La presse, 9 décembre 1992, B. Informations nationales - Le Monde - Carrières et professions
[" Informations nationales l=f Le Monde* Carrières et Professions LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 DÉCEMBRE 1992 Salman JfiPusficffe à Ottawa L'écrivain britannique Salman Rushdie (à gauche), auteur des Versets Sataniques, a effectué une visite surprise à Ottawa, hier, pour demander au Canada de l'aider à faire annuler le décret de mort que l'Iran fait peser sur lui.M.Rushdie a demandé au Canada de plaider sa cause auprès des Nations-Unies et d'autres instances internationales.Il apparaît ici en compagnie du chef de de l'opposition, M.Jean Chrétien, et de la député libérale Sheila Finestone, susprise par le photographe.PHOTO PC Jean Allaire claque à son tour la porte du PLQ MARTIN PELCHAT L# avocat lean Allaire a complété sa réflexion sur son avenir au sein du Parti libéral du Québec et après avoir pris acte de la façon dont le parti a traité Mario Dumont et certains de ses collaborateurs, il a choisi lui aussi d'en claquer la porte.Me Allaire, qui est entré au PLQ en I956, achève là rédaction de sa lettre de démission et il devrait la faire parvenir cette semaine au président du parti, Jean-Pierre Roy, a appris hier La Presse.L'avocat de 62 ans n'abandonne pas pour autant toute forme d'action politique puisque depuis quelques mois, il met sur pied un «groupe de réflexion », avec l'aide de membres du comité de direction du réseau référendaire des libéraux pour le NON.Hier, M.Allaire n'a pas retourné nos appels.En deux semaines, depuis que l'exécutif du PLQ a suspendu le président de la Commission jeunesse, Mario Dumont, et trois de ses collègues, au moins sept membres importants du PLQ auront ainsi quitté le parti.Et c'est sans compter les militants de la Commission jeunesse qui ont retourné leur carte, Mario Dumont, Dany Mo-rin, Marie-Claude Barrette et lean Nobcrt ont démissionné dès le lendemain de leur suspension.Ils étaient tous membres de l'exécutif à titre de représentants de la Commission jeunesse.L'avocat Philippe Garceau, Jean Allaire qui avait abandonné l'exécutif en septembre, vient lui aussi de quitter le parti, de même que l'avocat lacques Gauthier.Tous deux avaient été membres du comité constitutionnel qui a accouché du rapport Allaire.M.Gauthier faisait également parti du comité «de suivi des engagements».Dans sa lettre de démission, qu'il rend publique aujourd'hui, M.Gauthier affirme au premier ministre Robert Bou-rassa qu*«en excluant Mario Dumont et les trois autres jeunes membres de l'exécutif du PLQ, vous avez, de fait, indiqué aux nombreux libéraux nationalistes qu'ils n'avaient plus leur place au sein de votre formation politique».« La conséquence la plus désolante du geste que vous avez posé à l'égard des jeunes membres de l'exécutif est que le Parti libéral montre ainsi qu'il n'entend pas faire son examen de conscience après l'échec référendaire», poursuit-il.«|e comprends que sous votre gouverne, le PLQ n'entend pas revoir sa position constitutionnelle, conclut M.Gauthier.Il se contentera sans doute de maquiller ce vacuum d'idées en l'appelant un \"moratoire\".Ce parti méritait mieux.Le Québec aussi.» lacques Gauthier poursuivra son action au sein du groupe de réflexion de lean Allaire.«Ce n'est pas une condition du club que de ne pas être membre du PLQ, a-t-il déclaré lorsque La Presse l'a interrogé.L'important est que les gens soient souples et partagent une certaine vision nationaliste modérée.» Le PC encore à 17% Québec a amnistié 80 fonctionnaires qui ont empoché 2,5 millions à même l'impôt Le Vérificateur relève plusieurs lacunes dans la gestion aux Affaires internationales Presse Canadienne QUÉBEC on seulement les conservateurs ne récoltent-ils que 17 p.cent des intentions de vote à l'échelle canadienne, mais un nouveau sondage Angus-Reid-Le Soleil indique qu'a moins d'un an des élections, la pente sera pratiquement impossible à remonter pour le parti du premier ministre Brian Mulroncy.Effectué auprès de l 500 électeurs entre le 25 novembre et le 6 décembre, le sondage, dont la ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse marge d'erreur est de 2,5 p.cent, révèle que la cote des conservateurs n'a toujours pas bougé du seuil où elle est tombée en juillet 1991.À l'échelle nationale, après répartition des 23 p.cent d'indécis, le Parti libéral du Canada (PLC) demeure en avance, avec 42 p.cent des intentions de vote, tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) obtient 18 p.cent ; le Parti conservateur (PC), 17 p.cent; le Reform Party, 12 p.cent et le Bloc québécois, neuf p.cent.QUÉBEC Ouelque 80 fonctionnaires du ministère des Affaires internationales ont pu empocher 2,5 millions parce qu'ils n'ont pas produit de déclaration d'impôt alors qu'ils travaillaient à l'étranger.Ils ont été graciés.Jusqu'en 1992, le ministère que dirige M.|ohn Ciaccia n'a jamais retenu à la source les impôts de ces employés, alors qu'il aurait dû le faire, remarque le Vérificateur général.Il laissait plutôt à ceux-ci le soin de verser leurs impôts lors de la production de leur déclaration de revenus.C'est a la suite de discussions entre le ministère du Revenu et celui des Affaires internationales que la décision fut prise d'accorder à tous ces fonctionnaires une amnistie fiscale complète pour la période antérieure au premier janvier 1991, un déboursé gouvernemental de 2,5 millions.La situation est cependant corrigée, soutiennent les ministères concernés.Le ministère des Affaires internationales est par ailleurs montré du doigt pour l'achat des billets d'avion qui servent aux déplacements de ses fonctionnaires.Plus de 8000 déplacements sont faits annuellement pour un total de 2,5 millions.Dans 60 p.cent des cas, les réservations sont faites moins de 15 jours avant les départs, ce qui fait que 30 p.cent des déplacements sont payés au «plein tarif».De plus, selon le Vérificateur, le ministère n'applique pas la décision du Conseil du Trésor en vertu de laquelle l'État doit profiter des avantages accordés par des transporteurs aériens où des chaînes d'hôtels aux fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions, tels les points bonis.Ces avanta- ges devraient normalement servir à de futurs voyages effectués pour le compte du gouvernement, ce qui n'est pas toujours le cas aux Affaires internationales.Les activités de ce ministère, note-t-on dans le rapport, sont peu structurées dans leurs étapes importantes, à savoir le recrutement des entreprises québécoises, le choix des inte/venants étrangers et l'évaluation de l'activité.Ces activités visent à favoriser le développement des entreprises québécoises qui sont en mesure d'assurer une présence soutenue sur les marchés étrangers en participants à des missions commerciales, des foires, des expositions.Le ministère ne collabore pas suffisamment avec l'Industrie et Commerce.Il ne possède pas de critères de sélection pour choisir les entreprises québécoises aptes à participer à ses activités internationales.Dans un cas sur trois, les rap- 100000$ d'indemnité de départ.et un autre emploi dans la fonction publique GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le Bureau de l'Assemblée nationale, se prévalant de son pouvoir de dérogation, a accordé à quatre fonctionnaires des indemnités de départ supérieures à ce que prévoient les conditions normalement fixées par le Conseil du trésor.L'une des quatre personnes touchées \u2014 que le Vérificateur s'est refusé à identifier \u2014 a ainsi empoché 100 000$ après avoir remis sa démission au Bureau de l'Assemblée nationale le 29 juin 1990, cela plusieurs semaines après avoir obtenu un nouvel emploi dans la fonction publique, à titre de directeur des ressources humaines de la Commission d'appel en matière de lésions professionnelles.Un communiqué interne de ladite commission annonçait en effet l'arrivée de son futur directeur dès le 5 juin 1990.La prime de départ de ce haut-fonctionnaire incluait un mon- tant de 28 000$ en compensation des réserves de vacances et de maladie qu'il avait accumulées.Le Secrétaire général de l'Assemblée nationale a reconnu l'absurdité de la situation et a indiqué que le Bureau entendait dorénavant inclure, dans tout projet de décision impliquant le versement d'une indemnité de départ, une clause de non-retour de deux ans dans la fonction publique, comme le prescrit d'ailleurs le Conseil du trésor.Ce qui n'avait été fait dans aucun des quatre cas soulevés.Le Vérificateur général se montre sévère à l'endroit de la Commission d'appel en matière de lésions professionnelles, dont on dit qu'elle a pris des décisions fort discutables ayant trait à la nomination de certains membres de son personnel d'encadrement au cours des deux dernières années, décisions «qui discréditent le système gouvernemental de dotation».On y précise que l'embauche à contrat du directeur des ressources humaines a été effectuée avant même que ne soit lancé un concours qui, «curieusement, faisait en sorte que seule cette personne était déclarée apte pour remplir le rôle de directeur des greffes et de l'administration ».Le Vérificateur dénonce le maintien du statut de cadre pour une personne qui aurait pu être rétrogradée comme professionnelle, puisqu'elle était en période de probation et que son poste avait été comblé par quelqu'un d'autre.Il s'insurge également contre le déclenchement simultané de deux processus de promotion différents pour s'assurer de nommer la personne désignée.Au sein de ce même organisme, un ex-directeur du Bureau des assesseurs qu'on a remplacé a continué de recevoir une rémunération ne correspondant plus à son nouveau travail de simple agent de secrétariat, tout simplement parce qu'on voulait maintenir son statut de directeur alors qu'il n'existait pas de poste vacant correspondant.Plus de 6100$ lui ont ainsi été versés en trop et si le statu quo est maintenu, 3700$ pourraient lui être versés en trop chaque année, aux frais des contribuables.Le ministère de l'Enseignement supérieur décerne des diplômes en aveugle ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le ministère de l'Enseignement supérieur décerne des diplômes aux finissants des cégeps sans s'assurer que ces derniers ont bel et bien suivi les cours requis.En 1991, 10 p.cent des diplômes en formation préuniversitaire et 30 p.cent des diplômes en formation technique ont été émis sans que tous les cours requis figurent sur le relevé de notes, souligne dans son rapport annuel le Vérificateur général, M.Guy Breton.Pour obtenir un diplôme, un étudiant doit pourtant avoir réussi les cours requis en fonction de règles énoncées par le ministère.Ainsi, un programme menant à un diplôme d'études collégiales est composé de cours obligatoires (langue, littérature, philosophie, éducation physique), de cours de concentration en formation pré-universitaire ou de spécialisation en formation technique ou encore de cours complémentaires.Un champ de concentration comprend 12 cours choisis dans un maximum de quatre disciplines (informatique, biologie, mathématiques etc).Cette règle n'a pas été appliquée avec rigueur pour 16 p.cent des diplômes émis en 199r.Le problème, soutient le Vérificateur généra!, c'est que le ministère de l'Enseignement supérieur, au moment d'émettre les diplômes, ne dispose pas de toutes les données requises, mais s'en remet tout de même à la bonne foi des directions de collèges.Le Vérificateur croit que le ministère devrait exiger l'adoption et l'application par chaque collè- ge d'une politique fixant le cadre dans lequel peuvent être prises ces décisions affectant la sanction des études, comme il l'exige pour l'évaluation des apprentissages.La vérification effectuée au ministère permet par ailleurs de constater que le réseau informatique gouvernemental n'est pas sécuritaire pour la conservation des données et des programmes de traitement informatique.Les lieux où sont conservés des documents officiels de sanction des études sont mal gardés.Le vérificateur note d'ailleurs qu'au sein de plusieurs organismes gouvernementaux, le piratage des données informatiques est un phénomène devenu menaçant.«Des ministères et organismes contreviennent encore à la loi sur le droit d'auteur pour la reproduction de logiciels informatiques», écrit M.Breton.Monique Jérôme-Forget dénonce la « conspiration du silence » à la CSST LIA LÉVESOUE de la Presse Canadienne \\ ans un discours très critique face à la CSST, l'ancienne présidente Monique Jérôme-Forget a dénoncé la «conspiration du silence» devant certains défauts du système d'indemnisation.Elle a aussi déploré le fait que les intérêts politiques priment parfois sur les décision administratives.«Dans l'encadrement institutionnel et politique qui prévaut, il devient très aléatoire, sinon impossible, d'effectuer ce type de gestion (rigoureuse)», a-t-elle lancé, devant un auditoire de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Mme lérôme-Forget préside aujourd'hui l'Institut de recherche en politiques publiques.# Ses propos, parfois acerbes à l'endroit de ceux qui tirent profit du régime de la CSST, ont suscité quelques chuchotements dans la salle.Elle a abordé les sujets les plus délicats, comme la gestion de certains programmes par le secteur privé et le paritarisme syndicat-patronat à la CSST.D'abord, elle a souligné les «défauts du régime» devant lequel trop souvent on ferme les yeux.«Personne ayant une parcelle de responsabilité dans ce régime n'ose en discuter publiquement.» Elle parle d'«auto-censure» face au « politically correct».«Il faut briser cette conspiration du silence, car elle nous rend aveugle (face) aux problèmes dont la solution est essentielle à l'intégrité et à la survie du régime.» Par exemple, elle a critiqué «l'activisme judiciaire» à la CSST, c'est-à-dire les recours trop fréquents et coûteux aux avocats.Dans les cas les plus aberrants, dénonce-t-elle, «l'avocat reçoit autant que la victime».Elle a aussi posé la question d'une privatisation partielle, au chapitre des programmes de ré- adaptation pour travailleurs accidentés.Rappelant que ces programmes avaient été conçus dans un contexte économique différent, elle demande à voix haute s'il ne faudrait pas «considérer la possibilité de confier une partie de la gestion de ceux-ci au secteur privé».«Ce sont là des questions que l'on devrait se poser.» Mme lérôme-Forget s'interroge également sur le paritarisme syndical-patronal à la CSST.Cette structure paritaire a été mise en place il y a 14 ans pour des raisons de représentation équitable,, rappelait-elle.«Deux milliards de dollars de déficit plus tard, ce principe mérite d'être réexaminé.» D'autres provinces ont réussi à intégrer les préoccupations syndicales et patronales «sans subir les aléas d'une structure aussi rigide», cri-tique-t-elle.Autres textes en pages E7 et E8 ports d'activité à l'étranger sont rédigés six ou huit mois après l'événement, ce qui ne favorise pas l'élaboration de recommandations pertinentes pour le futur.Le Québec compte au-delà de 10 000 entreprises manufacturières, dont environ 3500 exercent des activités au niveau international.Par ailleurs, de 1985 à 1990, les étrangers ont investi ici quelque 16 milliards, ce qui montre l'importance de bien coordonner les activités du ministère des Affaires internationales, souligne le Vérificateur général.La semaine dernière, le ministère a annoncé l'ouverture à Montréal d'un Bureau pour investisseurs étrangers, dans le but de combler cette lacune.Les fonctionnaires qui y travailleront auront entre autres pour mission de renseigner les investisseurs sur les possibilités du Québec, mais également sur l'ensemble des règles législatives en vigueur.Guy Breton Des perles Presse Canadienne QUÉBEC Voici quelques perles recueillies dans le dernier rapport annuel du Vérificateur général du Québec.Le rapport a été déposé hier à l'Assemblée nationale.\u2022 Le gouvernement a converti 4300 postes de fonctionnaires occasionnels en permanents, confirmant-ainsi son échec à réduire la* taille de la fonction publique; \u2022 un candidat à la fonction publique qui désire obtenir un poste d'occasionnel devrait théoriquement s'inscrire dans trois corps d'emploi auprès de 80 ministères et organismes, c'est-a-dirél remplir 240 demandes d'emploi; \u2022 l'Office des ressources humaines du gouvernement gère illégalement quatre comptes de banque depuis 1987; \u2022 en septembre 1991, un groupe de neuf fonctionnaires a participé, au coût de 28 800$, à un voyage d'étude à l'étranger pour lequel aucun compte de dépenses n'a été produit; \u2022 il en coûte 100 000$ pour chaque fonctionnaire qui s'inscrit au programme de formation appelé Formaca- dres; \u2022 les employés locaux d'origine québécoise embauchés dans les délégations du Québec à l'étranger ont reçu une «amnistie fiscale» pour la période antérieure au premier janvier 1990.La prise en charge de ces impôts par l'État a coûté 2,5 millions au gouvernement ; \u2022 les fonctionnaires qui voyagent à l'étranger payent le prix fort : les 8000 déplacements à l'étranger des fonctionnaires des Affaires internationales ont coûté, l'an dernier, 2,5 millions.De plus, le gouvernement a négligé de récupérer les points bonis recueillis dans le cadre de ces voyages; \u2022 l'Assemblée nationale a versé une prime de séparation de 100 000$ à un fonctionnaire qui a aussitôt été embauché dans un organisme du gouvernement ; \u2022 la Société d'Habitation du Québec n'a pas une connaissance complète de la situation du logement au.Québec.« Une telle connaissance lui serait pourtant essentielle», selon le Vérificateur.j B2 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 9 DÉCEMBRE 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Un libre-échange qu'on attend depuis longtemps _ Le fait de ne pas prévoir de libre-échange interprovincial et d'union économique canadienne constituait une lacune importante dans l'entente constitutionnelle de Charlotte-town.Ces questions devaient en effet être référées à une conference des premiers ministres.En fin de compte, cette lacune est peut-être une bonne chose parce que le ministre du Commerce extérieur, Michael Wilson, et ses collègues provinciaux peuvent se rencontrer à ce sujet cette semaine sans être hantés par l'idée que les Canadiens en ont rejeté le principe lors du référendum.Au fur et à mesure que le libre-échange avec les États-Unis entre dans les moeurs commerciales, les obstacles au commerce entre les provinces deviennent de plus en plus évidents et aberrants.On en a dénombré environ 500 et on estime qu'ils coûtent 6,5 milliards de dollars par an à l'économie canadienne.Dans quelques années, il sera peut-être plus facile dans certains cas pour une entreprise québécoise de vendre au Mexique qu'en Ontario.Ce qui est plus inquiétant, c'est qu'il sera aussi parfois plus facile pour des entreprises mexicaines de vendre en Ontario que pour des entreprises québécoises.Aux États-Unis, c'est la constitution qui tranche la question de la réglementation du commerce entre les États.C'est la seule responsabilité du gouvernement fédéral, car les auteurs de la constitution avaient pu constater le gaspillage économique occasionné par 13 politiques commerciales différentes.L'Acte de l'Amérique du Nord britannique ne prévoit pas le même pouvoir fédéral parce que le Canada de 1867 faisait partie d'un Empire britannique essentiellement libre-échangiste.Comme il ne pourra plus être question pendant longtemps de créer le libre-échange et l'union économique canadienne par voie constitutionnelle, il faut négocier un accord de libre-échange entre les provinces et le gouvernement fédéral.Il faut aussi négocier un mécanisme de règlement des différends parce qu'il est impensable de donner des pouvoirs de supervision et d'arbitrage au gouvernement fédéral sans une modification à la constitution.Un tel accord aura l'air bizarre.Le libre-échange et l'union économique sont déjà une réalité dans bien des cas.Il y a une union douanière, une monnaie commune, un système bancaire fédéral, la libre-circulation des capitaux ainsi que des lois fédérales sur les transports, les télécommunications et les brevets, pour ne mentionner que des domaines essentiellement commerciaux.La progression du libre-échange en Amérique du Nord facilitera la création d'un marché unique au Canada.L'industriel qui ne jouira plus d'un avantage automatique sur un concurrent américain pour vendre à sa province ou à sa municipalité, sera moins effarouché à l'idée qu'un autre Canadien puisse aussi lui faire la concurrence sur un pied d'égalité.L'ouverture graduelle des frontières canadiennes au commerce du lait, des oeufs et de la volaille aidera les agriculteurs à se faire à l'idée du commerce interprovincial des produits régis par les offices de commercialisation.Mais, même si nous sommes si proches du but, des négociations aussi vastes entre 11 partenaires ne sont pas faciles.Elles sont déjà assez ardues lorsqu'il n'y en a que deux ou trois.À cela s'ajoute la diversité politique des gouvernements provinciaux.Il y a notamment trois gouvernements néo-démocrates dont le parti rejette toute idée de libre-échange à l'échelle internationale.Serait-ce la même chose au sein du Canada, surtout en période de crise économique?Le NPD a toujours prôné une politique conjoncturelle très active.Or dans une union économique, même imparfaite comme au Canada, une politique de relance profite aussi aux provinces voisines, qui n'en supportent cependant pas le fardeau fiscal.Les différences entre provinces risquent encore d'être exacerbées par la mollesse de la politique conjoncturelle d'Ottawa et il sera d'autant plus laborieux de formaliser un terrain d'entente.Il est heureux que Michael Wilson aime relever les défis difficiles.Frédéric WAGNIÈRE Montréal convertie Quand elle avait tenté, il y a trois ans, de lever l'interdit qui empêche la conversion de loyers locatifs en condos, Montreal s'était heurtée à un mur de briques.Dénoncée par les groupes de locataires et le RCM lui-même, cette initiative avait été perçue comme une trahison de la part d'une équipe qui s'était toujours battue contre la conversion.Résultat: le projet est mort.Trois ans plus tard, la Ville revient à la charge.Avec une proposition beaucoup mieux étoffée, qui s'appuie sur l'expérience des cinq dernières années, au cours desquelles les conversions étaient permises à l'extérieur de l'île de Montréal.Et dans un contexte économique différent: le taux d'inoccupation en ville est en train de battre tous les records, tandis que le marché des duplex s'enfonce dans le marasme.Pour toutes ces raisons, il faut souhaiter que cette fois, le projet passera la rampe.Petit rappel historique.Après une période de moratoire.Quebec adoptait, en 1987, une loi autorisant les conversions en condos, partout sauf à la CUM.Cette loi prévoyait une armada de mesures protectrices pour les locataires, dont le droit d'occupation à vie.Et elle autorisait les villes de la CUM à déroger à l'interdit de convertir par voie de règlement.Or, depuis cinq ans, la province n'a pas été balayée par un vent de conversions massives.Dans une forte majorité des cas, les logements convertis ont été achetés par des locataires, qui ont ainsi accédé à la propriété.Quant aux locataires qui ont continué à occuper leur logement, ils ont souvent bénéficié d'une amélioration de service sans hausses de loyers indues.Pour limiter davantage les éventuels dégâts de la conversion, Montréal prévoit que celle-ci sera limitée aux quartiers où il y a plus de trois p.cent de logements inoccupés, question d éviter les pressions spéculatives.Et par une série de savants calculs, elle soustrait à la conversion les blocs à appartements à loyers peu élevés, abritant la population la plus vulnérable.Toutes ces mesures, conjuguées aux dispositions de la loi, repondent aux principales craintes des locataires: l'éviction et ta hausse des loyers.Elles leur donnent aussi un bon pouvoir de négociation pour «monnayer» leur départ.Cela ne garantit pas qu'il n'y aura aucune tentative d'abus; mais comme tous les cas de conversion doivent passer devant la Régie du logement, la marge de manoeuvre des proprios délinquants est plutôt mince.En revanche, le projet de la Ville constitue une mesure importante dans la lutte contre l'exode urbain, le fléau numéro un de la métropole.Des familles qui optent pour la banlieue parce quelles n'ont pas les moyens d'acheter et d'entretenir un triplex en ville, seront plus en mesure d'y acquérir un appartement.D'autant plus que la Ville y ajoute un crédit de taxes.Ce crédit est dans le genre timide: 250 dollars par an sur cinq ans.Aussi, plutôt que de dénoncer une mesure vitale pour une métropole en péril, les regroupements de locataires devraient faire pression pour une bonification des mesures susceptibles d'aider les Montréalais à acquérir les logements qu'ils habitent.Agnès CRUDA ê La partie de pêche Apres le gouvernement Bourassa, c'est la Sûreté du Québec qui aura été la grande victime de la « partie de pèche» ayant mené à l'arrestation et à l'interrogatoire de Me Marc Michaud.C'est, en tout cas, par cette expression imagée que le juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure, a sévèrement blâmé la SQ pour son intervention « illégale, arbitraire et abusive» auprès de cet avocat.Ce dernier était soupçonné d'avoir refilé des documents confidentiels à L'Actualité pendant la récente campagne référendaire.Survenant quelques semaines après l« affaire» Whilelmy, cette fuite aura enfoncé, au Québec, le dernier clou dans le cercueil de l'accord de Charlottetown.On devine le dépit et la rage du gouvernement devant cette «trahison».Et le ton de l'ordre donné à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier le coupable.C'est sans doute ce qui explique \u2014 sans le justifier \u2014 l'abus de pouvoir de la SQ aux dépens de Me Michaud.Une fois sur sa piste et sûrs d'être « couverts » au plus haut niveau, les enquêteurs ont foncé.Au mépris des règles établies et des droits fondamentaux du présumé coupable.Pour une fois que la fin justifiait les moyens, on n'allait pas perdre son temps avec des détails de procédure! La décision du juge Pinard ne permet pas de conclure à l'innocence de Me Michaud.Elle est néanmoins rassurante et riche d'enseignement.D'une part, elle confirme l'indépendance de la Justice face au pouvoir politique.D'autre part, elle illustre la tentation toujours présente, pour un gouvernement aux abois de laisser la police en prendre à son aise avec les libertés civiles pour se porter à sa défense.Reste à souhaiter que la SQ aura retenu la leçon: elle est au service des citoyens.Et non du gouvernement.Plerr* GRAVEL i .A OPOITS RESERVES La boîte aux lettres Non à la roulette russe ! ¦ Professeurs de sexologie, parents décrochés, éducateurs fatigués, philosophes farfelus et combien d'autres se lancent dans une campagne de destruction de la jeunesse.Selon ces propagandistes de l'immoralité, il faut que les jeunes connaissent, dès leur tendre enfance, tous les secrets de la vie sexuelle.Leur innocence, leur pudeur sont des maux dont il faut les guérir au plus tôt.Coupons la rose avant qu'elle ne fleurisse.Montrons-leur tous les dédales de la vie sexuelle de peur qu'ils perdent quelques années d'usage abusif de leur sexe.S'il fallait que leur vie sexuelle soit retardée de quelques mois, quel dommage ! Au dire de certains sondages, les parents sont d'accord pour la distribution de condoms dans les écoles.Pourquoi ces mêmes parents n'en déposeraient-ils pas dans leur chambre de bain et dans les tiroirs de chambre de leurs enfants ?11 serait si facile alors de les avoir, à la portée de la main, sans traumatisme.Les enfants pourraient faire leurs expériences à la maison même.Mettons aussi à la portée des enfants des médicaments, drogues, stéroldes, poisons divers, boissons fortes, bâtons de dynamite, etc.Il n'y a rien de dangereux, s'ils sont bien informés.En ayant des condoms à leur disposition, il faut être naïfs pour ne pas croire qu'ils essaieront, à la moindre occasion, d'en faire l'essai.Quelle naïveté de la part de ces agents de destruction ! Au diable la candeur, le respect de soi, le respect des autres ! Roger MAlLLOUX directeur d'école secondaire Granby Mario Dumont Mario, le « magnifique » ¦ Dans un éditorial daté du 28 novembre et intitulé «Mario l'opportuniste», M.Masson se livre à une critique qu'il voulait sans doute vitriolique à rencontre de Mario Dumont et de «ses acolytes de l'exécutif jeunesse».Dans les deux derniers paragraphes, en particulier, il multiplie les attaques personnelles.M.Masson aurait mieux fait de méditer le texte de la lettre adressée au premier ministre par Mario Dumont: «Le sens de l'implication des jeunes en politique passe par le respect de certains principes de base: respect des engagements, respect de la démocratie, intégrité, franchise et volonté de gouverner dans le respect des aspirations de la population.» Quel langage rafraîchissant qui tranche avec le cynisme qui tient lieu de morale à trop de nos hommes politiques! Quand M.Masson parle d'opportunisme et même de lâcheté, il ne convainc pas.Comment croire en effet qu'un véritable opportuniste choisirait la voie exigeante de la contestation ouverte plutôt que la soumission à l'autorité?N'est-il pas évident que, au début de la pédiode référendaire, Mario Dumont aurait pu monnayer chèrement sa conversion à la nouvelle politique constitutionnelle du Parti libéral?M.Bourassa et son gouvernement ne lui auraient-ils pas été grandement «reconnaissant» de son appui?.M.Masson ne sert pas la démocratie quand il essaie maladroitement de faire taire les quelques voix qui se sont élevées pour critiquer et contester le changement de cap radical du Parti libéral \u2014 changement que M.Bourassa a vainement tenté de faire entériner par la population du Québec.Roch OUELLET et Laurence JUNEAU Longueuil Sauvons la cinémathèque ¦ Nous apprenons que l'administration Doré-Cousineau fermera la Cinémathèque, le premier janvier 1993; geste qui fera économiser annuellement environ un million de dollars.Oeuvrant depuis près de vingt ans dans le domaine de la documentation audiovisuelle au niveau universitaire, je suis à même d'affirmer que la Cinémathèque s'est toujours révélée une source de documentation à caractère culturel et scientifique privilégiée.Celle-ci possède, entre autres, une collection unique de nombreux films d'archives produits tant par l'Office National du Film du Canada, que par Pathé-Ciné-ma, l'Institut National d'Audiovisuel de Paris (INA), les Entreprises Internationales Télé-Films, le Groupe Multi-Média du Canada, pour ne nommer que ceux-là \u2014 lesquels films ne sont accessibles à tout citoyen que par l'entremise de la Cinémathèque.De plus, la Cinémathèque possède nombre de films documentaires produits par la Société Radio-Canada.Prenons par exemple l'excellente série en cinq documents de 30 minutes chacun intitulée «l'Architecture», laquelle fait le survol de l'évolution architecturale de l'Antiquité à nos jours.Ces documents ne sont pas directement accessibles en location à la SRC elle-même.La Cinematheque, qui existe depuis 45 ans, cest beaucoup plus qu'une institution, c'est une véritable «mine d'or» pour chercheurs, étudiants et contribuables.La veille de l'annonce de la fermeture de la Cinémathèque, M.Jean Doré déclarait avec une satisfaction évidente que les Fêtes du 350c anniversaire de Montréal n'auront en fait coûté que la raisonnable somme de 41,2 millions de dollars pour les quelque 150 jours de festivités, soit une moyenne approximative de 275 000 $ par jour.De tels coûts pour une si brève période dans la vie des Montréalais soutiennent-ils le poids de la comparaison avec les coûts minimes d'exploitation de la Cinémathèque sur une base permanente, soit un montant moyen de l'ordre de 2 750 $ quotidiennement ?En guise de réponse, puisque la Corporation des Fêtes du 350e termine son mandat avec un surplus inespéré de 828 000 $ dont l'administration Doré-Cousineau ne semble pas trop savoir que faire, ne pourrait-on pas suggérer de réaffecter ces surplus pour sauver la Cinémathèque ?Gerald GAGNON Montréal ) LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 DÉCEMBRE 1992 B 3 Opinions Heures d'ouverture: le jeu du darwinisme économique à l'état pur La relocalisation de l'Hôtel-Dieu dans l'est de Montréal va permettre une meilleure desserte de la population qui s'est implantée dans ce secteur au cours des dernières années.La relocalisatîon de l'Hôtel-Dieu vise une meilleure répartition des services Le texte qui suit est un extrait du document «Hôtel-Dieu de Mont-real \u2014 le citoyen: la véritable raison d'être de la relocalisation», document rendu public lundi par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc Yvan Côté.Lg organisation des services de santé de courte durée à Montréal présente des caractéristiques particulières qu'on ne trouve pas nécessairement dans d'autres métropoles nord-américaines ou même européennes.Le modèle de répartition des centres hospitaliers de courte durée est très fortement concentré au centre-ville.Ce modèle de développement est issu du siècle dernier alors que Montréal n'était qu'une ville commerciale regroupée autour de son port et que l'essentiel de la vie de ses habitants se déroulait entre le fleuve Saint-Laurent et le Mont-Royal.Au tournant du siècle, la plupart des hôpitaux que l'on connaît aujourd'hui au centre-ville existaient déjà.L'Hôtel-Dieu, bien sûr, premier hôpital de Montréal, installé près du port depuis plusieurs siècles, aménage en I860 dans son site actuel, tandis que l'Hôpital Général de Montréal était implanté en 1821, l'Hôpital Notre-Dame en 1880, le Royal-Victoria en 1894 pour ne nommer que ceux-là.L'Hôpital Sainte-feanne d'Arc va apparaître un peu plus tard en 1919 et l'Hôpital Saint-Luc en 1928.Donc, dès cette époque, le noyau dur des services hospitaliers de Montréal est en place.Entre les deux guerres, l'industrialisation faisant connaître ses effets, le développement s'étend vers le sud-ouest et vers le nord.C'est ainsi que le centre hospitalier de Verdun va être mis sur pied en 1932 et celui de ville Saint-Laurent en 1922.Mais le développement hospitalier est plus restreint.Il faudra attendre les grandes vagues d'urbanisation de l'après-guerre pour connaître à nouveau un développement hospitalier: l'Hôpital Maison-ncuve-Rosemont (1950), l'Hôpital Jean-Talon (1954), l'Institut de cardiologie (1954), l'Hôpital Sacré-coeur (1955), l'Hôpital Saint-Michel (1957), l'Hôpital Fleury (1957) vers Test et le nord tandis que du côté sud et ouest, l'Hôpital Général Lasallc (1961) et celui du Lakes h ore (1965).Ces centres hospitaliers offrent aux populations fraîchement implantées les services à tout le moins de premier niveau et, peu à peu, de première spécialisation.Mais dans l'ensemble, il s'agissait de petits centres hospitaliers, sauf l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et l'Hôpital Sacré-Coeur qui, peu à peu, se sont développés pour devenir rapidement des centres hospitaliers de haut calibre et des CH de la région de Montréal, avec un statut très enviable.Pendant ce temps, dans le secteur Industriel et commercial, au fur et à mesure que l'urbanisation se développait, plusieurs activités et services ont quitté le centre-ville.L'industrie secondaire s'est peu à peu déplacée vers la périphérie de même que les services commerciaux, financiers et professionnels se sont rapprochés des nouvelles populations implantées.Seuls les services tertiaires sont demeurés au centre-ville.Aujourd'hui, le portrait de la région métropolitaine reflète ces phénomènes.Montréal est devenu une région urbaine très étendue où plus de trois millions de personnes résident et travaillent.Un nouveau déploiement géographique des populations et des acti- vités et services s'y est fait.Ce phénomène a eu pour effet de réduire considérablement la population habitant le centre-ville.Malgré tout, on y a conservé les activités du secteur tertiaire, en y déconcentrant du même coup les activités industrielles et de services vers la périphérie, se rapprochant ainsi des populations résidantes.Malgré ces bouleversements importants des dernières années, la répartition des services hospitaliers sur le territoire n'a pas beaucoup évolué.La concentration importante de services au centre-ville a été maintenue et des centres hospitaliers nouveaux, qui se sont implantés dans les année 1950 et.1960, seuls ceux de Maisonneuve-Rosemont et Sacré-Coeur ont acquis un niveau comparable à ceux du centre-ville.11 faut souligner qu'aucun autre centre hospitalier de courte durée n'a vu le jour dans l'île de Montréal depuis 1965, alors que le développement résidentiel connaissait une expansion remarquable.Ainsi donc, pendant que dans d'autres domaines, les activités se déployaient au rythme de l'urbanisation, les centres hospitaliers restaient essentiellement concentrés, créant d'ailleurs sur les nouveaux centres hospitaliers en périphérie une pression et un achalandage énorme.De sorte qu'aujourd'hui, le portrait dans le domaine des soins de courte durée révèle une offre considérable de services là où la population y est de moins en moins nombreuse et une pénurie de ressources, là où la population s'est implantée et où les besoins deviennent de plus en plus pressants.Cette mésadaptation des ressources aux besoins de la population en matière de services de santé pourrait être sans trop graves conséquences s'il était possible, à l'instar du monde de l'enseignement, de maintenir des centres hospitaliers de haut niveau voués à l'ultraspécialisation, sans relation de desserte trop directe avec la population immédiate de son implantation.En effet, dans le domaine de l'éducation, les services à offrir sont bien délimités entre le niveau primaire, secondaire et universitaire.L'école primaire répond à une clientèle bien spécifique et doit, de préférence, être située dans le quartier immédiat des élèves; l'école secondaire ou le CEGEP doivent pouvoir desservir un ensemble plus grand, voire une région toute entière sans porter atteinte à sa mission, bien au contraire; et l'université un bassin beaucoup plus large encore.Chose certaine, chacun de ces niveaux est bien démarqué, et le niveau le plus spécialisé, l'université, n'ayant pas à reprendre les enseignements du niveau primaire et secondaire pour assumer ses fonctions d'enseignement supérieur et spécialisé, n'a pas autant de contraintes de localisation pour assumer sa mission.Dans le domaine des services de santé de courte durée, le centre hospitalier le plus sophistiqué, le CHU par excellence, doit pouvoir combiner à la fois des services de première et deuxième lignes pour remplir adéquatement sa mission, tout en poursuivant sa vocation de centre ultra spécialisé.Or, la réduction de la population au centre-ville, couplée à la concentration de ressources hospitalières, y rendent de plus en plus précaire le développement de centres hospitaliers de haut calibre, ne pouvant plus assumer aussi facilement leur rôle dans les soins de première ligne et surtout de spécialisation.Plusieurs en souffrent d'ailleurs, tant du côté francophone que du côté anglophone, et certains centres hospi- taliers doivent revoir leur vocation ou ajuster leurs programmes pour faire face à cette situation.Plusieurs doivent d'ailleurs, par différents moyens, aller chercher leur patients de plus en plus loin pour pouvoir continuer d'assumer leurs fonctions de niveau primaire et secondaire.Le lien nécessaire qu'un CHU doit entretenir entre sa desserte locale pour les services primaires et secondaires et sa desserte régionale, voire provinciale, pour ses services ultra-spécialisés, constitue pour les centres hospitaliers du centre-ville un handicap de plus en plus sérieux au développement de plusieurs d'entre eux.On pourrait même dire qu'un risque d'asphyxie guette actuellement cette trop forte concentration de centres hospitaliers au centre-ville qui pourrait se révéler encore plus néfaste pour Montréal à moyen terme.11 n'est pas impossible que la relocalisation de l'HDM, tout en lui permettant de se développer dans un milieu plus propice à ses fonctions de CHU, profite aux autres centres hospitaliers du centre-ville en leur procurant l'aération et l'oxygène nécessaires pour effectuer les ajustements voulus et consolider et renforcer leur position.C'est ainsi que la relocalisation de l'HDM dans l'est de Montréal, sans remettre fondamentalement en question cette configuration concentrée des services dans la région métropolitaine, peut avoir des effets positifs sur la consolidation des centres hospitaliers du centre-ville tout en introduisant une meilleure répartition des services.Elle permettra un léger desserrement du tissu hospitalier sur l'Ile de Montréal et surtout de se rapprocher de la population.Et c'est bien là la préoccupation fondamentale qu'il ne faut pas perdre de vue: au-delà de la répartition des producteurs de services, des vertus ou pas de leur concentration ou de leur dispersion, c'est aux besoins de la population et aux droits des citoyens à des services de qualité et facilement accessibles qu'il faut répondre.En matière d'hospitalisation, les citoyens doivent s'attendre à ce que l'on minimise autant que possible le temps requis pour obtenir des soins et que des services soient facilement accessibles à proximité de leur lieu de résidence.La relocalisation de l'HDM dans l'est de Montréal va permettre une meilleure desserte de la population oui s'est implantée dans ce secteur de l'Ile de Montréal au cours des dernières années à la faveur notamment du programme de construction d'habitations de la Ville de Montréal tout en offrant une meilleure desserte à une partie des populations de Montréal-Nord, de Saint-Léonard et de Ville d'Anjou.Ce qui permettra également à l'HDM de mieux renforcer sa vocation de centre ultraspécialisé et de recherche avec un rayonnement bien au-delà de la région.En somme, la relocalisation de l'HDM, loin de nuire au développement du centre-ville va permettre à plusieurs des centres qui y demeurent, de trouver l'aération nécessaire à leur consolidation tout en permettant à ce centre hospitalier de connaître un nouvel envol et de mieux desservir la population de Montréal.Cette nouvelle configuration des centres hospitaliers devrait renforcer le rayonnement de la métropole en matière d'excellence de soins et de recherche tout en répondant mieux aux besoins des Montréalais.L'auteur s'exprime entre autres aux noms de la Fédération des ACEFS et de la Fédération nationale des Associations de consommateurs du Québec.Tout comme en 1987, ce ne sont pas les consommateurs qui ont relancé le débat en vue d'une libéralisation inconditionnelle des heures d'ouverture des magasins.L'enjeu de la lutte acharnée que les «gros» du commerce de détail mènent à l'heure présente est la conquête de parts de marché afin d'améliorer leur marge bénéficiaire et non la satisfaction des besoins des consommateurs.Les grands perdants à ce jeu du darwinisme économique seront les petits commerçants, les travailleurs du commerce, les consommateurs et la société en général.Tous les arguments sont bons pour les tenants de la libéralisation, quitte à triturer la vérité.Si la promesse de la création de 30 000 nouveaux emplois, celle de l'augmentation de centaines de millions des ventes ou encore celle de la jugulation de la saignée du commerce outre-frontière sont des arguments «bons vendeurs», ils n'en sont pas moins démagogiques et ne résistent pas à l'analyse sérieuse.En effet, comme les statistiques le démontrent éloquemment, le pouvoir d'achat des consommateurs s'est continuellement désagrégé depuis dix ans et rien ne laisse entrevoir un renversement de la situation, au contraire.Mais où prendront-ils l'argent pour consommer davantage?Et sans augmentation substantielle des ventes, pas de création d'emplois.Nous convenons, par contre, qu'il pourrait y avoir déplacement des ventes des petits et moyens commerçants en direction des plus gros.Mais encore là, pas de création d'emplois.Quant au commerce outre-frontière, tout le monde sait pertinemment que la raison de ce prolifique commerce réside dans l'économie à réaliser chez nos voisins du Sud et non le plaisir de magasiner.Mais pourquoi le clairon tonne-t-il l'ouverture des magasins le dimanche?Parce que les consommateurs le réclament?Foutaise! Ce sont plutôt les Club Price, Val Royal-Brico, Sears, La Baie, Zellers, Woolco, Ivanhoe, Cadillac Fairview et cie, grandes surfaces et centres commerciaux confondus, qui partent à la conquête des marchés au détriment des petits commerçants, des centre-villes, des dépanneurs, etc.Les associations de consommateurs endossant la présente position oeuvrent depuis plusieurs décennies pour la protection, la défense et la représentation des consommateurs.Imbues de cette pratique, nous ne pouvons pas passer outre à notre devoir de lancer aujourd'hui ce que nous pourrions qualifier d'une «alerte météorologique sociale»: attention, forces sociales contraires aux intérêts collectifs s'ap- L'enjeu de la lutte acharnée que les «gros» du commerce de détail mènent à l'heure présente est la conquête de parts de marché.prêtent à réussir un coup de force dévastateur.Nous croyons que les enjeux relatifs à l'ouverture des magasins le dimanche dépassent le strict terrain économique et qu'ils comportent des choix de société majeurs.Il appert pour nous que l'ouverture débridée des magasins ne servira qu'à accentuer la déjà trop grande consommation de la vie en société et qu'elle perpétuera le mythe d'une société dans la recherche du bonheur centrée sur l'A VOIR plutôt que sur l'ÊTRE.Plus concrètement, nous croyons que dans cette concurrence acharnée pour la conquête des marchés, une des tactiques privilégiées sera la technique de l'apprentissage passif qui vise à faire succomber les consommateurs dans les achats impulsifs, irréfléchis lors de leur magasinage.Les grandes surfaces et les centres commerciaux sont passés maîtres dans cet art de la manipulation et le dimanche sera une journée idéale pour son application.Le développement de l'apprentissage passif/achats impulsifs est à l'extrême opposé de tout le travail d'éducation que s'évertuent à effectuer les as; sociations de consommateurs qui visent au contraire à responsabiliser les consommateurs, à les inciter à faire des choix éclairés de consommation.Le seul fait de permettre l'ouverture des magasins le dimanche vient donc court-circuiter une bonne partie de ce travail que nous assumons.Les consommateurs achèteraient-ils davantage?Le seul moyen encore possible serait de faire appel à un plus grand endettement car, nous l'avons vu, le pouvoir d'achat à régressé et l'épargne est à son plus bas niveau.Le problème c'est que l'endettement est aussi à son sommet avec des dettes à la consommation oscillant autour des 100 milliards au Canada.Le surendettement est évident ; les records de faillites personnelles sont là pour le prouver.Réclamer l'ouverture des magasins le dimanche avec comme conséquence l'accentuation de l'endettement est une autre façon de prôner la dé-responsabilisation des consommateurs et, de plus, d'hypothéquer leur pouvoir d'achat à moyen terme.C'est, en fait, leur demander de commettre l'erreur que l'on reproche constamment à nos gouvernements, soit de vivre au-dessus de leurs moyens.II faut ici ajouter les conséquences sur l'ensemble de la vie en société, totalement absentes du débat actuel.Le risque est réel, croyons-nous de voir s'accentuer les habitudes de vie calquées sur les activités commerciales au détriment des activités sociales de la fin de semaine, regénératrices de la force de travail après une semaine de labeur.Pour les travailleurs et travailleuses du commerce, le risque est immédiat.Personne n'est dupe de l'inclusion d'une clause de «choix de travailler le dimanche»; elle sera facilement contournée.Les consommateurs, tout autant, mais de façon plus insidieuse, seront victimes de cette libéralisation; ils pourront difficilement résister à l'attirance des rabais du dimanche, à la publicité bien orchestrée pour les inciter à privilégier l'activité de magasinage au détriment des activités traditionnellement réservées au dimanche.Et qui pourra les blâmer de vouloir bonifier leur pouvoir d'achat?Si le tambourinage de la publicité se fera incessant pour rappeler la nécessité de magasiner le dimanche, qui nous rappellera, au même rythme, que les personnes ont davantage besoin de temps pour vivre l'amitié, les relations humaines, les contacts avec la nature, pour développer des hobbies manuels et intellectuels, etc.pour leur développement intégral?Conséquemment, l'ouverture des magasins le dimanche ne pourra qu'entraîner des répercussions en terme de dégradation du tissu social : vie familiale réduite, diminution des visites aux personnes en perte d'autonomie dans les foyers, dans les hôpitaux, vie culturelle, de loisirs, de contacts avec la nature, etc.atrophiée.Nous ne pourrons probablement jamais procéder à une «étude épidémio-logique sociale» pour évaluer rétrospectivement les torts occasionnés sur la santé mentale des individus, puis de la société en général mais ils nous semblent évidents.Si les tenants de l'ouverture affirment le peu de frais pour le gouvernement à appliquer la libéralisation, ils n'ont pas tenu compte des coûts sociaux relatifs à la dégradation du tissu social et nous nous étonnons que le gouvernement ne l'ait pas fait.En conclusion, nous croyons que les effets perturbateurs négatifs liés à l'ouverture des magasins le dimanche outrepassent largement les quelques bénéfices immédiats que pourraient en retirer l'économie québécoise et les Québécois et Québécoises en général.Si l'on peut difficilement demander aux grandes surfaces et aux centres commerciaux de considérer les impacts autres qu'économiques dans ce dossier, comment peut-on croire que notre gouvernement sombre dans un tel aveuglement et s'apprête, dans un geste économiste à courte vue, à céder aux pressions de ceux qui.égoiste-ment, veulent le debridement des heures d'ouverture des magasins.Décidément, les forces de désagrégation du tissu social et humain sont plus fortes que celles de leur raffermissement.Mais nous aurons à payer un jour. B4 LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 9 DÉCEMBRE 1992 m s \" Denis Lavoie heure est aux records de dons à foire en prévision du temps des Fèces.C'est ainsi que I09 individus et groupes sont en lice pour s'inscrire dans le livre Guinness des records pour « le plus gros don de charité en sous noirs», dans le cadre d'une campagne menée par le Fonds de soutien des Auberges du coeur, qui se voue à la cause des jeunes sans-abri.La remise officielle des dons amassés aura lieu ce vendredi.Il décembre, de 10 h à 16 h.dans l'allée centrale du Complexe Desjardins.Six groupes sont dans la course aii record: le clan Charbonneau de Brossard ; le gang à Roland de loliettc (maison d'hébergement jeunesse Roland Gauvreau); le Centre de formation général de Repentigny ; le salon de coiffure Residence de l'Estrie, de Sherbrooke; le Centre d'estimation LaSalle de LaSalle; et les leunes volontaires de Montréal.Patrick Huneault invite par ailleurs les Montréalais à remplir le «plus grand bas de Noel au monde» qu'on peut voir dans le hall touristique de la tour du Stade olympique.On y amasse des dons pour donner en cadeau aux plus démunis.de la direction de cette institution qui a connu une forte expansion ces dernières années, Dominic D Alessandro.La Banque Laurcntiennc a remporté le Mercure de l'entreprise de service de l'année, décerné par la Chambre de commerce du Québec.Le Musée des beaux-arts de Montréal compte sur la générosité du milieu des affaires pour maintenir son essor et son statut au titre de l'une des institutions culturelles les plus importantes et les plus performantes du Canada.C'est dans cette esprit qu'était lancée, sous la présidence de Pierre Martin, de la Générale Immobilière, une campagne de financement visant à recueillir 600 000$ La campagne de financement menée auprès des diplômés de l'École des hautes études commerciales a dépassé l'objectif fixé.24 pour cent de KODer* plus de diplô- Parizeau mes ayant contribué cette année, a annoncé le président de la campagne, Robert Parizeau, président et chef de la direction de Sodarcan.après trois heures de pose.La galerie Danielle Ouimct est située au 4414 de la rue Mcntana.Renseignements: 527-2554.Ce sont 109 portraits de personnalités artistiques québécoises, que l'artiste-peintre Catherine Cagnon a croquées sur le vif qui sont exposés à la galerie Danielle Ouimet.Travaillant au crayon, l'artiste a réalisé ses portraits à l'occasion de visites des personnalités qu'elle a immortalisées.Parmi les guides d'achats d'automobile, signalons la parution du Catalogue officiel de l'auto 95, offert à un prix abordable, grâce à l'inclusion de publicités.On fournit une liste des prix moyens de chacun des modèles et des articles sur la conduite automobile.Prix: 9,95$.Renseignements: Éditions Scr-na, 4614, rue leanne d'Arc, suite I, Montréal (Québec), H1X 2E3.Tél.253-4044.Le traditionnel Guide de l'auto 95, publié par les Éditions de l'homme, sous la plume du chroniqueur de La Presse, Denis Duquet, nous parait cependant beaucoup mieux fait.Il coûte deux fois plus cher, mais est rehaussé de photos et illustrations couleur.On nous offre aussi plusieurs spéciaux dont un essai avec Jacques Duval et des matchs comparatifs de toutes les fourgonnettes.Il s'agit d'une édition nettement améliorée pour célébrer la 25e année d'existence du Guide de l'auto.Prix: 19,95$.Les mardi et mercredi 15 et 16 décembre, à 20 h à la salle du Gésu, Karl Hugo pré-sentera ses compositions s e m i -classiques et électro-pops, à un public qui sera invité pour l'occasion, à donner des aliments non périssables.Le jeune pianiste de 24 ans sera précédé sur scène par Shan-tal Nicole qui nous offrira une création chorégraphique sur un accompagnement improvisé par Karl Hugo.Les dons alimentaires seront remis à leunesse au soleil.Des billets pour ce spectacle sont distribués par CIEL-MF.Renseignements: 727-3939.La Fondation Coup de coeur, qui vient en aide aux organismes qui interviennent auprès des personnes atteintes du sida, nous invite à nous procurer un poinsettia, dont les prix varient de 5$ à 45$, en appui à cette Fondation.L'organisme vend ces plantes au rez-de-chaussée du magasin Ogilvy.Renseignements: 842-0081 ou 524-1317.Karl Hugo Le rêve du jeune Charles Bru-neau prendra bientôt vie; son père, l'animateur de télévision Pierre B r u n e a u , ayant cependant dû prendre la relève, YvesDuhalme comme le ,ui avait demandé son fils avant de mourir.C'est pour donner davantage d'espoir de survie aux enfants atteints de cancer, qu'on est donc parti en campagne pour réaliser un centre d'oncologie pédiatrique annexé à l'hôpital Sainte-lustine.La semaine dernière, la Fondation Charles-Bru-neau annonçait que les travaux de construction débuteraient le printemps prochain, grâce aux millions de l'Opération «enfant soleil» et à Vidéotron.C'est maintenant au tour du président et chef de la direction de Natrel, Yves Duhaime, de faire campagne pour amasser 7 millions au cours des cinq prochaines années, cet argent devant servir à équiper le centre de cancérologie.C'est le président du conseil d'administration des pharmacies Uniprix, Paul Meunier, qui présidera la campagne corporative.Yves Du-haimea voulu donner l'exemple, rerrettant une première tranche de 50000$ d'un don de Natrel qui totalisera 250 000$.Parmi les personnes et organismes qui ont contribué au financement de la Fondation Charles-Bruneau, on retrouve les épouses des Chevaliers de Colomb, qui ont contribué à récolter plus de 526 000$ en deux ans.On a donc remis une plaque commemorative à Blblane Bélanger et Denise Rémlllard pour cette impressionnante collecte de fonds.Le président de l'équipe Salut champion, qui a récolté 121 500 $, Richard Laramée, a aussi reçu une plaque souvenir.Il en fut de même pour Métro-Richelieu, représentée par Une Bruneau.Ces magasins ont recueilli 247 950$ en quatre ans pour la Fondation Charles Bruneau.La Fondation Diane Hébert, dont l'instigatrice a bénéficiée d'une greffe d'organes pour recouvrer la santé, nous incite à signer une carte de don d'organes, afin de sauver des vies, par la transplantation et la recherche.Le fait est que de plus en plus de vies sont sauvées aujourd'hui grâce au don d'organes pour procéder à des transplantations.Il appert par ailleurs qu'on souffre d'une pénurie d'organes pour répondre aux besoins de receveurs en attente de greffe pour assurer leur survie ou améliorer grandement leur condition de vie.Renseignements: Fondation Diane Hébert, 1080, rue Bélanger Est, Montréal (Québec) H2S 1H2.Tél.965-0333.Don à ia fondation sêg i'tto&Stai stc-JumtÊno Marcel Boisvert (à droite), président et directeur général de la Brasserie Labatt, est venu remettre au président de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, Michel Pauzé, un don de 75000$ de la Fondation John Labatt.Cet argent servira pour la recherche sur les maladies enfantines, l'achat d'équipements spécialisés et pour l'humanisation des soins.Le prix Guy Charettc, attribué par Samson, Bé-lair, Deloitte & Touche comme symbole de rapprochement entre les gens d'affaires et le milieu univer- Jean Nollet sitairc a été attribué à Jean Nollet et Michiel R.Le end ers.Ce prix leur a été accordé à titre d'auteurs du meilleur article paru dans la revue Gestion, revue internationale de gestion.Les deux professeurs, le premier aux HEC et le second à l'Université Western Ontario signaient un article ayant pour titre: «Gestion des approvisionnements: horizon à court terme ou à long terme».La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science, Lucienne Robll-lard vient de dévoiler les noms des lauréats scientifiques des Prix Charles Taylor 2u Québec.Il s'agit du philosophe et politico-jogue Charles Taylor, prix Léon-Gérin en sciences humaines et sociales; et l'histologiste et biologiste cellulaire Charles Philippe Leblond, prix Marie-Victorin en sciences naturelles.&eiree de fond* cfe fa fondation Cftorfee MMeyne La fondation Charles LeMoyne mène une campagne de souscription qui semble bien productive, comme en font foi trois communiqués annonçant autant de résultats d'opérations de levée de fonds.C'est ainsi que l'expo-vente annuelle d'oeuvres d'art qui se déroulait sous la présidence d'honneur de Jean Baliveau a permis d'amasser 50000 $.La Banque Royale a fait un don tout aussi substantiel de 50000 S à la campagne \u2022 Grandir» de l'hôpital Charles LeMoyne de Greenfield Park.Ont participé à cette remise de chèque, dans l'ordre habituel: le ministre André Bourbeau, président d'honneur; Roland Guay, de la Banque Royale; et Claude Lemay, président de la Fondation Charles LeMoyne.Un grand bal qui se tenait sous la présidence d'honneur de Gaétan Lussler, des Boulangeries Weston Québec inc., a également permis de recueillir un autre 40000 $ au profit de cette Fondation.Ministre et évéque se sont mêlés aux gens d'affaires pour célébrer, la semaine dernière, l'inauguration de la succursale principale de la Banque Lauren tien ne, située à l'angle des rues Sainte-Catherine et McGill.L'édifice qui abritait l'une des succursales de l'ancienne Banque de la cité et du district de Montréal, a été restauré pour redorer son architecture néo-classique.L'évêque auxiliaire Mgr André Clmlchellaa rappelé que, jeune enfant, il déposait dix sous à cette institution bancaire, se gardant deux sous pour acheter La Presse.La ministre déléguée aux Finances, Louise Roblc, a rappelé l'importance du role des institutions financières comme le principal employeur du centre-ville.C'est la fierté d'une institution financière québécoise et sans doute de la plus montréalaise des banques, que l'on a célébré avec le directeur de la Banque, Edmond Tremblay, plusieurs ayant souligné le rôle important du président et chef Generations remet mom fffffir Générations organisme ayant pour mission la prévention de la violence familiale remettait récemment des prix reconnaissances 'Grands bienfaiteurs* aux entreprises qui ont donné 60000$ et plus lors de sa campagne de financement Dans l'ordre habituel: Anthony Falvo, directeur principal, promotion et commercialisation chez Ultramar; Lorraine Pilon, présidente de Générations; Martine C.Cougeon, directrice générale, approvisionnement, chez Bell; Paul Dubois, chef de secteur, Provigo distribution; Pierre Bibeau, président et directeur général de la RIO; Claude Meunier, porte-parole du service Parents anonymes de Generations; Daniel Roy, président de la Fondation des marchands Canadian Tire du Québec.Francine Béll-veau, rédactrice en chef de la revue Médecine du Québec, s'est vue remettre un certificat en témoignage de reconnaissance, par le Fon- Rlcnara dation des ma- Coveney ladies du coeur du Québec.Le président de cette Fondation, Robert E.L'Abbé, a par ailleurs décerné le prix McBain de journalisme médical à Richard Coveney pour un reportage diffusé aux nouvelles de la télévision de Radio-Canada et portant sur l'importance de connaître les facteurs de risque des maladies car-diovasculaires.C'est Sophie Labrecque, du collège Ahunstic, qui a remporté le concours d'orthographe de niveau collégial de l'Amicale des professeurs français au Canada.Suivaient, dans l'ordre: Brigitte Martin du cégep Édouard-Mont-petit; Isabelle Virard, du collège Marie-de-France ; Geneviève Ostl-guy du cégep Édouard-Montpe-tit; Fanny Bousquet, du cégep de Saint-Hyacinthe; Marie-Eve Lau-rendeau.du collège lean de Bré-beuf ; Jacinthe Tremblay, du collège Laflèche (Trois-Rivières); Dominic Desilets, du collège Laflèche; Philippe Lemalre, du collège Laflèche; Catherine Mlron du cégep Edouard-Montpetit ; Annie Brochu-Blain, du collège André-Grasset; et Julie Blanchet du cégep Lionel-Groulx.Le Groupe Commerce croit en la valeur de l'enseignement supérieur et vient de donner 100 000$ à la campagne « Réussir ensemble » me- Yves née conjointe- Brouillette ment par l'Université de Montréal, l'École polytechnique et l'École des hautes études commerciales, et qui a permis de récolter à ce jour 64 des 75 millions représentant les besoins prioritaires auxquels on doit répondre.C'est le président et chef de la direction du Groupe Commerce, Yves Brouillette qui a remis le don de 100 000$ au recteur de l'Université de Montréal, Cilles C.Clout 1er.Demain, grande rencontre de Noël de la Société des relation isles du Québec, dans le but d'amasser des fonds pour promouvoir l'intégrité et la crédibilité des relations publiques au Québec.On pourra en profiter pour patiner, car c'est à l'amphithéâtre Bell, du 1000 de la Gau-chetière, qu'aura lieu cette ce diner, de 18 h à 20 h.Coût: 55 $ à 68$ (étudiants: 25$).Renseignements: 874-3705.L'Association des femmes d'affaires du Québec convie ses membres et amis à participer à son cocktail de Noél dont les profits seront versés à des oeuvres de charité.C'est pour lundi prochain, le 14 décembre, de 18 h à 21 h, à la Maison O'Connell (Centre culturel de Pierrcfonds).13,850, boulevard Gouin Ouest.Coût: 22$.Renseignements: 683-9940 ou 457-5490.» r LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 DÉCEMBRE 1992 B5 Boris Eltsine tente de sauver le premier ministre Gaïdar d'ëprt* AFP et AP MOSCOU ¦ Le président Boris Eltsine a tenté hier de sauver son premier ministre Mgor Gaïdar, qui affronte aujourd'hui le Congrès russe, en offrant au corps législatif des concessions, peut-être insuffisantes pour assurer la victoire du jeune auteur des réformes en Russie.D'entrée de jeu hier, le président russe a proposé aux parle- mentaires réunis depuis une semaine au Kremlin de soumettre la nomination de quatre des principaux ministres \u2014 Défense, Sécurité.Intérieur et Affaires étrangères \u2014 à un accord préalable du parlement.Boris Eltsine espérait ainsi atténuer l'impression de défaite du Congrès, qui a échoué le week-end dernier dans son projet de mettre le gouvernement en coupe réglée.Les amendements consti- Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjourl Gouvomemont du Ouôfeoc Ministère du Tourisme ASPIRATEUR CENTRAL ASPIRATE! Hi VOUS OFFRE CE PUISSANT CADEAU tutionnels prévoyant l'approbation du parlement pour les nominations des principaux ministères ont en effet été rejet es.parfois à quelques voix près.Peu après ce pas en direction de rassemblée législative suprême, à mnjorité conservatrice, Boris Eltsine a proposé officiellement la candidature d'Egor Gaïdar au poste de premier ministre.Il a prononcé un vibrant plaidoyer en faveur du jeune économiste de 36 ans, auteur de la «thérapie de choc» en Russie, qu'il a qualifié d'homme «intelligent», «qui a fait le travail le plus difficile en sachant que les résultats ne seraient pas immédiatement ressentis».«Un commissaire ne conduira pas les réformes, il faut un spécialiste», a lancé Boris Eltsine, se référant visiblement aux tentatives de l'opposition de faire revenir aux commandes des hommes issus de l'ancien régime.Les parlementaires ne se sont prononcés hier ni sur l'une ni sur l'autre proposition.Le contrôle parlementaire proposé sur quatre ministères doit être ratifié à la majorité des deux tiers, car il amende la constitution, tandis que la candidature d'Egor Gaïdar au poste de premier ministre doit être adoptée ou rejetée à la majorité simple.Pour cette dernière question, le scrutin sera secret, a indiqué hier le président du parlement Rouslan Khasboulatov, qui dirige les débals au Congres.La victoire de Boris Eltsine et de son équipe n'est pas acquise.Hier, dans les couloirs.Vladimir Novykov.membre de la puissante coalition centriste de l'Union civile, soulignait que le président n'avait «pas touché aux ministères économiques», et que les concessions étaient «insuffisantes».De leur côté, jugeant au contraire que le président était allé trop loin face aux conservateurs, certains réformateurs étaient fu- lieux de ce qu'ils qualifiaient de «capitulation».Glcb lakounine.co-président du mouvement Russie démocratique (environ 70 députés), menaçait même de passer a l'opposition à Boris Eltsine.L'agence Interfax, «pesant» hier soir les forces en présence, soulignait également que les réformateurs n'avaient pas encore gagné la partie, et que le scrutin secret jouerait contre M.Gaïdar.- oin de vacances \u2022 J'ai besoin de vacances \u2022 J'ai besoin de vacances \u2022 J'ai besoin S Aller simple à partir de 199' Période des fêtes Départs de Dorval \" « les 16,23 et 30 décembre, 6 et 13 janvier Nombre de places limité Le Portofino est la plus belle et la plus luxueuse résidence de Montréal-Nord.OccuP3 Hon ma*» 1er 1993.3 1/2 ou 4 1/2 6*/ 3?SE ¦as* t.3225, bout.Gouin Est Tél.x 321-0880 Résidence pour personnes retraitées et semi-retraitées.Salles communautaires, piscine, saunas, système de communication vidéo individuel, infirmière de service % .\\24 heures sur 24, 7 jours sur 7.bureau de médecin, tjjp i pharmacie, caisse populaire.&\\ JL restaurant, dépanneur, \"&fFw salon de coiffure.r^'i - , Ouverture de 10 h à 17 h.7 )oore / soenl Nouveauté: Vitre \"Super-glass\" R-8.6 pour votre confort.?VOTRE SUPER LISTE DE CADEAUX DE NOEL MOVADQ Montre Musée*, LA MONTRE CLASSIQUE MUSÉEMDMOVADOMD De la collection permanente des grands musées du monde.Fini micron en or 18 carats.Fabrication suisse.Mouvement à quartz.Hydrorésistante S495 Diamantt & Cie Centre Fairview 6815 Rte Trans-Canadienne Point Claire 630-7775 Mosel 4050 Rue Jean Talon Ouest Montréal 735-1138 AYLMER R.H.ELECTRlQUt fNR.I 706.chemin Pink 778-2414 BElOEll MA BALAYEUSE 700.boul.laurier 464 1014 BOUCHERVIllE BEAM DU QUEBEC 1471 B, rue.Ampero 449-9400 GATINEAU R.H.ELECTRIQUE ENR.807, boul.St-Reno O, 568 7866 LAVAI II GCANI DE L ASPIRATEUR 18.boul.cJ< \u2022.luurcntiùVi 667-7196 LAVAL (VIMON1] ASPIRATEUR CENTRAL R LAMBERT 1 787.boul.des laurrnticiui 669-7081 LONCUEUIL MA BALAYEUSE 371 7.chumin Chombly 651-1108 MONTREAL PERRAS LUMINAIRE 6905.rue Bcaubion E.756 01 18 REPENTIGNY CENTRE LUMINAIRE REPENTIGNY 743.boul.Brien 585-4988 SAINT-EUST ACHE ASPIROBEC MILO 7?1 C.rue Homond 473 8747 SAINT-HYACINTHE HOUFA ENR 1 174.Boufdo()ci Nord 773-6614 SAIN1 JEROA't ASPIRA1EUR CEN1HAL EXPERT INC 408 Sam» Geortjc* 437 1330 SAINTE-JULIE L'UNIVERS DE l'ASPIRATEUR 7000,
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