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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-05-28, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, mercredi 28 mai 1997 ?Politique EDITORIAL / OPINIONS / POLITIQUE OITOACK SCMTI SUBARU \"Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» 399» 36 mois /mois 2499782 \"36 mois, versement initial 1 750 $ ou échange équivatapt Taxes, transport el préparation en sus.20 000 km par amw 4305.boul METROPOLITAIN.Est / «514» 7?5-93?+* : Coup dur pour la vague conservatrice 'A* CHANT AL HÉBERT E La vague conservatrice suscitée au Québec par Jean Charest menace actuellement de se retirer trop tôt pour que le PC en profite lundi.En réaction aux déclarations de Jean Chrétien voulant qu'une simple majorité en faveur du >UI ne soit pas suffisante pour enclencher la souveraineté, orga-nisateurs et sondeurs rapportent un certain raffermissement du vote souverainiste.Jean Charest Ce mouvement de retour au Bloc se produit largement aux dépens du PC, puisque c'est la formation de Jean Charest qui gruge le vote souverainiste, et se fait sentir sur le terrain.En outre, à moins d'une semaine du vote, les permanences locales du PC sont souvent désertées et cela, même dans des comtés où les conservateurs ont .techniquement des chances de l'emporter.À tout le moins, elles sont plus vides que celles de leurs adversaires libéraux et blo-quistes.Le projet d'un grand rassemblement régional des candidats québécois du PC autour de Jean Charest prévu pour la toute veille du vote dimanche à Montréal a été abandonné au profit d'une tournée du chef conservateur dans quelques comtés avoisi-nants sa circonscription de Sherbrooke.À la permanence du PC à Saint-Hyacinthe hier, la seule bénévole présente expliquait que la tâche de remplir deux autocar de militants en toute fin de campagne était très lourde.Ce comté, où Claude Wagner se faisait élire, fait partie d'une poignée de circonscriptions au Québec où on peut dire que le Parti conservateur a quelques racines.Vendredi dernier, à l'occasion du passage de Jean Charest dans la région, quelques centaines de partisans s'étaient déplacés pour l'entendre, un événement susceptible d'alimenter les espoirs conservateurs.Mais hier, la fièvre électorale semblait complètement retombée et c'était le calme plat au local du PC.M Même scénario dans le comté voisin de Brome-Missisquoi.Effarouché par l'effet Charest, le Parti libéral dépêchait il y a deux semaines des effectifs pour défendre le siège du député Denis Paradis.Le chef libéral Jean Chrétien doit même y faire une visite juste avant de mettre fin à sa campagne dans son propre comté de Saint-Maurice.Mais hier, alors que la permanence libérale bourdonnait d'activité, celle des conservateurs était à peu près vide.Pour les deux bénévoles qui s'y trouvaient, il ne fait pas de doute que les déclarations récentes de Jean Chrétien sont taillées sur mesure pour provoquer le vote nationaliste et l'inciter à se replier sur le Bloc québécois.Cela dit, toutes les organisations rapportent la même difficulté à cerner la volonté réelle des électeurs.D'un comté à l'autre, les opérations de « pointage » \u2014 qui consistent à déterminer à l'avance comment les électeurs vont voter \u2014 se heurtent à des taux records d'indécis ou de gens qui refusent de ré-< pondre.Peu ou pas de gens affi-! client leur préférence par le truchement de placards électoraux.L'absence de mobilisation de militants est citée par tous comme le problème numéro un de la campagne en cours.Autre signe de l'incertitude qui entoure cette fin de campagne, les chefs feront campagne presque jusqu'à la dernière minute en fin de semaine.Selon les sondages, le Québec remporterait actuellement la palme canadienne de l'indifférence à l'égard des élections en cours.Bouchard invite les souverainistes à manifester leur mécontentement lundi KAT1A GAGNON QUÉBEC Les souverainistes ont tenté hier de faire déferler la vague suscitée par les déclarations du premier ministre Chrétien jusqu'au chef conservateur Jean Charest en le mettant au défi de se soumettre à un « test de leadership » en s'exprimant clairement sur la question de la partition du Québec au lendemain d'un OUI.Tant le premier ministre Bouchard que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont fait de M.Charest l'objet de leurs principales attaques, au cours d'un rassemblement qui a réunir hier à Québec quelque 600 partisans.« Jean Charest, c'est du pareil à Jean Chrétien.Et c'est lui qui tente d'obtenir la confiance des Québécois pour aller nous représenter à Ottawa », a lancé M.Bouchard, qui s'est exprimé publiquement pour la première fois depuis la sortie de M.Chrétien devant 800 militants bloquistes, dans une salle surchauffée.« Mais on ne sait pas ce que Jean Charest pense, parce qu'il n'a pas le courage, ni la franchise, de répondre à une question qui met en cause l'essence de la démocratie : dénoncez-vous, oui ou non, la partition du Québec ?Êtes-vous avec les gens qui sont antidémocratiques ou du côté des démocrates ?» a poursuivi M.Bouchard, qui fait de la réponse à cette question un « test de démocratie, un test de leadership ».« Tous les masques ne sont pas tombés, a enchaîné le chef bloquis-te.On veut que Jean Charest sorte de son trou noir.Il est temps que l'homme-image parle et donne l'heure juste.» M.Duceppe s'est aussi longuement moqué de l'équipe conservatrice, dont un candidat fait campagne * depuis le Mexique ».Un autre a promis de créer 25 000 emplois en Abitibi, alors que le candidat dans Brome-Missisquoi, Claude Boulard, un ancien collaborateur de l'astrologue Jojo Savard, a lui-même « prédit son élection », rigole M.Duceppe.Mais le chef bloquiste n'a pas épargné Jean Chrétien, à qui il a réservé son attaque la plus personnelle depuis le début de la campa- Le chef bloquiste Gilles Duceppe et le premier ministre Lucien Bouchard donnent la main à des partisans à leur arrivée à un rassemblement qui a réuni 600 personnes hier, à Québec.PHOTOPC gne.« Avez-vous déjà pensé de quoi ça aurait l'air, une question écrite par Jean Chrétien ?Une question avec un sujet, un verbe, un complément ?On est sûr que le monde n'aurait pas compris une question écrite par Jean Chrétien.Faut pas être savant pour deviner ça.» Les déclarations du premier ministre Chrétien « sont profondément illégitimes mais aussi ridicules », a renchéri M.Bouchard.S'il refuse la règle-de la majorité simple, M.Chrétien devrait renvoyer Terre-Neuve de la confédération canadienne et retourner la Constitu- tion canadienne à Londres.« Pour ce rapatriement, il n'y a pas eu de référendum.C'est zéro pour cent d'appui quand il nous a imposé cette Constitution.Pourtant, il nous l'a enfoncée dans la gorge.» Ce grand rassemblement visait à raviver la flamme souverainiste, alimentée depuis deux jours par les propos de Jean Chrétien : M.Bouchard en a profité pour exhorter ses troupes à aller manifester leur mécontentement en allant voter.« Les fédéralistes ont espéré, au début de cette campagne, que les souverainistes n'iraient pas voter.Ils ont misé sur une fatigue de la politique fédérale.Mais maintenant, nous savons que les souverainistes vont aller voter, que les démocrates vont aller voter », a tonné M.Bouchard.Le prédécesseur de M.Duceppe a la tête du Bloc, Michel Gauthier, était également de la partie, venu livrer le message aux militants bloquistes que le Parti conservateur de Jean Charest n'allait remporter « aucun comté » dans la forteresse du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean.« J'oserais même vous prédire des majorités sans précédent : la région ne se laissera pas berner par les promesses de Jean Charest », s'est-il exclamé.La majorité pourrait échapper aux ANDRÉ PRATTE Surveillez bien les résultats des élections dans les provinces de l'Atlantique lundi soir prochain, résultats qu'on nous annoncera à 2lh30, à la fermeture des bureaux de scrutin ici.Si les libéraux gardent la plupart de leurs 31 sièges là-bas, ils formeront presque certainement un gouvernement majoritaire.Sinon, M.Chrétien passera une soirée angoissante.La majorité à la Chambre des communes, c'est 151 sièges.Tout indique que le Parti libéral du Canada (PLC) balaiera de nouveau l'Ontario.Cette province compte 103 sièges, et il n'est pas du tout impossible que les libéraux en gagnent 100.Mais soyons prudents et accordons leur en « seulement » 95.Au Québec, les troupes du ministre-organisateur Alfonso Gaglia-no feront saris doute un peu mieux que les 19 sièges de 1993.En se fondant sur les huit sondages du mois de mai, le sociologue Pierre Drouilly leur donne 25 sièges.Dans les deux provinces les plus populeuses du pays, les libéraux devraient donc remporter au moins 120 sièges.Il leur en manque 31 pour obtenir la majorité.L'Ouest Dans l'Ouest, les troupes de Jean Chrétien vivront une soirée électorale difficile.En Colombie-Britannique, les sondages récents laissent croire que les résultats de 1997 ressembleront à ceux de 1993.Le Re-form mène presque partout, tandis que les libéraux sont forts à Vancouver.Rien n'est certain, mais avançons que les libéraux conserveront les quatre sièges qu'ils ont présentement.En Albert a également, les réformistes dominent, tandis que les libéraux maintiennent à peu près leur vote.Du point de vue des libéraux, le suspense se situera à Ed-monton, où ils avaient arraché leurs quatre sièges par un cheveu.« Mais il ne faut pas en conclure que les libéraux vont perdre ces comtés, dit le politologue Allan Tupper, de l'Université de l'Alber-ta.La ministre locale Anne McLennan a fait sentir sa présence, no- tamment avec la consolidation de la base militaire d'Edmonton.» Soyons prudents encore et disons deux sièges pour le PLC.Les libéraux sont en difficulté en Saskatchewan et au Manitoba, où ils avaient gagné 17 sièges ( sur Deux sondages indiquent un recul du Parti libéral ANDRÉ PRATTE ¦ Les libéraux de Jean Chrétien sont loin d'être certains de pouvoir former un gouvernement majoritaire au lendemain des élections du 2 juin, indiquent les deux plus récents sondages d'envergure nationale.Ces enquêtes, publiées hier, montrent que le Parti libéral continue de dominer dans les intentions de vote, avec environ 40 %, suivis de loin par les conservateurs et les réformistes.Cette avance semble confortable.Cependant, compte tenu de la force des partis régionaux, les sondeurs se demandent si elle sera suffisante pour assurer aux libéraux les 151 sièges qui leur permettraient de gouverner en toute tranquilité.Le premier sondage, réalisé par la maison Ekos, d'Ottawa, donne 38 % au PLC, 21 % au Parti conservateur, 18 % au Reform, 11 % au NPD et 10 % au Bloc, une fois les indécis et discrets exclus.« Il semble que la force libérale en Ontario permettra au PLC d'obtenir une faible majorité, indique le communiqué de EKOS.Mais cela pourrait se transformer en minorité si l'érosion du vote libéral se poursuit.» L'enquête de EKOS a été réalisée auprès de 3008 Canadiens.Vingt-huit pour cent ( 28 % ) des personnes interrogées se sont dites indécises ou ont refusé de dévoiler leurs intentions.Le second sondage, réalisé par la firme américaine Zogby pour l'agence de presse Reuters, donne des résultats similaires : 41 % au PLC, 22 % au PC, 19 % au Reform, 9 % au NPD et un trop petit 6 % au Bloc, une fois exclus les 29 % d'indécis et de discrets.« M.Chrétien va sans doute l'emporter, mais pourrait devoir se contenter d'un pouvoir grandement diminué au cours d'un second mandat », a commenté le sondeur John Zogby.Peu de détails étaient disponibles hier soir sur la méthodologie de cette enquête.Il faut être prudent, cependant, lorsqu'il est question d'érosion du vote libéral.En effet, les données nationales de ces deux derniers sondages sont pratiquement identiques à celles d'un sondage Enviro-nics réalisé 10 jours plus tôt.Or, à partir de ces chiffres, le quotidien torontois Globe and Mail avait projeté une majorité libérale très confortable.Dans la mesure où il y a un affaiblissement de la popularité du parti de Jean Chrétien, celui-ci semble se produire dans l'Ouest, particulièrement dans les Prairies et en Colombie-Britannique.28) en 1993.Les sondages et 1 experts laissent penser que M.Chrétien perdra des plumes dans cette région, au profit surtout du NPD.« Je ne serais pas surpris si les libéraux perdaient deux ou trois sièges en Saskatchewan », dit Howard Leeson, de l'Université de Régina.Allons-y pour deux sièges ( au lieu de cinq ) en Saskatchewan.Personne ne s'attend à ce que le PLC puisse tenir les 12 comtés gagnés au Manitoba, en 93.« II n'y a pas de mécontentement profond contre M.Chrétien parce qu'il a déclenché les élections pendant les inondations », estime cependant Rob Huebert, politologue à l'Université du Manitoba.Mais la Loi sur le contrôle des armes à feu lui coûtera des votes.Six sièges.Les Maritimes En tout donc, nos projections \u2014 fondées, admettons-le, sur une grosse dose d'arbitraire \u2014donnent 14 comtés au gouvernement Chrétien à l'ouest de l'Ontario ( sans compter les territoires ).Il manquait 31 sièges aux libéraux, indiquions-nous plus haut.Il leur en manque maintenant 17.Et ces 17, ils doivent venir des Maritimes, où les rouges avaient raflé 31 sièges sur 32 en 1993.Les choses seront moins faciles cette année.Tout le monde s'attend à ce que le mécontentement suscité par les décisions du gouvernement ( pêches, assurance-chômage, transferts ) coûtent des sièges au PLC.Reste à savoir combien.Au Nouveau-Brunswick, on parle de deux, trois défaites.Même chose à Terre-Neuve, peut-être davantage en Nouvelle-Ecosse.Là, la montée du NPD (dont le chef, Alexa McDonough, est candidate à Halifax ) a lancé des courses à trois, et même à quatre, dont les résultats sont imprévisibles.Nous disions donc, surveillez les provinces de l'Atlantique lundi.Baie James 25 ans ¦ Le plus grand aménagement hydroélectrique du monde fait une pause avec les 25 ans de son maître d'oeuvre, la Société d'énergie de la Baie |ames (SEBJ).A cette occasion, voici un cahier spécial qui retrace les grandes étapes de ce monument du savoir-faire québécois et rend hommage à ses artisans.Des entrevues avec les présidents d Hydro-Québec et de la SEB), rappel des grands dossiers écologiques et de l'entente historique avec les autochtones.Et un hommage spécial au « père de la Baie lames », le regretté Robert Bourassa, dont le complexe La Grande-2 porte désormais le nom.7*00074 M Ne manquez pas ce cahier spécial samedi dans La Presse 1 B 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MAI 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le cadeau de Jean Chrétien Alain Dubuc Le premier ministre Chrétien a finalement répondu à la fameuse question dont il avait été sauvé, lors du débat des chefs, par le providentiel évanouissement de Mme Claire La-marche.Reconnaîtrait-il une victoire référendaire serrée des souverainistes, si la question était claire ?¦hbmhmmmh Dans une entrevue diffusée lundi à RDI, le chef libéral n'a pas dit clairement qu'il refuserait de reconnaître une victoire du OUI par une mince majorité.Voici plutôt ce qu'a répondu le premier ministre du Canada: « Cinquante plus un, c'est pas à.heu.heu.heu.Et dans un troisième référendum, moi je trouve que c'est pas raisonnable.» Le caractère imprécis de sa formulation a cependant suffi à déclencher une tempête au Québec face à ce que Gilles Du-ceppe a dénoncé comme « un assaut contre le Québec ».Le premier ministre a ainsi donné au Bloc québécois le cadeau dont il avait besoin pour relancer sa campagne moribonde.Pourtant, Jean Chrétien savait que cette question viendrait.Il avait amplement eu le temps de préparer une réponse qui ne provoquerait pas de tollé.Il aurait également pu, comme par le passé, esquiver la question.Mais non.Jean Chrétien a encore une fois réussi à peser sur le piton qui mobilise ensemble les Québécois francophones, toutes tendances confondues.Une question aussi hypothétique que celle-là est facile à éluder.Il y a en effet quelque chose d'étrange à spéculer sur les modalités d'une victoire souverainiste quand près de 70 % des Québécois s'apprêtent à voter pour des partis fédéralistes et que le dernier sondage SOM-Ltf Presse nous apprend qu'à peine 40 % des Québécois voteraient OUI à la question alambiquée du référendum d'octobre 1995.La possibilité que le OUI l'emporte, lors d'un troisième référendum, sur une question claire relève presque de la politique-fiction.\u2022 La Russie j oue avec le feu es talibans occupent finalement presque tout le territoire de l'Afghanistan.Ils constituent le pouvoir politique le plus uni et le plus fort qu'ait connu Kaboul depuis 18 ans.Ces « étudiants en théologie » imposent leur interprétation fondamentaliste de l'Islam à l'ensemble du pays et leur régime est maintenant reconnu par deux pays étrangers, le Pakistan et l'Arabie Saoudite, qui suivent également la voie du fondamentalisme.MnwaannnHni La réunification de l'Afghanistan pose plusieurs problèmes au Moyen-Orient et en Asie centrale, où les alliances sont souvent floues et fragiles, alors que les haines sont violentes et imprévisibles.La hâte avec laquelle le Pakistan et l'Arabie Saoudite ont reconnu le nouveau régime est moins liée aux sympathies d'ordre religieux qu'à la possibilité d'affaiblir le rôle central de l'Iran dans la région.Et de participer à l'exploitation de nouvelles richesses.Le grand perdant de cette situation pourrait être la Russie qui a dominé l'Asie centrale pendant un siècle, et mené une campagne très coûteuse, au coeur de l'Afghanistan, pendant les années 80.Ayant constaté que l'Afghanistan est impénétrable pour ses blindés, elle pensait que le gaz naturel et le pétrole de la région transiteraient tout naturellement par la mer Caspienne et le sud de la Russie.Mais l'Afghanistan et le Pakistan offrent peut-être une voie plus économique vers les marchés du sud de l'Asie avec leurs besoins croissants d'énergie.La Russie s'inquiète ouvertement d'une éventuelle conversion à un militantisme fondamentaliste des cinq anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale.Les chefs talibans ont tenu à rassurer leurs voisins au nord quant à leurs intentions.Mais la victoire des talibans a été acquise par la conversion de tribus en Afghanistan qui appartiennent à des ethnies dominantes de plusieurs de ces républiques.Les talibans n'auraient donc pas besoin de faire un grand effort militaire, au cas où leur propagande religieuse ferait des adeptes parmi les populations désabusées par la corruption et l'incompétence qui ont générale- Frédéric Wagnière ment succédé au régime soviétique.V Dans une région aussi vaste que l'Europe de l'Est, la Russie a tout lieu de craindre le remplacement de régimes dociles par des gouvernements hostiles.Dans le cadre de la Communauté des États indépendants, une organisation qui a succédé à l'Union soviétique mais dont les pouvoirs sont presque inexistants, elle cherche donc à coordonner une défense contre cette menace.Cette situation permet à la Russie de stationner quelque 20 000 hommes au Tadjikistan pour y maintenir la paix entre deux factions et pour surveiller l'Afghanistan.Avec cette stratégie, la Russie croit assurer une certaine stabilité politique en Asie centrale.En réalité, elle joue avec le feu.Il suffirait d'un léger déplacement des sympathies populaires pour que ces troupes cessent d'être considérées comme un soutien assez inoffensif et pour devenir une force d'occupation.Et si les talibans volaient au secours de leur coreligionnaires, ces troupes risqueraient d'être en pleine bataille à des milliers de kilomètres de leurs bases.Le danger que court la Russie est de se retrouver dans un nouveau guet-apens tchélchène, avec des forces insuffisantes et sans les moyens de les renforcer.On a vu que les Russes, lorsqu'ils peuvent s'exprimer librement, sont opposes a toute aventure militaire néo-coloniale.Or, c'est bien le danger auquel la Russie s'expose en assumant un rôle militaire démesuré par rapport aux avantages économiques qu'elle peut apporter à la région.1 Mais le débat que susciteront les propos du premier ministre est d'autant plus inutile qu'il est artificiel.Constater, comme l'a fait M.Chrétien, qu'une mince majorité n'est pas raisonnable, c'est dire tout haut ce que pensent les deux tiers des Québécois qui, en sondage, ont estimé qu'une majorité simple ne suffirait pas.C'est un constat que de très nombreux souverainistes, moins dogmatiques que Jacques Parizeau, avaient fait au lendemain de la victoire serrée du NON, en octobre 1995.Ils voyaient bien que si la mince majorité avait penché de leur côté, le mouvement souverainiste aurait été dans une situation intenable.En effet, si un OUI l'emportait par quelques milliers de voix, la majorité serait trop faible pour négocier avec force quoi que ce soit avec le reste du Canada, et surtout pour résister aux inévitables soubresauts inhérents à un processus de sécession.Bien sûr, les souverainistes ne le diront jamais publiquement.Ils ont réaffirmé le fait que nos règles démocratiques veulent que les choix se fassent à majorité simple, tout en dénonçant ceux qui suggèrent autrement.En cela, ils ont raison.Il n'est pas souhaitable et pas possible de changer les règles du jeu et de fixer, arbitrairement, une nouvelle barre pour la souveraineté : 55 %, 58, 63,5 ?Surtout si la question est claire et ne permet aucune équivoque.C'est là un bel exemple du trou noir dont parle le leader conservateur Jean Charest, ou plutôt d'une zone grise.Une victoire à 50 % plus un serait certainement légale et s'inscrirait dans nos normes démocratiques ; mais politiquement, elle ne serait pas gérable.C'est un sujet très délicat, pour lequel il n'existe pas de réponse claire, mais qui montre qu'il y a une différence évidente entre la légalité du processus et sa légitimité politique.Cela s'explique surtout par le fait qu'une majorité faible ne protégerait pas le mouvement souverainiste contre l'érosion de ses appuis.Il n'est pas possible d'amorcer des changements profonds, et la sécession en est un, sans disposer d'un très solide consensus.Qu'arrivera-t-il, dans les mois suivant une victoire à 51 % par exemple, si les obstacles ou les problèmes économiques font que l'appui à la souveraineté repasse sous la barre des 50 % ?Cela nous renvoie au scénario évoqué par Gilles Duceppe : un autre référendum dans l'autre sens.Cette question joue aussi parce qu'un processus de sécession ne reposerait pas sur des règles internationales claires, mais sur des rapports de forces.Tant dans ses négociations avec le reste du Canada que dans sa quête de reconnaissance internationale, un gouvernement québécois souverainiste aurait le plus grand mal à imposer une victoire fragile et donc réversible.M.Chrétien aurait donc pu fort bien formuler une réponse sans prêter flanc à l'indignation des souverainistes et sans se faire accuser de molesse par le Canada anglais : il lui suffisait de dire que, dans un tel cas fort hypothétique; un gouvernement libéral respecterait les règles du jeu démocratique, tout en notant qu'une très faible majorité pour le OUI ne serait pas suffisante pour assurer un processus de sécession viable.Sans ces nuances essentielles, les propos de M.Chrétien, tout comme ses questions à la Cour suprême sur la légalité de la sécession, envoient le message qu'un prochain gouvernement Chrétien nierait le droit des Québécois à l'autodétermination, ou qu'il s'immiscerait dans le processus démocratique d'une façon qui revient à ne pas reconnaître sa légitimité.Ce faisant, il s'oppose à un concept qui fait l'objet au Québec d'un très large consensus.Pourquoi alors cette énorme gaffe ?Par maladresse ?Parce que, dans le fond, Jean Chrétien rêve sans oser le dire d'imposer une barre plus haute que les 50 % ?Ou par calcul politique ?Le premier ministre ne souffrira pas politiquement de ses propos car sa cote auprès des Québécois francophones est déjà basse.La seule victime de cet incident sera Jean Charest, puisque les points que marquera le Bloc se feront à ses dépens.Est-ce qu'un calcul aussi cynique qu'irresponsable est possible ?On peut se poser la question.La seule victime des propos de M.Chrétien sera Jean Charest.!>Korrs RI.SLRVt ^ LA BOÎTE AUX LETTRES Pour la réciprocité ¦ Selon monsieur Michael Hamelin, cité dans La Presse du 25 mai, « la partition est une réalité politique que nous ne pouvons ignorer ».Ceci est de bon augure pour un futur Québec souverain.Dans leur vision limitée, les parti-tionistes ont ouvert un panier de crabes.Ils préfèrent les critères linguistiques aux critères géographiques pour tracer les frontières de l'État projeté.En respectant le principe consistant à créer des morceaux du Canada anglophone dans le Québec, le Canada devra accepter le principe de la réciprocité.Il faudra alors créer des morceaux du Québec francophone partout dans le Canada.Les avantages pour le Québec et les francophones hors Québec, sont nombreux.Le Québec, en assemblant tous ses morceaux, augmentera sa population francophone d'un million et demi de personnes et agrandira son territoire de plus de 100 000 kilomètres carrés.Ce territoire s'étendra de Terre-Neuve ( Stephenville ) jusqu'à la Colombie-Britannique.À titre d'exemple, la lisière de l'Ontario qui borde la rivière Outaouais à l'ouest, depuis Pointe-Fortune jusqu'à la ville de Vanier, dans la banlieue d'Ottawa, fera partie du Québec.Le territoire de Norlh Ba\\ i Sudbury et Kapuskasing y sera également inclus, sans mentionner le petit lectetll situe près de Windsor.La moitié nord du Nouveau-Brunswick sera incluse dans le Québec, de même que le secteur de Chetttcamp, sur riie-du- Cap-Breton, et une partie à l'ouest de la Nouvelle-Ecosse.Que dire du Mani- tob.i, de la Sikafchewn et de l'AIber- I ta où existent des secteurs francophones importants.Quant à la population francophone de ces morceaux dispersés d'un futur Québec purifié sur le plan linguistique, elle pourra régler avantageusement ses problèmes dus à la pénurie de français dans les provinces où l'anglais domine.Elle gérera en entier et en exclusivité son enseignement en français.Il en sera de même pour les soins de santé et les services dans les hôpitaux.Gérard MILLETTE Laval Un vrai parti politique ¦ Je tiens à corriger l'impression déplorable qu'un article paru dans La Presse du vendredi 16 mai a donné du Parti de la Loi Naturelle.Aux dires du directeur d'Info-Secte, M.Mike Kropveld, les membres du Parti de la Loi Naturelle font partie de mouvements sectaires dans la mesure où ils vendent des idées magiques.Avec une définition pareille, tout le monde fait partie d'une secte ; il y a la secte des politiciens, celle des publicis-tes et combien d'autres encore ! Ce n'est pas parce qu'on offre des solutions inédites et efficaces, alors même que la population tout entière en réclame, qu'on doit recevoir l'étiquette la plus vilipendée par la population.Les idées et le programme du Parti de la Loi Naturelle, de toute évidence, sortent des sentiers battus.C'est tant mieux et c'est nécessaire.Les démarches traditionnelles nous ont mené à l'impasse «u-nielle et ne sont pas prêtes le nous en sortir.Le Parti de la Loi Na- turelle, quant à lui, apporte une nouvelle compréhension des principes fondamentaux dans l'art de gouverner.Oui, le Parti de la Loi Naturelle cautionne le programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.La raison en est bien sijnplc : c'est qu'il a été démontré par force recherches scientifiques que cet ensemble de techniques améliore le potentiel mental, la santé et le comportement des individus et que son usage répandu permettrait au gouvernement d'économiser des milliards de dollars.Chacune des recherches citées dans notre programme a été publiée dans une revue scientifique réputée et a dû satisfaire à une batterie de tests extrêmement rigoureux avant d'y arriver.Leur validité est indubitable.L'utilisation de ces techniques et, en particulier, l'établissement d'un groupe de 10 000 experts en vol yogique, permettrait de créer la cohérence sans laquelle aucun gouvernement ne peut connaître le succès.C'est sur la base de cette cohérence et de cette harmonie que le Parti de la Loi Naturelle pourra mettre en oeuvre ses nombreux programmes et réaliser le renouveau social auquel aspirent tous les Canadiens.Le Parti de la Loi Naturelle est le seul parti à proposer une solution globale, viable et validée scientifiquement aux problèmes des Canadiens.Il serait à l'avantage de chaque citoyen de lVtu dier attentivement plutôt que de se fier à des on-dit.Allen FAGUY président de l'aile québécoise du Parti de la Loi Natuielle du C* LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MAI 1997 B 3 Opinions conserver Le une quarantaine de députés PIERRE DROUILLY L'auteur est sociologue.Il ne faudrait pas croire, parce que le Parti libéral, le Bloc québécois et le Parti conservateur sont aujourd'hui à égalité dans les sondages, avec chacun pratiquement le tiers des intentions de vote, que le résultat des élections au Québec sera aussi serré, et que chaque parti remportera environ le tiers des 75 députés du Québec D'une part, parce qu'il n'est pas encore sûr que le vote final sera celui-là, dix jours séparant le dernier sondage de Léger & Léger du jour du vote: ce sondage montre aussi que si les électeurs libéraux et bloquistes semblent assez fermes dans leurs intentions, la moitié des électeurs conservateurs disent qu'il peuvent encore changer d'idée.D'autre part, parce que cette égalité entre les trois partis au niveau de l'ensemble des intentions de vote dissimule la polarisation du vote non-francophone en faveur du Parti libéral: chez les seuls électeurs francophones, le Bloc québécois a toujours une avance sur ses deux adversaires.Or les deux tiers des 75 circonscriptions du Québec comptent plus de 80% de francophones, et notre mode de scrutin favorise le parti qui arrive en tête dans une circonscription, quelque soit le niveau de son vote.Jusqu'à la mi-mai, les sondages plaçaient le Parti libéral et le Bloc québécois à égalité avec environ 36-38% des intentions de vote (voir tableau), le Parti conservateur se situant à environ 20%.Cela signifiait donc que chez les seuls électeurs francophones, le Bloc québécois se situait autour de 45% des intentions de vote, face au Parti libéral qui ne recueillait que 30% du vote francophone et le Parti conservateur qui n'en récoltait que 20 %.Le Bloc québécois était alors assuré de faire élire environ 45 députés, devant 25 libéraux et quelques conservateurs.À partir de la mi-mai, trois sondages consécutifs révèlent un tassement des intentions de vote pour le Bloc québécois et pour le Parti libéral et une progression d'environ dix points des intentions de vote pour le Parti conservateur, avec pour résultat une configuration triangulaire presque parfaite des intentions de vole.À mesure que le Bloc descend dans les intentions de vote, la projection des sondages fait chuter son nombre de députés de manière importante en faveur des conservateurs, les libéraux stagnant toujours à environ 25 députés: le Bloc québécois se retrouverait avec une trentaine de députés et le Parti conservateur avec une vingtaine.Remarquons toutefois qu'à mesure que l'écart se resserre entre les partis, le modèle mathématique de projection des sondages sur la carte électorale devient de plus en plus fragile: en effet, dans une élection serrée, le Le Parti conservateur fera normalement élire une dizaine de députés au Québec contre quelque 25 libéraux.travail de terrain, la notoriété des candidats, la qualité de l'organisation électorale prennent plus d'importance et peuvent faire la différence.Évidemment, tous ces facteurs contingents ne sont pas inclus dans le modèle mathématique qui prend en compte uniquement les tendances fortes de l'opinion publique et les contraintes lourdes de la composition de l'électorat.De plus, le modèle est basé sur un ensemble d'hypothèses quand au transferts de voix entre les partis que l'on doit examiner très en détail lorsque les sondages annoncent un résultat aussi serré.Le vote anglophone Parmi les faits que nous révèlent les sondages depuis un mois, il en est un qui semble avoir échappé à la plupart des observateurs: même si la très grande majorité des électeurs non-francophones ont l'intention de voter libéral, le Parti conservateur obtient néanmoins de ceux-ci un appui d'au moins 20%, et cet appui semble être en progression depuis la mi-mai (30% dans le dernier Léger Sr Léger).Cette donnée est d'une extrême importance pour faire les projections des sondages en termes de députés élus.En effet, cela signifie d'une part que les gains du Parti conservateur aux dépens du Bloc québécois chez les francophones sont moins importants qu'on ne le croit et, d'autre part, que le retour du Parti libéral à son niveau de 1993 dissimule en fait un double mouvement.Le Parti libéral perd une partie de son électoral non-francophone en faveur du Parti conservateur, et fait quelques gains aux dépens du Bloc québécois.C'était forcément le cas avant la mi-mai, puisque le Parti libéral se situait alors très au-dessus de son niveau de 1993 (33%).Les sondages nous révèlent que le Bloc québécois ne conserve actuellement qu'un peu moins des deux-tiers de son vote de 1993: la question est de savoir où passe le reste de ses électeurs de 1993.Si les sondages reflètent correctement l'opinion des électeurs non-francophones, dont 20% déclarent vouloir voter conservateur, cela signifie qu'au mieux pour lui le Parti conservateur n'attire que le quart des électeurs bloquistes de 1993, le Parti libéral n'en ayant attiré quant à lui que le dixième.Cela n'est pas mauvais pour le Bloc québécois, car un électeur bloquiste qui vote libéral est moins nuisible pour ce parti D'un sondage à l'autre Sondages effectués au Québec depuis le déclenchement des élections Résultats des sondages (%) Projection (sièges) \tPLC\tBQ\tPC\tAutres\tPLC\tBQ\tAutres SOM (2-7mai)\t39\t39\t13\t9\t26\t46\t3 Angus Reid (5-8 mai)\t38\t36\t20 \u2022\t6\t27\t44\t4 Léger & Léger (6-9 mai)\t39\t37\t20\t4\t27\t44\t4 CR0P (6-10 mai)\t37\t38\t20\t5\t25\t46\t4 SOM (9-12 mai)\t36\t37\t19\t8\t25\t46\t4 Léger & Léger (14-16 mai)\t33\t35\t30\t2\t24\t41\t10 SOM (16-21 mai)\t34\t31\t30\t5\t27\t31\t17 Léger & Léger (20-23 mai)\t34\t33\t31\t2\t25\t32\t18 qu'un électeur bloquiste qui vote conservateur, le Parti conservateur étant maintenant le principal adversaire du Bloc québécois parmi les électeurs francophories.Nouvelles projections La perte des électeurs non-francophones par le Parti libéral ne menace pas ses députés élus en 1993, et ne fera que diminuer leurs majorités.D'autre part, la faiblesse du vote libéral francophone (environ 25%) ne lui donnera pas de nouveaux députés dans le Québec français.Le Parti libéral va simplement récupérer, à la faveur de la chute du vote bloquiste, quelques sièges à Montréal qu'il avait perdus de justesse en 1993.Le 2 juin prochain, le Parti libéral devrait se retrouver avec environ 25 députés au Québec.Parmi ceux-ci, la projection attribue à Jean Chrétien, dans Saint-Maurice, une bonne majorité avec 57% du vote.Le Bloc québécois, avec environ 40% du vote francophone, devant le Parti libéral (25% du vote francophone) et le Parti conservateur (30% du vote francophone), devrait conserver environ une quarantaine de députés.En effet, si le Parti conservateur fait des gains auprès des non-francophones, c'est qu'il en fait moins auprès des bloquistes francophones, et cela avantage le Bloc québécois.La projection attribue les quatre circonscriptions du Saguenay-Lac-Saint-Jean au Bloc québécois, mais avec des pourcentages réduits par rapport à ceux de 1993: Chi-coutimi (42%), Jonquière (44%), Lac-Saint-Jean (49%) et Roberval (39%).Cela est con- Infographie La Presse forme à un sondage publié en fin de semaine.Le Parti conservateur se retrouverait alors au Québec avec environ une dizaine de députés (parmi lesquels la projection attribue à Jean Charest une victoire facile dans Sherbrooke, avec 63% des voix).On retrouve ces députés dans ce que l'on pourrait qualifier de «Québec mou»: le Bas du fleuve de Mont-magny à Rivière-du-Loup, la grande ceinture rurale de Québec, la Beauce, les Bois-Francs, les Cantons de l'Est.C'est ce Québec mou qui a fait faux-bond au Parti québécois, en 1994, et c'est ce même Québec mou qui a voté NON, en 1995, ou OUI avec des majorités infimes.C'est là que les sondages révèlent que le Parti conservateur talonne le Bloc québécois dans les intentions de vote des électeurs francophones.Sur la carte électorale fédérale, cela représente une douzaine de circonscriptions tout au plus, et selon toute probabilité le Parti conservateur devrait en remporter la très grande majorité.L'Outaouais, l'Ouest de la région de Montréal et les comtés à forte composante non-francophone éliront des libéraux, et le reste du Québec français donnera encore des majorités au Bloc québécois, plus minces cependant qu'en 1993.À dix jours du vote, les sondages semblent donc indiquer que le Bloc peut encore compter sur une quarantaine de sièges, face à 25 libéraux et à une dizaine de conservateurs.Mais tout glissement de l'opinion, dans un sens ou dans l'autre, pourrait modifier considérablement ce tableau.- Les juges ne sont pas des fonctionnaires Ils n 'ont donc pas à être assujettis aux mêmes compressions que Québec veut appliquer à V ensemble de la fonction publique \\ CHARLES-ALBERT POISSANT L auteur est président de la Commission triennale chargée défaire enquête sur la rémunération et le traitement des juges de nomination provinciale.Le gouvernement a-t-il raison de diminuer la salaire des juges ?À mon humble avis, non.C'est en tout cas ce qui ressort clairement du rapport de notre comité triennal chargé d'étudier la rémunération des juges.Ce comité consultatif ( composé de trois membres ), requis par la Loi sur les triburaux judiciaires, doit examiner l'ensemble de la rémunération des juges et faire des recommandations au gouvernement.Le but est de soustraire la fixation de leur rémunération par le gourvemement afin d'éviter l'arbitraire du pouvoir exécutif et de conserver le caractère de l'indépendance judiciaire, attestent ainsi le statut particulier que l'on reconnaît à la fonction déjuge.Fait Intéressant à retenir : le Forum économique mondial de Genève a procédé, ces jours-ci, à l'évaluation de 53 pays et le Canada s'est classé au 4*-* rang.Or, l'un des critères retenus dans l'appréciation de la valeur de ces pays était justement l'indépendance judiciaire.Pal fait partie des deux comités triennaux : à titre de membre, lors du premier ( le rapport Vincent ), et en tant que président, dans le deuxième comité de 1993.Ces deux comités ont étudié et examiné objectivement l'enveloppe salariale des juges.Le dernier comité a examiné et comparé notamment: les salaires des juges des autres provinces, le traitement des juges de la Cour supérieure et les salaires de fonctions correspondantes, < ni en tenant compte de la formation professionnelle et du volume des lois sous leur ju- ridiction respective.Pour nous assiser, nous avons retenu les services de consultants, dont Towers Perrin pour les salaires et MLH + A.Inc.pour les bénéfices sociaux.Nous avons tenu compte avant d'arriver à nos recommandations de la situation économique qui prévalait au Québec, en 1993, année du dernier rapport, laquelle situation perdure encore.Nous ne pouvions pas, par ailleurs, oublier de rappeler au gouvernement l'inapplication des ajustements recommandés dans le premier rapport de 1989.Dans le rapport Vincent, nous recommandions, après études et comparaisons appropriées, le traitement suivant pour les années couvertes par le mandat alors qu'effectivement le traitement accordé fut selon le tableau suivant : 1« juillet 88 1\" juillet 89 I\" juillet 90 Traitement recommandé ( en S/an ) 114 930 $ 120 677 $ 126 710 S Traitement accordé ( en $/an ) 98 422 $ 102 380 $ 107 499 $ Si on avait appliqué le rapport Vincent pour les années subséquentes, le salaire des juges aurait été de 135 112$, au 1er avril 1993, alors que le salaire payé était de 113 500 $ et est resté inchangé depuis.À cette date, l'écart était de 21 500 $ ou 20 % en-deçà du salaire recommandé.Étant donné le contexte économique, notre comité a reformulé une nouvelle recommandation en trois volets : 1 ) corriger par un rattrapage de 9,69 % payable sur trois ans une partie seulement de l'écart auquel auraient eu droit les juges; 2 ) geler les salaires pour 1993; \u2022 3 ) augmenter le salaire des juges sur la base d'une indexation annuelle pour les années subséquentes et ceci jusqu'au rapport du prochain comité triennal.Nous avons utilise un rattrapage de 9,69 % de manière à rétablir le salaire de base au |« Juillet 1993 à 124 600$, soit le même salaire payé aux juges de la Cour de l'Ontario depuis 1991.Bien que ceci fut en-deçà du salaire de 126 710$ recommandé dans le rapport Vincent, trois ahs plus tôt ! Charles-Albert Poissant On pourra nous objecter que l'économie ontarienne est plus fructueuse que celle du Québec.J'en conviens.Mais, par ailleurs, les juges de la Cour supérieure siégeant au Québec touchent présentement 155 800 $ par année.De plus, l'étude de Towers Perrin nous indiquait que « la rémunéraion des juges de la Cour du Québec devrait se situer à mi-chemin entre celle des juges de la Cour de l'Ontario et celle de juges de la Cour supérieure du Québec ».Suivant cette étude, nous aurions pu alors recommander un salaire de 140 150$, soit ( 155 800 $ + 124 500 $ ) divisé en 2.Ce que nous n'avons pas retenu.Un sous-ministre, grade 3, au Québec pouvait toucher un salaire du 129 000$, en 1993.Le sous-ministre a une liberté d'action inapplicable pour les juges.Il peut être mute à des fonctions plus rémunératrices ou enco- \\ re accepter un emploi plus avantageux dans le secteur privé.Alors que le juge, lui, a des contraintes vis-à-vis certaines libertés, i.e.dans ses investissements, son droit de faire des affaires, son droit de réserve ; contraintes rarement rencontrées dans d'autres professions.Par exemple, un juge ne peut facilement retourner dans la pratique privée.Il lui est donc essentiel d'obtenir une assurance financière durant son mandat pour qu'il soit à l'abri de soucis matériels et soutrait aux pressions de l'extérieur.Non seulement le rattrapage recommandé n'a pas été versé mais le salaire des juges a été gelé depuis juillet 1992 à 113 500$.Peut-on maitenant exiger d'eux une diminution de 6 % ?Ce serait aller en-deçà de la décence élémentaire.Si on veut conserver une magistrature irréprochable, indépendante et impartiale, on doit la traiter convenablement.Pourquoi devrait-il y avoir un écart salarial de 45 000$ entre les juges de la Cour de Québec et ceux de la Cour supérieure ?Les juges nommés ne viennent-ils pas, dans les deux cas, du même bassin d'avocats, de compétences et de qualifications égales ?Les membres du comité croient que le rejet de la majorité de leurs recommandations remet en question l'existence même du comité.Pourquoi nous consulter, en effet, si nos recommandations ne sont jamais retenues et n'ont au fond aucune influence sur le gouvernement qui nous a mandaté.Faudrait-il arriver à la conclusion que les recommandations de ces comités triennaux devraient être exécutoires comme ce qu'il se fait en Ontario.Nous avons rejeté cette avenue, pour l'instant ; mais si la loi a quelque portée, on devrait tenir compte de ces recommandations.Pour les raisons cités ci-haut, je crois que, non seulement on ne doit pas appliquer la diminution salariale, mais que les recommandations de notre comité sur le rattrapage devraient s'appliquer.Les juges ne sont pas des fonctionnaires.Alors.00 ne peut exiger de l'ensemble de la magistrature une diminution île son enveloppe budgétaire par un réaménagement des fonds et des effectifs comme le gouvernement l'exige dans les domaines de la fonction publique où il y cl llr! plus grand i hamp de manoeuvre. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MAI 1997 Elections 97 Joe Clark est là ! ¦ L'ancien premier ministre Joe Clark fait ce qu'il peut pour aider à l'élection des candidats conservateurs.Dès le 19 avril, huit jours avant le déclenchement de la campagne électorale, M.Clark était 0RUMMON0 SAINT-HYACINTHE / BAGOT R'-CHMON!) ARTHABASKA CHNMU Résultats de 1993 LEROUX, Jean (BQ) 27125 LEGARÉ, Roger (PIC) 14154 COMPAGNAT, Jocelyn (PC) 5 836 BEAUSOLEIL, Michèle (LN) 768 SANNA.Marielle (NPO) 601 LOUBIER.Denis (Aboi) 225 Majorité 1993: Bloc québécois 12971 voix Avec la nouvelle carte électorale: maionté bloquiste de 11 764 voix Candidats en 1997 GAREAU, Chantai (PIC) HURLEY, Karen (NPO) LEROUX.Jean H.(BQ) ST-JACQUES.Diane (PC) Population (%) Francophones I Non francophones 95,2 4,8 Référendum 1995 (%) OUI\tNON 1 52,7\t47,3 infographie U Pnsst ¦ I LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MAI 1997 Élections 97 - L'effet Manning exaspère Chrétien i /a ! GILLES TOUPIN VANCOUVER Jean Chrétien a poursuivi hier sa croisade anti-réformiste dans TOuest canadien en demandant aux habitants de la Colombie-Britannique « d'élire des membres du Parlement qui feront partie de la solution et non du problème », ramenant la bataille dans cette province à une lutte entre son parti et celui de Preston Manning.PHOTO REUTER Aline Chrétien jette un coup d'oeil approbateur vers son mari, Jean Chrétien, au moment où ce dernier prononçait un discours hier, à Vancouver.« En Colombie-Britannique, a dit le chef libérai devant 1000 personnes dans un restaurant chinois de Vancouver-Est, il y a un choix clair entre deux visions, celle du Parti réformiste et celle du Parti libéral.Le Parti réformiste fait appel à la division, à l'intolérance et à l'exclusion.Il fait appel à une nostalgie du passé qui n'a jamais existé.La vision du Parti libéral s'appuie sur la vision d'un avenir meilleur.» Cet appel du premier ministre suivait tout juste la publication d'un sondage national Ekos qui entérinait la lente chute du Parti libéral.Les libéraux n'ont jamais pu mener deux fois de suite aux Communes un gouvernement majoritaire depuis Louis Saint-Laurent.En Colombie-Britannique, où le PLC n'a que six sièges contre 24 aux réformistes et deux au NPD, les libéraux traînent la patte, selon la maison Ekos, avec 30 % des appuis alors que les réformistes dominent avec un fort 44 % contre 15 % au NPD et 8 % au PC M.Chrétien, comme à son habitude, a refusé de commenter ce sondage qui lui donnerait une min- ce majorité sur le plan national.Cependant, ses propos d'hier traduisaient son exaspération devant un Preston Manning qui fait lourdement ombrage à sa campagne dans l'Ouest et qui risque de redonner un nouveau souffle au Bloc québécois.« Pas de doute là dessus ! » a dit le premier ministre à propos de cette dernière hypothèse.Sa furie contre Manning était telle hier que le chef libéral a trouvé le moyen de ne pas dire un seul mot du NPD dans Vancouver-Est, où pourtant sa députée, Anna Ter-rana, est sérieusement menacée par la candidate néo-démocrate, Libby Davies.Le chef libéral avait d'ailleurs été accueilli, devant le restaurant chinois, par une cinquantaine de manifestants écologistes et par des sympathisants néo-démocrates bruyants, qui ont réclamé le salaire-égal à travail égal pour les femmes et davantage d'argent pour les provînmes sociaux.Pour Jean Chrétien, Preston Manning fait partie du problème de l'unité nationale au même titre que le Bloc québécois.L'attitude et les déclarations du chef réformiste.selon lui, « ne sont pas utiles », elles « divisent le pays » et elles font « appel à tout ce qui est sombre dans tout citoyen ».Les déclarations incendiaires du chef réformiste, lundi, en entrevue télévisée à Vancouver à propos du nouveau négociateur canadien dans le conflit du saumon avec les États-Unis, l'avocat et ancien ambassadeur du Canada à l'ONU, Yves For-tier, n'ont rien fait pour calmer le premier ministre.M.Manning avait en effet déclaré qu'il n'était pas du tout satisfait de la façon dont les négociations s'étaient déroulées à ce jour.« Nous pensons, avait dit le chef réformiste, qu'il y a place pour un négociateur différent, un qui peut-être plus sensible aux besoins de la Colombie-Britannique et qui sache mieux qui sont les autres acteurs.» Cette nouvelle attaque de Manning contre un Québécois a fait dire au premier ministre que pour M.Manning la qualité d'une personne était ratta-* chée non pas à sa personnalité mais bien à son lieu d'origine.M.Chrétien a fait l'éloge de M.Fortier, « un avocat compétent » qui avait été nommé par M.Mulro-ney à l'ONU.« Je sais qu'il est bon.a-t-il commenté.On l'a engagé pour ça.C'est pas un ami personnel.Tout le monde le connaît ; il a été président du Barreau du Canada.» Le chef libéral a précisé que M.Fortier connaissait bien les Américains et qu'il était un négociateur aguerri.Hier soir, 500 personnes ont accueilli le chef libéral dans un comté du sud d'Edmonton.r nu de Mulroney resurgit derrière Jean Charest 4 VINCENT MARISSAL SYDNEY Malgré les contorsions pour ne pas prononcer le nom de l'ancien premier ministre depuis un mois et les efforts déployés depuis trois ans pour ne pas se retourner, Jean Charest a finalement vu l'ombre de Brian Mulroney apparaître par-dessus son épaule hier.Au Canada anglais, la simple évocation du nom de l'ancien chef conservateur provoque des réactions épidermiques.M.Charest prend donc le plus grand soin de ne pas rappeler l'ère Mulroney au cours de la campagne.La mini-tempête qui a frappé la caravane Charest hier, en Nouvelle-Ecosse, est venue prouver à quel point Jean Charest traîne un boulet dont il essaye de se débarrasser.M.Charest ne peut toutefois pas renier son amitié avec son ancien chef, une faute suffisamment grave aux yeux du reste du Canada pour lui coûter des voix.La chronique de Lysiane Gagnon publiée hier dans La Presse s'est répandue comme une traînée de poudre parmi les journalistes anglophones, qui ont vu matière à controverse dans les confessions du chef conservateur.Les quatre journalistes francophones de la caravane, quelque peu surpris de la tournure des événements, ont réagi d'une tout autre façon.« Il n'y a pas de confusion en ce qui me concerne, a répondu laconiquement M.Charest bombardé de questions sur le sujet.J'ai de très bonnes relations avec lui et avec les autres chefs du parti, nous nous parlons de temps en temps.» Montrant les premiers signes de fatigue, Jean Charest a tenté de contourner l'affaire, qui n'en est pas une, selon lui.Son amitié avec son ancien chef n'a rien à voir avec les véritables enjeux de la campagne en cours, a-t-il répondu.« Que puis-je dire de plus?Mon certificat représente un problème pour certains de mes adversaires, mon lieu de naissance aussi, mais je ne suis pas sûr que le chômage et la santé les préoccupent beaucoup.» Le chef réformiste, Preston Manning, a réagi dans les minutes qui ont suivi la transmission des premiers textes sur les fils de presse en affirmant que Charest et Mulroney, c'est du pareil au même.« C'est la pire des pratiques en politique, a commenté M.Charest.Nous sommes à cinq jours des élections, que fait-on de l'emploi, du système de santé?Cette campagne porte sur l'avenir.» De toute façon, « M.Mulroney, ce n'est pas un problème au Québec et ailleurs au Canada non plus, affirme M.Charest.J'ai dit que nous sommes amis, comme je le suis avec MM.Clark et Stanfield.Les anciens chefs se sentent comme un père ou une mère face à leur ancien parti.» Le souvenir de Mulroney arrive au moment même où la campagne de Jean Charest connaît un premier creux.Le plus récent sondage national ( de la maison Ekos ) indique que 21% des électeurs décidés voteront conservateur lundi soir.Dans les Maritimes, les conservateurs recueillent 30%.Les libéraux, qui ont déjà en main 31 des 32 sièges ( Elsie Wayne, l'autre survivante conservatrice a privé les libéraux d'un balayage ), sont en avant avec 41% des intentions de vote.Le score n'est guère plus encourageant au Québec et en Ontario, où le leader conservateur est arrivé hier soir pour une visite de deux jours.« Je me fie à ce que je vois sur le terrain », s'encourage M.Charest.Autre mauvaise nouvelle, Jean Charest est pris depuis deux jours dans le tir croisé des premiers ministres McKenna, Tobin et Savage dans les Maritimes.« Ça va leur revenir en plein visage, croit toute-, fois le chef conservateur.S'il y a une chose que les gens des provinces atlantiques n'apprécient pas, c'est de se faire dire quoi penser par Ottawa.» Les intentions de vote ont commencé à diminuer dans les sondages, mais Charest continue d'attirer beaucoup de monde partout où il passe.La popularité du chef conservateur ne s'est pas démentie ces deux derniers jours dans les quatre provinces de l'Est.Ils étaient environ 600 lundi soir à Chariottetown, presque autant hier midi à Sydney.Mme McDonough dénonce des «tractations secrètes» sur les investissements MICHAEL Mac DONALD delà Presse Canadienne.TORONTO Le Canada pourrait bien être privé des moyens nécessaires à la sauvegarde des emplois au pays en vertu d'un traité international à la rédaction duquel participe le gouvernement libéral, soutient Alexa McDonough.Le chef du NPD, qui tente désespérément de faire porter sur les emplois un débat électoral obnubilé par la question nationale, a en effet révélé hier la teneur d'un accord multilatéral sur les investissements qui fait actuellement l'objet de négociations secrètes à Paris et dont elle a obtenu copie.Mme McDonough a expliqué que cette entente obligerait le Canada et au moins une douzaine d'autres pays à accorder le même traitement tant aux investisseurs étrangers qu'aux investisseurs locaux.« Ce n'est donc pas étonnant que les libéraux préfèrent changer de sujets, a-t-elle lancé à des partisans réunis hier dans un centre communautaire de Toronto.Nous n'en pouvons plus de vous entendre changer de sujets.Pourquoi ne pas plutôt changer de boulot ?Les Canadiens ne veulent plus de ces tractations secrètes.» Cela signifie que les gouvernements canadiens ne pourraient plus proposer aucun programme de protection d'emploi s'appuyant sur des subventions ou des dégrèvements fiscaux.Du coup, les permis de pêche commerciale ne seraient plus l'apanage des seuls Canadiens et rien ne pourrait plus empêcher la prise de contrôle de sociétés canadiennes par des investisseurs étrangers, prédit le NPD.Cette entente, négociée dans le cadre d'une réforme des règles du commerce international, aura des conséquences énormes pour les Canadiens, soutient Alexa McDonough, mais les libéraux ont tout fait pour en préserver le secret.Sa portée est telle qu'elle pourrait même invalider, par exemple, la loi Helms-Burton, adoptée par le Contre** américain et destinée à pénaliser les entreprises canadiennes et étrangères faisant affaires a Cuba.Malgré ses efforts pour éviter de parler du Québec, Mme McDonough a admis qu'il est presque impossible de ne pas evoquer le dossier de l'unité nationale.m Je ne tenterais pas de vous faire croire que je n'ai pas été quelque peu frustrée, a-t-elle déclaré.Mais je ne suis pas aussi découragée que vous pouvez le penser.» Preston Manning a participé à un grand rassemblement réformiste, où l'attendaient 15< Colombie-Britannique.personnes, hier, en PHOTOPC 1500 personnes pour Manning, en Colombie-Britannique Presse Canadienne ABBOTSFORD, C.B.Preston Manning s'en est tenu à ses thèmes familiers, hier, en Colombie-Britannique.Après avoir brièvement évoqué ses propositions visant à rendre le système judiciaire plus sévère à l'endroit des criminels, le leader du Parti réformiste s'en attardé au thème de l'unité nationale.Les Canadiens peuvent voter pour de vieux partis fédéralistes qui n'ont aucune vision d'iin nouveau Canada uni, ou lit peuvent choisir le Parti réformiste, qui veut conduire le Canada dans un XXIe siècle « positif », a dit M.Manning, devant environ 1500 personnes.Plus tôt, M.Manning a réclamé l'organisation d'une conférence fédérale-provinciale pour restructurer la Confédération.Conférence à laquelle il participerait, ainsi que le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, et des représentants des autres partis fédéralistes, et qui devrait se tenir avant le prochain référendum québécois sur l'indépendance, a-t-il suggère.«< II n'est pas nécessaire d'avoir des pourparlers constitutionnels.Ce serait plutôt une discussion du genre qu'on a autour de la table de cuisine familiale.» M.Manning a également remis en question le choix du négociateur en chef canadien dans le dossier du saumon du Pacifique, Me Yves Fortier, un Québécois d'origine.« Nous pensons qu'il y a de la place pour un autre négociateur, peut-être quelqu'un qui serait davantage sensible aux intérêts de la Colombie-Britannique », a-t-il affirmé.\\ i B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 MAI 1997 POUR AUSSI PEU QUE PAR JOUR WEEK-ENDS kilométrage illimité I BEAU, BO PAS CHER ! 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LA CLE DE TOUTE BONNE ROUTE.*\" - National T1CDEN rent VbioUt dans les bureaux participants, sous réserve des disponibilités.Des périocU d'interdiction, des exigences tarifaires locales et des durées minumum de location peuvent s'appliquer.Âge minimum d'admissibilité dons la plupart des bureaux de location: 25 ans.Certains bureaux peuvent varier et imposer des tarifs plus élevés aux moins de 25 ans.L'exonération en cas de dwnmages (ECD) facultative, pouvant coûter jusqu'à 16,95 $ par jour, les taxes, les frais d'abandon, les frais pour conducteurs additionnels, les frais de plein & essence facultatif et les bénéfices d'assurance facultative sont en sus.Le tarif s'applique à une voiture compacte louée les week-ends.Valable jusqu'au 9 juin 1997.PIERRE GRAVEL MAGOG Ce n'est pas partout qu'on trouve neuf électeurs sur dix bien déterminés à aller voter.Quoi qu'il arrive.Que les débats aient été passionnants ou non, les candidats plus ou moins crédibles et les chefs rassurants ou pas, une chose est déjà sûre: la presque totalité des 55 moines de l'abbaye de Saint-Be-noît-du-Lac vont se présenter au bureau de scrutin, lundi.Comme ils le font à chaque élection ou référendum.« On n'oblige personne à y aller, assure Dom Jean-Gilles Flynn, un des pères hôteliers, mais à part les malades ou ceux qui sont trop âgés pour sortir, à peu près tout le monde se rend à Austin, le village voisin, à deux kilomètres, où on est inscrits.Après le repas du midi, on met la fourgonnette à la disposition de ceux qui ne veulent, ou ne peuvent, pas y aller à pied.» Certains moines ont d'ailleurs, assure-t-il, des opinions bien arrêtées.« On a, comme n'importe où ailleurs, des souverainistes et des fédéralistes connus, des libéraux et des conservateurs, et peut-être même aussi des sociaux-démocrates.Mais on ne discute pas de politique entre nous.On n'est pas ici pour ça.» Mais comment faire son choix en toute connaissance de cause quand on est coupé du monde et qu'on se préoccupe plus de chanter les louanges du Seigneur que du chômage ou de l'unité nationale ?« Vous seriez surpris de tout ce qu'on sait ici.Autant par les journaux et magazines qu'on reçoit que par toutes les confidences des hôtes de passage, qui nous en apprennent souvent long sur les grands problèmes de la société.» Et la télévision ?Les débats des chefs ?Les nouvelles ?« On ne la regarde pas.Sauf des émissions spéciales qu'on fait enregistrer sur cassette.Comme Jean-Luc Mongrain au Vatican avec le cardinal Turcotte.En fait, la seule exception, c'est la soirée des élections où tous ceux que ça intéresse et qui n'ont pas peur de se coucher très tard peuvent écouter les résultats.Et il y en a plusieurs qui le font même si le lendemain ils doivent se lever avant le jour pour les laudes, le premier office du matin.» À partir d'une information aussi générale, ce ne doit pas être facile de se faire une idée de la valeur des aspirants locaux.« On en entend parler par la presse locale et par nos employés qui viennent des environs.En plus, les candidats qui le désirent viennent nous rencontrer pour répondre à nos questions.Celui du Bloc, M.Laçasse, est venu la semaine dernière et on a déjà reçu M.Paradis, le libéral, un peu avant l'élection partielle, il y a deux ans.Je ne sais pas si les autres sont déjà venus ou vont le faire, mais ils sont tous les bienvenus.» Tous ?« Oui, sauf celui du Parti de la loi naturelle.», dit-il en riant et comme pour montrer qu'il est au courant de toutes les nuances.Mais arrive-t-il aux moines de prier pour la victoire de l'un ou de l'autre parti ?« En toute chose, on prie toujours pour que la volonté de Dieu s'accomplisse », se conten-te-t-il de répondre en admettant que, cette fois, dans Brome-Missis-quoi, elle n'est pas facile à prédire si on en juge par ce qui ressemble à une lutte à trois assez serrée.On y assiste en effet à une bataille qui, de l'aveu même d'une organisatrice du Bloc, rappelle beaucoup plus la campagne de 1993, où on sentait encore la vieille tradition conservatrice du coin, que l'élection partielle de 1995, qui avait l'air d'un duel entre le libéral et le bloquiste.Malgré la solide majorité obtenue la dernière fois, le député libéral sortant, Denis Paradis, ne cesse de sillonner son immense comté, accompagné parfois d'un ministre, comme Stéphane Dion lundi.Le défi pour lui est de neutraliser les effets de la popularité de Jean Cha-rest et l'image fortement médiatisée du conservateur Claude Boulard, un ancien animateur de télé.Au Bloc, pendant ce temps, on se dit confiant de pouvoir se faufiler entre les fédéralistes pour permettre à Daniel Laçasse de refaire le coup de 1993.À condition, évidemment, que tous les souverainistes suivent l'exemple des moines et aillent voter.Et que, bien sûr, ce soit la volonté de Dieu.¦ \u2022 BUREAU ENGR Ml.Articles de bureau \u2022 Bas prix d'entrepôt AUBAINES POUR LA MAISON OU BUREAU! \"\u2022\"\u2022«¦ni .-I MISE A JOUR OFFICE 97 Noirs prix Rabais DOftat 2£J 294,99 -55,00 - \u2014 après rabais 366*4 239 MODEM TÉLÉCOPIEUR INTERNE POUR WINDOWS 33,6 \u2022 Trousse de connexion à r Internet grotune \u2022 Garantie de 2 ans (Détails en mogasm, SAHYO TÉLÉPHONE SANS tt flLCLT-1561 B \u2022 Réduction du bruit Super Compander ltë> [ «25 canaux à 1 balayage auto \u2022 Même ire de 10 numéros .Texas _ Instruments AGENDA Tl PS6960 DE 256 Ko \u2022 AfficHoge de 24 caractères x 6 lignes \u2022 5 langues différentes \u2022 Affichage à rétroéclairage Indiglo® PARTIR OS 32260 34'.ai 31929 HÏTACHI ORDINATEUR PORTATIF \u2022 Intel Pentium \\ 33 MHz \u2022 Mémoire vive de 16 Mo \u2022 Disque dur de 1 Go \u2022 Gorontiede \\ on (Détails en mogosm) CALCULATRICE IMPRIMANTE \u2022 Affichoge à CL de 10 chiffres \u2022 Mémoire à 4 touches \u2022 Fonctionnement CA/CC (piles vendues séparément) 37874 38\" 17437 _ :\u2022 .\u2022 \\ | - v4» m CLASSEURS VERROUILLABLES À BAS PRIX _ \u2022 À 2 tiroirs avec séparateur* réglette* e Noir ou mastic \u2022 25 1/2 po h.x 15 po I.x 18 po p.TABLES DE BANQUET ¦ .Pieds «bu*.ocier, sur toute la lor*r*e«r, pk*ee pouf le rangement e Bords en caoutchouc .,.».\u2022\u2022\u2022\u2022 f.v\\\"- 10007 1 96 po x W po 79\" 10008 ENVUOPPES N\"10 IN PAPIER PAPIER THERMIQUE.VÉUN tUNC À \"AUTE MNSIWUTÉ \u2022 Rouleau de 98 pi, centre # 4 i/8 po x 9 1/2 po oel/2po _ 2^ - -J «W500 f^ACCO PERFORATEUR REGLABLE A 3 TROUS \u2022 Capacité de 10 feuilles STYLOS A BILLE RONDS \u2022 Encre bleue, noire ou rouge; pointe moyenne ou fine f% \u2022ll-ff^ \u2022 Encre verte, pointe OlilOfit?moyenne seulement UQUID PAPER H 4%Q «99 |ZJ M 15083/15087/150 15473/15474 10009 14478 1592» 1146?10369 5084/ 15088/15085/15089/13086 ?BR0SSARD mm.'mtm ?DORVAL 3165 boui (JesSources ?GREENFIELD PARK 3344.bout Tascherwu ?LASALLE 7214.av^Newrnjn ?LAVAL 1600, bot* le Otffausfer /3055.bout te Carrefour (carrefour Lavan ¦?MONTREAL 301.St-A/Ttotre ouest (â lano^ te ?POINTE-CLAIRE 365.boul Bturisv^(deiTlèi»FaÉrvtew) ?ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 1000.bout du Séminaire ?8T-LAURENT 3660.bout Côte-Vertu ?ST-UÉ0NARD 6800.rue Jean-Talonest/4625.rueJearvTaJonest HEURES D'OUVERTURE : LUN.A VEN \u2022 h à 21H SAME0I 9h* 17 h DIMANCHE 11 II i 17 H r i Bureou en gros* est fief de commuiKtUr les *\\35*hm olympiques spétioux 8U^eNG8OS^8vr«ou«pi0r«tNMtaU» «»» dm.m «-s M
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