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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-03-27, Collections de BAnQ.

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[" Écrire à quatre mains cahier B Chirurgie esthéthique 1500jeunes y ont recours chaque année cahier C 6810181921 m 10175, AV.PAPINEAU, MONTREAL .381-3987 m MONTRÉAL, DIMANCHE 27 MARS 1994\t110e ANNÉE N° 155\tExtérieur d6 l3 ville d6 56 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Miami: 1.50 SUS\tAbitibi-Témiscamingue: 55 cents îles-de-la-Madeleine: 1 $ *\tÀ domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées: 70 cents «\tBAC 3P%r Taxes en sus I\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 -., \u2022 * ' \" \u2022 / .\u2022 « \u2022* ' ~ \" \" * r »\", \u2022\t\u2022\t\u2022 ; f »\t\tHHHHHHH1 Bonjour! La personnalité de la semaine Sylvain Lelièvre page B12 Météo Neige, pluie en fin d'après-midi max 3 / min 2 page S 20 Actualités Desjardins: bons résultats financiers page A 5 Girerd MifattlAïe Mot, A L'jfôm iï^K- rx?unirTBé/iC / I Annonces classées -immobilier B11,\tC6.C8, C9 - marchandises\tC9 - emplois\tC9 - automobiles\tC9 et C10 \u2022 propositions d'affaires\tC10 Additions croisées\tC8 Arts et spectacles\t - informations\tB7 à B10 - cinê-horaires\tB10 - têlê horaires\tB9 Bandes dessinées\tC7 Bridge\tC11 Décès\tC11 Étes-vous observateur?\tB11 Feuilleton\tC7 Horoscope\tC8 Le monde\tA9 Les jeux\tA11 Loteries\tA4 Mot mystère\tC10 SPORTS\t -Jean Perron.o.\t.S5 Les libéraux fédéraux en chute libre Le budget Martin a porté un dur coup aux troupes de Jean Chrétien CILLES PAOUIN Le premier budget Martin a porté un dur coup à la popularité des libéraux de Jean Chrétien au Québec où six personnes sur dix se disent maintenant insatisfaites du gouvernement fédéral.Ce mécontentement à l'endroit des libéraux se traduit par une chute de six points dans les intentions de vote des Québécois à l'égard de ce parti et par une progression comparable pour les troupes de Lucien Bouchard.C'est ce que révèle un sondage Les Italiens sont encore très divisés d'après Reuter ROME Les électeurs italiens encore indécis sur leur choix aux élections législatives de dimanche et lundi n'ont plus que quelques heures pour se décider, au terme d'une campagne agitée qui s'est achevée vendredi soir sur de nouvelles joutes oratoires.À l'issue des derniers meetings electoraux, la police a signalé quelques incidents mineurs.À Milan, un candidat de la Ligue du Nord au Sénat, Maurilio Frigcrio, s'est fait rouer de coups vers minuit par plusieurs agresseurs casqués et armés de bâtons de baseball.Contusionné, il a été transporté à l'hôpital, mais a pu ensuite regagner son domicile, a précisé la Ligue.À Rome, le Parti démocratique de la gauche ( PDS, ex-communis-te) a rapporté qu'une petite bombe incendiaire avait été lancée contre un de ses bureaux de la capitale.Le PDS a également déclaré que plusieurs de ses colleurs d'affiches avaient été attaqués par des militants d'extrême droite vendredi soir.Auparavant, le président Oscar Luigi Scalfaro avait appelé les Italiens à s'unir pour le salut du pays, après une campagne qui a souligné les divisions du pays.« L'esprit national doit rester une priorité: candidats comme électeurs devraient s'en souvenir», a-t-il dit.Sur les 48,4 millions d'électeurs, plusieurs millions n'avaient, semble-t-il, toujours pas décidé hier pour qui voter.L'Alliance de la liberté conduite par le magnat de la presse Sil- VOIR ITALIENS EN A 2 CROP- La Presse-TVA effectué du 18 au 22 mars dernier, soit exactement un mois après le dépôt du controversé budget du ministre des Finances, Paul Martin.Si des élections fédérales avaient eu lieu le week-end dernier, 49 pour cent des électeurs auraient voté en faveur du Bloc québécois tandis que 41 pour cent auraient appuyé le Parti libéral du Canada.Le Parti conservateur n'aurait récolté qu'un maigre 6 pour cent des voix pour en laisser 3 pour cent au NPD et 2 pour cent aux autres formations.Dans la foulée des compressions budgétaires annoncées à la fin de février, l'équipe de Jean Chrétien se rapproche dangereusement du niveau d'impopularité atteint par le précédent gouvernement.Au cours des neuf mois précédant les élections de 1993, le taux d'insatisfaction à l'endroit des conservateurs oscillait entre 66 et 74 pour cent.Ces résultats sont réconfortants pour le Bloc québécois qui retrouve ainsi le même degré d'appui populaire qu'il avait lors des élections d'octobre 1993.Us confirment par ailleurs l'impression que le Bloc a répondu aux attentes de ses électeurs en dénonçant VOIR LIBERAUX EN A 2 - SONDAGE CROP-U PRESSE -TVA Satisfaction à l'égard du gouvernement fédéral wiiM ¦Ni- ., ,'M.i Mars 1994 Février 1994 Octobre 1993 Août 1993 Juin 1993 Mai 1993 Novembre 1992 HfUill niriWth -t- -¦ ¦¦' ¦ \u2022< ''il Très ou assez\tPeu ou pas du tout\tNSP/PR satisfait\tsatisfait\t 32%\t61 %\t8% 50%\t40%\t10% 20%\t74%\t5% 28%\t67%\t5% h\u2022 » \u2022 îîtfHi ri If}*iut ' 'ii 'nH*zi 28%\t6é%\t5 % ; 25%\t72%\t3% 22%\t74%\t4% Infographie L» Prisse\t\t LES CARIBOUS DU LABRADOR PHOTO ARMAND TROTTIER.U Pressé Le Labrador représente la porte d'entrée de l'une des dernières régions sauvages de l'est du Canada.À peine exploré, il devient, de la mi-octobre à la fin avril, le lieu de rencontre de milliers de caribous qui s'y retrouvent pour y passer l'hiver.Véritable paradis de la chasse, de la pèche et de la motoneige, le Labrador attire chaque année de plus en plus d'amateurs de la vie au grand air.Deux représentants de La Presse reviennent d'une expédition de chasse et de pèche en motoneige qui les a menés à travers 350 km de taïga labradorienne par des températures de -20 degrés.Ils nous en livrent tous les secrets dans le cahier des Sports en page 8 et 13.Une arrestation brutale et coûteuse SUZANNE COLPRON 2 M «l'étais bien parti pour a faire une petite vie normale, j'étais heureux.» Claude Brubach faisait dans la ferraille.Il ramassait de vieux métaux qu'il revendait.Le 28 avril 1991, sa vie a tourné au cauchemar.Un cauchemar qui le poursuit toujours trois ans plus tard.Arrêté par la police de Laval pour une série d'infractions au code de la sécurité routière, commises au volant de sa moto, il a été bourré de coups de poings, de coups de genoux dans le dos, il a été menotte, conduit au poste de police et jeté dans une cellule.Sa conduite lui a coûté cher: 16 points de démérite, 2000$ de contraventions, 2700$ de dommages sur sa moto, un casque de 400 $ tout juste bon pour la poubelle, des frais d'avocat de 2000 S.Et c'est pas fini.«Je sais que ça va encore me coûter 500 $ pour renouveler mon permis de conduire, en avril, à cause des points de démérite.» Claude Brubach a eu, il y a trois ans, une rencontre percutante avec deux policiers de Laval, qui ont depuis été l'objet de sanctions.MccjtfN.PHOTO P1EWC Lj Presse Toute cette affaire, qui a valu une réprimande et une supension de cinq jours au policier Patrice Duchesnt, de la police de Laval, et une suspension de trois jours à son collègue Roger lanelle, a commencé par de banals zigzags sur le boulevard Arthur-Sauvé.«c le circulais avec ma moto par un beau dimanche, il était environ midi, le louvoyais, je changeais de file.C'est alors qu'un véhicule de police m'a soudainement dépassé dans la voie de gauche, il a freiné brusquement.|e ne sais pas ce qui m'a pris.l'ai eu peur, j'avais pas d'assurances.|e n'ai pas arrêté tout de suite, j'ai fait un demi-tour et j'ai continué», relate nerveusement Claude Brubach, dans le bureau de son avocat, à Montréal.La poursuite a alors commencé, lusque là, Claude Brubach n'avait rien fait d'illégal.Il roulait en moto, c'est tout.Mais après le demi-tour, il a omis de faire un stop, brûlé un ou deux feux rouges et roulé trop vite.11 s'est quand même arrêté plus loin.«Mon càlisse», a hurlé le policier Patrice Duchesne en le plaquant violemment contre le sol.«Ferme ta gueuic, mon tabarnak.» Convoqués par le Comité à la déontologie policière qui a entendu la cause les 22, 23 et 25 février 1993, des témoins ont dit que le véhicule de police roulait encore quand le policier a sauté sur Claude Brubach.Il avait son casque sur la tète et le pied coincé sous sa moto.«Je n'ai même pas eu le temps de mettre ma béquille, dit-il.Les policiers m'ont tapé dessus avec leurs poings, ils m'ont donné des coups de genoux dans le dos; je suis certain qu'ils avaient des matraques dissimulées dans leurs manches.» Affolé, un voisin a fait le 911.«Qu'un simple citoyen décide spontanément de téléphoner à un centre d'urgence parce qu'il craint pour la sécurité de l'individu arrêté nous laisse pour le moins perplexe», écrit le Comité dans sa décision rendue le 8 octobre 1993.Claude Brubach s'était arrêté de lui-même et n'offrait aucune résistance.Le policier Roger ja-nelle s'est pourtant mis à genoux sur son dos pour lui passer les menottes.* Cette force employée par les policiers est inacceptable et ne se justifie en rien », écrit encore le Comité.Quels étaient donc les motifs de l'arrestation?VOIR BRUTALE EN A 2 ¦ Près de la moitié des plaintes ont trait a des abus d'autorité ou à la brutalité.Page A 7 SUITE DE LA UNE Demain dans La Presse Elections.25 oct 1993 Automobile 100 gagnants mériteront un «RECUEIL DES CHRONIQUES LINGUISTIQUES» et un «DICTIONNAIRE DES CITATIONS DU MONDE ENTIER» forma) de poche anglicisation en France : le débat de toutes les confusions dredi soir à «Bouillon de culture», l'arme de la surprise lui était interdite puisque les huit invités présents connaissaient le sujet unique de l'émission et savaient qu'il y aurait bataille rangée, quatre contre quatre.En effet, on allait parler du projet de loi Toubon sur la défense du français, notamment dans les médias.Un projet qui, il faut bien le dire, provoque depuis son annonce une vague ininterrompue de sarcasmes dans pratiquement tout ce que Paris compte de milieux influents et chic.Assise à la gauche même de Dieu-le-Pivot, elle était déjà encombrée de trois alliés (alors qu'elle excelle plutôt dans le seule-contre-tous).Et comble de malheur, son voisin immédiat \u2014 Yves Berger, grand manitou de l'édition à Paris \u2014 se révélait d'emblée plus radical qu'elle sur la question : la stratégie de la guerre totale, où l'on ne fait pas de prisonniers, c'était lui qui la revendiquait.Yves Berger, l'un des rares intellectuels parisiens de haut niveau à s'afficher à droite, en faveur de Jacques Chirac, est également un partisan inconditionnel de l'imparfait du subjonctif dans la conversation de tous les jours (avec Mitterrand, Le Pen, et quelques écrivains plutôt âgés).Allié de poids, encombrant dans son jusqu'au-boutisme, et lui faisant ombrage au rayon de la polémique.Qu'on se rassure: «la pétulante Denise Bombardier» \u2014 comme l'écrivait le «Monde» du lendemain, a bien tenu son rang, s'est fait remarquer, a eu le temps d'émettre quelques remarques de bon sens sur la résistance à l'anglo-amé-ricanisme.Mais, dans cette bataille où tous les participants étaient prévenus Lévy, et de Jean-François Revel parlant de «dictature».Mieux encore: le président Mitterrand a été l'un des premiers à se foutre de la gueule de Toubon en plein conseil des ministres.Suivi de-Charles Pasqua, haute figure de la droite dure et ministre de l'Intérieur.En dehors de Maurice Druon de l'Académie française, d'Yves Berger et de quelques autres, Toubon n'a pratiquement aucun appui chez les intellectuels \u2014 même s'il revendique non sans raison un large assentiment des «gens ordinaires» sur cette question.Et il a même une immense majorité dressée contre lui.La maladresse de son projet aggrave le tout : en menaçant de pourchasser les anglicismes à la mode à la radio-télé, il a peut-être réussi à tuer à l'avance des projets de réglementation tout simples et qui auraient pu être adoptés sans drame: sur l'étiquetage, l'affichage, la langue de travail, les offres d'emploi, etc.Sans oublier cette affaire capitalissime que sont les quotas de chansons françaises à la radio: une «limitation raisonnable» de la musique américaine, comme le disait simplement Françoise Gi-roud.Au lieu de quoi, il a déclenché une nouvelle guerre de religion \u2014 comme sur la question de la réforme de l'orthographe il y a deux ans \u2014 et où les Français, comme d'habitude, essaieront de faire triompher le tout ou le rien.Le tout: une vaste réglementation touchant tous les secteurs en même temps.Le rien : l'enterrement du projet.D'après moi, le rien a de bonnes chances de l'emporter.tion et publicité qui défendait le droit d'utiliser sans aucune limite des termes anglais à la mode dans ta pub affichée ou télévisée.Plus un très populaire et (sympathique) animateur de variétés-rock à la télé, Nagui, qui, après avoir dit son hostilité à toute idée de réglementation ou d'interdiction dans le vocabulaire médiatique, a tout simplement décidé de prendre le sujet à la rigolade, avec d'ailleurs assez de finesse.Double résultat: le premier, c'est que les personnes non initiées à la question n'y comprenaient plus rien, le second c'est que les adversaires de la réglementation avaient une fois de plus (une fois pour toutes?) les rieurs de leur côté.Tel est le problème de fond en France quand la question de l'anglo-américain est évoquée.Les gens influents, ou à la mode, ou «oui comptent», sont radicalement hostiles à une intervention publique dans ce domaine.Il faut dire que l'infortuné facques Toubon \u2014 que le «Canard Enchaîné» a aussitôt rebaptisé « AUgood» \u2014 est sans doute le plus mauvais vendeur imaginable sur ce dossier : ne serait-ce que parce que les intellectuels le trouvent ridicule.et plutôt inculte.Cela d'autant plus que son projet contient des articles qui prêtent le flanc à toutes les attaque»: en voulant pourchasser (sous peine d'amende et de poursuites!) les mots «étrangers» à la télévision, il a par avance coulé son projet.C'était l'Inquisition qui arrivait! Dans la foulée, on a entendu les protestations ricaneuses des médias les plus influents.Celles de Bernard-Henri PARIS FRANCE im^Ê^tm1 collaboration spéciale Si je peux me per-mettre ce germanis-ÀyL^^v me, la spécialité de Deni-AmHWw se Bombardier, quand I WW elle est invitée a la télé-m.Bl v's'on française \u2014 et no-L JH tamment chez Pivot \u2014 yOBhdŒHB c'est le blitzkrieg, l'atta-que-surprise en terrain impossible, l'action de commando façon Ariel Sharon pendant la guerre du Kippour.Elle avait ainsi déstabilisé \u2014 sur la question du français déjà \u2014 ce brillant auteur à succès, habile dans les débats, Alain Mine.La fois suivante, elle avait démoli à la tronçonneuse Gabriel Matz-neff pour cause de penchants un peu trop adolescents.Ni l'une ni l'autre de ses victimes ne s'attendait le moins du monde à une attaque aussi vigoureuse en ce lieu de haute civilité qu'est le plateau de Pivot, ni ne prévoyait le terrain de l'attaque.La stratégie fut payante dans les deux cas.Encore fallait-il oser l'utiliser, car c'est toujours une opération à haut risque.Quand on décide d'attaquer des caïds ( arabisme ) ou des durs à cuire des grands salons parisiens, on risque gros: ces gens sont capables de tuer en mettant les rieurs de leur côté, d'un seul bon mot.Ou pire encore de vous faire bastonner par des sbires (italianisme) de leur suite.D'où il ressort que notre Denise en ces circonstances triompha facilement, mais non sans panache.Pour sa plus récente apparition, ven- de la configuration du terrain, aucune action solitaire n'était envisageable.En fait de bataille, on a plutôt assisté à une mêlée générale \u2014 souvent drôle d'ailleurs \u2014 où le plus souvent tout le monde parlait en même temps, et où le reste du temps personne ne parlait du même sujet.S'agissait-il du vocabulaire à la mode chez les jeunes?dans la pub?dans les médias?s'agissait-il de langue d'affichage?d'étiquetage?de travail?était-il question de l'anglais dans les colloques et revues de sciences?ou bien de quotas dans les chansons de la radio et les séries à la télévision?En fait il fut exactement question de tout en même temps, et donc de pratiquement rien.Bombardier eut juste le temps d'établir au départ cette vérité d'évidence, à savoir que la situation du Québec n'avait strictement rien à voir avec celle de la France ( mais que la France avait le devoir élémentaire de décence de se soucier au moins une heure par année de l'état de sa langue).Après quoi ce fut le chaos et la confusion générale.11 y avait un scientifique qui protestait avec véhémence contre la (future et hypothétique) obligation.de fournir une traduction simultanée en français dans les colloques tenus en France! «Qui financera ces traductions?» Il y avait un linguiste par définition hostile \u2014\tcomme tous les gens de sa profession \u2014\tà toute idée de réglementation des langues.Un spécialiste en communica- ces a directement heurté les chômeurs et laisser planer un doute sur l'avenir du régime de pension, le taux de satisfaction à l'endroit des libéraux est plus élevé parmi la population inactive (36 pour cent, que chez celle qui détient un emploi, 29 pour cent ).La seule consolation des libéraux, c'est que le 41 pour cent des intentions de vote que leur accorde ce sondage est nettement supérieur au 33 pour cent du vote populaire reçu lors des élections d'octobre 1993.Il reste cependant que le Bloc récolte 60 pour cent des intentions de vote des francophones à l'extérieur de Montréal contre 30 pour cent aux libéraux.Les libéraux fédéraux en chute libre plusieurs politiques gouvernementales.Selon cette enquête, le taux d'insatisfaction à l'égard du gouvernement fédéral est nettement plus élevé chez les francophones ( 67 pour cent ) que chez les anglophones du Québec ( 28 pour cent).Il est également plus marqué chez les électeurs de 18 à 34 ans \u2014 parmi lesquels il atteint 67 pour cent \u2014 que chez les 35 à 54 ans (61 pour cent).11 est à son plus bas chez les plus de 55 ans (51 pour cent).Même si le ministre des Finan- SONDAGE CROP-LA PRESS&VIK Intentions de vote des Québécois au fédéral 7-13 octobre 1993 17-22 sept.1993 19-24 août 1993 17-21 juin 1993 13-18 mai 1993 19-25 nov.1992 Infographie La Presse Les résultats du scrutin, qui aura lieu pour la première fois à la majorité absolue, devraient être connus mardi soir.Mais comme aucun parti, selon les prévisions, ne devrait obtenir la majorité absolue au parlement, l'Italie devrait une fois de plus avoir un gouvernement de coalition qui, selon les experts, ne devrait pas connaître un sort différent des 52 autres qui l'ont précédé depuis 1945.Sur les marchés financiers, la lire a baissé par rapport au mark, vendredi.Pour les économistes, le pire résultat serait une période prolongée d'instabilité politique.Le journal La Republica a rapporté hier que la banque d'Italie était prête à intervenir pour défendre la monnaie nationale.«La Seconde République qui sortira des urnes doit avoir des dirigeants aux idées claires», écrit de son côté II Giorno.«Ils doivent avoir des idées claires sur ce qui doit être fait et sur la façon dont cela doit être fait \u2014 et ils doivent le faire vite».?Dictée des Amériques : quatre champions, pas de zéro faute Les Italiens sont encore très divises vio Berlusconi est donnée légèrement en tête devant le bloc de gauche, emmené par le chef du PDS, Achille Occhetto.Depuis son entrée en campagne, il y a tout juste deux mois, la croisade libérale lancée par Silvio Berlusconi a électrisé la campagne.Cette semaine, il a vivement dénoncé la gauche, après avoir été accusé de liens avec la mafia et avoir vu ses locaux perquisitionnes par la police.«Aujourd'hui, en Italie, nous sommes à un tournant, les électeurs doivent décider entre la liberté et l'esclavage, entre le bien-être et la misère», a-t-il dit sur sa chaîne de télévision Rete-quattro.Achille Occhetto a brossé un tableau presque aussi sombre d'une Italie gouvernée par la droite.«Les Italiens redoutent de perdre leurs droits fondamentaux, travail, sécurité et solidarité», a-t-il déclaré à la télévision nationale.Saab 900 Coupé Turbo Presse Canadienne Notre ancêtre commun, un dénommé Pantagruel, épous-touflant et drolatique rejeton de la lignee des géants, s'il en fut.se serait embarqué avec ses pairs sur l'immense nef pilotée par lacques Cartier à la quête de la Dive Bouteille.Nos égrillards et facétieux gais lurons ne soupçonnaient pas, en mettant le cap sur le nord-nord-ouest de l'océan Arctique, la singularité des aventures qui s'y tramaient.Non seulement durent-ils affronter nombre de cétacés, des orques démesurées et une demi-douzaine de narvals à longue dent, mais aussi une pluie torrentielle de phonèmes tombés du ciel telles des dragées polychromes.( Fin de la dictée pour les lu-niors et pour les Seniors, français langue seconde) Pour la première fois de leur carrière de chevaliers sans peur et sans reproche, ces bou-tefeux d'ordinaire si guillerets en restèrent sens dessus dessous: l'Olympe les haranguait.Une manne tombait dru du firmament hyperboréen sous forme de borborygmes, clabaude-ries et gazouillis que nos boute-en-train prirent d'abord pour une frairie ou une bacchanale de la cour du roi Pé-taud.Saisissant illico la nature du présent, nos goinfres se jetèrent incontinent sur les paroles gelées qui, émigrées depuis les contrées gauloises jusqu'à l'empyrée intersidéral, fouettaient maintenant dans leur débâcle effrénée les haubans et l'entrepont planchéié de mélèze habilement équarri, et bâfrèrent goulument les vocables franciques, angevins, poitevins ou tourangeaux qui s'arrachaient à leur hibernation.Et voilà comment la France du Moyen Age et de la Renaissance s'en vint transplanter jusqu'en terre d'Amérique les quelque cent mille mots de Rabelais qu'elle avait vus éclore et jeter du coup les assises tout en promesses d'une confrérie qui s'appellerait, presque un demi-millénaire plus tard, la Francophonie.( Fin de la dictée pour les Seniors amateurs et professionnels).m Saab, un des plus petits constructeurs au monde, a dévoilé récemment sa nouvelle gamme 900.Denis Duquet explique que cette voiture est très moderne et ne renie pas ses origines.Il ajoute qu'elle a bénéficié des liens privilégiés avec General Motors pour pousser davantage la sophistication technique tout en conservant son caractère original.Pour les nostalgiques, la chronique «auto-retro- profite de la présentation d une Ford 1952 pour rappeler que cette année-là, la taxe de vente n'était que de 2 pour cent.À lire dans La Presse de demain.¦ Les quatre meilleurs concurrents de la première Dictée des Amériques ont été proclamés hier grands champions des Amériques.Ces quatre champions de l'orthographe sont Daniel Albert, de Saint-Léonard, représentant le Nouveau-Brunswick dans la catégorie luniors; Ronald Cawthorn de Montréal, représentant le Québec dans la catégorie Seniors, français langue seconde ; Vincent Renaud, d'Ottawa, représentant l'Ontario dans la catégorie Seniors amateurs; et lacques Sorma-ny, de Chicoutimi, représentant le Québec dans la catégorie Seniors professionnels.Ils ont déjoué avec succès les difficultés de la dictée d'Anto-nine Maillet et celles du jeu-questionnaire axé sur la maîtrise générale de la langue française.Rappelons que 200 concurrents québécois, canadiens, américains et latino-américains étaient réunis hier dans l'auditorium de l'Université de Montréal, devant les caméras de Radio-Québec, pour participer à cette finale panaméricai-ne de la Dictée des Amériques.Aucun des concurrents n'a toutefois réussi à présenter une dictée sans faute.Les finalistes se partageront 50 000 $ de prix offerts par les dictionnaires le Robert, les Publications du Québec, Besche-relle, les Plumes Montblanc, le Correcteur 101 et les ordinateurs Ambra.Cette menace de grève a été annoncée hier à l'issue de la réunion à Vancouver des quelque 1000 officiers de la Police montée canadienne, laquelle entend aussi protester contre l'insuffisance estimée des effectifs et le nouveau schéma des primes et promotions.Mais les participants à cette réunion se sont mis d'accord pour n'entreprendre aucune action pendant les six semaines à venir ou auront lieu des discussions entre des responsables de la Police montée et le gouvernement fédéral.Agence France Presse VANCOUVER ¦ La Gendarmerie royale du Canada, mécontente du gel des salaires édicté par le gouvernement, a menacé de ne pas assurer la sécurité des Jeux du Common-wcalth tout en garantissant la Reine Elisabeth d'Angleterre d'une protection normale lors de la cérémonie d'ouverture, le 18 août à Victoria, et tout au long de son séjour au Canada.des brindilles, affirme son avocat, François Even.On nous parle d'une couple de milles.C'est dur à évaluer en argent, mais il faut que mon client obtienne compensation.Si on a une offre raisonnable, on va régler.Sinon on va aller en cour.» En général, dans ce genre de causes, les montants accordés vont de 10 000 $ à 40 000 $ à la suite d'un règlement hors cour.Ces montants sont un peu plus élevés quand il y a un jugement du tribunal.L'ennui, c'est qu'il y a des délais supplémentaires de 18 à 24 mois.Mais peu importe comment l'affaire se règle, les policiers, eux, ne payent jamais rien.«Us ne sont pas énervés au civil, souligne Me Alain Arsenault, qui plaide beaucoup de causes de brutalité policière au Québec.Us ne se sentent pas vraiment responsables.Il n'y a pas de comparution, pas d'enquête préliminaire comme au criminel.Le syndicat les protège et l'affaire est moins pu-blicisée.Mais pour nous, l'important, c'est d'avoir un jugement.» Claude Brubach, lui, veut juste récupérer ce qu'il a perdu, «je veux pas devenir riche avec ça.C'est des problèmes dont j'ai pas besoin dans ma vie.C'est vrai que je ne me suis pas arrêté.C'est vrai, j'aurais dû m'arréter.Mais je pouvais pas m'attendre à ce qu'ils me sautent dessus et qu'ils endommagent ma moto.»D Une arrestation brutale et coûteuse Le vol.Les policiers \u2014 des jeunes dans la trentaine \u2014 croyaient que la moto était volée.Brubach a protesté, il a montré ses papiers d'identité et le contrat d'achat de la moto qui prouvait qu'il en était le propriétaire.Mais les policiers l'ont quand même conduit au poste.Une heure plus tard,* il était relâché.«T'es chanceux, lui a lancé un policier.«T'auras pas de casier.» La moto, elle, a pris le chemin de la fourrière.Claude Brubach a dû payer 120$ pour la récupérer le lendemain.Il est retourné au poste pour avoir des explications, mais les policiers ont refusé de lui parler.Aussi, est-il parti à la recherche de témoins.«|e savais pas par où commencer.D'abord, j'étais choqué.|e me suis rendu sur les lieux de l'incident.Et j'ai commencé à sonner aux portes pour recueillir des témoignages.11 y a eu quelques hésitations, des gens qui ne voulaient pas parler, mais j'ai trouvé quatre témoins.» Ensuite, Claude Brubach est allé à la police de Saint-Eustache.Il a raconté son histoire à un officier qui lui a suggéré de porter plainte devant le Commissaire à la déontologie et de recourir aux services d'un avocat.En septembre 1991, il a déposé une poursuite de 45 000 $ contre la ville de Laval et les policiers fanelle et Duchesne.«La ville de Laval nous offre 502 9784 La quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres a quatre chiffres ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 h 30 « 17 h 30 285-7111 Décès, remerciements\t285-6616 GRANDES ANNONCES Détaillants\t285-7202 National, Télé*\t285-7306 Vacancas, Voyage»\t285-7265 Carriéré?et professions.nominations\t285-7320 ABONNEMENT\t285-6911 Lm service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classees 285-6900 Le texte de la dictée Voici le texte intégral de la dictée qu'Antonine Maillet a donné hier à plus de 200 concurrents réunis dans l'auditorium de TUniversitéde Montréal.Vicissitudes et pérégrinations d'un parler maintes fois menacé.l'ai fouillé pour votre compte, o bourlingueurs risque-tout, non pas les dictionnaires hautement spécialisés, truffés d'archaïsmes, de solé-cismes, ainsi que de régies emberlificotées, mais la broussail-le de vos arbres généalogiques.Et voici la page d'histoire teintée de légende que j'y ai dénichée.LA PRESSE est Dubl»ëe par la PRESSE.LTEE.7.rue Samt-Jacaues.Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisee a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associee et de Reuter Tous droits de reoroduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 DIMANCHE DEMAIN: la formation des fu turs policiers CODE DU JOUR 27 MARS 1994 DICTION N Ai R ES LE ROBERT A 2 \u2022\tLA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 27 MARS 1994 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 27 MARS 1994 \u2022A 3 La Presse Un policier a la vie sauve grâce à sa veste pare-balles L agent participait à des recherches déclenchées à la suite d'une mort suspecte survenue au 5720 Décarie MARIE-FRANCE LÉGER_ ¦ Ce qui apparaissait comme une affaire de meurtre suivie d'une tentative de meurtre contre un policier, sauvé in extremis par son gilet pare-balles, a finalement été classé comme une mort suspecte.Un homme de 35 ans a d'abord été retrouvé sans vie hier matin dans un immeuble situé au 5720 Décarie par le concierge.Celui-ci, Hawk Hendricks, venait d'entendre une détonation.Comme la porte du logement était entrouverte, le concierge a aperçu son locataire gisant sur le sol, une balle dans la tète.L'arme se trouvait sur place.Il a alerté les policiers à 4h 55.C'est en participant aux recherches dans les environs que le policier du poste 31 a été touché d'une balle à l'abdomen.Il serait en fait malencontreusement tombé, non loin des lieux du présumé suicide, sur un suspect armé qui n'aurait rien à voir avec le décès.Malgré les circonstances, les deux événements, survenus dans le même secteur et à quelques minutes d'intervalle, ne seraient donc pas reliés.Hier, l'agent avait décidé de porter son propre gilet pare-balles, plus mince et plus discret que le gilet fourni par le SPCUM.Le policier «miraculé» est resté quelques heures à l'hôpital.11 est sorti en après-midi assez ébranlé, a-t-on appris.Le patrouilleur et son collègue avaient remarque un homme qui s'apprêtait à entrer dans un véhicule sur la rue Bourret.Ils lui ont demandé de s'identifier.Pour toute réponse, le suspect, un homme aux cheveux blonds, courts et frisé;, mesurant 5 '7\", pesant entre 140 tl 150 Ibs, a tiré en direction du policier.L'autre patrouilleur a riposté sans atteindre le fuyard.Une opération policière d'envergure a été déclenchée.L'escouade technique a été dépêchée sur les lieux pendant que les policiers dressaient un périmètre de sécurité.Les recherches se sont poursuivies jusqu'à 11 h 10, sans succès.Les enquêteurs des homicides, Gérard Saint-Germain et Paul-André Lan-glais, sous la supervision du lieute-nant-détective Claude Lachapelle, ont pris le dossier en main.C'est finalement vers 15h30 que la police changeait «son fusil d'épaule».Les experts en scène de crime croient maintenant que l'homme de 35 ans, qui avait reçu une balle à la tète, se serait suicidé.Une autopsie sera effectuée demain.«Ça fait seulement un mois qu'il était locataire ici», a indiqué de son côté le concierge.Quand il a entendu la détonation, il a ouvert sa porte très rapidement mais sans voir personne dans le couloir.11 a d'abord indiqué aux policiers avoir entendu des pas rapides dans le couloir après le drame.Pourtant, la thèse du meurtre est désormais écartée.PHOTO ROBERT SKINNER collaboration spéciale Les policiers Claude Lafortune et Joël Lessard, du poste 32, ont attendu hier, devant un immeuble de la Côte-Saint-Antoine, la sortie du suspect qui venait de tirer sur un de leurs confrères du poste 31.Ce dernier a eu la vie sauve grâce à son gilet pare-balles.Malgré des recherches intensives, le suspect s'est volatilisé.PHOTO BERNARD BRAUIT.la Presse Le premier Forum de l'amitié réunissant des Québécois et des Mohawks a été couronné de succès.De gauche à droite, Michèle Rouleau, Robert Arpin, du Conseil central de la CSN, le chef Michael Sky et Pierre Lagrenade.Le Forum de l'amitié se déroule en toute sérénité à Kahnawake MARIE-FRANCE LÉGER_ ¦ Quelque 150 Québécois et Mohawks ont participé hier à Kahnawake au premier Forum de l'amitié destiné à améliorer la connaissance mutuelle des deux peuples.Le forum s'est tenu au Youth Center en face de l'école Katéri.«C'est la première fois qu'il y avait autant de Blancs dans la réserve.», a ironisé Robert Arpin, du Conseil central de la CSN.«Sauf les soirs de bingo!» a renchéri la Mo-hawk Eva Thompson.La journée s'est déroulée sous le signe de la bonne humeur et de l'apprentissage.Les participants, représentants d'organismes communautaires, populaires, de femmes et de syndicats, ont eu droit à de courts exposés historiques: la Loi sur les Indiens, l'impact du développement de la voie maritime, le territoire, les relations avec les gouvernements, la langue .et la culture.On a également présenté un vidéo sur le Long House.Le Forum, sous la coordination de Michèle Rouleau, était organisé par le Comité de promotion et de surveillance des droits humains à Kahnawake créé en 1991, un an après la crise d'Oka.La porte-parole du comité, Mariette Roy, a souligné que le Forum de l'amitié offrait «une occasion de rencontre et d'échange, malheureusement trop rare, à des Québécoises et des Québécois issus de différents groupes populaires et syndicaux, particulièrement des municipalités voisines de Kahnawake ainsi qu'à des Mohawks de diverses institutions sociales.» On n'a pas senti d'émotivité, ont assuré, en fin de journée, quelques participants.Même lorsqu'on a abordé la question brûlante du partage du territoire en cas d'accession du Québec à la souveraineté.Le Forum de l'amitié s'est terminé sur une note optimiste; le désir d'organiser sous peu une autre rencontre du même genre qui pourrait rejoindre des enseignants, des travailleurs sociaux et des jeunes.Hier, outre le conseil central de la CSN, on comptait des représentants de Développement et paix, du Comité canadien sur le statut des femmes, du Conseil central.du Montréal-Métropolitain et du Sud-Ouest (CSN), de Solidarité populaire Québec, du Conseil mohawk de Kahnawake et du Bureau de la nation mohawk.Le chef Michael Sky a semblé particulièrement ravi par cette première prise de contact.«En 1990, je croyais que les gens ne voulaient pas nous compendre.Aujourd'hui, je suis content.Je suis content de voir qu'il y a un intérêt.C'est si important pour nos enfants et nos petits-enfants.l'espère qu'ils auront une vie meilleure que la nôtre.» Grand-maman fait la course autour du monde .en avion léger RAYMOND CERVAIS ¦ Deux équipes canadiennes participeront cette année à la Course autour du monde d'avions légers qui se déroule dans le cadre du cinquantième anniversaire de l'Organisation de l'aviation civile internationale ( OACI ).Le premier équipage canadien est composé de Dawn Bartsch et de son mari Gordon Bartsch.Le couple Bartsch, deux pilotes commerciaux chevronnés à leur retraite, piloteront un Cessna 421 B.un bimoteur pressurisé.Le second équipage canadien est totalement féminin et est composé de Adele Foggle et de Daphne Schiff de Toronto, respectivement instructeur de vol et professeur d'aéronautique.Les dames s'envoleront à bord d'un Piper Navajo.Daphne et Adele sont toutes les deux grands-mères et ont remporté en 1985 le rallye aéronautique Trans-Atlantic de New York à Paris.Organisée par l'association de pilotage française Arc en Ciel, la Course autour du monde se déroulera du 1er au 25 mai prochain et pas moins de 17 équipages à bord de bimoteurs, de turbo réactés et de monomoteurs y prendront part.Afin de souligner le 50e anniversaire de l'OACl, les pilotes feront escale à Saint-)ean, Terre-Neuve, puis à Calgary à leur retour.Montréal, où se trouve le siège social de l'organisation internationale, sera le point de départ et d'arrivée.L'odyssée aérienne mènera les pilotes notamment aux Açores, à Marrakech au Maroc, à Istanbul en Turquie, à Dubai aux Émirats arabes unis, à Agra en Inde, Ho Chi Minh au Vietnam, à Okinawa et Sendai au Japon, à Petropavlovsk en Russie, à Anchorage, Calgary et puis Montréal.Un périple de quelque 18 000 milles air nautique ( 34 000 km ).La Course autour du monde 1994 est un événement de premier plan prévu au calendrier des activités sportives de la Fédération aéronautique internationale (FAI).La dernière course du genre a été organisée en 1992.La Course autour du monde est une course de vitesse.Les aéronefs qui y participent sont des avions à hélice avec tur-bomoteur ou avec moteur à piston.Leur poids varie de 1000 à 6000 kg.Les pilotes proviennent de la Belgique, du Canada, de la Finlande, de la France, de l'Allemagne, de l'Amérique centrale, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l'Inde.Montréal a fourni un local inadéquat à un boulanger RAYMOND CERVAIS ¦ Le propriétaire d'un établissement d'alimentation doit en tout temps garder son commerce propre et conforme aux normes d'hygiène en vigueur et ne peut se défiler de ses obligations sous le prétexte qu'il occupe un local temporaire inadéquat fourni par la Ville de Montréal.C'est la conclusion à laquelle en est arrivé, le 16 mars dernier, le juge Denis La-liberté de la cour municipale de Montréal au terme du procès de la Boulangerie du Marché Atwater Inc., sise au 5025, rue Saint-Ambroise.La boulangerie en question était accusée de malpropreté générale, d'avoir eu des insectes, de ne pas avoir pris les mesures nécessaires afin de prévenir toute infiltration d'insectes et de rongeurs, en plus d'avoir eu des aliments non protégés contre la contamination par les insectes.Dans un jugement écrit d'une quinzaine de pages, la cour déclare l'accusé coupable des infractions reprochées.Dans sa sentence, le juge Laliberté s'est cependant montré clément envers le boulanger, compte tenu des circonstances exceptionnelles et n'a imposé que l'amende minimale, soit 800$.La poursuite réclamait un total de 1400 $ d'amendes.Les infractions reprochées remontent au 2 septembre 1992 et se sont produites au moment où le commerce avait dû emménager dans un local temporaire appartenant à la Ville de Montréal pendant qu'on refaisait une beauté au marché Atwater.En défense, le propriétaire de la boulangerie avait plaidé qu'il ne pouvait être tenu responsable de l'état des lieux parce que la Ville lui avait imposé ce local, qui était, à toutes fins utiles, inadéquat pour opérer un commerce d'alimentation.Dans son jugement, le juge Laliberté note qu'il s'agit en effet d'une situation exceptionnelle et d'un déplacement involontaire vers un abri temporaire d'une durée prévue de trois mois, mais qui s'est prolongée jusqu'à 11 mois et demi.Le magistrat précise toutefois qu'il y avait quand même un système d'entretien prévu par la Ville et que s'il n'était pas suffisant, le commerçant aurait du lui-même prendre les moyens nécessaires pour garder son commerce propre et non pas se fier uniquement à la Ville, quitte à entreprendre des procédures ju-ciciaires.Citant le juge )ean-Guy Boilard dans l'arrêt M.D.J.Limitée vs le Procureur général, le juge Laliberté se dit d'avis que les quatre infractions reprochées à la Boulangerie du Marché Atwater sont de responsabilité absolue pour le commerçant.L'EXPRESS ENQUÊTE A KAHNAWAKE ¦\tLa Sûreté du Québec enquête sur les circonstances entourant une altercation survenue entre un peace-keeper de Kahnawake et un homme de 71 ans, blessé à une jambe.Hier matin, le septuagénaire circulait sur la route 138, près du pont Mercier, à Kahnawake.Selon les premières constatations, un peace-keeper aurait intercepté le véhicule pour une infraction au code de la sécurité routière.Une bousculade aurait suivi, causant une fracture a une jambe de la victime.L'homme a été conduit à l'hôpital.UN PHOQUE A MONTRÉAL ¦\tFait extrêmement rare selon les spécialistes de la faune, un phoque a été aperçu hier dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Montréal.L'animal marin se trouvait en amont du pont Champlain, sur les battures entourant l'île des Soeurs, a-t-on indiqué.INCENDIE MORTEL ¦\tUn homme de 34 ans a péri hier matin dans l'incendie d'un chalet, à Bellecombe, en Abitibi.Selon les premières constatations, la victime, un résidant de Rouyn, se trouvait dans l'édifice en compagnie d'un autre homme de 35 ans.Ce dernier a réussi à sortir des lieux.La victime a été retrouvée dans les débris deux heures plus tard.TENTATIVE DE MEURTRE ¦\t11 y a eu une tentative de meurtre dans la nuit de vendredi à samedi à Brossard.La victime, un homme âgé de 37 ans, repose dans un état critique à l'hôpital après avoir été frappée d'un coup de couteau à la gorge.L'agression est survenue à proximité d'un dépanneur.Les policiers de Brossard sont à la recherche d'un couple qui avait rendez-vous avec la victime, vraisemblablement pour effectuer une transaction de drogue.DES BICYCLETTES POUR 50 JEUNES ¦\tEncore une fois cet été, plus d'une cinquantaine de jeunes montréalais recevront des bicyclettes en cadeau de l'organisme de charité leunesse au Soleil.Depuis 10 ans, grâce à la générosité d'un bienfaiteur anonyme, des enfants éprouvant des besoins spéciaux ou des jeunes qui ont accompli des actions positives pour la société et qui n'ont pas été récompensés pour leur geste, deviennent admissibles à recevoir une bicyclette.11 n'y a pas de tirage au sort et chaque demande est étudiée individuellement.Depuis que ce programme existe, quelque 400 jeunes de la région de Montréal ont reçu des bicyclettes et casques protecteurs en cadeau.Les citoyens qui croient qu'un enfant en particulier devrait recevoir une bicyclette pour un geste qu'il a accompli ou encore pour un besoin particulier, doivent soumettre le nom de l'enfant ainsi que les raisons pour lesquelles il devrait recevoir un vélo.On adresse les demandes au Comité des bicyclettes, 4251 rue Saint-Urbain, Montréal, H2W 1V6.ADOLESCENTES DISPARUES ¦\tMélanie Top-pi, 17 ans, mesurant 1 m 65 et pesant 58 kg, est disparue depuis le 9 mars du 715, quatrième avenue à Pointeaux-Trembles.Elle a les yeux et les cheveux bruns et s'exprime en français.Pour toute information, faites le 280-2655 ou le 280-2255.Mélanie Toppi ¦ Le Service de police de la CUM est à la recherche d'une jeune fille de 16 ans disparue du 10861 Saint-Laurent, à Montréal, depuis le 17 février.Catherine Perreault mesure 1,60 m (5'4») et pèse 56 kg (125 livres).Elle a les cheveux châtains et les yeux bruns.> .1 L ' 1 b h > jKsa-' s .': < » > ¦ , Ml KKSBBK La tension reste vive dans la péninsule coréenne d'après Heu ter SEOUL La tension restait vive hier dans la péninsule coréenne.La Corée du Nord continue de recourir à un vocabulaire apocalyptique et évoque le risque d'une «crise catastrophique».Le Premier ministre sud-coréen Lee Hoi-chang est allé hier inspecter prés de la frontière intercoréenne un camp militaire de l'armée sud-coréenne, dont les 650.000 hommes ont été placés en état d'alerte.La Corée du Nord s'est à nouveau élevée hier contre la décision de mise en alerte, estimant que «ces mesures provocatrices sont très dangereuses et pourraient déboucher sur une crise ca-tasirophique dans la péninsule coréenne».*Une situation très grave, assortie d'un danger de guerre, s'est créée dans la péninsule de Corée», écrit l'agence KCNA, porte-voix de Pyongyang.Chaque partie s'accuse de mouvements suspects de part et d'autre de la frontière.V endredi, le Sud a affirmé que le Nord avait placé son million de soldats en état d'alerte et intensifié ses manoeuvres militaires.Hier, un haut responsable militaire sud-coréen a déclaré que le Nord renforçait actuellement son dispositif de camouflages militaires et accroissait ses manoeuvres d'artillerie.Le président sud-coréen Morihiro Ho-sokawa, à Tokyo hier matin, a déclaré au chef du gouvernement japonais Morihiro Hosokawa: «Il règne une activité militaire anormale dans le Nord, même si parallèlement des manoeuvres sont en cours depuis le 3 février».La tension, liée au refus du Nord de laisser inspecter ses sites nucléaires par l'Agence internationale de l'énergie atomique, touche dé- sormais tout le Nord-Est de l'Asie.Si une guerre éclate, le lapon ne s'en sortira pas indemne, a assuré hier la Corée du Nord.«Si la situation s'aggrave dans la péninsule coréenne et qu'une guerre éclate, le lapon ne sera jamais à l'abri», écrit le quotidien du Parti du Travail nord-coréen, Rodong Sinmun.Le quotidien accuse Morihiro Hosokawa et le chef de la diplomatie nippone, Tsutomu Hata.d'avoir adopté une position très dure à l'égard de Pyongyang.Le lapon peut de fait être touché en cas de guerre.En août dernier, la Corée du Nord a reconnu qu'elle mettait au point des missiles de longue portée Rodong-1.Le Rodong-1, version améliorée du Scud utilisé par l'Irak dans la guerre du Golfe, a une portée de 1000 km et pourrait atteindre ses objectifs dix minutes après avoir été tirés, selon l'armée japonaise.C'est pourquoi les Etats-Unis ont annoncé recemment qu'ils allaient déployer des missiles anti-missiles Pa-triot en Coree du Sud, autre décision qui a décharné les foudres de Pyongyang.Majs ce mois-ci, la revue lane, qui fait autorité sur les questions de défense, a affirmé que le Nord mettait au point deux nouveaux missiles balistiques, dont un aurait une portée de 3500 km, soit suffisamment pour viser l'île de Guam dans le Pacifique, où se trouve une grande base américaine.Ces données élargissent la portee d'un éventuel conflit et le nombre de pays inquiets.La Chine, allié traditionnel de la Corée du Nord, se retrouve prise actuellement entre deux feux.D'une part, elle s'est élevée contre une résolution de l'Onu demandant à Pyongyang de permettre aux experts de l'AlEA d'achever leurs tentatives - infructueuses pour l'instant - de visite d'installations nucléaires.Membre permanent du Conseil de sécurité, ayant donc droit de veto, la Chine insiste pour que le Conseil de sécurité réduise au niveau de simple «déclaration» (stade inférieur a la résolution) toute décision concernant le programme nucléaire de la Corée du Nord, ont déclaré des diplomates.D'autre part, le chef de l'Etat sud-coréen Kim Young-sam est arrivé hier en Chine pour consulter Pékin sur les solutions diplomatiques à apporter à la crise née du programme nucléaire nord-coréen.La Chine, qui a combattu massivement aux cotés du Nord dans le conflit coréen de 1950-53, reste le dernier allie de Pyongyang, après l'effondrement de l'URSS en 1991.Mais la Russie entend bien garder un droit de regard en Extré-me-Orient et a proposé l'idée d'une conférence internationale sur la dénucléarisation des deux Corées.FRANCE Balladur isole ¦\tAu lendemain d'une nouvelle manifestation nationale d'étudiants et lycéens contre sa politique sociale, le gouvernement français se trouve isolé, sans interlocuteur et sans soutien politique pour tenter de résoudre une crise qui s'aggrave de jour en jour.Plus de 200 000 jeunes ont crié leur colère vendredi lors de manifestations dans tout le pays.Leurs coordinations et syndicats ont annoncé de nouvelles maifes-tations pour jeudi contre les projets gouvernementaux d'instaurer des contrats spéciaux pour l'embauche des jeunes chômeurs non-diplumés, payés a un salaire inférieur au minimum légal (5900 FF brut par mois, 1000 dollars).HAÏTI Attente ¦\tLe cargo français Gallis Buy.chargé d'une cargaison alimentaire humanitaire, attendait toujours au large de Port-au-Prince, hier, une éventuelle autorisation des autorités haïtiennes d'accoster au port de la capitale, a-t-on appris de source diplomatique française.Les n
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