Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 30, no 751
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (13)

Références

Le passe-temps, 1924, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
N Le Passe-Temps Vol.XXX ~ No.751 MONTREAL, MARS 1924 Un Numéro 10 sous Euis-Unl» 15 «nus Sommaire Qui roulera la pierre du tombeau ?Chant de PAques.72 La Bravoure Canadienne-française Piano et Chant.page 7° Betty Polka Morceau de piano.pag^ ~5 Petite Récréation Pour Piano.page 77 Notre-Dame des Suffrages Cantique à 4 voix.page 0* Sénérade Inutile Voir Discophonia.page #8 Mme Butterfly Voir Diwophonia.page (18 "L’Huis du Passé” lin livre .Mire.page “Le Fleuve” Chronique d'Albert Lalonde.•.• page 67 Je ris de toi mon Coeur Sonnet inédit de L.-J.Doucet.page 68 L'Amour Ballade par Mine Boissonnault page(18 Les écrevisses Monologue dit par Coquelin.pane 08 Chanson Malaise Poésie d'Albert Lalonde.page (18 L’Art de Composer la Musique 33me Leçon.page 06 Le poète Albert Lozeau, décédé Abonnement Annuel : Canada, $2.50 ; Etats-Unis, $3.00 Un Numéro, Dix Sous Cher ami, tu t’en vas vers l’éternelle plage Où nous nous reverrons, si Dieu nous le permet ; Devant toi, ciseleur de cristalines pages, Je m'incline, pleurant, au sort qui nous soumet.Louis-Joseph Doucet.—— A cause du manque absolu d’ouvriers graveurs de musique en notre pays, et pour temps des travaux de longue haleine, nous avons résolu d’imprimer, d ici quelque temps, le asse-Temps men- en suellement. LE PASSE-TEMPS No 751 — Montréal, mar* 1024 Demandez et Fumez le Nouveau Tabac de Haute Qualité Et gagnez une jolie prime en conservant les lettres-coupon* formant les mots " Comme l’a|ia En plus, TOUT LE MONDE CHANCEUX.Toute personne qui enverra de la série liére et 2ième, 25 lettres-coupons et filus recevra en retour, un cadeau d une va-eur équivalant au nombre de let-t res-cotipons envoyées à la Cie de T a bac de Terrebonne.Catalogue envoyé sur demande.L’HUIS DU PASSE D'un oeil distrait, dans U demi jour d'un \v«g»n encombré je auiva'» le» détoure de 1» route, admirant ee paysage d'hirer d blanc, eous le ciel transclucide, à peine attentif aux vision.fugitives de la route, quand, près de moi, passa le jeune fonctionnaire *ul a la mission de tubetntionntr lee voyageur.de douceurs matérielles — et inteileotuellee I — .Il faisait, de faqon originale, 1 Inventaire de ees eorbeillee : belle» pomme» fa.neuseo, orange» "annkiit" délicieuse», figues, figue», figue».dettes,datte»., dat-tee.bonne» à grignoter.—Jegrignoteraie bien autre cheee.lui dis —'bal.dite».mon»lenr ! Qu'avez-vou.an livre» nouveaux 1 —Minute I D'on crae.Il dlsparai»»ait et retenait avec une braaaée de revoee, de joornaoi, de llrree.,, Prenant on joli volume tout blanc, pre» que Ternie tant 11 brillait, ee qui falealt joliment reseortir la titre en le!Ire.noire», il me dit : .—One nouve»utéqul ee rend eoinme lea billet* de mon.ieur Kéraudy.eeeayei.la, rien que le titre original et poétique eet une prome»»» I L'Hui» du Passé ! Pae banal, en effet, et hardie l'authoreea ! Qui.parmi la foule, comprendra celle poétique dénomination L'Hui», du latin : Ostium.Titre qui oonvient bellement à la poésie.mere de l'inspiration.J'ouvris avec respect ce re-cueil, en me disant: Evidemment, non» alloua en découverte» au pay» du passé, pourvu qu'on n'y pleurniche paa trop !.J’en fu« pour mon «oupçon, point de complainte» attrlauntee, que «» p*«o 1» m* proposai» de paeser avec empr seement ; rien de .ombre, de bl.aé dans ce passé.S madame Boisaonnaolt a eu de.cro.x et qui n'en apa., elle le.cèle avec son c.llce, car II m'est venu k l'Idée qu elle pourrait bien en porter un.Quant à ses joies, elle lea exhibe comme de» bague» et de» joyaux, et en lisant tant de beaux poème», terne dleai»: .—Ma foi I ja soupçonne le» poète» d être le» gens le.pu.heureux du globe ! En strophe, limpldee comme la rosée .ur le» L’Art de Composer la Musique ou L’HARMONIE AU FOYER XXIIIme LEÇON HARMONIE CHIFFRÉE (suite) D'ordinaire on sc contente d'indiquer l'accord an moyen d'un seul chiffre correspondant A l'un des intervalles.‘ Voici lu Tableau des chiffres sous-entendus: Résidence: rue Diiroclier Alfred Labelle AVOCAT De l'étude Kavanagh.Lajoie & l.acoitf 38 Est, rue Notre-Dame Ch.708 Tél.Main 178.) N'a paa laissé tomber »on capuchon [gris sombre Sur tous ce» soutenir» qui scintillent [lans l'ombre : Mirages vaporeux de nos roses malins.Désir, de l'idéal, en g'ine de satin.Qa'il fait bon sur la rcute où le blasé circule.En nous dissimuler ta chère pellicule.Et e'eat toute la vie on estre pour [flambeau f Au lénlth, Edison, accrochait aon [chapeau.Aux olous d'or de l'azur, j'ai au.peudu (ma mante : Ma muse ladeacend.en élolle filante.N'e.t-ce pas unique, et si féminin.Rien de recherché d.ns l'Hui.du Passé.De bona vieux mot., de saines pensées qui scintillent comme des pièce, d'or et sonnent comme elles après avoir paasé par bien, dea doigt» sans s'usor.Car les mota aont comme l'or, ila pèsent dans la balance de l'acquéreur qui en reut pour la somme qu'il pale, j'estime qne celui qui achète le livre de pnèmea de Madam» Boisaonnaolt en a pour aoo argent et je me suis laissé dire que le volume se vend ai bien qa'il faudra avant longtemps une seconde édition.Cette promesse parla plu» qoe toute» me» paroles.Jl'VÉNAL LaMOTMl:.roaae.alla chanta at certaine, pièce» »»-raient aroaéa» par noa meilleur» »l*e!eora de ver» ; at il vous ereyez, par haaard.qne ja ma laine entraîner par une fourbe flattaril, écoules ce poème »up»rbe, Intitulé : MON COEUR Que de tourment» mon cceur dan» ton |battement vif, Qoe de désira, da go&ta, d'lllu»lon«, de [rires.Ne met» paa tant de le»t au fond de ton leaqulf Qu'on coup de rent peut faire échooer [eor la grère.Aspire, si tu veux, oette saveur da mer Que le grand vent du nord arec la rague [«Pl'orte ; Mala gonlle toi, surtout, d'Iodure et de [fer Afin qua de te» gond» la aoudore soit [forta.Maître de toi toojour», d'une main ferma | iant La barre, at ne crains rien, navigue rare | Te large ; Dan» l'air éblouiaaant la force se soutient, Et la lutte est un jeo quand moins lourde [eat la charge.Regarde la soleil, Il sourit aux saisons, D'un seulrellet vermeil il dore la nature: 8ois eomme loi, mon coeur, at que tes [horiions Aient dea or.merveilleux at une teinte Ipore Alors, tu aéras maître, at paa un batte- [ment A la vie ici.bas n’apportera de plaintee ; Paa de pleor», de regret», car tu seras [vraiment San» tourmenta, sana périls, sane repro-|ohee, aan.craintea I Ce.strophe, ne témoignent-elle» paa d'un don auprème dataient remarquable, Cette poé.ie fine et oharmeoae, d’une rel.ne pure et exqniss.La rythme rarié, «ou [île, fluide quand il le faut et parnaa.ien orsque le eujet le commande.Les thèmes renouvelés dont les Images dociles à la pensée .ont originales et délicate», nouves etexqulaea.Et le.rimes si belles, .1 riohes, font à Madame Boissonnault, une place, bien près de la première, parmi lea poè te» heureux de notre Canada.Ce qui prend le lecteur c'est le ton naturel, ingénu: on aonge & du Rostand fé minin et léger.Pluaieurs poèmoa «ont rêveur», d'autree plein» d'humour et de fineese.Elle a dea trourallles dans plu-tleuas de .es poème., je aon.igne, dans *• Heure» Dorées Fini» le» chants d'aurore et las romans [d’amonr : L'oubli qui courre tout da aon large [abat-jour, La pêche à la ligne Lorsque vous passez dan» la campagne ¦I voua apercevez un monaleur au bord de la rivière, vêtu d'une ehemiae négligée et d'un patalon de velours à côtes, le chef coorert d'un vieux feutre qui a connu les orage» de pluaieura >aison» et qui e'abeor-be dan» la contemplation d'un point unique, ne faite» pas da bruit car voua av.r-devant voo.un pécheur à la ligne.Cela ne veut paa dira que la rivière eat poiaaonneuae, ont plutôt qu'il a choisi cet Innocent pasae temps, et que de tempe à autre un petit poisson rient imprimer une secousse à son hameçon, sin.quelquefois subir aucun dira mage.Si l'imprudent tente d'avaler l'app&t qui cache l'acier meutrier, le pêcheur jubile et par dea manoeuvre» savantes, le noie férocement entre deux eaux, et le jette ensuite dana son carnet comme un trophée qui •erviraà établir .a réputation.La aalson n’est paa favorab'e h la (êche kla ligne et pout-ètre êtes voua dépourvu dea qualités nécessaires à ce genre de «port et dont la première est une patienoe de tout premier ordre.Il exige d’ailleurs de» loisirs puisqu'il faut paeser dea après-midis k attendre les petits comme les grue poisson».Je connai» un endroit où chaque ooup.de ligue doune dea réaultais : c'est à la pèche du bazar de Notre Dame-du-Chnmin.Un poisson par minute et ce no sont pas de vulgaires goujons, maia toujours des pièeaa de choix et de prix.Pour lea petits comme les grands enfants, il n'y a paa de plus saine ni d» meilleure distraction, et il n'y a paa le moindre danger de »» noyer.G1NEVRA.(U Soleil, Québec.) Da Rire à s’en Tordre les Côtes Si vous achetez LE JEU D'AMOUR — Cartesde conversation amoureuse, lfc.LA CLEF DU MABIAGE - Question» et répons spirituelles, 15c.IL V A DE QUOI S’TOBDBE - Carte, d'annonces comiques.Me.I.AMI DU PLAISIB — Recueil de langages et de jeux, 15c.Le» quatre articles commandes en une seule loi», wc.Adressez vos commandes à J.PHILIPPE THÉRIEN, Dépt.“P", 1227 Ave Des Erables.Montréal, Qui. Montréal, inar» 1924 — No 751 LE PASSE-TEMPS «7 Le Fasse- temps MUSICAL, LITTÉRAIRE RT FANTAISISTE Parmtt tout Ut t-intt fomrt ABONNKMKNT : Pour le Canada , Pour les Ktali UnU Uaan .U.Kp I Un an .II.'"' SU mob .1.26 I 81 x moi- .1.60 Pour rEurope : 16 fra.par an PATAHt.K II'A TANCE l.i darnlar numéro.100; Anciens DUUtroii, 160 Ba l'abonnant pour un an.abaque abonné reçoit (Jne Prime valant $1.00 Demandai notre liste de prime* ANNONCES i ïlère Inaertlon .10 eu le llqae (aærtlona aubeéquentei .9 Condition* libérale* pour annonçât à long Le» annonce s >ont meauréea aur l'agate.Toute demande de changement d'adreaae doit être toeompagnée de l’i Peur diacot liicontinuer de reoavolr oa lonrnal.Il (aM rroir payé tou» tel arréraiea Ln manuHrili publiés ou non ne «ont pat rindna.Adreite: toute communication l.K PASSU-TKMPS lt.rue Cralt-R>l Montréal.ECLAIR, éditeur-proprlétalri Téléphone: Main S698 Montréal, 15 mars 192J, Notre-Dame des Suffrages Cantique à 4 voix P»r A.GIGl'EKE B., Ténor Bute Orgun.£3F=r " A" , JJ K»i K:V’ '>•:/ ne ilu IVir.toi- re De.li * rtt vos font* .Au se.Rei ne du l\ir ÿd toi IV Dr II vrrz vue en- lantj An sé Kei-ne dit Hiri^i toi rr IV II vrej vos en fants 4u »c -*4 ,tei ~ h , Si tfrJrrtt* ft Nflia CHRONIQUE “LE FLEUVE ” Voici une chance pour nos auteur» qui veulent se faire éditer et au paya classique des livres, en France.Une revue lyonnaise qu’on appelle "le Fleuve” organise un concours littéraire pour les écrivains de langue française de province et de l'étranger.Cinq romans choisis par le jury seront édité* gratuitement et on enverra aux auteurs couronnés un certain nombre d'exemplaires.Pour être admis à ce concours, nos romanciers doivent se faire inscrire à M.Marius Ryolley, 1 rue de l’Abbaye d’Ainay, à Lyon, avant le 1er juin 1924: être abonnés du "Fleuve” antérieurement au 15 juin 1924.Les conditions sont très simple*.Que Celui donc qui a produit une histoire merveilleuse ou qui met la dernière main à un roman captivant s’empresse de prendre part au concours.Les bénéfices pécuniaires y comptent peu, mais tout romancier (en acte ou en puissance!) y verra quand même un avantage à son point de vue.Aussi je souhaite à notre petit groupe de romanciers qui.depuis quelques années, s’accroît sans cesse et rt hausse le roman canadien, à tous les laborieux et tous les talentueux qui voudront concourir, je souhaite, dis je.un plein succès avec un tirage fabuleux.* * * Le monde a-t-il besoin d'une langue internationale ?telle est la question que pose Idisto, un collaborateur anonyme de la "Presse”, Dans un article fort intéressant, il expose d’abord les jaur de Lt g loi rr PU-m.les IH- »«- pliants 2 Vous savez l'amertuin* 4 Envoyez, tendre Mère Det âmes loin de l)ieu.Va* »ng«» auprès d'aux.Ce chagrin le» oonmime Porter notre prière Plue eooore que le feu.four vos fila malheureux.3 Du divin «acrifice 6 •>* Nous I u- donnons le fruit ; Un jmtr, souvenez-vous ; Puiser.daim le calice loin don I ombles flamme», Lt sang de J&UB-Chrilt.An ciel priez pour noue.H De ce* peinea Révère» Qu'un vivant souvenir Uoa fautes p'us légères Noua girde k l'avenir.objections : le monde s’en est toujours passé, ce qui ne prouve rien et il n'a qu'à citer l'exemple du téléphone, du chemin de fer.etc.Autre objection : les nations n’ont jamais pu s'entendre sur le choix d’une langue universelle.morte ou vivante.Il y aurait le latin, comme le proposait dernièrement un professeur anglais.Mais Bi belle et si complète que soit la langue latine, langue de l’Eglise catholique, elle ne saurait convenir ici, puisqu'on demande avant tout une langue simple et facilement apprise.Dans Ifs langues vivante*, il y a le français qui s’est faitadmettre par son charme et par sa précision dans la diplomatie et les hautes classes de la société.Nous espérons qu’il l’y conservera.L’an glais envahi le monde par nécessité commerciale, Mais ce n'est ni vivante ni morte qu’on veut la langue universelle.On la veut artificielle Pour concilier les chauvinismes et les grandes différences grammaticales.Là encore arrive l’objection qui dit qu'une langue ne »e forge pas Et pourtant le Dr.Zamenhof a quelque peu ébranlé cette théorie par la création de l’espéranto, langue facile et suffisament agréable Et pour conclure avec‘idisto ;Une langue internationale eit le complément nécessaire des progrès réalisé* ; elle est devenue un besoin et comme c'est le besoin qui crée l’organe, on peut compter qu’elle viendra”.Oui.elle viendra mais avec le temps et de grandes difficultés.Il sera long avant qu’on ait obligé les employés de chemins de fer, de transatlantiques, d’hôtels etc.de l'apprendre.Mais déjà beaucoup de nos intellectuels ont appris l’éspéranto et s'en sont occupés tour à tour Aujourd'hui, paraitil, "rido” va remplacer l’eBpéranto: ce n’en est guère que le perfectionnement (ido, en espéranto, petit fils.) L'adoption d une langue internationale serait on le voit, un grand avantage pour les voyaneB et les affaires internationales de toutes Eqrtes.Et, au point de vue du liseur qui garde le coin du feu, ce serait la possibilité de lire les auteurs des paya les plus divers, après quelques heures d’étude seulement.Soit qu'on ait traduit leurs œuvres, soit qu’ils aient eux-mêmes écrit dans cette langue générale, qui fondrait toutes les saveurs particulières en la sienne propre.C'est égal, cette langue serait au monde littéraire à peu près ce qu'est le radis au monde musical-Albert Lalonde.CARTB8WU JOUBUtt 1>'B0HIW8 par co* rospondunt*).Une belle oarl*.D'un oâtéM trouve le diagramme du tableau du Jet ‘Véchi'c^ dij Vjunro la piace nour èorlro cl la (HwœpdumwnMae.Eu Jouant une partie avéi un partenaire éloigné, les coupa nom marquai «ur 10 tableau avec les siguos en nras» patnr lee lt»eurv.d'écbeta.cartes 9toC*iin»ot«: au fur et a mesure, et le record de ta parti* reatr.0*1 Imprimera 'o nom do l'aoboteur ai verso «I désir*.Prix du oont carton 11.2 la marche.PARTONS EdUrÀrchambau1t,"édUeur 312 Ste-Catherine Est. LE PASSE-TEMPS No 781 - Montréal, m.irs 192-1 Je ris de toi mon Coeur DISC-O-PHONIA lo ris de toi, mon cœur, n l'heure que tu souffre.lo venx demeurer fort et braver mon destin.Qu'importe mon espoir ,ui sombte et qui s'ételnt, J'aurai franchi le seul du doule au bord do gouflr», J'ai le stoique instinct du pauvre gueux, A boofre ! Qu'importe l'abandon, seul je nia mon soutien : Puisque ma volonté te dompte et te contient.Je ris de toi, mon cœur brillant comme da souffre.Je suis Immunisé oonlre l'ennui de* maux : Puisque I aile trahit et que le remords ronge, Puisque l'amour nous trompe et que tout est mensonge, Puisque tant de goaieri se nourrissent de mots, Kt que d'une ombre vaine ou nous fait ua mystère.Je serai ton bourreau Mon cœnr, il faut te taire.Sérénade inutile L.-J.DOÜOET.— — — M M ¦ H M MMB wwwwwinrwwwn Chanson Malaise id'aprèa une traduction d» pantour) -1 - Les salanganes y tournoient, 8ur les flots bleus, près des rochers, 8i dans tes yeux mon cœur se noie, Ois mol, pourrais tu l'empêcher 1 — 2 — Les papillons i>ur la falaise Scintillement dans leur vol heurté.Et mon cœur souffre d'un malai«e Que toi seul pourrait arrêter.— 3 — Vers Patani, d’ailes légère, Deux pigeons blancs vont s'élancer.Toi dont la tignre m'est chère, A l'amour m'as-tu pas peusé ?Alr*rt Lalosp*.L’AMOUR L'Amour est un arliste exquis ! Je veux lui faire une réclame.La jo e éolale en ses croquis Car d’azur il colore I ime j Kt sur sa palette de flamme Il broie & travers ses couleurs, Sansregnt, sans effroi, sana blfcme, Dea grains d'aimant pria dans son cnur.L'Amour est un poète épris I)e rêves, d'eepoir.Il proclame Que de la vie 11 sait le prix I Uu baiser du soleil l'enflamme.La lune o-> se voilant l'acclame.Il boit dans la coupe des fleurs La rosée en perle.et s'exclame : Papillon, gare à ta liqueur ! L'Amour est an angelet qui Porte un raiuuscute oriflamme Oit son nom vermeil es» inscrit.11 aime les épithalamea Et du bout de sa fine lame Il va tatouant sur les cœurs : “ Do longs fils d’or tisse la trame ¦' De ta vie et sois en vainqueur I” KN VOI Prince I voyez bien qu'en ce programme, Vos attachés sont à l'honneur.De votre or distrayez cent grammes, Pour nos tendresses, noe bonheurs I Madame BOISSONN AULT.(Brahms) Enregistré sous le No 18002, disque Starr, par Ro beit Coutinou.Bonnne nuit, oher trésor.Oeil d'azur lète d'or, lionne nuit, cher trésor.J'ai soupiré d'amour Dès le réveil du jour ; Mais voloi la nuit, Ouvre-moi (ter) sans bruit.Beau chanteur, beau galant.Sois un peu moins brûlant.Beau chanteur, beau galant.Cesse tea doux propos, Porte et volets sont olos ; Passe ton chemin, Mais reviens (ter) demain.L’air du eoir vient du nord.11 me glace et me mord.L'air du soir vient du nord.Si tu me laisses là Mon pauvre amour mourra ; Viens me secourir, HAte-tol (ter) d'ouvrir.SI ton coeur est transi Je n’en ai ;>lu» souci.Si ton creur ast transi.Va, pauvre cher petit.Va regagner ton lit ; Moi je vais au mien.Bonne nuit (ter) dore bien.Madame Butterfly (Piicorm) Enregistré sous le No 87065, disque "La voix da «on maître-Viotor", par Géraldine Farrar.SAIS-TU CE QU'IL KALLAIT A L'ÉOOUTER Ce seigneur, sais-tu ce qu'il fallait à l'éconter Que ta mèro.T’emportant dans ses bras, de la misère Reprit enrore le dur chemin Et par les froids d'hiver, et sous la pluie.Bravant les refus qu'on essuie, Pour son enfant tendis la main I .Faut il, la mort dans l'âme Et des sanglota dans la voix.Reprendre pauvre femme, Pour subsister, le métier d'autrefois t .Et Butterfly, jouet des deatina barbares.Il revoit Geisha ! Aux accents de* guitares Et des tambonra, la Geisha chantera: Et les joyeux refrains quelle dira Dans un sanglot s'achèvera 1 .Oh ! non ! non I pas cela I Pas ce métier que la honte escorte I Morte I Mort* I Mais i oint Geisha I Plutôt cent foi» je voudrais être morte I CHOSES A DIRE Les écrevisses Dit par M.C.Oov' ki.in $our CoiTcôponbre Tarif : 26 mot* pour 50r.Pour éviter des ennuis, nos correspondants sont priés d'adopter un pseudonyme ; en cas d'oubli, nous prendrons nous-nitmcs cette liberté.Jeune homme distingué désire correspondre avec jeune fille île quin/eà vingt ans.Paul-Emile Lauzé, U.K.No?.Lotbinière, P.Q.Trente-neuf ans, fortuno ronde.Célibataire et bon garçon, Depuis qu'on m'avait mis au monde J'habitais i» Pont-i-Mousson.Jamais, — de mes destins propices Poursuivant le cours régulier,— Je n'avais mangé d'éorevissea En cabinet particulier.II Fidèle à ma ville natale.Je n'attachais que peu de prix Aux plaisirs de la oapitale.Je ne connaissais pas Paris.De ce foyer de tous les vioes.Je savais détail famillier I — Qu'on y mangeait dos écrevissea En cabinet particulier.I I I Avcx-vous cumin Véronique)., Ma tantôt.Non ?.— Ç« ne fait rien Mu rénovant son nsrfot nnînre Quana oiie montai, 4 et*» eui* U.oib.¦lo dus, pour certains bénéfices, Gagner l’atis comme héritier.Kt jo Bougeais aux écrevisses Ko cabinet particulier.IV Cependant, lég'ant mes affaires.Je refis vite mon paquet.Car Paria ne me plairait guère».Kt Pon'-k-Mousson me manquait.J'allais partir, plein de délices.Quand jeu» le désir singulior D'aller manger dea éorevlsses En oablnet particulier.V C’était ma dernière aoliée.Quand vers six heures moins le quart.— Heure à mon dîner consacrée, — Je doscendi» au boulevard, De Brôbanl, lieu des plus propices, Je gravis le large escalier.Kt oommandal dea écrevisses Eu cabinet pirtloalier.VI Nous avions un salon praline.Je dis nous, car bien voua pensez Que, seul, j'eusse fait triste mine Vle-4-vls do mea eruatacéa.Une enfant blonde, aux cheveux lisses, Daignait m'avoir pour cavalier.Ft partageait mea écrevisses En cabinet particulier.VII Que vous dirai-je ?.Elle était belle Nos rieurs batialont à l'unisson.“ Ah ! si tu m'aimes, me dit-elle, Ne va plus ù Pont k Mousson ! " Je dus céder à ses caj rioes : 1.0 lendemain, pour varier.Noos romangions des écrevisses En cabinet particulier.VIII Dès lora un tourbillon m'entraîne.Par l'engrenage je mis pria.Deux jours, trois jours, une semaine, Six mois.et je reste à Parla.Je gliaaais dans des précipices, Cherchant en vain it m'enrayer.Il me fallait des écrevisses En oablnet particulier I IX Le tête-ii-tète obligatoire Pas une fois ne fut banni : Mai», — brune ou blonde, blanohe ou noire,— Il variait à l'infini.Seul, présidant aux sacrilioes te menu restait régulier.C'était toujours des écrevisses En cabinet particulier I X Oh I cea femmes étalent divines I Des malna I des dents I un san» façon i Kt dea œiiladeB assasines A troubler tout Pont n Mousfon | J'aurais voulu quo tu les visses.Saint Antoine, sans sourciller, Croquant leurs pattes d'écrevisses En cabinet particulier ! XI Mais, hélas I au bout d'une année Jo vl», — sans être enoor lassé 1 Qu’en ma aourse défordonnée Tout mon avoir était pansé ! Plus r.on ! Rentes et bénéfices, Véronique.et mon mobilier.Absorbas par les écrevissea Kn cabinot particulier 1 XI! Mais je suis d'une rude étoffe : Et, guéri par cette leçon, — Trop tard, hélas 1 — en philosophe Jç revins à Pont-it-Mouason.Pour expier mesanciene vices, Je suis devenu margnlllier.Ne mangez jamais d'écreviases En cabinet pnrticuler ' Jacques Normand.(Extrait de Paravtntt et Trituux, C*I.MANN Llvr éditeur, Paris.) Marche des Vainqueurs (Mardi ol the Victors) par Mme E.J.Dupuis (née Anna lïoisclair) auteur de plusieurs morceaux populaires, entr autres ESPÉRONS (marche) et Rhné (valseJ.S-En vente chez tous les marchands de musique, prix 40c.I’ar la poste 2c.en plus. Ne Devenez pas Vieilles et Délaissées Ne laissez pas les rides vous enlever votre beauté-, la fraîcheur de votre jeunesse.Des milliers de femmes ont déjà rajeuni leur fifurede 20 an* en relevant et en maintenant les chairs du visage en position normale.Opérez en vous le même rajeunissement ; procurez-vous un 41 Invisible Réformateur Parisien”.Prix $10.00.Dépût Central, Pharmacie Lecours, 310 Ste-Catherinc E., ou chez moi.Nouveau Traitement contre la Maigreur Se recommande aussi aux personnes nerveuses, améniques et imparfaitement développées.Succès garanti et rapide.Prix $1.29 le flacon, traitement complet.»i llacons $7.00.Demandez lelixir de santé "Solius" breveté par la loi des médicaments approuvés par nos médecins.Pour avoir un beau cou rond et plein demander, la "Crème Printanière $1 50 le flacon.“Dépilatoire Egyptien" enlève instantanément les poils follets sans rougir la peau, $1.00.Commandes postales ou téléphoniques éxécutées avec soin et discrétion.JEANNE D'ORLEANS lit Parc Lalontalne.Est 4440 lin vente aussi dan» toutes les pharmacies.Exigez-les.L'administration du “Passe-Temps” so tient a la disposition de ses lecteurs pour tous renseignement: concernant la musique en feuilles.Ecrire ou téléphoner.Adresse : 16 Craig-Est: Téléphone : Main SB*»; Vol.XXX - No.751 Montréal, mars 1924 f>;§mmaire Le Sang, c’est la Vie! POUR LE TRAITEMENT CHANT Qui roulera la pierre du tombeau.Mme A.-B.Laceete La Bravoure Canadienne-Française.J.-A.Giguère PIANO Bdtty Polka.Délia Gaynor Petite Récréation .Aug.Charbonnier uira'v'n.ivTc.I Canada: Ian.S2.50, 0 mob, $1.25.ABONNEMENTS.^ Etats-Unis: 1 an,$3.00, I)Mots.$1.50.LE DERNIER NUMÉRO, 10c.— UN NUMÉRO PRÉCÉDENT, 15c.LE PASSE-TEMPS, 20, rue Craig Est, Montréal KN BUSTE BIEN DESSINE Fait valoir la beauté, la grâce de la taille.Les Pilules Persanes de Tewfik Hazix, de Téhéran, Perse, ont pour effet de développer le bulle, de corriger la maigreur excetiivc, de supprimer le creux des épaules et d'eflsccr les «Mica disgracieux qui dépurent une jeune fille ou une jeune femme.Prix : $1.00 la boite: 6 boites pour $5.00.Mlle Angola V., écrit: "Je viens de prendre la quatrième boite de vos fameuse! Pilules Persane»’; l'eff«-~ est merveilleux —j'en suis enchantée.” SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS Agent : Pharmacie Modèle dè Guyer ISO run 8ti>-C*Utttrlno K*t.MufitrAal DK l'anémie, de la nearasthé-nle, de la tnbercalose, do rachitisme et de toalea lea allectlons pulmonaires L’HISTO-FER GARNIER eBt le remèd» tout indiqué C’est le tonique !e plus puissant de nos jours.Résultats assurés.En vente dans les meilleures Pharmacies et aux Pharmacies Modèles de Goyep Agents Spéciaux 180 rue Bto-Cathorlns Est Tel.EstS20J 217 rue Ste-C'al horine.Mnlsonneuvo IjAsul lo uni.Prix: $1.25 la bouteille. 70 LE PASSE-TEMPS No 751 — Montréal, mar* 1924 CHANT DE GUERRE DÉDIÉ AU LT.-COL.READMAN.COMMANDANT DU 167me BATAILLm, ET A TOUS LES OFFICIERS ET SOLDATS CANADIENS-F'RANÇAIS G f>.** — La Bravoure Canadienne-française Par le Capt.J.A.GIGUÊRE, o.m.i.AumAnitr du HT7m« Bataillon C.-K.HAMJi A Lit MOU
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.