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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-05-18, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, ?dimanche 18 mai 1997 113e année No 205 54 pages, 4 cahiers 604 TAXES EN SUS Baseball / Santé ^ Aphasie: ^ les mots # perdus cahier C page S 3 \t \t M\t ¦ i\t-¦ ¦ \u2022 S\t La personnalité de la semaine Jean-Guy Pilon page A14 Livres Le jardin secret des francophiles new-yorkais cahier B AILES 672-4537 RÉGION EST DE QUÉBEC 65 C ILES-DE-LA-MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,65 $ U.S.y lundi, La Presse ne paraît pas.À mardi La Prose Au terme de trois semaines de campagne et à quinze jours du scrutin, alors que bloquistes, libéraux et conservateurs sont engagés dans une lutte à trois au Québec selon les plus récents sondages, la conclusion du débat des chefs en français, ce soir à 18 h, revêt une importance inattendue.Un sondage Léger &\u2022 Léger réalisé du 14 au 16 mai auprès de 1004 électeurs québécois accorde 35,2 % des intentions de vote au Bloc québécois, contre 32,9 % au Parti libéral et 30,1 % au Parti conservateur.Un sondage Environics auprès de 507 électeurs du Québec réalisé du 13 au 15 mai, également publié hier, n'accorde que 27 % des intentions de vote au Bloc contre 32 % aux libéraux et 36 % aux conservateurs.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a connu plus que sa part de ratés depuis le déclenchement des hostilités, tentera de profiter de la dernière tranche du dé- bat sur l'unité canadienne pour donner un premier élan à sa campagne.Jusqu'à présent, les bloquistes n'ont pas réussi à faire de la souveraineté un enjeu mobilisateur.Victime d'une crise d'asthme, M.Duceppe a pris congé du rassemblement de plus de 400 militants bloquistes à Longueuil vendredi soir.Il n'a participé à aucune activité publique hier pour prendre du mieux et se préparer à la joute oratoire de ce soir.Faisant campagne au Nouveaû- Brunswick hier, le chef conservateur Jean Charest a déclaré que la remontée de son parti dans les sondages est attribuable aux déboires de la campagne du Bloc.«< Personne n'avait prévu qu'au Bloc, les dérapages allaient être ce qu'ils étaient et c'est probablement les vraies contradictions du Bloc, qui avaient été masquées depuis ces trois dernières années, qui remon- Voir LA LUTTE en A2 Autres textes, pages A6 à A8 Plein les et les oreilles ! PHOTOS BERNAR0 BRAULT.U Presse Quelque 30 000 personnes, dont André Oi si ni et sa fille Jessica, avaient les yeux fixés sur les cieux, hier à l'aéroport de Mirabel: pendant quatre heures, à l'occasion du Spectacle aérien de Montréal, des avions ont effectué tonneaux, vrilles, boucles, culbutes et autres figures.Le clou de l'événement, était toutefois le numéro exécuté par les six Blue Angels, la célèbre escadrille de F-18 de la US Navy qui se produisait pour la première fois dans Test du Canada.Ces chasseurs peuvent atteindre une vitesse de 800 km/h quand ils se croisent.Nos informations, page Ail Un bébé sur le trottoir ¦ * - DiruADn ué-rii Mivienni/ irwiu collaboration spéciale après vous, où un bébé jouit-il de la plus grande sécurité: sur les trottoirs de New York ou sur ceux de Copenhague, capitale du Danemark?La réponse est évidente, bien sûr.ridais une mère danoise n'a pas vu la différence, samedi soir dernier, provoquant un incident international dont les détails éclairent crûment le gouffre séparant deux cultures, la Scandinave et La new-yorkaise.En vacances à New York, Annette Sorensen, une actrice de 30 ans, est donc assise dans un restaurant avec le père de son enfant, Exavier Waidlaw, un dramaturge au chômage, né à Brooklyn il y a 49 ans.Collés à la fenêtre, les parents peuvent voir le résultat de leur brève liaison, Liv, 14 mois, laissée sur le trottoir dans une poussette.Le restaurant est situé sur la 2e Avenue, dans le quartier East Village, à Manhattan.Dehors, le La Presse à NEW YORK deux policiers.C'est parents de la petite mar ».temps est frisquet.Pendant une heure, à l'intérieur, les parents de Liv font descendre leur repas avec des verres de tequila et de pina colada.À tour de rôle, deux serveurs offrent au couple de rentrer le bébé, jla mère décline.« La petite est bien », dit-elle.Cependant le bébé pleure sur le trottoir.Et, inquiets, des passants décident d'alerter ainsi que la réunion des Liv tourne au « cauche- Après avoir pris les dépositions des passants et des serveurs du restaurant, les policiers procèdent à l'arrestation des parents, les accusant d'avoir mis en danger le bien-être du bébé.La mère a beau protester qu'elle n'a jamais perdu de vue son enfant, que c'est une coutume, au Danemark, de laisser les bébés à l'extérieur des restaurants et des cafés, au grand air, rien n'y fait.Les parents passent la nuit en prison.Et leur bébé est confié aux services de protection de l'enfance de New York.Deux jours plus tard, quand les médias danois apprennent les détails de l'affaire, c'est le tollé.Les journaux n'en reviennent pas de la stupidité américaine.Voici quelques-unes de leurs manchettes: « Une Danoise vit un cauchemar grotesque à New York »; « La police a volé mon enfant »; « Une Danoise se fait voler son enfant aux États-Unis »; « Une mère danoise est emprisonnée à New York ».Cari Johan Albrechtsen, correspondant à New York du plus grand quotidien danois Ekstra Bla-dent résume ainsi la réaction de ses compatriotes: « Au Danemark, tout le monde rit.Pas de ce qui arrive à la mère, car nous sommes désolés pour elle, mais du système de justice américain.» Voir UN BÉBÉ en A2 C CSt ÇcL*.un voyage VTP! * é NATHALIE PETR0WSKI en voyée spéciale, C AN NES e concours était organisé par Unifrance dans le cadre du Festival du film français qui a eu lieu à Québec en avril dernier.\u2022 Le grand prix était rien de moins qu'un voyage VIP ( Very important person ) au Festival de Cannes.Deux semaines sur la Croi-sette avec le chauffeur, le Champagne, la villa et des places aux premières loges avec les stars.Pour gagner, il suffisait de remplir un coupon découpé dans quotidien Le Soleil et de répondre à la question existentielle suivante: Nommez un acteur français.N'importe lequel.Mélanie-Audrey Gagné, 2Q ans, une belle « bleuette » originaire d'Alma, née d'une mère québécoise et d'un père noir américain, n'a pas hésité.Elle a immédiatement nommé Vincent Liruion.Bianca Drapeau, 24 ans, née dans le Bas-Saint-Laurent mais installée à Québec, a préféré Emmanuelle Béart.Sans se connaître et sans se douter de rien, les deux filles ont déposé leur coupon la veille du tirage dans un cinéma.Le surlendemain, le téléphone sonnait à 8 h chez chacune d'elles pour leur apprendre la grande nouvelle.Félicitations! Vous venez de gagner le voyage VIP pour Cannes! Au Château Frontenac, une haie d'honneur formée par Claude Berri, Bertrand Taver-nier,Vincent Lindon et le gratin Voir C'EST ÇA en A2 ¦ Autres textes, page B5 *v Le Zaïre change de maître » -«\u2022 \u2022 Le Zaïre a changé de maître hier lors d'une folle journée qui a vu la prise de la majeure partie de Kinshasa par les rebelles, tandis que Laurent-Désiré Kabila se proclamait «< chef de l'État du Congo » et qu'était annoncé le départ à l'étranger du maréchal Mobutu, qui était attendu en soirée au Maroc.Nos informations, page A12 958 JOURS AVANT L'AN 200 INDEX Petites annonces automobile C6.C8 -télé-noreére index C5 affaires -immobilier B8-99 marchandise» B9-B10 Art» et spectacles_ BSèBIO 'JES&L_M0,C4aC6 -Frandr»QrtrneW B6 \u2022 torafres-spectedes B8 DEPUIS 44 ANS B8 Feuilleton CIO Mot mystère C5 E3 Bandet dessinées B11 Horoscope B9 Politique A6a A8 Bridge C6 La Jeune Prêtée C12 Stéphane Laporte ASS Oeces Êtes-vous observateur?Cil Loteries A2etA5 Tabloïd Sports C11 Monde A12etA13 mois crottes B10 \u2022 Re|ean Tremblay.S5 Tètes d affiche A10 SCIENCES On s'excite chez les physiciens page B12 MÉTÉO * « Passages nuageux Max.17, min.7 Cahier Sports, page 16 i On ne parle pas d'économies t%.% On parle du i\u2022 r \u2022 ,'i f RockpOrt et TdBnmy Hitûar r ¦¦> '.car-'-.&«m*| m I llt{ -airvievv LINCOLN ¦ MERCURY OUVERT LUNDI MaxEpargne, c'est ici 575, boul.Saint-Jean, Pointe-CJaire 697-2211 / 875-1994 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MAI 1997 Elections 97 Le lexique du Débat li ANDRÉ PRATTE Ce soir, les chefs nous inonderont de « 1982 », de « société distincte » et de « Charlotte-tovvn ».MM.Chrétien, Charest et Duceppe nagent d'un océan constitutionnel à l'autre comme des poissons dans l'eau.Mais ce rYest pas notre cas.Voici un petit lexique qui vous aidera à suivre le Débat II.i # 1982 \u2014 Cette date suffit à provoquer une crise d'asthme chez tous les souverainistes.C'est en 19582 que la reine Elisabeth II est venue à Ottawa signer la nouvelle Constitution du Canada.Cette Constitution avait été négociée l'automne précédent par les neuf provinces anglophones et le gouvernement fédéral.Le gouvernement du Québec, alors dirigé par René Lévesque, avait été écarté des ultimes pourparlers, pilotés par le ministre fédéral de la Justice d'alors, Jean Chrétien.Accord du lac Meech \u2014 Entente conclue en 1987 par Brian Mulroney et ses homologues provinciaux, à la résidence du premier ministre canadien au lac Meech.L'accord propose de reconnaître, dans un nouvel article de la Constitution, « que le Québec forme au sein du Canada une société distincte ».Les tribunaux devront tenir compte de cet article lorsqu'ils interpréteront la Constitution.Le rapport Charest \u2014 L'accord du lac Meech doit être entériné par les assemblées législatives de toutes les provinces.Un mouvement d'opposition à la société distincte s'organise, et l'accord est en difficulté.M.Mulroney charge un comité de la Chambre des communes de proposer un compromis.Le comité est présidé, par Jean Charest, alors simple député.Les élus concluent qu'une résolution accompagnant l'accord devrait préciser la portée, de l'article sur la société distincte.Celte recommandation provoque la démission de Lucien Bouchard du cabinet Mulroney.À l'échéance du 23 juin 19£0, les assemblées du Manito-ba et de Terre-Neuve n'ont toujours pas approuvé Meech.\u2022 Charlottetown \u2014 Nouvelle entente constitutionnelle entre les provinces et le gouvernement fédéral.La Constitution reconnaîtra que le Québec est une société distincte, mais à l'intérieur d'un article fourre-tout, qui parle aussi de l'« épanouissement » des minorités linguistiques et de l'égalité des provinces.L'entente est rejetée lors d'un référendum pancanadien.« J'ai reconnu la société distincte » \u2014 C'est ce que dira le premier ministre Chrétien quand Gilles Duceppe l'attaquera sur cette question.À la suite du référendum québécois de 1995, le gouvernement libéral a tài-voter à la Chambre des communes une résolution reconnaissant le Québec comme société diS4ncte.Cette résolution n'a cependant aucune portée pratique «^Constitutionnelle.f Cpffre un nouveau partena-ria*.» \u2014 C'est le message que v*Htfira passer le chef conserva-ârilr Jean Charest.Le programme son parti propose la con-lon d'une « pacte canadien » les provinces et le gouvernement fédéral.En vertu de ce fâÇte, Ottawa céderait aux provinces les points d'impôt correspondant aux 12,5 milliards qu'il \\\\tf verse présentement pour la ^té, les services sociaux et _ lucation.Ottawa ne pourrait >^c plus faire de compressions itérâtes dans ces transferts, provinces devraient s'enga-respecter certaines normes ijkmales, ce que les souveraines voient comme une intru-ion du gouvernement fédéral is les compétences quebécoi- .plan B \u2014 Venue du Canada giflais, l'expression a été repri-r1 par le ministre Stéphane >iin.Le plan A, ce sont les mc-visant à satisfaire les re-odications québécoises.Le lan B, ce sont les gestes qui ilvent faire réaliser aux Qué-feois les risques et les coûts de souveraineté.La composante incipale de ce plan B jusqu'ici, [est une requête déposée à la four suprême.Ottawa a deman-à la Cour de statuer sur le du Québec de se séparer maria sans l'accord du reste pays.Les souverainistes esii-que cette question n'est du ressort des tribunaux, relève des Québécois seul** PHOTO PC Le leader conservateur Jean Charest a échangé quelques mots avec un jongleur, lors de son passage à Frédéricton, hier.Percée conservatrice : se montre ravi mais reste KATIA GAGNON FRÉDÉRICTON .* Les sondages qui montrent une percée des conservateurs au Québec reflètent en grande partie les déboires de la campagne du Bloc, reconnaît le chef conservateur, Jean Charest, visiblement satisfait de ces chiffres qui redonnent à son parti un rôle de premier plan dans l'échiquier fédéral québécois.« Personne n'avait prévu qu'au Bloc, les dérapages allaient être ce qu'ils étaient et c'est probablement les vraies contradictions du Bloc, qui avaient été masquées depuis ces trois dernières années, qui remontent à la surface.C'est ce qui change en partie la dynamique de la campagne », a commenté M.Charest hier matin.Mais il n'a évidemment pas manqué de tirer de ces chiffres un certain profit personnel.« Une des grandes leçons de la politique des années 90, c'est qu'on ne gagne pas par défaut.Si on fait des progrès, c'est parce que les gens sont d'accord avec nos idées », ajoute-t-il.Les trois sondages publiés hier à travers le Canada, qui montrent tous, à divers degrés, une remontée des conservateurs au Québec, reflètent une « tendance de fond, présente depuis au-delà d'un an, qui a été modeste et qui peut varier en intensité, mais qui ne s'est pas démentie », croit M.Charest.Un sondage Léger 6- Léger montre notamment que les intentions de vote du Parti conservateur ont grimpé à 30 %, laissant 35 % au Bloc québécois et 33 % aux libéraux.Le sondage le plus dur pour le Bloc, publié dans les pages du Globe and Mail, place les conservateurs premiers au Québec avec 36 % et le Bloc troisième, derrière les libéraux, avec 27 %.Même s'il continue à prévoir un retournement complet de cette campagne, à l'issue de laquelle il deviendra premier ministre, assu-re-t-il, le chef conservateur traite les résultats de ces sondages avec des pincettes.« La campagne n'est pas terminée.Jl y aura peut-être d'autres sondages qui nous seront moins favorables.Je ne me fais pas d'illusions », dit-il.Mais cette percée dans les sondages se traduit également par davantage de prudence en réponse aux questions des journalistes.M.Charest a esquivé toutes les questions des journalistes sur la question des cliniques privées en Alberta, que le ministre fédéral de la santé, David Dingwall, menace de fermer.« Je ne connais pas les détails rie cette affaire et je ne veux pas spéculer là-dessus.Je ne veux surtout pas que M.Dingwall puisse distraire l'électoral canadien des vrais enjeux », dit-il, se contenant de déclarer que son parti est en faveur d'un « système de santé à une vitesse ».Jusqu'au débat, la campagne du chef conservateur avait peu attiré les feux de la rampe, une situation qui risque de changer d'ici peu, surtout avec la probable entrée en scène de Lucien Bouchard dans la campagne du Bloc : on peut d'ores et déjà prévoir que Jean Charest sera une cible de choix pour le premier ministre québécois.Mais le chef conservateur n'en a cure.« M.Bouchard est libre de faire ce qu'il veut », laisse-t-il simplement tomber.Le NPD souhaite faire modifier l'ALENA PHOTO Heute«5 La petite Stéphanie Ashton semble un peu s'ennuyer à un rassemblement du Parti réformiste, où elle m accompagné sa grand-mère, Peggy Ashton.Manning met en doute la crédibilité de Charest sur le déficit et l'unité Presse Canadienne CALGARY Le chef réformiste Preston Manning s'en est pris avec vigueur hier au chef conservateur Jean Charest, qu'il dit indigne de confiance en ce qui a trait à certaines questions importantes telles que le déficit, les réductions d'impôt et l'unité nationale.« Apres trois ans et demi de purgatoire politique, les conservateurs prétendent maintenant vouloir équilibrer le budget fédéral et réduire les impôts », a déclaré M.Manning en brandissant le poing.« Nous croient-ils à ce point stu-pides?Ils ont accumulé le déficit le plus considérable jamais vu dans l'histoire du pays.Ils étaient telle ment mauvais que les libéraux paraissaient bien en comparaison.« L'attaque virulente du chef refor miste a eu lieu devant un rassemblement rie plus rie 400 personnes, dans sa circonscription de Calmar y Sud-Ouest Quatre sondages récents indiquent que les conservateurs se classent au deuxième rang avec 25 % des intentions de vote \u2014 une bonne partie de ces appuis provenant du Québec \u2014, alors que le Parti réformiste fait du sur place avec cinq à sept points de moins.« Si j'étais à la place des conservateurs, je serais extrêmement inquiet à la pensée que ce parti pourrait devenir un parti d'opposition du Québec, ce qui serait probablement la fin des conservateurs comme parti national », a déclaré M.Manning.« Nous sommes maintenant en avance sur les conservateurs à l'extérieur du Québec.Si la situation se maintient, cela laisse entrevoir rie très bonnes perspectives pour une percée en Ontario.Ce parti tu tional est sur son déclin alors que notre nouveau parti monte.« M.Manning s'est également moque de la position de M.' Charest i oncernant l'unité nationale.« Qu'apporte-i-ll à l'unité nationa- le ?Les vestiges de Mulroney, la clause de société distincte qui fut rejetée dans l'accord de Charlottetown.>» Le chef réformiste a dit qu'il réitérera sa demande de réforme de la fédération canadienne \u2014 l'égalité entre les provinces \u2014 au débat en français qui sera repris ce soir à Ottawa.Même si les conservateurs ont retenu en bonne partie l'attention de M.Manning, il s'en est également pris au ministre fédéral de la Santé, David Dingwall, qui menace l'Alberta de sanctions si un hôpital privé de Calgary fait payer pour ries interventions médicales jugées nécessaire*.M.Manning a également déclaré que les coupes effectuées par les h heraux dans les soins de saute sont responsables ries fermetures ri'ho pitaux autant que les politiques provinciales, et il a qualifié d'inac-Ceptablc l'appui au concept de société distincte pour le Qtielu < .y; Presse Canadienne SASKATOON Les néo-démocrates tenteront de faire « remanier » l'Accord de libre-échange nord-américain afin de protéger les intérêts des Canadiens, a promis hier le leader du parti, Alexa McDonough.Tous les accords commerciaux que signe le Canada doivent garantir que les programmes sociaux, les industries culturelles et les normes du travail et de l'environnement sont protégés, dit-elle.« Nous ne serons satisfaits que lorsque nous aurons obtenu un remaniement de l'ALENA incluant ces types de protection », qui doivent aussi s'appliquer aux futurs accords commerciaux, a soutenu Mme McDonough.La leader du NPD répondait ainsi à une poignée de manifestants qui mettaient en doute sa position sur l'accord de libre-échange, alors qu'elle rencontrait des électeurs dans un marché de produits de la ferme.Un homme a accusé Mme McDonough de favoriser l'ALENA comme le Parti libéral et lui a demandé d'abroger l'accord commercial.Mme McDonough, qui fait campagne en vue de former l'opposition officielle et non le gouvernement, a souligné qu'elle n'auraii probablement pas l'autorité voulue pour le faire.« Les choses dont je parle sont les choses pour lesquel les nous allons nous battre.» L'emploi et les programmes sociaux sont les priorités du NPD, a dit Mme McDonough.Ces questions, rii'-elle, sont inextricablement liées à l'unité, car plus l'emploi et les mesures sociales seront équitables au Canada, plus les Québécois seront portés à rejeter la séparation.« Nous croyons que la création d'emplois, l'amélioration rie nos programmes sociaux et la lutte contre la pauvreté croissante, qui constitue une véritable honte pour le pays, sont la dé rie l'unité nationale », a dit Mme McDonough.Mme McDonough se riit optl miste, en depil ries sondages suc: gérant que l'appui au NPD et au Bloc québécois vient loin derrien celui des trois autres partis.^ LA PKLSSk, MOMRLAL.OIMANCHL 18 MAI IV97 Élections 97 A 7 La remontée des conservateurs ne leur i donnerait que dix sièges au Québec t *7 ANDRÉ PRATTE Malgré sa speaaculaire remontée dans les sondages, le Parti conservateur de Jean Charest n'aurait remporté qu'une dizaine de circonscriptions au Québec si les élections fédérales avaient eu lieu ces jours derniers, estime le sociologue Pierre Drouilly.Professeur à l'UQAM, M.Drouilly se spécialise depuis une vingtaine d'années dans la projection des résultats d'élections.A la demande de La Presse, il a appliqué son modèle de projection sur les résultats du plus récent sondage Léger et Léger, publié hier par le Journal de Montréal.« Ça me donne 41 sièges au Bloc, 24 aux libéraux, et 10 aux conservateurs », a révélé M.Drouilly.Le sociologue souligne cependant que plus une lutte électorale est serrée, moins ce modèle est précis : « Dans ce genre de campagne, la personnalité des candidats et le travail des organisations locales sont déterminants, et un modèle ne peut évidemment pas tenir compte de ces variables.» L.i plus récente enquête Léger et Léger donne, après répartition des Indécis ( 18%).35% des intentions de vote au Bloc québécois.33 % au Parti libéral, et 30 % au Parti conservateur.En une semaine, le parti de Jean Charest a donc gagné 10 points au Québec, un gain réalisé en grande partie aux dépens des libéraux ( -6 ).Le Bloc aurait perdu deux points.Ce sondage a été réalisé dès le lendemain des débats des chefs, soit du 14 au 16 mai, auprès de 1004 personnes.Un tel sondage est précis à 3,1 %, 19 fois sur 20.« Ceux qui sont passés aux conservateurs au cours de la semaine, a expliqué hier à La Presse le sondeur Jean-Marc Léger, sont pour la plupart des femmes, âgées de 25 à 44 ans, francophones et fédéralistes.Jusqu'ici, Charest était allé chercher son vote au Bloc, maintenant il gruge le vote des libéraux.» Pourquoi, avec à peine cinq points de pourcentage de moins que le Bloc, le PC décrocherait-il seulement dix sièges, selort les projections de M.Drouilly ?« Le Bloc continue de mener parmi les francophones, explique le professeur de l'UQAM.Les conservateurs prennent des votes aux libéraux, mais ça, ça ne nuit pas au Bloc.» lean-Marc Léger est d'accord : « Trente pour cent, c est assez pour achaler* mais ce n'est pas suffisant pour remporter beaucoup de coin- D'un sondage à l'autre Les intentions de vote au Québec (en pourcentage) \tPLC\tBQ\tPC\tAutres Léger & Léger (16-22 avril)\t37\t43\t15\t5 CROP-La Presse (17-22 avril)\t37\t35\t\u2022 25\t3 SOM-La Presse (18-23 avril)\t35\t40\t19\t6 SOM-La Presse (2-7 mai)\t39\t39\t13\t9 Angus Reid (5-8 mai)\t38\t36\t20\t5 Léger & Léger (6-9 mai)\t39\t37\t20\t4 Légers Léger(14-16mai)\t33\t35\t30\t2 Élections 25 octobre 1993\t33\t49\t14\t¦ 4 'La méthodologie des différentes maisons peut varier, particulièrement en ce qui a trait à la répartition des intentions de vote des répondants indécis et discrets.tes.» Selon ce sondage, le Bloc obtient 36 % des intentions de vote des francophones ( avant réparti-lion des indécis ).tandis que les conservateurs en ont 27 % et les libéraux 17 %.Les libéraux formeraient encore un gouvernement majoritaire ANDRE PRATTE Jean Chrétien aurait été réélu à la tête d'un gouvernement majoritaire si les élections avaient eu lieu ces jours derniers, indique un sondage Environies publié hier par le quotidien torontois Globe and Mail.L'ouragan Charest qui balaie le Québec n'est encore qu'une timide brise dans le reste du Canada.Ainsi, au lendemain des débats, le Parti libéral recueillait 40 % des intentions de vote dans l'ensemble du pays, jouissant d'une bonne avance sur les conservateurs ( 25 % ) et sur le Parti réformiste ( 18 % ).Si l'on compare ces données à celles d'un sondage Angus Reid réalisé une semaine plus tôt, les conservateurs auraient grimpé de 19 % à 25 % du vote national, tandis que les libéraux restent à peu près au même niveau ( ils étaient à 42 % il y a deux semaines ).Cependant, la remontée conservatrice est essentiellement due à ce qui se passe au Québec.Dans les autres régions, la situation a peu changé au cours de la dernière semaine.« Les libéraux dominent en Ontario, et juste ça c'est presque suffisant pour leur donner une majorité », a expliqué hier à La Presse Donna Dasko, vice-présidente d'Environics.En Ontario, le Parti libéral recueille 49 % des intentions de vote, contre 22 % pour les conservateurs et 17 % pour le Parti réformiste.Les libéraux mènent aussi confortablement au Manitoba et en Saskat-chewan, et bénéficient d'une avance de dix points ( 44 % c.34 % ) sur les conservateurs dans les Mari-limes.Jean Charest n'a pas fait de gains significatifs dans l'Ouest, où le rétablissement du Reform se confirme.En Colombie-Britannique, les libéraux ( 39 % ) et les réformistes ( 40 % ) sont coude à coude, laissant les conservateurs loin derrière.En Alberta, Preston Manning domine avec 40 % du vote, contre 30 % pour le Parti libéral et 21 % pour le Parti conservateur.Ce sondage Environics a été réalisé auprès de 1912 Canadiens entre le 13 et le 15 mai.Un tel sondage est précis à 2,3 % près, 19 fois sur 20.L'opposition officielle au Reform Une projection faite pour le Globe & Mail donne 186 sièges aux libéraux ( il en faut 151 pour former un gouvernement majoritaire ), 50 sièges aux conservateurs, 47 au Reform et seulement et seulement 17 au Bloc québécois.Cependant cette projection est probablement faussée par les résultats obtenus par la maison de sondage au Québec avec un échantillon limité de 507 personnes.Ici, Environics accorde 36 % du vote au Parti conservateur, 32 % au Parti libéral et à peine 27 % au Bloc québécois.Cela don- nerait 36 sieges bleus au Québec.Jusqu'à preuve du contraire, pour le Québec, il est préférable de s'appuyer sur les sondages réalisés par des maisons québécoises, sur la base d'échantillons plus imposants.À la demande de La Presse( voir autre texte ), le sociologue Pierre Drouilly, de l'UQAM, a réalisé une projection de sieges fondée, pour les provinces anglophones, sur les données d'Environics, et pour le Québec, sur le plus récent sondage Léger et Léger.Celte projection donne 190 libéraux, 48 réformistes, 41 hloquistcs et 22 conservateurs.Reste à savoir si la fièvre chares-tiste qui s'est emparée du Québec s'étendra aux autres provinces.Mme Dasko, d'Environics, en doute : « Depuis trois ans, tous nos sondages indiquent que les Canadiens, particulièrement les Onta-riens, sont satisfaits du gouvernement Chrétien.J'ai du mal à imaginer une débandade des libéraux.» Jean-Marc Léger, de Léger et Léger, apporte un point de vue différent : « Parce que c'est un média acrtea, 8 vit.88 Clvlc CX H/B 5 vi\t\tt.Plu s taure autres me\t\t par seiname \u20221 81 83 \u20221 \u20221 4.C.T.4 porta*.5 «H.A/C Ceretea 4 portas, auto.A/C 828 Toarfcaj 4 portas, aata., A/C CKHc DX 4 portas, S vit./mois 48 mois AUBAINE DE LA SEMAINE Le nouveau programme « TOUT COMPRIS TOUR VtmcmfS nCCASSN- c'ist.1.ABSOLUMENT AUCUN comptant raqué» f ?.Toutes taxas comprises (TPS at TVQ> 3.Préparation prélrvraison comprise 4.Premier paiement dent 30 jours 5.Vous n aurez aucune balança à payer à la fin du terme 6.Financement bancaire à taux préférentiel 7.Le prêt est remboursable en tout temps sans pénalité 8 Des termes do 24.36.48 ou 60 mois sont offerts ! \u2022 Ou 48 mois VR oamttt 96000km «KtutlPPtnstft, four la CKV comptas .utcnaigt \\m% \t-\u2014\u2014 A\tNI\tE\tL TT\tO\t\t\tTV ¦ JEjL\t\t\t\t 130, me Dubois.St-Fustache Voie de service de \\*N6C0.NCtS$ON 850.boni.Périgny.Chambl) 658-6699 À 15 minu.es des Ipoms.;.,.\u201e :, 5 U, .W0.W,w A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MAI 1997 Elections 97 BILLET Le coup Ile la tortue iBfean Charest st en train de répéter son exploit de la course à la direction ^NDRÉ PRATTE « Ce n'est pas vrai que la course est finie ! » Nous sommes le 16 mars 1993, à Sherbrooke.Jean Charest annonce sa candidature en vue du congrès à la direction du Parti conservateur.Et annonce, le plus sérieusement du monde, qu'il croit pouvoir battre l'archi-fdvorite Kim Campbell.Alors que tous les poids lourds du parti se sont désistés devant la Kim-manie.« Ça va l'aider pour la prochaine fois », « 11 fait ça pour le parti, pour qu'il y ait un semblant de course » : les savants observateurs de la scène politique, dont l'auteur de ces lignes, trouvent bien sympathique le sacrifice du jeune député de Sherbrooke.Et nous restons incrédules quand il répète : « Si je me suis lancé dans la course, c'est pour gagner ! » Puis, Jean Charest met sur pied une solide organisation, composée de jeunes loups déterminés à damer le pion aux bonzes du parti.Puis, Charest brille dans les débats.Puis, Campbell accumule gaffe sur gaffe.Charest a baptisé sa campagne « la tournée de la tortue ».Le 13 juin 1993, lors du congrès du parti à Ottawa, la tortue passera à un cheveu de coiffer le lièvre.M M M Le 25 octobre 1993.Dirigé de - mains pleines de pouces par Kim Campbell, le Parti conservateur s'effondre, et Jean Chrétien est élu premier ministre.Il ne reste que deux députés bleus au pays, dont Jean Charest.Lorsque La Presse le rencontre le lendemain, à son bureau de comté, M.Charest est comme il est toujours : calme, sûr de lui.Impossible de savoir ce qu'il ressent, une profonde déprime devant la déconfiture ou une grande fébrilité à la perspective de remplacer Mme Campbell : m Je ne veux pas donner l'impression que je suis sur le pilote .automatique.Mais ne comptez pas sur moi pour partager mes états d'âme.Je fais beaucoup d'efforts pour ne pas le faire.C'est privé.» La tortue est blindée.Charest pense, déjà, aux prochaines élections.Politicien jusqu'au bout des ongles, il a su apprécier le génie de la campagne libérale : « Ce que les gens voulaient, c'est de l'espoir.Si on leur propose des choses, les gens seront prêts à nous seconder s'ils savent où ça mène.De ce côté-là, les libéraux ont fait mieux que nous.» C'est une des plus grandes qualités de Charest : il sait apprendre.C'est pourquoi sa maturité politique dépasse de loin son âge ( 38 ans 1 Seulement ?Vous êtes sûr ?).Dans l'ombre, cultivant les profondes racines du parti, ignorant les sondages, Jean Charest parcourt le Canada durant trois ans.Au bout de cela, il publie un programme.Un programme critiquable, mais crédible.Un programme qu'il pourra montrer sur toutes les tribunes, comme l'avait fait Chrétien.Rappelez-vous : « Les gens seront prêts à nous seconder s'ils savent où ça mène.» Un programme, de plus, qui promet un million d'emplois.Rappelez-vous : «< Les gens veulent de l'espoir.» Commence la campagne électorale de 1997.« Les libéraux sont imbattables », « Charest va faire une bonne campagne, ça va lui servir pour la prochaine fois », pérorent les journalistes ¦jt dont, encore une fois, l'auteur de ces lignes.« Je fais cette campagne pour devenir premier ministre ! » jure le député de Sherbrooke.Oui.oui, Jean.Puis, Gilles Duceppe accumule gafi'e sur gaffe.Puis, Charest brille dans les débats.El voici qu'à deux semaines du scrutin, les sondages révèlent une remontée des conservateurs.Retenons notre souffle, rava Ions nos prédictions: avec la tortue, rien n'est impossible.^ t y Dans l'Ouest, le ton se durcit à l'égard des « séparatistes » PAUL ROY VANCOUVER Les séparatistes québécois passent à la caisse plus souvent qu'à leur tour, ces jours-ci, dans l'Ouest.En éditorial, hier, le Vancouver Sun écrivait qu'il est temps que les leaders politiques canadiens arrêtent d'avoir peur de froisser les « militants du Québec ».Ces leaders doivent au contraire commencer à refléter les vues des Canadiens, pour qui « la partition d'enclaves fédéralistes au Québec n'est pas seulement pensable, mais peut-être nécessaire pour garantir les droits de ces Canadiens qui ne peuvent même pas afficher dans leur langue ».Cet éditorial se voulait une conclusion à une série de sondages publiés cette semaine par la chaîne de journaux Southam, et qui jonglaient allègrement avec des concepts comme la partition et l'intervention de l'armée canadienne au Québec.Cet état d'esprit n'est sans doute pas étranger à un regain marqué de popularité du Parti réformiste, en Alberta et en Colombie-Britannique.« No spécial deal ( for Que-bec ), equality for ail provinces ! » martèle en effet la publicité du parti de Preston Manning à coeur de journée.Et si le Québec se sépare, menacent aussi les réformistes, il va se rendre compte que la séparation n'est pas un pique-nique.Ce discours plaît de toute évidence à plu- ,\u2014r I _\u2014.\\9fy& PHOTOPC Le sentiment anti-souverainiste n'est pas étranger à la popularité des réformistes, en Alberta et en Colombie-Britannique.« Equality, not Distinct Society » martèle la publicité du parti de Manning.sieurs, plus on s'approche du Pacifique.On n'a, pour en juger, qu'à lire le courrier des lecteurs du Sun ou, encore mieux, à tendre l'oreille aux tribunes téléphoniques à la radio.Rafe Mair, décrit comme un partisan de la ligne dure à l'égard du Québec, anime une telle tribune téléphonique quotidienne à CKNW.Nous lui avons parlé plus tôt cette semaine.« Je ne suis pas d'accord avec le terme ligne dure, nous a-t-il dit.Je vois plutôt deux visions diamétralement opposées du Canada : celle des deux peuples fondateurs, que nous rejetons totalement, et celle de l'égalité des provinces, que nous appuyons.» Rafe Mair, qui s'est montré fort affable, est une vedette médiatique importante, ici.« Son opinion compte, nous dit un ex-politicien, 10% de la Colombie-Britannique l'écoute ! » Et ces jours-ci, M.Mair est plutôt pessimiste.« Ce pays a rendez-vous avec de très sérieuses questions, nous a-t-il dit, ce pays est en difficulté.» Portrait de Beilechasse Etchemins- Mommagny-L'lslet Le candidat libéral inquiète ses adversaires du Bloc et du PC Résultats de 1993 LANGL01S.François (BQ) 16 981 BLAIS.Pierre (PC) 15 831 LEMIEUX.Éric (PLC) 8 361 LECLERC.Robert (NPD) 601 Majorité 1993: Bloc québécois 1150 voix Avec la nouvelle carte électorale: majorité btoquiste de 1757 voix Candidats en 1997 LANGLOIS.François (BQ) NORMAND.Gilbert (PLC) ROY, Denis (PC) MICHAUD.Brenda(NPD) GOULET, Jacques (REF) Population (%) Francophones jj Non-trancophones 99,2 0,6 Référendum 1995 (%) OUI\tNON 1 46,1\t53,9 Infographie U Presse GILLES NORMAND Cinq candidats se disputent le comté de Bellechasse-Etchemins-Montmagny-L'Islet, où les yeux sont tournés vers le candidat libéral, le Dr Gilbert Normand, ex-maire de Montmagny, que ses adversaires considèrent comme la principale menace.Une bataille de terrain sans merci marque la campagne électorale dans ce territoire qui, avec ses 110 kilomètres longeant le fleuve et ses terres agricoles et forestières qui s'étendent jusqu'à la frontière américaine, a une superficie comparable à celle de la Belgique.La particularité de cette circonscription, qui vit surtout de la petite industrie ( plusieurs exportent leurs produits en Ontario et aux États-Unis ), de l'agriculture et du tourisme, est d'afficher l'un des taux de chômage les plus bas au pays, avec moins de 7 % de chômeurs.Sa population compte 85 000 personnes, qui vivent dans une soixantaine de municipalités et dont le salaire moyen est de 34 016$.Le député fédéral actuel, le blo-quiste François Langlois, avocat, notaire et enseignant de son état, a gagné son élection par 1100 voix de majorité, en 1993, en défaisant un gros canon du Parti progressiste-conservateur, le ministre Pierre Biais.La transposition des votes de 1993 selon le nouveau découpage de la carte électorale accorderait 500 voix de plus au candidat blo-quiste.Mais au référendum de 1995, le NON l'a emporté par 57 % dans la portion Montmagny du comté, et par 54 % dans Beilechasse.M.Langlois, met aujourd'hui l'accent sur la concertation et estime avoir fait avancé des dossiers difficiles, en collaborant avec les forces du milieu, dont le député libéral provincial Réal Gauvin.« Un seul dossier a divisé la région, c'est le dossier référendaire », fait observer M.Langlois.Lorsqu'on aborde la venue du Dr Gilbert Normand pour le Parti libéral du Canada, M.Langlois reconnaît qu'il s'agit « d'un candidat qui a de la notoriété ».« Mais, la notoriété a son actif et son passif », indique le candidat bloquiste, faisant allusion aux deux mandats de M.Normand comme \"maire de Montmagny, entre 1985 et 1993.« Ce n'est pas son équipe, c'est son opposition qui est à l'hôtel de ville présentement », souligne-t-il.Le Dr Normand, que l'on considère comme le candidat le plus menaçant pour le député Langlois, montre une grande confiance.Des pointages du PLC lui indiquent « que ça vaut la peine de continuer à travailler ».Il fait valoir sa participation au développement régional et touristique et on lui doit la fondation de l'Office du tourisme de la Côte-du-Sud.Il a présidé le sommet économique régional de 1992.Bien qu'ayant abandonné la pratique de la médecine en 1989, il est toujours médecin-conseil en santé publique.Au Bloc québécois dont la publicité fait état de « la force de la parole », le candidat libéral répond que sa maxime à lui, c'est plutôt « la force de l'action ».Et il se plaît à citer l'ex-président américain, Roo-sevelt : « Ceux qui font le progrès sont ceux qui font les choses et non ceux qui discutent comment elles auraient dû être faites ou n'être pas faites.» Chose certaine,.les libéraux mettent le paquet dans le comté pour faire élire leur candidat.Stéphane Dion et Jean Chrétien s'y sont succédé cette semaine ; le député d'Outremont, Martin Cauchon, et le ministre Marcel Massé l'ont fait peu avant.Le troisième candidat qui croit à ses chances d'être député, est le conservateur Denis Roy, avocat de l'aide juridique.Sa campagne consiste grandement à dire du bien de son chef Jean Charest.« M.Charest souligne que tout peut arriver en campagne électorale.U donne l'exemple de M.Harris en Ontario, qui partait perdant mais qui a été élu, et aussi celui de sa propre campagne à la direction du parti contre Kim Campbell.Il a failli l'emporter.» Qu'importe l'issue, le gouvernement sera minoritaire, croit-il.Sa principale cible est le candidat libéral.Lui aussi reconnaît sa notoriété, mais il y voit des éléments négatifs, dont la hausse de l'impôt foncier à Montmagny.De son adversaire bloquiste, il soutient qu'il a surtout été déterminant par son absence dans le comté.Il soutient que lui, ayant été à l'école de Pierre Biais dont il a été chef de cabinet, sera beaucoup plus actif dans la circonscription.Il promet d'ouvrir, s'il est élu, un bureau dans chacune des quatre MRC.Les deux autres candidats dans la course sont Brenda Michaud, du NPD et Jacques Goulet, du Parti réformiste.Des électeurs sous le charme de Jean Charest MICHÈLE OUIMET Le jeune candidat conservateur du comté de Laurier\u2014Sainte-Marie, Yanick Deschênes, ne portait pas à terre, hier.Gonflé à bloc par le dernier sondage Léger et Léger qui indique une remontée spectaculaire des conservateurs au Québec, il jubilait : «< On va gagner, vous allez voir, on va gagner !!! » Transporté par l'enthousiasme, le jeune Deschênes, qui aura 26 ans en juillet, humait déjà le parfum de la victoire et osait à peine imaginer Jean Charest en premier ministre du Canada.Rien de moins.Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.Yanick Deschénes doit d'abord affronter un adversaire de taille: le chef bloquiste Gillct Du-ceppe, qui a raflé (c comté ave* urte confortable majorité de 15 000 \u2022 i\\ en 1993 et qui est nettement favori se par la nouvelle carte électofalei Qu'à cela ne tienne, les conservateurs tablent sut la Juiresinuinic et les ck boires du Bloc.Kn ce samedi \u2022nsoleillc, quoi- qu'un peu frisquet, le premier depuis un bon bout de temps, les électeurs de Laurier\u2014Sainte-Marie, francophones à 80 %, se prélassent au soleil et se soucient bien peu de cette campagne électorale, la septième en neuf ans, et des derniers sondages qui, pourtant, font frétiller tous ceux qui s'occupent de près ou de loin à la chose politique.Au carré Saint-Louis, assis sur un banc, Youri Rivest, un jeune informaticien de 27 ans qui travaille pour une firme de sondages, lit tranquillement La Presse.Bloquiste à Ottawa et péquiste à Québec, il avoue qu'il est séduit par Jean Charest.« S'il avait une bonne équipe, je voterais peut-être pour lui, dit-il.Il aime le Canada, il est « onvaincu, et ça, ça vient me chercher.» Un peu plus loin, Marc-Andre Cyr, un jeune père ch *2 ans.explique que la politique ne l'Iitti resse pas vraiment, qu'il n'a pas voté en 1993 et qu'il fera probablement la même chose cette année.Mais s'il vote, ce sera pour Jean Charest « parce que c'est le plus crédible », précise-t-il.Yves Petit, un électeur de Saint-Bruno qui profite aussi du beau temps pour flâner un peu, affirme que, pour la première fois de sa vie, il ne votera pas.U a 45 ans.Il en a ras le bol de tous les politiciens.En 1993, il a opté pour le Bloc, mais cette année, il n'est pas question qu'il vote pour eux.« Je les trouve ridicules, lance-t-il.Ils n'arrêtent pas de s'embourber.Je suis très déçu.» Et les libéraux ?Dans le comté voisin d'Outremont, Martin Cauchon, candidat libéral et ministre dans le gouvernement Chrétien, fait du porte-à-porte.Lui aussi profite du beau temps pour essayer de convaincre quelques électeurs de voter pour lui.En bon politicien, il refuse de commenter le sondage Léger et Léger.Pourtant, la remontée des conservateurs au Québec ne se fait plus seulement aux dépens des bloquistes mais aussi des libéraux et Martin Cauchon, qui a remporté Outremont avec une majorité de 4500 voix en 1993, est défavorisé par la nouvelle carte électorale, où son avance n'est plus que de 2800 voix.La victoire est donc loin d'être acquise même s'il se bat contre deux illustres inconnus : Maryse-Ricard, pour les conservateurs, et Michel Sarra-Bournet, pour les bloquistes.Il doit aussi se colleter contre un autre adversaire, plutôt inattendu celui-là : Denis Cauchon, du Pani de la loi naturelle, promoteur de la méditation transcendantale comme solution à tous les problèmes.La confusion entre les deux candidats qui portent le même nom enlèvera-t-elle des votes au libéral ?Peut-être.Chose certaine, Martin Cauchon ne prend pas la chose a la U gère.À chaque électeur qu'il rencontre, il prend bien soin de dissiper le malentendu.On ne sait jamais. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MAI 1997 A 9 Un mécène et les paroissiens évitent la démolition de leur petite église à Saint-Adolphe-d'Howard ANDRÉ TRUDCL À une époque où des églises ferment leurs portes, faute de fidèles, la rénovation de la petite église de Saint-Adolphe-d'Howard, au coût de 400 000 $, tient du miracle, assure le curé.Les travaux sont terminés depuis quelques semaines.L'inauguration officielle se fera cet été.Quand Maurice Brisebois a été nommé curé à Saint-Adolphe-d'Howard, à l'automne de 1995, son évêque lui a dit : « Ton premier problème sera celui de la rénovation de l'église.Elle n'est plus sécuritaire.» Effectivement, cette coquette construction bien campée au bord du lac Saint-Joseph ressemblait fort au sépulcre blanchi de l'Évangile.Elle paraissait bien extérieurement, avec ses murs blancs et son clocher azur.Mais ses fondations, remontant à 1914, étaient pourries.Il était question de démolir et d'offrir aux catholiques du village une messe hebdomadaire à l'hôtel-de-ville.Un comité paroissial avait été formé pour recueillir des fonds.Mais, ayant échoué dans sa demande de subvention auprès du gouvernement provincial, ce comité présenta sa démission au nouveau curé, dès son arrivée.À quelque temps de là, mourut la mère de l'épouse du premier ministre Jacques Parizeau, Mme Lisette Lapointe.Les Lapointe possèdent une résidence secondaire à Saint-Adolphe.À la demande de la famille, un office religieux eut lieu dans cette localité, après les obsèques officielles à Montréal.I t*/»* yak PHOTOS PIERRE CÔTE, la Presse L'église de Saint-Adolphe-d'Howard a été complètement restaurée, intérieurement et extérieurement.Le curé Brisebois eut alors l'occasion de s'entretenir avec le premier ministre.« Vous avez fait une erreur d'adresser votre demande de subvention à mon épouse, lui dit en substance M.Parizeau.Si j'avais obtempéré, l'opposition m'aurait accusé de patronage.Il existe un fonds du patrimoine religieux de 35 millions, au Québec, que Jean Campeau et moi avons mis sur pied.Il est destiné à la restauration des églises de toutes confessions.C'est par ce fonds que vous pourrez obtenir l'octroi que vous avez déjà demandé.» Une subvention Effectivement, les 80 000 $ auxquels la région de Lanaudière avait droit cette année-là furent entièrement versés à la paroisse de Saint-Adolphe qui seule en avait fait la demande.Le comité de financement se regroupa et reprit sa campagne.Aux 80 000 $ du Fonds du patrimoine vint s'ajouter 130 000$ recueillis auprès des paroissiens et des estivants.L'église était sauvée.L'évaluation des travaux extérieurs s'élevait à 240 000 $.Il fallait refaire les fondations, les murs et le toit.L'architecte Guy Blain fut choisi pour diriger les travaux.« Pour la rénovation intérieure de l'église, rapporte le curé Brisebois, nous avons vécu un véritable roman.Le plan initial avait prévu des dépenses de 58 000 $.Un mécène avait accepté d'en éponger la somme.La facture réelle s'est chiffrée par 148 000 $ ! Mais, fidèle à sa parole, le mécène a tout payé.» Jacques Corriveau, de Pluri J)e-sign Canada, s'est occupé de la*rénovation intérieure.La région de Saint-Adolphe/-située à quelque 80 kilomètres de Montréal, est parsemée de plus de 85 lacs.« Un royaume de villégiature quatre saisons », assure le guide touristique des Laurentldes.L'hiver, les adeptes du ski de fdhd, de la motoneige ou du patin y trouvent leur compte.L'été, la pêche et les sports nautiques rassasient les plus exigeants.Un camp musical accueille les jeunes musiciens et de nombreux concerts prennent l'affiche tous les week-ends.Ce village de 2300 âmes s'éparpille en grappes de résidants .à la réserve Morgan, au lac de la Montagne, au lac Saint-Denis, au,;lac Long, au Domaine des quatre ,lacs, de même qu'aux lacs Louise, Vert et Beauchamp.Grâce à sa générosité et à telle d'un mécène qui préfère gârlder l'anonymat, la population locale, menacée de perdre son église et son curé, peut désormais profiter d'un temple coquet qui offre trois messes par fin de semaine pendant l'été et deux, le samedi ert-fin d'après-midi et le dimanche malin, le reste de l'année.Trois églises ont déjà fermé leurs portes dans le diocèse de Saint-Jérôme : l'église Saint-Julien, de La-chute, l'église Saint-Lucien, de Saint-Jérôme et l'église Saintijlé-dempteur, à Sainte-Thérèse.' f; « L'exemple de Saint-Adolphe-d'Howard représente peut-être l'étincelle qui ravivera la flamme religieuse h, souhaite le curé Maurice Brisebois.SY Ai A L'intérieur de l'église a été * remodelé à limage du temple construit en 1914.Tout comme le toit de l'église, le.I clocher a été remis à neuf.Le soiage et les murs extérieur» ont été entièrement remplacés.LOCATION OU 13685 LOCATION par mois/24 mois huluAtii entretien saris fïAis?ACHAT Pour un temps limite, vos concessionnaires Mazda vous proposent des offres imbattables sur la spacieuse Protégé SE 1997 Location ou achat, à vous de choisir.et de vous éclater ! s concessionnaires Mazda du Québec \\l.\\/il.> iS-OKÀc I clflioii S|vu.\\U l°° f nicJrwuu iWusfrtt offerts «n option 'Modales Protégé SC 1997 s appliquent a Coffra r/antmtian Pour ï.irhet le pni mrJut h crédit 04XJS/AA10 métKmt Pour les deux offres transport et préparation de 79* 1 mvnatriculation.asti éoeeralint da 10DOSou < iMiuti uu Voyez votre conotattomaca participant Cariants conditions «'appliquant.EMPORTE-MOI la location comptant «mal de 15001.premier mots at dépôt da 250S auges.?0000km par an.fran de 8 f te km additionne! tCetaatts rttttictiQna A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MAI 1997 affiche Adressez vos communiqués fc.Têtes d'affiche La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y IK9 Lm étudiant au doc-f toral Damien Ga-houry, et le pro-fesseur Real Daigneault, de l'Université du Québec à Chicou-www, ont tous deux reçu la médaille lommémorative Barlow, avec Gfiyslain Tourigny, du ministère des Ressources naturelles et Claude Gjbeil, de la compagnie Cambior.Annie DesRochers, inscrite au pro-j:tjKîime de maîtrise de PUQAC, a pctiir sa part remporté la médaille cior du gouverneur gênerai, une nlfjLiille d'argent ayant été remise alVlichaël Girard, de la même université.Enfin, les étudiants méritants de l'UQAC se sont partagé 800 000 S en bourses accordées pour souligner l'excellence des étudiants de 1996-1997.On a attribué 96 bourses au premier cycle, et 89 aux deuxième et troisième cycles.D* Hélène Boisjoly ¦ Le Hélène Boisjoly, chef du dcj)artcment d'ophtalmologie de l'hôpital Maison neuve-Rose-inont et directri-ce de la recherche .en ophtalmologie à l'Université de Montréal et au Centre de recherche Guy-Bernier de l'hôpital Maisonneuve-Rose-mont, vient d'être mandatée par le Fonds de la recherche en santé du Québec, pour assurer la coordination du Réseau en santé de la vision du Québec.¦ ¦¦ ¦ Dans le cadre de la soirée Méritas de l'Institut du Québec, des prix Ondes ont été remis à des élèves et membres du personnel, pour des actions ou des réalisations exceptionnelles.Les lauréats sont : F ne Lengellé, Ghislain Brassard, François Dionne, l'animateur sportif Denis Saint-Laurent, la secrétaire Danielle Cormier, Patrick Bru- r net, l'agent d'information Jean Lavigne, Laurent Legault, le directeur adjoint Pierre Michotte et Denis Sain; - Laurent.¦ Chad Gaffield, président de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales, Janyne Hod-der, principale de l'université Bis-hop's, Serge Audet, secrétaire-trésorier de la Société de développement économique de la région sherbrookoise, et Pierre Reid, recteur de l'Université de Sherbrooke viennent de signer une entente qui amènera 7000 congressiste à l'Université de Sherbrooke et à l'université Bishop's en 1999, à l'occasion du Congrès des sciences humaines et sociales.¦ La Fondation du centre hospitalier Honoré-Mercier, de Saint-Hyacinthe, attend 432 golfeurs à son triple tournoi de golf qui se déroulera simultanément sur autant de terrains de golf à A et on Va le, La Providence et Saint-Hilaire.Placé sous la présidence d'honneur du D1 René Perrault, éminent chirurgien du réseau santé Richelieu-Yamaska, ce tournoi de golf inusité aura lieu le jeudi 19 juin.Cette journée de golf sera clôturée par un grand dîner au pavillon des Pionniers du terrain de l'exposition de Saint-Hyacinthe.Renseignements : 773-4733.¦ Toutes les personnes concernées par la maladie de Charcot-Marie-Toolh, sont invitées à assister à la conférence que donnera le Dr François Grand-Maison, neurologue et chercheur sur cette maladie, le 31 niai, au centre de réadaptation Lucie-Bruneau.Renseignements : 325-4451, Jeannette Loisel.\\1 D* René Perrault Guy Gélineau, prix Méritas La chambre de commerce de Laval a honoré jeudi lors de son 16e gala Dunamis / Méritas les personnalités et les entreprises qui ont fait leur marque durant Tannée.C'est ainsi que M.Guy Gélineau notre photo ), directeur du développement et secrétaire général de l'Institut Armand-Frappier, s'est vu attribuer le titre de Méritas de Tannée.De plus, neuf entreprises ont reçu chacune un trophée Dunamis.Il s'agit du Centre des affaires internationales ( C AI ), Au Dragon Forgé, Fu-turchoix Perceptech, Gebo Industries ( Canada ), Cité de la santé.Technologie DR, Agua-Réhab et Emploi Rive-Nord.Le titre de l'entreprise lavalloise de Tannée a été décerné à Gebo Industries « Canada ).La chambre de commerce a créé le prix Démarrage pour encourager les nouvelles entreprises qui s'installent dans i'iic Jésus.Le premier lauréat a été M.Alain Beaudet, président de Pablo &\u2022 Pepe.50 ans d'amour La Presse rend hommage à un couple de ses fidèles lecteurs, Pauline Gravel et Richard Guernon, unis pour la vie depuis 50 ans.Ils se sont rencontrés au parc Lafontaine, se sont retrouvés aux soirées musicales du parc Mol-son, avant de s'établir dans Saint-Michel.Ce fut en pionniers qu'ils se sont établis à Laval-des-Rapides, en 1950.Aujourd'hui, c'est comme bénévoles de Tâge d'or de la paroisse Bon Pasteur qu'ils se retrouvent, encore ensemble.Le prix Mireille Lanctôt remis à une école L'école primaire de la Petite Bourgogne a été choisie pour recevoir le prix de journalisme Mireille Lanctôt de 5000 S, dont 4000 $ pour l'achat de livres.Les élèves de 5e et 6e années ont été invités à écrire un texte d'information journalistique, les meilleurs se partageant 1000 $ en bourses.Les lauréats sont, ici en compagnie de la journaliste Michaëlle Jean de la SRC, membre du jury, leurs enseignants, et Martine Lanctôt, présidente de la fondation Mireille-Lanctôt : Kim Tran, Huong Phan Ouynh, David Hsieh, N'tchidje Doumbia, Claude Pétrin, Anh Dao Thi Hong, Rosul Khalique, Nathalie Polanco, Oscar Quezada, Thyda et Jahmane B.Devant la qualité des textes, la directrice de l'école, Thérèse Lessard, compte bien répéter l'expérience.\u2022 ».i Y ¦ Pratt & Whitney investit dans son avenir En donnant 50 000 $ au Fonds de développement du collège Édouard-Mont-petit, somme devant être affectée à l'École nationale d'aérotechnique, Pratt & Whitney investit dans son avenir, car plusieurs de ses futurs travailleurs seront formés dans cette école à laquelle l'entreprise a encore donné un avion.Dans Tordre habituel : Claude Ostiguy, directeur général du cégep ; Jacques Goyette, président du CA du cégep ; Serge Brasset et Jacques Spencer de la fondation ; Jean Colpin et José Jacome, de Pratt &\u2022 Whitney.1 r.1er.Wo foncer I oi.Jf» vie LE BOULOT VERS.cent quarante mille six cent 1-123.MSfefe 07A1 M* bénéfice 140 600 $ de mercis du Boulot vers.Le concert-bénéfice du Boulot vers.( pour la réinsertion des jeunes ) a permis de récolter 140 600 $.S'en réjouissent, dans Tordre habituel : Robert Perron, président du comité organisateur du concert donné par André Gagnon ; Paule Doré, présidente de la chambre de commerce du Montréal métropolitain ; Jean Talbot, vice-président du Boulot vers.et vice-président Consol-tex ; Jeanne Doré, directrice du Boulot vers.; et Jean Noelting, président du Boulot vers.et président de la division des fromages d*.Aliments Ault.é 1 r. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MAI 1997 Ail Le Spectacle aérien de Montréal fait voir Mirabel sous de meilleurs cieux SONIA SARFATI Le billet VIP pour le Spectacle aérien de Montréal coûtait 30 $.Plus de deux fois plus que le billet d'entrée ordinaire.Mais pour rien au monde Giovanni Amicone n'aurait raté hier l'occasion de se trouver au premier rang lors du passage des six Blue Angels dans les cieux de Mirabel.En fait, s'il s'était écouté, il y serait retourné aujourd'hui, pour la deuxième et dernière représentation de ce spectacle aérien d'une durée de quatre heures où, pour la première fois en cinquante ans d'existence, se produit la célèbre escadrille de F-18 de la U.S Navy.« J'aime ces grosses machines, à la fois si puissantes et si précises », fait cet inconditionnel qui, enfant, fabriquait des maquettes de véhicules divers.Aujourd'hui ?Eh bien.il donne dans les modèles d'avions téléguidés ! Cela, en compagnie de son beau-frère, André Orsini, qui retrouve dans un tel spectacle « le même feeling que dans les courses de motos ou d'automobiles ».Un sentiment que partageaient hier des milliers de personnes : les organisateurs estiment qu'ils étaient plus de 30 000 ( dont beaucoup de familles ) à s'être rendu sur le site, à l'aéroport de Mirabel.Mais des milliers d'autres ont assisté « clandestinement » à l'événement, après avoir stationné leur automobile le long de l'autoroute.Un spectacle qui leur en a mis plein les yeux ( et les oreilles ).Entre autres, pendant le numéro des Northern Lights, seule équipe civile d'acrobatie aérienne à cinq avions en Amérique du Nord.Retournements, tonneaux, vrilles, boucles, renversements : ils exécutent tout ce que l'on peut imaginer ! « Ces pilotes sont parmi les plus disciplinés au monde », répondait Julie Payette ( sur place pour présenter deux T-38 que la NASA a achetés et modifiés pour l'entraînement des astronautes ) à ceux qui osaient évoquer les « têtes brûlées » à la Top Gun.Et Julie Payette sait de quoi.et surtout de qui, elle parle : elle connaît bien les membres des Northern Lights, particulièrement les deux Québécois faisant partie de l'escadrille ( André Lortie et Mario Hamel ) et la seule femme de l'équipe, la Suissesse Michèle Thommey.« Il y a peu de femmes parmi les pilotes d'acrobatie, note l'astronaute.Mais Michelle, en plus, est parmi les seules.sinon la seule, à faire de la voltige en formation très serrée.La plupart des autres volent en solo.» Repris aujourd'hui, le spectacle compte des numéros nombreux et variés : en effet, si le Stealth, cet avion furtif invisible au radar n'a pas fait son apparition ( ! ) hier, les spectateurs ont tout de même eu droit à une quinzaine de numéros.Passage tout en grâce ( et en silence ) du planeur piloté par John Mahony, avec le vent à écorner un boeuf qui soufflait sur Mirabel ! Numéro époustouflant d'Erik Haa-genson, champion américain de haute voltige en solo.Ou le vol de ce mastodonte qu'est le Lockheed C-130.Surnommé Fat Albert, cet engin accompagne les Blue Angels dans leurs tournées : il peut transporter 11 339 kilos de matériel, 20 865 kilos de carburant et les techniciens affectés à l'entretien des six F-18.Un entretien plus que minutieux, on s'en doute.Auquel s'ajoute l'immense dextérité des pilotes.Il le faut, quand deux avions sont appelés à se croiser à 1600 km/h ( Montréal-Québec en huit minutes ! ).Ou que quatre bolides s'amusent à voler à moins d'un mètre les uns des autres.Ce doit être ce que l'on appelle avoir le compas dans l'oeil.L'agent Martin Bourgeois.Roger Jonathan Thomas.PHOTO MÇHEl GRAVEL LêPms?* Saint-Pierre et deux jeunes aidant à la cuisine, Dave Gagnon et 00H Les jeunes, « il faut les occuper » JEAN-PAUL CHARB0NNEAU « J'étais en maudit.Le ciel descendait sur la terre et la terre montait au ciel.Je me suis assis, ma femme m'a dit que ça ne réglerait rien, même si j'étais en colère.J'ai répondu que j'allais essayer d'organiser quelque chose pour les jeunes.» Roger Saint-Pierre, 72 ans, raconte comment il a réagi lorsque son fils lui a appris que tous ses outils avaient été volés par des jeunes dans son garage de la maison familiale à Saint-Eustache.« Je n'étais pas en colère seulement contre les jeunes qui m'ont volé, reprend M.Saint-Pierre, mais aussi contre la police.J'ai très mal reçu les deux agents qui sont venus à la maison en leur lançant qu'ils passaient comme des aveugles quand ils patrouillaient.Puis je me suis dit, il faut faire quelque chose, même si j'en veux à tous les jeunes, la terre n'arrêtera pas de tourner.Sur le coup t'as le feu, mais il faut être capable de se contrôler.» Il a mis sur pied le projet La main tendue aux jeunes de la rue.Et aujourd'hui, M.Saint-Pierre, un ancien technicien en chauffage, donne un minimum de 30 heures par semaine bénévolement pour aider une quinzaine de jeunes de Saint-Eustache à s'en sortir.Il travaille en étroite collaboration avec l'agent Martin Bourgeois et d'autres policiers municipaux de cette municipalité.Il ne veut pas savoir si dans le groupe, il y a en qui ont participé au vol de ses outils.« Mais, ça n'a pas été facile.J'ai frappé à plusieurs portes.Plusieurs organismes ont des subventions et se vantent d'aider les jeunes, mais après m'avoir écouté, ils ont refermé la porte.Une chance qu'il y a eu le Club optimiste de Saint-Eusta-che-Est », a expliqué M.Saint-Pierre qui dirigeait hier une « journée spaghetti » pour aider ses protégés.II faut les occuper Il est de ceux qui croient que les jeunes de la rue font des choses ré-préhensibles parce qu'il n'y a rien pour les occuper.« Il ne faut pas les tasser, il faut les aider.J'ai parti des dîners communautaires pour les personnes âgées et des jeunes sont venus m'aider à servir les repas.Les pires sont les 16-25 ans.Il faut leur donner confiance, leur montrer qu'ils sont capables de faire des choses.Ils veulent être appréciés.J'ai avec nous une jeune décrocheuse de 14 ans, elle ne veut pas s'en aller.J'en ai un autre de; 17 ans qui demeure seul et qui s'eh va en thérapie.Il veut rester avec nous, je ne peux pas le laisser », a expliqué M.Saint-Pierre, père de quatre enfants, qui a toujours aimé faire la cuisine, même lors de son stage dans l'armée.Au début de son projet, il voyait ses protégés deux fois par mois, mais les rencontres vont se produire plus souvent, car il est en train de mettre sur pied une petite entreprise qui confectionnera des repas pour les personnes malades.Durant toute la journée d'hier, des jeunes et des policiers ont servi des centaines d'assiettes préparées par M.Saint-Pierre qui avait comme assistants deux jeunes dans la vingtaine sans emploi.C'est l'agent Martin Bourgeois qui a trouvé les commanditaires pour aider à la réa-.lisation de la journée.« Nous sommes équipés poux servir 600 repas.S'il en manque, nous savons où aller en chercher », a lancé M.Roland Audv, vice-prér sident du Club optimiste Saint-Eustache-Est.Pendant que M.Saint-Pierre fait de la « popote », sa femme peint.« Nous allons fêter notre 50e anniversaire de mariage en juillet, faui^ croire qu'on s'arrange bien », dit-ïl avec fierté.Robot s Quelque 2800 personnes se sont présentées hier à la journée porte ouverte organisée par la section de l'Unité d'urgence de la Sûreté du Québec à Saint-Hubert.Maîtres-chiens, hélicoptère et les policiers du groupe d'intervention ont particulièrement retenu l'attention du public.Il va sans dire que la présence de l'humoriste Jean-Marc Parent y était également pour quelque chose.Des enfants ont été émerveillés devant le robot mécanique de la S Q servant au désamorçage des bombes.EN BREF La guigne se poursuit ¦ Une panne d'électricité survenue hier a la cuisine centrale de Bois-briand des restaurants Commensal, fermée depuis une semaine à la suite de la découverte d'une bactérie, a forcé la direction de la compagnie à reporter la réouverture à demain.Descente à Laval ¦ Les policiers de Laval ont effectué vendredi soir une descente dans le Bar Illusion.Cinq personnes ont été accusées de possession de drogue et dix, de s'être trouvées dans une maison de débauche.Depuis le 4 mars, le Département de police de la Ville de Laval a mené 12 opérations contre des établissements licenciés et salons de massage contrôlés par le crime organisé.C'EST PAS TOUS LES ]OURS QU'UN CONCESSIONNAIRE VOUS OFFRE LE CHOIX! 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gratifications diverses.En mars, le parquet avait blanchi le lïls du président, qui était désigné par l'opposition comme l'un des organisateurs d'une très importante affaire de pots-de-vin impliquant le groupe industriel Hanbo.S'il est reconnu coupable de ces deux chefs d'accusation, il risque l'emprisonnement à vie.d'après APet AFP CUBA Ffotilie anticastriste ¦ Huit embarcations et deux avions de tourisme d'une organisation anticastriste américaine ont manifesté à environ 14 milles nautiques au large de La Havane, sous la surveillance d'un navire des garde-côtes améri- \u2022 ça in s, d'un hélicoptère américain Sgïfrêté pour la presse et du chasseur de sous-marin 321 de la ^'.Marine nationale cubaine.Un «-\"ties leaders de l'opposition intérieure, Elizardo Sanchez Santa vïruz, a critiqué les objectifs assignés à cette expédition visant se- \u2022 Ion ses organisateurs à favoriser tin mouvement de « désobéissance civile » à Cuba.i î SUD-LIBAN * * ; « < : * ?d'après AFP Raids israéliens ¦ L'aviation israélienne a mené hier soir, à dix minutes d'intervalle, deux raids aériens contre des bases du Hezbollah pro-ira-nien au Liban sud, a indiqué la police libanaise sans faire état de victimes.Vendredi, la chasse israélienne avait déjà mené 17 raids contre des fortifications du Hezbollah au nord de la zone occupée, en représailles à une opération de la formation intégriste jeudi soir au cours de laquelle trois militaires israéliens ont été tués et sept autres blessés.d'après AFP AFRIQUE DU SUD Meyer quitte le PN ¦ Le Parti national ( PN ) sud-africain a perdu hier Roelf Meyer, l'un des dirigeants les plus populaires de cette formation dirigée par Frederik de Klerk.Roelf Meyer, ancien ministre sous le gouvernement d'apartheid et responsable des négociations constitutionnelles jje transition en Afrique du Sud avant la tenue des premières élections multiraciales d'avril 1994, a indiqué que son départ était motivé par la nécessité de Çe sentir libre de discuter avec d'autres formations de la possibilité de créer un nouveau et Vaste mouvement politique.Chargé d'une étude sur l'avenir du NP, il avait déclaré la semaine dernière que le passé du parti ait trop lourd pour lui permet-de survivre dans ses structu-actuelles.Jl s'était prononce ur un changement de direc-n et de nom du NP.d'après AFP Israël Taupe à la CIA m Des responsables israéliens auraient identifié un membre de la CIA comme étant le fameux u Mega », que le FBI suspecte d'espionnage au profit de l'État Ïébreu, rapportait hier le Was-inaton Post.Dans un câble diplomatique au gouvernement américain, des responsables israéliens reconnaissant que m Mega » est le nom de code que U Mossad utilise pour ce fonc-Ifonnaîre au département Israël de la centrale de renseignements aunéricaine.La CIA n'a pas fait de commentaires., j J\\irirs -\\AP Nouveau maître pour le « Congo » Laurent-Désiré Kabila se proclame « chef de l'Etat » au Zaïre d'après AFP et AP KINSHASA Le Zaïre a changé de maître hier lors d'une folle journée qui a vu la prise de la majeure partie de Kinshasa par les rebelles, tandis que Laurent-Désiré Kabila se proclamait « chef de l'État du Congo » et qu'était annoncé le départ à l'étranger du maréchal Mobutu.Dans la soirée, alors que les Ki-nois avaient déserté les rues de la capitale après une journée de peur, puis de liesse, M.Mobutu et sa famille étaient attendus incessamment au Maroc en soirée où ils devraient être logés dans un hôtel près de Rabat.Le départ de M.Mobutu, qui n'avait pas officiellement démissionné de la présidence et se trouvait à Gbadolite ( nord ), est venu confirmer la fin de son régime, après la fuite à Brazzaville, dans la journée, de son premier ministre, Likulia Bolongo, et de l'un de ses fils, Kongolo Mobutu.Désormais maîtresse du pays, après avoir conquis la capitale sans grande résistance, l'Alliance rebelle a diffusé hier soir, en français et en lingala, son premier communiqué militaire à la radio nationale, en donnant aux « militaires et autres éléments armés » jusqu'à ce matin pour déposer les armes.Le message a également prévenu que « les actes de vandalisme, les vols et les pillages sont désormais complètement prohibés et seront très sévèrement sanctionnés ».Selon des témoins, des éléments de la Division spéciale présidentielle ( DSP, corps d'élite ) se sont livré* hier à des pillages, notam-mi-.^ans le quartier de Binza, qui abritait de nombreux ministres.Aucun bilan des rares affrontements qui se sont déroulés hier n'était disponible dans la soirée, mais une dizaine de morts a été recensée par l'AFP.De nombreux coups de feu avaient résonné à l'aube puis s'étaient espacés progressivement au long de la journée dans l'ensemble de la métropole de cinq millions d'habitants.Des colonnes de rebelles, parmi lesquels de nombreux soldats rwandais, sont entrées en fin d'après-midi dans le centre-ville, acclamés comme partout ailleurs en « libérateurs » par une foule en liesse.Ils s'étaient emparé dans la journée du Parlement de transition et du siège de la « Voix du Zaïre », principal centre de radio-télévision.Laurent-Désiré Kabila, annonçant hier depuis son quartier général de Lubumbashi, qu'il devient le « chef de l'État » du Zaïre, qu'il compte rebaptiser le « Congo ».PHOTO AP Huit mois après le début de son offensive depuis l'est du pays, M.Kabila a déclaré à la presse depuis Lubumbashi ( sud-est ) qu'il « assumerait, à partir de ce jour, les fonctions de chef de l'État congolais ».Dans le cadre de l'« africani-sation » lancé par Mobutu, la République démocratique du Congo ( 1965 ) était devenue République du Zaïre en octobre 1971.M.Kabila a annoncé qu'il formerait un gouvernement de salut national dans les 72 heures et qu'une Assemblée constituante serait mise en place avant 60 jours, en assurant qu'il se rendrait « très bientôt » à Kinshasa.Le président autoproclamé a également permis à M.Mobutu de « rester dans son village » ( Gbadolite ), mais il semble que celui-ci ait choisi l'exil.Selon certaines sources, il pourrait, après le Maroc, chercher à gagner le Liechtenstein puis la France après les législatives.À Berne cependant, le gouvernement suisse a décidé de bloquer les avoirs de la famille Mobutu, administrés à partir de la Suisse, avec effet immédiat.Les personnes qui détiennent ou administrent de tels avoirs doivent le communiquer sans délai au Département fédéral des finances, selon un communiqué commun des ministères suisses des Affaires étrangères et des Finances.Si Washington a salué « avec satisfaction » le calme relatif de la prise de Kinshasa, en estimant que les événements « représentent une opportunité historique » pour l'avenir du Zaïre, Paris s'est contenté de prendre acte du changement de régime.La France attend « des nouveaux dirigeants qu'ils réunissent rapidement les conditions d'une transition ordonnée dans la réconciliation nationale », a précisé le ministère des Affaires étrangères.La Belgique, ancienne puissance coloniale, a souhaité quant à elle que des élections se tiennent dans un « délai raisonnable » mais pas de façon « précipitée ».Bruxelles sera « prêt à développer ses relations » avec Kinshasa sur la base de telles élections et d'un règlement de la question des réfugiés.L'assassinat de Colosio : Chapo écroué à Madrid d'après AFP MADRID L'ex-procureur adjoint mexicain Pablo Chapa Bezanilla, en fuite depuis février dernier et arrêté vendredi à Madrid, a été inculpé hier de « falsification de preuve » et écroué, a-t-on appris de source diplomatique mexicaine.Un juge de l'Audience nationale, plus haute autorité pénale espagnole, a rejeté la demande de mise en liberté sous caution déposée par l'ancien procureur adjoint, accusé par les autorités mexicaines d'avoir manipulé l'enquête sur le meurtre en 1994 du candidat à l'élection présidentielle Luis Donaldo Colosio.Le processus de l'extradition vers le Mexique, qui doit être étudiée par l'Audience nationale et approuvée par le gouvernement, a été entamé.Interpellé vendredi soir à la sortie d'un restaurant du centre de la capitale espagnole, Pablo Chapa avait été arrêté pour « violation des lois mexicaines sur l'inhumation et l'exhumation, abus de pouvoir et association de malfaiteurs », a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur.M.Chapa est accusé par les autorités mexicaines d'avoir manipulé les enquêtes sur deux des assassinats les plus retentissants de ces dernières années au Mexique : celui de l'ex-candidat à la présidence Luis Donaldo Colosio à Tijuana en 1994, et celui de José Francisco Ruiz Massieu, numéro deux du Parti révolutionnaire institutionnel ( PRI, au pouvoir depuis 68 ans ).L'ex-procureur adjoint est accusé d'avoir payé des témoins afin de démontrer la culpabilité dans le meurtre du numéro deux du PRI de Raul Salinas, frère de l'ancien président mexicain Carlos Salinas et emprisonné depuis 1995.Il est également accusé d'avoir fait déposer un cadavre dans la propriété de Raul Salinas, pour ensuite affirmer que ces ossements liaient ceux du député du PRI Manuel Rocha, soupçonné de complicité dans l'assassinat de Ruiz Massieu et qui a disparu de la circulation.Les Palestiniens boudent la médiation américaine d'après AFP JÉRUSALEM Face à l'échec de la mission de l'émissaire américain au Proche-Orient Dennis Ross, les Palestiniens ont averti hier les États-Unis qu'ils mettaient en danger leur rôle de parrain du processus de paix.Si Washington ne force pas Israël à cesser la colonisation des territoires, « les Palestiniens considéreront que les États-Unis ont abandonné leur rôle de parrain du processus de paix », a indiqué le cabinet palestinien dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à hier, au terme d'une réunion présidée par le chef de l'Autorité autonome Yasser Arafat.« Si l'administration américaine n'agit pas vite pour stopper les activités de colonisation à Jérusalem, les colons réaliseront leur objectif qui est de tuer le processus de paix », a estimé le cabinet dans son communiqué publié par l'agence officielle Wafa.M.Ross a quitté tôt hier matin le Proche-Orient, après un entretien d'une heure et demie avec M.Arafat à Naplouse.Il est reparti les mains vides, ayant échoué à relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.Ces négociations sont gelées depuis le 18 mars, premier jour des travaux du nouveau quartier juif de Har Homa, dans la partie orientale de Jérusalem, sur la colline d'Abou Ghneim.M.Ross « n'a pas fait assez ( de pressions sur Israël ) et il n'a pas défendu de position claire sur les colonies.Durant toute sa mission, il n'a même pas prononcé le mot de colonies », avait affirmé un responsable palestinien.Washington a qualifié de « ridicules » les différentes accusations palestiniennes.Le porte-parole du département d'État, Nicholas Burns, a souligné que M.Ross avait « l'absolue confiance » du secrétaire d'État Madeleine Albright et « resterait le négociateur principal » du côté américain.Plus de 900 rebelles kurdes tués en Irak d'aprèsAFP ANKARA Neuf-cent-deux rebelles kurdes de Turquie ont été tués au total dans l'opération de l'armée turque qui dure depuis quatre jours dans le nord de l'Irak, ont affirme hier soir «i Ankara, les sources de l'état-ma-jor des armées, citées par l'agence Analolic.Cent-vini^t-six rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan ( PKK, séparatistes kurdes |7\\ ^WHB^V 700, bout.Labelle, Blainville bimnviiicw (aut-des Laurentides-sort,e25) 435-1122/875-1920 \u2022Conçue et construite (TJ) sans concession ItSi Location en tête Berline Civic LX 1997 208$* PAR MOIS, LOCATION DE 48 MOS VERSEMENT INITIAL DE 845* - PDSF DE 15 395* Offre d'une durée limitée i A Coussins gonflables avant gauche et droit (5RS) £ Radio A M/FM stéréo à syntonlsatlon électronique avec 4 haut-parleurs 7j Banquette arrière à dossiers jumelés rabattahles 60/40 vj Conduits de chauffage à l'arrière £j Suspension indépendante à 2 leviers trlcngulés aux 4 roues Boîte manuelle à 5 vitesses Direction assistée Freins 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