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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-06-23, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 JUIN 1992 Les questions Voici maintenant quelques questions sur la politique provinciale et fédérale.Dans l'ensemble, diriez-vous que vous êtes très satisfaire), assez satisfaite c), peu sat is fuit{ e) ou pas du tout sat is fuit( c) de l'actuel du gouvernement du Québec?Très satisfait( c).3% Assez satisfaite e).35% Peu satisfaite e).37% Pas du tout satisfat(e).21% Ne sait pas/pas de réponse.3% S'il y avait des élections provinciales aujourd'hui au Québec, pour quel parti, parmi les suivants, voteriez-vous?(À ceux qui n'ont pas indiqué de préférence) Peut-être que votre choix n 'est pas encore fait .Y a-t-il quand même un parti que vous seriez tcntù( c) d'appuyer présentement ?Le Parti libéral.32% Le Parti québécois.36% Le Nouveau parti démocratique (NPD-Q).4% Le Parti égalité.6% ou un autre parti.1% Ne voterait pas, annulerait.4% Ne sait pas.12% Refus/pas de réponse.5% En général, diriez-vous que vous êtes très satisfaite e), assez satisfaite e ).peu satisfaite e ) ou pas du tout satisfaite e ) du présent gouvernement du Canada?Très satisfaite c).1% Assez satisfaite c).25% Peu satisfaite e).38% Pas du tout satisfaite c ).33% Ne sait passas de réponse.3% S'il y avait des élections fédérales aujourd'hui au Canada, pour quel parti, parmi les suivants, voteriez-vous?(À ceux qui n'ont pas indiqué de préférence) Peut-être que votre choix n 'est pas encore fait.Y a-t-il quand même un parti politique fédéral que vous seriez tenté(e) d'appuyer présentement?Le Parti conservateur.13% Le Parti libéral.21% Le Nouveau Parti démocratique (NPD).10% Le Bloc québécois.31% ou un autre parti.2% Ne voterait pas.5% Ne sait pas.14% Refus/pas de réponse.5% Le PLQ commence à chauffer le PO DENIS du bureau de La Prcsc OUFJIEC LW écart s'est rétréci, depuis trois mois, entre le Parti québécois et le Parti libéral du Québec.Les intentions de vote en faveur du PLQ, tout comme la satisfaction à l'endroit du gouvernement Bourassa, ont fait un bond depuis la fin mars, moment du dernier sondage Crop pour La Presse.C'est ce que révèle le plus récent sondage Crop-La Presse-TVA réalisé auprès de 1028 personnes, entre le 11 et le 14 juin (voir la méthodologie du sondage en page A 2).Le Parti québécois demeure cependant clairement en avance, avec 46 p.cent des intentions de vote contre 40 p.cent au Parti libéral, si l'on ne tient pas compte des électeurs indécis.L'écart n'est donc plus que de six points, comparativement à dix à la fin mars.Les deux principaux partis recueillaient alors respectivement 45 et 35 p.cent des intentions de vote.En fait, PQ et PLQ n'ont jamais été aussi près l'un de l'autre depuis 12 mois dans les enquêtes de CROP pour La Presse; les deux partis étaient pratiquement à égalité en juin 1991, mais le PQ avait pris une avance de 18 points à la fin d'octobre 1991.Pour sa part, le Parti égalité obtient 8 p.cent des voix, un niveau qu'il maintient depuis le début de l'année.Le Nouveau Parti démocratique, lui, perd trois points, passant de 11 à 8 p.cent, pour revenir à sa moyenne depuis l'élection de 1989.Avant l'élimination des indécis, le Parti québécois obtient 36 p.cent des intentions de votes, contre 32 p.cent pour le Parti libéral.Un répondant sur cinq, soit Degré de satisfaction à l'égard du GOUVERNEMENT BOURASSA JUIN 1992 MARS 1992 SATISFAITS INSATISFAITS SATISFAITS! 32% INSATISFAITS 38% 58°/ 65% DECEMBRE 1991 satisfaits; 28% INSATISFAITS 67% 1 UN SONDAGE CROP -A La Presse -TVA 21 p.cent, refuse de se prononcer.Les déplacements des intentions de vote semblent montrer que les événements politiques depuis mars dernier, notamment le dernier budget Lévesque et la valse-hésitation du gouvernement Bourassa dans la saga constitutionnelle, n'ont pas porté ombrage aux libéraux.Chez les francophones, le Parti québécois conserve une avance confortable, 53 p.cent contre 35 p.cent, un facteur qui, il faut le rappeler, assure plus de sièges au Parti québécois lors d'élections Infographie u Presse générales.Le vote anglophone et allophone, canalisé par le PLQ, est concentré dans quelques circonscriptions de Montréal et lui assure par conséquent un peu moins de comtés.CROP estime que 72 p.cent des anglophones et allophones auraient appuyé les libéraux tandis que 16 p.cent auraient opté pour le Parti égalité.Pour Claude Gauthier, directeur de la recherche chez CROP, les résultats quant aux intentions de votes établissent l'avance du Parti québécois.Toutefois, compte tenu de la marge d'erreur de plus ou moins trois pour cent et du rétrécissement de l'écart à six points, la firme ne peut plus déclarer techniquement gagnant le PQ si des élections générales avaient eu lieu à la mi-juin.Le Parti québécois devance le PLQ dans la région de Montréal, avec 45 p.cent des intentions de vote contre 39 p.cent.Dans la région de Québec, le PQ l'emporte haut la main avec 59 p.cent des L'entente sur les autochtones commence à chanceler MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne OTTA WA Au moment où les pourparlers constitutionnels franchissent une étape décisive, certaines provinces remettent en question la création d'un troisième niveau de gouvernement au pays et songeraient à retirer leur appui au concept novateur de pouvoir autochtone.Hier, le ministre des Affaires constitutionnelles, |oc Clark, a confirmé que certains éléments faisaient problème dans quelques capitales, où le gouvernement fédéral a dépêché le greffier démissionnaire du Conseil privé, M.Paul Tellier.«Il y a des inquiétudes en ce qui concerne certains aspects de l'accord sur les autochtones, le crois qu'il est possible de trouver les moyens de l'examiner.Ça va prendre une certaine flexibilité des provinces et, dans certains cas, des autochtones», a déclaré hier le ministre fédéral à sa sortie des Communes.Pourtant, il n'y a pas si longtemps, M.Clark annonçait une entente «historique» entre le gouvernement fédéral et les provinces pour la mise en place du pouvoir autochtone, dont les modalités restent toujours à définir.Au fur et à mesure qu'on y réfléchit au Canada anglais, on se pose des questions et certaines des sept provinces qui y ont donné leur accord auraient l'intention de revenir sur leur parole.Pour le ministre Clark, il ne s'agit pas de tout remettre en cause.Il est juste question de s'entendre sur certaines définitions (circonscrire le pouvoir autochtone) et de fournir certaines précisions.«Nous devons devons faire preuve de prudence si nous voulons que reste intacte l'entente sur les autochtones», ajoute-t-il.Pour la deuxième fois en autant de semaines, M.Clark se rendra au 24 Sussex aujourd'hui pour faire rapport au premier ministre Brian Mulroney, qui entreprendra demain une tournée-éclair de sa circonscription de Charlevoix.À cette occasion, le gouvernement décidera de l'opportunité de reconvoquer la conférence multilatérale de niveau ministériel qui a tenté ces dernières semaines d'élaborer un projet répondant aux aspirations du Québec et des autochtones, tout en réformant le Sénat à la demande des provinces de l'Ouest.Les résultats restent pour l'instant aléatoires, d'où la dernière tentative gouvernementale pour ressouder les éléments de l'entente qui menacent de se détacher.Le gouvernement fédéral ne con- Message de Robert Bourassa à l'occasion de la Saint-Jean Voici lo message du premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, ù l'occasion de la fête nationale des Québécois.* ourec de réjouissances bien légitimes, le 24 juin vient animer chaque année la fierté des Québécois.À travers notre cheminement historique, cette date a pris figure de symbole et n'a cessé d'évoquer la détermination de tous à sauvegarder leur identité et à oeuvrer au progrés de notre société.Cette fête nous convie aussi à une réflexion sur ce que nous sommes et voulons devenir.Dans cette entreprise d'édification nationale, le réalisme, la détermination et la lucidité ont toujours constitué les plus grands atouts de notre peuple.Au moment où nous traversons une période cruciale de notre histoire, ces mêmes valeurs, dont est empreint notre passé, doivent inspirer.nos choix et nous guider.À une époque où se resserrent les liens entre les nations et se révèle encore plus exigeante la recherche de la prospérité, il importe que toutes les forces vives de notre collectivité concourent à la poursuite de cet objectif ultime.À cet Robert Bourassa égard, le Québec dispose d'avantages considérables qui nous permettent d'envisager l'avenir avec confiance et optimisme.Au nom du gouvernement du Québec, je veux donc souhaiter à tous et toutes une fête nationale qui reflète, dans le respect des traditions, notre joie de vivre.voquera une conférence des ministres ou même des premiers ministres que si «ça va marcher», dit M.Clark.Pour sa part, le lieutenant québécois du premier ministre Brian Mulroney ne se formalise pas que les échéances surviennent sans que rien ne soit décidé.«Ce n'est pas la première fois que ça arrive», observe Benoît Bouchard.Depuis quelques jours, il reçoit de plus en plus souvent les députés du Québec, inquiets de la situation.Il tente de les rassurer.«Eux aussi sentent l'intensité.Oui, on aurait voulu avoir quelque chose pour donner aux Québécois à cet anniversaire ( mort de l'entente du lac Meech), mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas», a dit M.Bouchard, qui s'est lui-même retiré des dernières négociations parce que, à son avis, elles ne menaient nulle part.Entre-temps, à Vancouver où il était en tournée, le chef du Reform Party, M.Preston Manning, a dénoncé «l'entente en constante transformation» conclue par les provinces et le gouvernement fédéral.M.Manning s'en prend à.la définition de la clause Canada, «qui continue de concevoir le pays en termes racial ou ethnique ( un statut spécial pour le Québec, le bilinguisme et les autochtones) plutôt que de parler de l'égalité des provinces et des citoyens, peu importe la race, la langue, la culture ou l'origine».i PHOTO PC Le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, a confirmé hier que certaines provinces remettaient en question leur appui à l'accord sur le gouvernement autochtone.Armes à feu: des conditions d'entreposage plus sévères, mais plus de gens exemptés MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA n comité des Communes recommande à la ministre de la Justice de changer les règlements accompagnant la loi sur le contrôle des armes pour resserrer les conditions d'entreposage obligatoire des munitions, mais il propose du même souffle d'allonger la liste des gens exemptés de ces exigences.Le rapport déposé en Chambre hier et accueilli favorablement par Kim Campbell, conseille en effet à la ministre d'exempter des conditions d'entreposage obligatoire les propriétaires d'armes s'ils sont dans une excursion de chasse loin dans la nature, s'ils présentent leurs armes durant une exposition ou encore s'ils essaient de vendre leurs armes dans un encan.«Tout ça, c'était des recommandations demandées par le lobby pro-armes, les nôtres, on ne les retrouve pas dans le rapport.En fait, ce qui nous déçoit le plus, ce n'est pas ce qui est dans le rapport, mais l'absence de tout ce qu'on aurait voulu y voir», a commenté Heidi Ratjen, directrice générale de la Coalition pour le contrôle des armes un groupe de lobby mis sur pied au lendemain du massacre de Polytechnique.Le rapport suggère aussi, par exemple, qu'il soit écrit clairement dans les règlements que les collectionneurs d'armes à feu ne recevront pas plus d'une fois par année de visite de routine des inspecteurs chargés de vérifier le respect des conditions sécuritaires d'entreposage.La coalition aurait préféré voir des recommandations limitant les exemptions pour les personnes qui se trouvent en milieu rural, par exemple, parce que les règlements tels qu'ils sont écrits actuellement stipulent que ces gens n'ont pas à se plier aux exigences concernant l'entreposage sécuritaire.Le groupe de lobby, qui compte l'Association des chefs de police parmi ses membres, s'est toutefois réjoui de trois recommandations.L'une suggère que les policiers ne soient pas sujets aux conditions obligatoires d'entreposage quand ils sont dans l'exercice de leurs fonctions.La seconde consiste à exiger que les munitions soient toujours dans un lieu verrouillé.La version originale des règlements demande que les «munitions soient verrouillées seulement si elles se trouvent avec les armes à feu.Elle ne demande pas que les munitions soient dans un contenant verrouillé si elles sont séparées des armes.Les armes, elles, doivent toujours être verrouillées.La troisième recommandation qui plait à la coalition demande que l'importation de gros chargeurs pour les carabine de calibre .22, des armes très fréquemment utilisées, soit interdite.Mme Campbell a déclaré à sa sortie des Communes hier qu'elle était généralement satisfaite du rapport, qu'elle n'a pas eu le temps de lire en détails toutefois, a-t-elle précisé.Dans ses commentaires, elle s'est d'ailleurs surtout attardée aux premières recommandations du comité, qui suggèrent que le langage utilisé dans les règlements soit simple et facile à comprendre.D'autres recommandations invitent le gouvernement â mettre sur pied des campagnes d'information sur les nouveaux règlements.La ministre a en outre indique que les règlements entreraient en vigueur comme prévu, en juillet.Elle n'a plus qu'à obtenir le feu vert technique du cabinet, a-t-elle dit.La date de rentrée en vigueur dépend donc de In date des prochaines rencontres des ministres.suffrages contre 29 p.cent au parti de Robert Bourassa.En région, les deux formations politiques sont à égalité, avec 43 (PLQ) et 44 ( PQ) p.cent des intentions de vote.À la lecture des données de CROP, on comprend que le premier ministre Bourassa ait écarté jeudi toute possibilité d'élections pour les prochains mois.Avant de lancer l'appel aux urnes pour septembre 1989, le PLQ avait obtenu \u2014 en juin 1989 \u2014 presque 20 points d'avance dans les intentions de vote, un avantage qui avait été réduit de moitié le jour du scrutin (les votes s'étaient répartis 50-40 en faveur du PLQ).Satisfaction en hausse La satisfaction à l'endroit du gouvernement Bourassa suit une tendance parallèle aux intentions de vote.A la mi-juin, 58 p.cent des répondants se disaient peu ou pas du tout satisfaits du gouvernement du Québec contre 65 p.cent au sondage de la fin mars.Inversement, les Québécois qui se disent «très» ou «assez» satisfaits du gouvernement libéral comptent désormais pour 38 p.cent des répondants, comparativement à 32 p.cent au précédent sondage.La satisfaction à l'endroit du gouvernement Bourassa est revenue au même niveau qu'en juin 1991, après avoir atteint un creux de 28 p.cent en décembre dernier.\t.AU FÉDÉRAL [\t \t\t LES INTENTIONS DE VOTE\t\t DES QUÉBÉCOIS\t\t 40\tBLOC\t___41%.30\tf lS - -\t-.28% ^ \u2022 20\tNP0\t16% 10\t\t.13% \tAUTRES^\t, 2% 0\t\t 1 1 t\t¦r ex g ?\tCnJ CM CT> O» =?^ e 3 \tLU % .O\t Le Bloc domine toujours au Québec DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ur la scène fédérale, le Bloc québécois de Lucien Bouchard reste largement en avance dans la faveur populaire au Québec, avec 41 p.cent des intentions de vote, selon le sondage CROP-Ia Presse-TVA réalisé à la mi-juin.C'est un point de plus que lors de la précédente enquête CROP sur ce sujet, en avril.Les libéraux de lean Chrétien perdent trois points, recueillant 28 p.cent des appuis contre 31 p.cent en avril.Le gouvernement conservateur, lui, gagne quatre points, passant de 12 à 16 p.cent, ce qui lui permet de passer devant le NPD, stable à 13 p.cent.Les 16 p.cent des conservateurs de Brian Mulroney semblent marquer une lente progression depuis le début de l'année; ils étaient à 10 en février et à 12 en avril.Du côté du PLC la popularité a fluctué en dents de scie depuis un an, tournant autour de 30 p.cent \u2014 le score qu'avait d'ailleurs fait ce parti au Québec lors des élections de novembre 1988.alors qu'il était dirigé par |ohn Turner.Les conservateurs avaient alors drainé 53 p.cent des suffrages, un electoral passé depuis au Bloc québécois.A la mi-juin, 26 p.cent des Québécois se disaient «très ou assez» satisfaits du gouvernement.Ce sentiment n'était pas partagé par 71 p.cent des répondants, qui se décrivaient comme «peu ou pas du tout» satisfaits de leur gouvernement fédéral.Ces résultats semblent indiquer une légère amélioration pour le gouvernement conservateur.En avril, 76 p.cent des Québécois étaient insatisfaits et en février.78 p.cent étaient de cet avis.La popularité du gouvernement Mulroney atteignait alors son niveau le plus bas depuis deux ans, avec seulement 18 p.cent de satisfaction. \u2022 \u2022 1'.\u2022\u2022\u2022 .- J .- \u2022 .\u2022 ¦ \u2022» \u2022 \u2022 I Éditorial LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 23 JUIN 1992 La Presse Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et ed«» u: Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adiomt directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en cnef Violence contre démocratisation en Afrique du Sud Le dialogue politique en Afrique du Sud est au point mort après les massacres qui ont fait 120 morts en une semaine.M.Nelson Mandela, du Congrès national africain (ANC), a accusé la police d être à l'origine de ces tueries, agissant en collusion avec le parti zoulou Inkatha.Le moins qu'on puisse dire c'est que la police s'est montrée particulièrement inepte, elle qui.habituellement, n'y allait jamais de main morte pour rétablir l'ordre.Cette fois-ci.il est vraisem-, blable que de nombreux policiers ont perdu leur sens du devoir parce qu'ils sont désemparés par une évolution politique qu'ils comprennent mal et qui semble menacer leur travail et leur rôle traditionnel.Le rapprochement politique entre l'ANC de M.Mandela et le gouvernement du président Frederik de Klerk s'est passe si vite qu'il n'est pas étonnant que de profonds malentendus persistent.Ainsi, beaucoup de Blancs pensent que la future constitution garantira les droits des minorités \u2014 notamment certains privileges qui découlent de leur niveau de vie élevé.À l'opposé, autant de Noirs pensent qu'une constitution démocratique devrait entraîner rapidement un nivellement économique et social.L'art constitutionnel consiste à trouver un moyen terme entre ces deux extrêmes.Il sera sans doute difficile pour l'assemblée chargée d'écrire la constitution de trouver cette formule magique qui puisse apaiser les craintes des uns tout en ouvrant la voie du progrès pour les autres.Il est encore plus difficile de trouver cette formule pour le pouvoir de transition qui aura une grande influence sur la constitution.La rupture entre l'ANC et le gouvernement à la suite des tueries n'est pas fatale au déroulement des négociations.L'ANC se rend compte que les négociations avec le gouvernement du Parti national représentent sa meilleure chance d'exercer le pouvoir en Afrique du Sud.Tous les moyens de pression, y compris la lutte armée, ne sont qu'un pis aller pour une équipe qui voudrait des résultats rapides.La situation est tout aussi nette pour le Parti national.Vouloir gouverner sans l'appui des Noirs serait catastrophique, alors que des élections démocratiques pourraient lui donner un pouvoir considérable au Parlement.De toute façon, les négociations au sein de la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (CODESA) étaient déjà dans une impasse sur la question des droits des minorités et sur la procédure à suivre.Les Sud-Africains blancs ont un respect très profond de la loi et de la légalité.Ils tiennent à ce que la tranformation constitutionnelle de leur pays se fasse en respectant toutes les normes légales.Il est toutefois difficile de respecter tous les aspects de la légalité quand le changement est aussi énorme.Les Noirs ont longtemps subi le revers de ce légalisme et donnent plus d'importance à la légitimité du pouvoir et au respect de la justice.Pour eux, l'élaboration d'une nouvelle constitution est un travail surtout politique car le pouvoir actuel n'a pas de légitimité.Les Blancs suivent cette façon de voir avec difficulté.Par exemple, ils estiment que le référendum de mars donne la légitimité voulue au processus constitutionnel.Les Noirs répondent que le référendum lui-même n'était pas légitime parce qu'ils en étaient exclu.De telles discussions sont loin d'être oisives et permettront à la longue d'établir un véritable dialogue entre tous les Sud-Africains.En attendant, elles tendent davantage à souligner les différences et à augmenter le sentiment d'incompréhension.Entre Noirs et Blancs, les ressentiment s'expriment ouvertement et font partie dune vie publique qui se démocratise.CODESA est même un forum où s'esquissent les moyens d'y parer.En revanche, les rancunes entre groupes de Noirs s'expriment souvent dans l'ombre et dans la violence.C'est un climat propice aux fauteurs de troubles, y compris ceux de la police.Les graves troubles de ces derniers jours ne mettent pas en danger le processus de démocratisation.Mais, quand MM.de Klerk et Mandela reprendront leurs discussions, ils devront passer un peu moins de temps sur la constitution à venir et un peu plus sur le droit des Sud-Africains à vivre en paix et en sécurité même avant qu'une nouvelle constitution soit adoptée.Frédéric wagnière Entre deux verres Comment faire mourir de soif Robert Bourassa?Offrez-lui deux verres d'eau.Cette blague, illustrant la proverbiale indécision du premier ministre, pourrait facilement être étendue à l'ensemble du Québec.À preuve: les récents sondages tentant de mesurer la soif souverainiste des Québécois.m- & m.Celui de CROP-La Presse confirme que depuis les sommets atteints au lendemain du flop du lac Meech, la popularité de l'option souverainiste plafonne sous le seuil de la majorité.Ce mois-ci, elle cote à 46 p.cent.C'est un score équivalent à celui qu'elle réalisait en février dernier, et inférieur d'un point à celui de la fin avril.Que doit-on retenir de ces résultats?D'abord, qu'exception faite de sursauts conjoncturels, l'option souverainiste s'est stabilisée quelque part sous la barre du cinquante p.cent.C'est suffisant pour constituer un gros poids dans la balance politique québécoise.Mais pas assez pour déclencher les procédures de divorce.Ceci d'autant plus que le concept de souveraineté demeure fumeux: ainsi que le montrait un sondage de décembre, un Ouébécois sur trois croit qu'en cas de séparation le Québec continuera d'élire des députés à Ottawa! On aura beau déplorer que cette confusion soit abondamment entretenue par nos politiciens, la conclusion ne s'en impose pas moins: l'appui à la souveraineté est trop frileux pour que le projet indépendantiste puisse se défendre tout seul.Il lui faut, pour convaincre les électeurs, s'envelopper dans une série de bémols.Et souhaiter qu'a la veille d'un éventuel référendum, des red necks canadiens aient la bonne idée de piétiner la fleur-de-lys.Difficile de bâtir un pays sur un soutien aussi fragile.Un autre sondage, publié dans le magazine Actualité, confirme cette fragilité.L'enquête posait une question claire: voulez-vous que le Quebec reste une province canadienne ou un pays indépendant?La majorité \u2014 54 p.cent \u2014 a opté pour le statu quo.Cette enquête va beaucoup plus loin dans l'analyse de l'éternelle ambivalence des Québécois.On y apprend entre autres que bien qu'ils se sentent plus «Québécois» que jamais, ils ne s'en identifient pas moins à une série de symboles canadiens: le drapeau, I hymne, le dollar, la beauté des paysages, etc.Môme la Charte des droits, imposée au Québec par un coup de force constitutionnel, contribue à l'identité fédérale chez trois Québécois sur quatre.Surprenant.Parions qu'au moment de quitter l'URSS, ni les Lithuaniens, ni les Ukrainiens ne s'identifiaient au drapeau soviétique, au rouble ou au Kremlin.Au-dela de toutes les autres considérations, c'est le sentiment d'appartenir à une nation plutôt qu'à une autre qui pousse les peuples a se doter d'un pays.Avec leur identité schizophrénique et leur volonté de continuer a s'abreuver dans deux verres à la fois, les Québécois n'en sont pas la.AgnèsCRUDA Entre la fête et l'affirmation Cf est bien avant nous que Jean le Baptiste a été désigné patron des Canadiens français, et sa fête liturgique du 24 juin reconnue fête officielle des Canadiens français.Qu'elle soit restée dans nos coutumes, alors qu'il est bien d'autres fêtes, religieuses comme laïques, qui sont disparues avec le passage du temps et la mutation des moeurs, est déjà le témoignage de l'attachement profond à cet héritage de nos ancêtres.Et c'est ainsi, à mon avis, qu'il faut continuer de célébrer cette fête.Comme une affirmation de ce que nous sommes, et avec reconnaissance à l'égard de ceux et de celles qui nous ont permis de rester ce que nous sommes: c'est-à-dire des hommes et des femmes vivant une culture qui peut encore s'exprimer ouvertement et dans la paix.La liberté, la paix.Il est facile d'oublier que nous en sommes bénis, trop facile même lorsqu'on se laisse emporter par la tentation de l'intransigeance, de l'ostracisme culturel, du nationalisme revendicateur et outrancier, du racisme même.On peut se refuser à s'y ouvrir les yeux: ces manifestations existent chez nous et, encore une fois, se sont exprimées dans l'atmosphère préparatoire de la fête du 24 juin.Mais, à la fin, quelle sorte de fête voulons-nous?Se rendra-t-on compte enfin qu'une attitude hostile à l'égard de ceux-là qui ne sont pas encore «tricotés serrés» dans la flanelle natio- nale ne peut que nous conduire à l'isolement du ghetto culturel?Se rendra-t-on compte enfin que le refus hautain de nos élites ultra-nationalistes à l'égard de cette autre culture, l'anglophone, qui s'est développée parallèlement à la nôtre et qui a contribué avec nous à faire du Québec ce qu'il est aujourd'hui, n'aura d'autre résultat que de nous priver d'une force certaine, donc nous affaiblira en fin de compte?On se leurre si l'on croit que l'ensemble de la population du Québec entend faire de la Saint-Jean un événement de revendication et de provocation à l'égard de tous ceux qui n'ont pas revêtu la robe blanche de la pureté nationaliste.Ce que veut l'ensemble de la population du Québec, c'est que la Saint-Jean soit l'occasion d'une fête de l'affirmation, une affirmation à bras ouverts à l'égard de ceux qui nous aiment comme nous sommes vraiment, et non pas comme certains voudraient nous faire voir qui nous prêtent unilatéralement et généralement des intentions qui ne relèvent que de leur seule et étroite vision.Si la Saint-Jean doit être la fête des Québécois, alors que tous les Québécois y soient conviés! Et qu'ils puissent marcher tous ensemble et librement dans le sens de leur commune affirmation! Bonne fête, Québec ! Roger D.LANDRY Président et éditeur m I 0 9 y \u2022 \u2022 ¦ /< |- ¦¦¦¦¦¦ ¦.¦îw-\\**e&S& te mi ft r?./TuamPReHPs no m Fpè/fc.,r; : ______ skws\\ TtHMMisue., hou rpjPs! L vvv'\"-\"-'-';.- \u2022 \"\u2022 \u2022\u2022 J DROITS RESERVES Le pouvoir de dépenser dénoncé par un professeur de droit de Victoria n peut soutenir que le pouvoir fédéral de dépenser est à la source de la crise constitutionnelle, si on admet que le Québec est à l'origine de celle-ci et que l'exercice de ce pouvoir a été la cause première de son contentieux avec Ottawa.Cette pratique a été en effet combattue par tous les gouvernements du Québec, alors que dans les autres provinces on trouvait généralement normal que le pouvoir central intervienne de la sorte dans dans les juridictions provinciales.Or voici que, fait exceptionnel, un universitaire anglo-canadien remet en question ce pouvoir de dépenser dans un remarquable article sur lequel on a attiré mon attention.Il s'agit du professeur de droit Andrew Petter, de l'Université de Victoria (Colombie-Britannique), qui a signé une étude très fouillée dans le numéro de septembre 1989 de la Revue du barreau canadien, sous le titre « Federalism and the myth of the federal spending power » (Le fédéralisme et le mythe du pouvoir fédéral de dépenser).L'universitaire y explique l'origine de cette pratique et examine l'influence nocive qu'elle exerce sur la nature du fédéralisme de même que sur le gouvernement responsable.Comme ce pouvoir a fait l'objet d'une clause limitative dans l'accord Meech et que la substance de celle-ci se retrouvera vraisemblablement dans un éventuel projet de réforme, je crois utile de résumer la thèse du professeur Petter sur un sujet qui est au coeur du débat en cours.Au cours des quarante dernières années, la pratique du fédéralisme canadien a connu, selon lui, un changement radical, caractérisé par l'accroissement des interventions fédérales dans les responsabilités législatives des provinces.Ce qui frappe dans ce changement, c'est qu'il a eu lieu sans amendement constitutionnel et sans intervention de la Cour suprême.Au surplus, il a suscité peu de controverse: la plupart des politiciens et des u-niversitaircs du Canada hors Québec semblant accepter ce phénomène comme une étape inoffensive en même temps qu'inévitable dans l'évolution de l'État canadien.Une façon de voir qui n'est pas celle de l'auteur.S'il n'est pas stoppé, dit-il, le «fédéralisme administratif » (que le pouvoir de dépenser a substitué au fédéralisme coordonné de jadis) pourrait altérer le caractête fédéral et démocratique de l'État canadien.Du début de la Confédération jusqu'à la seconde guerre mondiale, les arrangements institutionnels procédaient de la croyance commune (dans les cours, chez les constitution-nalistes et la plupart des ac- teurs politiques) qu'une division claire des responsabilités politiques entre deux ordres de gouvernement coordonnés constituait une .caractéristique essentielle de l'État canadien.La rupture avec cette conception federative coincide avec les initiatices sociales et économiques prises par le gouvernement fédéral, avec Tas-sentiment de la plupart des provinces, durant la période de reconstruction qui a suivi le second conflit mondial.Mais on peu dire que la brèche avait été faite durant la guerre, avec les arangements fiscaux en vertu desquels les provinces avaient cédé leur pouvoir d'imposer les particuliers et les corporations a Ottawa qui, en échange, assumait toutes les dettes des provinces, versait à celles-ci des octrois et prenait charge de la sécurité des chômeurs.Ces mesures exceptionnelles justifiées par les nécessité de l'effort de guerre devaient être temporaires.Mais après la guerre Ottawa se montra peu enclin à se départir des revenus et des responsabilités acquis en temps de crise.Enhardi par un sens national que l'effort de guerre avait ravivé chez les Canadiens et sensibilisé aux besoins de réformes sociales et économiques qui se manifestaient, il voulut continuer d'occuper les champs de taxation «loués» aux provinces pour financer la reconstruction d'après-guerre et se donner une politique fiscale centralisée lui permettant de gérer la politique économique du pays.Mais il lui fallait surmonter un obstacle majeur: la division des pouvoirs législatifs, qui accordait juridiction aux provinces dans presque tous les secteurs sociaux et plusieurs aspects de la régulation économiqe.Ottawa décida donc de contourner l'obstacle par le biais de la fiscalité plutôt que par une réforme constitutionnelle.C'est-à-dire en cherchant à convaincre d'abord les provinces de demeurer en dehors des champs de taxation qu'elles lui avaient prêtés, ensuite de renoncer à l'impôt sur les successions en retour d'un subside statutaire établi sur la base du per capita.En 1947, toutes les provinces à l'exception du Québec et de l'Ontario acceptèrent d'évacuer les trois champs d'impo-sion en échange de subsides.Après s'être emparé de ces champs fiscaux d'importance majeure, le gouvernement fédéral commença à appliquer la stratégie mise au point dans son livre vert présenté à la Conférence de la reconstruction de 1945.C'est ainsi que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale le gouvernement central a créé plus de 100 programmes à frais partagés, la plupart de nature permanenbte.En élargissant ses sources de revenus et en consacrant ses nouveaux gains à des programmes à frais partagés et des subventions directes, Ottawa a pu outrepasser les limites de ses juridictions pour exercer une influence majeure sur les politiques relevant de la sphère de compétence provinciale.( À suivre ) Le Monde 1 .\u2022 ' \u2022 '.v'.\u20221 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 23 JUIN 1992 B3 L'ANC envisage de faire appel à l'ONU De Klerk rentre d'urgence et les marchés financiers plongent d'aptes AFP lOIIANNESHUkC Le président du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, a demandé la participation des Nations unies à la recherche d'une solution face à l'aggravation de la situation en Afrique du Sud après les massacres de Boipatong, a annoncé Paul Noterdacmelc, ambassadeur de la Belgique à l'ONU, qui assure la présidence du Conseil de sécurité.Mandela s'est entretenu au téléphone hier avec le secrétaire général de l'ONU, Boutros-Ghali, pour lui faire part de sa préoccupation face ù la «détérioration de la situation» dans son pays, a précisé un porte-parole de l'ONU.Il rencontrera Boutros-Ghali au Sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), u Dakar, la semaine prochaine, et celui-ci informera le Conseil de sécurité des résultats de ces pourparlers des son retour.A la veille des |eux olympiques de Barcelone, Steve Tshwete, responsable du sport à l'ANC, estimait que la réintégration de l'Afrique du Sud dans le mouvement sportif international pourrait être remise en question en raison de ces violences, les plus graves dans les ghettos depuis le début du processus de réformes, qui s'en trouve compromis.Quelque 5000 salariés noirs manifestaient hier dans le centre de Johannesburg pour protester contre les massacres de Boipatong, bidonville proche de Johannesburg, brandissant des pancartes qui réclamaient «l'arrestation et le procès pour crimes d'apartheid» de Fredcrik de Klerk, le chef du régime minoritaire blanc.Parti dimanche pour une visite en Espagne, de Klerk décidait d'abréger de 24 heures ce voyage pour être présent au conseil des ministres demain, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Pik Botha.Les marchés financiers sud-africains plon- geaient au lendemain de la décision de l'ANC de suspendre les négociations bilatérales avec le pouvoir blanc après les massacres de Boipatong.L'ANC réunit aujourd'hui sa haute direction pour décider de la marche à suivre, laissant en suspens le sort de la CODESA (Convention pour une Afrique du Sud démocratique).La Bourse de Johannesburg a accusé un net repli dans la matinée après les propos de Mandela.«Tout le monde est sur les nerfs», a déclaré un opérateur.Parmi les principales valeurs.De Beers Consolidated Mines a perdu 1,25 rands, soit 1,4 p.cent, et Anglo American Corporation, la plus grande compagnie minière du pays, a perdu 1,75 rand à 120 rands.Les taux d'intérêt sur le marché des obligations ont fait un bond en avant.L'emprunt de référence Eskom 168 a augmenté de 0,15 à 15,85 p.cent.Le rand financier, qui sert aux paiements à l'étranger et reflète la confiance dans l'économie, a chuté de sept p.cent à 3,85 pour un dollar, contre 3,60 rands par dollar à la clôture vendredi.«C'est le chaos ici.Beaucoup de banques allemandes essayent de vendre des rands financiers», a déclaré un courtier de la First National Bank.Pour Mandela, les tueries de Boipatong sont les pires depuis le massacre de Sharpevil-le, où la police avait abattu 69 Noirs, en I960.À Boipatong, des Noirs armés profitant de la passivité des forces de sécurité ont massacré mercredi 39 hommes, femmes et enfants, au moment où l'ANC lançait une campagne d'agitation pacifique de masse pour forcer le régime à accélérer la transition vers une démocratie non raciale.Samedi, la police elle-même tirait sur les habitants en colère après que ceux-ci eurent chassé de Klerk, venu «en visite de sympathie», faisant plusieurs morts et blessés.«Nous estimons que le pouvoir contribue de façon significative aux meurtres actuels», a déclaré Chris Hani, le chef du Parti communiste et ancien commandant de Umkonto Wc Sizwc, le bras armé de l'ANC, qui conduisait hier le défilé en direction du quartier des affaires à Johannesurg.Les habitants de Boipatong déclarent que le massacre de marcredi avait été perpétré par des Zoulous installés dans un foyer de travailleurs proches du mouvement conservateur In-katha, principal rival de l'ANC au sein de la majorité noire.L'ANC accuse la police d'encourager ce genre de violences.L'Inkatha rejette ces accusations et la police a démenti avoir transporté les 200 agresseurs sur place, comme l'affirment des habitants.Dimanche d'ailleurs, 13 autres Noirs étaient tués, dont cinq dans l'attaque d'un foyer de travailleurs à Soweto et cinq autres abattus par un homme seul dans un bar du ghetto de Vosloorus.La police et l'armée patrouillaient hier à Boipatong et dans les autres ghettos de la région du Vaal.Cinq résidents d'un foyer de travailleurs migrants ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les massacres de Boipatong, a annoncé un porte-parole de la police.Le colonel Dave Bruce a précisé que les cinq occupants du foyer de KwaMadala, à la périphérie de Boipatong, n'ont pas encore été inculpés.Deux autres résidents du foyer, qui abrite des partisans de l'Inkatha, ont été libérés après « interrogatoire intensif », a ajouté le porte-parole.Mais on apprenait au même moment que sept membres de l'Inkatha, accusés d'avoir assassiné 38 partisans de l'ANC l'année dernière à Sebokeng, ont été acquittés vendredi.De source judiciaire, on indique que le juge chargé de l'affaire a estimé que la police aurait dû s'efforcer de recueillir des preuves plus sérieuses contre les inculpés.Une aide inespérée pour le Cambodge d'après AFP TOKYO La Conférence ministérielle sur la reconstruction du Cambodge s'est achevée hier à Tokyo sur une promesse d'aide internationale inespérée de 880 millions de dollars et sur une formule de déblocage du processus de paix.Selon cette formule, soumise dans un document de travail lors d'une rencontre informelle, les Khmcrs rouges coopéreraient à la mise en oeuvre «immédiate» et «effective» de la phase 2 du Plan de paix (désarmement et cantonnement des troupes), et l'Apro-nuc, l'organisme chargé d'appliquer le plan, renforcerait son contrôle sur le régime pro-vietna-mien de Phnom Penh et sur les modalités de verification du retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge.Les K h mers rouges, qui refusent de désarmer en reprochant à l'Apronuc de renforcer le régime de Phnom Penh et de fermer les yeux sur la présence militaire vietnamienne au Cambodge, ont ainsi accepté le principe d'une réunion élargie du Conseil national suprême (CNS) le 2 juillet à Phnom Penh.Ils devraient alors se prononcer sur le document de travail (non officiel) qui leur a été soumis à Tokyo.Le CNS regroupe les quatre factions cambodgiennes (Khmers rouges, sihanoukistes, FNLPK et les provietnamiens) et incarne la souveraineté et l'autorité durant la transition, l'Apronuc devant assumer directement les ministères clés, dont ceux des Finances, de la Défense, de l'Intérieur et de l'Information.Le japonais Yasushi Akashi, patron de l'APRONUC, le ministre indonésien des Affaires étrangères, Ali Alatas, et son homologue australien, Gareth Evans, ainsi qu'un ministre français délégué ont participé à la rencontre informelle, aux côtés des leaders des quatre factions cambodgiennes, du prince Norodom Sihanouk qui préside le CNS, et de représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et du lapon.«Il s'agit d'un événement qui fera date dans l'histoire du Cambodge marquée par de longues années de négligence et d'isolement», a déclaré William Draper, administrateur du PNUD (Programme de PONU pour le développement) à propos de l'aide internationale rassemblée pour reconstruire le pays.lia ajouté que la « très généreuse contribution» des 33 Etats, la CEE et 11 organisations internationales dépassait de beaucoup «les besoins urgents» identifiés par le secrétaire général de l'ONU, Boutros-Ghali, en avril dernier.L'aide nécessaire avait été évaluée à 595 millions pour la transition jusqu'aux élections prévues au printemps prochain.Cette aide «devra profiter à toutes les régions du Cambodge et atteindre tous les échelons de la société ainsi que le secteur de la population qui en a le plus bc- 1 I Le général Raoul Cedras, chef du coup d'État sanglant de 1991, serre la main du nouveau premier ministre haïtien, Marc Bazin.PH0T0 REUTER Bazin reçoit lavai de Cédras et promet la guerre à la corruption d'après AFP et La Presse PORT-AU-PRINCE f est en présence du général Raoul Cédras, chef du coup d'État sanglant de 1991, et en affirmant que «la fraude fiscale ne doit plus être de mise au sein de l'administration», que Marc Bazin, candidat présidentiel défait en 1990, a présidé hier, au Palais national à Port-au-Prince, â l'investiture de son nouveau cabinet ministériel dit «de consensus».Le cabinet comprend des représentants de cinq groupes politiques et de quelques personnalités indépendantes, comptant 12 ministres et 13 secrétaires d'État, mais il exclut les partisans du président Jean-Bertrand Aristide élu avec 70 p.cent des voix en 1990 et renversé par le putsch de l'an dernier.Bazin a réclamé de ses ministres «l'esprit de cohésion et l'ambition de réussir», et il a exhorté les Haïtiens «disposant de revenus élevés» â «contribuer» à l'effort national.Il a aussi exigé dans un délai court des projets de loi visant à «asseoir les institutions démocratiques» du pays comme, par exemple, une loi sur les forces de police et un plan de lutte contre le trafic de la drogue et la corruption.Il a annoncé la création d'un Fonds spécial au «bénéfice» des militaires et de leurs familles.Et il a exhorté les Haïtiens à sacrifier leurs «ambitions personnelles» et à faire taire les idéologies, et invité ses ministres à gérer dans la transparence.À Washington, l'ambassadeur lean Casimir, loyal au gouvernement légitime toujours re-connu par la communauté mondiale, répondait à une offre de Bazin de rencontrer le président Aristide en posant trois conditions: que Bazin «s'enlève le chapeau de facto dont il est coiffé», que «les auteurs de tous les crimes commis dans le pays depuis le 30 septembre comparaissent devant la justice», et qu'une «mission civile de l'OEA se déploie dans tout le pays pour empêcher les abus qui y ont lieu».Dans un communiqué transmis à La Presse, l'ambassadeur Casimir ajoute que «le président Aristide n'a jamais demandé une invasion ni une force militaire pour occuper» Haiti, et rappelle, citant un proverbe haïtien, que «la résistance pacifique du peuple et la solidarité de nos amis montreront aux auteurs du coup d'État qu' il est aisé de conduire la couleuvre à l'école, le tout consiste à l'asseoir sur le banc».Par ailleurs, Roger Edmond, animateur d'une émission haïtienne à la station communautaire CIBL à Montréal, accusait Marc Bazin, qui «a déclaré qu'en politique la morale n'existait pas», d'être «celui qui profite des crimes» commis depuis le 30 septembre 1991, car il «n'a jamais accepté le verdict populaire de 1990».Dans un texte adressé à La Presse, Edmond rappelle qu'au lendemain des «élections» organisées par le général Henri Namphy en janvier 1988 au profit de Leslie Manigat, Bazin avait pourtant affirmé: «À partir du moment où quelqu'un accepte d'être élu par quelque 200 personnes, d'être le bénéficiaire d'irrégularités et de pressions du pouvoir, cette personne a décidé de ne pas diriger dans la démocratie, de se mettre dans une situation de dictature, étant donne que 95 p.cent du pays l'ont rejetée».m I OC 'v' v.- PmOTO REUTER Un manifestant montre un poster hostile au président de Klerk.Quelque 5000 salariés noirs ont manifesté hier dans le centre de Johannesburg pour protester contre les massacres de Boipatong.Violents combats au Dniestr d'après AFP MOSCOU e violents combats opposants Moldovcs et séparatistes russes ont repris hier le long du Dniestr, quelques heures après l'explosion dimanche soir d'un dépôt de mines de la 14e Armée russe situé dans la région de Svo-bodziea (sud du Dniestr, est de la Moldova), qui a fait au moins 20 morts parmi les militaires.Des Mig-29 moldovcs ont bombardé hier le village de Parkani, non loin de la ville russophone de Bendery, selon un député de la «république du Dniestr» (est de la Moldova), Grigori Volovoi.cité par l'agence Itar-Tass.L'information n'a pas été confirmée par le centre de presse du ministère moldove de la Défense, à Chisinau, où un responsable interrogé par l'agence a indiqué qu'il n'était pas au courant de l'intervention de l'aviation.Le dépôt de mines d'un bataillon du génie de la 14e Armée dans le village de Parkani avait été attaqué par «des terroristes», selon le représentant du ministère russe de la Défense, Nikolai Medvedev, interrogé par l'agence Interfax, Le ministère moldove de la Défense a de son côté affirmé que le dépôt avait explosé lors d'affrontements.Selon Itar-Tass, les bombardements moldovcs sur Parkani ont fait six morts et 14 blesses dans la nuit de dimanche.À Chisinau, le président Mircea Snegur a demandé au Parlement moldove réuni en session extraordinaire de voter une déclaration affirmant que «le Dniestr est occupé par les forces armées russes» et que «la Russie a commencé une guerre non déclarée â la Moldova ».Il a dénoncé «l'intrusion russe sans précédent dans les affaires moldovcs» avant de lancer: «Nous ne comprenons pas pourquoi la Russie veut être le gendarme de la CEI : je n'ai pas peur et je ne me courberai pas devant eux».Devant la détérioration de la situation, le secrétaire général de l'ONU, Boutros-Ghali, envisage l'envoi d'une mission d'enquête de l'ONU.Des consultations en ce sens ont été engagées par le secrétaire général avec les responsables des parties concernées, â précisé son porte-parole, François Giuliani.« Profondément préocuppé » par l'escalade dans la Moldova, «qui a causé des centaines de victimes pendant le week-end», Boutros-Ghali lance un appel à toutes les parties, leur demandant de «mettre fin à un conflit dépourvu de sens, et de faire preuve d'un maximum de retenue».Il demande en outre «le strict respect des droits de l'Homme, ainsi que la protection des minorités.UKRAINE SorokicH/\\l Beltsey MOLDOVA \"République du Dniestr\" Cocieri, Dubossary CHISINAU Au meins 20 mens dans un attentat contre un dépôt de mines de ta Ue armée ru>se AFP infographie \u2022 f rancis Nallior en conformité avec la Charte de l'ONU», dont la Moldova est devenue membre en mars dernier.Les États-Unis appelaient toutes les parties en présence à oeuvrer pour la resolution pacifique du conflit en Moldova.Le porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué que Washington, qui dispose de représentations diplomatiques dans les républiques de l'ex-URSS, «est en contact avec toutes les parties en conflit».Les États-Unis reconnaissent «les inquiétudes du président Boris Eltsine pour la sécurité de l'ethnie russe», et espèrent que la reunion entre les ministres des Affaires étrangères de Russie, de Roumanie.d'Ukraine et de Moldova, prévue hier, permettra de trouver une solution au conflit, a dit de son côté le porte-parole du secrétariat d'État.La direction russe menace.« pour faire cesser le bain de sang», d'intervenir directement clans le conflit entre Moldoves et russophones de Dniestr.L'Ukraine est prête à se porter garante du «choix» de la «république du Dniestr» si la Moldova s'unit à la Roumanie, déclarait entre-temps le président ukrainien Léonid Kravtchouk lors d'une réunion des «préfets» de l'Ukraine.«Le peuple du Dniestr aura la possibilité de choisir son destin de manière indépendante et l'Ukraine est prête à s'en porter garante, dans le cas où la Moldova voudrait s'unir avec la Roumanie», a dit le leader ukrainien devant ses représentants locaux.Rapprochement ONU-Bagdad en vue de la vente du pétrole irakien d'après AFP soin », VIENNE Les représentants de l'ONU et de l'Irak se sont mis d'accord hier soir à Vienne sur «presque toutes les questions techniques» pour la levée partielle de l'embargo contre Bagdad, mais le dernier mot revient au Conseil de sécurité et aux autorités de Bagdad, a déclaré Giandomenico Picco, sous-secrétaire général de l'ONU.Interrogé sur les chances de l'Irak de bientôt reprendre ses ventes de pétrole, Picco a dit que cela «devra se faire quand toutes les autorités concernées auront donné leur agrément».«Nous avons toujours travaillé sur un ensemble» de questions, a-t-il ajouté au terme d'une réunion marathon de sept heures avec la délégation irakienne dirigée par l'ambassadeur auprès de l'ONU, Abdul Amir al-Anbari.«Je peux dire que nous avons résolu un tas de points sur ce qui devra se passer», a dit Picco.Il a insisté sur l'«aspect moral», «prioritaire» selon Picco, et qui consiste à «aider la population la plus affectée de l'Irak».« le serais satisfait si cet aspect moral était atteint.En ce qui me concerne, je ferai de mon mieux et j'espère que tous les autres en feront autant», a-t-il souligné.Picco a précisé que la quantité de pétrole que l'Irak serait autorise à exporter équivaudrait à 1,6 milliard $.Ces ventes s'étaleraient sur une période de six mois comme prévu par les résolutions 70b et 712 d'août et de septembre derniers.Pour des raisons humanitaires, l'ONU avait offert à Bagdad, frappe depuis août 1990 d'un embargo international à la suite de l'invasion du Koweït, la possibilité d'exporter cette quantité sous strict contrôle de l'ONU.Le produit de ces exportations de pétrole devait être utilise â des fins humanitaires, notamment pour l'achat d'aliments et de medicaments destines aux populations civiles, et 600 millions $ devaient servir au financement des diverses missions de l'ONU en Irak et au paiement de reparations au Koweït.Bagdad avait considère que ces conditions portaient atteinte â sa souveraineté et avait decline jusqu'à present cette offre.Les négociations ont debute â Vienne en janvier et se sont poursuvies en mars avant de reprendre vendredi dernier. 84 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 JUIN 1992 Le Monde Les Israéliens votent aujourd'hui pour le statu quo ou la paix RICHARD HÉTU envoyé spéciël Le docteur David Sachs/ ne se souvient pas d'avoir assisté à une campagne électorale plus morne en Israél.Mais comme plus de 80 p.cent des électeurs du pays, il I foresterie noranda de i50km ?0v» ,aq0es Le plus beau rendez-vous cycliste de votre été ! Venez pédaler avec moi, Sylvain Giguère.et 800 mordus du vélo pour découvrir le Coeur-du-Québec.Un beau week-end bien encadré par une super équipe.Pédaler sera notre seul souci ! L'hébergement, les repas, un super party le samedi soir et même plus.une expérience inoubliable ! Inscrivez-vous dès maintenant, les places sont limitées.Info: (514) 847-VELO Sylvain Giguère Porte-parafe 1952 29-30 août 1992 Louiseville Trois-Rivières Producteur delegae: te Tour de l'Ile de Montréal inc.participera aujourd'hui au scrutin qui déterminera la composition du prochain gouvernement israélien.« le ne veux pas être complice d'un autre gouvernement dominé par Yitzhak Shamir et le Likoud», a déclaré le docteur Sachar, un psychiatre, hier midi, en prenant un repas dans un café de la rue Ben Yehuda.«Avec Shamir, c'est l'immobilisme à coup sûr.» Sur l'échiquier politique israélien, le docteur Sachar se situe à gauche.Dans le pays où ce Français d'origine a immigré il y a 26 ans, cela ne signifie pas qu'il croit aux vertus du socialisme.Cela veut dire qu'il est en faveur d'un règlement de paix avec les Palestiniens.«|e pense qu'il faut réparer une injustice, dit-il.La seule solution réaliste au conflit se trouve là, pas dans l'annexion des territoires occupés ou dans le transfert des Palestiniens vers des pays arabes, comme le proposent les partis auxquels le Likoud devrait s'associer pour former un nouveau gouvernement.» Le docteur Sachar votera donc pour le Parti travailliste de Yitzhak Rabin, en espérant qu'un nombre suffisant d'électeurs l'imiteront.Son souhait pourrait être exaucé, du moins si l'on se fie aux prédictions optimistes qui émanent du camp des travaillistes et au ton inquiet de leurs adversaires.Dans sa parution d'hier, le /e-rusatem Post citait ainsi un haut dirigeant du Parti travailliste: «Nos sondages continuent à être très encourageants et indiquent que nous aurons une avance assez confortable pour former une coalition qui excluerait la possibilité d'un gouvernement dominé par le Likoud.» De son côté, un officiel du Likoud déclarait: «Pour bien faire, nous devons nous assurer que chacun de nos supporters votera.Chacun d'eux.» Au total, 120 sièges de la Knes-set, le Parlement israélien, seront en jeu aujourd'hui.Lors des dernières élections législatives, en 1988, le Likoud avait fait élire 40 députés contre 39 pour les travaillistes.Comme aucun de ces partis n'était capable de constituer une coalition d'au moins 61 députés, ils ont choisi de former un gouvernement d'unité nationale.Mais ce gouvernement, souvent paralysé par des conflits, n'a duré que deux ans.Il a été remplacé par une coalition formée par le Likoud et des petits partis religieux et d'extrême droite.Pour former un nouveau gouvernement, le Likoud devra encore compter sur l'appui de ces partis, dont certains sont opposés à un règlement de paix avec les Palestiniens.Le vote «russe» Mais le vote d'un nouveau bloc d'électeurs, les juifs de l'ex-URSS.risque de contrecarrer les plans du Likoud.Selon les sondages, les 250000 juifs de l'ex-URSS qui ont droit de vote préfèrent, le Parti travailliste au Likoud dans une proportion de quatre contre un.Si leurs intentions de vote se confirmaient, cela signifierait quatre nouveaux sièges à la Kncssct pour les travaillistes.Un tel résultat, combiné à une bonne performance des partis d'extrême gauche (il y en a quatre, dont trois arabes), enlèverait toute possibilité au Likoud de former un gouvernement.Mais, en raison du caractère byzantin de la politique israélienne, il ne faciliterait pas pour autant la formation d'un gouvernement dirigé par les travaillistes.«Les travaillistes ont déjà dit qu'il n'inclueraient pas les partis arabes dans leur coalition », commente Emanuel Gutman, un professeur de sciences politiques à l'Université hébraïque de Jérusalem.«Ils devront donc compter sur l'appui des partis religieux pour gouverner, ce qui n'est pas acquis.Un gouvernement d'unité nationale avec Yitzhak Rabin a sa tête n'est donc pas à exclure.» La fin d'un processus Un tel scénario n'enthousiasme guère le docteur David Sachar.«Nous avons besoin d'un gouvernement avec les coudées franches, dit-il.Or, avec un gouvernement d'unité nationale, il y aura des disputes sur tout: sur les négociations avec les Palestiniens, sur les implantations juives dans les territoires occupés, sur les moyens à prendre pour redresser l'économie.C'est la recette parfaite pour la paralysie.» Selon le docteur Sachar, la société israélienne mérite mieux.Il estime que le moment n'a jamais été aussi propice pour élire un .'AV.AV.'.VÎ'.-.'.'.'.vX'Av.'A '.,.'.V.'.,.'M,.7/.gouvernement assez solide pour faire la paix avec les Palestiniens et mettre enfin un terme au conflit qui mine Israël, tant aux niveaux économique qu'humain.«Nous sommes rendus au terme d'un long processus historique, dit-il.Quand, en 1947-1948, les Arabes de la Palestine ont fait la guerre civile aux juifs de la Palestine et qu'ils ont perdu, ils se sont dits: Nous allons faire appel aux pays arabes voisins pour mener notre cause à notre place.« Pendant 40 ans, leur politique a été celle-là.Or, aujourd'hui, c'est fini.Les Égyptiens ne veulent plus faire la guerre, les lorda-niens n'ont jamais voulu la faire, les Syriens ne peuvent plus la faire depuis qu'ils ont perdu l'appui de l'URSS et Saddam Hussein ne fait que des promesses vides.Les Palestiniens se rendent compte qu'ils doivent sauver le reste de ce qu'ils ont maintenant.Car dans 10 ans, il sera trop tard.Une majorité d'israéliens vivront dans les territoires occupés.Et je pense que cela constituera une injustice.» DÉPÊCHES YOUGOSLAVIE Dole-interventioh L'influent sénateur républicain Robert Dole a prôné hier, de la part des États-Unis, l'usage immédiat de la force pour arrêter le conflit en Bosnie-Herzégovine, prenant ainsi le contre-pied de l'administration Bush.«L'OTAN doit agir maintenant pour protéger l'ancienne Yougoslavie», a dit Dole au cours d'une conférence à Washington sur l'avenir de l'Alliance atlantique.Au moins huit personnes étaient tuées hier dans le pilonnage de Sarajevo et les autorités serbes haussaient le ton contre les étudiants et les universitaires belgradois entrés dans PHILIPPINES Ramos proclamé ; Le Congres des Philippines a proclamé hier Fidel Ramos vainqueur des élections du 11 mai et président élu des Philippines, levant le dernier obstacle à son entrée en fonction le 30 juin pour un mandat de six ans.Ancien général cl secrétaire à la Défense, Ramos, 64 ans.Ta emporté avec 24 p.cent des suffrages.11 remplacera la présidente Corazon Aqui-no, qui ne se représentait pas et soutenait sa candidature.Joseph Estrada, 55 ans, a été proclamé vice-président.FRANCE RPR-Maastricht Les parlementaires néogaullistes du RPR (opposition) ont décidé de se rendre aujourd'hui au Congrès de Versailles pour la révision constitutionnelle préalable à la ratification du Traité de Maastricht, mais de ne participer «ni au débat ni au vote», a indiqué Alain Juppé, secrétaire général du parti.Cette décision des néogaullistes ne remet pas en question l'issue attendue du vote, à savoir que les trois cinquièmes des suffrages exprimés requis favorables à la révision constitutionnelle seront réunis aisément, relèvent les analystes.CHINE Li Xiannian-décès L'un des dirigeants chinois conservateurs les plus opposés à la politique de réformes de Deng Xiaoping, l'ancien président de la république Li Xiannian, est décédé dimanche à Pékin à l'âge de 83 ans, a-t-on annoncé officiellement hier.«Sa mort est unegrande perte pour le parti et l'Etat», écrit l'agence Chine-Nouvelle.Li n'était pas apparu en public depuis 18 mois.Dans sa nécrologie, Li Xiannian, survivant de la Longue Marche, est décrit comme «un grand révolutionnaire prolétarien, homme d'État et stratège, un solide marxiste et un éminent dirigeant de l'État et du parti».ÉTATS-UNIS Bush contre Perot Le président sortant George Bush s'est dit hier «un peu tendu », après les révélations du Washington Post selon lesquelles le probable candidat indépendant Ross Perot aurait commandité dès 1987 une série d'enquêtes sur lui, alors qu'il était encore vice-président.«Ce n'est pas quelque chose de très plaisant», a dit Bush avant une réunion avec des responsables républicains.«Si les articles sur ces investigations sur mes enfants et ma famille sont vrais, je ne pense pas que cela soit particulièrement américain», a-t-il ajouté.SOUDAN Tourabi-Retour Le dirigeant islamiste soudanais Hassan al-Tourabi a regagné son pays dimanche «en bonne santé», venant du Canada, où il avait été hospitalisé pendant trois semaines a la suite d'une agression, rapporte l'agence officielle Suna.Al-Tourabi, considéré comme l'émincnce grise de la junte au pouvoir à Khartoum, avait été agressé au Canada le 25 mai, peu après avoir débarqué de l'avion qui l'amenait des Etats Unis.Ha-chim Badr Eddinc, ressortissant soudanais et ceinture noire de karaté, s'était précipité sur lui dans l'enceinte de l'aéroport d'Ottawa et lui avait porté un coup qui aurait pu être mortel. LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 23 JUIN 1992 B5 Bourassa rejette la proposition de Rae d'oublier le droit de veto Presse Canadienne QUEBEC ¦ Le premier ministre Robert Bourassa ne souscrit pas à la proposition de son homologue de l'Ontario, Bob Rae, qui a conseillé au Québec, en fin de semaine dernière, de se contenter de la formule 7-50 et d'oublier son droit de veto afin de faciliter une entente constitutionnelle.En réponse à des questions du chef de l'opposition Jacques Pari-zcau, hier à l'Assemblée nationale, M.Bourassa a indiqué que la position de son gouvernement dans ce dossier n'a pas changé.«11 n'est pas étonnant que certains premiers ministres disent: en procédant avec 7-50, on pour- économisez jusqu'à 60$ par année en abaissant la température du thermostat de 22°C à 20°C quand vous êtes à la maison.ICOKJLD 333-KILO a ra régler des choses et, en procédant avec l'unanimité, on pourra en régler d'autres.Mais la position du Québec a toujours été de vouloir dans la réforme constitutionnelle la substance de l'accord du lac Meech et un partage des pouvoirs, a dit le premier ministre.M.Rae a dit vendredi à Toronto que les négociateurs constitutionnels auront accompli beaucoup de progrés s'ils en arrivent à une entente pouvant être approuvée par sept provinces représentant 50 pour cent de la population, peu importe si le Québec n'obtient pas son droit de veto.Il semble bien que cette proposition du premier ministre de l'Ontario n'ait pas trouvé d'écho chez le gouvernement québécois.Donnez généreusement à La Fondation canadienne du rein.Pour que ça roule IU1IIC GENERAI ( Siiïicu.Montréal Lrol toliwui 937-7423 688-5330 326 Q471 St-Laurent loftfueutl HtJ-Est 744-2721 679-2550 254-6038 ¦ «loto-qufbrr Tirage du 92-06-22 15 21 22 26 28 30 32 33 34 37 42 45 49 50 51 52 53 54 60 68 Prochain tirage: 92-06-23 TVA.le rç-tciriu des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.5 ETOI LES 1 THEATRE, 7 «STARS».Un flagrant délire à quelques minutes du Vieux-Québec.Réservez dès maintenant votre forfait théâtre ! comprenant: la chambre pour deux nuits, deux petits déjeuners, deux repas du soir.l billet pour la pièce FLAGRANT DELIRE et l'accès à toutes les activités sportives.À partir de 2 nuits, 3 jours en 163 Prix par personne.occupation double.Taxes et service en sus.*t$t*vAno*i 1-800-463-2841 (418)848-2551 MANOIR DU LAC DELAGE Le 5 étoiles de la vie au grand air.A À v ' le dimanche 7 juin, l'homme de 35 ans s'était retrouvé au sol au moment précis où le train entrait en gare.Incapable de se relever à temps, la victime avait alors eu la tète broyée par la rame de métro.Sa mort avait été instantanée.Plusieurs témoins de ce tragique incident, dont un agent de sécurité de la STCUM, avaient fourni une excellente description du présumé agresseur, un individu qui s'était enfui à toute jambe, abandonnant dans le métro sa compagne de 18 ans.Au lendemain de cette altercation, un mandat d'arrestation pour homicide involontaire était émis contre Woodley Coldros.un jeune dur à cuire de 19 ans possédant une feuille de route bien garnie pour des crimes de violence.Les cheveux coupés courts et la barbe rasée, Coldros a prétendu s'appeler Frantz Emmanuel lorsqu'il a été repéré par la police, vers 19h15 dimanche soir, dans un immeuble d'habitation situé au 2580, boulevard Henri-Bouras-sa, dans le nord de Montréal.Coldros a brièvement comparu hier au palais de justice de Montréal, où il a été formellement inculpé d'homicide involontaire et d'entrave au travail des policiers pour avoir décliné une fausse identité lors de son arrestation.Tout cautionnement lui a été refusé en attendant la tenue de son enquête préliminaire.-4 Ne passez peu fout droit! Pour économiser, remplissez votre questionnaire ECOKILO.Il est encore temps! ECOKILO 333-KILO a Pour ne rien perdre des 3000 points que la Presse vous offre, cette semaine, voici les quatre codes à entrer DEMAIN, jour de non-publication.Si vous4tes membre du CLUB, vous pourrez, demain, entrer les codes suivants 42016307 67240797 02173925 13962844 Si vous n'êtes pas encore membre, composez, à Montréal, le 251 -8688 ou, sans frais, le 1 800 563-8688.LIRE LA PRESSE N'A JAMAIS ETE AUSSI EXCITANT ! 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