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Titre :
Vie ouvrière.
Vie ouvrière est une revue catholique mensuelle d'animation sociale engagée pour la cause ouvrière qui a été publiée à Montréal de 1979 à 1990. [...]
La revue mensuelle Vie ouvrière est publiée à Montréal de 1979 à 1990. Elle fait suite à Dossiers « Vie ouvrière » (1974-1978), revue catholique d'animation sociale engagée dans le monde ouvrier, élargissant ses préoccupations aux laissés pour compte des luttes syndicales : travailleurs non syndiqués, pauvres, chômeurs, assistés sociaux et marginaux. Vie ouvrière montre aussi une sensibilité à l'égard d'un large éventail de problématiques sociales plus larges. La montée du féminisme a des répercussions sur les orientations de la revue. La question autochtone fait aussi l'objet d'une certaine attention; le dossier d'avril 1979 y est consacré. Vie ouvrière fait une place plus grande aux militants chrétiens impliqués dans le missionnariat et la coopération internationale, et on y trouve de nombreux dossiers et articles à saveur altermondialiste sur la solidarité internationale. La première livraison de 1981 marque une rupture dans la facture visuelle de Vie ouvrière. La page couverture monochrome habituelle fait place à une page illustrée et colorée et des photographies et des illustrations parsèment maintenant les textes, donnant une allure de magazine à la revue. Celle-ci procède toutefois toujours par enquêtes, reportages et articles de fond. Vie ouvrière fait partie d'une longue série de publications incluant aussi le Bulletin des aumôniers des mouvements spécialisés d'Action catholique (1942-1947), L'Action catholique ouvrière (1951-1957), Prêtre d'aujourd'hui (1958-1966), Prêtres et laïcs (1967-1973), Dossiers « Vie ouvrière » (1979-1990) et VO (1990-1997), qui, en fusionnant avec Les Carnets de VO (1996-1997), devient Recto verso (1997-2004). La publication de Vie ouvrière résulte d'une collaboration entre le Centre de pastorale en milieu ouvrier, la Jeunesse ouvrière catholique et le Mouvement des travailleurs chrétiens. VALLIÈRES, Pierre, « Le magazine de Vie ouvrière - 40e anniversaire. Troisième partie : les années 70 - L'utopie et l'institution », VO, no 232, septembre-octobre 1991, p. 12-14.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1979-1990
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Dossiers "Vie ouvrière",
  • Successeur :
  • VO
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Références

Vie ouvrière., 1979, Collections de BAnQ.

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OUVRI�RE PhlR P-79 EX.2 'J�{.XZII "�'d '-IV.IM.I.NON 35iH�inft m.vn 'ona1 IH siwm-.i.s ooz i *s:-midol>im�i m�ih(i "x:i 'til�til'l 'ii.i:ki nu iiv:onm DOSSIERS "VIE OUVRI�RE"___________________ AU SERVICE DES MILITANTS CHR�TIENS DU MONDE OUVRIER Comit� de la r�daction Denise Gauthier, Robert Guimond, Raymond Levac, Guy M�nard.Jules Paradis Collaboration: Jeunesse Ouvri�re Chr�tienne (J.O.C.) Mouvement des Travailleurs Chr�tiens (M.T.C) Centre de Pastorale en Milieu Ouvrier (C P.MO.) Paul-�mile Charland.r�dacteur en chef Lucie Leb�uf, assistante � la r�daction et � la promotion Secr�tariat: Liliane Lemay Abonnement: $900 pour un an �diteur: Revue Vie Ouvri�re Inc.Adresse: 1201, rue Visitation, Montr�al, Canada, H2L 3B5 T�l�phone: (514) 524-3561 Courrier de deuxi�me classe � Enregistrement no 0220 ISSN 0384-1146 D�p�t l�gal.Biblioth�que nationale du Qu�bec Index�e dans le R�pertoire analytique d'articles de revue du Qu�bec (RADAR) Imprimerie Notre-Dame, Richelieu, Que. SOU! IH�irC Janvier 1979 � Vol XXEX, N� 131 Une nouvelle �tape dans la vie de la revue Le conseil de direction 2 �ditorial Le syndicalisme au Qu�bec Pau�-�mile Charland 4 Dossier Les chiffres parlent: donn�es de base 7 La C.E.Q.: une centrale que ses pratiques d�mocratiques caract�risent et justifient Gilbert Laplante 10 La F.T.Q.: la vraie force des travailleurs au Qu�bec Le service de recherche F.T.Q.16 La C.S.N.: faire avancer les choses dans le sens d'une dignit� humaine toujours � reconqu�rir Michel Rioux 21 Les syndicats, cibles majeures de la police secr�te Ligue des droits de l'homme 26 �a fait 7 mois qu'on est en gr�ve (Nacan) Interview 32 Comment lutter contre le syndicalisme: un cours aux patrons La r�daction 39 Le syndicalisme et les jeunes Claude Hardy 45 Les �tudiants et le syndicalisme Jean-Roch Tremblay 49 Le maraudage inter-syndical Joseph Gigu�re 52 Le monde religieux et le syndicalisme Raymond Levac 57 Luttes d'ici, luttes d'ailleurs Robert Quevillon 63 Une nouvelle �tape dans la vie de la revue La revue Vie Ouvri�re vous arrive sous une nouvelle pr�sentation qui permettra de faire ressortir davantage les th�mes abord�s.Mais l� n'est pas le principal changement qu'a connu la revue au cours de l'ann�e �coul�e: elle a chang� de mains.Fond�e par les aum�niers de l'Action catholique ouvri�re en 1951, la revue �tait, jusqu'� cette ann�e, la propri�t� des Oblats de Marie-Immacul�e qui l'ont soutenue depuis sa fondation.Au cours de l'ann�e derni�re, des d�marches ont �t� entreprises en vue d'une incorporation civile.Le 4 janvier 1978, une charte provinciale constituait la Revue Vie Ouvri�re en corporation � but non lucratif, selon la 3e partie de la loi des compagnies.Une participation plus �largie Les raisons de cette d�marche �taient d'impliquer un plus grand nombre de groupes populaires et de communaut�s chr�tiennes dans la publication d'une revue de pastorale ouvri�re qui avait d�j� plus de 25 ann�es d'exp�rience.Les Oblats ont pens� qu'une revue comme "Vie Ouvri�re" devait appartenir � l'ensemble de la soci�t�.C'est pourquoi, tout en continuant de participer � la nouvelle corporation, les Oblats ont voulu demeurer un membre parmi d'autres dans ce travail d'animation et de promotion de la classe ouvri�re.La mise en �uvre de la corporation a pris plusieurs mois: il fallait pr�voir les r�glements, recruter des membres, tenir la premi�re assembl�e g�n�rale et, enfin, �lire le premier conseil d'administration.L'assembl�e g�n�rale est actuellement compos�e d'une vingtaine de repr�sentants d'organismes et de membres individuels, solidaires de la classe ouvri�re.Mais ce nombre n'est pas restrictif et le conseil d'adminis- 2 tration pourra recevoir les candidatures de ceux qui d�sirent partager les buts et objectifs de la corporation.Le premier conseil d'administration � �tre �lu est compos� de Gilles H�bert, pr�sident; Gis�le Turcot, vice-pr�sidente; Denise Gauthier, tr�-sori�re; Guy Cousin, secr�taire; Fran�ois Delorme, conseiller.Le conseil a confirm� Paul-�mile Charland dans la charge de r�dacteur.Buts et objets de la corporation Les buts de la revue restent les m�mes: �ducation, animation, �vang�-lisation.Promouvoir dans la soci�t� et parmi les chr�tiens une meilleure connaissance de la classe ouvri�re, de ses probl�mes, de ses luttes et de ses espoirs.La revue est publi�e par des chr�tiens engag�s dans le monde ouvrier au nom de leur foi et de leur solidarit� avec les travailleurs et leurs organisations.Elle voudrait �tre un instrument au service des militants engag�s en monde ouvrier.Dans la charte, les objets pour lesquels la corporation est constitu�e sont les suivants: 1) Faire la pastorale du monde ouvrier, principalement par la publication et la diffusion d'une revue et publications d'inspiration chr�tienne; 2) Promouvoir dans la soci�t� et dans l'�glise une meilleure connaissance du monde ouvrier; 3) Faire de la recherche en pastorale du monde ouvrier et organiser des colloques et rencontres � ce sujet.Nous esp�rons qu'une participation �largie par la nouvelle constitution de la revue, contribuera � lui donner un nouveau souffle en �tendant son appartenance et sa responsabilit� � un plus grand nombre de personnes.Nous voulons �galement remercier les abonn�s, anciens et nouveaux, de leur appui et de leur int�r�t, et les inviter � se sentir responsables de la revue dans chacun de leur milieu.Le conseil de direction 3 ditoxiaL Le syndicalisme au Qu�bec La soci�t� qu�b�coise peut se compter heureuse d'avoir encore des organisations syndicales et ouvri�res qui jouissent d'une certaine libert� d'action.De retour d'un voyage au Chili o� j'ai pu observer de plus pr�s le fonctionnement d'un r�gime totalitaire, li�e aux int�r�ts financiers de la classe poss�dante, la libert� syndicale appara�t encore davantage comme un bien qu'il faut pr�server � tout prix.C'est une conqu�te de la classe ouvri�re, bas�e sur un droit fondamental de la personne humaine, le droit � la libre association.Dans le contexte de conflit d'int�r�ts entre le capital et le travail, les associations ouvri�res restent la seule force que les travailleurs poss�dent pour d�fendre leurs int�r�ts.L'histoire du syndicalisme au Qu�bec va de pair avec l'am�lioration relative des conditions de travail et des mesures sociales dont b�n�ficie la soci�t� toute enti�re.Nous ne reprendrons pas ici cette hisoire que nous avons abord�e dans deux dossiers pr�c�dents1.L'objet du pr�sent dossier veut rendre compte plut�t de la situation actuelle du syndicalisme au Qu�bec.Situation toujours fragile, surtout dans le contexte actuel.Quelques chiffres significatifs Si on analyse de pr�s la carte syndicale du Qu�bec, on peut se rendre compte d'un double ph�nom�ne: la baisse g�n�rale des effectifs syndicaux, et la multiplication des syndicats ind�pendants.Depuis 1974, en effet, le taux global de syndicalisation est tomb� de 4%.Durant cette p�riode, c'est le monde ouvrier, celui des travailleurs manuels, qui a �t� le plus durement touch�: car au cours de ce m�me laps de temps la syndicalisation des professeurs et des professionnels de la sant� a vu ses effectifs augmenter.1 Histoire des organisations syndicales, dossier 111, janvier 1977 (�puis�); Les vieux nous racontent, dossier 123, mars 1978.4 D'autre part, la mont�e des syndicats ind�pendants, qui sont pass�s de 120,000 � 147,423 entre 1974 et 1976, n'est pas sans allumer le signal d'alarme pour le syndicalisme au Qu�bec.Le syndicalisme ind�pendant est une accommodation qui divise la classe ouvri�re et fait le jeu du pouvoir.Plusieurs hypoth�ses peuvent expliquer ce ph�nom�ne, comme le gigantisme des centrales et une radicalisation parfois trop rapide, mais aussi l'attaque plus forte et plus syst�matique qu'ont connue les syndicats au cours de cette p�riode.Sans doute, les grandes centrales syndicales ne peuvent satisfaire toutes les aspirations, et un certain pluralisme joue le r�le de stimulant.Mais i�parpillement des forces est toujours un signe de faiblesse.Les trois grands Nous avons demand� � chacune des grandes centrales de se pr�senter et de dire comment elles se situent dans le contexte socio-�conomique et politique actuel.On remarquera les points de rencontre, mais aussi les diff�rences qui les caract�risent.Malgr� ces divergences, elles ont �t� capables de Fronts communs lors des grands enjeux qu'a connus la classe ouvri�re durant ces derni�res ann�es: indexation des salaires, politique anti-inflationiste, n�gociations dans le secteur public, lutte pour la sant�-s�curit� au travail.Le pluralisme syndical donne lieu � ce qu'on appelle le "maraudage", ou le recrutement � l'int�rieur des autres centrales.C'est un point d�licat � aborder, et qui risque d'entretenir la division et la ranc�ur � l'int�rieur du mouvement ouvrier.Avec lucidit� et franchise, loseph Gigu�re, pr�sident du conseil central C.S.N.de Qu�bec, nous parle du "maraudage" inter-centrales, alors qu'un si grand nombre de travailleurs ne sont pas encore syndiqu�s, surtout chez les jeunes.Les forces anti-syndicales Les pr�jug�s anti-syndicaux sont de plus en plus r�pandus dans la soci�t�: nous avons demand� aux principaux int�ress�s ce qu'ils en pensaient.Ceux qui nourrissent et entretiennent ces pr�jug�s jouent un jeu bien dangereux et risquent de se retrouver, demain, dans une situation pire que celle qu'ils connaissent aujourd'hui.Nous ne sommes pas pr�ts � justifier tout ce que font les syndicats ouvriers, mais il existe une autocritique r�gularisatrice que les travailleurs sont capables d'exercer eux-m�mes, sans avoir besoin des pontifes venant de l'ext�rieur.5 Plusieurs se chargent, d'ailleurs, de "veiller" sur les syndicats.La Ligue des droits de l'homme a mis � jour les multiples tactiques d'infiltration polici�re destin�es � tenir � l'�il les syndicats trop combatifs.L'�tirement des gr�ves, avec la complicit� de la faiblesse des lois, comme par exemple celle des employ�s de Nacan, est une autre tactique employ�e pour venir � bout de la patience des syndiqu�s.Et comme si les employeurs �taient � court de moyens, il y a des cours qui se donnent sur la fa�on de se d�barrasser des syndicats.Le mouvement anti-syndical n'est pas propre au Qu�bec: il y a des pays o� la r�pression est encore plus sauvage.D'o� la n�cessit� d'une solidarit� internationale.Devant l'omnipr�sence des soci�t�s multinationales, les travailleurs doivent songer � mettre sur pied une solidarit� � l'�chelle mondiale.C'est l'initiative des travailleurs qu�b�cois, regroup�s dans la Conf�rence Internationale de Solidarit� Ouvri�re (C.l.S.O.) qui a commenc�, il y a quelques ann�es, � inviter des travailleurs du Tiers-monde surtout � poser les bases d'une lutte commune contre un ennemi commun.Les travailleurs d'ici ont encore beaucoup � apprendre de la r�alit� ouvri�re des pays en voie de d�veloppement.Les chr�tiens et le mouvement syndical L'�glise des ann�es 40 au Qu�bec a �t� plus pr�sente au monde ouvrier qu'elle ne l'est actuellement.Le syndicalisme �tait per�u comme une n�cessit� pour le monde ouvrier.De nombreux chr�tiens se sont alors sentis appuy�s dans leurs luttes et se sont engag�s dans la mise sur pied de syndicats.Aujourd'hui, alors que les luttes sont devenues n�cessairement plus dures et les affrontements plus vigoureux, on h�site � s'engager et � soutenir la classe ouvri�re.Une enqu�te aupr�s des religieux et religieuses, membres de syndicats, r�v�le que 42% sont agressifs � l'�gard de l eur organisation.Pour comprendre la vie syndicale actuelle, il faut avoir �t� aux prises avec les probl�mes quotidiens d'une famille � nourrir, ou l'ins�curit� du lendemain.Ou encore, avoir d�lib�r�ment partie li�e avec ceux qui connaissent ces situations.Les chr�tiens qui ont � c�ur de vivre leur foi en la force lib�ratrice de l'�vangile, auront compris l'importance pour le monde ouvrier de se doter d'organisations syndicales fortes et autonomes.Paul-�mile Charland 6 J2>05.1LEZ Le syndicalisme au Qu�bec Donn�es de base I � Aper�u global Qu�bec 1976: population totale plus de 6,000,000 population active 2,743,500 effectifs syndicaux 846,619 31.2% (pr�s de 3000 unit�s de base) Il faut noter que la proportion de travailleurs syndiqu�s de 31.2% s'�l�ve � 33.5% si on exclut de la population active totale les travailleurs � leur compte et les travailleurs familiaux non r�mun�r�s.Soulignons que le taux de syndicalisation au Qu�bec d�cro�t depuis 1974 de 37.7% � 33.5% en 1976.II � Les effectifs syndicaux selon les centrales syndicales 19741 1975= 1976=
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