L'oiseau bleu /, 1 janvier 1921, janvier
Revne mensuelle illustrée pour la Jeunesse.Publiée par la SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Tél.No temporaire : MAIN 8355.NOM Baptiste et les conditions du concours, page 14.Abonnement annuel : Canada, 75 sous.Union postale : S 1.00.IWdaction.administration et publicité : Bureaux A.B.C, 296, rue Saint-Laurent.Montréal.Vol.I.No I.MONTREAL, JANVIER 1921 Paru en Novembre 1920. $25.00 HOUR UN NOM Là plia importante Librairie et Papeterie Française du Canada Nous enverrons sur ttemMide nos CATALOGUES Articles l^ditfteux Livres Religieux o Articles be Bureaux (6oijjé«nu) (3 „ ,.) (7 ) Littérature et Science (J « rV l,'1L' • Grande Soeur Jj & vous fera savoir vos rié-5 fauts et vos qualités si vous lui envoyez une page do votre écriture sur du papier non rayé, en y joignant la petite somme de 10 sous.Adressez votre lettre à : Grande Soeur, graphologue, 2!K>, rue Saint-Laurent - Montréal.^e Fort doit signifier, sain, robuste, courageux, débrouillard, beau et de volonté forte.v Mais Beau ne veut pas dire, chers enfants, que la culture physique redressera la forme de votre nez ou changera la couleur de vos yeux.Mais la culture physique nous empêchera h coup sûr d'avoir les épaules étroites, le dos voûté, la démarche hésitante, la tête basse.La beauté que nous envisageons vise la proportion normale du corps humain, l'équilibre naturel des formes, la souplesse harmonieuse des mouvements.L'homme fort complet, avons-nous dit.doit être un être de volonté forte.I.a volonté dont il s'agit ici n'est pas un effet de notre caprice, mais c'est elle qui tend à maîtriser nos caprices et à calmer nos envies de faire des sottises.C'est le cerveau qui nous fait penser, qui nous fait vouloir.Or la culture physique produit ce résultat de rendre notre cerveau plus sain et plus clair en le débarrassant rie ces nuées grises qui le viennent assombrir.De pins une culture physique biea appropriée donnera aux enfants nerveux, le calme.Maintenant il s'agit de connaître les différentes méthodes de culture physique et de les mettre en pratique pour acquérir la force qui est en somme la santé.Nous verrons ce qu'est la réritable hygiène.Grande Soeur. * $25.00 POUR UN NOM Lorsque j'avais votre âge LE DEPART Combien d'entre - vous, fillettes et garçon-nets qui lisez la Revue de la Jeunesse, aimeraient à faire un voyage autour du monde ?N'est-ce pas qu'il serait intéressant de s'en aller sur ce globe qui mesure près de deux cent millions de milles carrés, à travers des régions dont la physionomie, les productions et les climats sont si divers d'un point à l'autre ; sur ce globe qui porte l'humanité, c'est-à-dire l'étonnante variété des races humaines, différant entre elles non seulement par la taille et la couleur de la peau, niais par les usages, les langues, les croyances, et qui ¦ous offre cependant la plus admirable preuve que ce qui est si divers peut avoir une seule et même origine ?J'entends des milliers de voix qui me disent : « Moi, moi ! » Déjà vous croyez arrivé le moment du départ.Enfants, vous quitteriez ainsi, d'un coeur léger, vos bons parents, vos amis, votre école avec celles ou ceux qui vous y instruisent, tout, enfin, pour aller courir les aventures d'un long et périlleux voyage ! Car on a beau dire que les moyens de se déplacer ne laissent aujourd'hui que peu de dangers, j] va sans dire (pie le risque existe toujours.Cet empressement à partir me plaît fort ; j'y vois la preuve que vous êtes de bonne race, (pie vous appartenez à une nation qui a compté beaucoup de voyageurs justement célèbres, et qu'enfin vous affichez des dispositions qui montrent que vous n'avez pas peur de la vie.Mais vous voilà songeurs ; d'ici, je distingue vos gestes d'hésitation ; et vous vous dites, tout pensifs : < N'est-il pas possible de voyager en esprit ?» A la bonne heure.Loin de renoncer au projet de vous laisser voir un peu du monde extérieur, je m'enpresse de vous raconter les circonstances dans lesquelles j'ai fait mon voyage autour du globe, alors que j'avais votre âge.Au printemps de 1895, mon père fut chargé par le gouvernement de notre province de faire un long voyage d'études.Il n'était pas seul : l'accompagnaient un ingénieur, un naturaliste et un peintre.A douze ans, c'est bien tôt pour voyager de la sorte.Suflira-t-il de vous dire que maman n'était plus de ce monde et que papa tenait à faire lui-même, autant que possible, mon éducation.D'ailleurs, ma robuste santé allait me permettre d'accomplir ce voyage sans funestes conséquences.J'étais décidément trop jeune pour comprendre parfaitement le but de la mission que mon père et ses compagnons de voyage allaient remplir.Mais à en juger par tous les lieux que nous avons visités et les personnages que mon père a consultés, j'en conclus que nous n'étions pas de simples touristes, et que nous ne voyagions pas toujours par les routes les plus fréquentées.Pendant les deux années que ce voyage a duré, j'ai écrit plusieurs fois à mes tantes et à des amis qui m'avaient instamment recommandé de ne pas les oublier.A l'exemple du chef de la mis- $2!>.(10 POUR UN NOM sion, j'ai pris des notes et des croquis.C'est de tout cela que j'aide mon souvenir aujourd'hui pour vous raconter cet inoubliable voyage.Et maintenant que nos préparatifs sont terminés, vous riez, vous riez de bon coeur ! Mais OÙ allons-nous ?—Sous tous les climats, à travers toutes les latitudes, par les villes et les solitudes, sur les plaines et les plateaux, à travers les exubérantes forêts et les brûlants déserts, dans les vallées et jusqu'au sommet des montagnes, emportés par la locomotive, en voiture, à dos de cheval, allant même à pied.Nous franchirons l'océan, les golfes, et nous naviguerons sur les fleuves et les lacs, tour à tour convoyés par des navires les plus variés de forme et de dimension.Parfois nous mènerons la vie que mènent les peuples dont nous visiterons les pays presque sauvages.Nous humerons les brises, nous sentirons les fleurs, nous goûterons les fruits de tous les climats.En un mot, nous ferons de la géographie vivante, en tâchant de comprendre pourquoi il y a une si grande diversité dans les choses et chez les humains.Ces émouvants spectacles de la nature, ces souvenirs, ces notions acquises à travers le vaste Canada et chez les peuples étrangers nous apprendront à mieux aimer Dieu, auteur .maître et dispensateur de tant de merveilles.Et voilà que chaque livraison de la Revue, de la jeunesse va vous donner une tranche de ce récit, qui est fait à votre intention.Cette revue, qui veut avant tout vous être agréable et contribuer à votre instruction, n'exige en retour qu'un léger sacrifice.De temps à autre, au cours du voyage, vous enverrez à M.le directeur une mappe-monde en esquisse, sur laquelle vous aurez tracé le chemin parcouru.Compagnes c' compagnons de voyage le moment est venu de dire adieu à tous les êtres que vous chérissez.Déjà sonne l'heure du départ.Philéas LACHANCE.LETTRE AC BONHOMME NOEL La «Revue Nationales et tous les journaux annoncent que la Société Saint-Jean-Baptiste vient de fonder une belle revue illustrée pour les enfants.Elle contient dit-on de belles images et de belles histoires, choisies tout exprès CHANSON MATERNELLE Auprès d'un berceau rose Une mère sourit.— Sur la fenêtre close Un bel oeillet fleurit.Dans le soir qui s'enchante D'un charmant demi-jour, La jeune femme chante La chanson de l'amour.— « Que de rêves, dit-elle, Je fais pour cet enfant ! Qu'une main immortelle J.c fiuidc, triomphant ; Qu'il cherche la sagesse, Qu'il trouve le savoir.Et que son coeur connaisse La chanson du devoir !.Que l'amour soit son hôte, Qu'il aime, la beauté, Que son âme soil haute Et pleine de boule .Que les voix de la roule.Des prés, des champs si beaux, Le charment : qu'il écoute La chanson des coteaux !.Que l'aurore, vermeille.Que les couchants en feu, Que la nature éveille.En lui l'amour de Dieu.Qu'il aime d'amour tendre La terre et ses attraits : Qu'il tressaille d'entendre, La chanson des forêts !.— Ce n'est pas tout, ri femme ! l'u plus grand idéal Pour toujours le réclame : L'amour du sol natal .A lu tache prochaine Ses efforts soul promis ; Ah ! que ton fils comprenne La chanson du pans ! .— Blanche Lamontagno-Beaoregard.pour nous amuser, nous instruire et nous faire du bien à l'âme.Cher bonhomme Noël, n'oubliez pas d'inclure parmi nos élrennes, à chacun de nous, une carte d'abonnement à celte intéressante revue.T,a carte ne se vend que 75 sous chez les principaux libraires et au bureau de la Revue, 25)0, rue Saint-Laurent, Montréal.Signée : Tous les petits enfants canadiens, de 3 à 18 ans ! FRANCINE ET GRAINDESEL ©RAINOeSCL 1." Il y avait une /ois, dans un joli village situé au pied d'une haute montagne, une petite fille qu'on appelait'ûraindesel.'' 2.- Quand elle vint" au monde, elle était si petite,si petite que grand'maman Branlebas lui fit up petit lit dans une savate de son papa.X- L'oncle Jean, à qui on demanda po son parain.se fitun peu tirer l'oreille:"Moi, dit-il, un vieux garçon, le parrain d'une poupée?.AK!.Ah!." ' Il jut bien obligé, à la fin d'accepter; et le lendemain, dans l'après-midi, on vit arrêter la carriole de l'oncle Jean devant la porte des faim-assis.5- Rendu a 1 eqlise, on discuta longuement eu sujet du nom t, donner au bébé."Ce poupon-là S'appellera Oraindesel, dit résolument l'oncle Jean." Voyons, M.Jean, hasarda avec timidité M.le Cure, vous êtes plus chrétien que cela.Il lui faut one patronne au ciel cette petite fille-la.Si nous l'appelions Marie, par exemple?i 'Comnv! vous voudrez.approuva le par ram, qu'elle s'appelle Marie pour le bon Tteuetson Ange Gardien; mais pou/- mol, 6.- Une vilaine sorcière jeta-r- elle on sort à la pauvre petite filleule de l'oncle Jean?C'est probable, car elle le fut jamais plus grande que la poupée de sa petite soeur, Suzanne.Mais par contre, elle étaitsi jolie.si fine, si caressante gue son papa et sa maman se consolaient un peu de ce qu'elle fut si petite, si petite.4,-Ûnètait'a la fin de janvier, «t ce jour-là il faisait une poudrerie comme on mtn voit pas souvent; si bien que lelongdu chemin Grand 'Maman qui portaitGraw desel, craignent qu'elle prit froid, la mita l'abri dans Son chaud manchon du chat sauvage.7-5es espiègleries amusaient surtout son parrain qui aimait sa petite Graindesel au point de se laisser tyranniser par elle.9.- Et le lendemain Mlle Graindesel traversait le village confortablement installée dans son terrasse neuf auquel l'oncle Jean avait attelé Minet.8.~I| ne Savait quoi inventer pour lui faire plaisir.Un jour, '- il lui fil en cachette, une jolie voiture avec un petit panier d'osier, cadeau de sa grancl'/naman, 10.-Jamais encore elle n'avait fait une aussi aqréable promenade que ce jour-1».Et quand son parrain arriva a Sa rencontre elle lui sauta au cou et mit trois retentissants baisers dans sa moustache rousse.C'étaitainsi qu'elle le remerciait toujours.Et lui, l'onde Jean, n'en demandait pas d'avanteqe.Tout en dételant Miner, il mâchonnait entre ses «u un s) grand cœur dans un si petit corpsl" p dents:"A-t-on jamais Dans le prochain numéro l'auteur introduira Francine.LUCE YOLE. LO $25.00 POUR UN NOM CHEZ MARRAINE CAUSERIE DE MARRAINE ODILE Mer chers filleuls.Je suis heureuse et toute fière de vous présenter la nouvelle revue fondée par la Société Saint-Jean-Baptiste pour les enfants canadiens-français.N'est-ce pas qu'elle est jolie ?Lisez-là toute, mes enfants, des pages les plus amusantes jusqu'aux plus sérieuses.Toul ici, doit contribuez à vous distraire en élevant vos esprits, en développant ce qu'il y a en vous de meilleur, de plus pur et de plus noble.Elle est bien de « rhcz-nous », votre revue.Soyez-en fiers ! Faites-la connaître et aimer.Je vous l'ai déjà dit, vous ferez ainsi oeuvre patriotique et oeuvre d'apôtres car c'est faire beaucoup que de répandre le goût des bonnes lectures et des belles choses.Ecrites spécialement pour vous, par des plumes canadiennes, les paires que vous lirez vous sembleront doublement intéressantes.Vous ferez, dans votre bibliotheque, place de choix à « votre revue ».Vous causerez avec vos petits amis des choses amusantes et instructives que vous y aurez apprises, enchantés de les intéresser, tout tiers de pouvoir nous amener bientôt vos meilleurs camarades et vos plus gentilles com- pagnes Marraine ODILE COI'R RI Vît DE MARRAINE ODILE Mes filleuls trouveront dans la « Revue Nationale » de décembre, réponse aux lettres que j'aurai reçues jusqu'au 15 novembre.Ensuite, ils devront chercher noire courrier dans « leur revue ».Faute d'espace, je ne puis aujourd'hui, que « bonjourer » mes filleuls, mais ce bonjours est, comme d'habitude, très affectueux ! M.0.«NOËL» Le fait se passe, mes enfants, à Bethléem, petite ville de Judée.Un édit de César—Auguste ordonne à tous les Juifs d'aller à une époque déterminée se faire enregistrer dans leur ville natale.Marie et Joseph habitaient Nazareth.Ils ont dû venir à Bethléem pour se conformer à l'édit impérial.II y a foule de gens venus d'un peu partout.RepoUBSOB parce qu'ils étaient pauvres, tremblante de froid, accablés de fatigue, après un voyage de trois ou quatre jours de marche.Marie et Joseph se réfugient dans une grotte servant d'étable pour les animaux.Il y avait là un boeuf et un âne.Dans la nuit — c'était le 25 décembre — naquit l'Enfant-Jésus.Marie l'enveloppa de pauvres langes et le coucha sur la paille de la crèche OÙ mangeaient les animaux.Personne ne savait alors, sauf Marie et Joseph, que là reposait le Sauveur du monde et le Roi du ciel.Mais voici que des chants d'une suavité ravissante éveillent des bergers endormis, non loin de là.près de leurs troupeaux.« Cloire à Dieu au plus haut des « cieux ! Paix sur la terre aux hommes « de bonne volonté ! Il vous est né un « Sauveur, vous le trouverez couché « dans une crèche, enveloppés de lan-* ges.Allez ! Adorez-le » !.Dociles à la voix des anges, les bergers se hâtent vers Bethléem.Ils trouvent bientôt la grotte où repose l'Enfant.Us croient, ils adorent, ils aiment de toute leur âme simple et droite.Puis retournant à leurs troupeaux, ils racontent à ceux qu'ils rencontrent ce qu'ils ont entendu, ce qu'ils ont vu.Peu après, viendront les Mages savants et magnifiques guidés par une étoile merveilleuse.Eux aussi croient et adorent.Us sont riches et puissants.Ils offrent à l'Enfant de l'or, de l'en- $25.00 POUR UN NOM ! 1 L'ACTION SOCIALE AU PENSIONNAT LETTRE A FRANÇOISE Chère Grande, Ta petite amie des vacances dernières est maintenant acclimatée au pensionnat.J'avoue que les premiers jours m'y ont paru longs.Plus d'une fois, le souvenir de nos joyeuses courses à travers champs hantait mon imagination.J'ose espérer toutefois, que ces distractions n'ont pas eu de trop fâcheuses conséquences puisqu'elles me rapprochaient de toi et me rappelaient les beaux rêves d'apostolat que nous faisions ensemble dans nos moments d'intimité.J'essaie aujourd'hui de les réaliser.Hélas ! il y a loin du rêve à la réalité Comme tu me l'avais conseillé, dès le jour de l'entrée, j'ai beaucoup observé ce milieu si nouveau pour moi.Je suis avec des élèves de 14 à 16 ans.Tu avais bien raison de dire que j'y trouverais un petit monde, tout à l'image du grand, avec ses bons mouvements et ses travers.Tous les manèges de l'amour-pro-pre, de l'ambition, que j'ai saisis dans les conversations, dans les toilettes, dans les gestes, m'ont fait aimer plus que jamais la simplicité, la droiture, la bienveillance.Je trouve même que la charité exige que l'on ait une particulière bonté pour les moins fortunées et les moins bien douées qui souffrent du mépris et de l'oubli.J'ai été fort surprise de voir comme les élèves, mêmes les meilleures, redoutent, par une sorte de respect humain inexplicable, de passer pour obéissantes, studieuses, pieuses.Le devoir de l'éco-lière.qui prépare tout son avenir par sa fidélité n'a rien de mesquin pourtant.Pour ma part, je m'efforce de le remplir consciencieusement : l'on sourit de mon zèle.Peu m'importe après tout ! Le temps des récréations m'a d'ailleurs réhabilitée aux yeux de mes com- cens et de la myrrhe, parfum précieux de leur pays.Ce sont des privilégiés de ce temps béni, et cependant, ne l'oublions pas, mes enfants, les bergers, ces pauvres, ces humbles gens, sont les premiers appelés, les premiers apôtres de la Bonne Nouvelle !.Dom BENEDICT.pagnes.J'aime le jeu, je suis gaie.Je me suis fait de bonnes amies.N'est-ce pas ainsi que tu m'as toi-même gagnée à ton exemple ?Aux heures de tranquillité, je me joins aux groupes de celles qui peuvent et veulent s'intéresser à d'autres sujets qu'à la critique des toilettes de mademoiselle Une Telle, au jeu des actrices du National et aux multiples épisodes des vues animées.Alors nous abordons, sans contrainte, des questions instructives, questions sociales d'actualité, dont j'entends parler au parloir, articles de revues, livres, etc.Plusieurs jeunes filles ont eu l'heureuse curiosité de lire « La femme de demain », d'Etienne Lamy, « Une croisade d'adolescents » de l'abbé Groulx, les ouvrages de Mme Goyau.Elles se sont renseignées sur la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, l'oeuvre des Foyers, l'Assistance maternelle et autres.Et voilà que l'autre soir, la plus jeune et la plus ardente de notre petit cénacle a demandé à notre maîtresse de nous réserver une ou deux heures chaque semaine, afin de nous permettre de poursuivre plus assidûment ce genre de conversations et de lectures.Mère Sainte-Agnès a paru intéressée : « Mais c'est un cercle d'études que vous voulez, mes petites filles, a-t-elle dit, j'y longerai ».Nous avons bon espoir d'obtenir gain de cause, car nous pouvons dire sans fausse humilité que nos préoccupations sociales, loin de nuire à nos études nous y font apporter plus d'ardeur et la responsabilité du bien que nous voulons faire nous rend plus pieuses.Dis-moi bien vile que tu es contente de ta petite, SUZETTE.Pour copie conforme, Justine HARD EL.UN BON CONSEIL Ne vous creuse-/, pas la tète pour savoir quel cadeau (jonner cette année aux personnes à qui vous voulez faire plaisir.Une élégante carte d'abonnement à la «Revue Nationale » est le cadeau à la mode et très apprécié.Chez les principaux libraires et aux bureaux de la Bévue, 2!)6, rue Saint-Laurent : $2.00. 12 $2500 POUR UN NOM Les objets que l'on peut faire avec des pelures d'oranges Rond de serviette découpé dans une pelure d'orange.L'opération doit se faire sur l'orange même, puis on fait sécher pendant quelques jours le rond de serviette sur un verre à boire, ou tout autre corps rond et dure qui le remplit parfaitement.Scène de Guignol tracée sur une pelure d'orange.Cendrier ou vide-poche fait de deux calottes, ou moitiés de pelure d'orange, superposées et collées ensemble avec de la cire.Sarbacane ou tire-pois.Avec un petit tuyau en fer-blanc découpez de petites rondelles dans une pelure d'orange.Elles vous feront d'excellents projectiles.Trois personnages.Le chef tartare a pour robe, un verre ou un pot à moutarde entouré d'une étoffe de couleur.Le reste du personnage, est fait de pelures d'oranges.La grosse madame est faite de trois calottes dont deux réunies en boule, et la troisième superposée aux autres en forme de collerette.La tête est faite d'une amende verte, maintenue en place par le bois d'une allumette aiguisé des deux bouts.La sultane est toute en pelure d'orange, sauf sa ceinture faite d'un rond de serviette et le voile de mousseline.TeL Si-Louis 8624 839 - 851 est Ave.Mont-Royal $25.00 POUR UN NOM 13 Magazine mensuel illustré pour la famille I our ceux qui ne la connaîtraient, pas encore, disons tout de suite que « La Revue Nationale» est un magazine de famille, de grand format (111 pouces et demi par 14), imprime sur papier glacé et abondamment illustré.Sa rédaction, très variée, s'adresse a tous les âges et à toutes les conditions.Les questions nationales et sociales y occupent une large place, ce par quoi 4 La Revue Nationale » convient à tous les esprits sérieux et a tous ceux que nos luttes nationales intéressent, c'est-à-dire en somme, à tous les patriotes.La partie proprement littéraire de cette publication en est aussi la plus développée.Elle comprend des poésies, des contes et des nouvelles, presque toujours signés de noms canadiens et un roman, publié par tranches, le tout de la plus scrupuleuse moralité, ce qui n'enlève rien à leur intérêt, quoi qu'en pensent les esprits dépravés.La critique littéraire, dans la Revue, est faite par M.Henri d'Arles, ce qui dispense d'en faire l'éloge.Sous le titre de «Cahiers féminins», la Revue publie des pages féminines que dirige mademoiselle Marie-Claire Paveluy, l'une de nos femmes de lettres les plus distinguées.En outre des pages dirigées par Mlle Daveluy, la Revue renferme encore des pages de mode, de travaux féminins et de science ménagère, sous la direction d'une journaliste de grand talent, qui se cache sous le pseudonyme de Perle Satin.Un journaliste de carrière résume, pour le bénéfice des lecteurs de « La Revue Nationale», les principaux événements du mois.A tout cela viennent s'ajouter, de temps à autre, des articles sur l'Art, musique, peinture, sculpture, qui font les délices des lecteurs de la Revue, tout en cultivant leur goût et leur sens artistique.Parlons maintenant des illustrations.Chaque mois, la première page de la Revue reproduit une oeuvre d'art canadienne, peinture ou sculpture, si bien qu'à la fin de l'année, cette collection d'oeuvres d'art canadiennes représente, à elle seule, plus que le prix de l'abonnement.Le roman, les contes et les nouvelles sont toujours illustrés de compositions originales faites spécialement pour la Revue par quelques-uns de nos dessinateurs canadiens les plus avantageusement connus.Toute une page est consacrée chaque mois à reproduire les plus beaux monuments et les sites les plus pittoresques de notre immense pays.Des portraits, des gravures de modes, etc., viennent compléter la Revue, en augmenter la beauté et la valeur pratique.Tous ces articles et toutes ces illustrations si variés, n'en sont pns moins rassemblés sous l'empire d'une préoccupation unique : doter notre population d'une revue qui soit bien de chez nous, qui s'harmonise parfaitement avec notre tradition religieuse et nationale, dont la Société Saint-.ïean-Baptiste, dans toute In mesure de son influence et île son rayon d'action, entenil rester la gardienne fidèle et vigilante.Abonnement annuel : $2.00.Numéro échantillon envoyé sur réception de 10 sous.Rédaction, administration et publicité, bureaux A H et C, Monument National, 296, rue Saint-Laurent.Téléphone (numéro temporaire) MAIN 81155.fondent flâna l'oeil en une seule.Et si l'on applique sur une muraille blanche un pain à cacheter rouge et qu'on le renarde longtemps, lorsque la vue sera fatiguée et.qu'on regardera un autre point flu mur, on en verra un vert.* * * Le bonheur consiste à sentir son âme bonne.—Jo/ibcrt.* * * En Suisse, à Genève, on fait des arbres de Noël pour les oiseaux.On place sur le bord des fenêtres de minuscules sapins auxquels on attache des noix et des biscuits.Les petits becs affamés par l'hiver, les trouvent très vite, dit-on ! BRIND'OISON.A LA CUEILLETTE La première bibliothèque connue fut établie par le célèbre roi d'Egypte, Osyman-dias.* * * Le vert et le rouge sont deux couleurs complémentaires l'une de l'autre.Combinées elles donnent le blanc.Ainsi, en peignant de ces-deux couleurs les deux moitiés d'un disque de carton et le faisant tourner rapidement, nous croyons le voir tout entier blanc.Les deux couleurs se con- 11 $25.00 POUR UN NOM Modes pour mes Filleules Trois gentils tabliers de batiste, linon, toile ou mousseline blanche ornés de broderies et d'entre-deux délicats.Un Grand Concours $25.00 pour un nom Désireuse de rendre aussi parfaite que possible la nouvelle revue qu'elle vient de fonder pour la jeunesse canadienne, La Société Saint-Jean-Raptiste a décidé d'organiser un grand concours pour trouver le nom qui conviendrait le mieux à sa nouvelle publication.Le concours est ouvert à tous, sauf aux employés de « La Revue Nationale » et de la « Revue pour la jeunesse ».Une somme de vingt-cinq piastres ($25.00) sera donnée au vainqueur.Les réponses devront être écrites, et surtout, signées, très lisiblement et porter au long l'adresse de l'envoyeur.Elles devront être accompagnées d'un coupon de concours.Chaque coupon de concours donne le droit de proposer un nom seulement, sauf dans le cas des abonnés qui, en mentionnant leur qualité d'abonnés sur le coupon, pourront proposer autant de noms qu'ils voudront.La Société se réserve le droit de choisir n'importe quel nom, sans égard au nombre de votes qu'il aura reçus.Si le nom choisi par la Société a été suggéré par plusieurs personnes, il sera procédé h un tirage au sort pour désigner le gagnant.Si la Société choisit un nom en dehors de ceux qui lui auront été suggérés, le prix sera quand même attribué à celui qui, dans l'opinion du jury, aura soumis le meilleur nom.Le comité des publications de la Société Saint-Jean-Baptiste constituera le jury du concours et sa décision sera finale et sans appel.Les réponses au concours, qui ne seront pas accompagnées d'un coupon ou du prix d'un abonnement ; ou bien celles qui contiendront plus qu'un seul nom par coupon de concours, sauf toujours dans le cas des abonnés, ne seront pas considérées.Le concours s'ouvre avec la publication du présent numéro de la Revue de la jeunesse.Les réponses seront reçues jusqu'au 15 décembre, à midi.Le résultat du concours sera annoncé dans « La Revue Nationale » de janvier et dans la Revue pour la jeunesse de février.LA DIRECTION La Société Saint-.l ean-Bap-tiste de Montréal, paiera la somme de $25.00 (vingt-cinq piastres) à celui ou celle qui lui soumettra le nom le plus joli, et le plus approprié à la revue illustrée pour la jeunesse, qu'elle vient de lancer.Signé : Victor MORIN.Président-général.Coupon de concours A découper et envoyer au Bureau de la Revue, 296, rue Saint'Laurent, avec votre réponse au concourt.Donne le droit de suggérer un nom seulement, à ceux qui ne aont pat abonnés. $25.00 POUR UN NOM CONCOURS D'ANNONCES POUR ENFANTS A QUI JLES PRIX ?Aux 23 meilleures copies envoyées SUJET LA CAISSE NATIONALE D'ECONOMIE : — Développer brièvement l'idée qu'une bonne police de rentes viagères est le radeau le plus utile qu'un père île famille puisse offrir à ses enfants, à l'occasion du jour de l'an.Faire ressortir les avantages réels existant pour les enfants qui sont inscrits en bas âp;e à la Caisse Nationale.Quelques suggestions pour aider nos jeunes concurrents V La Caisse Nationale d'Economie a distribué en 191'.), la somme de $101,401.09 en rentes — elle a versé nux pensionnaires de cette année : $115.6Cfi.08.L'an prochain, $30,000.00 de plus seront partagés et cette nuirnientnlion se continuera tous les ans.2" Plus un enfant est inscrit jeune dans la Caisse d'Kconomie, plus il jouira tôt (le sa pension viagère.Alors que toutes les compagnies ne paient des rente's qu'à partir de 55 ans d'âne, la Caisse est en mesure d'en payer 35 années plus tôt, si l'enfant est inscrit à sa naissance.3° Les pensions actuelles représentent un taux d'intérêt de près de 30%.4° Au début de chaque année, près de cinq mille pères de famille profitent du jour de l'on pour doter leurs enfants île fortes pensions viagères de la Caisse Nationale.Ce sont des étrennes plus pratiques qu'aucune autre.LES RECOMPENSES LES CONDITIONS J_Prix ' I CC OA ** AI""'" I» nom ''" »*rc " "on 1—1 rus de.S 5.00
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