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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-10-31, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Ensoleille Minimum Maximum y Demain: Averses DETAILS PAGE A?LE PLUS!CRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DE LAVAL WUÊMTû 4010, Boni.Dagenais, Fabrevillo 622*3434 3\t\u2022 MONTRÉAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1988\t105e ANNÉE N°12\t62 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents WÊ Ailleurs au Quebec : 50 cents ¦ îles de La Madeleine: 90 cents 3t 9 I\t\u2022.-mi \u2022 *\t-\t\t Aujourd'hui jt\\/ LEVES0UE Il V a un an, le 1er novembre, l'ex-premier ministre Rene Levesque mourait subitement a son domicile, plongeant le Quebp- dans la stupefaction et la tristesse.A10 PLACEMENTS Pour qu'il y ait un krach dans l'immobilier, il faudrait une catastrophe financière a l'échelle mondiale.Mais une correction a la baisse est tout a fait possible.14 ISRAEL A 48 heures des elections en Israel, la journée d'hier a ete particulièrement violente dans les Territoires occupes, ou deux Palestiniens et quatre Israéliens ont ete tues Cl L'AUTOMOBILE Complètement transformée, la Nissan 240 SX, aux formes arrondies, a une suspension intéressante, la même stabilité et demeure fidèle a la propulsion arrière.S2 MARIO LEMIEUX Mario Lemieux est blesse légèrement a la poitrine au cours du match contre les Rangers et les Jets de Winnipeg congédient leur directeur general, John Ferguson.Sommaire Annonces classées immobilier.C6 a ClC marchandises.C10 emplois.C10 automobiles.C\"l0 a C13 propositions d'affaires.A12 Arts et spectacles informations.B5 a B10 horaires.B6-B7 Bandes dessinées.C9 Décès.B9 Etes-vous observateur?.C6 Feuilleton.C7 Horoscope.C8 L'automobile.C1 a C5 Le monde.A14 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.C11 \"Mot mystère.C10 Placement.A10 à A13 Quoi faire.A16 Télévision.B6 Gallup: PC 38%, PLC 32%, NPD 27% 50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% 1 Y*\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t.\t\t\t\t\t\t -i- | /\t\t\t\t\t\t\t\t /\t\t\t\t\t\t\t\t F i i-\t\t\t\t\t\t\t\t- PC Sept.Mai Juin Juil Août Sept.3 oct.17 oct.24 oct.31 oct 1984 1988 1988 1988 1988 1988 1988 1988 1988 1988 GILBERT LAVOIE n sondage de la maison Gallup effectué entre mercredi et samedi derniers, soit immédiatement après les deux débats télévisés des chefs, accorde 38 p.cent des voix aux conservateurs contre 32 p.cent aux libéraux et 27 p.cent au NPD.Ces résultats représentent une augmentation de quatre points pour les libéraux par rapport au dernier sondage Gallup effectue entre les 20 et 22 octobre.Les conservateurs et les néo-démocra- tes accusent une baisse de deux points chacun.Onze p.cent seulement des personnes interrogées étaient indécises la semaine dernière, comparativement à 19 p.cent lors du sondage précédent.Selon la maison Gallup, ces pourcentages, appliqués aux élections précédentes, n'auraient accordé qu'une fragile majorité de sièges au gouvernement Mulro-ney.Les conservateurs auraient fait élire 154 députés, les libéraux 102 et les néo-démocrates 39.Les Ca- nadiens éliront 295 deputes lors des élections du 21 novembre.Gallup signale toutefois qu'en raison de la précarité des appuis régionaux aux partis, un changement mineur dans les intentions de vote pourrait amener l'élection d'un gouvernement minoritaire.Un tel événement compromettrait l'accord canado-américain de libre-échange auquel s'opposent les libéraux et les néo-démocrates.La performance de lohn Tur- VOIR GALLUP EN~À~2 SUITE DES INFORMATIONS EN B 1 et B ù Le Mouvement Desjardins appuie le libre-échange SOIRÉE D'ÉPOUVANTE GILBERT LAVOIE Le Mouvement Desjardins appuie l'accord de libre-échange canado-américain qui lui semble « un tremplin pour une offensive commerciale québécoise plus large et articulée».C'est ce qui ressort d'un document expédié le 3 mars par le president du Mouvement, M.Claude Béland, aux dirigeants des Caisses populaires et d'économie Desjardins.Le document, intitule «L'accord du Libre-échange: un outil potentiel pour le développement économique du Québec», a été remis a La Presse par la direction québécoise du Parti conservateur.Le texte signale que plus de 7UOOOU emplois au Québec soin tributaires de la capacité de vendre des biens et services à l'étranger.« La gravité de la récession économique du debut de la décennie a l'ait chercher des manières de garantir, sinon améliorer, les perspectives futures de croissance économique.I.t dans ce contexte, un moyen privilégié était d'augmenter les débouchés extérieurs îles industries dujfjanada.cj du Québec»._.Qn y affirme que la nécessite du libre-échange est devenue une urgence a cause de la montée du protectionnisme américain.Les auteurs disent qu'«un recul sur cette question ne pourrait, maintenant, qu'être créateur d'incertitude et déstabilisateur».Le Mouvement Desjardins reconnaît que le libre-échange entraînera des ajustements parfois difficiles.«Certains travailleurs seront affectes par des fermetures d'usines et les coûts humains et économiques des mises a pied, de reclassification, de formation et de mobilité de main-d'oeu-vie seront appréciables».Mais le Mouvement signale que l'économie québécoise a connu d'autres chocs dans le passe et qu'elle a acquis «une force et une expérience sur lesquelles un devra s'appuyer».Dans une annexe au document, les auteurs précisent les incidences économiques de l'accord: ¦ reduction des prix à la consommation sur les biens achetés aux États-Unis; \"Bien content de vous avoir fait peur.» Le portier du restaurant «La Maison hantée», rue Bieurya Montréal, n'accueille pas tous les clients de cette façon mais il leur réserve une soirée pleine de surprises et d'épouvante.Bref, une soirée tout indiquée pour un soir d'Halloween.«Ah! Ah! Ah ! Veuillez me suivre.» Dans la grande salle à manger qui peut contenir 225 personnes, les clients, costumés ou en tenue de ville, mangent tout en assistant à un spectacle de plus de quatre heures.À 17h 30, l'épaisse porte de bois se referme sur elle-même.Les retardataires ne sont pas admis dans ce lieu visité par des fantômes.Sur la photo, la serveuse Tzigane fait une petite démonstration de son savoir.PHC70 ARVAND TROTTIER.UPMSM VOIR DESJARDINS EN A 2 290 suicides dans le métro en 22 ens GILLES ST-JEAN Le 1er janvier dernier, une dame de 55 ans de la Beau-ce a pris un billet d'autobus, aller seulement, pour Montreal.Elle s'est jetée sous le métro.Elle est morte.Depuis l'ouverture du métro de Montreal, a la fin de 1966.290 personnes s'y sont suicidées.Les chiffres sont plus effarants encore quand on apprend qu'il y a eu 712 tentatives de suicide dans le métro.Le taux de «réussite» est donc de 40 p.cent.C'est la station Sauvé qui est actuellement la plus touchée par les suicides.Realité troublante et sur laquelle la STCUM a toujours observe un mutisme complice avec les autorités policières et les médias, afin d'éviter que les comptes rendus n'aient un effet incitatif sur les personnes à tendances suicidaires.Et pourtant, se précipiter devant une rame du métro continue d'être le choix île nombreux candidats a la mort.Depuis le début île l'année jusqu'au 7 octobre, 29 personnes se sont jetées devant le metro de Montréal et Dossier s .une dizaine en sont mortes, soit 34,5 p.cent, indiquent les documents du Bureau du coroner du Québec, dont Lu Presse a obtenu des copies.Celte année, au 7 octobre, huit hommes et deux femmes se sont lances devant les wagons et ont péri, alors que dix hommes et neuf femmes ont échoué dans leur tentative.Des employés de la STCUM ont par ailleurs empêché le suicide de 42 individus, dont 14 femmes.Ceux qui sautent mais qui ne meurent pas peuvent se retrouver à l'hôpital jusqu'à la fin de leurs jours, lourdement handicapés.Quant aux operateurs de metro involontairement impliques dans ces tragédies humaines, ils en subissent un très violent choc nerveux.Ceux qui l'ont vécu demeurent marqués par un tel événement.Des passagers qui ont vu quelqu'un mourir aussi.VÔÎR~METRO EN A 2 Le Croupe Paré sous tutelle LAURIER CLOUTIER Reconnaissant qu'il s'agissait d'une «procédure tout à fait extraordinaire», le ministre délégué a la Finance et aux Privatisations, M.Pierre l'ortier, vient de mettre en tutelle le Groupe Pare et ses 15 compagnies (avec environ I 500 retraités logés dans des résidences de luxe) financées en partie par quelque I 000 investisseurs québécois.Le ministre n'écarte pas de plus que la poursuite de l'enquête permettra de clarifier la situation de-cette nouvelle «industrie de l'hébergement des personnes âgées» en pleine croissance, qui attire de nouveaux promoteurs immobiliers depuis deux ou trois ans.Le ministre Portier a toutefois tenu à préciser lors d'un entretien avec Lu Presse, hier, que les résidences du Groupe Paré \u2014 comme «Les Marronniers», de Laval \u2014 continueront de prodiguer les mêmes services a leurs retraites sous la gouverne d'un administrateur provisoire.M.Ronald Bois-vert, un spécialiste du bureau montréalais d'experts comptables Samson, Bélair.C'est à la suite d'une enquête entreprise en juin dernier par la CVMQ (la Commission des valeurs mobilières du Québec) que le ministre l'ortier a dû se résou- dre a prendre cette mesure extraordinaire.En vertu de l'article 257 de la Loi des valeurs mobilières, la CVMQ en a fait la recommandation le 11 octobre.La législation prévoit cependant que le ministre doit entendre les parties concernées avant de prendre sa decision.Ce qui fut fait mercredi dernier dans les bureaux du sous-ministre des Institutions financières.M.Jean Martel.Le lendemain, le promoteur immobilier et président du Groupe Pare, M.Guy Paré, indiquait par contre son intention d'entreprendre des demarches, en appel, pour faire annuler la décision du ministre Portier.Vendredi, la cour a toutefois refuse de donner raison au Groupe Paré.Comme le promoteur avait épuisé ses recours et qu'il demandait de repousser à plus tard l'intervention gouvernementale sans donner d'explication satisfaisante, le ministre Portier a decide que c'en était assez.Ronald Boisvert remplacera Guy Paré et son conseil d'administration dans la gestion de compagnies comme Paré & Associes.Société en commandite St-Ra-phael.Les Marronniers.Nouveau Concept GHP, 128-293 Canada Lice, etc.L'administrateur provisoire a déjà pris possession des biens du Groupe Pare, s'est assure que les résidences (notamment a Lévis.Trois-Rivieres et Laval) continueront à fonctionner et mettront de l'ordre dans les états financiers.Seule la CVMQ pourra recommander la fin de la procedure de tutelle du Groupe Pare, quand une enquête ultérieure aura démontré l'assainissement de ses finances.Le ministre Portier explique que la CVMQ lui a fait part de ses difficultés d'obtenir un bilan du Groupe Paré et de savoir «ou Par gent était passé.Guy Paré ne semble pas être capable de donner de réponse», a-t-il dit.C'est parce que le Groupe Pare a sollicité l'épargne du public investisseur que la CVMQ surveillait son évolution du coin de l'oeil.Parti de la promotion immobilière classique, Guy Paré se spécialisait dans l'hébergement des personnes âgées depuis trois ans avec des complexes de condos et de logements locatifs de luxe.Ces logements se louent entre $400 et S200O par mois.Par ailleurs, se servant du véhicule des sociétés en commandite, le promoteur originaire de la region de Québec offrait aux investisseurs des placements de S10000 qui devaient financer 40 p.cent de ses activités.VOIR TUTELLE EN~Â1> Tarifs en > Igucur pour 1rs voyages effectues jusqu .m Ki décembre 1988, et entre le 5 et le 31 jam 1er 1989 lis billets doivent être achetés au moins -i jours .ivunt le départ.Des conditions «Je séjours minimal 11 maximal ci autres s'appliqueni Le nombre de places csi limite Les unis soni - réservede modification, sepi (7) itpiirs après la date de publication de celte annonce Pour unis les détails, appelez votre agent de voyage» .m \\ir ( .m.ul.i dis aujourd'hui au 393*3333» T A2 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1988 Prévenir les suicides ¦ Le rapport du coroner-investi-gateur Michel Larose énonce diverses suggestions qui devraient contribuer à prévenir et à réduire les suicides dans le métro.Il propose: ¦ de parler des taux d'échec dans les tentatives de suicide; ¦ de mieux former et de sensibiliser le personnel du métro et de la police de la CUM au phénomène du suicide, afin de mieux détecter les personnes qui l'envisagent; ¦ l'installation de fosses pare-suicide le long de tous les quais du métro; ¦ des patrouilles policières plus fréquentes; ¦ une meilleure identification des stations et des jours les plus propices aux suicides; actuellement, selon le comité Larose, la station Sauvé serait la plus touchée par les suicides; ¦ l'ajout de caméras de surveillance pour mieux suivre les déplacements de personnes qui semblent sur le point d'attenter à leur vie; ¦ décorer les stations et inscrire des slogans aptes à remonter le moral des personnes dépressives.Pour sa part, M.Réjean Marier, directeur général de Suicide-Action, un organisme montréalais de prévention qui offre ses services gratuits sept jours par semaine, 24 heures par jour, suggère d'installer sur les quais du métro des panneaux portant un message invitant une personne à tendances suicidaires à composer le numéro de Suicide-Action (522-5777).Son organisme voudrait bien mettre cette mesure en oeuvre, dit M.Marier, mais n'a pas les fonds nécessaires.Un citoyen ordinaire peut parfois intervenir avec succès et empêcher une personne de se suicider.«On peut s'approcher et lui demander si ça va, la faire parler, lui dire qu'il existe des ressources.Parfois, un geste de sympathie peut faire toute la différence, parce qu'une personne suicidaire a l'impression que personne n'est sensible à sa situation, à ses problèmes», dit M.Marier.SUITE DE LA UNE Objectif: $22 millions $15,797,000 METRO_ 290 suicides dans le métro en 22 ans Qui sont les victimes?Des hommes et des femmes, de tous les ages.Beaucoup sont victimes de dépression, ont reçu ou reçoivent des soins psychiatriques au moment de leur mort.De fait, la compilation de 27 rapports de décès (sur 32 suicides réussis dans le métro) faits depuis deux ans par les coroners de Montréal montre que 19 victimes étaient soignées en psychiatrie ou étaient dépressives, souvent depuis de longues années.Plusieurs avaient tenté de se tuer auparavant, et par d'autres moyens.Chez les huit autres victimes, l'investigation médicale n'a démontré aucun signe de prédisposition suicidaire.D'autre part, le suicide dans le métro n'est pas l'apanage d'un groupe d'âge en particulier: en 84, la moyenne chez les victimes et les candidats au suicide dans le métro était d'environ 40 ans.En 85, elle était d'environ 34 ans.En 86, d'environ 36 ans.Un rapport de décès fait état du cas d'un homme de 55 ans qui a profité d'un congé d'une demi-heure de l'hôpital où il était traité en psychiatrie, l'an dernier, pour aller se jeter devant le métro.Un autre porte sur le cas d'une femme âgée elle aussi de 55 ans.Elle a quitté la Beauce en prenant un billet d'autobus aller seulement, pour venir se jeter devant le métro, le 1er janvier dernier.Un adolescent de 15 ans, soigné en psychiatrie, était décrit comme renfermé.Trois mois après avoir tenté de se tuer en s'ouvrant les poignets, il s'est jeté devant le métro, en avril dernier.Perturbations Une tentative de suicide entraine évidemment des conséquences sur le transport des usagers qu'elle perturbe sérieusement pendant plus d'une demi-heure.Quand on prévient les voyageurs d'une panne sans en donner la raison, quelqu'un a probablement voulu mourir.C'est le coroner-investigateur Michel Larose qui a entrepris l'étude sur les suicides dans le métro, l'an dernier, avec la Société de transport de la CUM, la police de la CUM et le Conseil régional de la santé et des services sociaux du Montréal métropolitain (CRSSSMM).Le comité s'était donné pour mandat, en conformité avec la Loi du coroner, de trouver des remèdes au problème et mieux protéger la vie humaine.Le Dr Larose a constaté que le métro était le sixième mode de suicide le plus populaire dans la région de Montréal, en 1985.Il estimait alors et croit toujours possible de combattre cette forme de suicide.Réticences La Presse a obtenu des copies des documents remis au coroner en invoquant la Loi d'accès à l'information et a rencontré par la suite des réticences très marquées de la part de la STCUM, qui ne veut manifestement pas qu'on aborde le sujet.Le porte-parole de la société, M.Hubert Sacy, craint qu'on déclenche une vague de suicides en traitant de ce phénomène dans les journaux.Pourtant, seion diverses sources bien informées sur le suicide en général, il semble que le silence soit de peu d'utilité pour contrer le fléau.En fait, le rapport remis par le comité Larose mentionne que la diffusion des taux d'échec des tentatives de suicide dans le métro peut aider à les réduire.Quoi qu'il en soit, le comité a produit un rapport d'une quinzaine de pages, en mai dernier, et un psychologue consulté par la STCUM, le Dr Jean-Louis Campa-gna, une autorité sur la prévention du suicide, doit en soumettre un beaucoup pi us étoffé la semaine prochaine à la STCUM.Pas de constance Les statistiques remises au co- LA METEO Québec\tMl.\tMu\tAujourd'hui AbAbt\t-to\t-2\tNuageui Outaoua>s\t-6\t3\tEnsoleille Laurenlides\t-9\t2\tVanabie Cantons de l'Est\t-7\t2\tEnsote* Mauncie\t-6\t1\tNuageux Quebec\t-7\t2\tVanabie Lac-Saint-Jean\t-8\t3\tNuageux Rimouski\t-6\t0\tNuageux Gaspesie\t-6\t0\tNuageux Baie-Comeau\t-7\t-2\tVariable Sept-lles\t-7\t-2\tVanabie Canada\t\tMil.\tAujourd'hui \tMm.\t\t Victona\t8\t10\tNuageux Edmonton\t-6\t5\tNuageux Regma\t-9\t2\tNuageux Winnipeg\t-11\t-7\tNuageux Toronto\t1\t6\tEnsoleille Fredencton\t-3\t10\tNuageux Halifax\t2\t12\tEnsoleille Chartottetown\t-1\t11\tNuageux SamlJoan\t-2\t11\tCiel dair États-Unis \tMin.\tMai.\tun.\tMu.Boston\t4\t12 N.-Orléans\t16\t24 Buffalo\t1\t6 Pittsburgh\t-1\t9 Chicago\t-6\t5 S.Francisco\t9\t19 Miami\t21\t31 Washington\t5\t13 Now York\t6\t12 Dallas\t13\t17 les capitales\t\t\t\t \tMm.\tMai.\tMm.\tMai.Amsterdam\t3\t9 Madrid\t10\t26 Amenés\t7\t18 Moscou\t0\t4 Acapuico\t25\t33 Mexico\t12\t25 Berlin\t3\t8 Oslo\t-6\t3 Bruxelles\t1\t11 Parrs\t4\t10 Buenos Aires\t18\t24 Rome\t10\t22 Copenhague\t4\t7 Séoul\t4\t16 Genève\t9\t20 Stockholm\t-7\t1 Hong Kong\t17\t18 Tokyo\t7\t17 Le Caire\t16\t24 Trinidad\t24\t33 Lisbonne\t16\t23 Vienne\t0\tS Londres\t3\t10\t\t La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 997 â quatre chiffres 7560 roner par la STCUM indiquent qu'il n'y a pas de constante d'une année à l'autre dans le nombre d'échecs: parfois il augmente, d'autres fois il baisse.Par exemple, en 1980, les documents indiquent que 19 personnes ont réussi leur suicide alors que 10 ont échoué; en 81, le nombre des morts a atteint 18 tandis que 22 tentatives ont échoué; en 82, sur 42 tentatives, plus de la moitié, soit 22, ont réussi; en 83, le nombres de tentatives augmentait à 51 mais 24 personnes trouvaient la mort; en 84, on dénombrait sept morts sur 34 tentatives; en 85, on a enregistré 14 suicides tandis que 24 malheureux ont raté leur coup; en 86, dix personnes se sont tuées et 31 ont échoué; l'an dernier, 12 ont réussi et 17 ont échoué.Dans chaque ville qui possède un métro, des gens choisissent ce moyen pour mettre fin à leurs jours.La STCUM a sollicité des statistiques sur le phénomène auprès de sociétés de transport en commun.Certaines, comme Chicago, n'en tiennent pas.À Londres par contre, la British Transport Police dit constater en moyenne 55 suicides par année dans {'Underground.À New York, où 3,7 millions d'usagers empruntent le métro chaque jour, on a relevé 20 cas de suicides devant témoins en 1987 et 14 autres cas de morts sans témoin.Lors- 3ue le porte-parole Al O'Leary, e la police du métro de New York, a appris le nombre des suicides à Montréal, il s'est exclamé: «Vous avez un problème».Fosses pare-suicide à Paris De son côté, la Régie autonome des transports parisiens (RATP, qui gère le métro de Paris) indique que 40 suicides sont survenus en 1986 sur son réseau; 29 personnes ont subi des blessures graves.En 1985, on a constaté 56 suicides et 23 cas de blessures graves.En 1984,37 personnes se sont suicidées et 36 ont subi des blessures graves.Il n'y avait eu que 14 suicides en 1960, 16 en 1961, et 28 en 1962.Les Parisiens disent avoir aménagé des fosses pare-suicide (fosses où le train projette une personne heurtée au heu de la traîner sur toute la longueur de la voie), le long des quais de deux lignes où roulent des trains montés sur pneumatiques La RATP note que ces fosses ne sont pas aménagées partout à cause d'une part de coûts très élevés et d'autre part de certaines impossibilités techniques.À Montréal, la moitié des stations disposent de ces fosses.Barrières inutiles À Washington, où le métro et sa clientèle sont comparables à ceux de Montréal, on fait état de trois suicides chaque année de 1984 à 1986.La société métropolitaine de transport de la capitale américaine a d'autre part procédé à des études sur la pertinence de doter les quais de ses stations de métro de barrières verrouillées électroniquement et qui ne s'ouvriraient qu'une fois le train arrêté.On a rejeté l'idée, en notant que trop de gens pourraient subir des blessures à cause de ces barrières.?GALLUP Gallup: PC 38%, PLC 32%, NPD 27% ner lors des deux débats télévisés semble avoir joué un rôle déterminant dans la redistribution des intentions de vote.Un autre sondage Gallup publié deux jours après le débat en anglais a montré que 72 p.cent des téléspectateurs avaient jugé que le chef libéral avait gagné ce match télévisé.Le dernier sondage Gallup montre d'ailleurs qu'un nombre accru de Canadiens jugent que M.Turner serait le meilleur premier ministre pour diriger le gouvernement.M.Mulroney mène toujours à ce chapitre avec 29 p.cent des voix, ce qui représente une baisse de 6 points par rapport au 24 octobre.M.Turner obtient 19 p.cent, ce qui représente une hausse de neuf points en une semaine.Ed Broadbent a perdu cinq points mais demeure toujours populaire avec 28 p.cent des voix.L'enquête effectuée par la maison Gallup montre que les débats ont eu des effets diamétralement opposés dans les différentes régions du pays.Au Québec, l'appui des conservateurs est passé de 39 p.cent, il y a 10 jours, à 43 p.cent lors du dernier sondage.Cette hausse des conservateurs s'est faite aux dépens du NPD dont l'appui est passé de 29 à 24 p.cent.L'appui des libéraux n'a grimpé que d'un point pour atteindre 29 p.cent.En Ontario par contre, les libéraux ont gagrié sept points pour atteindre 40 p.cent, tandis que les conservateurs sont passés de, 35 à 33 p.cent et le NPD de 29 à 24 p.cent.L'appui des conservateurs a grimpé de trois points dans l'Ouest pour atteindre 54 p.cent.Le NPD garde la tête en Colom-bie-Britanique avec 43 p.cent des voix, suivi des libéraux (28 p.cent) qui ont supplanté les conservateurs (26 p.cent).Dans les provinces de l'Atlantique, les libéraux ont pris une bonne avance avec 43 p.cent des intentions de vote, comparativement à 29 p.cent une semaine plus tôt.Le PC est'passé de 50 à 32 p.cent et le NPD de 20 à 23 p.cent.Selon Gallup, ces résultats montrent une polarisation de l'élcctorat, les libéraux faisant des gains dans leurs fiefs traditionnels (l'Ontario et l'Atlantique), tandis que les conservateurs augmentent leurs appuis au Québec et dans l'Ouest.Le sondage a été effectué auprès de 1034 personnes du 26 au 29 octobre.La marge d'erreur d'un tel sondage est de quatre points de pourcentage.Elle est cependant de 10 points dans les régions moins peuplées comme les provinces de l'Atlantique et la Colombie-Britannique.Oui dit vrai?Les maisons de sondages présentent depuis le débat des chefs des chiffres contradictoires sur la position des partis en vue des élections du 21 novembre.Un sondage dévoilé hier soir par le réseau CTV et réalisé par la firme « Insight Canada Research» accordait quatre points d'avance aux libéraux sur les conservateurs.Selon ce sondage, le PLC obtiendrait 39 p.cent des voix, le PC 35 et le NPD 23.Selon le président de cette maison de sondages, M.Michael Maezolini, les nouveaux appuis de Turner sont fragiles puisque près de 30 p.cent des répondants qui l'appuient affirment qu'ils pourraient changer d'opinion d'ici le 21 novembre.Le sondage de « Insight Canada Research» a été réalisé entre les 27 et 30 octobre auprès de 1109 électeurs.19 p.cent des personnes interrogées étaient indécises.Un autre sondage effectué par la maison Angus Reid et publié samedi par la chaîne Southam News mettait les libéraux et les conservateurs nez-à-nez, avec chacun 35 p.cent des voix contre 28 p.cent aux néo-démocrates.Un porte-parole du Parti conservateur a déclaré hier soir à La Presse que les stratèges du PC avaient prévu une remontée des libéraux après les débats des chefs.Il a ajouté qu'on laissera passer un peu de temps et qu'on amorcera dès la semaine prochaine une offensive importante pour faire connaître le programme du parti.On prévoit notamment l'annonce de nouvelles politiques la semaine prochaine dans le domaine de l'environnement.?les politiques d'ajustement qui seront mises de l'avant afin de réduire l'inquiétude de la popula-.tion et préserver la sécurité économique des consommateurs et des entreprises.Enfin, le document répond aux craintes soulevées par les libéraux\"! et le NPD sur les programmes de subvention et les programmes sociaux.«On ne pourra différencier les agents économiques américains et canadiens dans chacun des deux pays mais le traitement leur étant accordé pourra, et sera souvent, différent d'un pays à l'autre.Cet accès non égalitaire a l'avantage d'endosser les spécificités nationales.La souveraineté des deux partenaires de réglementer dans les domaines de la santé, de la culture, de la sécurité nationale, de l'environnement, du déve-.loppement régional, de la protection des consommateurs, etc.,.est ainsi reconnue».Le document signale aussi que le processus d'arbitrage prévu par l'accord n'est pas parfait mais il ajoute qu'il semble néanmoins « préférable au statu quo puisqu'il reposera sur des règles claires, établies conjointement et sur une coopération bilatérale».?TUTELLE Claude Béland, président du Mouvement Desjardins PESJARPINS Le Mouvement Desjardins appuie le libre-échange ¦ hausse du revenu réel des ménages québécois, hausse des dépenses de consommation et effet stimulateur sur la production et l'emploi; ¦ meilleur climat pour les producteurs québécois et rentabilité accrue résultant d'une diminution des prix de certains équipements et fournitures.¦ effet positif pour le secteur des pèches; aucun effet sur les mines; meilleur potentiel de croissance pour les secteurs forestier et énergétique; poursuite de la croissance de l'agriculture; ¦ problèmes en vue pour les industries traditionnelles (textile, vêtement, meuble).«Il faudra prévoir des modalités pour les entreprises qui éprouveront des difficultés», signale-t-on.Les entreprises qui bénéficieront de l'accord sont celles qui exportent déjà une bonne partie de leur production aux États-Unis, qui ont ciblé des clientèles spécifiques et qui offrent des produits spécialisés à faibles coûts; ¦ on peut envisager une concurrence accrue au Canada dans le domaine bancaire et dans celui des valeurs mobilières.La lettre de présentation du document, signée par M.Béland, demande aux gouvernements du Québec et d'Ottawa de faire connaître le plus rapidement possible Attention aux balles perdues dans les cours d'école.44-1-01 Lundi 31 octobre ,\\.183 JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration spéciale WASHINGTON ¦ Cet automne, de la maternelle au secondaire V, les élèves de Miami ont un nouveau cours.Le sujet: comment se comporter en présence d'une arme à feu.Les pédagogues de Floride ne veulent pas apprendre aux jeunes comment tirer sur leurs camarades de classe.Ça, ils le savent déjà.Pendant les premiers neuf mois de l'année dans le seul district de Miami, 45 jeunes de moins de 20 ans sont morts, une balle dans le corps.Rien d'exceptionnel dans ce chiffre: Detroit compte bon an mal an 43 morts et 365 blessés par balles, tous mineurs.Des villes comme Houston et Baltimore ont aussi décidé d'édu-quer leurs jeunes aux dangers de In «détente» par le biais de cours de « prise de conscience des armes à feu».«En fin de compte, l'idée est de faire comprendre aux enfants que les armes peuvent blesser et tuer des gens», dit le surintendant des écoles de Miami, Joseph Fernandez.C'est que les armes, dans les écoles de plusieurs quartiers de grandes villes américaines, sont devenues aussi disponibles que, disons, la gomme balounc.L'an dernier, un sondage effectué auprès d'adolescents de Baltimore révélait que près d'un adolescent sur deux avait transporté une arme à l'école pendant l'année scolaire.Les deux tiers des adolescents interrogés affirmaient avoir vu un camarade de classe porter une arme au cours des six mois précédents.Une arme de calibre .38 ou .45 peut s'acheter pour $30 sur la rue, expliquait Haywood, un Bostonien de 14 ans, à un reporter du Christian Science Monitor.«Avec un revolver, c'est comme si c'était votre ami, vous l'empor- tez partout.» Haywood a l'oeil: il sait qui, dans la cour d'école, a une arme sous le blouson.«Ils ont un regard bizarre, très dur».Ils se sentent protégés, puissants.Derrick, copain d'Howard, explique qu'à son école les élèves surpris en possession d'une arme sont envoyés dans un centre de détention qui a très mauvaise réputation.Les élèves préfèrent donc, en majorité, ne transporter qu'un couteau, explique-t-il posément.L'arsenal D'où vient cet arsenal ?Suspect no 1: le revolver de papa.On trouve une arme dans au moins un foyer américain sur deux.Quoi de plus facile que de trouver le six-coups dans la cachette des parents et de le trimbaler à l'école.Suspect no 2: les 275000 armes à feu qui sont volées chaque année dans des résidences.En quatre ans, cela fait un million de pétards en circulation.Suspect no 3: le trafic de drogue.Il faut s'armer pour défendre la came que l'on transporte, pour préserver la liasse tirée d'une journée de commerce.Suspect no 4: l'effet d'entraînement.Avec autant de puissance de feu dans la classe, les jeunes veulent défendre leur bien.«Si un adolescent a travaillé tout l'été pour s'acheter un scooter de $600, il va évidemment porter une arme.11 ne va pas s* laisser voler son scooter», explique la directrice d'une résidence pour a-dolescents de Boston, Deborah Reid.«Les crimes violents commis avec des armes ont beaucoup augmenté depuis l'introduction du crack» (la cocaïne bon marché qui se fume), explique David Geycr, de la section juvénile de la police de Fort Lauderdale.Jamais n'a-t-il vu plus d'action que depuis deux ans, dit-il.«Les jeunes impliqués dans ces crimes n'ont pas le moindre respect pour la vie humaine», fulmine un procureur de Detroit.Une récente statistique du FBI lui donne raison: les mineurs constituent maintenant 10 p.cent des meurtriers du pays.Mais cette poussée de violence par et sur des jeunes surgit en pleine période d'accalmie démographique, au moment où le nombre de jeunes décroît et avant l'arrivée dans les écoles du «mini-baby-boom» issu de la procréativité tardive des enfants d'après-guerre.«Nous sommes dans le calme avant la tempête», diagnostique Paul Tracy, criminologue de Chicago.« Il faut innover dès maintenant.» Mon premier revolver Parmi les innovations, on compte les cours de «prise de conscience» dont on parlait plus haut.Mais ils font déjà l'objet d'une controverse.Certains éducateurs veulent transmettre un message tranché: il ne faut jamais s'approcher, toucher, manipuler une arme à feu.La puissante National Rifle Association (NRA), le super-lobby des porteurs d'armes, a une autre idée.Dans un cahier à colorier qu'elle veut distribuer dans les écoles, elle invite les enfants à avertir un adulte s'ils voient une arme.Mais la note explicative que la NRA destine aux adultes à la fin du cahier se lit comme suit: «Votre enfant apprend à ne pas toucher à une arme à irions que vous, le parent, soyez présent et/ou que vous lui donniez la permission.» L'idée de donner la permission à un enfant de prendre une arme \u2014 les jeunes «Dick et Jane» du cahier ont l'air d'avoir sept ou huit ans \u2014 semble tout à fait acceptable aux rédacteurs de l'association.«La NRA veut amener nos enfants à se sentir à l'aise devant une arme», dénonce Dennis Smith, un lobbyistc anti-armcs'à feu de Washington.Le titre du cahier de la NRA est intéressant: « My Gun Safety Book».Ce qui peut se traduire par «Mon livre de sécurité sur les armes » ou par « Le livre de sécurité de mon arme».«Mon arme», comme on dit «Ma Barbie» ou «Mon Hockey».Où donner son sang H Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est.rue Sherbrooke, de 9 h à 18 h; © a Montréal: à l'Université de Montréal, pavillon principal, aile U-l, immeuble principal, 2900 Fdouard-Montpetit, de lOh à I6h; \u2022 à Montréal-Nord: clinique organisée par Remax Succès inc.le Club Optimiste de Montréal-Nord, la Légion royale canadienne, North Star, section 125 e les policiers du poste 45 di Montréal Nord, à la casern des pompiers, 12012 boul vard Rolland, de 10 h 20 h 30.»__ Le Croupe Paré sous tutelle C'est ainsi que «Les Marron- ¦ niers» ont vu le jour: $80 millions d'investissements pour 500 ap- .parlements et 200 condos pour .retraités actifs.S'ajoutaient 240 unités à Sainte-Foy, 150 à Lévis, 174 à Trois-Rivières, etc.Sans doute le deuxième groupe en importance au Québec dans son secteur après le fort connu Groupe Champlain, la corpora- .tion de Guy Paré ambitionnait de devenir l'une des plus importantes au Canada avec l'ajout prochain de l'Ontario, marché dominé par le géant Crownex.La Presse a tenté sans succès de rejoindre M.Paré.Mais lors de sa dernière entrevue à La Presse, Guy Paré avait expliqué sa nouvelle vocation parce qu'il s'était «pris d'amitié pour ces retraités pleins d'expérience» qu'il disait aimer côtoyer.On sait que le vieillissement de la population fera bientôt des retraités une clientèle assurée, sinon captive, des gestionnaires de résidences pour personnes âgées.Dans bien des cas, les résidences affichent d'ores et déjà une longue liste d'attente.C'est toute: fois un secteur fort spécialisé de l'immobilier.?L'alcool tue B Un Américain de 21 ans, Chris Widebech, a été tué hier par l'explosion d'un baril de bière qu'il avait jeté dans un feu de camp, à l'occasion de son anniversaire, a annoncé la police de Danbury (New Hampshire).Le jeune homme a été tué sur le coup par un éclat d'aluminium qui l'a atteint à la tête.C'est la seconde fois depuis le mois d'octobre qu'un tel .accident se produit.Il y a une semaine un jeune homme de 22 ans avait été tué dans des circonstances similaires à Albany (New York), lorsqu'un éclat provenant d'un baril de bière lui avait tranché la moelle épinière. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1988 A3 Fiable l'eau de source?Oui! l'eau en vrac?C'est moins sûr! France Camache, microbiologiste, et Georges Racine, technicien, tous deux du laboratoire du ministère de l'Environnement, passent au crible toutes les eaux embouteillées vendues au Québec.Leur verdict est, en général, assez rasssurant.photo rené picard, l» ROCH CÔTE' ¦ Robert Bourassa boit surtout du lait et de temps à autres une tasse d'eau chaude prise à partir d'une bouteille d'eau de source.Près du bureau du premier ministre, trône, comme dans des milliers de foyers du Québec, la rassurante cruche de 18 litres, nouveau symbole de la pureté retrouvée en ce monde souillé.M.Bourassa n'est pas le seul à avoir droit à sa cruche de 18 litres.Dans la région de Québec, les employés de l'État se tiennent le gosier propre avec I 600 de ces bouteilles chaque semaine, aux frais de l'État, ce qui représente $ 150 000 d'eau de source par année.Le maire de Montréal, lui, malgré tout ce qu'on raconte sur son eau, fait encore confiance à l'aqueduc.Dans la cuisinette du cabinet de lean Doré, à l'hôtel de ville, le café se prépare à même l'eau du robinet.Chez le président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hamelin, on ne dédaigne pas l'eau de source, mais les préférences du président vont au lait et aux jus de fruits.L'irrésistible montée de la consommation d'eau de source au Québec n'a donc pas encore atteint tout à fait les hautes sphères du pouvoir.Ça viendra peut-être car l'eau en bouteille enregistre chaque jour son lot de convertis.Un sondage l'a dit dernièrement: 38 p.cent des Québécois ne trempent plus leurs lèvres dans l'eau du robinet qu'avec crainte et tremblement.Crainte salutaire, pensent les embouteilleurs d'eau, qui contemplent chaque jour la courbe grimpante de leurs affaires.L'investissement dans l'eau, c'est du solide! Et l'eau de source, c'est vraiment du bon?La réponse est simple et claire comme de l'eau de.bouteille: oui, l'eau de source est bonne, elle est excellente, pure et sans tache.Une vierge! «C'est simple, explique Michel Lavallée, chimiste et chef de la section des Eaux embouteillées au ministère de l'Environnement.Le problème avec l'eau de l'aqueduc, c'est de la rendre potable.Avec l'eau de source c'est l'inverse: elle sort pure de la source; le problème, c'est de ne pas la contaminer par la suite.» Mais attention ! Il y a les vraies eaux de source et puis il y a les autres, les «eaux traitées», mises en bouteilles aussi mais qui peuvent bien provenir de votre aqueduc local.La garantie de pureté, ce n'est ni la bouteille ni le traitement.Il faut y regarder de plus près.L'eau de source Il y a au Québec 19 sources d'eau approuvées par le ministère de l'Environnement.Et, selon M.Michel Lavallée, elles sont toutes de très bonne qualité.L'eau y est puisée à de grandes profondeurs \u2014 jusqu'à 600 pieds \u2014 dans des réservoirs naturels protégés par des couches de glaise ou d'argile à toute épreuve.Chaque source a été inspectée par l'Environnement et doit satisfaire à des critères sur sa situation géographique, sa profondeur, la qualité de son eau.Cela n'a pas toujours été le cas.Au début de la réglementation, en 1974, les problèmes reliés au choix des sources étaient nombreux.« Depuis ce temps-là, on a appris, précise M.Lavallée.Nos 19 sources actuelles sont excellentes, tant au plan chimique que bactériologique.» Les inspecteurs du ministère font la tournée des sources trois ou quatre fois par an.C'est suffisant, assure-t-on, étant donné que l'eau, à grande profondeur, est remarquablement stable dans sa composition et sa pureté.Des échantillons sont aussi prélevés à l'usine d'embouteillage, dans les réservoirs et les camions-citernes.Les bouteilles aussi sont inspectées.Résultat: «En 1987, répond M.Lavallée, notre laboratoire n'a identifié que 0,1 p.cent d'échantillons non conformes aux normes bactériologiques».Au plan chimique, une fois que la source a été bien testée, elle est réputée fiable et des analyses plus poussées ne s'imposent pas.Eloignées des industries et des enfouissements industriels, les sources profondes ne justifient pas le coût élevé d'analyses chimiques poussées et répétées.En somme, l'eau de source est un très bon produit, comme en convient Mme France Gamache, microbiologiste au laboratoire du ministère de l'Environnement: «Le ministère est très sévère sur le choix des sources.C'est après la source que les problèmes peuvent surgir.» L'eau en distributrice L'eau de source est facile à identifier.La loi oblige à inscrire sur l'étiquette la provenance et la composition minérale de l'eau.Mais depuis environ trois ans, un phénomène nouveau est apparu sur le marché: l'eau traitée, déminéralisée ou non, en tous formats et surtout en distributrice dans les supermarchés.De plus en plus de gens vont y faire le plein avec leur bouteille de 18 litres, pour la moitié du prix de l'eau de source.Cette eau traitée peut tout simplement provenir de l'aqueduc municipal.Pourquoi traitée?Parce qu'on la filtre pour en retirer le chlore et qu'on peut aussi la distiller ou la ioniser pour en retirer les minéraux.On peut aussi la passer aux ultra-violets, ce qui en assure la pureté bactériologique.Pourquoi boire de l'eau traitée?Pour la pureté bactériologique?Ce n'est pas une bonne raison.Tout simplement parce que prendre l'eau du robinet pour lui enlever ses bactéries, c'est un peu comme d'ajouter des bretelles à sa ceinture.S'il y a un traitement que les municipalités font assez bien, c'est l'élimination des bactéries.« Et puis, ajoute Mme France Gamache, moi j'aime mieux prendre mon eau au robinet que d'aller à une distributrice de magasin.Les clients peuvent mettre leurs doigts n'importe où et voilà l'eau contaminée!» Ajoutons à cela que le ministère de l'Environnement ne fait aucune inspection de ces distributrices de magasins.«On ne sait pas ce qui se passe dans le secteur des eaux en vrac», confie M.Lavallée.MARC DORE\" ¦ Bien des têtes blanches au mee-tin vert, hier matin.Et bien des maux de téte en vue pour le maire de Montréal, Jean Doré, et les dirigeants du Rassemblement des citoyens de Montréal.Près de 500 personnes dont une majorité de respectables vieux ré-sidents du district Floury,\" à Ahuntsic, ont mis une croix sur trois heures de leur congé dominical pour écouter plusieurs hommes politiques \u2014 dont leur conseiller municipal, Pierre Lâcha-pelle \u2014 appuyer leur ferme opposition à l'implantation du projet Archi-Plus dans le parc Ahuntsic.Archi-Plus est un projet de $100 millions qui consisterait à installer un complexe de bureaux, commerces, logements et parking souterrain dans le parc Ahuntsic, au-dessus de la station de métro Henri-Bourassa, la préférée des Lavaliois.Une large consultation, organisée par la Ville, a conclu que le projet était intéressant et qu'on devrait aller de l'avant.Le maire Doré a lui aussi déclaré son intérêt pour la réalisation du projet.Les maux de téte de l'administration municipale vont venir du fait qu'outre Lachapelle, 11 conseillers municipaux membres du RCM ont donné leur appui à la «résistance ahuntsicoise», qui lutte depuis maintenant 19 mois contre le projet du promoteur Jacques Béique.Les Michel Benoit (Saint-Sulpice), Georges Ledoux Trois morts sur les routes Presse Canadienne ¦ Les accidents mortels ont été peu nombreux au Québec durant la fin de semaine, le nombre de pertes de vie n'atteignant que trois; celles-ci sont d'ailleurs toutes trois survenues sur la route.Samedi soir, vers 20 h 30, sur la route 327 à Lakeview, à une trentaine de kilomètres au nord de Lachute, une collision frontale a coûté la vie a Sherry Dewar, âgée de 30 ans, de DalesviUe, en Ôu-taouais.Quatre heures auparavant, soit vers 16 h 10, un homme de 41 ans, Gilles Huddon, a perdu la vie quand son véhicule a dérapé pour heurter de plein fouet un poteau de téléphone, en bordure de la route Principale Ouest, à Berthier-sui-Mer.La victime résidait justement dans cotte localité située à une quinzaine de kilo-mètrres de Montmagny, sur la rive sud du Saint-Laurent.Durant la soirée de vendredi, plus précisément vers 22 h 20, un piéton a été fauché par un véhicule sur la route principale de Saint-Fabien-de-Panot, une petite localité située à une quarantaine de kilomètres au sud de Montmagny.La victime a été identifiée comme étant Camille Caron, âgé de 59 ans et demeurant dans cette localité de la circonscription de Montmagny.Et la pollution chimique?Là, l'eau traitée n'offre pas plus de garantie que l'eau du robinet, sauf pour l'absence de chlore.Si vous craignez surtout la pollution chimique, sachez que la distillation peut laisser passer une foule de polluants chimiques volatiles.(Pointe-aux-Trembles), Vittorio Capparelli ( Gabriel-Sagard ), Jac- Ïues Mondoux (Saint-Edouard), iilles Berthiaume ( Rivière-des-Prairies), Jean Durivage (Saint-Paul ), Giovanni De Michèle ( Marc-Aurèle-Fortin ), Jacques Charest ( Marie-Victorin ), Ghislaine Boisvert (La Rousselière), Jacques Charbonneau (Louis-Riel) et Marvin Rotrand (Snow-don) forment un groupe suffisamment important pour ébranler l'administration municipale.Rappelons qu'un conseiller du RCM, Pierre-Yves Melançon, a fait faux bond à l'administration vendredi dernier, accusant le maire Doré de ne pas remplir le mandat que lui a confié la population en 1986.Les défenseurs du parc ont aussi reçu l'appui de presque tout ce qu'Ahuntsic compte comme hommes politiques et qui étaient là hier pour le dire haut et fort.D'abord, les candidats aux élections fédérales: Raymond Gar-neau, du Parti libéral, Vincent Guadagnano, du Nouveau parti démocratique, Michel Limoges, du Parti vert; la candidate du Parti conservateur a refusé de venir à l'assemblée.Ensuite, leurs pendants provinciaux et éventuels adversaires aux prochaines élections, le député-ministre André Vallerand et son vis-à-vis pé- Îuiste du dernier scrutin, Guy ardif.Un point d'accord entre ces personnages publics d'horizons aussi différents: la volonté ferme de préserver totalement le parc du développement immobilier.À ce compte-là, l'eau de source véritable offre une bien meilleure garantie que l'eau traitée.Enfin, il peut être aussi utile de noter que France Gamache et Michel Lavallée, qui supervisent toute l'eau embouteillée vendue au Québec, boivent tous deux de l'eau du robinet.«Quand on a réussi, contre tous les intérêts privés mêmes légitimes, à geler un espace urbain comme parc, il faut le préserver», a résumé Raymond Garneau.Ovation Mais le pivot de cette agitation soutenue, c'est le conseiller Lachapelle.«l'aurais bien voulu éviter cette situation, s'est-il presque excusé, mais il ne m'est jamais venu à l'esprit de me soustraire au mandat de mes électeurs: ils n'en veulent pas de ce parc.» Plus de 12 000 personnes ont signé la pétition poussée par le comité de citoyens depuis mars 1987.«La décision n'est pas prise à l'hôtel de ville, malgré les rumeurs», a martelé le conseiller Lachapelle, au rugissement de la salle.«J'ai rencontré le vice-président du comité exécutif, Robert Perreault deux fois la semaine dernière.Demain (lundi), je rencontre |ohn Gardiner, responsable du dossier à l'exécutif.On continue», a-t-il ajouté.Il entend «poursuivre le dialogue avec les autres conseillers» et vise l'établissement d'un plan d'urbanisme qui permettrait d'éviter les décisions à la pièce sur des projets poussés par des promoteurs privés.« La partie n'est pas finie, disait de son côté Kenneth Pastor, le président du comité de citoyens: nous sommes rendus en prolongation.Reste à marquer le but gagnant».LEGENDE Entraves *o ta circutotion ftuats) termWadJ Temporairement Sens dl ta circulation Détour O La rue University reste fermée à toute circulation entre Sainte-Catherine et de Malsonneuve.Sur de Malsonneuve, entre Union et University, les travaux obstruent deux voles.Ça va durer iusqu'au 7 novembre.O Le boulevard de Malsonneuve a deux voles obstruées entre AAcGIII College et Mansfield.O Des travaux de construction bloquent deux voles de la rue Peel, entre Sainte-Catherine et place Monf-Royal.Pour la même raison, la place Mont-Royal est fermée à la circulation entre Peel et un point à l'est.On en a Jusqu'à mal 1989.Rue Sainte-Catherine, à l'est de Peel, quatre unités de stationnement sont enlevées iusqu'en mai 1989.Q Des travaux de rénovation entraînent l'obstruction d'une voie, rue Cothcart, entre McGIII College et Mansfield, Iusqu'en décembre 1988.O Avenue Union, entre Président-Kennedy et Sherbrooke, Il v a deux voles qui sont obstruées côté ouest.O La rue Peel a une vole obstruée du côté ouest entre Sherbrooke et Docteur-Penf ield.O La rue Saint-Jacques, entre Saint-François-Xavier et Saint-Jean, a deux voles obstruées Iusqu'au 31 décembre 1988.O La rue Saint-Antoine a deux voles obstruées entre Saint-Pierre et McGIII sur le côté sud Iusqu'en septembre 1989.03 Toutes les Intersections de la rue Sainte-Catherine, entre Stanley et Jeanne-Mance, ont une deml-chaussée obstruée dans chaque direction, en alternance.(D L'Avenue du Président-Kennedy, entre l'avenue McGIII College et la rue Mansfield, est fermée à la circulation Iusqu'en octobre 1989.(B La rue Guy, entre Notre-Dame et Saint-Jacques, est fermée complètement.CD La rue Sainte-Catherine, entre McGIII College et University, a une vole obstruée côté nord.CD La rue Saint-Jacques, entre de la Montagne et Peel, ainsi que la rue Peel, entre Saint-Jacques et Saint-Antoine, sont fermées à la circulation.03 La rue de la Commune, entre McGIII et Berrl, a deux voies obstruées Iusqu'en décembre 1988.O L'entrée Wellington de l'autoroute Bonaventure est fermée à la circulation.Le pont du chemin de la Côte-Salnt-Paul, entre la rue Saint-Patrick et la rue Salnt-Am-brolse, est fermé à toute circulation.(Q La rue Metcalfe, entre le boulevard de Malsonneuve et la rue Sherbrooke, a une vole obstruée côté est.B La rue Groll, entre Saint-Urbain et Jeanne-Mance, est fermée à toute circulation jusqu'au 23 décembre 1988.¦ La rue Sherbrooke, entre la 32* Avenue et la 40e Avenue à Pointe-aux-Trembles, a la moitié de la chaussée obstruée Iusqu'au 1er décembre 1988.¦ Le pont du chemin de la Cote-Saint-Paul, entre la rue Saint-Patrick et la rue Salnt-Ambrolse, est fermé à toute circulation.La déviation s'effectue par le tunnel Saint-Rémi Iusqu'au 6 novembre 1988.O La rue Berrl, entre l'avenue du Mont-Royal et le boulevard Saint-Joseph, est fermée à la circulation entre 7 h et 19 h.Une voie y est obstruée en tout temps Iusqu'au 16 décembre 1988.¦ La rue Sainte-Famille, entre la rue Sherbrooke et l'avenue Prince-Arthur, est fermée à la circulation entre 7 h et 18 h.Deux voies y sont obstruées en tout temps Iusqu'au 16 décembre 1988.m Sur la côte du Beaver Halt, entre Saint-Antoine et le boulevard René-Lévesque, côté est, les arrêts seront Interdits aux heures de pointe et le stationnement y sera défendu durant le lour pendant une durée Indéterminée.\u2022 Le boulevard Gouin, entre le boulevard Taylor et place Belleflcur (prison de Bordeaux \u2014 Hôpital Notre-Dame-de-la-MercI), a une vole obstruée Iusqu'au 9 décembre 1988.\u2022 La rue Notre-Dame, entre la rue Berrl et la rue Amherst, est fermée complètement Iusqu'au mois de |uln 1989.¦ La rue Rachel, entre les rues Frontenac et Moreau, est fermée complètement Iusqu'au mois de luln 1989.¦ Le pont Woodland, entre le boulevard de La Véren-drye et le boulevard Champlaln, lequel est situé dans la ville de Verdun, est Interdit aux véhicules lourds Iusqu'au mois de juillet 1990.Un courtier poursuit un policier pour $63115 Une affaire de contravention déchirée.SUZANNE COLPRON ¦ Un courtier en assurances a déposé récemment une poursuite de $63 115 en Cour supérieure contre l'agent Alain Pa-quette, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM).Le plaignant, Stephen Blanchard, âgé de 34 ans, a raconté à La Presse hier que le policier l'avait menacé de son arme avant de lui passer les menottes et de le conduire au poste de police, dans le centre-ville de Montréal.«Tout ça parce que j'ai déchiré une contravention», a-t-il souligné.L'incident s'est produit le 31 octobre 1987, devant l'hôtel de la Montagne.La veille, M.Blanchard et ses collègues de bureau avaient organisé un party d'Halloweert dans une suite de l'hôtel.Par crainte de se faire voler l'équipement stéréo apporté pour l'occasion, M.Blanchard avait décidé de passer la nuit dans la suite.Le lendemain matin, il s'était rendu à son bureau pour chercher son véhicule et transporter l'équipement.Ne trouvant pas de place de stationnement, il avait garé sa voiture en double.Quelques minutes plus tard, alors qu'il ressortait de l'hôtel les bras chargés, il constatait qu'un policier était en train de lui rédiger une contravention.« l'étais fâché parce que ,1e policier voyait bien que j'allais Partir.l'ai déchiré le billet et je ai jeté par la fenêtre de l'auto.Le policier m'a alors demandé de sortir mes enregistrements et mon permis de conduire.Mais je n'ai même pas eu le temps d'ouvrir mon coffre à gants.Il a braqué son arme sur moi», a raconté M.Blanchard.Selon lui, un deuxième agent est intervenu pour prêter main-forte à son collègue.Le courtier a été forcé de suivre les policiers au poste 25.«Les agents m'ont mis les menottes et m'ont malmené.Us m'ont dit que j'allais devoir comparaître en cour sous deux chefs d'accusation: avoir refusé de passer l'alcootest et avoir conduit mon véhicule en état d'ébriété, a-t-il poursuivi.Scion eux, j'étais saoul à 10 h 30 du matin.» Ces deux accusations ont été retirées par le juge André Massé, de la Cour municipale, lors de la comparution de M.Blanchard les 25 et 26 octobre derniers.La poursuite civile de $63 115 intentée vendredi par Me Rcevin Pearl vise à obtenir compensation pour les insultes, l'humiliation, les blessures et les dommages subis par son client.Parc Ahuntsic: 12 conseillers du RCM contre le projet Archi-Plus A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1988 Sur la Rive-Sud Rabais Hôte Plus de 100 gra à moitié prix! Tilden vous propose de réduire vos frais de déplacement sans vous priver du confort et des commodités qui rendent les voyages d'affaires plus agréables.Plus de 100 grands hôtels d'un océan à l'autre vous offrent un rabais de 50% sur les tarifs ordinaires affichés (non réduits) de leurs cham*«_ bres par journée de location d'une voiture Tf Réservez votre chambre en demandant «Les Rabais Hôtels à 50%».Communiquez avec votre agent de voyages ou l'hôtel pour réserver.Présentez votre contrat de location Tilden dès l'inscription à l'hôtel.Offre valable du 15 octobre 1988 au 30 avril 1989 et assujettie aux disponibilités des voitures et des chambres.Pour réserver votre voiture et obtenir les noms des hôtels participants, appelez le Service de réservations mondiales Tilden de votre localité ou votre agent de voyages.Des conditions spéciales peuvent prévaloir dans certains hôtels.\u2022 BANFF, iMJA EmcnM Ltkt laie' \u2022 BLTSD RJVBt, ONT.Autajr B tj m c o m o H O 01 < o H C 70 m o m r >' z z m-m m r 0 z m o m (A 01 Ni o 3 O C m > c H o s o CD r m r m ¦o r c en m r ¦ SB : lifts- m était un des postes les plus convoité: combien il y avait de candidats.l'en bien passée.mais il est revenu sur un vous avez dû être un des premiers A ÊT es-vousprêt a commencer lund ^Pfrfig réputés d'Europe.Offerte à partir de 22 600S.4*» PEUGEOT CENTRE EST, 4747, JEAN-TALON E., ST-LÊONARD 729.9494 PEUGEOT CENTRE OUEST, 5055, RUE PARÉ, MONT L 73 PEUGEOT LESSARD, 659, BOUL.ST-JOSEPH, QUÉBEC 623.5471 PEUGEOT RIVE-SUD.5410, GRANDE ALLÉE, ST-HUBERT 676.W8 hjft» \u2014 \u2014 \u2014.- \u2014 - 1 -\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-[ ¦ v; ¦ \\ X LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 OCTOBRE 1988 A9 La mairie de 46 municipalités convoitée par 106 candidats Seulement six femmes, dont deux l'une contre l'autre ROBERT IEFEBVFE de la Presse canadienne QUÉBEC ¦ Cent six candidats se font la lutte aux 46 postes de maire qui seront comblés lors des élections municipales de dimanche prochain au Québec.Deux des six femmes qui briguent les suffrages se retrouvent dans la même municipalité.Il s'agit de Sacré-Coeur, sur la Côte-Nord, où la mairesse Hélène Du-four a pour adversaire Mme Marjolaine Gagnon.Aucune femme cependant ne figure dans la liste des candidats à la mairie dans les six municipalités de 20 000 habitants et plus où doit se tenir un scrutin.Au départ, 112 des I 500 postes de maire étaient à pourvoir mais 66 d'entre eux ont été comblés par acclamation le 14 octobre, à la fin de la période des mises en candidature.Ces postes ont été comblés par 6I hommes et 5 femmes.Il s'agissait de renouvellements de mandats dans les trois-quarts des cas.Pour ce qui est des sièges de conseiller, un total de 2 724 étaient à pourvoir et environ la moitié l'ont été par acclamation le 14 octobre.Désormais, les élus municipaux, tant les maires que les conseillers, siégeront durant un mandat fixe de quatre années.lusqu'à maintenant, ce* man- dats variaient entre deux et quatre ans.Au total, 85! municipalités sont touchées cette année par le processus électoral, dont sept d'une population de 20 000 habitants et plus, qui devront respecter les règles de financement politique.Ce sont les municipalités de Bcauport, Charlesbourg, La Baie, Saint-Eustachc, Saint-Hubert, Saint-Hyacinthe et Val D'Or.Le nombre total des électeurs et électriecs dans ces dernières est évalué à 230 000, et on dénombre 11 partis politiques autorisés répartis dans quatre de ces sept municipalités.En vertu des règles de financement politique, les électeurs ne peuvent ne peuvent verser plus de $750 en contributions au cours d'une même année civile, mais ils peuvent toutefois partager ce montant entre plusieurs partis ou candidats.L'an dernier, les partis politiques et les candidats autori- ses ont recueilli un total de $1,2 million en contributions.Cette année encore, les hommes continuent de dominer très largement la politique municipale.Les femmes ne s'y retrouvent que dans une proportion d'environ 10 p.cent.Même si le nombre des femmes élues à la mairie a presque triplé au Québec entre 1981 et 1987, passant de 20 à 54, elles ne dirigent toujours que 5,4 p.cent des municipalités, révèlent les statistiques récentes.Du côté des conseillers, le même phénomène est observé: le nombre des femmes occupant cé poste a doublé au cours de la même période, mais elles ne représentent encore que 14 p.cent de l'ensemble des quelque 8 000 postes.Mais on observe cependant une progression constante quant au nombre des conseils municipaux qui comptent au moins une femme dans ses rangs.Les personnes âgées de plus en plus victimes des autos ¦ La proportion de personnes âgées fauchées par des voitures en traversant la rue a fait un bond de près de 20 p.cent, passant de 43 p.cent, en 1987.à 60 p.cent au JE NE SAIS PLUS EVUE S'ETAIT TAIL DE MON CV.V-OIRUNE405.ROCHAIN?» I 733 6151 PEUGEOT DE LAVAL, 1740, BOUL.LABELLE, CHOMEOEY 6B1.3380 VALOIS & FRÈRES AUTO INC., 125, BOUL.LEMIRE OUEST, DRUMMONDVILLE 478.8148 cours des neuf premiers mois.Des 25 piétons morts dans des accidents de la circulation sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), entre le 1er janvier et le 30 septembre dernier, 15 étaient des personnes âgées de plus de 60 ans, a révélé hier le Service de police de la CUM.Devant de telles données, la police a invité à la prudence les gens âgés qui se déplacent à pied.Elle rappelé qu'il est dangereux de traverser la rue entre deux intersections, surtout si elles sont rapprochées, et qu'il faut éviter de traverser en diagonale.De plus, le Service de police conseille aux piétons âgés de plus de 60 ans de respecter les feux de circulation; de ne pas traverser si le feu est vert depuis quelque temps; de ne s'engager dans la rue que lorsqu'il n'y a plus de véhicule à proximité; de demander l'aide d'un autre piéton pour traverser un large boulevard; de se faire accompagner; de porter des vêtements aux couleurs claires ou vives; de marcher sur le trottoir et non en bordure de la route.GUILLAUME POUR UNICEF A L'HALLOWEEN, PARTAGEZ! .Unicef Québec.200 ouest, me St-Paul \u2022 Montréal, Québec H2Y 2A1 (514) 2881305 Les enfants du monde tendent la main L'Unicef et (nom de la publication) vous invitent à partager avec les enfants du inonde.S.V.P.envoyez vos dons et ce coupon à l'adresse ci-dessus.L'Unicef fera parvenir un reçu d'impôt pour toute contribution de 10$ ou plus.Voici W - -~t'> a qualité totale.ça vous dit quelque chose?Non?Vous fin allez nous dire que c'est encore une fois du jargon économique.Vous avez bien raison.'.'» Mais quand on y regarde de plus près, «la qualité totale» c'est simple comme bonjour ou presque.Il s'agit en fait de «bien faire un travail donné du premier coup».; Surprise! la qualité totale est une vieille théorie, dont la paternité revient à un Américain du nom de Edward Deming.Une [Vieille théorie que les Américains ont exporté dans les années 50 au lapon en vue d'aider les Japonais à se sortir du pétrin économique en mettant un terme à la «scrap» qu'ils fabriquaient.Il faut croire que les Japonais apprennent vite et bien puis-qu'aujourd'hui lorsqu'on parle de qualité, on fait surtout référence aux produits japonais.Ce sont maintenant les Américains qui sont à la remorque des japonais en matière de qualité de produits.À travers le monde maintenant, ce «vieux» concept de la qualité totale fait des ravages comme si on venait de découvrir une nouvelle théorie révolutionnaire.Concurrence et «mondialisation» des marchés obligent, les pays industrialisés se l'arrachent.Pour donner une courte définition de la nouvelle version de la qualité totale, on parle du concept des cinq zéros au travail: 0 panne, 0 défaut, 0 délai, 0 papier, 0 stock.Tout cela pour 0 perte, quoi ! Pourquoi une lutte à la non-qualité des produits?Parce qu'on vient finalement de se rendre compte qu'il en coûtait relativement plus cher de fabriquer des produits de qualité douteuse.C'est donc une question de sous.mais cette fois ça vaut réellement la peine puisque les consommateurs vont y gagner sûrement.Le concept de la qualité totale a fait son entrée au Québec.Des dizaines d'entreprises commencent à s'y faire la main : pensons notamment à Culinar et Sidbec-Dosco.À preuve que le concept de la qualité totale commence à faire son petit bonhomme de chemin au Québec, le gouvernement provincial est en train de modifier sa politique d'achat de services de façon à tenir compte dorénavant de critères portant sur la qualité de produits.Il était temps! La charité SVP L'État Providence, on le sait, c'est de moins en moins vrai.Les gouvernements d'Ottawa et du Québec coupent d'année en année dans la manne des subventions accordées aux organismes à but non lucratif.Ces coupures se font d'ailleurs sentir dans tous les secteurs d'activités.Les organismes dits de charité n'échappe pas aux coupures gouvernementales.Malheureusement pour eux, même les citoyens ont décidé de couper dans les dons d'argent qu'ils leur font.En dollars constants de 1986, on constate qu'en 1986 la famille montréalaise donnait en moyenne $104 alors que sa contribution s'élevait à $199.en 1969.Il s'agit donc d'une baisse sensible: on donne à peine la moitié de ce qu'on donnait auparavant.On a encore le coeur sur la main mais.c'est de moins en moins évident.À l'échelle du pays, on observe un phénomène semblable, quoi de moindre amplitude: en 1969, les dons de charité représentaient 0,93 p.cent du produit national brut alors que le pourcentage baissait autour de 0,70 p.cent il y a trois ans, selon les dernières statistiques disponibles.Il existe actuellement au Québec rien de moins que 10O00 organismes à but non lucratif.Toutefois, pour avoir un portrait plus fidèle de la réalité, on pourrait couper le nombre par deux étant donné que plusieurs groupes multiplient le nombre d'organismes en apparence indépendants.Si on est beaucoup moins généreux qu'auparavant du point de vue financier, on est par contre beaucoup plus bénévole.Ce qui ,est en soi une excellente chose pour les organismes à but non lucratif.Cela prouve que les citoyens trouvent important de donner de leur temps à des activités qui les intéressent.Au Québec, on compte présentement un million de bénévoles.Et ce nombre ne tient même pas compte des activités de bénévolat non encadrées.Le nombre de bénévoles a doublé au Québec depuis 10 ans.Il est même permis de conclure que les citoyens ont suppléé en partie au désengagement de l'État.QUESTIONS D'ARGENT Jeudi 20H30 et dimanche 11 h 30 LE MIEUX C'EST DE REGARDER CONCOURS LA QUESTION D'ARGENT Grand prix final: Une croisière d'une semaine pour 4 personnes dans les Bahamas, sur un voilier.Doux prix hebdomadaires au clioix: \"Le cours de mon argent\" par correspondance ou Le cours sur le marché boursisr ds la Bourse de Montréal.Réponse à la question d'hier:_ Pour participer, regardez Questions d'argent, écrivez la réponse à la question et postez à: Concours \"La question d'argent\" CP.3000, Succursale \"C\" Montréal, Québec H2L 4X7 Nom: _ Adresse:_ Ville: _ Code postal:_ Chaque bon de participation doit être envoyé séparément au plus tard le mercredi avant minuit.Le tirage hebdomadaire se fait le jeudi à l'émission Questions d'argent.Les règlements du concours sont disponibles à Radio-Québec et Voile Aventure, 5209, St-Denis, Montréal H2J 2M1.Tél.Age:.Voile Aventure Voyages Missions Bourse de Montréal Le cours do mon argent LE MIEUX C'EST DE REGARDER TITRES DE REMPLACEMENT RÉA mut Scctnt d'xtmte [
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