La presse, 6 octobre 1993, B. Élections 93
[" A Elections 93 ffii&ài® mmmmmi Lucien à Stornoway Le Canada anglais ne le prendra pas.Lucien Bouchard, chef de l'opposition officielle?Ils n'enverront pas les chars d'assaut bombarder le parlement, mais la tentation sera forte! Jean Chrétien étant sorti sain et sauf des débats des chefs, Kim Campbell n 'ayant pas réussi à se démarquer, on peut prévoir dès aujourd'hui, sans trop de risques de se tromper, que le prochain gouvernement du Canada sera libéral.Reste à savoir si ce sera un gouvernement minoritaire ou majoritaire.Reste à savoir aussi quel parti terminera au deuxième rangf formant par le fait même l'opposition officielle.Les sondages les plus récents laissent croire que le Bloc québécois pourrait fort bien être ce parti.Cela créerait à Ottawa une situation tout à fait exceptionnelle.Au Parlement fédéral, l'opposition officielle jouit de privilèges particuliers.Son chef dispose d'une résidence officielle \u2014 Stornoway \u2014 et reçoit un salaire de 114 2005.Le parti a droit à d'importantes ressources humaines et financières.Surtout, les règlements de la Chambre lui donnent les moyens d'accaparer l'attention des médias.C'est l'opposition officielle qui domine la période des questions; c'est elle qui a le premier droit de réplique aux déclarations gouvernementales, dont le discours du Trône et le discours du budget.En outre, quand le chef de l'opposition demande la parole, le président de la Chambre la lui accorde automatiquement.Ainsi, si le Bloc forme l'opposition officielle, Lucien Bouchard laissera sa fourgonnette dans le garage de Stornoway pour se promener dans une Caprice Classic bleu foncé conduite par un chauffeur payé par les Communes.C'est lui qui posera les premières questions en Chambre.Tous les jours! Tous les jours, pendant les 10 ou 15 premières minutes de l'heure réservées aux questions, Lucien Bouchard et sa cinquantaine de députés harcèleront lean Chrétien au sujet des chevauchements de juridictions, des «rvisées impérialistes» du gouvernement fédéral et de la souveraineté! Vous vous imaginez ce que ça signifie pour les 220 députés de l'Ontario, des Maritimes et de l'Ouest ?Dans tous les comités parlementaires \u2014 celui des Affaires extérieures, celui des Finances, celui des Comptes publics, celui de l'Agriculture, un sujet monopolisera les débats: le Québec.Les leaders étrangers qui passeront par Ottawa \u2014 Bill Clinton, Boris Els-tine, Helmut Kohi, et même la Reine \u2014 auront tous un entretien, comme le veut la tradition, avec le chef de l'opposition officielle.Qui leur dira que la souveraineté du Québec est inéluctable! le vous le dit, les Canadiens anglophones ne le prendront pas! La pression sera très forte pour que les partis fédéralistes empêchent cela de se produire.Pourront-ils trouver un moyen de le faire?Peut-on imaginer, par exemple, la formation d'un nouveau groupe parlementaire par les conservateurs et le Reform Party, groupe qui, comptant plus de députés que le Bloc, serait reconnu comme opposi-\u2022 tion officielle ?Des tensions Quoiqu'il arrive, cette étrange situation risque d'être génératrice de fortes tensions, non seulement au Parlement mais dans l'ensemble du pays.Il me semble qu'il serait à l'avantage de Lucien Bouchard de dorer la pilule, d'employer tous ses talents d'ex-diplomate pour rendre cette situation plus a valable pour le Canada anglais.Pourquoi ne pas accepter de parta-\\ger les privilèges de l'opposition officielle avec un autre parti, de sorte que toutes les régions du pays soient bien représentées lors des débats en Chambre?Le Bloc pourrait, par exemple, offrir à une autre formation le privilège d'ouvrir la période de questions une ou deux fois par semaine.Le Bloc étant en position de force dans de telles négociations, il pourrait tout de même garder pour lui un poids considérable.Sa magnanimité contribuerait à alléger le climat, et servirait sa cause.Le leader souverainiste devrait aussi, si cet étrange scénario devient réalité, éviter les comportements inutilement choquants pour les Canadiens anglophones.M.et Mme Bouchard pourraient, entre autres, s'installer Campbell accuse Bouchard de « malhonnêteté » m veut aller à Ottawa * pour s'assurer aue rien ne marche ailleurs qu'À Stornoway.De toute fa- Bn, comment Lucien Bouchard pour-ft-il dormir dans le lit que viendra tobt juste de quitte.fean Chrétien ! n MAWII-CLAUPI LORTIE u lendemain des débats, c'est une nouvelle approche beaucoup plus mordante, beaucoup plus partisane, voire plus émotive, que Kim Campbell a adoptée hier pour faire campagne au Québec.Elle n'a pas pas cessé d'y atta-uer le Bloc québécois, dont elle a qualité la position de «malhonnête».«Sa position en est une de malhonnêteté fondamentale envers le peuple du Québec.Il ne sera pas à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec ou pour créer des emplois, mais pour s'assurer que rien ne marche afin qu'il puisse atteindre son objectif souverainiste», a en effet déclaré Mme Campbell à environs 500 convives du Club Rotary de la région trifluvienne, venus l'entendre hier midi à Trois-Riviéres.Depuis le début de sa campagne, quand Mme Campbell venait au Québec, elle avait l'habitude de consacrer la majeure partie de ses discours à parler du déficit et des avantages d'avoir des Québécois au sein du parti au pouvoir \u2014 en parlant des ministres québécois, etc.\u2014 plutôt que d'attaquer systématiquement le discours de ces adversaires.Hier, ses deux allocutions ont été consacrées essentiellement à torpiller Lucien Bouchard.son parti, et ce dont il veut priver le Québec.À Repentigny, où plusieurs centaines de conservateurs réunis dans une salle remplie de pancartes et surchauffée par la musique et les vidéos typiques de toute bonne campagne électorale traditionnelle, étaient venus l'entendre, elle a lancé sur un ton rempli d'émotions: «Pour moi, c'est inacceptable que les Québécois et les Québécoises soient absents de la table des décisions à Ottawa.C'est inacceptable.(.) N'acceptez jamais d'être deuxièmes dans le pays que vous avez fondé.Ne l'acceptez jamais».Les militants, qui lui ont réservé un accueil des plus chaleureux quand elle est arrivée en compagnie de jean Charest, Campbell hier, à Repentigny.PHOTO DENIS COUPVJLLE Là ont visiblement adoré le discours, dont le style ressemblait beaucoup plus au style Mulroney ou Charest que ce qu'elle avait réservé à ses supporters depuis le début de la campagne.(Quand elle est arrivée, c'était d'ailleurs la chanson de Brian Adams qui avait servi de thème à la campagne au leadership de M.Charest qui jouait et non la chanson habituelle de Mme Campbell.) Mme Campbell a répété à plusieurs reprises que le Bloc québécois n'allait à Ottawa que pour défendre son idéologie souverainiste, et non les seuls intérêts du Québec comme il l'affirme.«M.Bouchard l'a dit.Là-dessus, il a été clair.L'agenda caché est maintenant ouvert.Il veut aller à Ottawa promouvoir l'indépendance, pas les intérêts du Québec, l'indépendance.Pas la création d'emplois, l'indépendance», a déclaré la leader conservatrice à Trois-Riviéres.«M.Bouchard ne gagnera rien à ce que le fédéralisme fonctionne mieux.Au contraire, il n'atteindra son objectif que s'il le sabote.» Clarifications Celle-ci a par ailleurs tenu à clarifier deux déclarations qu'elle a faites, l'une durant le débat français et l'autre durant la conférence de presse qui a suivi le débat anglais.Mme Campbell a laissé entendre dimanche que les souverainistes n'avaient pas leur place à Ottawa, ce qui a laissé l'impression à plusieurs qu'elle remettait en question le droit des souverainistes d'être députés aux Communes.Hier, Mme Campbell a déclaré: «Nous sommes en démocratie, M.Bouchard a le droit de se présenter à des élections fédérales.M.Bouchard a le droit de promouvoir la souveraineté.Les Québécois ont le droit d'elire des députés du Bloc.Mais M.Bouchard a aussi l'obligation de nous dire la vérité.Pourquoi il veut aller à Ottawa; est-ce pour défendre les intérêts GEIMS DE PARTIS ******** Un conservateur « qui a de la classe » CHANTALHÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA f il avait été chef d'orchestre à bord du Titanic, lohn Tory, organisateur en chef de Kim Campbell, aurait continué de donner la mesure jusqu'à la dernière seconde du naufrage.Ce stratège ontarien de 39 ans, qui a fait ses classes politiques alors que les conservateurs semblaient promis à se perpétuer éternellement au pouvoir à Queen's Park, est de la race de ceux qui ne s'admettent jamais publiquement vaincus et certainement pas avant la fin.D'une loyauté à toute épreuve, il a été un paravent d'une solidité exemplaire pour les premiers ministres qui ont été ses patrons.Lundi soir, après le débat des chefs, c'est lui que les conservateurs ont envoyé au marbre pour présenter sous le meilleur jour possible la performance de Kim Campbell.Tout en concédant qu'aucun coup décisif n'avait été administré par son chef, lequel en avait désespérément besoin, John Tory a soutenu avec fermeté qu'elle avait été plus qu'à la hauteur des espoirs de son équi- pe.À la face même des mines consternées des conservateurs qui l'entouraient, le co-président de la campagne conservatrice est demeuré impertuba-ble.Ceux qui ont suivi la carrière de John Tory ont souvent appris à leurs dépens qu'il ne faut pas en faire un baromètre fiable des réalités conservatrices.À l'époque où il servait de bras droit à l'ancien premier ministre Bill Davis, il maintenait encore, quelques heures avant sa démission, que son patron n'envisageait aucunement de quitter son poste.L'hiver dernier, M.Tory affichait la même assurance lorsqu'il jurait que Brian Mulroney était sur le.point de mener ses troupes pour une troisième campagne électorale.Contrairement à Patrick Kinsella, l'autre co-président anglophone de la campagne Campbell, John Tory, a davantage été le précieux pilier de premiers ministres en fonction qu'un mercenaire de l'organisation politique.À tour de rôle, Bill Davis et Brian Mulroney ont consolidé sa réputation d'être un conservateur «qui a de la classe».À ce titre, et avec de solides racines parmi le gratin conservateur de l'Onta- John Tory rio, plusieurs voient en lui un futur politicien.Son nom a d'ailleurs déjà été invoqué pour la direction du Parti conservateur de l'Ontario.Même les conservateurs croient que les i ont donné le coup de grâce à leur parti CHANTALHÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Les débats télévisés de dimanche et lundi ont donné le coup de grâce aux conservateurs de Kim Campbell, estimaient hier des stratèges de tous les partis, y compris le PC.Aux yeux du Bloc québécois, du Reform Party et des libéraux, la phase finale de la campagne électorale ne servira plus qu'à faire la différence entre un gouvernement libéral majoritaire ou minoritaire le 25 octobre.Hier, plusieurs conservateurs partageaient le pronostic brutal de leurs adversaires, estimant nulles leurs chances de l'emporter.Pour plusieurs d'entre eux, la suite de la campagne s'annonce comme une longue descente aux enfers.C'est particulièrement le cas au Québec où seuls les Pierre Biais, |ean Charest et une poignée d'autres ont en main des relevés de pointage qui leur donnent encore, à moins de trois semaines du vote, des chances de sortir gagnants de la campagne en cours.L'expérience la plus répandue chez les conservateurs du Québec est plutôt celle de lean-Pierre Blackburn.Dans lonquiè-re, le premier sondage public de la campagne vient de lui apprendre que le Bloc Québécois est favorisé par ses électeurs dans une proportion de deux pour un.Gilles Loiselle, Monique Landry, Cerry Weiner, Pierre H.Vincent, sont autant de ténors du cabinet Campbell dont la réélection est également douteuse.Selon un stratège conservateur, le camp Campbell admet d'ailleurs qu'il n'est plus irréaliste de penser qu'il pourrait ne rester qu'une demi-douzaine de députés bleus au Québec à l'issue des élections.En privé, les conservateurs reconnaissent qu'au Québec l'opération-débat se solde essentiellement par une consolidation des appuis de Lucien Bouchard.Les libéraux, de leur côté, soutiennent que la performance de Jean Chrétien lui attirera de la nouvelle clientèle.« Dimanche soir, il a gagné des points au Québec», affirme son coprésident de campagne, André Ouellet.La situation des conservateurs n'est guère plus brillante dans le reste du Canada, où Preston Manning a été largement perçu comme le grand vainqueur du débat de lundi soir.«Ce n'est plus qu'une affaire de temps.D'ici là, il ne nous reste qu'à faire le strict nécessaire», a confié hier à La Presse un membre anglophone de l'équipe conservatrice.Même si le débat de lundi soir n'a pas produit de vainqueur évident, son issue était lisible sur les visages des conseillers politiques qui affluaient au Centre national des Arts d'Ottawa après l'événement.Ceux du Bloc Québécois et du Reform Party étaient plus rayonnants les uns que les autres.«|e crois que nous l'avcyis terrassé», estimait Louise Beaudcfln, du Bloc, au sujet de Kim Campbell, après avoir vu Lucien Bouchard lui donner maille à partir sur l'état du déficit.Entre-temps, en anglais, toutes les tribunes téléphoniques faisaient état de la forte impression qu'a faite Preston Manning auprès de l'électorat anglophone au cours du débat.Les conservateurs, pour leur part, avaient leur tête des plus mauvais jours tard lundi soir.«Personne n'a porté de coups décisifs», a admis le coprésident de leur campagne, John Tory, qui maintenait tout de même que son chef s'en était bien tiré.Mais Kim Campbell elle-même était tellement sur la défensive que certains de ses commentaires, donnés dans une atmosphère survoltée, ont semé une certaine confusion.Dans le feu de l'action de l'après-débat, la leader conservatrice a semblé dire que «seuls les Québécois avaleraient les chiffres de Lucien Bouchard».Vérification faite, Kim Campbell a dit complètement le contraire.Son emportement a contribué à semer le doute sur le sens de sa phrase.Vainqueur presque par défaut, Jean Chrétien n'a pas réussi lors du débat anglais à satisfaire à tous les espoirs des libéraux, avouaient candidement ses conseillers lundi soir.En particulier, il n'a pas réussi à s'imposer comme la seule solution de rechange crédible aux conservateurs, laissant ainsi au Reform Party l'occasion de réaliser une percée majeure qui pourrait finir par priver Jes libéraux d'une majorité le 25 octobre,^ du Québec et prouver que le fédéralisme fonctionne ou est-ce pour démontrer que le fédéralisme ne fonctionne pas et préférer l'indépendance?» Mme Campbell a aussi tenu à effacer la confusion laissée par un des commentaires qu'elle a faits lundi soir après le débat en anglais.Une phrase, prononcée très rapidement, a en effet été mal comprise par certains journalistes, qui ont cru l'avoir entendue dire que les Canadiens ne seraient pas dupes du plan économique du Bloc mais que les Québécois.eux, le seraient.En fait, Mme Campbell a dit que ni les Canadiens, ni les Québécois, ne croiront le Bloc.«le veux que ce soit clair.Ce que j'ai dit (lundi soir) c'est que les Québécois n'accepteraient jamais un plan aussi ridicule.M.Bouchard n'a pas de plan pour l'économie, il n'a pas de plan pour éliminer le déficit, il n'a pas de plan, pour créer des emplois et les Québécois n'accepteront jamais cela », a-t-elle déclaré, «J'en ai assez» Rae fait une virulente sortie contre Bouchard SUZANNE DANSEREAU de la Presse Canadienne TORONTO e premier ministre de l'Ontario Bob Rae a fait une virulente sortie contre le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard, hier, en réaction au débat des chefs.«Ne tergiversons pas avec les mots.Cek type veut briser le Canada et il essaie de nous emplir en disant que cela peut se faire sans difficul-té.« Eh bien, j'ai des petites nouvelles pour lui», a déclaré M.Rae lors d'un point de presse.Le premier ministre ontarien a promis qu'il ne restera pas impassible devant le plan souverainiste de Lucien Bouchard.«M.Bouchard Rnh dit qu'il veut aller B0D\t: > > à Ottawa pour représenter les intérêts du Québec.Cb n'est pas vrai: ce qu'il veut, c'est l'indépendance.Et je ne resterai pas silencieux devant quelqu'un qui veut briser mon pays.Les gens disent qu'il faut être gentil avec lui.Moi j'en ai assez», a-t-il lancé sur un ton plutôt émotif.M.Rae déplore que la question de la souveraineté du Québec ne soit pas débattue davantage pendant la présente campagne électorale.* # A «Les gens disent que cela ne concerne que le Québec.C'est faux.Cela concerne le Canada tout entier.Les conséquences sont énormes, c'est la rupture d'une relation de 125 ans».Et cette rupture, a poursuivi M.Rae, ne se fera pas à bon marché.«Si Lucien Bouchard veut le séparatisme, parlons-en franchement.Parlons des coûts.Au lieu de demander à Mme Campbell de lui donner le montant exact du déficit du Canada, il devrait savoir quel serait le déficit du Québec s'il se séparait», a-t-il lancé.Le premier ministre ontarien a également indiqué qu'il n'accepterait pas que le Québec, qui représente 25 pour cent de la population canadienne, paie 18 pour cent de la dette, advenant la souveraineté.«Il n'y a pas de danger», a-t-il dit.Puis, il a attaqué personnellement M.Bouchard.* ji* .IjB «Ce gars-là a été notre ambassadeur à Paris; il a été mihistre à nos frais.» \u2022 » \u201e , .ii.i ««\u2022£.siaRPP^ \u2022 * Le ton de M.Rae éfc*it plutôt agressif, lors de ce point de pies$e- LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 6 OCTOBRE 1993 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardins editeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en cnef Jean Chrétien, le FMI et les faits Depuis une semaine, le chef libéral Jean Chrétien se pavane, tout content de s'être trouvé un allié de taille pour appuyer sa politique économique.Cet allié, c'est le Fonds monétaire international, qui a modifié sa doctrine et privilégie maintenant la lutte à l'emploi.M.Chrétien est si fier de cette caution morale que, lors du débat français, il a cité trois fois la prise de position du FMI, et trois autres fois, le lendemain, en anglais, répétant que le FMI et le C7 estiment qu'il faut maintenant s'occuper des emplois et non pas du déficit.Jean Chrétien se trompe et nous trompe.Lors du débat en anglais, M.Chrétien est allé jusqu'à résumer le message du FMI de la façon suivante : « Cessez de vous battre contre le déficit et l'inflation.Le problème, c'est les emplois.» \u2022 S il avait bien lu le compte-rendu de la réunion annuelle du FMI, la semaine dernière, à Washington, où ce virage pro-em-ploi a été évoqué dans le discours du directeur général du FMI, M.Michel Camdessus, les cheveux lui auraient dressé sur la tète.Ce discours est, en fait, un désaveu complet du genre de politique économique, que préconisent les libéraux de Jean Chrétien.Comme gaffe.M.Camdessus, décrivant les trois problèmes des économies industrialisées, le chômage «intolérable», la croissance anémique et la fragilité fiscale des États, problèmes qui «se renforcent mutuellement et multiplient ainsi leurs effets dévastateurs» propose de recibler avec audace le dosage des politiques économiques dans un plan en quatre points: -Ouvrir les barrières commerciales, en signant au plus vite les accords du GATT, mais aussi les ententes régionales comme l'ALENA.Les Américains en Somalie et aux Nations unies Après la mort d'une douzaine de soldats américains a Mo-gadiscio, en fin de semaine, le président Bill Clinton se pose des questions sur l'avenir de presque 5000 Américains engages en Somalie dans le cadre d'une mission des Nations unies.Celles-ci, quant a elles, se posent des questions sur le rôle des Etats-Unis dans les opérations de maintien de la paix.Tous les espoirs étaient permis, lorsque le président George Bush avait autorisé un débarquement massif pour permettre la distribution de vivres dans une Somalie affamée.Mais, quand les Nations unies ont pris le commandement, le côte humanitaire s'est éclipsé devant la nécessité de rétablir la paix.- S'adressant a l'assemblée générale des Nations unies, le pré- a souligné la nécessité pour les Nations unies de savoir dire «non» a de nouvelles activités de maintien de la paix, si elles veulent obtenir l'aide des Etats-Unis.Plus d'un a pensé qu'on avait perdu une belle occasion de dire «non», en s engageant dans une opération généreuse à l'égard de la Somalie, en décembre dernier.Avec la fin de la guerre froide, les Nations unies ont acquis une certaine indépendance.Il n'est plus rare, maintenant, que le Conseil de sécurité prenne des décisions sur le maintien de la paix.Et ces décisions entraînent souvent des résultats positifs.Sans le scepticisme issu de la rivalité entre les grands, on ne doutait pas de l'utilité de l'action humanitaire américaine en Somalie.Mais le débarquement des troupes américaines, avec toute leur organisation, ne laisse pas la même impression que l assemblage laborieux et désordonné d'un contingent multinational commandé par les Nations unies.Dans un cas, on croit assister a une invasion et, dans l'autre, à un jamboree.La grande erreur des USA a été de surestimer leur pouvoir au sein des Nations unies.L'ONU d'après la guerre froide n'est pas une machine bien rodée, comme une administration gouvernementale.Elle ne suit pas sa charte à la lettre.La renaissance des Nations unies vient de la découverte qu'il est possible de former un certain consensus parmi les membres ordinaires, consensus qui est beaucoup plus important que la puissance et I autorite des membres permanents.La décision américaine violait ainsi l'esprit de l'organisation, ce qui rendait leur mise sous tutelle encore plus humiliante pour les Somaliens.A cela s'ajoute le fait que des milliers de soldats américains ne réussissent pas à se débarrasser de leur chauvinisme.Ces soldats n'ont pas été formés pour apporter de l'aide dans un pays étranger, avec toutes les nuances que cela exige dans le comportement de chacun.Ils sont donc plus facilement portés à interpreter un malentendu comme un affront, que de discuter et risquer de paraître faibles.Les forces des Nations unies, formées de petits contingents des quatre coins du monde, et ayant subi une instruction spécialisée, n'ont pas la même fierté déplacée.Ils sont plus portés a discuter et, éventuellement, à céder de bonne grâce.En quelques annees, les effectifs des Nations unies sont passes de 10 000 à 80 000 militaires.Et cela ne semble pas suffire encore.La solution n'est pas d'augmenter le personnel à tout prix, mais de mieux l'utiliser.Tout le monde aux Nations unies voit la nécessité de donner des mandats plus clairs et plus précis pour augmenter l'efficacité des troupes.Et, comme le rappelle M.Clinton, il faut savoir dire « non ».Là, où les États-Unis ont malheureusement toujours dit «non», c'est au moment de payer leur contribution.Leur retard freine le fonctionnement des Nations unies.Autrefois, cela venait de l'hostilité du Congrès face a une organisation' qui était souvent anti-américaine.Aujourd'hui, le Congrès né veut pas que le président puisse fixer des dépenses à l'étranger sans le consulter.Il y va de la sacro-sainte séparation des pouvoirs, tout comme la possibilité qu'a la président d'envoyer des troupes sous le commandement de l'ONU.Pour les États-Unis, le moyen de sortir de cette impasse serait de payer promptement, comme pour une dépense militaire, et de restreindre leur participation aux opérations de maintien de la paix.Ils seraient alors de meilleurs citoyens du monde, sans s'engager dans des activités que le Congrès voudrait contrôler avec minutie.Comme le dit un haut fonctionnaire des Nations unies: «Ce n'est pas facile d'être la seule super-puissance au monde.» Ce fardeau serait moins lourd si les États-Unis laissaient le maintien de la paix à ceux qui !e font bien.Ils pourraient alors diriger toutes leurs energies vers le desarmement, un domaine où ils sont seuls capables de diriger le monde vers la paix.Prétiérlc wagnibre -S attaquer aux causes structurelles du chômage, que sont les programmes du type de l'aide sociale ou l'assurance-chôma-ge.«Une partie du problème vient du fait que nos efforts bien intentionnés pour protéger les chômeurs et les bas salariés ont ajouté aux rigidités du marché du travail.Mais je crois qu'il y a une reconnaissance croissante de la nécessité de réformer les programmes d'aide sociale pour promouvoir la recherche d'emploi et la flexibilité des salaires.» -Accélérer la lutte au déficit.«Les plans récemment adoptés par les États-Unis, l'Allemagne, l'Italie et le Canada, pour ne nommer que quelques pays, marquent une louable reconnaissance du problème, mais ils ne vont toujours pas assez loin pour assurer la consolidation financière nécessaire.Des plans de réduction du déficit plus énergiques à moyen terme doivent être formulés dans presque tous les pays industrialisés, pour être mis en vigueur de façon inexorable dès que la reprise prendra de la force.» -Assouplir la politique monétaire, ce qui vise l'Allemagne.Voila le programme que Jean Chrétien évoque pour justifier la justesse de son propre plan: signer l'ALÉNA, s'attaquer à l'assurance-chômage et à l'aide sociale et accélérer la réduction du déficit prévue d'ici deux ou trois ans par le budget Mazankowski! Point par point, le discours de M.Camdessus est un réquisitoire acharné contre le genre de vision économique qu'incarne Jean Chrétien et un appui à peine voilé à des positions comme celles de Mme Campbell.En citant ces conclusions à tort et à travers, par ignorance sans doute, M.Chrétien a commis une bourde.C'est son problème.Mais il y a bien plus.Jean Chrétien perpétue un mythe, celui de l'opposition entre la lutte au déficit et la lutte au chô- mage, du genre, - Moi, c'est des emplois, elle, c'est des coupures, que préférez-vous ?» C'est sans doute rentable, mais ce faux débat mene a un faux choix.Le FMI insiste justement sur l'interrelation entre les deux problèmes.On ne peut, de façon réaliste, s'attaquer au chômage sans tenir compte du déficit, ou s'attaquer au déficit sans tenir compte des emplois: sinon, tout nous explose dans la figure.Cela force les politiciens à se maintenir dans un couloir très étroit, et à jouer un jeu d'équilibristes entre les objectifs, à coups de nuances et de dosages serres.Curieusement, c'est ce genre de dosage, que proposait le Livre rouge des libéraux.Ce document, auquel M.Chrétien se réfère sans cesse, innovait en affirmant à juste titre qu'il faut s'occuper des deux choses à la fois, une position bienvenue après la fixation morbide des conservateurs sur le déficit.Mais la campagne et les débats ont montré à quel point Jean Chrétien, soit ne comprend pas son Livre rouge, écrit par Paul Martin, soit ne croit pas a ce qu'il y est dit.M.Chrétien n'affirme plus, comme le propose son Livre rouge, qu'il faut y aller plus doucement dans la lutte au déficit.A mesure que la campagne avance, il laisse entendre qu'il faut mettre cela de côté.C'est irresponsable, même s'il ne s'agit là que d'un élan démagogique visant à gagner des votes.Et cela fait de M.Chrétien un homme dangeureux.D'autant plus qu'il est proche du pouvoir.En attendant le 25 octobre, le chef libéral aurait tout intérêt à lire le document du FMI, qu'il cite si souvent.Il s'agit d'un discours prononcé à Washington, mardi le 28 octobre, par Michel Camdessus, devant le Conseil des gouverneurs du Fonds.Alain DUBUC DROITS RESERVES Ixi lx)îte aux lettres Faubourg Québec : confusion ¦ La destruction éventuelle des fortifications françaises de Montréal pour les condos de la S.H.D.M.est l'aboutissement d'une confusion historique et terminologique majeure sur la démarcation entre le Vieux-Montréal et le Faubourg Québec.Historiquement, le Vieux-Montreal inclut tout le secteur à l'intérieur des fortifications, ainsi que tous les dégagements extérieurs (glacis) de celles-ci requis pour les fins militaires.Ce n'est qu'après ces dégagements vers l'«est ».que s'est développé originellement le Faubourg Québec en tant que secteur d'habitation.Vers la fin du régime français, le complexe militaire des fortifications de Montréal se termine à l'«est».par la Porte Québec, d'où part le «Chemin du Roy», reliant Montréal et Québec.Au sud du Chemin du Roy, à l'emplacement du glacis.se trouve le « Parc du Roy », qui occupe l'espace entre les remparts et le Faubourg Québec.Sous le régime anglais, ce parc devient grosso modo «The Kings Wood Yard» au sud-est, et le «Square Dalhou-sie», dans le prolongement de la rue Notre-Dame.À l'est et au nord de ce secteur, le Faubourg Québec devient le «Que-bec Surburb», puis le quartier Sainte-Marie.Dans les années 1860, on regroupe le secteur des anciennes fortifications à l'est de la rue Berri avec le «Square Dalhou- sie» et une partie du quartier Sainte-Marie pour faire place à des aménagements ferroviaires et portuaires, dont la vocation se termine vers les années 1980.Par la suite, la Ville de Montréal prend l'initiative de développer tout le secteur en lui donnant le nom de «Faubourg Québec».Cette appellation prête a la confusion parce que le secteur concerné inclut en fait une partie importante du Vieux Montréal: celle du complexe militaire français du XVIIIe siècle.Parallèlement, le Plan directeur d'aménagement de l'arrondissement Centre de Montréal, recommande en 1990 de «recréer le périmètre originel du Vieux-Montréal», ce qui voulait dire de prendre en considération les fortifications dans tout le développement du secteur.Cette orientation a été totalement ignorée par la S.H.D.M.Cette confusion historique et terminologique fondamentale a été réaffirmée par Madame Phillys Lambert, directrice du Centre Canadien d'Architecture, le 22 avril dernier, lors de son exposé au Comité conseil de l'arrondissement Ville-Marie portant sur le projet actuel de la S.H.D.M., tel que cité dans La Presse du 12 mai 1993.Selon Madame Lambert, qui est la présidente du Comité chargé de réviser le projet de la S.H.D.M.et qui agit aussi à titre d'administratrice de la S.H.D.M.(donc juge et partie), le Vieux-Montréal s'arrête à la nie Berri, là où commence l'actuel projet controversé.Continuellement reprise, cette erreur d'interprétation historique a contribué à faire oublier la valeur patrimoniale du lieu tout au long du processus de développement et de consultation du projet, faussant ainsi la perception publique de ce lieu.La présente clarification nous fait conclure que le développement résidentiel est pleinement justifié dans le secteur du Faubourg Québec originel, à l'est du glacis des remparts.Toutefois les condos n'ont aucune justification, ni historique ni urbanistique, sur le site du complexe militaire français qui appartient en fait au Vieux-Montréal.Avec ses richesses archéologiques de toutes les époques historiques, le secteur de l'extrémité «est» du Vieux-Montréal originel a une importance historique nationale et continentale.Il doit être mis en valeur comme un site patrimonial public, qui viendra compléter harmonieusement l'aménagement du Vieux-Montréal et du Vieux Port de Montréal, au bénéfice des citoyens et des visiteurs.Les retombées touristiques et économiques générées par ce développement patrimonial seraient très importantes, voire davantage que celles résultant du développement des condos.Des précédents comme la Place Royale, à Québec, et la forteresse de Louisbourg, en Aca-die, en font foi.Louis La ROCHELLE sociologue et stagiaire-architecte « Crimes » avoués ¦ Lettre ouverte au Directeur de la GRC et au Président de ''URSS (oups! pardon) Premier ministre du Québec, à la suite de la parution d'un article dans Lu Presse sur les permis pour les vins artisanaux.Cher Directeur, aidez-moi!! le n'en peux plus.Après cinq ans de vie secrète, de double personnalité, je me dois d'avouer mes crimes.Cette confession, je la fais pour que vous m'aidiez à me guérir de ce grand crime endémique que j'ai un plaisir fou à commettre.le demande de l'aide, également.parce que je m'apprête à passer à une étape encore plus terrible de ce crime.Vite, il ne reste que quelques semaines.Mon crime?Depuis cinq ans, je fais ma propre bière.Une bière que je brasse, que je regarde, que j'observe fermenter.Quand je déverse ce liquide ambré dans les bouteilles, je salive, l'attends le moment opportun pour attaquer: au moins trente jours.|e décapsule et je bois.La dégustation est longue et je ne laisse aucune goutte de ce liquide des Dieux dans le verre.Dans quelques semaines, j'emménage dans ma première maison.Dans celle-ci, j'ai l'intention de poursuivre un rite millénaire, que j'ai hérité de mes origines.|e veux faire mon propre vin.et ce, SANS PERMIS.l'esperc que la Société (la majuscule n'est pas une faute, je parle de la SAQ) sera indulgente.lors de mon procès.Les vins au sulfite de la SAQ.j'y suis allergique.Si mon vin est bon.j'ai l'intention d'en offrir à quelques amis.Le vendre?Sûrement pas.mais.Marco COLARUSSO ile Bizard 1 Bloc québécois : comment jouer au hockey avec une raquette de tennis JEAN MERCIER L'auteur est professeur au Département de science politique de l'Université Laval.Depuis vingt-cinq ans, les électeurs québécois ont généralement voté avec sagesse, élisant des partis qui montraient de l'enthousiasme et des idées, défaisant à d'autres occasions des gouvernements qui, après deux mandats avec le même chef, étaient visiblement à bout de souffle.Cette sagesse des électeurs québécois s'est manifestée tout autant au niveau fédérai qu'au niveau provincial.À cette sagesse, s'ajoutait parfois la ruse, car le Québécois n'a pas hésité à jouer sur deux tableaux, pour ne pas dire «jouer un double jeu», en favorisant des partis fédéralistes à Ottawa, tout en votant pour des autonomistes à Québec.Mais voilà qu'apparaît, sous l'image du Bloc québécois, un parti indépendantiste, qui se présente à une élection fédérale.Faut-il y voir un signe de maturité, la fin des contradictions politiques québécoises?Devant la possibilité d'un gouvernement minoritaire, le Bloc québécois se présente comme un parti qui pourrait détenir la «balancedu pouvoir».Mais une question fondamentale demeure: pourquoi un parti indépendantiste a Ottawa?Les électeurs québécois n'ont pas eu de réponse réellement satisfaisante à cette apparente contradiction.Ainsi, répondre que c'est la dernière fois que le Bloc se présente au niveau fédéral ne constitue pas une réponse satisfaisante.Cela ne répond pas à la question; quel intérêt avons-nous, comme Québécois, à envoyer des députés du Bloc à Ottawa?Doit-on se prêter à cet exercice seulement parce que le poste de chef du Parti québécois n'est pas actuellement vacant, et qu'il faut bien se faire la main en attendant?Doit-on sacrifier nos intérêts pour se prêter a cette dernière étape d'un zigzag politique, qui passe par l'ambassade du Canada à Paris, par le Parti conservateur.par le Bloc québécois, puis par le Parti québécois?Carrière intéressante et variée, mais est-ce dans notre intérêt collectif de contribuer à son cheminement?Peut-on raisonnablement penser que, dans le contexte de l'intégration croissante des économies nationales, ce soit dans l'intérêt des Québécois de décider à l'avance d'être en dehors d'un cabinet, même minoritaire?Est-il raisonnable de penser que le nouveau gouvernement va concéder des choses importantes au Québec en retour de l'appui du Bloc?N'est-il pas plus raisonnable de penser qu'il vaut mieux être en position de force à l'intérieur du Cabinet, là où les plans sont d'abord initiés?Aujourd'hui, de plus en plus, les dossiers sont complexes et interreliés.Pourquoi ne pas s'assurer d'une présence importante à l'intérieur du Cabinet, dès le début d'un projet, ainsi que nous en avons profité depuis un quart de siècle?Il y a essentiellement deux dimensions au mouvement indépendantiste québécois.L'une de ces dimensions est porteuse d'avenir, l'autre pas.L'une est saine, l'autre ne mène à rien.Bientôt nous aurons à choisir définitivement entre ces deux tendances opposées.Il y a d'abord sa dimension positive.Il s'agit du désir normal et sain de vouloir se gérer soi-même, de grandir, d'évoluer, de devenir autonome, de vouloir avoir chez nous des centres de décision plus importants, pour que nos jeunes aient des emplois plus intéressants, en plus grand nombre, et qu'ils n'aient pas à parler une autre langue ou à aller ailleurs pour gagner leur vie.Cette dimension de l'indépendance implique nécessairement un certain sevrage: la sécurité que nous éprouvons à nous situer dans le Canada devrait normalement être délaissée en faveur d'un sentiment d'autonomie, ce qui peut amener une certaine inquiétude, voire une angoisse temporaire mais porteuse d'avenir.Voilà ce que devrait être l'indépendance: un risque collectif, que l'on assume et accepte pour ce qu'il est.Mais on ne nous parle jamais de cette indépendance là.On nous propose une indépendance sans risque, sans peur, avec une association, qui précéderait même la séparation.Il n'y aurait aucun risque, nous pourrions garder toutes nos mauvaises habitudes sans qu'il soit nécessaire de les changer.Nous n'aurions pas a grandir, à évoluer.Déjà, on voit poindre la deuxième dimension du mouvement indépendantiste: celle des revendications gueulardes, qui compensent pour l'absence d'un vrai sentiment d'autonomie par une rhétorique vide et sans but réel.C'est l'indépendantisme de carrière, qui tourne à vide, mais qui a assuré maints postes et poussé plusieurs carrières, sans compter les bons repas, les voyages en France et de distinguées conversations de salons.C'est l'indépendantisme du «What does Quebec want?», marqué beaucoup plus qu'on le pense par le nouveau pouvoir du consommateur, qui émerge à la fin des années 1960 et qui, pour peu qu'on se donne la peine de l'observer, est la base socio-économique de ce deuxième visage de l'indépendance.C'est cet aspect du nationalisme québécois, tout orienté qu'il est vers la consommation, qui risque de devenir périmé avec la nouvelle économie mondiale qui, elle, est toute orientée vers la production.Malheureusement, c'est de ce deuxième visage de l'indépendantisme que le Bloc se réclame, en se présentant à Ottawa avec ses députés bien décidés à «exiger ce qui revient au Québec ».Très tôt, ces revendications raisonneront comme un vieux disque des années 1970.Le leader du Bloc, lors d'un voyage en France, était tout surpris de constater que les auditoires français étaient devenus de plus en plus sceptiques quant à «l'inévitabilité de l'indépendance du Québec».Peut-on les blâmer?Cela fait bientôt trente ans qu'on leur en parle.On en parlait 25 ans avant la séparation entre la Slovaquie et la République tchèque, qui, elle, s'est effectuée en quelques années seulement.Depuis 25 ans, beaucoup de choses ont changé.La population du Québec a vieilli, et une population âgée n'est pas un type de population idéal pour une indépendance.Et si l'idée de l'indépendance s'est beaucoup répandue dans la population en général, elle a perdu en conviction et en responsabilité.Elle est devenue une revendication de consommateur.Le Canada anglais, qui a bien compris l'existence de cet aspect «velléités de consommateur» de ce deuxième visage du mouvement indépendantiste, a d'ailleurs décidé de défier le Québec: «Si vous voulez l'indépendance, eh bien faites-la!» On ne peut pas dire que notre réponse a été convaincante.À cet égard, notre «non» à l'accord de Charlottetown a été plus une bravade sans risque qu'un mouvement de réelle affirmation.D'ailleurs, fait qui est passé inaperçu, les sondages indiquaient qu'au même moment, la proportion d'indépendantistes purs et dûrs avait tendance à stagner en cet automne 1992.Nous ne pouvons jouer un double jeu éternellement.Si nous ne voulons pas assumer le risque de l'indépendance, alors il faut s'assurer d'être bien représentés au niveau fédéral, par un parti qui accepte de se présenter là autrement que comme un touriste pressé de partir.Cela fait 25 ans que le Canada anglais accepte des leaders québécois comme premier ministre, et il l'a fait avec bonne grâce.De notre côte, il est peut-être temps de montrer que nous pouvons voter autrement que par allégeances ethnique ou linguistique étroites.Il est peut-être temps d'envoyer un autre signal au reste du Canada, celui d'une population qui sait faire autre chose que de gueuler, ad nauseam, son ethni-cité, son «caractere particulier».Bien sûr, les dés sont très souvent pipés en faveur de l'Ontario: le gouvernement y est, les hauts fonctionnaires y vivent, et il y a des réseaux auxquels nous, comme francophones, ne participons pas.Mais voilà justement pourquoi il faut s'assurer d'une présence importante au Cabinet, là où les dossiers sont examinés avant qu'ils ne soient, comme on dit, «coulés dans le béton».Que le Bloc puisse gueuler en Chambre et se plaindre que la décision ne sera pas dans l'intérêt du Québec ne nous sera pas d'un grand secours, une fois que la décision aura été prise.D'ailleurs, s'il y a un grand nombre de députés du Bloc, ils auront de quoi se plaindre car, absents du coeur de la décision politique, les décisions ne nous favoriseront pas.En nous éclipsant nous-mêmes du Cabinet, nous délaisserons une stratégie, qui nous a bien servis depuis un quart de siècle.Pourquoi une telle stratégie?Pour punir le Canada anglais pour les propositions avortées du Lac Meech ou de Charlottetown ?Laissons donc de côté ces réactions émotives et pensons à notre intérêt collectif, de façon rationnelle.Pensons à notre intérêt au lieu de vouloir «punir les autres».Meech et Charlottetown, c'est déjà de la vieille histoire.Contrairement a ce qu'affirment certains, l'indépendance du Québec n'est pas «inévitable».Le monde, qui nous entoure, nous donne plein d'indications contradictoires: retour en force Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.le Canada ne fonctionne pas en théorie : mais cela ne l'empêche pas de fonctionner raisonnablement bien dans les faits.Il ne faut pas voir dans mes propos un texte anti-indépendance, le dis simplement qu'on ne peut espérer bien perfor-mer au hockey avec, dans nos mains, des raquettes de tennis.L'avenir constitutionnel du Québec, on devrait le savoir maintenant, c'est au Québec qu& cela se décide.Tant qu'on participe ava ~ J y.\t\t\tVAW/.\t\t\\ 3 1 kl\t \ts\t\tn\t\t: t\ti & ! -41 2 h ! H - ^ vvvwTC'^'.VA 'a W-\tIT / ' '4\t; ' / V\tV- .V/iVwXvÇ '-w*' /P^-»\t- - v ¦::\t' ta.c \u2022 .\u2022 \u2022 \" ¦.'/// V ?-A™,'- ¦¦\u2022\t¦ f \u2022: ¦.¦\u2022.VA', W ¦:\u2022> K&mk Les Québécois imputent surtout aux libéraux la responsabilité de la dette LOUIS PALARDBAU ffi L'insistance de la première ministre conservatrice Kim Campbell à parler de dette et de déficit pendant la campagne électorale porte des fruits.Non seulement les Québécois font-ils autant confiance à son parti qu'aux libéraux pour solutionner le problème du déficit, mais ils estiment que le Parti libéral, qui a été au pouvoir presque sans interruption de I963 à 1984, est plus responsable de la dette fédérale que le Parti conservateur, au gouvernement depuis neuf ans.Ces données sont tirées d'un sondage SOM, mené pour le compte de La Presse et du réseau TVA entre le 30 septembre et le 3 octobre derniers.1042 entrevues ont été complétées, ce qui donne un .taux de réponse de 60,6 p.cent.Un échantillonnage de cette ampleur comporte une marge d'erreur de 3,4 p.cent dans 19 cas sur 20.Quand on demande aux Québécois qui «est le principal responsable de la dette fédérale actuelle», 30 p.cent identifient «les libéraux lorsqu'ils étaient au pouvoir», contre 17 p.cent qui répondent «les conservateurs lors- qu'ils étaient au pouvoir».Le plus grand nombre (39 p.cent) estime que les deux partis sont responsables, 4 p.cent, que ni l'in ni l'autre ne l'est et 10 p.cent ne se prononcent pas.Rappelons que la dette fédérale, qui est d'environ 500 milliards aujourd'hui, s'clevait à 200 milliards quand les conservateurs ont pris le pouvoir en 84.Elle, n'était que de 25 milliards au milieu du long règne libéral en 75.Il se trouve donc 69 p.cent des électeurs qui rendent les libéraux en tout ou en partie responsables de la dette, contre 56 p.cent pour les conservateurs.L'écart de 13 points est d'autant plus important qu'un peu plus de répondants s'apprêtent à voter pour le PLC (26 p.cent) que pour le PC (23 p.cent).Il s'explique par le comportement des partisans du Bloc québécois qui tiennent les libéraux (41 p.cent) bien plus responsables de la dette que les conservateurs (12 p.cent).Il y a aussi 14 p.cent des électeurs du PLC qui sont de cet avis, mais aussi 16 p.cent des partisans du PC qui imputent la resposabilité de la dette à leur parti.Les répondants ne croient toutefois pas qu'il soit possible d'éliminer le déficit en cinq ans comme le promettent les conserva- teurs.Quand on leur pose la question, 68 p.cent répondent qu'on ne peut certainement pas ( 37 p.cent ) ou probablement pas (31 p.cent) le faire.Seulement 9 p.cent pensent qu'on peut certai-nemnt y arriver, alors que 20 p.cent disent probablement.Même ceux qui votent conservateur ne croient pas à la promesse de leur parti: 65 p.cent disent que ce n'est pas possible, tandis que 31 p.cent y croient Les Québécois pensent d'autre part que l'amélioration de l'efficacité du gouvernement ne suffira pas à éliminer la dette et ils souhaitent très majoritairement qu'on le fasse en réduisant «les services et les programmes» (63 p.cent), plutôt qu'en maintenant les services et en augmentant les taxes et ies impôts ( 10 p.cent).Quinze p.cent aimeraient mieux une autre solution et 5 p.cent préféreraient que le gouvernement continue à faire des déficits.La moitié des répondants estiment qu'il n'est certainement pas ( 26 p.cent ) ou probablement pas ( 24 p.cent ) possible d'éliminer le déficit annuel par la seule amélioration de l'efficacité du gouvernement, sans réduire les services et les programmes.Les autres pensent que c'est certainement (11p.cent) ou probablement (34 p.cent) possible.SOM a ensuite proposé aux répondants trois mesures visant à éliminer le déficit en leur demandant d'indiquer leur préférence.Le plus grand nombre ( 38 p.cent) a choisi «faire payer tous les utilisateurs des services, par exemple en facturant cinq dollars pour chaque visite chez le médecin».Vient ensuite «faire payer pour certains services gouvernementaux moins essentiels» ( 30 p.cent ) et «réserver la gratuité des services et des programmes seulement aux plus démunis».Six p.cent ne veulent aucune de ces mesures et 5 p.cent ne répondent pas.Appelés à choisir entre trois causes possibles de la dette, les personnes interrogées ont très majoritairement choisi le «gaspillage de fonds publics» (58 p.cent), de préférence au fait que «le Canada vit au-dessus de ses moyens» (27 p.cent) ou que «le Canada subit un contexte économique difficile» (11p.cent).Notons enfin que les Québécois ont tendance à sous-évaluer leur part de la dette, qui est d'environ 18 000 dollars pour chacun des Canadiens.Alors que seulement 10 p.cent la situent entre 15 et 21 000 dollars, 35 p.cent croient qu'elle est inférieure à ce montant et 25 p.cent pensent au contraire qu'elle est plus élevée.Intentions de vote * - .i yy BB ¦A- H PC PLC BQ NPD m 3\toctobre 23 * 26 46 1 4\toctobre 24 26 44 2 mmmwmmmmm & ¦ Popularité des chefs (%) m m ¦ yX: \t\t\t\tVA \u2014\u2014\u2022 IvC*!1 \tI\tI\t5\tro \tg\tS\t§\to 3 octobre\t\tO\t\t favorable\t39\t27\t42\t14 ?défavorable\t42\t57\t36\t45 4 octobre\t\t\t\ti \u2022 y.' favorable\t39\t26\t43\t13 défavorable\t40\t55\t35\t44 1 \tMMMMjj\tAfcMMMÉ)\t\u2022\t Infographie L* Presu ¦ La Presse publie aujourd'hui le deuxième résultat de son baromètre quotidien.L'échantillonnage d'aujourd'hui est constitué de 1059 entrevues, réalisées entre le premier et le 4 octobre.Il se différencie de celui d'hier par l'ajout d'environ 250 entrevues faites le 4 octobre et le retrait de celles (environ 250) faites le 30 septembre.Les résultats ont peu évolué et il faudra attendre quelques jours pour que la lecture du baromètre nous donne des indications significatives.Bouchard est perçu comme le gagnant du débat en français LOUIS MLARDEAU ¦ Si les Québécois sont plus nombreux à penser aue c'est le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, qui est sorti vainqueur du débat en français de dimanche, les opinions diffèrent grandement selon que les répondants ont regardé ou pas l'affrontement des chefs.C'est ce que nous apprend un sondage SOM réalisé lundi pour le compte de La Presse et du réseau TVA auprès de 537 répondants.Un échantillon de cette importance comporte une marge d'erreur de plus ou moins cinq p.cent dans 19 cas sur 20.On apprend d'abord que 43 p.cent des électeurs ont regardé le débat en entier .(17 p.cent ) ou en partie ( 26 p.cent ), alors que 56 p.cent ne l'ont pas fait.Même si le débat n'était disponible en traduction simultanée que sur la chaîne Newsworld, à la télé, et à la radio de CBC, 37 p.cent de non-francophones ont regardé le débat contre 44 p.cent de francophones.À la question « En vous basant sur le débat, ou sur ce que vous avez entendu sur le débat, qui est sorti vainqueur de l'affrontement des chefs?», 33 p.cent choisissent Lucien Bouchard, 20 p.cent |ean Chrétien et 7 p.cent Kim Campbell.Mme McLaughlin fait moins que 1 p.cent, 12 p.cent estiment qu'il n'y a pas de vainqueur et 28 p.cent ne se prononcent pas.Mme Campbell semble la grande perdante, puisque son score équivaut à la moitié de l'appui que reçoit son parti au chapitre des intentions de vote.Les électeurs conservateurs jugent d'ailleurs que le vainqueur est lean Chrétien ( 26 p.cent ) devant Mme Campbell et M.Bouchard ( 16 p.cent chacun).MM.Bouchard et Chrétien s'en tirent par ailleurs fort bien, puisque leur score à tous les deux est légèrement supérieur à celui de leur parti.La situation est toutefois différente selon que les gens ont regardé ou non le débat.Ceux qui I on vu en entier donnent une avance de 8 points a Lucien Bouchard sur Jean Chretien (37 à 29 p.cent); ceux qui l'ont regarde en partie le donnent vainqueur par 32 points (48 à 16 p.cent), alors que ceux qui ne l'ont pas regardé mettent les deux hommes presque à égalité: Bouchard, 23 p.cent; Chrétien 19 p.cent.Seule la leader du Parti conservateur, Kim Campbell, pourrait avoir perdu des plumes au cours du débat en français de dimanche et du débat en anglais de lundi, selon le président de CROP, Alain Giguere.À l'instar de la vice-présidente de la maison de sondage torontoise Environnics, Donna Dasko, M.Ciguère ne croit pas que ces événements auront un impact vraiment significatif dans la présente campagne électorale.\tPHOTO REUTER Les chefs se sont montrés «égaux à eux-mêmes », selon les sondeurs JULES BELIVEAU ¦ Morne s'il est particulièrement critique envers la performance de la première ministre Kim Campbell lors des deux débats télévisés, le président de CROP, Alain Giguère, ne croit pas que ces événements auront un impact vraiment significatif dans la présente campagne électorale.Aussi bien en anglais qu'en français, a-t-il dit, «les chefs se sont montrés égaux à eux-mêmes».La vice-présidente de la maison de sondage torontoise Environnics, Donna Dasko, estime également que les débats télévisés n'auront pas été, comme ce fut le cas en 1984 et en 1988, des moments cruciaux de la campagne électorale.M.Giguère soutient que seule la leader du Parti conservateur pourrait avoir perdu des plumes au cours du débat en français de dimanche et du débat en anglais de lundi.S'at-tachant à relever «le virage à 180 degrés» dans le discours de Mme Campbell sur la création d'emplois, il souligne que les électeurs n'en ont guère besoin de plus pour la trouver peu crédible.C'est aussi bien au Canada anglais qu'au Québec, si la chose doit se produire, note-t-il, que la performance plutôt médiocre de la leader conservatrice risque d'enlever des votes à son parti au scrutin du 25 octobre.4 Pour le président de CROP, le chef du Parti libéral «a très bien performé» au cours des deux débats.Il en a été de même du chef du Reform Party, Preston Manning.lors du débat anglais.Et le chef du Bloc québécois, bien qu'il ait du affronter des attaques venant de tous les côtes, s'est « bien défendu ».«Celui que j'ai trouvé peut-être un peu surprenant, indique M.Giguère, c'est M.Chrétien, qui pourrait gagner des points au Québec mais difficilement, à cause de son histoire Alain Giguère, président de la maison de sondages CROP politique passée et à cause de tout ce que représente son personnage.» M.Giguère croit que les débats des chefs n'auront rien apporté de plus au Bloc québécois que ce qu'il tenait déjà: «|e pense qu'au Québec, M.Bouchard a atteint le plafond avec les 40 ou 45 p.cent des intentions de vote des électeurs tel que nous le montrent les sondages.|e ne pense pas qu'il puisse aller plus haut que cela.» Dans l'ensemble, le président de CROP estime que l'impact des débats des chefs, même s'ils sera relativement peu important, se fera sentir surtout au Canada anglais, où le parti de Preston Manning pourrait gagner des points au détriment du Parti conservateur.% La vice-présidente d'Environnics est beaucoup moins sévère que M.Giguère au sujet de la performance de Mme Campbell aux débats des chefs.Elle dit avoir trouvé la première ministre meilleure qu'à bien d'autres moments au cours des dernières semaines.Et elle juge que les chefs de chacun des partis se sont bien tires d'affaire au cours des affrontements télévises, aucun d'eux n'ayant fourni une «prestation extraordinairement bonne» ou ayant commis une « très grosse erreur ».C'est ce qui fait, selon Mme Dasko.que ces débats ne devraient avoir qu'un impact fort limité sur la campagne électorale.V Noies de campagne PIBItIM 6MVIL Concertation difficile à Pointe-Saint-Charles Il est peut-être relativement facile à différents organismes communautaires de s'entendre sur des objectifs concrets à mettre de l'avant pendant la présente campagne électorale.Le plus ardu semble être d'amener tous les partis à dire publiquement ce qu'ils en pensent.C'est la pénible expérience vécue présentement par la Table de concertation de Pointe-Saint-Charles.Kim Beaudoin Depuis quelques mois, une vingtaine de groupes communautaires de ce secteur se sont concertés pour définir leurs exigences en matière d'emploi, de logement de soins de santé etc.à partir desquelles ils évalueront les candidats dans Verdun-Saint-Paul.On y réclame aussi l'abandon du programme d'achat d'hélicoptères pour la Défense et l'obligation pour le député de « rendre des comptes une fois par année» à ses électeurs dans le cadre d'une «assemblée de quartier».Chacun des partis a été invités à déléguer son représentant, à une recontre publique, le 13 octobre.Pour les organisateurs, il ne s'agit pas tant d'une «assemblée contradictoire» que d'une rencontre avec les électeurs au cours de laquelle chacun sera appelé à fournir les réponses de son parti aux problèmes soulevés et, le cas échéant, se compromettre personnellement quant à leur mise en application, jusqu'à maintenant, comme il fallait s'y attendre, le candidat du \u2022NPD, Claude Ledoux, n'a pas hésité à accepter l'invitation.Selon Denis Roy, le porte-parole de la Table de concertation, le libéral Raymond Lavi-gne et le conservateur André Martin ont fait savoir, verbalement, que leur horaire ne leur permettrait pas d'assister à cette réunion.La candidate du Bloc, Kim Beaudoin, a commencé, elle, par confirmer sa présence par écrit pour ensuite se raviser en invoquant la menace, véhiculée par « une source digne de foi», que «les vieux partis» tentent de «pa-queter la salle» pour «manipuler l'assistance».Un complot pour le moins étonnant compte tenu de leur refus de participer! On s'employait donc, hier, à persuader la candidate du Bloc de revenir sur sa décision en tentant de la rassurer quant au bon déroulement de cette soirée.Car on commence à craindre de n'y voir que celui du NPD dont les engagements, sans doute sincères, seront peut-être de peu d'effets dans Pointe-Saint-Charles compte tenu de ses chances d'être élu.Une histoire à suivre.Les «négligés» à Radio-Canada ¦ Depuis le début de la campagne, en raison de principaux enjeux débattus, les partis et les médias ont concentré leur Vincent Délia Noce attention sur les électeurs de 25 à 60 ans qui constituent la majorité des contribuables.C'est pourquoi l'équipe de Montréal ce soir, à la télévision de Radio-Canada, a voulu donner une voix aux grands « négligés» de la présente course électorale, les jeunes de 18 à 24 ans et les ainés de plus de 60 ans.C'est ainsi que ce soir et de- main, dans le segment magazine de l'émission, vers 18 h 25/ \u2022 on présentera deux tables rondes de 10 minutes dont la pre-~ -mière réunira quatre jeunes; qui ne sont pas des militants' \u2022 d'un parti et, le lendemain, autant d'électeurs dont l'âge va-' rie de 64 à 82 ans.Vendredi, dans un débat de vingt minutes, quatre candidats de la région de Montréal, Vincent Délia Noce, conser-' vateur, Céline Hervieux- .Payette, libérale, Paul Vachon du NPD et Benoit Tremblay du Bloc, réagiront au nom de leur parti aux propos exprimés dans les deux jours précédents.Une réaction rapide ¦ Nul ne pourra reprocher au .candidat libéral dans Rose-mont, Pierre Bourque, de ne pas lire les journaux.Ni de manquer de réflexes.Diman-.-che, La Presse avait choisi la famille Ranger, du Plateau Mont-Royal, comme groupe té- ' moin pour observer le débat > télévisé des chefs à Radio-Ca- ; nada.Le lendemain, lundi matin, on y rapportait les commentaires entendus la veille.Pierre Bourque On y apprenait que KiitT'l Campbell n'est pas très populaire chez les Ranger et que,* malgré un préjugé favorable à Lucien Bouchard, on y a été.frappé par la bonne performance de Jean Chretien.\u2022 \u2022 Il n'en fallait pas plus pour\", persuader le candidat libéral -local d'aller semer la bonne parole dans ce terrain peut-; être devenu fertile.Sitôt dit sitôt fait, dès dix heures, ce dernier se présentait chez les Ran-.ger pour leur remettre ; personnellement sa documen-' tation.Rien ne permet de croi- \" re que sa réaction rapide aura * détourné à son profit des votes* \u2022 destinés au Bloc.Mais il pourra au moins se dire que ce n'est pas faute d'avoir essayé.\u2022 \u2022 \u2022 Un problème de langue S Tout le monde n'a pas lé* courage ni la capacité de Lu- % cien Bouchard pour aller dé- ' fendre la position du Bloc dans un débat en anglais.C'est ce ' qui explique l'absence, hier, de ' sa candidate dans Saint-Henri-' Westmount, Eugenia Romain, à une confrontation publique \u2022 avec tous ses rivaux.À la permanence du parti\", on a expliqué à La Presse que cette dernière n'étant «pas très forte en anglais», il lui serait» très difficile de présenter adéquatement le programme du-Bloc dans un tel cadre.Poursuivant dans l'euphémisme.\u2022 sans aller jusqu'à dire que cette candidature n'a qu'une valeur symbolique, on précisait que.«compte tenu du contexte dans ce comté, Mme Romain a estimé qu'elle avait mieux à faire que de participer à ce dé- .# bat».Sans préciser à quoi elle* allait occuper sa soirée.Même si ses adversaires ont été privés d'une proie facile,' les électeurs locaux qui ont dû s'en plaindre puisqu'il leur res- * tait une bonne dizaine d'autres candidats à se mettre sous la - ' dent.Mais, pour affronter effi- \u2022 cacement les représentants des* «vieux» partis, il s'en est pro-*' bablement trouvé certains -pour déplorer que Preston-Manning n'ait pas cru bon de présenter quelques candidats au Québec.Dont un dans ~ Saint-Henri-Westmount.9 Aujourd'hui ¦ Avec encore dix-neuf jours de campagne à faire : \u2022\tKim Campbell poursuit sa tournée au Nouveau-Bruns-wick et à Tlle-du-Prince-.Edouard avant de se rendre à Terre-Neuve.\u2022\tlean Chrétien fait campagne autour de Montréal, à Granby, Brossard et Outremont et s'envoie pour la Co-lombie-Britannique.\u2022\tLucien Bouchard passe la journée dans la région de Québec.\u2022\tAudrey McLaughlin quitte I Ottawa pour Timmins et Thunder Bay en Ontario et se -dirige ensuite, ce soir, vers Sas-katoon. «KWMft SBSÎMHK» -f- IN 11 KT/H\\icanàdaltee député Dauphin nommé délégué à Boston La vie en concubinage prend de l'ampleur chez les 35 ans et plus Presse Canadienne_ re partie des couples vivant en OTTAWA\t^ concubinage car environ 60 pour cent d'entre eux avaient moins de 35 ans en 1991.«L'augmentation du nombre d'unions libres indique que les Canadiens développent une nouvelle attitude envers le mariage», lit-on dans le rapport.Malgré le fait que les couples vivant en union de fait reçoivent les mêmes avantages sociaux que les couples mariés, ceux qui ont choisi de ne pas se marier ont droit à certains avantages fiscaux quand ils ont des enfants.Cependant, ces avantages vont disparaître cette année.L'auteur du rapport, Pierre Parent, indique que la baisse de l'influence de l'Église et les difficultés entourant le divorce pouvaient expliquer l'attrait croissant pour l'union de fait.Environ 1,4 million de Canadiens vivaient en concubinage en 1991, une augmentation de 50 pour cent depuis 1986.DBNIS LESSARD du bureau de La Presse Depuis cinq ans M.Dauphin avait travaillé à la réforme du Code civil \u2014 un mandat que lui avait confié Herbert Marx, ministre de la justice entre 1986 et 1989 et confirmé par son successeur Gil Rémillard.M.Dauphin a pendant des années présidé la Commission des institutions, qui a étudié la réfonte du Code.Dans la tourmente constitutionnelle il faisait partie de la commission Bélanger-Campcau et, par la suite, avait présidé la commission parlementaire chargée d'étudier les «offres» du Canada anglais.Prenant ses distances avec le gouvernement, il avait même soutenu que les offres soumises par les autre provinces, ne liaient pas formellement ces gouvernements.loint hier par Lu Presse, le député Dauphin s'est contenté de confirmer qu'il était «en réflexion» sur son avenir.Aucune offre de poste à l'étranger ne lui a été faite, assure-t-il ajoutant tou-{efois qu'il considérerait «très sé-rieusemen»t une telle proposition si elle arrivait un jour.Il rappelle que depuis plusieurs années il s'intéresse de prés à la politique américaine \u2014 il fait partie d'une association de parlementaires québécois et américains, et se dit très préoccupé par les enjeux économiques que représentent pour le Québec de bonnes relations avec nos voisins du Sud.Après 12 ans en politique active, il ne faisait guère de mystère toutefois de son intention de ne pas solliciter un nouveau mandat aux prochaines élections générales.Il y a un an ou deux, la rumeur voulait qu'il lorgne la mairie de Lachine, un projet qu'il a abandonné il y a longtemps.QUÉBEC ¦ Député libéral de Marquette depuis 1981, Claude Dauphin sera nommé délégué du Québec à Boston d'ici la fin de l'année, a appris La Presse de sources fiables au cabinet du premier ministre Bourassa.Premier député à avoir publiquement appuyé Robert Bourassa en 1983, M.Dauphin était depuis plusieurs années dans la liste des députes d arrière-ban qui devaient «monter» au cabinet, une promotion qui ne s'est jamais concrétisée toutefois.Élu dans l'Ouest de Montréal, M.Dauphin était invariablement entouré de «gros candidats» auxquels on avait promis des ministères et la représentation des régions au sein du cabinet rendait difficile la .-nomination d'un ministre de plus -pour l'Ouest de l'île, explique-t-ron.¦ La vie en concubinage, autrefois résevée aux jeunes couples, fait de plus en plus d'adeptes chez les plus âgés, selon Statistique Canada.Entre 1986 et 1991, la croissance de ce type de vie commune dans le groupe d'âge des 35 ans et plus était plus importante que dans celui des 35 ans et moins, révèle un rapport rendu public mardi.Par exemple, le nombre de couples non mariés âgés entre 45 et 49 ans s'est accru de 100 pour cent entre 1986 et 1991.Chez les 60 à 64 ans, l'augmentation a été de 54 pour cent.Cette croissance a été plus lente ( 11 pour cent) chez les 20 à 24 ans et les 25 à 29 ans ( 39 pour cent).Mais les jeunes couples n'en constituent pas moins la majeu- Proche de Gil Rémillard, le ministre de la justice \u2014 il n'a pas pris position dans la course au leadership.En dépit du désistement de ce dernier, il a l'intention de demeurer neutre.Claude Dauphin ivieivioRex^ ACHAT SPÉCIAL Paquet de 6 cassettes 60 minutes.44-8304 MB IVuaoADi J fr Lecteur AM/FM stéréo avec casque d'écoute.14-9224 îhtue Challeoging Baseball PfMiaïas M A _ Sîsal 0: A Price! 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a*M tout c* \" il -H, 4885, rue Bourg, Ville Saint-Laurent H4T 1H9 Tel.: 3 4 2 - 5 0 4 0 LA PRESSE.MONTRÉAL MERCREDI 6 OCTOBRE 1993 Avortement: un quasi-consensus en faveur du Presse Canadienne Quand elle était ministre de la lustice, Kim Campbell a proposé, en Chambre, un projet de loi qui aurait eu pour effet de recrimina-liser l'avortement en certaines circonstances.Ce projet de loi n'a pas franchi I etape de l'adopté au Sénat.Cette fois, les conservateurs ne soumettraient pas de projet de loi visant à refaire de l'avortement un acte criminel.Mme Campbell, qui est pro-choix, affirme que si on voulait légiférer, cela devrait se faire au moyen d'un projet de loi privé, et qu'elle ne voterait pas en faveur d'un tel projet de loi.Les libéraux non plus n'ont pas l'intention de proposer un nouveau projet de lot.Leur leader |ean Chrétien est également prochoix.Il permettrait aux députés de voter selon leur conscience sur le projet de loi privé d'un député.Le Bloc québécois n'appuierait pas une tentative de recrîminali* sation de l'avortement.Il laisserait les députés voter selon leur conscience sur un projet de loi privé.Du côté des néo-démocrates, même refus de l'introduction d'un nouveau projet de loi.La leader Audrey McLaughlIn est pro-choix.Son parti s'oppose à toute forme de recriminalisation de l'avortement et s'attend à ce que les députés votent selon la ligne du parti.Quant au Reform Party, il ne légiférerait pas.Si la population souhaite que le gouvernement agisse, le Reform Party propose la tenue d'un référendum \u2014 la question pourrait être ajoutée air bulletin de vote.Le leader Pres-ton Manning s'oppose à l'avortement, et demanderait aux députés de voter sur un projet de loi privé selon le point de vue de leurs commettants ou, s'il n'y a pas de consensus, en respectant leurs propres déclarations publiques sur la question.A la Ligue canadienne d'action pour le droit à l'avortement, on craint que le prochain Parlement n'ait à voter sur des projets de loi privés en vue de recriminaliser l'avortement.On souhaite élargir l'accès à des centres de santé et ^ des avortements entièrement financés par les fonds publics.La coalition Campaign Life, op-] posée à l'avortement.soutient qu'aucune loi, ni aucun tribunal, ne peuvent exercer de contrôte sur la vie humaine.OTTAWA ¦ Depuis maintenant plus de cinq ans, l'avortement au Canada flotte dans un vide juridique, et les principaux partis fédéraux ne paraissent pas pressés de légiférer sur cette question.En janvier I988, la Cour suprême du Canada invalidait la loi qui, limitait l'accès à l'avortement, en ) disant que la loi enfreignait le droit des femmes à la vie, la liberté et la sécurité et était donc inconstitutionnelle.un doctorat hc àM* Claude vos ongies aorœiis vous causent des problèmes?Ne les cachez plus, traitez-les! Si vos ongles d'orteils < sont épais, friables et décolorés, vous souffrez peut-être d'une infection fongique des ongles.Or, il existe un nouveau traitement Pour en savoir davantage, consultez votre médecin ou téléphonez au 1-800-561-0990.Le recteur de 1UQAM, M.Claude Corbo, Claude Béland et le directeur de [estfon, M.Jean-Robert Vanasse M.Béland était le t d'honneur.Vous en avez assez de vos tapis?Ne laissez pas retomber la poussière.Optez dès maintenant pour l'ambiance chaleureuse d'un plancher de bois franc BARWOOD.Les planchers de bois franc prévernis sont simples à installer, faciles d'entretien et durables.2,03 m x 2,97 m.Ord.749,99 $ Solde .2,74 m x 3,66 m.Ord.1 499,99 $ Solde 1,83 m x 2,74 m.Ord.399,99 $ Solde \u2022 Tapis indiens Sara en laine 0,76 m x 1,22 m.Ord.99,99 $.Solde Tapis chinois de 90 lignes de trame/ en laine 0,76 m x 1,37 m.Ord.99,99 $.Solde .70 % de rabais* Tapis chinois crochetés main 1,22 m x 1,83 m.Ord.215 $.Solde 2,74 m x 3,66 m.Ord.959,99 $ Solde préverni ¦¦¦¦¦¦^¦¦I^HHQ merisier naturel sélect et meilleur,\t79 largeur 31/4\"\tw» ¦ ette offre se termine le 17 novembre 1993 Solde En vigueur jusqu'au dimanche 10 octobre 1993 ^^^VVRVVRSI (Compagnie Les spécialistes en bois franc ^A^\tL'endroit idéal pour obtenir de l'information sur les nouvelles tendances et les MT\tdernières découvertes de la médecine: chirurgie, nutrition, microbiologie et immunologie, médecine familiale, sociale et préventive, pharmacologie, Y F T obstétrique-gynécologie, psychiatrie, etc.ji M\tUne présentation de l'Association des médecins * * ^ de langue française du Canada.1993, de 9 h 30 à 21 h, le 9 octobrp 1993, de 9 h à 17 h.Place du Compte* Desjardin*, entrée grmtuite 65e Congrès-exposition international de l'Association des médecins de langue française du Canada dans le cadre du 150\u20ac' anniversaire de la faculté de médecine de l'Université de Montréal avec la participation de ses étudiants 1843-1993\tExposition.7et8octc il s 201 5.rue Driimniortd, bureau 700.Montréal (Quebec) CM* îrfc Pe.el) LA MODE JONES NEW YORK A LA BAIE! Dans ce monàë 'ou apparence r
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