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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1982-08, Collections de BAnQ.

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[" iy) aig maire TH Per Ely ef Tele) he thle Ft, at ay nee ; ai Ks , ni i 3 ial IN] i i! flat galt a es su ratés Han D je hs oe y ts ru a ntti i\u201c 4 i ! th pa \u2018 ns ith \\ ; : 1 ; i i {RHA nd 4 te 8 ff hilt di thelr + i fh i oh i ie L i ry tl ih =x\" K et.J a SI Volume 111 | v Numéro 8 i hi « fifties! oll ii 0 Août 1982 | itt my 1011 in on: i, We 1 i ; i A Ÿ % Er % i ; E Ë | : i AN i i d | Li = | 1 ol ol FR Bi # ÿ i \\ ify! .; ge \\ 5 ih ; i ! le sr qe BY ni i 7 7 3 ber 7 7 ih # wo Fe 7 ir 7 GE = 7 Gr i eh v 7 GA A ÿ Mel 5 | ii x Tl Fe ry ih = qi A | i hi | 4 qi i i I Feu i | 4 I J fi | i mn ph i | [ 1 it ! fi AT i | 2g] i rs = iffy Al | \u201con, prot il \u201c | | ft f -> i i A ir i it it \u201c if ie 1 2 A i i i i ÿ AK nan ih i ji 3 ji | i Al he Ai 2 i i fi ty \"A 2 Ia f 4 ih 4 AE) lt ae i bt Gin Cn Ht i hf i: of i | i LF i ii \\ ; i op hal Ti | } H $ Hii ihe i {is | È ior | ri net Le, i | | | Ws fi 1h ur it x 6 ih UF i fis iH} % ih i ir ts i i oa | ni 57 i 5 i i.I ki i} pildie ii i li 1 gs i il i 7 ~ ih aa wi (Es i i 3 4 3 Hy HUAN Arg, AS me a La | | les ; Pi / Hf i oN ii ,~§ el) ii i % hh) i Nei\u201d se ; Se ade XZH 3ND\u201c IV3Y1NOW | | Seg IN SIN3G-1S 3N¥*00L1 Ah ! io) i, ithe fi afi (ais dls 23983N0 NO 3ITYNOILVN°E8IE #> HY i ! YVOYY ph ti x a it i fu i in i a i Tr \"AS fu fi i\u201d Que Ë \"QUI ep E10) + iL 1a anada = iH} mH Ai rae H i Jl Ld Shot ii hh hed fh file: cbr i | i gi tit a Li Pig th Ll ST ni it ' A Hh vy fi su i su 9 1 i at nie ait hi i iH ji iy i Tableau Renseignements thérapeutiques page 726 e Endormissement rapide e Durée normale de sommeil: 6 à 8 heures e Minimum de réveils nocturnes e Pas d'accumulation significative e Patient alerte le lendemain HaAÏCÏON cvamves (triazolam) Là quand il en faut.\u2018 disparu quand il n\u2019en faut plus\u201d [un PRODUIT DE | 1.Matta B, et ai (1974) Curr Ther Res 16 958 LA RECHERCHE 5 Roth T et al (1977) Drugs Expt Chin Res 1:279 SUR LE LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA [se | 865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS.ONT PAA5] = 8111 MARQUE DÉPOSÉE HALCION CF 2882 1 core) (27) [AM tion; our posi él di ilés tion Meg 1 \"$ VA is si cr rotor il i SE palin fondée en nr 1 Union Medicale du Canada , .Volume 111 Revue scientifique mensuelle | L AMLFC: .Numéro 8 publiée par l'Association des médecins \u2018Une prise en main Août 1982 de langue française du Canada de son propre destin! Monique Boivin-Lesage, présidente André Boyer, vice-président Hugues Lavallée, secrétaire Pierre Doucet, trésorier Parce qu\u2019elle s'appuie sur la solidarité professionnelle et linguistique de quelque 200,000 - .z A confrères francophones dans le Conseil de rédaction monde entier, l'Association des Marcel Cadotte André Dupont médecins de langue française du Pierre-Maxime Bélanger Michel Dupuis Canada vous offre de : Monique Camerlain Bernard Hazel © consolider votre identité au sein Michel Copti François Laramée du monde médical francophone ; Équipe de rédaction © vous engager au sein d'un groupe culturellement homo- Marcel Cadotte, rédacteur en chef à gene ; Marcel Rochon, rédacteur v © témoigner, dans votre langue, Jacques Tremblay, rédacteur \u2019 d'une pensée scientifique vigou- A.Normand Pilotte, graphiste reuse ; Gabrielle Faucher, adjointe au rédacteur en chef © intervenir dans des débats qui impliquent la médecine et les Édouard Desjardins, rédacteur en chef émérite Répertorié dans le Current Contents / Clinical Practice.médecins ; e contribuer à la francophonie médicale mondiale ; e assurer la mise à jour de vos Collaborateurs connaissances scientifiques ; Paul-Marie Bernard Jean-Gil Joly © retrouver vos confrères et amis Georges Bordage René Lamontagne par-delà les disparités interspé- Pierre Boulanger Richard Leclaire cialités et les distances inter- Martial Bourassa Christiane Mascrès régionales.Jacques Cantin Louise A.Monday Claude Caron Daniel Myhal Une présence nationale Michel Chrétien Pierre Rivest et internationale Francine Décary Léon Tétreault .Jacques-E.DesMarchais Gérard Tremblay Le Congres annuel de Camille Dufault Maurice Verdy .l'AMLFC, ses conférences interna- Robert Duguay Pierre Viens \"el tionales, ses symposiums, ses Jean-Jacques Ferland Jean Wilkins tournées régionales, ses prises de J.-Mario Giroux position, ses publications, ses prix , 0s et distinctions, sont autant d'acti- Abonnements: 50 $ par année, 60 $ U.S.A, 65 $ autres.Etudiants: | vités qui contribuent à la promo- 15 $.Les membres de l\u2019A.M.L.F.C.sont automatiquement abonnés.ficalté tion scientifique et culturelle de la : médecine d'expression française.Impression: Publicité: ! ; mprimerie M.Gérald J.Lon Des services sur me- srati g Coopérative Harpell directeur de la publicité, sure 1, Pacifique, Ste-Anne-de-Bellevue, H9X 1B0 L'Union Médicale du Canada, 1440, rue Ste-Catherine ouest, e Réseau-Med Cc iti : .e Sonomed Typographie Multi Méun suite 510, Montréal H3G 2P9 nion Médicale du Canada 9216 Boivin LaSalle, H8R 2E7 téléphone: (514) 866-2053 © Avantages socio-économiques membre du EET AMM Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec - RADAR ISSN 0041-6959 I Courrier de deuxiéme classe - Enregistrement no 2134.Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Cr must ji Cie ET CLT rad O | EYeli |\u2014 \u2014H ÿ protection.L'action ininterrompue d\u2019un médicament peut rendre la Aa el plus complète.» Corgard (nad 6 une protection + de 24 heures aveddune seule dgse quotidienne.Peur Fangine et I'hypertension, prescrivez Corgard une fois par jour \u2018dés le premier jour.4 le bêta-bloquant \"bonjour Renseignements thérapeutiques page 70 gi CARE > aE a oli alas: fondée en 1872 I\u2019 Union Medicale du Canada Volume 111 Numéro 8 Août 1982 Tribune éditoriale Les comptes rendus des histoséminaires de l\u2019Université de Montréal \u2014 une nouvelle rubrique Roger Gareau Dossier : _ Ophtalmologie contribution de l'Hôpital Ste-justine Les cataractes congénitales et infantiles 1 : leur étiologie et leurs modes d'investigation J.Milot, P.Massicotte, M, Barsoum-Homsy et L.Chevrette Les cararactes congénitales et infantiles 2 : classification étiologique d'un relevé de 115 CaS.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026rrrecceensr 680 M.Barsoum-Homsy, L.Chevrette, G.Jeliu, J.Milot et P.Massicotte L'oeil et l'enfant : fausses notions les plus répandues Jean-Louis Jacob Vision de la couleur : dyschromatopsies - achromatopsies.692 Jacqueline Orquin Le docteur Fernand Croisetiére (nécrologie) .695 Jean Milot Comptes rendus EE Les comptes rendues des histoséminaires de l'Université de Montréal : Dysgerminome à cellules syncytio- trophoblastiques de l'ovaire droit André Dumont Maladie de Kimura : localisation mammaire \u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ererces 697 Jean Côté Synovio-sarcome monophasique du dos.697 Gilles Gariépy Chéilite granulomateuse de Miescher.698 Jean-Marc Verrault Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Polypose hyperplasique du corps gastrique : transformation adénomateuse et adénocarcinomateuse André Dumont Hépatite chronique active avec vasculite nécrosante et antigène australien circulant.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026rrrrreceenneenens 699 Jean Côté Localisation pulmonaire d\u2019un immunocytome lymphoplasmocytaire Gilles Gariépy Concepts nouveaux Rapport du groupe de travail du Nouveau-Brunswick sur l'environnement et le syndrome de Reye.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.- 202 Communications Les attitudes devant le vieillissement et les personnes âgées.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.-eecceceees 716 Michelle L.Montplaisir et Yvon Dufour Documents et réflexions | L\u2019assurance-maladie au Québec : les objectifs de la profession médicale et de la société 3.Le contrôle de l'accroissement des dépenses.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026rrercecrrssenanecen anere0e 720 Guy Rivard Bulletin de l'Association des médecins de langue française du Canada Erratum : \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 Prévalence de l'obésité chez les femmes post-ménopausées traitées avec des OEStrOGÈNES .\u2026.\u2026.\u2026.sseusserercerrrserenrenrensennn00e 684 M.Verdy et coll. LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS fondée on 1872 I \"Union Volume 111 ET CHIRURGIENS DU CANADA ye Acie 1982 EXAMEN Médicale Sara | XAM duCanada \\ : Editorial Les examens du Collège Royal ont lieu en 3 septembre, chaque année.Les candidats qui 3 .P d f the Slide S iversi \u2014 (; désirent se présenter aux examens doivent A Na Hoge or (he Slide Seminars of Université de Montréal as BY A .oo RRAUAING ccs \u2014 3 prendre note des points suivants: Roger Gareau 4 1.Tout candidat doit soumettre une demande Special Feature : Ë 3 d'évaluation préliminaire de sa formation.3 ; ; ; Ophthalmology : Contribution of Hôpital Ste-Justine ! de 3 2.Les candidats qui poursuivent leur formation 3 au Canada doivent soumettre cette demande Congenital and Infantile Cataracts # un an à l'avance de la tenue des examens aux- 1: Causes and Methods of Investigation \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026iieseereenenennns 674 Ÿ quels ils désirent se présenter, c'est-à-dire vi ot, P.Massicotte: ch 3 avant le 2 septembre de l'année précédente.- Barsoum-Homsy and L.Chevrette # Les candidats, qui ont lors du foute ou une Congenital and Infantile Cataracts 3 partie de leur formation hors du Canada doivent 2 : An Etiological Diagnosis of 115 Cases \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026sens 680 A soumettre leur demande initiale d'évaluation M.Barsoum-Homsy, L.Chevrette, G.Jetiu, \u2018 au moins 18 mois à l'avance de la tenue des J.Milot and P.Massicotte gel \\ examens auxquels ils désirent se présenter, lecte c'est-à-dire avant le 2 mars de l'année précé- The Eye and the Child : The Most Popular False Concepts .689 dente.Jean-Louis Jacob fue Seuls les candidats dont l'évaluation des titres Colour Vision : Deficianc) ; par et qualités a été complétée seront acceptés à or Oe ar cles - Achromatopsia vrcorssereneensesersaesa cena cesn seen 692 cor l'examen.fout ; .CL Doctor Fernand Croisetière (obituary) \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026eeeenereeesannes 695 fan 3.Les candidats dont la formation a été évaluée Jean Milot J ; tel que décrit ci-dessus et qui désirent se gue présenter aux examens devront en informer le Proceedings Collège, par écrit, avant le 1er février de ICE Ep l'année de l'examen.Sur réception de cet avis, p di ; ,( Lo fil l'évaluation de la performance du candidat en ceedings of the Sloe Seminars of Université de Montréal \u2014 tire cours de formation sera ajoutée à l'évaluation ; y gti ; d i lite \u20ac > Dysgerminoma with Syncytiotrophoblastic cher es titres et qualités déja complétée.Chaque Cells of Right OVAIY ocre renennenenenneneenies 696 ; candidat recevra par la suite un avis sur l\u2019éli- André Dumont en gibilité de sa demande et il recevra aussi une ; Ni ( fir formule d'inscription si la réponse est favorable.Kimura's Disease Localized to the Breast 697 quo .Les documents suivants sont disponibles au Monophasic Synovial Sarcoma of the Back \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 ta bureau du Collège: Gilles Gariépy wp Cheilitis GranulOMAtOSA \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026rscccccrarcerenerrrrrecererrr ere re nr ecrans 698 Cas a) les formules de demande d'évaluation de la Jean-Mac Verrault Vist formation; Hyperplastic Polyposis of Gastric Body : Adenomatous A , Ne .12 ; an enocarcinomat T f lON L.nncncccreceese i 3 b) le livret \u201cRenseignements généraux et règle- A OO es 698 i 3 ments concernant les normes de formation ; Ce et les examens\u201d: Chronic Active Hepatitis with Necrotizing Vasculitis and con Circulating Australian Antigen \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026nnnnnnnnennnnennn 699 A c) les feuillets décrivant les règlements et Jean Côté i normes de formation relatifs aux examens Pulmonary Involvement by a Lymphoplasmacytic on pour chaque spécialité.Les candidats doivent IMMUNOCYIOMA oor ces corerrrcetsseeenrerrareetestrensrenereres cernes 699 de, mentionner la ou les spécialités qui les Gilles Gariépy CF intéressent: - ; New Concepts tr d) le livret \"Programmes de formation spécia- Si lisée agréés par le Collège Royal\u201d.Report of the New Brunswick Task Force y Co .on the Environment and Reye's Syndrome \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.rescerceneascenses 702 li 5.Toute demande doit étre adressée comme suit: y 0 Communications .\u2019 - a Bureau de formation et de l'évaluation ; .The Attitudes Toward Aging and the Elderly People .716 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS Michelle L.Montplaisir Ma | and Yvon Dufour ET CHIRURGIENS DU CANADA .74S | Facts and Thoughts qu 4 Staniey a Ottawa, Canada.K1M 1P4 National Health insurance in Quebec : Objective of the Medical d TEL.: (613) 746-8177 Profession and Society.Third Part \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026crersnmenenenesennnne 720 Ë Guy Rivard Me ph L'UNION MÉDICALE DU CANADA gg 8 8 \u2026 486 4 688 \\ = | Tribune éditoriale Roger Gareau Les comptes rendus des histoséminaires de l'Université de Montréal Une nouvelle rubrique \u2018Union Médicale du Canada inaugure au- jourd\u2019hui une nouvelle rubrique - Les comptes rendus des HISTOSEMINAIRES de l'Université de Montréal - qui permettra à ses lecteurs de participer aux préoccupations scientifiques et au souci de formation continue des pathologistes du Montréal Métropolitain.Elle compte leur distiller les progrés de la pathologie tout en leur faisant prendre conscience de la grande variété et de la mouvance des lésions qui guettent leurs patients.D'aucuns diront.Pourquoi gaspiller un espace précieux de cette excellente revue d'intérêt général à traiter de sujets qui, après tout, n\u2019intéressent que les pathologistes ?Pourquoi empé- cher, en quelque sorte, les dentistes, les pharmaciens, les omnipraticiens et les chercheurs de venir s'exprimer a cette tribune magistrale ?Pourquoi nous encombrer d'histologie au moment où, dans les universités, sommeillent des microscopes tout neufs inutilisés, relégués dans leurs cases après avoir été remplacés par l'audiovisuel ?D'autres répondront.Pourquoi pas ?.Faire une petite place aux HISTOSEMINAIRES, c\u2019est un moyen facile de suivre la littérature contemporaine et ses répercussions dans notre milieu, de subir le contrecoup bénéfique des congrès régionaux et internationaux de pathologie, d'assister à l'éclosion de nouveaux concepts et à la résurrection de vieilles entités, de constater l'apparition de maladies tropicales et de parasitoses d'importation qui, jusque-là, nous avaient été épargnées, de réapprendre des notions oubliées depuis longtemps.Pourquoi pas une toute petite place aux HISTOSEMINAIRES qui agrandiront le champ d'intérêt de la revue et stimuleront la motivation des lecteurs.Ce qui hante maintenant la pathologie risque fort, un jour ou l\u2019autre, de confondre le praticien aux prises avec un diagnostic difficile.On constate tous les jours que les meilleurs cliniciens, précisément ceux qui, au cours de leurs années de formation, ont fait des stages en pathologie, se plaignent amèrement de la brièveté frustrante de ces stages.Les plus assidus aux présentations anatomo- Tome 111 \u2014 AOUT 1982 cliniques, ces férus de science seront assurément les meilleurs défenseurs de la nouvelle rubrique.Les HISTOSEMINAIRES de l'Université de Montréal sont une vénérable institution dont la fondation remonte à 1954.Cela se passait à l\u2019Hô- tel-Dieu de Sherbrooke, au cours d\u2019une fête en l'honneur du nouveau pathologiste le docteur René Vanasse.Trois néophytes d'alors, les docteurs Simon Lauzé, Jean-Paul Thériault et Roger Gareau, réagissant à une critique latente malheureusement encore d'actualité, avaient décidé d\u2019'étendre aux hôpitaux affiliés l'influence de l\u2019Université.Les deux plus jeunes avaient convaincu le docteur Lauzé, fer de lance de la nouvelle génération, de prendre en charge l'organisation projetée et d'en devenir l'animateur.Masson et Riopelle se firent un devoir et un plaisir d'assister à chaque séance et d'inculquer à leurs disciples les subtils raffinements du diagnostic histologique dont ils avaient le secret.Ce fut la période faste des H/S- TOSEMINAIRES.Avec la disparition de Masson suivie, quelques années plus tard, de la retraite de Riopelle, l\u2019éclat de ces assises s'est un peu atténué, mais les réunions se sont maintenues.Au début de 1981, le Département de pathologie de l'Université de Montréal s\u2019est doté d\u2019un système de télévision-couleur en circuit fermé qui stimule l'intérêt et facilite la discussion.En outre, des certificats de recyclage portant la signature du Directeur du département de pathologie et du Président de l'Association des pathologistes du Québec sont désormais émis annuellement à chaque participant au prorata de ses présences aux réunions.Le temps est venu de nous serrer les .coudes et de faire connaître à notre milieu les excellents pathologistes de la génération montante et les brillants résidents qui assurent la relève.Le temps est venu pour l'Union Médicale d'assurer à la pathologie francophone locale une chaire privilégiée vouée à l'amélioration du diagnostic, maillon indispensable dans la chaîne du progrès médical : bon diagnostic.bon traitement.bonnes statistiques.Le temps est venu.Pourquoi pas ?.673 Les cataractes congénitales et infantiles 1\u2014 Leur étiologie et leurs modes d\u2019investigation J.Milot!, P.Massicotte?, M.Barsoum-Homsy' et L.Chevrette' Résumé Face a un nombre important de causes de cataractes congénitales et infantiles, les auteurs effectuent un tour d\u2019horizon des étiologies possibles.Ils exposent leurs modes d\u2019investigation tant médicale que génétique, radiologique et de laboratoire.Montréal.2.M.D., F.R.C.S.(c), département de pédiatrie, Hôpital Sainte-Justine, Montréal.Tirés à part : Jean Milot, M.D.département d\u2019ophtalmologie, Hopital Sainte-Justine, Montréal, Québec.H3T 1C5.Article reçu le : Avis du comité le : Acceptation définitive le : 674 1.M.D., F.R.C.S.(C), département d\u2019ophtalmologie, Hôpital Sainte-Justine, 3175 Chemin Côte Sainte-Catherine, 13.4.82 14.4.82 15.4.82 u cours de la dernière décennie des recherches cliniques | ont prouvé qu\u2019un retard dans la stimulation rétinienne dès les premiers mois aura pour effet de produire une détérioration souvent irrémédiable de la vision'.Découlant de ce fait, les ophtalmologistes se doivent donc d\u2019opérer les cataractes congénitales bien avant l\u2019âge de 6 mois\u201d**.L\u2019utilisation de lentilles cornéennes aussitôt après l\u2019intervention chirurgicale faite sous une anesthésie générale bien contrôlée donnera des résultats de beaucoup meilleurs à ceux du passé\u2019.Ainsi l\u2019hospitalisation précoce d\u2019un nourrisson incitera davantage à la recherche de l\u2019étiologie de la cataracte congénitale.Comme un grand nombre demeure encore sans diagnostic étiologique, il nous est apparu opportun d\u2019établir un protocole d\u2019exploration.Nous avons divisé l\u2019étiologie des cataractes congénitales et infantiles en cinq groupes : héréditaire, associée à différents syndromes, combinée à des aberrations chromosomiques, accompagnant des maladies métaboliques et finalement secondaire à des facteurs pré, péri et néonataux.Nous avons volontairement passé sous silence les cataractes associées à d\u2019autres anomalies oculaires isolées, de même que les cataractes traumatiques.La cataracte congénitale héréditaire isolée Le type héréditaire isolé à transmission autosomique dominante\u201c est la forme héréditaire la plus fré- quente.L'histoire familiale met toujours en évidence la présence de cas semblables chez les ascendants et habituellement un des parents est atteint de la même affection.Par ailleurs, il est connu que la pénétrance du gène est complète et que l\u2019expressivité est plus ou moins uniforme.Dans cette forme, l\u2019opacification cristallinienne est totale ou subtotale, habituellement bilatérale et elle est présente à la naissance.Il est intéressant de souligner que dans une série de trente cas, rapportée par Mostafa\u201c, l\u2019âge paternel moyen était élevé (35,13 ans) par rapport à l\u2019âge maternel moyen (24,09 ans).Il existe des cas plus rares où la transmission est autosomique récessive\u2019.On retrouve ce type dans des familles à taux élevé de consanguinité, fait non inusité au Québec.Les parents, non atteints eux-mêmes, sont souvent cousins au premier ou au deuxième degré.Dans ce cas, les cataractes sont totales ou nucléaires et habituellement bilatérales.On a rapporté aussi des exemples de récessivité liée au sexe, c\u2019est-à-dire au chromosome X.Cette forme héréditaire n\u2019atteint que les garçons et elle demeure passablement rare.La présence de cataractes congénitales devrait inciter le clinicien à procéder à une enquête familiale concernant : l\u2019état de santé des parents, leur âge, la présence entre eux de consanguinité, la présence de cataracte parmi les autres membres de la famille, la présence d\u2019autres maladies oculaires, la présence de maladies familiales ou de malformations congénitales (tableau I).L'UNION MÉDICALE DU CANADA pit & caler 20 1008 | est ta cessit d'Al un (al dora sig [iden compl Feu Tero clés à drome (ami lard hypo inl phe {eg bp gle æidu rom Jours Comp ste SAT soc dom leon Pog sa lh acy Part Ten de td, don \u2018pe Tom / / lias étolo | TË- met to 2 eos set babi alent de Is, fe ge es es pl om, est totale trae I, ligne appr | moyen goon 2 a.| AI (ote: lilt msi ens sis 4 Dans ce qu ples.§ des y sèké, (ae is plat.files ic! nls Jens, Us fe te ilk.ol jan jokes AD TL IS Jp AA Tableau I Investigation des cataractes congénitales héréditaires isolées Enquête familiale concernant : l\u2019état de santé des parents, leur âge la présence entre eux de consanguinité des cataractes parmi les membres de la famille d\u2019autres maladies oculaires des maladies héréditaires ou des malformations congénitales.Examen oculaire : paupières, globes oculaires (échographie), cristallin (type de cataracte) fundi, nystagmus, strabisme, autres anomalies oculaires.La cataracte congénitale associée a différents syndromes On doit se rappeler que la plupart des syndromes accompagnés de cataractes se transmettent par la voie autosomique récessive a deux exceptions près : le syndrome de Lowe qui est transmis comme une affection récessive liée au sexe et le syndrome d\u2019Alport qui est considéré comme étant un trait autosomique dominant.-Les cataractes congénitales doivent être considérées comme un signe important dans la description et l\u2019identification d\u2019un syndrome ; on les compte souvent parmi les signes majeurs d\u2019un syndrome.Les cataractes congénitales se retrouvent dans trois syndromes associés à des maladies rénales : le syndrome oculo-cérébro-rénal de Lowe (amino-acidurie, rachitisme rénal, retard staturo-pondéral et psychomoteur, hypotrophie musculaire et arriération mentale), le syndrome d\u2019Alport (néphrite hémorragique, surdité et trouble d\u2019équilibre) et le syndrome cérébro- hépato-rénal de Zellweger* (hépatomégalie, reins polykystiques, amino- acidurie et retard mental).Dans le syndrome de Lowe, les cataractes sont toujours bilatérales et habituellement complètes, denses et centrales.Elles ne se retrouvent que chez les enfants du sexe masculin et elles sont souvent associées à du glaucome.Dans le syndrome d\u2019Alport on voit surtout des len- ticones antérieurs avec une certaine progression bilatérale.Ces cataractes s\u2019accompagnent souvent de rétino- pathie.Enfin des cataractes partielles, accompagnées de glaucome, sont rapportées dans le syndrome de Zellweger.Les cataractes congénitales se rencontrent dans quatre syndromes avec atteinte du système nerveux central.Il s\u2019agit en premier lieu du syndrome de Marinesco-Sjogren (ataxie spino-cérébelleuse et arriération men- Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 : dil is : 4 GLE Gn Ele deuxièmement du syndrome d\u2019Apert (malformations crâniennes, syndacty- lie, microorbites).Ces cataractes se trouvent souvent associées à une atrophie optique.Ensuite vient la maladie de Crouzon (dysostose crânio-faciale) où se voient des cataractes associées à l\u2019acrocéphalie, l\u2019exophtalmie et l\u2019hy- poplasie des maxillaires.Finalement, on doit rapporter l\u2019association de ca- ractes congénitales zonulaires à l\u2019exophtalmie et l\u2019atrophie optique accompagnant l\u2019oxycéphalie.Tableau II Investigation des cataractes associées à différents syndromes Histoire familiale Examen des anomalies morphologiques Selon le système concerné : examens sanguins : formule sanguine complète : ionogramme, PH sanguin ; azotémie, créatinine et étude de la fonction rénale, bilan phospho-calcique examens urinaires : analyse d\u2019urine et protéinurie, étude de la fonction rénale, chromatographie des acides aminés examens radiologiques : crâne, squelette, pyélographie autres analyses complémentaires selon indication : EEG, biopsie cutanée ou autres, etc.tale) accompagné de cataractes bilatérales et souvent associé à un nystagmus.On note aussi le syndrome de Cockayne (surdité et anomalie du squelette) où l\u2019on rencontre également une rétinopathie pigmentaire associée aux cataractes congénitales.Ensuite dans le syndrome de Flynn-Aird (surdité, xy- phoscoliose, retard mental et épilepsie), nous pouvons voir non seulement des cataractes bilatérales, mais encore une forte myopie accompagnée de rétinite pigmentaire.Enfin la maladie de Norrie (retard mental, surdité et changement dégénératif du S.N.C.), des cataractes sont décrites accompagnant des opacités cornéennes allant jusqu\u2019à la phtisie bulbaire.Nous devons également rechercher la présence de cataractes congénitales dans le syndrome de Conradi (chondrodystrophie calci- fiante, micromélie ryzomélique, hy- perkératose).Ces cataractes sont bilatérales et visibles dans 50% des cas et s\u2019accompagnent souvent d\u2019atrophie optique bilatérale justement par une modification osseuse des canaux optiques.La survie de ces enfants n\u2019est pas supérieure à deux ans.Quatre autres syndromes touchant les os du crâne et de la face s\u2019accompagnent de cataractes congénitales.Il s\u2019agit premièrement du syndrome d\u2019Halerman-Streiff (brachycé- phalie, nanisme et arriération mentale), On connaît aussi quatre principaux syndromes avec manifestations cutanées donnant des cataractes congénitales et infantiles : le syndrome de Bloch-Sulzburger (incontinenta pigmenti), la dysplasie ectodermique congénitale du type anhydrotique, le syndrome de Rothmund (dermatose éruptive et exsudative et hypogénita- lisme) et l\u2019ichthyose congénital (hy- perkératose et hyperhydrose).L\u2019exploration suggérée face à ces syndromes rares et complexes découle d\u2019une histoire familiale et d\u2019un examen minutieux des anomalies morphologiques.Selon le syndrome identifié, l\u2019investigation s\u2019oriente vers l\u2019étude de la fonction atteinte, à savoir : rénale, neurologique ou squelettique grâce à des analyses biochimiques, radiologiques ou même histologiques à l\u2019occasion (tableau IT).La cataracte congénitale associée à des aberrations chromosomiques Les cataractes ne seront que des signes rencontrés parmi les multiples malformations causées par les aberrations chromosomiques.Par exemple, le syndrome de Patau ou trisomie 13-15, le syndrome d\u2019Edward ou trisomie 18, le syndrome de Down ou trisomie 21, le syndrome de l\u2019oeil-de- chat ou syndrome de Schmid-Fraccaro° et, finalement, le syndrome de Turner- XO.Dans le mongolisme, les deux formes, congénitale et infantile, seront notées au cours des deux premières décennies en présentant souvent des changements corticaux sous forme d\u2019opacités floconneuses\u201d.L\u2019évaluation clinique de ces syndromes repose sur l\u2019observation attentive des diverses anomalies morphologiques et sur l\u2019étude chromosomique.Devant ces syndromes comme devant les autres maladies héréditaires déjà mentionnées plus haut, le clinicien a intérêt à en connaître le mode de transmission et les risques encourus par les autres membres de la famille (tableau III).Cataractes congénitales secondaires a des facteurs pré, péri et néonataux Parmi les causes invoquées au cours de la grossesse, les infections virales seront surtout celles qui retiendront notre attention.En effet, les infections virales peuvent provoquer des cataractes si elles affectent la mère avant la sixième semaine de gestation, vu que par la suite le développement de la capsule cristallinienne la protègera contre une invasion virale.Le syndrome de rubéole congénitale vient certainement en tête de liste!', il est caractérisé non seulement par les cataractes mais aussi par d\u2019autres manifestations congénitales comme la microphtalmie, la surdité, le retard mental, la malformation cardiaque, etc.et depuis le rapport de Gregg en 1941 ce syndrome constitue l\u2019étiologie infectieuse de la cataracte la mieux documentée\u2019.D\u2019autres infections congénitales, telles I\u2019herpeés simplex\", la toxoplasmose, l\u2019influenza et autres plus rares, comme la varicelle, peuvent être tenues responsables de cataractes.L\u2019investigation de tels problèmes se fait par une histoire de la grossesse et la recherche d\u2019une maladie comme la rubéole chez la mère durant son premier trimestre de grossesse, mais sachant bien que cette maladie passe très souvent inaperçue.Si de plus l\u2019observation des signes cliniques oriente vers un diagnostic de rubéole congénitale, on doit procéder à des études virologiques et sérologiques : isolement du virus dans la gorge, l\u2019urine, le liquide céphalorachidien, le cristallin et dosage des IGM spécifiques, etc.Les autres infections mentionnées doivent faire l\u2019objet d\u2019études étiologiques spécifiques similaires.L'usage de médicaments pendant la grossesse, particulièrement pris 676 Tableau III Investigation des cataractes congénitales associées à des aberrations chromosomiques Histoire familiale Examen des anomalies morphologiques Étude chromosomique : caryotype et examens complémentaires Reconnaissance du caractère héréditaire de la maladie et de son mode de transmission ; conseils génétiques.à haute dose, pourra engendrer des cataractes chez le foetus i.e.la tétracycline\u201c et les stéroïdes.Kraus\"* rapporte le cas d\u2019une femme enceinte et souffrant d\u2019entérite régionale qui reçoit pendant son premier trimestre de grossesse 15 mg de prednisone par jour et, pendant son dernier trimestre, 30 mg par jour.Elle donne naissance à un enfant chez qui on découvre vers l\u2019âge de 6 mois des cataractes bilatérales de type nucléaire.Comme toute autre étiologie infectieuse ou métabolique a été éliminée, on pense que la cataracte serait due à l\u2019administration prolongée de stéroïdes.I] est connu depuis longtemps que des cataractes congénitales peuvent Être causées par une irradiation pelvienne de la mère pendant la grossesse.L'histoire de la grossesse aura donc une importance particulière pour découvrir cette étiologie.La malnutrition sérieuse de la mère, au cours de son dernier trimestre de gestation, pourra provoquer le développement de cataractes congénitales.Outre la diète insuffisante, d\u2019autres facteurs nutritionnels tel que les grossesses multiples et l\u2019insuffisance placentaire peuvent être retenus\u201d.L\u2019anoxie intra- utérine, rapportée par certains auteurs, demeure une autre cause possible prénatale de l\u2019apparition de cataractes congénitales.Différents mécanismes d\u2019action ont été décrits par les néonata- logistes pour expliquer ce phénomène.Les cataractes ont été rapportées dans 2,7% des maladies associées à la prématurité par exemple la détresse respiratoire, l\u2019apnée, l\u2019acidose, la septicémie'*, la fibroplasie rétrolenticulaire\"'.Certaines maladies maternelles endocriniennes et métaboliques doivent retenir notre attention concernant l\u2019étiologie possible des cataractes congénitales.Le diabète maternel mal contrôlé, de même que l\u2019hypo ou l\u2019hyperthyroïdie et l\u2019hypoparathyroïdie ont été rapportés comme des causes possibles de cataractes.L\u2019investigation de cataractes secondaires aux facteurs ci-haut mentionnés, i.e.les médicaments, l\u2019irradiation, la malnutrition, l\u2019anoxie, les maladies endocriniennes et métaboliques survenant chez la mère durant sa grossesse, repose une fois de plus sur une anamnèse détaillée concernant l\u2019état de santé de la mère, le déroulement de la grossesse et de l\u2019accouchement et l\u2019état de santé du nouveau-né.Concernant l\u2019état de santé de la mère, les données suivantes doivent être explorées : Âge, nationalité, poids et taille, degré de scolarité, type d\u2019emploi, état de santé physique et psychologique, histoire obstétricale.Concernant la grossesse elle- même : durée, état physique, psychologique et nutritionnel, type de surveillance médicale, gain de poids, mouvements foetaux, prise de médicaments, irradiations, intervention chirurgicale, hémorragie, infection, hypertension ar- -térielle, glucosurie, toxémie.Concernant l\u2019accouchement : durée et type de travail, type de présentation, souffrance foetale, manoeuvres requises ou césarienne, l\u2019état du placenta.Concernant le nouveau-né : poids, périmètre crânien, apgar, difficulté respiratoire, ictère, cyanose, convulsions, infections, etc.Il va de soi qu\u2019une investigation spécifique s\u2019impose si le nouveau-né, soit de mère diabétique, soit prématuré ou dysma- ture, présente un problème particulier : hypoglycémie ou tétanie, détresse respiratoire ou septicémie (tableau IV).Cataractes associées à des maladies métaboliques ou erreurs innées du métabolisme Deux maladies héréditaires autosomiques récessives intéressant le métabolisme du galactose peuvent causer des cataractes.L'une, la galactosé- mie où il existe une déficience en galac- tose-1-phosphate-uridyl-transférase, présente un tableau clinique particulier'® caractérisé par un retard de croissance, une hépatosplénomégalie, une cirrhose, un retard mental, une atteinte rénale, une surdité et des cataractes.Ces manifestations cliniques sont dues à l'accumulation dans le sang d\u2019un métabolite toxique, le galactose- L'UNION MÉDICALE DU CANADA toy iv Su fon a (ile ! Tableau IV Investigation des cataractes congénitales secondaires à des facteurs pré, péri et néonataux - Histoire de la grossesse : Pétat de santé de la mère : âge, nationalité, poids, taille, degré de scolarité, type d\u2019emploi, état de santé physique et psychologique, histoire obstétricale antérieure la grossesse elle-même : durée, état physique, psychologique, et nutritionnel, type de surveillance médicale, gain de poids, mouvements foetaux, prise de médicaments, irradiation, intervention chirurgicale, hémorragie, infection, hypertension artérielle, glucosurie, toxémie l\u2019accouchement : durée et type de travail, type de présentation, souffrance foetale, manoeuvres requises ou césarienne, état du placenta le nouveau-né : poids, périmètre crânien, longueur, APGAR, difficulté respiratoire, ictère, cyanose, convulsions, infection, oxygénothérapie (concentration et durée) recherche virale et immunologique : isolement du virus dans la gorge, l\u2019urine, LCR, le cristallin, dosage des IGM spécifiques, TORCH chez la mère et l\u2019enfant (deux prélèvements à 1 mois d\u2019intervalle) LCR : liquide céphalorachidien ; IGM : immunoglobulines M ; TORCH : étude virale et sérologique concernant le toxoplasmose, rubéole, cytomégalovirus et herpés simplex 1-phosphate.La deuxième maladie, plus rare que la précédente et ne produisant à peu près que des cataractes comme manifestation clinique à cause d\u2019un faible taux de galactosémie, se caractérise par une déficience en galac- tokynase.Il est intéressant de constater que'\u201d'\u201c\" les hétérozygotes qui ont des niveaux enzymatiques plus bas que les sujets normaux et plus élevés que les homozygotes peuvent développer des cataractes.Certains auteurs'\u201d\u201d ont rapporté que les mères d\u2019enfants atteints de cataractes ont fréquemment des bas niveaux soit de galactokinase et même de transférase et ainsi ce fait pourrait être un facteur important dans le développement de cataractes chez leurs enfants.\u2019 Ceci nous orienterait aussi bien vers la possibilité d\u2019une influence métabolique maternelle directe qu\u2019une transmission génétique de la déficience enzymatique.Par voie de conséquence, on pourrait recommander à ces mères des diètes faibles en lactose pendant leurs grossesses ou en prévision de futures grossesses.Le diagnostic de ces déficiences enzymatiques se fait par l\u2019histoire familiale et par la démonstration d\u2019une déficience des deux enzymes dans les globules rouges, ainsi que par la démonstration de sucres réducteurs dans l\u2019urine.Selon Schoon'*, il pourrait y avoir une association entre la présence de cataractes dans ces maladies et la présence de certains types de HLA.Nous ne pouvons passer sous silence que le diabète produit des Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 complications oculaires bien connues, même si elles n\u2019apparaissent bien souvent qu\u2019à l\u2019adolescence.Les plus fréquentes affectent les fundi mais on peut parfois trouver au niveau des cristallins de petites cataractes floconneuses et plus rarement des opacifications plus étendues.Brown et Burman\u201d' ont décrit chez un enfant diabétique en coma hy- perosmolaire des cataractes transitoires.La maladie qui peut être la cause fréquente d\u2019hypoglycémie chez l\u2019enfant, l\u2019hypoglycémie cétogène, est aussi une cause de cataractes dans une fréquence pouvant aller jusqu\u2019à plus de 30%\u201d.L\u2019hypoglycémie cétogène se retrouve surtout chez les garçons de petit poids à la naissance, elle commence à se manifester habituellement vers 18 mois et est caractérisée par des crises récurrentes d\u2019hypoglycémie (à moins de 40 mg/d1), de vomissements qui s\u2019accompagnent de symptômes neuro- logiques qui vont de la léthargie, l\u2019agitation, les convulsions au coma ; l\u2019acétonurie fait partie des critères diagnostiques.On y trouve des cataractes habituellement bilatérales et qui deviennent souvent complètes.La mannosidose (atrophie des surrénales avec ou sans maladie d\u2019Addison, bas niveau du cortisol plasmatique, coloration bronzée de la peau, dé- myélinisation cérébrale progressive)\u201d, la déficience en glucose-6-phosphate dehydrogénase'° et la sphérocytose héréditaire\u201d sont des causes rares de cataractes.L\u2019homocystinurie dont le morphogramme s\u2019apparente à celui du syndrome de Marfan mais s\u2019en distingue par l\u2019érythème malaire, l\u2019ostéoporose, le retard mental modéré, est aussi responsable de cataractes.On en fait le diagnostic par le test urinaire au cyano- nitroprussique*.On a parfois trouvé des cataractes dans l\u2019hypocalcémie secondaire à l\u2019hypoparathyroïdie pour laquelle un bilan phosphocalcique, le dosage de la parathormone, la radiographie des os, l\u2019E.C.G.et autres analyses seraient indiquées.D\u2019autres maladies métaboliques rares peuvent aussi causer des cataractes, comme la maladie de Wilson, les syndromes de Laurence-Moon- Biedl, de Prader Willi* et de Smith- Lemli-Opitz\u201d*\u201d (tableau V).Nous n\u2019avons pas la prétention d\u2019avoir exposé toutes les causes des cataractes congénitales et infantiles, mais nous avons insisté surtout sur les affections plus courantes susceptibles d\u2019être rencontrées dans un centre hospitalier pédiatrique.Le pédiatre et l\u2019ophtalmologiste doivent faire un effort concerté pour rechercher l\u2019étiologie des causes congénitales et infantiles.La fréquence de formes génétiquement transmissibles doivent retenir l\u2019attention et guider les cliniciens dans leurs recommandations.Tableau V Investigation des cataractes associées à des maladies métaboliques Histoire familiale : Examen des anomalies morphologiques.Analyses de laboratoire : urine : sucres réducteurs (diabète, galactosémie), corps cétoniques (hypoglycémie cétogène), test au cyano-nitroprussique (homocystinurie), chromatographie des acides aminés (homocystinurie) sang : formule sanguine, glycémie (diabète, hypoglycémie cétogène), activité de la galactokinase et de la galactose-1-phosphate-uridy! transférase sur les globules rouges chez l'enfant et ses parents (galactosémie et déficience en galactokinase), bilan phospho-calcique (hypocalcémie, hypoparathyroi\u2019die), dosage de la céruloplasmine (Wilson) Radiographie des os SILÉQUILIBRE POTASSIQUE EST UNE SOURCE D'INQUIÉTUDE LANTIKALIURIQUE DYAZIDE EST LE CHOIX LOGIQUE.POSOLOGIE ADULTE: Hypertension -la posologie d'attèque est d'un comprimé deux fois par jour, après les repas.La dose peut ensuite être augmentée ou réduite, selon les cas.Si deux comprimés par jour, ou plus, sont nécessaires, on les administrera en doses fractionnées.Dedème -la poso- togie d'attaque est d'un comprimé deux fois par jour, après les repas.Après retour au poids normal, on peut instituer une cure d'entretien d'un comprimé par jour.Ne pas dépasser quatre comprimés par jour.INDICATIONS: Hypertension légère ou modérée chez les malades accusant de I'hypokaliémie et chez ceux pour qui la déplétion potassique est tout particulièrement dangereuse (digitalisés, par.ex.).Les médecins ne sont pas unanimes sur l'occurrence et/ou la signification clinique de l\u2019hypokaliémie chez l'hypertendu traité aux diurétiques du type thiazide seuls, ni sur l'emploi des associations antikaliuriques comme traitement systématique de l'hypertension.Oedèmes liés à l'insuffisance cardiaque globale, à la cirrhose, au syndrome néphrotique; oedème produit par les stéroides et oedème idiopa- thigue.\u2018Dyazide\u2019 est précieux chez les matades dont la réaction aux autres diurétiques est inadéquate.CONTRE-INDICATIONS: Dysergie rénale ou évolutive (notamment augmentation de l'oligurie et de l'azotémie) ou accroissement de l'atteinte fonc - tinnnelle hépatique.Hypersensibilité.Potassium sérique élevé.Allaitement.MISE EN GARDE: Les suppléments potassiques ne doivent pas être employés avec \u2018Dyazide' car l\u2019hyperkaliémie peut en résulter.On a signalé de I'hyperkaliemie (>5.4 mEq/l) chez divers malades: de 4% chez les moins de 60 ans à 12% chez les personnes de 60 ans et plus - l'occurrence totale étant imérieure à 8%.En de rares cas, on a observé conjointement des troubles cardiaques.Procéder à des dosages périodiques du potassium, surtout chez les personnes âgées, chez les diabétiques ou lorsqu'une insuffisance rénale est soupçonnée ou avérée.Si l'hyperkaliémie se manifeste, cesser l'administration de \u2018Dyazide\u2019 et le remplacer par une thiazide seule.L'occurrence d'hypokaliémie est plus faible avec 'Dyazide\u2019 qu'avec les thiazides seules; toutefois, si elle se manifeste, elle peut entraîner une intoxication digitalique.PRÉCAUTIONS: Effectuer périodiquement des épreuves de laboratoire (azote uréique, électrotytes, par ex.) et un E.C.6., surtout chez les personnes âgées, chez les diabétiques, dans les cas d'insuffisance rénale et chez ceux qui ont accusé de l\u2019hyperkaliémie au cours d'un précédent traitement à l'aide de \u2018Dyazide\u2019.I! peut se produire un déséquilibre électrolytique, notamment chez les malades soumis à des régimes pauvres en sel ou à de fortes doses de \u2018Dyazide\u2019 pendant de longues périodes.Suivre de près les cirrhotiques aigus pour décéler rapidement teut signe de coma hépatique.On peut observer une rétention d'azote réversible.Les malades doivent être observés régulièrement par suite de l'occurrence possible de dyscrasies sanguines, d'atteinte hépatique ou d'autres réactions idiosyncrasiques.Effectuer les épreuves de laboratoire nécessaires.Des réactions de sensibilisation peuvent se produire chez les malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme.I! est recommandé de pratiquer des analyses hématotogiques périodiques chez les cirrhotiques avec splénomégalie.Ajuster la posologie des antihypertenseurs administrés conjointement.Les effets antihypertenseurs de \u2018Dyazide' peuvent être accrus chez le malade ayant subi une sympathectomie.L'hyperglycémie et la glycosurie peuvent se produire.Chez les diabétiques, tes besoins en insuline peuvent se trouver modifiés.|| arrive qu'apparaissent l\u2019hyperuricémie et la goutte.On a signalé que les thrazides provoquent parfois une exacerbation ou une activation du lupus érythémateux disséminé.On a constaté des altérations pathologiques des parathyroides chez des personnes soumises à un traitement prolongé par les thiazides.Le tramtérène peut provoquer une diminution de fa réserve alcaline avec possibilité d'acidose métabolique.ll est possible que l'administration de \u2018Dyazide' provoque une élévation des transa- minases.Les thiazides peuvent diminuer la réaction artérielle à la noradrénaline et accroître l'effet paralysant de la tubocurarine; par conséquent, on agira avec circonspection chez des malades sur le point de subir une intervention chirurgicale.Les thiazides traversent la barrière placentaire et se retrouvent dans le lait maternel.I! peut en résultes, chez le foetus ou le nouveau-né, une hyperbilirubinémie, une thrombocytopénie, une altération du métabolisme glucidique'et autres réactions indésirables qui se sont produites chez l'adulte.Ne pas prescrire aux femmes enceintes à moins que le médicament ne soit considéré comme essentiel à la santé de la malade.REACTIONS INDESIRABLES: Les effets secondaires suivants sont liés à l'emploi des thiazides ou du triamtérène: Voies digestives: xérostomie, anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, diarrhée, constipation, ictère cholestatique, pancréatite, inflammation des glandes salivaires.Les nausées peuvent généralement être évitées en administrant le médicament après les repas.Ne pas oublier que les nausées et les vomissements peuvent aussi indiquer un déséquilibre électrolytique (voir \"Précautions\u201d).Système nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésies, céphalées, xanthopsie.Réactions dermatologiques par hypersensibilité: fièvre, purpura, anaphylaxie, photophobie, éruptions cutanées, urticaire, angéite nécrosante.Réactions hématologiques: leucopénie, thrombocytopénie, agranulocytose, anémie aplastique.Réactions cardiovasculaires: l'hypotenston orthostatique peut se manifester et peut être aggravée par l'alcool, les barbituriques ou les narcotiques Déséquilibre électrolytique (voir \"Précautions\u201d) Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, impatience motrice, troubles transitoires de l\u2019accommodation PRÉSENTATION: Comprimés couleur pêche, sécables, monogrammés SKF E93, en flacons de 100, 500, 1.000 et 2,500.DIN 181528 [ease] Renseignements généraux disponibles sur demande.[ease] © Smith Kline & French Canada Ltd, 1981 DZM1BICF \\ (25 S d KSF 50 mg de tramtérène) une SI SF SMITH KLINE SFRENCH CANADA Luo ssissauga.Ont LSN 2 678 summary Because of different causes, an attempt should be made to find the etiology of the congenital -and infantile cataracts.Methods of medical investigation are suggested, including genetics, laboratory tests and radiology.bibliographie 1.Von Noorden G.K.: New clinical aspects of stimulus deprivation amblyopia.Amer J.Ophthalmol, 1981 ; 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99 : 2000-2006.L'UNION MÉDICALE DU CANADA au AN Le pair D fi ih in es ATi in Lt a A sie ph i juil: isi LE Gi Hil hii ged Ge POUR ÉTEINDRE LARDEUR DE LA DOULEUR ; Et fi nf 2 SM, À care He 0 gg id tool Sachs: hb N Se a Ÿ N 4 alacton A 7 qh Fi plicat | N ; S 4 | childs % he Ne % {li Bl) # S nN 7 ify 0 Pet \\ 7 NS 4) Ng hh © 7 forks fi S 7 lcd & i N = gi lobia A { 5 al.5 = i je i | Prater ; met.) MW i fi | MN 7 bot 6 i | LE {ih Hi i 19 5 4 ÿ | Us Sik ii hid ~ i Er | | i CORTISPORIN'GOUTTES OTIQUES Hk STERILES (POLYMY YCII E, HYDROCORTISONE | i ÿ | POUR REDUIRE LINFLAMMATION Wii ÿ | ET ELIMINER L'INFECTION i J i | i PAAB | | ; CCPP | DIVISION MEDICALE CALMIC « \u201cNom déposé BURROUGHS WELLCOME INC (A C-1021 LASALLE, QU i | hi Tome 111 \u2014 AOÛT 1982 679 : | ; A i ad RER 1 Hit du Mh RE à ro A iii qi HRRCOPOI Les cataractes congénitales et infantiles II - Classification étiologique d\u2019un relevé de 115 cas M.Barsoum-Homsy\u201c\u201d, L.Chevrette\u201c\u2019, G.Jeliu?, J.Milot\u201c\u2019 et P.Massicotte\u201d Résumé Cent-quinze patients présentant des cataractes congénitales et infantiles ont été classifiés en huit groupes selon leur diagnostic étiologique.Les cataractes associées aux anomalies oculaires et celles associées aux maladies métaboliques et systémiques constituent les groupes les plus importants et se retrouvent respectivement dans 25 et 23,5% des patients de notre étude.Les cataractes héréditaires sont responsables de 9,6% et celles associées aux embryopathies infectieuses de 10,4%.L\u2019étiologie demeure inconnue dans 20% des cas.Un diagnostic précoce et une investigation médicale complète sont indispensables dans le but d'assurer un traitement adéquat tant sur le plan systémique qu\u2019ophtalmologique.af pl me.I anf?dunt ok ni me fies 8 Es à ur piston deux Dans Jon RU Ql rik.nil onl mi ident idl ès.| md mie 1.M.D., F.R.C.S.(C.), département d\u2019ophtalmologie, Hôpital Sainte-Justine, Montréal.2.M.D., F.R.C.P.(C.), département de pédiatrie, Hôpital Sainte-Justine, Montréal.Tiré à part: Magda Barsoum-Homsy, M.D., Département d\u2019ophtalmologie, Hôpital Sainte-Justine, 3175 Chemin Cote Sainte-Catherine, Montréal, Québec.H3T 1CS5.Travail présenté en partie au Congrès de la Société canadienne d\u2019optalmologie à Québec le 9 juin 1976.Article reçu le : 13.4.82 Avis du comité de lecture le : 15.4.82 Acceptation définitive le : 16.4.82 680 a fréquence des cataractes congénitales et infantiles est élevée puisque, selon Chace et coll.', un nouveau-né sur 250 présente une forme quelconque de cataractes congénitales.Au Canada, selon les études faites par l\u2019Institut national canadien pour les aveugles, la cataracte congénitale serait responsable de 11,6% des nouveaux cas de cécité chez l\u2019enfant, inscrits au cours de l\u2019année 1980.La connaissance des causes possibles de cataractes chez l\u2019enfant permet de poser un diagnostic précoce et d\u2019instituer immédiatement le traitement approprié, prévenant ainsi la détérioration de la vision.Jusqu\u2019à tout récemment\u2019, l\u2019étiologie des cataractes congénitales était inconnue dans la majorité des cas.Des études statistiques publiées par différents auteurs rapportent une incidence de facteurs étiologiques connus, variant de 25 à 68%\u201d.Le but de cette étude est de présenter les causes les plus fréquentes de cataractes congénitales et leur incidence relative, telle qu\u2019elles ont pu être identifiées à l\u2019Hôpital Sainte-Justine au cours d\u2019une décennie.La conduite à tenir, dans de tels cas, est discutée.Matériel et méthodes Les dossiers de 115 patients présentant des cataractes congénitales et infantiles, hospitalisés à Sainte- Justine entre 1970 et 1980, ont été colligés.Les critères d'admission pour cette étude étaient : un diagnostic précoce de cataractes avant l\u2019âge de 2 ans et une investigation médicale complète avec une attention particulière à l\u2019histoire familiale et périnatale, l\u2019examen physique et les tests de laboratoire.De plus, tous les patients inclus dans cette étude ont subi un examen ophtalmologique complet.Par contre, les cataractes d'origine traumatique ont été éliminées de l\u2019étude.Résultats Cent quinze patients présentant des cataractes congénitales ont été classifiés en huit groupes selon leur étiologie (tableau I).Le groupe des anomalies oculaires (groupe I) est le plus important et représente à lui seul 25,2% des cataractes infantiles.Parmi les anomalies oculaires associées, on retrouvera par ordre de fréquence : la persistance du vitré primaire hyperplasique, le lenti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA log {\"\" | ten cl fine des tl pon son Con In Inf oy le Ca I 3 / Âge of fens Ils ie: éco ES Re AH cône postérieur, la persistance de la membrane pupillaire, la microphtal- mie, l\u2019aniridie, le colobome uvéal et le syndrome de clivage de l\u2019angle de la chambre antérieure (tableau IT).Dans tous les cas où l\u2019anomalie oculaire était unilatérale, la cataracte était située du même côté.Dans les trois cas d\u2019anomalies oculaires bilatérales, on a retrouvé un cas de cataractes radiaires associées à une myopie pathologique avec une histoire familiale de consanguinité, les deux parents étant cousins germains.Dans les deux autres cas, il s\u2019agissait d\u2019opacités discrètes capsulaires antérieures et postérieures du cristallin associées à une aniridie familiale bilatérale.Les cataractes associées aux maladies métaboliques (grôûpe II) constituent 12,2%.Parmi les maladies métaboliques, la plus fréquemment identifiée est l\u2019hypoglycémie soit néonatale ou cétogène, responsable de dix cas.Deux cas de syndrome de Lowe, un d\u2019homocystinurie, un de galactosé- mie et un cas d\u2019amino-acidurie, d\u2019étiologie indéterminée, complètent ce groupe (tableau III).I] est à noter que tous les patients souffrant d\u2019hypoglycémie et de cataractes étaient nés avec un poids inférieur à 2500 g et 9 sujets sur 10 étaient de sexe masculin.Les syndromes associés aux cataractes infantiles (groupe III) sont portés au tableau IV.A noter que sept sont associés à des malformations congénitales multiples non rattachées à un syndrome spécifique.Les embryopathies d\u2019origine infectieuse (groupe IV) regroupent 10,4% des cataractes, la rubéole et la toxoplasmose étant responsables respectivement de 10 et 1 cas.Le diagnostic de rubéole congénitale, pour les dix cas, a été confirmé par la présence dans tous les cas d\u2019anticorps inhibant l\u2019hé- magglutination à un taux dépassant 1/ 320 et, dans six cas sur dix, par la présence associée d\u2019anticorps fixant le complément après l\u2019âge de six mois.Le virus de la rubéole a été isolé chez six patients (gorge, urine, selles, cristallin).Les manifestations cliniques associées sont portées par ordre de fréquence au tableau V.Le type de cataractes héréditaires (groupe V) se retrouve chez 9,6% des patients de cette étude, l\u2019hérédité étant de mode autosomal dominant.Parmi lesDnze patients, trois étaient de même fratrie et deux étaient des cousines germaines par leurs mères qui Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Tableau I Étiologie des cataractes infantiles Hôpital Sainte-Justine, 1970-80 (115 cas).Groupes Nb.decas_ % 1 Anomalies oculaires 29 25,2 Il Maladies métaboliques 14 12,2 III Syndromes systémiques 13 11,37 IV Embryopathies 12 10,4 V Héréditaires 11 9,6 V1 Anomalies .chromosomiques 7 6,1 VII Maladies du SNC 6 5,2 VII Etiologie inconnue 23 20,0 115 100 Tableau II Incidence des anomalies oculaires associées à des cataractes infantiles.(Groupe I - 29 cas) Anomalies Nombre de cas Persistance du vitrée primaire hyperplasique 1 Lenticone postérieur Persistance de la membrane pupillaire Microphtalmie Aniridie Colobome uvéal Syndrome de clivage Myopie pathologique \u2014_\u2014 = NNN wR Tableau III Incidence des maladies métaboliques associées à des cataractes infantiles.(Groupe II - 14 cas) étaient également atteintes de cataractes congénitales.Les anomalies chromosomiques (groupe VI) sont responsables de sept cas (6,1%) et comportent six cas de syndrome de Down et un cas de trisomie 13-15._ Les cataractes associées aux maladies du système nerveux central (groupe VII) se retrouvent chez six patients (5,2%).Parmi les anomalies les plus fréquemment observées, on relève l\u2019encéphalopathie, les malformations ventriculaires, l\u2019hydrocéphalie, la mi- crocéphalie avec convulsions et retard mental.Soulignons que les convulsions chez ces patients ne semblaient pas reliées à des causes métaboliques.Cinq patients sur six étaient de petit poids de naissance.Dans l\u2019histoire prénatale de ces patients, on retrouve une incidence élevée de déficience nutritionnelle, de pré-éclampsie, d\u2019hypertension artérielle, de diabète et de dysfonction placentaire chez la mère, ainsi que des troubles respiratoires, anoxie, maladie de la membrane hyaline et carence nutritionnelle chez le bébé.Tableau IV Incidences des syndromes systémiques associés à des cataractes infantiles.(Groupe IM \u2014 13 cas) Diagnostic Nombre de cas Diagnostic Nombre de cas Syndrome de Marfan 2 Hypoglycémie 10 Syndrome de Conradi 1 Syndrome de Lowe 1 Syndrome de Marinesco-S@ogreen 1 Galactosémie 1 Syndrome de Rieger 1 Homocystinurie 1 Syndrome de ligne médiane 1 Amino-acidurie 1 Malformations multiples TABLEAU V INCIDENCE DES MANIFESTATIONS DE RUBEOLE CONGENITALE CHEZ 10 PATIENTS PRESENTANT DES CATARACTES CONGENITALES MANIFESTATION NOMBRE DE CAS CLINIQUE 12 3 4 5 6 7 8 9 10 v 4 1 rr ¥ I I T LE 1 MALADIE CARDIAQUE CONGENITALE TTT MICROCEPHALIE LLL A A Id A dd ALI IL III III LA SURDITE 1Z777777777777777777777777777777772 LESIONS OCULAIRES MICROPHTAIMIE LLL 7 7 777777777) RETINOPATHIE LTT TTT RUBEOLIQUE OPACIFICATION 7/773 CORNEE POIDS< 25008 12Z77777777777777777777777777) NAISSANCE ENCEPHALOPATHIE (III II TIR EI RETARD PSYCHO-MOTEUR [//77/777777777777] RETARD PONDERAL ZZzriiizzza 681 LAY - if piles nem es oH i i ya Ph à £ Ÿ Ï | Pipes | & i a ; ; \u2018 | pu i i i | i Ee | il ! v [ Ch \u2018 il | i 9 Hit h i) soulage ladouleur l'inflammation 3 ÿ .SAN Te ENT MECS NASA enue | JA ERE Ta, rés oS > wo 9 Gi ur x ot ir aed ANOS ak we ii on de 4 dr AN of WO wot | ft Joe if = e We WS one ji ! he A fi if NU part fie © XC cl o lo Co Nos DOW Ÿ À ir In hi mn di m fi h i i iG Feldene un antiarthritique!! soulage la douleur rapidement J Réduit rapidement la douleur dans la polyarthrite rhumatoïde! sos 18 : 17 a + + : | : 16 rtf i D | 5.14 ii Réduction moyenne de la douleur 9 8 \u2014\u2014 Piroxicam Placebo 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Jours après une seule dose quotidienne (adapté de Tausch) Lena Fra remis = a za ben | | ) uhe\u2019excellente {olérance Une étude portant sur plus de 1100 patients atteints d\u2019arthrose a été effectuée dans huit pays européens par 156 omnipraticiens.Les évaluations globales des généralistes ont révélé une tolérance excellente ou bonne chez 92% des \u201d patients traités par le Feldene*.; ne i wit da \\ att wel dit aw We A m de \\ wh Aidt A : = Qutb Du ag Be potit pts Prw 00 Iq wmiptiO® L* L i _ Teusc (Ng qu | | j ji I ji il et de façon soutenue, | pttement différent, Soulagement continu de la douleur de l\u2019arthrose pendant 2 ans.ORPI ë $3 © Cc 22 20 T 3 QQ 2.8 = a £9 _ 53 40 De C= 28 55 60 ve $5 8 g Le Feldene a produit une réduction &e -80 marquée et continue de la douleur 0 3 6 9 12 15 18 21 24 chez les patients atteints d\u2019'arthrose Mois de traitement (fichier central) suivis pour une période allant jusqu\u2019à deux ans.Pz utilisés auparavant= of UNE CTTICE - æ >.< a NWR: Ur® à Ce Évaluations globales et comparatives des investigateurs A Veilleur que EEE Aussi efficace que Nbre de Médicament % 10 20 30 40 50 60 70 80 90 1op Patients antérieur \u2014\u2014\u2014 10%} 50 AAS 6 41 NAPROXEN INDOMETHACINE IBUPROFENE À NOTER: audébut de tetté SULINDAC Xe a DICLOFENAC oY # #, Lonel tae: TOTAL cu Wh a Une fois pour toutes.Feldene [ possède un début d\u2019action rapide et soulage la douleur continuellement; [I] est hautement efficace dans le traitement tant initial qu\u2019au long cours de l\u2019arthrose, de la polyarthrite rhumatoïde et de la spondylarthrite ankylosante; [I offre une excellente tolérance et provoque peu d'effets secondaires, même lors d\u2019un traitement au long cours.CLASSIFICATION PHARMACOLOGIQUE Antiinflammatoire doté de propriétés analgésiques.ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE Le FELDENE (piroxicam) est un antiinflammatoire non stéroïdien doté de propriétés analgésiques et antipyrétiques.Son mode d'action n\u2019est pas entièrement connu.Le FELDENE (piroxicam) inhibe l\u2019activité de la prostaglandine- synthétase.La réduction de la biosynthèse des prostaglandines qui en résulte peut expliquer en partie son action antiinflammatoire.Le FELDENE (piroxicam) n\u2019agit pas par stimulation de I'axe hypophyso-surrénalien.Dans la polyarthrite rhumatoïde, l'efficacité de 20 mg de FELDENE (piroxicam) par jour s\u2019est avérée semblable à celle de 4,5 g d'acide acétylsalicylique par jour.Le FELDENE (piroxi- cam) est bien résorbé après son administration orale.La rapidité et le taux de résorption ne sont pas influencés par l\u2019administration de nourriture ni d\u2019antiacides.L\u2019administration d\u2019une seule dose orale de 20 mg a produit des concentrations plasmatiques maximales en 4 heures environ.Chez l\u2019homme, la demi-vie plasmatique est d'environ 45 heures.Lorsque le médicament est administré chaque jour, les concentrations plasmatiques augmentent pendant cinq à sept jours au cours desquels elles atteignent un état d\u2019équilibre.Ces concentrations ne sont pas dépassées suite à l\u2019ingestion quotidienne continue du médicament.Le FELDENE (piroxicam) est largement métabolisé.Moins de 5% de la dose quotidienne est excrété sous forme inchangée dans l'urine et les selles.L\u2019hydroxylation du cycle pyridinique de la chaîne latérale avec glycurocon- jugaison et élimination urinaire constitue le principal processus métabolique.Environ 5% de la dose est méta- bolisé et excrété sous forme de saccharine.Au cours d\u2019une période d'observation de quatre jours, vingt hommes en santé ont reçu 20 mg par jour de FELDENE (piroxicam) en une ou plusieurs prises; ils ont présenté beaucoup moins de pertes de sang dans les selles que dix témoins en santé qui recevaient 3,9 g d'acide acétylsalicylique par jour INDICATIONS Le FELDENE (piroxicam) est indiqué dans le traitement symptomatique de la polyarthrite rhumatoïde, de l'arthrose (affection dégénérative des articulations) et de la spondyl- arthrite ankylosante.CONTRE-INDICATIONS Le FELDENE (piroxicam) ne devrait pas étre administré aux patients atteints d\u2019un ulcère gastro-duodénal ou d'une inflammation active du tractus gastro-intestinal ni à ceux qui ont récemment été atteints de telles affections.Le FELDENE (piroxicam) est contre-indiqué chez les patients qui ont manifesté une hypersensibilité au médicament.Puisqu\u2019une sensibilité croisée a été démontrée, le FELDENE (piroxicam) ne devrait pas être administré aux patients chez qui l'acide acétylsalicylique ou les autres antiinflammatoires non stéroïdiens ont provoqué l'asthme.la rhinite ou l\u2019urticaire.MISE EN GARDE Usage durant la grossesse et la lactation L'innocuité du FELDENE (piroxicam) n\u2019a pas été établie durant la grossesse et l\u2019allaitement: par conséquent, son usage n\u2019est pas recommandé dans ces états.Nous ne savons pas si le FELDENE (piroxicam) traverse la barriére placentaire ni s\u2019il est excrété dans le lait maternel.Aucun effet tératogène n'a été observé au cours des études sur la reproduction chez les animaux.Chez les rates et les lapines qui ont reçu du FELDENE (piroxicam) durant la gestation, on a constaté une augmentation de la fréquence de dystocie, et la parturition a été retardée: chez la rate, il s\u2019est aussi produit une inhibition de la lactation.Usage chez les enfants Le FELDENE (piroxicam) n\u2019est pas recommandé chez les enfants de moins de 16 ans parce que la posologie et les indications n\u2019ont pas été établies.PRÉCAUTIONS On a signalé des cas d'ulcères gastro-duodénaux et des saignements gastro-intestinaux à la suite de l'administration de FELDENE (piroxicam) L'administration du médicament doit être surveillée attentivement chez les patients dont les antécédents révèlent une affection au niveau de la partie supérieure du tractus gastro-intestinal.Les effets secondaires gastro-intestinaux étant fonction de la dose, il ne faut pas administrer plus de 20 mg par jour.Il faut user de prudence lorsqu\u2019on administre le FELDENE (piroxicam) aux patients atteints d\u2019insuffisance rénale ou hépatique.Comme les autres antiinflammatoires, le FELDENE (piroxicam) peut masquer les signes habituels d\u2019une infection.Le FELDENE (piroxicam) diminue l'agrégation plaquettaire et prolonge le temps de saignement.Il faut tenir compte de ces effets chez les patients qui reçoivent des anticoagulants et tenir ces patients sous une stricte surveillance.Interactions médicamenteuses Les études chez l\u2019homme ont révélé que l\u2019administration concomitante de FELDENE (piroxicam) et d'acide acétylsalicylique n\u2019a aucun effet d'importance clinique sur les concentrations plasmatiques de ces deux médicaments.Le FELDENE (piroxicam) se lie fortement aux protéines: on peut donc s'attendre à ce qu\u2019il déloge les autres médicaments qui se lient aux protéines.Le médecin doit suivre de près les besoins posologiques pour les anticoagulants coumariniques et les autres médicaments qui se lient fortement aux protéines lorsque ces médicaments sont administrés en même temps que le FELDENE (piroxicam).EFFETS SECONDAIRES Chez 1025 patients traités par le FELDENE (piroxicam).les effets secondaires gastro-intestinaux sont ceux qui ont été observés le plus souvent (17,3% des patients).Le traitement a dû être interrompu chez 3,9% des patients.Les effets secondaires les plus graves comprenaient les ulcères gastro-duodénaux (1,8%) et les saignements gastro-intestinaux (0,1%).Voici, en résumé, l'incidence des autres effets secondaires: Gastro-intestinaux Malaises abdominaux, 5,7% ; flatulence, 5.2%: nausées.4,8%; douleurs abdominales, 4,7%: malaises épigastriques, 4,1%: constipation, 3,8%: diarrhée, 3,2%: anorexie, 2,0% : vomissements, 1.0%: indigestion.0.7% Systéme nerveux central Etourdissements, 4,1%; céphalées, 4,1%: somnolence/ sédation, 2,1%: autres (tous inférieurs à 1,0%): amnésie, anxiété.dépression, hallucinations, insomnie.nervosité, paresthésie, modification de la personnalité.tremblements et vertige.Dermatologiques Eruptions cutanées, 2,4%: prurit.1,1%.autres (tous inférieurs à 1,0%): alopécie.Génito-urinaires Oedème.2.7% autres (tous inférieurs à 1.0%): dysurie.Voici la posologie d\u2019attaque et la posologie d'entretien chez la plupart des patients: dans l'arthrose, la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante, 20 ma par jour.fréquence urinaire, hématurie, oligurie et ménorragie.Oto-rhino-laryngologiques et ophtalmiques Stomatite, 1,0%: autres (tous inférieurs à 1,0%): vision brouillée, irritation et gonflement des yeux, surdité, tinnitus, épistaxis et glossite.Divers (tous inférieurs à 1,0%) Difficultés respiratoires, douleurs thoraciques.hypertension, palpitations, tachycardie, hypoglycémie, sueurs, soif, frissons, rougeurs, augmentation de l'appétit.Les modifications des paramètres de laboratoire observées au cours du traitement par le FELDENE (piroxicam) comprenaient une diminution de [I'hémoglobine, de l\u2019'hématocrite, des plaquettes et de la numération des leucocytes; elles comprenaient aussi une élévation de l'azote uréique sanguin, de la créatinine, de l'acide urique et des enzymes hépatiques (LDH, ATGO, ATGP et phosphatase alcaline).SYMPTÔMES ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE Aucun cas de surdosage n'a été signalé.Aucun antidote spécifique n'étant connu, nous recommandons un traitement d'appoint et symptomatique.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION Dans la.polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante, il est recommandé de commencer le traitement par le FELDENE (piroxicam) à raison de 20 mg en une seule prise quotidienne.Cette dose peut aussi être administrée en deux prises quotidiennes de 10 mg.dose d'entretien chez la plupart des patients est de 20 mg par jour.Un nombre relativement petit de patients peuvent être maintenus à la posologie de 10 mg par jour.Dans l\u2019arthrose, la dose d'attaque recommandée est de 20 mg de FELDENE (piroxicam) en une seule prise quotidienne.Cette dose peut aussi être administrée en deux prises quotidiennes de 10 mg.La dose d'entretien habituelle est de 10 à 20 mg par jour.La posologie du FELDENE (piroxicam) ne doit pas dépasser 20 mg par jour vu l'incidence accrue d\u2019effets secondaires gastro-intestinaux.PRÉSENTATION Les capsules de FELDENE (piroxicam) sont présentées en flacons de 100: 10 mg, capsules n° 2 de gélatine dure et opaque de couleur marron et bleu; 20 mg, capsules n° 2 de gélatine dure et opaque de couleur marron.Monographie du produit fournie sur demande.Bibliographie 1.Tausch, G.(1980).Speed of onset and duration of action of piroxicam in patients with rheumatoid arthritis: a placebo-controlled study.Dans Piroxicam: À New Non- steroidal Anti-inflammatory Agent.Compte rendu d'un colloque tenu 3 Weisbaden, Allemagne le 4 septembre 1979.Academy Professional Information Services, Inc .New York, pp.22 à 27 2.Dessain.P.et coll (1979).Piroxicam in the treatment of osteoarthritis: a multicentre study in general practice involving 1218 patients, J.Int.Med.Res.7.pp.335 à 343 Pfizer Canada Inc.KIRKLAND (Québec) H9J 2M5 \u201cPréparé par Pfizer Canada Inc.(U.|.} F JA/DIF Pfizer Inc.propriétaire de la marque de commerce \\ \\ le en ents; de Osante L\u2019oeil et l\u2019enfant: fausses notions les plus répandues Jean-Louis Jacob Résumé L'auteur passe en revue les fausses notions les plus répandues concernant l\u2019oeil et l\u2019enfant dans une pratique courante en ophtalmo-pédiatrie.Les points abordés sont: l\u2019oeil et la télévision, la lecture de près, la myopie et son histoire naturelle et enfin l\u2019oeil et la dyslexie dans son sens large.nérorage | 10%) is fe aud, by opel ie ohienis pica odoli, : méraion #5 élgaion à deur ), AEP RDOSAG wn antes J nS Un Dé ouate ff car le be 1e 20 m7 j aussi [ml qd: TPE jour Da dell potdert deux pré silos FE ar pu | plese pond du de gp as pp re Wik 4 I ne (1) M.D., F.R.C.S.(c), AB.O,, directeur, département d\u2019ophtalmologie, Hôpital Sainte-Justine, 3175 Chemin Sainte-Catherine, Montréal, Québec.H3T 1CS.Travail présenté en partie a la session d\u2019éducation médicale continue pour les omnipraticiens a la réunion scientifique de la Société canadienne d\u2019ophtalmologie de juin 1981.Article reçu le: 8.4.82 Avis du comité de lecture le: 13.4.82 Acceptation définitive le: 15.4.82 Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 ans une pratique courante comme ophtalmologiste pé- diatrique, nous devons répondre presque quotidiennement à des questions qui font appel à des mythes bien ancrés dans la population.Il s\u2019agit tout particulièrement de fausses notions concernant l\u2019oeil et la télévision, la myopie et son histoire naturelle, la lecture de près chez l\u2019enfant et la véritable relation entre l\u2019oeil et les troubles d\u2019apprentissage scolaire populairement appelés dyslexie.L'oeil et la télévision Lors de la consultation, les parents nous demandent très fréquemment de bien confirmer auprès de leurs enfants de ne pas regarder la télévision trop longtemps et de trop près (fig.1).Plusieurs publications sur le sujet'*\u201d sont toutes unanimes à conclure que les téléviseurs, s\u2019ils sont en bon état, sont bien isolés et il n\u2019y a pratiquement pas de radiations qui sont émises.Tout au plus, nous pouvons observer certains symptômes connus comme la fatigue oculaire ou des malaises particulièrement évidents si l\u2019oeil n\u2019a pas la correction optique qu\u2019il devrait avoir'.Le phénomène de revoir en fermant les paupières des flashes lumineux à fréquence rapide après avoir regardé la télévision est un phénomène bien connu et n\u2019a rien de pathologique.De fait, ce phénomène naturel est même utilisé comme test diagnostique chez les strabiques.Certains enfants qui présentent des handicaps visuels ou auditifs auront certainement des raisons évidentes de s\u2019approcher de l\u2019écran et leur déficit sera évident aussi au niveau d\u2019autres activités.Mais qu\u2019est-ce qui pousse donc l\u2019enfant à s\u2019approcher du téléviseur en l\u2019absence de toute autre cause pathologique\u201d Il semble bien que l\u2019enfant s\u2019approche du téléviseur tout simplement pour obtenir un meilleur contact avec le petit écran et augmenter sa concentration, tant au niveau de l\u2019image que du son.!! prévient ainsi toute autre personne, voire un enfant plus jeune, de s\u2019interposer entre lui et l\u2019écran.Il s\u2019assure que rien ne viendra briser le lien entre lui et la boîte magique.Comme solution, on peut mettre le téléviseur à un niveau plus élevé du sol et placer un haut-parleur à l\u2019arrière de la pièce.Lecture de près chez l\u2019enfant L\u2019enfant qui lit ou écrit le nez collé sur son texte est aussi un motif Figure 1 \u2014 Enfant qui regarde la télévision de près. fréquent pour lequel on demande notre avis (fig.2).Encore ici, si on exclut les grands myopes et les handicapés visuels, le phénomène de concentration est prépondérant.C\u2019est certainement pour T*enfañt'üñe façon de refermer son monde sur l\u2019objet de son attention.La capacité d\u2019accommodation de l\u2019oeil chez l\u2019enfant permet un travail de près sans fatigue excessive.Un enfant normal a une capacité d\u2019accommodation telle qu\u2019elle lui permet de voir clairement un texte à quatre pouces de son oeil*.Cette capacité d\u2019accommodation diminuera progressivement au point que dans la quarantaine ce n\u2019est qu\u2019avec une aide optique que nous pourrons corriger le phénomène de presbytie.*.L'oeil et la myopie A en croire plusieurs parents, la myopie est causée soit par la lecture de près, soit par les lectures prolongées ou le port de verres correcteurs.D\u2019autres nous disent que la myopie a progressé chez leur enfant parce qu\u2019il a négligé de porter ses verres correcteurs.Rétablissons les faits.La myopie bénigne de moins de 4 dioptries doit être considérée comme une déviation de la normale standard, comme il en est d\u2019ailleurs de son opposé, I\u2019hypermétropie\u2019.Il en est de même pour la taille des personnes qui, dans la nature, s\u2019exprime autour d\u2019un type standard, sans pour autant qu\u2019on soit en face d\u2019un nain ou d\u2019un géant.Depuis plus d\u2019un demi-siècle, on essaie d\u2019expliquer l\u2019origine de la myopie chez la race humaine par toutes sortes de causes aussi farfelues les unes que les autres.Jusqu\u2019a maintenant, il n\u2019y a aucune évidence scientifique qu\u2019on puisse prévenir ou faire régresser la myopie par soit des exercices visuels, soit des médicaments comme l\u2019atropine, soit des verres correcteurs simples ou à double foyers\u201c.Toutes ces théories qui sont en vogue depuis de nombreuses années n\u2019ont jamais eu d\u2019efficacité prouvée.Quant au traitement de la myopie par la lentille cornéenne, il est vrai que le port d\u2019une lentille rigide peut améliorer la myopie en aplatissant la cornée, et ainsi réduire la longueur antéro-postérieure de l\u2019oeil qui est habituellement plus élevée que la normale chez le myope.Lorsque la lentille cornéenne est enlevée toutefois, la cornée reprend progressivement sa courbure première et l\u2019oeil reviendra à son indice de myopie du départ*.Cette forme de traitement est particulière- 690 Figure 2 \u2014 Enfant qui écrit le nez collé sur son texte.fait couler beaucoup d\u2019encre et, à proprement parler, n\u2019est pas une entité d\u2019origine visuelle.La dyslexie au sens large s'entend pour les troubles d\u2019apprentissage scolaire.Ces enfants ont habituellement, du point de vue optique, une excellente intégrité de leur système visuel.La cause véritable se situe plutôt dans une difficulté d\u2019intégration des données et provient de causes neuro- sensorielles.Le questionnaire nous révèle fréquemment des antécédents familiaux®.Ces troubles peuvent atteindre divers niveaux de perception et d\u2019expression, soit parler, écrire, lire, Figure 3 \u2014 Une famille de myopes.ment en vogue ces dernières années.Dans certains cas, ce type de traitement ne peut se faire sans risque de complication: si la lentille cornéenne est trop serrée, elle peut occasionner des cicatrices permanentes sur la comée*.La myopie bénigne est probablement transmise de façon autosomale dominante\u2019 (fig.3).Quant à la myopie maligne à 6 dioptries et plus, elle est probablement de transmission récessive\u2019.En pratique, le myope bénin a des yeux normaux qui ont simplement besoin d\u2019une correction optique pour * normaliser leur acuité visuelle.On doit cependant souligner certains facteurs génétiques et écologiques qui auraient une influence sur l\u2019accroissement du nombre des myopes dans les populations®.L\u2019oeil et la dyslexie C\u2019est un sujet qui, a ce jour, a comprendre ce que l\u2019on entend, comprendre ce que l\u2019on lit ou faire du calcul mathématique.Le phénomène de l\u2019écriture inversée - ou écriture en mirroir - est certainement un des mieux connu (fig.4).L\u2019incidence est plus élevée chez les gauchers et les garçons\" (fig.2).Le traitement est habituellement multidisciplinaire et peut inclure les parents, le professeur, l\u2019orthopéda- gogue, le psychologue, l'orthophoniste, le psychiatre et le neurologue.Le fait d\u2019entraîner l\u2019enfant dans certains traitements oculo-visuels, qui n\u2019ont aucune base scientifique'', ne peut que détourner le problème et causer chez l\u2019enfant l\u2019impression qu'il a un problème visuel en surcroît.De plus, il n\u2019est pas rare de voir des gens qui ont des troubles visuels, sans que pour autant ils n\u2019aient jamais présenté de trouble d\u2019apprentissage'\u2019.Retenons que, pour la majorité de ces patients, 1 se fait un retour plus ou moins rapide a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \\ \u201cA Mg, gg is d'a, ig], Ug.me thi In de Rl 100s 1.$s a Dion im, tance pour les parents qui nous consultent pour leurs enfants.Il nous faut continuer d\u2019y répondre inlassablement, nous souvenant que, parfois, il est aussi important de rassurer que de traiter./ laut - { « © PT hop 4 >\" summary The author reviews the most + popular false concepts regarding the eye and the child within a regular practice in pediatric Ophthalmology.The following points are discussed: the eye and the television, the myopia and its natural history and finally the eye related to dyslexia in its broad sense.50 breton h.bibliographie 1.Dubois-Poulsen A.: Les yeux et la télévision.Ann.Oculist., Paris, 1971 ; 204 : (4) 371-386.2.Santucci G.F., Perdriel G.: L\u2019ophtalmologiste face au tube cathodique.Bull.Soc.Ophtal.Franç., 1978 ; 8-9 : 531-536.3.Duke-Elder : System of Ophthalmology.Kimpton, 1970 ; 5 :602.4.Saraux H., Rousselie F., Coscas G.: Optique médicale pratique.Editions Doin, 1968, p.242.suite à Figure 4 \u2014 Exemple d\u2019écriture en miroir.\u201cà 8:45 heures - je t\u2019invite à la bénédiction des couronnes de l\u2019Avent demain - joie et paix\u201d.mineure et une médication spécifique peut être utile.la normale avec l\u2019aide plus ou moins importante d\u2019une thérapie de support.Certains, par contre, présenteront des difficultés pour leur vie durant\u201d.En d\u2019autres cas, le bilan neurologique met en évidence une dysfonction cérébrale Conclusion Les questions soulevées ici revêtent fréquemment une grande impor- la page 694 LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS EN MALADIES INFECTIEUSES Le premier examen en vue du certificat de compétence particulière en maladies infectieuses aura lieu à l'automne de 1983.Tous les candidats qui sont intéressés à se présenter à cet examen devront prendre connaissance de ce qui suit: 1.Les candidats qui désirent se présenter aux examens en Maladies infectieuses doivent être détenteurs du certificat de spécialiste en médecine interne ou pédiatre du Collège Royal.Les candidats détenteurs d'un certificat en Microbiologie médicale et qui exercent activement leur spécialité en milieu clinique peuvent présenter une demande d'éligibilité aux examens de 1983, 1984 et 1985.Les candidats qui désirent se présenter aux exa- Bureau de la Formation et de l'Évaluation COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRUGIENS DU CANADA 74, Stanley Ottawa, Canada, K1M 1P4 mens en 1983 doivent envoyer les détails de leur formation en maladies infectieuses avec preuve à l'appui, à l'adresse ci-dessous, le plus tôt possible et au plus tard le 1 septembre 1982.Les candidats ne peuvent être admis à l\u2019examen avant que l'appréciation de la formation soit terminée.II n'y a pas de frais à payer pour cette appréciation.3.On peut obtenir de plus amples renseignements à l'adresse suivante: Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Vision de la couleur : dyschromatopsies \u2014 achromatopsies Jacqueline Orquin \u201c.Résumé Une déficience de la vision des couleurs se rencontre chez 8 à 10% de la population masculine de race blanche et chez 0,5% de la population féminine.Une étude des différentes anomalies congénitales et de leur méthode d\u2019investigation est développée.À cette notion de dyschromatopsie congénitale s\u2019ajoute un certain nombre de dyschromatopsies acquises associées à certaines maladies générales.L'accent est mis sur l\u2019importance d\u2019un dépistage précoce à l\u2019âge scolaire, assorti de conseils génétiques et d'orientation professionnelle.a couleur est en nous, écrivait valuation en s\u2019assurant que des condi- Newton.Elle intervient dans tions adéquates d\u2019examen sont rem- les émotions et les réactions plies, en particulier l'éclairage (lumière humaines.Le rouge a un effet neuro- du nord, lumière du jour 60 watts, excitant, le bleu et bleu-vert tranquilli- lampe spéciale Easel-McBeth, l\u2019ab- - sent.Le gris ne suscite aucune réaction.sence de surfaces réfléchissantes)\".Le rouge est associé au danger, au mau- vais fonctionnement, à une interdic- 1.Le spectre visible\"?tion, à l\u2019opposé du classique \u201cfeu vert\u201d - et signifiant l\u2019ouverture, la permission, le II s'étend entre les radiations bon fonctionnement d\u2019une machine.Le ultraviolettes d\u2019un côté et infrarouges sens chromatique (chromos-couleur) ae : aulre avec des longueurs d pros est présent très précocément chez l\u2019en- h ant Ce dict rte oct fant, voire dans les 100 premieres amain he stingue que ou 8 Cou heures de vie chez le nouveau-né et le leurs qui composent le spectre coloré : prématuré, comme ont pu le démontrer violet \u2014 Indigo \u2014 bleu \u2014 vert \u2014 certains tests électrophysiologiques.jaune \u2014 orange et rouge.Les couleurs Cette sensation va se raffiner par la bleu : mél So le rouge, le vert et le suite pour atteindre son plein dévelop- CV > MÉANBFES EN proportions conve- pement perceptif et psycho-sensoriel à nables, elles donneront une impression l\u2019adolescence, pour ensuite, à la sénes- de blanc.Elles servent à la dénomina- cence, diminuer progressivement tout tion des dyschromatopsies, comme en demeurant normale pour la tranche nous le verrons plus loin.Par adjonc- d\u2019âges considérée.De même, certains tion d'une certaine quantité d e blanc.facteurs psychologiques, éducatifs, on obtient différentes saturations de la émotionnels et physiques (comme le fox.; clfferents médidires le bruit, par exemble) peuvent entraîner ge).weirs infermediaires ou Tirés à part : des réponses variables et même anor- secondaires sont l'orange, le jaune, le part: \u2014 .pourpre (mélange du bleu et du rouge Département d\u2019ophtalmologie, Hôpital males, chez des gens apparemment aux deux extrémités du spectre visible) Sainte-Justine, 3175 ch.Côte Ste- normaux.Une certaine prudence doit Les couleurs complé ° taires sont 5 Catherine, Montréal H3T 1C5.donc être de règle, avant d\u2019affirmer un | 1 + men pa i\" Article reçu le : 28.4.82 trouble chromatique chez un enfant et il couleurs cu spec re qui, m ange es, Avis du comité de lecture le : 30.4.82 faudra multiplier et répéter les tests d\u2019é- donnent une impression incolore : du Acceptation définitive le : 10.5.82 rouge et du bleu-vert, du vert-jaune et 692 L'UNION MÉDICALE DU CANADA à Vi ur (on IK aid dsl Al sl fora Jae on vert ain mu fr i si a ft / \u201cde nd fm Iie ill.du violet, de l\u2019orange et du bleu, du jaune et de l\u2019indigo.2.Bases physiologiques de la vision des couleurs*6!!?Une des plus récentes théories (Von Kries) reposant sur des données micro-électrophysiologiques, met en évidence 3 sortes de cônes sensibles à des radiations lumineuses monochromatiques rouge, vert et bleu.Des processus de facilitation et d\u2019inhibition se feraient au niveau des cellules bipolaires de la rétine, entraînant la formation de couples antagonistes : rouge- vert, bleu-jaune, noir-blanc.Quand la rétine est adaptée à la lumière, le maximum de transmission se fait pour le jaune.Elle se fait pour le bleu lorsque la rétine est en vision nocturne.L\u2019intensité ou puissance lumineuse vient également intervenir dans la perception et la transmission colorée.3.Méthodes d\u2019examens**6! L'examen doit se faire au calme, chaque oeil à la fois ou en vision binoculaire, si l\u2019on est sûr de la symétrie du déficit chromatique et en utilisant le verre correcteur habituel ou son équivalent non teinté.Un fin pinceau peut être: donné à l\u2019enfant afin de conserver aux tests leur fraîcheur de couleurs.Rappelons l\u2019importance de l\u2019éclairage approprié, non réverbérant (fenêtre au nord ou éclairage lumière du jour).1) Test pseudo- isochromatiques Les tests sont basés sur le principe d\u2019éléments placés de telle façon que la figure (lettre, chiffre, diagramme) apparaisse sur un fond de pastilles colorées de façon différente et de telle manière que les dyschromates ne puissent les percevoir.Certaines planches servent à la différenciation entre les atteintes protan (rouge) et deu- tan (vert).Citons parmi les plus populaires : a) Test de Ishihara le plus couramment utilisé comme test de dépistage : 2 erreurs sont permises.Ce test ne peut servir au diagnostic et à la classification du déficit chromatique.Par contre il est particulièrement fiable comme moyen de détection.b) Test de Dvorine : qui possède en plus un test de nomenclature des couleurs en hypersaturation ou dé- Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 saturation (2 erreurs sont également permises).c) Test de Keeler-Guy : utilise des formes découpées dans du plastique noir, destinées à recouvrir les lettres présentées sur l\u2019album.Ce test est particulièrement utile chez les enfants de 3 à 4 ans.d) Test de Matsubara : composé de symboles familiers (fleur, chien, papillon) et moins familiers (tortue, crabe, éléphant) ; il peut être quelquefois assez difficile à interpréter.2) Tests de classement Ils utilisent des pastilles pigmentées soigneusement choisies, d\u2019intensité et de saturation égales ou variables selon les cas.Leur utilisation associée aux tests précédents va permettre de raffiner le diagnostic et d\u2019obtenir des graphiques.Citons : a) Le test-de Farnworth D 15 : pions \u2014 1 pion témoin de départ.La disposition des erreurs est caractéristique à chaque catégorie de dyschro- matopsies.b) Le Farnworth-Lanthony DS 15 : même chose, mais en version désaturée (80% de blanc, 20% de couleur) est particulièrement utile dans les dyschromatopsies acquises à leur début\u2019.c) Le 28 Hues de Roth : méme valeur que le F.D 15 mais comporte 28 pions au lieu de 15.d) Le Farnworth 100 Hues : 85 pastilles, placées entre 2 pions de référence et disposées en 4 boîtes, chaque pion ne se distingue du suivant que par une minime différence colorée, juste discernable pour l\u2019oeil normal.Un score d\u2019erreur peut être calculée) New-Colour-Test de Lanthony : comporte 4 boîtes de 15 pions colorés (sans pion de référence), de saturation croissante 2, 4, 6, 8, (20, 40, 60, 80% de couleur) et 10 pions gris de valeurs différentes.Ce test est très utile dans les dyschromatopsies acquises.Il est quantitatif et qualitatif*®\u2019 3) Le City University Colour Vision Test (CUCVT) Il se présente comme un album de 10 planches, plus une de démonstration et utilise 5 cercles de pigment analogues à ceux du Farn- worth D 15, choisis de façon judicieuse.Les erreurs sont additionnées en M PRINCE TI ORNE ARE tr, 4 colonnes (normal, Protan, Deutan, Tritan) sur une feuille de recueil.4) Les colorimètres Ils utilisent des mélanges de lumières chromatiques : rouge, verte, jaune, bleue.4, Anomalies du sens chromatique A.Dyschromatopsies héréditaires Fréquence'**° : 8 à 10% de la population mâle de race blanche et 0,5% de la population féminine.Classification** 1) Protanopie : représente 1% des anomalies de la vision des couleurs chez l\u2019homme et 0,02% chez la femme : il s\u2019agit du classique daltonisme chez lequel il existe une absence congénitale de la vision du rouge.Ce sont des enfants qui vont confondre le brun avec le noir et le rouge.2) Protanomalie ou maladie de Hart : il s\u2019agit d\u2019une déficience de la sensation du rouge, \\c\u2019est-à-dire que le rouge pourra être perçu mais pas les différents roses.Par ailleurs, le jaune est confondu avec l\u2019orange dans la vie courante ; sa fréquence est de 1,5% de toutes les anomalies colorées chez le garçon et 0,03% chez la fille.3) Deuteranopie ou maladie de Nagel : représente 1% des anomalies de la vision colorée chez le garçon et 0,01% chez la fille.Ce sont des enfants qui ont une absence congénitale de la vision du vert.Les erreurs se feront entre le vert et le tan, le brun ou le rouge.4) Deuteranomalie ou anomalie de Rayleigh : représente la plus fréquente de toutes les anomalies congénitales du sens chromatique : 5% chez le garçon, 0,4% chez la fille.Ce sont des enfants qui ont une déficience et non une absénce de la sensation du vert.Ils confondront les verdatres avec les jaunes et les vert-jaunes.5) Il existe une catégorie d\u2019anomalies de la vision de la couleur que l\u2019on appelle tritanopie (absence de la sensation du bleu-jaune) et tritanomalie (déficience) ; les sujets confondront les verts avec les bleus.C\u2019est une variété extrémement rare puisqu\u2019elle représente moins de 1% des anomalies de la vision des couleurs.Par contre elles seront beaucoup plus fréquentes lors- 693 que l\u2019on parle d\u2019atteintes acquises de la vision des couleurs\u2019.Transmission génétique®® 1) La dyschromatopsie rouge-vert :(Dalton, Hart, Nagel et Rayleigh) : autosomale récessive liée au sexe.Seuls les hommes sont atteints sur leurs chromosomes X.Les femmes porteuses sont normales.Si une femme est atteinte de dyschromatopsie, elle a un chromosome lui venant d\u2019un père atteint et l\u2019autre d\u2019une mère porteuse.2) La dyschromatopsie bleu- jaune (tritanopie ou tritanomalie : auto- somale dominante).\u2019 B.Achromatopsie ou monochromatisme** Elle est rare : environ | pour 300,000 de population.L\u2019hérédité est habituellement autosomale récessive et on trouve fréquemment une consanguinité chez les ascendants.La forme incomplète peut parfois être liée au sexe.Une myopie grave est fréquemment associée.La mauvaise vision diurne est de règle, avec photophobie, nystagmus, hypoplasie maculaire au fond d\u2019oeil.En vision nocturne l\u2019acuité visuelle s\u2019améliore ainsi que le champ visuel.Ce sont des \u201c\u2018hiboux\u201d heureux de s\u2019ébattre à la tombée du jour et que l\u2019on voit, habituellement, tôt en ophtalmologie.Les cônes contiendraient un pigment anormal, la rhodopsine que l\u2019on trouve normalement dans les bâtonnets seulement.C.Dyschromatopsies acquises** Schématiquement les atteintes des voies optiques (névrite, atrophie optique de Leber, intoxication, alcoolisme, tabagisme, tumeur, etc.) donnent une atteinte rouge-vert, de même que certaines maladies hérédo- dégénératives, par exemple, la maladie de Stargardt.Les atteintes rétiniennes: glaucome, myopie sévère, diabète, atteintes hépatiques, dégénérescence ta- péto-rétinienne, avitaminémie A, etc., donnent des dyschromatopsies bleu- jaune, ainsi que la cataracte, a ses débuts et le vieillissement de la rétine.Il est à noter que l\u2019atrophie optique dominante est la seule exception puisqu\u2019elle donne une dyschromatopsie bleu-jaune au lieu d\u2019une dyschromatopsie rouge- vert comme il est habituel de la rencontrer dans les autres atrophies optiques.Cette particularité est particulièrement utile pour établir un conseil génétique.694 Les drogues donnent une dyschroma- topsie rouge-vert ou bleu-jaune, selon que la toxicité du produit se porte sur le nerf optique (Ethambutol) ou la rétine (Antipaludéens par exemple).Conclusion Les incidences sociologiques de la vision chromatique sont si importantes qu\u2019il est nécessaire de déceler, précocément, toute anomalie, afin que tout individu puisse assumer avec efficacité et sécurité ses activités professionnelles et ses responsabilités à l\u2019intérieur des différentes sortes de métiers et de transports (maritime, aérien, ferroviaire et routier).L\u2019examen du sens chromatique est possible dès l\u2019âge de 4-5 ans et un contrôle au début de la scolarité peut être utile (sans cependant créer de problème, 1a où il n\u2019y en avait pas avant dans la vie courante), le choix d\u2019un profession pourra être évoqué aux alentours de l\u2019âge de 12 à 14 ans, parfois plus tard, et il faudra alors tenir compte des restrictions et des exigences que certains métiers demandent: électronique, aviation, restauration de tableaux, poterie, tissage de tapis ou de tissus, etc.; il est à noter qu\u2019une épreuve pratique est parfois possible dans certaines catégories de métiers\u201c, Tout automobiliste devrait également connaître ses déficiences chromatiques et apprendre les mécanismes de compensation et de prudence particuliers à ces déficits.L\u2019examen du sens chromatique devrait être répété à certains intervalles car une dyschromatop- sie acquise est toujours possible.summary Color Vision deficiencies are seen in 8 to 10% of white males and in 0.5% of females.Congenital deficiencies are evaluated and classified as well as the various colour vision tests.Some aquired colour vision deficiencies are associated with systemic diseases.Diagnosis, genetic and occupational counselling are possible at an early age, even before the child goes to school.bibliograhie 1.linuma I, Handa Y : A consideration of the racial incidence of congenital dyschromats in males and females.Modern Problems in Ophthalo- mology \u2014 Colour Vision Deficiencies II.Vol.17.p.151-157.Karger.1976.2.Kowalske P : Vision et mesure de la couleur.Masson.éditeur, Paris, 1978.3.Lanthony P : Sémiologie clinique de la saturation chromatique.La clinique ophtalmologique Vol.3 p.47-106.Martinet, éditeur.France.1977.4.Legras M : Procédés d'examen clinique du sens chromatique.La clinique ophtalmologique.Vol.3 p.47-106.Martinet, éditeur, France, 1980.5.Linksz A : An essay on colour vision.Grune and Stratton, New York, 1960.6.Perdriel G.Lanthony P.Chevaleraud J : Pathologie du sens chromatique : Diagnostic pratique \u2014 intérét clinique et applications socio-professionnelles.Bulletin des Sociétés d'Ophtalmologie de France \u2014 Rapport annuel.Fueri-Lamy.éditeur, 1975.7.Perdriel G : Diagnostic des dyschromatopsies acquises et héréditaires.Conférences Lyonnaises d\u2019ophtalmologie, No.t07 p.1-33, 1970.8.Pokorny J., Smith V.C., Verriest G., Pinc- kers AJLG : Congenital and acquiered colour vision defects.Grune et Stratton, New York, 1979.~ 9.Voke J.: Colour vision testing in specific industries and professions.Monographie ISBN 0950690104.Keeler, London.1980.10.Vos J.J.: Summary of the report of the working party on standardization of the international research group on colour vision deficiencies.Modern problems in ophthal- moloy \u2014 colour vision deficiencies 111.Vol.17.p.217-219.Karger, 1976.11.Walraven P.L.: Basic mecanisms of defective colour vision.Modern problems in ophthalmology colour vision deficiencies 111 International Symposium Amsterdam, 1975, Vol.17 p.2-16.Karger, 1976.12.Zanen A : Perception des couleurs.J.Fr.Optalmo- logie.1978 : 1 : (12) 753-780.suite de la bibliographie page 691.5.Saraux H., Rousselie F., Coscas G.: Optique médicale pratique.Editions Doin, 1968, p.205-216.6.Saraux H., Rousselie F., Coscas G.: Optique médicale pratique.Editions Doin, 1968, p.243-246.7.Duke-Elder : System of Ophthalmology, Kimpton, 1970 ; 5 : 268.8.Saraux H., Rousselie F., Coscas G.: Optique médicale pratique.Editions Doin, 1968, p.212-213.9.The Dyslexic Child.Pediatric Ann., 1979 : 8 : (11) 636-642.10.1dem.p.642-644.11.1dem.p.646.12.1dem.p.653.13.Idem.p.645.L'UNION MÉDICALE DU CANADA let tier fière l'âge ville class ilob BA del élud Mon mar feu ses [ob cine fore sav lary resi Die a jus ma dar hi Sai ma ten fe ha det léu de sr né or Hh go Hider st Judi i ji ji ft deci : di by \u2014 il ne se désistait jamais à participer @ © + 2 - aux activités académiques du dépar- COS Oorin big Nécrologie tement, mais encore il fut nommé vou professeur-assistant en 1967.Il a été solution oto-ophtalmique et onguent £5 Fi \u2019 : A _ Tay l'un des premiers professeurs à don Indications: solution oto-ophtalmique: Prophylaxie et \"define ner des cours sur le strabisme lors- traitement des infections oculaires der, ee que le Département d'ophtalmologie Onguent: Infections oculaires externes dues a des germes structura son enseignement de base Contre-indications: Hypersensibilité à l\u2019un quelconque des composants du produit.RE Mey en 1963.Il en était d'ailleurs à cette Précautions: Comme avec les autres préparations antibio- - époque membre du Comité Direc- tiques, l'usage prolongé peut entraîner une pullulation de Le docteur Fernand Croise- teur germes non sensibles, y compris de fongus.S cela se pro- i\u20ac \u2019 2 nia = .duit, les mesures appropriées doivent être appliquées ; idly fy, | tiere (1 91 5-1 981 ) Les autorités de | Hôpital lui Solution oto-ophtalmique: Ne doit pas être employée en ise- 2 : : application sous-conjonctivale ou intraoculaire, ni pour l'ir- My Que : Ca Le docteur Fernand Croise- proposerent plusieurs responsabi- on des trajets Hetulex à proximité de l'œil ou de Ma, 4 fie tière est décédé, le 1er juin 1981, à lités au cours de sa vie profession- | l'orbite.ntaimique: © re 1 ou?\u2018à Atai A ier- a 2 Posologie: solution oto-ophtalmique: On suggère ou °( âge de 65 ans.|| etait ne a Berthier nelle dont celle d être nommé chef- gouttes dans l'œil affecte 3 à 4 fois par jour.Ou plus sou- ville en 1915.II fit de brillantes études adjoint du service d'ophtalmologie vent au beson.a ré ., z - .à région \u2018img, @ Classiques au College de Montréal ol en 1954.Il en devint le chef en 1958, Srduert: Avpliauer 2.45 fois par jour sur 1a reg Die il obtint son titre de bachelier ès arts poste qu'il occu pa pendant 16 ans Présentation: solution olo-ophtajmidue: Compost ay ip ., unités; su ify (B.A.) en 1936.Au mois de septembre avec compétence et sagesse jusqu'en i de Gramicidine, 0,025 MG.En flacons de la même année, il commença ses 1974.|| remplit, à la satisfaction géné- Do ee on our gramme: sulfate de .243 \u201cur .HA ; ; .nguent: Composi \u2018 : études médicales à l\u2019Université de rale, les fonctions que lui confia aussi potenyane B.5 000 unités.bacitrécine zinc.400 unités.UE g 4 Ui i à i - A i 4 i i i sulfate de néomycine, 5 mg, dans un excipient de pétro- ven Montréal où il continua a se faire re le Conseil des médecins dontil devint léine à bas point de fusion.En tubes de 3,5 g (avec marquer par son caractère chaleu- le président élu en 1966.Il a été embout ophtalmique) err | reux, égal et déterminé.Il couronna membre du Comité d\u2019admission en Tg: Dg ses études universitaires en 1942 par 1963.Il fut secrétaire en 1964 du ° ° AGE ea l'obtention de son doctorat en méde- Comité des normes hospitalières et @ t orin\u2019 wo Bil cine et il décida, dès le début, d\u2019orien- membre du Comité de I'évaluation de or 1Sp Amioge de ter sa carrière vers une spécialité, à |\u2019 Adi i FienLam, : ' p oC l'acte médical depuis 1976., suspension ophtalmique et onguent savoir l\u2019ophtalmo-oto-rhino- En 1952, le Collège des Mé- laryngologie.Il fit son internat et sa decins et Chirurgiens de la Province Indications: suspension ophtalmique: Traitement des in- résidence principalement à l'Hôtel- de Québec lui décerna un certificat de [157% #2 Eon cose conociie ho Dieu de Montréal ou il séjourna de compétence en ophtamologie.ll trou- ténulaire; épisclérite et fists non suppurées; kératite ONCTENCES à i i i .Ir) .interstitielle, sclérosante, postopératoire ou de I'acneé rosa- a lip 1942 a 1944.Ensuite il entreprit une vale temps, par la suite, d ecrire cing cée; brûlures chimiques et thermiques de la cornée.de [Up année de pratique générale à Beloeil travaux scientifiques que les Annales Onguent: Inflammation du secteur antérieur de roel, y | jusqu'alafinde 1945.II futadmisle 16 Medico-Chirurgicales de I'HOPItal Som ass.pour Ve Le sos Siemon es ser: i.i mai 1946 à titre d'assistant bénévole Sainte-Justine et également l\u2019Union a des bralures chimiques et mnermiques de la comée ; \u2019 24: ontre-indications: Ce médicament est contre-indiqué DR VE dans le service d ophtalmo-oto- Médicale du Canada furent heu- dans les conjonctivites et les blépharites suppurées aiguës, sou sie ; .A or rhi no-laryngologie de I\u2019'Hépital reuses de publier.les lésions tuberculeuses, fongiques ou virales de l'œil.y aw Tork, Sai J .\"il .| ; i compris la kératite arborescente et les affections intéres- ainte-Justine qu'il ne quitta plus ja- Le docteur Fernand Croise- sant le segment postérieur de l'œil.Ce produit est contre- i \u2018ai i is- A ; - indiqué chez les sujets ayant déjà manifesté une hypersen- mais d ailleurs, pour en devenir assis tiere fut membre de plusieurs asso sibilité à l'un quelconque de ses composants.ali tant régulier le 22 mai 1950.A cette ciations médicales dont la Société Ca- Précautions: L'emploi ophtalmaue prolongé de la stéroi- ; 4 i ' -O étai ; ' ; dothérapie en application locale peut causer chez certains phic ISB époque, le service d'ORL-O était sous nadienne d Ophtalmologie, la So- sujets une élévation de la tension intraoculaire.Dans les 15, la responsabilité du docteur Jean Au- ciété d'Ophtalmologie de Montréal, maladies où ty a amincissement de la cornée, on a det-Lapointe et c\u2019est ainsi que le doc- la Société Française d\u2019Ophtamologie signalé des cas de perforation au cours de l'emploi de wig teur Fernand Croisetière asSista ce et l'International Strabismological Comme avec toute préparation antibiotique, l'usage pro- wen | dernier lorsqu'il pratiqua en 1948, Association.Gags pa care ve pit gen 19\" se uso À sans doute, la première greffe cor- Lors d\u2019une fête intime en appropriées doment être ppliquées | A i \u2019 L - urdosage, traitement: ot 8 néenne au Canada chez un Jeune gâr- l'honneur de ses 30 années de service Posologie: suspension ophtalmique: 1 ou 2 gouttes os 1 çon de Valleyfield.professionnel l'Hôpital Sainte- dans l'œil toutes les 3 ou 4 heures; au besoin.plus sou- kL ] : : , - 2 .vent dans les cas aigus ' i Toujours soucieux d'augmen- Justine, en présence de sa famille et Onguent: Appliquer une très mince couche 2 à 4 fois par ;j | m i i 1 AlA A jour.Dans les affections chroniques de l'œil, l'arrêt du traiter la somme de ses conna ssances de ses amis, nous avions célébré cet tement doit se faire graduellement en réduisant progressi- sur surtout en opthalmologie, il alla cher- événement heureux dans une am- vement !a fréquence des applications pour atteindre éven- molt ! i écialisé ilui : : tuellement une seule application par semaine.um & cher | enseignement spécialisé qui lui biance des plus amicales et chaleu- Présentation: suspension ophtalmique: Composition de ve paraissait essentiel en premier lieu en reuses.Nous n\u2019aurions pas cru, ace la suspension stérile, par ml: sulfate de polymyxine B, JLT | à i ODI ; er Ato ; 10 000 unités; sulfate de néomycine, 5 mg; hydrocorti- Loar, 2 rar S \u201cLe x nopitaux aes moment, gue sa disparition etait si sone, 10 mg (196%.En flacons plastiques de 7 ml avec stilli- | uinze-vingts et Lariboisiere.eCl- imminente.goutte.| da de poursuivre ses études de per- Lé : Onguent: Composition, par gramme: sulfate de ; z p à mort du docteur Fernand olymyxine B, 5 000 unités; bacitracine zinc.400 unités; ait ; , , polymy lt fectionnement aux Etats-Unis et il y Croisetière est une perte immense sulfate de néomycine.5 mg: hydrocortisone, 10 mg; dans passa plusieurs mois en 1948 a Bos- pour le département d\u2019ophtalmolo- | So anny! Oe sion, En (Ubes ton, au Massachusetts Eye, Ear, Nose gie, pour l'Hôpital Sainte-Justine et Renseignements posologiques supplémentaires dispont and Throat Hospital et également à pour l'Université de Montréal.C\u2019est °° demande Philadelphie âce à 5 A \u2014 .grâce à un dévouement et à un dyna- Reconnu comme un jeune misme comme le sien que l'Hôpital Division médicale Calmie is médecin sérieux, travailleur et Sainte-Justine a acquis la réputation Los delicome a.| | consciencieux dès le début de sa car- qu'on lui connaît aujourd\u2019hui.rière, le docteur Fernand Croisetière Jean Milot \u2014= À avait toujours manifesté une disposi- \"Nom déposé C-8003 Li tion à l\u2019enseignement.Déjà en 1941 et ceci jusqu\u2019en 1943, il fut nommé démonstrateur en Physiologie à l\u2019Université de Montréal et non seulement iD Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 TOPPER TC ann ig hat Les comptes rendus des histoséminaires de l\u2019Université de montréal Séance du 24 février-1982 Richard Bonneau\u201d et Roger Gareau® 1) Secrétaire, département de pathologie, Hopital St-Luc, Montréal.2) Coordonnateur, département de pathologie, Hotel-Dieu de Montréal.Article reçu le : 5.6.82 Avis du comité de lecture le : 10.6.82 Acceptation définitive le : 16.6.82 696 Dysgerminome à cellules syncytiotrophoblastiques de l\u2019ovaire droit André Dumont Observation Cette patiente, nullipare, âgée de 23 ans, prend des contraceptifs oraux depuis 3 ans.Son cycle menstruel est régulier.Lors d\u2019un examen annuel, on lui découvre une masse ovarienne droite.Le test de grossesse est positif.L\u2019utérus n\u2019est pas augmenté de volume.À l\u2019opération, on trouve une volumineuse masse multilobée mesurant 13 x 8,5 x 7,5 cm et pesant 410 grammes.Sa surface est bosselée avec quelques surélévations gris blanchâtre.En coupe, elle est constituée de structures lobulaires charnues grisâtres, discrètement jaunâtres.La tumeur n\u2019est pas adhérente aux organes environnants.L\u2019ovaire gauche est normal.La cavité péritonéale, par ailleurs, normale, contient une faible quantité d\u2019ascite citrin.L\u2019antigène carcino- embryonnaire et l\u2019alpha-foeto protéine sont négatifs.Pathologie L'examen histologique révèle une architecture nodulaire faite de cellules disjointes d\u2019aspect assez monotone, à cytoplasme clair et à noyau vésiculeux pourvu d\u2019un gros nucléole.Par endroits, des cavités pseudoglandu- laires correspondent à des foyers de nécrose.Les plages néoplasiques sont parcourues par de fins septa conjonctifs parsemés de lymphocytes.Les cellules néoplasiques contiennent du glycogène colorable par le PAS, sensible à la diastase.Des cellules géantes multinu- cléées de type à \u201ccorps étrangers\u201d ou de \u201cLanghans\u201d pourvues de noyaux réguliers représentent une réaction de type: Hôte versus greffon.On voit, également, des cellules géantes syncytiotro- = phoblastiques à noyaux volumineux dotés d\u2019un gros nucléole, mais pas de cellules cytotrophoblastiques.On a pu démontrer dans la littérature la présence de gonadotrophine humaine (B- HCG) par immuno-peroxydase.Il s\u2019agit donc d\u2019un dysgerminome avec cellules syncytiotrophoblastiques.L\u2019absence de cytotrophoblaste confirme l\u2019absence d'une composante chorio- carcinomateuse associée.En microscopie électronique, les cellules germi- nales néoplasiques se caractérisent par un gros nucléole d\u2019aspect fibrillaire tandis que leur cytoplasme montre peu d\u2019organjtes, du glycogene en abondance et des lamelles annelées dérivées du réticulum endoplasmique et identifiables par de nombreux étranglements ressemblant a des pores.La membrane cellulaire montre des jonctions intercellulaires du type desmosome incomplet.Les cellules géantes se caractérisent par un réticulum endoplasmique granuleux abondant, des mitochondries nombreuses et des filopodes de surface.Quelques cellules géantes contiennent des granules.Discussion Les cellules géantes syncytio- trophoblastiques seraient retrouvées dans 3% des dysgerminomes purs.Elles produisent une pseudo-puberté précoce, des troubles menstruels ou une pseudo-grossesse.La gonadotrophine chorionique humaine augmente dans les proportions de 2,000 à 3,000 unités par millilitre.La présence d\u2019éléments syncytiotrophoblastiques n\u2019affecte pas le pronostic.Ce dernier est L'UNION MÉDICALE DU CANADA sans ps aug que bien Gan R00 Al tho 100 fem 15 ok do nel lor ng Wi di im 10 Ii 1] = Cm } os \u2014 \u2014 = / gl pas de nap bp I (3: Ive (oth Lh fime hori rseo- em it pr Hare qu shor: nbèes Jet Ten are ik pt if jeux om ie.fent és À déterminé par l\u2019activité mitotique, ici peu abondante, et la présence d\u2019adhérences ou d\u2019extension extra-ovarienne macroscopique, ici absentes.Les cellules syncytiotrophoblastiques peuvent également se retrouver dans les sémi- nomes testiculaires.bibliographie Zaloudek C.J., Tavassoli F.A.et Norris H.J.: Dysgerminoma with syncytiotrophoblas- tic giant cells.À histologically and clinically distinctive subtype of dysgermino- ma.Amer.J.Surg.Path., 1981 ;5.:361- 367.Maladie de Kimura : localisation mammaire Jean Coté Observation Une femme de 37 ans, obèse, sans antécédent médical important, présente à l\u2019examen médical une masse au quadrant supéro-externe de son sein gauche.Le tissu mammaire prélevé par biopsie-exérèse est de forme discoide, pèse 92 grammes et mesure 7.5 cm de diamètre sur 3 cm d\u2019épaisseur.Il est recouvert d\u2019une mince lisière de peau.A 2 cm sous la peau, dans le parenchyme mammaire, on retrouve une zone blanchâtre, chair de poisson, plus ferme, relativement bien délimitée de 2.5 cm de diamètre.Les données hématologiques sont les suivantes : hémoglobine : 13.8, globules blancs : 8.6, neutrophiles : 66, éosinophiles : 6, lymphocytes : 26.Pathologie Il s\u2019agit d\u2019un nodule caractérisé par une prolifération intense de vaisseaux capillaires accompagnée d\u2019inflammation mixte comportant des lymphocytes, des plasmocytes, des his- tiocytes et de nombreux éosinophiles.Les cellules endothéliales sont tuméfiées.Discussion Il s\u2019agit d\u2019une maladie de Ki- mura ou hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie.La littérature ne rapporte aucun cas de localisation au parenchyme mammaire.Cette lésion est généralement localisée à la tête ou au cou, dans le derme ou l\u2019hypoderme.Elle peut être multiple mais n\u2019est pas douloureuse.Le diagnostic différentiel histologique est à faire avec un héman- gioendothéliome.Certains cas ont été rapportés comme tels.Dans 60% des cas, on retrouve cette maladie chéz les moins de 20 ans.On a longtemps débattu la nature tumorale ou inflammatoire de cette lésion, mais des études récentes ont révélé, par immunofluores- cence directe, sur tissu congelé, la présence d\u2019IgM, d\u2019IgA et de complément dans les parois vasculaires.Il s\u2019agirait, vraisemblablement d\u2019une lésion inflammatoire de nature immune.Elle devrait répondre aux corticostéroïdes mais elle peut aussi régresser spontanément.L'association avec l\u2019asthme a déjà été rapportée.bibliographie Reed R.J., Terazakis N.: Subcutaneous angioblastic lymphoid hy- perplasia with eosinophilia (Kimura's disease).Cancer, 1972 ; 29 : 489-497.Grimwood R., Swinehart J.M.: Angiolymphoid hyperplasia with eosino philia.Arch.Dermatol., 1979 ; 115 : 205.Moesner J., Palbsen R., Sorener B.: Angiolymphoid hyperplasia with eosino- phila (Kimura\u2019s disease).Arch.Der- matol., 1981 ; 117 : 650.Buchanan R., Swann M.J.: Angiolymphoid hyperplasia with eosino- philia involving skeletal muscles.Histo- pathology 1980 ; 4 ; 197-204.Synovio-sarcome monophasique du dos Gilles Gariépy Observation Il s\u2019agit d\u2019une malade de 19 ans qui a consulté au Centre Hospitalier Lafléche de Grand-Mere pour une tumeur localisée dans le dos en relation avec la 12e côte.L\u2019exérèse chirurgicale a été faite en continuité avec une portion de la 12e côte.La tumeur mesure 8 Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 x 6 cm.Elle est partiellement kystique et hémorragique.Pathologie Cette tumeur, abondamment vascularisée, est constituée de cordons de cellules fusiformes présentant une forte activité mitotique.On y trouve des zones myxoïdes, des calcifications et des plages cellulaires d\u2019allure épithé- lioïde suggérant le diagnostic de syno- vio-sarcome monophasique.La forte activité mitotique nous détourne de l\u2019hémangiopéricytome tandis que la très faible collagénisation la distingue du fibro-sarcome.En microscopie électronique, les cellules néoplasiques présentent des jonctions intercellulaires nombreuses de type desmosome incomplet ainsi que des lames basales.Elles délimitent de nombreuses petites fentes intercellulaires.Leur cytoplasme est richement pourvu d\u2019organelles.Les Golgi sont bien développés.On peut observer, à l\u2019occasion, la présence de quelques cils.Discussion Le synovio-sarcome est habituellement situé à proximité d\u2019une articulation.Il est souvent douloureux.Sa forme biphasique est classique.Sa forme monophasique semble plus discutable.Pour certains auteurs, la présence même très occasionnelle de structures glandulaires justifie le terme de tumeur biphasique.C\u2019est l\u2019abondance relative des deux constituants qui semble déterminante pour le pronostic.Les facteurs de mauvais pronostic sont : l\u2019âge (de 30 à 40 ans), un aspect microscopique, une taille de plus de 5 cm et la localisation à proximité de la racine d\u2019un membre.L'histochimie est peu utile au diagnostic de la forme mo- nophasique.La culture des tissus révèle toujours une évolution biphasique même lorsque la tumeur est histologi- quement monophasique.bibliographie Krail R.A.: A clinical pathological and E/M study of 26 cases supporting the recognition of a monophasic variant.Amer.J.Surg.Path., 1981 ; 5 : 137-151.Evans H.L.: A study of 23 biphasic and 17 probable monophasic examples.Path.Annual, 1980 ; part 2 : 309-331.Alvarez-Fernandez, E.: Monophasic mesenchymal synovial sarcoma Its identification by tissue culture.Cancer, 1981 ; 47 : 628-635.Mickelson, M.R.et coll.: Synovial sarcoma : E/M study of mono and biphasic forms.Cancer, 1980 ; 45 : 2109-2118. Chéilite granulomateuse de Miescher Jean-Marc Verrault Observation Cette jeune dame présente, à l\u2019âge de la puberté, un épaississement de la lèvre supérieure ainsi qu\u2019une gingivite hypertrophique.En 1967, elle subit une gingivectomie.L'examen histopathologique révèle alors une gingivite chronique granulomateuse avec réaction plasmocytaire.On lui administre par la suite des corticoïdes et des antihistaminiques locaux et systémiques sans résultat satisfaisant.Elle consulte alors un dermatologiste.À la première visite, elle présente un épaississement très prononcé du milieu de la lèvre supérieure associé à un érythème très vif.Cet érythème atteint la muqueuse de la lèvre supérieure jusqu\u2019au bord des narines.Le dermatologiste pratique une biopsie cutanée de la lèvre supérieure.Pathologie L\u2019épiderme n\u2019est pas modifié.Le derme superficiel est oedémateux et on trouve, en profondeur, de nombreux lymphatiques dilatés, un infiltrat inflammatoire lymphoplasmocytaire, des granulomes de type immun constitués de cellules épithélioïdes et de cellules de Langhans souvent entourées d\u2019une couronne lymphocytaire.Le PAS et le Ziehl n\u2019ont révélé aucun micro- organisme.Discussion Il s\u2019agit d\u2019une macrochéilite.Le diagnostic différentiel comprend : ° La chéilite inflammatoire causée par l\u2019érysipèle, se compliquant de lymphangite chronique.© La chéilite glandulaire qui correspond à une hétérotopie des glandes salivaires fortement développées sur la face muqueuse avec, parfois, transformation épithéliamateuse.° La chéilite oedémateuse caractérisée par l\u2019oedème du derme.© La chéilite granulomateuse de Miescher dont l\u2019image histologique correspond au cas actuel.La chéilite oedémateuse, précurseur vraisemblable, dépend d\u2019un trouble de l\u2019innervation parasympathique des vaisseaux et entraîne du lym- phoedème.L'aspect proprement gra- nulomateux surviendrait avec le développement d\u2019une modification de l\u2019immunité.Lorsque la maladie s\u2019accompagne d\u2019une paralysie faciale de Bell et d\u2019une langue scrotale, on parle d\u2019un syndrome de Melkersson-Rosenthal.La littérature mentionne une association possible avec la maladie de Fabry (dépôt de céramide dans les capillaires) ainsi qu\u2019avec un état immunitaire modifié comme dans la maladie de Crohn ou de Hodgkin.bibliographie Young W.B., Sauk J.J., Pihlstrom B., Fish AJ.: Histopathology and electron and immu- nofluorescence microscopy of gingivitis granulomatosa associated with glossitis and cheilitis in a case of Anderson-Fabry disease.Oral Surgery, 1978 ; 46 : 540- 554.Westermark P., Henrikson T.G.: Granulomatous inflammation of the vulva and penis - A genital counterpart to cheili- tis granulomatosa.Dermatologica, 1979 ; 158 : 269-274.Polypose hyperplasique du corps gastrique : transformation adénomateuse et adénocarcinomateuse André Dumont Observation Une femme de 59 ans souffre d\u2019anémie.L\u2019examen physique est sans particularité.On décèle du sang occulte dans ses selles.Une gastroscopie révèle de très nombreux polypes dans le corps gastriques.Des biopsies multiples prouvent qu\u2019il s\u2019agit de polypes hyperplasiques.698 Le chimisme gastrique montre un BAO (\u201cBasic Acid Output\u201d) à O0 et un PAO (\u201cPeak Acid Output\u201d) à 0.76 mEg/h.Le test de Schilling est normal.Le père de la malade est mort de cancer gastrique et une de ses soeurs est décédée de \u201ccancer digestif\u201d.Comme elle habite dans un endroit éloigné, ce qui rend la relance périodique impossible, on décide de pratiquer une gastrectomie totale.Pathologie La muqueuse présente de très nombreux polypes strictement localisés au corps gastrique sans atteinte de l\u2019antre.Tous ces polypes, sauf deux, ont un aspect hyperplasique classique avec glandes gastriques contenant des cellules principales et pariétales souvent dilatées en profondeur.Ces glandes sont dispersées, dans un chorion oedémateux, infiltrées de nombreux éléments inflammatoires lym- phoplasmocytaires.Il s\u2019agit de glandes bénignes avec noyaux disposés sur une seule rangée à la base des cellules qui contiennent du mucus intra- cytoplasmique.L'un des deux autres polypes est constitué de zones adéno- mateuses avec pseudo-stratification des noyaux et basophilie cytoplasmique marquée et de zones carcinomateuses où les cellules, fortement atypiques, infiltrent le chorion muqueux et s\u2019accompagnent d\u2019une réaction desmoplasique.On peut même voir des lymphatiques infiltrés.L'autre polype est presque entièrement carcinomateux.Discussion La classification des lésions hyperplasiques et néoplasiques bénignes de l\u2019estomac est la suivante : © Les hyperplasies simples qui sont des foyers d\u2019épaississement plat en relation avec une hyperplasie des glandes et des cryptes présentant une différenciation cytologique normale.® Les polypes hyperplasiques ou polypes régénératifs encore appelés polypes hyperplasiogéniques qui correspondent à ce qui a été décrit plus haut.Ils sont, de loin, les plus fréquents, représentant 75% des polypes grastriques au sens macroscopique.© Les adénomes tubulaires et villeux dont l\u2019aspect histologique est superposable à celui des lésions coliques du même nom.Classiquement, les polypes hyperplasiques peuvent être uniques ou multiples et situés dans l\u2019antre ou le corps gastrique.Ils sont réputés ne pas subir la cancérisation in situ bien qu\u2019ils puissent être associés à un cancer coexistant mais distinct.Quoiqu\u2019en dise la littérature, ce cas semble bien illustrer la possibilité, pour des polypes hyperplasiques, d\u2019évoluer vers un adénome et même un carcinome.Nous avons déjà observé un autre cas de po- L'UNION MÉDICALE DU CANADA i x ese pk Jug J 0 pi Jum qu jl win He A id as.Cal i li ai = 0 dé Ie ey Id ine I dy, sige HN dg 5 $00: I ey U0 ch.00m A Joy Jind frig les qu ining.les iin nds ile elie 2, om sique, tiques le AS be a su ét die lypose hyperplasique qui présentait, en plus, des foyers de prolifération de cellules endocrines.Le concept de maladie de Ménétrier a désigné à l\u2019origine, d\u2019une part, le polyadénome polypeux qui correspond, d\u2019après Rosaï, à une polypose hyperplasique extensive et, d\u2019autre part, le polyadénome en nappe qui correspond au \u201cGiant Rugged Hypertrophy\u201d.Ce dernier consiste en une hyperplasie diffuse, soit de l\u2019épithélium de surface et des cryptes, soit des glandes du corps gastrique y compris les cellules principales et les cellules bordantes, soit, enfin, un mélange des deux.Actuellement, on tend à conserver le terme de maladie de Ménétrier pour cette deuxième forme, le polyadé- nome en nappe.itt rely id bibliographie Ming S.C., Goldman H.: Gastric polyps.A histogenetic classification and its relation to carcinoma.Cancer, 1965 ; 18 : 721-726.Tomasulo J.: Gastric polyps.Cancer, 1971 ; 6 : 1346.Elster K.: Histologic classification of gastric polyps.Current Topics Pathol., 1976 ; 63 : 77-92.Hépatite chronique active avec vasculite nécrosante et antigène australien circulant Jean Côté Observation Il s\u2019agit d\u2019un patient de 56 ans, employé de la S.A.Q., admis à cause de douleurs abdominales épigastriques sans horaire et n\u2019ayant aucune relation avec les repas, d\u2019une anorexie et d\u2019une perte de poids depuis quatre mois.Les examens de laboratoire donnent les résultats suivants : Hémoglobine : 10.9.Anémie hypochrome mi- crocytaire.Vitesse de sédimentation : 56, amylase : 208, lipase : 1.76.A l\u2019E.R.C.P.(cholédochopancréatogra- phie rétrograde par voie endoscopique), il est impossible de visualiser le Wirsung.Le reste de l\u2019investigation n\u2019ajoute rien.On procède alors à une laparotomie exploratrice dirigée vers la recherche d\u2019un néo du pancréas.A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, on ne trouve pas d\u2019anomalies, sauf de multiples petites macules blanchâtres à la surface du foie.L\u2019une d\u2019elles est biopsiée.Dans les antécédents personnels du malade, on note l\u2019exérèse d\u2019une tumeur de War- thin de la parotide en 1970 et une hospitalisation en 1977 à cause d\u2019une arthralgie et de lésions purpuriques importantes.On avait alors posé un diagnostic de purpura de Henoch-Schônlein.L\u2019immunofluorescence sur la biopsie cutanée avait démontré la présence de C\u20193 dans la paroi des capillaires, l\u2019absence d\u2019immunoglobulines et de C\u20194.Le patient fut traité à la Prednisone.A son départ, le purpura était presque disparu.Les examens de laboratoire avaient alors montré une vitesse de sédimentation à 45, le C.R.P.(\u201cC- reactive protein\u201d) fortement positif, ANA (anticorps antinucléaires) négatif, Facteur rhumatoïde (R.A.-Test) négatif, IgG 940, IgA 330, IgM 85, C\u20193 et C\u20194 normaux.Phosphatase leucocytaire (PAL) 20,HBsAg négatif par contre-immuno-électrophorèse Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 RE SE RS a (C.1.E.), protéinurie des 24 heures 470 mg, clearance de la créatinine 49.2 ml/ min., électrophorèse des protéines : albumine 50.13%, alpha,globuline 17.23%.Pathologie La biopsie hépatique montre, d\u2019une part, une hépatite chronique active avec fibrose portale, infiltration portale par des éléments mononucléés et atteinte discrète des plaques limi- tantes et, d'autre part, des foyers de nécrose parenchymateuse de type ischémique.Sur certaines coupes, orf a pu démontrer une angiite necrosante avec infiltration de la paroi par des polynucléaires.Discussion Il s\u2019agit d\u2019un patient présentant, dans son sérum, de l\u2019HBsAg.En 1977, la recherche d\u2019HBsAg était négative par la méthode de contre-immuno- électrophorèse (C.I.E.), mais de nouvelles déterminations sur ce même sérum par radio-immuno-assay ont révélé la présence d\u2019HBsAg en quantité faible.On sait que des gloméruloné- phrites et des angiites nécrosantes dont la périartérite noueuse surviennent chez des malades atteints d\u2019hépatite chronique active de type B possédant des complexes immuns circulants à HBsAg.Les biopsies de peau faites chez les malades atteints d\u2019hépatite B aiguë révèlent plutôt une vasculite lymphocytaire non nécrosante.bibliographie Popp J.W., Dienstag J.L.: Cutaneous vasculitis associated with acute and chronic hepatitis.Arch.Inter.Med., 1981 ; 141 : 623-629.Dienstag J.L.: Hepatitis B as an immune complex disease.Seminars in Liver Disease (Thieme-Stratton), 1981 ; 1 : 1.Sergert J.S., Lockshin M.D.: Vasculitis with hepatitis B antigenemia.Medicine, 1976 ; 55 : 1-18.Michalak T.: Immune complexes of hepatitis B surface antigen in the pathogenesis of periarteritis nodosa.Amer.J.Path., 1978 ; 90 : 619- 632.Localisation pulmonaire d\u2019un immunocytome lymphoplasmocytaire (lymphome lymphoplasmocytaire) Gilles Gariépy Observation Cette patiente de 92 ans est transférée d\u2019un hopital pour malades chroniques avec un tableau d\u2019asthénie, faiblesse et oedème des membres inférieurs.La radiographie pulmonaire révèle une condensation pheumonique du lobe supérieur gauche qui persiste malgré l\u2019antibiothérapie.L\u2019électrophorèse des protéines plasmatiques a démontré une augmentation des lgG et l\u2019immuno-électrophorèse, une gamma- pathie polyclonale.La recherche des protéines de Bence-Jones est négative.A l\u2019autopsie, l\u2019aspect macroscopique du poumon est celui d\u2019une pneumonie franche aiguë lobaire typique. Cor gardg Le nom le dit: protection.Comprimés Corgard (nadolol) Classification thérapeutique ANTIANGINEUX ET HYPOTENSEUR INDICATIONS Angine: Pour la prophylaxie de l\u2019angine de poitrine.Hypertension: Chez les malades souffrant d'hypertension légère ou modérée.Le produit est habituellement employé en combinaison avec d'autres médicaments, particulièrement les diurétiques du groupe des thiazides.Toutefois, il peut être essayé seul comme médication de départ chez les malades qui devraient recevoir un traitement initial au moyen d\u2019un bêta-bioquant plutôt que d\u2019un diurétique.La combinaison de CORGARD avec un diurétique a été trouvée compatible et généralement plus efficace que CORGARD seul.On n'a observé aucun signe d'incompatibilité lorsque CORGARD a été associé à des vasodilatateurs périphériques.CORGARD n'est pas recommandé pour le traitement d'urgence des crises hypertensives.CONTRE-INDICATIONS Rhinite allergique, bronchospasme (y compris l'asthme bronchique), ou pneumopathie obstructive chronique grave (voir PRECAUTIONS); bradycardie sinusale; bloc A-V du deuxième ou du troisième degré; insuffisance ventriculaire droite secondaire à l'hypertension pulmonaire; insuffisance cardiaque (voir MISE EN GARDE); choc cardiogène; anesthésie au moyen de substances qui produisent une insuffisance du myocarde, par exemple l'éther.MISE EN GARDE Insuffisance cardiaque: Il faut faire preuve d'une grande prudence lorsqu'on administre CORGARD à des malades ayant des antécédents d'insuffisance cardiaque, car l\u2019inhibition par les bêta-bloquants constitue toujours un risque potentiel d\u2019une dépression plus grande de la contractilité du myocarde et du déclenchement de l'insuffisance cardiaque.Chez les malades sans antécédents d'insuffisance cardiaque, une déficience du myocarde d'une certaine durée peut parfois causer l'insuffisance cardiaque.C\u2019est pourquoi, dès l'apparition du premier signe ou symptôme d'insuffisance cardiaque, les malades doivent recevoir de la digitale et/ou un diurétique; de plus, le malade doit être gardé sous étroite surveillance.CORGARD ne bloque pas l'effet inotrope de la digitale sur le muscle cardiaque.Toutefois, l'effet inotrope positif de la digitale peut être réduit par l'effet inotrope négatif de CORGARD quand les deux médicaments sont administrés simultanément.Les effets de CORGARD et de la digitale sont additifs pour la dépression de la conduction A-V.Si l'insuffisance cardiaque persiste, on doit cesser le traitement au CORGARD (voir MISE EN GARDE ci-dessous).Interruption brusque du traitement au CORGARD: Les patients atteints d'angine doivent être avisés de ne pas cesser brusquement l\u2019ingestion de CORGARD.Des rapports ont signalé une exacerbation grave de l\u2019angine, et un infarctus du myocarde ou une arythmie ventriculaire chez les patients atteints d'angine après l'arrêt brusque du traitement à base de bêta-bloquants.Ces deux dernières complications peuvent survenir avec ou sans exacerbation préalable de l'angine de poitrine.C\u2019est pourquoi, quand on envisage l'arrêt du CORGARD chez les malades atteints d'angine de poitrine, on doit diminuer graduellement la dose sur une période d'environ deux semaines, et surveiller étroitement le malade, tout en maintenant la même fréquence d'administration.Dans les situations plus urgentes, le traitement au CORGARD doit être interrompu de façon progressive et sous étroite surveillance.Si l'angine s'aggrave ou si une insuffisance coronarienne aiguë apparaît, on recommande de reprendre rapidement, au moins temporairement, le traitement au CORGARD.On a signalé des éruptions cutanées diverses et un xérosis de la conjonctive avec des bêta-bloquants.y compris CORGARD.Un syndrome grave (syndrome oculo-muco-cutané) dont les signes com- rennent la kérato-conjonctivite sèche, des éruptions psoriasiformes, \"otite et la sérosite sclérosante est survenu avec l'emploi prolongé d\u2019un bloqueur des récepteurs béta-adrénergiques (practolol).Ce syndrome n'a pas été observé avec CORGARD ou avec n'importe quel autre agent.Toutefois, les médecins doivent demeurer conscients de la possibilité de ces réactions, et doivent interrompre le traitement si elles surviennent.Une bradycardie sinusale grave, causée par l\u2019activité sans antagonisme du nerf vague, survient chez environ 3 p.cent des malades après l'administration de CORGARD.Dans de tels cas, on doit réduire la posologie ou envisager l'administration intraveineuse d'atropine, ou au besoin, l'administration d'isoprotérénol par voie intraveineuse.Chez les malades atteints de thyrotoxicose, CORGARD peut donner une fausse impression d'amélioration en réduisant les manifestations périphériques de l\u2019hyperthyroïdie sans améliorer la fonction thyroi- dienne; par conséquent, une brusque interruption de la médication peut entraîner une exacerbation des symptômes de thyrotoxicose, y compris la thyrotoxicose fulminante.PRÉCAUTIONS CORGARD doit être administré avec prudence aux malades enclins au bronchospasme non allergique, ou à l'hypoglycémie spontanée, ou encore aux malades diabétiques qui reçoivent de l'insuline ou des substances hypoglycémiantes buccales.Les bloqueurs bêta-adréner- giques peuvent masquer les signes et les symptômes précurseurs de l'hypoglycémie aiguë.Le blocage bêta réduisant également la libération de l'insuline en réponse à l'hyperglycémie, il peut être nécessaire d'ajuster la posologie des hypoglycémiants.La posologie de CORGARD doit être ajustée individuellement, lorsqu\u2019il est employé simultanément avec d'autres substances antihy- pertensives (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).Les malades recevant des médicaments qui provoquent une baisse des catécholamines comme la réserpine et la guanéthidine, doivent être surveillés étroitement.L'effet de blocage supplémentaire des catécholamines produit par CORGARD peut entraîner une réduction excessive de l\u2019activité du système nerveux sympathique au repos.On doit effectuer les épreuves de laboratoire appropriées et user de prudence chez les sujets atteints d'insuffisance rénale ou hépatique.CORGARD étant surtout excrété par les reins, une réduction de la posologie peut être nécessaire en cas d'insuffisance rénale.Chez les angineux soumis à une intervention chirurgicale non urgente: On doit cesser graduellement le traitement au CORGARD selon les recommandations mentionnées sous \u2018Interruption brusque du traitement\u201d (voir MISE EN GARDE).Les preuves dont on dispose suggèrent que les effets du blocage des récepteurs bêta causé par GORGARD sont pratiquement disparus 5 jours après l'arrêt de la rapie.En cas de chirurgie urgente, on peut, au besoin, produire une inversion des effets de CORGARD, en administrant des doses suffisantes d\u2019agonistes tels l'isoprotérénol ou le lévartérénol.Utilisation durant la grossesse et l'allaitement: Comme les effets de CORGARD n'ont pas été étudiés durant la grossesse chez les êtres humains, on ne doit pas administrer le médicament aux femmes enceintes.L'usage de n'importe quel médicament chez les femmes en âge d'enfanter exige que les avantages prévus soient évalués en fonction des risques potentiels.Chez la rate enceinte, le nadolo! traverse facilement la barrière placentaire.On a également décelé Ia présence de nadolol dans le lait des rates nourrices.Chez l'humain, on ne dispose d'aucun renseignement.Par conséquent, il n'est pas recommandé d\u2019administrer ce médicament à la femme qui allaite.Utilisation chez les enfants: I! n'existe aucune donnée sur l'emploi de CORGARD chez les enfants.EFFETS NOCIFS L'insuffisance cardiaque, le bloc A-V et le bronchospasme constituent les effets nocifs les plus graves.La bradycardie grave (3 p.cent), les étourdissements (3 p.cent), la fatigue (2 p.cent), l\u2019hypotension (1 p.cent), l'insuffisance cardiaque (1 p.cent) et une sensation de froid (1 p.cent) constituent les effets nocifs les plus fréquents.Appareil cardiovasculaire: Insuffisance cardiaque, oedème pulmonaire, hypertrophie cardiaque; trouble du rythme ou de la conduction incluant ie bloc A-V, le bigéminisme et la maladie d'Adams- Stokes; douleur précordiale; bradycardie grave; hypotension; hypotension orthostatique, syncope; insuffisance vasculaire périphérique incluant la claudication intermittente et le refroidissement des extrémités; oedème.Appareil respiratoire: Bronchospasme, dyspnée, toux.Système nerveux central: Étourdissements, dépression, angoisses, nervosité, irritabilité, hallucinations; léthargie, fatigue, perturbations du sommeil incluant les insomnies et les cauchemars, paresthésies, céphalées, acouphènes, difficultés à articuler.Appareil gastro-intestinal: Douleur ou oppression abdominale, nausées, vomissements, diarrhée, constipation, météorisme, gastrite, anorexie.Téguments (voir MISE EN GARDE): Éruption cutanée, prurit, sécheresse de la peau.Troubles oculaires: Conjonctivite, trouble de la vision, sécheresse des yeux.Troubles divers: Impuissance, diminution de la libido, hypertrophie de la thyroide, congestion nasale, sécheresse de la bouche, sudation, augmentation du poids corporel.Épreuves de laboratoire: Les substances suivantes sont celles dont les taux ont été le plus souvent anormaux: triglycérides sériques, glucose sanguin, potassium plasmatique, TGOS, TGPS, DHL et azote uréique sanguin.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION On recommande d'administrer CORGARD (nadolol) une seule fois par jour.On peut administrer CORGARD sans égard aux repas.La posologie de CORGARD doit toujours être ajustée selon les besoins du malade d\u2019après les directives suivantes: Angine de poitrine: Le traitement au CORGARD doit être commencé par des doses de 80 mg par jour.Après une semaine, la posologie peut être augmentée par paliers de 80 mg à intervalles d'une semaine jusqu'à l'obtention d'un résultat satisfaisant.La dose quotidienne maximale recommandée est de 240 mg.Chez le malade dont la dose d'entretien est de 80 mg par jour, on peut faire l'essai d'une dose de 40 mg par jour, car, dans certains cas, on a constaté l'efficacité d\u2019un traitement a cette dose.Hypertension: Le traitement au CORGARD doit être cor é par des doses de 80 mg par jour.S'il n'y a pas de résuitat après une semaine, on peut augmenter la posologie par paliers de 80 mg à intervalles d\u2019une semaine jusqu'à l'obtention d'un résultat satisfaisant.La dose quotidienne maximale recommandée est de 320 mg, bien que la plupart des patients n'aient besoin que de 240 mg ou moins.PRÉSENTATION Chaque comprimé bi-convexe, blanc, rond, sécable d'un côté et portant le mot \u2018\u2018Squibb\u201d\u2019 de l\u2019autre, contient 80 mg de nadolol.Chaque comprimé bleu, plat, sécable, en forme de capsule, portant une rainure discontinue des deux côtés, ainsi que l'inscription oui de l\u2019un et \u2018\u2019Corgard 160\" de l\u2019autre, renferme 160 mg de nadolol.CORGARD 80 mg et CORGARD 160 mg sont présentés en plaquettes de 7 comprimés et en flacons de 100 comprimés.Conserver hermétiquement fermé, à la température ambiante.Garder à l'abri de fa chaleur, de la lumière et de l'humidité.= © SQUIBB SQUIBB CANADA INC.2365, COTE-DE-LIESSE Ces) MONTRÉAL (QUÉ.) H4N2M7 =x Pathologie L'image histologique est celle d\u2019une infiltration pulmonaire massive des parois alvéolaires par des éléments de type lymphocytaire et lymphoplas- mocytaire présentant de nombreuses inclusions cytoplasmiques (corps de Russell) et nucléaires (corps de Düt- cher), (positives au PAS).Souvent.cette infiltration détruit les parois alvéolaires.Dans les alvéoles, on note la présence de liquide également positif au PAS.Les ganglions péribronchiques bien que non hypertrophiés apparaîs- sent remplacés par une prolifération lymphoplasmocytaire de même nature.Par une technique d\u2019immuno- peroxydase (PAP), on a pu démontrer la présence d\u2019immunoglobuline mono- clonale cytoplasmique de type IgM Kappa.Discussion Dans la classification de Lukes et Collins, ce lymphome est défini comme un lymphome lymphoplas- mocytaire tandis que dans celle de Len- nert, on I\u2019appelle immunocytome lym- phoplasmocytaire.Histologiquement, il est l\u2019équivalent de la macroglobuliné- mie de Waldenstrôm mais les cellules ayant perdu leur capacité de sécréter.on ne trouve pas de protéines monoclo- nales circulantes.Il se caractérise par une atteinte extra-ganglionnaire fréquente et représente 16% des lym- phomes non-hodgkiniens.L'évolution est classiquement lente, survenant presque toujours chez les personnes âgées.bibliographie Lennert J.: Malignant lymphomas.Springer-Verlag, p.223, 1978.remerciements Nous tenons a remercier mademoiselle Joanne Tucci de son aide extraordinaire dans la rédaction des textes et monsieur Denis Rodrigue pour son assistance technique précieuse lors des présentations.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Rel, Tie ling hl.Meg CR de Dj.Soggy oi a].Mio ! os gg Mars lrging Ml, Mung.iy Tonge 2 LM 0 ge 06h 0pls- ele hn men, Ui Iles il, lo nu ff fre [me on nent mes | | | /% j 2 M Les Forces canadiennes vous offrent l'occasion d'amorcer ou de poursuivre une carrière enrichissante dans le - | | D x => , == - : ; \u2018 7 WAS 2 Qa (Le g 7 3 sd it Hair) |\u201d I | AN fl ES JT SAS aE TY > À Si vous décidez de faire carrière dans les Forces canadiennes, vous serez cadre de son Service médical.En tant que médecin, vous bénéficiez du statut d'officier et profitez d'avantages marqués tels que: e pratique établie e équipement moderne e personnel auxiliaire qualifié e revenus immédiats e avantages sociaux en mesure de bénéficier de plusieurs autres avantages, incluant la possibilité de poursuivre des études post universitaires.Pour plus de renseignements, visitez le centre de recrutement le plus proche de chez vous, ou téléphonez à frais virés.Vous nous trouverez dans les pages jaunes, sous la rubrique Recrutement ou postez ce coupon.IMBHINABLERS la vie dans les Forces [m= tm AU: Directeur du Recrutement et de la Sélection, Quartier général de la Défense nationale, Ottawa, Ontario K1A 0K2 Une carriere dans les Forces armées canadiennes m'intéresse, j'aimerais recevoir plus de renseignements à LES FORCES ! 1 i \u201d i hy | ce sujet.: ARMEES Nor CANADIENNES | Adresse _ I Téléphone 9 Université Faculté 2 | Spécialité Z mercer rr crc errr cr rer cer rer ree ec \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Rapport du groupe de travail du Nouveau-Brunswick sur l\u2019environnement et le syndrome de Reye * Préambule Le Ministre de la Santé, l\u2019Honorable Brenda Robertson, a désigné, le 15 février 1982, le Dr Walter O.Spitzer, chercheur national en santé, pour créer un groupe de travail pouvant l\u2019aviser sur la possibilité du danger pour la santé que représente le programme de vaporisation dans la lutte contre la tordeuse du bourgen de l\u2019épinette (Choristoneura fumiferana).La première préoccupation du Ministre a trait à la relation possible entre ces vaporisations et la fréquence du syndrome de Reye chez les enfants au Nouveau-Brunswick.La nomination du Dr Spitzer a été confirmée le 11 mars 1982 et le Groupe de travail s\u2019est mis en oeuvre le 23 mars.Résumé Le Groupe de travail du Nouveau-Brunswick sur l\u2019environnement et le syndrome de Reye a étudié la possibilité d\u2019une relation entre ce syndrome et les vaporisations effectuées dans cette province, afin de contrôler la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.Après une étude approfondie des sources variées d\u2019information disponibles et une enquête épidémiologique rétrospective de tous les dossiers (n = 3,234) d\u2019enfants âgés de moins de 18 ans, admis dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick ou les centres hospitaliers de référence avoisinants entre 1972 et 1981, en regard de conditions neurologiques, hépatiques ou virales susceptibles de mimer le syndrome de Reye, le Groupe de travail n\u2019a pu retenir l\u2019hypothèse d\u2019un lien quelconque entre ce syndrome et les vaporisatins forestières, que ce soit en termes de distribution spatiale ou temporelle du nombre restreint de cas observés (incidence annuelle moyenne de 0,50 cas confirmé par 100,000 enfants à risque).Par ailleurs, le Groupe de travail recommande une grande prudence en ce qui a trait aux vaporisations de produits chimiques complexes et de toxicité inconnue dans l\u2019environnement.Des mesures sont proposées visant à favoriser la protection et la surveillance épidémiologique de l\u2019état de la santé publique au Nouveau-Brunswick.* Ce rapport a été soumis simultanément à l\u2019Union Médicale du Canada pour la version fr\u2018nçaise et au Clinical and Investigative Medicine pour la version anglaise.702 L'UNION MÉDICALE DU CANADA T / Td mis ment ar i: Le Groupe de travail a tenu trois sessions de deux jours pour délibérer et, le 16 avril 1982, les conslusions et recommandations d\u2019usage ont été formulées.Les principes sous- jacents à nos décisions ainsi que nos conclusions et recommandations sont comme suit: Principes de base incorporés dans les conclusions et recommandations e Groupe de travail a toujours mis l\u2019accent sur la nécessité d\u2019une marge de sécurité maximale quant aux effets de ces vaporisations sur la santé.Par exemple, même si nous avons jugé un programme ou une méthode actuellement en vigueur comme étant acceptable, nous n\u2019avons pas hésité à recommander des mesures.plus rigoureuses si ces dernières pouvaient nous faire entrevoir une marge de sécurité plus grande pour la population.Nous avons refusé d\u2019envisager tout changement pouvant augmenter, même de façon minimale, le danger potentiel des techniques actuelles.Au cours de nos délibérations, nous avons considéré les risques possibles concernant la santé et l\u2019environnement sous tous leurs angles y compris les risques découlant d\u2019une cessation totale des pulvérisations pour le contrôle de la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette dans les forêts.Conclusions et recommandations 1.Vaporisations des forêts pour lutter contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette (T.B.E.) Nous recommandons une modification du programme de vaporisations aériennes dans la lutte contre la T.B.E.comme suit: a) Le fénitrothion (phosphorothiate 0,0 \u2014 diméthyl \u2014 0,4 \u2014 nitro \u2014 m \u2014 tolyl) devrait être le seul insecticide chimique utilisé et il faudrait examiner la possibilité de diminuer la quantité dispersée de 210 g par hectare à la dose efficace d\u2019insecticide la plus basse mais encore efficace.b) Le Dowanol (méthyl éther tripro- pylène glycol) est un solvant acceptable pour la formule utilisée.c) Les faits que nous avons pu constater n\u2019ont pas démontré que l\u2019usage de l\u2019Atlox 3409 (sulfonate de dodécylbenzène plus éthers polyoxyéthylène), ni d\u2019aucun autre agent émulsionnant utilisé jusqu\u2019à ce jour au Nouveau-Brunswick, soit responsable d\u2019une augmentation de la fréquence du syndrome de Reye au Nouveau- Brunswick.Cependant, on est en train à l\u2019heure actuelle d\u2019élucider certains mécanismes possibles concernant le rôle de tels Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 À BiH an Gt la oT a RA AE ir de ei Q RARE EEE EE émulsionnants dans la pathogénèse de la maladie.Ces études se déroulent, d\u2019une part, dans les laboratoires où l\u2019on pratique des expériences de type animal et, d\u2019autre part, des études sont faites in vitro.Réalisant l\u2019importance potentielle de ces travaux nous concluons qu\u2019il est prudent de recommander l\u2019emploi d\u2019un autre émulsionnant dès le début de cette année.Les agents émulsionnants utilisés dans les formules de vaporisation devront avoir été approuvés au préalable par des agences gouvernementales de sécurité au Canada ou aux États- Unis.Ces agents devront avoir été utilisés largement à l\u2019extérieur du Nouveau- Brunswick sans manifestation d\u2019effets dangereux pour la santé humaine, et celà dans des endroits où est exercée une surveillance scientifiquement reconnue.Ils ne devront pas montrer d\u2019accroissement de pouvoir viral.Si les émulsionnants contiennent des éthers de polyoxyéthylène ou des polyalkylglycols, ils devraient avoir de préférence des chaînes courtes de groupement éthoxy (moins que 4).d) Les solvants, avec fractions de pétrole fossilaire contenant de fortes quantités d\u2019hydrocarbures polycycliques \u2014 ex : naphtalènes, benzopyrènes et anthracènes * \u2014 ne devraient pas être vaporisés dans l\u2019environnement.e) Il ne faudrait pas réduire davantage les \u201czones de protection\u201d 4 ne pas vaporiser (setback zones) telles que délimitées dans les normes opérationnelles de 1981.f) On ne devrait pas vaporiser dans ces zones de protection.g) Bien qu\u2019on souhaite diminuer l\u2019étendue de dérivation (drift), on ne devra pas ajouter de substances à pouvoir anti- dérivant aux aérosols à vaporiser, à moins que leur évaluation toxicologique ne soit aussi strictement rigoureuse que celle de n\u2019importe quel autre additif.* Dans le texte du premier rapport, nous avons, de façon inappropriée, cité le Cyclosol 63 comme exemple d\u2019huile à chauffage d\u2019origine fossile qui ne devrait pas être utilisée aux fins de vaporisation dans l\u2019environnement, en nous fondant sur le fait que les huiles à chauffage contiennent des hydrocarbures polycycliques aromatiques, dont on a démontré qu\u2019ils sont toxiques ou cancérigènes.Le Groupe de travail n\u2019avait pas les données analytiques précises au sujet du Cyclosol 63 au moment de la soumission du premier rapport.Ces données nous ont été communiquées le 18 mai 1982.Le Cyclosol 63 n\u2019est pas une huile à chauffage, mais plutôt un solvant, hydrocarbure dérivé de l\u2019huile brute à l\u2019aide d\u2019un procédé d\u2019affinage secondaire.Au seuil de détection de 5 parties par million, le Cyclosol 63 ne contient aucun hydrocarbure polycyclique aromatique du genre de ceux dont on croit qu\u2019ils seraient associés au cancer.Ces faits ont beaucoup réduit les craintes, telles qu\u2019exprimées plus tôt par le Groupe de travail, au sujet de l\u2019utilisation du Cyclosol 63 dans les substances servant à l\u2019arrosage des forêts.Cependant, bien que le Cycosol 63 ne contienne pas d\u2019hydrocarbure polycyclique aromatique, le Groupe de travail réitère son inquiétude, face à l\u2019utilisation de substances dont la composition chimique complexe peut comporter différentes impuretés de toxicité inconnue.Président ! Walter O.Spitzer Chercheur national en santé Directeur du service d\u2019épidémiologie clinique Hôpital général de Montréal Professeur d\u2019épidémiologie Université McGill Montréal, Québec H3G 1A4 Membres Raymond Brouzes Directeur du secteur de l\u2019environnement Alcan Aluminium Ltée Montréal, Québec H3C 3H2 Eugene Hurwitz Epidémiologiste médical et chef Unité du syndrome de Reye Service des maladies virales Centre pour le contrôle des maladies Atlanta, Georgie 30333 Michael Kramer (Secrétaire du Groupe de travail) Professeur adjoint de pédiatrie et épidémiologie Université McGill Montréal, Québec H3G 1A1 Lawrence Kupper Professeur titulaire de biostatistique École de santé publique Université de la Caroline du Nord Chapel Hill, Caroline du Nord 27514 R.P.Bryce Larke Professeur de pédiatrie et virologue clinique Laboratoire provincial de santé publique Université d\u2019Alberta Edmonton, Alberta T6G 2J2 J.Dennis Pollack Professeur de microbiologie médicale et immunologie Président du Conseil scientifique aviseur de la fondation nationale du syndrome de Reye Rédacteur en chef du Journal de la Fondation nationale du syndrome de Reye Université d\u2019état d\u2019Ohio Columbus, Ohio 43210 Ronald Shank Professeur titulaire de toxicologie Département de médecine communautaire et médecine de l\u2019environnement Département de pharmacologie Collège de médecine Université de Californie Irvine, Californie 92717 Michael A.Hattwick Professeur agrégé de médecine et médecine communautaire Ecole de médecine Université de Georgetown Georgetown, Virginie 22042 Adjoint en Recherche Patrick Seliske Service d\u2019épidémiologie clinique Hopital général de Montréal Montréal, Québec H3G 1A4 h) Aucune autre substance chimique, autre que celles qui sont énumérées \u201c dans les différentes sections de cette recommandation, ne devrait être utilisée dans les formules employées pour vaporiser au Nou- veau-Brunswick, à moins qu\u2019elle ne réponde aux critères de la section c concernant les émulsionnants et qu\u2019elle satisfasse aux exigences d\u2019une évaluation toxicologique en accord avec les normes du gouvernement fédéral, sans oublier une autorisation officielle.i) Nous recommandons que les ministères gouvernementaux concernés aient un plan de contingence disponible en tout temps pour la lutte contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.2.Le syndrome de Reye devra constituer une maladie à déclaration obligatoire Signaler le syndrome de Reye devrait être obligatoire et une procédure de remboursement inciterait le médecin traitant à préparer un rapport détaillé de chaque cas.3.Surveillance des maladies de première importance en Santé publique et des facteurs pouvant nuire à la santé Le gouvernement provincial devrait améliorer son système de contrôle de maladies et de facteurs pouvant porter atteinte à la santé.Il devrait exister une déclaration obligatoire de certaines sortes de problèmes et une surveillance active permanente ou intermittente de certaines maladies ou événements.Un épidémiologiste à plein temps au niveau provincial, médecin de préférence, devrait prendre la direction et assumer la responsabilité de l\u2019ensemble de ces activités.4.Toxicités secondaires en association avec les formules de vaporisation Dans le commerce, les produits chimiques renferment habituellement certaines impuretés qui ne sont pas énumérées avec les ingrédients actifs ; ces impuretés devraient faire l\u2019objet d\u2019une évaluation toxicologique au même titre que les éléments actifs.De plus, les transformations chimiques dans l\u2019environnement pouvant aboutir à la formation de sous-produits dotés d\u2019une toxicité bien plus grande que les produits dont ils sont dérivés, il ne faudrait pas négliger de telles considérations dans les évaluations toxicologiques de n\u2019importe quel composé, avant de le mettre en usage dans un programme qui pourrait avoir des retombées environnementales.5.Communications entre les ministères fédéraux et provinciaux Les ministères de la Santé, de l\u2019Environnement et des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick devraient avoir accès aux renseignements concernant les produits chimiques et autres substances vaporisés et utilisés dans l\u2019environnement de la province et, ceci, non seulement pour la protection des forêts mais aussi pour des questions touchant à l\u2019agriculture, l\u2019élimination des mauvaises herbes, le contrôle des insectes et organismes nuisibles et autres activités équivalentes.Les ministères fédéraux devront mettre à la disposition des ministères provinciaux, responsables de la santé de la population et de l\u2019intégrité de l\u2019environnement, tous les renseignements ayant trait à la composition de telles substances, ainsi que les connaissances sur l\u2019usage et le danger de leur emploi (sans oublier les effets des impuretés connues qu\u2019elles renferment).Un toxicologue à plein temps devrait être employé par la province pour superviser la collecte des données et en faire l\u2019interprétation auprès du public, du gouvernement et des professions de la santé.6.Groupes de travail additionnels concernant les problèmes d\u2019environnement Il faudrait instituer deux groupes de travail s\u2019occupant des effets sur la santé et l\u2019utilisation des produits chimiques dans les forêts et dans le domaine de l\u2019agriculture au Nouveau-Brunswick.Un premier groupe se pencherait sur le cancer et le second s\u2019occuperait des effets des produits chimiques sur la reproduction humaine.7.Comité permanent d\u2019experts H faudrait instituer un comité permanent d\u2019experts choisis à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de la province, dont les membres seraient soumis à une rotation.Ces experts devraient faire une évaluation des effets sur la santé de l\u2019apport dans l\u2019environnement de substances nouvellement connues scientifiquement.Le mandat du comité serait d\u2019interpréter les données scientifiques auprès du gouvernement, du public et des professions de la santé.Ce comité devrait établir des options, énoncer les risques appropriés ainsi que les avantages de chaque option, tout en laissant les décisions finales concernant l\u2019intérêt public au gouvernement et les intérêts professionnels aux sociétés professionnelles concernées.Tout ce qui est en rapport avec le syndrome de Reye devrait passer au premier plan dans les débats, mais le mandat du comité devrait s\u2019étendre à d\u2019autres maladies et problèmes de santé.À.dR 7 8.Recherche sur l\u2019interaction virus-toxines La recherche clinique et fondamentale sur l'interaction virus-toxines en cours actuellement à l\u2019Université de Dal- housie et les études sur son lien possible avec la pathogénèse du syndrome de Reye sont louables et devraient se poursuivre.9.Recherche épidémiologique Le Groupe de travail encourage fortement la recherche épidémiologique sur le syndrome de Reye ainsi que sur d\u2019autres maladies de grande importance pour la santé publique au Nouveau-Brunswick.Antécédents, raisonnement et renseignements menant à nos conclusions et à nos recommandations Nous rapporterons dans le reste de ce rapport, certains événements historiques d\u2019importance, certaines notions de base cliniques et épidémiologiques ; nous retracerons l\u2019évolution d'une controverse, nous justifierons chacune de nos recommendations, nous résumerons les résultats de l\u2019étude épidémiologique que nous avons conduite, nous commenterons le mandat confié et nous concluerons de façon globale.Historique, tableau clinique et base épidémiologique Le syndrome d\u2019encéphalopathie et dégénérescence graisseuse des viscères fut décrit il y a moins de 20 ans par Reye et ses collègues en Australie, de même que par Johnson et ses collaborateurs aux Etats- Unis.La maladie se présente presque exclusivement chez les enfants et se manifeste à la suite d\u2019une infection virale banale comme la grippe ou la varicelle.Souvent, après que la guérison ait commencé, l\u2019enfant commence à vomir et présente en même temps des signes d\u2019encéphalopathie dont la cause peut être un dérèglement du foie (d\u2019où le terme encéphalopathie hépatique) qui se caractérise par des tests sanguins anormaux de la fonction hépatique, sans manifestation de jaunisse franche.La pathologic (observations microscopiques de la biopsie ou autopsie) du foie est typique et présente des cellules hépatiques distendues par de minuscules vésicules graisseuses.Le cerveau est oedématié (enflure due à un excès d\u2019eau) et c\u2019est l\u2019excès de pression sur le cerveau due à l\u2019enflure qui est en grande partie responsable du tableau neurologique (et de la mort) des enfants atteints.Le syndrome de Reye est une maladie rare.Son incidence (fréquence) varie à la fois avec l'intensité du dépistage de cas et le facteur d'épidémicité de certains virus (en particulier influenza B et la varicelle) dans la localité.Des méthodes de dépistage intensif ont découvert des taux d'incidence p page 707 L'UNION MEDICALE DU CANADA ha Bi \u20ac Ponte rig fn ig & di.à mt, mg d Ree Wie opi Mie sie gp Ira Whigs ; Mement henant à à 0s Tes 5 rege I distr ons £8 nous Nrovèrse, 5 recom- results is 24015.Mandat jon gi que el pate Visères Beyeel ep Bats ell I) Comm ie enfant Teme fort (d'où que maux cation her ng e ds Jd nical eal) vel re de là i fieh sl je is ir ie DA ah % | ; ie not tise x i 4 4.Ÿ pride Fe A il thi nx Hil Les affections causées par l'acidité et la pepsine exigent souvent une solution extra puissante ARR) ATTIRE Ré HEL A i pon Spl BRT PEU SN gi LE di Q dr Re 2 OS 1 Ed a al qu ne sou pri ka lel pARKE-DAVis au OK dr ate aft Jl lo Na WO vel Nés plus du tion so fat of GELUSIL or mien sie ced R&C! EXTRA PUISSANT kw NOUVEAU Gelusil* Extra Puissant Fig ANTIACIDE LIQUIDE Renseignements d'ordonnance a XJ wp + a of a o'équilibre logique de I'aluminium et kde du magnésium minimise les changements it de motilité intestinale = = tor Wm en tin o Faible teneur en sodium \u201d# 5 our pi saveur ir de Ply > Reve lacie liquide wen So on mt somes ny tlk; fi aE ary py! a Aoi - Ç me kp hm wl oi fa, 5 x > AP oh ney |e Erne, BD Maly fe] oy at; sos\" Zz Ya - ED om aux États-Unis allant de 1 à 2 cas par année par 100,000 enfants au-dessous de 18 ans.Il n\u2019existe pas vraiment de preuve démontrant que ce taux varie selon le pays ou la région donné ; on peut seulement dire que ce taux varie avec l\u2019activité du virus de la grippe.Dans les localités affectées par une épidémie d\u2019influenza B, par exemple, il a été démontré que le taux peut être aussi élevé que 3 ou 4 cas par 100,000 enfants par an.Les premiers cas de syndrome de Reye reconnus datent des années 1950.La maladie pourrait donc être une \u201cnouvelle\u201d maladie, bien qu\u2019il soit possible qu\u2019avant 1950 des cas aient été ignorés ou des erreurs de diagnostic commises.Dans les années 60 et le début des années 70, 80% des enfants atteints succombèrent à la maladie.Bien qu\u2019on ne puisse guérir cette maladie et qu\u2019il n\u2019existe pas de traitement bien établi, des progrès faits récemment dans les soins de soutien, particulièrement en ce qui concerne le contrôle de la pression intra-crânienne et le traitement de l\u2019oedème crânien, ont conduit à une extraordinaire diminution des taux de mortalité.Dans les centres de soins ultra-spécialisés, 75% ou plus des enfants atteints peuvent maintenant être sauvés, bien que dans quelques cas très graves les enfants demeurent avec des séquelles neurologiques.La cause du syndrome de Reye n\u2019est pas connue ; des connaissances nouvelles nous permettent de penser qu\u2019il existe plusieurs facteurs, c\u2019est-à-dire que plus d\u2019un facteur peut être en cause.La plupart sinon tous les cas débutent avec une infection virale, mais le virus seul n\u2019est pas un facteur suffisant.Il semble qu\u2019il faille un co-facteur additionnel, soit un métabolite interne, ou une toxine dans l\u2019environnement ou un agent pharmaceutique.On ne sait pas si le facteur vient avant, et ainsi diminue la réaction de défense du corps au virus, ou si c\u2019est le contraire qui se passe, c\u2019est-à-dire si le virus entrave la faculté qu\u2019a le corps de résister à une attaque toxique subséquente.Des différences génétiques peuvent aussi jouer un rôle dans la faculté que possède le corps de se protéger contre un virus, un co-facteur toxique ou une interaction entre les deux.Récemment une attention toute particulière a été accordée à la découverte de ces co-facteurs inconnus.Nous utilisons le terme \u201c\u2018co-facteurs\u201d au pluriel parce qu\u2019il semble plausible que plus d\u2019un agent puisse jouer un rôle dans la genèse du syndrome de Reye.À la Jamaïque, une substance naturelle appelée hypolygine cause une maladie similaire mais non identique au syndrome de Reye.De la même façon, un produit chimique associé aux champignons qu\u2019on appelle l\u2019aflatoxine provoque une maladie voisine du syndrome de Reye chez les enfants de Thaïlande 3 toutefois, des études sérieuses faites aux Etats-Unis ont démontré que l\u2019aflatoxine n\u2019est pas responsable de la maladie du syndrome de Reye telle qu\u2019elle est connue en Amérique du Nord.Des re- Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 cherches épidémiologiques récentes faites aux Etats-Unis indiquent que l\u2019aspirine, médicament pris couramment par les enfants souffrant d\u2019infection virale, peut augmenter le risque de provoquer le syndrome de Reye.Les principaux produits soupçonnés actuellement au Nouveau- Brunswick sont utilisés dans le programme de vaporisation aérienne des forêts.Bien que le principe actif de ces vaporisations soit l\u2019insecticide organophosphate appelé fénitrothion, la plus grande partie de la publicité est centrée sur les émulsionnants utilisés pour dissoudre le fénithrotion dans l\u2019eau.Le groupe de recherche de l\u2019Université de Dalhousie qui étudie le syndrome de Reye met en cause plusieurs de ces émul- sionnants, y compris le Toximul MP8 et l\u2019Atlox 3409 ; ils agiraient comme activateurs de virus dans les cultures de cellules expérimentales et chez une souris modèle ayant le syndrome de Reye.La possibilité que ces importantes découvertes faites dans le laboratoire soient pertinentes au syndrome de Reye chez l\u2019homme au Nouveau- Brunswick constitue ainsi la base de la controverse actuelle et la raison d\u2019être de ce groupe de travail.Anatomie d\u2019une controverse Jusqu\u2019à récemment, les données expérimentales publiées par les chercheurs de l\u2019Université de Dalhousie voulant démontrer une relation entre la vaporisation des forêts et le syndrome de Reye étaient basées sur des expériences du type animal d\u2019une part, et d\u2019autre part sur des cultures cellulaires.De nouvelles connaissances résultant d\u2019observations scientifiques du syndrome de Reye chez des humains ont reçu beaucoup de publicité lors de leur diffusion à l\u2019émission radiophonique de la CBC \u201cPoison Mist\u201d le dimanche matin 3 janvier 1982.Ce nouvel apport a été publié dans un article de Harrowsmith (The Enemy Above, H.Thurston et coll.Harrowsmith, No.42, vol.VI :6, pp.36-55, avril/mai 1982).Ces nouvelles données, diffusées par le groupe de l\u2019Université de Dalhousie et par Harrows- mith, suggérant un lien encore plus étroit entre les observations des expériences de type animal et les manifestations du syndrome de Reye chez les enfants, ont été publiées pour la première fois dans la littérature scientifique, en particulier dans le Journal de l\u2019Association Médicale du Canada 1982 ; 126 :798-802 (ler avril).Dans l\u2019introduction de son article le docteur Rozee et ses collaborateurs de l\u2019Université de Dal- housie font les déclarations suivantes : Dans les provinces maritimes, la répartition des cas du syndrome de Reye dans les années antérieures a coincidé géographiquement avec les régions forestières qui avaient fait l\u2019objet de vaporisation d\u2019insecticides a chaque saison depuis 1952 ; cette vaporisation a pour but de lutter contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette, la tordeuse se propageant dans les forêts à conifères de cette région.La population des forêts avoisinantes qui n\u2019avait pas subi des vaporisations, avait et a toujours eu une fréquence significativement plus basse du syndrome que celle de la région vaporisée.(Traduction libre) La validité de telles déclarations de la part de Rozee et ses collaborateurs constitue les fondements de toute argumentation pour établir un lien entre la vaporisation des forêts et le syndrome de Reye.Donc, le défi essentiel pour le Groupe de travail était d\u2019établir un tel lien en faisant une évaluation des données actuelles tout en cherchant des données nouvelles.Une étude épidémiologique (présentée ailleurs dans ce rapport), menée par le Groupe de travail, nous amène à conclure que les déclarations alléguant une relation entre la vaporisation des forêts et le syndrome de Reye au Nou- veau-Brunswick sont à l\u2019heure actuelle dépourvues de tout fondement.Les conclusions de l\u2019étude du Groupe de travail ne s\u2019opposent pas aux observations scientifiques de Rozee et ses collaborateurs concernant les effets d\u2019un type d\u2019émulsionnant ou de composé chimique tensio-actif dans l\u2019interaction virus- hôte infecté, au niveau cellulaire et moléculaire.Les recherches du groupe de l\u2019Université de Dalhousie portaient sur les effets activateurs de certains émulsionnants sur les cellules vivantes et la perturbation de la réaction à l\u2019interféron sur le modèle expérimental de la souris.Cette recherche a été conduite également chez les enfants atteints du syndrome de Reye et elle pourrait fournir des éléments nouveaux dans la compréhension de l\u2019évolution de cette maladie et ainsi faire penser à de nouvelles modalités de traitement chez les enfants atteints.Nous aimerions insister sur le fait que le Groupe de travail ne met pas en doute l\u2019intégrité des chercheurs de l\u2019Université de Dalhousie ni l\u2019exactitude de leurs observations scientifiques.Cependant nous croyons fermement que tout chercheur devrait être prêt à accepter le fait que l\u2019on puisse arriver à d\u2019autres conclusions et émettre différentes hypothèses lorsque des personnes dûment qualifiées examinent et évaluent les mêmes observations scientifiques.C\u2019est à la suite des conclusions tirées par le Docteur Rozee et ses collaborateurs qu\u2019on a pensé que le programme de vaporisation des forêts du Nouveau-Brunswick était la source des produits chimiques émulsionnants, pouvant jouer un rôle dans le syndrome de Reye au Nouveau-Brunswick.C\u2019est là où diffère l\u2019opinion du Groupe de travail.Nous avons essayé par tous les moyens d\u2019obtenir des chercheurs de l\u2019Université de Dalhousie les données scientifiques pouvant appuyer leurs déclarations que : La population des forêts avoisinantes avait et a toujours une fréquence plus basse de ce syndrome (de Reye) que la population de la région vaporisée.(Traduction libre) Le Groupe de travail n\u2019a pas reçu les données et le groupe de recherche de Dalhousie n\u2019a pas répondu aux questions directes sur le sujet posées le 16 avril 1982.Ce concept revient dans beaucoup de leurs publications scientifiques antérieures et il est repris dans leur plus récent article ; c\u2019est ce dernier qui a soulevé l\u2019inquiétude du public face au programme de vaporisation des forêts du Nouveau-Brunswick et qui a subi à la formation d\u2019un autre groupe d\u2019experts pour étudier la situation.Le Groupe de travail pense qu\u2019il est important de souligner une erreur faite dans le sommaire du plus récent article par Rozee et ses collaborateurs.Comme ces émulsionnants sont fréquemment retrouvés dans l\u2019environnement dans les régions où les forêts sont arrosées avec des insecticides, on a étudié un groupe d\u2019enfants vivant dans ces régions qui ont été atteints du syndrome de Reye.(Traduction Libre) Dalhousie ont confirmé par écrit que seulement un des cinq enfants malades résidait au Nouveau-Brunswick ; deux autres habitaient la Nouvelle-Écosse et deux autres venaient du Michigan \u2014 régions où les forêts ne subissaient pas de vaporisations ni régulières ni importantes.Les auteurs maintiennent que la déclaration rapportée résulte d\u2019une interprétation malheureuse de la part des rédacteurs du Journal de I\u2019 Association Médicale Canadienne pendant la dernière révision du texte soumis à la revue.Il faut tout de même admettre que la responsabilité finale incombe aux auteurs.La plupart des gens qui lisent cette publication ne seront pas conscients d\u2019un erratum ou d\u2019une rétractation qui pourraient être publiés ultérieurement.Cette erreur dans le sommaire est particulièrement malheureuse car la phrase telle qu\u2019imprimée donne un poids additionnel à la déclaration des auteurs (citée plus haut) au sujet des régions forestières vaporisées et la fréquence nettement plus élevée du syndrome de Reye dans ces régions ; cette erreur pourrait faire penser au lecteur que la réaction de l\u2019interféron est entravée dans le syndrome de Reye, uniquement chez les malades atteints résidant dans les régions où l\u2019on a vaporisé l\u2019insecticide.Toutefois, nous aimerions souligner que les auteurs eux-mêmes n\u2019ont jamais déclaré celà.Justification de chaque recommendation 1.Vaporisations des forêts pour contrôler la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette 1.1 Les insecticides (se rapporter à la recommandation ! a) La dissémination aérienne d\u2019insecticides sur une grande échelle est une technique que les membres du Groupe de Travail ont considéré à priori comme étant peu désirable.En effet, il peut exister la 708 possibilité de quelque effet nuisible inconnu et indécelable dans l\u2019environnement lorsqu\u2019on disperse un poison sur une grande étendue.Il suffit de penser au DDT et à certains organophosphates comme exemples de produits chimiques utilisés dans l\u2019environnement et ayant des effets inacceptables.Le Groupe de travail, dès qu\u2019il a considéré l\u2019aspect socio-économique de son mandat, s\u2019est rendu compte du lien étroit entre le bon équilibre de l\u2019économie du Nouveau-Brunswick et celui de son industrie forestière.Ce lien est bien connu et établi, et se passera de commentaires ici.Le problème essentiel de l\u2019environnement reconnu par le Groupe de travail, tout en considérant l\u2019apparente contradiction de ces deux concepts, était : Le besoin de minimiser à tout prix les risques encourus par l\u2019environnement tout en s\u2019efforçant de lutter contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette par des composés chimiques ou par d\u2019autres stratégies.Une recension d\u2019informations sur l\u2019environnement et les aspects toxicologiques a été obtenue à travers une abondante littérature scientifique, d'individus ou de groupes, tels que le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick, l\u2019Environnement du Nouveau-Brunswick, the New Brunswick Committee for Environmental Monitoring of Forest Insect Control Operations (EMO- FICO), the New Brunswick Task Force for Evaluation of Budworm Control Alternatives, le Service de protection de l\u2019environnement et le Service canadien forestier de l\u2019environnement du Canada, the New Brunswick Task Force on Long-Distance Drift of Forest Insecticides, the Newfoundland Royal Commission on Forest Protection and Management, the Atlantic Regional Toxic Chemicals Committee, Concerned Parents, le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick et les groupes de travail antérieurs.Toute cette documentation issue de ces différents organismes nous a amenés à croire que le fénitrothion, à son taux actuel d\u2019application, s\u2019avère être l\u2019une des substances chimiques les plus sûres et des moins toxiques pour l\u2019environnement qui puisse être utilisée pour contrôler la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.Des renseignements recueillis auprès du ministère de l\u2019Environnement du Nouveau-Brunswick et d\u2019Environnement Canada nous permettent de conclure qu\u2019il n\u2019existe pas dans l\u2019environnement d\u2019acceu- mulation décelable de fénitrothion.La surveillance sur la qualité de l\u2019eau potable exercée par le ministère de la Santé du Nou- veau-Brunswick n\u2019a pu parvenir à déceler la présence de fénitrothion dans les eaux potables, sauf dans certains endroits isolés et, même là, les niveaux de ce produit chimique ne présentaient aucune toxicité pour les êtres humains.Environnement Canada n\u2019a pu arriver à prouver la persistance de cet insecticide dans les voies d\u2019eau mais a pu toutefois démontrer un niveau peu élevé et une présence à court terme de l\u2019insecticide dans les coquilles de poisson sur une distance très éloignée (environ 10 kilomètres) de la région de vaporisation.La marge de sécurité des oiseaux semble plutôt étroite avec le niveau actuel des applications.Certaines espèces d'\u2019insectes, autres que la tordeuse, semblent être touchées également.mais reviennent très vite en densité de population.Les abeilles semblent être particulièrement sensibles.Les insectes ainsi que les espèces mammifères métabolisent efficacement le fénitrothion jusqu\u2019à sa forme toxicologi- quement active, le fénitrooxon.Ce dernier inhibe directement l\u2019acétylcholinestérase, enzyme qui joue un rôle crucial dans le contrôle du niveau de transmission chimique dans le système nerveux.Contrairement aux insectes, les espèces mammifères continuent l\u2019oxydation métabolique rapide des insecticides pour les dégrader en une série de produits intermédiaires de faible toxicité.Ces espèces s'assurent ainsi d\u2019une protection importante pour lutter contre la toxicité.Un examen détaillé de toutes les données scientifiques n\u2019a pas vraiment démontré que les taux de fénitrothion utilisés dans la lutte contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette peuvent amener une réaction toxique au sein de la population, là où ont lieu les vaporisations aussi bien que parmi la population environnante.On a évalué l\u2019insecticide de façon répétée à l\u2019aide de tests de toxicité aigüe, sub-aiguë et chronique, incluant des études à plusieurs générations.Les examens biologiques ont permis également d\u2019évaluer une activité tératogène, mutagène et carcinogène possible du féni- trothion.Comme c\u2019est le cas pour l'emploi d\u2019agents toxiques que l\u2019on introduit dans l\u2019environnement, il existe un lien entre la quantité de substance à laquelle les individus sont exposés (dose) et l'effet sur la santé qui en résulte (réaction) ; l\u2019utilisation du fénitrothion ou de tout autre agent toxique n\u2019est donc pas totalement sans danger.En conséquence, seule la quantité minimale efficace de l\u2019insecticide devrait être employée pour lutter contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.Le Groupe de travail pense, après étude de la meilleure documentation dont on a pu disposer, qu\u2019il n'existe aucune preuve scientifique permettant d'affirmer que le fé- nitrothion constitue un danger pour l\u2019environnement d'une part, et d\u2019autre part le Groupe de travail ne recommande pas de changement d\u2019insecticide.1.2 Emulsionnants et solvants (se rapporter aux recommandations ! b,c,d,) Le groupe de travail recommande un changement dans l'emploi des émulsion- nants pour les raisons suivantes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA i lux oui xn da Wy gy Lo la lion or Men oi Ne de mj! pol is 4 I tig rig Ue gi, Init Uy 0 typ] 50h \\ntête Ent très dell ls, AES men Je log demie rie, dans le dum Nile.mits rapide Ue fae 1 d'une ne la 15 es Ent dé- uly eon lon où ont mils él ste ie 1 ions.bute 2 Il fea mh | ais ire h pi sae ni Que y, En ke Jo fi gs pion pui left ep fk 502 {4 if ok or JOR ERP Pe ilies de RE ES Étant donné leur nature polyméri- que, le caractère de leur dégradation biologique ainsi que leur emploi sur une grande échelle dans des composés destinés à d\u2019autres fins que la vaporisation, on considère que la plupart des émulsionnants actuels n\u2019ont qu\u2019une infime ou même aucune activité biologique dans des conditions normales d\u2019exposition à l\u2019environnement.Toutefois, la composition chimique de ces émulsionnants comprend des combinaisons multiples et variées de polymères et, donc, est plus complexe que la chimie du féni- trothion, principe toxicologiquement actif dans les formules de vaporisation contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.Deux émulsionnants attirent particulièrement l\u2019attention, le Toximul MP-8 et l\u2019Atlox 4309, parce que tous deux sont utilisés très fréquemment dans les programes de pulvérisation forestière.On a trouvé peu de compte- rendus d\u2019études toxicologiques sur le Toxi- mul MP-8 et l\u2019Atlox 3409 dans la littérature scientifique ; l\u2019évaluation toxicologique faite par le Groupe de travail considère séparément leurs constituants : les alkyl ben- zènesulfonates (émulsionnants anioniques) et les éthers polyoxyéthylène (émulsion- nants non ioniques).Les deux types d\u2019émulsionnants ont un taux faible de toxicité et se dégradent biologiquement dans l\u2019environnement jusqu\u2019à des taux qui ne peuvent même plus être décelés après quelques semaines.Les plus petits polymères sont rapidement absorbés au niveau de l\u2019intestin et des surfaces respiratoires mais lentement et de manière incomplète au niveau de la peau intacte.Les deux catégories d\u2019agents émulsionnants sont rapidement métabolisées chez les mammifères avec peu de preuves d'activité chimique directe ; à haute concentration, ces composés pertubent la membrane cellulaire entraînant une perte des liquides et des électrolytes ainsi qu\u2019une neurotoxicité.On a évalué le pouvoir tératogène, mutagène et carcinogène des alkyl benzénesulfonates et ils ne présentent pas cette toxicité.Les seules études qui ont mis en évidence le fait que les émulsionnants puissent avoir un sérieux pouvoir toxique a des taux correspondant a ceux auxquels ils se trouvent dans l\u2019environnement, proviennent de recherches faites chez la souris bébé et dans des systèmes de culture de cellules ; ces études montreraient une activation de certaines infections virales dont l\u2019émulsionnant serait responsable.Des données récentes font penser très sérieusement que l\u2019agent responsable du phénomène d\u2019activation virale serait un polyéthylène glycol, dérivé d\u2019un fragment de molécule de po- lyoxyéthylène de l\u2019émulsionnant, et seulement lorsque le nombre de groupement ethoxy dans le polymère est proche de 9 ou 10.On n\u2019a pu déterminer au cours de l\u2019étude de l'activation virale le rapport dose- réaction avec l\u2019émulsionnant global (Toxi- mul MP-8 ou Atlox 3409) ou avec le dérivé polyoxyéthylène, bien que la réaction Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 semble constituer un nouveau mécanisme toxicologique et soulève une certaine inquiétude quant à l\u2019emploi de ces substances comme adjuvants dans les pulvérisations.On a utilisé divers solvants comme adjuvants dans les pulvérisations et très récemment le tripropylène glycol méthyl éther (Dowanol TPM).Le Dowanol est un solvant à un seul composé de haute pureté et à faible toxicité ; il est préférable, d\u2019un point de vue toxicologique, d\u2019utiliser un produit de composition connue et stable pour ne pas avoir les problèmes des impuretés.Les pétroles, au contraire, tel que le Cyclosol 63, a cause de leur composition chimique variable complexe et leur contenu d\u2019hydrocarbures aromatiques polycycliques, constituent des composés a grande toxicité comparés aux éther méthyl glycol tripropylènes.Cette toxicité plus grande dérive de composés tels que les benzopyrènes, naphtalènes et phénanthracènes, composés qui ont démontré soit une toxicité aiguë, soit un pouvoir carcinogène au niveau du poumon.De plus, des substances de composition complexe, telles que les dérivés des pétroles, ont tendance à renfermer beaucoup d\u2019impuretés de nature variable dont on ignore totalement la toxicité.En conséquence, les pétroles ont un potentiel toxique considérablement plus grand que le tripro- pylène glycol méthyl éther.1,3 Zones de protection (se rapporter aux recommandations 1 e,f) On devrait maintenir les zones de protection (setbacks) dans les environs des eaux de surface et des habitations.Les zones de protection (a ne pas vaporiser) de 400m assurent une protection minimale contre la contamination par les insecticides dérivant vers les environnements aquatiques et les régions habitées.On devrait penser sérieusement à l\u2019utilisation d\u2019hélicoptères pour les applications d\u2019insecticides par vaporisation dans les régions habitées et les sources d\u2019eau.1.4 Plan de contingence (se rapporter à la recommandation 1 i) Les connaissances évoluent rapidement dans le domaine de la toxicologie, la microbiologie, l\u2019environnement et la médecine.Dans la mesure où ces sciences évaluent le danger causé par les substances introduites dans l\u2019environnement et auxquelles la population du Nouveau- Brunswick peut être exposée, le plan alternatif devrait présenter par définition très peu de risques.On doit aussi être capable de mettre ce plan sur pied sans long délai préalable, au cas où des doutes légitimes naîtraient à propos du plan en cours dans une année donnée.Il faudrait encourager activement et soutenir avec générosité la recherche pour trouver des solutions de moins en moins dangereuses, et ceci de manière continuellement progressive.2.Le syndrome de Reye doit devenir une maladie à déclaration obligatoire À la suite des inquiétudes exprimées concernant une relation possible entre le syndrome de Reye et le programme de vaporisation, le besoin existe désormais de se tenir au courant sur la fréquence et la distribution démographique fondamentale du syndrome de Reye dans la province.L'étude épidémiologique récente menée par le Groupe de travail a fourni une partie de ces informations.Toutefois il faut une surveillance continue du syndrome de Reye et, pour assurer l\u2019exactitude et l\u2019uniformité des renseignements dans tous les cas, il faudrait qu\u2019un système de déclaration obligatoire soit conjugué de pair avec les efforts actifs de surveillance déjà mentionnés.Une évaluation épidémiologique continue du syndrome de Reye dans la province serait utile pour détecter tout accroissement anormal ou distribution anormale.Il ne faut pas que ce système obligatoire devienne un fardeau pour les médecins ; le système devrait être constitué de mesures incitatives et non de règlements punitifs.3.Surveillance des maladies d\u2019extrême importance en santé publique ainsi que de facteurs pouvant nuire à la santé Le Groupe de travail a constaté que beaucoup d\u2019inquiétude a été manifestée au sujet des effets possibles sur la santé des programmes de vaporisation au Nouveau- Brunswick et la possibilité d\u2019un lien avec le syndrome de Reye.Toutefois il faut avouer qu\u2019il existe très peu de données exactes concernant la fréquence ou la distribution de cette maladie dans la province.Bien qu\u2019il soit au-delà du mandat du Groupe de travail de s\u2019interroger au sujet du cancer et des malformations congénitales, l\u2019accessibilité d'informations précises dans ces domaines constitue une prémisse essentielle à toute prise de position ayant trait à la santé publique.Un effort notoire pour contrôler l\u2019existence et la distribution de ces maladies dans la province fournira un tableau plus exact des problèmes possibles dans le domaine de la santé et, lorsqu\u2019un problème aura été identifié, ces données constitueront la base des études épidémiologiques qui suivront.Cette surveillance devrait s\u2019étendre à toute maladie et problème de santé suscitant des inquiétudes, aussi bien actuellement que dans l\u2019avenir.Le contrôle ne devrait pas se restreindre aux maladies d\u2019intérêt récent.Ces efforts de surveillance devraient comprendre des formules standards de rapport ainsi qu\u2019une large publicité auprès du milieu médical quant au besoin et à l\u2019importance du système de contrôle.Une documentation autant que possible déjà existante, telles que les Archives centrales du système d\u2019assurance maladie, devrait servir à contrôler ces problèmes.Lorsqu\u2019un nouveau problème de santé suscite des inquiétudes, il faudrait l\u2019ajouter immédiatement à 709 la liste sous surveillance active.L\u2019épidé- miologiste à plein temps responsable de ce programme devrait habiter la province et contrôler le système.Il ne devrait pas y avoir d\u2019autre engagement majeur.4.Toxicités indirectes (cf.recommandation 1h) Depuis quelques années on a réalisé que les évaluations toxicologiques courantes sur des produits chimiques commerciaux en gros ne tenaient pas compte de la toxicité des petites quantités d\u2019impuretés incluses.Servons-nous de l\u2019exemple de l\u2019emploi de l\u2019acide acétique 2,4,5 \u2014 Tri- chlorophénoxy (2,4,5-T) comme herbicide.Cet ingrédient actif ne persiste pas dans l\u2019environnement et donc on n\u2019a jamais étudié en détail les problèmes de la bio- accumulation.Cependant dans certaines méthodes de fabrication, l\u2019herbicide .renferme comme impureté le 2,3,7,8 Tétra- chlorodibenzodiozine (TCDD) qui est un ingrédient qui persiste dans l\u2019environnement et qui se trouve être également parmi les agents chimiques les plus puissants en matière de toxicité aiguë et de carcinogé- nèse.Des méthodes améliorées sont actuellement capables de produire le 2,4,5-T sans le contaminer par le TCDD.Un problème encore plus difficile à prévoir est celui du changement chimique d\u2019un composé dans un produit de vaporisation, changement qui peut aboutir à la formation d\u2019un nouveau composé de plus grande toxicité.On a démontré que l\u2019insecticide carbamate connu sous le nom de car- bamyl, non cancérigène, peut se convertir dans l\u2019environnement et dans l\u2019estomac humain en N-nitrosocarbary] si l\u2019ion nitrite est présent.Ce dérivé nitroso, comme la plupart des composés N-nitroso, est un carcinogène puissant.Une transformation similaire a été démontrée dans le cas de l\u2019insecticide atrazine.Dans l\u2019évaluation toxicologique de tout agent chimique destiné à l\u2019environnement humain, il faudrait être conscient de la possibilité de problèmes aussi sérieux.5.Communications entre les ministères fédéraux et provinciaux En ce qui a trait à tout programme de vaporisation dans la province, le gouvernement provincial est le responsable et constitue le centre d\u2019où doivent émaner les décisions.Il doit avoir un accès raisonnable à tout renseignement lui permettant de prendre une décision sage et justifiée concernant le contrôle des mauvaises herbes et des insectes.Le Groupe de travail croit qu'il est encore plus important d'avoir un échange d'informations dans le cas des innombrables ingrédients actifs ainsi que des additifs dont on se sert à des fins agricoles.Un toxicologue et un épidémiolo- giste de la province pourraient assurer une interprétation intelligente et compétente de toutes les données y compris celles qui ne sont pas disponibles au gouvernement fédéral.6.Autres groupes de travail pour les problèmes d\u2019environnement Notre examen critique des faits cliniques, toxicologiques et épidémiologi- ques qui lient la vaporisation forestière et agricole au syndrome de Reye dans le Nou- veau-Brunswick a nécessité le recours à un grand nombre d\u2019experts et une somme considérable de temps.De plus, puisque les données épidémiologiques de base n\u2019existaient pas, le Groupe de travail se trouvait dans l\u2019obligation de formuler et d\u2019effectuer une nouvelle étude afin d\u2019obtenir de tels renseignements.Etant donné l'intérêt légitime que portent les citoyens du Nouveau-Brunswick au lien possible entre les agents chimiques de l\u2019environnement et le cancer et la reproduction humaine (malformations congénitales, mortinatalité, avortements), nous recommandons fortement la création d\u2019un rale du Collège Royal.1.Les candidats qui désirent se présenter aux examens en chirurgie vasculaire doivent être détenteurs du certificat de spécialiste en chirurgie géné- LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS EN CHIRURGIE VASCULAIRE Le premier examen en vue du certificat de compétence particulière en chirurgie vasculaire aura lieu à l'automne de 1983.Tous les candidats qui sont intéressés à se présenter à cet examen devront prendre connaissance de ce qui suit: 2.Les candidats qui désirent se présenter aux examens en 1983 doivent envoyer les détails de leur formation en chirurgie vasculaire, avec preuve à Bureau de la Formation et de I'Evaluation COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA 74, Stanley Ottawa, Canada, K1M 1P4.l'appui, à l'adresse ci-dessous, le plus tôt possible et au plus tard le 1 septembre 1982.Les candidats ne peuvent être admis à l'examen avant que l\u2019appréciation de la formation soit terminée.II n'y a pas de frais à payer pour cette appréciation.3.On peut obtenir de plus amples renseignements à l'adresse suivante: L'UNION MÉDICALE DU CANADA feu Sin (eo Im fine I Wi ad Jn nou a) i ub an me adr mc ie da des To tlle tom etl pb 2 kr ny gy) Voir u s bsp.Qe de i tingly Wer One \u201cER de lig ment al pour nee i Jag Mog: lie Le Nog: Urs ip somme Sue les Ney trouvait ffèter de te Ine ie 0swick Imig Lp git NOUS fe nd Ie > AOA | | ji i | HH Groupe de travail dans chacun de ces domaines.Les types d\u2019expertise requis pour ces groupes peuvent être différents de l\u2019un à l\u2019autre, et même de notre groupe.I] faudrait choisir ces experts avec beaucoup de discernement.7.Comité permanent d\u2019experts L\u2019ampleur du reportage par les médias d\u2019information est le témoignage de l\u2019intérêt et l\u2019inquiétude suscités parmi les résidents du Nouveau-Brunswick quant à l\u2019impact des programmes de vaporisation forestière sur la santé et l\u2019environnement.Le but principal de ce comité permanent d\u2019experts serait de minimiser l\u2019anxiété parmi la population tout en restant en évidence dans leur rôle de chien de garde et d\u2019ombudsman.Le comité évaluerait toute nouvelle information générale concernant les programmes de vaporisation forestière et agricole, le contrôle des moustiques, la pollution industrielle et les dangers pour la santé y rattachant, ainsi que les avantages anticipés lors de l\u2019implantation de tels programmes.Le comité devrait encourager et aider les instances gouvernementales appropriées et les organismes professionnels lors de la préparation du matériel éducatif en vue d\u2019arriver a un bilan équilibré des faits.Cette information pourrait être divulguée par les médias d\u2019information, les écoles et tout autre moyen approprié.Le Groupe de travail n\u2019a rien trouvé jusqu\u2019à ce jour qui puisse confirmer un lien entre le syndrome de Reye et les programmes de vaporisation forestière au Nouveau-Brunswick.Par conséquent, tout autre problème de santé, réel ou perçu, relié aux facteurs de l\u2019environnement devrait être étudié par le comité permanent.On doit établir des mécanismes pour évaluer l\u2019impact et l\u2019efficacité du comité d\u2019experts et modifier son mandat ou son modus operan- di, si nécessaire.La composition du comité pourrait comporter des toxicologues, des experts en environnement, des médecins et d\u2019autres professionnels de la santé ainsi que des experts en agriculture et en gestion forestière.On doit pouvoir faire appel aux éducateurs de la santé et aux experts en communications et relations publiques pour mettre sur pied les programmes d\u2019éducation publique et d\u2019évaluation.Le comité doit être doté d\u2019un budget qui lui permettrait de conduire lui-même la recherche qu\u2019il juge appropriée ou la commanditer.Pousque la diffusion des recommandations du comité doit être assurée à travers la province par le truchement des médecins, son secrétariat devrait être coordonné par l\u2019association médicale du Nou- veau-Brunswick.8.Recherche sur l\u2019interaction virus-toxine Nos réserves faites sur l\u2019interprétation des données du groupe de recherche Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 AN $i STREET TRG du syndrome de Reye de l\u2019Université de Dalhousie ne devraient aucunement minimiser l\u2019excellente qualité de leur recherche clinique et de laboratoire.Plusieurs années de recherche ont porté fruit et ouvrent de nouveaux horizons intéressants.9.Recherche épidémiologique Des études épidémiologiques bien menées fournissent un moyen utile pour déceler le lien possible entre la maladie humaine et les facteurs qui la causent.Il faut multiplier, à cet effet, les études de cas et étudier les facteurs qui constituent un danger possible pour les populations dans le syndrome de Reye ainsi que dans d\u2019autres maladies pouvant être reliés aux substances trouvées dans les produits de vaporisation.Enquête épidémiologique au sujet du syndrome de Reye menée par le groupe de travail Introduction Afin de pouvoir évaluer l\u2019importance du problème du syndrome de Reye au Nouveau-Brunswick, il faut avant tout en- mesurer la fréquence et ensuite comparer les résultats obtenus avec ceux d\u2019autres régions.Quelle est la fréquence du syndrome de Reye ailleurs dans le monde?La réponse à cette question dépend de l\u2019intensité et de la rigueur de la recherche.Des études, établies à partir d\u2019archives d\u2019hôpitaux ou d\u2019après des systèmes de rapport volontaire, ne permettent pas de mesurer de manière rigoureuse l\u2019incidence de cette maladie dans différentes régions, parce que tous les cas n\u2019auront pas été rapportés dans les hôpitaux ou même été signalés.De plus, il est possible que certains cas n\u2019aient pas été reconnus ou aient été mal diagnostiqués.En 1976, le Centre de contrôle des maladies (CDC) a institué aux États- Unis un système de signalement volontaire qui peut, de manière grossière, nous donner une indication sur la fréquence de la maladie aux Etats-Unis.Des études récentes aux Etats-Unis faites selon des méthodes intensives de recherche (recherche systématique et complète dans tous les hôpitaux d\u2019une même région) démontrent des taux beaucoup plus élevés que dans le système volontaire du CDC.Les taux d\u2019incidence (fréquence) avec le système volontaire de 0.37 à 0,71 cas par un et par 100,000 personnes au-dessous de 18 ans et démontrent une nette corélation avec l\u2019année et l\u2019activité du virus influenza B au cours de cette année.Une surveillance positive active au Michigan et dans l\u2019Ohio a par contre abouti à des taux allant de 1-3 cas par an et par 100,000 personnes de moins de 18 ans, avec la même dépendance par rapport à l\u2019activité virale concomitante de l\u2019influenza B.Nous avons tenté, dans un effort visant à déterminer l\u2019incidence et les caractéristiques épidémiologiques du syndrome de Reye dans la province du Nouveau- Brunswick, d\u2019identifier tous les cas possibles qui se seraient manifestés chez les personnes de moins de 18 ans sur une période de 10 ans, du ler janvier 1972 au 31 décembre 1981.À cette fin nous avons fait des recherches en profondeur de tous les cas possibles.De semblables efforts ont été fait auparavant, mais aux États-Unis.Nous avons réalisé cet effort dans le but de décrire aussi rigoureusement que possible les caractéristiques du syndrome de Reye dans la province, y compris l\u2019âge, le sexe, les résidences urbaines vs.les résidences rurales et le regroupement dans le temps et l\u2019espace.Méthodes Définition de cas.Nous avons utilisé la définition du Centre de contrôle des maladies (CDC) pour permettre des comparaisons valables des taux du Nou- veau-Brunswick avec les autres taux disponibles basés sur d\u2019intensives recherches de cas.Les définitions du CDC sont: 1) Encéphalopathie aiguë non- inflammatoire, c\u2019est-à-dire présentant moins de 8 globules blancs dans le liquide céphalorachidien ou sans preuve d\u2019inflammation du cerveau ou des méninges à l\u2019autopsie.2) Changement du tissu hépatique avec apparition de minuscules vésicules graisseuses, rendu évident après biopsie ou autopsie ou par une augmentation d\u2019au moins 3 fois dans le niveau mesuré par au moins | des 3 tests sanguins de la fonction hépatique : transaminase oxaloacétique glutamique sérique (SGOT), transaminase pyruvique glutamique sérique (SGPT) ou ammonium (NH3).3) Aucune autre explication logique pour les anomalies neurologiques et hépatiques.Toutefois, afin d\u2019élargir la section des cas, nous avons classé tous les cas frustres en 3 catégories comme suit : A) Cas confirmés, à savoir tous les cas répondant aux 3 critères du CDC énumérés plus haut.B) Cas possibles, pour lesquels le tableau clinique correspond à celui du syndrome de Reye, mais où les résultats de laboratoire ne furent pas donnés ou étaient équivoques (à savoir une élévation de moins de 3 fois) ou dont les résultats étaient contradictoires.C) Cas douteux, pour lesquels le tableau clinique n\u2019était pas assez convaincant, en regard du syndrome de Reye, mais où les résultats de laboratoire n\u2019étaient pas totalement négatifs.Recherche des cas.Nous avons demandé à tous les 32 hôpitaux du Nou- veau-Brunswick ayant admis des malades de moins de 18 ans, d\u2019extraire tous les dossiers de tous les malades de moins de 18 ans qui auraient été admis entre 1972 et 1981 à l\u2019aide d\u2019un grand nombre de codes diagnostiques spécifiques.Pour essayer de découvrir tout syndrome de Reye n\u2019ayant pas été reconnu ou pas diagnostiqué, nous avons 711 envoyé à chaque hôpital une longue liste de codes incluant tout diagnostic qui, à notre avis, aurait pu faire penser à un cas de syndrome de Reye et où le malade aurait pu mourir ou être renvoyé chez lui par erreur de diagnostic.Les diagnostics d\u2019intérêt primordial étaient le coma, l\u2019encéphalopathie, l\u2019encéphalite, l\u2019hépatite et le coma hépatique.Toutefois, la liste comprenait aussi la grippe banale, la varicelle et la mononu- céose.Une liste complète de codes diagnostiques pour chaque année est disponible sur demande.Un adjoint en recherche, spécialement formé au cours d\u2019une session d\u2019orientation, a extrait les informations pertinentes de la documentation et a examiné tous les dossiers médicaux.Au cours de cette session d\u2019orientation, nous avons expliqué les principales caractéristiques du syndrome de Reye et nous avons fourni un arbre de décision écrit permettant l\u2019examen des dossiers.Tout dossier présentant des indications, même touchant de très loin au syndrome de Reye, a été revisé en détail et analysé par un épidémiologiste médecin.La désignation finale de la catégorie du cas a été faite avec le consensus de deux épidé- miologistes pédiatres jouissant d\u2019une expérience dans les deux domaines, clinique et épidémiologique, de la maladie.En plus des 32 hôpitaux du Nouveau-Brunswick, des hôpitaux de référence localisés en dehors de la province furent également contactés pour 1) fournir des renseignements additionnels à propos des cas connus ayant été référés à ces hôpitaux et pour 2) identifier tout cas ayant pu échapper à nos recherches dans les hôpitaux de référence du Nouveau-Brunswick, ou qui aurait pu être référé directement par un médecin ou par la salle d'urgence sans Jamais avoir été admis dans un hôpital du Nouveau-Brunswick.Ces hôpitaux de référence incluaient l\u2019hôpital de Montréal pour Enfants, l\u2019hôpital Ste-Justine (Montréal), l\u2019hôpital de l\u2019Enfant Jésus (Québec), le Centre Hospitalier de l\u2019Université de Laval ( Québec), le Centre Hospitalier de l\u2019Université de Sherbrooke (Sherbrooke) et l\u2019hôpital de Toronto pour les enfants malades.La vérification et la recherche additionnelles de cas à l\u2019hôpital pour enfants, Izaak Walton Killam (Halifax), est encore en suspens au moment de la rédaction du rapport.Enfin, nous avons retracé chaque cas qui avait été porté à notre attention par les membres des Parents concernés du Nou- veau-Brunwick, par la presse ou par les médecins de la province.Données générales Les données générales de Statistiques Canada portant sur la population à risque proviennent du recensement de 1976, soit des données recueillies entre deux recensements à l\u2019échelle nationale.Ces données ont fourni le nombre d\u2019enfants du Nou- veau-Brunswick ayant moins de 18 ans.Les nombres selon les catégories d\u2019âge 0-4, 5-9, 10-14 et 15-19 ans ont été ajoutés et le nombre des enfants agés de 18 et 19 ans a été soustrait de cette somme.712 Données d\u2019exposition Des cartes détaillées indiquant précisément les formules chimiques vaporisées sur les zones forestières à chaque année ont été obtenues de diverses sources.La distance entre chaque habitation comptant un enfant et la zone vaporisée durant la saison de vaporisation précédente a été utilisée à titre d\u2019indicateur d\u2019exposition potentielle.En d\u2019autres termes, un enfant qui aurait développé le syndrome de Reye en janvier fut examiné en tenant compte des cartes du mois de mai précédent.De plus, une \u201cexpérimentation naturelle\u201d (natural experiment) tenue dans le district de St-Jean de 1972 à 1976 fut aussi considérée ; ce district fut vaporisé abondamment alors que des vaporisations légères eurent lieu ailleurs pendant la période de 1977 à 1981.Le nombre de cas survenus au cours de chacune de ces périodes quinquennales fut alors comparé.Résultats Au total, 3,234 dossiers de malades, dont le diagnostic au congé comprenait un des 23 codes diagnostiques, ont été revisés dans les 32 hôpitaux de la province et les 6 hôpitaux de référence des provinces voisines.Durant la période de 10 ans couverte par cette étude, on note 12 cas confirmés, 4 cas possible et 7 cas douteux ayant été identifiés parmi des enfants résidant au Nouveau-Brunswick.L\u2019incidence moyenne annuelle du syndrome de Reye* pendant cette période de 10 ans était de 0.50 pour les cas confirmés et de 0.67 pour les cas confirmés en plus des cas possibles.Durant cette période de 10 ans, chaque année présentant de 0 a 2 cas confirmés et de 1 a 3 cas confirmés et possibles regroupés, a été signalée : l\u2019incidence la plus élevée dans une seule année a été respectivement de 0-0.84 et de 0.42-1.25.II n\u2019y a pas eu sur une base mensuelle, de regroupement temporel de cas, qui auraient pu survenir au cours d\u2019une seule année.Pendant cette période de 10 ans, il y eu une tendance d\u2019apparition de cas durant les mois d\u2019hiver (décembre-mars) pendant lesquels 6 des 12 cas (50%) débutaient et les mois du printemps (avril-juin) pendant lesquels 5 des 12 cas (33%) débutaient.Le Groupe de travail n\u2019a pu établir de relations géographiques ou temporelles entre la fréquence du syndrome de Reye et l\u2019exposition aux vaporisations d\u2019insecticide ou d\u2019émulsionnant utilisées pour lutter contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.La plupart des cas survenus pendant la période d\u2019investigation se produisirent chez des enfants habitant des régions éloignées, à plusieurs milles des zones vaporisées.En outre, lorsque le nombre de cas provenant du district de St-Jean pendant la période de vaporisation abondante (1972- 1976) fut comparé avec le nombre de cas * par 100.000 habitants agés de moins de 18 ans provenant des zones vaporisées légèrement pendant la période 1977-1981, aucune différence ne put être détectée quant à la fréquence du syndrome de Reye.Trois cas furent confirmés au cours de chacune des deux périodes.Discussion Beaucoup de caractéristiques épi- démiologiques et cliniques du syndrome de Reye chez les malades atteints au Nouveau- Brunswick ressemblent de manière typique aux cas déjà rapportés.Les résultats obtenus par le Groupe de travail suggèrent que la fréquence moyenne annuelle du syndrome de Reye au Nouveau-Brunswick, basée sur les cas identifiés depuis 10 ans (0.67 cas par 100,000 de population âgée de moins de 18 ans), indique un chiffre un peu plus bas que celui rapporté aux États-Unis dans une population semblable pendant les mêmes années.Dans une étude rétrospective du syndrome de Reye couvrant une période de 5 ans effectuée auprès des Caucasiens de l'Ohio, on a enregistré une fréquence annuelle moyenne de 1,04 cas par 100,000 de population au-dessous de 18 ans.Ce taux a été estimé à partir d\u2019une révision des dossiers d\u2019hôpitaux contenant plus de 40 lits de pédiatrie (Nelson et al, Crocker, ed.: Reye's Syndrome II.New York, Grune and Strat- ton, 1979, pp.33-49).Dans une étude semblable conduite au Colorado, l'incidence pour la période 1974-1978 a été estimée à 1,35 cas par 100,000 de population (CDC, données non publiées).Une étude faite sur la mortalité par syndrome de Reyc au Michigan entre 1969 et 1977 a révélé une incidence annuelle du syndrome de Reye de 1,3 - 2,7 cas par 100,000 de population (Lus- combe et al, Mortality due to Reye's syndrome in Michigan : Distribution and longitudinal trends, Journal of Infectious Diseases 142 (3) : 363-371, 1980).Comme dans toute enquête de ce genre, il est possible que les méthodes utilisées n\u2019aient pas décelé tous les cas de syndrome de Reye qui auraient pu survenir dans la province pendant la période sous étude.Par exemple, en dépit des efforts du Groupe de travail aux fins de la recherche des cas, il est possible que nous n\u2019ayons pu identifier un petit nombre de cas hospitalisés mais il semble invraisemblable qu'un nombre important de cas n'ait pas été détecté.De plus, même si nos efforts n'avaient décelé que la moitié ou le tiers du nombre total des cas réels durant la période de 10 ans (chose très peu probable), une incidence basée sur 2 à 3 fois le nombre des cas que nous avons identifiés est toujours dans les limites des taux d\u2019incidence trouvés dans d\u2019autres endroits à l\u2019extérieur du Nouveau-Brunswick, tel que cité antérieurement.( 11 est important de souligner que le faible taux d\u2019incidence présumé, au niveau de la province de la Nouvelle-Eçosse, est basé sur des compte-rendus volontaires.Aucune méthode intensive de recherche de cas, comparable à celle qui a été utilisée au L'UNION MÉDICALE DU CANADA ci Sema Ue i.ay; is px CU des Qu; 0 me de Olive.pue obtenus IL que Mime Wey asp ns [8 S bas Qe Ue MES 2 de ode de § sdel'0- annuelle be poe 3 dossiers dee Reye's nd Stak 10e sem Tei siimée à niCDC.fae sur eau Mi bre ic quan on Lis: TOUS ong us Di ce dede ge tl dy a ds 5 éude Groupe ol Jenifer sds i hie I De gl, an des cas pce LÉ gli sir des tk i pis à pe er % ut Foss.lags aed ide DA Nouveau-Brunswick, n\u2019a jamais été appliquée, à la connaissance du Groupe de travail, dans la cueillette d\u2019information auprès de la population de la Nouvelle-Écosse.Dans l\u2019éventualité où des techniques de recherches semblables seraient utilisées à l\u2019avenir et que l\u2019incidence du syndrome de Reye en Nouvelle-Écosse s\u2019avèrerait peu élevée, les investigations devraient s\u2019attacher à cerner les raisons du faible taux d\u2019incidence plutôt que d\u2019étudier pourquoi ce taux est élevé dans d\u2019autres provinces.La présence possible de facteurs de protection en Nouvelle-Écosse devrait alors être l\u2019object de recherches épidémiologiques intenses.On doit alors conclure que l\u2019incidence du syndrome de Reye au Nouveau- Brunswick n\u2019est pas élevée et peut, en fait, être considérée comme assez basse.De plus, selon les cas survenus pendant l\u2019étude, aucun association avec l\u2019exposition aux produits vaporisés dans la lutte contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette n\u2019a pu être décelée.Il n\u2019existe aucun regroupement géographique de cas aux frontières des zones vaporisées et plusieurs cas d\u2019enfants atteints proviennent de régions éloignées des forêts vaporisées la saison précédente.En outre, les données provenant du district de St-Jean n\u2019ont démontré aucune différence entre la fréquence relative à une période de vaporisation abondante et une période subséquente de vaporisation légère.Puisque l\u2019adresse du lieu d\u2019habitation fut utilisée afin de déterminer l\u2019exposition possible aux différents produits, on pourrait soutenir la thèse suivant laquelle l\u2019exposition aurait pu survenir dans des lieux éloignés du lieu d\u2019habitation.De là, il serait concevable que des enfants soient exposés aux vaporisations s\u2019ils font du vélo, campent ou s\u2019aventurent dans des forêts vaporisées au cours des mois de mai ou juin.De la même façon, malgré l\u2019évidence de la biodégradabilité et de la disparition rapide des composants chimiques des vaporisations, une exposition pourrait théoriquement survenir si l\u2019eau potable était contaminée par ces composants vaporisés dans des régions éloignées mais drainée d\u2019une façon ou d\u2019une autre dans le réseau d\u2019aqueduc local.Néanmoins, puisque les enfants sont plus souvent à la maison qu\u2019en forêt, et puisqu\u2019il n\u2019existe aucune preuve de la contamination de l\u2019eau potable, tout particulièrement de l\u2019eau de puits, les enfants qui habitent près des zones vaporisées devraient être exposés à de plus grandes quantités de produits que ceux qui habitent des lieux plus éloignés.Donc, lorsque les données recueillies par le Groupe de travail sont combinées avec le faible taux d\u2019incidence pour l\u2019ensemble de la province, la non- association avec le syndrome de Reye appa- rait inéluctable.Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Commentaire sur le mandat du groupe de travail Qu\u2019est-ce que les recherches récentes permettent de conclure quant a association entre les vaporisations forestières et le syndrome de Reye?Avec tout autre maladie infectieuse?La plus grande partie de ce rapport traite de la première question.Le lecteur est dirigé vers la dernière section et la perspective d\u2019ensemble.Au fur et à mesure que les travaux du Groupe de travail avançaient, nous avons été obligés d\u2019écarter toute considération concernant d\u2019autres maladies infectieuses et ceci en nous appuyant sur des bases biologiques.Nous voulons insister sur le fait que nos conclusions et nos recommandations portent uniquement sur le problème du syndrome de Reye.Nous sommes encouragés par les données préliminaires sur le cancer qui nous viennent de l\u2019Université d\u2019Ottawa, bien que nous n\u2019ayons pas étudié les sources ou les informations détaillées des études décrites.Quelles sont les implications sur la santé?Le Groupe de travail estime que les implications pour la santé des vaporisations des forêts sont négligeables en ce qui à trait au 1) fénitrothion, 2) à tout émulsionnant qui répond aux critères de sécurité tels qu\u2019énoncés dans nos recommandations.Nous ne connaissons pas les implications de vaporisations agricoles au Nouveau- Brunswick car nous n\u2019avons pas pu déterminer le contenu des produits dont on se sert couramment dans la province.Quelles sont les implications des programmes de protection des forêts ?Le Groupe de travail peut seulement traiter de cet aspect de façon indirecte.La possibilité d\u2019une recommandation de l\u2019arrêt total des vaporisations a toujours été présente lors des délibérations du Groupe de travail ; une telle recommandation aurait requis un changement radical dans les méthodes de traitement et de protection des forêts.S1 les recommandations de ce rapport sont appliquées, des changements d\u2019é- mulsionnants à la dernière minute, et potentiellement coûteux, seront nécessaires et un délai consécutif dans la vaporisation est probable.La nécessité de développer un schéma éventuel implique beaucoup de planification, des coûts additionnels et la possibilité de duplication d\u2019outils et d\u2019équipements.Quelles sont les questions demeurées sans réponse?Il ne semble pas nécessaire de dresser ici la liste complète des diverses questions soulevées et restées sans réponse durant les délibérations du Groupe de travail, sauf en ce qui a trait aux plus importantes : © Les expériences sur l\u2019accroise- ment du pouvoir viral et antiparasitaire de l\u2019interféron pourraient-elles être répétées dans d\u2019autres laboratoires?e De façon générale, comment les émulsionnants se répandent-ils partout, en considérant le pouvoir viral et/ou les caractéristiques antiparasitaires de l\u2019interféron.e Les propriétés que présentent de tels émulsionnants, lorsqu\u2019administrés en méga doses, sont-elles présentes si les niveaux d\u2019exposition des animaux et des tissus son réduits à des niveaux qui sont comparables à ce qui est trouvé dans l\u2019environnement au Nouveau-Brunswick?° Le pouvoir antiparasitaire de l\u2019interféron est-il une cause ou un résultat du syndrome de Reye?e Quelle est l\u2019épidémiologie du syndrome de Reye en Nouvelle-Écosse?Au Maine?e Les substances utilisées dans les formules de vaporisation de la forêt contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette ont- elles des séquelles secondaires mesurables, telles que, en particulier, le cancer et les anomalies congénitales?Quelles sont les priorités à identifier en recherche pour l\u2019avenir?Y en a-t-il qui soient urgentes?Parmi les priorités de recherche pour l\u2019avenir 1l faudrait englober le développement amélioré des schémas épidémiolo- giques pertinents.Tout particulièrement, une étude épidémiologique faite en Nou- velle-Ecosse d\u2019une façon identique à celle faite au Nouveau-Brunswick pourrait permettre la comparaison des taux dérivés de la même manière dans les deux provinces.Des études semblables en épidémiologie du cancer et épidémiologie de la reproduction humaine sont aussi nécessaires au Nouveau- Brunswick.Puisque l\u2019histoire naturelle des malformations congénitales est très courte et leur impact sur la vie très important, il devient urgent de faire de la recherche dans le domaine de l\u2019épidémiologie de la reproduction humaine et d\u2019étudier l'association de ces malformations avec les vaporisations contre la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette.La diffusion de l\u2019information auprès du public a-t-elle créé des anxiétés communautaires pouvant être atténuées par le Groupe de travail?Nous sommes confiants qu\u2019une évaluation scientifique complète de tous les facteurs, suivie d\u2019un rapport intelligent pré- senté au public, au gouvernement et aux professionnels, peut diminuer ces anxiétés en fournissant une évaluation plus précise quant aux dangers possibles encourus pour la santé.Si les risques des émulsionnants en général avaient été reconnus inacceptables, leur interdiction aurait été réassurante.Démontrer l\u2019invraisemblance des prétendus liens pourra tempérer les anxiétés compréhensibles qui ont pu survenir.Responsabilité sociale dans le domaine du journalisme Bien qu\u2019il faille reconnaitre le rôle important des médias d\u2019information qui veulent informer le public quant.aux dangers possibles pour sa santé, le Groupe de travail déplore le journalisme à sensation forte dont font preuve certains journalistes chargés de s\u2019occuper et d\u2019enquêter sur la controverse concernant les vaporisations des forêts au Nouveau-Brunswick.Les fausses alertes dérangent la tranquilité et peuvent parfois présenter quelque danger pour la santé des citoyens.Nous ne pensons pas que l\u2019intérêt public soit bien servi en rapportant des anecdotes non confirmées d\u2019épidémies ou d\u2019études scientifiques douteuses.Ceci constitue une source d\u2019anxiété, de peur et de panique pour la communauté.Nous citerons ici un commentaire récent concernant une alerte du même type.Il s\u2019agit d\u2019un seul article qui implique le café comme cause de cancer du pancréas : Les chercheurs et praticiens en matière de santé humaine confrontent un dilemme difficile quant aux risques et avantages de leurs activités.Le vieux principe d'éviter de faire du mal si possible vaut aussi bien pour une personne en danger qu\u2019une population en danger.Décider ou non de crier \u201cAu Feu!\u201d dans une salle de spectacle bondée est une décision difficile à prendre, même si le feu est clairement évident.Le danger de faire du mal est plus grand si l\u2019on crie et quand l\u2019évidence d\u2019un incendie est douteuse ou faible.(Feinstein et coll.J.Amer.Med.Ass., 1981 ; 246 : 957-961).Lien entre les émulsionnants et le syndrome de Reye : perpective Au cours de ses délibérations, le Groupe de travail a examiné les faits sous leur aspect clinique, de laboratoire et épidé- miologique reliant les émulsionnants au syndrome de Reye.Nous avons considéré et reconnu le rôle probable de l\u2019interaction virus-co-facteur comme principale hypothèse de la pathogénèse (comment et pourquoi la maladie se développe) du syndrome de Reye.Nous reconnaissons et louons la recherche fondamentale faite par l\u2019Équipe de Dalhousie et nous entrevoyons des contributions significatives de leurs travaux de recherche dans l\u2019avenir.Nous soulignons, toutefois, le besoin de dissocier de façon scientifique la question d\u2019activation virale (interaction virus-émulsionnant dans les expériences de culture de cellules et dans le modèle expérimental de la souris du syndrome de Reye) du syndrome de Reye chez l\u2019homme au Nouveau-Brunswick et de son lien possible avec la vaporisation des forêts.La possibilité que l\u2019interaction vi- rus-émulsionnant puisse jouer un rôle pathogénique dans certains cas du syndrome de Reye chez l\u2019humain demande un intérêt scientifique plus poussé et un solide effort de recherche.Nous avons trouvé aucune preuve épidémiologique reliant les émulsionnants au syndrome de Reye au Nouveau-Brunswick.Est-ce contradictoire?Cela signifie-t-il, autrement dit, que les deux cheminements scientifiques, l\u2019un de laboratoire et l\u2019autre épidémiologique, s'affrontent?La réponse est non, pas nécessairement ; les deux cheminements peuvent être valables.Premièrement, il est possible que les émulsionnants puissent activer les effets des virus dans les cultures de cellules et agir avec certains virus pour produire un simili syndrome de Reye chez les souris, sans qu\u2019une telle interaction ne cause la maladie chez l\u2019homme.L\u2019extrapolation des souris auc hommes constitue toujours quelque chose de très difficile ; de plus, le rapport entre l\u2019administration aiguë à haute dose chez l\u2019animal et l\u2019administration chronique à faible dose chez l\u2019humain n\u2019est pas clair.Il faut avouer, cependant, que des études toxicologiques chez l\u2019animal à qui l\u2019on a administré de telles doses dans le passé ont déjà fourni des renseignements précieux pour d\u2019autres maladies humaines associées à des expositions chroniques à faible dose.Deuxièmement, et ce qui est encore plus important, même si l\u2019on démontrait qu\u2019éventuellement l\u2019intéraction entre l\u2019émulsionnant et le virus peut entraîner quelques cas de syndrome de Reye chez l\u2019homme, la contribution des vaporisations d\u2019insecticide dans les forêts du Nouveau- Brunswick au fardeau humain du syndrome de Reye ne semble pas significative d\u2019un point de vue clinique, étant donné que nous n\u2019avons pu trouver aucune preuve d\u2019accroissement de la fréquence du syndrome de Reye au Nouveau-Brunswick et que nous ne voyons aucun lien à établir entre les vapora- tions et les risques de la maladie, même dans les cas signalés.Nous pouvons conclure donc en toute confiance que jusqu\u2019à aujourd\u2019hui les vaporisations n\u2019ont pas augmenté le risque de contracter cette maladie parmi la population des enfants du Nou- veau-Brunswick.Cependant il faut mettre en évidence le fait que les enfants dont nous parlons sont exposés de manière continue, et méme quotidiennement, aux émulsion- nants contenus dans des produits tels que les détergents, les pates dentifrices, les shampooings, les peintures et méme les aliments.Donc, même si l\u2019interaction émulsionnant- virus est identifiée comme cause ou même la cause du syndrome de Reye, il est bien plus probable que les doses d\u2019émulsion- nants nécessaires pour produire un tel effet auront pour origine une exposition régulière à ces substances, plutôt qu\u2019une exposition relativement minime à un insecticide vaporisé 6 à 9 mois avant la déclaration de la malade.summary The New Brunswick Task Force on the Environment and Reye\u2019s Syndrome has studied the possibility of a relationship between that syndrome and spruce budworm control sprays in the New Brunswick environment.After an indepth analysis of various information sources, and after a retrospective epidemiological survey of all charts (n = 3,234) for every child less than 18 years of age admitted to a New Brunswick hospital, or to a referral center outside the province, from 1972 to 1981, for neurological, hepatic, or viral conditions that may simulate Reye\u2019s syndrome, the Task Force has not been able to demonstrate any relationship between the syndrome and spruce budworm control sprays.No abnormality in distribution, whether spatial or temporal, could be noted in the restricted number of cases detected (average annual incidence of 0.50 confirmed case per 100,000 persons at risk).The Task Force has also recommended that care be taken, with respect to the use of complex chemicals of unknown toxicity in spruce budworm control sprays.Measures are proposed, aiming at the improvement of public health protection and epidemicological surveillance in New Brunswick.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \\ Ps : 4 1 IRR) split 5 .+ +, i .& A a a pa pi, ne ; ; Cr vy nt f po ii, od : _, Le ee il ine A Sh ; CRE SE ; prit ; ÿ nt ris etait tp A RE SR Bi Piet fits ji bn a i} gg, | A Es \u2018 TN * SOUS pe g i 7288 \\ a) fi SU DAFED .ol paid À \\__(Chlorhydrate de pseudoéphédrine) _ 2 time ; i li À % Sudefa = PTT 7 0g I 23 des M.5 décongestio .Pc 0 Us, J | sans somnolence |, 00 nous \u2018 ; ; 55 ce, A, ee \u2018 \u2018 À vu \u201ca i ; Squeks Pour respirer librement en tout temps mens, 1ODDaNt- U même bie) msion- DIVISION-MÉDICALE WELLC@M BURROUGHS WELLCOMEANG, LASALLE, QUE.~~ \\ Fer TAT eR COR Th sie EERE E Ahi rally, ; Le , ME Con ft Rb a Tr JT AIHA pi tte lei?Wirt 56 ) : tht hte ELE BG A 3 api Les attitudes devant le vieillissement et les personnes âgées * Michelle L.Montplaisir\u201c\u201d et Yvon Dufour\u201d Résumé Contrairement aux nombreux travaux antérieurs réalisés à l\u2019étranger, nous observons que l\u2019ensemble des professionnels de la santé au Québec manifeste une attitude majoritairement positive devant le vieillissement et les personnes âgées.Toutefois, les médecins se différencient des autres professionnels en ce qu\u2019ils manifestent plus de cynisme face au vieillissement et qu\u2019ils témoignent plus de méfiance envers les personnes âgées.Mais ce sont eux qui favorisent le plus la responsabilité de la famille envers leurs parents âgés.* Ce travail a été réalisé grice a une subvention de la Fondation Jos-Rhéaume et du Centre Hospitalier Cote-des-Neiges.1) C.C.F.P., professeur adjoint de clinique, Centre Hospitalier Côte-des- Neiges, Montréal.2) Professionnel de recherche, École des Hautes Études Commerciales.Article reçu le : 10.11.81 Avis du comité de lecture le : 8.2.82 Acceptation définitive le : 5.5.82 716 es changements qui surviennent actuellement au Québec au niveau de la pyramide des ages ont un impact sur la distribution des soins et des services prodigués par les différents professionnels de la santé.Une grande partie de leur clientele est désormais composée de personnes agées et les services offerts doivent étre adaptés aux besoins de cette population vieillissante Toutefois, la planification et la mise en place de ressources appropriées pour répondre spécifiquement aux besoins des personnes âgées exigeront une approche différente selon que l\u2019attitude des professionnels de la santé, devant le vieillissement et les personnes âgées, est positive ou négative.De nombreuses recherches ont démontré une attitude négative devant le vieillissement et les personnes âgées.Ce négativisme, chez les professionnels, est attribué, d\u2019une part, à l\u2019identification de la géronto- gériatrie aux aspects irrémédiables du vieillissement et, d'autre part, à l\u2019anxiété ressentie face à sa propre mort.L'objectif de notre recherche est de dresser un bilan québécois de l\u2019attitude devant le vieillissement et les personnes âgées des professionnels de la santé, membres de l\u2019équipe multidisciplinaire.Il existe relativement peu de recherches qui permettent de réaliser une analyse comparée des attitudes entre les professionnels de la santé impliqués dans la distribution des services aux personnes âgées.En effet, la plupart des recherches ont évalué uniquement les attitudes du personnel médical ou infirmier.De plus, la diversité des instruments de mesure utilisés dans ces différentes études, la taille des échantillonnages et les écarts géographique et culturel entre les répondants rendent difficile la comparaison des résultats obtenus.Enfin, aucune de ces études n\u2019a encore été réalisée au niveau de l\u2019ensemble du territoire québécois.Méthodologie Pour mesurer l\u2019attitude des professionnels devant le vieillissement et les personnes âgées, nous avons utilisé le questionnaire de Kapos et Smith qui se compose de 32 énoncés reflétant des opinions et des sentiments au sujet du vieillissement et des personnes âgées.Ce questionnaire permet d\u2019identifier 7 attitudes : le cynisme devant le vieillissement, la négation des effets du vieillissement, l\u2019anxiété de vieillir, la méfiance envers les personnes âgées, la responsabilité familiale, la responsabilité communautaire et les stéréotypes défavorables envers les personnes âgées.Chacune de ces 7 attitudes possède une échelle de mesure et un facteur de pondération.Nous avons complété cet instrument de mesure de l'attitude par des questions destinées à recueillir des données socio-démographiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA AIG que / / mice ph nj: tid fé des fs ès ml: qu onde sut suds au de I, Tableau 1 Tableau II TAUX DE REPONSES PAR CORPORATIONS PROFESSIONNELLES N=1776 \u201ca 100 80 60 Audiologistes / Orthophonistes PROPORTION POSITIVE ET NEGATIVE DES REPONDANTS Diététiciennes 98 POSITIVE 40 20 0 20 , 40 NEGATIVE 60 80 Audio Travailleurs Ortho Diététiciennes Ergo Infirmières Médecins Physio sociaux % 100 1 3 4 5 b 7 1 2 3 4 5 6 7 {n = 167) (n = 334) {n = 262) (n= 244) (n= 295) (n = 285) (n= 189) ATTITUDES ATTITUDES Tableau III Tableau IV PROPORTION POSITIVE ET NÉGATIVE DES RÉPONDANTS Ergothérapeutes \u201c 100 80 60 40 20 99 93 POSITIVE 20 40 60 80 % 100 NÉGATIVE 1 2 3 4 5 6 7 ATTITUDES Infirmières % 100 80 POSITIVE NÉGATIVE % 100 2 3 4 5 6 7 ATTITUDES PROPORTION POSITIVE ET NÉGATIVE DES RÉPONDANTS Médecins s 6 7 2 3 4 ATTITUDES Notre échantillonnage a été construit au hasard systématique à partir des listes des corporations dont les membres oeuvrent dans le réseau québécois de soins et de services de santé.On y retrouve les corporations suivantes : audiologie-orthophonie, diététique, ergothérapie, sciences infirmières, médecine, physiothérapie et service social.Résultats Nous avons envoyé 3,847 questionnaires et nous avons reçu 1,776 réponses, soit près de 50%.Les taux de réponses les plus élevés s\u2019observent en diététique, en ergothérapie et en physiothérapie et les taux les plus faibles, en service social et en médecine (tableau I).La répartition des répondants selon les différentes régions socio-sanitaires du Québec est conforme à la répartition réelle des professionnels au niveau du territoire québécois.L'étude de la distribution par sexe selon les corporations révèle une forte prédominance féminine parmi les répondants, sauf à l\u2019intérieur de la profession médicale où 19% des répondants sont des femmes.L\u2019âge moyen de nos répondants est de 34 ans ; les Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 plus âgés se retrouvent parmi les médecins et les plus jeunes, en ergothérapie.Enfin, la majorité de nos répondants exercent leur profession dans des établissements de soins de courte durée.Nous avons comparé les attitudes devant le vieillissement et les personnes âgées des professionnels et nous avons tracé un profil général pour chacune des professions interrogées.Ainsi, en audiologie-orthophonie, 56% des répondants ne manifestent pas de cynisme devant le vieillissement ; 52% reconnaissent les effets du vieillissement ; 55% ne sont pas anxieux de vieillir ; 87% n\u2019ont pas de méfiance envers les personnes âgées ; 40% sont en accord avec la responsabilité de la famille envers les parents âgés ; 98% sont en accord avec la responsabilité communautaire des personnes âgées et 89% n\u2019ont pas de préjugés défavorables envers les personnes âgées (tableau II).En diététique, 60% des répondants ne présentent pas de cynisme face au vieillissement ; 40% acceptent les effets du vieillissement ; 55% n\u2019ont pas peur de vieillir ; 89% ne ressentent pas de méfiance envers les personnes âgées ; 52% se disent d\u2019accord pour une prise en charge familiale des parents âgés; 97% sont en accord avec la responsabilité communautaire des gens âgés et 82% ne véhiculent pas de stéréotypes indésirables envers les personnes âgées (tableau II).Les répondants en ergothérapie, dans une proportion de 63%, ne sont pas cyniques devant le vieillissement ; 51% d\u2019entre eux admettent les effets du vieillissement ; 58% ne sont pas anxieux de vieillir ; 93% ne témoignent pas de méfiance à l\u2019égard des personnes âgées ; 40% se prononcent en accord avec une responsabilité de la famille envers les parents âgés et 99% reconnaissent une responsabilité communautaire des personnes âgées ; 85% n\u2019ont pas de stéréotypes défavorables concernant les personnes âgées (tableau III).Parmi les répondants en sciences infirmières, 62% ne sont pas cyniques devant le vieillissement ; 46% reconnaissent les effets du vieillissement ; 64% ne sont pas anxieux de vieillir ; 90% n\u2019éprouvent pas de méfiance envers les personnes âgées ; 53% s\u2019expriment pour une responsabilité familiale et 99% pour une responsabilité publique des personnes âgées ; 83% ne partagent pas de stéréotypes 717 défavorables envers les gens âgés.(tableau IID).En ce qui concerne les répondants médecins, nous constatons que 44% d\u2019entre eux ne sont pas cyniques devant le vieillissement ; 51% ne nient pas les effets de vieillesse ; 66% ne ressentent pas l\u2019anxiété de vieillir ; 83% n\u2019ont pas de méfiance à l\u2019égard des personnes âgées ; 63% manifestent leur accord avec la responsabilité de la famille envers les parents âgés ; 99% s\u2019expriment pour une responsabilité communautaire des personnes âgées ; 86% n\u2019ont pas de préjugés contre les personnes âgées (tableau IV).Soixante pour cent des répondants en physiothérapie ne sont pas cyniques face à la vieillesse ; 50% reconnaissent les effets du vieillissement ; 61% n\u2019éprouvent pas d\u2019anxiété face au vieillissement ; 94% ne sont pas méfiants envers les gens âgés ; 46% se disent en accord avec la responsabilité familiale et 97% avec la responsabilité sociale des personnes âgées ; 86% n\u2019ont pas de stéréotypes défavorables envers les personnes âgées (tableau V).Au sein du service social, 54% des répondants n\u2019adoptent pas de cynisme au vieillissement ; 56% admettent les effets du vieillissement ; 64% n\u2019expriment pas d\u2019anxiété face à la vieillesse ; 90% n\u2019acusent pas de méfiance envers les vieux ; 48% reconnaissent la responsabilité familiale et 98% la responsabilité communautaire envers les gens âgés ; 87% n\u2019ont pas de stéréotypes défavorables envers les personnes âgées (tableau V).En résumé, ce sont les médecins qui manifestent le plus de cynisme face au vieillissement.En effet, ils se différencient de façon significative (P : .0001) des autres professionnels de la santé.Les médecins témoignent également plus de méfiance envers les personnes âgées que les autres membres de l\u2019équipe multidisciplinaire (P : .0001).Toutefois, les médecins favorisent la responsabilité familiale des parents âgés plus que les autres professionnels (P : .0001).Par ailleurs, nous observons une plus grande négation des effets du vieillissement parmi les diététiciennes et les infirmières (P : .001).Conclusion Nous observons que l\u2019ensemble des professionnels de la santé, au Québec, manifeste une attitude majoritairement positive devant le vieillissement et les personnes âgées.Dans un tel contexte, l\u2019attitude ne constitue pas 718 Tableau V PROPORTION POSITIVE EV NEGATIVE DES REPONDANTS Physiothérapeutes % 100 94 2A POSITIVE \u201c© 20 20 40 Travailleurs sociaux NEGATIVE 0 80 *% 100 12 3 4S 67 ATTITUDES 2 1 4s 6 7 ATTITUDES l\u2019obstacle déterminant à l\u2019intégration de la gérontologie et de la gériatrie aux programmes de formation des diverses disciplines de la santé.Les principales sources de résistance à l\u2019incorporation des connaissances sur le vieillissement et les personnes âgées au curricula des diverses professions de la santé nous semblent, dès lors, attribuables à trois difficultés : l\u2019absence d\u2019un contenu d\u2019un enseignement gérontologique et gériatrique pertinent ; l\u2019indisponibilité des ressources nécessaires à la planification et à la distribution de programmes d\u2019enseignement et de formation ; et le manque d\u2019intérêt en gérontologie et en gériatrie des instances décisionnelles au niveau de nos établissements d\u2019enseignement.Pour améliorer les soins et les services aux personnes âgées, il est urgent et nécessaire d\u2019entreprendre le plus tôt possible la formation des professionnels de la santé en gérontologie et en gériatrie.summary Health professionals in Quebec have expressed a positive attitude toward aging and the elderly.This statement is particularly significant since previous studies had suggested a negative attitude.Doctors, on the other hand, were distinctly more cynical and distrustful although they were the professional group who most acknowledged a family responsibility toward the elderly.bibliographie Axelrod S.et Eisdorfer C.: Attitudes toward old people : en empirical analysis of the stimulus-group validity of the Tuckman-Lorge questionnaire.J.Gerontol.1981 ; 16 : 75-80.Cambell MLE.: Study of the attitudes of nursing personnel toward the geriatric patient.Nursing Res.1971 ; 2 : 147-151.Cicchatti D.V., Fletcher R.C., Lerner E.et Coleman J.V.: Effects of a social medicine course on the attitudes of medical students toward the elderly : a controlled study.J.Gerontol.1973 ; 3 : 370-372.D\u2019Amour D.: Idéologie de l'agent de soins envers la réadaptation des malades âgés : validation d\u2019une échelle d\u2019attitudes.Perspective en nursing.Nursing Papers, 1980 ; : 17-30.Gale J.et Livesley B.: Attitudes towards geriatrics : a report of the King\u2019s survey.Age et Ageing, 1974 : 49 : 49-53.Golde P.et Kogan N.: A sentence completion procedure for assessing attitudes toward old people.J.Gerontol.1959 ; 14 : 355-363.Gunter L.M.: Student\u2019s attitudes toward geriatric nursing.Nursing Outlook, 1971 ; 19 : 466- 471.Hickey T., Rakowski W., Hultsch D.F.et Fatula B.J.: Attitudes toward aging as a function of in-service training and practitioner age.J.Gerontol.1976 ; 6 : 681-686.Kapos A.et Smith D.: Identifying standard attitudes toward senescence.Paper presented at the 9th International Congress of Gerontology.Kiev, July, 1972.Levenson A.]J., Thornby J.1.et Tollett S.M.: Gerontologic and geriatric training in medical school : curricular preferences shown by medical student.Educators and general practioners.J.Amer.Geriat.Soc., 1980 ; 4 : 157-163.Parker S.: The attitudes of medical students toward their patients : an exploratory study.J.Med.Educ., 1960 ; 35 : 849-856.Spence D.L.et Feigenbaum E.: Medical student attitudes toward the geriatric patient.J.Amer.Geriat.Soc., 1968 ; 16 : 976-983.Tuckman J.et Lorge I.: Attitudes toward aging of individuals with experience with the aged.J.Genet.Psychol., 1958 ; 92 : 199-204.Tuckman J.et Lorge I.: Attitudes toward old people, J.Soc.Psychol., 1953 ; 37 : 249-260.Wilhite M.J., Johnson D.M.: Changes in nursing students\u2019 stereotypic attitudes toward old people.Nursing Res., 1976 ; 25 : 430-432.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ¥i + Hi i Ii vy TAL 1 7 Fr ih i Le 1 i 2 : 4 fi i: ac ti à 0 Li / | 3 ; ar ity th 7 À 7, 7 vy 2 Je fF 7; \u201c À f À ie UE ; 2 0 > A i 7 sr ¥] Zi L ih AA ti Ix ah ih 4 ihe id i 4 J 27 Xe À A > a 7 7 7 D Gi ov 2 ; A de ; a \u2014 GE i ; TE q Ë | ÿ À 7 ; : ft ; : i : uli 7.7, 2 a le E 7 [nn ont 7 ne tai 3 i 7 # 2 # a {RK} Lit ptite jit i i i j ei |g À x i va \u2018 7 > ite Pl y & 3) st tt i % {0:1 i i ZE | ts | = F 2 ; ; ; : : ÿ 7 a ; of 7 J 7 7 io (974 7 ÿ > \u2019 %, PE A 2 J > 9 GE VE g hit It: fi A7 4 ities ih A Ÿ hh HS i ope.) 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cette façon de procéder incite évidemment les provinces à contrôler davatage les coûts des programmes de santé dont elles sont responsables.2- Un transfert de points d'impôt du fédéral vers le provincial : en pratique, depuis 1977, le citoyen québécois, tout en payant un impôt sur le revenu plus important à sa province, a vu son impôt fédéral diminuer dans une même proportion.En 1979-1980, la contribution fédérale représentait 51.2% des dépenses encourues par le Québec pour les programmes d\u2019assurance- hospitalisation et d\u2019assurance-maladie.Le nouveau rapport Hall démontre clairement, pour l\u2019ensemble du Canada, que les fonds fédéraux destinés aux programmes de santé n\u2019ont pas été consacrés à d\u2019autres secteurs jugés plus prioritaires par les gouvernements provinciaux*.Cette conclusion est particulièrement d\u2019actualité, compte tenu de la volonté du gouvernement central américain d\u2019utiliser une formule semblable de transfert de budgets fédéraux et de responsabilités à l'égard de certains programmes de santé vers les gouvernements des Etats ; on craint beaucoup, chez les observateurs de Washington et chez les payeurs de taxe américains, que ces fonds ne soient dé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA ss | qui kg kil il Ai Joven Jeleurt en mused a if Jen pi dise Jil Toned ira tr ds viré coûts d' Meld beni mh honor fesiomn sn pa ment du des Aff dépesse dix pr ombre den qu leur proc auquel légume adn la tou les prov qe.de Bruns prb] toyens Que sou i bing {ang eng b ei Médica imme Mile ime RU ie À be te lr k Rigi Wry by Lu) Tome 1 ielqu IL bip çon de 5 pr coûts 1 ells mpl pri BEC, fever 1s EE ution as = pour JES aide, rec mde as qut id i ils ments A pA pe ten pensés pour des activités qui plairont plus à la classe moyenne américaine (celle qui contribue aux caisses électorales) et aux différents groupes de pression.Jusqu\u2019en 1978, les Québécois devaient payer une cotisation de 0.8% de leur revenu net (avec plafond) et leur employeur une cotisation d\u2019un même pourcentage des salaires bruts versés à ses employés.Depuis cette date, les citoyens ne contribuent plus de façon individuelle et directe et la contribution des employeurs a été augmentée à 3,0% des salaires bruts payés.Cette contribution est acheminée vers le fonds de l\u2019assurance-maladie dans lequel le ministère des Finances va aussi effectuer les virements nécessaires pour assurer les coûts d\u2019opération de la Régie.Au Québec, non seulement n\u2019y a-t-il pas de coûts directs pour le bénéficiaire de l\u2019assurance-maladie, mais la loi rend illégal le dépassement d\u2019honoraires, c\u2019est-à-dire que le professionnel de la santé ne peut demander à son patient des honoraires en supplément du tarif négocié avec le ministre des Affaires sociales.On retrouve le dépassement d\u2019honoraires dans six des dix provinces canadiennes, où un nombre croissant de médecins prétendent que les barèmes provinciaux ne leur procurent pas les revenus adéquats auxquels ils peuvent aspirer de façon légitime.Selon Malcolm G.Taylor qui a été un consultant important auprès de la nouvelle Commission Hall, seules les provinces de la Colombie Britannique, de Terre-Neuve, du Nouveau- Brunswick et de Québec ne vivent pas ce problème ; il en résulte que les citoyens canadiens, contrairement à ce que souhaite le gouvernement fédéral, ne bénéficient pas d\u2019un programme d\u2019assurance-maladie à des conditions identiques pour tous à travers le pays\u201c.b) La Régie de l\u2019assurance-maladie Nous avons déjà mentionné que la loi canadienne sur les services médicaux souhaitait que les programmes provinciaux d\u2019assurance- maladie fussent administrés par un organisme public qui aurait à rendre des comptes à l\u2019administration de sa province.Au Québec, on appliqua à la lettre cet élément des accords entre le fédéral et le provincial et c\u2019est ainsi que la Régie de l\u2019assurance-maladie, corporation publique relevant du ministre des Affaires sociales, vit le jour en 1969.Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Noludar, 300, areleve CTY déposée ne te Re Re ye Ek La réputation de la Régie n\u2019est plus à faire et cet organisme est reconnu depuis le début pour la qualité de son administration, son esprit d\u2019innovation et son efficacité.Qu\u2019il suffise de mentionner, à titre d\u2019exemple, que la Régie a réussi, de 1975 à 1980, à diminuer son personnel de 33.3% et ses dépenses d\u2019administration de 5.5 à 4% (pour l\u2019ensemble des programmes) alors que le nombre de relevés d\u2019honoraires augmentait de 30.4% au cours de la même période.En 1979-1980, 99% des 49 millions de relevés d'honoraires envoyés à la Régie par tous les professionnels ont été réglés en dedans de 28 jours.La leçon à tirer de cette expérience administrative est on ne peut plus claire : un organisme public peut être efficace et son administration n\u2019est pas nécessairement coûteuse.Le nouveau rapport Hall effleure cette question en décrivant la situation des Etats-Unis où les dépenses d\u2019administration (en assurance- maladie) varient de 7 à 18%, le chiffre le plus bas étant rapporté par la \u201cBlue Cross\u201d qui oeuvre surtout en assurance- hospitalisation.L'organisme sans but lucratif \u201cBlue Shield\u201d et les assureurs commerciaux privés (qui eux offrent des polices d\u2019assurance-maladie) se situent à l\u2019autre extrémité, l\u2019importance de leurs dépenses d\u2019administration étant dues à la multiplicité des professionnels et des bénéficiaires avec qui ils doivent transiger.c) Les mécanismes de contrôle du revenu des médecins Les ententes conclues entre le ministre des Affaires sociales et les fédérations médicales contiennent un certain nombre de mesures destinées à contrôler les revenus des médecins travaillant dans le régime d\u2019assurance- maladie.Mentionnons, à titre d\u2019exemples : 1- Un plafond individuel de 25,000 $ par trimestre (revenu brut - 1979) pour les omnipraticiens qui ne reçoivent plus que 25% du tarif conventionnel au-dessus de ce plafond.Celui- ci était de 23,000 $ en 1976 et il se situe maintenant à 27,000 $ par trimestre.2- Un objectif tarifaire global, pour les médecins spécialistes, visant un revenu moyen annuel brut de 81,262 $ en 1979.L'évolution de la situation, en fonction de cet objectif tarifaire, est évaluée périodiquement par la Régie et la FMSQ et le tarif peut être ajusté si l\u2019objectif est dépassé.Dans un certain 722 Tableau VII Les dépenses de la Régie, du système de santé et des services médicaux au Québec 1974-75 Dépenses totales \u2014 Régie (millions $) Dépenses totales \u2014 Régie (% dépenses publiques-santé) 476.4 23.8% Dépenses publiques \u2014 santé (millions $) Dépenses publiques \u2014 santé ($ par habitant) 326 Dépenses publiques \u2014 santé (% PIB*) 5.5 1998.1 1975-76 552.8 22.9% 2414.6 1976-77 1977-78 1978-79 1979-80 634.6 736.1 821.1 993.0 23.1% 25.1% 24 9% 26.9% 2751.7 2937.9 32993 3697.3 444 472 527 584 5.9, 5.8 5.9 5.8 Services médicaux \u2014 % dépenses totales publiques et privées \u2014 santé 14.9 Dépenses totales publiques et privées \u2014 santé \u2014 $ PIB 7.3 14.9 .15.2 7.5 7.4 7.2 Sources : Statistiques annuelles de la Régie 1978 et 1979 ; dépenses en dollars courants.*PIB : Produit intérieur brut.Tableau VIII Les Services Médicaux Médecins* Contacts-Patients** Coût par médecin Variation annuelle % Année Nombre Nombre Variation annuelle % Variation $ annuelle % courants 1974 8,567 1975 8,979 4.8 1976 9,397 4.7 1977 9,635 2.5 1978 9.850 2.2 1979 10,145 3.0 3,219 3,250 0.9 3,248 -0.1 3,183 -2.0 3,234 1.6 3,267 1.0 13.22 $ 14.02 $ 14.60 $ 16.51 $ 17,21 $ 18.00 $ Variation 1974 - 1979 1,578 18.4 1.5 4.78 $ Sources : Statistiques annuelles de la Régie 1978 et 1979 * Incluant les résidents \u2014 Régime d\u2019assurance-maladie, rémunération à l'acte.** Contacts-Patients : examens, consultations, traitements psychiatriques et actes chirurgicaux.*+** Coût des services énumérés ci-haut et des actes complémentaires (actes diagnostiques et thérapeutiques, radiologie, assistance chirurgicale, anesthésie-réanimation et autres services).sens, il s\u2019agit d\u2019un plafonnement non plus individuel, comme dans le cas des omnipraticiens, mais collectif.La FMSQ reçoit un budget \u201cglobal\u201d avec une marge de manoeuvre de 1.5% pour tenir compte des changements de pratique médicale.Cette somme est répartie entre les 28 associations de spécialistes regroupées au sein de la fédération et,au cours des dernières années, la FMSQ s\u2019est attardée à planifier les revenus de ses membres à plus long terme en demandant aux spécialités les plus payantes de se contenter d\u2019un accroissement moins substantiel de leurs revenus pour permettre un certain rattrapage aux spécialités dont les revenus se situaient en-dessous de la moyenne pour la fédération.3- Un plafonnement individuel quant au nombre de services qui peuvent être remboursés à certains médecins pratiquant dans des situations exceptionnelles au point de vue du volume de patients ; mentionnons entre autres les épreuves in vivo en médecine nucléaire, les extractions de cataractes en ophtalmologie, les épreuves de ga- zométrie en pneumologie pédiatrique, etc.4- L\u2019inclusion de certains actes diagnostiques et thérapeutiques dans la définition de la consultation ou de l\u2019examen : en pédiatrie, par exemple, les honoraires de l\u2019examen comprennent maintenant les injections données aux fins d\u2019immunisation.Même si seulement 26 actes diagnostiques et thérapeutiques ont ainsi été inclus dans la définition d\u2019autres actes depuis 1970, il n\u2019en demeure pas moins que ces procédures représentaient des dizaines de milliers de services médicaux individuels.5- Les autres modes de rémunération a savoir le salariat et la vacation.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ui gt fan li Vonks vk fes à a put wh RUN vi qu com de mk few qu Ties [ves i an NE pres so ml man 20 qu sa, a: dure uid édecine jraces de & aigu, qi fash ou de ample pop la se |r fs oi | pst pi & di qu 200 NADA i, rt Pour compléter le tableau, il faut mentionner que les administrateurs des établissements du réseau des Affaires sociales, soumis a des contraintes budgétaires de plus en plus strictes, vont certainement scruter de plus pres les activités médicales et s\u2019assurer que les augmentations de volume de certains services médicaux (en particulier pour les laboratoires) correspondent réellement à une augmentation des besoins chez les bénéficiaires fréquentant les établissements.Pour le médecin canadien ou québécois qui n\u2019a peut-être pas encore compris le dilemme de la croissance des dépenses de santé et encore plus pour le médecin américain qui pratique sa profession dans le contexte le plus libéral qui soit, toutes les mesures mentionnées ci-haut peuvent apparaître coercitives.Nous sommes portés à interpréter les faits d\u2019une façon différente et, sans avoir jamais siégé à la table des négociations, nous avons nettement l\u2019impression que le ministre des Affaires sociales et les fédérations ont non seulement appris à dialoguer mais désirent maintenant en arriver, par la voie de la négociation, à une entente raisonnable qui tient compte des priorités sociales de la province.Les médecins du Québec ne peuvent pas, à notre avis, s\u2019attendre à un traitement de faveur et nous pensons qu\u2019un lobbying politique visant à modifier cet état de fait risquerait d\u2019être totalement stérile.Dans un tel contexte, il est de bonne guerre pour le gouvernement d\u2019essayer d\u2019en arriver à un tarif qui favorise les services les moins coûteux ou encore des activités professionnelles telles que les soins ambulatoires et les visites à domicile ; il est non moins de bonne guerre pour les fédérations d\u2019essayer de protéger le pouvoir d\u2019achat de leurs membres.Dans les deux cas, on semble prêt à jouer le jeu à l\u2019intérieur de certaines limites acceptables par la société.Ces mesures de contrôle de l\u2019accroissement des dépenses visent toutes le producteur de services médicaux ; jusqu\u2019à maintenant, les efforts du gouvernement pour amener l\u2019usager à utiliser les services médicaux de façon encore plus raisonnable ont été pour le moins timides.d) Évolution des dépenses de santé Depuis 1973, le Québec a réussi, grâce à un effort systématique portant sur plusieurs fronts, à contrôler les dépenses publiques de santé qui constituent environ 80% de toutes les dépenses de santé de la province.On constate le même phénomene pour l\u2019ensemble du Canada dont les dépenses totales de santé ont oscillé aux environs de 7% du produit national brut au cours de la dernière décade.En 1978, le coût moyen par habitant des services médicaux au Québec était de 102.31 $ alors qu\u2019il était de 158.08 $ aux États-Unis.De 1975 à 1978, les coûts totaux des services médicaux ont constitué 14.2 à 15.2% des dépenses totales de santé (publiques et privées) au Québec et 18.3 à 19.0% aux Etats-Unis.Le tableau VII fait état de la croissance des dépenses de la Régie de 1974 à 1979 ; il y a eu effectivement contrôle de l\u2019accroissement des dépenses totales de santé depuis 1974 lorsqu\u2019on exprime celles-ci en pourcentage du produit intérieur brut du Québec.LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANDA EXAMENS : MÉDECINE D'URGENCE Le premier examen en vue du certificat de spécialiste en médecine d'urgence aura lieu à l\u2019automne de 1983.Tous les candidats qui sont intéressés à se présenter à cet examen devront prendre connaissance de ce qui suit : .Chaque candidat aux examens doit tout d'abord demander une évaluation de sa formation.Les candidats qui désirent se présenter aux examens de 1983 devront soumettre une demande d'évaluation préliminaire de leur formation le plus tôt possible ; au plus tard le 1 septembre 1982.Seuls les candidats dont l'évaluation sera terminée à temps pourront se présenter aux examens.Les candidats qui désireront se présenter aux examens en médecine d'urgence après avoir obtenu une évaluation préliminaire de leur formation, devront avertir le Collège, par écrit, de cette intention, avant le 1 février 1983.Après avoir reçu cet avis, un rapport final au sujet du rendement du candidat en cours de formation sera ajouté au dossier, puis le candidat sera avisé de son admissibilité aux examens et recevra une formule d'inscription qui devra être complétée et retournée.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: (a) Formule de demande d'évaluation de la formation.(b) Règlements généraux régissant les examens du Collège.(c) Normes de formation et règlements au sujet des examens en médecine d\u2018urgence.Les demandes doivent être adressées comme suit : Bureau de la Formation et de l\u2019Évaluation COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA 74, Stanley Ottawa, Canada, K1M 1P4 Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 Nous avons déjà mentionné, dans la première partie de cet article, que le nombre de contacts-patients par médecin demeure le même d\u2019une année à l\u2019autre.Cependant, le coût par con- tact-patient augmente gruellement, conséquence des nouvelles ententes tarifaires et aussi des changements dans la pratique médicale (tableau VHI) ; sur ce dernier point, on note, par exemple, que les examens complets et complets majeurs constituaient, en 1979, 47.3% des examens en cabinet alors que la proportion n\u2019était que de 21.0% en 1971, au début du régime.Le nombre d\u2019examens complets et complets majeurs par habitant est passé de 1.03 en 1975 à 1.30 en 1979.Enfin, nous avons calculé, à partir des données de la Régie, qu\u2019un tiers de l\u2019accroissement du coût total des services médicaux provient de l\u2019augmentation des effectifs médicaux et que les deux tiers sont dûs à la hausse du coût moyen des services par patient.Sous l\u2019administration intelligente de cette Corporation publique qu'est la Régie, le régime a donc connu ses succès tout en limitant ses dépenses à un niveau raisonnable.Cependant, étant donné les contraintes économiques du Québec, il est probable que le gouvernement cherchera a réaliser des économies additionnelles pour rétablir la santé financière de la province.Dans un tel contexte, on devra chercher des moyens de freiner l\u2019utilisation des services, probablement en les rationnant plutôt qu\u2019en les rendant financièrement moins accessibles pour le bénéficiaire malade.Des événements appréhendés qui n\u2019arrivèrent pas Dans une revue du système de santé canadien qu\u2019il faisait en 1975, Maurice Leclair, alors sous-ministre de la Santé et du bien-être du Canada, mentionnait quatre \u201cchoses qui n\u2019arrivèrent pas\u201d suite à l\u2019instauration du régime national d\u2019assurance-maladie : 1- Les médecins ne quittèrent pas le Canada et les médecins diplômés d\u2019universités étrangères continuèrent d\u2019être attirés vers nos frontières ; 2- Les médecins ne furent pas submergés par un raz-de-marée de patients ; 3- La qualité des soins ne diminua pas ; 4- La qualité du matériel clinique des hopitaux d\u2019enseignement ne fut pas diluée par des patients qui s\u2019y présentaient pour des raisons insignifiantes\u2019.À ces conclusions qui s\u2019appliquent au Québec, on peut ajouter d\u2019autres craintes qui ne se matérialisèrent pas : 1- Alors que les médecins spécialistes de 1970 craignaient que le gouvernement ne manquât d\u2019argent pour financer le régime, l\u2019ensemble des médecins du Québec, entre 1970 et 1971, bénéficièrent d\u2019une augmentation substantielle de 39% de leur revenu annuel brut et de 50% de leur revenu annuel net.2- L\u2019escalade incontrôlable des coûts des services médicaux ne survint pas.3- L'évaluation de la qualité de l\u2019acte médical resta entre les mains de la Corporation professionnelle des médecins du Québec.Il n\u2019en demeure pas moins, comme nous l\u2019avons dit plus haut, qu\u2019un appareil bureaucratique puissant a été mis en place pour planifier, organiser, évaluer et contrôler l\u2019ensemble des opérations du régime d\u2019assurance- maladie.Ce bras droit de l\u2019appareil politique utilise un jargon relativement nouveau, à saveur économique, que les médecins ont parfois de la difficulté à apprendre et à comprendre ; qui plus est, politiciens et bureaucrates ont un contrôle absolu sur le financement des opérations.Les ingrédients essentiels d\u2019un régime d\u2019assurance- maladie efficace Les observateurs de la scène québécoise devraient être d\u2019accord avec notre description des éléments les plus importants qui ont conduit à l\u2019établissement de notre régime d\u2019assurance-maladie et à son succès : 1- Au Canada, depuis plusieurs décennies, suite aux réformes survenues en particulier en Saskatchewan, l\u2019accessibilité aux services de santé comme droit fondamental des citoyens a fait l\u2019objet d\u2019un consensus parmi la population.2- La santé est surtout de juridiction provinciale et, par voie de conséquence, des décisions extrêmement importantes sont prises par le gouvernement le plus proche de la population qui finalement bénéficiera des programmes établis.Sans vouloir minimiser le rôle du fédéral dans les politiques globales et le financement, il faut quand même reconnaître que la planification dans le détail, l'implantation et la gestion des programmes sont plus facilement réalisées lorsque l\u2019on travaille avec des populations plus restreintes.3- Notre système parlementaire de tradition britannique, dans lequel il n\u2019existe pas de dichotomie entre l\u2019exécutif et le législatif, est capable de prendre des décisions rapides et responsables au sujet des priorités sociales et est capable également de sanctionner les lois jugées nécessaires à la réalisation des objectifs.Nos élus de l\u2019Assemblée nationale doivent suivre la ligne du parti et on s\u2019attend à ce qu\u2019ils soient non seulement compétents mais aussi désireux d\u2019apporter des solutions aux problèmes de la population.De façon générale nos députés jouissent du respect et de la confiance de ceux qui les ont élus.4- Le régime d\u2019assurance- maladie constitue un élément essentiel de la réforme globale de la santé qui avait été amorcée, des 1961, par I'instauration du régime d\u2019assurance- hospitalisation.Cette réforme des services de santé et des services sociaux a littéralement créé un nouveau systéme intégré où la régionalisation, l\u2019approche communautaire, la participation du public et, plus récemment, la décentralisation administrative, jouent un rôle prépondérant.5- Notre société, par l\u2019entremise de ses gouvernants, a décidé qu\u2019il y aurait une limite aux dépenses publiques en regard des services de santé et des services sociaux ; le contrôle de la croissance des dépenses de la santé est surveillé, comme on le sait, par un ministre des Finances particulièrement vigilant.6- Un accident historique et politique survint, au Québec, en avril 1970 : l\u2019ancien président de la Commission d\u2019enquête sur la santé et le bien-être, Claude Castonguay, fut élu député et devint ministre de la santé.En 1973, il laissera la succession à Claude Forget, lui-même ancien membre de la Commission.De plus, de 1970 à 1978, le sous-ministre sera Jacques Brunet qui avait oeuvré avec Castonguay et Forget au sein du même groupe.Ce phénomène unique dans l\u2019histoire du monde occidental engendra une continuité extraordinaire dans la ligne de pensée du gouvernement en matière de santé et de services sociaux et les enquêteurs et planificateurs d'hier devinrent responsables de la mise en application de leurs propres recommandations.L'UNION MÉDICALE DU CANADA put mi ed an joe &h aR as ee sant cons vol arf mpl ld a.ju XX pe um rans sion onl TIE mal Apr Us dant don quan Sour so si qu pour tm da lie [ar fou de ne \u201cp a pen Al dun a Ty Usp iy) des if dey W Tae bye Ge yg.ib span Kies logy ali ep, ied) LB Non 3 dé ut Pro ng Tee san) Tance- Sele IE gi rls nance fs er Caux à VS Ap pein een ent in feiss ly ipl eel pda mie wm eat Vl ol ii de la elle 1 bn \u201caude del Ji, Jet à 2, (e pd) col je de oft cil ly jo.7- Finalement, nous ne pouvons passer sous silence le role joué par Sidney S.Lee, jusqu\u2019à tout récemment vice-doyen à la Faculté de médecine de l\u2019Université McGill.Non seulement le docteur Lee fut-il un consultant auprès de la Commission alors qu\u2019il était encore rattaché à l\u2019Université Harvard mais il demeura consultant du gouvernement jusqu\u2019à la fin de 1976.La réforme des services de santé et des services sociaux doit être considérée comme le résultat de cette révolution tranquille des années 60 qui amena des changements extrêmement importants dans la trame et les valeurs sociales de notre province.Depuis 20 ans, le Québec est animé par un souci de justice distributive à l\u2019égard de tous les segments de la population.Cette préoccupation, qui trouve son momentum dans la population elle-même, transcende les partis politiques.Conclusion I] nous semble que la profession médicale et la société québécoise ont toutes deux tiré profit de l\u2019expérience d\u2019un régime d\u2019assurance- maladie sous la responsabilité de l\u2019État.Après tout, les objectifs poursuivis par ces deux entités ne sont pas discordants.Avec Hiatt, nous nous demandons quel peut être le rôle du médecin quant à l\u2019utilisation rationnelle des ressources de plus en plus limitées que la société peut mettre à la disposition du système de santé et des professionnels qui y oeuvrent\u2019.Le dilemme est grand pour le médecin : d\u2019une part, il doit essayer de tout faire pour son patient et, d\u2019autre part, il doit aider la société à faire des choix collectifs, participer à l\u2019évaluation rationnelle des pratiques nouvelles ou discrétionnaires et même aller jusqu\u2019à reconnaître que la médecine a ses limites tout en ne reniant pas sa profession.Le médecin du Québec peut apprendre.il a déjà appris.Nous ne pensons pas que le choix soit à faire entre le fonctionnarisme médical et le durcissement syndical* ; nous préférons de beaucoup le recrutement du médecin, citoyen et québécois, à cette tâche collective qui nous attend et qui consistera à évaluer et à rationaliser davantage.Le Québec constitue sans aucun doute, à l\u2019heure actuelle, l\u2019entité politique nord-américaine la plus socialiste et notre régime d\u2019assurance- maladie démontre à quels résultats on Tome 111 \u2014 AÔUT 1982 peut s'attendre lorsqu\u2019un gouvernement se met à planifier et à contrôler les services de santé et les services médicaux.Personnellement, nous évaluons tout ce système d\u2019un oeil très favorable ; mais, nous sommes conscient que notre approche sera peut-être jugée par trop bureaucratique et nous laissons à d\u2019autres la tâche de démontrer que notre population n\u2019a pas bénéficié d\u2019une façon extrêmement importante de cette réforme majeure des services de santé et des services sociaux.summary Quebec is the most socialistic political unit in North America and its universal and comprehensive Health Insurance Plan has achieved its success while remaining within acceptable limits in terms of costs ; over utilization of services has not taken place and administrative costs of the Health Insurance Board have leveled off at a very commendable 4%.The Plan has been successful probably because it was part of an overall health reform and also because there is still a consensus, among the Quebec population, about access to health care for all as being a fundamental right.Physicians are asked to keep on fighting for their individual patients ; they must also join in the difficult task of defining priorities within a \u201chealth commons\u201d of finite dimensions.remerciements Nous désirons remercier très sincèrement le docteur Cecil Sheps, agrégé de recherche au Health Services Research Center de l\u2019Université de North Carolina à Chapel Hill et professeur de médecine sociale à la même université, dont les commentaires et suggestions nous ont amené à étudier davantage notre propre système de santé québécois.Il nous faut remercier également Robert H.Fletcher, M.D., Joëlle Lescop, M.D.et Geneviève Tremblay, M.D.pour leur critiques constructives.Enfin, nous exprimons toute notre gratitude au personnel de secrétariat du Service de cardiologie et de médecine pulmonaire de l'Hôpital Sainte-Justine, en particulier à mesdames Johanne Du Temple et Denise Brunelle.bibliographie 1.Loi sur les accords fiscaux pour les programmes établis.Statuts refondus du Canada, 1977.2.Van Loon R.J.: From shared cost to block funding and beyond : The Politics of Health Insurance in Canada.J.Health Polit.Policy Law, 1978 ; 2 : 454-478.3.Hal E.M.: Le programme de santé national et provincial du Canada pour les années 1980 \u2014 \u201cEngagement au renouveau\u201d.Rapport soumis au Ministère de la Santé et du Bien-être, Canada, 1980.4.Taylor M.G.: The canadian health system in transition.Séminaire présenté à l\u2019Université Duke, North Carolina, 30 janvier 1981.5.Source book of health insurance data 1979- 1980.Washington : Health Insurance Institute, 1980.6.Andreopoulos S.éd.National Health Insurance : Can we learn from Canada?New York : John Wiley & Sons, 1975.7.Hiatt H.H.: Protecting the medical commons : who is responsible ?New Engl.J.Med., 1975 ; 293 : 235-241.8.Genest J.: La profession médicale à la croisée des chemins.Union Méd.Canada, 1981 ; 10 : 369-372. (triazolam) Hypnotique Renseignements thérapeutiques Mode d\u2019action: Halcion (triazolam) est une benzo- diazépine a action hypnogéne de courte durée.Lors des études (de 1 à 21 jours) effectuées chez l'homme, dans les laboratoires du sommeil, le triazolam a réduit la latence du sommeil, prolongé la durée du sommeil et diminué le nombre de réveils nocturnes.D'après certaines de ces études, une insomnie de rebond peut survenir lors de la cessation du traitement.Aucun effet respiratoire significatif ni aucune dépression cardio-vasculaire importante ne furent observés au cours des études de tolérance effectuées avec des doses thérapeutiques de triazolam.Chez l'homme, les doses orales de triazolam sont bien absorbées.La demi-vie du produit est courte, soit d'environ trois heures, et après des doses multiples il n'y avait, dans le sang, aucune accumulation de triazolam ni de ses métabolites.La principale voie d'excrétion des doses orales est l'urine: l'excrétion fécale est d'environ 8%.Dans deux études distinctes, des doses de 0.5 Mg de triazolam n'ont pas affecté le temps de prothrombine ni les taux plasmatiques de warfarine chez des volontaires mâles ayant reçu de la war- farine sodique per Os.Indication et usage clinique: Halcion (triazolam) est un agent hypnotique utile pour le traitement de courte durée de l'insomnie.Il ne doit pas être utilisé pendant plus de 21 jours consécutifs.Contre-indications: Halcion (triazolam) est contre-indiqué chez les sujets hypersensibles à ce composé ainsi que chez les personnes souffrant de myasthénie grave et celles avec antécédents de glaucome.L'innocuité et l'efficacité de ce produit n'ont pas été établies pour les sujets de Moins de dix-huit ans.Au cours des études expérimentales, le triazolam et ses métabolites furent sécrétés dans le lait des rates.Ces études n'ayant pas été effectuées chez l'humain, il s'ensuit que ce médicament ne doit pas être pris durant la période de lactation.Mise en garde: || importe d'avertir les personnes prenant le Halcion (triazolam) que l'emploi simultané d'alcoo! et de neurodépresseurs risque de produire un effet additif.L'association alcool/doses thérapeutiques de triazolam a causé une sévère dépression du système nerveux central.Des cas d'amnésie antérograde, de sévérité variable, ont été signalés suivant l'emploi de doses thérapeutiques d'Halcion.D'autres benzodiazé- pines ayant également causé cet effet, des études sont actuellement en cours pour en déterminer la signification clinique.On n'a pas pu démontrer de dépendance physique ni psychique chez des patients ayant requ 0.5 mg/jour de triazolam pendant 90 jours, ni chez des volontaires normaux ayant pris des doses de 1mg par jour pendant 42 jours.Il importe toutefois de surveiller de près les personnes ayant une tendance à abuser de médicaments.Chez les patients âgés ou débiles, et chez ceux avec troubles cérébraux de nature organique.on recommande d'amorcer le traitement au Haicion avec la plus petite dose possible, pour l'augmenter graduellement, si besoin est, afin d'éviter le risque de sédation excessive, d'étourdissement et de troubles de la coordination.Emploi durant la grossesse: L'innocuité du Halcion n'a pas été établie chez la femme enceinte.Ce composé n\u2019est donc pas recommandé au cours de la grossesse ni durant la période de lactation.Des études ont révélé que l'emploi de benzodiazé- pines (chlordiazépoxide et diazépam) et de mépro- bamate, au cours du premier trimestre de la grossesse, risque de causer des malformations congénitales.Le triazolam étant un dérivé de la benzo- \u201cUN PRODUIT DE ; 781* MARQUE DFPOSEF HALCION CF 103720 LA RECHERCHE LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA 865 YORK MILLS ROAD DON MILLS.ONTARIO Pour l\u2019insomniaque une meilleure nuit de sommeil.minimum d\u2019effet sur l\u2019activité du lendemain diazépine, son usage est donc rarement justifié chez la femme en âge de concevoir.S'il est prescrit, il importe d'avertir la patiente de voir son médecin, si elle pense être enceinte ou voudrait le devenir.en vue de terminer le traitement.Précautions: Faire preuve de prudence en présence de symptômes de dépression ou de signes de dépression latente.particulièrement une tendance au suicide: des mesures de protection peuvent être nécessaires Avertir le patient de ne pas s'engager dans des activités exigeant une parfaite acuité mentale comme l'utilisation de machines ou la conduite d'un véhicule peu de temps après la prise du médicament Se montrer vigilant face à un dysfonctionnement rénal ou hépatique Réactions défavorables: La fréquence et la sévérité des réactions défavorables du Halcion (triazolam) sont reliées à la dose.Les réactions les plus fréquentes sont: somnolence matinale, abrutissement.vertiges.étourdissement.troubles de la coordination, céphalée et nausées.Une somnolence grave et des troubles de la coordination signalent une intolérance au médicament ou le surdosage.Les réactions moins fréquentes sont agitation, altérations gustatives.dépression, vue trouble, irritabilité.amnésie antérograde (voir MISE EN GARDE).constipation.éruption cutanée.diarrhée.malaises épigastriques, nervosité.faiblesse.confusion, yeux brülants.sécheresse de la bouche, tinnitus, palpitations.fatigue.hoquet.hallucinations.troubles visuels.élévation des taux des SGOT, bilirubine totale et directe et phospha- tase alcaline.Des réactions paradoxales (stimulation, excitation.hyperactivité ou autre réaction adverse du comportement) ont été rapportées.Leur fréquence est plus grande s'il y a des antécédents de troubles émotionnels et/ou de maladie mentale.Symptômes et traitement du surdosage: Le surdosage d'Halcion (triazolam) se manifeste par une extension de l'activité pharmacologique.soit les effets de somnolence et d'hypnose.[| importe de surveiller la respiration, le pouls et la pression sanguine, et de prendre les mesures qui s'imposent Effectuer immédiatement un lavage gastrique.Administrer des liquides i.v et maintenir les voies aériennes libres.Les études expérimentales sur les animaux indiquent que de massives doses intraveineuses de triazolam peuvent causer un collapsus cardio- pulmonaire et que ce processus peut être inversé par la respiration mécanique positive et la perfusion i.v.de lévartérénol.De plus, l'hémodialyse et la diurèse forcée ne semblent pas être fort utiles.Comme pour tout surdosage intentionnel, le médecin doit considérer la possibilité que le sujet ait également avalé d'autres médicaments.Posologie et mode d'administration: || importe d'individualiser la posologie pour obtenir l'effet hypnotique recherché et pour éviter une hyper- sédation et d'autres effets indésirables.Posologie adulte: La dose initiale recommandée est de 0.25 mg.à ajuster selon la réaction du patient, avec un Maximum de 0.5 Mg.Posologie gériatrique: Vu la sensibilité accrue des personnes âgées, la dose initiale doit être de 0.125 ma.Elle peut.au besoin, être portée au maximum de 0.5 mg.Présentation: Halcion (triazolam) est présenté sous forme de comprimés sécables: 0.125 mg (mauve), 0.25 mg (bleu clair) et 0.5 mg (blanc) en flacons de 100 et de 500 Monographie envoyée sur demande.na ae es Index des annonceurs Association des médecins de langue française du Canada \u2026\u2026 66 Burroughs Wellcome Inc.(Sudafed) Calmic Medical Division (Cortisporin Otic) .67 (Neosporin/Cortisporin) 695-719 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens au Canada {Examens) .srrseressneneure 67 (Examens en maladies infectieuses) (Examens en chirurgie vasculaire) .ee (Examens : médecine d'urgence) Geigy (Anturan) .even 4e couv.Gouvernement du Canada (Ministère de la défense nationale) Hoffmann-La Roche Ltd.(Noludar) Parke Davis (Gelusil) Pfizer Canada Inc.(Feldene) 685-686-687-688 Smith Kline & French (Dyazide) Squibb Canada Inc.(Corgard) Upjohn, Compagnie du Canada (Halcion) L'UNION MÉDICALE DU CANADA Bu.galets al RG: \u201cas, Is donné 1 Formé, touche ses ant ments Tecevoi dont 1 les deu | une tar Festee BULL.leur ap RG.ES gf Ge qûr amy | dos my existe demey 385 4 sances année, ng * peurs Roly Bui, $y; Ur mg RG.; \u201cimg Sime py ent, Neg Atte \u201cHe Sug Bing, / \u201d Aout 1982 Louise Dosjardins Assemblée Vol.XVI, No 8 \u201c#2 générale et élections au A.M.L.F.C., 1440 rue Ste-Catherine ouest Conseil général suite 510, Montréal, P.Q.H3G 2P9 Endocrinologie et gynécologie a Matane La génétique: un paradoxe BULL.: Pour quelles raisons vos Le Dr Richard Gagné est généticien au Centre patients ont-ils recours au conseil .; .=, - génétique?Hospitalier de l'Université Laval (CHUL) depuis RG: Dans au moins 50% des 1973.lly a structure les services de conseil géné- cas, il s'agit de couples qui ont déjà tique et des laboratoires de recherche et de dia- donné naissance à un enfant mal- gnostic.|! travaille actuellement avec une équipe formé.Un autre bon pourcentage Lo.Ce., , .14e touche à des problèmes de grosses- MUltidisciplinaire composée de médecins généti- ses antérieures tels que les avorte- ciens, de biochimistes et de biologistes ments spontanés précoces.Nous , .recevons également des couples moléculaires.dont l'un où l'autre membre, parfois Dans cette entrevue, il nous révèle l'impact les deux, craignent de transmettre 2 Co, , 41, une tare héréditaire qui s'est mani- déjà considérable de cette nouvelle spécialité festée dans leur famille.médicale.= permet de déterminer un état pathologique chez le foetus et d'envisager BULL.: Et si la conception a déjà éventuellement un avortement sélec- R.G.: De plus en plus, nous som- eu lieu?tif.C\u2019est une technique qui a mes en mesure d'identifier la mala- d\u2019abord permis aux couples à hauts die génétique, de déterminer le pour- R.G.: Dans ce cas, le diagnostic risques d\u2019avoir des enfants.Mainte- centage de risques et de proposer prénatal a certainement été une nent que le diagnostic prénatal est des mesures préventives si elles révolution en génétique parce qu'il possible et facile, le taux de fécon- existent.Quoique la génétique , : ; demeure encore énigmatique à bien des égards, il reste que nos connaissances s'améliorent d'année en année.On n'a qu\u2019à consulter le dictionnaire des maladies génétiques pour se rendre compte qu'il devient de plus en plus volumineux.BULL.: Quelle aide pouvez-vous Le diagnostic prénatal leur apporter?BULL.: Quelles solutions envisa- gez-vous lorsque vous diagnostiquez un risque de maladie génétique?R.G.: Devant des risques de malformation, d\u2019anomalie des chromosomes ou d\u2019anomalie métabolique, on pouvait penser traditionnellement, devant un risque important, a une stérilisation pure et simple.Actuellement, I'insémination artificielle apparaît comme l'une des solutions si le conjoint masculin est porteur d'un tel risque. dabilité a grimpé dans ces groupes de population.À titre d'exemple, pensons aux problèmes de myéla- méningocèle et de spina-bifida chez des enfants qui meurent d'ailleurs souvent en bas âge.Les parents de ces enfants ont un risque de 5% de récurrence après la naissance d'un enfant atteint d'une telle malformation.En 1973, on ne pouvait qu'informer les parents des risques qu'ils couraient.À partir de cette date, on a pu diagnostiquer la maladie in utero.Aujourd\u2019hui, il suffit d'effectuer une ponction de sang à la femme enceinte pour atteindre les mêmes résultats.Comme on peut le constater, les moyens ont progressé.C\u2019est certain que le diagnostic prénatal peut conduire à l\u2019avortement.Dans ce sens, c'est un palliatif qui demeurera cependant très utile tant que d'autres types d'interventions ne seront pas découverts.BULL.: Justement, la génétique ne pose-t-elle pas de problèmes éthiques?R.G.: En fait la génétique est un véritable paradoxe.D'un côté, on dispose de moyens d'identification absolument inouïs, qu'on songe seulement à la biologie moléculaire; de l'autre, on a encore très peu de moyens de guérir une maladie génétique.Les généticiens sont les premiers conscients des problèmes éthiques que soulève un tel paradoxe.Pour le diagnostic prénatal, dans l\u2019ensemble, ils se sont rangés derrière les recommandations de centre d'éthique de Hastings.Le sujet déborde évidemment sur des questions d'eugénisme; jusqu'où ira- t-on pour décider de la naissance ou de l'avortement d\u2019un foetus?BULL.: Le savons-nous à l'heure actuelle?R.G.: Je ne le pense pas.Il faut compter sur les pressions qui s'exercent et sur le bon vouloir des gens pour croire qu'on est relativement bien protégé.C'est certain qu'on ne peut éviter des abus.Malheureusement, on ne discute que ca alors que la grande majorité de ceux qui utilisent le diagnostic prénatal le font correctement.BULL.: D'après vous, le point de vue est plus positif que négatif?R.G.: Absolument.ll ne faut jamais perdre de vue que le diagnostic prénatal a d'abord permis à des couples d'avoir des enfants: 95% des diagnostics sont normaux.On a dépassé l'étape où l'avortement s\u2019imposait comme solution.Aujourd'hui, on laisse les gens libres de décider et certains traitements sont aussi disponibles.Des recherches prometteuses BULL.: Dans quel cas le traitement de la maladie génétique peut-il être envisageable ?R.G.: In utero, pour des proble- mes de malformation, l\u2019approche chirurgicale permet déjà, par exemple, d'enlever une obstruction qui empêche l'écoulement de l\u2019urine du foetus, de sorte qu'à la naissance, ses reins seront encore en bon état en attendant l'opération définitive.C\u2019est un progrès énorme.Pour les problèmes métaboliques, la situation se complique.Les recherches actuelles se heurtent encore à la réimplantation ou à la modification d'un gène humain.Certaines possibilités sont envisageables dans des délais peut- être moins grand qu'on ne l'imagine.Actuellement, certaines maladies métaboliques peuvent être traitées après la naissance.BULL.: Quelles sont les princi- les orientations des recherches que vous menez actuellement en génétique au CHUL?R.G.: Plusieurs avenues sont explorées.Dans le domaine de la recherche très fondamentale, nous nous intéressons à la régulation génétique afin de pouvoir déterminer les problèmes primitifs qui surviennent lors d\u2018une malformation quelconque.Nous nous intéressons toujours aussi à la structure chromosomique.Par ailleurs, nous avons développé un diagnostic prénatal pour la tyrosinémie héréditaire, cette maladie génétique du métabolisme que l\u2019on retrouve surtout dans les régions du Lac-St-Jean, de Chicou- timi et de Charlevoix.Nos recherches pour dépister les porteurs du gène de cette maladie nous permet tent de croire que nous pourrons bientôt leur venir en aide.Une médecine préventive BULL.: La génétique est vraiment une discipline de pointe.R.G.: Actuellement, tout tourne autour de la génétique.Le secteur du génie génétique par exemple produit, en grande partie par des bacté ries, des protéines telles que l\u2019hormone de croissance, l'interféron ou même une insuline humaine qui ouvrent des possibilités très intéressantes de traitement.Toutefois, la génétique est encore une médecine essentiellement préventive.ll s'agit d'éviter que ne se développent ou ne se transmettent des maladies.De plus en plus, le généticien s'intéressera aux causes environnementales qui perturbent à la fois directement les gènes ou le développement du foetus.Qu'on pense ainsi au syndrome alcoolique foetal où l'alcool, et non les gènes, est responsable d'importants retards chez le foetus.Ces recherches nous amènent à des perspectives nouvel les en pathologie.En effet, la génétique s'est toujours définie en termes de biologie humaine.C'est un paramètre différent de celui de la médecine traditionnelle qui cherche à guérir.Actuellement, nous sommes peut-être rejoints par d'autres branches de la médecine qui s'intéressent à un ensemble de population plutôt qu\u2019à un individu en particulier.En même temps, le généticien est l\u2019un de ceux qui a le plus admis la différence entre les individus.BULL.: Mais là aussi, n'y a-t-il pas un paradoxe puisque la génétique pourrait devenir un puissant levier de nivellement des différences individuelles?R.G.: Effectivement, cette possibilité existe.ll faut compter sur la vigilance des groupes de pression pour empêcher un tel dénouement.728 = ont dut \"vil aleve Mel Pro | Lei Sear Mot med Mot Prey da Pre Can my As val 0 1 ne es PP pp i teen nn fi dei Lp iin nr igh ied SERRA Ti Bts en ao ~~ dl, Mg Way I Hemp, u Sur Vig.0 880 y \u201cronge, don i tal poy h El map, SMe Que LS \u20ac Chie cher.Rs 3 perme.rong éventive ume Secteur mole pr es Dacté- \u20ac lhor- éron ou qu tres: ! encore 1 pré- Ng 58 eitent sé causes dent à ou le lon olque nes, retards $00 Quel géné- ter tn 13 rché om: trés inte: jation cul st là Colloque sur la médecine préventive Conjointement avec le Centre hospitalier de la région de l'Outaouais (CHRO), l'AMLFC vous invite à un colloque sur la médecine préventive qui aura lieu à Hull, les 21 et 22 octobre 1982.Programme scientifique Le jeudi, 21 octobre Séance inaugurale Mot du président du conseil des médecins dentistes du CHRO Dr Paul-André Meilleur Mot de la présidente de l'AMLFC Dr Monique Boivin Prévention du cancer du sein Dr Grégoire Bégin Prévention du cancer du col utérin Dr Yvan Boivin Les examens périodiques Dr Lise Frappier-Davignon Prévention de la thrombose cérébrale Dr Gérard Mohr Prévention du deuxième infarctus du myocarde Dr Pierre Théroux Aspects préventifs des maladies vasculaires périphériques Dr Rodolphe Paré Mot de la présidente du Conseil consultatif canadien du statut de la femme Mme Lucie Pépin Le vendredi, 22 octobre 1982 Le cancer dans notre entourage Dr Elie Mouaikel Les maladies pulmonaires d'origine industrielle Dr André Péloquin La santé dentaire Dr Ghislain Dessurault Immunisation Dr Robert Bonin La prévention: une affaire d\u2019élite Mme Denise Paul Prévention du crétinisme congénital Dr Jean Dussault La mousse durée formaldéhyde Dr Albert Nantel Les aspects préventifs de l'alcoolisme M.Guy Charpentier Prévention et santé au travail Dr Lise Goulet Endocrinologie et gynécologie à Matane Dr Pierre Lapointe Pour la troisième année consécutive, le Comité régional éducation médicale continue de la Gas- pésie (Amqui \u2014 Matane \u2014 Ste- Anne-des-Monts) présentait son colloque annuel réalisé à Matane, le 5 juin dernier.Étaient au programme: l\u2019endocrinologie et la gynécologie.Devant une assistance remarquable, le docteur Tony Blair ouvre la journée par une conférence sur les saignements utérins dysfonc- tionnels.Après un rappel sur la physiologie du cycle menstruel, il aborde la principale cause du saignement dysfonctionnel, soit l\u2019anovula- tion: son traitement immédiat et à long terme.La thérapeutique hormonale reprend préséance sur la chirurgie ou le curetage.Le docteur Jocelyn Bérubé poursuit en traitant des anovulants: mise à jour au chapitre des contre- indications, mise en garde et complications.On apprend, entre autres, que les 35 mcg seraient maintenant les plus appropriés et les moins risqués, que de courtes doses de Pré- marine peuvent contrôler les saignements dysfonctionnels dûs aux annovulants.En ce qui concerne la glande thyroïde, le docteur André Boiselle nous rappelie l\u2019interprétation des résultats de laboratoires, lesquels seraient les plus utiles dans nos milieux; les indications de scintigraphie ainsi que les renseignements fournis selon le marqueur; l'évaluation et le traitement du goître, de l\u2019hypo et de l\u2019hyperthyroïdie.La journée se termine avec un exposé du docteur Pierre Leclerc sur les douleurs pelviennes d\u2019origine gynécologique.En bref, journée bien remplie où, avec ces deux sujets, on se rend compte que l\u2019endocrinologie gynécologique a beaucoup évolué depuis quelques années pour se démystifier, devenir plus pratique et moins dépendante des grands laboratoires et ceci, peut-être grâce à la publication d\u2019écrits marquants tels que ceux des Léon Speroff, Robert Glass et Nathan Kase.La Librairie de l'Université de Montréal vous offre le plus grand choix de volumes de médecine à Montréal et dans la Province Nouveau service: Pour faire suite à de nombreuses demandes et pour permettre à un plus grand nombre de médecins de venir bouquiner, à compter de septembre 1982, la librairie de I\u2019Université de Montréal (succursale du pavillon principal) sera ouverte le jeudi jusqu'à 21 he Service de commandes spéciales téléphoniques (514 \u2014 343-6210).Nous pouvons vous obtenir la plupart des publications médicales américaines, canadiennes, québécoises et européennes, sans frais additionnels.e Exposition permanente des nouveautés dans toutes les spécialités médicales (en provenance des principaux éditeurs de médecine).e Prix concurrentiels.* Exposition thématiques périodi- ques.En collaboration avec d'importants éditeurs médicaux, la librairie présente des expositions sur des thèmes particuliers, ou les publications les plus significatives de ces éditeurs vous sont présentées.e Expositions itinérantes des nouveautés dans les hôpitaux universitaires francophones montréalais.e Service de recherche bibliographique.Heures d'ouverture: * Année universitaire (de septembre au 24 juin).Lundi, mardi, mercredi et vendredi de 9 h à 17 h, jeudi de 9 h à 21 h.° Été (du 24 juin au début septembre).Lundi, mercredi et jeudi de 9h à 12 het de 13h à 17 h, vendredi de 9 h à 13 h.ER ly i ART Ahir han BRAY Assemblée générale annuelle Élection au Conseil général 1982-1983 Avis est par les présentes donné qu'une assemblée générale annuelle des membres de l'Association aura lieu à Hull, le 22° jour d'octobre à 12 heures, aux fins de remplacer ou réélire au conseil général les personnes dont le mandat prend fin cette année.Cette élection aura lieu selon les modalités suivantes: a) Seuls les membres actifs ou émérites en règle avec l'Association ont droit d'être mis en en candidature et ont droit de vote; b) Les 43 candidats, dont la liste est donnée ci-dessous, sont proposés par le comité des candidatures: Candidats mis en nomination par le comité des candidatures ES Île de Montréal (21) Région de Montréal (7) Bas St-Laurent (2) Ï Bisson, Lise Bissonnette, Marcel Gendreau, Lucien Boyer, André Chamberland, Pierre Robillard, Jean i Boivin, Monique Dechéne, J.-Paul 4 Campbell, Alain Doucet, Pierre Cantons de l\u2018Est (3) Copti, Michel Perrier, Alban Lebel, Étienne David, Paul (2 à venir) (2 à venir) Day, Albert Jeliu, Gloria Ville de Québec (5) Saguenay/Lac St-Jean (4) Lamoureux, François Boucher, Bertrand Beaulieu, Léon : Leduc, Bernard Fortin, Benoit Carré, Aurelien 3 Lefebvre, Yves Gagnon, Omer Gagnon, Maurice Ë Legros, Guy Vézina, Jacqueline Paradis, Desmond gE Rheault, Marcel-J.(1 a venir) Synnott, Edmond Trempe, Lorraine ; Région de Québec (1) (6 à venir) Guy, Raymond-Marie c) Les membres actifs ou émérites en règle avec l'Association peuvent proposer d'autres candidats.On doit alors pour chaque proposition, faire parvenir au directeur général de l'Association, au plus tard trois (3) semaines avant la tenue de l'assemblée générale ci-dessus mentionnée, l'acceptation écrite de mise en candidature des candidats proposés avec l'appui écrit d'au moins trois (3) membres, actifs ou émérites, le tout rédigé suivant les formules ci-dessous.Bulletin de mise en candidature Les soussignés, membres actifs ou émérites, en règle avec l'Association des médecins de langue francaise du Canada, ont l'honneur de proposer comme membre du conseil général pour le prochain exercice, avec son consentement sur la formule ci-contre, le docteur domicilié à: Signatures: Adresses: Formule de consentement à la mise en nomination Je soussigné, membre actif ou émérite en règle avec l'Association des médecins de langue fran- caise du Canada, consens à être proposé comme candidat au conseil général pour l'exercice 1981-1983.Signature: Nom: (en majuscules} Adresse: Date: d) Les candidats ainsi proposés par les membres seront ajoutés à la liste dressée par le comité des candidatures et les candidats qui, lors de l'assemblée générale annuelle des membres obtiendront le plus de voix, deviendront membres du conseil général pour l'exercice 1982-1983. 4 au La a.dt, cr SF \"> er AR} or v; Hit, 5 + X pts A A sh Are, nr Je La 7 pt \" 2 k ; .: nt rey Bai Fale ro a 5 i TE 0 he io Ty Car go on Cte A ve, fit i i vir : 5 ; Th ; : ry tle stat ar, TH; 3 Tie \u201c+ pe | VI , fi 3 3 : : .; by ; vs QUAND i Ca.i : y ; ne fer 3 Hn fie ti era 1) ih Ja SR si on | ; ÿ i : i Cu OI NS 2 ; i J ; i ae as : .; ue Eb: | Es, 5 : Hi op rs : ; iil : rie his ity rt J1 hb ne jus den he phe tt a Jule ty fon ph py iis i pe i | ; ; 8 A at i] .ei Eu | ES Ie SOROS fi hs bits ve itd tet 1 ¢ i de 7.3 He Hh pre \u20ac i 1 iis ni oi 1 hi! oi Rn i! sie ih TL Ane pe 5] 0 : A DAINOL | ; | ; i | D et fury : \u201c où He Lata de limiter la fuite : : : On l0gique et simpl | ve viré | potassique liéëQu traitèment diurétique : | versé, ae à Wh ; ; ; ; ir ve i ify iy ie Of 5 i i hi ; fil ha 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