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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-11-07, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L M E R C R E D I 7 N OV E M B R E 2012 HUGO DUMAS COMMISSION CHARBONNEAU: PLUS POPULAIRE QUE GOMERY ET BASTARACHE PAGE 2 TÉLÉVISION PAGE 2 GUY A.ET DANY EN CONGÉ LE 31 DÉCEMBRE ARTS ET CETERA BLOGUE Marc-André Lussier dévoile la bande-annonce du dernier Wong KarWai, The Grandmasters.www.lapresse.ca/lussier PAGE 6 COURTS MÉTRAGES PHOTOGRAPHIQUES L'heureux lucide Certains l'ignorent, mais l'humoriste François Léveillée est aussi un chanteur à textes.Il a sorti deux vinyles en 1979 et en 1983 au Québec.Pour ses 60 ans et ses 40 ans de carrière, il lance Le deuxième rôle de ta vie, un disque d'amour, d'espoir, de convictions et un peu d'humour.ÉRIC CLÉMENT FRANÇOIS LÉVEILLÉE Après la sortie de son deuxième disque, en 1983, F r a n ç o i s L é ve i l l é e a pr i s un grand virage.Il a quitté Québec pour Montréal et, profitant du fait que les Lundis Juste pour rire venaient d'être créés, il est devenu humoriste.Mais il n'a jamais abandonné l'écriture de chansons.Ceux qui le suivent depuis 30 ans sur les scènes de l'humour le savent : sa guitare n'est jamais bien loin.« Je pense que les chansons à textes reviennent, dit-il.L'an dernier, j'ai fait un show avec des mordus de Brassens, dont je suis.Il y avait Loco Locass et Paul Piché.On a constaté le retour de l'esprit des boîtes à chansons des années 60, de façon remodelée.Je trouve ça sain.» Sain comme son principe de vie: être le même avec les siens et sur la scène.«Je produis mes albums, car je pense qu'il y a une dimension humaine importante là-dedans.J'ai été capable de jumeler ma vie familiale et ma carrière.Ça fait 38 ans que je vis avec la même personne.Je connais mes enfants, qui travaillent avec moi.On est une cellule serrée.» Ce sens de la famille, on le retrouve dans ce disque qui comprend 11 chansons.Dans Arthur, il rend hommage à son père, mort à l'âge de 50 ans d'une crise cardiaque.Il n'avait que 3 ans.« Ma mère s'est retrouvée avec 10 enfants sur les bras, mais on n'a jamais manqué de rien», dit-il, rendant aussi hommage aux parents québécois qui se sont sacrifiés dans les années 60 ou 70 pour que leurs enfants fassent des études.Le deuxième rôle de ta vie aborde l'importance d'aller au bout de ses rêves.« Dans ma famille, tout le monde s`inquiétait de mon avenir ; pourtant j'ai toujours suivi ma petite étoile et fait mon bout de chemin.» Voir LÉVEILLÉE en page 4 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE OFFRE EXCLUSIVE PROFITEZ DE $ AUX ABONNÉS Simple et rapide! Visitez lapresse.ca/privileges 48 À L'ACHAT D'UN BILLET AU TARIF RÉGULIER POUR LE FILM L'EXPRESS DES ROCHEUSES AU CINÉMA IMAX®TELUS 4 DE RABAIS L'offre est valide à la billetterie du Centre des sciences de Montréal et à la billetterie en ligne à CentredesSciencesdeMontreal.com.Utiliser le code promotionnel suivant RLAP4$IMAX.Valide pour les représentations jusqu'au 21 décembre 2012.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Aucune valeur monétaire.Un seul coupon par transaction.Non valide pour les tarifs de groupes.\f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Commission Charbonneau : plus populaire que Gomery et Bastarache CHRONIQUE HUGO DUMAS de l'argent public.C'est ce qui rend cette commission si captivante et frustrante à la fois.« La commission Cha rbon neau a dépassé Gomery et Bastarache en termes de cotes d'écoute », note la por te-pa role de Rad io Canada, Nathalie Moreau.Entre le 18 septembre et le 18 octobre, les séa nces présidées par la juge France Charbonneau ont été suivies, en moyenne, par 83 000 personnes sur R DI.À titre de comparaison, la commission Bastarache, sur le processus de nomination des juges, a intéressé u ne moyen ne de 79 000 accros en 2010.Quant à la commission Gomery, sur le scandale des commandites, elle a rallié 64 000 téléspectateurs, en moyenne, il y a sept ans, toujours sur les ondes de RDI.I l y a des personnages inspirés de films de Tarantino comme monsieur Trottoir, monsieur Extra et monsieur TPS.Il y a une juge sympathique (France Charbonneau) qui ressemble à un croisement entre l'actrice Anjelica Huston et la dragonne Danièle Henkel.Il y a la mafia qui menace des administrateurs municipaux, mais aussi la mafia qui joue au golf et qui se pousse en vacances dans un tout-inclus en République dominicaine.Il y a des coffres-forts qui débordent d'argent liquide et qui ferment difficilement.Il y a des vestons bourrés d'enveloppes de 20 $ qui ne se boutonnent plus.Il y a des invitations à aller pisser en groupe.Il y a des chaussettes extensibles qui servent à transporter des liasses de fric.Il y a des fonctionnaires corrompus qui croulent sous les cadeaux de Noël comme des bouteilles de vin, des billets de hockey et même un gros jambon bien dodu.Il y a des cuisines rénovées qui valent plus qu'un studio sur le Plateau.Pas étonnant que la comm ission C h a rbon neau a it autant de fidèles qui suivent ses travaux du lundi au jeudi.Tous les ingrédients d'une série télé à succès de Fabienne Larouche ou Réjean Tremblay s'y retrouvent, à la différence que toute ressemblance avec des faits réels n'est pas fortuite.Ces bandits, ils existent vraiment et ils ont détourné Sans surprise, c'est la comparution de Lino Zambito, dans la semaine du 1er octobre, qui a le plus fait frétiller les audimètres de BBM avec une moyenne de 111 000 personnes à l'écoute de RDI, pour 11 % de parts de marché.PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO, ARCHIVES LA PRESSE Chacun des témoins arrive avec une bombe.Et on dirait quasiment que c'est scénarisé pour nous laisser sur un gros punch avant les pauses du midi et de fin de journée », raconte-t-il.C'est vrai que de regarder des hommes à cravates admettre qu'ils ont été corrompus pendant près de 20 ans, c'est Comme dans tout bon feuilleton, les révélations juteuses et les rebondissements inattendus de la commission Charbonneau attisent l'intérêt général.Com me da ns tout bon feu illeton , les révélations j uteu s e s et le s rebond i s sement s i nat tendu s de la com m ission C ha rbon neau attisent l'intérêt général.Le collègue Yves Boisvert rate rarement ce défilé de témoins qui vident leur sac publiquement.« C'est un feu d'artifice.plutôt inusité et inhabituel.Et ça frappe l'imaginaire.L e porte-pa role de la com mission Cha rbon neau , R icha rd Bou rdon , est évidemment ravi de cette grande popularité, car les audiences ont une mission éducative auprès du public.« L'objectif de la Commission, c'est de rejoindre le plus de gens possible et de les informer.On ne peut que s'en réjouir », rappelle-t-il.Sans surprise, c'est la comparution de Lino Zambito, dans la semaine du 1er octobre, qui a le plus fait frétiller les audimètres de BBM avec u ne moyen ne de 111 0 0 0 personnes à l'écoute de RDI, pour 11 % de parts de marché.C'est à peu près le double des audiences mesurées dans la première semaine d'automne des travaux de la commission Charbonneau.LCN a fait le plein d'auditoire le 16 octobre entre 9 h 39 et 10 h 38 avec 128 000 téléspectateurs à l'écoute, pour une part de marché de 16 %.Et qui témoignait ?Encore Lino Zambito.Gilles Suprenant, alias monsieur TPS, a aussi attiré les foules : 129 000 personnes l'ont vu se confesser le 25 octobre entre 9 h 30 et 11 h 05, pour une part de marché de 14 %.MM.Zambito et Surprenant ont fourni à LCN ses meilleures cotes d'écoute des dernières semaines.Évidemment, la commission C ha rbon neau gon f le l'écoute totale des stations d'i n for mation en conti nu .Dans la semaine du 15 au 2 1 o c t o b r e , a ve c 4 % d e pa r ts de ma rché, R DI est monté au quat r ième ra ng des chaînes québécoises les plus regardées, se classant derrière TVA, Radio-Canada et V, mais devant Séries+, Canal D et Super Écran.LCN, avec 3,6 % de parts de marché, trônait au sixième rang pendant la même période.L a c o m m i s s i o n C h a rb on ne au , q u i a pr i s u ne pau se cet te sema i ne, redéma r re lu nd i mati n , à la même heure et au même poste.Comme un soap, mais c on s t r u it ave c de s i n for m a t i o n s d a n ge r e u s e m e n t vraies.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Guy A.et Dany en congé le 31 décembre RICHARD THERRIEN LE SOLEIL G uy A .L epage et D a ny Turcotte passeront leur tour cette année le 31 décembre.C o m m e e n 2 01 0 , R a d io Ca nada ne présentera pas d'émission spéciale de fin d'année de Tout le monde en parle.Non , les compressions budgéta ires n'y sont pou r rien.La raison est simple : Guy A.Lepage souhaite profiter de cette période pour se consacrer à des projets de télévision, a-t-il confié au Soleil.« J'ai besoin de temps pour écrire et je n'aime pas avoir les deu x pieds da ns deux projets à la fois.Mine de rien , c 'est très dema ndant, Tout le monde en parle, et ce n'est pas propice à la création à temps partiel », nous a-t-il dit.Parmi ses projets, la série Les échangistes, sur deux couples, un Québécois et un Français, qui s'échangent leur maison, est toujou rs en développement à Radio-Canada.To ut le m o nd e e n parle a fêté la fin de l'année à trois reprises, en 20 08, 20 09 et 2011.Heureusement, JeanRené Dufort, lui, ne prend pas congé et prépare déjà sa rev ue de l'a n née, Infoman 2012.Même chose pour Et Dieu créa.Laflaque, qui consacrera son spécial d'u ne heu re à James Bond, Gérard devenant l'agent 00-Flaque.des touristes allaient déguster en « popsicles ».Pas mal sûr que Céline Dion, qui n'a pas toujours ri des gags à son endroit, a quand même dû la trouver drôle.Parlant du Bye bye, Louis Morissette a affirmé cet été à Pénélope McQuade qu'il s'agirait de son dernier.Il a le temps d e c h a n ge r d ' idé e , D o d o nous a fait le coup 100 fois.RBO pourrait-il être tenté de revenir au Bye bye ?Guy A.ne ferme pas la porte, mais son ton de voix n'annonçait pas un grand retour pour l'an prochain.Le couple CloutierMorissette rev ient cette année entouré de la même équipe : Joël Legendre, Hélène Bourgeois Leclerc et Michel Courtemanche.Guy A.Lepage profitera du temps des Fêtes pour se consacrer à des projets de télévision.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Au moment où il nous a parlé, Guy A.Lepage était encore en salle de montage pour mettre la touche finale à l'entrevue avec Céline Dion, qui sera diffusée dimanche soir à Tout le monde en parle.«Je ne l'ai jamais vue comme ça en entrevue, pondérée, réfléchie et humaine.Elle avait le goût de jaser, la cassette était loin», raconte-t-il.L'entrevue s'est préparée dans le plus grand secret et a été enregistrée juste avant celle de Lino Zambito.« Le public l'a appris sur le plateau le soir même.Quand on leur a dit, ça hurlait ! » G uy A .a f fi r me que les négociations n'ont pas été compliquées.« On savait que Céline faisait un spécial à TVA.René nous a demandé si ça nous dérangeait de ne pas avoir la primeur, mais dans le cas de la plus grande chanteuse au monde, on peut bien faire une exception.» D u ra nt l'ent rev ue, plu s longue que les entrevues habituelles, il sera entre autres question des imitations que Guy A.a faites de la chanteuse de nombreuses fois, dont la dernière en 2007 au Bye bye de RBO.C'était pour le fameux sketch où le couple quittait Las Vegas en oubliant le « viendu » de René au congélateur, que D e n i s L é ve s q u e r e ç o i t demain soir nul autre que le maître de l'entrevue « people », Larry K ing.Souvent comparé à son idole, Lévesque a rencontré K ing à l'occasion de son récent passage à Montréal.L'animateur retraité de C N N parle entre autres de ses origines modestes, de son rêve de faire de la radio et de ses entrevues les plus marquantes, avec entre autres Bill Clinton, Céline Dion et Michael Jackson.L'entrevue est présentée demain à 19 h et à 21 h, à LCN.Denis Lévesque reçoit Larry King LITTÉRATURE CINÉMA La surprise du Médicis Le jury du Médicis a causé la surprise en couronnant Féerie générale, quatrième roman d'Emmanuelle Pireyre, publié chez L'Olivier, et ce, dès le premier tour.« C'est un très beau livre, très neuf, très moderne, très Médicis, a déclaré Dominique Fernandez, président du jur y, au Nouvel Observateur.On recherche plus la découverte que la consécration.» Féerie générale est décrit comme un roman-collage, qui utilise de multiples formes écrites comme le courriel, le texto, voire le rap.Le Médicis du roman étranger a été remis à l'écrivain israélien Avraham B.Yehoshua pour Rétrospective (Grasset/CalmannLévy), tandis que le Médicis de l'essai a été décerné au Flamand Dav id Va n Rey b ro u c k p o u r Congo, une histoire (Actes Sud).- Chantal Guy Catherine Corsini encense Xavier Dolan La réalisatrice Catherine Corsini, dont le plus récent film Trois mondes est actuellement présenté au festival Cinemania, apprécie beaucoup le travail du Québécois Xavier Dolan.Dans son film La répétition, M me Corsini avait confié un rôle de premier plan à Pascale Bussières, qui donnait la réplique à Emmanuelle Béart.Or, lorsqu'on lui demande si elle travaillerait de nouveau avec des Québécois, elle nomme spontanément Xavier Dolan, Suzanne Clément et Monia Chokri après voir vu Laurence Anyways à Paris.«Suzanne Clément est une actrice extrêmement vivante, très émotionnelle, très forte, a-t-elle confié à La Presse.J'aimais beaucoup aussi celle qui faisait sa soeur [Monia Chokri].Et Xaxier Dolan est un cinéaste intéressant.Il est parfois agaçant, mais sa proposition de film m'a beaucoup plu.Il ose des choses et ça fait du bien.» À lire à lapresse.ca, notre entrevue avec Mme Corsini à propos de son film Trois mondes.- André Duchesne Emmanuelle Pireyre PHOTO AFP \f LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS Pour la suite du Montréal culturel NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE D epu is que le ma i re Tremblay a démissionné, le milieu culturel montréalais serait en deuil.C'est du moins ce qu'a affirmé Gilbert Rozon sur les ondes de RDI, à peine une heure après la démission du maire.J'ai trouvé que Gilbert Rozon avait le deuil un peu facile.Quant au milieu culturel dont Rozon se faisait le porte-parole, pas sûr qu'il était en pleurs ou au bord du désespoir, lundi soir.Comme je l'ai écrit samedi, plusieurs intervenants du milieu culturel montréalais attendaient, voire espéraient, depuis plusieurs semaines déjà que le maire démissionne.J'imagine qu'ils sont aujourd'hui soulagés et aussi un brin tristes.Car Gérald Tremblay était un maire aimable et difficile à détester.On pouvait peut-être le critiquer pour tout ce qui allait mal à Montréal, mais on éprouvait souvent de l'affection pour l'être humain un peu distrait, mais toujours enthousiaste, qui se cachait derrière la fonction.Cela dit, les rapports du maire Tremblay avec le milieu culturel n'ont pas toujours été sereins.J'ai retrouvé dans les archives de La Presse un texte daté du 10 juillet 2007.Le titre?«Gérald Tremblay se sent trahi.» On croit rêver.Cinq ans avant de démissionner sous prétexte qu'il a été trahi par son critiqué publiquement à la suite de la décision de la Ville de faire payer aux producteurs de festivals les coûts liés au service de police.Rozon avait été particulièrement dur en affirmant que Tremblay était un bon gars et qu'il lui restait plus qu'à devenir un bon maire! Finalement, la Ville et les organisateurs de festivals ont trouvé un compromis en se partageant les coûts de la sécurité.La crise s'est résorbée et le maire, presque ragaillardi par l'affrontement, a fait de l'identité culturelle de Montréal une priorité.Il est allé de l'avant avec le Quartier des spectacles J'avoue que ces jours-ci, c'est plutôt difficile d'aimer une ville qui passe davantage pour la capitale de la corruption que pour une métropole culturelle.entourage, le maire brandissait déjà l'alibi de la trahison.Décidément.La seule différence, c'est qu'en 2007, le maire ne se sentait pas trahi par les gens de son administration, mais par le milieu culturel ­ plus précisément par les organisateurs de festivals, notamment Gilbert Rozon et Normand Legault, du Grand Prix.Les deux l'avaient et la place des Festivals, forçant en quelque sorte les deux ordres de gouvernement à sauter dans le train.M a i ntena nt, la su ite du Montréal culturel devra être écrite par quelqu'un d'autre que le maire Tremblay.Or, cette suite ne pourra se faire sans le soutien politique et financier de Québec.Ce n'est pas un hasard si le maire Tremblay a insisté pour remercier l'ex-ministre des Finances Raymond Bachand dans son discours d'adieu.M.Bachand a été déterminant dans l'épanou issement c u ltu rel de Montréal au cours des dernières années.Le milieu culturel aimait beaucoup Raymond Bachand.Pas seulement parce que le ministre a délié les cordons de sa bourse et défendu le budget de la culture, mais aussi parce qu'il était un amateur de culture assidu.Tout au long de son mandat, combien de fois l'ai-je vu au TNM, à la SAT, à l'Excentris, aux vernissages des musées, dans des spectacles de danse ou aux premières loges des festivals ?Samedi dernier encore, Raymond Bachand était au bal du Musée des beauxarts.Nicolas Marceau y était aussi.Mais le nouveau ministre des Finances avait l'air un peu perdu au milieu des robes à frou-frou, du champagne et des mondanités.Il ne connaissait pas grand-monde et donnait l'impression d'avoir hâte que la soirée finisse.Ce n'était peutêtre qu'une impression.Le nouveau ministre des Finances, on le sait, est avant tout un économiste et un universitaire.Mais au moins, c'est un vrai Montréalais qui vit sur le Plateau avec sa femme et ses quatre filles.Rien qu'avec ces éléments, il devrait normalement être sensible à la ville et à son épanouissement culturel.Malheureusement, lorsqu'on parcourt la liste des promesses en matière de culture faites par le Parti québécois pendant la campagne, on ne voit pas grand-chose pour Montréal.On devine certes un souci d'a méliorer les conditions de vie des artistes à travers l'augmentation des budgets du CALQ, de la SODEC et de Télé-Québec.Et comme les artistes vivent pour la plupart à Montréal, la ville bénéficiera de la mesure si jamais elle est mise en oeuvre.Pour le reste, l'avenir semble incertain.J'avoue que ces jours-ci, c'est plutôt difficile d'aimer une ville qui passe davantage pour la capitale de la corruption que pour une métropole culturelle.Je me console en me disant que c'est un mauvais moment à passer, en attendant que la ville retrouve son élan économique et culturel.D'ici là, la meilleure chose qui pourrait arriver à Montréal, c'est que les gouvernements, au lieu de l'abandonner parce qu'elle n'est pas politiquement rentable, la prennent enfin au sérieux.C'est ce que recommandait Gilbert Rozon lundi soir sur RDI.Il avait raison.La suite du Montréal culturel ne s'écrira qu'à cette condition.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca RIDM / Peter Mettler CINEMANIA: NOS CHOIX DU JOUR Sandrine Bonnaire Le maître du temps MARIO CLOUTIER J'enrage de son absence Les Rencontres internationales du docu mentaire de Montréal ne pouvaient choisir meilleur film d'ouverture pour leur 15 e anniversaire.The End of Time de Peter Mettler traite admirablement d'une notion universelle et va ste com me l'ex pér ience hu ma i ne elle-même, le temps.Qu'est-ce que le temps ?Quand a commencé le temps ?Et si le temps n'existait pas ?Si ce n'était qu'un mot pour mesurer notre durée et celle du monde qui nous entoure ?Si le temps ne passait pas, mais que nous passions dans le temps ?Le documentaire de Peter Mettler, The End of Time (La fin du temps en version française), n'a pas la prétention de répondre à la place des nombreux scientifiques, poètes et philosophes qui ont posé ces questions au cours de l'histoire.Le film les reprend à la façon d'un cinéaste, parfois philosophe, souvent poète.« Je ne voulais pas faire un film didactique, explique le documenta riste ca nadosuisse de 54 ans.La première chose que je me suis mis à observer, ce sont les nuages, leur création et leur transformation.Dans plusieurs langues, en français notamment, le temps signifie à la fois une durée et la température.» The End of Time est le dernier film d'une trilogie entreprise en 1994 avec Picture of Light, qui traitait de transcendance, et Gamblings, Gods and LSD, en 2002, à propos de la mort.Le cinéaste a aussi adapté pour le cinéma en 1991 Les plaques tectoniques de Robert Lepage.Peter Mettler avoue que son plus récent et ambitieux projet a été le plus difficile à réaliser.Tellement de gens ont parlé et écrit sur le temps.Il s'est lancé Architecte, Jacques (William Hurt) est incapable de trouver un chez-soi.Lorsqu'il retourne en France pour liquider la succession de son père, il dort peu dans la maison familiale, préférant le caveau d'un immeuble où vit Mado (Alexandra Lamy), son ex-femme.Là dorment les objets de leur fils, mort dans un accident de voiture.Pour cette première oeuvre de fiction, Sandrine Bonnaire a transcendé ses propres souvenirs pour offrir une oeuvre d'une grande puissance évocatrice sur le deuil, la famille, la paternité.Sur le plan visuel, les nombreux jeux d'ombre et de lumière servent parfaitement le propos.- André Duchesne Aujourd'hui, à 14 h 45, au Cinéma Impérial.Superstar Xavier Giannoli Pour The End of Time, Peter Mettler s'est mis à l'écoute de la nature et des humains qui s'y débattent.PHOTOS FOURNIE PAR MÉTRONOME dans ce tournage, qui a nécessité deux ans de travail, en se mettant à l'écoute de la nature et des humains qui s'y débattent.«La façon dont nous prenons en compte le temps m'intéressait davantage, dit-il.Ce concept s'est installé tout simplement au fil du processus de tournage qui s'est déroulé dans plusieurs continents.» Le documentaire nous montre un homme qui vit à Hawaii da ns u ne ma ison presque complètement entourée par la lave d'un volcan, toujours en éruption, tout près.Il visite également le gigantesque accélérateur de particules construit par le CER N (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) en Suisse, où les physiciens étudient les lois de l'univers.Plusieurs voix se font entendre sur la bande-son pendant que les images nous montrent des animaux et des phénomènes naturels.Certains passages du film relèvent presque du rêve et du cinéma expérimental.Plusieurs scènes sont à couper le souffle.«J'ai voulu utiliser le cinéma pour ce qu'il peut offrir, soit une expérience du temps.Il nous donne une perception du temps, souligne Peter Mettler.J'ai construit le film par association d'idées.Il n'y a pas de récit.» The End of Time est un film de montage qui entremêle adroitement des expériences scientifiques complexes avec des images de la vie qui bat; des entrevues avec un artiste techno de la ville de Detroit et un bouddhiste indien dont les propos sur le temps présent renvoient à la théorie de la relativité d'Albert Einstein.« Je me suis aperçu qu'on pouvait lire le film de beaucoup plus de manières que je l'imaginais au départ, dit Mettler en rigolant.On y trouve quand même beaucoup d'information, alors que ce n'est pas ce que j'envisageais.» Film de montage Le temps joue des tours.M a is en g ra nd ma ît re de cinéma, Peter Mettler évite les pièges de la pensée économique à tout prix ou de la grandiloquence que pourrait suggérer un tel sujet.À l'opposé de l'installation vidéo de l'artiste visuel Christian Marclay, The Clock, qui nous fait vivre presque organiquement le temps en 24 heures, le film de Peter Mettler ne met en vedette aucun cadran, aucune montre.À la toute fin, on entendra cependa nt le tic-tac d'u ne horloge, celle de la cuisine où la mère du cinéaste nous ramène à l'essentiel : « Il faut profiter du temps que nous avons avant qu'il ne passe .» PHOTO FOURNIE PAR CINEMANIA The End of Time ouvre les RIDM ce soir.Il sera présenté vendredi à 17 h 30 à la Cinémathèque, avant une rencontre avec le cinéaste.Il sera à l'affiche au Québec le 12 décembre.En s'inspirant du roman de Serge Joncour, L'idole, Xavier Giannoli (Quand j'étais chanteur, À l'origine) propose une satire féroce de la culture médiatique.Kad Merad incarne un homme ordinaire qui se retrouve au faîte de la célébrité du jour au lendemain sans qu'il ne sache pourquoi.Pendant tout le récit, il tentera de comprendre la folie qui l'entoure, tout en essayant de fuir le plus vite possible cette notoriété imposée.À mi-chemin entre The Truman Show et Network, Superstar se distingue dans la mesure où il prend à contrepied la quête obsessive de la célébrité, incarnée ici par un type qui, fait rare à notre époque, ne la cherche pas du tout.- Marc-André Lussier Aujourd'hui, à 9 h, et dimanche, à 18 h 15, au Cinéma Impérial.Remplissez et postez ce coupon de participation avant le 17 novembre 2012 (cachet de la poste faisant foi) à : Concours La Verità, C.P.9090, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P3.Date à laquelle la question a été posée : __________________ CONCOURS Écoutez Catherine Perrin, découvrez La Verità - un spectacle inspiré de Dali - et courez la chance de GAGNER UN VOYAGE EN ESPAGNE.Répondez à la question du jour posée entre 9 h et 11 h.Réponse : ________________________________________________ Nom : _________________ Prénom :__________________________ Adresse : _________________________________________________ Ville : _____________ Code postal :__________________________ Tél.domicile : ____________ travail :__________________________ Courriel : _________________________________________________ Je confirme avoir 18 ans et plus.Oui j'accepte de recevoir de la documentation de Radio-Canada et de ses partenaires.Concours réservé aux 18 ans et plus.Fac-similés non acceptés.Le prix comprend un séjour de dix jours pour deux personnes en Espagne incluant l'avion et l'hébergement.Valeur totale : 6 500 $.Certaines conditions s'appliquent.Règlement disponible sur Radio-Canada.ca/catherine \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll THÉÂTRE / Tout ce qui tombe D'amour et d'espoir CRITIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT Que faire devant les vertiges de la vie et les amours effilochées ?Se questionner et puis choisir.Choisir l'espoir, suggèrent plusieurs artistes cet automne, du chanteur LouisJ ea n C or m ier au c onteu r Fred Pellerin.Choisir l'espoir.et la beauté, ajoute la comédienne Véronique Côté, dont la première pièce, Tout ce qui tombe, a pris l'affiche au T héât re d 'Auj ou rd 'hu i dans une mise en scène de Frédéric Dubois.L'essentiel de la pièce se déroule à Berlin.Elle montre trois couples qui, à trois époques différentes, jouent avec les frontières de leur i n t i m it é : i l s é r ige n t d e s murs, tentent de les abattre ou de se fau filer da ns les brè c he s , se c herc hent , se fuient ou se trouvent.Il y a Rose (Julianna Herzberg) et Morritz ( Benoît Mauffette) qui, à l'automne 1989, veulent passer à l'Ouest en se fau fila nt pa r la Hongrie.sans savoir que le « mur de la honte » est sur le point de s'effondrer.Di x a ns plus ta rd , i l y a C h r istophe (Oliv ier Nor ma nd) et C ha rlotte (Ma rie-Hélène G end reau), u n couple mixte ­ il est Québécois, elle est A llema nde ­ qu i bat de l 'a i l e e t a u t o u r d u q u e l tou r ne M a r ie (C at her i ne Amélie Côté), une fille d'ici en voyage là-bas.P uis, en 2009, il y a Sophie (Édith Patenaude) et Marco (Steve G ag non), deu x Québécois exilés dans la capitale allemande rongés chacun par des inquiétudes qui menacent un amour qu'ils souhaitent fort, entier et durable.P u isque les desti ns des uns et des autres sont liés ou, à tout le moins, croisés, les sept acteurs demeurent en scène durant toute la représent ation , su r u n plateau encombré d 'objets d ivers .Surtout des chaises et des tables, qui évoquent tantôt u n ca fé, t a ntôt u n av ion .L'arrière-scène est un murécran qui rappelle celui qui isolait jadis les deux moitiés de la capitale allemande, sur lequel sont aussi projetés des su r titres pu isque cer ta i ns des personnages s'expriment dans la langue de Goethe.Penda nt deux heures (qu i pa ra issent long ue s) , on a ssiste au déba llage progressif des états d'â me Édith Patenaude (Sophie) joue une Québécoise exilée dans la capitale allemande dans Tout ce qui tombe.PHOTO VINCENT CHAMPOUX, COLLABORATION SPÉCIALE des uns et des autres, à des engueulades parfois teintées d'humour et on est témoin de déchirements amoureux où l'anecdote l'emporte souvent su r l'a mbition d'attei nd re l'universel.Véronique Côté sait attacher ses fils narratifs, mais sa langue, bien qu'élégante, suggère si peu et dit tellement qu'elle a du mal à transcender le quotidien qu'elle raconte.Son romantisme assumé confère toutefois à l'ensemble un côté fable qu i , sa ns se révéler éton na nt, ca resse le coeu r en invitant à croire que tout ce qui tombe.finit par se relever.Tout ce qui tombe, jusqu'au 17 novembre au Théâtre d'Aujourd'hui.LE PRIX DU GRAND PUBLIC 2012 VIE PRATIQUE / ESSAI L'heureux lucide LÉVEILLÉE suite de la page 1 Avec Hommage à Brassens et Le bal, il célèbre ses idoles, le grand Georges et le grand Félix.« On a tout à apprendre aujourd'hui de Brassens.Quelle beauté de la langue f r a nç a i s e ! B r a s s e n s é t a it c om me Yvon D e s c h a mps , le même homme sur scène et da ns la vie, véhicula nt les mêmes valeurs.Comme Félix.» Avec J'ai jamais composé , François Léveillée a écrit une belle chanson d'amour pour sa Marie.Et il a ajouté dans l'album deux chansons humoristiques, Isabelle, une sorte de Tanguy qui a du mal à prendre son envol.Et C'est pas facile de s'appeler Dieu, où Dieu mène une vie de débauche, se saoulant même avec Bacchus ! Pour ce disque, François L éveillée s'est entou ré du guitariste Nicolas Guimond et d'Alexandre Blais (basse, contrebasse et percussions).« Ça a rajeuni beaucoup mon style », dit-il.Après son livre Le village des valeurs perdues, sorti en 2002, il en prépare un autre pour l'an prochain.Un livre qui pourrait s'intituler Cent fois sur le métier et dans lequel il livrera ses réflexions sur l'évolution du milieu de l'humour.Il prépare aussi un s p e c t a c le d ' hu mou r p ou r 2015, mais aupa ravant, en février prochain, il partira en tournée dans les petites salles avec ce troisième disque.Et continuera de donner de son temps pour des causes, Participez au 30 e concours du prix du Grand public 2012 Salon du livre de Montréal / LA PRESSE et gagnez l'un des huit chèques-livres d'une valeur de 250 $ offerts par le Salon.Votez pour les plus appréciés des best-sellers de l'année, répartis dans les volets Littérature et Vie pratique / Essai, en choisissant le livre d'un auteur québécois parmi la liste des meilleures ventes de la dernière année dans les librairies indépendantes.Ces listes ont été établies par l'Association des libraires du Québec et la Société de gestion BTLF/Gaspard et ne tiennent pas compte des titres lauréats du prix du Grand public des cinq dernières années.L'auteur du livre le plus populaire dans sa catégorie recevra une bourse de 2000 $ offerte par LA PRESSE, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste verrier Denis Gagnon, remises au Salon le samedi 17 novembre à 17 H sur la Grande Place.Les noms des gagnants des chèques-livres seront dévoilés au même moment.Indiquez votre choix sur le coupon-réponse et échangez-le aux guichets de la Place Bonaventure contre une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 14 ou le jeudi 15 novembre, de 9 h à 20 h.Vous pouvez également participer à ce concours par le biais de notre site Internet à compter du 30 octobre (un seul vote par personne).A.Le Pouvoir anticancer des émotions - Christian Boukaram - De l'Homme B.À la di Stasio 3 - Josée di Stasio - Flammarion Québec C.Le Guide de l'auto 2012 - Denis Duquet, Gabriel Gélinas, et Marc Lachapelle - Trécarré D.Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation Jacqueline Lagacé - Fides E.Cuisiner pour vaincre la douleur et l'inflammation chronique Jacqueline Lagacé - Fides F.Pensouillard le hamster.Petit traité de décroissance personnelle Serge Marquis - Transcontinental G.De quoi le Québec a-t-il besoin ?- Jean Barbe, Marie-France Bazzo et Vincent Marissal - Leméac H.Lettres à un jeune politicien - Lucien Bouchard - VLB I.C'était au temps des mammouths laineux - Serge Bouchard - Boréal J.De colère et d'espoir - Françoise David - Écosociété K.L'Art presque perdu de ne rien faire - Dany Laferrière - Boréal L.Comment mettre la droite K.O.en 15 arguments - Jean-François Lisée - VIE PRATIQUE ESSAI « On a tout à apprendre aujourd'hui de Brassens.[Il] était comme Yvon Deschamps, le même homme sur scène et dans la vie, véhiculant les mêmes valeurs.Comme Félix.» com me celle de la Société canadienne du cancer ou du Grand chemin.Occupé, bien dans sa peau, rempl i d 'e s poi r, F ra nçois L évei l lée e st u n heu reu x lucide.« Je ne suis pas un nostalgique, dit-il.J'ai les moyens que j'ai, j'ai le talent que j'ai et j'essaie de l'appliquer au quotidien.Je suis réaliste, inquiet parfois, mais il n'y a rien de pire que la nostalgie pour faire vieillir.J'essaie de suivre le jeu.» Faites votre choix.Écrire en lettres majuscules.Le prix du Grand public 2012 Prénom : VIE PRATIQUE / ESSAI Nom : Adresse : Ville : Téléphone (rés.) : Mon choix se porte sur le no : Titre : Code postal : Téléphone (trav.) : Déposez ce bulletin déjà complété aux guichets de la Place Bonaventure et obtenez une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 14 ou le jeudi 15 novembre, de 9h à 20h.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.Le deuxième rôle de ta vie François Léveillée Disques Orage VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 1107 Votre guide télé sur WWW.LAPRESSE.CA/TELE SRC TVA V TQc CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS FOX NBC PBS-P ARTV CD Cinépop EV HI MMAX MP RDI S+ SE TFO TV5 VIE Zeste Ztélé RDS SPN TSN Disney TTF VRAK 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 Privé de sens Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies L'Épicerie Enfants de la télé / Denise Bombardier Adam & Ève Tu m'aimes-tu?Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Alors on jase! / Mario Jean _ 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le Tricheur Oeufs d'or Occupation double Fidèles au poste! / Spécial Country Lance et compte: La déchirure TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Signé M _ Duo La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Les touristes Rire et délire CSI: NY / Un corps en vitrine Personne d'intérêt / Quarté perdant Séduction Un gars le soir Un souper parfait Instant Gagnant _ 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Kaboum Tactik Les Appendices Famille moderne Voir Les francs-tireurs Homeland / Tirs croisés Génial! / Patricia Paquin _ CBC News: Montreal Lang and O'Leary George S.Coronation Street Dragons' Den Titanic: Blood and Steel / High Stakes CBC News: The National CBC News: Mont.George S.The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory The X Factor CSI: Crime Scene / Pick and Roll CTV National News CTV News _ 16h30 ^ Young & R.Ricardo Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Survivor / Dead Man Walking Go On Guys With Kids Chicago Fire / Hanging On News Final E.T.Canada The Dr.Oz Show ABC 22 News ABC World News ABC 22 News TMZ The Middle The Neighbors Modern Family Suburgatory Nashville / Move It on Over ABC 22 News 23h35 Nightline _ Channel 3 News The :30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Survivor / Dead Man Walking Criminal Minds / The Apprenticeship CSI: Crime Scene / Pick and Roll Channel 3 News 23h35 Letterman _ 30 Rock The Office Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory Big Bang Theory The X Factor News at 10:30 News at 10:30 The Office Met Your Mother First at Five 5:30 Now News NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune The Voice / The Live Playoffs Chicago Fire / Hanging On News 23h35 Jay Leno _ Wild Kratts Electric Company BBC News America Nightly Business PBS NewsHour Nature / Animal Odd Couples Nova / Mystery of Easter Island Nova scienceNOW BBC World News Charlie Rose _ Emma L'Héritage Un soir seulement Un gars, une fille Lire L'HEURE ZÉRO (2007) avec Danielle Darrieux, Alessandra Martines.Contact / Mavis Gallant Nouveaux mondes C'est incroyable! / Réduits en miettes Contact animal / Le dernier des grizzlys Guerre enchères Guerre enchères Ax Men: Danger en forêt Convoi de l'extrême / La tension monte The Border / Opération anti-gangs J'ai frôlé la mort! 16h15 ^ LE CRI DU HIBOU (2009) KINSEY (2004) avec Laura Linney, Chris O'Donnell, Liam Neeson.LE REFUGE (1996) avec Diane Keaton, Meryl Streep.21h45 SACRÉS MACHOS (2000) avec Jerry O'Connell, Shannon Elizabeth.FORMULE 51._ Hissez les voiles! / Veiller au grain Loin du monde / Japon Vu du ciel Partie 2 de 2 Pékin Express / \"C'est du propre\" au pays des coupeurs de tête Seul contre la nature / Best Of La Course Évasion autour du monde Pawn Stars Restauration Dans un cinéma / Déjà vu Tank: Les grands combats À la recherche de la vérité NCIS enquêtes / Le soleil et la pluie Destination: Lune The Unit: Commando d'élite / Asphixie 40 ans: Profession Mannequin Le rôle de ma vie Starmag Les années / Gerry Boulet L'index québécois L'index québécois Benezra reçoit / Daniel Lavoie Les 100 Starmag L'index québécois Criss Angel Top musique Buzz M.Net Pimp mon char Cliptoman Famille Kardashian Bienvenue à Jersey Shore Gene Simmons Buzz Le Téléjournal RDI Le National RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI en direct Le National RDI économie Loi & ordre: sexuels / Le tombeur L.A.: Enquêtes / Dernière coupe Sans laisser de trace / Bavure Les vies rêvées d'Érica / Dr.Érica Zoe Hart / L'enfer des belles Chase / Faux frère Southland / Communautés 17h15 LA DÉNONCIATION (2010) avec Monica Bellucci, Rachel Weisz.19h15 FRENCH IMMERSION: C'EST LA FAUTE À TRUDEAU (2011) Karine Vanasse.NOUS AVONS ACHETÉ UN ZOO (2011) avec Scarlett Johansson, Matt Damon.23h05 VITESSE EXTRÊME (2010) 0h45 _ RadArt Indie à tout prix Qui vient jouer?1, 2, 3.Géant! Facteur humain Rebut global 360 TOKYO SONATA (2008) avec Kyoko Koizumi, Yu Koyanagi, Teruyuki Kagawa.Parent un jour Destination 2 _ Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Science ou fiction Cliquez Fêtes et alcool: Le péril jeune?De médecine En thérapie Matière grise TV5 le journal UNE FOLLE._ Vendre ou rénover?/ La famille Shaver Bye-Bye Maison Idées de grandeur Destination mariage Défi sucré Mamans gérantes / Tout s'arrête ici Décore ta vie Sauvez meubles Mariages sucrés Côté cuisine Julie Bon chef, bad chef 1 ingrédient Les menus express Boss de la cuisine Casse-croûte am.Les pires cuisiniers / Du pire au meilleur Virées gourmandes / Marrakech Recettes à l'essai Chocolat Juliette Boss de la cuisine 1 ingrédient Grimm / Comme des bêtes La porte des étoiles / Prototype Jobs de bras Comment c'est fait Surnaturel / Les incorruptibles Ringer / Double une Chuck / L'inter-secrète Les stupéfiants / Les roues carrées Le 5 à 7 Hockey 360° Images/secondes Boxe Rodriguez c.Escalera, Décarie c.Perez L'antichambre (D) Combats ultimes instinct Prime Time Sports Sportsnet Connected LHJMQ Hockey - Super séries (D) Sportsnet Connected Hockeycentral UEFA Soccer _ Off the Record Interruption (D) SportsCentre That's Hockey (D) Poker NBA Basketball / Raptors de Toronto c.Mavericks de Dallas (D) SportsCenter Agent spécial Oso Docteur La Peluche Les Doodlebops Jake et les pirates TicketyToc Maison de Mickey Harry & dinos Justin rêve Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison La bande à Picsou Harry & dinos Johnny Test Johnny Test Les Simpson Johnny Test Retour à l'île La Retenue 6teen Star Wars: Clone Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Dans l'canyon Fée Éric Section Genius Glee / Michael / Chord Overstreet Big Bang Theory Fort Boyard: Défi Grenade avec ça?Dans le trouble Les frères Scott / L'adieu du père Degrassi, nouvelle Je t'ai eu! M.changement Fan Club \f LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS MARTHA WAINWRIGHT AU CORONA En deçà des attentes CRITIQUE ALAIN DE REPENTIGNY Après avoir chanté Piaf à sa façon au cours des dernières années, Martha Wainwright présentait son tout nouvel album Come Home to Mama, lors de sa rentrée montréalaise au Corona, lundi soir.Accompagnée de trois nouveaux musiciens, d'une choriste et de son mari Brad Albetta à la basse, elle a proposé en partant pas moins de six chansons du nouveau disque.Malgré la présence du claviériste Jared Samuel, qui est également de Come Home to Mama, le son électro qui donne des couleurs originales aux nouvelles compositions était très discret.Il faut dire qu'au parterre, en tout cas, la sonorisation de la toute première chanson I Am Sorry manquait de netteté et de précision et qu'on y distinguait difficilement le son des claviers.Ça s'est amélioré par la suite, mais sauf exception ­ comme la jolie Four Black Sheep ­, c'est surtout le son des guitares qui dominait.L e public du Corona renouait avec plaisir avec cette jeune femme qui a du chien et qui fait parfois penser à une jeune Chrissie Hynde par sa dégaine rock'n'roll.Mais M a r tha Wa i nw right , c 'est d'abord u ne cha nteuse en liberté capable de nous faire passer par toute la gamme des émotions et racheter ainsi quelques faux pas de cette soirée qui, par moments, prenait des allures de générale.Malgré son talent indiscutable, Martha a encore sur scène ce petit côté brouillon qui fait partie de l'héritage familial.Mais alors que son frère Rufus a acquis avec les a ns u ne rigueur et un professionnalisme qui n'éteignent pas sa spontanéité, Martha perd un peu de l'ascendant qu'elle a sur son public en s'égarant dans toutes sortes de distractions.Qua nd elle dit qu'en ce début de tournée ses musiciens ne sont pas encore très familiers avec les chansons, on met ça sur le compte de l'autodérision qu'elle pratique fréquemment et qui lui fera dire qu'elle prend une guitare électrique uniquement pour le look parce qu'elle ne sait pas vraiment en jouer.Mais, c'est un fait, la plupart des nouvelles chansons sont jouées mollement et n'ont pas l'impact qu'on leur connaît sur disque.On aime l'humour iconoclaste de Martha, qui parle de ses chansons « déprimantes » sur le thème de la fin du monde, mais il arrive aussi qu'on en perde des bouts quand elle parle à côté du micro comme si elle causait en aparté à un musicien ou à un spectateur collé sur la scène.On applaud it chaudement quand elle s'éclate jusqu'à en crier pendant Ball and Chain et qu'elle s'investit corps et âme dans Soudain une vallée Chanteuse en liberté capable de nous faire passer par toute la gamme des émotions, Martha Wainwright est parvenue à racheter quelques faux pas de cette soirée qui, par moments, prenait des allures de générale.PHOTO ALAIN DÉCARIE, COLLABORATION SPÉCIALE de Piaf.On est séduit quand elle chante sobrement Dans le silence des soeurs McGarrigle accompagnée au piano par sa tante Anna, puis s'approprie Proserpina, la dernière chanson de sa mère, avec un choeur de trois musiciens.On sourit même quand elle ba fou ille légèrement pendant Bye Bye Blackbird et on se dit qu'elle a les moyens de s'attaquer aux standards de la chanson américaine.Mais, au rappel, le charme est carrément rompu quand, après un trou de mémoire pendant Stormy Weather, plutôt que de se ressaisir, elle se met à cabotiner avant de s'accrocher à sa voix pour éviter le naufrage.L e publ ic lu i récla me un deuxième rappel et les lumières de la salle sont déjà allumées quand elle revient chanter Bloody Mother Fucking Asshole en s'accompagnant à la guitare acoustique.L'espace de q uelq ue s m i nute s , on retrouve la Martha concentrée, intense et bouleversante qu'on voudrait présente d'un bout à l'autre d'un spectacle.Paul Banks, chanteur d'Interpol, connu en solo sous le pseudonyme Julian Plenti, revient avec un disque dont le titre est son nom de famille.PHOTO FOURNIE PAR BEGGARS MUSIQUE Paul Banks : lui par lui ÉMILIE CÔTÉ Paul Banks, connu comme chanteur d'Interpol et en solo sous le pseudonyme Julian Plenti, est de retour sans son groupe.Avec un disque dont le titre est son nom de famille, Banks.« J 'a i uti l isé le nom de Julian Plenti parce que c'était mon pseudony me ava nt Interpol et que mon album réunissait des chansons que j'avais écrites alors, explique Paul Banks.Dans Interpol, j'écris les paroles, mais c'est Dan [Kessler] qui compose la musique.Le premier album solo représent a it quelque chose de gros pour moi.Il y avait des trucs très personnels dans mes textes.» L'énigmatique Paul Banks a apprivoisé l'exercice de se mettre à nu.Son deuxième album solo respire la plénitude, avec un résultat plus lu mineu x et éclaté que ce à quoi Banks a habitué son public dans le passé.« Cet album a un côté zen et mature, résume Banks.Quand j'écris, la musique vient toujou rs avant le texte.J'écris ce que la musique me demande.» La palette d'arrangements d e s o n a lbu m e s t l a r ge : échantillonnages de voix et électroniques se juxtaposent avec des cordes et des guitares acoustiques.Mais cet habillage ne fait pas d'ombre au grand talent de mélodiste de Banks.« Je viens du folk avec l'emphase sur la voix et les mélodies », dit-il.Et il y a bien entendu sa voix si unique.« Je ne me su is ja ma is perç u com me un chanteur.Avant, j'étais incapable de me réentendre.Mais j'ai de plus en plus de plaisir à chanter, dit-il.J'ai commencé à jouer dans un groupe à cause des paroles que j'écrivais.» Écrire des chansons était u n e x utoi re p e nd a nt s on l'adolescence.« J'étais rempli d'émotions et je ne savais pas comment les gérer.Une chance que j'ai été dans un groupe, sinon j'aurais commis des vols dans des maisons ! » « Encore aujourd'hui, c'est viscéral et essentiel pour moi d'avoir une porte de sortie émotive avec la musique.» Paul Banks est emballé par le potentiel de son album en spectacle.« Nous avons répété beaucoup et ce sera très tight.» Malheureusement, Montréal ne figure pas dans son agenda de tournée ­ du moins pas encore.« J'adore Montréal ! », lance Banks.En décembre, Interpol et Banks doivent aussi souligner le dixième anniversaire de leur presque mythique album Turn On The Bright Lights, qui a con nu u n g ra nd succès d'estime et indie.Un disque à découvrir, qui intéressera peut-être tous les gens qui sont allés voir U2 à l'Hippodrome et qui ont vu Interpol en première partie, sans le savoir.SUGGESTION DE LA SEMAINE Field Music Finaliste au Mercury Prize, le groupe britannique Field Music donne dans la musique prog-rock virtuose avec une influence pop des Beach Boys dans les harmonies vocales.Original et créatif à souhait, mais pas agréable et pas trop intellectuel pour les oreilles.SORTIES DE LA SEMAINE > Sans attendre, Céline Dion > Take The Crown, Robbie Williams > Music From Another Dimension, Aerosmith > L' instant aimé, Jorane > Éponyme, Hello Skinny > MA Remix, Ariane Moffatt et Ghislain Poirier > Le dernier présent, Alexis HK > 50 ans plus loin, Claude Gauthier > Kaas chante Piaf, Patricia Kaas > Free The Universe, Major Lazer > Abbey Road Sessions, Kylie Minogue COUP DE COEUR FRANCOPHONE / Alexis HK Vivre le moment présent ALAIN BRUNET vous offre la chance de GAGNER l'un des 75 LAISSEZ-PASSER DOUBLES pour la PREMIÈRE le mercredi 28 novembre au cinéma StarCité Montréal à 19 h « UNE RÉALISATION BRILLANTE » « IRRÉSISTIBLE » « UN CLASSIQUE » WENDY IDE, THE TIMES Lancé hier sous étiquette Kartel Musique, l'album Le dernier présent d'Alexis HK sera défendu par un seul homme au Coup de coeur francophone.Demain au Lion d'Or, le Nantais d'adoption montera sur scène avec nul autre accompagnement que celui de sa guitare.Que justifie un tel titre, Le dernier présent?«De nos jours, l'image qu'on nous renvoie de notre civilisation n'est pas terrible», amorce l'interviewé, rencontré dans un appartement chaleureux du Plateau qu'il occupe avec son équipe pour ce séjour automnal en Amérique francophone.Cette image de chaos civilisationnel évoquée par l'auteur est la toile devant laquelle s'animent ses personnages du Dernier présent, son septième album.Ainsi, on a droit à une dizaine de chroniques de moeurs et de société mises en rimes.«J'y aborde même le thème de la décadence.On ne sait jusqu'où cela va descendre, mais le contexte de ces chansons, en fait, est un levier pour parler du bonheur ! Parler de l'urgence d'être heureux, de vivre le moment présent.Je n'aime pas trop le propos apocalyptique de type attention à la fin du monde ou quoi faire d'ici le 21 décembre 2012! Dans Le dernier présent, il s'agit plutôt de se dire, puisqu'on a du mal à avoir une vision claire de l'avenir, qu'on a la possibilité de se retrancher dans le présent.Ralentir, prendre le temps d'être bien.» L'écriture d'Alexis HK est consonante et richement ornée.Hu mblement , le c ha nteu r rappelle les influences qu'il assume.« Je propose le clin d'oeil de quelqu'un ayant beaucoup écouté Brassens, mais qui a passé par le hip-hop à l'adolescence.Brassens, je le revendique plus que tout, car il m'a donné envie de chanter, mais aussi des repères quasi idéologiques, des façons de voir la vie.» Côté musique, force est d'observer une grande sobriété folk-pop dans la facture du Dernier présent.Les musiques s'inscrivent dans la chanson française « classique » avec une touche country folk.« Je vis à Nantes depuis cinq ans.J'habite un environnement plus rural, explique le chanteur, originaire de la grande région parisienne.J'y suis très bien.Puisque je bouge beaucoup, rentrer là-bas et me retrouver dans une maison avec beaucoup d'espace pour travailler, c'est un vrai bonheur.Forcément, ma musique est influencée par cet environnement.Alors ?Si j'ai envie d'une guitare folk, j'y vais THE GUARDIAN THE INDEPENDENT THE DAILY TELEGRAPH TIME OUT PHOTO FOURNIE PAR COUP DE COEUR FRANCOPHONE Alexis HK sera au Lion d'Or, demain à 20 h 30.avec une guitare folk.Chanter avec sa guitare, ça part de l'Amérique, mais c'est quand même assez universel.Je me sens à l'aise dans le folk et ses compléments country ou pop.Au fond, il faut se détacher de ces questions sinon on ne peut pas avancer.» FESTIVALDECANNES SÉLECTIONOFFICIELLEAU Pour participer, visitez le vivafilm.com et inscrivez l'indice : POKER Ce concours est publié dans La Presse du 5 au 7 novembre.Le tirage au hasard aura lieu le jeudi 8 novembre.Les 75 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix offerts: 1500$.Règlement disponible chez Alliance Vivafilm.LA MORT EN DOUCE À L'AFFICHE DÈS LE 30 NOVEMBRE! RICHARD JENKINS JAMES GANDOLFINI RAY LIOTTA BRAD PIT T VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE DE KILLING THEM SOFTLY Version longue de cette entrevue au www.lapresse.ca/arts \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 7 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ET CETERA AU-DELÀ DES CLICHÉS COURTS MÉTRAGES PHOTOGRAPHIQUES Photographe depuis 12 ans, Jocelyn Michel s'est forgé une réputation avec des clichés de vedettes québécoises du cinéma, du théâtre et de la télévision.Il a rassemblé 40 de ses « courts métrages photographiques » dans Admissions, un coffee table book lancé aujourd'hui.PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE JOCELYN MICHEL/ADMISSIONS ÉRIC CLÉMENT J ocelyn Michel aurait pu devenir ingénieur, mais le natif de Jonquière a délaissé McGill et le génie pour la photo.Depuis sept ans, il consacre une grande partie de son temps à photographier des vedettes québécoises dans des décors très cinématographiques.Avec son Pentax, il a mis en scène 65 acteurs et actrices qui deviennent sous sa lentille des personnages plantés dans un décor fantastique : F red Pelleri n vogua nt su r u ne épave et communiquant avec une bernache.Élise Guilbault et James Hyndman reproduisant le drame du 11-Septembre dans un salon de coiffure.Lucie Laurier statufiée nue telle une oeuvre d'art dans une vitrine ou encore Guylaine Tremblay, Antoine L'Écuyer et Claude Legault en zombies ensanglantés.« Déjà à Dawson, je racontais des histoires en conceptualisant des trucs hors normes, dit-il.Un de mes premiers corpus, c'était des animaux morts au bord des routes auxquels j'ajoutais des ustensiles de cuisine.C'était déjà très grinçant comme humour.» Pendant quelques années, il a fait de la photo commerciale et éditoriale, travaillant pour des journaux tels qu'Ici ou Hour, pour lesquels il a photographié ses premières vedettes, notamment Claude Rajotte et Pierre Lalonde.Puis, le journaliste Mathieu Chantelois, alors rédacteur en chef du magazine de cinéma Famous Québec (devenu Le magazine Cinéplex), lui a confié la tâche de lui fournir des photos d'artistes sur commande.« Au début, Mathieu était plus conquis par mon énergie et, disaitil, par mon charisme que par mon style ! Il aimait ma façon amicale d'aborder les gens.Je travaille toujours pour lui ! » Pour réaliser ses mises en scène, Jocely n M ichel a eu recou rs à des maquilleuses (Marie-Claude Langevin et Laurie Deraps), à la styliste Sarah Laroche, à des coiffeurs et des accessoiristes, ce qui coûtait cher car il passait environ 50 heures en moyenne par photo.« C'était beaucoup de travail.Trouver les endroits et une bonne idée pour shooter était plus compliqué que de convaincre les stars », dit-il.Il a commencé avec Anne-Marie Cadieu x da ns un bois enneigé, Marie-Chantal Perron qui « décolle » près d'un avion, puis Janine Sutto et Béatrice Picard en fripouilles dans une scène inspirée de Pulp Fiction.« J'étais encore p'tit cul et je recevais ces gens-là ! M a is ç a a marché ! J'ai commencé à rencontrer bien du monde, à travailler pour Châtelaine et L'actualité.D'autres photos sont venues et sont devenues ma carte de visite la plus importante.» Luc ie L au r ier a hésité ava nt d'accepter que sa photo soit publiée.« J'avais déjà travaillé avec Jocelyn et je savais qu'il était très talentueux, dit-elle.J'ai aimé son idée de mettre en valeur les acteurs.Ça nous sortait des sessions de photo qui sont des plugs.Alors, j'ai fini par l'assumer.Le travail de Jocelyn mérite d'être valorisé.» Emmanuel Bilodeau a aussi adoré l'expérience.« Ça s'est passé en plein centre-ville, dans une ruelle.Ce fut bref, efficace, intense, très bien préparé.Ce gars est en feu.Il mitraille avec précision, laisse de la place au jeu, incite à la folie créatrice, ne perd pas de temps, ne s'enfarge jamais dans les fleurs du tapis, bref un ravissement ! » Même impression chez Pierre-Luc Brillant : « Ce fut un plaisir de travailler avec lui.Il a adopté une démarche efficace par laquelle la mise en scène devient l'actrice principale de la scène elle-même.Le détail apporte alors très peu à l'ensemble.Dans cette optique, le sujet photographié n'a qu'à se laisser guider sa ns trop poser de questions.» « Jocely n est très talentueux, ajoute Anne-Marie Cadieux.J'ai travaillé à quelques reprises avec lui, toujours avec grand bonheur.» Friand des films des frères Cohen, J o c ely n M ic hel f i n i r a - t-i l pa r faire du cinéma ?« Peut-être, mais j'aime bien mener ma barque à ma vitesse, dit-il.Ce que j'aime du cinéma, c'est diriger et orchestrer ; l'ampleur de la machine m'inquiète.» Admissions Jocelyn Michel Éditions Cardinal \f "]
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