Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1 janvier 1933, 1933-1934
[" département du secrétaire de la province RAPPORT de L'ARCHIVISTE de la PROVINCE DE QUÉBEC pour 1933-1934 1934 i 1 Province de Québec BUREAU DU SECRÉTAIRE Québec, 27 décembre 1934.A l'honorable M.Esioff-Lêon Patenaude, Lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Monsieur le lieutenant-gouverneur, J'ai l'honneur de vous soumettre le rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1933-1934.J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très dévoué serviteur, Athanase David, Secrétaire de la Province. Québec, le 29 décembre 1934.A l'honorable M.Athanase David, Secrétaire de la Province.Monsieur le ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre mon quatorzième rapport sur les Archives de là province de Québec.L'année 1933-1934 a été bonne pour nos Archives.Je ne dis pas qu'elle a été abondante en dons ou en acquisitions.Par le temps qui court, on ne parle d'abondance dans aucun domaine; tout de même, nos fonds d'archives se sont enrichis de plusieurs pièces importantes et notre bibliothèque de travail a été augmentée de quelques milliers de volumes.J'ai le plaisir de vous informer que nous avons pu nous procurer, à d'excellentes conditions, plusieurs séries de journaux canadiens, entre autres une collection fort respectable\" de la Minerve, de Montréal.On sait de quelle importance est la Minerve pour l'histoire politique de notre pays.La Providence arrange curieusement les choses, parfois ! En 1762, Joseph-Gaspard Chaussegros de Lery, ancien capitaine dans les troupes du détachement de la marine, passait en France avec sa famille.Après avoir tout essayé pour se placer dans l'armée, voyant qu'il n'y avait rien à espérer \"du gouvernement du roi, il revint au pays, laissant là-bas deux de ses fils aux soins de ses beaux-frères, MM.Le Gardeur d$ Repentigny et Landriève des Bordes.M.de Lery se rallia au nouveau régime.Il devint un des amis du gouverneur Carleton, qui le nomma conseiller législatif et lui donna la charge lucrative de grand voyer du district de Québec.M.de Lery décéda à Québec à la fin du dix-huitième siècle, comblé d'honneurs et propriétaire de plusieurs seigneuries.Le fils aîné de M.de Lery, François-Joseph, laissé en France en 1762, fit son cours à l'école du génie, à Mezières, puis servit à la Martinique, à la Guadeloupe et à Tabago et ne repassa en vi archives de québec France qu'en 1792.M.de Lery, voyant les Bourbons perdus, s'attacha à la fortune de Napoléon Bonaparte.Il servit si bien que l'empereur le nomma commandant en chef du génie de la Grande Armée.Ainsi, pendant que le père, devenu sujet anglais, était le commensal du gouverneur du Canada et travaillait à consolider le nouveau régime au Canada, le fils, resté en France, devenait un des principaux officiers de Napoléon, ennemi juré de l'Angleterre.Les lettres du vicomte de Lery que nous publions ici s'arrêtent au début du dix-neuvième siècle.Le vicomte de Lery'dut pourtant écrire d'autres lettres à sa famille.En tout cas, ces cinquante-trois lettres sont les seules qui ont été conservées par la famille de Lery.Le commandant en chef du génie de la Grande Armée décéda en France, en septembre 1824, sans avoir revu son pays.M.l'abbé Ivanhoë Caron continue dans le présent Rapport son inventaire des Archives de l'Archevêché de Québec.Il nous donne cette année le résumé de la correspondance de Mgr Bernard-Claude Panet.W* Panet fut coadjuteur de M\" Plessis du 12 août 1806 au 12 décembre 1825.Sa correspondance avec M\" Plessis, pendant ces dix-neuf années, revêt un caractère d'intimité où se manifeste la haute vénération qu'il nourrissait envers son illustre prédécesseur.De dix ans plus âgé que MBr Plessis, il était persuadé qu'il ne serait pas appelé à lui succéder sur le siège de Québec.Chaque année, à l'occasion du premier de l'an, il lui rappelait, en lui présentant ses bons souhaits, que les années pesaient de plus en plus lourdement sur ses épaules.Au mois de décembre 1824, apprenant que M\" Plessis était plus malade, il lui écrivait: \"Au point où nous en sommes tous les deux, il serait temps de songer à faire nommer un autre coadjuteur.\" M\" Panet, malgré tout, espérait que la forte constitution de l'archevêque de Québec résisterait à la maladie qui le minait depuis longtemps.Aussi, resta-t-il atterré lorsqu'il apprit son archives de QUÉBEC vii décès subit.Sans hésitation, toutefois, il échangea sa cure tranquille de la Rivière-Ouelle pour le poste, si plein de responsabilités, d'archevêque de Québec.Il avait toujours répondu sans hésiter à l'appel du devoir.M*1 Panet était âgé de soixante-douze ans lorsqu'il prit possession du siège de Québec mais, comme on le constatera par sa - correspondance, les huit années qu'il passa à la tête du diocèse furent bien remplies.On a peine à croire à une telle activité chez un vieillard qui escomptait continuellement sa fin prochaine.Il devait cependant atteindre sa quatre-vingtième année èt n'abandonner la tâche que deux mois avant sa mort.J'ai le plaisir de vous informer que le résumé de la correspondance des évêques de Québec, préparé par M.l'abbé Caron, est suivi avec un vif intérêt par ceux qui s'occupent d'histoire canadienne.J'en ai tous les jours des témoignages non équivoques.Nous terminons cette année la publication des \"papiers\" La Pause commencée dans le Rapport de 1931-1932 et continuée dans celui de 1932-1933.Les mémoires et journaux de M.de La Pause sont d'inégale valeur.J'ai tenu à les mettre au jour parce que ces pièces, à des points de vue différents, peuvent être utiles aux historiens.Souvent, on trouve dans un document, qui semble anodin, un fait, une date, etc., qui remettent dans leur vrai jour des événements fort discutés ou obscurs.Je vous prie de me croire, Monsieur le ministre, Votre très dévoué serviteur, L'Archiviste de la Province, Pierre-Georges Roy DONS FAITS AUX ARCHIVES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC EN 1933-1934 Audet, F.-J., M.S.R.C., Ottawa: Livres et brochures.Auvray, Le baron d', Tours: La Semaine du Fidèle.Barbotin, L'abbé G., La Rochelle: Échillais et ses seigneurs (don de l'auteur).Beauchesne, Th., Paris, France: Livres et brochures.Bellerive, Georges, Québec: Médaille du centenaire de Louis Hébert.Livres et brochures.Manuscrits.Bibliothèque du Parlement, Ottawa: Supplément annuel au Catalogue de la Bibliothèque du Parlement, 1933.Biloquez, M11\" Charlotte, Pont-Audemer: Journal de Pont-Audemer.Journal de Rouen.Bonnault, Claude de, Les Murs, France: Plusieurs livres et brochures.Bourgeois, Le chanoine, Pont-Audemer: Le Moniteur du Calvados.* Bouzanquet, M., Nîmes, France: Livres et brochures.Cadorette, Henri, Québec: Un vieux document notarié. archives de québec ix Caron, L'abbé Ivanhoë, Québec: Livres et brochures.Chamberland, M.le chanoine, Québec: Almanack de l'Action Catholique.Collège d'Armes du Canada: Diplôme de noblesse de Charles Boucher de Boucherville.\" Colville, M™ Arthur, Repentigny: Le Manoir de Repentigny, by Hazel Colville.Comeau, F.-G.-J.: Faits saillants dans l'histoire de la Nouvelle-Ecosse.The Apple Industry in Nova Scotia.David, MUe Olive, Montréal: Lettre de sir Wilfrid Laurier.Denainvilliers, M.de., château de Denainvilliers: Lettre de M.de la Galissonnière; Lettre de M.Bégon.Département des Mines, Ottawa: The Minerai Industries of Canada Department of Mines, Summary Report, Part B.Platinum and Allied Metal Deposits of Canada, by J.J.O'Neill and H.C.Gunning.La Prospection au Canada.Geology and Mineral Deposits of Salmo, etc.Annual Report for 1933.Dollo, M.le professeur, Montréal: Œuvres de M.Dollo père: Extrait du Bulletin du Musée Royal d'Histoire Naturelle de Belgique, tome IV-1886; tome IV (Reptiles et Batraciens) ; tome IX, no.1, Extrait du Bulletin du Musée Royal d'Histoire Naturelle de Belgique, tome IV-1886\u2014Planches 1 et 11; Planches VIII et IX.Sur les Premiers Restes de tortues fossiles recueillis au Congo.Sur la Découverte de Téléosauriens tertiaires au Congo. x archives de québec Proceedings of the Royal Society of Edinburgh.Session 1907-1908\u2014Vol.XXVIII\u2014Part I\u2014(No.5); Session 1908-1909\u2014Vol.XXIX-Part IV-(No.18); Session 1908-1909-Vol.XXIX-Part VI\u2014(No.31).Extrait du Bulletin de la Société Belge de Géologie, etc.Cours de Géologie {Les Grandes Époques de l'histoire delà terre); Les Vertébrés vivants et fossiles; Les Vertébrés vivants et fossiles (Excursion D 1); Les Gisements de Mammifères paléocènes de la Belgique; Bulletin Scientifique de la France et de la Belgique (Allures des Iguanodons); L'Emys Camperi est une tortue marine; Extrait des Archives de Biologie; Carpus und Tarsus; Bantuchelys (genre nouveau de tortues); Palaeobiologica; Paléontologie (sur la découverte de téléosauriens tertiaires au Congo); La Vie au sein des mers; Le Centenaire des Iguanodons (1822-1922).; Les Céphalopodes déroulés et l'irréversibilité de l'évolution.Doughty, À.G., Ottawa: Rapport sur les Archives Publiques pour 1933.Report on the Public Archives for the year 1933.Duchesne, M.le chanoine, Chicoutimi: Livres et brochures.Grenier, Antoine, Québec: Une circulaire de la Société d'Agriculture de Québec (15 décembre 1817).Joly de Lotbinière, M.A., Lotbinière: Plusieurs documents historiques de valeur.Kelly, Revd M.A.R., Québec: A Memoir of George Jehosaphat Mountain, D.D., D.C.L., by his son, Armine W.Mountain. archives de québec xi La fer té, L'hon.M.Hector, Québec: Adresse; des Ukrainiens de Sheptetski présentée à M.Laferté en septembre 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Chs-J., Saint-Gérard: Livres et brochures.Société d'Émulation du Bourbonnais: Comptes rendus et rapports.Société des Américanistes de Paris: Comptes rendus et rapports.Société de Géographie de Rochefort: Comptes rendus et rapports.Société Royale du Canada, Ottawa: Mémoires et comptes rendus, 3* série, tome XXVII.Société Saint-Jean-Baptiste, Montréal: L'Oiseau Bleu, vol.XIII (1932-1933).L'Oiseau Bleu, vol.XII (1932-1933). Tombs, Guy, Montréal: One Hundred Years of Erskine Church, Montreal, 1833-1933 (don de l'auteur).Université d'Indiana, Bloomington, Indiana: Indiana Universities Studies,by Stith Thompson, vols I et II.Art Guide to Indiana.Indiana Universities Studies, vol.XII.Université de Toronto, Toronto: Contributions to Canadian Economics, vols I, II, III, IV, V, VI.Vaillancourt, Emile, Montréal: Photographie du buste de Louis XIV, à Québec.Webster, M.le docteur, Shédiac, N.B.: Livres et brochures.Weil, M.André, Paris: Louis de Carmontelle, lecteur du duc d'Orléans. LETTRES DU VICOMTE FRANÇOIS-JOSEPH CHAUSSE-GROS DE LERY À SA FAMILLE françois-joseph chaussegros de lery Étrange destinée que celle des fils et des filles de Joseph-Gaspard Chaussegros de Lery et de Louise Martel de Brouage ! Des dix-huit frères et sœurs, trois seulement décédèrent à Québec.L'aîné repose en terre française, deux autres en Angleterre, un quatrième mourut à la Guadeloupe, un autre en Russie, etc., etc.Le plus illustre des frères de Lery fut l'aîné, le lieutenant général de Lery, dont le nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, à Paris.Né à Québec le 11 septembre 1754, il passa en France en 1762 et ne revint jamais au pays natal maigre tout le plaisir qu'il aurait éprouvé à revoir sa famille.M.de Lery, une fois dans le génie, servit à la Martinique, à la Guadeloupe, puis à Tabago.Promu lieutenant en 1780, il reçut la croix de Saint-Louis en 1790 et repassa en France en 1792.M.de Lery, voyant les Bourbons perdus, s'attacha à la fortune de Napoléon Bonaparte.Chef de bataillon et sous-directeur des fortifications, le 1er germinal, an III, il disposa les ouvrages qui facilitèrent le passage du Rhin, depuis Neuss et Dusseldorf jusqu'à Vadagen.Chef de brigade en février de l'année suivante, il marcha avec le corps d'armée qui effectua le blocus de Cassel.Le 5 ventôse, an VI, il était nommé directeur des fortifications.Général de brigade, le 17 thermidor, an VII, il commandait le génie, l'année suivante, dans l'expédition de Hollande.En 1805, M.de Lery était promu général de division.La part qu'il prit à la bataille d'Austerlitz lui valut la croix de grand officier de la Légion d'honneur.Nommé commandant du génie en Italie, il fut bientôt envoyé en Espagne, où il fit preuve d'une capacité prodigieuse. 2 archives de québec En 1814, Napoléon le rappelait en France et le nommait commandant en chef du génie à la Grande Armée.C'est alors qu'il éleva les travaux défensifs de Lyon auxquels Napoléon fait allusion dans le Mémorial de Sainte-Hélène.C'est par là que le général de Lery termina sa brillante carrière.Napoléon étant alors tombé du pouvoir, il rentra dans la vie privée.En 1811, l'empereur Napoléon l'avait créé baron de l'empire avec une dotation en Westphalie; à la Restauration, il fut fait grand'croix de la Légion d'honneur, nommé membre du conseil de guerre, et fait vicomte.Le vicomte de Lery décéda chez son parent, le comte des Marchais, le 5 septembre 1824.Son corps fut inhumé à Annet, petit village où il s'était retiré et dont les habitants l'aimaient comme un père.\" Ilnes'agitqued'ouvrir l'histoire deFrance,\" ditM.de Gaspé dans ses Mémoires, \"pour connaître la carrière brillante du général de génie, le vicomte de Lery, qui a assisté à soixante-et-dix batailles, combats et sièges mémorables; les éloges que le grand Napoléon lui donna à Sainte-Hélène témoignent assez combien il appréciait les brillantes qualités de ce général d'origine canadienne.\" Que ceux de nos compatriotes qui visiteront le pays de leurs aïeux, s'arrêtent devant l'arc de triomphe de l'Étoile, qu'ils élèvent leurs regards sur la partie du côté ouest de ce monument, consacré aux guerriers les plus célèbres de la République et de l'Empire, et ils y liront avec orgueil le nom d'un canadien-français, le général vicomte de Lery.\" Les lettres de François-Joseph Chaussegros de Lery à son père, à sa mère et à son frère, l'honorable Louis-René Chausse-gros de Lery, que nous publions ici, sont les seules qui aient été conservées.Cette précieuse documentation est déposée aux Archives de la province de Québec. LETTRES DU VICOMTE FRANCOIS-JOSEPH CHAUSSEGROS DE LERY A SA FAMILLE Mon cher papa, Je suis ravi d'avoir reçu l'honneur de vos nouvelles ce qui me mettent au comble de ma joye.J'espere de votre bonté que vous avez toujours emvers mois le zele d'un cher Pere et de mon côté J'espere et je vous protestes que j'employerai touts les talents nécessaires pour vous rendre content avec l'aide de Seigneur.Je suis charmé que ma chère mama soit rétablie, Je prie le Seigneur qu'il lui conserve une bonne santé; priez la d'agréer mes profonds respects.Je suis en même tems mortifié d'apprendre la mort de ma sœur (1) mais il faut se résoudre à la volonté du Seigneur.Je souhaite que le voyage de Canada vous soit favorable.J'espère que le Seigneur vous fera la grace de venir au bon port.Je suis avec un profond respect.Mon cher Papa, Votre très humble et très obéissant fils, Joseph Lery (2).1763 Mon cher papa.Je suis bien fâchez de ne vous avoir pas écrit aussitôt que Je le devois, nayant point eue depuis deux ans le plaisir de vous voir et de vous embrasser; vous pouvez être persuader que Je continuerai comme Jai fait Jusqua present a mappliqué a toutes mes exercices, afin de vous contenter autant qu'il me sera possible.Je vous prie mon cher papa, dassurer de mes très humbles respects ma chère maman et Jespere que vous me continuerai toujours votre amitié qui mest si cher.Adieu, mon cher papa, je vous embrasse de tout mon cœur et suis avec le plus profond respect, Votre très humble et très obéissant serviteur, Lery.A paris ce 9 juillet 1764.(1) Geneviève-Louise-Joscphte Chauasegros de Lery décédée à Londres le 18 mare 1763.Elle était nie à Québec le 2 janvier 1758.(2) La lettre du futur ingénieur en chef est naïve, mais il ne faut pas oublier qu'il n'avait pas encore dix ans en 1763. 4 ARCHIVES DE QUÉBEC Monsieur et très cher papa.Quoiqu'il n'y ait que huit jours que j'ai eu le plaisir de vous écrire, je saisis malgré cela l'occasion qui se présente pour vous renouveller les assurances de mon attachement le plus sincere et le plus respectueux, je prends la liberté d'embrasser ma chère maman et de l'assurer du désir ardent que j'ai de vous plaire en m'ap-pliquant à mes devoirs dont je vous ferai le detail dans ma premiere lettre.J'ai l'honneur d'être avec beaucoup de respect.Monsieur et très cher papa.Votre très humble et très obéissant serviteur, Lery.Je vous prie de présenter mes respects à mes chères tantes et oncles, j'embrasse ma sœur.A paris ce 16 juillet 1764.Mon très cher pere Permettes qu'en commençant une nouvelle année je vous exprime les senti-mens les plus respectueux.Vos bontés dont je ressens tous les jours les effets les ont fait naître dans mon cœur et le changement des années ne fait que les augmenter, daignés, mon très cher père, recevoir les assurances de mon amour et de ma recon-noissance, et agréer, sil vous plait, les souhaits heureux que je vous fait de tous ce qui peut remplir vos désirs; la continuation de vos jours est ce qu'il y a au monde de plus pretieux et cest ce que je demande au ciel avec le plus d'ardeur.J'ai l'honneur detre avec un très profond respect, Mon très cher pere, Votre très humble et très Obéissant serviteur et fils, Lery.A Paris ce 12 janvier 1766.Faites moi la grace d'assurer de mes respect ma chère mere pour laquelle je fait les souhaits les plus heureux et dont je noubliray jamais les bienfaits et de faire mes tendres compliment a ma tante manon et à ma chère petite sœur que j'aime toujours beaucoup. ARCHIVES DE QUÉBEC 5 Mon très cher père, Je m'ennuyé bien de ne pas avoir de vos nouvelles.Il me semble quil y a un siècle que je n'en ai reçues.J'espere cependant que vous avez quelque amitié pour moy, et je fais tout ce que je puis pour la mériter par mon application à mes devoirs et mon attention à contenter mes maîtres.Si je suis assés heureux pour que vous vous souveniez encor de moy, faites moy la grâce de mecrire seulement un mot.Je vous prie aussi de me vouloir bien me donner des nouvelles de ma sœur, et de me faire scavoir quand vous viendrés a Paris.Je vous envoyé un dessein que jai fait pour vous faire voir comme je travaille.Soyés sur de ma reconnoissance de tous vos bienfaits et l'attachement tendre et respectueux avec lequel je suis, Mon très cher pere, Votre très humble et très Obéissant serviteur et fils, Lery.Paris ce 18 mars 1766.A Paris ce 13 octobre 1766.Mon très cher papa, \u2022 , Je vous prie de vouloir bien me pardonner si j'ai tant tardé a vous écrire et à vous demander de vos nouvelles.Vous devés être bien persuadé que je noublirai jamais vos bienfaits et que cela ne peut pas sortir de ma mémoire.Je fais ce que je puis pour satisfaire Mr Berthaud et tous les maîtres à qui jai affaire.Je pense que cest la melleure manière de prouver ma reconnoissance a mes chers oncles et a vous.Jespère, quoique je suis très éloigné de vous, que je n'ai rien perdu de votre amitié; Je ferai toujours tout ce qui dépendra de moi pour la mériter et vous prouver les sentimens tendres et le profond respect avec lequel Je suis, Mon très cher papa, Votre très humble et très hobeissant serviteur, Lery fils.J'ai reçu, mon cher papa, votre lettre du 12 janvier qui ma fait bien du plaisir et de la satisfaction.Je tache de contenter M'S* Amand (1) et mademoiselle Loir (2), comme vous me l'avez dit.-Je vous prie de me faire dire quand vous viendrai a (1) M.Saint-Amand.fermier général, qui fut l'agent de M.Chauasegros de Lery en France de 1763 à «a mort.Toutes les lettres de M.de Saint-Amand à M.Chauasegros de Lery sont conservées aux Archives de la province de Québec.(2) Mademoiselle Loir devint, quelques années plus tard, la femme du fermier général de Sain t-Amand. 6 ARCHIVES DE QUÉBEC Paris Repentigny (1) et de Lino (2) vous font bien des compliments ainsi qua ma chère maman.Je vous (prie) de me dire ladresse de mon oncle Lery qui est à la Cayenne.Mon très cher papa, J'ai reçu avec bien du plaisir votre lettre par Mr de S* Amans où vous me marquer de bien étudiez, Je ne le puis guère, parceque Je suis très mal chez M' Berthaud et une preuve c'est que Je me suis donné un coup à la jambe et ils m'avoient si mal soigné qu'ils m'ont laissé venir un assés grand trou i la jambe, large comme une pièce de douze sols, qui est devenu fort dengereux et ma tante Repentigny (3) a été obligée de me faire soigner chez elle sans quoi ma Jambe étoit en denger d'être coupée; cest m' fels (4) qui me soigne car auparavant luy j'avois un très mauvais chirugien et après cela ils en on laissé venir à mon cousin Repentigny et mon oncle a été obligé de le faire sortir de là pour tout à fait.Que cela ne vous donne pas de linquiétude parceque mes tantes et mes oncles ont toujours bien soin de moy et de mon frère; vous pouvés bien penser que je ne fait rien pendant ce tems là depuis plus de deux moy que ce mal là dure.Je vous prie de n'en point parler à mes parens de Paris parce quils seraient pet être fâchés contre moy de ce que je vous aye causé de l'inquiétude comme je pense que sen doit vous en faire, vous qui donné toute au monde pour mon education et vous qui mette si chère.Je vous vous demende pardon si je vous est si mal écrit.Je suis avec les sentiments les plus respectueux, Mon très cher papa, Votre très humble et très obéissant serviteur et fils, Chaussegros de Lery.Paris ce 18 février 1767.Faite bien mes compliment à mon oncle Deglis (5) et je vous assure que je ne fait rien dans cette pension.(1) M.1^ Gardeur de Repentigny mentionne ici Était le cousin germain du jeune de Lery.Sa mere était la soeur de M.de Lery pere.(2) M.Martin de Lino, BU d'ignace-François-Picrre Martin de Lino, dernier grand voger de la Nouvelle-France.(3) Marie-Madeleine-Régis Chaussegros de Lery mariée à Louis Le Gard eur de Repentigny.(4) Probablement un parent de Charles-Joseph-Alexandre-Ferdinand Feltx, chirurgien-major de* troupes à Montréal en 1758.(5) Mgr Louis-Philippe Mariauchau d'Eagly, sacré évCque de Dory Iêe à Québec le 12 juillet 1772.Il fut coadjuteur de Mgr Briand, évéque de Québec ARCHIVES DE QUÉBEC 7 Ma très chère mère, Jai reçue avec beaucoup (de) joye la lettre que vous mavez fait lhonneur de m écrire par laquelle vous maprenez que vous êtes en bonne santé; votre silence commençoit à m'inquieter; je craignai que vous ne fussiez malade car vous navez point (coutume) de laisser passer un si long temps sans m écrire.Toutes les lettres que je reçois de vous m'etant autant destructions pour ma conduite et pour mon éducation dans les bonnes mœurs, je me persuade bien aussi que je ne puis mieux faire que d'en suivre les maximes, c'est à quoy je travaille de mon mieux: si je ne vais pas si vite que je le souhaiterais, pour votre satisfactions et mon aventage, au moins Je fais mon possible pour cela, n'ayant dautre passion que celle de vous contenter et vous marquer par mes soumissions et mes obéissances que je suis, Ma très chère mere, Votre très obéissant et très affectionné fils, Lery.Je vous suplie de presenter mes respect à mon oncle Desgly et à toutes mes tantes et de Lino vous fait bien des amitiés.Mon cher père, Jai reçu vos deux lettres l'une en datte du 13 octobre et l'autre en datte du 16 novembre qui m'ont fait un plaisir execif.Vous me marqué que vous n'avé rien à ajouté aux lettres que vous avez eut la bontés de m'êcrire si non de bien travaillé (afin) de pouvoir un jour remplir vos vues, je puis bien vous assurer, mon très cher père, que je sens bien le tort que je me suis fait en nayant pas plutôt commencé à remplir mes devoirs, mais aussy je vous assure que maintenant je traivaille et tâche de me faire un état un peu considérable qui est le génie pour qui je me sens de linclination ayant, à ce qui me semble, de la disposition pour les mathématiques qui est justement ce qu'il faut pour remplir cet état.M1 Berthaud doit vous écrire et vous en parler qui est un homme que jaime et respecte et de qui je suis bien fâché d'avoir mal parlé et qui, je suis persuadé, fera tous son possible pour me placer; je lui reserve cela pour vous en parler, jai lieu de croire quil n'a que du bien à dire faisant du moins tous ce qui depend de moi pour le contenter, voyant combien il mest attaché.Présentement, il faut que je vous rende compte des maîtres que j'ai et quels progrets j'y fait.J'apprend les mathématiques et j'ai deja vu les deux premier volumes de mathématiques de Mr Camus qui concernent larithmetique et la géométrie.J'espere dans un mois les scavoir assés bien et avant la fin de cette annê jaurois vue le 3C™° volume de mathématiques qui est la mechanique et dans dix huit mois au plus tard j'espere être injenieur, cest pour cela que je vous prie de m'envoyer mon extrait batistaire et tout ce qui faut pour cela.Mon cher cousin Repentigni avec qui j'ai vécu depuis notre arrivé en fance (sic) est de retour de Rochefort où il etoit à la mort de son oncle le marin (1) qui lui a causé bien du (1) Daniel-Mariruerite-Françoia Le Gardeur de Repentlgny né à Montréal le 7 juin 1720 et décédé à Rochefort le 16 janvier 1769.Il était à la veille d'être fait officier général. 8 ARCHIVES DE QUEBEC chagrin; jai reçut de ces lettres dans lesquelles il me marque de vous présenter ces respect la premiere fois que je vous écrirait; il est là avec son cher père et sa chère mere de qui je reçois aussy de tems en tems des lettres qui me fait les mêmes recommandation.M' de Repentigny Laine (1) vient de partir pour Pondicheri ayant le commandement général des troupes.De Lino est à Brest qui ne fera pas beaucoup de chemin à ce quil me parait, ayant menqué létat d'ingénieur faute de traivail et de n'avoir pas suivi les conseils de M' Berthaud.j'apprends aussi le dessin.Je suis avec les sentiments les plus respectueux, Mon très cher père.Votre très humble et très obéissant et affectionné fils, Leht.A pans du 13 mai 1769.Mon très cher père, Permettez que je vous écrive pour minformer de letat de votre santés et de celle de ma chère mere qui mest toujours très chère; cest le cœur qui parle, et non la bouche, pénétré de la plus vive reconnoissance pour toute les bontés que je ressens de jour en jour, aussi je tache de mon coté à repondre à tant de bonté par un conduite irréprochable à tous mes devoirs en songeant qu'un jour jaurai la recompense de tous mes travaux, car vous devez sçavoir que je me présente a 1 examen du génie cette anné cest ce qui ma engagé à proffiter du tems qui me restoit pour passer avec honneur, heureux si je puis réussir, je n'ai pas reçut de lettre de vous cette anné mais de ma chère mere et de ma sœur qui me marque que vous n'en avés pas reçut non plus de moi, cela metonne fort vous ayant écrit par une occa-tion de mon cher oncle, vous allez voir arriver mon cher frère qui ma causé bien de la peine quand je lai vu partir, il faut espéré que je le révéré bientôt en france.Mr Pitar est venu me voir ici et ma dit que vous étiez en bonne santé, il ma embrassé pour vous, il ma promis quil vous écrirait et que peut être il irait vous rejoindre cette anné.Mr Berthaud ne lui avoit pas dit beaucoup de bien de moi par ce que dans ce tems la nous étions un peu brouillé mais présentement nous sommes les meilleurs ami, il à dès bontés infini pour moi, écrives lui pour lui en remerciés, car vous devez sçavoir que cest lui qui doit me faire avoir des lettres dexamen pour le génie et il a promis quil semploiroit pour moi auprès de lexaminateur, étant emsemble bons ami; nous sommes deja 18 chez M' Berthaud qui doivent se faire examiner, il en fourni autant tous les ans, il a beaucoup de credit auprès de lexaminateur, mon cher oncle vous en parlera sûrement, on est examiné sur les quatre* volumes de M' camus et sur le dessein et ceux qui veulent avoir la preference se font si veulent examiner sur lalgebre, de plus sur la Dinamique de m' labbé bossu, qui est notre examinateur; lexamen se fait vers la fin de novembre et la decit iont vers le 15 janvier voila tous le detail de lexamen, elle est plus rudes que Ion ne pense et (1) Pierre-Jcan-Baptiste-François-Xavier Le Gardeur de Repcntijrny né à Montréal le 20 mal 1719.C'est lui qui.en janvier 1748, tua d'un coup d'épée Nicolas-Jacquin Philibert, négociant, de Québec. ARCHIVES DE QUÉBEC 9 je ne voudrais pas repondre de passer mais il y à toute a espéré, jai vue tous ce qui falloit et j'en suis à ce quon peu être de plus heureux si par mon attachement je puis vous témoigner toute la reconnoissance avec laquelle Je suis et serai toute la vie, Mon très cher pere, Votre très humble et très obéissant serviteur et fils ainé, Chaussegros De Lery.A paris ce lw avril 1770.A paris ce 1er mars 1771.Mon très cher père.J'ai reçu votre chère lettre en date du 29 juillet;elle ma fait un plaisir inexprimable en apprennant que vous jouissiez ainsi que ma chère mère d'une parfaite santé, je souhaite qu'elle se soit conservée jusqu'à ce moment.Je n'ai que des mauvaises nouvelles à vous apprendre, j'ai été refusé à l'examen, je me trouve par ce moyen retardé d'une année, jai lieu d'espérer que j'aurai de meilleurs nouvelles à vous apprendre l'armé prochaine, jai été tellement démonté par la présence de l'examinateur que je n'ai rien fait qui vaille; cependant je n'ai point encor tant à me plaindre d'après l'examen que j'avois fait, car sur 22 places qui ont été donné à l'école du génie dont il y en à eu onze de chez Mr Berthaud qui a toujours pour moi des bontés infinies, et dont je me souviendrai toute la vie, je dis donc que sur les 22 places l'on m'a assuré que j'êtois le 27*m* de la promotion, cest-à-dire que sil y avoit eu encore cinq places de plus j'aurais été reçu; ainsi il vous est aisé de juger qu'avec du travail je pourrai certainement concourir cette année, quoique nous ayons trois volumes d'augmentation sçavoir un volume de dynamique et deux volumes d'hydroliques; j'espère qu'avec une assiduité au travail je pourrais les presenter, du moins vous pouvês être persuadé que je ferai tous mon possible d'être près.Car cette armés dépend de tout, et ils serait douloureux pour moi aussi bien que pour mes chers parens que je ne fusse point reçu cette année; cependant soyez tranquille de ce côté et soyez persuadé d'umoin qu'en cas que je ne le fusse point il n'i aura sûrement pas de ma faute.Vous me mendê si j'ai appris la musique, à danser, et à faire des armes, j'ai appris tout cela: la musique pendant huit mois sans avoir beaucoup de voix, la danse il y au moins trois ans et demis que je l'ai quittée; pour les armes je n'ai appris que deux mois qui a été après mon examen, vous me mendê encor ma taille, j'ai environ cinq pieds deux pouces et demi et avec cela je grandis à vue d'oeuil, je jouis toujours d'une parfaite santé.Il y a plus de quatre ans que j'ai eut la moindre indisposition.Dieu veuille que la vôtre soit aussi parfaite et qu'elle ne soit traversée par de nouvelles infortunes et que votre retour en France soit le terme des malheurs de votre chère famille, vous pouvé être persuadé que tous le monde le désire surtout Mr et Md* de S1 amans jointe à m'\"* Loir.Ils m'ont toujours fait sentir qu'ils feraient leur possible pour que cela fut, ils espèrent que ça n'ira pas loin, cest alors, mon très cher père, que je serais au comble de ma joie de voir le plus tendre de tous les pères, d'un autre coté qu'el autre sujet de joie de voir et d'embrassé la plus tendre de toute les mères qui à toujours chéris ses Enfans et qui leur en donne tous les jours de nouvelles marques.Enfin quel joie pour une familles entières d'etre reunie après une separation de huit anné consecutive, je vous avoua, très cher père, quil me tarde bien que ce fortuné moment soit venu.Enfin, mon très cher pere, vous pouvez croire qu'il ny à personne qui ne desire que cet heure soit venu autant que moi, mais aussi de mon coté je ferai tous mon possible de paroitre devant vous avec une conscience net es, cest-à-dire de n'avoir rien à me reproché et que vous puissiez dire que vous ne regretté pas tous l'argent que vous a coûté mon éducation, jattendrai toujours ce moment avec impatience, cest à lors que je vous prouverez les sentiments respectueux avec lesquels Je suis avec un très profond respect, Mon très cher père, Votre très humble et très obéissant serviteur et affectionné fils, Chausegros de Lery.Il y à eut cet anné une dépense extraordinaire de trente six livres.M*11* Loir vous a marqué la cause, cest une choses qui n'arrivera jamais plus; dites bien des choses de ma part à mon oncle et ma tante Lotbiniere (1) ainsi qu'à mon oncle Deglie, bien des amitiés a mon cher cousin Lotbiniere.Embrassé toute la petite famille pour moi, j écris à ma chère sœur.A Paris, 15 avril 1771.Mon très cher père, Jai reçut votre lettre en datte du 22 novembre par la qu'elle jai appris avec une grande satisfaction que vous et ma chère mère, ainsi que tous mes parens du Canada, jouissiez d'une parfaite santé; je n'ai rien à ajouté à ma dernière lettre que je vous fais parvenir par la voix de m' de S1 amans qui a toujours pour moi des bontés infinie, si ce n'est que je travaille toujours afin de me mettre en état de passer cette anné à l'examen avec un peu plus d'assurance que je n'ai fais cette anné.Depuis la reception de votre lettre j'ai appris un volume des trois et demie que nous avons cette année d'augmentation et une partie du deuzieme.jespere pourtant les presenter tous trois, quoiquil en arrive soyez bien persuadé, mon très cher père, que je ne négligerai jamais rien de ce qui regarde mes devoirs envert l'état que je souhaite d'embrasser.Il est vrai qu'il est très difficile d'y entré, surtout pour le present que le corps est complet, moins 17 sujet, encore y a til 50 jeunes gens à lecole pour remplacé ces 17 places ne faisant pas pour ainsi dire membre du corps, ainsi il est aisé de voir quaprès l'examen qui va se faire il ny aura pas de promotion de deux ou trois ans suivant qu'il mourra plus ou moins d'ingénieur.Mon cher oncle Repentigni est présentement à paris qui me donne tous les jours de (1) Louise-Madeleine Chaussegros de Lery mariée ft Michel Chart ier de Lotbiniere, officier dans lea troupes du détachement de la marine.M.de Lotbiniere fut créé marquis par Louis XVI, le 25 juin 1784. ARCHIVES DE QUÉBEC 11 nouvelles marques de son amitié, aussi pouvez vous conté que si je ne suis point placé II ny aura sûrement pas de sa faute, ainsi il peut conté que je noublirai jamais des services aussi importants et qui devrait servir d'instruction à des pères; il me seroit bien mal de vous soubsonné d'une aussi mauvaises façon de pensé et croyez bien au contraire que vous avez un fils qui vous chéri et qui ne voudrait pas qu'un tel pere lui fut enlevé, vous trouverez aussi en moi un fils qui partagera avec son pere tous les malheurs qui pourront lui arriver.Quand i ce que vous me mendé concernant un jeune homme, une fois qu'il est dans le service, de tel maxime avoit toujours été gravé au fond de mon cœur mais ce n'est pas à dire pour cela qu'elle soyent inutiles, au contraire, une fois qu'on à de bon principe il faut toujours s'y fortifier et cela par de bon conseils et je crois quils ne peuvent venir de meilleure part que d'un père qui chérit ses enfans tel que vous.Ceat avec de tel sentiments que je suis avec les sentiments les plus respectueux, Mon très cher père.Votre très humble et très obéissant serviteur et soumis fils, Chausegros Delery.A paris ce 15 avril 1771.Bien des amitiés à mon cher oncle Degly et mon oncle et tante et cousin Lotbinière de qui vous ne m'avez pas parlé cette armé dans vos lettres.Embrassez mes sœurs et petits frères pour moi.Ma très chère mere.C'est avec la plus grande joie que jai appris que vous jouissiez d'une parfaite santé; vous serez sûrement bien fâché lorsque vous apprendrés par mes deux lettres que j'ai été refusé, mayant fait votre compliments sur ce que vous contiez que je seroit reçut; la suite à pourtant confirmé le contraire, cest un malheur qui est bien grand pour moi décidant de mon état et de ma fortune, mais il faut espérer que je reparerai cela cette anné, du moins je fais tous ce qu'il depend de moi pour que cela soit ainsi.J'ai appris que mon oncle Degli etoit coadjuteur à l'évêché de Québec, je vous charge de lui en faire mon compliments; bien des choses à ma chère sœur à qui jai écrits ainsi qua mes frères et sœurs.Je suis avec les sentiments les plus respectueux, Ma très chère mère, Votre très humble et très obéissant serviteur et soumis fils ainé, A paris ce 15 avril 1771.Chausegros Delery. 12 ARCHIVES DE QUÉBEC A Paris ce 20 février 1772.Mon très chère père, J'ai reçut votre lettre En datte du 10 octobre, par laquelle vous paraissez vous flatter que je serez admis cette anné i l'Ecole du génie, je suis bien fâché de vous dire que je ni suit point admis ni ayant point eu de place à donner.Ainsi il faut espérer que je serai plus heureux à la fin de la présente anné car on nous assure une examen pour ce tems.Je suis persuadé que cette nouvelle vous fera le plus sensible chagrin.C'est un grand malheur pour moi.Que voulez vous y faire ?Il y à eut une reforme de vingt sujets à l'école qui etoit de cinquante et qui n'est plus que de trente; il faut attendre une meilleure occation.Je l'attend avec impatience et jespère y être plus heureux que je ne l'ai été jusqu'à present.Jai vue Les Mn chaussegros, mes oncles à la mode de Bretagne, qui me chargent de vous dire bien des choses, ils vous écriront.J'en ait été très bien acceullie.Ils mont fait faire des connoissances qui pourront m'être très utiles pour entrer dans le corps du génie; je ne puis que me louer de la façon dont En ont agi Mra de S* amans et de Repentigni.Us ont parlé et fait parler au ministre pour mon avencement.Les bonnes nouvelles ne sont jamais fait pour nous.Enfin, un peu de patience et le tout ira bien.Je ne puis vous envoyer des desseins, menquant d'occation, d'autant plus que ne m'étant pas beaucoup appliqué à cette partie, vous nauriez pas de plaisir à les voir, cependant, je vous En enverrez à la prochaine occation.Je suis avec les sentiments les plus respectueux, Montrés cher père, Votre très humble et très obéissant serviteur et affectionné fils, Chaussegros De Lery.Bien des choses pour moi à mes oncles et tantes et cousin Lobiniere ainsi qu'à mon oncle Deglis.A Paris ce 13 février 1773.Mon très cher père.C'est avec la plus grande joie que je vous apprend ma reception dans le corps du Génie.Vous ne sçauriez vous imaginer La joie qu'en à ressentie Mr et Md» de S1 amans ainsi que M*11* Loir.Aussy ma reconnoissance durera elle autant que ma vie.Il faudrait être bien ingrat pour oublier tous les bienfaits de M' de S* Amans.C'est un homme bien estimable et à qui nous devons tous ce que nous avons.Que de choses n'auroije point à vous parler mais le peu de tems que j'ai me prescrit des bornes.Mon oncle Repentigni à fait pour moi tout ce que vous auriez fait vous même.Il ma équippé depuis les pieds jusqu'à la (tête), de façon qu'il ne ARCHIVES DE QUÉBEC 13 me menque rien pour le présent.M' Lendrieve (1), mon oncle, m'a fait présent d'une montre, de sorte que je suis redevable en reconnoissance à tout le monde.Je m'en vais d'abord à Mézières où je passerai deux ans, et peut être trois, et de là je serai employé dans les villes que je ferai demendé; j'ai maintenant 720' d'apoin-tement, somme que j'aurai tant que je serai à l'école et qui augmentera en en sortant.Je suis avec un profond respect, Votre très humble et très obéissant serviteur et fils, Chaussegros De Lery.P.S.C'est M' Levesque qui vous remettra cette lettre, je n'ai point reçu de vos lettres cette année.Je n'en ai eu que de ma chère mere et de ma sœur à qui j'écris par même voie.A Paris ce 13 février 1773.Ma très chère mère.Je ressens moimême la joie que va vous causé ma lettre en apprenant ma reception dans le corps du Génie.Maintenant que me voilà livré à moi même vous pourriez croire que je donnerai dans tous les travers où donne la jeunesse de nos jours.Point du tout, ma très chère mère, ma conduite sera toujours conforme à vos souhaits.Vous n'apprendrez jamais rien que d'aventageux sur mon compte.Aidé, avec mes propres sentiments, par vos sages conseils, je ne puis que faire les délices d'un père et d'une mère que j'aime bien véritablement et dont je voudrais être plus près que je ne suis.Je ne désespère point du tout que notre réunion ne soit prochaine.Prenez pasience, ma très chère mère, notre reunion est peut (être) plus prochaine que vous ne vous l'imaginez.Tous ceux qui vous ont connue le désirent bien véritablement, j'écris à ma chère mère deux mots, je vous écrirai plus au long à la prochaine occation.Je suis avec un profond respect, Ma très chère mère.Votre très humble et très obéissant Serviteur et fils, Chaussegros De Lery.(1) Jean-Marie Lendrieve des Bordée, commissaire pour Sa Majesté très chrétienne en Canada, marie, le 25 juin 1761, a Marie-Gilles (Guette) Chaussegros de Lery. 14 ARCHIVES DE QUÉBEC A Brest ce 10 juin 1776.Mon très cher père Vous apprendras par cette lettre les sotises que j'ai faite à Mezierea du tems que ji étois.La somme des dettes que ji ai contracté est considerable, je ne puis me le cacher à moimûme, je sçais tous les torts que j'ai eu, mais je suis arrivé à l'école sans expérience et sans guide.Il n'est pas étonnant que j'y aye fait des sotises.Qu'elle est la personne qui n'en fait point dans les premières années qu'il entre aux services, je suis dans un age ou l'on peut se juger soi même.J'avouerai à ma honte que je les ai faites sans reflexions, que le mauvais exemple ma gagné et que je suis tombé dans le précipice comme tant d'autre, avec cette différence que reconnoissant mes torts et étant à même de les réparer par l'expérience que je viens de faire, je suis dans la ferme résolution d'éviter à l'avenir tout ce qui pourroit me donner lieu à des dépenses extraordinaires.Mr de S1-Amans et M*\"* Loir sçavent tout ce qui en est, puisque le 1er a eu la bonté d'en payer une partie pour me tirer d'affaire et pour appaiser les suites qui en pouvoient résulter.Je sçens toute l'obligation que je lui ai et combien je dois être mal dans son esprit.Il connoit l'état de nos affaires, ainsi il peut juger qu'elle a été mon imprudence en faisant des dettes que je n'étois pas bien sûre d'aquiter.Il est sure qu'il pouvoit y avoir dés plaintes qui m'auroient infaiblement fait perdre mon état.Jugez de ma position et de mon embarras; j'en ressens trop de peine pour y être attrapé.C'est la première et dernière fois, vous pouvés y compter.Puije espérer d'après l'exposé exact de mes torts que vous aquiterés la somme de 40001 qui est à peu près le montant de mes dettes et dont Mr de S( Amans a tous les détails.Je sçai que c'est une terrible épine à tirer que sça vous genera beaucoup, mais il est une chose toute simple d'après votre dernière lettre.Vous me mandés que vous ne d espérés point que par la suite votre fortune s'accroise au point de me laisser un certain bien être que, cependant, vous ne la fériés qu'au cas que ma conduite répondrait à votre attente, que par le nouveau Bill les pères a voient le droit de faire hériter qui bon leur sembloit; par cet arrangement je devrais m'attendre à tout si je n'avoit le droit de vous représenter qu'alors de votre lettre la sotise étoit faite et que la cause qui m'avoit fait rester à Mezierea un an de plus n'est peut être qu'une suite de mes dettes qui existaient alors, qu'ainsi ces deux fautes peuvent être sensées n'en faire qu'une.Il est cependant juste que vous me teniés compte de cette somme vis-à-vis de mes frères et sœurs.Qui conque fait des sotises doit les payer, c'est dans l'ordre des choses naturel.Il est pourtant essentiel que vous me tiriés de ce pas, vous ferés après tout ce qui vous plaira et tout ce que votre prudence pourra vous suggérer, je mattends a tout, ayant mérité votre disgrace; je remets mon sort entre vos mains; je suis dorenavent indigne de vos bontés, je me soumets à tout ce que vous feré.Mon oncle de Repentigni ne sçai rien, si je suis encor dans le cas d'obtenir quelque chose de vous, Ce sera qu'il n'en sache rien, non plus que personne de la famille.Mon oncle de Landriève le sçait pourtant en partie.Il croit que je n'ai tout au plus que 6001 de dettes.Il est des choses qui avilicent l'homme au point qu'il voudrait n'avoir jamais existé.Voilà ma position présente, evitez-moi les reproches auxquels je dois m'attendre.Je seen assé ma faute pour que tous le monde renouvelle le chagrin que j'en ai ressentie; quoique dans ce moment je ne devrais vous entretenir que de l'état de mes affaires, cependant je m'en vais vous parler de choses qui ne vous seront peut être pas indifférente.Je suis à Brest depuis le 1er avril et suis ARCHIVES DE QUÉBEC 15 parti de Mezierea dans le courant de novembre.J'ai dans l'endroit ou je suis tout l'agrément possible, non seulement de la part de Mr Dajot, directeur des fortifications et brigadiers des armées du roy, mais encor de la part de Mr et Md0 Lusi-gnan (1) qui ont mille bontés pour moi; toute la famille me charge de les rappeler dans le souvenir de la votre et que de leurs coté vous les occuppé beaucoup par les révolutions qui se fait dans le Canada et qu'elle désire que tout cecy tourne à votre aventage.A Brest le 10 juin 1776.Ma très chère mère, Vous serés à même de juger de la position de mes affaires par la lettre que j'écris à mon cher père, vous y verres tous mes torts que je ne pretends point cacher.Je ne puis que les avouer à mon déshonneur, juger moi et ne décidé que dans plusieurs années, vous verrai que les fautes que j'ai faites sont de quelqu'un sans expérience et qui s'est laissé entraîner par le torrent.J'implore, ma très chère mere, l'amitié et la tendresse que vous avés pour vos enfans pour engager mon père à me tirer d'affaires, sans cela je suis perdu, je sçais que par ma conduite je n'ai mérité ni l'un ni l'autre, mais si une conduite iréprochable peut par la suite vous convaincre de mes sentimens, recevez-en l'assurance; l'expérience que je viens de faire est une bonne leçon et l'inquiétude que j'en ai eu a été assê forte pour me servir à jamais de leçon.Je suis à Brest où j'ai beaucoup d'agrément par les bons procédés de Mr et de Mda Lusignan; ils me parlent souvent de vous et paroissent prendre la plus grande part à vos affaires; toute l'aimable famille me charge d'un million de choses tendres pour la vOtre.Depuis que je suis à brest je suis au courant de mes affaires, mes dépenses n'excèdent point l'argent que je reçois, j'ai appris à compter avec moimême et je m'en trouve bien.J'ai passé en partie lhyver avec ma tante et mon cousin de Repentigni.Vous dire les assurances d'amitié et d'attachement que j'en ai reçu est assé inutil, vous connoissé aussi bien que moi tout ce que cette maison a fait pour moi; ce qui me fâche le plus c'est que Repentigni ne soit point à brest comme je l'aurois désirer, Son pere ne voulant pas qu'il y vienne, je ne sçai pour quoi; il restera à Rochefort, c'est une grande privation pour moi.Lors de mon passage à Paris je n'ai pfl voir Mr de Meloise (2).J'en suis d'autant plus fâché que l'attachement qu'il m'avoit toujours témoigné du tems que jêtois en pention ne sortira jamais de ma mémoire.Je suis avec le plus profond respect, Ma très chère mère, Votre très humble et très obéissant serviteur et affectionné fils, Ciiaussegros De Lery.(1) Louis-Antoine Dazemard de Lusignan marie à Louisc-Gilette Renaud d'Avène des Méloizes.II fut plus tard gouverneur de la Guyane, (2) Nicolas Renaud d'Avène des Méloiies ni à Quebec le 21 novembre 1729.Etabli en France après la Conquête, il épousa la fille du marquis de Fresnoy.M.des Méloizes décéda à Blois le 11 septembre 1803. 16 ARCHIVES DE QUÉBEC Mes assurances de respect à toute la famille.Jai appris que Ma sœur vouloit se faire religieuse (1).Quelle idée, je vous prie de lui marquer tout le regret que j'en aurois Mon frère le parissien (2) sera til bientôt en état de sortir du Séminaire?Que comptés vous en faire?Embrassés toute la famille que je ne connois pas encore.Paris, 29 mars 1777.Mon très cher père, Je suis bien fâché que ma lettre ne vous soit pas parvenue.L'année dernière, je l'avois remise à M'de S* amans qui, suivans ce que vous mandés, n'a pas été plus heureux que moi; je vous faisois l'aveu des dettes que j'ai faite à Mesieres, montant à la somme de 4200'.Je vous marquois mon repentir et la résolution où j'etois que sça fut les dernières; c'est ce que j'ai fait puisque, moyennant les secours de M' de S* amans, je suis actuellement au courant; je n'entrerai point en detail sur mes dettes, il suffit que vous sachiez que mon derengement est venue du peu d'expérience que j'avois lorsque je suis entré au service; de la facilité que j'ai eu à les faire, et de n'avoir pas sçu compter avec moi-même.Je ne puis qu'être reconnoissant de la manière dont M' de S1 amans c'est conduit, il a payé sur le champ les personnes les plus pressées et m'a tiré par là d'un très grand embaras.Je ne le suis pas moins de l'interret que M*Ua Loir y a pris.Elle a été la première à l'engager à payer; elle est très sensible à votre oubli, elle l'est dautant plus, que, d'après les bontés qu'elle a toujours eut pour moi, elle croit que vous ny estes point sensible.Je suis fâché qu'elle est cette idée d'autant plus que vous sçavés aussi bien que moi le zèle avec lequel elle s'emploie pour tous ce qui nous intéresse.Je crois que vous ne pouvês lui faire plus grand plaisir que de lui donner de vos nouvelles.Je sçai l'étendue de mes torts, mon très cher père, il sont infinis, aussi bien que mes regrets, j'ai fait des réflexions là-dessus et tout me porte à être phis rangé par la suite, recevés en l'augure.Lorsque l'expérience et la bonne volonté y entrent pour tout, on peut répondre de soi même.C'est ce dont je vous prie d'être persuadé.Notre corps viens d'essuyer une réforme considérable; de 400 que nous étions nous sommes réduit à 329 et le reste est surnuméraire, et à la suite des compagnies de sapeurs et de mineurs des regimens d'artillerie, ou nous resterons 2 ans, au bout des qu'elles on sera à la suite du génie deux autres années, et autant dans l'infanterie, après quoi l'on sera du corps.Vous voyez qu'en suivant cette marche je ne serai en pied que dans 6 ans, mais comme il y a eu 34 retraites et que je me trouve le 25è à placer, j'espère que sous deux ou trois ans au plus tard, je serai en pied, peut être avant, ça dépendra des révolutions.Le corps portera à l'avenir le titre de corps royal et sera composé de 13 directeurs, au moins brigadiers d'infanterie, qui comprendront 21 brigades, composée chacune d'un brigadier colonel, d'un sous brigadier L* colonel, d'un major.de 4 capitaines en 1\", de 5 cap' en 2* et de 3 V en 1\".Les 2 1\" directeur- (1) Joseph-Antoinette Chaussegros de Lery tut religieuse de chœur à PHOpital général de Québec sous le nom de mire Sainte-Marie.Elle décéda le 25 sep tembre 1825, il l'âge de quatre-vingt-seize ans.(2) Louis-Rcn6 Chaussegros de Lery né à Paris le 13 octobre 1762, de là ce surnom de parisien.Il fut appelé au Conseil législatif en 1818 et décéda à Bouchervillc le 28 octobre 1833. ARCHIVES DE QUÉBEC 17 auront 120001, les 6 suivans 100001 et les 5 autres 90001 chacun.Les brigadiers 4800', sous brigadier 33601, major 3000', le 1\" des 4 capM en 1\" 24001 et les 3 autres 2000'.Le 1» de 5 cap\" en 2e 1600» et les 4 autres 13501.Les L\" en 1\" 1080'.On passera comme à l'ordinaire par l'école de Mezieres où l'on sera au moins 2 ans sous L' avec 7201, de là 2 ans dans l'artillerie V en 2e avec 9001, 2 ans dans les brigades L* en l,r avec 900' et 2 ans dans l'infanterie L» en 1er, avec 10801 au bout duquelle temps on sera admis.Ainsi vous voyés qu'on ne sera dans les brigades qu'au bout de 8 ans une fois reçu à Mezieres.Cet exposé vous fait voir que je suis à 900' et que je gagne 110l.De Brest où j'etois, l'on m'a envoyé 2 mois au Port-Louis.Je vais actuellement à Lafere à la suite du regimens d'Auxonne artillerie, je pars demain pour m'y rendre.J'ai passé par Tours où jai vu mon oncle et ma tante Landrieve, qui sont toujours à leur campagne où il font bâtir.Je vois ici comme je le dois M' et Md< de S' amans, ainsi que M*11* Loir.J'ai été voir Mr de Vaudreuil (1) et lui ai remis votre lettre, il ne sçai ce que vous lui demandés par votre certificat, il verra Mr de S'amans, lorsqu'il sera guéri de sa goutte, pour sçavoir ce que vous antendé; pour moi je n'en sçai rien, vous ne m'en avés pas parlé.Mr de Repentigni, gouverneur à Mahé, est mort d'une attaque d'apoplexie (2), il venoit d'être fait brigadier.Les papiers concernant les affaires du roy ont été trouvés en très bonne état.Quant aux siens il ne le son guère puisqu'on n'en a trouvé aucun.Reste à scavoir si ceux de Paris le sont.J'ai vu M*11'de Repentigny à Lorient qui étoit sur le point de s'embarquer pour rejoindre son père lorsqu'elle en a apris La mort.Elle passoit avec Md0 Charly qui suit son oncle, M' de foucault, (3) qui vient d'être nommé intend ans à lisle de frânce.Mr de Vaudreuil m'a assuré que les dispenses pour se marier sont arrivés le landemain de leur départ; comme je n'etois plus à Lorient je n'en sçais pas davantage.Elle voulait absolument suivre Md° Charly, malgré les représentations de sa famille, mais l'on a tant écrit à Mr Foucault qu'il n'a pas voulu prendre sur lui de s'en charger.Elle mande à ma tante Landrieve (qui lui avoit proposé de se rendre à Lorient pour la prendre chez elle, en attendans qu'elle eut des nouvelles de son oncle), qu'elle ne renonçpit point à passer à lisle de france, qu'elle sçauroit y réussir malgré le prétendue zèle de ses parens mais qu'en attendant elle alloit se mettre au couvent, ou vraisemblablement elle attendra réponse de son oncle; elle à obtenu 10001 de pention.Jai bien peur que mon oncle de Repentigni ne retombe malade lorsqu'il apprendra la mort de son frère, car vous ignorés qu'il viens d'y faire une maladie considérable et qu'ils ont essuyé une ouragan affreux qui a tout détruit au point qu'on a été obliger de leurs envoyer des vivres de France.Il parois qu'il regrette ce pays et quil voudrait y être rester.Son fils est actuellement auprès de lui; c'est lui qui probablement lui apprendra la mort de son frère, ce qui lui adoucira cette nouvelle.Je ne puis que plaindre l'état où vous estes réduit dans ce moment; les pauvres canadiens seront dont toujours persécutés.Je voudrais bien voir la guerre finie d'une manière ou d'autre, je serais plus tranquille.Vous (1) Notre dernier gouverneur de Vaudreuil.(2) Pierre-Jean-Baptiste-François-Xavier Le Gardeur de Repentigny, dont il est question dans une note précédente.(3) Louise Liénard de Beaujeu, veuve de Jean-Baptiste-Francois Charly, major de l'Ile de Corée, devint la femme de Denis-Nicolas Foucault, le célèbre ordonnateur de la Louisiane.M.Foucault décéda à Tours le 3 septembre 1807.Sa veuve décéda au même endroit, en 1823, et laissa ses biens à Amêdée-Vincent Juchereau de Saint-Denys. 18 ARCHIVES DE QUÉBEC avês écrit une Lettre à Mr Dajot qui pouvoit lui donner des idées bien désavantageuses sur mon compte, s'il ne m'eut pas honoré de sa protection et s'il n'a voit eu des idées tout autre que celle que vous pouviés lui donner; vous lui avés fait mon procès et, vis-à-vis de ses messieurs, il n'en faut pas tant pour les prévenir pour toujours à notre desaventage.Je finis en vous assurant que ma conduitte repondra au sentimens de reconnoissance que j'ai pour toutes vos bontés et du parfait attachement avec lequel je suis avec le plus profond respect.Mon très cher père, Votre très humble et très obéissant serviteur et affectionné fils, Lery J'ai passé une partie de l'automne à Brest avec Repentigni.Il m'a souvent parlé de son oncle et de sa tante et m'a chargé de vous faire agréer son tendre respect.Je n'ai point eut de nouvelles cette année des Chaussegros.L'ingénieur est toujours en Corse, L'colonel, et le marin, L'de vaisseau à Toulon.Il c'est battu dernièrement sur un bâtiment français contre les Grecs.J'embrasse ma sœur, Chaussegros, et toute la petite famille, les assurances de mon tendre respect à ma chère maman.Je lui écrirai par les 1\" batimens.Mes respects à toute la famille à ma tante S* Marie, Lobiniere et à mon oncle Degly.J'ai passé par paris cet hyver, jy ai vu M' et Md* de S* Amans, M*11* Loir et mon oncle de Repentigni ainsi que toutes les personnes de ma connoissance; jy suis resté environ quinze jours, de là je suis allé en Touraine où jai vu M** Pean (1); jai passer a sa terre environ six semaines avec ma tante et mon cousin de Repentigni.Nous sommes partis de la ensemble.Eux ont pris la route de Rochefort ou mon oncle et ma tante se sont embarqué pour la Guadeloupe, dont il a le regiment, et Repentigni s'est embarqué sur l'escadre d'évolution où est aussi Mr de Lusi-gnan.Pour moi je suis allé passer le reste de lhyver à la campagne de ma tante Landriève.Ils mont fort engagé à y retourner, en consequence je compte au mois de septembre prendre cette route où je resterai jusqu'au mois d'avril; c'est en Tourraine que j'ai reçu des ordres pour venir à Brest non pas comme ingénieur ordinaire du roy mais comme L* en 2*m* a lécole du génie de Mesieres; la cause de ce passe droit.Dieu le sçait, voilà tout ce que je puis vous dire, je crois que tout le monde me rend la justice qu'on me doit de ce coté, même mes camarades.Il y a eut une promotion de dix sujets dont je n'ai pas été.J'étois cependant le premier à être placé je n'ai été que le cinquième de ceux qui, comme moi, on eu une lettre d'assurance pour les premieres places vacante dans le corps qui s'étoit trouvé complet par la promotion des dix; j'espère que je ne tarderai pas être placé; les boul-versements qui se font dans tous les corps empeschent le ministre de faire aucun travail pour nous; il vient cependant de rendre un ordonnance qui nous laisse comme nous étions cy devant.M.de Rambault, commandant de l'école, est mort cet hyver.(1) Angélique-Geneviève Renaud d'Avène de» Mélodie» née à Québec le 11 décembre 1722, et mariée à Michel-Jean-Hugues Pean.On connaît lea relation» de Mme Pean avec le trop fameux intendant Bigot. ARCHIVES DE QUÉBEC 19 Je vous avoural, mon très cher père, que l'état actuel des affaires du Canada m'occupe beaucoup; je ne sçai trop comment tout cecy tournera, mandés moi des nouvelles satisfaisantes la dessus; voilà tous ce que je puis désirer au point où en sont les choses.Je suis avec le plus profond respect, Mon très cher père, Votre très humble et très obéissant serviteur et affectionné fils, Chausseghos de Lery.A Méré, 18 f 1778.Ma très chère mère, Votre lettre, en date du 27 mai de l'année dernière, m'est parvenue à la fin de décembre de la même année, j'ai vu avec peine que vous n'a vies pû recevoir celle que je vous écrivois le mois de mars dernier; jaurois été peut être assé heureux pour quelle n'eusse pas été interprètté, autant à mon desaventage, que la précédente.Je n'ai jamais caché mes fautes, pas même vis-à-vis de moi même; je con-nois mes torts, un repentir de deux années, suivi des inquiétudes les plus affreuses, voilà quelle a été ma position, jusqua la reception de votre lettre; les personnes qui l'on connue, ont partagés ma douleur, et ses amis ne sont pas ceux de la mauvaise compagnie, que vous dites que j'ai fréquentée; je me flattois qu'une mère tendre, éloignée de son fils depuis plus de quinze ans, serais la première, sinon à lui pardonner, du moins à pallier ses fautes, mon attente a été trompée; ma lettre vous a donné une bien mince idée, nonseulement de mon esprit, mais encore des sentiments les plus respectés des hommes, je veux dire l'honneur; avés vous pu croire que les miens fusent interressés, moi qui n'ai jamais compté que ma fortune \u2022fut audela de ce qu'elle est actuellement?Jai dont crû et je me flatte que votre Lettre, quant à certains articles, a été dicté dans le premier moment.Je ne saurais me persuader que le cœur y aye la moindre part.Je me fais un plaisir de le croire, quoique vous paroissiés douter de ma tendresse, je ne doutte nulement de la vôtre, ou je ne vous aurais jamais connue.Mon père est, dites vous, furieux, la chose est naturelle.Jespere qu'il me rendra justice sur bien des articles par la suite.C'est une obligation de plus que jai à Mr de S* amans, puisque c'est à lui seul que je dois la liquidation de mes dettes.Vous estes bien les martres de prendre des precautions pour n'être pas ta dupe de ma mauvaise façon de penser (ce sont vos expressions), cela est dit à l'occation de mon oncle et de ma tante de Repentigni; Vous ne devinés pas les raisons pour les guettes je voulois leurs cacher mon inconduite.Ignorés vous les obligations que je leurs ais, oui, après les personnes à qui je dois le jour, c'est à eux à qui je dois daven-tage.Je sa voit qu'en leurs avouant mes dettes, il les aurait payé sur le champ; leurs sentiments à cet égard, m'étaient connus.Je n'ai pas voulu en abuser, mes conjectures étoient vraie, puisque ne recevant point de vos nouvelles, après un an passé que mes lettres étoient partie, forcé par Repentigni fils, de leurs écrire mon dérangement, ils mon, nonseulement fait des reproches sur mon peu de confiance. 20 ARCHIVES DE QUÉBEC mais encor ils ont écrit sur le champ à mon oncle Landriève pour l'engager à payer la moitié des 2200 1 qui restoit à payer.Celui cy y a voit consentie et a voit même écris à Mr de S* amans à cette occation, lorsque pour réponse, il lui a envoyé vos lettres.Vous voyés donc les obligations que j'ai à mes parens, que ma délicatesse étoit bien placer, qu'en Voulant leur cacher mes dettes je ne les mettois pas dans le cas de se gêner pour moi.Je ne puis qu'aplaudir au dessein où vous este de faire tout ce qui dépendra de vous pour le honneur de ma sœur, dans le cas ou il se présenterais quelque partie qui lui convint, n'étant pas dans l'intention de st faire religieuse.Je serais le premier à la détourner d'un pareille projet, voilà mon sentiments, il est même des personnes qui pourroient me rendre justice la dessus.Lorsqu'on emploie l'ironie pour toucher aux choses les plus délicates, il faut avoir bien mauvaise idée d'une personne pour le soupçonner de sentiments bas, et si peu naturel, ce ne sont pas ceux que la nature grava de tous les tems dans un cœur tendre, Une mère en eut daventage en partage.C'est ce qui me trenquilise, persuadé qu'elle reprendra son empire, c'est le désir d'un fils qui vous aime et respecte véritablement, il ne vous redemande que votre estime, l'intérêt n'y entre pour rien.J'ai apris par la voix publique la maladie que vous avés essuyé dans votre dernière grossesse, votre convalescence me trenquilise pour les suites, je l'aurois pourtant été daventage de l'apprendre par vous même, ou du moins par mon père.Chaussegros vous donne de la satisfaction, personne ni prend plus de part que son frère, Je vous prie de l'embraser pour moy, ainsi que ma sœur et toute la petite famille; ils me trouveront lors même qu'il sagira d'intérêts, je respecte vos arengements, ils ne saurait être trop en leurs faveurs.Votre situation me touche sensiblement, je voudrais bien que les troubles fusent finis et que la paix fut rétablie dans tous les cœurs.C'est le désir que je fais, en vous faisant agréer les sentiments du sincère attachement avec lequel Je suis avec un très profond respect.Ma très chère mère, Votre très humble et très obéissant serviteur et affectionné fils, Lery A Merée ce 18 février 1778.AMeré, 18fév\"1778.Mon très cher pere, Votre silence me touche sensiblement, quoique mon inconduite en soit la cause, je comptois assés sur votre tendresse pour croire que la mienne ne fut alarmée du projet ou vous este de ne plus m'ecrire, je ne puis plus en douter, puisque c'est par la voie public que j'apprend la maladie que ma mère a essuyé dans sa grossesse; un mot de votre part m'eut fait le plus grand plaisir.Jai les remerciement les plus sincère à vous faire, sur le pesant fardeau dont vous mavés délivré, je veux dire d'avoir payé les dettes que mon dérangement à occasionné, ma reconnoissance égal mon repentir, c'est ce dont je vous prie d'etre bien persuadé. ARCHIVES DE QUÉBEC 21 J'ai vu par la lettre de ma chère mère que mes lettres de l'année dernière n'a voient pfl vous parvenir lors du depart de la sienne.Comme vous les avés sans doute reçut depuis, vous ayant écrit'par duplicata, vous y verres le compte que je vous rend des divers residence que j'ai faite depuis ma sortie de Brest, et les arrangements de la nouvelle ordonnance qui m'envoyoit passée deux ans dans le regimens d'auxonne artillerie, en residence à la fere en Picardie; je n'y suis resté que six semaines, Le ministre ayant jugé à propos de m'envoyer à arras en Artois, pour y être employer comme je l'etois cydevant à Brest et port Louis.Je suis sensé y être encor ayant obtenue un congé d'hyver, que je passe chez mon Oncle et ma tante Landrieve, après les prières qu'ils m'en ont faites plusieurs fois, je reçois d'eux toutes les bontés et amitiés que l'on est en droit d'attendre de bon parens.Lorsque mon congé, qui expire au mois d'avril, sera fini, je retournerai à Arras, supposé que les ordres de la Cour ne m'envoye à Ajacio, eh Corse, auprès de mon cousin Chaussegros, sous qui J'ai demendé de servir pendant la présente année.Il n'y a point de travail pour le corps quant au present, ce qui ne doit point vous inquiéter, vous verres par mes lettres de l'année dernière qu'avant les nouveaux arengements j'avois près de 160 rang à gagner avant que d'etre Capitaine ' au lieu qu'actuellement je n'en ai plus que 80.Ce qui est un avencement décidé, sinon pour le present, du moins pour l'avenir.J'ignore encor si je passerai par l'infanterie.Mon oncle de Repentigni a été fait Brigadier, depuis la mort de son frère, qui est on ne peut pas plus fâcheuses, pour les interests de sa fille qui est ici, elle étoit sur le point de s'embarquer à Lorient, lorsqu'elle a apprise cette triste nouvelle.Mon oncle voudrais bien que je fusse servir à la Guadeloupe comme ingénieur.Je le desire fort par tendresse que je leurs porte, persuader du plaisir que je leur ferais.Si je ne vais pas auprès de mon Cousin Chaussegros, je verrai à me retourner pour aller dans le pays l'année qui vient.Je suis avec un très profond respect, Mon très cher Pere, Votre très humble et très obéissant affectionné fils, Lery.A Merrée ce 18 février 1778.Mes respects à mes tantes et à mon oncle Desgly.Amitiés à mes frères et sœurs, mon oncle et ma tante Landrieve me charge de vous faire leurs complimens; ils comptent vous écrire par Mr de S1 Luc, Si jai des nouvelles sur mon sort je vous l'écrirai par la même occation. 22 ARCHIVES DE QUÉBEC A M crée ce 15 man 1779.Mon très cher père, Voilà quinze mois passes que je n'ai eut de vos nouvelles directe.M'de S'amans me marque du mois de Janvier qu'il à reçut de vos lettres et que vous vous portées bien sans entrer dans aucun detail, ce qui me fais présumer que vous navies pas encor reçut nos lettres.Votre beaufrere, M' Landrieve est mort il y aura ce mois de may un ans, d'un r'humatisme goûteux remontée qui la étouffée, c'est tous ce qu'on à put présumer après sa mort, les médecins n'ayant jamais connu bien parfaitement son état qui etois des plus souffrons.Il laisse à ma tante une fortune honnête ainsi qu'a ses enfans qui sont au nombre de trois; les deux ainées sont au collège, le dernier est auprès de sa maman.Elle a paru désirée m'avoir auprès d'elle après la mort de son mary, je n'ai pfl mi rendre que le 15 de 7bre suivant et je serai obligé de m'en retourner le mois de may prochain à Arras qui est jusqu'à present le lieu de ma residence.Mon Oncle de Repentigni, en parlans de la maladie de ma tante, qui a été à toute extrémité d'un humeur qui cherchois à se fixer et qui a été détruite par les vessicatoire, mande aussy que Mr de Bouille, gouverneur de la Martinique, a dû me proposer aux ministre pour être employé dans cette partie comme ingénieur détaché de France.Si cela est comme je ne l'espère pas, je ne tarderai pas à recevoir des ordres; le regimens de mon oncle a, dit-on, marché pour la deffense de S'\" Lucie pris par les Anglois.Il n'a point été blaissé quoique le nombre en soit considerable.Repentigni, mon cousin, a été legeremens blaissé dans un combat qu'il a essuyé en arrivans à S* Domingue.M.de Tilly, Commandant la fregatte, a perdu son frère le ch\" qui a été tué et s'est emparé de la fregatte angloise de même forcé qu'eux; à son retour En fronce il a essuyé une tempête affreuse, son grand mat coupé par le tonnere, deux bordages d'emporté, qui lui faisois faire beaucoup d'eau toute ses poudres mouillée à l'exception de 400 gargouses, dans cette Etat obligé de jette 12 canons à la mer de 32 qu'il a vois, pour alléger son batimens, peu de jours après rencontre un Corsaire de 14 canons dont il s'empare; le Lendemain attaqué par une fregatte de 32 canons, il la combat pendans trois heure et demie il ne lui restois plus que 50 gargouses, lorsque l'anglois a été obligé de forcer de voilé ayant été endomagê à la flotaison et faisant par cette raison beaucoup d'eau; les deux combats et surtout le dernier fais beaucoup d'honneur à Mr de tilly qui joint à une tête froide et réfléchie les qualités d'un excellent marin ; il a eut le malheur d'etre blaissé à l'épaule; sa guéri son sera longue; d ailleurs sa blessure n'est pas dangereuse.Repentigni n'a pas été blaissé; je compte le voir ce mois icy si, comme il me le marque, il viens voir ma tante et se reposer d'une campagne de 6 mois qui a été des plus rude, ayant essuyé deux combat et beaucoup de fatigue.Je ne vous dirai rien touchans mon avencemens le travail du corps n'étant pas Encor fait, ce qui j'espere me le procurera; d'ailleurs je n'ai aucun reproche à me faire ainsi je suis tranquille, mes chefs son contant.Ma conduite est irréprochable voila une satisfaction pour moimême, je voudrois bien vous la faire partager, je ne vous parle pas de mes dettes passée je me les suis assé reproché; d'ailleurs M'deS' Amans doit vous envoyer un duplicata des lettres qu'il vous écrivoit l'année dernière relativement à mes affaires, ainsi vous sçaurés les arrangemens qu'il a pris pour maquiter avec mes créanciers. ARCHIVES DE QUÉBEC 23 Je voua serai bien obligé de m'envoyer une état signé et collationnê des services de mon grand pere et des Vôtres, et des copies de vos commissions de Capitaine et de en\" de S* Louis.Sa pourrais me servir dans plusieurs occasions que je ne puis pas prévoir, mais que je serai peut être bien aise d'avoir ; pour lors il serait à propos de m'envoyer le tout par Duplicata et observer les dattes des commissions &c.J'ai l'honneur d'etre avec un très profond respect.Mon très cher pere, Votre très humble et très obéissant serviteur et soumis fils, Lery.On me marque du bureau que l'on pourois bien m'envoyer auprès de mon cousin Chaussegros qui viens d'etre fais Colonel, Le cadet est sur l'escadre du comte D'Estaing.Ma tante m'a compté quatre cent livres que deffunt son mary vous devoit pour argens donnée à ma tante S1* Marie; je remetterai cent livres à M' de S'Amans et les 300 1 rest ans serons pour ma pension de 1779.A Tours le 16 mars 1779.Ma très chère maman, Il est douloureux pour moi de commencer ma lettre en vous apprenant la mort de M'Landrieve.Il y aura ce mois de may un an qu'il a passé avec une tran-quilitê étonnante et sans que personne, pas même les chirugiens, ayent connue son mal.Ce n'est qu'après qu'ils ont soupçonné que c'étoit un r'humatisme goûteux qui en remontant la étouffé.Vous sente les douleurs aiguës quil a eut pend an s ce tems la.Ma tante en a été pendant plusieurs mois à perdre la tête.Vous n'ignorés peut-être pas qu'elle ne setois jamais mêlé des affaires pas même domestiques.Jugée de sa position avec une bâtisse à moitié faite, des affaires sans fin, mais à la vérité bien en ordre, jugé d'ije de l'embaras ou elle s'est trouvée dans les premiers moments avec trois en fans dont deux seront bientôt en état d'etre placés.Seule à la campagne, n'ayant que des amis qui l'on emmené chez eux jusqu'au moment où elle a pris le dessus, moyen que la raison plutôt que toute autre chose lui a suggéré.Elle est aujourd'hui assé au faite des affaires pour les conduires par elle même.Elle a paru n'être pas fâchée de m'avoir auprès d'elle, elle n'ignoroit pas l'amitié que son mary avois pour moi et je vous assure que je le lui rendois bien, n'ayant jamais reçu de sa part que des témoignages d'amitié et de bonté.C'est un bon parens que je perds; il a été generalemens regretté de ses voisins qui etoient ses amis; les paysans ont partagé leurs douleurs beaucoup plus vivement que l'on peut l'attendre de gens qui, pour l'ordinaire, ne sont sensibles qu'a ce qui les regarde directemens.Ce qui me console c'est de trouver dans ma tante toute la tendresse et toute l'amitié que les liens du sang doivent massurer pour toujours et que je ferai en sorte de conserver.Jai vu ici mon oncle Lotbiniere de qui je n'ai pas eu à me louer, ce qui m'impose silence à son égard.Je présume qu'il n'est pas content de 24 ARCHIVES DE QUÉBEC moi; je n'en ignore pas les raisons elles sont fausses et la personne qui est dans le cas de me juger me connoit et me rend justice.Ainsi je suis tranquille; d'ailleurs je n'ai aucun reproche à me faire.Il c'est brouillé, à ne plus se voir, avec ma tante, il croit que j'en suis cause.Vous devinez le reste.Il est à Tours ou il a loué une chambre je ne sçai s'il y restera longtemps; au surplus je ne crains ni son absence ni sa présence que jeviterai cependans autant que je pourrai.Ma tante de Repentigni a été très malade; le peut de séjour que Repentigni a fait auprès de sa mère, qu'il n'a vu qu'un heure, est sansdoute cause de l'état où elle s'est trouvée, d'ailleurs la guerre qui étoit pour lors déclarée ne lui présentent que des idées de boulets et de canons qui, insensiblement, l'on conduit dans des inquiétudes affreuses; les humeurs se sont mis en mouvement et remont oient au point de l'étouffer, si l'apareille des vescicatoire ne l'eusse tirré d'affaire; elle étois convalessente Lorsque mon oncle écrit; sa lettre est du mois de 9bro 1778.Je ne sçai si le départ de son mari qui, dit-on, a dù marcher pour la deffense de Su Lucie ne lui aura pas causé une rechute qui seroit d'autant plus dangereuse qu'elle se serais trouvé seule et privée de bien des secours.Je marque à mon père les combats que Repentigni a essuyé dans 6 mois de tems, C'est un guerrier.J'ai bien partagé la satisfaction qu'il a eu, c'est mon bon ami; j'espère l'embrasser sous peu de jour, supposé qu'il ne tarde pas trop à venir.J'ai été voir M* Pean.J'y ai vu M\"1* de Marconnay qui n'est pas bien; jai beaucoup parlé de vous avec Md* de Lino; elle a, comme vous sçavés, perdu sa fille; son gendre est de retour en France après avoir été pris par un corsaire anglois.Jai à me louer on ne peut pas plus de cette maison, y ayant reçu toutes sortes d'amitiés et honnêtetés.Je ne vous parle point de mes affaires, mes lettres de l'année dernière vous marquant tous ce que j'avois à dire actuellement, que ma conduite est irréprochable et que je n'ai rien à me reprocher; je ne puis que désirer de vous faire revenir sur les idées que vous devés vous este formé à mon égard, je ne serai pas satisfait que j'en soye bien convaincu, je n'aid'autre motif que Celui de ma propre satisfaction; j'espère que par la suitte vous me rendrai justice à certains Egard; en attend ans soyés sure des sentimens du sincere et tendre attachemens avec les quels Jai l'honneur d'etre avec un très profond respect, Ma très chère maman, Votre très humble, très obéissant et soumis fils, Lery.Embrassez pour moi toute la petite famille, ma sœur et Chaussegros qui doit être bien grand.Est-ce que vous n'en enverrez pas un en France?Je serais bien charmé d'en avoir un avec moi.M*\"* Loir se plaint beaucoup du silence de mon père.C'est une bonne amie que j'aime et respecte par l'attachement qu'elle m'a toujours marqué dans toutes les occasions.Ma tante vous écris; ainsi je ne vous en parle pas. ARCHIVES DE QUÉBEC 25 Au Port Louis le 2 février 1780.Je n'ai que le tems, ma très chère maman, de vous dire que je me porte bien, et que je suis au Port-Louis chez M** Germain (1), je suis employé dans cette partie depuis le mois de may de l'année dernière.J'ai eu baucoup d'ouvrage je n'en suis pas encor quitte.La recompense sera au bout; j'espere vous l'apprendre par la première occasion qui se présentera, je n'ai su qu'il y a une voie pour vous faire passer mes lettres, qu'au momens où celles de Mdo Germain alloit partir.Je n'ai point encor eu de vos nouvelles cette année mais jai sçu par plusieurs personnes que vous vous portiês bien; ainsi je suis tranquille; il faut que vos lettres se soyent perdu.Je n'ai point été en touraine cette année, mes occupations ne me l'ayans pas permis; je n'ai point eu de nouvelles de mon oncle ny de ma tante de Repentigni depuis 6 mois, mais je sçai qu'ils sont en bonne santé.Chaussegros cadet qui y a été avec l'escadre de M' d'Estaing m'en a donné des nouvelles, etans venu désarmer à Lorient, il a été à Boston avec lui; il a été sur le point d'aller vous voir mais il n'a pû en obtenir la permission.Je suis avec les sentimens du plus tendre respect, Ma très chère maman.Votre très humble et très obéissant serviteur, Lery.Les assurances de mon respect à mon cher père, amitiés à ma soeur et à la petite famille.A brest le 23 mars 1781.Ma très chère Mere Il n'y a pas longtemps que votre lettre du 20 8b\" dernier m'est parvenue; je commençois à désespérer d'avoir de vos nouvelles cette année, je sçavois d'ailleurs que vous etiés tous en bonne santé, ainsi votre silence seul pouvpit me chagriner, vous ne pouvés pas douter du plaisir que jai en recevant vos lettres, l'éloignement ne fait qu'accroitre ma satisfaction, jai pourtans vû avec peine que vous n'avié pas reçu celle que je vous ecrivois, sous l'envelope de Mr de S'Amand ; je vous parlois à cœur ouvert, au sujet d'une inclination que jai toujours pour une demoiselle du Port-Louis où j'etois cidevant en résidence, mes sentiments pour elle n'ayant point encor changés, je vais à peu près vous répéter ce que je vous disois alors, sa société m'a séduit au point que je sens que je ne puis vivre sans elle; après ce préambule, vous allé peut (être) vous figurer voir une lettre remplie d'amour et des perfections de son objet, point du tout, il est vrai que le tems n'a fait qu'acroitre ma passion, mais la raison a toujours été consulté; voilà près de 16 mois que je réfléchis à la demarche que je fais aujourd'hui, je parle à une mère tendre qui m'aime, et (1) Agnès Lemoyne de Longueuil mariée à François-Joseph Germain, ancien capitaine au régiment de la Reine. 26 ARCHIVES DE QUEBEC qui maidera de «es conseils, je vous ouvre mon coeur, puissié vous lui donner la satisfaction qu'il déffire.Jetois très doigrtë de songer à aucune espèce d'établissement, jusqu'au moment où je l'ai connu, au point que ma tante Landrieve se plaisoit quelquefois à mettre la conversation sur ce chapitre, pour s'en amuser et voir jusqu'à qu'el point mon-toit l'aversion que je paroissois avoir.Que les choses sont changés 1 que ma manière de voir est différente ! L'esprit et le caractère de la demoiselle m'ont donné une toute autre idée des femmes ou, pour mieux dire, jai trouvé celle que je desirois pour me convaincre de la fausseté de mon opinion, elle est demoiselle de condition, fille d'un gentilhomme breton, habitans le Port-Louis, ayant ses entres aux États de Bretagne; elle est l'ainée de trois enfans, deux filles et un garçon, actuellement aspirans et sur le point d'etre garde de la Marine; elle aura à la mort du père environ vingt mille livres et en calculant ses espérances (sur lesquelles, cependant, il ne faut pas trop compter), sa fortune peut aller à soixante, vous voyé quelle n'est pas considerable, c'est pourtant, ma chère mère, mon inclination et si je ne puis l'avoir je doute que je prenne jamais d'autre engagement, je ne suis même pas tenté de songer au mariage que ma tante de Repentigni me ménage, dit-on, à la Guadeloupe, c'est un parti de deux cent mille livres, argent de France; la prétendu, parente de la femme de Repentigni, car vous ignoré sandoute que mon cousin a fait à la Guadeloupe un très grand mariage, il aura douze à quatorze cent mille livres argens des isles.Malgré un avantage aussi apparent, je doute que ce pays puisse me convenir, d'ailleurs je ne prendrai jamais de femme que je ne connoisse et avec qui je sols sûre de bien vivre, le bonheur ne consiste pas toujours dans la grande fortune; les créoles sont ordinairement très dépensières, si elles vous donnent de l'argens elles sçavent bien le manger.A quoi me servira d'etre riche si je ne puis faire du bien à ma famille?La médiocrité me convient alors autant, je demeurerois avec mon beaupère, où ma femme resteroit.toujours; en outre du ' manger il lui feroit une pension, sa vie durant,on aurait après lui ce qui se trouverait, voila les arrangements que je lui ai proposé, il ne ma point répondu bien claire, mais jai lieu de croire qu'il sera raisonnable, lorsqu'on en viendra au fait.Sa fille a 23 ans, jolie, un peu d'embonpoint, beaucoup d'esprit et d'enjou-ment, le caractère excellent, on ne peut pas plus égal,' accoutumée au détail du ménage; elle n'a point de mère, c'est elle qui fait aller la maison du père: je ne vous parlerai point des qualités de son cœur, tout ce que je pourrais vous en dire vous paroitroit suspect, il ne me reste plus, ma chère mere, qu'a vous prier de me parler franchement sur l'état de ma fortune, je sçai que je ne suis pas riche, je ne demande à mon père que sa pent ion de six cent livres et six mille livres d'argens comptant, supposé qu'il puisse me les donner sans se gêner et sans deterrioré sa petite fortune, au reste je ne veux prendre aucune espèce d'engagements sans votre consentement, ni celui de mon père, ainsi je vous prie de me dire l'un et l'autre votre avis, bien persuadé que je suivrai en tout vos conseils et que je ne m'écarterai point de ce que vous auré décidé.Vous devés d'ailleurs croire que je ne ferai rien qui puisse m'être desaventageux, je ne suivrai pas mon inclination s'il faut me mettre dans la gêne et la misère, jai fait part de mes projets à ma tante Landrieve; comme je compte être chez elle au mois d'octobre prochain, vous pourrés m'y adresser votre decision, je ne ferai rien sans la consulter, ainsi, vous pouvés à tout événement lui envoyer votre consentement, bien persuadé que je n'en mesuserai pas.Mdo Germain a été sensible à votre souvenir et ma chargé de vous faire ses ARCHIVES DE QUEBEC 27 compliments, je lui ai fait part de mes projets, elle ne m'a point désapprouvé, connoissant l'inclination que jai pour la personne en question.Je partage bien la satisfactions que vous promettent mes frères et soeurs, le detail que vous m'en faitte ajoutte à l'intérrêt que je dois naturellement y prendre; embrassés les je vous prie pour moi, mes respects très humbles à mon oncle et à mes tantes.Je suis avec un tendre et respectueux attachement, Ma très chère mere, Votre très humble et très obéissant et affectionné fils, Chaussegros de Lert.A brest le 23 mars 1781.Mon très cher père, Jai reçu en dernier lieu vos lettres par triplicata, qui me sont toute parvenue ensemble, j'ai vû avec peine, que vous n'a vie pas reçu celle que je vous écrivois sous l'envelope de M' de S4 Amand; c'est toujours avec un nouveau plaisir que je vous donne de mes nouvelles, je serais fâché que mon silence vous parut un oubli de ma part; l'éloignement dont je suis de ma famille depuis si longtems ne fait qu'ajouter à la tendresse de mes sentiments, mon attachement n'en n'est que plus grand, vous auriés tort d'en douter; je connois toute l'étendue de vos bontés et tous les sacrifices que vous faittes journellement pour mon bien être, recevés je vous prie les assurances de ma reconnoissance ainsi que le désir que j'ai que ma conduitte vous donne toute la satisfaction que -vous mérités.Je suis remplacé dans le corps de l'année dernière, j'ai été longtems à attendre ce moment, mais comme personne n'a passé avant moi je n'ai pas lieu de me plaindre, j'espère que des circonstances heureuses me procureront par la suite un avence-ment plus rapide, ce sont les vœux que je fais, pour vous prouver que je ne suis pas indigne de vos bontés et d'être votre fils; je suis employé à Brest depuis le mois d'avril 1780.Ma chère mère vous communiquera la lettre que je lui écrit au sujet de deux établissements qui se présentent pour moi, je me doute bien que vous preféreré le plus riche, mais mon cher père, le bonheur consiste t-il toujours dans la grande richesse, vous este à même d'en juger mieux que personne, d'ailleurs croyés vous que toute les fortunes des colonies soyent bien sûres, croyez vous qu'on ne la paye pas bien chère l'orsqu'il faut l'acheter aux dépens de sa santé et plus souvent de sa vie, je pense qu'il faut mûrement réfléchir avant que de prendre un parti, vous me manderé làdessus votre avis et volontés; vous ne devés pas douter que je mi conformerai en tout point.Ma tante Landriève vient de placer son fils ainé dans le régiment Royal des Vaisseaux, elle fait passer Desbordes à mon oncle de Repentigny, qui le lui a demandé, il etoit passé à la Martinique pour prendre le régiment de ce nom avec 3000 1 d'extraordinaire avec la promesse du premier commandement vacant, mais 28 ARCHIVES DE QUÉBEC par arrangement avec le colonel du regiment de la Guadeloupe, il vient de repasser à son ancien regiment, ce qui lui convient en tout point, vû le riche mariage qu'il à fait faire à son fils, dont la famille de sa femme habite la BasseTerre; je ne sçai s'il a conservé le surcroit de son traitement ordinaire, quant à ce qui me regarde vous connoitré aisément que je ne suis pas curieux de passer dans ce pays, d'ailleurs la difficulté dy être employé dans le corps est très grande, le ministre actuelle trouve qu'il y a deja trop d'officier du génie dans les Colonies et parle même d'en rappeler plusieurs; vous jugé bien d'après ça que je ne puis y passer que par Congé.L'ainé de mes cousins Chaussegros est chef de brigade chez nous, ce qui lui donne rang de colonel d'infanterie; il devoit être fait brigadier dès l'année dernière, sans divers changement qui sont survenue, il est en résidence à Montpelier.Son frère est capitaine de vaisseaux, du mois de janvier 1780.Je l'ai vû très souvent à Lorient où il à armé et désarmé, je l'ai aussi vû icy, d'où il vient de partir sur l'escadre qui va aux Antilles; il m'a chargé de vous faire part du désir qu'il avoit de vous connoitré, ainsi que toute la famille, je lui ai donné des lettres pour mon oncle et ma tante de Repentigni.Je suis avec un tendre et respectueux attachement, Mon très cher père, Votre très humble, très obéissant et très affectionné fils, Chaussegros De Lery.A brest le 4 Xb«« 1781.Mon très cher père, Je n'ai point reçu les lettres que j'attendois de vous cette année, je pars pour la Martinique sans sçavoir si vous este tous en bonne santé, je me flatte cependans que vous vous portés bien; jai reçu des ordres de la Cour dans le courant d'octobre pour m'embarquer pour être employé au fort royal de la Martinique; je présume que c'est mon oncle de Repentigni qui ma fait employer dans cette colonie, je souhaite que ma santé puisse me permettre d'y faire un séjour qui puisse satisfaire ses vues, je presume encor qu'il a toujours dessein de me faire faire un mariage aventageux; celui de son fils est des plus brillant pour la fortune.Jai passé sept jours du mois d'octobre avec ma tante de Landrieve que jai laissé en bonne santé ainsi que M\"* de Repentigni, je passe son fils Cadet avec moi et M1 de Repentigni compte le placer dans quelque Regiment.Ce déplacement me coûte beaucoup, Mr de S' Am and a eu la bonté de m'avancer 1800 ', à la recommandation de ma tante de Landrieve qui en a répondu, en cas que vous ne voulussiés pas lui en tenir compte, au reste je compte assé sur vos bontés pour imaginer que vous me passerai une partie de cette somme en gratification; c'est un événement imprévu et il m'étoit impossible de m'equiper convenablement pour passer dans un pays, ou il faut beaucoup de linge, sans cette somme; jai d'ailleurs envoyé une procuration générale à M' de S' Amand pour toucher mes appointements de France, c'est à dire du ministre de la guerre, montant à 1080 1 sauf les retenus, cette somme jointe à la pension, que vous avez la bonté de me faire, me liquidera avec vous, bien persuadé que M' de S' Amand ma ARCHIVES DE QUÉBEC 29 avancé cet argent sur celui qu'il peut avoir à vous, je compte même ne pas toucher à mes appointements de France pend ans tous le tems que je serai dans les colonies, présumant que 4200 1 de traitement extraordinaire que me fait le ministre de la marine seront plus que suffisant pour me soutenir dans la colonie; aureate si la chose ne se pou voit pas j'aurais toujours recours au fonds que je puis toucher en France.Par cet evénemens, mon très cher père, je me trouve dans le cas de faire quelque chose pour ma famille, si vous voulez envoyer un de mes frères en France, il peut compter sur cent pistoles que je lui ferai toucher annuellement tout le tems que je serai à la Martinique; si vous pouvez vous résoudre à en envoyer un en France, je prierai M' de S' amand de voir à lui payer sa pension dans quel collège que vous souhaiterai.Voilà tout ce que je puis faire pour le présent, je tacherai de faire daventage par la suite, les occasions et les circonstances peuvent m'être favorables et me mettre dans le cas d'être utile aux miens et de vous dédommager de tout ce que je vous ai coûté.Je suis avec un très profond respect, Mon très cher père, Votre très humble, très obéissant et affectionné fils, Chaussegros de Lery.A brest le 5 xbre 1781.Ma très chère mère.Nous comptons mettre à la voile aujourd'hui, ainsi je n'ai que le tems de vous annoncer mon départ pour la Martinique, où je suis employé avec un traitement extraordinaire de 4200 1 sur les fonds de la Marine; je souhaite que cette circonstance me mette à même d'etre utile à mes frères et soeurs; mon père pourra disposer de mes appointements de France, montant à 1080 ', en leur faveur.Voilà deux années de suite que je vous écris au sujet d'un établissement que j'avois en vue et auquel je songe et songerai toujours malgré mon êloignement, j'ai crû et je crois encore que vous n'avez pas repondu à mes lettres dans l'espérances sandoute que je pourrais changer avec le tems; ce calcul peut être faux, je suis fâché que vous ne m'ayés rien dit à ce sujet, mes sentiments sont toujours les mêmes et je vous renvoie à mes lettres de 1780 et 1781 où j'entrais avec vous dans les plus grands details, vous ayant écrit au commencement de cette année par triplicata.Jai vû ma tante Landrieve peu de jours dans le mois d'octobre dernier, je venois d'obtenir un congé de 7 mois pour passer chez elle ou je n'avois pas été depuis trois ans, l'orsqu'il ma été expédié des ordres pour m'embarquer à Brest, d'où j ' etois parti depuis 10 jours, lorsqu'à mon arrivé à Tours jai trouvé la lettre du ministre qui ne me laissoit que très peu de tems pour me préparer à un déplacement aussy fray eux; ma tante ma confié son fils cadet Desbordes que jai avec moi, je le mène à son oncle de Repentigni qui se charge de le placer dans quelque régiment; c'est un beau et grand garçons bien fait, beaucoup d'esprit et qui fera un bon sujet, il est aimé et chéri de tout le monde.Mde de Lusignan me charge de la rappeller à votre souvenir, elle nous gâte un peu, il n'est pas possible de nous témoigner autant 30 ARCHIVES DE QUÉBEC A la Basse Terre, Isle de la Guadeloupe, le 12 Xbf°, 1782.Ma très chère mère, Jai été on ne peut pas plus sensible de voir par votre lettre du 18 &** 1781, combien vous m'a vés mal compris dans la demandé que je vous faisois de votre consentement pour le mariage que j'avois alors en vue et de la manière franche dont je m'expliquois vis-à-vis d'une mère que j'aime et qu'une absence de vingt ans m'a rendu plus chère; pou vés vous croire que ma façon de penser soit telle que vous me la supposée, vous ne me connoissé sansdoute pas, voilà l'effet de l'éloignement; vous este injuste dans une affaire où il m'importe fort que vous ne le soyez pas; toutes les fois que vous attaquerez les sentiments et l'attachement que je porte à ma famille vous este sûre de me choquer par l'endroit le plus sensible, mon cœur vous est inconnu voilà mon tort: je n'en n'ai point d'autre dans une circonstance où je crois avoir montré toute la délicatesse et toute la déférence que je vous devois et que je me dois à moi même; pouvois-je croire que le moment où je cherchois à vous montrer toute la soumission que je porte à mes père et mère seroit celui où je paroitrois m'en éloigner, il est encore une chose bien plus forte c'est que vous me croyé dénaturé au point de vous dépouiller du peu que vous avés et que vous partagé avec vos enfans, ah ma chère Maman que ne connoissé vous mieux votre fils; je me suis sandoute mal expliqué, il n'est pas possible que sans ça vous eussié pû me juger aussi sévèrement, croyez chère maman que tous ce que j'ai dans le monde vous appartiens, qu'il faudra que je sois dans l'impossibilité de vous soulager, si je ne le fais pas.J'écris à M' de S' Amand, qu'à commencer du 1* janvier 1783 il peut vous faire passer 1080 montant de mes appointements de la guerre et qu'à l'avenir je ne toucherai plus les 4001 de pension que me fait mon père; cela fait une somme de 1480 1 qui peut servir à l'éducation de mes frères, suivant la disposition que d'amitié quelle ne le fais.Mr de Lusignan est aux isles où il ce porte bien.Sa famille est déjà grande, je parle de ses derniers enfans.Desbordes vous assurent ainsi que mon cher père de son respectueux attachement, il est obligé d'etre a bord sans quoi je l'aurois engagé de vous écrire; il embrasse son camarade.Chaussegros.Mille amitiés et assurance d'attachement à mes frères et sœurs, je vois le moment où je pourrai les embrasser s'éloigner de plus en plus, je désire pourtant bien sincèrement d'en hâter l'instant pour vous assurer de toute ma tendresse et du respectueux attachement avec lequel je suis pour la vie.Ma très chère mère, Votre très humble, très obéissant serviteur et affectionné fils, Chaussegros de Lery.Mes respect à ma tante Su Marie et à mon oncle Desgly. ARCHIVES DE QUÉBEC 31 j'en ai déjà faite avant mon depart de France; il ne faut pas, chère maman, vendre vos terres, vous férié tort à vos enfans; la paix viendra, elle vous mettra à même d'améliorer vos biens et d'être plus à votre aise.Voilà tout ce que mon coeur et ma bourse peuvent faire pour ma famille, j'espère que par la suite je ferai daventage, c'est tout mon désir; à l'époque de la paix j'irai vous voir, ma satisfaction sera à son comble si, comme je l'espère, vous estes persuadé de tout mon attachement pour les miens; je pourai alors avoir 3000 1 d'économie, s'il ne faut que cela pour compléter ce que mon père peut donner à Angélique pour la marier, rien ne manquera à mes vœux; nous célébrerons ce mariage avec toute la joie et le plaisir qu'on éprouve en faisant des heureux; en attend ans ce beau jour j'embrasse mes frères et sœurs, et suis avec toute la tendresse possible avec un très profond respect, Ma très chère mère.Votre très humble, très obéissant et très affectionné fils, Chaussegros de Lert.A la Basse Terre, isle de la Guadeloupe, le 12 Xb'° 1782.La disgrâce qu'éprouve mon oncle influe beaucoup sur la satisfaction de ma tante Repentigny; elle part pour France au mois de mai prochain.A la Basse Terre, Isle de la Guadeloupe, le 27 Mars 1783.Ma très chère mère.C'est avec la plus grande satisfaction que jai reçu votre lettre du 25 juillet 1782, outre qu'elle m'apprend que vous este en bonne santé, elle me rassure à bien des égards, vos lettres précédentes me faisaient craindre une diminution de tendresse et un refroidissement dans vos sentiments; je vois avec plaisir que les impressions désagréables que vous aviés sur moi sont disparues, je reconnois enfin une mère tendre qui me fait part de tout son attachement, je n'ai plus rien à espérer qui puisse me faire autant de plaisir que la paix.J'y vois la fin de vos peines, vous este depuis si longtems en guerre que nécessairement vous devés avoir éprouvé la plus grande misère; vous recevrai sansdoute les lettres que je vous ai écrite précédemment, vous y verrai que je ne pense plus à l'établissement que je vous avois proposé et qui vous a tant deplû.je viens de recevoir une lettre du père, elle est si froide et si contrainte qu'il ne peut cacher son dépit et le chagrin qu'il ressent de n'avoir pas vfl tourner cette affaire suivant ses désirs.Ma tante de Repentigni est dans les plus vives inquiétudes sur le compte de son mary, il est toujours à Paris ou il suit ses affaires de près; il a les plus grandes espérances, nous nous attendons à le voir bientôt maréchal de camp et peut-être placé aventageusement, il aura au moins une retraite qui lui fera oublier le traitement cruel qu'il a éprouvé de voir nommer à son régiment sans sa participation.Son fils est avec le M Couillard, elle ce rappelle pas plus que moi sandoute des premieres années de l'enfance, que nous avons passés ensemble.On dit la sœur Catherine, belle fille; je voudrais avoir un bon mari à lui donner, ce serait avec bien du plaisir que je le lui offrirais par le premier bâtiment, qui ferait voile pour Québec (1).Ne m'oublie point auprès du cousin Lotbinière et de sa bonne mère, de même qu'auprès de ma tante S\" marie, si elle existe; je n'ai aucune nouvelle certaine à son égard.Md° Landrieve a beaucoup veillie ; son fils aîné est marié à M*11* Molet, devenue fille unique par la mort de son frère; elle est de S' Domingue, ainsi que M*\"* Le-Gardeur, notre cousine marié à Desbordes.Repentigni est à la Martinique, avec sa femme et son fils aine; les deux autres garçons sont en pent ion à Londres.Adieu, mon cher Louis, mille choses gracieuses et amicales à toute la famille,, à ta femme, à nos tantes, frères et sœurs, cousins et cousines, je n'ai que la place qu'il me faut pour t'embrasser en bon frère de toutes mes forces et de toute mon âme et ainsi que je t'aime.Lery.Ne m'oublie point auprès de ma tante Hugues et de son mari.Je viens de faire la connoissance de la fille et du fils chez Md0 Johnstone.(1) La \" Heur Catherine \" devint, le 3 novembre 1802, l'épouse de Jacques-Philippe Saveuse de Beaujeu, plus tard conseiller législatif.Mme de Beaujeu décéda a Montréal le 19 février 1847. 64 ARCHIVES DE QUÉBEC Je voudrois avoir le portrait de ma mère.Si tu peux me l'envoyer roulé comme il faut et sans le cadre, je le renverrai après en avoir pris une copie.Tu trouveras mon adresse dans la procuration ci-jointe.Lorsque tu m'écrira en été par l'Angleterre, fais le sous le couvert du g\"1 Johnstone, autrement en hiver par l'ambassadeur des Etats-Unies, sous le couvert du Cu Marbois, ministre du trésor public, oncle de ma femme.Paris, 27 décembre 1814.Je t'envoie, mon cher Louis, copie de la lettre que j'écris à M' Forsyth établi en Canada et que tu connois, que jai eu occasion de voir à Paris en dernier lieu, avec sa femme et sa fille, pour avoir des renseignements sur nos seigneuries en Canada; tu ne m'écris point, je ne sais où j'en suis dans ce pays et voudrois savoir à quoi m'en tenir.Je n'ai point de nouvelles d'Alexandre, depuis son départ pour la Martinique, commandant d'un bataillon d'infanterie, il est à même de faire son chemin, si comme je l'espère, il ce conduit bien.Georges est à S* Petersbourg, il demande une chaire à Vilna où il espère ce fixer, cet établissement, qui paroit certain, lui donne, avec ce qu'il a déjà, 7 à 8 mille livres de rentes, la chaire donne 6000' de fixe, il ce plaint de n'avoir pas depuis longtemps de nouvelles du Canada, au reste il n'en n'avoit pas d'avantage de France; ce sont les circonstances qui ont fait cela.Mr Forsyth m'a beaucoup parlé de Charles qu'il a vu à Montreal et sa femme est parente de la sienne.Parle moi de ta femme, de tes enfans et de ceux de Charles, Beaujeu et Couil-lard; on n'a pas sçu me dire le nombre des enfans qu'avoit Md° Beaujeu.je n'en ai qu'un et ne pense pas en avoir d'avantage; il va entrer au lycée comme externe, il restera avec nous et son précepteur qui l'accompagne partout; il à 12 ans pi.Adieu, mon cher frère, donne moi quelques fois de tes nous (sic) et de tout ce qui peut m'intéresser; conserve moi attachement et amitié et crois à toute la tendresse et aux sentimens de dévouement de ton bon frère et ami, Le L» G*1 B°\" de lery (1).(1) Sur la braille Chauaaegroa de Lery' on peut consulter l'ouvrage de M.l'abbé Daniel Le vicomte de Lery et le Bulletin du Recherches Historiques, vol.X L.p.577. LES \" PAPIERS \" LA PAUSE Dans le Rapport de 1931-1932, nous avons donné le Mémoire et observations sur mon voyage au Canada, de M.de La Pause.Le Rapport de 1932-1933 contient dix-neuf autres relations, mémoires, observations, etc., etc., tirés des \" papiers \" La Pause.Le présent Rapport offre aux amis de l'histoire plus de vingt autres pièces des \"papiers\" La Pause: 1° État général de tout ce qui nous a été remis depuis notre départ.2° Route pour aller du Détroit aux Illinois.3° Route de Missilimakinac aux Illinois.4° Observations et notes sur le fort Frontenac.5° Détail du commencement de la campagne 1758.6° Du 9 juillet 1759, après que les ennemis eurent débarqué au-delà du saut Montmorency.7° Siège de Niagara.8° Itinéraire de ma route.9° Continuation de la campagne de 1759.10° Mémoire fait au mois de 9bre 1759.11° Relation des affaires du Canada depuis le 1er x1\"* 1759.12° Mémoire et réflexions sur la guerre du Canada depuis 1746 jusqu'à 1760.13° Campagne de 1760.14° Ration dans la ville de Québec. 66 ARCHIVES DE QUÉBEC 15° Mémoire à Monsieur de Crémilles.16° Mémoire à Monsieur le marquis de Vaudreuil.17° Relation de la campagne du Canada jusqu'au 20 août 1757.18° Relation de la campagne de 1759 en Canada.19° Journal de l'entrée de la campagne de 1760.20° Dissertation sur le gouvernement.21° La population et culture des terres.22° État des postes établis sur la côte du nord concédés par brevet de la cour.Etc., etc., etc.Nous répétons que les \" papiers \" La Pause ont été publiés intégralement d'après les copies photographiques prises sur les originaux mêmes.Nous les avons également donnés dans l'ordre fixé par M.de La Pause. ÉTAT GÉNÉRAL DE TOUT CE QUY NOUS A ÉTÉ REMIS DEPUIS NOTRE DÉPART DE FRANCE, EN ARGENT, ÉQUIPEMENT, ARMEMENT ET VIVRES Après la séparation du second bataillon du premier, il fut remis à un petit: magasin, qui avoit été fait pour cela, les armes dont l'état est cy-joint et donné à chaque compagnie de fusilliers 37 fusils avec la bayonnette et sous-grenadières et 44 à celle des grenadiers.En arrivant au vaisseau il fut remis à chaque'soldat et sergent 4 chemises, 1 gilet, 1 bonnet, deux tricots, 1 paire de souliers, une paire de bas de laine, une couverte et un hamac à chacun, le tout pour le complet\u2014Nota, qu'on n'avoit distribué sur l'Illustre que la moitié des hamacs et couvertes et quand on remit le reste à Québec, il se trouva nombre d'hamacs et couvertes de moins.Il fut distribué le.juin, avant de partir pour Montréal, il fut remis à chaque soldat suivant l'état cy-joint y compris 26 habits de sergent complets et 13 de tambour, à chacun un habit de drap blanc parement rouge, boutons jaunes sur bois, une veste rouge et une culotte blanche, deux tricots, un caleçon de toile.un chapeau, une paire de souliers et de plus à chaque tambour un ceinturon et collier et, avant de partir, du tabac pour quinze jours.Dans la route de Québec à Montréal il fut donné par jour à chaque sergent et soldat 2 1.de pain, 11.de bœuf, 1 misérable d'eau-de-vie; aux officiers, du bœuf, leur nécessaire du pain et quelques rafraîchissements.\tNombre\tHabita\tVestes\tChapeaux\tCulot-tea\tCaleçons\tSouliers\tGibernes\tCornes \t45\t45\t45\t45\t45\t45\t45\t44\t44 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 \t39\t39\t39\t39\t39\t39\t39\t39\t39 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 Beuot.\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t' 40\t37\t37 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 Bonnau (Bonneau).\t38\t38\t38\t38\t38\t38\t38\t35\t35 \t38\t38\t38\t38\t38\t38\t38\t35\t35 \t40\t40\t40\t40\t40\t40\t40\t37\t37 \t520\t520\t520\t520\t520\t520\t520\t483 (sic)\t483 (rie) 68 ARCHIVES DE QUÉBEC Le 22 juillet 1755.En arrivant à Montréal, il fut donné aux soldats des vivres pour 4 jours, à raison de demy-livre de lard et 2 1.de pain, moitié viande, moitié salé, et aux officiers, 31.à chacun par jour et pour 4 jours et 2 1.de pain et 1 livré de viande pour leur nourrit, par jour et pour 4 jours.Il fut donné au magasin suivant l'état cy-joint.\tl\tVestes (?)\ti\tFoureau de bail\tAiguilles\tS ej\tChemises\tSouliers sauvages\tE1\tBatte-feu II\t8 1\tCouteaux II\t8 1 \t42\t42\t42\t42\t252\t42\t84\t84\t252\t42\t42\t84\t42 39 \t39\t39\t39\t39\t234\t39\t78\t78\t234\t39\t39\t78\t \t38\t38\t38\t38\t228\t38\t76\t76\t228\t38\t38\t7tf\t38 \t37\t37\t37\t37\t222\t37\t74\t74\t222\t37\t37\t74\t37 \t35\t35\t35\t35\t210\t35\t70\t70\t210\t35\t35\t70\t35 \t\t39\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t39\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t38\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t38\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t38\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t38 35 33\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Nota: Les souliers n'étoient point faits.Les soldats furent obligés de les faire faire à leurs dépens.On ne donna que la moitié des chemises bleues et l'autre moitié, blanches et 488 grenadières.Il fut remis à chaque sergent un fusil et une bayonnette et une demy-giberne.Us laissèrent leurs halebardes au (g) magasin.11 fut donné 300 livres de poudre et 600 livres de balles dont nous faisons des cartouches et deux rames et demy de papier pour les faire.Il fut remis de plus à chaque Compagnie quatre tentes, quatre bidons et quatre gamelles.Il fut remis aux officiers une tente de 4 en 4, 2 canonnières pour leurs valets, un capot blanc, parement rouge, et un brun pour leurs domestiques, et aux officiers et leurs valets un brayet, une paire de mitasses, un fourreau de fusil, et de plus à chaque domestique un battefeu, un halène, un écheveau de fil, six aiguilles, deux couteaux, un peigne, un tirebourre, six pierres à fusil.De plus, à chaque officier une petite marmite, deux assiettes d'é tain, une cuillère d'argent et une fourchette de fer et un plat de 4 en 4 et 6 serviettes, 12 au commandant.Deux chemises de coton, autant à leurs valets, un baudet à couchette à chaque officier et 2 paires de souliers sauvages, autant aux domestiques.Et pour provisions pour la campagne, trois barils de vin de quinze pots chacun estimés pour 3 mois.Quinze livres de pois, 7 livres de cassonnade, une livre de poivre, sept livres de riz, 22 ]A de lard, de biscuit, quinze livres de lard pour quinze jours maître et valet, pour le lard seulement; il fut dit que les valets a voient leurs biscuits dans les batteaux, de même que les soldats, et leur tabac; les officiers en eurent deux livres.On donna de plus au commandant et major un baril d'oreilles de cochon, deux pots de cuisses d'oye et deux barils de vin et un peu d'épiceries, tente pour eux deux, et plus un jambon pour chaque off', deux au command', intau major, et à la place du second jambon qu'on devoit donner à chaque off' ARCHIVES DE QUÉBEC 69 on donna une grosse forme de fromage de gruyère quy fut partagée entre tous.II fut remis en dépôt au major un baril d'huile, un de vinaigre, un de prunes, un de raisins et une caisse de 501.de savon, deux livres de poudre et huit livres de plomb.Voilà ce qui fut remis à Montréal le 24, 25 juillet et à Lachine le 26-27-28 à chaque division.Les soldats trouvèrent du lard, du biscuit et du tabac et des pots pour quinze jours à ce qu'on leur dit, mais ils ne purent en faire que 12, une marmite par bateau et une hache.On remit aux officiers à chacun un morceau de bœuf frais, 6 pains de trois livres, un mouton et au commandant deux, de même qu'au major et un peu plus du bœuf et quelques pains de plus.Voilà tout ce qui a été remis au régiment avant son départ de Montréal et de Lachine.Il y eut plusieurs officiers quy prirent des fusils au magasin par un ordre précis de M'le baron de Dieskau quy vouloit que tous les off\" en prissent, l'état est cy-après de même que ceux quy ont reçu l'équipement pour la campagne.On eut attention de randre l'équipement des soldats quy restèrent aux hôpitaux et on ne prit que pour l'effectif.ÉTAT DES OFFICIERS QUI ONT ÉTÉ ÉQUIPÉS POUR LA CAMPAGNE Capitaines Lieutenants M.M\" De Fonbonne (Fontbonne) M.M\" Montanier (Montagnier) De la pause De Launay Nau Cornier Deblau (de Blau) Dar lens Bellot Patrix (Patris) Chassignol Bonnau S' Vincent Bousquet Larochelle Sudriac Restauran Dumeny (DumesnilJ Chambeau Toyon Dupon (Dupont) Bigat S* Poney Moranber S' Mary Fouquet Fourches.FUSILS DONNÉS AU MAGASIN AUX SERGENTS fusils hallebardes 1 1 2 1 M.M™ Nau 2 i 2 2 2 2 2 2 2 2 2 1 Manneville Cornier Dubleau Darlens Bellot Patrix Chassignolle Labretèche Bonneau S* Vincent Bousquet 1 2 2 1 22 70 ARCHIVES DE QUÉBEC FUSILS QU'ont pris AU magasin de montreal des officiers DU reg* Il fut pris à Frontenac des magasins du roy un baril de vin par off.Je fis donner un quart de pois en gratification en allant à Niagara, M par h* pendant 5 jours et depuis le 1\" 9bl* au 15 un autre quart, ayant réduit les soldats à demy-livre.Avant de partir de Niagara, je fis donner aux soldats la quantité d'étoffes cy dessous portée, par compagnie, pour faire faire des mitaines.Grenadiers.8 au .% pour 37 gren.Nau.9.36 dont 2 à Dublau Manneville.8.%.35 Cornier.8.% .35 Dublau.7.yi .30 Darlens.8.% .35 Bellot.8.«4 .35 Patrix.8.% .35 Chassignolle.8.____% .35 Labreteche.____ 8.% .35 Bonneau.8.% .36 S'-Vincent.7.yi.31 Bousquet.7.yi.'.25 Aux sergents____10 au % plus à tous les domestiques L» 23 juillet 1755 M.M™ De Fonbonne La Pause Launay Manneville Cornier Dublau Bellot Patrix Chassignolle Montanier Fourches (Fourcet?) Larochelle Restauran Dumeny Bigat Chambeau Toyon Dupont Sudriac 1 payé 1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.1 id.19 ARCHIVES DE QUÉBEC 71 De plus, en passant au fort Frontenac, je leurs fis donner deux potsd'eau-de-vie par batteau.Nous en avions 29, je fis donner M de tabac à chaque Canadien.En arrivant à Montréal du 4 XbI* au 8 il fut remis à chaque soldat suivant l'état cy-joint.\u2014\t\t\tChemises\tPaires de bas\t\u2022S\t\t\tSouliers\t¦S S SI 11\tP.de Bout.\t\t\tJ\t\t\tCapota\t1\tFilet aiguilles\t\t3 \tbel\tcom\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t!\ta 41\t \t41\t2\t129\t86\t83\t\t43\t43\t43\t43\t43\t\t43\t43\t43\t43\t43\t\t\t43 Nau.\t34\t1\t106\t70\t\t70\t35\t35\t35\t35\t35\t\t35\t35\t35\t35\t35\ta\t\t35 Manncville.\t33\t1\t102\t68\t68\t\t34\t34\t34\t34\t34\t\t34\t34\t34\t34\t34\t*j \" 1760.Signé: Vaudreuil.Pour copie conforme à l'original.MÉMOIRE A MONSIEUR LE MARQUIS DE VAUDREUIL Sur les articles que Mr le marquis de Vaudreuil m'a fait voir dans la capitulation que le général Anglois luy propose, je dois luy observer que l'honneur des armes du roy y est compromis et qu'il n'y a rien de plus dur et de plus humiliant que de mettre bas les armes, et de se soumettre à ne point servir de toute la guerre; il faudrait être réduit à la dernière extrémité pour souscrire à ces conditions.Il nous reste encore des moyens pour nous deffendre et pour pousser les choses jusques au bout; nous avons assez de munitions pour livrer un combat.Nous sommes dans une ville quy, quoi qu'enceinte de mauvaises murailles, est cependant à l'abry d'un coup de main et ou l'on peut attendre que la brèche soit faite et prati-quable.Il nous reste encor l'isle S1* Hélène où nous pourrions nous soutenir jusques à ce que nous n'aurions plus de vivres.Voilà les partis qui nous restent à prandre; Sy Mr le marquis de Vaudreuil en prant d'autres je les crois contraires à l'honneur des armes du Roy et, en conséquence, je le supplie de me mettre son ordre au bas de ce mémoire pour que je luy obéisse et qu'il me serve de justification vis-à-vis des troupes que j'ay l'honneur de commander et de toute l'Europe.A Montréal le 8 7°\".Le Ch\" de Lévis. 190 ARCHIVES DE QUÉBEC RELATION DE LA CAMPAGNE DU CANADA JUSQU'AU 20 AOUT 1757 Le défaut de subsistance et le retard des vaisseaux de France avoient empêché le mu de Vaudreuil de faire aucune entreprise au commencement de la campagne.Il s'étoit contenté d'envoyer à Carillon dans les premiers jours de may les bataillons de Royal Roussillon et de Béarh aux ordres du S\" de Bourlamaque, colonel, avec .400 h** de troupes de la marine et un grand nombre d'ouvriers en tous genres.Cet officier eut ordre de mettre le fort Carillon en état de défense et d'occuper par des postes l'entrée du lac S' Sacrement pour éclairer les démarches de l'ennemi, Les bataillons de la Sarre et de Guyenne étoient restés à S' Jean et à Chambly, en deçà du Lac Champlain, et avoient ordre de se porter à Carillon au premier avis que le S' de Bourlamaque auroit donné que l'ennemi vouloit entreprendre sur cette partie.Vers le 10 juin, le mu de Vaudreuil eut les premières nouvelles de France et il apprit que la Cour d'Angleterre avoit formé le projet d'une entreprise sur Louisbourg ou Québec.Il sut en même temps par les prisonniers, que faisoient journellement les détachements de sauvages partis de Carillon, que le lord Londern (Loudoun) étoit sur le point de s'embarquer pour une expédition maritime.Ces nouvelles le déterminèrent à profiter de son éloignement pour faire le siège du fort George, espérant que les troupes seraient de retour assez tôt pour courir au secours de Québec si l'ennemi, contre toute apparence, rêussissoit à son approche.Il envoya donc ordre au Sr de Bourlamaque de faire les préparatifs de cette expédition, il rassembla ses milices et fit défiler un grand nombre de sauvages.Le fort George, que les Anglois nommoient William-Henry, étoit situé à l'extrémité méridionale du lac S* Sacrement; Ce lac communique au lac Champlain par une rivière ou plutôt un torrent qui coule sur des rochers et n'est navigable qu'à une demi-lieue du lac Champlain.C'est au conflan (confluent) de cette rivière et de ce dernier lac qu'est situé le fort de Carillon.Ainsi pour se rendre de ce fort à ce dernier lac il faut faire un portage d'une petite lieue.Nous n'avions sur le lac S1 Sacrement qu'un très petit nombre de bateaux légers qui servoient aux découvertes.Il falloit donc y transporter par terre près de 300 bateaux, un grand nombre de canots sauvages, toute l'artillerie et les vivres nécessaires pour l'expédition, sans autres secours que celuy des hommes.Le ch' de Lévis arriva à Carillon dans les premiers jours de juillet avec les bataillons.de la Reine, la Sarre, Languedoc et Guyenne.Il se plaça avec ses troupes à l'entrée du portage et commença le transport des bateaux qui se fit avec la plus grande vivacité.Le M1* de Montcalm arriva le 18 juillet avec le Sr de Rigaud, les sauvages des pays d'en haut et le reste des troupes de la marine et des milices.Il travailla aussitôt à donner à ces deux derniers corps une forme convenable, et éveiller l'esprit des nations sauvages et à accélérer les transports.En attendant que les préparatifs fussent achevés, il envoya à la guerre plusieurs détachements sauvages et Canadiens.Un party plus considérable qu'il avoit envoyés s'embusquer sur le lac fut rencontré de 300 Anglois qui étoient partis du fort George pour venir attaquer nos postes avancés; 180 Anglois furent pris et le reste tués ou noyés. ARCHIVES DE QUÉBEC 191 Le ch' de Levis avoit aussy envoyé un gros détachement de sauvages du côté du fort des Dieux (Lydius) pour donner le change aux Anglois et attirer leur attention de ce côté là.Ce party surprit une garde avancée qui fut mise en pièce.Enfin le 30 juillet au matin le Mb de Montcalm fit partir le Chr de Lévis et le S1 de Senezergues, lieut.-Colonel, à la tête de six compagnies de grenadiers, de huit piquets, de 1300 miliciens et de 5 ou 600 sauvages, pour se rendre par terre au fort George en suivant la côte du Nord.Il eut ordre de s'arrêter à la baye de Ganaouské, quatre lieues en deçà du fort.Le Mu de Montcalm convint avec luy des signaux de reconnoissance.Ce détachement par terre avoit pour objet d'assurer la marche de l'armée, en se rendant maître de la côte, et d'assurer le débarquement à l'endroit qu'on croiroit le plus convenable.Le M1\" de Montcalm se mit lui-même en mouvement avec le reste de l'armée et toute l'artillerie le 1er Aoust à 3 heures après-midy précédé de plus de ISO canots de sauvages.Il arriva à la baye de Ganaouské à 2 heures après minuit et y trouva le ch1 de Lévis qui s'y étoit rendu en trois jours d'une marche très pénible toujours à travers les bois et les montagnes, où il n'y avoit jamais passé que des sauvages.Il le fit repartir à 9 heures du matin pour prendre poste plus près du fort et, s'étant mis en marche luy-même à midy, toute l'armée se trouva rassemblée à une petite lieue des ennemis à onze heures du soir.Elle y fit halte et le trois, au point du jour, le M1* de Montcalm, ayant laissé une garde suffisante pour la sûreté de l'artillerie et des bateaux, fit mettre l'armée en bataille et dirigea sa marche vers le fort George, ayant la gauche au lac et la droite à la montagne; elle étoit précédée du détachement que commandoit le Chr de Lévis chargé de faire l'avant-garde.Les deux chaînes de montagnes qui bordent le lac des deux côtés se réunissent derrière le fond du lac en formant un grand cintre qui environne le lieu où étoit le fort George, à 6 ou 7 cents toises de distance.L'extrémité du lac qui peut avoir une demi-lieue d'étendue sert de diamètre à ce cintre.Le fort étoit situé sur le.bord du lac, un marais formé par un ruisseau qui tombe des montagnes défendoit le fort du côté de l'est.Audelà du marais est une hauteur aboutissant d'un côté au lac par une pente douce et de l'autre au chemin qui mène au fort \"les dieux\" et à Orange; les ennemis avoient établi sur cette hauteur 2,000 hommes dans un camp retranché.Ainsi, pour investir passablement le fort et le camp, il auroit fallu se poster derrière la hauteur du camp retranché, masquer le chemin d'Orange par un gros corps et répandre des troupes au pied des montagnes ensuivant le grand cintre avec des postes sur les hauteurs.Le ch1 de Lévis n'ayant trouvé au débouché du bois que des postes des ennemis, il les repoussa vivement et continua sa marche en faisant le tour le long des montagnes, se rendit à portée du camp retranché, il le reconnut, établi partie de son avant-garde pour le masquer et occupa le chemin de \"les dieux\" avec le reste-.Le Mu de Montcalm qui le suivoit avec l'armée luy fit faire halte à une demi-lieue de l'avant-garde où il se porta de sa personne.Il jugea l'attaque du camp retranché impossible et ne trouvant pas qu'un investissement régulier fut praticable dans une chaîne de montagnes dont les ravines et les gorges interrompoient la communication, il envoya ordre au Sr de Bourlamaque, qu'il avoit laissé à la tête de l'armée, de luy envoyer la brigade de la Reine et de se replier avec celle de la Sarre et de Royal Roussillon de manière à protéger le débarquement de l'artillerie.Il le commença dès cette même nuit au moyen d'une ance située à 300 192 ARCHIVES DE QUEBEC toises du fort du coté de l'ouest à l'abry du canon de la place, et le 4 au point du jour il fit travailler aux.et saucissons nécessaires pour les attaques.Le Mls de Montcalm, ayant passé la nuit à l'avant-garde avec la brigade de la Reine et n'ayant aucune nouvelle des ennemis, concerta avec le Ch' de Lévis les dispositions nécessaires pour s'opposer aux secours qui pourroient venir d'Orange.Il lui laissa le détail des sauvages et des milices qu'il fit camper à peu de distance du chemin d'Orange aux ordres du Sr de Ri gaud et le chargea d'avoir sur cette route des découvertes continuelles pour lui donner avis de ce qu'il se passerait.Il revint ensuite avec la brigade de la reine qu'il rapprocha des deux autres de manière toutefois qu'elles donnoient la main au corps du Chr de Lévis.Le sieur de Bourlamaque fut chargé de toute direction des attaques et de tous les détails du siège.La tranchée fut ouverte le 4 au soir par 500 travailleurs et soutenue par 300 h** aux ordres du Sr de Rocquemaure, lieut'-colonel.Tous les piquets du camp au bivouac derrière la tranchée pour s'y porter au besoin! L'on commença cette nuit une batterie sur le bord du lac à 200 toises du fort pour ruiner les défenses, et l'on fit un boyau de communication pour se rendre du dépôt de la tranchée à cette batterie.L'on perfectionna pendant le jour le travail de la nuit.Le feu des ennemis, de canon et de bombes, fut assez vif.La nuit du 5 au 6, 500 travailleurs achevèrent la première batterie, en commencèrent une seconde sur la droite à peu de distance et firent la communication de cette seconde batterie.Le 6.Au point du jour 8 pièces de canon de 18 et de 12 et un mortier commencèrent à tirer.Elles incommodèrent quelques pièces des ennemis qu'ils furent obligés de remplacer.Nous leurs perçâmes aussi à fleur d'eau plusieurs barques ou gabares dont l'ennemi auroit pu se servir pour investir nos dépôts.La nuit du 6 au 7,450travailleurs achevèrent la seconde batterie et poussèrent un boyau de 150 toises qui nous aprochoit d'un petit marais, au-delà duquel nous avions projeté d'établir les batteries de brèche.L'on perfectionna pendant la journée du 7 le travail de la nuit et la batterie de la droite de 8 pièces de canon et de 3 obusiers commença à tirer au point du jour.Sa direction étoit telle que tous les boulets qui ne s'arrêtoient pas sur les défenses du fort alloient porter au camp retranché.Ce même jour à 9 heures du matin, le Mb de Montcalm envoya au commandant Anglois une lettre écrite du fort \"les dieux\" par le Général Wibb (Webb) dans laquelle il mandoit au dit commandant qu'il faisoit assembler les milices pour marcher à luy; que cependant s'il était trop pressé pour attendre ce secours, il tâchât d'avoir une composition honorable.Cette lettre fut trouvée sur un courrier du g*1 Wibb qui fut pris par un de nos partys que le Chr de Lévis avait envoyé à la découverte.La nuit du 7 au 8, 300 travailleurs furent occupés à la descente des marais et à transporter un nombre immense de fascines et de rondieux ( ?) pour y construire une chaussée avec un épaulement.Ils commencèrent aussi une batterie de six pièces sur la gauche du marais.Ce travail se trouva très peu avancé au point du jour parce qu'il falloit porter la terre dans des sacs.On le perfectionna en plein jour, malgré le feu de mousqueterie et de mitrailles qui fut très vif toute la journée, et le soir le pont fut achevé ainsi que l'épaulement.Nous n'y eûmes cependant qu'un soldat de tué et deux autres de blessés.Dans l'après-diner, rapport par les sauvages que l'ennemi marchoit à nous ARCHIVES DE QUÉBEC 193 avec de grandes forces.Le M** de Montcalm se mit en mouvement avec les brigades de la Reine et de Royal Roussillon, précédé par le corps du Ohr de Lévis.La brigade de la Sarre fut envoyée au Sr de Bourlamaque pour la défense de la tranchée.Le rapport se trouva sans fondement et les troupes rentrèrent après une marche très pénible.500 travailleurs furent employés la nuit du 8 au 9 à une parallèle qui embras-soit tout le front d'attaque au delà du marais, à 40 toises du fort, et en avant de laquelle on devoit établir les batteries de brèche.Ce travail fut cessé, inquiété pendant la nuit par la mousqueterie des ennemis et par leurs canons chargés à cartouche; mais la terre étant fort aisée à remuer, le soldat fut bientôt couvert, et nous n'eûmes que deux h** blessés.L'on acheva la nouvelle batterie.Au point du jour le travail se trouva en effet en bon état et la nouvelle batterie prête à tirer.A sept heures les ennemis demandèrent à capituler, le Commandant anglois envoya à cet effet un lieut'-colonel pour dresser les articles que le M1* de Montcalm luy renvoya par le Sr de Bougainville, aide de camp.Il assembla en même temps tous les chefs des nations sauvages qui approuvèrent la Capitulation et promirent de s'y conformer.A onze heures, le Sr de Bourlamaque prit possession du fort avec les troupes de la tranchée et avec le Chr de Bernetz, lieutenant-colonel.Il fut chargé du déblay de l'artillerie et des vivres, ainsi que de la démolition du fort qui fut brûlé et rasé jusqu'aux fondements.Le Chr de Lévis continua à être chargé de masquer le chemin d'Orange.La Capitulation porte que les troupes angloises du fort, ainsi que du camp retranché, sortiraient avec les honneurs de la guerre et une pièce de canon par distinction, que ces troupes qui sont au nombre de 2300 h** ne serviraient de 18 mois.L'on a trouvé dans la place 23 pièces de canon, dont 8 de fonte, 3 mortiers, 1 obusier et 17 pierriers, 40 milliers de poudres et des vivres pour 4 mois.Les ennemis ont eu environ 100 h** tués, 150 blessés.Notre perte a été peu considérable: 20-hM tués, 40 blessés, dont un officier.Cette expédition éloigne l'ennemi de notre frontière, nous assure la possesion du lac S' Sacrement et met les partis sauvages en état de pénétrer dans l'intérieur de la colonie Angloise de ce côté-cy.Elle nous conserve d'ailleurs le ton de la plus grande supériorité nécessaire pour nous attacher les sauvages dans toute l'étendue de la Colonie.Nos forces consistaient en six bataillons de troupes de terre et un bataillon formé des troupes de la marine.Ces 7 bataillons se composoient de trois brigades, plus 3400 miliciens et 1600 sauvages, de trente nations différentes.C'est avec cette petite armée qu'il a fallu assiéger 2400 hommes et se mettre en état d'arrêter les secours qui pouvoient venir du fort Ledieux, sans compter 500 h\" laissés à la grève de Carillon et du portage.' La fatigue des troupes a été incroyable, outre les travaux du siège il n'y a pas eu de jours que les sauvages, gens fort soupçonneux, n'ayent donné quelqu'alerte aux corps du Ch\" de Lévis.En effet il étoit à penser que le général Wjlb (Webb), qui n'étoit qu'à cinq lieues du fort George, ferait un effort pour venir se joindre aux troupes du camp retranché ou au moins pour les replier.Les déserteurs nous ont appris que, peu de jours après la prise de la place, qu'il s'était rassemblé à Lidieux le lendemain de la capitulation près de 12,000 miliciens des gouvernements de 13 194 ARCHIVES DE QUÉBEC Boston, Rhodisland et de New-York qui s'en retournèrent tous de suite sur la nouvelle de la capitulation.Peu de jours après l'arrivée de l'armée au portage et à la Chute, le M1» de Montcalm est parti pour Montréal.Le chr de Lévis a resté chargé du commandement, du déblay de l'artillerie et de toutes les munitions de bouche et de guerre.Quelque diligence qu'on ait pu faire il n'a été finy que le premier 7br*.Avant que de partir, le ch' de Lévis n'a voulu laisser aucune inquiétude au M1* de Vaudreuil des mouvements que l'ennemi auroit pu faire sur la frontière.En; conséquence il a envoyé un détachement aux ordres du Sr de Contrecœur à la tête du lac S' Sacrement.Il fut jusque sur les ruines du fort George.Il a trouvé toutes choses dans l'état que nous les avions laissées.Il fut en même temps informé que les ennemis faisoient quelques mouvements à la Rivière au Chicot et au fond de la baye.Il forma un détachement de toutes les compagnies des Grenadiers et d'un piquet par bataillon avec lequel il a marché à l'embouchure de la rivière au Chicot et dans la baye, distance de 10 lieues de Carillon; en remontant une à une cette rivière on trouve une Chute d'eau, auprès de laquelle il y avoit un camp retranché que les ennemis avoient abandonné.Il a jugé par les baraques qu'il pouroit y avoir 600 hommes.Il le fit brûler et détruire le retranchement qui le bor-doit.Quand le chr de Lévis à été de retour avec son détachement à Carillon, il en est party et a laissé le Sr de Bourlamaque avec deux bataillons, pour la continuation des travaux de ce fort, et a conduit les 4 autres à.S* Jean et à Chambly pour y continuer les travaux du commencement de la campagne.Après qu'il les a eu établis, il s'est rendu à Montréal auprès du Mu de Vaudreuil pour faire passer les ordres aux troupes françoises du Mu de Montcalm, devant partir pour Québec, pour conférer avec l'Intendant sur le besoin des troupes et passer la revue au régiment de Berry.Après cette expédition nous nous sommes portés avec diligence du côté de Carillon, craignant que les ennemis ne voulussent avoir leur revanche dans cette partie.M' le Mb de Montcalm s'y est porté aussy, mais voyant que les ennemis ne faisoient aucun mouvement, on a laissé La Sarre aux environs du fort S* Jean pour racommoder un chemin.Les Ecossois sont venus faire découvrir dans les bois, conduits par quelques sauvages amis, ils ont fait quelques chevelures; nos sauvages en ont fait aussi.Le 19 du mois dernier vu party des nôtres, au nombre de 30 à 40, qui faisoit l'avant-garde dans un plus gros party, se rencontrèrent avec un détachement de 50 Anglois qUy les ayant aperçus les premiers se mirent derrière les arbres et firent leur décharge sur eux.Ils en tuèrent deux et en blessèrent trois.Nos sauvages leur fondirent dessus la hache à la main et les tuèrent tous, excepté 20 qu'ils ont menés prisonniers et aporté la chevelure des autres.Le 18 juillet dernier, Mr le ch1 de Villiers étant party avec un détachement de 23 soldats de colonie où Canadiens et 32 sauvages de Chouanons, Loups et Illinois, il attaqua le 2 aoust le fort de la grandeville dans la Pensylvanie, à 60,000 de Philadelphie; sur les onze heures, il fusilla inutilement sur ce fort jusques au soir et il fit fendre du bois sec et porter à la faveur d'un ravin près d'un bastion à la distance de 15 pas; au soleil levé il mit le feu à ces amas de bois qui animé par le vent qui étoit favorable, porta l'incendi à la pointe du bastion.Ayant fusillé pendant ce temps et tué le L' Brad fort quy commandoit en l'absence du cap1-* Evard ARCHIVES DE QUÉBEC 195 (Evans ?) qui étoit party la veille de grand matin avec 35 soldats d'escorte pour aller à la Carrelile (Carlisle) chercher la solde de la garnison, qui étoit sans paye depuis 6 mois.Le sergent qui se trouva commander ouvrit les portes; on a trouvé 2 pierriers, 100 barils de sel et des vivres pour 6 mois, des munitions, 27 hommes et 4 morts.Ils brûlèrent le fort quy étoit de pieus et arrivèrent le 12 aoust au fort Du-quesne.RELATION DE LA CAMPAGNE 1759 EN CANADA .On fit peu de partis pendant l'hiver, on attendoit le printemps avec grande impatience espérant la paix.On croyait, par les préparatifs immenses que faisoient les Anglois, que nous serions envahis, à moins d'un puissent secours.Les ambassadeurs des 5 nations nous étoient venus annoncer que nous serions attaqués par de grandes forces par Québec, par les Rapides et par Carillon.On commença dé craindre pour les Rapides, sur le rapport qu'ils s'assembloient avant la fonte des neiges, glaces.On envoya un renfort de.hommes à la pointe au Baril, poste qu'on avoit étably à 3 lieues de la Présentation pour construire des bâtiments.On fit partir, à la fonte des glaces le S' Pouchaut, pour aller commander à Niagara avec.hommes destinés pour ce fort ou pour la belle rivière.A sa disposition, s'il n'en avoit point besoin, on mit en mouvement le .may les 3 bataillons qui étoient dans le gouvernement de Québec et les habitants ou soldats de la marine pour se poster à Carillon.Autant craignoit-on pour les Rapides, autant avoit-on de la sécurité pour le bas de la rivière.Le .il arriva des navires et frégates de France dont la plus grande partie étoit munitionnaires chargés de peu de vivres, 5 à 600 hommes de recrue, 250 milliers de poudre et quelques marchandises sèches et boissons.On nous annonça une flotte angloise considérable quy étoit destinnée pour cette expédition.On avoit peu prévu; on se trouva beaucoup embarrassé, on délibéra beaucoup.Il fut convenu que dans une circonstance aussy critique, il falloit laisser Carillon avec ce quy y étoit, avec ordre de le faire sauter, lorsque l'ennemi seroit en même de le battre, en passant, d'en faire de même à S' Frédéric et de replier l'armée dans une isle où l'on avoit préparé des fortifications par plusieur chabres (chabecs) qu'on avoit fait.et quy dévoient croiser sur le lac, lesquelles barroient la rivière, les environs de la terre ferme, pays marécageux.On envoya environ 1200 h** aux ordres du chr de Lacorne pour aller défendre le haut des Rapides.Il fut résolu que M™ les Mu de Vaudreuil et de Montcalm se porteraient à Québec.Les deux premiers prirent le devant et furent suivis, à la première nouvelle qu'on eut des navires Anglois, des 5 bataillons et de tous les habitants qu'on fit marcher.Le mois de may se passa dans ces mouvements.On n'eut aucune nouvelle des ennemis dans les autres partis.Le Sr Pouchaut se croyoit tranquille par l'affection que luy têmoignoient les 5 nations.^^^^^^^^Ê, JUIN Pendant ce mois les navires anglois montèrent le fleuve malgré les difficultés des passages dont ils ne firent qu'un jeu, ayant toujours les vents favorables.On 196 ARCHIVES DE QUÉBEC chercha à fermer la ville de Québec.On travailla à former, depuis le Sault Montmorency jusqu'à la ville, des redants ou redoutes de distance en distance et l'on se fortifia en d'autres parties; on rassembla l'armée derrière Québec et la posta derrière les dites redoutes et redants, dès que l'escadre parut, quy fut le 27; les troupes fortifièrent les espaces entre les redants, ce quy forma la ligne; on avoit travaillé jusques à ce temps à faire des brûlots qu'on envoya, mais qui ne servirent qu'à faire périr quelques matelots, après avoir coûté des sommes considérables.Les ennemis débarquèrent leur armée à la fin de ce mois, partie à l'isle d'Orléans, partie à la pointe de Lévis.Du côté de Carillon on n'eut aucune nouvelle des ennemis, les Chabecs furent armés pour protéger la retraite.A Niagara le Sr Pouchaut, comptant sur l'affection des sauvages des 5 nations qui le trompoient, envoya vers le fort Machault tout le détachement, excepté 500 h** qu'il garda dans son fort.Ce détachement marchant vers la Belle rivière devoit faire une brillante offensive.Les deux barques qu'on avoit construites l'hiver, portant chacune 10 canons de 12, naviguèrent tout ce mois.JUILLET Du côté des rapides le Chr de La Corne marcha au commencement du mois pour aller à Chouagen; il y trouva les ennemis, ils avoient déjà marché à Niagara et laissé un poste (à).Il avoit résolu de les attaquer; une terreur panique au moment de l'attaque fit échouer son projet.Les ennemis se mirent en défense et se retirèrent dans leurs retranchements.On voulut brûler leur berges, il en brûla quelques-unes seulement mais perdit.Il se replia à la pointe au Barri!, dont il étoit party, et qu'il évacua peu après ainsi que la Présentation pour se poster à l'isle aux Galots.Les Anglois mis en mouvement à la fin de Juin pour aller former le siège de Niagara, les sauvages et partie de leur armée dévoient y arriver par terre, le reste devoit passer par Chouagen, y laisser un poste et aller par eau joindre le dit détachement à une lieuè de Niagara.Ils débarquèrent le.sans qu'on eut aucune nouvelle de leur marche.Le S1 Pouchaut ne le fut que par l'apparition de l'ennemy.Il envoya à la Belle-Rivière pour appeler toutes les forces qu'il y avoit envoyées.L'ennemy pressa ce siège, le détachement de la Belle-Rivière narra que il voulut attaquer l'ennemy pour percer.Les ennemis les investirent avec des sauvages, ils furent pris, dispersés ou tués en moins de 10 minutes.Le fort capitula le lendemain.La garnison fut prisonnière de guerre.A Carillon on eut nouvelle que les ennemis marchoient au commencement du mois, ils passèrent le lac le., se présentèrent le., l'armée se replia le.derrière la rivière à la loutre le.laissent la garnison qui attendit que l'ennemy eut établi du canon; elle évacua le fort le.après y avoir mis le feu, et fut joindre l'armée qui partit le.de son camp, fit sauter le fort S* Frédéric en passant et se replia à l'isle aux Noix, où elle travailla.A Québec les ennemis firent plusieurs mouvements, établirent des batteries de canon et de bombes vis-à-vis la ville; le.on voulut tenter de détruire leurs ouvrages, la terre, d'où ils canonnèrent et bombardèrent et incendièrent de pots à feu.Ils firent le 9 un débarquement au-delà de la rivière du Sault Montmorency où ils se fortifièrent et établirent sur une hauteur beaucoup de canons et mortiers pour balayer la position où nous étions.Ils menacèrent de débarquement, l'armée étoit toujours au bivouac ou en alerte.Le.ils hasardèrent de faire passer un ARCHIVES DE QUÉBEC 197 vaisseau de 5 frégates sous la ville qu'on n'aperçut qu'au jour.Ils poussèrent des postes jusques à la rivière des Loches( ?) Ils y firent passer des berges et un gros détachement d'où ils furent faire une descente à la pointe aux Trembles, ce qui nous obligea à envoyer des détachements jusques à Jacques Cartier où on résolut d'établir un poste.Ils enlevèrent des femmes dans les paroisses, qu'ils renvoyèrent ensuite.Us voulurent tenter de passer la rivière du Sault, ils perdirent plus de deux cents hommes dans différentes escarmouches.On tenta de brûler quelques uns de leurs navires avec un nombre de cageux qu'on avoit fait faire; ils ne réussirent pas mieux que les brûlots.Le 31, ils voulurent tenter une descente; les troupes qui étoit au Sault dévoient passer la rivière à marée basse pour venir joindre celles des autres camps qui dévoient descendre vis-à-vis une redoutte, qui étoit sous la portée du canon du Sault, ainsi que les retranchements qui étoient nus de murs.Us échouèrent deux navires à mer haute et embossèrent un vaisseau quy canon-nèrent depuis midy jusques à 6 heures qu'ils débarquèrent et se mirent en mouvement; ils s'emparèrent de la redoute et marchèrent vers la hauteur.Ils furent reçus par un feu de mousqueterie des plus vifs.Un orage des plus forts survint, ils se retirèrent derrière les navires échoués d'où ils firent leur retraite, les uns par eau et les autres par terre, mirent le feu aux deux navires.Ils perdirent près de 300 h\" à cette expédition.RECAPITULATION \t\t\tSoldats\t \t\u2014\tOfficiel»\tet\tDomestiques \t\t\tsergents\t \t\t30\t304\t24 \t\t18.\t183\t16 \t\t25\t232\t22 \t\t23\t246\t23 \t\t21\t223\t14 \t\t23\t269\t20 \t\t21\t313\t20 \t\t21\t271\t17 \t\t\t\t \t\t182\t2041\t155 \t\t\t182\t \t\t\t155\t \t\t\t2378\t 198 ARCHIVES DE QUEBEC JOURNAL DE L'ENTRÉE DE LA CAMPAGNE 1760 Du 10 au 15 avril la rivière commença à se débarrasser des glaces vers Montréal.Le 17 il fit partir Mr de Lapause pour aller reconnoitre les endroits propres à faire débarquer l'armée.Il proposa les détails à Jacques Cartier relatifs au mouvement de l'armée; on travailla diligemment à charger les bâtiments de transport; les frégates se préparèrent à Sorrel, on chargea les facinnes quy avoit de faites.Les 18 j'envoie ordre à tous les bataillons de se mettre en marche le 20.Le 20 M' de Bourlamaque partit le.et M'le ch' de Lévis le.Le total de cette armée devoit être suivant le tableau cy joint à.mais à son départ elle ne consistent qu'en.On trouva à l'entrée du gouvernement de Québec la rivière couverte de glaces, ce quy paroissoit devoir arrêter l'armée, mais m'le ch' de Lévis luy fit continuer sa route malgré tous les obstacles.Elle arriva à la pointe aux Trembles, au rég* de Languedoc près le 24.M'le ch' de Lévis étoit arrivé la veille.Le 25 elle séjourna à la pointe aux Trembles et ayant envoyé reconnoitre s'il étoit possible de débarquer à S'Augustin, elle y arriva le 26 au matin.On avoit résolu de laisser là.les bateaux et de se mettre en chemin pour aller passer la rivière du Cap Rouge dans le haut où les Anglois avoient rompu les ponts.M'de Bourlamaque fut envoyé reconnoitre le dit pont et voir les facilités qu'il y auroit pour passer cette rivière et le bruit (sic) de pont quy étoit au dessus qu'il fit réparer à pouvoir défiler; il en rendit compte à M'le ch' de Lévis quy ordonna que l'armée passât tout de suite la dite rivière et que l'artillerie suivit.Comme il étoit tard et que les chemins et ponts étoient mauvais, l'armée ne put finir de passer avant la nuit; il survint un orage des plus affreux et quy fut cause qu'elle se logea après avoir passé la riviere dans les granges et maisons qu'elle trouva dans sa route.M'de Bourlamaque, quy avoit passé le premier avec les comp1*1 de grenadiers, se posta aux maisons quy sont dans le milieu de la butte pour observer les ennemis quy étoient à Su Foix, ayant résolu de les attaquer par là.M' le ch' de Lévis s'y posta et y passa la nuit.Les ennemis avoient à une heure le poste qu'ils avoient, Lorette.Le 27 la pluie continua; on résolut de se rassembler et marcher aux ennemis, ce que l'on fit, au débouché de la Suette où étoient postés les grenadiers; on examina la position des ennemis dont on ignoroit la force et l'on résolut de les attaquer le lendemain au point du jour, mais sur les 4 h1** on aperçut qu'ils étoient en mouvement et peu après que l'église de S1* Foy, où ils avoient un poste, étoit en feu.L'armée se mit en mouvement et n'ayant pu les joindre elle cantona depuis la dite église jusques à yi lieue de Québec.Les ennemis en se retirant avoient laissé des postes extérieurs, aux environs de la ville, les volontaires a cheval apparurent jusques à leurs postes avancés où il fut tiré trois coups de fusils.Le 28 au matin m'le ch' de Lévis monta à cheval avec l'êtat-major pour aller les reconnoitre.Les ennemis avoient abandonné une maison qu'ils occupoient: on y posta les grenadiers; il voulut faire occuper une redoute que les ennemis avoient abandonnée mais, s'étant présentés en force, il ne voulut pas engager une affaire ARCHIVES DE QUÉBEC 199 avant d'avoir rassemblé l'armée, il fit replier les volontaires; il avoit envoyé ordre de faire reserver le cantonnement de l'armée.Pendant ce temps, il aperçut que les ennemis grossissoient et se formoient, il donna ordre à midy à l'armée de se mettre en mouvement; comme elle étoit fort éloignée, elle ne put se former que de la haute; les 2 dernières brigades furent obligées de le faire sous le feu de l'ennemy.M'le ch' de Lévis voyant que les ennemis étoient avancés sur luy et étoient en même d'engager un combat, voulant faire combattre toute son armée à la fois, il ordonna aux deux brigades de la gauche de se retirer jusques à l'entrée des habitations et à la droite, dans de petits bois quy étoient dominés.Depuis ce terrain jusques près de la ville, où il y a une crête de hauteurs, le pays étoit découvert y ayant de petites buttes et quelques mauvaises redoutes.Les ennemis ayant aperçu notre mouvement rétrograde avancèrent, ayant leur front bordé de 25 pièces de canon ou obus dont ils commencèrent à faire usage à environ deux heures; il fut tiré quelques coups de fusil à la droite avant qu'elle se repliât, alors les deux brigades de la gauche, quy étoient Lasarreet Berry, marchèrent en avant avec la brigade des milices de Montréal.Le feu fut vif de part et d'autre pendant un quart d'heure sans qu'il y eut avantage d'aucune part.Leur artillerie nous incommodant beaucoup, nous avions trois pièces de canon à la droite quy s'étoient retirées à l'entrée du bois avec les brigades, celle de la Reine par un mal entendu se porta à la gauche de l'entrée des habitations.Les ennemis voyant que leur principal, obstacle étoit à leur droite y appuyèrent, ce fut dans ce temps que la brigade de la marine et de R1 RoussUlon et les grenadiers qui étoient dans le bois débouchèrent.Mr le chr de Lévis étant à leur tête, les grenadiers s'emparent avec intrépidité de deux buttes quy étoient devant eux.La brigade de la marine chargea en face les ennemis; dans ce temps mr le ch' de Lévis se porta à la tête de celle de R1 RoussUlon, quy débordoit l'ennemy et la fit charger en flanc.A ce mouvement les ennemis plièrent, U ne leur donna pas le temps de se rallier, R1 RoussUlon acheva de s'emparer des buttes quy étoient à leur gauche.Ce mouvement décida la retraite de toute l'armée ennemie, abandonnant leurs 22 bouches à feu sur le champ de bataille, leurs morts et blessés.Nos troupes ne peurent profiter de leur victoire étant harrassées et ne pouvant poursuivre les ennemis quy se retirèrent dans la ville.Nous nous emparâmes, sur le champ, des hauteurs, ayant fait 22 off™* prisonniers et une 40* de soldats.Les ennemis laissèrent environ 130 morts sur le champ de bataille, 17 blessés qu'on fit transporter à l'hop*1 général; on évalue ceux qu'Us ont emportés dans la ville à environ 5 à 600.De notre cotté nous eûmes des tués ou blessés, savoir.On envoya une garde à l'hop*1 général pour en prendre possession où on trouva 192 soldats malades; on y porta nos blessés.L'armée passa la nuit au bivouac, malgré le temps le plus affreux, la pluye sur le corps, et le froid sans feu.Le 29 au matin on commença à faire travaUler à une ligne sur la crête des hauteurs, nous eusmes le Sr de Bonne et Melousse (Méloizes) blessés à mort et M' Muray écrivit sa lettre à M' le chr de Lévis à laquelle U répondit le 30.\u2014Le soir, les rég** de la Reine, R1 RoussUlon, 1 bat.de Béarn, Berry et un de la marine, 200 ARCHIVES DE QUÉBEC montèrent la tranchée avec toutes les compagnies de grenadiers, d* 5 pour la nuit.A 4 heures du soir on commanda 600 travailleurs pour la nuit quy dévoient porter leurs armes; des 5 dits bataillons 3 dévoient être dans la ligne et les 2 autres en réserve.II y eut une petite sortie pendant la nuit quy ayant été découverte n'approcha point.Nous perdîmes cette.Le 30 au matin les 5 régiments quy gardoient la tranchée relevèrent avec 400 travailleurs ceux de la nuit.A midy la garde de la tranchée fut relevée par les 5 autres bataillons.On perdit dans cette journée.La nuit, il fut commandé 600 travailleurs.La garde fut augmentée de quelques sauvages qu'on plaça dans lès broussailles.Les ennemis firent une sortie de 2 off\" et 30 hommes dont 1 avec 16, tomba sur nos travailleurs qu'il surprit ; il fut pris avec un de ses volontaires.Le 1\" May les travailleurs de jour furent fournis comme la veille, on renvoya le matin les 2 bataillons de réserve.Le S' Bauchatel (Boschatel), aide-major de la Sarre, fut tué par une bombe.Le soir la tranchée fut relevée par les 5 bataillons dits.Il vint un déserteur qui assura que l'ennemy se disposoit à faire une sortie cette nuit avec 7 à 800 hommes, ce qu'ils ne firent point; nous perdîmes cette nuit.NOMINATION FAITE AU RÊG* DE BERRY, LE 1\" MAY 1760 du 1\" may 1760 A la Cie des grena-| diera du 3* batail Ion.Ala C1*de Cadillac.Le Sr Henry Pre Isaac de Cad Mac 1er factionnaire du 1\" bataillon.Le Sr Hercule Giles de la Gran-| diêrc, 1* delà C10 de Cadillac A l'aide majorité du| 3* bataillon A la lieu te nan ce de la ClodeDa riens.A ['\u2022'en 2* des grena diera.jVaquente par la mort du S* del VUlemontel tut le 28 avril) 1760 Vaquante par la promotion du Le 1er may 1760 Sr Cadillac à la 3° C1\" des gre-| nadiera Le Sr Cuon Guillaume de la Vilauroux l* de ut c1* de Trau-i roux.Le S' Jean Pierre Dot may del Touiaac, sous I* de la 3* Ck| des grenadiers.Le S* Joseph Saisi, l'en 2* des] grenadiers Vaquante par la mort du Sr Va-|du 1er may lentin j Vaquante par la mort du S' Car-|du l\" may rery le 28 avril Vaquante par le changement dujdu 1er may Sr Toursac à unelieutenance REGIMENT DE LASARRE A l'aide majorité del Vaquante par la mort du S1 Bauchatel tué lelLe St des Perrière, l'de la C**de Savoux- Lasaire le 2 may.1er may Le 2 la tranchée et les travailleurs furent fournis comme la veille.On continua à perfectionner la parallèle et à travailler aux batteries.Le 3 la tranchée et les travailleurs à l'ordinaire, on perdit 2 hommes de Berry, 1 off de la marine blessé. ARCHIVES DE QUÉBEC 201 etat des officiers et soldats anglois faits prisonniers le 28 avril Le S\" Young l'colonel de roy 'américain.\".V Chartres (Charteris?) cap\" do .>américain Putsch (Faesch ?) 1' blessé do .\u2022-; Hamilton 1».1 Montgomery 1» blessé dangereusement.plu 15* reg* Jenc (Ince?) CapM blessé dang».I Anehold (Archbold ?) cap».1 \u201e >du 35» reg* Chéris (Sheriff î)l».i Gibson 1» blessé dangereusement.jdu 47» reg» Daveds (Davers) 1* blessé légèrement.jdu 48» reg» Gregorsan enseigne blessé dang*.1 Farer (Fraser ?) enseigne blessé dang*.fdu 63* reg* Men Campbell 1-.J David Mattlend (Maitland) cap™.\\ Nicol Lipranght (Lysaght) 1».Vdu 43' reg* Breng'man enseigne.\u2022.J Godard l'prisonnier en 1759.1 >du 47» reg» Cocq(Cock)l'd'artUlerie.J soldats prisonniers Du 15m Régiment.3\\ Du35«.3] Du 48«.'.12/ Du 58*.il 36 Light Infantery2bu.3/ Du 63* reg».51 R*1 Américain.3j Du 47*.*.6' 202 ARCHIVES DE QUÉBEC ÉTAT DES OFFICIERS TUÉS Lamine 12 Tuf»: Mon treuil mort le 7 may Dufay blessé dangereusement Denau blessé légèrement S'-Martin blessé légèrement Lasarre SI Palmerolle mort le 5 may Duprat mort le 28 avril Desguislers tué le 28 av.Baucha tel tué le 1** may R»1 Roussillon Languedoc 17 Duparquetcap.bles.dang' L'Savoumin, très dang* Lassus.lég- G ra net, lég' Premillac.dang' Force 12 coupa de feu, g4* Mess1* Merltains lcp de feu, dang' Lanaudière 1 c\" de feu.gd° blessure Bauclair, leg' Paon ne t.dang' ChrLaubanie,16g' Lafaune, lég* Derrouins, lég' Baumevielle, lég* Baucha tel, dang' Léonard 1*.lég' Dufrcsnoy l'd.Grand-jcanl'd.|Sansterre,l'lég' 4 soldats tués 48 22 Canadiens tués ou blesses grandement Guyenne 58 Berry 133 Carery mortlc29 Viilcmon tel tué le 28 Valentin tué le 28 Lamortière mort le 3 may Peret chir, mort le 4 m.Launay, lég' Bellot.lég' ChassignoUe.lég' Delbau.lég' Mon tan ier, g*1* blessure Moranbert, mortellement Mesnard, lég' Cambray, lég' Huisson, très dang' La Pelouse Bonchamp.lég' Daulct.lég' Darlens, très dang* Triviaux, lég' Caspel.dang' Duguen ier, dang' Vaudurand.dang' Polissier, dang' Laudanet,dang' Sigouin.dang' ARCHIVES DE QUÉBEC 203 ÉTAT DES OFFICIERS TUÉS\u2014SuiU Beam 76 Tut*: ¦Totabel mort le 2 Savignac mort le 1er may 14 soldats tués 86 blessés 3 Canadiens tués 6 Canadiens blessés Dalquier.dang' Moredon, dang' Bernard, lég' Malartic.Icg' Vassal, dang' ISeigla.Iég' Raymond,16g* Leissun.dang* JMelet, lés* Fey, Dang* Jourdin.lég' Jacob, dang' Comasin 99 Milices 136 Cavaliers 80 Sauvages 1 633 bue) Caronelle29 Mélevèzele29 Debonnele 30 Boucherville le 28 S'Hélène le 28 Corbière le 2 may S'Martin Mcrizières Chr Lacome Plue Vasaent Dhuges Dubuisson Daillebout Le borgne Chr La perrière Lanoe de Nogel 1 e Herbln fils Lorimler père Sucbe Milices Resume le 28 Lefauvrele28 Amelain mort le 29 Deal isle dea Illinois mort le 3 may Triron mort le 29 av.Godet, dang* pr Le f au vre à I a jambe, lég* Augé.lég' Decarry, dang' M canard, dang* Hurtubise, dang* Neveu & la joue droite.Le 4, la tranchée à l'ordinaire on perdit la nuit 4 à 5 hommes et 2 le jour.Les travaux n'avançoient pas beaucoup, vu le mauvais terrain; nous avions paine à établir nos batteries.La nuit du 4 au 5 le S' Vauquelin devoit passer sous la ville et une golette, sa goélette, passa seulement.Le 5\u2014Les travaux avançoient peu.Mr le ch' de Lévis se fâcha beaucoup contre le génie et l'artillerie.La frégate latalanle (l'Atalante) avoit eu ordre de passer le 4, sous Québec, ce qu'elle ne fit point non plus que le 5.Le munitionnaire y fit passer une golette le premier soir.Les ennemis tirèrent peu ce jour là ny la nuit; on continua les travaux.Le 6 nominations faites. 204 ARCHIVES DE QUÉBEC REG' DE LANGUEDOC A la sous-lieutenance de grenadiers, vaquente par la mort du 1* Domage (Do-mange) : Le S7 de Bonnemaison sergent au dit rég', le 1\" may 1760.RÉG' DE LA SARRE A la lieutenance de la C* de Reminy (Remigny), vaquente par la mort du Sr Desgnisiers (Daiguisieirs): Le Sr Alexis Granet enseigne de la 2* C* ordinaire.Le 2 may 1760.A la lieutenance de la C* de Savournin, vaquente par la nomination du Sr Desguerriers (Desperriers) à l'aide-majorité: le S' Vaugy (Beaugis?) 2d enseigne.A l'enseigne de la 1*** Cu, vaquente par la nomination du Sr Vkugis (Beaugis ?) à une lieutenance: Le S1 Guillaume Bertelot le 2 may.A l'enseigne de la 2* C* ordinaire, vaquente par la nomination du Sr Granet à une lieutenance: Le Sr Pierre Baufaron (Beaufarond) le 5 may 1760.Le 7.Les travaux continuèrent ce jour là; on perdit peu.Le 8.Dans la nuit on fit monter quelques pièces d'artillerie.Les ennemis firent grand feu le matin.NOMINATIONS DU RÉG* DE BERRY A la lieutenance de] Trauroux A renseigne de la Cle| de Cadillac A la lieutenance de la C'°deSurrimau.A la lieutenance de laj Cude Beraud A la lieutenance en 2d] de la C1\" de Rouvil lasse A la lieutenance en 2d delaC'-deMUlaud vaquente par la promotion dulk VUauroux à l'aide-majorité vaquente par la promotion du b\" Beaupré a une lieutenance vaquente par la promotion du Sr Lagran diêre à une C1\" Le Sr Claude Joseph Peronet de Beaupré, enseignede la Ci0 de Cadillac.Le «7 Laudanet, l' en 2d de la C1* de Chatigny Le Sr François Antoine d'Hurtubi, le' en2ddeIaCi6deRouvillasse.vaquente par la mort du Sr La Marlière tué Le S* Louis Thomé.l' en 2d delà Cle de i la bataille du 28.vaquente par la promotion du a1* d'Hure-] tuby à une lieutenance.vaquente par le changement du S' Salzé a la' 1°° en 2d des grenadiers.Cadillac.Le sr Claude René Chaaaeran, sergent au dit rég' Le S' Toussaint Bouchard, sergent au d'rég* Le tout en date du 10 may 1760.Le 8 peu perdu, on se disposa à placer le canon.La nuit du 8 au 9, les ennemis firent un feu d'artillerie des plus considérables, malgré lequel on travailla à perfectionner les batteries.Sur les 9 heures du matin il parut une frégate à la pointe de Lévis quy fit des signaux et ayant envoyé son canot à la ville, elle vint ensuite mouiller.Nous supposâmes que c'étoit la frégate, qu'ils avoient envoyée avec les déserteurs, quy étoit venue, mais dans la journée nous fumes instruits du contraire. ARCHIVES DE QUÉBEC 205 Le mortier quy étoit à Beauport arriva le matin; on renvoya le Sr Bertelot pour chercher les poudres et les bombes.Nous perdimes ce jour là m' de Morambert et Darlens, quy moururent à l'hôpital g*1, et S'Martin de la colonie.La nuit du 9 au 10 (f ), temps toujours très froid Mr d'Hert fut blessé d'un éclat de bombe.Le 10, nos batteries ne furent point encore en état de tirer; m' de Traisseson (Trécesson), 1' colonel de Berry et Boissadel de R\"1 Rouissillon moururent.Mc de Muray écrivit au ch7 de Lévis pour demander les malades quy étoient à l'hop*1 g*1 et luy envoya les gazettes.Il luy fut répondu qu'il ne paroissoit pas naturel de laisser entrer du secours dans une place assiégée, quoy qu'on ne regardât pas comme prisonniers, que le cartel n'expliquoit rien à ce sujet.La nuit du 10 au 11 fut très pluvieuse.On travailla à réparer les batteries.On comptoit de tirer le matin mais il manqua l'approvisionnement pour tirer.On commença à midy.Le feu fut vif de part et d'autre, le nôtre se soutint très bien jusques au soir.On perdit quelques hommes.Le s' La Justine (Justonne) et Pradel, 1'» de Languedoc, furent blessés dang*.La nuit du 11 au 12 fut très tranquille, on répara les batteries, remplaça les pièces quy avoient souffert, on fit passer une goélette sous la ville et 2 batteaux quy donnèrent l'alarme aux ennemis pour la basse ville et tirèrent beaucoup.Le 12 au matin on recommença à tirer, mais peu, on fit quelques trous au bastion d'attaque.Les ennemis conservoit toujours les dehors et leurs blagous.Nous eûmes le soir 2 pieces de 18 et une de 24 hors d'état de tirer crevées et 2 autres pièces démontées.Nous perdîmes 4 hommes et 6 blessés; m\" Barod (Baraute) et Maserac furent blessés légèrement.Le 12 M1 de Murray écrivit une nouvelle lettre pour insister sur le renvoi des malades ou convalescents de l'hop*1 g*1, luy répétant l'article 27 du cartel.M'le Chr de Lévis luy répondit qu'il aîloit en écrire à M'le Mu de Vaudreuil, qu'il désiroit qu'il voulut décider cette difficulté en sa faveur.On apprit que la frégate angloise et celle quy avoit hiverné à Québec se dis-posoit à apareiller.La nuit du 12 au 13 les ennemis tirèrent à leur ordinaire.Le 13 au matin leur feu redoubla.On avoit travaillé la nuit à réparer les batteries quy furent un peu maltraitées, nous tirâmes peu, ayant résolu de ménager les munitions, étant trop loin pour faire brèche vu la foiblesse de nos pièces.Le Sr Mélovèze (Méloizes), cap\"* aide-major de la marine, fut blessé.Le 14.Il ne se passa rien de nouveau, les ennemis tirèrent très peu pendant la nuit, nous perdîmes peu pendant le jour; la canonnade recommença par intervalles.La nuit du 14 au 15 on tira très peu de part et d'autre; Vassal mourut le matin.Le 15.Avant l'entrée de la nuit m' le ch' de Lévis fut averty par Mr de Ma-lartic qu'il venoit de mouiller 2 navires entre la pointe de Lévis et l'isle d'Orléans.Il jugea qu'ils étoient Anglois et, en conséquence, envoya des ordres pour faire retirer les bâtiments où étoient les vivres et artillerie et au sr Vauquelin de se tenir sur ses gardes pour se retirer.Il fit replier l'artillerie de la tranchée et donna des ordres pour le déblayement.Pendant la nuit il fut informé par un prisonnier, que firent les sauvages, que les 2 navires quy étoient arrivés étoient anglois, il donna de nouveaux ordres pour 206 ARCHIVES DE QUÉBEC le déblaiement de la marine mais à 5 hr on vint luy dire que nos bâtiments appa-reilloient et que ceux des'Anglois étoient près d'eux.Une frégatte parut suivie à peu de distance d'une autre et, à environ yi de lieue et demy, un vaisseau de 60 canons.Nos navires en appareillant.La Pomme aba tit du côté de la terre du nord; n'ayant peu s'élever elle fut s'échouer, les 2 frégates poursuivant VAialante ne s'y arrêtèrent point, elle amena à la vue du vaisseau dès qu'il parut.Nos navires quy étoient chargés de vivres et avoient appareillé au premier signal, mais ayant été gagnés par VAialante quy, voyant qu'ils alloient être abordés par l'ennemy, leur cria de s'échouer au Cap Rouge, ce qu'ils firent.L'alalante ayant été gagnée par les frégates Angloises à la pointe aux Trembles et se voyant gagnée s'échoua et se défendit jusqu'à la dernière gar gousse; après quoy il resta dans son bord le pavillon haut où les Anglois furent le prendre et mirent le feu à la frégate.Il y eux environ 80 hommes tués ou blessés, les 2 frégates mouillèrent réparées.La privation des navires où étoient nos vivres, toute communication par conséquent interrompue, il fut nécessité de lever le siège.M'le chr de Lévis comptant que Mr Murray chercherait à appuyer cette expédition par une sortie, laissa la tranchée avec la réserve, ordonna qu'on prendrait des vivres et déblayeroit les équipages pour être en même de partir à l'entrée de la nuit, mais les Canadiens et nombre de soldats ayant décampé, les commis à l'ance aux foulons, sur quelques coups de canon, ayant abandonné leurs magasins, les soldats s'ivrèrent de l'eau-de-vie qu'ils y pillèrent avant qu'on put s'en apercevoir, de sorte qu'il n'y avoit dans ce moment que les troupes quy étoient à la tranchée sur lesquelles on peut compter.Et ce fut cause qu'on exécuta mal l'ordre pour le déblayement.Les ennemis firent un feu des plus vifs d'artillerie pendant toute la journée.A l'entrée de la nuit on replia la tranchée, on embarqua tout ce qu'il fut possible, on encloua là 13 pièces de canon de fer.M'de Lévis ordonna qu'il y auroit un officier pour le déblayement des équipages, mais malgré cela plusieurs rég\" perdirent beaucoup d'effets par leur négligence à les aporter aux batteaux, ou en abandonnant les batteaux, quoique les ennemis n'aient sort y de la place que le lendemain à 7 heures.U mit l'armée en marche à onze heures et demy du soir, suivant le rang dont elle étoit campée, et passa au point du jour le 16 la rivière du Cap Rouge, où on séjourna pour déblayer les vivres et effets qui étoient dans les navires échoués et à deffaire le pont.Le 17 au point du jour on continua à déblayer et l'on parvint à relever la marie, on auroit pu en faire'de même de la pie, sy le capitaine s'y fut prêté.On destina 5 compagnies de grenadiers pour rester au Calvaire. ARCHIVES DE QUÉBEC 207 DISSERTATION SUR LE GOUVERNEMENT Le gouvernement du Canada est militaire, il a été fondé sur de bons principes pour le soutien du pays, mais l'abus des choses les plus utiles pour sa conservation et pour son augmentation, le font détourner de cet esprit militaire si utile pour le soutien d'une nouvelle colonie; il est à craindre même que si la cour ne prend des mesures pour corriger ces abus et ces relâchemens, que ce pays ne pourra plus se soutenir que par les secours de la France.Une colonie militaire doit avoir des lois militaires, il n'y en a aucune; de l'ordre et de la discipline, on n'en connoit que le nom; les habit ens doivent être commandés et gouvernés par des règlemens militaires, tout y est arbitraire; éviter le luxe et la mollesse, on approuve l'un et l'on tolère l'autre; récompenser le mérite, tout y est confondu; augmenter la population et la culture des terres, on ne fait rien pour l'un et l'on avilit l'autre, en donnant au commerce seul tout ce qu'il y a de plus flatteur, soit par les égards ou par la protection.Il me sera bien aisé de démontrer en traitant de la finance combien trop de commerce est préjudiciable dans cette colonie.Le gouvernement du Canada est composé de 4 ordres quy sont : l'Eglise, le militaire, les négociants ou marchands, et la milice quy sont les artisans et habitants; il y a un gouverneur général quy, jusques à présent, n'a eu de plus haut grade que celluy de capitaine de vaisseaux, quy y représente la personne du roy; il est cependant borné à certains égards par l'intendant, il a sous luy deux gouverneurs particuliers quy sont celluy de Montréal et celluy des 3 rivières, il est censé remplir le gouvernement de Québec dont il jouit des revenus.Chacune de ces trois villes a un T de roy, un major et un aide-major.Les majors dévoient être pris des plus anciens capitaines des troupes, mais la faveur les en exclut souvent; on prend les lu de roy des plus anciens majors et l'ancien de ces derniers, les gouverneurs particuliers; lorsque le gouverneur général est absent le plus ancien des gouverneurs particuliers commande.A la tete du Clergé est un évêque quy fait sa résidence à Québec; chaque paroisse a un curé seulement, certaines sont occupées par de Sulpiciens et le plus grand nombre par des ecclésiastiques.Il y a un Chapitre à Québec et une maison des m.des missions étrangères quy ont la semaine.3 couvens de religieuses d* 2 hospitalières, un couvent de Recollets et un de Jésuites; aux Trois Rivières un de Recollets et un de religieuses; à Montréal 3 de religieuses, un de Recollets, un de Jésuites et une maison de S* Sulpice quy sont curés de la ville et seigneurs de toute l'isle; les Sulpiciens et les Jésuites sont les missionnaires des sauvages, chacun dans une nation, ou dans un village seulement; voilà ce quy compose le premier ordre quy a beaucoup d'autorité, n'ayant ny justice, ny autre autorité quy puisse .borner leur zèle indiscret et leur autorité.Le gouverneur est obligé à des grands ménagemens envers eux par rapport aux sauvages convertis auxquels ils font faire ce qu'ils veulent dans leurs missions, soit par brigue, ou par la religion.D'ailleurs on doit dire à la louange de l'évêque que ces ecclésiastiques vivent d'exemples, et qu'il est très zélé luy-même et vit avec toute la décence convenable à son état et avec tout l'esprit de charité possible, proportionnellement à son petit revenu.Le second ordre est les troupes quy sont de compagnies franches, anciennement détachées de la marine ou formées dans le pays; chaque comp* est composée d'un capitaine, un lieut-, un enseigne en pied, un enseigne en second, deux 208 ARCHIVES DE QUÉBEC cadets à la guillette (l'aiguillette) et 2 cadets soldats, on prend les officiers de ce dernier ordre, plus 2 sergens, 3 cap., 3 en.1', 98 soldats; outre tous ces officiers attaches aux comp1**, il y en a de surnuméraires.Ce corps étoit beaucoup meilleur par le passé et dégénère tous les jours; l'exemple de l'aisance des troupes d'Europe, le nombres des officiers françois quy y ont été admis, le peu de récompense et d'ap-pointemens et nul débouché particulier, ont fait négliger à ces officiers de se rendre capables pour faire la guerre de party avec les sauvages et de s'accoutumer à la vie du monde la plus dure; aujourd'hui il n'y a plus que quelques enseignes et deux ou trois lieutenants dans tout ce corps quy soient propres à cette guerre; une partie s'occupe du commerce, l'autre brigue d'avoir quelque poste ou d'aller l'exploiter pour un autre, et peu de la guerre et de l'esprit militaire.Les soldats sont presque toujours dispersés et hors de la discipline de leurs officiers, dont la plus grande partie n'entrent dans aucun détail de leurs compagnies, le trésorier payant souvent particulièrement les soldats.Les officiers à peine savent-ils les soldats quy existent dans leurs compagnies, ny où ils sont, et ces derniers ne connoissent souvent pas leurs officiers, aussy sont-ils malgré tout ce qu'on leur donne pour leur entretien, quy est très considérable, fort mal entretenus et mal disciplinés.La plume est sur le pied du militaire.Le 3**°* ordre est la justice du conseil souverain et les négociants; c'est de ces derniers que sont composés les premiers et l'on peut dire que cet ordre est presque le même que le second, par le rapport qu'ont les militaires dans le commerce, les alliances et même les enfants quy sont faits souvent officiers.Les marchands ont fait de grandes fortunes, lesquelles seront dans la suite préjudiciables à cette colonie et à l'Etat, comme je le prouverai ailleurs, mais plus particulièrement par ceux quy ont été favorisés à faire le commerce, exclusivement à tous les autres, pour les fournitures du roy.Le 4,m* et le plus intéressant est celluy des colons habitants et artisans quy forment la milice du pays.Dans chaque paroisse il y a une ou plusieurs compagnies, suivant qu'elle est nombreuse.On choisit parmy eux un capitaine, un 1', un enseigne et deux sergents, et on en fait quelqu'un, dans certains cantons, major; il y a un 1' colonel à chaque gouvern'.Tous les jeunes gens à 16 ans sont miliciens, ainsy que tout étranger quy vient s'établir dans ce pays.Chaque milicien est obligé d'être armé et d'obéir aux officiera pour le service du roy et de marcher lorsqu'on les commande.Ils ne sont pas seulement obligés au service militaire, ils le sont encore aux corvées, pour conduire les batteaux et tel autre ouvrage qu'on exige d'eux; voilà les premières obligations qu'on leur a imposées, mais mal suivies à présent, et qu'ils exécutent avec autant de mauvaise volonté qu'ils avoient de zèle autrefois; je chercherai à faire connoitré dans la suite le vice à ce sujet.La justice se rend dans chacun des trois gouvernements par un 1' principal, en première instance, et en dernier ressort, par un conseil souverain quy réside à Québec, dont l'intendant est président; le gouverneur a droit d'y présider lorsqu'il est à Québec, mais le plus souvent la justice se rend par le gouverneur quy décide des différents ou par l'intendant ou ses subdélégués.LA FINANCE Il y a un intendant quy a sous luy un commissaire quy fait les fonctions d'ordonnateur et quy se tient à Montréal, et luy à Québec, quy est l'endroit où aboutissent tous les navires quy viennent de France.Il y a un contrôleur quy réside ARCHIVES DE QUÉBEC 209 au même endroit, ainsy qu'un commis du trésorier de la marine quy tient un sous-commis à Montréal.Il y a quelques écrivains principaux et écrivains ordinaires, un garde magasin, pour les effets du roy et autres détails, et un à Montréal.C'est de ces deux endroits que partent tous les envois quy se font dans les postes de la colonie et où se font les achats, lorsqu'il n'arrive pas de France tout ce dont on a besoin.Dans chaque fort il y a un garde magasin quy délivre sur les ordres du Commandant, et ceux de Québec et Montréal, sur ceux de l'Intendant ou commissaire.L'Intendant fait des billets de monnoye, tant qu'il en juge nécessaire, quy sont l'argent du pays.Il y en a quy sont de 48-, de 24, de 12, de 6, de 3>, de 36* et de 20* et depuis un an il y en a de 961 et 10001; outre cella il y a des cartes lesquelles sont de 12, de 6 et 31 de 30* et de 15*, lesquelles sont signées par le Gouverneur, l'Intendant et le Contrôleur.Au mois d'Octobre tous ceux quy ont de ces billets ou cartes les portent chez le trésorier quy leur donne des bons du total de la somme, et la fin du temps présent quy est vers le 25 d'Octobre, le trésorier ne reçoit plus et l'on expédie à ceux quy portent des bons, des lettres de change; le total de la somme est partagé en trois termes et l'on expédie à cet effet à chacun 3 lettres de change la première payable dans la fin de Tannée, la seconde à la fin de la suivante et la 3cm° à la fin de la troisième.Ces lettres sont expédiées par le trésorier et signées de l'Intendant.Aucun payement ne se fait au trésor qu'il ne soit ordonné par l'Intendant, à Québec, et, à Montréal, par le commissaire ordonnateur; les achats se payent sur des marchés faits par les gardes magasins auxquels on joint la quittance du vendeur et Tordre de payement.Pour les autres dépenses comme journées, travaux, gages, appointements, cella se paye sur un simple ordre.Dans les travaux extraordinaires dans l'extérieur de ces deux villes, il y a une personne approuvée quy fait des certificats des journées ou des sommes dues en les motivant, lesquels certificats sont portés par ceux quy les ont gagniés à Montréal ou Québec, mais plus communément à Montréal où l'Intendant ou commissaire les vise, après quoy le trésorier les paye sans difficultés.On retient le 4*m* denier par livre de tout ce quy sort du trésor;1 et l1 pour toutes les quittances dans les forts sur des certificats du garde-magasin visés du Commandant.VIVRES Les vivres étoient fournis précédemment par les magasins du roy, mais, depuis un an, il y a été nommé un entrepreneur pour cette partie, on ignore son marché, il est obligé à toutes les dépenses occasionnées à cet effet, celui quy est à la teste de cette compagnie est appelé munitionnaire général.C'est un homme qu'a choisy la compagnie pour représentant.Comme il se fait de grandes consommations de vivres par rapport aux sauvages et aux habitants qu'on employe, soit pour les travaux du roy et pour le service, cette partie est très étendue.Cet entrepreneur a mis un commis dans tous les endroits où il y a des garde-magasins.On délivre les vivres sur un bon du demandeur visé du Commandant du poste ou de l'armée lequel bon est remis au garde-magasin quy en donne un au commis du munitionnaire.Comme depuis longtemps on ne délivre qu'une partie de la ration, le demandeur prend du commis du munitionnaire un bon de ce qu'il a laissé en économie, lequel bon est payé par le trésorier du munitionnaire général, suivant les rations d'hiver ou d'été; l'hiver la ration du soldat est composée d'une livre et demie de pain, H de livre de lard ou yi livre de bœuf et 4 onces de pois, et une livre de sel par mois; , 14 210 ARCHIVES DE QUÉBEC les officiers n'ont point de vivres, excepté dans les forts.Leur ration ainssy que celle de leur domestique est la même que celle du soldat, avec la différence qu'on luy donne pour luy une roquille d'eau-de-vie par jour.En campagne la ration est composée de deux livre de pain, yi livre de lard et 4 onces de pois, idem pour les officiers quy ont tous alors la même ration avec la roquille d'eau-de-vie, à la différence près dans la qualité du pain.Le rachat de ces rations a été réglé, sçavoir: Pour la ration d'hiver à 6* ou 10\" la livre de lard, 2* 60 là livre de pain et 2* la livre de pois, ce qui ne revient au détail qu'à 5* 90.Pour la ration de campagne 11*, le pain à 2* 60, le lard, à 10* et les pois à 2* quy ne revient au détail qu'à 10*60.Les rations des officiers à 14, Savoir: Le pain à 3* 60, le lard à 12* et les pois à 2*.ce quy ne revient qu'à 13\" 60 et les 16 roquilles d'eau-de-vie quy font un pot à 3'; l'économie des officiers quy reçoivent des vivres l'hiver est payée au même taux; on donne de plus au soldat une livre de tabac par mois en campagne.ENTRETIEN DES TROUPES ET ÉQUIPEMENTS Le roy entretient et remplace les armes des troupes, les soldats des troupes de terre, outre leur solde quy est payée en entier comme en France, et aux officiers, suivant le traitement convenu, tous les trois ans, un habit,veste, culotte, chapeau, gilet, 2 chemises de toile, une paire de guêtres, un col et une paire de bas, plus une paire de souliers françois à l'entrée de campagne et une paire à la sortie; je ne parle point des effets qu'ils ont reçus en arrivant; outre ce quy vient d'être dit, on donne à tous ceux quy sont commandés pour faire campagne, soit officiers, domestiques, soldats de terre ou de colonie, ou des miliciens et sauvages (Souvent ces miliciens n'ont qu'une partie et souvent rien) cy c'est lits (sic) à chacun un capot de 500 cadis ou.moleton, 2 chemises de coton, une couverte de laine, une aune de moleton pour faire des guêtres ou mitasses, un bonnet de laine, un brayet, et aux soldats à la place une culotte, 2 échevaux de fils, 6 aiguilles, une alêne, un battefeu, 6 pierres à fusil, un tirebourre, un peigne, un fourreau de fusil, un collier de portage, un couteau et, en surplus, pour les campagnes d'hiver une peau de loup marin tant que faire se peut pour coucher et une pour couvrir les vivres, une paire de raquettes, deux paires de souliers de chevreuil, deux paires de chaussons, deux paires de nipes, un castetelle (casse-tête), un prélat de quatre en quatre, une chaudière, une grosse hache et des vivres pour le nombre de jours fixés, soit en bled d'Inde, pains ou autres.Moyennant ce quy est dit cy-dessus, les troupes de terre doivent s'entretenir.-Les soldats de la colonie n'ont qu'un sol par jour de paye, ils sont habillés tous les deux ans et, outre les équipements, ils reçoivent tous les ans une veste, culotte, chapeau, 2 chemises, une paire de bas, deux paires de souliers et un col.Outre les équipements cy-dessus, les troupes reçoivent des tentes, marmittes, gamelles, bidons et tous les ustensiles de campagne et les outils utiles.Les officiers reçoivent aussy les tentes et ustensiles de campagne et des baudets pour coucher.La poudre et les balles sont données suivant le besoin.MAGASINS Le détail des magasina est immense.On fait passer tous les détails par les mains des gardes-magasins; celuy de Québec, quy est le principal, reçoit les envois de France et en fait passer à Montréal ou dans la partie de Carrillon, mais plus ARCHIVES DE QUÉBEC 211 communément tout ce quy est envoyé dans les forts part de celluy de Montréal, et c'est dans ces deux magasins que se font les grandes dépenses de la colonie, les achats en tous genres, ainssy que toutes les fournitures quy sont faittes par le roy.On envoyé des effets pour faire la traite dans les forts et pour faire des présents aux sauvages, la forme du détail y est observée, mais non la comptabilité.Le garde-magasin reçoit et rend compte de ce qu'il a délivré et communément la balance reste de son côté.Leurs registres sont des cahiers volants, la plus grande partie sont faits gardes-magasins à peine savent-ils compter et écrire, n'ont point de caution et, à proprement parler, il n'y a que celluy de Québec à présent où l'on aperçoive de l'ordre; dans tous les autres il n'y en a point ainssy qu'il leur sera prouvé ailleurs.LA POPULATION ET CULTURE DES TERRES Le Canada n'est pas peuplé proportionnellement au temps depuis lequel il est habité, quoique les femmes y soient assez fécondes, et que le mariage y soit désiré par les habitants comme une douceur de la vie.On ne peut attribuer ce deffaut qu'au peu de soins qu'on eu les gouverneurs et intendants à favoriser les nouvaux habitants, et ne pas solliciter la cour d'envoyer des peuplades.Si depuis 30 ans le roy avoit envoyé 400 personnes tous les ans et accordé 200,000' pour cet effet pour les nourrir un certain temps, leur donner quelques animaux et des outils, aujourd'huy il y auroit plus de deux millions d'âmes et le pays seroit habité jusques au détroit et seroit en état de se soutenir par luy-même.Les parroisses sont presque toutes situées au bord du fleuve S' Laurent, la rivière Richelieu et quelque autres petites rivières quy viennent se jeter dans ces deux; les habitations sont sur ces deux lignes, au deux bords de la rivière, à la distance de 8 à 10 ou 20 toises, plus ou moins, suivant qu'ils craignent la crue des eaux; elles sont distentes Tune de l'autre de 2, 3, 4 arpents suivant la possession, un seul habitant ne pouvant posséder pour une maison que 4 arpents de front, tout au plus, et environ 40 à 50 arpents de profondeur et quelquefois plus; ils défrichent jusques à la distance de dix à douze arpents plus ou moins et laissent le reste en bois debout; ils bâtissent une grange qu'ils placent à un arpent ou deux de leur maison où ils enferment d'un côté leurs animaux et dans l'autre partie, ils mettent leurs gerbes.Les bâtiments sont en bois et couverts avec du chaume.Les maisons sont pour la plus grande partie en bois aussy et couvertes de chaume ou de planches et les cheminées de terre ou de pierres.Les plus belles maisons sont en pierres, mais ce ne sont pas les plus nombreuses; chaque habitant a un petit four en terre; leurs maisons en général sont peu de chose, plusieurs n'ont qu'une chambre, et les mieux en ont deux avec quelque petit cabinet de décharge dans le fond; ils couchent tout l'hiver dans l'endroit où est le poêle.Us labourent la terre avec des charrues, comme en Flandre; ils labourent dans l'automne une fois, et dès que les neiges sont fondues vers la fin d'avril ou au commencement de may, ils labourent et jettent le grain ensuite dessus et après ils hersent pour le couvrir; ils n'ont qu'une moitié de leurs terres semée tous les ans; ils ne connoissent que le bled et l'avoine, certains sèment des pois, du bled d'Inde, des 212 ARCHIVES DE QUEBEC fèves et du tabac, suivant les terrains; le tempsde la récolte est dans la fin d'Aoust; Us élèvent beaucoup de bœufs ou vaches, lesqueUes font des veaux tous les ans, l'espèce y est médiocre, ainssy que les cochons qu'Us élèvent.Quant aux moutons Us en élèvent très peu.Beaucoup d'habitants n'en ont point et communément ceux quy en ont n'en ont que 8 ou 10.Ils ne sont pas en troupeaux, restent dans leurs clos et sur leurs terres, ce quy est cause que souvent les loups leur en mangent.Us élèvent beaucoup de dindes et poules.Les habitants n'ont pas de grandes emplettes à faire, ayant sur leurs terres tout ce qu'U leur faut pour la vie, et n'usent pas beaucoup de vêtements, étant toujours très mal habillés; plusieurs font dés étoffes avec leurs laines.Ils ont des chevaux et très souvent plus qu'U ne leur en faut, chaque enfant voulant avoir un cheval; l'été Us ont des charrettes et l'hiver des traîneaux avec lesquels Us font leurs charrois de bois et autres choses; l'hiver Us ont des carriolles quy sont des expèces de traîneaux accomodés en forme d'un cabriolet.Dedans c'est leur grand plaisir d'aller dans ces voitures et de faire des courses; Us sont grands fumeurs, ayant presque toujours la pipe à la bouche.Leurs femmes sont assez propres dans leur maison et, en général, plus spirituelles que les hommes même dans tous les ordres.Les habitants depuis le grand commerce des boissons qu'on fait dans ce pays se sont donnés à l'eau-de-vie, ce quy est cause qu'Us sont plus fainéants qu'Us n'étoient par le passé.Ils faisoient autrefois la chasse aux castors et aux bêtes fauves, aujourd'huy Us n'y vont plus, ce quy les rend moins bons pour la guerre et leur fait négliger leur fusil et les rend paresseux.Ils sont malpropres naturellement.Toute leur grande ambition c'est de faire le commerce, vu que cella les met en considération.COMMERCE Le commerce du Canada consiste en huiles de poisson et pelleteries; U est susceptible d'être augmenté en bled, tabac, bois de m airain et de construction, goderon, et même de morues sèches suivant que je le fairai connaître ensuite.U reçoit d'Europe beaucoup des eaux-de-vie, vins, des étoffes en laine, toiles et, généralement, tout ce quy -est utUe dans un pays quy n'a aucune manufacture et quy ne produit que du bled et des animaux.Ce paya avant que le roy y fit de grandes dépenses ne faisoit pas un grand commerce, attendu qu'U ne pouvoit fournir qu'un médiocre retour et que même on ne payait qu'avec le papier que le roy y donne pour les dépenses qu'U y fait, Lequel n'est payé qu'ainssy qu'U a été dit sur cet article.On y ajoutait quelque peu du bled quy étoit porté aux isles, la paye des troupes et autres petites dépenses que le roy faisait dans ce pays; dans ce temps on voyoit circuler très peu d'espèces, soit factices ou rectes (réelles) ; les vivres y étoient à grand marché, la population y augmentait considérablement et s'yl y avoit eu des intendants et gouverneurs capables de connoitré et de faire le bien, quand bien même la cour leur auroit refusé certains secours nécessaires.Us auroient mis cette colonie en même d'avoir des vivres et des hommes et de pouvoir faire usage des nations sauvages du nord, quy sont très nombreuses, et d'en imposer aux Anglois quy, dans cette situation, n'auroient pas entrepris sy légèrement la guerre qu'Us ont commencée dans ce pays.On met communément un mois et demy à deux mois pour aller en Canada et un mois à 40 jours pour le retour, mais U faut compter toujours les campagnes d'environ 4 mois. ARCHIVES DE QUÉBEC 213 Je ne parle point du commerce quy s'y est fait depuis le commencement des troubles, lequel n'a pas peu contribué à les faire naître.Les intérêts particuliers ont été depuis long temps la cause des malheurs de ce pays, ont accéléré sa perte et occasionné les grandes dépenses dont la cour se trouve aujourd'hui chargée du payement, malheureusement pour l'Etat et pour tous ceux quy ont eu quelque rapport avec ce pays ou avec son commerce.Quelques négociants François avoient été s'établir à Québec, mais on en avoit vu très peu faire fortune, au lieu que depuis la guerre la plus grande partie ont fait des gains considérables.Je ne regarde pas comme commerce les fortunes aussy immenses qu'indiscrètes qu'ont fait tous ceux quy ont eu quelque rapport à l'administration des affaires du roy; elles n'auroient pas eu lieu ou n'auroient pas resté impunies dans un état non monarchique.Les huiles de poisson qu'on charge à Québec viennent des pêches quy se font dans le bas du fleuve et sur les côtes de Labrador.On les porte ensuite à Québec, avant l'automne; ce commerce pourroit de beaucoup augmenter.Les pelleteries se tirent de toutes les contrées où il y a des sauvages avec lesquels on peut communiquer par la navigation et même par quelques portages dans la partie du sud; les Anglois sont en concurrence avec nous, ce commerce diminuera plutôt que d'augmenter.Sy l'on favorisoit la population et l'agriculture, ce pays fourniroit assez abondamment du bled pour faire subsister toutes nos colonies, et fourniroit une des branches du commerce la plus florissante et la plus utile, même, à l'avenir pour L'Europe.On pourroit en tirer aussy des bois de construction et du mairain, en favorisant ce commerce et faisant les réparations utiles pour faire descendre les bois par le fleuve.On y a fait précédemment beaucoup du goderon et l'on y en fairoit encore beaucoup, sy le roy l'achetôit sur les lieux et dans les commencements, à un prix honnête; dans la suite, les prix seront diminués aisément.Lorsqu'on en fairoit il faudroit aussy y faire acheter du tabac par la Compagnie à un prix quy excitât les habitants à en faire beaucoup dans le commencement; dans la suite l'abondance amènera d'elle-même la diminution des prix.Le commerce de la morue ne peut se faire à Québec, attendu l'éloignement où cette ville est des pêches, mais sy l'on êtablissoit un port de mer à Gaspê et y faire le comptoir général du Canada, défendant à tous les navires quy entreroient dans le fleuve de passer outre, ne laissant faire le commerce de Gaspé à Québec et Montréal que par des bâtiments de Québec ou de Gaspê, quy ne pourroit faire autre commerce, il est aisé de concevoir que dans peu le comptoir de Gaspê sera très florissant; tous les gens de commerce iront s'y établir; on y verra naître une marine pour Québec et une pour l'Europe, et les isles acheter toutes les morues quy se pèchent dans les environs et tel bâtiment, quy ne porte que son chargement, en faira deux dont «m en morues vertes qu'il portera à Gaspé.Le commerce des huiles et autres pêches n'auront pas besoin de remonter le fleuve; on diminuera de plus d'un tiers la navigation et les dangers de ce voyage; les bâtiments pourront y aborder neuf et 10 mois de l'année, y hiverner, et communément le même navire faira deux voyages de France à Gaspé, ce qu'ils ne peuvent faire à Québec; nos vaisseaux de guerre pourront y hiverner; nous serions en même de protéger de là nos postes du nord et les établissements que nous pourrons avoir hors du fleuve; on pourra s'y fortifier de façon à ne pas craindre qu'on y insulte notre marine; nos armateurs en temps de guerre pourront faire des courses sur les côtes d'Angleterre et nous serons à portée, si les circonstances devenoient favorables, de porter la 214 ARCHIVES DE QUÉBEC guerre du côté de l'Acadie et d'expulser les Anglois d'Alifax, sur tout sy l'on nous rend Louisbourg.Le Canada ne sera jamais une colonie florissante tant qu'elle n'aura pas un port de mer.On ne doit permettre le commerce du Canada qu'en proportion des retours qu'il peut fournir, mais comme il est essentiel pour la France que les vins et eaux-de-vie aient des débouches, on doit favoriser cette partie de commerce et ne pas permettre qu'on exige de gros droits, ni qu'on y en apporte d'ailleurs, ensuite celle des étoffes et toiles quy se fabriquent dans le royaume, toutes les autres branches de commerce doivent être gênées, surtout toutes celles quy peuvent y introduire le luxe, si attrayant parmi les colons et si préjudiciable dans une colonie où il faut beaucoup cultiver.On peut envisager le Canada pour l'avenir comme un pays quy pourra fournir beacoup du boeuf et cochon salé; on a commencé à y faire du cidre.Les pommiers y viendroient bien, mais il faut défendre qu'on y fasse de cette boisson ni aucune espèce d'eau-de-vie, non plus que d'y laisser établir des manufactures.On pourra en faisant chercher les mines y trouver du fer, lequel est très bon pour la construction.Il faut envisager qu'on nourrit trop de chevaux dans ce pays, et pas assez de bêtes à cornes; il faut y empêcher qu'on n'y forme d'autres villes que celles quy y sont; les habitations mises sur le terrain d'un chacun sont plus propres pour la culture, pour la population, et pour empêcher l'oisiveté et les vices et le luxe quy s'introduisent si aisément dans les villes.U faut empêcher toute espèce de commerce avec les colonies anglaises, il ne peut qu'être très préjudiciable.U faut que le commerce, tant extérieur qu'intérieur, y soit libre, défendant seulement aux commerçants d'emporter de l'eau-de-vie chez les sauvages, leur permettant d'en prendre dans les postes que le roy aura dans ses parties, aux prix fixés, et en ne la délivrant que sur l'approbation du commandant/dont ils seront tenus de se faire donner un certificat, et ordonner des peines contre ceux quy prévariqueront à ce sujet et contre les officiers commandants pour le défaut d'exécution.Il y faut un bureau de commerce à Québec, pour éviter les abus qu'il y a eus et qu'il y auroit peut-être encore.CONSIGNE POUR LE REDAN DUCHENAY Le commandant de ce poste doit en arrivant reconnoitre le chemin pour pouvoir se replier, au cas qu'il y fut absolument forcé, sur le poste du capitaine, qui est sur les auteurs pour le soutenir.Il doit dettacher sur la gauche entre ce poste et celui de Salabery un sergent et dix hommes, lequel poste doit fournir deux sentinelles sur le bord de l'eau, entre ce poste et le sien.Le commandant en fournira aussy même nombre à son poste et lorsque la marée sera basse on en mettra un intermédière pour qu'il avertisse au poste de ce que les premiers entendront.Il en placera un sur l'angle saillant du Redan.Il doit faire assoir sa garde sur la Banquette, lé fusil entre les bras s'il peut, ou apuyé contreTépaulement à côté d'eux.Il ne doit jamais négliger de se faire présenter les sentinelles avant qu'on les relève et ordonner qu'on mette les vieux soldats aux plus avancées.Se faire repetter par le caporal les consignes qu'il doit donner à chacun et qu'on les relève toutes ARCHIVES DE QUÉBEC 215 les heures et, s'il fait mauvais tems, toutes les demy-heures; voir si on leur consigne de suivre la marée, d'écouter attentivement et d'observer, s'ils peuvent apercevoir le mouvement de l'Ennemy, leurs signeaux ainsy que les nôtres.On doit faire faire quelques patrouilles pour voir si les sentinelles sont exacts et pour ne point faire connoistre à l'ennemy l'endroit où ils sont, le commandant ordonnera le soir des signaux muets pour ses patrouilles, par exemple leurs sentinelles au lieu de crier: Qui Vive I frâperont un deux ou trois coups dans leurs mains, ainsy qu'il sera convenu, et le signal de réponse pour la Reconnoissance se faira en frapant les coups convenus sur le porte cartouche ou dans les mains.Lorsqu'on ne répondra point aux sentinelles à ce signal, ils crieront: Qui vive I et seront très attentifs à faire reconnoistre.Si l'ennemy marchoit à ce poste pour l'attaquer, il se jetteroit avec une partie de son monde sur la gauche dans les broussailles, et s'il s'apercevoit que l'ennemy fit des progrès malgré son feu, il s'y jetteroit aussy et tacheroit de ménager sa retraitte à travers les broussailles en si defendant le plus qu'il luy sera possible, ordonnant au poste du Sergent d'en faire de même.Il doit faire sa retraitte sur le poste du cap\", qui est sur la crette des auteurs derrière son poste, auquel il donnera avis de tout ce qu'il aprendra d'intéressant et s'il croit avoir besoin de son secours, suposé qu'il vit moyen de pouvoir culbuter l'ennemy, il luy en donnerait avis.Il y a un canot de bois à ce poste parce qu'il doit faire faire une découverte sur l'eau par des Canadiens et leur ordonner de se tenir mouillés ou en passe vis à vis son poste et de ne pas se laisser échouer, d'observer ce qu'ils verront ou entendront sur l'eau et d'en rendre compte.Suposé qu'ils fussent poursuivis par des bergers (berges), ils se retireroit sous la protection de nos sentinelles, ou au poste par terre, s'ils ne pouvoit y venir par eau.Il leur donnera avant de partir le mot de raliement et leur dira qu'ils peuvent rentrer lors que le jour paroistra assez pour qu'on y voye sur l'eau; le Coram1 de ce poste se retirera au Grand jour s'il n'aperçoit aucun mouvement ches les ennemis et laissera un Caporal et les 4 hommes dans le Redan.CONSIGNE POUR LE CAPITAINE QUI EST DERRIÈRE LE REDAN DUCHENAY, PRÈS LA MAISON Il lira la consigne du poste du Redan Duchenay, pour être instruit de ce qui concerne et se faira rendre compte de ce quy sy passera de nouveau, dont il donnera avis au camp, ainssy que ce ce qu'il apercevroit ailleurs.Il reconnoistra en arrivant les retranchements qui sont depuis le ruisseau de Beauport jusques à un petit ruisseau, qui est l'espace qu'il doit deffendre, et reconnoistre les androit s essentiels ou il doit plasser ses f usinier s et ceux du poste avancé, suposé qu'il fut replié.Il aura tous les soirs à son poste une ordonnance de cavalerie pour informer de ce qui se passera de nouveau depuis la redoute de la Pointe Délaissée jusqu'à son poste, et de ce qu'il apercevra depuis le ravin de Beauport jusqu'à Québec.Il doit protéger le poste avancé, soit pour le défendre, s'il étoit attaqué par un petit nombre, ou favoriser sa retraite, mais il doit après la jonction de ce poste deffandre les hauteurs, pour donner le tems au secours qu'on luy enverra d'arriver; si l'ennemy attaquoit à la' gauche, il la protégeroit le plus qu'il lui seroit possible, en veillant toujours au soutien de la partie; il se retirera avec le poste avancé lors qu'il sera jour. 216 ARCHIVES DE QUÉBEC CONSIGNE POUR LA GARDE DU REDAN DE SALABERY Le commandant de ce poste doit dettacher sur sa gauche à l'endroit où est un redan presque fini, un sergent et huit hommes, lequel fournira deux sentinelles sur le bord de l'eau et en fera mettre aussy deux à son poste et, lorsque la marée sera basse, on en mettra un intermédiaire pour qu'il avertisse de ce que les premiers entendront.Il en sera mis un sur l'angle saillant du redan.Il doit faire assoir sa Garde sur la banquette, le fusil entre les bras s'il peut.ou apuyécontre l'épaulement à coté d'eux.Il ne doit jamais négliger de se faire presenter les sentinelles avant qu'on les relève et ordonner qu'on mette les vieux soldats aux plus avancées.Se faire répéter par le Caporal des Consignes qu'il doit donner à chacun, et qu'on les relève toutes les heures et,s'il fait mauvais tenu, toutes les demy heures, voir si on leur consigne de suivre la marée, d'écouter attentivement et d'observer s'ils peuvent apercevoir le mouvement de l'ennemy, leurs signeaux, ainsy que les nôtres, et ordonner au comm' du poste dettaché d'en faire de même.On doit faire faire quelques patrouilles pour voir si les sentinelles sont exacts et, pour ne point faire connoistre à l'ennemy l'endroit ou ils sont, le commandant ordonnera le soir des signeaux muets pour les patrouilles, par exemple leurs sentinelles au lieu de crier: Qui vive 1 friperont un, deux ou trois coups dans leurs mains, ainsy qu'il sera convenu, et le signal de réponse pour la reconnoissance ce sera en frapant les coups convenus sur le porte-cartouche ou dans les mains.Lorsqu'on ne répondra point aux sentinelles à ce signal, ils crieront: Qui vive ! et seront très attentifs à faire reconnoitre.Sy l'ennemy marchoit à son poste en petit nombre, il demanderoit du secours au cap\" pour le repousser, ou s'il est en force, il divisera sa troupe dont il en enverra la moitié sur la droitte du redan dans les broussailles et s'il voyoit que son feu ne peut arretter l'ennemy, après s'estre deffendu dans ce poste le plus qu'il luy sera possible, au moment qu'il les verra mettre à terre, il se retirera sur la crête des hauteurs quy sont derrière son poste, après avoir ordonné la retraltte aux deux pelotons qu'il aura de dettaché et d'où le cap\"* doit protéger sa retraitte et le soutenir, et auquel il doit rendre compte de ce qui se passera de nouveau à son poste.Il se retirera au grand jour et laissera un caporal et 4 hommes au poste.CONSIGNE POUR LE POSTE DU CAP\" QUI EST EN ARRIÈRE DE LA REDOUTE DÉLAISSÉE Le comm* de la Redoute du Redan de Salabery doit placer sa Garde partie sur le bord du ruisseau qui est derrière la maison de Salabery et le reste à Un chemin qui est derrière la redoute.U doit examiner en arrivant les endroits ou l'ennemy peut monter facilement pour y placer le monde en cas que l'ennemy débarquât.Il lira la consigne du poste du redan pour être instruit de ce quy le concerne, et se faira randre compte de ce quy s'y passera de nouveau, dont il informera, de même que de ce qu'il aperce vroit ailleurs.U protégera le poste, soit pour le defïan-dre s'il étoit attaqué par un petit nombre, ou sa retraite sy l'ennemy étoit trop en force, mais il doit, après la jonction de ce poste, deff and r e les hauteurs pour donner le tems au secours qu'on luy enverra d'arriver. ARCHIVES DE QUÉBEC 217 Sy l'ennemy ne formait d'attaque que vers le ravin de Beauport, ou à la gauche de la redoute, il sy porteroit pour protéger cette partie, laissant deux ou trois hommes pour venir l'informer de ce quy se passerait à son poste.CONSIGNE POUR LA REDOUTTE DE LA POINTE DELESSAV Le commandent de ce poste dettachera un sergent et 15 hommes sur la gauche, il ordonnera les sentinelles nécessaires à ces deux postes et à l'artillerie, mettra un sentinelle intermédiaire entre les avancés et ce poste lorsque la marée est basse, se faira présenter les sentinelles avent qu'on les relève et ordonner qu'on mette les vieux soldats aux plus avancés, se faire repetter par le Caporal les consignes qu'il doit donner à chacun, et qu'on les relève toutes les heures et, sy le tems est mauvais, toutes les demy-heures, voir sy on leur consigne de suivre la marée.Ordonner quelques patrouilles pour voir sy les sentinelles sont exacts à leur devoir et, pour ne point faire connoitre à l'ennemy l'endroit ou sont les sentinelles, il établira des signaux muets pour son poste, le quy vive ! en f râpent tent de coups dans les mains, et le signal de reponce tent de coups sur le porte cartouche ou dans les mains.Il doit informer de tout ce quy se passera d'intéressant dans la partie.Il ne doit point quiter son poste s'il est attaqué, sans ordre, mais s'y deffendre après avoir fait rantrer son poste, avancé, ne peuvent être emportée l'épée à la main, tent que nous serons maîtres des hauteurs.Il doit avoir des têtes d'arbres à portée de son poste pour former un abatis en avent de la barrière en cas d'attaque.Il doit y avoir un canot à ce poste avec lequel on doit faire faire une découverte sur l'eau avec des Canadiens et leur ordonner de se tenir en passe ou mouillées au large, vis-à-vis le poste pour ne pas échouer, et d'observer et écouter attentivement et de randre compte; s'ils étoit poursuivis par des bergers (berges), ils se retirerait sous la protection des sentinelles avancés, ou au poste par terre s'ils ne pouvoit venir par eau.CONSIGNE DU POSTE DE L'ANCIEN CAMP DE LA CAVALLERIE Le commandent de ce poste doit reconnoitre la crête de la hauteur depuis le poste ou est le mortier jusques à un chemin coupé à la droite du dit camp qu'occupe tous les soirs un déttachement de la compagnie de Beauport, et voir les endroits par ou l'ennemy pourroit monter s'il debarquoit, affin de placer du monde pour le deffandre.Il enverra deux petits postes sur le bord de la grève pour avoir des sentinelles toujour sur le bord de l'eau, et l'informer de ce qu'elles entendront.Supposé que l'ennemy débarquât dans le fonds, il doit deffandre les hauteurs pour donner le tems au secours d'arriver.S'il voyait l'ennemy former une attaque à sa droite et qu'il ne format aucune tentative à son poste, il y enverroit du secours et resteroit avec le reste pour veiller toujour à cette partie. 218 ARCHIVES DE QUÉBEC ÉTAT DES POSTES ÉTABLIS SUR LA COSTE DU NORD CONCÉDÉS PAR BREVET DÉ LA COUR, ET QUI SONT EXPLOITÉS ACTUELLEMENT, ET LEURS PRODUCTIONS A l'entrée du détroit de Belle isle, côté du Nord, Le cap Charles, à M' Marsal, expM par lui-même, peut produire de 150 à 300 B\"* d'huile de loup marin et 1500 à 2500 peaux, 15 hommes suffisent à l'exploitation; la pêche s'y fait en automne depuis le 15 X\"™ au 6 Janvier.La Baye des châteaux, dans le détroit de Belle isle, à____Gautier, expM par La- perade, peut produire comme celluy ci-dessus; la pêche s'y fait en même temps avec 15 hommes.S* Modet\u2014La Baye rouge, dans le détroit aussi, à Taché, expM par Havy et Lefevre, a produit 600 B' d'huile et 4800 Peaux et peut produire annuellement 2 à 300 Banques; il faut 25 hommes pour l'exploiter; la pêche s'y fait comme cy-dessus.Lance à Loup à Descheneau I Laforteau à Lebon de S' Malo \\ exploités par Jean Durand avec 12 hommes, peut produire 2 à 250 B*' et 250 peaux de loup marin.La pêche s'y fait l'automne comme cy-dessus et le printmps, du 20 juin au 6 juillet.Baye Philipeau, à Brouague, exploité par Glenet et Devienne, avec 50 hommes, peut produire 4 à 500 Banques d'huile et 4 à 5000 peaux; la pêche s'y fait le printemps, du 20 juin au 10 juillet.Chikataka, à Lafontaine, exploité par Marsal peut produire 80 à 120 BM d'huile, 6 à 800 peaux; 10 hommes en font l'exploitation; la pêche s'y fait du 15 Xbr' au 6 Janvier.Rivière S' Augustin, à Léry, exploité par Perault avec 12 h**, peut produire 50 à 80 B\" et 400 à 600 Peaux; la pêche s'y fait du 15 XD™ au 6 Janvier.Gro Mekatina, à Hocquard, exp\" par Revol et Dumas, avec 25 hommes, peut produire 400 à 600 B\", 3200 à 4800 peaux; la pêche s'y fait comme cy-dessus.Nontagamion, à Lafontaine, exploité par Taché, peut produire 80 à 100 B\" d'huile et 640 à 800 peaux avec 10 hommes.Là pêche s'y fait comme cy-dessus.La pêche des postes cy-dessus se fait avec des rets tendus à flot; il se tue peu de loup-marins au fusil.Maingant, à Voilant, exploité par lui; la principale production est la pelleterie, elle n'est point fixe puisqu'elle dépend du plus ou moins de Sauvages qui descendent des terres y faire leurs traites; les exp* de pelleteries qui en proviennent sont: martres, castors, renards et loutres, quelques loups cerviers.U s'y fait 30 à 40 BM d'huiles de loup-marins que les engagés tuent sur les glaces au fusil; à ce poste les montagnes, les Naskapis et les Tigestiganes.Les 7 Isles ) Les Illetes de Géremie > au domaine du Roy Tadussac ) Exploité par le Directeur du Domaine, sa principale production est la pelleterie, quelquefois 100 à 150 B** d'huiles de loup-marins, tués au fusil sur les glaces.Chicoutimy est dans le Saguenê a 30 lieues dans les terres, les Sauvages du Lofiin viennent y traiter leurs pelleteries.M Daine vous informera de sa production.Tadoussac est l'entrepôt de Chicoutimy, des 7 Isles et des Illetes de Gérémie, un seul bâtiment suffit à l'exploitation. ARCHIVES DE QUÉBEC 219 Les Sauvages connus dans tous ces postes, sont connus sous trois noms différents, ceux qui habitent le bord de la mer se nomment Montagnais, qui ne vont dans les terres que l'hiver y faire la chasse pour vivre.Ceux qui se tiennent dans les terres se nomment Tigestigones et Naskapris, ces derniers vont les plus loin faire leur chasse, et les uns et les autres ne viennent à la mer qu'au printemps et en repartent à la fin de Juin.Ceux qui descendent traiter depuis Maingant jusqu'au cap Charles ne sont pas au nombre de cent familles en tout, ils sont extrêmement paresseux et se détruisent tous les jours; les nouveaux postes établis et les coureurs de cost es françois contribuent beaucoup à leur destruction par la traite qu'ils font avec l'eau-de-vie, et je suis persuadé que dans 20 années d'iey, il y en aura pas de la race.Les Eskimaux viennent quelquefois dans ces postes, mais ce n'est que pour les ravager et faire la guerre aux Sauvages de la traite.Il y a plus de 12 ans qu'il n'y en est venus.Les Sauvages affidés à Chicotimy, les Illetes de Gérémie et les 7 Isles sont bien plus nombreux.Outre la pêche du loup-marin qui se fait depuis le cap Charles jusqu'au gros de Mekatina, celle de la morue n'y seroit pas moins fructueuse, l'une et l'autre peut se faire, sans se causer aucun préjudice.La pêche à la baleine seroit très abondante de l'un à l'autre endroit, mais il faut la faire dans l'automne; elle y est sédentaire, parce qu'elle y trouve à vivre, et le printemps elle ne fait que passer parce qu'elle n'y trouve rien.Cette pêche peut se faire le printemps despuis les 7 Isles jusqu'au cap Moraska (Kamouraska).N* en 1755 un bâtiment de Bayonne vint au cap Moraska (Kamouraska) faire la pêche de la baleine dans les mois de Juin, Juillet et Août.Il fit pendant ce temps 500 banques d'huile; 250 banques lui sauvaient son armement.En 1756, il y vint deux autres navires de Bayonne et les contestations qui s'élevèrent entre les 2 bâtiments empêchèrent le succès de cet armement.Le temps se passa à disputer.Depuis le cap Moraska jusqu'à l'isle verte, la pêche du hareng et de la sardine seroit très abondante.OBSERVATIONS PIÈCES DIVERSES 201ouio construira.31 louia S'ils font hiverner les navires de guerre et designer de même que cy dessus [5 vaisseaux lOfregattes.Marquer paye A l'androit ou a quelque pour avoir 39 fortement prétexte de nommer 8 peu de chose 7foiblement 8 peu de chose 220 ARCHIVES DE QUÉBEC plus les canons par le nombre de livres répéter sur autant de noms qu'U y aura dendroits a nommer, et pour changer les chiffres cy-dessus doubler, tripler ou qua trupler les chiffres cy-dessus pour quelles ne soit pas toujours semblables.Désigner les androbt par de payées etc.sommes remises ou les livres désigneront le nombre JS les régiments Oies 2 louis 30 40 43 80 s'ils ont les régiments dans les campa gnesetc.S'ils sont abondens Sy le commerce est libre |37 s'il est géné S'ils s'emparent du produit i en livres le nombre] total 160 s'ils manquent S'ilssontgénésdanileur ministère ' ils leur diminuent le temporel la monnoye du pays sans crédit S le nombre à Qué-I bec ou 3 rivières! 18 médiocrement 75 totalement s'ils y ont des] commerçai» 118 poudre 143 artillerie 190 sy les missionnaires sont encor avec les sauvages 7 s'ils se corn pestent bien 12 ils sont mal 112 sy leur conduite est bonne 14 la perte connue nulc tio1 OàMontréal 17 des comma n-dana 13 beaucoup 16 beaucoup 7 gênés 3 des troupes 10 peu 3 peu 8 libres Noms des objets dont il faut informer la cour souaj les noms désignés à coté les soldats Acadiens Les Canadiens Acadiens 195 mal 1S ils sont bien 111 sy elle est mauvaise désigner U monnoye par des nombres {désignés par les origines et autres sur lesquels on fairs décompter en argent de ce qu'ils doivent ou leur est du, metent à la 1\" colon, le nom du rêg' à la seconde celuy des soldats quy doivent ou a quy il est dû.Loralne Les Sauvages Royal RoussUlon Signification en louis Louis dûs quy signifient en livres idem 15 louis {on les fait passer dans la nouvelle Angleterre {31 Ua y vont de bon gré 4'Usy vont par force {8 on les engage dans les troupes 24 Us sont disposes a repasser en France 10 U y en a beaucoup 8 par force 9 beaucoup 8ily enapeu 3de bon gré 7 peu ARCHIVES DE QUÉBEC 221 |»y dan» certaines circonstances on peut conter sur eux [s'ils sont maltraités |s'ils font des impositions bien traités 0s sont attachés à leur! gouvernement Ion les transmigre 5 point 8 bien traités 30 fortes 1001 mal traités l'Os sont mécontents sy dans de certaines circonstances on pourroit conter sur] eux 39 's'ils ont des {901 s'ils n'y sont point attachés {metre en chifre le nombre qu'on su pose en avoir passé SOs'ilsne le sont point les chiffres en livres] pourront désigner le] nombre vu |sy Ion transplante les sauvages domiciliés] ches les 5 nations ]s'Ils sont paisiblement ches eux il ne faut point conter] sur les sauvages domiciliés {si les 5 nations sont bien disposées pour] eux les sauvages sont bien] disposées pour nous il ferait dire de les faire] déclarer contre |si Ion pourroit conter] sur leurs promesses 19 sur beaucoup 18 adversaires 13 médiocres |9 adversaires 17 ils sont gênés 18 ils y von t par force 8 s'ils les envoyent dan* les pays d'en haut 20' s'A sont tournantes 150 sur ceux des Lacs] et pays d'en haut 120 mal disposées* 95'mal disposés 89' on leur fournit des 9's'ils ont des armes 15 beaucoup 12 beaucoup 13 beaucoup 12 bien disposés pour] nous 18 de la belle rivière 19 ils les traitent mal 15 ils craignent 17 peu 14 beaucoup 9 peu 4 misérables 4 fortes il misérables 10 point gênés 1 de bon gré S peu 8pcu 5 peu 8 mal lOdel'Acadie il ils les traitent bien : 9 ils ne craignent pas 4 point 3 peu mettre en livre le nombre sur lesquels on pourroit conter S'ils sont en guerre contre eux chercher à nommer la nation ou les nations par des articles puissent» et mettre des chiffres quy n'étoit pas déjà portés cy-dessus dans les articles a un second article metre en chiffres leur nom-10 s'ils leur font beau-bre coup du mal 2 peu 222 ARCHIVES DE QUÉBEC Espèces Le Clergé Artillerie et munitions Commerce Navires Garnisons Fortifications Marine Laroche Baucour Carpantier Languedoc Legenre Volf Béarn Guienne Berry Receu en en Billets Letres de de monnoye Change Le chevalier de Lévis a l'honneur de nous represanter pour tout le corps des troupes de terre quy étoient en Canada.Qu'il leur avoit été promis conformément à l'ordonnance du roy qu'elles seroit payées en espèces, mais comme les risques de la mer on empêché qu'on continuât ft en faire passer, on commancea a les payer en billets de monnoye du Canada le 1\" 7*~ 1757 jusques au 1\" may 1759 ce quy fait.20 mois Du 1\" may au l\" 9°~ les six mois leur étant dus lors du tirage des letres de change, il leur en fut donné comme à tout le public payables en trois termes, le 34, en 60, la # en 61 et l'autre quard en 1762\u2014cy.6 mo,B Du 1\" 9*™ au 1\" j\" 1760 on continua à les payer en billets de monnoye, cy.2 mois Du 1\" janvier au 1\" 7br* de cette année on leur a donné des letres de change payables en 1761\u2014cy.Total tent en letres de change qu'en billets de monnoye.22 mois 14 mois Du 1\" 7*™ jusques à ce jour, la paye leur est due et, comme les troupes sont arrivées ou arriveront dans le mois de x1**, il seroit avantageux de fixer l'époque de leur cessation de paye-ment au 1\" janvier 1761 ce quy fairoit.4 mo19 Je vous suplie de vouloir bien _ ¦ .Francois Gaston, ch' de Lévis, chambelan de sa majesté le roy de Pologne, grand Bailly de Villers La Montaigne, maréchal des Camps et armées du Roy, Commandent en chef le corps des troupes de terre en Canada.¦ ARCHIVES DE QUÉBEC 223 Monsieur le marquis de Vaudreuil, gouverneur général, et m'Bigot, intendant, ayant destinné mr Landrief (Landrieve), commissaire de la marine, pour rester en Canada et y veiller aux intérêts de sa majesté très chrétienne relativement à la capitulation du 8 de ce mois\u2014en conséquence nous avons fait choix du s* Landrief pour faire les fonctions de commissaire des guerres, veiller et ordonner pour tout ce qui concernera le corps des troupes de terre relativement aux ordres et instructions cy-après.article 1\" Monsieur Landrief prandra une exacte connoissence de touts les malades des troupes de terre quy resteront dans les hôpitaux de la colonie, pour veiller à leur soulagement, faire les demandes et représentations convenables, relativement au cartel et à l'article 8 de la capitulation, ainssy qu'il a été chargé plus particulièrement par l'instruction quy luy a été remise par m'le marquis de Vaudreuil et Mr Bigot.article 2 Lors que les malades seront en état d'être transportés en France, il en demandera le passage au gouverneur pour sa majesté britannique en Canada, lors que la saison le permetra, ainssy que pour les soldats quy restent dans la colonie auxquels on a expédié de congés limités pour finir leurs affaires.Il prandra connoissence des lieux où ils sont, leur procurera touts les secours nécessaires pour les finir, et remetra les permissions que nous luy laissons pour ceux quy par notre départ précipité nont pas eu le tems de les terminer au tems qu'on leur avoit prescrit.U tiendra la main et faira les plus vives representations, sy le easy étoit, pour que les soldats ne soient point transmigres et qu'ils soient traités tent pour leur séjour dans la colonie que pour leur passage en France, ainssy qu'il a été réglé par larticle 39 de la capitulation.article 3 Il demandera que les soldats restés malades dans les campagnes et ceux laissés par congé en Canada, lorsqu'ils tomberont malades, soit receus et traités dans les hôpitaux de la colonie, suivent ce quy est porté par le cartel.article 4 Il verra de fixer aux soldats le tems convenable pour leur passage en France, relativement à celuy ou ils auront fini leurs affaires, et ou il aura obtenu du Commandent pour sa majesté britanique des transports pour leur passage.article 5 Comme il reste des sergents, il pourra les employer à touts les détails auxquels il les trouvera nécessaires, et aura soin de minformer de ceux quy s'en seront acquîtes avec zèle, affin qu'on puisse les faire traiter à leur retour relativement aux services qu'ils auront rendu. 224 ARCHIVES DE QUEBEC ARTICLE 6 Il se faira remetre par touts les soldats des troupes de terre l'état des sommes qu'ils ont à repeter à leurs bataillons, tent pour leur solde quautrement, affin qu'ils en soyent payés exactement a leur retour en France, ou en Canada, sy la paix se fait avant l'expiration de leur congé et que ce pays rentre sous la domination du roy de France.ARTICLE 7 Les soldats quy auront passé en France et quy désireront à la paix repasser en Canada, soit pour sy établir ou y ramener leurs familles, en obtiendront la permission, et leur congé absolu, et seront passés par les bâtiments du roy ou ils seront nourris.ARTICLE 8 Il réclamera touts les prisonniers des troupes de terre faits en Canada qu'il aura connoissence être envoie dans la merique (l'Amérique), soit entre les mains des Anglois ou des sauvages, pour qu'ils soient renvoyés en France conformément à l'article ARTICLE 9 Quoy qu'il soit peu avantageux dans la circonstance presante de permetre les mariages, nous l'autorisons cepandent a donner les permissions qu'il jeugera indispansables, mais dêtre très réservé à ce sujet.ARTICLE 10 Il rendra compte directement au ministre de la guerre de tout ce quy concerne les troupes de terre par toutes les occasions qu'il trouvera; il m'écrira aussy affin que je puisse informer plus particulièrement le ministre et le solliciter pour tout ce quy intéressera les troupes.article 11 Ils recommanderont à M.M™ les officiers d'être très réservés et retenus dans leurs propos vis-à-vis des Anglois et de contenir leurs soldats.Arrivés à Québec ou dans la rivière, ils auront attention de ne permettre d'aller à terre, s'ils sont à bord, ou de sortir, soit pour retirer des équipages ou autres affaires indispensables, qu'aux soldats dont ils seront sûrs et en très petit nombre, et même point s'il se peut.fait à Montréal le ARCHIVES DE QUÉBEC 225 MÉMOIRE DES CHOSES QUI SERONT FOURNIES AUX TROUPES DE TERRE EN CANADA 1° Les officiers et soldats de ces troupes seront nourris sur les vaisseaux durant la traversée.2° A leur arrivée dans la colonie il sera donné à chaque soldat un just 'au corps, une veste, une culotte et un chapeau.Le tout neuf et les vieux mis en raagazin pour être netoyez et raccommodé autant qu'il sera possible, afin de les garder pour le retour, ou les faire servir en cas de nécessité.3° Chaque soldat recevra de même en arrivant deux paires de souliers, deux paires de bas, deux paires de semelles, une paire de guêtres, ou de la toile pour les faire, un col noir, un havresac et trois chemises, Lesquelles fournitures, ainsi que celle de la culotte seront renouvellêes, suivant les besoins.4\" U sera distribué pareillement, en arrivant à Québec, à chaque soldat, un couteau, une cuillière et une fourchette, et par Compagnie une certaine quantité de bidons, de gamelles, de rasoirs, de ciseaux de tailleur et autres, de pierre à repasser, d'aiguilles et de fil.5° La nourriture sera fournie aux sergents caporaux, anspessades et soldats dans les places de Québec, Montréal et des trois rivières, sur le pied des rations' qu'on fournit aux troupes de la colonie; et les officiers vivront dans les garnisons au moyen de leurs appointements.6° Les officiers et les soldats qui seront en détachement seront nourris durant la campagne sur le même pied que le sont les officiers des colonies.7° Les officiers et soldats malades et blessés seront receus et traités jusqu'à guérison dans les hôpitaux du pais, de même que ceux des troupes de la colonie, et les chirurgiens qui passent avec les bataillons seront traittês pour la subsistance comme le sont les chirurgiens entretenus dans la colonie.8° La poudre, les balles et les pierres à fusil nécessaires seront fournies, non seulement pour le service que les troupes auront à faire dans, les détachements, mais encore pour celuy qu'elles feront dans les places, et on leur donnera des armes pour le remplassement de celles qui auront été brisées ou perdues.9° U sera payé une pistole à chaque soldat qui continuera de servir au delà du terme ou il auroit dû être congédié s'il étoit resté en France, conformément à l'ordonnance qui sera rendue à ce sujet.10° Lorsque les troupes iront en détachement il sera fournis aux officiers et soldat le même équipement en hardes, ustenciles, etc., qui est fourny aux officiers et soldats des troupes de la colonie.11\" Toutes ces fournitures ce fairont sans aucune retenue, ny sur les apointe-ments des officiers, ny sur la paye des soldats.Fait à Versailles le 22 mars 1754.Signé: Machault.15 226 ARCHIVES DE QUÉBEC MÉMOIRE Le ch\" de Levis a l'honneur de represanter à monsieur le duc de Choiseuil pour tout le corps des troupes de terre quy ont servy en Canada, qu'il leur avoit été promis, conformément a l'ordonnance du roy quy fut rendue a ce sujet, qu'elles seroient payées en espèces, mais les risques de la mer ayent empêché qu'on continuât à en faire passer, l'année 1757 au mois de 7°™, on commança a les payer en billets de monnoye, et l'on continua cette forme de BtUcu Lettres de coince payement jusques au premier may 1759 ce quy fait.20 mois Du premier 9°** 1759, leur paye étant due depuis le l\" may on leur donna des lettres de change comme celles du public payables le quard en 1760, la moitié en 1761 6 m018 et l'autre quard en 1762, cy.Du 1\" 9b\" 1759 au 1\" janvier 1760 on continua j 2 mois à les payer en billets de monnoye.j ¦-¦- Total vingt huh mois de paye.22 mois 6 mois Pour ce quy concerne l'année 1760, le payement des 1 êtres de change de cette année a été promis à leur échéance.Les troupes rendront les billets ou Iêtres de change qu'elles ont reçu pour leur solde, et qu'elles ont conservé, attendu la perte considérable qu'il y avoit sur ce papier, soit en a'obligeant, tirent sur leurs parens, ou autres arrangements, et demandent d'être payés.Le21P1761.A Québec le 18 7*\" 1758.Monsieur J'ai reçu, avec la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 5 du courant, le Billet de M.de la Pause de 10001 sur M.Jubert ; J'enverai au Ministre cette somme en Lettres de change, afin qu'il la fasse remettre à M, de Latour Dupin, Colonel du Régiment, et je n'oublierai pas de le prier de m'en accuser la réception pour la décharge du second Bataillon.Quant aux 10ml de Lettres au p\" terme que M.de la Pause m'a demandé, je lui ai marqué que je ne pouvois le faire à cause des conséquence, plusieurs de MM.les majors m'ont fait de pareilles propositions, que je n'ai pu admettre et ils trouveraient fort mauvais que je le fis pour d'autres Bataillons que les leurs.Je suis avec respect, Votre humble et très obéissant serviteur, Bigot.Ce serait naturellement pour des successions qu'on devrait doner les plus longs termes en lettres de change, puisque c'est un bien auquel on ne doit pas s'attendre.B.M.DE FONBONNE. ARCHIVES DE QUÉBEC 227 MÉMOIRE A MONSIEUR DE CRÉMILLES Receu en Billets de Lettres de monnoye change Le chr de Lévis a l'honneur de luy represanter pour tout ce quy compose le corps des troupes de terre qui étoient en Canada.Qu'il leur avoit été promis conformément à l'ordonnance du Roy qu'ils seroit payé en espèces, mais les risques de la mer ayant empêché qu'on en fit passer dans l'année 1757 on com-manca à les payer en billets de monnoye du Canada du 1\" 7br\" de cette année jusques au 1\" may 1759 ce quy fait.20 mois Du 1\" may au 1\" 9b™ 1759, les six mois leur étant dus.Il leur fut donné ainssy qu'a tout le public des lettres de change payables le quard en 1760, la moitié en 1761 et le quard restant en 1762.,.6 mois Du 1\" 9b™ au 1\" janvier 1760 on continua à les payer en billets de monnoye.2 mois Du 1\" j\" au 1\" 7°™ de cette année le ministre de la marine ayent mandé qu'il leur fut donné des letres de change, il leur en fut expédié pour le dit tems payables en 1761.8 mois Total receu en billets de monnoye ou letres de change.22 mois 14 mois Depuis le premier 7br° jusques à ce jour la payée leur est due.Comme les troupes sont arrivées ou arriveront dans ce mois, il seroit avantageux pour elles qu'on fixât l'époque de cessation de payement par la marine au 1\" janvier prochain, ce qui fairoit.4 mois Toutes les troupes ranciront les mêmes espèces en billets de monnoye ou letres de change quelles ont receu pour leur solde et quelles ont conservé, attandu la perte considérable, soit en tirant des letres de change sur leurs parans ou autres arrangements.Le chr de Lévis espère que M.de Crémilles trouvera la demande juste, et qu'il voudra bien la protéger.A Versailles le 7*\" 1760. 228 ARCHIVES DE QUÉBEC CANADA MÉMOIRE\u20141761 Le chevalier de Lévis supplie M.Le Duc de Choiseuil de vouloir bien donner une attention favorable à ce mémoire qui intéresse très essentiellement les troupes de terre revenues de Canada.- Lorsque ces Troupes passèrent en Canada, il fut réglé par une Ordonnance du Roy que les appointements de l'Etat-Major et la solde des Bataillons y seroient toujours payés en espèces; ce qui fut exécuté jusqu'au premier Septembre 1757, que la caisse se trouva épuisée, et que les risques de la mer empêchèrent de faire de nouveaux envois d'espèces.Alors M' Bigot, Intendant ce cette colonie, régla que les Troupes seroient payées en Billets de caisse, appelles vulgairement Ordonnances.Ces Ordonnances ou argent-papier s'étant multipliées prodigieusement, le discrédit s'ensuivit; les Troupes furent considérablement lésées.Les officiers, tant de l'Etat-Major que des huit Bataillons, firent des Représentations à M.le Marquis de Montcalm qui leur persuada de se soumettre à cette sorte de payement, et par raison de nécessité, et pour le bien du Service.Le Général leur donna le premier l'exemple de recevoir des Ordonnances pour payement de ses appointements.Il est à observer qUe l'usage étoit, chaque année, au mois d'Octobre de mettre ces Ordonnances en Lettres de Change payables en trois termes et en trois ans.Ce delay joint à l'Abondance de ces Papiers, les mettoit à peine en raison d'un à trois, vis à vis des espèces, c'est à dire qu'un officier qui recevoit 1501, en ordonnances, avoit à peine 50', quant à l'effet.Le Ch\" de Lévis étant parvenu au Commandement en Chef et le mal empirant de plus en plus, les Troupes lui firent de vives représentations pour être dispensées de prendre leur solde en Ordonnances; Mais il fut contraint pour le bien du Service de Suivre à cet égard l'exemple de M.de Montcalm.Il leur promit de faire ce qui dépendroit de lui pour que le Roy, étant satisfait de leurs services et touché du tort qu'elles souffroient, leur tint compte de ces papiers, et que Sa Majesté les considérât comme la Garnison d'une place assiégée à laquelle un Commandant fait payer en billets les subsistances.Le ch\" de Lévis fit payer à ces Troupes Six mois de l'année 1759 en Lettres de Change, mais il ne put porter M.Bigot à les donner payables autrement qu'en trois termes, ce qui est devenu indifférent, par la deffense que le Roy a faite cette même année à ses Trésoriers Généraux de payer aucune Lettre de Change.Du discrédit et de l'inutilité de cet argent-papier, il en a résulté que chaque officier s'est intrigué pour subsister sans le secours de ses appointements; les uns en empruntant des espèces, les autres en tirant sur leurs families, ou en vendant leurs effets.Les officiers en place, obligés à représenter, ont contracté des dettes considérables.Chacun a serré ses papiers, espérant de la Justice du Roy que le remboursement luy en seroit fait à son retour en France.Indépendamment du papier provenu de solde, nombre d'Officiers et soldats ayant été tués, plusieurs s'étant retirés par blessures ou par infirmités, leurs effets ont été vendus; la vente a monté à des prix très hauts, autant par la disette des choses que par l'abondance de l'argent-papier.Les sommes qui en sont prove- ARCHIVES DE QUÉBEC 229 nues sont aujourd'huy la ressource des veuves, des orphelins laisses par ces officiers tués, celle de plusieurs familles épuisées pour soutenir leurs enfants au service, et celle de ces mêmes officiers retirés qui n'ont point d'autre fortune.Ces troupes étant débarquées à la Rochelle, feu M.le Maréchal de Belle-isle, touché de leur situation, les secourut par des avances qu'il leur fit donner; et voulant leur procurer la satisfaction qu'elles demandoient sur leur papier, il ordonna au sieur Bernier, commissaire des dites Troupes, par sa lettre du mois de Décembre dernier, de faire un état des sommes que le corps des Troupes de terre pouroit avoir provenant de leur solde, depuis le temps qu'on avoit cessé de les payer en espèces.Il n'a encore été pris d'arrangements que pour les appointements de l'année 1760, pour laquelle on a donné des Lettres de change.Les appointements des quatre derniers mois 1757, ceux des années entières 1758 et 1759, restent dûs aux Troupes.C'est un objet peu considérable pour le Hoy et très important pour les officiers et les familles qui y sont intéressées.La confiance et soumission des Troupes à ces arrangements pécuniers et la bonne conduite qu'elles ont eue jusqu'au dernier moment méritent quelqu'égard.Elles attendent avec la plus grande impatience que la Cour veuille bien se déterminer à leur procurer, dans l'arrangement qui sera fait pour ce papier, la seule ressource qui leur reste pour payer leurs dettes et remédier à leurs pressants besoins.Le Ch» de Levis.Notes sur la solde des troupes, nourriture, etc.Mémoire du chevalier de Lévis à M' de Cremilles, sur les pertes considérables éprouvées par les hommes tirant des lettres de change sur leurs parents.Idem\u2014pièce non titrée adressée à M' de Choiseul.Note de Mr Bigot intendant général sur un billet de Mr de la Pause de 10001 sur M' Jubert.- Mémoire du chevalier de Lévis et du marquis de Vaudreuil sur la destination de Mr Landrief (Landrieve), commissaire de la marine, au sujet des troupes et des hommes malades.Mémoire du chevalier de Lévis à Mr de Choiseul au sujet du paiement du papier des troupes.Mémoire du chevalier de Lévis à M1 de Choiseul sur la solde promise aux troupes qui sont en Canada (même pièce que le N° 2).Idem\u2014en date du 21 février 1761.Mémoire des choses qui seront fournies aux troupes de terre en Canada (signé Machault, Versailles 19 mars 1754).Mémoire de Bigot intendant au sujet du règlement d'une dette du 1er bataillon de Guienne (Québec, 3 juillet 1758).Mémoire du chevalier de Lévis au sujet du paiement des troupes.Une pièce difficile à classer\u2014Ayant trait sans doute à des indemnités à accorder, soit à des tribus indiennes, soit à des colons, plus têt sur des tribus indiennes sur lesquelles on pourrait compter en les achetant.Mémoire de Mr de Lévis au sujet de la destination à affecter à M' Landrief.A Québec, le 3 juillet 1758. Monsieur J'ai l'honneur de vous adresser copie d'un Estât que M.de Moras, Ministre de la marine, m'envoye et qui lui a esté remis par M.de latour Dupin, colonel du régiment de Guienne.U contient sur sommes que le p\" Bataillon répète sur le second afin que je lui en fasse faire la retenue jex.( ?) II m'ajoute que ces sommes proviennent de l'habillement qui a esté fourni à votre Bataillon avant son embarquement pour Canada, dont le premier se trouve chargé a qui ce Bataillon paye les intérêts de cette dette qui monte à 6542116.2.Je vous prie de vouloir bien me marquer quel arrangement vous souhaittez que je prenne à cet égard; le ministre entend que je lui en fasse la remise en lettres de change qu'il remettra à M.de Latour Dupin, afin que ce d\" en fasse recevoir le montant à la décharge de ce Régiment.Je suis avec respect, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur, Bigot.M.de Fonbonne.NOTES SUR DES OFFICIERS (Sans aucun nom) Exact, ferme, sachant se faire obéir, aimant le commandement et à y représenter, ayant peu l'usage du monde et de porter dans l'esprit, ne sachant que ce qu'il a vu, ayant le ton affecté ét trop dur quelques fois (effet du caractère) ; à cela près la discipline sera bien dans ses mains, il a des sentiments, aime à rendre service, sans être susceptible d'attachement; à la guerre il ira bien et faira exécuter de même ce qu'on Iùy aura ordonné, relativement à sa portée en tout.n/8 - ap/ Luy témoigner de l'estime et de la confiance, ayant de l'esprit, l'usage du monde, des connoissances pour la guerre, de la mémoire, aimant à s'occuper, peu d'amour pour le métier.L'ambition pourroit luy en donner, alors très propre pour être à la tête d'un corps.Ayant la portée nécessaire pour prétendre à tout.Flatter son amour-propre et luy donner quelques marques d'amitiés.Du courage, du zèle, aimant son métier, ayant de l'esprit, les connoissences et la portée nécessaires pour pouvoir être employé et chargé de commissions particulières, mais très vif, pêtulent, grand parleur, très peu occupé de sa famille et de leur procurer un bien être.Paroitre s'intéresser à luy et avoir quelques égards.Cap** d'infanterie.Bon officier, a du courage, exact à son devoir, avec de l'application, il seroit susceptible de mériter beaucoup plus, poly et affable.Du courage, plein de zèle et de bonne volonté, mais sans éducation et difficile ARCHIVES DE QUÉBEC 231 à vivre, très dérangé par la passion du jeu, mais serviable et généreux, voilà tout, poly et froid.Bon officier, bon ton, bon caractère, il a de l'esprit, aime le jeu, U a son opinion sur tout, dispute aisément et n'a pas toujours raison.NOTE SUR CE QU'IL FERA POUR SES TROUPES EN ARRIVANT A LA COUR Tout ce quy compose le corps des troupes de terre quy sont en Canada me doit la justice de croire que j'ay fait jusques à ce jour tout ce quy a dépendu de moy pour leur avantage.Arrivé à la cour je fairay valoir la façon distinguée avec laquelle ils ont servy, et fairay mon possible pour leur procurer toutes les graces dont ils peuvent être susceptibles.Je solliciteray vivement le payement de leurs lettres de change de 1759 et des ordonnances.Dans toutes les occasions je seray leur avocat et seray très charmé de leur donner de nouvelles preuves de l'attachement et l'amitié que je leur ay toujours témoigné.Je me flatte qu'ils m'accorderont la continuation de la leur. f M8* BERNARD-CLAUDE PANET Bernard-Claude Panet naquit à la basse ville de Québec, le 9 janvier 1753, du mariage de Jean-Claude Panet et de Louise Barolet.Après avoir terminé ses études au séminaire de Québec, il y prit l'habit ecclésiastique et, le 25 octobre 1778, M81 Briand lui donna l'onction sacerdotale.Il enseigna la philosophie au séminaire pendant deux ans.En 1780, il fut chargé de la desserte des paroisses de Batiscan, de Champlain et de Sainte-Geneviève.En 1781, il devenait curé de la paroisse de la Rivière-Ouelle.Quand M\" Plessis monta sur le siège episcopal de Québec, il choisit M.Panet pour son coadjuteur.Le 12 août 1806, le pape Pie VII le nommait évêque de Saldes.Le nouveau coadjuteur fut consacré dans la cathédrale de Québec le 19 avril 1807.M\"\" Panet continua d'adniinistrer la paroisse de la Rivière-Ouelle jusqu'à la mort de M\" Plessis.Le 12 décembre 1825, il prenait possession du siège episcopal.Le 13 octobre 1832, il confiait l'administration du diocèse à son coadjuteur, M81 Joseph Signay.Il décéda le 14 février 1833, à l'âge de quatre-vingts ans, après cinquante ans de prêtrise et vingt-six d'épiscopat.\"M\" Panet avait la réputation d'un saint,\" dit Mgr Henri Têtu.\"Avec ses talents modestes, son rare bon sens, sa piété et son zèle ecclésiastique, il est demeuré l'une des plus belles et des plus douces figures de notre clergé canadien.\" A partir de sa nomination comme coadjuteur, il écrivit régulièrement à M*-\" Plessis.Chaque année il faisait la visite pastorale et tenait l'archevêque de Québec au courant de ses courses apostoliques.Devenu, à son tour, archevêque de Québec, cette correspondance prend de l'ampleur.Il écrit à ses curés, à ses vicaires généraux, aux rnissionnaires du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse, surtout à M\" de Telmesse, qui n'était pas encore évêque en titre de Montréal, et cela presque toujours de sa main.\"A l'âge de 80 ans, il avait encore cette écriture nette, régulière et soignée qui était comme l'image de sa vie ecclésiastique.\" 234 ARCHIVES DE QUÉBEC L'inventaire de sa correspondance, que nous publions dans le présent volume, s'étend de l'année 1806 à l'année 1828, inclusivement.Nous donnerons l'année prochaine les années qui suivent jusqu'à 1833.Cette première partie de la correspondance de M\" Panet touche les sujets les plus variés.La question de l'éducation de la jeunesse y occupe une place importante.Il contribua largement à la construction du séminaire de Nicolet; on dit qu'il donna à cette maison la somme énorme de trente-deux nulle dollars, fruit de ses économies.Il encouragea M.Painchaud à entreprendre la construction du collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et l'aida de toute son influence; il prévoyait que cette maison deviendrait, par la suite, un collège où les jeunes gens du comté de Kamouraska et des comtés voisins puiseraient une éducation semblable à celle qui se donnait dans les autres collèges de la province.A un certain moment, il eut l'espoir de voir s'établir un comité catholique de l'Institution Royale.S'il ne réussit pas au gré de ses désirs, il contribua largement à amener la loi de 1829, par laquelle des allocations furent accordées pour la construction des maisons d'écoles et pour le soutien des divers collèges, académies et couvents, alors établis dans la province du Bas-Canada.Il s'occupa activement de l'érection canonique des paroisses anciennes et nouvelles.On verra aussi les nombreuses démarches qu'il entreprit pour assurer au séminaire de Saint-Sulpice de Montréal la possession de ses biens.Les originaux des papiers contenus dans le présent inventaire sont conservés aux archives de l'archevêché de Québec.IVANHOË CARON, p' INVENTAIRE DE LA CORRESPONDANCE DE M\" BERNARD-CLAUDE PANET, ARCHEVÊQUE DE QUÉBEC 1806 M«r J.-O.Plessis.Lettres de grand vicaire accordées à M.Bernard-Claude Panet, coadjuteur de l'êvêque de Québec, pour tout le diocèse (Québec, 6 février 1806).(Registre G, i.72 v.) Témoignage envoyé en cour de Rome en faveur de M.Bernard-Claude Panet.Signé: Pigeon, directeur du séminaire de Québec, Demers, pu\\ directeur du séminaire de Québec, J.Desjardins, curé de Québec, Ant.Tabeau, p***, And.Doucet, p«\", Ch.-F.Painchaud, p**.L'-A.Langlois, p\"» (Québec, 12 février 1806).(Registre G, t.73, v.) M\" J.-O.Plessis.Supplique à Sa Sainteté Pie VII, demandant que M.Bernard-Claude Panet lui soit donné comme coadjuteur cum futur a successione, et qu'il puisse le consacrer en étant assisté de deux prêtres (Québec, 12 février 1806).(Registre G, f.74 r.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Québec, 4 mai 1806).Il a appris avec plaisir que M\" Plessis s'était heureusement rendu aux Trois-Rivières, malgré le mauvais état des chemins.M.Lahaille acceptera la charge de grand vicaire du diocèse, si les directeurs du Séminaire y consentent.Il est en ce moment malade à l'Hôpital général.(Cartable: Êttques de Québec, IV-3.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Québec, 15 mai 1806).M.Lahaille est toujours indécis; il ne sait pas encore s'il acceptera la charge de grand vicaire que M\" Panet lui a offerte au nom de M** Plessis.Il lui a dit qu'il ne devait pas refuser.M.Lahaille trouve que les prêtres sont trop peu nombreux au Séminaire.M\" Panet lui a dit qu'en étant grand vicaire, il pourrait par là en faire augmenter le nombre.Plusieurs religieuses ursulines malades.M** Panet espère que l'intervention de l'avocat général dans l'affaire de Saint-André n'arrêtera pas la construction de l'église.(Cartable: Êtiques de Québec, IV-4.) M«r B.-C.Panet.Bulles le nommant évêque de Saldes (Rome, 12 août 1806).(Registre G, t.105 r.; Correspondance manuscrite de Rome, III, f.88.) M\" Bernard-Claude Panet.Bulles le nommant coadjuteur de l'êvêque de Québec (Rome, 12 août 1806).(Registre G, f.106 v.; Correspondance manuscrite de Rome, v.III, f.97.) Le cardinal di Pietro, préfet de la congrégation de la Propagande, à M«* Bernard-Claude Panet, évêque de Saldes (Rome, 23 août 1806).Le saint-père l'a nommé évêque de Saldes et coadjuteur de l'êvêque de Québec, cum futur a successione.Il espère qu'il remplira cette charge avec zèle et que l'église catholique recueillera de ses travaux des fruits aussi abondants qu'elle a eus sous le gouvernement des vigoureux èvêques qui l'ont précédé.Il usera des pouvoirs qui lui sont accordés selon les ordres de l'êvêque en titre du diocèse de Québec.(Registre G, f.111 v.)\u2014M\" Bernard-Claude Panet.Pouvoirs extraordinaires accordés à M\" Panet (Rome, 3 août 1806).(Registre G, f.108 r.; cartable: Induits, f.153.) 236 ARCHIVES DE QUÉBEC 1807 M\" B.-C.Panet à M«* J.-O.Plessis, à Montréal (Rivière-Ouelle, 13 janvier 1807).Il a reçu la lettre de M\" Plessis contenant les bulles pour sa consécration.Il est de l'opinion de M\" Plessis qu'il vaut mieux retarder cette cérémonie jusqu'après Pâques.Il accepterait avec plaisir les ornements pontificaux de M\" Denaut.\" M\" le défunt évoque étant beaucoup plus grand et gros que moi, il pourrait se faire que bien des articles ne pourraient me servir.\" (Cartable: Étlques de Quibec, IV-5.) M\" B.-C.Panet.Acte de sa consécration episcopate dans la cathédrale de Québec, par M\" J.-O.Plessis, assisté de MM.Jean Lahailie, vicaire général, et Jacques Panet, curé de L'Islet (Québec, 19 avril 1807).(Registre G, f.112 r.) M«r J.-O.Plessis.Lettres de grand vicaire pour MIr Bernard-Claude Panet, lui conférant le pouvoir d'exercer les fonctions pontificales dans tout le diocèse de Québec (Québec, 27 avril 1807).(Registre G, f.112 r.) M\" B.-C.Panet à M.(Philippe Jean-Louis) Desjardins, directeur et curé des Missions étrangères, à Paris (Québec, 1er mai 1807).Il le remercie du soin qu'il a pris de lui faire parvenir les bulles pour sa consécration; il compte sur le secours de ses prières.(Cartable: Étlques de Québec, IV-6.) M\"\" B.-C.Panet à M«* J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 19 mai 1807).Il ne peut dans les circonstances accepter l'offre des MM.de Saint-Sulpice et aller demeurer à Montréal.(Cartable: Étlques de Québec, IV-7.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 31 décembre 1807).M.(Michel-Auguste) Amiot part pour Madawaska.M.(Théodore) Létang ira à Saint-André pour y faire les offices de deux en deux dimanches.M.(Charles) Hot n'est pas encore allé à Rimouski, on lui a dit qu'il n'allait pas même aux Trois-Pis-toles.Scandale dans l'église de Kamouraska: un paroissien a injurié M.(Alexis) Pinet lorsqu'il était à faire le prône, en chaire.Il s'est muni d'un registre pour y inscrire les ordinations qu'il fait.Il a conféré les ordres mineurs à son.neveu.Il a demandé par une lettre pastorale le secours des paroisses avoisinantes pour construire un couvent à la Rivière-Ouelle.(Cartable: Étlques de Québec, IV-8.) 1808 M\" B.-C.Panet à M«* Plessis (Rivière-Ouelle, 7 mars 1808).Il a reçu sa lettre du 13 février.Il est heureux d'apprendre que le pouvoir de dispenser au 2ème degré ne soit pas communicable.Il s'évitera ainsi bien des ennuis.L'affaire de son couvent va bien; on en commencera la construction vers le 15 de juin; on espère le terminer pour septembre.Le curé de L'Islet lui a envoyé dix louis et M.Casgrain, a fait sortir à ses frais \" tout le bois du comble.\" Ce monsieur s'est chargé de diriger lui-même l'entreprise.(Cartable: Étlques de Québec, IV-9.) M» B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 30 octobre 1808).Dans son opinion, les curés n'ont pas, ni de droit, ni de fait, le pouvoir de confesser leurs paroissiens partout où ils les rencontrent.Le parti le plus sûr à prendre serait que M» Plessis, \" par manière d'explications du 1*' article du mandement du 28 octobre 1793, accordât à tous les prêtres faisant les fonctions curiales dans toute paroisse ou mission du diocèse, le pouvoir de confesser, hors les limites qui leur sont fixées, leurs paroissiens, pourvu qu'il ne fussent pas absents depuis plus de six mois; et autant que possible avec l'agrément de celui qui est à la tête de la paroisse où ils les confesseraient.\" (Cartable: Étlques de Québec, IV-10.) ARCHIVES DE QUÉBEC 237 1809 M*7 B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis, à Varennes (Québec 25 mai 1809).H lui annonce le décès de M.Lahaille, supérieur du Séminaire, arrivé le 24 de mai à 9 heures du matin.Il a chanté le service.Il faut de toute nécessité nommer quelqu'un pour faire les fonctions de grand vicaire, du moins par interim.P.S.M.Robert est nommé supérieur jusqu'à la nouvelle élection.(Cartable: Évêques de Québec, IV-11.) M«r B.-C.Panet à M** J.-O.Plessis, à Montréal (Québec, 5 juin 1809).Il avertira les curés de son district de ne point se mêler d'élections.M.(P.-Joseph) Malavergne et M.(Joseph-Michel) Paquet, curé de Saint-Pierre, ont été frappés d'apoplexie.Un monsieur des lies de la Madeleine lui a parlé d'un monsieur Allen (J.-B.Allain) prêtre vieux et infirme.\" Je pense partir aujourd'hui après avoir été au lever avec nos messieurs chez le gouverneur, à l'occasion de la naissance du roi.\" (Cartable: Étégues de Québec, IV-12.) M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 24 novembre 1809).Il approuve le tarif proposé par Mtr Plessis.Il y aurait quelque chose à changer, cependant, à propos des cierges.Son couvent est complètement installé.\" Les Sœurs ont actuellement 42 pensionnaires et 3 demi-pensionnaires.\" (Cartable: Évêques de Québec, IV-13.) 1810 M«r B.-C.Panet à M** J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 11 janvier 1810).Les habitants de L'Islet se plaignent de ce que leur curé s'est emparé d'un terrain qui leur appartient et l'a fait clore.Il est allé à L'Islet pour se rendre compte de la chose.D'après les titres que le curé a en sa possession, il semblerait être dans son droit.Il l'a cependant exhorté à enlever la clôture qu'il a fait faire.Ce n'est pas facile de le faire changer de sentiment.Il est très satisfait du secrétaire que M\" Plessis lui a envoyé.(Cartable: Évêques de Québec, IV-14.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 21 mars 1810).Les gens de la Rivière-du-Loup ont préparé le bois pour construire une chapelle de 75 pieds sur 30.Ils lui ont demandé d'aller leur marquer l'endroit où ils doivent la construire sur la même terre déjà désignée par M\" Plessis.Il ira quand il saura le programme de la visite pastorale.M.(Jean-Baptiste) Griault est malade.Il a donné les ordres mineurs à M.Olivier Bruneau, son secrétaire.Il y a 45 pensionnaires au couvent.(Cartable: Évêques de Québec, IV-15.) M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (L'Islet, 6 juillet 1810).II a reçu sa lettre du 13 mai.Il a annoncé par un mandement l'itinéraire de la visite.Il a commencé au Cap-Saint-Ignace, le 1™ juillet.M.(Jean-Marie) Verreau l'alné, l'accompagne.Il craint fort de ne pouvoir faire tout l'ouvrage qui se présentera.Les paroisses sont grandes et presque tous les curés sont infirmes et incapables de suffire.Il ira jusqu'à Rimouski.Il est allé à la Rivière-du-Loup et a fait l'acquisition d'un terrain de six arpents en superficie.On a aussitôt commencé à construire la chapelle.Les habitants travaillent avec zèle, de même à Cacouna.(Cartable: Êtégues de Québec, IV-17.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 6 août J810).Il arrive de Rimouski passablement fatigué mais en bonne santé.Il a rencontré beaucoup de ferveur chez les fidèles.Il est affligé de la mauvaise conduite de quelques 238 ARCHIVES DE QUÉBEC prêtres.MM.(Pierre-Nicolas) Leduc et Hot se livrent trop à la médecine; le curé de L'Islet ne veut pas enlever sa cloture; M.Pinet, à Kamouraska, est encore en difficultés avec ses paroissiens.Certaines ordonnances de M» Plessis sont restées lettre morte jusqu'à ce jour.A Saint-Roch-des-Aulnaies, on fait payer aux héritiers Soulard les rentes seigneuriales du terrain donné pour l'église par leur aïeule la veuve Soulard, en 1724.A Rimouski on exigeait de grands frais pour l'entretien des fossés et des clôtures, sur la terre de l'église donnée par le seigneur Drapeau.U a jugé à propos que le missionnaire ne jouisse que de 2 arpents de profondeur sur quatre arpents de front.Les marguilliers affermeront les quarante arpents de profondeur qui restent à la fabrique.A Saint-Jean-Port-Joli on a pris au coffre-fort de la fabrique une .somme de 24 louis pour acheter un millier de planches qui doivent servir pour allonger l'église.A Saint-André-de-Kamouraska les syndics doivent encore une somme d'argent aux marguilliers.Us attendent l'issue du procès maintenant en cour pour régler cette affaire.On doit lever ces jours-ci la charpente de cette église.(Cartable: Évêques de Québec, IV-18.) M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 26 septembre 1810).Il croit qu'il vaut mieux envoyer dans les communautés les prêtres auxquels on a quelque chose à reprocher.C'est le meilleur endroit pour les corriger.P.S.Il a donné le sous-diaconat à M.Olivier Bruneau.(Cartable: Évêques de Québec, IV-19.) M\"\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 7 novembre 1810).Explications à propos de la conduite d'un curé.Il a reçu le mandement demandant des prières pour le pape.(Cartable: Évêques de Québec, IV-20.) ' 1811 M«* B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 2 janvier 1811).Souhaits de bonne année.Il applaudit fort au mandement qui fixe à un même jour la célébration des fêtes patronales.Il déplore beaucoup la mort de M.(J.-B.-N.) Poujet.Son neveu et vicaire, M.(Jacques) Lebourdais, souffre d'un mauvais rhume.(Cartable: Évêques de Québec, IV-22.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Pleosis (Rivière-Ouelle, 19 février 1811).M.Lebourdais est rétabli.Il a appris que M\" Plessis n'était pas en parfaite santé.Il s'offre à faire la visite à sa place.Il est toujours prêt à aller où M» Plessis voudra l'envoyer.Il a décidé de donner le diaconat à M.Bruneau.(Cartable: Étlques de Québec, IV-23.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 20 mars 1811).Rien de nouveau à lui apprendre.Demande de dispense pour un cas de parenté.(Cartable: Étlques de Québec, IV-24.) M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 25 mars 1811).Il désire savoir à quelle date il devra commencer là' visite de la côte Nord.(Cartable: Évêques de Québec, IV-25.) M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 13 mai 1811).Il a reçu sa lettre du 23 avril.M.(F.-Gabriel) Le Courtois est parti pour sa mission II commencera la visite à la Malbaie le surlendemain de la Fête-Dieu, le 15 de juin.Les mandements pour cette visite sont partis.M.(Théodore) Létang est sérieusement malade.U priera pour que M\" Plessis fasse un heureux voyage.(Cartable: Étlques de Québec, IV-26.) M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 24 mai 1811).M.Bruneau a probablement oublié d'inclure Saint-Ambroise dans l'itinéraire de la visite. ARCHIVES DE QUÉBEC 239 Il lui envoie une nouvelle copie.Il a déjà dit aux messieurs du Séminaire que M** Plessis ne refusera jamais d'agréger au Séminaire les prêtres qui pourront rendre service à cette maison.(Cartable: Évêques de Québec, IV-27.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 17 septembre 1811).Plaintes contre le curé de la Baie-Saint-Paul.(Cartable: Évêques de Québec, IV-28.) M«* B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 3 novembre 1811).Il a appris qu'un fou, nommé Laurent Vocelle, avait voulu tuer M«r Plessis; heureusement que le coup a été manqué.Il a autorisé M.Hot à réhabiliter les mariages contractés devant témoins à Matane; il lui a permis aussi de recevoir la dime des patates dans les paroisses de L'Ile-Verte, des Trois-Pistoles et de Cacouna.Il l'a autorisé à réparer les presbytères de ces paroisses après une visite des experts.Il a appris avec plaisir que l'abbé (Pierre-Flavien) Turgeon s'était affilié aux messieurs du Séminaire.(Cartable: Évêques de Québec, IV-29.) M\" B.-C.Panet à M** J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 24 décembre 1811).La lettre que M** Plessis lui a envoyée et qu'il lui retourne contient des choses alarmantes.Le presbytère de Rimouski n'est pas dans un aussi mauvais état qu'on le dit.Il remercie M** Plessis de l'avoir excusé auprès du nouveau gouverneur.Il le prie de remettre à ce dernier la lettre incluse.Avant de partir pour la visite au printemps il ordonnera M.Bruneau, qui le remplacera pendant son absence.Il espère que M** Plessis lui enverra un nouveau secrétaire.Au sujet de Louis Robitaille de Québec qui demande à épouser sa cousine germaine, il prie M\" Plessis de ne pas se montrer trop sévère.(Cartable: Évêques de Québec, IV-31.) M*» B.-C.Panet à M«* J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 25 février 1812).Il exécutera ses ordres pour ce qui regarde l'abjuration et réhabilitation du mariage de Charles Hambleton et d'Angélique Rolet.Il ira rencontrer M.Maguire au Cap-Saint-Ignace pour l'affaire que lui a recommandée M\" Plessis.Il ordonnera prêtre M.Bruneau le samedi d'avant le dimanche de la Passion.(Cartable: Évêques de Québec, IV-56.) M** B.-C.Panet.Mandement pour la visite pastorale de 1812 (Rivière-Ouelle, 8 avril 1812).Publié dans Mandements, etc., etc., des évêques de Québec, v.III, p.73.M\" B.-C.Panet à M» J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 11 avril 1812).Il a appris que M.Leduc avait quitté le Cap-Saint-Ignace et qu'un nouveau curé y sera envoyé.Il envoie les mandements pour la visite.Il partira de Québec le lendemain de la Pentecôte; il ira rendre visite au gouverneur avant de partir.(Cartable: Évêques de Québec, IV-32.) M\" B.-C.Panet.Mandement pour la visite pastorale (Québec, 3 mai 1812).Publié dans Mandements, etc., etc., des évêques de Québec, v.III, p.77.M» B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 18 septembre 1812).Il a reçu la lettre de M\" Plessis écrite du Cap-Saint-Ignace.Il ne peut rien faire dans les circonstances.M.(Antoine) Manseau est parti pour se faire soigner à Québec, avant sa rentrée au Séminaire.Le secrétaire que M\" Plessis destine à M\" Panet pourra profiter du retour de la voiture.(Cartable: Épiques de Québec, IV-33.) M«* B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 25 octobre 1812).M.Théodore Létang pourra difficilement aller à Cacouna en l'absence de M.Hot.H est incapable de faire de longues courses en voiture.Dans ce cas M.Hot pour- 240 ARCHIVES DE QUÉBEC rait rester moins longtemps à Rimouski.Il est satisfait de M.Marcoux, son secrétaire.(Cartable: Évêques de Québec, IV-35.) M» B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 23 novembre 1812).M.Létang acceptera un vicaire, mais à condition que M.Hot paie la nourriture de celui-ci.Que doit faire M.Létang à propos des publications de bans dans les missions de M.Hot?(Cartable: Évêques de Québec, IV-36.) M»r B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 27 décembre 1812).Il a ordonné M.François-Xavier Marcoux le 18 novembre.Dans la lettre qu'il envoie à M\" Plessis, il y a 300' que M.Griault est chargé de distribuer aux pauvres de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.C'est un legs que leur a laissé leur ancien curé, M.(Antoine) Foucher.Les habitants des paroisses d'en-bas demandent un prêtre pour résider parmi eux.Le curé de L'Islet est malade.(Cartable: Évêques de Québec, IV-37.) 1813 M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 5 mars 1813).M.Griault, le curé de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, est tombé évanoui en commençant sa messe, dimanche.II ne peut plus remplir le ministère; il lui faut un vicaire.M.(René-Olivier) Bruneau a été à Madawaska, pour aider M.(Louis) Raby, malade.(Cartable: Évêques de Québec, IV-38.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 20 mars 1813).Il a installé M.(Jean-Olivier) Chèvrefils, comme vicaire de M.Griault.Il a averti M.Pinet qu'il devait se débarrasser de ses parents qui lui causent beaucoup d'ennuis dans sa paroisse.Une fille de Jean Isabel, de Saint-Roch, veut se remarier.Son premier mari, François Ouellet, d'après le témoignage de Jean-Plessis Ouellet, se serait noyé dans le Mississipi, il y a sept ou huit ans.Il se demande si ce seul témoignage est suffisant pour autoriser la dame en question à se remarier.(Cartable: Évêques de Québec, IV-39.) M\" B.-C.Panet à M«* J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 17 mai 1813).Il croit, comme lui, qu'il faudrait réformer le petit catéchisme de la Province.II n'est pas d'avis, cependant, que l'on se serve pour cela de la traduction d'un catéchisme anglais.Les gens murmureraient en voyant qu'on leur impose un nouveau catéchisme.Il gémit de l'embarras que causent à M\" Plessis la maladie et la mort de plusieurs prêtres.M.Griault est toujours dans une grande faiblesse.(Cartable: Évêques de Québec, IV-40.) M«* B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 4 juillet 1813).Il croit que la prière qu'un ordre en conseil ordonne de réciter pour le Prince régent a été préparée pour les fidèles de l'église anglicane; on ne pourrait, en effet, la réciter telle quelle dans les églises catholiques.M\" Plessis pourrait, dans un mandement, indiquer une formule qui remplirait le même objet.(Cartable: Évêques de Québec, IV-43.) M» B.-C.Panet à M«* J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 16 août 1813).Il lui envoie sur la feuille incluse les changements qu'il croit nécessaires de faire dans une nouvelle édition du petit catéchisme.Il y a ajouté une instruction sur la confirmation.(Cartable: Évêques de Québec, IV-44.) M\" B.-C.Panet à M*> J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 20 août 1813).M.Létang lui a manifesté l'intention d'aller à Montréal pour quelques semaines.Il lui a donné à entendre, également, qu'il aurait l'intention de se retirer du ministère ARCHIVES DE QUÉBEC 241 pour une année ou deux.Il croit qu'il ne parlait pas sérieusement.Il invite M\" Plessis à descendre à la Rivière-Ouelle.(Cartable: Évêques de Québec, IV-46.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 16 septembre 1813).M.Guillon a accepté de rester chez M\" Panet en qualité de secrétaire.II a une santé bien délabrée.M.Hot ne s'est pas déterminé sur le choix d'une nouvelle desserte.M.Létang attend l'arrivée de son remplaçant pour aller à Montréal.(Cartable: Évêques de Québec, IV-47.) M\" B.-C.Panet à M\" J.-O.Plessis (Rivière-Ouelle, 4 octobre 1813).Il a reçu des plaintes contre le curé de la Baie-Saint-Paul et l'a averti dans le temps.M.Noël dessert Saint-Jean-Port-Joli, en attendant l'arrivée de M.Pierre-Antoine Tabeau.M.Griault est mieux.M.Bruneau est à Saint-André pour remplacer M.Létang.(Cartable: Évêques de Québec, IV-48.) M\" B.-C.Panet à M B.-C.Panet à M.(Norbert) Blanchet, à Québec (Québec, 3 octobre 1827).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Joseph-de-Soulanges, vulgairement, les Cèdres.(Registre des lettres, v.13, p.236.) M«* B.-C.Panet à M.(Jacques) Varin, curé à Kamouraska (Québec, 4 octobre 1827).Il ne peut lui permettre de prendre 25 louis sur les revenus de la fabrique pour le soutien d'un maître d'école à Kamouraska, avant que, suivant l'Acte Geo.IV, chap.31, sect.6, l'on ait bâti une maison pour l'école sur un terrain d'au moins un arpent en superficie.De même, il ne peut acquiescer à sa demande relativement aux réparations à faire à l'église; elles doivent être faites aux frais des paroissiens.(Registre des lettres, v.13, p.238.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse, à Montréal (Québec, 4 octobre 1827).M.(Hyacinthe) Hudon n'acceptant pas Saint-Michel, M.(Agapit) Rocher ira probablement à Saint-Hugues; M.(Flavien) Durocher restera aux Trots-Rivières.Il faut un curé à Saint-Urbain et M.Picard (Destroismaisons) est bien l'homme qui convient à cette mission.M.(Louis) Poulin ira comme vicaire à la Baie-Saint-Paul et M.(Pierre-Damase) Ricard restera vicaire à Saint-Hyacinthe; M.(Antoine) Belcourt laissera Verchères pour aller au secours de M.Chèvrefils à Saint-Constant.Le jeune (Pascal) Pouliot est rendu à Saint-Hyacinthe.(Registre des lettres, v.13, p.238.) M\" B.-C.Panet à M.Simon Lawlor, missionnaire à Broad Cove au cap Mabou, lie du Cap-Breton (Québec, 5 octobre 1827).Il a appris que le père Vincent faisait lui-même les missions des sauvages et qu'il recevait pour cela les cinquante louis d'allocation.Dans ce cas il ne peut les enlever au pere Vincent pour les lui donner.(Registre des lettres, v.13, p.239.) M\" B.-C.Panet à M.Laurent Kavanagh, écuyer, M.P.à Saint-Pierre, lie du Cap-Breton (Québec, 5 octobre 1827).Ce serait bien son désir d'envoyer un prêtre pour s'occuper des Indiens du Bras-d'Or, mais il a appris que, depuis son retour d'Europe, le père Vincent avait recommencé à les desservir; en cas que la nouvelle serait fausse, il a demandé à M.(Simon) Lawlor d'aller les visiter pour cette année.M\" Panet espère qu'il pourra bientôt donner un assistant à M.Pot-vin, lequel assistant aura la charge des Indiens.(Registre des lettres, v.13, p.240.) M\" B.-C.Panet à M.(Benjamin) Keller, curé à Sainte-Elisabeth (Québec, 6 octobre 1827).Il a reçu tous ses affidavits qui paraissent l'exonérer, mais il n'en reste pas moins vrai qu'il a dit en chaire qu'il fallait nommer les mêmes représentants et qu'il a paru en public dans un état peu convenable à son caractère de prêtre.C'est pourquoi il le prie de lui envoyer au plus tôt sa démission comme curé.(Registre des lettres, v.13, p.241.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse, à Montréal (Québec, 8 octobre 1827).Il est flatté de la bonne volonté des habitants de L avaltrie qui ont si bien réparé leur presbytère.Il leur donnera pour curé M.(Edouard) Labelle, aussitôt qu'il sera de retour de sa mission.M.(François-Xavier) Pigeon a reconnu ses torts envers M\" de Telmesse et a promis de les réparer.\"Je ne m'écarterai pasde la règle que je me suis prescrite qui est de ne pas offrir une nouvelle place à celui qui a refusé d'accepter' celle que je croyais devoir lui offrir et, s'il m'en demandait une autre, il me faudrait de fortes raisons pour le lui accorder.\" Il a décidé de nommer M.(Amable) Brais à la cure de Saint-Hugues.Il sera remplacé à Sorel par M.(Louis-Ferdinand) Belleau.M.(Narcisse) Trudel ira en qualité de vicaire à la ARCHIVES DE QUÉBEC 361 Rivière-Ouelle.MM.Durocher et Rocher resteront à leur poste jusqu'à nouvel ordre.Il écrit à M.(William) Dollard pour le faire revenir.(Registre des lettres, v.13, p.242.) M\" B.-C.Panet à M.(Amable) Brais, vicaire à Sorel (Québec, 9 octobre 1827).Il le charge de la desserte de la nouvelle paroisse de Saint-Hugues, dans la seigneurie de M.de Martigny.Il devra s'occuper immédiatement de faire ériger canoniquement cette paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.243.) M» B.-C.Panet à M.(Antoine) Gosselin à Québec (Québec, 10 octobre 1827).Il le nomme curé de la paroisse de Saint-Michel-de-la-Durantaye, comté de Hertford.(Registre des lettres, v.13, p.244.) Me B.-C.Panet à M.(William) Dollard, missionnaire à Miramichi (Québec, 10 octobre 1827).M»1 de Telmesse désirant avoir'M.Dollard avec lui à Montréal, M\" Panet lui demande s'il consentirait à laisser son poste de Miramichi pour venir à Montréal.S'il se décide à revenir, il faudra que ce soit au printemps prochain.(Registre des lettres, v.13, p.244.) M\" B.-C.Panet à M.(Jean-Olivier) Bruneau, curé à Verchères (Québec, 11 octobre 1827).M.le grand vicaire Déguise a déterminé les dimensions du nouveau presbytère de Contrecoeur.' Dès que les habitants en auront commencé la construction, il leur donnera un curé et M.Bruneau sera déchargé de la desserte de cette paroisse.On lui enverra un plan du presbytère.(Registre des lettres, v.13, p.245.) M«r B.-C.Panet à M.(Pierre) Viau, curé à la Rivière-Ouelle (Québec, 11 octobre 1827).La présente lui sera remise par M.(Narcisse) Trudel, son nouveau vicaire.M.Viau ira aussitôt que possible visiter les dix arpents de terre donnés par les seigneurs de Kamouraska (Saint-Pascal).Il fera borner ce terrain et marquera le site d'un presbytère qui servira en même temps de chapelle, en attendant que l'on puisse bâtir une église.(Registre des lettres, v.13, p.246.) M» B.-C.Panet à M.John Carroll, prêtre à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick (Québec, 11 octobre 1827).Il le reçoit avec plaisir dans le diocèse, à condition, cependant, qu'il ne soit pas obligé de donner un prêtre à M\"1 Fraser pour le remplacer à Halifax.M.Carroll sera assistant de M.(Patrick) McMahon à Saint-Jean.Il aura tous les pouvoirs dont jouit M.McMahon.(Registre des lettres, v.13, p.246.) M** B.-C.Panet.Règlement fait à l'occasion de la construction de la chapelle de Sainte-Anne à Sainte-Marie-de-Beauce, avec mandement de M«r Olivier Briand sur le même sujet (Québec, 13 octobre 1827).(Registre K, f.50 v.) M» B.-C.Panet à M.(Louis) Lelièvre, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 15 octobre 1827).Afin de lui permettre de se rétablir, il lui envoie M.Louis Pou-lin, comme vicaire.(Registre des lettres, v.13, p.247.) M.Charles-François Painchaud, curé de Sainte-A nne-de-la-Pocatière, à Son Excellence le comte Dalhousie (Sainte-Anne le 16 octobre 1827) (copie).Les capitaines de milice Deslauriers, Hudon et Ouellet, n'ont pas reçu d'ordre pour l'exercice de leur compagnie; craignant que le fait ne soit mal noté, ils ont prié leur curé d'en avertir Son Excellence et de lui faire savoir qu'ils sont prêts à exécuter les ordres de leurs supérieurs.(Cartable: Gouvernement, 11-38.) M«* B.-C.Panet à M.(François-Louis Lefebvre) de Bellefeuille, missionnaire à Caraquet (Québec, 17 octobre 1827).À propos de la vente des bancs dans son église.\" Il faut remarquer 1° qu'une veuve peut garder le banc de son défunt 362 ARCHIVES DE QUÉBEC mari, tant qu'elle ne convole pas à de nouvelles noces; 2° qu'à cette époque ou à sa mort, les enfans de son défunt mari ont droit de retrait sur le banc de leur père et qu'ils doivent le retraire au bout de 24 heures.\" Les missions où l'on négligera de construire des chapelles seront privées de la visite du missionnaire.(Registre des lettres, v.13, p.248.) M» B.-C.Panet à M.(Edouard) Labelle, prêtre, à Québec (Québec, 18 octobre 1827).Il le nomme curé de la paroisse de Sainte-Elisabeth, comté de Warwick.(Registre des lettres, v.13, p.251.) M\" B.-C.Panet à M.(Benjamin) Keller, à Sainte-Elisabeth (Québec, 18 octobre 1827).Il a accepté la démission de M.Keller comme curé de Sainte-Elisabeth et a nommé pour le remplacer M.Edouard Labelle.Ce dernier s'est engagé à donner à M.Keller le tiers des dunes de cette desserte.(Registre des lettres, v.13, p.251.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 18 octobre 1827).Il a nommé M.(Edouard) Labelle curé à Sainte-Elisabeth, cure vacante par suite de la démission de M.(Benjamin) Keller.Il donnera un curé aux habitants de Lavaltrie.\"J'ai eu aujourd'hui une audience particulière avec le gouverneur.Je lui ai exposé les raisons qui devaient empêcher le clergé de se mêler des élections.Il doit me donner par écrit ceux du clergé qui l'auraient fait et, alors, je répondrai aux accusations qu'on ferait contre eux et lui en demanderai des preuves certaines.Il ne m'a pas paru aussi prévenu comme on le disait contre le clergé en général et n'en fera pas de plaintes aux ministres.M.Keller ne laisse pas sa cure par son ordre, mais parce qu'il a bien voulu le faire sur mes représentations.\" Quand M.(Georges-Antoine) Belcourt sortira de Verchères, il verra où le placer.(Registre des lettres, v.13, p.252.) Requête des habitants de la paroisse de Contrecœur, demandant la permission de construire un presbytère.Liste des noms des signataires.Certificat de A.-C.Duplessis.N.P.(Contrecœur,-8 septembre 1827).\u2014Commission donnée par M\" B.-C.Panet à M.Joseph-François Déguise, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 20 septembre 1827).\u2014Procès-verbal de M.Déguise, en conséquence de la commission ci-dessus (Contrecœur, 8 octobre 1827).\u2014M1* B.-C.Panet.Permission de construire un nouveau presbytère (Québec, 18 octobre 1827).(Registre des requêtes, v.Ill C, f.175 r.) M\" B.-C.Panet.Acte du diaconat de M.Charles Dion (dans la cathédrale de Québec le 21 octobre 1827) (Québec, 21 octobre 1827).(Registre K, f.50 r.) M* B.-C.Panet à M.Jean-François Gagnon, curé à Saint-Pierre-les-Bec-quets (Québec, 22 octobre 1827).Il le charge de la desserte de la paroisse de Saint-Antoine-de-Lavaltrie, comté de Warwick.M.Gagnon informera M'r de Telmesse de son arrivée dans son district.(Registre des lettres, v.13, p.255.) M\" B.-C.Panet à M.(Thomas) Pépin, prêtre, à Québec (Québec, 22 octobre 1827).Il le charge de la desserte des deux paroisses de Saint-Pierre-les-Becquets et de Saint-Jean-Deschaillons.M.Pépin aura sa résidence au presbytère de Saint-Pierre-les-Becquets.(Registre des lettres, v.13, p.256.) M«r B.-C.Panet à M.(François-Louis Lefebvre) de Bellefeuille, missionnaire à Caraquet (Québec, 24 octobre 1827).Il fera à son église les réparations jugées nécessaires par les marguilliers et pas plus.On se plaint de ce que M.de Bellefeuille est trop entreprenant et de ce qu'il exige trop de ses paroissiens.Il devra se surveiller.(Registre des lettres, v.13, p.256.) ARCHIVES DE QUÉBEC 363 M** B.-C.Panet à M.(Louis) Lelièvre, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 24 octobre 1827).Les habitants demeurant près du cap Martin lui ont demandé par requête de ne pas faire partie de Saint-Urbain.Il ne peut admettre leur demande et M.Lelièvre devra les avertir qu'ils doivent aller accomplir leurs devoirs de religion à l'église de Saint-Urbain et qu'ils n'appartiennent plus à la paroisse de la Baie-Saint-Paul.(Registre des lettres, v.13, p.259.) M\" B.-C.Panet à M.(Pierre) Bourget, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 26 octobre 1827).Il accorde à M.Bourget la permission d'exposer le saint sacrement dans les trois jours qui précèdent le mercredi des Cendres (en marge: la même permission a été accordée à M.(Toussaint) Papineau, pour la paroisse de Saint-Fran- ' çois-de-Beauce).(Registre des lettres, v.13, p.259.) M**' B.-C.Panet à M.(Louis) Lelièvre, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 27 octobre 1827).Les habitants de Saint-Fransois-Xavler-de-la-Petite-Rivière demandent un prêtre résidant au milieu d'eux.Vu la pénurie de prêtres qui existe dans le diocèse, il ne peut se rendre à leur demande.M.Lelièvre leur fera savoir cette réponse de l'êvêque.(Registre des lettres, v.13, p.260.) M*7 B.-C.Panet à M.(Joseph-Êtienne) Cécile, curé de Saint-Pierre-Rivière-du-Sud (Québec, 27 octobre 1827).Il répond à ses cas de conscience.Quant à sa maison d'école, elle ne doit pas être bâtie aux frais de la fabrique mais au moyen de contributions volontaires des paroissiens.\" Quand elle sera bâtie, les marguilliers, en conséquence d'une délibération prise en assemblée, pourront présenter une requête à l'êvêque pour obtenir de lui telle partie des revenus de la Fabrique quels qu'ils soient pour salarier le maître d'école et l'entretien de la maison.\" Le colonel Fraser ne peut garder l'argent de la succession de M.Pichart; ce prêtre étant mort sans avoir obtenu des lettres de naturalisation, ne pouvait tester même en faveur de ses héritiers: le gouvernement pouvait garder cet argent à son profit.(Registre des lettres, v.13, p.260.) M\" B.-C.Panet.Acte de la prêtrise de M.Charles Dion (dans la cathédrale de Québec le 28 octobre 1827) (Québec, 28 octobre 1827).(Registre K, f.51 r.) M\" B.-C.Panet à M.(Jean-Olivier) Chèvrefils, curé à Saint-Constant (Québec, 29 octobre 1827).Il doit détourner ses paroissiens de l'intention qu'ils ont de mettre l'école qu'ils ont établie sous la régie d'une corporation protestante.'Un comité catholique de l'Institution Royale doit être fondé dans le but de prendre le contrôle des écoles catholiques.Rien ne l'empêche, en attendant, d'ériger une école élémentaire sous l'autorité de l'acte provincial Geo.IV, chap.31.(Registre des lettres, v.13, p.262.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph-Alexandre) Boisvert, missionnaire à Paspébiac (Québec, 29 octobre 1827).Les habitants de Paspébiac et de Bonaventure se plaignent de ce que M.Boisvert sera obligé de s'absenter souvent pour aller faire la mission de Percée M«* Panet comprend que cela leur est fort désavantageux, mais il ne peut laisser un prêtre mourir de faim à Percé.Dès que les habitants de Percé auront vu à faire vivre un curé parmi eux, il leur en donnera un et M.Boisvert ne sera plus tenu d'aller en cet endroit.Il faudra aussi que les habitants de Percé réparent la chapelle et le presbytère.(Registre des lettres, v.13, p.263.) M«* B.-C.Panet à M.(François-Joseph) Déguise, curé à Varennes et vicaire général (Québec, 29 octobre 1827).Il permet dans l'église de Sainte-Anne-de- , Varennes l'établissement de la neuvaine en l'honneur de saint François-Xavier, laquelle devra se faire du premier samedi jusqu'au deuxième dimanche du carême.(Registre des lettres, v.13, p.264.) 364 ARCHIVES DE QUÉBEC MBr B.-C.Panet à M.(Michel) Ringuet, curé à Rimouski (Québec, 29 octobre 1827).Comme il n'est pas facile à M.Ringuet de recourir au supérieur quand il fait les missions de Saint-Jérôme-de-Matane, de Saint-Norbert-du-Cap-Chat et de Sainte-Anne, il lui accorde le pouvoir de dispenser de la publication des bans et des degrés de parenté ou d'affinité au 4*m* degré et du 4\"M au degré.(Registre des lettres, v.13, p.265.) Requête des habitants d'une partie de la seigneurie de Gaudarville, de toute la seigneurie de Saint-Gabriel et d'une partie du fief Saint-Ignace, demandant que le territoire indiqué soit érigé en nouvelle paroisse.Liste des noms des signataires.Certificat de Dominique Le Francois, N.P.(Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, 24 novembre 1824).(Registre des recuites, V.II, f.174 r.)\u2014Requête des habitants de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, demandant que leur paroisse soit érigée canoniquement.Liste des noms des signataires.\u2014Certificat de Dom.Le Francois, N.P.(Saint-Ambroise, 24 juin 1827).\u2014Commission donnée par M\" B.-C.Panet à M.Antoine Bédard, curé de Charlesbourg, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 7 août 1827).\u2014Procès-verbal de M.Bédard en conséquence de la commission ci-dessus (Saint-Ambroise, 19 août 1827).\u2014M\" B.-C.Panet Décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Ambroise (18 septembre 1827).(Registre des requites, V.Ill Cf.169 r.) M» B.-C.Panet à M.(Thomas) Cooke, curé à Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette (Québec, 31 octobre 1827).Il lui envoie le décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Ambroise.M.Cooke s'occupera immédiatement delà faire ériger civilement.(Registre des lettres, v.13, p.266.) M\" B.-C.Panet à M.(Antoine) Villade, curé à Sainte-Marie-de-Beauce (Québec, 31 octobre 1827).Il lui envoie par l'honorable juge Taschereau les papiers concernant la construction de la nouvelle chapelle de Sainte-Anne.Il n'a rien changé dans les conditions que M«r Briand avait mises du temps de feu l'honorable Gabriel-Elzéar Taschereau.(Registre des lettres, v.13, p.267.) M«r B.-C.Panet à M.(Charles-Joseph) Asselin, curé à l'Ile-aux-Coudres (Québec, 31 octobre 1827).En vertu d'un induit du 23 janvier 1820, il accorde à perpétuité l'exposition du saint sacrement le premier mardi de juillet et les jours suivants dans l'église paroissiale de Saint-Louis-de-1'Ile-aux-Coudres.(Registre des lettres, v.13, p.267.) M\" B.-C.Panet à Son Excellence lord Dalhousie, gouverneur en chef, au chflteau Saint-Louis à Québec (Québec, 3 novembre 1827).Il convient avec lui que le clergé ne doit pas se mêler de politique.D'après le rapport de l'enquête qu'il a fait faire, il n'y a dans tout le clergé que M.(Benjamin) Keller qui a manqué sur ce point.Il lui a enlevé sa paroisse et l'a donnée à M.(Edouard) Labelle.\" Vous pouvez être assuré, Mylord, que je me ferai un devoir de suivre les traces de mes prédécesseurs et de seconder de tous mes efforts les vues du Gouvernement de S.M.qui me seront manifestées par son Représentant pour lequel j'ai, en particulier, le plus grand respect.\" (Registre des lettres, v.13, p.267.) M«* B.-C.Panet à M.(Edouard) Labelle, curé-à Sainte-Elisabeth (Québec, 3 novembre 1827).M.Labelle remettra à qui de droit la requête incluse.Il lui faut s'occuper au plus tôt de faire ériger canoniquement sa paroisse.(Registre des requîtes, v.13, p.269.) ¦» M\" B.-C.Panet à M.(François-Raphaël) Paquet, curé à Saint-Gervais (Québec, 7 novembre 1827).Il faut de toute nécessité fonder une nouvelle paroisse dans la seigneurie de Lauzon.Les bornes seront au nord-est, le fief Beauchamp.Il est ARCHIVES DE QUÉBEC 365 vrai que des habitants qui seront à %.de lieu de l'église de Saint-Gervais aimeraient mieux y rester annexés, mais cela souffre des inconvénients au civil.Il espère donc que M.Paquet ne cherchera pas à retenir ces habitants qui feront partie de la nouvelle paroisse, dont le décret d'érection sortira bientôt.(Registre des lettres, v.13, p.269.) M«* B.-C.Panet à M.(Pierre) Béland, curé à L'Ile-Verte (Québec, 7 novembre 1827).Il pourra prendre pour son usage cette partie de la terre de la fabrique qui va depuis le chemin du roi jusqu'au fleuve.Il tâchera de louer la partie au sud dû chemin.Sa paroisse n'étant pas érigée canoniquement, il ne peut poursuivre en justice ceux qui refusent de payer la rente de leurs bancs, ou qui ne veulent pas contribuer à la construction du presbytère.(Registre des lettres, v.13, p.270.) M*1 B.-C.Panet.Circulaire à MM.les curés de Nicolet, de Saint-Grégoire, de la Baie-du-Febvre, des Trois-Rivières, de la Pointe-du-Lac et de Yamachiche (Québec, 9 novembre 1827).Il les prie de vouloir bien demander à leurs paroissiens d'organiser, dans le cours de l'hiver, des corvées pour transporter sur le terrain du séminaire de Nicolet la pierre et les autres matériaux tirés des paroisses ci-dessus nommées, afin de pouvoir continuer, dès le printemps à venir, les travaux de construction de ce même séminaire.(Registre K, f.52 r.) Requête des habitants des Trois-Pistoles, demandant que leur paroisse soit érigée canoniquement.Liste des noms des signataires.Certificat de Joseph Ouellet, N.P.(Trois-Pistoles, 12 février 1825).(Registre des requites, v.Ill C, f.28 r.)\u2014 Commission donnée par M«* J.-O.Plessis à M.Thomas (Pierre-Flavien) Leclerc, curé de Saint-André-de-Kamouraska, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 10 septembre 1825).(Registre des requites, v.Ill C, f.49 v.)\u2014Procès-verbal de M.Leclerc en conséquence de la requête ci-dessus (Trois-Pistoles, 18 octobre 1825).\u2014Acte d'opposition du seigneur Joseph Rioux au procès-verbal ci-dessus (Trois-Pistoles, 18 octobre 1825).\u2014Autre acte d'opposition de la part de quelques habitants de la paroisse des Trois-Pistoles (Trois-Pistoles, 18 octobre 1825).MBr B.-C.Panet.Acte d'érection canonique de la paroisse des Trois-Pistoles (Québec, 9 octobre 1827).(Registre des requites, v.III, f.178 r.) M** B.-C.Panet à M.(Pierre) Bourget, curé des Trois-Pistoles (Québec, 9 novembre 1827).Il lui envoie le décret érigeant canoniquement la paroisse de Notre-Dame-des-Neiges-des-Trois-Pistoles.M.Bourget ira vérifier les allégués d'une requête présentée à M«r Plessis pour faire ériger canoniquement la paroisse de L'Ile-Verte.II s'agit de bien s'assurer si la seigneurie d'Artigny ou de Villeray doit faire partie de'cette nouvelle paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.272.M*' B.-C.Panet à M.(Thomas-Ferruce Picard) Destroismaisons, curé à Saint-Urbain (Québec, 10 novembre 1827).Il a écrit à M.Lelièvre, curé de la Baie-Saint-Paul, que les habitants du cap Martin continueront à mire partie de la paroisse de Saint-Urbain.Les bancs neufs qui seront installés dans son église devront être vendus à la criée.(Registre des lettres, v.13, p.273.) M«r B.-C.Panet à M.Antoine Gagnon, missionnaire à Gédaïque (Québec, 9 novembre 1827).Il déplore avec lui l'incendie qui a consumé la chapelle de Sainte-Thêrèse-de-Chimogoui; en attendant la construction d'une nouvelle chapelle, il pourra célébrer la messe dans une maison privée.Il fera de même au cap Tourmente, si les gens de cette localité ne se décident pas à construire.(Registre des lettres, v.13, p.274.) M\" B.-C.Panet à M.(Célestin) Gauvreau, missionnaire à Memramcook (Québec, 9 novembre 1827).Il est certain que les gens, qui, par mauvaise volonté, 366 ARCHIVES DE QUÉBEC n'ont pas payé la dime des patates à ses prédécesseurs, sont tenus à restitution.M.Desjardins lui fera expédier un calice en argent.M.Gauvreau pourra venir à Québec faire une retraite.Il s'arrangera avec l'êvêque de la Nouvelle-Ecosse pour les pouvoirs dont il peut avoir besoin pour la desserte de Menoudi.(Registre des lettres, v.13, p.275.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph-Etienne) Cécile, curé à Saint-Pierre (Québec, 10 novembre 1827).Il a reçu une requête de quatre habitants qui disent que M.Cécile ne veut plus les admettre à la réception des sacrements, bien qu'ils aient toujours été regardés comme paroissiens de Saint-Pierre.U veut savoir quelles sont les bornes entre Saint-Pierre et Saint-Thomas.(Registre des lettres, v.13, p.276.) M\" B.-C.Panet à M.(Louis) Lelièvre, curé à la Baie-Saint-Paul (Québec, 13 novembre 1827).Il approuve le projet des marguilliers de la Baie-Saint-Paul, de remettre à l'église de Saint-Urbain \" ce qui proviendra de la vente des bancs qui ont appartenu jusqu'à présent aux habitants du dit Saint-Urbain.P.S.On profitera de .l'occasion de la vente de ces bancs qui vont rentrer à l'église pour déterminer qu'à l'avenir le prix de l'adjudication d'un banc en établira la rente annuelle, sans payer aucun prix d'entrée.(Registre des lettres, v.13, p.277.) M«r B.-C.Panet à M.(Jacques-Guillaume) Roque, vicaire général, à Montréal (Québec, 14 novembre 1827)! Il a appris la mort inattendue de M.(Simon) Boussin.Cette mort cause un grand vide dans la communauté de Saint-Sulpice; afin d'aider à le combler autant qu'il est possible, il a permis à M.(Flavien) Durocher de s'agréger, au séminaire de Montréal.M.Roque tiendra compte du sacrifice que s'impose M\" Panet en lui donnant M.Durocher.(Registre des lettres, v.13, p.278.) M\" B.-C.Panet à M.(Flavien) Durocher, vicaire aux Trois-Rivières (Québec, 14 novembre 1827).Il lui permet de s'agréger à la communauté de Saint-Sulpice à Montréal.M.Durocher ne devra pas quitter les Trois-Rivières avant l'arrivée de M.Belcourt qui doit le remplacer.(Registre des lettres, v.13, p.279.) M*7 B.-C.Panet à M.(Louis-Marie) Cadieux, curé aux Trois-Rivières (Québec, 14 novembre 1827).U se voit dans la nécessité de lui enlever M.Durocher à qui il permet de s'agréger au séminaire de Saint-Sulpice à Montréal.Pour ne pas le laisser seul avec ses deux dessertes, il lui envoie comme vicaire M.(Georges-Antoine) Belcourt, maintenant à Verchères.(Registre des lettres, v.13, p.279.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 14 novembre 1827).11 écrira à M.(Antoine) Manseau de se rendre immédiatement à Contrecœur.M.Belcourt se rendra aussitôt aux Trois-Rivières pour remplacer M.Durocher.Il ne croit pas qu'il soit opportun de faire imprimer le mémoire de M\" Plessis en faveur du séminaire de Montréal.On ne doit pas admettre au collège de Chambly les rebuts des séminaires ou ceux qui ont été chassés d'ailleurs pour incapacité ou mauvaise conduite.(Registre des lettres, v.13, p.279.) M\" B.-C.Panet à M.(Antoine) Manseau, prêtre, à Boucherville (Québec, 14 novembre 1827).Puisque les habitants de Contrecoeur sont si bien disposés, il croit que M.Manseau pourrait s'y rendre immédiatement.Il lui envoie sa lettre de nomination.(Registre des lettres, v.13, p.281.) M\" B.-C.Panet à M.(Antoine) Manseau, prêtre, à Boucherville (Québec, 14 novembre 1827).Il le charge de la desserte de la paroisse de Contrecœur.(Registre des lettres, v.13, p.282.) M\" B.-C.Panet à M.(René-Olivier) Bruneau, curé à Verchères (Québec, 14 novembre 1827).M.Bruneau se trouve déchargé de la desserte de la paroisse de Contrecœur, par suite de la nomination de M.Manseau comme curé de cette pa- ARCHIVES DE QUÉBEC 367 roisse.M.Belcourt, vicaire à Verchères, a reçu l'ordre de se rendre immédiatement aux Trois-Rivières.(Registre des lettres, v.13, p.282.) M\" B.-C Panet à M.(Jean-Baptiste) Perras, curé à Saint-Charles-de-la-Rivière-Boyer (Québec, 15 novembre 1827).Il lui enverra bientôt des lettres d'ar-chiprêtre, de sorte que M.Perras aura les pouvoirs qu'il sollicite dans sa lettre.(Registre des lettres, v.13, p.283.) M«r B.-C.Panet.Lettres d'archiprêtre en faveur de M.Jean-Baptiste Perras, curé de la paroisse de Saint-Charles-de-la-Rivière-Boyer, pour les paroisses de Saint-Charles, de Saint-Michel-de-Bellechasse, de Saint-Thomas, de Saint-Pierre et de Saint-Francois-de-Sale8-de-la-Rivière-du-Sud (Québec, 16 novembre 1827).(Registre K, f.52 v.) M\" B.-C.Panet à M.(Louis) Raby, curé à Saint-Antoine-de-Tilly (Québec, 17 novembre 1827).Il peut laisser enterrer dans le cimetière le corps de ce Joseph Bergeron, vu qu'il n'est pas absolument prouvé que ce dernier se soit suicidé.(Registre des lettres, v.13, p.283.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-Joseph) Deschenaux, vicaire général, curé à l'Ancienne-Lorette (Québec, 17 novembre 1827).M.Jean Naud, vicaire à l'An-cienne-Lorette, étant obligé de se rendre à Québec pour suivre un traitement, M\" Panet a prié M.Cooke, curé de la Jeune-Lorette, et M.(Philippe) Angers, curé de Sainte-Foy, d'aider M.Deschenaux à desservir sa grande paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.284.) M\" B.-C.Panet.Acte des ordres mineurs de MM.Louis Naud et Edouard Parent (dans la cathédrale de Québec le 18 novembre 1827) (Québec, 18 novembre 1827).(Registre K, f.52 v.) M\" B.-C, Panet à M.(Thomas) Cooke, curé à Saint-Ambroise (Québec, 18 novembre 1827).Vu que M.Deschenaux, curé de l'Ancienne-Lorette, va se trouver sans vicaire, pendant quelques semaines, il voudra bien l'aider à desservir sa paroisse pendant ce laps de temps (la même lettre a été adressée à M.(Philippe) Angers, curé à Sainte-Foy).(Registre des lettres, v.13, p.284.) M\" B.-C.Panet à M.(Hubert-Joseph) Têtreau, missionnaire à Richibouctou (Québec, 17 novembre 1827).A propos d'une dispense de parenté.Il pourra bâtir une nouvelle église à Kagibougouet.(Registre des lettres, v.13, p.284.) M» B.-C.Panet à M.(François) Lejamtel, curé à Bécancour (Québec, 17 novembre 1827).Le protégé de M.Lejamtel, M.(Charles) Dion, est maintenant vicaire à la cathédrale où il a remplacé M.Thomas Pépin.Si la lettre de M.Lejamtel eût arrivé plus tôt, il lui aurait certainement donné M.Dion comme vicaire.(Registre des lettres, v.13, p.288.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph) Marcoux, missionnaire au Sault-Saint-Louis (Québec, 19 novembre 1827).Il voudrait bien accorder à M.Marcoux un ecclésiastique, afin qu'il puisse lui-même le préparer à le remplacer, mais où le trouver ?(Registre des lettres, v.13, p.286.) M«r B.-C.Panet à M\" (William) Poynter à Londres (Québec, 19 novembre 1827).Il ne s'est passé rien d'extraordinaire dans le diocèse depuis le mois de juillet.\" Tout est dans le même état, quant aux affaires ecclésiastiques.Au civil, ce n'est pas la même chose.Notre Chambre d'assemblée a ses prétentions, le gouverneur, les siennes.Eh ! qui a raison, c'est ce que j'ignore.Comment finiront ces discussions, c'est ce qu'on ne peut deviner.Toujours est-il que le pays souffre de ces divisions.\" La lettre écrite de la main même de M.Horton, que lui a transmise M«r Poynter, l'a tranquillisé sur sa reconnaissance comme évêque catholique de 368 ARCHIVES DE QUÉBEC Québec.Il le prie de s'occuper des lettres patentes sollicitées par lord Dalhousie pour le séminaire de Saint-Hyacinthe.M\" de Telmesse réside toujours dans sa maison à Montréal.M.de la Porte remettra trente louis à M** Poynter pour les frais de M\" Gradwell.(Registre des lettres, v.13, p.286.) M«* B.-C.Panet à M.(Robert) Gradwell à Rome (Québec, 20 novembre 1827).Il y a bientôt neuf mois que M.Gradwell ne lui a pas écrit.H lui envoie pour la remettre à qui de droit la souscription du diocèse de Québec, pour la reconstruction de l'église de Saint-Paul; elle se monte à 8279 francs et 75 centimes.Il regrette de n'avoir à offrir davantage, mais la construction du séminaire de Nicolet exige beaucoup de la part de ses diocésains.Il écrit au cardinal Capellari.Il demande de nouveaux pouvoirs pour dispenser de certains cas de parenté, pour ordonner à titre de mission; à propos du renvoi des fêtes patronales au.dimanche dans l'octave de la Toussaint; des anniversaires qui tombent le jour d'une fête double.MM.Roux et Richards ne sont pas encore de retour.(Registre des lettres, v.13, p.287.) M«' B.-C.Panet à Son Eminence le cardinal Capellari, préfet de la Propagande, à Rome (Québec, 21 novembre 1827) (en latin).Il a reçu les lettres apostoliques établissant M** Signay coadjuteur de Québec et êvêque de Fussala; il l'a consacré le 21 mai dernier.Il a déjà répondu dans sa lettre du 29 janvier dernier à ce que le cardinal Capellari lui demandait dans la lettre du 14 octobre 1826, si M\" Plessis avait accordé aux autres évêques suffragants les honneurs qu'il exigeait pour l'êvêque de Telmesse dans son mandement du 21 février 1821.Il attend maintenant un bref qui déclarera que ces honneurs doivent être rendus à M** de Telmesse.La sacrée congrégation a déjà déclaré qu'il convenait que M\" de Telmesse habitât dans la ville de Montréal, qu'il y eût son église et sa maison.C'est ce que M** Plessis avait aussi ordonné.M\" Panet demande que l'on accorde aux évêques suffragants la permission de subdéléguer les pouvoirs que lui-même peut déléguer, comme on l'avait permis à M\" Plessis, par l'induit du 28 novembre 1824.Ceci surtout est nécessaire pour le district administré par l'êvêque de Julio-polis où les missionnaires sont souvent bien éloignés du centre de la mission.Le fait d'accorder des dispenses pour un certain nombre de cas seulement expose à bien des inconvénients: il demande donc qu'on lui accorde pour dix ans ou neuf ans: 1° la faculté de dispenser dans le deuxième degré d'affinité ou de consanguinité; 2e de dispenser dans le premier degré d'affinité ex copulâ illicite, soit en ligne collatérale, soit en ligne directe; 3° d'ordonner au titre de mission; 4° d'ordonner à la prêtrise vingt diacres à 22 ans accomplis.Il répondra maintenant à ce que le cardinal Capellari lui disait dans sa lettre du 23 décembre 1826, à propos de la nomination du coadjuteur.Il n'est pas possible dans les circonstances présentes de changer le mode de nomination suivi jusqu'à ce jour.Depuis la conquête du pays par les Anglais, il a toujours été d'usage que le représentant du roi fasse choix du coadjuteur parmi les trois prêtres présentés par l'êvêque.Ces trois prêtres sont d'ailleurs désignés par l'êvêque, après une consultation diligente et sérieuse avec les membres les plus dignes du clergé.Si on laissait à la sacrée congrégation le soin de choisir elle-même le coadjuteur, il pourrait arriver 1° que ce choix ne fût pas du goût du gouverneur; 2° que, advenant la mort de celui choisi par Rome avant que son élection ne fût connue publiquement, le gouverneur s'arrogerait le droit de choisir le nouveau coadjuteur parmi les deux survivants et, si dans ce cas, il fallait attendre que l'on se prononçât à Rome sur un troisième nom soumis à la sacrée congrégation, par l'êvêque, cela donnerait lieu à bien des inconvénients. ARCHIVES DE QUÉBEC 369 Tout de même, pour se rendre aux désirs de la congrégation, il soumet ici les noms de trois prêtres qu'il croit dignes de l'épiscopat.Il convient que la sacrée congrégation oblige en conscience celui qui aura été choisi à accepter la charge de coadjuteur, de peur qu'il n'arrivât de nouveau ce qui lui était arrivé à lui-même.Car, dit-il, ayant présenté au gouverneur les noms de trois prêtres', deux d'entre eux l'ayant su, firent savoir au gouverneur qu'ils refuseraient la coadjutorerie s'ils étaient choisis.Celui-ci se rendit à leur désir et M«* Panet craignit un moment que le gouverneur n'en choisit un troisième de son propre mouvement, sans le consulter.L'êvêque de Québec repète ici ce qu'il a déjà énoncé dans sa lettre du 17 juillet 1826 et il espère que l'on se rendra à ses raisons.A propos de la célébration de la fête des titulaires des paroisses renvoyée au dimanche dans l'octave de la Toussaint, il voudrait que l'on pût chanter dans chaque paroisse les secondes vêpres du patron, au lieu des vêpres de l'octave de la Toussaint.De même il sollicite la permission de chanter des services anniversaires des défunts les jours de fête double mineure.Depuis l'induit du 19 juin 1700, on peut le faire dans les paroisses de campagne, mais il n'est pas certain qu'on puisse le faire dans les paroisses de ville.Afin d'éclaircir le douté que le cardinal Capellari manifeste dans sa lettre du 3 mars 1827, M\"' Panet peut lui dire sans réticence qu'il n'a aucun mauvais dessein contre la communauté du séminaire de Saint-Sulpice, qu'il a toujours eu une grande.vénération pour chacun de ses membres, bien que quelques-uns parmi eux aient refusé de se soumettre aux décisions de Sa Sainteté Pie VII, en ce qui regarde l'êvêque de Telmesse.Il emploiera tous ses efforts pour les aider à conserver leur patrimoine et pour que la paix soit complètement rétablie dans le diocèse.(Registre des lettres, v.13, p.289.) M\" B.-C.Panet à M.(Jean-Baptiste) Thavenet à Paris (Québec, 21 novembre 1827).Il a appris avec grande joie par la lettre de M.Thavenet du 17 août dernier, que les commissaires avaient reconnu la légitimité des réclamations de l'évêchê de Québec, des Ursulines de Québec et des Trois-Rivières.M.Thavenet a dû recevoir de M\" Panet une procuration du 29 janvier 1827, pour réclamer 319' 10 sols, rente constituée au profit du chapitre de Québec, au nom de Mer Briand, par un acte passé à Paris le 13 mars 1784 entre le chevalier Descars et MM.Villars et La vallée.Voici maintenant ce que M\" Panet calcule devoir lui revenir: deux cons-tituts, formant 1662110 sols, non payés depuis 36 ans (depuis le 1er juillet 1791 au 1er juillet 1827), ce qui, multiplié par le nombre 36, forme un total de 59,850 francs.Le constitut du Chapitre, 319 francs 50 centimes, forme un total de 11,502 francs.Il lui revient donc en tout une somme de 71,352 francs.Si les commissaires lui ont remis cette somme, il fera tenir 8269 francs à M.Gradwell.Il a donné sur lui des traites pour un montant de 20,655 francs.M\" Panet demande à M.Thavenet un compte détaillé de tout ce qu'il a déboursé depuis le commencement des négociations.(Registre des lettres, v.13, p.293.) M\"-B.-C.Panet à M.de la Porte, prêtre, à Londres (Québec, 21 novembre 1827).Il a reçu sa lettre du cinq juin dernier.Il le remercie du zèle qu'il apporte pour le règlement de ses affaires et de celles de la Rivière-Rouge.M\" de Juliopolis ne dit pas qu'il a besoin de vin dans sa dernière lettre.Mer Panet a prié M.Thavenet de prendre sur les rentes liquidées qui reviennent à l'êvêque de Québec les sommes requises pour payer M.de la Porte et M.Gradwell.(Registre des lettres, v.13, p.297.) Le cardinal Capellari à M\" B.-C.Panet (Rome, 24 novembre 1827) (en latin).M** Thomas Scallan, évêque de Drago et vicaire apostolique de Terre-Neuve, 24 370 ARCHIVES DE QUÉBEC demande avec instance qu'on lui donne un coadjuteur.Il envoie les noms de trois prêtres savoir: Michael Fleming, de l'ordre des Franciscains, James Sinnott et Timothëe Browne, de l'ordre de Saint-Augustin, qu'il juge dignes de l'épiscopat.Il recommande plus spécialement le R.P.Michael Fleming.Il désirerait savoir si ces prêtres sont vraiment recommandables et prie M\" Panet de lui répondre immédiatement.(Correspondance manuscrite de Rome, IV-30.) M\" B.-C.Panet à M.Francois Labelle, curé à Saint-Clément (Québec, 26 novembre 1827).M.Labelle s'adressera à M** de Telmesse pour obtenir la permission de changer de place le calvaire dont il parle.(Registre des lettres, v.13, p.298.) M** B.-C.Panet à M.(Etienne) Cécile, curé de Saint-Pierre-Rivière-du-Sud (Québec, 27 novembre 1827).U parait clairement, par la lettre de M.Cécile et par le plan qu'il envoie, que les six habitants en question sont de la troisième concession de Saint-Thomas et appartiennent réellement à cette paroisse.M.Cécile les avertira qu'ils ne doivent pas se regarder comme paroissiens de Saint-Pierre.(Registre des lettres, v.13, p.299.) Requête des habitants d'une partie de la seigneurie de Lauzon, demandant que leur territoire soit érigé canoniquement.Liste des noms des signataires.\u2014 Certificats de F.-X.Lefebvre et de Michel Mackenzie, témoins (Saint-Henri-de-Lauzon, 27 juin 1825).Commission donnée par M\" Bernard-Claude Panet à M.Thomas Maguire, curé de Saint-Michel, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 25 mai 1827).\u2014Procès-verbal de M.Thomas Maguire en conséquence de la requête ci-dessus (en la maison d'Edouard Brochu, 1\" rang de la seigneurie de Lauzon, 19 juin 1827.\u2014Requête de quelques habitants de Saint-Gervais en opposition à la requête ci-dessus.\u2014Liste des noms des signataires.\u2014Certificat d'Abraham Turgeon, N.P.(Saint-Gervais, 22 octobre 1827).\u2014M\" B.-C.Panet.Décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Anselme-de-Lauzon (Québec, 27 novembre 1827).(Registre des requites, v.III, f.183 r.) Lord Dalhousie à M\" B.-C.Panet (Chateau Saint-Louis, 28 novembre 1827).C'est avec regret qu'il se voit dans l'obligation de présenter une nouvelle plainte à la considération de M«* Panet.Il le prie de lui retourner les papiers inclus.(Cartable: Gouvernement, 11-39.) Requête des habitants de Saint-Pascal-de-Kamouraska, demandant la permission de bâtir un presbytère.Liste des noms des signataires.Certificat de Joseph Robitaille et de Modeste Frechette, témoins (Saint-Pascal, 1\" juillet 1827).\u2014 Commission donnée par M\" B.-C.Panet à M.Pierre Viau, curé de la Rivière-Ouelle, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 7 septembre 1827).\u2014 Procès-verbal de M.Viau, en conséquence de la commission ci-dessus (Saint-Pascal, 24 octobre 1827).\u2014M«* B.-C.Panet.Permission de construire un presbytère dans la paroisse de Saint-Pascal (Québec, 28 novembre 1827).(Registre des requites, v.Ill C, f.192 r.) Requête de plusieurs personnes de L'Ange-Gardien, priant M\" Panet d'établir la confrérie du saint scapulaire dans leur église (presbytère de L'Ange-Gardien, 14 octobre 1827).M» B.-C.Panet.Décret d'érection de la confrérie du saint scapulaire dans la paroisse de L'Ange-Gardien (Québec, 28 novembre 1827).(Registre K, f.53, r.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-Francois) Baillargeon, curé à L'Ange-Gardien (Québec, 28 novembre 1827).U lui envoie un décret établissant la confrérie du ARCHIVES DE QUÉBEC 371 saint scapulaire clans la paroisse de L'Ange-Gardien.(Registre des lettres, v.13, p.299.) M** B.-C.Panet à M.(Jean) Raimbault, curé à Nicolet (Québec, 28 novembre 1827).Il charge M.Raimbault de se rendre dans la seigneurie de Courval pour y désigner les limites d'une paroisse future.Il fera une enquête sur les lieux, sans cependant désigner le patron de cette future paroisse; il fera bien comprendre aux habitants que ce n'est pas l'intention de l'êvêque de leur donner immédiatement un curé résidant.(Registre des lettres, v.13, p.300.) M.Narcisse Fortier, secrétaire, à M.Joseph Badeaux, ecuyer, notaire public, aux Trois-Rivières (Québec, 28 novembre 1827).M\" l'êvêque de Québec a chargé M.Jean Raimbault, curé de Nicolet, de se rendre dans la seigneurie de Courval pour y fixer les limites d'une paroisse future.Si M.Raimbault n'y va pas, M.(Laurent) Amiot, curé de Saint-François, le remplacera.' Quelle que soit la personne qui s'y rendra, elle est priée d'avertir M.Badeaux.(Registre des lettres, v.13, p.302.) M«r B.-C.Panet à M.(Pierre) Varin, curé à Kamouraska (Québec, 29 novembre 1827).Il a approuvé le plan de la future église de Saint-Pascal et les habitants peuvent se préparer dès maintenant à bâtir.(Registre des lettres, v.13, p.302.) M\" B.-C.Panet à Son Excellence le comte Dalhousie, gouverneur en chef, à Québec, 30 novembre 1827).Il envoie au curé Painchaud une copie des lettres du major Casgrain et du lieutenant-colonel Taché, que lui a transmises le gouverneur, et lui demande des explications.(Registre des lettres, v.13, p.303.) Lord Dalhousie à M\" B.-C.Panet (Québec, 30 novembre 1827).Il n'a aucune objection à ce que M*' Panet envoie à M.Painchaud les papiers qu'il lui a transmis.(Cartable: Gouvernement, 11-36.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-François) Painchaud, curé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 30 novembre 1827).M.Painchaud prendra connaissance des lettres incluses, afin qu'il puisse se justifier des plaintes portées contre lui.(Registre des lettres, v.13, p.303.) M\" B.C.Panet à M.(Raphaël) Paquet, curé à Saint-Gervais (Québec, 4 décembre 1827).Il lui envoie le décret d'érection de la nouvelle paroisse de Saint-Anselme, dans la seigneurie de Lauzon.Il aurait bien volontiers donné à cette paroisse saint Raphaël comme titulaire, si on en eût fait l'office dans le bréviaire.Quant au titre de Notre-Dame, il y a déjà trop de paroisses sous ce patronage.\" Ce n'est pas que je n'aime à étendre la dévotion à la S\" Vierge, mais, vraiment, il y a trop d'églises, sous son invocation et souvent c'est le même mystère.\" Il lui faudra s'occuper de l'érection civile de cette paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.303.) Requête des habitants de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, demandant la permission de réparer leur presbytère ou d'en construire un nouveau.Liste des noms des signataires.Certificat de Charles Têtu, N.P.(Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, 12 août 1827).Commission donnée par M\" B.-C.Panet à M.Jean-Baptiste Bédard, curé de Saint-Denis, rivière Chambly, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 18 août 1827).Rapport de quatre experts, François Côté et Toussaint Charron, de Saint-Hilaire, et Jean-Baptiste Hamel dit Lusignan et Louis Janet dit Vincent, sur l'état des murs du presbytère de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville (25 mars 1827).\u2014Procès-verbal de M.Jean-Baptiste Bédard, en conséquence de la commission ci-dessus et du rapport des experts (Saint-Denis, 7 novembre 1827).M«* B.-C.Panet.Permission de réparer le presbytère de Saint- 372 ARCHIVES DE QUÉBEC Jcan-Baptiste-de-Rouville (Québec, 4 décembre 1827).(Registre des requêtes, v.IV D, f.1 r.) M«r B.-C.Panet à M.(Jean-Baptiste) Bédard, curé à Saint-Denis-de-Richelieu (Québec, 4 décembre 1827).Il a approuvé son procès-verbal et le lui renvoie.Les habitants de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville répareront donc leur presbytère puisque le curé veut bien s'en accommoder.(Registre des lettres, v.13, p.304.) - L'abbé John McDonald à M\" B.-C.Panet (Glasgow, 5 Clyde Street, 5 décembre 1827).Il a reçu la dernière lettre de M«r Panet.Il voudrait bien retourner au Canada, mais il ne le peut à cause des obligations qu'il a contractées en Ecosse.Il lui faudrait une somme de £600 pour se libérer.Il demande à M «r Panet d'écrire à M\" McEachem de vouloir bien emprunter cette somme pour lui.(Cartable: Angleterre, III-116.) M\" B.-C.Panet à M.(Michel) Dufresne curé à Saint-Nicolas (Québec, 6 décembre 1827).M.Dufresne voudra bien se presser de faire signer les requêtes pour l'érection canonique de Saint-Sylvestre et de Saint-Gilles.Il a reçu l'acte de la donation que M.Parent lui a faite du terrain de l'église de Saint-Gilles.(Registre des lettres, v.13, p.305.) M\" B.-C.Panet à M.(Raphael) Paquet, curé à Saint-Gervais (Québec, 6 décembre 1827).M.Paquet devra prendre des renseignements sur le nommé Mills de sa paroisse qui désire embrasser le catholicisme; U faudra l'instruire longuement.Si les habitants de Saint-Gervais qui sont rattachés à la paroisse de Saint-Anselme ne veulent pas obéir, il les avertira qu'ils ne seront plus considérés comme paroissiens de Saint-Gervais et que s'ils ne veulent pas dépendre de Saint-Anselme, ils seront privés des sacrements.(Registre des lettres, v.13, p.306.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-François) Painchaud, curé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 6 décembre 1827).Il a reçu sa lettre.\" Quoiqu'elle paraisse vous disculper des accusations portées contre vous, elle ne pourrait peut-être pas le faire à la satisfaction de Son Excellence.Vous le seriez mieux si vous aviez des affidavits des trois capitaines Deslauriers, Hudon et Ouellet, certifiant que vous ne les avez nullement conseillés de désobéir aux ordres qui leur ont été donnés de vive voix, ou par écrit, par leurs officiers supérieurs et que ce n'a été qu'à leurs prières que vous avez écrit votre lettre du 19 octobre dernier à Son Excellence en leur faveur.\" (Registre des lettrres, v.13, p.316.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec 7 décembre 1827).Il a reçu ses dernières lettres.C'est décidé que M.Belcourt ira comme vicaire aux Trois-Rivières.U enverra des lettres d'archiprêtre à M.(Paul-Loup) Archam-bault et à M.(Laurent) Aubry.Il ne peut envoyer de prêtre pour secourir M.Giroux, le curé de Saint-Athanase.Il est tellement à l'étroit que son secrétaire, M.(Narcisse) Fortier doit aller faire les offices chez M.Deschenaux à l'Ançienne-Lorette.Il n'a aucune objection à ce que M.(John) Larkin aide aux messieurs du séminaire de Montréal.\" Mon parti est pris de ne pas me mêler de discussions politiques, non plus que de signatures de requêtes pour ou contre le gouvernement.C'est, je crois, comme Votre Grandeur, ce qu'il y a de plus prudent dans les circonstances où nous sommes.\" (Registre des lettrres, v.13, p.307.) M\" B.-C.Panet à M.(Candide) Le Saulnier, curé d'office à Montréal (Québec, 7 décembre 1827).Il a appris avec joie l'arrivée de M.(John) Larkin au séminaire de Montréal.M.Le Saulnier aurait dû, tout de même, avertir M\" Panet ou M\" de Telmesse des démarches qu'il avait faites pour avoir ce prêtre.Si M.(Flavien) Durocher n'est pas encore rendu au séminaire de Montréal, c'est parce ARCHIVES DE QUÉBEC 373 que M.Belcourt, qui doit le remplacer, n'a pu laisser Contrecoeur avant ce jour.(Registre des lettres, v.13, p.308.) M«r B.-C.Panet.Acte de la tonsure de MM.Joseph Couture, né à Saint-Pierre, Ue d'Orléans le 17 juillet 1805, fils de Joseph Couture et d'Agathe Aubin; de Charles Gosselin, né à Saint-Henri-de-Lauzon le 30 avril 1805, fils de Louis Gosselin et de Marie Fortier; de Zéphirin Lévêque, né à la Rivière-Ouelle le 10 janvier 1806, fils de Clément Lévêque et de Julie Michaud (dans la cathédrale de Québec le 8 décembre 1827) (Québec, 8 décembre 1827).(Registre K, f.54 r.) M\" B.-C.Panet.Acte des ordres mineurs de M.David-Henri Têtu (dans la cathédrale de Québec le 8 décembre 1827) (Québec, 8 décembre 1827).(Registre K, f.54 v.) M- B.-C.Panet.Acte du sous-diaconat de MM.Gabriel Cloutier, Louis Naud, Edouard Parent, Benjamin Desrochers et Etienne Charrier; du diaconat, de M.Joseph Laberge (dans la cathédrale de Québec le 9 décembre 1827) (Québec, 9 décembre 1827).(Registre K, f.55 r.) M«' B.-C.Panet à M.(Michel) Ringuet, curé à Rimouski (Québec, 10 décembre 1827).Il peut exiger de ses paroissiens la dime des patates.Ceux-ci peuvent préparer les matériaux pour la construction d'un presbytère, mais il ne leur permettra pas de le construire avant qu'ils aient payé leur contribution pour bâtisse de l'église.(Registre des lettres, v.13, p.310.) M«r B.-C.Panet à M.(Jean-Francois) Hébert, curé à Saint-Ours (Québec, \u2022 10 décembre 1827).M«r Plessis avait déjà chargé M.Hébert en 1825 \" de procéder sur une requête des.habitants d'un arrondissement de la seigneurie d'Yamaska sous le nom de Saint-Pie, pour former ce territoire en paroisse.\" M\" Panet lui adresse une nouvelle commission.Avant de se rendre sur les lieux, il verra M.Girouard, curé de Saint-Hyacinthe, afin de déterminer les limites de cette future paroisse; en la formant, on laissera tomber le projet d'une autre sous l'invocation de saint Dominique.Il verra les deux lettres de M\" Panet à M.Girouard, l'une du 3 avril 1827 et l'autre du 6 juin 1827.(Registre des lettres, v.13, p.310.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-François) Baillargeon, curé à L'Ange-Gardien (Québec, 10 décembre 1827).Bien qu'il y ait un bon nombre d'opposants, il n'est guère possible, au point où en sont rendues les choses, que M.Baillargeon ne fasse l'allonge proposée à son église.(Registre des lettres, v.13, p.311.) M«r B.-C.Panet à M.(Michel) Dufresne, curé à Saint-Nicolas (Québec, 12 décembre 1827).M«r Panet laissera à M.Dufresne le temps qui lui sera nécessaire pour faire signer les requêtes des habitants de Saint-Gilles et de Saint-Sylvestre.Il faut que les requêtes soient en due forme.M.Dufresne pourra bénir la- chapelle de Saint-Gilles, s'il en trouve la construction assez avancée pour pouvoir y célébrer les saints mystères.(Registre des lettres, v.13, p.311.) M\" Joseph Signay.Procès-verbal reconnaissant l'authenticité de diverses reliques de saints et de martyrs renfermées dans deux reliquaires faits en forme de château et déposés dans la cathédrale de Québec, avec permission de les exposer à la vénération publique (Québec, 13 décembre 1827).(Registre K, f.55 v.) M\" B.-C.Panet à M.(Jean-Baptiste) Thavenet, prêtre, à Paris (Québec, 13 décembre 1827).Il lui disait dans sa lettre du 21 novembre dernier qu'il avait tiré sur lui des traites pour un montant de 20,655 francs et 35 centimes.Il vient de signer une nouvelle traite de 13,923 francs, à la prière de M.Frédéric-Auguste Quesnel, avocat de Montréal, pour la part de la succession de M\" Denaut qui re- 374 ARCHIVES DE QUÉBEC vient à ce monsieur.M\" Panet voudrait savoir le plus tôt possible combien il lui reste à retirer.(Registre des lettres, v.13, p.312.) M.Charles-François Painchaud, curé de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, à M«T B.-C.Panet (Sainte-Anne, 14 décembre 1827).Il lui envoie les affidavits qu'il a demandés: ils prouvent qu'on l'a calomnié.Il prie M\" Panet de remercier le gouverneur pour le moyen qu'il lui a procuré de se justifier, lui et ses trois capitaines.Inclus: affidavit de Vincent Dubé, capitaine de milice, où il déclare que lui seul a été commandé, que les capitaines Deslauriers, Hudon et Ouellet ne l'ont pas été et que c'est la seule raison pour laquelle ils n'ont pas fait l'exercice de leur compagnie.(Cartable: Gouvernement, 11-38 et 40.) M\" B.-C.Panet à M.John O'Meara, prêtre, à Black Rock (Dublin) (Québec, 15 décembre 1827).Si la santé de M.O'Meara est assez rétablie pour qu'il puisse revenir au Canada dans le cours du printemps prochain, M» Panet le recevra avec joie et lui trouvera facilement un poste.(Registre des lettres, v.13, p.313.) M\" B.-C.Panet à Son Excellence le comte Dalhousie, gouverneur en chef à Québec (Québec, 17 décembre 1827).Il lui transmet les affidavits des capitaines de la paroisse de Sainte-Anne, Joseph Deslauriers, Clément Hudon et Jean-Baptiste Ouellet et, de plus, celui de Julien Saillant, maître d'école de la même paroisse, \" que M' le curé Painchaud m'a adressés pour se justifier des accusations portées contre lui par les lettres des officiers supérieurs, le colonel Paschal Taché et le major Pierre Casgrain.\" M.le curé Painchaud en envoyant ces documents lui demande de témoigner à Son Excellence sa plus vive reconnaissance.(Registre des lettres, v.13, p.317.) M«r B.-C.Panet à M.(Charles-François) Painchaud, curé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec, 17 décembre 1827).Il a transmis à Son Excellence le gouverneur tous les papiers que lui a envoyés M.Painchaud.(Registre des lettres, v.13, p.317.) M\" B.-C.Panet à M.(Êlie-Sylvestre) Sirois, missionnaire à Madawaaka (Québec, 18 décembre 1827).Il mettra sous l'invocation de sainte Luce la première chapelle qu'il vient de construire; la seconde, sous l'invocation de saint Bruno.Il n'approuve pas l'achat de terrain fait par la communauté des habitants pour y construire des chapelles.Cet achat doit être fait par un seul habitant qui, ensuite, fait don du terrain acquis à l'êvêque.(Registre des lettres, v.13, p.314.) M\" B.-C.Panet à M.(Candide) Le Saulnier, curé d'office à Montréal (Québec, 22 décembre 1827).Il vient d'apprendre par son neveu, qui arrive de Londres, \" que M' Roux était disposé à transiger avec le gouvernement en Angleterre pour abandonner la propriété des biens du Séminaire de Montréal et l'aliéner pour une rente viagère.\" Il ne croit pas que M.Roux doive le faire lui-même \"sans avoir pris auparavant l'avis de l'êvêque diocésain, qui, comme gardien des biens donnés pour le soutien de la religion dans son diocèse, doit, du moins, être consulté lorsqu'il s'agit de les aliéner.\" Il prie M.Le Saulnier d'attirer l'attention de M.Roux au plus tôt sur ce point (Registre des lettres, v.13, p.315.) ' M«* B.-C.Panet à M.(Thomas-Ferruce) Destroismaisons, curé à Saint-Urbain (Québec, 22 décembre 1827).Il approuve la détermination qu'ont prise les marguilliers de sa paroisse de ne vendre les bancs neufs qu'à rente annuelle, qui sera la même que le prix d'adjudication.M.Destroismaisons fera signer par deux témoins la requête que ses paroissiens adressent au gouverneur pour faire ériger civilement leur paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.316.) ARCHIVES DE QUÉBEC 375 M\" B.-C.Panet.Lettres de vicaire général du diocèse de Québec en faveur de M.Pierre Viau, curé de la Rivière-Ouelle (Québec, 26 décembre 1827).(Registre K, f.56 v.) M\" B.-C.Panet à M.(Pierre) Viau, curé à la Rivière-Ouelle (Québec, 27 décembre 1827).Il lui envoie des lettres de grand vicaire.Tous les pouvoirs dont il jouira y sont indiqués.(Registre des lettres, v.13, p.318.) M\" B.-C.Panet.Lettres d'archiprêtre en faveur de M.Laurent Aubry, curé du Sault-au-Récollet, pour les paroisses du Sault-au-Récollet, de Saint-Vincent et de Saint-Martin de l'Ile Jésus et de la Rivière-des-Prairies (Québec, 29 décembre 1827) (en marge: les mêmes en faveur de M.Paul-Loup Archambault, curé de Vaudreuil, pour les paroisses de Vaudreuil, de Soulanges, de Saint-Polycarpe, de Rigaud et de l'Ile-Perrot).(Registre K, f.57 r.) M* B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 30 décembre 1827).Il lui envoie une copie de sa dernière lettre à la Propagande.C'est parce que M.(Benjamin) Keller s'est occupé de politique que Mar Panet lui a demandé de donner sa démission de la cure de Sainte-Elisabeth et a été remplacé par M.(Edouard) Labelle.Son neveu, Philippe Panet, qui arrive de Londres, lui rapporte que MM.Roux et Richards sont en pourparlers à Londres, pour céder leurs propriétés au gouvernement, moyennant une rente viagère.Il a écrit à M.Le Saulnier à ce sujet.Il espère que M\" de Telmesse se trouve bien du nouveau directeur du séminaire de Saint-Hyacinthe (M.Thomas Maguire).On s'occupe beaucoup de faire signer des requêtes au Parlement Impérial.M\" Panet a été satisfait d'apprendre que ceux qui se plaignent de l'administration de lord Dalhousie ne demanderont pas au clergé de signer ces requêtes.\" L'Institution Royale revient encore sur le plan proposé l'an dernier à l'êvêque de Québec.\" On serait décidé de mettre à exécution ce plan.Il suppose que M.(Antoine) Manseau est rendu à son poste à Contrecœur.Il présente à MKr de Telmesse ses souhaits de bonne année.(Registre des lettres, v.13, p.319.) M\" B.-C.Panet à M.(Paul-Loup) Archambault, curé à Vaudreuil (Québec, 31 décembre 1827).Il lui envoie des lettres d'archiprêtre pour son canton.(Registre des lettres, v.13, p.321.) M\" B.-C.Panet à M.(Laurent) Aubry, curé au Sault-au-Récollet (Québec, 31 décembre 1827).Il lui envoie des lettres d'archiprêtre pour son canton.(Registre des lettres, v.13, p.322.) 1828 M8r B.-C.Panet à M.(Jacques) Varin, curé à Kamouraska (Québec, 3 janvier 1828), Il le remercie de la charité qu'il fait en gardant chez lui cet ecclésiastique malade.Si ce dernier continue à prendre du mieux, il pourra l'ordonner au printemps.Il approuve que le produit de la quête de l'Enfant Jésus, recueilli dans le Z\"\"* et le 4\"™ rangs de Kamouraska, soit employé à procurer à la chapelle de Saint-Pascal les ornements nécessaires pour la célébration du service divin.(Registre des lettres, v.13, p.323.) Copié d'une lettre de M.le duc de Montmorency Laval, ambassadeur de S.M.T.C.auprès de la cour de Rome, au cardinal secrétaire d'État (Rome, 4 janvier 1828).Il lui annonce que la question des biens du séminaire de Montréal est réglée grâce à l'intervention de l'ambassadeur de France auprès du gouvernement britannique.\" Il a été promis à M.Roux que le séminaire de Montréal n'éprouverait d'autre perte que celle de ses droits seigneuriaux, que cet établissement rece- 376 ARCHIVES DE QUÉBEC vrait une indemnité égale au produit annuel de ce droit, que si cette pension venait à être insuffisante, le Gouvernement anglais l'augmenterait, que le Séminaire conserverait ses propriétés foncières en franc-alleu, même les moulins, mais sans banalité, qu'il aurait la faculté d'acquérir, qu'il obtiendrait une charte de Corporation et qu'enfin il lui serait permis de faire venir de France tous les prêtres dont il aurait besoin.Ce dernier point est d'autant plus important qu'il a souvent donné lieu à des difficultés de la part du gouvernement britannique.\" On doit se féliciter d'un arrangement aussi favorable qui assure au séminaire de Montréal plus d'un avantage.B se réjouit de ce que le gouvernement de S.M.T.C.a grandement contribué à cet arrangement.(Correspondance manuscrite de Rome, IV-32.) M\" B.-C.Panet à M.(Louis-Marie) Lefebvre curé à Saint-Laurent, près Montréal (Québec, 4 janvier 1828).Il est mécontent de ce que la requête des habitants de Saint-Laurent ait été rejetée par les commissaires.Il faudra, tout de même, que ceux-ci s'arrangent pour construire le presbytère dès le printemps.Bien que ses revenus soient diminués, M.Lefebvre n'en est pas moins tenu à payer le tiers de la dime à M\" le coadjuteur.(Registre des lettres, v.13, p.324.) M\" B.C.Panet à M\" de Telmesse, à Montréal (Québec, 5 janvier 1828).Il a nommé M.(Pierre) Viau vicaire général pour le bas du district de Québec.Il ne croit pas qu'il soit de bonne politique de laisser inhumer des corps, pour le moment, dans l'église Saint-Jacques.Il lui est impossible de comprendre les bornes de la paroisse de Saint-Athanase telles qu'elles sont indiquées dans le procès-verbal; il lui faut un plan.Si M.(Pierre-Jacques) de la Mothe devient totalement incapable de desservir sa paroisse de Sainte-Scholastique, il faudra lui demander sa démission.Il ne .permettra jamais à M.Janvier Lcclerc et à M.Jean-Baptiste Morin de remplir les fonctions du ministère.Il aimerait bien à avoir un prêtre pour parcourir les cantons de l'Est; il faudrait lui assurer les moyens de vivre.M.(Jean-François) Hébert, curé de Saint-Ours, possède tous les papiers relatifs à l'érection de Saint-Pie en paroisse.M«r de Telmesse placera comme il lui plaira le nouveau prêtre, M.(Michel) Morin.(Registre des lettres, v.13, p.324.) M\" B.-C.Panet.Acte du diaconat de MM.Gabriel Cloutier et Benjamin Desrochers (dans la cathédrale de Québec le 5 janvier 1828) (Québec, 5 janvier 1828).(Registre K, f.57 v.) M\" B.-C.Panet à M.(Pierre-Marie) Mignault, curé à Saint-Joseph-de-Cham-bly (Québec, 15 janvier 1828).Il l'autorise à établir dans sa paroisse la neuvaine en l'honneur de saint François-Xavier.(Registre des lettres, v.13, p.326.) M\" B.-C.Panet à M.(Candide) Le Saulnier, curé d'office à Montréal (Québec, 18 janvier, 1828).Il a communiqué avec M*7 le coadjuteur et M.(Jérôme) Demers, au sujet des propriétés du séminaire de Montréal, et tous trois en sont venus à la conclusion que les prêtres de cette maison ne doivent pas laisser aliéner ces propriétés.Ils doivent donc protester contre tout arrangement qu'aurait pu faire M.Roux et qui tendrait à les déposséder.Cette protestation pourra prendre la forme d'une résolution signée de tous les prêtres du séminaire de Montréal et sur laquelle M«r Panet se basera pour présenter une requête de tout le clergé au Roi.(Registre des lettres, v.13, p.327.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse, à Montréal (Québec 18 janvier 1828).La mort de M.(Joseph-Agapit) Rocher l'a bien surpris.- Il enverra un autre vicaire à M.(Louis) Lamotte à Berthier.Il est bien satisfait de tout ce qu'a fait M1\" de Telmesse à l'égard de Saint-Pie.L'Institution Royale ne lui a pas fait connaître ses derniers plans.Il lui envoie une copie de la lettre qu'il adresse à M.Le Saulnier ARCHIVES DE QUÉBEC 377 à propos des propriétés du séminaire.M\" de Telmesse profitera de son voyage à la Petite-Nation pour engager les habitants de cette seigneurie à présenter à M\" Panet une requête demandant que leur territoire soit érigé en paroisse.M\" Panet trouve que les curés ne se pressent pas assez pour faire ériger canoniquement leurs paroisses.(Registre des lettres, v.13, p.330.) M\" B.-C.Panet à M.(Sévère-Nicolas) Dumoulin, curé à Yamachiche (Québec, 19 janvier 1828).Il a reçu le plan que lui adresse M.Dumoulin; cependant, il aurait besoin d'autres renseignements pour former la paroisse projetée.Il demande à M: Dumoulin s'il ne pourrait venir le rencontrer à Québec.En attendant, il lui pose plusieurs questions, relativement aux limites de cette future paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.332.) M«* B.-C.Panet.Acte de la prêtrise de M: Gabriel Cloutier (dans la chapelle Saint-Joseph de la cathédrale de Québec le 20 janvier 1828) (Québec, 20 janvier 1828).(Registre K, f.58 r.) M*1 B.-C.Panet à M.(Patrick) McMahon, missionnaire à Saint-Jean, Nou-veau-Brunswick (Québec, 23 janvier 1828).Maintenant que M.(John) Carroll est rendu à Saint-Jean, M.McMahon peut revenir à Québec dès le printemps.M.McMahon est-il d'opinion que l'on pourrait mettre un curé résidant à Saint-André?Les habitants de cet endroit semblent désirer beaucoup que M.Cummins reste en permanence parmi eux.(Registre des lettres, v.13, p.333.) MEr B.-C.Panet à M.(John) Carroll, missionnaire à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick (Québec, 23 janvier 1828).Il a appris avec plaisir que M.Carroll était rendu à Saint-Jean.M.Carroll remplacera M.McMahon qui doit retourner à Québec dès le printemps.M*7 Panet espère que M.Carroll marchera sur les traces de M.McMahon et qu'il s'attirera comme lui la confiance et tes louanges des fidèles de Saint-Jean.(Registre des lettres, v.13, p.334.) ' M** B.-C.Panet à M.(Louis) Lamotte, curé à Sainte-Geneviève-de-Berthier (Québec, 23 janvier 1828).Il veut bien remplacer le regretté M.Rocher; c'est pourquoi il lui envoie comme vicaire M.(Gabriel) Cloutier qu'il vient d'ordonner et qui lui remettra la présente.(Registre des lettres, v.13, p.335.) M«* B.-C.Panet à M.(Jean-François) Hébert, curé à Saint-Ours (Québec, 25 janvier 1828).M*1 de Telmesse n'est pas allé à Saint-Ours dans le but que porte la commission donnée à M.Hébert.Il y est allé pour désigner la place d'une chapelle pour les habitants intéressés.M.Hébert pourra donc convoquer une assemblée sans crainte de compromettre qui que ce soit.(Registre des lettres, v.13, p.336.) Le cardinal Capellari à M»1 B.-C.Panet,' archevêque de Québec (Rome, 26 janvier 1828).Il a reçu la lettre de M\" Panet, du 21 novembre 1827, et répondra bientôt à toutes les questions qu'il y pose.En attendant il lui envoie un rescrit où on lui accorde pour sue ans des facultés qu'il pourra communiquer aux évêques in partions, ses suffragants et auxiliaires.(Correspondance manuscrite de Rome, IV-33.) Inclus: induit accordant la faculté d'ordonner des prêtres à titre de mission; d'ordonner vingt prêtres à 22 ans accomplis; de dispenser au deuxième degré d'affinité et de consanguinité, au premier degré d'affinité ex copulâ illicitS, même dans les cas publics.(Cartable: Induits, v.2, f.34.) M\" Robert Gradwell à M** Bernard Panet (Rome, 26 janvier 1828).Il a reçu sa lettre du 20 novembre 1827.On a envoyé à M\" Panet une partie des facultés sollicitées en cour de Rome.\u2014\" Mess™ Roux and Richards were treated with all the civility and attention which they so well merit, while they were in Rome. 378 ARCHIVES DE QUÉBEC But neither Propaganda nor the Pope would recede, at their instance, from the measures which they had, after such long deliberation, taken, to support episcopal authority in Canada.Propaganda was satisfied that the measures which they had taken to heal the disorders in that country were wise, salutary, and effectual.For this reason they had a reluctance to write any more on the subject; and from the conversation which I have had this week with Card1 Capellari and Monsignor Caprano, I perceive they are still of the same mind.They think that their now resuming the matter, and issuing a brief is unnecessary.However I will state to them in a written memorial the motives on which your Lordship's desire of having an ostensible breve is grounded.1 am glad to hear that the new ministry in London have abandoned the tyrannical claims of their predecessors on the property of the Seminary of Montreal; and to cut off all pretexts for future chicanery on this subject, have declared the Seminary a corporation.Perhaps the discontent which such an act of injustice caused in Canada, and the disgust which it excited every where else, may have quickened the revocation of Lord Bathurst's letter to Abbê.Roux; as I am sure the better knowledge and principle of the present minister and secretary for the colonies would revolt from such bare-faced acts of oppression and robbery.The Pope has been already informed of your liberal contributions of 8869 francs, towards the great work of rebuilding S* Pauls, and expressed himself much satisfied.I am writing to day, as your Lordship directed, to Abbê Thavenet, about the manner of drawing for it.As soon as I receive it I will again wait on his Holiness.As our students have greatly distinguished themselves every year in the public schools of the university, and most brilliantly the last summer, his Holiness was very much pleased with their success; and to give a public proof of his satisfaction, condescended, Oct.29th to come to our country house, at Monte Porzio, fifteen miles out of Rome, where we were spending the vacation, to pass the day with us, and dine with us in our refectory: an honour which no Pope ever did to any college before.His Holiness's health continues good.We have had a great loss in the death of good Bishop Poynter.I am sorry to learn that the excellent Archbishop of Baltimore is in bad health.He lately petitioned that the Rev4 James Whitfield might be appointed his coadjutor.The Pope has granted his request.The Breeves to this effect were sent off last Saturday to Baltimore.Dr Weld is still in London, and has been assisting Abbê Roux in his applications at the Colonial Office.\" (Cartable: Diocèse de Montreal, c-131.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph) Moll, cure à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Quebec, 1\" février 1828).U voudrait lui envoyer un aide pour le soulager dans sa maladie, mais il n'a personne sous la main.Si M.(Joseph-Marie) Morin ne peut même dire la messe du dimanche, M\" Panet permet à M.Hot de biner et d'aller dire une messe à Sainte-Anne.M.Normand est malade chez M.Varin à Kamouraska et on ne peut songer à l'ordonner dans le moment.(Registre des lettres, v.13, p.336.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 6 février 1828).Il lui envoie un résumé de la réponse des MM.du séminaire de Montréal à propos de la question des biens de ce séminaire.Ils ont décidé d'envoyer à M.Roux la lettre de M\" Panet et ils croient, d'ailleurs, que les choses trameront en longueur et que M\" Panet aura le temps d'opposer son veto à toute transaction.Il faut donc s'occuper immédiatement de faire signer une requête de tout le clergé à Sa Majesté le roi; il prie M\" de Telmesse de la rédiger.M.(Gabriel) Cloutier est allé comme vicaire chez M.Hébert à Berthier; il va ordonner immédiatement M.(Benjamin) ARCHIVES DE QUÉBEC 379 Desrochers, \" le seul diacre qui ne fasse pas la classe \" pour l'envoyer chez M.Moll qui est malade.Le curé de Bécancour, M.Lejamtel, demande aussi de l'assistance.M\" de Telmesse a dû apprendre le décès de M» Poynter.Le diocèse de Québec perd en lui un aide précieux.Est-ce que l'on pourrait obliger chaque fabrique à faire faire à son compte un plan de sa paroisse et qu'une copie en fût envoyée à l'êvêque; ce lui serait d'un grand secours pour fixer les limites de paroisse.Il voudrait savoir pourquoi les commissaires \" ont cassé l'homologation faite pour le presbytère de Contrecœur.\" (Registre des lettres, v.13, p.339.) M*r B.-C.Panet à M.(Charles-Denis) Dénéchaud, curé à Deschambault (Québec, 6 février 1828).\" Je crois qu'il y a moyen de mettre fin au schisme qui règne dans Votre banc d'oeuvre.Quand quelqu'un des trois Marguilliers ne sera pas habillé en noir, vous ne lui donnerez ni les cierges, ni les cendres, ni les rameaux & ne l'admettrez pas à la communion paschale dans le sanctuaire, mais bien à ceux d'entre eux qui s'y présenteront habillés en noir, comme Monseigneur défunt l'a prescrit.Ceux qui ne seront pas habillés de cette manière les recevront avec le peuple sans aucune distinction mais à leur tour.Il n'y a aucune loi comme vous le remarquez bien qui oblige le Curé à accorder ces honneurs aux Marguilliers.On s'est conformé pour cela dans les campagnes à ce qui se pratique à l'Église Paroissiale de Québec.Il n'y a pas aussi d'obligation que ce soient les Marguilliers de l'Œuvre qui portent le dais aux processions, vous pouvez vous-même, au défaut des Marguilliers de l'œuvre, en choisir parmi les anciens.Il seroit difficile de revenu-contre l'élection d'un Marguillier quoiqu'il paroisse n'avoir été élu que par cabale.Ce sera toujours le cas quand tous les gens d'une paroisse seront appelés à l'élection d'un Marguillier.Il peut alors fort bien arriver qu'un homme d'une mauvaise conduite, sans religion ou peu solvable, soit élu à cette charge, ce que les loix défendent.Quoique cette mauvaise coutume soit établie dans votre paroisse je crois qu'on peut en revenir.Pour cela il faudroit faire une assemblée de tous les Marguilliers & les Notables de la paroisse où il seroit passé une résolution motivée sur ces raisons, par laquelle il n'y auroit à l'avenir pour l'élection des Marguilliers, que les Marguilliers & les dits Notables qui éliraient les Marguilliers.C'est ce que la loi exige pour ces sortes d'élections & non pas l'assemblée de toute la paroisse.J'en excepterais seulement les paroisses qui sont dans l'usage de laisser cette élection aux seuls Marguilliers.La plus grande difficulté est de décider ceux qu'on doit reconnoitre pour Notables.Suivant mon sentiment, & je le crois celui de bien d'autres, ce sont les Seigneurs & Co Seigneurs de la paroisse, les officiers de Justice & de Paix, les 1*\" Capitaines de milices, les Notaires, Médecins & autres, qui tiennent des commissions du Gouvernement.Pour ce qui regarde les actes d'adjudication des bancs, lorsqu'il en sera crié quelqu'un, il faudra avant l'adjudication du dit banc que le crieur explique à haute voix que celui à qui il sera adjugé sera obligé d'en passer acte à la Fabrique devant le Notaire & de lui en payer l'acte.Alors celui qui ayant mis la dernière enchère refuserait d'en passer acte & de le payer ne seroit pas le vrai adjudicataire, mais celui qui y auroit mis le plus haut prix avant lui.Cela pourroit encore faire le sujet d'une résolution d'une assemblée des Marguilliers.\" (Registre des lettres, v.13, p.337.) M° B.-C.Panet à M.(Pierre) Viau, vicaire général et curé de la Rivière-Ouelle (Québec, 9 février 1828).Il veut répondre favorablement à la requête qu'on lui adresse et où l'on demande la permission d'agrandir la sacristie.Seulement cette requête n'est pas dans toutes les formes.Afin d'y remédier il fera en chaire la 380 ARCHIVES DE QUÉBEC lecture de la requête et de l'approbation qu'en a faite M\" Panet.(Registre des lettres, v.13, p.341.) M\" B.-C.Panet à M.(Michel) Ringuet, curé à Rimouski (Québec, 9 février 1828).Il n'aime pas à ce que les sauvages se marient au loin et hors de leur village.Il lui permet de marier ceux qui, depuis au moins deux ans, ont leur résidence dans les missions de M.Ringuet.Celui-ci devra bien s'assurer si les parties sont libres de contracter entre elles.(Registre des lettres, v.13, p.342.) M\" B.-C.Panet à M.(Thomas-Ferruce) Destroismaisons, curé à Saint-Urbain (Québec, 9 février 1828).Les habitants au nord-est de la rivière du Gouffre font partie de la paroisse de Saint-Urbain, aussi bien que ceux du sud-ouest.Plus tard ils pourront en être distraits pour former une nouvelle paroisse.Quant à ceux de la Baie-Saint-Paul, qui ont des terres dans Saint-Urbain, ils ne peuvent assister à la messe à Saint-Urbain, mais doivent aller à la Baie-Saint-Paul.(Registre des lettres, v.13, p.343.) Le cardinal Capellari à M\"' B.-C.Panet (Rome, 9 février 1828).Il lui envoie plusieurs induits.Dans l'un d'eux le pape accorde une indulgence plênière qu'on pourra gagner le jour de l'Assomption de la sainte Vierge dans la paroisse de Bellechasse.Il pourra communiquer la faculté d'appliquer des indulgences aux chapelets.Ces induits renferment la réponse aux questions posées dans la dernière partie de sa lettre du 21 novembre 1827.(Correspondance manuscrite de Rome, IV-41.) M.Jean-Baptiste Thavenet à M.Louis-Joseph Desjardins, prêtre, au séminaire de Québec (Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, 9 février 1828) (copie).Il le prie de lui envoyer un état exact de toutes les sommes qu'il a versées pour lui.II.a touché à Londres £8,164 qu'il veut faire passer en Canada, afin de les y distribuer.\" Mon intention était de mettre cette somme entre les mains de M«r Panet, mais je vois par ses lettres que S.G.veut se l'approprier pour la distribution comme 11 l'entendra et s'en servir pour continuer les bonnes œuvres commencées dans son diocèse.Comme je ne puis consentir à cela, je prends le parti d'adresser les fonds au Séminaire de Québec, pour les avoir à ma disposition.Je vous en avertis, Mr l'abbé, afin que si vous voulez faire passer de l'argent en France, vous le déposiez au Séminaire de Québec, que vous en retirerez un reçu et que vous me le fassiez passer en une lettre de change tirée sur moi par Mr le Supérieur du Séminaire de Québec.\" Note sur la conversion des piastres en francs.(Cartable: Diocèse de Québec, VII-21.) M\" B.-C.Panet.Acte de la prêtrise de M.Benjamin Desrochers (dans l'église Saint-Roch de Québec le 10 février 1828 (Québec, 10 février 1828).(Registre K, f.58r.) M«* B.-C.Panet à M.(Joseph-Alexandre) Boisvert, à Paspébiac (Québec, 12 février 1828).Si les gens de Percé veulent avoir un curé résidant, il faut qu'ils s'engagent à lui donner \" un supplément d'un demi-quintal de morue, outre la dune des patates et celle du poisson,\" comme ils faisaient du temps de M.Aubry.Il faut de plus qu'ils mettent en ordre l'église et le presbytère.La visite episcopate dans la baie des Chaleurs est remise à l'année suivante.(Registre des lettres, v.13, p.343.) M\" B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 12 février 1828).Il ignore quelle a été l'intention de l'êvêque de Rhésine en signant l'adresse de Glengarry à Son Excellence.Il s'est mêlé d'une chose qui ne le regarde pas et le fera mal juger du clergé de Québec.Il a appris que M.(François Plessis) Belair s'est cassé le bras; il ne peut lui envoyer un prêtre pour l'aider.Pourrait-on ériger deux paroisses dans la seigneurie de la Petite-Nation?M.(Joseph) Marcoux vou- ARCHIVES DE QUÉBEC 381 drait avoir trois ecclésiastiques pour leur enseigner la langue iroquoise.Le premier resterait avec lui, le second remplacerait M.Roupe et le troisième, M.(Joseph) Vallée, irait à Saint-Régis.Où prendre ces trois ecclésiastiques ?\" M' Desjardins a reçu de Mons' Desjardins, l'archidiacre, son frère, un morceau de la vraie croix à peu près de la grosseur d'une plume à écrire et long de deux pouces, en deux parties.Il se propose, dit-on, de me faire présent pour ma cathédrale de cette relique précieuse.\" (Registre des lettres, v.13, p.344.) M«r B.-C.Panet à M.(Joseph) Moll, curé à Sainte-Anne-de-la-Pérade (Québec, 14 février 1828).M.(Benjamin) Desrochers qui lui remettra la présente restera chez lui, en qualité de vicaire, jusqu'après le premier dimanche du carême et plus longtemps, si l'état de santé de M.Moll ne s'améliore pas.M.Desrochers ira ensuite chez M.Lejamtel à Bécancour.(Registre des lettres, v.13, p.347.) M\" B.-C.Panet à M.(François Plessis) Belair, curé à Sainte-Rose (Québec, 15 février 1828).Il est très sensible à l'accident arrivé à M.Belair; il regrette de ne pouvoir lui envoyer quelqu'un pour l'aider.Les deux prêtres qu'il vient d'ordonner sont déjà placés: M.Cloutier est allé chez M.Lamotte à Berthier et M.Desrochers est allé chez M.Moll à Sainte-Anne-de-la-Pérade.M\" de Telmesse va demander aux curés voisins d'assister M.Belair.(Registre des lettres, v.13, p.347.) M\" B.-C.Panet à M.Jean-Joseph Girouard, ecuyer, à Saint-Benoit (Québec, 17 février 1828).M.Girouard voudra.bien remercier, au nom de M\" Panet, les membres du Comité constitutionnel du comté de York, pour la résolution qu'ils ont passée en faveur du séminaire de Saint-Sulpice à Montréal.Il ne peut dire pour le moment quelles mesures il sera nécessaire d'adopter pour conserver les biens du séminaire.(Registre des lettres, v.13, p.348.) M«* B.-C.Panet à M.(Antoine) Girouard, curé à Saint-Hyacinthe (Québec, 21 février 1828).C'est entendu que les 38 habitants qui veulent rester attachés à Saint-Hyacinthe ne feront pas partie de la nouvelle paroisse de Saint-Pie.Il voudrait qu'on lui préparât un bon plan de cette paroisse, afin de procéder immédiatement à son érection canonique.(Registre des lettres, v.13, p.348.) M*7 B.-C.Panet à M.(Joseph-Jérôme) Raizenne, curé à Saint-Roch-de-l'Achi-gan (Québec, 22 février 1828).Il lui faudrait un plan de cette nouvelle paroisse que l'on demande de déterminer en arrière de Saint-Roch-de-l'Achigan.Il n'est pas nécessaire que ce plan soit fait par un arpenteur; toute personne instruite peut le faire.Lorsque ce plan sera fait, M.Raizenne le transmettra à M.(Remi) Gaulin qui ira opérer sur les lieux.(Registre des lettres, v.13, p.349.) M\" B.-C.Panet à M.(Remi) Gaulin, curé à l'Assomption (Québec, 22 février 1828).Il lui envoie une commission qui lui donne le pouvoir d'aller fixer les limites d'une paroisse que certains habitants de la seigneurie de Lachenaie demandent à former.Il ira quand il aura reçu de M.Raizenne le plan de cette future paroisse.Il verra s'il ne serait pas convenable de réunir à cette paroisse une concession de Saint-Henri-de-Mascouche et une du Saint-Esprit.(Registre des lettres, v.13, p.350.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph) Marcoux, missionnaire au Sault-Saint-Louis (Québec, 23 février 1828).A propos d'un cas de mariage entre sauvages.Il lui cherche des ecclésiastiques qui voudraient se livrer à l'étude de la langue iroquoise.Les collèges ne peuvent en fournir.(Registre des lettres, v.13, p.351.) M«r B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 23 février 1828).Il a reçu le projet d'adresse au roi que M*' de Telmesse a eu la bonté de dresser. 382 ARCHIVES DE QUÉBEC On s'adressera aux trois branches de la Legislature impériale par une pétition toute courte en y joignant un mémoire tiré en grande partie de l'adresse.M.Val-Hères de Saint-Réal travaille dans le moment à rédiger ce mémoire.M\" Panet incline à croire qu'il faudrait envoyer M.de Saint-Réal en Angleterre; il présenterait lui-même la pétition et le mémoire.M\" Panet croit qu'on peut partager la seigneurie de la Petite-Nation en deux paroisses, comme on l'a fait autrefois pour la seigneurie de Lauzon.Il voudrait régler le plus tôt possible cette question des limites de paroisses.\" Ce qu'il y a de curieux, c'est que l'on ne connaît pas les limites d'un grand nombre de paroisses de notre district et souvent même les seigneuries dont elles sont composées.On ne trouve dans nos archives que des choses informes là dessus.\" Il ne peut donner d'ecclésiastiques à M.(Joseph) Marcoux.M.(William) Dollard lui répond qu'il préfère rester à Miramichi; il ne désire pas aller à Saint-Jacques chez M.Lartigue.M\" Panet ne sait pas où Mer de Rhésine pourra se procurer des fonds pour l'établissement, à Kingston, d'une communauté religieuse qui serait chargée en même temps du soin des malades et de l'instruction des jeunes filles.Il croit que les Sœurs de la Congrégation pourraient fort bien remplir le dernier objet, mais pour la fondation d'un hôpital, il ne pense pas qu'une communauté puisse s'en charger pour le moment, surtout si cette communauté ne doit compter sur aucun secours du gouvernement.(Registre des lettres, v.13, p.351.) M*1 B.-C.Panet à M.(Joseph) Moll, curé de Sainte-Anne-de-la-Pérade (Québec, 25 février 1828).M.Moll pourra garder M.Desrochers comme vicaire jusqu'après les Pâques, puisque M.Lejamtel peut se passer de vicaire.(Registre des lettres, v.13, p.353.) M\" B.-C.Panet à M.(Sévère-Nicolas) Dumoulin, curé à Yamachiche (Québec, 27 février 1828).M.Dumoulin tachera de calmer les gens de la côte Saint-Francois.Il leur fera entendre qu'ils auront bientôt leur église à eux seuls.En attendant, ils feront partie de la nouvelle paroisse.(Registre des lettres, v.13, p.354.) M\" B.-C.Panet à M.(René-Pierre) Joyer, curé à la Pointe-du-Lac (Québec, 28 février 1828).- Il est bien aise de voir que M.Joyer, malgré ses infirmités, a consenti à passer encore l'année à la Pointe-du-Lac Si la maladie empêche M.Joyer de remplir les offices de son ministère, il demandera du secours à ses voisins.(Registre des lettres, v.13, p.354.) Msr B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 1\" mars 1828).Il lui envoie une copie du mémoire que M.Vallières de Sant-Réal a préparé d'après le projet fait par M\" de Telmesse.(Registre des lettres, v.13, p.356.) M\" Joseph Signay.Acte de la prêtrise de M.Michel Carrier (dans la chapelle Saint-Joseph de la cathédrale de Québec le 1\" mars 1828) (Québec, 1\" mars 1828).(Registre K, f.58 v.) M\" B.-C.Panet à M.Pierre Bourget, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 6 mars 1828).D'après le procès-verbal de M.Bourget, il y a deux seigneuries dans la partie de territoire que l'on se propose d'ériger en paroisse: une de deux lieues de front, celle d'Artigny; une autre d'une lieue et quart, plus quatorze arpents de front, c'est celle de L'Ile-Verte.Il voudrait connaître où se trouve la limite entre la seigneurie de L'Ile-Verte et celle de la Rivière-du-Loup, appartenant à M.Fraser.On pourrait former trois paroisses entre celles des Trois-Pistoles et de Rimouski.Il y a une distance de huit lieues entre ces deux paroisses.\" En ce cas, la 1\"* place d'église serait à 1 lieue H des limites de N.-D.des Neiges des Trois-Pistoles; la seconde à 2 lieues % plus loin et la 3\"\" à la même distance que la 2d°.Ce qui fait ARCHIVES DE QUÉBEC 383 voir que pour la S\"\"» (le Bic), il faudrait prendre % de lieue de la seigneurie de Md* Drapeau.Un prêtre qui aurait la desserte de ces huit lieues pourrait-il y vivre?Si la chose est possible, on pourra dans ce cas bâtir un presbytère servant de chapelle au juste milieu des huit lieues.\" Il prie M.Bourget de vouloir bien le renseigner sur tous ces points et d'apporter pour la distribution de ces futures paroisses le zèle qu'il a apporté pour la formation de celle de L'Ile-Verte.(Registre des lettres, v.13, p.357.) M\" B.-C.Panet à M» de Telmesse, à Montréal (Québec, 8 mars 1828).M.(Louis-Joseph) Desjardins (Desplantes) a reçu une lettre de M.(Armand-Ferdinand) de la Porte, en date du 2 décembre 1827, où celui-ci lui apprend que MM.Roux et Richards \" ont transigé avec le gouvernement, avec la perte de leurs droits féodaux, etc., etc.\" M.Le Saulnier a dû recevoir une lettre lui disant la même chose.Il n'a pas donné de commission sur la requête des habitants de Dorchester; il a cependant accordé que l'on désigne une place d'église.(Registre des lettres, v.13, p.359.) M** B.-C.Panet à la sœur Marie-Clothilde Raizenne, assistante à l'Hôpital général, à Montréal (Québec 8 mars 1828).Il lui accorde la permission qu'elle sollicite d'aller s'établir à Kingston, sous l'autorité de M\" de Rhésine.Elle pourra arranger, avec M\" de Telmesse, ce qui concerne les autres demandes qu'elle fait.(Registre des lettres, v.13, p.359.) M» B.-C.Panet.Obédience accordée à la sœur Marie-Clothilde Raizenne, assistante de l'Hôpital général de Montréal, pour aller fonder une maison d'éducation pour les petites filles dans la ville de Kingston (Québec, 8 mars 1828).(Registre K, f.59 r.) M\" B.-C.Panet.Lettres de vicaire général du diocèse de Québec en faveur de M\"' James Bramston, êvêque d'Ursula et vicaire apostolique de Londres (Québec, 10 mars 1828).(Registre K, f.59 r.) M\" B.-C.Panet.Lettres de vicaire général du diocèse de Québec, en faveur de M\" William Fraser, évéque de Tanen et vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse (Québec, 12 mars 1828).(Registre K, f.60 r.) M\" B.-C.Panet à M\" William Fraser, évéque de Tanen, vicaire apostolique de la Nouvelle-Ecosse, à Halifax (Québec, 13 mars 1828).Il lui envoie des lettres de grand vicaire du diocèse de Québec; il espère que, de son côté, MBr Fraser lui en enverra de semblables pour lui et ses vicaires généraux.Il voudrait savoir si le saint-siège a chargé M\" Fraser du spirituel du Cap-Breton.C'était l'intention de la congrégation de la Propagande de joindre le Cap-Breton à la Nouvelle-Ecosse, c'est pourquoi il demande si la chose a été effectuée.M\" Panet rappellera M.Patrick McMahon à Québec, dès le printemps, et M.Carroll restera seul à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.(Registre des lettres, v.13, p.360.) M«* B.-C.Panet à M.(Joseph-Étienne) Cécile, curé de Saint-Pierre (Québec, 13 mars 1828).Il n'est guère disposé à permettre que l'on prenne pendant trois années la somme de trente livres du coffre-fort de la fabrique pour aider à bâtir une école sur un terrain près de l'église.Il croit que ce serait un mauvais précédent que d'accorder une telle permission.(Registre des lettres, v.13, p.361.) M** B.-C.Panet à M.(Charles-Joseph) Primeau, curé à Saint-François-Rivière-du-Sud (Québec, 14 mars 1828).Il ne peut autoriser M.Fraser à employer, pour payer la construction du presbytère, les £100 de la succession de M.Pichart, qui ont été donnés par le gouvernement pour une école à Berthier.Ces 100 £ 384 ARCHIVES DE QUÉBEC auraient dû depuis longtemps être remis au curé de Berthier.(Registre des Mires, v.13.p.361.) M«r B.-C.Panet.Acte du diaconat de MM.Louis Desfossés et François-Xavier Del&ge (dans la cathédrale de Québec le 16 mars 1828) (Québec, 16 mars 1828).(Registre K, f.60 v.) M.F.-A.Quesnel à M.(Narcisse-Charles) Fortier, secrétaire de l'êvêque de Québec (Montréal, 21 mars 1828).On n'a pas voulu payer à Paris la traite que lui donna M\" Panet.\" Je suis fâché de vous dire que les lettres reçues par moi de mon agent à Paris sont peu favorables à M.Thavenet et l'avocat, auquel j'ai envoyé tous mes papiers avec ma procuration, ainsi qu'une copie de la traite de Monseigneur, m'invite fort à réclamer immédiatement devant un tribunal de Paris la proportion des argents qui m'appartient, et qui a été payée à M.Thavenet, et m'assure que c'est là le seul moyen d'en être payé.\" Il le prie de faire connaître le contenu de cette lettre à M\" Panet.\" Je ne puis quant à moi rien comprendre à la conduite de M.Thavenet et je souhaite de tout coeur que mes craintes ne se justifient jamais, mais il est permis d'en avoir lorsque les apparences sont si extraordinaires.\" (Cartable: Diocèse de Québec, VI1-22.) Règlement donné à MM.les syndics de l'église Saint-Roch de Québec (Québec, 11 mars 1828).Préambule: 1\" des syndics en général; 2\" du secrétaire; 3\" du trésorier; 4° du syndic en exercice; 5° des assemblées.Approbation du règlement ci-dessus par M\" B.-C.Panet (Québec, 22 mars 1828).(Registre K, f.60 v.) Lord Dalhousie à l'êvêque catholique de Québec (Château Saint-Louis, 25 mars 1828).Il lui transmet les résolutions adoptées par le bureau de l'Institution les 7 et 14 décembre 1827.Elles ne rencontrent pas absolument les vues de M\" Panet; il espère, tout de même, qu'il y donnera son assentiment.H l'avertit de plus qu'il a obtenu la résignation du juge en chef de Montréal et a invité les membres qui n'assistent pas régulièrement aux assemblées du bureau de l'Institution Royale à résigner également leur position.Si les mesures adoptées reçoivent l'approbation de l'êvêque catholique de Québec, il verra immédiatement à les mettre à exécution.(Cartable: Gouvernement, A-80 et 88.) Inclus: Rapport du comité spécial nommé le 27 novembre 1827, pour voir à l'organisation d'un comité de l'Institution Royale pour la direction des écoles catholiques.Séance du 7 décembre 1827.Sa Majesté a permis au lieutenant-gouverneur, au juge en chef du Haut-Canada et au D' Strachan de donner leur démission comme membres de l'Institution Royale.Vu la résignation des personnes ci-dessus mentionnées, le comité accepte comme membres ex-officio du comité catholique les noms des personnes soumis par l'êvêque catholique dans sa lettre du 9 février 1828.Le comité a de plus décidé de demander la résignation des membres de la présente corporation qui n'assistent pas aux assemblées, les honorables Chaussegros de Léry, Louis de Sala-berry, le juge en chef Reid, MM.Ross Cuthbert et A.Young.Séance du 14 décembre 1827.Le comité spécial trouve qu'il y a trop de membres ex officio dans le futur comité catholique et ne veut pas admettre comme membres ex officio l'êvêque catholique de Québec et le supérieur du séminaire de Québec.Le comité ajoute que le gouverneur l'a averti que l'honorable J.Caldwell a offert sa résignation comme membre de la corporation de l'Institution, afin de laisser une place vacante pour les catholiques.(Cartable: Gouvernement, A-80, 83, 85.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph) Comte, procureur du séminaire de Montréal (Québec, 28 mars 1828).L'abbé (Jean-Baptiste) Thavenet a adressé à M«* Panet une traite de 125 louis sur MM.Fabre et C\".Il demande à.M.Comte de vouloir ARCHIVES DE QUÉBEC 385 bien s'occuper de tirer cette traite et d'en déposer le montant à la banque de Montréal.(Registre des lettres, v.13, p.362.) M» B.-C.Panet à M\" de Telmesse à Montréal (Québec, 29 mars 1828).M.(Olivier) Viau, vicaire à Québec, est mort victime de son zèle et, comme il l'avait demandé, le jour de l'Annonciation.\" Malgré le silence que gardent les messieurs du séminaire, M\" Panet se propose de leur écrire pour leur demander où en sont leurs affaires.Il n'a pas encore reçu de réponse de Rome \" sur ce qui regarde les honneurs qui vous sont dus, ni le Bref que je demandais pour être publié dans votre district.\" (Registre des lettres, v.13, p.362.) M.(Narcisse) Fortier, secrétaire, à M.F.-A.Quesnel, ecuyer, à Montréal (Québec, 29 mars 1828).M,r Panet le charge de répondre à M.Quesnel, qu'effectivement il a reçu une lettre de M.Thavenet qui l'informe qu'il n'a pas accepté la traite que M.Quesnel a eue, parce qu'elle lui accordait plus que ne le supposaient ses droits.M.Thavenet annonce à M«* Panet qu'il a touché ce qui revient à l'évêchê de Québec.M.Quesnel aura donc à attendre que le tout ait été envoyé à l'êvêque de Québec pour recevoir ce qui lui revient de droit.(Registre des lettres, v.13, p.363.) M\" B.-C.Panet à M.(Jean-Baptiste) Thavenet, prêtre, à Paris (Québec, 31 mars 1828).Il a reçu toutes ses lettres: celle du 17 janvier l'a désappointé.En effet, M.Thavenet dit dans cette lettre que M» Panet ne peut disposer de la somme de £8,167, qui lui revient, parce que ces fonds doivent être partagés entre la Congrégation de Montréal, les communautés ursulines et les héritiers de Messeigneurs Hubert, Denaut et Plessis.M\" Panet ne voit pas comment les sœurs de la Congrégation peuvent avoir leur part dans ces fonds.La rente en a toujours été payée aux évêques de Québec, de 1769 à 1791, qui l'ont employée pour des œuvres de charité.M\" Panet regrette que M.Thavenet ait changé d'idée et qu'au lieu de lui envoyer les 8,167 louis, il les ait déposés chez un banquier à Londres.Cette manière d'agir peut causer bien des embarras.Il vaudrait beaucoup mieux envoyer cette somme par une lettre de change que l'on pourrait tirer sur M.Thavenet.Pour ce qui est des deux capitaux de rentes dues à l'évêchê, le premier de 31,250' accordé par le collège de France à M\" d'Esglis, par acte du 4 mai 1787, et le second de 8,750' fondé par M\" de Saint-Vallier, pour tenir des écoles charitables en 1706 et 1709, M\" Panet voudrait les assurer à ses successeurs évêques de Québec.II enverra une procuration à M.Thavenet pour en faire de nouveaux titres en son nom et celui de ses successeurs.Description des sommes à payer en Europe par M.Thavenet pour le compte de M\" Plessis et de M«* Panet.(Registre des lettres, v.13, p.369.) M\" B.-C.Panet à M\" James York Bramston, évêque d'Ursula, vicaire apostolique de Londres, procureur de l'êvêque de Québec à la cour de S' James (Québec, 31 mars 1828).C'est avec grande surprise qu'il a appris le décès de M\" Poynter, qui a rendu de si grands services à l'Église du Canada; il espère que M\" Bramston voudra bien lui aussi s'en occuper et c'est dans ce but qu'il lui envoie des lettres de grand vicaire et de procureur de l'êvêque de Québec auprès de la cour Saint-James.M\"\" Robert Gradwell est l'agent de M\" Panet à Rome.M«* Panet prie M\" Bramston de s'occuper auprès du ministre des Colonies de l'obtention des lettres patentes pour l'établissement du collège de Saint-Hyacinthe et aussi de la sanction du bill passé à la Législature provinciale, concernant l'érection civile des paroisses.\" Les affaires de cette province sont dans un triste état.Notre Chambre d'assemblée est en opposition avec le gouverneur.Il n'y a aucune harmo- 386 ARCHIVES DE QUÉBEC nie entre les trois branches.Les Canadiens ont envoyé trois députés pour porter leurs plaintes aux pieds du trône.Ce sont: Mn Viger, Neilson et Cuvillier, membres de la Chambre basse.Le clergé catholique ne s'est pas montré dans cette lutte.Nous laissons faire le public.\" (Registre des lettres, v.13, p.367.) M** B.-C.Panet à M.de la Porte, prêtre, à Londres (Québec, 31 mars 1828).Grands regrets que lui cause la mort de M\" Poynter.Il a adressé des lettres de grand vicaire pour le diocèse de Québec à M\" Bramston.\" Il y a longtemps que je sollicite Mr Thavenet de régler nos comptes et je crois qu'il s'en occupe maintenant, d'après ce qu'il m'a écrit.Il m'a annoncé 86174-0 Sterling pour l'évê-chê de Québec, les Ursulines de Québec et des Trois-Rivières, qu'il devait déposer entre mes mains.Mais ne voila-t-il pas qu'il a changé de sentimens et qu'il me fait savoir de ne pas tirer sur lui, parce qu'il craint que je n'emploie tous les fonds comme bon me semblera.Il faut donc que ce cher Monsieur m'alloue bien peu de conscience pour me croire capable de pareille injustice.Le fait est qu'en lui écrivant je lui ai dit que j'employerais en bonnes oeuvres ce qui me reviendrait et lui aussitôt conclue que j'employ era i toute espèce de fonds.Le compliment d'ailleurs n'est pas fort agréable.Je lui écris et lui dis positivement que les deux rentes que j'ai réclamées appartiennent à mon évêché, quoiqu'il croye qu'il y en a une de 204' 3* 4d qui appartient à la Congrégation de Montréal, parcequ'il est mention d'elles dans un acte dont il m'a envoyé copie et que j'avais déjà par devers moi.Ma réponse est que ces deux rentes sont la propriété de l'êvêché et que les comptes que j'ai entre les mains depuis 1766 jusqu'en 1791 en font foi.J'espère qu'il me croira assez vêridique pour ne vouloir pas lui en imposer.Nous voilà maintenant arrêtés sans savoir si nous pouvons tirer sur lui, oui ou non.\" II espère tout de même que M.Thavenet continuera à fournir à M.de la Porte les fonds suffisants pour payer les dépenses de M** Panet et celles de la Rivière-Rouge.Il voudrait avoir un ouvrage intitulé \" Mémoires de Bigot sur la Nouvelle-France ou le Canada.\" Il prie M.de la Porte de le lui trouver.(Registre des lettres, v.13, p.369.) M.F.-A.Quesnel à M.(Narcisse-Charles) Fbrtier, secrétaire de l'êvêque de Québec (Montréal, 2 avril 1828).Il sait maintenant pourquoi M.Thavenet n'a pas voulu payer la traite que lui a adressée M** Panet.C'est que M.Thavenet n'avait pas l'argent disponible.\" La délicatesse seule suffit pour me faire un devoir de ne rien rendre public de ce qui pourrait nuire à un ecclésiastique connu dans le pays et dont la faute est de n'être pas financier, ni homme d'affaire, quoique d'ailleurs il soit un homme sans reproches, si j'en excepte pourtant de n'avoir pas avouer ce qu'il lui était inutile de vouloir cacher en ce cas.\" C'est comme tuteur de ses enfants que M.Quesnel réclame ces arrérages de rentes dus à Mer Denaut et qui leur reviennent en vertu du testament de ce prélat.Il attendra une réponse de M\" Panet avant de procéder légalement en cette affaire.(Cartable: Diocèse de Québec.VII-24.) L'abbé John McDonald à M\" B.-C.Panet (Glasgow, 8 avril 1828).Il s'est engagé auprès de l'êvêque d'Edimbourg à rester en Ecosse jusqu'à ce que la somme qu'il a dû emprunter pour sauver son patrimoine soit remboursée.II désire beaucoup retourner en Canada, car sa situation à Glasgow est loin d'être intéressante.Si M\" Panet pouvait lui avancer seulement £350, il pourrait retourner dans quinze mois.Il lui donnerait une hypothèque sur ses biens à l'Ile Saint-Jean qui sont estimés à une valeur de £3000.M«r Pallerton, vicaire apostolique à Edimbourg, ARCHIVES DE QUÉBEC 387 serait prêt à tout payer, à condition que lui-même s'engage à passer le reste de ses jours en Ecosse.(Cartable: Angleterre, III-119.) M\" B.-C.Panet à M\" de Juliopolis, à la Rivière-Rouge (Québec, 13 avril 1828).Il répond aux deux lettres de Mer Provencher du 31 janvier et du 22 juin 1827.M«r Panet a revu avec plaisir M.(Thomas-Ferruce) Destroismaisons arrivé à Montréal au mois d'août, dans le moment où M** Panet s'y trouvait lui-même, en visite chez M\" de Telmesse.M\" Dubois, évêque de New-York, se trouvait dans le temps au séminaire de Saint-Sulpice.Afin de ne pas déranger l'êvêque de New-York, M\" Panet prit ses appartements chez M** de Telmesse, au presbytère de Saint-Jacques, ce qui fut cause d'un imbroglio entre les Sulpiciens et lui-même.Il raconte au long l'affaire.\" Depuis que je vous ai écrit, je n'ai pas reçu le Bref que j'attendois de Rome relativement aux affaires de Montréal.En attendant cette pièce, je n'ai rien publié à cet égard, seulement j'en ai répandu la nouvelle de vive voix.Ce bruit a produit un assez bon effet excepté au Séminaire de Montréal.M' Pigeon même est revenu sur ses pas et est bien disposé envers M\" de Telmesse.On n'entend plus rien dire de Mr Chaboillez.Mr Roux et M'Richards ne sont pas encore de retour d'Europe.Le Ministère Britannique ayant changé par deux fois, ils ont été obligés de renouer leurs communications avec ces différens ministères à l'égard de leur Seigneurie de Montréal.Il paroit que ces M\" se sont beaucoup avancés dans cette affaire, qu'ils ont même transigé avec le gouvernement pour une indemnité à la place de leurs droits seigneuriaux.Je vous dirai franchement que je n'approuve pas une pareille transaction et j'ajoute même que ces M™ n'ont pas le droit d'agir ainsi, parce que ces biens ne leur appartiennent pas en propre et qu'ils n'en sont que les économes ou les tuteurs.Le sentiment général du Clergé, comme celui des citoyens, est de s'adresser à Sa Majesté pour la conservation de ces biens tels qu'ils sont.Nous avions préparé un projet de pétition, mais la nouvelle qui s'est répandue que la transaction étoit bâclée a arrêté nos procédés.Aussitôt que nous aurons des nouvelles certaines là dessus, nous reprendrons notre premier projet ou le modifierons selon que nous le jugerons expédient.Notre Province est dans un grand bouleversement.Le Gouverneur n'a pas voulu recevoir l'orateur M' Papineau.La Chambre d'Assemblée a persisté dans sa nomination et en conséquence le Parlement a été prorogé.La Province envoyé trois députés, M™ Neil son, Cuvillier et Viger, avec une adresse au Roi de près de 100,000 signatures.Mr Gale, Juge de Police à Montréal, a aussi été envoyé pour soutenir les intérêts du Gouverneur qui n'a eu en sa faveur qu'a peu près 10,000 signatures.Il y a de la désunion comme vous voyez, mais heureusement le Clergé Catholique ne s'est pas immiscé dans ces affaires politiques.Il n'y a eu que le Curé de S'\" Elizabeth, Mr Keller, qui s'est mêlé d'élections cette été.Il a demandé à se retirer de sa Cure, ce que je lui ai accordé volontiers.Attendons maintenant l'issue de toutes ces deputations.Aujourd'hui nous apprenons que Sir Francis Burton qui a gouverné cette Province pendant l'absence de Lord Dalhousie en 1825 va revenir en Canada avec sa famille.On dit que c'est pour remplacer Lord Dalhousie qui repartira pour l'Europe dans une frégate dans le cours de l'été.Tout ceci n'est, je crois, que conjecture, point de certitude encore.Le Diocèse a fait la perte de plusieurs Prêtres cette année.Ce sont M' Huot, Curé au Sault au Récollet, M' Rocher, vicaire à Berthier, et Mr Viau, Vicaire de Québec.Mr Boussin, Prêtre du Séminaire de Montréal, a été emporté par une maladie de peu de jours et victime dé son zèle comme Mr Viau.Ajoutez à ces morts celle de M'Genest, qui demeurait chez sa sœur Mda Mauvide, à S'Jean de l'isle d'Orléans.Je n'en connois pas parmi 388 ARCHIVES DE QUÉBEC les laïques qui puissent vous intéresser, si ce n'est peut-être M' de Salaberry père et M'Plamondon, Avocat, tous deux de Québec.On a posé dans le mois de Juin dernier la première pierre du Séminaire de Nicolet en présence du Gouverneur, qui a fait un don de £50, et d'une grande foule de peuple.Le tout avoit été bien arrangé pour la cérémonie.Les fondations de tout l'édifice ont été creusées et on a conduit la maçonne jusqu'aux lambourdes.Cette année nous nous rendrons, j'espère, jusqu'à l'appui des fenêtres du second étage.Vous vous imaginez bien qu'il en faut de la dépense pour un édifice aussi considérable que celui-là.J'aime mieux mettre plus d'années à le construire, avec l'aide de mon Clergé et les dons de quelques laïcs, que de bâtir plus vite en petit pour être obligé de recommencer peut-être en peu d'années.Le plan est bien dressé et les divisions bien imaginées.Il a fallu y songer souvent, mais tout est si bien digéré maintenant que le plus grand ordre régnera dans cette bâtisse.Voilà déjà plusieurs £1,000 de dépensés sans compter ce qu'il faudra encore déboursiller.L'Évéque de Québec en sera toujours pour la plus grande partie.\" M\" Panet a payé à M.Deblois, marchand de Québec, la somme de mille louis que M«r Plessis avait empruntés pour l'église de Saint-Roch.M.de la Porte a dû envoyer à M\" de Juliopolis les effets demandés.M«r Dubourg a quitté la Nouvelle-Orléans; il est maintenant évéque de Mon-tauban.Son successeur est paralt-il M«r Rosati.Il suppose qu'il réside à Saint-Louis.M\" de Rhésine n'a pas encore pris possession de son siège à Kingston, de sorte que le Haut-Canada est encore sous la juridiction de M\" Panet.A propos de pouvoirs conférés par M«r Panet à M» Provencher.Etat des comptes de M\" Provencher.Il lui reste en caisse £488-9-10H.M* Provencher pourra donner le sous-diaconat au jeune Boucher quand il lui plaira.(Registre des lettres, v.13, p.372.) M\" B.-C.Panet à M.Thomas Bédard, chapelain à l'Hôpital générai (Québec, 18 avril 1828).Il lui donne par écrit les pouvoirs qu'il exerce en qualité de curé dans la paroisse de Notre-Dame-des-Anges, et de chapelain ou d'aumônier de l'Hôpital général de Québec.(Registre des lettres, v.13, p.378.) M\" B.-C.Panet.Lettres nommant M.Alexis Mailloux chapelain de l'église de Saint-Roch (Québec, 19 avril 1828) (en marge: les mêmes datées du même jour pour M.Pierre Villeneuve, les mêmes datées du 8 novembre 1828, pour M.Joseph-M.Paquet).(Registre K, t.63 v.) M«* B.-C.Panet à M\" de Telmesse, à Montréal (Québec, 22 avril 1828).Il mut venir à trouver des ecclésiastiques qui voudraient se livrer à l'étude de la langue iroquoise, pour remplacer M.Marcoux à Saint-Régis.Il consent, pour le moment, à ne former qu'une seule paroisse dans la seigneurie de la Petite-Nation.Il lui envoie une lettre de M.(Joseph) Comte, avec un projet d'accommodement de M.Roux avec le gouvernement britannique, projet qu'il ne trouve guère de son goût.Il lui accorde le pouvoir de dispenser pour huit cas au premier degré d'affinité ex copulâ illicità.(Registre des lettres, v.13, p.379.) Sir Howard Douglas, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, à l'êvêque catholique de Québec (Fredericton, 25 avril 1828).La Législature du Nouveau-Brunswick a voté une somme de cinquante louis pour la subsistance d'un missionnaire chez les Indiens.Il sera heureux de nommer à cette position le prêtre que l'êvêque de Québec lui désignera.Il serait aise de savoir que ce missionnaire voudra bien pousser les sauvages à s'établir sur les terres que le gouvernement leur a octroyées.(Cartable: Gouvernement, 11-41.) ARCHIVES DE QUÉBEC 389 M\" B.-C.Panet à M.(Pierre) Béland, curé de L'Ile-Verte (Québec, 1\" mai 1828).M.Béland devra se rendre à Tadoussac entre le 15 et le 20 mai.Il trouvera à ce poste un interprète.Il amènera avec lui deux hommes qui l'accompagneront dans la visite des postes.Il emportera les saintes huiles, de l'eau baptismale, avec une cinquantaine de petites hosties et une soixantaine de grandes.Il faut qu'il soit au poste de Chicoutimi pour la Saint-Pierre.Si les Naskapis viennent en assez bon nombre, il tachera de les instruire pour les baptiser.Les différentes espèces de présents offerts par les sauvages.Quel usage il doit en faire.Les pouvoirs de M.Béland s'étendent, en cas de besoin, dans la mission de M.Angers et dans le vicariat de Terre-Neuve.MM.Bourget et Madran s'occuperont de desservir sa paroisse pendant son absence.(Registre des lettres, v.13, p.380.) M\" B.-C.Panet.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.Pierre Béland, curé de L'Ile-Verte, chargé de la mission des postes du Roi et des indiens naskapis (Québec, 1\" mai 1828).(Registre K, t.64 r.) M»r B.-C.Panet à M.(Pierre) Bédard, missionnaire aux lies de la Madeleine (Québec, 2 mai 1828).Vu l'état de pauvreté où se trouve réduite l'église du Havre-aux-Maisons, il lui permet de garder les componendes qu'il a en sa possession.(Registre des lettres, v.13, p.383.) M» B.-C.Panet à M.(Élie-Sylvestre) Sirois, missionnaire à Madawaska (Québec, 2 mai 1828).M.Sirois a bien fait de faire passer en son nom le contrat de la terre en question.Comme M** Panet s'attend d'être à Kamouraska le 16 juillet prochain, M.Sirois ira le rencontrer en cet endroit afin de passer l'acte de donation de ce terrain à M\" Panet.(Registre des lettres, v.13, p.383.) M.J.-R.Vallières de Saint-Réal à l'êvêque catholique de Québec (Québec, 3 mai 1828).Après une longue analyse de la correspondance du gouverneur et de l'êvêque de Québec, au sujet de l'établissement d'un comité catholique de l'Institution Royale, il expose qu'en vertu des lettres patentes de 1818, le nombre des membres composant la corporation de l'Institution Royale ne peut être au-dessus de dix-huit.(Cartable: Gouvernement, A-90.) M** B.-C.Panet à M.(Pierre) Bourget, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 3 mai 1828).M\" Panet est bien satisfait de voir que le plan qu'il a proposé pour la division de la seigneurie de madame Drapeau entre dans les vues de M.Bourget.Il recevra avec plaisir une requête des habitants hors des limites des Trois-Pistoles, demandant une érection en paroisse de toute la seigneurie des Trois-Pistoles.Il prie M.Bourget de venir le rencontrer à Kamouraska le 16 juillet prochain.M.(Pierre) Béland doit partir pour la visite des postes du Roi.M.Bourget voudra bien faire l'office à L'Ile-Verte toutes les trois semaines.(Registre des lettres, v.13, p.384.) M«* B.-Ç; Panet à M.(Jean-Baptiste) Perras, curé à Saint-Charles (Québec, 3 mai 1828).Il lui donne la marche à suivre pour établir dans sa paroisse une école d'après l'acte du parlement provincial du 29 mars 1824.(Registre des lettres, v.13, p.384.) M*1\" Bernard-Claude Panet à Son Excellence le comte Dalhousie, gouverneur en chef, à Québec (Québec, 3 mai 1828).\"Des occupations multipliées m'ont empêché de répondre avant ce jour à l'honneur de la lettre de Votre Excellence en date du 25 Mars dernier, avec laquelle Votre Excellence a bien voulu me transmettre copie des résolutions du comité de l'Institution Royale ainsi que de celles de la corporation générale.J'ai considéré attentivement les dernière propositions du Bureau contenues dans l'Acte d'Assemblée du 14 Décembre dernier et pour vous dire ingénuement la vérité, Mylord, rien ne m'a plus surpris ainsi que les M™ auxquels j'ai communiqué toute cette affaire que ce nouveau projet.Votre Excellence voudra bien me permettre d'entrer dans quelque détail à ce sujet.L'Institution Royale dans son adresse en date du 5 Décembre 1826 présentée à Votre Excellence, proposoit onze Membres pour former chaque Comité et Votre Excellence m'annonçoit dans sa lettre du 21 Décembre de la même année, que c'étoit pour elle un véritable plaisir d'adopter le mode proposé et qu'elle espéroit que j'y acquiescerois également.J'ai eu l'honneur de répondre à Votre Excellence que ce plan entroit dans mes vues et que selon ses désirs je lui envoy ois une liste des membres du Comité Catholique qui devoit être composé, pour les raisons que j'ai alors déduites, de cinq ecclésiastiques et de six laïques.J'ajoutois que parmi ces onze membre six dévoient être Membres ex officio pour le plus grand avantage de l'Institution Royale et même celui de la Province.U ne m'entroit nullement dans l'esprit que la Corporation générale voulût revenir sur ses pas par rapport au nombre des membres qu'elle avoit elle-même proposé, nombre qui avoit été approuvé de Votre Excellence.De plus j'ai exposé à Votre Excellence, que si l'on ne voyoit pas d'une manière fixe et permanente les principaux membres du Clergé à la tête du Comité en question, l'Institution Royale ne pourroit pas produire parmi les sujets catholiques de S.M.les fruits que l'on devrait en attendre.J'ose même croire que Votre Excellence connoissant le caractère et les habitudes (usages) du peuple Catholique de ce Diocèse aura goûté ces raisons.Mais quel a été mon étonnement et celui des personnes que j'ai admises en mon conseil, lorsque j'ai vu le changement de sentiment des Trustees de l'Institution Royale relativement au nombre des membres du Comité Catholique et la diminution qu'ils proposent dans leur dernière Assemblée.Le nombre de onze membres n'est cependant pas selon moi trop considérable dans chaque Comité.Quant aux membres ex officio que j'ai eu l'honneur de suggérer à Votre Excellence, je n'ai fait cette démarche qu'après avoir consulté plusieurs membres de mon Clergé et même des laïques discrets et pleins de zèle à répandre les bienfaits de l'éducation parmi leurs concitoyens.Maintenant si l'on veut diminuer le nombre des membres et même celui des membres ex officio que j'ai proposés et altérer en quelque manière les arrange-mens déjà agréés de part et d'autre, il est certain, que cette démarche rencontrera nullement l'approbation du Clergé et de la population Catholique de cette Province.Ce n'étoit assurément qu'après de très mures réflexions que j'ai émis ma réponse du 9 Février de l'année dernière et je prendrai respectueusement la liberté de représenter à Votre Excellence qu'il est essentiel que le Comité Catholique soit ainsi organisé pour le temps actuel et pour l'avenir.S'il n'y a pas pour le moment dans le Comité Protestant autant de Membres ex officio que dans le Comité.Catholique, il est facile de mettre un proviso qui en établisse de cette sorte, à mesure qu'il y aura quelque vuide occasionné soit par la mort, ou la résignation, ou enfin l'absence de quelques uns des membres de ce comité.Intimement persuadé que Votre Excellence ne cherché avec Messieurs de l'Institution Royale qu'à répandre le bienfait de l'éducation d'une manière qui puisse tendre au bien général de ce pays, j'ose me flatter qu'elle accueillera avec bonté ces différentes réflexions que m'imposent mon devoir et ma conscience et que me dicte l'Intérêt public.\" (Registre des lettres, v.13, p.385.) M\" B.-C.Panet à M«r de Telmesse à Montréal (Québec, 5 mai 1828).A propos de dispense de mariage.Il est bien disposé à accepter le rituel romain pour la partie des rites, mais il faudrait changer certaines choses dans le rituel en usage ARCHIVES DE QUÉBEC 391 dans le diocèse de Québec.Il prie M\" Lartigue de vouloir bien s'en occuper.Il donnera un ecclésiastique à M.Marcoux pour la mission des Iroquois; il espère que M\" Lartigue pourra en donner un, de même le séminaire de Saint-Sulpice qui désire retirer M.Roupe.M«r de Telmesse communiquera aux messieurs du séminaire la requête qui doit être envoyée au Roi.Il attend toujours une réponse de Rome touchant ce qu'il a demandé.(Registre des lettres, v.13, p.387.) M.de la Porte à M\" B.-C.Panet (Londres, 7 mai 1828).Il a reçu sa lettre du 31 mars, ainsi que celles incluses pour M\" d'Ursula et M.Thavenet.La nouvelle de la mort de M»1 Poynter a causé d'immenses regrets chez tous ceux qui le connaissaient.A propos de l'état de ses comptes.M.Thavenet est en retraite à la Grande-Chartreuse.Les comptes à propos des réclamations des communautés religieuses du Canada sont tellement mêlés qu'il lui faudra beaucoup de temps et de travail pour se débrouiller.Si M.Thavenet a offensé M«\" Panet, ce n'est que par inadvertance dans ses expressions.Il se prépare à faire un nouvel envoi à M«* Provencher.M.Richards s'occupe de lui trouver \" l'ouvrage de Mr Bigot, intitulé Mémoire sur la Nouvelle-France ou le Canada.\" Il n'a pas pu voir M.Viger.B déplore la perte des deux jeunes ecclésiastiques dont M\" Panet fait mention.(Cartable: Angleterre, II-178.) Lord Dalhousie à l'êvêque catholique de Québec (Chateau Saint-Louis, 7 mai 1828).Il a transmis la lettre de M\" Panet, du 3 mai, à l'Institution Royale.(Cartable: Gouvernement, A-93.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-Denis) Dénêchaud, curé de Deschambault (Québec, 9 mai 1828).Il parait assez clairement que ce monsieur Augustin Plante, mort de la picote en 1755, et curé à Kamouraska, était de Deschambault, quoiqu'il fût né à Contrecoeur.On peut donc le compter comme le premier prêtre de Deschambault.\" Si votre école élémentaire est établie suivant l'acte du Parlement Provincial du Bas-Canada du 19 Mars 1824, ce sont le Curé & les Marguilliers qui ont droit de placer & déplacer le Maître d'école.Cette école est entièrement sous leur inspection.Cependant je vous dirai bien que dans celle que'j'ai établie à la Rivière Ouelle l'année suivante, les Marguilliers & moi ainsi que tous les paroissiens ont jugé à propos d'admettre comme membres pour l'inspection de cette école quelques Notables de la paroisse pour lui donner plus d'importance comme le Seigneur de la paroisse, le Notaire ou officier de paix du lieu, le 1™ Capitaine de milice; de sorte que les membres sont au nombre de sept, savoir le Curé, les trois Marguilliers de l'oeuvre ou, à leur défaut, trois anciens avec les 3 notables nommés ci dessus.De cette manière le Curé en cas de division entr'eux a la voix prépondérante.Ces sept membres ont seuls l'inspection & la régie intérieure de l'école comme le choix du Maître, son déplacement, l'admission & le règlement du maître & des écoliers, l'approbation des livres qu'on doit leur mettre en main, les heures de l'école, les congés ou vacances, le prix qui doit être payé pour l'instruction &c &c &c.Cependant dans le cas d'une affaire importante qui regarderait l'école, comme son changement de place, son aggrandissement ou son rétablissement, il seroit à propos d'inviter aux assemblées tous les Marguilliers, les Notables & même les principaux propriétaires de la paroisse outre les sept premiers membres.Quant à votre '3* Marguillier de l'œuvre il n'est pas venu, comme vous dites dans votre lettre chez moi avec\"un Avocat.Mr Fortier m'a bien dit qu'il étoit venu chez lui, mais il n'a pas osé me venir parler de son affaire.S'il fut venu je l'aurais reçu comme il le mérite.Tout ce que vous avez à faire avec lui, s'il ne veut pas se mettre dans 392 ARCHIVES DE QUÉBEC le Banc d'oeuvre, ni en noir pour recevoir avec les deux autres les cierges, les cendres & les rameaux, qu'il se mette s'il veut dans les allées ou quelque banc, mais défendez au bedeau de lui porter ailleurs que lorsqu'il sera dans le Banc, le gros morceau de pain-bénit, mais de lui en donner seulement comme au peuple.Il ira aussi, s'il le veut, recevoir les cendres aux balustres avec les autres.Lorsque son année de charge sera venue, s'il ne se met pas dans le Banc d'oeuvre, la Fabrique pourra le poursuivre comme refusant la charge de Marguillier & il ne manquera pas d'être condamné pour refus.Ne faites point élection d'un autre Marguillier que dans le temps ordinaire à moins qu'il ne demande lui-même en forme d'être déchargé de sa charge, ce qui ne pourroit se faire qu'avec acceptation d'une assemblée de tous vos Marguilliers.\" (Registre des lettres, v.13, p.389.) Requête des habitants du fief de Courval, demandant que leur territoire soit érigé canoniquement.Liste des noms des signataires (Fief Courval, 30 juin 1827).Commission donnée par Mar B.-C.Panet à M.Jean Raimbault, curé de Nicolet, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 26 novembre 1827).\u2014Procès-verbal de M.Raimbault en conséquence de la commission ci-dessus (en la maison du sieur Joseph Proulx, 9 janvier 1828).M\" B.-C.Panet.Décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Zéphirin-de-Courval, 10 mai 1828).(Registre des requîtes, v.IV D, f.5 r.) Requête des habitants de Saint-Jean-Baptiste-de-l'Ile-Verte, demandant que leur paroisse soit érigée canoniquement.Liste des noms des signataires.Certificat de Louis Bertrand et de Roger Baby, témoins (L'Ile-Verte, 7 mars 1825).Commission donnée par M\" J.-O.Plessis à M.Pierre Bourget, curé des Trois-Pistoles, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 1er septembre 1825).(Registre des requites, v.III, f.-49 r.)\u2014Nouvelle commission donnée par M\"\" B.-C.Panet à M.Bourget en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 9 novembre 1827).Procès-verbal de M.Bourget en conséquence de la commission ci-dessus (Saint-Jean-Baptiste-de-l'Ile-Verte, 28 décembre 1827).M«* B.-C.Panet.Décret d'érection canonique de la paroisse de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste-de-l'Ile-Verte (Québec, 12 mai 1828).(Registre des requites, v.IV D, f.9 r.) M** B.-C.Panet à M.(Sévère-Nicolas) Dumoulin, curé à Yamachiche (Québec, 12 mai 1828).Il n'est pas d'avis que l'on permette aux gens de Saint-Joseph de se bâtir une chapelle pour eux seuls et qu'on laisse les habitants de Saint-François aller à l'église de Sainte-Anne-de-Yamachiche.Il vaut mieux attendre pour régler cette difficulté.(Registre des lettres, v.13, p.391.) M\" B.-C.Panet à M.(Joseph-Philippe) Lefrançois, curé à Sainte-Claire (Québec, 12 mai 1828).Il a approuvé le procès-verbal de l'assemblée des marguilliers concernant les travaux que l'on se propose de faire à l'église.Le marguillier en charge peut poursuivre ceux qui ne paient pas les droits de l'église et les honoraires du curé.Le curé doit suivre le tarif établi par M«r Plessis.(Registre des lettres, v.13, p.392.) M»* B.-C.Panet à M.(Joseph) Comte, procureur du séminaire, à Montréal (Québec, 17 mai 1828).Si M.Fabre ne veut pas payer la lettre de change que M«* Panet à envoyée à M.Comte, celui-ci protestera.Les messieurs du séminaire de Montréal sont-ils décidés à envoyer en Angleterre un délégué pour présenter au roi les requêtes du clergé en faveur du séminaire?Pourraient-ils fournir £250 à £300 pour aider, en Angleterre, M\" Bramston à trouver une personne instruite et sérieuse qui s'occuperait de ces requêtes ?On ne peut songer pour cette mission à M.Viger qui doit bientôt revenir en Canada.(Registre des lettres, v.13, p.393.) ARCHIVES DE QUÉBEC 393 M»' B.-C.Panet à M.(Pierre) Bourget, curé aux Trois-Pistoles (Québec, 17 mai 1828).Il suppose que M.Béland est parti pour sa mission des postes du Roi, c'est pourquoi il lui envoie le décret d'érection de la paroisse de L'Ile-Verte, qu'il voudra bien lire au prône de cette paroisse quand il ira y faire les offices.(Registre des lettres, v.13, p.394.) M\" B.-C.Panet à M.(Charles-Vincent) Fournier, curé à la Baie-du-Febvre (Québec, 17 mai 1828).Il lui envoie le décret d'érection canonique de la nouvelle paroisse de Saint-Zéphirin-de-Courval, qu'il lira au prône de sa paroisse.En attendant qu'un prêtre soit placé à Saint-Zéphirin, M.Fournier reste chargé des ames du fief Courval.(Registre des lettres, v.13, p.394.) M\" B.-C.Panet à M.(Edouard) Faucher, missionnaire à Carleton (Québec, 17 mai 1828).Il est bien aise d'apprendre que la santé de M.Dagneau, ce jeune ecclésiastique en repos chez lui, se refait.Il espère qu'il pourra l'ordonner dans le cours de l'été si ce monsieur peut venir à Québec.\" De retour chez vous, il s'ap-pliqueroit autant que possible à l'étude de la langue Sauvage, sans négliger celle de la Théologie, prêchant quelquefois, dans vos absences par exemple, afin de ne pas trop le distraire de l'étude.Vous voudriez que l'année scholastique 1829 étant finie, ce M» fût chargé de Ristigouche seul.Mais croyez vous qu'un Prêtre puisse y vivre avec £75, sans dimes des habitans ?Le Presbytère de Ristigouche est-il habitable maintenant et combien y-a-t-il de terrein à l'usage du Missionnaire?Voilà des questions à résoudre avant de ne rien décider.Quant à ce qui vous regarde, je trouve que vous faites très bien d'avancer la terre de l'Église de Tracadièche, puisque vous pensez qu'elle doive être une bonne ressource pour vos Successeurs.Combien d'arpens de front et de profondeur avez vous fait préparer?Combien semez-vous ?Si l'on Ôte au Missionnaire de Carleton les £75 qu'il reçoit du Gouvernement pourra-t-il vivre sans cela ?Reviendrez, ou ne reviendrez vous pas dans l'automne de 1829, c'est ce que je ne puis déterminer, si longtemps d'avance.Il y aura occasion de revenir là dessus.\" (Registre des lettres, v.13, p.394.) M1\" B.-C.Panet à Son Excellence sir Howard Douglas, lieutenant-gouverneur, à Fredericton, N.-B.(Québec, 26 mai 1828).Il a appris avec plaisir que la Législature du Nouveau-Brunswick avait voté une allocation de cinquante louis pour le missionnaire qui dessert les sauvages établis près de Fredericton.Il espère que Son Excellence comprendra qu'un missionnaire ne peut vivre convenablement avec ce seul revenu et qu'il lui est impossible d'aller demeurer avec les sauvages et d'abandonner le poste de Fredericton qui lui procure son plus fort revenu.Le révérend Michael McSweeney, le missionnaire actuel, continuera à desservir les sauvages, mais il ne peut rester au milieu d'eux.(Registre des lettres, v.13, p.395.) M\" B.-C.Panet.Pouvoirs extraordinaires accordés à M.Michael Power, missionnaire à Drummondville (Québec, 28 mai 1828).(Registre K, f.64 v.) M\" B.-C.Panet à M.Michael McSweeney, missionnaire à Fredericton (Québec, 29 mai 1828).Puisqu'on lui accorde une allocation de cinquante louis, il continuera à desservir les sauvages de Sainte-Anne, sans cependant résider au milieu d'eux.M\" Panet a averti de la chose le lieutenant-gouverneur sir Howard Douglas.C'est une bonne précaution dé faire renouveler son consentement de mariage à un protestant marié à une catholique (et vice-versa), lorsque la partie protestante se convertit au catholicisme.M.McSweeney, s'occupera de trouver un terrain pour un cimetière à Fredericton.Il cherchera aussi à ouvrir une école pour les catholiques qui, dans le moment, se trouvent mélangés avec les protestants dans la même école.(Registre des lettres, v.13, p.397.) 394 ARCHIVES DE QUÉBEC M\" B.-C.Panet à M.(Jean-Baptiste) Perras, curé à Saint-Charles (Québec, 29 mai 1828).Pendant la reconstruction de son église, il lui permet de dire la messe, sur semaine, dans les deux petites chapelles qui servent de reposoir pour la procession du saint sacrement.(Registre des lettres, v.13, p.401.) M.\" B.-C.Panet à M\" l'êvêque de Rose, à Saint-André de l'Ile du Prince-Edouard (Québec, 29 mai 1828).Il y a bien longtemps qu'il n'a pas reçu de lettre de lui.M\" de Rose a dû apprendre que M.William McLeod a quitté son poste de lac Bras-d'Or, pour aller travailler dans la Nouvelle-Ecosse et, cela, sans aucune permission.On pourrait peut-être envoyer M.Simon Lawlor, \" qui crève de faim à Broad Cove,\" pour le remplacer.On ne peut rien espérer de M.(Alexander) McDonell, si sa conduite est telle qu'on le dit.M.(John) Chisholm, curé des Écureuils, est toujours dans' un état de santé fort précaire., Il déplore, avec Mar de Rose, la mort du neveu de celui-ci.(Registre des lettres, v.13, p.402.) M\" B.-C.Panet à M.(Simon) Lawlor, missionnaire à Broad Cove, He du Cap-Breton (Québec, 29 mai 1828).Il gémit avec lui sur son état de pauvreté.C'est pourquoi il ne s'oppose pas à cé qu'il abandonne Broad Cove pour aller exercer son ministère au lac du Bras-d'Or, à condition que M** McEachern y consente.(Registre des lettres, v.13, p.404.) M\" B.-C.Panet.Acte de la prêtrise de M.Louis Desfossés (dans la cathédrale de Québec le 31 mai 1828) (Québec, 31 mai 1828).(Registre K, t.65 r.) M\" B.-C.Panet à M.(Jacques) Odelin, prêtre, à Saint-Ours-du-Saint-Esprit (Québec, l\" juin 1828).M.Odelin a été ordonné prêtre le Sm dimanche après l'Epiphanie, 4 février 1816.\" Je voudrais vous donner un certificat plus favorable.Il ne dépend que de vous conduire d'une manière propre à en mériter un.\" (Registre des lettres, v.13, p.405.) Requête des habitants d'une partie des seigneuries de La Salle, de Chateauguay et de Saint-Georges, demandant que leur territoire soit érigé en paroisse.Liste des noms des signataires.Certificat de Hector Leblanc, N.P.(Saint-Constant, 27 mars 1826).Commission donnée par M\" B.-C.Panet à M.Jean-Baptiste Paquin, curé de Sainte-Marguerite-de-Blairtindie, en conséquence de la requête ci-dessus (Québec, 17 juillet 1827).Procès-verbal de M.Paquin en conséquence ' de la commission ci-dessus (Saint-Constant, 3 septembre 1827).M\" B.-C.Panet.Décret d'érection canonique de la paroisse de Saint-Remi-de-La-Salle (Napier-ville) (Québec, 3 juin 1828).(Registre des requêtes, v.IV D, f.12 r.) M\" B.-C.Panet à M.Antoine Gagnon, missionnaire à Gédaïque (Québec, 7 juin 1828).C'est à l'êvêque à désigner les sites des futures églises.Ainsi, M.Gagnon ne changera rien de ce qui a été réglé pour la chapelle de Sainte-Thérèse-de-Chimogui.A propos de deux concubinaires du Cap-Tourmentin excommuniés par M.Gagnon.Comment il devra les réconcilier, s'ils amendent leur vie.Si M.Gagnon croit que Saint-Henri-du-Barachois lui convient mieux, il peut y faire sa résidence.(Registre des lettres, v.13, p.405.) M\" B.-C.Panet à M\" (Joseph) Rosati, évêque à la Louisiane (Québec, 9 juin 1828).Il se rappelle avoir envoyé des lettres de grand vicaire pour le diocèse de Québec à M\" Rosati, mais il n'en a jamais reçu de réponse.M«r Rosati ne pourrait-il pas lui envoyer, pour lui et ses suffragants, des pouvoirs qu'ils pourraient communiquer à leurs prêtres.(Registre des lettres, v.13, p.407.) M.\" B.-C.Panet à M.(François-Xavier) Leduc, curé à Nepisiquit (Québec, 9 juin 1828).Les fidèles doivent payer les cierges qu'ils font mettre autour du corps de leurs défunts à l'église.II se réjouit du zèle que les habitants de Be lied une ARCHIVES DE QUÉBEC 395 apportent dans la construction de leur chapelle.M.Leduc donnera à cette chapelle saint Patrice, comme titulaire.Il permet aux gens de la Rivière-à-Jacquet, de construire une chapelle.M.Leduc s'occupera d'y acquérir un bon morceau de terre qui sera bien utile plus tard.Il n'est pas certain que M\" Panet le laisse encore une année dans cette mission.Il l'avertira à temps, s'il se décide à le faire revenir à Québec.(Registre des lettres, v.13, p.407.) M«* B.-C.Panet à M.James O'Meara, prêtre, près Dublin, Irlande (Québec, 9 juin 1828).Il a reçu sa dernière lettre avec les certificats y inclus.Il peut prendre le temps nécessaire pour rétablir sa santé.U écrira à M\" de Rhésine à son égard.(Registre des lettres, v.13, p.409.) M»r B.-C.Panet à M«r Benoit Flaget, êvêque de Bardstown (Québec, 9 juin 1828).Il lui a déjà envoyé des lettres de' grand vicaire pour le diocèse de Québec; il lui en envoie de nouvelles, car, n'ayant reçu aucune réponse, il craint que les premières ne se soient pas rendues à destination.Il prie M«r Flaget de lui faire parvenir une copie de ses pouvoirs.(Registre des lettres, v.13, p.410.) M\" B.-C.Panet.Lettres de vicaire général du diocèse de Québec en faveur de M\" Benoit-Joseph Flaget, évéque de Bardstown (Québec/9 juin 1828) (en marge: les mêmes ont été données à MEr Joseph Rosati, évéque de la Louisiane, en date du même jour).(Registre K, f.67 v.) M
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