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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-06-23, Collections de BAnQ.

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[" EURO 2004 L'ITALIE DÉJÀ ÉLIMINÉE! SPORTS, PAGES 8 ET 9 CHRISTIAN VIERI Les résultats complets du sondage PAGES A2 ET A3 SONDAGE CROP- LA PRESSE -TORONTO STAR INTENTIONS DE VOTE DES QUÉBÉCOIS DEMAIN, FÊTE NATIONALE, LA PRESSE NE PARAÎT PAS.À VENDREDI.LP2 C'EST LA FÊTE ! Bloc 50% PLC 26% PCC 13% NPD 6% Montréal mercredi 23 juin 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 120e année no 241 104 pages 6 cahiers Ensoleillé, Max.24 Min.13 VERS UNRAZ-DE-MARÉE BLOQUISTE LE 28 JUIN DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 C'est à un véritable raz-de-marée bloquiste qu'on devrait assister lundi au Québec.Gilles Duceppe est en voie de rééditer l'exploit de Lucien Bouchard, qui avait arraché les deux tiers des circonscriptions en 1993.C'est ce que laisse prévoir le plus récent sondage CROP réalisé pour La Presse et le Toronto Star.L'enquête réalisée auprès de 606 répondants, est précise à quatre points près.Réalisé sur cinq jours, du 16 au 21 juin \u2014 un taux de réponse de 40% \u2014, le sondage intègre des événements comme le débat télévisé des chefs et les déboires tout récents de la campagne conservatrice sur la pornographie infantile et la disparition du bilinguisme à Air Canada.Si des élections avaient eu lieu cette semaine, le Bloc québécois aurait obtenu 50 % des suffrages contre 26% aux libéraux, 13 % aux conservateurs et 6% aux néo-démocrates, selon CROP, après répartition proportionnelle des 14 % d'indécis.Pour le Bloc, il s'agit d'une hausse de six points par rapport à la précédente enquête, du 3 au 9 juin.Inversement, le Parti libéral chute de six points.Les conservateurs et les néo-démocrates perdent respectivement 1 et 2 points.« On peut prédire un couronnement pour M.Duceppe lundi prochain », affirme Claude Gauthier, vice-président de CROP, pour qui le Bloc pourrait même surpasser sa performance de 1993.Avec 49% des suffrages exprimés, le nouveau parti formé par Lucien Bouchard avait, à sa première participation, obtenu 53 sièges sur 75 au Québec.Le résultat de lundi sera encore plus impressionnant pour peu que le taux de participation tienne la route.En 1993, le vote fédéraliste, plus important, était divisé entre conservateurs et libéraux, observe-t-il.>Voir RAZ-DE-MARÉE en A2 SERVICES OFFERTS DANS LES CHSLD «Un échec de société», conclut Couillard MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Le bilan des visites dans les CHSLD, demandé par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, révèle des failles sérieuses dans la qualité des services aux personnes âgées et en perte d'autonomie.M.Couillard parle d'un « échec de société » et de « négligence ».Il a aussitôt annoncé des investissements de 36 millions pour améliorer la situation.L'enquête, dont les résultats ont été dévoilés hier, faisait suite aux actions prises par le gouvernement à la suite des révélations de La Presse l'automne dernier entourant le traitement des usagers à l'hôpital Saint- Charles-Borromée, de Montréal.Les inspecteurs, qui ont visité 47 centres et rencontré 6000 personnes dans les derniers mois, ont rapporté plusieurs situations inacceptables en plus d'avoir entendu des remarques aussi désolantes que celle-ci : « Faites dans votre couche, ce n'est pas l'heure pour aller à la toilette.» « Les horaires des employés ne tiennent pas compte des besoins des gens », déplore d'ailleurs Dominique Demers, porte-parole du Conseil pour la protection des malades, un organisme qui a pris part aux visites exigées par le ministre Couillard en décembre dernier.>Voir ÉCHEC en A6 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE S'il faut en croire le plus récent sondage CROP, le leader bloquiste Gilles Duceppe s'apprête à connaître un véritable couronnement lundi soir prochain au Québec.Selon l'institut de sondage, le Bloc pourrait même obtenir un meilleur score qu'en 1993, alors que le nouveau parti formé par Lucien Bouchard avait recueilli 49%des suffrages exprimés.Le linge sale des Molson SOPHIE COUSINEAU Il s'est produit quelque chose d'incroyable, hier, à la vénérable brasserie de la rue Notre- Dame Est, où se tenait l'assemblée des actionnaires de Molson.Pour la première fois depuis que l'entreprise s'est inscrite en Bourse, en 1945, un membre de la famille Molson a pris le micro pour critiquer un autre Molson, en l'occurrence le président du conseil, Eric Molson.« Je suis un peu nerveux de me trouver ici devant vous, aussi je vous demanderais d'être indulgents envers moi », a dit William (Bill) Molson d'entrée.Il s'agit du frère d'Ian Molson, l'ancien vice-président du conseil, 49 ans, qui délaisse l'entreprise, faute d'avoir réussi à succéder à Eric Molson, 66 ans.« La contribution d'Ian Molson a été bonne pour l'entreprise, bonne pour les actionnaires, a poursuivi Bill Molson.Compte tenu de tout cela, pourquoi vous êtes-vous opposé à ce qu'il vous succède ?» >Voir MOLSON en A12 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « .» - Jean Lapierre AUJOURD'HUI Les usines d'eau sont vulnérables Les usines de production d'eau potable de la métropole sont vulnérables en cas de catastrophe, estime le vérificateur général de la Ville de Montréal.PAGE A13 Selon Charest, Montréal a gagné Comme l'ensemble du Québec, Montréal sort gagnante de l'exercice référendaire de dimanche dernier, a soutenu hier le premier ministre Jean Charest.PAGE A22 Hollinger vend le groupe Telegraph Hollinger International a conclu une entente avec les milliardaires britanniques David et Frederick Barclay concernant la vente de Telegraph Group pour la somme de 1,3 milliard de dollars.LA PRESSE AFFAIRES PAGE2 Irak: l'otage sud-coréen décapité SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 17 Bandes dessinées ACTUEL 4 Bridge AFFAIRES 18 Carrières AFFAIRES 6 et 7 Décès AFFAIRES 18 et 19 Feuilleton ACTUEL 4 Forum A 26 et 27 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 16 Mots croisés ACTUEL 4 et SPORTS 12 Mot mystère ACTUEL 4 Observateur AFFAIRES 14 Petites annonces AFFAIRES 14 et AFFAIRES 2 Trait d'union LP2 22 et 23 Vacances/voyage ACTUEL 5 à 7 Météo Généralement ensoleillé, maximum 24, minimum 13, plus de détails en page SPORTS 16 MARC THIBODEAU Répétant le funeste rituel qui avait mené à la mort des Américains Nicholas Berg et Paul Marshall Johnson, un groupe islamiste lié à Al- Qaeda a décapité hier en Irak l'otage sud-coréen Kim Sun-Il.Le corps de l'interprète de 33 ans, enlevé la semaine dernière près de Falloujah, a été retrouvé par l'armée américaine, deux jours après que ses ravisseurs eurent menacé de l'exécuter si la Corée du Sud ne revenait pas sur sa décision d'envoyer un contingent additionnel de 3000 hommes dans le pays.« Voici ce que vos mains ont fait.Votre armée n'est pas venue ici pour le bien des Irakiens, mais pour celui de l'Amérique damnée », a déclaré un islamiste masqué dans une bande vidéo transmise à la chaîne Al-Jazira pour confirmer sa mort.Lundi, le gouvernement sud-coréen avait indiqué qu'il ne céderait pas aux menaces du groupe responsable de l'enlèvement, Tawhid wal jihad, malgré les supplications de l'otage et de sa famille.En dépit de l'émoi causé par cet assassinat, le gouvernement de Séoul a répété hier qu'il irait de l'avant avec le déploiement prévu de troupes en août.Les quelque 60 ressortissants civils actuellement en Irak seront cependant retirés « pour empêcher des incidents similaires », a noté le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.Il s'agit du troisième otage civil assassiné en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003 et le deuxième à être décapité après Nicholas Berg, tué en mai dernier.L'ingénieur Paul Marshall Johnson a subi le même sort en Arabie Saoudite la fin de semaine dernière après avoir été enlevé par une cellule locale d'Al-Qaeda.>Voir OTAGE en A9 ALLONGEZ VOS PLAISIRS ESTIVAUX À PARTIR DE $ 3899 BOND'ACHAT $1000 SUR OPTIONS ET INSTALLATION jusqu'au 30 juin Basé sur un modèle 10'X14' .Non cumulatif à d'autres promotions Livraison immédiate sur modèles en inventaire Financement à taux avantageux Deux salles de montre pour mieux vous servir Estimation à domicile sans frais SAINT-LAURENT 4940, Chemin Bois-Franc, Saint-Laurent, Qc.H4S 1A7 RIVE-SUD 848, Pl.Trans-Canada, Longueuil, Qc, J4G 2M1 514-335-6222 800-338-2575 HEURES D'OUVERTURE Lund.- Vend.10h00 à 17h00 Sam.10h00 à 15h00 1-800-335-2575 www.zytco.com 3235710A Vers un raz-de-marée bloquiste le 28 juin RAZ-DE-MARÉE suite de la page A1 Et, pour la première fois depuis des années, l'option souverainiste a atteint 50% des intentions de vote.Exactement la moitié des Québécois auraient voté OUI à la question du référendum de 1995 sur la souveraineté assortie d'un partenariat politique et économique, si une telle consultation avait eu lieu cette semaine.En mars, après le scandale des commandites, l'option souverainiste avait retrouvé ses 49 % du dernier référendum.Pour Claude Gauthier, la faveur souverainiste peut s'expliquer par la popularité du Bloc au moment ou les gens n'ont pas concrètement à se prononcer sur la question nationale.Fait à signaler, 23% des partisans du Bloc auraient voté NON à un référendum sur la souveraineté.Inversement, 22% de ceux qui appuient les libéraux et 29 % de ceux qui appuient les conservateurs auraient voté OUI à la souveraineté.Duceppe partout L'avance du Bloc est encore plus nette quand on observe des groupes particuliers.Il atteint 57% des intentions de vote chez les francophones après répartition des 14 % de discrets.Les libéraux font moins de 20% dans ce groupe, ce qui n'augure rien de bon pour les candidats de Paul Martin en dehors de la grande région de Montréal, indique M.Gauthier.Autre indice de la domination du parti de Gilles Duceppe, le Bloc a désormais le haut du pavé dans toutes les tranches d'âge, même chez les gens de plus de 55 ans, la chasse gardée habituelle du PLC.Gilles Duceppe sort grand gagnant sous bien des aspects de cette campagne, qui suscite l'intérêt désormais de 51% des répondants, 8 points de plus qu'il y a trois semaines.Pas moins de 42% des gens estiment qu'il est le chef qui a fait la meilleure campagne, comparativement à 24 % au début de juin.Paul Martin a fait meilleure figure, selon 15% des électeurs, 2 points de mieux qu'au début du mois.Stephen Harper perd beaucoup de plumes, 12% lui accordent encore la palme de la meilleure campagne, deux fois moins qu'il y a un mois.Comme le CROP réalisé dans les minutes suivant le débat télévisé du 14 juin, celui-ci nous apprend que Gilles Duceppe a dominé l'échange : 56% des gens pensent qu'il a été « le plus convaincant », un point de moins que le 14 juin.La prestation de Paul Martin n'a pas survécu au temps : 10% des gens le retiennent désormais comme le meilleur débatteur, deux fois moins que le soir du débat (21 %).PHOTO REUTERS Les idées diffusées par le Parti conservateur au sujet de l'absence d'opposition de Paul Martin face à la pornographie infantile et relativement au bilinguisme à Air Canada n'ont rien fait pour rehausser l'image de Stephen Harper auprès des Québécois.Les tories font peur DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Près de 40 % des Québécois disent craindre l'élection d'un gouvernement conservateur dirigé par Stephen Harper, une éventualité qui devient en même temps de plus en plus plausible, selon eux.C'est ce que révèle le dernier sondage CROP réalisé pour La Presse et le Toronto Star, qui observe que 38 % des Québécois disent « craindre » l'élection de M.Harper \u2014 une préoccupation qui rejoint 59% des supporters du NPD, 52 % des libéraux et 40 % des bloquistes.Selon Claude Gauthier, de CROP, ce niveau d'appréhension n'est pas négligeable et résulte probablement des dérapages de la campagne Harper au cours des derniers jours.Les tories ont laissé entendre que le premier ministre Martin ne s'opposait pas à la pornographie infantile, on les a aussi accusés de vouloir abolir le bilinguisme à Air Canada et même de vouloir pactiser avec l'Albertain Ralph Klein pour faire entrer le privé dans les soins de santé.À l'inverse, 52% des gens ne s'inquiètent pas de l'arrivée des conservateurs, et une personne sur 10 n'a pas d'opinion.Cette crainte à l'endroit des tories frappe surtout les femmes, et, curieusement, les hauts salariés.En revanche, de plus en plus de gens prédisent désormais l'élection des conservateurs \u2014 qui rejoignent les libéraux dans les prédictions.Ainsi, 37 % des gens prédisent une victoire libérale, soit 14 points de moins qu'au début juin.Et 34 % des répondants estiment que les conservateurs l'emporteront, soit 9 points de plus qu'il y a trois semaines.Selon Claude Gauthier, le chiffre important est ailleurs : 24 % des gens disent ne pas pouvoir prédire l'issue du scrutin.Les augures sont confondus aussi quant à la force du prochain mandat : 65 % prédisent un gouvernement minoritaire, neuf points de moins que trois semaines plus tôt.Le vote bloquiste est le plus ferme avec 72 % des gens qui soutiennent qu'ils ne changeront pas de camp, contre 63% des libéraux et 61 % des conservateurs.En revanche, 71 % des néo-démocrates disent que leur vote pourrait changer.Les électeurs bloquistes et libéraux étaient décidés avant le début de la campagne.Ainsi, 63 % des bloquistes et 71 % des libéraux disent que leur choix était fait avant que Paul Martin n'aille aux urnes.Mais 53 % des conservateurs étaient déjà décidés et seulement 26% des néo-démocrates, des partisans qui seraient susceptibles de changer de camp selon les rebondissements des derniers jours de la campagne, croit Claude Gauthier.Une seule donnée est susceptible de réjouir Paul Martin : il est toujours vu comme celui qui est le plus à même de devenir premier ministre : 28 % des gens lui font confiance pour cette responsabilité contre 19 % à Stephen Harper, qui monte de cinq points alors que M.Martin piétine.Quand on demande qui défendra le mieux les intérêts du Québec, Gilles Duceppe domine avec 54% d'appuis \u201462% des francophones \u2014, contre 19 % à M.Martin et 6%à Stephen Harper.L'insatisfaction à l'endroit du gouvernement Martin est on ne peut plus tenace : 26% des gens sont satisfaits d'Ottawa contre 68 % de mécontents.Les « très insatisfaits » sont huit fois plus nombreux que les « très satisfaits ».Finalement, les Québécois sont largement favorables à une relève de la garde à Ottawa.Ainsi 60 % des gens appuient un «changement de gouvernement au Canada », contre 28 % qui s'y opposent.Le gouvernement Martin obtient ses meilleurs score chez les allophones, soit 50% d'appuis, et chez les Montréalais \u2014 une personne sur trois estimant qu'il faut « continuer avec le gouvernement Martin ».K&K © CH patent 3231654 3235042A SCRUTIN PAR ANTICIPATION 60% plus de votants qu'en 2000 PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Si le vote par anticipation peut servir d'indicateur, la participation au scrutin du 28 juin devrait être passablement plus élevée cette année qu'au cours du dernier scrutin fédéral, en 2000.Élections Canada a en effet rapporté hier que 1,244 million de personnes se sont prévalues de leur droit de voter par anticipation vendredi, samedi et lundi derniers \u2014 ce qui représente une importante hausse de 60% par rapport aux quelque 775 000 citoyens ayant voté par anticipation en 2000.Quelque 12,9 millions de personnes avaient rempli leur devoir de citoyen au scrutin fédéral de 2000, pour un taux de participation de seulement 61,2% des électeurs inscrits, soit le taux de participation le plus bas depuis la Confédération, en 1867.Le scrutin de 2000, qui avait reconduit le chef libéral Jean Chrétien au pouvoir, était le troisième consécutif avec une participation populaire sous la barre des 70 %, ce qui représente la norme de nos jours.Cette tendance avait amené les observateurs de la scène politique à dire que bien des citoyens se désintéressaient de la politique.ÉLECTIONS 2004 L'échec VINCENT MARISSAL VANCOUVER \u2014 Ailleurs au pays, surtout en Ontario, les nouvelles sont plutôt encourageantes pour Paul Martin, mais au Québec, un seul mot résume la campagne électorale libérale : échec.Le scandale des commandites, bien sûr, a donné un rude coup au nouveau chef libéral en février, mais il n'aura pas été en mesure de renverser la vapeur malgré quatre mois d'efforts.Les stratèges libéraux au Québec ont échoué à imposer le statut « premier ministrable» de leur chef et n'ont pas non plus réussi à diaboliser le nouveau chef conservateur, Stephen Harper.Les publicités négatives n'ont rien changé à leur déconfiture, pas plus que la stratégie « voterpour- le-Bloc-c'est-voter-pour-Harper ».S'il rêve toujours de conserver le pouvoir, Paul Martin ne pourra compter sur le Québec, ce pourquoi il concentre ses jours-ci ses énergies à convaincre les électeurs de la Colombie- Britannique, de l'Ontario et des Maritimes qu'un vote pour le NPD favorise les conservateurs.En suivant la caravane libérale cette semaine de Saint-Jean (T.N.) à Vancouver, on n'avait pas besoin d'un nouveau sondage pour comprendre que l'entourage de Paul Martin a jeté l'éponge au Québec.Le sondage CROP-La Presse de ce matin vient seulement confirmer ce qui était déjà évident.Les libéraux en arrachent tellement au Québec que même des vedettes comme Jean Lapierre, dans Outremont, ou Lisa Frulla, dans Jeanne-Le Ber (anciennement Verdun-Saint- Henri-Saint-Paul-Pointe-Saint-Charles), doivent redoubler d'efforts malgré les majorités de 7645 et de 8929 voix obtenues pas leur prédécesseur en 2000.Voilà deux cas représentatifs des problèmes des libéraux au Québec.Jean Lapierre, candidat vedette et lieutenant de Paul Martin, a connu une campagne difficile, au point où certains de ses collègues candidats ont refusé de l'inviter dans leur circonscription ou se sont plaints publiquement de sa performance.Quant à Lisa Frulla, elle compte de nouveaux adversaires, y compris l'ancien député libéral de sa circonscription et sénateur (nommé par Jean Chrétien), Raymond Lavigne, qui a viré sa veste et appuie le candidat conservateur.Chez les libéraux, on chuchote même que le sénateur Lavigne raconte qu'il sera nommé ministre par Stephen Harper si ce dernier prend le pouvoir sans député au Québec.Les vieilles rancunes entre les clans Chrétien et Martin couvent toujours et, chose certaine, le feu va reprendre au lendemain de la débâcle libérale au Québec.Depuis 30 jours, Paul Martin a abattu toutes ses cartes sur la table électorale, mais il continue encore ces jours-ci de perdre des plumes au Québec.Les gaffes de Stephen Harper n'y ont rien fait : les Québécois sont encore plus nombreux à aller vers le Bloc québécois.Pour les libéraux, regarder les sondages au Québec, c'est comme gager sur la longévité d'un bonhomme de neige sur une terrasse par 30 degrés.Tous les « indicateurs positifs » ont fondu.D'abord, Gilles Duceppe écrase Paul Martin dans la catégorie «À quel chef politique faites-vous le plus confiance pour défendre les intérêts du Québec » (54% à 19 %).L'argument « Paul Martin homme d'État » a disparu.Quant à l'argument « Paul Martin le Québécois », ses concitoyens n'y ont jamais cru et la mauvaise qualité de son français n'a fait qu'empirer les choses.Puis, 60% des Québécois (67% des francophones !) sont favorables à un changement de gouvernement.L'argument « Bon bilan du gouvernement libéral » s'est donc aussi évaporé.L'argument « Harper ne peut gagner» fond aussi, puisque 34% des Québécois pensent qu'il remportera la mise lundi.C'est seulement trois points de moins que ceux qui prédisent une victoire libérale, une différence inférieure à la marge d'erreur du sondage.Et voilà pour l'argument « Attention, cet homme est dangereux» servi par les libéraux durant le dernier mois.Quant à l'argument de mi-campagne « Un vote pour le Bloc, c'est un vote pour les conservateurs », il n'a rien rapporté qui vaille aux libéraux.Les Québécois, visiblement, votent en toute connaissance de cause, puisque 65% d'entre eux pensent que le prochain gouvernement fédéral sera minoritaire.Ne reste donc plus qu'un argument aux libéraux au Québec : « Un vote pour le Bloc, c'est un vote pour la souveraineté.» Retour à 1993.Pas exactement le scénario auquel rêvait Paul Martin.Mais cet argument est destiné aux fédéralistes qui, fâchés contre les libéraux, seraient tentés de voter Bloc québécois ou Parti conservateur ou NPD.Mais le vote du Bloc est ferme, il n'y a donc pas grandchose à aller récupérer de ce côté.Le parti de Paul Martin, qui, selon les sondages de l'automne dernier, devait mordre à pleine bouchée dans le vote du Bloc québécois, en est donc réduit aujourd'hui à grappiller dans les miettes du PC et du NPD pour espérer sauver les meubles.C'est donc dire que les trois partis fédéralistes ont échoué au Québec.Ils pourront bien sûr trouver toutes sortes d'excuses, mais ils devraient surtout se poser des questions sur leur propre relation avec le Québec.Même en additionnant les intentions de vote des libéraux, des conservateurs et du NPD, cela ne suffit pas à surpasser le score du Bloc (45% contre 50 %).Et mauvaise nouvelle pour les libéraux (une autre), la journée du vote tombe quatre jours après la Saint-Jean-Baptiste, un puissant catalyseur nationaliste dont comptent bien se servir les bloquistes.Et ce n'est pas l'appel de Stéphane Dion, l'un des politiciens fédéralistes les moins populaires chez les nationalistes québécois, qui pourrait améliorer les choses pour Paul Martin.L'argument « Attention ! Référendum droit devant » pèse peu au Québec quand 50% des électeurs affirment qu'ils voteraient Oui à un référendum.Le Bloc ayant eu la sagesse de laisser Jacques Parizeau à ses raisins, Paul Martin en était réduit à dire hier : « Faites attention, Gilles Duceppe et Bernard Landry vont interpréter le résultat de l'élection comme un pas vers la souveraineté.Lundi soir, devant des militants à Thunder Bay (nord-ouest de l'Ontario), Paul Martin a appelé ses troupes à la victoire le « 28 octobre ».Lapsus révélateur.Ces jours-ci, Paul Martin doit en effet se mordre les doigts de ne pas avoir attendu l'automne pour déclencher les élections.Pour joindre Vincent Marissal : vincent.marissal@lapresse.ca .ÉLECTIONS 2004 Remontée libérale ailleurs au Canada En mettant de côté vos propres références, quel parti croyez-vous va remporter les élections fédérales et donc former le prochain gouvernement à Ottawa ?SONDAGE CROP - LA PRESSE - TORONTO STAR PCC 13% MÉTHODOLOGIE: Les résultats du sondage reposent sur 606 entrevues téléphoniques réalisées du 16 au 21 juin 2004.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille (n=606) est précis à quatre points près, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d'erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.Élections 27 novembre 2000 Définitif Peut changer Élections 2 juin 1997 Élections 25 octobre 1993 44% 40% 38 % 49% 37% 33% 6% 2% 2 % 1 % 22% 14% PLC BQ PCC NPD Si des élections fédérales avaient lieu aujourd'hui au Canada, pour lequel des partis suivants voteriez-vous\u2026 (noms des partis lus en rotation : PCC, BQ, PLC, NPD) Intentions de vote des Québécois au fédéral Après répartition proportionnelle Intentions de vote au fédéral 13-20 mai 2004 3-9 juin 2004 16-21 juin 2004 15-25 avril 2004 18-29 mars 2004 25-26 fév.2004 12-22 fév.2004 11-12 fév.2004 15-24 jan.2004 5-17 déc.2003 Stephen Harper Jack Layton Gilles Duceppe Aucun / tous également Sans opinion 23% 3 % 3 % 47 % 10 % 27% 26% 5 % 2 % 40 % 9 % 4 % 3 % 38 % 10 % 13% 17% 18% 42 % 16-21 juin 3-9 juin 24 % 15% 13 % 12 % 24 % 2 % 4 % 13 % 13 % 17 % 22% Jusqu'à présent, lequel des leaders politiques suivants a fait la meilleure campagne ?La campagne des chefs 32% 65 % 3 % Très/plutôt satisfaits Plutôt/très insatisfaits Sans opinion 13-20 mai 2004 26% 68 % 6 % 25 % 71 % 4 % 16-21 juin 2004 3-9 juin 2004 Diriez-vous que vous êtes très satisfait(e), plutôt satisfait(e), plutôt insatisfait(e) ou très insatisfait(e) du présent gouvernement du Canada?Satisfaction à l'égard du gouvernement du Canada Àquel chef fait-on le plus confiance.\u2026POURDIRIGER LE CANADA Le nom de Gilles Duceppe n'était pas dans la liste lue «pour diriger le Canada», mais certains répondants l'ont mentionné spontanément 15-25 avril \u2026POURDÉFENDRE LES INTÉRÊTS DU QUÉBEC Paul Martin 18-29 mars Stephen Harper Jack Layton Gilles Duceppe Aucun 13-20 mai Sans opinion 3-9 juin 22% 4% 1% 46% 11% 16-21 juin 19% 6% 3% 54% 8% 11% 15% 15-25 avril Paul Martin 41% 10 % 8 % 3 % 19% 18-29 mars 38 % 10 % 6 % 2 % 19% Stephen Harper Jack Layton Gilles Duceppe Aucun 13-20 mai 38 % 12 % 11% 1 % 21 % Sans opinion 17% 19% 22% 3-9 juin 28 % 14% 8 % 6 % 27% 16-21 juin 28 % 19% 9 % 4 % 25 % 15% 18% Paul Martin Stephen Harper Jack Layton Gilles Duceppe Tous également Aucun 56 % 16-21 juin 14 juin 1 57% 10 % 8 % 4 % 6 % 10 % 21 % 4 % 1 % 13 % 5 % Selon vous, lequel des quatre chefs a été le plus convaincant ?Le chef le plus convaincant Sans opinion 4 % 2 % Paul Martin 1 Sondage CROP - La Presse - The Toronto Star, après le débat.TOTAL QUÉBEC 64 % 35 % NSP 1 % Diriez-vous que votre décision de voter pour «nom du parti» est définitive ou qu'elle pourrait changer d'ici les élections ?Fermeté des intentions de vote PCC PLC NPD BQ NPD 6% PLC 26% BQ 50% Avant la campagne Pendant la campagne Après le débat TOTAL QUÉBEC 61 % 25 % 11% Avez-vous décidé d'appuyer ce parti avant le début de la campagne, pendant la présente campagne électorale ou après le débat des chefs à la télévision?Moment de prise de décision NSP 3 % Oui Non TOTAL QUÉBEC 38 % 52 % Craignez-vous l'élection d'un gouvernement conservateur dirigé par Stephen Harper ?Craint-on un gouvernement Harper?NSP 10 % TOTAL QUÉBEC Perception du parti gagnant NSP 34 % 37% 1 % 4 % 24 % ANDRÉ DUCHESNE Les sondages des derniers jours indiquent uneremontéedeslibérauxdansl'ensemble du pays.Cette tendance s'est encore confirmée hier avec la publication d'un sondage Ipsos-Reid donnant aux troupes de Paul Martin six points d'avance sur les conservateurs.Réalisé pour le compte du Globe and Mail et de CTV, ce sondage indique que leslibérauxobtiennent34%desintentions de votes, contre 28 % pour les conservateurs de Stephen Harper.Dans un autre sondage Ipsos publié trois jours plus tôt, les libéraux obtenaient 29 % des voix et les conservateurs 32 %.Mais c'est en Ontario, province clé en raison de ses 106 sièges, que les résultats sont les plus surprenants.Ici, les libéraux auraient remonté de huit points sur le précédent sondage, grimpant à 42%des intentions de vote alors que les conservateurs récoltent 30 %, une chute de huit points.Toujours hier, CPAC, la chaîne de télévision politique du Canada, a publié un sondage montrant que les libéraux sont en avance, 34 % contre 31 %, sur les conservateurs dans l'ensemble du pays.CPAC réalise des sondages les jours de semaine.Au début de la semaine dernière, les données indiquaient une légère avance des conservateurs soit 34- 33 (lundi 14 juin), 33-32 (mardi 15 juin), 34-32 (mercredi 16 juin).Le jeudi 17, les deux partis étaient à égalité 32-32.Le vendredi 18, les libéraux avaient repris l'avance 34-29 alors que lundi (21 juin), libéraux et conservateurs étaient à égalité à 32 %partout.LE QUÉBEC AU BLOC Ipsos-Reid 22 juin(a) 34 % 28 % 16 % 13%(b) PLC PCC NPD BQ CPAC 22 juin 34 % 31 % 21 % 10 % CPAC 21 juin 33% 33% 18% 12 % EKOS 19 juin 29 % 31,4% 20,5% 14,2% Ipsos-Reid 19 juin 29% 32% 16 % 12 % CPAC 18 juin 34 % 29 % 22% 10 % CPAC 17 juin 32% 32% 21 % 12 % NOTES (a) Les dates indiquées sont celles de la publication des sondages.(b) Le pourcentage des votes allant au Bloc est calculé sur l'ensemble du pays. ACTUALITÉS La fin des classes 1,1 million d'enfants prennent la route des vacances PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © C'est le début des grandes vacances pour 1,1 million d'enfants d'âge scolaire au Québec.Hier, les élèves de l'école Laurier, de Montréal, dont Tristan Landès-Tremblay, Médéric Labrie-Corvec et Étienne Lebuis, ont soufflé des bulles de savon pour souligner la fin des classes.« Les bulles symbolisent la liberté, la légèreté et la beauté des vacances », a dit Michèle Lavergne, directrice de l'école Laurier.Bon été à tous ! Clause d'exclusion: les jeunes enseignants réclament 100 millions MARIE ALLARD Les 28 000 jeunes enseignants victimes d'une clause salariale discriminatoire entre 1997 et 2000 demandent 100 millions au gouvernement du Québec pour régler leur litige à l'amiable.« Plus on laisse traîner la question devant les tribunaux, plus ça va coûter cher, a fait valoir hier Normand Morin, président de l'Association de défense des jeunes enseignants du Québec (ADJEQ).Le gouvernement devrait profiter des négociations en cours (en vue de renouveler la convention collective des enseignants) pour régler notre dossier.» Dans un jugement rendu le 11 juin, la Cour suprême a statué que le Tribunal des droits de la personne possédait les compétences nécessaires pour entendre la cause des jeunes professeurs victimes d'une clause « orphelin ».En 1997, le gouvernement avait bloqué l'avancement des échelons salariaux des enseignants pendant un an, en vue de réduire de 6% sa masse salariale.Cette mesure, prise en accord avec l'ex- Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ devenue la CSQ), a mené à une longue bataille judiciaire.Les jeunes enseignants estiment que le gouvernement a économisé 66 millions en trois ans grâce à cette clause.En prenant en compte les intérêts cumulés, chacun d'entre eux réclame 5000 $ en dédommagements.«Nous avons envoyé une lettre au premier ministre Jean Charest pour lui demander une rencontre à ce sujet », a indiqué M.Morin.Selon Luc Grenier, directeur des affaires juridiques au Conseil du Trésor, l'affaire suit son cours.« Je ne suis pas au courant de la démarche entreprise par les enseignants auprès de M.Charest, a-t-il indiqué à La Presse.Ce que je peux vous dire, c'est que nous voyons à préparer notre défense devant le Tribunal des droits de la personne.» Contre le déménagement de l'école Anne-Hébert Un groupe de 26 parents a déposé en Cour supérieure, lundi, une demande d'injonction interlocutoire annulant le déménagement de l'école Anne-Hébert, actuellement située rue Somerled, à Montréal.Cette école, qui offre un enseignement intensif de l'anglais et de l'éducation physique aux élèves de 5e et 6e année, doit être transférée dans l'immeuble Rosedale dès la prochaine rentrée.Anne- Hébert suscite la controverse depuis son ouverture, en 2000.La Commission scolaire de Montréal, qui s'est déjà fait ordonner trois fois par un tribunal de refaire les consultations sur le sort de l'école, n'émettra pas de commentaires avant la décision du juge.La date de l'audience doit être fixée ce matin, au palais de justice de Montréal.Marie Allard Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800 361-8071.Destinations canadiennes: le supplément des frais de carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs pour les vols au pays.Les tarifs sont basés sur un aller simple.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Les billets doivent être achetés au plus tard le 24 juin 2004.Les voyages peuvent être effectués à partir du 1er juillet 2004 et doivent prendre fin au plus tard le 7 juillet 2004.Achat à l'avance est requis.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les assurances, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 6$, ne sont pas inclus.Destinations américaines: les tarifs sont basés sur un aller simple.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Achat à l'avance peut être requis.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les assurances, le supplément des frais de carburant lorsque applicable, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 12$, ne sont pas inclus.Destinations canadiennes et américaines: les billets sont non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.Séjour minimal et maximal.D'autres conditions s'appliquent.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, de Jazz Air inc.(faisant affaire sous le nom d'Air Canada JazzMC) ou de ZIPMC.MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.MCZIP est une marque de commerce de Zip Air inc.Profitez de nos tarifs réduits pour voyager en Amérique du Nord.Air Canada est le chef de file des bas tarifs aller simple pour toutes les grandes villes canadiennes et américaines.Tarifs spéciaux Web Tango, aller simple de Montréal à partir de : Réservez sur aircanada.com et obtenez un mille AéroplanMD supplémentaire pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour vos voyages au Canada et aux États-Unis.Ou téléphonez à votre agent de voyages.com le plus beau jour de leur vie $113$ CHICAGO $122$ MIAMI/ORLANDO TAMPA $137$ PHILADELPHIE $146$ DALLAS/FORT WORTH $155$ SAN FRANCISCO LOS ANGELES/LAS VEGAS $49$ MONCTON $69$ HALIFAX 89$ CALGARY EDMONTON $89$ VANCOUVER 89$ WINNIPEG Bas tarifs Web Tango de tous les jours, aller simple de Montréal à partir de : D'autres tarifs avantageux aussi offerts tout l'été ! 3237782A . ACTUALITÉS Des prêts et bourses qui se font attendre 15000étudiants attendent toujours leur aide financière pour la session d'été MARIE ALLARD Les deux tiers des 27 000 étudiants qui ont demandé de l'aide financière pour la session d'été n'ont toujours pas reçu leur prêt ou leur bourse, plus de sept semaines après le début des cours.« Nous avons implanté un nouveau système informatique assez costaud, qui est parti plus lentement que prévu », a expliqué hier à La Presse Bernard Frenette, responsable des communications à l'Aide financière aux études du ministère de l'Éducation (MEQ).Seuls 12 000 étudiants ont reçu leur prêt ou leur bourse en bonne et due forme.D'autres \u2014 environ 9000 étudiants \u2014 ont touché depuis le début juin une aide provisoire, mesure exceptionnelle prise par le MEQ pour pallier les besoins urgents.« Il s'agit d'une aide financière sans précédent d'environ 2000 $ pour les étudiants sans enfant et de 3000 $ pour ceux qui en ont », a indiqué Jean-Marc Létourneau, responsable du bureau d'aide financière de l'Université de Montréal.Les derniers (6000 étudiants) sont toujours en attente d'une réponse, bien qu'ils aient pu faire appel aux fonds de dépannage des universités.Ces retards causent bien des inquiétudes.« Nous sommes dans une situation insupportable nous obligeant à contracter des dettes à droite et à gauche pour pouvoir joindre les deux bouts, témoigne un étudiant, marié et père d'un bébé, dans un courrier électronique envoyé à La Presse.Nous étudions dans un état d'esprit très défavorable.Et dire que nous avons rempli nos formulaires le jour même où il était possible de le faire ! » « Dès que nous avons ouvert notre nouveau système, le 5 avril dernier, nous avons constaté plusieurs erreurs, a reconnu M.Frenette.Nous pensions les régler rapidement, mais quand nous avons vu que nous n'arrivions pas à prendre notre rythme de croisière avant la mi-mai, ça nous a inquiétés.C'est à ce moment que nous avons décidé de donner de l'aide provisoire.» Depuis, la situation s'améliore, selon le bureau de l'aide financière.Lundi dernier, 24 nouveaux employés ont commencé à traiter les demandes, sans compter les huit ou neuf autres qui s'étaient ajoutés au personnel régulier à la mi-mai.« Il y a encore énormément de retard, mais nous ne voulons pas blâmer l'aide financière, a souligné Marc-André Hainse, responsable des services financiers aux étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).À terme, les changements effectués au système d'aide financière vont constituer une amélioration.Et en attendant, nous collaborons au maximum avec les étudiants pour trouver des solutions.» À l'Université de Montréal, où 10% des bénéficiaires de l'aide financière ont au moins un enfant à charge, des ententes ont notamment été prises pour retarder le paiement des droits de scolarité.La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) déplore la situation, qui pénalise ses membres.« Nous sommes surpris d'apprendre que ces délais sont dus à des problèmes de logiciel, a dit Pier- André Bouchard, président de la FEUQ.Nous pensons plutôt que c'est en lien avec la coupe de 100 millions faite dans les bourses ce printemps.» La session d'automne \u2014 où plus de 90 000 étudiants font des demandes de prêts ou de bourses\u2014 s'annonce difficile, bien que le bureau d'Aide financière ait mis sur pied un comité chargé de surveiller la situation.« Nous sommes préoccupés, a dit M.Létourneau.S'il faut encore une fois donner de l'aide provisoire, nous espérons que ce soit dès le début de l'année.» PHOTO ARMAND TROTTIER, LAPRESSE © Les salles de cours des universités, comme celle-ci à l'Université de Montréal, sont fréquentées par les étudiants depuis déjà plus de sept semaines pour la session d'été.3236613 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Style deux boutons, pantalon sans plis ÉPARGNEZ 36% COMPLET STRETCH RAYURES GRAVÉES 159.ÉPARGNEZ JUSQU'À 65% CHEMISES CLASSE AFFAIRES COLLECTIONS 59.RÉG.JUSQU'À 175.00 ÉPARGNEZ 69% CHEMISE LIN COL ZIGZAG 19.ÉPARGNEZ 53% PULL FINE MAILLE LUSTRÉE 29.ÉPARGNEZ 60% CARGO LIN RUSTIQUE 29.ÉPARGNEZ JUSQU'À 28% MAILLOTS DE BAIN 49.René Lezard, Tombolini, Jacques Britt, Stones Manches longues.Une exclusivité du 31 Tricot viscose et nylon.8 coloris urbains Un style pure mode exclusif Boxeurs, bikinis, coton, nylon, tactel RÉG.65.00 RÉG.JUSQU'À 70.00 RÉG.250.00 RÉG.75.00 RÉG.65.00 3237770A IMPORTATION - AUCUN INTERMÉDIAIRE Table carrée pliante pour deux personnes 259 $ - Banc washington 599 $ Différents modèles de table et chaises pour 6,8,10 personnes à prix de liquidation NE MANQUEZ PAS CETTE CHANCE UNIQUE! 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Coupé Civic SE 2004 illustré Berline Accord SE 2004 illustrée La technologie d'une F1 avec boîte à gants.Berline ou coupé Civic DX 2004 178$ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement Taux de financement en location ou à l'achat 3,8 % par mois/pour 48 mois 0$ dépôt de sécurité dépôt de sécurité Berline Accord DX 2004 278 $ Prix de location Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement Taux de financement à l'achat 2,8 % par mois/pour 48 mois L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Ces offres portent sur les véhicules neufs 2004 mentionnés ci-après.Période de location 48 mois.Première mensualité exigible.Pour chaque véhicule, sont identifiés: a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant total au terme de la location et, s'il y a lieu, d) la nécessité d'un dépôt de sécurité.Berline Civic DX 5 vitesses (modèle ES1514PX) et coupé Civic DX 5 vitesses (modèle EM2114P): a) 178 $, b) 2 530 $, c) 11 074 $; berline Accord DX 5 vitesses (modèle CM5514PL): a) 278 $, b) 3 578 $, c) 16 922 $.Programme 0 $ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Option d'achat au terme de la location moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Les offres de financement sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur l'acceptation du crédit.Taux de 3,8% pour le financement à l'achat ou à la location d'une berline Civic DX 5 vitesses 2004 (modèle ES1514PX) ou d'un coupé Civic DX 5 vitesses 2004 (modèle EM2114P) en inventaire pour un terme allant jusqu'à 60 mois à l'achat et 48 mois à la location.Taux de 2,8% pour le financement à l'achat d'une berline Accord DX 5 vitesses 2004 (modèle CM5514PL) en inventaire, pour un terme allant jusqu'à 60 mois.D'autres termes de financement sont offerts.Un versement initial et les taxes applicables pourraient être exigées.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Meilleure berline de sa catégorie - Guide de l'auto 2004 Voiture la plus vendue au Québec en 2003 - AIAMC 0$ 3234683A Paul, 60 ans, souffre d'insuffisance rénale.Il se croyait chanceux de vivre au Québec où les soins de santé sont très bons.C'est sûr, il était branché à une machine de dialyse trois fois par semaine, mais il se sentait bien et travaillait toujours.Il y a trois semaines, tout ça a changé.L'hôpital a informé Paul qu'il ne lui donnerait plus un médicament qu'il devait prendre en plus de son traitement de dialyse.Ce médicament appelé érythropoïétine, remplace l'hormone qui est normalement produite par les reins.Sans elle, le corps ne fabrique pas assez de globules rouges, ce qui entraîne l'anémie.Non traitée, l'anémie cause la fatigue extrême, plus d'effort cardiaque, et éventuellement, la mort.Les insuffisants rénaux avaient l'habitude de recevoir des transfusions sanguines, mais depuis 1990, ils ont été traités avec succès avec le traitement à l'érythropoïétine de remplacement.Le médicament est payé par la régie de l'assurancemaladie du Québec.Comme la plupart des patients sous dialyse, Paul recevait son médicament par le même tube utilisé pour la filtration du sang.Il y a trois semaines, l'hôpital a informé Paul qu'il ne lui injecterait plus l'érythropoïétine de remplacement quand il viendrait pour sa dialyse.En effet, une directive du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec précise que ce sont les hôpitaux qui assument maintenant les coûts des médicaments qu'ils administrent.Comme l'ensemble des coûts de traitement de l'anémie pour les insuffisants rénaux ont été transférés à la RAMQ, les patients sous dialyse doivent se procurer leur médicament en pharmacie et revenir ensuite à l'hôpital pour se le faire injecter.La directive ministérielle 2000-033 fait en sorte d'interdire aux hôpitaux d'administrer un médicament provenant de l'extérieur de l'établissement.Certains d'entre eux appliquent cette directive, alors que d'autres continuent d'administrer l'érythropoïétine en clinique de dialyse malgré les rappels contraires du ministère de la Santé et des Services sociaux.Paul avait deux options.La première était d'aller au CLSC pour avoir son injection d'érythropoïétine de remplacement.La seconde était de se l'injecter lui-même à la maison de façon sous-cutanée (sous la peau).Après avoir consulté son docteur, Paul a décidé qu'il ne voulait aucune de ces options.Il prenait le même médicament sans problème depuis cinq années, et se sentait préoccupé par ce changement.D'ailleurs, il savait que n'importe quelle protéine injectée sous la peau constitue un plus grand risque d'effets secondaires que celles injectées par intraveineuse.À travers le Canada, 85% des patients sous hémodialyse reçoivent leur érythropoïétine par intraveineuse.Mais Paul savait qu'il ne pourrait pas prendre plus de temps de son travail pour avoir l'injection de son médicament.Refuser d'administrer le médicament à même la clinique de dialyse compromet non seulement la qualité des soins, mais viole également les droits fondamentaux des insuffisants rénaux à avoir accès au traitement et la voie d'administration de leur choix.Les noms et la photo ont été modifiés pour protéger l'anonymat des patients.Institut de l'anémie - Recherche et Éducation La bureaucratie menace les droits des patients souffrant d'insuffisance rénale AI_La Presse Adv4_A0621 Lisette Arg_ _ _, Charny Diane All_ _ _ , Montréal Guylaine Ass_ _ _ , Ste-Sabine de Bellechasse Suzanne Barr_ _ _, St-Hyacinthe Janet Bea_ _ _, Beaconsfield Yvon Beau_ _ _, Blainvile Emery Beau_ _ _, Ste-Agathe-des-Monts Renée Beau_ _ _, Montréal Johanne Beau_ _ _, Laval Pierre Beau_ _ _, Montréal J.Marcel Beau_ _ _, Dollard Alain Bel_ _ _, Mont-Joli Thérese Bél_ _ _, St-Basile-Le-Grand Pierre Bel_ _ _, Rimouski Claude Bér_ _ _, St-Marc-Sur-Richelieu Lyse Bern_ _ _, Montréal Denise Bert_ _ _, L'Isle-Verte D.Ber_ _ _, Ottherburn Park Marcel Bib_ _ _, Sainte-Anne De Sorel Micheline Bie_ _ _, Longueuil Paul Bill_ _ _, Montréal Michelle Blo_ _ _, Ste-Dorothée Roland Bo_ _ _, St.Hyacinthe Pascale Bo_ _ _, Laval Germain Bois_ _ _, Drummondville Marcel Bold_ _ _, Lévis Donald Bold_ _ _, Val D'Or Christian Bou_ _ _, St-Jerome Herbert Bou_ _ _, Montréal Diane Bou_ _ _, Lorraine Lynn Bou_ _ _, Fabreville Denis Bou_ _ _, Grande-Ile Liebe Brad_ _ _, Québec Vida Brad_ _ _, Montréal Gaetan Brie_ _ _, Montréal Estelle Bris_ _ _, Montréal Sylvie Bro_ _ _, St-Eustache Martin Bye_ _ _, Montreal Nélia Cam_ _ _, Montréal Annie Cam_ _ _, Montréal Suzanne Car_ _ _, St-Eustache André Ca_ _ _, St-Hyacinthe Roland Char_ _ _, Montebello Marie Char_ _ _, Laval Annie Cor_ _ _, Laval Normand Cot_ _ _, Loretteville Irene Cot_ _ _, St-Jean Chrysostome Hélène Cot_ _ _, Brossard Georges Cou_ _ _, Mirabel Jeannine Cou_ _ _, Mirabel P.Dan_ _ _, Boucherville P.D'An_ _ _, St-Leonard Lucette Aou_ _ _, Châteauguay Martin Dar_ _ _, Laval M.B.Davis_ _ _, Montréal Nathalie Del_ _ _, Laval Francois Der_ __, Montréal Louis Des_ _ _, St.Bruno Micheline Desl_ _ _, Laval Lise Des_ _ _, Montréal Lucien Dez_ _ _, Montréal L.Dis_ _ _, Montréal Michael Doh_ _ _, Québec D.Dou_ _ _, St.Hubert Anne Drap_ _ _, Laval Heather Dra_ _ _, Chatham Honey Dre_ _ _, Montréal France Dro_ _ _, Ste-Foy Claire Dub_ _ _, Laval Leo Dub_ _ _, Cowansville Michelle Dum_ _ _, Beaconsfield Florence Dup_ _ _, Laval Charles Dup_ _ _, St-Lambert Jean Dur_ _ _, Saint-Ubalde Cécile Dut_ _ _, St.Georges Pierrette Edw_ _ _, Lachine Caroel Fil_ _ _, St-Jerome Laurent For_ _ _, Montréal Lyne For_ _ _, Longueuil Hélène Fou_ _ _, Sainte-Martine Geneviève Fra_ _ _, St-Lambert Jean-Nicolas Gag_ _ _, Saint-Cuthbert Marie Gag_ _ _, Charlesbourg Francine Gag_ _ _, Ste-Foy Danielle Gag_ _ _, Laval Yvon Gam_ _ _, Brossard Todd Gat_ _ _, D.D.O.Annie Gau_ _ _, Boisbriand André Gau_ _ _, Victoriaville Henri-paul Gen_ _ _, St-Jean Chrysostome Boutin Gér_ _ _, Ste-Julienne Sylvie Gig_ _ _, Montréal Jo Anne Gin_ _ _, Laval Fernand Gin_ _ _, Sainte-Foy Noel Gin_ _ _, Laval Huguette Gir_ _ _, Montréal Rolarid Gir_ _ _, St.Nicolas Gabriel Gir_ _ _, Luceville Danielle Gla_ _ _.Sainte-Barbe Reine Goo_ _ _, Laval Diane Gou_ _ _, Laval Germaine Goy_ _ _, St-Leonard Claude Gra_ _ _, St-Eustache René Gra_ _ _, Boucherville Monique Gre_ _ _, Québec M.Gru_ _ _, Montréal Liette Ham_ _ _, Laurier Station Linda Han_ _ _, Deux-Montagnes Gilles Hud_ _ _, Châteauguay Bernadette Je_ _ _, Rimouski Alexandra Jon_ _ _, Sainte-Foy Claudette Lab_ _ _, St-Jerome Robert Lad_ _ _, Chénéville Ginette Laf_ _ _, Laval Gabrielle Laf_ _ _, Montréal Line Laf_ _ _, Lasalle Isabelle Laj_ _ _, Terrebonne Gilles Lal_ _ _, Brossard Normand Lan_ _ _, Laval Jean-Yves Lan_ _ _, Cap-Rouge Lise Lan_ _ _, Longueuil C.Lan_ _ _, Marieville Pierre Lan_ _ _, Ste-Anne-De-La-Perade Lyne Lan_ _ _, Armagh Johanne Lap_ _ _, St-Léonard Georges Lap_ _ _, Montréal Bruno Lap_ _ _, Ste-Anne-Des-Plaines Claude Lap_ _ _, Montréal Diane Lar_ _ _, Lac St-Charles Daniel Lar_ _ _, Charlesbourg Carole Lar_ _ _, Ste-Dorothée Odette Lav_ _ _, Montmagny Marie-Eve Lav_ _ _, St-Eustache Jocelyne Lav_ _ _, Sait-Jean-sur-le-Richelieu Denis Lav_ _ _, Marieville Anne Lav_ _ _, Montréal Clement Lav_ _ _, Shawinigan Francois Lav_ _ _, St-Francois de Bromption Gerald Leb_ _ _, Montréal Bernard Led_ _ _, Cote Saint-Luc Hélène Lef_ _ _, Québec Jacques Lef_ _ _, St-Jean-Sur-Richelieu Roger Lef_ _ _, Longueuil Real Lev_ _ _, La Plaine Lucie Lev_ _ _, Montréal Denise Lev_ _ _, Laval Donald Lon_ _ _, Rosemerie Alain Maa_ _ _, D.D.O.Patrick Mac_ _ _, St-Charles De Drummond Lorraine Mac_ _ _, St-Roch de L'Achigan Thelma Mac_ _ _, Saint Lambert Lise Mai_ _ _, Ville Lorraine Monic Mar_ _ _, St-Jean-sur-le-Richelieu Micheline Mas_ _ _, Saint-Jerome Paul Mat_ _ _, Lévis Josée Mau_ _ _, St-Laurent Denis May_ _ _, Québec Rita Maz_ _ _, Montréal Pierre Mer_ _ _, Québec Lise Mer_ _ _, St-Jerome Suzanne Mét_ _ _, St-Etienne Flore Mic_ _ _, Laval Lynne Mic_ _ _, Vimont Laval Roland Mil_ _ _, Verdun Germaine Mor_ _ _, Lorraine Raymond Mor_ _ _, Laval Guy Mor_ _ _, Granby Claire Mor_ _ _, Mirabel André Nad_ _ _, Saint-Hubert Helene Noe_ _ _, St-Eustache Roberte Nol_ _ _, Otterburn Park Monique Nor_ _ _, Rosemere Raymonde Og_ _ _, Fabreville Laval Gracia Oli_ _ _, Montréal Jacques Oue_ _ _, Montréal Andrée Paq_ _ _, St-Jerome Monique Par_ _ _, Vaudreuil Françoise Par_ _ _, St.Lambert-de-Lauzon Lucie Par_ _ _, Laval Yvon Par_ _ _, Montréal Yvette Pel_ _ _, Laval Carmen Pel_ _ _, Montmagny Pierre Pep_ _ _, St.Lambert Jean-Hugues Pet_ _ _, Grenville Rollande Phi_ _ _, Cap-Santé Claude Pic_ _ _ _, Montmagny Pierre Pic_ _ _, Ste-Foy Philippe Pig_ _ _, Laval Florian Pil_ _ _, Ste-Marthe-Sur-Le-Lac Etienne Poi_ _ _, Trois-Rivières - O.Claire Poi_ _ _, Chomedey Laval Joan Pot_ _ _, Montréal Denis Pou_ _ _, Sainte-Foy Horterse Pou_ _ _, Valleyfield Claude Prat_ _ _, Prévost-P.Edith Pro_ _ _, Ste-Adele Léo Pro_ _ _, Danville Arlette Pru_ _ _, Verdun Elizabeth Pyc_ _ _, Montréal George Rab_ _ _, Montréal Valida Rah_ _ _, Lachine Norma Rai_ _ _, Laval Thérese Rat_ _ _, Montréal Ron Rei_ _ _, Laval Nancy Ric_ _ _, Laval Zina Ric_ _ _, Montréal Bertrand Ric_ _ _, Anjou Solange Ric_ _ _, St-Bruno Danielle Rob_ _ _, Montréal Claude Rob_ _ _, Québec Carole Rod_ _ _, Laval Jean Rol_ _ _, Montréal Emilie Ros_ _ _, Trois Pistoles Claire Rou_ _ _, Ste-Foy A.M.Rup_ _ _, Montréal Allan Sal_ _ _, Dollard Des Ormeaux Audrée Sal_ _ _, Blainvile S.Sau_ _ _, Pierrefonds Joanne Sav_ _ _, Montréal Arnold Scu_ _ _, Pierrefonds Evelyn Sel_ _ _, Montréal Guy Sig, _ _ _, Boucherville André St-D_ _ _, Salaberry-de-Valleyfield Pierre St-C_ _ _, Carignan Alice St-O_ _ _, Montréal Chantal Ste-C_ _ _, Montréal Germain St-G_ _ _, St-Jean/Richelieu Marie-Claire Sti_ _ _, Laval Lucie St-O_ _ _, Terrebonne Andrée-Anne Syl_ _ _, St-Hubert Murielle Tes_ _ _, Lac St-Charles Lise Tét_ _ _, Longueuil Claudette The_ _ _, Laval Gérard The_ _ _, Montréal Jocelyne Thi_ _ _, Cap-Rouge L.Tho_ _ _, St.Georges de Bee D.Tra_ _ _, St-Jean-Sur-Richelieu Daniel Tre_ _ _, Montréal Marie-Andrée Tre_ _ _, St-Aubert Carmelle Tre_ _ _, Mirabel Daniel Tre_ _ _, Ste-Marthe-Sur-Le-Lac Geneviève Tur_ _ _, Québec Jeanne Vai_ _ _, Saint-Fabien-de-Panet Maurice Veil_ _ _, Ste-Adele Hervé Vin_ _ _, Longueuil Grant Wat_ _ _, Windsor Barbara Wei_ _ _, Montréal Sally-Jane Whi_ _ _, Greenfield Park Love Ach_ _ _, St-Laurent M.Ans_ _ _, Dorval Marie-Paule Bél_ _ _, Montréal David Ber_ _ _, St-Laurent John Ber_ _ _, St-Laurent Andrée Cha_ _ _, Montréal Anne-Marie Clo_ _ _, Brossard Joseph Con_ _ _, Montréal Ivelan Cor_ _ _, Kirkland Robert Dau_ _ _, Montréal Carmela Dic_ _ _, La Salle Lormil Die_ _ _, Montréal-Nord Irving Fis_ _ _, Dollard K.Gro_ _ _, Hudson Jolin Gar_ _ _, Brossard Esmeralda Gou_ _ _, Ste-Catherine Fiona Har_ _ _, Montréal Eleonor Hin_ _ _, Mercier J.A.Hyp_ _ _, Brossard Acem Jam_ _ _, Montéal Maurice Juf_ _ _, Montréal John Jez_ _ _, Chateauguay Irina Karl_ _ _, La Salle Ema Kro_ _ _, Montréal Raymond Kyc_ _ _, Dollard-des-Ormeaux Jennifer-Marie Lac_ _ _, Pte-Claire Geza Mak_ _ _, t-Hubert N.Nas_ _ _, Montréal Judith Pac_ _ _, Montréal Claude Paq_ _ _, Montréal Émile Per_ _ _, St-Mathias-sur-Richelieu Ursula Pon_ _ _, Montréal Giovanni Rus_ _ _, Montréal Apostolos Sah_ _ _, Brossard Agnes Smi_ _ _, Verdun Wilford Smi_ _ _, Mascouche Felix Uth_ _ _, Montréal John Vec_ _ _, Montréal Walter War_ _ _, Longueuil Edith Wie_ _ _, Montréal Toby Wil_ _ _, Dollard-des-Ormeaux Urania Wol_ _ _, Montréal Stewart Wri_ _ _, Montréal Ywen Yi_ _ _, Dollard-des-Ormeaux Marie-Pierre Abe_ _ _, St-Ferdinand Lisette Argu_ _ _, Charny Dian All_ _ _, Montréal Dante Bab_ _ _, PQ Frédérick Bar_ _ _, PQ Rémi Bas_ _ _, PQ Renald Beau_ _ _, PQ Nicole Beau_ _ _, PQ Gilles Béd_ _ _, PQ Robert Bél_ _ _, PQ Claire Bel_ _ _, PQ Marcel Bel_ _ _, PQ Nicole Bel_ _ _, PQ Charles Ber_ _ _, PQ Solanges Boi_ _ _, PQ Luc Bou_ _ _, PQ Doreen Bre_ _ _, PQ Pascale Bru_ _ _, PQ Yannick Bru_ _ _, PQ Olenka Bry_ _ _, PQ André Caz_ _ _, PQ Aline Chr_ _ _, PQ Lise Clo_ _ _, PQ Marie Com_ _ _, PQ Nimfa Con_ _ _, PQ petra coo_ _ _, PQ Hélène Côt_ _ _, PQ Jacques Dem_ _ _, PQ J.Yves Des_ _ _, PQ Diane Din_ _ _, PQ Nancy Doi_ _ _, PQ Christina Dor_ _ _, PQ Jacques Dro_ _ _, PQ Luc Duc_ _ _, PQ Marcelle Duf_ _ _, PQ André Dul_ _ _, PQ Alain Dup_ _ _, PQ Andrée Dur_ _ _, PQ Michèle Far_ _ _, PQ Francois Fon_ _ _, PQ Jean Fra_ _ _, PQ Simon Fre_ _ _, PQ Stéphane Gag_ _ _, PQ Valérie Gag_ _ _, PQ Alain Gau_ _ _, PQ Sylvie Gau_ _ _, PQ France Gau_ _ _, PQ Ronald Gig_ _ _, PQ Damien Gir_ _ _, PQ Patrick God_ _ _, PQ Jean-Bruno Gré_ _ _, PQ Micheline Jar_ _ _, PQ Liette Lam_ _ _, PQ Marie Lan_ _ _, PQ Philias Lav_ _ _, PQ Michel Lav_ _ _, PQ Danielle Lef_ _ _, PQ Louise Lev_ _ _, PQ Yvon Liv_ _ _, PQ Julien Mar_ _ _, PQ Bibeau Mar_ _ _, PQ William Mar_ _ _, PQ Hélène Mar_ _ _, PQ Josée Ann Mau_ _ _, PQ Michèle Ven_ _ _, PQ Liette Mor_ _ _, PQ Marc Mor_ _ _, PQ Sarah Nev_ _ _, PQ Jacques Oue_ _ _, PQ Denis Paq_ _ _, PQ Michel Paq_ _ _, PQ Guy Paq_ _ _, PQ Colette Par_ _ _, PQ linda Par_ _ _, PQ Terrence Per_ _ _, PQ Francine Poi_ _ _, PQ Ghislaine Poi_ _ _, PQ Annice Pol_ _ _, PQ André Ran_ _ _, PQ Gérald Ro_ _ _, PQ Estelle Ro_ _ _, PQ Marie-Eve Ro_ _ _, PQ Marcel Roz_ _ _, PQ François Rue_ _ _, PQ Gérard Sai_ _ _, PQ Gilles Ség_ _ _, PQ Evelyn Sel_ _ _, PQ Monica Sha_ _ _, PQ Nicole Sic_ _ _, PQ Sylvain Sou_ _ _, PQ Charles St P_ _ _, PQ Marc Ste_ _ _, PQ Renald Tes_ _ _, PQ Guyanne The_ _ _, PQ Claude Tho_ _ _, PQ Isabelle Tou_ _ _, PQ Nathalie Tré_ _ _, PQ Sylvie Tru_ _ _, PQ Guy Vai_ _ _, PQ Ghislaine Val_ _ _, PQ Annamaria Ver_ _ _, PQ Karl Whi_ _ _, PQ Dorothy Woj_ _ _, PQ Jamie You_ _ _, PQ Allan Zuc_ _ _, PQ kathy Zuc_ _ _, PQ 3238369A Au ministre monsieur Philippe Couillard REPORTAGE PUBLICITAIRE SUITEDE LA UNE Irak: l'otage sud-coréen décapité OTAGE suite de la page A1 Une dizaine d'étrangers demeurent actuellement détenus en Irak par diverses factions.Le président américain George W.Bush a assuré hier que le « monde libre » ne serait pas ébranlé par les « actes barbares» des terroristes.« Ils veulent nous forcer à nous retrancher pour imposer leur sombre vision du monde aux gens », a-t-il déclaré en se disant confiant de bénéficier de la « compréhension » du président sud coréen Roh Moo- Hyun.Sami Aoun, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université de Sherbrooke, estime que les membres d'Al-Qaeda cherchent, en recourant à un procédé « barbare » comme celui de la décapitation, à frapper l'imaginaire des populations civiles des pays susceptibles d'envoyer des troupes en Irak à la demande des États-Unis.Le gouvernement sud-coréen est d'ailleurs confronté à de fortes pressions populaires pour faire marche arrière, tout comme l'Italie, qui a reconduit hier la mission de ses soldats en Irak jusqu'à la fin de l'année, en dépit des hauts cris de l'opposition.Selon M.Aoun, les ravisseurs, que ce soit en Irak ou en Arabie Saoudite, utilisent une interprétation «déformée et abusive » du Coran pour tenter de conférer une légitimité religieuse à leurs crimes.La loi coranique, dit-il, fait de la décapitation le châtiment suprême.Elle ne peut cependant s'appliquer, note le spécialiste, qu'aux personnes responsables de meurtre et être imposée par les autorités gouvernementales.L'Arabie Saoudite est l'un des seuls pays musulmans qui l'applique actuellement dans le monde, 53 décapitations ayant été relevées l'année dernière.Pour contourner ces contraintes d'interprétation, les islamistes prétendent cibler des individus qui, à leurs yeux, soutiennent directement ou indirectement l'assassinat de musulmans.Ils s'arrogent par ailleurs le droit d'imposer de telles sentences en « contestant la légitimité des gouvernements en place », souligne M.Aoun.Le recours à la décapitation représenterait aussi une façon pour les islamistes de manifester leur puissance et leur rejet de l'approche juridique occidentale.Même s'il s'attend à ce que ce type d'assassinat se répète, le spécialiste ne croit pas que le phénomène aura pour effet de fragiliser la coalition occupant l'Irak, les intérêts économiques et politiques en jeu étant trop importants pour permettre aux pays participants de disposer d'une véritable marge de manoeuvre face aux pressions des États-Unis.Ces développements surviennent alors que l'administration américaine et le nouveau gouvernement irakien évoquent la possibilité d'imposer la loi martiale dans certaines parties du pays pour tenter de mettre fin à la violence.Le faucon néo-conservateur américain Paul Wolfowitz, de retour d'Irak, a souligné hier que la décision serait prise conjointement avec les élus irakiens.Le responsable du Pentagone a par ailleurs prévenu qu'il était « tout à fait possible » que les soldats américains demeurent dans le pays pour de « nombreuses années ».Avec AP, APF, Reuters et BBC PHOTO KIM KYUNG-HOON, REUTERS La mère de l'interprète sud-coréen (à droite sur la photo) était inconsolable après avoir appris l'horrible nouvelle.DE FIN D'ANNÉE D'AUDIO CENTRE ENSEMBLE CINÉMA-MAISON PLASMA COMPLET Téléviseur plasma et récepteur Marantz, hauts-parleurs Kef, supports muraux, câbles Monster.Régulier 10 133,00$ \u2014 SOLDE 6 999,99 $ ENSEMBLE CINÉMA-MAISON AVEC UN PROJECTEUR Projecteur et écran 80 po Toshiba, recepteur Yamaha, hauts-parleurs PSB, câbles Monster.Régulier 8 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de vous emmener à destination et de vous ramener à la maison en toute sécurité.Au moment de planifier votre prochain voyage d'affaires ou d'agrément, soyez assuré que vous pourrez compter sur Air Canada et ses pilotes.Merci de choisir Air Canada.Pour obtenir plus de renseignements, visitez le site www.votrecommandant.ca Commandant Don Johnson (B-747) Président de l'APAC 3235175A COMPTANT DÉPÔT DE SÉCURITÉ LA FORCE MAZDA 339$/ mois 48 mois Location 48 mois, 20 000 km/an 0 7050, boul.Henri-Bourassa Anjou (514) 328-7777 Président 2004 MPV Modèle UAXZ74AA00 Transport et préparation inclus Indice de sécurité le plus élevé lors d'impact Le samedi dans POUR TROUVER. ACTUALITÉS Cadavre repêché dans le Saint-Laurent Les policiers du SPVM ont repêché vers 11h30 hier matin le cadavre d'une femme flottant à la dérive dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur du parc d'attractions de la Ronde, à Montréal.À cause de l'état de putréfaction du corps qui aurait séjourné dans l'eau un certain temps, les policiers ne connaissent pas la cause du décès.L'autopsie pratiquée aujourd'hui sur la victime de race blanche, âgée de 35 à 40 ans, devrait révéler s'il s'agit d'un suicide ou d'un meurtre.La Presse CONSULTATION GÉNÉRALE PROJET DE LOI NO 61, LOI SUR L'AGENCE DES PARTENARIATS PUBLIC-PRIVÉ DU QUÉBEC La Commission des finances publiques est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 24 août 2004 dans le cadre d'une consultation générale sur le projet de loi no 61, Loi sur l'Agence des partenariats public-privé du Québec.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire au Secrétariat des commissions au plus tard le 6 août 2004.La Commission choisira, parmi les personnes et les organismes qui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu'elle entendra.Les mémoires doivent être transmis en 25 exemplaires de format lettre.Ils doivent être accompagnés d'autant d'exemplaires d'un résumé de leur contenu.Les personnes et organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 25 exemplaires supplémentaires.Par ailleurs, la transmission par courriel d'une version électronique du mémoire serait appréciée, auquel cas toutefois l'envoi de copies papier demeure nécessaire.Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adressés à: Denise Léonard, secrétaire de la Commission des finances publiques, Édifice Pamphile-Le May, 1035, rue des Parlementaires, 3e étage, Québec (Québec), G1A 1A3.Téléphone : (418) 643-2722 Télécopieur : (418) 643-0248 Courriel : cfp@assnat.qc.ca 3238145A solde sur les collections printemps/été des rayons femme, accessoires femme, homme, lingerie et articles de déco saisonniers.Faites vite pour profiter du maximum de choix ! Exceptions : cosmétiques, maillots de bain pour femme et homme, marchandise sélectionnée.Tous les détails en magasin.DÉFINITIVEMENT OUVERT : Complexe Les Ailes, centre-ville Montréal (514) 282-4537 Mail Champlain (450) 672-4537 Carrefour Laval (450) 682-4537 Place Ste-Foy (418) 652-4537 3238112A 29883= 2; :184% 29883= 61 9C@G)= E9F A= .AI: DEH@B@GH= I=I@A En 1996, le 19 février plus précisément.Cette année-là, la Monnaie royale canadienne a frappé 375 483 000 pièces de 2 $ avant de les mettre en circulation.HORAIRE DES CHEFS PHOTO PC PHOTO PC PHOTO PC PHOTO PC Stephen Harper Le chef conservateur est à Toronto pour une ronde d'entrevues et à Hamilton pour un rallye partisan.Paul Martin Petit déjeuner à Edmonton, suivi d'un dîner à Regina.En soirée, rallye partisan à Winnipeg.Jack Layton Tournée dans les Maritimes : Charlottetown, Halifax, Bathurst.Gilles Duceppe Entrevues et point de presse en avantmidi à Montréal, séance de clavardage à La Presse et rencontres diverses dans la métropole.Participation à la Fête nationale en soirée.LES CONTRE Plusieurs membres des Premières Nations du pays s'opposent à l'adoption de cette loi.Cette loi servirait principalement les intérêts des Premières Nations les mieux nanties sans véritable égard aux communautés plus pauvres.L'idée d'offrir des terres ancestrales en garantie de prêt est à l'inverse des traditions autochtones.Recherche : Le Nouvelliste, André Mercier ÉLECTIONS 2004 UNE JOURNÉE AVEC PIERRE ALBERT «J'ai assez hâte de dormir une vraie nuit!» JULIE PARENT La première fois que Pierre Albert a rencontré Stephen Harper, il a été clair.« Je lui ai dit: M.Harper, je suis gai.Est-ce que cela vous pose un problème ?Il m'a répondu qu'il était pour le mariage traditionnel, mais qu'il respectait mon choix.» Le soleil est encore bas dans le ciel quand la journée commence pour le seul candidat conservateur qui fait publiquement état de son homosexualité.Dans la cuisine, son conjoint, Luc Roy, prépare du café et fait sortir Poumba, le golden retriever du couple.Pierre Albert s'amène alors, talonné par un minuscule chat siamois qui répond au nomde Belzébuth.M.Albert, lui, n'a pourtant rien de diabolique même s'il est membre d'un parti qui, croit-il, a été démonisé depuis le début de la campagne.C'est ce qu'il a dit lors d'un débat sur les droits des gais organisé dans sa circonscription par la Chambre de commerce gaie de Montréal.Son premier débat à vie, qui n'a pas été facile.Ses opposants et le public ont souvent fait allusion aux positions conservatrices de Stephen Harper, notamment sur le mariage entre personnes du même sexe.Le député et candidat bloquiste d'Hochelaga, Réal Ménard, a même affirmé que Pierre Albert était « une rose dans un champ d'herbe à poux ».Entre deux gorgées de café, Pierre Albert rétorque que le parti de Paul Martin est responsable de l'aura négative qui entoure les conservateurs.Le jeune candidat est aussi sévère avec les bloquistes : facile, dit-il, de critiquer le manque d'ouverture du PC quand on ne représente qu'une seule région au Canada, reconnue de surcroît pour son ouverture sur les droits des gais.Les conservateurs, au contraire, doivent composer avec l'Ouest canadien, où la situation est très différente : « Tu arrives en Alberta et tu as l'impression de débarquer dans les années 50 », ditil, sans mépris.Son café vite terminé, Pierre Albert saute dans sa fourgonnette, qu'il appelle aussi sa deuxième maison.C'est le temps de se rendre chez Autobus La Montréalaise, la compagnie d'autobus scolaires qu'il dirige.Le transport, c'est d'ailleurs son dossier politique de prédilection, même s'il a davantage parlé des droits des gais depuis le déclenchement des élections.Une heure plus tard, le revoilà dans son véhicule.Il conduit d'une main et se rase de l'autre.« J'ai assez hâte de dormir une vraie nuit ! » lance-t-il.Arrivé dans un petit restaurant, il ouvre un journal, se réjouit : selon un sondage, Stephen Harper a gagné le débat de chefs.« Sauf au Québec », ajoute-t-il.Dans son comté de Laurier, Pierre Albert fait face au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, indélogeable depuis 1990.Pierre Albert a déjà été lié au Bloc : en 1994, il a été président de l'aile jeunesse du BQ en Montérégie.Il a décroché après la victoire du NON au référendum de 1995.Selon lui, le parti souverainiste n'avait plus de raison d'être à Ottawa.Pourquoi a-t-il choisi le Parti conservateur par la suite ?L'idée s'est cristallisée quand l'ancien Parti conservateur et l'Alliance ont fusionné l'automne dernier.Selon Pierre Albert, ce « nouveau » Parti conservateur répond mieux aux besoins du Québec, notamment parce qu'il veut régler le déséquilibre fiscal et donner plus de pouvoir aux provinces.À 10 h, Pierre Albert débarque dans son bureau de campagne, rue Fullum.Il consulte son horaire puis enfile un complet bleu foncé et une cravate.Premier arrêt : une résidence pour personnes âgées du boulevard Saint-Joseph.C'est l'heure du dîner.Le jeune candidat zigzague dans la salle à manger, serre des mains.« Allez-vous voter le 28 juin ?Est-ce indiscret de vous demander pour qui ?Estce une bonne ou une mauvaise nouvelle pour moi ?» Une dame chuchote à sa voisine : « Il fait un discours à chaque table, il doit avoir la gorge sèche ! » Pierre Albert plaît visiblement à son auditoire, surtout aux femmes.Après une pause dîner dans un resto animé du Village gai, Pierre Albert poursuit sa tournée de poignées de main, cette fois rue Sainte-Catherine.Il règne une chaleur d'usine.Les personnes abordées dans les cafés du Village sont moins réceptives aux idées du conservateur.Après un bref arrêt dans les bureaux de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale, où l'on voulait discuter de politique internationale, Pierre Albert se rend à la Maison du père pour y servir le souper.C'est un endroit qu'il connaît déjà.Lorsqu'il était au secondaire, il venait y faire du bénévolat avec le comité de pastorale de son école.Le candidat enlève son veston, choisit un tablier, bleu (!), et se met à l'ouvrage.Après s'être douché et vêtu de façon plus relaxe, Pierre Albert va rejoindre son équipe électorale dans un restaurant mexicain du Plateau.Son copain Luc, qui est aussi son agent officiel, est là.Il est 20h.Pierre Albert a déjà l'air plus détendu.Mais la journée ne se termine pas là : une fois le repas terminé, il retourne au bureau pour faire le bilan de la journée.Puis, enfin, il peut rentrer chez lui et se jeter dans son lit, pour une autre nuit trop brève de campagne.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Pierre Albert (à gauche), le seul candidat publiquement gai du Parti conservateur, fait campagne dans le comté de Laurier.Il est ici en compagnie de son conjoint et agent officiel, Luc Roy.Designs de Wonder Bra soutiens-gorge mode slips Prix de comparaison, soutiens-gorge, 29,50 $ à 36 $; slips, 14 $ à 23 $.60 % de rabais bijoux en or à 10 ct gril Health Smart de Hamilton Beach.Prix de comparaison 89,99 $.65 % de rabais service à thé Val D'or de Royal Albert, 3 pièces Prix de comparaison 420 $.599 $ canapés liquidés par le fabricant Kroehler.Modèle n° 9460.solde à 3999 tee-shirts et corsaires pour femme CK Jeans, Tommy Jeans et Buffalo Ord.32 $ à 49 $.30%de rabais tricots et chemisettes tout-aller et shorts trotteurs pour homme Lee, Dockers et Mantlesmc mode Liz Claiborne pour femme 3 articles ou plus : 35 % de rabais 2 articles : 30 % de rabais un article : 25 % de rabais Tailles courantes et petites.30%de rabais maillots de bain pour homme, femme et enfant solde robe bainde- soleil pour fille Tailles 2 à 16.Ord.24,99 $.25%à 30% de rabais chaussures de sport de ville et tout-aller et sandales pour homme 50%de rabais serviettes Ralph Lauren 40%de rabais pantoufles et sandales De notre rayon des collants et chaussettes.Exception : Havaiannas.40 % à 50 % de rabais mode pour femme To Gomc, Mantlesmc, Nygård Collection, Melrose, mac & jac, Alia et Alfred Dunner Sélection de modèles aussi offerts en tailles petites et grandes.solde solde 27999 congélateur Beaumark®, 198 l température réglable dégivrage manuel Modèle n° 80020.Ord.339,99 $.tee-shirts Point Zero pour garçon et fille Prix de comparaison 16 $.DÈS MAINTENANT et jusqu'au dimanche 27 juin.encore plus Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Bon prix la Baie tous les jours », « Nouvellement réduit », « Atout griffé », « Achat-choc », Style&Co., INC, Nine & Co et ceux des rayons concédés.La mention « ACHAT-CHOC » indique que nous avons trouvé une aubaine incroyable dont nous voulons vous faire profiter.Si nous indiquons un PRIX DE COMPARAISON, il s'agit du prix qu'un autre détaillant canadien a établi pour un article de qualité identique ou prix de comparaison.Les articles « Achat-choc » sont offerts en quantités limitées; pas de bons d'achat différé.Précisions en magasin.Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.Ne tardez pas et profitez du meilleur à l'échelle du magasin choix! 3238070A PIERRE ALBERT > Né le 27 décembre 1973 > Demeure avec son conjoint de fait Luc Roy > Dirige la compagnie Autobus La Montréalaise, à Laval > Complète un certificat en gestion aux HEC ERRATUM Veuillez prendre note que l'encart publicitaire Dodge Durango de samedi 19 juin intitulé « Ça tient du miracle.» contenait une erreur dans la description du moteur.Nous aurions dû lire « 335 chevaux » au lieu de « 355 chevaux ».Nous nous excusons auprès des lecteurs pour cet inconvénient. ÉLECTIONS 2004 UNE JOURNÉE AVEC LIZA FRULLA La ministre qui n'aime pas les campagnes NATHAËLLE MORISSETTE « Je déteste les campagnes électorales ! » lance la ministre du Développement social, Liza Frulla, dès son arrivée au restaurant où La Presse l'attend afin de passer la journée en sa compagnie.À 8 h 15, Mme Frulla semble débordante d'énergie et a déjà les idées bien claires.Assise devant une coupe de fruits frais, les cheveux fraîchement coiffés et le maquillage impeccable, elle explique ce qu'elle n'aime pas des campagnes.Selon elle, deux batailles se déroulent actuellement au pays : l'une au Québec mettant en vedette le Bloc et les libéraux et l'autre dans le reste du Canada où s'affrontent les troupes de Paul Martin et les conservateurs.« Ce que je trouve absurde, c'est qu'au Québec, on se bat contre une espèce de moulin à vent, alors que la vraie bataille est, selon moi, celle avec les ultraconservateurs, dit-elle tout en prenant une gorgée dans son bol de café au lait.Ici, on ne vit pas la vraie campagne, on vit dans une bulle.» Cela dit, elle sait que les libéraux auront beaucoup à faire s'ils veulent surpasser le parti souverainiste.Confiante de remporter la bataille dans Jeanne-Le Ber, sa circonscription, elle semble toutefois inquiète du sort de certains de ses collègues.Dès la première semaine de la campagne, elle est d'ailleurs allée prêter main-forte aux candidats libéraux qui se présentent à Québec et en Beauce.Et si le message de Paul Martin ne passait pas dans la Belle Province ?Liza Frulla répond qu'il est beaucoup plus facile de dénoncer, comme le fait le Bloc, que d'expliquer.Même si les libéraux connaissent beaucoup de difficultés depuis quelques mois en raison du scandale des commandites, elle ne regrette pas d'avoir quitté Radio- Canada, où elle a animé une émission pendant quatre ans, afin de revenir à la politique, fédérale cette fois.«Je ne suis pas une personne qui a des regrets », assure-t-elle.Avant même qu'elle ait le temps de préciser sa pensée, son attaché de presse lui fait signe qu'il est déjà 9 h 30 et qu'elle doit quitter le restaurant pour se rendre au bureau de circonscription.Dans le stationnement, Mme Frulla se dirige vers son PT Cruiser rouge métallique.Elle prend bien soin de s'appliquer du rouge à lèvre et se met ensuite en route.« C'est connu, je conduis comme un pied, avoue-t-elle en riant.Il m'arrive de conduire tout en me maquillant et en parlant au téléphone.» En chemin, elle grimace en apercevant ses pancartes.« Je me sens toujours gênée de voir mon visage sur une pancarte.Ça peut paraître surprenant, mais je suis une personne réservée.» L'ancienne ministre québécoise de la Culture entre 1989 et 1994 n'en est pourtant pas à sa première campagne.Accueil chaleureux Encore une fois depuis le début de sa carrière politique, elle peut compter sur des gens qui lui sont fidèles.En entrant dans son bureau de circonscription, situé rue de Verdun, elle saute littéralement dans les bras des employés et des bénévoles présents.Puis, vers 10 h 30, elle reçoit la presse locale.Au bout de 30 minutes, le point de presse est terminé.Elle embrasse le journaliste de l'hebdomadaire du coin et se prépare pour un autre départ.Le premier arrêt se fait chez Amalgame Montréal, un organisme qui reproduit des modules de travail pour les personnes handicapées.Dès l'arrivée de Mme Frulla, les cris et les rires se font entendre.Alors qu'elles s'affairent à préparer des petits sacs d'ustensiles en plastique, la plupart des personnes présentes reconnaissent Liza Frulla et l'accueillent comme une reine.Elle fait le tour des tables et embrasse tout le monde.L'un des hommes présents lui annonce fièrement qu'il va se marier.« Je n'ai donc plus de chance », lui dit-elle affectueusement.Ensuite, Renée Caron, la directrice générale de l'établissement, fait part à la ministre de ses difficultés à obtenir du financement.Celle-ci l'écoute attentivement et quitte l'endroit en lui promettant de faire des recherches pour tenter de trouver un programme gouvernemental qui pourrait venir en aide à l'organisme.Prochaine destination : un dîner-bénéfice organisé par la fondation La rue des femmes.Les fonds recueillis iront directement à l'organisme La maison Olga, qui accueille et aide les femmes sans-abri.« J'ai sauté sur ma chaise quand j'ai entendu Jack Layton accuser M.Martin de la mort de certains sans-abri », lance la présidente de la fondation, Jocelyne Beaudet, dès l'arrivée de Liza Frulla.Après avoir salué quelques personnes, la ministre repère dans la foule Denise Filiatrault, sa grande amie.Celle-ci la complimente sur la beauté de ses pancartes.« Ne change surtout pas ta coupe de cheveux, lui ordonne- t-elle.Je trouve que c'est très sexy ! » Pendant le repas, composé d'une salade d'asperges accompagnée d'un plat de volaille, la ministre parle avec tout le monde.Elle projette même d'aller en Floride avec Mme Filiatrault.Tout en mangeant, elle fait part à La Presse de l'angoisse que lui font vivre les élections, de ne pas savoir si certains candidats, qui sont des amis très chers, seront réélus.Mais elle se ravise en disant qu'elle est convaincue que les libéraux formeront un gouvernement majoritaire.Le temps s'écoule et Mme Frulla n'a pas le temps de goûter les fraises au chocolat servies au dessert.«Je ne suis pas habituée de manger autant ! dit-elle en riant.En plus, il y a encore un autre gros repas qui m'attend ce soir.» Avant de penser au souper, elle doit d'abord passer à travers un après-midi très chargé.Au menu : visite du centre d'affaires de Verdun, un organisme qui aide les gens a démarrer leur entreprise.Après avoir rencontré les responsables du centre, elle fait un saut chez Toujours Ensemble.Situé en plein coeur de Verdun, l'endroit, qui offre entre autres de l'aide aux devoirs, fourmille d'enfants.La ministre discute avec les jeunes qui semblent reconnaître «la madame des pancartes ».« Il y des places où on a barbouillé ta face ! » lui souligne une fillette, visiblement inquiète du sort des pancartes.Après la brève visite, c'est le retour au bureau.Liza Frulla passe plusieurs coups de fil avant de se préparer pour le souper donné dans le cadre de la conférence portant sur les droits des gais et lesbiennes, qui se tiendra en marge des Jeux gais de 2006.Malgré sa bonne humeur, la ministre est essoufflée.Un mal de tête persistant lui rappelle que la journée a été longue.Elle a tout de même assez d'énergie pour se rendre à l'événement qui se tient dans un restaurant de la rue Amherst.Une fois là-bas, elle semble plus détendue.Elle passe d'un groupe à l'autre, un verre de vin rouge à la main, et discute avec les gens présents.Vers 21 h, la fin de la journée a sonné.En arrivant chez elle à l'Île-des-Soeurs, elle troque son tailleur pour des vêtements plus confortables et va se promener au parc avec son chien, un chitsu âgé de sept ans.Après avoir regardé les nouvelles de fin de soirée à la télévision, elle lit quelques pages d'un livre pour ensuite se blottir dans les bras de Morphée.Elle s'endort sans doute chaque soir en rêvant au 29 juin, le jour suivant les élections.Elle s'imagine probablement déjà dans sa maison d'été de Sutton, où elle préparera avec délice ses traditionnelles confitures aux fraises.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Liza Frulla dit être une personne réservée, mais en campagne électorale, il n'en paraît rien.soy e zto u jou rs gen t ils a v e c c e ux q u ijo u ent a u nouve a u d es gros lot s plu sgros, plu sso uvent Ce soir, 1 $ www.lotto649.loto-quebec.com 3238433A LIZA FRULLA > Née le 30 mars 1949 à Montréal >Aun conjoint et est mère d'un garçon > Possède une maîtrise en pédagogie à l'Université de Montréal >Aété ministre québécoise de la Culture et animatrice à Radio- Canada ACTUALITÉS PHOTOCLÉMENT ALLARD, PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Charest, à l'occasion d'une conférence de presse au Parlement hier, a refusé de s'engager à tenir des élections hâtives à Montréal et à Longueuil.Charest estime que Montréal sort gagnante de l'exercice référendaire DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La ville de Montréal sort gagnante, tout comme l'ensemble du Québec, de l'exercice référendaire de dimanche dernier, a soutenu hier le premier ministre Jean Charest, forcé d'expliquer son peu d'empressement à appuyer la campagne des maires en faveur des grandes villes.« J'ai joué le rôle que j'avais à jouer.J'avais exprimé mon préjugé favorable aux grandes villes, je n'avais pas à dicter leur choix aux citoyens, c'était à eux de se prononcer », a affirmé hier M.Charest, commentant, deux jours après le vote, les résultats de dimanche.Montréal a pu perdre 15 arrondissements dimanche, elle conserve 87% de sa population d'avant les référendums et pas moins de 80 % de sa richesse foncière, a souligné M.Charest, qui promet désormais d'épauler l'administration Tremblay.Pas question de « clivage linguistique » selon lui, une grille d'analyse qui, pour des raisons partisanes, est montée en épingle par Bernard Landry.« Il n'y en a pas de clivage, le seul qui en voit, c'est Bernard Landry, qui voit làdedans une source de division qui le sert.C'est un débat créé de toutes pièces, il n'y a qu'une langue commune au Québec depuis 30 ans, c'est la langue française, et cela continuera », a soutenu Jean Charest.Il refuse toutefois de spéculer sur la position de Québec si des villes à majorité anglophone qui ont opté pour la défusion décidaient de se regrouper volontairement.Un tel scénario n'est pas prévu par la loi 9 et il n'est pas question de l'y introduire.Il ne s'engage pas par ailleurs à la tenue d'élections hâtives à Montréal ou à Longueuil.Le partage des actifs et le rétablissement des caisses de retraite seraient si complexes que le gouvernement aurait d'ores et déjà décidé que dans ces deux villes, elles ne se tiendraient qu'en novembre 2005, indique-t-on dans les coulisses.« Si une chose paraît claire aujourd'hui, c'est qu'il n'est plus acceptable qu'un gouvernement foule au pied le droit des citoyens à choisir leur communauté.Aucun gouvernement ne pourra faire ce qu'a osé le Parti québécois dans l'avenir.Personne ne pourra dire comme Bernard Landry que les citoyens n'ont rien à dire sur l'avenir de leur communauté », a lancé M.Charest.En imposant les fusions, le gouvernement péquiste était coupable « d'un déni de démocratie qui demandait réparation », a-t-il ajouté.Il a aussi mis en exergue la décision désormais claire du chef péquiste Bernard Landry de ne pas ressouder ce qui avait été scindé dimanche.C'est « une reconnaissance de l'importance de l'erreur» des fusions forcées, dira M.Charest.GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Réagissant au résultat du vote sur les défusions, Mario Dumont a accusé le premier ministre Jean Charest d'avoir été «remarquablement absent» dans le dossier et d'avoir pris cet engagement électoral à des fins partisanes et non dans l'intérêt public.« C'est M.Charest comme chef libéral qui a pris le dessus sur M.Charest comme premier ministre de tous les Québécois, et c'est ce qui a donné le fouillis qui a conduit à ce résultat final (.) Il n'y a personne qui est satisfait de l'attitude du gouvernement libéral parce qu'il a fait les choses pour les mauvaises raisons.Ils (les libéraux) ont fait les choses pour des raisons partisanes, ils n'ont pas fait les choses pour des raisons d'intérêt public », a commenté Mario Dumont, qui estime que le démembrement de Montréal n'est pas un événement dont l'histoire du Québec pourra s'enorgueillir.Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) voit même une relation entre la décision du Parti libéral de s'engager à mettre en place un mécanisme de démembrement des villes et le financement du parti dans certaines circonscriptions.« Ce n'est pas la première fois que ça arrive dans l'histoire, que les gens de l'ouest de Montréal, pendant que le Parti libéral est dans l'opposition, ils sont extrêmement forts, extrêmement puissants et ils prennent finalement un contrôle assez large sur le PLQ qui a une influence ensuite sur l'ensemble de leurs politiques.(.) Je vous dis : prenez le financement au PLQ là, puis mettez-le sur une carte, puis vous allez voir les comtés avec des défusions.Je suis convaincu que vous allez faire une corrélation statistique », a expliqué Mario Dumont.Selon lui, Jean Charest, qui avait fait campagne à fond de train sur les défusions n'avait plus le choix que d'aller de l'avant une fois élu.« Je pense qu'il était très mal à l'aise avec les défusions, il était mal pris avec ça et ne se montrait pas trop en public », a insisté M.Dumont en reprochant au premier ministre d'avoir été absent du dossier les jours précédant l'exercice, ainsi que le soir même et le lendemain.Le chef de l'ADQ a tracé un parallèle entre le dossier des défusions et celui de la restructuration de l'État, un autre cheval de bataille du Parti libéral durant la dernière campagne électorale.M.Charest lui semble manquer de leadership également dans ce dossier où il le trouve tout aussi absent que dans celui des défusions.« Quand on interpelle des gens pour faire des changements, des changements de culture, des changements d'attitude, je pense que le devoir d'un premier ministre c'est d'être là avec les gens, de ne pas proposer les grandes réformes en étant absent, en étant en dehors du décor », lui a encore reproché M.Dumont.Dumont accuse le gouvernement d'avoir agi à des fins partisanes Cas particuliers Si un salarié doit travailler le 24 juin dans un établissement où le travail ne peut être interrompu en raison de la nature des activités, il a droit, en plus du salaire correspondant au travail effectué, à un congé compensatoire payé d'une journée ou à l'indemnité compensatrice.Si un salarié ne travaille pas normalement ce jour-là, il a droit à l'indemnité compensatrice ou à un congé compensatoire payé d'une durée égale à une journée normale de travail.Il en est de même pour un salarié qui est en congé annuel le jour de la fête nationale.Le congé compensatoire doit être pris le jour ouvrable précédant ou suivant le 24 juin, sauf dans le cas du salarié en congé annuel, pour qui le congé peut être pris à une date convenue entre l'employeur et le salarié.Calcul de l'indemnité L'employeur doit verser au salarié une indemnité égale à 1/20 du salaire gagné au cours des quatre semaines complètes de paie précédant la semaine du 24 juin, augmenté des pourboires le cas échéant, mais sans tenir compte des heures supplémentaires.Dans le cas d'un salarié rémunéré en tout ou en partie à commission, l'indemnité est égale à 1/60 du salaire gagné au cours des 12 semaines complètes de paie précédant la semaine du 24 juin.Informez-vous La Commission des normes du travail effectuera, comme chaque année, des inspections pour s'assurer du respect de la Loi sur la fête nationale.Pour de l'information concernant le congé de la fête nationale ou toute autre norme du travail, visitez notre site Internet ou communiquez sans frais avec la Commission des normes du travail.Région de Montréal : (514) 873-7061 Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 265-1414 www.cnt.gouv.qc.ca Le jeudi 24 juin, jour de la fête nationale, est un jour férié, chômé et payé en vertu de la Loi sur la fête nationale.Tous les salariés à l'emploi ont droit à un congé payé pour cette journée.Ce congé n'est pas déplaçable, sauf pour les exceptions prévues à la loi.Le congé de la fête nationale, c'est le jeudi 24 juin ! 3237114A ACTUALITÉS Libman s'accroche au pouvoir La paye restera la même pour les employés des villes défusionnées FRANÇOIS CARDINAL Le responsable de l'urbanisme au comité exécutif, Robert Libman, tente de s'accrocher au pouvoir.Le maire de l'arrondissement de Côte-Saint-Luc\u2014Montréal-Ouest\u2014 Hampstead essaye de convaincre Québec que le plan d'urbanisme est une compétence d'agglomération, une décision qui pourrait inciter le maire de Montréal, Gérald Tremblay, à le garder dans son cercle restreint.Le gouvernement ne semble toutefois pas prêt à accéder à ses demandes.Lundi, le maire a indiqué qu'il réfléchissait à l'avenir de M.Libman qui a le malheur de diriger une localité ayant opté pour la défusion.Son bras droit, le président du comité exécutif, Frank Zampino, a soutenu qu'une décision pourrait être prise aussi tôt qu'aujourd'hui.M.Libman ne cache pas qu'il fera tout en son pouvoir pour conserver son poste.À son avis, le fait d'avoir perdu son référendum ne l'empêche en rien de poursuivre l'élaboration du plan d'urbanisme, une tâche colossale à laquelle il se livre depuis plus d'un an.« La loi est silencieuse quant au sort du plan d'urbanisme après la reconstitution des villes, fait remarquer M.Libman.On fait des représentations auprès du gouvernement pour que ce document devienne le plan d'urbanisme de l'agglomération.D'après moi, il (le gouvernement) est d'accord.» Dans le cas contraire, ajoute-t-il, les documents du genre seront trop nombreux pour que quiconque s'y retrouve : schéma d'aménagement pour la région, schéma d'aménagement pour l'île, plan d'urbanisme pour Montréal, chapitres pour les arrondissements et petits plans pour chacune des villes reconstituées À Québec, le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, n'est pas très sympathique à l'idée de M.Libman.Son attaché de presse, Stéphane Gosselin, a indiqué que la loi 9 est claire : il y aura un schéma d'aménagement pour l'île (grandes orientations), mais pas de plan d'urbanisme.« Dans le fond, le travail que M.Libman a fait, il pourrait le conserver et enlever les parties qui concernent les villes qui vont se reconstituer », a-t-il dit.Or M.Libman se doute bien qu'il a plus de chance d'être maintenu en poste si le gouvernement décide de faire du plan d'urbanisme une responsabilité d'agglomération.Sinon, il aurait donc à élaborer le plan d'urbanisme d'une ville qui exclura celle qu'il dirige.En tant que maire d'une localité défusionniste, sa légitimité serait plus grande de s'occuper d'un dossier qui concerne toute l'île que la seule ville de Montréal qu'il devra quitter.« Dans la perception de certains, c'est certain que ça pourrait être plus logique », laisse-t-il tomber.À Côte-Saint-Luc, les défusionnistes n'ont aucun problème à voir M.Libman assister aux séances du comité exécutif.Un des fondateurs du comité du Oui de Côte-Saint-Luc, Michel Brownstein, a indiqué que le choix revient à M.Libman et au maire Tremblay.« Il est l'élu de l'arrondissement et nous n'avons pas encore notre ville, il peut donc poursuivre son travail pour la mégaville », a-t-il dit.Et s'il décidait de se représenter aux prochaines élections à la mairie de Côte-Saint-Luc?«Il n'aurait pas beaucoup de chances de gagner, a-t-il répondu.Les gens de Côte-Saint-Luc ont perdu confiance en lui puisqu'ils s'attendaient qu'il travaille pour la défusion.» PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Même si leurs villes quittent Montréal pour retrouver leur autonomie, des milliers de cols blancs, de policiers et de pompiers ne retourneront pas à leur salaire d'avant-fusion, qui était généralement inférieur.Les syndicats de Montréal et Longueuil, qui continueront de représenter les employés des villes reconstituées, verront au maintien des conventions collectives actuelles.La loi prévoit que les conventions seront automatiquement maintenues pour six mois.Par la suite, les municipalités qui voudront revoir à la baisse les conditions de travail pourront renégocier, mais elles le feront avec des organisations syndicales beaucoup plus puissantes qu'avant les fusions.« Le plus simple serait de garder la convention qu'on a signée », croit Alain Langlois, président du Syndicat des cols blancs de Longueuil.Pour l'instant, le référendum sur les défusions n'influence pas les négociations entre les villes et leurs syndicats.L'arbitrage entamé le 15 mai entre les cols bleus de Longueuil et la Ville se poursuit malgré le départ prochain de quatre municipalités.« C'est certain que le comité de transition pourrait avoir son mot à dire, mais, pour l'instant, on ne sait pas exactement », précise le directeur des communications de Longueuil, François Laramée.Les deux parties continuent donc leurs travaux comme si le référendum de dimanche n'avait jamais eu lieu.« Je ne crois pas que ça change quoi que ce soit à court terme parce que la loi 9 est muette là-dessus », dit le président du Syndicat des cols bleus de Longueuil, Mario Gauthier.Les syndicats auront en fait une tâche plus complexe puisqu'ils devront désormais traiter avec plusieurs employeurs, ne cache pas le président du Syndicat des cols blancs de Montréal, Daniel Papillon Demers. rabais40% TOUTE LA MODE POINT ZERO À PRIX ORDINAIRES POUR GARÇONS, EN TAILLES 7-18 NE64G104 ©2004.Sears Canada Inc.Prix en vigueur le vendredi 25 juin 2004, sauf avis contraire, dans la limite des stocks.Certains articles ont peut-être été soldés au cours de la semaine dernière.Achats sur place seulement.don't miss these great offers! 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À SURVEILLER DIMANCHE EN JUIN, cinquante gagnants mériteront le livre LES MORDUS N0 4 et un t-shirt La Presse.Sous la direction de MICHEL HANNEQUART, une collection entièrement consacrée au délicieux plaisir de jouer avec les mots.3235484A AGENCE FRANCE-PRESSE ARLON \u2014 La cour d'assises d'Arlon a clos hier l'affaire criminelle la plus retentissante de l'histoire de la Belgique en condamnant à la prison à vie le pédophile Marc Dutroux et en infligeant de lourdes peines de 30 et 25 ans de prison à ses plus proches complices.L'escroc bruxellois Michel Nihoul, longtemps soupçonné d'avoir pu faire le lien entre Dutroux et un éventuel réseau mais acquitté la semaine passée de toute accusation pédophile, a en revanche été épargné.Il n'a été condamné qu'à cinq ans de prison pour trafic de stupéfiants.Marc Dutroux, 47 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une « mise à disposition du gouvernement » de 10 ans, qui permettra au ministre de la Justice d'empêcher toute libération anticipée.Ce verdict est sans appel mais, selon son principal avocat Xavier Magnée, « l'homme le plus détesté de Belgique » aurait l'intention de se pourvoir en cassation.« Marc Dutroux, vous avez été condamné au maximum de la peine.Je crois que vous vous en tirez mieux que la plupart de vos victimes, qui ne font plus partie du monde des vivants », a déclaré au pédophile le président des assises, Stéphane Goux, au terme de la lecture du verdict.Dutroux avait été reconnu coupable jeudi de l'enlèvement, la séquestration et le viol entre juin 1995 et août 1996 de six fillettes et adolescentes belges : Julie Lejeune, Melissa Russo, An Marchal, Eefje Lambrecks, Sabine Dardenne et Laetitia Delhez.Il avait également été déclaré coupable de l'assassinat d'An (17 ans) et Eefje (19 ans), du décès de Julie et Melissa, deux fillettes de 8 ans qui sont ses plus jeunes victimes, ainsi que de l'assassinat d'un de ses complices présumés, le truand français Bernard Weinstein.L'ex-épouse de Dutroux, Michelle Martin, a pour sa part été condamnée à 30 ans de réclusion, comme le demandait l'accusation, pour avoir séquestré ses victimes, et pour sa responsabilité dans la mort de Julie et Melissa, qu'elle a laissées mourir de faim.La cour d'assises a également condamné Michel Lelièvre à 25 ans, une peine légèrement inférieure aux 30 années réclamées par le ministère public, pour l'enlèvement et la séquestration d'An, Eefje, Sabine et Laetitia.« Une peine de raison », selon son avocat, Me Olivier Slusny.3236332A Taux de location fermé offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires participants.Jusqu'au 5 juillet, taux de financement à la location de 0 % sur toutes les A6 (sauf les RS6), location de 36 mois.Montant calculé en fonction du PDSF de la Audi A6 2.7 T S line berline 2004 de 66 930 $, incluant l'Ensemble supérieur et l'Ensemble climatique.Taxes, immatriculation, droits, inspection de prélivraison, frais administratifs (y inclus les frais d'inscription, jusqu'à 46 $, au Registre des droits personnels et réels mobiliers), assurances, frais de transport de 600 $ et autres options en sus.Livraison avant le 5 juillet 2004.Frais de 0,25 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Contribution du concessionnaire requise pouvant modifier la transaction finale négociée.Offre d'une durée limitée pouvant changer sans préavis.Demandez les détails au concessionnaire.« Audi », « quattro », « A6 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« S line » est une marque de commerce de AUDI AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi of America, Inc.« Avantage Audi » est une marque de service de Audi of America, Inc.© Audi Canada 2004.\u2020Pour en savoir plus sur Audi et l'Avantage Audi, voyez votre concessionnaire, composez le 1 800 367-AUDI ou visitez-nous à l'adresse audicanada.ca.Suivre, jamais.audicanada.ca La nouvelle A6 2.7 T série S est 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(QC) (450) 445-4811 www.parkavenueaudi.com 0% d'intérêt en location FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Le retour des deux solitudes mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Robert Libman et Peter Yeomans devront probablement quitter le comité exécutif de la Ville de Montréal, l'équivalent du Conseil des ministres.Leur présence est politiquement intenable.Yeomans est maire de Dorval, Libman de Côte-Saint-Luc, deux arrondissements majoritairement anglophones qui ont dit oui à la défusion dimanche.Le comité exécutif gère les affaires de Montréal et il n'a plus aucune compétence sur Dorval et Côte-Saint-Luc.Problème.Comment Yeomans et Libman peuvent-ils continuer à siéger au comité exécutif d'une ville que leurs électeurs ont répudiée ?Que fera Peter Yeomans si, par exemple, une de ses décisions heurte les intérêts de Dorval ?Peter Yeomans et Robert Libman ont deux points en commun : ce sont des anglophones et ils ont déjà été de féroces défusionnistes.Au fil des mois, ils ont laissé tomber leurs préjugés contre Montréal et ils ont commencé à y croire, à cette ville.Ils l'ont même défendue pendant la campagne référendaire.Pourtant, de nombreux électeurs leur ont mené la vie dure en les accusant d'être des traîtres.Aujourd'hui, ils en paient le prix.Le maire Gérald Tremblay devra probablement exiger leur démission.Résultat : deux anglophones de moins dans des postes stratégiques à Montréal, une grosse perte.Les fusions ont réussi à faire travailler côte à côte les deux communautés.Elles ont brisé l'isolement politique des anglophones, qui restaient trop souvent confinées dans leurs petites villes tricotées serrées.Les défusions ont tué cet élan dans l'oeuf.C'est le retour aux deux solitudes.L'ouest de l'île de Montréal majoritairement anglophone a défusionné.Le clivage linguistique est évident, criant.Pourtant, le ministre des Affaires municipales, Jean- Marc Fournier, et le premier ministre, Jean Charest, s'entêtent à le nier.Est-ce de la mauvaise foi, de l'aveuglement ou une incompréhension de la réalité montréalaise ?Ou peut-être est-ce la peur, tout à fait légitime, d'agiter la question linguistique ?Les arguments de MM.Fournier et Charest ne tiennent pas la route.Lorsque les journalistes leur parlent de clivage linguistique, ils se braquent et brandissent l'exemple de Montréal-Est qui a défusionné même si elle est francophone et située dans l'est de l'île.Ils citent aussi en rafale Boucherville, Saint- Bruno et même l'Ancienne-Lorrette à Québec.Toutes défusionnées, toutes francophones.C'est le sentiment d'appartenance à une communauté qui a motivé les défusionnistes, a dit Jean Charest hier.C'est vrai.Sauf qu'à Montréal, ce sentiment d'appartenance a une dimension linguistique.Évident, non ?Admettre que les anglophones ont majoritairement décidé de retourner dans leurs petites villes, ne signifie pas déclencher une guerre linguistique.Pas du tout.C'est tout simplement prendre acte d'un fait incontournable, gros comme le nez au milieu du visage.Nier cette réalité est malsain.Les dégâts prendront du temps à émerger.Lorsque le conseil d'agglomération sera créé en janvier 2006, les 15 villes défusionnées, qui ne rassemblent que 13% de la population, feront probablement bloc contre Montréal.Comme les décisions seront prises au prorata de la population, la grande ville détiendra tous les pouvoirs.Imaginez le portrait : petites municipalités contre le gros Montréal, anglophones contre francophones.C'est la démocratie, dira Jean Charest.C'est vrai.Mais ce sera aussi l'impuissance d'une minorité face à une majorité qui lui imposera toutes les décisions.Y a-til une solution ?Sûrement, mais ce n'est pas en se mettant la tête dans le sable qu'on la trouvera.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION Cri d'alarme Si rien n'est fait rapidement, ne soyons pas surpris de découvrir bientôt au Darfour des centaines de milliers de cadavres JOCELYN COULON jcoulon@peaceoperations.org Une autre tragédie semblable au terrible génocide du Rwanda se déroule présentement dans la province du Darfour, au Soudan, et tout semble indiquer qu'une nouvelle fois nous ne ferons rien pour éviter son aboutissement infernal : la mort de centaines de milliers de personnes.Nous n'apprenons rien des erreurs du passé.Où plutôt, les grands États, ceux qui disposent de moyens, comme le Canada, s'en moquent royalement.Comme il y a dix ans, au Rwanda, lorsque le général Roméo Dallaire et quelques ONG alertaient la communauté internationale et l'informaient des prémisses d'une catastrophe à venir : des dizaines de Rwandais étaient massacrés depuis plusieurs mois, des armes entraient dans le pays, des listes de dirigeants à exécuter circulaient entre les mains des dirigeants au pouvoir et de leurs milices.Le 7 avril 1994, le génocide commençait.Au lieu de répondre positivement aux cris de détresse lancés par Dallaire, le Conseil de sécurité les ignora et réduisit le nombre de ses Casques bleus.La tuerie allait causer la mort de 800 000 personnes.Le Darfour est aujourd'hui dans une situation similaire.D'ailleurs, ce n'est pas la première fois qu'au Soudan des populations entières \u2014 noires \u2014 sont victimes du pouvoir central, essentiellement dominé par les nordistes, qui sont arabes et musulmans.Ainsi, dans le sud du pays, un fragile cessez-le-feu vient d'être conclu après vingt ans de guerre et plus d'un million de morts chez les populations noires chrétiennes et animistes.Au Darfour, dans l'ouest du pays, le régime de Khartoum se livre à une féroce répression, cette fois-ci contre des noirs musulmans en pleine rébellion contre le gouvernement.Quelles que soient les raisons de ce nouveau conflit, la situation est telle pour les civils que l'ONU et les ONG parlent maintenant « de violations massives des droits de l'homme qui pourraient constituer des crimes de guerre et/ou des crimes contre l'Humanité ».Il apparaît clair à tous que le gouvernement soudanais a enclenché une politique de purification ethnique dans cette région.Les rares observateurs sur le terrain sont harcelés, et on empêche même les envoyés officiels de l'ONU de faire leur travail.Qu'attendons- nous pour réagir ?Il a quelques jours, un groupe d'anciens ministres français, de gauche comme de droite, signait dans les pages du Figaro un appel à la France et aux membres de la communauté internationale, les pressant d'intervenir au plus vite.De toute évidence, la situation est urgente.« C'est la plus dramatique course contre la montre que nous ayons à l'heure actuelle dans le monde », déclarait récemment le sous-secrétaire général de l'ONU aux Affaires humanitaires.Ces mots veulent dire quelque chose.Ils ont un poids.Que faisons-nous ?La tragédie du Darfour interpelle une nouvelle fois le monde quant à l'aide qu'il peut fournir à l'Afrique pour régler ses conflits.Depuis le génocide rwandais, le G8, l'ONU, l'Union africaine et les organisations sous-régionales africaines planchent sur différents scénarios visant à résoudre les crises et les conflits sur le continent africain.Ainsi, l'an dernier, le G8 a lancé une vaste initiative visant à apporter une assistance technique et financière de manière à ce que, d'ici 2010, les pays africains soient en mesure de s'engager plus efficacement pour prévenir et régler les conflits sur leur continent et d'entreprendre des opérations de maintien de la paix.À Sea Island, au début du mois, les huit grands se sont engagés à former dans les prochaines années quelque 75 000 nouveaux Casques bleus, dont une bonne partie sont africains.Parallèlement, les États-Unis, la Grande- Bretagne et la France financent de vigoureux programmes de formation en plus de pré-positionner du matériel pour habiliter les Africains à mettre sur pied des forces bien entraînées et en mesure de se déployer rapidement en temps de crise.La France, en particulier, a ouvert à Bamako, au Mali, une École de maintien de la paix qui accueille et forme des militaires de toute l'Afrique.Au Ghana, une institution similaire a été inaugurée au début de l'année.Le Canada, avec des moyens encore trop modestes, participe à ces initiatives.Malheureusement, aussi louables soient-elles, ces initiatives sont mises en place avec une lenteur affligeante.Ainsi, après dix ans de discussions et de projets toujours avortés, les Africains n'ont encore aucun moyen d'intervenir rapidement.Ils doivent compter sur l'ONU et ses maigres ressources ou sur des coalitions multinationales.L'Occident vient en aide, oui, mais selon l'humeur du jour.Les situations difficiles le répugnent, et il se défausse en prétextant les nombreuses missions dans les Balkans, en Afghanistan ou en Irak.Argumentaire tout à fait déplorable.Après tout, on arrive toujours à trouver 700 000 soldats pour expulser l'Irak du Koweït, mais on peine à rassembler 8000 Casques bleus pour éviter un massacre au Burundi, pour stabiliser la situation en Côte d'Ivoire ou, maintenant, pour sauver les désespérés du Darfour.Si, dans quelques jours, rien n'est fait pour intervenir au Darfour, ne soyons pas surpris d'y découvrir bientôt les cadavres de centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants.Nous aurons pourtant été avertis.L'auteur est chercheur indépendant.Sa chronique cesse pour l'été et reprendra au début de septembre.La privatisation de l'espace mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Un nouveau chapitre de la conquête de l'espace s'est ouvert lundi, avec le premier vol entièrement privé de l'histoire spatiale.Ce tournant survient par ailleurs une semaine seulement après qu'une commission présidentielle américaine eut recommandé à la NASA d'accorder un rôle accru à des sociétés privées, dans l'organisation et le financement des vols spatiaux.La réussite du vol de Space- Ship One est importante à plusieurs égards.Elle marque d'abord la fin du monopole des gouvernements sur l'espace et insuffle surtout une énergie nouvelle à une industrie qui a actuellement grandement besoin du dynamisme, de la créativité et de l'audace d'entrepreneurs comme ceux qui ont permis au pilote Mike Mervill de devenir le premier astronaute privé.Space Ship One est l'invention de l'ingénieur aéronautique américain Burt Rutan.Cet ancien pilote d'essai pour la NASA n'en est pas à son premier exploit.Ce visionnaire est celui qui a conçu l'avion Voyager, le premier appareil à réaliser un tour du monde sans escale et sans ravitaillement.C'était en 1986.Depuis ce succès, Burt Rutan a travaillé sans relâche à un projet encore plus fou : concevoir un engin capable de franchir les frontières de l'espace.Celui qui financera cet audacieux programme sera nul autre que Paul Allen, le cofondateur de Microsoft, une entreprise phare qui aura transformé le monde de l'informatique.Le but visé par le tandem Rutan-Allen est de rendre l'espace accessible à tous ceux qui pourront en payer le prix.Le vol de Space Ship One représente en quelque sorte les premiers pas du tourisme spatial, une industrie qui pourrait valoir jusqu'à 100 milliards de dollars à la fin de la décennie.Cette aventure s'inscrit également dans le cadre d'un concours lancé en 1996 par Ansari X-Prize, une fondation privée américaine qui veut accélérer le développement de l'industrie spatiale non gouvernementale.Cette fondation promet un prix de 10 millions de dollars à la première équipe privée qui aura construit et lancé un appareil capable d'emmener dans l'espace un équipage de trois personnes, de les ramener sur Terre, puis de répéter cet exploit dans les deux semaines suivantes avec le même appareil.Ce concours a attiré jusqu'à maintenant 26 équipes de partout dans le monde, dont deux canadiennes.À la suite du vol de lundi, Space Ship One a pris une longueur d'avance sur les autres concurrents.Un tel concours n'est pas sans rappeler ceux lancés au début du siècle dernier, alors que l'aviation en était à ses balbutiements.La stimulation du défi lancé par le prix Orteig, qui offrait une bourse de 25 000 dollars, n'est pas étrangère à l'exploit réalisé par Charles Lindberg qui, en 1927, réussissait la première traversée transatlantique solo.Mike Mervill, aux commandes de Space Ship One, a lui aussi fait oeuvre de pionnier.Jusqu'où nous conduira cette percée de l'industrie privée dans la conquête de l'espace ?Difficile à prévoir, les possibilités sont à l'infini.Onarrivetoujoursàtrouver 700 000soldats pour expulser l'Irakdu Koweït, mais on peineà rassembler 8000Casques bleus pour éviterunmassacreau Burundi.Il apparaît clair que le gouvernement soudanaisa enclenché une politiquede purificationethnique au Darfour. La grande illusion Le sens de la fête Qu'on le veuille ou non, la Fête nationale EST une fête politique ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Pour un très grand nombre de citoyens, cette campagne électorale n'aura pas été simple.Elle force à des décisions difficiles et pas évidentes du tout entre le désir de changement et les risques du changement, entre le souhait de mettre fin au règne des libéraux et les inconnues ou les carences de ceux qui pourraient les remplacer.En cette fin de campagne, c'est cette indécision, cette insatisfaction des électeurs face aux choix qui leur sont offerts que je voudrais explorer, dans trois textes dont les titres veulent illustrer les questionnements et les doutes suscités par les projets des trois chefs : « La grande illusion », « La grande interrogation » et « La grande déception ».« La grande illusion », vous l'aurez deviné, s'adresse au projet de Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois.Ce qui est illusoire, ce n'est pas son succès au Québec, clair et convaincant, mais plutôt le sens qu'il faut lui donner et ses avantages réels pour le Québec.Le Bloc québécois a sa place sur la scène fédérale, pour refléter le fait qu'environ 40% des électeurs se réclament de la souveraineté.Dans cette campagne, le Bloc a également su canaliser la colère suscitée par le scandale des commandites et le désir de chasser les libéraux.Mais il n'aurait pas autant profité de ce coup de pouce providentiel sans les talents de Gilles Duceppe.En ce sens, le succès est bien mérité.La démarche qui a amené bien des Québécois à appuyer le Bloc est donc parfaitement logique et légitime.Mais le fait que l'appui soit si massif comporte une conséquence, et c'est l'isolement du Québec.Cette culture de l'isolement, on la sent bien dans la déclaration de Gilles Duceppe au début du débat des chefs en français : « Mesdames, Messieurs, bonsoir.L'élection fédérale c'est l'occasion pour les Québécoises et les Québécois de décider qui défend mieux leurs intérêts à Ottawa.» C'est carrément faux.L'élection fédérale, c'est d'abord l'occasion de choisir un gouvernement et un premier ministre.La vision, très réductrice, de M.Duceppe entraîne les Québécois dans une dynamique qui les pénalise de deux façons.La plus évidente, c'est bien sûr qu'en envoyant massivement à Ottawa des députés bloquistes, le Québec s'exclut de l'exercice du pouvoir.Sans ministres québécois, il sera difficile de parler pour le Québec et d'insérer la réalité québécoise dans le processus de décision.C'est aussi la meilleure façon d'assurer une victoire conservatrice.Cela se défend si on en est conscients et si on est d'accord avec cette perspective.Mais les espoirs que l'on met dans le rapport de forces que détiendrait le Bloc face à un gouvernement minoritaire conservateur paraissent bien naïfs.Encore faut-il que l'élection mène à un gouvernement conservateur et qu'il soit minoritaire.C'est compter aussi sur la capacité de trouver des terrains d'entente entre deux partis presque incompatibles.C'est enfin oublier le caractère terriblement éphémère des gouvernements minoritaires.L'isolement a une autre conséquence, encore plus perverse.Les Québécois, par leur appui massif, se trouvent à adopter la culture du Bloc.Une culture de gérants d'estrade, d'éternels critiques, qui dénoncent et réclament sans jamais choisir, décider et agir.Une culture qui limite ses préoccupations à la défense des intérêts québécois, une vision trop étroite dans les nombreux dossiers où la dimension québécoise des choses n'est pas la plus pertinente.En faisant sa petite campagne électorale à part, le Québec s'est exclu des grands débats canadiens.Pendant que le Canada choisit entre les visions des libéraux et des conservateurs, une décision qui aura un impact aussi majeur au Québec qu'ailleurs, les Québécois regardent passer le train.En prime, la victoire du Bloc ravive le débat sur la souveraineté.Même si M.Duceppe a pris soin de séparer les deux dossiers, il voit sa victoire comme un premier pas.« Imaginez le 28 juin quand on va gagner, imaginez quand on va se donner un pays », lançaitil la semaine dernière.Gérald Larose, président du Conseil pour la souveraineté, estime que « le Québec s'apprête à approfondir sa démarche historique ».Avant de sauter aux grandes interprétations, n'oublions pas qu'en janvier dernier, le même Bloc, à 20 points derrière les libéraux de Paul Martin, était menacé de balayage.La remontée s'explique essentiellement par le scandale des commandites et n'a donc rien d'historique.Lundi prochain, lorsqu'ils feront leur choix, de très nombreux électeurs feront face à un dilemme.Le dilemme de ceux qui appuieront le Bloc québécois, sauf pour les plus convaincus d'entre eux, sera le suivant : voter Bloc, c'est envoyer un message fort de rejet des libéraux, mais c'est jouer avec le feu en favorisant une victoire conservatrice et surtout, c'est consacrer l'isolement du Québec.adubuc@lapresse.ca STÉPHANE ARCHAMBAULT L'auteur est comédien, chanteur et parolier dugroupe Mes Aïeux.Quand La Presse m'a approché pour écrire un texte éditorial pour souligner la Fête nationale, j'ai été flatté.La consécration me suis-je dit ! Puis, on m'a expliqué ce qu'on attendait de moi : on me demandait un texte «positif» sur l'amour du Québec en m'enjoignant gentiment d'éviter d'avoir une opinion politique.J'ai essayé.Je n'y suis pas parvenu.Je crois sincèrement qu'il est impossible de ne pas parler de politique quand il est question de fêter le Québec.Si, pour ne pas diviser le lectorat, pour qu'il n'y ait pas de chicane il faut éviter d'avoir une opinion, alors ce n'est ni un mouton ni un harfang des neiges que ça nous prend comme emblème mais bien une autruche.C'est donc une réflexion sous forme de synopsis de court-métrage que je vous propose ACTION ! Un appartement délabré à Montréal.Jour.La caméra suit une main qui fouille dans un garde-robe, déplaçant un à un les cintres.De gauche à droite.Musique : Il me reste un pays, de Gilles Vigneault.« Il me reste un pays à te dire Il me reste un pays à nommer Il est au tréfonds de toi N'a ni président ni roi Il ressemble au pays même Que je cherche au coeur de moi » La main s'arrête sur un costume bleu et blanc dont on ne peut percevoir les détails.Titre : LE SENS DE LA FÊTE Musique : Que reste-t-il de mes amours ?version Claude Blanchard « Que reste-t-il de mes amours ?Que reste-t-il de ces beaux jours ?Une photo, vieille photo de ma jeunesse » Travelling lent sur des photos accrochées au mur.Souvenirs encadrés.Photo d'un jeune homme dans la mi-vingtaine souriant dans une mer de drapeaux fleurdelisés au centre Paul-Sauvé en 1980.Puis un miroir dans lequel on découvre l'homme de la photo, aujourd'hui cinquantenaire, souriant, habillé en Capitaine-Québec.Casquette du Québec, camisole fleur de lys, drapeau en guise de cape, le « full kit ».Extérieur.Jour.On voit notre homme descendre un escalier de fer forgé puis enfourcher une de ces bicyclettes à trois roues (une tricyclette ?) dont se servent les livreurs de dépanneurs à Montréal.D'innombrables petits drapeaux bleus et blancs en pellicule plastique ornent son véhicule.Série de plans montrant notre héros mêlé à la foule qui borde le trajet de la traditionnelle parade.Des gens de tous les âges, des cheveux et des peaux de toutes les couleurs.Plein de sourires.Des visages maquillés aux couleurs du pays.Des drapeaux.Policiers en moto qui ouvrent la voie.Ensembles de cors et clairons.Passage de chars allégoriques.Les Caisses Desjardins, Hydro-Québec, Cascade, etc.« full » commandites.Extérieur.Fin d'après-midi.Parc Maisonneuve.Série de plans du spectacle de la Saint-Jean.On suit notre homme sur le terrain.Quelques scènes classiques : des familles qui pique-niquent sur une grande couverture, des plus vieux assis sur des chaises de jardin, des plus jeunes qui jouent de la guitare en chantant des tounes des années 70, des vendeurs itinérants tentant de vendre t-shirts, colliers fluorescents et autres cossins à l'effigie du Québec, du monde éméché, quelques escarmouches, etc.Et notre Capitaine-Québec, en arrière-plan dans tous ces tableaux avec un sac à ordures à la main, semble heureux et jase avec tout le monde.Intérieur.Nuit.Appartement du début.Dans un vacarme de bouteilles qui s'entrechoquent notre protagoniste entre chez lui une quantité imposante de sacs verts remplis.Épuisé mais satisfait, il contemple son butin.Un dépanneur, lendemain matin.Notre homme et un Vietnamien ouvrent ensemble les sacs à ordures.Décompte des bouteilles dans un franglais approximatif.Gros plan sur la montagne de canettes et de bouteilles.Beaucoup de produit Molson, Labatt et quelques micro-brasseries.Le propriétaire du dépanneur derrière son comptoir ouvre le tiroir-caisse et en sort quelques billets qu'il remet à notre héros.Il les compte sur le comptoir.Les billets s'empilent sur la zone plastifiée qui sert à faire l'étalage des gratteux de Loto-Québec.Gros plan sur les billets.5, 10, 20 piasses.Zoom sur le mot CANADA qui revient à chaque billet déposé.Musique : extrait de la chanson de Vigneault « Voilà le pays que j'aim » En boucle.GÉNÉRIQUE La même main qu'au début fouille dans le même garde-robe et s'arrête sur un costume rouge et blanc dont on ne distingue pas les détails.FIN Qu'on le veuille ou non, la Fête nationale EST une fête politique.Alors, faisons de la politique, échangeons des idées, chicanonsnous un brin.C'est bien beau d'avoir le sens de la fête mais il faut aussi que la fête ait un sens.Camarades, concitoyens bonne Fête nationale Faisons de lapolitique, échangeons des idées, chicanons-nous unbrin, car c'est bienbeaud'avoir le sens de lafêtemais il faut aussi que lafêteait unsens.En faisant sapetite campagne électoraleàpart, le Québec s'est excludes grands débats canadiens.FORUM PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Stéphane Archambault Une culture propre au Québec La campagne électorale ne rend pas justice à l'importance que revêt la culture GILLES DUCEPPE L'auteur est chef du Bloc québécois.Le 24 juin, depuis 1834, les Québécois fêtent l'existence de la nation québécoise.Dans tous les coins du Québec, artistes, comédiens, musiciens et chanteurs unissent leurs talents pour célébrer le Québec.Porteurs de la culture, ils nous font chanter et danser notre répertoire vivant à travers des airs d'hier et d'aujourd'hui, reflet de notre histoire.Ensemble nous célébrons la culture québécoise.Au même moment, la campagne électorale fédérale bat son plein, amorçant la dernière ligne droite jusqu'au jour du vote, le 28 juin prochain.Cette campagne qui dure depuis déjà plusieurs semaines n'a pas rendu justice à l'importance que revêt la culture au Québec.Le Bloc québécois est le seul parti politique fédéral à s'être prononcé sur les enjeux propres à la culture québécoise.Nous considérons que c'est non seulement un enjeu majeur pour l'avenir du Québec mais aussi un enjeu fondamental de la diversité culturelle dans le monde.Malheureusement, les décisions qui sont prises à Ottawa empêchent trop souvent notre cinéma, notre théâtre, notre télévision, notre littérature ou la chanson québécoise de s'épanouir et de rayonner à leur juste mesure.Plus encore, la diffusion électronique de notre culture est menacée par le laxisme du gouvernement fédéral et son incapacité à reconnaître notre spécificité culturelle.La réglementation des télécommunications, c'est aussi la réglementation des canaux de diffusion de la culture que sont la radio et la télévision.Or, aussi bien les libéraux de Paul Martin que les conservateurs de Stephen Harper laissent planer des doutes sur leurs intentions réelles dans ce domaine.Le gouvernement libéral a concocté un rapport au ministère de l'Industrie proposant la levée des restrictions à la propriété étrangère de nos industries culturelles et de nos canaux de diffusion.En clair, cela signifie de laisser les lois du marché et les puissantes multinationales américaines de la culture de masse nous imposer leurs produits culturels.Le Bloc québécois a constamment dû ramener le gouvernement libéral à l'ordre quand il a tenté d'assujettir la culture à des fins politiques.Les conservateurs, pour leur part, menacent de briser les reins du CRTC, un organisme chargé de faire respecter, par exemple, la politique de quotas de chansons françaises à la radio, une politique qui soutient l'essor de la chanson française au Québec.Pour Stephen Harper, la culture n'est qu'une industrie comme les autres et par conséquent, elle ne devrait pas être supportée par l'État.Ce constat est dangereux et témoigne d'une incompréhension profonde de la spécificité culturelle de la nation québécoise.La culture est également devenue un enjeu majeur de la mondialisation.Les États-Unis ont réintégré l'UNESCO il y a quelques mois parce qu'ils ont l'intention de faire la bataille contre la diversité culturelle.Cette bataille, c'est celle d'un géant des télécommunications et de la culture de masse qui veut contrôler tous les marchés culturels sans entrave aucune.Or, le Québec est absent de ce forum international.Paul Martin a bien annoncé son intention de donner la permission au Québec d'y être présent éventuellement, mais il n'a jamais répondu à ma demande d'accorder au Québec une présence permanente et de plein droit à l'UNESCO.Tout cela montre l'importance de défendre la culture québécoise à Ottawa, d'autant plus que les libéraux de Paul Martin, tout comme les conservateurs de Stephen Harper, ont voté l'automne dernier contre la reconnaissance de la nation québécoise.Pour eux, la fête nationale du Québec, ça n'existe pas.Le peuple québécois n'existe pas.La différence québécoise n'existe pas.S'il y a encore des gens qui doutaient de l'importance d'aller voter le 28 juin prochain, voilà une autre raison majeure de le faire : la protection de notre culture, qui est un fondement de la différence québécoise.Quant à savoir pour qui voter, il suffit de mentionner que dans cette élection fédérale, il n'y a qu'un parti qui a fait de la culture un enjeu majeur.C'est aussi le seul parti qui soit propre au Québec : le Bloc québécois.J'invite toutes les Québécois, de toutes les origines et de toutes les régions à fêter ce que nous sommes.Célébrons cette nation québécoise pacifique, fière et belle.La nation québécoise n'est ni meilleure, ni pire que les autres.Elle est différente, tout simplement.Cette différence, c'est ce qui fait la force du Québec.Les décisions prisesà Ottawa empêchent trop souvent notre cinéma, notre théâtre, notre télévision, notre littératureoula chanson québécoisede s'épanouir et de rayonneràleur justemesure. Menaces sur la presse privée en Algérie JOONEED KHAN REGARD SUR LE MONDE Une vive polémique opposait hier plusieurs journaux privés au gouvernement algérien à propos d'une forte explosion dans l'importante centrale électrique de Hamma, à Alger, ce qui illustre l'écart croissant entre médias et pouvoir dans la foulée des condamnations de deux journalistes devenus l'épicentre d'une mobilisation nationale et internationale.L'explosion s'est produite vers 22h lundi.La déflagration a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.Un épais nuage de fumée était visible des hauteurs d'Alger.Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, relayé par les médias publics, a parlé d'un « incident technique », mais des journaux privés évoquaient hier l'hypothèse d'un attentat, alors que la société Sonelgaz indiquait que « l'origine de l'explosion n'a pas été déterminée ».Les journaux privés reprenaient plus ou moins fidèlement le discours du pouvoir militaire dans la « sale » guerre contre le terrorisme après l'annulation des élections de 1991 que le FIS islamiste était en voie de remporter.La réélection contestée d'Abdelaziz Bouteflika à la présidence avec une majorité «ceausescuesque » en avril a marqué une rupture.Mohammed Benchicou, le directeur du quotidien Le Matin condamné la semaine dernière à deux années de prison et à 23,4 millions de dinars (400 000 dollars CAN), avait déjà publié, en février, un brûlot intitulé Bouteflika, une imposture algérienne.Il était accusé de « détention de bons de caisse » de quelque 200 000 dollars trouvés sur lui en août 2003 à l'aéroport d'Alger.« L'affaire n'est qu'une façade pour frapper les journalistes qui critiquent» le pouvoir, commentait Omar Belhouchet, directeur du quotidien El Watan.Car Le Matin avait aussi publié un article mettant en cause le ministre de l'Intérieur dans un cas de torture dans les années 1970.« La liberté de presse est suspendue dans ce pays », poursuivait Belhouchet.Une semaine avant, le journaliste Hafnaoui Ghoul, correspondant d' El Djazaïr News à Djelfa, avait été condamné à deux mois de prison et 10 000 dinars d'amende pour un reportage sur la mort suspecte de 13 bébés dans l'hôpital de la ville du Sud algérien.Ghoul est un militant de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme.Ces cas illustrent « l'usage pervers du système judiciaire », a estimé Me Ali Yahia Abdennour, président de la LADDH.Benchicou et Ghoul ont décidé d'interjeter appel.Mais les autorités ont mis sous scellés le siège du Matin, qui doit être mis en vente le 26 juin.L'édifice, ainsi que la Maison de la presse à Alger, sont devenus des lieux de mobilisation de journalistes, soutenus par des mouvements sociaux divers, aux cris de « Libérez Benchicou et Ghoul ».Sit-ins, meetings, discours s'y succèdent, en parallèle avec des conférences de presse et des colloques à Paris et Bruxelles impliquant la Fédération internationale des journalistes, le Centre européen de journalisme, des syndicats de journalistes de France, de Belgique et du Royaume uni, et Reporters sans frontières.Une démarche conjointe est prévue auprès de l'Union européenne, et une pétition sur le web (algeriensemble.com) continue de recueillir des signatures.La plupart des quotidiens s'étaient opposés à la réélection de Bouteflika et ils craignaient la vengeance du pouvoir.«Les règlements de comptes postélectoraux ont commencé », écrit le Courrier international.Sous une loi antidiffamation de 2001, un journaliste peut être emprisonné pour trois ans pour « insultes» aux responsables civils et militaires.Plus de 100 poursuites instituées par les autorités contre des journaux sont en suspens.Cette régression, qualifiée de « barbare » par Aidan White, de la FIJ, intervient alors que l'Amérique de George W.Bush prône la « démocratisation » du Moyen-Orient.Bouteflika était l'un des invités au sommet du G8 à Sea Island.L'annonce de l'élimination du chef du groupe armé islamiste GSPC, Nabil Sahraoui, la semaine dernière, écrivait le New York Times, « couronne la lutte de l'Algérie contre Al-Qaeda ».L'article a été repris lundi par le quotidien El Moudjahid, organe du pouvoir algérien.Rappelant que les noms de 103 journalistes assassinés par les terroristes et inscrits Place de la liberté de la presse à Alger soulignent leur combat pour la démocratie et la liberté d'expression, les journalistes des médias privés algériens, eux, scandent ces jours-ci : «À bas le système, à bas l'islamisme ».« Nous nous sommes battus pour la démocratie contre les intégristes, nous continuerons à nous battre pour la même cause contre le pouvoir », déclarait lundi Ghania Hammadou, rédactrice en chef du Matin, lors d'un meeting devant le siège du journal.PHOTO REUTERS Cette image diffusée par la chaîne iranienne Al-Alam montre trois des huit soldats britanniques, capturés lundi, assis les uns contre les autres, à même le sol dans un espace réduit, le dos au mur, un bandeau sur les yeux.Saisie de trois bateaux britanniques AGENCE FRANCE-PRESSE TÉHÉRAN \u2014 L'Iran envisageait hier de libérer les huit soldats britanniques capturés lundi dans le but de couper court à la crise suscitée par leur capture et la diffusion d'images les montrant assis à même le sol, les yeux bandés.« Ils seront libérés prochainement si les interrogatoires montrent qu'ils n'avaient pas d'intention malveillante », a déclaré l'un des commandants de l'armée iranienne, le général Alireza Afshar, cité par l'agence estudiantine Isna.La télévision d'État iranienne en arabe Al- Alam, la mieux informée jusqu'alors sur l'affaire, a indiqué qu'une libération prochaine, sans jugement, était « probable ».Isna a même écrit que la libération avait été décidée et qu'elle interviendrait au plus tard ce matin.Sans être aussi catégorique, le ministre de la Défense, l'amiral Ali Chamkhani, a dit à Isna que le problème pouvait « être résolu ».Croyant à une erreur de navigation, il a prôné la mesure à l'encontre des prisonniers parce que, « même s'ils ont mal agi, ils n'avaient pas d'attitude hostile ».Al-Alam avait suscité l'inquiétude d'une crise prolongée en annonçant que les soldats seraient « poursuivis pour être entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes ».L'ambassadeur iranien à Londres a été convoqué au Foreign Office qui a réclamé « la libération des soldats le plus tôt possible ».Le Foreign Office a aussi pressé les Iraniens de lui permettre un « plein accès » à ses ressortissants.Les Iraniens ont en effet maintenu le plus grand silence sur le lieu de détention des huit soldats capturés la veille sur le Chatt al- Arab, fleuve frontalier de l'Iran et de l'Irak.Et la diffusion par la télévision des images et des confessions des prisonniers risque d'irriter les Britanniques.Al-Alam a montré les huit hommes assis les uns contre les autres, à même le sol dans un espace réduit, le dos au mur, un bandeau sur les yeux mais les mains et les pieds libres.Elle a diffusé les excuses des deux chefs de l'escouade, déclamant un texte visiblement rédigé par avance : « Je m'appelle Thomas Hawkins, de la Royal Navy britannique, matricule D04428 (.) Notre équipe de trois bateaux et de huit hommes est entrée par erreur dans les eaux iraniennes et nous présentons nos excuses pour cette grosse erreur ».Ils ont été capturés par les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime chargée de la protection des frontières, sans que le moindre coup de feu soit tiré, alors qu'ils naviguaient d'Oum Qasr vers Bassorah sur le Chatt al-Arab, fleuve sur lequel rien ne matérialise la frontière passant par la ligne la plus basse des eaux.L'escouade était constituée de Marines et de marins de la Royal Navy chargés d'entraîner la police fluviale irakienne, a précisé le gouvernement britannique.Dans un pays très inquiet d'espionnage, Al- Alam a montré tout un arsenal d'armes et de matériel et indiqué que des équipements de vision nocturne et du matériel satellitaire de communication et de localisation avait été saisis lors de l'interception.« Avec un tel niveau d'équipement, il peut difficilement s'agir de soldats ordinaires », chargés de former la police fluviale irakienne, dit Al-Alam et « le doute subsiste sur la nature de leur mission ».Cet incident, le plus grave sur la frontière avec l'Iran depuis la chute de Saddam Hussein, s'ajoute à une liste de crispations déjà longue dans les relations entre Téhéran et Londres, traditionnellement compliquées.L'Iran songe à libérer les soldats capturés Clinton confesse sa liaison «immorale et stupide» avec Monica Lewinsky ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014 « Immoral et stupide.» Dans son autobiographie publiée hier, Bill Clinton règle en deux mots le sort du scandale qui a fait perdre la tête aux États-Unis pendant des mois : son flirt charnel avec une jeune stagiaire.« Ce que j'avais fait avec Monica Lewinsky était immoral et stupide.J'avais profondément honte de ça et je ne voulais pas que cela se sache.» C'est ce qu'explique l'ancien président démocrate dans une brique de 957 pages, intitulée My Life, qu'on s'arrache depuis sa sortie hier peu après minuit.Un peu comme si les Américains étaient retombés dans le psychodrame auquel ils se sont livrés il y a quatre ans, le «Monicagate » fait la une comme jadis et Bill Clinton fait couler au moins autant d'encre que la guerre en Irak.Le récit de sa célèbre liaison, contenu dans sa biographie, fait le délice des médias qui l'interviewent pour lui soutirer des détails additionnels.Dans son livre, Clinton raconte qu'il a eu une première «rencontre inappropriée » avec la jeune stagiaire à la fin de l'année 1995, chose qu'il s'était jusqu'ici refusé à admettre.Il soutenait que la liaison avait débuté en 1996, alors que la jeune femme avait obtenu un emploi rémunéré.Clinton et Lewinsky ont eu des relations sexuelles « à d'autres occasions entre novembre et avril », soit jusqu'à ce qu'elle ait quitté la Maison-Blanche pour un emploi au Pentagone.Ils ont ensuite cessé de se voir pendant dix mois, se parlant uniquement au téléphone.Jusqu'en février 1997 où, seuls pendant 15 minutes, ils ont récidivé.Il s'agira de leurs ultimes ébats.« Je me dégoûtais moi-même », raconte Clinton.Lors de leur rencontre suivante, au printemps 1997, il a informé Lewinsky que leur liaison était terminée.« Je lui ai dit que c'était mal pour moi, mal pour ma famille et mal pour elle et que je ne pouvais plus le faire.Je lui ai aussi dit qu'elle était une personne intelligente, intéressante et que si elle le voulait, je tenterais d'être son ami et de l'aider », écrit l'ancien président.Clinton dit avoir initialement nié l'existence de la liaison pour « protéger sa famille ».Il raconte aussi comment il a choisi de tirer sa femme du lit pour lui avouer la vérité deux jours avant son témoignage devant un grand jury.« Elle m'a regardé comme si je lui avais donné un coup de poing dans l'estomac, presque aussi en colère contre moi parce que je lui avais menti en janvier que pour ce que j'avais fait », indique- t-il.Il a aussitôt été condamné à coucher sur le sofa, heureusement « plutôt confortable ».Parallèlement, l'ancien président déverse longuement son fiel sur le procureur Kenneth Starr, dont l'enquête a vite pris des allures de règlement de comptes.La biographie, pour laquelle ce politicien hors du commun a reçu une avance de 10 millions US, va bien sûr beaucoup plus loin que cette période trouble.Elle relate les succès de l'époque et comprend une critique acerbe du jugement de la plus haute cour du pays après le vote de l'an 2000, qui a consacré George W.Bush comme président.Selon Clinton, la décision « passera à l'histoire comme l'une des pires jamais rendues par la Cour suprême ».Chrétien parmi les amis Il la compare à des jugements « réactionnaires », dont celui qui a maintenu la légalité de la ségrégation raciale.Il insinue par ailleurs que s'il avait fait campagne en Arkansas, il aurait pu permettre au démocrate Al Gore de remporter cet État et de s'emparer de la Maison-Blanche.Si Clinton parle relativement peu du Canada dans son livre, les quelques paragraphes qui s'y trouvent sont très flatteurs.Il fait état de son amitié pour l'ancien premier ministre Jean Chrétien et des liens étroits entre les États-Unis et son voisin du Nord.« Chrétien allait devenir l'un de mes meilleurs amis parmi les leaders mondiaux, un allié solide, confiant et un partenaire de golf fréquent », écrit-il.Quant au Canada, malgré «des disputes occasionnelles» en matière de commerce, « notre amitié était étendue et profonde ».Il a même des bons mots pour Kim Campbell, prédécesseur de Chrétien, « une personne impressionnante et clairement dévouée ».De même lorsqu'il parle des liens entre le Canada et le terrorisme (de l'arrestation d'Ahmed Ressam, par exemple), c'est pour souligner les progrès effectués contre ce fléau.Le terrorisme prend d'ailleurs une place de choix dans la dernière moitié du livre, consacrée à sa présidence.Il ne cache pas son dédain pour Oussama ben Laden, qu'il a tenté d'éliminer.Il accuse le terroriste de vouloir « jouer à Dieu» en tuant des innocents.« Comme nous étions en lutte contre son organisation depuis plusieurs années, je savais depuis un certain temps qu'il était un adversaire redoutable.Après le carnage africain (le bombardement des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie) j'étais profondément concentré à le capturer ou à le tuer et à détruire Al-Qaeda », écrit Clinton.Les quelque 450 premières pages sont consacrées à sa jeunesse et à son ascension politique.Il y raconte ses origines modestes, son embonpoint et sa vie avec un beau-père alcoolique.Celui-ci battait sa mère et est allé jusqu'à tirer un coup de feu dans sa direction.Pour s'en sortir, le jeune Clinton dit avoir appris à développer des « vies parallèles », refoulant sa colère et gardant secrète une partie de son quotidien.Un mécanisme de défense qui explique en partie le « Monicagate », fait-il comprendre, et qui aide à déchiffrer un peu plus la personnalité complexe de ce président marquant.MONDE MONDE LE TOUR DU GLOBE SOUDAN Les rebelles dénoncent la «purification ethnique» au Darfour PROCHE-ORIENT Contre un rôle pour l'Égypte Dix mouvements palestiniens se sont déclarés hier opposés à tout rôle sécuritaire de l'Égypte et de la Jordanie dans la bande de Gaza après un éventuel retrait israélien.Dans un communiqué conjoint publié sur le site Internet du mouvement islamiste radical Hamas, ces mouvements ont souligné avoir noté avec « surprise et désapprobation» des pourparlers sur le rôle sécuritaire de plusieurs parties arabes dans la bande de Gaza et la Cisjordanie.« Notre peuple en lutte attend de ses frères arabes une logique de soutien », indique le texte, signé, en plus du Hamas, par le Jihad islamique, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP).d'après AFP CONGO Un chef dissident au Rwanda Un des chefs des soldats dissidents congolais, le colonel Jules Mutebusi, s'est réfugié au Rwanda avec 305 de ses hommes, qui ont été désarmés par les autorités rwandaises, après avoir été chassé par l'armée congolaise de la ville de Kamanyola.La fuite au Rwanda des soldats dissidents, soumis à une pression croissante des forces gouvernementales, intervient au moment où les autorités de Kinshasa ont envoyé quelque 10 000 hommes dans l'est du pays, un mouvement de troupes qui inquiète le Rwanda.Les troupes du colonel Mutebusi et celles du général Laurent Nkunda, tous deux Tutsis congolais, avaient pris pendant une semaine, du 2 au 9 juin, la ville de Bukavu, cheflieu du Sud-Kivu, dans l'est du Congo, en affirmant que des exactions y étaient commises contre leur communauté.d'après AFP ÉTATS-UNIS Mémos sur la torture Pour tenter de désamorcer la polémique sur les sévices infligés à des détenus irakiens dans la prison d'Abou Ghraib, la Maison- Blanche a publié hier les mémorandums détaillant les méthodes d'interrogatoire que peuvent employer les soldats américains.Ces mémorandums ne concernent toutefois que les prisonniers faits en Afghanistan et ceux détenus sur la base de Guantanamo.L'un d'eux, signé de la main du président américain George W.Bush, stipule que les prisonniers talibans en Afghanistan doivent être traités humainement même si les conventions de Genève ne s'appliquent pas à eux.«Le président n'a jamais donné l'ordre ou dit à quelqu'un qu'il fallait torturer », a affirmé un porte-parole de l'administration, ajoutant que le document du 7 février 2002 est « la seule directive présidentielle sur le traitement des prisonniers ».d'après AFP D'APRÈS AFP LIBREVILLE \u2014 La rébellion soudanaise du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) a demandé hier à la communauté internationale d'intervenir « par tous les moyens» pour arrêter « la purification ethnique au Darfour », à l'ouest du Soudan, et de créer un tribunal international pour en juger les responsables.« Le MJE demande à la communauté internationale, en particulier à l'Onu et aux pays puissants d'intervenir par tous les moyens pour arrêter la purification ethnique au Darfour planifiée par le gouvernement de Khartoum», indique un communiqué signé du porte-parole militaire du MJE, le colonel Abdallah Abdel Kerim, reçu hier à Libreville.Le texte réclame également la création d'« un tribunal de type TPIR (Tribunal pénal international de l'ONU pour le Rwanda) pour juger les commanditaires et les auteurs de la purification ethnique », dont il cite une liste de 17 noms allant du président du Soudan, Omar al-Béchir, aux responsables locaux du Darfour, en passant notamment par des membres du gouvernement soudanais.Le texte fait explicitement référence au « Rwanda de 1994» et à « l'ex- Yougoslavie» pour décrire la situation actuelle au Darfour, où le MJE et le Mouvement de libération du Soudan (MLS) affrontent depuis février 2003 l'armée soudanaise et des milices arabes alliées, les djandjawids.Celles-ci ont été accusées de « nettoyage ethnique » contre les populations non arabes du Darfour par un responsable des Nations unies.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a dit mi-juin refuser de qualifier de « génocide» ou de « nettoyage ethnique » la situation au Darfour, ne reconnaissant que « des violations massives du droit humanitaire international ».La qualification officielle de génocide, employée par plusieurs ONG, obligerait les Nations unies à intervenir pour y mettre fin.M.Annan a prévenu hier que l'ONU ne doit pas être blâmée éventuellement pour la situation au Darfour comme elle l'a été lors du génocide rwandais de 1994.« Nous devrions éviter les situations où nous permettons à des États membres de se cacher derrière le secrétaire général, de l'utiliser comme un alibi pour leur propre inaction », a prévenu hier M.Annan.Le MJE « salue l'idée des USA d'isoler tous les officiels du gouvernement de Khartoum».Le porte-parole adjoint du département d'État américain, Adam Ereli, a annoncé vendredi que les États-Unis envisageaient d'imposer des sanctions aux officiels soudanais jugés responsables de la crise au Darfour.PHOTO TIMOTHY A.CLARY, AFP Des admirateurs de Bill Clinton se sont installés dans la longue file d'attente, sur la Cinquième Avenue à New York, pour faire signer leur exemplaire de My Life, l'autobiographie de l'ancien président des États-Unis.Ruée sur l'autobiographie de Bill Clinton RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 La file commençait à l'intérieur du Barnes & Noble de la Cinquième Avenue, entre la 48e et la 49e Rue, à Manhattan.Elle s'étirait tout autour du bloc, qui fait partie de l'énorme Rockefeller Center.Des milliers d'admirateurs attendaient Bill Clinton sous la pluie battante.Une des plus longues queues dans l'histoire de New York.L'ancien président devait arriver à 12 h 30 pour signer des exemplaires de son autobiographie, My Life (Ma vie), qui était mise en vente hier aux États-Unis et dans d'autres pays du monde.À 12 h 58, sous une pluie fine, il est descendu d'un VUS noir, saluant la foule de la main.Il était plus svelte que jamais.« Nous vous aimons, Monsieur le président ! » ont crié des fans en voyant Clinton disparaître à l'intérieur du magasin, où l'attendait, en tête de la file, Greg Packer, un New- Yorkais de 40 ans vêtu d'un chandail des Yankees.Greg avait passé la nuit sur le trottoir, comme plusieurs autres admirateurs de Bill Clinton.Après la semaine Reagan, qui a suivi la mort du 40e président, c'était le début de l'été Clinton.Jusqu'à la fin de juillet, le 42e président fera la promotion de son livre, sillonnant son pays pour justifier sa paye (dix millions US) et défendre sa présidence.Il y a bien sûr matraquage médiatique, orchestré par la maison d'édition Knopf, qui a tiré Ma vie à 1,5 million d'exemplaires, un record pour une première impression de ce type d'essai.Hier, pendant que Clinton signait des livres à Manhattan, la télévision américaine présentait une entrevue d'Oprah Winfrey avec l'ancien président, qui suivait celles de Dan Rather, chef d'antenne de la chaîne CBS, et du magazine Time.À en juger par la foule de New York, il y aura aussi nostalgie.Hier, plusieurs fans de Bill Clinton portaient des macarons montrant le visage de l'ancien président et disant : « Je regrette la paix, la prospérité et Clinton.» Rhoda Anderson, une quinquagénaire du New Jersey, avait épinglé un de ces macarons à sa veste.« Nous pensons que Bill Clinton est l'un des meilleurs présidents de l'histoire des États-Unis, a déclaré Rhoda, qui était accompagnée de son mari.C'est une occasion unique de l'approcher, de le remercier.» Interrogée sur l'affaire Lewinsky, Rhoda Anderson a répondu : « J'aimerais bien que la vie sexuelle de notre président soit la pire chose dont nous puissions parler aujourd'hui, plutôt que la guerre en Irak, les pertes d'emplois ou les empiétements sur nos libertés.» Certains fans voulaient s'approcher du président, d'autres voulaient surtout sa signature sur la page de garde de son autobiographie.« C'est pour ma femme, a déclaré Douglas Gonzalez, un courtier de Wall Street, qui faisait la queue depuis 5 h30.Elle adore Bill Clinton.Heureusement, je ne suis pas jaloux.« Je pense que l'exemplaire dédicacé constituera un souvenir fantastique », a pour sa part déclaré Bob Rosenthal, un travailleur social de 36 ans.Dimanche, Bob a lu la une du New York Times, qui présentait une critique féroce de l'autobiographie de Clinton.Pour le journal de la 43e Rue, Ma vie est un ouvrage «mal fait, complaisant et souvent terriblement ennuyeux ».« S'il y a des passages qui m'ennuient, je les survolerai », a dit Bob en haussant les épaules.Rebbecca Yofpahie, une avocate de 27 ans, est aussi indulgente que Bob.« C'est un livre de 900 pages, a-t-elle dit.Je m'attends à des passages moins palpitants.» En signant son premier livre, hier, Clinton a expliqué vouloir « élever la politique » aux yeux du public.« J'essaie de raconter l'histoire de ma vie et de l'Amérique dans la dernière moitié du XXe siècle, et de dire aux gens combien ces fonctions politiques sont décisives », a-t-il dit.En soirée, l'ancien président devait participer à une séance de dédicaces à Harlem, où se trouvent ses bureaux.Ce matin, il signera des livres à So- Ho, avant de s'envoler pour la côte Ouest, deuxième étape de sa tournée de promotion.En cours de route, Clinton ne rencontrera pas seulement des admirateurs, cela s'entend.Depuis une semaine, l'animateur conservateur Rush Limbaugh, un des plus grands détracteurs de l'ancien président, prétend que ses mémoires s'intitulent My Lie (Mon mensonge).La petite vache bleue se trouve sur des produits laitiers fabriqués avec le lait de chez nous, un lait fait selon des standards de qualité parmi les plus élevés au monde.3235062A Piscine Petit-déj.gratuit pour enfants Centre de culture physique Internet haute vitesse gratuit Cette offre est valide seulement dans les hôtels Four Points by Sheraton participants du Canada et des États-Unis.Vous devez réserver et occuper votre chambre entre le 21 mai et le 18 septembre 2004.Vous pouvez faire vos réservations en ligne ou par téléphone, au 877 782-0020.Mentionnez le code promotionnel SSWLAP.Seules les réservations faites en ligne donnent droit à un rabais de 10 $US sur la seconde nuitée.Le petit-déjeuner pour enfant n'est offert gratuitement qu'à l'achat d'un petit-déjeuner pour adulte (maximum de deux enfants par famille).Le petit-déjeuner est offert une fois par jour, par chambre, et doit être pris à l'hôtel.Un CD de musique Sesame Street est offert par séjour, par chambre, jusqu'à épuisement des stocks.Le départ tardif à 16 h 00 est offert selon les disponibilités.Les prix indiqués s'appliquent à une chambre pour une ou deux personnes, pour une nuitée, selon la disponibilité.Le nombre de chambres offertes à ce prix peut être restreint.D'autres restrictions peuvent s'appliquer.Cette offre ne comprend ni les frais additionnels exigibles ni les taxes imposées par l'état ou la localité.Cette offre n'est pas applicable aux groupes.Une réservation de principe est exigée.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre offre ou promotion.© 2004 Starwood Hotels & Resorts Worldwide, Inc.Dès aujourd'hui et jusqu'au 18 septembre, les hôtels participants Four Points® by Sheraton vous offrent des tarifs réduits, le petit-déjeuner gratuit pour les enfants, le départ tardif à 16 h 00 et un CD souvenir de Sesame Street® qui vous fera apprécier les talents de vos personnages préférés! 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