les revendre au cours de la saison active et cela sans modifier appréciablement le rythme de la production.Il est sûr que de telles pratiques sont de nature à majorer le coût de production, mais pas de façon sensible.Il est essentiel toutefois que toutes les entreprises concurrentes adoptent les mêmes méthodes, car autrement celles qui institueraient le salaire garanti se trouveraient placées dans une situation d\u2019infériorité, Un reproche souvent formulé à l\u2019égard du salaire garanti, c\u2019est que l\u2019ouvrier ne serait ainsi aucunement incité à travailler, car il recevrait autant en ne travaillant pas.On peut dire par contre que le fait d\u2019être assuré d\u2019un revenu constant peut empêcher les travailleurs d\u2019étirer leur ouvrage de peur de se trouver soudainement sans travail.En définitive, comme toute formule, elle comporte -ses avantages et ses inconvénients, mais tant au point de vue social qu\u2019économique, les avantages semblent l\u2019emporter.On peut d\u2019ailleurs maintenir l\u2019incitation au travail en faisant en sorte que les revenus de remplacement ne soient jamais aussi élevés que le salaire normal, tout en s\u2019efforçant de trouver du travail aux chômeurs.NÉCESSITÉ DE MAINTENIR LE POUVOIR D'ACHAT Si l\u2019on envisage le problème d\u2019un point de vue plus général, on peut dire que la principale crainte des économistes à l'heure actuelle est de voir soudainement les marchandises s\u2019accumuler par suite d\u2019une demande insuffisante de la part des consommateurs.Et cette insuffisance peut s\u2019expliquer souvent par des motifs psychologiques, comme la crainte de ne pas conserver son emploi.Le salaire annuel garanti, faisant disparaître cette crainte, contribuerait à éviter les variations trop brusques de l\u2019économie.Il ne faut jamais oublier que tout ce qui peut aider à assurer la stabilité des revenus de la masse {es salariés, contribue en même temps à maintenir la production à un niveau élevé et constant.Il est sûr que la généralisation du salaire annuel garanti posera une multitude de problèmes ardus, du moins en ce qui concerne certains types d\u2019entreprises ; d\u2019autres difficultés naîtront aussi de la nécessité d'assurer une coordination avec le régime actuel d\u2019assurance-chômage.Mais avec de la bonne volonté et le temps voulu, il est probable qu\u2019on arrivera à un régime où seront réduites au minimum les mises à pied arbitraires de travailleurs, et cela pour le plus grand bien de la société.3 « Dieu n\u2019a pas fait l\u2019homme pour que l\u2019homme cessât de \u2018être! » (A.D.Sertilanges) MOTS CROISÉS Problème no 2 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ss NN = > So ©.00 434 GO Ur Horizontalement : .Saison \u2014 Deux voyelles \u2014 Fils de Jacob.2.Célèbre famille italienne.3.Mesure agraire \u2014 Patrie d\u2019Abra- 10.ham \u2014 Chef-lieu des possessions portugaises de l'Inde.Du verbe aller \u2014 Paille de seigle \u2014 Deux lettres de Nice.Préfixe \u2014 Mesure itinéraire chinoise.Symbole chimique du calcium \u2014 Tous dans les murs \u2014 Du verbe aller.Gendre de Mahomet \u2014 Abréviation d\u2019avant-midi \u2014 Singe américain.Indique la duplication \u2014 Est tenu de payer \u2014 Deux lettres de renne.Qui a la couleur ou la consistance e l\u2019ivoire.Situé \u2014 Symbole chimique du strontium \u2014 Adjectif possessif.10.Verticalement : Mouvements brusques à la bride du cheval (peu usité de nos jours).Souilla (fig.) \u2014 Absence d\u2019un lieu prouvé par la présence dans un autre.Epoque \u2014 Terminaison d\u2019un grand nombre de mots latins.Préfixe indiquant que l\u2019idée de terre figure dans le mot \u2014 Abréviation de docteur.Fond des parcs à huîtres \u2014 Hommes orgucilleux (fig.).Non blanchi \u2014 Emietter.Pronom personnel \u2014 Règle double.Roi de la terre de Magog \u2014 Deux consonnes.Bonne ou mauvaise qualité d\u2019une chose (fig.).\u2014 Nom des plus grandes pennes des ailes d\u2019un oiseau.Fruits composés de deux akènes.(Solution à la paye 187) 76 LE MOUVEMENT OUVRIER (suite de la page 71) que des outils économiques Pour la sauvegarde de valeurs foncières établies et non tremplin vers la ville dont nous révions.Jusqu'à cette année, la Société Centrale d'Hypothèques et de Logement elle-même ne s'est intéressée au zonage qu'en autant qu'il assurait la rentabilité des prêts consentis ou endossés alors qu'il est scalpel dans la main d'un authentique bâtisseur de ville.D'autre part, nous pensons encore en termes de cadres municipaux, alors qu'il faudrait penser région.L'unité de planification de la région de Montréal n'a pas moins de 30 milles de diamètre.Cette entité est constituée d'une centaine de parties administrativement indépendantes.Nous touchons là à un élément fondamental du drame qui nes peut être atténué que par un changement d'optique dont la première manifestation serait la mise sur pied d'un Service d'Urbanisme Métropolitain.Que la L.O.C.unisse ses efforts à ceux-là qui réclament déjà la création d'un tel service.Elle aura alors fait avancer le monde d'un pas de plus vers le bonheur et ce sera là une belle récompense.Un métier dur, parfois ingrat, mais le pluo beau du monde! Quand vous montez dans une automobile, vous songez rarement, sans doute, qu\u2019il a fallu des siècles, des millénaires de recherches à l'homme avant de posséder cette merveille.Au foyer, vous pressez un commutateur et la lumière inonde une pièce.L'avion, la radio, la télévision, tout ça est devenu « normal », grâce à l'habitude.C'est encore l'habitude qui vous fait considérer votre journal quotidien, que vous payez 5 cents, comme valant (tout au plus?) ce prix.N\u2019allez pas croire que ceci est un article en faveur d\u2019une hausse du prix des journaux ! Mais je voudrais simplement signaler ce que représente d'efforts un numéro de journal pourtant destiné à vivre à peine une douzaine d'heures.J'élimine immédiatement, pour éviter une énumération fastidieuse, toute la liste des opérations forestières et JOURNALISTES ET JOURNALISME 77 manufacturières qui nous valent le papier.De même que les item administration, publicité, distribution, etc.Pour passer à l'information, laquelle est fournie aux journaux par des agences de nouvelles qui ont des ramifications mondiales, des correspondants spéciaux et des reporters assignés surtout aux événements locaux ou régionaux.Journalistes et On a eu raison de dire que les journalistes sont les yeux (et la conscience) de la démocratie.Il est évident que personne ne peut assister à beaucoup d'événements, même dans son entourage immédiat, surtout s\u2019il doit, comme la plupart d'entre nous.travailler cinq ou six jours par semaine.Alors ?Alors, il y a le journal ! A votre place Pour vous, un reporter est allé, ce matin, au risque de sa vie, assister à une émeute en Algérie.Pour vous, un autre a réussi à obtenir une entrevue avec le président des Etats-Unis, le premier ministre du Canada ou toute autre personnalité.Souvent, il lui a fallu des semaines de tra- .vail, de « contacts » pour en arriver là, pour vous révéler ce que tel ou tel personnage pense de telle ou telle situation.D'autres sont allés à Moscou, au Caire, à Tokyo, à Melbourne, bref partout où se trouvait cette denrée qu'on appelle «nouvelle».Ils sont allés au hockey pour vous, au théâtre, à la bourse, etc.Dans votre ville, ils sont allés entendre les chefs municipaux, « couvrir » un feu, un accident, une réunion d'hommes d'affaires, etc.Quand vous lisez votre journal, son- Bez-vous parfois que des milliers de personnes ont travaillé, ont uni leurs ~ Amédée GAUDREAULT efforts pour vous présenter ce portrait de l'actualité ?Portrait remplacé, pourtant, par un autre dans quelques heures.Que telle petite nouvelle que vous parcourez rapidement et peut-être d'un œil distrait a nécessité des heures, des journées parfois de recherches, de démarches ?Qu'il s'agit là d'une « pri- meure » ?Qu'un reporter a « tout » fait pour que son journal puisse vous la présenter le premier ?Car c\u2019est l'une des plus merveilleuses sensations d'une profession extrêmement exigeante que celle de vivre, en quelque sorte, plusieurs heures avant le reste du monde, de «savoir» avant les autres, de connaitre les personnes qui «font» les nouvelles et, parfois, de contribuer à l'amélioration du sort de ses semblables.Les sources Le journaliste doit connaître le plus de personnes-clefs possible, afin d'avoir des « sources » ; il doit se mériter la confiance de ces personnes par sa discrétion et son jugement.Savoir aussi discerner ce qui est «neuf » et ce qui ne l\u2019est pas.Il lui faut une culture Générale constamment tenue au point par des lectures orientées dans tous les sens, afin d'être prêt à entrer en action avec efficacité dans tout secteur qu'on lui assignera.Et s\u2019il « couvre » pendant un certain temps tel domaine en particulier, il en possèdera rapidement plus que les éléments.Le reporter doit se dire que des mil- 78 LE MOUVEMENT OUVRIER liers, plus d'un million de personnes même pourront lire ce qu'il écrit.D'où l\u2019une des premières règles du métier : la précision.Partout, dans les moindres détails.On dit souvent que «names make news».C\u2019est vrai, mais ils peuvent aussi « faire des ennemis, s'ils sont mal épelés ».P.T.Barnum disait : « Je me moque de ce que vous écrirez à mon sujet, à condition que vous épeliez mon nom correctement, » James J.Kilgallen (le père de la columnist Dorothy Kilgallen), qui vient de célébrer son 50e anniversaire dans le métier et qui a publié ses mémoires à l'occasion, déclare que la précision (accurary) demeure la pierre angulaire du journalisme.Au moment où nous écrivons ces lignes, nous tombe sous les yeux un article de journal qui illustre bien ce point.Dans un simple compte rendu d'accident de la route, un confrère a « placé» deux dames dans la.mauvaise automobile.Les complications qui i ITE = Tx LR = ont résulté de cette erreur paraissent avoir été assez sérieuses pour nécessiter une mise au point.Ça peut arriver à n'importe qui, mais.de préférence aux autres ! Le français Un autre atout qui a son importance., c'est la connaissance suffisante de la langue que le journaliste emploie.Même si, à la lecture de certains articles, on serait porté à croire le contraire ! Le journaliste doit aussi s'efforcer de présenter la nouvelle de façon intéressante, ce qui implique, particulièrement, la nécessité de ciseler un préambule qui ait du «punch».Tandis que le conte garde ses effets le plus longtemps possible, jusqu'à la fin même, l'article de journal part du principe que beaucoup de gens ont peu de temps à leur disposition et doivent, souvent, se contenter de lire les premières lignes.La formule moderne du journalisme exige donc qu\u2019un résumé aussi com- O.N.F.Peut JOURNALISTES ET JOURNALISME 79 O.N.F.Un inconnu du public.Cet homme a une lourde responsabilité ; c\u2019est lui qui rend le journal attrayant et clair.Sa fonction est la mise en page.plet que possible soit présenté en quelques lignes au début de l\u2019article.Bien es reporters s\u2019y prennent parfois par quatre, cinq ou six fois avant d'en arriver à un « lead » qui les satisfasse et il faut souvent consacrer autant de temps à ce «chapeau» qu'à tout le reste de l\u2019article dont il est en quelque sorte, avec le titre, la vitrine.Dans bien des cas, le journaliste doit aussi «interpréter» ou expliquer la nouvelle.Par exemple, s\u2019il relate un incident survenu au Parlement de la nation et relié à d'autres événements antérieurs, il lui faut rappeler brièvement ceux-ci, afin de bien situer la nouvelle dans son cadre propre.Autrement, beaucoup de lecteurs pourront être informés de façon incomplète.Tout comme il faut leur expliquer le « background », l'atmosphère de certaines nouvelles, c'est-à-dire les coutumes politiques, les faits historiques, les déclarations des chefs d'Etat, etc, qui facilitent la compréhension des événe- ments.Le « dead-line » Car le journaliste est aussi vulgarisateur, I! lui faut souvent, dans le cas des reporters de journaux français du Québec, traduire bien des dépêches et des informations qui lui sont transmises en anglais et présenter le tout au lecteur de la façon la plus claire, la plus simple et la plus précise possible.À ceci, s'ajoute le facteur temps qui est l'un des plus importants du métier, d'autant plus important qu\u2019il nous en reste moins avant ce qu'on appelle communément le « dead-line », Combien de fois le chroniqueur, arrivant à la course de la scène d'un événement, a-t-il dû résumer et raconter celui-ci en dix, quinze minutes ?Une « pression » que seuls ceux qui l'ont suite à la page S2 80 LE MOUVEMENT OUVRIER Un médecin vous parle de la poliomyélite et du La poliomyélite est une maladie contagieuse très sérieuse dont la paralysie est une complication.Elle est causée par un virus qui atteint le système nerveux central.Elle se manifeste d\u2019abord par des symptômes semblables à ceux que l\u2019on observe au début des maladies infectieuses.La période d\u2019incubation dure de deux à cinq jours et elle est accompagnée de température.Les premiers symptômes sont variables : mal de tête, mal de gorge, nausées, vomissements, diarrhée ou constipation et irritabilité.Puis apparaît immédiatement ou dans les jours suivants la triade des symptômes typiques : raideur de la nuque et du dos, douleurs spontanées dans les membres et faiblesse ou paralysie musculaire.La poliomyélite, surtout quand elle est accompagnée de paralysie, frappe davantage l\u2019attention de la population et préoccupe les médecins et les hygiénistes.Les statistiques démontrent qu\u2019au cours de la dernière décennie, le nombre moyen des cas déclarés a augmenté au Canada d\u2019une façon appréciable, comparativement aux décennies récédentes.En effet, on rapporte que a moyenne des cas de poliomyélite durant la période 1945-1952 a triplé par rapport à la moyenne des années 1924-1944, Au point de vue épidémio- logique, 50% des cas cliniques décelables se rencontrent chez les enfants d\u2019âge préscolaire.Par contre, la gravité de la maladie semble augmenter si elle survient à l\u2019Âge de la puberté et surtout chez les adultes.Jusqu'ici, les médecins et les hygiénistes avaient peu d\u2019armes à leur disposition pour lutter contre la poliomyélite.Les premières tentatives de recherches d\u2019un vaccin aux Etats- Unis ont été faites sans beaucoup de résultats.Le vaccin Salk, de découverte récente, a fait l\u2019objet en 1954 d\u2019une vaste expérience aux Etats- Unis en vertu de laquelle près de 500,000 enfants ont été inoculés et elle a démontré une efficacité relative de 60 à 80%.Ce vaccin prévient la montée du virus vers les centres nerveux et, par conséquent, prévient la paralysie.De plus, cette expérience a prouvé l\u2019innocuité de ce nouveau produit biologique qui est une suspension des trois types de virus I, Il, III de la poliomyélite, inactivés, c\u2019est-à-dire tués par le formol ajouté au vaccin pendant un certain laps de temps.I] est administré en deux doses de 1 c.e, chacune à intervalle de deux à trois semaines entre la première et la deuxième.Ces deux doses données la première année produisent dans le sang un taux d'anticorps suffisant pour empêcher la forme paralytique de la poliomyélite.À un intervalle d\u2019un an environ, une troisième dose de vaccin est administrée afin d'augmenter à un niveau encore plus élevé le taux des anticorps en vue d\u2019assurer une plus longue période de protection mais dont la durée est encore indéterminée.Au cours de l\u2019année 1955, plus particulièrement durant les mois de mai et juin et un peu plus tard à l\u2019automne, le Service de santé de Montréal, grâce au vaccin mis à sa disposition par le Ministère provincial de la santé, a pu vacciner contre la poliomyélite plus de 57,500 enfants en utilisant le vacein Salk, produit par les Laboratoires Connaught de Y'Université de Toronto.Toutes les précautions avaient été prises pour assurer le bon fonctionnement des bureaux de vaccination mis À la disposition du public.Les parents étaient soigneusement questionnés quant à l\u2019état de santé , de leurs enfants avant de les vacciner./ VACCIN SALK 81 N vaccin Salk Nous n\u2019avons eu à regretter aucun accident grave.Un seul cas bénin de oliomyélite est survenu chez un en- ant qui avait été vacciné trois mois auparavant.ette expérience de l\u2019année 1955 nous a enseigné que le vaccin Salk doit être inactivé et offrir une sécurité complète avant d\u2019être employé.Il faut qu\u2019il y ait filtration avant de mettre les particules de virus au contact du formol.L\u2019inactivation du virus poliomyélitique par la chaleur n\u2019est pas recommandable parce qu\u2019il perdrait son antigénicité.La production du vaccin Salk demeure une opération délicate qui doit être contrôlée non seulement avant sa distribution mais à toutes les phases de sa préparation, c\u2019est-à-dire sur chaque lot de vaccin séparé et après le mélange des trois types de virus qui composent le vaccin.Cette surveillance en conditionne l\u2019usage et suivant l\u2019opinion émise à Genève, il y a quelques mois par les experts en cette matière, il ne saurait y avoir de vaccination massive contre la poliomyélite si on ne peut pas fabriquer un vaccin offrant toute sécurité à la population, ce qui a été le cas du vaccin mis à la disposition des enfants de Montréal.A la suite des déclarations récentes des ministres fédéral et provincial de la santé, nous comptons avoir de nouveau une quantité suffisante de vaccin pour nous permettre de procéder à l'inoculation de la troisième dose chez les enfants vaccinés l\u2019an dernier et de vacciner en même temps un nombre d'enfants aussi important que Van dernier.On nous assure en plus que l\u2019Institut de microbiologie et d'hygiène de l\u2019Université de Montréal sera en mesure dans un avenir rapproché, probablement au cours de l\u2019automne 1956, de mettre à notre disposition la quantité de vaccin nécessaire pour répondre à nos besoins.En terminant, j'invite les lecteurs du « Mouvement Ouvrier » à protéger leurs enfants contre la poliomyélite, maladie des plus graves et des plus dramatiques.Ad.GROULX, M.D.,, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.28 mars 1956. 82 LE MOUVEMENT OUVRIER Journalistes et Journalisme (suite de la page 79) sentie connaissent, qui vous met les nerfs en boule mais qui vous fournit en même temps l'une des plus passionnantes sensations du métier ! Il faut encore au journaliste une honnêteté qu\u2019il se doit non seulement à lui-même, mais à tous les lecteurs qui lui font confiance en lisant ses articles.Il doit avoir la passion de la vérité.Tout comme il lui faut être prudent dans ses affirmations, dans la répétition de renseignements qu\u2019on lui a transmis, afin d'éviter les rétractations ennuyeuses, les poursuites, etc.Cependant, il se souviendra que son rôle n\u2019est pas de.taire les nouvelles, mais bien de les donner.Et parfois, il lui faudra être charitable, même si le columnist Jack Foisie écrivait récemment qu'il «est agréable de faire pendre les gens avec leurs propres déclarations ».Inutile de dire qu'il est nécessaire de pouvoir prendre rapidement et sûrement des notes, dans le cas de discours, témoignages, déclarations, etc.Il arrive parfois (rarement) qu\u2019un orateur nous remercie de.l'excellent discours que nous lui avons fait prononcer, tandis que d'autres se\u2026 relisent avec autant de complaisance que de sérénité ! L élément humain Ce qui compte dans les nouvelles, c\u2019est encore l'élément humain, car, disait Louis Seltzer, le fameux directeur de la «Cleveland Free Press», «les personnes sont plus importantes que les choses».Ainsi le journal, le vrai journal, devient peu à peu le cœur d\u2019une ville.Pour beaucoup de personnes, c'est aussi «l'autre membre de la famille ».Jos Pulitzer, le petit-fils du célèbre journaliste dont le nom est rattaché à l'une des récompenses les plus considérées du métier, disait récemment, à l'université Columbia, que le journal «s'impose par sa tradition de conscience ».C\u2019est ainsi que le « St.Louis Post Dispatch », fondé en 1878, a pu grandir sans cesse, sous l'égide de la famille Pulitzer.Un éditeur américain, dont j'ai ou blié le nom, signalait récerament que les journaux ne sont pas l'endroit « où étaler de sensationnelles faussetés » et que ceux qui tentent de bâtir leur tirage avec des scandales ou des sensations ne peuvent se maintenir indéfiniment dans la lutte.Ils voient bientôt le nombre de leurs lecteurs diminuer, soit qu\u2019ils doivent réduire la «dose» ou encore que le «souffle» finisse par leur manquer.On a encore dit que le journal a pour buts d'informer, d'influencer, d'intéresser et d'éduquer.Mais pour accomplir tout cela, il doit d'abord.être intéressant.Et l'on réalise de plus en plus que ce ne sont pas les éditoriaux les plus violents qui sont les plus persuasifs.D'ailleurs, le journal moderne vise d'abord à mettre les faits devant les gens, à les expliquer ensuite et enfin à les commenter.Il faut se souvenir que «le public a le droit de savoir».Le président Eisenhower n'\u2019appelait-il pas, à New- York, le 14 décembre dernier, les journalistes les «combattants de la vérité» ?Mais il y a plus, le public.doit savoir.Ce qui faisait dire à Lee Hills, directeur-gérant du «Detroit Free Press» que «lire un journal est un devoir de citoyen ».Voilà, un peu en vrac, quelques opinions sur le journalisme et les journalistes.Ça diffère peut-être du portrait que le cinéma a fait des seconds dans un monde où beaucoup de « journalistes» n\u2019ont jamais mis les pieds dans une « boîte».Quant au premier, c'est un métier dur, parfois ingrat, mais quand même le plus beau du monde ! Etes-vous sociable ?Répondez par « OUI» ou par « NON » 1.\u2014 Vous estimez-vous capable de vous passer des autres ?2.\u2014 Pensez-vous que les commerçants de votre quartier vendent plus cher et moins bon.qu'ailleurs ?3.\u2014 Changez-vous de trottoirs pour éviter un voisin trop bavard ?4.\u2014 Soupçonnez-vous les autres de lire les cartes postales que vous recevez ?5.\u2014 Vous arrive-t-il de mettre votre radio ou télévision le plus fort possible sans vous occuper de déranger les voisins ?6.\u2014 Fait-on appel à vous pour de menus services, comme emprunter un outil, du beurre, du pain.?7.\u2014 Vous plaignez-vous que les enfants de vos voisins aient des jeux trop bruyants et stupides ?8.\u2014 Trouvez-vous absolument ridicule l'attachement qu'ont certaines gens pour les animaux ?9.\u2014 Vous intéressez-vous aux derniers potins de votre quartier ?10.\u2014 Vous êtes-vous fait une règle absolue de ne jamais prêter d'argent ?11.\u2014 Connaissez-vous au moins trois familles où l'on est heureux de vous recevoir ?12.\u2014 Aimez-vous acheter vos provisions toujours chez les mêmes commerçants ?13.\u2014 Aimez-vous à vous replier sur vous-même, À vous isoler dans « votre tour d'ivoire » ?14, \u2014 Lorsque vous demandez à une personne : « Comment allez-vous ?», vous attendez-vous automatiquement à ce que l'on vous réponde : «Très bien, merci » ?15.\u2014 Votre liberté s\u2019arrête-t-elle où commence celle des autres ?Marquez un point à chaque fois que vous répondrez «oui» aux questions suivantes : 6, 11, 12, 15.Un point également si vous avez répondu « non » aux questions : 1, 2, 3, 4, 3, 7, 8, 9, 10, 13, 14.Faites le total ! Si vous obtenez plus de dix points : Bravo ! vous êtes absolument sociable, et votre entourage ne doit avoir qu'à se louer \u2018de votre amabilité.\u2014 Entre cinq et dix points, vous êtes complaisant certes, mais avec prudence ! Vous n'accordez votre confiance et votre amitié que lorsque vous êtes sûr que vous n\u2019en pâtirez pas.\u2014 En- dessous de cinq points, c'est navrant, vous manquez absolument de compréhension pour vos semblables.Pour vivre en paix, pensez donc un peu moins à vous-même et\u2026 un peu plus aux autres ! 84 LE MOUVEMENT OUVRIER Rien que pour deux ANGÉLINE SYLVAIN \u2014 Cela ne vaut pas la peine, rien que pour deux ! \u2014 Pardon !.Est-ce que cette réflexion n\u2019a pas de quoi vous laisser perplexe.lntendre chanter, parler, discuter, qu\u2019il n\u2019y avait rien de mieux qu\u2019un petit nid à deux.C\u2019était vraiment ce qu\u2019il y avait de mieux ! Et maintenant.cela ne vaut pas la peine ?.A l\u2019école on apprend à accorder ensemble : amours, délices et orgues.Alors, maintenant que les orgues ont joué la marche nuptiale, vous voilà installés dans l\u2019Amour avec un grand « A », ça vaut la peine ! Préparez vite des délices ou gare à votre bonheur !.Votre problème de cuisinière-débu- tante réside probablement en partie dans la question des mesures.Vous vous aimerez sans mesure.c\u2019est entendu ! Mais il est indispensable, quand on en est à ses débuts, de cuisiner avec mesures.Une grande expérience et un œil exercé peuvent se permettre de voir du premier regard et d'évaluer ainsi la quantité requise, bien que la méthode du hasard soit tout de même un risque.Il n\u2019est pas inutile de s'entraîner à l\u2019art de mesurer.Comme première règle de sagesse: se procurer une tasse-type graduée et un service de 4 cuillères.Il y a deux sortes de tasses à mesurer : celle qui a un bec comme un petit pot est destinée aux ingrédients liquides et ce surplus est pour permettre de la déplacer plus facilement, sans renverser le contenu.Il faut en tenir compte et mesurer une tasse à la dernière démarquation et non au bord comme quand on se sert de la tasse À ingrédients secs.Le service de cuillères comprend : la c.à table (tb.) \u2014 la ce.à thé \u2014 la 14 c.à thé \u2014 le J£ c.à thé.TH faut savoir par cœur qu\u2019il y a: 3 c.à thé dans 1 ce.à tb.16 e.à tb.dans 1 tasse, 2 tasses dans 1 chopine.2 c.à tb.de sucre valent 1 once, 2c.àtb.de beurre valent 1 once, 4 c.à tb.de farine valent 1 once, 4 c.à tb.de cacao valent 1 once, 2 tasses de sucre valent 1 livre, 2 2/3 tasses de cassonade valent 1 livre, 4 tasses de farine valent 1 livre, 2 tasses de viande hachée valent 1 livre, 9 gros œufs valent 1 livre.Et par un jour de pluie, vous pourrez allonger la liste à votre gré, en mesurant vous-même les ingrédients dont vous faites un fréquent usage.Il est aussi utile de savoir qu\u2019il faut tamiser et agiter les ingrédients secs avant de les mesurer, car ils se foulent et deviennent compacts au repos.Il faut aussi émietter les parties agglomérées ; ensuite les mesurer sans les tasser et les niveler pour avoir des mesures rases et par conséquent exactes.Se rappeler qu\u2019ordre et méthode économisent labeur et temps.Que RECETTES POUR DEUX Soupe aux légumes : 1) GRASSE : 2 tasses de bouillon produit par un morceau de jarret de bœuf ou une carcasse de poulet ou des débris de viande qu\u2019on a recouvert d\u2019eau froide, assaisonné d\u2019un petit oignon, de quelques feuilles de céleri haché et que l\u2019on a fait cuire jusqu\u2019à ce que les os se disloquent.\u2014 Couler.2) MAIGRE : faire dorer un oignon haché finement dans 2 ce.a tb.de gras: huile ou shortening.Ajouter 1 c.à tb.de farine grillée et l tasse de tomates.LÉGUMES : 1 petite carotte coupée en rondelles \u2014 1 branche de céleri en bâtonnets de 14 pouce \u2014 1 tranche de navet en dés.Ajouter ces légumes à l\u2019un ou l\u2019autre des bouillons précités quand il bout.1 c.à tb.de pâtes à cuisson rapide comme les alphabets s\u2019ajoutent dans le tout.Quand les légumes achèvent leur cuisson : vérifier l\u2019assaisonnement.Brioches : 15 tasse de farine à tout usage \u2014 1 c.à thé de poudre à pâte \u2014 4 c.à thé de sucre \u2014 une pincée de sel.Mélanger ensemble ces ingrédients.14 c.à thé de crème de tartre (non indispensable mais utile).Diviser 2 c.à tb.de beurre et réunir en boule à l\u2019aide de 2 c.à tb.de lait.Façonner à son goût soit comme un gâteau roulé pour des brioches tournées, saupoudrées de cannelle ou en brioches ordinaires (buns).Cette recette vous donnera 4 brioches de moyenne grosseur.Pâte brisée : 9 c.à tb.de farine \u2014 3 c.à tb.de gras froid \u2014 1 c.à tb.d\u2019eau.Ces ingrédients donnent une tarte de petite dimension (couverte) d\u2019environ 5 pouces de diamètre. 86 LE MOUVEMENT OUVRIER Sauce aux pommes : 1 tasse de jus de pommes.Mêler 4 c.à tb.de sucre à 2 c.à tb.de fécule de maïs.Délayer avec le jus et cuire jusqu\u2019à épaississement et transparence en évitant de faire des grumeaux (mottons).Gâteau simple : 1 c.à tb.de gras \u2014 1 c.à tb.de sucre.Crémer ensemble.Ajouter 14 œuf battu et battre.Tamiser 14 de tasse de farine avec 14 de c.à thé de poudre à pâte et une pincée de sel.Ajouter à la première préparation en alternant avec 2 c.à tb.de lait, 2 gouttes d\u2019essence.Cuire à 375° dans un moule d\u2019environ 2 pouces par 5.(Comme dans les services d\u2019art culinaire des fillettes.) Gâteau éponge : Battre un petit œuf, ajouter 6 c.à tb.de sucre peu à peu en continuant de battre, 2 c.à tb.d\u2019eau froide.\u2014 Tamiser !4 tasse de farine à pâtisserie \u2014 14 c.à thé de poudre à pâte \u2014 une pincée de sel.Incorporer délicatement à la première préparation.Cuire à 325°, dans un moule non graissé (2X5 pouces, environ).Biscuits a la farine d\u2019avoine : 1 c.à tb.de gras et 3 c.à tb.de sucre.Ajouter 14 œuf.Mêler.Joindre L4 tasse de farine d\u2019avoine et quelques grains de sel.Déposer à la cuillère sur une tôle graissée.Espacer les biscuits car ils vont s\u2019étendre en cuisant.Cuire à 375°.Cette recette donne environ 6 à 8 biscuits secs et croustillants.Pouding au riz : 2 c.à tb.de riz cuit dans 1 tasse d\u2019eau bouillante.Ajouter 14 tasse de lait, 2 c.à tb.de sucre, un jaune d\u2019œuf et de l\u2019essence.Déposer dans un plat allant au four préalablement Erais- sé (il sera ainsi plus facile à laver).Vers la fin de la cuisson, couvrir de la meringue préparé avec le blanc d\u2019œuf non utilisé et battu en neige additionné de 2 c.à tb.de sucre en poudre.Servir avec une sauce sucrée.(On peut se servir pour la cuisson d\u2019un plat pyrex de 5 pouces de diamètre : dit plat individuel.) OTT QE qe me te I NYT ; \\ vw Nn = 4\u201d - à - ra PA 2 54 2 \u201c4 he PE I + se By tg 5 ; UO) BA 12 DAI] SWIY \u2014 °L ¢ died P MIG\u2014\"9 INIA 3] IQ \u2014°¢ \"JOIS[OX] \u2014 bp \u2018suaranos dW sf \u2014 \u20ac \"890$ e] Jie} vorunT \u2014Z \u2018anmne,] ¥ UBIO un] \u2014 I Une belle initiative Serviteur du bien commun ! JEAN DUPIRE Il faudra peut-être encore quelques dizaines d\u2019années pour qu\u2019un sincère effort des fonctionnaires à se perfectionner fasse disparaître une certaine mauvaise réputation dont on les affuble.Certes, comme partout ailleurs, un groupe de gens, amis du laisser- aller, existe et surtout existait il y a vingt ans et plus, dans les services publics.Raimbaud qui adorait la grande nature sauvage, qui détestait la société, « la bonne société », fusti- SERVITEUR DU BIEN COMMUN ! 131 geait magistralement les fonctionnaires anguleux dans un satirique poéme intitulé « Les assis ».Pourtant, malgré cette réputation, malgré certains préjugés qui déforment encore la fonction, il est de moins en moins vrai de dire que le fonctionnaire est un inapte incapable de batailler pour sa vie, un étre sans charpente.Si les fonctionnaires n\u2019ont pas toujours été brillants, il serait injuste de n\u2019en blâmer qu\u2019eux.Les salaires de famine, les conditions de travail qui étaient leur partage n\u2019encourageaient en rien le développement de leurs aptitudes.Comme le reste des travailleurs, ils avaient perdu le sens de leur grandeur humaine.En toute honnêteté, on doit mentionner l\u2019apport du syndicalisme dans l\u2019évolution du fonctionnarisme, dans la prise de conscience de la grandeur de la fonction publique.Le syndica- lËisme améliorant les salaires et les conditions de travail, par son action directe ou indirecte, a permis à ces hommes tout aussi humains que les autres, de réaliser l\u2019importance de leur fonction, d\u2019en fouiller les possibilités, d\u2019en faire une vocation exaltante.Le fonctionnaire a gagné beaucoup à ces améliorations ; le contribuable, son patron, a également profité de l\u2019évolution.I! n\u2019est pas rare aujour- d\u2019hui que des hommes de réelle valeur se dirigent de l\u2019entreprise privée à la fonction publique parce qu\u2019elle répond mieux à leur idéal, à ce besoin de servir, plus rarement existant dans l\u2019industrie ou le commerce.La diminution du favoritisme, l\u2019organisation rationnelle du travail, une meilleure sélection du personnel, une échelle plus adéquate des salaires permettant une saine ambition, ont également contribué à attirer des compétences vers la fonction publique.Si j\u2019insiste sur l\u2019amélioration de la condition du fonctionnaire, c\u2019est qu\u2019elle est à l\u2019origine de la transformation de cette fonction publique qui devient de plus en plus une vocation hautement humaine.« Mieux servir » est désormais une devise qui inspire un nombre toujours plus grand de fonctionnaires et cet esprit se vérifie facilement.Servir le plus grand nombre, inspirer son travail de cet idéal, voilà désormais l'ambition de plusieurs.Vous me permettrez d'illustrer ici cette assertion d\u2019un exemple pris chez les fonctionnaires municipaux de Montréal.Là, le développement rapide de la conscience professionnelle vient d\u2019un travail d\u2019éducation créé par le syndicat.Depuis longtemps déjà, une certaine inquiétude existait dans le milieu.Les collets blancs de la ville désiraient certaines améliorations, une prise de conscience, un perfectionnement personnel pour mieux remplir leur tâche et devenir plus hommes.En décembre 1953, le syndicat formait un service d\u2019éducation.Sa tâche fut de découvrir les problèmes du milieu et de réaliser un programme en fonction de ces problèmes.Les premiers programmes visèrent à la prise de conscience des fonctionnaires en tant que serviteurs publics et syndiqués.Plus tard, on insista surtout sur le développement de l\u2019initiative et du sens des responsabilités.Toutes les techniques utiles, académiques ou non, furent exploitées.Comme résultat, on obtint la participation plus active à la vie syndicale et à la fonction publique.Certes, le service d\u2019éducation est lui-même assez conscient de ses limites pour mesurer l\u2019immensité de la tâche qu\u2019il reste à réaliser ; mais il 132 LE MOUVEMENT OUVRIER Serviteur du bien commun sait aussi que son action est une ambiance favorable, qu\u2019un courant positif anime maintenant l\u2019Hôtel de ville.N\u2019a-t-on pas vu, cette année, plus de 300 fonctionnaires syndiqués, suivre les cours d'initiation à l'administration municipale de Montréal.Un soir chaque semaine, ces trois cents fonctionnaires assistaient aux séances, participaient à des « panels » et se présentèrent à l\u2019examen.Ils acquittèrent eux-mêmes les frais du cours organisé conjointement par l\u2019Extension de l\u2019enseignement de l\u2019Université de Montréal et le service d\u2019éducation du syndicat.Le syndicat, organisation d\u2019employés s\u2019il en est une, vota 50 bourses aux participants.Cette entreprise, organisée par le syndicat pour les fonctionnaires et le public, visait directement à développer la compétence professionnelle des employés de l'Hôtel de ville et à améliorer les connaissances du contribuable de Montréal.On s\u2019étonne à constater que contrairement à la politique de l\u2019entreprise privée, ici, l'employé bat la marche dans l\u2019entraînement du personnel.Cette saine attitude signifie, personne ne le niera, que de plus en plus le fonctionnaire prend conscience de sa tâche et vise à réellement servir, servir le contribuable, servir le public.Devant de telles évolutions, il n\u2019est que réaliste de conserver sa foi en l\u2019Homme.Quelles sont vos connaissances en liturgie ?1.\u2014 Que symbolise le cierge pascal ?2.\u2014 Quand commence l'année liturgique ?3.\u2014 Combien de cierges exige- ton pour le salut du Saint-Sacrement ?4, \u2014 Sur quel linge sacré le prêtre dépose-t-il l\u2019hostie consacrée ?5.\u2014 Quel livre liturgique est spécial à l\u2019Evêque ?6.\u2014 Quel linge sert à purifier le calice et les doigts du prêtre ?7.\u2014 Quelle est la durée du temps Pascal ?8.\u2014 Quels sont les deux grandes divisions de l'année liturgique ?9.\u2014 Que nous rappellent les sept strophes du « Veni Creator » ?10.\u2014 Quel pape remit en honneur le chant grégorien ?Réponses \"X 91d ures \u2014 01 ndsg jureg np suop ides SIT \u2014'6 \u2018sonbgq ap sdws) 3] 39 JRON op sdwa; 27 \u2014°8 \u201823g233Uad FI ÿ sonbed 3g\u2014L \u2018anoyedyrind 37 \u2014 \"9 \u2018Teoynuod 9 \u2014°¢ \u2018[erodzod 9] Ing \u2014 yp \"XIS SUIOW ny \u2014 '¢ \"JU2AV,] op aypueurp sorwesd 3T\u2014\"Z \u2018FAISNSSOI 3SIIYT-SNSI( \u2014 \u20181 «Se IHSHBEIUE ISLE IEDC OER EG IIR JRL CIRC ATE EME NIAC IIRC Prenez-vous le temps de vivre ?Répondez par « OUI» ou par « NON » 1.\u2014 Aîimez-vous vous: promener sans but à l'aventure, dans des endroits que vous ñe connaissez pas ?2.\u2014 Tous les jours de la semaine se ressemblent-ils ?3.-\u2014 Vos sorties dominicales varient-elles selon le temps qu\u2019il fait au dernier moment ?4.\u2014 Les Canadiens vivent-ils selon vous À un rythme beaucoup trop rapide ?5.\u2014 Avez-vous toujours, chez vous, une occupation (bicolage, jardinage, collection, etc.) qui occupe vos heures de loisirs ?i | 5 g g = = 8 ê g = 2 6.\u2014 Dinez-vous souvent sur le pouce ?ë 7.\u2014 Passez-vous toujours vos vacances dans la même région ?g 8.\u2014 Pour vous déplacer, cherchez-vous le moyen de locomotion le B plus rapide qui vous « fera gagner du temps » ?8 § 3 5 ë 2 ë = = ë g E a ë 5 9.~ Quand vous allez en ville étrangère, vous intéressez-vous à visiter les monuments, les musées ?10.\u2014 Le soir, avez-vous hâte de vous enfoncer dans vos draps ?11,\u2014 Quand vous invitez des amis, restez-vous longtemps à table à discuter avec eux ?12.\u2014 L'inactivité vous encombre-t-elle ?Etes-vous désireux toujours de « faire quelque cMose » ?13.\u2014 Refusez-vous d'aller au spectacle sous prétexte que la salle de cinéma, ou le théâtre se trouve trop loin de votre lieu d'habitation \u2019 IPC SUNMALHERZ II SE ISTEP TAIL 0T ROUE HORS SE TULLAIBRETET ZHRAMACASVIC JENIN SHUGRAEINE ZISERONLIN TINDER SORTING + 14.\u2014 Etes-vous toujours ponctuel ?15.\u2014 Lisez-vous votre journal de fa première à la dernière ligne ?16.\u2014 Suivez-vous un emploi du temps soigneusement réglé, quotidiennement et presqu\u2019invariable ?Marquez un point à chaque fois que vous aurez répondu « oui » aux questions suivantes : 1, 3, 4, 9, 11, 12, 15.D Un point également si vous avez répondu «non » aux questions : ë 2, 5, 6, 7, 8, 10, 13, 14, 16.£ Faites le total ! Si vous obtenez plus de dix points, votre compagnie B est certainement très intéressante.Vous savez vous distraire, profiter du maximum de la vie.Vous gagneriez cependant à « freiner » un peu ! \u2014 Entre cinq et dix points, c'est très bien ! Vous avez une vie sagement \u20ac organisée et parfaitement équilibrée.\u2014 En-dessous de cinq points, vous i êtes inactif et mou ! Remuez-vous ! 5 JUIN INRA II EMR EI NSERC ACNE IE 20013 30 C3 EE ESRC HE EE SIE EINE AS > Un conseil, Madame QUAND DOIT-ON REPRISER ?Il ne faut pas attendre qu'il y ait un « jour », il faut le prévoir.Avant de laver le linge, aussi bien qu'après, avant le repassage, vétifiez chaque morceau afin de dépister les usures dans le matériel.Ne cousez jamais ensemble deux bords usés, la première traction ferait sauter ce mauvais travail, et occasionnerait une véritable déchirure.Avant de vous mettre à l'ouvrage, donnez un coup de fer sur l'endroit endommagé, afin de faciliter le travail.COMMENT BIEN REPRISER ?1.\u2014 Amincissement : Si le tissu est simplement usé, s'il n'est qu'affaibli par un frottement quelconque, il faut le renforcer.Prenez un fil assorti à la teinte du tissu et un peu plus Fin, reprisez sur l'envers, dans le sens de la chaîne, puis dans l'autre, sans que les points de reprise n'apparaissent à l'endroit du tissu.2.\u2014 Déchirvre : Rapprochez les lèvres, régularisez les ez les ¢ ' : bords, puis à l\u2019aide d'un point de chausson, fixez le tissu sur un morceau de papier raide ; reprisez d'abord perpendiculairement dans le sens de la déchirure, puis dans l'autre.Terminez en enlevant le point de chausson.3.\u2014 S'il y a trou : Il vaut mieux prendre les grands moyens et faire une reprise générale.Pour cela suivez nos croquis : 1) Détoupez proprement les bords du trou en forme de rectangle ou de carré, suivant la gravité de l'usure.Passez une faufilure pour délimiter la reprise afin de travailler proprement.2) Avec un fil assorti à la teinte du tissu, coton ou laine, et à l'envers, passez d'une façon bien égale les fils de chaîne (sens de la chaîne du tissu) sans tirer et en laissant un petit oeillet à chaque extrémité.3) Ceci fait dans l'autre sens, passez le fil de trame (en suivant la trame du tissu).4) La reprise à fils biaisés, en partant d'un angle, se fait lorsque le tissu a un fil de chaîne et un Fil de biais.Cette reprise évite les déchirures occasionnées par une traction. UN CONSEIL, MADAME 135 Questionne ton ami; peut-être n'\u2019a-t-il pas fait la chose ; et, s'il l\u2019a faite, afin qu'il ne la fasse plus.Questionne ton ami ; peut-être n\u2019a-t-il pas dit la chose ; et, s\u2019il l'a dite, afin qu'il ne recommence pas.Questionne ton ami, car souvent il y a calomnie, et ne crois pas tout ce qu'on dit.Il en est qui manquent, mais sans que le cœur y soit; et qui est-ce qui n\u2019a pas péché par sa langue ?Questionne ton ami avant d'en venir aux menaces, et attache-toi à observer la loi du Très-Haut.L'Ecclésiastique, XIX \u2014 24, Notre famille et celle des amis de nos enfan ts En entrant dans leur nouveau Home, la première préoccupation de M.et Mme Aubé fut d'aménager le sous-sol, y faire une salle de jeux où les enfants pourraient s'amuser à leur aise.Les travaux marchèrent bon train, si bien qu'après deux mois, la salle de jeux était terminée : les divisions, les prélarts, la peinture, les meubles.tout y était.Ce soir-là, le papa oubliant les heures de travail supplémentaires fournies, et la maman ses fatigues, devisaient joyeusement avec les enfants.Quelle joie, le rêve devenait réalité ! Tout le monde était heureux ! Quelques jours plus tard, papa Aubé descend au sous-sol et aperçoit dans un coin un cendrier renversé, les ba- uettes du jeu de billard sur le divan, es pièces du « Mechano » ici et là, une poupée dans un fauteuil, etc., etc.Oh! là! là! quel désordre.Ouais ! si c\u2019est ça une salle de jeux, on va y voir.Dans la cuisine, Maman Aubé comprend tout de suite : il faudra montrer aux enfants à faire régner l'ordre.Cela demandera un peu de patience mais avec le temps, on y arrivera.Puis elle se rendait également compte qu'on avait pensé à la salle de jeux, mais à NOTRE FAMILLE ET CELLE DES AMIS DE NOS ENFANTS 137 MADAME LAUDYA GÉLINAS la façon de l'utiliser pour arriver à quoi 7.on n'y avait pas songé.Faire comprendre aux jeunes, qu'il n'est que juste vis-a-vis toute la famille de maintenir un certain ordre, fut chose facile.Il fallait ensuite utiliser la salle de jeux de façon à ce qu'elle soit un endroit de détente pour l'esprit et pour le corps, pour qu'elle serve à « défatiguer » tout en étant d'un grand profit pour les parents et les enfants.L'adaptation fut sourtout difficile pour les parents : laisser jouer les enfants et jouer avec eux, c'était des fatigues de plus, des problèmes de plus.Pour des grandes personnes, se mettre dans l'esprit des jeunes avec une âme de 10 ans, s'ils en ont 10, de 15 ans, s'ils en ont 15, la tâche est ardue.Accepter de jouer aux jeux qu'ils organisent en acceptant les règles qu'ils établissent sans vouloir imposer les leur ; suggérer les jeux et les leur laisser diriger.tout cela pour gagner leur confiance.* x ow C'est alors seulement que l'expérience devint « défatigante » tant elle s'avéra salutaire dans l'éducation des enfants et pour le bonheur de tous.À mesure que s'écoulaient les semaines, puis les mois, l'intérêt grandissait de part et d'autre.Un jour, la petite Marie, une voisine, racontait que ses parents la chicanaient chaque fois qu\u2019ils signaient son bulletin.« Si vous m'aidiez à comprendre mes devoirs et mes leçons, comme le font les parents de ma petite amie, j'ari- verais mieux en classe.» Depuis qu'on l'aide, la petite Marie réussit mieux à l'école.En apprenant cet incident, Met Mme Aubé ont réalisé que, grâce aux relations de leurs enfants, ils ont aidé cette famille.Une autre fois, Mme Aubé reçut un téléphone : « Allô! Je suis la mère d'André, l'ami de votre fils.André me parle souvent des beaux moments qu'il passe chez vous.j'ai appris que votre garçon avait changé de collège et qu'il réussissait beaucoup mieux dans le cours scientifique que dans le cours classique.Je viens donc vous demander conseil, etc.» Mme Aubé suggéra à la mère d'André de profiter du Service Social où son fils pourrait être orienté.Plus tard, cette maman louangeait cet organisme et le recommandait à ses amis parce qu'elle pouvait leur exprimer quels bienfaits ils en avaient retirés.Puis M.Aubé fut bien fier, à son tour, de profiter des relations de son fils.Chez l'ami Jean, toute la maison a été rénovée et son père était enchanté d'avoir eu recours à tel contracteur.il le recommandait comme très honnête et consciencieux ; alors pourquoi chercher ailleurs ?.~ Il a fallu que papa Aubé joue plusieurs parties de billard avec les gars ; que maman Aubé trouve intéressantes les parties de cartes avec ces débutants ; que les parents trouvent drôles les histoires des jeunes, cherchent où placer les morceaux du casse-tête, conduisent les jeunes au colisée\u2026 Mais après deux ans, les enfants et leurs amis sont à l'aise dans la salle de jeux ; ils jouissent aussi de la belle musique dans le vivoir, car il leur arrive souvent de grimper au premier.lls se plaisent à jaser d'un peu de tout et d'échanger des propos sur des expériences, des difficultés, des problèmes, des événements joyeux ou tristes survenus dans l'une ou l'autre famille du groupe. 138 Notre famille et celle des amis de nos enfants \u201c- C'est en faisant un retour en arrière que les Aubé se surprennent de tous les résultats obtenus depuis l'aménagement du sous-sol : \u2014 Dire que je m'intéresse au jardin des G., même si je les connais pas, depuis que sur mon conseil, ils ont profité des services du bureau des agronomes.\u2014 Et moi, je suis devenue une bonne couturière tout simplement parce que la mère d'Aline m'envoya le patron du nouveau costume imposé par la Commission Scolaire ; qu'elle m'aida dans l'ajustement de celui de ma fille ; et comme elle était à même de constater mon incompétence, c'est sur son conseil que j'ai suivi les cours de couture donnés gratuitement par le Ministère du Bien-Etre Social et de la Jeunesse.\u2014 Dire aussi qu'on s'intéresse aux amours de Jean et de Thérése qui suivent les cours de Préparation au Mariage.Nous en parlons assez souvent pour éveiller chez nos jeunes le désir de les suivre plus tard.On s'aperçoit que cela les intéresse.Qui aurait dit, il a deux ans, que Jean, Jacques, Pauline et les autres seraient intéressés à passer des veillées à la maison, qu'ils se seraient souciés de nos petits problèmes ?Qui aurait cru que nos idées seraient transportées ailleurs et qu'on bénéficierait de celles des autres ?Qui aurait songé que des contacts sérieux et enrichissants s'établiraient entre notre famille et celles des amis de nos enfants ?A tout peser, M.et Mme Aubé constatent qu'en ouvrant leur foyer aux amis de leurs enfants, les liens familiaux se sont resserrés et des relations cordiales et fructueuses existent entre leurs familles.LE MOUVEMENT OUVRIER Signification des prénoms Agnés .André .Edith .Claude .Hélène .Frangois .Lucie .Jean .Thérése .Patrice .Iréne .Paul .Marguerite Guy .Suzanne .Gilbert .Esther .Richard .Anne .pure.viril.riche cadeau.fier.lumière.libre.née au point du jour.don de Dieu.porteuse de blé.noble.paix.petit.perle.chef.lys.fameux.fortunée.souverain.gracieuse.Jacques .supplanteur. CONSEÏLS d'un pêcheur Jos Buisson LA TRUITE DE RUISSEAU * En général, tout pêcheur d\u2019expérience a débuté dans ce sport en lançant d\u2019abord sa ligne dans les eaux claires d'un ruisseau qui zigzague la campagne près de sa demeure.* La presque totalité des ruisseaux cache de la truite en abondance.Il s\u2019agit seulement de patience et d'expérience pour remplir son panier.* Souvent un débutant a la péche de ruisseau croit qu\u2019il faille s\u2019acheter des agrès dispendieux et presque suivre un cours uni- bon devenir pêcheur.En fait, j'avoue qu\u2019une certaine catégorie de pêcheurs aiment créer cette impression.Rien de plus faux.versitaire pour * J'ai vu capturer une truite de 13 pouces dans une fosse aussi étroite que la longueur du volume que tu lis présentement.* Pour ne pas revenir bredouille d'une excursion de pêche, il faut connaître son ruisseau.Et j'entends par là, savoir de quoi se nourrit la truite, connaître les « coins chanceux », les endroits où elle se cache. 140 Quand vous arrivez dans un ruisseau que vous ne connaissez as, soulevez une roche dans fe ruisseau pour savoir quels insectes s\u2019y sont cramponnés, regardez leur forme et leur couleur, ainsi vous saurez quelles mouches présenter à la truite.* Quand j'avais à peine dix ans, j'eus la bonne fortune de pêcher avec un vieux connaisseur qui m\u2019amenait souvent dans les ruisseaux qui se jettent dans la rivière Notikiwin en Alberta.Un jour que j'avais pêché longtemps dans un bassin, j\u2019étais découragé et je pleurais de rage de n\u2019avoir rien pris.Mon vieil ami vint s'asseoir sur le rocher près de moi et tout en parlant écrasa dans sa main quelques feuilles sèches u\u2019il jette sur la surface de e l'eau.Tout en me disant combien la truite était capricieuse, qu\u2019elle avait ses heures pour se nourrir, il renouvelle son geste trois ou quatre fois.Soudain du fond de l'étang, on pouvait voir surgir quelques belles truites qui montaient à quelques pouces de la surface puis disparaissaient.Le vieux pêcheur me fit un clin d\u2019œil en me désignant du doigt où jeter ma ligne.À peine mon ver avait-il touché l\u2019eau, qu\u2019une truite de l4 pouces vint s\u2019y accrocher.Cette première capture fut suivie de plusieurs autres.Je n\u2019ai peut-être jamais trouvé tant de plaisir à me venger de mes longues heures d'attente.LE MOUVEMENT OUVRIER O.N.F.Dans un ruisseau, la truite se nourrit d\u2019insectes et habituellement elle ne prend pas la peine de se déplacer.La plus grosse truite va chercher l'endroit où assent le plus d\u2019insectes.C'est à qu\u2019elle se cache.Dès qu\u2019on peut dénicher ce coin favori on a bien de la chance de capturer les plus belles truites du ruisseau.* Clarifions ce que l\u2019on vient de dire.Généralement cet endroit est au pied d\u2019une chute, où l'eau est comprimée par des roches, des billots, où une rive en presqu'île rétrécit le ruisseau.C\u2019est là qu\u2019il faut tenter sa chancel Une autre raison de pêcher au pied d\u2019une chute c\u2019est que le bouillonnement de l\u2019eau diminue la visibilité du poisson et la truite est ainsi moins défiante. CONSEILS D'UN PÉCHEUR Deux « ne pas » à se rappeler quand on approche du ruisseau : a) ne pas se faire voir, b) ne pas se faire entendre.Le moins de bruit possible, cela va de soi.Ne croyez pas que le plus 141 fort instinct chez la truite c\u2019est d\u2019aller s\u2019accrocher à votre hameçon.* Selon le proverbe, l\u2019habit ne fait pas le moine, pas plus d\u2019ailleurs que l\u2019équipement moderne ne fait le bon pêcheur.Cependant un minimum d\u2019agrès de pêche augmente les chances de succes.Il faut une canne et un moulinet qui fonctionne bien, une épuisette, des mouches artificielles et j'ajoute la volonté de braver la fatigue et les obstacles qui barrent les sentiers.Pour celui qui travaille dans une usine, il n\u2019y a rien comme de arcourir, en fin de semaine, es bords d\u2019un ruisseau pour se reposer.Faites-en l\u2019essai.On se fraint es On se plaint de ceci, de cela ; les affaires publiques ne marchent pas; les rouages grincent; tout le monde est mécontent et proteste bruyamment ; on accuse les constitutions, les majorités ou les minorités, les groupements trop actifs ou trop veules, et les générations passées et le peuple voisin, et le continent lointain.Allez au fond, vous constaterez presque toujours un déliement des énergies morales et professionnelles, une volonté inconsciente de se faire porter par la collectivité, au lieu d'être à son rang parmi ceux qui la prennent en charge, avant d\u2019en réclamer les profits.(Devoirs) A.-D.Sertilanges, o.p. L\u2019É glise et les travailleurs Par Gérard LEMIEUX Il fut un temps où l\u2019ouvrier de chez nous n'avait pour le protéger à son travail que le bon vouloir du patron et les sages conseils de l'Eglise à ces mêmes patrons.Le patron catholique devait être un bon père de famille et un administrateur compétent et juste.L\u2019ouvrier qui ne ferait pas confiance à son patron serait semblable au fils qui se méfierait de son père.De même qu\u2019un fils ne devait pas discuter avec son père sans lui manquer de respect, de même un ouvrier ne pouvait pas revendiquer sans passer pour une mauvaise tête.Dans un tel con- L'ÉGLISE ET LES TRAVAILLEURS texte, l\u2019on s\u2019imaginait mal la nécessité de l'association des ouvriers en vue de la défense de leurs droits.L\u2019union ouvrière est, au début même, une chose incompréhensible, car les relations devaient s\u2019établir sur un plan personnel, dans un climat de discrétion et de confiance, et non sur le plan social dans l'acceptation des droits respectifs, et ce, grâce au syndicalisme et à une discussion empreinte de liberté et de loyauté.Pour passer du plan individuel au plan social organique, il ne suffisait pas pour les catholiques d\u2019agiter le drapeau de la charité.Il fallait admettre l'existence d\u2019un certain nombre de droits et proclamer même avec force la nécessité de la justice.Un catholique paternaliste et libéral se contentait d\u2019attitude « charitable» et individualiste.Le catholicisme social allait faire éclater difficilement et péniblement l\u2019étroitesse de ce catholicisme paternaliste.Les abus du capitalisme, l\u2019apparition des diverses formes de socialisme, les premières expériences des catholiques sociaux européens, pressaient l'Eglise de définir les problèmes les plus graves et de préciser sa doctrine sociale.Les directives de l\u2019Eglise ne pouvaient laisser indifférents les Etats, les patrons et les ouvriers.Les ouvriers, souvent sans protection, recevaient avec joie le message de l\u2019Eglise.Les plus avancés trouvaient que l'Eglise n\u2019allait pas assez loin.Mais les patrons déploraient qu\u2019elle s\u2019aventurait trop loin et même qu\u2019elle s\u2019orientait sur un terrain qui n\u2019était pas le sien.Les Etats, d'inspiration libérale, voyaient d\u2019un mauvais œil certaines directives, surtout celle qui leur dictait de mettre fin à la politique du laisser-faire.Enfin et heureusement, l\u2019Eglise avait trouvé une voix pour indiquer une orientation nouvelle, Qui pourra dire ce que nous devons, ici même, à Léon XIII et aux catholiques sociaux français, suisses et allemands, qui ont inspiré l\u2019encyclique Rerum Novarum.Pourvu d'une élite laïque restreinte et limitée au monde des professions 143 libérales, le Canada français subira une évolution assez lente vers des structures sociales nouvelles.D\u2019esprit libéral et de formation individualiste, nos professionnels, tant dans le domaine politique que dans le domaine de leur activité propre, attacheront assez peu d'importance au document de Léon XIII.Si nous n\u2019avions pas eu dans nos deux principales villes des évêques sociaux \u2014 Nos Seigneurs Bégin et Bruchési \u2014 et, ici et là, quelques religieux et prêtres attentifs à la question sociale, le Canada français aurait probablement connu quelques dures secousses.De toute façon, les directives venues de Rome seront re- gues avec une sympathie agissante dans un milieu restreint, et avec indifférence par la majorité des autorités politiques et patronales.Cependant, la pensée sociale de Léon XIII va atteindre une partie de la population ouvrière le jour où Mgr Bégin, archevêque de Québec, servira d'arbitre dans un conflit de l'industrie de la chaussure.Mgr Bru- chési imitera le geste de Mgr Bégin en arbitrant quelques conflits à Montréal.À ce moment, il n\u2019y a pas encore de syndicat catholique dans la Province de Québec.Les tendances socialistes et anticléricales de quelques chefs ouvriers, de même que les directives de Pie X sur le syndicalisme catholique hâteront la naissance du syndicalisme confessionnel et national.L\u2019anticléricalisme et le socialisme de certains chefs du temps nous apparaissent aujourd'hui beaucoup moins graves.Il s'agissait de proposer l\u2019instruction publique obligatoire et la gratuité scolaire pour être anticlérical.De même qu\u2019il s'agissait de vouloir l\u2019étatisation de certains services d\u2019utilité publique pour être socialiste.L'esprit conservateur et craintif d\u2019une bonne partie de l\u2019élite canadienne- française a certainement posé de nombreux conflits à la conscience de chefs ouvriers bien disposés, et l\u2019individualisme a certainement retardé la législation ouvrière et sociale.L\u2019on comprend pourquoi des ouvriers ont constitué, au début du siècle, un parti politique ouvrier. 144 Même si l\u2019on doit à la force syndicale quelques lois ouvrières, il faut ettre que les catholiques comme groupe social n\u2019ont pas brillé par leur audace dans le domaine des réformes sociales.Faut-il admettre que les luttes pour les réformes sociales n\u2019ont pas connu la même vigueur que - les luttes politiques pour la défense des droits scolaires et le respect de la tempérance ?Bref, la question ouvrière mettait en jeu tant de forces politiques et financières, et la population ouvrière elle-même, peu instruite, était si peu habituée à l'association sur le plan du travail qu\u2019il était difficile de faire triompher la doctrine sociale de l\u2019Eglise même dans un milieu catholique.De plus, au moment où l'union des forces ouvrières s\u2019avérait nécessaire, le mouvement ouvrier \u2018était divisé en plusieurs branches et la masse de la population travailleuse était inorganisée.Heureusement Rome a parlé, et, chaque fois que les Papes ont adressé au monde des directives sociales, l'Eglise canadienne les a transmises avec empressement à ses prêtres et à ses fidèles.Ces derniers pouvaient donc facilement se procurer les textes des principaux messages.L\u2019épiscopat canadien lui-même a publié des lettres collectives fort importantes sur le problème ouvrier et le problème LE MOUVEMENT OUVRIER rural.Prêtres et religieux, soit par des écrits ou des conférences, soit par des cercles ou des sessions d\u2019études, diffusaient la pensée sociale des Papes et des Evêques.Sur ce point, un gros effort a été accompli, bien que nous puissions déplorer que trop peu de prêtres aient poursuivi des études sociales et économiques supérieures, adaptées à notre milieu et à notre temps, et que l\u2019enseignement social dans les grands séminaires n\u2019ait pas été assez poussé.La présence du prêtre dans les œuvres sociales et professionnelles assurait la sûreté de la doctrine.Nos Evêques ont consacré de nombreux permanents (prêtres) à ces œuvres.Leur rôle cependant a évolué, et pour le démontrer, il n\u2019y a qu\u2019à mentionner les divers titres qu\u2019on leur a donnés depuis le commencement du XXe siècle.Au début, dans le syndicalisme, on les appelait Directeur ; par la suite, l\u2019on disait : Monsieur l\u2019aumônier ; aujourd\u2019hui, on parle de l\u2019aviseur spirituel ou du conseiller moral, Les travailleurs du Québec doivent donc une reconnaissance profonde à l\u2019Eglise qui n\u2019a voulu, ne veut et ne voudra toujours que leur bien.À eux de prendre toutes leurs responsabilités dans l'application de la doctrine sociale de l'Eglise. x oN pe \u2019, Zh # ae = RE SOU, eq S AL a mn EX ve HER ud PE Wa £2 or?Ts 1187 HEN ol un 0e 5 4 E ax 3 wg Foe AIS A > 7 EX TF x ¥: 4 Le N AN (aN NL EP À & Eu) ie x 4Q x.309 A roy.4 TA wi à 4 2 Fras, =) \\ i» + me 4 Le ve 3 \"+ 5 er a Re, tx = rt ve kd Sabi > *4, rs ah N Nay vd Pw 2e AR 6 ks: An i Xow \", > 2 PIR We os TYG ur na (6 13 ew HAAS ns, Sag a, ET ar wa wy g> £8 : B= vd EAS f= Sa od 7 (2\u20ac .8 A\" AE dy \\ ve.On co 42 # Zi ald a & pets CALENDRIER 1957 OCTOBRE 1M S.Rémi 11 V Maternité de la 21 L Ste Ursule 2 M SS.Anges Gardiens 125 By mn ¢ 22 M Ste Marie Salomé er Couronnemen 83 Ste fhérase de de N.-D.du Cap 23 M 8.Jean Capistran 4 V S.François d'Assise 13 D Fatima J 8.Raphaël (ler vendredi) 18e Dim.ap.la 25 V 88.Chrysanthe et 5S 8S.Placide Pentecôte Darie (ler samedi) 1 Se nee d'Avil 26S 8.Evariste 6 D 8.Bruno.Tese a D hrist- 17e Dim.ap.la 16 M Pureté de Marie 27 Christ-Rol la Pentecôte 17 J Ste Marguerite- Pentecôte 7L N.-D.du T.S.Ro- Marie 28 L SS.Simon et Jude safre 18 V S.Luc, évangéliste 59 1m 9.Narcisse 8 M Ste Brigitte 19 S S.Pierre d'Alcantara : : 9 M 8, Jean Léonard 20 D Dim.des Missions % M S.Pontien 10 J S.François de Bor- 19e Dim.ap.la 313 S.Alphonse Rodri- gia Pentecôte guez.J Les idées suivent les blindés \u2014 OCTOBRE avec une complaisance, avec une LUNE rapidité qui consternent.\u2014 Mais elles ne sont pas nées des blindés.Fleing lune.ieteteienenese 3 Et lorsque, sous la protection des Nouvelle lune.\u2026.11111111IIIIII 2 blindés, elles s\u2019installent à tous les Premier quartfer.30 carrefours et se déversent du haut TEMPERATURE de toutes les estrades, c\u2019est alors que, dans l\u2019obscurité d\u2019une étable qui déjoue sans même le savoir toutes les ruses des possesseurs de 1-2 Menace de pluie 3-6 beau \u2014 Un peu plus frais 7-9 Temps frais \u2014 Nuits très froides 42 ne 15212 .10-13 Pluies \u2014 Un peu plus chaud blindés, naît l\u2019idée nouvelle à qui la 14-18 Nuageux \u2014 Temps plus frais victoire est promise.19-23 Pluies glaciales 24-28 Incertain \u2014 Petites gelées R.P.De Lubac.29-31 Vents violents \u2014 Assez froid > NOVEMBRE 1V La \u201cToussaint, 11 L 8.Martin de Tours 20 M 8.Félix de Valois er vendre 21 3 Présentation de la 2S Comm.des Morts !?M S Martin, pape B.V.M.(ler samedi) 13 M % Stanislas de 22 V Ste Cécile 3 D 8 Hubert =~ ostka 23 § 9.Clément de Rome Pentecôte p.14 J 8.Josaphat 24 D 5 Jean de la Croix 4 L 8.Charles Borromée 15 V 8.Albert le Grand Pentecôte T\" la 5 M Saintes Reliques 18S Ste Gertrude 25 L Ste Catherine 6 M S.Léonard 17 D 8.Grégoire le 26 MS.Sylvestre 7 J 8.Wilbrod Thaum.27 M Médaille 8 V S.Godefroy 230 Dim.ap.la Miraculeuse 9 § Déd.Basil.28 J 8.Sosthéne St-Sauveur 18 L Basil.SS.Pierre et 29 V Neuvaine 10 D S.André Avellin au 8.Saturnin 22e Dim.ap.la 19 M Ste Elisabeth de 30 S Neuvaine Pentecôte Hongrie S.André, apôtre SAISON : AUTOMNE 147 NOVEMBRE LUNE Pleinelune.7 Dernier quartier.14 Nouvellelune.21 Premier quartier.29 TEMPERATURE 1-4 Très froid \u2014 Humide 5-7 Nuageux \u2014 Vents légers 8-11 Vents \u2014 Neige ou poudrerie 12-17 Vents violents \u2014 Tras froid 18-23 Neige probable 24-27 Plus doux \u2014 Pluie ou neige 28-30 Temps clair \u2014 Froid « L\u2019homme ne vit pas seulement de pain.» À côté de ce qui lui donne la vie, à côté de ce qui le préserve de la mort, il sent le besoin de s\u2019épanouir, de monter, de grandir, de se dilater ; et l\u2019Amour, en le libérant de tout ce qui est vil, lui est une source intarissable d\u2019ascension.(Extrait de « La Joie » d\u2019Yvonne Estienne).DÉCEMBRE 1 D Neuvaine 10 M N.-D.de Lorette 21 § 8.Thomas, apOtre ler Dim.de l\u2019Avent 11 M S.Damase Quatre-Temps 2L Neuvaine 123 N.-D.dela 22 D Ste Françoise Ca- 3 M See Bibiane Guadeloupe bi euvaine .S.François-Xavier 13 V Ste Lucie 4e Dim.de l'Avent 4 M Neuvaine y 14 S 8.Viateur mo Glas .lerre 80- » 3 uclen logue BP CHE Comepraa> Viele do Noa 5d Neuvaine 3e Dim.de l'Avent 25 M Noël 6v Nencobas 16 L S.Eusèbe 26 J 8.Etienne (ler vendredi) 17 M 8.Lazare 27 V8.Jean l'Evangéliste 7 § Neuvaine 18 M Expectation dela 28 S 88.Innocents (ler samedi) B.V.M.29 D S.Thomas de Can- 8 D Immaculée Concep- Quatre-Temps torbéry \u2014 Dim.tion 9J 8.Urbain V dans l\u2019Oct.de Noël 2e Dim.de l'Avent 20 V S.Libérat 30 L S.Sabin 9 L 8.Gorgon Quatre-Temps 31 M8, Sylvestre L'amour n\u2019est pas timide ; il est DÉCEMBRE impérieux, il est généreux, il réclame et il donne, il veut tout et il LUNE accorde tout.L\u2019amour de Dieu, infi- .Pleinelune.7 niment généreux, est aussi le plus Dernier quartier.0000 14 i \u201cji imi Nouvellelune.21 avide ; il ne supporte pas de limites, er quartier.28 n'en posant pas aux prévenances et aux retours.Notre vie entiére est TEMPERATURE réclamée de lui, mais selon un échelonnement et à des degrés que mesure la miséricorde, et en vue seulement de béatifier et de parfaire.A.-D.Sertillanges, o.p.(Devoirs) 13 Beau \u2014 Beaucoup Plus froid 4-7 Nuageux \u2014 Vents légers \u2014 Humide 8-12 Brume \u2014 Très humide 13-14 Incertain 15-18 Temps sec \u2014 Plus froid 19-21 Froid avec vent 22-25 Plus froid 26-28 Clair \u2014 Modérément froid 29-31 Neige \u2014 Moins froid Le 2 novembre, vraie \u2018fête dec morte\u201d Dom Flicoteaux, o.s.b.Depuis déjà bien des siècles, l\u2019Eglise a coutume, au lendemain de la glorieuse solennité de la Toussaint, de faire mémoire en sa liturgie de tous les fidèles défunts.Le peuple chrétien appelle très justement cette commémoraison du 2 novembre qui n\u2019est, somme toute, que le complément liturgique de la Toussaint, la « Fête des Morts».Car il n\u2019y a aucun motif de célébrer dans la tristesse et dans les larmes un jour que l\u2019Eglise nous présente elle-même comme devant être pour tous les fidèles défunts un jour de grâce et de rémission, De fait, le Z novembre, l\u2019Eglise dans sa prière ne vise pas les morts en général, mais tous les fidèles défunts.Elle ne se préoccupe, cela va sans dire, ni des élus qui sont déjà dans la gloire du ciel, ni des créatures qui, par leur propre faute, s\u2019en trouvent a tout jamais exclues.Mais elle veut venir en aide à ces âmes, sans doute très nombreuses, qui achèvent de se purifier dans le Purgatoire en attendant de pouvoir rejoindre la multitude innombrable des anges et LE 2 NOVEMBRE, VRAIE « FÊTE DES MORTS » 149 des élus que la liturgie de la Toussaint nous montrait participant à la gloire de l\u2019Agneau.Or, par sa prière, par l\u2019offrande plusieurs fois répétée en un même jour du sacrifice de la messe, par les indulgences qu\u2019elle déverse si abondamment sur les âmes des fidèles trépassés, l\u2019Eglise s\u2019efforce d\u2019abréger leur trop longue attente.T1 est certain que, chaque année, en la fête des morts, les pieux suffrages des chrétiens ouvrent à un grand nombre de défunts les portes du ciel et font luire sur tous les autres la joie radieuse de l\u2019espérance.* Malgré l\u2019emploi de la couleur noire, qui ne s\u2019impose guère en la circonstance, et à exception de quelques particularités dont l\u2019origine semble plus ou moins tardive, l\u2019office des morts est aussi lumineux que consolant.La liturgie du 2 novembre n\u2019a rien de sombre ni de terrifiant.Les prières et les chants dont se compose chacune des trois messes, y compris le Dies iræ qui fut vraisemblablement composé pour les semaines de l\u2019Avent, respirent la plus absolue confiance en la miséricorde divine.L'Eglise n\u2019y demande pas autre chose pour ses enfants défunts que l\u2019entrée dans le repos éternel et la jouissance de la lumière qui jamais ne s\u2019éteindra.Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis, est-il redit avec insistance au cours des trois messes et de l\u2019office.Dans celui-ci il n\u2019est question que de lumière et de paix, de miséricorde et de béatitude.Les lectures de la première messe nous font entrevoir l\u2019imminence de la résurrection de la chair.Dans l\u2019épître, saint Paul constate avec enthousiasme qu\u2019en ressuscitant dans la nuit de Pâques, le Christ a, par avance, détruit l'empire de la mort.Dans l\u2019évangile, le Sauveur annonce que l'heure est proche où ceux qui auront fait le bien sur la terre ressusciteront à la vie du ciel.Quant à la préface des défunts elle proclame que, pour les fidèles, la mort selon la chair n\u2019enlève pas la vie, mais la transforme: Vita mutatur, non tollitur.* Le psaume par excellence de l\u2019office des défunts est le De pro- fundis, que nous avons fort souvent l\u2019occasion de chanter ou de réciter.Or ce psaume n\u2019exprime ni la désolation ni l'angoisse du chrétien devant la mort, comme on l\u2019imagine communément.Sans doute, le psalmiste reconnaît d\u2019abord très humblement l\u2019abime de misère dans lequel l\u2019homme est plongé ici-bas depuis la chute originelle, mais ce n\u2019est que pour affirmer son espérance en la miséricorde du Seigneur et pour faire ressortir davantage le bienfait de notre rédemption : Quia apud Dominum misericordia et copirosa apud eum redemptio.C\u2019est pourquoi l\u2019Eglise ne craint pas de faire usage de ce psaume aux vêpres de la joyeuse fête de Noël.Nous savons par saint Jérôme que, de son temps, on entendait retentir aux funérailles le chant de l\u2019Alleluia.Ce qui ne doit pas nous surprendre, car nos ancêtres dans la foi avaient une conception de la mort profondément chrétienne.Bien loin de l\u2019envisager comme une catastrophe, un désastre irréparable, ils la considéraient au contraire comme le passage de cette vallée de larmes dans la vraie Patrie, c\u2019est-à-dire dans la demeure céleste de Celui que nous appelons « Notre Père ». Athlétisme et Civisme Gerry Gosselin Le monde moderne a créé un nouveau mot qui exprime un besoin des temps.La civilisation romaine et la grecque avaient leurs « athlètes ».Nous avons nos « sportifs ».Et il y a la différence de deux conceptions entre ces deux termes.Dans l\u2019antiquité et même plus tard, avec Néron, le peuple demandait « du pain et des jeux ».La lutte, ce sport si discuté de nos jours, prend sa source à cette époque éloignée où les gladiateurs, doués d\u2019une grande adresse, passionnaient les foules par leurs rencontres enfiévrées.Plus tard, les populations ont subi l\u2019influence de la barbarie et se sont pressées autour des arènes sanglantes : la boxe, en vantant la force brutale et herculéenne, ne reculait pas devant la mort du vaincu ; ATHLÉTISME ET CIVISME les combats de taureaux, transplantés des siècles primitifs, ont eu beaucoup de vogue en Europe où ils existent encore en maints endroits.Avec le raffinement de l\u2019homme, par la conquête de la science, avec l\u2019orientation de l\u2019esprit humain vers les cogitations de la pensée reculant les frontiéres de I'ignorance, les peuples modernes ont cherché et trouvé des loisirs plus policés et plus élégants.L'homme des bois qui fait grande dépense d\u2019énergie physique n\u2019a pas besoin, le soir venu, des distractions de la génération moderne.Le sommeil et le repos suffisent à l\u2019économie de sa vie.Ses préoccupations intellectuelles n\u2019en demandent pas- plus.Mais la vie a changé.Avec la machinerie aux muscles d\u2019acier, avec l\u2019agglomération des gens dans les villes, avec le modernisme dans sa force grandissante, il est rare qu\u2019un homme n\u2019ait pas sept ou huit heures par jour a confier aux loisirs.Alors qu\u2019autrefois l\u2019athlétisme, cette forme d'activité physique qui équilibre la santé physique et partant morale de l\u2019individu, invitait les travailleurs de l\u2019esprit à trouver le réajustement de leurs facultés dans un oubli du labeur quotidien et la préparation au sommeil réparateur, il a fallu .trouver une autre formule au 20ième siècle.C\u2019est celle du sport.On appelle aujourd\u2019hui sportif, aussi bien celui qui se livre aux compétitions sportives que celui qui y assiste en spectateur et celui qui en suit les activités dans les journaux, à la radio ou à la télévision.Pris dans ce sens, le sport fait partie de l\u2019économie de nos vies et c\u2019est heureux pour la santé mentale de nos gens, pris dans l\u2019effervescence de notre siècle de vitesse.Les problèmes de l\u2019individu ne font que s\u2019aggraver avec le temps : ceux de sa famille qui se désagrège parfois aux invitations faciles de l\u2019indépendance ; ceux du travail, se mécanisant souvent trop rapidement ; ceux 151 de la politique qui nous donne souvent des représentants inaptes.Problèmes d\u2019argent ; problèmes de conscience.Partout et toujours, des problèmes.Et plus il y en a, plus il faut des distractions et de la détente, sans négliger naturellement une organisation intelligente et profitable des temps libres.Le sport, qu\u2019il soit de participation ou d\u2019assistance, comble donc en partie le vide qui s\u2019empare de l\u2019homme entre ses devoirs religieux et ses obligations personnelles.Sa Sainteté le Pape Pie XII, recevant récemment un groupe de 80,000 jeunes gens, a bien compris la valeur morale, formatrice du sport.Il a surtout insisté sur les vertus qu\u2019il enseigne : loyauté, docilité, renonciation, sérénité dans la défaite, patience, justice, ambition, respect de l\u2019autorité et discipline rigoureuse.La famille est la cellule de la société, mais elle est devenue incapable de faire seule l\u2019œuvre d\u2019éducation des familles d\u2019autrefois.A un moment donné, elle perd graduellement son influence sur les jeunes sollicités de part et d\u2019autre.C\u2019est là que la collectivité, la municipalité, a fait preuve de beaucoup de prévoyance en attirant tous ses adolescents vers ses terrains de jeux, ses loisirs, ses parcs, ses .centres, en un mot vers ses œuvres d\u2019éducation post-scolaire.A l\u2019âge où enfant quitte la maison pour la rue ou pour organiser ses loisirs personnels, son éducation est loin d\u2019être complète.Sa volonté est à peine formée ; il ne comprend pas encore la portée de ses actes et de son imprévoyance traduite par un grand besoin de liberté.- En canalisant ces jeunes énergies vers des distractions honnêtes, la société ne perd pas complètement son emprise bienfaisante sur des individus appelés à devenir les maî- (suite à la page 153) Les repas de nos petits Angéline Sylvain.Une maman s\u2019efforgait de faire avaler une certaine « po- potte » à son bambin et l\u2019importunait en lui répétant sans cesse : « Mange ! Mange | le petit Jésus mangeait tout ce ue sa mère lui présentait ! » t l\u2019enfant de répliquer : COui, mais le petit Jésus, lui, c\u2019était la sainte Vierge qui faisait sa cuisine | ».Les enfants en santé semblent toujours prêts à se mettre à table.S\u2019il en est autrement cherchons la cause.L\u2019appétit est conditionné par le système nerveux.Ne vous est-il jamais arrivé d\u2019être mal disposé par une mauvaise présentation des mets?Et pourtant, vous ne regardez pas la table avec des yeux neufs d\u2019enfants.Il faut parfois si peu de chose pour couper l'appétit.et aussi pour l'ouvrir, heureusement, comme la soupe assaisonnée à point, ni trop froide, ni trop chaude ; du gruau et des blancs-mangers très lisses, onctueux sans jamais de grumeaux (mottons), etc.Une maman se plaignait de sa fillette qui ne voulait manger aucun aliment préparé au lait.Pourtant, quand la petite rendait visite à sa cousine, sa tante lui présentait les mêmes desserts, mais servis dans un bol exprès pour elle, et teintés de quelques gouttes de colorant végétal, qui lui présentait le mets sous des couleurs attrayantes.Alors, la petite Marie mangeait sans se faire prier et même en redemandait en disant : « ahl si maman savait faire des desserts pareils ! À deux ans | Bien sûr, l\u2019enfant peut manger comme vous, mais en plus petites portions.Quatre repas au lieu de trois si son poids laisse à désirer l Ou si son avidité est vite à son terme.Il veut bien essayer des aliments nouveaux pour lui, mais laissez-lui le temps de s\u2019y habituer.Faites-lui des surprises agréables, des fantaisies, mais pas d'aliments riches qui ruineront son appétit.Surtout ne laissez personne lui donner de mauvaises habitudes alimentaires dont il lui sera difficile de se débarrasser ensuite.Les règles d\u2019une bonne alimentation au Canada comprennent 5 groupes d\u2019aliments : 4 à 5 verres de lait ou l\u2019équivalent.1 légume vert et jaune.Deux fruits dont un agrume LES REPAS DE NOS PETITS (orange, citron, pamplemousse, tomates).1 céréale entière ou pain vitaminé.1 portion de viande (3 œufs par, semaine).plus de ces aliments con- selles?de l\u2019huile de foie de morue ou son équivalence.Et voilà ! Ces éléments sont utiles a tous.les aliments nécessaires d\u2019abord ! Vouloir qu\u2019un enfant accepte 153 des épinards quand son père vient de leur faire la grimace.se montrer inquiète si ne mange pas à notre gré.Autant de problèmes de psychologie plutôt que de cuisine.Somme toute : régularité dans les repas, calme, qualité des denrées alimentaires et présentations alléchantes suffisent très souvent à nous tirer d\u2019embarras et à remettre du soleil autour de la table de famille.Athlétisme et civisme suite de la page 151 tres de demain.Si c\u2019est le devoir des autorités de se pencher sur le sort de la jeunesse pour organiser la transition de son adolescence à son rôle d'homme mûr, par contre tous ceux qui ont fréquenté ses institutions y ont trouvé un avantage marqué dans leurs vies.Les millions dépensés, pour occuper l\u2019âge ingrat où, au sortir de l\u2019école, l\u2019enfant cherche à secouer tous les jougs, ne sont pas un gaspillage.La honte qui rejaillit sur une ville où la jeunesse croupit dans la délinquence juvénile, n\u2019est pas un fleuron glorieux pour les administrateurs modernes.Heureusement, chez nous, on a compris l\u2019importance du problème, car on sait que par delà le comportement actuel des jeunes, on peut se faire une idée de ce que sera la génération suivante quand elle aura pris sa place au timon de notre vie ethnique.Vu dans ce sens, le sport, qu\u2019il occupe les jeunes ou leur fournisse des distractions indispensables, est une nécessité civique.Le monde est large aux arbres morts, lambeaux de vie arrachés à la terre.Le monde est mort, et ses doigts mutilés montrent implacablement l\u2019horreur du ciel, pointant au cœur de Dieu le désespoir des hommes.Louis Rocher (Poèmes pour les ouvriers et pour les autres). /4 - > £1 «3 AN À 3g a + (eo NS né >a # WW = wie %, 434 S > M A py = Nn BY AY \u201cà pt: Vice $ WA \\\" «a \u2026 SN eN LY aN TP = be.RY NN 0 w LT ë, À RS NN \u201c © Ar N= Lu AS wth 2* ey LA WN + ; & aN * $, ê »À $ik a3 se gt S J Av Ja ç NN Bl Ÿ Se A , - ¥ : ; $ es : 4 \"au , > oS N°4 2 ue ee A : NT is fe 7 à #5 NS 4 : pe ah Ÿ Ns y > 3 a AJ) i Ni , ~ RS WES «LY Ÿ > D NY 4 Ley N 0 5 MA Sy by Mit £307 WN TY » * ++ NS tay AN NM = Ra & ~~ 9 a POIGNÉES CROCHETÉES Garnies d'appliqués de feutre Modèle No PC.5370 \u2014 F (A et B) Fournitures requises: 2 pelotes (250 vgs) ou 3 pelotes (200 vgs) de Coton à crocheter Clark's \u2014 Cronita \u2014 Art.4092 \u2014 blanc pour chaque poignée.1/4 de verge de feutre rouge et des restes de feutre jaune et vert (on peut faire une autre combinaison de couleurs si on le désire.) 1 crochet en acier Milward No 2.2 anneaux en os ou en plastique.Echantillon.Employer 2 fils pour tout le travail.7 md = 1 pouce; 4 rangs = 1 po.1/2.Exécution de la poignée « A».\u2014 Commencer au bas, exécuter 48 m.en I'air.ler rang: Md dans la 4e m.en l'air à partir du crochet et dans les 20 m.en l'air suivantes, 2 m.en l\u2019air, sauter 2 m.en l'air, md aux 22 m.en l'air suivantes ; 3 m.en l'air, tourner.2e rang: Sauter la première md, md dans les 21 md suivantes, 2 m.en lair, sauter les 2 m.en l'air suivantes, md à chacune des md qui restent, puis finir par 1 md à la tête de la ch.du retour ; 3 m.en l'air, tourner.Répéter le 2e rang encore 7 fois, puis finir par 5 men l'air, tourner.Rang suivant : Sauter 3 md, md dans la md suivante, (2 men l'air, sauter les 2 md suivantes, md dans la md suivante) 6 fois; 2 m.en l'air, sauter 2 m.en l'air, md dans la md suivante, (2 m.en l'air, sauter les 2 md suivantes, md dans la md suivante) 6 fois; 2 m.en l'air, sauter 2 md, md à la tête de la ch.du retour ; 3 m.en l'air, tourner.Rang suivant : * 2 md dans le tour suivant, md dans la md suivante.Reprendre de *, puis finir par 1 md à la tête de la ch.du retour ; 3 m.en l'air, tourner.Répéter le 2e rang encore 8 fois.Omettre les 3 m.en l'air du retour à la fin du dernier rang.Exécuter 1 rang de pms très rapprochées tout le long des 4 côtés de la poignée, puis couper le fil.Repasser la pièce sous un linge humide.Découper dans le feutre rouge 4 fleurs de 1 po.1/2 de diamètre, chaque fleur ayant 6 pétales.Découper 4 petites fleurs dans le feutre jaune (voir l'illustration.) Coudre une petite fleur au centre de chaque grande fleur, puis appliquer une fleur complète au centre de chaque carré.Au milieu de chaque fleur, exécuter un point d'armes noué (nœud français).Doubler la poignée avec le feutre rouge, puis coudre l'anneau sur l'envers de l\u2019un des coins.Exécution de la poignée «B».\u2014 Commencer au centre, exécuter 4 men l'air, ler rang: 11 md dans la 4e m.en l'air à partir du crochet, les réunir par 1 pms à la 4e des 4 m.en l'air.2e rang: 3 m.en lair, md au méme endroit, 2 md dans la md suivante et à chaque md du tour, joindre.3e rang: 3 m.en lair, md au même endroit, * md dans la md suivante, 2 md dans la md suivante (il y a une aug.).Reprendre de *.4e rang: 3 men l'air comptant comme la première md, md dans chaque md du tour, avec aug.de 12 md réparties également tout le tour, mais éviter de disposer les aug.directement au-dessus des aug.précédentes.Répéter le 4e rang jusqu'à ce qu'il y ait 8 rangs complets.Rang suivant : Pms à chaque md, puis 1 pms à la tête des 3 m.en l'air; joindre et couper le fil.Repasser la poignée sous un linge humide.Découper dans le feutre rouge, avec des cieaux à denteler, une bande d'un quart de pouce de largeur et de 19 pouces de longueur, puis coudre cette bande tout autour du bord de la poignée.Découper aussi 2 petits cœurs rouges.Dans le feutre jaune, couper 3 petites fleurs comme celles de la poignée « A».Les 6 feuilles sont découpées dans le feutre vert.Disposer les appliqués de feutre sur la poignée de la façon indiquée par la vignette et les fixer a l'aide de points invisibles.Poser l'anneau sur l'envers de la tête de la poignée et doubler celle-ci avec le feutre rouge.ABREVIATIONS : M.en l'air \u2014 maille en l'air.Md \u2014 maille double (double crochet).Pms \u2014 petite maille serrée (maille glissée).Ch.\u2014 chaîne.Aug.\u2014 augmentation.L'astérisque (*), indique la répétition de la même série de points.Les points entre parenthèses seront répétés autant de fois qu'il est indiqué.Ex: « (2 m.en lair, sauter les 2 md suivantes, md dans la md suivante) 6 fois » signifie qu'on doit exécuter 6 fois en tout la série de points mise entre parenthèses. La machine est un progrès si, décuplant les forces de l\u2019homme, elle le L E sert.Malheureusement nous le savons, _ trop souvent elle le domine de sa puissance et de son rythme.Elle sert le T R A C T E U R profit mais l\u2019homme est son esclave.Il faut lutter pour rétablir l'ordre.Au fur et à mesure que l\u2019homme se prolonge, se grandit par la machine, il lui Par Michel Quoist faudrait grandir son âme pour assumer le travail mécanique, le dominer et l'offrir.« Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jêsus, rendant par lui grâces au Dieu Père ».(Col.III, 17) Je n\u2019aime pas les tracteurs, Seigneur.Jen ai vu un, tantôt, dans un champ ; Il me révoltait.Le tracteur est orgueilleux.Il écrase l\u2019homme de toute sa force, Il ne le regarde pas, il avance, Mais il avance en rampant, Seigneur, et j\u2019en suis content.Il est laid, Il marche péniblement en secouant sa lourde carapace, Le nez bêtement en l\u2019air, essoufflé, Et toussant en mesure, de sa grosse toux de poitrinaire mécanique.Mais il est plus fort que l\u2019homme, Seigneur.Imperturbable, régulier, il tire sa charge.Il tire ce que mille bras humains ne sauraient faire bouger.Il porte ce que mille mains humaines ne pourraient soulever.C\u2019est laid un tracteur, mais c\u2019est fort et j\u2019ai besoin de lui.Mais il a besoin de moi, il a besoin de homme ; Il en a besoin pour exister, c\u2019est lui qui le fait ; Il en a besoin pour marcher, c\u2019est lui qui le met en route ; Il en a besoin pour avancer, c\u2019est lui qui le dirige ; Il en a besoin surtout, pour être offert, Car le tracteur n\u2019a pas d\u2019âÂme, Seigneur, et c\u2019est l\u2019homme qui lui prête la sienne. LE TRACTEUR 157 Je T\u2019offre ce soir, Seigneur, le travail de tous les tracteurs du pays, de tous les tracteurs du Monde ; Je T\u2019offre l\u2019effort de toutes les machines qui n\u2019ont pas d\u2019âme pour s'offrir ; Je Te prie pour qu\u2019elles n\u2019écrasent pas l\u2019homme de leur puissance orgueilleuse, mais qu\u2019elles le servent ; Je Te prie pour que l\u2019homme, debout, les domine de toute son âme libre, Et qu\u2019ainsi elles Te louent par leur travail, Elles Te glorifient, Et participent à cette grand-messe solennelle du monde, qui se dit chaque jour, par le labeur humain, et se dira ainsi jusqu\u2019à la fin des temps.(Extrait de « Prières » de Michel Quoist Les Editions Ouvrières).QUEL EST LEUR NOM VÉRITABLE ?° 1.\u2014 Molière ?*onbooavy jraqoy \u2014 \u2018OI 2.\u2014 La Rochefoncauld ?\u2018IPN LIA \u2014 °G 3.\u2014 Fridolin ?\u201cIonia OHV \u2014 8 4.\u2014 Le vieux Doc ?e \u2018ertepoz ojpqug \u2014 2 5.\u2014 George Sand ?2 \u2018sxefuv PION \u2014 \u20189 6.\u2014 Laure Conan ?= \u2018uydAnq ezo1ny \u2014 -g 7.\u2014 Jean Narrache ?= \"TouÿjI) 110300 \u2014 *F 8.\u2014 Jovette ?\u2018SEU vont1s \u2014\"eE 9.\u2014 Pierre L\u2019Ermite ?\"OB[[OIEM OP SE \u2014\"Z 10.\u2014 Hertel de Roguebrune ?upgeonbog ojg-uvop \u2014 \u201c1 0° Etes-vous dynamique ?Répondez par « OUI» ou par « NON » 1.\u2014 Employez-vous une grande partie de vos loisirs à la lecture ?2.\u2014 Aimez-vous faire « la grasse matinée » ?3.\u2014 Etes-vous capable d'écouter un ami pendant plusieurs minutes sans l\u2019interrompre ?4.\u2014 Si vous êtes surchargé de travail, commencez-vous de préférence par les choses les plus faciles ?5.\u2014 Faites-vous partie de ceux qui ne s'attaquent qu'à une seule chose à la fois ?6.\u2014 Vous est-il agréable de trouver dans un roman de jolis mais longues descriptions d\u2019un paysage, de meubles, de couchers de soleil ?7.\u2014 Mettez-vous toujours longtemps à vous laver, à vous habiller ?8.\u2014 Pouvez-vous rester parfaitement immobile pendant un quart d'heure ?9.\u2014 Au restaurant, vous êtes-vous déjà plaint de la lenteur du service ?10.\u2014 Vous arrive-t-il de prendre le train ou l'autobus en marche ?11.\u2014 Préférez-vous les valses langoureuses (plain) au jazz ?12.\u2014 Supportez-vous facilement de faire la queue à une salle de spectacle ou À une épicerie quelconque ?13, \u2014 Vos parents et amis vous ont-ils souvent reproché de ne leur écrire que des lettres trop brèves ?14.\u2014 Aimez-vous flâner sur les trottoirs, vous arrêter devant les vitrines, contempler l'eau du fleuve ou des rivières ?15.\u2014 Considérez-vous comme un supplice de devoir vous essuyer les pieds avant de monter un escalier ?Marquez un point à chaque fois que vous aurez répondu « oui » aux questions suivantes : 9, 10, 13, 15.Marquez un point à chaque fois que vous aurez répondu « non » aux autres questions : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 12, 14, Si vous obtenez plus de dix points vous êtes un monsieur (ou une dame) très pressé, plein de fougue, d'ardeur.Vous auriez malgré tout intérêt à vous ralentir un peu ! \u2014 De cinq à dix points, vous êtes impulsif, ardent, dans la juste mesure.Vous savez économiser votre éner- Bie pour la dépenser quand il le faut.\u2014 En-dessous de cinq points, vous êtes d'une lenteur désespérante.Allons donc, réveillez-vous !\u2026. 10.MOTS CROISÉS Problème no 4 1 2 3 4 OW 0 ~~ SS Ov obs W NN = \u2014 oS Horizontalement : .Adjectif possessif \u2014 Note de la gamme \u2014 Pain de qualité inférieure.Littérateur espagnol (1810-1842).Du verbe tuer \u2014 Nom du Bouddha en Chine \u2014 Dieu en latin.Croupion de volaille (fam.) Couvert de râpure de pain \u2014 Indique le lieu.Coups de baguettes sur le tambour \u2014 Pronom personnel.Interjection marquant l'étonnement \u2014 Délayé \u2014 Pronom personnel.Filou qui dévalise les hôtels \u2014 Note de la gamme \u2014 Rivière de Sibérie.Face du dé \u2014 Imagination sans fondement (fig.) \u2014 Préfixe marquant la réciprocité.Influence attribuée à un astre sur la vie ou la santé.Une des divisions de la « rose des vents » \u2014 Conjonction copulative \u2014 Du verbe avoir.5 6 7 8 9 10 Verticalement : Traduction faite pour exprimer le sens d'un ouvrage.Dieu de la guerre chez les Gaulois \u2014 Chose exceptionnellement agréable dans un milieu qui ne l\u2019est pas (fig.).3.Ville de Belgique \u2014 Petit cube.4, Pièce au milieu de l\u2019éeu \u2014 Note de la gamme.Gouverna au plus près du vent \u2014 Triste.6.Petit de l\u2019âÂne \u2014 Acclamation.7.Du verbe être \u2014 Conjonction copulative.8.Lit en anglais \u2014 Fille d\u2019Inachos.9.Imagination \u2014 Réunion de plu- 10.sieurs fils de caret.D'une manière sainte.(Solution à la page 187) \\ & Yi Ji S bo = v sd : 4 Déplorer eo XE (DVR.oA, NH x | ou ATT Jean rencontre Paul.Ils se mettent à discuter de la cherté du coût de la vie.Pendant une bonne heure, ils déplorent l'incutie des chefs politiques.\u2014 Si le gouvernement agissait, déclare Jean, il arrêterait cette course aux profits exagérés.Les pommes de terre sont maintenant à un prix fou.Le beurre, « gelé par en bas», menace de s'élever à une hauteur qui fera fondre nos bourses.La construction n\u2019est pas abordable.Et voilà que pendant ce temps, les chefs d'Etat, tout intéressés à fabriquer des bombes atomiques, déclarent que la situation économique du pays est à son apogée ! \u2014 On accuse toujours le gouvernement, répartit Paul, mais au fond le vice est plutôt chez les grands patrons d'industrie.Après avoir acheté les faveurs de l'Etat, ils gouvernent toute la vie économique.Et nous autres, pauvres ouvriers, nous sommes toujours les perdants, Si au moins, nos syndicats étaient efficaces ! Mais non, ils ne font rien.Pour ma part, je n\u2019assiste plus aux réunions depuis la fin de la grève.J'en avais assez d'aller me faire enfumer dans des réunions « de placotages » qui n\u2019avancent à rien.Après s'être «essoufflés» ainsi à déplorer des situations, chacun rentre chez soi pour dormir d\u2019un sommeil agité par la ferveur de la discussion, Alors que la nuit couvrait de son manteau de paix les problèmes innombrables de notre pauvre terre, l\u2019esprit de Jean se mit à errer en songe à travers les rues de la ville.Ii faisait grand jour et Jean pouvait apercevoir d'un seul coup tous les quartiers d'habitation.La circulation était intense.Et la foule qui se pressait sur les trottoirs semblait suivre un courant \u2018irrésistible qui ne la menait nulle part.Jean se mit à flâner A travers cette foule.À chacun des carrefours qu\u2019il traversât, il aperçut un petit groupe de personnes qui discutait de la situation économique.Des amis, sans doute, qui revenaient de leur travail et qui repassaient les événements du jour.Chacun paraissait bien convaincu de son opinion.Au bout de quelque 162 LE MOUVEMENT OUVRIER temps cependant, ils rentraient chez eux après s\u2019être mis d'accord sur les points fondamentaux.Cette vision laissa Jean songeur.Il compara ces discussions isolées aux conversations religieuses des ivrognes dans les tavernes.Tous ces gens qui prétendent si bien connaître les problèmes sociaux, qu'\u2019est-ce qu\u2019ils font vraiment pour apporter des solutions.?\u201c +# % \u2014 Jean ! Jean ! C\u2019est l\u2019épouse de Jean qui lui crie de se lever pour retourner au travail.\u2014 Qu'est-ce que tu as, tu n\u2019es pas «parlant» ce matin, lui dit Jeanne pendant le déjeuner.\u2014 Je pense, répondit Jean, qu\u2019on parle toujours trop et qu\u2019on n\u2019agit pas assez, Son épouse le regarde, étonnée ; elle pense intérieurement : « Décidément, il est encore endormi.Je l\u2019ai peut-être brusqué en lui posant cette question ».\u201c # Sut le chemin du travail, Jean rencontre une bande d\u2019enfants qui s\u2019en vont à l\u2019école.Ils vont en groupe, très animés.Ils parlent de la joute de hockey de la veille.Chacun des enfants porte, bien en évidence, sur le revers de son veston, une rose un peu défraîchie.Tous parlent de leur joueur favori, Claude Provost, et se communiquent les derniers exploits des Canadiens.Intrigué, Jean aborde un de ces gaillards et lui demande brusquement : \u2014 Quel club a gagné hier ?Un chœur unanime de voix retentit : \u2014 Les Canadiens 1! ! ! ! Le présumé chef de la bande s\u2019avance alors et déclare : \u2014 Monsieur, nous avons fondé hier un club d'admirateurs de Claude Provost.Il vient de notre paroisse.Nous voulons l'encourager pour qu\u2019il devienne une étoile.Le club se réunit à la Salle paroissiale durant toute la saison de hockey.Voulez-vous faire partie de notre club.?Après s'être dégagé de ce groupe enthousiaste, Jean continue ses réflexions.Il revoit cette foule que la nuit a mise dans sa conscience, Il revoit ces hommes et ces femmes bousculés par la vie contemporaine.Une masse inconsciente qui se replie souvent dans la médiocrité.Une masse qui souffre cependant.Tel homme qui revient de son travail de nuit.Les rides de son visage portent de multiples préoccupations.Son fils aîné qui ne réussit pas dans ses études ; sa fille qui fréquente un ivrogne ; son épouse qui est toujours exténuée ; les impôts qu\u2019il doit payer en même temps que ses assurances.Souvent cet homme est emporté par la vie, il ne la porte pas.Telle maman qui court toute la journée pour rejoindre les deux bouts; qui attend 2 la maison un mari qui s\u2019éleigne de plus en plus d\u2019elle ; telle autre qui se pavane dans un luxe déteint de médiocrité blasée ; telle jeune fille qui attend dans un travail exténuant le mari qui la rendra heureuse.Tous ces gens qui vivent dans le monde d'aujourd\u2019hui, qui souffrent, qui s'\u2019agitent, qui espèrent tout de même.Trop souvent leur conscience est absorbée par la préoccupation de réussir matériellement et doit se contenter d\u2019une faible dose de vie spirituelle et morale.Un mot entendu quelque part vient soudain à l'esprit de Jean.« Dans une société démocratique, Ja valeur des gouvernants est conditionnée par la valeur des gouvernés.» Et il se met à penser : quel gouvernement peut vraiment gouverner lorsqu\u2019il n\u2019a comme sujets que des individus isolés, prêts à se laisser prendre au moindre appât matériel.?Comment les gouvernés peuvent-ils exercer vraiment la responsabilité que leur confère une société démocratique.?Et Jean continue sa route vers son travail.Il admire intérieurement la spontanéité et la fraîcheur du groupe d'enfants rencontrés à la sortie de sa DÉPLORER OU AGIR 163 maison, « Comme ils sont heureux, se dit-il, ils n\u2019ont pas à se préoccuper des grands problèmes du monde ! C\u2019est tout de même ingénieux leur idée de fonder un club pour donner plus de force à leur admiration pour une étoile ! » Comment cela est-il arrivé\u2026?Il l\u2019ignore lui-même.En une seconde, il s\u2019est fait un lien dans son esprit.La solution lui apparut, claire, simple, limpide comme un rayon de soleil qui perce une éclaircie de nuages.Ces clubs d\u2019admirateurs.ces enfants.qui s'unissent pour donner plus de force à leur admiration.Voilà un moyen merveilleux pour donner plus de cohésion 2 un groupe d'individus ! « Dans un pays démocratique, la valeur des gouvernants est conditionnée par la valeur des gouvernés.» Les citoyens cependant ne peuvent exercer leurs devoirs civiques d\u2019une façon isolée.C\u2019est ce qui explique la formation relativement récente de nombreuses sociétés intermédiaires dans toutes les sphères de la vie sociale : unions d'artistes, unions politiques, unions de professions libérales, unions ouvrières, Ces sociétés particulières, même si elles reçoivent une reconnaissance officielle de l'Etat, ne sont pas des sociétés d'Etat.Elles doivent, pour être vraiment efficaces, avoir une autonomie vis-à-vis des pouvoirs publics qui n'agiront sur elles que lorsque le Bien Commun sera en cause.En assurant la cohésion d\u2019un groupe social particulier, elles contribuent à l'éducation civique des membres de ce groupe.D'autre part, en revendiquant les droits légitimes du groupe, elles aident l\u2019Etat à réaliser sa mission d'ordre et de défense sur le plan du bien commun temporel, ; Intermédiaires entre l'individu isolé et l'Etat, ces sociétés sont essentielles à une démocratie qui se veut telle.Tout citoyen a le devoir de donner à son action civique une portée sociale en participant aux sociétés intermédiaires de son groupe social.= % C\u2019est ainsi que Jean a compris la nécessité des sociétés intermédiaires dans notre milieu démocratique.Il a compris la faiblesse d\u2019une revendication isolée qui se contente de déplorer isolément sans consistance et sans organisation.Il a compris que la société présente a besoin que des groupes intermédiaires assurent la cohésion des milieux sociaux pour la protection des individus et pour une poursuite plus adéquate du bien commun.Le temps n\u2019est plus aux conversations de «coins de rues».Les Jean et les Paul se doivent à des solutions positives dans le respect du bien commun.J.REGARDE \u201cA qui fais-je tort, dis-tu, en retenant ce qui est à moi, mon argent, mes vêtements, ma chambre ?.Mais, dis-moi, qu'appelles-tu «tien » ?qui nommes-tu voleur ?Celui qui dépouille les autres ?Et toi, tu ne serais pas voleur, toi qui t'appropries ce que tu n\u2019as reçu que pour le distribuer.Tu appelles voleur celui qui enlève à un autre son habit, son argent, sa chambre.Mais celui qui n\u2019en donne pas à ceux qui en manquent, mérite-t-il un autre nom ?» «Tu prétends accomplir la religion et être en règle avec la loi, alors que beaucoup de tes frères, fils d'Abraham et frères de Jésus-Christ, sont vêtus misérablement, meurent de faim, que ta maison est grande et pleine de biens.Menteur ! » Ces deux citations \u2014 la première est due à Grégoire le Grand, pape en 590, et la seconde à Origène, professeur à Alexandrie, aux premiers siècles du Christianisme. Re EN Pde\u201d WM NN yo EN 7 FES EN (NN st 3 ~~ J 7 = EN Vide EN \u201c >» he] = Æ Je IEE Shas kr «fm eA ia = ama > © /a CONTE D'HIER EET DE TOUJOURS Des remparts du château royal, le petit prince Aimé a souvent aperçu les toits de chaume parmi es arbres au pied du mont.Jamais encore, il n'était descendu vers le hameau blotti sous les branches.Ce matin, accompagné seulement d'Emeric, son page fa- 165 \u2014 Nous ! s'étonne une femme, jetant un regard honteux vers les loques qui lui servent de vêtements ; on se moquerait de nous ! Aimé regarde longuement tout ce pauvre monde ; pas même un petit enfant qui ait une tenue présentable.BÉATRICE CLÉMENT vori, il s'aventure dans les sentiers étroits qui zigzaguent à flanc de roc.De leurs misérables cabanes, sortent de pauvres gens, tout surpris de voir chez eux le fils du roi.\u2014 Quelle pitié ! murmure Aimé.Pourquoi sont-ils si pauvres ?\u2014 Vois comme le sol est caillouteux, rien n'y pousse assurément, répond Emeric.J'ai oui- dire que le gibier est rare dans la forêt.\u2014 Pourquoi restent-ils ici, les malheureux ?Hé ! braves gens! A l'appel du petit prince, les villageois approchent timidement.\u2014 Pourquoi demeurez-vous ici ?e savez-vous pas que de l'autre côté du château se trouve une plaine fertile ?Là, on cultive le sol sans effort; plusieurs sources donnent en toute saison leur eau claire, les rivières sont pleines de poissons, le gibier abonde dans la forêt.\u2014 J'ai entendu parler des beaux villages de la plaine, dit un vieillard, en hochant la tête.\u2014 Pourquoi ne pas quitter ce triste endroit pour aller vivre là- bas ?insiste le jeune prince.\u2014 Ne craignez pas.le roi, mon père, ne me refuse rien.Pas plus tard que demain, je vous fais envoyer du lin, de la laine.vous filerez, vous tisserez, vous vous ferez de beaux habits.Des cris de joie interrompent le jeune prince.\u2014 Vive notre petit Vive le roi ! Le lendemain, une sonnerie de clairon rassemble tous les habitants du hameau.\u2014 Oyez! Oyez! clame le héraut.Notre bon roi, accédant au désir du prince Aimé, vous octroie du lin, du chanvre, de la laine.de quoi faire un solide et beau vêtement pour chacun.\u2014 Vive le roi ! \u2014 Qu'on s\u2019y mette sans retard, continue le héraut.Je reviendrai dans quelque temps pour vous conduire au roi, qui désire vous voir et vous montrer lui-même l'endroit où vous vivrez dans l'avenir.\u2014 Dans combien de jours re- viendras-tu, seigneur héraut ?demande Collin, le berger.\u2014 Je ne le sais.Quand sa majesté l'ordonnera.Hatez-vous donc.En retour de sa bonté, le prince ! 166 roi ne demande qu'une chose : que chacun travaille de son mieux.\u2014 Avurons-nous le temps \u2026 ?commence Sabine, inquiète.\u2014 Le roi est juste, il n'exige pas l'impossible ; vous aurez le temps.Les serviteurs qui suivent le héraut distribuent, alors, les dons du roi.Dans le hameau on n'entend plus que rires et chansons ; l'espoir fait oublier la faim.Chez Collin, le berger, on se met à l'oeuvre sans perdre un instant.\u2014 Faisons vite, mais faisons bien, dit la mère.Basile, le colporteur entre chez lui et ferme soigneusement la porte.Il tâte longuement la laine et le lin, cadeau du roi.\u2014Tu ne dis rien; à quoi penses-tu ?demande sa femme.\u2014 J'aurais beaucoup d'argent pour ce beau lin, cette laine douce, à la ville voisine, murmure l'homme.\u2014 Vendre le présent du roi! Tu n'as pas honte ?.D'ailleurs, ne veux-tu pas vivre dans la plaine ?\u2014 O.ui; mais là, il faudrait travailler.Tandis qu'avec le produit de cette vente, nous pourrions vivre longtemps à ne rien faire.\u2014 Ah! c'est vrai.\u2014 Femme, dit Gervais le braconnier en entrant dans sa chaumière, ne sors pas ton fuseau maintenant.Aujourd'hui la joie, demain le labeur.Sabine, la méfiante, se dépêche.\u2014 À l'ouvrage, tous ! Qui sait ?le héraut reviendra peut-être demain.\u2014 Mais, maman, proteste sa fille Marthe ; il a assuré que le roi ne demandait pas l'impossible.LE MOUVEMENT OUVRIER \u2014 Tu as raison ; nous ne le verrons pas de sitôt.Dieu ! pourvu qu'il n'oublie pas de revenir! es jours suivants, rouets et métiers sont actifs; même les petits enfants font leur part.On ne parle que d'une chose dans le hameau.\u2014 Nous avons fini de filer.poijemais nous n'avons vu de si belle laine ! \u2014 Chez nous, le tissage est commencé.\u2014 Maman nous presse, dit Marthe ; il s'agit d'être prêt pour le retour du héraut.s'il n'oublie pas de revenir ! \u2014 Nous travaillons sans hâte, mais.sans perdre de temps, dit Collinette, la fille du berger.Pour prouver notre reconnaissance, nous voulons des vêtements parfaits.\u2014 Nous n'avons pas encore commencé, fait Gervaise, la fille du braconnier, avec un petit rire insouciant.Le héraut a promis que le temps ne nous manquerait pas ; inutile de se fatiguer.\u2014 Le bonheur que nous offrent le roi et le petit prince, vaut bien quelques fatigues, riposte Colli- nette.Les jours passent, le héraut ne se montre pas.Alors, les uns en profitent pour embellir leurs vêtements, les autres.n'y pensent plus.Ta ra ta ta! Ta ra ta ta! Un beau matin, précédé du héraut, le prince Aimé paraît dans la clairière.À leur vue, jaillissent des cris de joie mêlés aux cris de désespoir.\u2014 Messire héraut, dit Gervais, donnez-nous encore quelques jours | Nous remettions toujours au lendemain.nous n'avons pas commencé.Le temps. CONTES D'HIER ET DE TOUJOURS \u2014 Trop tard ! dit tristement Aimé.Le temps, vous l\u2019avez gaspillé ; vous ne nous suivrez pas.\u2014 Accordez-moi encore une chance ! supplie Basile.Je.j'ai vendu.\u2014 Vendu le cadeau du roi! Trop tard, vous ne nous suivrez pas | \u2014 Patientez quelque peu, bon héraut; gentil prince, soyez indulgent, prie Sabine.Nous avons terminé, mais.Je craignais un prompt retour, nous avons travaillé à la hâte.Puis, ne voyant pas venir l'envoyé du roi, nous avons laissé là l'ouvrage bâclé\u2026 Un peu de temps permettrait de réparer.Comme la robe de Sabine est étriquée ! longue la tunique de son mari ! Les vêtements de Marthe et de ses frères sont si mal assemblés que les coutures ne tiennent pas.\u2014 Trop tard! Ayant manqué de confiance, vous ne nous suivrez pas jusqu'au château.Collin et les siens, ont-ils reçu plus que les autres ?Nenni ! mais ils ont profité de chaque minute, de chaque brin de laine.voyez le résultat | C'est vrai, chez Collin on n'a ni flané, ni baclé l'ouvrage.On a filé, tissé, taillé, assemblé avec soin.Les tuniques, les vestes finies, la femme du berger a dit : \u2014 Îl reste de menus morceaux, qui pourraient embellir nos robes.Les enfants ont rapporté de la forêt des plantes avec lesquelles leur mère a fait de lu teinture.Les restes teints ont servi de gar- 167 niture, appliquée au cou, aux manches ou au bas des vêtements.Une réussite ! Les villageois admirent ; Collin et sa famille rayonnent de bonheur.\u2014 Gervais, Basile et tous ceux dont les habits ne sont pas faits resteront ici dans la misère, déclare le prince Aimé ; ils n'ont pas apprécié la bonté du roi, ils ne méritent pas de récompense.Sabine et les autres qui ont manqué de confiance et de persévérance nous suivront jusqu'à mi- côte, là où se trouve une vaste caverne.Îls y resteront jusqu'à ce que leur travail soit achevé et parfait.On n'entre pas au chô- teau du roi en tenue négligée.Collin et sa famille, ainsi que tous ceux qui, comme eux, ont oeuvré de leur mieux verront au- jourd'hui même le roi.Dans la plaine un joli village les attend.En route vers le bonheur ! Ta ra ta ta ! Ta ra ta ta ! lance le clairon.\u2014 Vive le prince Aimé ! Vive notre bon roi! s'écrient les villageois.N.B.\u2014 Ami lecteur, as-tu vu, dans ce texte, autre chose qu'un gentil conte ?Cherche un peu, cela ne te fait penser à rien ?Dans ta vie à toi, dans la vie de tout le monde ?À la page 178 tu trouveras une explication ; réfléchis d'abord, ensuite tourne les feuillets et va voir si tu as bien compris. Un conseil, madame COMMENT FAIRE UN OURLET ET QUEL OURLET FAUT-IL FAIRE ?Il existe différentes façons de faire un ourlet, selon le tissu et [e genre de vêtement à ourler, Travaux préliminaires : Ceux-ci restent les mêmes pour tous les ourlets à faire : Largeur de l'ourlet et faufilage.Afin d'avoir partout la même largeur d'ourlet nous vous conseillons de vous servir d'une règle ou d'un carton à angle coupé à la largeur désirée.Prenez ce carton ou la tègle comme point de repère, placez des épingles et faufilez directement a grands points, (Croquis 1).Si une amie peut vous aider à marquer votre ourlet, vous le ferez avec plus de facilité en mettant le vêtement.Il vous suffit alors de marquer, à la longueur voulue et avec l'aide d'une règle, la place de l'ourlet, soit avec des épingles ou des traits de craie.A.\u2014 Le point d'ourlet simple.Ce point se fait en prenant l'étoffe du dessous à la distance d'un fil de l'ourlet, puis en introduisant l\u2019aiguille légèrement en biais dans l'étoffe supérieure et en la laissant sortir deux fils au-dessus du rempli.Ces points doivent être faits sans serrer le fil et très régulièrement en ligne droite.Le point d'ourlet simple est le plus souvent employé.B.\u2014 L'ourlet renforcé.Cet ourlet se fait en piquant dans le bas du vêtement à ourler un ruban de même teinte.On plie l'ourlet, puis on fait à l'autre extrémité du ruban une couture d'ourlet simple telle qu'expliquée plus haut.(suite à la page 169) grrr di L'existence fournit à toute personne l'occasion de se servir d'une égoïne.plus forte raison au menuisier et au charpentier.Pour ceux-ci, l'égoïne ne devient-elle pas, en fait, l'aide indispensable qui les suit partout ?QUALITÉ : L'égoïne de bonne qualité possède une lame dont l'arrière est plus large que le devant et le côté dentelé plus épais que celui d'en haut.Un conseil, madame, (suite de la page 168) C.\u2014 Ourlet à point croisé.Pour empêcher certains tissus de s\u2019effilocher et pour rendre plus nettes les coutures qui ont un bord coupé, on les recouvre d'un surjet très espacé ou de points croisés appelés aussi « points russes » ou « points de chausson ».Ces points se font de gauche a droite.L'aiguille entre de droite à gauche dans la partie repliée, relève quelques fils de tissu, puis descend en biais sur la partie à laquelle le bord doit être fixé.On laisse 3/8 de pouce au moins entre chaque point.orsque ce point se fait dans la doublure, le fil ne doit jamais paraître sur l'endroit de l'ouvrage.SORTES : Vous avez tous vu une égoïne et vous vous êtes peut-être demandé, chers amis, pourquoi le menuisier traîne toujours deux égoïnes dans son coffre à as au cas où l'une outils.Ce n'est d'elles ferait défaut; non, mais bien plutôt parce que le débitage du bois en requiert plusieurs sortes dont les deux principales se nomment l'égoïne de travers et l'égoïne à refendre.|.\u2014 L'ÉGOINE DE TRAVERS, voir figures 2 et 4.a) Description : L'égoïne de travers se distingue par ses dents pointues et avoyées, i.e.penchées du côté de la lame alternant de droite à gauche.Ainsi le trait devient plus large que l'épaisseur de la lame qui y glisse avec facilité.b) Usage : L'égoïne de travers, son nom le dit, sert à couper le bois perpendiculairement à sa longueur.Il est on de noter que plus les dents sont rapprochées, mieux fini est le trait qu'elles laissent. 170 LE MOUVEMENT OUVRIER Il.\u2014 L'ÉGOINE À REFENDRE, voir figures 3, 4 et 5.a) Description : D'un aspect général quasi semblable à l'égoïne de travers, l\u2019égoïne à refendre s\u2019en distingue toutefois par ses dents plus longues et plus larges.Voir figure 4.b) Usage : Par l'arrangement de ses dents, l'égoïne à refendre fournit un travail analogue à celui du ciseau à bois; ce qui la destine au débitage parallèle au fil du bois \u2014 voir figure 5.7 Nii, - F3, 2.DENTS DE SE nes UD DE Mr bud LER i 3.Tenir solidement la planche de la main gauche, le pouce appuyé sur la lame afin de la guider.Placer le talon de l'égoïne sur la ligne tracée et tirer vers soi pour engager l'égoïne dans le bois.Donner plusieurs petits coups de va-et-vient rapides pour débuter, puis agrandir les mouvements jusqu'à ce qu'ils englobent la longueur de la lame.NASB SCE 4 REFENIRE » i = lll.\u2014 CONSEILS SUR LA MA- 6.Ne jamais forcer ni jamais em- NIERE DE SE SERVIR DE ployer les deux mains.L'ÉGOINE.1.Bien choisir l'égoïne qu'il faut, à 7.Voir à ce que le bras droit et le savoir : l'égoïne de travers pour le manche de l'égoine opèrent à côté débitage de travers et l'égoïne à psp a .refendre pour scier le long du fil du bois.8.Surveiller la ligne tracée, non 2.Placer le morceau de bois sur des légoine et scier toujours dans le tréteaux (chevalets), sur un banc de aux bois.scie ou dans un étau (pour les petites pieces) et tenir I'égoine de 9.Donner les derniers coups plus lents a main droite, l'index allongé le long du manche pour en assurer la direction.et tenir le côté du faux bois de l'autre main afin d'éviter le bois de se briser, BRICOLAGE 171 10.Pour le débitage de travers, manier l'égoïne de façon qu'elle forme avec la planche un angle de 45°, cependant que pour le débitage sur le long, l'angle doit être de 60°.A RAOUL BENOIT.RÉFÉRENCES : « Cours de Menuiserie », E.Morgen- tales.« General Shop Wood Working », v.c.Fryklund et A.-J.Laberge.« Suggested Unit Course » par Bureau or Industrial and Technical Education, de l'Université de l'état de New-York.(Publié dans SAIS-TU ?, volume no 7, octobre 1945.) Le posage des clous L'emploi des clous dans l'assemblage du bois constitue sans contredit le moyen le plus simple et par suite, le plus fréquent.De là l'importance de posséder certaines notions sûres de nature à nous épargner quantité de petits déboires.|.\u2014 SORTES DE CLOUS : (v.fig.1) Chaque genre d'assemblage exige sa sorte de clous, d'où le nombre considérable de clous différents.Aussi, nous bornerons-nous aux quatre principales sortes, à savoir : 1.Les clous à tête plate (ordinaires), utilisés pour ouvrage général et en charpente.2.Les clous d'emballage, d'un diamètre plus petit que les premiers et à tête assez large, employés surtout pour la construction des boîtes.3.Les clous à plancher, à tête conique et à petit diamètre.4.Les clous à finir que l'on utilise dans les travaux délicats.i i 172 Il.\u2014 PROCÉDURE À SUIVRE : 1.2.A) Conseils généraux : Choisir la sorte de clous en rapport avec le genre de travail à accomplir.Tenir le marteau solidement près du bout du manche et donner de légers coups sur la tête du clou pour le fixer, puis, retirer la main gauche qui le tenait et y aller de la droite, jouant de l'avant-bras et du poignet.Surveiller le clou plutôt que le marteau afin de toujours frapper d'aplomb.4.LE MOUVEMENT OUVRIER Dans le cas d'un travail soigné, ar- réter de frapper avant que la tête n'affleure la surface du bois et terminer à l'aide (V.fig.2).d'un chasse-clou.L'enfonçage des clous en biais produit le maximum de résistance puisque les clous retiennent comme des queues d'aronde.(V.fig.3).S'il s'agit de bois franc, la prudence commande de graisser les clous afin d'éviter l'éclatement du bois ou le pliage des clous.L'habitude de percer au foret un trou légèrement RAOUL BENOIT BRICOLAGE plus petit que le clou, compense toujours la perte de temps apparente qu'elle occasionne.B) Conseils particuliers : .Clouage de surface (v.fig.4).Le clouage de surface (le plus commun), exige que les clous pénètrent à peu près à angle droit avec la surface du bois.Il faut éviter de fixer les clous trop près du bord ou du bout de la planche, de même que de les poser trop près les uns des autres, ce qui vous épargnera l'inconvénient de la fig.4.Clouage en échiquette (v.fig.5).Ce genre de clouage sert surtout en charpente, où l'apparence compte peu, les clous se posent de biais pour plus de résistance.Clouage de côté (v.fig.6).Ce genre de clouage, en usage surtout pour les planchers, assure un double avantage : celui de setrer fortement les planches les unes contre les autres et celui de dissimuler la tête des x clous.Ce travail nécessite une certaine expérience à laquelle peuvent suppléer toutefois l'application au travail et l'observance des directives suivantes : a) Enfoncer les clous dans le côté des planches à une inclinaison telle qu'ils forment avec le champ a angle d'environ 50°.(V.fig.6).b) Avant que la tête n'atteigne le niveau de la surface des planches, changer la direction du marteau de façon à former presque un angle droit avec la face des planches.Ainsi, les languettes recevront les coups du marteau, les planches s'ajusteront exactement les unes dans les autres et la surface du plancher demeurera intacte.c) La position debout, même si l'on est porté à croire le contraire, occasionne, à la longue, moins de fatigue que celle à genoux.RAOUL BENOIT, (Publié dans SAIS-TU \u2014 volume 14 \u2014 mai 1946.) 173 Devant toute humaine souffrance, selon que tu le peux, emploie-toi non seulement a la soulager sans retard, mais encore à détruire ses causes.Emploie-toi non seulement à détruire ses causes, mais encore à la soulager sans retard.Nul n\u2019est, sérieusement, ni bon, ni juste, ni vrai, tant qu'il n\u2019est résolu, selon ses moyens, à se consacrer, d\u2019un cœur égal, de tout son être, à l\u2019une comme à l'autre de ces deux tâches.Elles ne peuvent se séparer sans se renier.(Extrait de la règle de vie des Compagnons d'Emmaüs) CONNAISSEZ-VOUS LA BIBLE ?Depuis quelques années un travail magnifique est accompli pour développer le goût et le désir de lire l\u2019Ecriture sainte.Voici une série de questions qui mettra votre science biblique à profit.Essayez d\u2019y répondre.1.\u2014Quelles sont les deux grandes divisions de la Bible ?2.\u2014De combien de livres se compose la Bible ?3.\u2014 Quel nom donne-t-on à l\u2019ensemble des livres de Moïse ?4.\u2014Sur quelle montagne Dieu donna-t-il sa loi à Moise ?5.\u2014De quelle arme David se servit-il pour tuer le géant Goliath ?6.\u2014Nommez un grand modèle de patience de l\u2019Ancien Testament ?7.\u2014 Quel fut le 1er roi d\u2019Israël ?8\u2014Sous quel nom désigne-t-on les prophètes Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel ?9.\u2014Quel nom Jacob reçut-il de Dieu ?| 10.\u2014 Quel fils de Jacob fut vendu par ses frères ?11 \u2014Qui Moïse nomma-t-il pour lui succéder ?12.\u2014Donnez les noms des 3 fils de Noé ?13\u2014A qui attribue-t-on les cent cinquante psaumes ?\u2014 Quel est le sens du mot « psaume » ?14.\u2014 Combien de personnes en tout y avait-il dans l\u2019arche ?15.\u2014Pendant combien de temps les Hébreux restèrent-ils dans le désert ?16.\u2014De qui l\u2019agneau pascal était-il la figure ?17\u2014 Quel archange conduisit Tobie au pays des Mèdes ?18\u2014 Quelle fut la vertu distinctive d\u2019Abraham ?19\u2014Que figurait le sacrifice de Melchisédech ?20.\u2014Quel est le seul homme qui vécut plus longtemps qu\u2019Adam ?Voir les réponses à la page 179 1 Sa compagne lui dit : « Je réve de vengeance.S\u2019il revenait vers vous un jour, mourant de faim, Vous passeriez sans voir devant son indigence.» \u2014 « Je lui dirais : j'allais manger, mange mon pain ».\u2014 S'il revenait aveugle et pleurant l\u2019infidèle Qui l\u2019a laissé sans guide au milieu du chemin, Vous lui diriez : va-t'en ! Va t\u2019abriter près d\u2019elle.» \u2014 « Je lui dirais : cherchons-la, viens, donne-moi la main ».\u2014 « S\u2019il revenait lépreux, lui qui dans son bel âge Se détourna de vous avec un air moqueur, Ah ! comme vous ririez ! » \u2014 « Ne crois pas ton visage, Dirais-je, pour te voir, mire-toi dans mon cœur.» \u2014 « Quel cœur lâche et servile est-ce donc que le vôtre ! Mais si faute de mieux, son cœur usé demain Retourne à votre amour quand il n\u2019en a plus d\u2019autre ?» \u2014 « Enfin ! murmurais-je entre ses bras, enfin ! » Marie Noël. « Curés | restez dans vos sacristies | Et laissez aux hommes la terre des hommes ! » Voilà, comment certains esprits forts comprennent le rôle social du prêtre ! voudraient l'enfermer dans son église, et ne lui permettre aucune intervention, aucun droit de parole sur la menée des affaires temporelles ou la vie sociale et politique d'un pays | Le prêtre deviendrait alors le seul citoyen auquel on refuserait le droit d'exprimer son point de vue sur les affaires de l'Etat et des particuliers.En somme, ils le jugent inférieur socialement, déchu de ses droits\u2026 Pourtant, le Christ a lancé ses apé- tres à la conquête des Âmes, sans oublier toutefois qu'elles étaient liées à un corps ; Il leur a imposé la lourde O.N.F.tâche de porter la lumière de l'Evan- gile partout, sans en limiter le rayonnement à quelque sphère de vie, ni à quelque frontière de pays ou de classe.Aucune nation, aucun domaine de la pensée ou de l'activité humaine ne peut se soustraire au royaume de Dieu, ni s'émanciper de ses lois.Voilà pourquoi le représentant du Créateur a droit de regard, de parole et d'action partout et auprès de tous, en autant que la gloire de Dieu et le salut des âmes sont concernés.D'ailleurs, l'histoire des peuples chrétiens chante les bienfaits sans nombre de ses prêtres.Consacrés au service des autels, détachés des intérêts terrestres et animés d'une charité toujours en alerte, ils se sont penchés sur les besoins de leur époque et de leur milieu et se sont employés à y trouver des solutions adéquates.Notre Canada français, pour sa part, a grandi sous leur tutelle bienfaitrice de sorte que maintenant il peut se lancer dans sa vie de nation adulte, avec optimisme et fierté.Aux siècles passés où l\u2018instruction était l'apanage des nobles et des riches, des prêtres suscitèrent la fondation des communautés religieuses dévouées à l'enseignement auprès des classes pauvres.Tour à tour en France parurent Jean-Baptiste de la Salle, Robert de La Mennais, André Coindre, Claude Champagnat, etc.Au dernier siècle, il fallut l'âme sacerdotale de Jean Bosco pour renouveler les principes de l'éducation.En notre pays, le presbytère se transforma souvent en école; surtout à l'époque de la conquête.Plus d'une ville ancienne de la région de Québec nous montre avec orgueil l'école « officielle » et ses dépendances qui devaient assurer la rééducation des vaincus ; elle nous fait voir également la réponse généreuse que le clergé paroissial y opposa, avec plein succes.Chaque contrée nouvelle ouverte à la colonisation nous rappellera les jours héroïques où M.le Curé avait transformé sa sacristie en classe.En dehces de la sackistie ÉMILE LEMIRE, ptre-vic.Plusieurs de nos collèges classiques naquirent du dévouement d'un curé soucieux de l'éducation de son peuple ; le nombre croissant des élèves forma une « école presbytérale », embryon de nos vastes collèges actuels : le célèbre Séminaire de Ste-Thérèse en constitue un exemple partait ; le curé Ducharme mérite bien le monument qu'on a élevé à sa mémoire.À l'Assomption, le curé Labelle accueillit dans son presbytère les premières classes du collège actuel, suscitées et dirigées par deux laïcs, Caze- neuve et Meilleur.Au coeur même de la métropole, il y a à peine 20 ans, l'abbé Bolduc reprenait un chemin semblable pour jeter les bases du Séminaire Marie- Médiatrice. 178 Puis des milliers de prêtres dépensèrent leur vie dans nos collèges classiques à des salaires ridicules afin d'assurer à des prix modiques une instruction nécessaire à la formation de nos chefs spirituels, politiques, financiers et intellectuels.L'Université elle-même bénéficia et bénéficie encoro du dévouement des prêtres.Faudrait-il rappeler que les Messieurs de St-Sulpice firent don à l'Université de Montréal de son premier édifice?\u2026 et combien de vies sacerdotales, précieuses par leurs talents naturels, se sont usées à l'ombre de ces murs\u2026 par charité envers l'intelligence de la jeunesse ! Sans le clergé, certes le Canada français n'aurait jamais réussi à devenir ce qu'il est aujourd'hui | Il en va de même pour les institutions de charité.Là, c'est un curé Richard qui fonde un hôpital à Verdun et s'emploie à son épanouissement.Ici, c'est un Père Roger, c.s.c.qui maintient Boscoville pour aider les délinquants.Là, c'est un curé Auclair qui onde un hospice pour les vieillards.Montréal honore encore aujourd'hui la charité inlassable de Mgr Ignace Bourget et maintenant la province admire le Foyer de Charité et l'Hôpital St-Charles, oeuvres de prédilection de notre Cardinal, son successeur bien-aimé.Bref, les misères du peuple ont tou- Id LE MOUVEMENT OUVRIER Le curé Labelle comme Mgr Lan- gevin, o.m.i., ont su ouvrir des terres aux bras oisifs de nos campagnards.tandis que de nos jours, d'autres ont lancé ces coopératives d'habitation, de production ou de consommation afin d'assurer à nos familles des jours meilleurs.Vraiment, l'histoire de notre magnifique et pacifique pays, se traça à l'ombre bienfaisante de la Croix.Comme aux carrefours de nos routes de la campagne québécoise, ainsi aux carrefours de notre vie sociale et nationale nous rencontrons la Croix, inspiratrice de dévouement et d'initiative charitable.Chez nous, le prêtre partage toutes nos occupations, tous nos soucis, tous nos loisirs, car il est le père et de tous et de chacun.Auprès de lui, le peuple canadien-français vient avec confiance puiser un encouragement, chercher des conseils et parfois obtenir un secours matériel.C'est cela comprendre la charité rayonnante du prêtre, son rôle dans la société civile.« Non | Curés, ne restez pas dans vos sacristies | » Les hommes ont besoin de Dieu et de vous partout ! Comme Jésus, entrez dans le champ du travail et apportez-y la lumière et la paix, la justice et la charité.jours trouvé auprès du prêtre un coeur débordant d'initiatives et un caractère de chef compréhensif et désintéressé.En notre 20e siècle, où le Capital et le Travail s'affrontent durement, le prêtre accourt pour porter la lumière des principes justes et la chaleur d'une entr\u2018aide charitable entre les patrons et les employés.Qui peut évaluer le bien-être social réalisé grâce au zèle éclairé de ces aumôniers de syndicat ouvrier et d'association patronale?Faudrait-il oublier ceux-là qui s'emploient à la solution du logement ouvrier?Si l'abbé Pierre a su panser une plaie vive de la France, combien de prêtres, comme l'abbé Voghel], ont déployé le même zèle chez nous?Depuis le début de la colonisation, le curé a été l'âme infatigable des développements de nos villages et de nos rangs et des améliorations de nos faubourgs.EXPLICATION : (de la page 167) On n'entre pas au ciel sans une « toilette d'âme » appropriée.Dieu, notre Roi, donne à chacun les grâces nécessaires pour se faire beau.Ceux qui dédaignent son cadeau vont en enfer ; ceux qui ne travaillent que mollement à se faire une âme bien belle attendent au purgatoire que les souffrances achèvent ce qu'ils n'ont pas voulu entreprendre de on coeur ; ceux qui s\u2019y mettent courageusement, vont bien vite au paradis. Connaissez-vous la Bible ?Réponses de la page 174 1.\u2014L\u2019Ancien et le Nouveau Testament.2.\u2014De 73 livres.3.\u2014Le Pentateuque, 4.\u2014Sur le Mont Sinaï.5.\u2014D\u2019une fronde.6.\u2014Le saint homme Job.7.\u2014Saiil.8.\u2014Les « Grands Prophètes ».9.\u2014Israël, 10.\u2014 Joseph.11.\u2014 Josué.12.\u2014Sem \u2014 Cham \u2014 Japhet.13-\u201414 sont attribués à David (officiellement).\u2014 Le mot « Psaume » est la traduction grecque d\u2019un mot hébreu qui veut dire louange.14.\u2014Huit personnes.15.\u201440 ans, 16\u2014De Jésus-Christ.17.\u2014L\u2019Archange Raphaël.18.\u2014La foi.19.\u2014Le Sacrifice de la Croix.20.\u2014~Mathusalem.« Vous devez, de plus en plus, mes chers collaborateurs, faire appel au dévouement de vos fidèles.Quelle serait notre influence dans les usines, les bureaux, les lieux de loisirs, si nous n'avions pas des équipes de laïcs bien formés qui deviennent, dans ces milieux, si souvent déchristianisés, des témoins de l'Evangile.Et nous devons nous hâter de découvrir des chrétiens convaincus, qui apprendront, à notre contact, à mieux connaître l'Eglise et à la défendre lorsqu'elle est attaquée.C'est partout, aujourd\u2019hui, que la présence de ces apôtres laïcs doit être rayonnante : dans le domaine social où les conflits de classes sont si néfastes à cette union des coeurs qui est cependant l'une des notes de la religion du Christ Jésus (cf.Actes des Apôtres II, 43-48); dans le domaine économique où l'épargne et la sobriété sont toujours menacées par l'intempérance et le luxe ; dans tous les secteurs de la vie publique où un fléchissement de la conscience apparaît comme un signe de la baisse de la foi.» Son Eminence le Cardinal Paul-Émile Léger, Archevêque de Montréal.(Lettre circulaire au Clergé et aux Communautés religieuses, le 13-1-56). pes.Chacun de noû® tance de la mémoire mémoire nous permet de p tirant profit de nos «expéri Ainsi, l'histoire du -mouvement o est la somme des « expériences » v au cours des siècles par la classe vrière.x cle de entifiques.\u201cDans ».câce cannaît À machini 7 environs de \u201cLeama d'organisation du tra t l\u2019emploi des machin ici que se créent de evient impossible - \u20ac posséder d\u2019 énor- iprendre: pârfaitement: ctuelle de da.clässe 0 ns a wn perfectionnemen la tech- pue bancaire (naissance action répetcussions économiq en mesure ak l'étude de Lis ours n pas une corvée, + traire, dite des plus capt histoire des mas \u2018histoire du labeur humain, de la misère et des vertus héroiques ma- en produit $2,000,000 de kg.nifestées par nos confrères ct nos ë 65 A compagnes des premières heures de mi du syndicalisme.Ce 5 sent page\" i Ne rer des ï \u2019 tions syn n bm TRANCHE D'HISTOIRE 181 Cet accroissement formidable de la broduction entraîne : 1\u2014Un accroissement de la consommation.2\u2014Une extension des échanges.3\u2014Une spécialisation croissante dans le travail pour augmenter sans cesse le taux de production.Les répercussions sociales ne sont pas moins importantes : 1\u2014La concentration industrielle amène un développement de la population urbaine.2\u2014 L'ancienne forme de travail à domicile disparaît; comment travailler artisanalement quand une machine produit en une heure, le travail de dix ouvriers en une semaine ?3\u2014Pour vivre, les ouvriers des campagnes et des villes sont obligés d'aller travailler dans les grands ateliers.4\u2014Ainsi la différence devient nette entre le producteur, qui ne possède rien et n'a pour vivre que son travail, et le détenteur du capital et des moyens de production, Le prolétariat est né.Misère du prolétariat Juridiquement et matériellement, les conditions de vie de cette nouvelle classe sont dures.Conditions juridiques.\u2014 La Révolution Française (1789) avait institué un régime d'individualisme libéral.La liberté politique conduit, après le développement du machinisme, à l'oppression économique.Persuadée que toute organisation collective interposée entre l'Etat et l\u2019individu doit disparaître, la Constituante supprime, par la loi du 11 mars 1791, les corporations.Effrayée par l'agitation qui réclame des augmentations de salaires, l\u2019Assemblée Constituante vote, le 7 juin 1791, la loi le Chapelier, qui interdit rigoureusement toute association ouvriére -punis de six jours à un mois de ou patronale.C'était pratiquement, laisser le soin de la fixation du taux des journées de travail d'individu à individu.Comment les travailleurs pouvaient- ils refuser un salaire proposé par un patron, puisqu'il leur était interdit de se grouper afin de faire valoir leurs droits ?.Le patron pouvait ainsi payer sa main-d'œuvre au prix qui lui convenait, et l'ouvrier ne pouvait qu'accepter ou être en chômage.Sous l\u2019Empire, en 1810, le code Napoléon aggrave la condition juridique des travailleurs en prévoyant des peines différentes, selon que les coalitions sont d'origine patronale ou ouvrière.Deux poids, deux mesures Les Patrons qui tenteraient de s'asse- cier pour baisser les salaires seront rison et d'une amende de 200 à 300 francs.Les chefs ouvriers de toute coalition tendant à la cessation du travail, seront punis de 2 à 5 ans de prison.La route est donc barrée à toute organisation collective sous quelque forme qu'elle soit.L'exploitation, à cette époque, n\u2019a pas de limite.- Une phrase du Docteur Guépin résume la situation: « Vivre, pour l\u2019ouvrier, c\u2019est ne pas mourir ».De cette concentration industrielle, De ce développement de la population urbaine, De cette misère profonde, \u2014 se dégage peu à peu une conscience commune.En moins de 100 ans, le prolétariat est passé, après bien des tâtonnements, de la conscience de la classe à l'organisation de la classe.Nous voyons peu à peu, par différentes voies, la classe ouvrière essayer de sortir de sa condition.La révolte des Canuts (1830) en sera un des premiers signes extérieurs.» Référence : Regards sur le Mouvement Ouvrier, Edition du Seuil, p.11- 12-13. 182 LE MOUVEMENT OUVRIER N.B.\u2014L\u2019ensemble de la situation décrite dans le texte qui précède s\u2019applique également à la plupart des pays d'Europe continentale ainsi qu'à l\u2019Angleterre.II - En Angleterre Plaidoyer d'un gréviste, Richard Pillings, devant le jury du Comté de Lancaster, en mars 1843.Ce texte montre la misère des ouvriers employés dans les manufactures.« Supposez, Messieurs, que vous avez une femme et six enfants sans ressources, dépendant pour vivre de votre travail et supposez que, réduction de salaire après réduction, il ne vous reste plus qu'à peine la portion suffisante pour vous assurer les premières nécessités de la vie, et que le samedi soir votre triste épouse n'ait rien pour sa famille ; qu\u2019elle voit ses chers enfants presque mourant de faim faute du nécessaire, et que vous ayez un fils comme j'en avais un, sur son lit de mort, sans assistance médicale et rien pour le soutenir, quels seraient vos sentiments ?J'ai été 20 ans tisserand à la main et 10 ans dans une fabrique et je dis sans hésitation que pendant ce temps j'ai travaillé 12 heures par jour, à l\u2019exception des 12 mois pendant lesquels les maîtres de Stockport n'ont pas voulu m'employer ; et plus longtemps, plus durement j'ai travaillé, plus pauvre et plus pauvre je suis devenu chaque année.Tant et si bien que je suis à la fin presque épuisé.Si les maîtres avaient fait une autre réduction de 25% j'aurais mis fin à mon existence plutôt que de travailler 12 heures par jour dans une fabrique de coton pour manger des pommes de terre et du sel.« Messieurs les Jurés, je remets maintenant mon sort entre vos mains.Quel- qu\u2019ait été pour d'autres la cause de la grève, elle a été pour moi une question de salaire.Et je dis que si Monsieur O'Connor en a fait une question de Chartisme, il a fait des merveilles pour l'étendre à travers l'Angleterre, l'Irlande et l'Ecosse.Mais pour moi cette gréve a toujours été une question de salaire et de Ten hours\u2019 bill.J'ai combattu pour maintenir les salaires et j'agirai ainsi jusqu'à la fin de mes jours et, même enfermé dans les murs d'un cachot, sachant que comme individu, j'ai fait mon devoir, sachant que j'ai été un des principaux bâtons mis dans les rayons de la roue qui ont empêché la dernière réduction de salaires, sachant que grâce à cette grève des milliers et des dizaines de milliers d'hommes ont mangé le pain qu\u2019ils n'auraient pas mangé si la grève n'avait pas eu lieu, je suis satisfait, quel que soit le résultat.Sur ces observations, je vais vous laisser remplir votre devoir.Je ne doute pas que vous ne me laissiez, par votre verdict, retourner à ma femme, à mes enfants, à mon travail.» Ce plaidoyer emporta l\u2019acquittement.Référence : Regards sur le Mouvement Ouvrier, pp.81-82.III.Aux Etats-Unis Aux Etats-Unis et au Canada, l\u2019industrialisation s'est opérée plusieurs décades après la naissance du machinisme en Europe.Le syndicalisme, en conséquence, est apparu plus tard, du moins comme mouvement organisé à l\u2019échelle nationale.Maman Jones Le texte qui suit est tiré du livre : « Maman Jones » et se rapporte à une situation qui était générale dans les usines de textiles aux environs de 1900 : «Quand la grève des cheminots fut terminée, je descendis vers Cottondale chercher du travail dans les filatures de coton.Je voulais voir de mes propres yeux si les sinistres histoires sur le travail des petits enfants étaient vraies.Je sollicitai du travail, mais le directeur me dit qu\u2019on ne pouvait pas m'en donner si je n'avais pas de famille qui travaillerait avec moi.Je dis au directeur que j'avais l'intention d'installer ma famille à Cottondale, mais que j'étais venue voir d'abord s'il y avait des possibilités de travail.\u2014 Avez-vous des enfants?\u2014 Oui, nous sommes six en tout.\u2014 Parfait, dit-il.Le travail des enfants «On me donna du travail à l'usine et là je vis les enfants, les petits en- TRANCHE D'HISTOIRE fants au travail.De toute ma vie, je n'ai rien vu de plus déchirant.Parfois, il me semblait que je ne supporterais pas un instant de plus le spectacle de ces petits visages silencieux ; j'avais envie de retourner dans le Nord, dans les affreuses mines de charbon, dans les camps des Montagnes Rocheuses, où ce sont des hommes au moins qui peinent pour le pain.Petites filles et petits garçons, pieds nus, allaient et venaient entre les rangées de broches interminables, ils approchaient des machines leurs petites mains décharnées pour renouer les fils cassés.Ils rampaient sous les machines pour les huiler.Jour et nuit, nuit et jour, ils changeaient les broches.Des petits enfants de six ans, aux visages vieux de 60 ans, faisaient leurs huit heures par jour pour dix cents.Quand ils s'endormaient, on leur lançait de l'eau froide à la figure et la voix du directeur tonnait par-dessus le fracas incessant des machines.Des bébés de 4 ans, qui tenaient à peine debout, étaient amenés à la filature pour «aider »la sœur aînée ou le frère de dix ans ; mais on ne les payait pas.Les machines fabriquées dans le Nord étaient construites à hauteur des petits enfants.Heures de travail et salaire « Souvent, les enfants avaient peur de rentrer seuls la nuit.Alors, ils se couchaient par terre et dormaient jusqu'au lever du soleil.C'était le cas lorsque les filatures marchaient au ralenti et que l'équipe de nuit travaillait moins longtemps.Souvent, je ramenais les tout petits, quand la journée était terminée, ou quand l\u2019équipe de nuit n\u2019était pas de service.Ils étaient trop fatigués pour pouvoir manger.Tout habillés, ils s\u2019écroulaient sur le lit pour dormir, dormir, leur unique bonheur.* * * Un père et ses deux petites filles travaillaient à un métier à côté de moi.\u2014 Quel Âge ont vos petites filles ?demandai-je.183 \u2014 Celle-ci six ans et dix jours, dit- il en désignant une petite fille voûtée, au cou maigre, en train d\u2019enfiler la touée, et celle-là (et il montra une paire de jambes minces comme des baguettes, qui sortaient de dessous un chevalet) celle-là 7 ans et 3 tnois.\u2014 Combien d'heures travaillent-elles ?\u2014 De six heures du soir à six heures du matin.\u2014 Combien gagnent-elles ?\u2014 Dix cent par nuit.- \u2014 Et vous ?\u2014 Quarante cents.Référence : Maman Jones \u2014 pp.95 98, Les Editions ouvrières.oe IV- Dans la province de Québec Beaucoup de gens sont sous l\u2019impression que la « misère imméritée » de la classe ouvrière est une réalité européenne, Nous venons de citer quelques exemples de la dureté du capitalisme industriel aux Etats-Unis.À quelques années d'intervalle, les travailleurs canadiens ont connus les mêmes misères que leurs confrères d'outre frontière.Parmi les documents qui nous révèlent la situation de la classe ouvrière au début du siècle actuel, il faut citer, en tout premier lieu, le Rapport de la Commission Royale d'Enquête sur les Relations entre le Capital et le Travail (1890).Plus récemment, l'enquête Turgeon (1936) a mis à jour des situations vraiment révoltantes dans l'industrie des textiles.Pour l'instant, nous nous bornerons à citer, ou résumer, quelques extraits du rapport de la Commission d'Enquête de 1890 : a) Pans la chaussure Dans une usine de chaussures de St-Hyacinthe, les appareilleuses gagnaient de $1.50 à $2.50 par semaine, les opérateurs de machines de $6.a $10.par semaine et les opératrices de $4.à $7.(Commission Royale: Capital et Travail, 1890 ; p.1479). 184 b) Chez les cigariers Chez Nutter et Webster, fabricants de cigares, de Sherbrooke.\u2014 les apprentis étaient payés $1.par semaine la première année, $1.50 la deuxième et $3.la troisième.Plusieurs jeunes apprentis ont témoigné devant la Commission à P'effet qu\u2019on leur imposait des « amendes » pour les erreurs commises au travail, les pertes ou supposées pertes de matériel.etc, si bien qu\u2019Alphonse Fournier (cigarier, 14 ans) a déclaré avoir reçu 40 cents en retour de 4 jours et demi de travail.L'ensemble des témoignages démontre clairement qu\u2019on ne se génait pas pour frapper les enfants à coup de pieds, ni pour les voler sur la rémunération des heures supplémentaires.\u2014 les salaires des femmes étaient de $L.à $2.par semaine.\u2014 la semaine de travail était de 60 heures, le salaire maximum des hommes de $8.ou $9.par semaine (pour 6 jours) mais l\u2019un des propriétaires de l\u2019usine a témoigné lui-même que les ouvriers chômaient souvent une journée, deux jours et jusqu\u2019à trois jours par semaine, ce) Les châtiments corporels Le témoignage de Joseph Fournier mérite d'être cité au texte : « JOSEPH FOURNIER », cigarier de Montréal, assermenté, Par M.Helbronner : Q.\u2014 Vous avez été employé chez M.Fortier ?R.\u2014 Oui, Monsieur.Q.\u2014 Pourriez-vous nous dire ce que vous avez vu, à propos du cachot et traitement des apprentis ?R.\u2014 A propos du cachot, j'ai peu de chose à dire : J'ai été employé dans la manufacture de M.Fortier seulement deux ans; je n'ai jamais été mis au cachot moi-même, mais je sais qu\u2019il y a des apprentis qui ont été mis dans le cachot.Ce que j'ai à dire, c\u2019est qu'un soir M.Fortier a battu une jeune fille.LE MOUVEMENT OUVRIER Q.\u2014 M.J.M.Fortier lui-même ?R.\u2014 Oui, M.J.M.Fortier ; il l\u2019a battue brutalement.Q.\u2014 Comment l'a-t-il battue, avec ses pieds ou ses poings ?R.\u2014 Non.Premièrement, il lui a demandé pour balayer et elle ne voulait pas balayer.Alors, il l'a emploignée et l'a terrassée ; il la tenait par terre avec une main et son genou, de l'autre main il a pris un couvert de moule et il l\u2019a frappée à plusieurs reprises sur le corps.La jeune fille pleurait.Quand il l'a .abandonnée, elle était tellement faible qu'elle a eu de la misère à se relever elle-même.Q.\u2014 Vous avez vu cela, vous-même ?R.\u2014 J'avais vingt ans dans le temps.Q.\u2014 Vous n\u2019avez pas crié à la police ?R.\u2014 Quand même j'aurais appelé la police, ç'aurait été le constable spécial qui serait venu et il aurait plutdt pris la part de M.Fortier que la part de la jeune fille; seulement si je m'étais senti assez fort pour prendre la part de la jeune fille, je l'aurais fait ; mais je ne l\u2019étais pas.Q.\u2014 A propos des amendes, con- naissez-vous quelque chose ?R.\u2014 Je sais qu'il y a plusieurs apprentis qui ont eu des amendes de chargées, mais je ne pourrais pas en parler personnellement.Q.\u2014 Etait-ce pour de bonnes et valables raisons ?R.\u2014 Plus ou moins ; cela est arrivé dans deux boutiques.Référence : Rapport de la Commission Royale : Capital et Travail, 1890 \u2014 bp.89 et 90.d) L\u2019opinion d\u2019un juge « BENJAMIN ANTOINE TESTARD DE MONTIGNY, Recorder de la Cité de Montréal, assermenté.Par le président : Q \u2014 La Commission désirerait savoir les raisons que vous avez à donner TRANCHE D'HISTOIRE pour avoir permis aux maîtres et patrons de corriger les enfants.La Commission désirerait entendre vos explications là-dessus.R.\u2014.Jai eu occasion, plusieurs fois, de condamner des contremaîtres pour avoir exercé des sévices que je ne pensais pas être raisonnables ; mais j'en ai libéré aussi lorsque je considérais que la correction était raisonnable.J'ai eu plusieurs fois l\u2019occasion de m'\u2019exprimer sur ce point en présence des mai- tres et des apprentis qui étaient devant moi, et jai consacré comme principe que le maitre a le droit de correction sur son serviteur, et plus particulièrement sur son apprenti, pourvu, bien entendu, que ce soit une correction raisonnable.J'ai même, pour mieux faire comprendre ma pensée, donné des exemples en disant: «Eh bien ! vous avez le droit de secouer un apprenti, vous avez le droit de lui tirer lègère- ment l'oreille, vous avez le droit de lui frapper dans les mains, ou sur les fesses ou à quelque endroit où vous êtes sûrs que cela n'endommagera ni ne préjudiciera aucunement à la santé de l'enfant.» Par M.Heakes : Q.\u2014 Considérez-vous que c'est une correction raisonnable que de renverser par terre une jeune fille de dix-huit ans et de la frapper ensuite avec un morceau de bois ?R.\u2014 Quant à cela, je ne pourrais décider sur une simple question comme celle-ci, parce que comme juge je suis habitué à entendre les deux parties et à voir les circonstances d'une cause, et c\u2019est toujours mon habitude après avoir entendu une partie d'entendre l'autre.Tout dépend de la preuve qui serait faite.Tout ce que je puis dire c'est que, dans le cas d\u2019apprentissage, je considère, surtout quand le père a confié son enfant à un patron, que le droit de correction va aussi loin que celui du père.Q.\u2014 Si un défendeur dans une cause devant le Recorder admettait qu\u2019un individu aurait renversé une jeune fille de 18 ans, et ensuite l'aurait frappée, 185 croyez-vous que cet individu serait coupable d'assaut ?R.\u2014 Tout dépend des circonstances, de la manière de la frapper, de la manière dont il l'aurait jetée à terre, et de la manière dont it l'aurait traitée généralement.Q.\u2014 Existe-t-il une loi qui autorise un patron à renfermer ses employés dans une chambre noir ou «black hole», ou aucun autre appartement ?R.\u2014 La loi à laquelle j'ai fait allusion donne simplement, dans un sens laconique, comme toutes les bonnes lois, le droit de correction ; et en quoi consiste cette correction, je l'ai dit tout à l'heure: tout dépend des circonstances.Si vous voulez avoir mon opinion sur la question si le fait d\u2019enfermer un enfant dans une cellule est une correction raisonnable, je suis bien d'opinion qu\u2019il peut le faire et que même, il y a moins de danger à pratiquer cette correction qu\u2019à les frapper, pourvu, bien entendu, que ce ne soit pas un lieu qui affecte leur santé et qu'ils ne soient pas privés de nourriture saine.Q.\u2014 Considérez-vous que la permission donnée à un patron de corriger son apprenti lui permet de l'enfermer dans une chambre noire et de le priver de la nourriture, d'air, de lumière et des autres nécessités de la vie ?R.\u2014 Quand j'ai dit que la correction ne doit pas affecter la santé de l'enfant j'ai répondu à cette question, puisque la lumière, la nourriture sont nécessaires à la santé ».Référence : R.CRE.\u2014 CT.1890, page 435.e) Les amendes Demoiselle PHILOMENE DESGRAN- GES, employée dans la fabrique de tricots de St-Hyacinthe, assermentée.Par M.Boivin : Q.\u2014 Voulez-vous nous dire où vous travaillez ?R.\u2014 Oui, monsieur, je travaille à la chambre à carder depuis 4 mois. 186 LE MOUVEMENT OUVRIER Q.\u2014 Combien d'heures travaillez- vous par jour ?R.\u2014 11 heures.On commence à 7 heures le matin et on finit à 7 heures le soir.Q.\u2014 Travaillez-vous à la pièce ou à la journée ?R.\u2014 À la journée.Q.\u2014 Combien gagnez-vous par jour ?R.\u2014 50 cents.Q.\u2014 Quand vous vous êtes engagée là, avez-vous signé quelque contrat ?R.\u2014 Non, monsieur.Q.\u2014Y a-t-il des règlements imprimés dans la manufacture ?R.\u2014 Je ne m'en suis pas aperçue, toujours.Je ne pense pas.Q.\u2014 Vous a-t-on dit quels étaient les règlements de la manufacture en vous engageant ?R.\u2014 Oui, monsieur.Q.\u2014 Avez-vous en votre possession des règlements comme ceux-ci, des livres comme ceux-ci ?(le livre produit) R.\u2014 Oui, monsieur, on en a eu.Q.\u2014 Savez-vous lire ?R.\u2014 Non, monsieur.Q.\u2014 Mais vous savez que c'est à peu près un livre comme celui-là que vous avez eu ?R.\u2014 Oui, c\u2019est pareil, je le connais.Q.\u2014Y a-t-il des anmendes qui se paient dans cette manufacture ?R.\u2014 Oui, monsieur, il y en a.Q.\u2014 Vous, en avez-vous payé ?R.\u2014 Oui, j'en ai payé une.Q.\u2014 Combien avez-vous payé, et pourquoi ?R.\u2014 10 cents parce que je suis arrivée en retard le matin.Q.\u2014 Combien de temps en retard ?R.\u2014 Deux minutes.Référence: R.CRE.\u2014 C.T.1890, page 1441.f) Les réglements des fabriques FABRIQUE DE LAINE « GRANITE » DE ST-HYACINTHE Règles et règlements principaux concernant les employés de cette fabrique.1.\u2014Les heures de travail sont de 6.30 heures du matin à midi et de 12.45 p.m.à 6.30 de l'après-midi.Le samedi la fabrique sera fermée à 4 heures p.m.(68 heures par semaine) 3\u2014Tout employé arrivant en retard à l'ouvrage paiera une amende de 1 cent par chaque minute de retard.9.\u2014Les salaires pour chaque mois de calendrier seront payés dans le cours de la troisième semaine du mois courant.10.\u2014Tout employé ordinaire désirant laisser le service de la fabrique devra donner quinze jours d'avis ; les contremaîtres devront donner un mois d'avis.11\u2014Tout employé ne se conduisant pas d\u2019une manière convenable, ou se rendant coupable d'insubordination ou de grossièreté pourra être mis à l'amende par le contremaître de son département, ou renvoyé immédiatement du service et dans tous les cas tel employé ne pourra recevoir son salaire qu\u2019au jour régulier fixé pour le paiement des salaires des autres ouvriers.12\u2014Toute personne laissant le service de la fabrique sans avoir donné l'avis requis par ces règlements n'aura pas droit aux arréages de salaite lui revenant lors de son départ sans avis, pour compenser le tort et les dommages que tel départ subit de sa part pourrait faire subir à la fabrique.15.\u2014I] est défendu aux ouvriers de se tenir à la porte d'entrée sous une pénalité de 25 centins pour chaque contravention.16\u2014Tout employé qui entrera dans la fabrique par une autre porte que celle qui est à leur usage sera passible d\u2019une amende d'une piastre pour chaque offense.» Référence: R.CR.E.\u2014 C.T.1890, pages 1470 à 1472. SOPPNSPHRSNT \u2014 CLPNS OR LIN \u2014 CLRONDI AWN J OCLXNPTR WN \u2014~ \u2014 SOLUTIONS DES MOTS CROISES Horizontalement : NS \u2014 Aves \u2014 Ut.Et \u2014 Pale \u2014 Re.\u2014 Urne \u2014 Ae.Is \u2014 Rout \u2014 Ma.Sa \u2014 II.Si \u2014 Etal \u2014 Ci.EE \u2014 Lire \u2014 TC.Ce.Ite \u2014 Ora.Eté \u2014 AE \u2014 Gad.Caraccioli.Are \u2014 Ur \u2014 Goa.Va \u2014 Glui \u2014 Ic.Re \u2014 Li.Ca \u2014 Opes \u2014 Va Ali \u2014 Am \u2014 Sai.Di \u2014 Doit \u2014 NN.Eburnéenne.Sis \u2014 Sr \u2014 Ses.Ergoteries.Su \u2014 Patin.Lamas \u2014 En.Roulat \u2014 Apt.Orner \u2014 Pari.Pies \u2014 Marin.Iol \u2014 Morose.In \u2014 Sédan.Renan \u2014 IL Aviculture.Mes \u2014 La \u2014 Bis.Espronceda.Tua \u2014 Fo \u2014 Dei.As \u2014 Pané \u2014 En.As \u2014 Rêve \u2014 Re.Sidération.Ese \u2014 Et \u2014 Ont.Problème no 1 PIOPPEPT = ose Problème no 2 Sopnepnasen- = Problème no 3 CLWNPUR LON \u2014 Problème no 4 SOPNTSHBINH \u2014 Verticalement : Ne \u2014 Missel.St \u2014 Isaie.Et.Ap \u2014 Uriel.Va \u2014 Ro \u2014 Tie.Et \u2014 Nu \u2014 Are.Se \u2014 Etole.Ue \u2014 Amict.Te \u2014 Calice.Eecavecades.Tara \u2014 Alibi.Ere \u2014 Us.Geo \u2014 Dr.Acul \u2014 Paons.Ecru \u2014 Emier.Ils \u2014 Te.Gog \u2014 NS.Aloi \u2014 Vanne.Diachains.Estropiera.Ru \u2014 Orion.Lunel \u2014 Ri.Opales \u2014 Sec.Tamar \u2014 Menu.Etat \u2014 Modal.Ris \u2014 Parant.In \u2014 Aaron.Epris \u2014 Ir.Sentinelle.Métaphrase.Esus \u2014 Oasis.Spa \u2014 De.Pal \u2014 Re.Lofa \u2014 Amere.Anon \u2014 Vivat.Eté \u2014 Et.Bed \u2014 Io.Idée \u2014 Toron.Saintement. Nos Collaborateurs Nous voulons présenter ici un tribut d\u2019hommages reconnaissants à tous ceux qui de près ou de loin ont aidé à la préparation du magazine 1957.Soulignons en particulier l\u2019aide efficace des personnes suwantes : S.E.Mgr Percival Caza, Mgr P.-E.Charbonneau, P.D,, Rév.Père Lionel Montour, o.m.i., Dom Flicoteaux, o.s.b., M.Roland Doris, p.s.s., M.l'Abbé Gaston Hains, M.l'Abbé Arthur Delorme, M.l'Abbé Maurice Ouellette, M.l'Abbé Emile Lemire, Rév.Père Jacques Champagne, o.m.i., Mme Laudya Gélinas, Mme Suzanne Malo, Mme A.Payette, Mlle Angéline Sylvain, Mille Emilia Lacroix, Mile Béatrice Clément, M.Jacques Belleau, M.Maurice Leroux, M.Gérard Dupuis, M.Vincent Prince, M.Georges Dufresne, M.Paul Lethieca, M.Michel Pierre, Dr Adélard Groulx, m.d., Dr Jacques Noiseux, m.d., M.Marcel Montour, M.Jean-Claude La Haye, M.Pierre Laporte, M.Jean Dupire, M.Jos.Buisson, M.Nick Kebedgy, M.Gerry Gosselin, M.Jean-Marie Massé, M.E.-C.Piédalue, M, Roland Parenteau, M.Amédée Gaudreau, M.Gérard Lemieux, Canadian Needle Craft, M.LE Lefebvre, (S.E.de la C.T.C.C.).Les photos nous ont été gracieusement fournies par : Office National du Film, pages 5, 46, 49, 60, 68, 71, 76, 78, 79, 87, 97, 112 À & B, 120, 130, 135, 136, 140, 142, 145, 150, 160, 176.Radio-Canada, pages 16, 17, 18, 125, 126.La revue « L'Oratoire », 21, 125.Canadian Needlecraft, 36, 58, 110, 154.France-Film, page: 1902 93, 1261 198 La Presse, pa pages 198 im! .Fee i oe : se \u2018Que tous Fioibent à ici d'un nbick chaleureux! Table des Matières Bricolage : Pages Camion à benne basculante .35 De jolies mules .2200000 2000 tee da eee een seen 90 947-7011 SEA 169 Le passage des clous .Lia.171 Calendrier : Saison hiver .Lee La aa aa A ea a ae ea aan 6-7 Saison printemps 1202000000 e eee La ae an aa ana e ee 50-51 Saison été 1.120000 LA La AL a a a 44e Ra da A 4e dan en à 98-99 Saison automne .222200 004244 a eee a ea ee a ne 146-147 Conseils pratiques : Un conseil madame .vivian.134-168 Contes : Poisson d\u2019'Avril .par Béatrice Clément 54 Conte d'hier et de toujours .par Béatrice Clément 164 Divers : Editorial «vote eee a 3 BL Lr J 10 Se résigner\u2026.over iin ea ane ne een anne 000 Yvonne Estienne 15 Entrevue avec Louis Armstrong .10.000000 cas ee ne aa ana ane 0 19 J'vais.m\u2019bâtir une maison .00000 00e e cent en a na eue 0 0 20 Le probléme de l'ouvre-boite .cca 24 Notre écriture nous trahit ?.el 25 La faim oer na aa eee aa eee par Michel Quoist 32 L\u2019âne portant des reliques .par La Fontaine 57 Pour les gros .\u2026».: ty .18S Frère Genièvre 064 La couleur .,, GE \u2026« PAF Paul Lethiecq 65 Pas de promiscuité, a Par, Michel Pierre 116 Jai vu un hoghing 5.8.RAAF IONS AN Dar \u2018Louis Rocher 119 Maurice Richard et Marilyn Monroe .par = Georges Dufresne 124 TABLE DES MATIÈRES 191 Pages Signification des prénoms .iia.138 Le monde 002002002020 sea sa ne a se se sen par Louis Rocher 153 Le tracteur .0.002220 0 a 24 nee a san ne 000 par Michel Quoist 156 Dialogue .ooi iii par Marie Noël 175 Nos collaborateurs .02002000 000 a aa nana ee na ana ana 0006 188 Civisme : La ville 2.000000 0 se 0e uen sens par Jean-Claude La Haye 68 Du droit de vote à la démocratie .par Pierre Laporie 108 Serviteur du bien commun .par Jean Dupire 130 Notre famille et celle des amis de nos enfants par Mme Laudya Gélinas 136 Déplorer ou agir .00.0000000 00e nana 00000 par J.Regarde 160 Fêtes religieuses : La royale Epiphanie.par Dom Flicoteaux, os.b.8 La Quasimodo.par Dom Flicoteaux, o.s.b.52 L\u2019Assomption de Marie .par Dom Flicoteaux, o.s.b.100 Vraie « Féte des Morts» .par Dom Flicoteaux, o.s.b.148 Le Prêtre : L\u2019Évêque, père de la famille diocésaine .par S.E.Mgr P.Caza 12 Jardin des vocations .par M.l\u2019Abbé Arthur Delorme 60 Le curé converti par son prône .par Mgr P.E.Charbonneau, P.D.92 Le Prêtre ne s'appartient pas .par M.l\u2019Abbé Maurice Ouelleste 120 En dehors de la sacristie .par M.l\u2019Abbé E.Lemire 176 Mots croisés : Problème no 1 .100000 0042 e ea ea ee aan sen 27 Problème no 2 .1.11022 12224 ee ae eee eee aa aa ane nee en 75 Problème no 3 «oii a 115 Problème DO 4 .AA aa Aa ea ea ae aa ee 159 NT) T5 (0) AAA 187 Quizz : Voyez-vous la vie en rose?.2020 2000 s La anses ass ananas 11 Êtes-vous sociable ?.122220200 02 La ent e ee a nana eee 83 Êtes-vous bon en chiffres ?.2202022200 11 nana 96 Connaissez-vous la devise ?2.104040 010044 aa a ae sa aa nan» 129 Quelles sont vos connaissances en liturgie ?.132 192 LE MOUVEMENT OUVRIER Pages Prenez-vous le temps de vivre ?.133 Quel est leur nom véritable 7 .0.157 Êtes-vous dynamique ?.iii.158 Connaissez-vous la bible?.174 Reecettes : C'est maigre .par Angéline Sylvain 28 Rien que pour deux! .par Angéline Sylvain 84 La boîte à lunch .par Angéline Sylvain 106 Les repas de nos petits .par Angéline Sylvain 152 Santé : La poliomyélite et le vaccin Salk .par Dr Adélard Groulx, md.80 La T.V.etvos yeux .par Dr Jacques Noiseux, m.d.102 Sports : Pie XII et le sport .par Roland Doris, p.s.s.21 Du sport passif au sport actif.par Nick.Kebedgy 112 Conseil d\u2019un pêcheur .par Jos Buisson 139 Athlétisme et civisme .par Gerry Gosselin 150 Travail : Stand by! 2 minutes! .par Maurice Leroux 16 Jean Louis, père de famille .par Jacques Belleau, psychologue 29 Les enfants doivent-ils aider à la maison ?.par Jean-Marie Massé 40 De l'instruction pour nos filles .par Émilia Lacroix 46 Le salaire annuel garanti .par Roland Parenteau 72 Journalisme et journaliste .par Amédée Gaudreau 76 Comme une montagne à franchir .par Mme Suzanne Malo 88.Les jeunes devant l'avenir .par E.C.Piédalue 104 L'Eglise et les travailleurs .par Gérard Lemieux 142 Tranche d'Histoire .coil ea ae 2e 180 Tricot et couture : Nappe à motif d\u2019ananas 00000000 0a a sen 0 as nee es 36-37 Collet garni de dentelle 3 la fourche .58-59 Écharpe et jupe estivales .222202 00 0e nee a ana een 110-111 Poignées crochetées .a.154-155 IMPRIMERIE SAINT-JOSEPH \u2014 MONTRÉAL "]
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