La presse, 8 décembre 2002, Cahier A
[" 7LP0102A1208 Page A1/8d cembre 7LP0102A1208 ZALLCALL 67 01:38:09 12/08/02 B MONTRÉAL DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 19e ANNÉE > NO 5 0 > 6 0 P AG E S > 6 C A H I ER S Le PLC a toujours la cote LE MARCHÉ ATWATER BRÛLE PROGRAMME IRAKIEN D'ARMEMENT Bagdad remet sa déclaration àl'ONU G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Malgré le scandale du Programme canadien des armes à feu, qui engloutira plus d'un milliard de dollars d'ici 2004 alors qu'il ne devait coûter que 2 millions, malgré les débats virulents sur l'accord de Kyoto et sur la santé, la popularité du Parti libéral du Canada ne s'est presque pas érodée ces derniers jours et les troupes de Jean Chrétien remporteraient facilement, en ce moment, des élections générales.C'est ce que révèle un sondage fait pour le compte de La Presse, du Toronto Star et de la CBC auprès de 1205 Canadiens, dont 403 Québécois, entre le 2 et le 4 décembre par la firme Ekos.Si des élections générales avaient lieu ces jours-ci, les libéraux fédéraux obtiendraient 46,7 % des intentions de vote, soit presque six points de plus que lors des élections de 2000.Ce résultat les placerait 31 points devant l'Alliance canadienne de Stephen Harper qui recueillerait 15,9 % des voix, soit un recul important par rapport à son résultat de l'an 2000 où l'Alliance, menée alors par Stockwell Day, avait attiré 25,5 % de l'électorat, principalement dans l'Ouest canadien Quant aux conservateurs de Joe Clark et aux néo-démocrates d'Alexa Mc Donough, ils remontent un peu la pente avec des pourcentages de votes respectifs de 14,4 % Voir PLC en A2 Agence France-Presse BAGDAD \u2014 L'Irak a remis hier à l'ONU, dans le délai imparti, une déclaration censée prouver l'élimination de ses armes de destruction massive, mais la Maison-Blanche a d'ores et déjà pris ses distances face à ce document de près de 12 000 pages.Dans un même temps, le président irakien Saddam Hussein a présenté pour la première fois des excuses au peuple koweitien pour l'invasion de son pays par les troupes irakiennes en 1990, dans un discours diffusé hier, dont le contenu a été immédiatement rejeté par le Koweït.« Le message est une tentative claire de créer une brèche entre le peuple koweitien et sa direction, qui sont unis », a déclaré le ministre de l'Information Ahmad al- Fahd al-Sabah à l'agence officielle KUNA.Les États-Unis vont poursuivre la campagne internationale pour mettre fin à « l'accumulation d'armes de destruction massive » par l'Irak, a indiqué la Maison-Blanche après le rapport remis hier à l'ONU par Bagdad sur ses programmes d'armement.Dans sa déclaration sur ses programmes d'armement, exigée par le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Irak maintient qu'il Voir BAGDAD en A2 Photo AP L'Irak a remis l'équivalent de 12 000 pages de documents aux représentants de l'ONU.PHOTO IVANOH DEMERS, La Presse Un incendie qui s'est déclaré vers 22 h 20 hier soir au Marché Atwater, dans l'ouest de la ville, a lourdement endommagé l'édifice commercial qui abrite 25 petits commerces ainsi qu'une grande salle pouvant accueillir des centaines de personnes.Le marché public a été construit en 1933.Il a été rénové en 1982 au coût de 1,2 million de dollars.L'intensité des flammes a nécessité une cinquième alerte et l'intervention de plus de 120 pompiers qui combattaient toujours les flammes au moment de mettre sous presse.Selon le chef aux opérations Michel Hénault, du Service des incendies de Montréal, le feu, d'une rare violence, a débuté au deuxième étage et s'est propagé rapidement à la toiture.Les pompiers tentaient de limiter la progression des flammes à une partie du vieil édifice facilement identifiable par sa haute tour.L'ennemi public numéro un des démocrates En septembre dernier, Rush Limbaugh a fait une brève incursion dans l'actualité politique du Québec lorsque Pascal Bérubé, président du comité national des jeunes du Parti québécois, a comparé Mario Dumont à l'animateur de radio conservateur.Depuis, aux États-Unis, Limbaugh est devenu l'ennemi public numéro un des démocrates, devant Oussama ben Laden et Saddam Hussein.Tom Daschle, leader de la majorité au Sénat (jusqu'en janvier), a été le premier démocrate de haut niveau à pointer du doigt Limbaugh, dont l'émission de trois heures rejoint plus de 20 millions d'Américains par semaine.Au lendemain de la victoire historique des républicains de George W.Bush aux élections de mi-mandat du 5 novembre, Daschle a établi un parallèle entre le ton « strident » de Limbaugh et la violence des fondamentalistes musulmans.Dans son émission de radio, précisons- le, Limbaugh attaque les démocrates sans relâche, et plus particulièrement Daschle, qui dirige l'opposition à Washington.Il y a une semaine, l'ancien viceprésident Al Gore en a remis en accusant Limbaugh de faire partie d'une « cinquième colonne » qui inclurait le quotidien The Washington Times et la chaîne câblée Fox News.L'expression « cinquième colonne » est née pendant la guerre civile espagnole (1936-1939).Elle fait référence aux services secrets d'espionnage ennemi sur un territoire.« Les médias, dans une large part, ont du mal à reconnaître l'impact délétère de cette cinquième colonne dans leurs rangs », a déclaré Gore lors d'une entrevue à l'hebdomadaire The New York Observer.Selon l'ancien dauphin de Bill Clinton, « jour après jour », cette cinquième colonne « injecte » une vision républicaine dans l'information.Assisterait-on au retour de la théorie du « vaste complot de la droite », rendue célèbre par Hillary Clinton au début de l'affaire Monica Lewinsky ?L'accusation de Gore est à la fois grave et dérisoire.Rush Limbaugh et cie ne sont pas des agents secrets.Ce qu'ils font, ils le font au grand jour.Tous les téléspectateurs savent que Fox News penche vers la droite, en dépit de son slogan postmoderne \u2014 We report, you decide (comme si les journalistes étaient capables d'objectivité.).Tous les auditeurs savent que Rush Limbaugh emploie son talent radiophonique pour défendre le conservatisme dur des républicains contre le progressisme mou des démocrates.Il est à droite, ses ennemis sont à gauche.Il n'y a là rien de clandestin.Et tous les lecteurs savent que le Washington Times recycle les « scoops » de Matt Drudge, dont le site Internet continue de torturer les démocrates (la nouvelle sur la fameuse robe bleue de Monica, c'était lui).Voir ENNEMI en A2 À tire-d'aile F8 Bandes dessinées F7 Décès C7 Êtes-vous observateur C4 Génies en herbe E7 Grille thématique E7 Feuilleton F7 Forum A11-A13 Horaire spectacles E6 Horaire télévision E2 Horoscope C6 Le bridge C5 Loteries A2, A5, A14 Mots croisés F7 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier C4 - marchandises C4, C5 - emplois C5 - automobile C5, C6 Sciences E8 M É T É O Voir page D14 Averses de neige Maximum 1, Minimum -17 Photo AP Rush Limbaugh emploie son talent radiophonique pour défendre le conservatisme dur des républicains contre le progressisme mou des démocrates.Il est à droite, ses ennemis sont à gauche.Installation gratuite www.bell.ca jusqu'au15décembre Détails en magasin www.bell.ca 3069203A 7LP0202A1208 Page A2/8décembre 7LP0202A1208 ZALLCALL 67 00:29:46 12/08/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2002 DEMAIN DANS LA PRESSE Volvo : R comme dans Racing Cet automne, Volvo tente d'asseoir son image dans la catégorie des véhicules utilitaires avec la XC90 et, au printemps prochain, elle entend se rappeler au bon souvenir des amateurs de conduite en réintroduisant, avec plus de sérieux cette fois, sa lignée R.Cette dernière alliera ligne et conduite sportives aux valeurs traditionnelles de la firme suédoise (sécurité tant active que passive), nous dit Éric Lefrançois dans son Banc d'essai.À lire demain dans le cahier L'Auto AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Consultez notre section spéciale du temps des Fêtes cyberpresse.ca/noel > Suivez en direct toutes les rencontres de la NFL cyberpresse.ca/nfl > Pour lire toutes les chroniques de Paul Roux cyberpresse.ca/paulroux Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-5-7 > À quatre chiffres : 7-7-0-0 LOTO 6/49 > 01-14-26-30-33-38 Compl.: 21 > Extra : 776054 SUITES DE LA UNE Le projet de taxe au stationnement accueilli froidement BAGDAD Suite de la page A1 LAURA-JULIE PERREAULT LA TAXE au stationnement, qui aiderait notamment Montréal à renflouer ses coffres, n'est pour l'instant qu'un amendement au projet de loi 137 sur lequel le Conseil des ministres se penchera la semaine prochaine.Mais déjà, l'idée de cette nouvelle taxation en fait grincer des dents plus d'un.Hier matin, après avoir lu à la Une de La Presse que le gouvernement provincial pourrait bientôt permettre aux municipalités de percevoir de nouvelles taxes, dont certaines sur le stationnement, plusieurs commerçants et propriétaires de terrains vacants du centre-ville de Montréal ont sauté sur leur téléphone.Ils ont appelé Peter Sergakis, président de l'Association des bâtiments commerciaux du Québec et tenancier de plusieurs restaurants et bars.« Au moins 20 de mes membres voulaient savoir quoi faire pour s'opposer à une taxe sur le stationnement.Nous pensons tous que cette taxe pourrait vider le centre-ville en rendant les stationnements trop chers », a fait remarquer M.Sergakis.Il croit aussi que les propriétaires de stationnement ont déjà payé leur dû.« Ils acquittent déjà une surtaxe foncière lorsque le terrain est vacant en plus de payer une taxe d'eau et de services.Une quatrième taxe, ce serait scandaleux », note-t-il.L'ancien maire de Montréal et chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Pierre Bourque, est lui aussi en désaccord avec le projet.« Moi, ce qui m'inquiète, ce sont surtout les centres commerciaux de l'île de Montréal.Si la mesure n'est appliquée qu'ici, ça incitera les gens à aller magasiner en banlieue, à Laval ou à Saint-Bruno, c'est très mauvais pour le développement de l'île ».Ceux qui ont dans la passé plaidé en faveur d'une taxe au stationnement s'inquiétaient hier de ne pas savoir comment les sommes récoltées seront utilisées.« Nous devons nous assurer qu'au moins 70 % de ces nouveaux revenus serviront à améliorer les services de transport en commun », a déclaré hier Marvin Rotrand, vice- président de la Société de Transport de Montréal (STM) et conseiller du maire.Même son de cloche du côté des organismes non gouvernementaux.L'argent doit aller au réseau de transport en commun et ne doit pas se noyer dans le grand budget de la Ville, disent Normand Parisien, de Transport 2000, Nathalie Saint- Pierre de l'Union des consommateurs et Sydney Ribaux, d'Équiterre.« Si on met en place une mesure aussi impopulaire, il faut s'assurer que les bénéfices seront visibles pour ceux qui paient : les contribuables », note le directeur général de Transport 2000, un organisme voué à la défense des usagers du transport en commun.Ce dernier a de grandes réticences face au projet de loi.Il rappelait hier que l'ajout d'une telle taxe a été écarté à de nombreuses reprises, notamment au moment de la réforme Ryan en 1991.« L'idée avait été abandonnée, car elle était trop impopulaire », souligne celui qui continue à croire que la tarification autoroutière est un bien meilleur moyen de financer le réseau de transport en commun.n'a pas d'armes nucléaires, chimiques et biologiques, ni les moyens balistiques de les utiliser et assure que ce document prouvera sa bonne foi.« Nous continuerons à travailler avec d'autres pays pour parvenir au but ultime, qui est de protéger la paix en mettant fin à la recherche et à l'accumulation d'armes de destruction massive par Saddam Hussein », précise le communiqué de la présidence américaine.Selon la Maison-Blanche, « le gouvernement américain va analyser la déclaration concernant sa crédibilité et sa conformité avec la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l'ONU.Le contenu de la « déclaration initiale » sur les armes et les programmes à vocation militaire irakiens, réuni dans des dossiers totalisant 11 807 pages et des cédéroms, n'a pas été divulgué à la presse.« Nous allons juger de l'honnêteté et de l'exactitude de la déclaration qu'après l'avoir soigneusement examinée et cela va prendre du temps », a déclaré le président Bush dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire.Des officiels irakiens sont arrivés hier soir au QG de l'ONU à Bagdad pour remettre la déclaration exigée par le Conseil de sécurité avant le 8 décembre.Elle sera acheminée vers l'ONU à New York et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne.Le Conseil de sécurité doit décider la semaine prochaine la manière ultérieure de traiter cette déclaration, selon son président en exercice, l'ambassadeur colombien Alfonso Valdivieso.« Elle doit être analysée d'abord avant de savoir si elle peut être rendue publique », at- il indiqué.« Ceci peut prendre un peu de temps », a commenté Hans Blix, directeur exécutif de la Commission de contrôle de vérification et d'inspection (COCOVINU).Aucun pays membre du Conseil de sécurité de l'ONU ne doit avoir accès à la déclaration avant les autres, a-t-il dit par ailleurs.Les experts de la COCOVINU et de l'AIEA devront passer le document à la loupe et le comparer aux informations rassemblées depuis le début du désarmement de l'Irak en 1991.Cette première lecture pourrait prendre bien plus d'une semaine, a-t-on appris auprès de l'ONU à Bagdad, et le processus de vérification de la véracité des déclarations irakiennes sera encore beaucoup plus long.Une déclaration qui s'avérerait fausse dans le document fourni par l'Irak -\u2014 ou une omission \u2014 pourrait constituer en effet au titre de la résolution 1441 une « violation patente » et ouvrir la porte à une opération militaire.Les États-Unis continuent dans cette perspective leurs préparatifs de guerre.Le général Tommy Franks est arrivé vendredi au Qatar, où le Commandement central (CENTCOM) militaire américain a établi son QG avancé dans le Golfe où sont présents 60 000 soldats, marins et aviateurs américains.Le général Franks participera aux manoeuvres militaires Internal Look (Regard intérieur), prévues entre le 9 décembre et le 16 ou 17 et qui seront essentiellement simulées sur ordinateur, avec participation étrangère, notamment britannique.En tant que patron du CENTCOM, qui supervise les forces américaines dans 25 pays, le général Franks dirigerait une campagne militaire contre l'Irak si ce pays refusait d'appliquer les résolutions de l'ONU sur son désarmement.Il a déjà commandé les opérations militaires en Afghanistan.Par ailleurs, pour leur huitième journée d'inspection depuis leur arrivée le 25 novembre en Irak, les inspecteurs se sont rendus tôt le matin sur deux sites connus pour avoir abrité des activités nucléaire et bactériologique dans les environs de Bagdad, après une pause de deux jours à l'occasion de l'Eid el-Fitr, marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan.De son côté, le secrétaire d'État français aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, entame demain une tournée d'une semaine dans cinq pays arabes du Golfe (Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Oman, Qatar) pour des consultations centrées notamment sur l'Irak.Enfin, le chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Massoud Barzani, était attendu à Téhéran hier soir pour discuter avec les responsables iraniens de la situation en Irak et d'un éventuel après-Saddam Hussein, a annoncé à l'AFP un responsable du parti à Téhéran.PLC Suite de la page A1 et de 11,2 %.En 2000, le PPC avait obtenu 12,2 % des voix et le NPD 8,5 %.C'est le Bloc Québécois qui perd beaucoup de plumes puisqu'il est à 8,4 % des intentions de vote contre 10,7 % en 2000.Les élections complémentaires de demain dans Berthier-Montcalm et dans Saguenay-Lac-St-Jean, où le Bloc tente de maintenir ses acquis, prennent dans ce contexte une importance capitale pour la formation de Gilles Duceppe.Le sondage indique d'ailleurs que le Bloc au Québec ne recueillerait que 31 % des voix lors d'une élection générale alors que les libéraux fédéraux rafleraient 47 % de l'électorat.Malgré ce pointage spectaculaire pour le PLC dans l'ensemble du pays, la firme Ekos indique que la performance du parti de Jean Chrétien est légèrement en baisse si on la compare à celle qu'il a affichée lors de récents sondages.Christian Boucher, de la firme Ekos, y voit là le simple effet du jeu des marges d'erreurs normales dans ce genre de sondage.Il reconnaît cependant que le scandale entourant le programme d'enregistrement des armes à feu n'a pas eu une véritable influence sur les résultats du sondage, puisque la nouvelle était encore trop fraîche lorsque les interviews ont été menées par sa firme.Cela pourrait nuire aux libéraux au cours des prochaines semaines.Les résultats nationaux de ce sondage sont valables 19 fois sur 20 avec une marge d'erreur de 2,8 points.Pour le Québec, la marge d'erreur est de 4,9 points.Avec la retraite annoncée du premier ministre Jean Chrétien en février 2004, les sondeurs ont aussi cherché à savoir qui, dans l'esprit des Canadiens, était le plus apte à prendre en main la destinée du pays.C'est l'ancien ministre des Finances libéral, Paul Martin, qui remporte la palme et qui écrase sans merci tous ses adversaires.Le député de La Salle-Émard est tellement loin devant le peloton, avec 32,2 % d'appuis chez les électeurs, qu'il a dix fois plus de points que son plus proche rival, le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, qui récolte 2,3 % des voix.« Les nouvelles pour Paul Martin ne peuvent pas être meilleures, commente Christian Boucher, et cela même s'il a pris une drôle de position sur Kyoto.On voit que Kyoto est très fort au Québec et que la popularité de Paul Martin est plus forte au Québec que partout ailleurs.Non seulement ses appuis en général se consolident ; ils s'accélèrent.Si tous les autres candidats à la direction du PLC pouvaient se mettre dans le même camp, Paul Martin remporterait quand même la victoire.» La firme Ekos a reposé d'une autre façon la question du futur premier ministre en demandant aux Canadiens de dire qui serait le meilleur choix entre Paul Martin, John Manley, Allan Rock, Sheila Copps, Roy Romanow et Stephen Harper.Encore là, Paul Martin termine au premier rang avec 51 % des appuis contre seulement 18 % au vice-premier ministre John Manley et 16 % à Allan Rock.Curieusement Roy Romanow, qui vient de rendre public son rapport sur les soins de santé au Canada, recueille 17 % de la faveur du public même s'il n'est pas candidat.Il devance ainsi Sheila Copps (14 %) et Stephen Harper (11 %).Lady-Datejust Pearlmaster en or jaune 18 carats avec lunette sertie de brillants.2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve (514) 845-4651 3019370A ENNEMI Suite de la page A1 Ce n'est pas une conspiration, c'est la réalité d'une presse conservatrice en ascendance aux États-Unis.À New York, la semaine dernière, Bill Clinton n'a pas manqué d'ajouter son grain de sel sur le sujet.Il était invité par un groupe de démocrates « modérés » à prodiguer des conseils au parti dévasté par les résultats des élections de mi-mandat.Il a passé une partie de son temps à parler de Rush Limbaugh et de ses consorts.Selon Clinton, la presse conservatrice est de plus en plus conservatrice et de plus en plus « belliqueuse » aux États-Unis.Quant aux médias de l'establishment \u2014 les grands quotidiens, les grands hebdomadaires et les grands réseaux de télévision \u2014, ils sont de plus en plus « complaisants », a déclaré l'ancien président.L'ascendance de la presse conservatrice s'illustre de plusieurs façons.La chaîne Fox News, par exemple, est désormais numéro un dans l'information continue, battant son rival CNN à toutes les heures de grande écoute.À 20 h, son animateur vedette, Bill O'Reilly, fait la vie dure à ses invités, auxquels il interdit toute spin.Ce que ça donne ?L'autre soir, O'Reilly recevait le chef d'antenne du réseau ABC, Peter Jennings, un Canadien d'origine aussi suave que James Bond.Jennings faisait la promotion de son dernier livre, intitulé In Search of America.O'Reilly, un Irlandais de New York, lui a demandé d'expliquer à ses auditeurs pourquoi « 84 % des Canadiens blâment en partie les États-Unis pour le 11 septembre ».La question a mis dans l'embarras Jennings, qui s'est fait naturaliser américain et qui avait un livre patriotique à vendre.Mais O'Reilly n'en est pas resté là.Il a enchaîné en tourmentant Jennings afin de lui faire dire quel était, à son avis, avait le meilleur système : le système « socialiste » du Canada ou le système « capitaliste » des États-Unis ?« Si vous parlez aux Canadiens., a commencé par dire Jennings.\u2014 C'est à toi que je parle », a interrompu O'Reilly.Voici maintenant ce qu'a écrit la semaine dernière le critique des médias du magazine New York, Michael Wolff, à propos du réseau auquel appartient Bill O'Reilly : « Le but de Fox n'est pas de prouver sa propre vertu, ou la vertu de républicains vieillissants (à l'exception, bien sûr, de Ronald Reagan), ou même celle des Bush.Son but est de ridiculiser les vertus des démocrates et de leurs partisans yuppies.Autre preuve de l'ascendance de la presse conservatrice : le soir des élections de mi-mandat, Rush Limbaugh lui-même était l'un des invités de Tom Brokaw, chef d'antenne de NBC.Pour l'ennemi public numéro un des démocrates, c'était la consécration.Pour la première fois, un grand réseau national reconnaissait l'importance de sa voix dans le débat politique de son pays.Tout compte fait, la comparaison de Pascal Bérubé, du comité national des jeunes du PQ, n'était peutêtre pas si boiteuse que ça. 7LP0302A1208 A03 dimanche, ACTULITÉS 7LP0302A1208 ZALLCALL 67 23:47:11 12/07/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2002 A3 ACTUALITÉS Le Koweït rejette les excuses de Saddam Hussein FIONA MACDONALD Agence France-Presse KOWEÏT \u2014 Le Koweït a vivement rejeté hier soir les excuses du président irakien Saddam Hussein adressées au peuple koweïtien pour l'invasion de 1990, et l'a accusé de vouloir diviser les rangs koweïtiens.« Le message (de Saddam Hussein) est une tentative claire de créer une brèche entre le peuple koweïtien et sa direction, qui sont unis », a déclaré le ministre de l'Information Ahmad al-Fahd al-Sabah à l'agence officielle KUNA.« Au lieu d'ignorer délibérément les liens solides entre la direction et le peuple koweïtiens, Saddam Hussein devrait confirmer ses intentions pacifiques par les paroles et les actes, en appliquant toutes les résolutions du Conseil de sécurité relatives à l'invasion du Koweït », a ajouté le ministre.Le président irakien a présenté, pour la première fois, des excuses au peuple koweïtien pour l'invasion de son pays par ses troupes en 1990, mais il s'en est pris violemment aux dirigeants de l'émirat, accusés de faire le jeu des États-Unis.Il a appelé notamment les Koweïtiens à lancer le djihad (guerre sainte) contre les 12 000 soldats américains stationnés dans ce pays.« Dans son message, le dirigeant irakien a cherché à encourager les actes de terrorisme que le monde entier déplore », a dit cheikh Ahmad.Il a par ailleurs réaffirmé la position du Koweït de non-ingérence dans les affaires intérieures de l'Irak qui « concernent uniquement le peuple irakien ».Le ministre a enfin appelé le président irakien à libérer les prisonniers koweïtiens et à respecter la souveraineté et l'indépendance du Koweït, au lieu d'en justifier l'invasion.« Il (Saddam Hussein) ment sur tout », a déclaré à l'AFP le député libéral Mohammad al-Saqr qui préside la Commission des Affaires étrangères du Parlement.« Pourquoi a-t-il attendu d'être dos au mur pour s'excuser.Ce n'est pas convaincant », a ajouté le député, estimant que le moment choisi par le président irakien pour faire son discours « prouve qu'il a peur ».« Ceci est une menace directe pour les responsables koweïtiens et c'est inacceptable », a ajouté M.Saqr.Le député libéral Ahmad al-Rabei n'a pas hésité à comparer le président irakien au chef du réseau terroriste Al-Qaeda, Oussama ben Laden.« Ils ont la même approche », at- il dit en référence aux encouragements de Saddam Hussein aux attaques anti-américaines au Koweït.Le député islamiste Walid al-Tabtabai a dénoncé une tentative de Saddam Hussein de créer des divisions entre le gouvernement et le peuple koweïtiens.« Les Koweïtiens seront unis pour faire face aux menaces contenues dans ce discours et la question de la présence des troupes américaines n'est remise en cause par personne au Koweït », a-t-il souligné.Il a affirmé que la « tentative de Saddam de diviser les Koweïtiens ne réussira pas parce que leur gouvernement est légitime », ajoutant regretter l'absence de toute mention dans le discours du président irakien aux 600 Koweïtiens disparus pendant l'occupation du pays.Pour suivre le déroulement des inspections en Irak, rendez-vous à www.cyberpresse.ca/irak L'étau se resserre sur les prévenus de l'attentat survenu au Kenya Agence France-Presse NAIROBI \u2014 La peinture bleue des lance-missiles retrouvés près de l'aéroport de Mombasa (Kenya), où un avion israélien a échappé de peu, au décollage, à un tir de missiles le 28 novembre, ressemble à celle qui recouvre le fond du bateau duquel les occupants pakistanais et somaliens ont été appréhendés, a-t-on appris hier de source proche de l'enquête.Cette peinture pourrait expliquer le maintien en détention des six Pakistanais et quatre Somaliens arrêtés à Mombasa.Les enquêteurs kényans avaient noté leur arrivée le 25 novembre, à bord d'un boutre en provenance de Somalie, selon la même source.Les dix hommes ont été décrits par un homme d'affaires somalien vivant à Mombasa comme des pêcheurs arrivés là pour réparer leur embarcation.La réparation ne pouvait pas être effectuée à Mogadiscio, la capitale somalienne, située à quelque 1000 km au nord de Mombasa, a-t-il expliqué.Ils étaient tous détenteurs d'un passeport somalien, délivré le même jour dans la capitale somalienne Mogadiscio, selon les enquêteurs.Selon l'homme d'affaires somalien, les Pakistanais, très pauvres, étaient arrivés en Somalie en novembre 2001, soit deux mois après les attentats du 11 septembre aux États-Unis.Ils avaient ensuite trouvé du travail dans un armement de pêche, qui leur avait fait obtenir des passeports somaliens.Les enquêteurs ont retrouvé vendredi non loin de Mombasa les deux missiles qui avaient manqué de peu, le 28 novembre, un avion de la compagnie israélienne Arkia qui venait de décoller de l'aéroport local avec 261 passagers à bord.Quelques minutes plus tard, trois terroristes avaient fait exploser leur voiture piégée dans la réception de l'hôtel Paradise Mombasa, tuant dix membres du personnel kényan et trois touristes israéliens.Les Pakistanais et les Somaliens font partie des quatorze suspects arrêtés depuis ce double attentat anti-israélien.Photo AP Pétroliers à l'ancre au Venezuela Ces pétroliers mouillent dans un port du lac Macaraïbo au Venezuela, leurs commandants ayant choisi de respecter le mot d'ordre d'une grève de six jours décrétée contre le président Hugo Chavez.Dans l'intervalle, toutes les installations pétrolières, vitales pour le pays, ont été placées sous la surveillance des militaires, a annoncé hier le ministre vénézuélien de la Défense, José Luis Prieto.« La sécurité de notre pays a été affectée et les forces armées ont dans ce sens d'essentielles et importantes fonctions à remplir », a déclaré le ministre dans un message à la nation.L'une des principales missions de l'armée est la « préservation de l'entreprise publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) qui administre la richesse vitale la plus importante, le pétrole, dont nous dépendons grandement », a-t-il ajouté.Des bombes au Bangladesh font 20 morts et 100 blessés Agence France-Presse MYMENSHINGH \u2014 Au moins 20 personnes ont été tuées et une centaine blessées hier dans une série d'explosions dans des cinémas bondés de Mymenshingh, une ville du nord du Bangladesh, selon le dernier bilan de source hospitalière.Le premier ministre Khaleda Zia a exprimé sa « profonde tristesse » et a mené des consultations avec des hauts responsables de la sécurité.Parmi les blessés, au moins cinq sont morts après leur admission à l'hôpital de Mymenshingh, à 110 km au nord de Dacca, a précisé une source hospitalière interrogée par l'AFP.Quinze victimes des explosions se trouvaient dans un « état critique », a indiqué de son côté un responsable du ministère de l'Intérieur, qui a requis l'anonymat.Un photographe de l'AFP a compté 14 corps dont ceux de deux femmes à la morgue de l'hôpital.Quatre cinémas de la ville ont été visés par des attentats à la bombe, selon la police locale qui, en annonçant au fil des heures un nombre croissant de morts, avait admis que le bilan pouvait encore s'alourdir.Les salles de spectacle étaient bondées, car la population profitait d'un jour de congé au lendemain de la fête du Fitr marquant la fin du mois de jeûne musulman du Ramadan.Un responsable de la police locale, Abul Kashem, a annoncé que l'armée s'était déployée sur les sites des attentats et avait érigé des barrages routiers pour empêcher la fuite des poseurs de bombes.Une explosion s'est produite au second étage \u2014 vide au moment de la déflagration \u2014 d'un cinéma de Mymenshingh.Deux personnes y ont été tuées sur le coup et la police pense qu'il peut s'agir des poseurs de bombe.Quelques minutes plus tard, deux autres explosions ont eu lieu dans deux cinémas proches, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère, Khandakar Monirul Alam. 7LP0401A1208 A4 DIMANCHE 7LP0401A1208 ZALLCALL 67 20:34:13 12/07/02 B Le spécialiste dumensonge Le sergent-détective Alain Lépine, maître du polygraphe et de l'hypnose La police de Montréal a tout dernièrement dressé le portrait-robot d'un maniaque sexuel à partir d'informations que deux victimes ont fournies sous hypnose.« Sur le coup, ni l'une ni l'autre ne se souvenait avoir vu l'agresseur.En fouillant dans leur subconscient, elles en ont donné une description précise.L'une d'elles a plus tard reconnu le suspect parmi 13 portraitsrobots », explique le sergent-détective Alain Lépine.Relié au monde des enquêtes depuis 15 ans, le sergent Lépine est l'un des six policiers au Québec à maîtriser les techniques du polygraphe.Comme son collègue Gaétan Vaillancourt, de la Sûreté du Québec, il fait également de l'hypnose et de l'analyse de déclarations, autre méthode permettant de déceler le mensonge, cette fois à partir des écrits d'un suspect ou d'un témoin.« J'aime mieux le terme détecteur de vérité puisque 70 % des personnes soumises au polygraphe ne mentent pas », affirme le limier montréalais.Créée il y a quatre ans, la section des sciences du comportement de la police de Montréal, si on peut l'appeler ainsi, reçoit de 150 à 200 demandes par année, la moitié concernant des tests polygraphiques.Elle effectue aussi une quinzaine de séances d'hypnose.Auparavant, la majorité de ces dossiers étaient confiés à la Sûreté du Québec, forte d'une expérience de 25 ans dans ce domaine.« Ce sont des moyens de derniers recours pour compléter ou faire avancer une enquête sur un crime majeur », souligne le sergent Lépine.Selon ses dires, c'est souvent le suspect lui-même qui demande à se soumettre au détecteur de mensonges.« Soupçonnée dans une affaire d'agression sexuelle, par exemple, la personne veut dissiper les doutes et blanchir sa réputation », explique le policier.L'histoire de l'informaticien qui a empoché 200 000 $ au casino de Montréal, en 1994, est un autre exemple de l'utilité du polygraphe.Le test de la Sûreté du Québec a démontré que l'expert avait bel et bien gagné après avoir décelé une faille dans le jeu de Keno.Comme il disait vrai, il a pu encaisser l'argent.À l'inverse, en apprenant que l'appareil est à peu près infaillible, il arrive que des suspects « craquent » avant même le début de l'interrogatoire.Selon lui, ils sont évidemment plus nombreux à se confesser après avoir été informés qu'ils ont échoué le test.« Ces déclarations sont valides devant les tribunaux s'il est démontré qu'elles ont été faites de façon libre et volontaire », indique le sergent Lépine, en rappelant un arrêt de la Cour suprême.Pour éviter toute ambiguïté, tous les tests sont enregistrés sur bande vidéo.Malgré leur grande fiabilité, les résultats des tests ne sont pas admissibles au criminel, la règle exigeant que la preuve ne laisse subsister aucun doute.Au civil, les juges peuvent en tenir compte puisque la règle est la prépondérance de la preuve.« Pour diverses raisons, de 3 % à 5 % des tests peuvent se révéler non concluants.C'est-à-dire qu'on ignore si le sujet dit la vérité », affirme le spécialiste de la police.Depuis 1995, les délateurs doivent obligatoirement subir un test pour établir leur crédibilité avant de signer un contrat avec les autorités.« S'il échoue, c'est fini, on l'écarte », dit le sergent Lépine, en insistant sur l'importance de son travail et surtout sur la rigueur à laquelle il est astreint.Avant de convoquer quiconque en entrevue, il passe à la loupe le dossier de l'enquête, puis il prépare son questionnaire.De son point de vue, c'est l'étape clé de toute l'opération.« En regardant la déposition, on a déjà une bonne idée si la personne ment ou non », relate le sergent Lépine.En fait, le détecteur de mensonges mesure l'augmentation du rythme cardiaque, de la respiration et de la transpiration.Tous ces signes peuvent trahir le menteur.L'appareil se compose de quatre capteurs.En l'occurrence, le cardiographe, petite bande d'étoffe attaché au bras qui prend le pouls à partir du stimuli verbal ; le pneumographe, formé de deux petits tubes qui enregistrent la respiration abdominale et thoracique ; ainsi que le galvanomètre et le plethysmographe, minuscules électrodes placés sur le bout de trois doigts, l'un pour évaluer la sudation et l'autre le flux sanguin.Tous ces éléments électroniques sont reliés à un mini-ordinateur équipé d'un logiciel qui emmagasine les données recueillies.Évalués à l'aide d'une grille de pointage, les résultats sont fiables à 98 %.Pour éviter toute ambiguïté, le test est enregistré sur bande vidéo.Il dure parfois trois heures, incluant les explications détaillées fournies à la personne qui décide de passer le test.Les policiers ne peuvent forcer quiconque à se soumettre à ce genre d'interrogatoire.Il en va de même pour l'hypnose, que le sergent Lépine perfectionne également depuis deux ans.Cette technique s'adresse presque uniquement aux victimes et aux témoins de crimes graves.Dans ce cas, l'hypno-enquêteur ne fait qu'amener le sujet à se détendre en profondeur et à se sentir suffisamment rassuré pour entrer en transe.« Ce n'est pas une forme de sommeil.Il s'agit d'une méthode de relaxation qui permet de fouiller dans l'inconscient d'une personne pour lui faire revivre une situation qu'elle a involontairement enfouie dans sa mémoire dans le feu de l'action », explique-t-il.Selon lui, les gens n'ont rien à craindre, la transe n'étant rien d'autre qu'un état de concentration très intense.« Les sujets moins réfractaires sont évidemment plus faciles à hypnotiser », estime-t-il.Et les résultats sont assez impressionnants.C'est ainsi, au début des années 80, que les policiers ont découvert l'endroit où avait été enterrés les cadavres de deux personnes assassinées.Plus récemment, c'est aussi par l'hypnose qu'un témoin a fourni un détail vestimentaire de l'assassin de Chantal Brochu, en l'occurrence un chandail qui a plus tard été retrouvé au domicile de l'agresseur.« Dans 95 % des cas, on réussit à obtenir un indice.Ça ne ferme peut-être pas le dossier, mais ça contribue à enrichir l'enquête », note l'officier.Prenez-la.Activez-la.Offrez-la.Utilisez-la.Le cadeau.aux mille et une possibilités.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exception : articles « Achat spécial ».encore plus Téléviseur HDTV, 122 cm (48 po) Image haute résolution plus vraie que nature Système de lentilles numériques améliorant la couleur et la mise au point N° AV48wp30.solde 50 $ de rabais Caméscope Définition de 1,02 mégapixels pour vidéo et images fixes Viseur couleur ACL de 6,4 cm Capture d'images en faible luminosité Et davantage N° GRDVL725.Ord.1 049,99 $.PRIMETrousse de cinéma.Comprend un étui de transport, une carte-mémoire de 16 Mo et une cassette miniDV.54999 Cinéma maison Lecteur DVD, CD et MP3 Prise pour composante vidéo offrant une résolution et des couleurs haut de gamme Balayage progressif N° THA30.Après la remise postale de 50 $.DES FÊTES HAUTE TECHNO AVEC En vigueur du samedi 7 au jeudi 19 décembre baisse de prix! 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Jacques V., 6 ans > Cher père Noël, Vous êtes un crétin ! Françoise, une petite fille qui ne s'attend pas à recevoir de cadeau cette année ! > Cher père Noël, J'aimerais avoir des patins.Alexandre Daigle, 5 ans > Cher père Noël, Quand je serai grande, j'aimerais me marier avec un homme qui vous ressemble.Céline, 5 ans > Cher père Noël, On me fait toujours jouer le petit Jésus dans la crèche parce que j'ai des cheveux blonds bouclés.Je suis tanné ! Je ne suis pas le Messie ! Est-ce que le monde va finir par s'en rendre compte ?Jean Charest, 7 ans > Cher père Noël, Je suis allé vous voir au centre commercial et j'ai tiré sur votre barbe pendant que ma mère prenait une photo.Je m'excuse, il paraît que ça ne se fait pas.Louis G., 6 ans PS : J'aimerais quand même avoir un vélo.> Cher père Noël, Je sais que ça risque de coûter très cher, mais je voudrais un fusil enregistré.Allan, 5 ans > Cher père Noël, Oubliez la lettre que je vous ai envoyée, je ne veux plus de patins.Alexandre Daigle, 5 ans > Cher père Noël, J'aimerais avoir un train électrique, mais serait-il possible de détruire cette lettre pour pas que l'impôt ne soit au courant ?Toto, 5 ans, futur patron d'Enron > Cher père Noël, J'aimerais être votre petit renne au nez rouge.Stéphan, 7 ans > Cher père Noël, Ça fait trois ans que je vous demande un jeu de Lego pour que je puisse construire une tour ! Attendez- vous que je sois frustré ! ?Oussama, 8 ans > Cher père Noël, J'aimerais juste avoir quelqu'un pour jouer avec moi, tous mes amis s'en vont.Bernard L., 7 ans > Cher père Noël, Je ne veux pas de cadeaux, je veux vous acheter.Combien coûtez- vous ?PKP, 5 ans > Cher père Noël, J'ai repensé à mon affaire et finalement j'aimerais avoir des patins.Alexandre Daigle, 5 ans > Cher père Noël, J'aimerais avoir un lapin de Pâques en chocolat pour l'Halloween.Gérald Tremblay, 6 ans > Cher père Noël, J'aimerais être le seul enfant à qui vous donnez des cadeaux.Bill Gates, 4 ans > Cher père Noël, J'aimerais avoir plein de cadeaux.Je sais que je suis vieux pour vous écrire, mais je n'arrive pas à décrocher.Jean « Il est minuit » Chrétien, 18 ans > Cher père Noël, Excusez, c'est encore moi, j'ai rechangé d'idée, je ne veux vraiment pas avoir des patins.Alexandre Daigle, 5 ans > Cher père Noël, Vous devriez arrêter de donner des cadeaux à tout le monde.Ce sont des dépenses folles ! Henri-Paul Rousseau, 3 ans > Cher père Noël, J'ai plein de petits avions qui lancent des bombes que mon papa m'a donnés, mais je n'ai pas d'endroit où je peux jouer avec.Pourriez- vous me trouver une place que je pourrais bombarder ?George W., 9 ans > Cher père Noël, J'arrive pas à me décider.Donnez moi donc juste un patin.Alexandre Daigle, 5 ans Qui a peur de l'irradiation des aliments?Pour une sélection gagnante correspondant à la mise boni du jour.LES JOURS BONIS BANCO DU 2 AU 10 DÉCEMBRE Belle-maman vient souper (appeler le traiteur) Aujourd'hui 8 décembre, la MISE8 est en boni\u2026 Une fois et demie le lot 3099235A JUDITH LACHAPELLE Grâce à l'irradiation du boeuf haché et de la volaille, les bactéries comme E.coli et Salmonella qui rendent malades des centaines de milliers de personnes chaque année seront pratiquement éliminées.L'industrie agroalimentaire pourrait également éviter les 500 millions de dollars que lui coûte annuellement le rappel de viande contaminée.Bref, avec le projet de modification du règlement concernant l'irradiation des aliments \u2014 que Santé Canada soumet ces jours-ci à la consultation publique \u2014 tout le monde serait gagnant.Tout le monde ?Ou presque.Des opposants à l'irradiation des aliments comptent bien se faire entendre lors des consultations pancanadiennes qui débutent demain soir à Montréal.Leurs arguments ?Des craintes sur les effets sur la santé à long terme de la consommation d'aliments irradiés, ainsi que la crainte que l'irradiation serve à masquer de mauvaises pratiques à l'abattoir qui sont à la source de la contamination de la viande par des bactéries (voir article dans le cahier Actuel).L'irradiation de la viande existe depuis plus de 40 ans, mais revient ces jours-ci dans l'actualité puisque Santé Canada veut inclure dans la liste originale l'irradiation du boeuf haché, de la volaille, des crevettes et des mangues.Actuellement, seule l'irradiation du blé, de la farine, des pommes de terre et des épices est permise, mais n'est guère utilisée.Moins de 1 % des aliments sont irradiés, et il s'agit surtout d'épices.Mais l'irradiation de la viande suscite un grand intérêt dans l'industrie, selon Monique Lacroix, chercheuse à l'Institut Armand- Frappier.« On dépense beaucoup d'argent à cause des pertes.Le rappel de viande à cause d'un trop grand nombre de bactéries coûte 500 millions de dollars chaque année », dit-elle.Le taux de bactéries dans la volaille, par exemple, flirte trop souvent avec le taux maximal qui exige un rejet de la viande, dit Mme Lacroix.En soumettant la viande à un bombardement de rayons ionisants, les bactéries sont soit détruites, soit incapables de se reproduire.L'opération détruit bien sûr quelques vitamines et autres nutriments (tout comme les autres procédés de traitement comme la cuisson, la mise en conserve ou la congélation), mais Santé Canada assure qu'elle n'est pas « significative ».L'irradiation est également permise dans de nombreux pays et, ironiquement, le Canada est à la traîne dans sa réglementation, même s'il est le principal fournisseur d'irradiateurs au cobalt au monde ! Dans plusieurs pays, la liste d'aliments pouvant être irradiés est beaucoup plus exhaustive qu'au Canada.Le pays rattrapera-t-il le temps perdu ?Tout dépendra de l'enthousiasme des consommateurs.À lire aujourd'hui dans le cahier Actuel.Autres informations en page B5 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO: NUMÉRO: Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Tirage du Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (37) 2002-12-07 2002-12-07 (21) 2002-12-07 2002-12-07 2002-12-06 2002-12-06 (44) 15 996 478 $ 2 500 000 $ 2 500 000,00 $ 98 002,70 $ 3 137,30 $ 153,00 $ 10,00 $ 10,00 $ Tirage du 2002-12-07 Banco : lots bonis du 2 au 10 décembre «Imagination débridée, inventions cocasses\u2026 Une manière originale de PENSER L'AVENIR.» L'EXPRESS Bernard WERBER Albin Michel photo : C.Cabrol 3102633A Notre incroyable vente d'entrepôt est de retour.Notre entrepôt est remplie d'articles de cristal atteignant des milliers de dollars.Vaisselle Verrerie Cadeaux Lampes et abats-jour Articles de mariage et de fêtes et beaucoup plus AU PRIX du GROS.OU MOINS! 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rémunération globale accordée dans les entreprises du marché de référence et des pratiques en terme de paramètres accordés aux chefs de direction à des fins de retraite ».Le décret de septembre 1996, qui fixait les conditions d'emploi initiales de M.Caillé comme PDG et membre du conseil d'administration d'Hydro-Québec, établissait également que « la Société fera en sorte que M.Caillé bénéficiera des mêmes prestations de retraite que celles auxquelles il aurait eu droit s'il était demeuré à l'emploi de Gaz Métropolitain ».Ainsi, la prestation est calculée sur le salaire de base et la rémunération variable de la meilleure année (environ 430 000 $ à ce jour), le crédit de rente annuel est établi à 3 % et chaque année de service compte pour deux.En clair, cela veut dire que M.Caillé, 59 ans, met de côté pour ses vieux jours l'équivalent de 6 % de son salaire, soit 25 800 $, par année.À l'expiration de son présent contrat, en 2006, il pourra donc compter sur une rente annuelle de 250 000 $.À cela s'ajouteront les sommes accumulées lorsqu'il oeuvrait dans la fonction publique québécoise et à titre de président et chef de la direction de Gaz Métropolitain.« On se doutait qu'il y avait un « party », mais jamais de cette ampleur », s'exclame Jean-Marc Pelletier, président du SPSI, qui s'indigne particulièrement du « deux pour un » sur les années de service accordé à M.Caillé.Selon lui, c'est trop cher payé pour « un emploi garanti et des rendements faibles ».Il souhaite maintenant que les états financiers d'Hydro soient soumis à l'oeil du vérificateur général.« Et pas juste une fois.De façon continue.L'expert en rémunération André Perrault, de la firme Perrault Conseil, admet que le président d'Hydro est privilégié.« Sa formule de rente est nettement au-dessus du marché, mais en dépit de tout ça, sa rémunération globale est en bas du privé », fait-il valoir.Selon lui, le régime de retraite devient une façon de compenser la faiblesse relative du salaire et l'absence de programmes d'intéressement à long terme comme des options d'achat.« On l'engage dans une carrière et on veut lui donner un bonbon.» M.Caillé n'est pas le seul président à bénéficier d'un régime de retraite bonifié, bien qu'il se démarque vraiment du lot.À la Société générale de financement, Claude Blanchet met de côté, comme tous les cadres supérieurs de l'entreprise, l'équivalent de 2 % de son salaire de base par année de service, sans égard au plafond de 86 000 $ fixé par la loi.À cela pourrait s'ajouter une rente additionnelle, accessible à tous les cadres supérieurs, « en cas d'atteinte ou de dépassement d'objectifs à long terme fixés par le conseil d'administration ».M.Blanchet pourrait aussi améliorer sa prestation « s'il atteint certains jalons, fixés par le conseil d'administration, en terme de longévité au poste de président ».En clair, sa ténacité pourrait lui valoir une bonification de 5 à 15 % du salaire de base sur lequel sa rente sera calculée.M.Blanchet, qui est âgé de 56 ans, est entré à la SGF en 1997 et son contrat, renouvelé en février, court jusqu'en 2007.Henri-Paul Rousseau, le nouveau président de la Caisse de dépôt et placement, bénéficie lui aussi d'un régime supplémentaire lui accordant l'équivalent de 2 % de son salaire par année de service, tout comme son prédécesseur Jean-Claude Scraire.Mais ce n'est pas tout.« Une convention doit intervenir entre la Caisse et M.Rousseau pour retenir ses services comme membre et président du conseil d'administration et directeur général de la Caisse.Cette convention doit couvrir notamment le régime de retraite du président », a-t-on appris grâce à la Loi d'accès à l'information.Le résultat de ces négociations sera publié dans le rapport annuel à être rendu public au printemps, pas avant.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Notre meilleur prix chaque jour » et « Achat spécial ».Du cuir où ça importe le plus : le siège, le dossier et les appuie-bras.solde 1 200 $ Canapé Dune en cuir.Ord.2 399 $.Solde 1 199 $ 800 $ de rabais Canapé Savoy Truffle Collage en cuir et en chenille.Ord.2 499 $.Solde 1 699 $ 1 000 $ de rabais Canapé Amarillo tout en cuir.Ord.3 199 $.Solde 2 199 $ 1 200 $ de rabais Canapé Edward tout en cuir.Ord.3 499 $.Solde 2 299 $ 200 $ de rabais Fauteuil et pouf Alexandria.Ord.649 $.Solde 449 $ 400 $ de rabais Fauteuil berçant et inclinable Dodger.Ord.1 299 $.Solde 899 $ 50 % encore plus TOUS LES MEUBLES EN CUIR SONT SOLDÉS! la plus grosse promo de cuir de l'année! de rabais Du lundi 9 au jeudi 19 décembre 1 200 $ de rabais Canapé Birmingham en cuir.Ord.2 399 $.Solde 1 199 $ jusqu'à Prenez-la.Activez-la.Offrez-la.Utilisez-la.Le cadeau.aux mille et une possibilités.3103105A Magasinage des fêtes : De 9 h à 21 h, du lun.au ven.De 8 h à 17 h, le samedi De 9 h à 17 h, le dimanche SURFACTURATION Le Bloc réclame une enquête publique LAURA-JULIE PERREAULT APRÈS AVOIR demandé la tête du ministre Denis Coderre à la suite d'un contrat octroyé à la firme Everest de manière douteuse, c'est celle du ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, que le Bloc Québécois commence à mettre en doute.Raison ?Un nouveau scandale de surfacturation éclate au grand jour deux mois après que le ministre ait refusé de tenir une enquête publique sur le programme de commandites du ministère des Travaux publics.« Au lieu de gérer la crise en retenant des informations, le ministre Goodale devrait régler le problème en mettant tout au grand jour.Et le seul moyen de le faire est d'ouvrir une enquête publique.Sinon, je vais demander sa démission », a tonné hier Robert Lanctôt, responsable du dossier des Travaux publics pour le Bloc Québécois, se disant excédé de découvrir de nouveaux scandales « toutes les deux semaines ».Il y a deux mois, le gouvernement fédéral avait rendu public le résumé de cinq pages d'une enquête menée à l'interne sur l'octroi des commandites.Des problèmes de surfacturation avaient alors été relevés, mais aucune compagnie n'avait été pointée du doigt.Or, voilà que le rapport complet, obtenu par le Globe and Mail dévoile le nom des compagnies qui ont gonflé les factures de manière « évidente et systématique », comme le note le document de 16 pages.Entre autres, le rapport d'enquête démontre que le dirigeant d'une agence de publicité québécoise, Gilles-André Gosselin, a « personnellement facturé » 3673 heures ou 625 325 $ pour son travail en un moins d'un an, ce qui équivaudrait à plus de 10 heures de travail par jour, incluant les fins de semaine.Groupaction Marketing a pour sa part reçu 147 975 $ pour l'étude de sites Web traitant de l'enregistrement des armes à feu, même si aucun rapport n'a été remis au gouvernement à ce sujet.Le document interne met aussi sur la sellette Le Groupe Polygone Éditeurs et la firme Communication Coffin et qualifie « d'extrême » la surfacturation de ces derniers.L'Alliance veut des réponses Le Bloc québécois n'est pas le seul à mal digérer la nouvelle.Le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, veut des explications.« Nous devons savoir pourquoi ces informations ont été retenues.Le gouvernement est assis sur une pile d'informations importantes que les gens ont le droit de savoir », a dit à La Presse le leader de l'opposition officielle hier.En septembre dernier, le ministre Goodale a refusé d'ouvrir une enquête publique sur le scandale des commandites et ce, malgré le fait que 130 contrats octroyés entre 1997 et 2000 aient été mis en doute, dont 13 nécessitant une enquête criminelle de la Gendarmerie royale du Canada. 7LP0701A1208 A7 DIMANCHE 7LP0701A1208 ZALLCALL 67 21:45:19 12/07/02 B Paul Martin suscite la colère d'Allan Rock EN BREF L'acteur Maka Kotto avec le PQ L'ACTEUR québécois d'origine camerounaise Maka Kotto se lance en politique.Il sera confirmé aujourd'hui comme candidat du Parti Québécois dans la circonscription montréalaise de Viau, en vue de la prochaine élection générale.Le premier ministre Bernard Landry assistera à l'assemblée d'investiture.\u2014 Presse Canadienne Un débat réclamé sur le modèle québécois UN GROUPE d'une centaine de citoyens demande qu'il y ait un véritable débat sur les changements à apporter au modèle québécois.Parmi les signataires de cet appel, on retrouve Gérald Larose et Pierre Curzi.Ainsi, un forum sera tenu les 15 et 16 février prochains, auquel seront conviés les acteurs de la société québécoise.Selon un des initiateurs de cet appel, Guillaume Vaillancourt, il est important de s'interroger sur les changements à apporter au modèle québécois, compte tenu de ce qui entoure le débat.Il dit favoriser un changement, mais en reconnaissant l'apport du modèle québécois à la société.\u2014 Presse Canadienne Diplomates russes expulsés DEUX DIPLOMATES russes en poste au Canada ont été expulsés pour activités incompatibles avec leur statut et Ottawa a accepté de son côté de rappeler deux de ses diplomates à la demande de Moscou, a déclaré hier un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères.« Il a été établi que deux responsables de la Fédération russe en poste au Canada avaient été impliqués dans des activités incompatibles avec leur statut diplomatique », a déclaré Reynald Doiron.« Par accord mutuel, les deux individus concernés ont quitté le Canada.La Russie s'est jugée dans l'obligation de demander le départ de deux diplomates canadiens, dont les actions sont exemptes de reproches.Nous nous conformons à cette requête », a-t-il dit.\u2014 Agence France-Presse Cannon tenté par l'ADQ L'ANCIEN MINISTRE des Communications du gouvernement Bourassa dans les années 1980, Lawrence Cannon, envisagerait sérieusement de se joindre à l'Action démocratique du Québec, a affirmé le quotidien Le Droit, hier.M.Cannon, qui est conseiller municipal, souhaiterait se présenter dans la circonscription de Hull, en vue des prochaines élections provinciales.Ce serait le deuxième « gros » nom à se présenter pour l'ADQ dans l'Outaouais, après l'ex-conseillère gatinoise Berthe Miron, qui a déjà confirmé sa candidature dans Chapleau.\u2014 Presse Canadienne Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre fédéral de l'Industrie, Allan Rock, a accusé son rival dans la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), Paul Martin, de faire preuve de faiblesse dans la controverse entourant le registre national des armes à feu.M.Martin a dit croire, hier, que « pas un cent de plus » ne devrait être dépensé pour ce registre tant et aussi longtemps que les problèmes ayant entraîné des dépassements de coûts d'un milliard n'auront pas été résolus.L'ancien ministre des Finances aurait par ailleurs refusé de dire s'il était toujours en faveur de l'enregistrement des 10 millions d'armes du pays, se contentant de dire qu'il souhaitait qu'on mette en place un mécanisme de contrôle respectant son budget, « bien géré et qui répond aux objectifs ».Allan Rock Ces propos ont provoqué la colère d'Allan Rock.En entrevue, le ministre a souligné que le registre avait été payé très cher « avec du sang », à l'issue de conflits politiques avec les partis de droite et les groupes de pression en faveur des armes.Tout en accusant Paul Martin de céder aux pressions exercées par ces groupes, M.Rock a répété qu'il ne fallait pas attendre les résultats des sondages pour agir.« Dans des circonstances comme celles-ci, il importe que les membres du gouvernement se tiennent debout et disent clairement qu'ils ne reculeront pas d'un pouce sur le contrôle des armes.Depuis quelque temps, M.Martin fait marche arrière sur tous les fronts prioritaires pour les libéraux, a ajouté le ministre de l'Industrie.Il « préfère détourner et retarder.Nous le voyons dans son attitude avec Kyoto, avec la Loi de clarification.C'est la même chose à tous les coups », a dit M.Rock.Pour les proches des 14 victimes de la tuerie de l'École polytechnique, à Montréal, le 6 décembre 1989, la controverse entourant les coûts fait oublier que la bataille pour le contrôle des armes à feu n'est pas encore gagnée au Canada.À l'occasion du 13e anniversaire de la tragédie, vendredi, ils ont affirmé qu'ils continueraient à se battre afin que la loi soit renforcée.Cas de fraudes de la TPS: Ottawa n'a pas tout dit Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le gouvernement a volontairement tenu le Parlement et les citoyens canadiens dans l'ignorance au sujet de millions de dollars disparus des coffres depuis 1995 en raison de faux remboursements de TPS, a rapporté hier le National Post.En effet, même si elle était tenue de le faire, l'Agence canadienne des Douanes et du Revenu n'a pas informé les membres du parlement des vols et des fraudes dont elle est victime.Alors qu'en 1994, 12 remboursements frauduleux de la TPS totalisant 1,96 million ont été déclarés, un seul cas \u2014 celui d'un employé de l'agence ayant détourné 2,8 millions \u2014 a été inscrit aux registres depuis ce temps.Or, dans un reportage diffusé le mois dernier, la télévision anglaise de Radio- Canada estimait à un milliard le montant dérobé au gouvernement en 10 ans.Ce n'est pas une tentative de camouflage, a insisté la porte-parole Colette Gentes-Hawn.C'est plutôt qu'en vertu d'une entente signée avec le Conseil du Trésor, l'agence ne considère plus les fraudes comme des pertes comptables à déclaration obligatoire.Au contraire, parce qu'ils sont réclamés au criminels, les montants dérobés au Trésor public constituent des «recevables » au même titre que les impôts impayés des entreprises ou des contribuables, a-t-elle expliqué.Comme tous ces manques à gagner sont inscrits dans la même colonne, il n'y a aucun moyen d'évaluer le nombre ou le montant des fraudes, ni de savoir quelle proportion a effectivement été remboursée à l'État.Selon Mme Gentes-Hawn, une cinquantaine de poursuites sont lancées chaque année contre des fraudeurs présumés.La semaine dernière, quelque 250 agents des services douaniers canadiens et québécois ont investi 56 édifices de Montréal, Québec et Sherbrooke.En dépit de leurs efforts, les policiers, procureurs et vérificateurs impliqués dans des enquête n'ont réussi à récupérer qu'une faible partie des sommes dérobées.La plupart du temps, les fraudeurs ont en effet eu le temps de mettre leurs gains à l'abri dans des paradis fiscaux ou de les dépenser avant que les enquêteurs ne les retracent.\u0001 977, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (niveau métro à la Maison Simons) \u0001 Carrefour Laval \u0001 Mail Champlain, Brossard \u0001 Place Laurier (Sainte-Foy) Tél.: (514) 284-1295 w w w.s t y l o .c a 3099955 Expert II Nouvelles couleurs - bleu marbré - noir - gris mat - acier satiné Ensemble cadeaux bille et porte-mine 99$ Les plus grandes marques aux meilleurs prix.CROISIÈRE DE 7 JOURS AVEC LE GRAND PRIX F1 DE MONACO Grand Prix F1 Monaco Le prix inclus : Vol aller-retour, 7 jours de croisière avec le billet du Grand Prix F1 de Monaco cabine intérieure À partir de299900 seulement POSSIBILITÉ D'EXTENSION Splendour of the Seas 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l'administration Bush y travaillaient déjà dès 1996 Au moment où vous lisez ces lignes, le Conseil de sécurité des Nations unies vient en principe de recevoir un document de plusieurs dizaines de milliers de pages dans lequel l'Irak fait le point sur ses programmes d'armement de destruction massive.On en aura pour des jours, sinon des semaines, à scruter ce dossier et les médias suivront à la loupe les réactions qu'il suscitera au sein de l'administration Bush.Compte tenu du langage que tient la Maison-Blanche sur le sujet depuis plusieurs mois, on a du mal à imaginer que le document puisse modifier le plan de match.D'autres documents, dont fait état un spécialiste du Moyen-Orient dans le Los Angeles Times, procurent un éclairage sur la trame de la démarche actuelle de Washington, qui vise un double objectif : assurer un périmètre de sécurité à Israël par un renversement du pouvoir non seulement en Irak, mais également en Syrie et en Iran ; et refiler ensuite le butin, les immenses réserves pétrolières irakiennes, à des entreprises américaines.Mais l'opération comporte des risques : déjà le projet d'attaquer militairement l'Irak a entraîné une chute considérable du prestige des États-Unis un peu partout dans le monde, chute révélée par un hypersondage auprès de 44 pays, publié par l'International Herald Tribune.En même temps, des médias comme le Washington Post commencent à scruter de plus près les coûts que peuvent entraîner une attaque contre l'Irak, mais surtout l'occupation ultérieure, pudiquement appelée la « reconstruction ».Plan de match mûri On connaît mal la petite histoire du plan de match de la Maison- Blanche contre l'Irak de Saddam Hussein.Le programme est brusquement surgi dans la foulée des événements du 11 septembre, s'insérant dans le schéma plus ou moins nébuleux de la « guerre au terrorisme ».Mais le spécialiste Sandy Tolan, de l'Université de Californie à Berkeley, souligne dans le Los Angeles Times que le plan actuel mijote depuis au moins six ans.Dès 1996, écrit M.Nolan, un groupe de recherche israélien remettait au premier ministre d'alors Benjamin Nétanyahu un rapport intitulé Removing Saddam from Power.Y ont alors collaboré étroitement des gens devenus depuis des hommes clés de l'administration Bush : Richard Perle, président de la Commission de la politique de défense au Pentagone ; Douglas Feith, sous-secrétaire à la Défense ; et David Wurmser, conseiller spécial au Secrétariat d'État.Se sont joints à eux en 1998 Donald Rumsfeld, actuel patron du Pentagone, et son très militariste collaborateur Paul Wolfowitz.Dès ce moment-là, ces hommes pas encore au pouvoir auxquels s'étaient joints Elliott Abrams, directeur senior du Conseil national de sécurité et le sous-secrétaire d'État John Bolton, façonnaient « un plan déterminé pour changer le régime à Bagdad ».Un leader irakien dissident, Kanan Makiya, estime que ce premier plan d'invasion dépasse largement l'Irak, qu'il vise en fait toute la région, une transformation géo-politique d'une ampleur qu'on n'a pas vue depuis la fin de l'Empire ottoman alors que Britanniques et Français ont envahi la région, au début du siècle dernier.La donnée pétrole Une démarche fondamentale du programme prévoyait d'assurer d'abord la protection des champs pétrolifères, la contribution du pétrole irakien étant susceptible de faire baisser les prix mondiaux à 10 $ le baril, l'opération pouvant conduire d'ailleurs au démantèlement de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP).Les réserves de pétrole irakien, conjuguées à la disponibilité croissante du pétrole russe, étaient de nature à assurer une longue sérénité d'approvisionnement pour les États- Unis.En juin dernier, le vice-président Dick Cheney, lui-même issu de l'industrie pétrolière, confirmait cette vision, « le Golfe se présentant comme souci prioritaire de la politique internationale de l'énergie des États-Unis », disait-il.Dès 1999, Patrick Clawson, analyste de l'Institut de politique du Proche-Orient, à Washington, un organisme aujourd'hui proche de l'administration Bush, déclarait qu'évincer Saddam Hussein « procurerait aux sociétés pétrolières américaines l'occasion de profits substantiels ».Il ajoutait qu'un Irak débarrassé de Saddam inviterait vraisemblablement les pétrolières internationales à s'installer dans le pays.De fait, poursuit l'universitaire de Berkeley, le chef du parti d'opposition Congrès national irakien, Ahmad Chalabi, qui même avant les élections américaines de l'an 2000 entretenait déjà des rapports étroits avec MM.Perle, Wumster, Rumsfeld et Cheney, a récemment rencontré de grands patrons des pétrolières américaines.Saddam Hussein renversé, M.Chalabi deviendrait une sorte de « Karzai irakien » et ne se cache pas pour dire qu'il ouvrirait large les portes de l'Irak aux pétrolières américaines.Il va même jusqu'à indiquer qu'on pourrait annuler les contrats actuels de dizaines de milliards de dollars liant l'Irak à la française Total Fina Elf et à la russe Kukoil.Le mois prochain, plusieurs représentants de l'opposition irakienne en exil doivent rencontrer des patrons des pétrolières dans une chaumière sise en Angleterre profonde pour discuter de l'avenir du pétrole irakien.La rencontre, organisée par le Centre mondial des études sur l'énergie, sera présidée par l'ancien ministre du Pétrole de l'Arabie Saoudite, sheik Zaki Yamani.Y prendront part notamment l'oppositionniste Chalabi, et l'ancien patron des services secrets militaires irakiens le major général Wafiq Samarrai.L'oppositionniste Chalabi paraît parfaitement conscient de la donnée pétrole, estimant que son pays « libéré » pourrait en venir à produire 10 millions de barils par jour, devenant une « seconde Arabie Saoudite » et offrant un monde sans OPEP.Le second volet du programme d'invasion de l'Irak concerne Israël : détruire toute menace militaire possible dans le périmètre de l'État hébreu, ce qui veut dire profiter de l'occupation irakienne pour saboter le pouvoir tant en Syrie qu'en Iran.Ce programme est chaleureusement défendu par Michael Ledeen, du American Enterprise Institute, à qui le Wall Street Journal a ouvert ses pages.Pour M.Ledeen, l'invasion de l'Irak trouve là sa justification.Dès 1998 d'ailleurs, l'actuel conseiller au Secrétariat d'État David Wurmster chérissait, dans une entrevue à un périodique israélien, l'idée d'une base dans le nord de l'Irak pour en venir à bout de la Syrie et de l'Iran.Dès 1996, les actuels hauts fonctionnaires de Washington Wurmser, Perle et Feith disaient au premier ministre israélien Netanyahu qu'il était préférable de tasser la Syrie plutôt que de s'engager dans un processus de paix compliqué au Proche-Orient.L'idée maîtresse : « Libérer tous les peuples du Moyen-Orient.» Anti-américanisme Une idée, de fait, qui ne séduit pas grand monde ailleurs sur cette planète, en particulier dans les sociétés islamiques, comme en témoigne un puissant sondage du Pew Research Center, publié par l'International Herald Tribune : 38 00 interviewés dans 44 pays.« Une vague anti-américaine en expansion », se voit obligé de titrer le journal en manchette la semaine dernière.Une vague très sensible en pays musulmans, mais aussi chez les alliés.En Turquie, 80 % de la population s'oppose à ce que le territoire turc soit mis à contribution dans une guerre contre l'Irak.De vastes majorités de citoyens en France, en Allemagne, voire en Russie, s'opposent au recours à la force pour déloger Saddam Hussein.Même des pays musulmans éloignés du Moyen-Orient comme le Sénégal ou l'Indonésie s'opposent à cette guerre au terrorisme.En Égypte comme en Jordanie, huit citoyens sur 10 s'y opposent.Tant en Turquie qu'en Russie, en France, en Allemagne et en Grande- Bretagne, des majorités croient qu'une guerre déclenchée contre l'Irak ne ferait qu'alimenter le terrorisme international.Il se trouve même 45 % d'Américains qui le pensent.Des majorités de Français, d'Allemands et de Russes estiment que le conflit israélo-palestinien est plus menaçant pour la paix régionale que l'Irak.D'ailleurs les trois quarts des Français et des Russes croient que c'est le pétrole qui nourrit les projets américains de guerre en Irak (54 % en Allemagne, 44 % en Grande-Bretagne).Mais seulement un Américain sur cinq pense que c'est le pétrole qui explique la position actuelle de Washington.Ces chiffres ont sans doute de quoi faire réfléchir les stratèges de Washington.D'autres chiffres aussi : le Washington Post de dimanche dernier, recoupant diverses sources privées et administratives, indiquait en manchette qu'une guerre contre l'Irak pourrait représenter des dépenses atteignant les 200 milliards de dollars.C'est qu'on constate que, vu l'état des opinions ailleurs dans le monde, les États-Unis cette fois, contrairement à la première guerre du Golfe, pourraient bien devoir casquer presque seuls la note.Photomontage JEAN-SÉBASTIEN MERCIER, La Presse Inanition Rétribution Nomination Dégradation ON N'IMAGINE pas qu'une pénurie alimentaire puisse se produire à l'échelle de masses aux États-Unis ; c'est pourtant le cas du Nord-Ouest, des secteurs des États de Washington et d'Oregon se trouvant aux prises avec le problème.Il y a plus de gens souffrant de sous-alimentation chronique depuis au moins trois ans dans le Pacific Nortwest que dans n'importe quelle autre région des États-Unis, rapporte le Los Angeles Times.Durant l'année 1999-2000, près de 6 % de la population de l'Oregon, soit plus de 200 000 personnes, ont manqué de nourriture à un moment ou un autre ; le pourcentage à l'échelle nationale est de 3,1 %.Sept des huit États les plus affectés par la pénurie alimentaire se situent dans le Nord-Ouest.Pourquoi le Nord-Ouest?Parce que les industries régionales traditionnelles ont du mal à survivre : les alumineries ferment, en raison de la hausse des tarifs d'électricité ; l'industrie du bois d'oeuvre traîne la patte à cause des importations moins coûteuses (tiens, tiens !).Les gens mis à pied en viennent à devoir consacrer 70 % de leurs maigres revenus (allocations, travail occasionnel) à payer l'hypothèque de la maison, puis sacrifient l'alimentation.Plus d'une personne sur trois en Oregon a eu recours aux banques alimentaires depuis un an.ON L'A VU, le président Bush fut fort actif dans la sollicitation de fonds durant la récente campagne électorale, ayant dégoté 140 millions de dollars auprès d'entreprises, parmi lesquelles l'industrie énergétique se trouvait particulièrement présente.L'heure des récompenses a sonné, mais le secteur énergétique compte bien faciliter la tâche du président, signale le New York Times.Dès janvier, une campagne de publicité de plusieurs millions de dollars sera mise en branle dans cinq États de l'Ouest pour convaincre les citoyens que l'exploration des ressources dans les Rocheuses est de nature à relever leur économie, sans causer préjudice à l'environnement.Tout ça pour créer un climat favorable à l'adoption prioritaire d'une loi sur l'énergie par un Congrès désormais sous entier contrôle des républicains.Parmi les faveurs attendues de l'industrie de l'énergie : réductions fiscales de 34 milliards de dollars pour toute gamme de projets, comme l'exploration et l'accroissement de l'exploitation des ressources, le développement de nouvelles technologies, l'augmentation de l'utilisation de l'éthanol dans l'essence, la construction d'un pipeline amenant le gaz naturel de l'Alaska et une baisse des compensations prévues pour les accidents dans l'industrie nucléaire.NOMBRE d'observateurs de la politique américaine n'en reviennent pas que l'administration Bush ait choisi l'ex-secrétaire d'État Henry Kissinger pour mener une enquête indépendante sur la réponse fédérale aux attentats du 11 septembre 2001.Clarence Page, dans le Chicago Tribune, est d'avis que le président Bush aurait été mieux avisé d'enclencher une commission d'enquête sur M.Kissinger luimême, un personnage énigmatique qu'une partie du monde considère comme un criminel de guerre, même s'il a obtenu le prix Nobel de la paix.L'homme doit maintenant consulter un avocat avant de voyager à l'étranger, pour ne pas se retrouver dans la position inconfortable que la Grande-Bretagne a imposée à l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet en 1998.Des juges d'instruction en Espagne, en France, au Chili et en Argentine aimeraient bien l'interroger à propos de crimes de guerre commis en Amérique latine.Peu à peu, la déclassification de documents à Washington permet de préciser les rapports qu'il a entretenus avec divers dictateurs et potentats à travers le monde.Encore heureux que le renommé diplomate George J.Mitchell agira comme adjoint de M.Kissinger, mais l'homme n'a pas la réputation de secouer les cages, note le chroniqueur.LES TEMPS sont durs pour l'industrie du tourisme.Les hésitations de la reprise économique aux États-Unis y sont pour quelque chose, mais un mal plus profond travaille l'industrie : la peur.Bali, perle s'il en est d'un tourisme hénoniste et édenique, a du mal à se relever de l'attentat d'octobre.Le Financial Times, de Londres, évoque l'impact de l'événement sur l'industrie touristique locale, mais signale que c'est le tourisme de partout dans le monde qui subit le contrecoup de pareil phénomène.De fait, l'industrie touristique mondiale l'an dernier, dans la foulée du 11 septembre, a connu sa première croissance négative en 20 ans, selon l'Organisation mondiale du tourisme.Depuis Bali, il y a eu cette attaque au missile contre un avion commercial israélien.Le marché noir de lance-missiles souples et peu coûteux regorgerait de centaines, sinon de milliers de spécimens, rapporte le New York Times.Des spécialistes de la sécurité surveillent le phénomène depuis des années.Le FBI croit qu'au moins 29 attentats au missile portable se sont déjà produits contre des avions commerciaux, entraînant la mort d'au moins 550 personnes.L'été dernier encore, les autorités américaines prévenaient les transporteurs du danger que présentent les lance-missiles portables. 7LP1101A1208 a11 dimanche 7LP1101A1208 ZALLCALL 67 15:35:18 12/07/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2002 A 1 1 La gaffe! Trop pressés, on oublie souvent les petits détails qui sont si importants dans notre relation quotidienne avec les autres humains VANIA JIMENEZSIGOUIN L'auteure est médecin.Elle a écrit ce texte à la demande de La Presse pour notre série sur le thème Quelle vie de fou ! Nous publierons des éditoriaux et des textes d'opinion sur ce sujet jusqu'à mercredi prochain.JOUR DE CONSULTATION ordinaire dans une clinique du centreville de Montréal.Dr Bourgault, une femme dans la jeune quarantaine, entame son bureau de l'après-midi.Elle aime bien le rythme de ces cliniques du mardi.Un rythme enlevé, une sorte de Cavaleria Rusticana.Elle se pique d'ailleurs d'être à la fois efficace et de savoir établir une relation de qualité avec ses patients.Elle se plaît à noter que la valeur d'une relation ne se mesure pas nécessairement au temps passé avec le patient.« Parfois, tout se joue en un instant, un regard », dit-elle.Cet après-midi, arrivée à la clinique, elle parcourt du regard à la fois la salle d'attente et la liste des patients qu'elle verra dans les prochains instants.Dans la salle, elle reconnaît Fatima, une belle jeune femme algérienne de 28 ans.Quelques mois plus tôt, celle-ci s'est présentée pour un suivi de grossesse, accompagnée de son fort sympathique mari, docteur en informatique, et de ses trois petites filles, âgées de 5, 3 et 2 ans.Même si elle portait alors le costume national et le voile islamique sur les cheveux, Fatima avait le visage découvert.Ses beaux yeux noirs rieurs avaient suivi la conversation qui s'était déroulée en anglais entre le Dr Bourgault (qui a elle-même trois filles) et son mari, celui-ci de toute évidence jouant le rôle de l'interprète dans cette situation.Bébé garçon Une sympathie mutuelle immédiate s'était installée entre le médecin et cette petite famille, malgré le problème évident de communication langagière.À la première visite, par mari interposé, Fatima avait exprimé avec un petit rire gêné son désir d'avoir un bébé garçon, cette fois-ci.Tout le monde en Algérie, ses soeurs, les frères de son mari, tous ont au moins un fils.Elle est la seule à n'avoir que des filles.Même si son mari l'avait bien assurée que ce n'était pas important.« Je tiens tellement à lui donner un fils dont il serait fier, comme ses frères », avait-elle dit en arabe, traduite par le mari qui lui souriait affectueusement en secouant la tête.L'on avait rigolé, l'on avait invoqué la bonne volonté d'Allah et l'on avait espéré être fixé sur le sexe de l'enfant à l'échographie de routine, dans quelques semaines.Manque de chance, cette première échographie n'avait pas révélé le sexe de l'enfant.Heureusement pour la curiosité de tous, lors des visites de suivi, le Dr Bourgault avait eu un doute au sujet du mode de présentation de l'enfant.Se présentait-il par la tête ou par le siège, le petit derrière ?Une deuxième échographie avait donc été demandée vers la 35e semaine.Le Dr Bourgault regarde la salle d'attente.La famille comme à l'habitude au grand complet, arrivée plus tôt que l'heure du rendezvous, est présente.Le médecin se dit qu'à en juger par son apparence, Fatima doit être à la fin de sa grossesse.Le Dr Bourgault regarde sa liste.Son après-midi est particulièrement chargé de cas assez compliqués.Sûre de sa capacité d'être à la fois efficace et présente à ses patients, elle se dit qu'elle expédiera les cas légers assez vite, pour arriver à gérer l'ensemble de l'aprèsmidi.Cependant, la réceptionniste avertit le Dr Bourgault que d'autres patients se sont ajoutés à la liste, des cas qui ne pouvaient attendre au lendemain ou à un autre rendezvous.Qu'à cela ne tienne ! Il faudra simplement accélérer la cadence.Après tout, elle aime bien ce rythme soutenu ! De cas en cas, le Dr Bourgault a déjà pris un certain retard dans son horaire lorsqu'elle invite enfin la petite famille, celle de Fatima, à entrer dans sa salle de consultation.Après avoir posé les questions d'usage pour cette période de la grossesse, effectué les examens indiqués, elle parcourt le dossier, vérifiant les derniers rapports de laboratoire.Elle remarque le rapport d'échographie, cette deuxième échographie tant attendue.Elle le parcourt distraitement.Il souligne le fait que le bébé grandit bien, la présentation est céphalique.C'est bien l'information rassurante que le Dr Bourgault attendait.Il ne devrait pas y avoir de problèmes lors de l'accouchement.Et puis ?C'est alors que Fatima, le regard rempli d'espoir, se tourne vers son mari et lui demande quelque chose en arabe.Elle veut que son mari s'informe du sexe de l'enfant à naître.Le mari hésite un moment.Il connaît l'importance de la question pour sa femme.Fatima insiste auprès de lui.Puis avec un sourire plein d'attente, elle baragouine dans un anglais incertain : « Girl ?Boy ?» Même si elle sait que la question du sexe de l'enfant est importante pour toutes les femmes, le Dr Bourgault a pris l'habitude de toujours annoncer le sexe de l'enfant de façon très « positive », convaincue d'ailleurs elle-même que fille ou garçon, l'important est qu'il soit bien reçu par sa mère et le reste de sa famille.Aujourd'hui, pressée par le temps, elle n'a pas, à la première lecture, noté le sexe de l'enfant inscrit sur le rapport d'échographie.Elle y jette donc un regard rapide et annonce, avec le ton positif qu'elle prend toujours à l'annonce d'une bonne nouvelle : « C'est une fille ! » Serait-ce que, lors de situations pressées ou chargées, l'on a recours à des espèces d'automatismes, ou plutôt à des réponses automatiques ?Ou serait-ce que Dr Bourgault, elle-même mère de filles et incarnant à sa façon une affirmation « politique » favorable à la féminitude, soit une proie facile à un contre- transfert culturel qui consiste à projeter sur l'autre (le patient) sa propre culture ?Le contexte de « bousculade » par le temps, contexte culturel occidental par excellence, agit certainement comme « parasite » sur les ondes de la communication.Le médecin se rend compte, beaucoup trop tard, qu'elle a complètement oublié et négligé le puissant désir initial de Fatima, celui d'avoir un garçon.Celle-ci fond en larmes, ramasse ses affaires et quitte précipitamment le bureau, plantant là le reste de sa famille et le médecin, désolés.Sortir Fatima des toilettes où elle s'est enfermée, la ramener dans la salle de consultation, la consoler, autant elle que ses fillettes éplorées de voir leur mère si chagrinée, tout ceci prend un bon trente minutes de plus.L'après-midi du Dr Bourgault est chamboulé.Elle traîne un vague malaise, un sentiment de travail inachevé.Un si petit moment de distraction, et la Cavaleria Rusticana est devenue une cacophonie.Elle ne l'avouera pas.Mais au fond d'elle-même, le Dr Bourgault sait parfaitement que si elle avait dit doucement à Fatima : « Je sais que, pour un petit moment, tu vas être déçue.», langage ou pas, l'autre aurait compris, se serait sentie comprise, aurait certainement été déçue, mais n'aurait pas explosé ainsi.« Une vie de fou ! », se dit le Dr Bourgault, finissant l'après-midi de fort mauvaise humeur.MARDI : Le temps, toujours le temps Le contexte de « bousculade » par le temps, contexte culturel occidental par excellence, agit certainement comme « parasite » sur les ondes de la communication.RÉPLIQUE Caisse de dépôt: des informations «erronées» P H I L I P P E GABELIER L'auteur était jusqu'à récemment viceprésident aux relations institutionnelles de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Madame Hélène Baril, LES ARTICLES publiés sous votre signature dans La Presse du 3 décembre dernier, intitulés « Rousseau élague la Caisse » et « D'autres chambardements à venir dans les communications » comportent des informations erronées ou associations d'idées qui me portent atteinte.Soyons clair, je n'ai jamais piloté le dossier de construction du nouveau bureau d'affaires au centreville de Montréal et à titre de responsable des communications, j'ai assuré avec mon équipe la diffusion efficace d'une communication dont les chiffres avaient été validés par des gens en autorité.Je tiens à rappeler que : Au cours de 1999 et ce, jusqu'au printemps 2000, j'ai présidé le comité d'étude (préfaisabilité) du projet, lequel comité était formé de MM Jean-Claude Cyr, Fernand Perreault et Bertrand Lauzon, tous trois membres de la haute direction de la Caisse.Ce comité d'étude a analysé principalement les points suivants : > évaluation des besoins, établissement de la programmation, qualité de l'environnement et ergonomie > modalités administratives et respect des processus d'appels d'offres, mode de gestion du projet et financement ; > étude de sites et analyse des opportunités.À la fin du printemps 2000, M.Jean-Claude Scraire, président-directeur général, confiait à un autre haut dirigeant de la Caisse la responsabilité du comité de réalisation du projet et la responsabilité du suivi du dossier.Le comité devait rendre compte directement à la haute direction de la CDP.Je ne participais pas aux travaux de ce comité.Vous référez dans votre article à un coût global de 246 millions au moment de la diffusion du communiqué qui estimait à 102,5 millions le coût de construction.M.Rousseau a lui-même précisé au journal Le Soleil que le montant global à ce moment était plutôt de 189 millions.Par ailleurs, je tiens à préciser que le coût de construction est une donnée utilisée dans cette industrie et a valeur de référence.Vous comprendrez mon étonnement en lisant votre article dans lequel vous associez mon départ à un congédiement alors que la Caisse invoque un recentrage et une restructuration.Pour bien définir et confirmer ma participation et mon implication dans toute cette histoire, j'ai formulé une requête à la vérificatrice générale, madame Doris Paradis.Je lui demande de procéder à l'examen spécifique de mon rôle et de mes responsabilités dans ce projet et d'en faire rapport avec diligence.APPEL À TOUS Et votre vie de fou?N'a-t-on pas l'impression d'être toujours en retard ?De ne pas avoir le temps de faire tout ce qu'on voudrait ?De travailler trop ?De ne pas consacrer assez d'heures à nos enfants et à nos parents, aux loisirs, voire au sommeil ?Quoi faire pour améliorer notre qualité de vie ?Si vous êtes de ces personnes qui ont l'impression de mener une vie de fou ou si vous avez des solutions à proposer, écrivez- nous en grand nombre.Les meilleurs textes seront publiés la semaine prochaine et trois de ceux-ci recevront un exemplaire du livre Une enfance en noir et blanc, publié cet automne aux Éditions Les 400 coups dans le cadre des 50 ans de notre télévision.Notre adresse : forum@lapresse.ca 7LP1201A1208 a12 dimanche 7LP1201A1208 ZALLCALL 67 15:39:17 12/07/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2002 Tout, tout de suite Nous poursuivons aujourd'hui et jusqu'à mercredi prochain notre série d'éditoriaux et de textes d'opinion sous le thème Quelle vie de fou ! m r o y @ l a p r e s s e .c a Deux enfants, deux carrières (intéressantes), deux voitures, une maison, une résidence secondaire, des vacances en France ou au Mexique, un cinéma maison au sous-sol, un chien et deux chats.Tout, tout de suite.D'une culture du sacrifice historiquement entretenue par le clergé, le Québec est passé en un demisiècle à une culture hédoniste, nourrie par les médias, qui n'admet ni la frugalité, ni l'ennui, ni le renoncement, ni la douleur d'avoir à faire des choix.Entre 1951 et 1989, le revenu familial réel, c'est-à-dire net d'inflation, a augmenté de 161,8 % au Canada.Et que fait-on avec ce fric ?> Symbole même de la société de consommation, le nombre de véhiculesmoteurs immatriculés au Québec a été multiplié par neuf (!), roulant de 522 000 à 4,8 millions entre 1951 et 2001, alors que, dans le même temps, la population ne doublait même pas (elle est passée de 4,1 à 7,4 millions d'âmes).> De nos jours, les Québécois dépensent annuellement près de 6 milliards dans les 17 000 restaurants de la province, presque autant qu'ils le font chez les 13 000 détaillants en alimentation (8 milliards).> Les Canadiens volent presque 20 fois plus qu'en 1961 : 47 millions de déplacements en avion en 1999.> On trouve au Québec 892 000 chiens et 1,2 million de chats.Bref, l'idée que le Québécois d'aujourd'hui se fait d'un niveau de vie convenable n'a strictement rien à voir avec celle que son père ou son grand-père en avait il y a 50 ans : nous vivons littéralement sur une autre planète.Cependant, cette opulence a un prix.\u0001 \u0001 \u0001 Autre symbole de la société de consommation : les familles dont les deux parents travaillent.C'est le point de convergence de la plupart des problèmes liés à ce qu'il faut bien appeler la vie de fou.C'est une situation qui génère une tâche équivalente à trois emplois à temps plein occupés par deux personnes \u2014 la troisième « job », celle qui consiste à tenir maison et à élever les enfants, étant encore largement dévolue, malgré l'évolution des mentalités, à la femme.Comme chacun sait, deux raisons motivent ce choix de vie que font les couples.La première a à voir avec l'accomplissement personnel.Pour les hommes, ça a toujours été une évidence.Et il ne se trouverait sûrement plus beaucoup de femmes, aujourd'hui, pour retourner 50 ans en arrière et renoncer à la satisfaction tirée de l'exercice d'un métier ou d'une profession.C'est d'autant plus vrai que les emplois sont en général plus intéressants qu'autrefois : 74 % des gens travaillent dans les services (le secteur manufacturier est presque devenu marginal), lesquels offrent bon nombre de carrières où la créativité, l'initiative, l'autonomie sont des atouts importants.On néglige souvent ce facteur, la passion du travail, lorsque vient le temps d'expliquer pourquoi plusieurs bossent non pas moins, mais davantage qu'avant.La seconde raison est économique.Bien sûr, pour les familles à revenus modestes, il n'y a rien à décider : il faut tout simplement deux salaires pour boucler le budget.Mais, au-dessus d'un certain niveau d'aisance, un choix intervient bel et bien \u2014 même s'il n'est pas toujours tout à fait conscient.Ce choix existe non seulement au moment d'accepter ou de refuser un emploi, mais à chaque occasion où il est loisible de travailler plus ou moins, d'allonger les heures ou au contraire de les raccourcir, de s'octroyer des congés (même sans solde) ou de renoncer aux vacances.On fait rarement le calcul de cette façon.Mais, à lui seul, l'achat d'une seconde voiture (neuve) équivaut à engloutir, pendant un an, la totalité du salaire net d'un des deux conjoints de la famille type.Un troisième téléviseur (présent dans 33 % des ménages !), c'est une semaine de salaire.Deux billets d'avion pour Paris, un mois.En fait, la plupart des gens sont réticents à l'admettre en ces termes, mais ils troquent volontiers du temps contre davantage de confort ou même de luxe.et ce n'est peutêtre pas toujours la meilleure décision.DEMAIN : Joie et labeur Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés D'UN CANADA À L'AUTRE Le «Gun-gate» Voilà que le programme d'enregistrement des armes à feu devient la plus récente source de scandale PAUL WELLS L'auteur est chroniqueur au National Post CE QUI FASCINE en ces derniers jours, pén i b l e s , d e l'administration de Jean Chrétien, c'est combien tous les scandales et toutes les crises reflètent les préoccupations et le style du premier ministre et de son parti.M.Chrétien allait tout faire pour maintenir l'unité canadienne : voilà le scandale des commandites pour montrer, de façon grotesque, jusqu'où il était prêt à aller.Il était fier de représenter son comté au Parlement : le « Shawinigate » en est la preuve.C'est un homme de parti.dont le parti a passé l'été à le rejeter de façon humiliante.Voici que le programme d'enregistrement des armes à feu devient la plus récente (mais pas la dernière, je le crains) source de scandale, avec des coûts 500 fois plus élevés que les prévisions.Ce scandale (« Gun-gate ?») ne se serait jamais produit si le génie libéral pour répondre aux préoccupations des Canadiens urbains ne s'était transformé en indifférence flagrante à l'égard des intérêts ruraux.C'est un clivage dans la société canadienne qu'on remarque peu, mais que les libéraux de M.Chrétien ont, le plus souvent, exploité à merveille : la division entre la ville et la campagne.C'est un sujet d'actualité parmi les politologues, puisque le fait d'être citadin ou paysan prédit mieux que l'âge, la région géographique ou la langue maternelle les opinions des électeurs sur un tas de sujets.Pour un politicien pragmatique, il importe de savoir de quel côté d'un clivage se trouvent les votes.Et même si les régions rurales sont sur-représentées dans notre système électoral \u2014 puisqu'un vote dans un vaste comté dépeuplé au nord de l'Ontario vaut plusieurs votes en plein centre-ville de Vancouver \u2014 M.Chrétien a toujours compris que le pouvoir au Canada passe par les villes.Avec plus de 80 % de sa population habitant ses villes, le Canada est un des pays les plus urbanisés du monde.Cette tendance ne fera que s'accélérer.Encore un autre avantage pour les libéraux, qui profitent déjà de la division de leurs adversaires.Pour voir jusqu'à quel point urbanisme rime avec libéralisme, il suffit de constater que même dans les régions où le Parti libéral de M.Chrétien n'a généralement pas la cote \u2014 le Québec, la Colombie- Britannique \u2014 il s'en tire plutôt bien dans les grandes villes.Ce phénomène évident mais peu remarqué a plusieurs effets.Il explique la montée de la Fédération canadienne des municipalités, dont le siège social se situe à deux pas de la colossale ambassade américaine à Ottawa, et qui est devenu un des lobbies les plus influents du pays.(La FCM a écrit plusieurs chapitres des budgets de Paul Martin, à commencer par les programmes d'infrastructures, dès 1994).Il explique l'engouement soudain de M.Martin pour le financement des gouvernements municipaux, une question, technique en apparence, qui aurait pourtant provoqué son départ du cabinet.Enfin, ce phénomène explique la décision prise il y a presque dix ans d'y aller, en matière de contrôle d'armes à feu, de la même manière forte dont les libéraux allaient se servir quelques ans plus tard dans le dossier des commandites et de l'unité nationale.Le lobby anti-armes à feu est on ne peut plus urbain, ou plus particulièrement montréalais : dans sa présente incarnation, il est né du tragique massacre à l'École Polytechnique, en 1989.Les quelques députés libéraux venus des comtés ruraux trouvaient l'idée de faire enregistrer chaque fusil de chasse tout aussi ridicule que les députés du Reform Party.Le très torontois Allan Rock n'a tout simplement rien compris, ou voulu comprendre, de leurs plaintes.Reste à voir si le trio d'avocats cosmopolites qui ont géré cette catastrophe \u2014 M.Rock, Anne Mc Lellan, Martin Cauchon \u2014 paieront aussi cher politiquement que le contribuable canadien a déjà dû payer financièrement.On peut s'étonner que M.Chrétien, ce petit gars de Shawinigan qui n'a jamais représenté une circonscription urbaine au Parlement, eut été tellement aveugle à la gestion laxiste de ce dossier.Mais son ambition a toujours été plus urbaine que ses origines.Il parle souvent de son rêve de jeunesse : déménager avec Mme Chrétien à Québec et y pratiquer le droit.Depuis lors, il est devenu confortable dans les grandes villes, partageant les préoccupations de la majorité urbaine.Il en partage aussi, apprend-on sur le tard, les erreurs de jugement.OPINION Surveiller la Caisse CLAUDE FERLAND L'auteur est administrateur.Il a été responsable du secteur Revenu Fixe à la Caisse de dépôt et placement du Québec, de 1986-1992.NOS SOCIÉTÉS d'État sont loin de connaître les problèmes d'éthique du secteur privé.Mais elles produisent parfois d'étranges phénomènes, qui amènent les médias à compter les excédents de caisses de vin, de joueurs de casino, et d'immeubles ultra-chers.Il sera intéressant de voir ce qui sera recommandé par les milieux concernés, comme mesures de correction, de contrôle et de prévention.La nouvelle direction a déjà posé des gestes pour pacifier l'opinion publique, mais il est évident que le degré d'information et de transparence espéré par les médias agace déjà ceux qui sont sur la sellette.Va-t-on enfin avoir la sagesse de profiter des énormes pertes de rendement et des autres effets néfastes de cette saga, et mettre en place des mesures de surveillance et de prévention appropriés pour un organisme d'une importance aussi vitale pour le Québec ?Doit-on maintenir la formule de nomination des membres du conseil d'administration, ou au contraire ne devrait-on pas carrément inscrire dans la Loi un critère d'éligibilité statutaire, stipulant que la majorité des postes du conseil soient attribués à des dirigeants d'organismes non-gouvernementaux spécifiques, comme certains ordres professionnels et chambres de commerce (les syndicats de travailleurs y sont déjà) ?Doit-on prévoir aussi dans la Loi que le président du conseil de la Caisse soit nommé par le conseil lui-même, quitte à donner un veto à l'Assemblée nationale ?Le processus de vérification ne devrait-il pas être associé à un rôle plus actif du conseil ?Un comité de surveillance aurait sûrement matière à se réunir plus d'une fois par année pour recevoir les recommandations des vérificateurs internes et externes, suivre leur mise en oeuvre et assurer le libre exercice des professionnels de vérification à qui on assurerait les plus hautes garanties de libre exercice.La direction des opérations courantes, qu'on n'est jamais arrivé à séparer harmonieusement de la présidence du conseil, ne doit-elle pas être confiée à des professionnels qui n'ont pas touché au milieu politique ?Et enfin, pour réduire les risques de mauvaise gestion, n'est-il pas temps de sous-traiter auprès des firmes de gestion de portefeuilles québécoises une grande part des actifs à gérer, et en surveiller étroitement l'exécution externe ?Le degré de transparence espéré par les médias agace déjà ceux qui sont sur la sellette.PHOTO PC « Le lobby anti-armes à feu est on ne peut plus urbain, ou plus particulièrement montréalais », dit Paul Wells. 7LP1301A1208 a13 dimanche 7LP1301A1208 ZALLCALL 67 15:26:20 12/07/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2002 A13 Un monde dépendant Les enfants abuseurs MARC BOUCHER L'auteur est un Lavallois.MA FILLE, qui a maintenant dix-sept ans, a toujours aimé me poser des questions existentielles.Toute petite, elle s'interrogeait sur le sens de la vie et sur l'univers dans lequel nous évoluons.Des questions sur le « pourquoi » et le « comment » se retrouvaient souvent à notre table.Je me souviens, après une discussion où il était question du suicide chez les jeunes, de lui avoir proposé, un peu naïvement, que nous pourrions donner plus de sens à notre vie par l'utilisation accrue et naturelle de nos sens, justement.Prendre le temps de sentir, de goûter, d'écouter, de toucher, de voir et de connaître ce qui nous entoure et qui n'est, en définitive, jamais tout à fait connu.Tu veux du sens ?Utilise les tiens, sans artifices ! Elle m'a répondu ; oui, c'est bien beau tout ça, mais le peut-on dans notre société ?Notre société, elle représente un bouc émissaire parfait et on peut l'accuser de tous les maux.Mais l'individu en est l'atome et je me demande.Pourquoi les adolescentes fument-elles plus la cigarette ?Pourquoi de plus en plus de jeunes Canadiens deviennent-ils obèses ?Pourquoi la cyberdépendance touche-telle de plus en plus de jeunes ?Pourquoi le cannabis est-il de plus en plus consommé par des jeunes du primaire ?Pourquoi consommer pour vivre est-il devenu vivre pour consommer ?Pourquoi les centres d'achats sont-ils devenus des temples ?Comment l'acte d'acheter est-il devenu un acte de foi ?Pourquoi le jeu rapporte-t-il tant à l'État ?Pourquoi l'État, censé nous représenter, nous traite-t-il de plus en plus en clients plutôt qu'en citoyens ?Pourquoi l'État, au lieu de s'occuper à nous vendre quoi que ce soit, ne met-il pas tout son pouvoir à favoriser l'éducation et, à travers elle, la connaissance de soi ?Pourquoi sommes-nous plus enclins aux croyances plutôt qu'aux connaissances ?Pourquoi le narcissisme au lieu de l'estime de soi ?Pourquoi adulons-nous des acteurs, chanteuses, vedettes sportives, gourous, etc.que nous ne connaissons pas vraiment ?Pourquoi la pornographie plutôt que l'érotisme Comment le bonheur et le désir peuventils être vendus sous forme de pilule ?Pourquoi tous les enjeux, sociaux, psychologiques et économiques, entourant les drogues, alcools, médicaments et autres formes de dépendances, ne sont-ils pas clairement énoncés dès l'école primaire ?Pourquoi sommes-nous si mal informés, en tant que citoyens, que les drogues et les comportements dépendants peuvent avoir des conséquences permanentes sur des neurones spécialisés dans la modulation des états psychiques ?Pourquoi la publicité est-elle devenue une science du comportement qui s'adresse à un public ayant une moyenne d'âge mental de 6 à 14 ans ?Pourquoi tant de publicité aliénante et si peu d'informations en contrepartie ?Pourquoi l'idéal économique serait-il que nous devenions un troupeau de chiens de Pavlov ?Enfin, comment traiter de ces questions sans être idéaliste, moralisateur et réducteur Je ne sais pas trop.On pourrait sûrement parler de conditionnement, d'ignorance de soi, de perte de sens, de pauvreté matérielle, intellectuelle et affective, du stress, etc.Je crois qu'on pourrait aussi discuter de l'idéologie de l'opulence, du profit à tout prix, de l'exclusion, du mal de vivre par trop de difficulté et du mal de vivre par trop de facilité.Mais je laisse Henri Laborit exprimer une partie du problème : « Chaque société établit une échelle des valeurs sur lesquelles elle se construit.Mais lorsque ces valeurs sont bafouées par les dominants alors même qu'ils s'appuient sur elles pour affermir leur dominance, l'individu n'a plus de grille opératoire crédible.Quand cet individu, conditionné par le conformisme idéologique, fait face à une situation insoutenable qui se répète dans son quotidien, il n'a souvent ni la possibilité de fuir, ni celle de lutter.Alors, il découvre l'angoisse, qu'il tentera d'occulter par les drogues, la violence, la maladie, le suicide.À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Boucher recevra une copie laminée de cette page.MARCEL GAUTHIER L'auteur habite Longueuil.M.Normand Jutras, ministre de la Justice et Procureur général, LAISSEZ-MOI vous expliquer les raisons pour lesquelles je vous écris aujourd'hui.Étant dans une position que je qualifierais de presque irréelle, j'essaie de comprendre comment en tant que société, nous en sommes rendus à permettre à nos enfants devenus majeurs de nous dicter à nous, les parents, les règles de la vie et cela avec l'aide de la justice, et par le fait même à faire de nous, leurs parents, de vulgaires pourvoyeurs.Je peux comprendre que certains parents ne font pas tout ce qu'il faut pour répondre aux besoins de leurs enfants, mais ce n'est pas mon cas.Je vous explique : séparé depuis 1985 et divorcé depuis 1993, j'ai pris la charge de mes deux enfants (jumeaux) en garde partagée.J'en ai assumé en grande partie les coûts s'y rattachant et j'ai accordé avec plaisir et volontairement beaucoup de temps à mes deux enfants.Je me suis remarié et j'ai eu un autre enfant de ce nouveau mariage.Un « accusé » plutôt qu'un père J'en viens au fait.En janvier 2001, ma fille née du premier mariage et alors âgée de 17 ans décide d'aller vivre à temps plein chez sa mère.Après des tentatives de discussion avec la mère pour que la pension que j'aurais à verser soit juste et équitable, le huissier ne tarda pas à frapper à ma porte.Je n'ai eu alors d'autre choix que de payer une pension alimentaire correspondant à 100 %, selon la règle de calcul, ainsi que les très onéreux frais d'avocat.L'autre partie étant bénéficiaire de l'Aide sociale et représentée par l'Aide juridique.Peu importe que j'aie payé plus que ma part pendant 15 ans, et que mes enfants soient demeurés sous mon toit pendant de longues périodes, je devais passer en cour, me sentant un « accusé » plutôt qu'un père.J'ai payé et pour l'instant ça passe, de travers, mais ça passe.Mais c'est lorsque ma fille de 18 ans a le caprice de vouloir aller vivre en appartement (son cégep est à 5 minutes de la maison de sa mère et de la mienne) que ça devient irréel ! Elle me demande si je peux l'aider, car elle est aux études et a deux emplois à temps partiel.Je réponds que oui et que mon aide sera de payer ses frais de scolarité aussi longtemps qu'elle sera aux études, et cela selon mes moyens, car j'ai un salaire modeste et d'autres responsabilités.Elle me répond que ce n'est pas suffisant et ça recommence : visite du huissier, avocat, juge et pension alimentaire de 300 $ par mois à lui verser sans aucun droit de regard.Quand j'ai constaté que la justice lui donnait raison, ma foi en une société équitable s'est écroulée.À mon avis, la loi qui devait protéger les enfants est en train de profiter à des enfants abuseurs qui ne connaissent pas le mot responsabilité, ni le mot effort.Le meilleur des deux mondes À partir du moment où un jeune adulte décide volontairement de quitter le foyer familial, il me semble logique qu'il assume ses responsabilités.La loi ne devrait pas lui permettre de revenir contre ses mêmes parents.Il a choisi l'autonomie et la liberté de faire ce qui lui plaît.C'est incroyable qu'il puisse en plus se servir du système judiciaire pour avoir le meilleur sur ses parents.Je crois et je ne suis pas le seul à le croire, qu'il faudrait enrayer, monsieur le ministre, le plus rapidement possible l'hémorragie qui s'installe chez ces jeunes.Nous n'avons plus aucun droit de regard sur l'argent, notre argent, qui est remis à l'enfant.Ma fille travaille, prend le minimum de cours au cégep et se la coule douce, pendant que moi avec mon salaire amputé je me sers la ceinture pour joindre les deux bouts \u2014 car en plus j'ai la pension à payer pour mon garçon de 18 ans qui vit encore chez sa mère.Monsieur le ministre, il y a vraiment selon moi, et c'est l'avis de bien d'autres parents, un problème majeur dans cette loi.Tous les parents ne devraient pas être mis dans le même bateau.Il devrait à tout le moins, y avoir des catégories.On nous dit que nos enfants deviennent des adultes à l'âge de 18 ans et que nous ne pouvons plus intervenir en leur nom.Alors pourquoi cette dépendance cautionnée par les tribunaux qui met la plupart du temps les parents dans des situations où l'autorité parentale s'effondre et où les relations parents-enfants s'émiettent.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Marc Boucher et sa fille Roxane profitent d'une petite marche hivernale pour discuter du sens du monde, du sens à donner à leur monde.Jeu: un examen de conscience s'impose CLAUDE BABIN L'auteur demeure à Laval.À LA SUITE DE la lettre de M.Luc de la Sablonnière concernant le comportement des citoyens face au jeu, je suis d'accord avec vous sur un point.Ce n'est pas monsieur Frigon qui prend la main des clients pour les amener au casino.C'est le choix de l'individu.Mais il est tellement facile pour Loto-Québec et tous les dirigeants qui ont évidemment le devoir de rentabiliser au maximum les opérations, de jeter de la poudre aux yeux et de faire rêver le citoyen, riche ou pauvre, qu'il va gagner.On attaque son inconscient.Et même si la société d'État se blanchit la conscience en publicisant que le jeu doit rester un jeu, il n'en demeure pas moins qu'elle a injecté dans le sang de nos habitudes un poison mortel qui fait son oeuvre.Le jeu fait partie intégrante de notre mode de vie.Toutes les annonces radio-télé, qui laissent évidemment toujours croire au gain, au bonheur et à la richesse, sont la goutte constante, à répétition, dans le cerveau de l'être humain pour maintenir cette illusion du gain qui le rendra heureux.L'État : un père abusif Peut-on imaginer plus sordide que ça ?Oh ! oui.Imaginez le père de famille qui donne délibérément à son enfant une drogue et qui lui répète à chaque jour et plusieurs fois par jour d'essayer cette drogue et qui par souci de bonne conscience lui dit à mots doux : « N'oublie pas mon enfant de consommer avec modération ta drogue quotidienne qui devra demeurer un jeu.Et je te le répéterai à chaque jour et plusieurs fois par jour, tellement je t'aime, et que je veux ton bonheur.Loto-Québec n'est plus une simple alternative offerte aux joueurs.C'est un gros « business ».Il faut y mettre le paquet de publicité pour attirer le client à acheter son produit.Et Dieu sait quel paquet de dollars Loto-Québec possède pour arriver à ses fins et faire miroiter l'appât du gain, du bonheur et de la richesse.L'État est un père abusif.Au nom de la loi qui oblige tout bon citoyen à agir « en bon père de famille » je t'en prie, petit papa gouvernement, cesse ce battage publicitaire, cette multiplicité de nouvelles loteries.On est inondé, on coule.Examine ta conscience.Aie au moins la décence de cacher ce vice que tu exploites comme une vertu.On a oublié ce qu'est l'école RÉAL CHEVRETTE L'auteur est un retraité de l'enseignement.PLUS PARTICULIÈREMENT depuis quelques mois, nous assistons à de nombreux débats (privé/public ; filles/gars) qui concernent divers aspects de la vie du milieu scolaire québécois.Étant donné que je viens tout juste de prendre ma retraite de l'enseignement, je me sens encore très concerné par toutes ces discussions.Il me semble qu'on oublie une problématique majeure : que vaut l'école québécoise en 2002 ?Que fait-on des signaux d'alarme lancés par les employeurs et par le milieu universitaire ?Les uns et les autres ne cessent d'affirmer que les jeunes travailleurs comme les étudiants éprouvent de sérieuses difficultés à écrire, à lire ou à « compter » correctement.On dénonce souvent leur manque de culture.On se plaint même de leur manque de discipline, d'ardeur au travail ou d'organisation.Pour plusieurs, il est normal, dans ce contexte, d'affirmer que les jeunes ne savent rien faire, que les jeunes sont lâches et paresseux, et d'utiliser une foule d'autres clichés qui donnent l'impression que tout a été dit.Et si l'école était responsable de cette situation ?Et si ceux qui pensent l'école faisaient fausse route ?La vocation de l'école Bien sûr, mon intention n'est pas de prétendre que l'école est seule responsable des « maux » que dénoncent les employeurs et le milieu universitaire.Il est évident que l'école ne peut tout faire.Encore là, mon expérience me permet d'affirmer que les enseignants et tous les intervenants du milieu scolaire accomplissent parfois des miracles, compte tenu des moyens mis à leur disposition.Malgré cela, on continue, dans le monde du travail et dans les universités, à déplorer la piètre formation des jeunes.Il ne faudrait surtout pas prétendre que ces derniers sont responsables de ce qui leur est reproché.Dès lors, une question s'impose : où se situe le problème ?Selon moi, on a oublié ce qu'est l'école.On voudrait que celle-ci devienne un lieu agréable, un lieu où tout le monde serait beau et gentil.On veut la rendre attrayante et, pour ce faire, on oublie sa vocation réelle : l'apprentissage et l'éducation.Elle doit permettre aux élèves qui la fréquentent d'apprendre et d'intégrer un maximum de connaissances et de comportements qui leur permettront de prendre leur place dans notre société.Cela peut sembler austère et réactionnaire.Il n'en est rien.En effet, il me semble que les jeunes préféreraient une école moins « amusante » à une école qui les oblige, dans bien des cas, à retourner étudier lorsqu'ils sont devenus adultes et qu'ils auraient bien d'autres choses à vivre.C'est pourquoi il faudrait cesser de vouloir adapter l'école aux caprices des modes d'une certaine psychologie ou de celles d'une certaine pédagogie.De fait, l'école doit être adaptée aux exigences de la vie et celles-ci ne sont généralement pas faciles. 7LP1401A1208 A14 DIMANCHE 7LP1401A1208 ZALLCALL 67 21:37:18 12/07/02 B Violences routières collaboration spéciale La scène qui se passait l'autre vendredi soir, sur l'autoroute Paris-Marseille, 200 kilomètres au sud de Lyon, est tellement invraisemblable que, même à Hollywood, un scénariste aurait hésité à la mettre dans un script.Une brigade de pompiers de Loriol, un village voisin, est appelée sur un pont de l'autoroute A7 pour dégager une voiture encastrée sur la glissière de sécurité (il n'y a pas de blessés).Il est 20 h 15.Une voiture de secours de l'autoroute est placée en amont pour signaler l'accident, avec un fléchage lumineux indiquant une limitation de vitesse à 90 kilomètres/heure.À 20 h 45 environ, c'est la catastrophe : une grosse Mercedes qui roulait à toute vitesse fonce dans le dispositif de sécurité.Sous la violence du choc, trois pompiers sont tués sur le coup, un quatrième est grièvement blessé, et deux autres sont jetés dans la Drôme.Cinq morts.Le conducteur de la Mercedes, qui s'est immobilisé après sa course folle, s'en tire avec une cheville fracturée.Quand on l'extrait de sa voiture, on constate que c'est un monsieur de 81 ans, plus exactement un notable de Lyon, ancien président de la Chambre de Commerce et longtemps conseiller municipal.Ce soir-là, il rentrait d'une partie de golf et n'avait pas bu une goutte d'alcool.Dans ses premières déclarations aux gendarmes, il admet spontanément qu'il roulait « à plus de 150 km/h » sur ce tronçon en travaux, malgré la limitation à 90.Cet épouvantable accident n'est pas en tous points emblématique de la violence routière qui fait environ 8000 morts par année (record européen, contre 3400 victimes en Grande-Bretagne, meilleure élève de l'Europe).La conduite « sportive » D'abord, comme on s'en doute, ce ne sont pas les vieux qui font le plus de dégâts sur les routes, bien au contraire : chez les plus de 65 ans, le taux d'accident est inférieur de plus de 50 % à la moyenne générale, alors que la proportion est exactement l'inverse chez les 18-25 ans.Dans les jours qui ont suivi le drame, comme on pouvait s'y attendre, des voix zélées se sont élevées pour imposer un contrôle médical régulier à partir d'un certain âge (60 ou 65 ans).Mais, en France comme ailleurs, on sait très bien qu'en immense majorité, les conducteurs âgés sont les gens les plus prudents du monde, qui roulent lentement à la campagne ou sur les grandes routes, évitent les heures de pointe et la conduite de nuit.Ce qui est vrai, en fait, c'est qu'à 81 ans, notre chauffard et notable de Lyon avait cette originalité.de conduire comme un jeune.Ou plutôt comme la majorité des conducteurs français mâles, jeunes ou d'âge moyen.Quiconque a sillonné les routes et autoroutes françaises a pu s'en rendre compte : en moyenne, tout le monde roule vite, beaucoup plus qu'en Amérique du Nord ou qu'en Grande-Bretagne.Et les conducteurs qui roulent dangereusement \u2014 comme des fous \u2014 sont nettement plus nombreux qu'ailleurs.Il y a une dizaine d'années, alors que le nombre de morts dans l'année restait supérieur à 10 000, les pouvoirs publics avaient certes renforcé les mesures de répression et institué le permis à points.Mais ils avaient surtout cru trouver le remède miracle en menaçant et pourchassant les chauffards alcoolisés : les tribunaux, jusque-là bien indulgents en la matière, se sont mis à infliger des peines de prison plutôt lourdes aux responsables d'accidents mortels lorsque leur taux d'alcoolémie dépassait, même de peu, les 0,5 gramme autorisés.Là-dessus, les médias ont répercuté cette vérité première, à savoir que l'alcool était responsable de plus de 40 % des accidents mortels.Incluant dans ce bilan des gens qui avaient bu deux verres de vin dans les heures précédentes.Que l'alcool n'arrange rien, on s'en doute.Mais la réalité première, c'est que les routes françaises sont dominées par des sportifs du volant qui font régner la terreur.Sur les petites routes du Midi, souvent étroites ou brodées de platanes, la vitesse est généreusement autorisée jusqu'à 90 km/h, mais les gens du coin roulent à 120 km/h dès que la voie est libre \u2014 avec ou sans alcool.C'est en roulant à tombeau ouvert sur une de ces petites routes que le jeune fils d'un maçon s'est tué tout seul, une nuit, contre un platane.Fatalité.Ce même maçon s'était entre-temps acheté une voiture d'occasion puissante : « Je suis allé l'essayer l'autre jour dans la montagne, et je l'ai poussée à 170 km/h », dit-il.Son autre fils s'est fait « flasher » pour un énorme excès de vitesse sur une petite route.On se tue d'abord, en France (et ailleurs) sur les petites routes de campagne, dégagées et peu surveillées.Et les autoroutes restent les voies plus sûres pour circuler.Quand il y avait 10 000 morts par année, on en dénombrait seulement 500 sur les autoroutes.Il n'en reste pas moins que lorsque vous faites Paris-Nice en auto, vous constatez une certaine pression de la part des as du volant.Comme la vitesse est limitée à 130 km/h, vous pouvez rouler sans problème un peu au-dessus de 140 km/h, et doubler à 145 ou 150.Mais, même à cette vitesse, vous ne resterez pas longtemps sur la file de gauche sans avoir dans le dos un bolide qui fonce sur vous à plus de 160 km/h en faisant de terrifiants appels de phare et en venant faire du pare-choc à pare-choc.Sans parler de ceux qui, encore plus pressés, tricotent entre les trois voies pour éviter de se laisser ralentir.Et il se trouve encore aujourd'hui dans ce pays hautement civilisé une grosse minorité de partisans du « droit de rouler ».Sur le thème bien connu : ce ne sont pas les conducteurs qui roulent vite qui sont dangereux, mais ceux qui « ne savent pas » conduire.Les Français n'ont évidemment pas le monopole de ce que le président Chirac appelait mercredi « la barbarie routière ».Malgré tout leur sens de la discipline, les Allemands, par exemple, continuent d'autoriser, sur quelques dernières grandes autoroutes, la vitesse illimitée pour les voitures, même les plus puissantes.Ce qui explique sans doute qu'un Allemand \u2014 assuré de ne pas perdre son permis en France \u2014 ait été arrêté l'autre jour à 226 km/h sur une route d'Alsace limitée à 110 km/h.Et les Allemands, avec 6000 morts, restent de mauvais élèves.Mais pourquoi les Français, avec 8000 tués, sont-ils infiniment plus mauvais que les Anglais, les Européens du nord, mais aussi les Italiens et les Espagnols ?Petit mystère de l'anthropologie.On se tue d'abord, en France (et ailleurs), sur les petites routes de campagne dégagées et peu surveillées.Et les autoroutes restent les voies les plus sûres pour circuler.Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555.La disponibilité de l'ensemble peut varier d'un emplacement à l'autre.Les redevances d'utilisation mensuelles, les taxes et les frais mensuels pour le service d'appel d'urgence 911 sont en sus.© 2002 SOCIETE TELE-MOBILE.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS ÎLE DE MONTRÉAL 950, rue Ste-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre commercial Le Boulevard Centre Rockland Fairview Pointe-Claire Le Centre Eaton Les Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Montréal Verscell Communications 1485, rue Amherst La Zone SCP 6321, route Transcanadienne local 1470 Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent La Zone SCP 785, rue Décarie PC Page Communications 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liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 Acura MDX 4 x 4 chaque jour du 1er au 31 décembre 2002 (non décomposables) Tirage du: 2002-12-07 589C596 1 Acura MDX 4X4 (ou 70 000 $) 2002-12-01 193B234 2002-12-02 727H326 2002-12-03 217C196 2002-12-04 799A377 2002-12-05 940G297 2002-12-06 997G867 Avez-vous un enfant qui a entre 6 et 12 ans et qui souffre du trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (Thada)?Ipsos-Reid mène un sondage de 10 minutes auprès de parents d'enfants souffrant du THADA.Si votre enfant prend un des médicaments suivants : Ritalin/méthylphénidate ou Dexedrine/dexamphétamine et si vous souhaitez participer au sondage, veuillez appeler (sans frais) au : 1 800 795-2531 Un montant de 20 $ sera remis aux participants admissibles.Rabais de Solde de 40% 70% Une mode raffinée pour la femme passionnée 5672, rue Jarry Est, local 205 Saint-Léonard (entre Lacordaire et Langelier) Tél.:(514) 326-1746 www.lamarjolaine.ca Fermé du 22 déc.au 12 fév.03 DE PLUS, NOUS 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