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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-05-07, Collections de BAnQ.

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[" R Montréal, mercredi 7 mai 1997 élections La Presse EDITORIAL / OPINIONS L'EXPRESS POLITIQUE Preston Manning et les femmes ¦ Le Parti réformiste a été critiqué par les groupes de femmes et les minorités, qui jugent ses politiques sexistes et racistes.Mais M.Manning dit que son parti a simplement de la difficulté à persuader les femmes de se présenter.Les femmes ne se lancent pas en politique aussi souvent que les hommes parce qu'elles ont peur des répercussions que cela aurait sur leur famille, a affirmé le chef du Parti réformiste, hier.« Beaucoup d'hommes vont prendre une chance et espérer qu'ils pourront s'arranger, mais pas les femmes », a soutenu M.Manning quand on lui a demandé d'expliquer ce que fait son parti pour encourager la candidature des membres de groupes minoritaires et des femmes.« Beaucoup de femmes nous disent qu'elles n'aiment pas l'atmosphère d'affrontements partisans à la Chambre des communes», a ajouté M.Manning.Au pays de la loi et de Tordre ¦ Jean Chrétien s'est fait voler sa plate-forme par Preston Manning la semaine dernière, il a tenté hier de lui remettre la monnaie de sa pièce en lui empruntant un thème cher : la loi et l'ordre.Le premier ministre n'a pas abordé la controversée Loi sur le contrôle des armes à feu, mais il en a profité pour donner un grand coup de chapeau aux policiers qui « font un travail indispensable à la société mais qui n'en tirent pas toujours la reconnaissance qu'ils méritent ».« Je suis entouré de gens de la GRC, je trouve même parfois qu'ils sont trop nombreux, mais j'ai appris à les endurer et vice versa », a-t-il lancé avant d'assister à des exercices de force et d'habilité des policiers et des pompiers.Après les incidents du 24 Sussex, où un homme armé d'un couteau s'était rendu jusqu'à la chambre du couple Chrétien, et l'épisode Bill Clennett, le premier ministre n'avait pas tant de compliments à adresser à la police fédérale chargée d'assurer sa sécurité.Le déficit, quel déficit?¦ Au rythme ou vont les choses, il ne restera plus de déficit à la fin de la présente campagne électorale.Parti de 19 milliards au début de la campagne, il a fondu la semaine dernière à 16 milliards, affirmait le ministre des Finances Paul Martin.Hier, il s'est encore une fois rétréci, cette fois plus près de 15 milliards, a avancé le premier ministre Chrétien, à Regina.Postes pour ennemis ¦ Pour le premier ministre du Canada, il y a deux postes particulièrement difficiles à combler : les ministères des Affaires indiennes et celui de l'Agriculture, estime Jean Chrétien.« Parfois, le mieux que l'on puisse faire, c'est confier ces postes à ses ennemis », a lancé à la blague M.Chrétien, lors de son passage devant la chambre de commerce de Regina, fief de son ministre de l'Agriculture, Ralph Goodale.Visiblement embêté par sa propre blague, le premier ministre a tenté de se racheter en affirmant que « Ralph a été un excellent ministre et un ami de longue date ».Fausse lettre ¦ Les libéraux se sont servis d'une fausse lettre, apparemment signée du premier ministre Jean Chrétien, pour recueillir des fonds pour leur campagne, a affirmé hier le réseau Bâton Broadcasting.Le texte de la lettre qui sollicite l'appui des partisans libéraux porte le numéro de télécopieur du bureau du premier ministre, mais selon les responsables du parti, cette lettre n'a pas vraiment été transmise du bureau.Peter Donolo, directeur des communications de M.Chrétien, »» déclaré que la lettre avait fait l'objet d'« un traitement créatif » de la pari de militants chargés de recueillir des fonds» « «11iii de créer une impression d'urgence » dans la collecte de fonds.Chrétien fait l'éloge de la société distincte au royaume de Manning VINCENT MARISSAL CALGARY Le premier ministre Chrétien s'est fermement engagé en faveur du caractère distinct du Québec pour la première fois de la campagne, hier soir en plein coeur de l'Ouest canadien, affirmant qu'il s'est battu en ce sens toute sa vie et qu'il « a beaucoup de cicatrices pour le prouver ».Dans un discours prononcé presque exclusivement en anglais devant des militants de Calgary, M.Chrétien a vanté la notion de société distincte comme un avantage pour les Canadiens.« Je n'ai pas peur de dire partout au Canada et dans les deux langues que le Québec est une société distincte, c'est la réalité, a-t-il lancé.Quatre-vingt-cinq pour cent des Québécois parlent français et ont une culture française, pourquoi le nier ?Ça ne fait mal à personne.» Le premier ministre, qui dénonce depuis deux jours la légèreté de ses adversaires, s'est encore une fois amusé aux dépens du Bloc québécois.Devant des militants hilares, il a suggéré que le Bloc a congédié son chauffeur d'autobus pour faire de la place à Jacques Pa-rizeau.« Probablement une stratégie pour attirer le vote ethnique », a avancé M.Chrétien.Cette sortie du chef libéral dans le berceau du Parti réformiste se voulait aussi une gifle à Preston Manning, qui a laissé entendre lundi qu'il est trop vieux pour faire de la politique.« Je suis assez vieux pour savoir qu'on a tort de dresser le reste du Canada contre le Québec », a répondu M.Chrétien dans un de ses bons discours au cours des dix derniers jours.L'engagement envers la société distincte tombe aussi la veille d'une visite imprévue au Québec, ce soir dans la région de Québec.Cette étape de la campagne a été organisée hier, les détails n'étant dévoilé qu'en début de soirée.Jusqu'à hier, Jean Chrétien n'avait parlé de reconnaissance de la société distincte que lors du dévoilement de son livre rouge, la semaine dernière à Saskatoon.Il a alors rappelé que la Chambre des communes a vote une résolution en faveur de l'enchâssement de la société distincte dans la Constitution.Il en a profilé pour PHOTOPC Le chef libéral était hier à Calgary, la contrée de Preston Manning, en même temps que se déroulaient les préparatifs en vue des Jeux mondiaux des policiers et des pompiers.renvoyer la balle dans le camp de Lucien Bouchard qui ne veut pas entendre parler de société distincte.Le chef libéral parle des différences entre Canadiens, de tolérance aussi, et affirme que « le Québec a besoin du Canada, et le Canada a besoin du Québec ».Le statut du Québec ne fait pas partie des priorités des électeurs, s'il faut en croire le premier ministre.« Les gens à travers le pays, y compris au Québec, veulent que l'on parle de bon gouvernement, de bonne gestion, de création d'emplois, de contrôle des dépenses et des programmes sociaux, et c'est exactement ce que nous offrons.» Les libéraux veulent aussi offrir des éclaircissements sur les conséquences juridiques d'un éventuel OUI lors d'un prochain référendum.À ce sujet, le livre rouge parle de partition du Québec plutôt que de séparation.« Partition, séparation, c'est la même chose, explique Jean Chrétien.C'est un terme français, c'est un terme qui décrit ce qu'ils veulent faire, ils veulent briser le Canada en plusieurs morceaux.» Mais de toute façon, ajoute M.Chrétien, l'économie se porte mieux, rendant hypothétiques toutes les questions sur l'indépendance du Québec.Manitoba : qui va briser la glace ?Charest attire 1000 partisans au Saguenay PAUL ROY envoyé spécial, WINNIPEG Vous souvenez-vous de la manchette du téléjournal de lundi soir ?C'était le scandale Bre-X.À toutes les stations.Et pour David Johnson, directeur du Parti libéral fédéral au Manitoba, ce que ça signifie, c'est que la campagne électorale peut commencer.« J'ai regardé les nouvelles hier soir, et quand j'ai vu que les inondations étaient reléguées au second plan, je me suis dit qu'on pouvait y aller.» \u2014 Quand ?\u2014 Très bientôt.Dans une semaine, tout le monde va rouler la pédale au plancher.Une seule question semblait subsister, hier, à Winnipeg : qui allait briser la glace ?Qui allait frapper à la première porte ?Distribuer le premier dépliant ?Poser la première pancarte ?« Je ne veux pas être celle-là, nous a avoué Marni Larkin, candidate conservatrice dans Winnipeg-North.Ma maison est entourée de sacs de sable, je risque encore de la perdre, et je sais très bien comment je me sentirais si quelqu'un frappait à ma porte pour me parler d'élections.» Mme Larkin admet toutefois que tôt ou tard, il faudra commencer, préférablement avant le 2 juin.Ronald Duhamel, député libéral de Saint-Boniface, joue lui aussi de prudence.« Il y a des choses qui ne se font pas, explique-t-il.Si tu as perdu ton portefeuille et que je te vois en train de le chercher, je n'irai pas te demander 20 $.Je vais d'abord attendre que tu retrouves ton portefeuille* » S'ils n'ont pas perdu leur portefeuille* quelques centaines de Ma-nltobalna ont perdu leur maison.Et 2S 000 autres sont venus assez près de la perdre pour être évacués.Ft si l'eau ne monte plus, elle ne descend pas fort.Tout ça fait que les politiciens sont plutôt nerveux.Les libéraux en particulier, en raison de la colère qu'a provoquée chez nombre de Manitobains l'annonce d'élections au plus fort des inondations.Judy Wasylycia-Leis, candidate néo-démocrate dans Winipeg-North, s'attend à débuter cette semaine.Mais doucement.« On est un peu sur une corde raide », ex-plique-t-elle.Tom Goodman, coordonnateur de la campagne conservatrice au Manitoba, dit que sa campagne démarre dès maintenant dans les circonscriptions du Nord ( Churchill, Brandon-Souris, Dauphin-Swan-River ), qui n'ont pas été touchées par les inondations, et dans celles du Sud qui ont été peu touchées.Mais il admet qu'il serait malvenu de débuter tout de suite dans les circonscriptions les plus dévastées.» Le libéral Ronald Duhamel est un politicien aguerri.Député depuis 1988, il est reconnu pour posséder une organisation extrêmement efficace et pour ne rien laisser au hasard.Alors, ces jours-ci, il consulte : « Je fais des téléphones à des gens que je connais, à des conseillers, et je leur demande s'ils sont prêts à entendre parler de politique.» \u2014 Et la réponse ?\u2014 La majorité me disent d'attendre.Mais qu'est-ce que faire campagne ?Est-ce faire campagne que de participer, comme l'a fait hier M.Duhamel, à une réunion d'organis mes franco-manitobains sur l'aide .1 apporter aux sinistrés?Est-ce faire campagne que d assister ensuite à un delile de mode »1 .unes ?Chose certaine, peu importe le parti, le moteur électoral tourne depuis plusieurs semaines, chacun attendant le moment propice pour desserrer le Irein à main.Ce moment ne devrait tarder.GILLES TOUPIN CHICOUTIMI Jean Charest a réussi sa rentrée au Québec hier soir dans la forteresse souverainiste du Saguenay où quelque 1000 partisans \u2014 plus que prévu \u2014 l'ont accueilli avec chaleur.Le chef conservateur a profité de ce moment stratégique de sa campagne pour convier les gens du Lac et du Québec à adhérer à ce qu'il a appelé « une nouvelle coalition canadienne ».« Ça ne peut plus continuer comme ça, a dit M.Charest, il faut maintenant se tourner les uns vers les autres.» Le chef conservateur, qui n'a pas hésité à flirter avec les souverainistes, a proposé d'ouvrir un grand chantier de travail pour le pays qui se diviserait en trois volets : un chantier de la réconciliation nationale, un chantier de l'emploi et un chantier de la solidarité sociale.« Ce sont des changements concrets qui permettront au fédéralisme d'avancer, a-t-il dit, de faire un grand pas en avant, que ce soit une politique jeunesse ou le pacte de la santé ou le commerce interprovincial, nous ouvrons la porte à un nouveau fédéralisme.» Dans ce coin du Québec d'où est issu le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, le leader conservateur a exhorté l'assistance à briser l'affrontement qui enraye notre élan collectif.« Ce que je sais, a-t-il déclaré, et ce que je veux vous dire ce soir, c'est qu'il y a de la place pour le Québec dans la fédération canadienne \u2014 d'ailleurs il y en a toujours eu \u2014 qu'il y a de l'espace pour le rêve québécois dans l'espace canadien* Je veux donc inviter les Québécois et les Québécoises à reconquérir l'âme de ce pays, de ce paya que vous avez fonde, de ce pays que vous avez fait de vos mains, de ce pays que vous ave/ façonné* » Jean Charest a profité de l'occa- sion pour envoyer quelques flèches acerbes à Jean Chrétien qui, a-t-il dit, était vide d'idées nouvelles.À propos du Bloc québécois et du Parti réformiste de Preston Manning, le chef conservateur a souligné qu'ils pourraient peut-être espérer élire quelques candidats mais qu'ils ne pourront jamais battre le gouvernement de Jean Chrétien, de là la logique de choisir le PC le 2 juin prochain.Cette proposition de « rebrancher les Canadiens entre eux » a longuement été explicité par le chef conservateur, qui a rappelé les grandes lignes de son programme politique, allant de la réduction des impôts, au pacte sur la santé, en passant par la réduction des cotisations à l'assurance-chômage pour favoriser la création d'emplois.11 a demandé aux gens du Saguenay de reconnaître le 2 juin la solidarité du Canada anglais qui leur est venu en aide lors des grandes inondations de l'année dernière.Plus tôt dans la journée, M.Charest avait déclaré qu'un gouvernement conservateur ferait perdre à la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean le record du championnat de chômage au pays.Fait singulier à signaler, la presse locale a demandé à M.Charest s'il trouvait normal que sa candidate dans le compté de Roberval, Mme France Tanguay, sou également membre du Bloc québécois.M.Charest, un peu surpris, a passe le micro à Mme Tanguay qui a déclaré qu'elle avait adhéré au Bloc parce que M.Gauthier, son ancien chef, était un de ses clients mais qu'elle lui avait bel et bien dit qu'elle n'était pas souverainiste.«< Je pense, a-t-elle dit.qu'à l'intérieur du Parti conservateur il y de la place pour le nationalisme.Et comme M.Charest l'a dit.on le développe très bien au chapitre quatre de notre programme.» le.m Charest s'est dit ires a i .use avec la réponse de sa candidate.v \u2022 \u2022 » \u2022 \u2022 » .\u2022 \u2022 \u2022 B 2 LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 7 MAI 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le temps de régler les comptes /aventure rocambolesque de Bre-X, celle d'un petit promoteur albertain au bord de la faillite, qui a réussi à faire croire au monde entier qu'il avait découvert la mine d'or du siècle en Indonésie, n'était qu'une vaste arnaque, la plus importante fraude minière de l'histoire.Le Canada détient donc un autre record mondial, peu enviable celui-là.^¦¦¦aHDaDMMni C'est une catastrophe, car des investisseurs, des simples citoyens aux fonds de pension, ont perdu plusieurs milliards dans cette histoire.Et, comme dans toute catastrophe, après la stupeur vient la colère.On veut identifier les responsables, punir les coupables, on réclame des contrôles, on prépare des poursuites.Il est clair que ce scandale, qui éclabousse le monde minier canadien et le monde boursier, changera de façon radicale la façon dont l'industrie minière et les intermédiaires financiers doivent se comporter.Mais, dans la masse de solutions qui seront mises sur la table, il faut savoir distinguer les mesures utiles et les symboles creux.C'est ainsi que la piste des poursuites et des recours collectifs ne mènera pas bien loin.Poursuivre qui ?La compagnie ?Elle se dirige inexorablement vers la faillite.Ses dirigeants?Les quelques dizaines de millions qu'ils ont peut-être pu mettre de côté ne réussiront pas à compenser les pertes colossales des investisseurs.N'oublions pas non plus qu'une bonne partie de l'argent que les détenteurs actuels de Bre-X viennent de per- Alain Dubuc Enfin! e nouveau premier ministre britannique, Tony Blair, montre beaucoup de flair.En effet, son chancelier de l'Échiquier ( ministre des Finances ), Gordon Brown, vient d'annoncer que, à l'avenir, ce ne sera plus le gouvernement mais la Banque d'Angleterre qui décidera de la politique des taux d'intérêt.¦¦¦ Le gouvernement travailliste rompt ainsi avec une tradition, vieille de trois siècles, qui donnait au chancelier le dernier mot sur les taux d'intérêt.Le gouvernement gardera malgré tout une forte influence sur la politique monétaire, en fixant les objectifs à atteindre en matière d'inflation, et par ses nominations au nouveau Comité de politique monétaire.Cette approche, qui ressemble au fonctionnement de notre Banque du Canada, assurera une certaine indépendance de la Banque par rapport au gouvernement.D'autres banques centrales, dont la Banque de France, ont également été réformées, dans le sens d'une plus grande indépendance, au cours des dernières années.Ce qui frappe dans la décision de M.Blair est l'opportunité de son geste à un moment où les milieux financiers se demandaient si les travaillistes avaient véritablement renoncé à leur interventionnisme chronique traditionnel.En donnant à la Banque d'Angleterre la latitude de prendre des décisions qui pourraient contrecarrer, à court terme, la gestion financière du gouvernement, M.Blair se montre prêt à adapter sa politique aux besoins des marchés.Mais un mystère demeure.Pourquoi a-t-il fallu attendre 18 ans pour qu'un premier ministre travailliste prenne une décision qui aurait si bien cadré avec les idées monétaristes de Margaret Thatcher et de John Major ?Frédéric Wagnière dre ne se retrouve pas dans les coffres de la compagnie ou dans les poches de ses promoteurs, mais bien dans celles d'autres spéculateurs qui, eux, ont vendu à temps leurs actions.S'il est trop tard pour réparer les dégâts et difficile de compenser les victimes, il est cependant possible de prendre les moyens pour qu'un scandale comme celui-ci ne se reproduise plus.La difficulté consiste à contrôler les excès sans étouffer l'activité de l'exploration minière, dont l'appel aux capitaux repose par définition sur le rêve, la spéculation, l'audace et le pur hasard.On ne peut pas non plus protéger les boursicoteurs contre leur propre aveuglement et contre les risques inhérents à une activité hautement spéculative.Mais on doit, à tout le moins, les protéger contre le mensonge.Un grand nombre de gens sont tombés dans le panneau parce qu'on ne leur a pas dit la vérité.Ou encore, ce qui est encore plus troublant, parce que des institutions ont créé un faux sentiment de sécurité en donnant à cette compagnie d'opérette une crédibilité qu'elle ne méritait pas.Pour contrôler la qualité de l'information transmise au public il semble d'abord évident que les Commissions de valeurs mobilières devraient non seulement vérifier le contenu des prospectus des compagnies, mais aussi de leurs autres communications au public.Bre-X, on le sait, a maintenu l'intérêt pour son titre en révisant régulièrement à la hausse l'estimé des réserves de son site aurifère.Il est également possible, comme cela se fait en Australie, de faire valider par un organisme indépendant les rapports émis par les compagnies d'exploration et leurs estimés de réserve.Cette histoire a, par la bande, réactivé le débat sur la nécessité d'une Commission canadienne des valeurs mobilières pour remplacer les organismes provinciaux.On ne voit pas comment une éventuelle commission canadienne, qui serait bâtie sur l'actuelle commission onta-rienne, aurait réussi à déceler une fraude que l'OSC n'a jamais soupçonnée.L'autre problème, c'est celui de la Bourse de Toronto, qui a non seulement inscrit ce titre junior de la petite Bourse de Calgary, mais qui l'a intégrée au calcul de son indice boursier, le TSE 300.Les critères qui président à une telle inclusion sont mécaniques.Mais il n'en reste pas moins que la présence de Bre-X dans le TSE 300 a donné à ce titre sa respectabilité et a mené bien des investisseurs institutionnels à acquérir une action qui, sinon, leur aurait parue trop spéculative.C'est le cas de nombreux fonds de pension, ou encore de la Caisse de dépôt.Il semble évident que la Bourse de Toronto devra modifier ses critères et il faudra peut-être aussi interdire aux fonds de pension d'inclure dans leurs portefeuilles des titres de compagnies d'exploration.Mais tout cela ne fera pas oublier le laxisme et l'absence de rigueur de toute une armée de géologues, de consultants, d'analystes, de banques, de courtiers qui n'ont pas décelé la présence de cette fraude et qui ont contribué à édifier le mythe de Bre-X.N'oublions pas, enfin, qu'il existe un autre rempart contre l'arnaque : c'est la loi.Cette fraude massive constitue un crime.Les dirigeants de Bre-X, dont son président David Walsh, se disent estomaqués par cette révélation d'absence d'or dans leur mine.Il faudra découvrir l'identité des coupables et de leurs complices.Comme le crime a été commis en Indonésie, pourquoi ne pas laisser la justice indonésienne trancher?Au fait, existe-t-il un traite d'extradition entre le Canada et l'Indonésie ?MM m.PROfTS RESFRVJ s LA BOÎTE AUX LETTRES Avocat de campagne ¦ La Presse rapportait récemment une perle du premier ministre Bouchard : « Rappelez-vous, en 1990, le coup mortel porté à l'accord du lac Meech, par la main assassine d'un homme tapi dans l'ombre qui s'appelait et qui s'appelle encore Jean Chrétien ».Encore le vieux truc visant à dé-moniser l'adversaire avec un langage excessif, violent et mensonger.Par contre, le député de Jon-quière est le premier à sermon-n e r pour manque de modération les personnes ou les groupes qui ne partagent pas ses politiques.Il se veut un homme de réconciliation, de dialogue civilisé; mais une fois sur une tri-hune partisane il se déchaîne, abreuvant ses adversaires de toutes les épithètes.Au fond, Lucien Bouchard se situe dans la lignée bien traditionnelle des politiciens québécois.Comme MM.Duplessis, Johnson et Lesage, c'est un avocat de « campagne » dont le credo essentiel est de tonner contre Ottawa, à une différence importante près, cependant, qu'aucun de ces trois anciens premiers ministres n'utilis.iii le stratagème de l'accusation personnelle .ils avaient plus de i lasse.Michel LEBEL Lucien Bouchard Retraite : les anciens religieux sont pénalisés ¦ Comme la plupart des enseignants de mon âge ( 50 ans et plus ), je me réjouissais à l'idée de pouvoir prendre une retraite anticipée d'une couple d'années.Mais quelle ne fut pas ma déception en apprenant qu'une fois encore, on maltraitait les participants au RRCE ( Régime de retraite de certains enseignants ) dont font partie tous les anciens religieux.Je ne sais pas d'où part l'idée d'avoir créé ce régime de retraite spécial, il y a quelques années, mais je dois dire que les instigateurs de ce nouveau régime n'avaient certainement pas l'intention de nous favoriser de quelque façon que ce soit.En fait, depuis que nous avons adhéré à ce nouveau régime, nous allons de déception en déception.Entre autres, on nous enlève tous les privilèges accordés aux adhérents du RREGOP ( dont nous avons fait partie pendant une vingtaine d'années ), comme, par exemple, le privilège de la dernière année d'enseignement.Et maintenant, on s'attaque au privilège de prendre une retraite bien méritée comme tous les autres.Au nom de tous les anciens religieux et religieuses, je proteste contre le sort qui nous est réservé avec notre régime de retraite.Sans même nous consulter, du moins ce fut mon cas, on nous a propulsé dans le RRCE dans le but de nous enlever plusieurs privilèges qu'ont les bénéficiaires du RREGOP.Ce fut difficile à prendre, mais vu que nous sommes une « race » habi- tuée aux sacrifices, la plupart ont accepté sans trop protester.Mais, cette fois-ci, c'en est trop.Nous n'avons pas l'intention de regarder passer la parade sans rien dire et surtout sans en faire partie.Avez-vous pensé que si les religieux et les religieuses n'avaient pas été là, le système d'éducation dont nous sommes si fiers aujourd'hui serait loin d'être ce qu'il est.Au début de nos carrières, nous avions consacré nos vies à l'enseignement via nos communautés religieuses.Ayant fait le voeu de pauvreté, il est évident que nous n'avions pas de salaire et que nous ne payions pas non plus de régime de retraite.Une solution a été apportée à ce problème et la plupart ont racheté leurs années d'enseignement en communauté.Il serait donc important que notre gouvernement réalise que l'enseignement donné par les religieux coûtait beaucoup moins cher et que, même si les religieux ne payaient pas pour un fonds de pension, ils faisaient économiser beaucoup d'argent à l'État.Guy LEMAIRE Drummond ville Le « gros méchant nous » Madame Sylvie Drapeau, m Votre lettre du 28 avril sur la « ghettoïsation » du Québec blâme les médias anglophones pour la fuite des non-francophones vers les autres provinces.Voilà la logique perverse de l'agresseur qui blâme sa victime pour les blessures qu'il lui inflige.4 Si un nettoyage ethnique en douceur se poursuit au Québec, ne criez pas au « gros méchant loup » des médias anglophones : c'est plutôt le « gros méchant Nous » des médias francophones qui en est la cause ! Vous l'employez vous-même, ce gros méchant Nous, en écrivant « Notre minorité est, et de loin, la mieux traitée au Canada.» Dans les médias francophones, il y a « nous », les Québécois issus de la Nouvelle-France, et il y a « les autres ».Un « autre », aussi bilingue soit-il, se sent refoulé chaque fois qu'il lit un journal francophone ou regarde la télévison de langue française.Le message est clair : « On est entre nous pis on est ben ! T'es pas invité I » Si tel est le message reçu par un anglophone bilingue, imaginez la réaction d'un unilingue qui se fait dire qu'il fait partie de la minorité la mieux traitée au pays.Est-ce pour ça que l'on ferme son hôpital de langue anglaise à Sherbrooke pour l'envoyer se faire soigner dans un établissement où Louise Reaudoin et ses « fantassins du français » ont banni les affiches bilingues que le personnel a osé poster pour l'accueillir ?Vous prétendez que les « autres » n'ont pas le « goût du Québec ».le goût serait moins amer si les rejetons de la Nouvelle-France Louise Beaudoin se faisaient l'idée que le mot « nous » est fait plus pour inclure que pour exclure.Pratique* vous à dire « nos compatriotes » au lieu de « notre minorité ».Ce serait un bon début ! Iain W.CROFTS Langue difficile ¦ De toute la controverse suscitée par la dictée des Amériques, on peut conclura que ça ne sert à rien d'essayer d'écrire correctement le français puisque même les spécialistes n'y arrivent pas.Cela m'amène à me poser la question suivante : pourquoi un étranger ( par exemple un Tchèque ), qui doit absolument connaître une langue de communication internationale en raison de ses fonctions, s'amuserait-il à apprendre le français, que même les francophones ne peuvent pas maîtriser, alors qu'il y a tellement de langues qui sont plus faciles à parler et à écrire ?Les institutions culturelles francophones s'inquiètent du recul de l'usage du français dans les événements internationaux.Moi, ça m'étonne de moins en moins : le mal d'une chose est toujours lié à la chose elle-même.Mais on préfère souvent lui trouver de fausses raisons : c'est politiquement correct.On a déjà parlé de la simplification du français : assouplir les règles de grammaire, accepter des tournures plus populaires, modifier l'orthographe, mais qu'en est il?Samuel CHAPLEAU Saint-Lambert LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 MAI 1997 ?B 3 Réforme scolaire au-delà de la Constitution JULIUS H.GREY L'auteur est avocat.Pourquoi les anglophones s'indignent-ils contre le gouvernement Bouchard et contre Pauline Marois, en particulier ?Il suffit de jeter un coup d'oeil au nouveau projet de loi sur les commissions scolaires pour comprendre et pour partager leur colère.Jusqu'à récemment, il n'avait jamais été question de l'application de la loi 101 pour déterminer l'identité des électeurs des commissions scolaires anglophones.Il s'agissait alors d'obtenir le fameux consensus sur l'amendement constitutionnel; on était tout souriant et tolérant afin que l'Assemblée nationale vote le principe à l'unanimité.Maintenant qu'on est passé aux projets spécifiques, c'est le temps de montrer les dents.L'éligibilité à l'école anglaise en vertu de la loi 101 ne peut être un test raisonnable pour déterminer qui appartient à la communauté anglophone pour d'autres fins.Il est implicite, dans la loi 101, qu'une partie importante des anglophones seront obligés d'étudier en français.Mieux encore, ceci est ni illégitime ni injuste puisque les enfants concernés ne seront pas lésés par le processus.Solidement établi en Amérique du Nord, l'anglais ne se perd pas chez les enfants anglophones qui fréquentent l'école française et ils deviennent plutôt de parfaits bilingues.Tant que l'on continue à exempter les enfants qui manifestent des difficultés d'apprentissage et ceux qui arrivent au Québec vers la fin de leurs études secondaires, on peut poursuivre la politique de francisation sans créer de victimes.Il est même possible d'envisager ces enfants comme un pont qui peut relier les communautés et qui facilitera la création d'une solidarité québécoise sans égard à la langue d'origine de chacun.Tout cela ne peut s'appliquer au droit de participer au fonctionnement des commissions scolaires anglophones.L'école représente plus qu'un endroit pour instruire les jeunes : c'est une institution culturelle qui affecte toute la communauté.Et c'est la communauté qui jouit du droit constitutionnel de gérer ses écoles de façon autonome.Le plan de Mme Marois empêchera certains professeurs de voter dans leurs propres commissions scolaires.Il est concevable que les écrivains, les artistes et les autres travailleurs culturels anglophones soient inéligibles pour voter et payer leurs taxes au système anglophone et possiblement pour siéger sur les commissions scolaires.Pourtant, leur participation est cruciale, notamment dans l'élaboration des programmes.Un autre aspect de la nouvelle classification pourrait être qualifié de diabolique.Si, d'une part, il faut une preuve d'éligibilité pour voter et payer les taxes du côté anglophone, les anglophones jouiront de la liberté de choix et tous ceux qui n'ont pas actuellement d'enfant dans le réseau an- Le plan de Mme Marois constitue une façon rusée et sournoise de favoriser les francophones et de défavoriser les anglophones encore une fois.JuLus Grey glais seront présumés francophones jusqu'à preuve du contraire.Il n'est pas difficile de prévoir qu'une partie de la population anglophone, surtout parmi les gens âgés, ne se donnera pas la peine d'établir son éligibilité.Il peut s'avérer difficile de retracer les dossiers scolaires d'il y a trente ou même soixante ans et ceux qui n'ont pas d'enfants n'éprouveront peut-être pas de besoin urgent de le faire.Pourtant, la perte d'une tranche de l'assiette fiscale sera incontestablement catastrophique pour la qualité des écoles anglaises, surtout dans une époque de pénurie de fonds publics.Le plan de Mme Marois constitue donc une façon rusée et sournoise de favoriser les francophones et de défavoriser les anglophones encore une fois.En général, il faut classsifier les gens aussi peu que possible.Sauf pour l'éligibilité des enfants à l'école anglaise, qui doit être réglementée pour des raisons d'ordre démographique, les Québécois devraient être libres de s'identifier à l'un ou l'autre des groupes principaux, aux deux successivement ou simultanément, à un autre groupe ou à aucun groupe.La loi telle que proposée classifie les citoyens selon la langue sans demander leur avis.Elle est par conséquent odieuse.De plus, elle risque d'être annulée par les tribunaux tant sous les dispositions de la Charte canadienne que sous celles de la Charte québécoise.(.) Depuis longtemps, les anglophones ont l'impression qu'ils ne comptent pas au Québec.On passe à côte d'eux, pas toujours avec malice mais certainement avec une indifférence totale.Les nouvelles règles pour les élections scolaires ajoutées à la nouvelle carte scolaire, où les frontières ridicules des commissions ont été imposées par Québecc, ne manqueront pas de renforcer le sentiment d'aliénation.Il est triste que le consensus émergeant sur l'amendement constitutionnel, qui aurait pu créer une tendance générale à la réconciliation, semble maintenant destiné à produire plusieurs petites crises linguistiques.Plus ça change.Une perte d'expertise irrémédiable ?GYSLAINE DESROSIERS L 'auteurc est présidente de VOrdre des infirmières et infirmiers du Québec.Des milliers d'infirmières pourraient quitter le système de santé le 1er juillet prochain, date fixée par le gouvernement pour mettre à la retraite des milliers de syndiqués du secteur public.Le gouvernement est persuadé que cela sera sans conséquences.M.Pierre-André Paré, sous-ministre de la Santé, déclarait dans Le Courrier parlementaire, - publié au cours de la semaine du 30 mars : « Ça va brasser dans la cabane, mais je n'ai aucun doute que ça va bien aller quand même et qu'on va livrer la commande sans que la qualité des services au public soit touchée ( sic ) ».Il ajoutait pourtant que la coordination du départ de 9 000 personnes dans le réseau de la santé, « c'est une très grosse commande ».Il précisait en outre que, pour le moment, personne ne sait où se feront les départs à la retraite.Enfin, des nombreux problèmes qu'il évoquait, il donnait l'exemple suivant : « Si cinq infirmières d'un même hôpital (.) décident de se prévaloir de la retraite accélérée, il faut savoir qui elles sont.Viennent-elles toutes d'une même équipe.peut-on ou doit-on les remplacer en déplaçant d'autres membres du personnel ?A-t-on le personnel qu'il faut dans la ville, ou faut-il chercher ailleurs ?(.) Peut-on fonctionner adéquatement avec trois ou quatre infirmières au lieu des cinq qui étaient là ?» Les soins infirmiers que requiert la population font l'objet d'une complète improvisation.De la chaise musicale, conséquence de la supplantation à large échelle, les infirmières passent maintenant à la chaise éjecta-ble.En fait, la protection du public est compromise par divers éléments : la quantité imposante et l'inégale répartition des départs, l'impossibilité d'assurer une relève qualifiée et experte dans les secteurs cliniques spécialisés, la perte massive de l'expertise ( voir le tableau qui suit ) et le risque de non-remplacement des infirmières.Le gouvernement passe le message que l'expertise clinique des infirmières aurait si peu de valeur que, à quelques jours d'avis, des milliers d'entre elles peuvent quitter le système de santé sans problèmes.Pareille allusion nourrit l'impression que les infirmières ne font que du tender loving care, puis- II faut rompre la loi du silence pour rappeler que la dignité humaine ne se négocie pas et que l'érosion des soins infirmiers remet en cause les fondements même de notre système de santé.qu'elles peuvent être facilement éliminées, ou encore remplacées, par des préposées ou du personnel moins formé.Un autre aspect aléatoire de ces départs est le fait que l'on peut anticiper une répartition inégale par région, par établissement ou par secteur clinique.Les salles d'opération, l'hémodialyse, les soins intensifs, l'obstétrique et autres secteurs spécialisés seront extrêmement fragilisés et devront peut-être même arrêter d'offrir certains services, car il n'y a pas de relève formée pour remplacer au pied levé les infirmières expérimentées qui partent.Certains de ces secteurs requièrent des mois, voire des années de formation.Quant au non-remplacement éventuel des infirmières qui quitteront, le sous-ministre laisse entendre que chaque cas devra être évalué.Alors que, présentement, le système de santé fonctionne avec le minimum d'infirmières requis par l'état des malades, le seul fait de laisser entendre qu'il y aura une soustraction d'infirmières relève de l'hérésie et montre bien la courte vue du ministère sous plusieurs aspects.D'abord, la présence d'infirmières est une source d'économie pour le système de santé : la dernière étude que nous venons de publier démontre que les infirmières, grâce à l'implantation du suivi systématique de clientèles et à une meilleure intégration des soins, font économiser au moins 50 000 jours d'hospitalisation au Québec, sans perte de qualité des soins.La baisse de la durée de séjour en obstétrique ( moins deux jours ) pourrait, par exemple, faire épargner à elle seule 66 millions de dollars à la province.L'implantation généralisée d'Info-Santé pourrait faire économiser 100 millions de dollars en frais de consultation médicale si le gouvernement avait le courage de soustraire ce montant du budget de la Régie de l'assurance-maladie du Québec ( RAMQ ).Et je pourrais continuer la liste-Le deuxième aspect concerne le bilan de productivité des infirmiè- Perte massive d'expertise infirmière pouvant découler de l'offre de mise à la retraite pour l'ensemble du Québec % 17,56 Par type de centre Centres hospitaliers de soins généraux et spécialisés CLSC____27,30 Centres hospitaliers de soins de longue durée _27,10 Par domaine d'activité Soins cardio-vasculaires 14,60 Hé.rno^ 17,40 Services petite enfance/familie 38,50 Service info-sarite 2 5,60 Santé mentale __ 26,20 Soins péri* > pératoircs 29,70 Soins palliatifs _______ 26,70 Soins diabétiques___ 26,30 Selon le nombre d'infirmières inscrites au tableau de l'Ordre des Infirmières CI infirmiers du Québec au 31 mars 1996.ayant 50 ans et plus et déclarant un emploi dans le secteur public de la santé et des services sociaux.Infographie Là Presse Gyslaine Desrosiers res, plus communément désigné sous le vocable de « surcharge ».De 1990 à 1996, en hospitalisation de courte durée, il y a eu une augmentation de 1 % des admissions, et une diminution de 8 % des heures travaillées de soins infirmiers par admission.Les infirmières ne sont pas à bout de souffle sans raison : elles soignent plus de malades, avec une durée de séjour écourtée.Il y a eu une baisse de 3,1 millions d'heures travaillées en six ans.On peut affirmer que le seuil critique pour le maintien de soins sécuritaires a été atteint.Auiement dit, on peut considérer qu'il y a une désassurance constante et progressive des soins infirmiers.J'invite les infirmières des établissements à renverser le fardeau de la preuve et à déclarer devant les conseils d'administration et la presse ce que tous savent : une présence significative d'infirmières dans les établissements est cruciale.Moins d'infirmières met en cause la sécurité des patients.Notre inquiétude est d'autant plus grande que certains aspects ne font l'objet d'aucun « monitorage » par le ministère de la Santé et des Services sociaux ( MSSS ).On peut s'interroger sur le peu d'empressement que montre le MSSS à compiler des statistiques sur des indicateurs de qualité.Or, plusieurs indicateurs sont nécessaires pour mesurer les effets pervers de la réforme : ?taux de réadmissions ; ?taux de complications inattendues ; ?plaintes ; ?erreurs de médicaments ; J taux d'infections nosocomia-les ; ?taux d'accidents ; J décès inattendus.Ces éléments inquiètent les infirmières, tant québécoises que canadiennes.Des directrices de soins m'ont dit que certains de ces indicateurs ne sont plus compilés à cause.des compressions de postes d'infirmières.Appliquer une réforme du système de santé sans indicateurs qualitatifs, c'est comme faire un virage à 150 km/heure, la nuit, tous phares éteints.Banaliser le départ de milliers d'infirmières relevé du même aveuglement.Il faut rompre la loi du silence pour rappeler que la dignité humaine ne se négocie pas et que l'érosion des soins infirmiers remet en cause les fondements même de notre système de santé.Nettoyage du réseau Dew: des prédsions ANTHONY D0WNS L'auteur est directeur général de la section environnement au ministère de la Défense nationale.Je vous écris au sujet de l'article intitulé « Les Inuits réclament une analyse des BPC en Arctique », paru dans La Presse du 21 avril dernier.Bien que vos renseignements soient pour la plupart factuels, il semble que certaines de vos sources aient une idée erronée du projet de nettoyage du réseau Dew.Par conséquent, pour que vos lecteurs n'aient pas de fausses impressions, je vous transmet les renseignements suivants.\u2014 Le ministère de la Défense nationale ( MDN ) ne procède pas à l'enfouissement de matières dangereuses ou autre matières toxiques dans l'Araique ; le MDN procède à l'enfouissement de matières non dangereuses.\u2014 Le MDN observe à la lettre les règlements en vigueur sur les BPC ainsi que la politique du Conseil canadien des ministres de l'environnement ( CCME ), particulièrement en ce qui touche l'enfouissement potentiel de déchets contenant des BPC.\u2014 Le MDN est en pourparler avec la Nu-navut Tunngavik Inc.au sujet d'une proposition d'enfouissement de sols contaminés à un degré faible dans des lieux d'enfouissement sécuritaires spécialement conçus à cette fin ; les matières dangereuses seront transportées vers le sud du pays pour aliénation.\u2014 Les propositions du MDN sur l'enfouissement ont été élaborées en consultation avec les responsables de divers ministères du gouvernement fédéral et des deux administrations territoriales.De plus, les collectivités Inuvialuit et Inuit ont participé très tôt au processus de consultation.\u2014 Les lieux d'enfouissement actuels à faible risque seront scellés et mis sous la surveillance du MDN qui en assumera l'entière responsabilité pour les années à venir.En plus d'être scellés et contrôlés, les lieux d'enfouissement seront recouverts d'une mem- brane et d'un mètre de gravier pour permettre la formation de permagel, et par conséquent un revêtement supplémentaire.\u2014 Les lieux d'enfouissement dans les endroits à risque élevé, comme les couches drainantes, seront excavés et déplacés.Toute matière dangereuse détectée au cours de cette activité sera transportée vers le sud du pays.\u2014 La contribution de 100 millions de dollars du gouvernement des États-Unis sera versée en dollars américains (environ 136 millions de dollars canadiens ).Les fonds seront crédités au compte des ventes militaires étrangères que le MDN utilise pour des ac- 2uisitions normales de matériel fabriqué aux tats-Unis.Les fonds prévus au budget du MDN seront alors redirigés vers des projets de nettoyage totalisant 100 millions (US) sur dix ans.Par conséquent, l'offre des Etats-Unis sera entièrement consacrée au projet de nettoyage.\u2014 La migration de contaminants dans un rayon de 15 km autour des anciens sites du réseau d'aleite avancé a été découverte a la suite d'études effectuées par le MDN.Ces études ont indique que la migration de contaminants était courante dans les sites inili taires de l'Arctique et pouvait vraiscmbiahle-ment se produire dans d'autres collectivités civiles.Le nettoyage est conçu pour prévenir la migration des contaminants des sites DEW à la chaîne alimentaire.\u2014 11 est reconnu que les matières toxiques détectées chez les humains et dans la (aune de l'Arctique se déplacent par voie aérienne et proviennent des zones industrielles du Sud.Ce n'est que récemment que les études du MDN ont démontré que la migration locale peut aggraver la Situation.Le ministère de la Défense nationale respectera ses engagements environnementaux et légaux pour ce qui est du nettoyage des anciens sites militaires, et cela, en tenant compte des circonstances environnementales particulières île l'Arctique.Aussi, le MDN continuera de travailler en étroite collaboration avec tous les gens du Nord pour atteindre v et obj< v til B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 MAI 1997 jLfit~\\_uujLid y i de pagne Et le golf ?¦ « Nous préférons des élections à ce moment-ci parce que l'été nous permettra de travailler pour pouvoir commencer le nouveau Parlement dès le mois de septembre.» Tant d'esprit de sacrifice ( pensez-y, passer tout un été à travailler pour le bien du pays ! ) a quelque chose d'émouvant et de hautement méritoire, sans doute.Lorsqu'il a cherché à justifier avant-hier à Sudbury le choix du début de juin pour la tenue des élections, le premier ministre Jean Chrétien n'a toutefois pas cru bon de signaler qu'un scrutin au début de l'automne aurait présenté quelques inconvénients non négligeables pour le gouvernement libéral actuel : ça aurait été après la publication du rapport de la commission d'enquête sur la Somalie et après rémission de l'avis de la Cour suprême sur la légalité d'une éventuelle déclaration unilatérale d'indépendance du Québec.* S * a v 4 Et cfcHa, c'est sans compter que M.Chrétien, qui aime bien profiter de l'été pour jouer au golf dans sa belle région de Shawini-gan, n'aurait probablement pas pu se livrer à son sport favori avec toute la quiétude souhaitée.?» I f \\ Les humanistes arrivent ! ¦ La campagne électorale peut commencer, les humanistes arrivent ! Hier, en conférence de presse, le parti les Humanistes de Montréal a rendu publique sa plateforme électorale : une plate-forme prônant une démocratie réelle, un partage plus juste des richesses tenant davantage compte des emplois que du capital et l'humanisation de la « porcus-cratie » ( terme comprenant le mot « porc » afin de signifier que ce qui tient lieu actuellement de démocratie profite à certains beaucoup plus qu'à d'autres ).Les humanistes, une poignée d'étudiants et de jeunes travailleurs sans emploi ou ayant un emploi « très précaire », souhaitent présenter trois candidats aux élections fédérales.Il y a toutefois un hic : ils ne sont pas encore parvenus à réunir les 1000 $ nécessaires pour l'inscription d'une seule candidature.Us ont amassé jusqu'ici 600 S en faisant du porte-à-porte dans le quartier Plateau-Mont-Royal et en puisant dans leurs maigres économies personnelles.La chef des Humanistes de Montréal, Ann Farrell, rappelle que son groupe, qui est actif dans la métropole depuis les années 80, a déjà présenté, sous la bannière du Parti humaniste du Québec, 17 candidats à un scrutin provincial.Charest a raison ¦ Le chef du Parti conservateur, Jean Charest, a raison lorsqu'il souligne, sourire en coin, que sa formation politique est la seule à avoir eu depuis les dernières élections une représentation féminine égale à sa représentation masculine.Le PC, rappelons-le, a réussi à faire élire, en octobre 1993- seulement deux candidats ( plus précisément un candidat et une candidate ) : Jean Charest dans le comté de Sherbrooke et Elsie Wayne dans la circonscription de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Une clown en Beauce ¦ Les électeurs du comté de Beauce, vraiment, sont gâtés : ils auront le choix, le 2 juin, de voter pour une authentique clown.Et une clown venue de Toronto à part de ça ! Lili Weemen, qui était candidate du Nouveau Parti démocratique dans Mississauga-Sud aux élections de 1993, a décidé cette fois de se présenter en Beauce à titre d'indépendante.Mme Weemen se décrit comme .Elle est âgée de 40 ans.Elle est clown professionnelle.Et elle rêve, comme elle le dit, de « rapprocher la Beauce des grands centres *.Mais d'une manière ou d'une autre, elle risque fort, le 2 juin, de faire patate I Jules Béliveau Le vote francophone garantit au Bloc une majorité d'élus PIERRE DR0UILLY collaboration spéciale Tous les sondages publiés récemment sur les intentions de vote des Québécois avaient été terminés avant le déclenchement officiel de la campagne électorale ( dimanche le 27 avril ).C'est donc dire que dans ces sondages les personnes interrogées ont répondu à une question encore abstraite sur une situation hypothétique, même si elle était par ailleurs fort probable.Il faudra attendre les sondages réalisés après le déclenchement des élections pour départager les différents sondages rendus publics.Sondages contradictoires Il y a une contradiction entre le sondage CROP qui n'accorde que 35 % des intentions de vote au Bloc québécois et l'ensemble des autres sondages qui le situent en haut de 40 % ( voir tableau ).Le sondage CROP indiquerait en fait une remontée du Parti conservateur aux dépens du Bloc québécois, bien plus importante que celle relevée par les autres sondeurs.On notera, toutefois, que tous les sondages accordent au Parti libéral une intention de vote à peine supérieure à 35 %.Il est extrêmement difficile de départager les différentes maisons de sondage pour ces écarts que l'on ne peut expliquer par le seul hasard de la méthode d'échantillonnage.En effet, les marges d'erreur dans un sondage, comprenant environ 1000 répondants, sont de l'ordre de 3 %, alors que les écarts entre CROP et les autres sondeurs sont supérieurs à 5 %.Mentionnons néanmoins le fait que la marge d'erreur dans les sondages des maisons de sondage canadiennes est plutôt de 5 %, car leurs échantillons québécois sont de l'ordre de 500 répondants seulement.Les écarts entre les différentes maisons de sondage peuvent provenir de la formulation des questions, de l'ordre des questions dans le questionnaire, etc., et surtout du pourcentage de personnes qui n'ont pas répondu ou qui se sont déclarées « indécises », ceux que nous appelons les « répondants discrets », et de la façon de répartir ceux-ci entre les différents partis politiques.Les chiffres publiés dans les médias le sont généralement après une répartition proportionnelle des répondants discrets, sauf pour Léger & Léger, qui applique une méthode complexe de répartition en tenant compte de certaines caractéristiques des répondants discrets: cependant cette méthode demeure elle-même « discrète », pour des raisons évidentes de secret commercial, et nous devons donc y croire aveuglément.Mais même si l'on met à part les sondages Léger &\u2022 Léger, cela ne change rien au problème : si toutes les autres maisons de sondage font la même pondération proportion- D'un sondage à l'autre Sondages faits au Québec avant le déclenchement des élections et projections en nombre de députés Résultats des sondages en % Projection (sièges) Sondage (date d'entrevues)\tPLC\tBQ\tPC \u2022\tAutres\tPLC\tBQ\tAutres CROP (17-23 mars)\t31\t48\t17\t3\t15\t58\t2 En v ironies (11-31 mars)\t42\t44\t10\t4\t25\t48\t2 Angus Reid (26-31 mars)\t36\t44\t14\t6\t23\t50\t2 Sondagem (2-13 avril)\t37\t44\t15\t4\t23\t50\t2 Léger &\u2022 Léger (16-22 avril)\t37\t43\t15\t5\t23\t50\t2 Angus Reid (16-22 avril)\t36\t49\t9\t5\t19\t55\t1 CROP (17-22 avril)\t37\t35\t25\t3\t27\t43\t5 SOM( 18-23 avril)\t35\t40\t19\t6\t23\t48\t4 nelle, elles devraient arriver aux mêmes résultats, ce qui n'est manifestement pas le cas pour CROP.Les répondants discrets Lorsque l'on compare les chiffres bruts des trois autres sondages québécois ( Sondagem, CROP et SOM ), les discordances sont moins fortes qu'il n'y paraît.En effet, le Bloc serait passé de 34 % des répondants dans Sondagem à 29 % dans CROP et aussi à 29 % dans SOM.Le Parti libéral serait passé de 29 % dans Sondagem à 30 % dans CROP puis à 26 % dans SOM.Enfin le Parti conservateur serait passé de 11 % dans Sondagem à 20 % dans CROP et à 14 % dans SOM.La grande différence entre ces trois sondages tient au fait que le nombre de répondants discrets est de 22 % dans Sondagem, de 17 % dans CROP et de 27 % dans SOM.L'expérience passée a montré que les répondants discrets sont moins souverainistes, moins pé-quistes et moins bloquistes que ceux qui répondent à la question sur leur intention de vote.Au référendum de 1995 par exemple, la répartition des répondants discrets qui accordait 25 % au OUI et 75 % au NON s'est révélée la plus précise, prévoyant notamment le résultat référendaire à moins de un dixième de pour-cent près.Cependant, aux élections fédérales de 1993, le Bloc québécois a, semble-t-il, obtenu plus que le quart des répondants discrets.Une possible répartition des répondants discrets, basée sur une analyse des sondages de 1993, serait la suivante : la moitié des répondants discrets au Parti libéral, le tiers au Bloc québécois et le sixième au Parti conservateur.Avec une telle répartition des répondants discrets dans les trois sondages ( Sondagem, CROP et SOM ), le Parti libéral obtient respectivement 40 %, 39 % et 40 % ; le Bloc qué- bécois obtient respectivement 41 %, 35 % et 38 % ; et le Parti conservateur, 15 %, 23 % et 19 %.Ces chiffres confirmeraient que le Bloc québécois et le Parti libéral étaient à égalité à la veille du déclenchement des élections, soit aux environs de 40 %.C'est la mauvaise nouvelle pour le Bloc québécois apportée par les derniers sondages.Les sondages en 1993 La bonne nouvelle, par contre, est qu'on ne peut, de ces chiffres, tirer trop rapidement une conclusion quant au résultat final des élections.En 1993, en effet, le Bloc québécois n'obtenait, au début de la campagne électorale, guère plus de 30 % des répondants, et le Parti conservateur se situait aux alentours de 20-25 %, tout comme aujourd'hui.C'est seulement durant le mois d'octobre 1993 que le Parti conservateur s'effondra dans les sondages et que le Bloc québécois décolla pour de bon, les élections du 25 octobre confirmant ce double mouvement puisque le Bloc récolta alors 49,3 % du vote, et le Parti conservateur 13,5 %.Le vote libéral La grande différence en 1993 par rapport à aujourd'hui, était que le Parti libéral était complètement écrasé dans les sondages, ceux-ci lui accordant moins de 20 % des intentions de vote.Cela se traduisait par un pourcentage de répondants discrets généralement supérieur à 35 % : mais comme ces répondants discrets sont très majoritairement libéraux, le Parti libéral obtint finalement 33 % du vote.Avec la répartition des répondants discrets proposée plus haut ( moitié au Parti libéral, un tiers au Bloc québécois et un sixième au Parti conservateur ), les derniers sondages de 1993 prédisaient correctement le résultat des élections.Dans les derniers sondages parus, on notera pareillement que le Parti libéral varie en sens inverse Infographie U Presse du pourcentage de répondants discrets : 26 % pour le Parti libéral dans le sondage SOM pour 27 % de répondants discrets ; 29 % dans le sondage Sondagem pour 22 % de répondants discrets ; et enfin 30 % dans le sondage CROP pour 17 % de répondants discrets.Les projections électorales Bien que le Bloc québécois soit en deçà de ce que les sondages indiquaient depuis plusieurs mois, cela ne se traduirait pas par un désastre en nombre d'élus, dans la mesure où ce ne serait pas le Parti libéral mais le Parti conservateur qui arracherait des voix au Bloc.À égalité avec le Parti libéral, le Bloc québécois mène en fait largement auprès des électeurs francophones, même s'il se situe maintenant légèrement sous la barre des 50 % auprès des francophones.La polarisation du vote sur une base linguistique ( les non-francophones appuyant presque unanimement le Parti libéral ), jointe à une division du vote francophone dans laquelle le Bloc québécois se situe au-delà de 40 % du vote francophone face à un Parti libéral et un Parti conservateur se partageant le reste de ce vote, garantit au Bloc une forte majorité d'élus.Comme le montre le tableau, le modèle de projection des sondages garantit une cinquantaine d'élus au Bloc québécois, tant qu'il conserve une avance de quelques points sur le Parti libéral et que celui-ci a moins du quart du vote francophone ( c'est-à-dire qu'il demeure sous les 40 % du vote total ).Même lorsque le Bloc québécois et le Parti libéral sont à égalité, comme dans le sondage CROP, le Bloc conserverait encore plus de quarante députés.Pour que le Parti libéral puisse espérer faire élire un nombre important de députés, il faudrait que son vote francophone dépasse largement les 30-35 %, c'est à dire que son vote total dépasse les 40 %.Fermetures d'hônitaux : Jean Charest se perte à la défense de Lucien Bouchard GILLES T0UPIN SHERBROOKE Quelques heures avant de diriger sa campagne du côté de Chicoutimi hier, Jean Charest a pris la défense de Lucien Bouchard pour mettre la responsabilité des fermetures d'hôpitaux à Montréal et ailleurs au Québec sur le dos de Jean Chrétien.« Oui, il est responsable », a dit le chef conservateur dans son comté de Sherbrooke.« Il a coupé six milliards de dollars dans les services de santé.Il a fait cela sans aucune sorte de plan, unilatéralement.Il a fait ces coupes sans tenir compte du rapport du Forum sur la santé qu'il avait mis sur pied et où il n'avait même pas invité les provinces.» M.Charest, qui rendait visite au service de maternité du Centre universitaire de santé de l'Estrie, a expliqué que ces compressions représentaient 35 % des transferts aux provinces au titre de la santé et de l'éducation.« Et après cela, a-t-il lancé, Jean Chrétien dit qu'il est le protecteur de la santé ?» Le leader conservateur a également déclaré que « M.Bouchard, comme M.Harris, comme M.Fil-mon, comme M.Klein, comme tous les autres premiers ministres, est obligé de gérer les coupes unilatérales d'Ottawa ».« Moi, a-t-il poursuivi, je présente un choix différent à la population canadienne, un choix qui va justement permet-ire aux premiers ministres provinciaux de gérer leur système de soins de santé avec non seulement plus de ressources financières, plus Le leader conservateur Jean Charest et sa femme Michelle ont rendu visite, hier, au service de maternité du Centre universitaire de santé de l'Estrie.PHOTOPC de marge de manoeuvre et plus de prévisibilité que ce qu'ils ont eu droit sous le gouvernement Chrétien.» i.e plan Charest prévoit notamment une « Garantie canadienne de la santé » qui remplacera l'actuel transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux par un transfert de points d'impôt aux provinces de façon qu'à la fin d'un premier mandat conservateur les provinces puissent consacrer deux milliards de plus à la santé que ce que prévoit le gouvernement Chré-tien.Grâce à cette garantie, plus jamais, a dit M.Charest, un premier ministre canadien ne pourra réduire les soins de santé comme l'a fait M.Chrétien.De plus, les conservateurs proposent une formule de cogestion du système de santé avec les provinces.Ce nouveau « pacte canadien » établira des normes communes pancanadiennes pour les soins de santé cl la participation obligatoire des gouvernements fédéraux Cl provinciaux.M.Charest veut de plus éliminer les dépenses non né- ssaires entraînées par le double emploi.A une question sur cette incursion du projet conservateur dans le domaine de compétence des provinces, le leader conservateur a répondu que ce qu'il offrait était « une cogestion qui s'appuie sur l'esprit véritable du fédéralisme \u2014 le partenariat \u2014 et qui reconnaît le rôle respectif des deux gouvernements.M.Charest affirme que sa formule offre un financement stable de la santé aux gouvernements provinciaux et une plus grande flexibilité orientée vers les services aux t.itoyens. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 MAI 1997 B 5 Elections 97 râi ?3£3 I 38,40 ou 0 ?ANDRÉ PRATTE Selon qu'on lise la plate-forme électorale du Parti réformiste, celle du Parti conservateur ou le livre rouge III des libéraux, le gouvernement Chrétien a augmenté les impôts 36 fois, 40 fois, ou bien zéro fois depuis son arrivée à Ottawa.« Aucun de nos quatre budgets n'a augmenté les taux d'imposition sur le revenu des particuliers », se vantent les libéraux.« Les libéraux ont haussé les impôts fédéraux 40 fois depuis 1993 ! » accusent les charestis-tcs-conservateurs.Les deux énoncés sont vrais.Mais celui des libéraux pèche un peu beaucoup par omission.Paul Martin n'a jamais haussé nos taux d'imposition.Mais un ministre des Finances a toujours plus d'un tour dans son sac.Et le sac de M.Martin était particulièrement bien garni.Les fiscalistes consultés par La Presse n'hésitent pas une seconde quand on leur demande si le gouvernement fédéral a accru le fardeau fiscal des contribuables.« La guerre au déficit s'est faite en grande partie en augmentant les revenus », affirme M.Cyrenne.Cette année, Ottawa percevra plus de 66 milliards en impôt sur le revenu des particuliers; c'est 15 milliards de plus qu'au cours de la dernière année du gouvernement Mul-roney.( Une bonne partie de cela résulte évidemment de la croissance économique, mais la part des impôts et taxes dans le PIB a quand même crû.) Dès son premier budget, en février 1994, M.Martin a pris des décisions qui ont eu un impact sensible sur nos impôts et sur ses revenus.Par exemple, les primes d'assurance-vie collective payées par l'employeur sont devenues imposables, le crédit d'impôt en raison de l'âge est devenu conditionnel au revenu et la déduction pour frais de repas a été abaissée de 80 % à 50 %.Dans le budget de 1995, la taxe sur l'essence a été majorée de 1,5 cent le litre, une mine d'or noir de 500 millions par an pour Ottawa.Dans le budget de 1996, le fédéral a entrepris de réduire le crédit d'impôt offert pour les sociétés à capital de risque de travailleurs, comme le Fonds de solidarité de la FTQ.Qui paie quoi ?Au bureau du ministre des Finances à Ottawa, on affirme que la plupart des changements ont touché les personnes à revenus élevés et les grandes entreprises.Il est vrai ( on ne parle pas ici des compressions à l'assurance-chômage et à l'aide sociale ) que les mesures fiscales ont épargné les personnes à revenu modeste.Mais pas, si l'on en croit les fiscalistes, les contribuables à revenu moyen.À la demande de La Presse, l'Institut Fraser, qui étudie ces questions depuis de nombreuses années, a calculé l'impact pour une famille moyenne des hausses d'impôt et de taxes décrétées par les libéraux.Ces calculs révèlent que la part grugée par Ottawa dans le revenu d'une famille a grimpé d'un demi-point de pourcentage de 1994 à 1996.Cette famille gagnait en 1996 1874 $ de plus qu'en 1994 \u2014 c'est grosso modo l'effet de l'inflation \u2014 mais le fédéral est venu chercher 748 $ de ces revenus additionnels.a Sans doute certaines mesures ont-elles contribué à une meilleure équité du régime fiscal, mais les contribuables n'en ont pas profité : il n'y a pas eu de baisses d'impôt ailleurs ! » souligne Richard Wilson, associé fiscaliste chez Samson, Bélair, Deloitte et Touche.Il y a toutefois eu une baisse sensible des taxes sur les produits du tabac pour lutter contre la contrebande.Il ne fait donc pas de doute que nous avons contribué, de notre poche, à la lutte contre le déficit.Les partis d'opposition prétendent qu'il aurait pu en être autrement, que le gouvernement fédéral aurait pu comprimer ses dépenses davantage au lieu d'augmenter les impôts.« Il reste encore bien du ménage à taire dans la maison fédérale », soutient le Bloc québécois.C'est maintenant aux contribuables, momentanément transformés en électeurs, de trancher.iiUCcpps vaîiie m souveraineté devant des gens d'affaires i i K ATI A GAGN0N SAINTE-FOY Le coup de barre vers la souveraineté n'a pas mis de temps à se concrétiser dans la campagne du Bloc québécois.Hier, Gilles Duceppe a placé la souveraineté au coeur d'un discours à saveur économique, donnant ainsi à sa campagne des résonances référendaires.Après avoir fait des changements majeurs sur le plan des communications, le Bloc se préoccupe maintenant de modifier son message pour prévenir l'effritement du vote souverainiste.Devant la chambre de commerce de Sainte-Foy, M.Duceppe a même modifié, le temps d'un discours, le slogan de sa campagne pour placer la souveraineté à l'avant-plan.« C'est pourquoi le projet souverainiste, tout comme le Bloc québécois, est là pour vous », a-t-il lancé.M.Duceppe a longuement évoqué les lendemains d'un OUI, insistant, auprès de cette clientèle traditionnellement rébarbative à l'idée de souveraineté, sur le partenariat prôné par les souverainistes avec le reste du Canada, qui se concrétisera à coup sûr, affirme-t-il.« Il y a 270 000 emplois qui dépendent, en Ontario, des relations économiques avec le Québec.Les Ontariens tiennent sûrement à ces emplois, au moins autant que nous.On ne choisit pas le chômage ou la faillite par patriotisme.C'est lorsqu'on parle business avec le Canada qu'on se comprend le mieux.« Imaginez un instant un Québec où les gens ne parlent plus de Constitution, où ils ne se divisent plus entre fédéralistes et souverainistes, mais où les gens discutent de solutions concrètes à des problèmes concrets», a-t-il plaidé.Dans un Québec souverain, a-t-il promis, « les affaires occuperont la place que la Constitution occupe aujourd'hui ».Ce nouveau message n'arrive pas par hasard dans la campagne : le nouveau directeur de la campagne.Bob Dufour, indiquait il y a deux jours que ce virage vers la souveraineté s'impose pour le Bloc, qui était en train de perdre l'appui de près du quart des « nationalistes mous ».Ces électeurs, relativement indécis quant à l'avenir du Québec, « ne voient pas le vote pour le Bloc comme un vote pour la souveraineté », observait M.Dufour.Le positionnement de départ de Gilles Duceppe, qui avait invité les fédéralistes québécois à donner leur vote au Bloc, avait eu des effets secondaires imprévus : ces souverainistes mous étaient en train de glisser vers d'autres partis.« Bien sûr, on va en parler ( de souveraineté ) puisque la question se pose de plus en plus avec les propositions du tome deux du livre rouge.Ça devient un enjeu important de cette élection puisqu'on voit pour la première fois un plan B Devant la chambre de lendemains d'un OUI de Sainte-Foy, prochain référendum.inscrit dans le programme d'un parti fédéral », fait valoir le chef du Bloc.« On avait dit qu'on démontrerait la nécessité de la souveraineté dossier par dossier.Ce n'est pas une campagne référendaire, mais c'est une campagne que nous devons gagner pour ensuite gagner un référendum », poursuit-il.Par ailleurs, le chef du Bloc a adressé plusieurs demandes de nature économique au premier ministre Chrétien.Il exige notamment que la demande de compensation du Québec pour l'harmonisation de sa taxe de vente avec la TPS \u2014 Québec exige deux milliards \u2014soit examinée PHOTO Reum .Duceppe a longuement évoqué les par un comité d'experts indépendants.« Ce n'est pas un autre caprice du Québec, cette réclamation de deux milliards.C'est la somme à laquelle on arrive lorsqu'on utilise correctement la formule de compensation inventée par M.Martin pour inciter les provinces Maritimes à entrer dans son deal », a-t-il affirmé.M.Duceppe demande également au fédéral de concéder à l'industrie canadienne de l'hydroélectricité, dont Hydro-Québec est évidemment un acteur majeur, une marge de crédit de 1,5 milliard, comme il l'a fait récemment pour appuyer la vente de réacteurs CANDU en Chine.Les libéraux sortent les gros ^.^A!! canons dans Test du Québec GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC Les libéraux ont entrepris de forcer le jeu dans l'est du Québec, en opposant quatre candidats vedettes au Bloc québécois, qui détient actuellement les sièges de Québec-Est, Bellechasse-Etchemins-Montma-gny-L'Islet, Kamouraska\u2014Rivière-du-Loup\u2014Témiscouata\u2014Les Basques, et Charlevoix.Ces candidats sont Rémy Poulin, ex-député libéral de Chauveau au provincial, le docteur Gilbert Normand, ex-maire de Montmagny, France Dionne, députée libérale de Kamouraska-Témiscouata depuis 1985, au provincial, et l'ex-député libéral de Saguenay de 1983 à 1994, Ghislain Maltais, qui brigue les suffrages dans Charlevoix.Ces quatre circonscriptions retiendront l'attention durant toute la campagne et davantage au fur et à mesure qu'on s'approchera du jour du scrutin.Il en sera de même du vaste comté de Bonaventure\u2014Gas-pé\u2014Îles-de-la-Madeleine\u2014Pabok, où le libéral Patrick Gagnon dont la majorité de 1993 sur le candidat du Bloc québécois n'est que de 35 voix, une fois les suffrages transposés selon le nouveau découpage de la carte électorale.Qui plus est, on dit dans la région qu'il devra affronter un vent de mécontentement à l'endroit des politiques du gouvernement Chrétien en matière de pêcheries.Il affrontera le bloquiste Y van Bernier et le conservateur Yves Quinion.Dans Québec-Est, Rémy Poulin, dont le parti avait obtenu 14 594 voix ( transposition selon la nouvelle carte ) comparativement à 35 457 voix pour le Bloc québécois, aura donc une grosse côte à remonter s'il veut vaincre son adversaire Jean-Paul Marchand.Pour le Parti progressiste-conservateur, le candidat Marquis Gagnon part avec un passé de 6 674 voix.Sur la rive sud de Québec, les yeux seront tournés vers Bellechas-se-Etchemins-Montmagny-L'Islet où une figure très avantageusement connue briguera les suffrages pour les libéraux, le docteur Gilbert Normand, qui a été maire de Montmagny et dont l'épouse a fait beaucoup de bénévolat dans son milieu.Mais le candidat libéral devra faire fondre un écart considérable, si l'on considère que dans ce territoire nouvellement découpé son parti n'avait récolté en 1993 que 8645 voix comparativement à 17 697 voix pour le bloquiste François Langlois, qui se présente de nouveau et qui avait vaincu l'ex-minis-tre conservateur Pierre Biais.Les conservateurs ont récolté, en 1993, pas moins de 15 940 voix.Dans Kamouraska\u2014Rivière-du-Loup\u2014Témiscouata\u2014Les Basques, la libérale France Dionne aura aussi une immense majorité à faire fondre, le Bloc ayant accumulé 22 532 voix dans cette circonscription en 1993, contre 9828 voix pour le PLC et 8936 pour le Parti conservateur.Le candidat du Bloc, Paul Crète, porte-parole de l'opposition en matière de transports, et le can- didat du PC André Plourde, sont deux figures connues dans la région.Il sera surtout intéressant de voir comment se partageront les votes de la clientèle de l'ADQ au provincial.Grosso modo, cette circonscription également redécoupée, est formée des comtés de Rivière-du-Loup et de Kamouraska-Témiscouata au provincial.Dans Rivière-du-Loup, Mario Du-mont s'est fait élire en 1994 avec 54,7 % des suffrages exprimés, contre 27,2 % pour le PQ et 17,4 % pour les libéraux.Dans la circonscription voisine, France Dionne avait obtenu une mince majorité de 385 voix sur la candidate du Bloc québécois, Hélène Alarie.C'est dire que les trois principales formations ont courtisé Mario Dumont pour qu'il donne son appui.Jusqu'au jour où celui-ci, dans une déclaration publique, a fait savoir qu'il restait neutre et qu'aucun mot d'ordre n'était donné à ses militants.Dans Charlevoix, Ghislain Maltais, un vieux routier de la politique provinciale, doit lui aussi faire fondre un écart impressionnant : une fois les données transposées selon la nouvelle carte éleaorale, le Bloc québécois, représenté par Gérard Asselin, avait obtenu 23 395 votes en 1993, le PLC 7089 et les conservateurs 6630.Le candidat du PC n'a pas encore été choisi.Deux questions se posent : les vedettes feront-elles fondre les majorités et comment se départagera la clientèle adéquiste ?Parizeau aura sa tournée.littéraire DENIS LESSARD L'ancien premier ministre Jacques Parizeau part lui aussi en tournée à travers le Québec, et, comme les autres, 11 ne s'arrêtera qu'au jour des élections fédérales.Pour faire la promotion de son ouvrage.Pour un Québec souverain, M.Parizeau avait prévu des lancements à Montréal et à Québec les 12 et 13 mai.Mais à cette démarche s'ajoute une tournée de promotion qui l'amènera un peu partout au Québec jusqu'à la toute veille des élections le 1er juin.Pas question toutefois de monter sur des tribunes partisanes pour appuyer un candidat du Bloc qué- bécois, a souligné le beau-fils de M.Parizeau.« Ni dans Saint-Maurice ni ailleurs, il n'y aura pas d'interventions dans la campagne électorale, c'était des rumeurs sans fondement, tout cela a été inventé », a soutenu Hugo Lapointe.L'ancien premier ministre n'a pas rappelé La Presse.Pour Robin Lcvesque, de VLB Éditeur, la tournée de promotion du livre n'a rien à voir avec une campagne politique.« Ce seront les habituelles séances de signature dans les librairies», fait-il valoir.L'itinéraire de l'ancien premier ministre n'est pas encore définitivement établi.Le livre de M.Parizeau reprend ses discours les plus importants, mais il y a ajouté une préface d'une soixantaine de pages.Des sources qui ont eu vent du contenu soulignent qu'il veut remettre les pendules à l'heure sur certains éléments de l'histoire récente du mouvement souverainiste.Il soulignerait par exemple qu'il ne s'est jamais fait imposer le virage du partenariat par Lucien Bouchard.Joint hier, le candidat bloquiste de Saint-Maurice, Yves Duhaime, a soutenu qu'il n'avait pas eu le temps de s'entretenir encore avec Jacques Parizeau pour l'inviter à faire campagne.« Il y a quelques librairies à Shawinigan », d note, ¦muséi M.Duhaime.souveraineté, pas au Bloc DENIS LESSARD Partenaires pour la souveraineté, une coalition de mouvements syndicaux et nationalistes, interviendra dans la campagne éleaorale fédérale, mais n'appuiera pas directement le Bloc québécois.La publicité payée par la coalition prendra la forme d'une série de questions posées aux chefs des principaux partis à la toute veille des débats télévisés de lundi et mardi prochains.« Partenaires pour la souveraineté ne donnera pas son appui à un parti politique.On rappelle nos convictions souverainistes, les gens tirent les conclusions qu'ils veulent », résume le porte-parole du groupe, Pierre Hurtubise.Ces questions, au nombre de deux ou trois, seraient passablement larges, demandant par exemple aux chefs des partis de prendre position sur le droit du Québec à l'autodétermination.Pour Guy Bouthiller, nouveau président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, «< ce n'est pas un appui au Bloc mais le Bloc répond oui à nos questions et pas les autres partis ».L'appui au Bloc n'était pas évident pour les membres de la coalition, et, note M.Bouthiller, cela s'explique par la réticence des centrales qui sortent de dures négociations avec Québec.De plus, certains groupes d'étudiants n'étaienj pas non plus enthousiastes à l'idée d'appuyer le Bloc.Clément Godbout, de la FTQ, juge normale la sortie de la coalition : « On a dit qu'on n'appuierait pas de partis politiques, mais pas qu'on devenait neutres sur la question de la souveraineté.» La FTQ n'appuiera pas le Bloc ; une décision sera confirmée vendredi.« Le Bloc a passé sous silence des gestes posés par le gouvernement Bouchard alors qu'il dénonçait avec virulence les mêmes actions lorsqu'elles étaient faites par Ottawa », explique M.Godbout.Il rappelle les compressions dans les programmes sociaux que le Bloc a ardemment dénoncées lorsqu'elle^ venaient du gouvernement Chrétien.Mais lorsque le gouvernement Bouchard a sabré dans le secteur de la santé, le Bloc n'était plus aux barricades, relève M.Godbout.Selon M.Bouthiller, les groupes nationalistes n'ont pas eu tendance par le passé à appuyer un parti politique CD campagne électorale. B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 MAI 1997 Elections 97 Le débat des ICIIIIIICO COI UUIIlfJI Ulllld HUGUETTE YOUNG de la Presse Canadienne, OTTAWA ¦ Le Comité d'action nationale sur le statut de la femme remet en question la tenue d'un débat sur la condition féminine depuis que le premier ministre Jean Chrétien a cédé sa place au ministre de la Justice, Allan Rock.La présidente du Comité d'action nationale, Joan Grant-Cummings, a laissé entendre que le débat télévisé, prévu pour le 26 mai à Toronto, pourrait maintenant tomber à l'eau sans la présence du premier minisire car les autres partis politiques hésiteront également à envoyer leur chef au front.Or, de l'avis du responsable libéral des débats politiques pendant la campagne électorale, Michael Robinson, la participation de M.Chrétien n'a jamais été promise.Selon lui, au lieu de s'en tenir à l'entente originale, ce groupe essaye de tirer profit de la situation.Les libéraux et le Comité d'action nationale étaient tombés d'accord pour qu'un ministre participe à ce débat « et puis maintenant ils critiquent l'absence du premier ministre.C'est un geste de mauvaise foi », a-t-il dénoncé lors d'un entretien téléphonique.Il y a seulement le chef néo-démocrate, Alexa McDonough, qui a confirmé sa présence à ce débat.Les autres partis songent à déléguer un haut responsable autre que le chef.Mme Grant-Cummings estime que le ministre des Finances, Paul Martin, devrait répondre des actes du gouvernement.Si les libéraux envoient Allan Rock, le ministre le plus « sensibilisé » aux questions des femmes, c'est pour « adoucir notre attitude » envers le gouvernement, a-t-elle dénonce.Pour le Comité d'action nationale, ce débat est une arme parmi d'autres que les féministes entendent utiliser pendant la campagne électorale.De l'avis de Mme Grant-Cummings, le bilan des partis politiques face aux questions qui intéressent les femmes n'est guère reluisant.Que ce soit dans le domaine de la santé, les stratégies d'emploi ou la promesse non tenue de créer un réseau de garderies, le gouvernement libéral a fait la «< guerre » aux femmes, dit-elle, alors que les réformistes sont carrément « sexistes » et « racistes ».Un porte-parole du Parti réformiste a dénoncé ce genre de propos en soulignant que le parti faisait une large place aux femmes.Le Parti libéral a répliqué en soulignant que le Fonds Judy La-Marsh avait amassé plus de 150 000 $ pour appuyer un nombre record de 84 candidates libérales.Les libéraux peuvent bien se targuer de faire de la place aux femmes en politique, a repris Mme Grant-Cummings, mais encore faut-il qu'elles soient des « femmes branchées » qui militent dans des organismes de défense des droits des femmes.« Nous ne voulons pas qu'un nombre plus élevé de femmes.Nous voulons aussi des femmes qui sont intéressées à changer le système », a-t-elle conclu.DE PRINTEMPS DE RABAIS CÎOt, le plus grand importateur et distributeur de marbre et de granit au Canada vous invite à profiter de son solde annuel.Venez découvrir toute la splendeur de nos céramiques exclusives, toute la beauté des accessoires de salles de bain.Des noms aussi prestigieux que Jacuzzi, Kohler,.Aquabrass et American Standard.Profitez de nos modèles en démonstration offerts à des prix exceptionnels.Wm McDonough accuse les libéraux d'avoir sacrifié la jeunesse Presse Canadienne SAINT-JEAN, Terre-Neuve La jeunesse canadienne a été abandonnée et trahie par les libéraux, qui ont volé ses rêves d'avenir en les remplaçant par des dettes d'études écrasantes et des perspectives d'emploi réduites, a accusé hier le chef néo-démocrate, Alexa McDonough, qui faisait campagne à Terre-Neuve, dans la plus pauvre province canadienne.« Quelque part en chemin, les libéraux ont décidé que le Canada pouvait se permettre de perdre une génération », a déclaré Mme McDonough au cours d'une conférence de presse.De passage à Saint-Jean, le chef néo-démocrate soutient que le gouvernement de Jean Chrétien n'a pas réussi à concrétiser les promesses de son livre rouge qui avaient trait aux emplois pour les jeunes.Pire, le chômage chez les jeunes se situe actuellement à 16,6 %, alors qu'il était de 16,3 % lorsque les libéraux sont arrivés au pouvoir en 1993, a-l-elle indiqué.Le NDP s'engage pour sa part à augmenter le financement en matière d'éducation et à forcer les provinces à garder les droits de scolarité à un niveau acceptable si elles veulent continuer de bénéficier des subventions iedérales.« Les collèges et les universités n'ont jamais été aussi importants pour assurer des opportunités aux jeunes et pourtant, c'est là que les libéraux concentrent leurs lourdes et dommageables compressions », a lait valoir Mme McDonough.Le ministre de l'Industrie, John Manley, qui se trouvait à Ottawa, a répliqué que les mesures sociales et fiscales de Mme McDonough ont été préparées par « ce groupe de néo-démocrates que le temps a oublié ».Le ministre libéral a rejeté les accusations d'avoir abandonné la jeunesse, soutenant qu'un large pan de la stratégie sur l'emploi des jeunes avait été déployé l'an dernier.Chrétien ne se rendra pas plus souvent dans Saint-Maurice Ciot WHÊÊ M e créer l'élégance 9151, boul.St-Laurent, au nord du Métropolitain (514) 382-7330 DENIS LESSARD Même s'il fait face à un adversaire plus coriace, Jean Chrétien n'ira pas plus souvent dans Saint-Maurice qu'il ne l'a fait durant la campagne électorale de 1993, souligne l'organisateur du PLC au Québec, Alphonso Gaglij-no.« M.Yves Duhaime est un candidat colore, mais il doit être vraiment désespéré pour demander l'aide de Jacques Parizeau en campagne », a commenté M.Gagliano dans une entrevue hier.Comme en 1993, M.Chrétien était dans sa circonscription à l'ouverture.Il y retournera une fois dans la tournée et il y finira la campagne.« C'est dommage que M.Chrétien ne vienne pas plus souvent, cela nous aiderait », réplique, ironique, le candidat bloquiste, Yves Duhaime, soulignant devoir faire campagne contre plusieurs des ministres fédéraux du Québec qui passent dans Saint-Maurice.Pour Alfonso Gagliano, l'objectif du PLC au Québec est carrément de doubler les 20 sièges libéraux actuels, toute une commande si l'on considère l'avance du Bloc dans les comtés francophones.L'organisateur libéral a répété encore hier sa promesse de la semaine dernière ; l'affichage du PLC s'en vient.À Montréal, hormis les panneaux du Bloc, l'affichage des autres partis paraît plutôt rarissime.Les panneaux libéraux montreront le candidat.« C'est ce qu'on a toujours fait », souligne M.Gagliano Les problèmes de popularité de Jean Chrétien au Québec sont liées au problème constitutionnel, convient-il.« Depuis un an.M.Dion est responsable du dossier de l'unité, et à chaque fois qu'il parle il se fait critiquer.Parler du Canada au Québec, ce n'est pas populaire.» M.Chrétien a été associé au dossier constitutionnel ; il était ministre de la Justice lors du rapatriement de la Constitution.Dans cette publicité on n'aborde pas la Constitution, « on parle de l'unité nationale, mais des clips de 30 secondes ne se prêtent pas à un exposé constitutionnel.Les gens veulent parler d'économie et d'emploi, nos engagements sur le Québec sont dans noire programme », souligne l'organisateur libéral.En dépit de ses tentatives, le PLC n'a pas cil tiré de grosses vedettes comme candidats.Des personnalités comme Jacques Duchés neau et Gilles Vaillancourt avaient pourtant été pressenties.M.Gagliano repousse les spéculations et rappellent que « les gens oublient qu'en cours de mandat M.Chrétien est allé chercher Lucienne Roi>iII.ml.Pierre Pel-tigrew et Stéphane Dion ».un cadeau pour maman i 24 MOIS QUEST XE 1997 TRANSMISSION AUTOMATIQUE CLIMATISEUR-ANTIVOL ÇR0UPE ELECTRIQUE TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS PATHFINDER XE 1997 TRANSMISSION AUTOMATIQUE CLIMATISEUR-ANTIVOL GROUPE ELECTRIQUE-FREINS ABS TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS MAXIM A GXE1997 TRANSMISSION AUTOMATIQUE CLIMATISEUR -ANTIVOL GROUPE ELECTRIQUE-LECTEUR CD TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 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