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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 93
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-10-20, Collections de BAnQ.

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[" Intentions de vote au Québec (%) Evolution de la popularité des chefs (%) 18 octobre wm-:\treponaantê^mt .\tNP0 .'\u2022v.v.Vi v.v.v.v -A-.-.*.Vï/- \u2022 « \u2022¦.v/.v/.v.'.' \u2022 \u2022/.\t\u2022>.;.'.\u2022.i \u2022 « +\t\tBoucht'rf m m m m\tm \t\tCamptall \u2022 \u2022\u2022\u2022 Chrétien\t \t\t\t \t\t1 1 ¦\t >9\t\tMcUughlin\t » i i « i i i i i i f^\"\u2014\t\t\t\u2022y '.> /X* ,18octobr» __ 18 cctobrt InfograpW» U Pnu* .-B.pourrait tenir le Canada en haleine YVES DOBSVERT Pauvre M.Chrétien! Le soir du 25 octobre, Joseph lac-ques lean Chrétien, 60 ans.réalisera le rêve de sa vie.Pauvre lui! Dès la minute où Radio-Canada annoncera sa victoire, le rêve deviendra cauchemar.A commencer par les agents de la GRC qui dès cet instant se mettront à le suivre partout.jetant sans cesse autour d'eux des regards inquiets.Finies les marches tranquilles le long du canal Rideau! Quand le Très honorable lean Chrétien ouvrira la porte de son bureau le 2b au matin.les problèmes lui tomberont dessus comme un immense tas de boites empilées dans une armoire.Et d'abord, quoi faire s'il a été battu dans Saint-Maurice ?M.Chrétien prendra très mal sa défaite dans la circonscription qu'il a représentée à Ottawa pendant 25 ans.Pauvre lui! Mais ce ne sera qu'un incident de parcours.Selon les conventions constitutionnelles, il pourra quand même être premier ministre.en autant qu'il s'arrange pour devenir député dans les plus brefs délais.VANCOUVER vontraircmen: aux fantasmes de Lucien Bouchard et lacques Parizeau.lean Chrétien ne sera pas forcé de se faire élire au Canada anglais, il trouvera sans mal un comté québécois plus hospitalier.Non, non, pas nécessairement un comte anglophone.Prenez.: Gatineau-La Lièvre, une circonscription à 90 p.cent francophone où le libéral Mark Assad a survécu aux deux vagues conservatrices et où la population, composée en bonne partie de fonctionnaires fédéraux.a vote OUI au référendum sur Charlotte-town.Et même s'il doit se faire élire dans le West ! stand, cela n'empêchera pas M.Chrétien de vivre.Pierre Trudeau v a toujours été député de Mont-Royal.un comté où l'on ne trouve que 20 p.cent de francophones.Sauf qu'évidemment, être le «p'tit gars de Mont-Royal».ça ne fait pas très «homme du peuple».Le cabinet Une fois avalée cette humiliation, le nouveau premier ministre devra s'attaquer a la formation de son cabinet.Pauvre lui! Non pas que l'équipe libérale manque de gens compétents.Au contraire, les rouges comptent tellement de candidats ministrables que M.Chrétien se retrouvera avec un gros surplus de morceaux pour son casse-tête.Au Ouebec cependant.le puzzle sera facile a faire.À moins de surprises, André Ouellet.Paul Martin et l'ex-haut-fonctionnaire Marcel Massé seront élus dans leur comté respectif ; les trois obtiendront des postes de premier plan au cabinet.Les trois ou quatre autres places seront comblées selon les hasards des élections.Le leader libéral aimerait sûrement avoir a ses côtés le patron de SNC-Lavalin International lean-Claude Villard, mais celui-ci a peu de chances d'être élu.On peut penser que l'ancien ministre provincial Clifford Lincoln, certain de remporter Lachine-Lac-St-Louis, sera invité au conseil des ministres.L'exdiplomate Michel Dupuy le sera aussi s'il est élu dans Laval-Ouest.Petit problème: plusieurs régions de la province n'auront aucun représentant dans la députation libérale, notamment la région de Québec.M.Chrétien devra décider s'il vaut la peine de prendre des mesures pour corriger cette lacune.Le plus simple sera de confier à chacun de ses ministres, même s'ils sont à peu près tous de Montréal, la responsabilité d'une région.Mais la très orgueilleuse Québec accepterait-elle d'être défendue au cabinet par un montréalais?Le premier ministre pourrait s'en sortir en nommant au Sénat et au cabinet l'ancien maire lean Pelletier, tenu pour battu dans son comté.M.Chrétien s'attaquera ensuite à la réalisation de son programme.Il voudra annuler le contrat des hélicoptères, mais les entreprises concernées exigeront la lune pour compenser ce bris de contrat.Il voudra lancer son programme d'infrastructures, mais les coffres du gouvernement seront encore plus vides qu'escomptés.Le nouveau premier ministre devra aussi: faire des compressions douloureuses pour éviter l'explosion du déficit, trouver une façon de remplacer la TPS.affronter tous les jours Lucien Bouchard et Preston Manning.s'entendre avec le gouverneur de la Banque du Canada lohn Crow.s'attaquer à la réforme des programmes sociaux, renégocier l'entente de libre-échange, se battre contre un Sénat à majorité conservatrice, se préparer à un référendum sur la souveraineté.Pauvre M.Chrétien, le parie que d'ici un an ou dtux, il lui arrivera d'envier Kim Campbell.F il y a une chose qui fait plaisir aux gens de la Colombie-Britan-nique, c'est que.pour une fois, les Onta-riens et les Québécois devront se coucher très tard le soir des élections.A vue de nez, ce n'est que par quelques sièges que les libéraux peuvent espérer former un gouvernement majoritaire.Or, ces quelques sieges qui feront la différence se trouvent peut-être sur le bord du Pacifique.Et si ça continue comme ça, tous les Canadiens se coucheront très, très tard, car la lutte se complique drôlement dans la province de Kim Campbell.Le Reform Party.qui avait pris les devants assez, tôt dans la campagne en Colombie-Britannique, a été devancé par les libéraux: un sondage publie samedi accorde 31 p.cent aux libéraux en Colombie.2b au Reform.25 aux conservateurs et 15 au NPD.Le Reform est en chute d'une dizaine de points, mais ce sondage «national» comporte d'importantes marges d'erreur «régionales».La province, nous disent les experts, est «fracturée» idéologiquement comme peu d'endroits au pays.D'un coté, un fort courant conservateur, incarné par les créditistes provinciaux, et de l'autre un vigoureux courant «progressiste», social-démocrate, représenté par le NPD, au pouvoir dans la province.En 1988, le NPD a emporté 19 des 32 sièges fédéraux, les conservateurs 12 et les libéraux Un seul.T?*nHi«; nn'en Alhortn on n vil quelques écrasantes victoires, les luttes ont été très serrées partout en Colombie-Britannique: le tiers des comtes ont été arrachés par des candidats qui n'ont pas recueilli 40 p.cent des votes.Bref, l'arithmetique électorale se révèle fort compliquée.En gros, les libéraux espèrent garder le comté de |ohn Turner (Vancouver Quadra) et faire des gains surtout dans le lot des sieges néo-démo-crates, et les réformistes dans ceux des conservateurs.N'exagérons pas ie transfert des votes neo-democrates vers le Reform : Angus Reid l'évalue à 23 p.cent.À Chilliwack, au sud de la province, au coeur du «Bible Belt» colombien, les Une autre brique dans la campagne des bleus Une candidate vedette dénonce les stratèges y de la campagne de Kim Campbell MARIE-CLAUDE LOIRTIE HURLINGTOM.Ontario ne autre brique a atterri sur la campagne Campbell hier, quand une des candidates conservatrices vedettes de la région de Toronto, Isabel Bassett.a dénoncé publiquement les stratèges de la campagne de Kim Campbell, affirmant que les «elites politiques» ont détourné la campagne et provoqué des luttes intestines «mesquines» au sein du parti.Fit peu après que Kim Campbell eut parlé des dangers économiques que posent l'élection d'un gouvernement «à l'italienne» \u2014 citant l'ancien ministre Michael Wilson venu l'appuyer hier matin a Etobicoke \u2014 le ministre du Revenu.Garth Turner, allait un pas plus loin.Et peu après que Kim Campbell eût parle des dangers de l'élection d'un gouvernement «à l'italienne», le ministre du Revenu, Garth Turner, laissait entendre qu'il serait même préférable d'élire un gouvernement majoritaire libéral ou conservateur parce que «une majorité est mieux, parce que c'est plus stable».Dans une lettre adressée à Kim Campbell, et que Mme Bassett à télécopié a la première ministre a son hôtel lundi soir a Toronto, Mme Bassett écrit: «l'ai décidé de me présenter dans Saint-Paul.parce que je partage vos convictions profondes et votre vision de ce pays.Il semble toutefois que les intérêts de l'élite politique ont éclipsé cette vision.Cette action a résulté en des luttes de pouvoirs intestines mesquines à l'intérieur du parti, au sujet de qui a la stratégie la plus correcte et qui a la vision la plus vendable du Canada.» Isabel Bassett est la femme de lohn Bassett, un des propriétaires de CTV et président du Comité de surveillance des Services de renseignements et de sécurité canadiens.C'est aussi une amie personnelle de Mme Campbell.Mulroney a tenté de rétablir la paix au PC CHANTAI.HÉBERT du bureau de La Presse Mme Bassett se présente dans le comté de St.Paul's, l'ancien comte de Barbara McDougall.ex-secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures.Dans sa lettre, la candidate explique qu'a son avis, les décisions prises par les stratèges nationaux ont empêché Mme Campbell d'être elle-même et ont rendu plus difficile le travail dans les comtés.« |e crois qu'il est temps, première ministre, de mettre de côté les stratégies qui manquent de naturel et de parler franchement aux Canadiens», écrit Mme Bassett, qui précisé ensuite que plusieurs électeurs dans son comté seraient prêts à voter pour le PC mais qu'ils y pensent maintenant «deux fois» à cause des «gestes poses par les stratèges nationaux.» Elle termine sa lettre en demandant à la leader conservatrice de commencer à parler du «fond du coeur».Mme Campbell n'a pas voulu commenter la lettre, se contentant de faire remarquer qu'elle avait toujours parlé du fond du coeur.La leader conservatrice a plutôt continué à faire campagne dans les comtés conservateurs de la région de Toronto ou elle a parle à Etobicoke des dangers d'un gouvernement minoritaire «à l'italienne», en citant son ancien collègue, Michael Wilson, venu l'appuyer.Mais M.Turner est allé plus loin, laissant entendre qu'une majorité libérale serait mieux qu'une minorité conservatrice.«Libéral ou conservateur, une majorité est mieux pour le pays parce que c'est plus stable.Et sans aucun doute, dans la situation économique actuelle, avec notre dette, on a besoin d'envoyer un message de stabilité et cela serait mieux accompli par un gouvernement fédéraliste majoritaire», a en effet déclaré le ministre du revenu a la fin d'un rallye a Burlington.En campagne.Mme Campbell a aussi continué à attaquer M.Chrétien et a enjoindre les Canadiens à ne pas voter « né- OTTA WA rian Mulroney a tenté en vain de rétablir la paix dans les rangs conservateurs du Québec en fin de semaine dernière.Selon des sources fiables, l'ancien premier ministre est venu sans succès à la rescousse de Kim Campbell après l'avoir vue se mettre en difficulté en faisant à La .Presse des déclarations controversées sur son propre rôle et celui de lean Cha-rest dans la débâcle qui menace actuellement de déloger les conservateurs du pouvoir.Brian Mulroney, qui ne parle pas aux médias depuis le début de la campagne, serait notamment intervenu auprès du ministre |ean Corbeil pour tenter de le dissuader de porter sur la place publique son différend avec Kim Campbell.Au bout du compte, ses efforts n'ont pas porté fruit puisque M.Corbeil publiait samedi une lettre de réprimande adressée à son chef, lettre dont il ne s'excuse d'ailleurs toujours pas.Ironiquement, le retour de Chine de Brian Mulroney en fin de semaine a coïncidé avec la pire crise qu'ait vécue la difficile campagne des conservateurs.51 est rentré au pays alors que les bleus étaient sous le choc de la parution des propos litigieux de Mme Campbell et de la controverse provoquée par la mise en ondes de publicités attaquant directement lean Chrétien.Revenu au beau milieu de cette tourmente.l'ancien premier ministre aurait eu des conversations «animées» samedi jt dimanche avec plusieurs memb^s de réformistes sont chez eux.Cette petite ville d'environ 50 000 habitants, siège d'une importante base militaire (la deuxième industrie après l'agriculture), n'est pas dans le Bible Belt pour rien : on y dénombre 70 églises.Un sondage du journal local y a trouvé un appui décisif pour le Reform dans ce comté ( Fraser Valley est) devant les conservateurs, mais presque 50 p.cent d'indécis.Oanç Skoona.tout au nord de la province, la situation est moins rose.L'industrie du bois est en déclin et le chômage dépassé les 20 p.cent.Deux «fils de» jouent du coude.|oe Barrett, 37 ans, fils de l'ancien premier ministre provincial Dave Barrett, fait le saut en politique pour le NPD.Ce vieux militant de gauche, qui a vécu au Nicaragua pendant la période sandiniste, fait face au réformiste Michael G.Scott, 39 ans, fils d'un prospéré entrepreneur en construction, qui vient de vendre sa propre entreprise de construction.Un sondage local les met nez a nez, les autres ne sont pas dans la course.Le père Barrett, député neo-democrate fédéral depuis 1988, livre une bataille de tous les diables dans son comte de l'île de Vancouver.Mais l'homme se sent menace par le Reform, sans quoi il n'aurait pas cru bon de sonner la charge il y a deux semaines en traitant les partisans de Manning de «cinglés de droite» qui menacent de détruire «ce pour quoi je me bats depuis 30 ans».Dans la vallée de l'Okanagan, conservatrice, les réformistes ont bon espoir de tout rafler (trois comtés).Sur l'île de Vancouver, les libéraux pourraient causer quelques surprises, et dans la grande région de Vancouver aussi ( 14 comtés en jeu).Les réformistes n'inspirent pas tellement confiance dans la cité cosmopolite ou l'étoile montante des affaires s'appelle Terry Hui, un Chinois de Hong Kong responsable du plus important projet immobilier en Amérique du Nord (condos et bureaux pour 25 000 personnes sur l'ancien site de l'Expo de 86).Côte NPD, Svend Robinson, Nelson Riis et Barrett père, qui sont parmi les cinq députés de la province a avoir joui d'un vote de plus de 50 p.cent, seront probablement respeapés.Les autres sont très nerveux.Brian Mulroney l'équipe Campbell, confirment plusieurs sources.Selon un de ses interlocuteurs, M.Mulroney, s'il a demandé des explications à ses anciens associés, n'aurait pas manifesté l'intention de rappeler publiquement à l'ordre la leader conservatrice.Dans un discours dimanche, Kim Campbell a cependant évoqué pour la première fois le nom» de son prédécesseur, pour dire qu'elle était fière d'avoir été associée à son gouvernement.Deux jours plus tôt, elle n'avait pas ete aussi tendre ave*: Brian Mulroney.En plus de se décrire comme «plus populiste» que son prédécesseur, elle avait critiqué le style politique de ses gouvernements.«|e crois que pendant les huit dernières annees, nous avons fait des choses d'une manière qui ne marchait pas et qui a sapé la crédibilité du processus politique ».a-t-elle déclaré., La petite Mairi McAuley, 2 ans, cherche sans doute à encourager Kim Campbell dans !e dernier sprint de la campagne.La scène a été croquée lors d'un ralliement conservateur tenu hier à Oakville, en Ontario.\tphotopc garnement» en faisant valoir systématiquement les éléments suivants: \u2022 Les libéraux ont des divisions «fondamentales» sur des questions « fondamentales» comme le libre-échange et la TPS.(Les conservateurs ont été secoue par les divisions dans leur parti qui sont apparues ces derniers jours); \u2022 Un vote de protestation peut avoir des conséquences néfastes, «comme on l'a vu en 1990», date de l'élection des impopulaires néo-démocrates de Bob Rae.Un espion américain dans la caravane de Chrétien.PHILIPPE PUBUISSON_ VANCOUVER Les États-Unis suivent de près la campagne électorale canadienne.De si près, en fait, que l'ambassade américaine a Ottawa a dépêché un conseiller politique sur la tournee du chef libéral lean Chrétien pendant une semaine, question d'epier les faits et gestes de celui qui sera le prochain premier ministre.David lones, un conseiller de carrière des services étrangers du département d'Etat, en poste a Ottawa depuis un an, a suivi le chef libéral dans tous ses déplacements la semaine dernière en compagnie des journalistes.Les scribes n'ont pas tardé à lui trouver un surnom: l'espion.Agé d'une cinquantaine d'année, de petite taille, aux allures d'un professeur d'université ou d'un scientifique, David |ones a observé, parfois avec un oeil amusé, la façon dont la politique canadienne est pratiquée sur le ter^ rain, sur le plancher des vaches.Dans son ca&cpin noir,vil note avec un grand souci du détail ce qu'il voit et entend.De commerce très agréable, il discute beaucoup avec les journalistes, sur l'avion, l'autocar ou en prenant un verre le soir à l'hôtel.Réservé dans ses opinions comme le veut sa fonction, il partage néanmoins quelques observations.David lones souligne notamment une déclaration que répété |ean Chrétien devant les foules anglophones et qui provoque à chaque fois des ap- plaudissements nourris: «Le Canada sera un pays indépendant et ne deviendra pas le 51e Etat américain».Le diplomate américain se demande pourquoi on utilise cette formule, soulignant qu'il n'y a pas d'invasion prévue.Autre observation de «l'espion»: il n'est jamais question durant cette campagne de la politique étrangère malgré les bouleversements en Russie, en ex-Yougoslavie, en Somalie et en Haïti.Il trouve curieux que les Canadiens n'engagent pas un débat sur le rôle du pays sur la scène mondiale, le£ institutions internationales et «ia politique militaire compte tenu de ses intérêts.Que les strateges libéraux n'insistent pas davantage sur le fait qu'aucun scandale n'est venu éclabousser la longue carrière politique de leur chef lean Chrétien étonne aussi le diplomate.Pour lui, c'est un exploit de survivre 30 ans en politique sans avoir été impliqué dans aucun scandale.«L'espion» a quitté la caravane libérale samedi dernier, après avoir fait le plein de notes et d'observations sur les déclarations de M.Chrétien, sur le libre-échange et autres sujets d'intérêt des relations bilatérales canado-amé-ricaines.\t\u2022 % On lui souligne qu'il doit maintenant aller écrire un long rapport sur.celui qui deviendra vrai ^ ment le prochain premier nadien, ce qu'il nie/ÎÉvc^1 rire en coin de celui qui tl obtenu qu'il venait chercher.QuôPtt^i Un espion ne révèlcjamfeltifcé§Kfti tèonninJ KUUU LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 20 0CT08RE 1993 3 3 Opinions -r.Trr.: *Ji ' « pf ïïpp ^ }T f .Tg ' 1 vTC-» H «ré M\t:H L s J k gT ?w?4 H s 1 LE BLOC QUÉBÉCOIS ET LE NATIONALISME Une arme qui a toujours bien protégé le Québec ARMAND ».BASTIEN K&jK' Pierre Desjardins, professeur 975w de philosophie au Collège Montmorency, projetait récemment dans La Presse (16 sept.) l'ombre de l'agent double Claude Morin sur le mouvement d'émancipation nationaliste québécois.Il écorchait au passage René Lévesque et vilipendait Lucien Bouchard.Le premier n'était qu'un clown politique, et les deux des arrivistes, qui se servaient du nationalisme pour atteindre leurs fins personnelles.Puis, il nous incitait à laisser tomber toute revendication nationale devant un monde devenu pluri-ethnique.À cause du fait, également, que nous ne sommes au Québec «qu'une majorité démographique, qui n'a rien à voir avec le contrôle réel des leviers».En d'autres termes, une société dépourvue qui, parce que dépourvue, doit subir l'histoire sans jamais tenter de l'infléchir.À moins que je ne comprenne rien, une société qui doit s'adapter à un mouvement contrôlé par les autres.C'est le défaut des théoriciens que de prendre leurs modèles pour des réalités concrètes (ou, à l'inverse, de faire entrer de force les faits réels dans un cadre théorique).Il est bien vrai que le nationalisme est détestable.Il m'est d'autant plus facile d'en convenir que je ne suis nationaliste que par accident, le suis d'abord et avant tout universalise.Mais je me dois de considérer le nationalisme comme un outil politique nécessaire, et temporaire, pour enfin permettre aux Québécois d'accéder à l'internationalisme.Dans le système politique actuel, ils sont condamnés â continuer de vivre dans un provincialisme subordonné.Il faut se méfier des théories.Théoriquement, il est clair que le nationalisme est dépassé.La rppidifé des rnmmu-nications, la mondialisation des marchés, de même que la formation de blocs économiques supranationaux tendront au nivellement des disparités nationales.Historiquement, le monde entre dans une période de transition, dont nous ne connaissons pas la durée, où en fin, de terme, tous les nationalismes devraient s'aplanir.Il faut admettre, cependant, que cette évolution souhaitable sera plutôt longue que courte.Entretemps, nous continuerons à vivre au milieu d'affrontements pratiques inévitables.Dans les faits, le nationalisme risque de continuer d'exister longtemps.Un organisme de contrôle mondial, dont les pouvoirs commencent à se définir, devrait à la longue le policer.11 devrait perdre de sa virulence.Mais il risque d'exister aussi longtemps que les hommes ne pourront se dépouiller de leurs différences de langue et de culture, en certains cas de religion, reliées ou non a des particularités géographiques.Qu'on ne se méprenne pas.|e n'aime pas le nationalisme.Mais je n'inviterai jamais les Québécois à se départir de l'arme qui les a protégés jusqu'ici, tant que ceux qui les entourent ne décideront pas de désarmer eux aussi.De grâce, ne nous nourrissons pas d'illusions.Il est paradoxal qu'un anti-nationalis-te comme Pierre E.Trudeau n'ait pas trouvé mieux, pour contrer le nationalisme des Québécois, que de leur en proposer un autre, qui ne pouvait leur être propre: le nationalisme canadien.(.) Lucien Bouchard Le nationalisme est bel et bien une idéologie PIERRE PILON Le nationalisme, selon le Dictionnaire de français édité par Larousse, est au premier niveau de définition,, «une doctrine qui se fonde sur l'exaltation de l'idée de nation - et â un deuxième niveau - le mouvement des individus qui prennent conscience de former une communauté nationale».Le nationalisme est donc lié à l'idée de doctrine et de nation en référence à une forme d'exaltation et de mouvement.Or, une doctrine, toujours selon le même dictionnaire, est «l'ensemble des croyances ou des principes qui constituent une religion, une école, un système.etc.».Qn retrouve au mot idéologie la même définition: «l'ensemble des idées, des croyances, des principes propres â.» Il y a donc véritablement synonymie et on peut, sans crainte de faire erreur, affirmer que le nationalisme est une idéologie.Tous les nationalismes du monde s'appuient sur des idées, des croyances, des doctrines similaires qui sont cependant appliquées à des réalités géographiques et sociologiques différentes.Et tout le monde sait que ce sont les idéologies qui mènent le monde et les nations.bien ou mal.Car les idéologies n'ont pas toutes la même valeur, au moins dans leur application.Elles sont bienfaisantes ou malsaines, salvatrices ou néfastes.Certains nationalismes ou idéologies nationalistes conduisent la nation à l'autonomie, à la solidarité, à la cohésion, à s'assumer.Ils revitalisent et renforcent les relations intérieures et internationales de la nation.D'autres nationalismes conduisent à la fermeture sur soi, au nombrilisme, à l'esprit de clocher et au chauvinisme (ce qui veut dire «patriotisme outré», selon le dictionnaire).Ceux-ci sépurent divisent ou diminuent les forces vives, restreignent l'action, empêchent la croissance.En ce qui concerne l'exaltation et le mouvement liés à la définition de na- i Réveil brutal pour le Canada anglais FRÉDÉRIC BASTIEN L fiuicur es: étudiant de mai tris?à l'École nationale d'administration publique.ans cette grande question existentielle canadienne, que constitue la relation Québec-Canada, le Canada anglais refuse depuis toujours de reconnaître un statut particulier au Québec, ce que ce dernier réclame avec insistance depuis les années 60.En quelque sorte, le mouvement souverainiste est issu de ce refus perpétuel.En effet, ce statut distinct, dont presque tous au Québec reconnaissent le bien-fondé, comme on ne semble pas pouvoir l'obtenir de l'intérieur, il faut désormais essayer de l'atteindre à l'extérieur.Tel est le raisonnement de base des partisans de l'indépendance.\u2022 Les fédéralistes, de leur cote, tout en reconnaissant la nécessité d'un changement, ont tous prétendu qu'il était possible de réformer le Canada de l'inté- rieur, évitant ainsi de provoquer la rupture du lien fédéral.Force est d'admettre, toutefois, que les récent*; échecs de Meech et de Char-lottetown ont illustré qu'il est plus que jamais impossible de modifier le statut du Québec a l'aide d'une modification constitutionnelle.Par conséquent, le discours des partisans de l'union canadienne s'est modifié.L'attitude des politiciens fédéralistes se résume désormais à faire comme si de rien était.Tous clament désormais en coeur leur désir de s'occuper de l'économie, faisant exactement comme si la question du Québec n'était plus un enjeu, ou encore comme si ce problème allait disparaître par enchantement.Cette strategie, qui tient du refus de voir la réalité telle qu'elle est.s'explique très bien.S'il n'y a aucun accord possible entre les deux communautés, il tombe sous le sens de conclure, pour les fédéralistes, qu'il n'y a aucune raison d'essayer de résoudre un problème insoluble.Il ne reste plus, alors, qu'à nier le problème.Ce que font les Chrétien.les Lharest et les Campbell, quand ils nous disent que.désormais, il faut s'occuper d'économie et de rien d'autre.* A l'époque où le mouvement indépendantiste était cantonné à l'Assemblée nationale, où il forme l'opposition -officielle, dans une simple province comme les autres, il était facile pour le Canada anglais de poursuivre le «busi- .ness as usual ».Dans cette perspective*, l'arrivée en force des troupes de Lucien Bouchard risque fort de briser cette quiétude.Devant un contingent important de députés séparatistes, qui privera peut être le Canada d'un gouvernement majoritaire, et, qui pourrait même former l'opposition officielle, il sera désormais impossible pour quiconque dernier l'ampleur et la gravite du problème 1 québécois.» De par sa seule présence à Ottawa, le ' Bloc sera la preuve la plus éclatante que le système fédéral ne fonctionne pas. cet égard, pour une bonne partie de l'opinion publique anglo-canadienne, le reveil risque d'être brutal le 26 au matin.(.) Les intérêts de Tombouctou.CLAUDE PÉCLET tionalisme.oui, on peut dire que nous sommes, au Canada, en présence de deux nationalismes, l'un canadien, l'autre québécois, avec la différence que le nationalisme canadien est fédéraliste: il veut conserver le Québec dans le Canada et établir les lois ei ies formules d'une juste répartition des biens et des services par les règles et les méthodes du parlementarisme; tandis que le nationalisme québécois, qui est nettement teinté d'indépendantisme, veut, dans un premier temps, sortir le Québec du Canada et, par la suite, négocier lois et formules qui régiront les relations et les alliances internes et externes du nouveau pays.Entre ces deux nationalismes, à chacun de discerner où se loge sa vérité, ses intérêts et son bien-être.Si la tendance indiquée par les sondages actuels se maintient, les Québécois, indépendantistes et fédéralistes, voteront pour un Bloc québécois fort à Ottawa.Le Bloc québécois et son chef charismatique, Lucien Bouchard, vivraient à Ottawa, aux frais du fédéralisme canadien, pour contraindre le parlement fédéral à se pencher uniquement et prioritairement sur les intérêts du Québec, ce qui est â l'opposé de l'esprit fédéraliste, c'est le moins qu'on puisse dire.Bouchard et compères, convaincus d'avance que le fédéralisme est nuisible pour le Québec, sans foutre peut-être la pagaille, vont nécessairement ralentir les débats parlementaires et nuire à la bonne marche du fédéralsime canadien.Bien sùr, les Québécois indépendantistes s'en foutent peut-être, même l'espèrent-ils: «le plaisir de l'un, c'est de voir l'autre se casser le cou!», chantait Félix Leclerc.Mais les Québécois fédéralistes, eux, est-ce bien ce qu'ils recherchent: plus d'embrouille, de tergiversation, d'affrontements?L'indépendance, si la majorité des Québécois la veut, ne peut et ne doit se faire qu'au Québec, par un référendum ou à l'occassion d'une élection provinciale.(.) L'auteur est professeur au Centre collégial Mont-Laurier.Aux yeux des nationalistes québécois, seul le Bloc peut défendre les intérêts du Québec à Ottawa.Mais que sont donc ces intérêts du Québec?Quelle vérité possède à lui seul le Bloc québécois?Quel politicien, candidat dans un comté au Québec, n'affirme pas a sa manière défendre les intérêts du Québec?Y en a-t-il qui défendent les intérêts de Tombouctou?Dans La Presse du 1er octobre, M.Brisebois adhère à la vision manichéenne qui présente, d'un coté, les fédéralistes canadiens, qui mijotent tous à leur façon des complots contre le Québec, et, de l'autre, les seuls vrais bons Québécois.M.Brisebois ramène l'essence de cette idée en affirmant tout bonnement que l'on doit être, ou bien nationaliste canadien, ou bien nationaliste québécois.Il va de soi, dans cette logique, que ces deux nationalismes s'opposent.De là, on en vient facilement à qualifier les nôtres, qui ne partagent pas les mêmes idées, de «Canadiens-français de service».Curieuse conception de la politique, de la conjoncture et du monde, qui se limite aux visions nationalistes.Pour que cette idee simpliste passe mieux, M.Brisebois tente de nous rappeler que le nationalisme n'est pas une idéologie.Ce rappel n'est pas nouveau.Il s'inscrit dans le mouvement de la pensée nationaliste québécoise; de Lio- nel Groulx, au manifeste de 1991 du Bloc Québécois, en passant par Marcel .Chaput, Denis Monière.le manifeste de .i960 du R1N, et combien d'autres (voir; Les grands textes indépendantistes, A: Eerreti et G.Miron, L'Hexagone, 1992).' Dans cette optique, la politique natio-.naliste est bien la seule a ne pas être idéologique.(.) Foi nationaliste HENRI JULIEN M une part, un professeur de philosophie, Pierre Desjardins; d'autre part, un politicologue, lacques ufiScuGiS.Deux hommes possédant une «certaine formation» intellectuelle, mais qui ne voient pas du même oeil le nationalisme québécois.Dans la livraison de La Presse du 15 septembre, le premier déclarait que le nationalisme est une «idéologie passéiste et statique».Son opposant, lacques Brisebois, affirme de son côté, que le nationalisme répond à « un niveau de consensus».A mon avis, ce n'est pas à ce palier de discussion que s'élucide la question du nationalisme intransigeant.On doit la soumettre à une approche plus rigou- reuse dans le champ des realites intérieures dont elle est la conséquence.En fait, l'évidence psycho-sociale de-montre que le nationalisme est un sentiment qui s'apparente au sentiment religieux et qui, dans certains cas, s'y: substitue \u2014 comme au Québec.p»î-exemple, où la foi a changé d'objet et de contenu.De théologique, elle est devenue nationaliste.Si on conceptualise et rationalise le sentiment nationaliste, il est possible de lui donner les formes qu'on veut dans le cadre homogène d'une pensée collective, dont la cohésion n'est pas nécessairement signe de cohérence.Il peut tout aussi bien être considéré comme une idéologie, un niveau de consensus ou tout ce que l'imaginaire suggéré sans que pour autant ce sentiment profond ne s'altère.(.) À propos d'évidences qui n'en sont pas JEAN MERCIER L'auteur est professeur au Département de science politique de l'Université Laval.W entrée de jeu, je condéderai quelques points à M.Mario de Luca, président du Bloc québécois dans le comté de Richmond-Wolfe, qui a commenté dans La Presse du 14 octobre mon article du 6 octobre, lequel émettait des réserves sur l'utilité de voter pour le Bloc québécois.|e concéderai qu'il y a quelque chose de sain dans le fait de se démarquer, de sortir du rang des partis traditionnels, pour se présenter devant nos collègues anglophones, comme Québécois, en dehors de la discipline de parti, laquelle discipline est bien sur un facteur d'inhi- bition.Il est également possible, comme M.de Luca le suggère, que nous nous dirigions vers des gouvernements régionaux, et que nous vivions, le 25 octobre.une première étape dans cette direction.Ce que je conteste, c'e* t que tout cela aille de soi.|e conteste qu'il aille de soi que, parce que cela peut faire du bien de réagir vis-à-vis Meech ou Charlot-town, ce soit dans notre intérêt de le faire.Que nous nous dirigions vers des gouvernements régionaux, c'est possible, mais je conteste qu'il faille y croire comme a une évidence.Si je n'ai pas incité mes étudiants à remettre en question de fausses évidences, même partagées par une majorité d'individus, alors, pour eux, je n'ai peut-être pas fait ce qu'il fallait faire comme professeur.(.) le veux profiter de cette réplique pour lever le voile sur une ambiguïté.|e veux préciser que mon article dans La Presse (6 octobre) était écrit a titre de citoyen, et non a titre d'expert, pour la simple et bonne raison que je ne me .suis pas spécialisé en politique canadienne, qui n'est qu'une spécialité parmi bien d'autres.Cela ne m'enleve pas, par ailleurs, le droit de m'exprimer comme citoyen.|e reconnaîtrai, avec mon contradicteur, que le lien entre le pouvoir du consommateur, qui émerge a la fin des années i960, et l'évolution du nationa^ ' lisme québécois n'est pas une évidence.Cette idée n'est pas répandue.Ce qui rie veut pas dire qu'elle soit fausse.\t* - « Dans la campagne électorale que-, nous vivons, je suis d'accord pour dire qu'il y a beaucoup d'ambiguttés et aussi .une tendance certaine à simplifier léjgV J choses Peut-être ces deux temtaricte/W apparence contraires, sont^eHe^aii fahtf 0( complices.(.) ilO'J 1J jk B4o LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 20 OCTOBRE 1993 \u2022 \"M' \\ \u2022\tX'* * *\t.V.'|' » * , .V, V.v\t.*\t.! ï i^.S K \u2022 0.3g-1.0mÈÊÊËÈÊÈ - invite les députés bleus à passer au Reform Press* Canadienne \u2014- j\".- on A WA ¦ Les députes conservateurs qui voudront passer d'un côté à l'autre des Communes pour se joindre au Reform Party seront les bienvenus \u2014 cela, bien sûr, si leurs commettants approuvent leur geste, a déclaré hier Preston Manning.«Ce n'est pas dans l'intérêt des fédéralistes \u2014 peu importe le parti dans lequel ils militent \u2014 de laisser les séparatistes jouir de la balance du pouvoir dans un Parlement minoritaire ou former l'Opposition officielle», a dit M.Manning au cours d'une interview avec la Presse Canadienne.% Elire un plus grand nombre de députés du Reform constitue le meilleur moyen de réduire l'influence des souverainistes au Parlement, a-t-il ajouté.Cependant, les conservateurs qui veu- lent joindre les rangs du Kcform pour empêcher le Bloc québécois d'acquérir le statut d'opposition officielle seraient bien accueillis dans certaines circonstances, a-t-il poursuivi.«Certaines personnes sont déjà venues nous trouver pour discuter de cette éventualité et nous leur avons toujours répondu d'aller consulter leurs électeurs pour savoir ce qu'elles devraient faire et de revenir nous voir ensuite, preuves en main, afin que nous soyons sûrs que telle est la volonté de leurs commettants», a-t-il dit.«C'est ce que nous avons dit à des députés conservateurs auparavant et nous leur dirions la même chose dans ces circonstances.» Les appuis que reçoit le Reform Party ne cessent d'augmenter depuis le déclenchement des élections, le 8 septembre, et les sondages permettent de croire que cette formation a des chances de devenir l'opposition officielle.La croissance du parti auprès des éiec-teurs indécis ainsi que parmi ceux qui ont un penchant envers le Reform a peut-être étéaffectée par l'expulsion d'un candidat anti-immigrants à Toronto, a rappelé M.Manning.Pourtant, croit-il, son parti a été victime de critiques non fondées durant la campagne, surtout celles provenant de la député conservatrice Dorothy Dobbie qui n'a pas hésité à le traiter d'« homme dangereux» à cause de ses croyances religieuses fondamentalistes.«Si l'un des nôtres avait dit ça au sujet de l'un des leurs, les éditorialistes auraient sauté sur l'occasion d'un bout à l'autre du pays et tous les libertaires seraient descendus en force dans la rue.Mais ils ne le sont pas.« l'ai grandi dans une famille à laquelle on lançait ce genre de quolibet 200 fois par jour.» L'eltondrement de i eiectorai conser- vateur a été un des eiements ies pi us surprenants de cette campagne électorale, a fait remarquer M.Manning.El cet effondrement a battu tous les records au Québec où les conservateurs risquent de perdre presque tous leurs sièges.Cependant, M.Manning ne regrette pas sa décision de ne pas présenter de candidats au Québec pour défendre le fédéralisme traditionnel contre la souveraineté.«Si nous nous y étions lances, les seuls appuis sur lesquels nous aurions pu compter auraient été ceux des Anglo-Quebécois à la recherche d'un équivalent fédéral au Parti Egalité», a-t-il souligné.«Même si nous avions eu un candidat qui nous aurait donné un pied à terre au Québec, nos chances de nous faire entendre par les francophones auraient été nulles.» Depuis l'avènement de lu confedcra tion, les premiers ministres du Québec ont toujours négocié les changements constitutionnels avec Ottawa sur la base de leur croyance que le Canada avait deux peuples fondateurs: les Français et les Anglais.M.Manning est d'avis que toutes les provinces devraient être sur le même pied et il a affirmé que cette position est fortement appuyee au Québec \u2014 bien qu'il admette ne pas être la meilleure personne pour faire passer ce message dans la province.«Le problème c'est qu'il n'existe personne pour se faire le champion de cette cause au Québec, il n'y a personne au Québec qui veuille se charger de véhiculer le message de l'égalité des provinces.Pourtant, nous sommes tout à fait convaincus que bien des Québécois partagent notre avis et il ne nous reste donc qu'a trouver quelqu'un là-bas qui veuille bien rassembler tous ces gens-là.» Les libéraux au Québec: encore moins qu'au dernier référendum CN4NTAL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Lundi au Quebec, les libéraux de (ean Chrétien devront vraisemblablement se contenter d'un moins bon score que celui remporté- par le défunt accord de Charlottetown.L'âri dernier, le OUI l'emportait dans 24 des circonscriptions fédérales du Québec.Au début de la présenté campagne électorale, ces deux douzaines de sièges étaient naturellement ceux que ciblaft le PLC.Aujourd'hui, force est de constater que les Québécois francophones menacent de se montrer plus réfractaires au parti de |ean Chrétien qu'à l'irnpopulH're Record de l'automne dernier.À une semaine du vote, six des circonscriptions à forte majorité francophone où le OUI l'a emporté au référendum penchent pour le Bloc québécois.Au moins quatre autres sont la scène de chaudes luttes entre le PLC et le Bloc.Pour ce qui est de la cinquantaine de comtés qui ont voté NON au référendum, les libéraux conviennent qu'ils ne sont à peu près nul part dans la course.Hier, des vétérans libéraux ont livré à La Presse leurs pronostics quant à l'issue de la bataille au Québec.À les entendre, même si leur parti est déjà virtuellement assuré de former le prochain gouvernement, la liste des gains garantis du PLC se résume vraiment à une quinzaine de sièges.Dans une poignée d'autres, ils ont cependant de bons espoirs de l'emporter.Dans la région de Montréal, le PLC prendra ainsi sans difficulté les sieges conservateurs de Pierre-fonds-Dollars et Lachine.Ils garderont également sans grand problème Saint-Léonard, Saint-Lau-rent, Notre-Dame-de-Gràce, Mont-Royal et Saint-Denis.! Même si la lutte s'y annonce plus serrée, les libéraux s'atten- dent également a conserver les sieges de leurs deux principales vedettes francophones, André Ouellet dans Papineau-Saint-Mi-çhel et Paul Martin dans Lasalle-Ëmard de même que St-Henri-Westmount où leur candidat David Berger est loin de faire l'unanimité même dans les milieux fédéralistes.Les avis sont plus partagés sur deux autres circonscriptions, Outremont et Vau-dreuil, qui sont tout de même sur la liste des gains probables du PLC.Dans l'Outaouais, les libéraux sont désormais confiants de gagner deux nouveaux sièges, Hull-Aylmer et Pontiac-Gati-neau-Labelle.La partie est un peu plus corsée dans Bourassa que le candidat Denis Coderre dit avoir dans le bac grâce a uiic Importante proportion de membres des communautés culturelles et de personnes âgées.Dans Gatineau-La-Lièvre, le député Mark Assad se fait chauffer par son adversaire du Bloc Iules Fournier.Dans Ver-dun-Saint-Paul, la montee du Bloc pourrait en bout de ligne, convient-on.faire perdre de justesse au PLC un gain qu'il escompte encore, tout comme elle pourrait empêcher l'élection d'une autre étoile libérale, Michel Dupuy, dans Laval Ouest.Le Bloc, pour sa part, compte l'emporter dans Ahuntsic contre l'ancienne ministre Céline Her-vieux-Payette.Site d'une bataille serrée, la circonscription a d'ailleurs eu droit à une visite de Lucien Bouchard hier.Dans Laprai-rie et dans Anjou-Rivière-des Prairies, les conservateurs Fer-nand lourdenais et |ean Corbeil retiendraient, grâce à leur popularité personnelle, suffisamment de votes fédéralistes pour empe-cher les libéraux de franchir le fil d'arrivée devant le Bloc.En province finalement, malgré un bon fond fédéraliste, les sièges de Bonaventure-îles-de-la-Madeleine, Brôme-Missisquoi et Megintic-Compton-Stanstead iraient en principe grossir la mise du Bloc Québécois.Ottawa aurait raté l'occasion d'annuler l'achat des hélicos Presse Canadienne TORONTO M Le gouvernement fédéral a laissé passer l'occasion d'annuler le controversé contrat d'acquisition d'hélicopteres.quand le consortium censé les construire n'a pas rencontre ses obligations vendredi dernier, a-t-il été rapporté hier soir.Le gouvernement a plutôt décidé de reporter l'échéance jusqu'au 30 novembre, accordant ainsi une faveur à la compagnie EFI Industries Ltd.tout en s'enga-geant encore davantage à acheter 43 hélicoptères EH-101 au coût de 4,8 milliards, a révélé le réseau anglais de la Société Radio-Canada.; Selon la CBC, la décision du gouvernement pourrait coûter cher aux contribuables si un éventuel gouvernement libéral décidait d'annuler le contrat d'achat.Mais cette interprétation a été rejetee par le ministre de la Défense, Tom Siddon, qui a affirmé que selon ses conseillers juridiques, il lui était impossible la semaine dernière d'annuler le contrat.Le ministre a ajouté que le consortium anglo-italien ayant Obtenu le contrat en aurait de toute façon conteste l'annulation.Le chef libéral |ean Chrétien a déjà déclaré qu'il annulera le contrat s'il est porté au pouvoir,\" le 25 octobre.Les militaires ont estime a 800 millions le coût d'une annulation du contrat.Les libéraux croient plutôt qu'il en roulerait entre 100 et 300 millions.Le reportage de la CBC était base sur une lettre adressée au ministre Siddon par |.R.Ander-son et Robert Fowler, respectivement chef d'état-major de la Défense et sous-ministre de la Défense.Cette lettre, également obtenue par la Presse Canadienne, dit que le consortium ne serait pas en mesure de fournir au gouvernement, le 15 octobre tel que prévu, une garantie de financement du projet.M.Siddon se serait alors fait dire que le gouvernement pouvait annuler le contrat.Mais on lui aurait également dit que EH Industries pouvait se justifier de ne pas avoir respecté l'échéance en invoquant des circonstances incontrôlables, à savoir le financement du consortium en Italie.Le ministre a donc reporté cette échéance jusqu'au 30 novembre, comme le lui avaient recommande Anderson et Fowler.Bouchard s'oppose à toute compression dans la culture d'après PC Q Le Bloc québécois s'opposera fermement a toute compression budgétaire dans le domaine de la culture, comme il le fait pour les programmes sociaux et les paie- ijicntMdtr transfert aux provinces.»i no*' 'j j J \\t>n « «Non |c n'accepterai pas de omflhe*s*oh'4MU*6tÉrlre sur la ulttWePfli n'y a pas' d'argent à aller chercher dans la culture.Il n'y en a pas assez dans la culture.C'est inconcevable pour moi qu'un Etat ne se préoccupe pas des valeurs collectives comme la culture.» Le Bloc québécois ne croit pas en une politique culturelle canadienne unique, «puisqu'il y a avant tout existence de deux cultures distinctes l'ijnc de l'autre».Chrétien refuse de s'engager à respecter l'accord sur la main-d'oeuvre photo pc Svend Robinson exhibe les dépliants distribués par le candidat libéral.Attaqué par un candidat libéral pour son homosexualité, Svend Robinson réclame des excuses de Chrétien HURNAUY.C.li ¦ Le député neo-democrate Svcr.d Robinson a reclamé hier des excuses personnelles du leader libéral |ean Chrétien, parce qu'un candidat du Parti libéral l'a attaque pour son homosexualité.«Cela relcve de la responsabilité de lean Chrétien, a affirmé M.Robinson en conférence de presse.Il doit assumer la responsabilité de la conduite de ses candidats.» Le commentaire litigieux a ete lait dans un texte faisant partie du matériel de campagne des libéraux, rédigé en chinois, et posté par un groupe de partisans du candidat libéral Kwan-gyul Peck, qui tente de repren- dre la circonscription de Bur-naby-Kingsway, représentée par M.Robinson depuis 1979.Le texte dit que M.Robinson «était ouvertement fier de son style de vie homosexuel et a donc ete expulse par le gouvernement malaysien de même que par le gouvernement chinois.il a une mauvaise influence sur vos enfants, aussi il ne devrait pas être élu au Parlement ».M.Robinson a affirme que M.Peck était «fondamentalement malhonnête» en laissant entendre qu'il avait ete expulse des deux pays parce qu'il est gai.«le n'ai jamais ete expulse par le gouvernement malaysien de toute ma vie.pour quelque raison que ce soit, et ensuite.oui le gouvernement chinois m'a demandé de quitter le pays en janvier 1992.pas parce que j'étais gai mais parce que j'ai pris position en faveur des droits de la personne.» M.Robinson.qui a ete élu dans Burnaby-Kingsway, en 1988.par 8000 voix, était membre d'une délégation de trois personnes en Chine, qui cherchait a aider les familles des personnes emprisonnées à la suite des événements de la place Tien-an-Men.M.Peck a fait ses excuses a M.Robinson.Il a nié etre a l'origine de l'attaque.Il a dit qu'un membre de son organisation avait, de son propre chef, ajouté l'allusion a l'homosexua-lite de M.Robinson dans le texte chinois, et que cette personne avait été congédiée.MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne l.DMONTON ¦ Maigre une demande précisé du premier ministre Robert Bourassa.le chef libéral lean Chrétien refuse de s'engager a respecter l'accord de principe intervenue entre Ottawa et Quebec sur la formation de la main-d'oeuvre.« le ne sais pas si on travaillera a partir de cet accord la ou un autre».a repondu M.Chrétien lors d'un point de presse hier matin a Ldmonton.« Il faudra trouver une solution qui soil a la satisfaction des provinces et du gouvernement fédéral».a-t-il simplement répondu, écartant du revers de la main toute question de nature constitutionnelle.Il s'est dit réceptif a la conclusion d'ententes administratives avec les provinces mais sans rien préciser dans le dossier de la formation de la main-d'oeuvre.Lundi, a Quebec.M.Bourassa avait mis le prochain gouvernement fédéral en garde contre tout rejet de l'accord de principe qu'il a conclu en août avec la premiere ministre Kim Campbell.Il évoquait même la possibilité d'un affrontement entre les deux gouvernements.«le ne vois pas pourquoi un nouveau gouvernement fédéral, s'il y en a un nouveau, voudrait affronter le gouvernement du Quebec ou l'ensemble des partenaires sociaux du Quebec.le crois qu'il est dans son intérêt de finaliser ou de compléter l'entente si elle n'est pas encore complétée», avait dit M.Bourassa, avant de rappeler qu'il y avait consensus au Québec sur cette question.C'est la deuxième fois en une semaine que M.Chrétien accepte avec joie les appjis clairs ou indirects venant de Quebec mais qu'il refuse de repondre a des requêtes de membres du gouvernement québécois.Vendredi dernier, c'était le ministre québécois de la Sécurité publique Claude Ryan qui lui rappelait que les affaires urbaines étaient de juridiction provinciale et qu'il serait donc normal que le Quebec ait la maîtrise d'oeuvre du programme d'investissements dans les infrastructures sur son territoire.M.Chrétien a plutôt repondu que «si ce qu'on leur propose ne fait pas leur affaire ou si ce qu'ils nous proposent ne fait pas notre affaire, il n'y aura pas d'entente».Un nouveau sondage annonce l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire LOUIS FALARDEAIJ S Un nouveau sondage pan-cana-dien est venu confirmer hier l'avance du Parti libéral et le plafonnement du Reform Party, deux données qui annoncent l'élection d'un gouvernement majoritaire et la désignation du Bloc québécois comme opposition officielle.Le Barometre Soni-La Presse* TVA d'aujourd'hui rend cette hypothèse encore plus plausible, en indiquant que le Bloc, seul à profiter de la déconfiture des conservateurs, est rendu à 55 p.cent des intentions de vote au Québec.lean-Marc Léger, directeur du Groupe Léger & Léger qui a réalisé le sondage pan-canadien pour le lournal de Montréal, estime qu'à 38.9 p.cent des intentions de voie, le Parti libéral est tout près du gouvernement majoritaire.«Si la tendance se maintient et s'il va chercher quelques points de plus, dit-il, il aura les 148 de-putes nécessaires».Le sondage confirme par ailleurs le plafonnement du Reform autour de 1 b p.cent des intentions de vote ( I6,b p.cent) déjà annonce par l'enquete ComQuest de samedi dernier.S'il n'augmente pas considérablement son score, le parti de Preston Manning ne pourra certainement pas faire mieux que le Bloc québécois, dont les 14 p.cent des intentions de vote sont concentrées dans la seule province de Québec.Les conservateurs sont deuxièmes, a 20.5 p.cent, mais leur présence dans toutes les provinces leur enlève tout espoir de devancer le Bloc, lamais premiers, ils ne sont deuxièmes qu'en Ontario et dans les Maritimes, mais chaque fois avec moins de la moitié des intentions de vote des libéraux.Quant au Baromètre, il revele que le Bloc québécois est rendu à 55 p.cent des intentions de vote.trois points de plus que son plus haut score réalisé jusqu'à maintenant.Avec un résultat semblable le 25 \u2014 et même avec quelques points de moins \u2014 le Bloc ferait élire au moins 55 députés.Les Libéraux suivent au Quebec avec 28 p.cent, les conservateurs, toujours en baisse, ne sont plus qu'à 15 p.cent et le NPD à 1 p.cent.Avant répartition des 26 p.cent d'indécis, des 5 p.cent qui ne veulent pas dévoiler leur intention de vote et des 5 p.cent qui disent qu'ils ne voteront pas.le résultat est le suivant: Bloc, 34 p.cent; PLC.18 p.cent; PC, 10 p.cent; NPD.I p.cent ; autres partis, I p.cent.Chretien battu dans sa circonscription S'il est à peu près acquis que lean Chrétien deviendra premier ministre, il semble bien qu'il ne sera pas député.Le sondage CRQP public lundi contenait, outre celle sur les intentions de fi vote, plusieurs questions qui viennent confirmer que les électeurs de Saint-Maurice s'apprêtaient a voter massivement pour le Bloc.D'abord, ils savent que M.Chrétien deviendra premier ministre puisque 53 p.cent prédisent que les libéraux vont gagner au Canada, contre 20 p.cent pour les conservateurs.Si seulement 31 p.cent disent voter pour lui (contre 57 p.cent pour le candidat du Bloc), c'est sans doute qu'ils n'en ont pas une très haute opinion.Invités a noter les chefs de parti sur une echelle de 0 a 10.les répondants de Saint-Maurice ne donnent que 4.6\ta leur ancien député, contre 4.7\ta Kim Campbell et 6,5 à Lucien Bouchard.Enfin, quand on leur demande qui fait la meilleure campagne, M.Bouchard l'emporte facilement avec 40 p.cent contre 21 p.cent pour M.Chrétien.( V SAJMT HENR1WESTM0UNT NOTRE-CAME OEGSiCÉ ^ VERDU^SAINT-PAUl LASALLE-ÉMARD J CHÀTGAUGUAY POPULATION (%) ÉLECTIONS 1988 (%} Irtographe La Presse FRANCOPHONE\tANGLOPHONE\t\tALLOPHONE\t\t 55,4\t24,8\ti i\tU\t19,\t8J PLC_\t_ PC_\tSi!laJB\tI .AUTRES 45,5\t42,7\t10,6\t1,2 REFEREN\tDUM 199\t\u2022 .2(%) Source : Pierre Droullly\t 59,8\t40,2\t\t LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 20 OCTOBRE 1993 PMIlLIPPg DU BUISSON WINNIPEG, Manitoba Quand ça va mal, j ça va mal! A PIED, A CHEVAL OU EN VOITURE.Chrétien met en doute l'attachement de Manning aux valeurs démocratiques i ce n'est drôle nulle part d'être candidat conservateur cette année au Québec, ça semble être encore pire en Beauce.Il n'y reste en effet même plus assez d'argent dans la caisse pour payer les représentants du parti dans les 208 bureaux de scrutin, lundi prochain.C'est ce qu'a admis hier la candidate locale Jeannine Bour-que en congédiant les «travailleurs» déjà recrutés pour défendre ses intérêts le jour du scrutin.Normalement, ces derniers devaient, selon la tradition, recevoir 50$ pour cette journée.En incluant le prix du repas du midi, une opération d'environ 12 000$ pour chacun des partis.Mais la caisse des conservateurs étant à sec, on devra s'en passer.Ou s'en remettre à des militants bénévoles.Selon la directrice de la campagne.il ne s'agit pas tant d'un manque de fonds que d'un problème d'accès, pour l'équipe en place, aux sommes recueillies depuis cinq ans par.l'ancien exécutif.Cette crise n'est en fait qu'une des conséquences de l'expulsion, par Kim Campbell, du député sortant Cilles Bernier qui a néanmoins décidé de se présenter comme indépendant.Au moins la moitié des dirigeants locaux l'ayant suivi dans sa dissidence sans démissionner de l'exécutif, il en ressort tout un imbroglio juridique qui complique singulièrement la tâche de ceux qui ont pris la relève.Au point où, maigre les démarchés faites par la direction du parti et du Fonds PC, on ignore non seulement la valeur exacte des réserves accumulées mais même l'endroit où l'argent est déposé.Avec le résultat que, les sommes avancées en début de campagne par l'organisation centrale étant dépensées, il ne reste plus d'argent pour payer les militants le jour du vote.Audrey McLaughlin ne serait pas assurée de sa réélection au Yukon.\tphotopc / r « t Par ailleurs, selon le Toron- \u2022 to Star d'hier, Audrey McLaughlin n'est pas non plus assurée * de sa réélection au Yukon où * son riva! libéra!, l'ancien maire de Whitehorse, lui fait une -dure lutte.Malgré la distance .la séparant d'Ottawa et en dé- « pit des efforts de sa député actuelle.celte circonscription se- .rait maintenant touchée par la vague de desaffection qui se manifeste à peu près parout au Canada face au NPD.En fait, seul Lucien Bouchard serait en parfaite sécurité chez lui alors que, dans Calgary Southwest, Preston Manning .parviendra probablement à tirer son épingle du jeu.Mais, non sans avoir dù livrer une bataille qui n'était pas gagnée d'avance à la ministre de l'Énergie, Bobbie Sparrow.qui , n'a pas lancé la serviette.Jeannine Bourque En réponse aux accusations d'obstruction lancées par l'équipe de Mme Bourque.le président de l'exécutif local.Léo Couillard.affirme que lui et ses collègues n'ont pas été consultés quant au choix de la candidate désignée et que la décision de lui remettre ou non les fonds disponibles leur revient en vertu de l'article 229 de la loi électorale.Du moins jusqu'à ce que les membres.régulièrement convoqués en assemblée générale, décident de former un nouvel executif.Ce qui, on s'en doute, ne pourra pas se faire avant.lundi prochain ! Décidem-ment, quand ça va mal.PLUSIEURS CHEFS EN DANGER?B Avec la bizarre de campagne qui s'achève, on peut s'attendre à tout.Y compris, si on en croit les sondages et les analyses qui se multiplient, à des problèmes pour au moins trois des cinq principaux leaders dont l'élection ne serait pas assurée lundi.On a déjà largement fait état des difficultés que risque de rencontrer le chef libéral Jean Chretien dans Saint-Maurice.Mais voici que, selon des entrevues réalisées par C'anadian Press, Kim Campbell non plus ne serait pas à l'abri d'une mauvaise surprise dans Vancouver Centre, jouissant d'une confortable avance dans les sondages, il y a six semaines, elle y subirait maintenant le contrecoup de sa chute de popularité à l'échelle canadienne.La perspective de la perte du pouvoir par les conservateurs pourrait être un facteur déterminant chez un électorat traditionnellement volatile qui a toujours eu tendance à suivre le courant.Or il se trouve qu'à l'heure actuelle, en Co-lombie-Britannique.ce n'est pas le Parti conservateur qui a le vent dans Ifs voiles.B Le Reform Party étant le dernier obstacle qui sépare les libéraux d'une majorité parlementaire, le chef libéral lean Chrétien a multiplié les attaques contre Preston Manning, mettant en doute son attachement aux valeurs démocratiques canadiennes.Lors d'un blitz de deux jours dans l'Ouest canadien qui a amène le chef libéral à faire escale dans sept villes, quatre province et un territoire, M.Chrétien a aussi répété qu'un vote de protestation «mènera le pays nulle part ».Il a indique que si l'Ouest canadien se sent exclu des institutions centrales et frustré par les politiques des conservateurs, seule une forte représentation au sein du prochain gouvernement fera entendre sa voix.Dans chaque province, il a promis un siège au cabinet en échange de l'élection de libéraux.A Edmonton.capitale de la province natale du mouvement réformiste.M.Chrétien a soutenu que le Reform Party représente «une entorse à la démocratie» parce que cette formation politique a choisi de ne pas présenter de candidats au Ouébec.B II est bien fini le temps ou:, des électeurs courageux devaient aller voter à pied, à cheval ou en voiture.Le téléco^ pieur.l'avion et la motoneige .sont devenus des instruments .courants dans l'exercice de la démocratie.Spécialement.-dans les régions eloignées de .l'Arctique où 34 000 électeurs désigneront lundi les deux nouveaux représentants du Nu-., navut à Ottawa.Selon un leader autochtone, de nombreux électeurs se rerw- \u2022 I dront voter en motoneige dans 4 les bureaux de scrutin de villages isolés disséminés dans sur -un territoire plus vaste que l'Inde et deux fois plus grand que celui de la Communauté européenne.Tout au long de la campagne, les candidats ont dù utiliser l'avion, dans des conditions souvent difficiles, pour tenter de rejoindre des villages où ne ne trouvaient parfois qu'une douzaine' d'électeurs.En fait, la moindre démarché.anodine ailleurs, peut y prendre souvent des allures d'expédition mémorable.Ou de catastrophe en cas de difficulté imprévue.Comme cette boite de scrutin destinée à un village et qui a été acheminée, par erreur, vers un autre, a plus de 1500 kilomètres de la.Il aura fallu deux jours pour la retracer avant de la réexpedier -à bon port.Les responsables locaux du scrutin se rejouissent vivement que le télécopieur existe aujourd'hui pour transmettre les résultats du vote, lundi soir.Certains proviendront de villages isolés ou.a cause du brouillard fréquent, il n'est pas certain qu'un avion pourrait se poser pour en prendre livraison.On aura alors recoure a la transmission par telecopieur a partir de villages ou on ne trouve souvent qu'un seul appareil de radio-lelephone.AUJOURD HUI B À cinq jours du scrutin : \u2022\tKim Campbell continue de sillonner le sud de l'Ontario.\u2022 ' \u2022\tJean Chretien quitte Toronto à midi pour Ouébec.\t; ; \u2022\tLucien Bouchard passe journée dans j|>Ufti3 avant de se rendre ce soir a Vaudreuil.\ti A yiq'jjjb M 'j\\ .no/* \u2022\tAudrey Mçl*U0hlm pagne è Vancouver ef, pfrt^Uii soir pour Winnipèg.\tj «Ce n'est pas la bonne façon de bâtir un pays.Tous les électeurs devraient avoir le choix de voier pour ou contre ce parti.M.Manning dit qu'il veut devenir premier ministre mais il n'a pas donné l'occasion aux Québécois de se prononcer sur ses politiques», a déclaré M.Chrétien.Le chef libéral a aussi laissé entendre que îe chef réformiste profitait des difficultés économiques actuelles et du mécontentement de la population pour faire avancer son agenda politique qui prévoit.soutient-il.la destruction du filet de sécurité social.«Celui qui aspire à diriger le pays doit faire appel aux meilleurs instincts de la population», a poursuivi M.Chrétien, qui a ajouté que le Reform Party représentait une menace au régime d'assurance-santé, aux pensions des aines et aux valeurs canadiennes.«Il est facile de protester.Il est plus difficile de bâtir la nation et de la préparer pour le 21e siècle», Jean Chrétien faisait campagne dans la région d'Edmonton, en Alberta, hier.\tphotopc Paul Martin Même dans le comté de Paul Martin, rien n'est impossible pour le Bloc PHILIPPE CANTIN B II est 15 h et les 42 allées de la salle de quilles du boulevard Shevchenko, à LaSalle, sont occupées.Au milieu du grondement des boules touchant leur objectif, une annonce émane des haut-parleurs: «Félicitations a M.Edouard Smith pour une partie de 207! » Comme M.Smith, les dizaines d'aines masses dans l'établissement s'amusent ferme.L'heure n'est pas à la reflexion politique.Soudain, Paul Martin, un canon du Parti libéral et député de LaSalle-Émard, fait son entrée.Il serre des mains, échange quelques mots avec les électeurs et.à la demande de l'un d'eux, tente \u2014 sans succès \u2014 de réussir un abat.L'accueil est chaleureux.Mais M.Martin aurait tort de croire qu'un vote Cn sa faveur se cache derrière chaque visage souriant.«Lui.c'est un très bon homme, lance Marcel Beaulieu, 66 ans.Mais son chef nous a fourrés en 1982.Et je ne voterai pas pour lui.» Un peu plus loin, la discus-suAi est solidement engagee au sein du groupe que M.Martin vient de quitter.«Il est franc et règle nos problèmes», dit Dolo-rès Fontaine.Cette affirmation lui vaut une rebuffade de Iules Rousseau.75 ans: «Moi, j'ai longtemps été libéral.Mais que fera-t-il.M.Martin, pour réduire nos taxes?Cette année, je supporte le Bloc.» Quelques minutes plus tard.M.Martin fait route vers son quartier général.Il conduit sa grosse voiture bleue, dont la banquette arrière est jonchée de journaux et de documents relatifs à sa campagne.«Mon auto est puckée un peu partout, re-marque-t-il.l'ai souvent la tète ailleurs quand je conduis.» Voilà qui n'étonne guère.Chez les libéraux.M.Martin, candidat malheureux de la course à la direction de 1990, a des responsabilités majeures.Il fut co-président du groupe de travail ayant pondu le programme du parti.S'il conserve son siege le 25 octobre, il obtiendra des responsabilités ministérielles de premier ordre.Son discours est celui d'un candidat d'envergure.Il réclame «une nouvelle révolution économique».similaire à celle de la Révolution tranquille, et parle vo- lontiers de la nécessité de «modifier la culture fondamentale de nos entreprises».lusque-la, tout va bien.Mais voilà le hic: dans son comté de LaSalle-Émard, M.Martin se fait chauffer les fesses par le candidat du Bloc québécois.Fric Cimon.S'il n'est pas élu député a Ottawa le 25 octobre, ce jeune homme de 23 ans, diplôme de cegep.acheminera ses demandes d'admission à l'université.«M.Martin?I! est très sympathique, c'est un bon Canadien, dit M.Cimon, rieur.Mais il n'a pas la même vision que nous.» Le comté de LaSalle-Émard, avec 25 p.cent d'anglophones et 20 p.cent d'allophones, n'est pas un château fort du Bloc québécois.Mais si la vague se dessinant en faveur des troupes de Lucien Bouchard se transforme en raz-de-marée, rien n'est impossible pour M.Cimon.«Au début de la campagne, on disait que j'aurais le nez court à force de me faire fermer les portes en pleine face, racon-te-t-il.Mais ce n'est pas le cas.Les gens sont très corrects à mon endroit.|c leur explique que je ne vjne présente contre personne, mais plutôt pour quelque chose.La seule attache du Bloc, c'est le Québec.» M.Cimon s'exprime clairement en anglais.Et récemment, c'est à lui que le Bloc a fait appel pour représenter le parti dans un débat télédiffusé à la chaine anglaise de Radio-Cana-da.Parmi ses opposants, on retrouvait Garth Turner.l'actuel ministre du revenu.«Plusieurs jeunes assistaient au débat.En s'adressant à eux, M.Turner disait: \"Votre génération, vos problèmes\".Moi, je disais: \"Notre génération, nos problèmes\".À mon avis, cette distinction a eu son impact.» lohannc Sénécal est la candidate conservatrice.À quelques jours du vote, son moral est au beau fixe malgré la mince popularité de son parti au Québec, «le suis convaincue de gagner, lance-t-elle.Paul Martin est une tète d'affiche du Parti libéral, mais on ne le voit pas souvent dans le comté.Les gens voudront elire quelqu'un qui s'occupera de leurs problèmes.» Quant à son adversaire du Bloc québécois, Mme Sénécal estime qu'il n'a pas le «vécu nécessaire» pour prétendre au rôle de député.a-i-ii déclaré à PriïiCë Albert, en Saskatchewan.Partout où la caravane des libéraux a fait arrêt, |ean Chrétien a aussi déclaré que le Parti libéral était la seule formation politique a représenter les intérêts de toutes les régions canadiennes.La montée des forces régionales est une menace à l'unité canadienne et la stabilité économique, ajoute-t-il.A moins d'une semaine des élections, lean Chrétien est de plus en plus confiant de l'emporter.«Celle tournée de l'Ouest nous mène tout droit à la résidence du premier ministre au 24, Sussex», a-t-il lancé d'entrée de Les organisateurs (ibêrw »innt toutefois confiants de remporter 27 des 86 circonscriptions des quatre provinces de l'Ouest.Les derniers sondages placent les libéraux et les réformistes nez-à-nez dans les Prairies et en Colom-bie-Britannique avec les conservateurs ou les néo-démocrates loin derrière en troisième position selon la province.Le chef libéral s'est envolé hier soir pour Toronto.Il fera par la suite escale à Québec, à Montréal et une dernière fois dans la Ville Reine avant de se rendre le week-end prochain dans son comté de Saint-Maurice où il est en difficulté.Johanne Sénécal jeux à Calgary.Décontracté, i! se permet même de baisser la garde et de multiplier les blagues lorsqu'un pépin technique retarde une entrevue télevisée.Maigre cette confiance qui transpire des faits et gestes de jean Chrétien, les libéraux savent qu'ils doivent freiner l'élan des réformistes et réaliser une percée dans les provinces de l'Ouest pour remporter une majorité parlementaire.À la dissolution de la Chambre des communes, les libéraux comptaient cinq députés au Manitoba et un seul en Alberta ainsi qu'en Colombie-Britanni-que. 0 6 -v LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1993 v .93 GRAND SOLDE DE FIN D'ANNÉE RABAIS JUSQU'À 5 000 $ Monique Gagnon-Tremblay est nommée SUR PRIX SUGGERE DU MANUFACTURIER.FAITES VITE! ÇA PART RAPIDEMENT.8 COROLA A 6 TERCEL 3 4-RUNNER VASTE CHOIX 1 K1R2 10 * T.T.P.EN SUS leexxjs TOYOTA GABRIEL ST-LAURENT 3333.CÔTE DE LIESSE.VILLE ST-LAURENT TÉL.: 747-9811 jEaiia ¦ \u2022 » 1 .\t.a; - LES CHANCEUX \u2022 \u2022\tê *\t\u2022\t\u2022\u2022\u2022\t¦\t«\t4\tu -.r .Le livre de Francine Ouellette \u2022 \u2022 .\u2022 .\u2022 \u2022 «Le Grand Blanc» H,\t_ .wM XV > \u2022 copie d'uni valeur do 24,95 $ plus 2 laisMz-passer pour le Voici Us chanceux d'aujourd'hui : M\"* Allaire de Mont-Laurier M\"* Gagnon de Drummondville M\"\" Bachan de Cowansville M1™ Beaupré de Saint-Ambroise M.Charest de Saint-Hippolyte M™ D'Amour de Montréal M.Bergeron de LaSalle M.Chabot de Longueuil M.Trépanier de Saint-Lambert M™ Lague de Longueuil M.Dion de Montréal M.Charette de Vimont M\"\" Thibault de Rosemére M.Quenneville de Dorion M.Reid de Ch&teauguay SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL n° 200011A00 n° 200457G01 n° 210713B01 n#210722B35 n°210765C11 n° 212940D01 n°216374B08 n° 222116COO n°224477T00 n°224498L03 n° 225010D03 n° 239023C01 n°243121T00 n° 244014Q00 n° 280002R00 Jusqu'au 31 octobre, nous publierons quotidiennement les noms de 15 abonnés de La Presse.Ces chanceux recevront le livre de Franc!ne Oudlette ainsi que deux billets pour le Salon du livre de Montréal.La valeur totale des prix offerts est de 8,868 $.Les règlements sont disponibles à La Presse.Pour «participer» il suffit de s'abonner à 285-6911 ministre des Finances par intérim 3 CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Le premier ministre Robert Bourassa vient de nommer Moni-ue Gagnon-Tremblay ministre es Finances par intérim, pour prêter main-forte au titulaire, Gérard D.Levesque, dont l'état de santé exige qu'il ménage ses forces.M.Levesque, qui combat un cancer du côlon, demeure ministre en titre, mais la nomination de Mme Gagnon-Tremblay a pour objet de lui apporter un support.Ce qui veut dire, a-t-on expliqué à La Presse, que M.Lévesque pourra continuer d'assumer certaines responsabilités, mais que cette assistance lui évitera de se présenter en chambre ou de prendre part à l'exercice éprouvant que serait pour lui la période quotidienne des questions ainsi que sa préparation.Dans son entourage, on reconnaît au'il traverse «des moments très difficiles».Ses récentes apparitions publiques ont d'ailleurs montré un homme excessivement amaigri.L'intérim de Mmc Gagnon-Tremblay l'amènera à signer les documents du ministre des Finances pour une période indéterminée.«Quelques jours, une se-maine, deux semaines», a indiqué le chef de cabinet de M.Lcves-que, Francis Nadeau, parlant de période de repos et ajoutant qu'il en serait ainsi jusqu'au «retourde M.Levesque».«Le ministre est en totale possession de ses moyens, mais il doit s'économiser.Il était à Montréal hier matin, dans le cadre de ses occupations et, en fin de semaine, il prendra part à un événement à caractère municipal dans sa circonscription», d'ajouter M.Nadeau.M.Levesque n'a jusqu'ici manqué aucune séance du conseil des ministres, assure-t-on d'autre part.Vice-prcsidente du Conseil du trésor, la ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration n'est pas étrangère aux dossiers du ministère des Finances.Mmc Gagnon-Tremblay précise pour sa part que M.Bourassa lui a confié ce nouveau mandat «pour les prochaines semaines».Monique Gagnon-Tremblay apportera son soutien au ministre des Finances Gérard D.Levesque, qui lutte contre un cancer.Après avoir effectué des milliers de dégustations de chips Ruffies* et Humpty Dumpty', le message que nous recevons est de plus en plus révélateur.En cette fin de millénaire» les Québécois et Québécoises savent mieux que jamais ce qu'ils veulent, et cela commence par la qualité.Nous ne nous perdrons pas en vaines promesses! Ce que nous vous offrons, ce sont tout simplement de super bonnes chips, fabriquées à partir de notre variété exclusive de pommes de terre.Pour ce qui est de la fraîcheur, eh bien, les Ruftles* arrivent en magasin très peu de temps après avoir été pelées! Mais venez donc constater tout cela par vous-même! Participez à une dégustation de chips dans l'un des nombreux stands du Défi Ruffles*.Ah! Si seulement c'était toujours aussi facile de choisir le leader! LE DÉFI RUFFLES\u2022 Si tes» »as Ruff fe» c'est 'M*fQo« o» comnwc® je Hécot.Wt uimut u Soc.m« Hottes* foUHfy »n t»m qu jmqw murrt 'm êiwwm Mun»p*V\tLimitM r ) LA PRESSE, MONTRÉ/ MERCREDI 20 OCTOBRE 1993 Brl L'Assemblée nationale reprend ses graves travaux sous le signe de.l'hilarité Conseil scolaire de nie de Montréal DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Plus que la récession ou le chômage.la course au leadership du Parti libéral du Québec a servi de toile de fond aux travaux de l'Assemblée nationale qui reprenaient hier après une interruption de quatre mois.Et, encore plus que l'Opposition, le premier ministre Bourassa se bidonnait hier des déclarations souvent désarmantes de ses ministres.La première cible fut Gérald Tremblay, à qui le chef péquiste, lacques Parizeau a remis sur le nez l'accablant bilan des réalisations du gouvernement que le ministre Tremblay avait publié lorsqu'il avait annoncé son intention de ne pas se lancer dans la course au leadership de son parti.M.Tremblay y soutenait que Québec s'était rendu «à l'extrême limite» de la capacité de payer des contribuables.Il critiquait le laxisme devant le travail au noir, la contrebande et l'évasion fiscale et poursuivait en pointant du doigt l'influence des lobbies sur le gouvernement.«Les groupes d'intérêts de plus en plus nombreux, devenus extrêmement puissants qui forcent à tort l'État dans des décision où les véritables besoins des Québécois sont ignorés», lançait M.Tremblay.«De quels groupes parle-t-on?On fait allusion à quoi?» de lancer M.Parizeau.Offusqué, M.Tremblay a critiqué «le double language de l'Opposition».Mais il a fait pouffer tout le monde de rire quand, après qu'on eut cité son attaque en règle contre son gouvernement, il déçlara: «Est-ce aue cela veut dire qu'on ne peut plus dire la vérité?» Par la suite, il devait rappeler, sondages a l'appui, la faible crédibilité des politiciens auprès de l'opinion publique.Plus tard, c'était au tour du ministre du Tourisme André Valle-rand de faire se dérider la galerie.M.Vallerand a récemment appuyé le seul candidat en piste, Daniel lohnson, parce que ce dernier, disait-il alors, lui avait indiqué qu'il conserverait son ministère, le Tourisme, qui devait disparaître, fusionné à' un autre organisme.La déclaration emportée d'André Vallerand a soulevé hier un tonnerre de rires sur le parquet de l'Assemblée.«Pensez-vous que quelqu'un qui aspire à la direction du Parti libéral prendrait des engagements de cette nature?», a répliqué offensé M.Vallerand, au député péquiste Yves Biais qui lui demandait s'il avait bel et bien troqué son appui contre la promesse de conserver son poste.En fait, les «promesses» de ministères de Daniel lohnson à ses collègues en échange de ministères alimentent les rumeurs depuis des semaines à Québec.Même |ohn Parisella, chef de cabinet de M.Bourassa disait devant un groupe de chefs de cabinets ré-cemments qu'au rythme où progressait la campagne lohnson, il fallait s'attendre à une augmentation et non à une diminution des ministères sous Daniel johnson.Hier, M.Vallerand a précisé que M.lohnson avait reconnu l'importance du tourisme comme Vente d'immeubles Le Conseil scolaire de l'île de Montréal vendra le 7 décembre 1993 des immeubles pour défaut de paiement des taxes scolaires.La liste de ces immeubles sera publiée dans le journal La Presse les mercredis 27 octobre, 10 novembre et 17 novembre 1993.Yvon Picotte boude Daniel Johnson DBNIS LESSARD du bureau de Lm Presse QUÉBEC ¦ Amer et deçu de ne pas avoir pu convaincre le PLQ de se tourner vers le scrutin universel pour se choisir un chef, le ministre Yvon Picotte n'a pas l'intention d'appuyer très rapidement Daniel lohnson.« Pour l'instant, je vais regarder ça je n'ai pas l'intention de me rallier ou de ne pas me rallier, je continue le travail que m'a confié M.Bourassa.» M.Picotte.qui ne sera finalement pas de la course au leader- !> i n f lor IVtl voie» formée par les Jean Allaire et Mario Dumont.Un autre qui était loin d'être un appui pour Daniel lohnson, Marc-Yvan Côté, le ministre de la Santé, semblait avoir hier aussi mis au placard son souhait de voir un candidat de l'extérieur solliciter la succession de Robert Bourassa.«J'ai toujours cherché un candidat de l'extérieur en pen- sant que ce serait un bon moyen de renouveler le parti », a-t-il dit.Il a refusé de commenter la sortie très fédéraliste de M.Johnson, qui lors du lancement de sa campagne s'est décrit comme «un Canadien d'abord et avant tout» et a soutenu qu'il n'y avait pas de place pour les souverainistes comme Mario Dumont et Jean Allaire au sein du PLQ.Bourassa: un retour en Chambre hier après avoir annoncé sa démission prochaine.«vecteur de développement économique».Mais le premier ministre Bourassa avait peine a s'empêcher de rire durant tout l'échange.Finalement, une question fut posée au prétendant au trône.Da-niel lohnson, qui, avec véhémence, nia que le coût du déménagement de son ministère, le Conseil du Trésor, soit passe de 1 à 17 millionsS.«C'est une fausseté, un mensonge grossier, une invention, une fabrication et de la science fiction», a d'abord lancé M.Johnson, adoptant un ton étrangement solennel pour une question aussi triviale.Soucieux visiblement de faire bonne figure en Chambre, il devait soutenir par la suite qu'en fait le déménagement coûtera 3 millionsS permettant d'épargner 800 000$ au trésor public.Centre LaserVision de Montréal- Correction de la Myopie et de l'Astigmatisme avec le Laser Excimer.Stephen H.Fichman, MDCM, FRCSC, Directeur Médical David A.Silver, MDCM, FRCSC, Directeur Médical Centre LaserVision de Montréal Décor Décarie 6900, boul.Décarie \u2022 Suite 217A \u2022 344-2020 m < \u2022»» icr.11 .__ lllllllltilOUli iiivi f U \u2022 M dllip IIUVIUI propos incendiaires qu'il avait tenus il y a deux semaines, quand il comparait à «des dinosaures» les membres de l'exécutif de son propre parti.«|e conserve mon droit de penser ce que je pense sur certains membres.Un exécutif, cela se change!» a-t-il lancé.Plus question de scrutin universel : « Maintenant qu'il y a un candidat d'annoncé ( M.Daniel lohnson ) il faut vivre avec ces règles», a-t-il dit.Il n'a aucune intention de mettre fin à sa carrière politique, «l'aime la politique et je pense que je serai réélu dans Maskinon-gé», a-t-il dit, ajoutant qu'il n'avait aucune intention de rallier une éventuelle «troisième Pressions sur Bélisle pour qu'il s'abstienne de la course GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Même s'il fait l'objet de fortes pressions pour s'abstenir de provoquer une course à la direction du PLQ en se portant candidat, le député des Mille-Iles, Jean-Pierre Rélisle, se dit toujours intéressé parce défi.M.Bélisle s'est dit fort ennuyé d'apprendre dans La Presse que sa candidature, advenant qu'il n'y en ait pas d'autre, soit embarrassante pour la direction du parti, parce que cela signifierait un exercice coûteux et futile.On accorde en effet peu de chances de succès au député des Mille-Iles contre le président du Conseil du trésor, Daniel lohnson, seul aspirant déclaré à la succession de Robert Bourassa.Comme d'autres, M.Bélisle souhaiterait «un brassage d'idées» dans cette formation, comme il s'en est ouvert à La Presse.«Mais si je constate que j'ai trop peu d'appuis, je ne serai pas l'agneau sacrificiel.11 faut être logique.Mais vous verrez sous peu ce que je provoquerais comme débat si je me lançais dans la course», lance-t-il.M.Bélisle réfère ainsi à un projet de loi qu'il s'apprête à présenter à l'Assemblée nationale, «sur la prise de décisions par le gouvernement».Selon lui, le processus actuel manque d'efficacité.11 en propose un qui s'articulerait autour de trois règles, sur lesquelles il refuse d'élaborer avant le dépôt de son projet.Entre-temps, le député a préside un diner de financement, dans un restaurant de Laval, lundi soir, mais, contrairement, a ce qu'on croyait, cc meeting avait rapport avec la campagne de financement du PLQ et non avec son éventuelle participation à une course au Iqtulcrship.\t* MINIMUM / # «r \u2022 y .V / V, jf 0 .\u2022 Jt MAXIMUM.V r .« » Financement de 4,8% sur les Integra 1993.Voici l'occasion de réaliser un excellent placement.Un taux découvrirez rapidement qu'en plus de leurs caractéristiques de financement de 4,8% pour 48 mois à l'achat de n'importe haute-performance, la date limite du 31 octobre de cette quel modèle Acura Integra 1993.C'est un meilleur taux que offre réussit à faire bouger ces voitures encore plus vite.ceux offerts par les banques, et il s'applique aux voitures de performance les plus populaires de leur catégorie.Vous INTEGRA 1993 ©ACURA US VOITURES CONSTRUmS DE MAJN DE MATTRI Financement au taux annuel de 4,8^ pour 48 mois offert, sur approbation de CTedit, a i achat de n'importe que) modèle Integra 1^3.Exemples - financement de 15 (XX) S au taux annuel de 4,8 « 't pendant 48 mois : versement mensuel de ^44,08 coût d'emprunt de : 1 515.84 S, obligation totale de lt> 515,84 $; 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François et du commandant en chef de l'armée, le général Raoul Cédras, ainsi que ce lie du président en exil lean-Hertrand Aristide.Çpux qui ont fait cette proposition sont des parlementaires proche* des militaires, réunis en se^flee informelle avec une tren-taipe de députés et sénateurs hier pour former un comité de crise en/jjue de sortir le pays du bour-hiaf dans lequel il se trouve.Cpttc opération n'est pas nouvelle.C'est la deuxième fois que deî*f>arlementaires tentent pareille Iftanoeuvre.En octobre 1991.la pomination a la pointe de la baïonnette du président loseph Nefette avait été le résultat de la formation d'un semblable comité deirise mis sur pied sous la haute mi£{ ci I lance de loseph-Michel Clinton rappelle lés Rangers de Somalie d'.-mres A / P WASHINGTON v \u2022r I rancois.chef autoproclamé de la police de Port-au-Prince.Cette fois, le comité de crise, nullement prévu par les règlements internes du Parlement, ecarte en douce l'actuel président du Sénat.Firmin lean-Louis, membre du Front national pour le changement et la démocratie -Unis «oeuvrent pour l'établissement d'une commission atu» de déterminer qui est en toC» dans la mort de 24 Casques blçjjs pakistanais tués lors d'un enSfeuscade.le 5 juin dernier a MC&adiscio.Cette embuscade avarft declenche la recherche du général Aidid par les troupes ariëricaines pour le compte de l'Opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM).fec général Aidid avait été le prSoiier, dans une lettre à l'ancien président américain limmy CiTrfer, à proposer la création d'une commission indépendante rfotir enquêter sur sa responsabilité dans ces meurtres.Dans un recent rapport au Con-Kiub.M.Clinton imputait la mort tfcilccs 24 soldats pakistanais a m.% ceUon Linguistique Mathématiques Miiroélectronique Musique Philosophie Hhvsique Keligiologie Sciences comptables* Sciences politique> Sociologie l rbanisme* Certificats \\daptauon scolaire et sociale Administration de services* (concentrations: banque, coopérative, transpon) Administration des services publics Administration* \\flaires immobdières* Alphabétisation \\nal\\se chimique \\nal\\ve financière* \\nimation culturelle Arts plastiques * Assurance et intervention financière* Comptabilité générale* Créauon littéraire De^cluppciiiciii ut- lujyCieî?* Droit MK-ial et du travail* Ecologie Économique Education en milieu de garde Education interculturelle Éducation morale Education personnalisée ï'V/ut\tuinv.» O Enseignement de la formauon personnelle et Nociale Ijiseignement de> langues >econde> Études appliquées en urbanisme\" Formateurs ci adultes en milieu scolaire Français écrit Français écrit pour non-francophones* Géographie physique Géologie appliquée Gérontologie sociale Gestion des documents administratifs et des archives Gestion des ressources humaines I (Fondements)* Gestion des ressources humaines II ( Perspectives stratégiques et approfondissement des connaissances)* Gestion des services municipaux Gestion informatisée* Immigration et relations înterethniques Informatique* Insertion sociale et professionnelle des ieunes Instructeurs en milieu de travail intervention éducative en milieu familial et communautaire Littérature de jeunesse Marketing* Méthodes quantitatives Microprocesseurs Santé et sécurité au travail Sciences comptables* Sciences de I environnement Sciences et techniques de 1 eau Sciences sociales Télécommunications Terminologie Maîtrises Ail dramatique.M.A.Biologie.M Se.Chimie, M.Sc.(programme offert par extension à I IQTR) Droit social et du travail*.EL.M.Économique.M.Sc.Études des arts*.M A.Études littéraires.M A.Géographie.M.Sc.Histoire*.M A.Informatique de gestion*.M.Sc.A.Kinanthropologie, M.Sc.Linguistique.M.A.Mathématiques.M.Sc.Muséologie*.M.A.(conjointement avec 11 tiiversité de Montréal) Philosophie.M.A.Sciences comptables*.M.Sc.Sciences de i atmosphère, M.Sc.Sciences de la terre, M.Sc.Sciences des religions.M A.Sociologie, M.A.Diplômes de deuxième cycle l-iii Etudes interdisciplinaires sur la mort* Intervention ergonomique en santé et sécurité au travail Météorologie* Doctorats Histoire, Ph.D.Linguistique.Ph.D Matnématiques.Ph.D Philosophie.Ph.D.(conjointement avec 1IQTR) Ressources minérales, Ph I) ( programme offert par ! I g V(.avec la collaboration de I I QAM) Sciences de I emironnement, Ph.D Sciences des religions.Ph.D.(conjointement avec l'iimersité Concordia) Sémiologie.Ph L>.Soaologie, Ph.D.Certains de ces programmes sont également offerts dans les Centres d'études universitaires IQAM-Montérépe MO.boul.du Séminaire Saint-lean-sur-Richelieu J3B SK9 téléphone: I-800-30.V9290 télécopieur: 349 IS38 LQAM-Lanaudièrc Ecole l'Horizon 239.boulevard J.-A Pare V ille de le-Gardeur JSZ 4.M6 téléphone: 1-800-301-450\" Uval-Saint-Jérôme 30S0, boulevard Lôesque Ouest Uval H^V téléphone: 082-13^3 Renseignements: Registrariat Senice aux clientèles universitaire^ 8\"0.boul.de Maisonneuve Est local T-3600 Montréal (Québec) H3C 3PS Tél.: 987-3121 La Fondation de 1*1 QAM offre des bourses d'études de 1 (>(K) $ à 7 OOO S.* programme conungenté Université du Québec à Montréal i' * M i* (\u2022; «y** ¦ «-«i .- v,t MEILLEURS PNEUS D'HIVER 000DYEAR A PRIX AVANTAGEUX ! i < Tout le monde a un rêve à réaliser.Quels que soient vos buts dans la vie, vous pouvez les atteindre grâce aux\ttf| Obligations d'épargne du Canada.Depuis 47 ans9 elles sont i investissement favori de millions de Canadiens.\\ 'ous pouvez obtenir tous les détails partout où i on vend des Obligations d'épargne du Canada.PtfcMIÎRl kssu au 1er novembre Canada B 10 v i LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1993 brother VENTE D'ENTREPÔT D'AVANT- r Moscou envisage une intervention militaire dans l'ouest géorgien Vente à PRIX D'ENTREPÔT de tous nos modèles de machines à coudre BfOther Voici quelques exemples: j brother pc-7000 a La machine la plus perfectionnée du monde Motif de broderie multicolore ~ » professionnel {jusqu'i 4 po de largeur) brother xr-ie Contrôle électronique de la vitesse » 10 points intégrés Couture autom.des boutonnières i i » brother vx-810 \u2022\tPoints droits et zigzag \u2022\tBras libre \u2022\t3 positions d'aiguille \t\t brother\tm 546\t Construction robuste Embobinage facile Surjeteuse à 3-4 fils brother Avec différentiel: 449 $ Entrepôt / S Ouvert jeu.21 et vendr.22 oct.10-21 h; sam.23 et dim.24 oct.10-17 h.brother kh-270 MÉTIER A TRICOTER ÉLECTRONIQUE A 288 motif» de mêilleê différent\u2022 Motifs très larget (jusqu'à 112 mâilles) Agence France-Presse MOSCOU ¦ La Russie était prête hier â se résoudre à une intervention militaire dans l'ouest de la Géorgie pour voler au secours du chef de l'État, Edouard Chevardnadzé, en position de plus en plus difficile face aux troupes de l'ancien président Zviad Gamsakhourdia.La chute pratiquement sans résistance aux mains des «zviadis-tes», hier après-midi, d'une nouvelle ville stratégique, Lantch-khouti, ne peut que mettre fin aux tergiversations de Moscou sur l'opportunité d'une intervention pour défendre ses intérêts stratégiques et ceux de l'Arménie, son allié dans le Caucase.Cité par l'agence Interfax, le chef de la diplomatie russe, An-drei Kozyrev, s'est prononcé sans équivoque hier pour rouvrir, par la force si nécessaire, la route reliant la capitale Tbilissi et le port stratégique de Poti, conquis début octobre par les zviadistes.La radio géorgienne a annoncé, sans confirmation officielle, que des navires de guerre russes auraient pris position dès hier au large de Poti, pour empêcher les «exportations illégales vers la Turquie».«Cette route est vitale pour Tbilissi, pour les troupes russes stationnées en Géorgie, ainsi que pour Bakou et Erevan», dont les accès les plus directs à la mer Noire passent par les ports géorgiens, a justifié M.Kozyrev.Ils sont arrivés! PLYMOUTH ACCLAIM/ DODGE SPIRIT 1994, ENSEMBLE 22F PLYMOUTH SUNDANCE/ DODCii: SHADOW 1994, ENSEMBLE 221) Moteur IEC Boîte automatique Climatiseur ei glaces teintées Coussin de sécurité, côté conducteur Œf Volant inclinable et régulateur de vitesse l£f Radio-cassette AM/FM stéréo sT HT \t\t Transport : 550 $ en sus.\t\t Freins et direction assistés Rétroviseurs électriques chauffants Ensemble décor argent ou or ** |MI llloin (llM «llilllll Terme de 48 mois et Hurun versement initial & Moteur 2,2 litres if Boîte automatique Sf Climatiseur 'if Coussin de sécurité, côté conducteur 2f Radio AM/FM stéréo, 4 haut-parleurs Uf Essuie-glace de luxe à balayage intermittent (âf Tapis à l'avant et à l'arriére £f Miroirs de courtoisie 10 594 Transport : 525 $ en sus.Supplément pour modèle quatre portes.Terme de 48 mois et aucun versement initial \u2022Remise du fabricant incluse* Immatriculation, taxes et assurances en sus.M Tarif mensuel établi d'après le P.D.S.F.d'un modèle 1994.Terme de 48 mois, sans versement initial.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Sous réserve de l'approbation de Chrysler Crédit Canada Ltée.Un dépôt de sécurité équivalent à un versement sera exigé.Location pour usage personnel seulement.Rachat non requis.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 100 000 km, au taux de 6
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