La lyre, 1 janvier 1923, no 6
Vol.I — No 6 Montréal, Avril 1823 SOMMAIRE—Considération Sur l'évolution actuelle de l'art et de la musique — L'organisation de Concerts — L'opérette française depuis un demi-siècle — Chez le luthier d'autrefois — La diction musicale — L'instrumentation — Gabriel Fauré — La langue de Bach — Nos artistes — Les concerts — La musique pour tous — Nouvelles mondiales.PER _ L-70 /^y^^ -f- Arturo Tom-hiii'iiI ipii a été nomme .1,.nouveau directeur artistique nos oeuvres, à sa réalisation, à son éclat ?Cette méconnaissance trop répandue, hélas, du temps où l'on se meut, appelle cette éternelle lutte des générations descendantes contre les générations montantes, qui existe, elle aussi, depuis l'origine du monde, quoique les- idées neuves triomphent presque toutes des idées anciennes, parce que le présent jeune triomphe fatalement du passé mort ou mourant.Par conséquent, la meilleure preuve de jeunesse d'esprit à donner par tout être humain pensant, quel que soit l'âge qu'il atteint, c'est d'encourager les idées qui naissent, au lieu de s'acharner à les combattre.Notre époque attend les fruits "d'une renaissance contemporaine qui ne peut qu'autoriser tous les espoirs, en raison ;du mouvement intellectuel, artistique, scientifique, social, formidable et multiple qui la précède.Enfant nouvellement né, cette renaissance commence à se tenir debout, elle émet • des onomatopées, prononce des mots qui se forment progressivement, qui se lieront, et constitueront bientôt des phrases.Elle igé» développera ultérieurement, car voici que surgissent les vrais Jeunes, les vrais novateurs de race.NouS'-en voyons, qui, ivres de ferveur, titubent encore comme la Renaissance elle-rnêmè, armés de moyens neufs et rudimentaires, mais ils débutent,,',se tracent seuls leur chemin dans une contée vierge.Sachons patienter.'-> * «• La décadence résiste; elle marque des sursauts qui se raréfient cependant.Et bientôt elle expirera à nos pieds cette période durant laquelle se précipitèrent les outrances, les excès les plus forcenés, en une orgie inconcevables d'essais plus baroques, plus contradictoires et plus déconcertants les uns que les autres.' Depuis un temps, un besoin d'affranchissement s'observait, et l'individualisme s'affirmait.On aspirait à la libération du joug d'un passé ancien ou récent.En art, chacun évitait ou éliminait en sa production, la moindre influence, mais la réussite ne couronnait que de rares chercheurs.Il s'agissait de découvrir en commun, par des travaux et.des réflexions, collectives.Cela*.couva, puis se produisit enfin.Plusieurs individualités, plusieurs groupements décadents se débattent encore, iflë-truisant, ruinant, sapant, desorganisant^i-diculisant tout, mais .-.cette tâche estWndis-pensable.Comme le mauvais, s'oppose au bon nécessairement, faute de quoi ni l'ifn ni l'autre n'existeraient, ils contribuent à, amener l'écroulement des.vieux .principes", , fï&s vieux préjugés caducs et périmés.C'est im labeur comparable à celui de certains''microbes dont l'action et le développement amènent la mort de l'organisme, une mort dont ils périront d'ailleurs eux-mêmes; mais un autre organisme prendra naissance pour remplacer celui qui s'anéantit.(A suivre page 27) Excursion à New-York de la Chorale Brassard A l'occasion de ses deux concerts à la Salle Aeolian, à New-York, le 17 avril.Départ de Montréal, Lundi soir, 16 avril Retour, Jeudi matin, 19 avril PRIX $50.00 comprenant toutes les dépenses, soit: passages, wagons-lits, hôtel et repas, pourboires, visite de New-York en auto.Les voyageurs seront libres de prolonger le séjour à New-York aussi longtemps qu'ils le désireront, mais en réglant les frais additionnels de logement et de pension.Pour adhésions et renseignements supplémentaire, s'adresser aux ."¦ - AGENCES DE VOYAGES JULES HONE 83, rue Saint-Jacques, Montréal Tél.Main 237 Peu d'hôtels, comme le Windsor, élevé en plein centre d'une grande ville, ont l'avantage d'avoir, dès leur entrée, deux salons aussi luxueux que le sont la nouvelle salle Windsor et la Chambre Rose.Le Windsor donne une attention toute 'spéciale à l'organisation de concerts, de banquets, de danses, de réceptions, de dîners, etc., ce qui en fait l'endroit social par excellence pour tous ceux qui savent apprécier les choses de goût et uniservice irréprochable.Danse tous les soirs au "Grill Room" de 9 hrs à minuit pasléi.- ;¦ Avril 1928.~ 3 ABONNEMENTS Montréal Canada $2.25 pour un an ?2.00 1.15 pour six mois 1.00 .20 l'unité .20 Payable d'avance.: : Bévue mensuelle : : Musicale et Théâtrale Rédaction Annonces Administration 3, RUE CRAIG EST MONTREAL, Que.Tél.Est 8037 Rédigée en collaboration.Publiée par la Compagnie de Publication "La Lyre" le année, No 6 Montréal, avril 1923 Qrc/c ition c/e a/iLsaZLon des concerts En feuilletant une revue musicale de Paris de 1898 nous sommes tombés sur les quelques lignes qui vont suivre de M.Jean d'Udine.Elles s'appliquent tout naturellement aux nombreux récitals d'élèves que préparent, pour la fin de saison, professeurs et élèves."Je ne crois pas, dit M.Jean d'Udine, que l'on puisse concevoir plus faussement qu'on ne le fait aujourd'hui, l'art de répandre les connaissances musicales au moyen de petits concerts; et j'entends par là, non seulement les séances, soit de professionnels, soit d'amateurs, mais encore les neuf-dixièmes des soirées en général.Les causes de la nullité absolue de la plupart d'entre elles sont de deux natures.Les unes tiennent à la composition du programme, les autres à leur exécution." "Je ne prétends point entamer un procès de tendance aux organisateurs de concerts, mais je voudrais les voir se tracer une ligne de conduite plus précise, poursuivre un but mieux défini."L'unité, quelle qu'en soit la nature, constitue l'élément indispensable de tout enseignement.En musique, il faut qu'un lien étroit rattache les uns aux autres les divers numéros de tout programme, lien de forme, lien de sujet ou lien de tendance.De cette façon, l'auditoire a le temps de se rendre compte de ce qu'on lui propose et de s'imprégner, soit du système, soit de l'émotion qu'on s'efforce de lui faire connaître." "Si nous voulons nous rendre un compte exact du vice qui entache radicalement l'interprétation de ces programmeskaléidoscopiques, interrogeons l'attitude du public pendant leur exécution." "Il réserve son délire uniquement pour le virtuose !!! Chanteur, pianiste, violoniste, c'est lui le réveilleur de cette foule somnolente.Ce salarié, qui sait par expérience comment on pique un succès, attaque les grandes machines qui font pâmer les belles dames et hocher la tête d'un air entendît aux notabilités en redingote.Le public trépigne, il bisse, il rappelle.Le virtuose salue gravement et sert en sourdine quelque "cinquantaine", quand il n'y va pas de son "adorable petite gavotte personnelle." "Mais, la musique dans tout cela ?Oui, la musique, l'art, qui donc y pense ?Et l'on parle de la diffusion du sentiment musical par les concerts !" LE REGISTRE DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE Vous fournira on tout temps et en toutes circonstances des infirmières diplômées, compétentes, avec lesquelles tous les soucis inhérents à la maladie ou a la convalescence seront atténués dans une large proportion.Mademoiselle F.IIAYDEN 38.CARRE ST-LOUIS (Qardo-malado diplômée do l'Hôpital Notre-Dame) Tél.Est 3«6 "Que manque-t-il donc pour atteindre un but élevé, sinon ce qui manque à la composition même du programme, l'unité ! Des liens non plus entre les divers morceaux, mais entre leurs interprètes et les spectateurs qui écoutent." "A tout cela peut-être va-t-on me répondre que dans les concerts on songe uniquement à se distraire, à s'amuser et que, dans cet ordre d'idée, les progrès importent peu! C'est inexact et la prétention du public est tout autre.En second lieu les auditeurs ne s'aynusent pas tant que cela.Ils ne se rendent à ces concerts que par snobisme et sommeillent ou jacassent tout le temps." "Et puis, il ne faut pas s'amuser de la musique; il faut l'aimer, car elle est sainte, ou si vous le préférez, comme le dit Tolstoï, elle est épouvantable, par tout ce qu'elle renferme.En aucun cas on ne doit pas jouer avec- elle.Il faut l'aimer ! Et quand on l'aime, on devient capable pour elle de ces efforts au prix desquels je voudrais voir entièrement modifier la teneur si défectueuse des concerts." MAGNIFIQUE CATALOGUE DE , TAPISSERIES La Maison Granger Frères Limitée vient de publier son deuxième catalogue de papier-tenture, contenant un assortiment choisi des derniers dessins pour le printemps 1923.Ce catalogue (6% x S]/z) contient 20 échantillons formant une très belle collection pour tous les appartements.CE CATALOGUE EST GRATUIT Il est réservé pour la clientèle en dehors de Montréal et représente d'excellentes valeurs en tapisseries.Les prix qui rivalisent avantageusement avec ceux offerts par les plus grands magasins à rayons du pays, sont indiqués au verso de chaque échantillon, ainsi que toutes les informations nécessaires qui sont expliquées en français et en anglais.Ecrivez immédiatement pour recevoir ce catalogue par la poste.GRAINGER FRÈRES LibRc\iRes, l^petieRs, împoRtï\teuRs 43 NotRe-Dàme,0uest, "Montiiéàl La plus importante Librairie et Pnpeterle Française du Canada LES INTERPRETES DE "Tf! BOUCHE" De gauche à droite: Victor Boucher.Jeanne Cheirel, Guyon fils.L'Opérette Française depuis un demi-siècle L'Opérette ! Ce simple mot n'évoque-t-11 pas à l'esprit tout un passé de folle incandescente, d?griserie inconcevable et de succès prodigieux ?O Hervé ! O Offenbach ! C'était l'époque où les deux maîtres combattaient à rire égal, l'époque où comme dans un décor de féerie étincelait aux yeux du public extasié et jamais rassasié, l'éclat prodigieux de leurs noms rivaux et réunis dans le triomphe, jusqu'au jour où la voix sinistre des canons couvrit brutalement le tumulte joyeux dont s'étourdissait la société impériale et marqua la fin de la fête.Après la guerre malheureuse de 1870, l'opérette, qui avait emporté une génération entière, dans les furieux débordements de sa verbe délirante, roulant pêle-mêl • d'un tel train de vertige le coqù l'âne, la farce rutilante, le lazzi, la calembredaine, l'esprit, l'ineptie, la finesse et l'audace de trouvailles si Inattendues que la tète finissait par tourner au public — l'opérette d'antan, frénétiquement heureuse et d'une extravagance tapageuse et stupéfiante, s'assagit avec Charles Lecocq.L'heure des folles étant passée et le poids du désastre pesant sur le rire français, chacun comprit qu'il fallait avoir de la tenue, même dans le plaisir.Dans toutes les branches de l'art, le sérieux s'affirma et l'opérette, à qui l'on pas- i "DÉDÉ" "TA DOUCHE" • ' P HI - P HI " Opérelles ininraUi— dernier cri En vente, au complet, chez LE PHOÎfOGH IlPHE PATEE, Eng.Ill, boulet aril M-I.aiireiil.Montreal salt tout, éprouva le besoin de ne plus se faire trop remarquer.La Fille de Mailamc AngOt, personne "forte en gueule" cependant, mettait bien encore le poing sur ln hanche et risquait de franches allures populaires; elle ne se p?rmettalt plus de ridiculiser ni les dieux, ni les rois ni l'arm?e.On sentait que lu brave fille d'humeur facile, et d'agréable -ans façon, ambitionnait secrètement de se rapprocher de l'Opéra-Comique Ch.Lecocq ne s'en tint pas à La Fille de Madame Angot (un chef-d'oeuvre, ne vous en déplaise), il donna La Petite Marié.Ko.siki.La Marjolaine.Le Petit Duc (un bijou), /.(l Julie Persane.La Petite Mademoiselle.Le Jour et la Suit.La Camargo.La Prineesse des Canaries, Le Coeur et la Main.etc.sans oublier Fleur de The, Les Cent Vierges, (lirofle-IUrofla.partitions regorgeant d'idées charmantes, d'un tour aisé et spirituel, où la malice s'aille a la grâce légère, d'où lu mélodie chahuteuse et désarticulée est rigoureusement bannie.Ecrites avec un réel et déllcut souci de la forme par un musicien expert et fertile en ressources harmoniques, elles plurent Infiniment, sans effacer le souvenir des grandes aînées; car si l'opérette, en se modifiant, gagna en distinction, elle perdit énormément de son originalité, de su verve brûlante et de ce je ne sais quoi de particulier et de personnel qui chatouillait et transportait d'aise le spectateur.Si l'excès parfois est nuisible aux oeuvres musicales, dans l'opérette il a su raison d'être.Qui sait même s'il ne lui est pas indispensable ?Malheureusement, en même temps qu'elle Mlle.E.Mason ATELIER DE BRODERIE Initiales Klunipuuc Ont mue délient à l'aiguille KM M E-CATHEBEfE OUEST Tél.Dp.1806 1.Ileal s'assagissait, l'opérette prit des appétits de luxe.A l'exemple de la femme, qui use de tous les stratagèmes de la coquetterie pour qu'on ne s'aperçoive pas qu'elle vieillit, l'opérette, sentant les fatigues de l'âge, prit plus de soin île sa toilette, se para des plus riches costumes, remplit de fard lornlère de ses rides, se noya dans le faste, mettant tout en oeuvre pour paraître toujours jeune.Alors qu'à ses débuts, dans la verdeur et l'insouciance de son printemps, elle s'amusait à gsminer par les théâtres affectant un bizarre laisser aller duns sa mise, dédaigneuse des falbalas qui embarrassent et des, attitudes qui engoncent, très libre de manière.!'••!.-te maintenant joue a la dame eomsM il faut.Ne se souvenant plus des fredaines passées, ayant une haute conscience de la sltuution que ses succès lui ont value dans le monde, elle vit en personne arrivée et fortunée.Elle ne prétend pas encore au respect; cela viendra; mais elle tient à la considération — considération de surface, celu vu de soi.Elle rougirait de se montrer pauvrement attifée.C'est Offenbach qui, voynnl sa fille grandir, conçut pour elle une existence fastueuse.Pour lui faire un sort en rapport avec les magnificences du destin qu'il rêvait pour elle.Il prit un jour (vers 1873 ou 1874).la direction du Théâtre de la Galté.Et son premier soin fut de monter superbement Orphie aux Fnlers, (Jeneriiie de Brabant, le liai Carotte, Le Vuuage dans lu Lune.etc.Hlen (A suivre page 21 ) Les principaux numéros de chant de •Dédé", "Ta Bouche" et "Phi-Phi" en vente en feuilles détachées à 50c Chez J.E.TURCOT, 3 rue Ste-Calherinc Est, Montréal Cr)ez le luthier d'autrefois L'Histoire ni même la Légende ne nous ont transmis le nom des merveilleux luthiers qui construisirent îa lyre d'Orphée et cette harpe incomparable grâce à quoi Amphion, pour bâtir les murs de Thèbes-aux-Cent-Portes, contraignit les pierres à se mouvoir d'elles-mêmes.Sans remonter jusqu'à ces prodiges, il est intéressant d'examiner, au cours des premiers âges de la Musique, la facture des instruments plus ou moins ingénieux qui permirent l'invention des premiers rythmes, la trouvaille des premières associations synchrones, en un mot le balbutiement du langage musical.On conviendra que, si le génie de l'artiste a seul le pouvoir sacré de vaincre le Temps, une part de mérite est bien due à l'artisan qui sut doter la matière inerte d'un moyen d'expression.Pourtant, on les ignore, ces animateurs du bois et du métal; leur génie fait de patience n'est connu que des érudits.Et qui pourrait dénombrer les instruments de musique, naïfs, singuliers, élégants ou cocasses, qui acheminèrent .laborieusement l'art du luthier jusqu'à la relative perfection d'aujourd'hui ?Aussi loin qu'on s'aventure dans le ténébreux passé, on ne rencontre guère plus de cinq instruments usités chez les anciens: les flûtes, simple et double, la syrinx, la cithare, la harpe et la lyre.Mais il faut croire que, dans l'antiquité, les musiciens étaient d'une qualité rare, car on trouve trace, dans les écrits laissés par leurs auditeurs de l'émotion qu'ils parvenaient à créer en tirant des sons de ces instrument rudi-mentaires.Et le témoignage de leurs contemporains a bien son prix, puisque, dans tous les domaines de l'activité intellectuelle, les anciens demeurent comme des modèles inégalés.Ce fut en Béotie que l'on fit d'abord usage de la fûte.Outre la flûte simple, il y avait la flute double, dont l'une, appelée sinistra, tenue par la main gauche, servait à jouer le dessus; l'autre, appelée clextra.reposait dans la main droite et servait à jouer le dessous, à accompagner l'autre.On le voit, du flûtiste ancien au pianiste moderne, il s'est produit une permutation.Un certain Sacadas, d'Argos, joueur de flûte fort habile, ayant remporté de grands succès pendant plusieurs pithiades, la mode de jouer de cet instrument se généralisa très vite dans les républiques de la Grèce et surtout à Thèbes.L'art de flûte entra dans l'éducation des jeunes Athéniens jusqu'au jour où, par leur vanité, les joueurs de flûte se rendirent ridicules,, ce qui démontre que, de tout temps, les virtuoses s'exposèrent au même danger.Droite ou courbe, simple ou double la flûte antique ne se composait que d'un tuyau de métal terminé par un pavillon peu évasé et percé,, à • mî-chemin entre ce pavillon et le bec, de cinq orifices.Ce bec n'était pas appliqué directement-sur les lèvres du musicien, mais sur le ph orbeion, espèce de bâillon de cuir placé devant la bouche et percé à l'endroit où passait l'anche de la flûte.Ce phorbeion empêchait les joues et les lèvres de souffrir en .s'enflant et permettait au musicien de mieux gouverner son haleine.La syrinx, c'était la flûte de Pan, composée de sept tuyaux de longueur inégale.Elle ne servait que dans les intermèdes qui mettaient en scène,des faunes, des naïades et autres divinités T pastorales.L'ancienne harpe était triangulaire, d'où son autre nom de trigone.Elle avait sept cordes.Elle fut rapidement détrônée par la lyre qui."au commencement, eut trois cordes.Quand elle eut, elle aussi, sept cordes., on la tint pour parfaite, ce qui n'empêcha pas Simonide d'en ajouter une huitième.Pour toucher ces cordes, on se servait d'un petit instrument d'ivoire, le pZec-trum.mais il était beaucoup plus élégant de ne pas y recourir.Les montants et la table de la lyre et de la cithare, autre genre de lyre plus petite, étaient faits de corne, de bois de chêne, d'ivoire ou d'écaillé.La lyre devient bientôt l'instrument préféré des Grecs qui, tous, apprenaient la musique.A la fin des repas, on chantait des poèmes en se passant la lyre de main en main; chaque convive devait, en s'accompa-gnant, chanter une strophe.Thémistocle, présent à un festin, ayant dû confesser qu'il ne savait pas se servir de la lyre, on jugea qu'il n'avait aucune éducation.Le mot amousikos (sans musique) désignait un •barbare, un homme sans goût.Hélas ! si, de nos jours, nous étions aussi sévères, combien de fois, ce mot, faudrait-il le prononcer ?BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé an concours de Paris 1921 509 AMHERST MONTREAL ACCORDAGE DE PIANOS Faites réparer et accorder votre piano par un expert reconnu OSWALD MICH AU D 102G CARTIER TEL.EST 1120-J Examinateur pour les cours d'accor-dage pour l'Université de Montréal.C'est sous la forme du spaltérion que la lyre et la cythare ancienne ressuscitèrent en France, au retour des Croisés.D'origine hébraïque, le psaltérion était tantôt carré, tantôt-triangulaire ou même trapézoïdal.Il se composait de vingt cordes métalliques tendues sur la table d'harmonie par des chevilles de fer que l'on tournait au moyen d'une clé.Cet ancêtre mérite une respectueuse attention: perfectionné peu à peu par d'habiles ouvriers, il deviendra, quelques siècles plus tard, l'instrument définitif, le piano.En même temps que le psaltérion, le premier instrument pourvu d'une caisse de r/ësonance fait son apparition dans l'éven-taire du marchand, c'est la citole, mère de la guiterne et aïeule du luth.Citole et guiterne étaient, comme la guitare moderne, à corde grattées, mais la caisse, au lieu, d'être plate en dessous, était convexe.Un luthier d'Allemagne eut l'idée d'ajouter à la guiterne un archet, d'où le rebec des vieux ménestriels.Le rebec était accordé de quinte en quinte.George DELAMARRE.(A suivre) ("Le Courrier Musical".) DICTION MUSICALE Qualité importante pour le Radio.Frank La Forge, pianiste et instructeur bien connu, expose, dans un des derniers numéros de "Wireless Age", (Epoque du Sans-Fil), une théorie nouvelle mais convaincante de l'avantage direct qui dérive de la musique vocale, par suite de sa diffusion.M.La Forge attire l'attention sur la grande partie du concert que perdent les auditeurs à cause de la diction non soignée du chanteur.Ayant à corapter sur sa musique et sa personnalité, l'artiste s'occupe peu de la partie lyrique, et, de cette façon, l'auditeur perd fréquemment la meilleure et la plus belle partie du chant.M.La Forge croit que la diffusion développera une école d'élocution plus soignée, parce que, par radio, il est absolument nécessaire que les paroles soient clairement articulées afin que l'on retire du concert le maximum de plaisir.II dit, en substance: "Dans un concert, un opéra, une comédie musicale,, ou dans tout autre genre d'entretien où l'artiste est visible à l'auditoire, -la culture propre de -la voix n'est pas, il s'en faut, le seul point important.L'auditoire peut voir le chanteur, il peut voir l'action,, mais, dans une grande mesure, l'auditoire n'a pas attaché une grande importance aux paroles d'une chanson.En ce qui concerne le radio-téléphone cependant, tout, excepté la voix qui seule agit, est éliminé et voilà pourquoi il est absolument nécessaire, afin de donner aux auditeurs le plaisir qu'ils attendent, que le chanteur ait une diction soignée et que chaque syllabe et, pourrai-je dire, chaque lettre dans chaque syllabe soit rendue intelligible.Trop d'artistes ne peuvent accomplir ce fait.Au fait, une diction défectueuse est générale non seulement chez les acteurs, mais elle est commune dans toutes les stations de la vie.La première fois que vous recevrez un téléphone, écoutez plus attentivement que de coutume et vous pourrez vous rendre compte combien, à l'autre bout de la ligne, l'on glisse grossièrement sur des consonnes importantes.Les voyelles sont, invariablement, faciles à saisir, mais, lorsqu'il s'agit de prononcer clairement les consonnes, on manque infailliblement là-dessus.A moins que les artistes qui chantent au radio-téléphone ne soient experts dans l'art d'une diction impeccable, leurs auditeurs se fatigueront vite à les écouter, et il ne saurait en être autrement." La Maison T.0.DIONNE a toujours en mains Yiolons pour solistes Aussi grand choix de Cordes françaises italiennes et allemandes REPARATIONS SOIGNEES Spécialité: Violon, Violoncelle et archet.Luthier du Conservatoire McGill 332, RUE BLEURY Ch.No 4-5-0 Tél.Plateau 53 .LA LT KE- At rll I ni'" Les Concerts l'IUll LES INCURABLES Emma Calvé, une des cantatrices françaises les plus renommées, vient à Montréal donner un récital de chant au théâtre St-Denis, le 12 avril, et dont les recettes seront versées au profit de l'Hospice des Incurables.Il y aura donc deux raisons qui i m m.i Calvé prévaudront pour aller acclamer cette artiste : premièrement, la charité envers une oeuvre qui nous est chère; secondement, l'assurance d'entendre la plus parfaite interprète de l'art vocal français.Les mélomanes ont les yeux fixés sur le 2.1 avril car.ce jour-là.il leur est promis un concert qui laissera un beau souvenir dans l'esprit de ceux qui n'y rendront.Kn effet, c'est au théâtre St-Denls lMontréal), que se donnera une séance de sonates françaises par les deux meilleurs interprètes de l'Art Musical français : M M.Alfred Cortot et Jacques Thibaud.Le programme se com-pnsc de Sonates :{ FA LYRE -21 L'Instrumentation 1 (Suite) Alio ou Viole Le mot viole a servi dès le moyen-âge à dénommer les types primitifs de nos instruments à archet et fourni les noms appliqués aux diverses variétés de cette famille.Yiolino est un diminutif Italien qui signifie petite viole.L'augmentatif Violant (grande vlolel désignait anciennement une contrebasse de moindre dimension que celle d'aujourd'hui; son diminutif est le violoncc/lo.L'alto, placé entre le violon et le violoncelle, occupe la région moyenne de l'étendue générale, le parcours des voix de ténor et de contralto.Les quatre cordes donnent la quinte grave de celles du violon; de là le nom de quinte, par lequel on désignait autrefois l'alto.(1 £••««.-1a- -It -R- —a—i -1 On voit que la 2e.la 3e et la 4e corde du violon donnent l'unisson de la chanterelle, de la 2e et de la 3e corde de l'alto, en sorte que chacun des deux instruments n'a qu'une seule corde qui lui appartienne en propre: le violon, sa chanterelle (mi 4); l'alto, sa 4e tut 2).Pas plus que l'accord du violon, celui de l'alto ne varie à l'orchestre sauf rare exception.Tout ce qui a été dit relativement au doigté du violon s'applique à l'alto, avec la seule restriction que cet instrument, par suite de ses dimensions, nécessite des écarts de la main gauche plus considérables, et est en conséquence d'un maniement moins aisé.(I) Voir la No» Nov.Dec.Ftv.cl Mar.Les positions du violon se reproduisent à la quinte grave On ne dépasse la 7e position, et encore monte-ton rarement jusque-là.Les derniers son3 à l'aigu se notent habituellement en clef de sol.Les doubles — triples — et quadruples cordes ne sont pas moins usitées sur l'alto que sur le violon, (."est une exacte reproduction des mêmes intervalles une quinte plus bas.Pour les coups d'archet, le trémolo, les trilles et le pizzicato, l'alto ne diffère en rien du violon; il suffira donc de relire l'article précédent sur le violon où ces diverses matières ont été traitées.En ce qui concerne les traits et passage, nous nous contenterons de faire observer que grâce à l'habilité de la plupart de nos musiciens d'orchestre, le compositeur peut aujourd'hui traiter l'alto comme le violon, à condition de tenir compte des allures caractéristiques de l'instrument, peu favorables à une trop grande légèreté.L'alto n'offre pas cette merveilleuse variété de timbres qui a fait du violon l'interprète universel du sentiment La note brillante et passionnée, l'énergie mâle lui font également défaut.Placé aux confins de la voix de d'homme et de femme, l'alto a un caractère indécis, mixte.Sa sonorité voilée, d'une mélancolie élégiaque, convient au mode mineur, à des cantilènes chromatiques à tout ce qui exprime la souffrance, la tristesse, la dépression du sentiment.Les altos sont employés parfois, à l'exclusion des violons, pour l'accompagnement de certains morceaux tie chant auxquels le compositeur veut donner une teinte uniforme de tristesse et de grandeur.Le caractère peu varié de l'alto comporte toutefois des nuances de sonorité d'un effet saisissant.Les deux cordes aiguës ont une vibration pénétrante jusqu'à l'àpre-té.qui double l'intensité d'expression d'un chant plaintif, langoureux.Trop rarement ce timbre est mis en évidence dans la musique d'orchestre.Henri MIRO L'opérette française depuis un demi-siècle (Suite de page 4i ne fut négligé pour émerveiller le* yeux : décors splendides.défilés énorme?, ballets prestigieux, costumes étincelants.femmes adorables.On suivit l'impulsion donnée, par le maestro célèbre.Et.désormais, les opérettes de3 Jonas, de» Varney.des Au-dran.des Planquette des André Messager, des Louis Canne, des Claude Terrasse, bénéficièrent de mises en scène remarquables.A présent, l'opérette qui avait ét* quelque peu négligée pendant plusieurs années, parait revenir en faveur, si l'on en croit les triomphes prolongés de Phi-Phi des Dé-Dé et de Ta liourhe.Ces oeuvrettes ont-elles la valeur des productions d'Offenbach.d'Hervé, de Lecocq.de Messager ou de Canne ?Nous ne voulons pas nous prononcer, non?défiant du sentiment naturel qui pousse tout homme qui vieillit à accorder une préférence marquée aux ouvrages qu'il applaudit aux heures radieuses de la jeunesse.Peut-être ne sommes-nous plus suffisamment en état i actuellement on dit "à la page") pour goûter à leur valeur réelle ces opérettes d'un accent spécial et monotone qui doivent être pétries de qualités d'un ordre peu commun puisque 1?public, dont le jugement est si sur.ne se fatigue pas de les acclamer.Mais en dépit des Phi-Phi et autres De-Dc.qu'un théâtre s'avise de reprendre une opérette d'Offenbach ou d'Hervé et la foule ravie, tombe immédiatement sous le charme, et les auditeurs enchantés se mettent à fredonner avec amour les refrains archi-connus.Cest qu'elles sont restées d'une éclatante jeunesse et extraordinairement souriantes dans leur originalité foncière, primesautière et spirituelle, ces exquises opérettes.André CORNEAl" "Paris qui Chante".Reli mre pour musique Reliure flexible.Forte et durable.Siimrunt à plat.Le dos de cette reliure est garanti.Faites relier dès maintenant, votre musique au moyen de ce procédé chez JOSEPH FORTIER Liée.818 line Notre-Dnrae ouest, .Montreal.LA Sl'I'ERHK SALLE WINDSOR Inaugurée le 10 novembre dernier et dans laquelle se sont fait applaudir de grands artistes tels que Cortot.Thibaud, le "London String Quartet".Si vous voulez savoir.ce que l'avenir vous réserve, consulte: Mme Mimie 35 ans d'expérience, élève de Mme Le Normand de Paris.Cne visite vous convaincra de son grand talent.Ml.Blvd St-I.iuirriit | Montr.;il Heures de consultation: Tous les jours de 9 hrs a.m.a 9 hrs p.m. 22 Avril 1923 Nos Artistes l'un.I- iirtisti'o -ont ronliulr.ni invite» i non» fiiirr |iurl .1.- li'nt- nii;,ii;.iiiriii- k r V T#l*pka„r c.r.»:-n A LA MAUQUJdE DESIGNE confiseries m lui! fantaisies 11 guerre coffrets ineoits • • • pour cadeaoi jjl confiseries 41 iuie fantaisies II guerre coffrets inedits • • • pour cadiaul kerhl ii a: «huai.limitee IV.'-IHI ru.- -iinil-l>tm-.M.nlr.iil Mllll -h- i i.!.iii-.l.m.-I111.1 1 m.in.- atpaaltalra a Montréal "LE DESIB l ' Oratorio de Félicien David est annoncé pour le 1!» de ce mois en la Salle Lafontaine iMontiéul).C'est l'Association Chorale de Si-Louis de France qui se charge d?donner c-llte oeuvre écrite pour voix d'hommts Nous regrettons, vu le manuqe d'espace, de renvoyer à notre numéro du mois de mai un superbe article sur Félici?n David.i auteur du "Désert".professeur laçasse Danses modernes Spécialité: Tango-Fox-Trot II.!.Shcil.r.i.kc e-l Tel.: Ksi I71S PARIS la \ illi- ili- timli - li - splendeur*.¦lull sa réputation en partie & ses riche» comptoirs de lingerie fine, de soieries fameuses, de parfumerie exquise, etc.I.» monde -entier va chercher dans la capitale française ces produits célèbre* noiis , sommes nil.s pour mus Nous vous offrons '¦ des prix qui défient toute cont-urrem-e un grand chois de lingerie de «oie ou de aatln perlée et unie, de suua-vêtements de soie, de meubles de fantaisie, de néiessalres de toilette, ainsi que les exquis parfuma de Paria.\eniv rlslter un coin dî Taris ii lagunce canadienne universelle 268 ST-DENIS.MONTREAL coin Demontigny.au sous-sol Iinpiiilalii.iis du .lapiin.îles Iiulis.|f In Suisse, elc.Tél.Est ll!»:t Théâtre Ouimetoscope -LES AVENU H IS D'AGLAE" (Revue amusante) Vues tie première qualité Le programme des vues est changé tous les lundis, mercredis et samedis.Matinées.15c et 20c Soirées.15c, 20c et 25c (Taxe comprise) , c.JI.SI F.-rA I III IMNI 1 SI Angle Montcalm 24™—__™__™___™_LA LYRE____™_-AvriI 1923 Gabriel Fauré Nos lecteurs connaissent déjà — nous en avons parlé dans notre numéro de mars — la nouvelle de la promotion de Grand-Croix de la Légion d'Honneur du maître français.Us nous sauront gré de reproduire un article d'un grand pianiste français, Robert Lortat, lors d'une manifestation nationale faite en l'honneur de Gabriel Fauré.Qu'un artiste génial, après avoir créé une oeuvre incomparable, faite de beauté pure, exempte de toute concession aux goûts de la foule, assemble dans un unanime élan d'admiration et d'amour cette foule même et devienne l'objet, en' dépit des lourds soucis de l'heure présente, d'un nommage national, voilà, certes, un miracle ! Mais le magicien qu'est Gabriel Fauré n'en a-t-il pas accompli bien d'autres ?Et le trouble des temps n'explique-t-il pas aussi ce besoin qui est le nôtre de raviver notre courage et notre foi en nous groupant pour un geste d'enthousiasme autour d'une figure noblement idéale ?Il n'importe pas, au sommet d'une carrière aussi longue et aussi féconde que celle du musicien de Pénélope, de redire les étapes - glorieuses dont elle fut jalonnée.Le public, Dieu merci, les connaît aujourd'hui et la popularité du maître est d'une qualité rare: le respect, l'admiration et comme une ferveur reconnaissante s'y allient.C'est qu'en effet, chez Gabriel Fauré, la double physionomie du musicien et de l'homme s'accorde en une personnalité, supérieurement intellectuelle: Le fond des découvertes musicales est la propriété commune des musiciens et l'oeuvre de Gabriel Fauçé en reflète la connaissance approfondie; mais sa manière d'exprimer, son style lui appartiennent en propre et caractérisent son génie.Loin de rompre avec les grandes traditions, il les respecte, les libère et en étaye superbement son écrasante personnalité.Il ne met pas la maison à l'envers, mais il la décore, la fleurit, la pare et la grandit de telle manière que c'est bien un nouvel édifice qui surgit.Il n'a rien bouleversé, si ce n'est notre coeur, et cela par la seule éloquence de l'accent.Dans sa musique demeure la poésie qui semble s'y être réfugiée.Quiconque sait reconnaître la richesse et Fabondance à des oeuvres de proportions souvent intimes, en laissant au vulgaire la croyance que, seuls, le vaste, le massif, le grandiloquent recèlent la grandeur, voient en Gabriel Fauré l'un des plus grands maîtres de la musique.Le.sens même de telle ou telle de ses oeuvres importe plus que la forme qu'il plut à son auteur de lui donner.Pour connaître Fauré, il en est de même que pour connaître Chopin: le seul concours d'un piano suffit.Point n'est besoin du jeu des masses orchestrales, de décors, de mise en scène.U nous touche, au plus profond de notre sensibilité, par le secours d'un seul accord, d'un seul accent."Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots", pourrait dire aujourd'hui le poète en écoutant, par exemple, le lie Nocturne, dédié au souvenir de Noémi Lalo.Volontairement, la musique de piano de Gabriel Fauré se défend de rien préciser; il lui déplairait d'imposer à nos imaginations la contrainte d'un prétexte initial, dans le domaine littéraire ou pittoresque.Même les appellations, pourtant déjà assez vagues, de Barcarolles, Valses Caprices, Nocturnes, Impromptus, furent arrachées à l'auteur par un édituer soucieux d'un titre.Gabriel Fauré, souriant, s'en excuse presque: "Pour moi, lui ai-j.e entendu dire souvent, j'aurais mis tout simplement premier, deuxième ou troisième morceau de musique." Rien dans l'oeuvre immense du maître n'est à regretter ni à rejeter.En ce qui concerne ses toutes premières mélodies, écrites à l'aube de sa vie d'artiste, le qualificatif "d'oeuvre de jeunesse", généralement pourvu d'un sens diminutif, devient synonyme de fraîcheur juvénile, de parure ingénue, où s'affirme déjà la maîtrise.Le Papillon et la Fleur, sa toute première page, je crois, — grâce à laquelle il fut connu d'un seul coup dans tous les salons musicaux par la voix persuasive de Mme Viar-dot, — remplissait d'aise Reyer.U ne se lassait pas de l'entendre chanter et s'émerveillait de la façon ingér nieuse dont le musicien avait su, à l'aide de subtiles fluctuations mélodiques et de souples modulations, parer à l'inconvénient d'un texte dangereusement symétrique.C'était déjà un coup de maîre.Plus tard, Reyer aima moins ce qu'écrivit Fauré.Tant mieux, peut-être ?* La musique de Gabriel Fauré ne recherche pas l'effet.Ses harmonies, perpétuellement mouvantes, semblent rebondir et s'engendrer tour à tour ; elles excellent à exprimer les plus divers sentiments dont vibre l'âme humaine.Et cette musique-là ne se cantonne pas dans l'imprécis, le vague, la grisaille, comme le croient les gens qui la connaissent mal.Nul mieux que l'auteur de la Bonne Chanson et du Second Quatuor n'a su chanter, avec plus de troublante éloquence, l'amour, l'angoisse fiévreuse, le tumulte des passions, et pour ce qui est de la puissance dramatique, ne peut-on dire que Pénélope a les accents les plus touchants qui soient ?Quant à l'oeuvre de piano, d'une portée si considérable et qui, par la hauteur de son inspiration et la multiplicité de ses inventions, vient majorer l'apport d'un Schumann et d'un Chopin, elle bouillonne de tempérament et de fougue.Mais, de cela, Gabriel Fauré semble s'excuser et, s'enveloppant volontiers d'une adorable apparence de far-niente et de résignation paisible, il semble vous dire : "Vous m'avez bien compris, n'est-ce pas ?.Glissons." J'en citerai pour exemple cette lie Barcarolle qui, après une progression impétueuse, passionnée, inquiète au paroxysme, soudain s'arrête et en un majeur délicieusement indolent fait respirer enfin notre poitrine oppressée, nous soulage et inspire à Gabriel Fauré cette remarque sereine: "Vous le voyez, il ne faut pas se frapper." Fauré ?Nous devons aller à lui pour l'aimer et le comprendre, nous recueillir comme dans une sorte de retraite utile à nous grandir momentanément à sa taille et propre à nous permettre de communier dans son idéal.L'art Fauréen, tant enveloppé de pudeur, ne saurait se livrer qu'à celui qui s'est rendu digne de le comprendre ! Il faut chercher Dieu pour le trouver.Continuant, dans son évolution, l'enseignement de sa vie artistique, Gabriel Fauré dépouille sa musique de toute parure qui lui semblerait vaine, ne lui conservant plus que les valeurs essentielles d'où la pensée se dégage, souveraine, et plane à des hauteurs inexplorées.La sérénité des dernières oeuvres de Gabriel Fauré, l'inégalable Quintette en particulier, implique la parfaite conscience d'avoir, par des chemins qu'il éclaira de son génie et de sa foi, atteint le but suprême d'où il rayonnera sur les générations futures.Puissent-elles fortifier de cet admirable exemple leurs volontés chancelantes et leurs incertitudes.Robert LORTAT. Avril 1921 LA I,V B E -25 LA LANGUE DE JEAN-SÉBASTIEN BACH PAR M.MAURICE EMMANUEL Professeur d'Histoire de la Musique au Conservatoire de Paris Ecrit spieialement pow les Récitals (nie M.Marcel Dupré, Véminent organiste de Notre-Dame de.Paris, donnera à Montréal en octobre prochain.Si.de l'oeuvre immense de J.-S.Bach, il ne subsistait que les pièces d'orgue, le maitre nous resterait connu parfaitement.Elles le révèlent tout entier, dans l'unité et dans l'opulence de son langage sonore.Bach fut "l'organiste".Il semble que toutes ses créations sous-entendent l'orgue, même celles qui l'excluent ; et son orchestration elle-même, d'une ordonnance simple, est comme une registration à deux ou trois claviers: Grand-Orgue, Positif.Récit, — tutti avec trombones et trompettes, cordes et bois, soli détachés de l'ensemble, se correspondent si bien, dans l'usage qu'il fait de ses groupes instrumentaux, que, à l'audition des Suites, des Cantates, des Passions, des Messes, on perçoit une décoration orchestrale où les fonds et les anches alternent ou s'associent.Cet organiste parle une langue dont on peut dire qu'elle est.par excellence, "chorale".Les quatre voix humaines (basse, ténor contralto, soprano) dont le concert forma, dès le XVIe siècle, la plus complète et la plus belle association de notre art, trouvent dans les "parties" diverses qui, sous la main géniale de Bach s'organisent si richement, des semblables et des émules.Sans doute, ces parties sont instrumentales, et par conséquent, dotées d'une étendue et d'un mécanisme impraticables aux voix; mais leur ensemble est visiblement la copie, avec agrandissements et couleurs surajoutées, du dessin vocal pur et simple.Ceci procède de cela.Dans les analyses que M.-Marcel Dupré offre à ses auditeurs, cette assimilation aux voix humaines des parties constituantes du choeur instrumental exprimé par l'orgue, est légitimement évoquée par l'emploi des mots basse, ténor, contralto, soprano: ce sont mêmes étage-ments.mêmes combinaisons, mêmes convenances.L'usage des mêmes termes s'impose.On tentera de rappeler ici.brièvement, la formation de cette langue et les sources où Bach l'a puisée.* • • L'Antiquité avait légué au Moyen Age un art "mo-nodique" où la mélodie déroulait successivement.avec ses méandres, les richesses latentes d'une harmonie inexprimée: harmonie successive, en effet, dont l'impression sur l'auditeur était réelle, profonde même, mais ne s'exerçait point par le ministère des accords.Du moins ceux-ci se réduisaient-ils à deux sons différents sans plus, consonants ou dissonants, et ne prenaient-ils jamais la forme de cette triade "parfaite" devenue, depuis le XVIe siècle, la base de l'harmonisation.Autrement dit, jusqu'au XVe siècle de notre ère.environ, la musique était "linéaire".Dès le règne de saint Louis, on tenta de superposer des lignes plus ou moins nombreuses, sans se soucier de produire des accords dans le sens que nous entendons.La rudesse de ces "déchants" primitifs est rebutante.Mais peu à peu grandit le sentiment d'une harmonie plus douce, dictée par la perception de plus en plus claire des sons harmoniques résultants, et.à la fin du XVe siècle, une langue polyphone est constituée où les parties vocales, — car c'est le quatuor des voix humaines qui l'élabore, — s'organisent en elles suivant des attractions irrésistibles, créées par l'expansion soudaine de Y Accord parfait, enfin conquis.Le XVIe siècle vit l'épanouissement de ce nouveau venu, et son installation magnifique dans l'art.Il arriva même que le choeur, comme s il était grisé de sa propre beauté, se développa outre mesure, augmentant toujours le nombre de ses lignes vocales, de ses "parties", au détriment de leur équilibre et de leur liberté.Et il se fit une réaction, dont les Florentins furent les promoteurs, contre cette masse chorale abusive, compacte à l'excès, sous laquelle le sentiment lyrique et dramatique était comme étouffé.Ils réclamèrent pour la monodie.pour la mélodie, le droit de renaître et de librement s'épanouir.Mais le choeur avait suscité Y harmonie.Dorénavant, toute mélodie va s'harmoniser, au lieu de n'apparaître, comme dans les temps anciens, antérieurs au XVe siècle, que sous la forme d'un fil ténu et souple, mais isolé dans l'espace sonore.A partir de 1600 environ, il coexista donc deux manières musicales, qui engendrèrent deux styles: le choeur et la mélodie accompagnée.Celle-ci n'était pas réservée aux seuls professionnels: l'art populaire, dans toute l'Europe, continuait à procréer des cantilènes spontanées, parfois exquises, fruit du terroir, susceptibles de prendre, de la main des professionnels, un délicat revêtement d'accords.(A suivre) ¦26 Avril 1928 Nouvelles Mondiales.Sarah Bernhardt, la plus grande tragédienne de l'univers, est morte à Paris le 2G mars clans les bras de son fils Maurice.Elle fut considérée la plus grande interprète des rôles de Victorien Sardou, écrits spécialement pour elle.Sa mort est une perte irréparable pour l'art théâtral.luthier anglais, a été tenté à Londres le mois dernier et les préférences du public, présent au concours, se sont naturellement portéss vers l'instrument du luthier anglais.On vient de mettre en vente à Londres un clavigraphe pour copier la musique.La transposition peut facilement se faire grâce â un levier fort simple.Marie Jeritza, soprona du Metropolitan, a commencé sa première tournée de concerts en Amérique, le 7 mars dernier, à Baltimore, devant une salle archi-comble.Le montant global qu'a rapporté la vente de tous les objets d'art ayant appartenu à Caruso est de $151,14S.Ce sont ses costumes personnels de théâtre qui se sont le moins bien vendus.La femme du célèbre chanteur a fait annoncer, au début de la vente, qu'elle abandonnerait sa part d'intérêt au profit des musiciens qui sont actuellement dans le besoin.Un concours de violon, entre un vieux* modèle Stradivarius et un instrument d'un DAÏVSE .: MODERNE , apprise en quelques leçons privées du* Prof.Rodolphe Hamel 13 Montée du Zouave Tél.Est 6627 (Près St-Denis-Sherbrooke) " , POILS SUPERFLUS Destruction immédiate et résultat^ permanents.Médecins en charge.LABORATOIRE DIXOR 753 Saint-Denis, Est 6593 MONTREAL - Consultations : 10 A.M.à 10 P.M.Madame Diana PALMISTE-CLAIRVOYANTE 123a RUE AMHERST MONTREAL MAD." 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Le Présent ! ! L'Avenir ! ! 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Ceux-ci, suprêmes, pessimistes gais, niant tout, même leurs propres créations, suscitèrent des études cle psychiatrie, tendant à démontrer l'affinité formée, de leurs manifestations avec certains phénomènes observés chez les aliénés.C'est là une chose fort compréhensible, car plus une décadence s'accentue, plus ses manifestations s'éloignent de celles qui se produisent alors que l'on est dans un état de santé morale et intellectuelle, l'état de santé favorisant au contraire, les époques homogènes, solides et classiques.Nous trouvons, d'autre part, immuables dans une ancienne vérité qui s'enfonce chaque jour plus avant dans l'erreur, parce qu'il n'y a pas de vérité fixe dans les choses qu'atteint l'évolution, nous trouvons les aca-démistes, faux classiques, représentants de la denrée d'art, que je qualifierai de "conservée".Ceux-ci, par une rétroaction, ramènent tout à des valeurs inexactes, illusoires, dont la décrépitude se prouve clairement maintenant.Leur hut consiste à retenir l'Art dans une quasi-immobilité, absolument contraire aux lois du progrès.Entre ces tendances très divergentes, poussent plusieurs individualités ou groupes qui sont les représentants plus ou moins qualifiés, plus" ou moins parfaits de la denrée d'Art, que je qualifierai de "fraîche".Certains ne semblent pas mériter de retenir l'attention, à cause cle contradictions entre" une ou plusieurs caractéristiques de leur production et les caractéristiques déjà accusées de l'époque que nous devons spiri-tualiser.Mais cependant, brillent au milieu de la mêlés, pour qui sait s'en dégager, quelques personnalités, significatives.Parmi elles, quelques-unes sont dès à présent très en relief, grâce au bruit à la publicité qu'elles tolèrent, subissent ou provoquent autour d'elles, ou bien encore qu'elles se ménagent, secondées par une immodestie qui s'impose hélas, à tous les ambitieux comme une qualité indispensable à la réussite.Quelques autres individualités, de valeur aussi considérable (l'avenir dira si elles ne sont pas supérieures même) végètent sans aucun doute, encore inconnues, ou presque, dans l'ombre favorable au travail fécond.Leur état les place dans une situation où elles sont dégagées d'influences trop directes et variables, mais à la tristesse, à l'amertume des comparaisons et des constatations décevantes sur l'inégalité des destinées.Une part de cette inégalité incombe au public trop généralement incompétent ou indifférent, et partiellement retardataire.Plaignons de toute notre conviction, ceux qui méconnaissent le temps où ils vivent, sans comprendre que quelle qu'en soit la valeur, il faut toujours préférer son époque à un autre, et ne pas y habiter en parasite, en inutile, en ennemi, les yeux tournés vers les époques révolues.Pourquoi, hélas, la majorité du monde a-telle cette triste et fâcheuse maladie, et que tenter pour l'en guérir?.Que de souffrances, de déceptions, de maux, de peines, de misères, causa ce coupable travers aux hommes de génie, si fréquemment dédaignés par leurs contemporains pendant leur séjour sur la terre, qui est souvent écourté de ce fait ! Cette majorité du monde mériterait que la civilisation n'ait jamais apporté son concours au progrès, à l'évolution; elle mériterait que l'Humanité rampe encore sous la menace des fauves, lourde et inquiète devant tant de choses et de phénomènes, imperméables à son ignorance de bête inconsciente habitant les cavernes de la préhistoire.M.Jean Cocteau a raison de déclarer que "le public n'adopte hier, que comme une arme pour frapper sur maintenant".Depuis quelques années, on constate l'effervescence d'originalités intempestives, acquises à l'aide de procédés, par des artistes indignes de ce nom, qui, sans scrupules, désorientent le goût, comme la mesure des appréciations.Je classais ceux-ci dans la .denrée d'Art "faisandée", mais- il s'en trouve parmi la denrée d'Art "fraîche".Le public, tiraillé, hésite à fixer ses préférences, ou se décide au hasard, ne découvrant pas dans ce fatras de tendances très divergentes ou très voisines, les précieux diam'ants.parmi les fausses pierres Jean-M.LIZOTTE.Le Courrier Musical.(A suivre) Un cas de longévité vocale.Il s'agit de M.Ch.Lepers, baryton, qui, après avoir débuté au Théâtre Royal Français de La Haye, en 1S67, et poursuivi sa carrière théâtrale jusqu'en 1SS2, vient de donner sa démission de baryton-solo de l'Eglise Saint-Pierre de Montrouge.poste qu'il occupait depuis 34 ans.Mr.Ch.Lepers est né le 23 août 1841; il a donc actuellement SI ans., Passe encore de planter, mais chanter à cet âge ! - Ajoutons qu'il est actuellement pensionnaire de la Maisori Rossini, où peut-être il chante encore au cours des soirées intimes qui y sont données.BERTHE SAUVE 773, Rue Shuter Apt.4, Montréal Plateau 4059w PIANISTE-ACCOMPAGNATRICE Jlarie Thérèse élève de 31.L.Jlicliiels Enseignement : Harmonie et Solfège.1104 Rue Delorimier Sr-Louis 529 MONTREAL LUCILLE DO M PI ERRE "Prix d'Europe 1919" PIANISTE—VIRTUOSE CONCERTS—ENSEIGNEMENT Studio: 14IV2 rue Crémazie QUEBEC PROFESSEUR DE PIANO ET SOLFEGE 408, RUE ST-DENIS, MONTREAL Tél.Est S36LW MME MORIN-LABREGQUE- rl.VXISTE SOLFEGE — THEORIE MUSICALE HARMONIE ¦Ififi, A VENISE UNION, anele Burnside Téléphone: Vp.'-02810 SIGNOR Ecole de Chant (Reçoit de 4 à 6 hrs et de 7 à 10 hrs p.m.) Adresse : Suite 15, 2SS Ste-Catherine Ouest.MIRO DIRECTEUR-MUSICAL 169 Rue Orchestration, arrangements d'orchestre, Christophe-Colomb notations de musique pour chant Montreal et instruments de musique Tel.St-Louis 4675 J.J.DESROCHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHERS) 41, Rue Labelle Montréal OLIVIER BEAUDRY du Conservatoire de Boston Professeur de VIOLON Studio : 495 rue St-Denis, Montréal.E9Hv88 M.Beaudry est l'auteur de "Caprice Joyeux", morceau pour violon et piano, en vente chez tous les marchands.Ecole de musique de Montréal L'institution musicale la plus moderne Enseignement du Piano.Violon.Violoncelle, Chant.Théorie.Harmonie.Ensembles.Classé d'Opéra, Déclamation lyrique, Cours de la Chanson française, etc.par des professeurs d'éducation musicale européenne.Classe d'or- chestre.DIPLOMES ot BOURSES Pour renseignements et syllabus,, s'adresser "" ™" au Secrétaire -•¦ -.t.- ¦ 5r RUE ST-MARC TéL Uptown 5676 MONTREAL 28- .LA LYRE, .Avril 1923 Sanatorium Sainte=Euphrasie POUR DAMES 34 est, rue Sherbrooke - Montréal TEL.EST 8192 Etablissement tenu par LES RELIGIEUSES DU BON PASTEUR et autorisé par la Législature provinciale TRAITEMENT DE TOUTES LES MALADIES NERVEUSES et des intoxications : alcoolisme, morphlnomanie, etc., etc.Trois choses sont assurées aux malades: Discrétion, Sympathie, Soins déroués L'on prend un soin tout particulier des cas névrosés gui se présentent, sachant que chacun d'eux requiert une attention spéciale.Il en est de même pour les intoxications.L'usage immodéré des excitants et des narcotiques étant une maladie de l'âme autant qu'une maladie physique, nous avons en vue cette double guérison, et tous les moyens employés convergent vers ce but.Les chères patientes parfois si souffrantes moralement et physiquement, trouvent ici la paix, le calme, une douce et bienfaisante atmosphère, ainsi que tout le bien-être qu'elles ont le droit d'attendre: chambres où sont réunis le luxe et le confort, salon de musique, bibliothèque choisie, salles de bain, etc., gardes-malades compétentes, médecins expérimentés.MEDECINS DE L'INSTITUTION Dr L.E.F0KT1ER, Professeur à l'Université de Montréal.Dr M.II.LEBEL, Médecin de l'Hôtel-Dieu.Dr J.A.GAGNON.Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Messieurs les Médecins qui nous confient leurs clientes peuvent les traiter eux-mêmes, s'ils le préfèrent.Les prix varient avec l'état des malades et selon les chambres choisies.Abonnez vous tous à LA LYRE Envoyez-nous des articles, des dessins, de la musique, des photographies d'actualités et des annonces.Canada et Montréal Etats-Unis et banlieue Etranger Un an .$2.00 $2.25 $2.50 .Six mois .1.00 1.15 1.25 Abonnements payables d'avance Coupon d'abonnerrçent Date."La Lyre", 3, rue Craig est, Montréal.Ci-inclus la somme de $.pour.— :.d'abonnement à "La Lyre", commençant avec le mois._ Nom ._ Adresse ._________ Ville ._._._' GAVOTTE CHARMEUSE la plus belle des gavottes SOLO DE PIANO PRIX : 35 CTS PARTOUT MERCI Aux milliers de lecteurs qui ont su apprécier l'effort unique déployé dans la réalisation de "CINEMA" 32 PAGES TIRAGE DE LUXE "CINEMA" ne ressemble à, aucune publication " existant actuellement.C'est le véritable journal de Vues Animées POUR LE PUBLIC.En vente partout PRIX aujourd'hui.10 cents le numéro.TéL Est «551 BUREAUX : 3, rue Craig Est Montréal RE LE 1 4 JUIL.1975 Adj.• Menard, imprimeur, BLIOTHÈQUE NATIONALE Saxophones Gretsch et toutes les marques.Comptant ou crédit.Musique d'orchestre et de fanfare populaire et classique.Demandez notre catalogue J.E.Î0RC0T 3 Ste-CATHERINE E.MONTREAL, QUE.-Laurent.
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