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Titre :
Mainmise
Réponse québécoise à l'underground californien qui exerçait alors un puissant magnétisme culturel sur la jeunesse rebelle du monde entier, Mainmise a été le principal et le plus durable des porte-étendards de la culture hippie au Québec. [...]

Mainmise est une revue bimestrielle, puis mensuelle, publiée à Montréal de 1970 à 1978. Parmi les principaux porte-étendards québécois de la culture hippie d'influence américaine, la revue offre une incursion dans le mode de vie et les aspirations de la jeunesse séduite par le rock, la poésie et les plaisirs sensuels et psychédéliques véhiculés par la contre-culture des années 1960 et 1970.

La première équipe est constituée de Jean Basile Bezroudnoff, journaliste culturel au Devoir et hippie notoire, Georges Khal, animateur radio à CKGM, Kenneth Chalk, professeur à l'université Sir George Williams, Linda Gaboriau, animatrice radio à CKGM, Christian Allègre et Denis Vanier. Se joindront à eux, au cours des années, Michel Bélair, Liliane Lemaître-Auger, Rolland Vallée, Guy Latulipe, Daniel Vincent, Merrily Paskal, Gérard Lambert, Michel Bogos, Paul Chamberland, Raôul Duguay et Claude Péloquin.

Comme membre associé de l'Underground Press Syndicate, Mainmise a, pour une modique contribution annuelle, accès à une banque de textes et d'images produite par un réseau de publications contre-culturelles principalement américaines. Plusieurs des textes sont traduits en français; c'est le cas surtout d'articles thématiques et spécialisés. Les éditoriaux, chroniques et textes de création sont en grande partie des créations originales.

Le mouvement de la contre-culture auquel s'alimente Mainmise est diffusé à partir des États-Unis, et est relayé ailleurs dans le monde, particulièrement en Europe. Il s'attaque aux institutions établies qui, selon ses adeptes, transmettent la tradition et le conformisme : école, famille, Église et système politique. La subversion sociale prendrait les chemins épars de la transformation de la conscience individuelle, de la spiritualité et des religions orientales, du rejet de la recherche d'intérêts pécuniaires, ainsi que de la lutte au contrôle de l'information, le tout facilité par une expérimentation de plaisirs sensoriels artificiels.

La drogue, la libération sexuelle, le féminisme, l'écologie, l'école alternative, la musique rock, le syndicalisme et l'autogestion sont les principaux sujets qui alimentent les pages de Mainmise, alors que l'utopie et la pensée magique en colorent l'approche.

D'abord présentée en format poche, la revue adopte en 1973 la forme du magazine, puis celle du tabloïd à partir de l'automne 1975. Ces changements entraînés par des considérations financières et de mise en marché, ainsi que des tentatives de distribution sur le marché européen, ne permettront pas à Mainmise de surmonter ses difficultés budgétaires récurrentes, mais la revue survit tout de même jusqu'en 1978. Cette même année, la revue Le Temps fou viendra combler le vide laissé par la défunte Mainmise.

Après avoir oscillé autour de 8000 exemplaires pendant les premières années de vie de la revue, le tirage de Mainmise aurait atteint son apogée à l'automne 1973 avec 23 000 ou 26 000 exemplaires.

MOORE, Marie-France, « Mainmise, version québécoise de la contre-culture », Recherches sociographiques, vol. 14, no

WARREN, Jean Philippe, « Fondation et production de la revue Mainmise (1970-1978) », Mémoires du livre / Studies in Book Culture, vol. 4, no

Éditeur :
  • Montréal :Payette et Payette,1970-1978
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Mainmise, 1976, Collections de BAnQ.

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LABORÎT LE CHAMPIGNON SACRÉ ASTROLOGÎE L'avènement du savoir intégré • L'avènement du 3ème oeil • L'Avènement de l'Ere Nouvelle mEiu\nii3 T !j_ii>j \3i[ lis \i I l :j LjU Jihl ¦ )[\' J T.'avènement de la conscience cosmique lalte&natiÇ 1 5 87 5T-DENIS (Près Moisonneuve) TÉL.: 845-8887 FOURRURES tous les styles d'hier et d'aujourd'hui 152 Prince Arthur E VÊTEMENTS DIJOUX ui sovriQue JEAN pieime SIGOUIN 154 PRINCE ARTHUR «ye boots f aites e la main depuis it temps des pionniers .3ç vous ë£es tannes des bottes qui ne durent qo'uii ah ou deux., vewez.voiF* (es au identiques boites fftjfÇ, tàiliies dans le cuiR de vache, plus solide.elles vous eyiïe.wzRont ' k Chat iOS, Prince ARlhjfi.est Snk-i8S Tundro» Bottes oRig males VWes ot'aviateufts 6?e5 chaudes de laRrnée de l'aifi smeWaine Corvtpa0e^ les vé^Utabks battes avec tes imitations i.i'èchan«e • ACHAT VENTE-ECHANGE DISQUES USAGES LIVRES ( SCIENCE FICTION ET POLICIERS)^ ARTISANAT QUEBECOIS 3706 St-Denis Metro Sherbrooke TÉL.: 849-1913 ¦ AE I ABONNEZ-VOUS! Pour mieux demeurer informé de l'actualité cinématographique québécoise.Ti I 4.- Veuillez m abonner pour un an (10 numéros) a la revue Cinéma/Ouébec que vous adresserez a NOM ADRESSE Inclure cheque ou mandat postai et retourner a Cinéma/Ouébec.c p 309 station outremonr Montrea: Quebec H2V 4M BEAU BEC PRÉSENTE r OUTREMONT LES SÉGUIN I *J££L ill en supplémentaire 1 3 4 DEC.à IOh.00 MAXIME LEFORESTIER 1248 Bernard 277-4145 OCTOBRE «9 ^* 4 DEC.7h.30 11 DEC.7h.30 IOh.00 BILLETS EN VENTE (SIÈGES RÉSERVÉS) AU CINÉMA 277 4145 MAINMISE décembre '76 p.2 1 PeA , m-mi Pour un numéro de Noël, quel thème plus approprié que celui de l'AVENEMENT, de la naissance de l'homme nouveau?Comme par hasard — mais il n'y a pas de hasard — tout Mainmise, ce mois-ci; tourne autour de cette idée-clé.Laborit propose le SAVOIR et la conscience de celui qui sait.Les enfants du Verseau proposent l'expérience intérieure — le phénomène neurologique de l'expansion de la conscience — dont les outils peuvent être, entre autres, le champignon sacré (notre document étranger du mois) ou le Yi-King (la réponse citée du Yi-King à la question: "Que doit faire le parti québécois maintenant qu'il est au pouvoir?" exhorte le nouveau chef du Gouvernement à un niveau de conscience qui soit à la hauteur de l'événement/avènement).A propos du nouveau gouvernement du Québec — arrivant un peu tard — nous n'avons pas jugé bon de faire un "spécial" sur la question.Nos lecteurs se rendront compte, et se réjouiront, du fait que tout ce numéro de Mainmise en est imprégné d'un bout à l'autre, même notre section musique, Centrée cette fois sur la musique québécoise, qui se trouve être, elle aussi, un instrument privilégie de la Transformation, ici.Comme une anti-thèse, nos deux pages "front de libération", consacrées cette fois aux prisonniers, apportent le témoignage brûlant de ceux qui, par rapport au Système qui les a conditionnés — se trouvent en situation extrême.Paul Chamberland, lui, en symbiose avec Laborit et les enfants du Verseau, propose une "mutation-réversion" vers l'Unité - ou le rassemblement du grand corps d'Osiris.Michèle Favreau MUSIQUE L'OISEAU ROCK.p.6 UNE GERBE DE CHANSONS POUR APPROFONDIR L'HIVER.cinq disques québécois entendus par Michel Chevrier.p.10 DISQUES.p.11 A VENIR: Au mois de janvier '11, nous publierons les plans détaillés d'un synthétiseur musical qu'on peut bâtir chez soi.L'auteur en est Reynald Blouin, Consultant en communication.Pour toute information on peut le rejoindre à: 5167 rue Bordeaux, Montréal, 527-6235.Accompagnant ces plans, il y aura aussi une critique/appréciation du MICRO-MOOG que Moog vient de sortir.RECHERCHE LES ENFANTS DU VERSEAU : petit guide pour que la révolution intérieure ne le reste pas.extraits d'une thèse de maîtrise "flyée" en sciences sociales par Serge Cabana et Orner Giasson; une présentation de Rock Fortin/p.17 LA FUITE (deuxième partie).entretien avec Henri Laborit.par Michèle Favreau.p.21 LES DETENUS d'ARCHAMBEAULT PAR EUX-MEMES.p.24 LES CHAMPIGNONS HALLUCINOGENES D'AMERIQUE : interview de Gordon Wasson, traduit par la Mère Michel.p.26 MUTATION-REVERSION : calligraphie/ transmission de Paul Chamberland.p.30 PRAXIS LA TERRE CHE NOUS par Michel Bélair/p.32 RETOUR A MESCALITO, conte indien écrit par Nicolas Devil.p.32 PRAXIS QUEBECOISE par Eric Brunet et Bernard Saulnier.p.34 LA MERE MICHEL.p.36 L'ASTROLOGIE, TU CROIS A CATOI ?nouvelle chronique par Marlyse.p.37 LES POTS CASSES par le grand Bernard/p.38 CONTACTS ARTS ET THEATRALITES.p.38 CARNETS DE MEDOR.p.42 LIVRES.p.43 LE COIN DES YEUX.p.44 Mainmise est publié mensuellement par Les Editions Mainmise Inc., filiale à 60 pour cent de la Fondation de Rechercne en Ecologie et Alternatives Québécoises Inc., et distribué par les Messageries Dynamiques, 775 Lebeau, Montréal (514) 332-0680.Dépôt légal 4e trimestre 1976.Courrier de 2e classe.No: 2511.Port de retour garanti par Mainmise.Fondateurs: Jean Basile et Georges Khal.Rédaction, Fabrication, Administration, Abonnements: Mainmise, 1591 St-Denis, Montréal (514) 843-4792.On peut rencontrer ou rejoindre par téléphone l'équipe de rédaction les lundis et jeudis'de 13 h.à 17 h.à l'adresse du journal.Mainmise se vend $1 l'exemplaire.Abonnements: $10 par année.Imprimé au Québec.Mainmise n'est pas responsable des taches de café ou pistes de pattes de chat ou tous autres ennuis pouvant survenir aux manuscrits ou dessins qui lui sont envoyés.On vous promet de faire attention quand même.ONT PARTICIPE A CE NUMERO: Bruno Dostie, Clodomir Sauvé, Michel Chevrier, Pierre Voyer, Christian Bel/eau, Rock Fortin, Serge Cabana, Orner Giasson, Henri Laborit, Michel Bélair, Nicolas Devil, Eric Brunet, Bernard Saulnier, Claude Beausoleil, Yolande Viilemaire, Le grand Bernard, Les détenus d'Archambault, Paul Chamberland, Pierre Mac Duff, Pierre Tassé, Denis Vanier, Josée Y von, Pau le Lebrun, Ti-Cul Tougas, Georges Khal, Christian Allègre, André Roussil.EQUIPE DE PRODUCTION: Michèle Favreau, Madeleine Hébert, Arabelie, Marlyse.Louise, Bruno Claude Puff Puff.ADMINISTRATION.André-Gilles d'Astous.page couverture André Roussil et Madeleine Hébert \\— Si —.¦ Merci à André Roussil pour les photos de Jacques Biais et son travail sur la couverture du mois dernier.Mi* 1 ¦1 to ¦ m 4b ^QOiXj Rofeafc 4b J&teaft^.MAINMISE, décembre'76, p.3 J'ai mangé 3 amanita muscaria : 1 petite, 2 moyennes^ dont une assez grosse.Amanitas séchées sur le sol, sur| leur pied quelques jours après la fin de la saison en no-i vembre au plus tard.Légers symptômes de mal de coeur, courant dans l'estomac.Très légers renvoyages, prélude annonciateur de l'effet, enfin ! Extérieur : l'horizon se brouille dans les Appalaches, les couleurs s'intensifient '< légèrement.Intérieur : C'est un met à digérer les yeux (fermés, à voyager dans les niveaux de conscience jus-ÎJ Iqu'à 8 heures d'affilée.J'ai vu une des Bêtes de l'Apo-1*"' calypse, ensuite, des Hauteurs, sans Vertige.Dans mesl rapports verbaux avec.vous", un détachement très! clair entre l'esprit et la matière, entre l'invisible et lelj visible.Surtout je dirais : entre de-toute-intense-Réalité-f Vérité et futilité-d'une-certaine-vision-de-la-Vie.L'ama-| nite est un outil initiatique de Chaman et j'aimerais avoir plus d'information.Sylvain Campeauj ndlr : à consulter sur ramanite^Wâmmîs^T^Tt^^_ jSOMA de Gordon Wasson (voir interview de ce numéro-! jci) et LE CHAMPIGNON SACRE ET LA CROIX, def John A11 egro._ Oui c'est un plaisir de lire MM à chaque mois; parce que j les pages se suivent de plus en plus mais ne se ressemblent pas, chacun peut trouver son jus, sa nourriture,] enfin bravo pour ce nouveau-nouveau journal.Mais en allégeant les chroniques de musique, n'auriez-vous pas oublié ou suspendu un thème qui nous est cher."Classique" d'Edgar Fruitier.Nous retrouvons d'accord le | bon vieux rock et ce d'autant pluvieux jazz, mais MM laisse tomber le classique ?De la musique qui après tout ! ce temps est dépassée quoi ?M.Fruitier n'a pas tout j dit ?il chante ecoutez-le aussi à la radio ! Décidément si vous avez vraiment perdu le trip merveilleux, où va le monde avec ses grosses oreilles électriques.La musique classique aussi ça s'écoute (même stone) j'atténue mon agressivité "piano forte" pour vous rejoindre sans que cela devienne trop "mal-à-propos" ah ! ah! ah! j'ai confiance en vous et je souhaite bientôt lire Vivaldi ou Scarlatti, signé bien sûr par le même chef Fruitier.Dans l'espoir que vous n'êtes pas trop parti pour revenir.Saluts à Pierre Voyer et à Clodomir de ma part, je les aime autant et ne les laisse pas tomber.La musique adoucit les moeurs.Charles [À part ça Mainmise devient vraiment ben.Malheureusement rien de comparable ici.Avec des couleurs ce serait encore plus beau.Je ne sais pas quels sont vos! (contacts en France mais vous! (devez savoir qu'on est quelques-uns à vous aimer, à essayer de se I remuer à travailler mais c'est! vraiment dur d'être ensemble ici.Ca vient _ JPPZ tsé Germain (beauchamp d'orge ou d'avoine ?) pour-j |rais-tu rentrer en contact avec moi, c'est au sujet dej jrenez-nous - ; Lucie Bérubé St-Aimé-des-lacs, les Colons Cté Charlevoix, P.Q.GOT 1501 Oh Wow.Les deux derniers Mainmise sont too much, j'ai trippé ben gros à les lire.Mais j'ai remarqué par contre que la chronique de musique classique d'Edgar Fruitier est disparue depuis quelques temps et c'est-bien Mont St-Hilaire, le 17 r!ovembre7| dommage parce que, vous savez, nous enfants du rock Mainmise, Claude, Serge, : que nos bras s'ouvrent, quel and roll, on sait pas grand-chose sur ces oeuvres im-l'épicentre de l'acupuncture Kébek nous inonde face aul mortelles.Se remettre a faire des recherches.etc.etc.(ndlr : ici un ravissant dessin du soleil se levant entreietc.Fruitier nous donnait l'occasion d'apprendre beau-lesdeux mamelons du Mont St-Hilaire), nos êtres se con-icoup sur l'histoire et l'auteur et aussi nous conseillait* juguent, au silence adjacent nos espoirs se nourrissent.!judicieusement pour l'achat d'une discothèque.Moi je •«m'en vais vivre à la campagne bientôt, et je pourrai pas Ipartir sans une couple de bons disques de musique classique, provision pour mes soirs d'hiver au coin du feu.Bravo pour Mainmise ! Pour l'information pour la culture pour le ton de liberté «pour la qualité |et pour l'amour de la vie ! Françoise Loranger Puis je m'abonne .pour un an étant très heureux de la nouvelle orientation du journal; beaucoup plus que durant 53 et semblables suivants.Moi ça va bien et suis plus que Iconfiant de vivre harmonieuse-jment avec la nature entière et [mes frères humains.Dans ce sens Mainmise m'a 'beaucoup aidé il y a quelques jannées déjà.Reçois des vibrations d'amour Jet une puff d'air pur de Chair-Sbrooke.un incarnateur de l'alternative Paul Martel [Salut Michèle, je suis désolé de devoir partir sans avoir pu te rencontrer mais peut-être un peu plus tard.L'Echancrier besoin d'être plus connu; il a aussi besoin de collaborateurs, c'est-à-dire d'écrivains, de poètes, de photographes, de dessinateurs de B.D., etc., désireux d'être pu-l ,bliés et prêts à le faire sans frais.mais sans rémunéra{ tion ! Notre prochain numéro devrait sortir en décembre et nous serions heureux si vous vouliez bien passer le mot à tous ceux que cela peut intéresser.Mon adresse\ Gaétan Mathieu |217 Laurier, ou CP.753| Sherbrooke, P.Q.Tél.: 819-565-8176 premier jeudi soir de novembre [Bonjour Bonjour, Concernant le Mainmise de novembre, j'ai lu dan "Lettres", p.4, le petit message d'amour de Claire Mais, pour elle, il y a un petit nuage qui se promène elle écrit : "quand il s'agit de québécois, ça devien très pénible à lire parce que notre langue est une langue parlée et non écrite.Je crois qu'on pourrait nous épar gner les "ben., "Tsé", j'su"." Moi je vous dit bravo ! si vraiment vos entrevues sonl (retransmises intégralement.Sans rancune pour Claire.He vous aime tel que vous êtes.Vous ne changez pas jvous progressez ! JBravo aussi pour les images qui accompagnent les textes! .Merci d'être là Ginette Gaspésie Eritoukâ, continuez, c'est ben le fun de vous lire chaque mois et rendu à la campagne je m'abonnerai car j'aùra^ une adresse fixe.¦__Jean-Pierre Nous sommes quatre p^oï^^H^fmfhoxrï^cnS coin d'terre pour le printemps prochain.Le coin nous le voulons isolé, c'est-à-dire à quelques milles d'un p'tit village, en tout cas ben éloigné d'Ia grande-route (highway).En ce qui concerne le prix, ben pas trop cher au maximum $8,000 - $10,000.Evidemment, étant pas riche, nous pourrons pas payer comptant, mais nous prévoyons avoir en main au printemps un bon ptit montant.Nous aimerions que la terre soit pas trop grande ni trop petite, juste assez !, qu'elle soit bonne pour la culture et qu'on y retrouve deux ptites maisons ou bien une maison avec les autres bâtiments de la ferme.Il y a bien des régions dans l'Québec qui nous intéressent, cependant nous affectionnons particulièrement la région du Bas-du-Fleuve.Nous sommes ouverts à d'autres possibilités relatives à la situation de la terre et aux bâtiments qui s'y trouvent.Tous ceux qui connaissent les bons spot et qui veulent nous le faire savoir, veuillez communiquer à l'adresse suivante : André Fradette 1162, King Rivière-du-Moulin Chicoutimi, P.Q.Tél.: 418-545-0982 Gros merci à l'avance.Nous attendons de vos nouvelles avec impatience.And ré et Rachel _ 4 novembre 7 Salut Main mise Tu es la dernière ressource que je possède pour fairej plaisir à une maman qui s'ennuie beaucoup de son fils alors je vous demande de tout cour de faire passer le message qui suit en Décembre S.V.P.comme un cadeau] de Noël.A toi de moi Voilà il y a presque 3 ans déjà que tu nous a laissé san nouvelles.Tu sais Johnny y.ton frère Michel joue très bien du piano maintenant et cherche en vain à te revoir.L'Ange de tes jours continue à peindre très bien eïM s'ennuie de son aîné.Alors si tu veux tu peux la rejoindre sans aucune obliga tion de ta part après 5 hrs.Jeannine - 374-0425 Si tu peux fais-le prends 2 minutes.Carole le vous remercie sincèrement.__ 'Çôn^om^TcS^'ÇTm' La pleine lune s'en vient et je sens que c'est bientôtl que l'enfant va sortir.Il y a une chose que je sais.Il y a deux maisons vides; toutes les 2 dans le bois que je connais.Un trip dans le bois pour l'hiver, avec la lampe à l'huile et l'eau du ruis seau pour boire.Et des amis autour et loin, la raquette, le skidoo.L'hiver blanc et tranquille à O clair de la lune.Le monde haut-high - down-bas parfois content parfois pas.En montagne dans la forêt.Il semble qu'après notre première tempête de neige y a toujours personne qui veut les habiter.C'est romantique et dur ça dépend du | monde.Et je suis gelée à côté du poêle.Elles attendent quelqu'un quelque part.C'est à Auclair Cté Témiscouata en montagne entre le fleuve et la mer Francine (note de la composition : ya aussi quelques traits hasardeux en forme de sauterelle ou de n'importe quoi, avec une flèche et la mention : ça c'est Christophe.MAINMISE ' décembre '76 p.4 LE THEATRE DES IMAGIERS, 1200 Alexandre de Sève, Montréal; offre le cours suivant : Initiation au Rituel Théâtral (informations et inscriptions à l'Atelier de 17 à 22 heures).LA VOIX : Exercices en vue d'explorer et de rendre utile cet instrument de projection magique (pose de la voix, chant inté rieur et extérieur).LE CORPS : Exercices amenant le corps à sa finalisation cosmique, à sa purification afin qu'il serve de pentagramme générateur (gymnastique, mime, improvisation, yoga, gestuelle des parties de l'anatomie, architecture du corps).L'ESPRIT : apprentissage et/ou mise en fonction du Zen, des Tarots, des Imageries symboliques-poétiques.'Chère Mainmise, t'es belle.Je veux pas que tu meures.I JT'as pas besoin que je te dise que t'é belle, tu le sais.| jMoi j'avais besoin.Chus beau aussi, et laid aussi, (salut, chus belle à soir Robert P.S.: j'ai recopié à la main (pas de XéroxJ la lettre [que j'envoie dans une couple d'heures à René Lévesque, pour te l'envoyer aussi.Je va être content si t'as de la i place.C'est tout.le 13 novembre 1976\ Lettre à René Lévesque Dans deux jours, il y a une élection, je vais voter pour toi, t'appuyer.Je veux te dire que tu es un menteur.Je m'y connais : j'en suis un grand.Je veux te parler des noix de coco et des pêches.Toute loi est la gaine que met madame chose le matin.Madame chose n'a pas de muscles abdominaux.Pas de consistance, toutes les lois, cachent un relâchement.Voilà pourquoi les noix de coco et les pêches.Cher René je veux que le Parti Québécois rentre au gouvernement tout de suite, je suis pressé, je ne suis ni serein ni mature, je suis adolescent et je veux que le monde change tout de suite.Tout le monde sait que Bourassa est un minable, qu'il y a rien là.Par contre, I peu de personnes savent que tu en es un.Je veux que le I P.Q.rentre fort ! Afin qu'on voie ce qu'il peut faire iet aussi ce qu 'il ne peut pas faire.Cher René, il y a mille choses à améliorer, à changer! Bourassa n 'en peut changer aucune.Tu (et ton équipe) j peux en changer une ou deux peut-être.C'est tout, pas plus.Par contre, si quelqu'un en change une dizaine ailleurs, les 990 vont suivre et les 2 tiennes aussi.Je m'embrouille.Il y a un (ou une?) grosse autobus.Nous voulons un bon chauffeur.Alors nous étudions attentivement le curriculum vitae des candidats au poste de chauffeur.Et il est vrai qu'après 3,000 ans de réunions et de délibérations, nous découvrirons qu'un tel est meilleur qu'un tel.l'ai omis de dire que le moteur est FUCKE ! Besoin d un réglage de piston.Roues besoin d'en/ignement aussi.Où sont les mécaniciens ?On lest a mis à la porte de nos délibérations et réunions.Yl savent pas se tenir pi y comprennent rien.De toutes» façons, les mécaniciens s'emmerdaient dans nos réunions.Ils sont partis d'eux-autres mêmes."Bon ben, nous-autres, on va aller prendre une draft ! Si jamais vous avez besoin, on est à la taverne au coin." Cher René, j'espère que tu vas réussir à retarder la démolition, le viol, le dévisagement du vieux Québec.| j'espère que tu réussiras pas pour que je comprenne que c'est ma job ça.Quand j'ai commencé la lettre, j'étais en christ.Pis après en parlant du viol, j'ai eu envie de pleurer.Là, chus plus tranquille, plus tendre.Je t'en veux pas.Dors bien.Sois bon polir toi.Robert Blouin P.S.: Cher Premier Ministre, faudrait mettre WILHELM REICH "Le meurtre du Christ" à l'index.Pis les livres de Christ iane Roche fort.Pi Paul Chamberland.Pi d'autres, beaucoup d'autres.VIDEO ] Une section du Tome 2 du Répertoire des Outils Planétaires du Québec sera consacrée au vidéo.Nous aime-I rions y placer entre autre des photos de vidéo-maniacs en action et des textes, compte-rendu d'expériences, projets, poèmes, etc.de y-ceuzes.Envoyez-nous en à : Donald Turcotte Répertoire des Outils Planétaires du Québec 1591 rue St-Denis Montréal [inscrivez votre adresse pour qu'on puisse vous retourner f le matériel.Salut C'EST UN APPEL GENERAL, VIENS FAIRE UN TOUR, CEUX QUI VEULENT RESTER, RESTERONT, CEUX QUI VEULENT S'EN ALLER, S'EN IRONT.Michel Morin CP.448 Ferme-Neuve, J0W- ICO L'ATELIER DE THEATRE : LA GROSSE VALISE présentera un| i spectacle de mime, créé par quatre de ses membres, intitulé : Fanta-i \ scope, commençant le mercredi 1 décembre au 4 décembre inclusive-^ iment, à 20:30 hrs au Conventum, 1237 Sanguinet, Montréal.— Ce spectacle est le résultat d'une recherche qui a débuté en janvier dernier.Ce spectacle sort des sentiers du mime traditionnel pour pénétrer dans une nouvelle dimension du mouvement, de l'imagination et du théâtre fabuleux.Prix d'entrée : $2.50.Notre adresse : La Grosse Valise, 415 rue Lemoyne, Vieux-Montréal,^Q., 844-7848.| AIMERAIS acheter guitare usagée NorrrTâarGrorgevr849-7246.| Grammofonno, que je surnommais "pattes-fines" à cause de son élégance, l'une des filles les plus sauvages de Céfalu, (chatte à Mainmise) a accouché le premier octobre dernier de 5 petites chattes toutes noires chez Stéphane, 4132 Avenue Chateaubriand, à Montréal.Tél.: 522-1310.Les 5 chattes sont des petites boules de poil adorables prêtes à être données maintenant.Comme Stéphane a déjà le gros pataud noir et blanc, et Grammofono, et aussi la grise, ça lui fait trop vraiment.Allez donc voir s'il y en a une qui vous plaît.Les chattes sont tellement plus douces et elles ont tellement plus de personnalité.IE SUIS à la recherche d'un professeur freak de guitare classique,! (pas un kid$galipeau music).Si vous pouvez m'aider, téléphonez au | 677-7068 entre 17 et 19 heures."IMAGE" cherche un batteur avec expérience; cherche aussi musicien jouant claviers-piano électrique-synthétiseur.Appeler André.i (à frais virés) : 348-7752.J'AIMERAIS rencontrer des gens qui voudraient s'organiser pour! |monter en Californie d'ici les fêtes de Noël.Ecrire à Qyy Rochon,! [2036 rue St-Denis, ap.11, Montréal.J'espère avoir des nouvelles* Ibonnes ou mauvaises.O.K.Sans faute, toutte le monde avec rensei-j Sgnememts importants et gens intéressés.[J'AI UN FILS de six mois et une maison bien installée à la campagne, dans Charlevoix, à l'orée du bois.Je cherche une ou des filles I qui ont des enfants aussi et oui auraient le goût de passer l'hiver avec nous.Si ça vous tente, télépnonez-moi, on s'arrangera pour se voir! Hélène, T-418-435-5633.|JMessage à Robert Bourassa.BRobert, nous t'avons expédié tes RMainmise comme àj'habitude au ^parlement de Québec mais ils Isont revenus avec la mention r'déménagé".Envoie ta nouvelle jadresse si tu ne veux pas man-jjquer de numéros.S'il est vrai jjque tu déménages en Europe, en-Ivoie nous également $2.50.Les ^abonnements sont plus chers en \ Europe.Pourriez-vous m'aider en pu-g bliant un message afin de trouver* les Mainmise nos.2 et 4.Claude Belisle 1890 des Chutes St-Ursule, JOK 3MO Paris le 1.11.76 Hello brothers, Je voudrais passer cette annonce dans le prochain no.de Mainmise parce que : "Vu d'ici on dirait que vous j êtes en train d'accoucher (sans I douleurs?) du Nouveau Monde | alors moi je voudrais bien assister à ça de tout près et donc ! quitter le vieux dans ses vieilles 1 peaux.L'éveil de la conscience semble passer par l'ouest aussi ce sera ma route.Français, 22 ans, déjà un peu vécu, j'ai envie de construire avec des gens ouverts et légers, je médite et j'aime le travail, les enfants, la fête.Si mon énergie (et quelques _ j capacités) peut vous être utile H ' j'ai besoin de contacts dès maintenant pour arriver début 1977.Bye bye Même ici on lâche pas Jean-Paul PERETZ 106 rue Damrémont 75018 PARIS, France I Je cherche les numéros de Mainmise 1 à 6 et 53-58-60.Marthe, 108 St-Louis, Valleyfield.Tél.: 11-373-1524.Message de Fernando Diez à] Danielle de Malville : Ecris-moi vite à Zaragozaj (Espagne) J'aimerais partager ma maison! jde campagne avec une personne! Iqui veut passer l'hiver bien aul |chaud dans un endroit propicejj lau calme.Les bois derrière sont§§ lassez grands pour s'y perdre enj S raquettes ou en skis de fond, g Elle est située près de Hunting-^ jdon à 15 milles de Valleyfield.[Communique avec Jacques auj |no.264-5504 ou 373-2103.MAINMISE, décembre '7b •p.,:,,.,„- Il y a plusieurs sortes de spectacles, leur spectacle est un miroir difficile à traverser.Il y a d'abord l'atroce et l'abominable, ce genre de pourriture dégueuiasse existe et dure, l'on continue souvent de prendre la jeunesse pour un bétail imbécile.Ne pas parler de ces ordures et préférer le journalisme adulateur me ferait songer à des pamphlets de tourisme truqués pour gogos déterminés par marketing, qui, c'est bien connu, ne visitent jamais que des endroits pour touristes.plus exploité qu'exploiteur, je n'ai pas de clientèle, un peu de caca fait partie de la réalité.A la récrâthèque de Laval, un samedi soir, fin d'octobre, un concert annoncé pour 20 heures : un groupe britannique exilé en Allemagne, Nektar, d'une oeuvre assez abondante sous des pochettes assez superbes.Il fait très froid, des gens attendent qui grelottent, laissés dehors comme des chiens jusqu'à précisément 20 heures, qui se pressent à l'entrée.Nervosité et rush.En surgissant sauvagement, des individus déguisés en hôtes vous obligent agressivement de laisser votre manteau au vestiaire et vous forcent de payer pour cela.Si le mépris était compris dans le salaire, on l'a bien mérité.Assis par terre, sur le ciment frais, les gens souffrent les essais de son irritants qui se répercutent dans cette salle de béton mina ble d'une quinzaine de pieds de haut; des gardiens drapés d'écarlate se promènent dans la foule assise pour interdire la dope pendant qu'un nigaud s'amuse à tester son système stéréophonique avec du western.La première partie s'amène vers les 21 heures, un groupe de débiles attardés nommé Rock Junction et que le public hue à tout casser, l'innondant de "Fuck you !"et et "Crétins !", lançant des coeurs de pommes sur la scène et tournant finalement le dos au pseudo-spectacle, dans les premières rangées, pour manifester son dégoût.On a payé $5 à la porte.Nektar arrive enfin, il s'excuse d'avoir à jouer dans cette salle, il débute, c'est superbe.L'un des derniers authentiques groupes psychédéliques, à la croisée où Hendrix et Pink Floyd se coupent, doté d'un light show vraiment fantsmagorique, propulse par un guitariste d'une rare virtuosité, Nektar nous offre une sorte de concert d'une rareté et d'une excellence remarquables.Plusieurs sortes de films et de bandes dessinées hallucinants, un laser, des paquets de projecteurs, des bombes au magnésium font partie de l'arsenal visuel.L'on pourrait citer des dizaines de groupes réputés qui ne font pas mieux pour l'oeil du spectateur (réduit très souvent au niveau de simple auditeur).Pour l'oreille ?De la musique fortement stylisée, spontanée et pourtant complexe, qui vous plonge dans l'ultime perfectionnement du genre 1970.C'est un trip qui a su garder chez Nektar toute la magie de la nouveauté, c'est un trip qui envoûte et qui est assez puissant pour effacer tout le reste.Mais, quittons cet endroit infect et dirigeons-nous plutôt vers "Le centre d'essai Le Conventum", petite salle agréable et sereine de la rue Sanguinet de Montréal, au 1237 précisément.Consacré aux gens que les circuits commerciaux dédaignent, du théâtre au cinéma à la musique, ouvert aux oeuvres originales, "différentes", fermé aux manipulations de la rentabilité anti-artistique, cela se veut et est indubitablement l'endroit d'une nouvelle floraison.Deux dollars et demi, humain, le "Centre d'essai Le Conventum" c'est l'alternative sincère.Début novembre, un jeudi soir, on se retrouve donc' au fond d'un fauteuil assez confortable et on regarde et on écoute.D'abord, deux types, l'air freak, souriants.Daniel Heikal accompagné de son ami, flûtiste habile.Avec une simplicité très douce, ce curieux bonhomme, comme crispé sur sa guitare, vous catapulte magistralement dans les cataractes de notes les plus savamment barbares, les plus monstrueusement talentueuses, d'un style inédit, singulier; il déraisonne d'une abracadabrante virtuosité.Ce type, que je qualifie très consciemment de génie timide, a de quoi faire promener 99 pour cent de tous les guitaristes que vous voudrez, c'est ahurissant.Des duos de flûte étonnants viennent compléter le numéro sympathique._ „ &Nektar Coroentum Puis, le Conventum, les papas de cet endroit, auquel se sont joints un membre d'Arpège, un autre du Clan Murphy, arrivent sur scène.Ce sont des magiciens, des alchimistes, l'envoûtement est direct.Pas de claviers, pas de batterie, ces six individus n'ont rien de standard.Une contrebasse, un violon, des guitares sèches en tout temps aussi belles, aussi douées, que celles, par exemple, de Jethro Tull de "Minstrel in the gallery" animent les ruisseaux limpides de leur univers.Cette correspondance est vérifiée par le caractère volontiers médiéval de leur musique, voire par flashs folklorique, mais avec cette distance qu'obtint parfois Gentle Giant; enrichie par des textes d'un merveilleux/légendaire dont l'esprit est caractéristiquement médiéval.La cohésion dans la complexité, la souplesse dans l'exécution, sont superbes.L'ensemble est grancïïose, sa quàiïïe vaut et surpasse celle du Gryphon, groupe anglais merveilleux; les variations de débit sont multiples, très polies, subtiles, elles font parfois songer au Mike Oldfield de "Ommadawn", avec ses chutes et ses cascades sereines, douces, vertigineuses; le plus souvent ça ne ressemble à rien, c'est neuf; tout au plus, c'est dans l'esprit de.Conventum, qui a déjà possédé huit membres, c'est la crème du rock néo-progressif, c'est le représentant le plus prestidigitateur, le plus personnel, le plus authentique de la nouvelle génération des groupes québécois allant d'Etcetera * Sloche.Conventum est le premier à sortir vraiment de toute ressemblance, leurs performance est unique.Chose certaine, ils n'ont pas fait de disque K-Tel, consécration de la médiocrité marcescente, insulte à l'égard de la musique et des mots, ordure.Quelques irruptions plus mordantes, quelques pièges renversants, pourraient être souhaitables dans ces rivières douces, quasi-hypnoides, mais cette splendeur se fait pardonner, c'est une recherche.Il y a comme un refus de la civilisation américaine, un refus d'identité à la décadence et au banal, un rejet constructif et innovateur qu'Aut'Chose ne connaîtra jamais, et qui est l'authenti-que révolte des grands artistes, de la Renaissance aux VENTE ECHANGE LOCATION REPARATIONS LIGNES COMPLETES D'INSTRUMENTS DE MUSIQUE ET DE PERCUSSION POUR TOUS LES BESOINS SYSTEMES DE SONS ET AMPLIFICATEURS équipement disco GROS ET DETAIL Surréalistes : le remplacement d'une forme de pensée.Les textes du poète A.A.Painchaud, récités curieusement, parfois chantés, pantomimes, évoquent parfois du Léo Ferré, parfois Gauvreau, parfois Pélo ou Duguay, de facture moderne, je dirais même psychédélique, et racontent dans un français qui n'a rien de colonisé des histoires bizarroi'des qui tiennent du conte, vaguement schizoi'des, et dont la saveur politique est sans équivoque.A ce niveau la mesure du Conventum est profondément constructive, elle affirme.Leur musique est aventureuse, rusée et sensible; leur style est audacieux, il est patient et subtil, c'est une musique dont la base n'est rien moins que la synthèse délicate de ce que nous sommes, de notre amour du violon-neux à notre amour du guitariste électrique chargé de pédales.l'apparition du Conventum restera à mes yeux un point tournant de l'évolution de l'art de ce côté-ci, je souhaite profondément que d'autres freaks, d'autres trippeurs, permettront à ces groupes-là de continuer, d'avancer, pour qu'aussi fameuse que celle des Italiens, des Britanniques et des autres, notre douce avant-garde explose à la face du monde, naisse enfin.Pour terminer, rapidement, me permettra-t-on de glisser un mot sur le plus beau spectacle, le plus émouvant, le plus surprenant du mois, je veux parler du quinze au soir et de la nuit du seize.eh bien / mais non, pauvre oiseau rock, cela "ne se fait pas".Clodomir Sauvé j'avoue avoir grand peine à les saisir complètement/ globalement.Non pas qu'ils soient de la race des insaisissables; pourtant une espèce de brume les enveloppe, (pas de ces brumes tissées à partir de mythes, plutôt un halo de grandeur, qui impose un certain respect, au niveau de la musique au moins).Ce ne sont ni des personnages, ni des surhumains; ils ont la qualité d'être de petits hommes capables de projeter une musique surhumaine, qui dépasse souvent l'entendement.C'est pourquoi au Plateau, ce soir-là, le public se composait uniquement (ça se sentait à mille lieues à la ronde) de gens avertis, assurés de ce qu'ils allaient vivre intensément.Ce n'étaient pas quelques milliers de profanes, mais bien quelques centaines de goûteurs, d'individus qui s'assoient tranquillement afin de savourer^-tout comme un gourmet, doucement et avec délectation.et ce n'est pas une action propre à une foule spécialisée et sophistiquée (loin de moi cette idée saugrenue), quoique vers la fin du spectacle un membre du groupe s'écria : "Do you want to boogie" (il n'est jamais trop tard pour "boogier"), et je crois qu'il fut un peu surpris, comme moi d'ailleurs, du manque d'enthousiasme de la part de l'auditoire.En tous cas, je ne me sens pas visé, étant donné que j'ai été un des seuls à lui avoir répondu.mais sans aucun doute, les spectateurs ont vivement apprécié puisque l'atmosphère portait à opter d'avance pour un succès de ce groupe si peu enclin d'être commercial.Il est à remarquer que cette atmosphère n'était pas du Georges Duke/Billy Cobham Band tout aidée par une acoustique de la salle sans reproche; loin de là.Il y a presque tout à reprocher à cette salle qu'est le Plateau.Salle, disons-le, surtout construite à fin de spectacles qui "garrochent" moins de puissance.Par exemple, le Plateau serait extraordinaire comme salle de cinéma, ou pour un récital de poésie.Billy Cobham et George Duke sont si loin du cinéma habituel (je veux dire mise en scène, si je puis m'exprimer ainsi) qu'un tel désavantage ne se retourne pas contre eux, ne nuit pas à leur réputation profondément établie, étant donné que Duke a déjà fait la sienne depuis longtemps avec Ponty, Zappa, mais surtout pour lui-même.étant donné que Billy Cobham est reconnu pour ce qu'il est (c'est-à-dire un batteur fantastraordinaire) depuis les , débuts du "Mahavishnu Orchestra" (entre temps, il a travaillé avec Miles Davis, ainsi que pour la compagnie de disques CTI).Le guitariste John Scotfield, sans doute parce qu'il joue plus à l'aise en studio que sur une scène,, m'a un peu déçu.Je ne puis pourtant pas le critiquer, puisque, d'après moi, il est un des meilleurs guitaristes de l'heure avec Allan Holdsworth (Tony William Lifetime) et Jeff Beck.Je finis en vous conseillant l'achat du tout dernier album de Cobham/Duke : "Live" on tour in Europe".S'il vous plaît et que vous partez à la recherche d'un de leurs enregistrements, dans la même veine, achetez "Life and Times", de Billy Cobham.N'ayez pas peur.le Dawili Gonga qui y joue les claviers, c'est George Duke in per-sonna.Christian Belleau rONrKnONAL" 1220 e.ste Catherine ruétfi» beaudry infe 527-1534-288-3726 MOIS D'OUVERTURE 1 dec.PAUL ÂPAUL et les MIMES ELECTRIQUES 2 dec.MA.NEIGE 20h.00 3 dec.viUINTONAL JAZZ et WINTER GARDEN 4 dec.JAMES MeDONALD 5 dec.JAMES COTTON B.B.20h.00 6 dec.GERBES SELLER 10 dec.PAGLIARO 20h.00 21 h.00 $4.00 h dec.LA NOUVELLE AIRE 23h.00 $4.00 TOUBaBOU ° 12 dec LEWIS ÏURY 20h.00 21h.00 $4.00 14 dec THE STRAWBS iît:So fcs il a: saw SfcS à-ÔO $3.00 \l SKI SSSrao»™ 201,00 23h'.œ $6.00 22 dec.STEVEN BARRY B.B.20h.00 23h.OO 23h.OO 211,00 23h.00 23h.00 20h.00 231,00 201,00 $4.00 $3.00 $6.50 $7.00 $7.00 $4.00 $3.00 $4.00 $3.00 •MAINMISE décembre '76 p.7 LA CHANSON avant! » public les sept chansons de leur dernier (et double) long-jeu : l'Heptade.J'imagine un peu le trac et la fébrillité qui devaient régner dans les coulisses avant le spectacle.Dès le début, on s'aperçoit et l'on sent qu'ils sont en forme, qu'ils sont contents d'être là après une si longue absence.Et c'est "Les Cinq Saisons".Le public réagit et embarque facilement.Ce sont des chansons qu'ils reconnaissent et qu'ils aiment.C'est surtout pour ces chansons qu'ils sont venus.Ils savent qu'il y aura, forcément, les chansons nouvelles, que c'est l'Heptade et qu'elles sont indissociables du prologue à l'épilogue.Serge Fiori en fait l'introduction, et dit qu'ils vont quitter la scène pendant qu'on entendra le prologue.Dans la salle, il y a un peu de confusion, on n'a pas compris, c'est trop inusité, la plupart croient que c'est l'entr'acte.Les musiciens reviennent.Je ne suis pas encore certain qu'ils oseront faire les sept nouvelles chansons de l'Heptade de suite.C'est risqué.Les gens ne connaissent pas encore ça, ils vont sûrement débarquer.C'était compter sans la magie des sept paliers de la Conscience.De la première chanson "Comme un Fou" jusqu'à la dernière "Comme un Sage", c'est de la musique riche, pleine, étoffée.Même si c'est plus sérieux, recherché, travaillé, ça reste accessible, beau, émouvant.On se laisse prendre par la main et on traverse de paliers en paliers pour arriver "Comme un sage, Monte dans les nuages, Monte d'un étage, Viens voir le paysage.Laisse-moi voir ton visage." C'est gagné.Un véritable tour de force musical.Après le spectacle, je vais rencontrer le groupe.Pour eux, ce n'était qu'une grande générale.Bien sûr, à les entendre, ce n'était pas si mal mais.Tout le monde sait bien que les artistes ne sont presque jamais satisfaits.Magnanime et accommodant, je les rassurai que s'il y avait eu des erreurs techniques, il n'en avait rien paru, si ce n'est le peu de confusion au moment du prologue.La preuve, c'est qu'il était incontestable que_la réaction du public avait été plus qu'enthousiaste.Et que le public d'Edmundston en est un des plus avertis, racés, bien éduqués.forcément, c'est celui de ma ville natale.André-Gilles d'Astous c.p.464 Suce.C, Moritréal H2L 4K4 UN JOURNAL QUI TRAITE OE LITTE NATURE CINÉMA THEATRE EXPERlME* TAL °M»fl| I, ^ Q0E SCIENCE on analyses es collage 3 quoi sur la cul québécoise brassée uée retombée sur pates un journal qui s habitudes oe om& nal Allant vers illustration de Boit, tirée de la revue Prisme no 1.o.*J k_ ni n -o c z TS T3 E M sr C k_ .H o MEI u que O 3 UJ o "U -o NNO umer re ch nom ac c m 4- LE CHÂTEAU MAINMISE décembre'76 "p.9 une gerbe de chansons pour approfondir l'hiver par michel chevrier HARMONIUM, L'Heptade, PGF 90348, CBS LES SEGUIN, Festin d'Amour, Pfs 90385, CBS LOUISE FORESTIER On est bien mieux chez nous, GS 230, Gamma GILLES VIGNEAULT, J'ai planté un chêne, GVN 1007, Le Nordet RENEE CLAUDE, L'Enamour, le Désamour, LFS 9019, London On aurait pu s'attendre, avec les disques québécois parus au lendemain ou presque des élections du 15 novembre, à une explosion de joie sans précédent.Or aucun des artistes dont les disques viennent dé paraître n'avait pressenti l'événement qui, il faut bien le dire, a pris tout le monde par surprise et nous a fait, au-delà des grandes émotions du 15, nous rendre compte, et que le Canada était mort avec l'Affaire des Gens de l'Air, et que le Québec était né avant ce jour.On a parlé de "peur brisée".Certes, mais le voyage que nous proposent ces artistes que sont Harmonium, les Séguin, Vigneault et Forestier en est un qui se vit bien plus loin que la peur, avec d'abord la conscience qu'il faudra travailler fort à nous faire beaux, puis celle de la calme reprise beaucoup plus de ce que nous sommes intérieure-ment que de ce que nous possédons.Et c'est à quoi, chacun à sa manière, les albums décrits ici, surtout ceux d'Harmonium, des Séguin, de Vigneault et Forestier (Renée Claude qu'il me semble voir se perdre dans un romantisme noir n'est pas dans la course) visent : à la création d'une conscience intérieure partagée et vécue quotidiennement, à mesure, de laquelle naîtra naturellement, organiquement, tout bonnement, dans un calme propre à désarmer l'adversaire, un réseau social, économique, politique à notre image, dont la caractéristique la plus révolutionnaire restera le respect de toutes les formes de vie.Utopie?La pire des utopies, celle qui nous a menés au bord du trou dont il faudra patience et temps pour nous éloigner, n'est-ce pas celle, prenant souvent la forme de la peur muette, qui consista longtemps à donner la prépondérance à des notions, si propres à favoriser le statu quo, le cré-tinisme et l'abus de pouvoir, comme celles du confort (very american], de la sécurité économique à-la-Bourassa ! Le pire esclave de l'argent, n'est-ce pas celui qui croit qu'on peut tout avec lui ! Sûr que les structures doivent changer et permettre à chacun d'accéder, comme le disait si bien Duguay, "au pouvoir de soi".Mais si les structures intérieures ne sont pas d'abord changées, à quoi bon rêver d'un Québec terre de liberté et de joie de vivre.C'est en ce sens que les albums présentés ici poursuivent le "beau voyage intérieur" déjà entrepris, dans la chanson, par Leclerc, Vigneault, Duguay et, bien sûr, Harmonium et les Séguin.C'est ainsi que sont symptômatiques d'un esprit nouveau fort réjouissant les références plus ou moins directes de ces albums à des thèmes comme ceux de l'écologie; du Nord.de la relation amoureuse comme noyau primordial de toute forme de communication, puis, plus précise, dû troisième âge (dans la chanson La Dernière Enfance de Forestier), de l'Indien (dans La Queste du Pays, de Vigneault) et bien d'autres encore.Harmonium et les Séguin Des cinq disques dont je parle ici, ceux d'Harmonium et des Séguin me paraissent, de ma seule appartenance à Mainmise, les plus importants.En effet, s'éloignant des sentiers de la chanson classique, ces artistes nous proposent un voyage intérieur tel que la chanson québécoise ne nous en avait pas encore proposé (sauf avec Duguay).C'est ainsi qu'Harmoniufn dont l'album double, L'Heptade, pourrait être appelé "la première symphonie rock du Québec" m'a paru, même si je n'ai eu le temps de l'entendre qu'une fois, aller beaucoup plus loin encore que les Cinq Saisons (ce qui n'est pas peu dire).Constituée de sept mouvements reliés entre eux par des "moments" musicaux de Neil Chotem, cette symphonie aux textes et aux musiques é-blouissants ne nous propose rien de moins qu'une descente aux enfers (Comme un Fou Chanson Noire], une mitiation (Pour une Blanche Cérémonie.) puis une remontée progressive vers le soleil intérieur (Le Premier Ciel, l'Exil, le Corridor) dont les grands moments d envol sont, bien sûr, les derniers (Lumières de Vie, Comme un Sage).Pour le disque des Séguin, si sa première écoute m'avait dérouté, les suivantes m'ont confirmé ce que j'ai toujours pensé des Séguin : que ce sont les artistes québécois à être allés, dans l'ex-pjoration de l'alternative, aussi loin, tant au niveau de leur message que de leur façon de fonctionner ensemble (chose qui peut aussi se dire d'Harmonium, la création d'un groupe reflétant une aussi haute harmonie étant en soi un modèle et un stimulant pour toute la collectivité); le message des Séguin atteint ici une simplicité, une clarté et une paix intérieure qui font de leur disque, Festin d'Amour, une nourriture pour l'âme et les oreilles.Je sais de quels long-jeux je me repaîtrai cet hiver, les jours de grand-neige.A noter au passage que ces albums ont tous les deux été enregistrés à la maison des Cantons de l'Est de Serge Fiori et la participation (choeur) de Richard Séguin au long-jeu d'Harmonium.Bien d'autres points rapprochent encore les deux albums.Je vous laisse le plaisir de les découvrir.Louise Forestier Si son dernier spectacle à la Place des Arts m'avait déçu, son dernier long-jeu m'a, en revanche, complètement séduit (il faut dire qu'il est difficile de recevoir d'un coup treize nouvelles chansons).Avec cet album, On est bien mieux chez nous (excellente réponse au discours de Monsieur Trudeau), Louise Forestier poursuit et dépasse une fois de plus le beau voyage où elle nous entraîne irrésistiblement depuis longtemps.Elle atteint même avec certaines chansons comme Mon Survenant et La Dernière Enfance, les grands moments de sa carrière que furent Le Cantic du Titanic et Que sont mes Amis Devenus ?La poésie chantée par Forestier est plus forte, plus viscérale que jamais, et fouille avec autant de bonheur les sentiers de notre appartenance à ce pays (tout en nuances comme dans val d'Espoir, Ma Maison.On est bien mieux chez nous) que ceux de l'amour et de l'humour.La collaboration de Mouffe à ce long-jeu est des plus heureuses de même que celles, dont on pouvait craindre qu'elles "magane-raient" le son Forestier, de Michel Séguin et de Jim Zeller.C'est un autre disque dont je me repaîtrai cet hiver.Intime, tendre, drôle, émouvante, Louise Forestier est à son meilleur.Gilles Vigneault Le galant et l'appeleur, c'est peut-être ainsi qu'on pourrait décrire le dernier Vigneault qm, par bien des côtés, sans me décevoir aucunement, m'a déconcerté.Lui dont la Queste du Pays donna certains des plus beaux moments de la chanson québécoise, y va, bien sûr, de son appel (dans Gens du Pays, Faut que je me Réveille et surtout La Queste du Pays) mais reprend le thème de la dépossession (Ti-Nor) dont je suis tanné, en même temps qu'il retourne, un peu comme au temps des Voyageurs (qui contenait tout de même une des chansons politiques les plus fortes de Vigneault, Mon Pays 11,puisqu' il y disait "mon pays est une province qui vient de lever son jupon et qui cherche le petit prince qui lui fera passer le pont") à une poésie tout en demi-teintes et frôlant parfois la préciosité ronsardienne.Mais comment reprocher quoi que ce soit à Vigneault puisque les chansons "galantes" de son dernier long-jeu (Une branche à la fenêtre, Quand la Tendresse Vient et Le Bonheur) nous ramènent un tendre et doux troubadour et notre paysagiste intérieur le plus subtil et le plus délicat.Malgré ce que j'en dis, Ti-Nor reste une complainte superbe, de même que la Queste du Pays où Vigneault, seulement à nous parler en indien pendant presqu'une minute, pousse encore plus loin cette quête jamais achevée.Bref, je n'ai pas réussi à temps à me faire un portrait complet de cet album.Renée Claude Je taxais plus haut Renée Claude de "romantisme noir".J'en viens même à me demander si ce n'est pas dans ce genre qu'elle est le plus à l'aise, sa dernière grande chanson étant, à mon goût du moins, Le Monde est Fou.Pourquoi se donner l'air heureux si on est "down" ?Bien sûr que les fans de Renée Claude aimeront ce long-jeu.Renée Claude y est toujours au meilleur de sa forme.La où moi je débarque cependant, c'est en ce qu'elle chante, ce monde de I "éternel féminin" ne pouvant passer que du rose au noir, et vice-versa.Et pourquoi pas des bleus, des verts, des rouges, des jaunes ?Aucune des chansons de cet album ne m'a touché sauf Nelligan (et peut-être encore, je n'en suis pas sûr, parce que je suis quétaine).A noter la participation de Louise Forestier dans L'Amante et l'Epouse de Clémence Desrochers.Pour le reste, sauf en de rares moments où ça clique, je trouve ce long-jeu mièvre comme sa pochette.Mais quand lâcherez-vous donc votre fou ?Michel Chevrier MAINMISE décembie '70 p.10 ZACHARY RICHARD BAYOU DES MYSTERES KébekDisc KD-913 Ben oui, c'est justement le Cajun qui a fait un malheur à Montréal le mois passé.S'il en reste qui ne le connaissent pas encore, disons qu'il n'est pas vieux et qu'il chante du folklore de la Louisiane, qu'il sait aue la tradition musicale est une chaîne sans fin et qu'il a décidé d'en être un de forgerons.Zachary Richard a tellement bien assimilé la tradition cajune que ses propres compositions s'insèrent tout naturellement parmi les arrangements de chansons traditionnelles, et il interprête ces dernières comme si c'étaient les siennes propres, en les modelant et les adaptant à son gré, dans un esprit tout-à-fait nord-américain (et plus seulement louisianais).C'est une tradition braillarde, mielleuse, naïve, brutale et déchirante, qu'il ressuscite avec un gros paquet d'entrailles chaudes sur votre assiette tournante.MSG LE CAPITAINE NO DIFFICILE Disque RCA Le Capitaine Nô ramène le protest song sous sa forme primitive, le blues.Mettez-y aussi du rock heavy, parce qu'on n'a de tendresse pour personne, et un sens du ridicule qui lui fait tourner en plaisanterie la de-toutes-façons farce de son existence de martyr.Le brave Capitaine est un cure-down: c'est le disque parfait pour soigner ses petites misères.Par moments, ça fait penser à l'enregistrement d'un freak show, mais très subtil à cause de l'ambiguité de l'attitude mi-moqueuse, mi-apitoyée-sur-lui-même du pittoresque personnage.Le gars écrasé dans la bouse gueule avec des mots bruns.Et armé d'une bonne provision de clichés creux et épuisés il gueule contre tout : les banques, les touristes, les riches, mets chinois, les gour monde en général.C'est I du nihiliste accoté sur sa le personnage lui-même dique.Les meilleures cha?ont un caractère autobiographique, comme la pochette : "La Gaspésie", belle toune reposante, "Le Blues du capitaine", une histoire assez loufoque dont le personnage central est le chanteur lui-même qui, pendant son show, se trouve à prendre une bière dans un club, et "J'ai rien" dont le titre et l'esprit s'accordent bien au titre de l'album.Les arrangeurs ont travaillé fort, les intonations collent bien à l'esprit du blues-rock, bref l'emballage est très soigné.Mais ce qui manque le plus, c'est la densité du premier disque.Pour un second "Baloney", on repassera.MSG (e Tlêve âu Diable LE REVE DU DIABLE Disque le Tamanoir Le rêve du diable, c'est paraît-il de jouer du violon.Ces quatre bons yâbles de Québec n'ont rien des jeteux de sorts, et gar-rochent à pleins sillons une trâ-lée bienfaisante de vibrations vigoureuses.On retrouve sur leur premier disque l'humour imperturbable et la fidélité aux sources qu'ils ne manquent jamais d'amener avec eux sur scène.C'est du folklore solide, franc comme le bois, arrangé intelligemment, et avec une instrumentation que devaient avoir, j'imagine, les orchestres de gars de chantiers dans les années 1800 : deux violons, accordéon, guitare, banjo, cuillers, et bottines-de-police-tapant-sur- plan-che-de-plywood.Il vole à travers ça un élan de spontanéité, et les quatre zigonneux ne se privent pas de composer, sur un son (et un ton) parfaitement accordé à la lancée des ancêtres, du "petit" peuple anonyme qui a eu le génie d'inventer d'aussi beaux allume-feux.C'est une production conjointe Le Tamanoir-Le Rêve du Diable, nettement meilleure au point de vue technique et graphique à ce à quoi le Tamanoir et Opus Productions nous avaient habitues jusqu'ici.ils F CHARLEBOIS, VIGNEAULT, FERLAND, DESCHAMPS, LE-VEILLE 1 FOIS 5 Kébek Disc KD 923/924 Une anthologie prise sur le vif, en plein air, devant 300,000 personnes, le soir de la Fête sur la montagne, l'été dernier.Puisque tout le monde a vu l'émission ou a assisté au show à un moment donné, que dire du disque, sinon que c'est une pièce de collection, un témoignage symbolique, un pot-pourri grandiose, un cadeau de fête.Peu d'inédit, mais une bonne suite à "J'ai vu le loup, le renard, le lion".MSG BILLY COBHAM AND GEORGE DUKE BAND "LIVE" ON TOUR IN EUROPE Atlantic SD-18194 D'une part, il faut avoir assisté au spectacle afin de comprendre l'étrange déroulement du disque; pas un déroulement chronologique, mais un déroulement en largeur, d'espace constitué d'atmosphère, d'états d'âmes, d'esprits libérés, d'humour comme seuls Cobham et Duke peuvent en avoir le plus naturellement du monde.Ceux-là qui y ont assisté, et qui savaient à quoi s'attendre, ça leur fera un bon remue-souvenirs.A ceux-là qui ont raté le spectacle, je leur dis ceci : ou bien c'est un bonheur de compensation, ou bien un cauchemar de frustrations.je vous aurai prévenus.Puis il y a ceux-là qui n'y ont pas assisté et qui n'en avaient pas l'intention; (ici le terrain se fait plus fragile.Oh ! les méchants !) en fait c'est un peu à cette catégorie de gens à qui je m'adresse maintenant.La tournée s'est faite à travers onze pays d'Europe (France, Angleterre, Espagne, Italie, etc.) Mais le disque a dû être, au plus, enregistré à travers huit de ces pays, et s'il y a du mixage sur le disque (évidemment il y en a), eh bien, on ne s'en aperçoit pas; le son est d'une qualité exceptionnelle, et les performances choisies parmi les meilleures (il y a tout intérêt).Toutes les pièces musicales incluses ont été composées à fin de spectacle.Donc, tout un nouveau répertoire.Imaginez-vous un disque studio avec une ambiance chaleureuse et une dose d'humour en plus.Cet humour dont Duke se sert en maître dans "Space Lady", espèce de narration hilarante d'environ trois minutes qui se finit par un solo démentiel au piano électrique suivi d'un rugissement de George.Entre autre : une composition d'Alphonso Johnson intitulée "Almustafa the Beloved".une de John Scotfield, "Ivory Tatoo"; une merveilleuse mélodie de Duke (peut-être la seule à se rapprocher du commercial) : "Do what cha wanna".S'il y a un point un peu plus faible que les autres sur cet album, ce doit sans doute être le solo de batterie de Cobham long de sept minutes, qu'il nomme "Frankenstein goes to the Disco".S'il y a un point fort, c'est sans hésiation la présence magnifique, la plus que brillante utilisation de la basse et du "Chapman Stick" (basse à 8 ou 12 cordes) par ce maître du rythme qu est Alphonso Johnson.Il vient tout juste de publier son album solo, "Moon shadow".Qui sont Cobham et Duke ?Chacun une tête et une ou deux mains se balladant sur les plages du monde entier, le sourire aux lèvres, comme des anges sur leurs ailes ou des diables sur leurs cornes.Christian Belleau )ïAS THEME ARTISTES VARIES NADIA'S THEME A & M SP-3412 Le jour même où je tombe sur "Nadia's Theme", à moins que ce ne soit celui-ci qui me soit tombé dessus (malheureusement ces hypothèses ne sont pas véritables, quoique sachant ces chutes de l'observateur et/ou celles de l'observé loin d'être désagré- ables), je tombe sur un numéro de "After Dark" du mois de mai.Mais il faut d'abord que je vous informe, non pas sur le contenu, mais sur le contenant du disque.Il nous présente un dessin, une esquisse plutôt, d'une jeune fille en collant en train d'effectuer un pas de danse très "cute".Bon, je me suis dit : c'est Nadia Co-manencci, gagnante des épreuves de gymnastique aux joyeux jeux de Montréal.Mais voilà : "Nadia's Theme" a été composé pour un film intitulé "Bless the beasts and children" dont la pa rution était prévue pour 1975 Là, c'est le dilemne, l'impasse qui vous fait baver durant d'interminables minutes.Cependant avec l'aide de mes chutes bienheureuses, je me re trouve en possession d'un article (cf."After Dark", mai '76) sur le ballet "The blue bird" dirigé par George Cukor, dans lequel s'exécute une Nadia Pavlova qui figure l'esprit de l'oiseau bleu.La demoiselle est native de Cher boksar dans l'Oural (Russie); après avoir fait partie de l'opéra de Tchaikovski et de la Compa gnie de ballet, elle devient membre permanent des ballets ' Bolshoi.Oui c'est bien beau tout ça,.mais quels rapports ?.C'est que cette charmante danseuse est le pivot principal du film " Bénis sez bêtes et enfants".Tout concorde car Nadia a dix-neuf ans et figure l'esprit d'un animal.Malheureusement, le disque ne nous offre pas toutes les pièces du film; ce sont de douces et romantiques orchestrations signées Barry de Vorzon et Perry Botkin junior.Mais ce n'est pas tout, l'album emprisonne dans ses sillons plus de sept formations de jazz différentes à qui ont été repiquées les meilleures performances enregistrées.Les artistes sont : le déjà connu Chuck Mangione ("Chase the clouds away" "Bellavia"); Ira Sullivan ("My Revery") dont j'ai fait cas lors de_ la parution de son plus récent disque; le groupe Pablo Cruise ("Zero to sixty in five"); Herb Ohta ("Feelings"); Tim Weisberg (("Rainbow City") un de ces rares flûtistes à posséder de la maturité et de la pureté aussi.; Michel Colombier("Emmanuel") qui se fait produire par Herb Alpert, celui qui produisit le tout dernier né de Gato Barbieri ("caliente").Colombier, on s'en rappelle, avait composé pour Pierre Henry alors de son "Messe pour un temps présent".L'album se clôt sur une reprise du thème de Nadia, jeune et sans repos, la femme-enfant et la bête.La musique du film est très touchante, elle nous invente une Nadia à nous tout seul et elle la fait danser merveilleusement à nos côtés, pour nous tout seul.Oh ! d'accord, c'est une fantaisie, mais palpable, quoique très légère.MAINMISE décembre '76 p.11 MAINMISE décembre '76 p.12 THE STILLS-YOUNG BAND LONG MAY YOU RUN Warner MS-2553 Il n'y a souvent rien à faire contre les mystères du changement, et celui-ci donne lieu à maintes ambiguités.Ainsi l'un s'améliore, réapparaît des marais boueux du show-business.lui, c'est Neil Young après une bonne heure de toilette.L'autre, mon préféré d'ailleurs, s'étiole aux quatre vents, perd de ses forces, et de sa voix; cette dernière finit par prendre un ton défait, creux et sans joie.Mais les paroles possèdent encore cette profondeur d'horizon et cette gravité si caractéristiques à ce Stephen Stills un peu déchu dans sa solitude éternelle.Son allure (on l'imagine, est celle du cow-boy accote au comptoir d'un de ces bars enfumés du sud.Et qu'est-ce qu'il cherche ?Encore une femme ?Et Véronique Sanson dans tout ça ?Pour ce qui est des femmes, elles sont largement désirées, et puis chantées aussi.Mais il y a aussi l'océan, les plages, les hôtels (les cheap et les de luxe, tel "Fontainebleau"), cette moquerie en parlant des "Beach Boys": "Est-ce qu'ils vous ont eue avec ces vagues qui chantaient Caroline, roulant tout le long de cette vide route océanique, chevauchant leurs surfs au bon moment ?".C'est Neil Young, sar-castique, qui chante ici avec beaucoup de langueurs, avec son habituel "sans-style".Les guitares sont crues comme de la viande de cheval crue, mais une viande bien frafche; il devient même difficile de différencier les guitares viandeuses de Neil et de Stephen.Serait-ce un mauvais signe pour Stills, lui qui m'influença tant autrefois.Cependant, et de toute évidence, ça dépasse les gâchis de 1 "* 11 legal Stills".Il remonte tout doucement une pente en compagnie de Young (serait-il devenu son ange gardien, son remonte-pente ?A moins que ce ne soit le contraire.) présent par le piano, la guitare, l'harmonica et même le synthétiseur, en compagnie de Joe Lala, fidèle percussionniste du défunt "Manassas", de Jerry Aiello, un ami du sud pas facile à quitter (Caramba), de George "Chocolate" Perry à la basse, de Joe Vitale, batteur du guitariste Joe Walsh.On retrouve, comme producteur associé, Tom Dowd, celui qui produit les récents albums d'Eric Clapton, de Rod Stweart et de Ringo je crois, aux studios Criteria, à Miami en Floride.Neil Young et Stephen Stills auraient-ils eu besoin de vacances au soleil ?Car eux aussi ont enregistré à Miami; je me demandais aussi où ils allaient chercher toutes ces inspirations océaniques, et cette atmosphère tellement relax(ante) que l'on peut apprécier tout au long des plages (c'est le cas de le dire) du disque dont quatre pièces sont signées par Stephen, et cinq autres signées par Neil.Il ne manque plus qu'une "Pedal Steel Guitar" pour couronner le tout.Yeah ! .the country men are riding again, and well ! Chrislinn Belleau EDGAR FROESE MACULA TRANSFER Brain 60.008 C'est un recueil de cinq pièces conçues pendant les différents vols d'avion que Froese a faits en 1975 et 76.Les titres sont OS 452, AF 765, sur la première Avec Charlie Haden à la basse et Jan Garbarek - sublime oiseau souffle du ciel ! - aux saxophones et les musiciens de l'orchestre de Stuttgart, Jarrett accouche ici de ses pièces les plus calmes, les plus éthérées et peut-être les plus belles.Runes (dédié à l'inconnu) est une longue hésitation méditative où le saxophone de Garbarek arrive tout-à- ELTON JOHN BLUE MOVES MCA-Rocket 2-11004 J'avais mis mon casque antichocs, ma cotte de mailles anti-speed.J'étais prêt à affronter un nouveau cataclysme, une tempête de surcharges électriques, un nouveau disque d'Elton John.Je m'étais préparé avec beaucoup tants, Paul Buckmaster et ses cordes romantiques, Crosby et Nash sur Cage the Songbird et un rock électrocutant de tant en tant.Sur le marché grotesque et loufoque des vedettes, Elton John apparaît comme un fou roulant, un puits sans fond, un météorite qui n'en finit pas de frôler la terre.Pierre Voyer ^^^^^^^^ ^^5wkt»»M» STRAWBS DEEP CUTS Oyster/Polydor Oy-1-1603 Le style de Strawbs est une des expressions les plus romantiques de notre époque.Dramatique, lyrique et révolté, David Cousins ressemble lui-même à cette rose dont l'épine fait saigner les sillons du disque.La pochette est le portrait de son style, cousin germain de celui de Peter Gabriel.C'est une sorte de déclamation prosodique, minutieusement placée sur les musiques qui oscillent entre la douceur tendre, So close and Yet so Far Away, et une violence électrique stressante, Turn me round.L'interprétation des chansons est toujours extrêmement convaincante.Les émotions sortent des sillons avec une telle intensité qu'elles me laissent toujours coi, fortement impressionné.Les histoires que Strawbs raconte sont toujours aussi nerveuses; on y sent toujours cette tension caractéristique.My friend Peter et Beside the Rio Grande, la grande épopée chantée de Deep Cuts, sont les meilleurs exemples de cette violence presque retenue, d'une horreur tragique maquillée en sourire satirique.Mais toute cette passion à fleur de peau finit par prendre des airs de tiédeur.A mesure que les disques se multiplient, les convictions de Strawbs semblent perdre du poids.Wasting my time possède une saveur ancienne qui pourrait être une voie intéressante pour le tandem Cousin-Cronk; la clarinette de Rupert Holmes y ajoute un aromate qui détend.So close and Yet so far away est une jolie petite ballade qui rappelle les perles de McCartney, une chanson simple, tendre et révélatrice.Deep Cuts m'est apparu comme un disque décevant qui laissait quand même entrevoir les "possibilités" étonnantes de Strawbs.Pierre Voyer face et PA 701, QUANT AS 611 et IF 810, sur la deuxième.On remarquera qu'avec cette fragmentation, Froese s'éloigne un peu du modèle Tangerine Dream, une pièce unique sur chaque face.Mais ce n'est pas le seul aspect de son éloignement: même s'il garde les pulsations régulières et la répétition des modules de quelques notes qu'on, connaft à cette forme musicale, il y introduit de plus en plus d'éléments mélodiques variés.On y trouve des "vrais airs" de guitare et les moments sont plus courts.Il n'étire plus chaque figure en plaine interminable comme il avait appris à le faire auprès de Klaus Schultze, il saute maintenant de l'une à l'autre -il glisse plutôt de l'une dans l'autre - avec une aisance évidente.Ses fonds sonores sont aussi dramatiques qu'ils l'étaient sur Epsilon in Malaysian Pale, son premier disque solo.Il joue encore tous les instruments, les synthétiseurs et les guitares.Cette forme musicale fait son chemin; elle trouve de plus en plus d'auditeurs de tous les âges et de toutes les "classes" de la société.Les berlinois qui sont au coeur du phénomène ont réussi à rendre intéressante et "commerciale" la musique électronique qui faisait peur à tout le monde, qu'on croyait froide et incapable de transmettre les émotions.Et bien, ces jeunes allemands m'apparaissent précisément comme les héritiers naturels des grands romantiques, les petits-fils de Wagner.Ils ont inventé une forme musicale qui se lève à l'horizon comme une promesse encore toute rose.Pierre Voyer KEITH JARRETT ARBOUR ZEMA ECM - 1-1070 Les oreilles de tous les piano-philes du monde se sont dressés.Entendre Keith Jarrett, c'est être baigné dans un lac d'équilibre et de beauté qui ne peut pas laisser indifférent.Il a déjazzé le jazz, il a fait la cour à la musique "sérieuse" et classique jusqu'à ce qu'elle descende de son pied d'estai pour venir swingner avec lui.In the Light était une première expérience de synthèse; il y allait de son quatuor-à-cordes avec l'orchestre de Stuttgart, il y cherchait une forme nouvelle que ne pourraient rejeter ni les puristes "classiques" ni les jazzo-phages.Avec ce nouveau disque, on dirait qu'il réalise cette syn-' thèse sans même avoir fait l'effort de la chercher.coup comme le souffle-ondh d'Odhin, la révélation de l'écriture sacrée des nordiques : un pacte avec le silence, un chat enivré par le chant des oiseaux qu'il dévore.Jarrett y joue quelques petites notes isolées, très calmement pendant que l'orchestre tient des accords étrangement contemplatifs.Solara March (dédié à Pablo Casals) complète la première fa-, ce.Après une lente introduction, un rythme fringant s'installe, un motif simple et régulier sporadiquement interrompu par des "moments" où l'orchestre se joint aux solistes dans un labyrinthe harmonique plein de surprises et très amusant.C'est une musique toute nouvelle qui gambade par dessus les catégories connues.Mirrors (dédié à ses professeurs) commence par un mouvement lyrique qui rappelle Hindemith et le Bartok romantique.Garbarek arrive là-dedans comme un matelot norvégien dans un couvent de soeurs italiennes, ou comme une soeur dans une taverne de port transfigurée.Les gaffeurs les plus violents et les plus rebelles s'envolent en spirale, montent en volutes de fumée quand ils entendent les élans répétés et lancinants de cette musique naturelle et médicamentée.Stravinski fait l'amour avec John Coltrane ! Il n'y a pas de barrière.La musique de Keith Jarrett est accessible; ce n'est pas un fouillis de notes hirsutes et névrosées.C'est un tapis volant sensuel qui cherche toujours des pays nouveaux pour se poser quelques instants, d'où s'envoler à nouveau.Pierre Voyer de précautions, à la guerre comme à la guerre ! Armé jusqu'aux dents pour affronter les aggressions commerciales d'une superstar ! Il faut croire qu'il y a des super-stars qui ont du talent.Après avoir produit une quantité inimaginable - industrielle ! -de rocksa bruyants et médiocres, voici qu'Elton John revient en force.C'est un retour agréable à sa première manière : des ballades mélodieuses, beaucoup de piano, l'orchestre à cordes et la touche lyrique particulière à John.Je m'attendais au pire, et c'est une douche chaude, agréable et sereine qui m'est tombé sur la tête.Elton John, un chan teur romantique et touchant.Ses musiciens sont les mêmes que sur Rock of the Westies, leur habileté est la même, mais c'est l'inspiration qui a changé L'atmosphère générale est plus détendue, plus émotive et défini tivement plus agréable à écouter Une grande ouverture avec l'or chestre symphonique de Londres ne pouvait s'ouvrir que sur dis que double.C'est dommage pour les acheteurs ! Victimes du vedettariat !.mais ceux qui ap précient le mélodiste et le chanteur qu'Elton John devient à ses meilleures heures ne peuvent pas être déçus par Blue Moves.Après ses tournées, ses 33 tours, ses 45 tours, ses parades d'oiseau plumé, ses démonstrations de lunettes-à-paillettes, après cette dépense folle d'énergie, en pleine possession de son talent, sans même prendre son souffle, il pond cet album dou ble étonnant.Ce ne sont peut être pas les meilleurs textes de Bernie Taupin, sauf peut-être Crazy Water, Idol, mais ce sont sans aucun doute des meilleures musiques d'Elton John.La production dépasse les bornes : des choeurs, des pièces instrumentales où il s'en donne à coeur joie sur son piano : son jeu rond et simple est le complément parfait de ses mélodies glissantes et de sa voix de renard roux pris au piège.Quel piège ?Peut-être celui d'être devenu une vedette à millions, même s'il avait du talent, du bon goût et de la qualité.Ca sonne comme des valeurs bourgeoises à faire friser les chinois, mais c'est des qualités que les sens perçoivent, un équilibre des sons qui pose ses bases dans le physique.Autour de lui, les Frères Brecker et leurs cuivres percu- LE VA-ET-VIENT Achat et vente de disques usagés, • •• 768 Rat-hel iSt'-Hubem Mil 521 3375 MAINMISE décembre '76 p.13 m EN SPECTACLE AU CINEMA OUTREMONT du 24 février au 5 mars '77 disponible sur disques et cartouches UMHIpWMMW* A»* 4 * * *• * * * » MAINMISfc #osmbre '76, ~ versatilité.La maîtrise d'Etcetera est d'une qualité admirable.Savante et calculée, dosée avec brio, équilibrée, coulante, tout-à-fait progressive, la musique d'Etcetera va de l'époque des luths élizabé-taine aux synthétiseurs science-fictionnesques, démonstration de savoir-refaire très propre.On y rencontre les passes-passes du genre avec une abondance discutable, sautillements, rushs, accalmies, salves, mélanges, sont un festival de similitudes douées.D'une finesse encore inégalée sur disque, chez nous, l'apparition d'Etcetera confirme un désir de plus en plus significatif de synthèse totale et d'universalisme, nous hissant du coup au niveau des meilleures formations européennes, dont l'assimilation nous permet d'espérer devancer la production internationale.Une concurrence que n'a jamais connue Charlebois du temps de l'Osti-dcho, est un élément a ne pas négliger.Si près de notre indépendance, il est encourageant de voir que le Québec n'est pas penché que sur son patrimoine, cette ouverture d'esprit est, a mon sens, un signe de notre maturité.C'est aussi un album qui charrie la plupart des clichés que le rock progressif a pu nous donner depuis le premier King Crimson de 1969.Une ouverture avec des sons de vent, des mélanges à la "Three Friends" et des voix à la "Knots", des claquements de mains à la Jethro Tull, de brefs claviers style Emerson, le gadget désuet de la foule qui applaudit au milieu du disque, cela dénote un certain manque d'originalité, une paresse intellectuelle camouflée derrière une musique d'apparence savante.Cette rupture, rmm.1.1ÉÉ IBS ET CETERA Apostrophe - 800 Etcetera premier disque, un su perbe album québécois pour le quel la comparaison avec Gentle Giant est automatique et cer taine, est enfin paru aux édition; Apostrophe, précédé d'une répu tation remarquable dans les milieux de l'avant-garde montréalaise.Cinq musiciens, dont Marie Bernard Page et Denis Chartrand aux claviers, un violoncelle, de; flûtes, un sax, un vibraphone el des ondes Martenot s'ajoutent au squelette classique guitare-batte rie-basse.L'utilisation du pianc et des synthétiseurs évoque vaguement Banco, C'est très habile, poli, gentil, pas plus agressif que le groupe Renaissance avec lequel il a d'ailleurs des affinités passagères.Les voix masculines sont plutôt fragiles, appliquées opiniâtrement, forcées, sans recherche, mais surpassent de loin les performances grotesques de Pollen, son alter-égo québécois.Les textes ont à peu près la qualité littéraire de Gentle Giant, la façon de les exprimer consé-quemment, peut-être.Les riffs méandreux de guitare électrique dans lesquels la basse vient sautiller, le piano qui vrille, on entre dans des dessins abstraits et complexes et dont le charme a nom TêTf?TaTî«è7é^^mTTJêTâ^nu^F que demandent un très haut niveau de complicité à l'auditeur, elles exigent qu'il n'en attende qu'un feu d'artifices.La poésie qui se dégage de cette musique a quelque chose du Jean Cocteau.Un bon parallèle me semblerait le groupe allemand Birth Control, lui aussi disciple acharné de Gentle Giant, pour cerner la chose.Dans l'album "Plastic People" (CBS 80921), avec la même discipline que nos bons amis québécois, ces germains ne sauront trouver mieux que d'exprimer le thème du temps avec des tic-tic de percussion, par exemple ; on retrouve les mêmes tics, plagiat ou naïveté ?Il semble que le plaisir de cette musique soit devenu d'inventorier avec amour les multiples variations de procédés déterminés et quantifiables du rock progressif avant-gardiste d'il y a quatre ans.Des prodiges de seconde main, Etcetera est probablement celui qui a le mieux réussi.Il possède une fraîcheur, une sincérité, un amour réel de la musique que Gentle Giant n'aura jamais plus, divisé et vaincu par la commercialité.Il ne lui reste qu'à se dégager des moules, comme Genesis se dégageait des Beatles en 70, d'inventer, d'innover, de fabriquer d'autres moules; ces gens-là possèdent un génie musical certain, je serais prêt à parier que le prochain disque sera un coup de maître._Clodomir Sauvé L'apparition du groupe Et Cetera continue d'élargir les possibilités du marché québécois.S'ils réussissent à vendre assez pour faire un "succès commercial", la preuve sera définitivement faite : Tê^pTroTc^ûTïïèTcMs^^nvTèTé* varier son menu, et nous pouvons écouter autre chose que du rock et du folklore.Et Cetera fait une musique recherchée qui leur fournit l'occasion d'un jaillissement lumineux de virtuosité.J'ai surtout apprécié la pièce instrumentale Apostrophe, c'est la seule qui ne ressemble pas à Gentle Giant.Dans les autres pieces, la ressemblance avec ce groupe britannique est parfois gênante.Bien sûr, il faut être pas mal bon pour imiter Gentle Giant, ça n'est pas donné au premier venu, mais ça laisse une drôle d'impression.Les musiciens sont excellents et leur instrumentation est surprenante.Le violoncelle et les ondes Martenot sur L'Age d'Or font une belle introduction à une chanson très sûre et riche en détours agréables.Les voix sont justes et la texture harmonique qu'elles produisent est une valeur sûre.Les textes sont loin d'être banals, mais ils flottent dans une sphère abstraite où les québécois ont généralement peur de s'aventurer, habitués au punch, à l'humour social ou au lyrisme le plus sensuel.Les qualités de Et Cetera sont innombrables et indéniables : la composition, l'équilibre des timbres, une certaine audace harmonique, et cetera.Le monde musical québécois ne pourra plus les perdre de vue, même si les géants -gentils ou pas - à force de se reproduire entre eux finissent par devenir des nains.J'attends avec une folle impatience le prochain disque de Et Cetera.Pierre Voyer UN SON QUEBECOIS l'équipement sélectionné par MORSE CODE pour leur tournée UNE ELECTRONIQUE QUEBECOISE .•••••• •"••-r 'jggyy ?GBX Distribué par : SIGNATURE MUSICAL IMPORTATION Inc.795, 12ème rue, Québec, Que.Tel : 1-418-529-5351 Aussi disponible chez : Lessard Musique, Québec, Ste-Foy - St-Cyr & Frères, Québec - Ya Ma Musique, Sept-Ues -_— La Tosca Musique, Montréal — 1 Cohen Musique.Montréal -_ MAINMISE décembre'76 p.15 VISCERES, SONATES et ECOTYPIES VIES BELLES.- A ceux parmi vous pour qui la simple mention du nom de Rudolf Steiner suffit, je n'ai pas besoin fi'en dire plus : l'éditeur Retz vient de publier un {volume de Serge Bramly intitulé, "Rudolf Steiner, prophète de l'homme nouveau".A ceux qui ne le connaissent pas, je dirai que Steiner est le continuateur particulièrement inspiré et original du grand poète allemand Goethe, non pas tellement en tant que poète d'ailleurs, mais en tant qu'homme de science.Rudolf Steiner est celui qui a porté jusqu'à leurs ultimes implications les concepts chez Goethe de "morphologie", de "Ur-phànomen" (le phénomène primitif, primordial) et de "Ur-pflanz" (se classant d'ailleurs peut-être ainsi comme l'un des premiers structuralistes) et dont l'enseignement a ceci de particulier qu'il reconcilie complètement la science et l'occulte, comme deux aspects complémentaires d'uni même réalité, l'un visible, palpable, mesurable l'autre invisible, mais non moins présent.De loin la cosmologie de Steiner a de quoi étonner le novice; les hiérarchies d'anges et les plans éthérique et astral peuvent rebuter le premier venu.Mais ce n'est qu'une question de mots.La connaissance est heureusement largement intuitive.Ce qui est très positif dans l'enseignement de Steiner, c'est que les connaissances qu il dégageait des mondes suprasensibles trouvent application dans tous les domaines pratiques de la vie et que cette somme de science éxo-ésotérique a donné naissance à ce qu'il appelle» l'Anthroposophie (sagesse humaine).Il y a une agriculture anthroposophique, une médecine anthroposophique, une {diététique anthroposophique, un système d'éducation anthroposophique, etc.et tout cela n'a pas lété dégagé par des disciples plus ou moins tardifs du maître, mais par Steiner lui-même, de son vivant.Il donna des conférences à toutes les professions : architectes (architecture ésotérique, plus efficace que l'ordinaire, science des formes et leur sens, des proportions et de leur influence sur les humains, retrouvant ainsi une science aussi vieille que le monde, au moins en tout cas que Pythagore), éducateurs, agriculteurs, médecins ont profite de son enseignement et aujourd'hui cet enseignement — une espèce de théosophie scientifique - est perpétué par les sociétés anthroposophi- 3ues à travers le monde.Il y a des écoles Steiner, es cours d'Eurythmie et la maison d'édition Triades à Paris diffuse ses écrits et ceux de Goethe.Le livre de Serge Bramly est agréable à lire.Il se lit comme un roman : la vie d'un personnage passionnant et l'histoire de ses idées qui n'ont pas fini de féconder les esprits.Vous avez sûrement entendu parler d'agriculture bio-dynamique.E.Pfeiffer qui en fut son principal disséminateur était un anthroposophe.Un livre à lire dès que vous aurez quelques heures à consacrer à l'un des personnages les plus fascinants du siècle et surtout la ce qu'il a incarné : une tradition vieille comme le monde et qu'on retrouve à tous les âges, qu'on la nomme Rose-Croix, ou tradition johannite.Un beau cadeau au«i Une autre vie hors de l'ordinaire : celle du poète Rainer Maria Rilke.On peut la suivre pas à pas, voyage par voyage, escale par escale, sentiment par sentiment, inspiration par inspiration dans le volume III de la première grande édition française de ses oeuvres, un volume de 639 pages consacré à la Correspondance de Rilke (Editions du Seuil).Le premier volume rassemblait la prose (les cahiers de Malte Laurids Brigge, les histoires du Bon Dieu, les Lettres à un jeune poète), le deuxième la poésie, un choix énorme dont bien sûr les 10 élégies et les Sonnets à orphée.C'est un livre où il faut faire un plongeon oublier le reste, car la poésie de Rilke est si ténue et si fine, et si mêlée à sa vie que distrait on n'en serait pas alimenté.Se lit comme un roman UTOPIES.- La littérature utopique commence à intéresser de nouveau les éditeurs.Signe des temps : l'insatisfaction de la société humaine telle qu'elle est motive la recherche de cités idéales, l'imagination de sociétés sans classes, sans mal, de vie libre et heureuse d'éducation libertaire, de paradis terrestres.Cette constante se retrouve à tous les âges de l'humanité et de nombreux et fort beaux livres ont été écrits pour la décrire.Depuis la République de Platon, jusqu'au village Pi de Mainmise, en passant par l'utopie de Thomas More, la cité du soleil de Campa-, nella, la bibliothèque des utopies est riche.Une nouvelle maison d'édition française, les Editions France Adel (2, rue Fléchier, Paris-9ème) se propose d'ailleurs de rééditer des textes d'utopistes de toutes époques.Cela commencera en Janvier avec le Voyage en terre australe de Rétif de la Bretonne, suivi en Février par L'an 2440 de Louis Mercier.Garnler-Flammarion a édité récemment La paysanne pervertie de Rétif de la Bretonne qui exalte la beauté et la pureté de la vie à la campagne, à travers l'histoire d'une malheureuse paysanne qui "monte" à Paris et s'y corrompt jusqu'à la prostitution et finalement meurt assassinée par son frère (le paysan perverti) .Aubier-Montaigne vient d'éditer Les Nouvelles de Nulle-Part, de William Morris,l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature utopique anglaise du XIXème siècle : un paradis naturel d'une grande beauté où humains jeunes et vieux vivent en harmonie et dissertent avec un visiteur de leur bonheur.Ce visiteur s'empressera bien entendu d'aller raconter ce qu'il a vu dans son pays : l'angleterre.C'est à la fois une critique acerbe des institutions britanniques du XIXème siècle et une proposition remarquablement positive, qui fait penser à Thélème et au rêve de bien des Freaks.Je signale aux amateurs que le chef-d'oeuvre de Henry-David Thoreau, Wal-aen, ou la vie dans les bois est disponible de nouveau en version bilingue, comme les Nouvelles de Nulle part, chez Aubier-Montaigne.S'ajoutent à cette bibliothèque quelques autres parutions récentes à tendance critique sociale : Les communes populaires chinoises, de Patrick Tessier, en 10/18; si vous voulez savoir comment elles fonctionnent, c' est le livre à lire.Défense et Actualité de Proudhon, par Jacques Langlois, Petite Bibliothèque Payot No 295; un grand trip sur l'auteur de la célèbre phrase "la propriété, c'est le vol", un grand socialiste du XIXème siècle français.Publicité et Société, par Bernard Cathelat, préface d'Edgar Morin.PBP No 294; inutile de le nier, la publicité est devenue la parole culturelle dominante : c'est par elle que tout devient foqué, c'est par elle que tout sera sauvé.Les misérables dans l'Occident médiéval, par Jean-Louis Goglin, Points-Histoire H-25l Editions du Seuil; Dame Pauvreté et ses fidèles : l'infrastructure, tout ce que les manuels d'histoire scolaires décrivent généralement en 10 lignes.Débuts des services sociaux.L'esclavage.Troublant.Pour terminer, un texte de valeur: La Grande Révolution, 1789-1793, par Pierre Kropotkine réédité chez Stock dans la Bibliothèque Sociologique.Le grand événement utopique romantique par excellence vu par l'auteur de L'aide mutuelle (malheureusement non traduit en français), et l'inspirateur, le maître à penser des Kabouters, les hippies hollandais, entre autres.AMERINDIENS.- Un livre important : Les Abénaquis, Habitat et migrations (17ème et 18ème siècle), par P.-André Sévigny, chez Bellarmin à Montréal.Un document d'histoire unique.On sait que les Anénaquis ont été supprimés jusqu'au dernier et que leur race s'est éteinte au siècle dernier.Ils habitaient une région comprise entre le Saint-Laurent au nord, la côte atlantique jusqu'à New York au sud, les limites du Nouveau Brunswick à l'est et la riviere Hudson à C Ouest.Ils furent en interaction avec les colons dès le début, puisqu'ils vivaient dans nos actuels cantons de l'est, en Beauce et en Nouvelle-Angleterre.Requiescunt! un manuel d'histoire, un aperçu intéressant sur la mentalité des missionnaires Jésuites.Un livre à lire ligne par ligne.Le dernier numéro de Recherches Amérindiennes du Québec (vol V Nos 4-5) consacré au logement amérindien.Pas le logement traditionnel, tipis ou autres, mais le logement actuel, c'est-à-dire les tentatives des Blancs pour adapter leurs maisons carrées au "mind" mytho-circulaire des Amérindiens: autant dire la quadrature du cercle.En tout cas une étude sociale rigoureuse, ethnographique et anthropologique, ainsi qu'un dossier très complet sur le chauffage domestique chez les Indiens de I' est du Canada du XVIème au XVIIIéme siècle, et sur la conservation du feu.Nouvelles adresse : Recherches Amérindiennes, 4050, rue Berri, Montréal -H2L2R1 ($10 par an).IMAGES.- Le peintre ne peint ce qu'il voit devant lui que s'il voit quelquechose en lui."Le sentiment de l'artiste est sa loi.La sensation pure ne peut jamais être contraire à la nature".Ainsi parlait Caspar David Friedrich, peintre allemand de l'époque romantique, presque inconnu, mais auquel la célèbre collection Tout l'oeuvre peint de.lFlammarion) vient de consacrer un volume superbe.C'est un très beau livre, et pas très cher ($ 13.50).A offrir à tous les gens qui sentent la tragédie des paysages, ou qui sont simplement émus devant les paysages.A tous ceux qui contemplent un paysage dans un état de contemplation presque religieuse.A tous ceux pour qui un tableau doit être pure idée, pure émotion, débarrassée de toute sensualité.Cette dernière caractéristique de l'oeuvre de Friedrich fut d'ailleurs I' objet de la seule critique que Goethe adressa jamais au peintre, qu'il avait découvert et fait connaître dès 1805 et qu'il admirait beaucoup.Personnellement je sens chez Friedrich l'annonce possible de taut le mouvement pré-raphaèlite, à cause de la définition des personnages, d'un certain réalisme quasi astral, une atmosphere qu'on retrouve chez Harris du groupe des sept, des grands champs de couleur immensités méditatives comme chez Rothko parmi les modernes, surtout dans cette toile extraordinaire intitulée "Moine au bord de la mer" dont le titre déjà dit beaucoup.Autre splendeur : un conte pour enfants ou pour adultes qui ne confondent pas innocence et pureté: Le miroir volé, par Lidia Postma, chez Flammarion.Des dessins superbes, des couleurs sublimes et une histoire lisible à différents niveaux, dont un métaphysique, un mythologique, une métaphore de la quête éternelle des humains .Un jeune garçon hollandais joue avec les lutins qui vivent dans la rhubarbe du jardin.Un jour les lutins l'emmènent dans un monde étrange où il voit des gens très malheureux qui vivent dans l'obscurité et dans la frayeur (déjà fa métaphore.) Michel — c'est son nom — décide de les aider à sortir de cet état, mais pour cela il faut qu'il retrouve le miroir volé dans lequel ils pourront se voir et s'admirer de nouveau.Alors commence.mais je m'arrête.Achetez cette petite merveille en forme de quête du Graal.MEDECINE.- Le temps passe; mon dead-line approche et commt d'habitude je ne vous ai pas parlé de la moitié de ce sur quoi je voulais attirer votre attention.Je vais donc vous garrocher en pleine face et au triple galop mon dernier paragraphe-fusée : Quoi de neuf en Médecine.— Au Chapitre Morphologie, si vous vous intéressez à la caractérologie, sachez l'Editeur Edouard Privât (distribué par Somabec au Québec) vient de rééditer l'oeuvre essentielle de Ludwig Klages: L'expression du caractère dans l'écriture.Les ouvrages de graphologie et de caractérologie sont légion; et généralement très cheap.Celui-ci est une somme dans le domaine; et en plus il est très original : l'expressivité d'une écriture se trouve plus dans les variations de cette écriture, et dans son rythme, que dans son plus ou moins grand éloigne-ment par rapport à une norme.Génial et dans la grande tradition de la morphologie allemande.— Connaître les autres par La Caractérologie, dictionnaire des 400 notions essentielles, par Gabriel-le Gatien (Coll.Connaître les autres chez Retz); à lire comme un manuel d'initiation; prenez chaque terme et faites les liens vous-même.Il vaut mieux lire un dictionnaire ou une encyclopédie qu'un livre platte.— Connaître les autres par Le visage, par Jean Gaus-sin, Retz (même collection); les grandes idées de la morphopsychologie, avec une honnête bibliographie.Vous aidera à comprendre comment un vrai médecin peut utiliser les données de la morphologie pour établir son diagnostic et son pronostic.— Ce coeur qui bat, par André Jouve, Stock (Coll.Médecine ouverte); un professeur de cardiologie raconte son expérience dans le traitement des maladies cardiaques.C'est freakant.56 pour cent de toutes les morts en Amérique du nord sont dues à des accidents cardiaques; et ces mêmes accidents sont dus eux-mêmes à des erreurs alimentaires le plus souvent.Freakant, vous dis-je.— Six minutes par patient, par Enid Balint et J.S.Norell, interactions en consultations de médecine générale, Payot (Coll.Science de l'homme); on sait que Michael Balint est un médecin anglais qui s'est intéressé dans les 15 dernières années à ce qu'on pourrait appeler l'Iatrothérapie, c'est-à-dire au fait -que le patient est déjà partiellement soigné par sa simple mise en présence du médecin, tout dépendant évidemment du genre de contact établi, de la confiance, etc.Ce livre est le résultat des dernières recherches systématiques entreprises sur ces interactions médecin-malade avant le décès de Balint en 72.Très intéressant, et pas seulement pour les passionnés de psychothérapie.Si votre père est médecin, offrez-lui ce livre, mais en même_ temps offrez-lui aussi le suivant qui est, par un médecin, une espèce de réévaluation de toute la médecine, de son enseignement jusqu'à sa pratique journalière : Le paradoxe du médecin, par Jean-Louis Funck-Bren tano, Gallimard.La médecine est en crise, on le sait.Nourrissons ses acteurs avec les bons docu ments.— Un critique radicale maintenant : celle du périodique toroetois The critical List.Ce numéro (le 3è) est particulièrement féroce avec l'industrie pharmaceutique.A offrir à votre médecin de famille.— Alternative Maintenant : un progrès dans la science officielle d'abord et le traitement du cancer, tel qu'expliqué dans L'hémo-test, par le Dr Ange Mattei, Editions Robert Laffont (Coll.Réponses-santé); d'abord personnaliser le traitement, individualiser le remède; ce qui est le grand point de force de toute thérapeutique de terrain, ensuite, si la tumeur s'est formée, appliquer un traitement qui est un complexe thérapeutique comprenant la catalyse, la sérothérapie tissulaire spécifique, l'homéopathie et l'immunologie.Un livre foncièrement honnête et généreux.Certains chapitres s'adressent aux médecins, d'autres au public général.Enfin un cas en médecine où la transdisciplinarité est pratiquée.Il était temps.— Retour aux sources avec le No3 de la revue d' Ethnologie du Québec (dirigée par Robert-Lionel Seguin), chez Léméac, dont un énorme chapître (pp.51 à 104) est consacré à la médecine populaire dans quatre paroisses du comté de Bellechasse (rive Sud, presque en face Québec); aussi drôle qu' instructif à lire.Beaucoup de renseignements.— Le dernier numéro (volume 5, number 8) de The Order of the Universe, la publication de la East-West Foundation de Boston, entièrement consacrée aux enseignements de Michio Kushi, le protagoniste principal en Amérique de la Macrobiotique.Un article sur le diagnostic des maladies à l'orientale, la deuxième partie d'un cours sur le Palm-Healing, un texte de George Ohsawa et un de William Dufty l'auteur de "Sugar Blues", la plus grande dénonciation à date des méfaits du sucre blanc sur le corps humain(maladies cardio-vasculaires surtout, caries dentaires.etc.) — Enfin la brique : la réédition de la Matière Médicale Homéopathique du Docteur Voisin, chez Ma-loine.N'achetez pas ce livre; de toute façon il vaut $50.Je le signale à ceux - très rares au Québec -qui s intéressent à l'homéopathie cbmmé un événement, car c'est une des grandes Matières Médicales de I Homéopathie française.C'est en fait un livre assez sec, pas aussi agrâble à lire que la Matière de Vannier (Doin Editeur), ou celle de Charette (Lefrançois), la plus accessible.Mais en revanche elle est parfaitement adaptée aux besoins et aux habitudes d'un médecin allopathe qui déciderait de changer de thérapeutique (ce qui, j'en ai peur, ne risque pas d'arriver de sitôt au Quebec.).Le classement est par médicament, évidemment, et à l'intérieur de chaque remède, par ensemble nosologi- 3ue, syndromes, symptômes, indications cliniques, ilutions et comparaisons avec les autres remèdes proches mais qui diffèrent par quelques détails pa-thogénésiques.En dehors des médecins, cette brique de 1234 pages ne peut être utile qu à ceux qui s'y connaissent déjà bien en Homéopathie.— Comme disait Hippocrate, les maladies proviennent presque toutes d'un déséquilibre entre activité corporelle et alimentation; l'excès de l'un ou de l'autre est également néfaste.Donc comme il y a toutes les chances que ce soit votre alimentation qui soit excessive (c'est le cas de 95 pour cent des citadins) faites donc de l'exercice, du sport, du ski par exemple : si vous n'y connaissez rien, apprenez avec la dernière parution aux Editions de l'homme, Le ski avec Nancy Greene et Al Raine (entraîneur de l'équipe olympique canadienne de ski).MYSTIQUE.- Puisque c'est Noel dans trois semaines, et si vous vous intéressez à la mystique, retrouvez la vraie mystique chrétienne perdue par les églises modernes dans le Christianisme Orthodoxe et à travers un de ses plus grands représentants Saint-Grégoire Palamas, à qui Jean Meyendorff consacre l'un des petits volumes de la collection Microcosme-Maîtres spirituels, No20, réédité récemment.Editions du Seuil.En relisant des bouts de ce petit livre très bien fait, j'ai compris que l'église chrétienne orthodoxe représentait la branche mystique de la religion chrétienne, tandis que l'église catholique et l'église protestante en général représentent la branche intellectuelle, dans la lignée de saint-Thomas d'A-quin.Découvrez aussi combien te "prière du coeur" la "prière de Jésus" ressemblent dans leurs techniques à certains exercices de méditation orientaux.Ét ne freakez pas sur les mots : il y a une différence entre le mot table et une vraie table, entre le mot prière et la prière.En tout cas Joyeux Noël.C.A.LES MARGINAUX PARISIENS AUX XlVe et XVe SIECLES — par Bronislaw Geremek, collection "l'histoire vivante", Flammarion, 1976, 354p.Très curieux hybride que ce livre : écrit par un important historien marxiste polonais, on y trouve un souci des sources et de la recherche systématique de documents remarquables.Cette rigueur de la méthode est cependant elle-même encadrée dans une conception assez limitative de la marginalité que l'auteur définit dans les deux premières pages comme suit : "La composition des marges sociales est déterminée par deux facteurs.Tout d'abord la société exclut les groupes qui vivent en contradiction avec le bon ordre ou qui se livrent à des activités honteuses (les prostituées et dans une certaine mesure les mendiants).Certains individus se séparent ensuite d'eux-mêmes du corps social.Ce sont ceux qui enfreignent les normes de la vie collective, ceux qui s'adonnent aux activités criminelles (.) En d'autres termes, il s'agit de ceux qui portent atteinte à l'autorité sociale, qui violent l'éminente dignité du système collectif'.Même si l'on fait abstraction de l'éminence de la dignité du système collectif, il n'en demeure pas moins que cette définition s'applique plus à la criminalité qu'à la marginalité au sens où nous l'entendons aujourd'hui.C'est ici que l'auteur devient inquiétant : on sent vaguement qu'il ne veut rien savoir de l'aristocratie, que la bourgeoisie est une classe pourrie, que les clercs sont l'opium du peuple et que les artisans n'ont rien compris, qu'en fait il faudra attendre au moins trois siècles pour rencontrer des gens potables : des prolétaires.L'ennui, c'est qu'à part les différents entre les putains et leurs Jules, il se passait des choses importantes dans la marginalité de ces classes viles : on se battait dans les rues sur la question du sexe des anges, les mouvements de retour aux sources préparaient les guerres de la Réforme, on découvrait la littérature et les mouvements de population issus de la guerre de Cent Ans entraînaient de très productifs chocs de cultures régionales.La volonté de ne pas voir ces réalités, pour se limiter à des questions de classe ou de marché, est claire, et la phrase suivante à elle seule résume cette tendance : "Les exemples de non-adaptation ne sont pas, en réalité, imputables à la mauvaise organisation de la vie universitaire, ils s'expliquent plus profondément, par la situation du "marché universitaire du travail" ainsi que par la place de ce milieu dans l'ensemble des structures sociales du Moyen-Age".De nombreux détails intéressants cependant rendent tout de même ce livre achetable : entre autre le fait que la pratique du métier de boucher (et probablement de pelletier) ou de toute autre activité mettant le sujet en présence quotidienne de viande mettait l'âme dans un tel péril que le salut devenait très aléatoire.Quelques détails intéressants également sur la vie criminelle de Villon, la bande des coquillards et les relations très permissives de l'église avec le monde de la prostitution.Nous n'oserions donc croire que Flammarion, maison sérieuse s'il en fut, a utilisé le très commercial terme de "marginaux" au lieu de "criminels" dans le titre de cet ouvrage dans le seul but d'en mousser les ventes.Pierre Bédard MAINMISE Jecembre 76 pUIff/ LES ENFANTS DU VERSEAU Petit guide pour que la révolution intérieure n'y reste pas Vous tenez entre vos mains un manuel de guérilla psycho/écologique.Vu la portée éminemment subversive d'un livre portant sur la Connaissance et le Bonheur, vous êtes priés de ne le laisser traîner QU'A LA PORTEE DES ENFANTS.Avec l'avènement au pouvoir de René Lévesque, un nouveau Québec est peut-être bien né.Inutile de dire qu'à Mainmise, nous en avons été émus et troublés.Il est extra-ordinairement stimulant pour nous de penser que nos "dirigeants" et nous, les porte-paroles de la contre-culture, nous avons quelque chose à construire ensemble.Pour la première fois, nous avons l'espoir qu'un véritable changement c'est-à-dire un changement au niveau de la CONSCIENCE - intervienne au niveau politique - en un lieu privilégié nommé Québec - où le sens de l'Histoire, tel que perçu par les hommes de la "révolution", et le jeu des forces cosmiques, du Tao, de la transformation alchimique, se trouveraient conjugués.De ce point de vue Les enfants du Verseau, cette thèse dont nous avons fait notre plat de résistance, pour ce mois de Noël, de la Nativité, de l'avènement de l'homme nouveau - et d'abord de l'enfant nouveau ! -rédigée et illustrée par deux étudiants en service social, membres de la commune de Racine par surcroît, est un document de tout premier plan.C'est un instrument de mesure du niveau de conscience de toute une nouvelle génération de québécois.Un instrument de navigation aussi pour le Québec embarqué (espérons-le !) dans une nouvelle forme d'action politique et sociale, une nouvelle manière de gouverner.Une sorte d'"operating manual" pour un vaisseau québécois qui n'aurait pas le même sort que le Titanic, auquel les auteurs comparent la planète, et l'action des gouvernements, des institutions, des organismes internationaux, des mouvements politiques et des individus au pouvoir, à celles d'équipages ou de capitaines aveugles à la loi de la mer, et qui ne seraient préoccupés que de l'organisation et des relations à bord, sans voir l'iceberg qui inévitablement, va provoquer le naufrage du vaisseau.L'exploration de la conscience, dont il est question ici, n'exclut rien, elle inclut la vision de l'iceberg, et propose une théorie et une praxis permettant de l'éviter.La clé de l'ouvrage - dont, à mon avis, l'auteur de la présentation qui suit n'a pas suffisamment tenu compte -est une vision alchimique, et non plus manichéenne, de la situation."Les Anciens Alchimistes, à la recherche de la pierre philosophale et non de l'or, ont livré leur ultime secret : TOUT CE QUI EST AU DEHORS EST AU DEDANS." L'Orient a voulu tout faire entrer dans le Dedans : son image de la Terre Sainte en prend pour son rhume dans l'échec évident de son organisation pratique/physique, notamment en matière de politique et d'économique : son peuple crève de faim ! L'Occident a tenté de tout mettre dans le Dehors : son image d'abondance de pays riche, se ternit dans son échec de plus en plus evident au niveau de l'âme : peuple de schyzophrenes, de névrosés, de paranoïaques, et qui meurt souvent dans une crise du coeur ! Nous sommes à la recherche du point d'équilibre, qui vacille entre l'Est et l'Ouest, les deux hémisphères du Cerveau, l'extase et la praxis, la sagesse et Ja science, la conscience de l'humain, ce micro-macrocosme écartillé entre ciel et terre." Les événements qui secouent le corps social, nous dit-on, sont la projection de ceux qui agitent l'âme individuelle.Tout le mythe de l'action sociale (et politique il va sans dire !) repose sur celui du bon sauvage et fonctionne d'après le schéma marxiste-dualiste de la lutte des classes.Laver le cerveau, spotter l'ennemi; exciter l'agressivité (frustration) de la population, pour lui permettre d'accéder au pouvoir, telle est la stratégie (mais sans remettre en question ni la notion de pouvoir, ni le type de société, ou le niveau de conscience auquel il s'exerce)." Aujourd'hui, je crois à nouveau au Dehors, à la fois comme source de conditionnement, et en tant que matérialisation des projections de nos pensées, i.e.e de notre Dedans.DEHORS ET DEDANS SONT LES DEUX POLES D'UN MEME TOUT.Le genre humain se divise en deux sexes.Est-ce l'homme ou la femme qui crée davantage la vie ?L'oeuf ou la poule ?Voilà une belle fausse question.Dedans et Dehors sont répartis sur la circonférence d'un cercle.Nul ne sait où ça commence, ni où ça finit.Sortons du dualisme.Vers la pensée globalisante.On a tout disséqué : il faut maintenant reconstituer le tout.Je crois maintenant qu'il est vrai qu 'on a les dirigeants qu 'on mérite." Aujourd'hui, l'on croit, dans les milieux consciences, qu'il faut infra-structurer la nouvelle société en communautés révolutionnaires, reliées entre elles suivant le mode de relation d'un réseau organique, et partant de l'idée que "small is beautiful"; non pas dans une perspective régressive, mais en intégrant tout le savoir et l'expérience acquis : "Devant nous l'Histoire", comme dirait William Irwin Thompson."La CIA sait que les néo-révolutionnaires ne portent plus le fusil, mais le regard clair et pacifiant de ceux qui ont commencé le Grand Oeuvre Alchimique, la grande Transformation, par l'Intérieur".La contre-culture a vécu sa période romantique.Inspiration : déstructuration, déprogrammation; expériences psychédéliques, mystiques, scientifiques-pétees, solitaires ou communautaires, au coeur des grandes villes ou au fond des bois (ou au fond des mers, voir John Lilly).Les Enfants du Verseau, dans un premier temps, témoignent de l'incroyable foisonnement d'expériences, bonnes ou mauvaises, ou les deux à la fois, combien précieuses, qui ont été faites dans les dernières années et qui ont formé le compost de la société à venir - du jardin à faire pousser (comme à Findhorn !) "Tout système organique secrète ses propres anticorps.C'est au bord de la catastrophe qu'apparaît sur terre la race des enfants-fleurs" "Les hippies sont les antiS=apidement, d'éliminer les plants atteints et de les brûler.Brûlure bactérienne : les feuilles des plantes attaquées se couvrent de grandes taches irrégulières et sèches, brunes et liserées de jaune.Une mauvaise rotation des cultures et la manipulation des plants (haricot, pois, cucurbita-cées.) par temps de pluie, sont les principales causes de cette maladie.Pourriture noire : les principaux légumes attaqués sont l'oignon, la pomme de terre et les crucifères (ghoux.); beaucoup d'arbres fruitiers en sont aussi les victimes; les fruits pourrissent, soit sur place, soit en entrepôt, en dégageant une odeur nauséabonde.c)causées par des virus : ce sont toutes les maladies provoquées par des micro-organismes ou des organismes inférieurs, celles dont les causes sont les moins connues puisque les virus ne sont visibles qu'au microscope; ils sont très souvent amenés sur les plantes par les insectes suceurs (aphidiens, etc.); trois maladies leur sont en particulier attribuées: Bigarrure : le feuillage des plantes atteintes (pomme de terre, oignon.) se couvre de taches allongées qui, peu à peu, se transforment en lésions; les pucerons sont en grande partie responsables de cette maladie contre laquelle il n'y a aucun recours autre que de détruire les plants atteints.Jaunisse : les plants atteints jaunissent peu à peu et se rabougrissent; pas d'autre recours que de détruire les plants atteints.Mosaïque : comme son nom l'indique, cette maladie provoque sur les feuilles et les fleurs des plants atteints des taches mosaiquées jaunâtres; les principales plantes victimes de cette maladie principalement due à des insectes porteurs et à une mauvaise rotation des cultures sont la tomate, le tabac, le haricot et les cucurbitacées (concombre, melon.) ^iJjQ/Jses inconnues : nombreuses sont les maladies de cause inconnue; parmi celles-ci, à titre d'exemple, mentionnons la "coulée des fleurs de prunier", particulièrement dévastatrice certaines années; les fleurs s'épanouissent normalement puis soudain, fondent littéralement sur les branches sans qu'aucun fruit n'ait le temps de se former; plusieurs causes sont possible - virus, bactéries, cryptogames, gel - mais aucune n'a été clairement déterminée jusqu'à ce jour (à ma connaissance du, moins).e) Causées par des insectes prédateurs transmetteurs de cryptogames, bactéries et virus : comme on a pu le voir plus haut, les insectes sont souvent responsables de certaines maladies : parmi les principales qui leur sont directement attribuées, mentionnons : Acariose : la vigne, et la tomate sont les principales plantes attaquées par cette maladie due à la présence d'acariens (araignée rouge et jaune); les symptômes généraux en sont le dépérissement et la chute des feuilles, de même qu'une mauvaise fructification.Galles : à ne pas confondre avec la gale, cette maladie, très facilement observable sur les saules poussant au bord de l'eau, se manifeste sous forme d'excroissances boursouflées dans lesquelles certains insectes déposent leurs oeufs; elles sont, en général, peu dommageables et une espèce de galle assez fréquente sur les églantiers est même considérée comme médicinale : le Bédéguar.Maladies d'arbres : le meilleur exemple d'une maladie d'arbres est celui de la maladie de l'orme; le scolythede l'orme, en creusant ses galeries dans l'écorce de l'arbre, permet la pénétration d'un champignon qui, à la longue, envahit l'arbre jusqu'à ses racines; l'orme pourrit et tombe comme par plaques entières; des recherches sont en cours, en particulier sur les bactéries ennemies du scolythe, pour contrôler cette maladie épidémique qui risque de détruire complètement l'orme, l'une de nos plus belles essences feuillues.A betôt La Mère Michel MAINMISE décembre 76 p.36 tu croîs à ça toi?Attention, aujourd'hui tous les natifs du Scorpiori risquent d'avoir uneyrise de nerfs, et félicitations aux Gémeaux qui vont éviter adroitement une quererte avec leur partenaire ! Voilà l'astrologie qu'on connaft par les média, une lamentable brouette de caca de taureau, une simplification grossière du processus d'analyse symbolique, une généralisation abusive appliquée au niveau d'interprétation le plus bas.En passant du statut de science initiatique à celui d'art divinatoire, l'astrologie a perdu énormément de crédibilité.L'astrologie n'est PAS une technique de prédiction des événements, elle n'essaie pas de dire d'une manière scientifique comment les choses arrivent, ni dans le ciel ni en nous-mêmes.Elle n'essaie pas de saisir le lien de cause à effet entre les phénomènes, c'est-à-dire qu'elle ne se soucie pas de savoir si telle conjonction de planètes PROVOQUE tel événement.Elle indique seulement la possibilité ou là probabilité d'un certain genre d'événement dans un espace-temps donné.L'astrologie est d'abord une méthode d'interprétation, à plusieurs niveaux, de la relation entre des phénomènes causalement non reliés, ce qui relève naturellement du mode de pensée analogique.Cela signifie que l'astrologie interprête le parallélisme observable entre les événements célestes (conjonctions de planètes, transits, relations angulaires, etc.) et les changements dans la vie des individus ou des groupes.Et surtout, l'astrologie est un instrument d'expansion de la conscience, une technique de compréhension de la nature de l'homme et du cosmos.Elle établit un lien entre l'esprit rationnel et l'intuition, et étudie le reflet dans le ciel des structures psychiques universelles.En élargissant le champ de notre conscience et en nous faisant accéder au mode de pensée analogique, l'astrclo- fie nous permet d'entrevoir notre place dans le Grand lan de la création, de clarifier la vision que nous avons de nous-mêmes de nous réduire à l'essentiel.Sous l'apparente contusion de la vie quotidienne, nous découvrons une structure ordonnée, nous devenons capables de concevoir notre développement organique, de tracer la courbe de notre énergie vitale, nous réalisons nos rythmes et nos cycles, et par là même nous obtenons une vision plus claire de l'Univers.il faut bien comprendre que le thème astrologique d'un individu ou d'un groupe n'est pas une image graphique ou un portrait, mais plutôt un symbole, le "nom" de l'entité.L'astrologie est une technique d'intégration de la personnalité ou du groupe, dans la mesure où l'individu ou le groupe fait l'effort de réaliser les potentialités et de re-canaliser ou débloquer les énergies négatives de son thème.Car dans un thème il n'est rien de positif ou de négatif en soi, mais seulement diverses énergies reliées entre elles de façon plus ou moins harmonieuse, indiquant une voie plus ou moins facile vers l'intégration.Et généralement, les épreuves sont exactement proportionnées aux outils pour les vaincre.Le but de l'astrologie est donc de fournir un instrument de connaissance de soi, et par conséquent de l'Univers car ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, de façon à ce que la personne ou le groupe puisse se réaliser entièrement, (c'est le processus d'individuation de Jung).Et à partir du moment où la personne devient entière elle est devenue libre, et transcende donc son thème, dans les limites de sa structure générique.Sa liberté, c'est la capacité d'agir en tant qu'individu.Le destin, c'est sa dépendance des standards collectifs et génériques en tant que structure déterminante.L'astrologie peut définir les limites, mais ne peut que suggérer la liberté.OUI, MAIS.On objecte souvent à l'astrologie le fait qu'elle soit basée sur une vision géocentrique de l'univers totalement non-scientifique.Comme l'a dit Ralph Waldo Emerson, l'astrologie c'est "l'astronomie amenée sur la terre et appliquée aux affaires humaines", c'est une science métaphysique et non pas physique.Elle utiljse le cadre de référence astronomique mais ne s'y limite pas, et dans ce contexte elle est parfaitement justifiée de considérer le mouvement apparent des planètes par rapport à la terre, plutôt que leur mouvement réel par rapport au soleil.Souvent aussi, on lui reproche de ne pas considérer l'influence des étoiles et de se limiter au système solaire.Plusieurs astrologues tiennent compte en fait de l'influence des étoiles les plus proches (Aldebaran, Rigel, Polaris Bételgeuse, Sirius, Spica, Antares, Vega, Altai'r et bien d autres), car on ne peut nier l'influence des étoiles, (tout étant relié dans l'univers), mais elle est très faible comparée à l'influence des planètes qui forment notre système : une entité cosmique symbolisant l'étendue de l'expérience humaine jusqu'à date.Une objection majeure faite à l'astrologie concerne la précession des equinoxes, ce phénomène provoqué par le mouvement de "wobble" que fait la Terre pour conserver sa position relative dans le système, et qui provoque un recul très lent (50 secondes d'arc par an) du point de début de l'année astrologique, l'équinoxe de printemps.Are the stars your servants ?Yes, if you obey the law that they too obey.MUNDY, Cleopatra Cela signifie qu'en réalité, le soleil ne se lève plus dans la constellation du Bélier le premier jour du printemps, mais bien dans celle du Verseau (car nous venons d'entrer dans cette ère).Alors, disent les détracteurs de l'astrologie, tout est fucké, tout ça c'est une illusion, puisque l'astrologie repose sur une représentation du système zodiacal qui n'a de correspondance réelle avec notre représentation astronomique qu'une fois tous les trente mille ans ! C'est ici qu'il faut faire la différence fondamentale entre 1e Zodiaque des constellations réelles dans le ciel et le Zodiaque avec lequel travaille l'astrologie, qui est basé sur la symbolique des cycles saisonniers : encore une fois, le ciel est ramené sur la terre ! L'astrologie tient compte du phénomène de la pré-cessjon des equinoxes au niveau du développement général de l'espèce humaine (et non plus au niveau individuel).Les périodes de 2,160 ans environ durant lesquelles le point vernal (point du Zodiaque où se lève le soleil le premier jour du printemps) se trouve dans un même signe, s'appellent les Grandes Eres et sont entièrement teintées des caractéristiques de ce signe.Pendant l'Ere des Poissons, le Christ est venu en tant que messager cosmique, il s'est sacrifié, il a supporté le niveau de vibrations très bas de la matérialité pour nous montrer le chemin de l'amour, de la compassion et du service pour l'unification de l'humanité.Ce message d'amour du Christ a été désastreusement interprété et utilisé par ceux qui étaient restés accrochés à l'esprit de Ram et a provoqué les erreurs que l'on sait (guerres de religion, exploitation du plus faible sous le couvert de grands idéaux, la religion opium du peuple, etc.etc.) Comme l'enfant a besoin de son égo pour se différencier de son environnement et prendre conscience de lui-même, l'espèce humaine a traversé une ère d'individualisation et de différenciation.Elle a pris conscience de son pouvoir et l'a utilisé, elle en a abusé jusqu'à devenir une cellule cancéreuse qui menace maintenant de détruire Porganisme-Terre.Avec l'Ere du Verseau, plus besoin de messager, c'est l'humanité tout entière qui devient le Messie.Elle prend conscience, de l'intérieur, de son appartenance à un Grand Tout, dans lequel elle doit coopérer en oubliant ses intérêts égoïstes en enfantins.Nous sommes en pleine crise d'adolescence, et la mutation de l'Ere du Verseau c'est justement notre passage à l'âge adulte, la prise de conscience de la responsabilité qui accompagne nécessairement le pouvoir, la transition du grand primate à l'homme, comme dirait Laborit.Cette prise de conscience de l'Ere du Verseau ne se fait pas par un processus logique et intellectuel.Nous sommes arrivés au bout de cette connaissance-là, et maintenant la transformation se fait par l'intérieur, c'est une prise de contact directe avec le cosmos, une' échappée de la conscience hors des limites étroites de l'individu, vers les étoiles (d'ailleurs la carte du Tarot associée au signe du Verseau est justement l'Etoile).Il s'agit d'un processus initiatique à l'échelle de la planète.Ce qui à l'Ere des Poissons était réservé à un très petit nombre d'élus après une vie entière de méditation et d'ascétisme, devient à l'Ere du Verseau accessible à l'humanité tout entière.La spirale évolutive se resserre et tout va de plus en plus vite, car la prise de conscience de notre existence en tant que cellule de l'organisme-Terre est maintenant une urgence.Nous sommes la génération alchimique dont parle Normand Bourque dans son Combat des Natures, cette génération androgyne et spirituelle, -qui subtilise la matière et découvre le cosmos, en apprenant à manipuler les divers niveaux de conscience révélés par les drogues psychédéliques; cette génération découvre de nouvelles façons de communiquer, plus directement, d'être à être, dans cette dimension qui transcende le temps et l'espace.Le symbole du Verseau (signe d'air, ne l'oublions pas).d^X- représente les ondes, la transmission, les vibrations, c'est l'eau de la conscience.Le Verseau, c'est l'instrument parfait du cosmos, qui perçoit et transmet la communication sans transformer au passage le message, sans rien garder pour lui, sans juger ni censurer.C'est l'intuition fulgurante liée à la plus rigoureuse intelligence technique.L'Ere du Verseau est celle de la communication instantanée, de la perception d'un registre vibratoire plus vaste à tous les niveaux, qu'on nomme "perception extra-sensorielle" et qui est notre apanage à tous.Naturellement, l'Ere du Verseau ne fait que commencer, en fait nous sommes en pleine transition, et les mutants sont loin d'être en majorité.La crise d'adolescence est dure à passer, et il ne faut pas s'attendre à voir se réaliser l'idéal du Verseau dès demain.Car l'unité doit se faire d'abord à l'intérieur de chacun, nous devons devenir des in-dividus, des personnes ENTIERES et réalisées dans leur totalité, avant de pouvoir accéder à une conscience globale.Mais le processus est entamé, et il s'accélère vers l'apogée de l'Ere du Verseau, la naissance de la conscience planétaire S'il y a un représentant individuel du signe du Verseau, c'est bien la belle Michèle Favreau, notre rédactrice en chef.Elle a dans son thème de naissance une incroyable concentration (qu'on nomme amas) de planètes dans le Verseau : le Soleil, Mercure Venus, Mars, Saturne, et en plus, la tête du dragon ! Son Ascendant est Poissons, et elle représente donc vraiment l'archétype de la période de transition que nous vivons actuellement.Quand j'ajouterai, pour ceux qui s'y connaissent déjà, que Michèle a une conjonction Lune-Pluton en Cancer, Jupiter en Balance, Uranus en Bélier et Neptune en Vierge, on verra immédiatement le caractère tout-à-fait exceptionnel de ce thème.Pour ceux qui ne connaissent pas l'astrologie, je ne vais pas servir toute cuite une belle fJetite interpretation personnelle, car le but de cette chronique est de fournir [es outils de la connaissance pour que chacun puisse ensuite les utiliser à son gré et à son rythme, et non pas d'étaler un savoir provenant de sources mystérieuses, comme le font beaucoup d'astrologues.Nous pouvons tous devenir notre propre astrologue, il s'agit juste de maîtriser le langage symbolique de base et de développer notre intuition.C'est ce langage symbolique de base que nous allons tranquillement développer dans cette chronique, avant même d'apprendre comment calculer un thème individuel ou comment l'interpréter.Nous allons essayer de ne pas mettre la charrue avant les boeufs.Marlyse Cette photo prise au Planétarium de Munich, montre le mouvement apparent des planètes sur un cycle de 17 ans.On voit les "anneaux" de Mars, Vénus et Mercure, et les "mouvements rétrogrades" de Jupiter et de Saturne.Astrologie pratique : chaque matin en vous levant, et à chaque fois que vous y pensez dans la journée, prenez trois bonnes respirations profondes en visualisant le soleil.Imaginez l'énergie formidable du soleil qui pénètre en vous à I inspiration, par le plexus (qui n'est pas appelé solaire pour rien); cet endroit est le centre de notre être comme le soleil est le centre du système solaire, il se trouve légèrement au-dessus du nombril.Sentez la douce chaleur qui vous pénètre par cet endroit, et expirez tout doucement en défaisant toutes les tensions physiques et psychiques.Après quelques semaines de cet exercice vous en deviendrez absolument "addict", car vous sentirez un réel accroissement de votre énergie vitale, en plus d'obtenir une compréhension intuitive de la signification astrologique du soleil, et donc une vision plus claire du noyau, de l'essence même de votre personne.Durant les semaines qui viennent, si la pratique de cet exercice d'astrologie vous procure des "flashs" d'intuition sur la signification profonde du soleil et son symbolisme, envoyez-nous ça au plus vite, on en fera la synthèse pour le prochain numéro.MAINMISE décembre 76 p.37 des jouets pour tous les âges Il s'appelle Pierre Tassé.Il habite avec sa femme et ses enfants une petite maison de Beloeil.Il est artisan.Chaque année, il invente des jouets, les produit avec toute sa famille, et va les vendre au Salon des Métiers d'Art de la Place Bonaventure, au mois de décembre.C'est en ce moment, vous pouvez aller le voir.Ces objets, (il parle même d"'objouets") sont toujours fabriqués avec des matériaux simples (bois/cuir/ métal) des formes simples et des mécanismes simples.Ils n'ont aucune forme/fonction définie.C'est-à-dire qu'ils peuvent justement prendre celles qu'on veut leur donner.La manipulation est de rigueur pour réveiller les imaginations engourdies par la surabondance d'objets aux définitions trop strictes.Touchez, sentez, regardez, découvrez les mathématiques du jeu, les déséquilibres stables, les accords musicaux des arrangements spaciaux, les bouquets de signes clins d'oeil >de la matière à l'esprit.Instruments parfaits de thérapie sensorielle, ils seront d'excellents jouets accompagnateurs pour adultes sur le chemin du retour vers une enfance déprogrammée.On peut les utiliser comme instruments de feed-back pour provoquer le rire et décrasser les circuits de l'imaginaire.On peut aussi les utiliser comme instruments de communication pour aller à la découverte des autres par des jeux dont les règles sont à inventer en commun.Seule alors l'imagination limite le terrain de la rencontre.VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT DE VIEILLIR.Claude Photos Paul Décarie Bonjour les pots cassés, j'ai quelques plantes et de petits problèmes.Comme je ne sais pas les noms je t'envoie une feuille de chaque plante espérant que cela pourra les identifier.1.Je l'ai depuis 1 an et demi - elle est supposé (à ce que m'a dit le fleuriste) refleurir une fois l'an (petite fleur blanche).Je J'ai toujours tenue très exposée au soleil, elle a doublé de hauteur depuis, mais jamais de fleur n'est apparue.Dois-je la tailler ou la pincer.cet automne j'ai réengraissé la terre pour la première fois depuis que je l'ai.2.Celle-là, elle est toute nouvelle.Toute petite.J'aimerais la suspendre au centre d'une pièce - Je la connais pas du tout, alors raconte.3.C'est la fameuse qui ressemble tellement au pot.je l'ai exposée au soleil tout l'été et j'ai remarqué qu'elle rougissait, alors je l'ai changée pour un autre endroit (voir schéma).Elle arrête pas de pousser mais sa structure est plutôt dénudée.Pour les cactus, comment préparer la terre ?Pour mes plantes d'intérieur je prépare ma terre comme ceci, est-ce correct ?Moitié sable, un tiers de terre ben ordinaire assez glaise et acide (bouton d'or pousse beaucoup ici) et un autre tiers consistant en une partie de peat moss et l'autre de fumier bien fin.Et quelques autres c'est de la terre toute préparée qu'on achète chez le marchand de plantes.Quelquefois je lave ma vaisselle dans de l'eau sans savon et j'arrose mes plantes avec (recyclage) La cendre de mon poêle peut-elle aussi servir pour engraisser mes plantes, mais peux-tu me dire dans quelles proportions et à quelle fréquence.et aussi : du fumier dilué dans de l'eau.proportion ?fréquence ?En un mot : connais-tu des trucs orga- ramassons les pots c?1 Le grand Bernard niques pour remplacer les engrais chimiques commerciaux comme le 20-20-20 A bientôt, cassez pas trop de pots Johanne de St-Théophile de Beauce 1 - Pour identifier une plante dont tu connais vraiment pas le nom, ou une maladie - tremper une feuille dans de la cire et l'envoyer, est-ce suffisant pour que tu puisses la reconnaître ?Jonanne, La première feuille à identifier, en est une de Solanum capsicastrum, Morelle piment en français ou plus communément, cerisier de Jérusalem.C'est une plante provenant d'Amérique du Sud qui, selon les conditions nécessaires devient arbrisseau.Elle a premièrement besoin d'un sol meuble (léger, pas sablonneux pour au- Cerisier de Jérusalem tant, quoique une partie de sable sera appréciée).En été cette plante devra être installée dehors, c'est là qu'elle fleurira, vers la fin de juin, ses baies deviendront orangées vers la fin d'août et, avantage fort appréciable, demeurent sur l'arbrisseau jusqu'en décembre.Elle devra cependant être taillée au printemps, sévèrement.Tu ne couperas que les tiges herbacées (vertes) cela fera se produire d'autres tiges, sur des branches ayant déjà de l'écorce.Elle demande une température fraîche (50 F) lorsqu'elle revient a la maison pour l'hiver (au début de septembre).Tu ne l'engraisses qu'à partir du moment où tu la sors dehors (début juin).La seconde feuille à identifier, en est une cette fois-ci de Coleus blumei, communément appelé amaranthe (qui n'a aucun rapport avec la plante du même nom).Tu peux effectivement la suspendre vis- à-vis d'une fenêtre très éclairée, elle ne supportera cependant que le soleil du matin, ne l'engraisse qu'en été avec un engrais complet du genre 20-20-20.Les coleus sans exception de variétés doivent être pinces très souvent et sévèrement.Une autre chose est très importante à noter : dès qu'il y a apparition de hampes florales il faut les supprimer, car par leurs besoins elles croissent aux dépens du reste du feuillage qui décolore assez rapidement, et comme elles ont un aspect plutôt insignifiant et que ces plantes sont cultivées pour leur feuillage, fais-en tes conclusions.La troisième feuille en est une de Dizygo-theca elegantissima, Aralia élégant.Elle a besoin d'un sol standard, et surtout à l'abri des rayons directs du soleil et même à cela son grand défaut est, en vieilissant, de se dégarnir de la base tandis que nous, pauvres humains, dégarnissons de partout et souvent bien avant le temps; légers arrosages en hiver.Pour tes cactus, plus ton sol est sablonneux et léger, mieux c'est.La préparation de ton sol me semble assez adéquate quoique un peu acide, tu pourrais te passer de fumier.Etant donné que tu demeures à la campagne ton eau est sûrement plus saine qu'en ville, ça fait que ton eau de vaisselle ne changera pas grand chose pour le mieux, au contraire ça va laisser des déchets dans ton sol qui vont t'attirer des mouches à fruits.La cendre de ton poêle est riche en potasse, tu devrais toujours la garrocher sur ton jardin (en hiver) et la mélanger à ton compost, en été.Le fumier, mais de quel animal ?En général il est acide et tu devrais te renseigner selon ce que tu cultives pour connaître le besoin spécifique de chaque culture.J'ai bien reconnu tes feuilles, concluons-en.que la méthode de trempage dans la para-fine est satisfaisante.Le Grand Bernard MAINMISE décembre'76 p.3S ¦ 1 .et tous les usages Pierre Tassé LES BLOCS CHENILLOIS sont une démonstration pratique de la théorie selon laquelle la masse peut s'élever d'elle-même et défier sa propre inertie quand elle sait où s'appuyer sur elle-même.Le mot chenillois est une contraction des mots chenille et chinois.Les blocs chenil/ois se tiennent, s'élèvent, se suivent et s'en viennent.Avec, on fait des chenilloiseries en s'amusant.Un jouet, un objouet ou un bijouet venu au monde en donnant naissance à l'étoile populaire.L'ETOILE POPULAIRE n'est pas polaire de rien.Quand tu l'as trouvée, t'as l'air de rien de continuer sur l'erre d'allée d'où tu viens.LE BONHOMME A DEUX n'est jamais seul.A lui tout seul il tient son autre vis-à-vis par les mains.Il fait sa maison grande comme une fenêtre, il s'assied, il se promène avec son petit ou bien à l'envers de lui-même.Il prend son H ou sa H, il s'ancre, il se chapeau, il se danse au soleil, il se chaise, il se tipif il se plie; il se joue à deux, ils s'aiment.Le bonhomme a deux sait compter jusqu'à trois deux fois.LE COLLIER MEXICAIN prend la forme que vous lui donnez et garde celle que vous lui laissez.Il a été trouvé au Mexique, mais pas par les mexicains, qui n 'en avaient pas besoin.LA ROUE DE BECYK (sic) a deux roués parallèles, reliées entre elles, qui tournent en sens contraire et vont nulle part.Un bijou de luxe pour intellectuel pauvre et fatigué, mais qui n'a pas encore lâché la proie pour l'ombre.Ce débat sur le soir du 10 NOV.1976 à la Galerie Média de Montréal a^vait attiré beaucoup de monde.Toutes sortes de gens.En effet, les organisateurs de A faire 3 semaines de rencontres/discussions sur la situation des arts au Québec, avaient invité Jean-Paul l'Allier, Ministre des Affaires culturelles Chacun des deux invités, durant un certain nombre de minutes, expose sa démarche et ses intentions.Puis la parole est donnée aux artistes.M.l'Allier est radieux; quant à M.Godin, il adopte une attitude plus modeste.Donc tout va bien : nous attendons vos interventions messieurs/dames les artistes qui êtes ici ce soir-Mais ça tombe mal, parce que les artistes ici présents en ont vu d'autres.Beaucoup ont connu l'aventure de la commission d'enquête Rioux et savent que la plupart de leurs propositions restent toujours lettre morte.Donc, ils ont plutôt décidé d'exposer leurs griefs et de demander aux invités ce qu'ils comptent faire pour y remédier.Tout y passe de ce qui a été les principaux "highlights" de la culture québécoise de ces dernières années : l'enseignement des arts plastiques, la politique des subventions, le musée des beaux-arts, corridart, la chanson, les galeries et la diffusion des oeuvres, l'aide à l'édition et aux bibliothèques, le jeune théâtre, etc.Et le quiproquo s'installe rapidement.MM.Godin et l'Allier étant venus pour ramasser des propositions et des solutions claires mais non pour donner des réponses.Alors le ton monte chez les artistes, exaspérés de ne pas obtenir de réponses directes.Les interventions répétées de plusieurs d'entre eux Le sourire de M.l'Allier devient de plus en plus crispé.Le modérateur réussit quand même à éviter que cela ne tourne au drame.Quant à Gérald Godin, bénéficiant de la sympathie .de l'assistance, il s'en tire assez bien.et Gérald Godin du parti québécois à venir en faire le commentaire.Ils étaient là aussi pour entendre le point de vue des artistes sur la question.L'atmosphère était électrique.A cinq jours des élections ¦provinciales, nous nous attendions a ce que ça barde entre le ministre libéral et le candidat du P.Q.A 9h15, Jean-Paul l'Allier arrive, visiblement de bonne humeur; il rejoint au fond de la salle Gérald Godin et Michel Lacombe, animateur du débat.Les panelistes échangent sourires et poignées de mains, puis vont s'asseoir devant l'assemblée.soulignent que le gouvernement devrait se limiter à un rôle d'organisateur et d'administrateur.Qu'on laisse aux artistes et au peuple québécois le soin de façonner leur expression culturelle.Le fossé se creuse de plus en plus, les discussions en aparté commencent ici et là; les aller/retours au bar se font de plus en plus nombreux.Quelques interventions de Normand Thériault, organisateur de la manifestation, tentent pourtant de faire le point et d'orienter le débat vers de nouveaux sujets.Sans grand succès.Et jusqu'à la fin, le ton ne change pas beaucoup, frôlant souvent l'agressivité de part et d'autre.Vers 11h30, M.l'Allier, appelé par d'autres devoirs électoraux, s'esquive, il a l'air fâché de quelqu'un qui pense avoir perdu son temps.Et maintenant, qu'est-ce que le P.Q.fera du livre vert ?Ce texte, que la plupart des artistes contestent et jugent incomplet, devra être corrigé et augmenté avant qu'on puisse l'appliquer.Et ce ne sera pas pour tout de suite.Car pensons à cette déclaration du député Gérald Godin (à la Galerie Média le 22 novembre) : "Notre premier projet culturel, c 'est d'abord de faire un pays.' Madeleine Hébert Photos : André Roussil MAINMISE décembre '76 p.39 En 1969, le TPQ dirigé par Albert Millaire cette année-là avait, semble-t-il, décidé, de présenter en tournée un spectacle susceptible d'intéresser réellement le monde.C'était une expérience, il va sans dire.On avait donc confié à un "jeune animateur", Raymond Cloutier, le soin de rapailler du monde pour produire un show.Ce fut l'avènement de T'ES PAS TANNEE JEANNE D'ARC ?Raymond Cloutier écrivait alors dans le programme : "(.) Ce qui m'intéresse, c'est de détacher du tableau confus des batailles que la majorité des Québécois mènent en ce moment, une sorte d'image collective qui puisse nous permettre de comprendre tout cela : le goût d'être soi-même jusqu'au bout, le goût d'écouter son inspiration, ses "voix", le goût d'être toujours plus libre et toujours plus vrai.(.) Trois scènes de ce spectacle ne seront jamais écrites ni définitives.Elles varient d'un soir à l'autre selon-notre humeur et les endroits visités.(.) Peut-être que le nom de Grand Cirque Ordinaire nous restera.C'est ainsi que nous voyons le monde, ainsi que nous le vivons et ainsi que nous voulons vous le remettre." Il affirmait bien simplement trois principes fondamentaux que le Grand Cirque n'a cessé de confirmer depuis.Le premier show commençait donc.Phénomène absolument merveilleux, ça se mettait à VIVRE sur scène, 4 gars 2 filles, des costumes de parade, des cuivres, un tambour, des chansons, des masques, comme une impression de tempête de neige q'ui va durer toute la nuit, pis au travers de tout ça du vrai monde, sur scène, des vraies situations de la vraie vie, une vraie moman exaspérée parce que son homme vient de boire à la taverne l'argent des cadeaux de Noël la veille de Noël où la famille s'est réunie pour fêter en famille, pis que le père est paf alors que sa fille, qui sort avec le fils du docteur, l'amène pour la première fois à la maison pis que le p'tit frère profite de la gêne ambiante pour annoncer qu'y vient de lâcher le cécep pendant que le père déparle et beugle "joyeux nôwelle !".Mais ce n'est surtout pas le drame déchirant que Marcel Dubé aurait imaginé; au contraire c'est drôle à mort tellement ça se peut pus comme c'est ça.Survenant 5 mois après la création des BELLES-SOEURS de Michel Tremblay, T'ES PAS TANNEE JEANNE D'ARC?insufflait une vitalité encore jamais vue dans une théâtralité québécoise naissante.L'articulation originale du spectacle faisait de l'espace scéni-que une constante mosaïque de situations s'imbriquant les unes dans les autres pour former la fresque inouïe d'un quotidien transcendé par sa simple expression, mis en humour et en conscience par le Jeu.LE GRAND CIRQUE ORDINAIRE de Roger Frappier rendra compte de cette expérience itinérante.Viendront après T'EN RAPPELLES-TU PIBRAC joué à Pibrac puis au TPQ et interrompu sous les pressions d'un député, "ça a été un des plus beaux shows qu'on a fait pis ça a été le moins vu", dira Cloutier.Puis, c'est la FAMILLE TRANSPARENTE.ALICE AU PAYS DU SOMMEIL, spectacle pour enfants, joué une vingtaine de fois.C'est ensuite l'OPERA DES PAUVRES, odyssée musicale et dramatique où le groupe, augmenté de nouveaux comédiens et nouveaux musiciens, voyage de son enfance collective à sa vieillesse présumée, costumé de n'importe quoi et se délestant de plus en plus du carcan mé-moriel des répliques placées.Puis MON PRINCE UN JOUR VIENDRA, le "show des filles" du Grand Cirque et le tournage de MONTREAL BLUES.En 1975, LA TRAGEDIE AMERICAINE DE L'ENFANT PRODIGUE, allégorie sur-réaliste d'un état d'âme immédiat, le Grand Cirque en un premier mouvement intemporalise son ressentir dans un Kébek mythique et exprime en un second et même temps ses inter-relations internes théâtralisées dans le périple intérieur d'une génération, "celle de l'Expo" qui vit le trip de la commune.Un disque suivra, composé des chansons des divers spectacles.C'est ensuite le Grand Cirque Ordinaire en éprouvette et éprouvé; l'équipe a continué de se transformer par absence d'éléments initiaux ou additions de nouveaux \ HESS intervenants, et produit LA STEPETTE IMPOSSIBLE dont l'hypothèse de travail est : une aire de jeu, vide, entourée d'instruments de musique, de spectateurs et un spectacle à improviser; cette fois le spectacle EST improvisation.Démarche hautement nécessaire dans une perspective exploratrice, cet atelier devint plus ambigu dans son contexte spectaculaire, ce dernier nourrissant peu la théâtralité particulière du groupe mais contribuant plutôt à entretenir un jeu psychodramatique sous la pression exercée par le public.En 7 années d'existence, le Grand Cirque Ordinaire a su préserver une justesse de Jeu d'une véracité étonnante, un équilibre et une intensité peu communes chez ses comédiens.Le Grand Cirque a le génie des situations : que ce soit le dialogue difficile du père qui profite d'un dimanche après-midi pour venir, pendant que la mère attend dans le char, porter un pot de confiture à son gars-qui-vit-en-commune-où-on-entend-effectivement-baiser-un-couple-dans-la-chambre-d'à-côté, ou encore les élucubrations délirantes de l'universitaire qui veut convaincre une gang de freaks de soumettre un projet PI L, le Grand Cirque Ordinaire est la seule gang qui parvienne à s'inspirer de la théâtralité de la vie ordinaire pour réussir à la transfigurer.Du 25 novembre au 23 décembre, le Grand Cirque Ordinaire présente Raymond Cloutier dans MANDRAKE CHEZ LUI, au Théâtre de Quat'Sous.Je l'y ai rencontré, à 4 jours de la première : PMD : Qu'est-ce qui se passe dans Mandrake ?iRC : Bon.Y a une histoire, c'est Mandrake qui est un symbole, qui représente un gars comme moi qui pendant, je sais pas, 3 ans de ma vie j'ai en même temps perdu le nord pis en même temps gagné comme un monde d'univers parallèle, comme un accès à une sorte de magie de l'existence, tout-à-coup tout devient coincidental; j'entendais des voix, je communiquais me semble-t-il avec du monde sans leur parler, je les entendais me parler dans ma tête, me semble, mais moi j'étais pas ben bon pour émettre, j'étais plutôt un récepteur; j'étais témoin mais en même temps, j'étais sujet de toute l'affaire, de ce monde-là; j'étais une sorte de polarisation de l'énergie.C'est pendant un temps où j'ai pas fait grand'chose.J'ai fait LA TRAGEDIE AMERICAINE, ce qui est beaucoup dans ma vie mais qui est pas beaucoup sur le plan de temps accordé, ça a duré quoi 4 mois en 3 ans.Mais à part de ça j'ai vraiment capoté.jusqu'à l'hôpital.à un moment donné c'est devenu tellement fort, et j'étais très euphorique là-dedans, mais j'étais complètement fou.mais en même temps.Aujourd'hui des fois ça me reprend, je suis quelque part, surtout dans des endroits publics, pis ça part.toutte arrive, automatiquement; toutte se passe, les rencontres, les déplacements des gens juste dans l'espace, toutte a un sens qui m'est donné comme dans une pièce, à l'avance.Souvent j'en suis le protagoniste principal.A cause de la montée du Grand Cirque, où de plus en plus on a raconté notre existence intime, j'ai eu de la misère à démêler le Théâtre et la Vie.Là où j'étais rendu, pis c'que j'avais à raconter, je pouvais plus demander aux créativités qui m'entouraient de servir mon propos qui était trop privé.J'étais rendu que j'avais un monde à dire que j'étais SEUL dedans.J'ai fait le tour des comédiens, je suis allé voir Suzanne Garceau, je lui ai parlé de mon trip fou, pis c'est peut-être la seule personne à qui j'ai pu en parler vraiment parce que.elle approchait de ce monde-là et elle en parlait dans son spectacle; elle a pas réussi tout-à-fait avec son spectacle, à le raconter, ou en tous cas les gens l'entendaient pas.il y a eu un problème de communication, là.On a improvisé pendant une dizaine de jours puis finalement elle m'a dit : "Continue tout seul, j'aurai pas l'énergie pour me rendre jusque sur le théâtre." J'ai téléphoné à Gilbert Sicotte, j'ai improvisé un soir avec lui, j'avais pas peur d'être fou, tu-seul avec lui, d'ailleurs dans une relation à deux ça me faisait pas peur; pis je l'avertissais que j'avais un gros trip, que j'avais le goût de dire ben des affaires.On a improvisé ensemble pis c'était extraordinaire, mais le lendemain il m'a dit que lui aussi était pas capable de-se rendre jusqu'au théâtre, que c'était impossible surtout que la STEPETTE, où il avait été le moteur de ce spectacle-là, il a tellement incarné de personnages dans les 23, 24 fois qu'on a joué, c'est trop pour un acteur.Fa que tout le temps, en fait, j'ai bâti mon personnage que je cherchais, pis y m'ont aidé à travailler, y ont participé à l'élaboration du personnage que je vais exploiter jeudi.Là, je me suis écrit le canevas d'un gars tu-seul qui s'appelle Mondray, qui se lève un matin, un après-midi, vers 5 heures.Tout ça se passe dans le satin.très joli, le stage, j'ai des objets mous, pop un peu, c'est Mandrake dans son environnement mais.y est pus capable de faire de magie, la magie marche pus.Y se réveille ce matin-là mais tout est focké, ya rien qui y arrive, y sait pus comment rien peut y arriver, ya perdu contact avec le monde avec la source magique, alors y se dit que c'est parce que il est tu-seul; d'habitude il avait des gens avec lui, des femmes, des valets, il avait du pouvoir sur, et avec et à cause du monde qui l'inspirait et qui l'aidait à être un bon récepteur, ou un émetteur.Et y fait semblant qu'y sort, y se joue une séance chez-eux, y s'invente une femme; alors j'ai une catin, une marionnette de ma grandeur, y va la triper, la séduire, y va réussir à l'amener chez-eux et puis à vivre avec elle; elle va tellement bien l'aimer parce que c'est sa création, qu'elle va en faire sa création à elle, c'est-à-dire qu'il va devenir complètement manipulé, il va devenir une supervedette, y va flyer ben haut, pis là y va virer comme fou, émettre son absence de magie, son mal profond, et on va y passer la camisole de force, pis y va réussir à tellement prendre conscience de.l'inutilité d'une Illusion pareille, qu'y va réussir à retourner dans le monde réel.et puis il va revenir, serein, chez lui; ça sera ça l'histoire.Y revient disponible.C'est-à-dire que j'enlève le monde de l'Illusion comme valeur même de divertissement.C'est un peu pesant à dire ça, là.Mais quand je dis Illusion, c'est un gros I, c'est l'affaire que tu.quand c'est rien que dans la tête toultemps.c'est-à-dire que c'est pas drôle.C'est ça.C'est lui, après.Dans ce sens-là, le show suit la courbe habituelle au Grand Cirque, c'est-à-dire une structure définie, je sais où le spectacle s'en va, à l'intérieur de ça il a de grosses variantes.Actuellement tout ce que j'ai appris, c'est la musique et les chansons.Quand t'es en état de monologuiste, t'as juste deux choix : c'est de t'adresser directement à la salle, ou de fermer le quatrième mur pis là, montrer.ça devient LE JOURNAL D'UN FOU de Coggio.Mais non, c'est pas ça.Ce que j'ai vécu était pas psychologique, c'est-à-dire que j'étais pas dans la solitude.j'étais dans l'im-mensitude.Mais je voudrais plus y aller.Je pourrais faire le Nelson avec juste les chansons, ça se peut, le show est en volets mais je vais fermer le mur, je vais être capable d'être seul.Ce que je dis là c'est mon projet, mais jeudi soir si je me retrouve devant le monde, que je suis obligé de faire contact avec eux dans la salle, ou bien eux deviennent complices dans ma maison, ou bien, je vais manquer mon coup jusqu'à temps que je me trouve comme monologuiste.C'est un art, le monologue.Mais j'ai pas trop d.'inquiétude sur l'équilibre mentaldu personnage au départ, pour improviser, c'est important.Je sais pas, il arrive des choses magiques sur scène qui arrivent pas dans la vie.c'est pour ça que, dans ces trois ans là, ça continuait dans la vie, alors ça a été fantastique !.Moi, j'aimerais ça chanter beaucoup, ça me permettrait d'exprimer des affaires que je peux pas tout-à-fait exprimer avec le Grand Cirque.et pis tout le monde est dans une espèce de phase de développement, d'expression individuelle, on passe le cap des 30 ans ensemble, y en a qui ont des enfants, pis y faut que tu te trouves une âme à toi, complètement avec tes nuances.Comme c'est un spectacle qui va exposer les hommes par rapport aux femmes, je vais aller dans un trip phallocrate, sexiste tout ce que tu voudras, je m'en sacre, je vais aller dans le trip qu'on désire et qu'on vit, vraiment, oser avouer les affaires qu'on pense; des fois c'est pire que ce que disent les filles même.Je dis ce que je vis, c'est niaiseux, tout le monde fait ça, mais y en a qui se cachent.Pierre MacDuff MAINMISE- -cléeentt>re>«7é^p£4C Jean-Guy NOEL Réalisateur Filmographie 1970 : ZEUZERE DE ZEGOUVIE court métrage, 16 mm.1971 : ELLE ETAIT UNE FOIS.UNE AUTRE FOIS court métrage, 16 mm.1973 : TU BRULES.TU BRULES long métrage, N/B, 16 mm.1975 : TI-CUL TOUGAS long métrage, couleur, 35 mm.LA DIFFICULTE DE RIRE A PARFOIS QUELQUE CHOSE D'AMUSANT.Ok là.On s'assied, on en parle.De toute façon, c'est pas moi qui vais vous dire c'est bon/c'est pas bon, ou vous expliquer la place du film dans une industrie cinématographique québécoise particulièrement engourdie depuis quelques mois.Mais si j'ai insisté ce mois-ci pour m'im-proviser chroniqueur de cinéma, c'est pour essayer d'établir avec vous la connivence qui permettrait d'éclater de rire devant le show de la vie quotidienne.Attendez, je m'explique.Dans la rue, ya rçlein de cowboys.Pas des vrais, évidemment, mais des qui jouent au cowboys.Font un show, quoi.S'habillent avec soin : bottes, pantalon serré aux fesses, large ceinturon, chemise ouverte et cigarette àr l'expression tantôt narquoise, tantôt maussade.Leur monture, c est leur char : ils le soignent poui pouvoir mieux le maltraiter et, dans un cas comme dans l'autre, s'arrangent pour y penser tout le temps.Assis sur l'aile avant, le véritable cowboy, (celui qui y croit), exprime le ravissement d'une race qui a réussi à asservir la machine, alors qu'elle aurait été mieux de continuer sa sieste.Avez-vous déjà remarqué la jubilation béate des voyageurs d'escaliers automatiques ?C'est la fierté naïve d'avoir réussi à agencer une formidable structure de production pour obtenir un système qui permet de monter sans effort (?) une pente d'une trentaine de pas.Imaginez un réparateur d'escaliers roulants essayant d'expliquer sa job à un primitif de Nouvelle-Guinée.A 105 ans, mon arrière grand-père me confiait le secret de sa longévité : la marche.Il marchait 4/5 miles par jour.Ce jour-là, j'ai décidé de boycoter les escaliers mécaniques.On s'est écarté des cowboys, et ils risquent de nous en vouloir.Parce que comme ils donnent un show, ça leur prend des spectateurs.Plus la rue est fréquentée, et plus ils font chauffer longtemps leur moto.Seule solution devant la grosse corvette (p'tit kékett') qui fait crier ses pneus en vous coupant la route à la lumière : éclater de rire et applaudir bien fort.Les autres piétons vous accompagneront rapidement et les règles du show seront respectées : un spectacle, et des spectateurs.Le rire finit par exorciser les situations les plus navrantes.Et que ceux qui ne rient pas s'interrogent sérieusement sur la paralysie qui les guette.Le rire, la musique et évidemment le sexe soht trois richesses humaines les plus réprimées.Chanter, rire et baiser sont des actes qu'il est interdit de pratiquer ailleurs que dans la plus stricte intimité.Et encore.Mais c'est aussi l'indication de leur immense pouvoir de subversion.Je sais qu'il peut y en avoir pour trouver que cet article ne parle pas suffisamment de son sujet.Mais savoir que tout le film se passe aux lies de la Madeleine à chercher l'Eldorado de la Californie, que la musique de Georges Langford est excellente, que Lanctôt/Garceau/Maher/ Sicotte jouent des rôles à leur mesure, que le film a coûté $190,000, que le chat de ma voisine est plus gros que la plus petite des salades de mon jardin, que le film est distribue dans un réseau très spécial qui est celui des cinémas Outremont à Montréal, Cartier a Québec, Festival à Sherbrooke, et Lumière à Trois-Rivières, quatre cinémas dont les programmations ne laissent personne indifférent, et que ce n'est pas chose facile de nos jours, allez avec du monde blasé comme il y a, et savoir tout ça, finalement, n'est pas si important que ça, et ne pourrait jamais vous indiquer, même approximativement, combien de fois vous allez rire en allant voir "Ti-cul Tougas".D'autant qu'il est difficile de comptabiliser les rires jaunes de ceux qui vivent sérieusement Je même western que Claude Maher en Rémi Tougas.Et pendant ce temps, Raymond Cloutier sous le chapeau du Grand Cirque Ordinaire donne un one-man-show en étalant les entrailles de ses questions d'homme seul, recherchant aussi un exorcisme auquel le public hésite encore à croire.Le rire libérateur vient toujours là où on ne l'attendait pas.C'est là son charme.Voilà.Merci de votre attention.Claude LE CINEMA OUTREMONT MON CINEMA .MAINMISE ^cempre^/,Hf>A# Du résultat des élfirtjpns il y a peu à dire que les quotidiens n'aient dit avant nous.Deux ses, émises dans l'érpgKpn de ce lundi soir entre 22h et 22h30 résument pour nous ces résu en arrivant au comitéjfibéral de la rue Gilford, Bourassa a expliqué aujjS&ugialistes : "Ij, Québec une polarjfetion des forces et le centre s'est retrouvé p^.clienj vant au Centre Pagfilîuv^Lévesque a résumé sa victoire en s'é~- peur .Sur la la rue jusqu Trudeau France ou I cé, comme Godin mini à pein un ise, la circulation s'e de circons s à chaque !*D'autre par, gavons enfi m tdesgens ont ££S ô§ cher u squels ^"^ftil^r^ de notre peuplé "connaîtr; er ceux qui s'intéressaîe ie.rentre cite* lui et attend la suite les prési vauoi i! a ère seront bientôt ns quelques mois de ceux qui avaient Dépasser la peur est évidemment important mais il faut parfois se demander de quoi l'après- peur a l'air.Avant ces élections, la sQumissiot]! l'opposition, du nationalisme fori sition extra-parler le "far-out" de laFchqs toute notre vie serait Godin et Burns enVe vons, sans l'avoir" cherc?la con |,et nous, l'alternati iblique.Cepend îe^d'un cran : le n ) forment un e projetés dans le ro >lande entre 1966 itable exerçait le pouvoir, la confiance en soi dans les autres du marxisme formait l'oppo-s«s4ions cantonnés à demeure semblait-il dans uTOundi.le 15 novembre, il semble fort que s nie forme le pouvoir ; les marxistes (Charron, ooposition parlementaire et nous nous trou-Ipposition extra-parlementaire (une situation 971 et est inevitable^,compte tenu tu fait que .pelle Mne nouvelle opposition), u'un ppst-marxisme poiittqiue (ta chose est claire- analogue s'est produite çn chaque fois qu'un nouveaû*pouvoir est inventé il Cependant!! ne peut y avoir^ine te(W ment expliquée tant par Mat*qùe.par l'histoire coijfwmpôraine).De quel type doit donc être cette opposition âue nous avons rflfeterw^m.tssion d'inventer ?., , Nous ap au moins urTfh poùs, définir ^détails dfcrtetre rôle dans .cette societeencore a inventer, ofrious savons déjà que ceTcn^tTéSerâ* p*s pointue au sens traditionnel du terlpe et que les bases eftseronftout autant MainmiseJJiè les freaks#ii, déjà, culjgfent laierre etposent ainsi les bases des premières micro-s()ciétés/aut6pjf"fisantcs de demain.-gf '' ' Le mouvement d'agriculture biologique a tenu, les 19 et 20 novembre dernier, son congrès annuel à l'école polyvalente de St-Hyacinthe.Le MAB, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, est principalement composé de freaks ex-urbains cultivant depuis peu la terre selon des procédés rigoureusement biologiques et pour qui la principale source de productivité naturelle des sols est l'utilisation intensive de compost.Ce groupe est affilié à plusieurs autres mouvements analogues principalement en France mais ne semble pas mobiliser ici plus de 300 personnes.Durant les ateliers qui portaient principalement sur le compost, la construction de serres et le jardinage, une proposition est revenue à plusieurs reprises à l'effet que les membres du mouvement devraient cesser d'acheter des fermes un peu n'importe où autour des centres de pollution tant chimique que morale de l'agrobusiness et tendre de plus en plus à se regrouper dans deux ou trois villages dont ils auraient rapidement-le contrôle écologique, politique, scolaire et social.C'est là une idée dont il sera probablement beaucoup question durant les mois qui viennent à tous les niveaux de la contre-culture.D'ici là, si un lecteur veut prendre contact avec le mouvement d'agriculture biologique, il devrait s'adresser à Clément Boulanger, 340 Willowdale, Montréal.Et si la culture que nous avons à partager est en train de se trouver un style et des formes de subsistance, elle devra prochainement identifier ses sources tant intuitives que génétiques et écologiques.Or où trouver des sources écologiques et culturelles mieux que chez les Amérindiens ?N'est-il pas normal pour nous de puiser nos sources là même où les cultures-'du monde agonisant ont logé leur peur de la nature et de la simplicité de contact avec les forces cosmiques et ce jusqu'au génocide ?Deux découvertes scientifiques récentes nous en apprennent long sur l'image que l'homme blanc a voulu projeter de l'indien.Tout d'abord, les célèbres pierres gravées de Sherbrooke : sur ces pierres, découvertes il y a maintenant plus de 50 ans, on retrouve des inscriptions cunéiformes de type crètois antique.Evidemment de telles pierres ne prouvent pas grand enose si ce n'est qu'elles ont découvert avant que l'homme blanc ne le décode le crètois antique, ce qui rend impossible toute mystification.En fait la seule chose que de tels documents nous apprennent c'est que les crètois s'étaient intéressés aux Algon- quins, ce qui laisse présumer que cette peuplade représentait un quelconque intérêt il y a 3,000 ans.La raison de cet intérêt nous est apparue clairement récemment lorsqu'on a retrouvé, gravé sur une pierre enfouie dans le sable d'un petit village de pêcheurs en Syrie, la totalité de l'alphabet algonquin (cet alphabet dont nos livres d'histoire affirmaient qu'il avait été apporté aux Al-gonquins par nos saints missionnaires).D'autre part, le très conservateur SCIENTIFIC AMERICAN nous apprend, dans son édition de novembre, qu'un groupe d'archéologues vient de découvrir, à la frontière du Québec et du Labrador (du côté du pays de Vigneault), une série de tombes très évoluées où tous les morts présentent les constances d'être couchés sur le ventre, d'avoir la tête à l'ouest et le crâne tourné vers le nord; entre les jambes on retrouve un disque de quartz noir (symbole de la kun-dalini) ainsi que des formes de lames en granit rose devant la bouche et sous l'épaule gauche.La tombe en général présente l'aspect d'un oeuf dont la petite pointe est tournée vers l'est.La nouvelle que nous ne rapportons ici que très fragmentairement est capitale au niveau de l'image de la culture amérindienne, cependant ce qui la met en relief est le fait que ces tombes sont les plus vieilles constructions humaines connues (plus de 7,500 ans), plus vieilles que les pyramides, plus vieilles que les plus anciens monuments de l'Inde.Nous reviendrons souvent, durant les prochains mois, sur ces recherches, qu'il soit cependant dit qu'alors que ces monuments, symboles d'une civilisation très avancée au niveau symbolique, étaient construits, nos "ancêtres" les Gaulois, les Angles et les Saxons chassaient l'auroch à coups de bâton, n'avaient aucun établissement permanent, aucun alphabet, aucune forme de sépulture et aucun symbolisme permanent connu.Comme quoi les sources de civilisation du Québec en construction ne se trouvent pas nécessairement là où les cherchent les universitaires et le Ministère des Affaires Culturelles.Incidemment, le petit trait d'humour du hasard : l'archéologue qui a fait ces recherches et qui est un des premiers québécois à être cité par Scientific American a connu cette heure de gloire en novembre 1976, or il se nomme.René Lévesque, et est professeur à Québec.faut croire que c'était le mois des René Lévesque de Québec.Et nous avons fêté, le 11 novembre, en tant, vous et moi, que féaux sujets de l'empire britannique, l'anniversaire de l'armistice; triste souvenir s'il en fut.Non pas que nous regrettions particulièrement les morts de Verdun, ces gens qui auraient eu 20 ans en 1918 en auraient maintenant 78 et seraient statistiquement morts après avoir traversé une autre guerre encore moins drôle.Et si ces gens n'avaient pas envie de mourir ils n'avaient qu'à ne pas y aller (des centaines de québécois ont désobéi à l'ordre de conscription de 1916 et ne s'en sont portés que mieux).La tristesse de cet événement vient plutôt du fait qu'il marque le début des guerres les plus absurdes de toutes : les guerres pour rien.Depuis 1914 aucune guerre entre deux pays souverains n'a rapporté quoi que ce soit a une nation en termes monétaires, territoriaux ou autres.Au contraire, plusieurs nations y ont laissé une génération, un équilibre interne ou même un empire colonial, jusqu'à la contradiction de 1945 où les gagnants officiels ont tout perdu alors que les vaincus de service contrôlent les marchés de l'Atlantique et du Pacifique.Il est de ces anniversaires à qui ce serait faire honneur que de ne pas les fêter.Et pour, finir, pendant que je regarde un monde pareil, pour mon compte personnel et un peu pour le tien, lecteur, il y a des copains qui m'accusent d'être cynique.Je vais donc te laisser, lecteur, libre de classer où tu.voudras la perle suivante : Depuis la nuit des temps sociaux (c'est-à-dire environ 30 ans), l'UNESCO a toujours été le siège de la bonne volonté inagissante.Comme cette situation était connue de tous Içs organismes internationaux, il a été décidé, il y a environ deux ans, de frapper un grand coup dans l'imagination populaire en limitant les naissances dans une région à famine chronique de l'Inde.Pour ce faire, l'UNESCO a fait produire par une compagnie de films de New York un court documentaire sur Pusage des prophylactiques (capotes pour les intimes).Comme la commande venait d'un organisme sérieux et qu'il n'était pas question de tomber dans la pornographie, la maison de production américaine a fait toute sa production autour d'une relation sexuelle sans reproduction durant laquelle la ci-devant capote était insérée sur un.manche de balais.Le film fut, tel que prévu, projeté dans le village hindou où il eut un assez grand succès surtout auprès des mères de famille, après quoi les experts, ayant muni chaque couple d'une importante provision de capotes, repartirent pour l'Occident.Environ un an plus tard, l'UNESCO.voulant vérifier l'excellence des résultats issus d'une approene aussi libérale a envoyé une équipé sur les lieux afin d'y produire d'intéressantes statistiques sur le comportement du village après la baisse de natalité.Cependant, en matière de statistiques et de réactions, l'équipe de recherche n'a rien trouvé d'autre qu'une débauche de nourrissons et de femmes enceintes.Après des recherches plus poussées, on a découvert que les femmes hindoues, ignorant que le pénis est une chose sale dont il ne faut pas parler et qu'il ne faut pas montrer à l'écran avaient reproduit exactement les conditions du film, c'est-à-dire qu'elles avaient cloué un manche de balais au pied de leur lit et y déposaient une capote toutes les nuits avant de faire l'amour fort normalement.MAINMISE" "décembre '76 p.42 E*.q d~ aidmwèb 32IMKIAM brouillon pour un dictionnaire des amantes BROUILLON POUR UN NAIRE DES AMANTES Monique Wittig et Sande Zeig DICTION- Comme des secrets amoureusement murmurés, de doux chuchotements, ces notations poétiques et mythologiques où la volupté des amantes se coule en verbes, noms, adjectifs.Les mots, débarrassés de leurs gangues poussiéreuses, apparaissent neufs, lumineux sur les lèvres des "porteuses de fables" qui les transmettent à leurs soeurs, racontant la vie quotidienne, les jeux, les voyages et les combats des anciennes Amazones.Les porteuses de fables récitent encore les longs glissements, les abandons, les délicates caresses, les langoureux plaisirs et les délices des Grandes Clitoridiennes.Oeuvre ouverte, inachevée, brouillon justement que ce dictionnaire, où sont égrenés les mots-souffles des amantes, fragments colorés d'un langage familier mais dont le sens se serait émoussé, falsifié à travers les âges.Tentative de retrouver "l'harmonie paradisiaque" originelle des amours saphiques, jeu d'exploration aux règles éclatées dont les lectrices deviennent complices et participantes.Devant les défaillances de l'Histoire, l'imaginaire supplée, invente une mythologie, chante le corps lesbien, retrace les gestes primitifs des peuplades anciennes à la "stru-ture amazonique sans compromis", pose les jalons du rêve d'un monde parallèle exclusivement féminin.Livre-célébration, livre-fête, pour les frémissantes, les ardentes, et toutes les amantes.Laurence Viger Wittig rend de façon admirable la complicité physique qui circule entre deux femmes amoureuses, l'espèce d'osmose propre au narcissisme lesbien.Je m'imprègne de toi plutôt que : je te pénètre.Erotisme poreux et fusionnel.Fusion par mixage des limitas corporelles, par l'épiderme entier.Monde absolument yin du plaisir soutenu, perpétuel, inépuisable.On est sur le versant du désir apaisé, du monde clos et immobile de la saturation voluptueuse.Sorte de nirvana sexuel.Mais les nourritures ici sont si abondantes, qu'il n'y a plus de place pour l'appétit.J'ai beau chercher le désir, la petite faim agressive qui sniffe, quête et cherche à se mettre quelque chose sous la dent, pas l'ombre d'une." là.calme (plat !) et volupté" tant et si bien qu'aux trois quarts du bouquin je nostalgise, sans trop savoir pourquoi.J'en parle chaudement avec la douce Laurence et peu à peu je mets à jour en moi deux mondes distincts en perpétuel côtoiement : celui du désir et celui de la volupté.L'un est mâle, l'autre femelle.Désir : yang, davantage de l'ordre du pouvoir, du discontinu, de l'érection.Plus gourmand quand on lui résiste (il se bâtit dans la résistance^ qui a besoin de plus d'espace pour s ébattre, plus agressif, chercheur, dont le jeu consiste en un apprivoisement de son objet.Le désir est d'humeur guerrière et possédante.C'est un stratège.Volupté : yin, davantage de l'ordre de la puissance, du mouillage (imprégnation).Basée sur une fusion lente et continue, une immobilité (passivité attentive, toutes voiles dehors) de contemplation.La volupté pure est profondément pacifique, se contente d'être là.Selon que l'on met l'accent sur l'un ou sur l'autre, oh se retrouve devant deux approches sexuelles différentes dont l'occident et l'orient (du moins le tan-trisme) représentent les grandes tendances.Le livre de Wittig se situe clairement du côté de la volupté.Elle propose une mythologie matriarcale absolue basée sur le plaisir et l'harmonie.Alternative radicale au patriarcat dont elle exclut totalement le masculin.Dans les faits Wittig cherche une île pour y habiter avec des femmes et renouer avec la tradition ama-zonesque.Un beau trip.Son livre explore et mène en imagination jusqu'à son paroxysme la femellitude de l'espèce humaine (son versant lunaire, perpétuellement dans la pénombre.Il est cependant clair que l'exclusion systématique du masculin qu'elle y propose ne peut conduire qu'à une mutilation de notre bisexualité fondamentale et à la mort.D'Eaubonne, dans Les femmes avant le patriarcat, fait remarquer que si le patriarcat autoritaire nous mène au crash écologique actuel par la course à la croissance, le matriarcat absolu risque, lui, d'entraîner la mort par paralysie.La féminité totale et exclusive sécrète à la longue le même mortel ennui que le gros trip mâle omniprésent^ J'ai un yang qui bande à kek part, un yin qui se répand, mille entre-deux pervers et n'en veux sacrifier aucun.Ceci dit, il sera précieux que le plus de femmes possible goûtent (jouissent talement on est beaux bons fins.L'angoisse, l'agressivité, le masculinisme et autres courantes bibites humaines ne sont que les expressions distortionnées, défigurées de la joie de vivre de la spontanéité et du désir une fols qu'on leur a pilé dessus."Laissez être" dit Rogers dans le DEVELOPPEMENT DE LA PERSONNE paru chez Dunod (pas cher !).C'est un extraordinaire leitmotiv complètement étranger au pattern occidental basé sur le contrôle.Etrange à nous aussi cette façon de concevoir la relation d'aide en dehors des rôles hiérarchiques, comme un simple contact, une relation non one way entre deux personnes.En lisant ce livre après celui de Lowen, me rappelant aussi un cher bad-trip d'acide, je me rends compte que dans un rapport d'aide de n'importe quel type c'est difficile de faire avancer la personne plus loin que là où on est rendu.A entendre le discours carapace des psychiatres, on peut mesurer la stérilité de ce qui se fait dans la plupart des hôpitaux.DE L'INCONSCIENT DE FREUD AUX TECHNIQUES DE GROUPE sous la direction de Jacques Mousseau publié aux Editions Retz veut faire une sorte de bilan des théories émises à ce jour sur le sujet.Il s'agit d'une encyclopédie : bon livre de références, mais de portée limitée.Les Editions Retz ont aussi publié un ouvrage de Catherine Dreyfus sur Les groupes de rencontre qui expose clairement les idées clé, méthodes, principaux promoteurs du courant de psychologie humaniste qui s'est développé à partir d'Esalen Institute (Californie).Paule Lebrun MAINMISE décembre'76 p.43 "Moi, infime prolétaire, à qui l'équipage, horde d'exploiteurs, inflige journellement le supplice de la misère aggravée des brutalités de l'exil ou de la prison, j'entrouvre l'abîme sous les pieds de mes meurtriers." Joseph Déjacque, L'humanisphère, 1857 RAVACHOL (Editions du Chêne).C'est LE livre du mois.Un choix de textes de Jacques Baynac superbement illustré par Flavio Costantini.Seulement 28 pages, mais explosives.Et pour cause, puisqu'il s'agit d'anarchie et d'anarchistes qui semaient la terreur dans la vie trop organisée d'un système social qu'ils contestaient à coup de fusil et de bombes.Cette violence d'action étant l'expression d'une misère parfaitement impuissante devant les aberrations d'une société basée sur le pouvoir, l'argent et la propriété, valeurs défendues avec la dernière énergie par des policiers et des militaires organisés pour faire régner l'"ordre" par la coercition*.Les anarchistes, au nom de la liberté humaine, suggèrent donc de faire sauter "les églises, les couvents, les casernes, les prisons, les préfectures, les mairies, etc.), et de brûler tous les papiers administratifs qui régissent toute cette belle organisation : titres de propriété, actes notariés, livres de banques, chèques, fiches d'état civil, papiers militaires, et autres titres d'esclavage de toute sorte.Ils préconisent le vol délibéré comme moyen de s'attaquer à la propriété privée, la désobéissance sociale comme moyen de re- fus des "gouvernements" dont l'existence seule est une absurdité qui injurie l'humanité.".Dès aujourd'hui vivons le communisme, Ne nous groupons que par affinités; Notre bonheur naftra de l'ai truisme, Que nos désirs soient des réalités ! (.) C'est reculer que d'être sta-tionnaire, On le devient de trop philosopher.Debout ! debout ! vieux révolutionnaires ! Et l'anarchie enfin va triompher.(Charles d'Avray) " Ils préconisent la libération des femmes, des enfants, la dissolution de la famille, l'amour libre: "L'Avenir t'exécutera, Société du Monopole ! - Toi qui respectes et pratiques la monstrueuse loi du mariage à vie ! Toi qui places pour toujours la femme sous la dépendance de l'homme ! Toi qui la dépouilles à jamais de tout droit civil et politique, de toutes ressources, de toute profession; qui lui retires jusqu'à son nom, et l'abandonnes déshéritée, seule, palpitante, au milieu d'un monde qui demande impitoyablement la mort du faible ! Toi qui la rives par les chaînes de C'EST LE BOUQUET (Albin Michel édit.) Cinquante trois dessinateurs d'humour ont réalisé chacun une page de ce livre d'or de la SPH qui fête ses 10 ans en 1976.La SPH, c'est la Société Protectrice de l'Humour.Ha ha ha, quel bon gag.Le livre est encore bien meilleur, même si on considère que 53 dessins, c'est pas beaucoup, et qu'on peut trouver plus pour moins cher dans un seul numéro du National Lampoon qu de Hara Kiri.La curieuse juxtaposition de 53 styles graphiques différents, de niveaux d'humour très variés et d'une qualité d'impression de la couleur intéressante en feront un excellent cadeau de Noël pour humoriste en herbe qui se cherche un style pour devenir célèbre.l'intérêt aux flancs, au sort, aux caprices de son seigneur et maître ! Toi qui lui imposes comme devoirs toutes les volontés de son mari, qui la flétris quand elle fait un faux pas, et célèbres cependant la gloire de l'homme qui la trompe ! Toi qui lui retires enfin jusqu'à la direction, jusqu'à la possession des enfants de son amour! (Ernest Coeurduroy)" Tout cela permettra de comprendre facilement pourquoi les anarchistes étaient pourchassés, traqués, garottés, emprisonnés, jugés, condamnés et déportés, pourquoi leurs écrits ont toujours été soigneusement enterrés et leurs idées étouffées.Et si aujourd'hui les éditions du Chêne publient un superbe livre en couleurs qui va même jusqu'à donner une recette simple pour fa-' briquer de la nitroglycérine (un explosif superpuissant), cela peut signifier soit que l'anarchie fait déjà partie de l'histoire du siècle dernier et n'effraie plus personne, soit que, au contraire, les anarchistes sont si nombreux qu'ils arrivent même à intervenir dans des maisons d'édition de diffusion internationale.?Coercition : droit de contraindre quelqu'un à obéir à une loi.LES AVENTURES DU PETIT NICOLAS (Denoël édit.) Gos-cinny est un génie contemporain.Il a été un des principaux moteurs de la revue "Pilote", où il publiait non seulement la série des Astérix, mais aussi des nouvelles courtes, illustrées par Sempé, qui racontaient l'univers du petit Nicolas et de ses camarades d'école dans les grandeurs et les misères du quotidien.Une imagerie d'enfants qui démonte à chaque phrase la bêtise et le le coin îles veux Dar Claude sérieux des adultes, et se moque des systèmes d'éducation de l'école et de la famille avec une précision aiguë qui, curieusement, semble toujours naïve.Les histoires sont courtes.On peut facilement en lire une à la fin de chaque journée, pour détendre les rides de nos sourcils froncés.A conseiller aux enfants de tous les âges.BUSTER BROWN de R.F.Out-cault (Pierre Horay édit.) Pour rester avec les enfants, mentionnons un classique de la bande dessinée qui fit les délices des lecteurs du Herald Tribune avant de céder la place au célèbre Lit- par Claude tie Nemo.L'édition, très luxueuse, force le respect à une série dont le niveau de gag n'a aujourd'hui qu'une valeur historique, contrairement aux albums de McKay ou de Toppfer parus chez le même éditeur.Car si Buster Brown est un farceur-né, sa mère rappelle que l'éducation de l'époque se faisait à grands coups de pieds dans le cul.Encore la coercition, quoi.BALOUNE.Je rappelle avec une pointe d'émotion que BALOUNE est une revue de bandes dessinées québécoises préparée par nos soins et dont le premier numéro verra le jour en janvier.MAINMISE- décembre '76 p.44 c£ .q dV ïidm»èb 321M v\\ AM D'ailleurs l'Amérique.: LIVRES A JEUN, DANS LA TERREUR DU CORPS, EVACUEES PAR LA BOUCHE DE L'AMOUR, NOUS SOMMES LE LAVEMENT SACRAMENTAL.Comme l'amour lui-même, la sexualité est à redéfinir, non seulement au niveau de son application technique, mais aussi dans son appréhension mystique et subversive.Avec le cinéma pornographique où nous assistons à la mise à mort du "sujet", la coprophagie, les maladies de saintes, les lavements "exotiques", le rasage, (sauf les aisselles), les mutilations bactériologiques occultes, la double bisexualité parallèle, bains de siège à la belladone, l'insertion de substances synthétiques actives à l'intérieur des urètres mâle ou femelle, l'occlusion artificielle; le terme "érotisme" n'est plus qu'un mot dépassé, pour ceux qui, strictement ana-graphiques, ne "voient que par la chair".La question est de prouver qu'il existe une sexualité contre nature ! Water Works (Roxbury Press, 256 South Robertson Blvd., Beverley Hills, Calif.90211).Le magazine du lavement, des sports aquatiques, du caoutchouc, de l'infantilisme et de l'hygiène féminine.Depuis Manson et Sanders, l'agression se doit d'endosser son côté pathologique, non social, c'est-à-dire inoffensif.Cette revue est probablement la plus "poussée" qui existe dans le monde.Et nous faisons ici exception de toute forme d'expression réprimée par le système : inceste, enfants en chaleur, mangeurs de crottes de nez, suceux de pics, etc.Dans ce magazine, il s'agit de l'amusement de l'élimination, la transcendance physique de l'impure.C'est une intervention saine, incluse dans le laboratoire d'amour, sur l'irrémédiable prélart où nous embrasserions n'importe quel monstre.Il faut détruire l'apparence, l'es-thétisme médical : Eliminations, expulsions, pertes ne sont que signes de soumission, que l'on ne peut récupérer que dans la crise meurtrière de l'extase du désir.Le Christ comme tous les exécutés a chié sur la croix, a béni l'insertion, la substance et l'excroissance.Le lavement est l'ultime aspect sexuel de la sainteté, il intéresse en ce qu'il resserre l'idée d'unité", la confine dans les normes du sous-prolétariat absolu : entendu que la globalité n'est pas affaire d'exclusion mais bien de l'étouffement inherent au con- cept même de pénétration, donc d'absolution au sens thérapeutique et fasciste du terme.Il n'y a plus que les transsexuels, il y a aussi ceux qui cherchent la vérité dans l'anus serti de végétations de Richard Blass.Nos touchers seront ceux de la rue : avec ce que cela comporte de peine et d'amour, nous sommes la femme invisible du dernier cri.La dernière couche, la seule poudre, le baiser du boucher, l'ava-leur de ce qui nécessite des médicaments.l'idée d' "unité spirituelle" fut définitivement détruite lors de la possibilité évidente de la dissolution moléculaire.l'idée d'"unité" demeure pathologique, un juste retour de la paranoia.Ce qui nous amène vers une supposée disparition de l'espèce.Nous devons éliminer.Denis Vanier Nous nous offrons à être les premiers, si l'on accepte nos conditions.Ce qui veut dire : 1) assister à notre mort sous anesthésie locale en vidéo 2) être armées au moment de notre mort 3) mourir avec ceux que l'on aime.Il faut s'éjectrocuter à la chaise de la beauté, susciter l'opération, le rituel, jamais le théâtre, déifier le mongolisme, l'amour médical contre l'esclavage occulte.Nous avons aussi parcouru les aventures of "The Sweet Gwendoline", de John Willie, le maître de la "soumission sexuelle" en art graphique.De même que "Scouter Gwen" de Stanton, l'un des meilleurs dessinateurs fétichistes, dans un ouvrage où il rend hommage à Nadia Commaneci, présentement à Montréal en train de tourner un documentaire sur le lesbianis-me avec Marilyn Chambers.Dans Penthouse (novembre '76), un article assez discret sur le "suçage", loin du classique "The Ultimate Kiss" de G.Legman's.Nous parlons de "pornographie" parce que nous sommes solidaires des filles qui vendent leurs "panties" souillées par la poste, nous exigeons des actes de poésie absolue, le fanatisme de la femme exagérée jusqu'aux pertes de Dieu."Ma pisse est celle du femme noire,".La fascination de la tectite/ V.maladies / inflammation du rectum.Dans le cas où il s'agit de pertes de substances, il convient d'utiliser des minoratifs, c'est-à-dire des purgatifs qui ne provoquent ni coliques ni troubles généraux."Water Bags" est nécessaire en ce qu'il regénère toute pulsion du "syndrome d'éreinte-ment".E.L.Doctorow né dans le Bronx en 1931 Welcome to Hard Times, Bantam 1975, 215 pp., $1.95 The Book of Daniel, Signet 1972, 319 pp., $1.95 Ragtime, Random House/Bantam 1975, 369 pp., $2.25 la critique fondation exaspérée de l'Amérique, cette littérature si peu importée où la chair peut être sciée, écrasée, gelée, bombardée ou ploguee sur de la musique.Susan se suicide dans la toilette d'un tacos drive-in, au rendez-vous de l'inconscient collectif du naif Disneyland que nous vivons.génération de gypsies, gars de bycicle, filles de l'exubérance, penseurs freaks tous tués par la guerre du calcul.et voici que les diggers s'approchent avec du pain, du baloney, de la bière et du pepsi, et leurs manières sont grossières, ces hard-core Quakers."My country you raise the club high et bring it down." Doctorow, chroniqueur de l'Amérique, de l'incrustation de l'Ouest jusqu'aux récents people riots.Seul l'espoir change.Une telle misère dans un si grand pays, comme des trous de voyeurs pour regarder l'enfer, les gens obscurs sont les seuls importants.et la guerre jette sur la rue immigrés et desesperados, origine de la pensée radicale it la défection américaine par rapport au minuscule quotidien.sous le soleil chimique de la Californie, il existe un 13e signe du Zodiaque, la magnifique Etoile de Mer, le génie mutisme de souffrance qui signifie Bad Luck, celui qui se retire dans I'heroine des temps.communistes électrocutés, mémoire existentielle of The Way We Were, dislocation entre parents et enfants à la Prison des Morts fondus dans un même délire masochiste de film noir, dans ce pays de cours de scraps industrielles.Trois histoires racontées par un enfant-voyeur ou un historien retraité, toujours malgré l'intervention du témoin-narrateur : la nausée fermente dans un lieu clos : maison-autobus (Daniel), automobile de Coalhouse Walker (Ragtime), village (Hard Times) assiégé, immobilisé et paniqué par un annihilateur capitaliste.Les bons, les pionniers, les immigrants sont massacrés sans merci.Welcome to Hard Times The Bad Man from Bodie, ou le mauvais homme issu du corps, le cancer même détruit la ville, ses habitants en un seul jour, force sauvage, brutalité de l'Amérik."his skin was shot red under the stubble, there was a blaze on one cheek and he had the eyes of a crazy horse" Hard Times, le nom de la colonie, le western le plus effarant et désespéré de la nudité de l'existence, où deux maisons créent le village accidentel.des extraordinaires putains de l'ouest : Mollv Adah Chinagirl.lessie en cinémascope, une abondance ae wniskey dans le froid sans abri.Qui se souviendra qu'elles ont déjà vécu dans ce désert incendié ?et quoi d'autre que la dérision de leurs pubis fossiles dans le siège encore chaud du sable.l'espoir ré-emtame cycliquement l'histoire d'un hiver encore plus rude, un trou dans la terre comme un abri, le mutisme de souffrir sa vie : le desesperado se crée une famille d'une putain brûlée et d'un enfant aux parents assassinés."All I want before I'm old Big fat woman and a mountain of gold" The Book of Daniel a l'instar de l'affaire Rosenberg, Daniel raconte l'électrocution de ses parents, dans ce deuxième Israël, échappatoire de l'histoire européenne.le fil électrique, chaise et électro, rite mythique d'une culture appelée non-sauvage, aiguilles électrocutées d'une écriture pauvre et souffrante, victime de l'époque des cavernes.Susan meurt, heroine dépassée, "of a failure of analysis" (p.317).Le racisme habite le bon citoyen.John Leonard, chef correspondant culturel au N.Y.Times : "L'argument le plus puissant contre l'anti-semitisme est actuellement la cause de celui-ci : ils sont plus intelligents que nous sommes.Si vous laissez sortir tous les juifs dissidents, la Russie perdrait tous ses intellectuels, ses savants et ses artistes.Les plus talentueux vont vers la culture populaire, ils sont partout; si vous essayez de les barrer, ils écriront des livres sur le sujet.' ' "Red", "jew", "nigger-lover", "commie" (communiste).les communistes ont le coeur dur, jamais romantiques, ils ne voient pas les hommes, ils ne voient que des positions.la pire crédulité reste encore la loyauté à une équipe de baseball.le crocus^ la première fleur à pousser, la première a mourir, fleur du révolutionnaire.Ragtime fresque d'histoire, merveilleuse, exacte et terrifiante, le plus accessible des Doctorow.se le procurer en anglais ($2.25).la traduction française chez Laffont détournée vaut plus de quinze dollars.La grève des moulins en 1905, les enfants séparés des familles.Evelyn Nesbitt, celle qui avait tant de maris célèbres, se tourne vers un pauvre dessinateur, président de l'Alliance des Artistes socialistes du Lower East Side, quartier de taudis où l'on attache les petites filles parce qu'elles sont volées tous les jours pour être vendues.des êtres, percés comme des perles s'échappent de cette mosaïque de vendus médiocres, la souffrance des vieux, des immigrés, empilée malgré elle pour la fondation d'un empire, misère foncière encore plus grande.quand tout est désespéré, dans chacun des romans surgit l'émergence du héros révolutionniare : Isaacson sans pouvoir se battra belle victime, l'indien guérisseur du Hard Times et le jeune frère de ma mère (comme l'identifie l'auteur), exploseur de bombes du nord au sud de toutes les causes perdues, des noirs aux mexicains.Daniel se battra, la vie continue pour le petit Jimmy et le jeune frère de ma mère perdra la vue en dynamitant des bêtises.Josée Yvon fil mi iiiV x iiulni'¦
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