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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-07-16, Collections de BAnQ.

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[" la météo Aujourd'hui: Généralement ensoleille Minimum 16° Maximum 24° Demain: Partiellement ensoleille; orages dans l'après-midi DÉTAILS CAHIER SPORTS jtamaawMaww^- ^ LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE \u2014 ¦» MONTRÉAL 350' 4\tMONTRÉAL, JEUD116 JUILLET 1992\t108e ANNÉE N° 260\t52 PAGES, 4 CAHIERS\tîles de La Madeleine : 1.00 50^ Taxes en tus B9BHBBSBSSIIJH9E9 R9G9Ba^^\t\t\t\t Aujourd'hui Le casino prend le chemin de l'île Notre-Dame Le Palais de la Civilisation offre maintenant plus d'avantages que le Palais des Congrès B3 BILL CLINTON Malgré ses déboires des primaires, Bill Clinton arrache l'investiture de son parti comme candidat démocrate à la Maison-Blanche.\t) FOGLIA \t1 AU TOUR SO ENCORE UN O FRANÇAIS Le Français Laurent Fignon remporte la 11 eme étape du Tour de France, cycliste, disputée hier sur 250 km entre Strasbourg et Mulhouse.Sommaire ; Annonces classées \u2022 Immobilier.B10, B11, C6, C7 march*otflses.,.,.tt.ÇB emplois.C8 automobiles C8, C9 propositions d iff aires.B3 Arts et spectacles Informations.C1 à C5 clne-horalres.C4, C5, Cl2 tele-horaires .M.C2 .Bandes dessinées.C6 Bridge .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«.C1 o Décès .C10 Économie.\u2014 B1, B4 à B9 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.B10 Feuilleton.B1l Horoscope.~ .Le monde.BS Loteries \u2014 résultats:-A4 Mots croisés_______.C7 «Mot mystère».C9 Dfe fyœ CA SBUùB^ Voté Ne ten zrfe 'te te P.frB.ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUEBEC Le gouvernement Bourassa pourrait finalement autoriser l'implantation d'un premier casino au Québec au début de 1993 dans le décor champêtre de l'île Notre-Dame, au Palais de la Civilisation, l'ex-pavillon de la France à l'Exposition universelle et internationale de 1967.Depuis qu'on y présente des activités muséales, c'est-à-dire depuis maintenant sept ans, près de deux millions de visiteurs ont admiré les différentes expositions qui s'y tiennent.Cet été, par exemple, l'exposition Rome, 1000ans de civilisation a attiré jusqu'à présent quelque 50 000 visiteurs.Pour le gouvernement du Québec, c'est un lieu à privilégier maintenant que le conseil des ministres est tombé d'accord sur le principe d'établir un casino à Montréal et un autre en région, vraisemblablement dans Charlevoix.Le cabinet Bourassa, selon les informations obtenues hier par La Presse, privilégie maintenant cet emplacement plutôt que le Palais des Congrès, pour plusieurs raisons.«Il serait loin du centre-ville, c'est-à-dire loin des activités de prostitution; il serait dans une ile qui ne compte qu'un accès, le décor y est très agréable et les espaces de stationnement très nombreux», a confié une source gouvernementale.# Une réunion regroupant les experts policiers de la Communauté urbaine de Montréal et de la Sûreté du Québec, les responsables de Loto-Québec et des fonctionnaires provinciaux a eu lieu à ce sujet mardi soir à Montréal.Les avantages du Palais de la Civilisation y ont été énumérés.Le président de Loto-Québec, M.Michel Crête, et le sous-ministre des Finances, M.Marcel Leblanc, ont participé cette semai- ne aux discussions, en plus des experts de la police de ia CUM et de la Sûreté du Que* bec.Une source policière a confié hier à La Presse qu'il serait plus facile d'assurer la bonne tenue de l'établissement à l'ile Notre-Dame, puisqu'il s'agit d'un endroit plus isolé, facilement accessible.Un pro* che du gouvernement Bourassa a par ail: leurs indiqué qu'il n'est pas évident que les congressistes auraient apprécié la présence d'un casino au Palais des Congrès.Au cours des derniers mois, la direction de la police de la CUM a pour sa part mon- VOIR CASINO EN A 2 # Oui ira à Ottawa // fera alors une contre-proposition au projet d'entente sur le Sénat égal DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Le gouvernement du Québec est disposé à retourner à la table constitutionnelle pour discuter sur la base de l'égalité des provinces au Sénat.Le premier ministre Bourassa voudra toutefois y aller de contre-propositions pour tenter de réduire les pouvoirs de la Chambre Haute réformée.Selon les informations obtenues par La Presse hier de plusieurs sources, à Ottawa comme à Québec, les deux gouvernements s'entendent sur les clarifications demandées par le premier ministre Bourassa quant à la portée du projet d'entente constitutionnelle de la semaine dernière par rapport aux acquis de la défunte entente du Lac Meech.Le rapprochement était jugé suffisant hier pour permettre au ministre fédéral |oe Clark d'évoquer publiquement la convocation d'une conférence formelle à Ottawa, dès mercredi prochain, une première rencontre destinée avant tout à établir le processus de conférences ultérieures.À Québec, on évoque déjà l'idée de reporter l'échéance référendaire.«11 faut être réaliste», a laissé tomber sans détour Mme Lise Bacon, vice-premier minis- tre, interrogée sur la possibilité que Québec révise l'échéancier qui le forcerait à déclencher un référendum sur la souveraineté dans seulement huit semaines.Dans la coulisse, on semblait vouloir baisser les enchères pour expliquer à l'avance un retour à la table constitutionnelle.«La question du Sénat n'est pas une condition à notre retour à la table, nous n'avons jamais posé le Sénat équitable comme condition », a-t-on insisté au bureau du premier ministre, bien que ce dernier ait qualifié, la semaine dernière, de «recul important en apparence tout au moins» le passage de 24 à huit sénateurs pour le Québec.Le gouvernement Bourassa a déjà dans sa poche des contre-propositions au projet d'entente sur le Sénat.Au lieu d'un droit de veto absolu sur les projets de loi fédéraux avec 70 p, cent des votes des sénateurs, Québec voudrait que ce veto soit seulement «suspensif», c'est-à-dire que la Chambre Haute ne pourrait que retarder l'adoption d'un projet de loi \u2014 l'entente de la semaine dernière prévoyait un tel veto suspensif pour les projets de loi à incidence budgétaire issus de la Chambre des communes.On a fait valoir hier qu'une telle idée se trouvait déjà dans la proposition de «vote VOIR BOURASSA EN A 2 Joe Clarkf un négociateur en sursis : une analyse de notre bureau d'Ottawa Claude Castonguay propose de «retourner à Meech» pour le Sénat page A 10 Le pape opéré d'une tumeur au côlon de la taille d'une orange d'après Reuler et AFP ROME Le pape Jean-Paul II a été opéré hier matin d'une tumeur bénigne au côlon.Le souverain pontife, dont l'état a été jugé satisfaisant, devrait rester à l'hôpital pendant une dizaine de jours.«L'opération a été radicale et curative, parce que la lésion était de nature bénigne», indique un communiqué commun diffusé par le Vatican et la clinique Ge-melli, où s'est déroulée l'intervention.On précise que l'opération «a consisté en une résection colique pour un volumineux adénome du sigmolde avec des altérations ci-tologiques localisées dues à une displasie de modeste importance».Selon les spécialistes, il s'agit d'une intervention relativement fréquente chez les personnes de plus de 70 ans, qui ne présente en général que peu de risques.Le pape avait été saisi d'une douleur intense à l'intestin mercredi dernier, au cours de son audience générale hebdomadaire, à laquelle assistaient des milliers de pèlerins.Le cardiologue Attilio Maseri avait déclaré après l'opération que la tumeur semblait être bénigne à 99 p.cent, ce qui pouvait laisser croire à un début de croissance de cellules cancéreuses.Mais prié de dire si la tumeur était totalement bénigne, le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, a répondu: «Oui, c'est confirmé à 100 p.cent».Le professeur Francesco Crucitti, qui a dirigé l'équipe médicale pendant I intervention, a également VOIR PAPE EN A 2 Perdus entre Montréal et willsboro Le directeur du poste 12 de la CUM, Richard Carlisle, montre les photos des trois disparus, Marlon à gauche, Andrew à droite et Isidore Caron, en bas.^ ***** skinner, u Le grand-père et ses petits-fils sont disparus mystérieusement ÉRIC IROI f 1ER Jeffrey et Etta Kuhnreich sont désespérés depuis que leurs deux jeunes garçons ont disparu en compagnie de leur grand-père.Celui-ci devait les amener au chalet familial, à Willsboro, dans l'Etat de New York, mais on est sans nouvelles d'eux depuis mardi après-midi.«Qu'est-ce que vous voulez que je fasse?Nous avons deux merveilleux enfants et nous ne savons pas où ils se trouvent.Si ça continue, nous allons devenir fous», a expliqué Jeffrey Kuhnreich, hier, après une longue entrevue accordée à La Presse, à son domicile de Dollard-des-Or-meaux.«Ceux qui ont aussi des enfants comprennent sans doute ce que nous vivons», a-t-il laissé tomber.Ses deux garçons, Marlon, 7 ans, et Andrew, 5 ans, sont partis avec leur grand-père, Isidore Caron, 64 ans, de Laval, vers 15h mardi.M.Caron, était allé saluer un ami avant de lui dire qu'il partait avec les deux bambins en direction de Willsboro, au sud de Plattsburgh, où sa femme et la soeur des petits les attendaient pour 18 h.Les Caron avaient l'habitude d'amener les en- fants de Jeffrey et Etta \u2014qui est la fille d'Isidore \u2014 avec eux à leur chalet.Les parents des deux enfants ne se sont pas rendus compte immédiatement de la disparition de leurs enfants.Vers 19 h 45 mardi, Jeffrey Kuhnreich est rentré du travail et a invité sa femme Etta à un diner d'amoureux au restaurant.«Nous sommes revenus à la maison vers 21 h 45.Nous avons appelé au chalet et ma belle-mère nous a alors appris que les enfants et Isidore n'étaient pas encore là.On a commencé à s'inquiéter sérieusement», relate le père, oui est avocat dans un bureau du centre-ville de Montréal.Les parents ont donc décidé de faire leurs propres recherches.Vers 23 h 30, M.Kuhnreich s'est rendu à la résidence des Caron.«On ne sait jamais; on se disait que peut-être des voleurs les avaient enfermés dans une garde-robe.Mais tout était intact dans la maison.On a commencé à capoter», poursuit-il.Le père de famille est alors parti en direction des États-Unis, en compagnie de son beau-frère.VOIR PERDUS EN A 2 A2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD116 JUILLET 1992 Les conservateurs remontent la pente, révèle Gallup CILLES PAOUIffM du burcsu de La Presse OTTAWA ¦ Pour la première fois en 32 mois, le Parti conservateur vient de se hisser au deuxième rang dans les intentions de vote des Canadiens en récoltant l'appui de 22 p.cent de I electorat contre 18 p.cent au Nouveau Parti démocratique et 42 p.cent au Parti libéral.Selon un sondage Gallup effectué entre le 8 et le 11 juillet, c'est-à-dire au lendemain de l'entente constitutionnelle entre Ottawa et les provinces excluant le Québec, les conservateurs ont fait un gain de cinq points en un mois pour atteindre leur plus haute cote de popularité depuis décembre 1989.La remontée de la formation gouvernementale s'est faite aux dépens des néo-démocrates et des libéraux, estime la firme de sondage torontoise.Le NPD a en effet perdu trois p.cent de ses appuis en reculant de 21 à 18 depuis le mois de juin, alors que le Parti libéral a glissé de 44 à 42 p.cent au cours de cette période.La lente érosion du vote néo-démocrate se poursuit de-pub le début de l'année, notent les analystes de Gallup.En janvier 1992, le NPD pouvait compter sur l'appui de 24 p.cent des électeurs alors que le Parti conservateur n'obtenait que 12 p.cent des intentions de vote.La position du Bloc québécois est demeurée inchangée tandis que celle du Reform Party s'est légèrement détériorée, ajoute Gallup.Au Québec, le Bloc dispute toujours la première place aux libéraux alors qu'ils ont respectivement 32 et 33 p.cent des intentions de vote, contre 21 aux conservateurs et 11 au NPD.(Il faut noter qu'un sondage CROP-La Presse publié le mois dernier donnait au Bloc québécois une forte avance sur les libéraux de lean Chrétien ; il est arrivé quelquefois déjà dans le passé que la maison Gallup donne le parti de Lucien Bouchard moins fort que CROP).Le Reform Party a pour sa part été incapable de retenir tous les mécontents, ce qui a permis aux conservateurs de passer de 12 à 22 p.cent dans les Prairies.Pendant ce temps, l'appui au NPD chutait de 30 à 22 p.cent dans les provinces de l'Ouest.En Ontario et dans les provinces de l'Atlantique, les libéraux demeurent toujours en première place avec l'appui de plus de la moitié des électeurs, comme le mois dernier.Cette enquête Gallup a été conduite auprès de 1027 personnes de plus de 18 ans à travers le Canada, dont 248 au Québec.Aucun lien de parenté entre Daniel et Pierrette Anglehart ¦ Des informations publiées dans notre parution de mardi ont faussement laissé croire que Daniel Anglehart, 27 ans, arrêté cette semaine pour avoir commis sept vols à main armée, est le frère de Pierrette Anglehart, la femme du «couple maudit» qui a assassiné une femme et violé quatre autres victimes en 1988, avec son complice Denis Frechette.Daniel et Pierrette Anglehart n'ont aucun lien de parenté, le premier étant originaire de Montréal, la seconde de Gas-pésie.Nos excuses aux familles concernées.D'autre part, contrairement à ce que nous indiquions hier en page A 3 sous la photo de M.Claude Lachapelle, ce dernier devient le président et non le chef du Parti civique de Montréal.M.Pierre Gagnier demeure le chef de cette formation et cède son titre de président à M.Lachapelle.Enfin, la compagnie Cott prévoit des ventes de 300 millions pour l'exercice se terminant en janvier 1993, comparativement à 137,4 millions l'an dernier.Hier, l'agence Dow |ones rapportait par erreur que la compagnie prévoyait des ventes de 400 millions.[_«ACIDITÉ DES PRÉCIPITATIONS du 15 juillet 1992 ackJe ÉCHELLE pH neutre alcalin lY K iv y-;jt^ | ppluienormale | | l^cfemagné^g};: (4,22) 25 fols plus acide que des précipitations normales Le tableau ci-centre que La Presse publie au lendemain des dernières précipitations tombées sur Montréal indique le degré d'acidité de la dernière averse de neige ou de pluie.Le degré d'aridité de l'eau est mesuré par l'échelle pH, graduée de 0 à 14.Le pH 7 est neutre.Fait à noter, te sud du Québec recent des précipitations dont le pH moyen annuel est de 4,3 à 4,4.C'est dire que ce niveau d'acidité est d'environ 20 fois supérieur à la normale.nniiiiïlili i iiTinnin m m m in Infographie Lm Pi Tirage d'hier Le LOttO 6/49 5 E-X-T-R-A 21 30 33 36 41 0 9 1 6 4 5 (18) La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 541 2757 SUITE DE LA UNE CASINO_ La casino prend le chemin de I île Notre-Dame tré beaucoup de réserves face au projet d'implantation d'un casino, alléguant que les problèmes de sécurité seraient nombreux dans le centre-ville.Montréal soutenait qu'il faudrait à cet égard augmenter considérablement l'effectif policier, ce qui engendrerait des dépenses importantes.Il a même été question, à un moment, que Montréal exige une part des revenus du futur casino pour faire face aux frais de sécurité.Lorsque l'on consulte les résultats obtenus lors de différentes présentations au Palais de la Civilisation au cours des dernières années, on se rend compte que certaines années, comme en 1989, plus de 350000 personnes ont passé les tourniquets, même si le métro ne s'arrête pas directement dans l'île, la station la plus proche étant à l'île Saint-Hélène.Au cours des prochaines semaines, pendant que les experts étudieront les impacts, il est à prévoir que de nombreux organismes tenteront d'obtenir les faveurs du gouvernement au sujet de l'implantation du premier casino.On sait que la direction de la Régie des installations olympiques, nommément le président Pierre Bibeau, fait des pieds et des mains pour obtenir les tables de jeu dans le Stade olympique.Rappelons que c'est avec beaucoup de réticence que le premier ministre Robert Bourassa a finalement donné le feu vert au projet d'implanter des casinos.Il exige encore, selon nos informations, que toutes les données concernant les impacts sociaux soient scrupuleusement analysées.?7: rÂBONNEMENT______ ¦ la Mnricv ott tbonramtets I art ouvert du lundi m 1 vaadradldt7hà17h50 I RÉDACTION ¦ PROMOTION I COMPTABILITE 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 ~i ANNONCES CLASSÉES Cofiwundtt ou corrtcUons lundi«JVfndrtdid«8h50à17hS0 285-7111 GRANDES ANNONCES Détafents 285-7202 National.Talé* 285-7506 Vacatcas.Voyaott 285-7265 Cwrtèi il te prof tuloni.i i LA PRESSE est pubfcée par LA PRESSE.LTEE.7, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.\u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 Era tvUti amont : numéro 1400 «Port de retour garanti.(USPS003692) ChampWn N.Y.12919-1518.^^ENSEIGNEMENTS 285-7272 ^ i i i u JEUDI 16 JUILLET 1992 29-4-01 I I I Oui.Ira à Ottawa pondéré» soumise par l'homme d'affaires Claude Beauchamps.Toujours en acceptant de discuter sur la base d'un Sénat égal, Québec va aussi essayer d'obtenir une protection afin d'assurer que son poids sera toujours maintenu lorsque les deux Chambres seront réunies \u201460 p.cent des sénateurs peuvent obtenir qu'un projet de loi soit soumis à un vote conjoint des Communes et du Sénat.Le défunt accord de Victoria accordait cette garantie \u2014les provinces ou régions qui étaient suffisamment populeuses pour obtenir un veto au moment de l'accord conservaient' indéfiniment ce droit.Idéalement le premier ministre Bourassa souhaite toujours voir le Québec obtenir davantage de sièges que les autres provinces au Sénat \u2014 des stratèges provinciaux font valoir que des provinces comme l'Ile-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Ecosse étaient disposées à ce que le Québec ait davantage de sièges qu'elles\u2014 Joe Ghiz, premier ministre de l'Ile-du-Prince-Êdouard avait même proposé de «donner» quatre de ses huit sénateurs au Québec.Mais devant ces voeux» on se gratte la tète à Ottawa où un Sénat qui serait «égal» sans que toutes les provinces y aient le même nombre de sièges est comme résoudre la quadrature du cercle.Un retour du Québec à la table constitutionnelle est évidemment craint par les éléments nationalistes du Parti libéral.«S'il y met le pied, il accrédite l'entente sur un sénat égal», soulignait-on.Or plusieurs ténors du PLQ, les lean Allaire et Mario Dumont, ont déjà qualifié d'irrecevable le recul du poids du Québec au Sénat.Le gouvernement Bourassa veut aussi des clarifications quant au partage des compétences \u2014 Ottawa reconnaît les compétences exclusives du Québec dans six secteurs\u2014 qui vont des mines au logement \u2014 mais veut y maintenir des institutions.Québec souhaite qu'Ottawa se retire carrément des 16 compétences qu'accordait aux provinces la constitution de 1867, sans y garder indirectement le pied par son pouvoir de dépenser.Ces exigences avaient été formulées par le gouvernement Bourassa lundi, par la voix de deux collaborateurs du ministre des Affaires canadiennes, André Tremblay et le sous-ministre Jacques Chamberland, aux fonctionnaires fédéraux Paul Tellier et Jo-celyne Bourgon, lors d'une réunion à Montréal.«Ce qu'on veut, c'est avoir Mcech derrière nous», insistait-on hier du côté de M.Gil Rémil-lard.Québec voulait obtenir des assurances quant au libellé de la clause de la société distincte, que cet élément soit isolé au sein d'une clause Canada \u2014alors qu'il y a deux ans, Québec s'opposait à ce que la société distincte soit mentionnée dans une telle clause.L'entente doit toutefois prévoir une clause de «sauvegarde» pour établir les compétences exclusives du Québec en matière linguisti- .I » «M M quand le retour au soêgèê ?Marc et Hélène Du be, de Sherbrooke, s'étaient juré de passer leurs vacances sur la plage d'Old Orchard Beach, dans le sud du Maine, et ce n'est pas un peu de pluie qui allait leur faire changer d'avis.Abrité sous un parasol dont la vocation a été quelque peu modifiée par les circonstances, le couple attend stoïquement que le soleil refasse son apparition.M.et Mme Dubé avouent malgré tout qu'ils pourraient écourter leurs vacances si le temps ne s'améliore pas bientôt.photo associated press que.En revanche, les francophones hors Québec verront satisfaite leur exigence de voir les gouvernements responsables «de l'épanouissement» des minorités linguistiques.Québec tenait aussi à des questions considérées comme «des vétilles» dans la capitale fédérale, l'assurance qu'on reviendra au texte de Meech et que l'on accordera aux provinces un droit de veto sur les amendements aux futures ententes administratives fédérales-provinciales dans des questions comme l'immigration.Lundi, les fonctionnaires québécois ont presque exclusivement abordé les questions à résoudre pour permettre au Québec d'avoir «la substance de Meech».Le partage des pouvoirs fut discuté dans trop de détails.Par la suite, Québec a aussi souligné à Ottawa ses interrogations sur l'impact de la création d'un troisième ordre de gouvernement, autochtone, sur l'intégrité territoriale du Québec.Du même souffle, Québec se prépare à modifier l'échéancier référendaire, compte tenu que le fossé qui le sépare encore du Canada anglais semble trop profond pour être réduit en quelques semaines.«Il faut que l'on soit réaliste», a reconnu hier Mme Bacon quand on lui a demandé si Québec comptait revoir son échéancier référendaire.Avec la question constitutionnelle comme sujet principal, la réunion du conseil des ministres d'hier était suffisamment importante pour la faire revenir de vacances, et la question de l'agenda \u2014de la campagne référendaire qui devrait théoriquement commencer le 9 septembre \u2014 devait être abordée, a-t-elle indiqué.«Tout est en place pour un report du référendum», indique-t-on dans les officines gouvernementales où on remarque que la pression des nationalistes pour exiger un référendum cet automne a paru s'essouffler.Toutefois comme Québec a encore quelques semaines devant lui, on n'a pas encore appuyé sur le frein.Cette décision, prévoit-on, nécessitera d'énormes précautions, et devra au préalable être expliquée aux militants du PLQ, qui ont à 80 p.cent appuyé le rapport Allaire comme plateforme constitutionnelle en mars 1991.?n'ont rien aperçu.Aucun accident n'a été signale.«C'est le mystère le plus complet.Nous ne savons même pas s'ils ont passé la frontière», a enchaîné avec dépit Jeffrey Kuhn-reich.La CUM devait tenter de rencontrer les douanier américains qui étaient de garde, mardi soir, a expliqué pour sa part le directeur du poste 12 de la CUM, ^.ichard Carlisle.M.Caron possède un chalet à Willsboro depuis une quinzaine d'années.Il y va deux fois par semaine en moyenne.Il connaît donc très bien le chemin.En bonne santé, malgré quelques problèmes relies au diabète, rien n'indique qu'il ait pu se perdre ou commettre une folie quelconque.« Il est tout à fait hors de question qu'il ait enlevé nos enfants, le le connais trop bien», a tranché Jeffrey Kuhnreich lorsqu'on lui a suggéré l'hypothèse.Aucune demande de rançon n'a été transmise non plus à la famille.En désespoir de cause, la police a demandé l'assistance des enquêteurs des homicides, hier après-midi, et les sergents-détectives Michel Provost et Jacques D'Astous ont été affectés au dossier.«Rien ne nous laisse croire à un meurtre, a précise le directeur Carlisle.Mais on veut mettre le paquet pour les retrouver.» Toute information permettant à la famille Kuhnreich ou aux policiers de retrouver le grand-père et les deux bambins peut être transmise au 280-2212, au 280-2052 ou au 280-2777.?PAPE Le grand-père et ses petrts-fils sont disparus mystérieusement « Nous avons refait le même trajet qu'avait l'habitude d'employer mon beau-père, jusqu'au chalet.» Ils ont emprunté l'autoroute 2-20, jusqu'au pont Mercier.Puis, ils ont roulé sur la route 132, jusqu'au poste frontière de Lacolle.Rendus aux Etats-Unis, ils ont pris la route 87, jusqu'à Willsboro.«Mais on n'a rien trouvé.Quand nous sommes arrivés au chalet, ma belle-mère était dans tous ses états.Nous l'avons ramenée à Montréal.» Le groupe est finalement arrivé à la résidence des Kuhnreich, rue Albareto à Dollard-des-Ormeaux, vers 4 h hier matin.Us ont appelé la police.La CUM, la SQ et la New York State Police ont effectué des recherches toute la journée, hier, afin de découvrir le véhicule de M.Caron, une Plymouth Caravan brun 1988, avec une plaque d'immatriculation GDT 230, dans un fossé ou dans une rivière, le long de la route.Même les policiers en hélicoptère Le pape opéré d'une tumeur au côlon de la taille d'une orange dit que la tumeur était «absolument bénigne».«Nous avons retiré une tumeur de la taille d'une orange, a précise le médecin anesthésiste Corrado Manni.Le pape a réagi à l'opération non pas comme un homme de 72 ans, mais comme un homme de 20 ans.Il devrait pouvoir se rétablir complètement sans modifier son emploi du temps, et il pourrait même marcher à nouveau dès jeudi.» Le pape, voyageur infatigable, a effectué 55 visites dans plus de 100 pays depuis son élection en 1978.Il doit se rendre en Répubi-que Dominicaine en octobre prochain à l'occasion du 500° anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.Les chirurgiens ont également procédé à l'ablation de la vésicule biliaire de leur patient \u2014 une des interventions chirurgicales les plus courantes\u2014 parce qu'ils y avaient décelé des calculs.Depuis son hospitalisation, dimanche dernier, Jean-Paul II a reçu des voeux de bon rétablissement de nombreux dirigeants, notamment du président George Bush et de la reine Elizabeth II.Il a également reçu un message du Turc Mehmet Ali Agca, qui avait tenté de l'assassiner place Saint-Pierre en 1981.Agca a expliqué qu'il avait écrit au pape «seulement 30 mots, pour lui souhaiter une prompte guérison».Le Turc, qui est détenu à la prison de Rebbibia, à Rome, a révélé, dans une interview, que lors de la visite que lui avait rendue (can-Paul II en décembre 1983, ce dernier «avait fait preuve à son endroit d'une humanité extraordinaire».Évoquant l'attentat, Agca a déclaré éprouver simplement de la résignation : «Ce qui est arrivé devait arriver».Interrogé sur ce qui l'avait poussé à commettre ce geste, il a proféré des paroles confuses mettant notamment en cause l'ancien secrétaire général du PC de l'Union soviétique Youri Andropov et parlant de «la décision du Kremlin de faire tuer tous les ennemis de l'empire soviétique, dont le pape était le premier».À l'hôpital Cemelli Des files de religieuses dans la cour, attroupements de journalistes dans le hall, ballet des limousines d'ambassadeurs sur la rampe d'accès, l'hospitalisation du pape lean Paul 11 a mis le service de chirurgie de la polyclinique Gemclli de Rome en état de siège.Mais les allées et venues à l'intérieur de l'hôpital sont sévèrement contrôlées et le fonctionnement des services n'a pas été perturbé, assure un porte-parole de rétablissement.Gemclli est l'un des plus grands; hôpitaux de Rome.Il dispose des équipements les plus modernes.Il fait partie de l'Université catholique du Sacré-Coeur et compte 1706 lits, répartis entre 46 services, possède un héliport, emploie 660 médecins et 1600 infirmiers.Depuis l'hospitalisation de lean Paul 11, la polyclinique, qui est située à trois km au nord-ouest du centre de Rome, est prise d'assaut par des dizaines de journalistes, massés principalement dans la cour d'arrivée au pavillon de chirurgie.Là, sous un soleil brûlant, des batteries de caméras de télévision sont braquées sur les fenêtres de l'appartement du 10e étage où a été installé le souverain pontife.Le pape est logé dans un petit appartement qui comprend sa chambre, un salon, une petite chapelle et deux chambres occupées par son secrétaire particulier.Don Stanislao Dzivsi, et la religieuse polonaise qui veille depuis des années sur les appartements du Vatican, soeur Tobiana.Dans sa chambre, le pape a fait placer une télévision, et sur le mur une reproduction de la Vierge de Czestochowa (sud de la Pologne), à laquelle le lie une dévotion particulière.Dans le salon, un télécopieur débite sans discontinuer des messages envoyés du monde entier et retransmis par le Vatican.?Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve, (métro Préfontaine), de 9 h a20h; \u2022 à Montréal : Complexe Desjardins, niveau «La Place», de 10h à 17 h; \u2022 à Suint-Chrysostome : sous le patronage des Clubs Optimistes de Saint-Chry-sostome, Sainte-Clothilde et Franklin, Saint-Antoine, salle des Chevaliers de Colomb, conseil 3584,400, rue Saint-Antoine, de 15 h à 20 h 30.: \u2022-i LOCATION OE PÉDALOS Pour sillonner le bassin Bonsecours complètement réaménagé.QUAMUCYCUES véhicules a pédales, uniques à Montréal.pouvant accommoder V o et même 9 personnes.PUCE D\u20acS JEUNES* Animation, feux de participation, spectacles, théâtre, maquillage et plus encore.VÉLO AVENTURE Tout nouveau! loue/ une hicycleUc de montagne ou un tandem et découvre/ les pistes cyclables de Montreal.MARCHÉ AUX PUCES* le plus célèhre marché aux puces de Montréal.PI un «h* I (M) exposants.S.O.S.LABYRINTHE U* grand |eud 'aventure Deux kilomètres .1 nbstai les, il» surprises et d attrapes PROMENADE DES ARTISTES* Musiciens, caricaturistes, artistes peintres et amuseurs publics animent le Nieuvl'ort.I i- -.LE VI EUX-PORT DE MONTRÉAL .Et plusieurs autres activités! «Gratuit DES ACTIVITES ANIMEES AU NOUVEAU VIEUX-PORT.5957224840 8892939 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD116 JUILLET 1992 La Presse A 3 Bingos à Kahnawake: les autorités marchent sur des oeufs Claude Ryan dit vouloir vérifier les faits avant de commenter la reprise des bingos illégaux LILIANNE LACROIX ¦ C'est avec des pincettes que les autorites traitent présentement la question des bingos qui a resurgi à Kahnawake, où les joueurs peuvent de nouveau assouvir leur passion depuis quelques mois.Le ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, s'est range derrière l'éternel «pas de commentaire» hier quand on lui a demandé s'il comptait agir dans le cas des bingos illégaux qui se tiendraient tous les week-ends à Kahnawake.«Je veux vérifier les faits avant de commenter», répétait tout simplement le ministre, malgré les tentatives des journalistes de le mettre au pied du mur.Le ministre n'a pas voulu non plus pré- ciser s'il était d'accord ou non avec le principe de faire un passe-droit dans le cas des réserves indiennes.À la SQ.on ne peut confirmer «officiellement» la tenue de bingos.«Certaines informations nous permettent de croire que les bingos ont repris depuis quelques mois, déclare l'agent André Blan-chette.Mais ils ne se déroulent pas sur la route principale.Or, nous ne nous rendons plus maintenant à l'intérieur de la réserve et nous ne pouvons donc le vérifier.» Interrogé mardi, le chef des Peacekeepers, M.Joey Montour admettait que des bingos se déroulaient régulièrement et sans problème.Où?a-t-on demandé, «le ne sais trop, expliquait M.Montour.H faudrait demander aux organisateurs.» Il ne pouvait toutefois nous fournir les noms de ces organisateurs.Des annonces publicitaires invitant le public aux « Mohawk Bingos» ont aussi été publiées régulièrement dans l'édition rive-sud de La Gazette.C'est ainsi que le bingo du 10 juillet devait remettre des prix allant jusqu'à 5000$.Détail révélateur: l'annonce parle de «vaste stationnement, de facilités pour personnes handicapées et d'un restaurant intégré».On précise de plus, à l'intention des « magasineux » qu'une portion de la salle de bingo est un «marché aux puces».Or, le seul emplacement qui réponde à cette description, c'est l'immense édifi- ce de la route 138 qui fut d'abord un «Bingo Hall» avant de devenir officiellement «Marché aux puces».Son identification est rendue encore plus facile puisque l'annonce précise justement l'adrfesse: «Route 138».Au numéro 638-6830 indiqué au bas de l'annonce, on nous expliquait d'ailleurs que c'est bien au grand « Bingo Hall » de la 138, juste à la sortie du pont Mercier, que se tiennent ces journées-bin-gos.Les prochaines auront lieu le week-end prochain, samedi à I9h et dimanche à 14 h pour être plus précis.Les agents de la SQ ayant accès à la route 138, ont-ils l'intention d'aller faire enquête sur ces activités présumément illégales?«Je suis surpris que les bingos se tien- nent la, déclare d'abord le capo ral Robert Foeti.De toute façon, il faut rappeler que nous somme* déjà intervenus a Oka mais ja mais a Kahnawake, du moins de façon directe.Nous nous somme*-contentés d'arrêter les gens qui en sortaient et qui ont admis être allés au bingo.» Et il concluait en disant : «Dans le contexte actuel, toute intervention directe serait sûrement délicate.Ce n'est pas comme si on allait n'importe où.» Mme Marilyn Simpson, une des organisatrices de ces bingos, n'a pu être jointe.Selon sa fille, les promoteurs de ces bingos tiennent depuis quelques jours de fréquentes réunions à ce sujet.Elle précisait toutefois que, pour l'instant, sa mère n'avait aucun com- mentaire a faire et ne désirait pas parler aux journalistes.* Hier, en fin d'après-midi.M Charles Carpenter, secretaire de la Régie des loteries du Quebec, émettait un communiqué qui «se lisait comme suit: «Suite a l'annonce que des bingos seraient tenus a Kahnawake les samedis et dimanches, la Régie des loteries du Québec tient à préciser qu'au cune licence n'a été délivrée pour la conduite de ces bingos et que.de ce fait, ils seraient tenus dans l'illégalité.» «La Régie tient, de plus, a faire une mise en garde a tous ceux qui pourraient y assister: les personnes présentes lors d'un événe ment illégal pourraient faire l'objet de poursuites judiciaires en vertu du Code criminel ».r ¦E »¦ V V X * Les résidants de LaSalle en ont assez des coups de feu tirés de Kahnawake MATHIAS BRUNET ¦ La vie n'est plus très rose pour les résidants de LaSalle qui habitent en face de la réserve de Kahnawake.Depuis six mois, des coups de feu lires de l'autre rive se font entendre chaqq^emaine.Certains ont même retrouvé des balles à l'intérieur de leur domicile.1 Mme Normand, qui reside boulevard LaSalle, près de la rue Stirling, a peur: «La semaine dernière, j'ai commencé à tondre le gazon.Quand j'ai entendu des coups de feu, j'ai immédiatement regagné la maison.Ce qui est stressant, c'est que îa chambre des enfants donne sur le fleuve.Lorsque les nouvelles à la télévision annoncent que la tension monte dans la reserve, nous couchons les petits à l'avant, dans le salon.Le pire, c'est que la police nous a dit qu'elle ne pouvait rien pour nous.Les seules suggestions que les policiers m'dnt données sont de ne plus nous promener sur le boulevard LaSalle ou de déménager.C'est teiriblemcnt inquiétant.» Son voisin, qui a refusé de s'identifier, est lui aussi très nerveux : « |e n'ai pas encore songé à déménager mais si jamais une balle atteint ma maison, je ne mettrai pas de temps à partir.Il y a deux week-ends, c'était terrible: j'ai entendu des rafales d'une telle intensité que je croyais qu'une guerre venait d'éclater.» Le maire de la ville.Michel Leduc, est également conscient de l'ampleur du problème: «C'est triste à dire, mais entendre des coups de feu en provenance de l'autre côté du fleuve est devenu banal pour nous.» Des balles traversent le fleuve Le 22 juin dernier, une balle de calibre 30-30 s'est logée dans une fenêtre de la cour arrière de l'école Clément, sur la rue |ean-Milol, pourtant située à plus de trois kilomètres de la réserve.Il y avait des gens dans la cour.Trois semaines auparavant, une citoyenne d'origine allemande, qui habite rue Strathyre, a eu la surprise de retrouver une balle dans son grenier.Elle avait traversé le toit.Sa voisine confiait son inquiétude à La Presse: «Ce serait très déplorable qu'une personne qui emprunte la piste cyclable sur le boulevard LaSalle soit touchée ROBERT DUCUAV photo paul-henri talbot.L* Presse Le capitaine Jean-Pierre Mercier, du poste 21, avoue recevoir des plaintes chaque semaine depuis les Fêtes.par un coup de feu.je n'aime pas ça du tout.» Par contre, la dame a affirmé n'avoir jamais entendu de bruits de tirs.Le capitaine Jean-Pierre Mercier, du poste 21, est conscient de la gravité des derniers événements.Il avoue d'ailleurs avoir reçu des plaintes à ce sujet à chaque semaine depuis le temps des fêtes: «C'est un dossier chaud.Les gens sont inquiets et je les comprends.Néanmoins, des enquêtes sont en cours et nous communiquons régulièrement avec les Peacekeepers qui nous apportent leur coopération.» Pourtant, de leur côté, on affirme ne jamais avoir entendu parler de ces incidents récemment: « Nous avons eu à confisquer des armes à des chasseurs l'automne dernier mais depuis, rien du tout», a affirmé le chef Joe Montour.D'après la police de la CUM, les armes utilisées sont des AK-47 ou des armes de chasse de haut calibre.Au moins deux balles retrouvées sont de calibre 30-30.Selon des experts consultés par La Presse, ces balles peuvent facilement franchir une distance de deux à trois kilomètres.Rappelons qu'en janvier dernier, en pleine fête du Nouvel An, des balles tirées de la Rive-Sud s'étaient logées dans deux maisons de LaSalle.\u2022 \u2022\u2022 \u2022 HP à ' # e .r f t r f e r r r t r f t t r i r A 19 heures, hier soir, les baigneurs continuaient de profiter de la plage du parc d Oka, que le ministère de l'Environnement venait de déconseiller.Aucune indication n'avisait les estivants que l'eau y est contaminée.photorobwtmaiuoux l»presse Le ministère de l'Environnement déconseille la plage du parc d'Oka pour la baignade ÉRIC CLÉMENT ¦ La plage du lac des Deux-Montagnes, au parc d'Oka, a été déconseillée aux baigneurs hier par le ministère de l'Environnement du Québec (MENVIQ), à la suite de nouveaux prélèvements d'eau qui ont révélé un degré de contamination bactériologique élevé.Le ministère a également demandé la fermeture de trois plages de la région Laval-Laurentides.Profitant du temps clément, environ 200 personnes se sont bai- gnées à la plage du parc d'Oka hier, d'après une employée jointe par La Presse.La température de l'eau atteignait 21 degrés Celsius.Le MENVIQ en déconseille cependant la fréquentation, sans l'interdire formellement.Ce n'est pas le cas pour les plages Super Aqua Club (Pointe-Calumet), Camping Blaise Provost (Huberdeau) et Camping Bros-seau (Arundel), dont la fermeture a été demandée aux municipalités par le ministère de l'Environnement.Quatre autres plages de Laval-Laurentides demeurent ^ par ailleurs fermées par suite d'une contamination bactériologique élevée.Il s'agit des plages Camping-parc de La Conception et Camping de la montagne d'argent (La Conception), Domaine Cloutier (Saint-Colom-ban) et Camping lac des Plaines, de Sainte-Anne-des-PIaines.Par contre, la plage du Camp Notre-Dame de la-Rouge no I est maintenant rouverte, la quali- te de l'eau étant de nouveau coft-'* forme aux normes du ministère.Le temps chaud et couvert qui ; sévit actuellement sur la région * favorise le développement bacté-.rien dans l'eau, surtout lors-; qu'une plage est très fréquentée.* le soleil ne tuant pas aussi effica- * cernent les micro-organismes; lorsqu'il est \\oilé.C'est pourquoi par exemple une plage peut être classée A (excellente qualité) à 9 \u2022 heures pour devenir classée \"G^ (qualité médiocre) en après-midi*.; Ti-Pierre Cagnier.n homme jovial, Pierre Gagnier.Les yeux rieurs, toujours disposé à apprécier les bons moments que lui offre l'existence.Le chef du Parti Civique a bûché dans le but d'obtenir un «certain niveau de vie» pour sa famille et ces batailles l'ont ancré dans ses premières certitudes.« Depuis mon jeune âge que je lis des livres d'histoire: César, De Gaulle, les grands leaders m'ont toujours fasciné, l'ai appris que si tu parviens à harmoniser les énergies de chacun vers un même but, tu peux mener le monde».Iustement, au sujet de l'harmonie.Le Parti Civique n'a pas été un modèle de loyauté et de solidarité depuis le départ de M.Drapeau.Auf der Maur, Benoit, André, Pierre Gagnier lui-même ont milité sous d'autres couleurs.Le rafistolage d'allégeances, sinon de convictions, provoque souvent de terribles dépenses de temps et d'énergie.«On n'a plus de temps à perdre à se tirer dans les pieds.Notre priorité, c'est d'installer une base sur laquelle bâtir quelque chose de sérieux.Ensuite, s'acharner à aller chercher des candidats qui deviendront de futurs conseillers avec de la substance et de la crédibilité.«Attendez-vous d'ailleurs à ce que nos rangs se renforcissent encore dans les mois qui viennent, les changements de partis sont une réaction normale dans les circonstances actuelles.«Regardez ce qui s'est passé au RCM lorsqu'il a présenté son dernier budget.Six conseillers ont pleurniché et sont restés chez eux plutôt que de voter contre leur conscience, six autres ont viré capot à la dernière minute et un seul a eu le courage de ses opinions, Michel Benoit.» M.Gagnier s'éloigne de sa chaise et son rire inonde la salle de réunion du quartier général du PC, rue lean-Talon est.«|e me laisse emporter.Vous savez, je ne suis pas un politicien, j'apprends le métier.» Non, non, rassurez-vous, ça va bien.«11 y a tellement de choses qui me choquent.quand je vois le maire, notre maire, se laisser critiquer, accabler par ses propres conseillers, se laisser affubler de tous les problèmes qu'il cause aux Montréalais.je me dis que ce n'est pas comme ça que ça doit fonctionner.Ou bien ils ont raison et le chef doit s'en aller, ou bien le chef est logique avec lui-même et it les met à la porte».\u2014 Chacun n'a-t-il pas le droit d'exprimer des critiques?«Absolument.|e m'attends d'ailleurs a être contrarié de temps à autres; je ne serai pas surpris quand mon jugement sera remis en question.Mais ici, autour de cette table.Pas dans La Presse.De Gaulle, César, Trudeau, Drapeau ne se sont pas laissé donner des jambettes sous prétexte d'exercer la démocratie.Le plus grand chef de l'histoire du monde, fésus-Christ, l'a dit clairement: t'es avec moi ou t'es contre moi.» * * * \u2014 Dans les circonstances, avez-vous l'impression d'accomplir un travail utile en tant que chef du parti d'opposition officiel?« |e les fatigue, ils savent que je les suis pas à pas.Quand je dis à Gardiner qu'il ne crée pas d'emplois, ça le met en maudit parce qu'il n'a pas d'arguments pour me contredire.Quand j'ai prédit à Mme Cousin eau qu'elle allait être obligée de réviser son budget, elle a ri de moi.Mais elle l'a quand même révisé trois fois, son budget.\"Quand je dis qu'il y a plus d'animateurs que d'administrateurs au sein du Conseil exécutif, ils n'ont rien à redire non plus parce que ça aussi, c'est vrai.Regardez le profil des sept membres du CE.et nommez-en un seul qui a gagné sa vie comme ti-Pierre Gagnier, sa boite à lunch sous le bras et toujours prêt à se battre.» \u2014 C'est cette image-là que vous désirez propager?Celle du bagarreur?«Oui, parce que c'est exactement ce que je suis, le veux apporter de la combativité à l'Hôtel de Ville.Il faut se battre pour survivre.Compétitionner contre Terrebonne, contre Pointe-Claire, contre Saint-Laurent pour attirer les investisseurs, se battre pour créer des emplois.Oui, nous avons besoin d'un système de transport en commun efficace, oui il faut bien vivre et s'amuser.Mais tout ça passe par l'obligation de permettre aux commerçants de commercer et aux industriels de s'installer chez nous à des conditions réalistes.Ce n'est pas en encourageant le monde à rester pauvre qu'on va bâtir une ville dont on va être fiers.La pauvreté engendrée par l'inaction dés gouvernements est inacceptable, degra-, dan te.Ça ne tient pas debout.» Les pauvres et les immigres: un sujet sur lequel M.Gagnier a failli se brûler.dans son propre Cartiervillc, lorsqu'il s'est vivement oppose à la construction de HLM.: «Je maintiens que l'achat de terrains, et la construction de HLM est un mau-; vais calcul.Nous avons un taux d'inoeçù- \u2022 pation des logements qui ne nous permçt J pas d'en bâtir de nouveaux à 69 800$ l'unité.Je maintiens qu'il est préférable \" de rénover à moins de la moitié de ce ! coût-là.! «|e maintiens aussi qu'il va y avçlrj moins de drogués, de femmes battues.c{e * viols, moins de problèmes sociaux.Z quand le monde aura retrouvé se dignité ~; en retournant au travail.\\ «Une autre de mes convictions pro-fondes, c'est que le bon sens va toujours finir par gagner.Si c'est ça être raciste ou ; fasciste ou travailler contre les pauvre*.\u2022 comme dit la go-gauche, eh bien qu'iT*-viennent me battre aux élections!».\u2014 Vous presenterez-vous à la mairie, la prochaine fois?«|e vais avoir 58 ans en 94.Je préfère- S rais seconder ou pousser un gars plus jeu-.ne qui aura eu le temps de faire ses preu- » ves.N'importe quelle fonction qui me > permettrait de remettre Montréal sur ses.» pieds me conviendrait ».F* PARLEC COMMUNICATIONS présente LES BOUQUINISTES À MONTRÉAL SUR LES QUAIS DU VIEUX-PORT, DU 11 AU 26 JUILLET 1992 de 11 h à 23 h -*- 30 éditeurs, libraires, antiquaires du livre des plus réputés à Montreal se retrouve'ont au Vieux-Port pour y recréer latmosphère des célèbres bouquinistes parisiens \"W1 AGENCE DE COOPERATION CULTURELLE ET TECHNIQUE H LE VIEUX-PORT DE MONTRE A4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD116 JUILLET 1992 Place Charles-de-Gaulle : inauguration à caractère strictement.municipal ! JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ L'inauguration de la place C'harles-dc-Gaullc, à 13h aujourd'hui, par les maires de Paris et Montreal, a tin caractère strictement municipal et cela ne fait pas que des heureux! Rien n'indique pour autant que les groupes nationalistes pertur-beront cet événement chargé il un sens historique certain.En somme, l'inauguration s'annonce émotive» mais relativement tranquille.C'est du moins ce qui se dégage de diverses conversations avec des porte-parole de l'administration municipale et ceux des organisations nationalistes.On se souviendra que le général de Gaulle, president de la République française, accompagné du premier ministre du Québec, M.Daniel lohnson, avait fait une retentissante visite au Québec à W'ty 1967 pour l'Exposition universelle de Montréal.Le 24 juillet 1^67, point culminant, du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, rue Notre-Dame, il lança son fameux « Vive le Quebec libre».Le président du Mouvement national des Québécois (MNQ), M.Sylvain Simard, croit que l'inauguration de la place Charles-de-Gaulle, située dans la partie sud du parc La Fontaine, rue Sherbrooke, est à cet égard «un événement politique majeur».' Cela étant admis, a reconnu M.Simard, le MNQ soulignera ce fait, cet après-midi, «d'une certaine manière».S'agira-t-il d'une marche aux drapeaux?On ne le sait trop! Chose certaine, M.Simard aurait souhaité que la commémoration de l'événement ait lieu «le jour même de l'anniversaire», soit dans une semaine, et le 26 juillet, le MNQ fera « une intervention publique» pour rappeler le sens historique de la visite du général en terre du Québec.Le gouvernement du Québec ne sera pas représenté à la cérémonie d'aujourd'hui.Pas plus d'ailleurs que l'opposition officielle a l'Assemblée nationale.Le député de Sainte-Marie-Saint-|acqucs à l'Assemblée nationale, M.André Boulerice, n'avait toujours pas reçu de carton d'invitation, hier après-midi.M.Boulerice a exprimé sa «tristesse» et qualifié l'attitude de l'administration municipale de « petite et mesquine».Heureux de l'hommage que les villes de Paris et Montréal rendent au général, il croit que de Gaulle, malgré ce que certains ont dit, n'a pas divisé les Québécois; il les a plutôt rassemblés autour de l'idée de leur émancipation.M.Boulerice est critique en matière de francophonie dans le cabinet-fantôme du chef péquiste Jacques Parizeau.Un porte-parole du service du protocole du ministère des Affaires internationales du Québec précisait hier que le gouvernement du Québec ne sera pas représenté à la cérémonie d'hommage au général de Gaulle.Le président du Mouvement Québec français (réunit une dizaine de grands organismes, dont les centrales syndicales et des sociétés Saint-|ean-Baptiste), a signalé hier, tout en le regrettant, que les organismes nationaux n'ont pas été invités comme à l'inauguration.Guy Bouthillier sera quand même présent, mais uniquement à titre personnel.probablement parce qu'il a été l'organisateur, en avril 1990, d'un Srand colloque (à l'Université de lontréal ) sur l'importance politique du général de Gaulle.L'inauguration de la place, a-t-il dit, a une importance «en elle-même et pour tout le Québec».' Le Général de Gaulle était prêt à «aller très loin» pour appuyer les revendications québécoises, ajou-te-t-il en substance.Il cite un texte de l'ancien premier ministre René Lévesque, publié dans l'hebdo Dimanche-Matin , le 23 juillet 1967 : « La France n'a pas besoin de nous; lui (le général) non plus.C'est nous qui avons besoin de la France.N'ayons pas peur de le dire.De Gaulle ne le dira pas, mais il le Le conseiller municipal Yvon Lemaire rentre chez lui ¦ Après deux jours de détention, le conseiller municipal de LaSal-le.Yvon Lemaire, 45 ans, a finalement recouvré sa liberté hier au Palais de justice de Montréal.Accusé de voies de fait à l'endroit du professeur de tennis de ses enfants, M.Lemaire connaîtra la date de son enquête préliminaire le 24 août.Aux prises avec des problèmes familiaux, le conseiller municipal *e serait rendu, lundi après-midi, au cours de tennis de ses enfants.Après une altercation avec le professeur de tennis, M.Lemaire s'est présenté, le soir même, à l'assemblée du conseil, où, vers 22 h 25, il a été arrêté par des poli-ciets de la CUM.La Couronne s'est opposée, mardi, à la mise en liberté du conseiller, prétextant qu'il y avait danger de récidive.Le conseiller municipal, frère de i'ex-hockeyeur du Canadien lacques Lemaire, a obtenu hier son congé de Part hen aïs, moyennant certaines conditions à respecter d'ici à la tenue de son enquête préliminaire.Le maire Michel Leduc, qui compte le conseiller Lemaire parmi les membres de son équipe, trouve «dégueulasse» que l'opposition se serve de cet incident pour se faire du capital politique.«M.Lemaire mérite le respect des gens du milieu, a confié le maire Leduc, il traverse une période difficile».RESULTATS ¦ m lotO'Qutbec Tirage du 92-07-15 J_ 13 16 24 32 36 39 41 45 49 51 52 55 58 61 64 65 66 67 68 Prochain tirage: 92-07-16 Les modalités d'encaissement des btffets gagnants paraissent au verso des billets, tn cas de disparité entre cette liste et la liste offkieWe.cette dernière a priorité.\"Cabane à sucra\" par DUBOIS, REG.$M$ pour 185 $ LIQUIMIOMHOC DE FEIMMS À L WILE r LA PLUS ÉNORME SÉLECTION À MONTRÉAL - RÉDUCTIONS DU TONNERRE Voici quelques exemples: 1155 160 s 285s 345 s 5555 (Ord.350$) (Ord 525 S) lOrd-.950 $) (Orel #1150 S) (Oui M50 $)| INCROYABLE MAIS VRAI H! AXERIE -ÉVOYALE OUVERT TOUS LES JOURS lit dlnuncbt.13 h \u2022 17 b) W20, rue Sherbrooke Quest (cola rue Bishop) TéL 845-4383 Œ S | «ATTENTION: Toute offre raisonnable sera acceptée.Mulroney et 500 invités à la fête champêtre au parc des îles demain GILLES GAUTHIER Sylvain Simard Guy Bouthillier sait.Il y a longtemps qu'il le sait et qu'il le prouve avec une discrète efficacité.Ce qu'il nous faut absolument c'est que la France garde et amplifie cet intérêt qui, sous de Gaulle, elle a commencé à nous manifester.Il est possible qu'en France on ne puisse plus être gaulliste tous les jours; mais ici, aujourd'hui, demain et après-demain, il serait fou de ne pas l'être d'emblée, en masse, triomphalement, bien plus pour nous que pour lui».Un caractère strictement municipal.Mme Ginette L'Heureux, conseiller municipal et ajointe du maire |ean Doré, a expliqué hier que la cérémonie d'aujourd'hui a été organisée conjointement par les administrations municipales de Paris et Montréal.La liste des 500 invités a été fai- ls Quelque 500 personnes et leurs familles, dont le premier ministre Brian Mulroney.ont été invitées par la Ville de Montréal à un fête champêtre pour l'inauguration, demain midi, du nouveau parc des iles, dont l'aménagement a été complété récemment au coût de 24.6 millions de dollars.La tenue sport sera de rigueur.Les dignitaires, dont le maire lean Doré et quelques ministres fédéraux, se rendront à l'île Sainte-Hélène par bateau à partir du quai lacques-Cartier dans le Vieux-Port.On refusait de dire hier si le premier ministre canadien, qui a accepté l'invitation de procéder à l'inauguration, s'y rendra également par la navette fluviale.Tous les ouvriers qui ont travaille i\\ l'aménagement de ce parc dans la partie ouest de l'île Sainte-Hélène, ont été conviés à la fête alors qu'une centaine de noms figuraient sur la liste d'invitations fournie par la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal.Les ministères fédéraux engagés dans ce projet ont également envoyé des listes.Ce parc constitue le principal «cadeau» d'Ottawa à Montréal à l'occasion du 350e, Québec ayant offert le Biodôme.L'investissement du gouvernement fédéral s'élève à 22.5 millions et celui de la Ville à 2,1 millions.L'argent d'Ottawa a été remis à Montréal, qui a fait exécuter les travaux par une société paramunicipale, l'AMARC, gestionnaire de La Ronde.Le fédéral versera par ailleurs 17.5 millions pour la remise en état de la structure métallique de la Biosphère et la construction dans cet ancien pavillon américain d'Expo 67 d'un musée sur l'eau et l'environnement.11 sera inauguré en 1994, avec un an de retard.Le nouveau parc, le plus étendu de Montréal, comprend notamment un amphithéâtre naturel pouvant accueillir plus de 75000 personnes et un belvédère sur lequel a été déménagée la sculpture L'homme de Calder, vestige d'Expo 67.La famille de l'artiste a été invitée pour la cérémonie d'inauguration de demain, qui aura lieu sous un chapiteau en cas de pluie.Les travaux ont aussi permis de remettre en valeur la place des Nations, autre souvenir de l'exposition universelle qui se tenait il y a 25 ans, et le lac des Cygnes.Amendes de 100 $ pour avoir enfreint la Loi sur les élections André Boulerice te de concert et les deux municipalités, a-t-elle ajouté, ont tenu à ce que l'événement ait un caractère strictement municipal.Mme L'Heureux a par ailleurs précisé que la Ville de Montréal signera bientôt un protocole de collaboration avec Paris.Quant au choix de la date pour la cérémonie, elle devait nécessairement coïncider avec la visite à Montréal du maire de Paris.M.lacques Chirac.M.Chirac préside, aujourd'hui et demain, la réunion de l'Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones.¦ Des citoyens de Saint-Léonard et Laval ont écopé d'amendes de 100 $ chacun parce qu'ils avaient enfreint la Loi sur les élections et les référendums.Gisèle Côte s'est reconnue coupable d'avoir versé en 1990 au Parti du ralliement officiel des Lavallois une somme de 500 $.ce qui avait pour conséquence de lui faire dépasser le maximum des contributions annuelles autorisées par la Loi.Un électeur ne peut en effet fournir plus de 750$ au cours d'une année.Cette somme peut être répartie entre plusieurs partis ou plusieurs candidats indépendants.Le Parti du ralliement n'a pas été poursuivi par le direc- teur général des élections parce qu'il a remboursé immédiatement la contribution.Tommaso Nanci et Emilio Monaco, respectivement chef et représentant officiel du Parti action municipale de Saint-Léonard, ont été mis à l'amende parce qu'ils n'avaient pas soumis en 1990 un rapport financier dans les 60 jours suivant le retrait de l'accréditation de cette formation.Le directeur général des élections avait retiré l'accréditation du Parti action municipale parce que ce dernier n'avait pas présente un nombre suffisant de candidats lors de l'élection de 1990.Cette formation n'existe plus.Sedan MODÈLE \"L-HX Familiale 1 29 $ DISPONIBLE FOUR UN TEMPS LIMITÉ SEULEMENT JUSQU'AU 31 JUILLET 1992 «F Trmift.prtpmmw m tmt m m I _| i \u2014 Votre mœmparable œrKessionnaire AM) 717-4441 WMKUUUI (514>XU*3 ag.m (WOMBS i mi.i»iMta ¦¦4*1 P 4 (JI077I-IIH ibt 17.1 Sum 251.M Cart l** M&ltf SHfcfrlNLPI Sutw.Uni PQ UCWTIMIM 11-2 Irmstart'Q ' 514) 542-3121 MMUST-Jtftte 2355 M lifcfc SI*** PQ «514)431 MM UWSTMUTtf 155.M Mm S*4(ite*s#Nti Le Nouveau Monde Différentes maisons de la culture (514)872-6211 Jusqu'au 28 août > Les 200 ans de l'église protestante à Montréal Eglises St*Jean / Erskine and American United (514)849-3286 Jusqu'au 12 oct > Les enfants de Montréal L'histoire de l'enfance de 1642 à 1992 Maison du pressoir, 10865 rue du Pressoir - 13h00 à 20h00 (514)2804783 Jusqu'au 8 nov.Place aux Montréalais ! Centre d'histoire de Montréal (514)872-3207 Jusqu'au 1- nov.\u2022 Un fleuve, un quartier, une ville Maison de la culture Frontenac (514)872-7882 Jusqu'au 30 août Montréal, carrefour d'échange et de commerce Pointe-à-Callière, musée d'archéologie Enfants moins de 12 ans: entrée gratuite (514)872-9150 Jusqu'au 12oct \u2022 Montraarts Centre Strathearn (514)672-9808 Jusqu'au 31 |uil.Transit 92 Vieux-Port Nsvire Fort Saint-Louis (514)527-9221 Jusqu'au 12 oct Musée des Hospitalières l'Hôtel-Dieu de Montréal 201.av.des PmsO (514)849-2919 Jusqu'au 12 oct.Nouveau parcours de l'art canadien (1790-1960) Musée des Beaux-Arts, Pav Nord (514)285-1600 Jusqu'au 27 sept Nouveaux territoires : 350 / 500 ans après Différentes maisons de la culture (514)982-6874 Jusqu'au 28 août Pointeaux-Trembles en évolution Maison Wilson-Beaudry - 10h00 (514)872-2643 Jusqu'au 7 sept Points de vue Centre de la montagne.Parc du Mont Royal (514)844-4928 Jusqu'au 1 nov.Regards sur un paysage industriel : Le Canal de Lachine Centre Canadien d'Architecture (514) 939-7026 Jusqu'au 25 oct.> Le dessin rebelle Centre Saidye Bronfman (514) 7392301 Jusqu'au 20 août > Rosemont une histoire de quartier Collège de Rosemont carrefour étudiant (514)597-2581 Jusqu'au 9 août > Montréal, terre d'asile L'accueil des réfugiés à Montréal Oratoire St-Joseph (514)528-1959 Jusqu'au 26 juil.> Tur Malka : deux siècles d'histoire juive à Montréal Bibliothèque Atwater (514)931 7531 Jusqu'au 29 juil Marché Bonsecours 350, rue St-Paul Est Montréal, une histoire à suivre : une exposition exceptionnelle ; l'histoire comme vous ne l'avez jamais vue.Racines du futur, l'aventure des communications à Montréal : une présentation de Bell Canada, Northern Telecom, Recherches Bell Northern et Bell Cellulaire.A mille lieux: des installations-vidéo.Kahswenhtha : une introduction à la culture amérindienne.Omnicite: video interactif Exposition temporaire: 1 Les marchés publics à travers les âges de Montréal -1642-1992 (514)872-7292 Tous les jours, de lOh à 20h JET BIEN D'AUTRES ENCORE ! RENSEIGNEMENTS : (514) 872-7292 à ne pas manquer des bouquinistes de Paris Le charme pénétrant des bouquinistes des abords de la Seine embaume pour la première fois Pair du Vieux-Port Une accueillante reconstitution d'atmosphère mettant en valeur les livres d'ici sous une forme très colorée.Une ambiance des plus animée I Promenade du Vieux-Port (près dïMAX) (514) 5216055 \u2022 Activité gratuite ?Activité vedette Pour de plus amples renseignements, consultez le calendrier officiel.Sujet à changements sans préavis.L li S GRANDS l'A Kl EN A I K I.s issà MOLSON OKEEFE IN f: C) M A IH ) K A MON AV I < Villo de Montréa Tourisme Québec Canada LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD116 JUILLET 1992 A9 Marc-Aurèle Fortin, le « peintre de Montréal » La Presse a demandé à divers relationnistes de Montréal de visiter un musée ou une exposition dans un domaine totalement différent de leurs activités professionnelles habituelles.Aujourd'hui, Réjean Houle, directeur des relations publiques de la Brasserie Molson, vous parle de sa visite au musée Marc-Auréle-Fortin, et vous dit pourquoi il a été subjugué.epuis le début des célébra* tions qui marquent le 350e anniversaire de Montréal, les relationnistes sont sollicités de toutes parts pour assister à l'une ou l'autre des dizaines d'expositions qui se déroulent en cette année fastueuse.C'est dans ce | contexte que j'ai été invité à assister au vernissage de Fortin, le peintre de Montréal, qui se tient au musée Marc-Aurèle Fortin, sis au 118, rue (Saint-Pierre, dans le I Vieux-Montréal.Et je n'ai évidemment pu résister à l'offre que m'a faite La Presse de vous faire part de mes commentaires sur cette remarquable exposition.Au départ, la réception chaleu-, reuse de monsieur Buisson, direc-II teur du Musée, et de madame 21 Trudeau, son adjointe, combinée ; ! à la majesty de ces lieux histori-1 ques.Murs de pierre.poutres ^1 en bois.hauteur et espace des 3f j'Ai VU POUR VOUS salles de montre de cet édifice des «Cours Saint-Pierre» construit en 1855, tout m'a prédisposé à découvrir l'oeuvre de ce grand peintre qu'est Marc-Aurèle Fortin.Le Montréal du début du siècle l'ai découvert à cet endroit le Montréal du début du siècle par le biais de magnifiques peintures à l'huile et d'aquarelles du Vieux-Port de Montréal, du quartier Ho-chelaga, de l'île Sainte-Hélène, etc.Ce grand peintre paysagiste qu'est Marc-Aurèle Fortin m'a également fait découvrir de beaux coins du Québec, des régions comme Charlevoix et la Gaspésic, et des villes comme Ba-gotville et bien sûr le village de Sainte-Rose où est né Marc-Aurèle Fortin.Dans l'oeuvre de Marc-Aurèle Fortin, ce qui m'a le plus impressionné, ce sont les grands arbres qui dominent plusieurs de ses paysages: une vue sublime.Les tableaux sur fond noir démontrent l'immense talent que possédait ce grand peintre de chez nous.Avant de quitter les lieux, j'ai observé le buste scultpé sur bois de Marc-Aurèle Fortin, avec ses traits dominants.Ce buste m'a permis de joindre l'oeuvre au per-sonnage, de compléter, voire d'apprécier davantage ma visite.Tout compte fait, j'ai été absolument subjugué par cette expérience.Nul besoin de souligner l'évident contraste avec les soirées de hockey du Temple des Glorieux (le Forum) où dominent le Bleu, Blanc, Rouge.Réjean HOULE, directeur des relations publiques, Brasserie Molson.LES MONTRÉALAIS SE RACONTENT ÉPHÉMÉRIDE MONTRÉALAISE C'est arrivé un 16 juillet I829 \u2014 Les Montréalais visitent l'église Notre-Dame au lendemain de son inauguration officielle.1847 \u2014 Début de la parution de l'hebdomadaire libéral L'Avenir.1899 \u2014 George T.Reeve conduit la première automobile qui franchit le pont Victoria.1908 \u2014 Mgr Paul Bruchési procède à la bénédiction de la maison mère de la Congrégation de Notre-Dame, rue Sherbrooke Ouest.1943 \u2014 Montréal acclame le général Henri-Honoré Giraud, commandant en chef des Forces françaises libres en Afrique du Nord.Merci Montréal erci, Montréal la Joyeuse, toi qui m'as vue naître et grandir.Merci pour tes multiples escaliers où on s'assoyait, pieds ballants, pour dessiner ou jouer à l'école.Merci pour le fond de ma cour où chaque spectacle coûtait une épingle à linge.Merci pour le « bolo », la corde à danser, le patin à roulettes, les bancs de neige le long de ma rue l'hiver.Merci, Montréal la Laborieuse.Merci pour le «guenil-lou» et le marchand de glace.Merci pour les cordes à linge du lundi.Merci pour les derniers tramways et la dernière voiture du laitier tirée par les chevaux.Merci, Montréal la Cultivée.Merci pour l'Expo 67, les musées, les spectacles.Merci pour les excellents pensionnats, collèges et universités.Merci pour tes bibliothèque?et maisons de la culture.Merci, Montréal la Contrastante.Merci de me procurer autant l'anonymat bienfaisant que le très bon voisinage.Merci pour ton centre-ville fébrile et tes quartiers fleuris et calmes.Merci, Montréal la Retrouvée, après quelques années passées pour «fuir la grande et méchante ville et sa pollution».Ce retrait m'aura fait te regretter et t'apprécier davantage au retour.Merci, Montréal la Confortable, toi qui me permets de vieillir sainement et activement, à ton image.Je te serai désormais toujours fidèle.Francine SAUCIER, Montréal La colonne Nelson PHOTO JEAN GOUPIL.La Presse LES MONUMENTS DE MONTRÉAL Dans le journal d'hier, nous vous proposions une photo de l'amiral Nelson perché au sommet de sa colonne de 50 pieds.Aujourd'hui, nous vous proposons le monument au complet, à son emplacement, au sommet de la place Jacques-Cartier.Le monument honore l'amiral britannique Horatio Nelson, duc de Bronte, tué le 21 octobre 1805, au cours de la grande bataille de Trafalgar remportée par la flotte britannique.Quatre bas-reliefs à la base de la colonne en blocs de calcaire gris de type Cemeiner Kalkstein racontent les exploits de l'amiral qui, curieusement, tourne le dos au fleuve.Le socle de 10,5 pieds de hauteur et la colonne furent sculptés par William Cilmore, tandis que la statue de l'amiral a été coulée en pierre artificielle Coade.Le monument est une oeuvre d'un architecte londonien du nom de Mitchell.Ce moument est en place depuis 1809.Le général Henri-Honoré Giraud lors de son passage à Montréal en 1943.PHOTOTHEQUE Lê Presse -a T Parc JOE-BEEF La parabole du bon Irlandais MALOUIN collaboration spéciale i 4 La taverne Joe Beef dans le vieux port de Montréal fut sûrement l'une des plus anciennes, sinon la première qui fut ouverte dans l'île.Fondée en 1864 par Joe Beef, surnommé le «fils du peuple», elle était le havre des malheureux et des sans-le-sou.Une nouvelle orientation fut donnée à cet édifice dans le cadre du réaménagement du vieux port.e sont les soldats de l'armée britannique qui donnent à Charles McKiernan (v.1835-1889), le surnom de «Joe Beef».C'est que l'Irlandais, responsable de la cantine ne revient jamais bredouille de ses chasses aux provisions.On dit qu'il se présente même très souvent devant les soldats cantonnés à l'île Sainte-Hélène «avec un boeuf sur l'épaule»! Lorsqu'il quitte l'armée, en 1868, Charles McKiernan ouvre une première taverne, rue Saint-Claude, puis déménage rue de la Commune, près de la rue de Cal-lière, dans un edifice qu'il rendra célèbre.Restaurateur et aubergiste, Joe LE MONTRÉAL TOPONYMIQUE Beef conserve toujours son surnom bien qu'il s'approvisionne dorénavant à sa propre ferme, à Longue-Pointe! Il sert quotidiennement plus de 300 repas dont plusieurs, destinés aux «miséreux», sont gratuits; il sert aussi, mais contre argent sonnant, des boissons alcooliques.L'homme ajoute au piquant de son personnage et de son établissement en entretenant, dans sa cave, une ménagerie d'animaux plus ou moins exotiques achetés aux marins.loe beef confond ses détracteurs lorsqu'il décide de soutenir à sa manière les ouvriers en butte à de difficiles conditions de travail.C'est qu'il les soutient, avec du pain et de la soupe tout en leur prêchant.la négociation.Pas batailleur, l'ancien soldat! En décembre 1877, il fournit ainsi 3000 pains et 500 gallons de soupe aux ouvriers du canal de Lachine en grève; au mois d'avril 1880, il en fait autant pour ceux de la filature de Victor Hudon à Hochelaga (qui deviendra plus tard la Dominion Textile).)oe Beef meurt subitement d'une crise cardiaque à l'âge de 54 ans.Le 18 janvier 1889, ses six fils le portent en terre.Tout le quartier des affaires ferme pour ses funérailles qui sont, selon les journaux de l'époque, «les plus imposantes depuis celles de D'Arcy McGee».Philantrope, selon les uns, parce qu'il donne aux pauvres, et dépravé, selon les autres, puisqu'il vit du commerce des «boissons enivrantes», loe Beef fait partie de la légende montréalaise.Comme bien des êtres de légende, il est rappelé à la vie, le 28 septembre 1988, lorsque l'on donne son nom à un petit parc dans l'ancien quartier ouvrier du canal de Lachine où habitait une partie de sa clientèle.Historienne de l'art et de l'architecture, détentrice d'une maîtrise en études des arts de l'UQAM, Diane Archambault-Malouin vient de compléter une recherche sur la toponymie montréalaise.Sources Archives de la ville de Montreal et dossier section toponymie Dtcttonnêire bio-graphtoue dudnàdèp 621 Informations nationales I m A A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD116 JUILLET 1992 Ottawa veut d'abord ramener Robert Bourassa négocier La question du Sénat sera remise entre les mains des premiers ministres provinciaux MARlfe-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA onfronté à des critiques virulentes au Québec et même à de vives divisions parmi ses ministres au sujet du Sénat, Ottawa a décidé hier d'une nouvelle stratégie constitutionnelle: concentrer toutes ses énergies à ramener Robert Bourassa à la table de négociation, peut-être dés la semaine prochaine, sans qu'un compromis sur le Sénat ne soit nécessairement préparé à l'avance.Voilà ce qui ressort des commentaires* faits hier par le premier ministre Brian Mulroney et le ministre responsable des Affaires constitutionnelles.|oe Clark, les deux seuls qui ont accepté de parler à la presse à la fin d'une lourde rencontre du Conseil des ministres, qui a duré plus de six heures.La semaine dernière, le gouvernement semblait plutôt opter pour une stratégie visant à tout régler d'avance par des discussions informelles, afin que la conférence des premiers ministres soit un succès assuré et que le Québec ne coure pas le risque d'être isolé.Mais devant le tollé soulevé par la question du Sénat au Québec et les réticences de plusieurs ministres québécois à cet égard, le gouvernement fédéral a abandonné ce plan pour remettre la question du Sénat entre les mains des premiers ministres provinciaux.Et ce, même s'il prend le risque de voir le Québec entrer en confrontation avec les neuf provinces signataires de l'entente sur le Sénat égal, durant une éventuelle conférence des premiers ministres.M.Mulroney a promis hier qu'il éviterait cet écueil.« Il n'est pas question que mon gouvernement s'associe à quelque initiative que ce soit qui aurait pour effet d'isoler le Québec*, a en effet déclaré solennellement le premier ministre en fin de journée.Tout ce qu'Ottawa veut faire pour le moment, c'est d'abord et avant tout répondre aux «clarifications» demandées par M.Bourassa au sujet des éléments de l'entente du 7 juillet qui reprennent les conditions essentielles du Québec tels qu'exprimées dans Meech.On verra ensuite comment se débrouiller avec le différend sur le Sénat égal et les modifications possibles au reste de l'entente.«Le Sénat, ce n'est pas une question sine qua non.H n'y en a pas de question sine qua non, seulement un besoin de clarifications.Si on réussit, je présume que M.Bourassa reviendra à la table et à ce moment-là on verra», a indiqué M.Mulroney.«Si le Québec vient à la table on a de bonnes raisons de s'attendre à ce qu'il y ait des ententes unanimes je crois, sur d'autres changements, qui demanderaient des modifications à l'entente du 7 juillet.Mais la première étape, c'est de ramener le QuéLec à la table», a déclaré do son côté le ministre Clark.Ce dernier a toutefois tenu à préciser que les principes de base de l'entente, comme l'égalité au Sénat, demeuraient intouchables puisque c'était grâce à cet élément qu'on avait pu obtenir l'unanimité sur le droit de veto du Québec.M.Mulroney a semblé plus ouvert au changement, rappelant que pour avoir une entente vraiment canadienne, il fallait absolument aller chercher l'appui du Québec.«Comment est-ce qu'on peut dire que tout est réglé au sujet d'un changement aussi fondamental qu'un changement au Parlement, à moins que toutes les parties soient d'accord?(.) C'est facile d'avoir une entente entre le gouvernement canadien et les provinces anglaises, c'est pas la mer à boire comme on dirait à Baie-Comeau», a-t-il dit.Mais quoi qu'il en soit, la prochaine étape, pour Ottawa, est la reprise des discussions à onze.Et d'après M.Clark, si tous les exercices de «clarification» fonctionnent comme prévu, on pourrait avoir terminé à temps pour qu'une ren- contre informelle des premiers ministres ait lieu dès la semaine prochaine.Ces clarifications, selon M.Clark, tou- .chent «des détails de l'entente sur l'immigration », la clause de société distincte et le droit de veto des provinces sur l'accession des territoires au statut de province.Cette dernière «clarification» semblait être, d'après M.Clark, la plus problématique.La prochaine rencontre ne serait au'informelle, et permettrait de parler e substance mais d'abord et avant tout de processus, a indiqué le ministre.On discuterait, par exemple, du référendum que le Québec doit tenir avant le 26 octobre, que le gouvernement fédéral aimerait bien, de toute évidence, voir repoussé.Hier matin, le ministre de la Défense, Marcel Masse, a carrément indiqué qu'il faudrait que le Québec envisage cette possiblité.Éventuellement, a-t-il dit, «le Québec aura à prendre une décision concernant la progression positive de négociations en cours ou à venir et la date de son référendum (.) Il peut justifier de reporter le référendum si les discussions sont telles qu'on est à quelques jours d'un accord ».* Parce que, selon M.Masse, il devra effectivement y avoir de nouvelles négo- ciations de fond sur des éléments de l'entente, surtout la réforme du Sénat.Comme ses collègues Benoit Bouchard, ministre de la Santé, Gilles Loi-selle, président du Conseil du Trésor.Monique Vézina, ministre d'État à Emploi et Immigration et au Troisième àgc et Marcel Dany, ministre~du Travail.M.Masse a en effet de sérieuses réserves concernant la mise en place d'un Sénat triple-E, où le Québec aurait le même nombre de sièges que l'île du Prince-Edouard et Terre-Neuve.Mme Vézina, qui «continue à penser que le Sénat triple-E est inacceptable» et M.Danis qui «a toujours des réserves au sujet du Sénat triple-E», se sont en effet joints hier au groupe de ministres québécois qui ne sont pas d'accord avec ce volet de l'entente négociée par leur collègue |oe Clark.M.Clark et le premier ministre ont toutefois tous deux nié hier qu'il y ait des différends profonds au sein du cabinet, même si la liste des ministres qui critiquent l'oeuvre de M.Clark s'allonge de jour en jour.Mardi, c'est le ministre au Commerce extérieur, Michael Wilson, qui a le plus surpris en dénonçant le volet union économique de l'entente conclue le 7 juillet.M.Clark a dit hier à M.Wilson qu'il, n'avait pas tellement apprécié.a :| » M r.r Sénat : Castonguay propose de « retourner à Meech » Joe Clark sur CILLES PAOUIN du bureau de La Presse YVES BOISVERT Estimant qu'il faut oublier le «triple-E», inacceptable pour le Québec, mais puisque la question du Sénat est devenue incontournable, M.Claude Castonguay propose une Chambre haute élue ou nommée, au choix des provinces, qui garderait tous ses pouvoirs actuels, et où l'Ontario et le Québec auraient un peu moins de la moitié des sièges.«On ne peut pas rendre le pays ingouvernable seulement pour faire plaisir à MM.Getty, Filmon et Wells», a déclaré l'ancien président de la Lau-rentienne, au cours d'une entrevue téléphonique, hier.Le sénateur Castonguay propose en fait de «retourner à Meech».Le défunt accord de 1987 prévoyait qu'Ottawa nomme les sénateurs sur recommandation des provinces, et que le Sénat conserve ses pouvoirs actuels.Mais rien n'empêcherait les provinces, pour choisir «ses» sénateurs, d'organiser des élections, dit M.Castonguay.Des élus et des non-élus dans la même chambre, n'est-ce pas là un drôle de Sénat?«Pourquoi pas?On n'est pas obligé de suivre la règle de l'uniformité», répond-il.M.Castonguay propose dV ajuster au lieu de révolutionner» le Sénat actuel.Le Sénat serait composé ainsi: 24 pour le Québec, 24 pour l'Ontario (inchangé), 24 pour les Prairies (VAlberta, la Saskatchewan et le Manitoba, qui en ont déjà six, en auraient huit chacune), 24 pour les Maritimes (inchangé; 10 pour la Nouvelle-Ecosse, 10 pour le Nouveau-Brunswick, quatre pour l'ile-du-Prince-Édouard), six pour Terre-Neuve (inchangé), huit pour la Colombie-Britannique (deux de plus) et un pour chacun des territoires, comme en ce moment.Total des sièges: 112.La constitution en prévoit actuellement 104.M.Castonguay voudrait que ces sénateurs, nommés (ou élus) pour un terme fixe, aient les mêmes pouvoirs qu'actuellement, c'est-à-dire présenter des projets de loi (sauf en matière financière) et bloquer tout projet de loi de la Chambre des communes.Il n'y aurait pas de discipline de parti ni membres du cabinet au Sé- \\ 86 nat.Claude Castonguay Lui qui craint que le sénat triple-E (élu, égal et efficace) ne paralyse le gouvernement central ne trouve-t-il pas que le Sénat qu'il suggère aurait trop de pouvoirs?Après tout, c'est parce qu'ils ne sont pas élus que les sénateurs n'utilisent pas leurs pouvoirs, bien plus considérables sur papier que ceux du «triple-E», où il faudrait un vote de 70 p.cent pour bloquer les projets de loi ordinaires (il y aurait huit sénateurs par province, deux par territoire).«Ça fait 125 ans que le Sénat a ces pouvoirs-là, et ça n'a jamais paralysé le Parlement», rétorque-t-il.M.Castonguay estime que le mode de nomination qu'il propose amènerait des gens «sérieux» et responsables à la Chambre haute, qui utiliseraient leurs pouvoirs à bon escient.Le sénateur précise qu'il «n'invente rien» mais tente seulement de trouver une solution à l'entente «déséquilibrée» survenue le 7 juillet entre les neuf provinces anglophones et le fédéral.Après consultation auprès de certaines personnes \u2014 il ne veut pas dire qui \u2014 et selon son expérience, cette proposition pourrait «faire un bout de chemin».«Ce n'est pas un dogme, le triple-E.Les députés ne sont pas tellement intéressés à voir arriver un autre groupe d'élus qui lui ferait concurrence», dit-il.Les indien* manifestent Le Grand chef de l'Assemblée des Premières Nations, Ovide Mercredi, a demandé hier au premier ministre du Québec de mettre un terme aux négociations bilatérales avec le gouvernement fédéral et de faire connaître au public canadien ses réserves sur la mise en oeuvre de gouvernements autochtones au pays.Il a invité Robert Bourassa à retourner par la suite à la table multilatérale de négociations.M.Mercredi a fait cette déclaration sur la colline parlementaire, à Ottawa, au cours d'une manifestation à laquelle ont participé un peu plus de cent personnes.Celle-ci visait à sensibiliser le public canadien au danger que l'entente de principe ne se désagrège et n'emporte dans sa chute la reconnaissance du droit autochtone et la création future d'un troisième niveau de gouvernement dirigé par les Premières Nations.PHOTOPC OTTAWA ritiqué publiquement par plusieurs de ses collègues du cabinet, dénoncé quasi unanimement par toute la classe politique au Québec et défendu seulement du bout des lèvres par son chef, Brian Mulroney, (oc Clark est un négociateur en sursis.Au terme d'une orageuse réunion de six heures tenue par un Conseil des ministres profondément divisé hier, )oe Clark a semblé maintenir le cap, mais il est clair qu'il marche désormais sur la corde raide.Les ministres ont finalement accepté en maugréant de laisser Clark poursuivre les discussions avec les provinces dans le but d'amener Robert Bourassa à la table des négociations, mais ils le tiennent à l'oeil sur la question du Sénat.«|e continue de penser que le Sénat triple E est inacceptable.Nous devons demeurer vigilants», a lancé la ministre d'État à l'Immigration, Monique Vézina, malgré la consigne du silence adoptée par ses collègues à l'issue de la rencontre.C'est que l'entente de principe sur la réforme de la constitution, que Joe Clark a conclu le 7 juillet avec les premiers ministres des neuf provinces anglophones et les chefs autochtones, a bousillé la stratégie d'Ottawa, disent de nombreux conservateurs.Cette entente, avec son Sénat accordant un nombre égal de sièges à toutes les provinces, constitue un véritable désastre disent-ils.Certains soutiennent même que (oe Clark a dépassé le mandat que lui avait confié le premier ministre Brian Mulroney en cédant aux partisans du Sénat triple E.«Clark n'avait pas à faire une telle concession.Faute d'une entente acceptable, nous devions présenter notre propre plan avec l'appui du plus grand nombre possible de provinces et ainsi rallier le Québec à notre projet», a confié un vieux routier conservateur.Le chef du gouvernement a tenté mollement de faire taire ces bruits qu'il avait lui même suscités lors d'une conférence de presse à Munich, mais les dénonciations brutales de l'entente formulées par au moins quatre ministres importants ont continué de les entretenir.11 y a d'abord eu le ministre des Finances, Don Mazankowski, et son collègue au Commerce extérieur, Michael Wilson, qui ne se sont pas gênés pour soutenir que l'accord de Clark ne consolidait pas l'union économique en maintenant une foule de barrières commerciales entre les provinces.Puis, dans un deuxième temps, le ministre de la Défense, Marcel Masse, et celui de la Santé, Benoît Bouchard, ainsi que le président du Conseil du trésor, Gilles Loiselle, ont ajouté que le Sénat triple E semblait inacceptable au Québec.Certains ont également déploré la faiblesse de la protection accordée à la société distincte par rapport à ce qui était prévu dans la défunte entente du lac Meech.Ces condamnations de l'accord entre foe Clark et les provinces anglophones portaient d'autant plus Qu'elles s'ajoutaient à celles des sénateurs Claude astonguay et Gérald Beaudoin ainsi qu'à une légion d'autres provenant de divers milieux au Québec.En arrivant à la réunion du cabinet, mardi matin, Joe Clark a tenté de désamorcer ce barrage de critiques en prétendant qu'il ne restait plus que trois points mineurs à régler pour satisfaire le Québec, mais certains de ses collègues continuaient de le contredire séance tenante.corde raide Joe Clark La durée exceptionnelle de la réunion du cabinet, (six heures) ainsi que l'annulation du rendez-vous de Clark avec les manifestants autochtones qui l'attendaient devant le parlement, devaient cependant confirmer l'existence d'une crise profonde au sein du gouvernement.Le silence de la plupart des participants à la sortie et les longues explications de Clark ne sont d'ailleurs pas parvenus à cacher le désarroi des ministériels.Ce nouvel épisode du cheminement improvisé de la démarche constitutionnelle des conservateurs a encore une fois souligné la tension qui existe entre le premier ministre et son titulaire des Affaires constitutionnelles.Celle-ci était d'ailleurs apparue au grand jour lorsque le comité Castonguay-Dobbie s'était enlisé au Manitoba l'hiver dernier, incapable de suivre le plan sinueux de M.Clark.Malgré la tempête soulevée par sa manière de piloter le dossier le plus chaud de l'heure, Joe Clark a de nouveau eu droit hier à l'appui sans enthousiasme de son chef: «C'est facile d'avoir une entente entre le gouvernement canadien et les provinces anglaises.C'est pas la mer à boire comme on dirait à Baie-Comeau».C'est qu'il est maintenant de ceux dont Brian Mulroney ne saurait se passer sans compromettre encore plus l'avenir de son parti dans l'Ouest.Forcer la démission de Clark maintenant risquerait de susciter en Alberta une vague d'appui au Reform Party comparable à celle que la mort du Lac Meech a soulevé en faveur du Bloc au Québec.Rizzuto et Lavoie-Roux rejettent aussi le projet Clark MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne OTTAWA l'exemple des Claude Castonguay, Gérald Beaudoin, Solange Chaput-Rolland et Rock Bolduc, les sénateurs québécois Thérèse Lavoie-Roux et Pietro Rizzuto n'acceptent pas le projet de réforme du Sénat proposé par le gouvernement fédéral et les provinces anglophones.Un des principaux organisateurs du Parti libéral du Canada, le sénateur Rizzuto affirme que, s'il faut isoler certaines provinces dans cette ronde Canada, ce devrait être le tour cette fois-ci de Terre-Neuve et de l'AI-berta.«Il ne faudrait pas que ce soit le Québec qui soit mis de côté.D'après moi, si Terre-Neuve et l'Alberta insistent sur un Sénat égal, le gouvernement fédéral et les autres provinces pourraient en arriver à une autre solution et essayer de les convaincre.11 faudrait qu'à un moment donné ils (l'Alberta et Terre-Neuve) fassent leur part», a déclaré M.Riz-zutto au cours d'une interview à la Presse Canadienne.Appuyé par le Québec et sept ou huit provinces, le gouvernement fédéral pourrait alors présenter à la Chambre des communes une proposition constitutionnelle, qu'on pourrait par la suite soumettre à la population par voie de référendum, suggère-t-il.«le ne suis pas partisan d'un Sénat égal et je ne l'ai jamais été», rappelle M.Rizzutto, qui insiste pour que le Québec conserve ses 24 sieges.Quitte par la suite à bonifier la représentation des Maritimes et de l'Ouest.Ancienne ministre libérale dans le cabinet Bourassa, la sénatrice Thérèse Lavoie-Roux trouve non seulement la proposition sur le Sénat inacceptable pour le Québec mais aussi «irréaliste».Quant au mode proportionnel d'élection, «c'est inutilement compliqué», souli-gne-t-elle.Le projet de réforme du ministre Clark est si mal enclenché que, «sans devoir tout recommencer à zéro, il faudra en refaire une bonne partie».Elle rappelle que la mise en oeuvre de gouvernements autochtones crée également des difficultés pour le Québec, qui ne compte pourtant que 60 000 Amérindiens, soit un dixième de la population autochtone du pays.«Est-ce qu'on se retrouve avec 12 ou 15 gouvernements au Québec?Je ne le sais pas.Que certains droits soient donnés aux autochtones, c'est bien.Sur la question du territoire, on ne sait pas mais on a déjà parlé du Québec (comme territoire amérindien ) moins le Saint-Laurent.Est-ce que dans le fond on se crée des problèmes pour dans cinq ans quand les tribunaux vont décider», ajoute la sénatrice, nommée par le premier ministre Mulroney.» t t » a w Si vous*4jto'fe membre du CLÙE$S^ -\"C 'Ci LIT PORCELAINE, CRISTAL ET CADEAUX TABLE et SALLE de BAIN BOUTIQUE ET MAGASIN À RAYONS LINEN CE EST C I N T t f 341-7810 les promenades de la CATHÉDRALE 282-9525SWafcmt et Ihiiwstj A 12* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD116 JUILLET 1992 Le curé de la paroisse Sainte-Gemma démissionne ÉKIC TWOTTIEK_ ¦ L'archevêché de Montréal a demandé la démission d'un de ses prêtres, le curé Jacques Guilbault, de la paroisse Sainte-Gemma, dans le quartier Rosemont, après qu'on ait déposé une plainte pour harcèlement sexuel contre lui.Le cure Guilbault a démissionné de son poste au conseil d'administration de la fabrique Sainte-Gemma et à celui de la résidence de sidéens Ludovic après avoir rencontre le directeur du personnel pastoral dej'ar-chevêché, Mgr |ude Saint-Antoine, le 6 juillet, a appris La Presse hier.L'archevêché enquêtait ces derniers mois sur l'administration de la paroisse parce que le curé Guilbault refuse toute vérification de ses états financiers, et ce, depuis de nombreuses années.Il y a deux semaines, deux ex-employés de la maison Ludovic, située dans le presbytère de la paroisse Sainte-Gemma.rue Holt, ont signé une lettre de plaintes contre le curé, alléguant qu'il se serait livré à des attouchements d'ordre sexuel lorsqu'ils travaillaient à la maison Ludovic.C'est à la suite de cette double plainte que l'archevêché a ordonné la démission de Jacques Guilbault.Il s'agit d'une première depuis que les évèques canadiens se sont engagés à prendre désormais leurs responsabilités en matière d'agression sexuelle, le mois dernier.Cette démission forcée ne signifie pas que le curé est chassé de l'Église.«Nous ne pouvons pas le condamner avant d'aller au fond des choses», a expliqué le vicaire général de l'archevêché de Montréal.Mgr Neil Wil-lard.joint hier soir par La Presse.Selon lui.une enquête interne sera mise en branle dés septembre.Si les accusations sont fondées, l'archevêché verra à «aider» le curé Guilbault à s'en sortir en lui fournissant des ressources psychologiques et financières.«Pour le moment, il a surtout besoin de repos; il n'avait pas pris de vacances depuis une quinzaine d'années», a repris Neil Wiilard.Toutefois, si les allégations n'étaient pas vérifiées, le curé Guilbault pourrait réintégrer sa paroisse.«Mais c'est un homme défait, il serait surprenant qu'il veuille retourner à Sainte-Gemma», poursuivi Mgr Wiliard.Les touristes boudent le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie Presse Canadienne QUÉBEC M Même si les vacances de la construction ont débuté le 10 juillet, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie enregistrent une diminution du nombre de personnes qui s'adressent aux bureaux d'informations touristiques.Ce qui laisse entrevoir une baisse du tourisme dans cette région.«Cette baisse est assez importante», souligne M.Jacques Desrosiers, de l'Office du tourisme et des congrès de Rimouski.Selon les chiffres obtenus auprès des associations touristiques régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des lles-de-la-Madeleine, la baisse moyenne pour la première fin de semaine des vacances de la construction frôle les 25 p.cent dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.Quant aux Iles, Mme Langford, porte-parole de l'ATR de cette région, confirme que le début de la saison roule au ralenti, accusant une diminution de 10 p.cent comparativement à 1991, année qui accusait déjà une baisse substantielle sur 1990.De multiples raisons sont avancées par les responsables du tourisme pour expliquer ce retard d'achalandage.Pendant que cer- tains accusent la mauvaise température qui sévit sur le Québec, d'autres s'en prennent davantage aux conditions économiques difficiles.«Déjà l'an passé, la clientèle des gens de la construction avait diminué en Gaspésie.Quand les gens ne savent pas s'ils auront un emploi à leur retour de vacances, ça freine leurs projets de voya- ges», affirme Mme Chrystiane St-Pierre, de la Maison du tourisme de Sainte-Flavie.Au-delà des statistiques quelque peu pessimistes, le moral tient bon dans l'industrie touristi-.que du sud-est québécois.La majorité des gens interrogés affirment voir un signe de reprise depuis le début de la semaine.Mme St-Pierre soutient même que s'il y a moins de demandes aux bureaux d'informations, c'est peut-être parce que les gens sont mieux informés sur la région.«Nous avons distribué 7 200 guides, en avril dernier, lors du Salon vacances et loisirs d'été de Montréal.» Bien que les statistiques du 11 et 12 juillet 1992 ne soient pas disponibles pour la région de Charlevoix, Mme Luce-Annc Tremblay, de l'ATR de cette région, a révélé qu'elle avait noté une baisse pouvant être évaluée à sept p.cent pour les semaines des fêtes de la Saint-|ean et de la Confédération.Toutefois, le taux d'achalandage depuis le début de la semaine semble s'apparenter à celui de 1991.PRIX D'ESCOMPTE SUR THERMOPOMPES à S.O.S.HAÏTI ^^^^^^^^^\t* ECOMSÏ\t \t OFFRE SPECIALE SANS ACOMPTE ENSEMBLE CARRIER _comprenant fournaise WÊ au mazout ou au gaz i installation complète p toutes taxes comprises p basé sur 120 mois après rabais si admissible seulement 1 d?W 1 lT SEMAINE Flora Blanchette auxiliaire franciscaine Missionnaire en Haïti r Le portrait-robot de I agresseur recherché par les policiers la-vallois.Agresseur recherché à Laval ¦ Les policiers de Laval sont à la recherche d'un individu soupçonné d'avoir commis une agression sexuelle le mois dernier, à Tinté-rieur d'un immeuble du boulevard Industriel, au nord de la route 440, à Laval.L'homme, âgé de 35 à 40 ans, se serait attaqué à une femme dans la vingtaine au moment où cette dernière était à son travail, vers 7 h 30 le matin du 8 juin dernier.La victime aurait été molestée et retenue par les bras contre sa volonté, sans qu'il y ait menaces verbales ou exhibition d'arme.L'individu recherché mesure 1,75 m (5 pieds 10 pouces), pèse 77 kilos (170 livres) et il a les cheveux courts de couleur châtain clair.Il a les tempes grisonnantes, la barbe forte et un visage allongé avec un nez proéminent.Au moment de l'agression, Tas-saillant, que Ton soupçonne être un assidu du parc industriel du quartier Chomedey, à Laval, portait des verres de sécurité.Toute information pouvant conduire à l'identification et à l'arrestation de cet individu peut être communiquée confidentiellement au sergent-détective Richard Leblanc, de la division des crimes contre la personne de la police de Laval, à £62-4170.Des milliers de Canadiens attendent le don d'un organe qui pourrait leur sauver la vie.La Fondation canadienne du rein vous incite fortement à signer une carte de don d'organes.733-1414 RHEEM 2 tonnes Prix spécial 3895* YORK LENNOX MITSUBISHI RHEEM CARRIER SANYO L'EMBARGO décrété parl'O.E.A.a coupé les vivres à notre mission! L'aide extérieure ne rentre plus: \u2022 LES MÉDICAMENTS \u2022 LA NOURRITURE \u2022 LES VÊTEMENTS, etc.C'est l'inflation sur tous les biens essentiels.NOS RESPONSABILITÉS: \u2014 1 ORPHELINAT DE 40 ENFANTS, 10 HANDICAPÉS \u2014 CAS DE TUBERCULOSE \u2014 75 FAMILLES SANS KAYES (MAISON) AU MINIMUM \u2014 3ILETS \u2022 Ctytii-TMu \u2014 500personnes \u2022 ll»»-»-Boué \u2014 710 personnes e Pterre-le-Nentais \u2014 50 personnes \u2014 ÎLE-À-VACHE, 9000 personnes NCil IS SOIGNONS' Paludisme (Malaria): 85% \u2014 épidémie 4 fois l'an.\"ww xwiuiiv/iiu, Décès des mères à l'accouchement.Cause: Malnutrition, elles donnent à leur famille le peu qu'elles ont et se privent elles-mêmes.Je n'en peut plus d'assister les familles comme un entrepreneur de pompes funèbres.Je voudrais plutôt être soigneuse et non un embaumeur.// me faut DES FONDS pour acheter linge, médicaments, nourriture, etc.ENVOYEZ VOS DONS À: OEUVRES SAINT-FRANÇOIS a/s de HUGUETTE PARADIS auxiliaire franciscaine responsable au Canada 1208, Champfleury, Québec (Que.) 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