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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le monde - Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-12-21, Collections de BAnQ.

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[" D D Le Monde fà Informations générales LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 DÉCEMBRE 1992 expulsions plus « que préwii d'après AFP et Rculer II.UUS A il M es 4I5 Palestiniens expulsés par Is-Bai rael se trouvaient toujours hier soir dans le Nn Man's Land au Liban sud en-ire les positions de l'armée israélienne (l'occupation et de l'armée libanaise alors que les événements continuaient de s'accélérer autour de cette affaire qui vient de valoir à Israel une condamnation unanime du Conseil de sécurité de TONU.>___: A proximité du camp, d'autres expulsés dans l'eau froide d'un ruisseau.La Cour supreme d'Israël reportait sa decision sur leur éventuel retour à aujourd'hui au plus tôt.Dans la bande de Gaza occupée, six Palestiniens étaient blessés par balles hier, un grièvement, lors de manifestations contre l'armée israélienne.Le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, reconnaissait que le résultat «est moins positif que nous le pensions», mais il maintenait avoir pris la bonne décision en expulsant jeudi les 4I5 Pales- tiniens.Il prévenait le Liban qu'il ferait une «grave erreur» en refoulant les expulsés vers le territoire israélien.Mais son homologue libanais Rafik al-Hariri réaffirmait que le problème des expulsés était un problème israélien.« Notre position est définitive.Le problème est un problème israélien.Il ne nous concerne pas», a-t-il dit.À Tunis, l'OLP menait une réunion extraordinaire pour trouver une réponse à la crise provoquée par les expulsions.Réagissant à la mort des six Palestiniens tués par des soldats is-raéliens la veille à Khan Younis, dans la bande de Gaza, l'OLP réclamait une protection internationale pour le peuple des territoires occupés.Le parti israélien de gauche Meretz, membre de la coalition travailliste au pouvoir, a dit approuver les expulsions, mais il a demandé au gouvernement Rabin de «tendre la main à la direction de l'OLP» pour contrer le mouvement islamiste Hamas.Trop tard, semble-t-il.Car, pour la premiere fois depuis le début de {'Intifada, des dirigeants proches de l'OLP et d'autres du Hamas tenaient hier un meeting commun pour prolester contre l'expulsion des 415 présumés intégristes.Lors du rassemblement au théâtre Ha-kawati, à |érusalem-est.Sari Nusseibeh, proche de l'OLP, a affirmé que «la situation ressemble au début de VIntifada et la population palestinienne ne laissera pas passer ces expulsions».«Les habitants ne parlent plus de sus- lavent leur linge PHOTO AP pendre mais de boycotter les négociations de paix» avec Israël, a-t-il dit.Concernant le rapprochement entre l'OLP et le Hamas, il a déclaré que «tous les Palestiniens et leurs mouvements sont unis contre l'occupation».Dix organisations palestiniennes, dont le Hamas, appelaient à la grève générale mercredi dans les territoires occupés, ainsi qu'en Jordanie, en Syrie et au Liban, pour dénoncer les expulsions.Dans un communiqué publié à Amman, les dix formations opposées au «processus de paix» au Proche-Orient ont appelé «les forces arabes, islamiques et amies à faire pression sur Israël dans toutes les instances internationales, afin qu'il renonce à sa politique raciale et répressive, et qu'il se conforme à la résolution 799 de l'ONU», condamnant l'expulsion et réclamant le retour «immédiat » des expulsés dans leurs foyers.Les organisations incluent les Fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine (FDLP et FPLP, deux des principales eomposantes de l'OLP), le Jihad islamique et le Mouvement de la résistance islamique Hamas.Le FPLP-Commandement général d'Ahmed fibril a également signé le communiqué.Les responsables des 750 000 Arabes d'Israël lançaient de leur côté un mot d'ordre de grève générale pour demain pour dénoncer les 4I5 expulsions.Lors d'une réunion extraordinaire à Shcfa-ram, en Galilée, le Comité des localités arabes d'Israël ont appelé à la fermeture pendant 24 heures des magasins, écoles et de toutes les administrations.Une délégation d'Arabes israéliens se rendra à Gaza pour se solidariser avec les familles des expulsés.Une collecte a été organisée par le comité pour acheter vivres, couvertures et médicaments pour les Palestiniens des territoires occupés, soumis depuis une dizaine de jours à un couvre-feu.\u2022 4 ' r- Un déporté palestinien utilise une pelle pour touiller le riz dans un gros chaudron dans le camp de tentes abritant les 415 hommes expulsés par Israël dans le sud-est du Liban.PHOTO AP ?REPÈRES ique du Sud in nui*9G tes inte* d'après t'Agence France-Presse IL CAP Il Les services de renseignement militaires (Ml) de l'Afrique du Sud seront largement restructurés à la suite des purges décidées par le président Frederik de Klerk, a déclaré hier le ministre de la Défense, Gene Loùw.Il a precise que c'était à la suite des conclusions de l'enquête interne concernant des «activités et pratiques illégales ou non autorisées» au sein de l'armée qu'il faut «revoir immédiatement la restructuration et l'amélioration de l'efficacité de l'action globale des renseignements» militaires.Das Herbst, porte-parole du ministre de la Défense, a précisé de son côté que l'une des unites qui ont fait l'objet de l'enquête du juge Richard Goldstone, président de la Commission d'enquête sur la violence, la Covert Collection, était l'une des unités visées par la restructuration.Cette purge dans l'armée, annoncée samedi par de Klerk, laisse entre-temps de nombreuses questions en suspens et qui suscitaient hier les spéculations des commentateurs.Aucun des noms des 23 officiers, dont six généraux, suspendus ou mis à la retraite d'office, n'a été cité par le chef du régime de Pretoria.Le détail des actes «inacceptables» qui leur sont reprochés n'a pas été fourni non plus.De Klerk n'a en pas moins reconnu la gravité de la situation, en indiquant que certains responsables de l'armée lies à la droite et animés par la volonté de faire capoter le processus de réforme engagé en 1990 avaient monté des opérations allant jusqu'au meurtre d'opposants.Une première question est de savoir combien d'hommes sont impliqués.Le président a affirme qu'il ne s'agissait que d'une «poignée d'individus».Il a indiqué que ses décisions faisaient suite à une enquête « préliminaire », n'excluant pas que d'autres têtes puissent donc tomber.Il a souligné que des collaborateurs civils de l'armée étaient mêlés à ces opérations douteuses.Ces hommes pouvaient-ils u I soulevé ¦ogatioiïs tenter de renverser le gouvernement?«Il n'y a pas encore de preuve» pour l'affirmer, a-t-il dit.L'ANC (Congrès national africain), qui dénonce depuis des mois l'existence d'une «troisième force» organisée au sein de l'armée et de la police, a déclaré que les «demi-révelations» de de Klerk ne sont que «la partie émergée de l'iceberg».Selon l'ANC, cette «troisième force» est à l'origine de certaines des violences officiellement attribuées à des rivalités entre ANC et Inkatha.Son objectif est d'empêcher le passage a iu ùemocraue.L'ANC a relevé que l'enquête interne à l'origine de ce coup de balai ne concernait que le service des renseignements de l'armée.Les journaux publiaient hier les noms de responsables de l'armée faisant depuis des mois l'objet d'accusations renouvelées dans la presse ou dirigeant les services secrets de l'armée.Aucune confirma-tion qu'il s'agissait bien d'hommes qui ont été limogés n'a pu être obtenue et les journaux se contredisaient.Un journal proche du Parti national au pouvoir a affirmé hier que l'un des officiers limogés était le général de brigade Tolletjie Botha, directeur de la Covert Collection.Selon ce même journal, l'un des généraux limogés est le major-général Chris Thirion, directeur-adjoint du personnel des services de renseignement de l'armée.Selon de Klerk, les intéressés n'avaient pas été mis au courant des mesures les concernant avant sa conférence de presse de samedi.Leurs noms ne seront rendus publics que fin décembre, après que le juge Goldstone aura reçu les résultats de l'enquête confiée au général Pierre Steyn.La suite judiciaire qui sera donnée à leur actes fait également l'objet d'interrogations.Aux termes d'un projet de loi que de Klerk a fait passer en octobre, les coupables peuvent demander à être amnistiés sans même avoir été inculpés.L'ANC s'en est inquiété samedi, réclamant leur traduction en justice.Les déclarations de de Klerk «confirment nos pires soupçons», a déclaré le leader du Parti démocrate (Blancs libéraux) Zach de Beer.«Le lest de la sincérité de de Klerk résidera dans l'efficacité avec laquelle ils seront poursuivis et dans la sévérité de leurs peines», a-t-il ajouté.L équipe de Gaïdar sans Gaïdar?ir Agence France-Presse Des marines américains fouillent une tente après leur débarquement dans la ville portuaire de Kis-mayo, dans le sud de la Somalie.PHOTO RE'JTER Une insécurité Agence France-Presse MOGADISCIO es troupes belges et américaines ont débarqué sans problèmes hier dans le port de Kismayo, dans le sud de la Somalie, mais deux incidents survenaient dans la capitale, Mogadiscio, et ses environs, révélant une insécurité persistante.Une patrouille à pied de marines a en effet essuyé deux rafales d'armes automatiques, venues du bâtiment qui abritait autrefois le Parlement.La patrouille a riposté sans voir les agresseurs, a raconté un porte-parole militaire américain.Un technical, ces véhicules armes dont se servent les Soma-liens, est alors apparu au coin de la rue.Pendant qu'il cherchait à fuir devant la patrouille, le servant de la mitrailleuse a pointé son arme contre les marines, qui ont tiré et touché l'homme.Il s'est effondré et s'est enfui, selon le porte-parole.On apprenait entre-temps auprès de la représentation du Comité international de la Croix rouge que 30 camions de vivres affrétés par le OCR avaient été pillés samedi, au nord de Mogadiscio.Ces camions transportaient une petite partie du riz collecté par les enfants français.Cet incident est survenu dans une zone où les militaires ne sont pas encore déployés et qui est en théorie contrôlée par Ali Mahdi Mohamed, le «président par intérim» de Somalie.Ce riz avait été déchargé il y a quelques jours du bateau français Le Tadorne.Le porte-parole US a déclaré ne pas avoir été informé de l'incident.Le débarquement amphibie à Kismayo permet aux troupes de Restore Hope de porter à quatre le nombre de leurs points d'implantation sur le territoire soma-licn.Au petit matin, 225 marines ont été les premiers à débarquer, suivis d'une centaine de parachutistes belges et de leurs véhicules à bord d'hydroglisseurs américains.La frégate française Du-pleix servait d'appui-feu à Topé-ration, couverte également par le porte-avions américain Kitty Hawk.Par ailleurs, un premier convoi routier de 300 tonnes de blé escorté par des militaires, parti il y a une semaine du port de Mogadiscio, arrivait à Baidoa.DÉPÊCHES r.T INDE Intégristes arrêtés ¦ Des centaines de partisans du principal parti intégriste hindou B|P ont été arrêtés hier lors de violentes manifestations antigouvernementales en Inde marquées par des échauffourées avec la police.Un important dirigeant du Parti Bharatiya (anata (B|P, Parti du peuple de l'Inde), Atal Behari Vajpayee, a été interpelle avec deux de ses collègues à la sortie d'un local du parti à New Delhi.Il a été relâché dans la soirée après avoir entamé une grève de la faim, a déclaré la police.IRAK Kurdistan-démenti ¦ L'Irak a «catégoriquement démenti» hier les informations d'une télévision américaine selon lesquelles Bagdad masse des troupes dans le nord du pays pour mener une offensive contre les régions contrôlées par les partis kurdes.Dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères a affirraé que «les milieux US dif- fusent des informations mensongères chaque fois que la date approche de la prolongation de la présence des forces US en Turquie», cela pour «tromper l'opinion turque et faire pression sur le Parlement turc pour qu'il donne son accord à la prolongation ».ALLEMAGNE Marche-racisme m Plus de 300 000 personnes ont défilé hier soir contre le racisme dans plusieurs villes du nord et du sud de l'Allemagne, portant à bout de bras des bougies, des flambeaux, lanternes ou des lampes de poche, a dit la police.La semaine passée, 450 000 Allemands s'étaient retrouvés dans les rues de Hambourg, en prenant modèle sur la marche aux flambeaux qui avait rassemblé le 7 décembre à Munich 350 000 personnes.TAÏWAN Élections-démission ¦ Le secrétaire général du Parti nationaliste au pouvoir à Taiwan a présenté hier sa démission après le revers de sa formation aux législatives.Selon l'agence de presse CN A, lames Soong a offert sa démission au président Lee Teng-hui, chef du parti.Ce départ souligne les luttes internes du mouvement après le scrutin.Les nationalistes ont conservé la majorité au Parlement mais avec 53 p.cent des suffrages, ils atteignent leur niveau le plus bas depuis leur repli à Taiwan après la défaite face aux communistes chinois.CUBA Municipales ¦ Les Cubains se sont rendus aux urnes hier pour élire leurs représentants aux Assemblées municipales, alors que le pays est en proie à une grave crise économique depuis l'éclatement du Bloc soviétique.«Ce sont les pires conditions pour une élection», a déclaré le président Fidel Castro par allusion aux pénuries, rationnements et coupures d'électricité qui affectent l'île.MOSCOU f\\ es principaux membres de Bb l'équipe de l'ancien premier ministre réformiste russe Egor Gaïdar resteront au sein du prochain gouvernement conservateur, a annoncé hier le porte-parole de la présidence russe cite par l'agence Interfax.Viatcheslav Kostikov a fait cette déclaration à l'issue de pourparlers à Moscou sur la formation du nouveau cabinet entre le président Boris Eltsine, le premier mir nistre Viktor Tchernomyrdine et le premier vice-premier ministre Vladimir Choumeiko.À l'issue; de plusieurs heures de négociations, les participants «ont confirmé leur fidélité aux principes hérites» de l'ancienne équipe, a déclaré Kostikov.« Les structures de base de l'ancien gouvernement seront conservées», a dit le porte-parole, avant d'ajouter que «le gouvernement de la Russie restera fidèle à l'idée du passage à l'économie de marché et continuera (sur) la voie des réformes».Ces pourparlers tripartites se sont tenus au lendemain du retour précipité de Chine de Boris Eltsine et de celui, du Kazakhstan, de Viktor Tchernomyrdine.confirmé lundi dernier par le Congrès (assemblée élargie) dans ses fonctions de premier ministre.Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Andrei Kozyrev, personnalité très critiquée par l'opposition, a déclaré en marge du troisième Congrès du mouvement Russie démocratique: «J'ai le sentiment que le président n'a pas l'intention de me démettre».La composition du nouveau gouvernement doit être annoncée avant le 22 décembre.Kozyrev déclarait d'autre part que « la tentative de certaines forces politiques de soutenir le régime national-patriote serbe est une menace pour les musulmans» de l'ex-URSS.Il réagissait à la résolution adoptée jeudi par le Parlement conservateur et qui appelait le ministère des Affaires étrangères à «prendre des mesures indispensables pour éviter l'intervention armée sur le territoire de l'ancienne Yougoslavie».Les Etats-Unis et d'autres pays ont évoqué la possibilité de faire respecter l'interdiction de survol de la Bosnie, au besoin par la force.Le Monde / Sx.-*** Autres informations ?B5, B8 LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 21 DECEMBRE 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration ¦H Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de I information Alain Dubuc ( éditorialiste en chef Une petite lueur d'espoir dans un tunnel bien sombre C - .1 hahut spontané ou contestation organisée, violence gratuite ou intolérance systématique, désespoir suicidaire ou chantage médiatique?Ce ne sont là que quelques éléments de la grille d'analyse requise pour tenter de décoder la moisson quotidienne d'informations rapportées depuis quelque temps par les médias.Il ne se passe en effet pas une journée sans les manchettes ne fassent état d'incidents qui, pris isolément, n'auraient d'autre mérite que de frapper l'imagination.Comme, par exemple, des raids punitifs contre des homosexuels, l'interruption grossière d'un discours du premier ministre ou d'un évèque, le saccage du bureau d'un député, le plongeon fatal d'une désespérée, en plein Palais de Justice, la révolte de locataires, d'assistés sociaux et de chômeurs ou une manif de jeunes membres du KKK.Autant de nouvelles sans lien entre elles, de prime abord, mais dont la juxtaposition appelle une tentative d'explication.Ne serait-ce que pour ; contrer un sentiment d'impuissance ou dangois- ; se devant la rapide désintégration de l'édifice social.# ; Il n'y a pas si longtemps, on aurait vu dans ces protestations des : signes d'un climat pré-révolutionnaire.Ou le travail de sape mené par quelque force subversive voulant provoquer le chaos pour faire triompher son projet de société.Mais la réalité est tout autre.Malheureusement, serait-on presque porté à dire! Car un mouvement révolutionnaire, porté par une idéologie précise, prête flanc à la discussion.Il peut même déboucher, selon ses promoteurs, sur l'édification d'un monde plus juste.Ou sur son refus.Mais, dans les deux hypothèses, on sait à quoi s'en tenir.Et, surtout, chaque terme de l'alternative est porteur de certaines idées devant lesquelles chacun est forcé de prendre position.Pour y souscrire.Ou les combattre.Or, rien dans la vague de contestation actuelle ne permet d'observer l'émergence de nouvelles valeurs collectives pouvant servir d'assises à un «ordre nouveau*.On a plutôt l'impression de n'entendre qu'une vaste clameur d'écoeurement, de lassitude ou de démission devant l'implosion d'une société privée de tout ce qui assurait sa cohérence.Et qui a banni de son esprit et de son vocabulaire des principes et des mots jugés aujourd'hui dépassés.Au point où il apparaît désormais anachronique d'évoquer des notions comme autorité, responsabilité, devoir ou discipline.Pas étonnant que le vertige provoque par ce vide se traduise par un sauve-qui-peut general aux allures de chacun pour soi.Au point d'ériger en uniques valeurs ayant maintenant droit de cité la contrepartie la plus commode des contraintes rejetées.D'où la promotion au rang de seules références ultimes les critères de droit et de liberté.Le droit et la liberté pour n'importe qui, sans égard aux autres, de trouver son bien, sa satisfaction ou son plaisir n'importe où, n'importe quand et n'importe comment.Quand une société en est réduite à ne tenter que de faire cohabiter ces intérêts égoïstes, elle n'est pas à l'aube d'une révolution.Elle est aux portes de l'anarchie.Ou de la décadence.Comme, avant elle, d'autres civilisations englouties.Son seul espoir réside dans le refus de ses membres de baisser: les bras.Quitte a se cramponner, malgré les idées à la mode, a des notions de travail, d'honnêteté, de respect, de solidarité, et de-dépassement de soi.Des citoyens qui, comme on le voit présente-, ment, repondent nombreux, malgré la récession, aux appels des groupes de soutien reposant sur la générosité populaire.Bien sur, cet altruisme ne suffira pas a désarmer les tireurs fous.Ni a éliminer l'intolérance, la contestation sauvage ou la violence-gratuite.Mais, contrairement aux apparences, les plus démunis ne.seront pas les seuls bénéficiaires des succès de Centraide ou des autres organismes dits charitables.C'est toute la société qui, grâr ce a ce supplément d'âme et d'amour, verra une petite lueur d'es-poir au bout du tunnel.Et retrouvera peut-être, avant qu'il ne soit trop tard, le goût daller s'y réchauffer.Pierre c RAVEL Un jugement majeur a décision unanime de la Cour suprême d'étendre la durée du paiement des pensions alimentaires est une victoire majeure pour les femmes.Ce jugement donne des dents à la loi.Il s'agit d'une redéfinition complète de la façon de déterminer l'importance et surtout la durée des pensions alimentaires.Dorénavant, au moment de décider du montant à payer, le juge devra tenir compte non seulement de la situation économique actuelle de la femme, mais devra mesurer les désavantages subis durant son mariage.La cause jugée par la Cour suprême illustre bien la situation.Un homme ne voulait plus payer de pension à son ex-épouse parce qu'il jugeait qu'âgée de 55 ans et occupant un emploi à temps patiel, elle avait amplement eu le ;temps de devenir autonome financièrement après 19 ans de Réparation, les trois enfants du couple étant élevés.; La Justice ne lui a pas donné raison.Le jugement conclut dans le même sens que tous les lobbys de femmes qui font \u2022consensus sur ce sujet depuis des années.Généralement, une travailleuse épouse et mère a peu ou pas le loisir de s'impliquer totalement dans son travail en raison de sa double tâche.Elle doit pouvoir disposer d'horaires compatibles avec ses responsabilités familiales.Elle sacrifie ses ambitions pour sa famille.L'homme par contre plonge généralement à fond dans le travail, cumulant ambition et goût du travail en additionnant les dollars.Bien sûr, sa famille en bénéficie.Leur qualité de vie s'améliore.Est-il nécessaire de souligner la situation de l'ex-;conjointe qui n'a jamais été sur le marché du travail?; Une fois le divorce prononcé, c'est trop souvent la débâcle.\u2022Actuellement au Canada, seulement 40% des ex-conjoints acquittent en partie leurs pensions alimentaires pour 25% entiè-\u2022rement.Ceci est évidemment un autre problème.Il serait toutefois urgent que le législateur québécois imite son homologue ontarien qui, depuis mars dernier, prélève directement la pension alimentaire sur le chèque de paye de l'ex-conjoint.i Quant au jugement qui étend la durée du paiement des pensions alimentaires, il servira grandement à aider tout particu-jlièrement les femmes de 40 ans et plus dont les sacrifices ont 'été très importants et leur scolarité mineure.Claudette toucas tesim'£8W7S4 /ws&fr'se- .J » - 4iÈ DROITS RESERVES La boîte aux lettres Mauvaise cible \\M.Luis Carlos Fernandez, I Dans une lettre publiée dans La Presse, le 11 décembre dernier, vous jvous attaquiez à des.«émissions du 'style Droit de parole (équivalent des li-[gnes ouvertes radiophoniques, où chacun est invité à braire son vécu)».Votre intervention est malheureuse parce qu'elle rate sa cible, et trahit une méconnaissance de l'émission Droit de tparole.Votre critique en prend donc un coup.Ainsi, vous associez l'émission Droit de parole animée par Michel Viens depuis près de trois ans, et diffusée à Radio-Québec, à un genre qui ne [lui convient pas.Par exemple, depuis le début de la saison, l'émission Droit de .parole ne s'est penchée que sur des sujets d'affaires publiques: «Les intérêts du Québec et du Canada sont-ils conci-liables?», «L'État doit-il contrôler la violence sur nos écrans?», «Faut-il pénaliser ceux qui quittent volontairement leur emploi?», pour en nommer quelques-uns.Sans doute vous étes-vous trompé d'émission dans vos propos où vous attaquiez les émissions qui constituent « un redoutable outil de crétinisation de masse».Cette confusion est malheureuse et fait en sorte que votre propos, par ailleurs intéressant, a raté la cible.Quant à nous de l'équipe de Droit de , parole nous vous invitons à nous regarder tous les vendredis; vous retrouverez à Radio-Québec ce que vous recherchiez sans doute : « un merveilleux véhicule de culture».Sans rancune, ] Alain SAULNIER producteur délégué Droit de parole, Radio-Québec Ste-Catherine aux piétons: bonne idée I B Monsieur le maire Doré avance un projet très intéressant en proposant de ! réserver la rue Ste-Catherine aux pié- ; tons les fins de semaines.Il n'y a qu'à regarder à quel point les trottoirs y sont bondés, alors que sur la .voie, sont stationnées ou circulent les ) voitures, à la même vitesse que les piétons, ou presque, la plupart avec une seule personne à bord.Innombrables sont les villes dans le monde qui se sont donné des rues «différentes», offrant autre chose que le défilé chronique, lent, puant et encombrant d'automobilistes congestionnés et qui n'ont pas encore compris.Dans son récent livre End of the Road, Wolfgang Zuckermann, chercheur pour l'Institut EcoPlan International à Paris, relate l'expérience de.nombreuses villes en Europe et aux États-Unis, qui ont mis en place de telles zones piétonnières.Ainsi, à Munich, la fréquentation quotidienne avant l'implantation de la zone piétonnière était de 70 000 personnes; elle était de 400 000 après.Partout, cependant, les commerçants ont commencé par opposer une vive résistance, avant de se rallier, et de profiter ensuite d'un tel aménagement.Ce que Ste-Catherine peut offrir en devenant libre, relaxante et accueillante, aucun centre d'achat, aucune banlieue ne pourra jamais le lui enlever.C'est pour ça que les banlieusards rappliquent en nombre, rue Prince Arthur: la ville et sa riche palette de couleurs, de gens et de produits, ça ne se retrouve pas dans leurs villes-dortoirs ennuyantes.Monsieur Doré n'improvise pas ici : la population veut bien un tel projet, puisque l'idée figure au programme électoral qui l'a porté au pouvoir en 1986, puis en 1990.Un sondage, publié dans Le Devoir le 16 mai 1988 indiquait que, déjà, «42% des Montréalais-es fermeraient le centre-ville aux autos!» \u2014 même si 54% des interrogés-es possédaient une auto! Le maire serait aussi bien inspiré d'examiner l'expérience de la rue St-Cy-rille à Québec, où les commerçants offrent des rabais pouvant atteindre 30% aux abonnés de la carte d'autobus, et de voir comment on pourrait adapter cette idée pour «lancer» le mail piéton nier de la rue Ste-Catherine.Imaginez: «Ste-Catherine, la rue commerciale verte: prenez votre carte CAM, sautez dans le métro, et venez magasiner-éco-nomiser en ville!» Le site est idéal: le métro est tout près, les gens peuvent converger de loin.Les commerçants n'ont qu'à mettre sur pied un service commun de livraison, ou à garder les paquets en consigne, comme ça se fait dans d'autres mails piétonniers, et voilà: un lieu qualitativement unique et différent, à la portée de tous, au coeur de la ville.Sans doute y a-t-il un certain nombre de précautions à prendre, mais l'idée de monsieur Doré s'inscrit directement dans les grands objectifs écologiques que nous dicte notre époque: moins d'autos, et plus de place aux alternatives à l'auto.Elle mérite que l'impossible soit fait pour qu'elle voit le jour très bientôt.Claire MORISSETTE Montréal Noël, source d'espoir ¦ La population nord-américaine, dans son ensemble, n'échappe pas au climat particulier du temps de Noél.Essentiellement, cette fête rappelle la naissance de |ésus, fondateur du christianisme.Pour les croyants et croyantes, la venue de lésus sur terre, son insertion dans l'humanité, constitue l'événement le plus important de toute l'histoire humaine.En lésus.Dieu lui-même vient habiter notre planète, partager notre sort, se rendre solidaire de l'humanité.nous révéler «la vérité», nous indiquer «le chemin» vers la vie éternelle.La croyance en lésus-Christ, totalement homme et totalement Dieu, ne peut s'imposer d'autorité, ni par la force.C'est librement qu'on y adhère dans un acte de foi.Apparaissent alors le sens et la profondeur du mystère de Noel : Dieu fait homme pour que nous, personnes humaines, puissions avoir accès à la vie divine.C'est un grand don, une grâce, que de pouvoir arriver à discerner le projet de Dieu sur l'humanité, à saisir le sens profond de la vie, le sens de la vraie liberté, le sens ultime de la destinée humaine.Or, ce don comporte des responsabilités.Conscients des inquiétudes, du désarroi et même du désespoir qui régnent en plusieurs secteurs de notre société, les chrétiens et chrétiennes d'aujourd'hui ne sont-ils pas appelés à aider leurs soeurs et frères humains à mieux comprendre, mieux vivre et mieux partager les valeurs de l'Évangile de lésus-Christ.Si nous croyons que lésus est «lumière du monde», il devient impérieux de nous laisser éclairer et guider par cette «lumière», tant dans nos vies personnelles que dans la vie publique, vie complexe d'une société en crise dont nous sommes en partie responsables.C'est grâce à l'éclairage de cette «lumière» humano-divine, librement accueillie, qu'on peut espérer voir surgir, en solidarité avec tous les gens de bonne volonté, un monde meilleur, une société plus harmonieuse, une civilisation d'amour et de partage.Compte tenu du mouvement oecuménique, les diverses dénominations chrétiennes ont un défi commun à relever: se ressourcer à l'essentiel de la foi chrétienne qui prend toute sa signification en la personne de Jésus-Christ et dans le message d'amour qu'il a confié à ses disciples.À cette condition, à la condition de redécouvrir, avec des yeux, neufs, la vitalité et le dynamisme de l'Église primitive, la fête de Noél redeviendra signe d'espérance, source vive d'espoir.Irénée BEAUBIEN, s.J.directeur Sentiers de Foi Devine qui vient dîner ce soir ?¦ Risqués les mariages interraciaux ?Susceptibles de se conclure par un plus haut taux de divorces que ceux contrac- tes avec une ou un partenaire de sa propre communauté ?Oui et pour les raisons invoquées par Mme Mahmoody lors de l'entrevue qu'elle accordait à La Presse le mercredi 2 décembre 1992.On peut être bouleversé devant la mise en garde servie par l'auteurc américaine «d'y penser deux fois avant d'épouser un homme de milieu différent du sien», mais nier les faits ne change en rien la réalité.Ses propos, s'ils s'inspirent de son ex: périence personnelle et des témoignages de milliers de femmes vivant aux Etats-Unis, peuvent aussi être étayés de recherches menées dans plusieurs universités américaines.En résumé ce que disent de nombreux auteurs, c'est que malgré leur désir amoureux, les personnes qui s'engagent dans des mariages interethniques seront confrontées aux résistances de leur communauté d'origine, aux barrières linguistiques, culturelles et religieuses (sans compter la xénophobie sociale) qui rendront parfois difficiles la cohabitation, l'éducation des enfants et le développement d'une relation à long terme.D'où un taux de divorces plus élevés que dans le cas des mariages entre partenaires de la même origine ethnique.Comme quoi on ne transgresse pas facilement le tabou de l'homogénéité ethnique ou religieuse.C'est pourquoi certains chercheurs appartenant à des départements de service social, notamment lohn A.Brown de l'Université d'État à San lose, considèrent qu'il est important de tenir compte de la variable ethnique dans les interventions auprès des personnes aux prises avec des problèmes matrimoniaux ou encore auprès des enfants issus de mariages interethniques.Il n'y a rien de réjouissant dans les résultats de ces études si l'on pense l'avenir en fonction du passé encore récent.Plus encore, le Québec ce n'est pas les États-Unis et Montréal est très différente d'Harlem.C'est vrai.Mais c'est justement pour que les jeunes aient le droit de choisir leur partenaire, de vivre leur relation sans ingérence extérieure et que leurs enfants ne soient pas pris en otages entre deux pôles qu'il convient de tout mettre en oeuvre pour que le Québec ne devienne pas un terreau fertile au racisme et à l'intolérance.Nicole de SÈVE Longueuil » LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 21 DECEMBRE 1992 B3 Opinions Non à la ligne Amherst-Côté MICHEL BERGERON_ L'auteur est professeur ù la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.Bl est assez étonnant que le titulaire actuel du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) refuse de voir les conséquences de ses décisions sur la qualité de vie des citoyens «bénéficiaires» dont il se réclame.L'étalement urbain est une des grandes causes de pollution, source de nombreuses maladies; l'exode vers la banlieue vide le centre-ville et, comme le démontrent amplement certaines grandes villes américaines, s'ensuit le cortège de l'itinérance, de la drogue, de la criminalité et des autres facteurs de violence porteurs de la dégradation morale et physique de tous ces détenteurs de la carte-soleil.Avec cette vision « tunnel lai re ».dont se reclame monsieur Marc-Y van Côté \u2014 «l'environnement, ça ne concerne pas mon ministère» \u2014, il n'est pas étonnant qu'il affiche aussi un mépris pour l'Université, qui n'est après tout qu'un producteur de biens et de services et aussi de docteurs qui pourtant se font accuser de ne pas avoir une vision «globale» de la maladie.À la décision d'implanter le plus grand centre hospitalier universitaire (CHU) du monde à Rivière-des-Prai-ries.décision prise contre l'avis de l'Université, le ministre Côté proclame un nouvel edit : les hôpitaux Saint-Luc et Sacré-Coeur ne sont plus des CHU.Avec SA Loi 120, le ministre Marc-Yvan Côté s'est lui-même donné ce pouvoir de nommer les CHU.Ainsi, l'Université de Montréal et aussi l'université Laval n'auront plus leurs cinq CHU mais seulement trois.Pour les hôpitaux universitaires francophones, il y aura diminution de 40%, mais curieusement pour McGill il y a une augmentation de 50%: on ajoute un CHU à ses deux actuels.Ne crions pas à l'injustice d'Ottawa ni à la perfidie anglaise.Nos concitoyens anglophones n'y sont pour rien.Bien au contraire, les professeurs et chercheurs de McGill sont solidaires de leurs collègues de l'Université de Montréal pour dénoncer la fermeture de l'Hôtel-Dieu et le bris éventuel du réseau des collaborations multiples entre les quatre universités du centre-ville.La proposition de monsieur Marc-Yvan Côté aura des effets dévastateurs pour l'Université de Montréal et pour la place du français à Montréal.En effet, l'Université de Montréal n'aura plus un seul hôpital universitaire au coeur de la ville: c'est l'éviction, l'eclipse totale des institutions de langue française.Dans le centre-ville élargi, la répartition des lits des CHU adultes était la suivante: bl % dans les hôpitaux de langue française et 39% dans les hôpitaux de McGill.Avec la proposition du ministre, les pourcentages seront inversés: 31 % et 69%.Voilà un bilan-lits peu difficile à comprendre.Comme le montre la carte de l'île de Montréal, les CHU adultes de l'Université de Montréal sont tous à l'est, loin de la Faculté de médecine sise sur le campus à l'ouest.Le nouveau bilan-lits «universitaires» du MSSS indique qu'il n'y a plus un seul CHU adulte de langue française au centre-ville ni au nord-ouest, ni au sud-ouest de Pile.C'est la rue Amherst qui marquera la ligne de démarcation entre la zone francophone et anglophone.Tiens! la rue qui porte le nom du commandant en chef qui reçut la capitulation des troupes françaises en 1759.Après la ligne Maginot, il y aura la ligne Am-herst-Côté.Au cours des dernières décennies, la ville de Montréal a su contrer le déve-lopement de deux villes, l'anglaise et la française.Rappelez-vous la bataille de |can Drapeau pour que l'on n'édifie pas un mur de béton-HLM sur la frontière est-ouest; l'histoire lui a donné raison comme elle le fera pour le maire Doré qui s'oppose a la fermeture de 'l'Hôtel-Dieu.Même les entreprises privées de langue française ont pénétré le coeur de la «city»: l'Alliance, les Coopérants, SNC, Lavalin, Hydro-Québec, Desjardins.Ce fut bénéfique pour l'harmonie des deux communautés.Où consulteront les gens d'affaires et le personnel de sièges sociaux, francophones comme anglophones, sinon dans les hôpitaux de McGill, seuls présents en ces lieux?Quel message don-nera-t-on aux allophones: à Montréal la médecine se fait en anglais.(.) La montée récente de l'extrême-droite n'est pas un phénomène nouveau en Allemagne L'auteur est politologue et revient d'un court séjour à Berlin.epuis quelques semaines, la montée de Pextrême-droite semble plus gênante avec les émeutes raciales qui ont eu lieu dans plusieurs villes allemandes.Mais la percée de Pextrême-droite n'est pas un phénomène nouveau en République fédérale d'Allemagne.Sur la scène politique, elle était déjà représentée par quelques élus dans le premier Bundestag (Chambre basse) de 1949.D'inspiration ouvertement nazie, le Parti socialiste du Reich (SRP) dut être interdit par le Tribunal constitutionnel fédéral en octobre 1952.Fondé en 1964, le Parti national démocrate (NPD) avait, entre 1966 et 1968, fait élire 61 députés dans sept parlements régionaux.Ayant manqué de peu en 1969 son entrée au Bundestag avec 4,7% des votes, il déclina rapidement et n'obtient que 0,3% aux élections fédérales de l'Allemagne unie, le 2 décembre 1990.Fondé en 1971 par l'éditeur d'extrême droite de Munich, Gerhard Frey, l'Union du peuple allemand (DVU), longtemps presque confidentielle, se manifeste surtout en Bavière et à Brème.Aux élections régionales de Brème en 1987.la DVU gagne un mandat â Bremerhaven mais 6 mandats et 6,1% des voix aux élections suivantes, en 1991, dans ce même Land (province).La DVU affirme publiquement sa xénophobie et son racisme.Créé en 1983 à Munich, à l'initiative d'anciens députés de la CSU (parti conservateur), irrités par la coopération entre Franz |osef Strauss et les dirigeants de Berlin-Est, le Parti Les Républicains (familièrement Les Reps) obtient 3% des voix aux élections bavaroises de 1986.Présidés par un ex-journaliste, Franz Schônhuber, engagé volontaire dans les Waffen-SS à dix-sept ans, ils font une entrée fracassante sur la scène politique en 1989 avec 7,5% des voix et 11 sièges à la Chambre des députés de Berlin-Ouest et 7,1% des voix et 7 sièges aux élections européennes de la même année.Bousculés par la rapidité du processus de l'unité allemande qu'ils n'avaient cessé de demander, sans s'y attendre, ils obtiennent 987269 voix aux élections fédérales du 2 décembre 1990 dans l'Allemagne unie.Si on y ajoute le 0,8% de voix du NPD, Pextrême-droite obtient alors plus de 1,1 million de voix dans l'ensemble de l'Allemagne.Aux élections régionales de 1992 dans le Schleswig-Holstein et le Bade-Wurtemberg (provinces de l'ex-RFA), rat Les autorités politiques et les partis traditionnels sont invités à s'interroger sérieusement sur les causes de cette violence et à trouver des solutions pour endiguer la crise.Les Reps ont mené une violente campagne contre les partis traditionnels (CDU, CSU et SPD), accusés de ne pas protéger le peuple allemand, de tromper les électeurs, de faire preuve d'hypocrisie et de vouloir abêtir la population.Ils leur reprochent tout particulièrement de se montrer trop tolérants et généreux à l'égard des étrangers et des réfugiés, rendus coupables de tous les maux dont souffre la société allemande, y compris la drogue et la criminalité.Ils s'en prennent aussi à la «Diplomatie du chéquier» qui obligerait les Allemands à faire des sacrifices importants pour faire plaisir aux pays étrangers.Ils refusent ainsi de ramper devant les étrangers à cause de l'héritage du passé.Au Schleswig-Holstein, la DVU a défendu des positions encore plus extrémistes.Selon ses partisans, elle dit «non» aux faux réfugiés, au droit de vote pour les étrangers, au gaspillage des deniers de l'État, à la criminalité, etc.La DVU dit «oui» à la limitation du nombre des étrangers, à la lutte contre la mafia de la drogue.Les partis traditionnels ont été accusés de vou- loir faire de ce Land «un paradis pour les étrangers».Le journal de la DVU, en campagne électorale, proclamait même ce qui suit: «l'Anatolie aux Turcs, le Schleswig-Holstein aux Allemands».Les criminels étrangers et les faux réfugiés sont les cibles privilégiées de la DVU qui exploite les inquiétudes de la population à des fins xénophobes.Les badges de la DVU portaient les inscriptions suivantes: «le suis fier d'être Allemand» ou « L'Allemagne doit rester allemande».Toute cette toile de fond favorise à l'évidence le développement d'émeutes raciales comme celles de Rostock, Cottbus et Moelln.On comprendra peut-être mieux l'effervescence sociale en Allemagne devant ce portrait politique de l'extrême droite.Face à la lenteur des autorités politiques à régler l'épineux dossier du droit d'asile et à revoir les conditions d'immigration, des cellules néo-nazies exploitent la ferveur nationale.Une telle violence cependant montre que les mécanismes de régulation sociale sont rudement mis à l'épreuve.Pour un pays qui a depuis 45 ans préconisé la continuité dans la stabilité, les événements des dernières semaines constituent des zones de chocs importantes qui pourraient avoir des conséquences néfastes sur les structures sociales de la nouvelle Allemagne.Près de deux ans après l'unification, les autorités politiques et les partis traditionnels sont invités à s'interroger sérieusement sur les causes de cette violence et trouver des solutions pour endiguer cette crise.Le consensus social ne peut être brisé par des Fans qui veulent à tout prix faire du racisme et de la xénophobie des valeurs dominantes dans une société qui a déjà subi les affres de douze années de dictature nazie.Somme toute, les mouvements d'extrême droite doivent être interdits car ils représentent un danger réel pour les bases démocratiques de l'État allemand.D'un autre cote, les secousses enregistrées dans le pays n'ont aucune chance de triompher à long terme.La République fédérale d'Allemagne n'est pas la République de Weimar (1919-1933), encore moins l'État barbare d'Adolf Hitler (1953-1945).Un rayon de soleil en provenance de St-Armand.AUGUSTIN ROY L'auteur est président et secrétaire général de la Corporation professionnelle des médecins du uuébec Alors que je pestais contre les jour-.nalistes bornés, biaises, ignorants, qui se prennent pour d'autres, et que je m'apprêtais à les crucifier dans un pamphlet vitriolique, est apparu un rayon de soleil en provenance de Saint-Armand.Je n'en croyais pas mes yeux.Enfin, un journaliste responsable, brave, honnête, connaissant la vie et la loi.avait compris.Merci Foglia.l'ai beaucoup voyagé moi aussi, l'ai bûché et j'ai vu neiger.En plus, je ne suis pas de nature timorée.Ceux qui pensent m'effrayer ne sont pas encore nés.Au plaisir de se rencontrer un jour Foglia.l'envie ta liberté.Moi, je suis «poigné» dans le système.Sérieusement, il est temps que les médias fassent leur examen de conscience.Les armes sont sévèrement contrôlées, alors que les médias ne le sont pas.Pourtant, la plume et la parole peuvent être des armes plus dangereuses que l'épée et le fusil.Les journalistes ne peuvent dire et écrire n'importe quoi impunément, sous prétexte que la sensation génère des piastres.Les libertés de presse et d'opinion sont tellement importantes qu'il ne faut pas en abuser.À quand l'autodiscipline des journalistes à l'intérieur d'une corporation professionnelle qui réglementerait leur compétence et leur éthique?Il aurait été intéressant de voir Mme Agnès Gruda se défendre d'une accusation d'inconduite professionnelle pour avoir porté un jugement démesuré, injuste et vicieux envers moi.Surtout que je lui avais exposé au téléphone l'aspect juridique du dossier et les limites d'action immédiate de la Corporation dans le cas difficile d'un psychiatre québécois condamné par le Collège des médecins de l'Ontario, mais dont la sentence est en appel, l'aurais peut-être dû ne rien dire! Vous imaginez les réactions.|'ai préféré être transparent et direct comme d'habitude.Ce n'était manifestement pas suffisant pour certaines bonnes âmes qui revendiquent tous les droits pour elles, mais oublient ceux des autres, l'ai donné, dans La Presse du 16 novembre, tous les détails qu'il m'était permis de rendre publics dans cette affaire.Le procès expéditif que les médias ont fait subir a ce médecin sur la place publique sans qu'il puisse avoir l'opportuni- Augustin Roy té de se défendre était indécent et illégal.Depuis quand condamne-t-on quelqu'un avant qu'il ait subi son procès, voire même avant qu'une accusation ait été portée contre lui?Serions-nous revenus au temps glorieux de l'Inquisition ou du McCarthyisme et à l'époque des jugements et des exécutions sommaires?|e ne demande pas à Mme Gruda de partager mes opinions, mais j'exige qu'elle soit de bonne foi et qu'elle ne tronque pas les faits.Quant à ses commentaires sur la chi-ropratique, ils relèvent de l'ignorance ou du parti pris éhonté.Si elle avait pris la peine de s'informer, elle aurait appris que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science avait donné son approbation à l'implanta- tion d'un programme * Joctorat en chiropratique à l'Uni .site du Québec à Trois-Rivières, malgré l'avis défavorable du Conseil des universités, ce qui est exceptionnel.Elle aurait su que ce dossier a été îr2ïté en vase clos et manipulé par un groupe de petits amis du réseau des universités.Pourquoi l'Université du Québec refuse-t-elle de rendre le dossier public?Où est la soi-disant transparence?Qu'a-t-elle à cacher?Après tout, ce programme sera financé par les deniers publics.Elle aurait également su qu'aucune université nord-américaine n'offre un tel programme.Comment, en fait, une université qui doit être une institution de haut savoir, un lieu de rencontre de la science et de la recherche, peut-elle cautionner une discipline ne reposant sur aucune base scientifique, de l'avis même de tous les experts scientifiques (non-medecins).La chiropratique repose sur 4 postulats: I\u2014Les déplacements ou subluxations des vertèbres causent un dérèglement de la distribution des influx nerveux; 2\u2014Le dérèglement de la distribution des influx nerveux amène un défaut de santé, sinon la maladie; 3\u2014La technique chiropratique décèle, localise et réduit les subluxations de façon permanente; 4\u2014Ce traitement chiropratique rétablit la distribution normale de l'influx nerveux et l'état de santé.Aucun de ces postulats, ni aucun des rapports qui les relient entre eux, n'est soutenu par des preuves scientifiques.De plus, l'évidence scientifique, tant expérimentale que clinique, s'oppose à cette théorie dans ses principes comme dans son application, je ne connais aucun homme de science reconnu qui ait jamais endossé une théorie si simpliste.C'est l'interprétation de cette théorie fantaisiste et erronée qui, entre autres, justifie par exemple le traitement de l'asthme, des otites et des grippes chez les enfants par des traitements chiropratiques.Il est important par ailleurs de faire la distinction entre la pseudo-science farfelue sur laquelle est basée la chiropratique et la manipulation qui est le traitement de prédilection des chiro-praticiens.La manipulation, qui est aussi utilisée par des médecins, des médecins ostéopathes, des physiothéra-peutes et d'autres groupes de personnes, peut être un excellent traitement dans certaines pathologies bien diagnostiquées, ce que ne peuvent faire » I I * ; les chiropraticiens.Pour leur permettre d'établir un diagnostic complet, il faudrait leur faire suivre un cours de médecine.Vous voyez où cela mène.Si les chiropraticiens avaient le cou- I rage et l'honnêteté intellectuelle de re- * jeter leur théorie.Qu'ils 88V©fî1 fausse, comme l'ont fait les ostéopathes amé- .ricains.la controverse cesserait puisque, je le répète, la manipulation pratiquée par les chiropraticiens l'est également par des médecins, le ne suis cependant pas sans savoir comment il peut être difficile de renier sa religion.Le débat sur le caractère scientifique de la chiropratique au Québec ne s'est pas terminé en 1973 par la reconnaissance de la chiropratique comme profession.M.Claude Castonguay, ministre de la Santé et responsable des professions à l'époque, dont la rigueur scientifique est bien connue, avait alors clairement dit qu'il devait reconnaître la chiropratique parce qu'elle existait depuis un grand nombre d'années, qu'elle incluait environ 400 membres et qu'elle jouissait d'un poids politique important.Il fallait la reconnaître pour protéger la clientèle des chiropraticiens et non parce que la théorie était scientifiquement valable.C'est en utilisant cette méthode que les chiropraticiens ont réussi à se faire accepter officiellement dans plusieurs pays.Le fait d'être reconnu comme une profession ne rend pas la chiropratique scientifique, pas plus que la reconnaissance légale de la prostitution dans certains pays ne la rend vertueuse.Même si la doctrine chiropratique est fausse, le traitement chiropratique, la manipulation, peut être valable et très utile, le ne me suis jamais opposé à l'enseignement de cette technique.|e \u2022 maintiens cependant que l'université n'est pas le lieu d'apprentissage d'une technique.Le cégep aurait pu être considéré.Mais comme il s'agit d'une institution publique, c'eut été incorrect d'y enseigner une discipline dont la base scientifique est fausse.Il n'y avait qu'une solution que la ministre n'a pas voulu considérer par manque de courage et d'esprit innovateur: permettre exceptionnellement la création d'une \\ école privée de chiropratique, comme en Ontario et aux États-Unis.Au con-Ifaire, elle a fait fi de la recommanda-' tion défavorable de son Conseil des universités et a pris une décision teintée d'opportunisme politique, basée sur ses préjuges et ceux de son collègue à la Santé qui l'a appuyée.Une decision que les universitaires sérieux devraient dénoncer.À moins qu'ils ne se fassent les complices de la politicaille-rie et des échanges de bons procédés.î ¦ f Informations générales r.B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 DECEMBRE 1992 Première mission humanitaire canadienne en Somalie Les militaires se préparent à un réveillon de Noël.aux rations de campagne GILLES PAOUIN ne semaine après cire arrives en Somalie, les Casques bleus du Régiment aéroporté du Canada ont effectué hier, sans encombre, leur première mission humanitaire a l'intérieur du pays.e!d Park Rrve Ce*l Communicafons Inc.4664123 Jolie tie C G P Technologie inc 756*8066 Laval GoineauBûusquet Ltée 332-9348 Uvaltellnc.497 2999 Laval Cc'lulatre de 682 9911 Wuitilpcatton fc3?!91b Radio d'Auto Chomedey Inc 669 6711 Lemoyne D PC Communications 9444999 Montréal Alarmes Fou & Communications 327 4942 Auto Studio 684 4218 Celiuiard inc.2781873 Cellulaire Digitale 955 4082 Communications Anjou 3543958 Communications M.S.Inc 645 9271 La Cabine Téléphonique 731-1818 Pélion Drstnbution Lté* 9831666 Prestige Cellulaire 722 2555 Scottore Corporation 333 3333 Vrtro Plus Ire 593-5214 Repent igny Communications Reguy 5814666 St-Eustache Centre de Communications SUustache 473 2932 St-Je*n-sur*Rkhel»eu L.A Commun-cations me 3590660 St-Laurent Murti Ce'l Communications 497 2355 St-Sauveur Nor Ctrl 227 2004 Ste-Thérese Juteau & Rue! Inc.430 7930 St-Thlmotnee - Vafleyfleld Boulevard Electronique 371-0931 Terrebonne Ce'J Eirxess 9641964 Trois Rivières RDS Radio 379 2223 Vktorieville Les Communications Spec'.iocom Inc 7526935 Aussi disponible chez les détaillants participant*.: Aventure Electronique, Canadian Tire.Lefoeau Vrtres D'Autos.Muftitech.OE direct magasin entrepôt \u2022Cette offre prend fin le 31 décembre 1992.N'attende* donc pas! Si vous utilisez votre appareil plus que pour le nombre de minutes gratuites, chaque minute additionnelle vous sera facturée selon une échelle tarifaire décroissante commençant â 0.^0 I la minute.Cette offre ne comprend pas le prix du téléphone.Certaines conditions s'appliquent, l'ne approbation de crédit est nécessaire, les taxes et les frai*, d'accès au s>sterne sont en sus.Le temps d'antenne de cette offre est du temps d'antenne local.Cette offre est assujettie à I*approbation de l'organisme de réglementation.Les prix pensent changer sans préa\\b ^__a___J _____ _ _ -,-\u20141- B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 21 DECEMBRE 1992 Les Khmers rouges libèrent les onze Des «forces» fomenteraient autres casques bleus un Agence France-Presse 'PHNOM PENH » les Khmers rouges ont libéré hier les onze otages, neuf Uruguayens et deux Russes, qu'ils retenaient depuis vendredi, mais tout en accusant de «provocations» des gens de TApronuc, la mission de rONU chargé de veiller à la transition du Cambodge vers la paix et des élections démocratiques.Les onze casques bleus ont été libérés «sans conditions» et ils sont «tous sains et saufs», a déclaré un porte-parole de l'Apronuc, Eric Fait.; La libération a été obtenue après une journée de négociations menées, sur ordre de Khieu Samphan, le chef du Parti du Kampuchea démocratique (PKD), avec le général khmer rouge Nuon Bun-no, qui a été conduit sur le lieu de détention dans un hélicoptère l'ONU, a indiqué le porte-parole.Les Khmers rouges avaient menacé de ïûèr leurs otages si l'ONU tentait de les libérer et ils avaient demandé au général Bunno de venir les chercher.Cette prise en otage de casques bleus par des Khmers rouges était le quatrième incident de ce genre depuis le début du mois.Une source militaire cambodgienne proche des Khmers rouges a affirmé que le haut commandement khmer avait donné l'ordre de capturer tout casque bleu s'aventurant sans autorisation dans des zones détenues par les Khmers rouges.Dans une lettre au prince Norodom Sihanouk publiée hier à Phnom Penh, KHieu Samphan avait annoncé que les casques bleus seraient «libères» et qu'«aucune menace n'a été proférée contre eux», «le vous demande de ne pas vous inquiéter pour cela», ajoutait-il.Dans un autre communiqué, le PKD accusait toutefois l'ONU de «provocations», déclarant qu'il ne serait pas responsable de la sécurité des casques bleus s'ils continuaient à entrer dans les zones sous son contrôle.Considérant la version de l'ONU sur les quatre prise d'otages de ce mois-ci de «propagande visant à induire en erreur l'opinion publique internationale», les Khmers rouges ajoutent qu'il s'agit «d'une campagne de dénigrement et d'un plan conçu pour induire en creur le Conseil de sécurité, afin qu'il prenne des sanctions contre le PKD».contre la Chine Agence France-Presse PÉKIN ¦ Le ministre de la Sécurité, Tao Siju, a dénoncé violemment, dans la revue Chercher In Vérité, les forces intérieures et étrangères qui complotent contre la Chine, et a appelé à renforcer la lutte contre les activités criminelles.« Les forces hostiles étrangères continuent leurs activités de pénétration et de détérioration en Chine tandis que les éléments hostiles à l'intérieur unissent leurs efforts pour comploter un nouveau chaos», affirme le ministre dans la revue bimensuelle datée du 20 décembre.«Il nous faut rester fidèle à la dictature démocratique populaire», estime Tao.«Si nous n'avions pas réprimé avec fermeté l'événement politique du printemps 1989 en nous appuyant sur la dictature démocratique populaire, nous n'aurions pas aujourd'hui la stabilité politique et sociale nécessaire à la modernisation économique», écrit-il dans un article de cinq pages intitulé « Reformer et renforcer le travail de la sécurité publique».«Il nous faut rester fidèle à la dictature démocratique populaire», estime le ministre de l'Intérieur Tao «Il faut consolider l'unité politique et la stabilité sociale», poursuit-il, tout en soulignant que «les facteurs d'instabilité (en Chine) demeurent encore nombreux».«Dans certaines régions, l'ordre social est mauvais», soutient le ministre, qui reconnait la difficulté du travail de la police et par la même l'ampleur du phénomène.«Il nous faut continuellement agir pour découvrir à temps les activités néfastes et de division des forces hostiles de l'intérieur et de l'extérieur», avoue Tao.Le ministre estime également que la criminalité va augmenter avec l'approfondissement de la réforme.Il avertit que la réforme des entreprises, qui va conduire au licenciement de dizaines de millions de personnes, «affectera la stabilité sociale parmi les ouvriers et les employés».À plusieurs reprises ces derniers temps, des ministres chinois ont aussi évoqué les risques de manifestations, surtout dans les campagnes.Le fossé de plus en plus large entre régions riches et pauvres commence à inquiéter les paysans, dont un grand nombre voient leurs revenus stagner ou baisser.La Chine a nommé entre-temps un responsable de la propagande au sein du Parti communiste au poste de ministre de la Culture, en remplacement du conservateur Ile lingzhi.Ce changement n'a pas été annoncé officiellement.Mais, dans sa dernière édition, l'hebdomadaire Littérature et Art évoque une réunion à laquelle a assisté «le chef adjoint du département de Propagande et ministre de la Culture, Liu Zhongde».He lingzhi, nommé ministre après la répression du mouvement démocratique sur la place Tienanmen en 1989, était tombé en disgrâce cette année car il n'a pas été un chaud partisan des réformes économiques de Deng Xiao-oing.* - m» « .\" .I I - t * j f - I : > \u2022 I -?4 I i m \\ I I I » kl WONDERBRA, WARNER'S, ET VOGUE : DE 30 %À50 % DE SOUTIEN-GORGE WONDERBRA 40 % de rabais! 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