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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-05-08, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales » # LA FKfciifc, MUNIKtAL, LUflU! o niAi \\ZZZ S'il y a récession, Bourassa croit que le Québec s'en tirera bien ANDRE PEPIN envoyé \\petUI La Presse À MASIWAKI Devant une population très inquiète d'un taux de chômage de 25 p.cent et un triste championnat de suicide, le premier ministre Robert Bourassa a prédit hier que les effets d'une récession seront atténués au Québec par les investissements étrangers, notamment japonais.« Les (aponais ont investi ici il y a deux ans (Reed Paper) et ils sont suffisamment satisfaits pour envisager d'investir dans la région de Maniwaki», a indiqué le premier ministre.Il réagissait ainsi aux prévisions pessimistes du Conference Board publiées vendredi.L'organisme, rappelons-le, soutient que le budget Wilson risque de provoquer un récession au cours de 1989.Soulignant que le Québec a connu une augmentation de 16 p.cent des investissements comparativement à 10 p.cent pour la moyenne canadienne, le premier ministre croit que les investisseurs étrangers se montrent de plus en plus intéressés à s'installer au Québec.«Quand je vois les grands investisseurs internationaux intensifier leur présence ici, cela me rend plus optimiste que les commentaires généraux du Conference Board*, a dit M.Bourassa, au cours d'une tournée de deux jours dans la région de l'Outaouais.où il vient mousser les candidatures de MM.Robert Lesage dans Hull et Normand MacMillan dans Pa-pineau, deux comtés où se tiendront des élections partielles le 29 mai prochain.L'impatience En Haute-Gatineau, à Maniwaki, où le premier ministre a entrepris sa brève tournée, une population impatiente l'attendait pour lui rappeler que cette région demeure l'éternelle oubliée, que la majeure partie des produits de la forêt quitte la région pour être transformée ailleurs.Profitant du lancement de la semaine de la forêt, la population locale a voulu signifier au premier ministre et au ministre délégué à la Forêt, Albert Côté, qu'elle n'en peut plus d'attendre.Quelque 800 personnes étaient Le premier ministre Bourassa n'a pas été en mesure hier d'annoncer un investissement majeur aux citoyens de Maniwaki.là.au parc municipal, pour exprimer leur indignation.«Faut que ça change! nous voulons être maîtres chez nous! Nous ne voulons plus des records de chômage et de suicide», a dit le porte-parole du groupe, l'enseignant Guy Harvey.« Notre bois ne sortira plus d'ici si rien ne change», a-t-il poursuivi.Bloquant les routes, les camionneurs étaient sur place, avec leurs bruyants klaxons, pour manifester, comme ils l'avaient faits en 1984.Le premier ministre n'a rien promis de concret aux gens de Maniwaki, si ce n'est qu'il leur a dit que tous les dossiers de développement régional le préoccupent.Le mauvais temps ayant empêché l'avion gouvernemental de se poser à Maniwaki, le premier ministre a dû voyager par la route 105, une des plus meurtrières de La province, «l'ai pu constater l'état inquiétant de vos routes, il est important, pour un chef de gouvernement, de posséder le maximum d'information avant de prendre une décision.le peux vous dire que je connais maintenant la situation», a dit M.Bourassa, sur un ton blagueur.Parce que Robert Bourassa, maintenant, cause avec les manifestants, s'approche d'eux, les félicite même de leur détermination.Mais les gens de la Haute-Gatineau espéraient plus.Ce qu'ils souhaitent, c'est que le groupe japonais Daishowa (qui a déjà investi dans la région de Québec) annonce bientôt un investissement de $600 millions pour créer 2000 emplois directs et indirects dans cette région où le bois est tellement transformé ailleurs que les petites scieries locales ont du mal à s'approvisionner.«C'est trop tôt pour l'affirmer», dit M.Bourassa, même si le ministre Albert Côté dit que la région possède tous les avantages pour attirer une usine de pâte.Le chemin de fer pour la région nécessite d'importants investissements.Une autre lacune importante, on ne trouve le premier cégep qu'à 125 km de là, à Hull.Toutes les principales infrastructures ne sont pas en place, reconnaissent les porte-parole locaux qui pressent le gouvernement de les secourir.«Pas d'usine, pas de vote», disaient les pancartes.Les pays qui ont une loi sur l'affichage veulent contrer les effets d'une autre langue BERNARD RACINE de la Presse Canadienne QUÉBEC Les États qui possèdent des lois sur l'affichage \u2014 30 pour cent des pays souverains \u2014 ont tous adopté ces lois pour se protéger d'une langue qui les menace et jamais pour enlever des droits à la langue majoritaire.Le fait est souligné par Jacques Leclerc, linguiste et professeur au cégep de Bois de Boulogne, à Montréal, dans une étude sur la langue d'affichage qui lui permet de conclure que cette question n'intéresse pas seulement les Québécois, mais aussi bien d'autres peuples tels que les Catalans, les Basques, les Flamands, les Wallons et les Allemands du Sud-Tyrol.Intitulé 'La guerre des langues dans l'affichage', le livre contient plus de 400 pages d'informations pertinentes et précises qui serviront à alimenter le débat sur la question au Québec.L'ouvrage recense la situation linguistique de 77 États souverains et de 181 États non souverains ou États régionaux.Comme il existe environ 180 États souverains dans le monde, l'échantillonnage représente 42 pour cent des pays et 56 pour cent de la population, un échantillonnage fort valable.L'auteur note cependant que deux de ces 77 pays, Porto Rico et le Groenland, ne sont qu'à demi souverains.« De façon générale, on peut affirmer qu'on réglemente ordinairement un domaine comme celui de l'affichage afin de trouver une solution à un problème de préséance ou de conflit lingustique.Cela ne signifie pas que la non- intervention soit toujours le reflet d'une absence de conflit linguistique; on doit simplement constater que, pour diverses raisons, l'État n'a pas cru bon d'intervenir par voie législative ou par la Constitution», constate M.Leclerc.Rares sont les États qui ont légiféré sur la langue d'affichage de façon à toucher à la fois les huit aspects de l'affichage qui sont les inscriptions gouvernementales, la signalisation routière, la toponymie, les noms de rues, les enseignes commerciales, la publicité commerciale, les règlements ponctuels et les consignes relatives à la sécurité.L'auteur a constaté un certain nombre de tendances dans la réglementation de l'affichage.D'abord, parmi les États qui ont légiféré sur la langue de l'affichage, seulement trois d'entre eux imposent la langue officielle dans l'affichage commercial sans recourir à l'exclusivité: la principauté d'Andorre avec le catalan, l'Egypte avec l'arabe et le canton du Tessin avec l'italien, souligne M.Leclerc.Dans d'autres pays, ce sont les municipalités qui obligent les commerces à utiliser la langue officielle, notamment en Israël, en Malaysia, au Maroc et en Tunisie.«Un cas spécial: celui de la France.La loi française exige, en principe, que toute inscription publique soit obligatoirement rédigée en français.Les enseignes commerciales en langue étrangère ne sont pas interdites en France à la condition qu'elles soient effectivement rédigées en langue étrangère et qu'elles ne concernent pas la sécurité publique ou ne nuisent pas à la protection du consommateur».Pour tie pas oublier photoc?M.Cordon Olmstead de la manne marchande dépose devant le Mémorial de l'armée à Ottawa une gerbe de fleurs pour commémorer la Bataille de l'Atlantique survenue au cours de la Seconde guerre mondiale.«La souveraineté au détail, mais pas encore au gros», dit Parizeau Ml e Québécois est prêt, ac-tuellement, à accepter la souveraineté au détail, mais pas encore en gros».C'est par cette boutade que le président du Parti québécois, Jacques Parizeau, a réagi hier à un sondage indiquant que le OUI l'emporterait chez les francophones du Québec s'il y avait un autre référendum, mais à condition que le Québec demeure une province canadienne et continue d'envoyer des députés à Ottawa.Selon M.Parizeau, il faut comprendre que chacun suit ses propres étapes, et éviter de se moquer de l'ambiguïté qui surgit inévitablement lorsqu'on accole les mots souveraineté et association.Bien avant le sondage Sorécom, le leader péquiste avait lui-même constaté que les Québécois répondent majoritairement oui lorsqu'on leur demande si Québec doit percevoir leurs impôts, voter les lots qui les concernent et signer des traités en leur nom.Et pourtant, «les impôts, les lois et les traités, c'est toute la souveraineté, note M.Parizeau.C'est quand on pose la question globalement qu'il y a une sorte de recul, aux alentours de 40 p.cent».Ces «contradictions inouïes» dans les réponses lui font qualifier ces sondages d'intéressants et de bizarres.Le professeur Parizeau ne semble pas découragé de voir le message souverainiste encore aussi mal compris des électeurs.Jacques Parizeau Il en tire comme leçon la nécessité d'expliquer cette démarche de façon la plus limpide possible.Tout cela au moment où, fait-il remarquer, beaucoup de Canadiens anglais développent un phénomène de rejet envers le Québec, disent qu'ils «nous ont assez vus».II faudrait penser à une séparation à l'amiable, suggère M.Parizeau, qui reconnaît qu'un effort de clarification est nécessaire.Il a du reste oeuvré en ce sens hier à lolictte, en livrant un long et vigoureux discours à l'assemblée de mise en nomination du député sortant Guy Chevrette.M.Chevrette tentera de garder loliette sous la bannière péquiste pour un quatrième mandat consécutif.Chef de l'Opposition à l'Assemblée nationale, M.Chevret- te explique quant à lui la confusion apparente par le fait que le mot souveraineté a beaucoup été galvaudé, et qu'en voulant la souveraineté tout en conservant leurs députés tant à Ottawa qu'à Québec, bien des électeurs indiquent qu'ils tiennent «à la fois à leur ceinture et à leurs bretelles».Le P0 mal en point?La majorité de la deputation péquiste, bon nombre de candidats aux prochaines élections et plusieurs membres de l'exécutif national s'étaient déplacés pour participer à l'assemblée de M.Chevrette.Si les élections ont lieu cette année, ce dernier aura pour voisin de comté son propre chef Jacques Parizeau.Celui-ci a en effet l'intention de se présenter dans son ancien comté de l'Assomption, à moins d'un report du scrutin en 1990, auquel cas il tenterait de faire son entrée à l'Assemblée nationale ailleurs, à la faveur d'une élection partielle.Coincidence, l'actuel député de l'Assomption, le libéral Jean-Guy Gervais, tenait lui aussi son assemblée de mise en nomination hier après-midi, où, tout comme Guy Chevrette, il n'était pas contesté.«Je me sens bien en place, et pas menacé par le Parti québécois même si Jacques Parizeau décide de se présenter dans le comté», assure M.Gervais.Le PQ n'a pas dévoilé les résultats de sa campagne de financement dans l'Assomption ce qui, à ses yeux, témoigne qu'elle n'a guère été fructueuse.Le Parti conservateur deviendra majoritaire au Sénat en 1992 GUV TAILIEFER de la Presse Canadienne OTTAWA Les sénateurs libéraux perdront aux mains des conservateurs, d'ici la fin du second mandat du gouvernement Mulro-ney, la majorité qu'ils détiennent depuis près d'un siècle au Sénat.Un renversement qui pourrait avoir d'importantes répercussions politiques.L'occasion donnée au premier ministre Brian Muironey de façonner à son image le Sénat, comme il l'a fait avec la Cour suprême, pourrait refroidir sa promesse de réformer la Chambre haute, une fois que l'Accord du lac Meech aura été ratifié, si tant est qu'il est ratifié.En 1992, M.Muironey n'aura mis que huit ans à défaire ce que son prédécesseur Pierre Trudeau avait mis 16 ans à consolider.L'actuelle majorité libérale au Sénat remonte à 1901.Aux élections de 1984, les sénateurs libéraux étaient presque trois fois plus nombreux que les conservateurs.Quatre ans plus tard, la majorité libérale rétrécissait à 20 sièges, les libéraux en détenant 56, les conservateurs, 36.Une situation attribuable aux 17 nominations \u2014 toutes conservatrices \u2014 effectuées par M.Muironey pendant son premier mandat.Douze sénateurs, dont sept sont libéraux, atteindront 75 ans, l'âge obligatoire de la retraite au Sénat, d'ici la tenue des prochaines élections.A ces sept départs libéraux, qui seront de toute évidence comblés par des conservateurs, s'ajoutent sept autres sièges actuellement vacants.Si bien qu'au bas mot, il y aura, à l'été 1992, 50 conservateurs et 49 libéraux au Sénat, qui compte 104 sièges au total.Le calcul ne tient toutefois pas compte des cinq sénateurs qui siègent actuellement comme indépendants.La prédiction ne tient pas compte non plus des cinq sénateurs \u2014 deux libéraux et trois conservateurs \u2014 dont l'âge varie entre 82 et 89 ans, mais qui échappent à la règle de la retraite à 75 ans parce que leur nomination a été faite avant 1965, année où la nouvelle réglementation entrait en vigueur.L'arrivée des conservateurs au pouvoir commence déjà à porter ses fruits pour M.Muironey au chapitre de la répartition des sénateurs par province.Les conservateurs sont majoritaires à Terre-Neuve et dans l'Ile-du-Prince-Édouard.Ils sont à égalité avec les libéraux au Manitoba et au Québec.Il faudra toutefois que M.Muironey attende la toute fin de son mandat avant que la majorité libérale ne soit renversée.Une situation dont il ne pourra vraiment profiter que si les conservateurs sont reportés au pouvoir dans quatre ans.Aucun sénateur ne prend sa retraite cette année, six la prendront en 1990, trois en 1991 et trois autres en 1992.Le renverseTnent de la domina- tion libérale sera une épine de moins au pied du gouvernement Muironey.Le Sénat libéral ne s'est pas géné, pendant le premier mandat conservateur, pour faire obstacle à des projets de loi majeurs.Les cas les plus spectaculaires ont été le projet C-22 sur les brevets pharmaceutiques et les projets C-84 et C-55 sur la réforme du processus de détermination du statut de réfugié.À quelques mois des dernières élections, le chef libéral John Turner allait même jusqu'à demander aux sénateurs libéraux de bloquer la ratification du projet de loi de mise en vigueur du traité canado-américain de libre-échange.Furieux, le gouvernement a dû attendre l'issue des élections du 21 novembre dernier pour faire adopter cette législation.M.Muironey a jusqu'à maintenant respecté l'esprit de l'Accord du lac Meech, signé il y a près de deux ans.L'entente prévoit la nomination de sénateurs par le premier ministre fédéral sur proposition des gouvernements provinciaux concernés.Dans l'Ouest du pays, les provinces, et au premier chef le Manitoba, craignent qu'une fois l'entente constitutionnelle ratifiée par toutes les législatures provinciales, Ottawa ne tiendra pas sa promesse d'ouvrir des discussions constitutionnelles sur la création d'un Sénat élu dont la composition ferait contre-poids à la domination aux Communes du bloc des députés du Québec et de l'Ontario.Le récent budget a fait mal au gouvernement d'après la Presse Canadienne QUÉBEC Le récent budget Wilson a fait mal au Parti progressiste-conservateur du premier ministre Brian Muironey, qui a perdu neuf points au Québec durant les dernières semaines.Et la baisse semble se poursuivre.Un sondage réalisé par la firme Sorécom accorde 44 pour cent des intentions de vote au Parti conservateur, 29 pour cent au Parti libéral du Canada et 25 pour cent au NPD.Avant répartition, il y avait 14 pour cent d'indécis.Un mois plus tôt, les résultats étaient les suivants : PPC, 53 pour cent, PLC, 25 pour cent et NPD, 20 pour cent.Selon le sondage effectué auprès de 993 personnes entre les 21 et 30 avril dernier, le taux de satisfaction à l'endroit du gouvernement du premier ministre conservateur Brian Muironey a baissé dans les mêmes proportions de mars à avril, tombant de 55 à 49 pour cent.Le sondage ne permet pas de mesurer pleinement l'effet du budget du ministre des Finances, Michael Wilson puisque la fuite spectaculaire dont le document a fait l'objet est survenue le soir du 26 avril.En examinant les chiffres de plus près, il est cependant permis de croire que la tendance à la baisse enregistrée dans les jours qui ont précédé la fuite s'est accélérée par la suite.La plus grande partie des entrevues, soit 744 sur 993, a été réalisée du 21 ou 25 avril.Déjà, la popularité des conservateurs avait chuté de sept points.Le PPC recueillait 46 pour cent des intentions de vote, le PLC, 29 pour cent et le NPD, 23 pour cent.Selon les sondeurs de Sorécom, les compressions dans les dépenses et les hausses de taxes que les médias annonçaient déjà, avant que le contenu du budget ne soit connu, expliquent cette première baisse des conservateurs.Les 249 entrevues réalisées du 26 au 30 avril, donc une fois connus les détails du budget, ont révélé une baisse additionnelle de sept points.Le PPC ne recueillait plus que 39 pour cent des intentions de vote, le PLC, 30 pour cent et le NPD, 29 pour cent.La chute du taux de satisfaction envers le parti au pouvoir a été encore plus marquée après la fuite du budget.Jusqu'au 25 avril, la baisse n'avait été que de trois points par rapport à mars; du 26 au 30 avril, elle est tombée de 11 autres points.Le taux de satisfaction n'était plus que de 41 pour cent.Les spécialistes de Sorécom recommandent toutefois de ne pas en tirer de conclusion trop définitive.Seulement la moitié des répondants de la région de Montréal, où les conservateurs sont généralement moins populaires que dans le reste du Quebec, ont été rejoints avant la fuite du budget.La baisse additionnelle qui a suivi le budget s'expliquerait donc en partie par la moindre popularité du Parti conservateur dans la métropole.Par ailleurs, le premier ministre Brian Muironey n'a pas voulu commenter le sondage hier alors qu'il participait à l'inauguration officielle du Centre canadien d'architecture.Il s'est contenté de dire qu'il n'avait pas pris connaissance des résultats de ce sondage. 82 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 8 MA11989 Éditorial IDesmarafe d administration president et éditeur Fallait-il toucher aux pensions fédérales?En décidant de récupérer les pensions des retraites les plus fortunes, le ministre Michael Wilson n'a pas provoque de levée de boucliers.Personne ne s'est vraiment scandalisé du fait que l'on se montre moins généreux pour une minorité bien nantie.Mais les consequences de cette mesure budgétaire sont beaucoup plus profondes.Déjà, le Canada n'avait pas vraiment une politique de retraite fort cohérente.En introduisant le principe de la récupération, le gouvernement fédéral déstructurera encore plus le fragile équilibre de toute la politique de retraite.Il y a peu de victimes maintenant.Il y en aura beaucoup plus dans dix ou quinze ans.Avant d'aller plus loin, il est peut-être bon de préciser de quoi il s'agit.Les retraités qui ont un revenu net supérieur a $50000 devront remettre une partie des pensions fédérales qu'ils ont reçues; a partir de $85000, ils en perdront la totalité.En fait, ils devront rembourser un montant égal a quinze p.cent de leurs revenus qui dépassent le seuil de $50000 jusqu'à concurrence des $3900 qu'Ottawa leur verse.Ce choc sera cependant atténué de deux façons.D'abord, la récupération est calculée en fonction du revenu net : tous ceux qui disposent d'abris fiscaux permettant de déclarer des pertes ou de déduire des intérêts pourront toucher bien plus que $50000 avant d'être touchés par la mesure.Ensuite, comme les pensions sont deja imposées, la perte nette pour les contribuables a haut revenu ne dépassera pas $2254.Et voila pourquoi peu de retraites seront pénalises.Sur un total de trois millions de retraités, seulement 54000 perdront leur pension au complet et 74000 en partie.Il faut aussi rappeler, chose importante, que les autres paiements aux retraités restent intacts: il s'agit de la sécurité de vieillesse fédérale pour ceux qui ont de faibles revenus, de la Régie des rentes du Québec ou son équivalent canadien, ainsi que des fonds de pension des employeurs des secteurs privé et public.Après toutes ces nuances, pourquoi s'inquiéter?D'abord pour une question de principe.Les retraités d'aujourd'hui ou ceux qui le seront bientôt ont planifie leur retraite en toute bonne foi.Ottawa change les régies du jeu alors qu'ils n'ont plus aucun moyen de s'ajuster pour combler ce manque a gagner.En outre, le fédéral se trouve en fait a punir ceux qui ont plus épargné pour leur retraite que la moyenne.C'est injuste.Mais c'est a long terme que cette mesure aura des effets que l'on peut qualifier de nocifs.Comme l'a montré Claude Picher dans sa chronique de samedi, ce plafond de $50000 a partir duquel les pensions deviennent récupérables, ne sera indexé qu'a un p.cent.Comme les prix augmentent au rythme de quatre p.cent par année, cela signifie que le plafond réel baissera d'année en année.Dans dix ans, il n'équivaudra plus qu'a 37000 dollars d'aujourd'hui, et dans vingt ans, a $26000.Ce sont la des revenus de retraite modestes, qui n'ont pas a être penalises.Cela aura, au fil des ans, un impact majeur sur les fonds de pension des entreprises.Ceux-ci sont structures en tenant compte des chèques que toucheront les retraités, pension fédérale et régie des rentes.Si l'un de ces paiements disparait progressivement, il faudra que les fonds de pension s'ajustent pour assurer un revenu de retraite decent aux salaries.Le cout, pour les employeurs et les travailleurs, sera important.La situation est d autant plus confuse que.faute d'une aide généreuse de l'État, les futurs retraités devront davantage compter sur leurs épargnes.Or, dans le même budget, on apprenait que le ministre Wilson retarde d'un an les changements qui auraient pu permettre aux contribuables de placer plus d'argent dans leur régime enregistré d épargne-retraite.Pour coiffer le tout, les modifications pour que les contributions a la Régie des rentes ou au Canada Pension Plan puissent être suffisantes pour couvrir les besoins des retraités de demain se font toujours attendre.Le moment où les caisses seront à sec approche a grands pas.En coupant certains chèques de pension, M.Wilson a paré au plus pressé.Il faudra maintenant que son gouvernement dépasse les réactions comptables et pense a l'avenir.Alain du suc La taxe sur les chambres d'hôtel Le maire de Montréal Jean Doré, revenant à la charge, souhaite que le gouvernement provincial, le seul autorisé à le faire, impose une taxe de 3 p.cent sur les chambres d'hôtel.Le produit de cette taxe, six millions de dollars, servirait à la promotion touristique.Une telle taxe comporte un avantage politique évident: ceux qui la payent, des gens de passage, ne votent pas.Le projet suscite néanmoins de vives réactions du milieu hôtelier qui craint que Montréal ne soit plus compétitive face à d'autres villes.Un tableau compilé il y a un mois par le Wall Street Journal indique toutefois que ce genre de taxe est généralisé à l'échelle nord-américaine.Les chiffres ci-dessous tiennent compte des taxes locales et de celles des États.Certaines villes (marquées par un astérique ou une croix) imposent môme une taxe additionnelle de $1 ou $2.Columbus, OH\t15.5%\tAnaheim, CA\t10.5% New York, NY\t13.25*\tCincinnati, OH\t10.0 Seattle, WA\t14.1\tDetroit, Ml\t10.0 Houston, TX\t14.0\tIndianapolis, IN\t10.0 Austin, TX\t13.0\tOakland.CA\t10.0 Cleveland, OH\t13.0\tSacramento, CA\t10.0 Dallas, TX\t13.0\tKansas City, MO\t9.73 Ft.Worth, TX\t13.0\tBoston, MA\t9.7 New Orleans, LA\t11.0»\tSt.Louis.MO\t9.5 San Antonio, TX\t13.0\tHonolulu, HI\t9.43 Knoxville, TN\t12.75\tDayton Beach, FL\t9.0 Chicago, IL\t12.4\tFt.Lauderdale, FL\t9.0 Los Angeles, CA\t12.0\tOrlando, FL\t9.0 Atlantic City, NJ\t12.0\tPittsburgh, PA\t9.0 Baltimore, MD\t12.0\tPortland, OR\t9.0 Minneapolis, MIN\t12.0\tTampa, FL\t9.0 Denver, CO\t11.9\tWest Palm Beach, FL\t9.0 Nashville, TN\t11.75\tNorfolk, VA\t8.5 Atlanta, CA\t11.0\tCharlotte, NC\t8.0 Philadelphia, PA\t11.0\tRaleigh-Durham, NC\t8.0 Miami, FL\t11.0\tRiverside, CA\t8.0 San Francisco, CA\t11.0\tSan Diego, CA\t8.0 Washington, DC\t10.0t\tSan Jose, CA\t8.0 Jacksonville, FL\t10.5\tLas Vegas, NV\t7.0 Phoenix, AZ\t9.25t\tReno, NV\t7.0 *PlusS2 fPtusSI\t\t\tA.D.La boîte aux lettres Pas seulement pour ces messieurs M Dans La Presse du 30 avril, Louis-B.Robitaille signait un article sur un club parisien très chic et.un peu particulier.Le titre m'a laissée perplexe: «La sagesse du Crazy Horse !» S'il y a un qualificatif \u2014 même ironique \u2014 à donner à un endroit où des femmes sont reléguées au rang de bétail erotique paradant devant ces messieurs, est-ce véritablement celui de sagesse?D'autre part, même si le journaliste affirme qu'il ne veut pas discuter à savoir si le strip-tease est une bonne chose ou non, son article complaisant donne de la légitimité à un phénomène basé sur le mépris des femmes.Il est regrettable que La Presse en ait fait sa première page.Arme-Marie Claret Montréal Effectivement, la question philosophique du strip-tease, féminin, masculin, professionnel, amateur ou domestique, reste totalement ouverte.En revanche, la clientèle du «Cra-zy Horse», je dois le préciser, est féminine à hauteur de 50 p.c, ce qui fait que le « bétail erotique» ne parade pas seulement devant des messieurs.L.B.R.Piètre service d'autobus Monsieur Pierre D.Girard, maire de Saint-Hubert ¦ Usagers du transport en commun et contribuables de Saint-Hubert, nous devons subir chaque jour des coupures de service.Devrons-nous endurer encore longtemps cette si- tuation intolérable?Les attentes le matin et le soir atteignent 35 à 45 minutes et ce beau temps, mauvais temps.Nous avons subi une hausse des tarifs pour cette baisse de service! Nous payons trop cher un service d'autobus en voie de disparition.Nous sommes d'avis qu'il y a des solutions, mais que personne ne veut en prendre la responsabilité.Une prompte intervention du conseil d'administration dont vous faites partie serait grandement appréciée.Micheline GAUTHIER et Pierrette PRUNEAU Au nom de 143 usagers du transport Saint-Hubert-Place Bonaventure Congédiement inquiétant Monsieur Claude Ryan, ¦ La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal s'inquiète vivement des circonstances qui ont entouré le congédiement de la directrice de la bibliothèque Des Sources, à Roxboro, Madame Nathalie Groulx, et son remplacement par une personne qui maîtriserait mal le français.Cette double décision, dont les motifs officiels sont contestés par plusieurs organismes professionnels du monde de la bibliothéconomie, risque de priver les usagers francophones de services adéquats dans leur langue.Cette situation est d'autant plus préoccupante qu'elle survient dans une région où les résidents francophones se plaignent déjà de services publics insuffisants dans leur langue.La Société Saint-|ean-Baptis-te de Montréal vous prie instamment d'intervenir dans ce dossier.Jean dorion Président général Oui- cterfêfi, l& Acf/5rAïT&&/ Des Pëovc/iïs té^Mt^tftà Soutien aux infirmières Aux infirmières et infirmiers, ¦ Merci pour tout ce que vous apportez à notre humanité en détresse.Avec vous, notre qualité de vie devra s'améliorer; nous vous aiderons.Je soutiens vos moyens de pression.C'est vrai que vous avez du salaire à rattraper, surtout si on vous compare à d'autres professions équivalentes.Vos énormes responsabilités demandent de meilleures conditions de travail.Depuis trente ans je rêve que vous et les médecins travaillerez davantage à la prévention qu'à la guérison et que vous vous impliquerez dans le rai-lieu et l'environnement.Est-ce de l'utopie?J'espère pour vous, la santé!.Je vous aime n.Beauchesne Saint-Hyacinthe Réalisme et corruption ¦ Dans un éditorial intitulé h Réalisme uruguayen » (La Presse 210489), Monsieur Frédéric Wagnière approuve le choix qu'a fait l'Uruguay de «passer l'éponge sur le passé des bourreaux et des tortionnaires d'il y a une dizaine d'années.» C'est là une opinion que certains contesteront mais qui fut partagée par la majorité de la population de ce pays.Là où les choses se gâtent c'est lorsqu'il fait un parallèle avec la situation actuelle en Haïti.Monsieur Wagnière recommande aux Haïtiens de s'inspirer du «réalisme» uruguayen en affirmant que «la grande majorité des gens qui peuvent faire fonctionner un ministère et donner un minimum de ser- vices à la population sont, sans doute, des gens qui ont trempé dans la corruption de l'ancien régime.» Pour qu'un éditorialiste puisse, aujourd'hui, prôner impunément que l'efficacité prime tout, y compris la moralité, il faut que les valeurs fondamentales de notre société soient gravement atfeintes.Ce sont peut-être des bandits, nous dit Monsieur Wagnière, mais ils s'y connaissent en gestion des affaires de l'État, tandis que d'autres sont honnêtes, mais n'ont pas l'expérience requise.A partir de tels principes, on peut tout justifier: les politiciens véreux, le trafic d'influence, la pègre au pouvoir, l'achat des consciences, etc.(.) André MARCOUX Montréal Bénévolat ou travail à rabais?¦ Se termine la semaine annuelle «du bénévolat».Le journaliste Claude Masson terminait son éditorial par ces mots «L'action bénévole constitue une force majeure et essentielle de notre société.(.) Mais il est en même temps primordial de ne pas transformer cette forme sociale de gratuité en une formule de travail à rabais;» Or c'est justement ce qui se passe un peu partout dans notre société.Les CLSC créent à partir de subventions d'appoint des organismes sans but lucratif qui recrutent des bénévoles pour faire le transport des personnes âgées, la popote volante, etc.Pendant ce temps, le personnel cadre des mêmes CLSC est payé plein salaire pour «regarder aller» tout ce monde qui travaille à sa place.Et quand on ose leur demander conseil eu de l'aide, ils se font un devoir de nous référer ail- leurs.Si bien que tout le système se renvoie la balle.(.) Dans les hôpitaux c'est la même chose.On a coupé le personnel à la base au moment des restrictions budgétaires tout en oubliant de dire aux directeurs de couper aussi dans les cadres.Si bien qu'aujourd'hui on a plus de chefs que d'indiens; comme le travail doit quand même être fait, on trouve des bénévoles qui ne se posent pas trop de questions.Si c'est pas rire des bonnes âmes, je ne sais plus ce que c'est.Janine IAR0SE Mascouche Heights Pas des sages-femmes ¦ À la suite d'un article paru dans La Presse, le samedi 15 avril 1989, intitulé «Naissances, sages-femmes et corporatisme» signé par André Noel, nous réclamons qu'il y ait rectification concernant notre statut.Le Collectif les Accompagnantes n'est pas un groupe de sages-femmes, mais un groupe d'accompagnement à 1 accouchement.La différence entre une accompagnante et une sage-femme se situe au niveau de la responsabilité médicale.L'Accompagnante n'assume jamais la responsabilité ni du suivi médical, ni de la supervision de l'accouchement, ces tâches relevant exclusivement d'un médecin ou d'une sage-femme.Dans la situation actuelle concernant la légalisation des sages-femmes et le questionnement face à leur acceptation en milieu hospitalier nous considérons que l'erreur de M.Noël nous citant à titre de sage-femme fausse l'image du groupe face à la population et risque de nous occasionner de graves problèmes, c'est-à-dire que cer- 0ROITS RESERVES tains hôpitaux pourraient nous interdire leur accès.(.) Line CAUVREAU pour les Accompagnantes Précision Contrairement à ce que nous avons indiqué dans La Presse, le 15 avril, le collectif Les Accompagnantes n'est pas un groupe de sages-femmes, mais un groupe d'accompagnement à l'accouchement.Toutes nos excuses.Pas à la baisse, s.v.p.! ¦ M.Pierre Vennat, dans son éditorial du 26 avril dernier, soulève la question de l'équité salariale pour les femmes, mais.à l'envers.En effet, lorsqu'il renverse la question en demandant «.faut-il plutôt que les peintres touchent un salaire de secrétaire?», il remet en question les principes de base de l'équité salariale, formulés par la Commission des droits de la personne du Québec: L'ÉQUITÉ NE PEUT SE FAIRE À LA BAISSE! Alors, Monsieur Vennat, avant de vous lancer sur des Îlistes fort dangeureuses et, à la imite, illégales, je vous conseille fortement de vous informer.le suis certaine qu'il vous fait plaisir de tenter ainsi de diviser les forces syndicales entre elles, mais la Commission des droits de la personne avait prévu le coup: pensez-vous vraiment que des comparaisons auraient été possibles sinon?Les organisations syndicales, dois-je vous le rappeler, représentent les intérêts de l'ensemble de leurs membres.Vous nous aviez pourtant habituées à un peu plus de professionnalisme.Sylvie PA0UEROT Lauzon Gérald LeBlant: LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 8 MAI 1989 Opinions Fête des Mères IOIS Jg ai déjà parle de mes mères, comment elles m'avaient portée et continuaient de le faire, le vous ai parlé de leur héritage sans prix et du respect que je leur porte.De ces femmes qui m'ont nourrie de leur histoire, de leurs souffrances, de leurs secrets.À l'heure où je me prépare à mettre au monde un nouvel être humain, rien n'est plus puissant que ces centaines de millions de maillons qui me lient à mes aînées depuis la nuit des temps.Toutes, elles sont les mères du monde.Mettre au monde, c'est bien plus que d'écarter les cuisses en» poussant.11 y aura eu toutes les guerres de l'Histoire; les exodes, et les exils; la colonisation et ses misères; les épidémies; les révolutions et les révoltes.Les chiens ont aboyé, mais les mères auront toujours été là.Il y aura eu la révolution industrielle, sexuelle, culturelle.Il y aura eu l'éclate- ment des familles mais les mères ont encore répondu présentes.Sans avoir toujours le choix, dans le silence souvent et la solitude qui l'accompagne, les femmes ont porté le monde et l'espérance dans leur sein.La mère, c'est le fil conducteur de la vie et de l'Histoire.La mère écarte bien plus que les cuisses, elles écarte les bras.La fête des Mères aura pourtant été longtemps celle des utérus.Chez les anciens Grecs, Cy-bèle incarnait déjà la force reproductrice de la nature que tout le peuple célébrait.Au Vie siècle avant J.-C, Rome introduisait dans son calendrier une période de fête en hommage à la fertilité, celle de la nature incluant celle dés femmes.Beaucoup plus tard, l'instauration d'une célébration de la maternité en Occident répondait aux nécessités de politiques natalistes, particulièrement en France chez les gouvernements successifs de l'entre-deux-guerres.En France toujours, l'ancêtre de cette célébration portait une dénomination éloquente: la fête des Mères de familles nombreu- ses.On remettait alors, dès 1920.les médailles d'or, d'argent et de bronze aux mères du comté les plus «méritantes».Lire ici les plus reproductrices.Cette année-là, c'est une mère de treize enfants qui remportait la palme, remise par de dignes messieurs bien sur, dont c'était d'ailleurs l'idée.Quelle femme aurait songé à se réjouir de la condition d'une mère de treize enfants?En 1942.la presse parisienne vante en première page les mérites d'une jeune maman de vingt et un ans qui vient de mettre au monde son septième enfant.Et sans jumeaux! s'exclame l'entrefilet.Parce que faire des jumeaux aurait été moins prestigieux, un peu comme une manière de tricherie.L'important c'est l'utérus! Toutes n'ont pas écarté les bras.Beaucoup n'écartent plus les cuisses.Mais que croyez-vous donc que l'on célèbre à la fête des Mères?Ne me dites pas qu'on a laissé tomber le sacre de l'utérus pour celui, tout aussi débile, du devoir maternel bien rempli! Ce serait trop bête de leur dire merci pour quelque chose qu'elles n'ont pas été.pour une situation qu'elles n'ont pas toujours choisie.Les mères n'ont pas le dos si large qu'il leur faille porter nos mensonges en plus du reste du monde.Il faudrait leur dire merci de leur indulgence devant nos faux pas en leur retournant la pareille.Merci aussi pour les colères et les réprimandes, celles qui étaient justifiées et celles qui ne l'étaient pas.Merci encore pour nous avoir fait connaître vos propres limites: elles nous ont préparés à rencontrer les limites du monde, le ne rends pas seulement hommage à votre dévouement, mais également à vos courageux moments d'égoîsme.Pas seulement à vos élans de tendresse, mais aussi à vos violences.Je vous remercie de vétre imperfection : elle continue de me rassurer à propos de mes propres imperfections.Les mauvaises mères?le ne sais pas.Peut-être avaient-elles seulement un peu plus d'imperfections que les autres, et cela aura suffi pour qu'elles incarnent le pire alors qu'elles faisaient de leur mieux.Qui a dit que de porter le monde était facile?La littérature fait figure de parent pauvre dans le monde de l'édition M.Alain Horic, éditeur littéraire, nous fait part de ses réactions à la suite d'un article de notre chroniqueur, Reginald Martel, consacré à la place de la littérature dans le monde de l'édition.ALAIN HORIC Votre chronique «La_littératu-re mal aimée» fait une analyse juste de l'évacuation de la littérature québécoise du champ de l'édition actuelle.Cuiniiie vuus touchez le phénomène de l'aban-\u2014dcmrxteJa^JiilfijatùJiç.j>ai; les édi; tettrs, j'aimerais me pencher sur se?causes.Il est dé plus en plus difficile de nos jours, pour un éditeur, de demeurer fidèle à une vocation spécifiquement littéraire, puisque son engagement exige de la témérité et l'oblige à une lutte constante pour survivre.Il faut être, comme vous l'avez dit, fou de littérature pour lui sacrifier tout son temps, son énergie et ses ressources.Et peu survivent à ce régime.Les fous de littérature se font de plus en plus rares, puisque l'édition littéraire est foncièrement non rentable, et donc chroniquement déficitaire.Tôt ou tard, l'éditeur littéraire doit acquitter le prix de son idéalisme car il n'échappe pas aux règles économiques en dépit de sa vocation culturelle.Face à de tels impératifs, l'éditeur n'a d'autres choix, à moyen terme, que d'abandonner la littérature ou tenter la diversification en faisant des livres plus payants jusqu'à la soumission totale de sa politique éditoriale aux principes de saine gestion et de la notion de profit.Ces principes de rentabilité amenuisent la production littéraire jusqu'à l'évacuation complète.Le bassin restreint du public lecteur et la vulnérabilité de notre marché défavorisent l'édition littéraire.Notre littérature est mal accueillie et mal servie sur notre propre marché qui reste à conquérir.Ainsi, peut-on vraiment blâmer les hommes d'affaires avisés de ne pas investir dans un genre non rentable?Ils finissent donc par s'accrocher à quelques grands noms pour -ne-conserver que le roman qu'ils - souhaitent best-seller, tournant définitivement le dos à la poésie, au théâtre ef-àl'essai littéraire.Nous voyons donc la prolifération de livres de toutes sortes et une diversification vers les livres payants qui n'ont plus rien à voir avec la littérature.Nous savons également que la littérature n'est pas faite que de roman, et rares aussi sont ceux qui investissent dans la relève.La littérature, chez la plupart, ne représente plus qu'une proportion négligeable de leur production.Est-il nécessaire de souligner également que la littérature québécoise, sauf exceptions, ne reçoit pas un appui adéquat des médias, des libraires, des bibliothécaires et cela au détriment du public lecteur.Pour survivre, la littérature québécoise a besoin des efforts conjugués de tous les intervenants.Et puisque l'édition littéraire est chroniquement déficitaire, à supposer même que la situation s'améliore, elle ne peut survivre que grâce aux organismes subventionnai-res qui ont un rôle vital à jouer et qu'ils n'assument pas puisque leur politique d'aide, inappropriée, favorise plutôt l'abandon de l'édition littéraire.Les deux principaux, soit le Conseil des Arts du Canada et le ministère des Affaires culturelles, sont les grands responsables de la sortie de la plupart du champ de l'édition littéraire, puis- qu'ils subventionnent tous les éditeurs indistinctement de leur spécificité.L'éditeur littéraire ne jouit donc pas d'un traitement privilégié en raison de sa vocation.Tous les éditeurs et toutes les catégories de livres sont admissibles aux subventions et doivent se partager la même assiette indistinctement.Les subventions servent plus d'incitatifs économiques que littéraires puisqu'elles obéissent aux critères quantitatifs nonobstant la qualité, seul le nombre de livres compte.Ces organismes subven-cionnaires encouragent plutôt la diversification,, donc la prolifération de livres non littéraires.Ce faisant, ils privent les éditeurs littéraires d'une aide plus substantielle, prioritairement adaptée à leurs besoins, qui leur reviendrait de plein droit en raison de leur vocation littéraire et de la vulnérabilité de leur marché.En versant les subventions, ces organismes n'ont aucune exigence qualitative en retour.C'est dire que l'utilisation de cette aide, quant au genre et au contenu des livres, est laissée à la seule discrétion de l'éditeur.Pourquoi alors ferait-il de la littérature puisque les autres livres plus payants reçoivent autant des organismes subventionnâmes?Qui peut alors le blâmer d'utiliser ces subventions à produire des livres plus payants qui n'ont plus rien de littéraire.Par exemple, presque tous les livres sont admissibles aux subventions de base du Conseil des Arts du Canada, au détriment de la littérature de création, chroniquement déficitaire.Tant que ces politiques ne seront pas réformées et destinées prioritairement à l'édition littéraire, vous verrez graduellement d'autres abandons, des désertions et des fuites.Contraire- ment au Conseil des Arts du Canada, seul le ministère des Affaires culturelles a démontré dernièrement une certaine volonté d'adaptation de sa politique d'aide à l'édition spécifiquement littéraire.Voilà les causes facilement identifiables de l'évacuation de la littérature du champ de l'édition au Québec.Une littérature mal aimée, mal accueillie, mal servie et mal aidée.II y.aura toujours quelques.fous qui, à bout de ressources, seront relayés par quelques autres.Mais cela sera insuffisant tant que notre société restera indifférente à l'importance de la littérature en tant que valeur suprême d'un peuple menacé dans sa culture même.Cette littérature est menacée au même titre que la langue et, pourtant, le ministère de l'Education ne rend pas obligatoire son enseignement.Là encore, des rares fous de littérature doivent y suppléer dans nos institutions d'enseignement.Comment notre système d'éducation peut-il continuer à dissocier la langue de la littérature, puisque cette dernière est l'unique génératrice du français parlé et écrit?La langue seule articule l'individu et partant une collectivité.L'édition littéraire ira en s'ame-nuisant si elle ne reçoit pas l'appui de tous les intervenants sans quoi les derniers fous de littérature seront contraints, en raison du contexte défavorable et des réalités économiques inexorables, de l'abandonner à leur tour.Nous avons fort à faire ensemble p jur parvenir à la reconnaissance réelle de notre littérature dans la société québécoise.Votre contribution personnelle en ce sens est essentielle.La langue que nous parlons ici est-elle vraiment une menace au fait français ?M.Réjean ttanton, professeur à la ÇECM, réplique à une chronique du Lysiane Gagnon consacrée au parler québécois.RÉ JEAN HAMON Dans un article du 1er avril dernier, Lysiane Gagnon déplorait la piètre qualité du français au Québec, qu'elle qualifiait de «langue de ghetto» et qui, selon elle, constitue la plus grande menace au fait français du Québec.Elle profitait de l'occasion pour pointer un doigt accusateur sur notre manie de tutoyer les gens.Outre le fait que le tutoiement soit, à mon avis, le sifflet d'un peuple dont les contacts sont directs et sans manière, le journaliste porte à l'égard du français d'ici un grave jugement de valeur.(.) Ce que Madame Gagnon propose en sus et lieu de la langue québécoise, c'est le français standard, celui des animateurs à la Oerome et à la Bombardier, soit une langue aculturée, sans âme, sans identité, neutre.Car tous les linguistes, dignes, de ce nom (d'ailleurs trop longtemps absents de ce débat) vous le diront: le québécois n'est pas une langue mal parlée, mais une particularité régionale, une couleur locale, l'expression d'un peuple, de son identité, de son histoire.Le québécois est aussi loin du français standard que le sont, à divers niveaux, le sénégalais, le marseillais, le créole, le corse, le suisse, etc.Qui donc aurait comme idée, sinon une aristocrate fasciste, d'imposer à toute la francophonie de la terre un seul et même français?Comment chacun de ces peuples pourrait-il alors affirmer sa vivacité, son originalité, son idendi-té, sa réalité?Qui peut encore douter que chacune des nations francophones peut parler son français tout en demeurant en deçà de certaines normes acceptées par tous?Le véritable problème du français-parlé au Québec en est un de perception et de rapport de force.Au niveau de la perception, il est clair que le québécois (le «jouai», péjorativement dit lorsque l'accent est « trop » prononcé ) a toujours représenté et représente encore aux yeux de beaucoup de gens l'appartenance à une classe sociale inculte et sous-dévcloppée.Ce sentiment, explicable historiquement par notre isolement, n'a plus raison d'être.Aujourd'hui, toute personne scolarisée peut écrire dans un français correct et s'exprimer dans un québécois compris par tous, même si certains ajustements de niveau de langage peuvent s'avérer nécessaires.Quant au rapport de force, il tient à la fois du pouvoir historique, économique et démographique d'un pays à prendre le leadership de l'évolution de sa langue.Les États-Unis semblent depuis longtemps s'être affranchis du pouvoir de l'Angleterre à imposer le British Way.L'Australie produit d'excellents films, tous colorés de l'accent local, et que toute l'anglo-phonie comprend! Quant à la France, doit-elle être la seule nation à imposer ce qui est français et ce qui ne l'est pas?N'accepte-t-elle pas de plus en plus de mots anglais dans un vocabulaire qui comporte souvent des équivalents français: challenge, marshmallow, rocking-chair, sponsor, etc.?Le Québec, de par sa condition particulière, peut-il rester muet face à cette anglomanie?La post-synchronisation des films américains en argot français est-elle plus près delà réalité nord-américaine que le québécois?11 est clair que le Québec, s'il veut assurer sa survie culturelle, n'a d'autre choix que d'assumer une part importante du leadership de l'évolution dé la langue française.Il doit d'abord préserver le vo- cabulaire français et refuser les équivalences anglaises (le vocabulaire sportif en est un exemple tout à fait approprié).Il doit, de plus, jouer le rôle de chef de file en matière de traduction des nouveaux mots anglais, scientifiques ou autres, dont sa situation géographique permet un contact direct.Déjà, le Québec s'est affirmé dans la féminisation des mots et dans la traduction d'un certain vocabulaire scientifique.Ce timide départ ne devra s'avérer que le début d'une volonté opiniâtre.En conclusion, trop longtemps les Québécois se sont-ils laissés dire qu'ils parlaient mal par des pseudo-linguistes à la Laurin, Landry et compagnie, et se sont-ils laissés insulter par des slogans tels: « Bien parler ( lire : le français standard) c'est se respecter».Nous ne sommes plus à l'heure du réflexe de colonisé et des échines qui plient.Nous devons assumer le rôle que notre condition nord-américaine nous demande de jouer.Notre survie culturelle passe par l'affirmation de notre identité et de notre langue.Refuser ce rôle, c'est s'exposer aux détracteurs de tout acabit, tel cet anglophone qui prétendait refuser d'apprendre le français parce que la langue d'ici est «bâtarde».Et lui, parlait-il l'anglais d'Angleterre?L'Ouest-kde-!î!e (1) J# ai enfin compris, mercredi, comment le « West Island* était graduellement devenu l'Ouest-de-rîle.La réponse se trouve dans un petit bureau d'un bungalow de banlieue, à Dollard-des-Ormeaux.Un micro-ordinateur, compatible avec IBM.y enregistre, depuis des années, l'état de santé du français de l'affichage commercial, dans les 12 municipalités de la pointe ouest de l'île de Montréal.|e comprends maintenant pourquoi lean-Guy Plante, le propriétaire de l'ordinateur et du bungalow, nous a fait parvenir, l'automne dernier, un long communiqué de plusieurs pages, pour nous inviter a remplacer l'expression West Island par l'Ouest-de-llle Ce qui m'avait alors frappé, c'était le ton de l'argumentation mise de l'avant par M.Plante, alors président, de l'Association des francophones de l'Ouest-de-l'lle.Au lieu de gémir sur l'absurdité colonialiste de se définir dans la langue des autres.M.Plante défilait une interminable liste de gens, du ministre Gerry Weiner à la Corporation immobilière Ivan-hoe.qui s'étaient convertis à l'expression Ouest-de-Tlle.le ne m'en étais même pas aperçu.L'ancien «West Island Mail», qu'on aperçoit sur la Métropolitaine, juste avant la sortie du boulevard des Sources, est devenu Les Galeries des Sources.Et le superbe Marché de l'Ouest, un des meilleurs de toute la région métropolitaine, s'affiche hautement dans la langue de Molière.O Fils du «Faubourg à m'iasse», lean-Guy Plante ne savait pas ce qui l'attendait, quand son travail d'enseignant le fit passer de la CECM à la Commission Baldwin-Cartier, en I978.«Ce fut tout un choc de nous faire dire 'West Island is english territory' et de constater que c'était souvent vrai dans la vie quotidienne, le me débrouillais tant bien que mai en anglais et ma femme ne le parlait pratiquement pas.Nous avons eu l'impression d'avoir changé de pays», raconte le professeur de français, devenu spécialiste des classes d'accueil pour les enfants d'immigrants.Les Plante se sont achetés un bungalow, à Dollard-des-Ormeaux mais en tout point semblable à ceux de Brassard ou d'Auteuil, et ont eu leur premier enfant dans ce nouveau coin de pays, qu'ils ont appris à connaître et à aimer.Le premier service que nous aura rendu lean-Guy Plante et son association, c'est d'avoir attiré notre attention sur cet important morceau de la région métropolitaine, trop longtemps négligé par les francophones et leurs médias.L'Ouest-de-l'île n'est pas une division officielle: on ne la retrouve nulle part dans les registres municipaux, provinciaux ou fédéraux.C'est un terme surgi de la vie, une expression que tout le monde emploie parce qu'elle définit une réalité bien concrète.Pendant que nous parlions du bout-de-l'ile pour l'est, de la Rive-Sud ou de la Rive-Nord (c'est à tort qu'on dit Rive-Sud ou Rive-Nord de Montréal, on devrait plutôt parler des couronnes nord et sud), les anglophones parlaient d'abord du WestEnd, puis du West Island.Cette dernière expression, façonnée par les médias anglophones et consacrée lors des débats linguistiques, désignait la nouvelle banlieue ouest, qui s'était développée avec les autoroutes.-Dèlatssant la vifle de Montréal, la classe moyenne s'installait en banlieue: au sud (Longueuil.Brassard.), au nord (Chomedey, Salnt-Fran$ois.) et à l'ouest ( Pierrefonds, Dollard-des-Ormeaux.).D'anciens villages de villégiature s'y transformaient ainsi rapidement en villes dé banlieue, d'importantes municipalités comme Dollard-des-Ormeaux, qui compte aujourd'hui 43000 habitants.On s'entend généralement pour inclure dans rOuest-de-l'ile, les douze muncipalités qui se trouvent à l'ouest de Saint-Laurent et de Lachine.il s'agit de regarder une carte de l'île de Montréal pour trouver trois divisions naturelles: le centre qui descend vers le sud et les pointes est et ouest qui remontent vers le nord.L'Ouest-de-l'lle compte maintenant quelque 185000 habitants, un bloc comparable à ceux des couronnes nord et sud, ainsi répartis: Dollard-des-Ormeaux (43000).Pierrefonds (39500), Pointe-Claire (26000).Beaconsfield (19000), Dorval ( 17000).Kirkland (13000) île Bizard (8500).Rox-boro (6000).Sainte-Anne-de-Bellevue (4000), Baie d'Urfée (4000).Sainte-Geneviève (2500) et Senne-ville (1 100).O L'Ouest-de-l'île c'est le Québec à l'envers: les francophones y sont minoritaires et les anglophones majoritaires.D'après le recensement de 1986, la population s'y répartit ainsi : 50 p.cent anglophone, 33 p.cent francophone et 17 p.cent allophone.Les immigrants parlant surtout l'anglais, les anglophones dominent partout, sauf dans trois petites villes francophones (Sainte-Geneviève, île Bizard et Sainte-Anne-de-Bellevue), tandis que c'est à peu près 50/50 à Pierre-fonds.Un peu comme la minorité anglophone du Québec trouve son point d'appui dans la majorité canadienne, la minorité francophone de l'Ouest-de-l'île tente, depuis quelques années, de rétablir les ponts avec la majorité francophone du Québec.LA PRESSE est oubliée car LA PRESSE.ITEE.7.rue SaintJacoues.Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE- et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1000 ¦ Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT Le strvlct des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Cr jndes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES ; Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 CRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Tele-Press* 285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Carrières et professions.nominations 285-7320 I- Le Monde B 4 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 8 MAI 1989 Arafat rejette l'appel au meurtre d après Reuter.AFP.AP et UPI_ ItRUSALEM Yasser Arafat, le president de l'OLP, a rejeté hier «dans sa totalité» l'appel au meurtre d'Occidentaux lancé par l'Iran dans le cadre de Yintifada.mais Israel, resserrant son étreinte sur les territoires occupés après la découverte du cadavre d'un soldat disparu en février, qualifiait ce rejet de «tactique» et affirmait n'y accorder aucune importance.Une manifestation anti-arabe, regroupant environ 300 personnes, a éclaté hier soir à Ashdod.en Israel, d'où était originaire le sergent Avi Sasportas, 25 ans.enlevé par des inconnus le 16 février alors qu'il faisait de l'auto-stop.Au lendemain de la répression de manifestations liées à l'Eid al-Fitr faisant trois morts et 400 blessés palestiniens, l'armée israélienne plaçait sous couvre-feu quelque 430 000 civils des territoires occupés, soit plus du quart de la population.Au moins 17 Palestiniens étaient blessés hier par les tirs de soldats israélienses.Un jeune asthmatique de Rafah est décédé après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.Selon un bilan, 467 Arabes et 19 juifs ont été tués en 17 mois de soulèvement.Vendredi, Hachemi Rafsanjani, président du parlement iranien et candidat à la présidence de l'Iran, avait affirmé que si cinq Occidentaux étaient tués chaque fois qu'un Palestinien tombait sous les balles d'Israël, l'oppression du peuple palestinien serait bientôt terminée.«le rejette cet appel dans sa totalité», a déclaré hier Yasser Arafat lors d'une conférence de presse à Tunis.La veille le porte-parole de l'OLP, Ahmed Abder-Rahman, avait qualifié ces propos incendiaires de «conseil empoisonné donné au peuple palestinien pour qu'il se livre au terrorisme international contre des innocents».La mise au point de l'OLP n'a pas ému le gouvernement d'Is-raôl.Avi Pazner.porte-parole du premier ministre Yitzhak Shamir, a estimé qu'il s'agissait de «pure tactique».«Ce n'est pas la première fois que l'OLP fait ce genre de déclaration quand le moment est bien venu pour elle et les gens ne devraient pas y accorder la moindre crédibilité», a-t-il dit.Nouakchott blâme Dakar d'après Reuter et AFP NOUAKCHOTT Le colonel Maaouya Ould Taya, président de la Mauritanie, a rejeté hier soir sur le Sénégal voisin la responsabilité des émeutes ethniques dans les deux pays, et il a demandé des compensations pour les biens mauritaniens saisis ou détruits.La déclaration, diffusée par la radio de Nouakchott, est le premier commentaire officiel mauritanien depuis ces graves incidents qui ont fait une centaine de morts au moins.Elle coïncide avec l'arrivée à Nouakchott de l'émissaire lean-Christophe Mitterrand, conseiller du chef de l'État français pour les Affaires africaines, chargé d'une mission de médiation.Gilles Vidal, membre de la cellule africaine de l'Elysée, arrivait pour sa part à Dakar.À l'occasion de la féte musulmane de l'Eid el-Fitr, appelée Ko-rite au Sénégal, le grand imam de Dakar, Mawda Sylla, a de son côté prononcé hier, en présence du président Abdou Diouf, un vibrant plaidoyer pour la paix entre musulmans.«Les clivages ne doivent pas nous faire oublier que nous sommes tous des musulmans et que l'islam est un facteur d'unité, de compréhension, de tolérance et de compassion», a-t-il déclaré.«Le gouvernement et le peuple de Mauritanie n'ont pas la moindre responsabilité dans ces événements tragiques», a affirmé Ould Taya, qui a expliqué que les incidents avaient pour origine le harcèlement, l'an dernier, de bergers mauritaniens au Sénégal, et la brève fermeture de la frontière par Dakar en janvier 1989.Il a aussi accusé la presse de Dakar d'avoir enflammé les sentiments anti-mauritaniens parmi les Sénégalais.Il a aussi dénoncé «la passivité remarquable des autorités et des forces de l'ordre» sénégalaises à partir du 10 avril, et soutenu que le discours du président Diouf, le 29 avril, «était venu inciter à plus de zèle».« Nous avons toujours fait tout notre possible pour préserver des relations de bon voisinage avec le Sénégal», a-t-il dit., Le premier ministre Michel Rocard flanqué de son épouse Michèle, du ministre des DOM-TOM Louis Le Pensée, et du haut commissaire pour le Nouvelle-Calédonie, à gauche, se recueillant hier devant les cercueils de Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene à Nouméa.PHOTO BÏUTE» Rocard maintient le cap en Nouvelle-Calédonie Les élections provinciales auront lieu le 11 juin comme prévu d'après Reuter et AFP NOUMEA Le premier ministre français Michel Rocard à assisté hier, à Nouméa, aux obsèques des dirigeants kanak |ean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene, assassinés jeudi, et annoncé sa ferme intention de poursuivre le processus d'autodétermination entamé en Nouvelle-Calédonie avec la signature des Accords de Matignon.Il a ainsi annoncé que les élections provinciales, première étape du processus menant à l'autodétermination du territoire du pacifique sud en 1998, seraient maintenues à la date du 11 juin.Et il s'est dit «incontestablement» plus confiant en reprenant hier soir l'avion pour Paris.«Les élections provinciales auront lieu le 11 juin, à la date prévue.Un criminel n'arrête pas le cours de la paix qui se construit.La tolérance n'abdique pas devant le fanatisme», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.«Tjibaou et Yeiwene sont tombés sous les coups de meurtriers qu'inspiraient le même esprit de haine et le même aveuglement, que ceux en travers desquels nous nous étions dressés il y a un an », a-t-il dit.Une procession de 5 000 Mélanésiens a accompagné les fourgons mortuaires des deux chefs indépendantistes, assassinés à Ouvéa par des extrémistes kanaks, jusqu'à la cathédrale qui surplombe le port de Nouméa.Le vice-premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer, le ministre australien des Affaires étrangères Gareth Evans et son homologue de Papouasie-Nouvelle-Guinée.Michael Somare, ainsi que Gilles Ménage, conseiller du président Francois Mitterrand, et des membres de la mission du dialogue en Nouvelle-Calédonie, ont assisté à la messe concélébrée par Mgr Michel Calvet et le pasteur protestant Sihalali Bassa.« Les Accords de Matignon, au bas desquels Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene avaient, par leur signature, engagé la parole de leur peuple, la loi issue du référendum du 6 novembre 1988 par laquelle le peuple français dans son ensemble s'est engagé, seront, j'en fais ici le serment, mis en oeuvre scrupuleusement dans leur esprit et dans leur lettre», a promis Rocard.À l'issue des cérémonies, les cercueils ont été hissés à bord de deux Transallde l'armée de l'air française.Ils devaient être acheminés vers les villages natals des deux hommes pour les obsèques coutumières.aujourd'hui.Tjibaou sera enterré à Hienghène et Yeiwene dans l'île de Mare.Rocard peut compter sur le soutien de l'Union calédonienne (UC).à laquelle appartenaient Tjibaou et Yeiwene.Leopold loredie.no 3 du FLNKS, représentera le mouvement indépendantiste au sein du comité consultatif à la place de Tjibaou.François Burck, du bureau politique de l'UC, a annoncé une réunion du comité directeur de l'union le 20 mai prochain pour désigner les successeurs des deux dirigeants assassinés.Les bombardements aveugles sur Beyrouth ont repris d'après Reuter et AFP Les trois principaux candidats: Gonzalo Sanchez de Lozada, Hugo Banzer et Jaime Paz Zamora.photo reuter Bolivie: le Congrès devra peut-être trancher d après Reuter et A FP LA PAZ Des élections nationales, visant à désigner un président, un vice-président et les 157 membres du Congrès, ont eu lieu hier en Bolivie pour la deuxième fois depuis le rétablissement d'un régime civil il y a sept ans.Dix partis politiques se disputaient les faveurs de deux millions d'inscrits.Avec ses deux principaux adversaires, l'homme d'affaires millionnaire Gonzalo Sanchez de Lozada et (aime Paz Zamora, candidat de centre-gauche, c'est l'ancien dictateur Hugo Banzer qui était donné favori dans les sondages.Banzer, au pouvoir de 1971 à 1978.est candidat de l'Action démocratique nationaliste (conservateur).On s'attendait cependant à ce qu'aucun des candidats ne franchisse la barre des 50 p.cent.La décision finale reviendrait alors au Congrès.Ses membres (27 sénateurs et 130députés), également élus hier, se réuniraient alors début août pour désigner l'un des trois candidats à la présidence ayant reçu le plus de suffrages.Le nouveau président prêtera serment le 6 août.Aux présidentielles en 1985, Banzer, 63 ans, avait fait le meilleur score au premier tour (28,6 p.cent), mais il avait été battu au Congrès par le président sortant Victor Paz Estenssoro.Il a réclamé hier matin, à la sortie du bureau du vote, que «la volonté populaire soit respectée».«Ce qui s'est passé en 1985 était une exception, et ne peut être tenu pour une règle, car on se moquerait systématiquement de la volonté populaire», a-t-il affirmé, applaudi par certains et hué par d'autres.La plupart des candidats étaient d'accord sur les méthodes libérales à appliquer pour lutter contre la crise économique, ce qui a contribué à maintenir le calme pendant la campagne.Sauf dans les environs des bureaux de vote, la capitale, La Paz.semblait désertée hier.La loi interdit aux véhicules privés d'y circuler le jour du scrutin.Les transports interurbains et le trafic dans les aéroports étaient également suspendus pour la journée.L'armée, qui a perpétré 180 coups d'État en 163 ans depuis l'accession de la Bolivie à l'indépendance, est retournée dans ses casernes en 1982.Mais le gouvernement de gauche qui avait pris les commandes du pays avait dû convoquer des élections anticipées en 1985 en raison de difficultés économiques.De 24 4000 p.cent par an \u2014 record mondial en temps de paix\u2014 le taux d'inflation a été ramené depuis lors à environ 20 p.cent, au prix de lourds sacrifices.BEYROUTH Sans attendre la mise en place du corps des observateurs de la Ligue arabe au Liban.Chedii Klibi, secrétaire général de la ligue, a demandé hier à Lakhdhar Ibrahimi, son représentant personnel, de rejoindre immédiatement Beyrouth et Damas en raison des «tragiques et regrettables développements» intervenus dans la capitale libanaise durant le week-end.Selon les radios libanaises, le commandant des observateurs arabes, Ali al-Moumen, un Koweïtien, devrait lui aussi arriver à Beyrouth au cours de la journée.Les bombardements aveugles entre forces adverses se sont en effet poursuivis hier sur tous les quartiers de Beyrouth, ainsi que sur une cinquantaine d'agglomérations des environs, donnant ainsi le coup de grâce à la trêve obtenue par la Ligue arabe le 28 avril.Au moins quatre personnes ont été tuées et 30 autres blessées hier.Selon des analystes politiques, cette reprise de bombardements est une tentative de la Syrie et de ses alliés d'empêcher le déploiement de 312 observateurs de la Ligue arabe qui doivent superviser le cessez-le-feu.Par centaines, les Beyrouthins, de l'Est et de l'Ouest, ont fui la capitale.Dès le petit jour, les musuj-mans embouteillaient la principale route côtière pour gagner en voiture la sécurité relative du Sud-Liban.Au cours de la nuit de samedi, 400 chrétiens s'étaient entassés sur de petits bateaux, dans le port de lounieh, au nord de Beyrouth, pour rejoindre au large le ferry pour Chypre.La France et l'URSS, deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont fait part hier de leur préoccupation face à la reprise des bombardements aveugles au Liban, qualifiant tous deux la situation d'intolérable.À Tunis, une réunion de mise au point des modalités pratiques de l'envoi de la mission d'observateurs a eu lieu hier.Lakhdhar Ibrahimi a présenté un rapport sur la mission qu'il a effectuée la semaine dernière, à Beyrouth et Damas, en compagnie de Ahmad al-Jassem, du ministère koweïtien des Affaires étrangères.DÉPÊCHES CAMBODGE Appel au sommet de Pékin ¦ Â une semaine du sommet historique de Pékin, plusieurs centaines de résidants cambodgiens ont manifesté samedi devant le consulat d'URSS à Montréal pour demander à Mikhail Gorbatchev de profiter de ses entretiens avec Deng Xiaoping «pour dresser le cadre définitif du retour à la paix et à la réconciliation nationale au Cambodge».Dans des résolutions adressées au deux leaders, les manifestants ont réclamé «la fin du génocide du peuple khmer, le droit à la vie pour le Cambodge, le retrait de toutes les forces vietnamiennes et l'envoi de Casques bleus de l'ONU».CHINE Trêve estudiantine ¦ Les étudiants chinois semblent prêts â suspendre leur mouvement pendant la visite en Chine, la semaine prochaine, de Mikhaïl Gorbatchev qu'ils considèrent comme un modèle du réformisme.«Cette visite est trop importante pour notre pays.Nous sommes un mouvement patriotique et démocratique, et nous ne ferons rien qui puisse nuire à notre pays», a déclaré hier un étudiant de l'Université d'enseignement.« Nous nous réservons le droit de protester pendant la visite de Gorbatchev, mais notre but n'est pas de manifester pour manifester.Si le gouvernement est intelligent, il acceptera d'engager le dialogue avec nous car nos revendications sont raisonnables», a dit un autre étudiant.IRAN Appui à Rafsanjani ¦ Le président iranien Ali Khamenei a accordé son soutien hier, mais sans le nommer, au président du Majlis, Hashemi Rafsanjani, pour lui succéder, rapporte l'agence Irna.Rafsandjani, 55 ans.a fait scandale vendredi en appelant les Palestiniens à tuer Moscou reproche à Cheney son manque de sérieux d'après AFP et Reuter NEW YORK Dick Cheney, le secrétaire américain à la Défense, est revenu à la charge hier en déclarant que les États-Unis se devaient d'être «très prudents» sur l'avenir de leur relations avec l'URSS, mais le ministre soviétique des Affaires étrangères.Edouard Chevardnadze.rejetait ses réserves en estimant qu'elles étaient «incompétentes» et «manquaient de sérieux».Evoquant les doutes de Cheney sur la longévité de la politique de réformes de Mikhail Gorbatchev et ses propos sur son éventuel remplacement par un dirigeant moins amical envers l'Occident en cas d'échec de la perestroïka.Chevardnadze déclare en effet, dans sa première interview au magazine Time, que «le président George Bush comprend très bien la situation lorsqu'il dit que la perestroïka est un processus irréversible».« Nous n'avons pas d'alternative et la perestroïka réussira», affirme Chevardnadze.Le ministre soviétique, qui tiendra dès mercredi à Moscou sa première réunion de travail avec le secrétaire d'État américain lames Baker, a aussi rejeté l'idée que l'URSS cherche à diviser l'Alliance atlantique en tentant de persuader Bonn de pousser ses partenaires â des négociations sur les missiles nucléaires de courte portée.«Nous n'avons absolument pas l'intention de tenter de creuser un fosse entre les allies de l'OTAN, a-t-il dit.Mais nous avons une position de principe.Nous devons entamer des négociations sur la réduction et l'éventuelle élimination des missiles nucléaires tactiques».Les États-Unis, et la Grande-Bretagne, sont totalement opposés à de telles négociations, souhaitées par l'Allemagne de l'Ouest.«L'accent doit être mis sur les discussions en cours (a Vienne sur les forces conventionnelles) et non sur les forces nucléaires de courte portée», a encore rappelé hier Cheney, dans une interview au réseau de télévision ABC.Tout en reconnaissant hier qu' «il y a clairement une effervescence populaire et de grands changements en cours» en URSS.Cheney a affirme que les États-Unis ne pouvaient pas fonder leur stratégie nationale sur leur foi en la personne du no I soviétique, ou sur la longueur de sa survie au pouvoir.« Nous devons fonder notre politique sur nos intérêts nationaux », a-t-il souligné.« Nous voulons profiter des possibilités qui existent: tenter de promouvoir un contrôle des armements, réduire le niveau de tension entre nos deux pays, mais la réalité, c'est qu'ils (les Soviétiques) maintiennent une supériorité conventionnelle écrasante en Europe et un arsenal stratégique massif dirigé sur les États-Unis».des Occidentaux.Il est considère comme grand favori aux élections d'août prochain en Iran.«Le candidat que certains groupes ont désigné pour la présidence fait revivre en nous cet espoir: que notre nation aura un meilleur avenir», a déclaré Khamenei à l'occasion d'une prière à Téhéran.POLOGNE Crève de mineurs ¦ Les pourparlers étaient dans l'impasse hier, au troisième jour de l'occupation de quatre mines de cuivre du Sud-ouest de la Pologne par environ 20 000 grévistes.Mieczyslaw Wilszek, ministre de l'Industrie, a refusé de venir rencontrer les grévistes, qui ont cessé le travail pour forcer le gouvernement à respecter sa promesse d'augmenter leurs salaires, comme convenu dans le cadre des accords conclus entre les autorites et l'opposition.Cette grève a provoqué l'arrêt presque complet de l'extraction du cuivre en Pologne.f i ¦i Annonces classées INDEX DES RUBRIQUES LA PRESSE, MONTREAL.LUNOI 8 MAI 1989 B 5 100 IMMOBILIER RESIDENTIEL Achat - Vente - Echange Visites iiD'es 100 ne de Montreal.101 Laval.Rive-Nord 103 Rive-Sud.105 Banlieue ouest .107 Banlieue est.109 Propriétés demandées.111 Condominiums, copropriétés! 13 Laurentides.115 Cantons de I Est.117 Estne.118 Extérieur de Montreal.119 Fermettes.120 Etats-Unis \u2022 Hors frontières .121 Maisons de campagne.122 Maisons mobiles.123 Chalets.125 Terrains.127 Prêts hypothécaires.128 Transactions immobilières diverses.129 Gestion immobilière.130 Location Centre-ville.131 Ile de Montreal.133 Banlieue ouest.137 Banlieue est.138 Laurentides.140 Laval.Rive-Nord.141 Cantons de I est.142 Rive-Sud.143 Propriétés a louer.144 Extérieur de Montreal.145 Maisons de campagne.146 Etats-Unis - Hors frontières .147 On demande a louer .148 On demande à partager .149 Condominiums.150 Chambres, pensions.151 Maisons de repos, centres d accueil 152 Chalets.153 Garages.154 Sous location.156 Appartements et studios meublées, hotels.157 INVESTISSEMENT COMMERCIAL INDUSTRIEL Achat - Vente - Echange Propriétés à revenus.160 Propriétés a revenus demandées.161 Propriétés commerciales.industrielles.162 Copropriétés.164 Fermes, terres.168 Commerces.170 Commerces demandes.171 Espaces commerciaux industriels.172 Gestion immobilière.175 Location Espaces commerciaux.industriels à louer.180 Commerces à louer.182 Entrepots à louer.184 Bureaux à louer.186 Magasins à louer.188 Terrains à louer.189 On demande à louer.190 A louer, divers.192 200 MARCHANDISES _ET SERVICES Marchandises Mobiliers, articles de menage.202 Appareils électroménagers .204 Encans.205 Vente de garage.206 Vente de chante.207 Audio-visuel, téléviseurs.photo, magnétoscopes.stereos, radios 208 Imprimerie.209 Instruments de musique.210 Machines a coudre.211 Machinerie, outils.212 Effets de bureaux.magasins, restaurants.213 Equipements commerciaux .214 Vêtements.215 Fourrure.216 Le coin de l ordinateur.217 Piscines, équipement.accessoires, entretien.218 Equipement à neige.219 Bois de foyer.220 Pépinières.221 Animaux.222 Matériaux de construction.223 Collections, monnaie.timbres.224 Antiquités, oeuvres d'art.Artisanat.225 Bi|oux.métaux précieux.226 On demande à acheter.228 Perdu.237 Trouve.238 Marchandises diverses.239 Marché aux puces.240 Services Entretien de la maison 251 Maîtres électriciens 253 Entrepreneurs.255 Planchers.257 Portes et fenêtres 259 Pemture.261 Lavage murs et plafonds 262 Rembourrage.264 Paysagistes.265 Garderie 266 Traiteur.268 Entreposage.269 Transport déménagement .270 Professionnels.272 Santé, esthétique.274 Redaction, traduction.276 Services divers.280 300 OFFRES D'EMPLOIS Offres d emplois (encadrées seulement.300 Postes cadres et professionnels.304 Santé, services communautaires.306 Education.307 Bureaux.310 Informatique.313 Assurance.316 Vente, commerce.319 Clubs, restaurants.hôtellerie.322 Alimentation.323 Technique, metiers.325 Coiffure, esthétique.327 Industrie du vêtement.328 Industriel, manufacturier.329 Entretien, sécurité.331 Services domestiques.334 Musiciens, artistes 337 Mannequins, modèles.339 Emplois divers\t340 Services d emplois\t a (étranger Emplois divers a\t341 temps partiel.\t342 Emplois demandes .\t343 Preparation de\t Curriculum vitae.\t346 Services professionnels\t347 Méthodes de\t recherche d emplois\t348 COURS\t Education, instruction.\t350 400 SERVICES PERSONNELS Compagnes, compagnons .403 Agences de rencontres.404 Clubs de rencontres.405 Astrologie, cartomancie.410 Consultations.415 Activités sociales.420 Studios de massage.432 Autres.440 500 TRANSPORT ET VÉHICULES _AUTOMOBILES TRANSPORT Tracteurs et machinerie agricole.501 Machinerie lourde.506 Remorques.510 Camions (achat, vente.location).511 Autres véhicules.521 VEHICULES AUTOMOBILES Achat - Vente - Location Covoturage.549 Autos a vendre 550 Con signataires d'automobiles 551 Autos antiques .555 Achat, vente location échange.575 Entretien et reparations 580 Pieces et accessoires 585 Ferraille.590 600 PLEIN AIR ET VEHICULES _RECREATIFS PLEIN AIR Articles de sport.606 Articles de camping 608 Equipements de sports d hiver.610 Bicyclettes.611 Chasse.612 Pèche.615 Ski.618 Camping.624 Golf.627 Villégiature, voyages.633 Camp de vacances.635 SECTION ECONOMIE 700 PROPOSITIONS _D'AFFAIRES Hypothèques.705 Occasions d affaires.710 Associes demandes.712 Franchises.714 Services financiers.715 VEHICULES RECREATIFS Motocyclettes 655 Bateaux-moteur yachts, voiiie-s 558 Planches a voiles 659 Motoneiges 661 Véhicules tout terrain 664 Roulottes tentes-rouiottes et motorises 667 Avions 670 800 AVIS Avis légaux 801 Appels d offres 802 Avis divers.805 Communiques 810 900 DECES.PRIERES REMERCIEMENTS _NAISSANCES Souhans.950 Naissances, fiançailles mariages.955 Remerciements.995 Prières.997 Deces 999 Services specialises.717 Argent demande.718 Expertises immobilières 720 Tenue de livres.declarations d impôt 725 Informatique, bureautique .726 Assurances.728 Equipement specialise 730 L immobilier.735 IMMOBILIER 100 VISITES LIBRES ADJACENT OUTREMONT, près U oe m, condo 4'1er etoge, 2340 Von Horne culjlnlere, frigo, love-.aisselle, 89,000$, hyp.11 ViV 744-5317.m.dim.?o 4h.MTL-NORD Beau triplex, ores des écoles, arena, face ou porc Ter-105 je, beau x arbres et 700' de haie.Goroge double.01m.de IJ oj I7h.ou 4115 Pascal, ores 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