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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus: Élections 2000
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-25, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101B1125 b01 samedi 25 novembre 6LP0101B1125 ZALLCALL 67 11:33:09 11/25/00 B Même si ses adversaires spéculent déjà sur l'éventualité d'un gouvernement minoritaire, les données d'un imposant sondage réalisé par la firme Ekos pour le compte de La Presse et du Toronto Star montrent que le parti de Jean Chrétien s'achemine vers une solide majorité.Malgré une dernière semaine de campagne difficile pour le premier ministre, au cours de laquelle ses rivaux n'ont cessé de mettre en doute son intégrité, les intentions de vote des 3910 électeurs sondés à l'échelle du Canada n'ont pratiquement pas bougé.À 43 % des intentions de vote, les partisans libéraux ne sont que légèrement moins nombreux qu'en début de campagne : le PLC ne récolte que 5 % de moins qu'à la fin octobre.Jean Chrétien devrait donc faire élire, prévoit le sondeur Frank Graves, autour de 170 députés.L'Alliance récolte la faveur de 25 % des répondants, en baisse de trois points par rapport au début de la campagne.Les conservateurs sont en légère remontée, à 11 % et le Nouveau Parti démocratique est à 9 %.Au Québec, c'est l'égalité parfaite : libéraux et bloquistes sont tous deux à 42 % des intentions de vote.L'Alliance récolte 6 % ; conservateurs et néo-démocrates sont à égalité à 4 %, ce qui conduira, prévoit le sondeur Frank Graves, sensiblement à la même répartition de sièges qu'en 1997.À cause de son avance chez les francophones (15 points), le Bloc pourrait faire quelques gains, mais le parti souverainiste ne récoltera au maximum que cinq sièges de plus qu'en 1997, croit M.Graves.Le comportement des 18 % d'indécis, qui penchent traditionnellement du côté libéral, pourrait cependant désavantager les bloquistes, qui pourraient aussi avoir des difficultés à « faire sortir » leur vote.Percée ratée Ailleurs au Canada, les chiffres montrent que Stockwell Day n'a pas réussi à faire la percée attendue, diagnostique M.Graves.En Ontario, plus de 30 points séparent l'Alliance de ses adversaires libéraux.Dans la zone désignée par le code régional 905, où Stockwell Day comptait faire des gains, les libéraux mènent également par 31 points.L'Alliance ne récoltera tout au plus que trois sièges en Ontario, prévoit Frank Graves.Dans les provinces de l'Atlantique, la domination libérale perdure, sondage après sondage.M.Graves prévoit 25 sièges libéraux sur 32, peut-être l'élection de quelques conservateurs.Dans les Prairies, les libéraux devraient faire élire sept députés, la part du lion des 29 sièges irait à l'Alliance, quelques- uns iraient au NPD.Dans l'Ouest, seuls deux libéraux réussiraient à percer la domination allianciste en Alberta et Joe Clark parviendrait à se faire élire dans Calgary- Centre.En Colombie-Britannique, sept libéraux devraient être élus sur les 22 sièges de la province, dont la majorité irait à l'Alliance.Bref, si les résultats sont ceux que prévoit le sondage d'Ekos, une firme qui avait visé remarquablement juste à la veille du scrutin de 1997, la campagne de l'Alliance se solderait par un « échec retentissant », constate M.Graves.Pourquoi Stockwell Day a-t-il échoué ?Plusieurs facteurs sont en cause, estime M.Graves.D'abord, l'Alliance a maladroitement tenté de recentrer ses politiques, jugées trop extrêmes par la majorité, ce qui a produit une certaine ambiguïté dans l'esprit des électeurs sur les réelles intentions du parti.La personnalité de Stockwell Day a également joué : « Preston Manning aurait été un pari plus sûr en Ontario », croit M.Graves.Dans un contexte où l'optimisme et la confiance des électeurs sont élevés, il est également très difficile pour un parti comme l'Alliance de modifier la tendance des électeurs à réélire les libéraux.Et surtout, croit Frank Graves, Stockwell Day a sous-estimé Jean Chrétien.« M.Chrétien n'était pas un atout pour son parti, mais pas un boulet non plus.Paul Martin n'aurait pas récolté plus d'appuis en Ontario et dans les provinces de l'Atlantique », dit-il.« Le télégénique Stockwell Day s'est dit qu'il ne ferait qu'une bouchée d'un homme comme Jean Chrétien.Ce n'est pas ce qui s'est passé.» Mais le premier ministre, s'il est effectivement réélu, aura du pain sur la planche pour en arriver à recoller les morceaux.Avec l'Alliance retranchée dans l'Ouest, les libéraux en Ontario et dans l'Atlantique et le Québec bloquiste, le Canada sera « plus divisé que jamais », prévoit Frank Graves.Parce que la division n'est plus seulement géographique, mais également idéologique.Et que les électeurs de l'Ouest, qui ont suivi cette campagne avec enthousiasme, avaient placé tous leurs espoirs en Stockwell Day.« La réconciliation nationale va être difficile.Il y aura un très grand défi de réunification », conclut le sondeur.PARTI LIBÉRAL ALLIANCE CANADIENNE BLOC QUÉBÉCOIS PARTI CONSERVATEUR NPD AUTRES 42% (-1) 31% (-2) 21% (-5) 34% (+2) 53% (-1) 50% (-2) 6% (\u2014) 44% (+1) 57% (-1) 35% (-7) 21% (-3) 10% (-2) 42% (\u2014) \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 4% (-1) 8% (+2) 13% (+4) 11% (+6) 13% (+1) 23% (+1) 4% (+1) 12% (-3) 7% (+2) 21% (+2) 9% (+1) 12% (-1) 3% (+2) 6% (+3) 2% (\u2014) 0% (-1) 3% (+2) 4% (+3) Québec Colombie-Britannique Alberta Sask./Manitoba Ontario Maritimes Q : Pour quel parti politique avez-vous l'intention de voter aux élections du 27 novembre ?Même si votre idée n'est pas encore faite, pour quel parti politique seriez-vous tenté de voter aux élections du 27 novembre ?( ) Variation depuis le sondage EKOS du 11 au 15 novembre 2000.Jean Chrétien s'achemine vers une majorité accrue Le dernier sondage Ekos montre que Stockwell Day a peut-être sous-estimé le premier ministre AU CANADA PARTI LIBÉRAL ALLIANCE CANADIENNE BLOC QUÉBÉCOIS PARTI CONSERVATEUR NPD AUTRES 38% 50% 47% 45% 43% 19% 19% 28% 26% 25% 11% 9% 9% 10% 9% 19% 11% 8% 10% 11% 11% 8% 7% 9% 9% 2% 4% 1% 1% 2% Élections EKOS EKOS EKOS EKOS 02 juin 1997 21 sept.- 7 oct.23 - 26 oct.11 - 15 nov.20- 22 nov.Alors le Parti réformiste.Un fossé politique entre hommes et femmes KATIA GAGNON LES COLONNES de chiffres des sondages cachent parfois de criantes réalités.Au cours de cette campagne électorale, les Canadiens se sont clairement séparés en deux groupes bien distincts, qui n'ont pas les mêmes préoccupations, ni le même intérêt pour la campagne et encore moins les mêmes intentions de vote.Un véritable fossé politique s'est en effet créé entre les hommes et les femmes au Canada.La campagne a été centrée sur les préoccupations des hommes, observe le sondeur Frank Graves : économie, baisses d'impôt, dette.Les femmes, avec leur intérêt pour tout ce qui touche à la santé, aux garderies, à l'environnement ou à la pauvreté, ont eu l'impression d'avoir été laissées de côté par les politiciens.Résultat : les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes dans le groupe des électeurs indécis.Et les chances sont que ces femmes qui se disent toujours indécises se désintéressent tellement de la campagne électorale qu'elles n'aillent carrément pas voter lundi prochain.Si elles y vont, leur vote ne sera vraisemblablement pas le même que celui des hommes : elles sont moins favorables à l'Alliance et davantage proches des libéraux.C'est précisément parce qu'une bonne partie des électrices indécises n'iront pas voter que malgré le nombre toujours élevé d'indécis, ces derniers ne feront pas de différence le jour du scrutin, prévoit M.Graves.En additionnant les électeurs qui se disent indécis (13 %) à ceux qui refusent de répondre (12 %), c'est le quart des répondants à notre sondage qui n'ont pas exprimé clairement leur intention de vote.Un chiffre élevé ?Pas vraiment, selon M.Graves, qui souligne qu'à la veille du scrutin de 1997, ces deux groupes d'électeurs totalisaient 30 % des répondants à un sondage réalisé par Ekos.Mais une bonne partie d'entre eux s'abstiendront de voter.Et le reste se répartira vraisemblablement entre tous les partis, ce qui ne produirait pas d'effet marqué sur les pourcentages qu'ils récolteront.C'est ce qui permet aux sondeurs de faire des prévisions souvent très exactes : aux dernières élections, par exemple, avec le tiers des répondants qui ne dévoilaient pas leurs intentions de vote, Ekos avait prédit 38 % aux libéraux, 21 % au Parti conservateur, 18 % au Reform, 11 % au NPD et 10 % au Bloc.Le 2 juin 1997, dans la vraie vie, les libéraux ont eu 39 %, le Parti conservateur et le Reform 19 % chacun, le NPD 11 % et le Bloc 11 %.Méthodologie CE SONDAGE a été réalisé pour La Presse et le Toronto Star, par la firme Ekos, d'Ottawa.Les données ont été pondérées en fonction de la région, du sexe et de l'âge des répondants afin que l'échantillon reflète la population canadienne.La taille de l'échantillon est de 3910 répondants.L'enquête a été réalisée entre le 20 et le 22 novembre 2000.Les résultats sont précis à plus ou moins 1,6 %, 19 fois sur 20.La marge d'erreur augmente lorsqu'on traite de sous-échantillons.Par exemple, pour les données portant sur les 941 répondants du Québec, la marge d'erreur est de 3,2 %, 19 fois sur 20.Il est à noter que le taux de refus et d'autres erreurs de mesure peuvent faire fluctuer à la hausse la marge d'erreur totale du sondage.Pour obtenir une copie du rapport de sondage, on peut consulter dès lundi le site internet de la firme Ekos (www.ekos.com).On peut aussi en faire la demande à Sondage Élections 2000, La Presse, 7 rue St-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9.Il en coûtera environ 4.25 $, plus les frais d'expédition. 6LP0201B1125 b02 samedi 25 novembre 6LP0201B1125 ZALLCALL 67 11:17:17 11/25/00 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 Les programmes des partis fédéraux ANDRÉ NOËL Les cinq grands partis fédéraux ont tous publié des programmes, certains très minces, d'autres très volumineux.On trouvera ici quelques points essentiels.Il est à noter que la question constitutionnelle Ð la place du Québec dans le Canada Ð est presque absente des programmes, à l'exception de celui du Bloc québécois.Le plan d'action libéral s'appelle Un meilleur avenir pour tous et compte 30 pages.La plate-forme électorale du Bloc québécois, Un parti pris pour le monde, est la plus volumineuse, avec 177 pages.À l'inverse, le Plan progressiste-conservateur pour assurer l'avenir du Canada contient seulement huit pages.Le programme de l'Alliance canadienne, dont le titre reprend le slogan du parti Ð Il faut que ça bouge Ð, s'étale sur 23 pages.L'engagement du NPD, intitulé On pourrait vivre tellement mieux chez nous, en comprend 18.Les plates-formes sont toutes disponibles sur le Web.> Adopter une loi empêchant que les deniers publics de la santé servent à financer des hôpitaux privés à but lucratif.> Retirer les transferts fédéraux aux provinces qui laisseraient des cliniques privés offrir des services de santé couverts par le régime d'assurance- maladie.> Augmenter les transferts monétaires fédéraux destinés aux soins de santé à 25% des dépenses publiques partagées en santé.SANTÉ > Augmenter de 18,9 milliards de dollars sur cinq ans les transferts aux provinces pour la santé (afin de restaurer le niveau de 1994) et investir une autre tranche de 2,3 milliards pour les besoins urgents.> Réduire ces transferts aux provinces qui acceptent que des services de santé soient privés.> Hausser les taxes sur le tabac et adopter des règles plus sévères pour limiter le tabagisme.> Augmenter les fonds consacrés aux instituts de recherche en santé.> Le programme du Bloc ne contient rien sur la santé, considérée comme étant de compétence provinciale, mais il propose d'indexer au coût de l'inflation les paiements de transfert fédéraux aux provinces.> Garantir par la loi le financement à long terme des provinces pour qu'elles puissent rebâtir le système de santé.> Collaborer avec les provinces afin de définir des normes nationales.Négocier le transfert de points d'impôt aux provinces pour le financement des soins de santé.> Pendant la campagne électorale, le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, s'est défendu de vouloir une médecine à deux vitesses, mais il a appuyé la privatisation de certains services quand il était ministre en Alberta.> Restaurer immédiatement à l e u r s niveaux de 1993-1994 les versements au titre du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux.> Ajouter, dans une loi, un sixième principe à l'assurance- maladie, celui d'un financement stable garanti.> Augmenter le crédit d'impôt pour les fournisseurs de soins.TAXES > Alléger le fardeau fiscal cumulatif de 100 milliards d'ici 2004-2005.> Abaisser le taux d'imposition supérieur, pour le faire passer de 29 % à 26 % pour la tranche de revenus de 60 000 $ à 100 000 $, et éliminer la surtaxe.Ramener le taux d'imposition intermédiaire de 24 % à 22 % pour la tranche de revenus de 30 000 $ à 60 000 $.Abaisser le taux d'imposition inférieur de 17 % à 16 % pour la tranche de revenus inférieur à 30 000 $.> Abaisser de 28 % à 21 % le taux d'imposition supérieur des sociétés.Faire passer le taux d'inclusion des gains en capital de 66 % à 50 %.> Alléger le fardeau fiscal des particuliers de 73,4 milliards sur cinq ans.> Réduire les taxes des contribuables ayant un revenu inférieur à 80 000 $ par année, mais pas pour les revenus supérieurs.> Éliminer les impôts pour les familles monoparentales de deux enfants avec un revenu de moins de 35 000 $.> Abaisser les impôts des PME.> Suspendre temporairement la taxe d'accises sur les carburants pendant la période de forts prix du pétrole.Éliminer la TPS sur les livres.> Alléger le fardeau fiscal cumulatif de 124 milliards d'ici 2004-2005.> Viser un taux d'impôt unique.Au cours du premier mandat, adopter un taux d'impôt unique de 17 % pour les contribuables gagnant moins de 100 000 $ et de 25 % pour les plus de 100 000 $.> Augmenter l'exemption personnelle de base de 7231 $ à 10 000 $.Introduire une déduction annuelle de 3000 $ par enfant.> Diminuer les taxes sur les carburants.> Alléger de 56 milliards en cinq ans le fardeau fiscal en cinq ans.> Réduire les impôts de tous les Canadiens en faisant passer l'exemption personnelle de base de 7231 $ à 12 000 $ en 2005.> Éliminer immédiatement l'impôt sur les gains en capital.> Supprimer la taxe d'accises sur les carburants.> Éliminer la TPS sur le mazout de chauffage pendant un an.> Veiller à ce qu'aucun particulier gagnant moins de 15 000 $ par an ne paie un impôt fédéral.> Garantir la pleine indexation de tous les paliers fiscaux et crédits d'impôt.> Abolir la TPS de façon progressive, et immédiatement pour les livres et les magazines.> Imposer les fortunes reçues en héritage supérieures à un million de dollars.> Imposer 100 % des gains en capital, au lieu des 50 % proposés.> Établir des règles pour protéger les droits de la personne, les normes de travail, la diversité culturelle et l'environnement avant de signer de nouvelles règles de commerce et de libre-échange.> Augmenter l'aide aux pays pauvres, réformer le FMI et la Banque mondiale, retirer les Forces armées de NORAD et de l'OTAN.AFFAIRES ÉTRANGÈRES > Renforcer les organismes multilatéraux tels les Nations unies.> Veiller à ce que les Forces armées soient bien équipées.> Favoriser une entente de libre-échange pour les Amériques.> Exiger le respect des compétences exclusives du Québec et leur extension en mat internationales.> Soumettre la politique de commerce international du Canada au respect des droits de la personne.> Augmenter l'aide aux pays pauvres.> Remplacer l'ACDI par un organisme indépendant du gouvernement.> Allouer deux milliards de dollars supplémentaires par année aux Forces armées.Acheter du matériel militaire : hélicoptères, véhicules blindés et navires de guerre.> Élargir les relations commerciales avec d'autres pays, tout en veillant à promouvoir les droits de la personne et le respect de l'environnement, et à protéger notre culture.DETTE > Rembourser la dette de 565 milliards à raison de trois milliards par année et plus si possible ; ramener le rapport dette-PIB de son sommet de 72 % à environ 40 % d'ici à 2005.> Affecter les réserves pour éventualités au remboursement de la dette, soit 21 milliards sur cinq ans.Ramener ainsi le ratio dette/PIB sous les 48 % d'ici cinq ans.> Adopter une loi pour réduire la dette.Commencer par un remboursement de six milliards de dollars par année.Consacrer 75 % des surplus budgétaires au remboursement de la dette, et pas à de nouvelles dépenses.> Éliminer, sur 25 ans, la dette nationale et rembourser 25 milliards de cette dette au cours des cinq prochaines années.> Rembourser 4,6 milliards de la dette, et réduire cette dette à 42 % du PIB en 2004-2005.La santé, un enjeu majeur JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Comme il fallait s'y attendre, la santé a été l'un des thèmes majeurs de la campagne électorale fédérale.Les attaques ont fusé de toutes parts, et tant le premier ministre Jean Chrétien que son principal adversaire, l'allianciste Stockwell Day, ont dû défendre publiquement leur dossier en la matière.À deux jours du scrutin, La Presse fait le point sur les principales questions soulevées au cours des cinq dernières semaines, notamment quant au rôle du secteur privé dans le domaine de la santé.Q Une publicité télévisée libérale attaque le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, pour « avoir contribué à imposer une loi qui ouvre la porte à un système de santé à l'américaine ».L'accusation estelle fondée ?R La publicité fait référence à la loi 11, adoptée le printemps dernier par l'assemblée législative albertaine, quand Stockwell Day était encore ministre des Finances de sa province.Cette loi est effectivement décrite par certains comme la première étape vers un système de santé à deux vitesses.Dans les faits, elle encadre une pratique qui existait déjà à Calgary et à Edmonton, notamment pour la chirurgie de la cataracte.Elle permet aux régies régionales de la santé de sous-traiter des interventions chirurgicales à des cliniques privées, l'idée étant qu'elles peuvent y être faites à moindre coût et que cela aidera à réduire les listes d'attente.Le patient n'a rien à débourser pour être soigné, l'opération demeurant couverte par le régime public.C'est l'équivalent du concept de « clinique affiliée » mis de l'avant au Québec par le comité Arpin l'an dernier et défendu récemment devant la commission Clair par la Fédération des médecins spécialistes.Au cours des dernières années, plusieurs patients albertains traités dans ces cliniques auraient toutefois contourné les listes d'attente, en acceptant de payer pour des « services améliorés », non couverts par l'assurancemaladie, comme des lentilles flexibles Ð plutôt que rigides Ð pour les chirurgies de la cataracte.La loi 11 prohibe ce genre de passe-droit, mais l'application de cet interdit apparaît pour le moins difficile.L'attaque libérale tranche néanmoins avec l'attitude adoptée par le gouvernement fédéral au cours des derniers mois.Même s'il a exprimé des réserves envers la loi à plusieurs reprises, le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, ne l'a jamais formellement désavouée.Si glissement vers un système à l'américaine il y a, il n'est en tout cas pas assez prononcé pour que le fédéral ait jugé bon d'intervenir.Q L'Alliance canadienne a-t-elle l'intention d'instaurer un système à deux vitesses, comme l'a affirmé le Globe and Mail ?R Le programme de l'Alliance est pour le moins flou en ce qui concerne la santé.Le parti, peut-on lire dans ce document adopté en janvier, entend accorder aux Canadiens « une plus grande liberté de choix en matière de bien-être et d'accès aux meilleurs soins et établissements de santé ».Cela peut vouloir dire bien des choses, y compris, il est vrai, l'ouverture vers un système de santé parallèle auquel n'auraient accès que les patients prêts à ouvrir leurs goussets pour être soignés plus rapidement.Stockwell Day rejette cette interprétation et affirme que l'Alliance canadienne n'appuierait jamais un système de santé où les citoyens doivent payer de leur poche.Un document interne du parti, datant du mois de mai, jette toutefois de l'ombre sur ce beau principe.L'étude, qui ne fait pas partie de la plate-forme électorale de l'Alliance, examine notamment la possibilité d'introduire un ticket modérateur Ð ce qui est actuellement interdit Ð afin de limiter le « gaspillage » dans l'utilisation des services de santé.La plupart des études réalisées dans le monde montrent que les tickets modérateurs sont inefficaces et peuvent avoir des effets désastreux sur les populations les plus démunies.Q Pourquoi Jean Chrétien a-t-il menacé l'Alberta et le Québec de sanctions financières au cours de la campagne électorale R Le premier ministre a agi ainsi parce qu'il considère que ces deux provinces violent la Loi canadienne sur la santé (LCS) en tolérant la présence sur leur territoire de cliniques d'imagerie par résonance magnétique privées.Les patients prêts à débourser plus de 500 $ y sont examinés sans délai, alors que les hôpitaux affichent des listes d'attente de plusieurs mois pour ce genre de services.Au Québec, où la résonance magnétique n'est couverte par le régime public que si elle est faite dans un hôpital, la première clinique du genre a ouvert ses portes en 1996.Il y en a maintenant sept, et trois autres devraient suivre dans les prochains mois.Les juristes sont loin d'être unanimes sur l'interprétation à donner à la LCS, qui prévoit la gratuité des services médicalement nécessaires donnés dans un hôpital ou par un médecin, mais la majorité des experts consultés par La Presse croient que la position défendue par Jean Chrétien n'est pas juridiquement fondée.Voir la suite de ce texte en B3 Photo ALAIN ROBERGE, La Presse Tomographe axial, échographie et test de résonance magnétique sont offerts dans le réseau public.Mais question de rapidité, des patients sont prêts à payer le gros prix. 6LP0301B1125 b023samedi 25 novembre 6LP0301B1125 ZALLCALL 67 11:17:43 11/25/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 B3 Les programmes des partis fédéraux > Ajouter au Code criminel des infractions spécifiques contre les enfants, comme la négligence criminelle ou l'utilisation de l'Internet pour attirer les enfants à des fins sexuelles.> Améliorer les services aux victimes d'actes criminels.> Renforcer les lois antigang.Établir une stratégie nationale sur les stupéfiants.> Proposer une loi pour prohiber l'appartenance à une organisation criminelle.Mieux surveiller et réprimer les plantations de marijuana sur les terres agricoles, mais décriminaliser l'usage médical de la marijuana.> Favoriser la réhabilitation des jeunes contrevenants, plutôt que la répression.> Prohiber la possession de matériel pornographique juvénile.> Éliminer les condamnations conditionnelles pour les criminels violents.> Surveiller à vie les agresseurs sexuels et les récidivistes violents.> Envoyer devant un tribunal pour adultes les jeunes contrevenants âgés de 16 ans, et âgés de 14 ans pour les crimes les plus graves.Mettre un terme à la confidentialité des dossiers des jeunes contrevenants.> Abroger la loi sur le contrôle des armes à feu.> Remplacer la Loi sur les jeunes contrevenants par une nouvelle mesure qui refléterait les principes de protection du public, de dissuasion et de dénonciation.> Abroger le système d'enregistrement des armes d'épaule et renforcer les dispositions régissant l'utilisation dangereuse et criminelle des armes à feu.> Appuyer le financement de programmes communautaires de réadaptation pour jeunes contrevenants.> Rétablir une police portuaire nationale pour lutter contre le crime organisé et la contrebande dans les ports.> Durcir les peines et les conditions de libération pour les actes criminels répétitifs.> Offrir de meilleures ressources pour les victimes.LOI ET ORDRE POLITIQUES SOCIALES ET CULTURELLES > Créer un Régime enregistré d'apprentissage personnel.> Augmenter les prestations fiscales pour les enfants (ex: un maximum de 2500$ pour le premier enfant).> Construire de 60 000 à 120 000 nouveaux logements à louer sur quatre ans, en partenariat avec les provinces.> Porter l'immigration à un niveau annuel se rapprochant de 1% de la population (donc accueillir 300 000 immigrants chaque année plutôt que 200 000 actuellement) > Réformer l'assurance-emploi pour augmenter le nombre de semaines de prestations admissibles.Élargir les règles d'accès à l'assuranceemploi pour les jeunes, les femmes et les travailleurs autonomes.Investir deux milliards dans la construction de logements sociaux au cours des cinq prochaines années.> Aider le gouvernement du Québec à instaurer les programmes de congés parentaux de son choix.> Consulter le gouvernement du Québec sur les politiques d'immigration.> Maintenir les taux d'immigration actuels, mais ne pas les augmenter.Faciliter l'entrée des immigrants instruits.Emprisonner tous les immigrants illégaux, traiter leur cas en 90 jours et les renvoyer lorsque leur cause est mauvaise.> Privatiser en partie la télévision de Radio-Canada, tout en assurant une propriété majoritairement canadienne.Conserver la radio publique.> Remplacer le système de prêts étudiants par des prêts remboursables en fonction du revenu.> Favoriser l'entrée d'immigrants instruits et compétents.> Changer les conditions de remboursement du Programme canadien de prêts aux étudiants pour que le remboursement corresponde à un pourcentage du revenu net d'impôt.Instaurer un crédit d'impôt pour les étudiants du niveau postsecondaire qui remboursent des emprunts en vertu de ce programme.> Modifier le Code criminel pour que les responsables d'entreprises répondent des conditions de travail dangereuses.> Instaurer une stratégie nationale pour fournir 25 000 logements bon marché et à but non lucratif.> Instaurer une subvention d'exploitation minimum de un milliard par an pour Radio- Canada.Demander au Bureau de la concurrence de limiter la concentration de presse.POLITIQUES ÉCONOMIQUES > Doubler les dépenses en recherche et développement d'ici 2010.> Faciliter l'accès aux services Internet haute vitesse à large bande à toutes les communautés d'ici à 2004.> Obliger le gouvernement fédéral à donner au Québec sa part en aide à la recherche et au développement.> Vendre les actions du gouvernement dans Petro-Canada.> Augmenter la participation du gouvernement fédéral dans le programme d'infrastructures.> Mettre fin aux subventions aux entreprises et réduire les subventions régionales.> Vendre les actions du gouvernement dans Petro-Canada.Privatiser Via Rail.> Briser le monopole aérien d'Air Canada.> Établir l'Institut canadien pour l'apprentissage et la technologie.> Modifier le mandat de la Banque du Canada pour que la politique monétaire favorise la création d'emplois.> Élargir le rôle de la Banque fédérale de développement pour accorder des capitaux aux entreprises communautaires.> Obliger les monopoles comme Air Canada à limiter leurs prix.ENVIRONNEMENT > Resserrer les normes sur les systèmes d'échappement des véhicules.Réduire le souffre dans le carburant diesel.> Financer les projets d'amélioration des réseaux municipaux d'eau et d'égouts.> Dépenser 775 millions pour explorer les liens entre les substances toxiques et la santé.> Créer de nouveaux parcs.> Investir des fonds de 1,5 milliard pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et respecter l'accord de Kyoto.> Rendre obligatoire l'étiquetage des OGM.> Interdire l'importation de plutonium (MOX) et de déchets toxiques.> Protéger les espèces menacées en cherchant un consensus, et légiférer en dernier recours.> Encourager l'industrie à concevoir des solutions de préservation des ressources.> Établir avec les provinces des normes nationales pour protéger l'environnement.> Adopter des lois sur la salubrité de l'eau et de l'air.> Travailler avec la communauté internationale à la protection des pêches transfrontalières contre les pratiques de prélèvement non durables sur les côtes Est et Ouest.> Établir un Fonds de purification de l'eau pour moderniser les stations de traitement.> Soutenir le transport en commun et encourager son utilisation.> Réduire à court terme les émissions de gaz à effet de serre.> Adopter une loi pour protéger les espèces menacées, créer de nouveaux parcs, développer une loi des droits environnementaux.> Rien dans le programme.DÉMOCRATIE > Aucune proposition.> Interdire le financement des partis politiques par les compagnies, les syndicats ou d'autres organisations.Limiter les contributions des individus, comme au Québec.> Établir un financement public des partis basé entre autres sur le nombre de votes recueillis dans les élections.> Permettre le vote libre à la Chambre des communes sur toutes les questions à l'exception du budget et des motions de défiance.> Permettre aux citoyens de réclamer la tenue de référendums nationaux.> Nommer seulement des sénateurs élus dans leur province.> Établir une date d'élections fixe tous les quatre ans.> Permettre un plus grand nombre de votes libres des députés.> Déposer une loi complète sur les « dénonciateurs » (Whistle-blower Act).> Établir un bureau d'éthique relevant du Parlement.de la campagne qui s'achève Q À quoi sert la Loi canadienne sur la santé ?R Adoptée en 1984, La Loi canadienne sur la santé subordonne le versement des transferts fédéraux dans le secteur de la santé au respect par les provinces de cinq grands principes : la gestion publique du régime d'assurance-maladie, l'intégralité, l'universalité, la transférabilité et l'accessibilité.Autrement dit, les Canadiens doivent bénéficier d'un accès universel à un régime d'assurance- santé intégral dont la gestion est publique, peu importe leur lieu de résidence au Canada, et même s'ils déménagent dans une autre province ou voyagent au Canada.L'Alliance canadienne propose d'ajouter un sixième principe à la loi, qui forcerait le fédéral à garantir son niveau de financement aux provinces.La loi prévoit que le fédéral peut pénaliser les provinces qui ne respectent pas l'un ou l'autre de ces principes.Le gouvernement doit par contre sévir contre les provinces qui permettent la surfacturation ou qui imposent des frais modérateurs.La surfacturation se produit quand un médecin facture à ses patients des sommes en supplément du tarif qui lui est versé par la caisse d'assurance-maladie provinciale.C'est ce qui se produit par exemple à l'Institut de polychirurgie de Montréal, une clinique privée, où les patients doivent payer des frais accessoires de 300 $ à 400 $ l'heure pour l'utilisation des salles d'opération.Même si Québec a commencé à rembourser des patients qui ont dû payer ces frais illégaux, Santé Canada n'a pas encore institué d'enquête.Q Le fédéral utilise-t-il les pouvoirs que lui confère la Loi canadienne sur la santé ?R Très peu.Selon une étude récente du professeur Sujit Choudhry, de la faculté de droit de l'Université de Toronto, le fédéral n'a retenu que 8,2 millions de dollars entre 1984 et 1999, toujours dans des cas de surfacturation ou de frais modérateurs.L'affaire la plus célèbre est survenue en Alberta, en 1995, quand la ministre fédérale de la Santé, Diane Marleau, a imposé une pénalité de 3,6 millions au gouvernement de Ralph Klein Ð dont faisait alors partie Stockwell Day Ð parce que ce dernier autorisait l'imposition de frais accessoires pour les chirurgies de la cataracte réalisées dans les cliniques d'ophtalmologie de la province.Par contre, comme l'a souligné le Vérificateur général du Canada, le gouvernement fédéral n'a jamais pénalisé les provinces pour une violation de l'un ou l'autre des cinq grands principes de la loi, pas plus sous les libéraux qu'à l'époque conservatrice.Il est pourtant de notoriété publique que le Québec, pour ne donner qu'un exemple, viole la règle de transférabilité.La province refuse en effet d'aller au-delà de son barème de rémunération quand vient le temps de rembourser les médecins d'ailleurs au Canada qui soignent des Québécois.La loi canadienne prévoit pourtant que le tarif applicable doit être celui de la province de résidence du médecin, et non pas du patient.Un gouvernement allianciste aurait encore plus de difficulté à faire respecter la LCS.Le parti de Stockwell Day propose en effet de transférer des points d'impôt aux provinces pour assurer le financement de la santé, ce qui priverait le fédéral de sa seule arme pour faire respecter la loi canadienne.Q Est-il vrai que le secteur privé occupe plus de place qu'avant dans le système de santé canadien ?R Oui.Selon l'Institut canadien d'information sur la santé, la part des dépenses privées dans le secteur de la santé est passée, entre 1989 et 1999, de 25,2 % à 30,4 % au Canada, et de 24 % à 29,6 % au Québec.Le rapport Arpin a toutefois fait ressortir l'an dernier que cet élargissement de la place du privé « ne témoigne pas, globalement, d'une accélération des dépenses privées et d'un mouvement de substitution, mais essentiellement, des mesures prises par le gouvernement et par le réseau pour respecter leur enveloppe budgétaire ».Or, le gouvernement de Jean Chrétien a joué un rôle majeur dans les compressions budgétaires des provinces.Il a sabré le Transfert social canadien (TSC) en 1994-1995, le faisant passer de 19,7 milliards à 14,9 milliards (15,5 milliards cette année).Avec l'entente signée le 11 septembre par Ottawa et les provinces, le TSC augmentera progressivement pour atteindre 21 milliards en 2005-2006.Mais la contribution du fédéral ne sera à terme que de 13,5 cents par dollar dépensé en santé, alors qu'elle s'élevait à 18 cents il y a six ans.Q Comment se situe le Canada par rapport aux autres pays de l'OCDE ?R La part des dépenses publiques sur les dépenses totales en santé est moindre au Canada que dans plusieurs pays de l'OCDE, dont le Royaume-Uni (84,5 %), la Suède (83,3 %) et la France (78,4 %).Elle est toutefois semblable à celle observée en Italie et en Suisse (69,9 %) et bien supérieure à celle notée aux États-Unis, où moins de la moitié (46,6 %) des dépenses de santé sont publiques.Les régimes d'assurance-santé des pays européens offrent souvent une couverture beaucoup plus large que le régime canadien, où il n'existe par exemple pas de programme national d'assurance-médicaments universelle (le Nouveau Parti démocratique propose d'ailleurs d'en créer un).Au Canada, les soins dentaires, la physiothérapie, les examens optométriques et plusieurs autres services paramédicaux ne demeurent que très partiellement couverts par le régime public.Photo ROBERT NADON, La presse Les coûts d'une chirurgie sont couverts par l'assurance-maladie et la Loi canadienne sur la santé prévoit que les Canadiens ont accès à un système universel de soins de santé.Sans surfacturation. 6LP0401B1125 b04 samedi 25 novembre 6LP0401B1125 ZALLCALL 67 11:24:12 11/25/00 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 La campagne économique Chrétien victorieux malgré lui ANALYSE TORONTO Ð Si Jean Chrétien remporte une troisième majorité consécutive lundi, il l'aura presque fait malgré lui.La campagne électorale qu'il vient de faire au cours des 34 derniers jours aura certainement été la moins inspirée et la plus terne de toute sa carrière politique.Le vétéran politicien aura passé la plus grande partie de son temps à éviter les citoyens ordinaires, à visiter systématiquement sous les lentilles des caméras de télévision des entreprises de haute technologie subventionnées par son gouvernement, à faire la tournée d'écoles et de collèges où les élèves sont trop jeunes pour voter et à participer à des petites assemblées de comté, là où ses ouailles en avaient le plus besoin, devant des assistances gagnées d'avance.Fanfares locales, danseuses folkloriques comme à Saulnierville sur la côte française de la Nouvelle- Écosse mercredi, petit discours et on repart pour une longue balade en autocar et un long long vol en Boeing 737.Ce fut la campagne typique d'un candidat qui faisait figure de favori dès le départ Ð un peu à l'image de celles qu'avait menées Pierre Trudeau en 1974 et 1980; volant d'interminables heures au-dessus de la mêlée jusqu'à ses réélections aisées.Jean Chrétien aura parcouru plus de 40 000 km en avion lorsqu'il atterrira à Shawinigan ce soir, l'équivalent d'un tour du monde.Lorsqu'il y a cinq semaines le 26e premier ministre du Canada s'était rendu chez le gouverneur général pour déclencher des élections, 41 mois seulement après celles de 1997, il justifiait son geste par la nécessité d'avoir un grand débat national sur l'utilisation des excédents budgétaires.Il annonçait aussi un débat sur «les valeurs», comme l'appelait d'ailleurs de ses voeux Stockwell Day depuis quelques semaines.En fait, dès le départ, ce projet de débat des valeurs était mal parti, le premier ministre ayant déjà semblé parler de l'Alliance canadienne comme d'un parti qui faisait «appel à tout ce qu'il y avait de plus noir chez l'être humain».Rétrospectivement, on peut dire qu'en déclenchant ces élections, Jean Chrétien avait plutôt misé sur le peu de maturité de l'Alliance, sur le caractère embryonnaire de son organisation, sur l'inexpérience de son chef sur la scène nationale.Laisser encore six mois à Stockwell Day pour qu'il puisse trouver de bons candidats et mettre au point une bonne stratégie électorale, c'était courir de gros risques.Cette stratégie Ð celle de couper l'herbe sous le pied de son principal adversaire Ð a fonctionné.Elle a d'autant plus fonctionné que Stockwell Day a donné lui-même bien des munitions aux libéraux, menant lui aussi une campagne malhabile et parsemée de faux pas.Quant à la campagne sur «les valeurs», les Canadiens attendent encore.Elle n'a pas eu lieu.Sous la ceinture Les libéraux et les alliancistes ont préféré s'en donner à coeur joie dans les attaques sous la ceinture.La campagne a été vicieuse, sale et vide d'idées neuves et de grands débats fondamentaux.La stratégie libérale a tout simplement consisté à systématiquement laisser tomber des tapis de bombes sur toutes les tentatives de Stockwell Day de faire valoir par le détail son programme électoral.Les procès d'intention, notamment sur le système de santé, ont fait florès et ils ont connu leur apothéose dans les jours qui ont suivi les débats des chefs Ð où Jean Chrétien avait plutôt mal paru.Il a fallu quelques questions bien plantées du journaliste Jean Lapierre à Montréal, lors d'une entrevue radiophonique, pour que Jean Chrétien se retrouve sur la défensive sur ce dossier, après avoir implicitement admis qu'un système de santé à deux vitesses était déjà en place au Canada et que cela s'était fait sous son règne.Il était désormais mal placé pour continuer à démoniser son adversaire sur cette question.Il a néanmoins martelé le thème de «l'agenda caché» de Stockwell Day, dénonçant le projet flou allianciste de tenir des référendums sur des questions comme celles de l'avortement, l'immigration ou la peine de mort.Les couteaux ont volé bas de part et d'autre et le grand débat d'idées en prenait encore pour son rhume.La campagne de Jean Chrétien a ensuite été fort secouée par la résurrection de la fronde de certains ministres et députés libéraux qui ont craint un moment, au lendemain de la piètre performance de Jean Chrétien lors des débats télévisés, que leur chef les menait tout droit à la catastrophe.«Jean Chrétien est un boulet pour le parti», «Paul Martin aurait mieux fait», a confié l'un deux à La Presse qui révélait qu'une réunion secrète de plusieurs députés libéraux de la région de Toronto avait été tenue à la résidence de David Smith, le coprésident de la campagne, dans la Ville reine.Quelques jours plus tard, à Vancouver, le ministre des Pêches, Herb Dhaliwal, mécontent des difficultés éprouvées par les libéraux en Colombie- Britannique, suggérait en douce que le premier ministre aimerait sans doute mieux améliorer sa partie de golf dans deux ou trois ans.Le chef libéral venait pourtant de changer sa stratégie en insistant, à chacun des rassemblements électoraux auquel il participait, sur l'«équipe» libérale, voulant en quelque sorte détourner l'attention de sa personne et rassurer l'électorat.Il a même suggéré la semaine dernière qu'il pourrait prendre sa retraite après trois années au pouvoir.Cela équivalait à dire: élisez-moi et je partirai! Rien en somme pour calmer le clan Martin, qui souhaite un départ plus rapide du chef actuel, ou pour rassurer les électeurs sur le bienfondé des présentes élections.L'affaire de l'Auberge Grand'Mère n'a rien fait pour remettre la campagne libérale sur les rails.Même si le conseiller en éthique du gouvernement, Howard Wilson, a blanchi mardi le premier ministre dans cette affaire, affirmant qu'il n'avait fait que son travail de député en intervenant auprès d'une société d'État afin de dégager un prêt pour un homme d'affaires dans son comté, plusieurs questions restent encore en suspens.Le premier ministre a frappé un gros coup mardi, après la décision de M.Wilson, en dénonçant les manoeuvres de Stockwell Day et Joe Clark, leur reprochant d'avoir outrepassé «les bornes de l'équité et de la bienséance ».L'affaire n'est cependant pas finie; elle refera surface à la Chambre des communes puisque le conseiller en éthique a souligné que M.Chrétien ne pouvait avoir enfreint les règles puisqu'il n'y avait pas de règles.Aujourd'hui, à deux jours du vote, Jean Chrétien est aux prises avec un électorat qui compte plus de 20% d'indécis, un risque d'affaiblissement du vote traditionnel libéral au profit des conservateurs et un Bloc québécois qui a mené une campagne sans faille.Il formera de toute évidence le prochain gouvernement, mais le spectre d'un mandat minoritaire n'est pas encore écarté, malgré les sondages.Dans ce contexte, seule une majorité décisive le sauvera de la gronde de ses troupes.Dans le cas contraire, M.Chrétien ne fera pas 18 mois à la tête du gouvernement.La tâche économique d'un premier ministre meurtri Dans moins de 72 heures, une fois la pluie d'insultes (enfin !) terminée, le premier ministre élu devra panser ses plaies et rapidement s'atteler aux lourdes tâches économiques qui l'attendent.Ces tâches seront d'autant plus lourdes que c'est un premier ministre meurtri qui dirigera le Canada.Il ne fait nul doute maintenant que Jean Chrétien remportera un troisième mandat consécutif.Reste à savoir, bien entendu, s'il dirigera un gouvernement majoritaire ou minoritaire.Dans les deux cas, il portera les cicatrices de cette campagne vicieuse où il a été la cible d'attaques personnelles visant ce qu'il a peutêtre de plus cher, son intégrité.Dès les premiers jours du mandat, le premier ministre devra choisir un successeur au présent gouverneur de la Banque du Canada, Gordon Thiessen, dont le septennat se termine en janvier.Dans le contexte d'un dollar moribond, qui a enregistré une piètre performance depuis dix ans, et d'un mouvement de plus en plus fort en faveur de l'adoption du billet vert américain, cette nomination revêt une grande importance.Le premier ministre sera aussi confronté en cours de son mandat aux projets de fusions des banques.Frustrés à leur première tentative, les banquiers reviendront certainement à la charge après l'adoption de la réforme des institutions financières, morte au feuilleton au moment du déclenchement précipité des élections.Le débat sera plus animé si la Banque Nationale et la Banque Laurentienne accueillent un nouvel actionnaire majoritaire de l'extérieur du Québec.Dans ce dossier, Ottawa se réserve le dernier mot.La réforme de l'assurance-emploi et l'élaboration d'une stratégie pour stimuler l'innovation, la recherche et le développement au sein des entreprises et des universités figurent aussi au nombre des dossiers prioritaires.Mais la tâche la plus lourde de conséquence du premier ministre, à court terme, sera de déterminer qui sera titulaire du puissant ministère des Finances.n n n C'est un secret de Polichinelle que les relations entre Jean Chrétien et Paul Martin sont extrêmement tendues depuis la fronde des supporters du ministre des Finances contre le premier ministre au dernier congrès du PLC.C'est à ce moment-là, dit-on, que le premier ministre a arrêté définitivement sa décision de briguer un troisième mandat.Il n'était pas question pour M.Chrétien de se faire montrer la porte de sortie.Et la décision de précipiter les élections trouve sa justification dans sa volonté de couper court à la grogne de moins en moins contrôlable de son caucus.Si les libéraux remportent une majorité de comtés, plusieurs observateurs estiment que Paul Martin n'en mènera pas large.Il pourrait subir les foudres d'un premier ministre vindicatif qui voudra rétablir son autorité dès les premiers jours de son nouveau mandat.Et si la recrue John Mc Callum est élue Ð économiste en chef de la Banque Royale et paradoxalement membre du groupe sélect d'économistes du secteur privé régulièrement consultés par le ministres des Finances Ð M.Chrétien aura au sein de son caucus un candidat valable aux yeux de l'establishment pour succéder à M.Martin.En fait, si le scénario d'un gouvernement majoritaire est celui qui s'écrit, M.Martin pourrait très bien tirer sa révérence.Par contre, dans le cas d'un gouvernement minoritaire, tous les paris sont ouverts.Les jours de M.Chrétien seront comptés.La bataille au leadership sera lancée aussitôt la confirmation de l'élection d'un gouvernement minoritaire.Que fera M.Chrétien ?Maintiendra-t-il M.Martin en poste ?Décidera- t-il de lui confier un portefeuille moins important pour réduire son influence au sein du conseil des ministres ?Une chose est certaine, un gouvernement minoritaire est le meilleur des scénarios pour les aspirations au leadership de M.Martin.n n n Après la fonction de ministre des Finances, celle de gouverneur de la Banque du Canada est sans conteste la plus importante sur le plan économique au pays.Or, la succession de Gordon Thiessen se prépare dans la plus grande indifférence.Aucun parti politique n'a même abordé le sujet.Pourtant, ce ne sont pas les raisons qui manquent.Le Bloc aurait pu soulever la question sous plusieurs angles.Les sept gouverneurs de la Banque du Canada depuis sa création en 1935 ont été des anglophones, aucun en provenance du Québec.M.Chrétien, qui vante très souvent et avec raison la présence de francophones dans les hautes sphères du gouvernement et de la bureaucratie fédérale, serait-il prêt à nommer un pemier francophone à la tête de l'institution ?Depuis le départ à la retraite du sous-gouverneur adjoint Marcel Bonin, la probabilité de la nomination d'un francophone est très faible, mais la question demeure intéressante.Plus important encore, le gouverneur de la Banque du Canada devra gérer un dollar en chute libre dans le contexte d'une économie au rythme de croissance ralenti.Le nouveau gouverneur tiendra-t-il compte des disparités régionales ?Le souvenir des politiques du gouverneur John Crow est-il si lointain pour le Bloc ?Que ce soit la succession à la direction de la Banque du Canada, la réforme des institutions financières ou les fusions bancaires, aucun de ces sujets qui seront en tête de l'agenda économique du prochain premier ministre n'ont retenu l'attention des partis politiques dans cette campagne électorale.Autre signe que celleci s'est déroulée sur le mode des attaques personnelles et aura davantage été une bataille de ruelle qu'un débat politique et économique.Photo Presse Canadienne Pour Jean Chrétien, des rencontres quotidiennes avec des militants libéraux.Seulement des militants libéraux.Parcours sans faute de Duceppe ANALYSE « Ça a été le baptême du feu, l'initiation à une campagne où tout se déroule à une vitesse fulgurante, où l'image prime sur le contenu et l'anecdote sur l'essentiel.» C'est ainsi que Gilles Duceppe commentait à chaud, le jour du scrutin de juin 1997, sa première campagne électorale en tant que chef du Bloc québécois, laissant filtrer son amertume d'avoir été ridiculisé à chacune de ses bourdes de débutant.À l'époque, le déclenchement des élections l'avait surpris à peine quelques semaines après une pénible course au leadership.Mal préparé, il avait maladroitement manoeuvré, irritant même ses alliés souverainistes en disant qu'un référendum pour revenir au sein du Canada serait possible au Québec après la souveraineté.Tel un bonnet d'âne, son affreuse coiffure de fromager allait lui coller à la peau.Trois ans plus tard, force est d'admettre que Gilles Duceppe a appris.Il ne s'est certes pas métamorphosé en leader charismatique à la Lucien Bouchard, mais la leçon de 1997 a clairement porté.Dans une campagne dont les enjeux n'ont soulevé aucune passion, au point que les sondages ont à peine bronché depuis un mois, le Bloc a joué de prudence, évitant presque à la perfection les gaffes que guettaient les journalistes autant que ses adversaires.L'organisation bloquiste a aussi pu compter sur un outil dont elle ne pouvait profiter en 1997.Gilles Duceppe pouvait s'amener dans les comtés auréolé d'une véritable notoriété de chef et donner un vrai coup de pouce à ses candidats.Il y a trois ans, ces derniers devaient surtout compter sur le prestige des ministres péquistes pour faire la manchette.Nostalgiques du tandem redoutable que formaient Lucien Bouchard (alors au Bloc) et Jacques Parizeau (chef du Parti québécois), plusieurs souverainistes espèrent maintenant que le tandem Bouchard- Duceppe aura plus d'impact après la campagne actuelle.Seul un candidat, celui de Frontenac- Mégantic, Jean-Guy Chrétien, a placé le parti dans l'embarras en début de campagne en affirmant que le Bloc pourrait « faire chanter » le Canada avec un gouvernement minoritaire.La mea-culpa du gaffeur est tombé le soir même.La bombe des fusions Lâchée à moins de deux semaines du scrutin, la bombe des fusions municipales n'a pas déstabilisé Gilles Duceppe, même si dans la région de Québec, elle coûtera vraisemblablement son siège à la bloquiste Hélène Alarie et donnera des majorités réduites à plusieurs candidats.Les journalistes ont eu beau insister, les candidats libéraux Ð de Québec à Montréal en passant par Joliette Ð essayant de capitaliser sur les frayeurs des banlieusards, Gilles Duceppe n'a pas bougé de sa « ligne » et s'est bien gardé de montrer ses couleurs au sujet des fusions forcées, lui qui aurait trop eu à perdre en se collant au projet de ses alliés péquistes et en s'aliénant du même coup ses alliés syndicaux.La seule erreur que Gilles Duceppe se verra probablement reprocher par ses troupes est celle de Chicoutimi-Le Fjord, où il a imposé comme candidat le retraité Noël Tremblay, préfet de la MRC du Fjord, écartant un militant de 30 ans, Sylvain Gaudreault, qui avait notamment l'appui du député bloquiste de Lac-Saint- Jean, Stéphane Tremblay.Ce geste a amené des bloquistes outrés à présenter un candidat indépendant, Mauril Desbiens.Les sondages internes du Bloc annoncent que ce comté restera entre les mains du libéral transfuge André Harvey.Ce n'est que par un demi-acte de contrition, cette semaine, que Gilles Duceppe a tenté de freiner la division des votes bloquistes.Et il se contentera aujourd'hui de passer dans le comté en coup de vent.La déception serait d'autant plus grande pour le Bloc que dès le mois d'août dernier, après quatre semaines de tournée préélectorale, son vice-président Pierre Paquette claironnait que le parti allait prendre au moins 50 comtés (contre 44 en 1997) et réparer l'« erreur de parcours » de l'élection d'André Harvey dans une forteresse souverainiste.À quelques heures du scrutin, les stratèges bloquistes redoutent par ailleurs que le taux de participation des électeurs québécois ne soit pas à la hauteur de leurs attentes.La clientèle souverainiste est souvent moins assidue aux urnes.Et puisque la campagne électorale n'a guère semblé intéresser les électeurs, la tâche de « faire sortir le vote » sera d'autant plus ardue.Photo Presse Canadienne Gilles Duceppe a choyé les journalistes de sa tournée, hier : une machine à espresso. 6LP0501B1125 b05 samedi 25 novembre 6LP0501B1125 ZALLCALL 67 11:30:51 11/25/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 B5 Stockwell Day navigue de controverse en controverse ANALYSE CALGARY Ð La campagne de Stockwell Day se termine comme elle a commencé : par une controverse sur un enjeu social.Interrogé par un journal d'Edmonton, Ken Epp, un vétéran député de l'Alliance qui est aussi adjoint au critique aux Finances, a affirmé plus tôt cette semaine qu'un gouvernement allianciste pourrait éliminer le supplément du revenu à la vieillesse et réduire les pensions de la sécurité de la vieillesse.Pensions de vieillesse, sécurité du revenu aux aînés, deux des sujets les plus sensibles parmi une population vieillissante, surtout en campagne électorale.Le fameux « Goodbye Charlie Brown » lancé par Solange Denis à Brian Mulroney en 1986 résonne encore sur la colline parlementaire à Ottawa.Cet avertissement qui avait forcé le gouvernement conservateur à remiser ses projets de réformes du régime de pensions de vieillesse est encore en vigueur, ce qui a forcé Stockwell Day à ramer de reculons Ð encore une fois Ð pour se sortir de ce mauvais pas.« M.Epp se trompe complètement, il a d'ailleurs dit pendant l'interview qu'il ne connaissait pas tous les détails de notre politique », a expliqué un Stockwell Day embarrassé, hier matin à Winnipeg.Autrement dit : excusez-nous, on efface tout et on recommence, il y en a encore un qui a dit n'importe quoi.C'est là toute l'histoire de cette campagne.Chaque fois que Stockwell Day a une occasion de prendre son envol, chaque fois qu'il peut parler de son programme et attaquer ses adversaires, quelqu'un dans son entourage ou, plus largement, de son parti, s'empresse de lancer un pavé dans la mare.Tout a commencé à la deuxième semaine de campagne par des commentaires d'un autre député, Jason Kenney, coprésident de la campagne allianciste, à propos d'une possible ouverture à un système de santé à deux vitesses.Puis, dans la même semaine, cette polémique à propos des référendums sur les questions sociales, comme l'avortement ou la peine de mort.Est-ce que l'Alliance canadienne veut tenir de tels référendum ?Un gouvernement de l'Alliance encouragerait-il ces consultations ?Et combien de citoyens faut-il pour décider de lancer un tel débat national : 3 %, 5 %, 10 %, ou plus ?Stockwell Day a mis plus d'une semaine à remettre sa campagne en route après ces deux dérapages et, heureusement pour lui, les débats sont venus divertir les électeurs.Mais le mal était fait.M.Day a lui-même admis cette semaine à un animateur de la CBC que les libéraux ont eu beaucoup de succès à le dépeindre en une dangereuse créature politique.Marginalisée Mais la relance aura été de courte durée.Très rapidement, la campagne de l'Alliance canadienne a souffert des commentaires tout aussi ridicules que déplacés de cette candidate de Winnipeg qui a parlé de l'« invasion asiatique » sur la côté Ouest.Et de cet autre candidat de la Saskatchewan qui a lancé aux autochtones de son comté : « Vous ne pouvez pas me scalper parce que je suis chauve.» Déjà soupçonnés par ses adversaires Ð et par de nombreux Canadiens Ð de xénophobie, de bigoterie et d'intégrisme religieux, l'Alliance canadienne s'est davantage marginalisée hors de son terreau d'origine, l'Ouest canadien, pour devenir louche et dangereuse à l'Est, en particulier en Ontario et au Québec.Stockwell Day lui-même n'a pas aidé sa cause.Ses croyances personnelles, quoi qu'il en dise, sont devenues des enjeux de cette campagne.En se déclarant ouvertement contre l'avortement, il s'est attiré immédiatement l'appui du très militants lobby pro-vie.En affirmant qu'il y a autant de preuves scientifiques en faveur de la création de la Terre par Dieu qu'il y en a pour la théorie de l'évolution, il s'est assuré un grand succès auprès des ultrareligieux.Ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à ses discours.Ils l'écoutent comme ils écoutent le pasteur, le dimanche matin, ils envahissent les salles avec leurs enfants qui portent des macarons « Jesus loves you », ils se saluent par des « God bless you » bien sentis.M.Day lui-même ressemble souvent à un prédicateur devant ses fidèles.Ils les harangue, leur pose des questions, interagit constamment avec eux, présentant le bébé de l'un à la foule, demandant à un autre ce que l'Alliance canadienne changera dans sa vie ou demandant aux militants d'accueillir les conservateurs et les libéraux convertis.S'il n'était pas question de politique, on se croirait dans une séance des « born-again Christians ».De par ses croyances et ses idées maintes exprimées avec une exubérance bien peu politicienne par le passé, notamment contre le bilinguisme ou contre la loi sur le contrôle des armes à feu, il attire toutes sortes de groupes dont un parti qui a des ambitions nationales essaye normalement de se passer.Des manifestants L'autre problème de Stockwell Day, et on le voit de plus en plus en ces derniers jours de campagne, c'est que ses déclarations passées ne lui attirent pas que des admirateurs.Identifié comme un militant anti-avortement, anti-homosexuels et pro-peine de mort, le chef de l'Alliance canadienne doit affronter des manifestants tous les jours.Sans oublier les autochtones, qui le suivent à la trace dans l'Ouest.Hier encore, à Saskatoon, un militant a frappé une étudiante avec sa canne sur la tête.La veille, à St.Catharines, en Ontario, un autre jeune manifestante a été expulsée manu militari par des gardiens de sécurité zélés au grand plaisir des militants.Les dirigeants du parti et le chef se dissocient de ces incidents, mais quand un vieil homme frappe une jeune femme à la tête avec une canne, c'est tout le parti et son chef que l'on accuse d'intolérance.Et c'est justement cette image d'intolérance et d'ultra-conservatisme qui risque de couler l'Alliance canadienne en Ontario et avec elle, le chef Stockwell Day.Alexa Mc Donough : programmes sociaux à la carte Stockwell Day, jouant des gros bras.ANALYSE Du premier au dernier jour de la campagne, de sa circonscription de Halifax jusqu'à Vancouver, la leader néo-démocrate Alexa Mc Donough aura inlassablement joué la carte d'une bonification des programmes sociaux, notamment dans le dossier de la santé.Se refusant à toute possibilité de coalition, Mme Mc Donough n'en rêve pas moins à l'élection d'un gouvernement minoritaire le soir du 27 novembre, ce qui permettrait à son parti d'avoir une certaine influence.Mais encore faudra-t-il qu'elle réussisse à conserver les 19 sièges que le NPD détenait à la dissolution de la Chambre des communes.À la lumière des récents sondages, la possibilité que la gauche perde plusieurs circonscriptions a été maintes fois évoquée au cours du dernier mois.Dès les premiers jours de la campagne, Mme Mc Donough a tracé sa ligne directrice, soit un réinvestissement massif dans les programmes sociaux.On en a eu une meilleure idée le 30 octobre, lorsque le NPD a dévoilé sa plate-forme électorale à Toronto, s'engageant à réinvestir 100 milliards des surplus anticipés au cours des prochaines années en santé, dans le logement social, l'éducation et l'environnement.En soi, ces engagements vont à contrecourant des propositions faites par les autres formations politiques, toutes axées sur une utilisation des surplus essentiellement pour les baisses d'impôt et la réduction de la dette.En dépit de cette distinction, le programme soutenu par Mme Mc Donough a rarement fait l'objet d'attaques des autres leaders politiques, alors que plusieurs analystes le découpaient en rondelles.Faut-il y voir le reflet de la faible menace que le NPD représente à la lecture des sondages ?Toujours est-il qu'au cours des derniers jours, de passage dans les Maritimes, le chef du Parti libéral, Jean Chrétien, s'en est bien davantage pris à son homologue conservateur Joe Clark, un signe évident de la remontée des tories dans cette région dont les circonscriptions sont actuellement partagés entre libéraux, néo-démocrates et conservateurs.Débat et après-débat Mme Mc Donough n'a pas changé d'un iota sa stratégie des deux débats des chefs les 8 et 9 novembre, accusant les libéraux d'avoir sabré les programmes sociaux au profit d'une baisse des impôts pour les plus riches.Malheureusement pour elle, la langue a été un sérieux barrage au débat en français et d'aucuns ont estimé que ses interventions étaient parfois incompréhensibles.En anglais, en dépit d'une meilleure performance, ses propos n'ont pas réussi à donner un nouveau souffle à sa campagne.En fin de campagne, Mme Mc Donough a dû se défendre à quelques reprises contre des affirmations voulant qu'elle ne respecte pas des politiques de son propre parti.Ainsi, elle qui prône l'instauration d'un programme national de soins de santé, a dû expliquer pourquoi elle faisait appel à des intérêts privés pour apporter des soins à sa mère.Puis, s'en prenant au Parti libéral qu'elle disait financé par des intérêts corporatifs, Mme Mc Donough a été mise devant le fait que sa propre formation avait reçu une contribution de 3000 $ de Power Corporation du Canada par le passé.Joe Clark lutte pour ne pas faire naufrage ANALYSE Flashback : Le 12 septembre dernier, Joe Clark, le leader des bleus.a les bleus, et les Canadiens n'ont d'yeux que pour le chef de l'Alliance canadienne.Pourtant, la veille, M.Clark et Stockwell Day ont tous les deux réussi à décrocher un siège à la Chambre des communes, lors d'élections partielles.Mais en ce 12 septembre, « Stock » vole aisément la vedette au vieux routier.Il apporte de l'eau au moulin des analystes qui envisagent la possibilité d'une Stockmanie similaire à la Trudeaumanie de jadis, en se présentant devant les journalistes aux commandes d'une motomarine, vêtu d'une combinaison moulante.Au même moment, M.Clark doit réagir à la défection de deux de ses trois derniers députés du Québec, qui se joignent aux libéraux.Un journaliste anglophone avait alors résumé la journée des deux chefs à l'aide d'une boutade symbolique : Stockwell Day a fait un tour de bateau, alors que Joe Clark a tenté de maintenir son parti à flot.Deux mois et demi plus tard, au terme d'une campagne électorale de cinq semaines, la situation est différente.Si l'Alliance canadienne de M.Day a encore une bonne longueur d'avance sur les conservateurs en termes d'intentions de vote, M.Clark pourrait bien être en voie d'éviter le naufrage.Et c'est plutôt le bateau de M.Day qui prend l'eau.Le chef de l'Alliance canadienne s'est retrouvé quotidiennement sur la défensive et son parti a été incapable de progresser dans les sondages.En revanche, les conservateurs, grâce à une campagne où M.Clark a savamment dosé ses attaques contre M.Chrétien et M.Day, ont grimpé pour la première fois depuis le début de la campagne au-dessus du seuil psychologique des 10 %.La tendance s'est dessinée aux débats des chefs, que M.Clark a gagné, à l'aise dans les joutes verbales.Depuis, le leader conservateur a le momentum.Il se réjouissait dernièrement, avec raison, de voir MM.Chrétien et Day s'en prendre subitement à lui.« C'est tout un changement.Au début, tous deux me traitaient comme si je ne faisais pas partie de la campagne électorale », a-t-il dit.Certains prédisaient depuis longtemps que les bleus seraient rayés de la carte pour de bon lors de cette campagne électorale.Or, selon toute vraisemblance, ils pourraient faire élire les douze députés nécessaires pour conserver le statut de parti officiel à la Chambre des communes.Le seul et unique député conservateur du Québec, André Bachand, que l'on croyait voué à disparaître, pourrait même conserver son siège.Et les trois transfuges conservateurs, André Harvey (Chicoutimi), Diane St- Jacques (Shefford) et David Price (Compton- Stanstead), pourraient tous se faire battre, après avoir quitté les bleus pour les troupes de M.Chrétien, par opportunisme, au cours des derniers mois.Une victoire morale d'importance pour M.Clark, qui pourrait lui aussi faire mentir les prédictions et battre son rival de l'Alliance canadienne, Eric Lowther, dans Calgary-Centre.En entrevue à La Presse, jeudi soir, M.Clark répétait pour une énième fois que l'Alliance n'était pas une solution de rechange sérieuse au Parti libéral, et que les conservateurs demeuraient le seul parti d'opposition d'envergure nationale.Lorsque M.Clark tenait un tel discours, il y a quelques mois, il était la cible de railleries.À quelques jours du vote, les sceptiques n'osent plus rire aussi fort.Mais si M.Clark semble avoir réussi à convaincre les Canadiens qu'un vote pour les conservateurs n'est pas un vote gaspillé, les bleus pourraient encore une fois être confinés aux provinces de l'Atlantique.Le 27 novembre, M.Clark pourra peut-être éviter le naufrage.Toutefois, aux commandes d'un parti de nouveau essentiellement régional, il aura de la difficulté à prétendre qu'il a le vent dans les voiles.Photos Presse Canadienne Joe Clark est heureux que ses adversaires s'en prennent un peu à lui.En politique, c'est bon signe ! 6LP0602B1125 B6 samedi 6LP0602B1125 ZALLCALL 67 11:34:06 11/25/00 B B6 · LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 Chrétien brandit le spectre du référendum «Un gouvernement minoritaire serait une condition gagnante», soutient-il G I L L E S TOUPIN TORONTO Ð Jean Chrétien a mis en garde les Canadiens hier soir contre la tentation d'un gouvernement minoritaire, ce qui équivaudrait, selon lui, « à donner la balance du pouvoir au Bloc québécois ».« Un gouvernement minoritaire, a-t-il dit devant un millier de personnes dans la région de Toronto, ça deviendrait une condition gagnante pour leur prochain référendum.» M.Chrétien a même ajouté qu'avec un gouvernement majoritaire libéral, « il n'y aurait plus de référendum au Québec sur l'unité nationale ».Le chef libéral a ainsi poursuivi hier soir sur le thème, abordé le matin même à Montréal, du flirt de Joe Clark avec le Bloc québécois.M.Chrétien avait profité d'un bref passage dans la métropole du Québec pour dénoncer vertement le chef conservateur et tenter ainsi de contrer, à trois jours du scrutin de lundi, la performance inattendue des conservateurs dans certains coins du pays.C'est au cours d'une entrevue avec La Presse, publiée hier, que le chef du PC a affirmé qu'il était prêt à conclure une alliance avec le Bloc, si cela permettait à sa formation et à celle de Gilles Duceppe de former l'opposition officielle.M.Clark a également déclaré Ð et c'est surtout cela qui a fait bondir M.Chrétien Ð qu'il croyait que le programme du Bloc n'était pas un programme indépendantiste.« Voyons Joe ! Voyons Joe ! » a lancé Jean Chrétien à un parterre de personnes âgées de la résidence Les Cascades, sur le boulevard Gouin.« Nous savons que le Bloc québécois est un parti séparatiste.Le Bloc québécois est totalement voué à séparer le Québec du reste du Canada.» Le chef libéral a alors juré que les libéraux fédéraux ne feraient jamais de tels accords avec les séparatistes.« Parce que nous croyons, a précisé M.Chrétien, que ce pays ne sera pas divisé.Nous ne ferons pas ce type de compromis avec les séparatistes.» « Vous devez être très naïf », a-til conclu à l'adresse du chef conservateur, expliquant que toute coalition avec le Bloc québécois ne ferait que « raviver la cause de Duceppe ».M.Chrétien avait également fait passer « un message aux trois ténors séparatistes », les Lucien Bouchard, Gilles Duceppe et Jacques Parizeau.« Arrêtez de faire chanter les Québécois avec vos référendums », a-t-il clamé.« Quand estce qu'ils vont se rentrer dans la tête que les Québécois n'en veulent plus de référendum ?» Les charges répétées de Jean Chrétien contre Joe Clark, depuis quelques jours, font écho à la crainte secrète des libéraux de voir la division du vote faire le jeu de leurs adversaires.Cette fois, estiment des analystes, une partie du vote ne serait pas répartie entre l'Alliance et le PC.La division se ferait plutôt au centre, c'est-à-dire que les votes destinés à Jean Chrétien glisseraient vers Joe Clark.Ce scénario risquerait d'anéantir les espoirs des libéraux de récupérer des votes dans l'Atlantique.Il pourrait aussi permettre à l'Alliance de se faufiler dans une douzaine de circonscriptions ontariennes et créer les conditions d'un gouvernement minoritaire.« Ce qui se passe, a expliqué Darrel Bricker, l'analyste de la maison de sondage Ipsos-Reid, c'est que les libéraux mous qui avaient l'habitude de voter conservateur dans les provinces de l'Atlantique et en Ontario, reviennent chez les conservateurs.La division de la droite n'a pas lieu.Ce qui se passe, c'est qu'il se produit une division au centre.Et les libéraux et les conservateurs se battent au centre-droit pour récupérer ces électeurs flottants.Pour obtenir les 151 sièges requis aux Communes pour la majorité, les libéraux de Jean Chrétien doivent contrebalancer les pertes potentielles d'une douzaine de circonscriptions dans l'Ouest, en Ontario et au Québec par la récupération de quelques-uns des 20 sièges perdus dans les provinces de l'Atlantique en 1997 aux mains du NPD et du PC.Joe Clark fait ainsi figure d'empêcheur de tourner en rond, c'est pourquoi Jean Chrétien l'a mis dans sa ligne de tir hier.TPS et biens essentiels ACTION Réseau Consommateur et la Fédération des ACEF, deux regroupements d'associations de consommateurs, mettent leur grain de sel dans la campagne électorale qui s'achève et demandent aux chefs de partis s'ils seraient prêts à éliminer la TPS sur des biens essentiels.L'énergie utilisée pour le chauffage (électricité, gaz naturel, mazout), le service de base du téléphone et certains effets personnels (vêtements, chaussures, articles scolaires) font à leurs yeux partie de ces biens essentiels.« Depuis 25 ans, la population canadienne s'est considérablement appauvrie.En 1997, le taux de pauvreté des ménages au Canada était de 22,4 % (.) une augmentation de 1,3 million de ménages pauvres comparativement à 1973 », arguent les deux organismes.Plus déçu que ça.PLUS DÉÇU que Stéphane Prud'Homme, tu ne fais pas de politique.Candidat de l'Alliance can Sainte-Marie, il se dit très déçu de la campagne électorale.Et les électeurs de son comté aussi, soutientil.« Une jeune femme de la rue Panet me disait qu'elle n'en a rien à faire de l'intégrité de M.Chrétien, ce qu'elle veut savoir, c'est comment elle va faire déjeuner ses deux enfants le lendemain », écritil.Le jeune candidat de 30 ans écorche tous les chefs, incluant celui de sa formation, Stockwell Day.« Il est grand temps que les chefs laissent leurs chicanes et les positions personnelles sur les origines de la Terre.» Il croit que « M.Day demeure constamment sur la défensive sur ses idées personnelles parce que ses adversaires ont peur de lui et le harcèlent avec un agenda secret qui n'existe même pas.» Crise de l'aide juridique LA PRÉSIDENTE de l'Association du Barreau canadien, Daphne Dumont, se dit déçue que le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois n'aient pas profité de la campagne pour proposer de plan précis pour répondre à la crise du financement de l'aide juridique.« À quelques jours des élections fédérales, on constate avec dépit qu'aucun des grands partis ne semble faire preuve de l'attention, du leadership et de la vision nécessaire pour apporter des améliorations déterminantes au financement et à la prestation de l'aide juridique au Canada », écrit-elle.Son association a écrit aux chefs des cinq grands partis politiques afin qu'ils se prononcent sur le sujet.Si le PLC, le NPD et le BQ ont répondu, leur lettre n'est pas satisfaisante.Quant à l'Alliance canadienne, elle n'a fourni qu'une réponse incomplète alors que le Parti conservateur est demeuré muet.Congé pédagogique UNE JOURNÉE d'élections fédérales est synonyme de travail ininterrompu durant de longues heures pour des milliers de bénévoles de partis politiques et d'employés d'Élections Canada.Mais elle est aussi synonyme de congé scolaire pour les jeunes des écoles primaires et secondaires.Les jeunes profiteront d'un répit à la Commission scolaire de Montréal, à la CS English Montreal et à la CS Marguerite- Bourgeois.Les enseignants doivent se rendre cependant au travail puisqu'ils seront en journée pédagogique.À la CSDM, l'Éducation aux adultes et la Formation professionnelle ne font pas relâche.Enfin, les activités se poursuivront normalement à l'Université de Montréal et à l'UQAM.Quel que soit le niveau, mieux vaut contacter son institution d'enseignement pour savoir si les cours se tiennent ou non.André Duchesne photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le premier ministre Jean Chrétien a fustigé le chef conservateur, Joe Clark, hier, à Montréal-Nord, où il s'adressait à un parterre de personnes âgées de la résidence Les Cascades.Joe Clark sur une éventuelle alliance avec le Bloc Extraits de l'entrevue accordée jeudi soir à l'équipe éditoriale de La Presse par Joe Clark, chef du Parti conservateur.Q La Presse: Si l'Alliance canadienne perd des députés, si le Bloc obtient 40 ou 45 circonscriptions au Québec et que vous en obtenez 12 ou 15 au Canada, est-ce que ce serait envisageable de voir l'opposition officielle formée des conservateurs et du Bloc québécois ?R Joe Clark : « Je ne peux pas répondre.Ce n'est pas quelque chose que j'ai considéré.La prudence me conseille de considérer la situ.Ð c'est prudence le mot français ?Ð, de ne pas prendre une décision comme ça, ou même faire une considération comme ça avant d'avoir les faits de lundi soir.» Q La Presse: Avez-vous contacté Gilles Duceppe ?R Joe Clark : « Non.Du tout.Du tout.Je suis ici pour gagner des sièges.Pour gagner le plus grand nombre de sièges possibles.Q La Presse : Mais vous seriez prêt à considérer cette option- là ?R Joe Clark : « Je n'exclus pas la possibilité que le Parti conservateur ait le plus grand nombre de sièges dans l'opposition.Si on a besoin des appuis des autres partis pour être l'opposition officielle, ou quelque chose, je serais prêt à considérer l'appui des autres.Mais ça, ce n'est pas la question que vous avez posée ! » Q La Presse : Y compris celui du Bloc québécois ?R Joe Clark : « Sur certaines questions.Je n'exclus pas.On parle de l'opposition ici.C'est différent d'une conversation qui touche le gouvernement et je comprends que vous cherchez une manchette.(.) Ce n'est pas impensable que l'on puisse avoir des arrangements dans l'opposition, mais la chose impossible à prévoir, c'est qui aura quel nombre de sièges après le vote lundi soir.» Q La Presse : Une alliance avec le Bloc, même ponctuelle, ne provoquerait-elle pas automatiquement des hauts cris au Canada R Joe Clark : « J'ai toujours cru que notre grande clientèle, au Québec, c'est la clientèle du Bloc québécois.Je crois que la plupart des personnes qui votent pour le Bloc québécois ne votent pas pour l'indépendance, mais contre l'approche du fédéralisme de Jean Chrétien.(.) Le programme du Bloc n'est pas un programme indépendantiste.Ce n'est pas ce qu'on propose dans l'élection.C'est pour cette raison qu'il faut analyser les résultats lundi soir et voir ce qui est dans l'intérêt du pays.» Extraits de la conférence de presse de M.Clark, vendredi, à Toronto Q Stockwell Day a dit que pour le pouvoir, vous êtes prêt à compromettre le futur du Canada en faisant une coalition avec le Bloc.R Joe Clark « Je ne sais pas où il va chercher ça.Ce n'est pas vrai.Il faisait peut-être référence à une réponse que j'ai donnée à une question similaire à celle que plusieurs d'entre vous m'ont posée récemment, à savoir ce qui se passerait dans l'éventualité d'un gouvernement minoritaire.Ma préférence serait d'utiliser notre pouvoir de deux façons : l'une serait de tenir le gouvernement responsable, l'autre serait de trouver des secteurs dans lesquels il y a accord entre les partis d'opposition sur les questions que nous devons privilégier, et pour faire que le gouvernement agisse.(.) Un secteur dans lequel je pourrais travailler avec le Bloc québécois serait afin de protéger les intérêts des travailleurs saisonniers.Q Mais n'est-ce pas risqué ?C'est un parti séparatiste.R Joe Clark : « C'est un enjeu qui n'a rien à voir avec le séparatisme.C'est un enjeu qui a à voir avec le développement des communautés saisonnières.Je n'exclurais pas non plus de voter avec l'Alliance (canadienne) sur la question des six principes, en santé.Le fait que cela provienne de l'Alliance ne signifie pas nécessairement que c'est une mauvaise idée.Et le fait que le Bloc québécois ait des idées à propos d'autres choses que l'indépendance ne signifie pas que nous ne devons pas travailler avec eux pour réaliser des objectifs et aider les gens.Personne n'a de doutes sur ma position en matière de fédéralisme.Ça a toujours été clair en 27 ans de vie publique.» Q Donc, M.Clark, vous excluez une éventuelle alliance formelle avec le Bloc s'il y avait un gouvernement minoritaire ?R Joe Clark : « Il n'a jamais été question d'alliances formelles.Je n'envisagerai certainement jamais d'alliance formelle avec le Bloc québécois ou avec d'autres partis.» Q À propos de l'article de La Presse, est-ce que vous excluez catégoriquement la formation d'une alliance avec le Bloc québécois pour former l'opposition officielle ?R Joe Clark « C'est ce que j'ai fait hier lors de l'entrevue à La Presse, et je le fais ce matin, avec vous.Le titre est faux.L'article n'est pas mauvais.Mais les journalistes reconnaîtront que, parfois, le lien est mince entre ce qui est écrit et ce que le titre indique.photo PC Joe Clark s'est adressé à un groupe d'étudiants hier, à l'Université de Toronto.LES CHEFS AUJOURD'HUI > Le chef libéral Jean Chrétien poursuit sa tournée ontarienne: il sera de passage à London, Sault- Sainte-Marie, puis reviendra en fin de journée dans sa propre circonscription de Saint-Maurice.> Le chef de l'Alliance, Stockwell Day, termine sa campagne dans l'Ouest.Il fera campagne à Edmonton, en Alberta, puis à Abbotsford, Victoria et Penticton, en Colombie- Britannique.> Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, finit sa tournée-éclair du Québec en se rendant à Laval, Chicoutimi, Jonquière et Alma.> Le chef conservateur, Joe Clark, fera campagne à Winnipeg, puis poursuivra sa tournée dans sa propre circonscription de Calgary- Centre.> Après un saut à Toronto, la leader néo-démocrate, Alexa Mc Donough, conclut sa campagne dans les Maritimes: elle sera de passage à Cornerbrook, à Terre-Neuve, puis dans sa circonscription d'Halifax. 6LP0701B1125 B7 samedi 6LP0701B1125 ZALLCALL 67 11:32:13 11/25/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 B7 Gilles Duceppe multiplie les efforts pour faire sortir le vote HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne SHERBROOKE Ð À 72 heures du scrutin, la machine bloquiste est passée en quatrième vitesse.Discours enflammé, pointage, porte-àporte, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a multiplié les efforts pour séduire les électeurs.Après un petit discours devant une quarantaine de militants au centre-ville de Sherbrooke où il était venu prêter main forte à son candidat, le député Serge Cardin, M.Duceppe s'est mis au téléphone.L'opération vote par vote est lancée.« Il faut les convaincre un par un », a déclaré M.Duceppe à Sherbrooke, invitant les militants à travailler « jusqu'à la dernière minute ».Ciblant les indécis, l'organisation du Bloc a fait imprimer 50 000 cartons sur lesquels on peut lire : « Tous les votes comptent ».À l'endos, on ajoute que le parti souverainiste « a une vision d'avenir pour les jeunes.» Au téléphone, M.Duceppe a eu un succès mitigé.Ð « Est-ce qu'on peut compter sur votre appui, est-ce que M.Cardin peut compter sur votre appui ?» a demandé M.Duceppe au téléphone.« Pas du tout », fut la réponse.M.Duceppe a fait un autre appel.« Vous allez voter pour M.Cardin ?Bon, je vous remercie et parlez-en à vos amis, vos voisins et vos collègues de travail.Merci, au revoir.» Au troisième appel, M.Duceppe est tombé sur une indécise.« Est-ce que M.Cardin peut compter sur votre appui ?Vous êtes indécise ?a repris M.Duceppe.Vous avez des questions auxquelles je pourrais répondre ?Vous n'avez rien en particulier.Monsieur est-il indécis aussi ?» « Oh, il ne demeure plus là », a répondu la dame.« Ils viennent de se séparer », a annoncé M.Duceppe avec un rire gêné aux journalistes.Une autre fois, il s'est fait dire qu'un tel était un « sympathisant » mais qu'il était « en institution pour des raisons de santé.» « Vous voyez que ce n'est pas arrangé avec les gars des vues », a conclu M.Duceppe en riant.À Granby, dans la circonscription de Shefford, où il poursuivait son blitz de 36 heures, M.Duceppe a relancé le même message : « Oui, c'est loin Ottawa, mais le bureau de vote est prêt de chez vous.Ce que je vous demande, c'est de travailler jusqu'à la fin, de ne pas prendre de chances, de cogner à toutes les portes, de convaincre le monde, d'être respectueux.» M.Duceppe a eu droit à des drôles de regards lorsqu'il s'est mis à frapper aux portes peu après 20 heures, suivi de son épouse, de son entourage et d'une horde de journalistes.Un premier électeur, sa petite fille de neuf mois dans les bras, a offert facilement son appui à M.Duceppe et à son candidat Michel Benoît.Un deuxième, torse nu, était en train de regarder un film avec son amie, qui était revêtue d'une robe de chambre.« On vous prend dans votre intimité.C'est Gilles Duceppe.Est-ce qu'on peut compter sur votre appui ?» « Sûrement, c'est le Bloc, ça ?» a répondu le jeune homme.« Allez-y et bon film », a conclu M.Duceppe, en se sauvant, un peu gêné.photo PC Après un petit discours devant une quarantaine de militants au centre-ville de Sherbrooke où il était venu prêter main-forte à son candidat, le député Serge Cardin, Gilles Duceppe s'est mis au téléphone.« Il faut les convaincre un par un », a-t-il déclaré, invitant les militants à travailler « jusqu'à la dernière minute ».«Une hypocrisie ahurissante » Day accuse les libéraux de songer à réduire les prestations de retraite Cri d'alarme des avocats en droit de la jeunesse Presse Canadienne SASKATOON Ð Rendant en quelque sorte à Jean Chrétien la monnaie de sa pièce, Stockwell Day a accusé hier les libéraux d'envisager de réduire certaines prestations du Régime des pensions du Canada et de modifier la Sécurité de la vieillesse.L'Alliance canadienne dit tenir ses informations de documents du ministère du Développement des ressources humaines, obtenus en vertu de la Loi d'accès à l'information.« L'hypocrisie des libéraux est ahurissante, a déclaré Stockwell Day.D'un côté, ils accusent l'Alliance canadienne d'avoir un programme caché et de l'autre, ils ont un plan secret de réduction des prestations de retraite.» Selon l'Alliance canadienne, un document publié le 30 septembre 1999 par le Comité des ressources humaines du ministère précise que le gouvernement examine une proposition de réforme du programme de Sécurité de la vieillesse, prévoyant notamment des modifications considérables au Supplément de revenu garanti, et qu'un certain nombre de changements pourraient être apportés au Régime des pensions du Canada.« Les libéraux tentent de faire peur à certains des citoyens les plus vulnérables, a déclaré Stockwell Day, mais ce sont eux qui, derrière des portes closes, parlent de réduire les prestations de retraite.» Pendant la campagne électorale, le premier ministre Jean Chrétien a accusé l'Alliance canadienne de garder en réserve un programme caché sur le Régime des pensions du Canada et les pensions de sécurité de la vieillesse, à la suite de la publication d'un rapport citant un candidat de l'Alliance, Ken Epp.M.Epp, qui est critique adjoint en matière de finance, disait que le parti allait modifier le programme afin de permettre aux citoyens de gérer leur propre argent Ð une initiative que certains ont associée à une privatisation possible du Régime des pensions du Canada.Le programme de l'Alliance canadienne indique que le parti nommerait un comité non partisan pour examiner l'avenir des pensions, sans mentionner la possibilité d'une réduction.Un message aux Canadiens D'autre part, Stockwell Day a décidé de s'adresser directement aux électeurs en leur livrant un message de 15 minutes à la télévision, demain, veille des élections.M.Day, qui ne travaille pas le dimanche, a pré-enregistré le message mercredi matin, dans la cuisine d'un organisateur de campagne de Cambridge, en Ontario.L'émission sera présentée par des stations de télévision privées d'Ontario, en anglais seulement, dans les cases horaire de 18h15 et 22h15.Les dirigeants du parti fondent beaucoup d'espoirs sur ce message car, disent-ils, Stockwell Day n'est jamais aussi efficace que lorsqu'il s'adresse directement à la population.Ron Dancey, qui a prêté sa maison vieille de 160 ans pour permettre d'enregistrer les messages, dit que Stockwell Day y expliquera les politiques de son parti tout en réfutant les accusations des libéraux.ANDRÉ DUCHESNE ALORS QUE pauvreté rime de plus en plus avec problèmes judiciaires, la dramatique situation des enfants pauvres au pays a complètement été évacuée des débats de la présente campagne électorale, selon l'Association des avocats en droit de la jeunesse.En conséquence, ces derniers en appellent à la conscience des citoyens lorsqu'ils se présenteront aux urnes lundi.Selon l'organisme, aucun des principaux partis politiques n'est en mesure d'apporter des actions concrètes pour résoudre cet épineux problème.« Nous croyons que le Canada et sa population peuvent, doivent faire et méritent mieux que ça », écrit le président de l'association, Me René Binet.Comme plusieurs autres, l'organisme a envoyé un questionnaire aux cinq grandes formations politiques fédérales afin qu'elles se prononcent sur les enjeux entourant la situation des enfants pauvres au pays.Or, seuls le Bloc québécois et le Parti libéral ont répondu.Si « les réponses du Bloc font état de l'engagement soutenu qu'il a démontré dans le passé et des mesures concrètes que ce parti préconise », leur impact demeure limité compte tenu du statut de cette formation qui ne prendra jamais le pouvoir.Quant au Parti libéral, ses réponses ont visiblement beaucoup déçu l'association.« Non seulement le parti ne reconnaît-il pas que la situation est insoutenable, non seulement ne reconnaît-il pas que la pauvreté a augmenté plutôt que de décroître au cours des dernières années, mais en plus il s'engage à poursuivre dans le même sens », déplore Me Binet.La missive de l'association arrive onze ans, jour pour jour, après l'adoption unanime à la Chambre des communes d'une résolution visant à éliminer la pauvreté chez les enfants en l'an 2000.Or, selon un rapport publié plus tôt cette année par l'Unicef, le Canada vient au 17e rang de 23 nations industrialisées quant à la pauvreté chez les enfants.L'étude révèle que 15,5 % des enfants canadiens vivent sous le seuil de la pauvreté.photo PC Stockwell Day s'est livré à une partie de bras de fer, hier, à Winnipeg, avec un animateur radio qui l'interviewait.M.Day a gagné.Mme Mc Donough dénonce l'inefficacité du système de santé américain WINNIPEG Ð Le système de soins de santé à deux vitesses tel qu'il est offert aux États-Unis est inefficace, a déclaré hier Alexa Mc Donough à un groupe d'étudiantes en sciences infirmières.Les étudiantes, qui fréquentent le collège Red River de Winnipeg, n'ont pas semblé convaincues lorsque Mme Mc Donough a affirmé que les services de santé privés nuisaient au système public.L'une d'elles, Katherine Toms, a même proposé que les soins de santé privés soient intégrés au système public.Les Canadiens, tout comme les Américains, devraient avoir le choix entre les soins de santé privés et publics, a-t-elle déclaré.« Aux États-Unis, (.) des tas de gens n'ont qu'à signer un chèque pour obtenir des soins de santé coûteux, lui a répondu Mme Mc Donough.Nous n'avons aucun besoin Alexa Mc Donough de ce genre de système.» Un peu plus tard, au cours d'une tribune téléphonique à la radio, Mme Mc Donough a souligné qu'elle avait vécu aux États-Unis au cours des années soixante, alors qu'elle était travailleuse sociale, et que cette période de sa vie avait façonné profondément son point de vue sur les soins de santé privés et publics.« C'est l'une des choses qui ont fait de moi une militante aussi passionnée pour les soins de santé universels », a-t-elle déclaré.« Nous avons beaucoup à apprendre des Américains et de leur système de soins de santé Ð notamment que c'est un système inefficace.La campagne électorale d'Alexa Mc Donough a porté presque exclusivement sur les soins de santé, et la leader du NPD a reproché à plusieurs reprises au gouvernement libéral les compressions qui ont été faites dans ce domaine.La question de la santé est particulièrement d'actualité à Winnipeg, qui compte plusieurs établissements de santé à but lucratif.Une future infirmière a fait remarquer à Mme Mc Donough que comme les États-Unis ne sont pas très loin, les résidants peuvent facilement s'y rendre en voiture pour recevoir des soins de santé dans des établissements fort bien équipés, qui sont trop heureux de vendre leurs services à des Canadiens.Plus tard au cours de la journée, Alexa Mc Donough s'est rendue à Windsor, en Ontario, où avait lieu un grand rassemblement du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile.« L'immense majorité des travailleurs veulent que l'excédent budgétaire soit investi dans ces services essentiels, et d'abord et avant tout dans les soins de santé », a déclaré Mme Mc Donough. 6LP0801B1125 B8 samedi 6LP0801B1125 ZALLCALL 67 11:28:39 11/25/00 B La grogne antifusions aurait peu d'impact sur le résultat du vote ÉRIC TROTTIER LA DURE campagne menée par les maires de banlieue de l'île de Montréal, de Québec et de la Rive-Sud contre les projets de fusions forcées du gouvernement Bouchard aura-telle un impact sur le résultat du scrutin de lundi ?L'analyste de la firme de sondages SOM, Guy Larocque, ne le croit pas.Selon lui, le manque d'intérêt général des électeurs pour les questions municipales va finir par prendre le dessus au moment de voter.« On le constate à chaque élection municipale : le pourcentage de votes n'atteint même pas les 50 %.Même chez nous, à SOM, quand on réalise des sondages sur des questions municipales, c'est toujours plus difficile à cause du manque d'intérêt des répondants », explique M.Larocque.La preuve ?La semaine dernière, en pleine grogne antifusion, Le Soleil a publié un sondage SOM qui révélait que 48 % des électeurs de la région de la Vieille Capitale s'apprêtaient à voter pour un candidat bloquiste au scrutin du 27 novembre.Les troupes de Jean Chrétien n'obtenaient alors que 27 % d'appuis.« Les maires sont fâchés, on les voit beaucoup s'indigner dans les médias, mais rien ne permet de penser que ce dossier est très important pour les citoyens », constate Guy Larocque.Quoi qu'il en soit, il sera intéressant de surveiller les 32 circonscriptions au coeur de la réforme municipale (voir le tableau ci-contre), lundi soir, et plus particulièrement celles qui ont été remportées de justesse par des députés du Bloc, le 2 juin 1997.Dans l'île de Montréal, les quatre députés du Bloc se trouvent dans des circonscriptions situés sur le territoire de la métropole.L'effet fusion ne devrait pas s'y faire sentir.à moins que les 2000 électeurs de Montréal-Est, petite ville qui sera intégrée à la ville du maire Bourque, ne parviennent à renverser Francine Lalonde, la députée de Mercier qui avait obtenu une avance de 10 600 votes, en 1997.Sa collègue députée de Saint-Hubert ÐSaint-Bruno, Pierrette Venne, a, de son côté, toutes les raisons de s'inquiéter.Son avance de 1997, de 6500 voix, pourrait fondre et même disparaître si la population de Saint-Bruno (24 500 habitants) décidait de suivre le mot d'ordre lancé par les maires de banlieue de voter contre le Bloc.Dans la région de Québec, où le gouvernement doit faire deux importantes fusions (une avec les villes de la rive nord, une sur la rive sud), la lutte sera encore plus serrée : des sept circonscriptions de la région Ð toutes au Bloc Québécois Ð six ont obtenu une majorité de moins de 8200 votes en 1997 et trois députés avaient été élus avec moins de 5000 voix de majorité : Jean-Paul Marchand (Québec-Est), Hélène Alarie (Louis-Hébert) et Richard Marceau (Charlesbourg).Des surprises D'autres circonscriptions se trouvent aussi sur le territoire des fusions projetées par le gouvernement Bouchard, mais soit elles appartiennent aux libéraux, soit la majorité obtenue en 1997 est si écrasante qu'il est pratiquement impensable que le résultat soit différent cette fois-ci.Tout de même, on pourrait retrouver des surprises dans quelques circonscriptions, notamment dans Saint-Lambert, remporté par moins de 1000 voix par la libérale Yolande Thibeault en 1997, et dans VerdunÐSaint-HenriÐSaint- PaulÐPointe-Saint-Charles, qui réunit le fief du maire de Verdun, Georges Bossé Ð militant libéral qui s'époumone à dénoncer la fusion dans l'île de Montréal Ð et trois quartiers populaires montréalais.En 1997, le député libéral Raymond Lavigne avait battu le bloquiste Donald Longuépée par seulement 6300 voix, sur un total de 47 500 votes.La campagne menée par le maire de Verdun accentuera- t-elle cette marge ?« Ça ne veut pas dire que la controverse autour de la réforme Harel n'incitera pas quelques électeurs à voter contre le Bloc, conclut Guy Larocque, mais je ne pense vraiment pas que ce sera significatif.» photo DIDIER DEBUSSHERE, collaboration spéciale Le libéral Jean-Guy Carignan, à l'avant-plan.photo DIDIER DEBUSSHERE, collaboration spéciale Le bloquiste Jean-Paul Marchand.PAUL ROY QUÉBEC Ð À Québec, lundi soir, plusieurs regards Ð dont le nôtre Ð seront tournés vers la circonscription bloquiste de Louis-Hébert, où les libéraux ont misé gros pour exploiter la grogne antifusions des Andrée Boucher (la mairesse de Sainte-Foy) et cie.Mais permettez-nous aussi de jeter un oeil Ð plus distrait celui-là Ð sur Québec-Est, où un autre député bloquiste, Jean-Paul Marchand, se fait bardasser par quelques élus municipaux.En particulier par le « maire anti-fusions » de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger.Non seulement M.Loranger fait-il ouvertement campagne pour le candidat libéral Jean-Guy Carignan, il le fait « avec l'argent de ses contribuables », soutient M.Marchand.Drôle de pistolet, tout de même, que ce Jean- Paul Marchand.Ontarien d'origine, titulaire d'un doctorat en philosophie, ténor dans la chorale de sa paroisse Ð il affectionne particulièrement le Requiem de Fauré Ð, le voilà qui se pointe à notre rendez-vous coiffé d'un imposant borsalino.« Ça va faire mon troisième mandat », nous dit-il tout de go.Ð Si vous gagnez.Ð J'en suis convaincu.Reste à savoir par combien.La dernière fois, c'était par 5000 voix.Ð N'était-ce pas plutôt par 4700 voix (plus précisément 4706, nous avions vérifié avant de le rencontrer) ?Ð Oui, c'est ça.Mais plutôt 4800.Nous n'avons pas insisté.Prof de philo à l'Université Laval avant d'être élu député du Bloc, en 1993, on raconte qu'il n'est pas très populaire au sein de son parti.Ð Votre chef est-il venu vous visiter depuis le début de la campagne ?Ð Non.Ð Comment expliquez-vous qu'il se pointe régulièrement au comité électoral de votre collègue Hélène Alarie, à deux jets de pierre d'ici ?Ð Moi, je ne suis pas en danger ; Louis-Hébert, c'est peut-être plus difficile.Ð Et Jacques Parizeau, est-il venu ?Ð Non, mais il est censé venir.Ð Quand ?Ð Je ne suis pas sûr, samedi (aujourd'hui) ou dimanche.À la permanence nationale du Bloc, à Montréal, on nous confirme que M.Parizeau sera dans Québec-Est aujourd'hui.Et que si M.Marchand ne reçoit pas beaucoup de visite, c'est qu'il n'est pas sérieusement menacé.De grosses pointures Au fait, Québec-Est porte assez mal son nom, n'étant pas du tout à l'est de Québec.Plutôt au nord-ouest.Quand on le lui fait remarquer, Jean-Paul Marchand, 56 ans, éclate de rire.« La circonscription s'est déplacée vers le nord-ouest à un moment donné, mais elle a gardé son nom de Québec-Est.» Et pour cause, explique-t-il, puisqu'elle a eu pour députés quelques grosses pointures : « Wilfrid Laurier, Ernest Lapointe, Louis Saint- Laurent et.Jean-Paul Marchand (rires) ».S'il trouve le temps de rire, ce n'est pas le cas de son adversaire libéral, Jean-Guy Carignan, dont le comité électoral ressemblait à une ruche bourdonnante quand nous nous y sommes pointés, jeudi après-midi.Lui-même réglait son horaire au téléphone : « Je suis à Limoilou en fin d'après-midi, j'ai des clubs de l'âge d'or ce soir, une communauté religieuse.Écoute, Nancy, c'est cordé, cordé et je ne veux rien manquer ! » En entrevue, il dit sentir la victoire « depuis le début sur le terrain ».« Je parle à toutes sortes de monde et ils me disent : «Tu passes, Jean- Guy !« » Ð Et vous les croyez ?Ð Je vais gagner mais j'ai peur de perdre.Ð Vous comptez sur les fusions ?Ð Les fusions, mais aussi le vote conservateur, dont on va récupérer une bonne partie, et une certaine désaffection pour le Bloc.Ce sont tous là des éléments convergents.Mais l'élément majeur, c'est le bilan, le programme et l'équipe du Parti libéral.M.Carignan affirme ne jamais parler de ses adversaires.Mais quand on l'invite à le faire, il ne se fait pas prier : « M.Marchand dit n'importe quoi, n'importe comment.Il avait dit que les sénateurs Serge Joyal et Céline-Hervieux Payette recevaient à la fois leur retraite de député et leur salaire de sénateur.Ils l'ont poursuivi et il a dû s'excuser.Son parti ne le soutenait pas et avait refusé de payer ses frais d'avocat.Il n'a aucun bilan, il se contente de faire de la publicité (dans son bulletin de député) pour les organismes communautaires.Titulaire d'une maîtrise en administration (MBA), Jean-Guy Carignan, 59 ans, est conseiller à la régie régionale de la santé de Québec.Père de trois filles dans la trentaine, il raconte qu'il avait d'abord choisi la prêtrise.« J'ai même porté la robe un an, mais mon directeur spirituel m'avait dit que je ferais un meilleur père de famille.» Comme dans bien des circonscriptions de la région, on se demande où iront les 14 533 voix qu'avait obtenues le conservateur Marquis Gagnon, en 1997.« Je pense en récupérer entre 50 % et 75 % », affirme le libéral Carignan.Ð Qu'est-ce qui vous fait penser ça ?Ð Marquis Gagnon est passé de mon côté.En attendant, dans Québec-Est, le Parti conservateur est représenté par un commis de bureau de 52 ans, Richard Joncas ; l'Alliance par un enseignant de 52 ans, Robert Martel ; et le NPD par un recherchiste-auteur de 50 ans, Magella Desmeules.B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 PHOTOTHÈQUE La Presse © Jacques Parizeau Parizeau reconnaît que les fusions font mal au Bloc HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne SAINTE-FOY Ð L'ex-premier ministre Jacques Parizeau reconnaît que le dossier des fusions municipales fait mal au Bloc québécois pendant cette campagne électorale.M.Parizeau a fait cet aveu hier matin, à Sainte-Foy, où il a donné le coup d'envoi au blitz de 36 heures du chef bloquiste, Gilles Duceppe.« Il est évident que la question des fusions a un impact, c'est clair qu'il y a une curieuse combinaison essentiellement politique, c'est de la grosse ficelle », a précisé M.Parizeau aux journalistes.Selon lui, l'intervention du gouvernement fédéral « singulièrement dans la ville de Québec » et l'entrée en scène du chef libéral, Jean Charest, conjuguées aux efforts concertés de plusieurs maires de banlieue, se fait sentir sur le terrain.« L'intervention pour la première fois dans la campagne électorale à travers ça, des libéraux de Jean Charest, tout ça, ça fait une conjugaison qui est surprenante si on pense à ce qui s'est produit dans les fusions dans les autres provinces.« Ça ne se présentait pas comme ça, a poursuivi M.Parizeau.Effectivement, il est tout à fait possible que ça ait un impact.C'est une des raisons pour lesquelles des gens comme moi cherchent à contrer l'impact.» Depuis le début de la campagne, jugeant qu'il s'agissait d'un dossier de compétence provinciale, M.Duceppe a toujours maintenu le silence au sujet du projet des fusions municipales.Rappelant que le Bloc était la « courroie de transmission » du gouvernement péquiste à Québec, M.Charest a invité de son côté les électeurs à montrer leur mécontentement en votant contre le Bloc.Ce n'est pas un hasard si M.Duceppe commence son marathon à Sainte-Foy, dans la circonscription de Louis-Hébert.C'est là où les libéraux espèrent faire une percée en profitant de la grogne contre les fusions forcées.M.Parizeau, qui achève une tournée des universités et cégeps de la province, passera les deux derniers jours de la campagne dans la région de Québec pour contrer ce message antifusion.« Impressionné par la qualité » de la campagne de M.Duceppe, M.Parizeau estime que c'est le jour et la nuit si l'on compare à celle de 1997.« En 1997, M.Duceppe n'avait pas l'assurance.C'est étonnant ce qu'il a développé comme assurance, comme contrôle de la situation depuis 1997.C'est très différent sur ce plan-là.D'autre part, le Bloc sur le plan de l'organisation, est beaucoup mieux organisé qu'il l'était, il n'y a pas de commune mesure.On a presque l'impression de deux mondes.» De surcroît, à son avis, la dynamique au sein du Bloc est beaucoup plus harmonieuse.D'une part, les bénévoles travaillent mieux ensemble et ils « sont beaucoup plus contents de leur député.Après le début catastrophique de la campagne électorale de 1997, le Bloc a réussi à s'imposer à Ottawa, a poursuivi l'ex-premier ministre péquiste.Aux yeux des militants, le slogan du Bloc, la défense des intérêts du Québec, a cessé d'être une formule « abstraite ».Cela dit, il admet que malgré tout, il ne sera pas « facile » de faire sortir le vote le 27 novembre.À quelques exceptions près, la campagne de M.Duceppe se déroule sans anicroche.L'autobus du Bloc a trouvé son chemin cette année à l'usine Cascades, à Kingsey Falls.L'autobus du Bloc s'y était perdu en 1997.Quant au bonnet de la fromagerie qui avait immortalisé M.Duceppe dans les caricatures, les caricaturistes l'ont mis cette année sur la tête du premier ministre Jean Chrétien.«Je vais gagner, mais j'ai peur de perdre » 6LP0901B1125 B9 samedi 6LP0901B1125 ZALLCALL 67 11:21:17 11/25/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 NOVEMBRE 2000 B9 Et si c'était un gouvernement minoritaire.Peut-on imaginer un gouvernement de coalition Alliance-Bloc?ANALYSE Les experts identifient trois moments importants dans une campagne électorale : le début où les partis se positionnent, le milieu où les chefs se révèlent dans le débat télévisé et la fin où les électeurs se branchent.Nous en sommes à ces 72 dernières heures et le portrait est loin d'être aussi clair qu'on l'aurait cru : les sondages se contredisent, les libéraux baissent mais les alliancistes ne montent pas en Ontario et les gens tardent à faire leur choix.Pas grand-chose à dire si les libéraux de Jean Chrétien forment un troisième gouvernement majoritaire et continuent la croisière entreprise il y a sept ans.Du pareil au même ! Mais si c'était un gouvernement minoritaire, les faiseurs de scénario referaient surface et dresseraient une liste des diverses possibilités s'offrant au Canada.Le scénario le plus probable imagine les libéraux obtenant le plus de sièges sans atteindre le chiffre magique de 151 des 301 sièges.(En 1997, les libéraux n'avaient obtenu que 155 sièges et 38 % du vote populaire.) Les libéraux pourraient alors compter sur les néo-démocrates comme ce fut le cas au Canada dans les années 70, en Ontario dans les années 80 et actuellement en Saskatchewan.Un mariage naturel, sur le plan social et constitutionnel, à la condition qu'Alexa Mc Donough ait assez de sièges pour faire pencher la balance.Si les néo-démocrates ne faisaient pas le poids, Jean Chrétien pourrait se tourner vers Joe Clark, le trouble-fête de cette campagne, malgré les dures attaques portées par ce dernier.On pourrait même imaginer un mariage à trois, Chrétien-Clark-Mc Donough, si l'on n'arrive pas à atteindre à deux le minimum de 151 sièges.Comme l'écrivait cette semaine le politologue James Laxer, dans le Globe and Mail, ces trois partis partagent la vision « centriste » d'un même Canada de l'Atlantique au Pacifique.Le type d'alliance pourrait alors être formel ou à la pièce jusqu'à ce qu'un parti sente le moment opportun de provoquer des élections.Les blocs du refus régional Ce serait une tout autre histoire avec les alliancistes de l'Ouest et les bloquistes du Québec, dont la raison d'être est de protester contre le sort fait à leurs régions par un gouvernement fédéral du type de celui dirigé par Jean Chrétien.On voit mal Stockwell Day ou Gilles Duceppe permettre à Jean Chrétien de prolonger son règne comme premier ministre du Canada.L'Alliance qui a pris la relève du Reform a justement été fondée parce que c'était la seule manière de se faire entendre à Ottawa : The West Wants In, disait le slogan de départ.Ce moteur fondateur du refus régional ressemble finalement beaucoup à celui qui a mené Lucien Bouchard à créer le Bloc québécois comme un instrument temporaire mais qui se perpétue avec la complicité de la majorité des Franco-Québécois.Même combat, donc, des Westerners et des Franco-Québécois contre le centre, c'est-àdire l'Ontario qui a permis à Jean Chrétien de former des gouvernements majoritaires en 1993 et 1997.C'est cette alliance des nationalistes du Québec et des régionalistes de l'Ouest qui avait permis à Brian Mulroney de former deux gouvernements majoritaires dans les années 80.On dit que la politique est l'art du possible, mais on constate parfois que c'est aussi l'art de l'impossible.Malgré toutes leurs réticences et malgré toutes les cicatrices du passé, tous devront se demander, advenant l'absence de gouvernement majoritaire, si les Canadiens accepteront la tenue d'élections fédérales pour la quatrième fois en sept ans.Qui donc osera provoquer la chute d'un gouvernement minoritaire libéral avant deux années d'exercice du pouvoir ?Pour éviter le châtiment que l'électorat ne manquera pas d'infliger au responsable de nouvelles élections, on pourrait donc voir les alliancistes et les bloquistes se pincer le nez au nom de la « stabilité », mot lancé avant-hier par Gilles Duceppe pour tempérer son exclusion de toute alliance.Refaire l'alliance de Mulroney Il reste un dernier scénario qu'il faudra envisager si les libéraux n'arrivent pas à forger une majorité parce que les bloquistes et les alliancistes détenant 151 sièges refusent toute alliance avec Jean Chrétien.Envisageons l'hypothèse d'une récolte de plus de 50 sièges par le Bloc au Québec et de plus de 100 par l'Alliance, plus de 80 des 91 de l'Ouest et une vingtaine de l'Ontario.Peut-on imaginer le Bloc, plus proche des libéraux sur le plan social, s'allier à un parti nettement à droite sur les plans social et fiscal Au nom de la « stabilité » et de peur de la colère populaire, Stockwell Day pourrait-il convaincre Gilles Duceppe en lui offrant de céder aux provinces les points d'impôt requis pour l'éducation et la santé, champs de compétence des provinces selon la Constitution canadienne.En échange d'une nouvelle loi avec des dents pour coincer les Hells et consorts, les bloquistes accepteraient-ils de faire un bout de chemin sur la route de la loi et l'ordre que veulent emprunter les alliancistes ?Au nom de leur quête commune de dévolution de pouvoir vers les régions, le néoconservateur Stockwell Day et le social-démocrate Gilles Duceppe pourraient-ils cheminer ensemble, quitte à mettre fin à l'union de fait dès que le pouls populaire le permettrait.Si la campagne électorale a été plutôt calme, l'absence d'enjeux réels ayant laissé toute la place aux invectives personnelles, les lendemains pourraient donc devenir spectaculaires advenant un gouvernement minoritaire.Imaginez les députés changeant de côté de la Chambre au fil des tentatives de la recherche d'une majorité permettant de gouverner ! Si c'est un gouvernement majoritaire, dites vous que ce papier n'a été écrit qu'au cas où.Si c'est un gouvernement minoritaire, dites-vous que je vous l'avais bien dit.Les libéraux qui restent se font chauffer, en C.-B.MARIE-CLAUDE LORTIE LES LIBÉRAUX de Colombie-Britannique n'ont pas dû applaudir, mercredi soir, quand ils ont entendu leur chef faire un commentaire controversé sur les gens de l'Ouest.Ils n'avaient pas besoin de ça.Dans la province du Pacifique, l'Alliance qui détient déjà 25 des 32 comtés, est nettement en avance.Tous les sondages le disent.Et même si le NPD vit lui aussi des moments difficiles, ce qui pourrait bénéficier aux libéraux si les électeurs de gauche choisissent le parti centriste plutôt que la droite allianciste, le parti de Jean Chrétien pourrait très bien finir lundi avec encore moins que les six sièges qu'il a gagnés là-bas en 1997.Actuellement, les comtés libéraux sont dans la région de Vancouver et à Victoria, où le ministre chevronné David Anderson a été élu en 1993 et en 1997.Partout ailleurs dans la province, on est en terre allianciste, si ce n'est pour les trois circonscriptions néo-démocrates.La situation libérale est donc difficile.Unique libéral dans l'île de Vancouver, autrement contrôlée par l'Alliance, M.Anderson est attaqué des deux côtés.Par les troupes de Stockwell Day, qui veulent toute l'île, et les groupes environnementaux, qui trouvent qu'il n'a pas été assez efficace comme ministre et qui appuient le candidat néo-démocrate.Dans le Vancouver Sun, on rapportait cette semaine que les sondages libéraux dans le comté donnent 24 % à Anderson, 22 % à l'Alliance, 10 % au NPD et 40 % d'indécis.La lutte est aussi serrée dans la région de Vancouver, affirme Daniel Savas, viceprésident de la maison de sondage Ipsos- Reid.« Dans le Vancouver métropolitain, l'Alliance et le Parti libéral sont au même niveau.Les libéraux pourraient donc perdre des comtés.Prenez Vancouver Quadra, par exemple, l'ancien comté de John Turner, très libéral.C'est une des courses les plus serrées maintenant », explique-til.Les libéraux y ont nommé un candidat vedette, Stephen Owen, juriste et haut fonctionnaire respecté.Mais la candidate de l'Alliance, ancienne coordonnatrice d'un groupe de citoyens en conflit avec les indiens Musqueam, pour une histoire de loyers qui a rebondi en Cour suprême, lui fait une chaude lutte.En Colombie-Britannique, explique John Richards, professeur à l'Université Simon Fraser, les questions autochtones polarisent beaucoup la population.Dans la région de Vancouver, on est aussi encore traumatisé par l'affaire des leaky condos, ce très grand nombre d'appartements construits dans les années 1980, qui prennent l'eau parce qu'ils ont mal été conçus.Selon M.Savas, le candidat libéral dans Coquitlam, en banlieue, pourrait être battu à cause de la grogne causée par cette affaire.La population aurait voulu de l'aide financière pour réparer les fuites et des gestes politiques pour resserrer les normes afin que ça ne se reproduise plus.Cela dit, l'Alliance pourrait aussi perdre des appuis dans les prochains jours, pouvait-on lire hier dans le Vancouver Sun.Les commentateurs croient en effet que les commentaires de la candidate de l'Alliance Betty Granger sur « l'invasion asiatique », qui l'ont forcée à se retirer de la course, pourraient faire mal au parti de Stockwell Day.Selon M.Savas, le NPD pourra difficilement faire des gains dans la province avec la popularité actuelle de l'Alliance.Seul Svend Robinson, le néo-démocrate qui parle très bien français, qui fut le premier à dire publiquement qu'il était homosexuel et qui s'est fait remarquer sur la scène politique canadienne notamment par ses positions pacifistes, pro-euthanasie et anti-embargo contre l'Irak, semble pas mal certain de conserver son siège.Nelson Riis, dans la zone rurale de Kamloops et Libby Davies, à Vancouver, seraient menacés.Selon M.Richards, le NPD fédéral est en train de récolter les conséquences de la vaste impopularité du gouvernement néodémocrate provincial.Me Pierre Fortin Al'l Liance et les pédophiles ANDRÉ DUCHESNE «JE SUIS PÈRE d'une petite fille de cinq ans et je ne suis pas pédophile.Pourquoi ?Après réflexion, la raison la plus simple est : parce que je n'ai aucun désir envers les enfants.Mais si c'était le cas ?Une peine de prison, même à vie, me dissuaderait-elle ?Quelle est la femme qui se sentirait en sécurité si, au souper, son conjoint lui disait : «Chérie, écoute, je bande sur la petite (ou sur la petite du voisin), mais ne t'inquiète pas, j'ai bien trop peur d'aller en prison?» Le ton est cru.Volontairement.Car pour l'avocat Pierre Fortin, de Québec, c'est le meilleur moyen de faire passer son message : allonger les peines de prison imposées aux pédophiles, comme le souhaite le chef de l'Alliance canadienne Stockwell Day, ne mènera à rien.« Je ne prends pas la défense des pédophiles insiste- t-il au bout du fil.Leur geste porte atteinte à la vie (d'un enfant) qui commence.Mais ce que je veux dire est que dans leur cas, la prison n'aide pas.Au contraire, elle nuit car elle endurcit les pédophiles sur le plan criminel par la promiscuité avec les autres personnes emprisonnées.» La politique de l'Alliance pour infliger des peines de prison plus sévères aux pédophiles s'appuie sur la vengeance, poursuit-il.Le programme des alliancistes en la matière est de projeter la vengeance de la victime sur un criminel.Or, en matière pénale, la vengeance n'a pas de statut.La peine criminelle a trois fonctions, rappelle Me Fortin : la réprobation (l'expression publique de la gravité d'un crime), la réhabilitation et la dissuasion.« Le caractère purement punitif de la peine, ou de vengeance de la victime, n'est pas un critère de droit et ne procure qu'un bien illusoire sentiment de sécurité », conclut-il.Quoi faire alors ?Traiter les pédophiles.« La pédophilie est une délinquance de nature psychologique, ce qui est différent des autres crimes.Elle se rapproche davantage du gambling », dit Me Fortin.On doit donc accentuer les efforts sur le traitement comme sur le dépistage.Le problème, c'est que la chasse aux sorcières menée contre les pédophiles « ne fait que les isoler et faire (en sorte) qu'ils se cachent leur perversion à euxmêmes ».Cette honte publique ne les incite pas à chercher de l'aide, bien au contraire.« Certes, il faut combattre la pédophilie et la pornographie juvénile sans ménagement, poursuit Me Fortin, mais en affectant des budgets massifs à la poursuite des trafiquants d'enfants sur Internet et à la prostitution internationale.» En somme, ce n'est pas le programme de l'Alliance qui va le convaincre en la matière.« Aux dernières nouvelles, Stockwell Day croit à la création du monde selon la Bible.Après ça, il n'y a plus rien pour nous surprendre ! » PHOTOTHÈQUE La Presse © Le ministre de l'Environnement, David Anderson, peut bien faire de la trottinette, sa campagne ne va pas nécessairement comme sur des roulettes.Unique libéral dans l'île de Vancouver, autrement contrôlée par l'Alliance, il est attaqué des deux côtés.Par les troupes de Stockwell Day, qui veulent toute l'île, et les groupes environnementaux, qui trouvent qu'il n'a pas été assez efficace comme ministre et qui appuient le candidat néo-démocrate. La Presse 25 novembre 2000 Page B10 manquante 6LP1101B1125 b11 actus sam 25 novembr 6LP1101B1125 ZALLCALL 67 11:31:50 11/25/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 5 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 1 1 M.Guillette de St-Hippolyte M.Guy Bordeleau de St-Thomas Mme Gravel de Montréal M.Jean-Paul Tétrault de Montréal Mme Juliette Fecteau de Montréal Mme Murielle Boulanger de Hull Mme Lisette Picard de Pointe-Claire M.Serge Lachapelle de Montréal Mme Renée Veilleux de Boucherville M.Dupéré de Boucherville LA SUPERGRILLE DU MOIS En novembre, 100 gagnants mériteront un exemplaire du livre À surveiller le dimanche 26 novembre La graphologie en 10 leçons et un t-shirt La Presse.demain ! Fabrikant s'en prend aux infirmières Presse Canadienne COWANSVILLE Ð Privé de son droit d'intenter des recours en justice parce qu'il a été jugé plaideur vexatoire, en 1999, par la Cour fédérale, Valéry Fabrikant cause maintenant des maux de tête aux commissaires des tribunaux administratifs.Hier, des représentants du comité de discipline de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ont commencé à entendre les arguments de l'ex-professeur de l'Université Concordia, qui se plaint de ne pas avoir eu droit aux soins de santé qu'il réclamait.Il accuse l'infirmière en chef du pénitencier de Cowansville, Hélène Boissonneault, d'avoir volontairement annulé certains de ses rendez-vous avec des spécialistes et de ne pas avoir répondu à ses demandes de soins.« Dites à ces journalistes qu'il fichent le camp d'ici », a d'abord lancé M.Fabrikant au début de l'audience en désignant le journaliste et le photographe de La Voix de l'Est, le quotidien de Granby.« Il s'agit d'un tribunal administratif, M.Fabrikant.Il est vrai que les photographies sont interdites, mais je ne peux empêcher un journaliste d'y assister », a rétorqué Micheline Leclerc, qui dirige le comité.« Prouvez-moi que l'enregistrement de cette séance est de bonne qualité.Je veux entendre la cassette », a relancé le plaignant.Tout au long de la journée, M.Fabrikant n'a cessé de multiplier les exigences de ce type tout en attaquant à maintes reprises Mme Boissonneault et son avocate.La plaignant s'est même permis à l'occasion d'écorcher Mme Leclerc.« Vous êtes juge aujourd'hui, alors je m'attends à ce que vous vous comportiez comme tel », a-t-il prévenu.Au terme de la journée, le comité ne pouvait toujours pas statuer sur le cas de Mme Boissonneault.Se permettant d'ajouter des éléments nouveaux à sa plainte et d'exiger une foule de documents, M.Fabrikant n'a cessé de ralentir le déroulement de l'audience.Tirage du 2000-11-24 Tirage du 2000-11-24 Tirage du 2000-11-24 Tirage du 2000-11-24 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-11-24 NUMÉROS LOTS 114858 100 000 $ 14858 1 000 $ 4858 250 $ 858 50 $ 58 10 $ 8 2 $ NUMÉROS LOTS 315637 50 000 $ 15637 5 000 $ 5637 250 $ 637 25 $ 37 5 $ 31563 1 000 $ 3156 100 $ 315 10 $ Numéro complémentaire: 13 Le jeu doit rester un jeu LE SOLEIL ET LA LUNE AU PAYS LE MONDE AU SOLEIL L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL Val-d'Or 3/-5 Chicoutimi -5/-5 Maniwaki 3/-3 Sainte-Agathe 1/-5 Trois-Rivières -1/-4 QUÉBEC -2/-3 La Tuque -2/-4 Rimouski -2/-6 Thetford Mines 0/-4 Sherbrooke 1/-5 Burlington 4/2 MONTRÉAL 3/-1 HULL/OTTAWA 4/-2 Plattsburgh 4/2 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression -10 -20 -30 www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.New York Halifax Montréal Toronto Ottawa Chicago Winnipeg Dallas Los Angeles Vancouver Calgary Edmonton Neige Pluie Pluie verglaçante Orages PRÉVISIONS RÉGIONALES Régina St-Jean Nouvelle-Orléans Miami Sudbury Denver N N AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN DEMAIN BAIE-COMEAU BAIE-JAMES GASPÉ SEPT-ÎLES LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR VENT Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier MONTRÉAL ET LES ENVIRONS AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN QUÉBEC OTTAWA TORONTO -1 6/-1 6/-3 Nuageux avec percées de soleil .Probabilité de précipitations: 30%.Vents légers.Ciel dégagé.Probabilité de précipitations: 0%.Nuageux avec faible pluie.Probabilité de précipitations: 80%.Plutôt nuageux avec quelques averses.Probabilité de précipitations: 40%.MAX/MIN DEMAIN MAX/MIN CETTE NUIT MINIMUM AUJOURD'HUI MAXIMUM LUNDI Nuageux avec averses de neige.-2/ -3.Nuageux avec percées de soleil.4/ -2.Passages nuageux.5/ 3.Nuageux avec averses.2/ -1.Nuageux avec faible pluie.6/ -1.Nuageux avec averses.7/ 2.Nuageux avec averses de neige.-4/ -5.Nuageux avec averses de neige.-3/ -7.Possibilité d'averses de neige.-3/ -6.Possibilité d'averses de neige.-5/ -8.Ciel variable.1/ -6.Nuageux avec quelques flocons.-2/ -8.Ciel variable.3/ -4.Ciel variable.0/ -9.-7 -14 -4 12 en 1966 -14 en 1993 25 nov 04 déc 11 déc 18 déc 7h07 16h16 6h30 16h26 Durée totale du jour: 9h09 Nul Bas 0mm Calgary Charlottetown Cornwall Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Moncton Régina Rouyn Saint-Jean Saskatoon Sudbury Thunder Bay Vancouver Victoria Whitehorse Windsor Winnipeg Yellowknife Acapulco Bahamas Barbade Bermudes Cancun Daytona B.Ft.Lauderdale Honolulu Jacksonville Key West La Havane Las Vegas Miami Montego Bay Orlando Palm Springs Puerto Plata Tallahasse Tampa W.Palm B.Amsterdam Athènes Beijing Berlin Bruxelles Buenos Aires Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New Delhi New York Paris Port-au-Prince Rio Rome Tokyo Washington Variable 5/-3 Variable 7/-9 Éclaircies -3/-4 Variable 4/0 Éclaircies 3/-2 Pluie 6/-1 Éclaircies 5/-3 Éclaircies 4/-11 Éclaircies -1/-5 Beau 4/-1 Variable -1/-2 Beau 7/1 Beau -14/-17 Variable -10/-14 Éclaircies -2/-4 Beau 4/0 Ensoleillé 1/-6 Variable 1/-12 Averses 5/-6 Nuageux 4/-5 Variable -3/-5 Ave neige 1/-3 Beau 1/-5 Variable 3/-11 Variable 5/-1 Nuageux 5/-3 Variable 4/-10 Variable 4/-6 Averses 10/8 Averses 10/4 Averses 9/8 Averses 11/2 Ave neige -3/-5 Ave neige -3/-10 Averses 6/5 Averses 8/3 Ensoleillé 2/-5 Variable 1/-8 Ave neige -5/-11 Ave neige -8/-20 Éclaircies 10/4 Nuageux 22/13 Nuageux 13/0 Pluie 7/2 Éclaircies 10/1 Éclaircies 24/14 Averses 22/16 Pluie 14/9 Soleil 21/11 Pluie 18/7 Soleil 21/8 Beau -7/-17 Soleil 27/9 Soleil 10/5 Nuageux 12/2 Beau 34/25 Orages 34/21 Nuageux 16/10 Nuageux 17/10 Averses 13/6 Éclaircies 29/23 Orages 30/23 Variable 31/24 Variable 22/15 Beau 34/22 Orages 24/20 Orages 27/22 Beau 27/22 Orages 22/19 Nuageux 26/22 Beau 34/20 Soleil 18/2 Orages 28/22 Beau 32/26 Orages 25/18 Soleil 26/7 Averses 31/24 Orages 21/13 Orages 25/18 Orages 26/21 AUJOURD'HUI DEMAIN AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI 1 mm d'eau = environ 1 cm de neige La Presse 25 novembre 2000 Page B12 manquante "]
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