La presse, 28 février 1991, B. Informations nationales
[" Informations nationales TEX inc.® -rrr- SPÉCIAL PORTATIF PT500 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 >.V BUREAU: 967-9770 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 FÉVRIER 1991 Chrétien de retour dans deux semaines Presse Canadienne OTTAWA Le leader des libéraux aux Communes, Mme Sheila Copps, a annoncé hier que le chef de l'opposition, M.Jean Chrétien, sera de retour au travail dans dçux semaines.Lundi, M.Chrétien a subi l'ablation d'un nodule bénin, au Centre médical de la Défense nationale.«Jl se trouve encore aux soins intensifs, a signalé Mme Copps, et il lui est interdit de régarder la télévision ou de lire les journaux.Mais il veut tout savoir sur le budget (du ministre Michael Wilson ).» Mme Copps a ajouté: «Tout le monde est rassuré, parce que tous les tests sont très bons et il n'y a aucun signe de cancer».Le major Gregory Fores-tell, porte-parole du l'hôpital, a signalé pour sa part que M.Chrétien se rétablissait «comme prévu».Il obtiendra probablement son congé au cours du week-end ou au début de la semaine prochaine.Les libéraux de Chrétien se rapprochent du Bloc MARIO FONTAINE Le Bloc québécois continue de mener dans les intentions de vote au Québec, même si les libéraux de Jean Chrétien tendent à resserrer la marge.Néo-démocrates et conservateurs ferment quant à eux la marche, loin derrière.C'est ce qu'indiquent deux sondages réalisés ce mois-ci pour le compte de La Presse par les maisons CROP et Environics.Des sondages qui confirment l'avance des troupes de Lucien Bouchard dans la province, lesquelles ont décide la semaine dernière de se constituer en parti politique en bonne et due forme.Administré auprès de 1022 Québécois entre le 15 et le 18 février, le sondage CROP-Ia Presse-TVA révèle que si des élections fédérales avaient eu lieu à ce moment-là.35 p.cent des Québécois auraient appuyé un candidat du Bloc québécois, une perte de deux points par rapport au sondage de décembre.32 p.cent auraient voté pour le Parti libéral du Canada, en progression de deux p.cent sur décembre.Le Nouveau Parti démocratique reçoit l'appui de 17 p.cent des électeurs décidés, tandis que les conservateurs doivent se contenter d'un maigre 15 p.cent.Un répondant sur cinq s'est dit indécis, a refusé de répondre ou a affirmé qu'il ne voterait pas.On constate dans ce sondage précis à trois points près, 19 fois Québec cherche un front commun contre le projet de loi fédéral sur la santé GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le Québec tentera, aujourd'hui et demain, de former un front commun des provinces pour amener Ottawa à renoncer à son projet d'adopter' une loi lui permettant de forcer les provin-.ces à respecter, les normes de la Loi canadienne sur la santé, sous la menace d'une réduction de ses transferts d'argent dans d'autres secteurs que la santé.C'est ce qu'a fait savoir le ministre de la Santé et des services sociaux.Marc-Yvan Côté, hier, en disant que le Québec allait prendre l'initiative de cette démarche.Il a parlé de réunions prochaines des ministres de la Santé des provinces de même que des ministres des Finances.Le projet de loi annoncé par Michael Wilson, dans son discours sur le budget, inquiète les provinces qui seraient intéressés par l'imposition d'un ticket modérateur aux usagers des services de santé, pour compenser pour la réduction sensible des transferts d'argent dans le domaine de la santé et des services sociaux.On n'attend plus grand chose en 1997 de ces transferts dans le secteur de la santé, et Ottawa ne pourrait donc plus se montrer convaincant en menaçant les provinces de se retirer davantage des coûts financiers.Il voudrait donc pouvoir forcer les provinces à respecter les normes de sa loi canadienne sur la santé, en les menaçant de réduire leurs revenus d'autant, dans d'autres secteurs, comme l'éducation par exemple.Ces cinq principes sont: l'universalité, la gratuité, l'accessibilité, le caractère public de l'administration du régime ( ne peut pas être privatisé), et la transférabilité (accès aux soins gratuits dans une autre province).Le Québec veut-il en arriver à l'imposition d'un ticket modérateur?Il se peut qu'il n'ait éventuellement pas le choix de faire autrement.La mesure ne déplairait pas au ministre Côté, qui cherche désespérément de nouvelles sources de revenus pour compenser un manque à gagner de 1,123 milliard dans la seule année 1991-92,.auquel il faut désormais ajouter 272 millions pour les trois prochaines années, en raison des réductions successives des transferts fédéraux.Mais le premier ministre Robert Bourassa s'y est toujours opposé.Entre-temps, le gouvernement du Québec ne peut plus comprimer les crédits d'autres ministères pour permettre au ministère de la Santé et des services sociaux d'échapper aux conséquences négatives du budget fédéral.Les services de la santé et services sociaux vont donc ccoper sérieusement, et certains programmes pourraient en être affectés a plus ou moins longue échéance, a indiqué hier le ministre Mari-Yvan Côté, sans toutefois apporter qlus de précision^ 57/ y emit des élections fédérales aujourd'hui au Québec, pour quel parti, parmi les suivants, voteriez-vous?\tParti conservateur\tParti libéral\tNPO\tBlcc québécois\tAutres partis 15-18 février 1991\t15\t32\t17\t35\t2 13-16 décembre 1990\t14\t30\t18\t37\t2 18-22 octobre 1990\t16\t26\t23\t32\t4 13-18 juin 1990\t.;9\t4D\t23\t-\t7 16-21 mars 1990\t28\t50\t18\t-\t5 Élection 21 nov.1988\t53\t30\t14\t-\t3 sur 20.que le Bloc québécois bénéficie d'une confortable avance sur les libéraux en dehors de la région de Montréal et chez les francophones.Dans la région de Québec, par exemple, le Bloc devance largement le PLC par 43 p.cent à 26 p.cent.L'écart est moins prononcé ailleurs en province, le Bloc recevant 36 p.cent des intentions de vote contre 31 p.cent pour la formation de M.Chrétien.Celui-ci a en revanche une dure côte à remonter chez les francophones, où qu'ils habitent au Québec.Les troupes de Lucien Bouchard recueillent en effet 41 p.cent des intentions de vote de ce groupe.Seulement 26 p.cent des francophones appuient M.Chrétien.Les hommes, les électeurs entre 35 et 54 ans.les personnes les plus scolarisées, la population active et socio-économi- que ment aisée appuient davantage le Bloc québécois.Le Parti libéral devance à l'oppose le Bloc dans l'électorat féminin, chez les électeurs de 55 ans et plus, chez les moins scolarisés et dans les ménages dont le revenu est inférieur à 20 000$.À noter que les 18-54 ans \u2014 dont beaucoup ne se souviennent pas de (V.Chrétien comme ministre de Pierre EUiott-Trudeau \u2014 appuient à peu près également les deux formations.C'est essentiellement chez les non-francophones (64 p.cent) que le Parti libéral trouve ses appuis.Ceux-ci sont largement concentrés dans la région métropolitaine, où les deux formations se retrouvent nez à nez (PLC: 34 p.cent.Bloc: 33 p.cent).On constate aussi que l'écart n'est plus aujourd'hui que de trois points entre les deux partis rivaux, contre sept en décembre dernier.Les conservateurs de Brian Mulroney continuent quant à eux de croupir à la queue du classement.Sans doute parce que deux Québécois sur trois (67 p.cent) se déclarent peu ou pas satisfaits du présent gouvernement fédéral.On verra au prochain sondage si l'effet positif de la guerre du Golfe compensera les pertes que devrait entraîner le budget Wilson, du fait de son importante ponction auprès des fumeurs et des cotisants à l'assurance-chômage.Environics confirme La firme torontoise Environics a elle aussi sondé les Canadiens quant à leurs intentions de vote, à la demande de La Presse.Son échantillon au Québec n'étant que de 398 personnes, sa marge d'erreur est de deux points plus élevée que celle de CROP.Les résultats des deux sondages se ressemblent toutefois beaucoup.Le Bloc québécois maintient également son avance dans les intentions de vote chez Environics, alors que 36 p.cent des répondants lui accordent leur confiance.Une baisse d'un point par rapport à novembre.Les libéraux gagnent quant à eux deux points, pour atteindre le plateau des 30 p.cent.Les conservateurs de Brian Mulroney gagnent trois points à 18 p.cent tandis que les néo-démocrates ferment ici la marche ( 14 p.cent), en baisse de quatre points.Ces résultats diffèrent sensiblement de ceux du dernier Gallup, Tant et aussi longtemps qu'il a pu.le gouvernement Bourassa a voulu éviter d'hypothéquer les services de santé, pour lesquels le ministère dispose, en 1990-91, d'un budget de 8.5 milliards, imposant plutôt des compressions budgétaires plus contraignantes dans d'autres secteurs: les transports, les affaires municipales et l'éducation notamment.« Mais le gouvernement du Québec ne peut plus faire ça», a admis le ministre de la Santé et des services sociaux, précisant que les autres ministères «sont rendus à l'os», en raison des sacrifices qui leur ont été imposés pour réduire au maximum les dépenses de l'État.Ce fardeau additionnel de 272 millions va signifier «des choix très douloureux pour le gouvernement du Québec et pour le ministère de la Santé et des services sociaux», a indiqué le ministre Côté, hier, en qualifiant le budget fédéral d'«exemple parfait d'incohérence, d'inconscience et d'incompétence».La réforme n'est pas menacée Peu loquace quant aux précisions, M.Côté a néanmoins indiqué qu'il faudra «s'interroger carrément sur le maintien des programmes et des services dispensés de manière globale».«Le gouvernement et le ministère auront à faire des choix très douloureux», a-t-il répété, affirmant toutefois que la réforme des services de santé et des services sociaux à laquelle il travaille depuis qu'on lui a confié ce ministère n'était pas en danger.«D'autres choix seront remis en question avant.Il n'est pas question de reculer quant à la réforme des services de santé», a-t-il assuré, laissant entendre qu'il aurait recours, entre autres, à une realocation de ses enveloppes budgétaires.Marc-Yvan Côté s'en est également pris au premier ministre canadien, en déclarant que Brian Mulroney avait eu tort, récemment à Toronto, «de dire que la santé ne devrait pas relever uniquement des provinces».«On ne peut tenir un discours comme il a tenu à Toronto, et en même temps couper les ressources dans le domaine de la santé.Il faut que votre action sur le plan financier soit conséquente avec vos propos», a dit M.Côté, pour qui le budget Wilson va alimenter bien des débats au congrès libéral de mars.«C'est un exemple qui va illustrer certaines revendications du rapport Allaire.Tout cela justifie une reforme majeure.Les structures doubles, les citoyens du Québec et du Canada n'ont plus les moyens de se les payer», n-t*il conclu.Bourassa optera pour une augmentation du déficit CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le gouvernement Bourassa continue de résister à la tentation d'augmenter les impôts des contribuables, malgré le nouveau coup de pied que le gouvernement fédéral vient de lui administrer avec un budget qui réduira ses revenus de 752 millions en trois ans.Tout indique en effet que le premier ministre choisira de recourir à des emprunts et de laisser le deficit à deux milliards ou peut-être un peu plus, du moins pour l'exercice 1991-92, dont le président du Conseil du trésor fera connaître les crédits a la fin de mars, lesquels seront suivis, fin avril ou début de mai.par le budget du ministre des Finances.Gérard D.Leves-que.C'est ce qu'on a donné à entendre à La Presse, hier, dans l'entourage de Robert Bourassa.L'impact du budget Wilson se traduira par un manque à gagner de 150 millions, dans le prochain budget du Québec, selon Claude Seguin, sous-ministre au cabinet de M.Levesque.Pour les deux années suivantes, les effets négatifs sont évalués à 273 et à 316 millions.Robert Bourassa a indiqué à son entourage que le fardeau fiscal des contribuables ne pouvait être augmenté davantage, et le président du Conseil du trésor.Daniel lohnson.a donné des directives dans le même sens aux fonctionnaires qui préparent les crédits qui seront déposés en mars.Le gouvernement ne pourra Le budget de Michael Wilson réduira les revenus du Québec de 732 millions en trois ans.IASESPHOTO PC obtenir grand chose en comprimant davantage ses dépenses, puisque tous les ministères viennent déjà de se livrer à un exercice de cette nature pour permettre une augmentation des dépenses qui ne dépassera pas deux milliards, alors que les besoins avant cette dernière révision auraient nécessité un milliard de plus, soit une augmentation de trois milliards.Le budget du gouvernement.qui atteint 35 milliards en 1990-91, ne devrait donc pas dépasser de beaucoup les 37 milliards, pour le prochain exercice.Peu chaud à l'idée de faire jouer le déficit à la hausse, le premier ministre Bourassa a néanmoins dû consentir à le laisser atteindre un milliard 980 millions en 1990-91, alors qu'on avait anticipé un déficit de 1 milliard 750 millions.En période de récession économique, il n'y a guère d'autre marge que de laisser augmenter le déficit quelque peu, en tenant compte que le ministre des Finances a certainement prévu un peu de jeu pour contrer une portion des effets négatifs prévisibles du budget fédéral.La hausse des cotisations d'assurance-chômage, pour 1991-92.occasionnera, selon le sous-ministre Seguin, des coûts de 58 millions supplémentaires au gouvernement du Québec, qui emploie quelque 400 000 personnes, ce à quoi i! faut ajouter 42 millions en déduction d'impôt, pour une perte totale de 89 millions.Le gel du financement des programmes é-tablis (transfert aux provinces) se chiffre par 6 millions.Ce qui porte à 153 millions l'impact direct et indirect du budget fédéral sur les finances du Québec en 1991-92.Cet impact fatteint 273 millions en 1992-93 et 316 millions l'année suivante, pour un total de 732 millions.Bouchard voit dans le budget des arguments pour les souverainistes PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA Le budget fédéral dépose mardi procure des arguments à ceux qui veulent promouvoir la souveraineté du Québec, affirme le chef du Bloc québécois.Malgré le fait qu'Ottawa ait profité du discours sur le budget pour signifier son intention de négocier un nouveau partage des pouvoirs, Lucien Bouchard soutient que les mesures fiscales retenues par le gouvernement conservateur «donnent un mauvais pré-sage du fédéralisme renouvelé que l'on nous promet».Le chef du Bloc a fortement critiqué hier la decision du gouvernement fédéral de sabrer les transferts aux provinces tout en menaçant celles-ci de recourir a des mesures legislatives pour faire respecter les principes nationaux on matière de soins de Milite « Le gouvernement fédéral veut dépenser moins et contrôler davantage.Cela est contraire aux réformes souhaitées», a-t-il déclaré.En limitant la croissance des transferts aux provinces au titre de la santé, de l'enseignement post-secondaire et de l'aide sociale, le gouvernement fédéral compte réaliser des économies additionnelles de 4,5 milliards au cours des cinq prochaines années.Selon le gouvernement du Québec, les coupes sombres annoncées dans les deux derniers budgets Wilson réduiront à zéro d'ici 1997 les transferts en espèces qu'il reçoit d'Ottawa au chapitre de la santé et dé l'enseignement post-secondaire.Dans ce contexte, le gouvernement federal ne pourra dès lors Obliger les provinces a respecter les grands principes de la Loi canadienne de la santé \u2014 l'univer-salité, l'accessibilité, la gratuité \u2014 sous peine de sanctions financière^ Mais qu'a cela ne tienne, le mi- nistre Wilson a promis de légiférer afin de doter le gouvernement fédéral de nouvelles sanctions à imposer contre les provinces, comme le Québec, qui seraient tentées d'imposer des frais modérateurs pour pallier au manque à gagner sous forme de transferts fédéraux.Au ministère fédéral des Finances, on reconnaît que les transferts en espèces au titre de la santé et de l'enseignement post-secondaire seront nul à compter de 1997.Mais pour inciter les provinces à respecter les normes nationales en matière de santé, on songe à recourir à la réduction d'un autre type de transferts \u2014 les paiements de péréquation \u2014 pour obliger les provinces à se conformer aux normes nationales établies par Ottawa.T'est ainsi qu'Ottawa a signifié aux provinces que les grands programmes sociaux pan-canadiens ne seront pas sur la table lors de la renégociation du partage des pouvoirs.mené entre le 6 et le 9 février.Gallup n'accorde en effet que 23 p.cent au Bloc au Québec, 22 p.cent au Parti conservateur et 17 p.cent au NPD, et place les libéraux de lean Chrétien loin en tête, avec 37 p.cent.Environics a mené son sondage entre le 6 et le 23 février auprès de 1506 répondants dans l'ensemble du Canada.Sa marge d'erreur se situe à 2.5 p.cent, 19 fois sur 20.Globalement, on y apprend que libéraux et néo-démocrates sont virtuellement à égalité dans les intentions de vote des Canadiens.Le NPD est à 30 p.cent (une perte de deux points par rapport a l'Environics-La Presse de novembre dernier), suivi du Parti libéral à 29 p.cent (moins un p.cent).Troisième à 19 p.cent, le Parti conservateur a tout de même vu ses appuis s'accroître de cinq p.cent durant la même période.Fait à signaler, ce sondage indique qu'un Canadien sur cinq voterait qui pour le Reform Party (lip.cent ), qui pour le Bloc québécois (9 p.cent).Un phénomène relativement nouveau dans les moeurs politiques canadiennes, qui témoigne d'une certaine désaffection à l'endroit des partis traditionnels.Tout comme le Bloc domine la scène québécoise, c'est le Reform Party qui mène la marche en Alberta.Le NPD est en avance en Ontario, en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, tandis que les libéraux maintiennent leur avance au Manitoba.La faim de la guerre Canadian Press OTTAWA es credits de près d'un rnil-w9 Hard alloués en vue de la participation du Canada à la guerre du Golfe pourraient nourrir pendant un mois 23 000 personnes affamées dans le nord de l'Ethiopie et y permettre la mise en oeuvre de programmes agricoles cruciaux pour ses populations.C'est ce qu'a affirmé hier John Foster, secrêîciî re national d'Ox-fam Canada, en soulignant qu'alors que le Canada prenait '^ans cesse du retard dans ses engagements envers le développement du tiers-monde, il encourageait en même temps l*«expansionnisme militaire».«Au lieu d'être investis dans là paix et la productivité, les dollars des contribuables servent à soutenir la guerre et la destruction.Nous ne faisons que reculer au lieu d'avancer», a-t-il déploré.M.Foster a rappelé, à l'appui de ses critiques, que le fonds canadien d'aide au développement avait été réduit de 4 milliards depuis 1989.- ¦ \u2022.» - Masse ne se sent pas désavoué M \u2022 Presse Canadienne ¦ OTTAWA Le ministre des Communications Marcel Masse a soutenu hier que son collègue des Finances Michael Wilson ne l'avait pas désavoué en reportant des projets culturels qui lui étaient chers.M.Masse a conversé longuement avec les journalistes pour, tenter de minimiser la décision de M.Wilson de retarder la création de l'Institut canadien de recherche sur les entreprises culturelles et la construction de salles de concert à Montréal et à Edmonton.Le ministre des Communications a fait remarquer que le ministre Wilson n'avait sonné le glas que d'un seul projet culturel, la Maison d'opéra du Ballet de Toronto.Il a ajouté que la construction, des salles de concert d'Edmonton.et de Montréal n'avait pas encore commencé.La salle montréalaise de 810 places, qui devait être érigée sur le campus de l'UQAM, de-% vait bénéficier d'une contribua tion fédérale de six millions.Cet-! te aide financière a été reportée sine die.Les critiques ont rapidement fuse sur l'â-propos d'affecter un.budget de 45 millions, étalé sur; cinq ans, à l'Institut de recherche sur les entreprises culturelles alors que la Société Radio-Caûada se débat avec des compressions de 108 millions.M.Masse a affirme que de route façon, il aurait été difficile de mettre en marche l'institut dès le début de la nouvelle année financière, le premier «.uni.r B2 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 28 FEVRIER 1991 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de i information Alain Dubuc éditorialiste en chef De l'art de taxer sans en avoir l'air Les deux gouvernements supérieurs se targuent de n'avoir pas alourdi le fardeau fiscal des contribuables depuis deux ou trois ans.Pourtant, nos impôts tant fédéraux que provinciaux augmentent chaque année.Que se passe-t-il donc?C'est la nouvelle astuce politique des pouvoirs publics.La stratégie est a trois dimensions: 1 ) les gouvernements se délestent de responsabilités ou programmes dont ils défraient le coût depuis des années et en refilent la facture au palier gouvernemental immédiatement inférieur: d'Ottawa aux provinces, des provinces aux municipalités et aux commissions scolaires.C'est ce que l'on appelle « pelleter dans la cour du voisin»; 2) les taxes indirectes augmentent sans cesse: sur le tabac, sur l'essence, sur l'immatriculation des véhicules, sur lassuran-ce-automobile, etc.\u2014 mais sans toucher aux impôts directs; 3) les gouvernements annoncent des hausses d'impôt sur trois ans et ces augmentations entrent automatiquement et annuellement en vigueur sans trop qu'il n'y paraisse.Un exemple concret: à partir des annonces faites dans son budget de l'an dernier et celui de cette année, M.Michael Wil- son retirera au Quebec seulement, sur une période de cinq ans, 2,4 milliards au chapitre des transferts aux provinces.Le Québec a réagi dès l'an dernier en refilant a son tour une facture de 320 millions aux commissions scolaires et il s'apprête à - pelleter»» aux municipalités près d'un demi-milliard de dépenses dans son prochain budget du mois de mai.Sur cinq ans, Québec se délestera donc de 4 milliards de dépenses.Les gouvernements federal et provinciaux savent que les contribuables sont étouffes par les impôts, surtout la classe moyenne.Pour des raisons électorales, ils n'osent plus taxer directement et renvoient la balle aux paliers inférieurs.Mais les contribuables sont de moins en moins dupes de cette stratégie machiavélique.Il y a là une certaine irresponsabilité a la fois administrative et politique des gouvernements d'Ottawa et de Québec.C'est une manière un peu facile de se laver les mains face à l'accroissement des coûts des services publics.S ils veulent emprunter r^tte voie, les gouvernements du Canada et des provinces doivent aller jusqu'au bout de leur logique et revoir complètement les juridictions a se partager et les multiples dédoublements à abolir.Pour des fins économiques d'abord, avant même de penser en termes constitutionnels, Ottawa, le Québec et les autres provinces pourraient épargner annuellement des milliards de dollars s'il n'y avait pas ces innombrables chevauchements de juridictions.À titre d'exemple, qu'un ministre fédéral des Communications annonce une subvention de 45 millions pour l'implantation dun institut fédéral de recherche sur les entreprises culturelles a Montréal sans que son vis-a-vis québécois n'ait ete consulte, est une pure aberration.Et ce n'est la qu'un tout petit exemple.Ottawa et les provinces se marchent constamment sur les pieds en matière de santé, d'éducation, de culture, de communications, d'immigration, d'agriculture, de développement régional, de main-d'oeuvre et de formation, de ressources naturelles, de politique familiale et d'affaires sociales, d'affaires urbaines, etc.Imaginez les coûts en programmes, en subventions, en fonctionnaires, en bureaucratie.Et c'est la même situation du provincial au municipal.Un grand ménage est urgent à ce chapitre.Quelle que soit la forme de pays que choisiront bientôt les Québécois, et peut-être même les Canadiens, il devient essentiel de revoir de fond en comble le partage des compétences entre Ottawa et les provinces.Avec une dette globale qui atteindra bientôt 400 milliards, avec des intérêts annuels qui à eux seuls se chiffrent à 43 milliards, avec un déficit annuel qui dépasse les 30 milliards, le gouvernement central n'a plus le choix: il doit se départir de plusieurs de ses champs de juridiction.Claude masson ¦ i « \u2022 I ê % » I \u2022 I ft ê « ! ¦ « | * \u2022 i il «\u2022 : tl c * La gifle à M.Masse .Parmi toutes les victimes du budget Wilson, on compte des initiatives d'ordre culturel qui avaient déjà ete annoncées.Et, par voie de consequence, le ministre des Communications, M?rcel Masse, qui s'en était fait le ^omoteur et qui pouvait légitimement espérer en retirer des dividendes politiques.Beaucoup d'intervenants du monde culturel ne g ressentiront de sympathie irrépressible pour M.Masse.Au contraire.Car cette rebuffade n'a pas fait des heureux que dans les rangs de l'opposition officielle, mais également chez plusieurs de ceux qui s'interrogent sur l'évolution de la culture au Canada.Même la ministre des Affaires culturelles du Quebec, l\\za Frulla-Hebert, est probablement du nombre.Celle-ci a en effet déploré le manque de consultation qui a precede l'annonce récente (annulée maintenant) d'une subvention de 45 millions pour la creation d'un Institut «canadien de recherche sur les entreprises culturelles.Un organisme dont Ja maison-mere.située a Montréal, aurait fait double emploi avec un institut québécois deja existant voue a une vocation presque identique.On peut s interroger sur la logique de cette démarche.Surtout ; qu'au même moment, à Radio-Canada, artisans et fonctionnaires apprennent a composer avec un budget ampute de la somme de 108 millions et la fermeture de stations en regions.Simultanément, des millions de dollars neufs étaient promis pour la construction de salles de concert a l'UQAM, entre autres.Le moment des compressions venu, il fallait choisir.Michael Wilson a préféré «sacrifier»» des structures de béton et des documents rédiges par des fonctionnaires a des hausses d'impôts.Il demeure cependant dommage que celui que les artistes considéraient com-.\"me leur ambassadeur, depuis sa nomination au poste de ministre, n'ait pas su leu* obtenir quelques miettes d'argent neuf qui leur auraient été directement versées.Si la récession affecte les finances du pays qui digère difficilement son énorme déficit, elle ne provoque pas que des faillites et un nombre grandissant de chômeurs.La crise atteint aussi durement les créateurs.L'application de la TPS, en janvier, a d'ailleurs ;dejà passablement hypothèque le marche de la vente des livres et des places au théâtre et au cinéma.S'il est impératif pour un gouvernement responsable de s'établir .des priorités pour mettre au moins un peu de beurre sur le pain de ses contribuables, il n'était pas absolument nécessaire qu'il donne \\; impression qu'a ses yeux, la culture d'un peuple est un luxe dont on peut facilement se passer.Surtout lorsque, par la même occasion, il lui semble aller de soi d augmenter les dépenses militaires.Claudette toucas Cadeau d'adieu?Pendant sept ans et autant de budgets, M.Michael Wilson s'est escrimé avec un succès mitigé a éliminer le deficit.À en croire ses projections, il suffit maintenant d'assener le coup de grâce au déficit au cours des quatre prochaines années et d'adopter une politique à long terme qui empêchera la dette publique d'agir comme un trou noir destructeur au milieu de notre économie.Le Parlement sera appelé a voter une loi qui limitera a 3 pour cent par an l'augmentation des dépenses de programme entre 1992 et 1996.Il y aura une certaine souplesse pour parer a l'imprévisible mais, dans l'ensemble, une augmentation des dépenses de plus 3 pour cent ne sera possible que si la loi est explicitement amendée.Ce projet rappelle la loi Gramm-Rudman aux États-Unis, qui diminue arbitrairement let, dépenses fédérales si le Congrès et le president ne parviennent pas à réduire le déficit.Les efforts déployés pour respecter la loi font parfois penser à un cirque surtout quand le gouvernement ferme boutique faute de crédits! Le grand défaut de la loi américaine vient du fait qu'il y a deux façons de diminuer le déficit: sabrer dans les dépenses ou augmenter les impots.Au lieu de mener a la concertation, la lutte entre le Congrès et le président devient idéologique.Le projet de M.Wilson ne vise pas le deficit mais les dépenses.L'affrontement entre les différentes tendances ne se fera donc pas sur la place publique mais au sein du gouvernement, et le president du Conseil du trésor jouera le role d'arbitre.La différence entre la loi américaine et le projet canadien va plus loin.Gramm-Rudman fixe un objectif qu'exige la bonne gestion.Elle est muette quant aux moyens utilisés.Le projet de M.Wilson aspire aussi a la bonne gestion mais veut que cette gestion soit compatible avec une vision conservatrice de l'État.En visant les dépenses et non l'équilibre entre les dépenses et les revenus, M.Wilson veut limiter la capacité de financer de nouveaux programmes par de nouveaux impôts.Bien entendu, rien n'empêche le Parlement de voter un impôt pour financer de nouvelles dépenses, mais il doit au préalable amender la loi de M.Wilson.Les députes devront y refléchir deux fois et les contribuables pourront plus facilement faire savoir qu'ils ne veulent pas de nouvelles dépensés au prix de nouveaux impots.Parait-il que M.Wilson songe a quitte, le ministère des Finances.Son projet serait alors une façon d assu.er que son esprit conservateur y reste pendant encore quatre ans au moins.Frédéric WAGNIERE DROITS RESERVES La boîte aux lettres L Exportateurs favorables au « ménage à 3 » ¦ Lu Presse du mercredi 7 février, dans un article intitulé «Libre-échange: vers un ménage à trois», note que «l'Association des exportateurs canadiens se disait défavorable à ce libre-échange à trois».Cela n'est pas exact.Au contraire, I*Association appuie fortement l'annonce de l'ouverture prochaine de négociations commerciales l ri latérales entre le Mexique, les États-Unis et le Canada.Un accord de libre-échange nord-américain ouvre des possibilités encore plus vastes que l'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.Maintenant que nos rapports commerciaux avec les Etats-Unis sont bien encadrés, il est normal de vouloir faire un pas de plus sur la voie de la libéralisation des échanges commerciaux, en s'appuyant sur les acquis de l'ALE canado-américain pour créer un très grand marche regional, de dimension comparable a celle de la Communauté européenne.Les exportateurs canadiens ont toujours accueilli favorablement toutes les initiatives qui leur donnent un meilleur accès aux marchés étrangers et qui favorisent la libéralisation des échanges commerciaux.Un meilleur accès aux marchés ne peut qu'améliorer la compétitivité des entreprises canadiennes en les plaçant sur un pied d'égalité avec les entreprises américaines et mexicaines sur l'ensemble du continent.In effet, le Mexique peut servir aux entreprises canadiennes de tremplin sur les marches d'Amérique latine dont elles pourraient avoir une plus large part.Lu ll)89.les exportations canadiennes au Mexique ont aug- mente de 20 p.100.Le Canada étant a la pointe du progrès dans les domaines des mines, des telecommunications et de l'énergie, il pourrait grandement accroitre ses échanges commerciaux avec le Mexique.Un accord de libre-échange nord-américain pourrait donner le coup de pouce requis.Ayant à faire face à un environnement mondial de plus en plus compétitif, les exportateurs canadiens sont à l'affût de tout ce qui peut libéraliser les échanges et améliorer l'accès aux marches.Le Canada étant récemment devenu men-bre de l'Organisation des États américains ( OEA ).il est naturel qu'il cherche à liberaliser les échanges dans son propre hemisphere.Un accord Cana-da-Elats-Unis-Mexique pourrait grandement favoriser l'intégration économique de l'Amérique du Nord.En concluant, je rappelle que les Canadiens appuient la participation du Canada a l'Uruguay Round du GATT (et aux sept rondes de négociation de l'après-guerre), dont le but identique à celui des négociations trilatérales est d'intensifier la liberalisation du commerce.S'ils sont logiques et cohérents, les Canadiens ne peuvent qu'appuyer entière- ment les prochaines négociations Canada-Mexique-Etats-Unis.L.James TAYLOR president de l'Association des exportateurs canadiens N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles pu-plies dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux let' très, La Presse, 7.rue Sainhfac ques, Montréal, H2Y 1K9.M.Bourassa n 'a pas changé ¦ La maladie de M.Bourassa aurait pu être un grand événement politique.Ce malheur personnel pouvait se changer en une occasion de métamorphose qui l'aurait rendu capable de satisfaire à nos exigences nationales.Pendant que le Québec fabulait librement son indépendance à la Commision Bélanger-Campeau, M.Bourassa.jouissant d'un intermède providentiel, aurait pu laisser à Washington son fédéralisme et revenir au Québec avec l'envergure d'un chef national.M.Bourassa possède toutes ces qualités qui font élire et qui triomphent des ecueils du bipartisme britannique.Mais il ne réussit pas à décoller d'une vision toute provinciale.Il lui manque le génie d'une certaine idée du Quebec.Nos échecs constitutionnels trouvent leur cause dans la vision confuse et contradictoire que nous avons de nous-mêmes.Toutes nos actions politiques s'effritent faute d'une conception claire de notre identité et du régime que celle-ci commande.Le fédéralisme est à lu fois un ordre imposé du dehors et la projection de notre incertitude.Aussi faut-il.comme préalable a tout changement, une modification de point de vue chez M.Bourassa.Voir dans le gouvernement du Quebec l'unique source de légitimité et de légalité.Tout le reste, qui relevé d'un héritage colonial, doit être réduit et effacé méthodiquement.Le Quebec n'a plus besoin d'un virtuose de la plate-forme électorale, mais d'un chef qui se détourne franchement d'un fédéralisme contraire à son identité et a sa vocation nationale.Si difficile que soit la tache de l'indépendance, elle commence par ce nouveau regard que le temps et la distance d'une maladie auraient pu apporter à M.Bourassa.Autrement, ce consensus des derniers mois retombera dans les marécages du fédéralisme avec, une fois de plus, le désespoir de notre destin avorté.Hubert LAROCOUE Hull Éloquent témoignage ¦ Quel beau témoignage que celui de Soeur Thérèse Paradis dans La Presse du 10 février au sujet des enfants en familles d'accueil ! Vous dites tout haut, ma Soeur, ce que bien des enfants n'osent pas dévoiler de leur foyer d'accueil.Les enfants «placés» devraient pouvoir se confier à leurs travailleurs sociaux un peu comme s'ils étaient en présence de leurs grands frères ou grandes soeurs.Eux seuls peuvent dire s'ils se sentent bien ou non dans une famille d'accueil.Et ces mêmes travailleurs sociaux devraient être en mesure (c'est-à-dire avoir la compétence) de s'assurer du bien-être de l'enfant et aussi de sa sécurité.Voilà bien le minimum que l'on puisse faire, et fort heureusement, plusieurs sont capables de bien le faire.En terminant, j'aimerais vous dire que votre opinion m'a émue au plus haut point, ayant vécu moi-même dans trois foyers d'accueil dans mon enfance.Marie-Claire RAYMOND \u2022 Saint-lean-sur-Richelieu LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 FÉVRIER 1991 Opinions Selon le président de Provigo : « Le Canada a tout ce qu'il faut pour devenir, d'ici l'an 2000, le pays le plus riche du Croupe des Sept\" \u2014 et le Québec peut en faire partie Nous reproduisons quasi intégralement l'allocution qu'a prononcée ces jours-ci, devant le Cercle canadien de Montréal, M.Berlin F.Nadcau.président et chef de la direction d Unigesco, ainsi que président du conseil de Provigo.Le Canada traverse aujourd'hui une période cruciale de son existence.Au cours des prochains mois, les Canadiens devront poser des gestes qui auront des répercussions pendant des décennies.Répercussions qui se feront sentir non seulement sur la structure politique du territoire, non seulement sur l'unité ou le fractionnement du pays, mais sur notre capacité collective de perpétuer une société dont nous traitons les bienfaits comme s'ils nous étaient acquis pour l'éternité.Le Canada existe dans la géographie, mais aussi dans l'histoire.La federation canadienne existe parce que ceux qui l'ont fondée il y a près de I25 ans y ont vu la meilleure façon d'harmoniser la cohabitation, au nord de l'Amérique, de collectivités diverses.Le Canada existe parce que.au cours des décennies suivant sa creation, d'autres collectivités oui choisi d'y adhérer et d'incarner a leur tour la volonté des fondateurs: celle de créer, au nord des Etats-Unis, une société libre, prospère, ouverte et tolérante.Une société respectueuse des profils et devenirs distinctifs de ses régions.Sur tous ces plans, le Canada est un succès dont les fondateurs n'auraient pas même osé rêver.Il y a environ un an, alors que je m'adressais à la Chambre de Commerce et d'Industrie j Québec métropolitain, je m'éL.s permis de rappeler à mon auditoire la richesse de notre héritage.Je m'étais également inquiété que l'existence même de cet héritage fût mise en peril par la querelle constitutionnelle.Cette inquiétude motivait d'ailleurs mon appui à l'Accord du lac Meech, car je souhaitais que nous consacrions au plus tôt toute notre énergie à relever nos défis économiques.Depuis que j'ai tenu ces propos, l'Accord du lac Meech a connu le sort que l'on sait.Cet échec me semble avoir eu deux conséquences majeures, dont je traiterai successivement.Premiere consequence: la polémique qui se développe dans le sillage de Meech fait que, encore davantage qu'auparavant, notre attention est distraite de nos vrais enjeux.Or les enjeux actuels sont communs a tous les Canadiens.Deuxième conséquence: au moment précis où les Canadiens sont confrontes à des défis communs et décisifs, l'échec de Meech nous plonge dans une division d'une rare acuité.Les enjeux sont économiques Voyons d'abord les vrais enjeux.Nous sommes à remettre en question la structure politique et le fonctionnement de ce pays.Le débat se limite largement à la répartition de responsabilités politiques entre divers gouvernements; cette discussion s'articule presque entièrement autour d'un affrontement entre le Québec et le reste du pays sur le seul statut du Québec.En soi, aucun statut politique ne suffit à assurer à une collectivité un véritable contrôle sur son destin.Sans doute, la souveraineté d'un État lui donne l'autorité exclusive sur son territoire.Mais pour toute société, un véritable pouvoir, une authentique autonomie socio-culturelle se fondent d'abord sur sa richesse économique et sur le dynamisme de ses membres.Une collectivité peut être souveraine sans disposer de pouvoir reel; une autre peut, sans être souveraine, avoir du pouvoir et une capacité réelle de déterminer son devenir.a terme, les citoyens du Canada en général, et ceux du Québec en particulier, ne pourront donc préserver leur autonomie collective que s'ils la fondent sur une économie saine et forte, adaptée au contexte du XXle siècle.Tout débat sur l'organisation politique du pays doit donc se dessiner sur une toile de fond économique.Sur cette toile de fond, se profilent la globalisation de l'économie et le libre-échange.Les défis de la globalisation et du libre-échange Même si on parle sans cesse de la globalisation de l'économie et de Timpact du libre-échange nord-américain, je ne suis pas sûr que tous, nous en voyions bien toutes les répercussions.Or celles-ci sont profondes et réelles.Permettez-moi d'en donner une illustration tirée de la realité.Il y a quelque temps, le président de la filiale canadienne d'une multinationale américaine, un important fournisseur de Provigo, me décrivait l'impact du libre-échange sur la vie de son entreprise.Traditionnellement, tous les produits que Provigo achetait de cette en- treprise étaient fabriques au Canada.Cette façon de faire était économique, compte teivu des barrières tarifaires canadiennes.En toute logique, on avait donc outillé les usines canadiennes en fonction de petites courses de production, pour de multiples produits; pour minimiser les coûts de distribution, on avait localisé les usines en fonction du centre de gravité du long marché linéaire canadien, c'est-à-dire dans le sud du Québec et de l'Ontario.Depuis l'entrée en vigueur du libre-échange, plusieurs produits achetés de cette entreprise par Provigo sont fabriqués aux Etats-Unis.Par conséquent, pour survivre, la filiale canadienne doit restructurer ses opérations et ré-équiper ses usines pour fabriquer un nombre limité de produits, mais pour la totalité du marché nord-américain.Selon son président, cette restructuration a deux conséquences qui me semblent fondamentales pour notre discussion.Premièrement, elle entraine des investissements importants.Deuxièmement, elle implique que le centre du pays n'est plus le choix automatique pour installer ses usines.La proximité des grands marches de consommation du Canada a dorénavant beaucoup moins d'importance comme facteur de localisation.Ce qui devient primordial pour cette entreprise, c'est d'installer ses usines là où elles seront les plus compétitives dans un contexte nord- américain.Comme le démontre cet exemple, l'accélération de l'intégration de l'économie canadienne à l'économie globale a des conséquences non seulement sur le plan des rapports que le Canada entretient avec l'extérieur, mais aussi sur le plan des rapports qui existent entre les diverses régions canadiennes.Premièrement, avec le libre-échange, pour la première fois de l'histoire de notre pays, toutes les régions du Canada ont une chance égale d'accéder à la prospérité découlant du développement industriel.Dans une logique nord-américaine, les usines de production iront s'établir là où elles pourront être les plus compétitives.C'est-à-dire là où elles trouveront, à coût concurrentiel, une main-d'oeuvre compétente et productive ainsi que d'autres facteurs de production ; la ou elles trouveront aussi ce qu'elles recherchent en termes de climat social, de qualité de vie, etc.Le continent peut être desservi aussi bien depuis le Nouveau-Brunswick ou la Saskatchewan que de l'Ontario et du Québec.(.) Une deuxième conséquence de la globalisation, c'est que les Canadiens devront faire des investissements majeurs au cours des prochaines années.À l'instar du fournisseur de Provigo dont je parlais il y a quelques instants, les entreprises canadiennes doivent se restructurer et spécialiser leurs usines afin d'accroitre leur productivité et leur capacité concurrentielle.S'ajoutent tous les investissements requis pour améliorer nos infrastructures, préserver notre environnement et améliorer nos services d'éducation et de santé.L'accès à des capitaux à des prix abordables devient donc une condition essentielle au maintien de la compétitivité de notre économie et de notre niveau de vie.Or, l'état des finances publiques canadiennes constitue un obstacle de taille au maintien d'un environ-* nement financier favorable.L'ampleur des déficits gouvernementaux crée une rareté de fonds qui exerce une pression à la hausse à la fois sur les taux d'intérêt et sur la valeur internationale de notre devise.|e joins ma voix à celle de nombreux autres Canadiens pour insister sur l'urgence de trouver une solutionna nos problèmes budgétaires.Celte solution demandera non seulement de la discipline, mais aussi beaucoup de cohésion de la part des Canadiens \u2014 de toutes les régions.Revoir les structures politiques Ces enjeux sont ceux de tous les .Canadiens.Pour peu qu'on en prenne conscience, ils apparaissent donc comme un puissant motif de solidarité: de fait, les Canadiens ont tout avantage à s'unir pour relever ces défis.Leur échec à cet égard entraînerait des conséquences néfastes pour tous.Aussi, en plus du problème qui oppose le Québec au reste du pays, ces enjeux économiques doivent donner le ton au débat visant à redéfinir le pacte confédératif et nos structure?pc!*.;iques.À cet égard, je n'ai ni le mandat, ni la compétence, ni l'intention de vous proposer des structures ou des formules constitutionnelles précises.Cependant, je crois qu'avant de proposer des solutions ou des recettes, les Canadiens doivent d'abord se mettre d'accord sur les objectifs a poursuivre et sur des critères de decision communs.Pour ma part, je crois qu'en plus de donner au Quebec les moyens de maintenir son identité propre et de pro- mouvoir sa sécurité culturelle, la révision en cours doit viser: 1.Premièrement, à donner aux regions dù Canada les moyens de trouver au défi de l'économie continentale des réponses adaptées à leurs caractéristiques propres.Chaque région doit contrôler suffisamment ses propres leviers de développement afin de trouver ses propres solutions au défi de la compétitivité.2.Deuxièmement, à diminuer le coût et à accroître l'efficacité et l'imputabilité des services publics en éliminant leur duplication, en les rapprochant davantage des usagers et.surtout, de la capacité de payer de ceux-ci.3.Troisièmement, a renforcer l'association économique entre les provinces, notamment en éliminant les restrictions à la mobilité des personnes, des capitaux, des biens et des services.4.Et quatrièmement, à permettre aux communautés culturelles d'enrichir la réalité canadienne et a octroyer aux autochtones un sta- Bertin F.Nadeau tut dans le respect de la juridiction du pouvoir législatif et judiciaire s'exerçant sur tous les citoyens.Voilà quels sont, à mon sens, les objectifs que doit poursuivre la révision de nos structures politiques.Pour le Quebec : autorité ou autonomie?Pourtant, le débat se tient sur une base beaucoup plus étroite.La soi-disant «question du Québec» monopolise toute l'attention.Ce qui m'amène à la deuxième grande conséquence de l'échec de Meech, à savoir qu'il divise le Canada au moment où la cohésion est plus que jamais nécessaire.L'affrontement est meublé de charges émotives, qui débouchent sur une question formulée elle aussi sur un mode émotif: le Québec doit-il «pardonner» et «donner une dernière chance» au Canada, ou entreprendre les procédures de rupture, avec ou cans association?L'émergence d'un tel niveau d'émotion est bien compréhensible.La corde nationaliste est sensible et les sentiments d'acceptation ou de rejet son perçus avec beaucoup d'acuité.Mais ni les sentiments, ni les blessures émotives ne justifient que des décisions se prennent sur la base de mythes, ou à tout le moins d'hypothèses erronées.Revoyons, si vous voulez, certaines hypothèses qui circulent actuellement et qui influencent les discussions en cours; Première hypothèse: l'échec de Meech est un rejet du Québec; il constitue un refus par le reste du Canada de reconnaître le caractère distinctif du Québec.En premier lieu, ces deux explications m'apparaissent peu compatibles avec l'appui donné à Meech par neuf législatures canadiennes sur onze, dont huit provinces représentant 931.de la population du Canada.Par ailleurs, il est vrai que les sondages démontrent qu'à la fin du débat, une majorité de Canadiens hors Quebec étaient contre Meech.Ce désaccord peut être attribué à deux raisons: d'une part, à l'existence au pays de problèmes importants autres que la question du Quebec; et d'autre part, au fait que certains leaders politiques, du Québec comme des autres provinces, francophones aussi bien qu'anglophones, avaient une vision de l'avenir canadien qui allait à rencontre de l'Accord du lac Meech.Ces leaders ont su influencer l'opinion et profiter des imperfections du processus d'amendement.Deuxième hypothèse: la souve- raincte accroît nos chances de pré- server notre héritage culturel et d'assurer la survie de la langue et de la culture françaises en Amérique.|e trouve cette hypothèse très contestable.D'abord, il faut bien se rendre compte que dès que le Québec rapatrierait la totalité de l'autorité politique exercée sur son territoire, les Québécois renonceraient en même temps à tout le poids politique qu'ils exercent à l'extérieur du Québec.Qu'arriverait-il du bilinguisme dans le reste du pays?Quel serait l'avenir des populations francophones hors Québec, qui représentent près de 20X des francophones d'Amérique?Sans l'effet de levier que constitue pour nous le Canada, notre contrepoids a la masse culturelle des États-Unis passerait de 26 à 6 millions.Et en échange, qu'aurions-nous gagné?Une autorité accrue de l'Etat québécois sur nos affaires internes, et rien d'autre.11 est priomordial de distinguer entre l'autorité des politiciens du Québec et la capacité d'autodétermination véritable des Québécois.Celle-ci relève surtout de notre pouvoir économique, mais aussi de l'influence que le Québec peut exercer sur le reste du Canada et du monde.Or celui-ci est plus interdépendant que jamais.Les décisions prises par les grandes puissances et par les instances internationales ont un impact énorme sur notre environnement physique politique et économique.Pour ma part, je trouve plus important d'utiliser le levier canadien pour influencer le cours des événements à l'échelle du monde, que de maximiser l'autorité formelle de l'appareil gouvernemental québécois sur notre territoire et nos affaires internes.Troisième hypothèse: la souveraineté-association est une option réaliste.Le Québec pourrait se déclarer souverain et négocier, «d'égal ù égal», entend-on parfois, une association économique avec le reste du Canada.l'ai deux problèmes avec cette hypothèse.En premier lieu, le reste du Canada n'existe pas comme entité actuellement.Le «CHQ», ou Canada hors Québec, est composé de neuf provinces très diverses à tous les points de vue.Deuxièmement, si par magie on réussissait à le faire exister, je ne suis pas sûr que le Québec y gagnerait.Car on remplacerait un soi-disant rapport de force mettant aux prises un gouvernement québécois d'un côté, et dix autres gouvernements canadiens de l'autre, par un rapport de un à un.Mais une chose ne changerait pas: le poids du Québec est celui de moins de sept millions de citoyens.Dans la fédération, ce poids place le Québec au deuxième rang en termes d'importance économique et démographique.Des intérêts communs fournissent généralement matière à des alliances ponctuelles avec d'autres provinces.Dans le cadre d'un projet de souveraineté-association, le Québec ne jouirait pas d'un poids plus élevé, mais l'autre partie serait devenue un bloc unique trois fois plus lourd que lui.Est-ce que la négociation à deux donne vraiment plus de pouvoir de négociation au Québec?Quatrième hypothèse: les Québécois sont prêts à payer un certain prix économique pour préserver leur culture.Il n'existe pas d'arbitrage entre la vitalité d'une culture et celle de l'économie qui la sous-tend.Au contraire, la vitalité d'une culture dépend de celle de son économie, et réciproquement! Accepter un affaiblissement de l'économie, c'est précisément menacer la vitalité culturelle.(.) A titre de Québécois francophone, j'ai la profonde conviction qu'un Québec dynamique et ouvert, formant une composante active de l'ensemble canadien, constitue la meilleure façon de transmettre à nos descendants le patrimoine québécois, avec sa richesse tant culturelle que matérielle.(.) a titre de Canadien, j'estime que le Canada possède tout ce qu'il faut pour devenir, d'ici l'an 2000, le pays le plus riche du Groupe des Sept, sans pour autant sacrifier aucun de nos acquis en matière de qualité de vie, de liberté et de tolérance.Le Canada est peut-être en crise, il n'est pas en faillite! Or toute crise comporte ses dangers, mais aussi des opportunités: la recherche de solutions nous force à évoluer, et cela peut être pour le mieux.Les Canadiens de toutes les regions doivent voir dans l'actuelle crise constitutionnelle non pas une impasse, mais une occasion à saisir \u2014 l'occasion de donner au Canada des structures politiques rajeunies, souples et efficaces, adaptées à la realite du XXle siècle.Lysiane Gagnon .¦ ¦ \u2022 \u2022 ¦ ¦ - - 83 tom I I : Un \u2022 ¦ ¦ ~« Albertain \u2022 à Montréal ¦ 1 y a quelque temps.Preston Manning, le chef \"du : ¦ Reform Party, était de passage à Montréal.Soucieux d'élargir son «profil » au-delà de sa base alber-taine, M.Manning fait ces temps-ci de fréquentes in- .cursions dans l'«Est».Et s'il s'arrête le plus sou- ; vent a Toronto, où il récolte quelques succès d'estime au sein du Merveilleux Monde des Affaires, il s'était aventuré, cette fois-là.jusqu'à Montréal.; * Le jour où il s'est amené à La Presse pour y rencontrer l'équipe éditoriale, il venait de publier dans le Globe and Mail un curieux article, confus et ampoulé, d'où il ressortait qu'il était «prêt à discuter ; avec le Québec» (sic) en autant que le Québec.s'en- ; gage a respecter les libertés fondamentales et à traiter tous ses citoyens sur un pied d'égalité, indépen- ! damment de leur race, religion, langue, couleur, etc ! sic ).*.«Ne manquez pas le Globe and Mail detfiain matin, m'avait dit la veille son attaché de presse, ce sera un texte important, qui vous intéressera sûrement.» C'était, effectivement, un texte intéressant.\u2022 Absurde et prétentieux, mais intéressant par le degré d'ignorance qu'il révélait.* * * Le chef du Reform, ce parti régionaliste qui semble en train de grignoter le vote conservateur dans l'Ouest \u2014- et que certains voient comme la grande force montante, celle qui, additionnée à cet autre parti régionaliste qu'est le Bloc québécois, pourrait détenir la balance du pouvoir dans le prochain parlement fédéral \u2014, le chef du Reform, dohe.n'a rien qui en impose particulièrement.Quarante-huit ans, ni grand ni petit, » beau ni laid, mince et falot, cordial et réservé, le regard terne derrière des lunettes de pasteur protestant (c'en est d'ailleurs presqu'un : il a longtemps collaboré,\" corn -me prédicateur évangéliste, à une émission religieuse), Preston Manning a l'air d'un obscur gratte-papier bien plus que d'un chef de parti.En comparaison, Robert Bourassa aurait, ma foi, l'air d'une rock star.! - , - D'entrée de jeu, devant mes collègues éberlués.M.Manning reprend le refrain : ce qu'il faut d'abord savoir, dit-il, c'est si le Québec est prêt à s'engager à .respecter les droits, etc, etc.Il dit cela d'un ton neu- \" tre, aimablement, inconscient de ce que ses propos ont d'insultant.Poliment, nous lui expliquons qu'il n'a jamais été question, ici, d'étiquetter les citoyens en fonction de leur race ou de leur religion, et que la charte \"des droits du Québec est fondée sur les mêmes prémisses que celle du fédéral.Nouslui expliquons que s'il y a inégalité de traitement, c'est sur le plan linguistique.La langue, oui, c'est vrai, mais pas la race ni la couleur.D'où tient-il ses informations.Grands Dieux?M.Manning s'obstine: «La commission sur le bilinguisme et le biculturalisme a donné une définition raciste du Canada, en énonçant que le Canada était un pacte entre deux peuples (français et anglais ), ce qui exclut les autres citoyens.» Ah bon.Où l'on voit que pour M.Manning, la definition du racisme est quelque chose de vraiment très élastique.La conversation dérape sur la langue.M.Manning est très content que le Québec «soit seulement français», car cela permet aux autres provinces d'être «seulement anglaises», et de se débarrasser du bilinguisme.Dans cette optique alors, en quoi le Quebec brime-t-il ses minorités?lui demandons-nous.En exigeant qu'elles parlent français, dit-il.Et la minorité francophone albertaine?lui demandons-nous, est-ce qu'elle est capable de gagner sa vie en français?Non, évidemment, dit M.Manning, qui ne semble pas pour autant trouver le gouvernemenf albertain coupable de «racisme».Nous sommes trop polis pour lui faire observer qu'il est le politicien canadien le plus mal placé pour faire la leçon aux Québécois, lui qui est à la tête du seul parti à forte composante raciste au Canada.( Une bonne partie des membres du Reform sont des «red necks » caractérisés, qui veulent un Canada non seulement anglais mais blanc, qui fermerait la porte aux immigrants «de couleur».) * * * \u2022 Mais M.Manning est en train d'énoncer quelques considérations sur la sécession du Québefc \u2014 éventualité qu'il semble déjà prendre pour acquise, même si pas un Québécois n'a encore voté sur la question.Curieusement, il multiplie les références à-la guerre de sécession aux États-Unis, comrie s'il s'agissait de situations analogues.«Ce qui rr/jpparait certain, dit-il avec aplomb, c'est que ce ne sera pas avec Bourassa, ni avec Parizeau, que le Canada négociera la separation du Québec.» Ah, tiens.Mais avec qui donc?, nous enqué-rons-nous.«Les aventuriers romantiques partent les mouvements de sécession, mais ce ne sont pas eux qui négocient après la victoire», dit-il.À cette heure, nous sommes tous, comment dire, K.O.devant tant d'affirmations bizarres.Parizeau, un héros romantique?Bourassa, un chef de rebellion aventureux?Oh la, la.Polis jusqu'à la lie, nous lui demandons avec qui il a l'intention de négocier la séparation.sans ajouter que s'il y a quelqu'un qui serait mal placé pour négocier quoique ce soit avec qui que ce soit, c'est bien le chef du Reform Party, qui n'a jamais remporte un comté de sa vie et n'a jusqu'ici fait élire qu'un sénateur d'extrème-droite et une député aux Communes (il s'agissait en plus d'une élection partielle, donc probablement d'un vote de protestation.) Réponse de M.Manning: «C'est avec des gens sérieux que se feront les vraies négociations.Avec les hommes d'affaires, with the business elites.Et aussi, ajoute-t-il, bon prince, les chefs syndicaux.».Bref, il faut comprendre que pour M.Manning, les « interlocuteurs sérieux» sont les gens non-élus.* * * .: » Au moment où, accablée par tant de sdphis-mes.j'allais m'enfoncer dans une torpeur propice au sommeil, j'entends M.Manning revenir sur terre*et le voilà qui parle avec beaucoup de bon sens.«Le rapport Allaire, dit-il, n'est pas vendable dans le reste du Canada.D'ailleurs, je ne crois pas qu'il ait.été conçu dans cet objectif, mais plutôt pour consommation interne.De toute evidence, c'est un rapport séparatiste.Pourquoi alors ne pas le dire clairement?Si M.Bourassa veut la souveraineté, pourquoi ne le dit il pas?Cela vaudrait mieux que d'avoir l'air malhonnête.» On ne saurait mieux dire. B4 ¦» » LA PRESSE, MONTRÉAL, jrfuDI : « \u2022 » T , * \u2022 I \u2022 r t » > « - i EN FABRIQUANT LES VOI 4 DES 8 PRIX FOUR LA : NOUS M)NS EGALEE .iii.iiiij.vir'vr ¦¦\u2022.1 ¦¦ -in! 4 ¦ -t- il::: \u2014i \u2022 rife * -1 ' t \"1 i -i -» I- - * h) Voiture de Tannée : Lexus LS400 1 \u2022 * * -4 **> - T *i ¦'4 Meilleure nouvelle berline de luxe : Lexus LS400 : C'est la première fois qu'un fabricant de voitures prix dans toute l'histoire de cette compétition.Ou mérité .! I I rafle 4 des 8 prix accordés par l'Association des journalistes l'honneur du Meilleur véhicule construit au Canada trois automobile du Canada (AJAC).Incluant le prestigieux prix fois consécutives.de la Voiture de Vannée.Tandis que plusieurs magazines automobiles votent Aucun fabricant n'avait jamais gagné plus de deux pour leurs propres meilleures voitures chaque année, le jury 1 0 0 1 À la conquête de la perfection Automobile Joumaints Association of Canada Association das Journallaies Automoblla du Canada IITURES QUI ONT GAGNE MEILLEURE VOITURE.II m - \\ \t\t\t\t\t\t\t\t'-¦-ÎTjia ' f\t\t\t\t\t\t\t\t \t1\t\t\tr'.\\\t\t\t\t Tt>re*rA 9 Meifleur véhicule construit au Canada : Toyota Corolla Meilleure nouvelle fourgonnette : Toyota Previa de FAJ AC compte pas moins de 50 des meilleurs rédacteurs en chef, chroniqueurs et diffuseurs provenant de plus de 100 publications et émissions automobiles dans tout le Canada.Ils ont fait subir des tests poussés à plus de 60 véhicules, autant sur des pistes d'essai que sur les voies publiques.Toyota Canada Inc.tient à remercier cette res-pectable asspciation pour les honneurs qu'elle lui a rendus.; Venez juger par vous-même en passant sans tarder chez un concessionnaire Toyota ou Lexus près de chez vous.^i^rotnesse du mieux-faire B6 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 28 FEVRIER 1991 Le budget Wilson se révèle douloureux pour les ministres MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTA WA ¦ Le ministre des Finances, Michael Wilson, n'aura pas droit à une augmentation de salaire sub- stantielle durant la prochaine année fiscale.C'est lui-même qui l'a dec ici e.In effet, le budget déposé mardi prévoit que les traitements du premier ministre et des ministres seront gelés pour un an et leur salaire de député n'augmentera pas autant que prévu.U R F» I S E Ce n'est pas un moment de répit dans votre suite C'est la pause qui précède votre départ en VIA 1.N'est-ce pas le moment d'essayer la première classe abordable ?Un décor agréable et une ambiance paisible pour mieux vous préparer au voyage.les Salons Panorama à Montréal, à Toronto et bientôt à Ottawa.Venez voir à quel point VIA 1 ne cesse de s'améliorer.Communiquez dès aujourd'hui avec votre agence de voyages ou VIA Rail\".Montréal - Ottawa : 50 $ \u2022 Montréal - Toronto : 86 $ \u2022 Montréal - Québec : 50 $.VIA 1.LA PREMIÈRE CLASSE ABORDABLE QUI NE CESSE DE S'AMÉLIORER.\u2022 * ACCUMULEZ DES POINTS PRECIEUX DU CLUB SEARS! 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Rive-Nord.582-5532.Copyright Canada.1991.Sears Canada Inc f Ainsi, le supplément de 49 100$ que reçoivent Michael Wilson et tous ses collègues du cabinet sera gelé à ce niveau, tout comme le supplément de 73 600$ que reçoit Brian Mulroney.Mais les revenus de ces politiciens sont en fait beaucoup plus élevés, parce qu'ils reçoivent aussi un salaire de député de 64 400$ par année, et des petites enveloppes remplies de 21 300$ non-imposables, qui servent à payer leurs diverses dépenses.Ainsi, le 1er janvier, le premier ministre gagnait au moins 159 300$ par année, tandis que les revenus annuels des ministres étaient d'au moins 134 800$.La partie du salaire des ministres, qui est en fait leur salaire de députés, ne sera pas gelée, mais les taux d'augmentation seront réduits.En effet, les députés et sénateurs ont droit à une augmentation salariale annuelle égale au taux d'inflation moins un p.cent.Le taux d'inflation était de 6,8 p.cent en janvier.La formule d'indexation disparaîtra donc, pour être remplacée par des augmentations d'un niveau égal à l'augmentation moyenne des salaires dans la fonction publique.On connaîtra le chiffre exact de ces augmentations quand les quelque 180 000 employés dont les conventions doivent être renouvelés auront signé de nouvelles ententes.Mais chose certaine, ces hausses ne pourront être de plus de 3 p.cent durant les trois prochaines années.C'est la limite imposée dans le nouveau budget.Si l'inflation se mettait soudainement à dégringoler a un point tel que l'indexation des salaires des députés devienne moins onéreuse que les augmentations négociées, l'ancienne formule prévaudrait.Les sénateurs qui sont touches, comme les députes, par le retrait de l'indexation sur les salaires, gagnent eux aussi 64 400$ par année, et ont droit à 10 100$, non imposables, pour leurs dépenses.Il a été impossible, toutefois, de savoir ce qu'il adviendra maintenant du per diem individuel de 153$ qu'ils veulent obtenir pour chaque journée où ils se donnent la peine d'aller siéger à la Chambre Haute.Guerre du Golfe: les Québécois se méfient de l'information de l'armée ¦ Une majorité de Québécois doute de la véracité des informations fournies par les commandants alliés sur les opérations militaires dans le Golfe, estimant qu'elles ne sont guère ou pas du tout exactes.Les maisons Gallup et Enviro-nics ont toutes deux voulu savoir ce que les Canadiens pensaient de la couverture de presse de ce conflit, dominée par la censure tant du côté allié que du gouvernement de Saddam Hussein.D'une façon générale on se montre méfiant quant aux informations re cues, une méfiance plus élevée au Québec que partout ailleurs.Selon Gallup, à peine 17 p.cent des Québécois sont en effet d'avis que les nouvelles concernant la guerre sont généralement vraies.Cette proportion atteint 38 p.cent en Ontario, 40 p.cent dans les Maritimes, 44 p.cent dans les Prairies et 46 p.cent en Colom-bie-Bri tan n ique.Environics abonde.61 p.cent des Québécois pensent que les reportages ne sont pas très ou pas du tout exacts, précise la maison toron-toise.Fait à remarquer, les personnes plus âgées font montre de davantage de méfiance quant à la véracité des nouvelles que les plus jeunes, les moins éduquées et les plus pauvres, qui ont plus tendance à y ajouter foi.D'après l'enquête d'Environics.c'est par la télévision que les Canadiens s'informent surtout de la guerre (69 p.cent).Suivent les quotidiens (13 p.cent), la radio (sept p.cent) et les magazines (un p.cent).Plus on est instruit, plus on a tendance à se fier aux journaux.Environics confirme par ailleurs que les Québécois demeurent les plus réticents face à la participation canadienne au conflit.Alors que 64 p.cent des Canadiens approuvent l'envoi des Forces armées dans le Golfe persi-que, cette proportion tombe à 53 p.cent au Québec, 43 p.cent des Québécois s'y opposant carrément.Le sondage Environics-LJ Presse a été mené du 6 au 23 février auprès de 1506 Canadiens.Sa marge d'erreur se situe a 2.5 p.cent, 19 fois sur 20.Le Gallup se fonde sur 1037 interviews effectuées entre le 6 et le 9 février.Il est precis «» quatre p.cent près.19 fois sur 20. LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 28 FÉVRIER 1991 Plus de 70 p.cent des gens d'affaires québécois favorisent la souveraineté HOLLANDE PARENT de la Presse Canadienne ¦ Les gens d'affaires québécois favorisent la souveraineté assortie d'une association économique avec le reste du Canada dans un proportion de 71,7 pour cent, et ce, même si plus des deux tiers (68,7 pour cent) reconnaissent qu'il y aura un prix à payer à court terme, démontre un sondage postal auquel ont participe 1090 dirigeants d'entreprises d ici.Plus encore, ils se prononcent à 79,8 pour cent en faveur de la souveraineté quand ils sont interrogés sur leur choix personnel.Le sondage en question a été mené pour la Revue Affaires Plus et Report on business, du Globe & Mail, par le Groupe Léger et Léger à partir du 10 décembre jusqu'au 14 janvier dernier auprès d'un total de 3000 abonnés.De ce nombre, 1090 questionnaires ont été retournés par autant de gens d'affaires du Québec et 621 provenaient du reste du Canada.Le sondage nous apprend que les gens d'affaires québécois ayant des liens d'affaires avec le reste du Canada croient majoritairement que la souveraineté n'aura pasd'impael sur la portion de leur chiffre d'affaires realise a l'extérieur du Quebec.En effet, chez les 51,7 pour cent des répondants québécois qui disent entretenir des liens d'affaires avec le Canada, une majorité ( 56,8 pour cent ) juge que la souveraineté du Québec n'aurait aucun effet sur le chiffre d'affaires réalisé dans le reste du Canada.Les 62,3 pour cent des répondants du reste du Canada qui ont développé des liens d'affaires avec le Quebec, croient dans une proportion de 44,6 pour cent que la souveraineté n'aura pas d'effet sur ces affaires.En outre, les gens d'affaires d'ailleurs au Canada prévoient une diminution des activités avec le Québec dans une proportion de 47,6 pour cent.Ce pourcentage est de 30,4 pour cent chez les Québécois.Par contre, on observe des perceptions diamétralement opposées quand les gens d'affaires se prononcent sur les conséquences qu'aura la souveraineté sur les économies québécoise et canadienne à long terme, sur les finances publiques du Québec, sur l'emploi, le commerce et le niveau de vie.Quelques chiffres suffissent à illustrer l'ampleur du fossé.Le reste du Canada prévoit que la souveraineté aura des conséquences négatives à long terme sur l'économie québécoise (dans une proportion de 72,8 pour cent) contre seulement 15,3 pour cent au Québec.Même si 76,1 pour cent des gens d'affaires du reste du Canada s'opposent personnellement à la souveraineté du Québec et que près des deux tiers (63,4 pour cent) croient que la souveraineté ne se réalisera pas, une majorité d'entre eux ( 55,4 pour cent ) joue franc-jeu et se dit prête à ce que le Canada négocie avec le Québec une association économique.Advenant qu'une majorité de Québécois opte pour la souveraineté par voie référendaire, 61 pour cent de gens d'affaires du reste du Canada sont d'avis que le gouvernement du Canada devrait reconnaître le nouveau statut politique du Québec.Ils sont en faveur d'une même zone de libre-échange avec le Québec dans une proportion de 7Ç.7 pour cent mais se montrent réticents à une monnaie commune puisque 52,3 pour cent s'y opposent.Avis public Ville de Montréal Avis aux contribuables Rôlo do perception de le taxe d'affaire», d'eau et de services Avis public est par les présentes donné: le rôle de perception de la taxe d'affaires, d'eau et de services de la Ville de Montréal, de l'exercice financier de 1991.est complété et est maintenant déposé au bureau du soussigné au Vieux Palais, 155.rue Notre-Dame Est.bureau 122.Avis public Toutes les personnes dont le nom est inscrit au rôle sont par les présentes avisées de payer au soussigné, à son bureau, au plus tard a l'échéance, sans autre avis, le montant des taxes porté a leur compte audit rôle Le directeur des finances.Roger Galipeau, f.c.a.Hôtel de Ville Montréal, le 28 février 1991 Ville de Montréal Avis eux contribueblea Rôle de perception des taxes foncières Avis public est par les présentes donne: le rôle de perception des taxes foncières de la Ville de Montréal, de l'exercice financier de 1991.est complété et est maintenant déposé au bureau du soussigné au 85.rue Notre-Dame Est.i* étage.ara Toutes les personnes, dont le nom est .inscrit au rôle, sont par les présentes avisées de payer au soussigné, a son bureau, au plus tard à l'échéance, sans sutr» avis, le montant des taxes porté à leur compte audit rôle.Le directeur des finances.Roger Galipeau, f.c.a.Hôtel de Ville Montréal, le 28 février 1991 H-.' cn en kt uo co 'r\u2014 co-r- Distinguez-vous des autres.Et de plus économisez.Offrez-vous un vêtement hors série confectionné par notre UR MESURE pour seulement 549$ à 1600$ comparativement à 700- 1900s DANS CETTE PÉRIODE COMPÉTlf IVE OÙ NOUS VIVONS.RIEN NE DOIT ÊTRE LAISSÉ AU HASARD Vous pouvez avoir un complet raffiné avec une touche de Savile Row et l'éclat d'Hollywood.Vous pouvez avoir un élégant 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RENFORCÉE Ceinture montée pour un meilleur maintien.Pantalon doublé devantjusqu'aux genoux.Poche secrète pour l'argent.BOUTONS RAPPROCHÉS Manche à fente et boutons de poignets qui se touchent à peine.La manche est taillée de telle sorte que votre manchette de chemise dépasse de W.LA BONNE CASSURE La largeur du pantalon correspond a peu près du trois cinquièmes aux deux-tiers de la longueur de la chaussure.Les revers (optionnels) font VA' et se cassent légèrement sur la chaussure.ç \u2022 .f u Si vous voulez une tenue plus recherchée, originale ou si vous avez de la difficulté à vous habiller en prêt-à-porter, notre confection sur mesure est la solution rêvée.Dans la période très compétitive où nous vivons, nous nous rendons compte à quel point il est important pour les hommes d'affaires, les professionnels et les cadres d'avoir une tenue irréprochable.Et chez A.Gold & Sons, nous prenons les complets au sérieux en mettant l'accent sur la prestance et l'élégance.Nous savons comment 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Placed Antou Anjou t Carrefour Angrignon.LaSaiie 1.avenue Vincent d'indy.Outremont 1020.avenue Laurier o.Outremont ¦ 521.rue St-Cnartos-8orromee Nord.Joli«tt« Place Portobeilo.Brossard 299.tout Su Wilfrid-Uuner.St-Lamcert 7272.boul Maunce-0upless»s Rrv*re-d6s-Pra:ries 366-739 272 752 466 466 643 0730 3265 4777 0666 2500 8666 4040 B8 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 28 FÉVRIER 1991 i % » » Il n'y a pas si longtemps un eminent industriel japonais avait déclaré à ses homologues du monde entier: «Lorsque vous fabriquerez des produits meil- leurs que les nôtres, nous les achèterons».Evidem-ment ce gentleman connaissait très bien les goûts et les exigences de ses concitoyens.Surtout en matière de voitures de luxe.Depuis 5 ans BMW demeure la compagnie qui vend le plus de voitures importées de luxe au Japon.Surprenant! Malgré l'abondance sur le marché des voitures japonaises qui promettent une expérience «semblable à BMW».Malgré le fait que les connaisseurs ¦ doivent souvent attendre jusqu'à un an avant d'acquérir «leur» voiture.Le succès de BMW ne se dément pas.Depuis les 5 dernières années, les ventes de BMW ont augmenté en moyenne de 30 % par an.Une habitude d'achat parfaitement ancrée chez .les conducteurs japonais.Bien entendu, ce succès est relié à la haute per-formance, qui comme la grande musique, nous offre une forme d'expression universelle.De sa légendaire performance découle une autre tradition signée BMW: la sécurité.La vitesse, la souplesse et la stabilité latérale de chaque voiture vous permettent de contourner tous les obstacles et vous laissent le plein contrôle du véhicule.C'est dans ces situations extrêmes que le carac- tère exceptionnel de BMW se révèle sous son vrai jour.En fait, nous voulons que vous vous sentiez totalement bien au volant.C'est pourquoi les BMW 1991 font beaucoup plus que simplement vous protéger.Elles comblent vos moindres désirs.Si bien que toutes les caractéristiques uniques à BMW vous mènent toujours vers le même plaisir de conduire.Toutes les qualités traditionnelles de BMW sont l'essence même de la marque.Ce qui explique sa grande cote d'amour.Surtout dans un pays comme le Japon où les stan-dards de qualité sont extrêmement élevés.Vous pouvez, bien sûr, être tentés par une de ces nombreuses voitures qui promettent \u2022 une expérience «semblable à BMW».Ou bien, faire l'essai chez votre concessionnaire d'une véritable BMW.Comme plusieurs personnes à travers le monde, vous serez immédiatement convaincu que la seule voiture qui se conduit comme une BMW est une.BMW! ^ M ^ LE PLAISIR DE CONDUIRE.Voyez votre concessionnaire BMW ou envoyez votre carte d affaires a : Service a la clientèle.BMW Canada Inc.920.Champlain Court.Whitby (Ontario) LIN 6K9.Le prix au détail suggéré par le fabricant commence à partir de 23 271 $ pour la Série 3.45 206 $ pour la Série r '66 916 $ pour la Série 7 et 102150 $ pour la 8501 La TPS.la taxe provinciale, les options, le transport, les assurance:-et la préparation ne sont pas inclus Le prix reel de vente est établi par le concessionnaire À partir du premier octobre 1990.toutes les BMW 1991 sont protégées par une garantie de 80 000 km ou 4 ans.I équipement des voitures canadiennes peut varier quelque peu.,«.ri:x- ¦\u2022\u2022\u2022V.>:\"': \u2022 | fxi y BMW Cwhv\\L\\ Inc 1991 "]
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