La presse, 7 mai 1999, B. Politique
[" B Montréal, vendredi 7 mai 1999 ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / ARTS ET SPECTACLES / PETITES ANNONCES Québec veut reconnaître les couples gays Linda Goupil dépose un projet de loi qui pourrait conduire à la modification de 28 lois KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Après Hawaii, le Québec pourrait devenir le deuxième État en Amérique du Nord à reconnaître les conjoints de même sexe dans l'ensemble de ses législations.La ministre de la Justice, Linda Goupil, a déposé hier un projet de loi « avant-gardiste » qui, s'il est adopté, conduira à la modification de 28 lois québécoises.Le projet de loi prévoit en effet que toutes les législations qui s'appliquent actuellement aux conjoints de fait incluraient désormais les couples homosexuels.La Loi sur les impôts, la Loi sur l'assurance automobile, les normes du travail, le Régime des rentes : au total, 28 législations et 11 règlements seraient ainsi modifiés, indique la ministre de la Justice, qui estime que la reconnaissance des conjoints de même sexe « fait l'objet d'un vaste consensus social » au Québec.Cela permettra, par exemple, aux conjoints homosexuels de bénéficier de la rente de conjoint survivant ou de prestations de la Société d'assurance automobile en cas de décès de leur partenaire.Ils pourront aussi bénéficier des déductions d'impôt pour le soutien d'un conjoint.Mais les obligations iront de pair, puisque les conjoints homosexuels seront désormais reconnus comme tels à la Sécurité du revenu, ce qui pourrait pénaliser certains prestataires.Le projet de loi ne va cependant pas jusqu'à lé- galiser les mariages gays ou l'adoption pour les homosexuels.Il s'agit là « d'une autre réflexion de société », croit Mme Goupil.Au total, la somme de toutes les mesures modifiées demeure cependant à l'avantage des couples, puisque, au total, le projet de loi coûtera 15 millions par année au gouvernement.Entre 70 000 et 150 000 personnes se prévaudront des nouvelles dispositions législatives, estime la ministre de la Justice, soit de un à deux pour cent de la population québécoise.Déjà, l'an dernier, le ministre Serge Ménard avait présenté un avant-projet de loi à peu près identique sur la question.Et la version définitive du projet de loi pourrait être adoptée sans difficulté puisque, à première vue, le critique libéral François Ouimet disait envi-sager ce débat «avec enthousiasme ».Le principe du projet de loi n'a cependant pas encore fait l'objet de discussions offi- cielles au caucus libéral, qui en examinera également les multiples modalités.Ce projet de loi représente l'aboutissement d'une longue lutte menée par la communauté gay et lesbienne pour la reconnaissance des droits de ses membres.Il y a maintenant 20 ans, ils remportaient leur première bataille : la modification de la Charte québécoise des droits pour y inclure l'orientation sexuelle comme facteur de discrimination.Depuis 1993, les groupes de défense des gays et lesbiennes luttaient pour avoir leur place dans les lois québécoise.« Ce projet de loi, c'est une avancée extrêmement importante, un signal concret que tous les êtres humains sont importants, et que c'est aussi le cas de la communauté gay », souligne le député de Sainte-Marie\u2014Saint-Jacques, André Boulerice, lui-même homosexuel.« Parce qu'entre un petit couple gay et un petit couple hétérosexuel.Svend Robinson au Kosovo Bourses du millénaire : Pettigrew Svend Robinson GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Sans la bénédiction du gouvernement canadien, le député néo-démocrate Svend Robinson s'est donné un petit air de Jesse Jackson hier et a annoncé qu'il se rendait de son propre chef au Kosovo en mission humanitaire.Le député de Burnaby-Douglas, en Colombie-Britannique, a affirmé qu'il voulait se rendre compte par lui-même de l'effet des frappes aériennes au Kosovo et en Yougoslavie.II se rendra également en Albanie et en Macédoine pour recueillir les témoignages des réfugiés ko-sovars.Depuis les premiers jours du déclenchement des frappes, aucun parlementaire de l'OTAN n'a pu pénétrer au Kosovo.Devant le scepticisme des journalistes hier sur le réalisme de la mission de Svend Robinson, celui-ci a affirmé qu'il avait reçu l'assurance des autorités yougoslaves qu'il pourra se déplacer où bon lui semblera dans cette province yougoslave et qu'il pourra parler à qui il voudra.Le député a affirmé qu'il tenterait de convaincre Belgrade de laisser entrer au Kosovo le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avec qui il souhaite faire l'expédition.« Je crois que les Canadiens ont le droit de savoir ce qui se passe vraiment en Yougoslavie, a déclaré M.Robinson.Ils doivent savoir quel a été l'impact véritable des bombardements sur ce pays.» Le gouvernement canadien a reçu froidement le projet du député néo-démocrate.« M.Robinson ne représente pas le gouvernement du Canada, a précisé Jim Wright, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, et il voyagera simplement à titre de parlementaire.De plus, nous ne pouvons garantir sa sécurité ni lui venir en aide en cas de danger puisque nous avons fermé nos représentations diplomatiques là-bas.» Ottawa s'inquiète du « message ambigu » que risque d'envoyer Svend Robinson aux autorités de Belgrade.« Il risque d'être perçu, a déclaré Jim Wright, comme un envoyé du Canada.» Ottawa craint également que Belgrade ne tourne la visite de M.Robinson à son avantage.« Nous savons que les autorités serbes vont lui montrer, a ajouté le porte-parole, ce qu'ils veulent bien lui montrer.» Depuis le déclenchement des frappes aériennes, le 24 mars, le NPD est resté solidaire de la stratégie de l'OTAN et du gouvernement canadien.Cette semaine, le chef du parti, Alexa McDonough, a modifié sa position en appelant à un arrêt des bombardements en faveur de la recherche d'une solution diplomatique.M.Robinson a affirmé hier que la stratégie de l'OTAN avait engendré une tragédie humanitaire et une catastrophe environnementale.« C'est de la folie ! » a-t-il lancé en parlant des bombardements.Le député perçoit, sur le terrain diplomatique, notamment avec la rencontre du G8 d'hier, des signes encourageant! d'ouvertures.Il déplore que la seule réponse fournie par l'OTAN à ces ouvermres ait été le maintien de la stratégie militaire.nomme un «facilitateur» VINCENT MARISSAL et KATIA GAGNON Après avoir répété pendant des mois qu'il appartient à la Fondation des bourses du millénaire et non à Ottawa de négocier avec Québec, le ministre Pierre Pettigrew a accepté hier de nommer un « facilitateur ».sans même en avertir la Fondation.Québec réclamait la nomination d'un médiateur, M.Pettigrew insiste sur le terme facilitateur pour désigner le rôle de Robert Bourgeois, sous-ministre adjoint à la Justice.Le ministre de l'Éducation, François Legault, s'est interrogé hier, au sortir de la période de questions, sur le mandat exact du « facilitateur ».« Il faudra que quelqu'un m'explique le rôle et la mission de ce facilitateur.Ce qu'on a demandé, c'est qu'il y ait un représentant du fédéral de nommé.Si c'est le cas, on le rencontre dès qu'il est disponible.Mais on n'a pas besoin d'un arbitre de plus dans ce dossier-là », a-t-il lancé.Le ministre a quant à lui déposé ce qu'il appelle une nouvelle proposition, en fait un calque des positions du gouvernement Bouchard.Pour être acceptable pour Québec, une entente finale devrait prévoir que Québec reçoive une part financière proportionnelle à sa population, qu'elle soit transmise au gouvernement du Québec, qui, par la suite, sélectionnera les étudiants et émettra les chèques.« Je mets cette proposition sur la table, qui peut être acceptable sur-le-champ, sans même que M.Pettigrew ait besoin de me rencontrer », a dit M.Legault.Mais ces éléments se retrouvent tous dans l'entente signée plus tôt cette semaine en Alberta, admet M.Legault, qui refuse cependant d'y voir un modèle applicable au Québec.C'est que certains éléments de l'entente posent problème, affirme-t-il.L'Alberta décernera par exemple une partie de ses bourses au mérite, alors que le système québécois se base strictement sur les besoins financiers des étudiants.De plus, l'entente albertaine appliquée François Legault, ministre de l'Éducation du Québec.PHOTOPC chez nous pourrait générer certains dédoublements puisque l'Alberta ne possède pas son propre régime de prêts et bourses comme c'est le cas au Québec.Selon M.Legault, la proposition de Québec est « beaucoup plus simple » que l'entente albertaine.Les élégantes contorsions d'hier ont donc permis de reprendre les négociations sans perdre la face.M.Bourgeois et la représentante de Québec, Pauline Champoux-Le-sage, entameront des pourparlers « politiques » sans la Fondation, qui a appris par La Presse que M.Pettigrew venait de nommer un médiateur.Québec et Ottawa ont tous deux compris qu'ils n'ont rien à gagner d'un échec des négociations qui ne ferait que priver les étudiants québécois de 720 millions de bourses sur dix ans.Si Ottawa ne veut porter l'odieux d'un échec et donner des armes à Lucien Bouchard, Québec, de son côté, a tout intérêt à s'entendre.Selon des chiffres obtenus par La Presse, le ministère de l'Éducation économisera plus de 50 millions par année grâce aux bourses du millénaire.Comme les bourses du régime québécois sont accordées en fonction du revenu des étudiants, chaque bourse de 3000 S donnée par la Fondation viendra soulager d'autant le ministère de l'Éducation.Reste à savoir ce que M.Legault fera de cette marge de manoeuvre.Les étudiants réclament que tout l'argent retourne dans le régime des prêts et bourses pour diminuer le fardeau des étudiants.La Fondation milite aussi en ce sens et tente de convaincre les provinces à s'engager par écrit, comme elle l'a fait avec l'Ontario et l'Alberta.Québec a déjà indiqué qu'il réinvestira les sommes épargnées dans l'éducation postsecondaire, sans toutefois préciser à quelle fin.Étant donné l'ambiance qui règne entre Québec et Ottawa, il est peu probable que M.Legault se plie aux demandes de la Fondation.Aux Communes, Pierre Pettigrew s'est dit convaincu qu'une entente est à portée de main.« Tout le monde est soulagé de voir que nous progressons dans ce dossier, a-t-il dit.Les deux ententes avec l'Ontario et l'Alberta démontrent que nous pouvons respecter la résolution adoptée par l'Assemblée nationale.» il n'y a pas grand différence.Tous les deux rêvent d'une jolie petite maison avec un petit jardin », dit -il.Pour M.Boulerice, le Québec a avancé lentement dans ce dossier, mais plus sûrement que l'Ontario, où une législation bâclée a été déboutée par les tribunaux.Mais à partir de maintenant, l'exemple québécois \u2014 le Québec devient la seule province au Canada à se doter d'une législation aussi étendue; seule la Colombie Britannique a modifié certaines de ses lois \u2014 mettra « une pression immense » sur le gouvernement fédéral pour qu'il emboîte le pas.« J'émets humblement le souhait que le Québec inspire rapidement d'autres gouvernements à agir de même, à commencer par le gouvernement fédéral, qui n'a toujours pas pris de position officielle dans ce domaine », renchérit Mme Goupil.Chrétien toujours bien en selle SONDAGE GALLUP Selon le dernier sondage Gallup réalisé du 12 au 18 avril, 54% des électeurs décidés voteraient pour le Parti libéral de Jean Chrétien lors d'un scrutin fédéral.Résultat qui représente une baisse de 2 points par rapport au mois précédent, mais qui demeure largement supérieur au score obtenu par les libéraux lors des dernières élections (38%).D'autre part, 15% des électeurs canadiens voteraient pour le Parti progressiste conservateur (+2%), 10% pour les réformistes de Pres-ton Manning (-1%), 10% pour les néo-démocrates (+1%).Enfin, 9% d'entre eux (36% des Québécois) voteraient pour le Bloc québécois, dont la popularité demeure stable.Si 2% des électeurs canadiens voteraient pour d'autres formations politiques, 28% demeurent encore indécis.L'appui aux libéraux a baissé partout, sauf dans les Prairies et en Colombie-Britannique.Dans les Prairies, les libéraux demeurent à 37%, alors que les réformistes obtiennent 29%, les conservateurs 18% et le NPD 15%.En Colombie-Britannique, les libéraux passent de 52% à 57%; les réformistes sont à 22%, les conservateurs à 7% et les néo-démocrates à 10%.En Ontario, les libéraux passent de 66% à 63%, loin devant les conservateurs (22%), le NPD (10%) et les réformistes (4%).Au Québec, les libéraux reculent de 52% à 49?o, les bloquistes sont à 36%, les conservateurs à 6%, le NPD à 3%.C'est dans les Maritimes que le recul libéral est le plus fort, passant de 70% à 58%; les conservateurs sont à 21%, le NPD à 17% et les réformistes à 4%.La marge d'erreur de ce sondage, mené par téléphone auprès de 1005 adultes de 18 ans et plus, est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Au Québec, en raison de l'échantillon nage plus restreint, elle est de 6%, 19 fois sur 20.Chrétien accuse Québec d'«emmerder» les Mexicains GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a accusé hier le Parti québécois d'« emmerder les étrangers » et d'empiéter à tout bout de champ dans le champ de compétence du gouvernement fédéral pour créer les fameuses « conditions gagnantes » d'un prochain référendum.Au cours d'échanges acrimonieux aux Communes sur le prochain voyage de Lucien Bouchard au Mexique, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et Jean Chrétien se sont vertement insultés, le premier qualifiant de « Canadien français de service » le chef libéral, l'autre parlant de la «< petitesse » de son vis-à-vis.Pendant ce temps, les libéraux et les bloquistes se traitaient de part et d'autre du parquet de la Chambre de « collabos », au grand désarroi du président, Gilbert Parent, qui n'a cessé de demander aux élus de faire preuve de plus de discernement daivs le choix de leurs mots.Jean Chrétien La veille, le premier ministre rBouchard et le ¦ chef du Bloc.¦ Gilles Duceppe, s'étaient insurgés contre la décision d'Ottawa, signifiée dans une lettre du sous-ministre des Affaires étrangères au gouvernement du Québec, de ne pas transmettre aux Mexicains la requête de rencontre de M.Bouchard avec le président Ernesto Zedillo, lors d'une prochaine mission d'affaires du premier ministre québécois à Mexico.M.Chrétien avait rétorqué que ce n'était pas le rôle de M.Bouchard de rencontrer îles chefs d'Etat à l'étranger.Hier, il a affirme que toute cette allaire était « une nouvelle astuce du Parti québécois pour essayer de trouver une nouvelle humiliation » afin de gagner un prochain référendum.« Pourquoi aller emmerder les étrangers, a demandé Jean Chrétien, et ne pas garder nos problèmes ici strictement ?» M.Duceppe a affirmé en point de presse ne pas comprendre l'obstination du premier ministre canadien à dire que ce n'est pas le rôle du premier ministre Bouchard de rencontrer des chefs d'État étrangers, « alors que plusieurs l'ont fait ».« Peterson l'a fait avec les premiers ministres italiens et chinois, a-t-il ajouté.M.Bourassa l'a fait avec Callaghan en 1970, il a rencontré John Major, le shah d'Iran, il a rencontré Helmut Kohi.M.Tobin, il y a deux semaines, rencontre le premier ministre d'Irlande (.) Alors ce coup-ci, il nous dit que ça ne peut pas se faire et qu'on emmerde les autres avec nos demandes.» M.Chrétien a répète hier que le président Zedillo l'avait informe qu'il ne serait pas au Mexique lors de la visite de M.Bouchard.M.Duceppe a répondu que la question n'était pas la, que le premier ministre Bouchard était dispos< i chan- ger la date de sa visite et que cela n'expliquait pas pourquoi Ottawa avait refuse de transmettre la demande du Québec à la présidence mexicaine.M.Chrétien a alors accusé le PQ et le Bloc de vouloir volontairement « créer des incidents ».« Alors qu'ils parlent toujours d'interventions dans les champs de compétence des provinces, a-t-il commente, ils sont à deux pieds dans le champ fédéral à longueur de journée.» De son cote, le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a tenté de calmer le jeu en adressant à la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, une lettre qui soulignait la bonne collaboration de I ambassade du Canada avec la délégation générale du Québec à Mexico dans la préparation du voyage de M.Bouchard.H priait néanmoins la ministre de réexaminer la nouvelle politique de son gouvernement « qui consiste a utiliser les affaires étrangères pour mousser >?son projet politique. LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 7 MAI 1999 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson ùditeur adjoint Marcel Desjardins .directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef j Le devoir de solidarité a grève des téléphonistes et des techniciens de Bell Canada suscite un évident courant de sympathie dans l'opinion publique.C'est, en soi, un phénomène exceptionnel dans notre société où, depuis plusieurs années, le monde syndical n'a pas la cote.Si les téléphonistes ont réussi à briser ce mur de l'indifférence, c'est, en partie, en raison de la place qu'elles occupent dans notre imaginaire et, en partie, à cause des bourdes et de l'insensibilité de la compagnie.¦MMMHmwB Mais cette réaction spontanée répond probablement aussi à un phénomène plus profond, tout à fait nouveau, et c'est l'expression du ras-le-bol d'une population qui, après avoir subi sans mot dire, avec fatalisme, les sacrifices et l'incertitude imposés par la mondialisation, commence à ne plus vouloir l'accepter.Comme si la restructuration de Bell Canada était la goutte qui fait déborder le vase.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca On se souvient que le conflit des téléphonistes et des techniciens, le mois dernier, a été déclenché par la stratégie de l'entreprise qui a annoncé, en janvier, son intention de se départir de ses activités d'assistance-annuaire, qu'elle voulait céder à une compagnie américaine spécialisée dans le domaine, Excel Global Services.Une stratégie lourde de conséquences pour les 2300 réceptionnistes : perte d'emploi pour certaines, réduction considérable de salaire pour les autres, de 19 S à 10 S de l'heure.- ,i 11 est clair que cette impartition est attribuable aux effets de la globalisation.Bell, longtemps un monopole, est confrontée à une concurrence sur son propre terrain, venant surtout d'entreprises étrangères de grande taille ; en même temps, la compagnie doit développer ses activités au-delà des frontières.Dans un tel cadre, forcée de réduire ses coûts pour rester concurrentielle, elle sera tentée de délester des activités qui ne sont pas très rentables, et pour lesquelles elle ne dispose pas d'avantages comparatifs, comme l'assistance-annuaire, où elle doit composer avec des salaires trop élevés et un trop petit volume d'activités.Mais au-delà de ce contexte, c'est d'abord la manière qui a fait sursauter, une annonce qui est tombée comme un coup de massue, pleine d'imprécisions qui ne pouvaient que provoquer de l'angoisse.D'autant plus que Bell touchait à de nombreux symboles en s'attaquant à celles qui, pendant des décennies, ont incarné cette institution.N'oublions pas que les rares groupes de travailleurs qui jouissent de l'appui populaire sont des femmes, comme les infirmières.La transaction elle-même était également lourde de sens, comme si Bell vendait ses téléphonistes, à leur insu et de surcroît à une compagnie américaine.Cependant, ce n'est pas la première fois qu'une entreprise déleste des activités pour réduire ses coûts.Les citoyens peuvent comprendre que Bell, pour offrir des services à des prix comparables à ceux de ses concurrents, pour avoir accès aux nouvelles technologies qui sont le nerf de la guerre de cette industrie, doit pouvoir contrôler ses coûts.Mais, au-delà de la logique, la stratégie de Bell, pourtant similaire à celle de bien des sociétés, n'a pas passé.On peut voir pourquoi les citoyens commencent à exprimer leur impatience.Si la mondialisation se traduit presque invariablement par des pertes de bons emplois, des réductions de salaire, des sacrifices, pourquoi ?Pourquoi se soumettre à une logique qui ne fait que des perdants ?Les choses sont évidemment plus complexes, mais ce sont des questions que les gens sont en droit de se poser, car les bénéfices de la globalisation sont moins visibles que ses coûts.Et il est vrai que la finalité du développement économique doit être le bien-être des citoyens, pas leur déchéance.Sinon, à quoi bon ?Si c'est Bell Canada qui a en quelque sorte cristallisé ces interrogations, c'est en partie à cause de ses maladresses.Mais aussi parce que cette compagnie doit composer avec son image, celle d'une institution, d'un bon citoyen corporatif, qui fait partie de nos traditions.Les gens ne reconnaissent plus leur compagnie, en oubliant que les nouvelles règles du jeu ont forcé l'entreprise à changer.Implicitement, ils formulent des revendications contradictoires, demandant à Bell d'être à la fois compétitive, d'offrir des prix concurrentiels, mais aussi d'avoir le comportement bon enfant et généreux qu'elle avait lorsqu'elle était un monopole bien à l'abri de la concurrence.Elle pouvait, il y a dix ans, consentir sans risques à ses employés de généreux salaires de fonctionnaires, puisqu'elle pouvait refiler la facture à des consommateurs qui n'avaient pas le choix.Mais, derrière ces attentes contradictoires, il y a un message.Des compagnies riches comme Bell ont aussi des responsabilités envers ceux et celles qu'elles veulent sacrifier à l'autel des changements structurels.Et même si des changements sont inévitables, même si la sécurité rnur-à-mur n'est plus possible, il serait normal qu'une entreprise accompagne les travailleurs dans ces changements.C'est ce que Bell n'a pas fait avec ses téléphonistes.La même question s'est posée lors du débat sur la fusion des banques.L'une des exigences du ministre Paul Martin, dont les banques ne contestaient d'ailleurs pas le bien-fondé, était que ces regroupements ne se traduisent pas par des pertes d'emplois.Bien sûr, cette obligation comporte un coût.Mais il est certainement moins élevé que les coûts du laisser-faire absolu : si les citoyens se sentent trop vulnérables, ils rechercheront une protection accrue, soit par le protectionnisme, comme aux États-Unis, soit par des lois du travail plus contraignantes.Dit autrement, les entreprises, surtout celles qui en ont les moyens, ne peuvent pas seulement prendre des « décisions d'affaires » au nom de leurs actionnaires.Elles ont aus^j un devoir de solidarité.DROITS RÉSERVES 1 .«} LA BOITE AUX LETTRES edito@la presse, ca Un ministre qui appuie des magouilles ¦ Le ministre de l'Éducation, François Legault, a décidé le 28 avril que les élèves du secondaire des municipalités de Bernierville, Saint-Ferdinand et Vian-ney fréquenteront de façon permanente les écoles de la Commission scolaire de l'Amiante.Ce qui va à rencontre du décret gouvernemental qui stipule que les élèves d'un territoire donné doivent fré- François Legault quenter les écoles de leur MRC.Le ministre a probablement pris cette décision à la suite de pressions provenant des administrateurs de la Commission scolaire de l'Amiante et du syndicat de l'enseignement sans jamais tenir compte du désir des parents.Au cours d'une cabale qui a duré au moins trois mois, la Commission scolaire de l'Amiante a libéré des professeurs pour faire de la propagande, a nolisé des autobus pour se rendre à Québec et nous a noyés d'une ribambelle de publicités et ce, aux frais des contribuables.Le ministre a pris sa décision en ne tenant pas compte de l'avis des trois conseils municipaux concernés, d'une pétition signée par la majorité des parents concernés, et du résultat d'un registre secret (sorte de référendum).Bref, il suffit d'hurler pour que le gouvernement penche de votre côté.J'espère que la Commission scolaire des Bois-Francs utilisera tous les moyens légaux pour renverser cette décision.Marie ROBERGE Saint-Ferdinand La mauvaise cible ¦ J'applaudis la lettre de M.Philippe Gabrini (La Presse, 30 avril) au sujet des campagnes publicitaires contre le travail au noir («Le gouvernement est niai placé pour nous faire la morale-).En plus de toujours nous dicter quoi faire, quoi dire, quoi penser et où passer nos vacances, le gouvernement dépense l'argent de nos impôts pour nous semon-cer à la télévision comme si nous étions des criminels.Si le gouvernement souhaite réellement freiner le cercle vicieux du travail au noir, un phénomène auquel il a directement» contribué en écrasant l'économie québécoise sous les taxes, impôts et contrôles de toutes sortes, 1^ se trompe de cible en tapant sur les doigts des citoyens.La bonne cible, c'est d'abord lui-même : qu'il commence par faire le rjié-nage dans sa propre cour, et qu'il idi^si enfin respirer les citoyens, les familles.les travailleurs et les entreprises d'ici.\u2022 >.Denis PAQUFN Beauport Le rêve impossible.ANICA NONVEILLER Originaire de l ex-Yougoslavie, l'auteure est professeure de chant classique à Montréal.Qu'est-ce que ça veut dire être un immigrant ?Très simplement, on pourrait dire que c'est une personne qui, à cause de raisons économiques, politiques, sociales ou culturelles, a décidé de quitter son pays d'origine et de s'installer dans un autre.C'est une personne comme les autres, mais peut-être un peu plus déterminée, un peu plus courageuse ou un peu plus folle ou plus naïve.Très souvent, c'est une personne d'âge moyen, qui a déjà fondé sa famille et qui, en pensant à l'avenir de ses enfants, trouve ce courage, cette folie et cette énergie extraordinaire, nécessaires pour faire un acte pareil.Un immigrant, c'est une personne qui fait le ménage dans sa vie, qui fait du troc.Il vide son arche de ses souvenirs, de ses amis, de ses habitudes, de son métier, de sa carrière, de ses amours, de ses chansons, de ses rues, de ses odeurs, de ses images, de ses illusions.Il échange l'enfance pour le présent, le passé pour l'avenir, la sûreté pour l'aventure.La pauvreté se transforme en nostalgie, la peur en espoir, la guerre en paix.Un immigrant a deux possibilités pour survivre.La première, c'est d'accepter de vivre dans un état « temporaire », qui va durer jusqu'à la fin de sa vie dans un ghetto créé par ses compatriotes dans le pays étranger.Là, le passé, la famille, la religion, les habitudes, les coutumes, la langue maternelle, la musique du pays, les plats nationaux deviennent plus prononcés, plus importants et se transforment en souffrance et en bravade.La vie devient un défi : refus de s'adapter et de se mettre en harmonie avec le nouveau monde.L'immigrant ne lutte plus pour sa dignité et sa renaissance, il lutte pour retrouver son ancienne vie, pour la revivre à nouveau, dans un autre pays, dans des conditions différentes.Il veut mener une révolution sans victimes, une guerre sans morts, un changement sans changements.Il ne se détache pas.Il est enraciné à sa terre d'origine, à la terre de sa naissance.En changeant seulement de climat, il essaie de faire pousser les mêmes fruits que dans les jardins de son enfance.Mais, ça ne pousse pas.C'est un mirage, une illusion, dans lesquels il plonge de plus en plus, inconscient de vivre un rêve impossible.Il est coincé, bloqué dans le piège qu'il a dressé tout seul.Pouvez-vous imaginer la peine provoquée par ces efforts ?Pouvez-vous imaginer l'énergie nécessaire pour se réveiller tous les matins et ne pas souhaiter sa propre mort ?La deuxième possibilité pour survivre, c'est d'essayer d'oublier ; de se désenchaîner, de se libérer.L'immigrant tente de créer une nouvelle vie, stable, fondée sur l'expérience, l'assurance, la confiance, la foi, les convictions et l'amour.Il donne tout pour cacher le fait qu'il est immigrant.Il célèbre les fêtes étrangères, il apprend les chansons, les habitudes, les manières et la culture des autres.Très consciemment il s'efforce d'oublier.Il refuse de vivTe sur deux chaises en même temps; il accepte d'être victime de sa propre révolution, de faire mourir une partie de soi au nom du combat personnel et de feindre de ne pas aimer l'idée de naître, vivre et mourir dans la même maison.Il fait pousser de nouveaux fruits qu'il vient de découvrir dans ce nouveau pays et il cherche une différente dimension de la beauté, de la poésie, de la musique, de l'existence.Il change de valeurs et d'amis.Il renonce à la famille, qui est loin.Il remplace l'ancien par le nouveau et passe par une période d'endurcissement, de résistance, de souffrance, inconscient de vivre un rêve impossible.Il croit être une personne libre, heureuse et comblée.Pouvez-vous imaginer l'intensité de ses efforts ?Pouvez-vous imaginer l'énergie nécessaire pour se réveiller tous les matins et recommencer à nouveau le même combat ?Et croire.Et un jour, la guerre éclate dans le pays d'origine de l'immigrant.La guerre compliquée, la guerre médiatisée, la guerre qui implique son ancien et son nouveau pays.Il est déchiré, confus, déséquilibré.Mais, il tâche de rester raisonnable, neutre et objectif.Ses amis du passé le disent insensible; ses compatriotes immigrants le rejettent comme un traître ; ses nouvelles connaissances le regardent comme une bête bizarre dont on n'arrive pas à comprendre les émotions.On l'étiquette, on le classifie, on l'ordonne dans un tiroir.S'il n'est pas décidé ou s'il ne sait plus à qui il appartient, d'autres le rangent dans une des catégories, pour ne pas avoir un poids sur la conscience collective.Et.on continue sa petite vie, calme et satisfaite par l'ordre, par la liberté et la démocratie.Savez-vous ce que ça veut dire cire un immigrant provenant d'un pays comme l'ex-Yougoslavie ?En plus, un immigrant qui se déclare d'origine yougoslave; un immigrant à qui on se permet de dire que ça n'existe plus et qu'il faut qu'il se déclare plus précisément: Serbe, Croate, Musulman, Slovène.C'est un péché de compatir avec toutes les personnes souffrantes, sans tenir compte de leurs nationalités; c'est un péché d'avoir de l'empathie aussi hien pour les Albanais chassés, que pour les Serbes, épeurés par les bombes.Ce n'est pas politiquement correct de s'exprimer simplement OOfltrc la guerre, contre la souffrance humaine, contre la destruction, l'oppression et la douleur.Il n'est pas suffisant de simplement pleurer son pays, de le regretter, de le chanter.Être un immigrant de l'ex-Yougosli vie, être désolé, touché et perturbé par tous les événement* dans son pays, sans se déclarer pour ou contre, sans participer aux manifestations d'un ou de l'autre côté, mais sentir la peine profonde, humaine, ça veut dire être seul, être infiniment seul, apatride et isoU Ça veut dire, vivre un rêve impossi ble.i \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 7 MAI 1999 B3 Opinions La religion à l'école il faudra en arriver à un pacte social GUY CÔTÉ L'auteur est président du Comité catholique du Conseil supérieur de l'éducation.Le Québec est engagé dans une phase critique de sa réflexion sur la place de la religion à l'école.Le rapport Proulx contient de nombreux éléments susceptibles d'éclairer ce débat.Il présente une vision cohérente des principes et finalités qui doivent guider l'État.Il établit fermement les droits fondamentaux comme piliers de l'école en faisant une place à la religion dans le cur-riculum.Il reconnaît qu'elle constitue un domaine d'intérêt public.Il indique assez nettement à quoi pourrait ressembler un programme d'études en sciences humaines de la religion.Il se dégage du rapport une impression de grande clarté, presque d'évidence.La rigueur implacable qui conduit des principes aux recommandations laisse malgré tout perplexe.Le lecteur se sent en effet coincé entre la pure logique juridique et la complexité de la réalité historique, sociale et culturelle qui est celle du Québec d'aujourd'hui.Des questions sérieuses se posent à propos de certains enjeux qui demanderaient un traitement plus approfondi.Quelles seraient les conséquences d'un égalitarisme radical dans certains dossiers comme celui de la langue ?Dans quelle mesure la culture est-elle liée à ses sources spirituelles ?Quel équilibre faut-il maintenir entre les droits individuels et les droits collectifs ?Comment concevoir le partenariat de l'État avec les confessions religieuses ?Quelle place faire aux besoins spirituels des jeunes en éducation ?Nous nous arrêterons ici sur ce dernier point.Le programme d'études en sciences humaines des religions préconisé par le rapport comporte un intérêt réel du point de vue de l'enrichissement culturel et de la préparation à la vie citoyenne.En le considérant comme la seule voie ddmissible, on en vient toutefois à négliger certains besoins fondamentaux des jeunes d'aujourd'hui, souvent aux prises avec un désarroi spirituel qui prend des proportions alarmantes.Le rapport, en effet, ne prend en compte la quête de sens que de façon incidente.Il minimise le rôle de l'école à cet égard.La présence aléatoire d'une animation spirituelle dont les modalités demanderaient d'ailleurs à être précisées ne répondrait que partiellement à ce type de besoin.N'y a-t-il pas là un risque de démission à l'égard des besoins existentiels des jeunes générations ?L'école a la responsabilité morale d'accompagner les élèves dans leur recherche de réponses satisfaisantes à leur soif de vivre et d'espérer.Un enseignement qui les main- tiendrait dans une attitude d'observateur distancié par rapport à « l'objet religieux » leur permettrait difficilement de mener ce débat intérieur qui doit les conduire de la religion reçue, quelle qu'elle soit, à une option librement choisie.Leurs traditions d'origine représentent, à ce propos, une référence avec laquelle chaque élève doit entreprendre une exigeante démarche d'appropriation critique.Or le survol proposé d'une quinzaine de visions religieuses et philosophiques, en 25 à 30 heures par année, ne saurait permettre de mener sérieusement un tel travail.Par ailleurs, comme la capacité d'analyse critique se forme entre 12 et 16 ans, on peut juger prématuré d'engager les jeunes dans l'étude comparée des religions dès le primaire.Cela n'exclut pas qu'un enseignement religieux centré sur une tradition particulière doive, lui aussi, faire en sorte d'initier progressivement les élèves à la rencontre de différentes croyances et convictions, mais sur la base d'une identité qu'ils ont d'abord besoin d'explorer et d'affermir.(.) Dans la réflexion que la société québécoise entreprend sur la place de la religion à l'école, il est éminemment souhaitable de tout faire pour en arriver à un pacte social autour de cette question.Pour ce qui est des catholiques et des protestants, ils se sont déjà montrés prêts à des changements significatifs, notamment en ne s'opposant pas à l'amendement de l'article 93 de la constitution canadienne, ni à l'implantation de commissions scolaires linguistiques.Il s'agit maintenant de trouver une manière de mieux tenir compte à la fois de leurs droits et de ceux des parents et des élèves d'autres confessions.Pour y arriver, la voie proposée par le rapport Proulx conduirait à modifier l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés, de manière à ce que les parents ou les personnes qui en tiennent lieu n'auraient plus « le droit d'exiger que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi ».Le principe du choix des parents en matière d'éducation religieuse, y compris dans l'école publique, constitue aux yeux du Comité catholique un seuil limite à ne pas franchir dans la recherche d'aménagements acceptables.Les ditticultes invoquées par le rapport à ce sujet ne paraissent pas insurmontables.Une approche plus ouverte à la diversité, bien encadrée par la loi et le régime pédagogique, permettrait aussi bien de respecter les droits fondamentaux tout en ouvrant des voies de solution moins perturbatrices.Le Comité poursuit ses consultations et fera connaître ses recommandations en temps et lieu.Il entend participer à la délibération démocratique et à la recherche de solutions neuves et créatrices.Les médecins n'ont rien à se reprocher La Fédération des médecins omnipraticiens n 'a pas le pouvoir de forcer les médecins à s'établir en région » ?RENALD DUTIL L'auteur est président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.Le 2 mai dernier, plus de 3000 Abitibiens manifestaient dans les rues de La Sarre pour dénoncer les pénuries de médecins à l'hôpital de La Sarre.Cette manifestation en soi témoigne éloquemment de la gravité de la situation.Il est inadmissible que la population de l'ouest de l'Abitibi n'ait plus un accès raisonnable à des soins de base et que, même le service d'urgence de l'hôpital de La Sarre, ne soit bientôt plus en mesure d'offrir une accessibilité continue.Ce problème de pénuries ne se limite pas à la ville de La Sarre.En effet, toute la région de l'Abiti-bi-Témiscamingue, et particulièrement celle de Rouyn-Noranda, manque aussi de médecins omnipraticiens et spécialistes.Quoique la situation y soit moins dramatique, on se plaint également, dans plusieurs autres territoires du Québec, dont des centres urbains, de pénuries de médecins dans certains secteurs de soins.Comment peut-on expliquer une telle situation dans une province où le rapport médecin-population demeure quand même l'un des plus élevés au Canada ?Les causes sont multiples et leur résolution exigera des interventions diverses.Il est vrai que, en nombre absolu, le Québec est encore bien pourvu de médecins.Mais la disponibilité professionnelle s'est modifiée, au cours des 10 dernières années.La féminisation des effectifs médicaux et une grande importance accordée à de nouvelles valeurs de qualité de vie, tant chez les hommes que chez les femmes médecins, n'ont pas été suffisamment prises en compte dans la planification des effectifs.Il y a moins de nouveaux diplômés en médecine familiale à cause des réductions du nombre d'admissions en médecine.Cela se traduit par un recrutement plus difficile pour les régions éloignées, car la relève provient presque exclusivement de ces cohortes.Les nombreuses contraintes imposées au réseau de la santé et les programmes de départs assistés implantés sans pla- Les mesures incitatives déjà convenues doivent être non seulement maintenues, mais bonifiées.Les études réalisées par la FMOQ montrent que plus de 22 % des nouveaux finissants en médecine familiale commencent leur pratique dans des régions éloignées, selon Renald Dutil.nifleation pour satisfaire à des objectifs économiques ont aussi précipité les crises actuelles dans plusieurs milieux.Dans ses déclarations publiques, M.François Gendron, député du comté d'Abitibi-Ouest, pointe du doigt la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), lui reprochant de ne pas « respecter la signature donnée dans les ententes pour assurer la répartition des effectifs médicaux au Québec ».Je ne reprocherai pas à M.Gendron de se préoccuper de ce problème et d'exiger des solutions.Il remplit son devoir de représentant de cette population.Mais si M.Gendron était plus familier avec les ententes qui interviennent entre la FMOQ et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), il saurait qu'elles n'obligent pas les médecins omnipraticiens à s'établir dans une région plutôt qu'une autre.Le cadre légal actuel ne le permet pas.La FMOQ n'a pas le pouvoir de forcer ainsi la répartition des médecins.Toutefois, la FMOQ a pris de nombreuses initiatives pour inciter plus de médecins à exercer dans les régions éloignées.Elle a aussi, à plusieurs reprises, incité ses membres à s'engager dans les activités des établissements de leur milieu.La FMOQ s'est acquittée de ses responsabilités sociales.Les initiatives de la FMOQ dans ce domaine ne datent pas d'hier.Dès 1982, la FMOQ proposait et obtenait un ensemble de mesures incitatives pour la pratique dans les régions éloignées.Il s'ensuivit une nette amélioration.Le recrutement fut plus facile.Toutefois, l'attrition est demeurée très élevée après trois années de pratique dans ces territoires.Aussi la situation est-elle restée fragile dans presque tous les milieux/ et carrément problématique dans certains territoires de l'Abitibi-Té-miscamingue, de la Côte-Nord et de certaines municipalités régionales de comté (MRC) de la Gas-pésie et du Bas Saint-Laurent.On pourrait épiloguer longuement sur les causes du problème, mais il importe davantage de proposer des solutions, tant à court qu'à moyen et à long terme.Les omnipraticiens et leur Fédération ne sont pas les seuls en cause dans la recherche des solutions à ce problème.Dans certains milieux, il importe de revoir l'organisation des soins qui n'est pas toujours optimale.Les effectifs en médecine spécialisée font aussi, à plus d'un endroit, partie du problème.Ce sont souvent les omnipraticiens qui prennent sur leurs épaules le fardeau de suppléer à leur pénurie en accroissant leur charge de travail pour des soins de deuxième et même de troisième ligne, alors qu'ils ne sont même pas assez nombreux pour dispenser l'ensemble des soins médicaux généraux.Les mesures incitatives déjà convenues doivent être non seulement maintenues, mais bonifiées.Les études réalisées par la FMOQ montrent que plus de 22 % des nouveaux finissants en médecine familiale commencent leur pratique dans des régions éloignées.Or, la population de ces régions représente environ 13 % de l'ensemble du Québec.Mais la durée moyenne d'une pratique en région dépasse à peine trois ans.Il faut donc agir sur le plan de la rétention.À cet effet, la Fédération a déjà déposé à la table des négociations diverses propositions qui visent non seulement le recrutement de nouveaux médecins, mais surtout un meilleur taux de rétention.Enfin, la FMOQ demande une révision du mécanisme de dépannage afin de mieux pallier, à très court terme, une pénurie aiguë dans un service essentiel.(.) Préserver l'indépendance de la magistrature LUCIEN BOUCHARD Nous publions ici l'extrait de l'allocution du 28 avril dernier du premier ministre Bouchard portant sur le salaire des juges.Le calendrier a voulu que, dans les prochains jours, le gouvernement et l'Assemblée nationale se penchent sur un dossier très particulier, celui des juges de la Cour du Québec et des cours municipales.La question se pose avec d'autant plus d'acuité que, contrairement aux employés de l'État, les juges québécois n'ont reçu aucune augmentation de salaire depuis 1993.De toute évidence, la bonne marche des démocraties modernes repose sur l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif.La magistrature doit être à l'abri, non seulement de pressions financières réelles, mais elle doit être à l'abri de toute apparence de pressions financières.Nous parlons ici d'un principe, car nous n'avons à l'esprit aucun cas où cette indépendance ait été mise en cause.Il n'en reste pas moins qu'il faut préserver avec soin l'indépendance de la magistrature.Le Québec a la chance de pouvoir compter sur une magistrature de haut niveau, formée d'hommes et de femmes de qualité, conscients de l'importance des décisions qu'ils rendent.C'est pourquoi, à l'invitation notamment de la Cour suprême, notre gouvernement a adopté, il y a deux ans, une loi sur la rémunération des juges, prévoyant la formation d'un comité qui doit évaluer tous les trois ans le traitement, le régime de retraite et les autres avantages sociaux des juges de nomination québécoise.La loi a identifié neuf critères pour guider le comité dans ses re- commandations : ¦ les particularités de la fonction de juge ; ¦ la nécessité d'offrir aux juges une rémunération adéquate ; ¦ la nécessité d'attirer d'excellents candidats à la fonction de juge ; ¦ l'indice du coût de la vie ; ¦ la conjoncture économique du Québec et la situation générale de l'économie québécoise ; ¦ l'évolution du revenu réel par habitant au Québec ; ¦ l'état des finances publiques ; ¦ l'état et l'évolution comparés de la rémunération des juges concernés, d'une part, et de celle des autres personnes rémunérées sur les fonds publics, d'autre part ; ¦ la rémunération versée à d'autres juges exerçant une compétence comparable au Canada.Présidé par l'honorable Claude Bisson, juge en chef de la Cour d'appel à la retraite, le comité a remis son rapport.Au niveau salarial, il recommande, pour cette année, une augmentation de 16,5 % de la rémunération des juges, augmentation qui atteindrait 20,5 % à la fin des trois prochaines années.En soi, et dans un contexte social et économique différent, ces recommandations ne seraient pas exagérées, tout au contraire, comme la ministre de la Justice a déjà eu l'occasion de le dire.Les juges québécois sont aussi compétents, aussi talentueux que leurs collègues des autres provinces et ils répondent aux mêmes impératifs d'indepen dance d'esprit.Le gouvernement a sérieusement analysé le rapport du comité, à la lumière même de sa logique interne et de l'application des critères énumérés dans la loi.Il est manifeste que les juges ne Lucien Bouchard sont ni des fonctionnaires ni des administrateurs d'État et que l'évolution de la rémunération du secteur public ne doit pas être le seul facteur déterminant l'évolution de leur salaire.Cependant, il faut constater que cinq des neuf critères prévus à la loi font directement référence à l'équité entre Québécois et à la situation des finances publiques du Québec.En raison même du contexte que je viens de décrire, il importe de tenir davantage compte de ces critères.Dans la mesure où la rémunérai ion des juges provient des contribuables, elle est également astreinte à des exigences d'équité.La Cour suprême elle-même, en ne jugeant pas a-propos de rendre exécutoires les processus indépendants de détermination de la rémunération des juges, a reconnu la prérogative des assemblées législatives et des gouvernements à rendre les arbitrages sociaux et économiques.Au moment de s'acquitter de cette tâche, il convient de rappeler que l'appréciation de l'équité et de la cohésion sociale est une responsabilité fondamentale des élus.Elle prend sa source dans l'exercice démocratique.C'est pourquoi l'Assemblée nationale a le pouvoir d'approuver, de modifier ou de rejeter en tout ou en partie les recommandations du comité.En l'espèce, elle devra le faire dans un délai qui arrivera à échéance le 13 mai prochain.J'annonce aujourd'hui que, compte tenu de tout ce que j'ai expliqué jusqu'ici, le gouvernement recommandera à l'Assemblée nationale d'agréer partiellement les recommandations qui lui sont faites.Nous estimons en effet qu'au moment où il nous faut faire de la baisse des impôts une priorité aussi importante que le fut l'atteinte du déficit zéro, au moment où nous demandons aux Québécoises et aux Québécois du secteur public de taire preuve de réalisme dans leurs demandes syndicales, au moment où il faut plus que jamais faire preuve d'équité envers tous nos concitoyens, le redressement immédiat de la rémunération des juges québécois, au niveau de 16,5 % où le situe le comité Bisson, ne peut être retenu.En conséquence, j'ai demandé à la ministre de la Justice de déposer à l'Assemblée nationale, au cours des prochains jours, un argumentaire et une motion qui retiendront l'essentiel des recommandations non salariales du comité.Bn ce qui concerna le salarial, la position du gouvernement diverge du rapport Bisson quant au redressement qui doit être effectué au 1\" juillet 1998.Ce redressement doit être, quant à nous, de 4 %, plutôt que de 16,5 %, pour trois raisons principales.Premièrement, parce que le gouvernement estime devoir tenir compte, dans l'établissement de la rémunération globale des juges, du fait que leur régime de retraite est non contributoire depuis 1990.Pour comparer le niveau de salaire des juges à celui d'autres personnes émargeant au budget de l'État, il faut donc calculer la contribution de 7,5 % que fait l'État à leur régime de retraite.Deuxièmement, parce que le gouvernement souhaite accorder une plus grande prépondérance que ne l'a fait le comité Bisson à la fiscalité et à la situation des finances publiques du Québec et, plus particulièrement, à leur impact sur la rémunération de ceux qui sont payés à même les fonds publics.Troisièmement, le gouvernement croit que le résultat ainsi atteint les place dans une position qui se compare raisonnablement à celle d'autres titulaires de postes de haut niveau, notamment à celle des plus hauts salariés rémunérés à même les deniers publics québécois.Pour les années 1999 et 2000, la proposition que fera le gouvernement à l'Assemblée nationale est d'octroyer 2 % et 2 %, rejoignant en cela les recommandations du rapport Bisson.La proposition de mon gouvernement est donc d'octroyer un rattrapage et une augmentation totali sant 8 % pour les années 1998, 1999 et 2000.En ce qui concerne les juges municipaux, leur rémunération sera essentiellement ajustée selon les mêmes principes. B 4 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 7 MAI 1999 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL TURQUIE Policiers condamnés ¦ Six policiers jugés pour avoir battu à mort le journaliste turc Met in Goktepe pendant sa garde à vue ont été condamnés hier à sept ans et demi de prison chacun par la cour d'assises d'Afyon, a rapporté l'agence Anatolie.Les policiers ont été reconnus coupables d'« homicide involontaire ».Cinq de leurs collègues ont été acquittés pour « manque de preuves ».Le journaliste du quotidien de gauche Evrensel, Metin Goktepe, 27 ans, avait été battu à mort par un groupe de policiers, après son arrestation en janvier 1996 à Istanbul, alors qu'il couvrait les obsèques de deux détenus tués lors de la répression d'une mutinerie dans une prison de la ville.d'après AFP ESPAGNE Défense de Pinochet ¦ Le parquet de l'Audience nationale, principale instance pénale du pays, est repassé à l'offensive contre le juge Baltasar Garzon qui veut poursuivre Au-gusto Pinochet pour crimes contre l'humanité, en défendant les mêmes arguments que les avocats de l'ex-dictateur chilien.Dans un recours déposé mercredi, le parquet critique très sévèrement toute la procédure suivie par M.Garzon, à l'origine de l'arrestation en octobre à Londres du général chilien et soutient que l'Espagne n'a pas compétence pour juger des délits de tortures commis à l'étranger, par des étrangers.Le juge Garzon a rejeté hier le recours du parquet.Jusqu'ici, l'opposition du parquet n'a pas réussi à bloquer l'enquête de Baltasar Garzon.d'après AFP COLOMBIE Nouveau report ¦ Les négociations de paix entre la guérilla communiste et le gouvernement colombien n'ont pas commencé hier comme prévu, les deux parties devant mettre la dernière main à l'ordre du jour des discussions, a annoncé un représentant du gouvernement.Maria Emma Mejia.Mme Mejia n'a pas précisé la date de la reprise des véritables négociations.Les FARC et les autorités avaient engagé au début de l'année des contacts pour mettre au point un ordre du jour afin de mettre fin à 40 ans de guerre civile.Les pourparlers, suspendus depuis trois mois, devaient reprendre cette semaine.d'après AFP BIRMANIE Humanitaire ¦ La Birmanie a commencé hier à ouvrir ses prisons au Comité international de la Croix-Rouge.Des visites ont eu lieu à la prison d'Insein, près de Rangoon, a déclaré un porte parole du CICR.C'est la première fois que des délégués de la Croix-Rouge ont accès aux prisons birmanes.Le CICR avait été autorisé en octobre 1998 à ouvrir un bureau dans la capitale et les visites aux détenus sont l'aboutissement de négociations menées depuis, a-t-il ajouté.Les autorités ont autorisé l'accès de la Croix-Rouge à tous les lieux de détention du pays et à s'entretenir librement avec tous les prisonniers.d'après AFP GRANDE-BRETAGNE Paria du Royaume ¦ Le gouvernement britannique a infligé hier un camouflet à Mohamed al-Fayed en lui refusant une nouvelle fois la citoyenneté britannique qu'il attendait désespérément, mais le milliardaire égyptien, intraitable, a affirmé qu'il resterait dans son pays d'adoption pour contester cette décision.Le ministère de l'Intérieur lui reproche d'avoir payé des députés conservateurs dans les années 1990 pour qu'ils posent des questions au Parlement sur des sujets intéressant ses affaires financières.Ce scandale politique, une fois mis au jour, avait contribué à la 1 T ii i \\ i u 1 D R s A m i : iu Q i i s B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 7 MAI 1999 Les régions de France qui ont conquis les Québécois EN VADROUILLE Francine Grimaldi \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 collaboration spéciale vez-vous lu le dernier numéro de la revue Magique ! France, publiée par la Maison de la France ?Probablement pas car vous seriez déjà rendu sur les belles routes de France.La rédactrice en chef Marie Rozas a réuni les coups de coeur d'une foule de personnalités et de journalistes à la pige dont plusieurs québécois.Marc Favreau vante l'île-de-France, François Dompierre sa longue et belle randonnée à pied jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle, Franco Nuovo, le ski dans les Ai- Marc Favreau pes.Lio Kiefer ne devrait pas raconter à tout le monde son voyage de rêve à Tahiti, il va faire des jaloux ! Moi la première.De plus il nous incite à traverser la Camargue, le Pays basque, la Provence, Marseille, Monaco, Toulouse et j'en passe, alors que Philippe Molle et Isabelle Huot nous présentent la nouvelle patrie de Fabienne Thibault, au confluent des « trois rivières », enfin c'est une revue de luxe des plus invitantes.Le dynamique directeur de la Maison de la France, Patrick Ben-hamou, a fait coïncider son lancement à Montréal avec la visite d'une délégation de l'Office du tourisme de Tahiti, incluant des spectacles folkloriques avec les plus belles danseuses de la Polynésie; française.C'était magique.Cette semaine la Maison de la France recevait une délégation d'Antibes Juan-Ies-Pins, une ville de la Côte d'Azur qui a l'accent et les couleurs de Provence au-dessus des plages de sable blond dominées par le château des Grimaldi (hé oui) qui abrite le musée Picasso.Réputée pour son Festival de jazz depuis 1960, la ville vénère toujours le souvenir de son citoyen d'honneur Sydney Bechet (qui y est mort en 1959) et a jumelé avec le quartier français de la Nouvelle-Orléans ! D'ailleurs, dans la délégation, il y avait le groupe Swing Parade South dont le batteur est nul autre que le fils de Sydney Bechet.Une agréable découverte pour les nostalgiques des Marcking Bonds de la Nouvelle-Orléans ! Enfin, comme je pars dimanche pour le Festival de Cannes qui commence mercredi, j'aurai peut-être le temps d'aller m'épivarder du côté d'Antibes.Le Québec absent à Cannes ¦ Nous sommes tous fiers que le cinéaste torontois David Cronen-berg soit le président du jury de ce 52e Festival de Cannes, mais tristes que le cinéma québécois soit absent du Palais des festivals cette année.Il y a bien une sélection Lumière sur le cinéma québécois, mais hors circuit, au Studio 13 où a lieu le Cannes Junior pour les écoliers ! Il serait bien étonnant que les gens de l'industrie et les critiques s'y rendent.Le cinéma canadian aura une meilleure visibilité avec les films de trois Torontois, Felicia's Jonrney d'Atom Egoyan en compétition officielle, The Five Sensés de Jeremy Podeswa à la Quinzaine des réalisateurs et The Planet of Junior Broun de Clément Virgo dans la section parallèle intitulée Noir Black Ne-gra.mais présent à Ste-Thérèse ¦ Une bonne nouvelle pour les cinéphiles québécois : pour la première fois, les sept films triés sur le volet par Jean Roy pour la Semaine de la critique seront présentés en primeur après le Festival de Cannes, au cinéma.de Sainte-Thérèse ! \u2014 .».-.\u2022 .# David Cronenberg Steve Faulkner requinqué ¦ Steve Cassonade Faulkner a donné une performance inoubliable mercredi soir à l'Inspecteur Épingle.Il est revenu d'un long séjour en France presque métamorphosé, c'est-à-dire clean, straight, pétant de santé.Il est la preuve vivante que la sobriété a meilleur goût.Seul avec sa guitare, il a soulevé la salle avec ses compositions et aussi des succès d'Aznavour, des Beatles, des Stones, d'Elvis, etc.Ça chauffait, on s'est même mis à danser ! Quelle soirée ! Cassonade veut retourner en France bientôt, mais je sais qu'il jouera jeudi prochain au bar Verres stérilisés, à l'intersection des rues Rachel et Saint-Hubert.Steve Faulkner Robert Deschesnes aussi ¦ Le peintre et poète Robert Deschesnes est lui aussi fraîche- «J'ai peint ment revenu ™ .d'Europe.Je sur des l'ai rencontré au Quai des voitures, Brumes, rue .Saint-Denis.sur aes je me suis camions, éclate en Europe.Beau- c'était coup de créa- tions.j'ai formidable» peint sur des voitures, sur des camions, c'était formidable et j'ai reçu d'autres demandes alors je vais retourner à Strasbourg.Je suis rentré pour lancer mon nouveau recueil de poésie Maintenant que tout est muet.Des poèmes que j'ai écrits à la mémoire de Camille Claudel.» Des poèmes mordants qui se lisent bien à haute voix, vous verrez.Claude Jasmin publie ¦ Le romancier, dramaturge, polémiste et critique Claude Jasmin ne pense toujours pas à la retraite malgré ses 69 printemps.Il publie ces jours-ci une « biografiction » de Duplessis chez Lanctôt éditeur : Le Patriarche bleu : Duplessis et son classique La Petite Patrie.édité en 1972, vient d'eue réédité en livre de poche pour son 251 anniversaire ! Les directeurs de chez Typo, Graveline et Nadeau, lui ont dit que des écoles promettent de mettre sa Petite Patrie à leur programme.Qui sait si, avec la tendance aux reprises, si la télé ne nous ramènera pas le feuilleton avec Gisèle Schmidt et Cie.Sur ce, je vais préparer ma valise pour Cannes ! Claude Jasmin PHOTO PIERRE CÔTÉ.Lf Pnsse O Au Musée Juste pour rire, la salle consacrée à la Roulotte dell'arte se veut un hommage à Paul Buissonneau.Le Musée Juste pour rire sort de son hibernation SUZANNE C0LPR0N Le Musée Juste pour rire sort de son hibernation pour présenter, à compter du 1er juillet, une exposition interactive destinée aux enfants.Thème ?Les amuseurs d'hier et d'aujourd'hui.« Le concept du musée n'a pas connu le succès escompté », a déclaré d'emblée l'ex-ministre Pierre-Marc Johnson, président du conseil d'administration de l'Académie internationale de l'humour, l'organisme qui gère l'établissement du boulevard Saint-Laurent.« La participation du gouvernement se limite au financement de l'hypothèque, a-t-il rappelé.Le musée n'a pas de subvention de fonctionnement.On n'est pas très heureux, mais on ne se plaint pas.Ce sont des conditions plus difficiles pour une entreprise culturelle.» Depuis sa fondation, le 1er avril 1993, le Musée Juste pour rire (MJPR) a présenté six expositions avec plus ou moins de succès.La dernière, BD Bande à part 2, ouvrait la porte à 45 bédéistes de l'underground, qui poursuivaient la présentation entreprise l'année précédente à la Maison de la culture Frontenac.Avec Les Amuseurs, à l'affiche du 1er juillet au 4 septembre, le MJPR modifie légèrement sa vocation pour s'adresser aux enfants de cinq à 12 ans.« Dans la réévaluation du concept du musée, sur laquelle on travaille depuis plusieurs mois, on a décidé de faire une place plus grande aux enfants », a expliqué M.Johnson, en conférence de presse.Le temple de l'humour compte sur le Festival Juste pour rire, qui aura lieu à la fin juillet, pour attirer des visiteurs.« On s'attend à ce que les gens qui déambulent dans la rue Saint-Denis, pendant le festival, viennent ici », précise M.Johnson.Restauré au coût de 21 millions S, dont 13,5 millions ont été donnés par les gouvernements, le MJPR vient d'agrandir la grande salle du 3e étage en prévision de cette exposition qui se déroulera dans quatre salles.On a construit un plafond au Studio, le bar-discothèque aménagé l'été dernier sans que le ministère de la Culture n'ait donné son approbation, au rez-de-chaussée de l'établissement.Conçue par Raynald Michaud et Bernard Lavoie, Les Amuseurs présentera 14 collages du XVIIe siècle en plumes et en cartilage d'oiseaux, exécutés à Milan, par Dionisio Mi-naggio, et appartenant à la bibliothèque des sciences de l'Université McGill.L'exposition sera organisée de manière à ce que les visiteurs puissent arriver à n'importe quelle heure de la journée.Pour l'occasion, la grande salle du 3e étage se transformera en place publique européenne où le temps s'est arrêté entre les XV* et XVIII* siècle.Les enfants et leurs parents suivront un parcours jalonné d'étals de marché : les marionnettes, les masques, les costumes, les accessoires, les plumes, où ils pourront s'adonner à différentes activités.Trois autres salles viendront compléter l'exposition.La première, la salle vidéo, présentera des animations d'amuseurs de rue d'une dizaine de minutes.La deuxième, la salle « à la recherche du rire », guidera les enfants dans un dédale de classeurs remplis de farces et d'attrapes, reliés par des échafauds et des tunnels.La troisième, la Roulotte » ici!'ci ne est un hommage à Paul Buissonneau, qui a offert des spectacles de commedia aux enfants pendant des années, et initié à oe* type de jeu de nombreux acteurs/ dont Luc Durand, Jean-Louis Milieu c et Marc Favreau.Le budget de l'expo s'élève a 225 000 $ et provient du Groupé Rozon et des commanditaires.Prix d'entrée : de 3 $ pour les enfants, 5 $ pour les adultes.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 16:00 CD - Claire La m arche Pour la fête des Mères.Claire reçoit en studio des mères qui voudraient revoir leur enfant qu'elles n'ont pas vu depuis longtemps.Il y aura aussi des mères qui ont eu le bonheur de retrouver leur enfant après une longue séparation.Préparez vos mouchoirs.18:00 IB- La Fin du monde.Paul Arcand s'intéresse à l'impact de la présence de Marc Labrèche sur le marché immobilier ce Saint-Lambert.Aussi des nouvelles de \u2022 Nostradamouse.la souris devenue maman à temps pour la féte des Mères.19:00 CD-J.E.Parmi les topos: une compagnie \u2022d'assurances qui refuse de payer 'parce qu'elle dit que l'assuré n'est pas mort.20:00 CED World s Worst Drivers Les pires chauffeurs au monde vous épateront avec leur imbécillité.22:00 CD - Absolutely Fabulous Dernier épisode de la saison Patsy part pour New York.Edina pour la maison de retraite.22:30 CD- Le Poing J Pour revoir Michel Chartrand juste après la soirée des élections.23:18 O - Napoléon Un film de Sacha Guitry qui enchantera ceux qui aiment les mots 1 sI (.1 \\|\\|.Si v\\ ( owi k\\ .si ni ISWI i i I N.IOI I I K.» « l.l Ml II I I I K SI SIM NSI df vm.» 11! u\\|\\||MU>MiM SE AN CONM> CATI-IE Al NE ZETA-JONES -TRAQU E f^ARD (Vl'H'.lON IHANÇAIM I'I I NI HAPMe'NT) SlAICiattflT «IRABKIMB«CAI3fiiai/UAJ8KS «HmilOB UAmETOL^rmï-ViSG 8IH£EES CHUSinKSfSHBC - IffflfllfllJtSki \" mmm< mmim Mm é^«b»,.«humi! mm: mi^mmm\\ V I r:rr-S m>.\\: Sas rï^nit -ne *i 1 \u2022¦ Pr«»ssc ONtPUXOOtON ONT LE PLAISIR D'INVITER 200 PERSONNES À LA PREMIÈRE DU FILM DE ROGER PLANCHON «MAGNIFIQUE.» \u2022 FICAR0SC0PE «UN SUPERBE PORTRAIT.» -PARIS MATCH «UNE FRESQUE SOMPTUEUSE.» ¦LEFIGAIIO REGIS ROYER ELSA ZYLBERSTEIN ANÉMONE CLAUDE RICH Le 26 mai au cinéma Complexe Desjardins Ui UntitlpovR Faites parvnlr lu coupon-réponse à: Concours «Lautrec» a/s «Lions Goto, case postale 817, succursale H, Montréal, Québec, H3G 2M8 \u2022Iflfe-érifcnwi ps< Nom: ' S àmHmimfat.\u2022Il ««to éeprt afin \t\t Villt-\t\t f«k porto!\t\t jTTAk.wafU EPISO ^r ill l'HÀM tOH M» NACI.Of BILLEYS À COMPTER liVi MARDI 1&NUVX 199% DÈS NVVÙV Billets disponibles au guichet seulement FAAAOUS PLAYERS__,,- FAAAOUS PLAYERS VERSAILLES S CZ3 DORVAL '4, cfscm^a! REPRE5iNTATI0NS avant '8h00 MARDI A1«Cf?£D/5,00;touteuioutsttqui FAMOUS C.00 LUN- a V^N.# C 50 *am.\u2022 DIW.C 00 TOUT!LA fiS^iNîi (wtl, rBSItUS OKU PLAYERS V 5 Soo) jours bies 0s et jours feries J' j JOURNEE ANCBiCiiON.i f.m &F!£MPiI:0 W*.HORAIRES DU 7 MAI ou 13 + INFO-FILM: 866-0111* www.(arTX)usptavefsmov)es.com PARISIEN 4Ô0.ru» S^mtmynà O ELLE A TOUT POU* ELU! (Q) 1:16 X1S S f S 7 30 9:90 BMPOHT14I01 (13+) 140*20*30 QUAND J6 SERAI PARTL.VOU9 VIVREZ ENCORE (O) 3 45 6 40 9:10 LE VÏOLON ROUOC (O) 130 4 10 *SO 9 30 CONTE O'AUTOMMC (à) 120 9 06 LE D*W* OC COMS (O; «iHiw 1 00 XOO 400 7 00 100 /\u2022u '00 3 00 6.00 9 00 ?en PLEW COEUR (O) «m 1 60 4 30 7 10 9 20/mj 150 4 90 9:20 LES CASABLANCAIS (O) 1 10 3 10 5 10 7 40 9 40 i ENTRE EATON 706 8i^Cêthtnnto(S»»>toa) )(0) liB«AUTWUL, 9.25%am.dam 1 50 4 00 r.15 9 29 ?FORCES OF NATURE (G) 7:3)6 WWUSiif jtO 730 ?THE OUT-OF TOVYNER3 (Q) varkjn-mau 7 20 9 20 ammdtm 1O0 3 0O 500 7 20 9 20 ?ELECTION (13*) itftJMSjft) 7 76 660 «WRéRi ZT04*> 7 :5 9 50 »\" f \u2022ê ANC jRKiNON 7077.bout >MwRsen 346-3463] L 710 9 4Û9miK69m}M 7 25 9 90 aam^dam fa* LA V« EST MLLE (G) 3 45 7 10 9 40 ?EXISTENZ VF.( 13*) vantun-p» 4 30 7 25 9 30 SHE'S ALL THAT (G) vank^atu 7 30 9 45 aam.drn 1 fo 4 10 7 30 9 46 ,% .ELLE A TOUT POUR elle (G) *~,Jun-fv 7 19 9 25 asmam i 404.137 15925 ?10 THINGS I HATE ABOUT YOU (O) *+nJur>iau 7 4$ 9 55aêmdim 1 103 105 15740956 FORCES OF NATURE (G) «wt*Mv70S «*m.*m, ?ELECTION (13*) *axi.*jn-a*u 7 35 9 50 aajn,6m 1 7 36 9 60 ?ANALYZE THIS (G) van kj^au 700 9 20 Mni«n 1*% 400700920 ?the matrix 113*1 vn twy-fau 6 55 7 05 9 30 9 46 989*4* 1 00 1 303564 35056 706936646 LOST ANO FOUNO (G) 9 19 RMMMM 40 9 fS VERSAILLES 353-78éÔ fS9 van-dam ma* 1 50 4 30 7 10 kanjau mat ma* 140 4 70 la vie est belle (G) 9 20 tJUSTENZ VF.ffS4)«W4«9URSniejFl 00 610 5 20 7 30 9 46ktm9 46mi7 30 9 46 ALEORiA vi.(t 7 fO ELLE A TOUT POUR ELLE [G) 7 20 9 90 H» 7 20 aay 7 20 9 50 10 chose Que je déteste de toi rG) 1 10 645 ntnjau 6 45 ?¦NTRAPMENT (O) kjnjay4 90 9 30 ?THE MUMMY (9AC) 9 40 ajnjrnu 7 00 9 40 ?THE MATRIX (13*) 9 10 \u2014-* le i 30 4 10 7 1 2040099063$] 'm j ,* mat mat 3 40 9 10 km jam J _____» : ê il 16 FAMOUS PLATEIS il Pba \\fcna*es «ovs i défilé ot moOn oui aura Héu ou dnémo ou protl dt OPÉRATION ENFANT SOLEIL Proairvi-vout kn bMtoti dès ouft4jnfHvt è II bovtiQMS MAIZAN ou k soir mémo o lenérse du cinéma à QMnpISf ds 10hOO (0,00$) Dts prix dt présooct sorortt remis et vous pourrez avfettf à inwj i Champions canediom tn daesss Ârmmr $M bspèoxx mti ?SON DIGITAL 9791794 KEANU REEVES LAURENCE FISHBURNE A -i aTSJCE ^fer>nm française de MMAIRtii); .IJJfiKBRWflniHUniBV ttinra 4.»* ara; y«w«iÉa»ami«m ?E # LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 7 MAI 1999 Alcîna : surtout pour le premier acte CLAUDE GINGRAS L'Orchestre Baroque avait omis un important détail.Alcina n'est pas donné dans une « version concert » au sens où on l'entend habituellement (sans décors, costumes ou déplacements, les interprètes, tels des solistes d'oratorio, chantant en tenue de soirée devant lutrins), mais dans ce qu'on appelle une « version demi-scé-nique » (« semi-staged » en anglais).Avec dans les mains la partition mais la consultant assez discrètement, les interprètes sont habillés de façon à suggérer les personnages qu'ils incarnent, gestes et expressions sont en accord avec ce qu'ils disent, ils disparaissent quand ils n'ont plus rien à faire.et réapparaissent comme par magie ; la scène est tendue de draperies, des projections suggèrent certains lieux.Bref, l'opéra de Handel bénéficie d'une réalisation visuelle et dramatique sommaire, sans doute, mais non moins efficace.Sachant cela, le public serait peut-être venu plus nombreux.Nous n'étions qu'une centaine hier soir à Pierre-Mercure qui contient 875 personnes.Le spectacle \u2014 car c'est un spectacle \u2014 est repris une deuxième et dernière fois ce soir et renferme suffisamment d'éléments pour intéresser nos amateurs de baroque et nos amateurs de chant.L'intrigue est invraisemblable.La magicienne Alcina attire dans son île un chevalier incarné par une femme (un rôle de castrat à l'origine), la fiancée du chevalier se déguise en guerrier pour le sauver, la soeur de la magicienne tombe amoureuse de ce faux guerrier et provoque ainsi la colère du chef de l'armée d'Alcina.La partition sert avant tout la virtuosité vocale, avec des airs innombrables et parfois interminables, mais elle est bien défendue, dans l'ensemble.Remplaçant à quelques semaines d'avis la chanteuse annoncée, Monique Page montre une grande assurance vocale- et une réelle expression.Paula Rockwell n'a pas apporté à son rôle la même préparation : elle regarde continuellement sa partition et son mezzo pourtant bien timbré n'est pas toujours juste.Renée Lapointe déploie au contraire la grande et libre virtuosité, le tempérament aussi, que réclame son personnage.Du caractère également dans la projettion vocale de Hugues Saint-Gelais.Chez Hélène Fortin et Chantai Lambert : du travail très honnête.Simon Fournier possède un bon grave mais peu d'aigu.Joël Thiffault nous donne un effervescent premier acte (70 minutes), faisant sonner dramatiquement ce clavecin d'où il dirige une exécution orchestrale pleine de relief dynamique.Ce qui suit trahit une certaine fatigue ; son imagination est moins vive et l'ennui gagne la salle obscure et presque vide.Il est 22 h passe.Je crois en avoir assez entendu.ALCINA, opéra en trois actes, livret de Antonio Marchi d'après « Orlando fnrioso » de Ludovico Ariosto, musique de George Fride-rie Handel (l 735).Version demi-scénique.Orchestre Baroque de Montréal, avec choeur.Dir.Joël Thiffault.Jeudi soir, salle Pierre-Mercure de l'UQAM ; reprise vend., 19 h 30.Distribution : Alcina, magicienne : Monique Page, soprano Ruggiero, chevalier (rôle travesti) : Paula Rockwell, mezzo-soprano Bradamante, fiancée de Ruggiero : Renée Lapointe, mezzo-soprano Morgana, sœur d'Alcina : Hélètte Fortin, soprano Oronte, chef de l'armée d'Aicina : Hugues Saint-Gelais, tétior Melisso, tuteur de Bradamante : Simon Fournier, basse Oberto, jeune homme (rôle travesti) : Chantai Lambert, soprano imnTi I ,nrr(f»Ljri CONSULTEZ LES GUIDES L nrrILnt! horairesoescinémas VIOLENCE Alain Goldman présente Gérard Lanvin Carole Bouquet Virginie Ledoyen uillaume Canet WÈm.un pm.m de Pierre Jolivet LA COMEDIE 7* AU CANADA ! n On triomphe ! s i On film drflle avec il coeur.qui ¦ou sédoSt.i ¦ UN BAISER, i ENFIN ! À L'AFFICHE! CONSULTEZ CES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! êtirn rucfTIl Consuttez le guide-horaire WWItt des cinémas FAMOUS PLAYERS aat&urm FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS PARISIEN *S\\ CENTRE LAVAL*' PLUS EN PRIX A GAGNER ! 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OWFOWD1 ItT-CUrrÀCHE | CONHULTI / (ES UtJIPÇ»-»\\ BENSALAH A L'AFFICHE! I r\u2014CINÉPLEX 00É0M\u20141 [COMPLEXE D6SJARBNS | - 3 ?o s g (OUft 1 20 *i 20 \u2022 7 30 9 40 « UN SPECTACLE ROYAL ! » MYSTERES DE En programme double exTre - RAMSES II pMnDNALGWOOArracnuc Télt-QuébtC m irviAX VIEUX-PORT ta uvcux-toffr OC MONTHiA.Canada EN VENTE w+ JUSQU'AU 5\u20ac> 12m.ii.99 LE DISQUAIRE LE PLUS GRAND ET LE PLUS CONNU AU CANADA fi r» \" ^^^^ ^HOE) f ( A f V ' ^ ' ¦ i VAWI 14 99 .oc fi loi?SARAH BRIGHTMAN cEden» THE CORRS c Tolk on Corners » YANNI f love Songs » ELTON JOHN « Aida » Compilation tout étoile incluant de nouvelles chansons par Tina Turner, Spice Girls, Shania Twain, Janet Jackson, Boyz II Men et plusieurs autres CHINE DION c S'il suffisait d'oimer » î ,10., ROMANCE SUNDAYS Artistes varies ROMANTIC NI6HTS Artistes variés incl.A.Bocelli & P.Domir SARAH Me LAC H LA M « Surfaring » 399, rue SAINTE-CATHERINE 0.
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