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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-04-25, Collections de BAnQ.

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[" Lauzon Auôil I I La mèteo * **.Aujourd'hui: Généralement ensoleillé Minimum 4* Maximum 14' Demain: Mélange de nuages et de soleil DÉTAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE \u2022 MONTRÉAL, JEUDI 25 AVRIL 1991 107e ANNÉE N° 182 72 PAGES, 6 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus Aujourd'hui Le Reform Party devance les conservateurs dans les intentions de voté des Canadiens Selon Gallup, le PLC obtiendrait 32 % des votes, le NPD 26, le Reform Party 16, le PC 14 et le Bloc québécois 10 Y; NATIONAL NPO Reform A3 L'EPIPHANIE De l'église de L'Epiphanie, il ne reste plus que les murs de pierre, la statue du Sacré-Coeur et les souvenirs des familles qui ont grandi à ses côtés, par suite d'un incendie.B5 KURDISTAN Un accord de principe sur une plus grande autonomie du Kurdistan a été conclu entre les mouvements rebelles kurdes et le président irakien Saddam Hussein.ci HYDRO Hydro-Québec et Vermont Joint Owners prolongent de sept mois la période pendant laquelle ils pourront annuler leur contrat, afin de résoudre des problèmes juridiques.Dl DESIGN Comment passer du bungalow meublé en colonial à un condo près du fleuve et l'aménager pour qu'il reflète le caractère romantique et actif de sa propriétaire.El YES Le gérant de la formation de rock progressif Yes, Brian Lane, nie catégoriquement que le claviériste Rick Wakeman ait tenu des propos injurieux à l'endroit des Québécois.i S5 SPORTS La ligue Nationale a banni les \u2022fucking nigger » et les « fucking Jew», mais les « fucking frog» sont encore d'usage.Mario Roberge l'a appris à ses dépens mardi.Sommaire \u2014 Annonces classées .sutontoMes .propositions a irrum.Arts et spectacles NifiNiiwumn 05*010 010, 011 Dit 012*014 .C7 E1*E5 .Bandes destinées.D9 Bridge.08 : Décès.D15 Design/Art de vivre D1 à D4 Économie.cahier C Êtes vous observateur?.D5 : Feuilleton-D7 Horoscope-.Le monde.: Loteries.A4 ; Mots croisés.D11 «Mot mystère.015 Télévision.E1, E2, E3 Tètes d'affiche.A7 TABLOÏD SPORTS s RéJean Tremblay.5 : Mots croisés.10 Aujourd'hui 14% 32% Mars 91 16 39 Février 91 16 35 \\ Janvier 91 12 4 31 r Décembre 90 14 32 Novembre 90 14 35 Octobre 90 15 31 Septembre 90 15 39 Août 90 20 46 Élection 1988 43 32 LES RÉGIONS AUJOURD'HUI ': 'Cà 26% 30 34 41 36 36 38 32 22 16% 7 8 9 8 8 9 7-6 20 2 nager;y./.w.10% 7 5 5 8 6 4 4 5 2% 1.2 2 2 2 3 3 1 3 GILLES PAQUIN du bureau de La Presse Atlantique Québec Ontario Prairies C.-Britannique 19 16 11 15 13 41 26 41 21 25 30 11 32 22 43 3 0 15 43 18 0 41 0 0 0 7 5 1 0 1 OTTAWA elon la maison de sondages Gallup, le Reform Party est maintenant plus populaire que le Parti conservateur de Brian Mul-roney dans cinq provinces sur dix, et le Bloc québécois est bon premier au Québec.En avril, le Parti libéral a enregistré une chute de 7 p.cent par rapport à mars, pour n'obtenir que 32 p.cent des intentions de vote dans l'ensemble du Canada.Le NPD arrive deuxième avec 26 p.cent, mais il encaisse un recul de 4 points.Le Parti conservateur n'obtient que 14 p.cent, soit une baisse de 2 points.Pour la première fois depuis sa fondation, il y a quatre ans, le Reform Party passe devant les conservateurs à l'échelle nationale et reçoit l'appui de 16 p.cent des électeurs canadiens, soit une progression de 9 p.cent en un mois.Au Québec, le Bloc fait un bond de 12 p.cent pour atteindre 41 p.cent des intentions de vote, malgré la perte du député Gilbert Chartrand la semaine précédente.«La forte poussée des deux formations régionales indique que les électeurs sont insatisfaits des trois grands partis fédéraux qui ont dominé le paysage politique au cours des dernières années», soutient le vice-président de Gallup, M.Lorne Bozinoff.' La dernière enquête mensuelle de la maison Gallup a été effectuée du 10 au 13 avril, soit quelques jours après la tenue du con- §rès annuel du Reform Party, à askatoon.D'après les analystes, l'importance accordée aux délibérations du Reform Party dans les médias explique en partie la croissance étonnante de ce parti.VOIR REFORM EN A 2 La crise autochtone coûte encore 50000$ par jour aux Québécois RETOUR AUX ANNÉES 1930 ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC La crise autochtone de l'été dernier a coûté 110 millions au trésor public québécois.Le travail de la Sûreté du Québec a coûté à lui seul 92 millions, dont 71 millions pour défrayer le temps supplémentaire effectué par les policiers, soit plus de 2 millions d'heures.Le gouvernement du Québec a, de plus, versé à ce jour près de 20 millions aux victimes de la crise.La situation explosive qui persiste dans les réserves continue d'autre part de coûter très cher au gouvernement Bourassa.Le directeur de la Sûreté du Québec, M.Robert Lavigne, a indiqué, hier à l'Assemblée nationale, que la surveillance qui se poursuit aux abords du pont Mercier, et près des réserves de Kahnawake, Ka-nesatake et Akwesasne coûte 50000$ par jour, plus de six mois après la fin du conflit.M.Lavigne a cependant refusé d'indiquer le nombre des policiers affectés à la surveillance, certains détails des opérations devant demeurer confidentiels.C'est la première fois, depuis la fin de l'été dernier, que des chiffres précis sont fournis à la population.Ces données, que le leader de l'opposition, M.Guy Chevrette, qualifie de «stupéfiantes», ont été étudiées hier, en commission parlementaire, én présence du ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, accompagné de ses sous-ministres et du directeur Lavigne, de la SQ.«Cette crise restera comme l'une des plus difficiles et des plus coûteuses de notre histoire, en raison de son caractère très dur, par sa longue durée», a dit le ministre.M.Ryan a profité de cette occasion pour affirmer qu'il rendra VOIR CRISE EN A 2 PHOTO ROBERT NAOCN, La Presse Pendant les années trente et quarante, certains conducteurs avaient déjà leur photo sur leur permis de conduire.Mme Simone Blanchette, qui détient le sien depuis 60 ans, s'en souvient fort bien, preuves éloquentes à l'appui.En 1936, alors que les femmes au volant n'étaient pas légion, elle convertissait sa Chrysler en taxi et transportait parfois jusqu'à 12 passagers.À lire en page A 3 m Brian Mulroney ouvre toute grande la porte à la reconnaissance des prétentions territoriales des Mohawks en acceptant de discuter de revendications amérindiennes datant d'avant la Confédération.Page B1 m Le président de l'Assemblée des premières nations George Erasmus demande au Québec de devenir l'allié des autochtones durant les prochaines négociations constitutionnelles.Page B1 Doré soutient qu'il n'est jamais intervenu dans le dossier de la restauration de l'hôtel de ville GILLES GAUTHIER f gam ommentant l'installation %0 d'une fenêtre monumentale de pierre de plus de 500000$ pour ses nouveaux bureaux, le maire Jean Doré a soutenu hier qu'il ne s'était jamais impliqué personnellement dans le dossier de la restauration de l'hôtel de ville, et que les décisions étaient prises par les fonctionnaires.«M.Doré et son administration se prennent pour Catherine de Médicis ou Marie-Antoinette», a par ailleurs déclaré le conseiller Sam Boskey, de la Coalition democrat rique.Rappelant que la Ville a sabré cette année les postes d'animateurs pour les clubs de l'âge d'or, M.Boskey ajoute que «les personnes âgées pourront toujours venir sur le Champ-de-Mars et admirer la fenêtre du bureau du maire».«M.Doré aura sa fenêtre sur la ville mais nous n'aurons pas notre fenêtre sur le fleuve», constate pour sa part Yoland Berge- ron, président du comité du parc Promenade Bellerive, qui aurait appris récemment que les crédits pour l'aménagement de cet espace vert avaient été réduits à zéro pour 1991.Pendant que le maire émettait un communiqué, trois fonctionnaires étaient envoyés au front pour défendre les décisions, devant les journalistes convoqués à la hâte.Us ont admis que le nouveau bureau du maire mesurera entre 500 et 600 pieds carrés et précisé que le coût d'aménagement oscillera entre 75$ et 85$ par pied carré.La facture pour le 4e étage de l'hôtel de ville, qui logera le maire et son personnel politique ainsi que les membres du comité exécutif, sera de l'ordre de 500000$.De grands lanterneaux permettront un éclairage naturel.Interrogé sur la nouvelle fenêtre, le directeur du module du bâtiment, Marc Fluet, a expliqué que le bâtiment était autrefois tourné vers le fleuve et le VOIR DORÉ EN A 2 STCUM: moins d'usagers, 13 millions de revenus en moins PIERRE BELLBMARE a récession économique frappe durement la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) qui prévoit enregistrer, en 1991, une baisse d'achalandage de 5 p.cent et une diminution de revenus de 13,3 millions sur un budget de quelque 600 millions.«La courbe de l'emploi \u2014 une baisse de 80000 emplois dans la région métropolitaine entre juin 1990 et février 1991 \u2014 a une influence directe sur l'achalandage de la STCUM, qui accuse une diminution d'environ 50000 passages par jour sur un total d'un million», a déclaré, au cours d'une entrevue à La Presse, M.Robert Per-reault, président du conseil d'administration de la STCUM.À la prochaine séance du conseil d'administration, le 8 mai, la direction de la STCUM, qui emploie 8000 personnes, doit faire connaître «les mesures de redressement qu'elle entend adopter pour pouvoir présenter, à la fin de 1991, un budget équilibré».Sans se laisser emporter par un vent de panique, il n'en reste pas moins que les administrateurs de la STCUM réalisent qu'ils font face à une conjoncture particulièrement difficile, d'autant plus que la réforme Ryan les amène à composer avec une nouvelle réalité.h «Depuis cinq ans, insiste M.Perreault, la STCUM a fait en sorte de respecter son budget, de façon à déclarer un excédent de revenus sur ses dépenses.Cette année encore, la STCUM entend boucler son année financière avec un excédent», signale M.Perreault qui, de son propre aveu, devra H Pour la première fois en 70 ans, le congrès annuel de l'Union des municipalités va se tenir en l'absence du ministre responsable.Page A 4 m Claude Ryan quitte avant la fin du face-à-face entre les députés libéraux et une vingtaine de maires de la région métropolitaine.Page A 4 utiliser l'excédent de 1,2 million \u2014 réalisé en 1990 \u2014 pour équilibrer son présent budget.Mais le manque de revenus devrait s'élever à 13,3 millions, si l'on admet au départ que la situation économique ne s'améliorera pas avant la fin de 1991.Au mieux, le manque à gagner s'établirait à 11,5 millions.Comment donc combler ce trou?,C'est la question qui s'est brutalement posée, avant-hier, autour de la table du conseil d'administration de la STCUM.C'est partout pareil «Nous devrons diminuer nos dépenses ou augmenter nos revenus.À moins de fai- VOIR STCUM EN A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 25 AVRIL 1991 SUITE DE LA UNE DORÉ .Qoré soutient qu'il n'est Jamais ; Jgfervenu dm I* dossier de la \u2022 J^ftaUraOon de l'hôtal de ville ^Vïéux-Montréal mais que le développement considérable de la ijvnfe a amené la décision d'ouvrir jtnhe perspective vers le mont - :Rpyal.«C'est un symbole que les I-fonctions du maire sont tournées -Ivêrs la ville».>Il serait difficile d'imaginer, ! a-t-il également déclaré, que le X maire accueille les visiteurs dans \"uîT bureau dont les fenêtres se-; raient situées à quatre pieds du sol et n'offriraient aucune vue sur la ville».Selon lui, les choix architecturaux résultent d'une consultation auprès de groupes d'experts, dont le Comité consultatif sur la protection des biens culturels, qui en viennent à un consensus.Les Montréalais, demande-t-il ^également, voudraient-ils qu'on installe des fenêtres d'aluminium à l'hôtel de ville?£ .Tout en admettant que le comi- v té exécutif approuve les projets Soumis, il soutient qu'il n'y a aucune intervention politique dans le choix des matériaux ou des .aménagements.Il explique aussi que la décision de procéder à ses travaux a été prise il y a deux ans, l alors que la situation économique frétait différente.^ / Le chef du Parti municipal de Montréal, Alain André, déclare que le RCM, qui critiquait l'administration Drapeau-Lamarre, se -livre à des dépenses somptuaires maintenant qu'il a pris le pouvoir.«J'esoère que du haut de sa fenêtre, M.Doré verra la pauvre-.té qui touche Montréal», ajoute /M.André, qui souligne également les coupures dans les servi-à la population.?M.Marc Fluet, directeur du module du bâtiment de la Ville de Montréal, montre les ouvertures de la 300 000 $ des nouveaux bureaux du maire.Ceux-ci seront aménagés au coût de 85 $ le pied carré.REFORM Le Reform Party devance les Canadiens clans les Intentions de vote des Canadien* r ¦ \u2022 *« - ^- \u2022 * \u2022 * .Après avoir limité son action aux provinces de l'Ouest, la formation de Preston Manning a décidé d'étendre son action à l'Ontario et aux Maritimes lors de ses assises de Saskatoon.Le sondage démontre qu'une bonne proportion des électeurs ontariens, soit 15 p.cent, lui est déjà acquise ; pendant que le Parti conservateur n'obtient que 11p.cent des in- :«Qmtions de vote dans cette province.>\\Le vice-président du Reform * -tarty, Gordon Shaw, affirmait récemment que «le pays réclame du leadership»; selon Gallup, il sem-.ble que le chef du parti Preston Manning soit maintenant perçu comme une alternative, devant la faiblesse des autres leaders politiques fédéraux.- : Le retour au bercail du député de Verdun Gilbert Chartrand, qui \u2022 a quitté le Bloc au début d'avril l^pour revenir chez les conserva->reurs, n'a rien changé au Québec.Cç Parti conservateur stagne à 16 ; p.cent dans les intentions de vote des Québécois pendant que les libéraux reculent de 38 à 26 p.cent et que le NPD glisse de 15 à 11 p.cent.C'est la première fois que \u2022Gallup place le Bloc si loin devant les autres avec 41 p.cent, mais d'autres sondages avaient déjà relevé sa force.'S L'électorat est très instable et cherche un «sauveur» pour tirer le pays de la crise politique actuelle, selon les analystes de Gallup.Naguère marginaux, le Reform Party et le Bloc profitent de cet énorme mécontentement, disent-ils.Aucun parti fédéral ne possède des appuis importants dans toutes les régions du Cana- da, souligne M.Bozinoff.Le Parti libéral jouit d'une bonne avance dans les Maritimes et en Ontario; le Bloc domine au Québec; le Reform Party mène dans les provinces de l'Ouest et le NPD est premier en Colombie-Britannique.L'enquête de Gallup a été conduite du auprès de 1024 adultes à travers le Canada.Un tel échantillonnage permet d'affirmer que les résultats sont exacts 19 fois sur 20 en dépit d'une marge d'erreur de 4 p.cent.Cette fois, 37 p.cent des électeurs étaient indécis contre 24 p.cent le mois der-nierJD demeure fragile dans les réserves, même si les pourparlers ne sont pas rompus.Il a même indiqué devoir rencontrer des responsables des Forces canadiennes, au cours des prochains jours, pour traiter du dossier.La commission parlementaire a permis d'apprendre, dans le détail, les débours du gouvernement québécois et de connaître également ses difficultés dans l'application de ses programmes d'aide.Voici des exemples: \u2022 71 millions en temps supplémentaire, pour 2 millions d heu- 50000$ par Jour aux Québécois \"» \u2022 » , ' T * * 4'\" ' .** * public, avant l'ajournement des travaux parlementaires, un rap* port de la SQ 'sur toutes les circonstances de la crise.Rappelons que La Presse a déjà révélé que la direction de la SQ avait exprimé des blâmes à l'endroit du gouvernement, une fois la crise terminée.Au lendemain de la publication de ces informations, le ministre avait alors indiqué qu'il s'agissait d'un brouillon de rapport, que M.La vigne poursuivrait sa réflexion.Ce sera donc l'aboutissement de cette réflexion qui sera rendu public.M.Ryan s'engage par ailleurs à revenir en commission Fparlementaire pour permettre à 'opposition de l'interroger, de même que M.Lavigne, une fois que le rapport complet aura été rendu public.Des coûts élevés La crise a donc coûté très cher aux Québécois, sans compter la participation (financière) de ces derniers à l'intervention du gouvernement fédéral dans ce dossier.M.Ryan est malgré tout contraint d'admettre que la paix 14 millions pour loger, héberger et transporter ces policiers; \u2022 d'autres frais généraux, comme le remplacement de véhicules brisés ou démolis, pour plus de 5 millions; \u2022 34000 reclamations des victimes, dont 4000 provenant des autochtones eux-mêmes; o près de 20 millions versés aux victimes, dont plus de 3 millions aux autochtones.Le leader de l'opposition, Guy Chevrette, souligne que près de 600 chèques ont été émis à des autochtones qui n'avaient pour adresse que des casiers postaux.Sur ce point, le ministre indique que les permis de conduire, du moins leur numéro, étaient nécessaires pour obtenir des compensations financières.De plus, soutient M.Ryan, les autochtones n'ont pas d'adresse, bien souvent.C'est un phénomène des réserves.Il a promis, par ailleurs, de s'informer, à la suite des questions de l'opposition, pour s'assurer qu'aucun accusé dans cette crise n'a reçu de l'ar- ?ent en compensation financière, .'opposition fait remarquer que dans la liste des victimes, apparaissent des noms semblables à ceux de certains accusés dans cette affaire.Un problème politique Le ministre Ryan \u2014 pour la première fois d'une façon aussi claire \u2014 a déchargé hier la SQ d'une partie du fardeau de cette crise.«La nation mohawk veut être souveraine.C'est un problème politique.Tant que le litige fondamental d'ordre politique n'aura pas été résolu, la paix publique reposera, dans ce secteur, sur un raport de forces fragile et incertain.Les problèmes qui sous-tendaient les événements de l'été dernier n'ont pas été résolus, adrnet-il, et ne pouvaient l'être à court terme».fenêtre monumentale de plus de photo michel gravel.l» Presse Puis, dans un discours officiel, le ministre explique gue la Sûreté du Québec ne pouvait agir autrement qu'elle l'a fait.«La SQ fut, dès le début, plongée au coeur du dilemme auquel doivent faire face les autorités publiques en pareilles situations.11 n'était pas possible, vu le caractère très particulier de la crise, que la SQ s'en tienne à une action strictement policière et se borne à réagir suivant les normes dont elle use habituellement, soutient M.Ryan.Cette approche eut risqué d'engendrer des affrontements violents que l'autorité politique voulait éviter».Les pourparlers qui se poursuivent entre le ministre et les autorités fédérales, au sujet de ce problème, montrent d'ailleurs clairement que le gouvernement Bourassa n'entend plus confier à la seule SQ le devoir d'assurer l'ordre dans les territoires amérindiens.?STCUM STCUM: moins d'usagers, 13 millions de revenus en moins re une combinaison des deux options», indique M.Perreault, qui, ayant récemment commenté la réforme fiscale du ministre Clau- Tlrage d'hier Le Lotto 6/49 9 18 22 26 32 36 (19) e-x-t-r-a 6 0 9 0 8 6 : La Quotidienne\t\u2022 à trois chiffres\t343 .Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t4228 de Ryan, est pour le moins hésitant à refiler la facture aux villes du territoire de la CUM.Au simple chapitre du transport en commun, la réforme Ryan obligera les villes de l'Ile de Montréal à débourser 156 millions additionnels dans le budget de la STCUM, en raison du désengagement du gouvernement Bourassa qui, dans l'ensemble de sa réforme fiscale, se propose d'alourdir le fardeau des gouvernements locaux de 367 millions, en incluant l'entretien des routes et les services de la Sûreté du Québec.«La réforme Ryan, couplée avec les effets négatifs de la récession \u2014 moins de travail, moins de magasinage, donc moins d'usagers \u2014 ne fait que nous compliquer la vie», estime M.Perreault.Au 31 mars 1991, les revenus provenant du paiement en espèces, ainsi que de la vente des cartes mensuelles et des tickets se chiffrent à 53,4 millions, ce qui représente un écart défavorable de 3,6 millions (6,3 p.cent) par rapport aux prévisions budgétai- I ABONNEMENT 1 \u2022 La ssrvtca des 285-6911 I.est ouvert du lundi au ! vendredi de 7h a 17h30 I RÉDACTION I: PROMOTION I\" COMPTABILITÉ .Grandes annonces i Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES lofnrrvinoes ou corrections lundi au vendredi oe8h.âl7h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaxants National, Télé Prsiis Vacances.Voyages Carrières et prof suions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 I I | h ik PRESSE est publiée oar la PRESSE.LTêe.7.rue Samt-jacaues.Montréal H2Y1K9 Seule la IPresse Canadienne est autonsee a diffuser les informations de «la PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reoroduction des Informations |h particulières à la PRESSE sont également réservés «Courrier de la deuxième classe \u2014 *''saàsnhU amant: numéro 1400 Port de retour oaranU.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS 285-7272 j I I I \\ r I JEUDI 25 AVRIL 1991 17-4-01 l l l i SANIOSE m Le violent séisme qui a dévasté lundi le littoral atlantique centra-méricain a eu l'effet inattendu d'élargir le territoire national du Costa Rica, selon des constatations confirmées mercredi par les sismologues du pays.Le glissement qui s'est produit le 22 avril dans une faille sous-marine qui longe la côte caraïbe a soulevé l'écorvj terrestre le long du littoral, mettant au Jour une nouvelle bande de terre ferme qui atteint une quinzaine de métrés de large en certains points.Le soulèvement vertical de la bande côtière s'établit à environ 1.50 mètre, selon les premiers calculs.L'explication, apportée hier par des experts de l'Observatoire vulcanologique et sismologique national, pouvait rassurer les populations de la côte qui avaient constaté le «retrait de la mer» et craignaient son retour sous forme de raz-de-marée.Les détails et l'ampleur précise du phénomène n'étaient pas encore connus.Ils seront étudiés en liaison avec les observations de satellites nord-américains de la NASA, ont précisé les experts costariciens.Deux pays voisins du sud de l'isthme centraméricain, le Costa Rica et le Panama, ont subi de graves dégâts matériels et la perte de plus de 70 vies humaines lors du tremblement de terre de lundi qui a atteint 7,4 degrés sur l'échelle de Rich ter.L'objectif de la STCUM était, et demeure, de maintenir un achalandage comparable à celui de 1990.Sauf que la récession économique a mêlé les cartes.Pas seulement dans le territoire de la STCUM, mais aussi dans l'ensemble de l'Amérique du Nord.Ainsi, la Société de transport de la Rive-Sud observe une baisse de l'achalandage variant entre 6 et 7 p.cent pour le premier trimestre de 1991, tandis que la Société de transport de Laval arrive à peine à garder sa clientèle, après une croissance de 18 p.cent entre 1989 et 1990.À Sherbrooke, où une diminution de l'achalandage est perceptible depuis trois ans, on s'attendait à une hausse de 3 p.cent cette année, mais les statistiques font voir une baisse de 1,2 p.cent.À peu près la même situation règne à la Société de transport de la CUQ (Québec), où l'on plafonne à 39 millions d'usagers par année.Robert Perreault # À la Toronto Transit Commis* sion (TCC), on note une courbe de 5 millions inférieure aux prévisions de 1991 et une baisse de 5 p.cent de la clientèle.À la Win*, nipeg Transit, on a gelé le nombre d'employés, tandis que l'achalandage est en baisse de 8 p.cent, passant de 14,9 à 13,7 millions depuis un an.À New York, malgré une croissance ininterrompue depuis 1983, on a enregistré une baisse de 4,3 p.cent de la clientèle en 1990 \u2014 retrouvant l'achalandage de 1985 \u2014 et de 3,9 p.cent cette année, selon les chiffres disponibles.Du côté de Chicago, où l'on a procédé à une restructuration des tarifs pour mieux refléter les besoins des divers segments de la clientèle, on accuse quand même une diminution de l'achalandage de 7 p.cent, qui se traduit par des revenus inférieurs de deux millions (deux p.cent) par rapport à 1990.M.Perreault et les autres administrateurs de la STCUM ne sont pas les seuls à naviguer en eaux troubles.S'ils se comparent, ils se consolent.Mais, ils doivent aussi trouver les moyens de régler leurs propres problèmes, indépendamment de ce qui se passe ailleurs.Budget équilibré.Maintien de l'achalandage.Tarifs convenables.Le tout sous «l'éclairage» de la réforme Ryan, qui se répercutera fatalement dans les budgets des municipalités.C'est la quadrature du cercle.ou presque! ?Des secouristes de la Croix-Rouge et des employés municipaux fouillent les débris de l'hôtel International de Puerto Limon, détruit par le fort séisme qui a secoué lundi le Costa Rica, faisant au moins 74 morts photolas» associated press \u2022 9 * Le Costa Rica agrandi par le séisme Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbroo- \u2022 à Montréal : Collège Ma-rianopolis, 3880, ch.Côte-des-Neiges, salle 102, de 9h 30a I6h; \u2022 à Montréal : salon Livingston de l'Hôpital général de Montréal, 1650, ave Cedar,de9h 30a 17 h; \u2022 à Sherbrooke : locaux de la Sûreté du Québec, au Carrefour de l'Estrie, 3050, boul.Portland, de 10 h 30 à 20 h 30.SAMEDI DANS L'ASSURANCE DE DOMMAGES 4 L'industrie de l'assurance de dommages emploie 35 000 personnes au Québec et engendre une activité économique annuelle de plus de trois milliards de dollars.Le cahier, réalisé en collaboration avec l'Institut d'assurance du Québec, trace le portrait non seulement d'une industrie mais d'une profession dont les membres \u2014 courtiers, agents, experts en sinistres \u2014 affinent toujours plus leurs méthodes de travail et poussent toujours davantage leur formation._s_PJJBLIREPORTAGE MONTRÉAL, \u2022 A3 L'Epiphanie perd son église et une partie de ses souvenirs Pierre Niquet Naufrage en Caspésie: Pierre Niquet a été le seul à pouvoir s'agripper à un canot ANDRE CEDILOT ¦ Tiré du sommeil par la sonnerie du bateau en perdition, Pierre Niquet, 32 ans, a eu tout juste le temps de s'emparer d'une veste de sauvetage et d'un canot pneumatique avant que le remorqueur «Patricia B.McAllister » ne fasse naufrage, lundi, dans les eaux du golfe Saint-Laurent, au large de la Gaspésie.«L'embarcation tanguait dangereusement, puis il a entendu un grand bruit.Tout le monde a été projeté à la mer», a relaté un policier de la Sûreté du Québec de Pa-bos, en Gaspésie, qui a pris connaissance du récit de Niquet, seul survivant de la tragédie qui a fait au moins quatre morts.Un cinquième marin est toujours porté disparu.Après avoir passé trente-six heures en pleine tempête dans sa frêle embarcation de fortune, sans vivres ni vêtements adéquats, Pierre Niquet, de Notre-Dame de Pierreville, près de So-rel, a été secouru par un hélicoptère de la Garde Côtièr, neuf milles à l'est de Cap d'Espoir.Souffrant d'hypothermie, il reposait dans un état jugé satisfaisant, hier, à l'Hotel-Dieu de Sorel.La veille, il avait été traité à l'hôpital de Chandler.«11 est encore en état de choc», a déclaré sa femme, Diane Paul-hus, 30 ans, pour expliquer son refus de raconter son incroyable aventure aux médias.«Informez-vous auprès de la compagnie, ils savent tout.», a-t-elle dit.#Au bureau de la McAllister Towing and .Salvage, à Montréal, on promettait simplement d'émettre un communiqué qui n'est jamais venu.Hier, les secouristes ont retrouvé les corps de quatre des cinq autres marins qui avaient été portés disparus.«Les chances sont minces retrouver l'autre vivant», estiment les policiers de la SQ, à Pa-bos.Les autorités devraient décider aujourd'hui si les recherches se poursuivront.A l'instar de Niquet, quatre des cinq autres marins auraient eu le temps de revêtir une ceinture de sauvetage avant de se retrouver dans les eaux glacées du golfe Saint-Laurent.Us n'auraient toutefois pu, comme lui, s'agripper à un canot de sauvetage, avec les tristes résultats que l'on sait.Niquet aurait raconté aux policiers avoir aperçu, à un certain moment, les cinq autres membres d'équipage qui essayaient d'agripper un bateau gonflable, mais il a été incapable de leur porter secours à cause de la noirceur et des vagues déchaînées.Il les a ensuite perdus de vue.Selon la police, le puissant re-1 morqueur de 34 mètres disposait de deux canots pneumatiques et d'un Zodiac (bateau gonflable) qui ont tous été retrouvés.Le Patricia B.McAllister était parti du port de Montréal samedi en direction des chantiers navals de Pictou, en Nouvelle-Ecosse, où il devait être soumis à l'inspection annuelle de sécurité.Il était attendu à cet endroit à 23h lundi.Inquiets de son long retard, les dirigeants ont donné l'alerte mardi midi.On a immédiatement commencé les recherches dans le secteur où l'on avait signalé sa présence la dernière fois, au large du village gaspésien de Rivière-au-Renard.Des témoins auraient aperçu des lueurs de cinq ou six fusées de détresse, mardi soir, au large de Percée.En dépit de la noirceur, un hélicoptère a quadrillé le secteur jusqu'à ce que la brume le force à rebrousser chemin.Hier, pas moins de treize bateaux et six avions ont participé aux recherches au large de l'Ile Bonaventu-re.On ignore encore la cause de cette tragédie maritime.Il n'est pas impossible, toutefois, que le remorqueur ait heurté des glaces, encore nombreuses dans cette région du golfe à cette époque-ci de l'année.L'épave du Patricia B.n'a pas encore été localisée.On connaît l'identié d'une seule des quatre victimes: il s'agit de Pierre Tremblay, originaire de Petite-Rivière-Saint-François, dans la région de Charlevoix.WAKTHA CACWON_ ¦ «Le diable est dans l'église!» s'est exclamée Mme Claire Chayer en voyant les flammes dévorer le clocher qui dominait fièrement la petite ville de l'Epiphanie depuis plus de cent ans.Tôt, hier matin, Mme Chayer et des dizaines d'autres citoyens regardaient tristement les ruines encore fumantes.Certains pleuraient.De l'église, il ne reste que les murs de pierre, la statue du Sacré-Coeur et les souvenirs des familles qui ont grandi à.ses côtés.Les souvenirs de baptêmes, de premières communions, de mariages et de discussions animées sur le parvis, après la messe du dimanche.Il y a quinze jours, la chorale des Petits Chanteurs de Belgique y a donné un concert.Le directeur, M.Francis Del vin, a d'ailleurs déclaré que c'était un endroit idéal pour interpréter Mozart Les citoyens se consolaient en se disant que cela aurait pu être pire.Au plus fort de l'incendie, vers 2 h du matin, on a craint que le presbytère et la Résidence Marie-Rose ne deviennent la proie des flammes.Une cinquantaine de personnes âgées ont même été évacuées et conduites à l'hôtel de ville ou dans des familles.«Heureusement que le vent ne s'est pas levé», répétaient les gens.Les .policiers de la Sûreté du Québec n'écartent pas l'hypothèse d'un incendie criminel.Peu de temps avant que le feu ne se déclare dans l'église, des actes de vandalisme mineurs ont été commis à quelques endroits, dans la municipalité.Des bouteilles de bière ont été lancées et des affiches ont été déchirées.On cherche à savoir s'il existe un lien entre ces incidents et l'incendie qui a débuté dans la sacristie, à l'arrière de l'édifice.Les 70 pompiers ont travaillé durant plus de sept heures pour éteindre les flammes.Bien qu'elle n'ait jamais été déclarée monument historique, l'église construite autour de 1880 était considérée comme une sorte de monument.mm De l'église de l'Epiphanie, Il ne reste plus que la façade en pierres, vieille de plus de cent ans.Pour la population, c'est une grande perte.PHOTO JEAN GOUPIL, Là Presse Il n'y a guère, l'église avait encore cet aspect.PHOTO CILLES PHILIBERT, cottaboration * » t «C'était ce que nous avions de plus beau», dit Mme Pauline Tes-sier.Elle avait été rénovée en 1954.à l'occasion du centenaire de l'Epiphanie.Il y avait quelques objets de valeur, dont de très beaux tableaux.Même si l'assistance à la messe du dimanche avait diminué au cours des années, de 500 à 600 fidèles sur une population de 6000 habitants, la population restait très attachée à son église.Le choc était particulièrement dur pour le curé, M.Gaston Char-bonneau, qui était incapable de retenir ses larmes et de répondre aux questions des journalistes.« Vous voulez savoir ce que je ressens, eh bien! regardez'de quoi j'ai l'air! C'est une grosse épreuve.» Il s'inquiétait de savoir s'il fallait remettre à plus tard la confirmation des 80 enfants prévue pour dimanche.Un confrère d'une paroisse voisine, le curé Ré-jean Major, était désolé de ne pouvoir l'aider, la cérémonie tombant le même jour à cet endroit.Pour M.Victorien Chaput, 70 ans, l'église de l'Epiphanie, c'était plus qu'une église.«C'était notre mémoire».Ses enfants y ont été baptisés et il avait déjà décidé que ses funérailles aussi auraient lieu là.«Quand le clocher est tombé, c'est comme si on m'avait arraché un morceau de coeur.» La bière coule à flots au Carré Saint-Louis.PHOTO PIERRE CÔTE.La Presse Les résidants du Carré St-Louis en ont assez de la faune qui a envahi le parc ÉRIC TROTTIER ¦ Les résidants du Carré Saint-Louis ne peuvent plus supporter un seul étranger sur leur territoire.Réunis hier soir dans un bar de la rue Prince-Arthur, une cinquantaine de ceux-ci ont raconté à des policiers du poste 33 à quel point ils ne peuvent plus endurer les «clochards qui pissent partout ».les groupes de jeunes qui boivent de la bière en faisant de la musique, les touristes qui campent dans leur camionnette, les banlieusards qui finissent la soirée dans le petit parc, et ainsi de suite.«L'autre jour, lance une dame, je sors de chez moi pour aller me chercher un litre de lait, un grand type me tombe dessus et me dit: 'Tue-moi! Tue-moi! J'veux mourir!' On dira que c'est de la misère humaine, mais à la longue, ça devient pénible.» Pour d'autres, le problème du Carré Saint-Louis est nouveau.«Depuis un an, émet une citoyenne, il y a ici un nouveau groupe beaucoup plus agressif qui tente de s'emparer du Carré pour vendre de la drogue.» Le sergent Alain Lacoursière, responsable du Groupe d'intervention locale (à pied), affirme de son côté qu'il a «ramassé» près de 300 jeunes «punks», la semaine dernière, qui prenaient tranquillement une bière avant d'aller danser aux Foufounes électriques.«Us jouent de la musique, ils parlent fort.Quand ils sont chauds, ils cassent des bouteilles, mais ils ne sont pas dangereux.» Selon lui, avec les deux patrouilleurs à pied affectés cet été au Carré, les habitudes du parc vont changer rapidement.Les deux agents vont ainsi saisir l'alcool dès 21 heures.Vers 23 heures, ils vont exiger que les musiciens et autres amuseurs publics quittent les lieux.Enfin, à minuit, personne ne sera tolé- ré dans le parc.Les policiers assumeront une surveillance constante jusqu'à trois heures du matin.Cette démarche dite «communautaire» n'a pas convaincu tous les résidants présents hier soir: «Ramassez-les plutôt avec un panier à salade!» a lancé un de ceux-ci à maintes reprises.Le directeur du poste 33, Serge Gascon, a tenté de calmer l'auditoire: «On ne pourra pas régler un problème qui dure depuis des années en quelques semaines.Mais les deux policiers du Carré vont finir par connaître les résidants, les problèmes et les fauteurs de trouble: vous verrez que cette nouvelle façon de procéder sera efficace.» Enfin, les policiers ont ajouté que sans une réelle collaboration entre citoyens et policiers, on ne pourra pas enrayer les problèmes plus importants.Et pour éloigner les indésirables, a conclu le directeur, «il faut leur montrer que le Carré vous appartient».L'assistant bedeau, M.Jean-Paul Chayer, 65 ans, était presque fier de dire que c'est lui qui avait sonné le dernier angélus.Pour sa part, le maire, M.Guy Magnan, promettait de tout faire en son pouvoir pour reconstruire une autre église.«On ne pourra jamais refaire un tel édifice, mais l'Epiphanie ne restera pas sans clocher.» La façade en pierre, qui est restée intacte, donne maintenant un drôle d'air à la ville.Des assureurs étaient sur place pour évaluer les pertes.Si elle n'est pas riche, la Fabrique n'a pas de dettes.Curieusement, celle qui semblait le mieux prendre la chose hier, c'était Mme Rose-Alma Dès-rochers, 96 ans, pensionnaire au centre d'accueil situé juste à-côté de l'église.Lucide et encore très alerte, elle confiait: «l'ai appris à ne pas trop m'attacher aux -endroits et aux choses.Des fois, je me dis que je n'ai pas de coeur, mais dans le fond, c'est pour ne pas trop souffrir.» L'église, H-a bien fallu qu'elle s'en détache parce qu'elle ne pouvait plus y aller à pied.Sur sa table de chevet, il y a un livre intitulé: «Comment utiliser les pouvoirs du subconscient.» Avec un petit sourire, elle précise: «Vous ne pensiez pas qu'une petite vieille comme moi avait de telles lectures!» PHOTO ROBERT NAOOfJ, La Presse Mme Blanchette exhibe ses anciens permis de conduire.i m i V - La photo sur le permis de conduire: une idée qui ne date pas d'hier > MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Pendant les années 30 et 40, certains conducteurs avaient déjà leur photo sur leur permis de conduire.La modification que s'apprête à apporter le gouvernement du Québec ne serait donc qu'un retour aux us et coutumes du «bon vieux temps».«Sur ma licence de chauffeur de 1942, j'ai encore la photo brochée.J'ai conservé aussi mes permis de la fin des années 30», a indiqué, hier, Mme Simone Blanchette, 76 ans, en ajoutant que certains de ses permis conservaient encore la trace d'une ancienne photo, aujourd'hui disparue.Mme Blanchette, de Sherbrooke, a déniché avec joie ces souvenirs du temps de la guerre où elle convertissait sa Chrysler 1936 en taxi pour ses amis.Douze personnes s'entassaient parfois dans la grosse américaine pour faire le trajet de Brampton à Sherbrooke.«Ils me donnaient un dollar par semaine pour m'aider à entretenir l'auto.Pendant la guerre, les gens faisaient du taxi pour avoir un çeu plus d'essence», a-t-elle expliqué.Simone, l'intrépide au joli minois, ramenait toute sa petite troupe par les chemins enneigés et très glissants.À une époque où il était encore peu fréquent de voir une femme au volant, la demoiselle n'avait pas froid aux yeux.«C'est moi qui ouvrait les routes avec ma voiture.Il n'y avait pas de sel dans ce temps-là.Les hommes qui allaient travailler aimaient bien monter dans mon taxi avec tout le monde», a-t-elle affirmé.En fait, Simone Blanchette a commencé à conduire en 1931, à l'âge de 16 ans.«Ça fait 60 an, que je conduis!» a-t-elle dit avec fierté.Dans ce temps-là, plusieurs adolescents conduisaient sans -s permis, mais, croit-elle, ce n était pas très dangereux.«Il n'y avait pas beaucoup de policiers à re moment-là.», a-t-elle rappelé en riant.; \u2022 Dans les années 40, raconte-elle, ceux qui conduisaient uniquement des voitures particulières n'avaient pas besoin de photo sur leur permis.« Moi, j'aurais pu conduire des ambulances, des autobus ou des camions, il n'y avait pas de différence», a-t-elle expliqué.On y pense depuis longtemps La modification envisagée aujourd'hui par Québec pour lés permis de conduire ne date pas d'hier.Des rapports du Bureau des Véhicules Automobiles (B.V.A) du début des années* 70 montrent que le projet en intéressait déjà plusieurs.« Pour laisser tomber, on évoquait toujours la question des ressources humaines et les coûts de production.En plus, avec une photo brochée sur un papier il est beaucoup trop facile de frauder*, a expliqué M.Daniel Gagnon, dé la Société de 1 assurance automobile du Québec.Mais aujourd'hui, dit-il, il est de plus en plus urgent d'imposer la photographie sur le permfs pour des raisons de sécurité routière.«Le premier avantage, c'est pour faciliter la surveillance routière.Ensuite, c'est beaucoup plus pratique pour les voyages interprovinciaux ou interÊtats», a soutenu M.Gagnon.11 explique que les camionneurs sont souvent interceptés aux Etats-Unis parce qu'ils n'ont pas de photo sur leur permis.Les personnes âgées qui vont en Floride, ajoute-il, s achètent un permis avec photo au coût de 19$ pour éviter ce genre de tracasseries.Le permis avec la photogtfaphie du titulaire est obligatoire chez nos voinns du Sud et dans cinq pro-vip m canadiennes.P V A4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 25 AVRIL 1991 Là rencontre de Ryan avec les maires de banlieue tourne au dialogue de sourds Dans ce face à face avec les maires Je ministœ modifier sa réforme fiscale malgré les recommandations de députés libéraux DBfllS do bureau de La Presse QUÉBEC M.Dialogue de sourds, hier, entre le ministre Claude Ryan et un groupe de 20 maires des villes de là banlieue de Montréal.À Tissue d'une rencontre de plus d'une heure avec les édiles des municipalités de l'île de Montréal, le ministre Ryan a soutenu n'y avoir guère entendu d'arguments nouveaux susceptibles de l'inciter à modifier sa réforme de la fiscalité municipale.\u2022 «Le débat se poursuit depuis quatre mois, il n'y a pas beaucoup de choses nouvelles qui sortent à ce moment-ci», a indiqué M.Ryan à La Presse, hier soir, quittant une demi-heure avant la fin ce face à face entre les maires et une trentaine de députés libéraux.Porte-parole des maires, M.Jérôme Choouette, d'Outremont, a qualifié «d irréaliste» la proposition du ministre Ryan.Les vines ne pourront la mettre en place dans les délais prévus.Au sur- plus, elle fera monter de 10 p.sous la responsabilité des munici-cent le compte de taxes municipa- palités 360 millions de factures les dans les Villes de banlieue, jusqu'ici épongées par Québec.«probablement plus ailleurs», a-t-ildit.« \u2022 Du côté des députés, certains estiment que le gouvernement doit se montrer plus conciliant.Tout en gardant les mêmes objectifs, il pourrait allonger la période de mise en place des changements en profondeur qu'il réclame des municipalités, suggère Russell Williams, député libéral de Nelligan.Les villes de banlieue sont frappées plus que les autres par la réforme de la fiscalité municipale, «peut-être que nous sommes près d'une révolte des contribuables», a soutenu le député Williams.Beaucoup de députés ont recommandé «des nuances» des amendements, des corrections», a-t-il dit Selon lui, Québec devrait imposer sa réforme «eri deux étapes, l'une cette année, l'autre l'an prochain».Mais M.Ryan n'a guère donné d'indices qu'il envisageait de modifier sa réforme qui fera passer , Ce mouvement concerté des maires est-il de nature à modifier la stratégie gouvernementale?«l'en ai vu un certain nombre depuis trois mois, a-t-il rappelé.Si c'était de nature à changer la situation du gouvernement (.) mais cela ne change rien, le problème est là, aussi béant», a soutenu M.Ryan.À l'issue de la réunion, le maire d'Outremont, Jérôme Choouette, à titre de président de la Conférence des maires de banlieue, a soutenu avoir décelé de la flexibilité dans l'attitude de M.Ryan.«Il est moins monolithique, moins'granitique que je le pensais», a soutenu l'ancien ministre de la Justice.«Ryan a montré beaucoup de sentiment; du côté d'un ouverture», a soutenu M.Choquette.Selon lui, M.Ryan peut «entre nous, dire des choses assez conciliantes», tout en gardant publiquement sa position.«Il ne peut pas dire qu'il change d'opinion tant que le consensus n'est pas fait au conseil des minis- tres», estime le maire d'Outremont.Pour le maire Choquette, c'est surtout chez les députés libéraux «qu'on a vu beaucoup de compréhension».M.Ryan saie parfaitement qu'une réforme aussi ambitieuse ne peut se faire dans les délais aussi courts que ceux que Rropose le gouvernement, a lancé I.Choquette.M.Ryan avait trouvé intéressants les arguments des maires quant aux délais d'application jugés trop courts.Devant la presse, avant la rencontre, M.Choquette avait qualifié de carrément irréalistes les intentions de Québec.11 est virtuellement impossible que de nouveaux rôles municipaux soient prêts pour le 1er janvier 1992, a-t-il dit.«Je ne dis pas que toute la proposition de M.Ryan est mauvaise, lorsqu'on voit la crise financière à laquelle fait face le gouvernement», de reconnaître l'ancien ministre.PHOTO PC Le ministre Claude Ryan a exhibé, hier un article de La Presse soulignant l'appui de son frère à la réforme de la fiscalité municipale.Le ministre des Affaires municipales n'a pas été invité au congrès de l'UMQ ANDRÉ PÉPSN du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Pour la première fois en soixante-dix ans d'existence, le congrès annuel de l'Union des municipalités du Québec va se tenir cette année sans la participation du ministre des Affaires municipales.C'est une première dans l'histoire politique de la province.La réunion de 2000 maires, conseillers et permanents municipaux se tient les 2,3 et 4 mai, au Centre des congrès de Québec, sous le thème «Le citoyen avant tout».Une telle participation des élus, dans un climat de négociation extrêmement tendu comme celui qui prévaut, risquait d'entraîner des échanges disgracieux, croit-on chez les permanents de l'UMQ.Le président de l'organisme, M.Ralph Mercier, maire de Charle-bpurg, considère qu'il serait «pour le moins inconvenant de solliciter la participation du ministre (Claude Ryan) à ce congrès, compte tenu de l'état actuel des relations entre le gouvernement du Québec et le monde municipal».En clair, le ministre est tenu à l'écart du congrès.«Nous sommes arrivés conjointement à la décision qu'en raison des interprétations qui pourraient être faites, je ne participerai pas cette année au congrès», a expliqué le ministre, à l'Assemblée nationale, affirmant que le dialogue est loin d'être rompu avec les municipalités.«Encore cette semaine, un permanent dé l'UMQ a communiqué avec mon bureau pour planifier la mise en application de la réforme de la fiscalité municipale», a plaidé le ministre Ryan.M.Ryan s'est emporté, hier, durant les débats, indiquant gue les principaux points de sa réforme ont été suggérés par l'actuel chef de l'opposition, durant son absence de la scène politique.Rappelons que M.Parizeau a effectivement rédigé un rapport sur la situation de la fiscalité municipale.Dans ce rapport, M.Parizeau suggérait au gouvernement, selon le ministre, de revoir le financement des corps policiers et de.la réfection des routes rurales, deux points majeurs pour les maires de province.' Le ministre Ryan se dit encore prêt à revoir les modalités d'aç-plication de sa réforme, mais il répète qu'il n'est pas question de.repenser les objectifs.Il répète cette position depuis plusieurs semaines déjà, affirmant même que le débat sur le fond est clos.Dans quelques jours, tout au plus quelques semaines, le gouvernement Bourassa présentera son budget qui contiendra les principaux éléments de la réforme Ryan.L'augmentation de 15,9 p.cent de la criminalité inquiète Claude Ryan ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Le ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, s'inquiète de l'augmentation sensible de la criminalité \u2014 15,9 p.cent \u2014 constatée par la Sûreté du Québec sur l'ensemble du territoire québécois.La consommation de drogue est à l'origine de la plupart des méfaits graves, admet la police.Soulignant que le taux de solution de ces crimes est de 43,7 p.cent, le ministre Ryan, dans une intervention remarquée à l'étude des crédits de son ministère, a rendu hommage aux policiers en indiquant: «Le nombre de crimes solutionnés est passé de 30 501 en 1989, à 34131 en 1990.Il s'agit d'une performance honorable, a dit le ministre, compte tenu qu'elle fut réalisée dans une année où pendant trois mois une partie importante des effectifs de la SQ fut mobilisée par la crise amérindienne».Le ministre, cependant, n'a donné aucune indication sur la nature des crimes solutionnés.Ces détails ne seront connus qu'à la publication du rapport annuel de la direction de la SQ.M.Ryan a cependant clairement identifié les domaines où l'on remarque les plus forte augmentations du nombre de crimes.Au total, sur l'ensemble du territoire «couvert» par la SQ, 78136 délits ont été commis.Voici certaines données qui montrent les principaux taux d'augmentation : ¦ Vols de véhicules: 28,8 p.cent; ¦ Voies de fait : 23,1 p.cent; ¦ Crimes de violence: 18,9 p.cent; < ¦ Délits sexuels : 6,5 p.cent; ¦ Crimes contre la propriété : 17, 5 p.cent; ¦ Fraudes : 14,6 p.cent.Le ministre Ryan n'a pas clairement indiqué, durant son intervention, que la consommation de drogue est à l'origine de la plupart des méfaits, mais il a longuement insisté sur les ef- forts que le gouvernement veut initier pour combattre ce fléau.On se rappellera que le gouvernement, l'an dernier, a rendu public les conclusions du rapport Bertrand sur le sujet.Déjà, le ministère de la Santé et des Services sociaux a dégagé 8,6 millions $ pour ajouter des places dans les centres d'hébergement pour désintoxication.Au cours de l'été, promet-on, des lignes téléphoniques seront disponibles, dans toutes les régions du Québec, pour permettre aux gens en difficulté d'appeler à l'aide, 24 heures sur 24, sept jours par semaine.Les collaborateurs du directeur Robert Lavigne de la Sûreté du Québec, affirment en coulisse, que bon nombre de crimes majeurs sont commis sur le territoire sous l'effet des drogues.Malheureusement, contrairement à ce qui existe pour l'alcool, aucun appareil précis n'existe encore pour mesure le degré d'intoxication des personnes arrêtées et qui se trouvent sous l'effet des médicaments ou des drogues.RÉSULTATS loto-québec aneo Tirage du 91-04-24 12.JLt 40 21 42 42.30.SI 28 11 M Vous pouvez miser jusqu'à 21 hfessSrs de tirages Prochain tirage: 91-04-26 T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les tnoiUUtiés c«» i » ¦ ?«r t \u2022 Jacques Mozart est au menu du centre commercial Place Rosemère, qui tient à souligner le bicente-, naire de la mort du grand com- ; positeur en collaboration avec l'Opéra de Montréal.Des extraits d'opéra seront interprétés les jeudi 25 avril a 19 h et samedi 27 avril à midi, à la cour cen- à traie.De plus, des costumes et accessoires de Don Giovanni et ! de L'enlèvement au sérail, se-* ront exposés.I » -1 Sous la direction de leur direc- .teur régional, Robert Beaudry, une équipe de directeurs dés ! succursales de la Banque Nationale du Canada de Laval a vendu pour 20124 $ de mais souf- l\\ fié, la somme recueillie ayant été remise au président de lu \u2022 Croix-Rouçe section Laval, De- ;| nis Gauthier.¦4 é À DIMANCHE 5 -i - A3 LA PRESSE, MONTRI Coupable d'agression sexuelle, un chauffeur de taxi est condamné à sept ans de prison AILLES ST-JEAN ¦ Le juge Lucien Roy, de la Cour .du Québec» a condamné, hier, à six ans et dix mois de prison un chauffeur de taxi de Longueuil re-connu coupable, en février, d'avoir agressé sexuellement une \u2022jeune passagère.Gaétan Tremblay, 42 ans, est un récidiviste de ce genre de cri-.me.Il en était en effet à sa deuxiè-j mè condamnation pour agression sexuelle, et la Couronne, représentée par Me Louise Leduc, a demandé le double de la peine qu'on lui avait infligée la première fois (en 1988), soit sept ans de ^rifeon.: Le juge Roy a imposé sa peine de six ans et dix mois en tenant rdbmpte que Tremblay avait déjà rtÇirgé cinq mois de détention préventive et en comptant ce temps v jfcur double.Le client de Me Gil-jesChaloux devra donc passer six ans encore derrière les barreaux.Dans sa plaidoirie, Me Cha-loux, qui suggérait une peine de cinq ans pour son client, n'a pas manqué de faire valoir que Tremblay n'avait pas frappé sa victime, âgée de 17 ans, et qu'il ne l'avait pas pénétrée; en fait, il Ta laissée et est allé la raccompagner à son domicile après qu'elle lui eut parlé.Me Leduc, elle, a rappelé que la jeune fille avait pris un taxi, tard le soir du 27 septembre dernier» par mesure de sécurité, ce que devait d'ailleurs répéter le juge dans son résumé.Tremblay était en liberté con-ditionnelle au moment de l'agression et n'aurait pas dû, en principe, conduire de taxi ce soir-là.C'est après avoir fait descendre le petit ami de la jeune fille dans une autre ville de la Rive-Sud que Tremblay a conduit la victime dans un endroit désert de Saint-Hubert et Ta agressée.Le juge Roy a remarqué que Tremblay avait un gros problème de comportement, mais que, malheureusement pour lui, le rapport du travailleur social assigné à son évaluation ne montrait pas qu'il l'admettait.«l'espère, lui a dit le magistrat, que vous admettrez votre problème et que vous irez vous faire traiter à l'Institut Philippe-Pinel, comme vous en avez manifesté le désir quand vous avez été reconnu coupable.» Caron passera les deux prochaines années moins un jour en prison \u2022JEAN-PAUL SOUI.I6_ - ¦ Gilles Caron, 33 ans, a écopé, hier, d'une peine de deux ans moins un jour de prison pour agression sexuelle contre la gardienne de ses deux jeunes entants.La jeune fille était alors figée de quatorze ans.Le procès devant jury, qui s'est déroulé la çemaine dernière, était présidé >ar le juge André Biron de la 'our supérieure.Les jurés, sept hommes et cinq femmes, avaient trouvé l'accusé coupable d'agression sexuelle, pans son adresse aux jurés, le juge Biron avait souligné que la Couronne, représentée par Me (Geneviève Graton, devait apporter la preuve qu'il n'y avait pas consentement de la victime ou, S'il y avait consentement, que ce-iui-ci n'était pas valide.L'accusé se trouvait «en situation d'autori- té ou de confiance» par rapport à l'adolescente.D'autre part, les jurés devaient évaluer si, de la part de l'accusé, il y avait ignorance volontaire ou insouciance par rapport au fait que la victime ne consentait pas.La Couronne devait aussi prouver qu'il y avait eu agression sexuelle, qu'il y ait èu ou non relations sexuelles.Samedi dernier, les jurés terminaient leurs délibérations et déclaraient Gilles Caron coupable d'agression sexuelle.Caron prenait alors le chemin des cellules.Me Hans Gervais, pour la défense, devait demander une sentence de 15 mois, ce qui permettait d'envoyer son client dans une prison provinciale, alors que Me Geneviève Graton, pour la Couronne, réclamait trois ans.Le juge André Biron a décidé d'envoyer Caron dans une prison provinciale et lui a donné une sentence de deux ans moins un jour.lin luge soulève la colère des femmes en C.-B.¦Presse Canadienne 1 VANCOUVER r » la Un juge de la Cour suprême de Ij Colombie-Britannique a expliqué à une plaignante, hier, qu'il *ne suffit pas de dire «non» pour prétendre ensuite avoir été victi-îme d'une agression sexuelle.!.Le juge Sherman Hood a donc ^rejeté l'accusation contre Melvin îîetendre, au grand dam de la ministre responsable du Statut de la [femme et de l'organisation des ;Femmes contre la violence faite \u2022aux femmes (WAVAW) Pour la ministre Carol Gran, -«ce juge dit aux femmes qu'il leur ; faut être plus fortes que les hommes».Pour Mme Johannah Pilot, de WAVAW, la décision du tribunal est «plutôt inquiétante».; Résumant les faits, le juge Hood a rappelé que la plaignante, une barmaid en chômage de 36 .ans, a rencontré Letendre dans \u2022un bar de Vancouver-Nord.> Il Ta invitée à manger et elle Ta amené à son appartement, situé tout près, pour taire les réservations et appeler un taxi.Mais avant de partir, Letendre l'a embrassée et il a commencé à baisser la fermeture à glissière du pantalon de la jeune femme.Le juge Hood a souligné que, à ce moment, «elle n'a pas dit à l'accusé d'arrêter, qu'elle ne voulait pas aller plus loin».Au contraire, note le juge, «elle l'a aidé» à baisser le zip, sous prétexte qu'elle voulait «se lever et s'en aller».Par la suite, la plaignante a signifié à Letendre qu'elle n'était pas d'humeur à céder à ses avances., Le juge fait remarquer «qu'il n'y a aucune preuve que l'accusé l'ait menacée ou ait recouru à la force.Il ne l'a pas frappée.Si ce n'est d'avoir repoussé l'accusé au moment où il a essayé de l'embrasser et d'avoir dit non lorsqu'il voulait la toucher».f r t#s r«ocn its; idifi»p> - prÙHPtltctlt DIMANCHE 9 JUIN 1991, MONTRÉAL La police de la CUM soupçonne John Piquette d'être l'auteur d'une fraude de 4000 BENEVOLES DEMANDES 3 ites oui au béné-vélo-volat MARCEL LAROCHE ¦ John f.Piquette» un fraudeur professionnel qui a toujours recruté la majorité de ses victimes grâce aux petites annonces des journaux et des pages jaunes de l'annuaire téléphonique de Mont-réal, a de nouveau été appréhendé par les policiers de la CuM qui le soupçonnent d'avoir trempé dans une importante fraude totalisant plus de 300000 $.Piquette n'a offert aucune résistance aux enquêteurs de la section des fraudes commerciales de la CUM qui l'ont cueilli vers 9 h, hier matin, à la porte de sa résidence de la rue Jean-Talon, dans le nord-est de la métropole.L'arrestation de Piquette, qui en n'est pas à ses premiers démêlés judiciaires dans ce genre de crime, est le résultat d'une laborieuse enquête policière menée depuis près de deux ans auprès d'une trentaine de petits commerçants et de consommateurs lésés par les manigances de cet astucieux fraudeur.Participez, en direct, au plus grand rassemblement cycliste h cte la planète! t *\\ '^W Le dimanche 9 juin, faites F i partie des 4 000 bénévoles f ,% enthousiastes du Tour.t-Aucune expérience requise.4 000 bénévoles pour encourager et encadrer 40 000 y~m cyclistes, ça change le Tour de l'île! *Z~ Cette année, les bénévoles du Tour sont éllglbles à des Si prix de participation offerts par: AîrCanada m ta* vélos deux pares de billets d'avion toute destination m.tro/crvâfc unordmoteu/ClASX ur'effeu- \"terne de 1.4 Mo des accessoires eve fetes I, SI VOUS AIMEZ LA VÉLO-Vir .APPELEZ-NOUS AU: ( 5 1 4 ) 8 4 7 - 8 6 8 7 CKAC73AM é.Radio-Canada Ta lâ^rfslon Piquette, un «homme d'affaires» de 66 ans, président de la compagnie Niagara Finance Inc., dont le siège social est situé au 6020, est, rue Jean-Talon, bureau 720, à Montréal, était justement en période de probation lorsque les policiers Font cueilli, hier.Par le biais d'une publicité inoffensive, Jean Piquette s'adressait surtout aux propriétaires de petits commerces, tels les dépanneurs, brasseries et restaurants situés dans la grande région métropolitaine, en leur offrant un financement pouvant aller de 35000 $ Jusqu'à 650000 $.Dans la section «financement commercial » des pages jaunes de l'annuaire téléphonique de Montréal, lean Piquette se décrit même 'comme «l'homme du mois» avec ses 35 années d'expérience au service de la population.Système efficace.\u2022 Après avoir fait les premières démarches auprès d'une éventuelle victime, Piquette avait recours à une complice, une femme d'une cinquantaine d'années, qui se présentait au commerce convoité dans le but d'y rencontrer le propriétaire et de lui offrir des services financiers exceptionnels.Croyant remplir un formulaire de déclaration d'état financier de son commerce dans le but d'obtenir un refinancement bancaire, le propriétaire se voyait pressé d'apposer sa signature au bas de ce document.Quelques jours plus tard, le commerçant apprenait avec stupeur que le document signé de sa propre main était en réalité une formule de promesse de vente accordant à Jean Piquette tous les droits de propriété.Au cours des derniers mois, pas moins d'une trentaine d'honnêtes commerçants ont ainsi été dupés par cet astucieux fraudeur qui aurait récolté, de cette façon des sommes d'argent totalisant plus de 300000 $.Toutes ces manigances, habilement orchestrées par Piquette et sa complice, auraient également mis en péril plusieurs établissements commerciaux représentant des investissements de l'ordre de plus d'un million de dollars.Au terme d'une délicate enquête menée auprès des institutions bancaires et des victimes de cette escroquerie, les sergents-détectives Denis Cusson et Gérard Bor-deleau, de la section des fraudes commerciales de la CUM, ont finalement procédé hier matin à l'arrestation de John J.Piquette.Piquette, qui est représenté par le criminaliste Léo-René Maran-da, a été écroué en attendant de comparaître, aujourd'hui, au Palais de justice tie Montréal, sous une kyrielle d'accusations de fraude, de tentative de fraude, de complot, de tentative d'extorsion et pour avoir proféré des menaces de blessures corporelles à l'endroit de ses présumées victimes, dont un journaliste du Journal de Montréal.Quant à sa complice, une femme d'une cinquantaine d'années qui s'est volatilisée sans laisser d'adresse, les policiers connaissent son identité, et son arrestation ne serait qu'une question de jours.Affirmant qu'il y aura toujours d'habiles fraudeurs pour profiter' de la naïveté d'honnêtes commer-cants, le lieutenant-détective Emile Bisaillon, responsable de la section des fraudes commerciales à la police de la CUM, rappelle l'importance de lire attentivement tout contrat.John J.Piquette PHOTO LM PTKM Douglas & Desjardins VENTE DE TAPIS ¦\u2022N POUR MM?\u2022 «\".' L.S .'.\u2022* '.i'il -*0 Chartrand tente d'obtenir sa libération en invoquant la Charte des droits et libertés MM\\\\\\-\\MU< 1° Vous obtenez le tapis résista- RÉSISTACHE 45 on.2° Vous obtenez le sous-tapis 3° Vous obtenez l'installation 4° Nous payons la T.P.S.5° Vous obtenez 90 jours sans intérêts VOUS OBTENEZ LES 5 pour 1 SEUL BAS PRIX JEAN-PAUL SOULl£ ¦ Les lois évoluent, les condamnations à perpétuité \u2014 25 ans de pénitentier \u2014 demeurent.Mais certaines pourraient être inconstitutionnelles, comme celle d'André Chartrand, né en 1955, condamné en 1979 pour la mort d'un gardien de prison survenue lors d'une tentative d'évasion.C'est en gros ce qui était débattu depuis deux jours devant le juge André Biron de la Cour supérieure dans le cas d'André Chartrand, 19 ans de prison, dont douze purgées pour son dernier crime.Entre-temps, il y a eu la Charte des droits et libertés, en 1982, et le fait que l'article 213, en vertu duquel Chartrand a été jugé et condamné, ne repecte pas les principes de justice fondamentale de la Charte.L'article 213 serait donc inconstitutionnel.Dans sa requête, André Chartrand, 35 ans, demande à la Cour d'ordonner en sa faveur un bref d habeas corpus, de déclarer inconstitutionnelle et illégale la poursuite de sa détention, et d'ordonner en conséquence l'application du remède approprié en vertu de l'article 24 ( 1 ) de la Charte.Son procureur, Me Pierre Poupart, a expliqué que pour être tenu responsable du meurtre du gardien de prison, André Chartrand aurait dû prévoir que la mort serait le résultat de son geste.Dans les faits, André Chartrand, alors au péni t render, a été recruté tardivement dans un complot d'évasion du pénitencier.Le 1er juillet 1978, Ghislain Gaudet, Pierre Vincent, Jacques Massey et lui ont tenté de s'évader.Au cours de l'opération, un gardien a été tué, un étage au-dessous de celui où était Chartrand.Il n'en a pas moins été accusé et condamné pour ce meurtre, sans que la Couronne ait eu à faire la preuve de la prévisibilité subjective du résultat de son acte, c'est-à-dire la mort du gardien de prison, comme le prévoit la Charte.Actuellement, André Chartrand vit au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, avec la perspective de pouvoir être eligible à une libération conditionnelle en 2003 (le 15 juillet).Il demande à la Cour de bien vouloir lui accorder un habeas corpus, sans doute pas pour obtenir une libération immédiate, mais dansTespoir de pouvoir se faire entendre par la Commission des libérations conditionnelles.Le juge Biron a pris l'affaire en délibéré, chargé de l'énorme masse de jurisprudence que Me Pierre Poupart, l'avocat d André Chartrand, lui a fournie.Pour la Couronne, Me Claude Provost a maintenu la thèse de la validité de la sentence de 25 ans fermes d'emprisonnement.Le juge Biron donnera sa décision mercredi prochain.SPECIAL 90 JOURS 99 v.c.Ce prix special inclut Tapis \u2022 sous-tapis \u2022 installation \u2022 taxe fédérale \u2022 90 |Ours sans intérêts SANS INTERET* 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Eag}e di Premier, Sumrr Et maintenu pour une durée Et Chrysler 2 000 $ DR REt .Ot C*U Q«V*J* Cr+Ô* Item E«1 (9C6«).pour H E4gte Prvrwr (S60t).pour te.iWinUteUtlHurliOrymii SOM) poor,* Lagto Tabn (900») pour U ft Ea^VIMIDaOtyiOurl.TOOOQTXlMQtl pou.ll^rJ^JI Les jeunes Éthiopiens déportés reviennent au pays aujourd'hui RICHARD HtiTU ¦ Cinq semaines après avoir été déportég aux États-Unis, les trois jeunes Ethiopiens qui avaient revendiqué en vain le statut de réfugiés au Canada, seront de retour au pays cet après-midi, vers 16 h.Badacha, Ismaêl et Mohamed Guelleh, dont les tribulations ont défrayé la chronique au cours du dernier moiss ont en effet reçu, hier après-midi, au consulat canadien de New York, un permis de la ministre de l'Emploi et de l'Immigration leur permettant de rentrer à Montréal.« Il s'agit d'un permis de séjour et non pas d'un visa d'immigration», a expliqué le père YvesBé-riault, qui accompagne les Guelleh à New York depuis lundi afin de les aider.«C'est seulement à Montréal qu'ils pourront entreprendre des démarches pour obtenir un visa d'immigration.Mais leur avocat a indiqué que cela ne devrait pas présenter de problème.» Les Guelleh, qui sont âgés de 11, 14 et 23 ans, ont pu obtenir leur permis de séjour au Canada grâce au certificat de sélection du ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration qui leur avait été remis la veille, à la Délégation générale du Québec à New York.«Les Guelleh ne tiennent plus en place», a déclaré le père Bé- f E S L 1 »\\ i * \u2022À m 00 iOD 1 POUR LES CONNAISSEURS-DU GRAND ART! Une exclusivité Fraser., -St\"\" .vv.5Si * m p r.¦ r*3 F- o o i 0 : : - Weight Watchers vous accueille \u2022 au Salon de la Femme de Montréal.(Stands 1019-1120) ® Participez aux tirages Renseignez-vous sur notre programme.Soyez des nôtres! m Sept jours au coeur de l'action du 25 avril au 1er mai 1991 Palais des Congrès de Montréal Ouvert au public durant sept jours (une fin de semaine) Heures d'ouverture: du jeudi 25 avril au mercredi 1er mai 1991: de10hà22h PRIX D'ENTRÉE: adultes: étudiants et âge d'or: enfants de 6 à 12 ans: enfants de moins de 6 ans: \"Délices de France: La plus merveilleuse encyclopédie de t cuisine en 6 volumes.250 pages et près de 300 recettes par ouvrage élaborées par les plus grands chefs et maîtres cuisiniers de France.Collection de luxe entièrement adaptée au 8$ 7$ 4$ entrée gratuite Québec par Richard Bizier (produits, poids et mesures).Consacrée par l'ensemble des médias français et québécois.Pas moins de 8 photos couleur, 8 par page.Prix: 730 $ ou 33 $ par mois pendant 26 moisftaxes et intérêts inclus).Pour plus amples informations veuillez communiquer avec LES ÉDITIONS DARÉNI Encyclopédie \"Délices de France\" 922, avenue Mont-Royal Est Montréal.Québec H2J 1X2 Tél.: (514) 524-8544 IV Délices >Jà fi - }V ^ France 1580S47 \u2022 425 VENTE MANTEAUX D'HIVER Manteaux d'agneau, pleine longueur.Le nec plus ultra en chaleur et confort.WÊÊ/ Heures d'ouverture Lun.-ven.:9h3Qà 18h Samedi: 9h30 à 17h CONFORT ULTIME MANTEAUX3/» en peau de mouton pour dames MANTEAUX pleine longueur en cuir, doublure amovible.Pour hommes et femmes.EXCLUSIVITÉ MONTRÉALAISE Manteau 100% soie avec pelisse transformable en vison qui se porte à l'intérieur ou sous le manteau.Allure détendue, confort et facilité d'entretien.CONFORT ULTIME Le modèle classique en peau d'agneau très souple deux tons, avec ou sans motif imprimé.PEAU DE CHEVREUIL Manteau V* avec doublure amovible.Disponible aussi pour dames.VESTE CLASSIQUE en peau d'agneau.Modèle souple 4 saisons avec doublure montée sur fermeture éclair.tréal PEAU DE TON 3575, boul.St-Liurent (suite 302) (coin Prince-Arthur) AU NORD DE SHERBROOKE 343-7190 [\"spécial\"! r^VLAH mSE DE CÔTÉ I | NE PAVEZ QWEH j j SEPTEMBRE 1991 | 1 u - y ¦ ¦ 'V 4 .f.¦ 1 \u2022 l- * 1 ¦1 ( 1.' ».I à I K - J I PUBLIREPORTAGE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 AVRIL 1991 A 15 Le Salon de la femme de Montréal : sept j au coeur de I' Le SALON DE LA FEMME de \u2022Montréal est en fête: Il bouge et déménage pour animer le Palais des Congrès.Carrefour incontoumabie.de l'ao-tualité, toujours à l'affût des nouvelles technologies, la SALON DE LA FEMME de/ Montréal dévoile une programmation énergisante et tonifiante: Plus de 400 stands.et pavillons avec animation continue.*\u2022 Pavillon entraide, endroit tout à fait spécial d'information et de rencontre, accueille les visiteuses et La mode au SALON DE LA FEMME M Les spectacles-mode du SALON DE LA FEMME sont fébrilement attendus d'une année à l'autre.C'est l'occasion de découvrir les nouvelles tendances, des vêtements confortables et accessibles à toutes et à tous.La collection Printemps-Été 1991 est présentée sur la grande scène tous les jours à14h30et19lj30.Madame Lise Warden assume la conception et la réalisation de ces super spectacles-mode.20.mannequins présentent plus de 250 vêtements et accessoires.livret, jeux et jouets éducatifs SUPER-SPECIAL Jusqu'à de 0 rabais \u2022au Salon de la femme seulement du 25 avril au 1er mai .» \"?< BALLON SAUTEUR Réf.573 Ballon 55 cm Ord.28,99$ (au choix) SPÉCIAL Réf.574 HOP 66 Ord.29.99$ * 1999$ ASPIRATEUR 5$* Ord.: Ï4«* EXTRA-SPÉCIAL MA TOUPIE 5$* Ord.: 16»\" EXTRA-SPÉCIAL DEVENEZ CONSEILLER(ÊRE) AU BON JOUET ET SSS GAGNEZ PLUS $$$ BIENVENUE AUX HÔTES.HÔTESSES, ECOLES.GARDERIES ET DEPOUILLEMENTS D'ARBRE DE NOËL CATALOGUE GRATUIT SUR PLACE.POUR INFORMA TIONS: 2175, Place Thimens Saint-Laurent H4R1K8 MONTRÉAL: l (514)337-1451 EXTÉRIEUR: 1-800-361-6857 Venez nous voir au Salon de la Femme.Kiosque no 1021-1027 les visiteurs dés leur entrée au SALON.Plus d'une quarantaine d'organismes sont présents durant les sept jours du SALON pour rencontrer les gens et discuter, d'une foule de sujets.Le travail, la santé, la vie conjugale, la famille, les sports, les loisirs, l'éducation et le mieux-étre sont inscrits à l'enseigne du Pavillon d'Entraide.\u2022 Regards de femmes, série de films présentés quotidiennement par l'Office National du Film du Canada qui assure une projection continue à son stand.Au programme, des courts et moyens métrages qui reflètent les préoccupations sociales, politiques et socio-culturelles dés femmes, un.lieu de rencontre privilégié, une occasion de visionner des films exceptionnels et de discuter avec les cinéastes et les réalisatrices.\u2022 En primeur, le lancement du nouveau Guichet Emploi au stand d'Emploi et immigration Canada.Les chercheurs d!emploi auront ainsi accès rapidement et à toute Un rendez-vous exceptionnel! Ginette Reno Lancement du nouvel album de madame Ginette Reno «L'Essentiel».Madame Ginette Reno fera plusieurs présences à son stand, au Salon, pour signature d'autographes.La grande scène du SALON DE LA FEMME La grande scène du SALON DE LA FEMME est un lieu de rencontre achalandé et recherché.L'information, les idées et les émotions s'y côtoient, circulent et suscitent des échanges fructueux.Plus spectaculaires que jamais, la grande scène, avec ses 2000 places assises, est le rendez-vous quotidien des gens avisés! HORAIRE Tous fes jours Vendredi 26 avril 14H30 19h30 13h00 Samedi 27 avril Dimanche 28 avril Lundi 29 avril Mardi 30 avril Mercredi 1\" mai Super spectacles-mode Les aliments passeront-Ils ou ne passeront-Us pas?Animation: Huguette Oligny Présentation: Hôpital Saint-Luc 13h00 Mythes et réalités de la violence conjugale Animation: Jean-Pierre Matte Présentation: Association des ressources intervenant auprès des hommes violents 13h00 Comment rester belle et en santé Animation: Marguerite Biais Conférencière: Louise Latrh bert-Lagacé, diététiste-conseil 13 hO0 Contrer le cancer du côlon .Animation: Monique Paquet.Présentation: Hôpital Saint-Luc 16h00 Gala des «Femme* de ' l'année» Couronnement des Roses d'Or 14h00 Présentation-mode par les 19h00 finalistes du concours «Devenir mannequin à 50 ans» Animation: Pascal Rollin Présentation: Magazine Le Bel Âge Gens du pays, venez faire la fête en l'honneur de s A I N T E M A R G U E R I T E D Y O U V I L L E L fari?J 14 h Au Vieux-Port de Montréal samedi, îe 11 mai 1991 Au programme: \u2022 ** ¦ 11 h Célébration ^ eucharistique présidée par Son Excellence Mgr Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.Spectacle musical en plein air «La vie et l'oeuvre de Marguerite d'Youville, hier et aujourd'hui»: oeuvre de Marcel Lefebvre et de Paul Baillargeon.15 h 30 Circuit pédestre: «Sur les pas de Marguerite d'Youville» dans le Vieux-Montréal.heure aux services de sélection d'emploi et d'information sur le marché du travail.\u2022 \u2022 Sur le thème de cPetites économies maison», Hydro-Québec donne des trucs pertinents et des conseils judicieux pour économiser et rentabiliser l'éneraie.\u2022 Regardez de près l'échantillonnage de toutes les drogues et assistez à une expérience de détection par les chiens de l'escouade de Douanes et Accises Canada.V.\u2022 Vos comédiens et comédiennes préférés vous font connaître tous les détails de la.programmation des théâtres d'été.Un avant-goût des vacances.\u2022 Pour les amateurs de billard, c'est l'occasion d'assister à la demi-finale et à la finale du championnat provincial féminin au jeu du 8, le dimanche 28 avril à 10h30 et16h.Le SALON DE LA FEMME de Montréal provoque des rencontres I avec des gens passionnants issus de secteurs d'activités variés- et permet d'éprouver ses connaissances, de discuter, de planifier, d'organiser, de trouver des idées de décoration, de mode, des conseils pratiques, des gadgets inédits., Le SALON DE LA FEMME
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