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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 1994
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-09-01, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, Jeudi 1\" septembre 1994 'CAHIER\t«mM« Éditorial Chantai Hébert Suzanne et Lisette uzanne Marcil qui fait des discours pour vanter son homme premier ministre, Lisette Lapointe qui a carrément un itinéraire de câmi quotidien indépendant de celui de son chef péquiste de mari, voilà du jamais vu dans une campagne électorale au Québec ! Davantage que n'importe où ailleurs en Amérique du Nord, les familles des chefs politiques québécois avaient été, jusqu'à la campagne en cours, des zones protégées des grandes tourmentes médiatiques.Même au moment des grands triomphes comme en 1976, même à l'heure des plus dures défaites comme en 1980, René Lévesque avait ainsi l'habitude de laisser ses proches en retrait quand il s'adressait à ses partisans.Robert Bourassa, en un quart de siècle de leadership politique, n'a vraiment mélangé vie familiale et impératif électoral au'une seule fois, sur le tard, alors qu il était apparu avec son petit-fils dans une publicité télévisée en faveur de l'accord de Char-lottetown.Quant à Claude Ryan, il aura fallu Lise Payette et sa sortie sur les Yvette Î>our projeter, fort accidentellement, es feux de la campagne référendaire de 1980 sur son épouse.Mais si les interventions des Marcil et Lapointe rompent avec une certaine tradition québécoise, il y a longtemps qu'au palier fédéral, on marie allègrement famille et image politique.Au fil des 20 dernières années, les compagnes des Pierre Trudeau, Joe Clark et Brian Mulroney ont toutes goûté, fort activement, aux grands combats partisans.Avant de devenir un albatros au cou de son célèbre conjoint, Margaret Trudeau avait été sa bonne étoile le temps d'une mouvementée campagne en 1974.Maureen McTeer, pour autant de plumes qu'elle ait coûtées à son Joe Clark auprès des conservateurs purs et durs, a servi à remplumer la cause conservatrice parmi les féministes.Quant à Mila Mulroney, elle était tellement intiment associée au gouvernement de son mari qu'elle disposait d'une structure de soutien bien à elle, avec bureau, services de presse, etc.Aujourd'hui, ailleurs au Canada, comme aux États-Unis, la présence active d'une conjointe articulée est presque devenu un must pour qui veut réussir en politique.Pendant la récente course à la succession de Brian Mulroney, des conservateurs avaient même invoqué, pour expliquer leur préférence pour Jean Charest, l'apparente solidité de sa vie familiale par rapport à celle de sa rivale, Kim Campbell.Faisant valoir, à juste titre, que lui et sa conjointe avaient toujours fait équipe, le jeune ministre, embarrassé, avait auand même dû se défendre de faire de la présence permanente de son épouse Michèle a ses côtés une façon de mettre en évidence les échecs conjugaux de son adversaire.Mais sitôt Ta campagne fédérale déclenchée, on a vu les Bouchard, Man-ning et Chrétien s'adjoindre eux aussi leurs conjointes pour le moindre de leurs déplacements.Pendant la campagne fédérale de 1993, les hommes ont donc fait campagne en couples, tandis que les Kim Campbell et Àudrey McLaughlin parcouraient le Canada en solitaire .Aujourd'hui, ni Audrey Bouchard, ni Aline Chrétien ne jouent de rôle de premier plan dans la capitale fédérale.La première passe le plus clair de son temps avec ses enfants à Montréal ; les entrevues qu'a accordée^ la seconde depuis les élections se comptent sur les doigts d'une seule main.Quant à Sandra Manning, s'il est reconnu qu'elle exerce une certaine influence sur le Parti réformiste, tout cela se passe en coulisses.Pourtant, toutes sont considérées par les médias canadiens comme appartenant au domaine public.Car, au Canada comme aux Etats-Unis, la participation active des familles des candidats politiques à leurs opérations médiatiques a contribué à effacer la ligne de démarcation entre vie privée et publique.Elle a suscité chez plusieurs médias un appétit presque aussi vorace pour la somme des emplettes de la conjointe d'un chef politique que pour les grandes orientations aes gouvernements.A cet égard, le Québec ne s'était f»as encore complètement mis à 'heure nord-américaine, les leaders politiques et leurs proches continuant d'y jouir d'une forme d'immunité médiatique.Maintenant que les chefs politiques québécois et leurs conjointes donnent le ton, les médias vont se mettre à leur nouveau diapason.Le Hir met encore Parizeau dans l'embarras Le candidat vedette du PQ prône un second référendum en cas de défaite GILLES NORMAND Le chef péquiste a, encore une fois, été placé dans l'embarras par son candidat vedette Richard Le Hir qui, répondant à des journalistes à sa sortie du déjeûner-causerie de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, a déclaré qu'il n'était pas question d'accepter un « non » comme réponse au référendum, ajoutant qu'on en tiendrait un deuxième si nécessaire.L'opinion du candidat d'Iberville a fait passer au second plan les moments forts de la journée d'hier, le lancement de la politique agricole du PQ, à Saint-Hyacinthe, et la rencontre de Jacques Parizeau avec les membres de la JeuneChambre de commerce, à l'hôtel Reine-Élisabeth.Pourtant, le chef péquiste a été accueilli très chaleureusement par ces gens d'affaires, comme s'ils le considéraient déjà, à la lumière des sondages, comme le prochain premier ministre.Avant le débat télévisé, la vente des billets à 25 $ pour ce déjeûner-causerie allait très lentement.Au lendemain du débat, le téléphone n'a pas dérougi, on a tout vendu et on a refusé du monde faute de place, a-ton expliqué.Exactement 550 personnes ont assisté au dîner et au discours du chef du PQ, « la plus forte assistance depuis plusieurs années », a déclaré l'animateur.Ce public s'est levé pour applaudir longuement M.Parizeau.Par ailleurs, même s'il avait en quelque sorte autorisé « l'ouverture » proposée par Richard Le Hir, au soir du débat, en indiquant qu'il n'était pas question qu'il « remballe » son option si elle était battue, le chef du PQ a refusé d'indiquer si effectivement il tiendrait un autre référendum s'il perdait celui qu'il projette pour 1995.« Si ma grand-mère avait des roues, ce serait un autobus.» C'est par cette boutade empruntée à l'ex-premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, que Jacques Parizeau a voulu illustrer le caractère hypothétique d'une défaite souverainiste au référendum, défaite qu'il refuse d'envisager.Le hic, en ce qui a trait à l'opinion de M.Le Hir, c'est que la loi référendaire interdit la tenue de plus d'un référendum sur le même objet à l'intérieur d'une même législature ( entre deux élections ).Ce qui signifie qu'un deuxième référendum ne saurait survenir sans de nouvelles élections générales, à moins évidemment que la loi ne soit amendée.Avenue dans laquelle Jacques Parizeau a refusé de s'engager, hier, même quand il lui a été demandé s'il ne croyait pas que les Québécois étaient en droit de savoir quel scénario il projette advenant une défaite référendaire.« J'ai l'intention de gagner ce référendum.Je pense faire ce qu'il faut pour le gagner.Le reste est rigoureusement hypothétique.On y va pour gagner (.) Pourquoi je changerais la loi ?J'ai bien l'intention de le gagner, ce référendum.\u2014\tSi vous perdez ?\u2014\tJ'ai l'intention de le gagner.» Impossible d'en sortir : ce référendum ne peut être perdu, en tout cas Jacques Parizeau n'envisage aucun autre scénario.« Je considère la souveraineté comme essentielle, ne me demandez pas de renoncer à mes convictions », a-t-il indiqué pour expliquer sa réponse à Anne-Marie Dussault, au débat de lundi soir.Il a rappelé avoir démissionné en 1984 et être revenu en politique, en 1988, par conviction.Comme il l'a déjà dit en début de campagne, le chef du PQ s'est montré disposé, comme premier ministre, à assister à des rencontres fédérales-provinciales s'il estime que « cela est dans l'intérêt du Québec ».\u2022 \u2022 En début de ccmpagne M.Le Hir, candidat dans Iberville, avait provoqué quelques chaos dans la campagne péquiste en se prononçant de façon « originale » sur des éléments de la plate-forme électorale de son parti.Par exemple, il exprimait des réserves sur l'« impôt » de 1 p.cent de la masse salariale des entreprises devant servir à constituer un fonds national de formation professionnel.Hier, il s'est dit d'accord avec cette mesure, parce qu'elle est adoucie par la perspective d'une réforme fiscale.Il avait également opiné relativement à la monnaie qui aurait cours dans un Québec indépendant.PHOTO PIERRE McCANN.La Presse Suzanne Marcil vit.avec Daniel Johnson, une union qu'elle qualifie d'exceptionnelle.« Je peux vous jurer, dit-elle, que Je n'ai jamais été aussi comblée par une relation.» Suzanne Marcil, combattante malgré elle NATHALIE PETROWSKI Il y a des jours que Suzanne Marcil, 47 ans, mère de deux grands enfants et n:ariée à Daniel Johnson depuis un an, rayerait volontiers du calendrier.Le jour de notre rencontre était un de ceux-là.C'était vendredi dernier, bien avant qu'elle ne sorte de sa réserve pour prononcer des discours partisans et qu'une photo d'elle en gros plan ne la positionne comme l'arme secrète de son mari.Au moment de notre rencontre, elle venait tout juste de recevoir une volée d'oeufs des gars de la FTQ.Un oeuf s'écrasa brutalement sur son épaule, tachant le lin bleu de son élégant tailleur.Le regard furieux, elle se cabra avant de tendre un bras volontaire et protecteur devant son mari.Madame n'était pas de bonne humeur.Elle se réfugia immédiatement dans un bureau de l'hôtel de ville de Montréal pour se changer ( elle avait prévu une tenue de rechange pour la journée ) mais surtout pour frotter à l'eau le complet de son homme.Le lendemain, la photo d'elle en protectrice furibonde fit le tour du pays.Ce que la photo oublia d'évoquer c'est que Suzanne Marcil était aussi furieuse qu'ébranlée.Affalée dans la limousine qui la conduisait plus tard dans un foyer d'accueil d'Anjou, Suzanne Marcil était pâle, vacillante, les mains tremblantes, le souffle court.Madame n'était plus de mauvaise humeur.Elle luttait contre la douleur qui la sciait en deux.Elle avoua qu'elle avait essayé ce matin-là de réduire la dose des médicaments qu'elle prend depuis son cancer de la peau.Une très mauvaise idée.« Dans dix minutes, ça va aller », m'of-frit-elle avec un petit sourire forcé avant d'avaler deux comprimés.Suzanne Marcil a peut-être réussi par des sourires coquins à conjurer publiquement la maladie ( elle est en rémission d'un cancer de la peau ), en privé elle semble plus mal en point que sous les réflecteurs.Plus fragile aussi.Quand on aborde le sujet de sa maladie, elle se referme comme une huître.Elle affirme qu'elle est complètement guérie mais concède que cetfe forme de cancer M-*- tue 3000 personnes par année.Le plus désolant c'est l'irresponsabilité des chirurgiens esthétiques qui lui ont enlevé trois petites excroissances cutanées sans jamais lui conseiller un biopsie.« Si seulement j'avais su », soupire-t-elle avant de hausser les épaules, l'air de dire c'est la vie.Oubliez la femme que vous voyez au téléjournal, la présence timide et silencieuse qui en une nuit s'est transformée en porte-étendard de Daniel Johnson.Suzanne Marcil est une femme plus compliquée qu'il n'y paraît.Plus fascinante aussi.Elle est d'abord l'archétype parfait de la belle anglaise de la ville de Québec, fo-folle à ses heures mais légèrement tordue par un relent de culpabilité bourgeoise et une anxiété que la maladie a dû exacerber.Voilà une femme qui prenait jadis un malin plaisir à étrenner des chapeaux de Pâques à New York et à faire rougir son mari, sans se douter qu'elle serait un jour condamnée aux chapeaux et aux ombrelles pour sauver sa peau.Le soleil qu'elle vénérait jadis est devenu son plus grand ennemi.Elle doit le fuir systématiquement pendant au moins un an.Voilà aussi une femme d'affaires fascinée par le marketing de produits touristiques et légèrement ennuyée par la politique, qui a été obligée de renoncer à sa passion et de fermer sa compagnie pour suivre un politicien.D'autres y perdraient leur nom.Pas Suzy, comme son père l'appelle.Non pas qu'elle soit de tempérament docile mais Suzanne Marcil s'est souvent laissée ballotter par les hasards de la vie.« Nous sommes une famille de gitans, affirme-t-elle.Certains d'entre nous sont prêts à tout laisser tomber pour recommencer leur vie.» C'est ce que son père a fait à 50 ans pour pouvoir peindre à son gré.C'est ce que Suzanne a répété quand son premier mariage a échoué.Elle a quitté la maison luxueuse de son ex-mari avec ses deux enfants pour queique chose de plus modeste.Elle s'est lancée dans le travail comme une forcenée sans comprendre qu'elle brûlait ses meilleures années.Les demi-me-sures ne sont pas sa spécialité.Née à Londres de l'union d'une historienne britannique et d'un peintre du dimanche québécois, elle a trois frères et soeurs nés chacun dans une ville différente.La famille a longtemps vécu au Pérou avec la grand-mère maternelle d'origine péruvienne.À 10 ans, Suzanne Marcil quittait le Pérou pour Sillery, la banlieue chic de Québec, renouant avec la branche québécoise de la famille dont le grand-père Marcil, gros développeur de Notre-Dame-de-Grâce.La rue Marcil porte aujourd'hui son nom.Comme papa, directeur d'une agence de prêts hypothécaires, ne parlait pas français à la maison et que maman était protestante, la petite Suzanne fit ses études en anglais et apprit le français sur le tard, comme en témoigne son accent.Dès l'âge de 14 ans, pour une raison qu'elle ne s'explique pas, elle s'intéresse à l'étage gériatrique d'un hôpital de Québec.C'est le début d'une longue carrière de bénévolat auprès des vieux.Aujourd'hui encore, elle fait campagne auprès d'eux avec un enthousiasme qui frôle l'obsession.« Que cherchez-vous auprès des vieux ?» lui ai-je demandé après qu'elle eut fait le tour de l'établissement et prodigué un bon mot, un sourire et une caresse à pratiquement tous les résidants, sans jamais chercher à soutirer leur vote.« Rien, répondit-elle, it feels good, c'est tout.» Au début j'ai cru qu'elle cherchait à apprivoiser dans les foyers d'accueil la détresse de sa propre vieillesse.Maintenant je crois qu'elle cherche simplement à se rassurer sur elle-même et sur sa longéti-vité.Son style dans les foyers d'accueil est aux antipodes du style didactique ae Lisette Lapointe-Parizeau.Ses visites sont informelles et apolitiques.Pas de cours sur le fédéralisme, pas de référence aux élections.Elle regarde d'un mauvais oeil tout bénévole qui essaie de refiler en douce des dépliants du Parti libéral.Au Centre d'Accueil Eloria Lepage, elle s'est empressée de semer Huguette Boucher-Bacon, la député du coin.Celle-ci voulait éviter l'étage des problèmes co-gnitifs, une formule polie opur l'Alzhei- mer.A quoi bon faire le tour de gens qui ne se souviennent même pas de leur nom ?Discrètement mais fermement, Suzanne Marcil a insisté pour se perdre dans les couloirs du quatrième étage.Au diable les élections ! Charmante, charmeuse, rigolote mais très déterminée, Suzanne Marcil est un drôle d'oiseau.Daniel Johnson a dû le sentir quand il s'est pointé par deux fois au centre de ski Stoneham.propriété de son ex-mari, un dénommé Blondeau.« On s'était rencontrés une première fois quand on était tous les deux mariés, raconte-t-elle.Je devais peut-être travailler pour lui, ça m'intéressait plus ou moins mais de toute façon ça n'a pas marché.Quand il a su que j'étais seule, il est revenu pour soi-disant visiter nos installations.Je ne comprenais pas où il voulait en venir.À un moment donné, il tournait tellement autour du pot que je me suis fâchée.» Acculé au pied du mur.Daniel Johnson a fini par avouer à la jolie blonde qu'il était venu la voir.Ce fut le début d'une relation que Suzanne Marcil qualifie d'exceptionnelle.« Et je m'y connais, insiste-t-elle, j'ai fait beaucoup d'erreurs, plus d'erreurs que de réussites d'ailleurs mais je peux vous jurer que je n'ai jamais été aussi comblée par une relation.» Quand on parle d'avenir, Suzanne Marcil devient subitement floue.Elle n'a pas l'ambition du pouvoir et ne se positionne pas spontanément comme future Première Dame.Outre son rêve de mettre sur pied un projet communautaire réunissant des aînés et des enfants dans des sous-sols d'églises après l'école, Suzanne Marcil ne sait pas ce qu'elle fera ni quel sera son rôle dans un gouvernement Johnson.La politique on s'en doute, n'est pas sa tasse de thé.Quand je l'ai quittée, elle était en grande conversation avec une vieille dame qui lui déclinait ses maladies.Suzanne 1 écoutait attentivement en lui passant la main dans le dos.Perdue dans son monde, réconfortant la vieille de sa blondeur, elle m'a fait penser à cette terrible phrase de Réjean Ducharme.La vie, y'a pas d'avenir là-dedans, faut investir ailleurs.-*- B 2 la presse.montreal.jeud11- septembre 1994 Éditorial La Presse Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardins editeur adiomt directeur de I information Alain Dubuc editonaiiste en chef Emploi : une bataille où il n'y a que des perdants e tous les thèmes abordés au cours de cette campagne électorale, ce sont l'emploi et la lutte contre le chômage qui, de loin, représentent l'enjeu prioritaire pour la majorité des Québécois.Et pourtant, malgré l'importance de l'enjeu et malgré l'énergie que les deux partis y consacrent, rares sont ceux qui, après cinq semaines de campagne, peuvent s'y retrouver et dire qui, des deux partis qui aspirent au pouvoir, ferait le mieux.Cette profonde confusion s'explique largement par les prémisses imposées par les politiciens eux-mème au débat sur l'emploi.Les hommes politiques véhiculent avec une rare unanimité la fiction selon laquelle ils peuvent s'attribuer la paternité des emplois créés.Ce point de départ est faux.La création et la disparition des emplois échappent largement aux gouvernements, quels que soient leurs talents et ' leurs bonnes intentions.Les pertes d'emploi que nous avons subies depuis 15 ans s'expliquent essentiellement par deux récessions, qui trouvent leurs causes hors des frontières québécoises et par une crise mondiale de restructuration des économies.Quant aux phases de création d'emplois, elles tiennent Surtout aux grands mouvements conjoncturels de reprise.Dans les deux cas, les gouvernements provinciaux n'y sont pas pour grand-chose.Le rôle de l'État, face à de tels mouvements, n'est pas inexis-.tant, mais il est limité.L'État n'est pas très efficace, a-t-on pu découvrir depuis 15 ans, pour contrer les effets de la conjonc-\u2022 ture.Ce qu'il peut bien faire, par contre, c'est créer un terreau \u2022\u2022 \u2022\"AWiYrovvyyw 226 V**V .V'AWAVd*.'.' l'A'iSVAWA '.S\t277\t330 » â .u .A » .A ¦ A A A A.\t''WWMMMWMMMW 361\t30% Ji Amérique Latine\t5,5 ¦.\u2022/.WftrtV.WVV.V.WAV,\t3,4\t2,4\t2,2 ' WAV.'.'.WAV.yAW.'.V '.V\t( êm 1 » »»»»»»» ¦ 1 \u2022 \u2022 »\u2022 \u2022 » f .\u2022 » w n »« 283 v 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manque de médecins, est l'un de ces cas flagrants.Ce n'est pas la première fois que des médecins fermés à l'étranger ont recours à ce stratagème et essaient de faire pression sur les politiciens en campagne électorale, mais chaque fois est une fois de trop.On quitte son pays par esprit d'aventure, popr échapper à la dictature ou à une société en faillSe, ou pour améliorer le sort de ses enfants, (amais atfljc l'assurance de retrouver dans le pays d'accueil:!e même statut social.Parfois, on s'enrichit en immigrant.Parfois c'est l'inverse.Montréal, comme toutes les villes d'immigration, est remplie d'anciens banquiers qui sont devenus commis de bureau et de professeurs de chimie qui font du taxi.Cela vaut pour tout le monde.Si j émigrais en France, je ne m'attendrais pas à être columnist politique au Monde ni même à être embauchée quelque part comme journaliste.À moins que quelqu'un n'arrive ici avec une offre d'emploi dans sa poche, le statut d'immigrant reçu ne comporte aucune garantie d'emploi, surtout pas dans les professions contingentées comme la médecine.Il y a des centaines de jeunes Québécois qui rêvent d'être médecin depuis l'âge de huit ans et qui ne le seront jamais parce que les facultés refusent les candidats.Il y a, partout au Canada, de jeunes médecins diplômés d'une faculté canadienne qui ne peuvent pratiquer la médecine à cause des contingentements.Dans ce contexte, les médecins immigrants bénéficient d'un traitement de faveur.On permet chaque année à dix d'entre eux de se présenter aux examens de la Corporation professionnelle des Médecins, à l'intérieur d'un groupe spécial dont les dix premiers se voient octroyer un permis de pratique.C'est* Jà une mesure fort généreuse, car on pourrait estimer que la société gagnerait davantage à avoir dix jeunes médecins de plus formés dans nos facultés, plutôt que des médecins d'âge mûr formés dans des pays où les standards médicaux ne sont pas comparables à ceux de l'Amérique du nord et de l'Europe île l'ouest.\t.- Les médecins grévistes ont été recalés aux examens de la Corporation, en ce sens qu'ils ne se sont pas classés parmi les dix premiers de la liste immigrante.C'est dommage pour eux, mais enfin, tous les jours, il y a des gens qui ratent des concours et qiii disent, à tort ou à raison, que l'examen était mal conçu, la procédure injuste, etc.S'il fallait que tous les Québécois qui ont raté un concours d'entrée ou ont été recalés par un jury se mettent à faire la grève de la faim, le dixième de la population serait au régime aqueux.Le bouquet, c'est que les grévistes demandent au Québec de se transformer en État policier.Ils s'engagent à pratiquer «à vie» en Abitibi ou sur la cdte nord! C'est ridicule.Dans une démocratie, les gens ont le droit de circuler et de déménager librement.Ce n'est pas ainsi qu'on doit régler le problème du manque de médecins en région \u2014 surtout pas en y envoyant des médecins qui ont échoué, plus d'une fois pour certains, aux examens de la CPM.\u2022 \u2022 Écoles juives et écoles publiques *.¦ Une autre question de principe, c'est celle qui concerne la nature de l'école publique.Pour des raisons qui défient l'entendement, le ministre Chagnon vient de consentir aux écoles privées juives un financement public équivalent à 100 p.cent des coûts de l'école publique de même niveau, en même temps qu'un statut de membre associé de la CECM.L'enseignement religieux resterait à la charge des parents, mais les frais de scolarité baisseraient considérablement.\t^ À l'heure où le Québec, lentement mais sûrement, se libère de l'héritage archaïaue des écoles confessionnelles, à l'heure où la CECM est, espérons-le, sur le point de se dépouiller de son étiquette catholique, voilà que le ministère retourne en arrière et encourage la multiplication d'écoles^hett06 au sein du secteur public! Aujourd'hui, c'est l'école juive, demain ce sera quoi?L'école musulmane, l'école turque, l'école croate, l'école haïtienne?La future carte scolaire de Montréal sera tapissée de ghettos ethniques et religieux.\t- * Ces écoles privées juives, dit l'un des porte-parole du réseau, «c'est l'école publique de notre communauté».Faux.L'immense majorité des enfants juifs sont inscrits dans des écoles ordinaires, le plus souvent au sein des commissions scolaires protestantes dont les écoles sont depuis longtemps «neutres» dans les faits.Les écoles privées juives sont des écoles privées, un point c'est tout, avec enseignement intensif de l'hébreu et de la religion; qu'elles soient excellentes sur le plan académique (elles le sont) ne change rien à l'affaire.Que le Québec continue à subventionner les écoles privées, dans une proportion déjà énorme de 60 ou oO p.cent, soit.Mais il serait aberrant que le gouvernement aille plus loin dans cette voie, à plus forte raison s'il pervertit, ce faisant, la nature du secteur public.La seule école publique démocratique, c'est l'école non-confessionnelle, non-ethnique, neutre et ouverte à tous.C'est le creuset essentiel au développement d'une société harmonieuse, et la condition sine qua non de l'intégration des immigrants, en même temps que la garantie suprême de la liberté religieuse pour tous.Dans ce système, qui est celui de toutes les démocraties avancées, les élèves acquièrent une instruction et des valeurs civiques communes ; la formation religieuse, le cas échéant, relève de la famiÛe et des institutions propres à chaque communauté.; La formule retenue par le ministre Chagnon représente l'ultime triomphe du secteur privé sur le secteur public: les écoles juives garderaient leur statut privé (sélection de la clientèle, orientation religieuse, etc.) tout en bénéficiant d'un statut d'école publique.Le Parti Québécois, s'il est au pouvoir comme c'est probable, devra avoir le courage de défaire cet arrangement qui ne tient pas plus debout que l'idée, heureusement rejetée par le gouvernement Lévesque en 1978, d'Instituer à Boisbriand une municipalité has-sidique.Pas une communauté, mais une municipalité, pareille chose n'existant nulle part ailleurs, ni en Israël, ni dans dans l'État de New York qui abrite la plus grande communauté juive de la diaspora.Ce serait un autre précédent mondial que ce réseau public d'écoles privées juives, comme l'a lui-même affirmé le directeur de l'Association des écoles juives, M.loseph Rabinovitch: «Le Québec deviendrait le seul endroit en Occident où l'école juive serait subventionnée à un tel niveau».Oui, et aiMRi le seul endroit en Occident où le secteur public serait constitué de mini-secteurs privés.Bonjour l'école publique des Ayatollah, des Témoins de léhovah et de l'Association des Parents catholiques.».T B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD11\" SEPTEMBRE 1994 ?ÉLECTIONS 94 * * * Bouchard somme Chrétien de présenter aux Québécois sa vision du fédéralisme HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne PHOTO CP Lucien Bouchard promet d'amener le débat référendaire québécois à la Chambre des communes.OTTAWA ¦ Se disant oucieux d'avoir un débat éclairé sur les enjeux d'un référendum sur la souveraineté, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard somme le premier ministre Jean Chrétien de présenter sa vision du fédéralisme aux Québécois.Ce message, le Bloc québécois le martèlera jour après jour aux Communes, a déclaré hier M.Bouchard au terme d'une réunion de son caucus.M.Bouchard a répété hier aue la séance parlementaire qui s'amorce le 19 septembre sera une séance préréférendaire, et qu'elle vise, donc, à préparer le référendum sur la souveraineté au Québec.M.Bouchard ne cherche pas de nouvelles offres du fédéral, mais il veut forcer M.Chrétien, « le leader de tous les fédéralistes », à étaler ses cartes et à briser son silence.« Nous croyons que tout renouvellement ( de la Constitution ) est impossible, mais nous aimerions nous le faire confirmer de la bouche de M.Chrétien pour que nous sachions très clairement quels sont les enjeux du référendum qui vient », a-t-il répliqué au cours d'une conférence de presse.Selon lui, avec la défaite de l'accord de Charlottetown, « la porte a été fermée à tout jamais, alors pourquoi les Québécois se berceraient-ils d'illusions » ?Fendant toute la campagne électorale fédérale l'an dernier et encore maintenant, les fédéralistes ont observé la règle d'or du si- Johnson rallie les provinces contre les intrusions d'Ottawa PHILIPPE DUBUISSON envoyé spécial La Presse À TORONTO ¦ Les premiers ministres des provinces anglophones ont fait front commun avec Daniel Johnson pour opposer à un fédéralisme trop centralisateur un plus grand degré de coopération entre les provinces dans leurs champs de compétence.Aussi, dans le cadre de leur 35e réunion annuelle, les provinces se sont engagées à tenter de trouver ensemble des solutions aux problèmes qu'elles ont en commun, notamment en matière de santé et d'éducation sans qu'Ottawa serve d'intermédiaire.s - «\u2022Nous devons renforcer la coopération entre les provinces afin d'assumer pleinement l'autonomie de nos compétences », a déclaré le premier ministre Daniel Johnson.Les fonctionnaires ont été mandatés de mettre sur pied un secrétariat chargé de coordonner la coopération interprovinciale.Pour M.Johnson, qui s'est fait l'apôtre de cette proposition, l'entente prouve que le Québec n'est pas seul dans sa volonté de résister aux intrusions du gouvernement fédéral dans les champs de compétence des provinces.« Nous avons des alliés, ce qui est nouveau », a-t-il clamé.« Nous favorisons une plus grande coopération entre les provinces plutôt qu'un fédéralisme trop centralisé », a renchéri le premier ministre de l'Ontario et hôte de la conférence.Bob Rae.Il n'est toutefois pas question, a-t-il aussitôt ajouté, de négocier un nouveau partage des pouvoirs.Cette vague entente de coopération entre les provinces ne semblait toutefois pas avoir la même signification pour tous les premiers ministres.Pour M.Johnson, elle vise à protéger les compétences des provinces.Mais pour son homologue Roy Romanow ( Saskatchewan ), elle souligne simplement la volonté des provinces d'être consultées par Ottawa dans les réformes à venir.Ainsi, selon le premier ministre de la Saskatchewan.les provinces ont voulu exprimer le fait qu'Ottawa ne doit pas mener seul les réformes envisagées en matière de sécurité du revenu et des soins de santé.« Nous sommes préoccupés par le fait qu'Ottawa pourrait imposer des contraintes financières et des normes nationales qui ne soient pas réalistes », a-t-il dit.Pour M.Johnson, c'est en occupant pleinement leurs champs de compétence et en coordonnant leurs interventions pour favoriser un fédéralisme plus efficace que les provinces peuvent le mieux résister aux tentations du gouvernement fédéral de dicter des normes nationales en matière de formation de la main-d'oeuvre, d'éducation post-secon-daire et de soins de santé.M.Johnson se servira de cette entente pour démontrer d'ici la fin de la campagne électorale qu'il est possible de rendre le fédéralisme plus efficace sans relancer les négociations constitutionnelles sur un nouveau partage des pouvoirs et l'encadrement du pouvoir de dépenser d'Ottawa dans les champs de compétence des provinces.Les premiers ministres des provinces anglophones se sont aussi gardés d'établir publiquement des scénarios dans 1 hypothèse d'une victoire du Parti québécois au scrutin du 12 septembre.« Il n'y a pas de plan B », a dit le premier ministre de la Saskatchewan.qui a indiqué qu'il reviendrait au gouvernement fédéral d'indiquer la marche à suivre advenant l'élection du PQ.Les premiers ministres anglophones les plus susceptibles de déclara- Les démissionnaires de i'ADQ n'étaient même pas candidats YVES BOISVERT ¦ Le ballon mou des « démissionnaires » de l'Action démocratique s'est dégonflé complètement en conférence de presse, hier, dans un grand hôtel du centre-ville, sous la supervision de la firme de relations publiques BDDS.Aucun des sept « démissionnaires » n'est inscrit sur la liste que I'ADQ a soumise au directeur général des élections.Un seul, le président congédié Moncef Guitouni.est encore candidat « indépendant » dans Marie-Victorin.Les six autres auraient pu être candidats du parti mais ont démissionné avant la date limite des mises en candidature, plusieurs d'entre eux après l'expulsion de M.Guitouni.-.Trois d'entre eux sont des admirateurs ou des compagnons de route de M.Guitouni et de son « centre de recherche ».Un autre aurait bien voulu démissionner de quelque chose, mais il n'a jamais franchi l'étape de l'« aspirant candidat ».Il est déçu qu'on ne l'ait pas rappelé après qu'il eut rempli un document dans le but d'être candidat.D'autres ont tenté d'expliquer les raisons qui les ont poussés à « démissionner ».mais l'exercice fut laborieux.Il fut question de gestes antidémocratiques, de contradictions entre les actions et le programme.Quoi qu'il en soit, tous ont été remplacés et la liste officielle des 80 candidats de I'ADQ demeure donc inchangée.« On s'interroge sur le sérieux de la firme BDDS », a dit André Néron, directeur de la campagne de I'ADQ, qui n'est pas le seul à s'interroger.Débat : les électeurs n'ont pas changé d'idée LOUIS FALARDEAU ¦ Six Québécois sur dix ont regardé le débat des chefs lundi soir à la télévision et 87,5 p.cent d'entre eux estiment qu'il ne changera rien à leur intention de vote.C'est ce que nous apprend un sondage Léger & Léger publié hier dans le Journal de Montréal.Parmi ceux qui ont regardé le débat (33,3 p.cent complètement, 28,-5 p.cent partiellement), 41,6 p.cent estiment qu'il n'y a pas eu de vainqueur.27,1 p.cent donnent la victoire à Jacques Parizeau et 21,3 à Daniel Johnson.Dix p.cent ont refusé «Je répondre.Seulement 4,2 p.cent de ceux qui l'ont regardé disent que leur intention de vote a changé, alors nue 87,-5 p.cent répondenfqu'elle n est pas modifiée.Le sondage a été réalisé le 30 août auprès de 991 Québécois dont 612 avaient regardé le débat.Pour K ces 612 répondants, la marge d'erreur est de plus ou moins 4 p.cent dans 19 cas sur 20, Selon la firme A.C.Nieisen, qui mesure les auditoires au moyen de l'audimètre, 2 027 000 personnes ont regardé le débat en français, ce qui est 250 000 de moins que le débat Bourassa-Parizeau, il y a deux ans, sur l'accord de Charlottetown.Notons qu'il s'agit d'une moyenne pour les 90 minutes, ce qui implique que beaucoup plus de personnes l'ont regardé entièrement ou en partie.Les deux grands réseaux arrivent presque à égalité, Radio-Canada ne battant TVA que de 7000 auditeurs ( 1 009 000 à 1 002 000).Seulement 105 000 personnes ont suivi le débat à Kadio-Québec.Par contre l'émission d'après débat de Radio-Canada (913 000) a été plus regardée que celle de TVA (745 000).tions incendiaires au sujet des élections au Québec ont par ailleurs éviter de rencontrer les médias depuis le début de cette conférence.Ainsi, les Clyde Wells ( Terre-Neuve ) et Ralph Klein ( Alberta ) n'ont pas été vus tandis que les autres ont passé en coup de vent devant les micros.Seul Frank McKenna, la veille, s'est permis de prédire un lendemain désastreux pour le Canada si Jacques Parizeau est élu premier ministre.« Il serait dramatique, a-t-il dit, que nous nous retrouvions avec un gouvernement séparatiste aucunement intéressé à trouver des solutions, qui ne veut que créer un pays séparé et nous précipiter tous dans un fossé de dettes et de désespoir.» Le ton pourrait toutefois monter aujourd'hui, en l'absence de M.Johnson et en présence des leaders autochtones invités à venir discuter à la table des premiers ministres provinciaux.A son arrivée, hier, le chef de l'Assemblée des premières nations, Ovide Mercredi, s'est dit inquiet de l'élection du PQ.« Comment pourrait-il en être autrement alors que son chef Jacques Parizeau menace les autochtones », a-t-il dit.Il n'a toutefois pu préciser en quelle occasion le chef du PQ aurait proféré des menaces.a : .91 : \u2022-:> ¦ i - * \" 1 àj&x\tv«i '.y ^MSkISSW* * éMmKt < lence.En attirant M.Chrétien sur le terrain référendaire, M.Bouchard estime que cela pourra rendre un service aux Québécois.« Ce qui nuit le plus à un débat, c'est la confusion.Ce qui nuit le plus à la démocratie, c'est le refus des gens de nous dire clairement ce qu'ils proposent à la population au moment où ils vont être appelés à prendre une décision très claire sur des enjeux qui devront l'être aussi.« Les souverainistes ont pris l'engagement d'être clairs dans leur option, et je crois que les fédéralistes devraient l'être aussi.» M.Bouchard reconnaît que les mois qui suivent seront probablement tendus à la Chambre des communes.« Plus que jamais, la souveraineté sera à l'avant-scène des interventions du Bloc », a-t-il précisé.l ' N\t\u2022 ¦'\" '\u2022 Oift» \u2022 V.OVV ¦¦¦.y -'.A: >-\u2022 \\ Au titre d'opposition officielle, il a admis aue le Bloc ne sera pas toujours à l'aise de défendre la souveraineté tout en essayant de représenter les intérêts du Canada anglais.Les semaines et les mois précédant le référendum seront pour le moins révélateurs.« Ce sera le moment de vérité du Bloc québécois, a avancé M.Bouchard.Nous avons été créés pour défendre la souveraineté aux Communes au cours d'un débat référendaire.Il ne faudrait pas s'en étonner », a-t-il souligné.« En attendant que le Québec décide de son avenir, mieux vaudra mettre la réforme sociale du ministre Lloyd Axworthy sur la glace », a-t-il reconnu.Quant au Parti réformiste, le Bloc promet de l'ignorer comme il l'a fait l'an dernier.n i m H&s ¦ \u2022¦' XIK.< y.y m M : S \u2022 _________ .¦ v- ¦ : ¦ ¦ | \\.- .V' ; \u2022\u2022 'Ni?: 4 .».i %, » > v \u2022¦¦ fy «g?.: | Wt X'V'yîwp'vHCÏ'Cv ¦.'v ¦*¦.\t\"\" v-W ¦ fe-I m ¦ \u2022.: tri S92S « Allô ! ici Jean Chrétien.» ¦\tPlacide Poulin a dû s'étouffer dans son café lorsqu'une voix au téléphone lui a dit quelque chose comme : « Allô ! ici Jean Chrétien, le premier ministre du Canada ! » M.Poulin est cet homme de Sainte-Marie-de-Beauce, propriétaire d'une compagnie spécialisée dans la fabrication de baignoires et de douches, qui a un peu envoyé paître Jacques Parizeau récemment en lui posant des questions sur les coûts d'une éventuelle séparation du Québec.L'industriel a confirmé avec une certaine réticence que Jean Chrétien lui avait téléphoné personnellement pour le remercier d'avoir pris la défense du fédéralisme.« C'est vrai, a-t-il dit, mais j'aimerais mieux que ce ne soit pas dans les journaux.» M.Poulin a conversé au téléphone pendant environ 10 minutes avec le premier ministre.Il lui a rap- Eelé qu'il Pavait « brassé pas mal sur sa vision du !anada » lorsqu'il avait visité son usine au cours de la dernière campagne électorale fédérale, lui disant notamment qu'il trouvait le déficit trop élevé et qu'il fallait réduire le budget.En bon Beauceron, Placide Poulin, qui a donné son vote à l'indépendant et ex-conservateur Gilles Bernier en 1993, est indépendant de nature et n'est de toute évidence pas du genre à s'en laisser imposer par quiconque.C'est probablement une des choses qu'a dû retenir de sa rencontre avec lui le chef du PQ.On se souvient que Jacques Parizeau, après sa visite à l'usine de la compagnie Maax, a avoué « avoir eu l'air fou » lorsqu'il est tombé, en pleine campagne électorale, devant un aussi ardent fédéraliste.Mais au fai;, n'aurait-on pas besoin d'une nouvelle baignoire au 24 Sussex r.DANS LA POCHE ! ¦\tLe vice-président du Parti québécois estime que la victoire de son parti le soir du 12 septembre est pratiquement dans la poche.Bernard Landrv a dit hier devant les membres du Club Rotary de Montréal que les chances pour le Parti libéral de gagner les élections sont selon lui équivalentes « aux chances d'une balle de neige dans une fournaise électrique de la Sidbec ».Le candidat péquiste dans le comté de Verchères a soumis plusieurs facteurs jouant contre le Parti libéral.Il a souligné notamment celui de « l'alternance démocratique » suivant lequel aucun gouvernement au Québec depuis Maurice Duplessis n'est parvenu à conserver le pouvoir plus que deux mandats consécutifs.environ 90 députés à l'Assemblée nationale.L'APOCALYPSE ¦\tL'hebdomadaire anglais de Montréal Mirro* publie dans son dernier numéro une première page aux allures apocalyptiques qui annonce un reportage à l'intérieur sur un livre non moins apocalyptique au sujet du Québec de l'an 2001 advenant sa séparation du reste du Canada.Le tout ne manque pas de faire frissonner.D'abord la « une » du journal, qui montre une scène de guerre telle qu'on l'a conçue au Mirror, et ce même si le rédacteur en chef de l'hebdomadaire.Peter Scowen, dit ne pas croire que de telles eno-ses puissent se produire au Québec.Et ensuite le livre, intitulé Breakup.écrit par l'auteur américain Lansing Lamont.qui prédit vraiment les pires choses pour un Québec séparé et un Canada morcelé.Ce livre doit être lancé :pa à Montréal le 9 ou le 10 septembre \u2014 juste avant le bre.jour des élections le 10 sept \u2014 et à N ew York juste le 13 septem- C'EST BIEN SON NOM ¦\tLa Presse écrivait mercredi que le nom de Martin Oré, candidat libéral dans le comté de Sainte-Marie-Saint-Jacques, n'était pas son vrai nom.La Presse écrit aujourd'hui, en se confondant en excuses, que cette information était fausse.Oré! PONTIAC ANNEXÉ A L'ONTARIO ?¦\tLe candidat du Parti égalité dans Pontiac, Robert Matheson, se dit en faveur de l'annexion de son comté à l'Ontario si jamais le Québec devient indépendant.Matheson a sorti des boules à mites cette déclaration de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau : « Si le Canada est divisible, le Québec l'est aussi.» Le candidat égalitaire (?) a dit espérer que Pontiac n'aura jamais à en arriver à cette solution.Il croit d'ailleurs que les Québécois y penseront à deux fois avant de se séparer s'ils savent que leur province risque d'éclater.Matheson, qui oeuvre comme agent de liaison communautaire pour le compte cf Alliance Ou-taouais et gui en est à sa première expérience en politique active, est conscient que ses chances de gagner un siège à l'Assemblée nationale sont minces.LES CHEFS ¦\tLe chef du PLQ, Daniel Johnson, poursuit aujourd'hui sa campagne électorale dans la région de Montréal tandis que le chef du PQ, Jacques Parizeau dans sa circonscription de L'Assomption.est Mario Dumont, chef de l'Action démocratique du Québec, donnera au cours de la journée une conférence de presse à Montréal sur l'avenir de la jeunesse québécoise.JULES BÉLIVEAU L'enquête sur le député Robert Thérien est en cours DENIS LESSARD ¦ Le directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, a déjà amorcé son enquête sur la plainte portée par le Parti québécois au sujet des dépenses électorales du candidat libéral de Bertrand et président du caucus des élus libéraux.M.Robert Thérien.M.Thérien demandait récemment au bureau du directeur général des élections d'agir le plus rapidement possible dans ce dossier, mais cette semaine M.Côté soulignait qu'il ne pouvait s'engager à conclure son enquête avant l'échéance du 12 septembre.Tout dépendra de la rapidité avec laquelle les deux enqueteurs affectés au dossier pourront rassembler les faits, a-t-il expliqué.M.Côté ne cache pas qu'à sa face même, cette plainte paraît plus sérieuse que la plupart des doléances qu'il reçoit à chaque campagne.Appuyée par une déclaration sous serment signée par un citoyen du comté, M.Louis Dostie, le PQ affirme que M.Thérien a voulu enfreindre la Loi électorale en deman-dant à un tiers, M.Dostie.d'assumer des dépenses d'imprimerie qui, en vertu de la loi, auraient plutôt dû être payées par l'agent officiel du candidat.M.Dostie avait d'abord accepté de donner un coup de main au député, mais s'est ravisé après avoir consulté le bureau du directeur des élections.« Les faits allégués sont assez importants pour cju on fasse une en-que te approfondie », a souligné M.Côté.La plainte, c'était prévisible, a été rapidement récupérée par la candidate péquiste de Bertrand, l'ancienne syndicaliste Monique Si-mard, qui en fin de semaine a donné une conférence de presse flanquée de M.Dostie.Ce dernier a fprofité de l'occasion pour déchirer a carte de membre du PLQ qu'il avait renouvelée en juin dernier.Membre du Parti lioérai depuis 1988, M.Dostie a cependant appuyé le Bloc québécois lors de la dernière campagne électorale fédérale. LA PRESSE, MONTREAL, JEUD11\" SEPTEMBRE 1994 __?ÉLECTIONS 94 \u2022* Le PQ entend célébrer la victoire à Québec Infographie La Presse Sondage CROP - La Presse - MusiquePlus t B 5 Le CPQ déplore le silence des deux partis sur les moyens de réduire le déficit JULES BÉLIVEAU ¦ Contrairement à la tradition, le Parti québécois aurait l'intention de tenir son grand rassemblement du soir des élections dans la Vieille Capitale plutôt qu'à Montréal.Des sources au sein du PQ ont confirmé au journal Le Soleil que le parti de Jacques Parizeau « célébrera la victoire » le soir du scrutin au théâtre Capitole de Québec.On sait que depuis sa fondation, les partisans du Parti québécois ne se sont jamais réunis massivement ailleurs qu'à Montréal pour se réjouir ou pour panser leurs plaies en compagnie de leurs nouveaux élus et de leurs candidats défaits.On se souvient par exemple que c'est au centre Paul-Sauvé de Montréal que René Lévesque a lancé le 15 novembre 1976 son fameux « Je n'ai jamais été aussi fier que ce soir d'être québécois ! » C'est également au même endroit que le même premier ministre a dit le 20 mai 1980 : « À la prochaine fois !.» Dans l'entourage du chef souverainiste actuel, on indique qu'un rassemblement du PQ à Québec le soir du prochain scrutin aura une valeur symbolique : on voudrait ainsi consacrer le caractère de capitale de la ville de Québec.Le soir du dépouillement des votes, M.Parizeau sera d'abord dans son comté de L'Assomption.Il se rendrait ensuite par avion à Québec pour y livrer son discours principal.i « t I ?, I i » 5 5 Comme elle l'avait fait l'an uer-nier.à l'occasion de la campagne électorale fédérale, MusiquePlus invite les chefs des trois principaux partis provinciaux à répondre aux questioni de l'équipe de l'émission « Politiquement direct ».Le premier dirigeant politique à se placer sous le feu des réflecteurs a été Jacques Parizeau, qui a été interviewé nier soir par la comédienne Pascale Bus-sière.Demain soir, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, fera face au chanteur rock Éric Lapointe.Et le 6 septembre, Daniel Johnson, chef du Parti libéral.s'entretiendra avec Rudy Caya, chanteur de Vilain Pingouin.Pour marquer le coup.Musique-Plus, CROP et La Presse ont publié un sondage, mercredi, sur l'intérêt que suscite la campagne électorale chez les jeunes.Ce sondage réalisé auprès de 504 répondants entre le 25 et le 29 août révèle notamment que les électeurs québécois âgés de 18 à 29 ans feraient plus confiance à Jacques Parizeau (31p.cent ) qu'à Daniel Johnson ( 21 p.cent ) pour la gestion de leur budget personnel.D'autres résultats de ce sondage sont inclus dans les tableaux publiés ci-haut et ci-bas.Infographie La Presse cri du coeur Meech, condamnait le séparatisme du Parti québécois.« Dans le cas où le Parti québécois gagne les élections, nous allons avoir une situation très grave dans notre pays ».a déclare M.Ghiz dans un discours vibrant.« Nous ne pouvons pas nous cacher la tête clans le sable », a-t-il soutenu.« Nous devons penser à ce qui pourrait se produire si un gouvernement s'engageant à séparer le Canada est élu au Québec.» FRÉDÉRIC TREMBLAY de la Presse Canadienne ¦ Le Conseil du patronat du Québec accorde une bonne note au Parti québécois et au Parti libéral pour leur volonté de réduire le déficit, mais déplore en même temps leur silence sur les moyens d'y arriver.En conférence de presse hier à Montréal, le CPQ a dévoilé les résultats d'un questionnaire qu'il avait fait parvenir aux deux formations politiques, et traitant de différents enjeux de l'heure, dont les finances publiques, l'éducation et les services de santé.Le président du CPQ.Ghislain Dufour, a qualifié certaines des réponses reçues de « vagues et pas toujours compromettantes », mais dit néanmoins juger l'exercice « instructif et utile ».À propos du déficit, M.Dufour salue l'intention du Parti québécois de vouloir éliminer d'ici deux ans le déficit des opérations courantes ( 2.7 milliards ).et l'engagement du Parti libéral d'effacer l'ensemble du déficit ( près de 5 milliards ) d'ici cinq ans.M.Dufour s'interroge cependant sur les mesures qui seront prises par le prochain gouvernement, quel u'il soit, pour atteindre cet objectif e réduction du déficit.« Pour le CPQ.le seul moyen d'y arriver, c'est de réduire les dépenses gouvernementales », avance M.Dufour.A son avis, le prochain gouvernement devra se résigner, peu importe sa couleur, à sabrer « les grands programmes sociaux ( éducation et santé ) et à revoir la sécurité d'emploi des fonctionnaires », s'il souhaite réellement abaisser le déficit.Le président du CPQ souligne u'il est inutile de vouloir éliminer es programmes superflus s'il est impossible de réduire le personnel travaillant à l'application de ces mêmes programmes.M.Dufour fait remarquer que ce sont les dépenses salariales qui représentent l'essentiel des frais liés à un programme gouvernemental.Évaluation En ce qui a trait au Parti libéral, le CPQ se réjouit par ailleurs que cette formation politique se soit en- t gagée à ne pas augmenter le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises : à ne pas accroître les taxes sur la masse salariale des entreprises : à décentraliser les pouvoirs et responsabilités dans le domaine de l'éducation ; et à mieux contrôler les coûts dans le secteur de la santé.L'organisme patronal se dit cependant désappointé que le PLQ ne veuille pas examiner, par le biais d'un comité indépendant, les irritants entourant l'application de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.Le CPQ aurait aussi souhaité un engagenrk :! des libéraux à abaisser les taxe-, sur l'essence, l'alcool et les primes d'assurance payées par les employeurs au profit des travailleurs.Du côté du Parti québécois, le CPQ note favorablement la volonté péquiste de contrôler davantage les coûts dans le domaine de la santé ; de donner priorité à l'éducation dans la préparation de ses budgets : de créer un tonds de démarrage de 300 millions pour venir en aide à la PME ; et de revoir la loi 145 sur la fiscalité municipale.Le Conseil du patronat perçoit cependant des points faibles dans les réponses reçues du PQ.dont « l'imprécision des engagements quant aux objectifs de réduction dos dépenses gouvernementales et de création d'emplois ».ainsi que le projet d'imposer une nouvelle tuve d'un pour cent sur la masse salariale des entreprises pour financer la formation professionnelle.La promesse du PQ de revoir la Loi 142, qui a entraîné la déréglementation du secteur de la construction résidentielle, heurte également le CPQ.Ghislain Dufour rappelle d'autre part le « rejet total » de son organisme à l'endroit de l'option fondamentale du Parti québécois, c'est-à-dire la réalisation de la souveraineté.M.Dufour insiste aussi pour dire que l'évaluation laite par le CPQ des réponses obtenues des deux partis politiques est non partisane.Pour cette raison, il se refuse à inviter les membres de son organisation à donner leur appui à un parti plutôt qu'à un autre.« Joe Ghiz lance un Presse Canadienne CHARLOTTETOWS ¦ C'est à grands renforts de mouvements de bras et d'élans dramatiques dans la voix uue l'ancien pre-ipier ministre de l'Ile-du-Prince-Edouard.Joe Ghiz, a invité tous les Canadiens à embrasser les Québécois.Joe Ghiz, un défenseur de l'unité canadienne et de l'accord du lac Jacques Parizeau, alias « Belette vibrante » Le chef péquiste « se débrouille pas mal bien » à MusiquePlus GILMS NORMAND ¦ Le chef du Parti québécois, qui f>ar les temps qui courent se tient oin des entrevues de fond avec la presse écrite, n'aime guère plus se retrouver dans une émission rock comme Politiquement Direct, à MusiquePlus.C'est un moment à passer, qui s'est finalement bien passé, hier soir, et sans lequel nous n'aurions jamais su qu'étant scout, il répondait au nom de Belette vibrante.Premier des trois chefs politiques à passer le test, M.Parizeau, sans vouloir faire ridiculement jeune, ne voulait pas faire trop vieux.Aussi, avait-il troqué la coutumière cravate pour le foulard de soie.Il s'est prêté de bonne grâce au jeu qu'impose le style de l'émission, et aux questions des animateurs Geneviève Borne, Pascale Bussières et Mike Gauthier.« C'est important d'informer les jeunes », a-t-il expliqué.Le chef du PQ sera suivi, vendredi, de Mario Dumont et le 6 septembre de Daniel Johnson.Au bout d'une dizaine de minutes, tout allait assez mollement si on peut dire, et on peut résumer la performance de l'invité par ce commentaire de Mademoiselle Kitchenette, un personnage de l'émission : « Il se débrouille pas mal bien, Jacques.» On est passé à l'intermède publicitaire, tandis qu'une danseuse de flamenco tournait autour du chef péquiste, qui la regardait en souriant, les yeux ronds comme la poignée de porte que garde fixée au tront, jour après jour, un habitué du quartier.M.Parizeau a réussi à passer son message sur la nécessité de la formation professionnelle, sur sa poli- PHOTO REUTER un baiser d'encouragement de Lisette Lapointe après un discours de Jacques Parizeau devant la Chambre de commerce de Montréal tique de plein emploi et d'égalité des chances, et il a répondu de façon relativement efficace aux questions des jeunes.Il a cependant refusé de s'engager à légaliser le cannabis pour aider à la réduction du déficit.« Vous ne m'embarquerez pas là-dedans ».a-t-il dit en riant.« Les médias prennent-ils trop de place en campagne électorale ?» lui a-t-on demandé fort à propos, en ce iour où ils ont une fois de plus fait leurs choux cras des commentaires de Richard Le Hir.Il a répondu : « C'est futile de dire cela.Les médias, ou bien on les adore ou bien il faut faire avec.» Les auditeurs auront appris un certain nombre de choses intéressantes sur le personnage particulier qu'est Jacques Parizeau, grâce à une période de questions version Croc.On savait déjà que s'il n'avait pas opté pour la vie politique, il aurait choisi l'enseignement, puisqu'il y était déjà.Mais, s'il devait être réincarne, il aimerait que ce soit comme musicien, « pour jouer le haut-bois ».« On saura que j'ai pris ma retraite auand je serai devenu le plus vieil élève du conservatoire de musique et que je jouerai le hautbois », dit-il.\u2014\tQuel est votre juron préteré?\" \u2014\tMerde î pour être correcte mais puisque j'ai juré de dire la vérité, il m arrive comme tout le monde de bâtir des cathédrales.De la période où il a travaillé aux côtés de René Lévesque.il définit cette relation comme en étant une de « gens qui ont confiance l'un dans l'autre ».« On n'était pas des amis, j'ai travaillé 22 ans pour ce bonhomme-là », précise-t-il, ajoutant que M.Lévesque et lui avaient beaucoup de respect et de confiance l'un envers l'autre.Lorsque Geneviève Borne lui demande s'il n'a pas l'impression de* l'avoir abandonné.Jacques Parizeau répond : «< Quand sur une questiôn de principe on ne s'entend pas.ce-n'est pas le boss qui doit partir, c'est l'autre.» C'est le moment qu'a choisi MJje Kitchenette pour lui demander soi} nom de scout.« Euh ! Belette, ne riez pas, vibrante.Belette vibrante.» ; - Et ils ont ri.Nous aussi.Beaa-.coup î Répondant à des jeunes dans la salle, il les a invités à la « responsabilisation » et a tenté de donner l'assurance que l'accession à la souveraineté ne signifiait pas que les jeunes auraient à en assumer les frais.« C'est un plus, la souveraineté ».a-t-il soutenu.L'émission a pris fin après qu'il eut été amené à dire qu'il faisait souvent son marché lui-même et qu'il ne faisait pas de budget personnel, pas plus que sa femme.« Non, on ne fait pas beaucoup de budget, ni l'un ni l'autre », dit-il.Avant de partir, le chef du PQ a demandé s'il allait pouvoir revenir.rsonnel?Jacques Parizeau 31% V.VM iwnHWmfwm Lucien Bouchard 20 (WAW/.Mario Dumont Sven Robinson Note: les répondants pouvant cÉférdeux noms, la somme des pourcentages est supérieure à 100%.L'aide au décrochage scolaire tô8S8888fl8&SS3S8 \u2022 .\u2022 \u2022 .¦ v.v.w.; Les taxes sur les cigarettes La législation du cannabis Les condoms dans les écoles Autres NOTE : C) Travail, emploi : 8% Portrait de Shefford JOHNSON BROME-MISSISQUOI POPULATION (*) [francophone\tANGLOPHONE|\tALLOPHONE i 94,4\t4,4\t1,2 : ÉLECTION PARTCLLE 1M4 (\u2022,)\t\t [ PIO\tPO.\t\u2022AUTRES | 58,0\t40,0\t2,0 RÉFÉRENDUM 1W2 (%)\t\t OUI\tNON\t 1 40,5\t59,5\t flgfijN^JOfEHDWFAJIllES :1»1 QUÉBEC 46593$ 42498 POPULATION SCUS LE SfUll D\u20ac U PAUVRETÉ {%) 'SHEFFORD Ssufîo ffcflRE Le PQ en quête d'une revanche MARIO FONTAINE Bernard Brodeur questions de pain et de beurre.« La tendance nationale n'a pas d'influence ici, explique M.Savoie.C'est une élection locale qui se joue sur l'homme ».Il était président de l'association de comté en février, lorsque le pourcentage du vote passa de 57 \"p.cent qu'il était pour le FQ en 1989 à 40 p.cent à la complémentaire, alors que les libéraux bondissaient, eux, de 40 p.cent à 58 p.cent.Un renversement complet.C'est que l'imposition de Roger Nicolet par Jacques Parizeau avait totalement divisé les troupes pé-quistes.L'un des candidats à l'investiture ne s'était pas rallié et 700 personnes ont annulé leur vote à l'élection partielle, vraisemblablement des péuuistes qui ne pouvaient se résoudre à voter libéral mais tout aussi incapables d'appuyer un parachuté, meme si M.Nicolet habitait à quelques kilomètres à peine des frontières de Shefford.Le contact facile La paix est revenue dans la maison péquiste, assure Jean-Marc Savoie, qui s'attend à une lutte serrée, avec un écart de moins de 1000 voix le jour du scrutin.« Au Jean-Marc Savoie moins 5000 votes de majorité en ma faveur », prédit de son côté Bernard Brodeur.M.Brodeur adore son job de député libéral, qu'il n'a eu l'occasion de pratiquer que six mois.Un bref intermède qu'il a toutefois su utiliser au maximum : notaire et gentleman fariner.il a de beaucoup accru sa notoriété, multiplié les apparitions.le travail dans le comté.« Dans Shefford.les modes ne comptent pas.On a eu un unioniste sous les libéraux, un crédi-tiste qui a été un des derniers de la sorte.Ce qui compte ici, c'est l'homme, la personne.Regardez Roger ( Paré ).il était souverainiste mais tellement aimé que même les vieux votaient pour lui », illustre Bernard Brodeur.L'aspirant libéral a un contact plus spontané que son adversaire avec les électeurs, un argument qui peut jouer dans une circonscription à plus de 90 p.cent urbaine, mais qui garde un certain cachet rural.Un exemple : tous deux étaient à la Cantine Trudeau un matin de la semaine dernière.Quand il est arrivé.M.Brodeur a spontanément fait le tour des tables de cet établissement de la rue principale.Plus timide.M.Savoie ¦ Les téléphones ont commencé à s'agiter vers 20 h 10 dans la grande salle de l'hôtel Le Gran-byen.A 20 h 30, les organisateurs péquistes étaient successivement passés du rose au gris, puis au blanc.Ils n'arrivaient pas à croire aux résultats leur parvenant des différentes sections de vote : le Parti québécois venait de perdre le comté de Shefford, une défaite d'autant plus crève-coeur qu'elle survenait une semaine jour pour jour après sa victoire inespérée dans Bonaventure.Jacques Parizeau et son candidat vedette, le président de l'Union des municipalités régionales de comtés, Roger Nicolet, étaient cloîtrés dans une chambre.Tous deux étaient visiblement atterrés, en cette fin de soirée du 28 février dernier, lorsqu'ils sont apparus devant une poignée de militants démoralisés, dans une salle aux trois quarts vide, pour concéder cette élection partielle au PLQ.Les deux causes de l'échec étaient justement réunies : un candidat connu mais parachuté d'un comté voisin, des sympathisants qui n'étaient tout simplement pas allés voter.C'est sur ces deux fronts que lutte le PQ depuis quelques semaines, afin de faire oublier son humiliation de l'hiver dernier dans Shefford.Une circonscription que le député sortant, Roger Paré, dorlotait depuis 1981, mais qu'il a dû quitter en cours de mandat pour raisons de santé.Contrairement à Roger Nicolet, celui qui tente de ramener le comté dans le camp souverainiste est très impliqué dans le milieu.Jean-Marc Savoie est en effet di-recteur de l'Aide juridique à Granby et président de l'Office municipal d'habitation.Ses interventions portent essentiellement sur des problèmes locaux, des est allé s'asseoir avec les deux députés du Bloc québécois qui l'accompagnaient .En théorie, Shefford devrait être un comté facile pour le PQ : les électeurs, massivement francophones, ont voté non au référendum il-y a deux ans et élu un député du Bloc l'an dernier.Mais le parti aurait tort de le prendre pour acquis comme il l'a fait l'hiver dernier.L'Action démocratique présente elle aussi un candidat.Gilles Bru-nelle.ainsi que le Parti de la loi naturelle.Michèle Beausoleil.et le-Parti économique du Québec.Real; Charette. LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD1V SEPTEMBRE 1994 Fibrose kystique : nouvelle découverte Presse Associée WASHINGTON ¦ Des scientifiques ont démontré qu'ils pouvaient transférer, sans danger, des gènes normaux dans les poumons de personnes atteintes de fibrose kystique, et cherchent maintenant une façon d'assurer aue ces gènes survivent assez longtemps pour combattre la maladie fatale.Adénovîrus Dans une étude dont les résultats sont publiés aujourd'hui, les scientifiques rapportent qu'ils ont utilisé un virus du rhume inactivé, appelé adénovirus, pour introduire un gène vital dans les poumons de quatre personnes atteintes de fibrose kystique.-Cependant, les gènes introduits n'ont survécu qu'une dizaine de jours.Aussi, les cher- cheurs ont-ils entrepris une nouvelle étude pour déterminer combien de fois ils pourraient répéter cette thérapie, pour que les patients en ressentent les effets bénéfiques.« Nous savons que nous pouvons transférer un gène dans le poumon », a indiqué le docteur Ronald Crystal, qui a conçu le traitement au National Institute of Health.La question est maintenant de savoir si nous pouvons le faire plus d'une fois.Les personnes souffrant de fibrose kystique héritent d'un gène anormal qui empêche le sel d'être filtré hors des cellules qui tapissent les voies respiratoires.Il s'ensuit une accumulation de mucus qui détruit les poumons, entraînant la mort, habituellement vers la trentaine.On peut aujourd'hui prédire la démence sénile Presse Canadienne NEW YORK ¦ Grâce à une série de tests psychologiques, les personnes âgées peuvent savoir aujourd'hui si elles risquent d'être victimes de la maladie d'Alzheimer ou d'une autre forme de démence sénile.Ces tests, appliqués à des personnes apparemment saines d esprit, ont identifié un groupe d'entre elles qui représentent un risque de 85 pour cent de développer une forme de démence sénile dans les quatre années suivant les tests, et un autre groupe qui ne présente qu'un risque de cinq pour cent durant le même laps de temps.Ces tests permettent ainsi de distinguer ceux qui devraient être soumis à une évaluation médicale plus complète et préparer leur avenir en tenant compte des risques qu'ils présentent, et ceux qui peuvent être rassurés quant à leur état mental au cours des prochaines années, souligne le Dr David Masur, un des principaux auteurs de cette étude.« Si vous réussissez ces tests, vous pouvez espérer avec confiance de ne pas souffrir de démence sénile au cours des quatre prochaines années » , souligne le médecin.La démence sénile est décrite comme une perte importante de la capacité intellectuelle d'une personne, notamment la mémoire et le pouvoir de raisonnement.La maladie d'Alzheimer est la forme la plus connue et la plus répandue de démence sénile.Le Dr Masur est neurologue et professeur de médecine clinique au collège Albert Einstein de New York.Les résultats de son étude ont été présentés dans la dernière livraison du magazine Neurology.Etude importante Le Dr Léonard Berg, président de l'Alzheimer Association Médical and Scientific Advisory Board, a affirmé que plusieurs chercheurs ont réalisé des études dans ce domaine mais que celle du Dr Masur « est probablement la meilleure réalisée dans ce domaine, du moins pour ce qui est de prévoir l'apparition » de ces maladies.« Il s'agit d'une étude bien faite et d'une grande importance » , d'ajouter le Dr Berg, un neurologue qui dirige le centre de recherche sur la maladie d'Alzheimer de l'École de médecine de l'Université de St.Louis.Les Drs Masur et Berg estiment que les tests sont très utiles pour les personnes ayant dans les 70 et 80 ans dont l'état de santé est généralement bon et qui ne sont pas soumises à une médication susceptible de fausser leur jugement au moment de passer les tests.L'étude a impliqué 317 persones en bonne santé dont l'âge moyen était de 79 ans et qui n'avaient jamais manifesté de symptômes de démence.Les chercheurs leur ont fait passer une batterie de tests psychologiques et les ont suivies durant quatre ans.Ils les ont de nouveau revues et ont alors établi que quatre tests précis étaient ceux qui avaient permis d'établir les prédictions les plus justes.w» w .I J - .-.* ;V .* .V .* C'EST LA LIQUIDATION ANNUELLE TOYOTA ! 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LA PRESSE, MONTREAL.JEUDl I\" scHtfcMOKt l^a L» / 8* J» JR* * une trentaine de membres de la tribu des Stoneys ont commémoré l'odyssée de Ta Otha.Les indiens Stoneys rêvent d'autosuffisance PHOTO CP Presse Canadienne NORDEGG, Alberto ¦ Les espoirs que le chef Ta Otha nourrissaient pour son peuple sont en grande partie disparus avec lui.Il repose aujourd'hui dans une tombe anonyme aménagée dans les grandes solitudes des montagnes Rocheuses.Il y a un siècle exactement, ce chef des Indiens Stoneys défiait Ottawa et conduisait quelque 100 membres de sa tribu dans une expédition de 175 kilomètres, à travers une région sauvage des Rocheuses, pour renouer avec la chasse, la pêche et le piégeage et reprendre un mode de vie traditionnel.« Mes enfants ont faim, ils pleurent la nuit », aurait affirmé Ta Otha avant de risquer la prison et d'abandonner la réserve que le gou-\\ ornement fédéral avait allouée à cette tribu, à l'ouest de Calgary.« Mes jeunes hommes ont l'estomac vide et il n'y a pas de viande îans notre campement.Moi et les miens devons donc retourner dans ies plaines de Kootenay.Là, nous ngraisserons et serons heureux, t.\"herbe y pousse pour nos chevaux et il n'y a pas de neige l'hiver.» Cet été.30 membres de la tribu «les Stoneys ont commémoré l'odyssée de Ta Otha en refaisant le même parcours.Il ne s'agissait pas seulement d'un voyage symbolique de six tours, affirment ceux qui y ont participé.Si ces Indiens pouvaient parcourir à loisir les nombreux itinéraires qui parsèment les Rocheuses, les problèmes auxquels ils font face ne seraient pas si profonds, notamment leur dépendance à l'endroit de l'aide sociale, soutiennent-ils.Manque d'expérience Beaucoup de ces voyageurs n'avaient guere fait d'équitatîon ou n'avaient monté un cheval que durant quelques heures, au cours de leur existence.Certains ont voyagé un peu trop légèrement, oubliant même de s'équiper d'ustensiles.L'un d'eux s'est perdu.Quant leurs provisions ont été presque épuisées, l'un des cavaliers a abattu un chevreuil.« Je devais assumer une grande responsabilité, reconnaît Dave Cole.iui a tué l'animal après que deux cavaliers eurent été lancés en éclai-»eurs pour traquer du gibier.Si l'avais raté mon coup, on aurait dû continuer de ne manger que des nouilles.Le Grand Manitou a toute-lois guidé ma main.» Durant ce voyage, le chef Ernest Wesley a souvent pensé à son arrière-grand-père.A l'exemple de Ta Otha.qui portait aussi le nom de Peter Wesley, l'actuel chef des Stoneys rêve de mettre fin à la dépendance des siens à l'endroit de 1 aide sociale.Mais, si Ta Otha voulait surtout ibérer sa tribu des limites uu'impo-ait la réserve.Ernest Wesley reve lue ses compatriotes se libèrent du m en-être social et cesse de s'évader uns le suicide.11 y a trois ans.21 membres de la tribu s'étaient suici-iés sur une période de douze mois.Isolement La majorité des 3000 membres ie la tribu du chef Wesley vivent \u2022ujourd'hui sur la réserve originelle mi leur avait été concédée, a Mor-ey.Environ 150 descendants de Ta )tha vivent sur la réserve de Big pcnk!nt de> rcs^Hirces humaines \u2022 1 »i\\u.« I iHid.it K*n de l'LntrepreneiirsIup Cariicrc^el l*ioleNsum>.le Maa.*a/iiK* ?suffisant pour l'amener à faire le choix du cessez-le-feu.IAN PAISLEY Occupant une place à part dans cette galerie de portraits, le révérend Ian Paisley, 68 ans, est depuis 30 ans en Ulster le chef de file de la fraction la plus intransigeante des protestants unionistes, bouillant et infatigable défenseur du maintien de la province dans le Royaume-Uni.Mi-prédicateur, mi-politicien, il est, sans doute, F un des rares leaders au monde à avoir à la fois créé sa propre église, l'Église libre presbytérienne » ( 14 000 membres, qu'il décrit comme des « protestants historiques ) et son propre parti, le Parti démocratique unioniste ( DUP ), à basepopulaire ouvrière et rurale C 17,2 % des voix aux élections locales de mai 93 ).Sur les bancs de Westminster ( il est député depuis 1974 ), au Parlement européen de Strasbourg, comme à la tête des manifestations en Ulster, il défend farouchement tout glissement vers une Irlande unifiee et « papiste », son cauchemar.Tribun redoutable et parfois ou-trancier, il s'est déjà fait exclure des Parlements britannique et européen.Ce qui lui vaut de se poser en « seul vrai défenseur » du lien de F Ulster à la Couronne.Coteraine !ï Balfymena o \\ BELFAST/* Bangor -m?Autres 11% _ LONDRES ¦ Le cessez-le-feu inconditionnel de FIRA est Faboutissement du lent travail de quelques personnalités des deux côtés ae la mer d'Irlande, dont voici les rapides portraits.GERRY ADAMS Gerry Adams, 45 ans, est depuis 20 ans la figure myhtique des nationalistes républicains d'Irlande du Nord, idole des quartiers catholiques et populaires de Belfast-Ouest et maître à penser d'un mouvement qu'il a pris le risque d'emmener pp Protestants m/{eX anglicans) Catholiques RoyaurSWJnl Les principaux partis politiques: (résultats aux élections municipales de 1989) Parti social-démocrate travailliste (catholique, nationaliste): 21,9% Sinn Fein (catholique, nationaliste et républicain): 12,5% Parti Unioniste d'Ulster (protestant): 29,3% Parti Démocratique Unioniste (protestant): 17,2% Parti de r Alliance (interconfessionnel): 7,6% Les groupes paramilitaires (Interdits) \u2022 Protestants et loyalistes:\t- Catholiques et républicains: UFF (Combattants pour la Uberté de l'Ulster)\tIRA (Armée républicaine irlandaise) UVF (Forces des volontaires de l'Ulster)\tINLA (Armée Nationale RHC (Commando de la Main Rouge) de Libération irlandaise) Los tués dans dos attentats depuis 1969 PHOTO REUTER Gerry Adams.président du Sinn Fein.a accueilli avec joie l'annonce du cessez-le-feu décrété hier par TIRA (irish Repubiican Army - Armée républicaine irlandaise).avec lui sur le terrain politique.Le président du Sinn Fein aurait été un des commandants de TIRA dans les années 1970, ce qu'il nie.Cet ancien barman de Belfast, devenu théoricien du mouvement républicain, a passé plus de trois ans en prison.Il a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat par les milices loyalistes.Gerry Adams fut dans les années 1980 le premier à comprendre que l'unité de l'Irlande ne pourrait être obtenue du jour au lendemain par une victoire de l'IRA sur les forces britanniques.Il consacra toute son énergie à adapter la stratégie républicaine en conséquence.Avec une stature politique nouvelle (député de 1983 à 1992, voyage aux Etats-Unis début 94 ) et obtenant du gouvernement de Dublin et des nationalistes modérés de Blouses à manches courtes.Nos prix ord.24,99 $ à 45 $.Solde 14,99 $ et 19,99 $ ch.Blouses à manches longues.Nos prix ord.29,99 $ à 45 $.Solde 19,99 $ ch.Blouses, rayons 115 et 133.Le choix varie selon le magasin.Pantalor.s et jupes.Modèles et teintes de fin de série.Nos prix ord.14,99 $ à 50 $.Solde 9,99 $ et 14,99 $ ch Le choix varie selon le magasin.Comprend des pulls, des cardigans, des débardeurs et des gilets.Nos prix ord.14,99 $ à 49,99 $.Solde 6,99 $ à 19,99 $ ch.Le choix varie selon le magasin.Tricots pour femme, rayon 147.Tee-shirts, shorts, chemisiers, pantalons et pulls.Nos prix ord.24 $ à 60 $.Solde 9,99 $ à 19,99 $ ch Le choix varie selon le magasin.Tenues Concept XXV, rayon 477.Dans certains magasins seulement.Nos prix ord.29,99 $ à 49,99 $.Solde 14,99 $ ch Nos prix ord.59.99 $ à 69,99 $.Solde 19,99 $ ch Le choix varie selon le magasin.ci-dessus sont en vigueur jusqu'au samedi 10 septembre.Agence France-Presse BELFAST 1 ¦ Le conflit nord-irlandais, qui Kurrait connaître un tournant après nnonce hier par TIRA d'un arrêt des violences inconditionnel et illimité, a fait en 25 ans 3166 morts et plus de 36 500 blessés.En voici les dates marquantes, tant sur le plan politique que de la violence : 1921-22 : les 26 comtés du Sud forment l'État libre d'Irlande », qui deviendra la République en 1937.Les six comtés du Nord ( Ulster ), en majorité protestants, décident de rester sous domination britannique.Un parlement protestant est établi à Stormont, près de Belfast.1968-69 : naissance du Mouvement des « droits civiaues », animé par la forte minorité catholique d'Ulster, contre la discrimination pratiquée par le « gouvernement d'apartheid » protestant.Emeutes intercommunautaires et début des « Troubles » à Londonderry.L'armée britannique intervient dans les quartiers catholiques.1970-71 : l'Armée républicaine irlandaise ( IRA ), dite Provisoire, reprend les armes contre « les forces de la Couronne ».1971\t: une bombe de la Force des Volontaires de l'Ulster ( UVF - protestant ) fait 15 morts le 4 décembre dans un bar à Belfast.Attentat loyaliste le plus meurtrier à ce jour.1972\t: dissolution du Parlement de Stormont devant l'ampleur des émeutes ( 474 morts dans l'année ).La province passe sous administration directe de Londres.L'effectif militaire britannique atteint 21 000 hommes en Ulster.Cessez-le-feu de 13 jours'de l'IRA.Une rencontre Sinn Fein -gouvernement britannique à Londres est un échec.1973-74 : première tentative de partage du pouvoir entre protestants et catholiques ( Accord de Sunning-dale ).L'expérience échoue en raison d'une grève générale organisée par les extrémistes protestants.1974\t: en novembre, 21 personnes sont tuées par deux bombes de l'IRA dans des pubs de Birmingham.Attentat le plus meurtrier contre des civils en z5 ans de conflit.1975\t: cessez-le-feu « indéterminé » de l'IRA, qui durera effectivement près de deux mois avant de multiples violations.Entretemps, de nombreux détenus républicains ont été libérés et le système de l'internement administratif démantelé.1979 : 18 soldats britanniques tués à Warrenpoint par une bombe de l'IRA le 27 août, l'attentat le plus meurtrier contre l'armée.1979 : déclaration capitale du général James Glover, commandant l'armée britannique en Irlande du Nord, qui reconnaît que l'IRA ne * pourra pas êtif défaite militaire- ment ».1981 : 10 grévistes de la faim républicains, dont Bobby Sands, meurent dans la prison de haute sécurité du Maze à Belfast après un jeûne de soixante jours pour tenter d'obtenir de Margaret Thatcher le statut de prisonnier politique.S'ensuit une campagne de recrutement massif de l'IRA et une poussée électorale du Sinn Fein.1985 : accord anglo-irlandais entre les Premiers ministres britannique et irlandais, Margaret Thatcher et Garret Fitzgerald.L'accord, négocié sans les protestants, donne à Dublin un droit de regard sur les affaires intérieures d'Ulster et institue des rencontres régulières entre les deux gouvernements.Immenses manifestations protestantes.1987 : Gerry Adams, leader du Sinn Fein, est élu député à Westminster.Ne reconnaissant pas l'autorité de ce Parlement, il ne siège pas.1991 : pour la première année, les milices loyalistes protestantes, réorganisées depuis deux-trois ans, font plus de morts que l'IRA.1991\t: rounds de pourparlers multipartites sur l'avenir des institutions d'Ulster.Ces négociations excluent le Sinn Fein ( branche politique de l'IRA ) mais rassemblent pour la première fois autour d'une table des partis unionistes et le gouvernement irlandais.Les pourparlers sont interrompus en novembre 1992 sans accord.1992\t: en avril, une bombe de l'IRA dans la City de Londres fait ?morts et cause plusieurs centaines de millions de livres de dégâts.Un an plus tard, en avril 1993, une autre bombe de l'IRA dans la City fait un mort et cause des dégâts similaires.Les milieux financiers internationaux s'inquiètent.L'IRA reconnaîtra par la suite l'effet « décisif » de ces deux attentats.1993\t: en février, le gouvernement britannique entretient des contacts secrets pendant 10 mois avec l'IRA ( l'IRA affirme que les contacts remontent à 1990 ).En mai, le Sinn Fein devient la première force électorale dans la ville de Belfast aux élections locales.En décembre, déclaration anglo-irlandaise dite « de Downing Street » qui pose le cadre général d'un accord, et offre au Sinn Fein d'intégrer officiellement les pourparlers en échange d'un cessez-le-feu de l'IRA.1994\t: en août, des sources concordantes à Dublin et Londres indiquent que le « Governement of Ire-land Act » de 1920, qui fonde la partition de l'île, sera sur la table d'éventuels pourparlers.Londres reconnaît que ce tefcte est « dépassé ».Solde de tenues couture printemps-été pour femme Etiquettes Jones New York, Rena Rowan, Liz Claiborne, Expression®, Studio J, Rouie, Bianca, Charter Collection®, Collections Internationale, Tan Jay, Russ, Villager, Principles®, Real Clothes®, Variations®, Northern Spirit®, Kari®, BayClub®, FairSet®, etc.Notre sélection comprend des tenues mode griffées, des coordonnés, des maillots de bain et plus encore! 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