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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-03-21, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales \\ f ?¦ ¦ -t.m * M CELTEX inc.$ $ $ _ SPECIAL ® **u,omM-A PORTATIF °\u2014^ PT500 ACTIVATION AVEC 3ATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI .984-5292 > BUREAU 967-9770 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 MARS 1991 Québec prévoit DENIS LESSARD du bureau de La Presse QULDEC n dépit de la récession, et même s'il est réduit à geler le salaire de ses employés, le gouvernement du Québec prévoit une augmentation d'un peu plus de 6 p.cent de ses dépenses pour l'année financière 1991-1992.Depuis une semaine, les élus libéraux ont été prévenus de se préparer à des décisions difficiles à justifier ce matin, lors du dévoilement des crédits budgétaires de l'année 1991-1992.Aujourd'hui «tous les ministères auront des allures de victimes», prévient-on.C'est plus de 600 millions de dollars qu'a dû racler, dans les programmes des ministères, le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, pour boucler son budget de dépenses, a-t-on indiqué à La Presse.Le manque à gagner conjugué à un déficit «structurel», et quasi automatique, de quelque 700 millions par année place le Québec devant un déficit de près de 1,5 milliard l'an prochain.L'annonce d'aujourd'hui confirmera l'intention de Québec de réduire de 100 millions, sur un budget de 5 milliards, les dépenses dans le secteur de l'Éducation.Comme 70 p.cent des dépenses dans ce secteur, liées aux salaires des professeurs, sont imcompres-sibles, la pression s'exercera sur les autres postes, notamment sur plusieurs services gratuits offerts par les commissions scolaires et pour lesquels il faut prévoir des diminutions réelles de budgets 7 à 8 p.cent.D'autres ministères écoperont moins: on parle de quelques dizaines de millions pour les Transports \u2014 un pourcentage infime de leur budget \u2014; davantage pour l'Agriculture, où plusieurs coûteux programmes de stabilisation seront mis dans la moulinette des comptables du Trésor.Hausse importante Lors d'une réunion récente de la haute fonction publique, les sous-ministres sont restés un peu pantois devant l'intention du Conseil du trésor de maintenir tout de même à plus de six pour ses dépenses de plus de 6 p.cent 1 t OL V \\ Selon le premier ministre Brian Mulroney, l'opinion publique québécoise n'est pas en faveur de l'indépendance.Mulroney prévoit un non à une question claire sur l'indépendance MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA \u2022 rian Mulroney insiste: tout référendum au Québec devra poser une question d'une extrême clareté sur Tin-dépendance.Quelque chose comme: «Voulez vous être indépendant?Voulez vous rejeter le drapeau canadien, l'héritage canadien, voulez vous dé-chirer votre passeport canadien?» Et il est convaincu que la réponse sera majoritairement «non».C'est en effet ce qu'il a expliqué à maintes reprises hier, avant d'entrer à la réunion hebdomadaire du caucus conservateur et à sa sortie des Communes.Selon le premier ministre \u2014 qui s'est entretenu avec neuf maires de son comté récemment, a-t-il tenu à préciser \u2014 l'opinion publique québécoise n'est pas en faveur de l'indépendance.Il suffit qu'on pose la question clairement aux Québécois.Le gouvernement fédéral n'a toutefois pas l'intention de poser cette question lui-même aux Québécois.S'il y a référendum fédéral, une idée qu'il n'exclut pas mais qui n'a pas encore été considérée, ce sera une entreprise nationale.Tous les Canadiens seraient appelés à se prononcer sur une réponse «canadienne» à la crise constitutionnelle, a précisé le premier ministre.Celui-ci n'a pas voulu com- menter hier les résulats des discussions de la Commission Bélanger-Campeau, sur l'avenir du Québec et la proposition d'un référendum en 92.M.Mulroney a d'abord fait savoir qu'il n'avait pas pris connaissance des dernières décisions, pour ensuite remettre en question la représentativité de la commission.«La Commission Bélanger-Campeau c'est 34 individus.C'est représentatif de quoi» a-t-il demandé, avant de comparer le forum québécois à la Commission Spicer, et aux commissions royales d'enquête Cliche et MacDonald.«C'est aux élus de prendre les décisions», a lancé le premier ministre.Mais quelle que soit la proposition de la commission B.-C.M.Mulroney a expliqué hier qu'il n'était «pas très chaud » a priori à l'idée des référendums.«Historiquement j'ai toujours pensé que le référendum allait à rencontre de certains principes de base du système parlementaire que nous avons», a-t-il expliqué.Et quelle que soit la proposition de B.-C., M.Mulroney l'attend avec appréhension.«Comme Canadien, je ne vois pas grand chose de rassurant émaner de la Commission Bélanger-Campeau ou du rapport Allaire », a-t-il répondu à un journaliste qui lui avait demandé s'il ne voyait quand même pas une certaine volonté québécoise de maintenir un lien fédéral.:?> iC f cent la hausse des dépenses pour l'an prochain, ce faiii portera les dépenses de 35,8 milliards à environ 38 milliards.Cette augmentation reste fort élevée, puisqu'elle dépasse un peu l'inflation prévue (de 5,6 p.cent pour l'année calendrier 1991, selon le dernier budget fédéral).Et surtout elle excède de beaucoup la croissance prévisible de l'économie québécoise \u2014qui sera négative en 1991 \u2014, un écart toutefois inévitable en période de récession économique, explique-t-on.Certains proposent qu'un comité de fonctionnaires se penche sur les mesures de compression,mais la plupart tiennent encore à ce que ces choix douloureux se fassent au niveau politique.Formé l'an dernier pour identifier les programmes susceptibles d'être réduits, un comité de ministres a formulé beaucoup moins de propositions que ne l'espérait le Conseil du trésor, explique-ton.Le Trésor a par la suite désigné d'autres programmes pour le couperet, mais les besoins identifiés ont forcé Québec à se tourner Daniel Johnson \u2022 vers le gel des salaires pour équilibrer l'année financière.En 1991-1992, le gel salarial annoncé cette semaine permet au Conseil du trésor de récupérer 243 millions, une bouffée d'oxygène pour les comptables du gouvernement.Toutefois cette mesure n'a pas été décidée sans heurts.Les mandarins du gouvernement reprochent au ministre Johnson un manque de fermeté dans les intentions qu'il a claironnées au sujet de la gestion quotidienne de la politique de contrôle des dépenses.On trouve un peu court le raisonnement par lequel Québec a décidé de se tourner rapidement vers le gel salarial pour équilibrer son année financière.L'opposition Le critique péquiste en matière de finances publiques, l'ex-minis-tre Jacques Léonard, relève, en s'appuyant sur la dernière synthèse des opérations financières, que le Trésor a accepté en 90-91 une augmentation réelle des dépenses l'ordre de 8,5 p.cent, bien qu'il ait prévu une hausse de 6,4 p.cent.En dépit de la récession \u2014 l'augmentation de la facture de l'aide sociale \u2014 et des dépenses ponctuelles comme la crise autochtone, il y a encore «deux à trois pour cent d'augmentations qui sont inexpliquées», croit M.Léonard.Au surplus, avec 740 millions d'aumentation officielle au déficit cette année, le gouvernement tente de faire oublier qu'il a payé d'avance, en mars 1990, 180 millions pour l'aide sociale, ce qui aurait fait gonfler d'autant le déficit cette année.Or Québec s'aligne à nouveau sur des hausses de l'ordre de six pour cent tout en bénéficiant d'un gel des salaires des employés \u2014 près de la moitié du budget soit 18 milliard.«C'est que les autres dépenses explosent, qu'elles sont presque hors de contrôle», selon M.Léonard.Il restait difficile, hier, d'identifier les ministères qui auront le plus à subir des compressions de dépenses aujourd'hui.Poste important, plus de 11 milliards, la Santé a reçu l'assurance que ses budgets augmenteront d'un pourcentage équivalent à l'inflation plus trois pour cent à compter de la présentation de la réforme, en décembre dernier.Ce qui accroît d'autant la pression sur les autres secteurs.La guerre du Golfe ne sort pas les conservateurs de l'ornière CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTTAWA La guerre du Golfe a poussé George Bush au sommet de sa popularité dans tous les sondages, mais selon Gallup elle n'a eu aucun effet sur la cote d'amour de Brian Mulroney auprès de l'élec-torat canadien.D'après la dernière enquête de la firme de sondages, les conservateurs stagnent à 16 p.cent dans les intentions de vote de leurs concitoyens pendant que les libéraux atteignent 39 p.cent et que les néo-démocrates n'obtiennent plus qi(e*»30p.cent.Lemoîs'der-nier ils avaient respectivement 16, 35 et 34 p.cent.Lors de la visite du président américain la semaine dernière le premier ministre avait laissé entendre qu'il espérait Voir sa position s'aligner sur celle de son visiteur au lendemain de la victoire des troupes de la coalition.Malheureusement pour lui, l'opinion publique canadienne demeure beaucoup plus partagée que celle du pays voisin face à cette guerre.Le sondage Gallup apporte cependant de bonnes nouvelles pour les libéraux qui poursuivent leur lente remontée dans presque toutes les régions, sauf au Québec.À 39 p.cent, le parti de Jean Chrétien est maintenant bon premier à l'échelle pan-canadienne alors que les néo-démocrates se raprochent de leur position traditionnelle.Pour établir ces données Gallup a interrogé 1039 personnes de plus de 18 ans à travers le pays entre le 6 et le 9 mars dernier.Un sondage de cette nature est exact 19 fois sur 20 et comporte une marge d'erreur de quatre p.cent.En fractionnant ce résultat par régions la marge d'erreur augmente considérablement, mais on peut néanmoins relever certaines tendances de l'électorat au cours d'une période de plusieurs mois.m Ainsi, Gallup signale une érosion constante de l'électorat conservateur au Québec, où seulement 16 p.cent des répondants se disent toujours favorables aux troupes de Brian Mulroney, contre 22 p.cent le mois précédent.Le Bloc québécois voit pour sa part augmenter ses appuis, qui passent de 23 à 29 p.cent, pendant que les libéraux font du sur place a 38 contre 37 en février.La lune de miel des néo-démocrates de Bob Rae pousse moins le parti fédéral qu'au cours des derniers mois et la formation fédérale enregistre donc un recul de 42 à 38 p.cent pendant que les libé- raux progressent de 34 à 40 p.cent.Les conservateurs sont toujours en troisième place, à 17 p.cent.Dans les provinces de l'Atlantique les libéraux écrasent tous les autres partis avec 65 p.cent des intentions de vote contre seulement 13 aux conservateurs et 22 au NPD.Dans les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique, le NPD mène toujours la course avec 33 et 38 p.cent de la faveur populaire, mais les autres formations suivent de près, laissant néanmoins les conservateurs en dernière place, derrière le Reform Party.Des élections générales doivent être tenues en Saskatchewan et en Colombie-Britannique cette année, deux provinces où le NPD est en première place mais talonné de près par les libéraux et le Reform.Selon les derniers sondages le régime conservateur de Grant Devine n'a guère de chance de survivre à Regina, pendant ce que celui des créditistes est menacé d'effondrement à Victoria.Ces deux changements prévisibles laissent présager des jours encores plus difficiles pour les conservateurs fédéraux, déjà sur la défensive dans toutes les provinces de l'Ouest.Trudeau passera les piquets de grève Presse Canadinne TORONTO Le vice-président de l'Université de Toronto, M.Gordon Cressey, a révélé que l'ex-premier ministre Pierre Trudeau lui a fait savoir qu'il était déterminé à franchir les piquets de grève pour recevoir, aujourd'hui, le doctorat honorifique en droit qu'on veut lui décerner.« Nous avons mis Pierre Trudeau au courant de tout ce qui se passe à l'université mais, en dépit de la grève, il a décidé de venir», a déclaré M.Cressey.Les employés de la bibliothèque et d'entretien de l'université sont en grève depuis plusieurs semaines.Les professeurs et la plupart des étudiants traversent les piquets de grève, qui sont respectés par quelques centaines d'étudiants.Un groupe d'étudiants en droit ont écrit à M.Trudeau pour lui demander de ne pas assister à la cérémonie, qui marquera l'ouverture de la nouvelle bibliothèque de 13 millions.Formation professionnelle: Ottawa refuse de négocier une nouvelle entente PHILIPPE DUBUISSON du bureaiu de La Presse OTTAWA M moins de deux semaines de àVtL l'expiration des accords sur la formation professionnelle, Ottawa refuse d'entreprendre des discussions avec Québec sur une nouvelle entente administrative dans ce domaine ou de reconduire les ententes actuelles.« Nous avons toujours dit que le gouvernement canadien ne négociera pas' morceau par morceau avec la province de Québec, c'est clair», a déclaré hier la ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Mme Barbara McDougall.Les accords fédéraux-provinciaux en matière de formation professionnelle viennent à échéance le 31 mars.Dans le cadre de ces programmes, Ottawa consacre 433 millions à la formation professionnelle au Québec.Ottawa a mis sur pied en jan- vier une Commission fédérale de développement de la main-d'oeuvre en collaboration avec le secteur privé et les provinces en vue d'une réforme majeure des programmes de formation au Canada.Québec a toutefois refusé de collaborer aux travaux de cette commission fédérale, soutenant qu'il s'agissait là d'un empiétement sur ces compétences constitutionnelles.Fort d'un mandat du Conseil des ministres et de l'appui des centrales syndicales ainsi que des milieux d'affaires, le ministre québécois de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, André Bourbeau, avait annoncé en décembre son intention d'amorcer des négociations avec Ottawa dans le but de rapatrier la pleine et entière responsabilité des programmes d'adaptation de la main-oeuvre et de la formation professionnelle.Cette demande avait été accueillie par une fin de non rece- voir par le gouvernement fédéral, qui entendait poursuivre sa propre réforme et qui refusait de négocier à la pièce un partage des compétences avec Québec.Ce n'est seulement que dans une pro-chaine ronde de négociation constitutionnelle qu'Ottawa accepterait d'aborder la question d'un nouveau partage.Au bureau de la ministre fédérale McDougall, on affirme que devant l'impasse, il n'est pas question de reconduire les ententes actuels pour une autre année, comme ce fut le cas au cours des deux dernières années.On offre plutôt de poursuivre la participation fédérale au financement de ces programmes, sur une base de mois par mois, jusqu'au moment où Ottawa sera prêt à annoncer sa réforme des programmes de formation.Au bureau de M.Bourbeau, on souligne que le ministre québécois rencontrera au cours des prochains jours son homologue fédé- ral dans le but de reconduire les accords actuels, de manière à ne pas pénaliser les bénéficaires.Une réduction des transferts fédéraux n'affecterait pas le réseau administratif des centres de* formation professionnelle, mais aurait pour conséquence de réduire les services.«L'objectif de rapatrier l'ensemble des pouvoirs dans ce domaine demeure», note cependant un conseiller du ministre Bourbeau.Le député Gilles Duceppe, du Bloc québécois, s'est élevé contre la position de la ministre McDougall, soulignant que «des milliers de personnes vivent dans la hantise d'avoir à se replacer sur un marché du travail frappé de plein fouet par la récession».Il a également souligné le gaspillage qui découle du chevauchement des programmes, notant que jusqu'à 40 p.cent des sommes versées par le fédéral vont aux fraix administratifs.Texte de la proposition des présidents de la Commission Bélanger-Campeau Voici le texte de la proposition soumise par les deux présidents de la Commission Bélanger-Campeau et qui sera débattue par les membres de la Commission: PROPOSITION DE LA PRÉSIDENCE 1.La Commission recommande à l'Assemblée nationale l'adoption au printemps 1991 d'une Loi établissant le processus de détermination de l'avenir politique et constitutionnel du Québec.2.La loi renfermerait trois ( 3) sections: a)préambu!e b) Partie 1: tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec c) Partie 2: appel d'offres pour un nouveau partenariat de nature constitutionnelle.LE PRÉAMBULE DE LA LOI 1.Considérant que les Québécoises et les Québécois sont libres d'assumer leur propre destin, de déterminer leur statut politique et d'assurer leur développement économique, social et culturel ; ?2.Considérant la volonté des Québécoises et des Québécois d'être partie prenante à la définition de l'avenir politique et constitutionnel du Québec ; 3.Considérant que la Loi constitutionnelle de t982 a été proclamée malgré l'opposition de l'Assemblée nationale; 4.Considérant l'échec de l'Accord constitutionnel de 1987 visant à permettre au Québec d'adhérer à la Loi constitutionnelle de 1982; 5.Considérant la nécessité de redéfinir le statut politique et constitutionnel du Québec; 6.Considérant le rapport, les conclusions et les recommandations de la Commission sur l'avenir politique et constitutionnelle du Québec.4* T.' wm PARTIE 1 DE LA LOI: TENUE D'UN RÉFÉRENDUM SUR LA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC \u2014 prévoit la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec soit entre le 8 et le 22 juin 1992, ou entre le 12 et le 26 octobre 1992; \u2014 ce référendum proposera que le Québec acquière le statut d'Etat souverain une année, jour pour jour, après la date du référendum ; \u2014 prévoit l'institution et la composition, dès l'adoption de la loi, d'une commission parlementaire spéciale de l'Assemblée nationale sur l'étude des questions afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté ; \u2014 cette commission aura pour mandat d'étudier et d'analyser toute question relative à l'accession du Québec à la pleine souveraineté, c'est-à-dire la capacité exclusive de ses institutions démocratiques de faire ses lois, de prélever ses impôts sur le territoire québécois, de pouvoir agir sur la scène internationale pour conclure des accords ou des traités avec d'autres États indépendants et de participer à diverses organisations internationales; \u2014 cette commission devra formuler à cet égard des recommandations à l'Assemblée nationale ; \u2014 cette commission sera dotée d'un budget et pourra commander les études et mener les consultations qu'elle juge nécessaires.» PARTIE 2 DE LA LOI: APPEL D'OFFRES POUR UN NOUVEAU PARTENARIAT DE NATURE CONSTITUTIONNELLE \u2014 prévoit que l'Assemblée nationale autorise le gouvernement du Québec à recevoir, dès l'adoption de la loi, des offres de partenariat de nature constitutionnelle entre le Québec et le Canada liant le gouvernement fédéral et les autres provinces; \u2014 prévoit l'institution, dès l'adoption de la loi, d'une commission parlementaire spéciale de l'Assemblée nationale chargée, dans un délai raisonnable, de procéder à l'examen de telles offres; \u2014 cette commission aura pour mandat d'apprécier et d'évaluer ces offres et de faire des recommandations pertinentes à l'Assemblée nationale; \u2014 cette commission sera dotée d'un budget et pourra commander les études, mener les consultations qu'elle juge nécessaires et entendre toute personne intéressée.^ t. B 2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 MARS 1991 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Fonctionnaires: oui au gel, non à la loi ¦ es presidents des centrales syndicales CSN, FTQ, CEQ vi-I vent-ils au dessus ou en marge de la société?Mme Lorraine Page et MM.Louis Laberge et Cérald Laro-se vivent-ils dans une bulle de verre ou dans une tour d'ivoire?Sont-ils des extra-terrestres qui ne peuvent palper ce qui se passe dans la réalité?Alors que Montréal compte à elle seule I88000 sans emploi, que le taux de chômage réel atteint 15 à 20 p.cent, que les assistés sociaux grimpent par dizaines de milliers chaque mois, que les mises à pied se font par milliers, que les fermetures d'usines se multiplient, comment les chefs syndicaux peuvent-ils tempêter contre un gel des salaires des fonctionnaires, limité à un an seulement?Jouissant dune pleine sécurité d'emploi, profitant de conditions de travail avantageuses, bénéficiant de conventions collectives qui rendent la réduction d'effectifs difficile, ayant droit à une répartition des tâches fort élégante, se comparant favorablement avec les conditions de salaires et d'emploi du secteur privé, est-ce trop demander aux fonctionnaires qu'ils participent à l'effort collectif de restriction des dépenses publiques?Les chefs syndicaux sont les premiers a réclamer du gouvernement du Québec qu'il prenne des decisions impopulaires et qu'il réduise son déficit.Lorsqu'il le fait, ils s'y opposent.L'État doit «couper» pour les autres mais non pour les syndiqués de la fonction publique et parapublique.Les chefs syndicaux parlent des deux côtés de la bouche à la fois.Mais, s'il est relativement facile de «tomber sur la tête» des chefs syndicaux, compte tenu de leur impopularité auprès de l'opinion publique, il faut par ailleurs déplorer l'attitude du président du Conseil du trésor dans ce dossier.Que M.Daniel Johnson ait eu le courage de « passer le message» aux dirigeants syndicaux qu'il n'y aura aucune hausse de salaires en I992, il faut reconnaître sa franchise et sa détermination.Mais, une fois le message livré, fallait-il ajouter l'injure a l'insulte en annonçant l'adoption d'une loi prochaine pour interdire toute négociation?Pourquoi légiférer tout de suite?Sans impliquer de nouveaux coûts pour l'État, les syndicats pourraient suggérer certains ajustements, certains assouplissements, certains aménagements, certaines modifications des jours et heures de travail pour permettre à des salariés de la fonction publique d'être plus heureux tout en conservant le même salaire.Serait-il envisageable de permettre un rattrapage aux plus bas salariés de 25000$ et moins tout en gelant les autres?En transférant aux moins favorisés les 135 millions prévus pour la hausse de 21/?p.cent aux députés et aux 25000 cadres de la fonction publique?Le président du Conseil du trésor, plutôt que de fermer la porte à toute forme de négociation, aurait sans doute intérêt à permettre la discussion sur la réduction des effectifs, sur la non-embauche d'occasionnels, sur lès compressions budgétaires au niveau des programmes, des voyages, des allocations, des dépenses qui s'effectuent encore au sein de la fonction publique.Malgré les restrictions des dernières années, il y a encore beaucoup de «gras» dans l'appareil gouvernemental.Avant de déposer son projet de loi, il est encore temps pour le président du Conseil du trésor et pour le gouvernement de revenir sur la solution législative annoncée mardi.Le droit à la négociation existe et il serait triste pour la démocratie de l'interdire par une loi.Le gouvernement ferait preuve d'une certaine reconnaissance et d'une belle ouverture à l'égard de ses fonctionnaires s'il acceptait de reculer sur le moyen législatif utilisé tout en maintenant son engagement dune hausse zéro pour l'ensemble des fonctionnaires, quitte à assouplir sa position par améliorer le sort des plus bas salariés.Claude MASSON ; s » > * % Laval en guerre I I y a un an et des poussières, Laval a obtenu le feu vert pour I le prolongement du métro vers la Rive-Nord.Cette semaine, I le lobby lavallois a lancé une offensive pour la construction d'une usine d'épuration et d'un nouveau pont au-dessus de la rivière Des Prairies.Tout porte à croire que son appétit pour les investissements publics ne s'arrêtera pas là: au dernier congrès libéral, la ministre Lise Bacon et ses collègues de la banlieue Nord ont fait adopter une série de résolutions, engageant le PLQ à doter Laval d'une kyrielle de nouvelles infrastructures: salle de concert, parc industriel, etc.En soi, il n'y a rien de mal à ce que les Laval-lois puissent atteindre plus rapidement le centre-ville, ou assister à des concerts à deux pas de chez eux.Le problème, c'est que pendant que Laval réclame à corps et à cris des sous pour se développer, Montréal, elle, se vide et périclite.Et que des investissements massifs à l'extérieur de l'île ne pourront qu'accentuer cette tendance.Car l'expérience de plusieurs autres agglomérations urbaines démontre qu'en favorisant sans réserves le développement des périphéries, on fait mourir à petit feu les villes centrales.En exigeant que le projet de pont vers Laval soit soumis à une étude d impact tenant compte entre autres de ses retombées en termes d'étalement urbain, le ministre Pierre Paradis a créé un heureux précédent.C'est la première fois qu'à Québec on établit officiellement un lien entre un projet routier et ses probables conséquences démographiques.Cette exigence a toutefois créé une vague de colère sur la Rive-Nord : les députés du coin ont désavoué le ministre Paradis, jugeant ses demandes beaucoup trop strictes, et demandent au gouvernement de s'y soustraire.Est-il vraiment urgent de consacrer des millions à construire un pont vers Laval, à un moment où les ressources sont rarissimes et les besoins de Montréal, immenses?Faut-il vraiment ériger une usine d'épuration alors que Laval peut très bien être raccordée, à un coût moindre, à celle de la CUM?Si Québec décide de céder aux pressions lavalloises sans se poser ces questions de fond, il fera définitivement la preuve que Montréal constitue le dernier de ses soucis.Et qu'il souffre d'une incurable propension à gérer l'avenir de la région métropolitaine au gré des pressions politiques locales, et au risque de libaniser l'économie montréalaise et de la laisser sombrer tranquillement vers le sous-développement.On le soupçonnait déjà, le ministre Sam Elkas l'a publiquement confirmé cette semaine: il n'existe à Québec aucune vision de développement pour la métropole.Pour combler ce vide, le gouvernement a créé il y a un an un comité ministériel dont on n'a pratiquement pas entendu parler depuis.Où était donc ce comité de huit ministres quand le .gouvernement décidait de se désengager du financement du .transport en commun, décision extrêmement douloureuse pour Montréal?Que fait-il, alors que Québec s'apprête à arbitrer entre les intérêts des banlieues et ceux de l'île?En principe, le comité doit produire d'ici peu un plan de développement de la région de Montréal.Mais au cas où l'accouchement serait plus long que prévu, il pourrait peut-être intervenir, en attendant, dans les dossiers majeurs touchant la métropole.Agnès CRUDA La poutre dans l'oeil L e gouverneur de la Banque du Canada, dans sa croisade anti-inflationniste, a multiplié depuis deux ans les mises en garde sur les effets néfastes d'une progression trop rapide des salaires.John Crow répétait qu'il fallait maintenir la hausse des salaires en dessous du taux d'inflation.Il a donc été étonnant, sinon cocasse, de découvrir que les salaires payés à la Banque du Canada ont grimpé de 7,2 p.cent en 1990, quand l'indice des prix augmentait de 4,8 p.cent.m Bien sûr, au comité des finances de la Chambre des communes qui le sommait de s'expliquer, M.Crow a fourni d'excellentes raisons : primes au rendement, rétroactivité, nécessité d'offrir de meilleurs salaires à Toronto pour garder les employés.Mais en consentant des salaires que dénonçait la Banque du Canada, les gouvernements et les entreprises avaient d'aussi bonnes raisons.Dans la même veine, les dépenses de la Banque du Canada ont augmenté de 11,3 p.cent en 1990, au moment où son gouverneur prônait avec encore plus de vigueur le contrôle des dépenses fédérales.Bien sûr, M.Crow avait, là aussi, d'excellentes raisons, tout comme les ministres qui ont bien du mal à sabrer dans les dépenses de leurs ministères.Dans ce dossier, M.Crow, l'apôtre de l'austérité qui ne met pas en pratique ce qu'il prêche, a une grosse poutre dans l'oeil.Alain DUBUC % ' * fi* k /-1-'.i \u2022 .4tfa?No, c'est , ëevvtL pet M?(/s Ktifie FgWWrùrirez j (Droits réservés) Au sujet de l'ingérence de Bush au Canada et de celui-ci dans la Baltique MARCEL ADAM Le premier ministre Mulro-ney s'est fort réjoui d'entendre l'autre jour le président Bush exprimer clairement le souhait que le Canada demeure uni.Mais cette déclaration a fort mécontenté certains souverainistes pour qui il s'agit d'une ingérence intolérable dans les affaires intérieures d'un pays ami.Aussi ont-ils tenté de mettre Ottawa en contradiction avec lui-même: il trouve convenable aujourd'hui ce qu'il trouvait inacceptable lorsqu'on 1967 le général de Gaulle est venu crier «Vive le Québec libre ! ».Mais beaucoup d'entre eux n'avaient-ils pas eux-mêmes trouvé beau, grand, noble et généreux l'audace du président français (qui avait pourtant fait l'affront de prendre à son compte le slogan des adversaires séparatistes du gouvernement-hôte, comme un Daniel Johnson embarrassé l'avait fait remarquer délicatement au général ) ?Cela dit, les ingérences américaine et française dans les difficultés internes du Canada ne peuvent être comparées parce qu'elles ne sont pas de même nature.La déclaration de de Gaulle était un geste inamical et même hostile dans la mesure où il encourageait dans son dessein un mouvement voué à débâtir le pays.Alors que celle de Bush (comme celle de Carter, beaucoup plus éloquente encore, en 1977, du temps de Pierre Trudeau) est un geste d'amitié à l'endroit d'un pays voisin, qui se trouve être son plus important partenaire économique en même temps que son allié le plus sûr, le plus loyal dans les bons comme dans les mauvais jours.Il est vrai que dans la communauté internationale, les États sont astreints à la règle de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États.Mais cette règle générale souffre exceptions.Comme dans le cas qui nous occupe, par exemple.Où ce n'est certes pas pécher gravement contre les règles de la bienséance diplomatique que d'exprimer tout haut le voeu que soit préservée l'inégrité d'un État menacé de scission.Sans doute par amitié, mais d vantage encore par souci de ses intérêts économiques aussi bien que stratégiques \u2014 la perspective de la désintégration éventuelle du Canada n'annonçant rien de bon pour les États-Unis sur le plan de la sécurité continentale.le ne crois pas qu'il y ait lieu de s'en formaliser en autant que ce soit avec le maximum de tact; et surtout que ça ne dépasse pas la sphère de l'intervention verbale.Il faut également dire que les États démocratiques interviennent de plus en plus dans les affaires inférieures des TÉtats répressifs au nom des droits de l'homme, tant par des pressions discrètes que des dénonciations publiques et des sanctions économiques.Cela en vertu du fait que les États membres des Nations unies ont accepté que les rapports entre la population et les pouvoirs publics soient régis par des règles internationales.Ain- si, parce que l'individu est devenu un sujet du droit international, pour beaucoup d'États démocratiques la souveraineté nationale ne saurait empêcher la censure des pratiques répressives contre les libertés et droits humains.C'est en vertu de cette doctrine que le gouvernement Mulro-ney a décidé de jouer un rôle de premier plan pour la protection des droits humains.Il faut dire cependant qu'en cela il s'est parfois montré mieux intentionné que bien avisé et prudent.Quand un État se met en frais de faire la leçon aux autres il prend un grand risque s'il n'est pas lui-même exemplaire au chapitre des droits de l'homme.]e ne dis pas qu'un pays doit se taire parce qu'il n'est pas lui-même impeccable.Mais il doit faire attention de ne pas se trouver dans une situation qui pourrait le faire passer pour hypocrite sur la scène internationale, s'il apparaît qu'il a lui-même de vilains squelettes dans son placard.?C'est ce oui est arrivé au gouvernement Mulroney.Il a pris la tête des pourfendeurs de l'apartheid en Afrique du Sud.Mais la crise d'OKa devait révéler la situation lamentable des autochtones qui forment un tiers-monde à l'intérieur du Canada.Ce qui a sérieusement entamé sa crédibilité auprès d'une multitude de gens qui ne connaissent pas assez bien ce qui se passe au Canada pour savoir que malgré cela, il est un des pays les plus respectueux des droits et libertés.En terminant je voudrais dire un mot sur le rôle joué par le Canada dans les pays baltes en vue de favoriser la reconquête de leur souveraineté (rôle que les souverainistes n'ont pas dénoncé comme une ingérence indue dans les affaires de l'Union soviétique comme ils l'ont fait pour George Bush dans notre cas).Il intervient encore une fois au nom du rôle de chien de garde des droits de l'homme qu'il s'est donné.Mais il ne se gêne pas pour plaider par la même occasion en faveur de l'indépendance de ces trois pays.Mais dans ce cas-ci il ne s'agit pas seulement du gouvernement mais dans une certaine mesure du Parlement aussi, du fait qu'un groupe de parlementaires représentant plusieurs députés des trois partis fédéraux sont en Union soviétique justement pour promouvoir l'indépendance de la Baltique.Le Canada s'eçt fait reprocher dernièrement, par les autorités soviétiques, de faire preuve d'hypocrisie en soutenant d'un côté les mouvements séparatistes de Lettonie, de Lithuanie et d'Estonmie, alors qu'il s'efforce chez lui de combattre le séparatisme au Québec.Les deux situations ne sont évidemment pas comparables, le Québec n'ayant jamais été souverain comme l'étaient les trois pays baltes avant d'être annexés de force à l'Union soviétique.Le Canada ne se met donc pas en contradiction flagrante en appuyant les souverainistes baltes.Mais il passe pour un inconséquent aux yeux de ceux qui ne peuvent faire cette distinction.Et il risque se trouver bien embarrassé, éventuellement, au Québec, vis-à-vis les souverainistes gui ne font pas non plus cette distinction et invoqueront cette même générosité à l'égard de leur projet.\u2022j y* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 MARS 1991 Opinions Comment intégrer les 9 immigrants sur 10 qui choisissent Montréal?Extraits du mémoire qua présente la Ville de Montréal à la Commission de la culture sur renoncé de politique en matière d'immigration et d'intégration.rès de neuf immigrants sur dix (qui choisissent le Québec) s'établissent dans la région de Montréal.La comparaison avec l'Ontario permet de mieux comprendre les raisons qui expliquent cette situation.La structure urbaine ontarienne est plus équilibrée que celle du Québec.Hors de Toronto, on y retrouve en effet un réseau de villes intermédiaires (Hamilton, Ottawa, Windsor, etc.) dont les économies régionales sont relativement bien maillées les unes aux autres.Elles constituent donc un réseau «naturel » de mobilité qui permet aux résidents de cette province d'avoir accès à des bassins d'emplois diversifiés et complémentaires à l'échelle de toute la province.Les populations immigrantes, tout en se concentrant dans la ville Reine, où la communauté de vieille souche n'atteint plus que le tiers de la population totale, se répartissent tout de même davantage dans le reste de la province que ce n'est le cas au Quebec.La concentration des immigrants à Montréal reflète donc à la fois le déséquilibre de la structure urbaine québécoise et le fait que l'économie de la métropole est moins bien maillée qu'elle ne pourrait l'être à celle des régions.La concentration des immigrants ne représente donc qu'un aspect particulier d'une problématique démographique et économique plus générale qui affecte l'ensemble du Quebec.Il faut donc ac-cueillir avec scepticisme les mesures qui viseraient à contraindre par des mesures plus ou moins coeicitives l'établissement des immigrants en région.Les expériences passées en cette matière sont assez, révélatrices.Par exemple, des efforts significatifs ont été consentis au debut des années 80 pour favoriser l'établissement des «boat peuple» vietnamiens en région.Or, la plus grande partie d'entre eux ont choisi, tôt ou tard, de revenir a Montréal.À moins de limiter artificielle-ment la nu blité des personnes sur son territoire, ce qui serait contraire à ses valeurs et à ses traditions, le Quebec ne saurait renverser cette tendance.Les seules actions qui prosentent un espoir véritable de modifier ce déséquilibre doivent s'attaquer au problème de fond: redresser la structure économique régionale du Québec en renforçant le maillage entre la métropole et les régions.Il s'agit là d'une action à long terme qui manifestera ses effets non seulement sur les communautés immigrantes, mais sur l'ensemble de la population québécoise.Le Québec doit donc s'assurer que les milieux de vie de la métropole puissent proposer un environnement propice à une intégration harmonieuse.Or, dans plusieurs quartiers de la ville centrale et de sa périphérie immédiate, en particulier, plusieurs phénomènes compliquent les différents aspects de l'intégration.On y retrouve plusieurs petites et moyennes entreprises qui n'ont pas encore été touchées par les mesures de francisation offertes aux entreprises de 50 employés et plus.Dans plusieurs d'entre elles, le français n'est utilisé au travail que de façon marginale, après l'anglais et la langue d'origine des travailleurs et des travailleuses immigrantes qui s'y concentrent.La faible représentation de francophones dans certains secteurs à haute densité ethnique réduit par ailleurs l'usage du français dans les communications sociales et dans l'affichage.Ces facteurs contribuent à limiter la visibilité du français par rapport à la situation qui prévaut dans la grande majorité des autres régions du Québec.Dans ces circonstances, on comprendra facilement qu'il est difficile pour plusieurs nouveaux arrivants d'en arriver à la conclusion que le français constitue une véritable langue de promotion économique à Montréal.Tant que persistera cette ambiguïté entre, d'une part, la situation de cette langue dans le milieu réel de Montréal et dans la vie quotidienne des nouveaux arrivants qui s'y établissent et, d'autre part, le discours officiel affirmant la primauté du français comme langue des communications et du travail au Québec, il est clair que les efforts publics en matière d'intégration linguistique ne pourront produire des résultats aussi significatifs dans la métropole que dans les régions à très forte majorité francophone du reste du Québec.Il est également clair que la présence d'une solide communauté francophone dans les quartiers où se concentrent les nouveaux arrivants est également un gage de réussite des efforts de francisation, surtout si cette communauté comprend de nombreuses personnes immigrantes s'étant elles-mêmes francisées avec succès.Les difficultés particulières qui se posent à Montréal sont par ailleurs amplifiées par le fait que les secteurs a haute densité ethnique de Montréal se situent souvent dans les quartiers où se concentrent les populations les plus défavorisées de ces communautés.La pauvreté, l'insécurité et la précarité ont souvent pour effet d'exacerber les problèmes d'intégration à tous les niveaux.Les écoles de ces quartiers, entre autres, subissent directement les conséquences de cette accumulation de problèmes.Les conditions de l'intégration à Montréal La capacité d'intégration de la communauté montréalaise dépend donc directement des conditions de vie qu'elle est en mesure d'offrir à ses résidents.En particulier, les quartiers de Montréal doivent être en mesure de retenir leurs habitants de toutes origines et de constituer des environnements propices au maintien d'une communauté francophone forte et diversifiée.Il ne s'agit pas ici d'imposer des contraintes artificielles à la mobilité des personnes à l'intérieur de la region métropolitaine.De telles mesures seraient tout aussi inefficaces que celles qui chercheraient à imposer l'établissement en région des immigrants.La capacité les doivent également avoir des retombées visibles pour la communauté d'accueil.En d'autres termes, la responsabilité de l'intégration ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des nouveaux arrivants.Cette action pour favoriser le maintien d'une base francophone solide dans les secteurs à haute densité ethnique ne saurait évidemment assurer à elle seule la réussite de l'intégration des immigrants.Notre société tout entière doit définir des stratégies et mobiliser les ressources suffisantes pour en assurer la réalisation des différentes facettes linguistiques, culturelles, sociales et économiques.À cet effet, deux grandes problématiques méritent une attention particulière à Montréal: l'utilisation du français dans les milieux de travail et les mécanismes d'attribution des ressources publiques consacrées à l'intégration.Le français, langue de travail La consécration du français comme langue de travail a fait l'objet de mesures importantes qui ont permis, au cours des deux dernières décennies, de réaliser des progrès majeurs.La francisation des entreprises de 50 employés et plus.Le français à l'école et au travail?Ce n'est pas demain la veille.«Je n'aime pas que des gens me forcent à faire des choses que je ne veux pas faire», disait récemment Richard Rossi (ci-dessus), étudiant de Saint-Luc, dont l'anglais est la langue maternelle.de rétention de la ville centrale et des secteurs qui sont à sa périphérie immédiate à l'endroit des ménages francophones mobiles repose sur la qualité de l'environnement urbain, sur l'accessibilité des services publics et sur le dynamisme de la vie communautaire de ses quartiers.La convivialité des quartiers à' haute densité ethnique joue également un rôle stratégique à cet égard.Dans ces quartiers en particulier, il est d'une extrême importance de mettre en valeur les avantages que la diversité culturelle et que le pluralisme présentent pour améliorer la qualité de la vie, l'animation et l'ambiance de la ville.Si des efforts particuliers ne sont pas poursuivis pour promouvoir les valeurs de tolérance et pour appuyer des activités de rapprochement des communautés, le modèle québécois d'intégration sera vraisemblablement condamné à l'échec à plus ou moins court terme.Il convient donc non seulement de chercher à maintenir à Montréal un bassin suffisant de population francophone, mais également à mettre en valeur les bienfaits que celle-ci peut retirer de son appartenance à des milieux diversifiés et pluralistes.Il est en particulier nécessaire de veiller à réduire et à éliminer autant que possible toutes les manifestations de discrimination, de racisme et d'intolérance qui se manifestent dans toutes les grandes villes dont la population se diversifie rapidement.Pour ce faire, les ressources que l'ensemble des partenaires doivent consentir à l'intégration des communautés culturel- nolamment, peut désormais être considérée comme en grande partie accomplie, malgré les inévitables difficultés de parcours qui auront accompagné la période de transition.Or, comme le constate l'énoncé de politique, « une proportion importante des allophones travaillent encore dans des milieux où l'anglais et les langues d'origine sont les langues de travail et ce, principalement dans les communautés d'implantation plus ancienne.Des données précises sur la nature des entreprises où se concentrent ces travailleurs ne sont pas encore disponibles.Il est probable cependant, étant donné la surreprésentation de la main-d'oeuvre immigrée dans divers secteurs dit «mous» de l'économie (textile, habillement, meubles), qu'une partie importante d'entre eux travaillent dans des petites entreprises qui n'ont pas encore été touchées par la francisation.Dans ces milieux, le très grand nombre d'entreprises en cause, les ressources limitées dont elles disposent et la faible représentation de travailleurs francophones parmi le personnel rendent complexe le processus de francisation.L'absence d'un milieu francophone fort augmente particulièrement le degré de difficulté, puisque les efforts de promotion du français comme langue d'usage de l'entreprise doivent s'accompagner de diverses mesures permettant de développer la connaissance du français chez les travailleurs anglophones.» Encore une fois, cette problématique québécoise prend une dimension plus préoccupante à Montréal.Une très grande part des entreprises décrites ci-haut se retrouvent sur le territoire montréalais.Il est clair que la motivation à apprendre et, surtout, à utiliser le français est très sérieusement compromise lorsque cette langue ne constitue que la troisième en importance au travail, après l'anglais et les langues d'origine.Il est également clair que l'imposition de mesures législatives à caractère coercitif ne sauraient a elles seules assurer une francisation réelle de ce type d'entreprises.Ces dernières doivent recevoir un appui actif du gouvernement pour implanter, pour gérer et pour financer des programmes efficaces de francisation, adaptés à la fois à leurs besoins et à ceux de leur personnel.La ville de Montréal estime donc prioritaire que se poursuivent, mais surtout que s'intensifient, les efforts de francisation des petites et des moyennes entreprises et se réjouit de la volonté exprimée dans l'énoncé de politique d'accorder une priorité accrue aux milieux et aux entreprises a forte concentration de travailleurs allophones.Le rôle névralgique de l'école Cette nécessité de concentrer les efforts de francisation des entreprises dans les milieux à haute densité ethnique doit également se répercuter dans les stratégies visant l'intégration des immigrants.Comme nous l'avons déjà mentionné, l'immigrant qui décide de s'établir dans une région très majoritairement francophone y trouvera des conditions a priori favorables à une intégration linguistique et culturelle harmonieuse.Tel n'est pas toujours le cas des secteurs hautement diversifiés de Montréal.Pour compenser ce déséquilibre, il appa-rait nécessaire de concentrer les ressources publiques dans les milieux dont la capacité «naturelle» d'intégration présente des lacunes structurelles majeures.Cette exigence vaut particulièrement pour le réseau scolaire, qui constitue l'un des pivots du processus d'intégration.Or, l'école montréalaise demeure, de l'avis même des professeurs, des directeurs et des autorités des commissions scolaires, dramatiquement sous équipée pour faire face à ses responsabilités en matière d'intégration.Ces lacunes sont d'autant plus préoccupantes que plusieurs écoles à haute densité ethnique des quartiers anciens doivent également tenter de répondre aux besoins particuliers de leurs écoliers qui proviennent de milieux défavorisés.L'énoncé de politique en matière d'immigration et d'intégration reconnaît la nature du problème particulier que posent les écoles à haute densité ethnique, où « l'atout naturel que constitue la présence d'une population francophone leur fait largement défaut».La ville de Montréal partage ce diagnostic et espère vivement que la mise en oeuvre de la politique permettra d'y accorder les ressources suffisantes, ce dont nous sommes encore loin à l'heure actuelle.Les ressources publiques destinées à l'intégration Que ce soit à l'école, dans les milieux de travail ou dans les quartiers de Montréal, le Québec doit donc mobiliser des ressources importantes en matière d'intégration.Cette mobilisation suppose un cadre général, que doit fournir une véritable politique d'intégration.Compte tenu de la concentration des nouveaux arrivants à Montréal, cette politique doit faire une large place aux particularités des milieux intégrateurs de la métropole et aux besoins spéciaux des immigrants qui s'y concentrent.La ville de Montréal recommande donc que cette politique précise les mécanismes de financement des mesures d'intégration, en reconnaissant qu'il s'agit là d'un enjeu qui concerne l'ensemble de la société québécoise.Ce financement doit donc être assuré à même les ressources que l'État québécois retire de ses revenus.L'application de ce principe au secteur de l'éducation ne constitue à notre avis qu'une illustration d'une problématique plus générale qui s'applique à l'ensemble des services publics québécois, y compris les services municipaux et locaux.Cette approche ne signifie pas, bien au contraire, que la communauté montréalaise doive refuser d'assumer les responsabilités particulières en matière d'intégration.Comme le signale l'énoncé de politique, l'ensemble des partenaires (organismes communautaires, administrations publiques, entreprises privées, etc.) doivent s'impliquer activement dans un effort concerté pour favoriser une intégration harmonieuse de tous les immigrants.Cela implique, entre autres, que ces partenaires y consacrent davantage d'efforts et de ressources qu'ils ne l'ont traditionnellement fait dans le passé.Sans une participation active de leur part, les efforts de l'État québécois pourraient être voués à l'échec.B 3 Ly siane Gagnon Claude Béland, héros et martyr ans sa hâte d'amorcer la carrière politique qu'il semble convoiter, le président du Mouvement Desjardins, M.Claude Béland, a quelque peu; devancé les événements en se présentant comme un leader si eminent que des menaces de mort pleuvent ' sur sa personne.Le premier ministre Mulroney, l'homme le! plus connu et le plus détesté au Canada, a deux gar-; de-du-corps.M.Bourassa, qui est un peu plus connu \u2022 que M.Béland et a tout de même quelques ennemis, ! et le ministre Johnson, qui en a beaucoup plus de-; puis qu'il a annoncé le gel des salaires des fonctionnaires, n'en ont qu'un chacun.Le chef du Parti Egalité, M.Liebman, dont les ennemis se chiffrent par dizaines de milliers, n'en a aucun.Même MM.Sa-, kharov et Mandela ont survécu à leurs longues années de dissidence.À l'en croire, toutefois, notre héros courrait des risques exceptionnels, pour s'être prononcé en faveur d'une option qui rallie actuellement les trois-quarts de la population.Il est vrai qu'il peut être extrêmement dangereux de sauter dans un train en marche.Mais avant de transformer la paisible ville de Lévis en camp retranché, peut-être pourrait-on suggérer à M.Béland d'apprivoiser plus sereinement la notoriété que lui a valu sa prestation au sein de la Commission Bélanger-Campeau.Tous les gens en vue reçoivent des lettres ou des appels de « crackpots » et de fanatiques, et M.Béland en apprendrait énormément, sur la nature humaine, s'il venait voir le genre de choses que l'on reçoit, par exemple, dans les journaux.M.Béland n'est pas habitué à la controverse, étant à la téte d'un mouvement qui ne s'est pas spécialement distingué, au cours des années, par l'ampleur de ses débats internes, mais s'il songe, comme cela semble être le cas, à faire le saut en politique, il devrait s'y faire.#JC ^î- On aura compris que j'ai peu de patience pour les gens qui jouent aux martyrs des «Causes».quand elles sont populaires.Les hasards de la vie m'ont fait côtoyer, dans les années 60, des gens qui.prenaient de véritables risques en affirmant leurs ; convictions souverainistes \u2014 les Chaput, D'Allemagne, Bourgault, et combien d'autres, qui ont perdu des emplois parce que l'establishment québécois était en bloc contre l'indépendance.Mais cela, c'est de l'histoire ancienne.Aujourd'hui, au Québec, il est rentable déjouer la carte nationaliste: cela rehausse votre popularité, et peut même améliorer votre statut socio-économique.Aujourd'hui, les fédéralistes rasent les murs, avec des sacs de cendres sur la tête, si impopulaires qu'ils n'osent pas ouvrir la bouche en public, même pas au sein d'un parti théoriquement fédéraliste comme le PLQ ! Or, s'il y a un endroit où il leur a été difficile de les exprimer, leurs convictions, c'est bien justement à la Commission B.-C dont M.Béland est l'un des plus ardents artisans.Sous l'oeil goguenard des deux co-présidents.tout témoin qui osait dire un mot en faveur du fédé- ; ralisme se faisait copieusement houspiller ou interroger comme un criminel d'habitude.Le seul moyen d'en sortir indemne était d'en appeller à une sorte de fédéralisme massivement «renouvelé» dans le sens d'une provincialisation accrue, au risque de détruire ce qui fait la valeur et l'intérêt de l'idéologie fédéraliste.Mais quiconque aurait parlé, devant cette commission censée recueil- ; lir les propos du public, en faveur d'un statu quo relativement amélioré, quiconque aurait osé contester l'interprétation historique «officielle» des négo- ! ciations constitutionnelles, se serait fait, littéralement, lapider par ces pierres verbales que sont les hauts cris de démagogues surexcités par la présence : des caméras.Dans ce contexte, il est presque hallucinant ; d'entendre M.Béland crier à l'oppression, affirmer que des souverainistes auraient été «muselés», et dénoncer «le recours à la menace, au chantage, à la calomnie et à la peur» de la part de «ceux qui sont incapables d'accepter l'opinion de la majorité et qui, dès lors, cherchent à faire osciller la balance en s'écartant des moyens démocratiques.» De qui, de quoi parle-t-il?Il n'y a pas dix francophones à oser se dissocier publiquement du courant majoritaire, et même cette dissidence faiblarde serait intolérable?Où M.Béland a-t-il vu à l'oeuvre des moyens «anti- démocratiques»?Où a-t-il vu du «chantage»?Même le rapport négatif de la firme CBRS.sur le crédit du Québec, aussi biaisé soit-il.n'était qu'une expression d'opinion parfaitement admissible en démocratie \u2014 laquelle fut du reste vertement condamnée par les éditorialistes de tous les médias, y compris ceux qui, comme dit la CSN, sont à la solde du .capitalisme international.Si c'est cela la grande menace «terroriste», on peut dire que M.Béland a l'écorce sensible.Peut-être, tout simplement, n'aime-t-il pas être contredit.Sans doute est-ce pour cela que le fameux « sondage »Nsur l'option constitutionnelle qu'il a sou- \u2022 mis aux cadres des caisses populaires était précédé d'une «introduction» de six pages signées de-sa main, d'où il ressortait clairement quelles réponses le grand patron voulait obtenir.Inutile de dire qu'il les obtint.Malheureusement, le Mouvement Desjardins n'a jamais voulu rendre ce sondage public, bien que M.Béland en ait fait grand état lorsque, changeant de chaise, il quitta son siège de commissaire à la Commission B.C.pour celui de témoin devant la même Commission.Dommage.Il aurait été intéressant de voir la formulation des questions, et de savoir aussi pourquoi la firme Léger et Léger, qui a;fait la cueillette et le traitement des données, a accepté d'accoler son nom à un sondage aussi biaisé.L'aspect le plus inquiétant, aans la dernière sortie du président du Mouvement Desjardins, est cette obsession du consensus \u2014 obsession qui semble hélas avoir contaminé tout le monde à la Commission B.C.11 n'y a rien de plus étouffant que les sociétés de consensus, parce que l'opposition et la dissidence sont muselées, ou tacitement exclues par la pression du groupe.De fait, seules les sociétés totalitaires, ou alors les petites communautés homogènes et primitives, sont des sociétés de consensus.Cela n'a rien à voir avec la démocratie, qui repose sur la règle de la majorité dans le respect de l'opposition minoritaire.Ce sont des choses dont les Libéraux, au moins, devraient être conscients, eux dont le parti doit en principe faire de la liberté de pensée et de parole son objectif prioritaire.Mais de toute évidence, ce parti n'a plus de libéral que le nom. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 MARS 1991 Choix d'appareils oortatifs Motorola ou Oki \u2022 Aussi téléphones fixes 53 CD OQ CO CD OJD CO GO CO CD CD co o CO 36.Boul.Saint-Martin Oucî»t Chomcdev.Laval (Quubec) Wli (514) 629-7777 Crllcom Montréal 5200.rue Paré Montréal (Québec) Tel: (51 1) 739-7777 Cellular One 9012, Boul.île LAcanïe Montréal (Québec) rél: (5H) 38.~i-()770 Centre de Téléphone Mobile 1239.rue Bellerhassr Montréal (Québec) Tel: (514)274-0366 Communication Idéale 309.rue Notre-Dame Kcpcntlgny (Québec) Tel: (314) 585-2847 S3 S' CD- to 4^ CD CO 03 03 CD- CD CD CD GO.© 3 CD 53 Comprend: 360 minutes de temps d'antenne ?Accès au réseau Bell Cellulaire Communication Vlctorlatllle 374.rue Notre-Dame Est Vlctorlaville (Québec) Tel: (819) 758-3757 Ce Car Stereo Centre 4100.rueJarry Est Montréal (Québec) Tel: (514) 721-3721 l.o ci! H 5591.rue Paré Montréal (Québec) Tel: (514) 733-3000 Karilo Communication Cellulaire 3350.1ère rue suite 204 St-lluberl (Québec) rél (514) 676-9919 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 MARS 1991 Garon favorable au TGV Montréal-New York DATES ET HEURES DE TOMBEE POUR LA PERIODE DE PAQUES DU 29 MARS AU 6 AVRIL 1991 Veuillez prendre note que La Presse ne sera pas publiée le Vendredi saint (29 mars 1991) et le lundi de Pâques (1er avril 1991) Édition du samedi 30 mars 1991 Reservation d espace: le mercredi 27 mars 1991 \u2022 12 h Annonces avec épreuves: le mardi 26 mars 1991 Annonces sans épreuves: lejeudi 28 mars 1991 - 12 h Corrections finales le jeudi 28 mars 1991 \u2022 12 h Édition du mardi 2 avril 1991 Reservation d espace: le mercredi 27 mars 1991 Annonces avec épreuves: le mardi 26 mars 1991 Annonces sans épreuves, le jeudi 28 mars 1991 - 12 h Corrections finales.le |eudi 28 mars 1991 -12 h Edition du mercredi 3 avril 1991 Reservation d espace: le jeudi 28 mars 1991 Annonces avec épreuves: le jeudi 28 mars 1991 Annonces sans épreuves: le mardi 2 avril 1991 Corrections finales le mardi 2 avril 1991 Édition du jeudi 4 avril 1991 Reservation d espace: le mardi 2 avril 1991 Annonces avec épreuves: le jeudi 28 mars 1991 Annonces sans épreuves: le mercredi 3 avril 1991 Corrections finales le mercredi 3 avril 1991 Sections Arts et lettres et Restaurants Édition du samedi 30 mars 1991 Reservation d espace: le mercredi 27 mars 1991 - 12 h Annonces avec épreuves: le mardi 26 mars 1991 Annonces sans épreuves: lejeudi 28 mars 1991 Corrections finales: lejeudi 28 mars 1991 Sections Carrières et professions et Vacances/Voyage Édition du samedi 30 mars 1991 Reservation d'espace: le mardi Annonces avec épreuves: le lundi Annonces sans épreuves: le mardi Corrections finales: le mardi 26 mars 1991 1er cahier - 13 h 25 mars 1991 26 mars 1991 26 mars 1991 Sections Carrières et professions et Vacances/Voyage Édition du samedi 6 avril 1991 Reservation d espace: le mercredi 3 avril 1991 Annonces avec épreuves: lejeudi Annonces sans épreuves: le mercredi Corrections finales: le mercredi 1er cahier \u2022 13 h 28 mars 1991 3 avril 1991 3 avril 1991 Section Habitat Édition du samedi 30 mars 1991 Reservation d'espace: le lundi 25 mars 1991 -12 h Annonces avec épreuves: lejeudi 28 mars 1991 Annonces sans épreuves: le lundi 25 mars 1991 -12 h Corrections finales: le lundi 25 mars 1991 -12 h Section Habitat Édition du samedi 6 avril 1991 Reservation d espace- le mardi 2 avril 1991 - 12 h Annonces avec épreuves: le jeudi 28 mars 1991 Annonces sans épreuves: le mardi 2 avril 1991 -12 h.Corrections finales.le mardi 2 avril 1991 \u2022 12 h Édition du dimanche 31 mars 1991 Reservation d'espace: le mercredi 27 mars 1991 -12 h Annonces avec épreuves: le mardi 26 mars 1991 Annonces sans épreuves: le mercredi 27 mars 1991 Corrections finales: lejeudi 28 mars 1991 MARIO FONTAINE ¦ L'ex-maire lean Drapeau aurait rougi d'aise, hier, en entendant le député péquiste Jean Garon vanter les mérites de son projet de train à grande vitesse entre New York et Montréal.Un projet que d'aucuns, à l'époque, avaient qualifié d'irréaliste et de ruineux.«L'avenir du TGV est bien davantage dans le couloir Québec-Montréal-New York que dans celui de Montréal-Windsor dont on nous parle dans le moment», a expliqué M.Garon à une centaine d'étudiants en économie de l'Université du Québec à Montréal.Un Québec souverain aurait tout intérêt, selon lui, à se «relier à la plus grande force industrielle au monde» plutôt que de bâtir un train à grande vitesse dans un Canada qui, malgré la proximité de l'an 2000, a gardé une structure du 19e siècle.De la proposition Drapeau, le député de Lévis a remplacé Mirabel par Québec.À l'instar de l'ancien premier magistrat de la métropole, toutefois, il n'appréhende pas de problème insurmontable dans la question du financement.Le tronçon Québec-Montréal est le plus rentable, soutient M.Garon.Des subventions seraient peut-être nécessaires pour la partie Montréal-New York, mais justifiables compte tenu des avantages qu'on en retirerait, notamment au plan du tourisme.L'ex-ministre de l'Agriculture dans le cabinet Lévesque se défend de faire du transport en commun sa religion.Le transport en commun est une bonne chose, a-t-il explique à son auditoire, mais en autant qu'il soit efficace.Cette notion d'efficacité, il l'applique aussi aux relations économiques entre le Québec et le reste du Canada.Et assure que les Québécois ont avantage à voler de leurs propres ailes.«Le Canada devient un anachronisme au plan économique» déclare M.Garon.Il a été créé pour régler le problème des chemins de fer au siècle dernier, et pour contrer les forces naturelles qui vont du Nord au Sud en les remplaçant par un axe Est-Ouest.Sans compter l'aide fédéraie au port de Halifax et aux transports dans les provinces de l'Ouest, le tout au detriment des intérêts du Québec.L'un des plus grand scandale reste à venir, estime par ailleurs M.Garon.C'est celui du projet Hibernia, subventionné à hauteur de 2 milliards de dollars par Ottawa.D'affirmer le porte-parole péquiste en matière de transports, «on paye mais on n'a pas les retombées économiques».De même, l'inaction du gouvernement Mulroney dans le domaine du libre-échange irrite M.Garon.Depuis la signature de l'accord, aucune stratégie, aucune orientation n'a été prise, fait-il valoir.Personne n'en parle: «On est là, le Québec, comme une valise dans l'autobus fédéral.On ne fait pas partie des discussions avec le Mexique et les autres pays qui voudront se joindre à l'entente».Mont Saint-Sauveur DU SKI DE PRINTEMPS ÉCONOMIQUE! 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LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 21 MARS 1991 B7 Québec a collaboré avec le SCRS durant la crise du Golfe du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Le gouvernement du Québec a accepté de collaborer étroitement avec le Service canadien du renseignement et de sécurité durant la crise du golfe Persique.Le plus récent numéro de la Gazette officielle, publié hier, révèle que le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Gil Rémillard, a signé une entente de «coopération pour l'échange d'informations, de renseignements et d'entraide» entre le SCRS et la Sûreté du Québec, pour la durée du conflit avec l'Irak.Durant ce conflit, «des mesures de sécurité exceptionnelles peuvent être nécessaires pour le maintien de la paix, de l'ordre et de la sécurité dans tout le territoire du Québec», lit-on dans le décret adopté le 20 février par le cabinet Bourassa.La Sûreté était au premier chef invitée à collaborer avec le service d'intelligence canadien, mais aussi la police de la CUM et tout autre corps policier «désigné à cette fin par le ministre de la Sécurité publique».Pour ne pas nuire à la bonne marche des opérations, le cabinet a accepté, au moment de la conclusion de l'entente, d'en repousser la publication à une date ultérieure.Spicer: les commissaires gardent leur rémunération secrète Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les membres de la commission Spicer se sont entendus pour garder le secret sur leur rémunération, contrairement à l'avis de leur directeur.C'est ce qu'a dévoilé hier le directeur du Forum des citoyens, M.David Broad bent, devant un comité parlementaire, après avoir déclaré qu'il avait récemment suggéré aux commissaires de divulguer leurs émoluments pour contrer les allégations de dépenses abusives à l'endroit du Forum.Les commissaires ont plutôt convenu, entre eux, de se tenir cois sur le sujet, une révélation Sui a aussitôt amené le libéral \u2022on Boudria à poser la question qui vient «tout naturellement» aux lèvres: «Qu'ont-ils donc à cacher?» «Le public devrait avoir accès à ces données», a renchéri son collègue lean Lapierre, du Bloc québécois.Mais M.Broadbent a assuré les membres du comité parlementaire de la consommation et des sociétés qu'il n'y avait aucune preuve de dépenses excessives de la part du président du Forum, M.Keith Spicer ou des onze autres commissaires, et qu'il croyait en l'intégrité de ceux-ci.Il s'est montré réticent à discuter des raisons qui ont pu pousser les commissaires à ne pas tenir compte de son avis.Le Forum des citoyens, qui doit rendre son rapport le 1er juillet, a déjà encouru des frais de 18,9 millions et prévoit dépenser la totalité du budget de la commission controversée sur l'unité nationale, soit 27,4 millions.Les commissaires peuvent demander un traitement allant jus- Sil'à 600 par jour pour leur parti-pation aux travaux du Forum des citoyens, institué le 1er novembre par le premier ministre Brian Mulroney.Le comité parlementaire doit interroger aujourd'hui M.Spicer sur l'état des finances de la commission qu'il préside.Lessard n'est pas décidé Presse Canadienne BAIE-COMEA U ¦ L'ex-ministre péquiste Lucien Lessard affirme qu'il n'a pas encore pris de décision sur un éventuel retour sur la scène politique.Dans une mise au point publiée hier, M.Lessard a déclaré qu'il n'avait jamais confirmé officiellement sa candidature et que celle-ci demeure hypothétique pour le moment.«Il y a trop d'événements qui peuvent survenir d'ici les élections fédérales prévues en 1993 pour officialiser ma candidature à une convention du Bloc québécois dans Charlevoix », a décla-rél'ex-ministre.M.Lessard se dit par ailleurs satisfait de son travail comme directeur général du CLSC de Fo-restville et précise qu'il entend terminer son mandat.VIEUX PROVERBE NIPPON - 1 .-\u2022\\ .* (Oui ne profite pas du temps présent restera piéton bien longtemps) 500* de remise sur Impulse, Stylus, Optima et Pickup 1991.- - - ?Profitez du programme «Acheteur d'un premier véhicule Passeport Les modèles 1991 de Passeport sont équipés d'une nouvelle caractéristique alléchante : une remise de 500$.Prenez par exemple la Stylus S, la sportive habillée en berline.Habituellement offerte à partir de 12 245$**, elle n'est que 11 745$ avec la remise de 500$.Le Pickup Spacecab XS avec châssis renforcé et moteur de 2,3 L profite aussi du rabais de 500$.De plus, la Stylus et le Pickup sont tous deux offerts avec un taux de financement spécial de 10,9%/48 mois*.L'Optima, conçue en Allemagne par Opel, bénéficie également dune remise de 500$, tout comme la performante Impulse XS dotée d'un moteur 16 soupapes de 1,6 L à deux arbres à cames en tête, d'une injection électronique multipoint et d'une suspension dessinée par Lotus.Mais ce n'est pas tout Peu importe le véhicule que vous choisissez, vous pouvez presque prendre la route les yeux fermés grâce à « L'Avantage Passeport» (une garantie complète de 3 ans/80 000 km) et au plan «Alerte Routière Passeport» qui vous secourt notamment en cas de crevaison ou de panne d'essence*.Passez vite chez votre concessionnaire Passeport pour profiter du bon temps, dès maintenant.\u2022La remise du programme ««Acheteur d'un premier véhicule»» est offerte aux individus qui n'ont pas déjà eu recours au financement G MAC pour l'achat d'un véhicule neuf Passeport.Qu'ils bénéficient ou non de cette remise, les acheteurs sont admissibles au financement offert.Les acheteurs qui ont droit à la remise peuvent également la combiner au financement proposé.L'offre s'applique a l'achat de véhicules neufs 1991 (sauf Trooper et Rodeo).achetés et livrés entre le 15 janvier et le 31 mars 1991.tant qu'il y en aura.Cette olfre ainsi que le taux de 10.9%/48 mois sont aussi valables pour certains modèles 1990.Taux consenti à l'acheteur au détail sur approbation de crédit par G M AC.Consultez votre concessionnaire pour plus de détails.\u2022\u2022PDSF.transport et préparation inclus.Taxes et immatriculation en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.^Certaines restrictions s'appliquent : voyez votre concessionnaire.Nous savons ce que vous voulez.APPUYÉE PAR LES RESSOURCES INTERNATIONALES DE GENERAL MOTORS.\u2022 » Passeport St-Jean 385.rue latefge St-Jean suc-tocheteu I3A1K3 Tel.: (514)35*11*4 Proepon Décarie 5400.bout.Décane Montréal H3X3J1 Tét-(514) 483-5555 Passeport fefrrtonne 705.boui.des Seigneurs Térreoor.ne J6W1T5 Tél.: (514)964-1374 Passeport lapratrie 1055.boui.Ste-Ekzabetn LaPrame J5R1W9 W-|514)65*«994 Passeport Uwat 1615.boui.St-Matbn Est Duwnay.Laval H7G4R4 Tel» (514) 385-9191 Passeport HocMUfa 4500.rue Hocheiaga Montréal H1V3N8 Tel-(514) 2511552 ftfUfOU Sherbrooke 4880, bout Bourque Rock Forest J1N1A7 Tel-(819) 8231400 Passeport Sort Urxy 7025.avenue Plaza Tracy Tracy J33 4X9 Tél.(514) 746-1227 Passeport Kalnvir* 249.boui.Seigneur* Ouest BJamviie (Sortie 25 de r autoroute des Laurenodés) J7F.4H6 Téi: (514) 437-6317 Passeport LaSaire 7910.bout Newman laSaie H8N1X9 Tel: (514) 365-2195 Passeport Granby 1348.rue Pnnopaie Granby J2G8C8 Tét: (514) 378-1404 Passeport West Island.' 10333.bom.Gou* Oufrs; \" Rcitxxo h8y îsi .«o: Tel: (514) 684-316L -W _\u2022 ¦ T.r .; \u2022 : \u2022 p \u2022 ¦ r ****** ¦ ¦ ¦ IM ! MIJIf.M I.¦¦\u201e¦ ¦¦¦¦¦ La toute récente augmentation de la taxe iB™ fédérale sur le tabac de Michael Wilson, ministre des Finances, pousse les fumeurs à la limite.Littéralement.Avec l'augmentation de trois cents la cigarette, M.Wilson a fait grimper le prix moyen d'un paquet de 20 cigarettes à des montants variant de 4,20$ à 5,10$.Ce même paquet, toutes taxes américaines incluses, est vendu à des montants variant de 2,25$C à 3,10SC de l'autre côté de la frontière.Le résultat?De plus en plus de Canadiens se procurent leurs cigarettes au sud de la frontière.Pire encore, la contrebande de cigarettes est devenue une véritable entreprise dont le chiffre d'affaires excède 500 millions de $ par année.Il en résulte des pertes de revenus et d'emplois Bienvenue aux États-Unis^ I I pour les Canadiens.Pas seulement pour les 60 000 personnes dont le gagne-pain dépend de l'industrie du tabac mais aussi pour les manufacturiers canadiens et les milliers de détaillants qui perdent les million de dollars qui sont dépensés aux États-Unis pour d'autres produits par les fumeurs canadiens.Paradoxalement, la hausse de taxe de M.Wilson amène des pertes de plus de 350 millions de S en taxes seulement sur le marché noir des cigarettes vendues en contrebande au Canada sans que les taxes ne soient payées à Ottawa ou aux provinces.Nous croyons que cette politique fiscale est néfaste pour le Canada.Nous croyons aussi qu'il est très injuste qu'un fardeau de 4 milliards de $ en taxes \u2014 7 milliards de $ si on ajoute les provinces \u2014 soit mis à la charge d'une minorité de consommateurs canadiens qui, dans une large mesure, ne peuvent se le permettre.Si vous êtes d'accord avec ces propos, nous vous invitons à prendre quelques instants pour communiquer avec M.Wilson.Vous pouvez le rejoindre au (613) 996-7861 ou sans frais de poste à l'adresse suivante: a/s Chambre des Communes, Ottawa Kl A 0A6; pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas le faire savoir à votre député fédéral?LE COMITÉ POUR LA JUSTICE EN TAXATION DU TABAC Société pour la liberté des fumeurs.Association nationale des distributeurs de tabac et de la confiserie.Syndicat international des travailleurs et travailleuses de la boulangerie, confiserie et du ubac.Ofrkc des producteurs de ubac jaune du Québec.Conseil canadien des fabricants des produits du Ubac.i \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 4 B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 MARS 1991 Le NPD tient à un gouvernement central fort, mais avec une meilleure représentation MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de LA PRESSL_ OTTAWA ¦ Le Nouveau parti démocratique réaffirme sa foi dans un gouvernement central solide.Il croit en effet que la réforme constitutionnelle n'a pas à passer par la décentralisation des pouvoirs pour satisfaire les intérêts divergents du pays.Il suffit plutôt d'assurer une meilleure représentation de ces intérêts à l'intérieur des institutions fédérales et d'inscrire les droits collectifs \u2014 comme ceux des Québécois par exemple \u2014 dans une Charte des droits collectifs parallèle à la Charte des droits de la personne.Voilà en effet quelques uns des grands principes qui seront discutés durant les prochaines semai- nes par les membres du NPD.Ces idées formeront le squelette du programme constitutionnel du parti qui devra être adopté durant le congrès national de la formation, en juin, à Halifax.Ces grandes principes, esquissés il y près de deux semaines à, Montréal, ont été représentés dans une forme un peu plus développée hier par la leader du NPD, Audrey MacLaughlin.Le NPD y a premièrement annoncé clairement ses couleurs.«Même si ce n'est pas très populaire actuellement de parler de la nécessité d'un gouvernement central fort, c'est clairement ce dont on a besoin pour survivre comme nation», a lance Mme MacLaughlin.Mais le NPD a toutefois des réponses pour ceux qui ont des inté- rêts spécifiques et réclament une décentralisation des pouvoirs.Le parti suggère en effet une réforme approfondie du Sénat, pour une meilleure représentation régionale.Ou encore une réforme électorale, qui permettrait la représentation proportionnelle à la Chambre des différents groupes qui forment la population et qui sont actuellement sous-représen-tés.Comme les femmes, par exemple.Le parti propose aussi qu'une Charte des droits collectifs soit incluse dans la Constitution.Une Charte s'inspirant du modèle européen, qui pourrait protéger les droits collectifs des Québécois.Le NPD suggère aussi de se tourner vers la décentralisation administrative plutôt cjue la décentralisation législative.Mme MacLaughlin invoque en ce sens les exemples des ententes de développement économoejue régionales, et les ententes bilatérales, comme celle sur l'immigration.Le plan de réforme né-démocrate suggère aussi d'inclure dans la constitution un processus de négociation pour les peuples autochtones qui veulent établir leur propre gouvernement.Il propose aussi d'assurer une représentation autochtone aux conférences des premiers ministres.«Le problème avec le système fédéral actuel, ce n'est pas qu'il est trop fort et que les provinces n'ont pas assez de pouvoirs.C'est que le gouvernement fédéral et ses institutions ne reflètent pas, ne représentent pas et ne répondent pas aux diverses régions du Canada et à la diversité des Canadiens », h résumé Mme MacLaughlin.GOD V A Les dirigeants syndicaux du secteur public préparent la riposte au gel salarial de Québec \u2022¦ ' ; FRANÇOIS FOREST ¦ Forces de choisir entre un gel de salaire de 12 mois en 1992, ou de six mois assorti d'une augmentation de 3 p.cent pour les 12 mois suivants, les syndiqués du secteur public sauront dans les prochains jours sur quels pieds danseront les chefs des centrales syndicales.Ils s'engagent aujourd'hui, à Montréal, dans une réflexion commune à huis clos pour forcer le gouvernement Bourassa a respecter le «droit de négociation ».«Il nous faut rapidement proposer des alternatives crédibles», a indiqué, sans préciser lesquelles, Monique Simard, vice-présidente de la CSN et chargée des négociations.Les centrales syndicales n'ont pas aimé le «cynisme» avec lequel le gouvernement a manoeuvré: alors qu'elles se croyaient invitées, mardi, à une séance d'information sur le processus des négociations, elles ont vu le Conseil du trésor les mettre en veilleuse pour «raison d'Etat».«C'est pas vrai qu'à chaque fois qu'on tente de négocier, il faille que le gouvernement décrète ou légifère au nom de la capacité de payer de la société québécoise», a ajouté Henri Massé, coordonnâtes des négociations pour les 110 000 syndiqués de la FTQ, techniquement frappés par l'annonce du président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, de contourner l'impasse financière du gouvernement en neutralisant les augmentations jusqu'en avril 1993.Quelles sont ces «alternatives» de la CSN et quel est ce plan d'action «assez concret» que pourrait élaborer et faire partager au front commun intersyndical le coor-donnateur Massé?Mme Simard ne répond pas mais parle de la façon d'agir du gouvernement comme étant la source de «l'indignation populaire» et surtout du «dangereux sentiment d'impuissance» et de démotivation dont peut se sentir affecté le citoyen.Lors de la récession de 1982, explique Monique Simard, les restrictions budgétaires ont été acceptées dans la mesure où Ton croyait que les «gros» investiraient.« Échec total, dit-elle, on a assisté en 1985 à une croissance concentrée qui a maintenu un taux de chômage de 9 p.cent.Ça semble être la même philosophie qui guide encore le gouvernement en rabattant le fardeau fiscal sur les salariés moyens et petits.Si sa situation (financière) exige une nouvelle approche, tâchons de voir de quelle façon l'effort collectif peut être envisagé : par réforme fiscale, par réforme du travail?» Henri Massé estime qu'il pourrait être essentiel de s'intéresser à la réforme fiscale : «Nous avons de plus en plus de munitions pour attaquer ce dossier, dit-îl.Comment se fait-il que le taux d'imposition des entreprises est plus bas au Québec qu'en Ontario; ces pertes fiscales ne sont pas loin d'approcher le milliard dont le ministre dit avoir besoin pour combler son manque à gagner.» Limite aux armes Comme moyen de pression, et pour assurer une plus grande information sur les agissements du gouvernement, des fonctionnaires ont laissé entendre, mardi, qu'ils ne se gêneraient pas pour embarrasser le gouvernement en «dénonçant ses extravagances».Retenue à la Commission Bé-langer-Campeau, la présidente de la CEQ, Lorraine Page, n'a pu commenter la position qu'elle avancera aujourd'hui dans l'élaboration de la statégie de riposte, elle qui, avant-hier, déclarait que les syndiqués sauraient «se souvenir aux prochaines élections».AVIS LEGAUX APPEL D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS AVIS \\\\«s e*l pjr les présente donne, conformément a l'article 1>71-D du Code civil de la province de Quehee.que les fcnscignes lechni-l'ro Inc.dont la principale place d'affaires dans la province de (Quebec est située dans le district judiciaire de lavjl a transporte toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs a la Caisse Populaire Ste-Coletle de Monireal-\\ord.>t'40.houl Le-cer.Montréal-Nord «Québec» HIG IK5.a titre de earantie.par acte portant la date du |Vc îour du mois d'a\\nl 1\"Xm ci enregistre au Bureau de la division d'enregistrement de Laval le 2Sc i«»ur du mois d'avril sous le numéro 7o.
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