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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-01-23, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 23 JANVIER 1992 Guy Saint-Pierre rejette l'analyse de Castonguay Les chefs d'entreprise prêts à défendre les propositions fédérales PHILIPPE DMBUISSON du bureau de ta Presse OTTAWA Le président et chef de la direction du Groupe SNC, Guy Saint-Pierre, rejette l'analyse pessimiste des propositions fédérales avancée par son ex-collègue libéral Claude Castonguay: «Celles-ci représentent un changement substantiel au fonctionnement du fédéralisme qui vaut la peine d'être tenté».M.Saint-Pierre a co-présidé le groupe de travail sur la constitution mis sur pied par le puissant Conseil canadien des chefs d'entreprises qui rendait publique, hier, sa réponse aux propositions constitutionnelles du gouvernement fédéral.L'ancien ministre libéral qui dirige maintenant les destinées de la compagnie d'ingénierie qui a avalé Lavalin en août dernier, estime que les propositions fédérales, avec quelques modifications, représentent une base valable pour dénouer l'impasse constitutionnelle.«Il y a beaucoup de choses là-dedans.En fait, avec les amendements que nous suggérons, il s'agirait de la plus importante réforme du fédéralisme canadien.Il y a des gains substantiels pour le Québec ainsi qu'une réponse aux préoccupations des autres régions et des peuples autochtones», résume-t-il.La lecture que M.Guy Saint-Pierre fait des propositions fédérales est ainsi diamétralement opposée à celle exprimée la veille par son ex-collègue libéral dans le premier gouvernement Bourassa, M.Claude Castonguay.Pour M.Castonguay, les propositions fédérales ne sont pas acceptables dans leur forme actuelle.Pour qu'elles le soient, le Québec doit récupérer dans la présente ronde de négociation deux acquis du défunt accord du lac Mecch: un droit de veto sur la réforme des institutions fédérales et la garantie de nommer trois des neuf juges à la Cour suprême.De plus, le gouvernement fédéral doit abandonner son projet d'union économique tel que formulé et céder aux provinces le développement régional.M.Castonguay estime aussi que le Québec doit obtenir un droit de retrait avec compensation financière des programmes fédéraux en matière d'éducation et de santé.Pour M.Guy Saint-Pierre, il ne vaut pas la peine de briser le Canada et d'en subir les conséquences au plan économique si quelques demandes du Québec ne sont pas satisfaites dans la présente ronde de négociations.Mais cela ne signifie pas pour autant que les propositions fédérales actuelles, qui peuvent être adoptées avec le consentement de sept provinces représentant 50 p.cent de la population, soient dénuées de tout contenu pour le Québec, ajoute-t-il.Guy Saint-Pierre Selon lui, les offres fédérales renferment en fait plusieurs gains pour le Québec: reconnaissance de la société distincte, une limite au pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral, le retrait d'Ottawa de plusieurs secteurs de compétence provinciale et, surtout, des mécanismes ouvrant la porte à la délégation de pouvoirs particuliers au Québec.En ce qui a trait au projet d'union économique, le Conseil canadien des chefs d'entreprises ne le rejette pas.Il propose toutefois de le modifier pour que le gouvernement fédéral ne soit pas seul à être investi d'un nouveau pouvoir lui permettant de légiférer en toute matière qu'il juge nécessaire au bon fonctionnement de l'union économique.Ce nouveau pouvoir devra être partagé avec les provinces.En fait, le Conseil canadien des chefs d'entreprises endosse largement les propositions constitutionnelles fédérales, si ce n'est qu'il suggère quelques amendements.Pour M.Saint-Pierre, il s'agit d'un projet de réforme acceptable au Québec que les chefs d'entreprises tenteront de «vendre».Aussi, les Laurent Beaudoin de Bombardier, Bertin Nadeau d'Unigesco et Jacques Drouin du Groupe La Laurentienne, pour ne nommer que ceux-là.sont maintenant prêt à entrer dans la danse constitutionnelle pour défendre au Québec un fédéralisme renouvelé sur la base des propositions fédérales revues et corrigées par le lobby des affaires.«Ces propositions représentent un compromis, dit M.Saint-Pierre.Ailleurs au pays, les chefs d'entreprises anglophones devront convaincre la population d'accepter la clause de société disetincte et un Sénat qui ne sera pas égal entre les provinces.C'est aussi un compromis pour eux.» Il est à noter cependant que c'est un compromis que Claude Castonguay n'est pas prêt à endosser.M.Castonguay est pourtant toujours membre du Conseil canadiens des chefs d'entrerprises et avait co-présidé le groupe « les amis du Lac Mcech ».mis sur pied par ce même lobby des grandes entreprises.Le Québec a perdu 68 000 emplois en 91 .et toujours pas de signe de reprise DENIS LESSARD du bureau de ta Presse QUUWC Le Québec a perdu 68000 emplois en 1991.L'hémorragie a surtout frappé le secteur manufacturier et il n'y a pas encore de signe que la situation de l'emploi s'améliore.Tel est le bilan des fluctuations du marché du travail au Québec en I991, publié hier par le ministère québécois de la Main-d'oeuvre.En décembre dernier, «il n'y avait pas encore de reprise perceptible sur le marché du travail», soulignent les économistes du ministère.L'emploi était même en baisse, de 16 000 postes, pour un second mois consécutif.En décembre, le taux de chômage s'est légèrement amélioré par rapport au mois précédent \u2014 une diminution d'un dixième de un p.cent à 11,8 p.cent \u2014 mais cette baisse ne peut s'expliquer que par un accroissement du nombre des bénéficiaires de l'aide sociale.Au cours de ce mois, 22 000 personnes ont décroché de la population active.«Le découragement gagne les troupes», constate-t-on.Pour l'ensemble de l'année 1991, le Québec a été durement frappé comme tout le pays par la récession, et le nombre d'emplois a reculé de 2,2 p.cent, comparativement à un recul de 1,8 p.cent au niveau national et de 3,4 p.cent en Ontario (où 167 000 emplois ont disparu).La baisse de l'emploi au Québec, l'an dernier, était moindre que celle de la récession de 1981-1982.mais la surprise vient de la durée de la période difficile.Le taux de chômage a nécessairement augmenté l'an dernier, avec la cascade des fermetures.De 10.1 p.cent de moyenne en 1990.la proportion des chômeurs est passée à 11,9 p.cent l'an dernier, une hausse de 1,8 p.cent qui se compare avantageusement à celle de 2,2 p.cent au niveau national et de 3,3 p.cent en Ontario.En moyenne l'an passé on trouvait 405 000 chômeurs au Québec contre 344 500 en 1990.L'écart du niveau de chômage entre le Québec et l'Ontario s'est considérablement rétréci l'an dernier, mais bien plus parce que l'Ontario éprouvait plus de problèmes qu'à cause d'une reprise économique au Québec.Comme en toute période de récession, les jeunes ont, au premier chef, été frappés par les disparitions d'emploi.Plus de 8 p.cent des jeunes ( 15-24 ans) ont perdu leur emploi l'an dernier (42 800 personnes touchées) contre 2,5 p.cent des aînés (43 000 travailleurs de plus de 24 ans).On constate aussi un glissement vers l'emploi à temps partiel.En cours d'année, 92 300 emplois à temps plein ont disparu et 24 300 emplois à temps partiel ont été créés.En 1991, comme l'a rapporte La Presse la semaine dernière, l'emploi a reculé de 2,7 p.cent dans la région de Montréal-Laval, comparativement à une diminution de 7 p.cent des emplois sur la Côte-Nord.Trois régions seulement ont vu croitre le nombre de leurs emplois: le Bas-Saint-Laurent, l'Outaouais et l'Abitibi.C'est encore le secteur manufacturier qui a écopé l'an dernier au Québec avec la disparition de 52 000 emplois contre 42 500 en 1990.Du même souffle, les secteurs des transports, communications et du commerce ont vu leurs effectifs réduits de 23 000 travailleurs.Les seules augmentations sont apparues dans le secteur des finances, des assurances et des affaires immobilières, où 20 200 emplois se sont ajoutés.Le secteur des services est resté stable avec 1 million d'emplois.Québec réduira son effectif de 6000 fonctionnaires en cinq ans du bureau de ta Presse QUEBEC e gouvernement du Québec a fait sienne la recommandation d'un rapport de hauts fonctionnaires et compte réduire de dix pour cent, au cours des cinq prochaines années, la taille de sa fonction publique.C'est ce qu'on a confirmé hier au Conseil du Trésor, indiquant que la décision devrait être rendue officielle par Daniel lohnson, lors du dépôt des crédits du gouvernement, à la fin mars.11 n'est pas question toutefois de «geler» l'embauche de la fonction publique parce que l'attri-tion normale \u2014 les départs et les mises à la retraite \u2014 atteint 3 p.cent par année dans la fonction, publique québécoise.Au terme des cinq ans, toutefois, tous les départs n'auront pas été remplacés et la fonction publique devrait compter environ 6000 personnes de moins que les 63 000 fonctionnaires actuels.Au début de décembre, le Conseil du Trésor avait demandé de stopper tout recrutement d'ici à la fin de l'année financière ( fin mars).Cette propositon était déjà dans le rapport produit par le secrétai- re général du gouvernement, Benoit Morin, à la fin de 1991.«On a demandé aux ministère de préparer un plan avec ces balises», indique-t-on au Trésor.Déjà en 1985, Québec avait réduit la taille de sa fonction publique pour créer une «banque» de postes à pourvoir, rappellc-t-on.Cette diminution de la taille de la fonction publique québécoise n'a aucune commune mesure avec ce qui est envisagé par l'Ontario.Mardi soir, le premier ministre Bob Rae révélait que les subventions aux municipalités, aux écoles et aux hôpitaux ne seraient augmentées que de 1 p.cent par année, ce qui créera des centaines de mises à pieds dans le secteur parapublic \u2014 au Québec les budgets de la santé augmentent par comparaison de 3 pour cent en plus de l'indexation.S'il décidait de rétablir ses finances en ne jouant que sur l'imposition, le gouvernement onta-rien pourrait réduire considérablement l'écart entre les niveaux de taxation en Ontario et au Québec.Toutefois hier, à Québec, on n'était guère enclin à prédire l'effet de la crise ontarienne sur la capacité du Québec d'attirer des investissements étrangers qui, par le passé, se retrouvaient plus souvent qu'autrement dans la province voisine.Le déficit ontarien est déjà prévu à 9,8 milliards et pourrait dépasser les 14 milliards, a prévenu M.Rae hier.Mais ces chiffres ne peuvent être comparés directement avec le déficit québécois \u2014 prévu à 3,8 milliards.Au Québec \u2014 à la différence de l'Ontario \u2014 on ne compabili-se pas comme dépenses courantes les investissements immobiliers.Avec les même méthodes comptables, il faudrait vraisemblable-meni augmenter le déficit québécois de 1,5 milliard avant de comparer les déficits, explique-t-on au Trésor.Québec ne compte pas non plus revoir à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l'an prochain, à la lumière du réajustement annoncé hier par le ministre fédéral des Finances, Don Mazankowsky, selon qui la croissance pour 1992 s'établirait à 2,7 p.cent au lieu des 3.5 prévus au dernier budget.Québec, un peu plus prudent, avait prévu une croissance moyenne de 3 p.cent par année pour les prochains cinq ans.Eltsine à Ottawa Presse Canadienne OTTAWA Le président russe Boris Eltsine s'arrêtera à Ottawa, le 1er février prochain, à son retour de New York, où il assistera à une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies.Il profitera de cette visite d'une journée dans la capitale canadienne pour avoir des entretiens avec le premier ministre Brian Mulro-ney sur la coopération économique, la sécurité internationale et les relations entre les deux pays.Il sera notamment question d'énergie, le secrétaire d'État aux Affaires extérieures du Canada.Mme Barbara McDougall.ayant révélé hier que M.Eltsine avait demandé l'aide du secteur énergétique canadien.Mme McDougall a affirme que le Canada possédait un secteur prive vigoureux dans le domaine énergétique qui avait la capacité d'aider la Russie avec son expertise particulière dans l'exploration dans l'Arctique, la production pétrolière et gazière et le transport par pipeline.Les souverainistes seront absents de la conférence de Montréal PHILIPPE DUBUISSON du bureau de ta Presse OTTAWA Quelque 200 délégués sont at-tendus à la conférence constitutionnelle de Montréal qui se tiendra du 31 janvier au 2 février et qui portera sur le projet fédéral d'union économique, mais les souverainistes du Québec boycotteront l'événement.«Nous les avons invités, mais ils ont décliné», dit le sous-ministre fédéral Arthur Kroegcr, président du Secrétariat des conférences constitutionnelles.Aussi, tout comme à la première des cinq grande conférence constitutionnelle qui s'est tenue à Halifax, le week-end dernier, les Fernand Daoust de la FTQ ou Gerald Larose de la CSN, qui ont fait leur nid dans le camp des souverainistes, seront absents.Les délégués du Québec seront surtout de \u2022tendance fédéraliste.On espère toujours une réponse favorable de l'ex-président de la Caisse de dépôt et maintenant président du conseil de la pape-tière Domtar, lean Campeau.Mais l'ex-coprésidcnt de la Commission Bélanger-Campeau qui s'est déclaré en faveur de la souveraineté n'a pas encore repondu à l'invitation.M.Campeau avait refusé l'invi- tation de participer à la conférence de Halifax qui portait sur le partage des pouvoirs.Les organisateurs fédéraux ont toutefois réussi à s'assurer la présence d'une personnalité bien connue dans le débat constitutionnel.11 s'agit du président du conseil de la Banque Nationale, Michel Bélanger, qui avait co-présidé la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec.Malgré l'absence des «téte d'affiches» en faveur de la souveraineté, le president de l'Institut CD.Howe, à qui le gouvernement fédéral a fait appel pour organiser le déroulement de la conférence de Montreal, M.Tom Kierans.affirme que les toutes les tendances politiques au Quebec seront représentées.«Nous avons invités des gens de divers milieux, de diverses tendances.Il est important que des souverainistes soient présents, car ils ont des choses à dire sur l'union économique.Nous espérons qu'ils seront bien représentes», dit-il.Contrairement à la conférence de Halifax, les participants à la reunion de Montréal se diviseront en trois ateliers plutôt que treize.Ainsi, il ne s'agira pas de discussions en petits groupes de 15 à 20 personnes, mais de débats reunissant quelque 75 participants.Le Parti conservateur répète son record d'impopularité de janvier 91 CILLES PAQUIN du bureau de ta Presse OTTAWA i» lors qu'il se cherche dese^perem-iS^iA ment des appuis pour rescaper son projet de réforme constitutionnelle, le Parti conservateur de Brian Mulroney a atteint un niveau record d'impopularité auprès des électeurs canadiens.Selon le dernier sondage Gallup, les conservateurs ne récoltent plus que 12 p.cent des intentions de vote au pays, pendant que les libéraux se maintiennent à 39 p.cent et que les néo-démocrates plafonnent a 24 p.cent.Après une fugace remontée, l'automne dernier, les conservateurs fédéraux encaissent ainsi un recul qui les ramène au même niveau qu'en janvier 1991, soit la cote la plus basse jamais enregistrée par un parti au pouvoir à Ottawa.La situation est désastreuse pour les conservateurs de l'ouest canadien et ceux des provinces maritimes puisqu'ils ont pratiquement été balayés de la carte politique au cours de la dernière année.Dans l'Ouest, le PC ne récolte plus que 10 p.cent des intentions de vote et sa situation est encore plus dramatique dans les provinces maritimes, où il ne garde que 7 p.cent.La tournée du premier ministre Brian Mulroney dans l'Ouest, peu avant les Fêtes, n'a visiblement pas été suffisante pour redresser la situation de son parti.Les électeurs semblent rester sourds à ses attaques contre le Reform Party et il n'est pas étonnant que les ministres du gouvernement conservateur de Don Getty flirtent ouvertement avec les partisans de cette formation en Alberta.Les libéraux sont en première place pour le douzième mois consécutif, mais ils ne parviennent toujours pas à franchir la barre des 40 p.cent malgré l'impopularité du gouvernement, note la maison de sondage.En décembre dernier le Parti libéral de lean Chrétien jouissait de l'appui de 38 p.cent de l'électorat, contre 23 p.cent au NPD; 16 p.cent au Parti conservateur; 15 p.cent au Reform Party et 8 p.cent au Bloc québécois.Ce sondage a été effectué auprès de 1013 électeurs et électrices de plus de 18 ans lors d'interviews personnels menées entre le 8 et le 11 janvier dernier.Un tel échantillon comporte une marge d'erreur de 4 p.cent et se révèle exact 19 fois sur 20.La marge d'erreur se situe à 7 p.cent au Quebec où Gallup a conduit seulement 259 interviews.Tenant compte de cette reserve, la firme soutient que les libéraux ont repris la première place au Québec avec 38 p.cent des intentions, contre 28 le mois précédent.Le Bloc québécois a perdu des plumes pour chuter de 41 à 32 p.cent au cours de cette période, laissant tout de même les conservateurs loin derrière, à 15 p.cent, et le NPD à 12 p.cent.Dans les prov inces des Prairies, le Reform Party mène le bal avec 39 p.cent de la faveur populaire, contre 29 au NPD et 22 au Parti liberal.Là également, le taille de l'échantillon est plus restreinte et la marge d'erreur plus grande.Par ailleurs, les libéraux dominent dans les provinces maritimes, où ils raf-flent l'appui de 64 p.cent des électeurs, et en Ontario, où ils obtiennent 48 p.cent.Où que vous alliez.les portatifs Toshiba y vont! 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plein débat constitutionnel, la reprise économique au Canada devient inutilement difficile à amorcer.M.Rae semble avoir fait la même erreur que le président Bush en anticipant une reprise vigoureuse après une récession anodine.M.Bush comptait faire sa campagne électorale en plein boom économique.M.Rae voulait faire la preuve au Canada que le Nouveau parti démocratique était synonyme de programmes sociaux généreux et de forte croissance économique.Ces calculs politiques ont tourné a l'aigre quand tout le monde s'est aperçu que la recession était moins conjoncturelle que structurelle et que les emplois perdus n'étaient pas des emplois marginaux.Beaucoup de mises à pied reflètent des fer- metures d'usines dans des secteurs comme l'automobile - un des fondements de l'économie nord-américaine.Ces emplois ne seront pas automatiquement retrouvés quand les affaires iront mieux.C'est à cause de ces fermetures d'usines que, dans l'esprit de beaucoup, la récession actuelle prend l'allure d'une véritable dépression économique, alors qu'en réalité, elle n'est pas aussi forte que celle de 1981-82.Dans ces circonstances, la peur n'est pas pire que le mal, elle est le mal.Tout cela, M.Rae ne pouvait pas le prévoir en avril, mais il aurait dù se rendre compte que sa province n'avait pas simplement besoin d'une infusion massive de fonds.SI aurait aussi dù se rendre compte qu'une augmentation rapide du déficit - avec la menace implicite de hausses d'impôts à l'avenir - n'allait pas stimuler les investissements du secteur privé.À l'époque, Ottawa avait critiqué le budget ontarien pour son effet inflationniste.Il avait tort, car ce budget n'a pas empêché une baisse* dramatique de l'inflation.Le défaut du budget était d'autoriser des dépenses injustifiables et sans but précis, ce qui a diminue la capacité du gouvernement de faire maintenant des dépenses dont la nécessité n'est que trop claire.C'est ainsi que l'Ontario a accordé une augmentation de salaire de presque 6 p.cent à ses employés - beaucoup plus qu'Ottawa et les autres provinces.Cette augmentation grève à tout jamais le budget ontarien et n'a procuré au gouvernement que la gratitude passagère d'une minorité de ses électeurs.Si Queen's Park disposait aujourd'hui de cette somme, il n'aurait pas le même besoin de demander au gouvernement fédéral d'investir massivement pour créer du travail tout en offrant - bon prince - d'en payer la moitié.Il pourrait aussi davantage investir dans la formation et dans le recyclage de la main-d'oeuvre pour remédier au chômage structurel.Le gouvernement de l'Ontario s'est lourdement trompé et, quand l'Ontario se trompe, c'est tout le Canada qui trinque.Le Québec a peut-être profité de façon marginale des largesses ontariennes et, maintenant, il subira par la bande l'austérité que M.Rae est obligé d'imposer à sa propre province.Dans son allocution télévisée, le premier ministre ontarien a montré qu'il n'a plus de politique budgétaire et que Queen's Park est sur le pilote automatique de l'austérité budgétaire.La politique qui devait nous émerveiller - et nous convertir au NPD - n'a plus cours et celle qui doit relancer l'économie de sa province n'a pas encore pris forme.Lors de l'élaboration d'une nouvelle politique budgétaire, il sera important pour M.Rae et ses ministres de consulter plus étroitement leurs collègues d'Ottawa et des autres provinces.Ce ne sont pas les mauvaises querelles budgétaires qui redonneront confiance aux Canadiens dans leur avenir économique.Frédéric WACNIÈRB Éva Eva, «la femme sous le sapin - du centre-ville, qui vit de la charité publique, qui dort, entourée de rats, sous des sacs verts et des branches de sapin même quand le thermomètre marque 20 ou 30 sous zeros, émeut et dérange.Que faire d'Éva?Comment faire avec Éva?A-t-on le droit de l'amener de force dans un refuge?A-t-on l'obligation sociale de la conduire à l'hôpital pour faire examiner son corps et son cerveau?Est-elle saine d'esprit?La société a-t-elle le devoir d'en prendre soin malgré elle?Beaucoup de questions.Autant de réponses douloureuses.Et si Éva était un homme, la reaction de masse serait-elle la même?Actuellement, a Montréal, ils seraient une quarantaine de ce type d'itinérants irréductibles vivant dehors a longueur d'année.Des personnes qui refusent un abri.Des personnes qui ne dérangent pas.Qui ne troublent pas la paix.Qui ne demandent rien.Si ce n'est que la liberté de vivre et de respirer dans l'espace extérieur qu'ils ont choisi pour demeure.Revenons a Éva.Si elle a décidé d'installer «sa maison» aux abords d'un stationnement du centre-ville, est-ce pour éviter la solitude totale?Les reflexions que provoque la présence de cette itinérante quinquagénaire frigorifiée ne sont pas sans rappeler celles suscitées par la fermeture de Dernier Recours.C'était alors l'été.Aujourd'hui, c'est l'hiver.Le drame d'Eva, c'est un drame humain.Celui d'une personne probablement désabusée de tout.Que la vie a oubliée.À qui elle n'a pas fait de cadeau.Il ne lui reste plus que sa liberté.Respectons-la.Et assurons-nous à tout le moins qu'elle ne manque pas de vivres pour continuer à vivre comme elle a choisi.Mais est-ce ça, vivre?Hélas oui, pour les mal-aimés de la société.Claudette toug as 1 l Ajâir 7&0ta fAir te FW&tye v un fesevë.pe t/ip/ç r i* ^ W 3' REPRISE DROITS RESERVES Au sujet du cinéma en plein air et d'un sénateur qui outrepasse son mandat MARCEL ADA ne nouvelle parue mardi a ravivé en moi de lointaines et merveilleuses réminiscences.Du cinéma en plein air aura lieu en plusieurs endroits à Montréal.1 été prochain, à l'occasion des fêtes du 350e anniversaire de fondation de la ville et du 100e anniversaire de l'invention du cinématographe.Les séances de cinéma qui se tenaient dans les parcs et terrains vagues de la ville, durant les années 40.comptent parmi les plus beaux souvenirs et les plus vivaces de ma prime jeunesse.En ce temps-là.la télévision n'existait pas, mais il y avait la radio et le cinema qui étaient à l'apogée de leur popularité.Les «vues», comme on disait dans les milieux populaires, n'étant accessibles dans les salles de cinéma qu'aux personnes de 16 ans et plus, les plus jeunes ne voyaient des films que très occasionnellement dans les écoles, les salles paroissiales (au prix de 10 cents) et dans les lieux publics durant les vacances d'été.C'est dans un terrain vague juche au haut de ce qu'on appelait la «côte a patates», au sud de la rue Sherbrooke, juste en face de l'hôpital Pasteur, que ce cinéma sous les étoiles reunissait les gens de tous âges du quartier Hochclaga où j'habitais.Ce cinema n'avait rien de comparable avec celui des cinés-parcs qui devait faire son appa-rition dans les années 50.D'abord ailleurs qu'au Québec, notamment à Plattsburg.parce que Duplessis ne voulait rien savoir de ces prétendus lieux de perdition.Est-ce à dire que la chasteté ne courait aucun risque au cinéma champêtre de mon enfance?Sûrement pas, à en croire plusieurs aines, les plus convaincus étant les adultes qui n'y allaient jamais, notamment mon père à qui nous \u2014 mes soeurs surtout \u2014 devions arracher de haute lutte la permission d'y aller.Maintenant que je connais un peu mieux la vie et les effets de la puberté, je suis porté à penser que les couples qui s'installaient près des bosquets, à la périphérie des terrains vagues, avaient peut-être autre chose en tète que le souci de mieux voir et entendre.Mais dans mon innocence enfantine je n'ai jamais rien vu qui put donner raison à la méfiance paternelle.Le >ouvenir que je garde de ces sorties de cinéma à ciel ouvert est celui de magnifiques fêtes populaires qui faisaient exulter d'une joie pure les résidants des quartiers populaires qui profitaient de ces spectacles gratuits.Le bonheur commençait au petit matin de l'interminable jour I.pour prendre de l'intensité au fil des heures et culminer après le souper, lorsque les trottoirs se remplissaient de gens joyeux, souvent des familles completes, se dirigeant tous dans la même direction, les bras chargés de fauteuils pliants et de rafraîchissements.C'est dire qu'il n'y avait rien de plus déprimant qu'un jour de cinéma où la météo était incertaine, ou de plus catastrophique qu'une séance contremandée pour cause d'intempérie.jamais je n'ai jamais vu feule aussi excitée et heureuse que lorsqu'apparaissait enfin sur l'écran le canon qui faisait exploser les lettres du nom du commanditaire que les;specta-teurs épelaient en choeur et à tue-tète: 'M\\ '0\\ 'L\\ 'S', 'O', 'N\\ MOLSON! Depuis ce temps le cinéma m'a souvent procuré plaisir et émotion.Jamais il ne m'a rempli d'autant de bonheur que les «p'tites vues» en plein air de mon enfance.* * * On est accoutumé de voir le gouvernement fédéral erhpiéter dans les compétences législatives des gouvernents provinciaux (l'inverse étant moins fréquent).Ce travers est la principale cause du contentieux constitutionnel qui est en train de ruiner le pays.Mais il n'est pas courant de voir un parlementaire outrepasser les limites de son mandat pour faire la leçon à un autre gouvernement.C'est pourtant ce que vient de faire le sénateur Thérèse Lavoie-Roux.Non contente de critiquer le projet du ministre québécois de la santé, Marc-Yvan Côté, visant a réduire les coûts de la santé, elle a l'intention de soumettre un mémoire à la commission parlementaire chargée d'examiner cette question le mois prochain.Ce n'est pas son opinion qui m'intéresse aujourd'hui mais plutôt le caractère insolite de son intervention.Il est normal qu'un parlemen- taire fédéral critique une loi ou une décision d'un ministre provincial, ou l'inverse, si l'acte litigieux a des conséquences dans sa compétence législative ou sur les rapports entre les deux ordres de gouvernement.Mais ce ne l'est pas qu'un député ou un sénateur d'une législature intervienne dans le processus législatif d'une autre législature, sous prétexte qu'il y est électeur ou, comme c'est sans doute le cas en l'occurrence, qu'il a une compétence particulière dans la question en tant qu'ancien ministre responsable de ce dossier.le dirai cependant à sa décharge que ce geste pouvait difficilement apparaître étrange à Mme Layoie-Roux après avoir été associée à la préparation du rapport Allaire qui veut réduire presque à l'insignifiance les pouvoirs du gouvernement auquel elle est attachée.Il n'y a évidemment pas de quoi comdamncr à la géhenne une personne sans malice et bien intentionnée comme Mme Lavoie-Roux.Mais il est bon de souligner ces incongruités pour montrer qu'au moment où le Québec exige une clarification des rôles entre les deux ordres de gouvernement, il existe une certaine confusion chez lui à ce chapitre.l'en veux pour preuve un autre exemple particulièrement intéressant: la participation de députés fédéraux aux travaux de In Commission Bélanger-Cam-peau.Cet organisme créé dans la foulée de l'engagement post-Meech de Robert Bourassa à l'effet que dorénavant le Que-bec décidera seul de son avenir (sic).La boîte aux lettres On se moque (encore) de nous ¦ L'hôpital Saînt-Eustache commence les traitements de cryo-chirurgie et, pour ce faire, achète l'équipement de la compagnie Superior Medical Limited de Toronto.Ladite compagnie est appelée à venir nous donner, en français, il va de soi, la démonstration du matériel.Quelle ne fut pas notre indignation de voir qu'aucun représentant francophone n'est prévu pour nous expliquer le fonctionnement des appareils de la compagnie.Si on est content de vendre aux hôpitaux du Québec, que l'on ait aussi la décence de nous donner des explications en français.Quand un bénéficiaire uni-lingue anglais se présente à l'hôpital, on s'efforce de lui répondre dans sa langue; ce n'est pas le temps, dans ces moments-là, de lui faire la leçon.Mais qu'une compagnie nous vante et nous vende ici ses produits uniquement en anglais parce qu'elle ne peut ou ne veut communiquer en français avec le personnel qui utilise ses équipements est complètement inadmissible, 15 ans après l'adoption de la loi 101.Estelle DAOUST infirmière Fanatisme débridé ¦ Votre article «La crise politique algérienne divise les Algériens de Montréal » (Lu Presse, 13 janvier 92), ne reflète pas du tout la réalité de notre communauté qui est majoritairement démocratique.En effet, l'intégriste Youssef Mouammar, président de la fondation internationale musulmane du Canada, que vous avez largement cite, n'est pas un Algérien.C'est un Québécois francophone catholique converti à l'Islam.Par ailleurs, sa dénonciation du FFS (Front des forces saou-distes) comme «ennemi de l'Islam» \u2014 le FIS lui-même n'est jamais allé si loin \u2014 relève à la fois d'une ignorance inouïe des réalités algériennes et d'un fanatisme débridé.Amar OVERDANE Montréal .1 » Stratégie orchestrée ¦ Les lettres d'amour et de supplication écrites par des Canadiens commencent à envahir la plupart de nos journaux.«Québécois on vous aime!» ou encore «Poursuivons le dialogue afin de garder notre merveilleux pays uni!», etc.Il est à parier qu'une avalanche de,, messages semblables déferlera sur le Québec en cette année référendaire.Ceux qui ont suivi de près la campagne référendaire de 80 se souviennent que la même stratégie avait été utilisée afin d'attendrir le coeur des Québécois.Il y a sans doute parmi les auteurs de ces lettres des personnes ou des organismes sincères.Par contre, il faut être bonasse pour croire qu'une telle manifestation n'est pas orchestrée et financée en sourdine par le gouvernement fédéral comme en 80.À chaque occasion où les Québécois ont menacé de se séparer, les fédéralistes ont appli-V, Sué la même méthode, 'abord, briser la volonté cçj^-lective: on fait peur, on menace, on culpabilise et on gifle.Une fois déstabilisée et hésitante, on ramène la brebis égarée au bercail avec des promesses et des mots tendres.Richard ARSENAULT Richmond Wk Lysiane Gagnoii LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 23 JANVIER 1992 Opinions « Des sexologues de tous poils » : Georges Dor vivement pris à partie FRANCINE FISET O I La publication dans cette page, le 15 janvier, d'une opinion de Georges Dor critiquant vertement l'activité des sexologues a suscite de nombreuses réactions chez nos lecteurs.Nous en publions trois aujourd'hui.onsieur Georges Dor, À titre de présidente de l'Association des sexologues du Québec, c'est avec regret et amertume que j'ai constaté la gratuité avec laquelle vous vilipendez l'ensemble des sexologues québécois, ceci tant dans la presse écrite qu'à l'émission L'envers de la médaille.Vous vous opposez à l'intervention sexologique, quelqu'en soit le niveau sous prétexte de protéger le mystère et l'amour autour de la sexualité.Il est en effet fort inquiétant de dissocier comme on le fait dans la société actuellement, la sexualité de son contexte global et existentiel.Conséquemment, il importe d'adopter une attitude empreinte d'ouverture et de rigueur pour aborder l'étude de la sexualité humaine et des problèmes qui y sont liés.Pour votre information, les sexologues bénéficient d'une formation universitaire de niveau baccalauréat, maîtrise ou doctorat, caractérisée par une étude approfondie et multidisci-plinairc de la sexualité humaine.Loin d'être limitée à la «tuyauterie», cette formation tient compte des dimensions biologiques, psychologiques et sociologiques de la santé et de l'éducation sexuelle.Cette formation est unique en Amérique du Nord et mérite d'être appréciée po ,r ses qualités d'ouverture et de créativité en regard de l'intervention sexologique.Cette attitude d'ouverture liée au souci de respecter le code de déontologie est garante d'une intervention professionnelle de qualité auprès des Québécois de tous âges.Bien que vous soyez convaincu Georges Dor que les Québécois parlant de sexualité sur les ondes ou dans nos bureaux soient de sombres ignares, permettez-moi de différer d'opinion avec vous.En effet, s'agit-il d'ignorance ou de silence dont il faut parler ici?Grâce aux médias, de plus en plus de Québécois brisent la consigne du silence au,sujet de la sexualité et mettent fin ainsi à leur isolement et a leur souffrance.Je ne soulignerai ici que la misère engendrée par les divers abus sexuels.Est-ce faire affront à l'intelligence et à la sensi-biKté de l'enfant que de vouloir le protéger en lui apprenant le respect de soi et de l'autre en matière de sexualité?Pour ma part, je dirai qu'il s'agit d'assumer notre responsabilité d'adulte et de professionnel face à une réalité complexe de la vie.Les sexologue-» continueront longtemps à relever ce défi auprès de la population.Notre demande de constitution en corporation professionnelle auprès de l'Office des professions du Québec fait preuve de notre détermination.L'ignorance, comme le ridicule, ne tue pas.JEAN-YVES DES JARDINS, MICHEL CAMPBELL, FRANÇOIS DE CARUFEL, et NICOLE AUDETTE Les signataires de l'opinion qui suit sont sexologues.La charge vitriolique de Georges Dor contre «les sexologues de tous poils» se termine par cette algarade et je cite car elle est digne de figurer dans tout bon ser-monnier: «De grâce, sexologues de tous poils, contentez-vous s'il vous plaît de prodiguer vos savants conseils à l'auditoire adulte / naïf, candide et crédule de la radio et de la télé, et ne dévastez pas les jardins que sont les âmes de nos enfants et petits-enfants.Apprenez surtout à faire la différence entre l'ignorance sexuelle et l'ignorance tout court ; cette dernière est la grande responsable des malheurs que vous confient la plupart de vos clients.» Dans cet article, M.Dor fait preuve à la fois d'une ignorance sexuelle crasse et aussi d'ignorance tout court.Ignorance crasse de la fonction du sexologue Monsieur Dor dresse un portrait caricatural du sexologue: un maniaque de pénis, vagin, ejaculation auquel il ajoute le ^.tillage et gui-di ! guidi ! ah ! ah ! Il ignore, le pauvre, que le sexologue s'occupe aussi d'amour, de sentiment, de l'amélioration de la relation de couple, de la communication, des troubles d'identité, de la souffrance humaine liée aux difficultés sexuelles, des troubles du désir sexuel et amoureux et nous en passons.De plus, par son attaque débridée contre les aspects concrets de la vie sexuelle, monsieur Dor i-gnore ou feint d'ignorer, que l'exercice de la sexualité a des composantes corporelles et émotives importantes en terme de plaisir et même d'exubérance.11 va sans dire que ces composantes peuvent s'améliorer grâce à divers apprentissages.Il peut y avoir une suite plus heureuse dans la sexualité que de s'ennuyer à la «Manie».Ignorance de la sexualité enfantine M.Dor semble ignorer totalement toutes les études et recherches sur la sexualité de l'enfant.Il saurait autrement que le processus de scxualisation commence très tôt dans la vie de l'enfant et qu'un accompagnement parental et so- cial peut faciliter chez l'enfant un développement harmonieux de son identité sexuelle, tout en lui permettant une meilleure compréhension de ce qui se passe en lui.Ignorance tout court M.Dor parle de mystère.En constatant son ignorance, le mystère de la sexualité chez lui, doit être très grand.Au siècle dernier, tout ce qu'on ignorait était sujet à des elaborations axées sur le mystère et le surnaturel : du loup-garou jusqu'au bonhomme sept heures.La connaissance et la science ont fait reculer les frontières du mystère sans faire perdre à l'humain les richesses de la fonction symbolique.L'amour continue de s'exprimer à travers le rêve.les symboles et même la poésie.Vos écrits et créations, M.Dor, que nous avons lus et entendus avec intérêt et émotion, témoignent de cette dimension.11 faut comprendre cependant qu'on ne fait pas l'amour uniquement avec ses symboles.Mettre en opposition sexualité concrète et sexualité symbolique, mépriser tous les adultes qui s'intéressent à l'épanouissement de leur sexualité et à l'amélioration de leur compétence érotol.ogique, sont autant d'éléments qui démontrent clairement chez M.Dor une ignorance crasse des composantes nécessaires à une vie sexuelle et amoureuse épanouie.Qui est M.Dor pour traiter l'aurîitoire adulte de «naïf», «candide» et «crédule».En assimilant Freud a la sexologie, en réduisant les sexologues à des obsédés du pénis, du vagin et du titillage; en présupposant que les sexologues sont ignorants de l'âme et du coeur, M.Dor fait preuve lui-même de réductionnis-me et d'ignorance.M.Dor à tout compris lui: «La sexualité comme l'amour qui la contient, somt des réalités de feu.» Pas étonna.nt qu'avec cette compréhension chaude et lumineuse, il brandisse le «flambeau» de lantisexologue et de l'antisexolo-gie.Comnae quoi l'ignorance, tout comme le ridicule, ne tue pas.Sauf que dans son cas, l'ignorance lui permet cïe pontifier et d'accuser bien davantage que la connaissance.Et vogue la fumisterie! Vision réductionniste de la sexualité JOCELYNE ROBERT L'auteure est scxologue-édu-catrice et a signé plusieurs volumes sur l'éducation à la sexualité.Nous reproduisons des extraits de son opinion.Jean-Yves Desjardins n tant qu'educatrice-scxolo-gue vouée au dossier de l'éducation sexuelle et auteure de quelques ouvrages sur le sujet, je me sens directement attaquée par les propos fielleux de Georges Dor.Lorsqu'il me somme de cesser de «dévaster les jardins des âmes de nos enfants», je me demande, sincèrement, s'il a sombré dans l'abîme de la confusion senile.C'est précisément pour empêcher que ces «jardins ne se laissent dévaster» que l'on choisit de s'engager en éducation à la sexualité.Comme professionnelle de la sexologie, je reconnais que mes interventions ont pu être dévastatrices: elles ont souvent contribué à délier les bouches cousues d'enfants « incestués» par leurs parents (je devrais dire par leur père) pendant de nombreuses années; elles ont souvent permis que des enfants victimes d'abus sexuels se libèrent de leur lourd secret; elles ont amené des jeunes filles à frustrer leur chum de rapports sexuels qu'elles percevaient dorénavant comme étant non respectueux à leur égard ; elles ont forcé des garçons à questionner leur rapport à la pornographie, leur résistance à utiliser le condom; elles ont sans doute aussi influencé des femmes à ne plus supporter la violence de leur conjoint ; elles ont contribué à restaurer l'estime de soi, chez des filles violées.Sur ces plans, et sur ces plans seulement, je reconnais et je suis fière que mes interventions aient pu être dévastatrices.Contribuer à dévaster une société de cette nature me ravit.Pourtant, et cela étonnera M.Dor, je suis une sexologue qui parle rarement d'abus sexuels, de «tuyauterie», de pénis et de vagin, de MIS ou de tout autre méfait lié à la sexualité.Que je travaille auprès d'enfants, d'adolcsccnt(e)s, de parents ou d'éducatriecs et éducateurs, mon discours sur la sexualité et l'éducation sexuelle s'articule autour de notions et de valeurs comme le respect, la liberté, le consentement véritable, la réciprocité, la dignité.Mon approche de la sexualité humaine est globale, respectueuse et positive.C'est le fait de dire OUI à la sexualité qui permet aux jeunes, enfants ou ado-lcscent(c)s, de dire NON à ses méfaits.C'est le fait de parler et de partager sur le potentiel d'épa- nouissement lié à la sexualité humaine qui leur permet de discerner une sexualité abusive et de se responsabiliser.Et, histoire de rassurer «pépè-re», ce n'est pas à mes revenus, ni à la vente de mes ouvrages en éducation sexuelle, non plus qu'à mes nombreuses présences à la télévision que je me réfère pour statuer de ma compétence et de mon apport auprès de ma collectivité.Qu'est-ce qui m'y autorise alors?Les tout-petits qui me dessinent des lettres, les enfants qui se confient à moi, me bombardent de questions et me livrent en toute confiance leurs inquiétudes, les adolescent(e)s qui se laissent longuement écouter comme si, jamais auparavant, ils n'avaient rencontré d'oreille en forme de coeur, les parents qui me remercient de les avoir aidés, eux-mêmes, ou leurs enfants, les enscignant(e)s qui évaluent si positivement la philosophie de l'éducation sexuelle que je les invite à partager qu'ils me font rougir d'humilité.Quand Georges Dor m'accuse, comme sexologue, de «réduire grossièrement l'acte sexuel d'amour», je ne peux m'empécher de croire qu'il projette sur moi sa propre vision réductionniste de la sexualité.(.) N'en déplaise à Georges Dor, rappelons que le ou la sexologue, digne de ce nom, est celui ou celle qui a entre dix-huit et vingt et un ans de scolarité; sa formation est multidisciplinaire, scientifique et humaniste.Comme sexologue-éducatrice, lorsque je pose un regard sur l'être humain, sexué et , sexuel, je ne le découpe pas comme un saucisson.|e considère d'emblée les aspects biologiques, psychologiques, affectifs, culturels, sociaux, philosophiques, éducatifs, éthiques et moraux qui composent un être humain, une existence, une société.Ma formation universitaire m'a appris à ne pas extraire la sexualité du reste de la vie.Ma sensibilité, ma poésie (eh oui!), mon intelligence, mon humanisme, mon engagement de femme, de mère et de membre responsable de ma collectivité, ainsi que l'expertise professionnelle que m'a permis de développer la confiance complice des enfants et ado-Iescent(c)s, font le reste.L'idée que le cerveau divaguant de Georges Dor, se référant à de basses considérations sur le fonctionnement de sa «tuyauterie», vienne statuer publiquement sur la qualité de mon intervention, me dérange quelque peu.le suis éberluée.Georges Dor se dit blessé dans sa grande sensibilité.Il ne prise pas que l'on refuse de «bluffer» les entants, que l'on mentionne le rôle et l'implication des organes génitaux dans la rencontre sexuelle adulte, dans l'avènement d'une grossesse.Mon Dieu! Avec une telle délicatesse d'ém:*tion.avec une sensibilité aussi exacerbée quant aux «jardins que sont les âmes de nos enfants», comment Georges Dor peut-il oublier-de réagir, de se prononcer, de se scandaliser des agressions sexuelles*, viols, gestes incestueux perpètres sur ces mêmes enfants et qui les tuent littéralement?Comment peut-il omettre de réagir, de se prononcer, de se scandaliser, de se dissocier de ses pairs qui posent ces .gestes gluants et meurtriers?Comment une telle grandeur d'ârae peut-elle demeurer muette devant la violence, sexuelle et non sexuelle, exercée à l'endroit des enfants, des adolescentes, des femmes dans notre société?Georges Dor s'est-il déjà retrouvé devant un garçonnet de huit ans qui lui dévoile avoir été sodomisé par son oncle chéri?Devant une adolescente de quinze ans qui en paraît onze parce que, par quelque mécanisme inconscient, sa croissance s'est immobilisée par peur de devenir enceinte de son pèrcC Dievant une jeune femme de vingt ans, amoureuse mais incapable d'abandon amoureux, parce qu'à quatorze ans elle fut agressée sexuellement par cinq gars.Au départ, une telle jeune femme consulterait pour ce que Dor perçoit comme un vulgaire problème de «tuyauterie».M.Dor soupçonne-t-il la délicatesse d'approche, l'habileté professionnelle, le climat de confiance à établir pour permettre à cette jeune femme d'identifier et de révéler les sources immondes de set» difficultés?Non.Nul doute que Georges Dor n'a jamais eu à faire face à de telles situations.Les sexologues, si.Moi si.Alors, lorsqu'il postule que la «prétention des sexologues n'a d'égale que leur ignorance de l'histoire de l'humanité, de l'âme et du coeur humain», je lui dis d'aller se faire foutre*.Même après des années de métier, la connaissance que j'ai de «l'hisooire.de l'humanité, de l'âme et du coeur humain » me fait encore souffrir et pleurer autant quelle me fait sourire et me réjouir.Bien sûr, dans mon cas et à cause de mon «indigne» profession de sexologue, cette connaissance ne se limite pas à quelques notions livresques, poétiques et intellectuelles de la merveilleuse et mystérieuse hum;, nite.Tout cela pour dire à ce cher M.Dor que le fait de révéler aux enfants, dans un large contexte d'éducation à la sexualité, des informations quant au role des organes génitaux dans le phénomène du rapport sexuel, procréateur ou non procréateur, n'a vraiment, miiis vraiment rien de bouleversant pour eux.(.) Le toffe de la Malbaie Al'époque lointaine d'avant la grande concertation patronale-syndicale, quand la gauche s'occupait de ce qui se passe dans les usines, le NPD avait inventé une formule fort bien tournée pour décrire le comportement de certains hommes d'affaires \u2014 ceux-la même qui voudraient bien cesser de payer pour le «B.S.», les chômeurs et les servives sociaux, mais qui sautent sur les fonds publics dès que l'occasion se présente.Le NPD parlait alors des «corporate welfare bums» \u2014 qu'on pourrait plus ou moins traduire par «parasites sociaux de la haute finance».On n'a jamais si bien dit.* * * En tout cas, parlant de «corporate welfare bums», j'espère que vous avez versé votre obole à la campagne de charité parrainée par les André Arthur et les Pierre Péladeau sur les ondes de Télé-Média au bénéfice de ce pauvre Raymond Malenfant, le grand hôtelier de Québec Inc.Allons allons, chers lecteurs, un petit effort, serrez-vous un peu plus la ceinture, oubliez les taxes et le chômage, et envoyez votre chèque à Monsieur Malenfant.C'est ça, Québec Inc : les petits qui se privent pour aider les gros \u2014 même quand ces gros-là les ont menés en bateau.Pour qui veut étudier le syndrome du «corporate welfare bum», le cheminement de notre grand hôtelier est extraordinairement limpide.C'est un modèle du genre.Voici un homme qui se présenta d'abord comme le «toffe» qui allait mettre la CSN à sa main.Après avoir acheté le Manoir Richelieu, jeté ses employés à la rue et brisé les reins du syndicat, M.Malenfant devint l'un des grands héros d'un Québec qui, à peine cinq ans après avoir été à l'avant-garde du marxisme international, avait viré capot à 180 degrés et était devenu une société où les gens d'affaires avaient remplacé Che Guevara et le président Mao dans l'imaginaire collectif.Plus l'homme d'affaires était « toffe », plus il sacrait, plus il était cupide, vulgaire, vantard et amoral, plus on l'aimait.M.Malenfant était le portrait-robot de cet homme d'affaires idéal.Il faillit même, ce qui n'est pas peu dire, détrôner M.Péladeau au Panthéon de notre Garde Montante.Ce n'est pas sans nostalgie qu'on relit cet article de l'Actualité (août 1987) intitulé «Le Toffe de la Malbaie», qui nous replonge dans l'époque dorée où M.Malenfant était au-dessus de ses affaires et faisait la «une» de tous les magasines.M.Malenfant ne mâchait pas ses mots.Parlant des syndiqués de la CSN qu'il avait réduits au chômage, il disait «pas de pitié pour les capotes.L'autre jour, y'a un capoté qui m'a dépassé dans une courbe.Un quart d'heure plus tard, il avait pris le champ.J'espère que ça lui apprendra.Moi, je roule à 105 dans les zones de 100, à 75 quand c'est écrit 70.et je finis toujours par arriver.» «Tu vois, disait-il au reporter, les pauvres capotes de la CSN se sont mis le doigt dans l'oeil en voulant jouer au plus fin.Et je te garantis que ça leur a fait mal.Quand t'es hors la loi, tu peux pas avoir raison.T'es un capoté.Et tu vaux pas cher.» Lui, cependant, valait cher: 400 millions, et c'était avant qu'il n'achète le Fort Garry de Winnipeg, juste au moment où la grenouille s'enflait, s'enflait, s'enflait, voyant venir le jour où elle deviendrait aussi grosse que le boeuf.Réflexe typique du C.W.B.dont parlait le NPD.M.Malenfant n'avait pas plus de pitié pour les assistés sociaux que pour la vaste catégorie des «capotes».Grévistes et désoeuvrés auraient dû, selon lui, être envoyés à l'armée: «Ça les déniaiserait, et ça ferait du bien à tout le monde.Une armée, c'est de l'argent qui roule.» M.Malenfant, d'ailleurs, avait coutume d'appeler ses interlocuteurs « mon colonel », et il confiait au journaliste que ce qu'il a le plus aimé conduire, ce n'est ni sa Rolls, ni sa Nissan, ni sa Mercedes, mais, du temps qu'il était dans l'armée, un char d'assaut.«As-tu déjà conduit un char d'assaut?, demandait-il au reporter.Tu devrais.C'est reposant.Parce que tu sais que tu resteras jamais pris.» Toujours est-il que le char d'assaut de notre héros s'enlisa, à un moment donné, dans le marais des ambitions démesurées et des erreurs de gestion, et qu'il resta pris, bêtement menacé de faillite comme le plus capoté des capotes.Vers qui se tourna-t-il?Mais vers l'Etat, voyons! Le gouvernement Bourassa était à concocter un petit prêt de trois millions au toffe de la Malbaie et l'affaire roulait comme un char d'assaut en terrain plat jusqu'à ce les médias éventent l'affaire.Mais M.Malenfant avait déjà tendu son ecuelle à toutes les sources \u2014 au gouvernement fédéral, vu qu'un de ses hôtels était dans le comté du premier ministre, auprès des institutions d'aide au tourisme, etc.Le plus beau de l'affaire, c'est qu'après avoir pigé dans les fonds publics, M.Malenfant \u2014 allègue le ministère du Revenu fédéral dans une cause qu'il vient de porter en appel \u2014 aurait en plus fraudé le fisc pour huit millions de dollars! Finalement acculé à la faillite, que fait M.Malenfant?Une quête publique sous le très haut patronage de M.Péladeau.11 ne manquait plus, sur ce prestigieux podium, que feu Robert Maxwell, cet autre joyeux drille qui a pigé dans la caisse de retraite de retraite de ses employés pour éponger ses pertes! Bilan de ce beau cas d'entrepreneurship: des milliers de créanciers lésés, des dettes impayées de plus de 155 millions, et une preuve de plus, si besoin était, que le ridicule ne tue pas et que l'amoralité paie.Car tout cela passe comme dans du beurre.Un peu plus, et on lui donnerait la médaille de l'Ordre du Canada.La revanche de Vancouver ¦ Suite de l'histoire dramatique de la Commission Castonguay-Dobbie-Beaudoin.Pour obéir aux groupes de pression autochtones, la Commission consacre une journée entière de sa tournée dans l'Ouest à Whitehorse (Yukon), et à Ycllowknife (Territoires du Nord-Ouest).Plus une journée à Victoria, oubliant complètement Vancouver, la troisième ville du pays.Rogne et grogne sur les bords du Pacifique.Les ministres de la région font pression sur Joe Clark.M.Clark, apparemment incapable de faire modifier l'itinéraire aberrant de la Commission, se tourne vers l'organisation des conférences constitutionnelles.La conférence de clôture, la plus déterminante, devait avoir lieu, comme c'est assez logique, dans la capitale fédérale.(Les autres auront eu lieu successivement à Halifax, Calgary, Montréal et Toronto).A défaut de transporter la Commission Dob-bie-Castonguay à Vancouver, pourquoi ne pas déménager la dernière conférence d'Ottawa à Vancouver?Ce qui fut fait, au grand dam des médias d'information à qui cette expédition coûtera beaucoup plus cher.Sans compter le coût politique: à cause de la distance, il sera difficile d'amener à Vancouver une bonne representation québécoise. B4 LA PRESSER MONTREAL.JEUDI 25 JANVIER 1992 Arts et spectacles ¦ I Une nouvelle ronde de 90 représentations à Montréal Jusqu'ici, note Garth Drabinsky, l'opération canadienne du Phantom a rapporté environ 250 millions de dollars: 220 millions au box-office, 25 militons en «merchandising» et cinq millions pour le disque, pour l'instant triple-platine avec des ventes de 320 000 exemplaires.BRUNO DOSTIE The Phantom of the Opera reviendra à la Place des Arts Tan prochain, pour une nouvelle ronde de 90 représentations.Les billets pour ces dates du 16 décembre 1992 au 4 mars 1993 seront mis en vente lundi.De passage a Montreal hier.Garth Drabinsky, le promoteur canadien de la comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber, estimait qu'au terme de la première ronde de 1 lb representations qui s'achèvera le 20 février au Maisonneuve.quelque 153 000 personnes auront vu le Phantom à Montréal, pour des ventes aux guichets évaluées à 10.5 millions.A Toronto pendant ce temps-la.The Phantom qui tient l'affiche du Pantages Theatre depuis le 20 septembre 1989.franchira le cap de la millième representation.Et M.Drabinsky indiquait hier que le spectacle devrait garder l'affiche a Toronto, au moins jusqu'en 1994, et jusqu'à la fin de la décennie quelque part au Canada.lusqu'ici.l'ensemble de l'opération canadienne du Phantom a rapporte environ 250 millions de dollars: un 200.225 millions au box-office, un 20 à 25 millions en «merchandising» \u2014 les programmes et autres produits a l'effigie du héros \u2014 et un dernier cinq millions pour le disque enregistré par la distribution canadienne, pour l'instant triple-platine avec des ventes de 320 000 exemplaires.Une diversification Forte de ce premier triomphe.LÈVENT ou The Live Entertainment Corporation of Canada, que M.Drabinsky fondait a son départ de la chaîne Cineplex Odeon pour ex- ploiter le Pantages de Toronto et le Phantom, a maintenant élargi son champ d'action à tous les arts de la scène.Ce sont eux.entre autres, qui organisaient la récente tournée des étoiles du Bols-hol à travers le Canada.Au théâtre, ite ont également monte Love and Anger de George F, Walker, et ont reçu le mandat de gérer le nouveau Performing Arts Centre de North York Ontario.Show Boat, la comédie musicale d'Oscar Hammerstein II.l'ouvrira l'an prochain.En attendant, c'est LIVENT qui créera le nouveau succès londonnien d'Andrew Lloyd Webber en Amérique.Il s'agit de /o-seph and the Amazing Technicolor Dream-coat, la reprise de sa pre nière oeuvre, qui n'avait pas connu un tel succès la première fois, alors qu'il était encore un inconnu.La première nord-américaine aura lieu au Elgin Theatre de Toronto, en juin prochain.Aspects of Love, déjà à l'affiche à Edmonton en attendant Toronto, et le spectacle symphonique d'extraits des oeuvres de Webber deja en tournée à travers l'Amérique, sont deux autres des productions du groupe qui se consacre également à la rénovation ou à la construction de salles de spectacle, et à leur exploitation.Une séparation \u2014 Une nouvelle salle a Montréal, lui a-ton demandé hier?\u2014 Avant d'investir un 20 millions dans la region, il faudra, a-t-il répondu, attendre que la situation politique se clarifie, et dans l'éventualité d'une séparation, avoir bien évalue toutes les conséquences sur l'économie.Pour l'instant en tout cas.M.Drabinsky ne regrette pas le quart de million que lui auront coûté l'adjonction de sous-titres français à la présentation montréalaise du Phantom.Puisque le Maisonneuve affiche à toutes fins utiles complet depuis le 14 novembre.«Et nous n'aurons même pas rejoint cinq pour cent du bassin de la région avec cette premiere ronde», estime-t-il encore.Un bassin qui s'étend en fait selon lui, à l'ensemble du Quebec, ainsi qu'aux citoyens du nord des États américains frontaliers \u2014 New York.Vermont.Maine.New Hampshire et Massachussetts.pour qui Montréal est plus proche que Broadway.Leur contribution étant estimée à 20 pour cent des assistances.On aurait dépense entre un et un million et quart en publicité pour assurer le succès de cette première ronde.Mais on estime qu'il devrait être moindre l'an prochain, puisque l'oeuvre sera déjà connue, que le bouche à oreille aura produit son effet, et que les spectateurs potentiels auront compris qu'ils ont intérêt à acheter leurs billets tôt s'ils veulent des places, ceux-ci ayant atteint jusqu'à 275 dollars au marché noir lors des représentations actuelles.Quant aux reproches de competition déloyale qui ont souvent été adressés au Phantom, M.Drabinsky en dispose du revers de ta main.Il fait d'abord valoir qu'un tel spectacle défriche un nouveau public pour tous les arts de la scène.Puis que Broadway a démontré depuis longtemps que des productions a petits budgets plus dépouillées peuvent tenir l'affiche avec succès en même temps que les mega-productions.Une fois qu'on a un bon produit, quel qu'il soit, la clef étant ensuite dans le marketing, selon lui.« Nous avons donné des leçons aux Miz autant qu'au Festival de Stratford », se félicite-t-il.Cinq nô modernes / La magie ne passait pas JEAN BEAU NOYER_ ¦I ne faut surtout pas accuser les directrices du théâtre du Rideau Vert de manquer d'audace.11 suffit d'aller voir les Cinq nô modernes, actuellement à l'affiche du théâtre de la rue Saint-Denis pour en avoir la preuve, parce que du théâtre japonais pour les abonnés du Rideau Vert, disons que ce n'est pas évident.le veux bien respecter le public, ne jamais discuter ses goûts, mais ce soir-là, qui n'était malheureusement pas un soir de première, j'ai entendu des gens rire pendant les scènes qui devaient être les plus passionnées, tousser comme s'il y avait une épidémie dans la salle et placoter trop souvent.Un mauvais soir, sûrement, trop froid, trop de neige à l'extérieur mais pour une des rares fois, un spectacle gâché par un public qui semblait s'être trompé de salle.Parce qu'il faut bien souligner la fragilité du théâtre de Mishima qui procède lentement par petits détails, petits traits, des gestes étudiés qui ne sont jamais gratuits, des demi-teintes, une musique qui éclate, cjui jaillit.Cinq nô modernes, ou cinq petites histoires qui tournent autour de l'amour difficile, de la mort réelle ou imaginaire.C'est presque du fantastique quand on voit ce jeune homme fasciné par une vieille femme qui perd subitement ses rides.Le jeune homme ne doit pas l'aimer car il en mourra.11 l'aime et brave la mort.On ramasse le cadavre dans la rue.On raconte par la suite l'histoire de ce vieil homme qui écrit des centaines de lettres a une trop jolie femme sans espoir d'être aimé.Un jour, elle réagit en lui demandant de taper sur un tambour pour lui signifier son amour.Le tambour est fait de soie et n'émet Élise Cuilbault et Marie-France Marcotte.aucun bruit.L'homme se suicidera.On voit par la suite toute la sensualité de Mishima lorsqu'un homme au chevet de sa femme malade est envahi, tourmenté par une autre femme qui glisse sur lui comme un serpent, l'avais vu cette scène en répétition et même le photographe avait été fasciné par les images qu'il avait vues du couple qui se mêlait et se démêlait avec autant de grâce.Dans la salle, on avait tellement peur que la pauvre Louison Danis tombe par terre.On semblait voir du cirque.A la fin-, cette geisha qui sombrait dans la folie et qui ne reconnaissait anéme plus l'homme cju'cllc avait attendu, a eu plus d'impact.Cette fois-ci le public paticipait, vibra h et c'est là que j'ai compris l'importance de la complicité de la salle.Ce n'était plus le même spectacle, la chaleur, l'intensité se répandaient.Il faut bien admette* que ce n'est pas un spectacle facile mais la production est de qualité avec des éclairages soignés, une scénographie remarquable» treize comédiens de premier ordre dont Élise Guilbault, Louison Danis, Marie Michaud, Roch Aubcrt, (o-celyn Bérubé pour ne nommer que ceux-là, et Martine Beaulne qui a signé et illuminé ce spectacle.Mais ce soir-là, la magie ne passait pas la rampe.CINQ N0 MODERNES de Yukio Mishima.Traduction de Marguerite Yourcenar.mise en scene de Martine Beaulne.decor d'Alain Tan-guay.éclairages de Jean-Charles Martel, costumes de Jean-Yves Cadieux.musique de Vincent Beaulne, chorégraphie de Jocelyne Montpetit.Avec Roch Aubert.Micheline Bernard.Jocelyn Bérube.Jean-Francois Blanchard.Jean-François Casabonnc.Louison Danis.Vincent Craton.Élise Cuilbault.Louise La-prade.Marie-France Marcotte, Sylvain Masse.Marie Michaud et Katerine Pycock.Au theatre du Rideau Vert jusqu'au 8 février.Télévision fi Deux solides solitudes d'un grand intérêt au Match de la vie LOUISE COUSINEAU a 1 h c ii r, me disais-je mardi soir à neuf heures moins une.Encore un reportage sur les deux solitudes, l'ai lais regarder Le Match de la vie par devoir.|e suis restée jusqu'au bout par intérêt.Deux journalistes, un franco \u2014 Guy Gendron, de TVA \u2014 et un anglo \u2014 Mark Schneider, de CTV-Vancouver \u2014 parcourent le Canada à la recherche de l'autre identité.Dans l'ouest, M.Gendron a généralement rencontré des gens qui n'ont aucune i :*e de ce qu'est le Québec, saut qu'il n'a pas le droit d'avoir un statut particulier.Il leur a montré des photos de Celine Dion, de Roch Voisine, de Robert Char-lebois.Aucune idée.Au Québec, le journaliste anglais a eu plus de succès avec ses photos d'Anne Murray, Brian Adams (incidemment, son concert à Montréal vendredi soir dernier a attiré 15 000 personnes) et Gordon Lightfoot.La meilleure scene, qui montre à quel point les deux communautés sont différentes.À Montréal, l'anglo, sans dire un mot de français, parvient toujours à avoir des renseignements des gens dans la rue.Même un motard sur son chopper, qui ne dit manifestement pas un mot d'anglais, finira par comprendre que le gars se cherche une voiture à louer, lit répondra de son mieux, avec gentillesse.Dans l'ouest, le pauvre Guy Gendron a tenté la même expérience.Réponse unanime: «I don't speak French*.Personne n'a même essayé.Ils auront beau réunir des forums, des experts, des cerveaux, le fossé qui nous sépare est tellement grand qu'on ne voit pas comment il pourrait être comblé.Bien sûr, ça et là au Canada anglais, des gens comprennent mieux.Mais quand on entend un gars nous expliquer patiemment: «C'est comme un père quand le fils veut quitter la maison.Il doit dire au fils qu'il ne pourra plus avoir accès à la Mercedes».Finalement, j'aime mieux l'autre gars qui n'avait rien de mieux à dire que: «I piss on Québec ! » C'est court et pas hypocrite.Bonne émission, qui ira sans doute se chercher un prix.Cher Roch Voisine omme c'est la première fois de ma vie que j'écris une lettre en tant que fan, je ne sais trop comment m'y prendre.Non pas que j'aie passé l'âge.On raconte que vos fans sont des minettes en pré-adolescence.Mais en regardant la reprise de Tous à la une hier après-midi à TV5 j'ai vu des mémères dans mon genre, et même plus vieilles que moi, sourire béatement lorsque vous chantiez Darling.le m'apprêtais a les trouver bien tarlates, lorsque je me suis surprise à sourire avec la même béatitude dans mon salon, en train de tomber en bas de mon fauteuil.Vous descendiez le grand escalier de l'auditorium, vous chantiez des bouts de phrases aux dames, leurs lèvres murmuraient les mots, c'était le bonheur.Ah, Roch Voisine, comme vous savez plaire! L'animateur Patrick Sabaticr vous avait organisé une rencontre avec une petite, belle comme tout, qui ne pensait jamais vous voir d'aussi près.Elle vous a demandé de chanter Hélène juste pour elle.Vous i'avez fait, a cappella, et voilà qu'à la quatrième phrase, la langue vous a fourché.Immédiatement, en riant, vous avez expliqué à la petite que vous êtes habitué à chanter à une foule, pas dans les yeux d'une fan.Elle va encore en parler à 90 ans.Et puis, une curieuse a voulu savoir d'où vous venait votre cicatrice sur la bouche.Là, avec le bel accent français que vous avez maintenant et que je ne vous reprocherai pas, puisque vous vivez beaucoup en France et que l'accent vient automatiquement, par mimétisme, vous avez expliqué, «le jouais au hockey sur glace, un mec a tourné devant moi et j'ai reçu la crosse de son bâton sur la bouche.» Plus français que ça, vous allez vous mettre à jouer au foot.l'ai hâte.Enfin un sport où on n'est pas obligé de barder les joueurs de jambières, rembourrages et casques protecteurs qui les font ressembler à des robots.Non seulement on voit le visage des joueurs de foot, mais les jambes aussi, l'ai encore plus hâte.Tout ça pour vous dire, cher Monsieur, que lorsque j'ai dû m'arracher à votre émission pour aller au bureau, j'ai ressenti une frustration profonde.Mais heureusement, j'ai la fin sur magnétoscope, je me garde ça pour ce soir, l'espère cfue ce ne sera pas le canal communautaire comme la dernière fois.Surtout que j'ai pu constater que vous n'avez pas perdu le vocabulaire de chez nous.Lorsqu il fut question des femmes à la télévision française, vous vous êtes réjoui qu'elles envisagent de «runner la business», en ajoutant que c'est une expression du Nouveau-Brunswick.Quand je suis entrée à la redaction hier, quelqu'un m'a demandé les raisons de mon air abstrait, l'ai raconté.Il m'a confié que lui c'est lulic Masse, et qu'il a fait rejouer sa chanson au Bye Bye 28 fois.Il aime surtout le bout où Patrice Lécuycr, couché à ses pieds, dit, avec ses lèvres, «Elle est belle».Ça doit être le printemps qui s'en vient.le vous embrasse, Louise Roch voflsBne wm SAvnz-vous COMMENTA FANTOME EST ARRIVE// MONTREAL?Œ=> Par !:» %olv la plus cniilurialilv puisque ( anadien esl le im»isporUii» nlliiiil au ( .m.ni:» du irrand sikhs d'Vudri\" I lii>d \\\\ eldui j he Phantom nt the Opera.\\ nnUr ijik #^^V O f\"ï O f\\ 1 fi iVll\\ «lui «l'^iccnt iiuvmiiixiiiin-nl la cliaiuv d'allerrir aii\\ iiuilUuris plm.Vs clli tliVifrc.Polir plus de misiiuiiviiunls.appelé/ tnul de suite wilrc auent de «muui's nu ( anadien.^^dl ldviXSRl 1 i t nombre At pbert rit lima?trton Iri ditponiluliif » ( ru unr mtfQttC Atpoxtt At\\ Lignri attirants l «nidirn Intrrnjtiontl Ittt LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 23 JANVIER 1992 Spectacles CINÉMA THE AODAMS FAMILY Eaton 12 h, 14 h 15.16 h 30.18 h 45.21 h 10.AN AMERICAN TAIL 2, FIEVEL COES WEST Cln«ma f 1 I 042 2112.Froib lie sorvico.Rquevunce de i $('.T.P.S) \u2022.m tout hillol (lo'plus du 10$.Barbra Streisand a dirigé et produit Le prince des marées dont elle est aussi la vedette.MEDITERRANEO Clneplex Centre-Ville (3): 13 b.16 b 10.19 b.21 b 10.MEETING VENUS Loews: 13 h 30.16 h 05, 19 h.21 b 25.Dernier spectacle sam.: 23 h 45.MOLIERE Cinéma Festival (2): 19 b; dim.: 13 b, 19 b MY GIRL Bonaventure (2): 21 b.Place Alexis Ninon (3).13 b.19 b.Plaza Cote-des-Neiges (3) 19 h 05.21 b 15; sam.dim : 14 b.16 b 10.19 h 05.21 h 15.Pointe-Claire (6); 19 b 20.21 b 30.sam.dim.: 12 h 50.15 h.17 h 10.19 b 20.21 h 30.NAKED LUNCH Faubourg Ste-Catberlne (2): 14 b.16 h 45.19 b 10.21 b 40.Faubourg Ste-Catherlne (4) 13 h.16 h.19 h.21 h 15.LES NERFS A VIF Berrl (5): 21 h 15; sam.dim.: 15 b.19 b 30.Cinema Commodore (Cartierville): 19 b, 21 b 15; sam.dim : 13 b 30.16 h.19 h.21 h 15.Cinéma Ungeller (1): 21 h 10.Cinéma Terrebonne (1): 21 b 10.Uval 2000 (2): 19 b.21 b 25; sam.dim.: 13 b 30.16 b.19 b.21 b 25.Longueull (1): 21 b 15; sam.dim.19 b.21 b15.PÈRE DE LA MARIÉE Chateauguay: 19 h 10, 21 h 20; sam., dim.: 13 b.15.b05.17b05.19 h 10.21 h 20.Oemier spectacle ven., sam.: 23 h 30.Cinéma Terrebonne (1): 21 h 10.Cinéma Terrebonne (6).Sam., dim., \u2022mar.: 13 b.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 b 20; ven., lun.mere., jeu.: 19 h 05.21 h 15.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 30.Uval.19 b 10.21 h 20; sam.dim.: 12 h 25.14 b 40.16 h 50.19 b 10.21 h 20.Omega: 19 h 10.21 h 20: sam .dim.: 13 h.15 h 05.17 h 05.19 b 10.21 b 20 Parisien : 12 b 20.14 b 40.16 h 55.19 b 10.21 h 25.Dernier spectacle sam.: 23 h 50.Versailles: 19 h 20.21 b 35; sam.dim.: 12 h 50.15 b.17 h 10,19 b 20.21 h 35.Dernier spectacle sam.: 23 b 45.LE PRINCE DES MARÉES Berrl (3): 16 h.21 b 15.Brossard (1): 19 b.21 b 30.sam.dim.13 h 15.16 h.19 h.21 h 30.Carrefour du Nord (St-Jérôme).Pour boraire.téléphoner a 436-5944.Carrefour Uval (6): 19 h 05.21 b 40.sam.dim.: 13 h 15.16 h.19 h 05.21 h 40.Cinema Joliette (3).Dim.: 13 b 30.19 h; sam.et tous les soirs: 19 b Cinema Ungeller (4): 19 b.21 h 15; sam.dim.: 13 b 15.16 h.19 b 05.21 h 35.Cinema Terrebonne (2).Sam., dim., mar.: 14 h 10.16 h 40.19- b 10.21 h 40; ven., lun.mere, jeu.: 19 b.21 h 35.PRINCE OF TIDES Astre (2): 19 h; sam.dim.: 13 b 10.19 b.Cinéma Égyptien (1) 13 h 15.16 h.19 h.21 h 45.Place Alexis Ninon (1h 13 h.16 h.19 h.21 h 45.Plaza Côte-des-Nelges (6): 19 h.21 b 35: sam .dim.: 13 h.15 h 40.19 h.21 b 35.Pointe-Claire (1): 19 b.21 b 40; sam.dim.: 13 b 15.16 b 15.19 b.21 h 40 Pomte-Claire (2): 19 h, 21 h 40; sam .dim.: 13 h 15.16 h 15.19 h.21 h 40.ROBE NOIRE Cineplex Centre-Ville (1): 13 b 05.15 b 05.17 h 05.19 h 05.21 h 05.Oauphln (2): 19 b 15.21 b 15; sam .dim.: 13 h 45.16 h.19 h 15.21 h 15.ROVER DANGER FIELD Clneplex Centre-Ville (6): 13 h.15 b.17 b.19 b.21 h.RUSH Dorval: 18 h 30.21 h 15; sam.dim.: 13 b 15.16 h.18 h 30.21 b 15.Du Parc: 19 h.21 b 20; sam.dim.: 13 h 30.16 b.19 h.21 h 20.Uval 19 h 10.21 h 30; sam.dim.: 12 b.14 b 20.16 h 50.19 h 10.21 b 30.Dernier spectacle sam : 23 b 55.Loewt: 12 h.14 h 30.17 h.19 h 20.20 b 45.Dernier spectacle sam.: minuitlO.S0US-S0L DE LA PEUR Capitol (St-Jean).Sam.et tous les soirs 19 b.21 h 10; dim.: 13 b.15 b 10.19 h.21 h 10.Carrefour du Nord (St-Jeromeï Pour horaire, téléphoner a 436-5944.Carrefour Uval (5): 19 b 20.21 h 30; sam.dim.: 13 h 05.15 h 10.17 h 15.19 h 20.21 h 30.Cinéma Joliette (2).Dim.: 13 b 30,16 b.19 h.21 h 30; sam.et tous les soirs: 19 b.21 b 30; lun.aucune representation.Cinema Ungeller (5) 19 b 10.21 b 20.sam .dim.: 13 h 10 15 h 10.17 h 10.19 b 10.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 20.Cinema Terrebonne (8).Sam., dim., mar.: 13 h 10.15 h 15.17 b 20.19 n 25.21 h 30; ven.lun.mere.jeu.: 19 b 10.21 h 15.Dernier spectacle ven.sam.: 23 b 30.Cmeplex Centre-VIHe (8): 13 h 30.16 h 05.19 b 05.21 b 20.Longueull (2): 19 b.21 b; sam.dim.: 13 b.15 h.17 b, 19 h.21 h.STAR TREK VI Dorval: 18 h 30.21 h 15: sam.dim.: 13 b 30.16 h.18 h 30.21 h 15 Imperial: 12 h.14 h 20.16 b 40.19 h.21 b 30.Uval: 21 b 25.Omega: 19 b1 5.21 h 30: sam.dim.: 13 b.15 h 15.19 h 15.21 h 30.Versailles: 21 b 15.Dernier spectacle sam.: 23 h 30.SUZIE FRISETTES Clneplex Centre-Ville (2): 13 b 30.19 b 05 LA TENTATION DE VENUS Dauphin (1): 19 h.21 h 30; sam.dim.: 14 h.16 b 30.19 b.21 h 30.TOTO LE HÉROS Cinéma Joliette (2) Lun 20 h Cinéma Festival (1)1 Tous les soi r, 19 b 30 21 b 15; sam .mar.: 17 b 30.19 h 30 21 h 15.dim 13 b 30.15 b 30 17 b 30.19 b 30 21 b 15 TRACI JE T AIME Bijou: 11 b.13 b 40.16 h 15.18 h 50.21 b 30 TRULY MADLY DEEPLY Clneplex Centre-Ville (4) 13 b.16 h.19 h.21 b 10.Plaza Côte-des-Nelges (7) 19 b 10.21 h 20; sam.dim : 14 b 15,16 h 20.19 h 10, 21 h 20.UP THE YING-YANG Eve: 10 h 10.13 b.15 b 50.18 h 40.21 b 20.VAN GOGH Parisien 13 b 30.17 b.20 h 30 Parisien : 13 h.16 h 30.20 h.VOLERE V0LARE, L'AMOUR AVEC DES GANTS Carrefour Uval (3): 21 b 10; sam .dim : 21 h 10 Complexe Desjardlns (1): 13 h 15 h.17 h, 19 h.21 h.SALLES DE REPERTOIRE A CORPS PERDU Oulmetoscope: 21 b 15 AU COEUR DE LIMAGEV.F.1NG0ZI V.O.S.T.F.Cinema ONF: 19 b.BARTON FINK Decartv 21 h 30 BLOOD IN THE FACE Rlarto 21 h 30.BONS BAISERS DH0LLYW00D Paradis: 19 b.LES BUMS DU PARADIS Cinema Parallèle: 19 b.21 h LA CHAMPIONNE Oulmetoscope: 19 b CHILD'S PLAY 3 Decarie 19 b 30.58 MINUTES POUR VIVRE Paradis: 21 b 15 THE COMMITMENTS Cinéma de Paris: 16 h 45 DEAD AGAIN Cinéma de Paris: 21 b 30 THE DOUBLE LIFE 0F VERONIQUE Rlalto: 19 b 15.LE GRAND BLEU Paradis 20 b 45.HAVANA V.F.Cremazie: 18 b 45 HOT SHOTS Decarie 21 h 20.LIGNES INTERDITES Paradis 21 b.LA LOI DE LA RUE Paradis 19 b 10.THE MOSQUITO COAST Cinéma de Paris: 19 h.ON A VOLE UN TRAM Cinematheque québécoise: 20 h 35 PAS D'AMITIE A MOITIE Cinéma ONF: 21 b.RAMBLING ROSE Cinéma de Parts: 14 b4 5.RÊVES DEFENDUS Oulmetoscope: 19 h 15.RICOCHET V.F.Paradis: 18 h 45 SAM ET MOI Oulmetoscope: 21 h.SEX.LIES & VIDEOTAPE Decarie 19 b 15.TROP BELLE POUR TOI Cremazie 21 b 30.VERMONT P.O.Cinematheque québécoise: 18 b 35 MUSIQUE UNIVERSITE McGILL (Redpeth Hall) - Envole Allegra Oeuvres de Beethoven.20 h UNIVERSITE McGILL (Pollack Hall) \u2022 Anton.o Lvsv.violoncelliste, et Jean Marchand, oiar Sérénade pour violoncelle seul (Henzei.Suite pour violoncelle seul no 5 (Bach).Sonate tr loncelle et piano «Scnnittke) et Premiere Prosodie pour violoncelle et piano 3 20-5:20-7:20-9.20 l¥ S44ection d'Afrique '91 Mick Jagger ^ FREEJACK version o.anglaise DE HOLLYWOOD À TAMANRASSET Le Père De La Mariée v.f.de: FATHER FG^ OFTHE BRIDE L=\u2014J ILS ONT DEJA DES AILES MAINTENANT ILS VONT SE FAIRE DES GRIFFES LE FEU DARTIFICE VA COMMENCER motein,™^ mannas mMm iisrau jl wm tis mm mum faulfreeman «rat» mmmwM mm C jf itetu SîU NEUF HD'Iiu i:r te inwqu mf» (TNœÛPOrTRABAÎsl, DE 50% EST I \u2022 DISPONIBLE DANS LES STATI0HS- ALLIANCE V 1 VA F IL M < - .it.'ôuon SERVICE PETR0-I CANADA | PARTICIPANTES | ST DENIS 4STE-CATHERINE .ce' 1 6.CARREFOUR LAVAL 2330.BOUL LECA«REf0U« WH'H'H'HWEa PUCELONGUEUIL El ASTRE wso BOUL LACOROAIRE TERREBONNE 107*.CHEMiN DU COTEAU 471 66*4 SHERBROOKE CAPITOL ST-JEAN BOITE A FILMS ST-JEROME CARREFOUR DU NORD 436-5944 a.DRUMMONDVILLE CAPITOL JULIETTE JULIETTE .rjDr°\"f TROIS-RIVIERES FLEUROE-LYS cialiste de la mise en marche», i\\ déclaré John Winter, analyste de la vente de détail.Dans ce cas-ci.le rêve se concrétise avec le disque compact.Alors que la vente des cassettes, toujours le plus gros vendeur, a diminue de 18 pour cent, la vente des CD.beaucoup plus chers, ii enregistré un bond de 35 pour cent comparativement à 1990.La vente de quelque 21.4 millions de CD a totalisé presque 251,6 millions de dollars en 1991.Comparativement, la vente de 25.8 millions de cassettes a rapporté un peu moins de 164 millions.Les ventes de 12-pouccs ont diminué de 78 cents et celles des cassettes simples ont diminué de 48 pour cent.Quant aux disques vinyl, ils sont de plus en plus en voie de disparition* La vente des vidéos musicaux a été profitables: 447 000 vidéos vendus ont rapporté plus de 6 millions de dollars.En 1979.l'industrie avait vendu 94 millions de disques.En 1991, ce nombre a chuté à 50 millions, rapporte Brian Robertson, président de l'Association canadienne de l'industrie du disque.A and M, qui compte parmi ses artistes Sting, Extreme, U2, Artiy Grant et Bryan Adams, a connu la meilleure année de son histoire.Sony Music, avec Michael Jackson.Marian Carey et Céline Dion, a rapporté une augmentation considérable de ses ventes de cassettes et de CD en 1991.~ L Warner Music of Canada, qui a les vedettes R.E.M., Metallica, Guns *N' Roses.Tragically Hip et Alanis a connu des bénéfices décevants en 1991.Koo Stark devant les tribunaux Agence Trance-Presse LONDRES ¦ Koo Stark, ancienne actrice connue pour avoir été un temps l'amie du prince Andrew, est poursuivie en justice pour dettes par un entrepreneur en bâtiment qu'elle accuse d'avoir perdu des photographies «sensibles».Koo Stark, ancienne actrice de films erotiques, devenue photographe, est accusée devant un tribunal de Londres de n'avoir pas payé une note de 48 000 dollars à l'entreprise C.P.Butler and Sons qui lui refaisait son appartement de Londres.La jeune femme accuse, elle, l'entreprise, qui avait stocké dans ses locaux des meubles pendant les travaux, d'avoir perdu deux photos «sensibles» et d'avoir endommagé des objets.Selon le Daily Mirror, les deux photos seraient des photos do vacances avec le prince Andrew, avec qui la jeune femme avait eu il y a plusieurs années une liaison tapageuse et largement commentée par la presse.Du nouveau vers Toronto avec VIA! 431 I 4f i i.»: \"¦It « t M ¦ VIA ajoute une nouvelle liaison express à 16h! 4»» J \u2022 Maintenant 6 départs, chaque jour, en semaine, aFlflVtiV HP A3$^ nllûY Q\\YY\\Y\\\\0 Notre nouvelle liaison express de 16h, UUl LU UCtJ^ UllCi ullllUlC vous amènefd'un centre-ville à l'autre, 1 I en seulement 4 heures et 10 minutes.Ce nouveau départ combiné aux tarifs avantageux des jours-rabais* de VIA RaiPc vous permet d'aller à Toronto en tout confort et commodité, tout en profitant d'économies imbattables.¦ hmu ¦ t J 7h15 10h15 12h15 14h15 m.h oo 17h15 i jj ¦ Pour obtenir plus de renseignements ou connaître l'horaire de fin de semaine, appelez votre agent de voyages ou VIA Rail** aujourd'hui au 871-1331.; «Tarif |ours rabais, soit 40% de réduction en voiture-coach.en vigueur tous les jours sauf le vendredi et le dimanche.Les places sont en nombre limité et doJy_enJ être achetées au moins 5 Jours d'avance.D'autres conditions peuvent s'appliquer.VENEZ VOIR LE TRAIN AUJOURD'HUI VU Hii C**û» me M t£**m*t« VU FU4 LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 23 JANVIER 1992 B7 Jeune Canadien lauréat du concours Mini Plume // s'agissait de compléter un texte commencé par Bernard Clavel MICHEL DOLBEC de la Presse Canadienne PARIS ¦ Un jeune Canadien de 13 ans a remporté hier ù Paris un premier prix dans le cadre d'un concours organisé par un important magazine littéraire pour les jeunes.Elwen Roth, 13 ans, d'Ottawa, a gagné le septième concours Mini Plume du mensuel Je Bouquine, dans la catégorie «Internationale».Le garçon a partagé cette première place avec une jeune Égyptienne de 14 ans.Le jeune Elwen étudie au Lycée Claudel à Ottawa.Ses parents, originaires de France, habitent la capitale fédérale depuis une quinzaine d'années.Le jeune homme, qui lit «beaucoup», a déjà des goûts littéraires bien arrêtés.Il aime la science-fiction et les romans d'aventure, préférant les grandes émotions aux scènes de la «vie quotidienne où on pleure parce que le petit chat est mort.» Le concours Mini Plume tournait cette année autour du thème du Canada.Les 10 000 participants (de moins de 15 ans) devaient compléter une nouvelle commencée par l'écrivain Bernard Clavel, chez qui le Québec occupe une place immense.Slim et les chercheurs d'or raconte l'histoire de trois enfants qui partent à la recherche d'une mine avec un gros chien.Dans la suite imaginée par Elwen Roth, l'animal est devenu le narrateur de l'aventure.Bernard Clavel, qui a écrit 70 livres et remporté le Goncourt en 1968 ( pour Les fruits de l'hiver), présidait le jury.«l'ai été émerveillé, a-t-il dit, par la qualité des textes et frappe par l'imagination de mes collègues et consoeurs.Je n'en avais pas autant à leur âge.» La ministre française de la Francophonie, Mme Catherine Tasca, qui assistait à la remise des prix, a pour sa part déclaré que le jeune Ontarien était un exemple.«Sa victoire, a-t-elle souligné, est importante parce qu'il vient d'un grand pays francophone et d'une province où beaucoup de langues se voisinent.Il est un bel exemple du plurilinguisme en action, qui est à mes yeux la chance et l'avenir de la langue française.» \u2022 Tout souriant, Elwen, qui effectue son premier vrai voyage à Paris, jouissait calmement de chaque minute.Le garçon, qui a participé au concours «un peu par hasard», est encore tout étonné d'avoir remporté ce prix.«le ne m'y attendais pas.le ne suis pas trop mauvais à l'école mais j'ai été vraiment surpris.» En plus de passer une semaine à Paris, Elwen Roth et les autres gagnants verront leurs récits publiés dans le numéro de mars de le Bouquine, une magazine lu par 600 000 jeunes francophones.Les lauréats ont aussi reçu en cadeau un luxueux stylo, «un outil de travail capital auquel on finit par s'attacher», leur a expliqué Bernard Clavel.Le Pays Dans La Gorge de Simon Fortin m i a Hydro-Québec mise en.scène de SERGE DENONCOURT avec mesdames CATHERINE BEGIN, LYNE FORTIN, NICOLE LEBLANC, CLAUDE SOUCY, JANINE SUTTO et Monsieur CLAUDE PRÉGENT DF.ÇOP JLOUISE CAMPE AU COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU ECLAIRAGES JOCELYN PROULX DU 16 AU 25 JANVIER, ?0H00, À LA MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC, fl\\ 2550, RUE ONTARIO EST (ÂÉTR0 FftONTENAC.!?g RESERVATIONS : 598-5810 * PARTOUT, EN TOUT TEMPS, A L'EXCEPTION DES MARDIS A MOITIÉ-PRIX ET DES MATINÉES SUR SEMAINE À 4.75S AUX 14-20 ANS O^DQS NOUVEAU TARIF JEUNESSE W« W W ^ GUIDE CINÉMA ClNÉPLEX QDÉO POUR INFORMATION APPELEZ : A M A CI de Ilh00â22h00 OlT^rl DU 17 AU 23 JANVIER 1992 ASTRE 9480.Boul.Uicordaire : CENTRE-VILLE ILONGUEUIL 849 film 2001.Université.Station Metro McGili 849-f hm| | Place Longueuil - 82.5 ouest, rue Si-Charles 327-5001 KUFFS (14 ans) Dolby Stereo Sam.el Dim.: 1 00 - 3:10 \u2022 5:20 - 7:30 \u2022 9:40 Sem : 7 05-9:15 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:50 0UGSY (14 ans) Dolby Stereo Sam, et Dim: 3:40-9 30 Sem.: 9:30 PRINCE OF TIDES (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:10 \u2022 700 Sem.: 7:00 HOOK (G) Dolby Stereo Sam.et Dim : 1:00-3:30-7:15 Sem: 7:15_ CAPE FEAR (18 ans) Dolby Stereo Sam, et Dim.; 9:50 Sem.: 9:50_ FOR THE BOYS (14 ans) (v.trançaisc) Sam.et Dim.: 1:00-4:00 - 7:00 - 9:40 Sem.: 7 00-9:40 ROBE NOIRE (14 ans) 1:05-3:05-5:05-7:05-9:05 SUZIE FRISETTES (G) 1:30-7:05 L'ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE (G) 4:05-9:15 MEDITERRANEO (G) 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:10 TRULY MADLY DEEPLY (G) 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:10 CAPE FEAR (18 ans) 1:00 - 4:00 - 6:45 - 9:15 ROVER DANGER FIELD (G) (v.Irar>ç*il 1:00 - 3:00 \u2022 5:00 - 7:00 - 9:00 GRAND CANYON (G) 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:30 BERRI 1280.rue St-Denis 849FILM SOUS-SOL DE LA PEUR (14 ans) 1:30-4:05-7:05-9:20_ DELICATESSEN (14 ans) 1:05-3:05-5:05-7:05-9:05 L'ETE DE MES ONZE ANS (0) Sam, et Dim.: 1:00 - 3:00 ¦ 5:00 Sem.: 7:00 LES NERFS A VIF (18 ans) Sam.et Dim.: 7:00 \u2022 9:15 Sem.: 9:15_ SOUS-SOL DE LA PEUR (14 ans) Sam.et Dim.: 1:00 - 3:00 \u2022 5:00 - 7:00 - 9:00 Sem.: 7:00 \u2022 9:00 PLACE ALEXIS NlHON Metro At'waler.849 FILM PRINCE OF TIDES (14 ans) Dolby Stereo 1:00 - 4.00 \u2022 7:00 - 9:45_ KUFFS (14 ans) Dolby Stéréo 1:30-4:30-7:00-9:30_ MY GIRL (G) Dolby Stéréo 1:00 - 7:00_ BLACK ROBE (14 ans) Dolby Stéréo 4:00-9:30 JFK (14 ans) Dolby Stéréo (v.française) 1:00 - 4:30 - 8:00_ FOR THE BOYS (14 ans) Dolby Stéréo (v.française) 1 00 \u2022 3:45 \u2022 7:00 \u2022 9:30_ LE PRINCE DES MAREES (14 ans) Dolby Stereo 4:00-9:15_ L'ETE DE MES ONZE ANS (G) Dolby Stereo 1:30 - 7:00_ FESTIN NU Dolby Stéréo 1:30 - 4.00 - 7:00 - 9:30_ LE DERNIER BOY SCOUT (18 ans) Sam, et Dim.: 7:00 Sem.: 1:00 - 5:15 \u2022 9:45 LES NERFS A VIF (18 ans) Sam.et Dim.: 3:00 \u2022 7:30 Sem : 9:15_ FIEVEL AU FAR WEST (G) Sam.ot Dim.: 1:00 \u2022 2:30 - 4:00 - 5:30 COMMODORE 780.boul.Gouin ouest POINTE-CLAIRE 6361.Trans-Canoda \u2022 849 FILM 334-6S60 LES NERFS À VIF (18 ans) Sam.et Oim.: 1:30 - 4:00 \u2022 7:00 - 9:15 Sam.7:00-9:15 COMPLEXE DESJARDINS Basitaire 1 849 FILM VOLERE VOLARE.L'AMOUR AVEC DES GANTS (G) Dolby SténSo 1:00 - 3:00 \u2022 5:00 - 7 00 \u2022 9:00_ JFK (14 ans) Dolby Stereo (v.française) 1:30 - 5:05 - 8:35_ L'AUTRE (G) Dolby Stéréo 1:30 \u2022 3:30 \u2022 5:30 \u2022 7:30 \u2022 9:30_ MADAME BOVARY (G) 1:00-3:45-6.30.9:15 BONAVENTURE Place Bonaventurc 849 FILM .THE COMMITMENTS (G) 7:10-9:05 MY GIRL (G) 7 00_ CAPE FEAR (18 ans) 9:05 BROSSARD 849 Mail Champlain * 6600.boul.Taschereau CÔTE-DES-NEIGES 6700 Côle-des-Neiges KUFFS (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:30 - 4:00 - 7:10 Sem.: 7:10-9:25 849 film PRINCE OF TIDES (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:15-4:15-7:00-9:40 Sem.: 7:00 - 9:40_ AN AMERICAN TAIL 2.FIEVEL GOES WEST (G) Dolby Stéréo Sam, ot Dim.: 1:00 - 3:00 - 5:00__ CAPE FEAR (18 ans) Dolby Stereo 7:00-9:20 Exc.samedi le 18 lanvter : 9:30_ FRIED GREEN TOMATOES (G) Dolby Stéréo (Sneak Preview) Samedi: 7:00_ KUFFS (14 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 2:00 - 4:15 - 7:00 \u2022 9:15 Sem.: 7:00-9:15_ GRAND CANYON (G) Doiby Stereo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 4:00 - 7:00 - 9:35 Sem.: 7:00 \u2022 9:35_ MY GIRL (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 12:50 \u2022 3:00 - 5:10 \u2022 7:20 \u2022 9:30 Sem.: 7:20 - 9:30 849-FILM l E PRINCE DES MAREES (14 ans) Sam.et Dim.: 1:15\u2022 4:00\u2022 7:00\u2022 9:30 Sem.7:00 - 9:30_ FOR THE BOY (14 ans) (v.française) Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9:30 Sem.: 7:00 - 9:30_ JFK (14 ans) Dclby Stereo (v.française) Sam.et Dim.: 12:45 - 4:30 - 8:15 Sem.: 8:15 CARREFOUR LANGELIER , 7305.boul.Langelicr 255-5551 LES NERFS A VIF (16 ans) Dolby Stereo 9:10_ L'ETE DE MES ONZE ANS (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:00 \u2022 5:00 - 7.00 Sem: 7:00_ FIEVEL AU FAR WEST (G) Dolby Stereo Sam, et Dim.: 1:00 Sem.: 7:00_ LE DERNIER BOY SCOUT ( 18 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:30 - 4:45 - 7:00 \u2022 9:05 Sem.: 7:10-9:15_ GRAND CANYON (G) Dolby Sîerco Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9:40 Sem.: 7 00 \u2022 9:40_ LE PRINCE DES MAREES (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:15-4:00-7:05-9:35 Sem.: 7:00 - 9.35_ SOUS-SOL DE LA PEUR (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:10 - 3:10 \u2022 5:10 - 7:10 - 9:20 Sem: 7:10-9:20 Couche-tard : Ven.et Sam.: 11:20 JfK (14 ans) Dolby Stereo (v.française) Sam.et Dim.: 1:00 - 4:30 \u2022 8:00 Sem.: 8:30 CAPE FEAR (18 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 2:00 - 4:30 r 7:05 \u2022 9:30 Sem.: 7:05 - 9:30 E»c.Sam.18 janvier : 9:30_ FRIED GREEN TOMATOES (G) Dolby Stereo (Sneak Preview) Samedi : 7:00_ MY GIRL (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 \u2022 4:10 - 7:05 \u2022 9:15 Sem.-.7:05-9:15_ AN AMERICAN TAIL 2, FIEVEL GOES WEST (G) Dolby Stereo Sam et Dim.: 1:35-3:15-5:00_ FOR THE BOYS (14 ans) Dolby Stereo 7:00-9:30_ GRAND CANYON (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.11:30 \u2022 4:15 - 7:00 \u2022 9:35 Sem.: 7:00 -9:35_ PRINCE OF TIDES (14 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:00 - 3:40 - 7:00 - 9:35 Sem.: 7:00 - 9:35_ TRULY MADLY DEEPLY (G) Dolby Stéréo Sam.et Oim.: 2:15 - 4:20 \u2022 7:10 \u2022 9:20 Sem.: 7:10-9:20 CINEMA LE DAUPHIN 2396 est.rue Beaubien PARADIS 8125 tue Hochelpga 354-3110 » CINÉMA CREMAZIE 8610 rue St-Denis.- J-649-FIIM ClfNJÉ^VlA DECARIE 6900.boul.Décatie 849-FILM , LUNDI AU < * JEUDI Ioo* VEN.SAM.|77$' DIM.et FÊTES \u2022TAXESEN SUS VOIR CALENDRIER RÉPERTOIRE 849-FILM LA TENTATION DE VENUS (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 - 4:30 - 7:00 \u2022 9:30 Sam.: 7.-Q0 - 9:30_ ROBE NOIRE (14 ans) Dolby Stereo Sam.ct Dim.: 1:45 -4:00-7:15 -9:15 Sem.: 7:15-9:15 EGYPTIEN 1455.rue Peel Bette james Midler Caan W FILM Dt MARX M DHL FOR THE BOYS IN VERSION FRANÇAISE 849-FILM CARREFOUR LAVAL 2330.boul.Le Carrefour 849-FILM FOR THE BOYS (14 ans) (v.française) Sam.el Dim.1.00 - 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9:35 Sem.: 7:00-9:35__ GRAND CANYON (G) Dolby Stereo Sum.el Dim.: 1:15 - 4:00 \u2022 7:00 \u2022 9:35 Sem.: 7:00 - 9:35_ L ETE DE MES ONZE ANS (G) Dolby Stereo Sam.ct Dim.: 1:10-3:15-5:15 7:15 Sem.: 7:15___ VOLERE VOLARE.L AMOUR AVEC DES GANTS (G) Dolby Stereo Sum et Dim.: 9:10 Sem.: 9:10_ FIEVEL AU FAR WEST (G) Dolby Stéréo Sam, cl Dim.: 1 00 \u2022 2 40 - 4:15 \u2022 5:45_ LE DERNIER BOY SCOUT (18 ans) Sam, ol Dim.: 7:30 - 9:40 Sem.: 7:30 \u2022 9:40 SOUS-SOL DE LA PEUR (14 ans) Dolby Stereo Sam.ot Dim.: 1:05 - 3:10 \u2022 5:15 \u2022 7:20 \u2022 9:30 Sem.: 7:20 - 9:30_ LE PRINCE DESMARÊES(14ans)Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1.15 - 4:00 \u2022 7:05 \u2022 9:40 Sem.: 7:05-9:40 PRINCE OF TI0ES (14 ans) Dolby Stereo 1:15-4:00-7:00-9:45_ AN AMERICAN TAIL 2.FIEVEL GOES WEST (G) Dolby Stereo 1:30_ CAPE FEAR (18 ans) Dolby Stereo 4:15-7:00-9:35_ KUFFS (14 ans) Dolby Stereo 1:45 - 4:30 - 7:15 - 9:30 LE FAUBOURG 1616 ouest, rue Stc-Cathcrinc 849 FILM FRIED GREEN TOMATOES (G) Dolby Stereo THX 1:15-4:15-7:00-9:40_ NAKED LUNCH Dolby Sléreo THX 2:00-4:45-7:10-9:40_ GRAND CANYON (G) Dolby Slereo 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9.30_ NÂKED LUNCH Dolby Stereo 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:15 OS LAVAL 20 0 0 849-film Centre 2000.3195 ouest, boul.SlMartm JFK (14 ans) Dolby Stéréo (v.française) Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 4:30 \u2022 8:00 Sem : 8:00 \"C*ESTDEFINITIVEMENT L*UN DES 10 MEILLEURS FILMS DE l'année\" LES NERFS A VIF (18 ans) Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 4:00 - 7.00 - 9:25 S#m.: 7:00 \u2022 9:25 Le rëiliutrur de .La Mouche» réinvente le monde dim LE FESTIN NU Exterminez toute pensée rationnelle.Mmiiul.iy CulUin Anna Clilumiky [ETE DE IS 11 v anion française, dé MY GIRl .IN FILM DE AVES CRAVEN wm Li:cRK\\ri:iKi)HrRi:i)m rr?.LE SOUS-SOL DE LA PEUR \u201e.h'.h.i-m.iM INI \u2022\u2022! OfU UNUIM 1IU-MAIHS r\\4 GRANDE ^pœf CANYON des Marées VCntion français* »1* iin hrinci- oi Tides ! VERSION ORIGINALE FAUBOURG, POINTE-CLAIRE, CÔTE-DES-NEIGES, ANGLAISE CARREFOUR LAVAL, LANGELIER ET CENTRE-VILLE.KEVIN COSTNER JFK %«F IN VIBSION FRANC < ini n i \u2022(>\u2022\u2022\u2022 >s t Les Cours Mont-Royal T AL II ANC! VI VA Fil M 37\u2014- invitent 500 personnes à la première mondiale du film le plus attendu de 1992 ,.BEING AT HOME WITH CLAUDE Film d'ouverture , * 10e Rendez-Vous du Cinéma Québécois d'après l'oeuvre internationale de René-Daniel Dubois Le temps d'un éclair, deux vies basculent.m \u2022 T.i \\ ni \\ipi IRAN BliAlDIN Being 3: /ni withi uauae Wll \u2022 ROY DU PUIS Le jeudi 6 février, à 19h30 au cinéma Berri Retourner ce coupon-réponse à: \"BEING AT HOME WITH CLAUDE\" a/s Alliance Vivafilm, 555, Place Royale, Montréal, H2Y 2V3 N om :____Ace :.Adresse: Ville: Tél.:.Code postal: Tél.au travail: ¦ Ce tirage aura lieu le 50 janvier 1992.¦ Cette annonce paraîtra dans La Presse du 25 ait 28 janvier 1992.¦ La valeur des prix est de 4000$.¦ 250 gagnants recevront leur laissez-passer double par la poste.¦ Le texte des règlements est disponible chez Vivafilm. la presse, montréal.jeudi 23 janvier 1992 Tim Brady / Minimalisme, électroacoustique, jazz nouveau.ALAIN BRUNET ¦ Here Today.Canada Tomorrow, titrait le prestigieux hebdomadaire newyorkais Village Voice à propos de Tim Brady, guitariste et compositeur from Montréal.L'article du spécialiste en musique actuelle, Kyle Garni, ne lésinait pas sur la dithyrambe, c'est le moins qu'on puisse dire.«Lorsque je suis allé visiter les Britanniques afin d'y faire la promotion de mon travail, on m'a plus ou moins exigé des critiques américaines afin que j'obtienne une quelconque audience.Pas des critiques canadiennes.Que veux-tu, c'est comme ça», raconte le musicien parfaitement bilingue, convaincu des richesses triculturel-les (les Amérindiens doivent figurer dans le décor) de cette nation.qui bat de l'aile.Gradué du prestigieux New England Conservatory, il a déjà plusieurs disques à son actif, il se produit régulièrement en concert sur ce continent \u2014 tout le week-end durant, on pourra l'entendre avec un groupe dirigé par le vibraphoniste lean Vanassc, au chouette Continental.De plus.Tim Brady est en train d'enregistrer un disque en solo, incluant des pièces d'autres compositeurs, dont René Lus-sier et Alain Thibault.Et tout ça pour un salaire annuel qui tourne autour de la dizaine de milliers de dollars! Un trialogue En novembre dernier, Brady lançait Inventions, un disque faisant état d'un travail étoffé, en chantier depuis plus de deux ans.D'entrée de jeu, Brady parlait d'un trialogue {décidément la trilogie lui tient à coeur!) entre la musique écrite (jouée par son quintette), l'improvisation et la danse.Les oeuvres de Brady avaient alors été présentées de concert avec les chorégraphies de la danseuse lulie West, dont la compagnie a longtemps oeuvré dans la région d'Ottawa.Sur disque, l'interaction est réduite à un dialogue entre la structure composition-nelle et Kimprovisation.On y trouve ainsi des musiques écrites à tout le moins étonnantes, sans compter des improvisations effectuées par le contrebassiste américain Barre Philips ainsi que le saxophoniste britannique |ohn Surman, tous deux de renommée internationale.Hors du commun La façon de faire de Tim Brady est, on l'aura compris, hors du commun ; très peu de compositeurs sont en mesure de créer une synthèse aussi concluante du minimalisme américain, de la musique électroacoustique, de la musique contemporaine de souche européenne ainsi que du jazz nouveau.Musique actuelle, indeed.Sérieuse, la mixtion du compositeur?«l'ai déjà perdu une bourse parce qu'on considérait que ma musique n'était pas as- sez sérieuse, qu'il y avait trop de guitiir_ électrique là-dedans.Or la musique eon temporaine, prise au sens strict, ne repré.sente pas la réalité nord-américaine.«Dans ma tête, tous les murs sont ton; bés.|e ne remarque même plus un stylj musical comme je le faisais autrefois.H ici j'écoutais le disque 10 Improvisations ru registre au festival de Vietoriaville.pul j'enchaînais avec Achtung Baby de U.pour ensuite écouter Takamitsu, un com positeur japonais de musique contempe raine.» L'artiste soulignera, au demeurant que la plupart des compositeurs qu'il cou sidère intéressants ont tous joué du jazz c du rock durant une certaine période d< leur vie.«Je suis un mélomane, je sais ce qu j'aime, je me fous des détails.)'ai Ion?temps analysé toutes les ressources dispe-nibles en musique.Maintenant, je m'ei sers et je fais juste ce que je veux faire».i f n M ?4 - v\\\\\\\\\\V \\\\\\V \\\\\\\\\\v \\ *>X -: \\v\\\\ W\\ \\ \\ v v>»k >Nv \\ ^\\ vl mr \u2022/\u2022- / 1 \u2022 1 we m \u2014fin
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