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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-05-29, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, jeudi 29 mai 1997 Élections EDITORIAL / OPINIONS Ln Presse Télécommunications.Des solutions faciles.ACC 1 800 561-5981 Plus serré lu'il n'y paraît ANDRÉ PRATTE Les résultats des élections du 2 juin au Québec pourraient être plus serrés que ne le laisse penser, à première vue, le plus récent sondage SOM-Ia Presse.Notre enquête accorde 35 % des intentions de vote au Bloc québécois, 33 % au Parti libéral et 28 % aux conservateurs, après répartition proportionnelle des indécis et des discrets.Or, ce dernier bout de phrase n'exprime pas qu'une banalité méthodologique.Il s'agit de répartir les indécis suivant une méthode autre que proportionnelle pour voir apparaître une lutte plus corsée.Rappelons que 19 % des personnes interrogées par SOM entre les 23 et 27 mai derniers ont refusé d'indiquer une préférence ou se sont dites indécises.La répartition proportionnelle suppose que ces indécis voteront comme les répondants qui ont dévoilé leurs intentions aux sondeurs; que si 35 % des personnes qui ont exprimé une préférence votent Bloc, ce sera aussi le cas de 35 % des indécis et discrets.* Dans la vraie vie, les choses ne se passent pas comme ça.Les indécis, on le sait depuis le référendum de 1980, votent en grande majorité du côté fédéraliste.À quelques jours des élections, SOM a tracé le portrait des indécis et discrets en fonction de leur âge, leur sexe et leur langue maternelle.Cela a permis à la firme de mieux prévoir leur comportement électoral.On sait, par exemple, que les discrets sont plus nombreux parmi les personnes âgées, et que celles-ci votent généralement libéral.« Nous estimons que 45 % des indécis et discrets voteront libéral, 33 % conservateur, et 20 % Bloc », a expliqué à La Presse le président de SOM, Gilles Therrien.Les indécis ainsi répartis, on arrive à un résultat très serré à l'échelle de la province : Parti libéral 35 %, Bloc québécois 32 %, Parti conservateur 29 %.Même parmi les francophones, le résultat est moins rassurant pour Gilles Du-ceppe, bien que le Bloc garde encore une longueur d'avance sur le parti de Jean Charest : 38 % Bloc, 31 % PC, 26 % PLC « Cette méthode est un peu plus précise, quoique dans une lutte à trois, elle n'entraîne pas une grosse correction dans les pourcentages », selon M.Therrien.des forces ANDRÉ PRATTE Le Bloc québécois semble reprendre des forces, tandis que la fulgurante montée des conservateurs s'est arrêtée, indique le plus récent sondage SOM-Ia Presse.Après répartition proportionnelle des indécis et discrets, le Bloc québécois obtient 35% des intentions de vote des électeurs du Québec, contre 33% pour les libéraux et 28% pour les conservateurs.La lutte continue donc de se faire à trois.Par rapport au SOM que nous publiions la semaine dernière, le Bloc a gagné quatre points, le Parti conservateur a perdu deux points et le Parti libéral a perdu un point.Le sondage a été réalisé entre les 23 et 27 mai, auprès de 1002 Québécois.La marge d'erreur est estimée à 3,7%, 19 fois sur 20.« La plupart des entrevues ont été menées de vendredi à lundi, et le sondage ne saisit probablement pas tout l'effet des dernières déclarations de M.Chrétien sur la souveraineté », a expliqué le président de SOM, Gilles Therrien.Dans une entrevue diffusée lundi, le premier ministre avait exprimé l'avis qu'il ne serait pas raisonnable que le Québec devienne souverain sur la base d'une majorité simple, soit 50% plus un.Des propos qui ont eu pour effet d'insuffler une nouvelle vigueur à la campagne blo-quiste.Avant répartition des 19% d'indécis et discrets, le Bloc et le PLC ont chacun la faveur de 27% des Québécois interrogés, tandis que les conservateurs ont l'appui de 23% des répondants.Donnée encourageante pour le Bloc de Gilles Duceppe, son parti mène assez confortablement chez les francophones, avec 35% des intentions de vote, contre 23% pour le parti de Jean Charest et 19% pour le PLC.Il y a toutefois 21% d'indécis chez les Québécois de langue française.« Ce sont les francophones qui sont indécis, selon M.Therrien.Les anglophones et les allophones ont fait leur choix depuis longtemps.» Ce choix, c'est de ne pas voter pour le Bloc.Le Parti libéral a tout de même perdu un peu de son lustre dans ces communautés : 65% des anglophones et allophones comptent voter libéral ( après répartition ), tandis que 24% ont été séduit par les conservateurs version Charest.Bien des surprises Même si la plupart des indécis et discrets se rangeaient, comme cela s'est vu dans le passé, du côté des partis fédéralistes, l'avance substantielle du Bloc parmi les francophones pourrait lui permettre de conserver bon nombre des 52 sièges qu'il détient présentement.Sauf que, dans une lutte à trois, bien des surprises peuvent se produire.Ce sondage SOM-La Presse révèle en outre que Jean Charest est allé chercher ses appuis presque autant chez les électeurs libéraux que chez Sondage SOM - La Presse Intentions de vote ¦ Si des élections fédérales avaient lieu aujourd'hui au Canada, pour le candidat de quel parti voteriez-vous?(Avec rappel et répartition simple des discrets et des indécis) PARTI BLOC LIBÉRAL OU CANADA QUÉBÉCOIS PARTI NOUVEAU PARTI PARTI CONSERVATEUR DÉMOCRATIQUE RÉFORMISTE AUTRE Total 33 35 28 1 Région Québec-métro Montréal-métro Ailleurs en province Âge 18 à 24 ans 25 à 34 ans 55 à 44 ans 45 à 54 ans 55 à 64 ans 65 ans et plus Langue d'usage Français Anglais / autre Sexe Homme Femme 28 38 28 25 29 26 28 37 57 24 65 30 36 c \u20224- 38 32 38 45 2 30 26 3 30 1 A».1 1 1 1 1 \u2022 r ¦\u2022 28 29 26 \"1 26 34 26 \u2022 - : 2 \u2014 27 14 42 6 38 33 29 24 29 27 3 2 3 2 3 1 3 2 1 1 ; - -5 1 1 2 1 1 1 les bloquistes, toutes proportions gardées.Ainsi, 22% des Québécois qui ont voté Bloc en 1993 s'apprêtent à voter conservateur; or, c'est aussi le cas de 19% des personnes qui ont voté pour la formation dirigée par M.Chrétien il y a quatre ans.Nous avons demandé aux Québécois s'ils comptaient aller voter le 2 juin: 87% nous ont dit oui.Les jeunes iront moins voter que leurs aînés: 72% de ceux qui sont âgés de 18 à 24 ans comptent se prévaloir de leur droit, tandis que cette proportion dépasse 90% chez tes 45 ans et plus.« Les sondages surestiment toujours la participation électorale, souligne cependant Gilles Therrien.Les gens sont pleins de bonnes intentions mais, le jour du vote, s'il ne fait pas beau ou s'il y a une queue devant au bureau; de vote, certains vont changer d'idée.» Lors des élections fédéra-les de 1993, 77% des Québécois ont voté.Intograptiie La Presse Ce sondage a été réalisé par $t)M entre les 23 et 27 mai 1997.AtÇtO-tal, 1002 entrevues ont été menées auprès d'un échantillon représentatif de la population adulte au Qik -bec.La collecte des données a été.féa-lisée à partir des centraux téléphoniques de SOM à Montréal Jjt à Québec ; elle était assistée par ordinateur.Au total, jusqu'à huit appels ont pu être faits pour tenter de joindre les ménages sélectionne^.L'échantillon initial a été généré aléatoirement par ordinateur ^dans l'ensemble des circonscriptions téléphoniques actuellement en usage au Québec, ce qui permet de joindre les ménages qui ne soiH'pas inscrits dans les annuaires téléphoniques.Ces derniers représenter environ 15 % à 20 % des aboniK-jdU.lélçphone.Les données sont pondérées par expansion à la distribution conjointe d'âge et de sexe de la population de chacune des strates géographiques au dernier recensement canadien, de même que pour la distribution pour la langue maternelle au niveau de l'ensemble.Nous estimons le taux de réponse obtenu à 62 %, le taux de refus à 23 % et la proportion de ménages non joints à 16 %.Compte tenu de l'effet du plan de sondage, nous estimons la marge d'erreur maximale à un niveau de confiance de 95 % sur une proportion estimée pour l'ensemble des répondants à 3,7 %.Gilles Therrien Président, SOM Contre la partition, Duceppe compte sur la Constitution PHOTOPC Gilles Duceppe jette un coup d'oeil sur La Preste avant de commencer la journée.KATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUÉBEC N'en déplaise aux défenseurs de la partition du Québec, le territoire du Québec ne pourra être divisé après un OUI puisqu'il sera encore protégé par la Constitution canadienne, a indiqué hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.« Le territoire du Québec ne peut pas être partitionné.Il est reconnu.Voilà un peuple qui existe, le peuple québécois, avec un territoire reconnu, garanti par la Constitution.On a un territoire, il est inviolable, il restera tel qu'il est », a déclaré M.Duceppe lors d'une entrevue au réseau TVA.La Constitution canadienne, tant décriée par les souverainistes, représenterait donc le principal rempart contre les partitionnistes après un OUI, selon M.Duceppe.« On n'accepte pas la légitimité de cette Constitution parce que les droits du Québec ont été réduits par le ra- patriement de 1982, mais ça ne signifie pas que les points sur lesquels on est d'accord, par exemple sur les frontières, qu'on ne la reconnaît pas », dit M.Duceppe, qui s'est expliqué en point de presse après l'entrevue.Sur la même question, tant le premier ministre Bouchard que son prédécesseur, Jacques Parizeau, déclaraient eux aussi que la partition était impossible avant un OUI, à cause de la Constitution, et infaisable après une déclaration de souveraineté, mais en vertu cette fois du droit international.Dans la période de transition qui précéderait une déclaration de souveraineté, nuançaient-ils, la Constitution canadienne continuerait de s'appliquer, dont l'article 43 stipulant que les frontières interprovinciales ne peuvent être modifiées sans l'accord de l'assemblée législative de chaque province concernée.Cette disposition faisait d'ailleurs partie du projet de loi sur la souveraineté, présenté avant le référendum par le gouvernement Parizeau.« Dans un Québec souverain, les lois canadiennes s'appliqueront jusqu'à ce qu'elles soient modifiées par un Québec souverain », a précisé M.Duceppe, invité à préciser sa pensée, plus tard en journée à RDI.La journée du chef bloquiste avait pourtant bien commencé : en plus du soleil radieux, il avait en main un sondage, réalisé à l'échelle canadienne, qui montre que le prochain gouvernement pourrait être libéral et minoritaire, face à un contingent de 47 députés bloquistes.Les tiers partis se retrouveraient ainsi avec la balance du pouvoir.Si M.Duceppe ferme la porte à toute alliance avec un autre parti dans le but de former l'opposition officielle, il n'exclut cependant pas des alliances temporaires sur certains dossiers.« On a jugé chaque dossier à sa valeur propre.On a ap- puyé certains dossiers parce que ça répondait à nos attentes.On agirait de la même façon », dit-il.Comme le chef bloquiste terminait sa journée à l'émission Politiquement direct de MusiquePlus, les reporters ont tenu à lui poser la traditionnelle question, à savoir s'il avait déjà tâté un petit joint de marijuana.« Comme tous ceux de ma génération, je mentirais si je disais que je ne l'ai pas fait.Tout le monde a goûté à ça », a rigolé M.Duceppe.Mais le chef bloquiste n'est pas pour autant en faveur de la légalisation de la marijuana : « Mon idée n'est pas faite sur ça.Dans des pays comme la Hollande, ça n'a pas eu d'effets concluants.Je vous avoue franchement : j'ai des jeunes et je suis loin d'être convaincu que c'est une solution.Par ailleurs, l'approche répressive n'a rien donné non plus.A ce moment-ci, si on me demandait de voter sur la légalisation, je ne voterais pas pour ça ».conclut-il.; Dénicher le fonds \"hot\" ( .< m o m v>< )licler \\ < > te Y $ Marque ilépove de U Banque Royale du *- * Les Senxvsde psfcn de poHe*\\nlle Trust Rm.il sont fournis par Gestion drporiefca0csTR Inc., une filât du Trust Rasai T Laissez-nous vous aider à vous constituer un portefeuille de placements des plus diversifiés qui sera géré professionnellement au jour le jour* TRUST ROYAL Memora du Groupe Financier Banque Royale* Consulte?un conseiller professionnel du Trust Roval 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sont pas convaincantes.La mise à mort de Boscoville se défend mal.Quant à la capacité du fameux « milieu » à s'occuper adéquatement des enfants qui n'auront plus de place dans les institutions, elle demeure très incertaine.Agnès Gruda Entendons-nous : Boscoville n'est pas un temple sacré.Ses succès passés ne lui donnent aucun droit de pérennité.Confrontés à la perspective de nouvelles compressions, les responsables n'avaient peut-être d'autre choix que de larguer ce bâtiment.Le hic, c'est que, ce faisant, ils larguent aussi ses méthodes.Ce que l'on sacrifie, ce n'est pas seulement du béton et des briques.Mais un service unique, que la bureaucratie avait déjà entrepris de dépecer, ces dernières années, et qui ne sera repris par aucun autre maillon du reseau.L'égalité a Cour suprême des États-Unis refuse une immunité temporaire aux président Bill Clinton dans le procès que lui a intenté Mme Paula Jones pour harcèlement sexuel et diffamation.Le tribunal a décidé à l'unanimité que le président doit subir son procès dans cette affaire, qui remonte à l'époque où il était gouverneur de l'Arkansas, et qui ne relève ni de près ni de loin de ses fonctions de président, ii i 11 ii ¦ Parmi toutes les allégations dirigées contre le président, celles de Mme Jones sont les plus dangereuses parce qu'elles visent son caractère dans des termes que tout le monde comprend.M.Clinton a encore des moyens d'éviter le procès, mais la justice suivra son cours et ne le protégera pas d'une éventuelle humiliation avant la fin de son mandat.Frédéric Wagnière Dans tous ses démêlés avec la justice, la tactique du président a toujours été d'atermoyer dans l'espoir de noyer le poisson.Avec le prestige de sa fonction et les moyens du gouvernement, cela lui a souvent réussi.D'autant plus que la séparation des pouvoirs, voulue par la Constitution, lui donne une certaine immunité.Dans le cadre de la campagne pour sa réélection, cette tactique était de bonne guerre.Mais, même pour le président, il y a des questions qui ne sont ni des affaires d'État ni des campagnes politiques.En l'occurrence, Mme Jones a le droit de faire entendre sa cause par un tribunal, car c'est un des fondements d'une société démocratique.Ainsi, la Cour suprême a simple ment réaffirmé qu'une fonction exaltée n'élimine en rien l'égalité devant la loi.Qu'a-t-on prévu pour les 75 garçons qui devront quitter cette institution ?Ce ne sont pas eux que l'on retournera chez papa-maman.Les deux tiers atterriront à Cité-des-Prairies, un centre quasi carcéral avec des portes qui se ferment à double tour au moindre accroc à la discipline.L'autre tiers ira au Mont-Saint-Antoine, une institution plus ouverte que Boscoville, mais présentant un risque plus grand de rechute.Sur l'échelle de la sévérité, Boscoville se situe à mi-chemin entre ses deux « survivants ».Sa clientèle est trop lourde pour l'un, trop légère pour l'autre.Elle bénéficiait, à « Bosco », d'une pédagogie sur mesure, d'un filet tissé très serré sans devenir une camisole de force.Le tout à l'intérieur d'un centre de taille humaine, doté d'une identité très forte, où les jeunes pouvaient trouver ce qui leur manque cruellement : un sentiment d'appartenance.Que Boscoville survive ou ferme ses portes, à la rigueur, ce n'est pas très important.Ce n'est pas le lieu physique qui compte, mais son esprit.Hélas ! personne ne s'est soucié de le reproduire sous un autre toit.Cela en dit long sur le niveau de préoccupation de ceux qui ont choisi de tirer la plogue.La palette des services pour les jeunes aura une couleur en moins : celle d'un centre intermédiaire, où un écolier en crise pouvait espérer passer le week-end sans que toute l'artillerie de la protection de la jeunesse ne lui tombe dessus, par exemple.Cette absence pourrait s'avérer fatale pour plusieurs.Mais la fermeture de Boscoville permettra, par ailleurs, d'économiser quelque 600 000 dollars par an, qui devraient être réinvestis en soutien aux familles.D'autres jeunes, aujourd'hui dépourvus, en bénéficieront peut-être en bout de piste.C'est du moins ce que prétendent les responsables.Mais la démonstration est loin d'être faite.Et le virage-milieu tient encore davantage d'un mirage que d'une projection réaliste.La direction avait eu l'intention de faire disparaître toutes les places d'hébergement pour mères en détresse.Finalement, on va en garder 34.Chez les ados, il restera 356 places en centres d'accueil, au lieu de 518.Et chez les moins de 12 ans, 111 sur 273.Cela « libérera » environ 90 éducateurs, qui s'ajouteront à la vingtaine qui travaillent actuellement auprès des familles.Mais ces éducateurs à eux seuls ne suffiront pas à la lâche.Il faudra le soutien des CLSC des écoles et d'autres « intervenants du milieu », comme on dit dans le jargon.Le problème, c'est que ce beau monde en a déjà plein les bras.Les écoles n'ont plus les moyens de payer leurs propres psychologues.Et les CLSC s'arrachent les cheveux avec le virage ambulatoire et la fermeture de lits en psychiatrie.Il y a des limites à ce que l'on peut attendre d'eux sans ressources supplémentaires.Quand le réseau de santé montréalais a amorcé son virage, il disposait d'un plan précis prévoyant la manière dont les ressources seraient réaffectées à mesure que le processus avançait.Cela n'a pas empêché les dérapages.Ici, ce plan n'existe pas.Le virage s'amorce sans filet de sécurité.avec tous les dangers que l'on imagine.Dont celui de refouler des dizaines de jeunes vers un milieu trop dur pour eux.De créer des engorgements et des listes d'attente interminables.Quitte à ce que d'autres jeunes, un petit peu moins malmenés par la vie, se retrouvent laissés plus ou moins à l'abandon.TKES ?WOTD \"DO JBJME CHfevjF&rXfc ESTUÉTÎQOE r'RorTsktsoivhs LA BOITE AUX LETTRES Petit peuple ! ¦ Petit peuple qui t'es déjà voté non à toi-même, petit peuple qui constate que d'autres n'hésitent pas à voter pour un cochon de la bonne couleur s'il s'en présente un dans le comté, petit peuple si prompt à meure la faute sur les autres, les Anglais, les journalistes, qui sais-je encore, petit peuple qui en voit d'autres reconnus par la France, les États-Unis, qui sais-je encore, petit peuple cesse les tergiversations et les luttes fratricides, petit peuple fais un premier pas puis deux puis trois, deviens adulte, viens voter pour le Bloc le 2 juin ! Paul-André DESJARDINS Québec Un vote pour l'unité ¦ À l'occasion d\\i scrutin fédéral de lundi prochain, je me permets d'inviter les Québécois à voter pour l'unité canadienne.Cette invitation, je l'adresse aux Québécois de toutes origines et je les invite à vivre la formule de partage qui fait du Canada un des plus beaux exemples dans le monde.Au scrutin de lundi prochain, ne votons pas pour les partis politiques qui agissent en fonction d'intérêts provinciaux ou qui ne visent qu'à briser le Canada.Le Reform et le Bloc, pour ne nommer que ces deux là, n'ont pas montré vraiment qu'ils travaillaient dans l'intérêt du pays.Ils ont plutôt réussi à antagoniste anglo phones et francophones et à braquer le Québec contre les autres provinces ou l'inverse.Alors, si nous voulons faire un choix authentiquement canadien, nous y arriverons en votant libéral ou conservateur.Lundi prochain, ne laissons pas passer cette occasion, peut-être historique, de travailler à la reconciliation nationale plutôt qu'à la multiplication des frontières entre nous.Votons libéral ou conservateur, mais votons CANADA de façon éclatante.Germain LEFEBVRE Montréal Démocratie et intégrité territoriale ¦ Le Canada est un État souverain.Un des attributs juridiques fondamentaux d'un État souverain est l'intégrité de son territoire.Et il est reconnu en droit international qu'un État peut prendre tous les moyens, y inclus la force, pour garantir cette intégrité.Le gouvernement canadien pourrait donc juridiquement utiliser la force armée pour garder le Québec dans la fédération.Comme le Québec, une fois souverain, pourrait utiliser cette même force pour préserver son intégrité territoriale, celle-ci incluant vraisemblablement toutes les terres autochtones, même si ses titres de propriété seraient contestables et contestés.Mais, face à cette force autorisée par le droit, il y a la démocratie, toujours fragile et imparfaite, qui ne se résume pas à une question de pure mathématique, mais qui doit traduire le plus fidèlement possible la réelle volonté populaire.Et sans oublier qu'au-delà de cette volonté prime toujours la dignité de la personne, qui inclut les droits légitimes des nations et des minorités.Michel LEBEL Pourquoi ne pas annuler son vote ?¦ Le vendredi 22 mai, un lecteur de La Presse écrivait : « Les fédéralistes doivent voter conservateur ».Et moi j'ose écrire : les souverainistes doivent annuler leur vote.Annuler son vote, ça rime à quoi ?À être fatigué, démobilisé ; peut-être.À ne plus croire ?Fort peu probable, parce que ne plus croire, c'est s'abolir un peu et ce n'est pas très naturel.Ça rime plutôt à l'aboutissement d'une démarche d'analyse historique et à se dire qu'on en a assez du « tataoui-nage ».Que de temps passé à vouloir, à rêver et à retomber de plus en plus bas.Que d'émotions, au collège, à la fin des années 50 et au début des années 60, à propos de notre belle Laurentie.Que d'adrénaline noble quand on allait décrocher l'Union Jack, symbole du colonialisme, au cours d'escapades discrètement encouragées par nos « curés-enseignants ».Comme beaucoup d'autres, mon nationalisme était teinté de socialisme, de sorte que seule l'existence du Nouveau Parti démocratique ( NPD ) procurait une justification à placer un X vis-à-vis le nom d'un candidat, lors d'une élection fédérale.Le cas échéant, un graffiti sur le bulletin de vote était la seule façon de manifester notre opposition au régime.Le Rassemblement pour l'indépendance nationale ( RIN ) vint heureusement nourrir nos élans par une approche globale et radicale de notre devenir collectif.Nous étions nombreux, vers 1968, à entrevoir 1970 ( sans référence à la crise d'octobre ) comme une échéance ultime.Trois décades plus tard, nous nous retrouvons devant l'élection la plus ridicule du siècle.Pendant qu'un semblant d'idéologie comptable poursuit machia-véliquement l'objectif d'un inconscient déficit zéro qui balaie sur son passage tous les progrès sociaux issus de la Révolution tranquille, nous nous retrouvons dans un tournant politico-administratif dont la seule certitude est l'augmentation absolue du paupérisme, de laquelle les jeunes générations ne verront pas l'heure de sortir.Que faire de tout ce gâchis, après avoir regardé pendant 25 ans la parade Bourassa avec ses fantasmes économiques : après avoir pensé qu'il allait se passer quelque chose à la suite de la victoire « indépendantiste » de 1976 ; après avoir été meurtris en 1981 ; après avoir pris une chance avec le beau risque de sieur Mulroney; après avoir embarqué pour un « toute ou pantoute » avec le duo Bloc-PQ.Que faire donc de cette élection qui ne fera que rendre encore plus confuse et sans issue la situation de notre société pas si distincte que va, qui ne demande qu'à se reprendre en main, à la condition de se débarrasser à brève échéance des tergiversations de la politique fédérale-provinciale.Aucune élection ni aucun référendum ne viendra régler à court ni à moyen terme notre plus en plus diluée option de souveraineté.\\ Jean Chrétien Où aller avec un Jean Chrétien et un Parti libéral qui n'a que deux soucis : dé-centraliser un déficit et jouer aux épouvantails chasseurs de séparatistes ?Où aller avec un Jean Charest et un plan aussi nébuleux que son parti présent et passé ?Où aller avec un Bloc sans leadership, dont la sagesse et la cohérence auraient voulu qu'il en reste à sa première mission : la préparation d'un référendum ?Ce fut fait et bien fait.Il est temps de passer à une autre stratégie.Le seul moyen de manifester vraiment notre volonté de ne plus participer à ce système politique hybride, sans diviser les votes pour que toutes sortes d'interprétations viennent fausser les données, c'est de dire non au système en annulant ce vote.Gilles BERGER Montréal N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui fout suite i/ des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 MAI 1997 Opinions de l'ambivalence ?Les résultais du dernier référendum ont donné aux Québécois une bonne partie des :rxonvénients de la souveraineté sans aucun de ses avantages CHRISTIAN DUFOUR L'auteur est professeur à l'École nationale d'administration publique.Dans cette superficielle campagne-éclair dominée par les images-télé et les sondages, il convient de rappeler les lignes de force du comportement électoral des Québécois sur la scène fédérale depuis la Confédération.Pendant cent vingt-cinq ans, les francophones votèrent en bloc au niveau fédéral, généralement pour le Parti libéral, s'assu-rant ainsi une part importante du pouvoir à Ottawa et y faisant élire leurs grands leaders historiques : Cartier, Laurier, Saint-Laurent, Trudeau.En 1984, après l'imposition de la Constitution de 82, les Québécois abandonnèrent les libéraux pour voter à deux reprises pour le gouvernement conservateur de Brian Mulroney.En 1993, après le rejet de l'accord du lac Meech, première rupture historique : pour la première fois, les francophones choisissent l'opposition en votant, toujours en bloc, pour un parti souverainiste qui deviendra l'opposition officielle.Cette année, un deuxième changement fondamental s'annonce.Après avoir renoncé à voter pour le gouvernement, les Québécois francophones semblent vouloir, cette fois-ci, se diviser entre deux partis d'opposition, le Bloc et le Parti conservateur, pendant que le Re-form Party compte bien devenir l'opposition officielle sur !a base d'un discours unilingue anglais franchement anti-québécois.Sous réserve d'une vague Charest qui déborderait les frontières du Québec et donnerait aux conservateurs le statut d'opposition officielle, on observe donc une tendance à la dissolution du pouvoir collectif québécois à Ottawa.Le 3 juin, les Québécois risquent de se réveiller avec une sérieuse gueule de bois politique si Preston Mannning devient leader de l'opposition officielle.Certains commentateurs notent déjà que cela aidera les souverainistes au prochain référendum.Car le petit jeu va continuer.Ce qui nous amène à l'une des principales causes de la baisse du pouvoir politique québécois.Un petit coup à gauche, un petit coup à droite ; un vote pour Trudeau au fédéral, un vote pour Lévesque au provincial.La traditionnelle ambivalence des Québécois les a déjà bien servis sur le plan politique, mais ce n'est manifestement plus le cas depuis l'échec de la synthèse politique de ce que Lévesque et Trudeau représentaient.Nous avons de plus en plus droit au pire des deux mondes entre lesquels nous hésitons : c'est ainsi que les résultats du dernier référendum ont donné aux Québécois une bonne partie des inconvénients de la souveraineté sans aucun de ses avantages.Notre ambivalence politique cache de plus en plus mal un manque de persévérance et de vitalité, une in- capacité collective à exister, à l'intérieur ou à l'extérieur du Canada, en en assumant les conséquences.Le caractère complexe d'une identité québécoise qui comporte des aspects plus ou moins canadiens, français, américains ou internationaux selon les individus et les circonstances, la tolérance ou la mollesse de cette identité, selon le point de vue où l'on se place, ne sont pas sans avantages pour une société individualisée comme la nôtre.Dans un univers éclaté, cela lui donne divers moyens de rebondir sur des plans autres que politique, comme le montre un phénomène comme Céline Dion.Cela ne saurait faire oublier que le domaine politique reste important, alors que le vieux problème québécois à ce niveau non seulement n'a pas été réglé mais empire.La poursuite de la dynamique actuelle amènera le Québec, soit à réaliser sa souveraineté dans les pires conditions imaginables, soit à son implosion au sein même du Canada, comme cela a commencé à se manifester dans l'année qui a suivi le dernier référendum : quand le fils de Léon Dion a donné un coup de pouce crucial aux partitio-nistes, que le très aimé Jean-Louis Roux a accepté de se transformer en symbole colonial, quand l'indépendantiste Guy Bertrand a viré complètement capot, quand Galga-nov.Le seul moyen de stopper l'infernale spirale est que les doux Québécois s'endurcissent à tout le moins sur le plan politique, qu'ils arrêtent de se comporter en enfants gâtés en attente de Messie, assumant leur incontestable responsabilité individuelle quant à la détérioration de leur situation collective.Je Christian Dufour Ce n'est malheureusement pas ce qui semble en train d'arriver.Au contraire, on semble vouloir allègrement oublier cette réalité politique fondamentale qu'il n'est pas avisé de montrer sa faiblesse au moment où le partenaire se radica-lise, car c'est une invitation à se faire taper dessus.Plusieurs envisagent de voter pour Jean Charest simplement parce qu'il est capable de faire miroiter l'espoir, oubliant que, depuis Trudeau, Mulroney et Chrétien, chaque nouveau sauveur en provenance de la belle province, loin d'avoir réglé le problème, l'a empiré.Jean Chrétien, historiquement le dernier Québécois francophone au pouvoir à Ottawa qui aura disposé d'un pouvoir réel à l'égard de la relation Canada-Québec, ne veut pas ou ne peut pas l'exercer.Il éprouve trop de rancune à l'égard du Québec et son seul vrai rêve est déjà réalisé : il est premier ministre du Canada Au plan fédéral, la solution ne peut venir que du Canada anglais, le drame du pays étant que le seul leader en provenance de ce dernier est un Preston Manning désespérément provincial.Juste retour des choses : le Canada anglais paie le prix d'avoir systématiquement mis l'accent sur un provincialisme de plus en plus étroit pour ne pas avoir à reconnaître l'incontournable réalité de la différence collective québécoise.Alors que seul le premier ministre albertain Ralph Klein se risque à ouvrir timidement la bouche, aucun Québécois ne saurait compenser l'éclatante faillite du leadership canadien anglais qui est en train de détruire le pays.Le peuple souverain se fiche des belles analyses et les Québécois voteront bien pour qui ils voudront lundi prochain.Mais à tout le moins, que ces Québécois qui s'apprêtent le 2 juin à envoyer un message trompeur au reste du Canada, tout en se permettant de voter OUI à un éventuel référendum sur la souveraineté, arrêtent de s'en prendre à Duceppe, à Chrétien ou à Manning.Car ce sont ces Québécois qui sont en grande partie responsables de la détérioration de la relation Canada-Québec.Le PC élude l'héritage Mulroney- Charest SERGE GOSSELIN L'auteur est politologue.Comme c'est souvent le cas, la campagne électorale au Québec se terminera vraisemblablement par un résultat mitigé, lundi soir prochain.Pourtant, il faut bien le constater, les libéraux fédéraux possèdent la meilleure équipe sur le terrain dans les différentes régions de la province.Il ne fait aucun doute qu'il s'agit de la formation la mieux équipée pour contrer, en termes d'organisation* le Bloc québécois et les conservateurs.Malgré les prétentions de plusieurs, le bilan du premier gouvernement de Jean Chrétien demeure positif.En 1993, les libéraux héritaient de neuf années d'un gouvernement progressiste-conservateur ( deux qualificatifs qui s'opposent ! ) marqué par l'augmentation effrénée du déficit ( un record jamais égalé \u201442 milliards à la fin de l'exercice 1993-94 ), laissant derrière lui une situation financière désastreuse et un taux de chômage élevé ( 11,6 % contre 9,6 % en avril 1997 ).C'est donc ce gouvernement conservateur qui est à l'origine de l'instabilité économique que le pays a connue, depuis la fin des années 1980.Pendant la présente campagne, les conservateurs éludent complètement l'héritage Mulroney-Charest, et pour cause ! Le chef conservateur fait table rase de son passé pour se présenter comme une relève immaculée pouvant reprendre du service sous le thème « Que l'avenir commence ! ».Nous ne prétendons pas que le gouvernement libéral a réglé d'une manière définitive les grands dossiers névralgiques de la société.Toutefois, des efforts importants ont été réalisés dans le domaine de la santé, de la main-d'oeuvre, du développement des PME, du tourisme, de l'agriculture, etc.En termes d'emplois, il reste beaucoup à faire, notamment chez les Jeunes.Cette dernière préoccupation devra demeurer une priorité pour le nouveau gouvernement.Dans le secteur des finances publiques, le déficit a été ramené à 16 milliards de dollars grâce à une gestion serrée des deniers publics.Les taux d'intérêt demeurent compétitifs, la croissance économique tend à se maintenir et le rôle de l'Etat a été redéfini.Par ailleurs, le gouvernement Chrétien a décidé d'emprunter une approche pragmatique pour moder- Brian Mulroney niser la fédération canadienne.Dans un État fédéral, les rapports entre les ordres de gouvernement doivent évoluer constamment.Depuis la courte victoire du camp du NON, au dernier référendum de 1995, les libéraux ont pris diverses initiatives pour moderniser le fédéralisme.À l'aube du XXI* siècle, nous voyons poindre un modèle marqué par la coopération, la concertation et le pragmatisme.Même s'il semble que les bloquistes et les conservateurs s'entendent \u2014chacun à leur façon \u2014 pour dénoncer l'immobilisme du gouvernement central dans le domaine de l'unité na-tionale, il faut rappeler la responsabilité assumée par l'équipe libérale pour rendre la fédération plus flexible.À cet égard, notre modèle est considéré comme l'un des plus décentralisés au monde si on le compare aux autres États fédéraux modernes comme les États-Unis, la Suisse, l'Australie et la RFA.Il faut garder à l'esprit que le choix pour l'État fédéral de la part d'une majorité de Québécoises et Québécois est certes un modèle exigeant mais, en même temps, le fédéralisme contribue largement à maintenir la continuité dans la stabilité.À l'approche du second millénaire, ces deux attributs ne sont-ils pas un gage de réussite et de progrès ?Il est faux de prétendre que le fédéralisme est figé dans le moule de la loi.Bien au contraire, il contribue à maintenir l'unité dans la diversité et, à ce titre, il est en perpétuel ajustement.Par le fait même, il w\t1 \t- v-.Jean Charest perpétue les valeurs de tolérance et de mutualisme.Le XXIe siècle sera le siècle des fédérations et non pas celui de la balkanisation des États.Le 2 juin prochain, les électeurs du Québec doivent se souvenir des insuffisances, lourdes de conséquences, du Parti conservateur et de l'héritage du gouvernement précédent.En toutes circonstances, les libéraux fédéraux, malgré quelques imperfections, ont démontré un sens aigu pour la bonne gestion et leur désir de relancer les préoccupations les plus criantes à l'approche de l'an 2000.Nous ne croyons pas que les bloquistes et les conservatours vont mieux défendre les intérêts immédiats de la population du Québec.Dans le premier cas, l'objectif ultime demeure la souveraineté et la brisure du pays ( rappelons ici que la tendance mondiale est au regroupement des États et non à l'indépendance ).Dans le second cas, les conservateurs ne possèdent pas une équipe compétente pour diriger les affaires de l'État.L'effet Charest au Québec ( s'il faut parler ainsi 1 ) semble se limiter strictement à ses talents de « debater ».Il a certes marqué des points, mais diriger un pays nécessite aussi et surtout la présence de ressources compétentes et engagées.Or on cherche toujours une « équipe conservatrice ».D'obscurs candidats réussissent tout juste à « surfer » sur le dos de Charest.Il en faut beaucoup plus, parfois, pour remporter une élection.Et pour cette raison, ils ne sont pas prêts à prendre la direction du pays.Le vote de lundi doit éviter de légitimer un Plan B ARIANE CHARBONNEAU et CHRISTINE MAESTRACC! Les auteures s'expriment ici au nom de Génération Québec, un regroupement d'environ 500jeunes professionnels, entrepreneurs et universitaires, voué à la promotion de la souveraineté du Québec.Génération Québec est un club politique souverainiste, mais non partisan ( en ce sens que ce groupe n'est pas rattaché à un parti politique ).Pragmatique en ce qui a trait aux questions sociales et économiques.Génération Québec n'hésite pas à prendre ses distances par rapport aux politiques ou aux idées mises de l'avant par le Parti québécois, le Bloc québécois ou l'Action démocratique du Québec.A contrario, rien ne l'empêche, sur des questions autres que celles reliées à la souveraineté, d'être en accord avec des politiques émanant de partis fédéralistes.(.) Toutefois, au sujet de la question nationale, nous sommes les alliés indéfectibles de cette vaste coalition souverainiste québécoise dont certains membres sont plus à gauche et d'autres plus à droite que nous-mêmes.Nous sommes des partisans du souverainisme clair et non équivoque.Bien que largement issus des milieux plus traditionnels des affaires et de la sphère économique, nos membres sont en effet convaincus que l'avenir du peuple québécois passe par la prise en charge de tous ses moyens.Cela s'appelle « faire du Québec un pays ».C'est pour cette raison et exclusivement pour cette raison que Génération Québec appuie sans réserve tous les candidats du Bloc québécois dans le cadre des présentes élections fédérales.Pour nous, ces élections revêtent une importance fondamentale dans la longue marche du peuple québécois vers sa souveraineté nationale.L'enjeu est de taille, c'est du droit de notre peuple à décider librement de son avenir politique dont il est question.Il ne s'agit pas de savoir quel candidat fera le meilleur député dans telle circonscription, ou quel chef de parti est le meilleur communi-cateur, ou encore quel programme est le plus approprié.Il s'agit plutôt de se prémunir en tant que peuple contre la tutelle d'un autre peuple.Par leur vote, les Québécois se doivent d'empêcher la légitimation du Plan B de MM.Charest et Chrétien.Car, il ne faut pas se leurrer, en ce qui concerne la question du Québec, les nuances entre les doctrines libérales et conservatrices relèvent avant tout du marketing politique.Monsieur Chrétien, peut-être plus lucide ou plus honnête que monsieur Charest, a déjà abandonné la possibilité de réformer la fédération canadienne pour satisfaire les demandes historiques du Québec.Après la démonstration d'amour de la Place du Canada, en octobre 1995, quel triste spectacle ! Monsieur Charest, pour sa part, tient un double discours.Au Québec, le chef conservateur ressort la rengaine minimaliste de la « société distincte » alors que, dans le reste du Canada, il fait l'éloge de sa version du Plan B.(.) Bref, les chefs libéral et conservateur, qu'ils soient plus ou moins honnêtes ou plus ou moins lucides, ont tous les deux leur propre Plan B.Mise sous tutelle de l'Assemblée nationale du Québec par la Cour suprême du Canada, mépris et violation des lois électorales québécoises, appui tacite ou explicite aux thèses parti-tionnistes, négation ouverte de la démocratie québécoise, et caetera : voilà autant d'éléments d'un éventuel Plan B auquel les Québécois se doivent d'opposer un refus catégorique.Nous regrettons, par ailleurs, que nos compatriotes anglophones semblent soutenir majoritairement la promotion d'un tel Plan B.(.) Tout en nous interrogeant sérieusement sur le sens démocratique de ceux qui tiennent un tel discours, nous savons que les Québécois souverainistes ou fédéralistes sont très largement opposes à toute offensive fédérale visant à contrecarrer la libre expression de la démocratie québécoise, du reste l'une des plus évoluées du monde.C'est pourquoi nous faisons particulièrement appel aux francophones du Québec pour qu'ils se serrent les coudes et qu'ils fassent échec à une éventuelle légitimité schizo-phrénique de l'ensemble des élus québécois ( fédéraliste à Ottawa / souverainiste à Québec ).Les anglophones, collectivement, ont une position cohérente.Us savent où se trouvent leurs intérêts.Us votent NON au référendum, libéral à Québec et libéral \u2014 ou conservateur \u2014 à Ottawa.Les francophones ont voté majoritairement pour le Parti québécois à Québec, très majoritairement OUI au référendum.La logique et le bon sens commandent de voter massivement pour le Bloc à Ottawa.Sinon, l'on risque de se retrouver au lendemain d'un référendum gagnant avec une majorité de députes tederaux qui, forts d'une légitimité retrouvée, feront subir aux Québécois le coup de urne de 1982, cette fois-ci avec le Plan B d'Ottawa.(.) i B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 MAI 1997 Élections 97 Ces dont personne ne JL En principe, et malgré toute l'indifférence qu'un nombre croissant de citoyens ressentent à l'endroit de leurs dirigeants politiques, une campagne électorale devrait fournir l'occasion idéale pour discuter des grands défis qui attendent une société.Ce n'est pas, hélas, ce qui se passe cette fois-ci.Il ne reste plus que quelques jours avant l'échéance du 2 juin, et tout s'est passé comme si seule comptait la question de l'avenir politique du Québec.L'enjeu est important, sans aucun doute, mais est-ce une raison pour évacuer à peu près complètement des questions comme le chômage ou les finances publiques ?La question est d'autant plus pertinente que les électeurs sont bien plus préoccupés par l'économie et l'emploi que par les chicanes constitutionnelles.Tous les sondages concordent sur ce point.Certes, les programmes, plates-formes et autres documents officiels des partis parlent abondamment de création d'emplois, d'exportations, de fiscalité et du déficit, et plusieurs chefs ont bien tenté d'aborder ces sujets à l'occasion.Mais ces documents de propagande sont davantage destinés à convaincre les électeurs qu'à alimenter des débats de fond.Pour tous ceux qui se sont le moindrement intéressés à la campagne, il est clair qu'aucu-ne discussion sérieuse n'a été entamée sur ces dossiers chauds.Seul le chef du NPD, Alexa McDonough, se démène comme un diable dans l'eau bénite pour amener les autres chefs sur le terrain de l'économie, mais à peu près personne ne l'écoute.En ce sens, la campagne de 1997 sera celle des occasions manquées.Pourtant, ce ne sont pas les bonnes questions qui manquent.Aux libéraux, on pourrait certainement demander de s'expliquer sur leur cafouillage dans le dossier de la TPS.La dernière fois, ils se sont fait clairement élire en promettant d'abolir cette taxe impopulaire ; tout aussi clairement, ils n'ont pas été capables de respecter cette promesse.Et c'est comme s'il ne s'était rien passé ! Pas un mot, ou si peu.Pire : en gaspillant un milliard de dollars pour inciter les provinces de l'Atlantique à harmoniser leur taxe de vente avec la TPS fédérale, les libéraux ont commis une authentique injustice à l'égard des autres provinces.À peu près personne ne leur demande de rendre des comptes.Autre question pour les libéraux : pourquoi, maintenant que le ministre des Finances est en train de venir à bout du déficit, sont-ils tant pressés de recommencer à dépenser ?Ne se rendent-ils pas compte que le cancer qui ronge les finances publiques est loin d'être guéri ?Le déficit zéro n'est qu'une première étape.Il reste encore une énorme dette publique qui dépasse les 600 milliards et qui coûte, en intérêts seulement, 46 milliards par année.La situation financière du Canada demeure extrêmement vulnérable.Une petite récession, quelques hausses des taux d'intérêt, et ce sera le dérapage.Tous les sacrifices que les gouvernements ont demandé aux Canadiens depuis cinq ans seront à reprendre à zéro.Claude PIGHER Dans la même veine, on pourrait aussi demander aux bloquistes de fournir des détails sur leurs généreuses promesses à l'endroit des provinces et des cotisants à l'as-surance-chômage.Ottawa s'y est pris de plusieurs façons pour réduire son déficit.Deux mesures, entre autres, ont rapporté gros.La réforme de l'assurance-chômage permet de dégager un surplus de cinq milliards par année à ce chapitre, montant qui sert à réduire le déficit.D'autre pan, en quatre ans, les transferts aux provinces pour le financement des soins de santé, de l'aide sociale et de l'éducation postsecondaire sont passés de 19 à 11 milliards.Le Bloc voudrait rétablir les transferts aux provinces et cesser d'utiliser le surplus de l'assurance-chômage pour réduire le déficit.C'est gros : on parle ici d'augmenter les dépenses fédérales de sept milliards au bas mot.Comment financer cela ?Le parti évoque l'élimination des échappatoires fiscales, mais ce sera loin d'être suffisant.Là aussi, il faudrait un débat qui aille au fond des choses.Les conservateurs aussi auraient bien besoin de fournir de meilleures explications sur leur promesse de réduire les impôts de 10 % dès le dépôt du premier budget.Cette promesse, à elle seule, pourrait représenter un manque à gagner de 10 milliards, mais la note sera encore plus élevée parce que le parti propose aussi d'augmenter les exemptions personnelles.Pour financer cela, les conservateurs parlent de réduire les dépenses de l'État et ont même publié, la semaine dernière, quelques hypothèses chiffrées, mais c'est un document qui est loin d'être concluant.Les mêmes questions pourraient être posées aux réformistes.4 Toujours dans le domaine de la fiscalité, personne n'a pensé à demander d'explications aux libéraux, qui, par le biais de la non-indexation des seuils d'imposition et des exemptions personnelles, sont allés piger 14 milliards de plus dans les poches des contribuables à revenus moyens en quatre ans.Sur le front de l'emploi, les néo-démocrates ne disent pas grand-chose sur la façon dont ils s'y prendraient pour abaisser le taux de chômage sous la barre des 5 %.Pour cela, il faudrait presque tripler le rythme de création d'emplois.Pour y parvenir, le parti parle d'appuyer la syndicalisation, de s'attaquer aux travailleurs occasionnels, de rétablir les anciens avantages de l'assurance-chômage et de faire payer les riches.Il est loin d'être évident que ces approches soient suffisantes, pas plus, d'ailleurs, que la solution bloquiste d'imposer le partage du temps de travail, une formule dont l'efficacité est plus que douteuse.On pourrait allonger la liste, mais ce survol sommaire suffit amplement à montrer à quel point ces questions prioritaires ont été négligées, et c'est bien dommage.oies de pagne -1 SauR-Sainte-Marie se distingue ¦ Sault-Sainte-Marie se distingue une fois de plus à l'occasion de la présente campagne électorale.On trouve en effet ici et là dans cette ville ontarienne des affiches comportant cette invitation : « Vote against distinct society.» Ces affiches, de dimensions relativement petites mais bien visibles, ne sont pas signées.On a toutefois noté qu'elles semblent affectionner particulièrement la proximité avec des affiches du Parti réformiste.On se souvient que la Ville de Sault-Sainte-Marie s'est illustrée il y a quelques années en décidant de ne plus offrir des services bilingues à ses citoyens.Des nouvelles de ce cher Clennett ¦ Le militant Bill Clennett, à qui Jean Chrétien a déjà fait l'accolade en l'empoignant par le cou, a gardé de cet événement un souvenir inoubliable.Il vient d'en faire part de nouveau à la population canadienne en soulignant depuis Montréal que le premier ministre libéral et son parti ne méritent pas la confiance des plus démunis.Le gouvernement Chrétien, dit-il, « s'attaque aux chômeurs plutôt qu'au chômage, aux pauvres plutôt qu'à la pauvreté ».Bill Clennett, qui milite au sein de la Coalition nationale sur l'aide sociale, a déclaré que seuls le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique valent la peine qu'on s'y attarde.Mais il n'a pas dit s'il lui arrive à l'occasion de souffrir du torticolis.La mère de Manning * réplique à Chrétien ¦ La mère de Preston Manning ne pouvait pas laisser passer le fait que Jean Chrétien se soit servi du nom de son mari décédé, qui fut premier ministre de l'Alberta, pour s'en prendre à son fils.« M.Chrétien est-il si désespéré qu'il lui faille chercher de l'appui jusque dans la tombe ?» a demandé Muriel Manning dans une lettre envoyée au Calgary Herald.Le chef du Parti libéral avait affirmé la semaine dernière en commentant les derniers messages télévisés du Parti réformiste que M.Manning père n'aurait pas été fier de son fils.Mme Manning a souligné qu'elle n'était pas d'accord avec cette façon de voir les choses.La mère de Mme McDonough reçoit de la visite ¦ La mère du chef néo-démocrate a accueilli avec tous les égards la candidate libérale dans Halifax lorsque celle-ci, en tournée de porte-à-porte dans son comté, s'est présentée chez elle.Saluée par son nom, Mary Clancy a d'abord cru qu'elle avait affaire à une partisane libérale.Mais Jean MacKinnon lui a révélé qu'elle était la mère d'Alexa McDonough.« Bien sûr, vous n'allez pas voter pour moi.» a répliqué la candidate libérale.Les deux femmes ont poursuivi la conversation en échangeant de gentilles plaisanteries.La mère à Roland.¦ La mère à Roland, de son côté, est demeurée muette comme une carpe.La dernière fois qu'elle a ouvert la bouche, c'était d'ailleurs pour dire que le vote d'une personne est secret.« C'est secret et sacré », a-t-elle dit.Mais tout le monde sait qu'elle votera encore pour.l'Union nationale ! Mon nom est Giulio.¦ On va essayer de se rappeler qui est Jules Bel i-veau.D'abord, c'est Giulio Béliveau.Mon prénom, c'est Giulio sur mon extrait de baptême.Ce n'est pas Jules.Et ça m'arrange d'être Jules, pour nous.Mais mon vrai nom, c'est Giulio.Il ne faut pas l'oublier.Le curé italien, un peu distrait, a même écrit, à la place de Joseph Jean Jules, Giuseppe Giovanni Giulio.Mais je signe quand même.; » t- I \u2022 ! I Jules Béliveau PHOTO ROBERT SKINNER.La Presse Les frères Maurice (assis, à gauche) et Gaby Chrétien suivent religieusement la campagne électorale.Les frères Chrétien n'en manquent pas une PAUL ROY Au micro de la taverne Magnan, un jeune sympathisant libéral venait de faire le procès du Bloc québécois.II s'apprêtait à regagner sa place quand Gilles Proux, l'animateur du débat, lui a demandé : « Quel âge avez-vous ?» « J'ai l'âge de raison ! » de répondre le jeune homme en tournant les talons.Au milieu de la salle, deux petits vieux se sont esclaffés.Gaby ( 79 ans ) et Maurice ( 86 ans ) Chrétien sont les frères aînés du premier ministre du Canada.Maurice est également le père de Raymond Chrétien, l'ambassadeur du Canada à Washington.À la retraite, les deux frères Chrétien suivent religieusement la campagne électorale.On peut les voir partout, dit-on, surtout Gaby : rassemblements, assemblées de mise en nomination.Et hier, ils étaient chez Magnan, où l'animateur de radio Gilles Proulx tient des débats-midi.L'invité, le président du Conseil du Trésor, Marcel Massé.Il n'y avait pas foule, et encore moins de souverainistes.M.Proulx a bien tenté à quelques reprises de tasser son invité dans un coin, celui-ci s'en est tiré sans une égratignure.Évoquant le déclenchement d'élections un an et demi avant l'expiration du mandat libéral, l'animateur s'est exclamé : « Pourquoi une telle folie ?» Et le ministre de lui expliquer qu'il y aura des choix importants à faire quand le déficit sera éliminé.Et qu'il est préférable d'effectuer ces choix en début qu'en fin d'un mandat.Le ministre a suscité des applaudissements à quelques reprises, entre autres quand il a dit : « Le drapeau canadien est autant mon drapeau que le drapeau québécois.» Entre deux annonces de Subaru, un homme s'amènera au micro pour dire : « Il y a 35 ans, il est arrivé deux choses dans la culture québécoise : la télévision en noir et blanc et Jean Chrétien.Ne serait-il pas temps de changer de leader ?» Plutôt que de se porter à la défense de son chef, Marcel Massé préférera parler de « l'équipe sensationnelle » du Parti libéral au Québec.« C'est ça qui manque aux conservateurs », dira-t-il.Un débat assez terne, somme toute, mais que les frères Chrétien ont semblé apprécier.Comment jugent-ils la performance de leur premier ministre de frère, depuis le début de la campagne, lors des débats ?« Très bonne dans les circonstances, répond Maurice, qui est également le parrain du premier ministre.Il ne faut pas oublier qu'il doit affronter quatre adversaires en même temps.» \u2014 Et Jean Charest ?\u2014 Il parle bien mais il coupe trop la parole aux autres.700 bloquistes accueillent Parizeau dans Saint-Maurice MARIO FONTAINE GRAND-MÈRE Jacques Parizeau n'est pas surpris de voir Jean Chrétien hausser la barrière sur l'accession du Québec à la souveraineté.Preston Manning monte le ton, M.Chrétien doit le monter encore plus pour passer pour le champion de l'unité canadienne.Mais la règle c'est 50 % plus un, et le reste c'est « bébé s'amuse », a soutenu hier l'ex-premier ministre.Prenant la parole devant 700 militants du comté de Saint-Maurice \u2014 où Yves Duhaime tente de déloger le p'tit gars de Shawinigan \u2014, l'ancien leader souverainiste a expliqué que, pour devenir premier ministre du Canada, tout candidat doit prononcer la formule magique : « Je m'engage à remettre le Québec à sa place.» Que les leaders fédéraux roulent les mécaniques à rencontre du Québec n'a donc rien d'étonnant.Mais les Québécois n'accepteront pas qu'on change les règles en cours de route, selon lui.C'est eux qui rédigeront la question référendaire, ils voteront dans le respect des règles inter- nationales, puis négocieront après avec le reste du Canada.Les Québécois ont respecté le résultat du référendum de 1995, même si un transfert de 26 000 voix aurait suffi pour faire du Québec un pays indépendant, fait valoir M.Parizeau.Le Canada anglais devra lui aussi respecter les règles démocratiques.Mais pour l'heure, il faut d'abord appuyer le Bloc québécois, dit-il, invitant tout particulièrement les indifférents et les déçus à ne pas bouder la formation souverainiste dans l'isoloir.Les compressions budgétaires ont été très dures, convient l'ancien ministre des Finances.Mais, plaide Jacques Parizeau, se venger sur le Bloc de la baisse des transferts fédéraux n'est pas la solution.Pas plus que de céder aux charmes de Jean Charest.« Yé beau, yé fin, yé frisé, y pogne », ironise M.Parizeau.Mais en lisant le programme du Parti conservateur, on constate qu'on tente encore une fois d'empiéter dans une juridiction exclusive du Québec, cette fois en éducation, ajou-tc-t-il.Comme Jacques Parizeau, le candidat bloquiste dans Saint-Maurice, Yves Duhaime, reconnaît que le Bloc a connu un début de campagne rocailleux.« On a fait un bout sur la gravelle », constate-t-il.ajoutant toutefois que, cette semaine, les appuis à la formation souverainiste grimpent avec la température.Ridiculisant Jean Chrétien et son ministre Stéphane Dion, « l'homme aux grandes majorités », M.Duhaime a prononcé un discours plus axé sur la souveraineté que sur la bataille quotidienne qu'il livre dans son comté.« Il nous reste quelques jours pour lancer nos machines », d'arranguer toutefois l'ex-ministrc péquiste.Et d'inviter les électeurs de Saint-Maurice à battre le premier ministre Chrétien.Parce qu'il n'a rien fait en 30 ans à part le Centre de donnas fiscales et le parc de la Mauricie dit-il, et qu'il tient leur vote pour acquis.On est venu jusque du Japon pour suivre cette bataille, conclut M.Duhaime, c'est dire l'importance de l'enjeu.¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 MAI 1997 B 5 Elections 97 McDonough défend son programme électoral Presse Canadienne VANCOUVER La chef du Nouveau Parti démocratique Alexa McDonough a défendu la crédibilité de sa plate-forme électorale, hier, alors qu'elle s'efforçait encore une fois de réorienter la campagne vers des problèmes concrets comme l'emploi et la santé.Au cours de nombreuses entrevues à travers le pays, Mme McDonough a dû affronter un certain scepticisme quant à la viabilité de son programme.Plusieurs observateurs politiques y ont vu des propositions désuètes reflétant l'esprit interventionniste des années 70, mais inadaptées aux années 90.Nos propositions sont tout à fait responsables, a affirmé Mme McDonough en conférence de presse.Elle ajoutait que le document avait reçu l'appui d'économistes réputés.Le NPD propose notamment d'équilibrer le budget fédéral d'ici l'an 2000, d'injecter 19 milliards de dollars de plus, par an, dans les programmes sociaux, de percevoir des impôts plus élevés auprès des entreprises, et de réduire le chômage à cinq pour cent.À ceux qui disent que ce programme est une des raisons pour lesquelles la campagne néo-démocrate n'attire pas les électeurs, Mme McDonough réplique que des sondages internes du parti lui démontrent que son parti gagne en popularité à mesure qu'on se rapproche du dernier sprint de la campagne électorale.Mme McDonough semble avoir abandonné l'idée de faire élire un nombre record de néo-démocrates à Ottawa, mais demeure confiante de faire des percées dans des comtés qui-n'ont jamais élu de néo-démocrate.La popularité du parti stagne dans les sondages d'opinion, qui lui accordent 12 % des intentions de vote à l'échelle nationale.Manning compare le vieux CCF au Reform Presse Canadienne SASKATOON Les partisans du Nouveau Parti démocratique en Saskatchewan devraient changer d'allégeance et voter plutôt pour le Parti réformiste, propose Preston Manning, parce que ce parti partage de nombreuses idées avec l'ancêtre du NPD, le CCF.Le CCF, ou Coopérative Corn-monwealth Fédération, a pris le pouvoir en Saskatchewan en 1944.Son chef, Tommy Douglas, qui fut premier ministre de cette province pendant 17 ans, a ensuite été à la tête des néo-démocrates fédéraux.Ceux qui ont voté pour le parti de Tommy Douglas devraient réaliser que le Parti réformiste a beaucoup en commun avec le CCF des débuts, a affirmé le chef réformiste, mercredi.« Le vieux CCF avait beaucoup de ces mécanismes dont nous parlons, comme une grande foi dans les référendums, ils avaient en fait un mécanisme interne de rappel des députés, et ils croyaient à des votes plus libres.» Le NPD détient actuellement cinq circonscriptions en Saskatchewan, les libéraux, cinq et les réformistes, quatre.Pour autant, M.Manning n'a pas été tendre envers les néo-démocrates modernes.11 a même attribué au NPD fédéral la responsabilité de l'érosion des programmes sociaux, bien qu'il ne forme pas le gouvernement.« Même si le NPD n'a jamais détenu le pouvoir au fédéral, ils étaient toujours là dans les allées, quand les conservateurs ou les libéraux étaient au pouvoir, à leur dire de dépenser encore et encore.Le résultat, à notre point de vue, a été cette dette massive qui va saper encore davantage les programmes sociaux, plus que tout ce qui a été proposé par n'importe quel adepte de politiques fiscales conservatrices.» Plus tôt hier, M.Manning a eu quelques mots élogieux à l'endroit du premier ministre conservateur albertain, Ralph Klein, un partisan avoué du leader conservateur Jean Charest, pour la façon dont il a transformé un déficit de trois milliards de dollars en un surplus de 2,25 milliards en quatre ans.La partition ne fait pas partie des scénarios de Charest VINCENT MARISSAL OR1LLIA, Ontario Pour ou contre la partition ?Jean Charest refuse tout simplement de répondre parce que ce mouvement ne « fait pas partie de ses scénarios ».Pour le chef conservateur, parler de partition, c'est « admettre que la rupture est possible », une hypothèse qu'il rejette.a Bouchard défie Charest sur la partition, parce qu'il y a ceux qui sont obsédés par le fait que nous voterons encore le 2 juin pour la partition du Canada et non pas pour l'avenir du Canada », a lancé M.Charest hier matin à Brampton, une partie cossue de la banlieue to-rontoise.À Lucien Bouchard, qui dénonçait la veille son refus de se prononcer sur le mouvement partition-niste, il répond par la bravade.« Mais j'ai une bonne nouvelle pour vous : le 2 juin, il y aura partition au Québec, a-t-il déclaré devant environ 300 militants réunis dans un parc à 8 h 30.Je propose une partition pour laquelle les Québécois voteront, c'est la partition du Bloc québécois.» Contrairement aux sondeurs, M.Charest est persuadé que les déclarations de Jean Chrétien sur la règle du 50 plus un profitent à son parti plus qu'au Bloc.« Le discours de M.Chrétien nous aide parce qu'il nous distingue des autres partis qui continuent de parler d'échec et de plan B », soutient-il.À quatre jours du vote, le chef conservateur s'en tient à l'essentiel de son message : baisse des impôts, garantie du maintien du système de santé et chantier de réconciliation nationale.« Les Québécois en ont assez de ce climat de confrontation perpétué par MM.Bouchard, Duceppe et Chrétien, a-t-il répété à maintes reprises.Us sont épuisés par les chicanes et les affrontements, ils veulent que l'on mette l'accent sur l'emploi et les soins de santé.» Hier et aujourd'hui, Jean Charest mène l'offensive de la dernière chance en Ontario, en particulier dans la grande banlieue de Toronto, où les sondages ne lui permettent pas beaucoup d'espoir.Le chef conservateur a visité huit villes de la ceinture de Toronto, de 7 h à 20 h, ne passant que quelques minutes à chaque endroit avant de remonter à bord de l'autocar.Le marathon reprend ce matin.Jouant plus que jamais la carte du rassembleur, M.Charest a dénoncé toute la journée ceux « qui disent de lever le poing contre leurs voisins canadiens ».La charge vise d'abord Preston Manning, engagé lui aussi dans une dure lutte en Ontario.Les libéraux ont conquis 98 des 99 comtés en 1993 et les sondages leur accordent 50 % des intentions de vote cette fois-ci.La commande est de taille pour les deux partis qui se bousculent à droite.Les réformistes ont d'ailleurs fait sentir leur présence, hier à trois reprises.À Thornhill, un homme portant le vert réformiste caractéristique a tenté de s'approcher du chef conservateur pour l'invectiver.Il a été promptement éloigné par les agents de la GRC.Plus tard, à New Market, un autre militant réformiste a interrompu le discours de M.Charest à plusieurs reprises avant d'être reconduit à l'extérieur de la salle.« Ce sera dur pour ceux qui veulent que le pays reste divisé, ce sera dur pour vous, monsieur », a lancé Jean Charest au manifestant en le montrant du doigt et en le regardant droit dans les yeux.Comme il l'a fait lundi et mardi dans les Maritimes, Jean Charest essaye de convaincre les électeurs PHOTO AFP Le chef conservateur Jean Charest a lancé quelques crêpes, hier à Brampton, près de Toronto, sous le regard admiratif de sa femme Michèle Dionne.de se « redonner une voix à Ottawa » en votant conservateur.Il a monté le ton d'un cran, hier, comparant le mandat des députés libéraux de l'Ontario au « silence des agneaux ».Jean Charest a reçu hier un coup de main de l'ancien premier ministre conservateur de l'Ontario, Bill Davis, qui a dit de lui qu'il est l'homme dont le Canada a besoin en ce moment.EN BREF PHOTOPC Le premier ministre Jean Chrétien a serré la main du jeune Tom Long, en faisant campagne à Edmonton hier.Les libéraux misent sur Martin pour convaincre les Albertains GILLES T0UPIN EDMONTON À son dernier arrêt de la campagne dans l'Ouest canadien, hier, Jean Chrétien a prédit qu'il dirigerait à compter du 3 juin un gouvernement majoritaire.Les indications qu'il a en main lui permettent de croire qu'il allait atteindre cet objectif, a-t-il dit.Cet élan d'optimisme du chef li-héral à propos d'une victoire majoritaire de son parti s'est exprimé lors d'un point de presse à Edmonton, quelques instants après qu'il eut frappé un grand coup devant près de 800 personnes, rassemblées à 8 h du matin, dans la circonscription d'Edmonton-Nord.Il y a encore tenté d'ébranler la forteresse réformiste albertaine en se montrant devant les électeurs en compagnie d'un des éléments les plus conservateurs de son cabinet, le ministre des Finances, Paul Martin.M.Chrétien a aussi prédit qu'il remporterait la victoire dans son comté de Saint-Maurice et qu'il était prêt à parier de gros sous là-dessus.I M.Chrétien a par ailleurs balayé du revers de la main la proposition faite cette semaine par Preston Manning de réunir une grande conférence nationale des premiers ministres pour réformer la fédération.Pour lui, la question constitutionnelle n'est pas la préoccupation prioritaire des gens.« Les gens veulent, a-t-il déclaré, que nous continuions à travailler pour mettre les finances en bon état et pour la création d'emplois.» Il a dit qu'il ne voyait pas l'efficacité de « réunions de premiers ministres à la Mulroney avec tous les experts du gouvernement ».« Nous, notre méthode, a-t-il expliqué, c'est de régler les problèmes un à la fois.» Il a alors énumeré ses réalisations dans les domaines de la main-d'oeuvre, des pêcheries, de l'immigration, des forêts et des mines.Pour sa part, le ministre Martin, qui a présenté le premier ministre à Edmonton-Nord hier malin, a fait un discours de tribun qui lui donnait des allures de chef d'Etat.Il a mis l'accent sur le bilan du gouvernement Chrétien, sur le plan budgétaire et il ci Situé le Parti libéral au centre de l'échiquier politique canadicn( entre les extrémlsmes de la gauche et de la droite.Il a déclare qu'un gouvernement libéral serait bientôt en position de réduire les impôts.« Un gouvernement qui connaît le succès, a-t-il dit.construit des ponts, il ne les détruit pas », faisant ainsi allusion à la campagne de salissage que mène le Parti réformiste de Preston Manning sur le dos des Québécois.« Qui mérite le plus le mandat de compléter le travail que nous avons amorcé en 1993 ?» a demandé M.Martin.La recette du désastre Le nom de Jean Charest est réapparu comme par enchantement dans le vocabulaire de Jean Chrétien quand celui-ci a fait un court arrêt au petit aéroport de Muskoka au nord de Toronto, où le candidat -vedette conservateur, Lewis Mac-Rende, fait la lutte au député libéral Andy Mitchell.M.Chrétien semble prendre au sérieux la menace que représente le général MacKenzie puisqu'il est venu épauler son candidat devant une centaine de personnes affairées à préparer un barbecue.«Nous avons découvert hier, a dit M.Chrétien, que Jean Charest avait un instructeur, Brian Mulroney.C'est la meilleure recette pour courir au désastre.» Paul DcVillers, un autre parlement.lire et candidat libéral de la région, a lini d'enfoncer le clou en dei tarant que Muskoka n'avait pas besoin d'un gênerai quand il avait avei le Paru libéral une armée.Un appel de Bouchard ¦ Compte tenu des sondages qui montrent que les conservateurs de Jean Charest sont en perte de vitesse, les Québécois doivent appuyer massivement le Bloc pour s'assurer que Gilles Duceppe, et non Preston Manning, deviendra chef de l'opposition aux Communes, estime Lucien Bouchard.« Les Québécois savent que les conservateurs ne peuvent absolument pas former l'opposition officielle (car) ils auront un très petit nombre de sièges », selon lui.« L'opposition se jouera entre le Bloc et le Reform et les Québécois doivent massivement porter leur vote sur le Bloc québécois s'ils veulent se donner une opposition pro-quebecoise », soutient M.Bouchard.Une exception pour la course automobile ¦ Le gouvernement de Jean Chrétien exempterait la course automobile de la loi relative à la commandite du tabac s'il est réélu, selon l'auteur de La Guerre du tabac, l'avocat Rob Cunningham.Le jeune avocat, spécialiste du tabac à la Société canadienne du cancer, dit tirer cette information d'une entente de principe qui lierait le ministre de la Santé, David Dingwall, au puissant lobby des fabricants de cigarettes.« M.Chrétien s'est dépèche d'adopter cette loi en temps pour les élections.Mais je suis absolument certain qu'une fois reporté au pouvoir, il va voter une exemption en faveur de la course automobile », a déclaré Me Cunningham, hier, lors d'une conférence organisée par la Coalition Chaudicre-Ap-palaches-Québec pour la santé et contre le tabagisme.Mais publicité permise ou pas, a fait voir le conférencier, les compagnies de tabac vont continuer d'annoncer abondamment leur produit à l'aide île toutes sortes d'astuces déjà expérimentées aux États-Unis et ailleurs dans le monde.Chrétien craignait plus Gauthier ¦ Jean Chrétien n'a pas caché au cours de la campagne son plaisir a voir le Bloc québécois sVmpètrer dans les gaffes de son chef Gilles Duceppe et perdre ainsi une partie de sa clientèle.M.Chrétien, au cours d'une entrevue hier à une chaîne locale île télévision, a deda-ré que les problèmes du Bloc avalent commencé avec lé démission de leur chef, Michel Gauthier.«< C'était un adversaire, a lancé le premier ministre.Mais moi.j'ai eu un petit sourire quand ils l'ont mis dehors.Je pensais qu'il était meil leur que celui qu'ils ont la.» B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 MAI 1997 La ministre Marois met en doute la bonne foi d'Alliance Québec Le groupe réclame Vélargissement du droit de vote dans les nouvelles commissions scolaires anglophones DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC La ministre de l'Éducation, Pauline Marois, a mis en doute la bonne foi d'Alliance Québec qui réclame l'élargissement du droit de vote aux nouvelles commissions scolaires anglophones à tous ceux qui le désirent.En commission parlementaire hier, le ton a monté quand le groupe de défense des droits des anglophones.Alliance Québec, est venu réclamer que tous les citoyens qui le désirent puissent voter pour les commissaires des futures commissions scolaires anglophones.Selon le projet de lot actuel, seule les personnes admissibles au réseau scolaire anglophone auraient le droit de voter pour des commissions scolaires anglophones.En réclamant « le libre choix pour le droit de vote », les Anglo-Québécois veulent en fait que « comme conséquence, cela amène pour les familles et les enfants le droit de choisir l'accès à l'école anglaise », a soutenu Mme Marois, lors de l'étude en commission du projet de loi 109, qui veut mettre en place deux réseaux de commissions scolaires, sur une base linguistique, pour septembre 1998.Bien que le président d'Alliance Québec Michael Hamelin, ait à maintes reprises souligné que « ce n'est pas une question d'accès, mais une question fondamentale de droit de vote », la ministre Marois insistait prévenant que si les Anglo-Québécois voulaient par le vote étendre l'accès au réseau anglophone, la discussion deviendrait vite « un dialogue de sourds ».Le critique libéral dans ce dossier, François Ouimet est intervenu pour condamner l'insistance de Mme Marois à mettre en doute les intentions d'Alliance Québec, en dépit des déclarations de M.Hamelin.« Ils n'ont jamais répondu à ma question, faisait observer Mme Marois, ajoutant ne pas vouloir ( leur ) prêter d'intentions.» La ministre a également refusé de spéculer sur les amendements qui pourraient être apportés au projet de loi.Nouvelle présidente du conseil d'Alliance Québec, Constance Middleton-Hope a souligné que comme elle n'avait pas fait ses études primaires en anglais, elle serait théoriquement privée de voter dans une commission anglophone.Mme Marois a toutefois affirmé que ce droit était accordé à ceux qui sont admissibles au réseau scolaire anglophone, même s'ils n'en ont pas profité à l'époque.Michael Hamelin a de plus dénoncé l'obligation faite aux anglophones d'une déclaration pour avoir droit de vote.Mais du côté du gouvernement, il ne s'agit que d'une formalité.Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Guy Bouthillier, a fait la même lecture que Mme Marois.Selon lui, les doléances d'Alliance Québec quant au droit de vote sont « un moyen oblique » pour obtenir indirectement ce que Québec leur refuse : la liberté de choix pour la langue d'éducation au primaire et au secondaire.De son côté, la présidente de la CEQ, Lorraine Page, a dit préférer le statu quo aux mesures de transition prévues dans le projet de loi.En cas de retard d'Ottawa à procéder aux amendements nécessaires à l'article 93 de la Constitution, Québec a prévu un régime hybride où des commissions scolaires confessionnelles seraient maintenues sur les seuls territoires où elles sont constitutionnelle-ment garanties, Québec et Montréal.Pour Mme Page, la solution proposée créera de graves problèmes d'administration et de relations de travail.Même son de cloche à la CSN, qui appuie aussi la création de commissions scolaires linguistiques, mais craint les mesures de transition.E N EXCLUSIVITÉ CHEZ T I P SPÉCIAL FÊTE DES PÈRES : VESTON SPORT DANS UN MÉLANGE DE SOIE ET DE LAINE, 149,99 $.(RÉC.200 $).ÉCONOMISEZ 25°/o SUR UNE SÉLECTION DE COMPLETS.VESTONS SPORT.CHEMISES HABILLÉES ET CRAVATES.ÉCONOMISEZ DE SUR TOUS LES VÊTEMENTS SPORT PRINTANIERS.GAGNEZ LA PARTIE DE OOLF DE VOTRE VIE AU ROYAL ST.ANDREWS EN ECOSSE, OU UN ENSEMBLE DE BATONS DE OOLF JAZZ FAT CAT FAITS SUR MESURE.TIP TOP EN VIGUEUR JUSQU'A LA FÊTE DES PÈRES, LE 1S IUIN.PHOTO ROBERT MAILLOUX.Le Pmssê Las d'attendre après le gouvernement, l'industrie et plusieurs municipalités publieront la semaine prochaine leur propre code de gestion des pesticides en milieu urbain, une démarche qui préconise un meilleur respect de l'environnement susceptible de sauver.tes pissenlits de l'éradication totale.La petite victoire des pissenlits sur l'incurie d'Environnement Québec Les municipalités vont lancer leur propre code de gestion des pesticides PIERRE GINGRAS Exaspérée par l'inaction du ministère de l'Environnement, l'Association des services en horticulture ornementale, de concert avec huit municipalités dont Montréal et Québec, présentera la semaine prochaine son propre code de gestion des pesticides en milieu urbain.La démarche, à laquelle seront associés des chercheurs de l'université Laval, vise à jeter des balises en vue d'uniformiser les divers règlements municipaux dans ce domaine, des normes qui varient considérablement d'une municipalité à l'autre.On veut maintenant favoriser un contrôle plus intégré en tenant compte du fait que les organismes indésirables font partie de l'écosystème.On ne parle plus d'éradiquer complètement les pissenlits d'une pelouse, par exemple, mais d'exercer un contrôle qui tient compte d'une certaine présence tolérable de la fameuse fleur jaune.L'annonce officielle qui sera faite au Jardin botanique de Montréal, le 5 juin, journée mondiale de l'Environnement, prévoit aussi le lancement d'un code de déontologie pour les utilisateurs commerciaux de pesticides.L'Association des services en horticulture ornementale du Québec représente environ 80 % des compagnies d'épandage commercial et son président, Ray Sharits, ne cache pas que son action vise justement à faire pression sur le ministère québécois de l'Environnement pour l'amener à édicter ses propres normes de gestion, « comme cela existe dans toutes les autres provinces canadiennes et Etats américains », dit-il.D'ailleurs autant les municipalités que l'industrie attendent avec impatience ces règlements qui permettront de gérer l'usage commercial des pesticides.Presque chaque année, depuis la mise en vigueur de la Loi sur les pesticides en 1987, le ministère a promis leur adoption prochaine.D'ailleurs hier, à l'Union des municipalités du Québec, on admettait avoir perdu confiance dans le ministère de l'Environnent en cette matière.Même son de cloche à l'Union des MRC.Au ministère, le responsable de la division des pesticides, Marcel Gaucher, a confié être au courant du projet de l'association.« Il est vrai que ces règlements sont attendus depuis quelques années.Nous sommes en train d'en rédiger une version qui devrait être soumise bientôt au ministre.Mais les fonctionnaires proposent et les politiciens disposent », rappelle-t-il.M.Gaucher souligne que les normes de Québec seront des règles minimales et que les gouvernements municipaux auront l'autorisation d'en adopter de plus sévères.Une trentaine de municipalités possèdent actuellement une réglementation gérant l'usage commercial des pesticides sur leur territoire.Au cabinet du ministre David Cliché, on estime que les nouveaux règlements devraient êtres adoptés en octobre et pourraient être en vigueur au début de l'an prochain.cm AVIS D'AUDIENCE PUBLIQUE Canada Avis d'audience publique CRTC 1997-5.Lo CRTC tiendra une audience publique à partir du 15 juillet 1997, 9 h.au Centre de conférences, phase IV, 140, prom.du Portage, Hull (Oc), afin d'étudier oe qui suit: 1.L'ENSEMBLE DU CANADA.Le CRTC a reçu une série de demandes de la BATON BROADCAST1NG INCORPORATEO (la BBI).de l'ELECTROHOME LIMITED (l'Bectrohome) et de certaines de leurs filiales (collectivement appelées les parties) visant à obtenir l'autorisation de conclure une convention de fusion stratégique (CFS) comportant une séne de transactions qui seront mises en oeuvre en deux étapes distinctes.PREMIÈRE ÉTAPE (Ontano.Alberta, Saskatche-wan et C.-B.) - la BBI et l'Electrohome demandent d'apporter des modifications au contrôle effectif de certaines de leur filiales et la BBI demande l'autorisation d'acquérir de l'Electrohome certaines actions de télévision situées en Alberta.DEUXIÈME ÉTAPE - Une réorganisation entre sociétés comportant des transferts d'actif.Le CRTC fait remarquer que la mise en oeuvre de la deuxième étape dépend de l'approbation préalable des demandes visées par la première étape.EXAMEN DES DEMANDES: Comme il est indiqué dans l'avis d'audience publique.2.L'ENSEMBLE DU CANADA Le CRTC a reçu de la BBS Ontario tncorporated (ta BBS Ontario), de la CHUM Umrted (la CHUM) et de la CTV Télévision Network Ltd.(le CTV), une séne de demandes inséparables visant à obtenir l'autorisation d'échanger l'actif et de Uansferer le contrôle effectif de la CTV.La transaction as divise en trois parties distinct** Pour de plus amples renssignemsnta consulter l'avis d'audience publique.EXAMEN DES DEMANDES: Comme il est Indiqué dans l'avis d'audience publique.Le texte complet de cette demande est disponible en communiquant avec la salle d'examen du CRTC à Huli.(819) 997-2429; et au bureau du CRTC à Montréal: (514) 283-6607.Les interventions écrites, accompagnées d'une preuve qu'une copie conforme a été envoyée au requérant doivent parvenir au Secrétaire générai, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2 au plus tard le 20 kan 1007.Les personnes qui désirant comparaître à l'audience et qui requièrent des auxiliaires de communication doivent en aviser le CRTC au plus tard 20 jours avant le début de l'audience.Il est possible que des intervenants dont les observations sont claires et complètes ne soient pas appelés è comparaître devant le Conseil.Cependant, toutes les interventions seront prises en considération tors des délibérations.Pour de amples renseignements sur le processus d'intervention, voua pouvez communiquer avec les Affaires publiques du CRTC è Huit par téléphone au (819) 997-0313, fax (819) 994-0218, ATS (819) 994-0423, ou en consultant notre site Internet: http://www.crtc.gc.ca.L'avis d'audience publique est également disponible, sur demande, en média substitut.m oél ¦ Conseil de) la radiodiffusion et des Canadien Radio-teievision and S S télécommunications canadiennes Télécommunications Commission i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 MAI 1997 B 7 Les erreurs de débutant du président Chirac Prolongation pour un temps I LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS Mais qu'avait donc en tête le président Chirac ?C'est la question que se posaient tous les commentateurs mardi soir après l'allocution télévisée du président de la République, deux jours après le piteux résultat de sa majorité présidentielle aux élections législatives, et le lendemain du limogeage de son fidèle lieutenant, le premier ministre Alain Juppé.Même si le résultat du second tour de dimanche n'était pas encore scellé, les 32 % ( ou 36 selon les calculs ) obtenus par la coalition UDF-RPR constituaient déjà une formidable claque pour un président élu depuis deux ans à peine.Voilà que, sous un prétexte pas très clair, il a pris l'initiative d'en appeler aux électeurs : ceux-ci, au premier tour, donnaient à sa majorité le plus mauvais score jamais obtenu sous la Ve République.La gauche obtenait quatre bons points d'avance et prenait une option sérieuse pour une majorité absolue à l'Assemblée.Même si la droite s'en sortait de justesse, ce serait une courte victoire sans gloire.Dès lundi, dûns un geste sans précédent qui donne la mesure de la panique à droite, M.Juppé était prié d'annoncer lui-même son congédiement.Et aussitôt on annonçait une intervention de M.Chirac le lendemain soir.Pour dire quoi ?Il s'est contenté d'expédier en sept minutes un catalogue d'idées générales reflétant très vaguement un programme de la droite à mi-chemin entre ultra-libéralisme et solidarité sociale, et c'est tout juste s'il a dénoncé au passage « la remise en selle des idées socialistes d'hier », comme s'il craignait déjà de se mettre en mauvais termes avec la majorité de gauche de ('après 1er juin.Le leader de l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen, a estimé que le président « était déjà Le réacteur a laissé échapper de l'eau contaminée pendant 20 ans Presse Canadienne CHALK RIVER, Ontario Pendant près de 20 ans, le complexe nucléaire de Chalk River, en Ontario, a laissé échapper plus de 4000 litres d'eau radioactive par jour, tous les jours, dans le sol et jusqu'à la rivière Outaouais, sans que les dirigeants du complexe n'en avertisse leurs voisins.Même si Énergie atomique du Canada a éliminé la source de la fuite en 1995, de l'eau radioactive continue de se répandre à travers le sol contaminé par du tritium et du strontium radioactif, jusque dans la rivière, située à quelques centaines de mètres.La Commission de contrôle de l'énergie atomique, qui réglemente la sécurité nucléaire au Canada, a reconnu en décembre dernier que le réacteur de Chalk River avait connu une fuite « modérée ».Elle a aussi affirmé, et maintient toujours, que les eaux de la rivière Outaouais diluent la pollution, et qu'il n'y a aucun danger pour les gens qui boivent cette eau.Mais Lynn Jones, de la ville voisine de Pembroke, a appris avec consternation, à la suite d'une demande d'accès à l'information, que la fuite a entraîné pendant 20 ans de grandes quantités d'eau radioactive dans la rivière, qui fournit l'eau potable à plusieurs communautés situées en aval.La fuite initiale s'est produite quand une extension a été construite il y a 20 ans, et qu'un joint entre la section ancienne et la nouvelle a été mal scellé.La Commission de contrôle de l'énergie atomique n'était pas préoccupée par la fuite, parce qu'elle jugeait que la quantité de radioactivité libérée était d'environ deux millions de fois moindre que les limites réglementaires, a indiqué le porte-parole de l'organisme, Robert Pot vin.entré dans la cohabitation ».Quant à l'historien Emmanuel Todd, qui avait eu de (a sympathie pour les idées « sociales » du candidat Chirac de 1995, il a avancé ('idée que « M.Chirac est un homme dépassé par sa fonction et qui, plus ou moins consciemment, souhaite partager le fardeau des décisions à venir avec les socialistes ».Effectivement, les monumentales erreurs de débutant commises par celui que l'on considérait comme un vieux pro de la politique ont de quoi intriguer.En mai 1995, la nomination d'Alain Juppé n'avait rien de déraisonnable.Il était alors au sommet de sa popularité et de son prestige.En revanche, le fait d'écarter systématique-ment du gouvernement toutes les figures dominantes de la droite compromises avec le rival Balladur relevait de la vengeance mesquine, à courte vue et nuisible : à deux ou trois exceptions près, le gouvernement Juppé était d'une faiblesse notoire.À partir du moment où ie même Juppé était devenu pour de bon le premier ministre le plus impopulaire de la Ve République, il fallait envisager son remplacement, au moins en vue des élections législatives.Jacques Chirac a oublié de prendre en considération que dans le climat de crise larvée et jamais résolue, notamment sur le plan du chômage, l'électorat a tendance à « sortir les sortants » systématiquement, et plus ou moins violemment selon le cas, à chaque consultation.Défaite ( honorable ) des socialistes en 1986, suivie d'une défaite ( honorable ) de la droite en 1988.Puis débâcle historique des socialistes en 1993.Et aujourd'hui, quatre ans après, recul phénoménal, et \u2014 peut-être ou probablement \u2014 défaite parlementaire de la droite qui paraissait imbattable.Ou Jacques Chirac n'a pas réfléchi à ces données de base ou il est resté ce qu'il a souvent été : un improvisateur primaire qui joue la partie sans vraiment réfléchir au lendemain.Une cohabitation à partir du 2 juin avec Lionel Jospin ?On aura toujours le temps de voir ! Le n*1 du scion Les Canapéscopes® : chez Cuir Center, nous appelons Canapéscopes nos canapés panoramiques exclusifs.Symbole du confort moderne et du «cocooning», le Canapéscope est l'endroit où l'on vient se reposer, se ressourcer.et regarder la télévision.Le Canapéscope Ninja (L.262 x 1.215 x h.85 x p.90).Cuir Sam ara vachette pleine fleur pigmentée, tanne aux sels de chrome.Nombreux coloris au choix.Structure mixte bois massif renforcé par panneaux de particules.Assise mousse polyuréthanne haute résilienee.densité 30 kg/m3 (ponance 3.2 k.Pa).dossier mousse polyether densité 19 kg/m3 (portance 1.3 k.Pa).Suspension par ressorts métalliques ondulés.Existe en canapé 3 places fixe ou lit.2 places, fauteuil et pouf.Autres compositions d'angle et dimensions possibles.Série limitée : dans la limite des stocks de cuir disponibles, le Canapéscope Ninja ne coûte que 4 995 $.T.P.S.incluse livré et installé.Montréal Métropolitain.Facilités de paiement.S s Ml N Montréal 1425, Boul.René-Lévesque Ouest.H3G 1T7 Tél.: (514) 871-9144 h I ; Faîtes vite car les quantités sont limitées! pentiurrr * ' ¦ ¦ ¦ M Packard Beil.wo Ordinateur de base avec par mois .:.-»?.?' \\\u2014 ¦ un processeur Pentium* 166MHz pour l'éducation et le divertissement \u2022 CD ROM Max 16x pour accès rapide aux données ; \u2022 Téléc/Modem 33,6K pour une connexion rapide à Internet ; \u2022 DRAM vidéo de 1 Mo ; carte de son stéréo SRS®.3007160 160 ANNONCÉ AVEC UN MONITEUR OPTIONNEL LE PENTIUM 166 LE PLUS ABORDABLE SUR LE MARCHE I Pro
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