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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-02-06, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0102A0206 Page A1/6février 4LP0102A0206 ZALLCALL 67 00:03:23 02/06/03 B MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > GATINEAU-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 19e ANNÉE > NO 1 0 6 > 7 2 P AG E S > 6 C A H I E R S Powell abat ses cartes Photos et bandes sonores à l'appui, le secrétaire d'État incrimine l'Irak Entente sur la santé Les provinces rouspètent et qualifient l'accord d'«arrangement» Armé d'une panoplie d'éléments matériels \u2014 écoutes électroniques, photos par satellite et documents \u2014, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a accusé hier l'Irak de détenir et de dissimuler des armes de destruction massive, une violation « patente » de la résolution 1441 qui ne saurait selon lui être tolérée longtemps.« L'Irak continue à représenter une menace », a conclu Powell à la fin d'un réquisitoire sévère de 83 minutes au cours duquel il a affirmé que Bagdad possédait des stocks dévastateurs d'agents chimiques et biologiques, ainsi que des vecteurs susceptibles de les propager dans tout le Moyen-Orient.Prenant la parole devant le Conseil de sécurité des Nations unies, il s'est également dit persuadé que Bagdad poursuivait ses efforts secrets pour acquérir l'arme nucléaire et entretenait des liens soutenus avec le réseau terroriste Al-Qaeda, notamment par l'intermédiaire d'un de ses dirigeants réfugiés en Irak, Abou Moussad Zarkaoui.Adoptée en novembre dernier par les 15 pays membres du Conseil de sécurité, la résolution 1441 exige le désarmement de l'Irak sous peine de « graves conséquences », un euphémisme pour une intervention militaire.« Le jour des graves conséquences approche », a déclaré Powell, exhortant le Conseil de sécurité à ne pas se dérober à son devoir.« Cet organisme s'expose au risque de l'inutilité s'il laisse l'Irak persister à braver sa volonté sans y réagir efficacement et immédiatement », a-t-il ajouté.Qualifiée par Bagdad de « spectacle à l'américaine typique », l'intervention multimédia de Powell a été applaudie par la Grande- Bretagne, mais n'a pas fait bouger les trois autres membres permanents du Conseil de sécurité, la France, la Russie et la Chine, qui ont plaidé pour la poursuite ou le renforcement des inspections.« Doublons, triplons le nombre d'inspecteurs et ouvrons de nouveaux bureaux régionaux », a déclaré le ministre français des Voir POWELL en A6 Autres informations: pages A3 à A6 DENIS LESSARD e t G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 À l'arraché, le gouvernement fédéral et les provinces sont parvenus hier à une entente sur une augmentation des transferts fédéraux en santé.Les premiers ministres provinciaux ont dû mettre pas mal d'eau dans leur vin ; la contribution fédérale reste, selon eux, en deçà de ce que proposait en décembre le rapport Romanow.Après 12 heures de négociations ardues, le premier ministre Jean Chrétien parlait hier d'un « accord sur une réforme fondamentale, assurant la modernisation et la viabilité » du système de santé au Canada.Affichant tous une mine déconfite, les premiers ministres provinciaux évoquaient eux un « un arrangement » qui les laissaient sur leur faim.« On est bien en dessous de ce que les provinces estiment nécessaires pour la durabilité du système », a dit Pat Binn, de l'Île-du-Prince-Édouard, porte parole des provinces.Au cours des trois prochaines années, Ottawa soutient qu'il accordera 17,3 milliards de plus aux provinces.Sur cinq ans, on parle de 34 milliards de plus, dont 16 iront dans un nouveau « Fonds pour la réforme de la santé », destiné à financer les priorités identifiées par Ottawa, soit la première ligne, les soins à domicile et l'assurance- médicaments.Pour les provinces, toutefois, les 17 milliards fédéraux reprennent une enveloppe de 3,9 milliards déjà accordée par le gouvernement Chrétien aux provinces en septembre 2000, pour l'an prochain.En argent frais, les provinces Voir ENTENTE en A2 Autre texte en A9 Photo Reuters Au cours de son réquisitoire devant le Conseil de sécurité de l'ONU, hier, à New York, pour rallier les sceptiques à la cause des États-Unis contre l'Irak, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, pour mieux illustrer sa démonstration sur la dangerosité du bacille du charbon, que posséderait l'Irak, a brandi une fiole qui peut contenir cette substance.« Moins d'une cuillère à thé » de charbon, a-t-il déclaré, pourrait causer des ravages.Pour les fins du plaidoyer, la fiole ne contenait qu'une substance blanche à base de silicone.Duceppe expulse Pierrette Venne Quatre députés contestent la décision du chef bloquiste Innocents ?Bêtes ! Bandes dessinées E8 Bridge E7 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A13-A15 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Le monde A10, A11, A16 Loteries A2, B5 Mots croisés E8, S12 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 Quoi faire E2 M É T É O Voir page S16 Passages nuageux en après- midi Maximum -9, minimum -10 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Désirant réaffirmer son autorité sur son parti après avoir essuyé les critiques de ses troupes au cours des derniers jours, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a expulsé de son caucus hier la députée Pierrette Venne, estimant qu'elle affichait une « attitude destructrice » en réclamant ouvertement sa démission.Mais le chef bloquiste a immédiatement vu cette décision contestée par quatre de ses députés qui, en signe de solidarité, sont sortis de la réunion hebdomadaire du caucus en même temps que Mme Venne.Ces députés \u2014 Serge Cardin, Diane Bourgeois, Christiane Gagnon et Jocelyne Girard- Bujold \u2014 n'ont pas claqué la porte du parti ou réclamé le départ de M.Duceppe, mais leur geste démontre que la crise qui secoue le Bloc depuis quelques jours ne s'est pas dissipée à la suite de l'expulsion de la députée de Saint-Bruno\u2014 Saint-Hubert.Mme Venne, qui réclamait la démission de M.Duceppe depuis quelques semaines et avait également suggéré que le Bloc québécois mette en veilleuse la promotion de la souveraineté, a quant à elle contesté l'autorité du chef bloquiste de l'exclure de la sorte du caucus.En fait, elle entend faire appel aux militants du parti au congrès du Bloc québécois en avril à Montréal afin de faire renverser cette décision.Dans l'intervalle, elle siégera comme députée bloquiste indépendante.« Ce n'est pas de son autorité.Ce sera au congrès de décider si oui ou non je suis toujours députée du Bloc québécois.Selon lui, dans sa tête, j'imagine que c'est fait.Mais pour moi, c'est le congrès qui devra décider», a déclaré Mme Venne à l'issue de la réunion du caucus.«On a toujours dit que j'étais seule.Voir DUCEPPE en A2 Je vous ai laissé hier au moment où X rencontrait le docteur Maurice Duquette pour la première fois.Petit rappel, le Dr Maurice Duquette est cet orthopédiste soupçonné de dopage auprès d'une dizaine d'athlètes québécois.Une ordonnance de non-publication nous interdit de révéler les noms de ces athlètes.mais j'ai établi hier qu'en fait, il n'y avait pas 10 athlètes, il y avait une seule athlète de pointe, une cycliste, puisque cela est répété partout depuis lundi matin, que nous appelons X par ordonnance.Dans l'article d'hier, je brosse un portrait Voir FOGLIA en A2 Gilles Duceppe Pierrette Venne 99$ lunettes double foyer progressif (verres + monture) www.greiche-scaff.com Examen de la vue Pour renseignements, appelez ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Plan de protection Contre les bris, la perte ou le vol.voir détails en succursale à partir de Érik Guay, le plus rapide à l'entraînement Cahier Sports, page S3 Hollywood omniprésent Cahier Arts+Spectacles, page C1 The Hours Claude Picher > La semaine de quatre jours page D5 La Presse à Berlin La Presse à Saint-Moritz 4LP0202A0206 Page A2/6février 4LP0202A0206 ZALLCALL 67 00:31:24 02/06/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Homme, femme, mode d'emploi Une journaliste (Kate Hudson), qui doit rédiger une chronique sur le erreurs classiques qui font fuir les hommes, rencontre un célibataire endurci (Matthew Mc Conaughey) qui a fait le pari de faire tomber une fille amoureuse de lui en 10 jours.Voilà les ingrédients de la comédie How to Lose a Guy in 10 Days dont Hugo Dumas a rencontré les vedettes à Los Angeles.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez clavarder avec le chanteur Marc Déry à 1 8 h cyberpresse.ca/clavardage > Financement de la santé : bilan de la rencontre fédérale-provinciale cyberpresse.ca/sante > Marie Brassard vient vous parler de son spectacle à l'Usine C à 1 2 h 30 cyberpresse.ca/clavardage Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-9-0 > À quatre chiffres : 2-0-7-7 LOTO 6/49 > 07-09-33-35-45-47 Compl.: 36 > Extra : 646564 SUITES DE LA UNE DUCEPPE Suite de la page A1 ENTENTE Suite de la page A1 Alors, vous voyez que je ne suis plus seule », a-t-elle ajouté.À l'instar de Mme Venne, les quatre députés qui l'appuient exigent « que des correctifs majeurs » soient apportés au fonctionnement du caucus afin de permettre « un climat favorable aux débats et à la promotion de la souveraineté sous toutes ses formes envisageables et dans le respect des individus ».Ils disent trouver « inconcevable que l'on s'attaque à une députée qui ose remettre en cause le fonctionnement malsain du caucus ».Et ils s'insurgent contre les propos désobligeants tenus par le leader parlementaire, Michel Gauthier, à l'endroit de Mme Girard- Bujold la semaine dernière après qu'elle eut refusé de critiquer Mme Venne.Selon plusieurs témoins, M.Gauthier a apostrophé Mme Girard- Bujold en déclarant : « Ma tabarnak, quand on va aller dans ton comté, tu vas voir comment ça va se passer.» M.Gauthier a nié hier avoir injurié sa collègue de la sorte.« La violence verbale et le harcèlement moral n'ont pas leur place dans la société et encore moins dans un parti et le manque de respect provenant d'un collègue est inadmissible et ne peut être passé sous silence », disent les quatre députés dans un communiqué de presse.Rencontrant les journalistes quelques minutes plus tard, M.Duceppe a soutenu qu'il était obligé d'expulser sa détractrice à cause de son comportement des dernières semaines.Il a invoqué trois raisons pour justifier sa décision : « son attitude destructrice face au Bloc depuis quelques semaines », ses « manquements graves » au travail parlementaire et sa suggestion de mettre en veilleuse la promotion de la souveraineté.Il a dit avoir eu « un appui très, très, très fort » de ses collègues.M.Duceppe a fait peu de cas du geste des quatre députés et il s'est dit confiant de remporter le vote de confiance des militants au prochain congrès.« Ils ont exprimé une opinion.Ils ne l'ont pas fait de façon irrespectueuse.Je suis capable d'accepter ces choses-là », a déclaré le chef bloquiste.« Cela me chagrine de débattre de telles choses alors que des questions comme les élections au Québec, l'avenir du Québec, la définition moderne de la souveraineté et la guerre (contre l'Irak) sont nos responsabilités.(.) Cela affaiblit le mouvement souverainiste quand on mène des batailles de ce genre.C'est pour cela que j'y ai mis fin », a-t-il commenté.Plusieurs députés ont publiquement approuvé la décision de leur chef.Le député d'Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, est celui qui s'est montré le plus lapidaire.« Mme Venne est une femme qui n'a aucun code d'honneur, (qui a fait) une contribution zéro au caucus ; c'est une femme stratégiquement détestable qui ne respecte rien », a-t-il déclaré.« M.Duceppe a posé le geste qu'il fallait faire.« Le chef bloquiste a par ailleurs accueilli favorablement la lettre rédigée par le député Bernard Bigras dans laquelle il réclame aussi un assouplissement de la ligne de parti et dénonce la grande concentration de pouvoir entre les mains de quelques personnes au sein du parti.soutiennent obtenir un peu plus de 13 milliards sur trois ans, soit moins que les 15,3 milliards recommandés pour la même période par le rapport Romanow.Sur le plan financier, « on peut toujours parler de fédéralisme prédateur, dominateur », a lancé le premier ministre du Québec, Bernard Landry, pour qui « les temps vont être durs ».L'entente conclue hier augmentera de 800 millions par année les transferts fédéraux en santé pour le Québec.Cette majoration « est mieux que rien », mais elle représente « la moitié seulement de ce dont on a besoin », a-t-il expliqué.De 14 cents par dollar, la contribution fédérale aux dépenses de santé passera à 16 cents, a illustré M.Landry.Il est difficile, pour Ottawa, de soutenir que la santé est sa première préoccupation tout en n'accordant que 29 % de ses 41 milliards de surplus à ce secteur, at- il accusé.Jean Chrétien lui a renvoyé la balle.« M.Landry soutenait dans le passé que le Canada était un pays en faillite, en train de crever.On a désormais des surplus à distribuer », a-t-il lancé, ironique.Il n'est pas question pour M.Landry de déclencher des élections sur cette question.Le premier ministre a déjà commencé à évoquer l'utilisation des fonds obtenus dès cette année pour le plan déjà annoncé par François Legault pour améliorer l'accessibilité des soins, ce qui constitue une facture de 1,8 milliard supplémentaire.« C'est un pas qu'on fait, mais on est encore loin de la viabilité de notre système de santé », a quant à lui soutenu Bernard Lord, du Nouveau- Brunswick.À prendre ou à laisser Toute la journée, les provinces se sont livrées à une partie de souque à la corde avec le premier ministre Chrétien.Lancée mardi soir sur la table du souper au 24, Sussex, la proposition fédérale avait jeté un froid, mais hier, Ottawa n'en a guère dérogé.À un moment donné, en soirée, le premier ministre Chrétien a même lancé à ses homologues « c'est à prendre ou à laisser », ne leur laissant que quelques minutes pour se décider.D'entrée de jeu, cinq provinces, dont le Québec, ont soutenu que la barre avait été fixée par Romanow en ce qui concerne les transferts.Mais elles ont dû reculer en fin de journée sur cette exigence.Et pour souligner leur insatisfaction, elles ont refusé de signer formellement le texte convenu hier.Même les premiers ministres des Territoires se sont complètement dissociés de l'entente, la jugeant insatisfaisante pour les populations autochtones.Seule consolation pour les provinces, le fédéral a accepté de leur verser 2,5 milliards avant la fin de l'année financière.Ce transfert pourra être majoré de 2 milliards si le surplus fédéral dépasse la réserve prévue pour les coups durs l'an prochain.Pour le premier ministre Landry, Ottawa a fait preuve d'une flexibilité surprenante sur la question des « conditions » que, dans un premier temps, il comptait imposer aux provinces.Conditions « souples » Le Conseil national de la santé, prévu dans le cadre de l'entente, aurait le mandat de « faire le suivi et de rendre des comptes aux Canadiens de la mise en oeuvre de cet accord ».L'organisme présentera des rapports sur les progrès des provinces en matière d'imputabilité et de transparence relativement à l'utilisation des fonds destinés à la santé.L'organisme sera mis sur pied d'ici trois mois.Pour satisfaire le Québec, plus jaloux de ses compétences, le Conseil de la santé et du bien-être québécois, doté d'un nouveau mandat, collaborera avec l'organisme créé hier.La question du financement a été quasiment la seule pomme de discorde entre les provinces et Ottawa hier.Dès la fin de l'après-midi, les premiers ministres s'étaient déjà entendus sur les « conditions » auxquelles tenait Ottawa avant de délier le cordons de sa bourse.Les objectifs de développement des services de première ligne et les mécanismes d'imputabilité proposés ont été jugés suffisamment souples pour être acceptables, même au Québec.Le Fonds de réforme de la santé \u2014 doté de 16 milliards en cinq ans, un milliard dès l'an prochain \u2014, financera le développement des soins de première ligne, les groupes de médecine familiale par exemple, les soins à domicile et la mise en place de régimes provinciaux d'assurance-médicaments minimaux, intervenant en cas de « catastrophe »ou de factures trop élevées pour un malade.Mais « reconnaissant que les provinces sont à des stades différents dans les réformes, le fonds fournira la flexibilité voulue aux provinces », affirme-t-on dans le texte que les provinces se donnent encore six mois pour signer officiellement.Les provinces s'engageront toutefois à répondre à des objectifs précis posés par Ottawa, de l'inédit dans ce champ de compétence provinciale.Elle s'engagent à ce que 50 % de leurs citoyens aient accès à des soins sept jours sur sept, 24 heures sur 24, d'ici huit ans.Tous les ans, les provinces rendront public leur progrès vers cet objectif.Elles s'engagent aussi à fournir plus de services à domicile et les soins minimaux à couvrir seront définis par les ministres de la santé d'ici septembre prochain.Pour les médicaments, les provinces s'entendent pour fournir « une couverture adéquate » aux contribuables.Le Québec, qui a déjà son propre régime, pourra utiliser ailleurs les fonds fédéraux FOGLIA versés à ce chapitre.Suite de la page A1 peu flatteur du Dr Duquette, je le décris comme étant extravagant, je dis aussi qu'il est indépendant de fortune, je précise que c'est un homme d'affaires, bref je dresse un portrait qui n'a rien à voir avec un médecin « dopeur ».Les médecins dopeurs sont de deux races qui parfois se combinent : les gourous et les requins.Les gourous sont des fanatiques de la performance, ils fabriquent souvent le champion qu'ils auraient voulu être, ils sont dans le power trip de créer une formidable machine humaine, je pense au Dr Ferrari, fabricant de tant de campione , je pense au docteur Astaphan qui a fabriqué Ben Johnson.Quant aux requins, ils sont là pour le fric, un athlète qui passe la saison sur l'EPO, c'est 20 000 $, fait qu'il y a une passe à faire, c'est clair.Le Dr Duquette n'a rien à voir avec ce monde-là.C'est pas un sportif.C'est un fanfaron, je vous l'ai dit.Il est tellement loin du sport qu'au moment où il rencontre X, il n'a même pas conscience que l'EPO qu'il utilise dans sa pratique de chirurgien est la dope reine des disciplines de longue distance, vélo, ski de fond, course à pied.Quand il rencontre X, elle est à la veille de récolter ses premiers lauriers.Ça clique tout de suite, forcément.Tous les athlètes rêvent d'avoir un tonton orthopédiste.Pour le genou, c'est le rêve.Mais pour le docteur, quel intérêt ?Pour celui-là qui est fanfaron, l'intérêt des fanfarons : être dans le portrait ! X remporte ses premiers grands succès, la presse se l'arrache, Duquette est nommé dans les journaux et il aime ça comme un petit fou.L'entraîneur le plogue dans ses entrevues : merci au Dr Duquette qui fait partie de notre équipe.On est en 1999.Il est tellement content de faire partie de l'équipe, le bon docteur, qu'il y va d'un don de 5000 $ à la famille de X.On est loin du requin et du gourou, on est proche du mécène.Pousse-t-il son mécénat jusqu'à donner de l'EPO à X ?J'ai établi hier que le Dr Duquette était justifié d'utiliser de l'EPO dans sa pratique de chirurgien.Mais étend-il cette utilisation à sa clientèle sportive Concernant X, trois accusations sont retenues contre le Dr Duquette.1) L'avoir traitée pour une anémie alors qu'il est orthopédiste, ça n'a rien à voir.2) Lui avoir administré de la marcaïne et de l'Eprex (le nom commercial de l'EPO) à une reprise.3) D'avoir négligé d'inscrire au dossier la prescription de cette médication.Mais si ce n'est pas au dossier, comment le sait-on ?Des aveux ?Une communication de X ellemême, qui a écrit au comité de discipline du Collège des médecins une lettre, elle aussi interdite de publication ?Et pourquoi à UNE reprise ?Prendre l'EPO une fois, c'est une joke.La prise d'EPO implique un cycle.Faut-il s'attarder plutôt à la première accusation : l'anémie ?Au départ, l'EPO a été inventée pour traiter l'anémie.Le bon docteur se serait-il mêlé de soigner l'anémie (très réelle) de X avec une shot d'EPO ?J'en sais rien.J'ai pourtant l'absolue conviction que X n'est pas dopée.Que le Dr Duquette n'est pas à la tête d'un réseau, ni d'un système de dopage.On n'est pas dans une affaire de dopage, on est dans le bureau d'un fanfaron qui se vante, lalalèreu, moi j'en ai, des affaireu, y'a tu quéqu'un qu'en veut ?Je reviendrai là-dessus dans ma conclusion, samedi.Venons-en à la dénonciation elle- même.Depuis que le Dr Duquette est entré dans le clan de X, on le voit partout, notamment aux courses cyclistes.Il est là, il fait l'important.C'était à la Coupe du monde en 2000, sur le mont Royal.Le peloton principal avait franchi la ligne depuis au moins 20 minutes, restaient en course les dernières cyclistes qui arrivaient une par une.Parmi celles-là, une de ces athlètes qui est pour moi la fierté d'un sport, en fait, la fierté du sport en général, ces athlètes qui, avec des moyens limités, loin des médias, mènent une carrière aussi discrète que magnifiquement remplie d'objectifs personnels, de sacrifices, de choix de vie.Imaginez que ce tarla de docteur s'approche de cette jeune femme exemplaire et lui glisse : « T'sais, si tu voulais arriver en même temps que les autres, je pourrais t'arranger ça ! » S'adressant à quelqu'un pour qui le sport est d'abord un art de vivre avant que d'être une carrière, le docteur ne pouvait pas plus mal tomber.Je ne suis pas un fanatique de la dénonciation, mais j'applaudis cette jeune femme à deux mains d'être allée rapporter la chose à la fédération cycliste en disant : « Ça va faire les niaiseries ! » Et j'applaudis tout aussi fort la fédé de s'être immédiatement tournée vers le Collège des médecins pour mener l'enquête.Tout le monde a fait sa job.Bravo.Justice ne sera pas rendue pour autant.On est en train de détruire la réputation d'une athlète exceptionnelle que je crois innocente dans tous les sens du mot innocent, ce qui n'exclut pas une grande part de bêtise.Quand je découvre à la fin de l'été que le Dr Maurice Duquette doit passer devant le Conseil de discipline du Collège des médecins, pour avoir prescrit de l'EPO à X, j'appelle l'entraîneur de X.Première surprise : je lui apprends la chose.Je m'attends alors à ce qu'il capote, à ce qu'il proteste.Rien.Comme si je venais de lui annoncer qu'il allait pleuvoir demain.Es-tu sourd ?Le docteur qui soigne ton athlète est accusé de lui administrer de l'EPO et tu rigoles ?Elle est innocente ! Innocente ?M'a te dire, elle est pas toute seule à être innocente.T'es pas pire non plus comme innocent.Et j'inclus le reste de son entourage.Ses parents, les gens qui l'aident financièrement.De ma carrière, je n'ai jamais vu une athlète aussi protégée, aussi coucounée, aussi entourée, vous êtes là à l'empêcher de parler, à l'empêcher de serrer des mains des fois qu'elle pognerait des microbes, vous êtes la joke du milieu avec vos foutus microbes, mais il n'y en pas un de la gang qui s'est inquiété de savoir qui était ce médecin Duquette ?Vous la traitez comme si c'était la huitième merveille, mais pas un seul parmi vous n'a pensé à téléphoner au Collège des médecins pour s'assurer que le médecin qui soigne la jambe de la huitième merveille est clean ?Hello ! Et même s'il avait été hyperclean, ce médecin.Et même si c'était le plus grand spécialiste du genou de la planète.Y'a de l'EPO dans son bureau, tabarnak.Qu'estce que vous foutez là ?Innocents dites-vous ?Bêtes.La conclusion dans la chronique, samedi, en page A 5.Lady-Datejust Pearlmaster en or jaune 18 carats avec lunette sertie de brillants.2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve (514) 845-4651 3116343A 4LP0301A0206 A3 jeudi 4LP0301A0206 ZALLCALL 67 22:03:31 02/05/03 B 4LP0401A0206 A4 jeudi 4LP0401A0206 ZALLCALL 67 22:34:17 02/05/03 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 6 F É V R I E R 2 0 0 3 Aigle malgré lui Selon les services secrets britanniques l'Irak et Al-Qaeda ne seraient pas liés ANALYSE d l e m a y @ l a p r e s s e .c a La voix de Colin Powell, qui a pourtant l'habitude, tressaillait et, quatre ou cinq fois, des couacs sont sortis de sa bouche, signe que l'importance du moment n'était pas sans effet sur le placide soldat devenu chef de la diplomatie américaine.Le secrétaire d'État, selon les premières réactions, n'aura pas convaincu grand monde.Pas dans ceux qui l'étaient déjà, s'entend.Ceux qui penchaient vers une intervention armée penchent encore plus vers la solution lourde, renforcés dans leur conviction que l'Irak est toujours en possession d'importants stocks d'armes chimiques et biologiques et que ses spécialistes travaillent à développer des moyens de les disperser de façon « efficace ».Ils en voudront pour preuve les images d'un Mirage, chasseur (français) de l'aviation irakienne, modifié pour vaporiser ses molécules mortelles au-dessus d'un champ de bataille.Ou d'une ville israélienne.Ceux qui étaient déjà contre la guerre n'auront pour leur part trouvé dans le discours d'hier, contrairement aux conclusions de Colin Powell, aucune preuve « irréfutable et indéniable » qui motiverait, à ce moment-ci du match diplomatique, un recours à la force.Deux choses, toutefois, sont claires pour les deux camps.Un : Colin Powell, longtemps perçu comme « l'espoir » des modérés, tant à Washington que dans les capitales étrangères, semble désormais convaincu que la force est le seul moyen de désarmer Saddam Hussein.« Le Conseil (de sécurité) est-il prêt à donner le bénéfice du doute à ce régime ?» demandait-il hier à la suite de l'énumération des « infractions patentes » de l'Irak dans le domaine des armes de destruction massive.Il a répondu : « Je ne le suis pas.» Il y a quelques semaines encore, il aurait dit « nous ne le sommes pas » ou « les États-Unis ne le sont pas ».Hier, il a parlé au « je ».Le président George W.Bush, comme il l'a fait récemment avec les généraux de son grand état-major, a très bien pu enjoindre à son secrétaire d'État de rentrer dans les rangs guerriers.Mais Colin Powell n'a jamais montré qu'il était du genre à se laisser tordre le bras.Les Américains l'appellent néanmoins « l'aigle malgré lui » (the reluctant eagle) et, selon de récents sondages, ont plus confiance en lui qu'en leur président.On peut facilement extrapoler, au su de l'impopularité planétaire de George W.Bush, que les Canadiens, les Français, les Britanniques ou les Allemands ont aussi plus confiance en Powell.Le virage de Colin Powell, sans provoquer le même effet à l'échelle mondiale, pourrait peut-être rallier à la position américaine un certain nombre d'« indécis ».Deuxième certitude : Colin Powell n'a pas abordé la possibilité de prolonger le travail des inspecteurs audelà du 14 février, date à laquelle MM.Blix et El Baradei doivent revenir faire rapport au Conseil de sécurité, et il a réaffirmé la volonté des États-Unis de désarmer l'Irak, seuls ou avec d'autres.« Il est minuit moins cinq », a dit Hans Blix, le chef des inspecteurs de l'ONU.La « fenêtre » diplomatique se ferme désormais au même rythme qu'augmente le poids de l'échéancier militaire.Fin mars, la région du golfe Persique sera sous le coup des grandes chaleurs et le Pentagone souhaite que la campagne, à ce moment-là, en soit à sa phase finale.Le gros des forces terrestres américaines est peu habitué à la canicule et ce désavantage sera amplifié par l'obligation de porter les combinaisons de guerre chimique et bactériologique.Colin Powell se disait convaincu hier que Saddam Hussein n'aura « aucun scrupule » à utiliser les armes de cette nature.Plusieurs éléments tendent à accréditer cette thèse : les menaces proférées par le président irakien et par son fils Oudaï \u2014 promesses de « millions de morts » qui ne peuvent être le fait d'armes conventionnelles \u2014, en plus de la délégation aux commandants de secteurs de l'armée irakienne de l'autorité d'ordonner l'usage d'armes de destruction massive.Devant cette possibilité, le président Bush a luimême délégué le pouvoir d'utiliser, comme mesure de rétorsion, des armes nucléaires tactiques, comme l'indiquait mardi une information divulguée par le Washington Post.Qui annonçait aussi qu'une enquête était en cours au Pentagone sur des allégations de « conduite inappropriée » du général Tommy Franks.Le commandant de la coalition à venir aurait entre autres permis à sa femme d'assister à des réunions classées secrètes.Outre les enquêtes internes, les généraux américains n'aiment pas l'idée de garder pendant des mois une énorme concentration de forces comme celle présentement dans le Golfe et qui sera de 200 000 hommes à la fin du mois.Deux considérations : le moral et la sécurité des troupes alliées au fait que ces réguliers sont remplacés au pays par des réservistes que l'on ne peut pas appeler, libérer et rappeler indéfiniment.C'est sans parler du fait qu'ils doivent commencer à élaborer des plans pour faire face à la menace, plus urgente que Saddam Hussein selon plusieurs, émanant de la Corée du Nord.Qui a déjà en sa possession, on le rappelle, « une ou deux » bombes nucléaires.Les Britanniques, de leur côté, se préparent à l'occupation de l'Irak de l'après Saddam Hussein, une opération, selon des officiers cités par la BBC, qui s'annonce « plus compliquée que la guerre ellemême ».Durée prévue : trois ans.BIEN QUE le premier ministre de la Grande-Bretagne, Tony Blair, s'efforce de convaincre ses alliés du danger que représente l'Irak pour la sécurité du monde, les services de renseignements de son propre gouvernement sont d'avis que le régime de Saddam Hussein ne cultive aucun lien avec le réseau Al-Qaeda.« Bien qu'il y ait eu des contacts entre Al-Qaeda et le régime irakien dans le passé, nous croyons que ces relations naissantes se sont effondrées en raison d'une méfiance et d'une idéologie incompatible », peut-on lire dans un document ultraconfidentiel rédigé par les services de renseignements du ministère de la Défense, que la BBC a obtenu.Le document note ce que de nombreux observateurs du monde arabe répètent depuis des mois : Saddam Hussein et Oussama ben Laden forment des alliés improbables.« Bien que les entraînements des membres d'Al-Qaeda puissent s'être poursuivis en Irak, nous croyons que ben Laden considère le gouvernement baasiste comme un régime apostat.Son désir de rétablir un califat islamique, dont la capitale était Bagdad, est en conflit idéologique avec l'Irak moderne.» Depuis quelques jours, Londres et Washington ont durci le ton dans l'espoir de convaincre des alliés européens sceptiques de se joindre à une offensive contre l'Irak.Tous deux ont accusé Bagdad d'entretenir des liens avec le réseau terroriste jugé responsable des attentats du 11 septembre.Hier, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a soutenu devant le Conseil de sécurité de l'ONU qu'un groupe terroriste lié à Al-Qaeda a pu poursuivre ses activités à Bagdad pendant plus de huit mois.À Londres, M.Blair a maintenu que des liens existaient « indiscutablement » entre l'Irak et Al-Qaeda, mais a admis ne pas connaître l'étendue de ces contacts.« Ce n'est pas une situation statique.Nous avons constamment de nouvelles informations.» Il a affirmé ne pas avoir lu le document confidentiel, dont le gouvernement a toutefois confirmé l'authenticité.Le leader libéral démocrate, Charles Kennedy, a jugé qu'en faisant des liens « qui ne sont pas là », le gouvernement risque de voir ses arguments en faveur de la guerre « affaiblis, sinon fatalement ébranlés ».M.Blair a rétorqué que le dossier contre Saddam n'était pas basé sur les liens entre l'Irak et Al-Qaeda et qu'il était « injuste de faire croire que nous tentons de pousser cela de façon à cacher un manque d'arguments au sujet des armes de destructions massives » détenues par l'Irak.Au cours des derniers jours, des membres des services de renseignements se seraient pourtant inquiétés du fait que leur travail était de plus en plus « politisé », de façon à renforcer les arguments en faveur de la guerre.Le ministre des Affaires étrangères, Jack Straw, a nié que le gouvernement exagérait ou dénaturait les informations à ses propres fins politiques.Selon lui, l'Irak crée un « environnement permissif » dans lequel le réseau Al- Qaeda a la liberté de mener ses opérations.À New York, M.Straw a remercié Colin Powell d'avoir « mis au jour la tromperie » du leader irakien et a fixé au 14 février la date limite pour que Bagdad démontre qu'il coopère avec les inspecteurs en désarmement de l'ONU.« Ces briefings ont confirmé nos pires craintes : l'Irak n'a pas l'intention de désarmer, ni de se soumettre aux résolutions de l'ONU », a dit le ministre, selon qui l'Irak a « choisi de repousser sa dernière occasion de parvenir à une solution pacifique ».Le 14 février, le Conseil de sécurité recevra un nouveau rapport des inspecteurs.« Si la non-coopération continue, le Conseil devra assumer ses responsabilités », a prévenu M.Straw.Dès le lendemain, une seconde résolution autorisant le recours à la force pourrait être présentée au Conseil de sécurité, selon des sources diplomatiques citées hier par le Financial Times.À Washington, accueil très positif malgré des doutes LA PRÉSENTATION du chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, a suscité des commentaires en général très positifs parmi les élus du Congrès à Washington, républicains et démocrates.Même des analystes indépendants du milieu politique se déclaraient impressionnés de la teneur de certains arguments présentés par le secrétaire d'État.« C'était à la limite de ce qu'il fallait pour la crédibilité de ces arguments et la nécessité d'éviter de mettre à risque les sources des renseignements », a indiqué Ruth Weldwood, professeur et analyste en droit international à l'Université Johns Hopkins, à Washington.Parmi les politiciens à Washington, la présentation du secrétaire d'État, même bien accueillie, a alimenté le débat sur l'usage de la force militaire pour désarmer le régime de Saddam Hussein.Chez les démocrates, plutôt sceptiques envers les projets guerriers en Irak de l'administration Bush, l'un des sénateurs les plus influents, Edward Kennedy, a convenu du « grand talent » de la présentation de M.Powell.« Les arguments présentés par le secrétaire d'État laissent peu de doute sur le fait que Saddam Hussein est un tyran maléfique pour les Irakiens et dangereux pour la région du golfe Persique, a dit le sénateur du Massachusetts.Néanmoins, l'administration Bush n'a pas encore fait la preuve aux Américains qu'il serait justifié de risquer la vie de milliers de leurs fils et filles pour désarmer Saddam.» Le sénateur démocrate Jay Rockefeller, de la Virginie occidentale, qui est viceprésident du comité sénatorial des services de renseignements, a aussi souligné la teneur de la présentation de Colin Powell.« Saddam Hussein est un danger de plus en plus évident.Mais je crois qu'il faut laisser encore une toute dernière chance aux inspections avant d'aller en guerre », a-t-il dit.Parmi les républicains au Congrès, déjà gagnés aux intentions de l'administration Bush contre Bagdad, le président du comité sénatorial des affaires étrangères, Richard Lugar, a qualifié de « très puissante » la présentation du secrétaire d'État.« Ça devrait suffire à convaincre les sceptiques au Conseil de sécurité et dans le reste du monde », a souhaité le sénateur de l'Indiana.ACCÈS À L'INFORMATION Une eexpérience dd'achat ttellement pplus ssympa Magasiner ça use, ça use.Vous ne trouvez pas que ce serait bien de pouvoir comparer les voitures et les prix sans avoir à faire le tour de la ville ?Avec Accès Toyota, c'est facile.Il suffit de vous présenter au kiosque Internet d'un de nos concessionnaires pour voir comment on se mesure face à la concurrence.Vous y obtiendrez toute l'information dont vous avez besoin, tout en ménageant vos chaussures.Pour en savoir plus, visitez acces.toyota.ca 3114087A 4LP0501A0206 A5 jeudi 4LP0501A0206 ZALLCALL 67 22:02:36 02/05/03 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 6 F É V R I E R 2 0 0 3 A 5 RÉACTIONS La France coincée entre le ralliement et la «crise historique» avec les É.-U.IRAK Spectacle à l'américaine LE RÉQUISITOIRE du secrétaire d'État américain, Colin Powell, contre l'Irak à l'ONU est un spectacle à l'américaine avec cascades et effets spéciaux », a déclaré à Bagdad le conseiller présidentiel irakien, le général Amer Al-Saadi.Il a affirmé, dans une conférence de presse, que ces enregistrements étaient « des preuves fabriquées et tout simplement des faux ».Saadi a soutenu que l'exposé de Powell était une « violation » du paragraphe 10 de la résolution 1441 sur les inspections du Conseil de sécurité, qui exige des pays membres de soumettre toutes les preuves en leur possession à la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU et à l'Agence internationale de l'Énergie atomique.Le ministre des Affaires étrangères, Naji Sabri, a pour sa part écrit que « l'Irak enverra au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et aux membres du Conseil de sécurité une réponse détaillée et globale à tous les mensonges » de Powell.ALLEMAGNE Question d'experts LE MINISTRE allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a déclaré que le réquisitoire de Powell doit maintenant être examiné par des « experts en renseignement avant que nous puissions prendre une décision ».La décision de soutenir ou non les États-Unis dans le dossier irakien est « une décision politique, mais les décisions politiques doivent être basées sur des faits », a-t-il ajouté.EUROPE DE L'EST Pays intéressés DIX PAYS d'Europe de l'Est qui veulent devenir membres de l'OTAN se sont rangés du côté des États-Unis, affirmant qu'il était désormais « clair » que l'Irak « violait réellement les résolutions du Conseil de sécurité, dont la résolution 1441 ».Ce groupe rassemble les trois pays baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie), la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Albanie, la Croatie et la Macédoine.Selon eux, Powell a présenté « des preuves convaincantes ».BELGIQUE Pas convaincant POWELL n'a pas présenté d'éléments suffisamment convaincants pour « justifier une attaque américaine », a estimé le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel.« On ne peut pas affirmer qu'il y ait des éléments neufs », at- il dit à la chaîne de télévision privée RTL-TVI.« À première vue, c'est une accumulation fort technique d'éléments un peu disparates.SCANDINAVIE Solide LES TROIS pays scandinaves ont réagi favorablement au discours, qualifié de « solidement étayé » par le chef du gouvernement suédois, Goeran Persson, et de « fort » par le ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig Moeller.La Norvège a pour sa part qualifié les preuves contre l'Irak de « plus que solides ».d'après AFP TEL QU'ON pouvait le prévoir, les « preuves » avancées par Colin Powell devant le Conseil de sécurité n'ont pas suffi à modifier la position de la France vis-à-vis d'une intervention militaire contre l'Irak : selon Paris, il faut poursuivre et intensifier les inspections de l'ONU sur le terrain.Pour des semaines ou des mois ?Comme tous les pays engagés dans cette partie diplomatique, Paris s'est bien gardé de s'enfermer dans un calendrier précis.Tout au plus a-t-on noté que, dans son intervention au Conseil, le ministre des Affaires étrangères de la France, Dominique de Villepin, a affirmé avec plus de netteté que d'habitude que, en cas d'impasse, la France « n'exclut aucune option, y compris le recours à la force ».Bref, tout comme la Russie et la Chine, favorables à une poursuite de la mission Blix-El Baradei, mais sans date butoir, la France a réaffirmé son opposition à une guerre à court terme, mais s'est gardé une porte de sortie.À Paris, ni les responsables ni les observateurs ne s'attendaient à ce que les « preuves » fournies par Colin Powell soient si accablantes qu'elles justifient un revirement immédiat des pays hostiles à la guerre.Personne, bien entendu, ne se fait d'illusion sur la bonne foi du régime irakien et on suppose volontiers que des stocks d'armes chimiques ou bactériologiques ont été cachés en prévision d'une reprise des inspections.Mais, a dit hier M.de Villepin, « il faudrait, en cas d'intervention armée, expliquer au monde entier en quoi l'armement détenu par Saddam Hussein constitue une menace grave et immédiate pour ses voisins ».Bref, pour le gouvernement et la grande majorité du monde politique français, le régime de Saddam est sans doute foncièrement mauvais et dissimulateur, mais, soumis à des bombardements depuis 10 ans et aujourd'hui à des inspections permanentes, il n'a plus à ce moment précis les moyens de constituer une menace pour la paix.Jusqu'à preuve du contraire.À quelques nuances près, les représentants de l'opposition de gauche ont bien été obligés de se rallier à cette position médiane, qui s'oppose à la guerre sans l'exclure tout à fait : « À ce jour, je ne peux qu'approuver la position du président Chirac, a déclaré le vert Noël Mamère.Les preuves de la dangerosité de l'Irak n'ont pas été apportées, a déclaré le patron du Parti socialiste, François Hollande.Nul ne dit que Saddam Hussein est innocent.Il est même sans doute coupable.Mais la question n'est pas de savoir s'il est coupable, mais si nous devons faire la guerre.» Non seulement l'opinion publique française est massivement hostile à la guerre \u2014 à peine moins qu'en Italie, qui bat tous les records en Europe, avec 72 % d'opposants \u2014, mais encore les partisans d'un ralliement aux Américains sont-ils pratiquement introuvables.De la même manière que les opposants irréductibles à la guerre sont en très petit nombre.Parmi eux, on trouve pêle-mêle le leader du Front national, Jean-Marie Le Pen, le Parti communiste (aujourd'hui moribond), et quelques personnalités isolées plus ou moins soupçonnées d'appartenir à un vague « lobby arabe ».Par exemple, l'ancien ministre socialiste de la Défense, Jean- Pierre Chevènement, qui avait démissionné en 1991 pour cause de guerre du Golfe : « Saddam, a-t-il dit hier, est un accusé sans avocat à qui on demande de faire la preuve de son innocence.» La question aujourd'hui en France n'est pas de savoir si, comme en 1991, les Français se rallieront avec enthousiasme, à court terme, à l'option militaire.Cela paraît exclu.La vraie question est plutôt de savoir si, face à un régime irakien exécré, les Français, mis au pied du mur, prendront le risque de s'opposer aux États-Unis.Comme l'écrivait hier un éditorialiste de la radio publique, « l'exécutif français se trouve dans une position délicate.Celle d'avoir à baisser pavillon avec les conséquences politiques et diplomatiques que l'on devine.Ou d'avoir à assumer une crise historique avec les États-Unis et une phase d'isolement qui ne serait pas sans conséquences sur le plan économique ».Photo REUTERS Le ministre des Affaires étrangères de la France, Dominique de Villepin (à gauche), a serré la main au secrétaire d'État des États- Unis, Colin Powell, après la rencontre du Conseil de sécurité de l'ONU, hier.Les dates à retenir > 8 novembre 2002 : Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1441 qui somme l'Irak de coopérer avec les inspecteurs en désarmement, au risque de s'exposer à des conséquences graves.> 7 décembre 2002 : L'Irak produit une déclaration de plus de 12 000 pages sur ses programmes d'armement.> 27 janvier 2003 : les chefs des missions d'inspection, Hans Blix et Mohamed El Baradei, présentent leur rapport au Conseil de sécurité.> 5 février 2003 : Colin Powell plaide sa cause devant le Conseil de sécurité.> 6 février 2003 : réunion extraordinaire de l'OTAN consacrée à la crise irakienne et aux demandes américaines de soutien en cas d'intervention militaire.> 8 février 2003 : les inspecteurs Blix et El Baradeï retournent à Bagdad pour tenter d'assouplir la position de Saddam Hussein.Leurs demandes : pouvoir interviewer librement les scientifiques irakiens et pouvoir réaliser des vols d'observation au-dessus du territoire irakien.> 14 février 2003 : MM.Blix et El Baradei reviennent devant le Conseil de sécurité pour un nouveau rapport.L'Irak a-t-il changé d'attitude > Mi-mars 2003 : expiration du délai de six semaines donné à l'Irak par le président des États-Unis, George W.Bush, et le premier ministre de la Grande-Bretagne, Tony Blair.3115310A L'ENAP Montréal 4750, avenue Henri-Julien Tél.: (514) 849-3449 RENCONTRE D'INFORMATION Une formation supérieure en management public (2e cycle) Programmes courts (15 crédits) Diplômes d'études supérieures (24 crédits) Maîtrise en administration publique (45 crédits) DÉPÔT DE CANDIDATURES : 15 MARS 2003 www.enap.ca 1 800 808-3627 ( LE 11 FÉVRIER 2003 À 17 H 30 3111553A 4LP0603A0206 a06 jeudi 06 f vrier 4LP0603A0206 ZALLCALL 67 23:46:24 02/05/03 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 Le Canada durcit le ton POWELL Suite de la page A1 Affaires étrangères, Dominique de Villepin, en faisant part de la volonté de la France de « déployer des appareils d'observation Mirage 4 » pour aider les inspecteurs de l'ONU.Diffusée en direct par toutes les grandes chaînes américaines, la présentation de Powell ne comportait pas de « preuves flagrantes », comme celle de l'ambassadeur américain Adlai Stevenson, qui avait réussi à retourner l'opinion publique mondiale en octobre 1962 en exhibant devant le Conseil de sécurité des documents photographiques qui prouvaient de manière irréfutable la présence de missiles soviétiques sur le territoire cubain.Néanmoins, l'intervention du secrétaire d'État aura donné aux Nations unies, épicentre de la crise irakienne, l'impression de vivre des heures cruciales et une journée historique.Devant un amphithéâtre bondé, Powell a présenté une photo satellite représentant selon lui des entrepôts de munitions et un véhicule de décontamination, puis une deuxième photographie montrant la disparition, avant la venue des inspecteurs de l'ONU, de ce véhicule et le nettoyage du site où, a-til précisé, les experts ne trouveront rien d'anormal.« Ces faits soulèvent le soupçon inquiétant que l'Irak a été informé (de la venue des inspecteurs) », a déclaré le secrétaire d'État américain.Powell a en outre diffusé l'enregistrement de conversations téléphoniques, dont l'une entre deux officiers irakiens démontrant selon lui que l'Irak a voulu dissimuler des éléments avant une visite des inspecteurs.« Nous avons tout évacué.Il ne nous reste plus rien », y déclare un officier irakien à un autre.Soutenant que « l'Irak pratiquait, au plus haut niveau, une politique d'esquive et de tromperie », le secrétaire d'État américain a accusé Bagdad d'avoir mis au point des laboratoires mobiles pour ses armes prohibées, montés dans des camions ou des wagons, afin de les dissimuler.Ces laboratoires peuvent servir à la production de bacille de charbon et de ricine, selon Powell.Le chef de la diplomatie américaine a aussi évoqué la présence en Irak de stocks d'agents chimiques s'élevant à entre 100 et 500 tonnes.Il a précisé que cette estimation des services de renseignement américains se basait sur une hypothèse basse, mais que de tels stocks permettraient déjà de charger quelque 16 000 roquettes.À propos de la dizaine d'ogives chimiques vides découvertes récemment par les inspecteurs de l'ONU, il a estimé que ces dernières pourraient bien n'être que la « partie émergée de l'iceberg ».À propos des armes biologiques, il a soutenu que les Irakiens n'avaient jamais « rendu de comptes sur l'ensemble des (stocks) qu'ils avaient reconnu posséder ».Il a affirmé que l'Irak avait la capacité de produire le virus de la variole et de l'utiliser comme arme.Selon les informations présentées par Powell, l'Irak aurait par ailleurs utilisé des prisonniers condamnés à mort pour expérimenter des armes chimiques ou biologiques, et modifié des réservoirs de chasseurs-bombardiers Mirage pour disséminer des gaz mortels ou des armes bactériologiques.Sur la question de l'arme nucléaire, le secrétaire d'État a affirmé que Saddam Hussein avait « de manière répétée cherché à acquérir des tubes d'aluminium à haute définition de 11 pays différents, même après la reprise des inspections ».Quant aux liens de l'Irak avec Al-Qaeda, Powell a montré une série de diagrammes avec photos, dont celle de al-Zarkaoui, membre connu d'Al-Qaeda, qui dirige un groupe, Ansar al-Islam.« En décembre 2000, l'Irak a entraîné au maniement des armes chimiques et bactériologiques deux membres de réseaux terroristes liés à Al-Qaeda », a affirmé Powell.Les chefs des inspecteurs en désarmement, Hans Blix et Mohamed El Baradei, qui doivent se rendre samedi prochain à Bagdad à l'invitation des autorités irakiennes, présenteront le 14 février un nouveau rapport sur les progrès des inspections en Irak.Selon le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, la date du 14 février sera « cruciale ».« Si la non-coopération (de l'Irak) continue, le Conseil devra faire face à ses responsabilités », a dit Straw devant le Conseil de sécurité.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien a nettement durci le ton, hier, à l'endroit de l'Irak après que le secrétaire d'État des États-Unis, Colin Powell, eut présenté devant l'ONU des preuves démontrant que le régime de Saddam Hussein ne respecte pas ses obligations internationales en matière de désarmement.Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, a déclaré que la présentation de M.Powell est « troublante et convaincante » et que le président irakien n'a plus beaucoup de temps devant lui pour éviter une guerre s'il ne collabore pas pleinement avec les inspecteurs en désarmement des Nations unies.Cela dit, M.Graham a souligné que le Canada croit toujours que les inspecteurs de l'ONU doivent poursuivre leur travail et qu'il faut attendre le prochain rapport de l'inspecteur en chef Hans Blix, le 14 février, avant de déterminer s'il est justifié de lancer une intervention militaire dirigée par les Américains.« M.Powell a fourni une présentation troublante et convaincante qui montre que l'Irak essaie de tromper les inspecteurs.(.) À notre avis, la position du Canada, à savoir que ce sont les Nations unies qui doivent prendre leurs responsabilités, est (toujours) là », a déclaré en conférence de presse le ministre.« Nous ne sommes pas au point où le recours à la force est nécessaire.Mais nous sommes rendus au point où nous n'avons pas beaucoup de temps pour que Saddam Hussein se conforme aux obligations de la résolution 1441 », a-t-il ajouté.Interrogé à savoir si les preuves produites par M.Powell permettaient aux États-Unis de lancer une opération militaire sans l'approbation du Conseil de sécurité, M.Graham a refusé de se mouiller.« Si M.Blix, après son retour de l'Irak, nous dit qu'il n'existe aucune chance que Saddam Hussein va coopérer avec les inspecteurs de l'ONU, je ne crois pas que ceux qui réclament davantage de temps seront entendus », a soumis le ministre.« Nous voulons tous la paix.Nous voulons tous que Saddam Hussein se débarrasse de ses armes d'une manière pacifique.(.) Mais il est clair que beaucoup dépendra des paroles et du rapport de M.Blix », a-t-il dit.Aux Communes, l'Alliance canadienne a tenté d'arracher au ministre Graham l'engagement que le Canada n'hésitera pas à se joindre aux États-Unis dès lors que l'administration Bush donnera le coup d'envoi à une intervention militaire même sans l'aval des Nations unies.De son côté, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a fait valoir que les informations présentées par M.Powell « sont loin d'être suffisantes pour justifier une guerre contre l'Irak ».1 800 567-FONDS www.fondsftq.com La valeur de l'action fluctue.Pour des renseignements détaillés sur les actions du Fonds, consultez le prospectus offert à nos bureaux.(514) 383-FONDS Le REER du Fonds de solidarité FTQ vous procure 30 % plus d'économies d'impôt qu'un REER conventionnel.C'est 30 % plus d'argent qui vous revient maintenant.À vous d'en profiter ! Mon REER me donne du swing Plus d'économies d'impôt, plus de bon temps Siège social 8717, rue Berri Montréal Centre-Ville Tour Industrielle-Vie Bureau 950 2000, avenue Mc Gill College (angle de Maisonneuve) Région de Montréal Crémazie Pointe-Claire Bureau 100 955, boul.Saint-Jean Pointe-aux-Trembles 13313, rue Sherbrooke Est (angle 36e avenue - Autoroute 40, sortie boulevard Tricentenaire) Laval Bureau 138 1800, boul.Le Corbusier Brossard Bureau 108 6300, avenue Auteuil (au sud du boul.Taschereau) Mc Gill NOUVEL EMPLACEMENT 3109649A 4LP0701A0206 a7 jeudi 4LP0701A0206 ZALLCALL 67 22:11:14 02/05/03 B en cette période des REER, retenez deux mots : rendement garanti Nouvelles Obligations d'épargne du Canada un excellent mode d'épargne.c'est garanti.Le ministre des Finances peut mettre fin à la vente des obligations en tout temps.C'est le moment ou jamais d'acheter les Nouvelles Obligations d'épargne du Canada.Elles sont un excellent choix pour les REER et jouissent de l'entière caution du gouvernement du Canada.L'Obligation à prime du Canada est encaissable une fois l'an alors que l'Obligation d'épargne du Canada peut être rachetée en tout temps.Le dernier délai des cotisations REER étant le 3 mars 2003, les achats d'obligations doivent avoir lieu au plus tard à cette date afin de recevoir un reçu officiel pour la déclaration de revenus 2002.Les achats en ligne ou par téléphone avec paiement par chèque doivent être effectués au plus tard le 24 février 2003.Les porteurs d'obligations sont priés de noter qu'à partir du 1er mars 2003 les Obligations à prime du Canada de l'émission 13 porteront les taux susmentionnés.Achetez vos titres à votre institution bancaire ou financière, en ligne ou par téléphone.Pour acheter directement, consultez www.oec.gc.ca ou composez 1 888 773-9999.2,50% AN 1 3,00% AN 2 3,50% AN 3 4,25% AN 4 OBLIGATION À PRIME DU CANADA ÉMISSION 31 - TAUX ANNUEL COMPOSÉ DE 3,64 % APRÈS 5 ANS 5,00% AN 5 OBLIGATION D'ÉPARGNE DU CANADA 2,00% AN 1 ÉMISSION 82 3115601A Pénurie de suppléants à la CSDM TRISTAN PÉLOQUIN Confrontée à un taux d'absentéisme plus élevé qu'à la normale, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) est obligée de recruter parmi les étudiants en cours de formation pour pallier une pénurie d'enseignants suppléants qualifiés.« Sans dire que ce soit une pratique extrêmement fréquente, nous n'avons pas le choix de fonctionner de cette façon, explique Jacques Turmel, directeur des ressources humaines à la CSDM.À cette période de l'année, il y a énormément d'enseignants qui s'absentent à cause d'une grippe ou d'une autre maladie.Notre banque d'enseignants suppléants est donc extrêmement sollicitée, particulièrement pour les remplacements d'un jour ou deux », dit M.Turmel.La CSDM, comme beaucoup d'autres commissions scolaires qui sont confrontées au même problème, fait donc appel à des étudiants de troisième et quatrième année inscrits au baccalauréat en enseignement dans l'une des universités québécoises.« C'est vrai que ce n'est pas la situation idéale, mais ces étudiants sont déjà largement qualifiés puisqu'ils ont complété au moins un stage au sein d'une école », dit-il.Selon lui, bien qu'il n'y ait rien de nouveau dans cette pratique, le recours aux étudiants serait devenu beaucoup plus fréquent depuis trois ou quatre ans, en raison d'un nombre élevé d'enseignants qui ont pris leur retraite.À la Fédération des commissions scolaires du Québec, on indique même que dans certains cas, les suppléants embauchés par les écoles n'ont pas la moindre formation universitaire.« C'est très rare que ça se produise, mais quand c'est le cas, on s'assure au préalable que la personne a au moins le profil nécessaire », affirme le conseiller Bernard Tremblay, porte-parole en matière de ressources humaines.Selon l'Alliance des professeurs de Montréal, le syndicat qui représente les enseignants de la CSDM, cette situation cache toutefois un problème plus sérieux.« S'il manque autant de suppléants, c'est parce que les compressions des dernières années ont complètement épuisé les enseignants, qui sont davantage portés à s'absenter, dit le conseiller syndical Yves Parenteau.En ne faisant rien pour améliorer nos conditions de travail, le gouvernement nous entraîne tout simplement dans un cercle vicieux qui ne fait que nuire à la qualité de l'enseignement.» « Quand c'est rendu que des orthopédagogues ou des enseignants de musique doivent remplacer leurs collègues, on ne peut pas dire que ce soit l'idéal ! » lance-til.VOTRE PRIME ESTÉE LAUDER w w w .l e s a i l e s .c o m CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER LA PORTER PARTOUT, ÇA VOUS RAPPORTE! 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» résumait hier Jean-Philippe Gagnon, un lock-outé de Vidéotron, qui participait hier à une manifestation devant le complexe Guy-Favreau.Neuf mois de conflit, de piquets.La situation explosive du printemps, faite de déclarations à l'emporte- pièce de part et d'autre et de casse du côté syndical, a fait place au huis clos le plus total.Les syndiqués ne sont plus informés de rien, aucune assemblée syndicale ne se tient.Se rapproche-t-on d'une entente ?S'en éloigne-t-on ?Avance-t-on en arrière ?Mystère.On sait que les deux parties négocient de façon intensive, mais on raconte que les discussions pourraient aussi bien aboutir que se rompre à tout moment.Jean-Philippe Gagnon, lui, a décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur.« Je fais tous les jours mon piquetage de 6 h à 10 h, le matin.Comme cela, j'ai toute la journée devant moi.La grève aura au moins eu ça de bon : j'ai fini mon cégep, puis entrepris des études universitaires.» Passe toujours quand on en est à son premier conflit de travail, mais quand le malheur frappe deux fois, comme chez les Perron.« Il y a d'abord eu ma femme, téléphoniste chez Bell, qui a perdu son emploi, puis moi, qui suis tombé en grève », raconte M.Perron.Le revenu familial, qui était de 63 000 $, il n'y a pas si longtemps, est maintenant de 39 000 $ et encore, à condition que Micheline, aujourd'hui préposée aux bénéficiaires, fasse des heures supplémentaires.Les Perron, qui ont trois adolescents, s'apprêtent à vendre leur voiture pour pouvoir conserver leur maison.« Cette grève démontre bien l'importance d'une loi anti- scabs, note M.Perron.L'employeur ne se presse pas, il prend tout son temps, parce que le conflit ne le pénalise pas.Nous, les employés, ne sommes que des pions.Tant que les actionnaires réalisent des profits ! » Banque alimentaire très sollicitée Heureusement, il y a la banque alimentaire, qui aide entre 150 et 170 familles par semaine.Toutes les grandes centrales syndicales s'assurent de la maintenir à flot, tout comme bon nombre de citoyens ordinaires, dont cette dame qui fait un don anonyme depuis le début du lock-out avec une régularité d'horloge.« On a aussi fait des collectes de vivres dans des écoles, où des paniers ont été installés », raconte Laflèche Gilbert, responsable de la banque alimentaire.Certains se trouvent des revenus d'appoint \u2014 peinture, travaux manuels de tout genret \u2014, d'autres, comme Dominic St-Louis, ont décroché un emploi à temps plein en attendant de rentrer à Vidéotron.« Je suis maintenant préposé aux dossiers dans un hôpital, dit-il.C'est vraiment dur, parce que l'on ne sait pas du tout à quoi s'en tenir.On entend vaguement dire qu'il reste trois points à négocier, mais on ne sait pas du tout sur quel pied danser.» Le conflit fait-il mal à Quebecor ?Dans une note de recherche, l'analyste Bob Bek, de CIBC Marchés mondiaux, ne le croit pas.« Les pannes ont cessé et les affaires ont repris assez normalement malgré la grève, peut-on lire dans un avis rendu public le 24 janvier.En fait, le dernier trimestre a été plutôt bon, particulièrement compte tenu de la situation.» Quand le conflit se terminera-til ?Selon la boule de cristal de la CIBC, « probablement au cours du prochain trimestre ».En attendant, comment les employés de Vidéotron luttent-ils contre le désoeuvrement ?Comment se distraient-ils ?« Sur les lignes de piquetage, on se lie d'amitié, explique Jean-Philippe Gagnon.Quand on rentre à la maison, on se met en réseau, puis on joue sur l'ordinateur ensemble ! » La vente de 674 techniciens de Vidétron à l'entreprise Entourage, qui agit maintenant comme soustraitant, est à la source du conflit.Photothèque La Presse Mario Dumont Spécialistes: la menace de journées d'étude inquiète Legault ALEXANDRE S I R O I S QUÉBEC s'inquiète de voir les médecins spécialistes inscrire de nouvelles journées d'étude à leur agenda des prochaines semaines et mise sur la reprise des négociations pour éviter que surviennent ces arrêts de travail lourds de conséquences.C'est ce qu'a indiqué hier Anne Marcotte, la porte-parole du ministre de la Santé, François Legault.« Toutes nos énergies, actuellement, sont mises sur la reprise des négociations et, donc, la fin des moyens de pression et l'annulation des journées d'étude », a-t-elle déclaré.La Presse révélait hier que la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a invité ses membres à participer à une journée d'étude le 28 février, mais aussi à suspendre leurs activités les 11, 12 et 13 février pour effectuer des arrêts de travail rotatifs, ainsi que le 17 février.Ils doivent en profiter pour dresser une liste précise des besoins de chaque hôpital du Québec pour ce qui est des effectifs et des équipements médicaux.Le président de la FMSQ, Yves Dugré, a toutefois fait savoir que les journées d'étude seront annulées si une offre sérieuse de Québec permet la reprise des pourparlers, interrompus depuis décembre dernier.« Le ministre est préoccupé et continue de suivre la situation de très près, a déclaré Mme Marcotte.Et comme le Dr Dugré le disait hier, il y a des échanges quotidiens et on a la volonté que les négociations reprennent le plus rapidement possible.» Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Beau temps, mauvais temps, les employés dressent leur piquet de grève, comme ici devant le complexe Guy-Favreau, en attendant des jours meilleurs.Encan Public Encan Public Encan Public Encan Public Encan Encan Public Encan Public Encan Public Encan LES AVOCATS D'UN IMPORTATEUR NOUS ONT DONNÉ LE MANDAT DE VENDRE DES TAPIS PERSANS, DES MEUBLES DE LUXE IMPORTÉS ET DES PEINTURES À L'HUILE.Pas de mise à prix ni réserve sur la plupart des articles Nous devons vendre à l'encan le contenu d'un conteneur de 40 pieds.Tous les droits de douane ont été acquittés et les avocats de l'importateur nous ont ordonné de tout vendre à l'encan, pièce par pièce.Stock comprenant meubles italiens, peintures à l'huile originales, impressionnante collection de tapis orientaux faits main, chefs-d'oeuvre en soie, nombreux tapis persans (iraniens) de différentes dimensions allant de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 18 pi et beaucoup plus encore.DIMANCHE 9 FÉVRIER À 13 H 30 PRÉCISES (INSPECTION À COMPTER DE 13 H) ENCAN FINAL SANS RESTRICTION PAIEMENT: MASTERCARD, VISA, COMPTANT Hôtel Sheraton 4 points 6600, Côte-de-Liesse, Saint-Laurent La balance des ballots seront ouverts durant l'inspection.BI RKS A R G E N T .depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com l'émotion en boîte Bracelet orné d'une breloque en forme de coeur, en argent sterling, 225 $.3115544A 4LP0902A0206 a9 jeu 4LP0902A0206 ZALLCALL 67 00:18:25 02/06/03 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 6 F É V R I E R 2 0 0 3 C ANA D A A 9 Un homme et ses surplus «Je ne pensais jamais mettre autant d'argent sur la table pour la santé ! » D'un ton incrédule, Jean Chrétien a lancé cette phrase en sortant de la salle de conférence de presse tard hier soir pendant que les premiers ministres des provinces continuaient de décrier l'avarice du gouvernement fédéral.L'air renfrogné, les mains dans les poches, allant au pas de course comme pour quitter ses collègues provinciaux au plus vite, M.Chrétien ressemblait vaguement à Séraphin Poudrier.Il aurait lancé un retentissant « viande à chien » que les quelques journalistes qui ont assisté de près à sa sortie n'auraient même pas été surpris.Ce n'est certainement pas l'envie de vociférer contre les provinces qui manquait au premier ministre.Un peu plus loin, au bout du couloir, M.Chrétien s'est arrêté une autre fois pour un nouveau point de presse improvisé avec la même poignée de scribes, un événement rarissime dans son cas.Pendant une fraction de seconde, même les journalistes sont restés interloqués.Fallait-il qu'il en ait gros sur le coeur pour continuer ainsi à défendre sa position passé 21 h, après deux longues journées de négociations avec les provinces ! Les provinces, ces ingrates ! Jamais satisfaites, jamais repues, toujours en train de critiquer le gouvernement fédéral.« Romanow recommandait 15 milliards sur trois ans, a débité Jean Chrétien.Nous en avons donnés plus de 17, mais ils disent que l'argent que nous avons promis il y a deux ans n'est pas du nouvel argent.C'est comme vous, si on vous donne une augmentation de salaire et l'autre année, on vous donne un bonus.Vous revenez me voir et vous me dites : je n'ai eu qu'un bonus parce que le contrat de mon augmentation de salaire date de deux ans.Come on ! » Giflé quelques minutes plus tôt par les chefs de gouvernement du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest qui ont rejeté théâtralement l'entente, et par Bernard Landry qui l'a traité de « fédéraliste prédateur », M.Chrétien a commenté dédaigneusement la réaction des provinces.« Il n'y a pas que la santé, on a d'autres priorités : les gens en veulent pour la défense, pour l'environnement, pour Kyoto, pour les familles à revenus modestes.Il n'y a pas que la santé.On avait un accord pour cinq ans et j'ai eu la gentillesse de l'enlever et d'essayer d'en signer un nouveau avec plus d'argent.J'aurais pu m'asseoir et dire attendez dans deux ans, je ne serai même plus là.» Il faut dire que les provinces ont quelque peu cassé le party de Jean Chrétien, qui tenait à en arriver à une entente historique.« Il faut plutôt parler d'un arrangement que d'une entente », a dit le porte-parole des provinces, Pat Binn, (de l'Île-du-Prince Édouard) pour résumer l'ambiance.Dure journée.Une fois les trois leaders des territoires du Nord partis, les autres premiers ministres ont tous corrigé à la baisse les chiffres avancés par Jean Chrétien.Selon eux, nous sommes encore très loin des sommes nécessaires pour assurer la pérennité du système de santé public.En bref, ont dit les provinces, on prend l'argent parce qu'on n'a pas le choix, mais on est loin du compte.Un constat de demi-échec très dur à avaler pour Jean Chrétien, qui a admis lui-même au cours des dernières semaines que le fédéral doit en faire plus pour sauver le réseau de la santé.Le premier ministre s'est même condamné à réussir en déclarant la semaine dernière qu'il était « d'humeur à régler des dossiers ».Hier soir, il a parlé de simples mésententes comptables pour expliquer les divergences entre lui et ses collègues sur les sommes consenties aux provinces.Les premiers ministres provinciaux ont plutôt parlé de promesse brisée et de manque d'engagement d'Ottawa.Bon joueur, Bernard Landry a vanté la grande flexibilité de Jean Chrétien au chapitre des fameuses conditions imposées aux provinces, mais il a du même souffle dénoncer sa « rigidité inexplicable » en ce qui a trait au financement.S'il y a une chose que ce nouvel épisode fédéral-provincial a réussi à démontrer, c'est l'immense fossé qui sépare Jean Chrétien des provinces quand vient le temps de disposer des surplus budgétaires accumulés à Ottawa.Pour les provinces, ces surplus appartiennent à tous les Canadiens et devraient par conséquent être investis pour répondre à leurs priorités.Pour Jean Chrétien, les provinces ne sont que des enfants gâtés qui ne voient que leurs intérêts.Il fallait voir M.Chrétien et les neuf premiers ministres provinciaux (l'Albertain Ralph Klein était déjà en route vers l'aéroport) à la grande table pour la conférence de presse finale, pour comprendre que ces genslà n'avaient pas eu beaucoup de plaisir à se retrouver.La face longue, les lèvres serrées et les yeux rivés sur leur papier, les 10 hommes n'avaient pas envie de fêter.D'ailleurs, fêter quoi ?Les provinces sont reparties avec une portion seulement de ce qu'elles voulaient.Jean Chrétien, lui, a réussi à mécontenter tout le monde.Tous ces rapports (Romanow, Kirby, Séguin, Mazankowski) pour en arriver là ! Toutes ces promesses sur le renouvellement de la santé pour aboutir à ça.Toutes ces heures de négociations pour cette fin en queue de poisson.En fin de règne, M.Chrétien voulait régler le problème.Malheureusement pour lui, et pour son successeur, il faudra reprendre ce pénible exercice.Le premier ministre voulait prescrire le remède aux maux du système de santé, mais il ne lui aura fourni qu'une nouvelle transfusion.D'ici un ou deux ans, les provinces reviendront à Ottawa se plaindre de souffrir d'anémie chronique.Photo PC © Jean Chrétien à la conférence fédérale-provinciale sur la santé, hier.1 800 463-5229 Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis du 11 janvier au 1er mars, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca la première année, incluant le boni de 1% pour les nouveaux fonds REER.% 3,50 Ce numéro sans frais est payant : REER OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e Année 2,50% 3,00% 3,50% 4,25% 5,00% 5,75% 6,25% 6,50% 7,00% 7,50% 3113047A La santé ne servira pas de prétexte pour déclencher des élections DENIS LESSARD OTTAWA \u2014 Bien qu'il sorte « profondément malheureux » de la conférence fédérale-provinciale sur la santé, le premier ministre Bernard Landry ne compte pas se servir du différend avec Ottawa sur le financement pour déclencher des élections générales.Déjà hier M.Landry évoquait la nécessité pour le Québec de revenir à la charge, probablement avec le successeur de M.Chrétien, a-t-il souligné, pour obtenir un financement suffisant.« On essaiera dans les mois qui viennent d'amener l'actuel premier ministre à plus de souplesse, si on échoue, on essaiera que son successeur soit plus souple sur le financement », a dit M.Landry, pendant que M.Chrétien regardait le plafond, dubitatif.Le rapport de la commission Séguin, comme le rapport Romanow, établissait à 1,5 milliard par année les besoins du Québec en santé.Et M.Landry a précisé que les fonds débloqué dès cette année serviront immédiatement au financement d'un « vigoureux programme » préparé par le ministre Legault : « 800 millions (supplémentaires par année), c'est mieux que rien du tout, mais ce n'est pas assez ».« On va continuer le combat.démocratique, bien entendu », a lancé M.Landry.La conférence finale a pris un tour amusant quand les deux vétérans politiciens ont évoqué leurs vieilles discordes.M.Landry ne s'est pas fait prier pour parler d'un régime fédéral « prédateur et dominateur » qui a fait la sourde oreille aux demandes des provinces.« Des gens qui ont un surplus de 41 milliards et qui vont en consacrer 29 % à la première priorité des Canadiens et des Québécois, ont une tendance à la prédation et à la domination », a dit M.Landry.Réplique immédiate de M.Chrétien : « C'est vrai qu'on a des surplus, il y eut un temps ou M.Landry disait qu'on devait quitter le Canada parce qu'on était un pays en faillite, en train de crever.On est trop riches maintenant.on en discutera pendant longtemps ».3116069A SOLDE DE FÉVRIER Les plus belles collections de vêtements 2002-2003 30% à 50% de rabais Exclus : accessoires, gants, mitaines, tuques, cols roulés, sous-vêtements REPENTIGNY 256, RUE NOTRE-DAME BROSSARD PLACE PORTOBELLO, BOUL.TASCHEREAU LAVAL 3900, AUTOROUTE 440 OUEST SAINT-LÉONARD 6705, BOUL.MÉTROPOLITAIN EST VOISIN DE GOLF SURFACE JOLIETTE 20, PLACE BOURGET TROIS-RIVIÈRES CARREFOUR TROIS-RIVIÈRES OUEST WWW.ANDRELALONDESPORTS.COM Photos à titre indicatif seulement 4LP1001A0206 A-10 JEUDI MONDE 4LP1001A0206 ZALLCALL 67 20:56:21 02/05/03 B COUR INTERNATIONALE Les É.-U.sommés de surseoir à l'exécution de Mexicains d'après AP et AFP LA HAYE \u2014 Les États-Unis doivent surseoir à l'exécution de trois ressortissants mexicains condamnés à la peine de mort, a ordonné hier la Cour internationale de justice de La Haye.Les 15 juges de l'instance de l'ONU ont considéré à l'unanimité qu'un délai était nécessaire alors que la cour enquête afin de déterminer si ces hommes \u2014 ainsi que 48 autres Mexicains condamnés à la peine de mort aux États-Unis \u2014 ont bien bénéficié de leur droit d'obtenir une aide juridique des autorités mexicaines.Le juge Gilbert Guillaume, qui préside la cour, a déclaré que la CIJ soutenait les arguments du Mexique selon lequel l'exécution de ces hommes porterait atteinte de façon « irréparable » à leurs droits si la cour venait à se prononcer en faveur de la position mexicaine.Le Mexique a intenté une action contre les États-Unis le mois dernier, demandant à la cour de surseoir à l'exécution de ses 51 ressortissants condamnés à la peine capitale sur le sol américain.Mexico avait affirmé disposer d'informations indiquant que les aveux de certains condamnés avaient été obtenus sous la pression et que certains de ses ressortissants avaient été condamnés en dépit de leurs insuffisances mentales.« Les États-Unis doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que (ces hommes) ne seront pas exécutés dans l'attente du jugement définitif », a souligné le juge Gilbert Guillaume.La Cour a demandé aux États- Unis de surseoir à l'exécution de Cesar Fierro, de Roberto Ramos et d'Osvaldo Torres Aguilera, qui ont épuisé tous leurs recours et dont la date d'exécution devait prochainement être fixée.Quant aux autres personnes énumérées dans la requête du Mexique, la cour a estimé « qu'elles se trouvent dans une situation différente », et a indiqué qu'elle prendra le cas échéant « des mesures conservatoires à leur égard, avant que soit rendu l'arrêt définitif ».« La Cour a pris une décision allant dans le sens de ce qu'a demandé le Mexique.Cette décision renforce le droit international », a estimé l'ambassadeur du Mexique, Santiago Onate.Les représentants des États-Unis ont pour leur part refusé de commenter la décision.Sur le fond, le Mexique estime que les États-Unis n'ont pas respecté, dans l'ensemble des cas évoqués, leurs engagements internationaux, en violation de la convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires.Aux termes de cette convention, les pays signataires ont l'obligation de prévenir chaque accusé étranger de son droit à une assistance consulaire.Photo : Gracieuseté du Festival International de Jazz de Montréal HOMMAGE À UN PIONNIER DU JAZZ AU QUÉBEC Charles Biddle 1926 2003 Pour avoir contribué au rayonnement du Québec sur la scène internationale du jazz, les Québécoises et les Québécois vous disent merci.Vous resterez toujours Monsieur Jazz Montréal ! Bernard Landry Premier ministre du Québec 3116670A Défense antimissile: Londres se rallie à Washington d'après AFP LONDRES \u2014 La décision, hier, du gouvernement britannique de se rallier au projet américain de défense antimissile scelle une alliance stratégique entre Londres et Washington destinée à se protéger contre des États « hors la loi » comme l'Irak et la Corée du Nord.Londres a répondu positivement à la demande américaine d'utiliser des radars britanniques nécessaires au projet de bouclier antimissile, a annoncé hier le ministre de la Défense, Geoff Hoon, dans une déclaration écrite aux Communes.Par cet accord formel, Londres donne un signal supplémentaire du renforcement des liens en matière de défense avec Washington au moment où les deux pays menacent d'action militaire l'Irak, qu'ils accusent de développer des armes de destruction massive.Londres voit également dans cette alliance des perspectives pour l'industrie britannique.Hoon a d'ailleurs confirmé qu'un protocole d'accord serait négocié avec les États-Unis « pour donner à l'industrie britannique les meilleures opportunités possibles de remporter des contrats dans le programme américain ».Londres avait déjà indiqué le 15 janvier qu'elle s'apprêtait à donner son accord à la requête de Washington d'inclure la station radar de Fylingdales, dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre), au sein du système d'alerte du futur bouclier antimissile américain.Fylingdales est opérationnel depuis 1963 et fait déjà partie d'une chaîne de radars installés en Alaska, en Californie, au Massachusetts et au Groenland (Thulé).Survivances de la guerre froide, ces installations sont destinées à donner l'alerte en cas d'attaque de missiles tirés contre les États-Unis.Les modifications apportées porteront sur les systèmes informatiques, a précisé Hoon.Le lancement du projet américain de bouclier antimissile, avec le déploiement initial dès 2004 de dix fusées d'interception en Alaska, en Californie et en mer, a été officialisé en décembre 2002 par le président George W.Bush.Bas tarifs aller simple.~ Aucun achat requis à l'avance.~ Aucune obligation de séjour le samedi soir.~ Milles Aéroplan tangonomisez ! Les billets doivent être achetés au plus tard le 13 février 2003 pour déplacements les mardis et mercredis.Tous les voyages doivent prendre fin au plus tard le 2 avril 2003.Toronto: Les billets doivent être achetés et les voyages doivent prendre fin au plus tard le 31 masr,2003.Halifax:Tous les voyages doivent prendre fin au plus tard le 26 février 2003.Tarifs de chaque trajet basés sur un aller simple, applicables aux nouvelles réservations et les billets sont totalement non remboursables.Les taxes, les redevances de navigation NAV CANADA, les frais d'assurance, de carburant et d'aéroport, le droit à la sécurité des passagers du transport aérien jusqu'à 12 $ ne sont pas inclus.Les modalités et conditions peuvent différer des règlements et conditions tariffaires habituels d'Air Canada.Les billets émis pour les services TangoMC par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de TangoMC par Air Canada).L'accumulation de milles représente 50% des milles parcourus avec un minimum de 250 milles et ne constituent pas des milles admissibles à l'atteinte d'un statut supérieur.Offre AéroplanMD:Vous devez être membre AéroplanMD au moment du voyage.Applicable à toutes les classes de réservation admissibles pour l'accumulation de milles AéroplanMD sur les vols assurés par Air Canada (incluant le service TangoMC par Air Canada), les vols à quatre chiffres d'Air Canada exploités par Air Georgian Ltd., C entral Mountain Air, et Air Labrador.Les vols exploités par Jazz Air Inc.(faisant affaire sous la raison sociale d'Air Canada Jazz) ou Zip Air Inc.ainsi que sur les vols sans escale de Lufthansa ou de Mexicana en partance ou à destination du Canada.Les vols en partance ou à destination de la Floride, des Caraïbes et d'Hawaii sont exclus de cette promotion.Les membres AéroplanMD peuvent accumuler un maximum de 15 000 milles AéroplanMD.Les taxes, d'autr es frais et suppléments de même que les droits d'atterissage et de départ peuvent s'appliquer aux primes-voyages AéroplanMD.Pour tous les détails, visitez aéroplan.com.Certaines conditions s'appliquent.AéroplanMD est une marque déposée.TangoMC par Air Canada est une marque de commerce d'Air Canada.Si vous aimez combiner bas prix et milles AéroplanMD à chaque voyage, vous adorerez tango.Passez au voltango.com pour découvrir d'autres tarifs spéciaux et dates de voyage.Réservez en ligne et économisez 5$ additionnels ! 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La Corée du Nord fait redémarrer ses installations nucléaires Les États-Unis demandent à Pyongyang de se raviser d'après AFP SÉOUL \u2014 La Corée du Nord a annoncé hier avoir remis en service à un rythme normal ses installations nucléaires pour produire de l'électricité, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA citant un porte- parole du ministère des Affaires étrangères.La Corée du Nord « a déjà solennellement déclaré que ses activités nucléaires seraient limitées à une utilisation pacifique, incluant la production d'électricité », a-t-il ajouté.Les États-Unis ont demandé hier à la Corée du Nord de revenir sur sa décision de redémarrer ses installations nucléaires.« Si cela (la remise en marche) est vrai, cela représenterait un développement très grave », a déclaré un responsable du département d'État.« Nous appelons la Corée du Nord à faire marche arrière sur cette action ainsi que sur d'autres démarches prises qui violent ses engagements internationaux », a ajouté ce responsable sous le couvert de l'anonymat.Selon les États-Unis, ces installations, y compris la centrale nucléaire de Yongbyon, peuvent être utilisées pour fabriquer les ingrédients d'armes nucléaires.« La Corée du Nord doit renoncer visiblement, de façon vérifiable et irréversible, à son programme d'armes nucléaires », a ajouté le responsable.La Corée du Nord, qui est confrontée à de graves problèmes énergétiques, avait averti qu'elle allait relancer ses centrales nucléaires pour compenser l'arrêt, fin 2002, des livraisons de pétrole en provenance des États-Unis, après que Pyongyang eut reconnu mener un programme nucléaire militaire secret.Un accord signé en 1994 prévoyait que les États-Unis fourniraient du pétrole en échange de l'arrêt du programme nucléaire nord-coréen.À la suite de l'arrêt des livraisons de pétrole, la centrale nucléaire de Yongbyon, capable de produire du plutonium à usage militaire, a été remise en service.Pyongyang s'est attiré les foudres de la communauté internationale quand elle a annoncé le 10 janvier dernier son retrait immédiat du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).« Le sentiment général est que la Corée du Nord marche à reculons dans l'histoire en s'enfonçant dans un plus grand isolement.Cela représente un véritable revers pour le peuple nord-coréen », a déclaré hier le porte-parole de la Maison- Blanche, Ari Fleischer, réagissant à la décision de Pyongyang de procéder au redémarrage.Les autorités américaines avaient affirmé vendredi que des satellites espion américains avaient détecté des activités suspectes dans la centrale de Yongbyon, laissant penser à un possible déplacement de plutonium pouvant servir à la confection d'armes nucléaires.Elles avaient ainsi confirmé en termes généraux des informations du New York Times selon lequel des satellites avaient repéré des camions apparemment en train d'enlever 8000 barres de combustible nucléaire stockées à la centrale de Yongbyon.La Corée du Nord a averti hier qu'elle répondrait par des contremesures si les États-Unis renforçaient leur arsenal militaire autour de la péninsule.Aide aux Palestiniens: l'UE enquête sur de présumées fraudes Manifestation anti-ALENA au Mexique À Mexico, la police a arrêté hier, près du monument consacré à l'indépendance du pays, 19 manifestants qui dénonçaient l'Accord de libreéchange nord-américain.Ils avaient accroché une immense banderole au monument.d'après AFP BRUXELLES \u2014 L'Office de lutte antifraude de l'Union européenne (OLAF) a annoncé hier avoir ouvert une enquête sur de présumés « détournements » des fonds européens versés à l'Autorité palestinienne.Dans un communiqué, l'OLAF a précisé que son action était « en relation avec des allégations de détournements de fonds octroyés par l'Union européenne, dans le cadre de l'aide budgétaire de l'UE à l'Autorité palestinienne » et se fondait sur des « informations reçues ces derniers mois de sources différentes ».L'Office antifraude, qui est un organisme indépendant, fait état d'une « enquête externe », ce qui signifie que les soupçons pèsent sur l'utilisation des fonds sur place et non sur d'éventuels dysfonctionnements internes au sein des institutions européennes.L'annonce intervient au lendemain de la demande par 170 eurodéputés de l'ouverture d'une enquête par le Parlement européen sur des soupçons de corruption et d'un éventuel financement d'attentats anti-israéliens grâce à des fonds européens.L'État hébreu avait déjà porté des accusations du même ordre mais la Commission européenne, qui supervise le versement des fonds, a toujours assuré qu'il n'y avait « aucune preuve » de détournement à des fins terroristes de l'argent européen.L'UE verse actuellement environ 10 millions d'euros par mois au budget de l'Autorité palestinienne.L'enquête de l'OLAF pourrait conduire à une suspension du versement des fonds par la Commission.Photo AFP Capri de Stanley Chambre à coucher d'inspiration néoclassique en érable miel, avec garnitures noyer et érable madré.L'ensemble 6 pièces comprend : 1 tête de lit très grand format, 2 tables de chevet avec portes, 1 commode triple,1 miroir à trois volets et 1 grande armoire à fronton.Prix cour.16 869$ Society Hill de Pennsylvania House Chambre à coucher rustique 7 pièces en érable clair, comprenant 1 très grand lit à panneau et tournures, 1 chiffonnier, 1 miroir paysager, 1 bureau avec armoire à tiroir et 2 tables de chevet assorties avec tablette coulissante.Pix cour.16 599 $ Regency Mahogany de Baker Salle à manger de style Empire 10 pièces en acajou comprenant 1 table à double piètement et incrustation, 1 buffet 2 corps garni de laiton, 2 fauteuils en soie rayée ivoire et bleu pâle et 6 chaises assorties.Prix cour.75 985 $ Solde 8 495 $ Solde 9 995 $ Solde 34 995 $ Fauteuils d'appoint, divans, bancs et récamiers à cadre en bois apparent PRIX COUR.SOLDE Chaise Louis XIII, damassé ivoire, cadre noyer 579 295 Fauteuil Louis XIII, tapisserie pastel, de France 1295 449 Tabouret de bar à dossier ovale, cadre acajou, imprimé doré/bourgogne 1215 725 Banc à pieds de griffon, acajou foncé, siège damassé ivoire, d'Italie 1379 749 Fauteuil Régence en acajou, tissu blanc cassé et garniture or, de Baker 4985 875 Chaise de dame Victorienne cadre doré/similironce, tapisserie florale rouge/chameau 1579 895 Fauteuil Louis XVI fini ivoire antique, tissu piqué jaune 1849 995 Fauteuil à cadre acajou, imprimé palmier crème 1695 1095 Fauteuil Louis XIII travaillé, cuir similicrocodile cognac, d'Italie 2895 1199 Bergère Louis XV à cadre craquelé ivoire, tissu imprimé bleu ciel 2139 1299 Fauteuil Georgien, cadre acajou travaillé, damas crème/rouge fleuri 2195 1395 Chaise Victorienne à dossier piqué, cadre acajou, velours olive pâle, de Heritage 3199 1795 Fauteuil Plantation et repose-pieds assorti, fini craquelé rouge antique, imprimé tigre 3165 1849 Fauteuil à dossier ovale, cadre acajou, imprimé léopard, de Vanguard 3429 1995 Fauteuil Louis XV en noyer antique, cuir ton acajou, d'Italie 3195 1995 Fauteuil piqué et repose-pieds Plantation, cadre acajou rouge, imprimé guépard 3725 2295 Bergère à pieds Queen Anne, cadre biscuit antique, paisley bleu mer pâle 5329 2579 Fauteuil Louis XVI à cadre doré, larges rayures rouge/or, de Sherrill 4289 2795 Canapés, causeuses, fauteuils et repose-pieds traditionnels Chaise-dînette rembourrée, chenille verte, pieds en bois, de Sherrill 1225 425 Chaise-dînette rembourrée, ton brique, pieds en bois et roulettes 1039 529 Chaise de chambre à dossier cannelé, imprimé théière pastel 1275 795 Bergère Chippendale, imprimé tapis persan, ton rubis, de Sherrill 1499 875 Banquette Empire à appuie-bras, chenille à imprimé noir/guirlande bronze 1649 975 Fauteuil club rose antique foncé, jupette en cascade 2479 1049 Causeuse à dossier rond, damas blanc cassé, dossier à coussins 1799 1195 Fauteuil inclinable à dossier piqué, chenille vert sauge pâle, de Bradington Young 2299 1375 Fauteuil club quadrillé vert/rouge/rose, de Vanguard 2599 1595 Bergère à jupette toile de Jouy crème/bleu, de Century 3049 1749 Fauteuil club ton laiton antique, touches petits fruits, de Vanguard 3249 1775 Causeuse à dossier ondulé double, damassé ivoire, de Drexel Heritage 6595 1995 Canapé damassé vert pomme, appuie-bras hauts, coussins contrastants, de Sherrill 4995 2195 Fauteuil club rayé taupe/or, avec appuie-bras Charles of London, de Vanguard 3955 2495 Fauteuil club tapisserie sauge/or/paprika, de Vanguard 4299 2579 Canapé à dossier piqué chenille or, jupette frangée noire et coussins imprimés 4449 2795 Canapé chiné imprimé botanique rose/rouge/vert/crème, de Vanguard 4769 2795 Canapé imprimé toile de Jouy bleu pâle et crème, de Century 5225 2895 Causeuse, chiné floral multicolore, jupette plissée, de Century 5499 3495 Canapé chenille à imprimé or/bleu mer, jupette frangée or, de Sherrill 6795 3795 Canapé à dossier piqué rouge foncé, coussins fleuris contrastants, de Sherrill 7649 4295 Canapé à haut dossier, bronze/rouge/bleu thème vendanges, de Vanguard 8195 4795 Armoires, meubles, buffets et secrétaires importés d'Europe Encoignure rustique en pin clair, porte en verre, d'Espagne 2219 995 Bureau à cylindre en noyer clair, sur meuble 3 tiroirs, d'Italie 1895 1125 Petit meuble audio d'inspiration nautique, en cerisier, d'Espagne 3325 1479 Bureau à cylindre en ronce de noyer, pieds effilés, d'Italie 2579 1595 Armoire style flamand en noyer moyen, d'Italie 3295 1895 Meuble télé en cerisier, avec panneau imitation chiffonnier, d'Espagne 3595 1995 Armoire style gallois en chêne clair, d'Italie 5495 2295 Armoire à fronteau à volute en chêne foncé, base un tiroir, d'Italie 3995 2495 La vente continue aussi dans notre Boutique Évolution.Voyez notre exquise collection de meubles contemporains aux lignes fluides et pures.Certains articles peuvent être déjà vendus lors de la publication de cette annonce.Et la liste continue\u2026 Venez profiter de rabais sur des milliers d'autres articles en provenance du monde entier! Vendu Vendu Vendu Vendu Vendu Faites vite! Dernière semaine du Solde d'anniversaire! 3104357A Renfort militaire français en Côte d'Ivoire d'après AP et AFP ABIDJAN \u2014 La France a annoncé hier le renforcement de son dispositif militaire en Côte d'Ivoire pour assurer la sécurité des ressortissants étrangers.Paris va dépêcher 450 soldats, dont 150 membres des forces spéciales, d'ici demain à Abidjan, selon le ministère français de la Défense.Ils renforceront les effectifs de l'opération « Licorne », qui dépasseront les 3000 hommes.L'évacuation des quelque 15 000 Français de Côte d'Ivoire « n'est toujours pas d'actualité », a toutefois déclaré le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.Hier, 10 000 partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo ont manifesté pacifiquement \u2014 contrairement aux protestations violentes de la semaine dernière \u2014 devant l'ambassade de France.Dénonçant l'accord de Linas-Marcoussis conclus le 24 janvier dernier sous l'égide de la France, ils ont scandé des slogans hostiles à Paris tels que « Chirac assassin ! ».La manifestation s'est déroulée dans le calme, mais par mesure de précaution, les magasins et les banques situés aux alentours étaient fermés.La plupart des écoles, qui avaient fermé voilà 12 jours, n'ont toujours pas rouvert leurs portes.Toujours silencieux, Gbagbo s'est de son côté rendu hier au Ghana pour discuter de la crise avec le président John Kufuor, président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).Un sommet de chefs d'État pourrait se tenir ce week-end sur la crise ivoirienne, a annoncé hier le président sénégalais, Abdoulaye Wade. 4DU1201A0206 JEUDIÀ 4DU1201A0206 ZALLCALL 67 19:03:15 02/05/03 B Valeur de 279,99$ en 2002.Quant.disp.75.Valeur de 279,99$ en 2002.Quant.disp.75.Valeur de 279,99$ en 2002.Quant.disp.75.Fairway VLC 400 Titanium Tige Pro Force Fairway VLC 400 Titanium Tige Pro Force Fairway VLC 400 Titanium Tige Pro Force Fairway VLC 400 Titanium Tige Pro Force 60% 60% 3 pour Valeur de 499,99$ Solde d'entrepôt Valeur de 499,99$ Solde d'entrepôt COURS PRIVÉS - SEMI-PRIVÉS - GROUPE - JUNIOR Le plus grand magasin de golf au Canada Montréal 1231 Ste-Catherine Ouest St-Léonard 6705 Métropolitain Est Aujourd'hui 9h30 Ensembles de bâtons Bois #1 Balles Chaussures Sacs Chariots Atelier Vêtements Gants Certaines photos sont à titres indicatifs.Les quantités disponibles sont réparties entre les 2 magasins.Les grandeurs et couleurs ne sont pas disponibles nécéssairement dans les 2 magasins.Prix valide jusqu'à épuisement des marchandises ou jusqu'au 16 février 2003.Sac «Stand Bag» Chariot Inex Acier Support à bouteille Support pour carte de pointage Etonic AC Grip pour hommes et femmes Strata Tour Ultimate Val.de 52,99$/dz Quant.disp.1000 dz.Dunlop DDH Boîtes de 18 balles Val.de 29,99$ ch.Quant.disp.1000 btes.Le plus grand choix de vêtements de golf COLLECTION 2002 Souliers cuir garantie 1 an imperméabilité Homme et femme Souliers cuir garantie 2 ans imperméabilité Homme et femme À partir de À partir de Jusqu'à À partir de Jusqu'à de rabais de rabais Nous liquidons nos ensembles de bâtons 2002 Homme et femme Valeur de 599,99$ en 2002.Quant.disp.50.Valeur de 16,99$ ch.50% rrabaiis pour 2 dz Solde d'entrepôt Valeur de 55,00$ Solde d'entrepôt 2 boîtes / de 18 balles Solde d'entrepôt Quant.disponible 100 Bois #1 SC Titanium Tige graphite Balles Pinnacle Maximum 3 par client.Valeur de 219,99$ Solde d'entrepôt Solde d'entrepôt Quant.disponible 36.Quant.disponible 40 Ensemble 11 mcx.tige acier 3 bois / 8 fers Modèle 2002 Fairway Impact Cynergy Big EZ Valeur jusqu'à 249,99$ Quant.disp.50 Homme et femme SOLDE D'ENTREPÔT 2000 sacs Faites changer vos «grips» de bâtons Grips Sports Pride Prix pour 8 bâtons Installation incluse Analyse vidéo Système d'apprentissage virtuel Analyse vidéo COURS PRIVÉS - SEMI-PRIVÉS - GROUPE - JUNIOR ( 5 1 4 ) 323-8444 ( 5 1 4 ) 767-8989 ( 4 5 0 ) 680-2222 ACADÉMIIE DE GOLLFF Quant.disponible 500 dz.Maximum 2 dz par client Homme jusqu'à XXXL Femme de 2 à 22 ans Série 300 Série 320-360 Taylor-Made «démo» Denis Roy AGPQ/CPGA Patrice Clément AGPQ/CPGA Serge Longpré AGPQ/CPGA Frédéric Croteau AGPQ/CPGA David Hill Professionel VRAC \u2039\u2039logo\u203a\u203a la douzaine A12 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 4LP1301A0206 a13 jeudi 4LP1301A0206 ZALLCALL 67 20:18:16 02/05/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 A13 Au secours de Radiomédia! Il n'est pas sain que les entreprises de radiodiffusion soient soumises à une double autorité, celle du CRTC et celle du Bureau de la concurrence JACQUES PARISIEN L'auteur est président d'Astral Radio.LA RADIO AU Québec est un médium qui repose sur des assises historiques, culturelles et d'affaires solides.C'est une industrie qui a cependant cédé beaucoup de territoire à la télévision, au cours des 20 dernières années, tant en ce qui a trait au contenu qu'aux recettes publicitaires.Au Québec, la radio AM de format information, affaires publiques et sports (tel que le réseau Radiomédia au Québec) a expérimenté une baisse constante de sa part d'auditoire, de ses heures d'écoute et de sa rentabilité, et ce, depuis plusieurs années.Elle éprouve aujourd'hui un énorme besoin d'investissements, afin de pouvoir livrer une compétition plus efficace aux autres médias, notamment la télévision généraliste et spécialisée ainsi que les journaux, et ce, tant pour accaparer l'auditoire que les dépenses publicitaires des annonceurs.La transaction Astral/Télémédia La transaction annoncée au mois de mai 2001 par laquelle Astral Media inc.devenait propriétaire des stations de radio de Télémédia au Québec et dans les Maritimes visait justement, en ce qui concerne le marché du Québec, à rationaliser l'industrie de la radio et à lui permettre de dégager les ressources dont elle a besoin pour réinvestir dans le secteur AM.La propriété commune de Radiomédia, Radio Énergie et Rock Détente aurait permis à Astral Media de réinvestir et d'approfondir son implication en matière de nouvelles et d'information dans les six marchés où les trois réseaux sont présents : Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Gatineau et Saguenay.Le Conseil de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a d'ailleurs donné son aval à cette transaction au mois d'avril 2002.Le CRTC reconnaissait dans cette décision que les avantages de la transaction excédaient largement les désavantages qui pouvaient en résulter.Le CRTC imposait par ailleurs à Astral des conditions de licences permettant à l'industrie de la radio de bien se développer dans un environnement concurrentiel et à l'industrie de la musique d'ici de bénéficier d'un soutien accru, tant au plan de la création que de la promotion.La réalité qu'a reconnue le CRTC est que la radio doit être mieux organisée afin de faire compétition aux autres médias.Il en est arrivé à cette conclusion grâce à son expertise, son rôle de vigile et de régulateur des ondes publiques ainsi que par toutes ses connaissances historiques sur la structure de l'industrie et son développement économique.Transaction bloquée Cependant, la transaction entre Astral et Télémédia a été interdite par le Bureau de la concurrence du Canada.Cet organisme fédéral a jugé que les parts de marchés d'Astral seraient trop élevées dans certains marchés et que, conséquemment, les annonceurs souffriraient de cette situation.Dans sa réflexion, le Bureau de la concurrence n'a aucunement tenu compte des intérêts des auditeurs quant à qualité de la programmation offerte, ni de la situation difficile et des besoins de consolidation de la radio de contenu à prédominance verbale de langue française.La seule considération du Bureau de la concurrence a porté sur le marché des annonceurs Or, la position du Bureau de la concurrence est carrément en conflit avec la position du CRTC.L'approche du Bureau de la concurrence résulte d'une position archaïque, déconnectée de la réalité et non constructive, tant pour l'industrie des médias que pour l'industrie des annonceurs et, tout particulièrement, pour les auditeurs.La position du Bureau de la concurrence repose sur sa propre compréhension que la radio doit être considérée comme un média isolé fonctionnant en vase clos, qui ne fait ou ne reçoit de compétition que d'autres stations de radio.Vues à travers un prisme aussi réducteur, les parts des revenus publicitaires radio qu'allait détenir Astral Media suite à la transaction lui sont apparues trop élevées.Astral Media, ces stations de radio et, encore pire, les artisans, professionnels et collaborateurs de ces stations de radio ont été pris en otages par le Bureau de la concurrence pendant plusieurs mois dans ce conflit entre la juridiction du CRTC et celle du Bureau de la concurrence.En conclusion, pour des raisons d'affaires et dans le but de mettre fin à l'incertitude, Astral Media a accepté de signer une entente avec le Bureau de la concurrence par laquelle Astral Media doit vendre les stations AM.Astral Media, ainsi que l'ensemble de l'industrie de la radiodiffusion au Canada, ont supporté et reconnu publiquement la juridiction exclusive du CRTC pour des raisons d'expertise, des raisons de structure industrielle, ainsi que des raisons de vision.Il est très évident qu'à la suite des tergiversations de ce dossier que le manque de vision du Bureau de la concurrence a mis et continue de mettre en péril l'avenir de la radio au Québec et, particulièrement, de la radio AM.De plus, la position du Bureau de la concurrence a sans doute influencé le CRTC à ouvrir plusieurs marchés du Québec à de nouvelles licences.C'est une initiative peutêtre quelque peu prématurée dans une industrie qui commence à se stabiliser.Il n'en demeure pas moins que le CRTC est seul capable de juger de cette situation dans son ensemble en tenant compte certes des intérêts des annonceurs et des entreprises de radiodiffusion existantes, mais aussi, et c'est le plus important, de l'intérêt des auditeurs.Qui a juridiction en matière de transaction portant sur des licences de radiodiffusion ?Le Bureau de la concurrence ou le CRTC ou les deux ?Aujourd'hui, force est de reconnaître que nous ne sommes pas plus avancés que nous l'étions il y a deux ans et que, malheureusement, c'est l'industrie de la radiodiffusion en général qui paye les frais de ce vide juridique.Les pouvoirs du Bureau de la concurrence, lorsqu'il s'agit du domaine de la radiodiffusion, devraient être abrogés et confiés exclusivement au CRTC.Le législateur devrait agir rapidement car la consolidation a démontré ses bénéfices et continuera certainement au Canada afin de permettre à l'industrie des communications de devenir encore plus forte et d'accroître son potentiel de développement.La transaction TVA-RNC/Astral Cela étant dit, il est de toute première importance de ne pas prolonger indûment l'incertitude dans laquelle se retrouvent plongés, depuis maintenant presque deux ans, le réseau Radiomédia, ses stations affiliées et ses artisans.Radiomédia doit trouver rapidement un nouveau propriétaire qui soit en mesure de mettre en place un plan de relance dynamique.Astral est convaincue que ce nouveau propriétaire doit avoir des assises financières solides, car des investissements significatifs seront nécessaires pour effectuer cette relance.Elle est aussi convaincue que le nouvel acquéreur devra être en mesure de faire jouer des synergies d'une autre nature mais équivalentes à celles qu'autorisait la propriété commune de Radiomédia, Radio Énergie et Rock Détente.Nous croyons que le partenariat formé par TVA et Radio Nord Communications répond à ces exigences, et que la transaction qui a été conclue entre Astral et TVA-RNC est une bonne transaction, sans doute la meilleure possible dans les circonstances.PHOTOTHÈQUE, La Presse En septembre dernier, plusieurs journalistes ayant marqué l'histoire de CKAC ont participé à une rencontre marquant les 80 ans de la station qui fait partie de la chaîne Radiomédia.Une église, un quartier, deux visions.Pour éviter d'autres St.Luke L'intérêt du quartier avant tout FRANÇOISLAROS E e t FRANÇOISE DAVID Résidents de Rosemont, les auteurs sont respectivement historien et organisatrice communautaire.NOTRE LETTRE s'adresse aux dirigeants du conseil d'arrondissement de Rosemont-Petite- Patrie.Nous habitons à quelques rues de l'église St.Luke dans le quartier Rosemont.Enfin, de l'ex-église St.Luke puisque les bulldozers ont commencé à l'éventrer la semaine dernière.Nous tenons ici à exprimer notre stupéfaction et notre immense déception devant ce carnage, aussi légal soit-il.Cette église datait de 1927.Elle dégageait un charme presque bucolique, toute entourée d'arbres majestueux.Ses murs de brique rouge s'harmonisaient avec la configuration générale de notre quartier.Pour tout dire, elle faisait tellement partie du paysage que nous nous sentons orphelins.Cette petite église anglicane témoignait de l'importance de la communauté anglophone dans l'histoire de l'arrondissement.C'est une partie de ce passé que l'on efface lorsque l'on procède à ce genre de destruction sauvage.Comment se fait-il qu'il ait fallu un article récent de La Presse pour nous apprendre la démolition imminente de l'église St.Luke ?Avez-vous craint d'organiser une véritable consultation qui aurait fait apparaître, nous en sommes certains, une vaste opposition au projet de démolition ?Le conseil d'arrondissement a-t-il au moins envisagé des projets permettant la conservation de l'église ?Les arbres seront-ils abattus ?Et surtout, pourquoi construire des condos à cet emplacement alors que notre quartier manque cruellement de logements sociaux ou à coûts abordables ?Nous exigeons des réponses de notre conseil d'arrondissement ainsi que de la députée Rita Dionne-Marsolais.Et nous demandons que tout autre projet du genre fasse l'objet d'une consultation véritable auprès de la population de notre quartier.Lorsqu'un bâtiment historique est menacé et qu'il s'agit du bien commun d'un arrondissement, la moindre des choses, c'est que le voisinage soit associé aux décisions ! FRANÇOISPURCELL L'auteur est conseiller de Saint-Édouard et président du comité consultatif d'urbanisme de Rosemont\u2014La Petite-Patrie.M.Larose et Mme David, À TITRE DE membre du conseil d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie responsable des questions d'urbanisme, je me dois de réagir à vos propos questionnant notre action dans le dossier de la démolition de l'église St.Luke, comme je me dois de rectifier certaines interprétations et insinuations qui nous prêtent des velléités destructrices et antipatrimoniales.Or, l'octroi du permis de démolition de l'église St.Luke a été fait dans les règles de l'art, et il ne s'agit surtout pas d'un carnage sauvage, mais bien de la déconstruction d'un bâtiment à valeur patrimoniale faible et dans un état de délabrement éventuellement dangereux.Je tiens aussi, d'entrée de jeu, à mettre une chose au clair : l'arrondissement a observé scrupuleusement la loi dans son processus de consultation publique, notamment en publicisant, via le journal local, les différentes étapes du processus de consultation et en invitant les citoyens à une assemblée de consultation publique, où personne ne s'est présenté.Il nous est difficile de croire qu'aucun résidant du quartier n'ait vu ou lu ces avis publics, ni que vous, gens réputés bien informés, n'ayez pas eu connaissance de la tenue de cette assemblée.Sachez que je suis moi-même un passionné de patrimoine architectural, possédant en cela une maîtrise en protection et restauration du patrimoine bâti, à l'instar d'ailleurs de plusieurs spécialistes qui ont été appelés par nous à étudier le dossier de l'église St.Luke.Tous ont conclu, à la suite d'analyses rigoureuses, à la faible valeur patrimoniale de ce lieu de culte, abandonné par sa congrégation depuis quelque vingt ans.Nommons entre autres l'architecte et historien de grande réputation, Luc Noppen.Pas d'acheteurs intéressés Malgré tous les efforts des divers intervenants, dont la congrégation et nous-mêmes, pour intéresser des acheteurs potentiels, aucune communauté ni groupe ne se sont jamais montrés intéressés à faire l'acquisition du bâtiment, en mauvais état, en vue de restaurer sa vocation cultuelle, qui exigeait d'ailleurs au bas mot un investissement de près d'un demi-million de dollars.Bien sûr, nous aurions préféré que la communauté puisse préserver ce lieu, mais personne n'a semblé s'en soucier au cours des dernières années et l'église a continué à dépérir.Nous avons aussi été plus loin encore, avant de permettre la déconstruction, en commandant des études supplémentaires, notamment sur l'ensoleillement et les impacts sur la circulation locale de la construction de 20 nouvelles unités résidentielles, jugées négligeables.Car nous tenions à ce que le nouveau projet demeure en harmonie avec le secteur et ne provoque pas d'impacts négatifs, comme ç'aurait été le cas pour tout autre projet de remplacement \u2014 centre de loisir, parc, commerce, etc.\u2014 et même si la vocation cultuelle avait été restaurée.Mes collègues du conseil d'arrondissement de Rosemont\u2014La Petite-Patrie et moimême avons vraiment examiné attentivement toutes les avenues possibles et nous croyons avoir pris une décision des plus adéquates, en octroyant le permis de démolition de St.Luke.Nous avons aussi retenu le meilleur projet de remplacement possible, autant pour son intégration harmonieuse à la fonction résidentielle du secteur que pour l'amélioration de l'accès à la propriété de l'arrondissement pour les jeunes ménages.Voilà d'ailleurs pourquoi nous avons privilégié l'habitation neuve abordable plutôt que le logement social, qui s'accroîtra de toutes façons de quelque 500 logements dans l'arrondissement, d'ici 2004.Je comprends les quelques résidants avoisinants qui sont en désaccord avec notre décision, parce qu'une église inutilisée devant chez soi assure évidemment une certaine tranquillité.Mais l'intérêt du quartier dépasse, à mon avis, l'intérêt personnel de quelques personnes qui doivent accepter, en milieu urbain, de s'ouvrir à la venue d'autres personnes dans leur entourage.PHOTHÈQUE, La Presse La petite église St.Luke, située à l'angle des rues Holt et de la 8e Avenue, à Rosemont, est finalement tombée sous le pic des démolisseurs. 4LP1401A0206 a14 jeudi 4LP1401A0206 ZALLCALL 67 20:18:27 02/05/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 GUY CREVIER > Présidentetédit e u r Colin Bond! m r o y @ l a p r e s s e .c a Si on veut être superficiel, ce fut presque comme un film de James Bond.Les gadgets technos, les écoutes électroniques, les photos satellite, la vidéo choc de ce chasseur Mirage \u2014 les Français, grands fournisseurs d'armes de Saddam Hussein, ont dû être ravis ! \u2014 déversant 2000 litres de simili-anthrax sur un terrain d'essai, quelque part dans les sables de l'Irak.Tout y était.Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a fait une démonstration circonstanciée et a priori convaincante des mille et une façons dont le régime irakien peut avoir soustrait ses secrets au regard des inspecteurs onusiens.Les armes biologiques : leur production est assurée par des laboratoires mobiles montés sur 18 camions- remorque perdus dans le flot de la circulation.Les armes chimiques : entre 100 et 500 tonnes de poison se sont volatilisées, de quoi, dans le pire des cas, contaminer 25 fois l'île de Manhattan.Le nucléaire : la quête irakienne n'a jamais cessé, notamment auprès de 11 pays dépositaires de matière fissile ou de technologie.Les vecteurs : on a déménagé en catastrophe, après les avoir testés, des missiles à longue portée avant l'arrivée des inspecteurs.Les scientifiques : l'Irak a livré les noms de seulement 500 des 3500 spécialistes concernés, les autres étant introuvables.L'accointance terroriste : des agents bien identifiés ont eu des contacts avec \u2014 ou circulent librement à\u2014Bagdad.Powell était l'homme idéal pour déballer ce réquisitoire.Brillant, intègre, rangé dans le camp des colombes (les Américains lui font davantage confiance qu'à George Bush), il est cependant lié, il faut en être conscient, par un devoir de solidarité avec la Maison- Blanche.Or, derrière le décor, celle-ci est occupée à arbitrer entre diverses factions.Et celles-ci ont des vues assez divergentes sur le contentieux irakien, les renseignements livrés par Powell provenant (selon Newsweek) des faucons du Pentagone occupés à court-circuiter la trop prudente CIA.Une part de propagande, donc, dans cette démonstration de Colin Powell ?Sans doute.Mais c'est un jeu qui se joue à deux.Car des publicistes de plus en plus nombreux \u2014 dont des journalistes occidentaux, hélas ! \u2014 marchent désormais aux côtés de Saddam Hussein.Le plus fameux d'entre ces relationnistes, après la députée libérale canadienne Colleen Beaumier, est désormais le britannique Tony Benn, ex-compagnon de route stalinien et exdéputé travailliste.Il a réalisé avec Saddam Hussein l'entrevue la plus à-plat-ventriste de l'histoire du journalisme télévisuel, néanmoins diffusée sur la planète entière : à l'en croire, le dictateur irakien pourrait presque être candidat au prix Nobel de la paix ! \u0001 \u0001 \u0001 Nageant sur cette mer de mots, il faut, en somme, revenir à l'essentiel.Or, le problème est que la question fondamentale (et nous aurons l'occasion d'y revenir en longueur) n'est pas vraiment d'évaluer la qualité de la preuve présentée par Powell.En cour criminelle, on la qualifierait en effet de circonstancielle, ce qui peut tout aussi bien donner lieu à l'acquittement qu'à la condamnation.Cependant, dans les faits, que Saddam Hussein cache des armes chimiques ou biologiques, à peu près personne n'en doute.Qu'il les cache dans le but de s'en servir éventuellement, ne serait-ce qu'à titre de baroud d'honneur avant d'être jeté à la poubelle de l'Histoire, à peu près personne n'en doute non plus.La question demeure donc : la guerre est-elle la solution à cette crise ?Malgré l'intervention à la fois brillante et posée de Colin Powell, nous continuons à croire que non.La question demeure : faut-il une guerre totale pour annihiler Saddam Hussein ?Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES De retour.dans 15 ans J'ADMIRE LA décision prise par Joseph Facal.Il est un homme passionné, enflammé parfois, mais intègre.Il est rafraîchissant de voir un politicien faire fi des conventions et avouer candidement s'ennuyer de sa femme et de ses enfants.Il est dommage que ses deux passions, la politique et sa famille, soient difficilement conjugables.Cependant, je suis certaine que c'est un choix qu'il ne pourra jamais regretter : il aura bercé ses enfants et ce sera au monde politique de lui tendre les bras dans une quinzaine d'années.Allez Monsieur Facal, profitez du bonheur de voir grandir vos enfants, en espérant que vous puissiez jouir d'une semaine de quatre jours à votre tour ! MARIKA LAFOREST Une autre démission ?J'AIMERAIS savoir si M.Bernard Landry a des enfants en bas âge.Comme cela, il pourrait démissionner bientôt lui aussi ! LYNE PEARSON Liberté sélective DANS LE dossier de la proposition du gouvernement Landry d'offrir la semaine de quatre jours aux jeunes parents, M.Dumont s'insurge contre le paternalisme et le manque de consultation et trouve aberrant que M.Landry veuille décider à la place des parents.« L'État va décider », a dit ce dernier.Selon M.Dumont « les parents devraient pouvoir faire un libre choix ».Pourtant il trouve tout à fait normal que des villes entières et des millions de citoyens aient été forcés de se fusionner contre leur gré, sans aucune consultation, sans libre choix.Aurons-nous droit à une liberté sélective à l'avenir ?CLAUDE TRUDEAU Coalition des citoyens de Saint-Lambert Une autre tactique DES PÉNURIES d'infirmières, de professeurs, de médecins, de pharmaciens.On annonce cela depuis plusieurs semaines.M.Landry, comment allez-vous combler ce manque flagrant de personnel avec votre semaine de quatre jours aux jeunes parents ?Une autre tactique, une autre idée pour « téter » des votes pour un parti politique qui s'enfonce de plus en plus profond.Bravo, M.Landry ! MAUDE CARON Saint-Hilaire Quelle hypocrisie ! ON VOIT AU petit écran George W.Bush et sa femme verser des larmes lors d'une cérémonie en hommage aux sept astronautes décédés.En même temps, on le sent impatient d'aller faucher la vie de milliers d'êtres innocents en Irak.Considère-t-il que leurs vies ont moins de valeur du fait qu'ils ne sont pas Américains ou de grands scientifiques ?Aurontils droit eux aussi à des larmes, à des gerbes de fleurs et à de beaux discours louangeant leur courage ?Quelle hypocrisie ! Si, au lieu d'engager ses « milliards » pour infliger encore plus de misère dans ce pays déjà largement éprouvé, M.Bush les consacrait à améliorer le sort des peuples dans le besoin, ne seraitce pas là le plus bel hommage qu'il pourrait rendre aux astronautes disparus dont la mission, rappelons-le, consistait à faire avancer le sort de l'humanité ?MARGARET GALLANT « Juste indignation » M.Mario Roy, « PLUS HAUT, plus loin » (La Presse, 3 février), le voilà le problème ! Mais qu'en est-il plus près, ici-bas ?Pendant qu'on a la tête dans les étoiles on n'a pas les pieds sur terre.Si nous pouvions véritablement saisir le drame humain sur la terra cognita, la futilité de l'exploration spatiale deviendrait évidente.Nous préférons ne rien voir ou plutôt regarder plus haut, plus loin tout en détruisant notre seule demeure.Selon vous, aucune nation, aucun humain n'agit à l'encontre de ses intérêts ; et pourtant, nous polluons tellement que nous approchons le point de rupture, le point de non retour.Et vous parlez de conscience, mais laquelle M.Roy ?L'amour, la compassion serait l'attitude de base si nous avions la conscience planétaire dont vous parlez.Combien de milliers de milliards gaspillés dans la mésaventure spatiale ?Nommez-moi un seul bénéfice (non philosophique, ni poétique) qui équivaut aux centaines de millions d'êtres humains que ces sommes astronomiques auraient pu (dû) sauver ?Le jour où l'humain retrouvera une capacité de juste indignation, le jour où aucun de nos semblables ne mourra de faim ou de guerre, là, je veux bien l'espace \u2014 lui, il sera toujours là ! JEAN-BAPTISTE QUIRION Montréal Papa Facal a raison a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a En abandonnant la vie politique pour la vie familiale, Joseph Facal a livré aux Québécois, aux pères en particulier, un message important : on peut être brillant, sérieux, ambitieux.et néanmoins faire une pause dans son ascension vers les sommets professionnels.Trop d'hommes ont sacrifié leur famille à leur travail, pour le regretter amèrement à l'heure de la retraite.M.Facal a décidé qu'il ne ferait pas la même erreur.C'est tout à son honneur.Certains doutent encore des véritables motifs de Joseph Facal.Il faut dire que les « raisons familiales » ont été apprêtées à toutes les sauces au cours des ans.Mais il était connu que M.Facal trouvait difficile de concilier sa vie de politicien avec sa vie de père.De plus, l'homme n'a pas la réputation de dire des choses qu'il ne pense pas.Encore moins celle d'avoir peur de dire ce qu'il pense.Sa conférence de presse crevait de franchise : « J'en avais assez de faire ma valise tous les lundis soirs.» Encore aujourd'hui, combien d'hommes auraient le courage de dire qu'ils mettent un frein à leurs aspirations professionnelles pour le simple plaisir d'embrasser leurs petits à l'heure du dodo ?\u0001 \u0001 \u0001 Joseph Facal lègue aussi une réflexion essentielle aux politiciens du Québec.On la trouve dans la sortie fracassante qu'il a faite à la suite de la déconfiture du PQ dans les partielles, sortie suivie d'un texte publié dans La Presse.M.Facal y lance un appel à la franchise, au réalisme et au courage que chaque politicien devrait prendre la peine de relire de temps à autre.Dans son texte, le ministre cherche une voie mitoyenne entre le « modèle québécois » fossilisé que défend le Parti québécois, et les idées rétrogrades avancées (selon lui) par l'ADQ.Nul besoin d'être d'accord avec toutes ses conclusions ; il faut reconnaître que le diagnostic est souvent juste, et particulièrement pénétrant.Les Québécois, estime le ministre, ne veulent pas recevoir moins de services de l'État.Mais ils sont « en quête d'efficacité, de souplesse, de liberté d'action et de choix ».C'est certainement une des raisons de la montée de l'ADQ.Joseph Facal croit qu'on ne peut demander aux contribuables surtaxés de payer encore plus au nom de la solidarité sociale.L'État doit donc recentrer son action, et faire des choix : « Il nous faudra avoir assez d'imagination pour que l'égalité des droits ne s'incarne plus qu'exceptionnellement sous la forme de programmes universels.» Cela exige des politiciens qu'ils cessent de promettre tout à tout le monde : « Pourquoi ne pas expliquer à nos concitoyens que l'État ne peut plus tout payer ni le privé tout solutionner, leur exposer les choix pénibles qu'ils devront inévitablement faire et leurs conséquences, et leur proposer un projet de modernisation exigeant et sincère ?» Pourquoi, en effet ?Malheureusement, à voir le gouvernement Landry semer les projets à tout vent, à voir les partis d'opposition agiter leurs baguettes magiques, il faut conclure que le message de Joseph Facal n'a pas encore été entendu.Prévention: pas juste le privé NOUS DÉPLORONS la couverture médiatique donnée au bilan de santé de M.Jean Charest effectué dans une clinique privée à gros prix.Ce qui ressort en effet des articles et reportages, c'est qu'il n'est pas possible d'obtenir un bilan de santé complet ailleurs que dans ces cliniques fort onéreuses et donc accessibles aux seuls bien nantis.Rien n'est plus faux ! À notre CLSC, il est non seulement possible mais courant d'avoir un examen physique complet, un bilan sanguin et une référence pour un électrocardiogramme à l'effort, et d'en obtenir les résultats à l'intérieur de deux semaines.Nous assurons aussi le suivi et la prise en charge, ce que n'offre pas toujours le privé.Et tout ceci sans débourser un seul sou ! Il est vrai par contre que nous n'offrons pas le petit déjeuner ! Dans la conjoncture politique actuelle, il nous apparaît particulièrement biaisé et malhonnête de laisser croire à la population que la prévention et l'accessibilité rapide à des soins de qualité, c'est l'affaire du privé.La vérité est tout autre : le secteur public fournit déjà ces services et même des services de plus grande qualité parce qu'intégrés dans une approche globale de prise en charge continue du patient et du reste de sa famille dans bien des cas.Notre expérience quotidienne en témoigne.HÉLÈNE BOYER etV ÉRONIQUE NALLY médecins, CLSC St-Louis-du-Parc Véronique Nally et Hélène Boyer. 4LP1502A0206 a15 jeudi 4LP1502A0206 ZALLCALL 67 00:38:13 02/06/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 6 FÉVRIER 2003 A15 Convaincu?Colin Powell a présenté aux membres du Conseil de sécurité les fameuses preuves que les É.-U.détiennent contre l'Irak.Vous a-t-il convaincu?Trois observateurs se prononcent Le Conseil de sécurité est toujours divisé JOCELYN COULON L'auteur est directeur du Campus de Montréal du Centre Pearson pour le maintien de la paix.LE SECRÉTAIRE d'État américain, Colin Powell, s'est livré hier à une attaque en règle du comportement irakien envers le processus d'inspection et de désarmement mené par les Nations unies depuis deux mois.Calme, articulé et ferme, il a dressé le portrait d'un régime engagé dans une politique de dissimulation de ses armes de destruction massive et déterminé, un jour, à les utiliser.Ce discours impeccable, soutenu par un exercice multimédia accrocheur, pourra-t-il convaincre les sceptiques et les récalcitrants du danger irakien et de la nécessité de mener une intervention militaire contre lui ?Rien n'est moins certain.Sur le fond, Colin Powell n'a pas apporté de preuves irréfutables de violations irakiennes.À l'aide d'un faisceau d'éléments matériels, il a plutôt confirmé ce que le processus d'inspection depuis douze ans, mais surtout depuis décembre, a déjà étalé au grand jour : sur le nucléaire, sur le chimique, sur le biologique et sur les missiles balistiques, les zones d'ombre restent nombreuses et le gouvernement irakien ne démontre aucun signe d'ouverture concrète pour éclaircir la situation.À partir de ce constat, le secrétaire d'État a introduit des éléments puisés aux sources des services de renseignements américains et britanniques pour tirer des conclusions « irréfutables » sur la dangerosité du régime irakien.Le coeur du débat On ne peut du revers de la main rejeter les accusations américaines.Après tout, un pays aux capacités industrielles et intellectuelles importantes comme l'Irak a les moyens de développer et de déployer des armes de destruction massive.La cause est ici entendue.La question est maintenant de savoir si cette capacité doit être neutralisée par les armes ou par un mécanisme permanent de contrôle et d'inspection.Ce choix sera au coeur du débat dans les prochaines semaines.Mais déjà, hier, au Conseil de sécurité et ailleurs, les positions ont été clairement affichées.Tout en réaffirmant qu'il reste une dernière chance pour régler ce problème pacifiquement, trois membres du Conseil, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne, ont estimé que le temps était compté et que « le jour des graves conséquences » prévues par la résolution 1441 en cas de violations patentes « se rapproche ».Comme par hasard, quelques minutes après l'exposé de Powell, sans même prendre le temps d'examiner les « preuves », dix pays d'Europe de l'Est publiaient une déclaration commune où ils affirmaient qu'il était désormais « clair » que l'Irak violait les résolutions de l'ONU.L'autre camp, celui qui favorise la patience et estime que le processus d'inspection n'est pas allé jusqu'à terme, a lui aussi réagi.Citant abondamment la résolution 1441, la France, la Russie, la Chine, l'Allemagne, la Syrie, mais aussi le Chili et le Mexique, ont souligné, chacun à leur manière, que l'exposé du secrétaire d'État « apporte une nouvelle justification à la voie choisie par les Nations unies » et qu'il appartenait aux inspecteurs, et à eux seuls, de vérifier « de manière sérieuse et exhaustive » les affirmations américaines et « d'apprécier les faits » lorsque ceux-ci feront rapport au Conseil de sécurité le 14 février.Powell a charmé tout le monde par son extraordinaire habileté oratoire.Avec ses preuves, il a peut-être attiré dans l'orbite américaine quelques pays qui demeuraient jusqu'ici indécis.Pourtant, je crois qu'il n'a pas convaincu une majorité des membres du Conseil de sécurité, ceux-là même qu'il faut convaincre pour permettre l'adoption d'une résolution autorisant le recours à la force.Au lendemain du premier rapport des inspecteurs, le 27 janvier, les 15 membres du Conseil de sécurité étaient divisés face à l'attitude à adopter envers l'Irak.Ils le sont toujours.PHOTO PC © Le secrétaire d'État des États-Unis, Colin Powell, présentant ses preuves contre l'Irak, hier aux Nations unies.Àl'arrière, le directeur de la CIA, George Tenet (à gauche), et l'ambassadeur américain à l'ONU, John Negroponte, l'écoutent attentivement.L'acte de foi Rien à voir avec R ÉMI L A N D R Y le 23 octobre 1962 L'auteur est lieutenant-colonel à la retraite des Forces armées canadiennes et chercheur associé avec le Groupe d'étude et de recherche sur la sécurité internationale de l'Université de Montréal (GERSI).DEPUIS DÉJÀ quelques semaines, les chefs d'États, les politiciens et le public en général se font solliciter pour joindre l'équipe de ceux qui ont raison.Mais on veut nous convaincre de quoi ?Il semble bien que la machine américaine, depuis le 11 septembre 2001, s'est engagée dans une dynamique de confrontation dont la progression s'accentue, entraînant tout sur son passage, et qui ne s'arrêtera qu'une fois complètement rassurée.C'est une dynamique où les subtilités du langage diplomatique ont fait place au système binaire, qui ne répond qu'à une seule question : on est avec eux où on est contre eux ! Colin Powell m'a convaincu que les Américains ont besoin de garanties absolues.Le secrétaire d'État, la colombe de l'administration américaine, nous a submergés d'une quantité de faits, d'évidences et de preuves, sans doute convaincantes, mais que seul un joueur étatique est à même de pouvoir vraiment valider.À toutes fins pratiques, on demande à l'opinion publique de faire un acte de foi en prenant position pour le clan, dont la crédibilité et la légitimité ne peuvent être questionnées.Mais est-ce que cette démarche ne sous-entend pas que les Nations unies ne sont qu'instrumentales à cette situation ?À quoi sert la résolution 1441 si, en bout de ligne, le système onusien n'a pas les outils crédibles pour faire un travail objectif ?Pourquoi avoir perdu tout ce temps et cette énergie, pourquoi poursuivre les inspections si l'influence onusienne est secondaire ?Le discours de M.Powell, me rappelle mon séjour en Bosnie, où l'on exigeait que je prenne quotidiennement position sur les vrais responsables du non respect des cessezle- feu et des atrocités, qui défiaient la raison.Que de fois, ai-je constaté que la vérité était volatile et surtout éphémère.Que de fois aije constaté que le verre que l'on me présentait était à la fois à demi plein et à demi vide et que, finalement, tous les intervenants avaient tous à une échelle, plus ou moins grande, un niveau de culpabilité.Cette dynamique de confrontation, n'avait finalement que pour objectif la préparation de nouvelles offensives.Une catastrophe irréparable Si on veut la guerre on finit toujours par la faire ; pour faire la paix, il faut au départ la vouloir et surtout rechercher une position acceptable pour tous.La guerre est une catastrophe humaine irréparable, et c'est pour cette raison que le présent système international ne la rend légitime qu'en cas de défense.Malgré le libellé de la résolution 1441, dont même les auteurs diffèrent sur son interprétation, que recherche-t-on vraiment, la guerre ou la paix ?Ma question est la suivante : m'a-t-on convaincu que Saddam est un danger imminent pour la sécurité internationale ?Où bien m'a-t'on convaincu que l'Irak triche, et comme tel doit être punie ?Avec toutes les preuves que l'on nous a présentées, il semble bien que l'Irak continue de tricher et que Saddam soit un tortionnaire sans conscience pour son peuple.Mais l'Irak est-elle pour autant une menace imminente pour la sécurité internationale, comme l'était le Troisième Reich à la veille de la capture de la Pologne, comme on s'entend si bien à le comparer au régime irakien ?L'imposant dispositif militaire que les Américains sont à même d'assembler dans le Golfe n'agit-il pas d'agent dissuasif pour l'instant.Comme en Bosnie, la dynamique de confrontation des pugilistes sur l'Irak nous entraîne inévitablement vers un affrontement militaire, avec ses coûts en vies humaines et son après-guerre des plus incertain.Certes, les Américains m'ont convaincu une fois pour toutes de la pérennité de l'anarchie du système international, avec sa quête insatiable de sécurité et d'intérêts de ses membres.Et que dire des Nations unies qui se remettent à peine des conséquences de la Bosnie et du Rwanda ; seront-elles encore crédibles et légitimes si elles ne servent qu'à cautionner la violence et la position des plus forts.CLIFFORD LINCOLN L'auteur est député libéral du comté fédéral de Lac- Saint- Louis.JE N'AI PAS pu m'empêcher, en entendant le plaidoyer du secrétaire d'État, Colin Powell, au Conseil de sécurité de l'ONU, hier matin, de me rappeler la confrontation historique au même Conseil de sécurité, le 23 octobre 1962, entre l'ambassadeur des États-Unis, Adlai Stevenson, et celui de l'Union soviétique, V.Zorin.Le contraste en est frappant.Non seulement la preuve cruciale présentée par Adlai Stevenson avait-elle été irréfutable et avait-elle apporté le coup de grâce aux déclarations soviétiques, mais le président Kennedy s'en était servi ensuite non comme prétexte de guerre, mais au contraire comme carte maîtresse pour éviter celle- ci et forcer Khrouchtchev à en arriver à une résolution paisible.Le président Kennedy avait donné l'ordre, en phase initiale, d'une quarantaine, espérant ainsi se donner du temps pour convaincre Khrouchtchev d'éviter une confrontation catastrophique.Il avait délibérément choisi le mot « quarantaine » au lieu de « blockade » afin d'éviter de paraître trop agressif et provocateur.Il transmit alors un message à Khrouchtchev pour lui souligner que les deux pays devraient « démontrer la prudence et ne rien faire qui pourrait rendre la situation plus difficile à contrôler ».On connaît le dénouement de la crise.Cette fois-ci, le secrétaire Powell a certes présenté un témoignage qui continue de démontrer que l'Irak a bafoué les directives des Nations unies.Cela est clair.Mais rien de substantif de plus que nous ne savions ou dont nous ne nous doutions déjà.Il y a un consensus, exprimé clairement par le secrétaire général de l'ONU et à travers la résolution unanime 1441 au sujet de l'Irak, que ce pays est en flagrant délit des directives de l'ONU et doit s'y conformer sans équivoque.Mais le danger posé par l'Irak est-il si grave et imminent que l'on doive aller en guerre coûte que coûte, et sans délai ?C'est là la question fondamentale.Je reviens au contraste entre la crise cubaine de 1962 et celle de l'Irak aujourd'hui.En effet, la différence fondamentale entre le témoignage irréfutable de Stevenson et celui beaucoup plus général et réitéré de Colin Powell, est que le premier devait être utilisé pour éviter une guerre dévastatrice, tandis que l'objectif central du deuxième est, au contraire, de servir de raison à la guerre.Autre contraste : les missiles à Cuba se trouvaient à 150 km seulement du sol américain et étaient sous le commandement d'une puissance militaire de premier plan, soit celle de l'Union soviétique.Ici l'Irak est une puissance militaire affaiblie et de troisième plan, située à des milliers de kilomètres des États-Unis.Personne de bonne foi irait jusqu'à excuser l'Irak et Saddam Hussein.Cependant, le secrétaire d'État Powell ne nous a nullement convaincu par son témoignage qu'une guerre avec toutes ses conséquences dévastatrices est essentielle à la sécurité du monde.Laissons les inspecteurs continuer leur travail et nous apporter leurs recommandations plus définitives en temps et lieu.Entre temps, faisons la paix et non la guerre.Powell ne nous a nullement convaincu qu'une guerre est essentielle à la sécurité du monde. 4LP1601A0206 4LP1601A0206 ZALLCALL 67 20:34:20 02/05/03 B COLUMBIA Des débris retrouvés en Californie Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les ennuis de Columbia semblent avoir débuté bien avant sa désintégration audessus du Texas, comme le suggèrent des images troublantes d'un vidéaste amateur et la découverte en Californie et en Arizona de possibles débris de la navette spatiale.Ces débris pourraient appartenir à une aile de Columbia, a indiqué mercredi un responsable de la NASA.« Nous ne savons toujours pas ce que sont ces pièces.Nous avons des photos envoyées par courrier électronique par les gens qui les ont identifiées.Nous pensons qu'il pourrait s'agir des morceaux d'une aile » de la navette, a affirmé le sous-administrateur adjoint de la NASA, Michael Kostelnik, lors d'une conférence de presse hier à Washington.« Si c'est le cas, cela va s'avérer crucial pour l'enquête », a-t-il ajouté.La NASA a envoyé des équipes d'enquêteurs en Californie et dans l'Arizona afin de récupérer ces débris susceptibles de fournir la clé du mystère de la catastrophe.« Nos équipes sont en place en Californie et dans l'Arizona », a précisé M.Kostelnik.« Les premières pièces qui se sont séparées de la navette vont être les plus importantes » pour déterminer l'origine de la catastrophe, a-t-il souligné.Columbia s'est complètement désintégrée lors de sa rentrée dans l'atmosphère samedi matin, tuant les sept astronautes à bord.Une pluie de débris s'était abattue sur le Texas et dans l'ouest de la Louisiane, où ont été retrouvés de grosses pièces, en particulier le nez du vaisseau et les moteurs.Mais une vidéo amateur, diffusée hier par la chaîne NBC, montre clairement que la navette Columbia avait commencé à perdre une ou plusieurs pièces au-dessus de l'Arizona samedi matin, quelques minutes avant sa désintégration complète au-dessus du Texas.Le vidéaste amateur, dont l'identité n'a pas été précisée, a pris ces images de la navette, filant à plus de 21 000 km/h, samedi à l'aube, alors qu'elle avait pénétré déjà depuis plus d'une dizaine de minutes dans l'atmosphère.Columbia apparaît très clairement comme une boule de feu incandescente dans la nuit encore sombre, suivie d'une traînée lumineuse.Jusque-là, tout semble normal.La « boule de feu » entourant la navette est en fait une enveloppe de plasma, c'est-à-dire l'air chauffé à plus de 1650 degrés Celsius et qui s'enflamme sous l'effet de l'intense friction.« C'est cool », s'exclame un homme, sans doute celui qui tient la caméra, devant ce magnifique spectacle.Il zoome alors et la navette apparaît encore plus nettement.Soudain, un point lumineux incandescent se détache clairement de la boule de feu principale.« Regarde ce morceau qui se détache d'elle », lance sa compagne.« Mais, bon sang, qu'est-ce que c'est que ça ?» ajoute-t-elle.Hormis cette vidéo troublante, d'autres images pourraient fournir de précieuses indications.Le passage de Columbia au-dessus du territoire américain était en effet filmé par l'armée de l'air américaine.« Cette imagerie est en train d'être acheminée au centre spatial Johnson pour y être analysée », a indiqué M.Kostelnik.Outre l'US Air Force, « il se trouve qu'il y avait aussi un hélicoptère Apache qui volait au Texas durant la catastrophe et qui a pris des images du vol de la navette », a-il ajouté.Selon la NASA, les données télémétriques transmises par la navette aux contrôleurs de Houston indiquent une hausse anormale de température dans trois capteurs des circuits hydrauliques du train d'atterrissage gauche de la navette, lors de son passage au-dessus de la Californie.Photo AP Ron Dittemore, qui dirige le programme des navettes spatiales à la NASA, exhibe un morceau d'isolant en mousse comme celui qui s'est détaché du réservoir externe de Columbia au moment du décollage.Photo AP Ce débris découvert samedi à Joshua Tree, en Californie, pourrait appartenir à la navette Columbia.La NASA y a dépêché une équipe pour l'examiner.La NASA cherche une autre cause que le morceau d'isolant Associated Press HOUSTON \u2014 Après plusieurs jours d'enquête et d'analyses, la NASA a pris ses distances mercredi avec la théorie selon laquelle un morceau d'isolant en mousse, qui s'est détaché du réservoir externe de Columbia au moment du décollage, serait à l'origine de l'accident fatal lors de la rentrée de la navette américaine dans l'atmosphère.Ron Dittemore, qui dirige le programme des navettes spatiales, a expliqué que les enquêteurs examinaient maintenant les actions du pilote automatique dans les dernières secondes pour maintenir la vitesse de Columbia malgré la résistance croissante au vent de l'aile gauche.Les enquêteurs ont étudié minutieusement les dommages que pouvait avoir causé un morceau d'isolant en mousse, qui devait mesurer 51 centimètres et peser 1 kg, et maintenant « ils cherchent ailleurs », a affirmé Ron Dittemore.« Pour nous, ça n'a pas de sens qu'un débris puisse être à l'origine de la perte de Columbia et de son équipage, a-t-il déclaré.Il doit y avoir une autre raison.» Ron Dittemore a ajouté que les enquêteurs cherchaient à savoir s'il n'y avait pas « un autre événement qui aurait pu échapper à (leur) attention » et qui aurait pu provoquer la désintégration de Columbia et la mort de ses sept membres d'équipage, à quelques minutes de la fin programmée de sa mission samedi.La chute du morceau d'isolant en mousse, 81 secondes après le décollage du 16 janvier, qui aurait pu endommager des tuiles thermiques en percutant le dessous de l'aile gauche de la navette, était l'une des principales pistes étudiées dans l'enquête sur la catastrophe.Ce sont les tuiles thermiques qui empêchent la navette de brûler lorsqu'elle pénètre dans l'atmosphère terrestre.Lorsque Columbia était encore dans l'espace, les ingénieurs de la NASA avaient évalué les dommages potentiels que la chute d'isolant avait pu infliger au bouclier thermique et avaient conclu qu'ils étaient mineurs et que l'équipage n'était pas en danger.Ces derniers jours, des experts ont avancé que le morceau de mousse était peut-être enrobé de glace, ce qui aurait pu l'alourdir et provoquer des dégâts plus importants.« Je ne pense pas que ce soit la glace », a dit Ron Dittemore, assurant que l'isolant était résistant à l'eau et que les conditions météorologique de samedi ne favorisaient pas la formation de gel.« Alors c'est quelque chose d'autre », a-t-il conclu.Il a expliqué que durant les dernières minutes de Columbia, le pilote automatique avait tenté de regagner le contrôle de la trajectoire de la navette, tirant même à la fin de petites fusées pour reprendre le contrôle de la trajectoire déviée.L'équipe de M.Dittemore intensifie ses efforts pour récupérer les données de vol des 32 dernières secondes.Les derniers signaux émis par Columbia n'avaient pas été analysés par le Centre de contrôle au sol à Houston en raison de la mauvaise qualité des signaux électroniques.Mais ils vont être maintenant récupérés et analysés afin de déterminer pourquoi l'aile gauche de la navette présentait une telle résistance au vent.« Ces 32 secondes vont peut-être nous aider à comprendre.Nos solutions RER vous permettront de faire face aux marchés les plus difficiles Face à des marchés en baisse, vous vous demandez peut-être quelles sont les meilleures stratégies RER à adopter en ce moment.Notre engagement envers vous Vous pouvez vous fier au Groupe Investors.Depuis plus de 75 ans, nous aidons les investisseurs canadiens à traverser toutes sortes de turbulences.Vous pouvez compter sur nous pour vous aider à trouver des solutions pratiques.Nous prenons le temps d'évaluer votre situation et de vous aider à déterminer vos objectifs et la marche à suivre pour les atteindre.De concert avec vous, nous élaborons un plan apte à vous aider à mieux protéger votre portefeuille contre les risques du marché.Nous comptons sur l'expertise de la Société de gestion d'investissement I.G.et de 21 autres sociétés de renom pour gérer votre portefeuille de placements.Nous vous accordons toute l'attention personnalisée que vous méritez.Parlez-en à nos clients, ça marche! Durant cette période difficile, vous avez le droit d'être exigeant.Parmi nos clients les plus aguerris, près de neuf sur dix affirment se sentir en confiance grâce à l'appui que nous leur offrons.Neuf de ces mêmes clients sur dix assurent que nous tenons constamment nos promesses en ce qui a trait au service.Les Services Investors Limitée, cabinet de services financiers, au Québec.MCMarques de commerce de Groupe Investors Inc.Utilisation sous licence par les sociétés affiliées.Ces données proviennent de sondages effectués par Western Opinion Research pour le compte du Groupe Investors en 2002 auprès de nouveaux clients et de clients des Services SélectsMC du Groupe Investors ayant plus de 100 000 $ d'actif à investir.Voyez comment nos solutions RER peuvent vous aider à faire face aux marchés les plus difficiles.Composez le 1 866 280-3076 ou visitez le site www.groupeinvestors.com Profitez-en pour demander votre trousse d'information gratuite, qui comprend le rapport spécial Votre stratégie RER en 10 points pour préparer votre retraite.Micheline, comme tous nos conseillers, sert nos clients avec énergie et professionnalisme.Durant la période des RER, vous pouvez compter sur nous, pionniers de la planification financière au Canada.Micheline Lavigne, Pl.Fin., Conseillère en sécurité financière, Conseillère en assurance et rentes collectives, Représentante en épargne collective, Les Services Investors Limitée, cabinet de services financiers (Québec), 18 années d'expérience.L'Engagement du Groupe InvestorsMC nous commençons par le plus important : vous nous vous parlons franchement nous le mettons par écrit nous obtenons des résultats 3110234A "]
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