L'union médicale du Canada, 1 novembre 1982, Novembre
[" + rhe for 4) Cf rn, Cha dh ' WH Ph +) apte) MHA et Wy Mat 2 ae or Cr oy on ; 1; iii ie, an ! ÿ Ge a 2 pl 3) it 9) 1h i i iii Je i patte ou si di 5, i tn bl, oh, a ey; a ir i i it nn su i ; i i Bi \" a died i en Sus in ae pt déni ga vas i Max ih! er ih (RH it it a cie die Al db fs Ki bi i J gh Lit i in i 1% RR 2 ot ga, bt titi ee or th La a) on he hh 18 i,t rH Novem a, H ¢ i he a AA) A, oh i or te \u2014 A 5) i et 5 Ii 4 pt TEE, il ond a or 5 hit ; i i ; ) Hh A 0 Bh, an ii! 50 ste tite i > i A i io aa NW ity Wh wr ou | Wo fi Qi IES ii 1's Q 3 ol 1 in hy qi {i her _ H: A A h > 3 Es it it EA Hi | Us ki i he bey Ma th! 0 Fi \u2018ectom ie i fx 1 R à etcancer ; ù Ni (I) fer ar fi i AA ii i Ny TD A) CJ 7 Là | XJ re CF = (QQ : 140 4 a Dd PILOITE Sa hi WN Le, # I) i if, » ÿ | 0) fa ai £ 0) A y ; poe ~ > i) ÿ m0 LA 4 ANE te ped A 6 [54 Vu == ) 1, N AA] A \u2026 ° vy i, i ve Ÿ tA y \u201c 4 / Pa Ÿ Sih ME 7 hits Nj \\ S i BY 7 1 | -, me Ih ey i hr ( i ih Fa i \u201c- i | sata, /.§ Ait He N bu bod / = i VU i i a hs \u201c ' A\u201d Nt Te i vus ¥ iF 5 ii io i i %, GAL OX CH JOD Iv ILL Oy fy Hi STHAL-1S 3NY@C2LI Me COINS PAIS 2 10e3C fa AI 07 | i: i 3IVNCILYN 3FCOZH10176 I4 aiid A Pope son i ba | vue scientifique mensue Île publiée par l'Association des médecins de langue française du Canada or: TTT gi Tn, I Hi LL i FE pu nm i ve ih 5 PTE Tm bali do i i vu Fa ier | it \u201c te He i \"i f pad ; hi I i 1 on [Ris | Al i , il it 4h > i le h \u2018 nl iii he He | \u2018 i hi Hi d i Hin fo i | en v 1) Li CHa to TE Hi dil A TT Ii ' wd] | il \u2018or ts nt by \\ i TRH dik! Habit H i fii ti fait: 4 Het i i hr Lt = hier I ie aie ih ni Hh! pat si i dy i ih Hid Lt mo fh HHH Tableau (triazolam) hypnotique Renseignements thérapeutiques page 1025 e Endormissement rapide e Durée normale de sommeil: 6 à 8 heures e Minimum de réveils nocturnes e Pas d'accumulation significative e Patient alerte le lendemain Halclon COMPRIMES (triazolam) La quand il en faut.disparu quand il n\u2019en faut plus\u2019 1.Matta B, et al (1974) Curr Ther Res 16:958 2.Roth T, et al (1977) Drugs Expt Clin Res 7:279 adiiad \\ COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA sc 865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, O FAAB| A= 811$ MARQUE DÉPOSÉE HALCION CF 25621 CCPP =) UN PRODUIT DE | LA RECHERCHE AM fiong tour posit ol dis vilés lion Mêde * Ré \"Sy \"ky; NES ice In oh Wu SUR ipod - So cat Sa d GA lafonn L'AMLFC: une prise en main de son propre destin! Parce qu'elle s'appuie sur la solidarité professionnelle et linguistique de quelque 200,000 confrères francophones dans le monde entier, l'Association des médecins de langue française du Canada vous offre de : e consolider votre identité au sein du monde médical francophone ; © vous engager au sein d'un groupe culturellement homogène ; © témoigner, dans votre langue, d\u2019une pensée scientifique vigoureuse ; © intervenir dans des débats qui impliquent la médecine et les médecins ; e contribuer à la francophonie médicale mondiale ; © assurer la mise à jour de vos connaissances scientifiques ; © retrouver vos confrères et amis par-delà les disparités interspé- cialités et les distances inter- régionales.Une présence nationale et internationale Le Congrès annuel de l\u2019AMLFC, ses conférences internationales, ses symposiums, ses tournées régionales, ses prises de position, ses publications, ses prix et distinctions, sont autant d'\u2019activités qui contribuent à la promotion scientifique et culturelle de la médecine d\u2019expression française.Des services sur mesure e Réseau-Med e Sonomed e L'Union Médicale du Canada © Avantages socio-économiques Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 A.std Ee cr fondée en 1872 I\u2019 Union Médicale du Canada Volume 111 Numéro 11 Novembre 1982 Revue scientifique mensuelle publiée par l'Association des médecins de langue française du Canada André Boyer, président Hugues Lavallée, vice-président Lise Bisson, secrétaire Pierre Doucet, trésorier Conseil de rédaction Marcel Cadotte Pierre-Maxime Bélanger Monique Camerlain Michel Copti André Dupont Michel Dupuis Bernard Hazel François Laramée Equipe de rédaction Marcel Cadotte, rédacteur en chef Marcel Rochon, rédacteur Jacques Tremblay, rédacteur A.Normand Pilotte, graphiste Louise Chabalier, assistante à la rédaction Edouard Desjardins, rédacteur en chef émérite Répertorié dans le Current Contents / Clinical Practice.Collaborateurs Paul-Marie Bernard Georges Bordage Pierre Boulanger Martial Bourassa Jacques Cantin Claude Caron Michel Chrétien Francine Décary Jacques-E.DesMachais Camille Dufault Robert Duguay Jean-Jacques Ferland J.-Mario Giroux Abonnements: 50 $ par année, 60 $ U.S.A., 65 $ autres.Étudiants: 15 $.Les membres de l\u2019A.M.L.F.C.sont automatiquement abonnés.Jean-Gil Joly René Lamontagne Richard Leclaire Christiane Mascrès Louise A.Monday Daniel Myhal Pierre Rivest Léon Tétreault Gérard Tremblay Maurice Verdy Pierre Viens Jean Wilkins Publicité: M.Gérald J.Long directeur de la publicité, L'Union Médicale du Canada, 1440, rue Ste-Catherine ouest, suite 510, Montréal H3G 2P9 téléphone: (514) 866-2053 Impression: Imprimerie Coopérative Harpell 1, Pacifique, Ste-Anne-de-Bellevue, H9X 1BO Composition et montage: Typographie Multi-Média 9216 Boivin LaSalle, H8R 2E7 membre du EET AIM Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec - RADAR Courrier de deuxième classe - Enregistrement no 2134.ISSN 0041-6959 | L'action ininterrompuë d\u2019un médicament peut rendre la protection plus cempléte.Corgard (hadolol) offre une protection - ' de 24 heures avec une seule dogg quotidienne.Pour I'angine et I'hypertension, prescrivez Corgard une fois par jour dès le premier jour.J À Theo Qe siècle Tels Nous Sche Rhea tains lust Pré EE l'Union eve imére T1 Médicale du Canada Theodor Billroth, père de la chiru- gie abdominale moderne.|| y a un siècle, première gastrectomie réussie.Nous remercions la compagnie Schering et le docteur Marcel J.Rheault de nous avoir fourni certains documents qui ont servi à l\u2018illustration de la page couverture.* Les articles marqués d\u2019un astérisque font partie de la série préparée à l\u2019occasion du 75° anniversaire de l'Hôpital Sainte-Justine.Le manque d'espace a forcé la rédaction à les faire paraître dans le présent numéro plutôt qu\u2019au mois de septembre dernier.Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 Tribune éditoriale Le prix de l'Oeuvre scientifique au docteur Claude Fortier Michel Chrétien Formation médicale continue \u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014 * Les bactériémies chez des enfants de moins d'un an : Jacques Lacroix, Gilles Chabot, Gilles Delage et Gloria Jeliu * Prématurés : congé précoce à 2000 g Francine Lefebvre, Annie Veilleux et Harry Bard * Complications neurologiques des méningites bactériennes, en phase aiguë, chez l'enfant.Etude clinique et neuroradiologique.Michel Vanasse, Jacques Dubé et Gilles Delage * La rétinopathie du prématuré Bernard H.Doray et Jacqueline Orquin * La splénectomie chez l'enfant : à propos de 107 cas.Expérience de l'Hôpital Sainte-Justine de 1965 à 1975.Causes, complications et prophylaxie.Jocelyn Demers, Yves De Clerck, Paul Benoit, Richard Raymond, Georges E.Rivard, Gérald A.Abronheim et Arié Bensoussan Communications L \"= * Alcalose métabolique chez un nourrisson par application topique de bicarbonate Jacques Lacroix et Luc Chicoine Alcoolomanie et maladie lupique Michel Dallaire * Gastro-entérites bactériennes.Etude clinique et microbiologique de 512 cas Gilles Delage Sommeil du nourrisson et mode d'allaitement Louise Séguin et Johanne Morel Documents et réflexions * A propos de I'humanisation des soins .987 Jean-Jacques Breton * L'intervention sociale auprès des parents à l'occasion de la mort subite de leur nourrisson \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.1011 Irena Lukosevicius, Pierre Masson et Aurore Coté Article original Cancer du moignon gastrique après chirurgie pour ulcère bénin \u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.1016 Marcel J.Rheault, Richard Léandri et Alain Lapointe Concepts nouveaux Dystrophies musculaires et anesthésie \u2026\u2026\u2026 1020 René Martin, Roxanne Néron et Yves Lamarche Feuilles volantes \u2026 et une histoire de chasse \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.989 (parasito) Pierre Viens À propos du traitement de l'acné vulgaire \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026rrrerscccreennenrs 1009 (dermato) Jean-Mario Giroux Bulletin de l'Association des médecins de langue francaise du Canada .1027 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collége Royal ont lieu en septembre, chaque année.Les candidats qui désirent se présenter aux examens doivent prendre note des points suivants: 1.Tout candidat doit soumettre une demande d'évaluation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada doivent soumettre cette demande un an a l'avance de la tenue des examens auxquels ils désirent se présenter, c'est-à-dire avant le 2 septembre de l'année précédente.Les candidats qui ont poursuivi toute ou une partie de leur formation hors du Canada doivent soumettre leur demande initiale d'évaluation au moins 18 mois à l'avance de la tenue des examens auxquels ils désirent se présenter, c'est-à-dire avant le 2 mars de l'année précédente.Seuls les candidats dont l'évaluation des titres et qualités a été complétée seront acceptés à l'examen.3.Les candidats dont la formation a été évaluée tel que décrit ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront en informer le Collège, par écrit, avant le 1er février de l'année de l'examen.Sur réception de cet avis.l'évaluation de la performance du candidat en cours de formation sera ajoutée à l'évaluation des titres et qualités déjà complétée.Chaque candidat recevra par la suite un avis sur I'éligibilité de sa demande et il recevra aussi une formule d'inscription si la réponse est favorable.4.Les documents suivants sont disponibles au bureau du Collège: a) les formules de demande d'évaluation de la formation: b) le livret \u201cRenseignements généraux et règlements concernant les normes de formation et les examens\u201d; c) les feuillets décrivant les règlements et normes de formation relatifs aux examens pour chaque spécialité.Les candidats doivent mentionner la ou les spécialités qui les intéressent: d) le livret \u2018Programmes de formation spécialisée agréés par le Collège Royal\u201d.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Bureau de formation et de l'évaluation LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA 74 Stanley Ottawa, Canada.K1M 1P4 TEL.: (613) 746-8177 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Qur Thec PIE ago.tom We Doct pled that (ove Edit d Dr Reco 1 0 qui ent Je ent Ion des fer té ent les cé il fondée en 1872 l'Union Volume 111 Numéro 11 Novembre 1982 Médicale du Canada Our front cover Theodor Biliroth, founder of modern abdominal surgery.A century ago, the first successful gastrec- tomy.We thank Schering Canada Inc.and Doctor Marcel J.Rheault who supplied us with certain documents that were used to illustrate our cover.Editorial |] Dr.Claude Fortier : Recognition of a Lifetime Dedication to Scientific Medicine Michel Chrétien Continuing Medical Education | * Bacteremia in Children Less Than One Year Old Jacques Lacroix, Gilles Chabot, Gilles Delage and Gloria Jeliu * Premature Infants : Early Discharge at 2000 G.covers 953 Francine Lefebvre, Annie Veilleux and Harry Bard * Neurological Complications in Bacterial Meningitis in Children.A clinical and Neuroradiological Study Michel Vanasse, Jacques Dubé and Gilles Delage * Retinopathy of Prematurity Bernard H.Doray and Jacqueline Orquin * Splenectomy in Childhood : A Review of 107 Cases.Experience of the St.Justine Hospital (1965-1975).Causes, Complications and Prophylaxis Jocelyn Demers, Yves De Clerck, Paul Benoit, Richard Raymond, Georges E.Rivard, Gérald A.Abronheim and Arié Bensoussan Communications | * Metabolic Alkalosis Due to Absorption of Topical Bicarbonate Jacques Lacroix and Luc Chicoine Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 Alcoholomania and Systemic Lupus Erythematosus Michel Dallaire * Bacterial Gastroenteritis.A Clinical and Microbiological Study of 512 Cases Gilles Delage Infant's Sleep and Bottle or Breast-feeding Louis Séguin and Johanne Morel Facts and Thoughts FE * Concering Humanization of Care .987 Jean-Jacques Breton * Social Service Involvement with Parents of Victims of the Sudden Infant Death Syndrome \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.1011 Irena Lukosevicius, Pierre Masson and Aurore Coté Original Article | Carcinoma of the Gastric Remnant After Surgery for Peptic Ulcer Marcel J.Rheault, Richard Léandri and Alain Lapointe New Concepts | Muscular Dystrophies and Anaesthesia .1020 René Martin, Roxanne Néron and Yves Lamarche Bulletin de l'Association des médecins de langue francaise du Canada .1027 * The articles marked with an asterisk are part of the series prepared for the 75th anniversary of the St.Justine Hospital.These articles are published in this edition of L'Union Médicale du Canada due to lack of space in the September issue.PAD R TPE CC ) I A] =F 1800 nau! êle: Sel Ques NV , 2 3 i i | 7 ; El] 21 Ve, \u201d i teur médi blig sique com, la sui ores Les Forces canadiennes vous offrent Si vous décidez de faire carrière dans l'occasion d'amorcer ou de poursuivre les Forces canadiennes, vous serez ; rl he us Sn fin \u2018 mêde une carrière enrichissante dans le .JO an en mesure de bénéficier de plusieurs wr cadre de son Service médical.En tant 1 1899 autres avantages, incluant la possibi- Cr e versit lité de poursuivre des études post re universitaires.oft .Pour plus de renseignements, visitez que médecin, vous bénéficiez du e statut d'officier et profitez d'avantages, es mm marqués tels que.et lant @ e pratique établie ce le centre de recrutement le plus pro- PhD, e équipement moderne ww che de chez vous, ou téléphonez a Ont mi e personnel auxiliaire qualifié ous frais virés.Vous nous trouverez dans comm e revenus immédiats N les pages jaunes, sous la rubrique docteu Recrutement ou postez ce coupon.NII NI Foaa la vie dans les Forces AU: Directeur du Recrutement et de la Sélection, Quartier général de la Défense nationale, Ottawa, Ontario K1A 0K2 Une carrière dans les Forces armées canadiennes m'intéresse, j'aimerais recevoir plus de renseignements à non se Quante ger tine gr ment g Mères doctey e avantages sociaux alah ait Mong \u2018was ely Slog Ul gy nse ny fy Æ, LES FORCES \u2014\u2014 = = = = = on a= a] | I i i | yi 1 ce sujet.Hn 8%: ARMEES nom .1 CANADIENNES | Adee - i ~ Téléphone 3 Universite Faculte : Mr, ! Spécialité _ 21 fe LAN Un L'UNION MÉDICALE DU CANADA Um, | \\ mi ns à ¢ | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | ! Al I \u2014 \u2014 \u2014 oo\u2019 lt Tribune éditoriale Michel Chrétien Le prix de l'Oeuvre scientifique au docteur Claude Fortier\u2019 \u2018Association des médecins de langue française du Canada, en décernant son prix de l'Oeuvre scientifique au docteur Claude Fortier, a voulu reconnaître un personnage exceptionnel de la communauté mondiale.Depuis 1970, les récipiendaires de ce prix ont été : les docteurs Armand Frappier, Albert Jutras, Hans Selye, Charles-Philippe Leblond, Herbert Jasper et Jacques Genest.Après de brillantes études médicales, le docteur Fortier eut la vision de se lancer en recherche biomédicale.Déjà durant ses études médicales, il avait publié deux articles dont l\u2019un traitait de la condition physique du travailleur dans l\u2019industrie forestière.L'on se rend compte que le docteur Fortier a complété ses deux premières publications tout seul à la suite de travaux qu'il a dû accomplir dans ses temps libres, car durant les années quarante, les étudians en médecine n'avaient pas accès aux laboratoires de recherche qui étaient, de toute façon, très rares à l'Université de Montréal.Son passage chez Selye a été encore plus brillant et le docteur Fortier y a obtenu non seulement son Ph.D.mais il y a fait des contributions majeures qui ont marqué la naissance de la neuroendocrinologie comme nouvelle discipline de recherche.L'influence du docteur Fortier dans ce nouveau champ d'activité a non seulement été immense, mais aussi a été marquante pour l'orientation de la carrière du docteur Roger Guillemin, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1977.Dans un chapitre de volume écrit récemment par le docteur Guillemin', celui-ci relate ses premières armes chez le docteur Selye où était déjà le docteur Fortier : \u201cThe tools, the environment were there and available, but it was left to everyone to make the best of it.Personal contacts, discussions, collaboration among the younger people were of major importance.It was through these that | learned of Fortier\u2019s interest in elucidating the mechanisms involved in the physiological contro! of ACTH secretion, one of the primordial events, as had been shown by Selye, in the response to stress.| observed what Fortier was doing at that time, transplanting the anterior lobe of the pituitary .in the anterior chamber of the eye.| discussed a project with Fortier and we started a few experiments\u201d.* Lors de la remise du prix de l'Oeuvre scientifique par l'AMLFC au docteur Claude Fortier, l'éloge du lauréat, rédigé par le docteur Michel Chrétien, fut prononcé par le docteur Monique Boivin-Lesage.Nous reproduisons une partie de cette allocution.Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 Puis Guillemin, dans son chapitre, décrit les protocoles expérimentaux préparés avec Fortier.À la fin, il conclu : \"These results were published with Claude Fortier and it was my first contribution to the field of neuroendocrinology\u201d.Mais pour le docteur For- tier, c'était déjà la suite logique de ce qu'il faisait depuis quelques temps.Plus récemment, le journaliste N.Wade, dans son livre \u201cLa course au Nobel\u201d?ajoute quelques fleurons importants à l'influence du docteur Fortier sur la carrière du docteur Guillemin : \u201cGuillemin wanted to go back to France to practice medicine, but a young student colleague, Dr.Claude Fortier, made him change his mind.In order to regain interest in experimental medicine, Fortier let him participate in his own experiments.Guillemin did not loose his time by spending 4 years to study Harris\u2019 theory with Fortier\u201d.Quelques années plus tard, ces deux collègues se sont retrouvés au département de physiologie de l'Université Baylor de Houston, où ils ont collaboré et développé ensemble le meilleur essai biologique pour la mesure de l'ACTH récemment découverte.Même si le docteur Fortier a été rapidement promu au titre de professeur agrégé à Houston et qu'il dirigeait le laboratoire de neuroendocrinologie (le premier ainsi établi dans le monde), il a décidé de revenir au Québec où les besoins de professeurs compétents de physiologie étaient aigus.Les contributions du docteur Fortier à la faculté de médecine de Laval sont nombreuses et de grande qualité tant du point de vue pédagogique que de recherche.Il a formé un grand nombre de jeunes chercheurs qui font aujourd\u2019hui la gloire de Laval.Plusieurs étrangers, anglais, français et américains, ont aussi été formés dans le laboratoire du docteur Fortier.Plus récemment, le docteur Fortier a présidé aux destinés de la Société Royale et du Conseil des Sciences du Canada où il a laissé la marque d\u2019un personnage de grande envergure à l'esprit social éveillé aux problèmes de la société moderne, tout en étant d\u2019une rigueur scientifique à toute épreuve et d'un humanisme attachant.Il n\u2019y a pas de doute que le docteur Fortier mérite amplement d\u2019avoir été choisi lauréat du prix de l\u2019Oeuvre scientifique de l'Association des médecins de langue française du Canada.1.Guillemin R.: \u201cPioneering in Neuroendocrinology 1952-1969\u201d.In : Pioneers in Neuroendocrinology 11 (J.Meites, B.T.Donovan and S.M.McCann, eds.), Plenum Press 1978, pp.220-239.Wade Nicholas : \u201cLa course au Nobel\u201d, traduit de l\u2019américain par Maud Sissung, Sylvie Messinger, Paris, (Anchor Press/Doubleday.New York, version anglaise), 1981. Les bactériémies chez des enfants de moins d\u2019un an Jacques Lacroix\u201d, Gilles Chabot\" Gilles Delage\u201d et Gloria Jeliu\u201c Résumé Nous avons étudié 213 bactériémies, de 1972 à 1976, à l\u2019hôpital Sainte-Justine chez des enfants de moins d\u2019un an.Des 84 bactér- lémies recensées en période néonatale, 27% sont causées par Staphyloccus aureus.Les Pseudomonas et les entérobactéries (Escherichia coli, Salmonella, Klebsiella pneumoniae, Serratia marcescens) sont responsables de près de la moitié des cas du premier au 4° mois de vie inclusivement et ils sont fréquemment associés à une bactériurie surtout en période néonatale.Pendant cette même période, la mise en évidence de facteurs prédis- posants suggère une infection a Staphylococcus aureus.Pendant toute la 1° année de vie, une histoire d\u2019infection prolongée des voies respiratoires supérieures est associée à la présence d\u2019Haemophilus influenzae, de pneumocoque ou de méningocoque et une histoire de diarrhée, à celle d\u2019une entérobactérie.Les plaquettes énumérées chez 64 malades sont abaissées dans 30% des cas.Le taux d\u2019hémoglobine est inférieur à 10gm% chez 29% des malades et 59% des septicémies avec anémie sont causées par E.coli ou à H.influenzae.Au total, 19% des enfants sont décédés.Les bactériémies suivantes sont de mauvais pronostic : celles à Pseudomonas où à Serratia, celles qui atteignent les prématurés, les nouveau-nés de moins de 7 jours, les malades souffrant d\u2019un pathologie sous-jacente et enfin celles qui s\u2019accompagnent d\u2019hypoplaquettose ou de leucopénie.1 M.D., F.R.C.P.(C), départements de pédiatrie, de microbiologie et d\u2019immunologie, hôpital Sainte-Justine, Université de Montréal.Subventionné par la Fondation Justine Lacoste-Beaubien.Tirés à part Jacques Lacroix, m.d., Hôpital Ste- Justine, 3175, chemin Côte Ste- Catherine, Montréal, Québec H3T ICS.Article reçu le : 29.3.82 Avis du comité de lecture le : 31.3.82 Acceptation définitive le : 2.4.82 946 a sévérité des bactériémies chez les enfants est bien connue et de nombreux facteurs peuvent l\u2019influencer, tels l\u2019agent étiologique lui-même, les foyers associés.l\u2019âge et lc sexe du patient'\u201d.Toutefois ces facteurs varient dans leur importance relative suivant les époques et les milieux considérés\u201d, d\u2019où l\u2019utilité d\u2019une révision périodique du matériel clinique dans un hôpital donné.Par ailleurs, plusieurs auteurs se sont intéressés aux bactérié- mies en période néonatale'*°**, mais les études se prolongeant jusqu\u2019à la fin de la première ou de la deuxième année de vie sont plus rares***** : or, il s\u2019agit d'une période à haut risque pour les infections bactériémiques.C\u2019est pour ces raisons que nous avons entrepris.à l\u2019hôpital Sainte-Justine.la révision de tous les dossiers de patients âgés de O à 12 mois et ayant présenté une ou plusieurs hémocultures positives entre 1972 et 1976.Cette étude a pour but d\u2019établir la fréquence relative des divers agents étiologiques.Les foyers infectieux associés, la prédilection sclon l'âge, le sexe ct les facteurs prédisposants ont été colligés.La valeur diagnostique ou pronostique des éléments cliniques et biologiques a également été évaluée.Matériel et méthodes Une ou plusieurs hémocultures ont été pratiquées chez tout patient soupçonné de bactériémie.Deux a cing ml de sang veineux prélevé aseptiquement ont été injectés dans une bouteille contenant 50 ml de milieu T.S.B.(Trypticase Soy L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ja qu ll a Vis km ui = gpl ne can ine oh pour pil.NS, lt [ig tt, for psi less Inès Tri déc signé d'un dling sal fed Gen Table Relat i \u2014_\u2014 Cerme \u2014 M Me \u2014_ H fi \u2014 Pin \u2014_\u2014 Ê Cu \u2014 Sang \u2014~\u2014 Kit; SM ures \u2014 Step enol = $y deny Prescrit da de = es I oi en précis \u20ac dre ait sp tes Ache EET po rs une du précise SE demi a, 8 ir Je i As = arg: if = i A ARH AS CCI a i | À Oe Xe x bk nen LJ ure > ei kb a Ti pas L Ee deux ur le sc 0 Ome Un nouvel étalon anxiolytique durè It en an Hot b Sie Sl TRE ra | ui NK de la revue nt-gard .qd (-leiat=detat- RTE x du médecine ete himie it | sl al Xi grate EE DR Ee Te A aad ilk suis 1m Eo aE sation ute i pl | Ji k | CEE AR ih il ll h i ë li iy pe él i | À ile a | ome vin Pi d iqu NES | I | ® Marque dé ce DA lik ® Lectopan Un nouvel étalon anxiolytique Caractéristiques de base D efficacité prouvée pour le traitement de la névrose d'angoisse 0 rapport favorable entre l'effet anxiolytique et l\u2019effet sédatif lorsque l'ajustement posologique est approprié D gamme posologique étendue 5 profil pharmacocinétique différent - demi-vie sérique moyenne de 12 heures - aucune accumulation imprévue après des doses multiples - équilibre dynamique habituellement atteint en 2 à 3 jours Flexibilité Dose initiale standard 6 à 18 mg/jour posologique Gamme posologique optimale 6 à30mg/jour En doses Cas exceptionnels jusqu'à 60 mg/jour fractionnées Sujets âgés ou affaiblis 4 égales initialement 3 mg/jour au maximum Le tableau ci-dessus n\u2019est qu\u2019un exemple général.On conseille de commencer par une dose peu élevée (p.ex.6 mg par jour en doses fractionnées) et de l\u2019augmenter par la suite pour obtenir des résultats optimaux.Présentation 3 mg - comprimés rainurés roses 6 mg - comprimés rainurés verts Lectopam® (bromazépam) Résumé posologique Indications Utile en traitement de bréve durée pour le soulagement symptomatique des manifestations d'anxiété excessive chez les malades atteints de névrose d'angoisse.Contre-indications Hypersensibilité connue aux benzodiazépines ou myasthénie grave.Mise en garde Déconseillé dans les cas de troubles dépressifs ou de psychose.Aviser les malades d'éviter la prise d'alcool et d'autres médicaments dépresseurs du SNC.Pédiatrie: L'expérience clinique étant insuffisante à ce jour, \u2018Lectopam' est déconseillé chez les sujets de moins de 18 ans.Conduite d'un véhicule et activités dangereuses: Vu l'effet dépresseur de \u2018Lectopam' sur le SNC, inciter les malades à s'abstenir de conduire un véhicule, d'utiliser des machines dangereuses ou de s'engager dans des activités exigeant une parfaite acuité mentale et de la coordination physique, Avertir les malades de la possibilité de potentialisation des effets de l'alcool sur ces activités.Grossesse: L'innocuité pendant la grossesse n'ayant pas été établie, \u2018Lectopam' est déconseillé chez la femme enceinte.Étant donné les risques de malformations congénitales associées à l'emploi de tranquillisants mineurs pendant les trois premiers mois de la grossesse, aviser la patiente susceptible de concevoir de consulter son médecin concernant l\u2019interruption de la prise de \u2018Lectopam\u2019 si elle désire devenir enceinte ou croit l'être.Allaitement: Puisqu'il est probable que \u2018Lectopam\u2019 et ses métabolites soient sécrétés dans le lait, on ne devrait pas l'administrer aux nourrices.Précautions Gériatrie: Les sujets âgés et affaiblis, ou présentant un syndrome cérébral organique, sont prédisposés à la dépression du SNC après l'administration de benzodiazépines.Amorcer le traitement avec la plus faible dose possible (3 mg de \u2018Lectopam\u2019 par jour ou moins) et l\u2019augmenter graduellement afin d'éviter l\u2019hypersédation ou une atteinte neurologique.Risques de dépendance: Ne devrait pas être administré aux sujets enclins à l'abus des médicaments; la prudence s'impose chez les sujets prédisposés à la dépendance psychologique.Étant donné qu'après l'interruption brusque de la prise de \u2018Lectopam', on a observé des symptômes de privation semblables à ceux qui surviennent après le retrait d\u2019autres benzo- diazépines ou de l\u2019alcool et à ceux pour lesquels le malade est traité, retirer \u2018Lectopam\u2019 graduellement s'il a été administré à fortes doses pendant une période prolongée ou si l'on soupçonne de la dépendance chez fe malade.Troubles mentaux et émotifs: Ne pâs oublier la possibilité de tendances suicidaires chez les sujets souffrant de troubles émotifs; celles-ci doivent être traitées promptement et de façon appropriée.On ne doit pas administrer \u2018Lectopam\u2019 aux malades psychotiques sur pied, vu la possibilité de réactions paradoxales.Les benzodiazépines ne doivent pas être administrées dans les cas d'anxiété physiologique ou de tensions normales de la vie quotidienne, mais uniquement en présence d\u2019anxiét pathologique accompagnée de manifestations invalidantes.Elles ne sont pas efficaces pour les troubles du caractère ou de la personnalité ou la psychonévrose obsessionnelle.Déconseillé pour le traitement des troubles dépressifs ou psychotiques.Malades atteints de dysfonction hépatique ou rénale: Amorcer le traitement par une dose très faible et augmenter la posologie en tenant compte du degré d'atteinte de ces organes.Surveiller étroitement le malade et effectuer périodiquement des épreuves de laboratoire.Épreuves de laboratoire: Si l'on doit répéter les cures de \u2018Lectopamn', il est souhaitable d'effectuer périodiquement des numérations globulaires et des épreuves de la fonction hépatique.Interactions médicamenteuses: En association avec d'autres médicaments d'action centrale, 'Lectopam' peut exercer des effets additifs ou synergiques.Prévenir les malades contre la prise simultanée d'autres médicaments dépresseurs du SNC ou d'alcool.956 Réactions indésirables Les plus fréquentes sont la somnolence, l'ataxie et des étourdissements.L'emploi des ben- zodiazépines peut donner lieu à des réactions paradoxales comme la manifestation d'hostilité, l'irritabilité et l'excitabilité.Parmi les autres réactions indésirables rapportées moins souvent, on retrouve: troubles visuels, céphalée, convulsions, troubles de l'élocution, confusion mentale, troubles de l'humeur, nervosité, troubles du sommeil, léthargie, stupeur, xéros- tomie, nausées, vomissements, troubles gastro-intestinaux non spécifiques, faiblesse ou spasmes musculaires, hypotension, tachycardie, prurit, rash, incontinence, modification de la libido, diminution de l'hématocrite, diminution ou augmentation du nombre de leucocytes, hausse de la phosphatase alcaline, de la bilirubine et des transaminases sériques (SGOT, SGPT) et augmentation ou diminution de la glycémie.Symptômes et traitement du surdosage Symptômes: Manifestations de dépression centrale.Le surdosage massif peut s'accompagner d'hypotension et de dépression respiratoire.Traitement: Mesures thérapeutiques d'appoint avec surveillance des signes vitaux.Lavage gastrique le plus tôt possible.Provoquer des vomissements si le malade est tout à fait éveillé.La valeur de la dialyse n'a pas encore été établie.La probabilité de l'ingestion de plus d'un médicament doit être prise en considération.Posologie et administration Adapter la posologie à chaque cas pour prévenir la dépression excessive du SNC.La règle habituelle pour le soulagement symptomatique de l'anxiété excessive consiste en traitements intermittents de brève durée.La cure initiale ne doit pas dépasser une semaine sans une réévaluation de l\u2019état du malade pour justifier une courte prolongation.Au besoin, on peut ajuster la posologie après une semaine.Au début, on ne devrait fournir au malade que la quantité de médicament requise pour une cure d'une semaine et l'on devrait interdire le renouvellement automatique de la prescription.Si le malade a besoin de prescriptions ultérieures, limiter celies-ci à des cures de brève durée.Posologie habituelle pour adultes: Au début, 6 à 18 mg par jour en doses fractionnées égales, selon la gravité des symptômes et la réaction du malade.Amorcer le traitement par des doses faibles et ajuster la posologie par la suite, au besoin.La posologie optimale varie entre 6 et 30 mg par jour, en doses fractionnées.Dans des cas exceptionnels, on peut utiliser des doses allant jusqu'à 60 mg par jour.Sujets âgés et affaiblis: La dose initiale ne devrait pas dépasser 3 mg par jour en doses fractionnées.Ajuster soigneusement cette posologie en fonction de la tolérance et de la réaction du matade.Présentation Comprimé rose, cylindrique et biplan, à bords biseautés, gravé LECTOPAM sur une face, rainuré sur l'autre et gravé ROCHE dans l'hémicycle supérieur et C dans l'hémicycie intérieur, dosé à 3 mg de bromazépam.Comprimé vert, cylindrique et biplan, à bords biseautés, gravé LECTOPAM sur une face, rainuré sur l'autre et gravé ROCHE dans l'hémicycle supérieur et C dans l'hémicycle inférieur, dosé à 6 mg de bromazépam.Flacons de 100.Monographie envoyée sur demande.x Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée PAE Vaudreuil, Québec % J7V6B3 À l'avant-garde de la recherche en médecine et en chim Can.1084 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Juv age sf gs qe dl gai el qe e Ww quil pro [RY Jone étude vent pre pos resdl suriou pu ily savon aude ue Ë op ANT Dag I vonge oid ap qi hip er mil ngs tons Are Mère Thy bem: md Mis à Tag Vents Me, Ly ses mées 5 == le com.action imaux rs po deste faon dhs jes moins oufon core spew sé blesse où odifcaon ve de eue} érques +3 000M a Li ofall vee deplus dut REL pen al avai sas besoin 01 y malade qu silerdie serions rés var des dos rare uses és 16055 frat dearth\u2019 cute, ye ek ile at deux du groupe de congé précoce étaient encore allaités et cet allaitement a été poursuivi pour deux et trois mois après cette date.Pour le groupe témoin, trois enfants étaient au lait maternel à la date prévue d'accouchement \u2018et deux ont été allaités deux et sept mois après cette date.Discussion La littérature est actuellement peu abondante sur le sujet du congé précoce des enfants de petit poids de naissance.Le tableau V résume les données et conclusions des principales études sur le sujet.Ces études démontrent qu\u2019il est possible de donner congé précocement à des nouveau-nés de petit poids de naissance avec en général des résultats satisfaisants.Deux études surtout** peuvent se comparer à la population étudiée à Montréal par leurs milieux socio-économiques également favorables.Bauer et coll.\u2019 dans une étude sans groupe témoin ont démontré une bonne croissance de 89% du groupe avec congé précoce et un mauvais résultat chez 4% dont un décès.Davies et coll.\u201d de leur côté n'ont retrouvé ni mortalité n1 morbidité suite au congé précoce, et ont trouvé un gain de poids comparable dans les deux groupes.La présente étude démontre qu\u2019il n\u2019y a pas de raison de garder à l\u2019hôpital les prématurés cliniquement normaux jusqu\u2019à ce qu\u2019ils aient atteint 2500g.Elle montre aussi que la longueur du séjour hospitalier peut facilement être réduite si l\u2019on considère le congé à 2000g = 100g dans des conditions adéquates.Aucun effet adverse sur le gain de poids ou les autres paramètres de croissance n\u2019a été retrouvé.II n\u2019y a pas eu de décès, ni aucun problème médical significatif ; seul un enfant du groupe congé précoce a été admis à l\u2019hôpital, et ce, inutilement.En raison peut-être du petit nombre d\u2019enfants dans cette étude, aucun changement d\u2019incidence ou de durée de l\u2019allaitement maternel n\u2019a été démontré.Le congé précoce ne crée pas de problème dans les cas de naissances multiples.Un sentiment d\u2019insécurité maternelle ne semble pas apparaître lors du congé précoce si l\u2019on en prend comme paramètre le nombre de visites à la salle d\u2019urgence, car il n\u2019y a eu pas de différence entre les deux groupes.Avec un programme de visites à domicile par des membres du personnel infirmier, le congé précoce peut être encouragé comme le démontrent les ré- Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 files, Tableau III Variables de croissance au congé et à la date prévue d\u2019accouchement Congé précoce Témoin P Au congé : 2010 + 84 (1890 - 2190) n= 21 Poids (g) 2261 + 59 (2200 - 2400) n=17 45,3 + 0.8 (44 - 47) n=9 Taille (cm) 46.2 = 1.2 P.C (em) 31,8 + 0.6 (30.5 - 32,5) n=17 A la date prévue de l\u2019accouchement : Poids (g) 3095 = 403 (2440 - 3910) n=2l 3146 + 453 (2440 - 4195) n=16 48.2 = 17 (44.4 - 50.7) n= 2] Taille (cm) 49.4 = 22 (47.6 - 54.6) n= 16 P.C.(cm) 35,2 = 10 (33.5 - 37) n = 20 35,4 = 1.0 (33 - 37) n = 16 Hb 9.6 = 1.0 (g/100ml) (8.0 - 12.2) n= 20 10.5 = 1.6 (8.9 - 14.6) n=14 Moyenne + D.S., () = écart, n = nombre, N.S.= non significatif, P.C.= périmètre crânien Hb = hémoglobine Tableau IV Durée d\u2019hospitalisation en jours Groupe congé précoce 26.3 + 15.2 (8 - 74) n=2l P, on fii ti i na 14 cie h i TRAITEMENT DES TROUBLES CUS ny Ke Ë i 0d i \" de np th a LIÉS À L'ACIDITÉ i Monge \\ | | un $ == = z 0 i 8 iy S ; $ Q XN Say § 5 $ ss a § $ 5 ss Ÿ > 8 Zar \u2014 i.= 3 i i it $ Si N + + D .= = $ , $ \u20ac & Wf $ W S S = = ; ZT LI nn SN S S $ S iS © Ja = $ $ S.= A A © & = = 8 S$ S $ $ 5 = T= 2 fi, .1 SD s © S XD RN Y 8 S ss ¥ & a QD S $ 2 S $ $ SB 5 Es = § A PH wi ir LE 5 : 5 S © N À = sea , = S$ = + > = N S & NN a SE $ iS $ $ = T= = 3 ,, i $ > se , v.ut SY S S 9 $ $ oS $ 5 S 3 Wd i: = $ $ HRES EE = Til $ $ 20 iS $ 3 i S 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ces deux faits augmentant la quantité de vitamine E disponible.Les deux prématurés ayant atteint le stade 2 cicatriciel avaient reçu leur vitamine E à 18 et à 30 jours, mais le bébé avec stade cicatriciel 5 n\u2019avait pas reçu de vitamine E.Notre dosage (25 u) par jour est plus faible que dans l\u2019étude où on a montré une action préventive de la vitamine E (100mg, équivalent à 100 u par kg par jour) et le début dans l\u2019étude citée a été plus hâtif (< 24h de vie).Par ailleurs, c\u2019est sur les phases aiguës plus sévères (2 ou plus) et non sur l\u2019incidence totale de la maladie que la vitamine E aurait eu une action préventive dans l\u2019étude\u201d?.Transfusions Comme plusieurs études, dont une effectuée à l\u2019Hôpital Ste-Justine\u201d et une publiée récemment \"*, ont mis en cause l'apport de sang adulte dans le RP, nous avons additionné les transfusions de remplacement faites à cause de multiples prélèvements sanguins ou d\u2019une hémoglobine basse (21 cas) et les exsanguinotransfusions (4 cas).Si on calcule ces transfusions de remplacement en ml et qu\u2019on compare le nombre total de ces apports au volume sanguin théorique des premiers jours (calculé à 100m1/kg), on obtient dans tous nos RP sauf 3, des apports correspondant à 16-290% (moyenne 100%) du volume sanguin ; de ces trois cas, un des enfants a reçu une transfusion d\u2019échange ; de même trois des enfants transfusés ont eu de plus une transfusion d\u2019échange.Les prématurés atteints plus gravement de cicatrices ont eu 16%, 78% (stade 2) et 82% avec transfusion d\u2019échange pour le stade 5.Par contre, les autres qui n\u2019ont eu aucune cicatrice ont reçu 0%-60% pour 5 cas, 108% pour | cas.Pour les 9 témoins, on note des transfusions de 20% à 604%, moyenne 222% (aucune exsanguino- transfusion n\u2019a été donnée a ces témoins).Pour la période étudiée, il y a peu de différence entre les sujets d\u2019étude et les témoins.Autres facteurs étudiés L\u2019hypoxie a été mise en cause dans certains cas de RP apparaissant chez des nouveau-nés à terme\u2019, même Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 en présence de cardiopathie cyanogène*.Celà aurait pu être un facteur dans 17 de nos 25 RP, et 7 de nos 9 témoins malades sont dans une situation similaire.Comme les niveaux élevés de CO, sanguin sont en relation avec la survenue d\u2019hémorragies ventriculaires chez le prématuré et que l\u2019hémorragie ventriculaire se retrouve fréquemment dans le cas de RP°, nous avons étudié l\u2019élévation de la pCO; artérielle ou capillaire comme un facteur de RP.La pCO, a été élevée dans 56% de nos RP (61% des moins de 1500g) et dans 60% de nos témoins malades.Médicaments Plusieurs médicaments ont été utilisés dans nos cas.Les dérivés de la xanthine, comme l\u2019aminophylline ou la théophylline, stimulants du système nerveux central tout en diminuant la circulation du SNC, ont été utilisés dans les cas de nos RP et chez nos témoins.L\u2019indométhacine (un anti- prostaglandine) connue comme ayant un impact toxique rétinien en prise prolongée a été suggérée lors d\u2019une étude récente chez l\u2019animal\u201c.Ce médicament est employé surtout chez les bébés plus malades qui, en plus de recevoir une aide respiratoire, présentent des signes de canal artériel.Il a été utilisé dans 7 de nos cas de RP (dont 2 cas cicatriciels).Comme nous le mentionnions plus haut, une investigation récente chez le chiot où on produit des signes cicatriciels de la rétine correspondant à la phase cicatricielle de la maladie non pas en utilisant l'oxygène seul, mais en ajoutant un anti-prostaglandine (l\u2019acide acétyl-salicylique) à dose thérapeutique humaine, pouvait suggérer un rôle de l\u2019indométhacine.D'ailleurs un investigateur a montré une incidence augmentée chez les nouveau-nés par l\u2019emploi de l\u2019indométhacine.L\u2019indo- méthacine a été employée dans 7 de nos 25 RP dont deux cas cicatriciels ; elle n\u2019a pas été utilisée dans aucun des 9 cas témoins.Cependant le petit nombre de RP ne permet pas de trouver une différence statistique même en ajoutant d\u2019autres témoins malades à nos 9 cas.Anesthésie et chirurgie Les seuls cas soumis à une anesthésie sont deux enfants chez qui on fait une fermeture chirurgicale du canal artériel, à cause d\u2019un insuccès du traitement à l\u2019indométhacine.a Conclusion Nous avons trouvé peu de cas de rétinopathie de prématurité (ou fi- broplasie rétrolenticulaire) chez les enfants traités dans notre centre de néona- tologie, soit 25 au total sur une période de 5 ans.Il est difficile de trouver une explication précise à cette faible incidence.Différentes possibilités peuvent être suggérées : la fréquence peu élevée de canal artériel et partant l\u2019emploi peu fréquent de l\u2019indométhacine et de la correction chirurgicale du canal artériel.Ceci est suggéré par la différence d\u2019incidence de la RP entre ceux qui ont eu de l\u2019indométhacine ou une opération chirurgicale et ceux qui n\u2019en ont pas eu.L\u2019emploi de la vitamine E, quoique tardif, a pu être un facteur, surtout en notant que l\u2019usage du lait maternel et d\u2019une diète sans addition de fer au début de la vie, a augmenté la disponibilité de la vitamine E.Il est évident par ailleurs que le rôle des pO, élevées n\u2019est pas négligeable.Un grand nombre d\u2019enfants de 500g - 1499g, qui n\u2019ont pas eu besoin d\u2019oxygénothérapie et qui ont subi peu d\u2019épisodes de pO, élevés, ont survécu sans signe de RP.Les moniteurs de pO, transcutanée aideraient probablement à éviter ces longues heures d\u2019hyperoxie s\u2019ils étaient disponibles en nombre suffisant.summary In a neonatal center caring for 1500 sick newborns per year, a total of 25 cases of retinopathy of prematurity (ROP) were diagnosed for the period 1976-1980, of which 3 only progressed to significant cicatricial changes.In order to find an explanation to that low incidence and to suggest ways to prevent occurence of new cases, the neonatal history of our patients was reviewed.No factor susceptible to potentiate ROP production were found to be different between a group of ROP patients and \u201csick controls\u201d without ROP.However, it is possible that vitamin E supplementation and low incidence of patent ductus arter- iosus requiring indomethacin could play a role in the low incidence of ROP in our center.HRT PSE UE bibliographie 1.Akeson N.: What is the current incidence of RLF ?Pediatrics., 1976 ; 58 : 627.2.Campbell K.: Intensive oxygen therapy as a possible cause of retrolental fibroplasia : À clinical approach.Med.J.Aust., 1951 ;2 : 48.3.Kinsey V.E.et coll.: Etiology of retrolental fibroplasia and pri- liminary report of cooperative study of retrolental fibroplasia.Trans.Amer.Acad.Ophthal.Otolaryng.1955 ; 59 : 15.4.Gunn T.R.et coll.: Risk factors in retrolental fibroplasia.Pediatrics., 1980 ; 65 : 6.5.Cornet A.et coll.: Fibroplasie rétrolenticulaire et exsan- guino-transfusion.Union Méd.Canada, 1976 ; 105 : 1066.6.Flower R.W., et coll.: Retrolental fibroplasia : Evidence for a role of the prostaglandin cascade in the pathogenesis of oxygen-induced retino- pathy in the newborn beagle.Pediat.Res., 1981 ; 15 : 1293.7.Stefani F.H.et coll.: Non-oxygen induced retinitis proliferans and retinal detachment in full-term infants.Brit.J.Ophthal.1974 ; 58 : 490.8.Kalina R.E.et coll.: Retrolental fibroplasia in a cyanotic infant.Pediatrics., 1972 ; 50 : 765.9.Patz A.: Retrolental fibroplasia.Surv.Ophthal, 1969 ; 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bradycardie sinusale; bloc A-V du deuxième ou du troisième degré; insuffisance ventriculaire droite secondaire à l'hypertension pulmonaire; insuffisance cardiaque (voir MISE EN GARDE); choc cardiogène; anesthésie au moyen de substances qui produisent une insuffisance du myocarde, par exemple l'éther.MISE EN GARDE Insuffisance cardiaque: I! faut faire preuve d'une grande prudence lorsqu'on administre CORGARD à des malades ayant des antécédents d'insuffisance cardiaque, car l\u2019inhibition par les bêta-bloquants constitue toujours un risque potentiel d\u2019une dépression plus grande de la contractilité du myocarde et du déclenchement de l'insuffisance cardiaque.Chez les malades sans antécédents d'insuffisance cardiaque, une déficience du myocarde d'une certaine durée peut parfois causer l'insuffisance cardiaque.C'est pourquoi, dès l'apparition du premier signe ou symptôme d'insuffisance cardiaque, les malades doivent recevoir de la digitale et/ou un diurétique; de plus, le malade doit être gardé sous étroite surveillance.CORGARD ne bloque pas l'effet inotrope de la digitale sur le muscle cardiaque.Toutefois, l'effet inotrope positif de la digitale peut être réduit par l'effet inotrope négatif de CORGARD quand les deux médicaments sont administrés simultanément.Les effets de CORGARD et de la digitale sont additifs pour la dépression de la conduction A-V.Si l\u2019insuffisance cardiaque persiste, on doit cesser le traitement au CORGARD (voir MISE EN GARDE ci-dessous).Interruption brusque du traitement au CORGARD: Les patients atteints d'angine doivent être avisés de ne pas cesser brusquement l'ingestion de CORGARD.Des rapports ont signalé une exacerbation grave de l'angine, et un infarctus du myocarde ou une arythmie ventriculaire chez les patients atteints d'angine après l'arrêt brusque du traitement à base de bêta-bloquants.Ces deux dernières complications peuvent survenir avec ou sans exacerbation préalable de I'angine de poitrine.C'est pourquoi, quand on envisage l'arrêt du CORGARD chez les malades atteints d'angine de poitrine, on doit diminuer graduellement la dose sur une période d'environ deux semaines, et surveiller étroitement le malade, tout en maintenant la même fréquence d'administration.Dans les situations plus urgentes, le traitement au CORGARD doit être interrompu de façon progressive et sous étroite surveillance.Si l'angine s'aggrave ou si une insuffisance coronarienne aiguë apparaît, on recommande de reprendre rapidement, au moins temporairement, le traitement au CORGARD.On a signalé des éruptions cutanées diverses et un xérosis de la conjonctive avec des bêta-bloquants, y compris CORGARD.Un syndrome grave (syndrome oculo-muco-cutané) dont les signes comprennent la kérato-conjonctivite sèche, des éruptions psoriasiformes, \u2018otite et la sérosite sclérosante est survenu avec l'emploi prolongé d\u2019un bloqueur des récepteurs bêta-adrénergiques (practolol).Ce syndrome n'a pas été observé avec CORGARD ou avec n'importe quel autre agent.Toutefois, les médecins doivent demeurer conscients de la possibilité de ces réactions, et doivent interrompre le traitement si elles surviennent.Une bradycardie sinusale grave, causée par l'activité sans antagonisme du nerf vague, survient chez environ 3 p.cent des malades après l'administration de CORGARD, Dans de tels cas, on doit réduire la posologie ou envisager l'administration intraveineuse d'atropine, ou au besoin, l'administration d'isoprotérénol par voie intraveineuse.Chez les malades atteints de thyrotoxicose, CORGARD peut donner une fausse impression d'amélioration en réduisant les manifestations périphériques de l'hyperthyroïdie sans améliorer la fonction thyroïdienne; par conséquent, une brusque interruption de la médication peut entraîner une exacerbation des symptômes de thyrotoxicose, y compris la thyrotoxicose fulminante.PRÉCAUTIONS CORGARD doit être administré avec prudence aux malades enclins au bronchospasme non allergique, ou à l'hypoglycémie spontanée, ou encore aux malades diabétiques qui reçoivent de l'insuline ou des substances hypoglycémiantes buccales.Les blogueurs bêta-adréner- giques peuvent masquer les signes et les symptômes précurseurs de l'hypoglycémie aiguë.Le blocage bêta réduisant également la libération de l'insuline en réponse à l\u2019hyperglycémie, il peut être nécessaire d'ajuster la posologie des hypoglycémiants.L'UNION MÉDICALE DU CANADA La posologie de CORGARD doit être ajustée individuellement, lors qu'il est employé simultanément avec d'autres substances anti pertensives (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).Les malades recevant des médicaments qui provoquent une baisse des catécholamines comme la réserpine et la guanéthidine, doivent être surveillés étroitement.L'effet de blocage supplémentaire des catécholamines produit par CORGARD peut entraîner une réduction excessive de l'activité du système nerveux sympathique au repos.On doit effectuer les épreuves de laboratoire appropriées et user de prudence chez les sujets atteints d'insuffisance rénale ou hépatique.CORGARD étant surtout excrété par les reins, une réduction de la posologie peut être nécessaire en cas d'insuffisance rénale.Chez les angineux soumis à une intervention chirurgicale non urgente: On doit cesser graduellement le traitement au CORGARD selon les recommandations mentionnées sous \u2018Interruption brusque du traitement\u2018 (voir MISE EN GARDE).Les preuves dont on dispose suggèrent que les effets du blocage des récepteurs bôta causé par CORGARD sont pratiquement disparus 5 jours après l'arrêt de ia rapie.En cas de chirurgie urgente, on peut, au besoin, produire une inversion des effets de CORGARD, en administrant des doses suffisantes d'agonistes tels l'isoprotérénoi ou le lévartérénol.Utilisation durant la grossesse et l'allaitement: Comme les effets de CORGARD n'ont pas été étudiés durant la grossesse chez les êtres humains, on ne doit pas administrer le médicament aux femmes enceintes.L'usage de n'importe quel médicament chez les femmes en âge d'enfanter exige que les avantages prévus soient évalués an fonction des risques potentiels.Chez la rate enceinte, le nadolol traverse facilement la barrière placentaire.On à également décelé la présence de nadolo! dans le lait des rates nourrices.Chez l'humain, on ne dispose d'aucun renseignement.Par conséquent, il n'est pas recommandé d'administrer c médicament à la femme qui allaite.Utilisation chez les enfants: || n'existe aucune donnée sur l'emplo de CORGARD chez les enfants.EFFETS NOCIFS L'insuffisance cardiaque, le bloc A-V et le bronchospasme constituent les effets nocifs les plus graves.La bradycardie grave (3 p.cent), les étourdissements (3 p.cent), fatigue (2 p.cent), l\u2019hynotension (1 p.cent), l'insuffisance cardiaque (1 p.cent) et une sensation de froid (1 p.cent) constituent les effets nocifs les plus fréquents.Appareil cardiovasculaire: Insuffisance cardiaque, oedème pui monaire, hypertrophie cardiaque; trouble du rythme ou de la conduction incluant le bloc A-V, le bigéminisme et la maladie d'Adams- Stokes; douleur précordiale; bradycardie grave; hypotension; hypotension orthostatique, syncope; insuffisance vasculaire périphérique incluant la claudication intermittente et le refroidissement des extrémités; oedème.Appareil respiratoire: Bronchospasme, dyspnée, toux.Système nerveux central: Étourdissements, dépression, angoisses, nervosité, irritabilité, hallucinations; léthargie, fatigue, perturbations du sommeil incluant les insomnies et les cauchemars, paresthésies, céphalées, acouphènes, difficultés à articuler.Appareil gastro-intestinal: Douleur ou oppression abdominale, nausées, vomissements, diarrhée, constipation, météorisme, gas trite, anorexie.Téguments (voir MISE EN GARDE): Éruption cutanée, prurit sécheresse de la peau.Troubles oculaires: Conjonctivite, trouble de la vision, sécheres des yeux.Troubles divers: Impuissance, diminution de la libido, hypertro phie de la thyroïde, congestion nasale, sécheresse de la bouche sudation, augmentation du poids corporel.Épreuves de laboratoire: Les substances suivantes sont celle dont les taux ont été le plus souvent anormaux: (riglycérides sériques glucose sanguin, potassium plasmatique, TGOS, TGPS, DHL et azot uréique sanguin.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION On recommande d'administrer CORGARD (nadolol) une seule foi par jour.On peut administrer CORGARD sans égard aux repas.La posologie de CORGARD doit toujours être ajustée selon le: besoins du malade d'après les directives suivantes: Angine de poitrine: Le traitement au CORGARD doit être commencé par des doses de 80 mg par jour.Après une semaine, posologie peut être augmentée par paliers de 80 mg à intervalles d'une semaine jusqu'à l'obtention d'un résultat satisfaisant.La dose quotidienne maximale recommandée est de 240 mg.Chez le malade dont la dose d'entretien est de 80 mg par jour, on peut faire I'essa d'une dose de 40 mg par jour, car, dans certains cas, on à constaté l'efficacité d'un traitement à cette dose.Hypertension.Le traitement au CORGARD doit être commencé p des doses de 80 mg par jour.S'il n\u2019y a pas de résultat après ung semaine, on peut augmenter la posologie par paliers de 80 mg intervalles d'une semaine jusqu'à l'obtention d'un résultat satista sant.La dose quotidienne maximale recommandée est de 320 mg bien que la plupart des patients n'aient besoin que de 240 mg oi moins.PRÉSENTATION Chaque comprimé bi-convexe, blanc, rond, sécable d'un côté et: portant le mot \u2018\u2019Squibb\u2019\u2019 de l\u2019autre, contient 80 mg de nadolol.Chaque comprimé bleu, plat.sécable, en forme de capsule, portant une rainure discontinue des deux côtés, ainsi que l'inscription Squibb\u201d de l'un et \u201c\"Corgard 160\" de |'autre, renterme 160 mg de nadolol.CORGARD 80 mg et CORGARD 160 mg sont présentés en plaquettes de 7 comprimés et en flacons de 100 comprimés.Conserver hermétiquement fermé, à la température ambiante.Garder à l'abri de la chaleur, de la lumière et de l'humidité.SQUIBB CANADA INC.2365, CÔTE-DE-LIESSE C=) MONTREAL (QUE.) H4N 2M7 us \\ \\ À propos de l\u2019humanisation des soins mei ising Jean-Jacques Breton\" 4 fr erly ts Then ù | ps ty \"tp, ) | 00 a Midas LE | iy i ng TSE ces us fier rahetisei Ne.Gling Eu de h cor wt rf) i till Résumé L\u2019auteur fait ressortir, à partir des travaux du comité d\u2019humanisation des soins, la problématique centrale de la communication quant aux divers problèmes rencontrés.Il réfléchit sur quelques-unes des causes de cette communication déficitaire : la multiplicité des intervenants dans un centre surspécialisé et universitaire, le multilinguisme médical, la sélectivité de l\u2019écoute et enfin la perte d\u2019identité.Il conclut à la nécessité de l\u2019implication de chaque personne pour solutionner les problèmes.AS D i fifa an RS, 4; pique, pa ; ls cvhene tl sin on météonisoe, hf ère, ig ALES à hide ip i 5e de DU | aes as |i i OH yr a as $n s patte\u201d Vi PA mj MEN sat HR y Care né fr 75 nord iy sut aps dis 0 pn wl by pith 11] Mr grid on k ol, a pe me i ex pi para 1) gulp Avis du comité de lecture le: Acceptation définitive le: M.D., directeur.département it de psychiatrie, Hopital Sainte-Justine, Montréal.1 Article reçu le: 28.4.82 30.4.82 10.5.82 Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 PR Tr HERR SLL ale att PON 5 ee RT epuis trois ans et demi, un comité d\u2019humanisation des soins poursuit, à l\u2019hôpital Sainte-Justine, sa réflexion et ses travaux.Ce comité à caractère multidisciplinaire a, au tout début, procédé à une analyse de la situation en s\u2019adressant à divers services et corps professionnels ainsi qu\u2019aux bénéficiaires (jeunes, parents, femmes enceintes).Cette enquête auprès des bénéficiaires a révélé que pour une majorité, il y avait satisfaction quant aux services reçus.Les problèmes signalés tant par les bénéficiaires que par les professionnels concernent surtout les attitudes qui re- flétent dans le quotidien un ensemble de valeurs individuelles, professionnelles et culturelles.Egalement, des lacunes dans les structures de soins et de l\u2019organisation matérielle ont été identifiées.Que ce soit : pour les attitudes : \u201cla désignation de l\u2019enfant par le nom de sa maladie (un cas de neuro, un cas de PEM) ou par son numéro de lit uniquement\u201d, \u201cle manque d\u2019information quant à la maladie et aux interventions nécessitées par cette dernière\u201d, pour les structures de soins : \u201ca communication et l\u2019orientation rapide et efficace se trouvent à la base même du mieux-être visé par les structures de soins offertes\u201d, pour l\u2019organisation matérielle : \u201cil y a lieu d\u2019attacher une importance toute particulière à l\u2019organisation des locaux assurant l\u2019intimité nécessaire aux enfants, adolescents et parents vivant des expériences très pénibles ou très personnelles\u201d, la communication se trouve au coeur même de toutes ces problématiques.En effet, avec des professionnels sensibilisés aux dimensions psychologiques et aux intéractions de la maladie, des structures de soins où l\u2019on identifie les intervenants, des locaux où l\u2019on assure l\u2019intimité requise, la communication avec les enfants, les femmes enceintes s\u2019améliore.Ceci dit, il nous paraît opportun d\u2019aller plus loin et de tenter d\u2019approfondir et de mieux comprendre quelques causes de cetté communication déficitaire.1- La multiplicité des intervenants L'hôpital Sainte-Justine s\u2019est développé comme centre pédiatrique, autant pour soins de première ligne que pour ceux dits spécialisés et surspécia- lisés à l\u2019échelle locale, régionale et provinciale.L\u2019obstétrique pour les grossesses à risque élevé s\u2019est ajoutée à la gamme des soins offerts depuis quelques années.L'enseignement universitaire, la recherche et la santé communautaire font partie intégrante de sa mission.a ip it | i gi | | is Dans un tel contexte il ne faut pas s'étonner que de très nombreuses personnes gravitent autour de l'enfant, des parents, des femmes enceintes.Ça fait beaucoup de monde de toutes professions, de toutes allégeances, avec des expériences et des cheminements parfois très variables.L'enfant est entouré de plusieurs docteurs, d\u2019un bon nombre de \u201cma tante\u201d et de \u201cmon oncle\u201d et de plusieurs autres dont la présence trop brève auprès de lui ne justifie pas d\u2019appellation familière.Il s\u2019agit là d\u2019une réalité qu\u2019on ne considère pas suffisamment.Sans doute a-t- elle un côté rassurant ; le malade est entouré, examiné, investigué et il se passe beaucoup de choses.Cette réalité peut, de façon paradoxale, inquiéter beaucoup l\u2019enfant malade, ses parents et la femme admise en obstétrique- gynécologie.\u2018Tous ces examens s\u2019ex- pliquent-ils par la gravité de mon état?\u201d se demande le malade.Il ne saisit pas toutes les dimensions de l\u2019investigation, il n\u2019est pas trop familier avec les réalités de l\u2019enseignement.Il veut alors savoir et il sait très bien à qui s\u2019adresser.Il veut parler au docteur, au principal docteur, en l\u2019occurence au médecin traitant.Cette requête revient souvent et il faut se rendre compte de toute son importance dans le contexte d\u2019un centre hospitalier universitaire.Le rôle du médecin traitant, qu\u2019il l\u2019ait été d\u2019emblée ou qu\u2019il le soit devenu, demeure à valoriser dans un hôpital universitaire.Il y a lieu que le médecin explique et ré- explique car souvent l\u2019anxiété d\u2019une première rencontre ne permet pas la disponibilité nécessaire à la compréhension des explications données.Cette communication privilégiée s\u2019avère, croyons-nous, le défi le plus difficile mais aussi le plus important de la pratique dans un contexte hospitalier comme lui de l\u2019hôpital Sainte-Justine.2- Le multilinguisme médical Les progrès incroyables des dernières décennies ont amené la gent médicale dans des territoires jusqu\u2019alors inexplorés.De nouveaux langages parsemés d\u2019abréviations et de signes se sont élaborés pour en rendre compte.Le spécialiste en dehors de son territoire se sent un peu perdu et il éprouve quelque malaise.Les parents fascinés par cette connaissance largement répandue, (parfois à tort par les médias) espérant s\u2019approprier un peu de cette science médicale font semblant de comprendre.La communication de- 988 vient alors superficielle et évolue vers l\u2019ambivalence et parfois l'agressivité.Il nous paraît plus valable en somme d\u2019utiliser des mots simples et accessibles et de dire l\u2019essentiel en évitant l\u2019accessoire.3- L\u2019écoute sélective En milieu hospitalier, le corps du malade est au premier plan, ce qui est dans l\u2019ordre des choses puisque ce sont ces fonctions qui sont atteintes.Ce corps dans ces diverses composantes est examiné, exploré pour connaître l\u2019origine du mal et intervenir de façon appropriée.Cette écoute doit cependant, à notre avis, aller au-delà du corps malade pour acquérir tout son sens.Les émotions sont omniprésentes chez l\u2019enfant et il fonctionne selon un registre cognitif en fonction généralement de son âge.Cette triple écoute, physique, émotive et cognitive, rassure le malade et permet parfois l\u2019efficacité d\u2019une intervention.Chaque clinicien peut citer des exemples.Une écoute sélective sur quelque plan que ce soit peut piéger.Un enfant qui en est à sa troisième fracture peut être déprimé tout comme un enfant qui souffre d\u2019une phobie scolaire peut présenter une appendicite.4- La perte d\u2019identité La maladie comporte une atteinte de l\u2019intégrité physique et une certaine perte d\u2019autonomie mais il nous semble que, dans un centre hospitalier comme le nôtre, dont la clientèle est composée surtout d\u2019enfants (qui n\u2019ont pas le statut, les droits et la reconnaissance des adultes), c\u2019est au plan de l\u2019identité que l\u2019on peut retrouver le plus d\u2019inquiétudes.Au-delà de cinq-cents enfants, huit étages se divisant en neuf blocs, du pareil au même d'un étage à l\u2019autre à quelques exceptions près.Des adultes en blanc ou en vert.\u201cQue suis- je devenu dans ce nouveau monde?\u201d peut certainement se demander l\u2019enfant.Heureusement il y a des parents qui cependant, sans trop le dire, éprouvent à peu près la même chose.Cette recherche d\u2019identité nous semble capitale.L'objectif de tout le centre hospitalier, dans ses multiples composantes.c\u2019est l\u2019enfant, les parents, la femme en obstétrique-gynécologie.Il y a actuellement une évolution intéressante à l'hôpital.On a créé, par exemple, un centre d\u2019information per-opératoire, pour les parents.qui leur permet.tout près des salles d'opérations, d'être informés rapidement de tout développement quant à l'intervention chirurgicale.On a également récemment créé une chambre de naissances en obstétrique-gynécologie.On écoute plus les enfants qui peuvent maintenant s'exprimer dans un journal périodique.Les parents occupent une place plus importante : on prend conscience de leurs ressources et de la collaboration précieuse qu'ils peuvent apporter au plan des soins, en leur assurant ainsi une identité qu'ils avaient un peu perdue.Il faut être prêt à recevoir leurs demandes et nous croyons que cette ouverture mènera vers une plus grande maturité.Conclusion Pour paraphraser un célèbre slogan, ne pourrions-nous pas dire \u2018La personne avant toute chose\u201d.En effet.l\u2019humanisation des soins à l'hôpital Sainte-Justine, grand centre universitaire, s\u2019articule beaucoup autour des multiples facettes de la communication entre les individus quel que soit leur âge, leur statut, leur milieu.Cette dimension constitue le fil conducteur qui relie attitudes, structures de soins.organisation matérielle.Un comité d'humanisation inspiré par les multiples réalités cliniques peut.avec l'appui des diverses instances hospitalières, suggérer de nouvelles solutions mais il appartient à chaque personne de les réaliser dans son quotidien, dans sa relation avec l\u2019autre.summary Following the work done by the Committee for the Humanization of care in his hospital, the author identifies communication as the core problem, the source of all other difficultis.He ponders on some of the causes of this deficient communication system : the multiplicity of intervening persons in an overspecia- lyzed university center.the medical mul- tilinguism, the selective approach of the patient and his temporary loss of identity.The author concludes with the necessity for all concerned to feel personally involved as a solution to these problems.bibliographie 1.Breton J.J.et coll.: Comité d'humanisation des soins.Rapport final.avril 1980.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \\ Loy; Rl go kn.tg.Tg Ie.(p Elven [00m une Prend td a Kien I).Rat up etn Cele ong: clébre ls if, bipi) ers ur des Jeon it ler ae de our au 15, 0 he Jie pus Slgge app ali Jaton \u2014 moi pales pl andes Teuille volante parasito .et une histoire de chasse Pierre Viens!\" (offrant une suite logique à l\u2019histoire de pêche parue en juillet 1982) Chasseurs et pêcheurs racontent des menteries : c\u2019est bien connu et ça fait partie de leur métier.N\u2019étant ni l\u2019un ni l\u2019autre, je me sens d\u2019autant plus à l\u2019aise pour les juger sous ce rapport.Sauf que, parfois, \u201cmentez, mentez et il en restera toujours quelque chose.\u201d Ca aussi, c\u2019est connu.Le téléphone sonne, un soir d\u2019automne, dans mon bureau.Un collègue de longue date (\u201cTu te rappelles de moi?On avait eu tant de plaisir en physique en 1961.\u201d) m'appelle de son nouveau refuge socioprofessionnel de Mont-Laurier où, entre autres loisirs, ils viennent de tuer un orignal.L\u2019ami : Tu verrais ce panache ! Un trophée ! On y a mis deux jours, ce fut dur ! Mais finalement c\u2019est la plus belle bête de ma vie ! Consultant : Tu en as donc déjà tué d\u2019autres.L\u2019ami : Tu veux rire ! On ne fait que cela ici ! (dans les périodes de chasse, j'entends).Consultant : Et tu m\u2019appelles 22 ans plus tard pour me raconter cela ?: L'ami (gêné) : Non, bien sûr.Cest que, vois-tu, on a l'impression que cet orignal était malade.Consultant (fort intéressé, déja, dans son fort intérieur.et envisageant de délicieux diners de gibier au charbon de bois lors de l\u2019hiver qui ne manquera pas de venir) : Le foie, je pense.ou les poumons.L'ami (surpris) : Comment sais-tu ?Consultant : Je ne sais rien, je suppose ! Mon métier à moi est de supposer ! L'ami : Effectivement, le foie de cet orignal (magnifique.\u2026) était truffé de kystes dont les dimensions allaient d\u2019une balle de ping-pong à une balle de tennis (N.B.: Décidément l\u2019ami est un sportif invétéré).Nous ne savons qu\u2019en faire.Consultant : De l\u2019orignal ?L'ami : Oui, bien sûr ! On ne peut quand même pas jeter tout cela ! Consultant : Sur cela, je suis bien d\u2019accord dans l\u2019immédiat, il faut m\u2019expédier toute la carcasse\u2026 L'ami : Tout ?1) M.D., Ph.D., professeur agrégé au département de microbiologie et immunologie de l\u2019Université de Montréal et membre du service des maladies infectieuses de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 Consultant : Oui.Je préleverai les échantillons nécessaires à l'expertise parasitologique.Car j'ai bien l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un parasite.assez dangereux.Je garderai tout le reste au congélateur.L'ami : Tu crois que nous ne sommes pas en danger ?Consultant : Non, à condition que vous m\u2019envoyiez le tout le plus tôt possible ! ! ! Et ne donnez surtout aucune partie à vos chiens ! (Une semaine plus tard, l\u2019orignal soigneusement empaqueté et congelé dans mon sous-sol) : Consultant : Il ne s\u2019agit que d\u2019un kyste hydatique.L'ami : Comment cela, \u201cque d\u2019un\u201d ?Consultant : Cette forme parasitaire, larve du taenia du chien, n\u2019est contaminante que pour les Canidae : chiens et loups.L'ami : Et la viande ?Consultant : Elle est parfaite pour toi.mais surtout pour moi ! L'ami (Je le sens agressif) : Explique-toi ! Consultant : Le Taenia du chien Echinococcus granu- losus vit dans l\u2019intestin du chien et du loup.Il pond des oeufs qui, lorsqu\u2019ingurgités par des herbivores (caribous, orignal.homme), provoquent une installation larvaire dans le foie, les poumons ou ailleurs, qu\u2019on appelle le \u201ckyste hydatique\u201d.L'ami : Dis-donc ! Et ton article qui s\u2019intitulait \u201cBergère, rentre tes blancs moutons ! ?\u201d Consultant : Tu m\u2019étonneras toujours ! En effet, ta mémoire t\u2019honore, et il s\u2019agit du même parasite ! Mais en l\u2019occurrence, c\u2019est notre kyste hydatiquer à nous, sylvati- que, bien nordique.L\u2019orignal se contamine en broutant des herbages souillés d\u2019excréments infectés de Canidae.Le parasite se loge dans son foie ou ses poumons.Mais il s\u2019agit alors de la forme larvaire : et cette larve ne pourra infecter qu\u2019un chien ou un loup.L'ami : Et mon orignal ?Consultant : Il est en lieu sûr ! Même s\u2019il était farci de larves, il ne serait pas infestant ni pour toi, ni pour moi ! Pp page 991 SIMPLIFIEZ LE TRAITEMENT DES SYMPTOME) BEY 02a Tae EE 1 eee) V2 IGA la où \u2018an LLC ie I OÙ We A- Qlien eigie = Yen \u2018 sole u\\ 0/0 BIR Cl e-\u2026 oe] - jf Ai ut) Miele, 8 À dl er aij» } * % ole ol a Fintensite et la frequend = 4 » p we \u2014~\u2014- suite de la page 989 L'ami : Et quand même bon à manger ?Consultant : Puis-je t\u2019inviter, cher ami et collègue, à manger ton orignal chez moi ?Se retrouver après de si longues années, ça se fête ! ! ! L'ami : Une telle leçon de parasitologie, ça se paie ! Nous irons ! Consultant : Et d\u2019autant plus facilement que votre ministre vous accorde maintenant des indemnités d\u2019exil\u2026 L\u2019ami : Tu exagères ! Tu as le bon bout, et tu en profites ! Consultant : Autrefois, au collège, j'ai appris dans \u201cles Catilinaires\u201d que : \u201cTu sais vaincre, Hannibal, mais tu ne sais pas profiter de ta victoire\u201d.Et pourquoi ne pourrais-je pas profiter de ma victoire, si nous la partageons ?L'ami : O.K., et j\u2019apporterai le vin en plus.Cette histoire invraisemblable aura laissé plus d\u2019un lecteur sur son appétit (intellectuel, j'entends, car cet orignal au feu de foyer assaisonné de thym, arrosé d\u2019un Bordeaux millésimé, fit sa marque aux annales gastronomiques de ma région).Si cet appétit se continue en questions scientifiques (il y aura toujours des \u201cgrosses têtes\u201d), me permettez-vous d\u2019y revenir dans une prochaine chronique ?Où, entre autres, je m\u2019efforcerai de vous montrer certaines relations entre le nationalisme québécois et la parasitologie nordique.Pratique privée, honoraires pour services rendus et/ou salaire à discuter.Entrée en fonction immédiate si possible.Nouvelle aile psychiatrique en construction, à ouvrir vers la mi-1983.Population à desservir : 90,000.Population lo- COUGH SYRUP cale : 20,000.Hopital moderne de 10 ans, 262 SIROP CONTRE LA TOUX ; lits, 40 médecins dont 12 spécialistes.Services para-médicaux et de soutien complets.Maîtrise de la langue française indispensable.Connaissance de l'anglais un atout important.Le candidat doit remplir les conditions pour être admis au Collège des médecins et chirurgiens du Nouveau-Brunswick.Écrire ou téléphoner à frais virés. Alcoolomanie et maladie lupique Michel Dallaire Résumé Trois exemples de L.E.D.illustrent cet article ; deux y sont présentés.Il s\u2019agit de patients alcoolomanes, de sexe masculin, chez qui la maladie a été dépistée lors d\u2019une cure en clinique d\u2019alcoo- logie.1) M.D.attaché au Centre d\u2019al- coologie et de toxicomanic du C.H.St- Vincent de Paul.Sherbrooke.Qué.Article recu le : 26.11.81 5 Avis du comité de lecture le : 18.4.82 \u2019 Acceptation définitive le : 26.4.82 992 e lupus érythémateux disséminé (L.E.D.) est une maladie assez abondamment documentée.De par son polymorphisme clinique, il intéresse moultes spécialités médicales et le méme patient qui en est atteint ira consulter tantôt le dermatologiste, le rhumatologue, le néphrologue ou le psychiatre, selon \u201cl\u2019actualité\u201d de l\u2019atteinte organique en cause.Il s\u2019agit d\u2019un maladie systémique où systèmes et organes entrent en scène souvent en divers moments, un peu à la façon d\u2019un kaléidoscope vu par plusieurs personnes.Une brève revue de la littérature nous montre que le L.E.D.est une maladie plutôt rare, (4,000 à 2-3/ 100,000, selon les auteurs) qu\u2019on ne rencontre en tout cas certainement pas à la même fréquence que l\u2019ulcus peptique ou l\u2019infarctus du myocarde.Sa prévalence serait, par contre, en croissance.Ses manifestations, surtout au stage de prodromes, sont variées, déroutantes et souvent non spécifiques, au point de passer inaperçues et d\u2019être traitées à titre symptomatique.C\u2019est souvent ce qu\u2019on pourrait appeler une \u201cmaladie larvée\u201d.du moins dans ses débuts.Si l\u2019auteur se reporte au temps où 1l était étudiant en médecine, le L'E.D.était une maladie mise en cause dans le syndrome néphrotique.(Le plus souvent, semble-t-il, à la phase terminale.) Il arrivait qu\u2019un dermatologiste nous en parlait avec emphase, surtout lorsque le malade était une malade arborant une dermatose facio-génienne en \u201cpapillon\u201d.(Typical malar butterfly.des auteurs anglo- saxons).Enfin, les pathologistes nous apprenaient à en reconnaître les lésions microscopiques : Wire loops\u201d des glomérules et \u201conion peels\u201d des vaisseaux.Outre les manifestations cliniques usuelles reconnues à la période d'état ou lors d\u2019une poussée sur-aiguë, les fondamentalistes nous indiquent que le L.E.D.est une maladie auto-immune et beaucoup d\u2019auteurs, en plus de la classifier au chapitre des collagénoses (Klumprer, 1945), établissent des rapprochements entre le L.E.D.et certaines maladies au- to-immunes de nature hématologique (purpura, anémie hémolytique), endocrinienne (thyroïdite d'Hashimoto) et autres (ophtalmie sympathique).Dans toutes ces maladies, on peut mettre en évidence des anticorps qui \u201crecouvrent\u201d érytho- crytes, globules blancs, thrombocytes, cellules rénales, cardiaques ct hépatiques ct thyroglobuline.Les tests biologiques, outre la biopsie, servent ainsi de données capitales pour parvenir au diagnostic, à savoir : test L.E.positif, cellules L.E.(cellules de Hargraves) présentes sur l'hémogramme, et anti-corps antinucléaires (auto-anticorps anti D.N.A.) titrés ou observés en immuno- fluorescence.Ce sont là des appoints caractéristiques de la maladie.D'un point de vue immunologique, le L.E.D.se comporte comme s\u2019il était un arsenal qui finit souvent par exploser au visage de l\u2019armurier qui l'a conçu et qui l\u2019abrite * **.Le présent document s'appuie sur trois exemples de patients chez qui nous avons diagnostiqué un L.E.D.Deux y seront présentés parce qu'ils ont été étudiés assez minutieusement (patients 2- 3-).Ce qu'il y a de spécifique dans cette présentation, encore que cette \u201cspécificité\u201d ne mène peut-être nulle part.c\u2019est que ces trois patients sont : a) de sexe masculin (90% des L.E.D.rencontrés le sont chez des femmes dans leur L'UNION MÉDICALE DU CANADA vil ai aN LE mel wl k ton, i M ik whl We di.sal RU , .à Tg NL val Re dk ip bony I fs an qe, Aou pale / / DR der 0 14 oy onde ED beat [era Ip mens gs oie doer ares Tous nee ie cos, Inge Ries ees suc, : Jam pal 0A 3e et 4e déçennies, b) qu\u2019ils usent et abusent d\u2019éthanol, surtout de bière, depuis au moins dix ans et c) qu\u2019aucune étiologie généralement invoquée à l\u2019origine d\u2019un L.E.D.ou d\u2019un pseudo-lupus (lupus like) n\u2019a pu être retrouvée : prise de médicament comme l\u2019hydrelazine, le pronestyl ou le dilantin, accident sérique, vaccination, allergie, insolation, stress psychologique ou traumatique ou infection respiratoire.Nous croyons qu\u2019il est approprié d\u2019indiquer que la majorité des alcoo- lomanes que nous rencontrons sont de sexe masculin, quoique cette prévalence soit aujourd\u2019hui moindre qu\u2019il y a encore dix ans.Les deux patients présentés ici avaient auparavant consulté d\u2019autres confrères, soit lors d\u2019un infarctus (patient 2) ou de \u201cdouleurs arthritiques\u201d (patient 3).Dans ce dernier cas d\u2019arthrite traumatique probable, le consultant suggérait de ne pas perdre de vue la possibilité d\u2019un syndrome palindromique ou de prodrome de collagénose (cette consultation avait été faite trois ans avant qui nous ayions vu le patient).Nous croyons qu\u2019il est aussi bon de rappeler que nos trois patients sont des alcoolomanes simples et qu\u2019aucun n'est polytoxicomane ou pharmaco- dépendant.Comme nous l\u2019avons déjà indiqué, nous présentons ici les patients 2-3.Nous ne savons ce qu\u2019il est advenu du patient | que nous n\u2019avons jamais revu.Patient 2 Il s\u2019agit d\u2019un dentiste au début de la quatrième décennie.Il vient en traitement pour un problème d\u2019alcoolomanie qui perdure depuis plus de quinze ans.C\u2019est un consommateur chronique de bière et, à l'occasion, de boisson distillée (rhum).Un an avant de nous consulter, 1l avait été hospitalisé pour un infarctus du myocarde et, peu de temps auparavant, il avait présenté ce qui semble avoir été une psychose alcoolique.L\u2019anamnèse ne révélait rien d'autre.Cet homme était par ailleurs connu de nous.Il n\u2019avait auparavant jamais consulté de médecin et même s\u2019y montrait réfractaire.Il avait maintes fois mentionné qu\u2019il ne pensait pouvoir exercer longtemps l\u2019art dentaire parce que ses douleurs aux doigts l\u2019incommodaient de plus en plus.Il ne présentait cependant aucune déformation digitale, ni trouble trophique.Pour le reste, l\u2019investigation clinique fut sans paticularité.Tous les tests biologiques y compris sédimentation, électrophorèse des protéines et créa- tinémie, étaient normaux.Par contre.le test L.E.fut positif à deux reprises ainsi que la recherche des cellules d\u2019Har- graves.Le titrage des anticorps anti Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 D.N.A.fut fortement positif (méthode simple et immuno-fluorescence).Ce patient est décédé depuis quelques années, vraisemblablement d\u2019un second infarctus.Patient 3 Ce patient nous a été adressé par son médecin pour un problème d\u2019alcoolo- manie.De fait, il s\u2019agit d\u2019un homme de trente-trois ans qui prend quasi journellement dix à quinze bières, et ce, depuis plus de dix ans.Dans les antécédents héréditaires, l\u2019on note que sa mère souffre d\u2019arthrite rhumatoide depuis plusieurs années.Depuis environ cinq ans, notre patient accuse épisodiquement des arthralgies surtout localisées aux doigts des deux mains, parfois aux deux épaules, au point qu\u2019il a peine à accomplir son ouvrage : 1l est opérateur de machineries lourdes et il doit fréquemment actionner manettes et leviers.Certaines journées, il est handicapé au point d\u2019avoir des difi- cultés à sortir de son véhicule ou tenir un verre.Hors ces épisodes, le patient se dit hien portant.Il n\u2019a jamais subi d\u2019intervention chirurgicale.Il n'aurait jamais présenté d\u2019épisode fébrile.Lors de son entrée dans notre service, le patient se dit en bonne santé.Il accuse certaines raideurs aux doigts, sans algie, déformation ni troubles throphi- ques apparents ; il nous dit que son jonc est un peu serré, comme cela lui arrive lorsqu\u2019il fait de l\u2019arthrite (sic).Il nous mentionne également qu\u2019il a déjà présenté quelque \u201crash\u201d au thorax.qui ressemblait à de l\u2019acnée.Il n\u2019a jamais pris de médication, sauf quelques fois de l\u2019A.S.A.L'examen physique se révèle normal.sauf pour une légère diminution.de la force de préhension.Tous les tests biologiques sont normaux, ainsi que la radiographie pulmonaire et l\u2019E.C.G.Le test R.A.est négatif.Sept mois avant son entrée dans notre service, 1l avait présenté soudainement une douleur thoracique constrictive avec irradiation à l\u2019épaule et beaucoup d\u2019essoufflement.Il fut transporté dans un centre hospitalier périphérique et finalement dans un centre de cardiologie où l\u2019on a diagnostiqué une péricardite virale.sans épanchement.I] a récupéré ad inte- grum de cet accident cardiaque.Devant le tableau de péricardite récente et d\u2019arthralgies récurrentes, nous avons demandé le test L.E., la recherche de cellules L.E., ainsi que le dosage des anticorps anti-nucléaires.Tous ces examens sont revenus positifs.L\u2019interniste consulté conclut à un L.E.D.en nous mentionnant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un cas très intéressant.Comme nous n\u2019avons pu déceler aucune poussée évolutive de son état lupique, il ne reçoit aucune médication.Les systèmes cardiaque, rénal et articu- lire sont actuellement normaux.Nous ne présentons évidemment pas un matériel clinique assez abondant pour pouvoir offrir ici une discussion tant soit peu étoffée de ces maladies lupi- ques retouvées chez des alcoolomanes de sexe masculin ; ainsi nous ne pouvons en tirer aucune conclusion définitive.Pourtant, en rétrospective, nous avons en mé- noire quelques cas qui auraient mérité la même investigation biologique.Nombreux sont nos patients qui présentent arthralgies ou tableaux arthritiques non spécifiques, atypiques, ainsi que des analyses urinaires anormales.Pour ceux que la recherche intéresse, nous pouvons leur suggérer de déterminer s\u2019il s\u2019agit de L.E.D.primaire, ou induit par je ne sais quoi.summary This article deals with three cases of Systemic Lupus Erythematosus (S.L.E.).Two of them are discussed here.They are male alcohool-addict patients whose disease has been diagnosed during their stay on an alcoholic ward.bibliographie 1.Harrisson : Principal of Internal Medecine.Mc Gran Hills Book Co.9e édition 1980, pp.355- 57 et 1320-22.2.Robins \u2014 Contran : Pathologie Basis of Desease.Saunders.* pp.277-305.1979.3.Sell S.: Immutathology, AMR.J.Pathol.19785 91 : 215.4.Ropes M.W.: Systemic Lupus Erythematosus.Cambridge, Harvard University Press.1976.993 La splénectomie chez l\u2019enfant : à propos de 107 cas Expérience de l\u2019Hôpital Sainte-Justine de 1965 a 1975 causes, complications et prophylaxie Jocelyn Demers', Yves De Clerck', Paul Benoit', Richard Raymond', Georges E.Rivard', Gérald A.Ahronheim* et Arié Bensoussan* Résumé Les risques de la splénectomie sont de plus en plus connus.Parmi ceux-ci, une infection bactérienne sévère et souvent fulminante demeure la complication la plus importante et la plus inquiétante.Entre les années 1965 et 1975, nous avons procédé, à l\u2019Hôpital Sainte-Justine de Montréal, à 107 splénectomies chez des enfants âgés de trois jours à dix-huit ans.Les justifications de cette splénectomie étaient les suivantes : un traumatisme de la rate (36 cas), une shérocytose congénitale (23 cas), un purpura thrombocytopénique aigu (14 cas), une maladie de Hodgkin (10 cas), une B-thalassémie (3 cas) et d\u2019autres maladies ou d\u2019autres causes (21 cas).Sur ce nombre de patients splénectomisés, onze ont connu un épisode de septicémie et/ou de méningite d\u2019origine bactérienne conduisant rapidement dans six cas au décès.L'agent causal le plus fréquemment rencontré fut le pneumocoque suivi de près par l\u2019Haemophilus influenzae.Cette revue nous permet de comparer ces résultats avec ceux décrits dans la littérature et nous amène à proposer une ligne de conduite.b) M.D., hémato-oncologiste pé- diatrique, service d\u2019hémato-oncologie de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, Montréal.2) M.D., infectiologue pédiatri- que, départements de microgiologie et pédiatrie de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, Montréal.3) M.D.chef du service de chirurgie générale, Hopital Sainte-Justine, Montréal.Tiré à part Docteur Jocelyn Demers, Hôpital Sainte- Justine, 3175 Chemin Sainte-Catherine, Montréal.Québec, Canada H3T ICS.Article reçu le : 26.5.82 Avis du comité de lecture le : 18.6.82 Acceptation définitive le : 22.6.82 994 a rate, quoiqu\u2019elle ne soit pas jugée comme étant un organe essentiel, joue tout de méme un rôle important dans la défense de I\u2019organisme'**.En plus d\u2019avoir une fonction immunologique, elle joue un rôle de filtre de premier ordre servant, par une phagocytose active, à débarrasser l\u2019organisme de divers corpuscules inutiles ou étrangers et plus spécifiquement, en ce qui nous intéresse ici, de certains micro-organismes.Sa perte conduit ainsi à une diminution des mécanismes de défense de l\u2019organisme, le rendant tout particulièrement vulnérable à une infection qui peut dans certains cas conduire rapidement au décès*\u201c*, Nous avons fait la revue des 107 cas de splénectomie pratiquée chez l\u2019enfant à notre centre hospitalier de 1965 à 1975.Nous en verrons les indications et les complications infectieuses majeures ; dans un second temps et avec l\u2019aide de publications médicales antérieures, nous tenterons d\u2019en tirer quelques leçons : que faire pour éviter une situation d\u2019asplénie secondaire et si celle-ci est inévitable ou existe déjà, que faire pour en prévenir les complications\u201d Matériel, méthodes et résultats Entre janvier 1965 et décembre 1975, cent-sept enfants (69 garçons, 38 filles), âgés de trois jours à dix-huit ans, ont dû subir une splénec- tomie pour diverses raisons (tableau |).Pour chacun de ces patients.nous avons établi une fiche indiquant la raison de la splénectomie, l\u2019âge et le sexe du patient, ainsi que les complications secondaires majeures en prenant soin de définir le type de complication, l\u2019agent causal et l\u2019intervalle de temps depuis la splénectomie.Les informations L'UNION MÉDICALE DU CANADA Nombre de patients 77 Tome \u2018 / , In de à des os 37] Tu il] lies on nae den Su mel ré cans enter ue far nie noble où prévenir a FL A apt polo spot Tableau I Hôpital Ste-Justine Splénectomic chez l\u2019enfant : 1965-1975 Cause Nb.de patients Traumatisme Shérocytose congénitale Purpura thrombocytopénique Maladie de Hodgkin fP-thalassémie Insuffisance rénale Atrésie de l\u2019oesophage Hypertension portale Neuroblastome Maladie de Gaucher Maladie de Hirschsprung Maladie hémorragique N-Né Total Nombre de patients 5-9 AGE (ans) 10-18 Fig.| \u2014 Incidence des splénectomies selon l\u2019âge du patient.quant au suivi médical de ces patients se limitent à celles obtenues du dossier médical, du médecin traitant ou du patient lui-même.Tous les patients avaient donc, en février 1982, un suivi de plus de six ans, sauf pour huit patients qui ont connu une évolution très courte : quatre patients polytraumatisés sont décédés dans les heures ou jours suivants la splénectomie des suites du traumatisme.Deux jeunes patients souffrant de neuroblastome en sont décédés en deça de la première année.Un bébé âgé de quatre jours a subi une ablation de la rate pour une rupture de celle-ci : cet enfant était atteint de la maladie hémorragique du nouveau-né et il est décédé des suites de ce syndrome hémorragique.Un garçon de douze ans souffrant d\u2019une maladie d\u2019Alport décéda une année apres la splénectomie de son insuffisance rénale.Les autres patients atteints d\u2019insuffisance rénale ont survécu plus de deux ans apres la splénectomie.Cependant, il est à noter qu\u2019un petit nombre de patients, surtout dans le groupe des polytraumatisés, n\u2019a pu être retracé pour cause de changement d\u2019adresse ou autre raison, mais leur dossier médical ne mentionnait rien d\u2019important au moment de la vérification.Quant à l\u2019âge des patients au moment de l'opération, 83 d\u2019entre eux avaient plus de cinq ans (fig.1).Plus du Nombre de patients 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 Année Fig.2 \u2014 Nombre de cas de splénectomie par année de 1965 à 1975 inclusivement.Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 tiers de ces splénectomies a été effectué dans une situation d\u2019urgence lors d\u2019une rupture post-traumatique de la rate ; les autres patients ont subi une splénecto- mie sur une base élective.Le nombre de cas a varié d\u2019une année à l\u2019autre passant de quatre cas en 1969 et 1974 à dix-sept cas en 1967 (fig.2).Nous avons relevé tous les épisodes infectieux sévères, i.e.méningite et septicémie chez les quatre- vingt-dix-neuf autres patients aspléni- ques en tentant d'identifier la bactérie responsable.Nous n\u2019avons pas retenu les cas d\u2019infection mineure du genre amygdalite, infection urinaire, infection des voies respiratoires, etc.Onze enfants ont connu un épisode de méningite et/ou de septicémie (tableau II).L\u2019intervalle entre l\u2019infection et la splénectomie varie d\u2019un mois à cent-un mois, dont près de la moitié des cas dans les trois premières années post-splénectomie.Six patients sont décédés d\u2019une infection fulminante (tableau II).L\u2019agent causal au premier rang est le pneumocoque suivi de près par l\u2019Haemophilus influenzae : le staphylocoque est responsable d\u2019un seul cas de septicémie.La bactérie responsable n\u2019a pas été identifiée dans un cas (tableau III).À noter cependant que le patient atteint d\u2019une shérocytose congénitale qui a fait une septicémie fulminante fatale à pheumocoque avait reçu le vaccin Pneumovax deux mois avant cet épisode : aucun typage du pneumocque ni aucun titrage des anticorps sériques n\u2019a pu être fait chez ce patient.Les patients souffrant d\u2019une maladie de Hodgkin ont été les plus durement touchés : quatre sur dix ont connu une infection sévère et trois en sont décédés.Ces patients, tous en rémission, avaient reçu de la chimiothérapie et/ou de la radiothérapie pour une maladie qualifiée au point de départ comme stade 11 ou III.Discussion La splénectomie demeure, méme aujourd\u2019hui, une mesure nécessaire dans le traitement de certaines maladies de l\u2019enfant ; cette méthode, quoique bénigne au point de vue chirurgical, n\u2019en demeure pas moins une qui, à long terme, peut mener à des complications infectieuses sérieuses du genre méningite et septicémie, lesquelles sont très souvent fatales.De toute évidence, la rate joue un rôle d\u2019une grande importance lorsque nous Tableau II Complications infectieuses majeures Incidence Cause Sexe Âge hors de la splénectomie Complications Intervalle post-op Bactérie ; (mois) responsable Évolution Hodgkin 4/10 B-thalassémie 173 Atrésie oesophage 1/4 Insuffisance rénale 1/8 Purpura thrombocytopénique 2/14 Shérocytose congénitale 1/23 Traumatisme 1/36 Autres 0/9 Total: 11/107 M S ans septicémie M 7 ans septicémie M 8 ans septicémie M 12 ans septicémie M 8 ans septicémie + méningite M 1 an septicémie M 5 ans septicémie M 3 ans septicémie F 6 ans méningite + pneumonie M 6 ans septicémie F 5 ans septicémie 48 pneumocoque décès 20 pneumocoque décès 39 Haemophilus guérison influenzae 10 ?décès 39 Haemophilus guérison influenzae 69 Haemophilus décès influenzae 1 staphylocoque guérison 8 pneumocoque guérison 94 Haemophilus guérison influenzae 101 pneumocoque décès 10 pneumocoque décès 6 décès Tableau III Age lors de Bactéries responsables No.de cas l\u2019infection Littérature Pneumocoque 5 3,6,9,9, Pneumocoque 14 ans Haemophilus infuenzae 4 5, 11, 12, Haemophilus 14 ans influenzae Staphylocoque 1 5 ans Non identifié 1 13 ans Escherichia Streptocoque Staphylocoque Intervalle post-splénectomie 1 à 101 mois 0 à 25 ans parlons de protection contre ce genre d\u2019infection.Le rôle qu\u2019elle tient dans notre organisme semble être de mieux en mieux défini'?.Quoique non essentielle pour la vie, la rate humaine remplit un ensemble de fonctions autant en situation de santé que de maladie.La pulpe blanche est un des éléments importants de l\u2019immunité en produisant plus particulièrement des anticorps ; la pulpe rouge, pour sa part, joue plutôt le rôle de vidangeur et permet une phagocytose active des globules rouges âgés ou anormaux et de particules étrangères.La rate est pleine de macro- phages : une circulation lente à l\u2019intérieur de celle-ci donne pleinement à ces mêmes macrophages le temps d\u2019agir'.Une ablation de cet organe affaiblit l\u2019organisme et le rend plus vulnérable à certains types d\u2019infection™'\u201d 20.42 Plusieurs auteurs ont fait mention des complications infectieuses post-splénectomie\u2019'®.Cependant, King et Schumacker ont été les premiers a mentionner les effets néfastes d\u2019une telle opération chez des enfants, les considérant alors plus 996 aptes à développer des infections ma- Jeures à tendance fulminante dans plusieurs cas et conduisant rapidement au décès\".Notre revue de 107 cas de splénectomie pratiquée chez des enfants nous permet de conclure au même titre que plusieurs autres (tableau IV) que la splénectomie peut être accompagnée de ces complications.Onze épisodes de méningite et/ou septicémie ont été enregistrés sur un total de 99 patients ayant eu une évolution suffisamment longue pour permettre une évaluation.De ce nombre, six sont décédés dans les heures suivant le début des symptômes.Les bactéries les plus communes furent le preumocoque dans 5 cas et l'Haemophilus influenzae dans 4 cas.Ces chiffres se comparent en plusieurs points à ceux décrits dans la littérature*.Singer, dans sa revue\u201c incluant adultes et enfants, rapporte que le pneumocoque est responsable de 48% des septicémies post- splénectomie ; les autres microorga- nismes, par ordre décroissant, sont le méningocoque 12%, l\u2019Escherichia coli 11%, l\u2019Haemophilus influenzae 8%, le staphylocoque 8% et le streptocoque 7%.L\u2019age du patient semble selon certains auteurs avoir une importance non négligeable ; Walker, dans sa revue de 791 cas de splénectomie chez des enfants, conclut que le risque le plus élevé existe chez les enfants âgés de moins de trois ans et que l\u2019infection arrive surtout dans les trois premières années post-opératoires*.Pour d'autres auteurs et plus particulièrement lorsqu\u2019on parle de septicémie à pneumocoque, l\u2019âge ne semble pas avoir autant d\u2019importance, ces infectiqns pouvant arriver à n\u2019inporte quel âge et n'importe quel temps post-splénectomie'®.Notre série est trop petite pour tirer des conclusions valables, mais il est à remarquer qu\u2019un seul épisode infectieux majeur a été noté chez les enfants âgés de moins de cinq ans, que cinq épisodes ont eu lieu chez des enfants âgés de 5 à 9 ans et 5 chez les plus de 10 ans (tableau II).Tous ces patients sauf un avaient été splénectomisés avant l\u2019âge de 9 ans.Une splénectomie effectuée chez un patient ayant une maladie de Hodgkin semble toutefois être liée à une plus grande morbidité, si elle est comparée à celle effectuée dans le cadre d\u2019une autre maladie\u2019 **.Notre série n\u2019y fait pas défaut (tableau II).Quatre patients atteints d\u2019une maladie de Hodgkin ayant reçu un traitement adjuvant de radiothérapie avec ou sans chimiothérapie ont présenté de telles complications ; 3 en sont décédés sans avoir d\u2019évidence clinique de leur maladie de base.L\u2019intervalle post- splénectomie varie dans ces cas de 10 à 48 mois.La splénectomie est-elle la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 code lon mane: ure : tet qu le s gs ion TIRES WES {lors 00 autant guvanl nor Soie 2 es (1 CEUX I âgé codes $3 Is 1 auf un [ig it de lied fi el ns ae y lide nell EL pls 65 af lt i Tableau IV Incidence des septicémies post-splénectomie dans neuf catégories de maladie (tiré de la publication de Krivit\u201d) Nb.total de patients Morbidité nb.de patients avec septicémie Mortalité Normal (1-7 ans) \u2014 Normal (5-14 ans) \u2014 Normal (tous les âges) \u2014 Traumatisme 688 Accidentelle associée à 233 d\u2019autres procédures chirurgicales Purpura thrombocytopénique Shérocytose congénitale Anémie hémolytique acquise Hypertension portale Anémie primaire Maladie du S.R.E.Thalassémie Total : 2795 \u2014 (0.07%) \u2014 (0.02%) \u2014 (0.01%) 10 (1.45%) 4 (0.58%) 5 (2.1%) 4 (0.86%0 10 (2.05%) 30 (3.52%) 5 (7.5%) 18 (8.2%) 6 (8.5%) 8 (11.5%) 27 (24.7%) 119 (4.25%) 7 (1.43%) 19 (2.23%) 2 (2.90%) 13 (5.90%) 5 (7.01%) 7 (10.1%) 12 (11.0%) 71 (2.52%) grande coupable de ces complications?Ceci demeure difficile à prouver.D\u2019après Donaldson, laMmaladie et ses traitements, surtout la chimiothérapie, semblent être responsables en grande partie de telles complications chez ces patients ; la partié de la splénectomie n\u2019est pas négligeable, mais elle ne serait pas la seule responsavle de telles complications\u201d.Néanmoins, les indications d\u2019une splénectomie dans la maladie de Hodgkin ont beaucoup évolué et celle-ci ne se fait plus de routine.Cette revue des splénecto- mies pratiquées à notre centre hospitalier n\u2019a aucune prétention : elle ne fait que confirmer des faits connus.Cependant, nous croyons utile à partir de notre expérience et de cette revue de la littérature de faire des recommendations pour éviter d\u2019exposer des enfants aux risques d\u2019une splénectomie qui pourrait être évitée ou mieux planifiée.Les suggestions suivantes sont donc émises : 1.Avant la splénectomie Il est essentiel aujourd\u2019hui de tenter par tous les moyens à notre disposition d\u2019éviter une splénectomie si possible.La rate traumatisée et rompue ne devra être enlevée que si elle met sans équivoque la vie du patient en danger.Le chirurgien se doit d\u2019employer toutes les méthodes modernes afin de réparer cet organe.\u201c.Plusieurs rates ont été ainsi sauvées sans qu\u2019il y ait pour autant plus de morbidité.Les méthodes modernes d\u2019évaluation, surtout la scannographie et l\u2019échographie, sont devenues fort utiles et même essentielles dans l\u2019évaluation de tels patients et dans leur évolution vers la Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 4 Sites it i FI LOTTI, pére tre ina lirics bis ik guérison.Si, par contre, une ablation de la rate devient obligatoire, celle-ci devrait n\u2019être que partielle en tentant d\u2019en préserver surtout la partie hilaire permettant ainsi de préserver les fonctions de celle-ci\u201d.Il reste à définir l\u2019attitude à adopter face à une splénecto- mie élective*\u201c-7*.Le principe demeure le même : cette opération devra bénéficier largement au patient avant d\u2019être acceptée.Autrement dit, il faudra que les bénéfices d\u2019une telle méthode soient hautement plus élevés que les risques.C\u2019est ainsi que nous croyons, comme beaucoup d\u2019autres, que la splé- nectomie ne doit être qu\u2019exceptionnelle dans la maladie de Hodgkin** ; les autres méthodes de \u201cStaging\u201d nous permettent de compenser et de bien définir l\u2019extension.Ainsi, une splénec- tomie dans une maladie de Hodgkin ne pourrait être justifiée que dans le cas d\u2019un envahissement tumoral de la rate.Que dire d\u2019une splénecto- mie pour les patients atteints d\u2019une shérocytose congénitale ou d\u2019un purpura thrombocytopénique idiopathique a évolution chronique?L\u2019attitude a adopter semble être plutôt dictée par le même principe du bénéfice et du risque\u201d.I] nous semble possible d\u2019affirmer que tout patient atteint d\u2019une shérocytose congénitale silencieuse, légère ou modérée ne soit pas d\u2019emblée splénectomisé ; il se doit plutôt d\u2019avoir une évaluation régulière de ses fonctions et des voies biliaires et il faut retarder indéfiniment cette opération.Dans le cas d\u2019une schérocytose fortement symptomatique ou compliquée antérieurement d\u2019une crise aplasique, une telle opération sera alors envisagée et souvent conseillée : l\u2019idéal serait tout de même de la retarder et de ne la faire qu\u2019après l\u2019âge de dix ans.S\u2019il y a une lithiase vésiculaire, la cholécystecto- mie devra être faite avant la splénecto- mie.En ce qui concerne le purpura thrombocytopénique d\u2019évolution chronique, i.e.présent depuis plus de six mois, mais touchant des enfants.notre attitude demeure très conservatrice : les bénéfices réels d\u2019une telle opération restent encore à être prouvés chez l\u2019enfant ; nous nous croyons justifiés d\u2019employer la splénectomie que pour les patients présentant une symptomatologie importante ou dangereuse pour leur vie.Ainsi, la meilleure prophylaxie reste celle d\u2019éviter la splénecto- mie lorsque la situation le permet.Mais si celle-ci devient obligatoire, il est recommandé de procéder quelques semaines auparavant à la vaccination contre le pneumocoque.Idéalement.une vaccination contre le méningocoque et l'Haemophilus infuenzae devrait être incluse, mais ces vaccins ne sont pas encore disponibles commercialement.Cependant il faut se rappeler que l\u2019efficacité de ces vaccinations chez les splénectomisés reste encore à être mieux définie\u201d.De plus, une évaluation dentaire pré-chirurgicale est essentielle et si des corrections s\u2019imposent.elles doivent être faites avant l\u2019opération.2.Lors de la splénectomie et en post-opératoire Lors d\u2019un traumatisme.est-il préférable de retirer de la cavité abdominale tous les débris de rate ou de favoriser plutôt une autotransplantation de celle-ci au niveau du péritoine (autosplénose)\u201d*\"} Pearson parle dans les cas d\u2019autotransplantation splénique d\u2019un certain retour de la fonction splénique\u201d\u2019 ; mais celle-ci serait nettement insuffisante pour protéger contre les infections sévères ; par contre une splénectomie partielle, selon Alvarez, lui serait de beaucoup supérieure\u201d.Quoiqu'il en soit, une splénectomie effectuée chez un patient souffrant d\u2019une maladie de Hodgkin, d\u2019un syndrome hémolytique actif, d\u2019une maladie de surcharge, etc., doit être suivie dans les suites postopératoires par une anti- biothérapie avec de la pénicilline V, à doses thérapeutiques d\u2019une durée de 10 jours, en vue d\u2019éviter si possible les complications infectieuses comme la pneumonie, par exemple.Aussi, le patient, ou ses parents, se doit(vent) de recevoir par la suite une information médicale adéquate concernant l\u2019asplé- nie et ses risques.3.Devant l\u2019état d\u2019asplénie Le plus important de tout demeure encore l\u2019information médicale donnée à ces patients ou à leurs parents.Ils doivent connaître les possibilités de telles complications, leurs symptômes et savoir réagir vite dans de tels cas.Nous leur suggérons de porter un bracelet ou un médaillon identifiant leur état.Tout patient doit être vacciné avec le pneumovax.Pour I\u2019enfant plus jeune et plus particulièrement chez le moins de deux ans, il demeure possible de le vacciner mais la réponse risque d\u2019être moins bonne ; l\u2019idéal pour ce patient serait d\u2019avoir une étude post- vaccinale du taux d\u2019anticorps aux quatorze antigènes contenus dans le vaccin.De plus, il sera toujours possible de revacciner ce jeune patient un à deux ans plus tard malgré la possibilité de réactions secondaires un peu plus ennuyeuses associées à cette deuxième vaccination.Sera-t-il possible éventuellement et même souhaitable de donner une dose de rappel à tous ces patients splénectomisés ayant déjà reçu un vaccin quelques années auparavant?L\u2019avenir saura répondre à cette question.De plus, pour tous les patients vaccinés, il serait bon, si possible, de congeler du sérum au jour 0, 30 et 180 post-vaccination en cas d\u2019infection subséquente au pneumocoque ; un ty- page de celui-ci et un dosage des anticorps contre le pneumocoque pourraient être utiles afin de mieux définir si ces patients splénectomisés sont définitivement ou passablement protégés par un tel vaccin.Il nous reste à débattre maintenant la question de la prophylaxie avec la pénicilline.Plusieurs auteurs ont prôné l\u2019emploi de celle-ci d\u2019une façon permanente ou sporadique*\u201d\u201d.Le consensus n\u2019est pas complet à ce sujet et l\u2019emploi d\u2019un antibiotique ne produit qu\u2019une protection partielle.L\u2019emploi de pénicilline d\u2019une façon continue n\u2019est pas sans inconvénients, l\u2019un d\u2019eux étant la possibilité d\u2019induire des bactéries résistantes à la pénicilline et ainsi d\u2019engendrer des infections encore plus difficiles à contrôler\u201c.Conscients de tels inconvénients, notre attitude demeure néanmoins celle-ci : tout patient âgé de moins de cing ans au moment de sa 998 splénectomie ou atteint d'une maladie de Hodgkin* doit être sous antibiothéra- pie prophylactique pour une période de deux ans ou plus.L\u2019antibiotique de choix demeure la pénicilline V a des doses de 10,000 unités/kg/jr jusqu\u2019a une dose maximale de 200.000 unités matin et soir ; le triméthoprime- sulfaméthoxazole auquel de I\u2019acide fo- linique peut être associé pourrait être substitué à la pénicilline le cas échéant\u201d.Pour les autres patients âgés de plus de cinq ans, nous préférons employer un traitement sporadique ; ces patients doivent avoir en leur possession de la pénicilline V ou du triméthoprime- sulfaméthoxazole ou de l\u2019érythromycine, et en prendre à doses thérapeutiques pour une période de dix jours dans les conditions suivantes : 1) pour tout épisode fébrile (grippe ou autre) ; 2) pour toute opération chirurgicale majeure ; 3) pour tout traumatisme important impliquant une large plaie souillée ou ouverte ; et pour une période de deux jours : |) pour tout travail dentaire.Lors d\u2019un état fébrile, le patient se doit de voir son médecin afin que celui-ci procède à un examen physique et à des examens de laboratoire appropriés (cultures bactériennes, etc).L\u2019an- tibiothérapie doit être mise en marche au même moment.Dans le cas où le patient ne peut rejoindre promptement son médecin, il commence lui-même l\u2019antibiothérapie.Le médecin consulté par le patient devrait être le même en autant que possible et être bien informé des complications chez les aspléni- ques.Il est bien entendu que ces mesures valent pour le reste de la vie de ces patients, sachant très bien que les infections de ce genre peuvent se produire jusqu\u2019à 25 ans et plus post-splé- nectomie\u2019, quoique devenant plus rares après la troisième année.Toutes ces suggestions sont en vigueur dans notre centre hospitalier ; nous croyons qu\u2019il y a encore des améliorations à apporter à ces suggestions ; l\u2019avenir ne saura tarder à nous les faire connaître.Il est de notre devoir que ces patients splénectomisés soient très bien informés et prennent au sérieux ces recommandations ; il en va de leur propre vie.remerciements Nous remercions Mme Maryelle Leclerc pour son aide précieuse dans la collection des données ainsi que Mme Sylvie Tassé pour son excellent travail de secrétariat.summary Splenectomy was performed on 107 children at our institution between the years 1965 and 1975.Eleven children experienced a severe infection over the period of observation : six of them died.Based on our experience and on data from recent publications we propose guidelines for trying to avoid splenectomy and for management of splenectomized patients.bibliographie !.Barnhart M.I., Lusher J.M.: Structural physiology of the human spleen.Amer.Ped.Hemato-Oncol.1979 ; 1 : (4) 311-328.2.Smith T.F., Johnston R.B.Jr.: Function of the spleen in host defense against infection.Amer.Ped.Hemato- Oncol., 1979 : 1 : (4) 355-360.3.Eraklis A.J., Filler R.M.: Splenectomy in childhood : a review of 1413 cases.J.Ped.Surg., 1972 : 7 : (4) 382-388.4.Walker W.: Splenectomy in childhood : a review in England and Wales, 1960-4.Brit.J.Surg., 1976 : 63 : 36-43.5.Longpré B., Konok G.et Jacques L.: La splénectomie : expérience de 5 ans au Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke.Union Méd.Canada, 1977 .106 : 1008-1013.6.Singer D.B.: Postsplenectomy Sepsis.In Rosenberg H.S.Bolande R.P.(ed.) : \u201cPerspectives in Pediatric Pathology\u201d.Chicago : Year Book Medical Publishers.1973 : 285- 311.7.Krivit W.: Overwhelming postsplenectomy infection.Amer.J.Hematol.1977 ; 193-201.8.Krivit W., Giebink G.S.et Leonard A.: Overwhelming postsplenectomy infection.Surg.Clin.N.Amer., 1979 ; 59 : (2) 223-233.9.Leonard A.S., Giebink G.S., Baesl T.J.et Krivit W.: The overwhelming Postsplenectomy Sepsis problem.World J.Surg., 1980 : 4 : 423-432.10.Francke E.L., Neu H.C.: Postsplenectomy Infection.Surg.Clin.North America, 1981 : 61 : (1) 135-155.11.King H., Schumacker H.B.Jr.: Splenic Studies : I.Susceptibility to infection after splenectomy performed in infancy.Ann.Surg., 1952 ; 136 : 239- 242.12.Winkelstein J.A.: Splenectomy and infection.(Editorials).Arch.Intern.Med.1977 : 137 : 1510- 1512.B page 952 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Ming Oral, ie fem vies of \u201cif ve in Bi.J.Recommandé dans Phypertension systolique qu À E »y n \u201ca » 1 % isolée du sujet âgé' | « sans contre-indication clonidine allège le travail du coeur\u201d* Ww} Contrairement aux agents bêta-bloquants , \u2018Au cours d\u2019unethérapieälongue « À ou au méthyldopa on ne connaît aucune échéance, le débit cardiaque tend à revenir À contre-indication absolue à Catapres, si ce aux valeurs de contrôle, tandis que la À n\u2019est l\u2019hypersensibilité résistance périphérique reste abaissée\u201d\u201c \u201c| incidence très rare d\u2019hypotension e fonction rénale essentiellement \"** orthostatique inchangée \u201cLes avantages thérapeutiques importants \u201cTandis que la tension artérielle est de la clonidine (Catapres) découlent à la fois abaissée, le débit sanguin rénal et le taux de «s Ÿ de sa grande maniabilité, d\u2019une posologie filtration glomérulaire sont maintenus; simple et d\u2019une rare incidence d\u2019hypotension conséquemment, il se produit une diminution orthostatique\u201d* notable de la résistance vasculaire rénale\u201d e perte minime du débit sanguin cardiaque ou cérébral a chlorhydrate de clonidine « oo nd \u201c Le .I.comprimés si La diminution de la tension artérielle et de ( ata res à 0,1mg et à 0,2mg la fréquence cardiaque produite par la ii) Boehringer Pour tous les types d\u2019hypertendus, | «2 Ingelheim même âgés.AOA | Renseignements thérapeutiques page 1019 B-731F-82 EE ET Fin TET ia AA A di Gastro-entérites bactériennes Étude clinique et microbiologique de 512 cas Gilles Delage!\u201d Résumé Les données cliniques et microbiologiques de 512 malades avec infection bactérienne du tube digestif vus entre avril 1978 et \u201cmars 1981 ont été analysées.Trois cent-quinze salmonelloses, 76 yersinioses, 54 shigelloses, 51 infections à Campylobacter et 16 infections mixtes ont été répertoriées.L'analyse des données cliniques a mis en évidence 13 bactériémies a Salmonella.2 bacté- riémies à Yersinia et 2 décès (une shigellose et une infection miste Yersinia-rotavirus compliquée de colite pseudomembraneuse).La résistance des souches (autres que Campylobacter) à l\u2019ampicilline, au chloramphénicol et au triméthoprime- sulfaméthoxazole (TMP-SMX) a été évaluée.La résistance à l\u2019ampicilline s\u2019est manifestée chez 16/325 Salmonella.chez 6/58 Shigella et chez presque toutes les souches de Yersinia.Une souche de Salmonella s\u2019est avérée résistante au chloramphénicol et une souche de Yersinia et TMP-SMX.Une ou deux cultures de selles furent suffisantes pour documenter 96,6% des infections.1) M.D.département de microbiologie et immunologie, Hôpital Sainte- Justine et Université de Montréal.Article reçu le : Avis du comité de lecture le : Acceptation définitive le : 31.3.82 2.4.82 11.5.82 1000 ette étude rétrospective de 512 malades poursuivait plusieurs buts.D'abord établir l\u2019importance relative des divers agents étiologiques de gastro-entérite bactérienne dans notre milieu.Ensuite.évaluer les conséquences cliniques de l'infection du tube digestif par un pathogène bactérien dans notre population pédiatrique.Enfin, accumuler des informations concernant la sensibilité aux antibiotiques des bactéries isolées et l'efficacité des cultures de selles dans la documentation d\u2019une gastro-entérite bactérienne.Matériel et méthode Les données de cette étude ont été obtenues des dossiers de tous les malades vus entre avril 1978 et mars 1981 chez qui on a documenté une infection du tube digestif par un pathogène entérique reconnu (Salmonella.Shigella.Yersinia enterocolitica.Cam- pylobacter).Chez deux malades avec infection entérique a Salmonella.I'isolement s\u2019est fait a partir du sang seulement.Nous avons éliminé de notre étude 3 malades avec infection urinaire a Salmonella.La recherche et I'identification des bactéries entéropathogènes se sont faites en utilisant des techniques acceptées\u2019.Les spécimens de selles furent ensemencés sur gélose-sang, gélose de MacConkey, gélose Salmonella- Shigella, gélose au sulfite de bismuth (depuis juin 1980) et dans le bouillon tétrathionate qui fut repiqué sur gélose MacConkey et Salmonella-Shigella à 48 heures.Toute colonie suspecte fut inoculée sur gélose Kliger et évaluée biochimiquement et/ou sérologique- ment.La recherche de Campylobac- ter s'est faite sur gélose de Skirrow modifiée\u201d à 42°C en atmosphère contenant 5% d'oxygène et 5% de CO.La sensibilité aux antibiotiques des bactéries isolées (sauf les Campylobacter.pour lesquels aucun L'UNION MÉDICALE DU CANADA id / cl res alk Tire mie nc 20s 8 gues Ti ie de elle jh ular ofl glo eR lee gue Tus ih ie 0.git ail les quil antibiogramme n\u2019a été fait) fut déterminée par une méthode de dilution en agar.Les concentrations minimales inhibitrices (C.M.1.) indiquant la résistance de la souche furent les suivantes : ampicilline, >16pg/ml ; chloramphénicol, >16pg/ml ; triméthoprime- sulfaméthoxazole (TMP-SMX), >S5pg/ml - 20pg/ml.Résultats Cinq cent-douze malades souffrant de gastro-entérite bactérienne ont été répertoriés.La distribution selon l\u2019agent étiologique est la suivante : Salmonella, 315 ; Yersinia enterocoli- tica, 76 ; Shigella, 54 , Campylobacter jejuni, 51 ; mixtes, 16.Le nombre de garcons et de filles dans cette étude est équivalent.Le pourcentage des enfants en fonction de l\u2019âge est le suivant : en bas de 6 mois, 20,3% (dont 90% de Salmonella) ; de 7 à 12 mois, 10,3% ; de 12 à 24 mois, 15,2% ; de 2 à 5 ans, 33,4% ; 6 ans et plus, 20,7%.De ces enfants, 23,7% ont consulté entre janvier et mars, 19,6% entre avril et juin, 35,3% entre juillet et septembre et 21,2% entre octobre et décembre : cette distribution n\u2019a pas varié en fonction de l\u2019agent étiologique.Infections à Salmonella Trois cent quize infections à Salmonella ont été évaluées.La distribution selon le sérotype en cause se retrouve dans le tableau I.Dix-sept d\u2019entre eux étaient des porteurs asymp- tomatiques ; les renseignements cliniques étaient insuffisants chez 16 autres malades.Les signes et symptômes les plus fréquemment rencontrés furent la diarrhée (278 malades), les rectorragies (118), la fièvre (111), les douleurs abdominales (89) et les vomissements (80).Les modes de présentation inhabituels comprennent l'atteinte du système nerveux central chez 4 cas (convulsions chez 3, somnolence chez 1), le ténesme chez 2 cas et l\u2019intussusception à une occasion.Une déshydratation fut notée chez 32 malades.Cent malades ont dû être hospitalisés.Les causes d\u2019hospitalisation relevées furent la déshydratation (23 cas), les rectorragies (25), une bactérié- mie (10), une rechute (2), une atteinte neurologique (2) et des problèmes divers (7).Soixante malades hospitalisés reçurent des antibiotiques (contre 24 des 182 non-hospitalisés).Treize malades ont présenté une infection bactériémique.Un de ces Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 Tableau I Sérotypes de Salmonella retrouvés, y compris infections mixtes typhimurium (B) 148 heidelberg (B) 41 brandenburg (B) 24 infantis Cy 15 saint-paul (B) 14 blockley (C») 10 enteritidis (D) 8 panama (D) 8 muenchen schwarzengrund agona indiana newport typht paratyphi B autres Bobs uvuvwo oe () = Sérogroupe auquel appartient le sérotype.Tableau II Bactériémies à Salmonella Nombres de cas bactériémiques/nombre total de cas typhi 4/4 paratyphi B 2/2 saint-paul 2/14 enteritidis 1/8 panama : 1/8 heidelberg 2/41 heidelberg 2/41 brandenburg 1/24 typhimurium 1/148 enfants, qui présentait un tableau de fievre entérique, a eu une bactériémie mixte a Salmonella typhi et Salmonella typhimurium (celui-ci est inclus dans le tableau II).Nous voyons que tous nos malades infectés avec Salmonella typhi ou paratyphi B étaient bactériémiques ; la fréquence relative d\u2019infection bacté- riémique est la plus basse avec Salmonella typhimurium : | cas sur 148 infections.Aucun décès n\u2019a été enregistré.Tous les patients qui ont été suivis ont eu une évolution satisfaisante.Infections à Yersinia enterocolitica Soixante-seize malades infectés à Yersinia enterocolitica furent dénombrés.Il y avait un porteur asymptomatique et 6 dossiers sans renseignements cliniques.Le tableau clinique rencontré se caractérisait par la diarrhée chez 64 enfants, la fièvre chez 35, les douleurs abdominales chez 19, les rectorragies chez 17 et les vomissements chez 11.Une déshydratation fut notée chez 9 malades, une spénoméga- lie, une perte de poids importante et une raideur de nuque chez | chacun.Trente hospitalisations se sont avérées nécessaires.Dans 6 cas, le soupçon d\u2019une lésion abdominale chirurgicale a motivé celle-ci ; cependant, aucun cas n\u2019a nécessité de chirurgie.Les autres causes d\u2019hospitalisation furent la déshydratation (9 cas), une infection bac- tériémique (3 cas), une intussusception, une glomérulonéphrite secondaire et une durée prolongée de la symptoma- talogie dans un cas chacun.Un enfant a été hospitalisé à cause d\u2019une thalassémie préexistante.Des 3 bactériémies, deux furent à Yersinia et une à Mo- raxella osloensis.Une antibiothérapie fut prescrite chez 15 malades.Tous ces malades ont bien évolué.Infections à Shigella La distribution des espèces de Shigella rencontrées dans notre étude est la suivante : dysenteriae, 2 ; flexne- ri, 28 ; boydii, 2 ; sonnei, 26 (ceci comprend 3 souches isolées d\u2019infections mixtes).Il y a 4 porteurs et 2 dossiers sans renseignements cliniques dans notre série.Des malades avec infection exclusivement à Shigella, 48 se sont présentés avec de la diarrhée, 32 avec une fièvre, 20 avec des vomissements, 17 avec des rectorragies et 13 avec des douleurs abdominales.Une atteinte du système nerveux central fut notée chez 7 malades (convulsion, 4 ; tableau encéphalitique, 1 ; ménin- gisme, | ; somnolence et convulsions, 1).Parmi les tableaux inhabituels, on note : une durée prolongée de la symptomatologie (1 mois), la présence d\u2019une splénomégalie et un prolapsus rectal dans | cas chacun.Il y eut 23 hospitalisations.Les causes en étaient la déshydratation (6 cas), une atteinte du système nerveux central (5), des rectorra- gies (5), un prolapsus rectal (1), une durée prolongée de la symptomatologie (1) et un diabète préexistant (1).Vingt- deux malades reçurent un antibiotique.Un jeune Amérindien admis pour une shigellose sévère avec déshydratation, choc et hypoprotéinémie est décédé 3 jours après son admission.Il avait été traité dès son admission avec de l\u2019ampi- cilline, mais sa souche était résistante à cet antibiotique. Tableau III Infections mixtes Salmonella (2 espèces) Salmonella et Yersinia Salmonella et rotavirus Salmonella et adénovirus non cultivable Salmonella et Campylobacter Shigella et Campylobacter Shigella et rotavirus Yersinia et Trichuris Yersinia et rotavirus Yersinia et picornavirus Yersinia et Ca.pylobacter v-\u2014-\u2014-\u2014 NU v\u2014\u2014 Infections à Campylobacter jejuni Ce germe fut retrouvé chez 51 malades.Ce groupe comprend 2 porteurs asymptomatiques et 7 malades sans détail cliniques.Le tableau clinique de ces malades comprenait de la diarrhée-(51 cas), de la fièvre (25), des rectorragies (25), des douleurs abdominales 912), des vomissements (9) et des convulsions (1).Seize malades furent hospitalisés : les causes relatées furent la déshydratation (4), une durée prolongée de la symptomatologie (2), les convulsions (1), une pneumonie à My- coplasma pneumoniae associée (1).Sept patients ont reçu de l\u2019érythromycine.Aucune évolution défavorable n\u2019a été enregistrée dans ce groupe.Infections mixtes Nous avons dénombré seize infections mixtes : les germes impliqués se retrouvent au tableau III.Ces infections se sont caractérisées par une sévérité plus grande, 12 de ces malades ayant nécessité une hospitalisation.De plus, deux d\u2019entre eux ont présenté un prolapsus rectal ; un malade s\u2019est présenté avec une appendicite aiguë nécro- sante et a nécessité une opération chirurgicale.Un enfant a présenté une bac- tériémie mixte à Salmonella (voir section Sa/monella ci-haut) et un enfant est décédé.Il s\u2019agit d\u2019un garçon de 3 ans admis pour fièvre à 40°C, vomissements, diarrhée et convulsions fébriles : il passait du sang en filets dans ses selles.Son évolution pendant les premiers jours d\u2019hospitalisation fut peu satisfaisante avec un traitement conservateur, le malade demeurant très toxique.Le patient reçut de façon empirique un traitement intraveineux à l\u2019am- picilline ; on remplaça l\u2019ampicilline par le TMP-SMX oral après découverte dans les cultures de selles de Yersinia enterocolitica.De plus, un rotavirus fut éventuellement mis en évidence dans 1002 des selles prélevées a la phase aigué.Sous antibiothérapie, la symptomatologie s\u2019amenda progressivement et le malade reçut son congé.Il fut réhospitalisé 4 jours plus tard pour détérioration clinique avec reprise des selles diarrhéiques et apparition de déshydratation.Il décéda en dedans de 48 heures après son arrivée.L\u2019autopsie révéla une colite pseudomembraneuse confirmée par - la présence de Clostridium difficile dans les selles, de même que de sa toxine à titre très élevé (>1/100).Microbiologie Nous avons évalué le nombre de cultures de selles nécessaires pour documenter ces infections entériques : les résultats de cette analyse se retrouvent au tableau IV.Le tableau subdivise notre population de malades selon Salmonella isolées, 15 étaient résistantes à l\u2019ampicilline.Les sérotypes impliqués sont les suivants : typhimu- rium (5) enteritidis (4).heidelberg (2).saint-paul (2), newport (2).Une souche de Salmonella brandenburg résistante à l\u2019ampicilline et au chloramphénicol fut retrouvée.Aucune souche ne s\u2019est avérée résistante au TMP- SMX.Six souches de Shigella (flexne- ri, 4, sonnei, 2) ont démontré une résistance à l\u2019ampicilline.Aucune souche ne fut résistante au chloramphénicol ou au TMP-SMX.Presque toutes les souches de Yersinia étaient résistantes à l\u2019ampicilline.Les souches non résistantes avaient des C.M.I.à 16mg/ml, ce qui est limite.Une souche s'avéra résistante au TMP-SMX.Tous les Yersinia furent sensibles au chloramphénicol.Tableau IV Efficacité de la culture de selle dans la détection des pathogènes entériques (voir le texte pour explication) >1 selle cultivée 1 selle 1 3 4ou + cultivée .266(52%) 203(39.7%) 25(4.9%) 142.7%) 3(0.6%) (82.5%) (10.2%) (5.7%) (1.2%) le nombre de cultures nécessaires pour Discussion obtenir un résultat positif.Le pourcentage du haut représente le pourcentage du total des patients, celui du bas le pourcentage des patients qui ont eu plus qu\u2019un prélèvement de selles.Deux cent-soixante-six malades n'ont eu qu\u2019une culture de selles qui s\u2019est avérée positive.De ceux ayant eu deux cultures ou plus, 82,5% étaient positifs à la première selle et un 10,2% additionnel à la deuxième.Aucune différence n\u2019a été notée selon le germe, sauf pour le Campylobacter, les pourcentages respectifs étant de 68,9% et de 10,4% ; ceci s\u2019explique du fait que la période étudiée comprend le temps de rodage de la technique qui fut mise en application à l\u2019été de 1978.Globalement, 96,6% des infections furent documentées dès la première ou la deuxième selle.En trois ans, nous avons eu 883 selles positives sur 20 857 envoyées au laboratoire, pour un taux de positivité de 4,2%.Enfin nous avons évalué la sensibilité aux antibiotiques de nos souches de Salmonella, Shigella et Yersinia au chloramphénicol.a I\u2019am- picilline et au triméthoprime- sulfaméthoxazole.Des 326 souches de Les Salmonella restent dans notre expérience les organismes le plus fréquemment mis en cause dans une gastro-entérite bactérienne.Plus de la moitié des cas documentés ont été causés par cet organisme.Cette donnée est semblable a celles rapportées récemment par d\u2019autres centres canadiens*\u201c.Ces études rapportent cependant un taux d'isolement plus grand de Campylobacter\u201d.Le faible nombre d\u2019isolements de cet organisme dans notre étude s\u2019explique par le fait qu\u2019il n\u2019a été recherché systématiquement qu\u2019à partir de l\u2019été 1978.En fait, d\u2019avril à octobre 1981, les Campylobacter ont occupé le deuxième rang comme cause de gastro-entérite bactérienne (39 cas), derrière les Sa/monella (67), mais devant les Yersinia (36) et les Shigella (10).La distribution selon le séro- type des Salmonella de notre ¢tude ressemble a celle rapportée récemment pour le Canada\u2019.Le taux de bactériémic (13 patients/323 ou 4.0%) est proche de celui de 2.97% rapporté récemment aux Etats-Unis\".Dans cette méme étude, les sérotypes causant le plus fré- L'UNION MÉDICALE DU CANADA LS ey wl, 4 lrg reg.ray.che Tp.| lei.Ung 15.Une lori qe Sen Ouches Ma souche Tous abl 1 dans es Is Ue 5 de la jm dé donréé is 8 ons anti sq oe e dans pg pement de hack! Come né 83] 1, MAIS nel à sef0 (ere ned ene ied ell nice pf OA ETES patate quemment une bactériémie furent Salmonella typhi (1876 bactériémies, soit 31% des infections rapportées à ce germe), typhimurium (1631, 2%).en- téritidis (820, 4,2%) et heidelberg (710, 4%).D\u2019autres sérotypes dont l'infection s'était compliquée souvent de bactériémie furent Sa/monella saint- paul (212, 2,2%), panama (110.4%).paratyphi B (98.7.8%).Dans notre étude, les ratios d\u2019infections bactérié- miques retrouvés ressemblent de près à ceux mentionnés ci-haut.Il est à noter qu\u2019un seul des 125 enfants avec Salmonella âgés de moins de | an a présenté une bactériémie.Deux études récentes ont démontré une incidence augmentée de bactériémie chez les enfants âgés de moins d\u2019un an, cependant, la fréquence des infections a Salmonella heidelberg était nettement plus élevée dans ces rapports, dont un concerne une épidémie d'infections à ce germe\u201d.Or.ce germe semble avoir une propensité particulière à provoquer des bactériémies*.Fait intéressant, 11 semble que les séro- types causant les infections bactériémi- ques sont ceux qui causent les méningites\u201d.Une antibiothérapie fut prescrite chez 84 malades.Les indications les plus fréquents étaient le jeune âge de l\u2019enfant ou la persistance d\u2019une atteinte sévère malgré quelques jours de traitement conservateur.Nous tentons de restreindre la plus possible l\u2019utilisation des antibiotiques dans cette maladie, vu l\u2019inefficacité clinique et bactériologique de ceux-ci chez l\u2019enfant avec une gastro-entérite non- compliquée\".Cependant, tous reconnaissent la place de l\u2019antibiothérapie dans les salmonelloses sévères.Le rôle des antibiotiques dans le traitement des infections non-compliquées chez le jeune nourrisson reste à déterminer.L\u2019importance du Yersinia en- terocolitica dans notre étude est une donnée qui s\u2019inscrit en continuité avec des résultats des travaux antérieurs de notre centre hospitalier à ce sujet*!\"\"*, Une donnée originale dans ce groupe est la présence de deux bactériémies à Yersinia.La septicémie est une manifestation rare de l\u2019infection à Yersinia.En effet, en 1971, Mollaret en rapporte 12 cas sur un total de 642 observations cliniques'*.Il décrit peu après une série de 17 infections bactériémiques à Yersinia\u201d.Ces infections bactériémi- ques atteignent le sujet âgé, alcoolique ou diabétique, le patient souffrant de thalassémie ou d\u2019hémochromatose'.Trois cas rapportés récemment dans la Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 CRE RATT AR ing TAT littérature canadienne reprennent ce même scénario'\u201d\"\u201d.Nos deux malades sont uniques en ce qu\u2019ils étaient jeunes et sans maladie sous-jacente et qu\u2019ils ont eu une évolution tout à fait favorable.Quinze enfants ont reçu un antibiotique, en général pour un tableau prolongé ou sévère.Une étude récente suggère que l\u2019antibiothérapie est inutile dans la yersiniose non- compliquée\u201d.Nous avons dans notre série une gastro-entérite à Yersinia qui s\u2019est compliquée d\u2019une glomérulo-néphrite.Quoique la relation entre ces deux évé- nemens n\u2019est pas établie clairement chez notre malade, il est à noter que des évidences récentes incriminent Yersinia enterocolitica comme cause de glomérulo-néphrite\u201d\".Les infections à Campylobac- ter répertoriées dans notre étude avaient des caractéristiques cliniques similaires à celles déjà rapportées dans la littérature récente à ce sujet\u201d.Toutes ont bien évolué malgré le fait que 7 patients seulement ont été traités à l\u2019érythromycine.Le rôle exact de l\u2019antibtothérapie dans l\u2019infection à Campylobacter reste à déterminer\u201d.Dans les cas plus sévères où celle-ci est probablement indiquée, l\u2019érythromycine est le médicament de choix, parce qu'il éradique rapidement le germe des selles et que la quasi-totalité des souches isolées au Canada y sont sensibles™ La mise en évidence de 16 infections mixtes est à noter.Ce nombre représente 3,12% du total des infections bactériennes.Ces enfants étaient plus atteints.Les 3/4 ont dû être hospitalisés.On a enregistré un décès dans ce groupe ; 11 faut cependant mentionner que la cause immédiate du décès, une colite pseudomembraneuse.est imputable plus à une complication de l\u2019anti- biothérapie qu\u2019à l'infection sévère, puisque le patient avait manifesté des signes nets d'amélioration avant sa rechute.Cependant, le rôle prédisposant d\u2019une infection sévère mixte à Yersinia et à rotavirus ne peut être éliminé.En 1980, Koplan et coll.ont évalué l'utilité des cultures de selles dans une population de malades adultes\u201d.Leur taux de positivité des selles était de 2,3%.ls affirmaient que dans leur expérience la culture des selles était la procédure bactériologique la moins rentable qui soit ; ils basaient leur opinion sur le faible taux de positivité de ce spécimen et l\u2019absence de changements appropriés aux soins des malades avec culture positive.Ils évaluaient enfin le coût des cultures de selles (par selle positive dans leur hôp1- tal) à 952.00 $ américains.Ils recommandaient de réduire le nombre de cultures de selles prescrites pour un malade suspect afin d\u2019en améliorer la rentabilité et de ne cultiver que des malades chez qui une infection entérique bactérienne était probable.Nos données sont sensiblement différentes des leurs.Notre taux de positivité est de 4.2%.Ce taux est inférieur à celui de près de 10% rapportées dans certaines études*.Cependant, dans ces études, des critères de sélection restrictifs étaient utilisés.De plus, à l\u2019hôpital Sainte-Justine, 5% des selles proviennent de cultures de routine du personnel.Les soins aux malades ont été modifiés en fonction des résultats bactériologiques lorsqu\u2019indiqué dans la très grande majorité des cas.Cependant, nous sommes d\u2019accord avec Ko- plan que la pratique de demander de routine 3 cultures de selles à un malade est abusive la plupart du temps.En effet, 96,6% de nos malades ont été documentés par | ou 2 prélèvements de selles.Des patients ayant eu plus qu\u2019une culture de selles, 92,7% ont été documentés dès la deuxième selle.La seule exception à cette règle a été l\u2019infection à Campylobacter où seulement 79,3% des patients avec plus qu\u2019une culture de selle ont été documentées dès la deuxième.Ceci s\u2019explique par la période de rodage de la technique d'isolement de cet organisme.En fait, depuis avril 1981, tous les 39 patients avec infection à Campylobacter ont été documentés dès la première selle (dont 14 qui ont eu plus qu\u2019une culture).La limitation du nombre de cultures de selles a deux par patient entrainerait une réduction des positifs de 3,4% et une réduction maximum du nombre total de selles cultivées dans notre laboratoire de 23%.Le coût actuel des cultures de selles (par selle positive) dans notre laboratoire est de 213.45$, chaque culture coûtant 9.03$.Pour fin de comparaison, une culture d\u2019urines dans notre laboratoire coûte 5.42$ et le coût des cultures d\u2019urines (par culture positive) est de 51.68$ (environ 10% de positivité).Le taux de résistance des souches de Sa/monella n\u2019a pas changé depuis 1973 dans la région de Montréal\u201d.En effet, à ce moment, Marks et coll.rapportèrent 7 souches sur 115 résistantes à l\u2019ampicilline ; au- cune résistance au chloramphénicol ou au TMP-SMX n\u2019avait été décelée.Notre taux de prévalence de résistance à l\u2019ampicilline est de 16/326 souches ou 4,9%.Ceci se compare très avantageusement au taux de 17% rapporté récemment aux États-Unis®.Il est à noter.de plus, que la résistance à l\u2019ampi- cilline est plus fréquente parmi les représentants du sérogroupe D (4/16) que ceux du sérogroupe B (11/248).Une seule souche s\u2019est avérée résistante au chloramphénicol : ce faible taux de résistance est retrouvé ailleurs\u201c, Six de nos souches de Shigel- la ont démontré une résistance à l'ampi- cilline.L'émergence de la résistance à l\u2019ampicilline chez le Shigella est un phénomène bien connu et le TMP- SMX est maintenant recommandé comme antibiotique de choix pour la shigellose dans les régions où l\u2019incidence de résistance des Shigellaal am- picilline est élevée™.Notre expérience désastreuse chez un patient infecté par une souche résistante est éloquente à ce sujet.summary The clinical and laboratory data of 512 patients infected with a bacterial enteric pathogen were evaluated.The causative organisms were the following : Salmonella.315 ; Yersinia.76 ; Shigella.54 .Campylobacter.51 ; mixed, 16.Bacteremia was noted in 13 cases of sal- monellosis : bacteremia due to Yersinia was noted in 2 cases.There were 2 deaths : 1 case of Shigella enteritis and one case of mixed Yersinia-rotavirus infection complicated by pseudomembra- nous colitis.Susceptibility of isolated strains (other than Campylobacter) to ampicillin.chloramphenical and trimethoprim-sulfamethoxazole (TMP- SMX) was tested.Resistance to ampicil- lin was noted in 16/326 Salmonella, in 6/ 58 Shigella and in a almost all strains of Yersinia.One strain of Salmonella was found resistant to chloramphenicol, and one strain of Yersinia was not susceptible to TMP-SMX.Overall.96.6% of the infections were documented by one or two stool cultures.bibliographie 1.Bradley Sack R, Tilton R.C.Weissfeld A.S., Rubin S.J.: Laboratory diagnosis of bacterial diarrhea.Cumitech Series no 12, American Society for Microbiology.1980.2.Pai C.H., Sorger S., Lackman L., Sinai R.E., Marks M.IL.: Campylobacter gastroenteritis in children.J.Pediat.1979 : 94 : 589-591.3.Karmali M.A., Fleming, P.C.: Campylobacter enteritis in children.J.Pediat.1979 : 94 : 527-533.4.Marks M.IL., Pai C.H., Lafleur L., Lack- man L., Hammerberg O.: Yersinia enterocolitica gastroenteritis : a prospective study of clinical.bacteriological and epidemiological features.J.Pediat.1980 : 96 : 26-31.5.Lior H., 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encore éveillés entre minuit et 6 heures pour au moins 4 nuits sur 7 la semaine précédant l\u2019appel téléphonique.Le mode d\u2019alimentation, au sein ou au biberon n\u2019influence pas le sommeil du bébé âgé de 2, 3 et 12 mois.Une différence significative a été notée, par contre, chez les enfants de 6 mois.L\u2019acquisition des cycles de veille et de sommeil diurnes/nocturnes ne semble pas dépendre du mode d\u2019alimentation durant les premiers mois de vie.1) M.D., M.P.H., F.R.C.P., professeur adjoint en Santé maternelle et infantile au département de médecine sociale et préventive de la Faculté de médecine, Université de Montréal.Article reçu le Avis du comité de lecture le Acceptation définitive le 25.1.82 11.2.82 2.4.82 Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 aire ses nuits représente une étape importante pour le bébé et une préoccupation majeure pour ses parents.Au cours des dernières 15 années, plusieurs études ont tenté de mieux comprendre l\u2019évolution des cycles de veille et de sommeil du nourrisson et ce qui pourrait l\u2019influencer.Moore et Ucko ont rapporté que parmi 160 nourrissons londoniens, 70% \u201cfaisaient leurs nuits\u201d, i.e.dormaient entre minuit et 5 heures à l\u2019âge de 3 mois, 83% à 6 mois et 90% à 9 mois\u2019.Anders a trouvé que 44% des bébés de 2 mois faisaient leurs nuits et 78% de ceux de 9 mois\u2019.Il fait remarquer que, de fait, 15% seulement dormaient sans se réveiller à 2 mois et 33% à 9 mois.Un bon nombre s\u2019éveillait mais ne pleurait pas et, de ce fait, ne dérangeait pas leurs parents.Ils étaient donc comptés parmi ceux qui font leurs nuits.Par ailleurs, Parmelee, puis Stern et Parmelee ont étudié les aspects neurophysiologiques du sommeil du nourrisson, mettant en évidence des différences importantes entre celui-ci et celui de l\u2019adulte,'°'?, Quant à Bernal, Friedemann, Anders et Richman, ils ont tenté de mettre en corrélation l\u2019évolution du sommeil du nourrisson et certaines caractéristiques des parents, leurs attentes, leurs attitudes et leur comportement face à leur bébé**\u201d\"'.Il ne se dégage pas de conclusions communes à ces dernières études et la question demeure entière : les comportements du ou des parents favorisent-ils le sommeil ou l\u2019éveil du bébé durant la nuit ou est-ce le fait que le bébé s\u2019éveille durant la nuit qui entraîne certains comportements de la part du ou des parents ?Carey a, pour sa part, démontré que parmi le groupe de bébés qu\u2019il a étudié dont les âges variaient entre 6 et 12 mois, ceux qui s\u2019éveillaient la nuit manifestaient une sensibilité contitutionnelle particulière, ils avaient un seuil de sensibilité plus bas à l\u2019analyse de leurs différentes caractéristiques de tempérament\u201d.L\u2019objectif de notre étude était de rechercher l\u2019âge moyen auquel les nourrissons de la région montréalaise dorment sans interruption la nuit et s\u2019il existe une relation avec le mode d\u2019allaitement au sein ou au biberon. Matériel et méthodes Le questionnaire soumis par téléphone aux mères de bébés de 2 mois, 3 mois, 6 mois et 12 mois était divisé en 2 parties, une sur le sommeil et une autre sur le développement.Il ne sera question ici que de la section sur le sommeil.Notre définition du bébé qui fait ses nuits s\u2019inspire de celle de Carey : c\u2019est un bébé qui dort sans s\u2019éveiller entre minuit et 6 heures pour au moins 4 nuits sur 7.Considérant la non-fiabilité du rappel des mères à long terme, les questions exploraient uniquement le sommeil de leur bébé au cours de la nuit précédente et de la semaine précédente.L\u2019échantillon probabiliste provient du fichier des avis de naissance du Conseil régional de services de santé et sociaux du Montréal métropolitain.Ce fichier comprend les avis de naissance des 8 départements de santé communautaire de la région 06A.Quatre cent soixante-quinze noms devaient être sélectionnés afin de tenir compte des pertes encourues lors de la construction des groupes et de contrôler les erreurs de 1** et de 2° espèce au moment des comparaisons statistiques.Des effectifs ont été obtenus dans chacun des groupes d\u2019âge, soit 2, 3, 6et 12 mois.À partir de l\u2019échantillon initial, 219 (46%) entrevues ont été effectuées.Les 256 autres n\u2019ont pu être obtenues pour les raisons suivantes : 86 sans réponse après 3 appels, 70 mauvais numéros ou changés pour un numéro confidentiel, 16 refus, 7 immigrantes ne parlant ni français ni anglais, 2 bébés décédés et 75 bébés nourris au biberon.Lorsque le nombre voulu d\u2019enfants nourris au biberon était atteint dans chacun des groupes d\u2019âges, les entrevues téléphoniques visaient uniquement à rejoindre les mères qui allaitaient en vue d\u2019en obtenir un nombre équivalent pour chaque groupe.Ceci explique les 75 bébés nourris au biberon qui ne font pas partie de l\u2019étude.L\u2019échantillon final est donc constitué des 219 entrevues qui ont été effectivement réalisées.Afin de vérifier si ce dernier échantillon est représentatif de l\u2019échantillon initial, nous avons comparé la distribution de la parité et de l\u2019âge des 219 femmes interviewées à celle des 256 femmes non rejointes.Les femmes sont distribuées également dans chacun des groupes d\u2019âge sauf celui des 20-24 ans où l\u2019on retrouve une surre- 1006 présentation des femmes interviewées.La proportion est respectée pour les enfants nés les 1°\u201c, 4° et suivants, mais intervertie pour les 2° et 3°.Dans l\u2019échantillon final, 4% des femmes sont âgées de moins de 20 ans, 5% sont sans conjoint, 7% ont eu une grossesse de moins de 38 semaines et 2% de 42 semaines, 6% sont des bébés de petit poids, c\u2019est-à-dire < 2500g, 7% des bébés ont subi des complications après la naissance et ont été placés en incubateur ou aux soins intensifs, 6% ont des maladies actuelles légères : rhume, gastro.Le nombre de bébés de petit poids et de prématurés correspond aux données connues au niveau provincial, alors que le nombre de mères de moins de 20 ans est légèrement moindre (4% plutôt que 6,7%).Il est à noter que ce ne sont pas ces mêmes jeunes femmes qui se retrouvent sans conjoints.Au total, 43 des 219 entrevues comportent une de ces caractéristiques.Nous les avions d\u2019abord retirées de l\u2019échantillon croyant que ces divers problèmes pourraient avoir un effet sur le sommeil du nourrisson.Cependant l\u2019âge du sommeil des bébés se distribuant de la même façon par groupe d\u2019âge, qu\u2019il s\u2019agisse du groupe restreint ou du groupe entier, nous avons considéré l\u2019ensemble des 219 entrevues pour la suite de la discussion.Ceci constituera donc l\u2019échantillon pour lequel l\u2019analyse des résultats sera effectuée.Résultats Le nombre d\u2019enfants dans l\u2019étude et leur répartition proportionnelle pour chacune des catégories d\u2019âge se retrouve dans le tableau I.La distribution des bébés faisant leurs nuits selon leur âge est décrite a la figure |.Plus de la moitié (58%) font leur nuits a 2 mois et les Ya (76%) a 3 mois.Ces bébés avaient donc dormi sans s\u2019éveiller entre minuit et 6 heures pour au moins 4 nuits sur 7 la semaine précédente.On remarque qu\u2019à l\u2019âge de 6 mois, le nombre d\u2019enfants faisant leurs nuits diminue de 6% par rapport aux bébés de 3 mois, soit de 76% à 70%.Puis à 12 mois, le nombre augmente pour atteindre 81%, laissant encore 19% de ces bébés d\u2019un an qui se sont éveillés 4 nuits ou plus la semaine précédente.Si on considère le mode d\u2019allaitement, on observe (voir tab.II et fig.3) 39% de bébés allaités à 2 et 3 mois (29/74 et 28/71), 23% (11/47) et Tableau I Distribution de l\u2019âge des bébés Age (mois) Nombre Pourcentage de bébés 2 74 34% 3 71 32% 6 47 22% 12 27 12% Total 219 100% Tableau II Mode d\u2019allaitement par groupe d\u2019âge (échantillon final) Age Bébés Bébés Nombre (mois) au sein au biberon Total Nombre % Nombre % 2 29 39% 45 61% 74 3 28 39% 43 61% 71 6 Ir 23% 36 77% 47 2 2 7% 25 93% 27 7% (2/27) de bébés allaités à 6 et 12 mois respectivement.On a comparé, par la méthode du chi carré (x°), le groupe des bébés nourris au sein faisant leurs nuits et le groupe des bébés nourris au biberon faisant leurs nuits par catégories d'âge (fig.4).Les bébés de 2, 3 et 12 mois font leurs nuits dans une proportion semblable, c\u2019est-à-dire sans différence significative qu\u2019ils soient nourris au sein ou au biberon.Par contre, une différence statistiquement significative est constatée pour les bébés âgés de 6 mois.Discussions La connaissance de l\u2019organisation du sommeil de l\u2019enfant normal et de l\u2019adulte est un préalable indispensable pour comprendre l\u2019inhabilité du nouveau-né à suivre l\u2019horaire de l\u2019adulte.Le phénomène des cycles de veille et de sommeil diurnes/nocturnes se développe avec la maturation, nous dit Anders'.Chez l\u2019enfant, on ne retrouve pas les mêmes stades du sommeil que chez l'adulte.Deux états physiologiques sont observés, c\u2019est-à-dire le sommeil \u201ccalme\u201d et le sommeil \u201cactif\u201d qui seraient les précurseurs du sommeil non REM (rapid eye movement) et du sommeil REM de l\u2019adulte*.Anders\u2019 ajoute un 3° stade, le sommeil \u201cindéterminé\u201d représentant un stade immature * [l existe deux types de sommeil normal chez l'adulte : 1° le sommeil à ondes lentes ou non REM ; 2° le sommeil paradoxal ou REM lequel est accompagné de mouvements rapides des yeux®.L'UNION MÉDICALE DU CANADA al te T / Ombre Total dhode bébés set ein lig os ion TEE mil edi iveest deb ren mill get 1e di ie Je ps de tués TOUS irouvé 11g «gr 2500 ju el Ad nier geler ld ; | fr less I fe pif ADA qui prédominerait chez les bébés prématurés, mais qui serait également présent chez les bébés nés a terme.Vers l\u2019âge de 3 mois, on reconnaît un state II et IV du sommeil \u201ccalme\u201d, tandis que chez l\u2019adulte on retrouve 4 stades (I,IL II,IV) dans le sommeil \u201ccalme\u201d ou non REMS.D\u2019autres différences ont également été observées entre le sommeil de l\u2019adulte et celui du bébé.Chez l\u2019adulte, le cycle du sommeil non REM et du sommeil REM dure 90 à 100 minutes.Chez le nourrisson, ce cycle est plus court et avec l\u2019âge un changement significatif est constaté dans la proportion du sommeil \u201ccalme\u201d et du sommeil \u201cactif\u201d dans le cycle.À terme, le sommeil \u201cactif\u201d occupe 50% environ de la durée totale du sommeil, tandis qu\u2019à l\u2019âge de 8 mois, le sommeil \u201ccalme\u201d atteint deux fois la durée du sommeil \u201cactif\u201d.Avec l\u2019âge, la durée du sommeil \u201ccalme\u201d augmente donc pour atteindre, chez l\u2019adulte, 80% du sommeil.La séquence des stades évolue avec la période du sommeil ainsi qu\u2019avec l\u2019âge.Le sommeil \u201cactif\u201d se retrouve en proportion plus grande dans la première moitié de la période du sommeil du nouveau-né, tandis que chez l\u2019adulte le sommeil REM est plus abondant dans le dernier tiers de la nuit.Au contraire de l\u2019adulte qui commence sa période de sommeil en non REM, le nouveau-né entre dans le sommeil à travers le sommeil \u201cactif\u201d avec à intervalles réguliers du sommeil \u201ccalme\u201d.Différents auteurs ont étudié la distribution des âges auxquels les enfants font leurs nuits.Les résultats de notre étude (figure 1) se comparent de fagon variable a ceux obtenus par ces auteurs.Notre étude montre qu\u2019a l\u2019âge de 2 mois, 58% des bébés font leurs nuits.Anders\u2019 obtient 44% de bébés, sur un total de 32 bébés, qui ne se sont pas éveillés durant une nuit enregistrée entre minuit et 5 heures.À l\u2019âge de 3 mois, 76% de nos bébés ont dormi sans interruption au moins 4 nuits sur 7 la semaine précédente entre minuit et 6 heures.Moore et Ucko\u2019 trouvent 70% de leurs bébés dormant 7 nuits sur 7 entre minuit et 5 heures.Ces résultats sont assez semblables et montrent que l\u2019âge où les bébés font leurs nuits pour la majorité est de 3 mois.Chez les bébés âgés de 6 mois, on constate 70% de bébés faisant leurs nuits dans notre étude.Ce résultat se compare, d\u2019assez pres, avec le 75% Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 ETS NT RR RÉ dt i fi i % de bébés faisant leurs nuits âge en mois Figure 1 : Répartition des bébés faisant leurs nuits par groupes d\u2019âge.EI JBébés au sein 77 Bébés au biberon âge en mois Figure 2 : Distribution du mode d'allaitement par groupes d\u2019âge dans l\u2019échantillon final.% de bébés faisant leurs nuits Bébés au sein V7 Bébés au biberon âge en mois Figure 3 : Distribution des bébés qui font leurs nuits selon le mode d\u2019allaitement par groupes d'âge.obtenu par Carey\u2019.Par contre, Moore et Ucko° arrivent à des résultats différents, 83% des bébés font leurs nuits à l\u2019âge de 6 mois.Cette variation peut être due à sa définition, mentionnée ci-haut, qui diffère légèrement de la nôtre.Ces mêmes auteurs\u2019 ainsi que Anders! rapportent que 50% des bébés qui faisaient déjà leurs nuits, s\u2019éveillent à nouveau durant la seconde moitié de la première année.Par ailleurs, dans notre étude, on a constaté qu\u2019à l\u2019âge de 6 mois, une diminution de 6% des enfants qui font leurs nuits par rapport aux enfants de 3 mois (fig.3).À l\u2019âge de 12 mois, encore 19% de nos bébés ne correspondent pas à la définition d\u2019un enfant qui fait ses nuits.Moore et Ucko° nous disent que 10% des bébés n\u2019ont jamais fait leurs nuits pendant la première année et Carey\u201d démontre une incidence de 25% de 1007 bébés qui s\u2019éveillent encore entre 6 et 12 mois et Richman en trouve 20% entre 1 et 2 ans.Bernal° rapporte que ces enfants ont démontré, dès les 8 premières semaines de vie, des périodes de sommeil plus courtes que les enfants qui ont fait leurs nuits plus jeunes.Durant les 10 premiers jours de vie, le groupe d\u2019enfants qui ne font pas leurs nuits à 14 mois était plus éveillé et irritable que l\u2019autre groupe.En ce qui concerne une relation possible entre le sommeil du nourrisson et le mode d\u2019allaitement, Carey\u2019 avait trouvé que, entre 6 et 12 mois, les bébés allaités s\u2019éveillaient plus que les autres.Par contre Anders\u2019, Bernal\u2019, Moore et Ucko® et Parmelee' notent que le mode d\u2019allaitement au sein ou au biberon n\u2019influence pas l\u2019âge auquel un bébé fait ses nuits.Les résultats de notre étude (figure 4) abondent dans le sens de ces derniers.Une seule différence significative a été constatée chez les bébés de 6 mois.Cependant on remarque une tendance vers une augmentation de la différence entre les bébés au sein et ceux au biberon de 6 à 12 mois, tendance qui serait peut-être apparue significative si nous avions pu constituer un groupe de comparaison suffisant de bébés allaités à 12 mois.Nous n\u2019avons pas, par ailleurs, mesuré d\u2019autres éléments de l\u2019environnement susceptibles de modifier le sommeil du bébé.Nous avons cependant constaté qu\u2019il n\u2019était pas nécessaire d\u2019étudier séparément les nourrissons nés prématurément ou de petit poids, ayant eu une complication néonatale, présentant une maladie intercurrente, dont la mère était seule ou encore sans conjoint, puisque l\u2019évolution de leur sommeil par groupe d\u2019âge ne différait nullement de celles des autres.À la suite de cette discussion et considérant l\u2019importance de la perception qu\u2019ont les parents de leurs enfant pour son développement futur (Brossard), il nous semble qu\u2019un bébé de moins d\u2019un an qui s\u2019éveille la nuit ne devrait pas être considéré comme présentant des troubles du sommeil.Il est important que les parents et les professionnels de la santé soient conscients qu\u2019un fort pourcentage (19% dans cette étude, 20 et 25% dans d\u2019autres) ne font pas leurs nuits à cet âge et que l\u2019habileté à dormir toute la nuit dépend probablement plus de la maturation du système nerveux central et du tempérament de l\u2019enfant durant les premiers mois de vie.Selon notre étude le mode d\u2019allaitement n\u2019influence pas le sommeil du 1008 nourrisson au cours des premiers trois mois.Nous ne pouvons cependant pas conclure de façon définitive en ce qui concerne une interaction possible entre le mode d\u2019allaitement et le sommeil du bébé après 6 mois.summary Of 219 infants whose mothers have been interviewed, 76% had settled (slept between midnight and 6 a.m.for more than 4 nights a week) by the age of 3 months.19% had never slept regularly through the night during their first year of life.There was no difference between breast-fed or bottle-fed babies at 2, 3 ans 12 months.A statistically significant difference has been noted at 6 months.bibliographie 1.Anders T.F.; Weinstein P.: Sleep and its disorders in infants and children : a review.Pediatrics, 1972 ; 50 : (2) 312-324.2.Anders, T.F.: Night waking in infants during the first year of life.Pediatrics, 1979 ; 63 : (6) 860-864.3.Bernal J.F.: Night waking in infants during the first 14 months.Devel.Med.Child Neurol., 1973 ; 15 : 760-769.4.Broussard.E.: Further considerations regarding maternal perceptions of the first born in Exceptional Infants : Studies in Abnormalities.Ch.18, Brunner/Magel, 1971.5.Carey W.B.: Night waking and temperament in infancy.J.Pediat.1974 ; 84 : (5) 756-758.6.Carey W.B.: Breast feedind and night waking J.Pediat., 1975 : 87 : (2) 327.7.Friedemann M.L.Emrich K.A.: Emergence of Infant Sleep-Wake patterns in the first three months after birth.Int.J.Nurs.Stud., 1978 ; 15 : 5-16.8.Monplaisir J.: Le sommeil normal et pathologique.Notes de cours à l\u2019Université de Montréal, 1980-81.9.Moore T., Ucko.L.E.: Night waking in early infancy.Arch.Dis.Child.1957 ; 32 : 333-342.10.Parmelee A.H., Schulz H.R.: Sleep patterns of the newborn.Pediat.1961 ; 58 : (2) 241-250.11.Richman N.: A Community Survey of Characteristics of One to Two-Year-Olds with Sleep Disruptions.J.Amer.Acad.Child Psy- chiat.1981 ; 20 : (2) 281-291.12.Stern, E., Parmelee A.H.et coll.: Sleep cycle characteristics in infants.Pediatrics, 1969 ; 43 : 67-70.Persantine- dipyridamole GUIDE THÉRAPEUTIQUE CONCIS CATÉGORIE THÉRAPEUTIQUE OU PHARMACOLOGIQUE 1.Inhibiteur de l'adhésion et de l'agrégation plaquettaires 2.Vasodilatateur coronarien INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE Maladie coronarienne La thérapie concomutante Persantine et AAS est indiquée pour les patients ayant survécu à un infarctus du myocarde.Le taux de rechute d'infarctus du myocarde est réduit d'une façon significative par une telle thérapie.Maladie thrombo-embolique Persantine est indiqué pour la prévention des complications thrombo-emboliques postopératoires associées au remplacement prothétique de valvules cardiaques.Angine de poitrine chronique Persantine (dipyridamole) a été employé avec succès pour le traitement à long terme de divers états causés par une diminution du débit coronarien.Dans l'angine de poitrine chronique.ta dipyridamoie peut souvent éliminer ou espacer les attaques angineuses, augmenter | tolérance à l'effort et même permettre de réduire la consommation de nitroglycérine.La dipyridamole n'est pas indiquée pour arrêter une attaque aiguë d'angine.Cependant, la dipyridamole peut être utile aux malades après | phase aiguë d'un infarctus du myocarde, en leur procurant le avantages des effets vasodilatateurs de ce médicament sur le coronaires et la possibilité d'améliorer la circulation collatérate dans le myocarde.À des doses thérapeutiques, la dipyridamole ne provoque pas de chute de la tension artérielle ou d'accélération du rythme cardiaque.Cependant, au cours de la phase aiguë de l'infarctus du myocarde, la tension artérielle peut devenir assez instable, les risques possibles associés à l'administration de | dipyridamole dans ces circonstances n'ont pas encore été complètement déterminés.Dans le traitement de l'infarctus d myocarde, à la phase aiguë.l'administration de la dipyridamol n'est pas recommandée.CONTRE-INDICATIONS À ce jour, on ne connaît pas de contre-indication particulière.PRÉCAUTIONS À PRENDRE Des doses excessives de dipyridamole pouvant provoquer un vasodilatation périphérique, il faut administrer cette substan avec précaution aux malades atteints d'hypotension EFFETS SECONDAIRES Aux doses généralement recommandées pour le traitement dé l'angine de poitrine, les effets secondaires nuisibles sont faible et transitoires.Au début du traitement on a parfois observé des éruptions cutanées et parmi les autres rares effets indésirables, des céphalées, des étourdissements, des nausées, des bouffées de chaleur, une syncope ou de la faiblesse.Des légers malaise gastriques peuvent survenir de temps à autre; on peut les évite par la prise des comprimés avec un verre de lart.Une dose élevé du médicament peut parfois provoquer de l'irritation gastrique, des vomissements et des crampes abdominales.De rares cas d ce qui semblait être une aggravation de l'angine de poitrine onf été observés, habituellement au début du traitement.Même ces réactions adverses surviennent rarement.l'arrêt de | médication entraine rapidement la disparition des symptôme indésirables lorsque ceux-ci s'avèrent persistants ou intoléra: bles pour le malade.Lorsque Persantine est employé en association avec l'AAS pou prévenir une éventuelle rechute d'infarctus du myocarde, le seu effet secondaire nettement attribuable à Persantine est | céphalée.Cette réaction secondaire montre une augmentatio de 5.5% dans le groupe de patients traités par I'associatio Persantine + AAS sur le groupe recevant l'AAS seul Les autre réactions adverses se produisant au cours de la thérapi associée Persantine + AAS sont indentiques à celles mention nées précédemment.en plus des effets secondaires bien connu: de la thérapie à l'AAS, en particulier des douleurs Ou Malaise: gastriques et des hémorragies gastrointestinales ux doses plus élevées de Persantine, généralement recom mandées pour le traitement des malades porteurs de prothèse valvulaires cardiaques, il peut se produire une augmention dan la fréquence des réactions adverses SYMPTÔMES ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE L hypotension, si elle se produit.est en général transitoire, le ca échéant.des médicaments vasopresseurs peuvent être adminis trés POSOLOGIE ET ADMINISTRATION Maladie coronarienne La dose orale recommandée aux patient ayant subi antérieurement un infarctus du myocarde est de 7 mg de Persantine administré conjointement à 324 mg d acid acétysalicyhique, trois fois par jour Maladie thrombo-embolique La dose orale recommandée es de 100 mg quid une heure avant les repas Une dos quotidienne moindre de 100 mg de Persantine administrée e même temps qu une dose quotidienne de t g d'AAS prolonge à façon indentique la survie plaquettaire Angine de poitrine chronique La dose orale recommandée es de 50 mg t : à .prise au moins une heure avant les repas Dan certains cas.des doses plus élevées peuvent être nécessaires La réaction chmque est progressive.atteignant son effe maximal dans les trois mois suivant un traitement ininterrompu.PRÉSENTATION 1 Comprime a 25 Mg un comprime rond drageitie de Couleur Orange @ portant | empreinte de la four d ingelheim 2 Comprme à 50 mg un comprime rond drageimie de couleur Corail @ portant | empreinte de la tout d Ingeihe:m 3 Comprime a 75 mg un comprime rond drageihé de .Ouleur \u2018Ouge portant | empreinte de la tour d Ingelheim Emballages Persantine à 25 mg et à 50 mg est presente en flacons de 100 et de 500 comprimes Persantine a 75 mg est presente en flacons de 100 compranes La monograptne Persantine est disponible sur demande e Boehringer Ingelheim Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd Ltée 977 Century Drive.Burlington.Ontario L7L 5J8 \\ Ÿ Posi ju ify ; y \u201cte ht py UES pty LEE py tingly da {me gg ingen i Bi gg, : | acing * Mids ELEY | 0 ir og came gy a ion col a Aid Eur Svaton de Das encore af Bi fais ledpyitinoll Jule LOrrque BME Sula Sin i amen ol Hes sont al os hsv as indésrab ps des douée gers nil pei se Unto en non gs Derrescæsh de log AR \"Tal de tis smn\u2019 is ou oli avec MAS pi noce 129 sai 91 ve augmentl i 500 seul Lisa se fa nl cales men re uen con THLE serre ys pti erin DOSAGE psi, plied\u201d add pi {| 1 i du rh 1 iy Leuille volante mh Jiri ie dermato A propos du traitement de l\u2019acné vulgaire Jean-Mario Giroux\u201d i, suivant une étude récente effectuée par le Département de la santé, de l\u2019éducation et du bien- être américain, plus de 15 millions d\u2019adolescents, entre 12 et 17 ans, souffrent d\u2019acné aux États- Unis, on peut conclure, sans trop se tromper, que plus d\u2019un million de Canadiens du même âge et probablement un million et demi, pour une période allant de quelques mois à quelques années, à des degrés divers de sévérité, sont atteints du même problème désagréable.De très nombreuses préparations pharmaceutiques sont offertes pour le traitement de cette maladie.Il convient d\u2019en rappeler ici les principales.1.Préparations topiques L\u2019acide de vitamine À (acide rétinoïque) a) L\u2019acide de vitamine À (vitamine À acide, Stei- vaa, etc.) est maintenant disponible au pays depuis une année ou deux.Cette préparation agit par son action comédolitique.Dans les formes non inflammatoires de l\u2019acné où existent surtout les comédons blancs (fermés) et noirs (ouverts), l\u2019acide de vitamine À, associée à son savon, pourrait être suffisant comme thérapeutique.On peut l\u2019utiliser sous forme de crème, de lotion ou de gel.Il y a un effet inévitable d\u2019irritation caractérisée par de l\u2019érythème et de la desquamation.Les concentrations de ,01 à ,05% sont d\u2019ordinaire bien tolérées sauf, fréquemment, chez l\u2019individu au teint clair et aux yeux bleus.L\u2019irritation cutanée secondaire aux rayons ultra-violets est fréquemment exacerbée par l\u2019acide de vitamine À durant les mois d\u2019été et l\u2019on doit s\u2019en souvenir.Par ailleurs, les rayons ultra-violets solaires sont souvent très bénéfiques chez ces patients qui nécessitent une thérapie moins intensive l\u2019été.b) Peroxyde de Benzoyl Le peroxyde de benzoyl (Benoxyl, Desquam-X, etc.) est un agent oxydant qui, dans les concentrations de 1) M.D., F.R.C.P.(C), chef au service de dermatologie, Hôtel-Dieu de Montréal, professeur titulaire, Faculté de Médecine, Université de Montréal.Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 ME A i: il TH i ~ comédons blancs surtout.y Figure 2 \u2014 Comédons nains (ouverts) et pustules au front.Figure 1 \u2014 Acné formé de Figure 4 \u2014 Acné nodulo- kystique impliquant souvent le thorax en plus de la face.Figure 3 \u2014 Étape plus inflammatoire où se forment des nodules.Collection New York State University et American Academy of Derma - tology .National Library.5 à 20%, peut être extrêmement bénéfique dans les formes non compliquées d\u2019acné papuleuse, inflammatoire.D\u2019une certaine façon, le peroxyde de benzoyl semble agir un peu comme les antibiotiques et en particulier la tétracycline par son action antibactérienne contre le propioni bacterium acnes.Encore là, ces préparations viennent sous forme de crème, de lotion et de gel.Les gels, probablement à cause des polyoxyéthylènes ou des hydro alcools incorporés, induisent une meilleure absorption, mais sont fréquemment plus irritants.À la suite du lavage des endroits affectés, à l\u2019eau et au savon, ces substances sont fréquemment utilisées durant la nuit.Le patient doit être prévenu de la possibilité d\u2019irritation, en particulier durant les premières semaines.Il doit aussi s\u2019exposer au soleil avec prudence lorsque ces médicaments sont utilisés.La dermatite allergique de contact à ces produits est rare, mais elle doit être reconnue et distinguée d\u2019une simple irritation si elle se produit.Dans certaines formes modérément sévères d\u2019acné inflammatoire associée à de multiples comédons, on peut utiliser, par exemple, le peroxyde de benzoyl la nuit et l\u2019acide de vitamine A le jour, en particulier si l\u2019antibiothérapie systémique est contre-indiquée. PE Teuille volante dermato c) Antibiotiques topiques Trois antibiotiques ont été utilisés particulièrement par voie topique depuis quelques années.Ce sont la tétracycline, l\u2019érythromycine et la clindamycine.Des études à double insue, portant sur ces médicaments, ont souvent été contradictoires.La meclocycline est fréquemment utilisée sous forme de crème 1%.L\u2019érythromycine est utilisée en lotion topique à 1,5% et la clindamycine peut aussi être utilisée dans une base d\u2019alcool généralement a 1 & 2%.Dans les formes modérément sévères d\u2019acné papulo pustuleuse inflammatoire, ces substances peuvent être utilisées parfois avec grand profit.d) Autres préparations topiques Mentionnons que l\u2019acide salicylique, par son action kératolytique, peut encore avoir sa place dans le traitement de l\u2019acné de même le soufre et la résorcine.Certaines de ces substances sont parfois incorporées à des savons.On peut dire que ces substances sont beaucoup moins utilisées depuis que l\u2019on reconnaît l\u2019action nettement supérieure de l\u2019acide de vitamine À et du peroxyde de benzoyl.2.Traitement systémique Dans les formes papuleuses, pustuleuses, nodulaires et kystiques de l\u2019acné, l\u2019utilisation de la tétracycline, depuis maintenant plus de 20 ans, a changé complètement le pronostic quant aux séquelles cicatricielles chez ces patients atteints de formes sévères d\u2019acné.Par ailleurs, il n\u2019en demeure pas moins vrai que les patients atteints d\u2019acné nodulo-kystique sont d\u2019ordinaire excessivement difficiles à contrôler et l\u2019évolution de leur acné est souvent changeante quant à sa sévérité.Bien que certains auteurs européens et américains préconisent des doses de 1 à 2 grammes par jour de tétracycline, il est rare, à mon avis, que ces doses soient nécessaires.Fréquemment, une dose de 500mg par jour de tétracycline hydrochloride réussira à contrôler les formes modérées à sévères d\u2019acné après deux ou trois mois.À ce moment, une dose prolongée de 250mg par jour est souvent suffisante pour maintenir un contrôle adéquat, même durant les mois d\u2019automne et d\u2019hiver.Il répugne à plusieurs d\u2019utiliser la tétracycline pour une période prolongée.Il faut savoir cependant que ce n\u2019est que de cette façon que l\u2019on peut obtenir des résultats avec la tétracycline.Inutile de l\u2019utiliser pour deux à trois mois dans ces cas.Il peut survenir chez la femme, surtout si elle prend des contraceptifs, une vaginite à candida albicans.De même, une irritation gastro-intestinale passagère peut survenir.En gé- 1010 néral, les complications dues à la tétracycline, à faibles doses, ne sont pas fréquentes et sont bénignes.La tétracycline ne devrait pas être utilisée avant l\u2019âge de 15 à 16 ans.Elle est formellement contre-indiquée en grossesse.Dans certains cas, lorsque la tétracycline est contre-indiquée ou inefficace, l\u2019érythromycine, à la dose de 1 gramme par jour, peut-être utilisée.Les troubles digestifs sont plus fréquents.L\u2019on pourrait mentionner que le zinc oral fut préconisé pour le traitement de l\u2019acné.Des études à double insue n\u2019ont pas prouvé son efficacité.Le zinc fut aussi la cause d\u2019hémorragies gastro-intestinales.L\u2019acide rétinoique 13-Cis est actuellement utilisée en recherches cliniques dans certains centres canadiens et américains.Cette substance semble très efficace dans le cas d\u2019acné nodulo-kystique ne répondant pas à la thérapeutique conventionnelle.Il est probable qu\u2019elle induise une fibrose des glandes sébacées.Elle pourrait donc amener une guérison \u201cpermanente\u201d de l\u2019affection.Les études sont encore au stade préliminaire.Ce médicament semble sûrement très prometteur.Les contraceptifs oraux Si les oestrogènes ont une action suppressive de la production de sebum, la portion progestérone ou dérivés des contraceptifs oraux, fréquemment, peut aggraver l\u2019acné chez la femme.En général, on doit rarement s\u2019attendre à des résultats importants par les contraceptifs oraux dans le traitement de l\u2019acné chez la femme.En conclusion, il est à mentionner que l\u2019adolescent qui vient consulter pour son acné est à une période de sa vie où tout devrait contribuer à le rendre heureux et optimiste face à la vie, soit, sa croissance physique, sa maturité biologique, le développement de sa personnalité, le rayonnement qu\u2019il commence à avoir avec ses amis.Il n\u2019est pas toujours nécessaire que l\u2019acné soit terriblement sévère pour que ces adolescents en soient profondément perturbés.Rejet par l\u2019environnement, complexe de culpabilité pour d\u2019innombrables raisons sont seulement quelques conséquences engendrées par ce problème.Il importe donc qu\u2019un dialogue franc, objectif, demandant parfois beaucoup de patience, s\u2019installe dès le début du traitement.On doit enseigner à ces patients que ce problème est de cause hormonale, qu\u2019on peut avoir à le lutter durant quelques années même mais, qu\u2019il peut être maîtrisé.Ainsi il ne sera pas surpris de ne pas être guéri en quelques semaines.Il doit savoir que la diète, règle générale, a peu d\u2019influence sur son acné.De même ce n\u2019est pas parce qu\u2019il \u201csort\u201d trop ou pas assez qu\u2019il est affublé de ce problème.Le meilleur transfert possible doit donc s\u2019installer dès le début du traitement.Encore ici, les rapports patient-médecin sont aussi importants que les pilules! bibliographie 1.La Lettre médicale, avril 1980.2.Shalita A.R.et coll.: Dermatologie, 1979 ; 2 : S1.3.Medical Letter, 1976 ; 18 : 21.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \\ \\ lis ks oz ua ul Al, IS.I pl en th: Jig ADA L.intervention sociale aupres des parents à l\u2019occasion de la mort subite de leur nourrisson.Irena Lukosevicius®\u201d, Pierre Masson\u201d et Aurore Côté\u201d Résumé Le syndrome de la mort subite du nourrisson est relativement fréquent.Les parents de ces enfants subissent un traumatisme émotionnel très grave et sont trop souvent laissés sans aide au moment du drame.L'intervention du médecin et de la travailleuse sociale pratiquée à l\u2019Hôpital Sainte-Justine consiste dans le partage des sentiments qu\u2019éprouvent les parents, dans l\u2019interprétation de la réalité vécue et dans le support pour apprendre à vivre différemment.Contribution de l\u2019Hôpital Ste-Justine de Montréal, département de pédiatrie, section de pédiatrie ambulatoire.1) Travailleuse Sociale, Hôpital Ste-Justine, Montréal.2) Professeur adjoint de pédiatrie, Centre Hospitalier Ste-Justine, Université de Montréal, Montréal.3) Résidente, Hôpital Ste-Justine, Montréal.Tirés à part: Dr Pierre Masson, Hôpital Ste-Justine, 3175 chemin Sainte-Catherine, Montréal, P.Q.H3T 1C5 Article reçu le : 23.11.81 Avis au comité de lecture le : 12.2.82 Acceptation définitive le : 17.2.82 Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 SHR e syndrome de la mort subite du nourrisson a été défini, jusqu\u2019a maintenant, comme étant le déces inattendu d\u2019un nourrisson apparemment sain dont l\u2019autopsie ne donne pas d'explication.Il s\u2019agit de la cause la plus fréquente de mortalité chez les enfants entre les âges de 2 à 5 mois.Elle frappe au rythme de 1 à 3 fois pour 1000 naissances, dès l\u2019âge de 2 à 3 semaines jusqu\u2019à l\u2019âge de | an.Au Canada, les études statistiques sur ce sujet signalent un taux de 2,4 à 3,2 par 1 000 naissances.Au Québec, seulement en 1977, on comptait 49 décès et en 1978, 57 décès sous la rubrique mort subite chez les moins de | an°.En 1971, aux Etats-Unis, la National Institute of Child Health and Human Developement (NICHD) a lancé un programme de recherche pour que soit explorées les causes et la prévention possible de ce syndrome.Des efforts considérables ont été déployés depuis les dix dernières années et des connaissances très utiles commencent à apparaître.Cependant, au moment présent, il n\u2019y a pas de test de dépistage fidèle nous permettant de prédire avec une certitude quelconque quel enfant sera atteint\u201c.Si, auparavant, les centres hospitaliers étaient peu exposés à constater ce syndrome,actuellement il y a de plus en plus de parents qui se précipitent dans les salles d\u2019urgence PES RE fn Ro FRA ERR 1 pi THER re dans le but de faire réanimer l\u2019enfant qu\u2019ils viennent de trouver sans vie dans son lit.De 1976 à 1980, 9 nourrissons atteints, dont 6 garçons et 3 filles, ont été apportés à la salle d\u2019urgence de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.Leurs âges variaient de 5 semaines à 7 mois ; aucun ne put être réanimé.L'impact d\u2019une telle catastrophe sur les parents est toujours très lourd.H est obligatoire dans cette situation de traiter les parents avec la plus grande humanité en les aidant à traverser cette période extrêmement pénible.Il incombe au médecin, à qui on présente l\u2019enfant, de tenter une réanimation s\u2019il croit à une chance de réussite.Cependant, si le décès est constaté, le protocole de l\u2019urgence à l\u2019Hôpital Sainte-Justine, pour ce genre de situation, prévoit la consultation au Service social.Un représentant sera dépêché sur les lieux et sera présent lorsque le médecin annoncera le décès aux parents.Une autopsie doit être demandée en assurant les parents que le résultat leur sera communiqué dans les plus brefs délais.Cette autopsie permettra d\u2019éliminer une cause décelable telle une méningite, une pneumonie, une malformation ou une infection foudroyante.Dans cet article, nous désirons résumer la première phase d\u2019intervention sociale qui se situe dans les cadres 1011 Mt de l\u2019urgence et dans une situation de crise grave.Evidemment.même si les techniques de base sont respectées.l\u2019approche doit être adaptée à cette situation très pénible.chargée émotive- ment.Le premier contact avec les parents se fait à partir du mode d'expression de leur chagrin, leur hostilité.leurs doutes, leur incrédulité et même leur révolte.Le lien s'établit par une présence exprimant notre disponibilité.notre compréhension, et si possible.notre aide.Kubler-Ross® a très bien identifié les étapes du deuil et la connaissance intégrée de ces phases de deuil ajoute à la valeur de notre présence à ce moment.Ces réactions décrites par Kubler-Ross s'appliquent au patient mais aussi à la famille et plus particulièrement au père et à la mère du nourrisson qui meurt subitement.Il serait bon de rappeler ici ces étapes : Première étape le refus et l\u2019isolement On sait que généralement le deuil commence au moment où l'on apprend le diagnostic d\u2019une maladie fatale.Le malade pense : \u201cnon, pas moi : ça ne se peut pas\u201d, etc.Cette négation première est aussi vraie pour le malade que pour les membres de sa famille.Souvent, on veut consulter d'autres médecins et d\u2019autres spécialistes.On peut aller vers les guérisseurs.tellement le refus de cette réalité est profond.Deuxième étape irritation \u201cPourquoi moi ?Pourquoi on m'a fait ça ?c\u2019est une injustice !\u2026\u201d et on cherche le coupable.On se demande si ce qui arrive aurait pu être évité et ce qu\u2019on aurait pu faire de plus.Troisième étape le marchandage Cette étape est moins bien connue, mais elle soulage le malade ou sa famille pour de courtes périodes.Le marchandage est en réalité une tentative afin de retarder les événe- ments.Le malade accepte une intervention, une souffrance avec l\u2019espoir qu\u2019il participera à un événement précis et important, par exemple : première communion, mariage d\u2019un enfant, un dernier Noël, dernières vacances avec toute la famille, etc.Quatrième étape la dépression Cette étape se vit en deux temps.On identifie les dépressions réactionnelles aux événements vécus : perte d\u2019un membre, d\u2019un organe, d\u2019un emploi, d\u2019une situation professionnelle.Et Kubler-Ross insiste beaucoup sur le chagrin intérieur qu'on doit affronter pour se séparer définitivement de ce monde.Cinquième étape l\u2019acceptation C\u2019est l\u2019étape pendant laquelle le malade n\u2019est ni déprimé, ni irrité par son destin.Le malade parvient à accepter l\u2019inévitable à la condition d\u2019avoir traversé les autres étapes préalables pendant lesquelles 1l a pu exprimer ses sentiments d\u2019envie envers ceux qui sont en bonne santé et qui n\u2019ont pas à affronter la mort.L\u2019acceptation n\u2019est pourtant pas une période heureuse.Kubler-Ross la caractérise comme un quasi viol des sentiments.C\u2019est comme si la douleur avait cessé, la lutte est passée et une phase nouvelle débute.Il n\u2019est pas inopportun de citer cette théorie en abordant le phénomène des décès subits chez les nourrissons.Les parents d\u2019un bébé mort subitement doivent vivre toutes ces étapes à la fois sans aucune préparation.De plus, les conditions de cette expérience ajoutent à leur désarroi : salle d\u2019urgence d\u2019un hôpital, équipe de professionnels de la santé totalement inconnue avec laquelle ils n\u2019ont aucun lien.Ces gens leur apparaissent bien impuissants face à la tragédie qu\u2019ils vivent : ils sont dans l'impossibilité de leur fournir une explication valable.En effet.le syndrome de la mort subite chez les nourrissons, ne s\u2019explique pas.Les parents dans cette situation.ne peuvent le comprendre et encore moins l\u2019accepter.Comment ces étapes décrites précédemment sont-elles vécues au moment de la mort subite d\u2019un bébé D\u2019habitude.lorsque les parents arrivent avec un enfant inconscient, ils savent déjà que c'est grave.ils ont déjà pratiqué les premiers soins de réanimation, soit par leurs propres moyens, soit en faisant appel à la police.Lorsque le médecin annonce le décès, on est en face des réactions de peine.d'effondrement : c\u2019est là que les sentiments de refus.d'irritation, de reproche, de culpabilité sont exprimés.que ce soit sous la forme de pleurs.de cris, de lamentations, ou sous forme de questions précises sur des événements vécus dernièrement : pédiatre vu la veille, médicaments, alimentation.pleurs.régime de vie, la façon de coucher le bébé.etc.Il est très important d\u2019être attentif et de répondre adéquatement.Ensuite les parents veulent voir l'enfant : la mère le demande et souvent le père répond \u201cnon\u201d avant que le médecin puisse parler.Fréquemment.le père entre le premier pour voir son bébé.I] désire protéger sa femme en retardant le moment de l'épreuve.On remarque une réaction analogue lorsqu'il s'agit du diagnostic d'une maladie grave.soit le refus de communiquer immédiatement la nouvelle.Là commence la phase de peine et de chagrin vécue d\u2019une façon très concrète selon les valeurs culturelles des parents.Exemples : une mère berce le bébé dans ses bras et lui exprime ses sentiments ; elle fait embrasser le bébé par son frère aîné, elle l'embrasse et lui dit tout ce qu\u2019elle ne pourra plus faire pour lui.Une autre mère crie.pleure.se lamente.veut aller voir le bébé le plut tôt.Une fois rendue.elle reste figée, incapable de le toucher.c\u2019est à peine si elle touche la main ou le front du bébé.Parfois.le père retourne seul et s'effondre en pleurs et en caresses.À l\u2019occasion une mère tente de se sauver avec le cadavre du bébé.Il existe autant de réactions différentes face à un décès qu\u2019il y a de personnes.Il est clair qu\u2019il s\u2019agit toujours d\u2019un événement tragique qui provoque une situation de crise.Il est important que le vécu de ce moment soit le moins traumatisant possible pour les parents, le couple, les autres membres de la famille.Qu'est-ce que le Service social fait devant ces cas ?Ces parents ont-ils toujours besoin d'aide ?Quelle est la façon d\u2019intervenir dans une situation de crise ?On procède par : © l'évaluation de ou des individus et du problème ® la planification de l'intervention © l'intervention © la résolution de la crise L'UNION MÉDICALE DU CANADA he de \u2018façon ult 6 rey has Jan pourra di vor le lk her.noule joué on mek he.cons fk is ip ii 71301 urs bes ce parents Que ul 0h L'objectif de l\u2019intervention en situation de crise a pour but d\u2019aider à résoudre la tension immédiate et vise la restauration de l\u2019individu ou de la famille à un niveau de fonctionnement semblable ou supérieur à ce qui était vécu avant le drame\u201c.Lors du décès subit d\u2019un nourrisson, on intervient au moment même de la crise et on tient compte du présent et du vécu immédiat.L'évaluation initiale se fait à partir des réactions de peine, de chagrin, de choc, telles que décrites précédemment.La planification de l\u2019intervention est également basée sur le présent concret : © l'interprétation des causes du décès ® l\u2019autorisation pour l\u2019autopsie ® les démarches administratives © les funérailles et tout ce que cela comporte ® la découverte et la mobilisation des personnes ressources dans le milieu familial et social pour le vécu immédiat.Selon \u201cTask Oriented intervention\u201d formulé par Reid Epstein,\u2019 voici comment il est suggéré de procéder.Dès le début, nous devons expliquer la raison de notre présence : Ce n\u2019est pas un secret, qu\u2019aujourd\u2019hui, pour beaucoup de gens, le Service social est synonyme de bien-être social.Nous décrivons la situation problème et verbalisons la crise vécue ; nous justifions ainsi notre rôle et notre présence.Tout au long de ce vécu pénible, très chargé émotionnellement, il y a lieu d\u2019interpréter ce qui se passe, ce que chacun est en train de faire ou de vivre.Nous insistons sur une plus grande compréhension de la réalité, nous offrons le support et l\u2019encouragement appropriés.Par la suite, nous travaillons avec les parents pour les aider à passer à travers ce bouleversement, leur apprendre à vivre différemment avec toutes les difficultés que cela implique parce qu\u2019il nous semble qu'il est impossible d\u2019accepter quelque chose d\u2019extrêmement pénible qu\u2019on n\u2019a pas choisi.Ordinairement, après la première rencontre les parents sont dirigés vers l\u2019admission pour les démarches administratives : signature pour autorisation d\u2019autopsie, arrangement avec le salon funéraire, etc.De retour à la maison, les parents se préparent aux funérailles.La séparation devient de plus en plus évidente, c\u2019est le début du deuil réel.Tome 111 \u2014 NOVEMBRE 1982 oy ACE HA SRG ant RE HIRE À la deuxième rencontre, le médecin, qui a annoncé le décès, inter- prete les résultats d\u2019autopsie en présence de la travailleuse sociale.A ce moment, nous revoyons les mêmes faits, mais d\u2019une façon différente.Deux ou trois semaines se sont écoulées depuis le décès.C\u2019est l\u2019occasion où nous pouvons commencer à aider les parents à acquérir une compréhension de la crise.Souvent à ce moment nous aidons à extérioriser les sentiments actuels d\u2019une façon plus consciente, sentiments de culpabilité, de révolte, de refus d\u2019assumer le deuil, etc.Par cette intervention, nous cherchons à réduire la tension en procurant aux parents la possibilité de verbaliser, d\u2019extérioriser et de reconnaître leurs sentiments.Exploration des mécanismes d\u2019adaptation Au cours des interventions suivantes nous découvrons avec les parents les moyens utilisés pour faire face à leur désarroi.Par exemple.un membre de la famille peut jouer un role de support moral ou encore la mere commence un travail a 'extérieur de son domicile ou autres.Réintégration dans la société Dans chaque deuil, il y a des moments et des périodes d'isolement.I} est important d\u2019aider les gens à trouver les moyens, les possibilités pour combler le vide et à vivre des expériences qui peuvent leur apporter du soutien et des gratifications.Engel* souligne que le deuil et le chagrin sont efficacement terminés, lorsqu\u2019il y a capacité de se souvenir complètement et de façon réaliste des plaisirs et désappointements de la relation perdue, de chercher à parler des faits, des réalités heureuses et moins heureuses vécus avec le bébé et les autres membres de la famille.Souvent à l\u2019entrevue d'interprétation des résultats de l\u2019autopsie, les parents posent à l\u2019équipe les questions suivantes : doit- on avoir un autre enfant, y a-t-il un danger ?peut-on prévenir un décès semblable ?etc.Ce sont toutes des questions et des préoccupations réelles auxquelles on ne peut répondre par un oui Ou par un non.Ce qui est important, c\u2019est que la décision d\u2019avoir un autre enfant ne doit pas être prise dans le but de remplacer celui qui est mort.Cette décision ne devrait pas se prendre avant que le processus de deuil soit complété.Cependant, si une nouvelle grossesse débute, même dans les meilleures conditions, il y aura probablement des sentiments d\u2019inquiétude et d\u2019anxiété pendant la grossesse et jusqu'au moment où le bébé aura dépassé l'âge de l\u2019enfant décédé.Ces appréhensions pourraient.par exemple, conduire les parents à demander inutilement l\u2019hospitalisation de cet enfant.Pour terminer, nous voulons insister sur le fait que l\u2019aide ou l\u2019intervention, pendant la première phase.ne se traduit pas par des conseils ou des directives.En effet, la plupart des gens dans ces situations là, n\u2019ont pas besoin de conseils et ne peuvent pas les supporter.Ils ont plutôt besoin d\u2019une présence humaine qui parvient à établir une relation significative.En général, l\u2019aide professionnelle initiale se termine avec l\u2019entrevue de l\u2019interprétation de l\u2019autopsie.Mais, 1l arrive parfois que certains ressentent le besoin de s\u2019orienter vers une thérapie additionnelle.En résumé, l\u2019aide la plus efficace consiste dans le partage des sentiments afin de permettre aux parents d\u2019assumer jusqu\u2019au bout leur épreuve.Nous venons de décrire le mode d\u2019intervention pratiqué à la salle d\u2019urgence de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Cette approche auprès des parents a eu lieu dans 9 cas de mort subite du nourrisson.Nous n\u2019avons pas de recul suffisant pour nous permettre de répondre à plusieurs questions que nous posons.Est-ce que ces parents en rétrospective auront le sentiment d\u2019avoir été vraiment aidés ?Est-ce que, comparé à un groupe-témoin n\u2019ayant pas bénéficié de cette approche, ces gens auront traversé plus rapidement les différentes phases du deuil ?Est-ce que ces personnes s\u2019en tirent moins traumatisées ou avec moins de séquelles d\u2019ordre psychologique ?Nous avons l\u2019impression, au contact de ces parents, que notre présence fut un réconfort.Cependant il y a place ici pour explorer davantage et nos efforts dans le futur devront répondre à ces questions. Ta ef g e ee e (cimétidine) CLASSE PHARMACOLOGIQUE Antagoniste du récepteur H, de l'histamine ACTION La cimétidine inhibe de façon compétitive l'action de l'histamine au niveau du récepteur H, Elle inhibe, nuit et jour, la sécrétion basale d'acide gastrique ainsi que la sécrétion d'acide gastrique stimulée par les aliments, l'histamimne, la pen- tagastrine, la caféine et l'insuline.Par suite de la diminution du suc gastrique, elle réduit la sécrétion totale de pepsine.Le médicament n'a pas d'effet sur le rythme d'évacuation gastrique ni sur la pression du sphincter oesophagien inférieur.INDICATIONS Uicère duodénal et prévention des récidives d'ulcére duodénal; eulcère gastrique non malin; e reflux gastro-oesophagien, hémorragie digestive haute; *hypersécrétion liée au syndrome de Zollinger- Ellison, mastocytose diffuse et adénomes endocriniens multiples; prévention de l'ulcère de stress; prévention de la pneumonie de déglutition.CONTRE-INDICATIONS Il n'existe aucune contre-indication connue.PRÉCAUTIONS ) Etats gravidiques, allaitement : Les antécédents cliniques chez la femme enceinte sont limités.Des études animales n'ont révélé aucune altération de la fertilité ni aucun effet délétère sur le foetus.\u2018Tagamet\u2019 traverse la barriére placentaire.II est également sécrété dans le lait maternel.On doit mettre en balance les effets salutaires prévus et les risques potentiels.'Tagamet' a été utilisé lors d'essais cliniques sur la prévention de la pneumonie de déglutition chez les femmes subissant une césarienne ou un accouchement par voie basse sans atteinte au foetus.Enfants : Dans un nombre restreint de cas, on a administré, en prises fractionnées, 20 à 40 mg/kg/jour, par voie orale ou intraveineuse.On doit mettre en balance les effets salutaires prévus et les risques potentiels.Troubles de la fonction rénale : Les personnes souffrant d'un trouble rénal fonctionnel doivent recevoir une posologie plus faible.(Voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION.) Interactions médicamenteuses : \u2018Tagamet' peut réduire le métabolisme hépatique des anticoagulants du type warfarine, de la phénytoïne, du propranolol, du chlordiazépoxyde, du diazépam et de la théophylline.Ce phénomène en augmente donc les taux sanguins.On ne remarque pas cet effet avec les benzodiazépines qui sont métabolisées par des voies autres que le système hépatique.On a signalé des effets contraires significatifs avec des anticoagulants du type war- farine et l'on conseille donc de surveiller attentivement le temps de prothrombine et de rectifier la posologie d'anticoagulant si nécessaire.Ulcère gastrique : La réaction symptomatique à \u2018Tagamet\u2019 n'élimine pas l'existence possible d'un cancer gastrique.Injection intraveineuse rapide : On a signalé certains cas, rares, d'arythmies cardiaques et d'hypotension à la suite de l'administration rapide de \u2018Tagamet\u2019 injectable en embole intraveineux.(Voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION) RÉACTIONS INDÉSIRABLES On a observé chez un petit nombre de malades de la diarrhée légère et transitoire, de la fatigue, des étourdissements et des éruptions.On a signalé chez de rares malades, l'apparition d'une gynécomastie légère et réversible lors d\u2019un traitement prolongé.On a également signalé chez quelques malades une diminution de la formule leucocytaire (y compris l'agranulocytose), throm- bocytopénie, anémie aplastique, des cas confusionnels réversibles, surtout chez les malades âgés ou les grands malades, comme ceux qui souffrent d'insuffisance rénale ou de psychose organique: fièvre, hépatite, néphrite interstitielle, pancréatite, de légères augmentations de la créatinine plasmatique et des transaminases du sérum.SURDOSAGE Aucun effet indésirable n'a été observé dans les cas où les sujets avaient absorbé jusqu'à 20 g.Le rétablissement s'effectua sans incidents.Traitement : Vomissements ou lavage gastrique, surveillance clinique et mesures de soutien.La respiration assistée peut être utile.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION - ADULTES (Les expériences chez l'enfant sont limitées.Voir PRECAUTIONS.) Lors des études cliniques, \u2018Tagamet' a été utilisé, en prises fractionnées, à des posologies allant jusqu\u2019à 2 400 mg par jour.ULCÈRE DUODÉNAL ÉVOLUTIF, ULCÈRE GASTRIQUE NON MALIN, REFLUX GASTRO- OESOPHAGIEN 600 mg deux fois par jour (au déjeuner et au coucher) ou 300 mg quatre fois par jour (aux repas et au coucher).En cas d'ulcère duodénal, il faut 1014 maintenir le traitement pendant 4 semaines au moins, en cas d'ulcère gastrique, pendant 6 semaines au moins et en cas de reflux gastro- oesophagien, pendant 8 à 12 semaines.Prévention des récidives d'uicère duodénal : 400 mg au coucher ou 300 mg deux fois par jour, au déjeuner et au coucher.Ce traitement doit être maintenu pendant 6 à 12 mois.HÉMORRAGIE DIGESTIVE HAUTE Chez les malades dont le trouble revêt une telle ampleur que les transfusions sont nécessaires, \u2018Tagamet\u2019 doit être administré par voie parentérale, de préférence en injection intraveineuse ou en perfusion intraveineuse intermittente, jusqu'à 48 heures après l'arrêt de l'hémorragie.À ce moment, on peut prescrire l'administration orale du médicament.Administration orale : 600 mg deux fois par jour (au petit déjeuner et au coucher) ou 300 mg toutes les 6 heures.Injection intramusculaire : heures.Injection intraveineuse : 300 mg toutes les 6 heures.Diluer \u2018Tagamet\u2019 dans du soluté de chlorure de sodium à 0,9 % (ou autre soluté i.v.compatible) pour obtenir un volume total de 20 mL, puis injecter lentement en prenant au moins 2 minutes.Ce mode d'administration n'est pas recommandé en cas de maladie cardiovasculaire.Perfusion intraveineuse intermittente : 300 mg toutes les 6 heures.Diluer \u2018Tagamet' dans 100 mL de soluté de dextrose à 5 % (ou autre soluté i.v.compatible) et perfuser pendant 15 à 20 minutes.S'il est nécessaire d'accroître la posologie, l'accroissement doit se faire par des administrations plus fréquentes de doses de 300 mg mais la posologie quotidienne ne doit pas dépasser 2 400 ma.PATHOLOGIE DE L'HYPERSÉCRÉTION (Syndrome de Zollinger-Ellison, par exemple) 300 mg quatre fois par jour, aux repas et au coucher.Il peut être nécessaire d'administrer des doses plus élevées ou plus fréquentes pour maîtriser les symptômes.Si l'administration intraveineuse est nécessaire, la posologie est la même que pour L'HEMORRAGIE DIGESTIVE HAUTE.PRÉVENTION DE L'ULCÈRE DE STRESS 300 mg par voie intraveineuse toutes les 6 heures, ou plus souvent pour maintenir un pH gastrique supérieur à 4.(Voir détails sur l'administration intraveineuse ci-dessus.) PRÉVENTION DE LA PNEUMONIE DE DÉGLUTITION En cas d'interventions d'urgence : 300 mg par voie im.une heure avant l'induction de l'anesthésie et 300 mg i.m.ou i.v.toutes les 4 heures jusqu'à ce que le sujet réponde aux instructions verbales.En cas d'interventions à froid : administrer la même posologie que ci-dessus mais on peut administrer 300 mg par voie orale la veille de l'intervention.Voir les détails sur l'administration intraveineuse dans la rubrique sur L'HÉMORRAGIE DIGESTIVE HAUTE.MODIFICATION POSOLOGIQUE POUR LES MALADES ATTEINTS DE TROUBLES RÉNAUX FONCTIONNELS 300 mg toutes les 12 heures par voie orale ou intraveineuse.Si l'état du malade l'exige, l'administration peut être effectuée toutes les 8 heures ou même plus fréquemment en prenant certaines précautions.Dans le cas d'insuffisance rénale grave, l'on utilisera la fréquence d'administration la plus basse compatible avec une bonne réponse thérapeutique.En présence d'une atteinte hépatique, 1 peut être nécessaire de réduire davantage la posologie.Hémodialyse : Une seule hémodialyse de 4 heures entraîne l'épuration de plus de 80 % d'une dose i.v.de 300 mg.Dans la mesure du possible, il faut modifier le programme posologique pour que l'administration de l'une des doses coïncide avec la fin de l'hémodialyse.Dialyse péritonéale : Elle ne semble pas éliminer de grandes quantités de 'Tagamet'.STABILITÉ DE LA FORME INJECTABLE \"Tagamet'injectable est stable pendant 48 heures à la température ambiante lorsqu'on l'ajoute à la plupart des solutés intraveineux.\u2018Tagamet\u2019 injectable ne doit pas être réfrigéré.PRÉSENTATION Comprimés de 200, 300, 400 et 600 mg de cimétidine.Liquide : 5 mL du liquide renferment du chlorhydrate de cimétidine équivalant à 300 mg de cimétidine (alcool : 2,85 % v/v).Injectable : 2 mL de la solution renferment du chlorhydrate de cimétidine équivalant à 300 mg de cimétidine.Les médecins et pharmaciens peuvent recevoir la monographie sur demande.PAAB SK&F ch une société Smuthi
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