La presse, 25 février 1998, Cahier A
[" La Presse vous présente le 8e numéro d'une série de dix fascicules sur «Vos Finances personnelles» Aujourd'hui: Êfes-vous trop ou pas assez assuré?» i.\\ pdtïSifriurd r^arj 1*M, «le 1S K i 1K _____à IffTff t LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 ?A3 Le budget fédéral 1998-99 2,5 milliards pour les bourses du millénaire C'est le poste de dépenses nouvelles le plus gros et le plus controversé : CHANTAL HÉBERT OTTAWA Le gouvernement fédéral de l'an 2000 aura plus de visibilité pour son argent en éducation que jamais auparavant, dans la foulée du budget présenté hier.Signe du vif intérêt d'Ottawa pour ce créneau, l'énoncé faisait une place sans précédent au sujet.Presque la moitié du texte était consacrée à des projets d'efforts en ce domaine.Entre l'an 2000 et Tannée 2010, la pièce de résistance du cinquième budget Martin, la Fondation canadienne de bourses d'études du millénaire, distribuera 100 000 bourses à raison de 3000 $ par année à des étudiants talentueux dans le besoin du niveau postsecondaire.« C'est le plus important investissement jamais fait par le gouvernement canadien afin de faciliter l'accès aux études postsecondaires », a affirmé le ministre Paul Martin dans son discours aux Communes.Les deux milliards et demi de dollars attribués au projet constituent à la fois le plus gros et le plus controversé poste de nouvelles dépenses du budget d'hier.Par comparaison, la Prestation nationale pour enfants, conçue conjointement par Ottawa et les provinces pour combattre la pauvreté, recevra d'ici l'an 2000 presque un milliard de dollars fédéraux de moins que le programme de bourses.Il s'agit également du signal de la volonté du gouvernement canadien de s'affirmer directement, maintenant qu'il a retrouvé ses moyens.D'ici l'an 2000, pour chaque dollar qu'Ottawa remettra dans l'enveloppe des transferts aux provinces pour la santé et l'éducation postsecondaire ( plus mince cette année de sept milliards par rapport à ce qu'elle était en 1994 ), il investira cinquante cents supplémentaires sous forme de bourses aux étudiants.Ce faisant le gouvernement Chrétien passe outre aux objections de plusieurs provinces, à commencer par le Québec, qui lui avaient demandé de renoncer à s'engager sur cette voie et de restaurer leurs propres transferts à la place.À la clé de son initiative, Ottawa cite l'endettement galopant des étudiants et la nécessité d'élargir l'accès aux études postsecondaires.Dans le reste du Canada, la dette moyenne d'un étudiant au terme d'un premier cycle universitaire s'établira Tan prochain à 25 000 $.( Elle se situait à seulement 13 000 $ en 1990 ).La situation est cependant différente au Québec, où l'endettement moyen se chiffre à 11 000 $.Selon les fonctionnaires fédéraux, cet écart s'explique par la stabilité des frais de scolarité et, surtout, par la générosité du régime de prêts et bourses québécois.Malgré cette différence, sous sa forme actuelle, le nouveau programme fédéral n'est pas conçu pour permettre à une province de revendiquer sa part du gâteau et de l'attribuer sous d'autres formes au secteur postsecondaire.Dans son budget, le ministre Martin assortit l'effort fédéral en matière de bourses d'une demi-douzaine d'autres mesures, surtout fiscales, pour faciliter le financement d'études postsecondaires.Elles incluent notamment : ¦ Des subventions pouvant atteindre 3000 $ par année pour les étudiants qui ont des enfants ou d'autres personnes à charge et qui ont des difficultés financières.¦ Un allégement fiscal applica- » »» \u2022 \u2014^ Stratégie canadienne pour fi l'égalité des chances\t\t\t\t \t1997-98\t1998-99\t1999-2800\t2000-01 \t\t(en millions î )\t\t\u2022 Aide financière aux étudiants\t2500\t100\t100\t100 Soutien à la recherche de pointe et aux étudiants diplômés\t;v-\t120\t135\t150 Aide à la gestion de la dette d'étude\t\t130\t275\t295 Aide aux Canadiens pour parfaire leurs compétences\t\t40\t130\t135*, ' Encouragement aux familles pour l'épargne-études\t\t150\t200\ti 275 i Soutien à remploi des jeunes\t\u2022 ¦\t50\t175\t200 ' Accès des Canadiens à l'information et aux connaissances\t55\t60\t70\t75 \u201e Total des mesures annoncées\t\t650\t1085 '\t1230 ' \t\t\t\t ble aux intérêts sur les prêts étudiants.¦ L'accès au REER jusqu'à concurrence de 10 000 $ pour financer un retour aux études à temps complet ou à temps partiel.¦ L'application du crédit d'impôt pour études aux étudiants à temps partiel.¦ Une nouvelle subvention pour compléter les sommes épargnées par les familles dans les régimes enregistrés d'épargne-études.Au total, ce volet du budget fédéral coûtera cinq milliards et dern44 à l'État canadien au cours des qua-! tre prochains exercices financiers.r.-3 de cotisations à l'assurance-emploi pour qui embauche un jeune Vf PHOTOPC Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, tend son budget 1998 à un page de la Chambre, Sylvain Desrochers.VINCENT MARÎSSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le gouvernement fédéral veut ouvrir les portes du marché du travail à la relève en offrant dès l'an prochain un congé de cotisations d'assurance -emploi aux employeurs qui embaucheront des jeunes de 18 à 24 ans.Cette mesure, qui réduirait les charges sociales des employeurs canadiens d'environ 100 millions par année, selon le ministère des Finances, est la pierre angulaire d'une série d'initiatives visant à donner rapidement une chance aux jeunes travailleurs.Pour un patron qui paye son jeune employé au salaire minimum ( 6,80 $ de l'heure ), cette disposition qui entrera en vigueur en 1999 représente une économie annuelle d'environ 500 $.Le gouvernement Chrétien soutient qu'il a déjà fait beaucoup pour les jeunes chômeurs, mais il avoue du même souffle qu'il ne pourra tout faire seul.Les entreprises, dit Paul Martin, doivent elles aussi faire leur part.Chômage élevé Malgré la reprise économique des derniers mois et la bonne performance générale du Canada, le taux de chômage des jeunes Canadiens demeure anormalement élevé à près de 17 %, soit 6 % de plus qu'en 1989.De l'avis des observateurs internationaux, la situation de la relève représente, avec le phénomène de la pauvreté chez les enfants.la plus mauvaise note du bulletin du Canada.Pas étonnant donc que les jeunes soient au coeur du budget déposé hier par le minis-.tre Paul Martin.Ceux qui étudient, et à qui; on veut verser des bourses méritoires, mais aussi ceux qui veulent entrer sur le marché du travail.\u2022 Il y a aussi ceux qui sont entre le travail et* les études, ceux qui, faute de formation, n'arrivent pas à suivre le rythme d'aujourd'hui.Ce sont ceux que le ministre fédéral appelle les « jeunes à risque ».Pour eux, le gouvernement fédéral augmente substantiellement les fonds consacrés au programme Service jeunesse Canada.Ottawa y mettra 50 millions de plus en 1998-99, 75 millions en 1999-2000, puis 100 millions les années suivantes.Service jeu^.nesse Canada donne des subventions salariales pouvant atteindre 10 000 S par jeune afin \u2022 de lui permettre d'acquérir de l'expérience.Le programme offre en outre des services d'orientation professionnelle, d'encadrement et d'alphabétisation.Le budget du ministre Martin s'attaque en outre à un autre problème : le peu de disponibilité pour les études des parents de jeunes enfants.Pour tenter de donner un répit à ces1 parents-étudiants, Ottawa étend à environ' 50 000 nouveaux Canadiens la déduction pour frais de garde aux parents qui sont aux ' études à temps partiel.Par exemple, une mère de deux enfants qui étudie à temps partiel pourra déclarer des frais de garde jusqu'à concurrence de 2200$ qui, combinés à son crédit d'impôt^ pour études, lui donneraient droit à une déduction totale de 670 $.Plus de fonds pour les conseils de recherches MAIL CHAMPLAiN CARREFOUR LAVAL VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le rétablissement des finances publiques canadiennes soulagera un peu les laboratoires de recherche du domaine de la santé, un secteur majeur de l'économie de la région montréalaise.Le modeste surplus n'autorise pas de folles dépenses, mais au moins, il permettra au gouvernement fédéral de ramener ses subventions au Conseil de recherches médicales au niveau de 1995.Après les compressions successives des dernières années, Ottawa réinvestira 134 millions dans Ter ganisme au cours des trois prochaines années, dont 40 millions dès l'exercice 98-99.L'organisme de promotion de la recherche de pointe et d'études supérieures en santé verra son budget passer de 238 millions Tan dernier à 267 millions cette année, puis à 276 millions en 2000-2001.Le Conseil de recherches en sciences humaines, dont le mandat est l'élaboration des politiques de santé, profitera d'une hausse plus modeste, soit 37 millions sur trois ans, ce qui ramènera son budget tout juste au-dessus de 100 millions par année.Le fédéral rétablit aussi le budget du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie au niveau de 1995, et même davantage.Au cours des trois prochaines années, plus de 230 millions en plus seront versés au Conseil, ce qui rétablira son enveloppe à 500 millions.La recherche de pointe obtient donc une bonne part du gâteau dans ce budget, soit 405 millions répartis entre les trois conseils d'ici la fin de Tannée financière 2000-01.Tabagisme et hépatite C Toujours dans le domaine de la santé, en prévention cette fois, le budget 98-99 ne prévoit précisément aucun montant supplémentaire dans son programme de lutte au tabagisme chez les jeunes.Le livre rouge des libéraux promet de doubler le budget de ce programme, soit une augmentation de 50 millions à 100 millions répartis sur cinq ans.Le budget Martin réserve 256 millions au cours des trois prochaines années pour couvrir les promesses du livre rouge, sans donner toutefois plus de détails.Par ailleurs, aucun montant n'a été prévu spécifiquement pour le programme d'indemnisation des victimes du sang contaminé infectées par l'hépatite C.Le montant des indemnités qui seront payées par le fédéral est inconnu pour le moment, mais Ottawa a prévu une marge de manoeuvre pour parer à toute éventualité, assure le ministère des Finances.Le fédéral et les provinces sont sur le point de conclure un accord sur le régime d'In-demnit^ des victimes.PLACE STE-F0Y CHANDAIL MIGNON À PRIX MINI Donnez un air de printemps à vos tout-petits.Chandail rayé, 19,95 $, de notre griffe maison; ^ chemise à carreaux, 35,95 $, de Roméo et Juliette, offerts aux Ailes de Brossard et Ste-Fby.» I M n \\ ¦ : I \\ AILES LES AILES DE LA MODE 1 ÉL '\u2022il A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 Le budget fédéral Ottawa ne sait touj ours que faire avec les milliards de surplus ANALYSE Philippe Dubuisson Les finances publiques fédérales sont dans un bien meilleur état que ne veut bien l'admettre le ministre des Finances Paul Martin dans son cinquième budget déposé hier.Encore une fois, M.Martin pèche par un excès de prudence, ce qui est devenu sa marque de commerce.Le déficit fédéral n'est plus.Il était de 42 milliards l'année de l'arrivée au pouvoir des libéraux et il a été réduit à zéro au cours de l'exercice financier qui prend fin le 31 mars prochain.Pour les deux prochains exercices, M.Martin se limite à prévoir l'équilibre budgétaire.Le cadre financier et la vigueur de l'économie canadienne lui auraient pourtant permis de prévoir un surplus budgétaire au cours des deux prochains exercices.En fait, on peut prévoir sans grand risque de se tromper qu'Ottawa dégagera un surplus d'environ cinq milliard! dès l'exercice financier 1998-99 et de huit milliards l'exercice suivant.D'une part, le gouvernement fédéral incorpore à son plan budgétaire une réserve pour éventualité de trois milliards par année, qui sera affectée au remboursement de la dette si elle n'est pas utilisée.Cette réserve ne peut financer de nouvelles initiatives de dépenses.D'autre part, le plan financier de M.Martin est construit sur des hypothèses économiques très prudentes.Si les prévisions du sec- teur privé se réalisent au chapitre de la croissance économique et des taux d'intérêt, Ottawa dégagera des recettes supplémentaires de près d'un milliard et épargnera un montant semblable au chapitre du service de la dette au cours du prochain exercice.De plus, le plan financier est très prudent dans ses prévisions de recettes au cours de deux prochaines années.Pour le seul exercice financier 1997-98, l'effet net des facteurs économiques aura été d'accroître de 10 milliards les recettes fédérales, ce qui a largement contribué à l'élimination du déficit.En se gardant d'afficher un surplus budgétaire, M.Martin peut reporter à plus tard des baisses d'impôt généralisées, que réclament les contribuables et des économistes inquiets des conséquences de la faible progression des revenus des ménages.Tout au plus, M.Martin annonce de modestes réductions d'impôt pour les contribuables à revenu faible et moyen, essentiellement par le truchement de l'élimination de la surtaxe fédérale dans leur cas.Une économie d'impôt d'au plus 238$ en 1999 pour une famille type de quatre personnes dont le revenu est de 50 000 $.M.Martin a pourtant la marge de manoeuvre pour réduire davantage les impôts.Il aurait pu réintroduire l'indexation des tables d'imposition et éliminer complètement la surtaxe fédérale, des mesures, rappelons-le, introduites par les conservateurs pour lutter contre le déficit fédéral qui n'est plus.Ottawa a aussi les moyens de réduire davantage les cotisations à l'assurance-emploi.Malgré la baisse des taux de cotisation de 2,90$ à 2,70$ par tranche de 100$ de revenus assurables l'an dernier, le compte de l'assurance-emploi dégagera à la fin de 1998 un surplus de 19 milliards, comparativement à 12 milliards l'an dernier.En se réservant d'afficher un surplus, M.Martin peut également plus facilement repousser les demandes des provinces qui réclament une hausse des transferts fédéraux pour la santé, l'éducation post-secondaire et l'assistance sociale, transferts qui ont été sensiblement réduits depuis quatre ans.En fait, c'est le débat sur l'utilisation des surplus budgétaires qui est ainsi encore reporté dans le temps.Sommaire budgétaire\t\t\t W^~à*Tk H Le gouvernement prévoit un budget équilibré pour l'exercice\t\t\t [sE-JBbAkj financier qui prendra fin le 31 mars 19Q9.Voici un survol des\t\t\t \t\t\t Revenus (en milliards $)\t\tDépenses (en milliards $)\t Impôt sur le revenu des\t\tFrais de la dette publique\t43.5 particuliers\t71.C\t\t \t\tTransferts ma particuliers\t Impflt des sociétés\t20.5\t\u2022 Personnes âgées\t22.9 Cotisations d'assurance-emploi\t18.6\t\u2022 Assurance-emploi\t12,6 Taxes de vente et taxe de\t\tTotal des transferts en espèces\t19.5 droits d'accise\t\t\t \u2022 Taxe sur les produits et services\t20.9\tDépenses de programmes directs\t17.0 \u2022 Droits de douane à l'importation\t2.5\tSociétés d'État\t3.8 \u2022Autres\t8.6\tDéfense\t7.9 Autres recettes fiscales\t2.3\t\t \t\tAutres\t20.9 Recettes non fiscales\t6.7\tRéserve pour éventualités\t3.0 Total 151 milliards*\t\tTotal 151 milliards $\t \t\t\t Supplément et surtaxe Incidence, sur une année complète, des mesures proposées concernant le supplément aux montants personnels et la surtaxe Famille type de quatre personnes A deux revenus -1999 BUDGET 1998-99 »- \u2022 - \t\t\tÉlimination\tVariation \u2022\tImpôt\tSupplément\tou réduction\ttotale de Revenu\tfédéral\tdu faible\tde la\tl'impôt total\tactuel\trevenu\tsurtaxe\tfédéral 20 000\t-3342\t-169\t-4\t»173 25 000\t-2683\t-141\t-24 .\t-1ÇS 30000\t\u20221363\t-108\t\u202249\t-157 35 000\t2\t-52\t-68 -92\t-120 40000 3\t1324\t-70\t\t-162 45 000\t2624\t-56\t-116\t-172 50 000\t3733\t-42\t-141\t\u2022183 55 000\t5082\t-28\t-174\t-202 60000 65 000\t6432\t-14\t-206\t-220 \t7789\t0\t-239\t-239 75000\t10484'\t0*\t-305\t-305 100 000\t16530\t0\t-198\t\u2022198 Source: ministère fédéra! des Finances (PC) it et surplus budget 1998-99 Le Canada aura un budget équilibré pour les trois prochaines années, selon les prévisions du budget fédéral, qui incluent les opérations non budgétaires et excluent les opérations de change.Exercice fiscal se terminant le 31 mars \u2022estimation (en milliards $) -28,9-29,0 -32,0 [ -34,4 -40,4 -37,5 -42,0 88-89 89-90 90-91 91-92 92-93 93-94 94-95 95-96 96-97 '97-98 '98-991 MO i.Source: ministère fédéra! des hnances (PC) Source: mmrstère fédéral des Finances Pas de réduction d'impôts à la Mike Harris VINCENT MARISSÀL du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre des Finances discours du budget.PHOTO CP Paul Martin prononçant son Le ministre des Finances Paul Martin avait prévenu les Canadiens : il y aura un surplus, mais la modération reste de mise.Il a tenu parole sur toute la ligne, annonçant hier de modestes réductions d'impôt qui atteindront tout au plus quelques centaines de dollars, notamment par la hausse du seuil imposable pour les plus faibles revenus et l'élimination de la surtaxe pour 13 millions de Canadiens dont le revenu est inférieur à 50 000 $.Les contribuables qui espéraient une réduction généralisée des impôts à la Mike Harris seront amèrement déçus : le budget présenté hier Paul Martin accorde seulement un léger répit aux plus pauvres et aux parents de jeunes enfants.D'abord, la partie non imposable du revenu des particuliers augmentera de 500 $ au maximum pour les célibataires gagnant moins de 20 OOO $ par année et de 1000 $ pour les familles dont le revenu est inférieur à 40 000 $.En augmentant ainsi le seuil de revenu imposable, le gouvernement fédéral estime que 400 OOO contribuables à très faible revenu ne paieront plus d'impôt d'ici 1999 et 4,6 millions autres en paieront moins.En outre, le gouvernement Chrétien fera disparaître dès juillet la controversée surtaxe aux particuliers de 3 % pour environ 13 millions de contribuables et l'abaissera pour un autre million de Canadiens.Établie en 1986 sur une base « temporaire » pour éponger le déficit, la surtaxe sera éliminée entièrement pour les particuliers dont le revenu est inférieur à 50 000$ etsera diminuée pour ceux dont le revenu se situe entre 50 000 et 65 000 $.En termes sonnants et trébuchants, c'est donc dire qu'un célibataire dont le revenu est de 20 OOO $ par année bénéficiera d'une réduction totale de 63 $ quand on additionne les deux mesures, de 112 $ si son revenu est de 30 OOO $, de 219 $ si son revenu est de 50 OOO $.Selon les mêmes calculs, une famille dont le revenu est de 30 OOO $ aura un léger répit de 145$, celle qui gagne 50 000 $, de 238 $.Par contre, une famille dont le revenu total est de 60 000$ ne pourra obtenir que 116$ d'allégements fiscaux en vertu du régime d'imposition progressif.Par ailleurs, les parents de jeunes enfants qui travaillent à temps complet profiteront de ce qui est déjà perçu comme une des meilleures nouvelles de ce cinquième budget Martin.Le plafond de déduction pour la garde d'enfants passe en effet de 5000 à 7000 $ pour les enfants de moins de (PC) sept ans et de 3000 $ à 4000 $ dans le cas des enfants de sept à 16 ans.Cette mesure, qui s'appliquera à 65 OOO familles, pourrait se traduire, par exemple, par des réductions d'impôts de 1600 $ pour un parent dont le revenu est de 45 000 $ et qui a deux enfants d'âge préscolaire.Au cours des trois prochaines années, en prenant l'ensemble des mesures du budget, le gouvernement fédéral prévoit accorder des allégements fiscaux de quelque sept milliards, la majeure partie destinée aux contribuables à faible revenu.La hausse du seuil imposable « coûtera » 170 millions au gouvernement fédéral en 1998-99 et 270 millions l'année suivante.Au chapitre de l'élimination partielle de la surtaxe, ce sont 710 millions cette année et 1,1 milliard en 1999-2000 de déductions accordées par le fédéral.Outre les familles qui ont de jeunes enfants, le gouvernement fédéral veut aussi donner un modeste coup de pouce à celles qui gardent auprès d'elles des parents malades ou handicapés, les « aidants naturels » en langage de CLSC.Cette mesure accordera une réduction d'impôt maximum de 400 $ à environ 450 000 familles qui prennent soin d'un parent.Ces familles seront en outre exemptées de TPS sur les produits nécessaires aux soins de leur parent.FAITS SAILLANTS Prévisions budgétaires ¦ Le gouvernement fédéral annonce pour la première fois depuis l'exercice 1969-1970 un budget équilibré.En fait, Ottawa confirme que le déficit a été éliminé au cours du présent exercice qui prend fin le 31 mars prochain.Il annonce des budgets équilibrés pour les exercices financiers 1998-99 et 1999-2* ¦ Au cours de l'exercice 1998-99, les recettes budgétaires prévues sont de 151 milliards.De ce montant, 104,5 milliards sont alloués aux dépenses de programmes et 43,5 milliards au service de la dette, c'est-à-dire les intérêts versés sur la dette fédérale.m Le déficit est éliminé deux ans plus tôt que prévu.Ottawa a bénéficié de revenus plus importants que prévus, notamment au chapitre de l'impôt des particuliers ( 1,9 milliard ) et des sociétés ( 3,8 milliards ), et de la taxe de vente ( 3,6 milliards t V Stratégie de réduction de la dette ¦ Le problème du déficit étant résolu, le gouvernement entend maintenant réduire la dette fédérale, soit la somme des déficits annuels passés, qui totalise 583 milliards et pour laquelle il verse des intérêts annuels d'environ 43 milliards.s Le gouvernement ne fixe toutefois pas de cibles de réduction de la dette, comme il l'avait fait pour le déficit.Toutefois, le gouvernement incorpore au plan budgétaire une réserve pour éventualités de trois milliards par année, qui sera automatiquement affectée au remboursement de la dette si non utilisée.\\ //v/Yr ¦ La dette fédérale représente 68,1 % du produit intérieur brut canadien.Ce ratio sera réduit à 62,9 % dans deux ans, soit au terme de l'exercice 1999-2000.La cible retenue par la Communauté européenne dans l'accord de Maastricht est de 60 V Prévisions économiques ¦ Le gouvernement fédéral est encore très prudent dans ses prévisions économiques, une marque de commerce des budgets présentés par le ministre Paul Martin.Le plan budgétaire est basé sur une prévision de croissance économique de 3 % en 1998 et de 2,5 % en 1999.Le secteur privé est plus optimiste dans ses prévisions ( 3,5 % ) en 1998.¦ Le gouvernement prévoit aussi une hausse des taux d'intérêt de court terme (5,4 % en 1998 et 5,6 % en 1999 pour les bons du Trésor à trois mois ) et de long terme ( 6,4 % en 1998 et 7 % en 1999 pour les obligations gouvernementales à 10 ans ).A twïèl ¦ Des prévisions prudentes permettent au gouvernement de dégager une marge de manoeuvre budgétaire.Si les prévisions plus optimistes du secteur privé se réalisent, Ottawa dégagera un surplus d'au moins 1,5 milliard au cours du prochain exercice.Impôts des particuliers « \u2022 ¦ Baisses d'impôt modestes pour les gens à faible et moyen revenu.¦ La surtaxe fédérale de 3 % est abolie progressivement au cours des deux prochaines années pour les gens gagnant jusqu'à 50 000 $.Pour un célibataire gagnant 50 000 $, cette mesure représente une économie d'impôt de 219 $ en 1999.¦ Le montant de la déduction personnelle de base est augmenté de 500 $ pour les personnes à faible revenu ( moins de 20 000 $ par année ).Cette mesure représente une économie d'impôt annuelle d'au plus 84 $ pour les personnes dont le revenu total annuel n'est que de 7 500 $.¦ Ces deux mesures auront pour effet de réduire de 880 millions les recettes fédérales en 1998-1999 et de 1,4 milliard l'exercice suivant, ce qui est très modeste compte tenu des revenus totaux de 151 milliards du gouvernement fédéral.m LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 Le budget fédéral 1998-99 Bernard Landry monte aux barricades contre les bourses du millénaire II faut penser aux intérêts des étudiants avant tout, réplique V opposition DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement fédéral a éliminé son déficit sur le dos des provinces et les interventions qu'il envisage dans le secteur de l'éducation, une compétence provinciale, sont la marque d'un fédéralisme « prédateur et abuseur », a lancé hier le ministre québécois des Finances, Bernard Landry.Commentant le budget déposé hier par son homologue fédéral, Paul Martin, M.Landry a commencé par souscrire à l'objectif du déficit zéro, mais n'a pu s'empêcher d'être « extrêmement critique » sur la méthode utilisée pour y arriver.Ce sont les provinces plutôt que Paul Martin qui auraient dû être applaudies hier pour la disparition du déficit, a dit M.Landry.Depuis 1993, les coupes dans les paiements de transferts d'Ottawa aux provinces ont compté pour la moitié \u2014 7,5 sur 14 milliards \u2014 des réductions de dépenses fédérales.En outre, la hausse de sept milliards dans ces transferts annoncée par M.Martin était déjà escomptée : « Elle avait été annoncée deux fois plutôt qu'une », a précisé M.Landry.Avec un taux de chômage frôlant les 10 % et une croissance économique prometteuse, M.Martin aurait mieux fait de concentrer davantage d'efforts sur la réduction du fardeau fiscal, qui coûte cher en emploi.Les annonces du ministre Martin ne forceront pas Québec à modifier le tir dans son prochain budget, a indiqué M.Landry.Mais c'est sur la mise en place d'un fonds de 2,5 milliards, destiné à donner à compter de l'an 2000 Mario Dumont des bourses aux étudiants de l'ensemble du pays, que M.Landry fut le plus critique.Pour lui, c'est carrément contraire à la Constitution canadienne, qui prévoit que l'éducation comme la santé et les questions sociales font partie des compétences des provinces.« Ce que je dis, les neuf premiers ministres du Québec depuis la Révolution tranquille l'auraient dit à ma place », a-t-il soutenu hier.Il n'a pas voulu présumer des modalités d'application du programme, en parallèle avec le programme québécois de prêts et bourses.Rappelons que le Québec est la seule province qui gère un tel programme tout en recevant des compensations d'Ottawa.André Bourbeau Bernard Landry Pour M.Landry, la même formule de transfert aurait été acceptable pour aiguiller les fonds fédéraux.Mais quand on lui rappelle qu'Ottawa a paru ouvert à l'idée, M.Landry s'insurge : il ne saurait être question pour le Québec « de se faire dicter des priorités, des normes ou des attitudes » dans ce secteur.Avec le programme québécois, grâce à une entente Ottawa-Québec qui remonte à Paul Gérin-Lajoie, les étudiants québécois sont les moins endettés au pays, rappelle M.Landry.Si Ottawa leur propose des bourses, « ils vont prendre le chèque mais n'en penseront pas moins », a-t-il dit.« Les masques sont tombés.Il s'agit du budget d'un État unitaire, où le ministre des Finances de l'État peut décider de tout », accuse M.Landry.Stéphane Dion soutenait dimanche que Bernard Landry « ferait rire de lui » en Allemagne s'il affirmait que le fédéral ne peut dépenser en éducation.« Mais la fédération canadienne est claire », rétorque M.Landry, même un « fédéraliste enragé » comme Pierre Trudeau avait appuyé Maurice Du-plessis contre les visées fédérales en éducation.Opposition Pour le critique libéral aux Finances, André Bourbeau, aucune surprise dans les attaques de Bernard Landry.« Le seul ton que les minisires de Lucien Bouchard connaissent, c'est celui de la confrontation.M.Landry a adopté le plan C pour chicane et sa réaction était probablement rédigée il y a plus d'un mois », a déclaré l'ancien ministre libéral.Pour lui, il faut saluer la baisse d'impôt pour les faibles salariés prévue au budget fédéral, et surtout la persévérance de Paul Martin, qui en quatre ans a ramené un déficit de 42 milliards à un surplus de trois milliards.Sur le programme de boufjses controversées, M.Bourbeau sou-tient que son parti « exercera toute la vigilance nécessaire afin quelles modalités d'applications respectent la compétence du Québec ».Le gouvernement Bouchard, au lieu de-pousser les hauts cris, ferait mieux de discuter pour assurer des retom*-.bées maximales pour les étudiants québécois.Pour le chef de l'ADQ, Mario Dumont, la rapidité avec laquelle M.Landry est monté aux barrica-j des est « suspecte », et donne à penser que Québec, pour mousser une campagne électorale, est plus pressé d'en découdre avec Ottawa que de discuter dans l'intérêt de! étudiants.Selon lui.l'idée d'abolir la tax< sur la masse salariale pour les jeunes salariés de 18-24 ans est innovatrice et créatrice d'emploi.Avant de réclamer l'allégement du fardeau fiscal fédéral, M.Landry serait mieux avisé de réduire le fardeau des Québécois, les plus taxés au pays, relève M.Dumont.Le retour aux dépenses folles, dit Manning Presse Canadienne OTTAWA Le cinquième budget de Paul Martin annonce le retour aux « dépenses folles des libéraux » et une nouvelle ère d'ingérence dans les domaines de compétence provinciale.Les partis d'opposition à la Chambre des communes ont dénoncé à tour de rôle hier le budget du ministre des Finances.Pour le chef de l'opposition officielle, Preston Manning, M.Martin dissimule les vrais chiffres.Il a annoncé un budget équilibré mais, selon M.Manning, le gouvernement camoufle un excédent budgétaire.« Dès qu'ils se sont approchés d'un surplus, ils ont sorti le livret de chèques et ils ont repris leurs dépenses.Cet argent aurait dû aller aux contribuables sous forme d'allégements d'impôts », a-t-il dit.M.Manning estime que le gouvernement aurait dû constituer un fonds de réduction de la dette au lieu d'une réserve de 3 milliards pour parer aux difficultés financières.Et il n'est pas prêt à donner le crédit aux libéraux pour avoir juguler le déficit.Le mérite va aux contribuables qui ont longuement souffert, a-t-il expliqué aux journalistes.« Le chef de l'opposition est jaloux du succès du gouvernement », s'est moqué le premier ministre Jean Chrétien aux Communes.Jean Charest Charest Selon le chef conservateur Jean Charest, le gouvernement ne s'est pas occupé de la dette colossale de quelque 600 milliards et n'a rien prévu pour « venir en aide aux plus démunis de notre société ».« On annonce des réductions d'impôt de 7 milliards sur trois ans mais on prend 6 milliards de surplus dans la caisse d'assurance-emploi par année pendant la même période », a dit M.Charest.Selon lui, les libéraux n'ont pas Alexa McDonough respecté leur promesse de consacrer 50 % des surplus à la réduction de la dette et aux baisses d'impôt, et l'autre moitié aux programmes sociaux.Selon ses calculs, c'est 40 % du surplus qui va aux dépenses, 33 % à la dette et 26 % aux baisses d'impôt.« C'est le libéralisme qui revient au galop », a-t-il ironisé.Duceppe Pour sa part, le chef du Bloc qué- Preston Manning bécois, Gilles Duceppe, estime que les libéraux ont éliminé le déficit sur le dos des chômeurs et des provinces.Et maintenant que le déficit est chose du passé, les libéraux empiètent de nouveau dans les champs de compétence provinciale.Le ministre des Finances « a fait en sorte que les provinces et les sans-emploi payent pour le déficit et maintenant, ils veulent mettre des feuilles d'érable sur un peu tous les chèques pour avoir de la visibilité, sans plus », a-t-il dit en parlant des bourses du millénaire.; Mais aux yeux du ministre des Affaires intergouvernementales Stéphane Dion, l'aide aux étudiants est une « compétence partagée ».Selon le chef bloquiste, les libér raux auraient pu aller plus loin en indexant les tables d'impôt et en.diminuant les cotisations à l'assurance-emploi, surtout que la caisse d'assurance-emploi aura un surplus de 30 milliards en l'an 2002.« C'est la reprise de ses dépense** folles dans des secteurs qui ne le regardent pas », a lancé à son tour le critique bloquiste Yvan Loubier.Pour sa part, M.Charest estime que les bourses du millénaire arri-; vent trop tard et qu'entre-temps/ les étudiants s'endettent.Il ne s'offusque pas qu'Ottawa ait créé ces bourses, mais ce pn£; gramme peut très bien se faire dans le cadre des programmes actuels, a?-t-il souligné.a McDonough La leader néo-démocrate Alexa McDonough estime pour sa part que ce programme ne touchera pas suffisamment d'étudiants.L'Association des universités i collèges du Canada est quant à elle ravi de ce programme, mais encore faut-il que les critères soient préci* ses, que les bourses soient accordées selon le besoin financier.Là* vraie solution pour revigorer le secteur de l'éducation, a cependant claironné le président Robert Gi-roux, c'est d'augmenter les transit ferts aux provinces.FAITS SAILLANTS Bourses du millénaire ¦ Tel que prévu, Ottawa annonce la création des Bourses d'études canadienne du millénaire, un fonds de 2,5 milliards destiné à verser des bourses aux étudiants de niveau collégial et universitaire en fonction du mérite et des besoins financiers.¦ Le fonds sera administré par une fondation privée, dont les administrateurs proviendront du secteur privé, nommés en collaboration avec le Conseil des ministre de l'Éducation représentant les provinces.¦ Plus de 100 000 bourses d'études d'une valeur moyenne de 3 000 $ seront octroyées à compter de l'an 2000.\\ notïr m Depuis que le gouvernement fédéral a annoncé son intention de créer ce fonds, le gouvernement du Québec s'y est opposé.Québec réclame une hausse des transferts fédéraux pour administrer directement les programmes d'aide aux étudiants.Aide aux étudiants ¦ Ottawa propose d'accorder un généreux crédit d'impôt applicable aux intérêts versés sur les prêts étudiants.Ainsi, une dette de 25 000 $, remboursée en dix ans, pourrait donner droit à crédits dépassant les 2 700 $.¦ Un particulier qui retourne aux études à plein temps pourra retirer de l'argent de son REER, en franchise d'impôt, pour financer ses études.Ces retraits devront être remboursés.¦ Le gouvernement accordera une subvention de 20 % de la première tranche de 2 000 $ de contribution annuelle à un Régime enregistré d'épargne-études.1 IJStCl ¦ L'ensemble des mesures d'aide aux étudiants coûtera près de deux milliards au cours des trois prochaines années.Santé Soutien aux familles ¦ Les transferts aux provinces, lourdement amputés depuis six ans, seront augmentés de 900 millions cette année et de 1,5 milliard pour chacune des deux années suivantes.Ces paiements sont loin de combler le manque à gagner des dernières années.¦ Des fonds supplémentaires seront fournis pour la transition vers un nouveau système de distribution du sang et la recherche sur le VIH et le sida.¦ Les travailleurs autonomes pourront déduire leurs cotisations à des régimes d'assurance-maladie et d'assurance dentaire.A noter m Juste avant le budget, Ottawa et les provinces ont annoncé des taxes sur le tabac en Ontario, au Québec et dans les provinces maritimes.Ces mesures devraient rapporter 70 millions par année.¦ À compter de juillet, la prestation fiscale1 pour enfants s'établira à 1 625 $ pour le premier enfant, et à 1 425 $ pour chaque enfant additionnel, dans le cas des familles gagnant moins de 20 921 $.¦ Le plafond de la déduction pour frais de garde d'enfants passe de 5 000 $ à 7 000 $ pour les enfants de moins de sept ans, et de 3 000 $ à 4 000 $ pour ceux de sept à 16 ans.\u2014 ¦ Un nouveau crédit pouvant atteindre 400 $ sera versé aux personnes qui prennent soin de leurs parents âgés qui vivent avec elles*.Ce crédit aux « aidants naturels » devrait toucher 450 000 Canadiens.¦ Lorsque toutes ces mesures seront entrée» en vigueur, au cours de l'exercice 2000-2001» elles représenteront un coût dépassant 90Q millions par année.« \\»h \u2022 «i : ?ot **»b ( biftU .\u2022 stotri ab ***** *J A 6_LA PRESSIi, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 Budget timide et i , disent des économistes MARIE-CLAUDE LORTIE Budget timide, budget insipide, budget sans surprise qui laisse tout le monde sur son appétit.Le ministre Paul Martin n'a pas impressionné les économistes consultés par La Presse hier, même s'il a livré son premier budget équilibré.Règle générale, les spécialistes s'attendaient à des objectifs plus clairs.Va-t-on se remettre à dépenser dans les programmes, va-t-on payer la dette, va-t-on réduire les impôts ?Voilà les questions qui se posent, disent-ils, et auxquelles le ministre des Finances n'a jamais clairement répondu.« C'est du saupoudrage », dit Marc Van Audenrode, professeur d'économie à l'Université Laval.D'après lui, le ministre devait choisir entre deux choses: redonner l'argent de ses surplus aux provin- Unanimité contre les bourses du millénaire MARK) FONTAINE ces, « puisque l'équilibre budgétaire fédéral, en fait, c'est un mythe, la réalité c'est qu'il a enlevé de l'argent aux provinces », ou continuer l'austérité encore un ou deux ans pour amorcer sérieusement le paiement de la dette et dégager la marge de manoeuvre nécessaire aux baisses d'impôt.Or, il n'a fait ni l'un ni l'autre, constate M.Van Audenrode.« Et actuellement, l'équilibre budgétaire demeure fragile, ajoute-t-il.On est encore à la merci d'une crise de folie à la Banque du Canada.Si le Le gouvernement fédéral va frapper un os au Québec avec sa Fondation des bourses du millénaire.Pas seulement parce qu'il s'agit d'une compétence provinciale exclusive, mais aussi, comme le soulignent les recteurs, les professeurs et les étudiants, du fait que le programme ne tient aucun compte de la spécificité de la province en éducation supérieure.Seul le Québec a en effet son propre programme de bourses, d'un budget d'environ 250 millions par an.Ailleurs, il n'y a que des prêts.De plus les droits de scolarité sont beaucoup moins élevés ici, de sorte que la dette étudiante moyenne est de 11 000 $ au Québec et de 25 000 $ ailleurs au Canada.« Le ministre Martin a parlé de souplesse en annonçant ses bourses du millénaire.La démonstration reste à faire.Si c'est une invasion brutale des politiques québécoises, ça risque de mal tourner.Le financement universitaire est une partie intégrante de l'éducation, Ottawa doit tenir compte des choix qu'ont faits les provinces », explique Pierre Luder, le vice-président de la Crépuq, la Conférence des recteurs des universités du Québec.Lorraine Page, la présidente de la CEQ, y va plus directement : Ottawa affame les provinces, puis vient envahir une de leurs juridictions dès qu'il a des surplus.« C'est indécent, dit-elle.Au lieu de restaurer les transferts aux provinces, le gouvernement Chrétien crée avec nos impôts une fondation indépendante sur laquelle on aura bien peu de contrôle, si on en a.» Roch Denis qualifie pour sa part la manoeuvre fédérale d'astuce.Président de la Fédération québécoise des professeurs d'universités, il accuse le gouvernement Chrétien de ne tenir aucun compte de la spécificité québécoise en matière d'éducation, pas plus que de ses choix et de ses priorités.Selon M.Denis, ce « saupoudrage » de petites bourses ne changera pas grand-chose, fondamentalement, aux difficultés pécuniaires des étudiants.Et ça risque en prime d'envenimer sérieusement le débat : «< Le fédéral poursuit son offensive, il met en place les ingrédients d'une nouvelle crise, de nouveaux affrontements, de nouveaux gaspillages.» Un risque bien réel, croit Atim Léon-Germain, vice-président de la Fédération étudiante universitaire du Québec.« Ottawa veut-il relancer une querelle de 30 ans comme avec la formation professionnelle ?» demande-t-il, appréhendant de nouveaux dédoublements.Les étudiants se réjouissent néanmoins de voir qu'une partie des premiers surplus budgétaires sont consacrés au financement des études supérieures.Ils trouvent même que les bourses du millénaire peuvent être une très bonne chose ailleurs au Canada.Mais comme le Québec a son propre régime de prêts et bourses, Ottawa serait mieux avisé d'y transférer la part du Québec et de rétablir ses transferts.taux d'escompte remonte à 7 % ou 8%, l'équilibre budgétaire est fini ! » L'économiste ajoute qu'Ottawa aurait dû augmenter davantage les déductions de base.Actuellement, dit-il, le seuil d'imposition est si bas qu'il « n'est pas digne d'un pays civilisé.» Pierre Lefebvre, professeur d'économie à 1TJQAM, ne voit rien de clair ni de décisif, lui non plus, dans ce budget.« Les baisses d'impôt sont minimes, les bourses du millénaire sont inutiles.Côté dette, le ministre se garde de la marge de manoeuvre.Il y a très peu d'éléments dynamiques », dit-il.Le gouvernement aurait pu, par exemple, rendre la fiscalité canadienne concurrentielle avec celle des États-Unis pour les emplois hautement qualifiés, note M.Lefebvre.Actuellement, le Canada petd ses cerveaux dans ses secteurs stratégiques \u2014informatique, aéronautique, etc.\u2014 au profit de pays où les impôts sont moins élevés, comme les États-Unis.Comme le gouvernement, M.Lefebvre n'aurait pas touché à la dette et n'aurait pas dépensé plus pour la santé.Mais il n'aurait pas mis un sou de plus l'éducation non plus.L'économiste n'estime pas que l'endettement étudiant est un problème important et, dit-il, les bourses du millénaires n'apporteront rien de bien précis.Pierre Paquette, économiste et secrétaire général de la CSN, trouve ce budget absolument décevant parce que le gouvernement ne s'est pas servi de sa nouvelle marge de manoeuvre pour investir dans le filet social.Selon lui, tous les programmes qui sont créés, que ce soit celui de cette année pour les étudiants ou ceux pour les enfants des années passées, ne font que chercher à résoudre des problèmes que le gouvernement a créés lui-même en réduisant les transferts aux provinces et donc les fonds pour (es programmes sociaux.« Ça finit par leur coûter très cher de ne pas investir dans le filet social », lance-1-il.Le problème, c'est que le gouvernement cherche de la visibilité politique à travers ses propres programmes, note M.Paquette, qui voit dans cette approche fédérale le retour au style Trudeau* Doug Hirano, à la Dominion Bond Rating Service, l'organisme de cotation, constate quant à lui que l'approche est surtout équilibrée : pas trop de nouvelles dépenses, pas trop de baisses d'impôt.Il n'y a pas de doute, à son avis, que « le Canada demeure sur la bonne voie en matière fiscale ».Des groupes sociaux se sont réunis pour une « écoute collective » du budget Martin.PHOTO DtNiS COCRV'LLE.U Pressé d'emballage, peu de substance» Des groupes sociaux se réunissent pour une « écoute collective » du budget PAUL ROY Il y avait du café, quelques boîtes de jus, deux télés, une bannière de Solidarité populaire Québec et une trentaine de personnes qui n'avaient pas l'air de banquiers.Ils représentaient des syndicats, des groupes populaires et communautaires, des associations étudiantes.Ils avaient été réunis dans un centre communautaire du Centre-Sud à l'invitation de la coalition Solidarité populaire Québec pour une « écoute collective » du budget Martin.Une écoute collective et à peu près silencieuse.Quelques-uns prenaient des notes.À peine a-t-on entendu des « Pas vrai ! Pas vrai ! » quand le ministre des Finances a parlé d'égalité des chances en éducation.M.Martin a déridé l'assistance quand il a parlé d'un fonds de recherche sur les « hormones ».Mais ce fut la seule fois.Et quand l'organisatrice Marianne Roy a proposé de couper le sifflet aux deux télés pour entreprendre la discussion, personne ne s'y est opposé.« C'est juste du , blabla », a commenté un participant.Avant même que M.Martin n'ouvre la bouche, on savait que les attentes de ce groupe ne seraient pas satisfaites.Et elles ne le furent pas.« Il y a beaucoup d'emballage, mais pas de substance et, malheureusement, cet emballage n'est même pas recyclable », a dit Ruth Rose-Lisée, prof à l'UQAM et représentante de la Fédération des femmes du Québec Pour elle, les prestations de 600 millions pour les enfants n'amélioreront nullement les revenus des familles.« Ces 600 millions iront aux familles bénéficiant de l'aide sociale.que les provinces vont diminuer d'autant, » Nicole de Sève, de la CEQ, s'en est prise aux bourses du millénaire.« Au lieu de redonner aux provinces ce qu'on leur a volé en réduction de transferts, ce qui leur aurait permis de réalimenter écoles, collèges et universités, on empiète sur leurs compétences ! » M«w de Sève et d'autres participants ont également critiqué les modifications aux prestations aux aînés, qui seront désormais basées sur le revenu familial.« Pour plusieurs femmes âgées, cela constituera un recul important, un appauvrissement.» Claudette Carbonneau, vice-présidente de la CSN, a rappelé que l'élimination du déficit avait été réalisée « de façon extrêmement sauvage, en mettant à mal les servi- ces publics ».Elle a à cet égard déploré que M.Manin ne rétablisse pas l'accessibilité aux prestations d'assurance-chômage, qui ont rétréci comme peau de chagrin à la faveur de la lutte au déficit.Plusieurs ont qualifié les bourses du millénaire de « façon de privatiser l'aide financière aux étudiants », déplorant au passage que ces bourses soient attribuées au mérite plutôt qu'en fonction des besoins des étudiants.Mike Toye, du Montréal Alternative Budget Group, a raillé l'allusion de M.Martin à la solidarité des Canadiens lors de désastres comme les inondations au Manito-ba et la récente crise du verglas.« À négliger l'environnement comme il le fait, le gouvernement va pouvoir assister à d'autres gestes de solidarité de la part de Canadiens.Parce que des catastrophes, il va y en avoir ! » Des mesures positives pour les familles JEAN-FRANÇOIS BÉGiN Hausse du plancher d'impôt, amélioration de la prestation fiscale pour enfants, augmentation de la limite de déduction des frais de garde pour enfants, le budget Martin aidera les familles et les gens à faible revenu, estime-t-on chez Option Consommateurs.« Il y a plusieurs mesures concrètes qu'on peut trouver positives », affirme Martine Lavallée, conseillère budgétaire à cet organisme de défense des consommateurs, connu jusqu'à récemment sous le nom d'ACEF-Centre.« Par exemple, la réduction d'impôt n'est pas énorme, mais c'est un premier pas qui va avoir un effet concret sur les familles », pense-t-elle.Selon les mesures annoncées par le ministre Paul Martin, un contribuable célibataire à faible revenu bénéficiera d'une hausse pouvant atteindre 500 $ de son revenu gagné en franchise d'impôt.Dans le cas d'une famille, l'augmentation pourra aller jusqu'à 1000$.M°* Lavallée se réjouit par ailleurs de l'augmentation de 850 millions sur deux ans de la prestation fiscale pour enfants, une mesure qui sera mise en oeuvre à compter de juillet 1999.« Ça vient s'ajouter aux 850 millions prévus dans le budget de l'an passé et qui vont commencer à être versés en juillet prochain », note-t-elle.L'augmentation de la limite de déduction des frais de garde, qui passe de 5000 à 7000 $ pour les enfants de moins de sept ans et de 3000 à 4000 $ pour les enfants de moins de 16 ans, donnera un coup de pouce aux familles à revenu moyen et élevé, qui ne bénéficient pas de subventions pour les frais de garde.« Une place en garderie coûte en moyenne 125 $ par semaine à Montréal, donc plus de 6000 $ par année, alors qu'actuellement on ne peut déduire que 5000 $, souligne M\"* Lavallée.Ça va avoir un bon impact.» Toutefois, ajoute-t-elle, la mesure ne changera rien pour les familles québécoises qui bénéficient déjà des places à 5 $ par jour pour les enfants de quatre ans.La bonification des régimes enregistrés d'épargne-étude ( REEE ), par le biais d'une subvention gouvernementale pouvant atteindre 20 % de la première tranche de 2000$ de cotisations à un REEE, aidera ceux qui réussissent à épargner pour les études de leurs enfants, soutient M°* Lavallée.« Et ça va peut-être encourager plusieurs autres familles à mettre de côté quand elles vont savoir que le gouvernement met un cinquième de plus », dit-elle.Milieux d'affaires et syndicats réagissent différemment Les milieux d'affaires réagissent positivement au budget Martin, et se félicitent de l'atteinte du déficit zéro.Certaines inquiétudes subsistent toutefois, notamment quant à la création d'emploi et au remboursement de la dette.Les syndicats, eux, se montrent beaucoup plus critiques.Us déplorent la timidité d'Ottawa et sa lenteur à redonner aux provinces ce qu'on leur a pris.« Bravo ! » lance le Conseil du patipnat du Québec.Il aura fallu attendrçJ7 aii$ pour que l'ensemble des recettes fédérales couvrent les dépenses 'de fonctionnement de l'État et le sflQgJt* de la dette.Ce I budget sera donc bien accueilli par les marchés financiers, se réjouit le directeur de la recherche de l'organisme patronal, Jacques Garon.L'Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec donne quant à elle « une note presque parfaite » au ministre des Finances.Parce qu'il a éliminé le déficit un an plus tôt que prévu, diminué les impôts des contribuables aux revenus modestes et donné la priorité à l'éducation, à la recherche et au développement, d'expliquer son président-directeur général, Gérald A.Ponton.Thomas d'Aquino, le président du Conseil canadien des chefs d'entreprises, félicite lui aussi Paul Martin pour l'atteinte de l'équilibre budgétaire, mais il le met en garde contre la tentation de renforcer le filet de sécurité sociale et de baisser les impôts avant que la dette publique soit en bonne partie remboursée.S'il se réjouit lui aussi de l'élimination du déficit, Pierre Cléroux, vice-président Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, aurait en revanche aimé qu'Ottawa se penche sur une stratégie de création d'emplois.Les syndicats pas d'accord Cette absence, les principaux leaders syndicaux n'ont pas manqué eux aussi de la déplorer.À partir de Lorraine Page ( Centrale de renseignement du Québec ) en passant par le CTC, la CSN et la FTQ.« Sur l'emploi, le budget apporte peu d'incitatifs à la création d'emplois, soutient le président de cette dernière.Clément Godbout.Le ministre n'a pas fait preuve d'imagination et il n'a pas trouvé beaucoup d'argent neuf pour tenter de réduire un taux de chômage qui va rester scandaleusement élevé.» M.Godbout voit d'un bon oeil la réduction d'impôts pour les moins riches, et qualilie d'intéressant le ré- gime de bourses pour les étudiants, dont il déplore cependant qu'il « empiète carrément dans les compétences du Québec et des provinces en éducation ».Un régime que Gérald Larose qualifie de « gadget ».Ce que le président de la CSN dénonce surtout cependant, c'est la volonté d'Ottawa de restreindre ses dépenses f< à un niveau aussi bas que celui de 1947.Il n'y a rien dans ce budget pour ceux et celles qui ont payé le prix de cette course effrénée au déficit zéro.Rien pour les chômeurs et le monde ordinaire qui ont souffert du sous-financement des programmes sociaux ».Le budget fédéral 1998-99 ( LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 A 7 s?Caron Bélanger Ernst & Young analyse le budget fédéral 1998 1.1 Ottawa, le 24 février 1998 - Cet après-midi, l'honorable Paul Martin, ministre des Finances, a déposé son cinquième budget devant la Chambre des communes.Le gouvernement a pu atteindre un budget équilibré en 1997- 1998 grâce à l'économie canadienne qui a mieux performé que prévu et aux initiatives qu'il a prises au cours de budgets antérieurs.\u2022 D'importantes dépenses en matière d'éducation et de santé sont proposées, de même qu'un allégement fiscal ciblant surtout les Canadiens à faible revenu et ceux de la classe moyenne.Malgré tout, M.Martin prévoit que le maintien de la croissance économique et les faibles taux d'intérêt entraîneront des budgets équilibrés tant en 1998- 1999 qu'en 1999-2000.Atteignant 583 mil-liards de dollars, la dette fédérale devrait rester au même niveau jusqu'en 1999-2000.Néanmoins, avec la croissance économique, le ratio de la dette au produit intérieur brut (PIB) devrait passer à 63 % en 2000, comparativement à un sommet de 72 % en 1995-1996.L'élimination aussi rapide du déficit est une réussite remarquable.Mais on en a déjà beaucoup entendu parler.Le mérite de ce budget et de ceux à venir doit être évalué en fonction des progrès réalisés face aux défis cruciaux qui demeurent.En tête de liste viennent le niveau inacceptable de la dette, le taux de chômage toujours élevé, surtout chez les jeunes de 18 à 30 ans, et un lourd fardeau fiscal qui a contribué à garder le niveau de vie en deçà de son sommet de 1989.Commentaire économique Le gouvernement a déjà défini le «dividende fiscal» découlant de l'élimination du déficit comme l'excédent projeté des recettes totales sur les dépenses totales en l'absence de toute modification des mesures fiscales et des dépenses par rapport au budget de 1997.Il entendait alors consacrer ce dividende fiscal aux enjeux majeurs que sont la réduction de la dette, la baisse du chômage, l'amélioration des programmes sociaux et d'éducation et la diminution des impôts.À titre de paramètre, il proposait d'en allouer 50 % à de nouvelles dépenses dans le cadre de programmes économiques et sociaux, les autres 50 % étant destinés à absorber les réductions d'impôts et à rembourser la dette.Le gouvernement propose de nouvelles dépenses de l'ordre de 10,9 milliards de dollars, ainsi que des réductions d'impôts de 7,2 milliards de dollars d'ici 2000-2001.Aucun remboursement de la dette n'est spécifiquement prévu.Par contre, les projections de dépenses comportent une réserve pour éventualités de 3 milliards de dollars par année pour les trois prochains exercices.Si ces fonds ne sont pas utilisés dans le cadre du plan actuel, le gouvernement s'engage à les consacrer à la réduction de la dette.L'approche retenue dans ce budget est loin d'insister sur la réduction de la dette.La répartition du dividende fiscal proposée au présent budget ne respecte même pas la propre règle de 50-50 du gouvernement, ce qui permet des hausses excessives au chapitre des dépenses.Nous savons que le gouvernement doit s'attaquer à toute une gamme de problèmes urgents, tant économiques que sociaux.Par contre, nous croyons que ces problèmes pourraient être réglés plus facilement en privilégiant le remboursement plus énergique de la dette.En effet, une réduction plus rapide de la dette permettrait au gouvernement d'affecter les fonds destinés au paiement des intérêts, qui devraient continuer de croître, à des fins plus productives et d'ouvrir la porte à des baisses d'impôts.Soutenant des taux d'intérêt plus bas, cela favoriserait l'essor des entreprises, la création d'emplois et l'investissement Ramener le fardeau de la dette à un niveau acceptable requiert un engagement à très long terme.Il n'y a pas d'objectif idéal en ce qui a trait au ratio dette-PIB du gouvernement fédéral.À tout le moins, il devrait ressembler à celui des pays industrialisés qui réussissent le mieux, et s'aligner grosso modo sur celui des États-Unis.Cela exigerait une baisse de plus de 20 points de pourcentage du ratio dette-PIB fédéral, résultat conjugué de la croissance économique et d'une réduction considérable de la dette.Actuellement, toute réduction de la dette devra provenir uniquement de la partie inutilisée de la réserve pour éventualités, qui ne sera disponible que si la conjoncture économique se maintient.Mais une conjoncture économique aussi favorable ne peut pas toujours durer.Des événements imprévus peuvent survenir et diminuer les recettes ou accroître les dépenses, entamant la réserve pour éventualités et compromettant ainsi la réduction de la dette.Le plan fiscal actuel du gouvernement est trop risqué.Il prolongera considérablement le délai nécessaire pour atteindre même l'objectif minimal acceptable mentionné plus haut en matière de réduction de la dette.Cela signifie que la dette n'aura pas été suffisamment réduite avant les nouvelles dépenses qu'entraîneront le vieillissement et la retraite de la génération du baby-boom.De plus, à court terme, cela fait probablement naître chez les Canadiens des attentes irréalistes à l'égard de nouvelles dépenses qu'il serait imprudent de se permettre en présence d'un fardeau de la dette toujours imposant L'ampleur des dépenses interfère aussi avec des réductions au chapitre de l'impôt des particuliers et de l'impôt des sociétés, ingrédients essentiels pour alimenter la croissance de la demande, la création d'emplois, la productivité et la compétitivité.Malgré l'amélioration de la conjoncture économique au cours des dernières années, le revenu réel après impôts per capita 'des Canadiens demeure inférieur d'environ 7% au sommet de 1989.Par ailleurs, le taux d'épargne des particuliers, à environ 2 %, se situe à un plancher record.Des taux d'imposition plus bas susciteraient plus de dépenses, plus d'emplois et plus de revenus.Ils augmenteraient l'attrait du Canada en matière d'investissement et amélioreraient les perspectives d'emplois, surtout chez les jeunes.La réduction de la dette ne peut pas rester à rarrière-plan et ne se produire que dans l'hypothèse où la réserve pour éventualités n'est pas totalement épuisée d'ici la fin de l'exercice.Elle doit plutôt constituer une priorité qui, alliée à des taux d'imposition inférieurs, offrira une base solide au développement d'une économie florissante.En attendant Mimz.le budget d'aujourd'hui ne contient que l'équivalent de 15 millions de dollars de mesures fiscales sur trois ans visant les sociétés.En effet, le gouvernement déposera sous peu le rapport Mintz, dans lequel des mesures structurées sur les sociétés seront présentées.En attendant, an pays.la surtaxe sur le capital des grandes institutions de dépôt, instaurée en 1995, est prorogée jusqu'au 31 octobre 1999.les droits compensateurs et antidumping seront déductibles dans l'année où ils sont acquittés à compter du 24 février 1998.les fiducies de fonds communs de placement pourront prolonger, pour les années d'imposition se terminant après novembre 1998, le délai des distributions de fin d'année.les sociétés qui sont des institutions financières pour l'application de l'impôt des grandes sociétés seront, après 1998, considérées comme des institutions financières aux fins de toutes les dispositions de la Loi de l'impôt sur le revenu.certaines provisions de primes pour tremblements de terre seront déductibles par les assureurs à compter de 1998.les contribuables seront tenus, après le 23 février 1998, de soustraire de leurs crédits d'impôt à l'investissement (CII) pour R&D le moins élevé entre le produit de la vente de leurs produits et le coût des matériaux de R&D ayant servi à la fabrication des produits convertis à des fins commerciales.Si le solde du CII est négatif, ils devront rembourser ce solde dans Tannée.i.A l'international \u2022 .des mesures techniques portant entre autres sur la concordance des règles fiscales canadiennes et des conventions fiscales, les sociétés immigrant au Canada, le crédit pour impôt étranger, les montants dus par des non-résidents et les fusions de sociétés étrangères ont été proposées.Le soleil brille pour les particuliers à revenu faible et moyen L'allégement du fardeau fiscal des particuliers s'élève à 7 milliards de dollars sur trois ans.Conformément aux priorités du gouvernement, il convenait de diminuer les impôts des Canadiens à revenu faible ou moyen.Bien que l'épine dorsale d'un pays soit sa classe moyenne, il n'en reste pas moins que M.Martin n'a prévu aucune mesure pour les particuliers à revenu élevé, dans le but d'éviter l'exode des cerveaux et d'attirer des compétences étrangères au pays par exemple.Les efforts consentis par les particuliers depuis quatre ans ont amené le gouvernement.à augmenter à 500 $ le montant que les Canadiens à faible revenu peuvent toucher en franchise d'impôt.Résultat: 400 000 Canadiens ne paieront plus d'impôt.à éliminer la surtaxe générale de 3 % pour les particuliers dont le revenu est inférieur à 50 000$: 13 millions de particuliers en prof :sront.à réduire cette surtaxe pour les particuliers gagnant entre 50 000$ et 65 000 $, et un million de personnes en bénéficieront.à hausser la limite de la déduction pour frais de garde d'enfants à 7 000 $ pour les enfants de moins de sept ans, et à 4 000 $ pour ceux de sept à 16 ans.à aider les particuliers ayant soin d'un membre de leur famille âgé ou handicapé grâce à un nouveau crédit d'impôt aux aidants naturels pouvant atteindre 400 $.à permettre aux travailleurs autonomes, à compter de 1998, de déduire leurs cotisations d'assurance-maladie et soins dentaires.à élargir les frais de déménagement déductibles des employés.L'égalité des chances, l'éducation par M.Martin a annoncé sa stratégie pour l'égalité des chances à un coût de 5,5 milliards de dollars d'ici la fin de l'exercice 2001, projet qui tient à coeur au gouvernement actuel.Dans le but d'accroître l'accès à l'éducation, cette stratégie sera principalement mise en œuvre : .par les bourses canadiennes du millénaire, pierre angulaire de la stratégie, qui seront octroyées annuellement à plus de 100 000 étudiants à temps plein ou partiel dans le besoin qui démontrent leur mérite et qui étudient dans des universités, des collèges communautaires, des établissements techniques et professionnels ou des cégeps.Les étudiants pourront recevoir jusqu'à 15 000$ échelonnés sur quatre ans d'études menant à un diplôme ou à un certificat de premier cycle.Grâce à une dotation de 2,5 milliards de dollars, la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire octroiera les bourses à compter de l'an 2000 jusqu'à épuisement des fonds d'ici 2010.1 j i t \u2022À i .t i - I I .par des subventions canadiennes pour études pouvant atteindre 3 000 $ par année qui seront accordées à près de 25 000 étudiants dans le besoin qui ont des enfants ou d'autres personnes à charge.par un crédit d'impôt fédéral non remboursable de 17 % qui sera appliqué à l'intérêt payé sur les prêts étudiants.par l'amélioration du Programme canadien de prêts aux étudiants qui exemptera d'intérêts plus d'étudiants et ' prolongera la période de remboursement des prêts.N .par le retrait du REER d'un maximum de 10 000 S par année exonéré d'impôt, à compter de 1999, par les étudiants qui seront inscrits à plein temps à des cours de formation d'au moins trois mois durant une année.Les retraits devront être remboursés sur 10 ans et ne pourront dépasser 20 000 $ au total.par un crédit d'impôt pour études de 60 $ par mois et la déduction des frais de garde d'enfants pour les étudiants à temps partiel.par l'amélioration du régime enregistré d'épargne-études (REEE) avec la création d'une Subvention canadienne pour l'épargne-études égale à 20 % de la première tranche de 2 000 $ de cotisation annuelle au REEE.\u2022 ¦ ¦ .par un congé de cotisations d'assurance-emploi aux employeurs qui embaucheront des jeunes de 18 à 24 ans en 1999 et 2 .par le financement accru des trois conseils subventionnaires du Canada ainsi que des décrocheurs en chômage et par l'élargissement des divers programmes visant à augmenter le nombre d'ordinateurs et l'accès à Internet dans les écoles.Et les taxes.Les mesures budgétaires sur la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH) comprennent un élargissement du Programme de remboursement aux ' visiteurs, l'extension de l'exonération des soins de surveillance et plusieurs modifications des règles applicables aux démarcheurs et i certains organismes de bienfaisance.Vous pouvez vous procurer cette analyse sur Internet : http://www.eycan.com I s!I Caron Bélanger Ernst & Young 9fl i> Hi. A8# LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 Actualité PHOTOS APETRBJTEDS À droite, des sinistrés fouillaient hier dans les débris de leur maison, en banlieue de Kissimmee et, i gauche, cette voiture démoHe tranchait avec les demeures épargnées par la tornade, lundi au coucher du soleil, dans le secteur de Buenaventura Lakes, prés de Kissimmee.On aurait dit le Des Québécois Vont échappé belle lors des tornades de la Floride RICHARD HÉTU collaboration spéciale, Kissimmee Roger et Marie-Reine Kleinhaus se souviendront longtemps de leur premier hiver « au soleil ».Le couple de Cap-de-la-Madeleine, au volant d'une autocaravane flambant neuve, est arrivé à Kissimmee, une ville située au centre de la Floride, le 14 janvier dernier.Depuis, les nouveaux retraités ont essuyé quatre tempêtes majeures, dont la dernière leur a fait craindre le pire.« C'était terrible », a déclaré M.Kleinhaus, hier matin, en faisant allusion aux conditions météorologiques qui ont sévi dans la nuit de dimanche à lundi à Kissimmee et dans plusieurs autres villes de la région.« La pluie était poussée par des vents très violents.On aurait dit le déluge.On voyait à peine la roulotte d'en face.» Mais les Kleinhaus ont été chanceux.Les tornades qui ont ravagé les comtés entourant Orlando ont passé à côté du terrain de camping où leur caravane était stationnée.A Kissimmee, elles ont touché le sol un peu plus à l'ouest, tuant pas moins de 23 personnes, dont 10 se trouvaient dans un autre terrain de camping de la ville.Au moins 38 personnes ont perdu la vie et plus de 250 personnes ont été blessées dans les tornades qui ont soufflé de Daytona Beach, sur l'Atlantique, à Tampa, sur le goife de Floride.Plusieurs centaines de structures \u2014maisons, roulottes, magasins, etc.\u2014 ont par ailleurs été endommagées ou détruites dans la tempête.« On est plus que chanceux », a dit M.Kleinhaus, profitant d'une matinée ensoleillée et pas trop venteuse pour faire du ménage autour de son autocaravane.« La tornade aurait bien pu passer ici, démolir notre roulotte et peut-être même nous tuer.» Aucun Québécois ne se trouvait au Ponderosa RV Park, le terrain de camping de Kissimmee où la tornade a été particulièrement dévastatrice.Mais au moins huit Québécois se trouvaient du côté des Kleinhaus.Jean-Paul et Victoire Daigle, de Cowansville, étaient du nombre.Ils venaient tout juste d'arriver d'Olmstead, une ville située près de la côte atlantique, lorsque la tempête a frappé Kissimmee.« Ça fait 20 ans que je viens en Floride et je n'ai jamais vu un hiver aussi maussade », a déclaré M.Daigle, un plombier à la retraite.« On ne sait jamais s'il va faire beau ou frette.On a eu des vents de 100 milles à l'heure au moins cinq fois depuis qu'on est arrivés.Je n'ai même pas été capable d'ouvrir mon auvent une seule fois.« C'est décidé, l'hiver prochain.Victoire et moi, on s'en va à Acal-pulco.» Il n'y a pas que les touristes qui songeaient à aller s'établir ailleurs hier.Dans un quartier résidentiel de Kissimmee \u2014Lakeside Estâtes \u2014, où la tornade a détruit une cinquantaine de maisons, Lucinda Grubach et Kevin Ellison se posaient de sérieuses questions concernant leur avenir.« Je me demande si nous ne devrions pas aller vivre en montagne », a dit Mmc Grubach, mi-figue, mi-raisin, après avoir reçu la visite d'un représentant de sa compagnie d*jviu! ance.La maison du jeune couple a été complètement dévastée, sauf une pièce, celle des enfants ( deux fillettes âgées de cinq et deux ans ).Le toit a été aspiré par la tornade.La voiture du voisin s'est écrasée sur celle de M11* Grubach.Et un palmier déraciné s'est effondré sur le camion de M.Ellison.« Nous sommes venus à un cheveu d'y passer, a dit M\"« Grubach.Quand la maison a commencé à être secouée par le vent, nous sommes allés nous réfugier dans la gar- de-robe de la chambre des enfants.Or, comme nous fermions la porte de la garde-robe, la tornade a arraché le toit de la maison.Si nous avions été encore dans le corridor, nous aurions été aspirés.» Personne n'a perdu la vie à Lakeside Estâtes.Mme Grubach s'en est tirée avec une éraflure à un avant-bras.Quant à ses enfants, le soir de la tornade, ils étaient chez leurs grands-parents à l'autre bout de Kissimmee, où ils ont dormi comme si de rien n'était.À Kissimmee, hier, Earflne Rfddto réconfortait sa mère SMrley Driver, dévastée en constatant les dégâts subis par sa demeun Les vents ont épargné Mme Driver et les trois arrière-petits-enfants qu'elle hébergeait.i Ces voitures ont été projetées par la d'une bantsue de Kissimmee.j i tornade dans une maison ivanes gisaient renversées près de la piscine terrain de palets d'un camping voisin de Kissimmee, victii d'une tornade tôt hindi matin.Des pompiers camping inspectaient Mer les débris qui Jonchaient le voisin de Kissimmee. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 ?A9 EN BREF Funeste carnaval * Port-au-Prince ¦ Sixpersonnes ont été tuées et 120 blessées dans la nuit de lundi à mardi à Port-au-Prince par un camion qui transportait un char de carnaval pendant le traditionnel défilé du mardi gras.Selon plusieurs témoignages, l'accident a été provoqué par la brusque rupture des freins d'un camion sur lequel avait pris place un groupe musical.Dans sa course, le véhicule a écrasé les nombreuses personnes qui se trouvaient juste devant lui.Parmi les blessés hospitalisés, certains se trouvaient toujours hier soir dans un état critique.Un même crime, deux condamnations ¦ Un Grec condamné au Canada pour le meurtre d'un compatriote s'est vu infliger hier pour le même crime une peine de prison à vie en Grèce.Ce procès, ainsi que la condamnation de l'accusé, en application de dispositions pénales remontant aux années 1950, ont été dénoncées par la défense comme contraires aux droits de l'homme.Le tribunal d'Athènes s'est exprimé hier à l'unanimité contre Athanassios Vasdékis, 36 ans, dont le procès en Grèce s'est ouvert lundi.Vasdékis avait été condamné en 1993 par la justice canadienne à six ans de prison pour avoir tué à coups de couteau un compatriote émigré à Toronto, lors d'une rixe.M.Vasdékis, qui affirme désormais être innocent et a plaidé non coupable devant la cour d'Athènes, avait été libéré sous condition après deux ans de prison et expulsé vers la Grèce en 1995.Il y a été arrêté et placé en détention préventive en 1997.La princesse Margaret a une attaque cérébrale ¦ La princesse Margaret, soeur de la reine Elizabeth II, a été victime d'une légère attaque cérébrale au cours de ses vacances dans les Caraïbes et a été hospitalisée à La Barbade.Son état est stationnaire, a annoncé hier le palais de Buckingham.Margaret, 67 ans, a été soignée sur place avant d'être transférée par avion de l'île Moustique à La Barbade et hospitalisée pour subir des examens.Sud-Africaine en quête d'asile en Australie ¦ Une Sud-Africaine blanche, célibataire mère de deux filles, feut obtenir un statut de réfugié en Australie au motif que « la liberté qui règne dans ce pays contraste avec la violence et la misère en Afrique du Sud ».Cherryl Kennedy, 39 ans, originaire de Johannesburg, est le premier ressortissant blanc d'Afrique du Sud à prétendre à ijn statut de réfugié en Australie, lyime Kennedy, qui tenait un commerce à Johannesburg, survit aujourd'hui comme femme de ménage dans le petit port de Broome, à 1400 km au nord de Penh, la capitale de l'Australie occidentale.Avant de partir pour l'Australie, elle avait essayé en vain d'émigrer légalement dans ce pays.Une fois arrivée elle s'est toutefois vu refuser le statut de réfugié.Elle peut encore déposer un recours devant un tribunal spécialisé.Son visa actuel expire !e 4 mars prochain.Anthrax : : les deux suspects blanchis ¦ Les deux militants d'extrême-droite William Leavitt et Larry Wayne, arrêtés à Las Vegas en possession d'anthrax ont été blanchis lundi soir.Les accusa tions de possession d'agents biologiques à des fins militaires ont en effet été abandonnées par la justice américaine.La forme d'anthrax en leur possession ou à leur domicile est utilisée dans des vaccins pour animaux et non pas à usage militaire.Larry Wayne Harris, de son côté, est toujours emprisonné et devait être inculpé de violation des termes de sa liberté conditionnelle.Il doit à nouveau comparaître mardi pour qu'on précise les chefs d'inculpation.Le pirate de lfair turc capturé ¦ Les forces de sécurité turques ont donné l'assaut à l'avion des Turkish Airlines détourné hier soir par un pirate de l'air, qui a été capturé.Trois passagers ont sauté sur cet homme qui affirmait être en possession d'une bombe et être « un martyr de Dieu ».Us ont réussi à le maîtriser jusqu'à l'arrivée des forces de securité.L'assaut a été donné après le refus du pirate, un Chypriote turc qui exigeait d'aller en Iran, de se rendre aux autorités.L'avion avait été détourné peu après le décollage, alors qu'il effectuait la liaison entre Adana, dans le sud de la Turquie et Ankara.Le pirate avait libéré à Diyarbakir 21 des 62 passagers de l'avion, qui comptait cinq \"23JBÊÊÊJÊÛJÊ Le pape dénonce la sélection des êtres humains favorisée par la génétique Agence France-Presse CITE DU VATICAN Jean-Paul II a dénoncé hier la tendance diffuse à une sélection eugéniste des êtres humains notamment avec « la suppression d'embryons frappés de maladie ».i .\u2022 Le pape s'adressait à l'assemblée générale de l'Académie pontificale pour la vie, qui s'est ouverte lundi au Vatican pour aborder du point de vue moral le Projet Génome Humain ( Human Génome Projet HGP ), qui consiste à établir la carte des gênes humains.Le pape a souhaité que « la conquête de ce véritable nouveau continent du savoir, le génome hu- main, offre de nouvelles possibilités de victoire sur les maladies et ne soit pas l'occasion pour promouvoir une sélection des êtres humains ».Il a affirmé avec fermeté « qu'aucune intervention sur le génome qui ne vise pas lè bien de la personne en tant que corps et esprit, n'était licite ».« Il n'est pas licite non plus, a-t-il ajouté, de discriminer les individus sur la base d'éventuels défauts génétiques détectés avant ou après la naissance ».« Je sens le devoir d'exprimer ici mon inquiétude », a-t-il dit, devant la tendance diffuse à un diagnostic prénatal motivé moins par des raisons thérapeutiques que pour « discriminer ceux qui n'apparaissent pas sains à l'examen prénatal.» m II y a actuellement une disproportion grave entre les possibilités de diagnostic, qui sont en expansion, et les modestes possibilités thérapeutiques, a-t-il ajouté, estimant que « cela pose de graves problèmes éthiques aux familles qui ont besoin d'être soutenues dans l'accueil de la vie naissante, même dans le cas où celle-ci était atteinte par quelque défaut ou malformation ».Le pape a également souhaité que « les résultats de la recherche génétique soient mis à la disposition des pays en voie de développement, en évitant ainsi une source ultérieure d'inégalités ».Le HGP est un projet international, lancé aux États-Unis en 1990, dont le but est de réaliser une « banque de données » de la génétique humaine afin notamment d'identifier les gènes « normaux », les gènes « rares » et les gènes « anormaux » ou « pathologiques ».À côte des bénéfices que la recherche scientifique et la médecine pourront en tirer, ce projet pose de nombreux problèmes d'ordre moral, social et juridique.Les informations sur ie génome de chaque individu devraient, selon les experts, êtres protégées.« La tentation d'utiliser les données sur le génome d'un individu ou d'une population pour les évaluer, les discriminer ou porter atteinte à leurs droits et à l'inviolabilité de la vie, reste une triste possibilité que l'on ne peut pas exclure », a commenté l'un des participants à l'assemblée, Mgr Renato Colombo, professeur de biologie à l'université catholique de Milan.Le prélat a réclamé des normes éthiques et juridiques internationales dans ce domaine.¦S.- Les 100 ans de Pepsi-Cola : de l'élixir d'un pharmacien à l'empire mondial RANDALL CHASE de V Associated Press, NEW YORK Apparu discrètement voilà 100 ans comme élixir favorisant la digestion, le Pepsi a fait beaucoup de chemin depuis qu'un pharmacien américain a imaginé sa recette pétillante.Empire mondial, icône culturelle, le « remède » concocté par Ca-leb Bradham arrive au deuxième rang des boissons gazeuses en Amérique du Nord, laissant sa marque auprès de la Génération Pepsi, de la Nouvelle Génération et de GeneratioNext.L'histoire du Pepsi commence à la fin du siècle dernier à New Bern, en Caroline du Nord, où le pharmacien Bradham propose en fontaine sa nouvelle boisson digestive et énergétique.« Il a concocté un grand nombre de remèdes pour beaucoup de maux », explique Bob Stoddard, de Upland, en Californie, qui a publié dernièrement Pepsi, 100 Years.La recette du pharmacien était connue : une once de sirop et cinq de soda mélangées à la cuiller.Le succès a été immédiat.En 1898, le docteur Bradham a changé le nom de sa boisson.Le Pepsi-Cola était né.En 1902, il créait la compagnie Pepsi-Cola, dont le siège social était situé dans les coulisses de sa pharmacie, et a protégé sa marque de commerce en 1903.Le pharmacien d'Upland avait de grands projets.Si, au départ, il mélangeait, empaquetait et vendait son sirop, il a commencé dès 1905 à embouteiller la boisson.Les deux premiers franchisés ont vu le jour à Charlotte et à Durham et se sont multipliés: en 1910, 24 États buvaient du Pepsi et 280 embouteil-leurs le brassaient.Les affaires de Caleb Bradham se PHOTOPC Lyitn Thamngton.une Américaine de la Caroline du Nord, a collectionné plus de 600 objets divers \u2014 bouteilles, canettes, affiches etc.\u2014 portant la marque Pepsi.sont gâtées après la Première Guerre mondiale à cause du prix du sucre.Le pharmacien en a constitué d'importantes réserves alors que le prix était de 22,5 cents la livre.Malheureusement pour lui, il a chuté à 3,5 cents.Ces pertes se sont ajoutées à une mise en marché déficiente et l'ont mené à la faillite.En 1923, il vendait ses affaires et le nom de Pepsi-Cola pour 35 000 SUS.La firme a changé de propriétai- res quatre fois jusqu'en 1928, et a fait faillite de nouveau en 1931.La résurrection n'a pas attendu longtemps, grâce à Charles Guth, propriétaire de Loft, une chaîne de magasins de bonbons et de boissons gazeuses.En plus de procéder à la seule correction de la recette de l'histoire du Pepsi, Charles Guth a coupé les prix des bouteilles de 12 onces de Pepsi en 1934 : il les vendait dorénavant cinq cents, le même prix que les bouteilles de six onces de boissons gazeuses concurrentes.Les affres de la Dépression aidant, la réponse du public a été enthousiaste.« Il s'adressait aux ventres des pauvres.Et dans les années 30 et 40, il y en avait beaucoup », indique John Shelton Reed, professeur de sociologie à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hi 11.Le Pepsi est alors devenu si populaire que Loft a pris le nom de sa filiale.Cette approche à rabais ne s'est terminée qu'à la fin des années 50, quand les publicités de Pepsi se sont plutôt tournées vers les jeunes.Au fil des ans, Joan Crawford, Michael Jackson, Tina Turner, Mi-chael J.Fox et les cosmonautes de Mir ont tour à tour chanté les louanges de Pepsi.Les campagnes publicitaires de la firme ont fait mouche au point que Coca-Cola, qui contrôle 44 % du marché américain contre 31 % pour Pepsi, a décidé de lancer le Nouveau Coke, plus sucré qui n'a pas levé.Pepsi doit une grande partie de son succès à la vente de son image auprès des jeunes.« Ça a toujours été leur affaire », soutient Emanuel Goldman, analyste chez Paine Webber à San Francisco.« Ils ont vraiment excellé à ce point de vue.» La firme, qui a changé de nom pour PepsiCo en 1965, tente de maintenir son image à la mode avec un forfait publicitaire au logo en trois dimensions sur fond bleu glacial.D'autres marchés ont été explorés: Mountain Dew, thé glacé Lipton, les grignotines Doritos et Lay's.PepsiCo est en grande forme.Ses profits se sont élevés à 2,14 milliards sur des revenus de 20,92 milliards en 1997.Près de 150 pays embouteillent le Pepsi.En avril, le village côtier où l'aventure du Pepsi a commencé, New Bern, entend honorer son fils illustre avec force parades.Des résistants « indignés » de voir Papon accusé de la déportation de Juifs Agence France-Presse BORDEAUX, France Trois résistants, cités par la défense, ont affirmé hier leur « indignation » que Maurice Papon soit accusé de la déportation de Juifs alors qu'il « ne connaissait pas la solution finale », pas plus qu'« il n'avait le po\\ ivoir » de s'y opposer.Maurice Papon, 87 ans, ex-ministre, accusé de crime contre l'Humanité comparaît depuis octobre dernier pour son rôle dans l'organisation de huit convois ayant conduit 1409 juifs à la déportation de 1942 à 1944, alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Bordeaux ( sud-ouest ).La Cour d'Assises de la Gironde entend depuis quatre jours les témoins directs ou indirects de la Résistance bordelaise, témoignages favorables à Maurice Papon.Selon Hubert de Beau fort, 71 ans, dont la famille a payé cher ses engagements au côté du Général de Gaulle ( deux de ses oncles ont été fusillés, le troisième déporté ), Maurice Papon fut la seule personne à Bordeaux à bénéficier de la confiance*des chefs de la France Libre.Il a précisé que Maurice Papon était connu po jr avoir « essayé très timidement » d'apporter son aide à la Résistance.Mais « que pouvait-il faire 7 », interroge-t-il.« Il avait 1 sur la tempe droite le revolver de Dohse ( l'un des chefs de la Gestapo ), sur la tempe gauche celui de Poinsot ( policier français ) et en face le fusil à lunettes de Roger Landes », l'envoyé de Londres pour apurer la Résistance à Bordeaux.Quant à savoir si les résistants avaient connaissance de la solution finale, il avouera qu'« à la base, on avait la sensibilité qu'un drame se couvait, mais paradoxalement, plus on remontait la hiérarchie, plus il y avait une chape de plomb sur cette information ».« On ne peut pas reprocher fk M.Papon de ne pas savoir ce que les plus grands des résistants ne transmettaient pas comme informations », ajoute-t-il.Léon Boutbien, 83 ans, rescapé du camp du Struthof, qui a déjà témoigné dans quatre procès pour crimes contre l'humanité, se dit « perplexe, étonné et même Indigné » du procès fait à Maurice Papon, estimant incontestables les faits de résistance de celui-ci.Roger Lhombreaud, 76 ans, résistant et fils de résistant, fait part « des confidences » de 1943 faites par son père, décédé en 1977.Selon celui-ci, « depuis le dernier trimestre 1942, il avait eu des rela- \u2022 tions de résistance avec un Maurice Papon » concernant un « échange clandestin de renseignements et de services ».Comme la journée de votre fête, ça n'arrive qu'une fois par année La liquidation d'inventaire de la Boutique Courir du 25 février au 1er mars chlorophylle h toch SALOMON ICUS QRNBfj et autres BOUTIQUE COURIR 2475505 226 1745.chemin Chambty.L0NGUEUIL (Québec) J4J 3X8 4452, rue Saint-Denis.MONTRÉAL (Québec) H2J 2L1 2524.boul.Daniel-Johnson.LAVAL (Québec) H7T 2R3 674-4438 499-9600 978,-9822 1 a 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 Collection Femme Enceinte Les Boutiques : MONTRÉAL : 92, av.Laurier Ouerf Montréal H2T 2N4 Tél.: (514) 273 45 43 TORONTO : Manulife Centre 55 Blaor Street WW Toronto M4W 1A5 Tel.: (416) 972 02 07 ! < c Le Catalogue : De mangez-nous, par téléphone, le catalogue gratuit de la collection Printemps-Été.CANAPE À LA CARTE CAD mo ni Ll er composa OLE!.di9poniolf.fn un grand choix de tissu ou de cuir.POSSIBIl ITÉ de coussins en plume ou en mousse.aussi disponiple plusieurs autres modeles.MOBILIERS.MEUBLES D'APPOINTS ET TRAITEMENTS DE FENÊTRE.5330 Royalmount \u2022 Montréal \u2022 739*4185 L'AVENIR est dans la COOPÉRATION 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rTà 17 rr» Dimanche de midi à 17 h » I Le Barreau attaque en cour le nouveau Tribunal administratif du Québec ¦ ; YVES BOISVERT » Estimant que la loi permettra encore des nominations et des démotions partisanes, -h le Barreau de Montréal attaque en Cour su* périeure la validité de plusieurs aspects du nouveau Tribunal administratif du Québec ( TAQ ).Le TAQ, qui doit être créé le 1er avril, entendra en appel les décisions de tous les tribunaux administratifs particuliers du Québec.Il s'agit d'une réorganisation complète du système des tribunaux administratifs.La lot entre autres, élimine plusieurs paliers d'appel intermédiaires, allège le processus et réduit les délais.Mais le Barreau de Montréal, qui représente les 8000 avocats de la métropole, s'inquiète de plusieurs aspects de la structure.Au point où, pour la première fois de son histoire, il attaque seul et directement la validité de 13 articles de la loi créant le TAQ.La contestation, déposée hier par l'avocat Simon Venne, est fondée essentiellement sur la Charte québécoise des droits de la personne, qui garantit le droit d'être entendu par un tribunal indépendant et impartial, y compris devant un tribunal administratif.Les tribunaux administratifs règlent surtout les litiges entre l'État et des citoyens : contestation d'une rente, d'une indemnité de la SAAQ, de la CSST, de l'Aide sociale, débats concernant l'émission de permis d'alcool ou autres, etc.La Cour suprême a déjà jugé que plus un tribunal administratif exerce des fonctions de type « judiciaire », plus les garanties d'indépendance doivent être élevées.Or, de plaider le Barreau, les membres du TAQ auront un large pouvoir discrétionnaire s'appa-rentant énormément au pouvoir judiciaire dans plusieurs cas.On leur a par exemple confié une compétence en matière d'expropriation qui jusqu'ici était du ressort de la Cour du Québec.Mais voilà, les membres du TAQ ne sont pas aussi indépendants que les « vrais » juges, il s'en faut de beaucoup.Us ne sont nommés que pour cinq ans et -leur renouvellement dépend d'un comité nommé par le gouvernement et dont les décisions peuvent être*'1 écartées.La loi ouvre la porte à des traitements différents d'un membre à l'autre du TAQ et permet des nominations pour moins que cinq ans dans certaines circonstances.Des fonctionnaires en congé sans solde pourront être membres du TAQ et retourner à leur poste dans la fonction publique après.N'y a-t-il pas lieu de craindre que les membres du tribunal pourraient être influencés par ce contexte et se montrer plus favorables à l'État, qui se présente de- .vant eux chaque jour, et qui est leur « employeur » ?Pour le Barreau, les garanties ne sont pas suffisantes pour les citoyens: les membres du TAQ risquent d'être soumis à l'arbitraire politique, ou à tout le moins, les gens pourraient craindre qu'ils le soient.Le Barreau demande donc que soient déclarés inva- * lides les articles touchant la nomination et le renouvel- J lement des membres du TAQ, ainsi que le rôle du pré- * sident du TAQ.Un échéancier sera fixé le 23 mars.Une travailleuse sociale omet d'informer la famille d'une enfant confiée à la Protection de la jeunesse ¦ MARSE-CLAUDE GIRARD Une travailleuse sociale de la direction de la protection de la jeunesse de Montréal a causé tout un émoi lundi en conduisant une fillette de huit ans en famille d'accueil sans en aviser les parents qui, inquiets, ont signalé sa disparition à la police.Pendant une douzaine d'heures, dans la nuit de lun \u2022 di à hier, une trentaine de policiers du SPCUM, accompagnés de l'escouade canine et de deux bénévoles, ont effectué des recherches pour retrouver la fillette.Ils ont investi les hôpitaux, restaurants, métro, frappé aux portes de la Petite-Patrie et de Montréal-Nord.C'est finalement la directrice adjointe de l'école Made-leine-de-Verdi ères qui a contacté les policiers hier matin, en entendant la nouvelle de la disparition.La direction de la protection de la jeunesse de Montréal déplore cet « incident malheureux » et assure qu'il ne s'agit pas d'une pratique courante, d'autant plus que selon la loi, les travailleurs sociaux ont l'obligation d'informer les parents d'une façon ou l'autre lorsqu'ils retirent un enfant d'une famille.Si les parents sont absents ou impossible à joindre, on leur laisse une note avec un numéro d'urgence.À 15 h lundi, une travailleuse sociale a informé la directrice de l'école qu'elle venait chercher la petite parce que sa sécurité était menacée à la maison.Saisie du dossier depuis la semaine dernière, la DPJ avait parlé à nouveau aux parents au cours de la journée.« Des événements nouveaux nous ont donné des motifs sérieux de craindre pour la sécurité de l'enfant », a révélé hier Michel Malenfant, chef de service à la DPJ.Les patents de la fillette l'ont cherchée pendant plus de quatre heures avant d'alerter la police.Ils n'ont pas mentionné alors que la DPJ songeait à leur retirer l'enfant, bien qu'ils avaient rencontré vendredi des travailleurs sociaux pour discuter de « pistes de solution ».« Ils étalent très au fait de ce que la DPJ pouvait faire », dit M.Malenfant.En fin de semaine, ils avaient décidé de confier l'enfant à une de ses tantes.Interrogé hier au réseau TVA, le père de la fillette s'est indigné de l'attitude de la protection de la jeunesse.« Il n*y a pas de respect.La DPJ fait ce qu'elle veut.» M.Malenfant souligne que l'incident obligera la direction a rappeler leurs obligations à tous les intci venants.« C'est la preuve que tout le monde doit être vigilant.» La police de la CUM, la DPJ, les parents et la direction de l'école « devront s'asseoir ensemble » pour déterminer ce qui aurait dû être fait, a commenté pour sa part le commandant Michel Gagnon, adjoint aux communications au SPCUM.I 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 A 11 Têtes d'affiche ¦ La campagne de souscription d'En coeur ( Association québécoise pour les enfants malades du coeur ) menée à la télévision par un message de la marraine de l'association, la chanteuse Lara Fabian , tire à sa fin ( 28 février ).C'est par le biais d'une ligne téléphonique qu'on invite le public à donner 10 $ ( prélevés automatiquement sur le compte de téléphone ).Il suffit de composer le : 1-900-870-COEUR ( 1-900-870-2638 ).Cette campagne est menée par Nicole Dubé, directrice du service de promotion et de publicité de la Fédération des producteurs laitiers.¦ Le Réseau d'entraide de Verdun doit répondre à cinq fois plus de demandes de familles dans le besoin ( les demandes d'aide alimentaire ont crû de 1700 à 5200 en deux ans ), en plus de souffrir des coupes gouvernementales ; il cherche donc de nouvelles sources de revenus et annonce la tenue d'un encan bénéfice.Les enchérisseurs pourront s'y procurer des objets ayant appartenus à des personnalités montréalaises ( Michel Côté, Marina Orsini, des joueurs des Expos, Lise Dion, etc.).Le Réseau d'entraide de Verdun est un organisme d'entraide qui respecte la dignité de ses bénéficiaires et a donc pour principe de demander un service en échange de tout don de nourriture, autrement vendue à un prix modique.L'organisme gère également une cuisine communautaire et rêve de se procurer un système de réfrigération pour la conservation d'aliments.C'est sous la présidence d'honneur de Daniel le Ouimet et Ron Fiché qu'est organisé l'encan des célébrités, le 21 mars, au sous-sol de l'église Notre-Da-me-des-Sept-Douleurs, 284, rue de l'Église, à Verdun.Renseignements : 769-9753.¦ Les 84 bénévoles de la Magnétothèque ont si bien travaillé, lors du marathon de lecture du week-end dernier, qu'ils ont dépassé de dix leur objectif de 24 livres sur cassettes.Une douzaine d'auteurs et de comédiens ( Francine Ruel, porte-parole ; Béatrice Picard, Gabrielle Mathieu, Louise Laparé, Daniel Do, etc.) sont venus les soutenir.Des commanditaires ont ajouté un encouragement tangible, et on a recueilli plus de 14 000 $.¦ Porte-parole des pomiculteurs, le jeune comédien Maxime BesseUe ( 10 ans ) n'est pas resté de glace devant le désastre qu'ont subi les vergers du Québec et les entrepôts à atmosphère contrôlée ( à l'électricité ).Il a mis à profit les appels à la solidarité qui ont fusé en cette occasion et mis spontanément et de sa propre initiative sa jeune popularité ( publicités de Jean Coutu, Provigo, etc ) au service de la Fédération des producteurs de pommes du Québec.¦ Découvert à la suite de la crise du verglas qui a tout particulièrement affecté les arbres, l'organisme Enracinait fait part de son exis- tence et de son tôle de recenseur, depuis sept ans, des arbres du Québec qui présentent un intérêt ( âge, dimension, exotisme ).Vous pouvez signaler à Enracinait tout arbre digne de figurer à son inventaire du patrimoine arboricole, en composant sans frais le : 1-800-664-2698.¦ Appel de candidatures pour le prix Simonne Monet-Chartrand, décerné par le Centre des femmes de Montréal à une mère de famille qui, par ses réalisations, rend hommage aux femmes et à leur cause tout en perpétuant les idéaux et valeurs de madame Simonne Monet-Chartrand.Les critères de sélection sont : être mère de famille, être engagée auprès des femmes et pour l'amélioration de leur condition, communicatrice des valeurs humanitaires, être sans notoriété.Renseignements : 842-1066.Jean Ringuette ¦ Metrobus ( affichage électronique ) vient de remettre les profits d'une campagne publicitaire effectuée au bénéfice de la fondation Le Berlingot.Jean Ringuette, directeur général de Metrobus, a remis un chèque de 4750 $ à Serge Cadieux, coprésident du Berlingot, un organisme qui apporte une aide alimentaire aux enfants du quartier Centre-Sud.¦ Février est le Mois du coeur et la Fondation des maladies du coeur en profite pour lancer une loterie du coeur, avec le concours de personnalités dont Ranee Lee, Claude Mi-chaud, Pierre Therrien et la journaliste Jocelyne Cazin .Vendue Sous forme de « gratteux », cette loterie permettra de gagner de nombreux prix et de contribuer à enrayer les maladies du coeur.On peut se procurer des billets de la loterie des « vaincoeurs » dans les Jean Coutu, les Nautilus Plus, les Nickels, chez Nissan et Astral photo.Coût : 2 $.Renseignements : 1-888-473-4636.¦ La fondation Jeanne-Crevier ( du centre d'accueil du même nom, à Boucherville ) tiendra un souper dansant à l'italienne, mettant en vedette l'orchestre de Georges Fiori et le ténor Perry Canestrari, le samedi 28 février, à 18 h, à l'école secondaire de Mortagne, à Boucherville.Coût : 35 $.Renseignements : 655-8587.Adressez vos communiqués à: Tètes d'affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2YIK9 Denis LAVOIE ?TATATATATATAll i ?IIS BOÎTES.LE MANTEAU* ÊlA TUQUE.LE FOULARD.?giS ROUTES VERGLACÉES, i ÎLES TJMHT01RS ENNEIGES î J.A DEPRIME TOTALE.\\ ?NOTRE BUFFE û £ * u/j°'TnTAl t Wpht &^W^ ^ LA CHUTE HIVERNALE DES PRIX fe^.^^yV ^hH^^^ température baisse.Nos prix aussi ! ^4 JÊÊ^Wk wS * Lundi - jeudi.8,95 $ \"^B t^^mwJÊ Vendredi \u2022 dimanche.12.95 $ Sfe» frtT Wm*.reg.10.95 $-;-;- 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Avec Fond$Expert, investir dans les fonds mutuels pour son REER est moins compliqué qu'on pense.jl A.jL L Choisir les bons fonds mutuels pour votre REER autogéré vous donne du fil à retordre?Le courtier à escompte Ligne Verte* vous propose un tout nouveau service sans frais pour vous simplifier la tache : FONDSEXPERT*.Dorénavant, avec un simple coup de fil, vous pouvez bénéficier d'un vaste choix de fonds mutuels parmi les plus performants au même endroit, de consultations de spécialistes en fonds mutuels, d'une foule de services et d'économies afin de gérer plus facilement votre REER.En fait, FONDSEXPERT vous offre de nombreux outils qui peuvent vous aider à bâtir un avenir prospère en toute sécurité.Pour en savoir davantage, composez le 1 888 561-5011 ou tapez www.ligneverte.ca.Aujourd'hui, gérer ses fonds mutuels et son REER est plus simple que jamais avec FONDSEXPERT.Un vaste choix de fonds parmi les meilleurs au même endroit Epargnez temps et argent en trouvant un grand choix de 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titre de représentant de la population.Lors de la plus récente réunion du conseil de bande, jeudi, il a pris la parole de concert avec un groupe d'aînés qui exigent des « mesures draconiennes pour maintenir le mohawk en vie ».?elon M.Tiorahkwathe, qui porte un nom traditionnel unique, il est urgent d'agir puisque seul un huitième des quelque 8000 membres de la bande maîtrisent toujours la langue traditionnelle.« Cette langue fait partie de notre identité.Pour la garder en vie, il faut d'abord s'assurer qu'elle est utilisée », dit le Mohawk, qui connaît bien cette problématique puisqu'il enseigne depuis près de 15 ans le mohawk dans des classes d'immersion à Kahnawake.Plusieurs jeunes l'apprennent aujourd'hui dans ces classes, mais la vaste majorité des résidants de la réserve âgés entre 20 et 50 ans en ont une piètre connaissance, estime M.Tiorahkwathe, qui, à 46 ans, fait figure d'exception.« Personnellement, j'ai eu la chance d'avoir une mère qui ne parlait que le mohawk.Ça m'a donné bien des problèmes lorsque j'ai commencé à fréquenter l'école anglaise parce que personne ne me comprenait, mais j'ai fini par m'adapter », indique-t-il.Plusieurs efforts ont été faits au cours des dernières années au sein de la réserve afin de contrer le déclin du mohawk, mais beaucoup reste à faire, note M.Tiorahkwathe.Selon lui, le projet de loi, déjà presque finalisé, pourrait être adopté au cours des prochains mois.« Tout le monde est convaincu de la nécessité de faire du mohawk notre langue officielle », assure ce résidant de Kahnawake, qui n'hésite pas à tracer un parallèle avec les préoccupations linguistiques de la population francophone du Québec.Il n'est pas question pour autant d'adopter une loi sur l'affichage similaire à celle qui a été adoptée par le gouvernement provincial, prévient M.Tiorahkwathe, qui préfère éviter, lorsque c'est possible, la coercition.« On attrape plus de mouches avec le miel qu'avec le vinaigre », estime-t-il.Alliance de Longueuil : la chef compte sur l'expérience et le sang neuf Cinq conseillers ont décidé de revenir sur la scène municipale La chef de l'Alliance de Longueuil et candidate à la mairie, Gisèle Hamelin, a déclaré hier qu'elle comptait sur l'expérience et le sang neuf dans son équipe pour remporter la victoire lors des élections de 98.Cinq conseillers ont annoncé leur intention de revenir sur la scène municipale.À l'exception de Sylvie Robidas, conseillère du distria Saint-Pierre-Apôtre, qui se présentera cette fois dans le distria Du Tremblay, les autres candidats feront la lutte dans les mêmes seaeurs.Certains distrias ont toutefois été agrandis par la réforme de la carte éleaorale.Seul Florent Charest se retire de la politique municipale, après 16 ans.Ainsi, Cécile M.Langevin, briguera les suffrages dans le distria Pierre-d'Ibervil-le ; Michel Timperio dans Adrien-Gama-che ; Pierre Racicot dans Fatima et Normand Caisse dans Armand-Racicot.À ces personnes d'expérience s'ajoutent quatre nouveaux candidats, soit Lucie Couillard dans le distria Hubert-Perron, Mario P.Grisé dans Lionel-Groulx, Richard Gagnon dans Charles-LeMoyne et Paul Pépin dans Saint-Antoine.Selon Mme Hamelin, l'Alliance vise à mettre fin à un « règne vieux de 16 ans du Parti municipal, pendant lequel la vie politique s'est sclérosée au point où les Longueuillois doivent supporter l'un des taux de taxation les plus élevés de la région ».Elle accuse « l'administration Gla-du de garder Longueuil dans le peloton de queue ».Du côté du Parti municipal, la campagne éleaorale n'est pas encore amorcée.Aucune candidature n'a été annoncée.Verglas: peu de demandes pour le programme de garanties de prêts MARC THIBODEAU * Le programme de garanties de prêts à taux préférentiel, annoncé il y a plus d'un mois par le gouvernement québécois pour venir en aide aux entreprises victimes du verglas, est peu utilisé.La Société de développement industriel ( SDI ), qui garantit les prêts auprès des banques, n'avait reçu hier que 129 demandes, alors qu'on en prévoyait plus de 31 Près des deux tiers de ces demandes ont déjà été approuvées par l'organisme.qui ne s'étonne pas de ces modestes débuts.« La première demande n'est arrivée à nos bureaux que le 4 février.Nous nous attendons à ce que ça augmente plus rapidement au cours des prochaines semaines », a commenté hier la porte-parole de la SDI, Gaétane Vincent.Il est cependant d'ores et déjà évident, dit-elle, que le nombre final de demandes sera sensiblement inférieur à la prévision initiale puisque les gouvernements provincial et fédéral ont tour à tour mis de l'avant au cours des dernières semaines d'autres programmes d'aide pour les entreprises sinistrées.« Ils prévoient des indemnités financières plutôt que des prêts, ce qui les rend beaucoup plus allé- chants », note Mme Vincent.Selon la porte-parole, la date-butoir pour présenter une demande de garantie de prêt, initialement fixée au 30 avril, pourrait être repoussée à la fin du mois de juin afin de concorder avec les deux autres programmes.Le programme chapeauté par la SDI avait été critiqué durement par les maires de plusieurs municipalités touchées par le verglas, qui le jugeaient « inutile » en raison du niveau d'endettement déjà élevé des entreprises concernées.« C'est un non-sens de demander à des compagnies qui sont déjà endettées au maximum de s'endetter encore plus », indiquait notamment le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, il y a quelques semaines.Saint-Bruno s'entend avec ses employés MARTHA GAGNON La Ville de Saint-Bruno a conclu une entente avec ses 150 employés.André Lachapelle, directeur général, a expliqué hier que l'entente permet d'atteindre l'objectif de réduction des coûts de main-d'oeuvre grâce à un gel des salaires en 96-97 pour les cols bleus et blancs, ainsi que des modifications à la convention collective des policiers telles que l'abolition de la prime de nuit et la réorganisation du travail.« Nous avons atteint plus de 5 % de réduction, ce qui représente environ 530 000 $, précise M.Lachapelle.Cette entente assure une stabilité dans l'organisation.» La Ville a toutefois consenti à accorder une augmentation salariale totalisant 2 % pour les années 98 et 99 dans le cas des cols bleus et des cols blancs.Concernant les policiers, la hausse salariale est de 7,8 % pour les quatre années.Mais selon le directeur, elle est compensée par les divers changements dans la convention collective.« Si on tient compte de l'abolition des primes et autres modifications, la hausse réelle est de 1,8 %, donc sensiblement la même que pour les autres employés », explique-t-il.Dans le cas des pompiers, il s'agit d'une première convention collective, qui tient compte elle aussi des objectifs de compression.Par ailleurs, selon le directeur de la sécurité publique, Richard Bélanger, l'entente assure le maintien de la police communautaire malgré certaines modifications.M.Bélanger s'est dit étonné par la réaction de plusieurs organismes communautaires, qui ont présenté récemment une pétition de 2000 noms au conseil municipal pour le maintien du poste de policier communautaire.Les organismes, tels que Parents-Secours, l'AFEAS, le Club optimiste et d'autres, s'inquiétaient de voir que la Ville avait décidé d'abolir le poste de policier communautaire qu'occupait l'agent Réal Bilodeau depuis 89.Selon le directeur, le poste est aboli, mais pas la mission communautaire.« Nous voulons réorganiser le service afin de permettre à tous les policiers de participer au travail communautaire.Nous pensons que la tâche sera mieux répartie et la population bien servie.Par exemple, il y aura un policier responsable par école.» Selon lui, les raisons de ce changement ne sont pas de nature économique.M.Bélanger précise que le constable Bilodeau demeure à l'emploi du service et occupera désormais la fonction d'agent de la sécurité du citoyen pour une période de trois ans.« En plus de coordonner les activités communautaires, il aura d'autres tâches à accomplir, dit-il.La fonction est maintenant d'une durée de trois ans pour favoriser une rotation au sein du personnel.» Aucune entente à Varennes Par ailleurs, à Varennes, la situation est toujours tendue entre la Ville et ses employés, qui menacent de déclencher une grève le 28 février si aucune entente n'intervient.Le mandat a été donné la semaine dernière au cours d'une assemblée générale.Selon Sylvie Loubier, porte-parole de la Ville, « une rencontre entre les parties doit avoir lieu aujourd'hui mais on ne peut prédire les résultats.» Le litige porte sur la réduction de la masse salariale, la sous-traitance et le statut des employés auxiliaires.Serge Leclerc comparaît Serge Leclerc, 25 ans, a comparu hier au palais de justice de Longueuil, où il fait face à des accusations de culture et de possession de marijuana ainsi que de possession d'armes prohibées.Il a été appréhendé le 20 janvier dans son appartement de la rue Charles-LeMoyne par des policiers longueuillois venus perquisitionner les lieux.Une vingtaine de plants de marijuana ainsi que deux armes, un fusil et une carabine semi-automatique avaient alors été saisis.Leclerc, qui a plaidé non coupable, doit revenir en cour le 16 mars pour subir son enquête préliminaire.! est saison du renouveau.Virginie CE SOIR 19h c'est le printemps * avant le temps Radio-Canada Télévision i T LA PRESSE, MONTRÉAL MERCREDI 25 FÉVRIER 1998 A 15 Couple accusé de brutalité : les enfants exagèrent, plaide l'avocat de la défense YVES BOISVERT Au dernier Jour du procès du couple accusé d'avoir battu les sept enfants dont il a la charge, la défense a plaidé que les enfants exagèrent, que les corrections physiques n'ont jamais dépassé la mesure et que la blessure la plus grave est le fruit d'un accident.Les deux parents sont accusés d'avoir battu leurs enfants, âgés de deux à 13 ans, entre janvier 1994 et juillet 1997, dans le quartier Saint-Sulpice, à Montréal.Me Michel Ferland, qui représente le père de 31 ans, a admis sans hésiter devant les sept femmes et cinq hommes du jury que son client a infligé des corrections physiques à certains des enfants : des coups de ceinturon sur les fesses, mais par-dessus les vêtements.Il n'y avait là rien d'abusif.C'était « raisonnable dans les circonstances », comme le permet le code criminel, a-t-il plaidé.Ces parents voulaient maintenir la discipline dans la maison de façon rigoureuse et, par exemple, les faisaient agenouiller souvent.Il arrive que les enfants amplifient ce genre de punitions, a-t-il dit.Il a observé que des marques de blessures incontestables n'ont été remarquées que chez trois des sept enfants et que seulement trois des enfants ont témoigné.L'avocate de la Couronne, Me Nadine Ha-viernick, a rappelé le témoignage des enfants et a demandé au jury si la version du père était crédible.En particulier, les explications qu'il fournit concernant la brûlure au deuxième degré de l'une de ses filles.Il nie l'avoir attaquée avec un fer à repasser.Il dit qu'elle s'y est collé l'oreille par accident, en reculant la tête, pendant qu'il la réprimandait pour avoir gaspillé de la laitue.Le père impute à un enseignant haïtien les marques de lacérations dans le dos d'une des filles, et à une chute dans un camp de vacances une marque dans le dos d'une autre.Le juge Kevin Downs, de la Cour supérieure, a entrepris ses directives hier et les terminera ce matin, au palais de justice de Montréal.Le jury entreprendra alors ses délibérations.Séance d'information Diplôme d'études supérieures en gestion (D.e.s.gestion) D.E.S.(GESTION) Ce programme vise à donner aux bacheliers de toutes les disciplines autres que la gestion» avec ou sans expérience de travail, une compréhension globale du fonctionnement des organisations et de l'économie.Programme souple et court (30 crédits), offert i temps complet ou partiel.Admission - Automne 1998 Date limite: 1er avril Ne manquez pas notre séance d'information D.E.S.(gestion) Le 26 février, à 18 h Salle Banque de développement du Canada École des Hautes Études Commerciales 3000.chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 (514) 340-6151 http://www.hec.ca 11 pal ?Or \"VI \u2022 noKMKKl O CHRYSLER CANADA inliwidwiii CHRYSLÇR Oodge (dteonsDodge seulement chez uotre concessionnaire Chrysler.* Transport (840 S), immatriculation, assurances et taxes en sus Tant mensuel état* d après un modèle 1996.avec rensemble 24T ?GKD Comptant minai ou échange équivalent Transport (840 S), immatriculation, assurances et taxes en sus.Sous reserve de l'approbation de Credrt Ctvyster Canada Liée.Le premier versement et un dépôt de sécurité seront stiges.Location pour usage personnel.Rachat non requ*.La locataire est responsable da rexcédent ds tdtometraga après 51 000 km.au taux de 9 c le km.R» H du fabricant Indue.Offre d'une durée tmUée.chez les concessionnaires pertopants.La ooneeestonnaire peut vendraAcvsr a un pm moindre et avoir a commander.Association pobNcttair» des concessronnsirss Chrysler Inc.www.chryslercanada.ca CHRYSLER 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Claude Paquin revient à la charge dans un rapport sur la mort accidentelle de Rosa Boisjoly, survenue en juillet 1996 à Joliette.« Je pense que le camionnage au Québec est encore très malade », écrit le coroner dans le rapport.« L'industrie du camionnage lourd n'a pas encore compris que ses chauffeurs ont dans les mains une arme à feu chargée et ont fait enco- re très peu pour éviter que le coup parte ! » Ce n'est pas la première fois que le coroner s'inquiète de la santé de cette industrie.Dans un autre rapport rendu public en 1994, le coroner Paquin écrivait que « l'industrie du camionnage au Québec est malade ! » « Cela me révolte.Je suis coroner depuis 11 ans et le camionnage, c'est peut-être le seul domaine où il y a de grosses failles », dit M.Paquin.Selon lui, le problème est surtout relié à un manque « d'éducation sociale » des chauffeurs.« On n'a qu'à voir les chauffeurs coller dans le dos des automobilistes qui roulent déjà à 120 kilomètres sur nos autoroutes et ce, hiver comme été, pour comprendre qu'il y a encore beaucoup à faire », écrit-il dans son rapport.Pierre Charette, de l'Association du camionnage du Québec, estime que le coroner « généralise très rapidement ».Selon lui, l'industrie a fait beaucoup pour améliorer la performance des chauffeurs au cours des dernières années, en mettant notamment sur pied des ateliers de formation.Les chauffeurs n'ont présentement qu'à se soumettre à un examen de la Société d'assurance automobile du Québec pour obtenir leur permis.« Ici, n'importe qui se disant chauffeur embarque dans un truck et peut tuer des gens », déplore M.Charette, qui affirme qu'aux États-Unis et en Ontario, la réglementation est beaucoup plus sévère.« Nous exigeons depuis longtemps que le gouvernement rédige des lois et prenne les moyens nécessaires pour les faire appliquer.» L'accident qui a coûté la vie à Mme Boisjoly est survenu le 31 Cavendish et LaSalle doit vendu! ; sur le plus bas prix étiqueté Ne tardez pas et profitez de rabais* 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