Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1928, jeudi 15 mars 1928
JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la Gc DE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR: J.-N.Fonton REDACTEUR: Firmin Létourncau Le sol est notre plus grande force DES AGRICULXEU Redaction et Administration?S, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone : Main '2651.Xoonncmcnt: I ;m, 91.00; 3 ans, .*2.50: Montréal et paya étrangers, 80.50 do plu* par nnnéf; Tirage Ccrtijié par VA.B.C MONTREAL, 15 MARS 1928 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 13 — No 11 Considérations sur la tuberculose bovine Est-on en train d'empoisonner le peuple?Notre vaillant et dévoué correspondant, M.Laurent Barré, tant de la très importante question du contrôle de la tube -,se chez les vaches laitières, étudiait dernièrement, alu- ; traitant ! cation, les mesures curatives et préventives contre cette maladie ' adoptées par nos gouvernements.11 constatait l!dtendue du ! fléau et B'Spitoyai&ur le sort prochain des agricu 1 leurs très : nombreux qui voient leurs troupeaux décimes par le procède de ; P^ÏXn des zones dites "réservées", c'est-à-dirc, des.regions : où l'on entreprend l'cradïcation complete de la urberculoseLes cas ne manquent pas de cultivateurs qui seront forces daban-donner la partie parce que'leurs vacheries auront etç vidées par CC PLeCfond de la thèse de M.Barre, c'était que l'extermination, sur une échelle aussi vaste, des troupeaux laitiers est extrêmement sérieuse et que l'on doit prendre toutes les mesures nécessaires pour en amoindrir autant que possible les effets, du point de vue national comme du point de vue agricole.D autant plus, ajoutait-il.que la science n'est pas encore complètement positive sur l'infaillibilité des résultats des épreuves a la.tuberculine.Cela est concédé, au reste, par toutes les autorités avisées en la matière: "L'épreuve complète à la tuberculine", disent les hommes de science, "est le plus sûr moyen que nous possédions de découvrir la présence de la tuberculose, mais elle est encore sujette à caution." .Le Soleil de Québec et, après lui.le Bulletin de Ici terme ont pris ombrage aux observations de M.Barré.Ils ont fait toutes sortes de remarques plus ou moins injurieuses et insolentes sur l'article de M.Barré.Ça s'explique: ils ont cru que notre correspondant, ce défenseur "accrédité" (les intérêts agricoles, pourrait être cause que des cultivateurs qui volent pour le pere nourricier, le protecteur et le gàlcur de ces deux journaux, se ressaisissent et se demandent, tranquillement, chez eux, le soir, si le gouvernement Taschereau les entoure de tous les petits soins dont il entoure les compagnies qui graduellement — précipitamment serait plus juste — s'emparent de nos ressources naturelles.Et, quel sort leur écherrait si, par malheur, le gouvernement actuel tombait'.' Donc, le Soleil et le Bulletin de Ici Ferme ont entrepris, avec un texte identique, de démontrer l'absurdité des observations de M.Barré rapportées plus haut.Or.pour permettre à ces deux "grands défenseurs de la cause agricole" (?) de prouver leur compétence en la matière et pour leur fournir l'occasion d'établir fermement leur autorité et de faire disparaître tout soupçon d'égoïsme et d'intérêt personnel, nous allons leur poser quelques questions auxquelles ils se feront un devoir de répondre.— A noter que cet article a été suscité par un cultivateur représentant la mentalité d'une, paroisse de "zone réservée".Voici nos questions: lo—Combien de vaches laitières ont été condamnées pour infection tuberculeuse, dans la province de Québec, disons, durant les trois dernières années?2o—Qu'a-t-on fait de ces animaux?3o—N'cst-il pas vrai qu'ils ont été dirigés vers les abattoirs des villes, notamment ceux de Montréal, pour y être abattus?•lo—Qu'a-t-on l'ait des carcasses?5o—N'cst-il pas vrai qu'un certain pourcentage — veuillez nous faire connaître ce pourcentage exact — a été vendu pour la consommation ?Go—Par quel moyen découvrez-vous la présence de la tuberculose dans ces carcasses?7o—-ÎST'cst-il pas vrai que vous vous basez sur la présence des lésions que vous y découvrez, que vous découpez les parlies ainsi marquées et que vous permettez de livrer les autres parties de la même carcasse aux consommateurs?8o—N'esl-il pas vrai que vous avez affirmé que.du moment qu'un animal réagil à l'épreuve de la tuberculine, il est.sans discussion, atteint de tuberculose?Qo—Alors pourquoi livrez-vous à la consommation publique les milliers de réacteurs (pie vous découvrez dans nos troupeaux?C'est admettre presque que vous êtes des empoisonneurs physiques, publics, car: a) Tout le lait vendu à Montréal, par exemple, ville d'où est parti le mouvement actuel contre, la tuberculose en notre province, doit être pasteurisé et la pasteurisation, d'après tous les savants, détruit indiscutablement tous les germes vivants, tels ceux qui propagent la tuberculose; b) Vous permettez la vente, vous la sanctionnez, de viande portant exactement les mêmes bacilles qui se trouvent dans le lait des vaches tuberculeuses.La cuisson détruira ces bacilles, direz-vous.J'en suis.Mais alors, pourquoi taxer d'imposteurs ceux qui prétendent que la pasteurisation les détruira également dans le lait?C'est tout et uniquement une.question de température.Puisque vous considérez que la tuberculose existe, du moment qu'il y a réaction ù l'épreuve, même s'il n'y a pas de lésions chez l'animal, puisque vous considérez que la carcasse des animaux condamnés peut être consommée sans danger, pourvu qu'il n'y ait pas de lésions, puisque l'on prétend que la pasteurisation détruit tout bacille vivant — c'est ainsi que Pasteur a prouvé la non-existence de la génération spontanée — il fa\it conclure que la présente loi d'éradication de la tuberculose bovine n'est pas encore au point.11 est donc infiniment injuste et antipatriotique de faire porter uniquement, pour bien dire, par les cultivateurs les conséquences de l'insuffisance de la science et les frais entiers de ses expérimentations.Nous n'hésitons pas a dépenser des sommes considérables d'argents publics pour expérimenter sur les engrais chimiques, les variétés de céréales, l'alimentation des troupeaux, lé contrôle des maladies fongueuses, des insectes, etc., etc.Très bienl Jamais, du point de vue national, le pays et les provinces ne feront de meilleur placement.Rappelons toutefois que, alors que nos gouvernements obligent la population entière à supporter les frais des expérimentations précités — il ne s'agit pourtant là que des intérêts directs du cultivateur et non de la santé publique — ils obligent le même cultivateur à supporter à lui seul la perte des animaux qu'ils lui font abattre dans l'intérêt de la santé publique, et cela sans être absolument certains que ces animaux sont contaminés.L'on peut affirmer ceci sans crainte car, s'il en était autrement, les gouvernements qui permettent la vente, pour la consommation humaine, de la viande de "réacteurs" pourraient être accusés d'être de connivence avec les empoisonneurs publics.Pour conclure, disons que le Soleil et le Bulletin de la Ferme ont mauvaise grâce, qu'ils font preuve d'une grande ignorance où de mauvaise foi quand ils attaquent de la manière qu'ils l'ont fait un honnête cultivateur qui fait de son mieux — ce n'est pas peu dire, en parlant de-Barre—pour défendre les siens et le pay*.J.-N, PONTON Le crédit agricole La loi du crédit agricole est devant la Chambre.Elle se Ht comme suit: ï, — La présente loi peut être citée sous le titre "Loi du prêt agri-coel de Québec".Dans la présente loi: 1.Le mot "commission" signifie et désigne la Commission du prêt agricole canadien, instituée sous l'autorité de la Loi du prêt agricole canadien (Statuts revisés du Canada, 1927, -chapitre 00); 2.Le mot "emprunter" signifie et désigne un cultivateur de cette province qui a obtenu un ou des prêts sous le régime des dispositions de ladite loi du Canada; 3.Les mots obligation du prêt agricole" .signifient et désignent une obligation émise sous l'autorité de ladite loi du Canada; 4.Le mot "prêt" signifie et désigne tout emprunt consenti sous l'autorité de ladite loi du Canada; ô.Les mots "conseil provincial" signifient et désignent le conseil Institué en vertu de la présente loi; 0.Les mots "sociétés coopératives locales" désignent les sociétés constituées en vertu de la Loi des syndicats coopératifs de Québec (chap.254); "3 — 11 est créé en cette province un conseil provincial compose tic quatre membres ayant son bureau principal au siège du gouvernement à Québec."4 — Le lieutenant-gouverneur en conseil désigne trois personnes pour faire partie du conseil provincial."5 — Le quatrième membre du conseil provincial est désigné par les emprunteurs qui résident dans la province de Québec."G — Les quatre personnes ainsi désignées pour former le conseil provincial doivent être acceptées par la commission et nommées par elle."7 ¦— Toutefois jusqu'à ce que cette désignation d'un membre du conseil provincial par les emprunteurs soit praticable, de l'avis de la commission, les membres du conseil provincial désignés par le lieu-lenant-gouverncur en conseil, peuvent exercer toutes les fonctions de ce conseil."8.— Lorsqu'il se produit une vacanse dans le conseil provincial, soit par démission ou destitution, les autres membres continuent à agir comme si semblable vacance ne s'était pas produite et ce.jusqu'à ce que la vacance ait été remplie de la même manière que celle prescrite (pour la première nomination."9.— Tout membre du conseil provincial, avant d'entrer en fonction, prête serment devant un juge Ide la Cour supérieure de bien et fidèlement remplir ses devoirs."10.— Le coût de l'administration du conseil provincial relève de la disposition contenue au paragraphe B de l'article 7 de la loi du prêt agricole canadien (Canada).Les traitements versés à tout fonctionnaires et employés nommés par le conseil provincial sont fixés par la commission."11.— Le lieutenant-gouverneur en conseil est autorisé à souscrire au capital- actions de la commission, jusqu'à concurrence de cinq pour cent de la totalité des prêts en circulation dans cette province à quelque époque que ce soit, effectués sons l'autorité de la loi du prêt agricole canadien."12.— Le lieutenant-gouverneur en conseil peut, sur demande de la commission ou du conseil provincial, accompagnée d'un étal des prêts consentis dans la province à effectuer cette souscription à même le fonds consolidé du revenu de la province."13.— Sauf l'approbation de la commission, les prêts daus celte province sont consentis directement aux cultivateurs ou par l'entremise des sociétés coopératives locales, ou des sociétés de colonisation ou à la fois directement aux cultivateurs par l'entremise desdites sociétés."14.— Toutefois seules les sociétés coopératives locales ou les sociétés de colonisation dont le lieutenant-gouverneur en conseil a fourni une liste au conseil provincial, peuvent bénéficier des dispositions do l'article précédent."15.— L'hypothèque garantissant les prêts faits aux cultivateurs en vertu de la présente loi peut ôlro cousontic, au choix de l'emprunteur, ou par un acte devant notaire ou par un acte sous seing privé en duplicata, en présence de deux témoins qui signent.La signature de l'emprunteur dans l'acte sous seing privé, doit être prouvée par le serment de l'un des témoins qui l'ont signé.Ce serment est reçu par le maire, un juge de paix ou toute autre personne autorisée ù recevoir le serment.L'hypothèque ainsi consentie sous seing privé est valide dans ce cas, nonobstant l'article 2040 du code civil."10.— Le lieutenant-gouverneur en conseil, parmi les trois personnes désignées par lui pour faire partie du conseil provincial, doit indiquer celle que la commission devra considérer comme principal fonctionnaire exécutif du conseil provincial."17.•— Le trésorier de la province et la_ personne indiquée comme devant être le /principal fonctionnaire exécutif du conseil provincial, sont autorisés & faire partie du conseil consultatif institué sous l'autorité de la loi du prêt agricole canadien."18.— Les obligations du prêt agricole constituent un placement légal pour les caisses fiduciaires situées dans ln province."19.— Lorsqu'un rapport défavorable des opérations du conseil provincial par les vérificateurs de la commission est fait, ou lorsque le conseil provincial refuse d'appliquer, d'une manière satisfaisante, les règlements cl les ordres de la commission, celte dernière peut, après avoir entendu ledit conseil provincial, le relever de ses fonctions, et assurer directement, ou par l'entremise de fonctionnaires qu'elle nomme à cette fin, la gestion des affaires de ce conseil provincial jusqu'à ce qu'un nouveau conseil provincial agréé par la commission ait été désigné et nommé conformément aux dispositions qui précèdent." 2.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction." Nous aurons donc un crédit agricole et ce crédit agricole sera le crédit agricole fédéral dont nous avons déjà parlé dans le Bulletin.On aurait pu nous en donner un plus mauvais.On aurait pu dire, par exemple aux cultivateurs: Vous voulez un crédit agricole, eh bien, organisez-vous en un d'après le système coopératif, comme à Saint-Césaire, c'esl le meilleur! Le principe de certains experts: "gardons à la campagne, au profil des campagnards, l'argent des campagnards", est ébranlé.Si les campagnards avaient eu de l'argent, ils n'auraient pas demandé un crédit agricole.Une caisse populaire, ça se fonde, ça se développe et ça rend service en autant que ça trouve des sociétaires et des déposants.On admettra que ce sont là des gibiers rares.Si l'on avait, il y a quinze ans, lors de l'avènement, par exemple, de l'hon.M.Caron au ministère de l'agriculture, organisé le crédit agricole, l'agriculture, aujourd'hui, serait, pour employer un terme d'expert, systématisée et les sociétaires et les déposants seraient plus nombreux.Il y aurait peut-être des caisses populaires dans toutes les paroisses.M.l'abbé Trudel n'aurait pas fourni à en fonder.Ce que l'on n'a pas fait, il y a quinze ans: procurer à l'agriculture les capitaux dont elle a besoin pour se développer, faisons-le aujourd'hui et les sociétaires et les déposants surgiront du sol.Reculons quinze, vingt ans en arrière et recommençons au commencement en s'appuyant sur le principe de la production agricole, la systématisation de la production agricole surtout, repose sur quatre facteurs: la terre, 1-e travail, la science et le capital.On ne peut pas plus se passer de ce dernier que des autres.Détournons à l'école et parlons de notre nouveau straight ahead avec les outils qu'il faut.Dépêchons-nous, car l'eau monte dariS les lacs et la tuberculine vide les établcs! Revenons à nos moulons, c'est-à-dire à la loi du prêt agricole de Québec.Cette loi a pour but de imetlre en opération, dans la province, le mode fédéral de crédit agricole.Le conseil provincial chargé d'administrer re crédit agricole sera composé de quatre membres, dont trois désignés par te gouvernement et un désigné par les emprunteurs, c'est-à-dire, les cultivateurs.Le gouvernement se fera sans doute un devoir de désigner (rois bons homines, parfaitement au courant des besoins de l'agriculture.Quant aux cultivateurs, nous savons d'avance qu'ils sauront désigner une compétence.Nous n'en dirons pas plus long aujourd'hui, excepté de faire le voeu que la loi du prêt agricole de Québec, entre vraiment en vigueur le jour de sa sanction! F.!.L'avenir de Ja Gaspésie.Un correspondant de Gaspé: Péninsulaire, après avoir publié, dans le Devoir, une série d'articles fort au point sur les richesses naturelles de la Gaspésie, s'exprime ainsi : Et maintenant, nous voulons énoncer les conclusions qui découlent de tout ce que nous avons dit et qui s'imposent à tout hommo sérieux.1) La première, c'est que le Gaspésie est riche, riche en mines surtout, riche en terre cultivable, riche en forêts.Ses mines éveillent l'attention de tous les hommes d'affaires en quête de nouveaux millions.2) La deuxième, c'est la nécessité de construire une voie ferrée à l'intérieur.En même temps que cette voie ferrée permettra l'exploitation des mines, elle ouvrira une région d'environ 1,500 milles carrés a la colonisation.On a répété souvent que la Gaspésie est à elle seule line grande province qui peut contenir et faire subsister plus d'un million d'habitants."Plus" de cent cinquante paroisses agricoles peuvent sans compter les verrait surgir des y trouver place villes que l'on centres miniers.3) La troisième conclusion, c'est que ce chemin de fer devra traverser tout l'intérieur de Gaspé, de l'ouest à l'est.Relier simplement les mines déjà exploitées au Cana- - dien National, serait, qu'on nous 4>)açcnl sur leurs pieds.Dans le pas permette de le dire, une anomalie ridicule doublée, d'une injustice flagrante.Voici des mines qui appartiennent à Gaspé, dont l'exploitation par conséquent doit tourner à l'avantage et servir au développement de la région, et elles ne se- raient utilisés qu'à enrichir des voisins mieux partagés!.Bien plus, pour avoir accès à ces mines, en retirer quelque bénéfice, nos gens devraient faire un long détour chez ces mêmes voisins!.Décidément, ce serait une fois de plus le repas du lion, les petits mangés par les grosl.Et puis, comme ce.chemin de fer est appelé à passer précisément à travers le plateau de terre arable qui s'étend en pentes douces jusqu'au littoral de la baie des Chaleurs, nous aurons là un moyen unique de le coloniser entièrement cl de lui faire acquérir sa pleine valeur.4) La quatrième conclusion, enfin, c'est l'avenir des plus brillants réservé à la Gaspésie.pourvu que tous y mettent la main.Comme on le voit, la nécessité d'un chemin de fer intérieur est sur le point de s'imposer à l'attention de tous par la force même des choses; le développemcnl agricole qu'il provoquera en démontre l'opportunité.Ces espérances, brillantes dont nous avons parlé se réaliseront le jour où nous mirons ce chemin de fer.Nous pourrons alors assister à la création et au développement d'un grand nombre de nouvelles paroisses agricoles, dont la prospérité et la richesse feront l'orgueil de la province entière.Ce ne sont pas là de vaines prétentions, des illusions d'optimiste, ce sont des espérances légitimées par les considérations soumises dans cette étude.L'histoire de la colonisation contient maints exemples de ce genre.Nous avons foi en l'avenir de la Gaspésie parce que nous avons conscience des réalités qui le constituent.Construisons donc ce chemin de fer intérieur afin de permettre à cette vaste région de s'ouvrir pour donner accueil à tous les -vaillants fils de cultivateurs des vieilles paroisses, qui cherchent où diriger leurs pas, où employer leur mains, où trouver pour leur amour de la terre un champ d'action fécond et lucratif.Donnons-lui l'assurance d'abriter, de maintenir et de nourrir, dans un avenir pas trop éloigné, le million d'habitants qu'on la croit capable de recevoir.Répétons-le en terminant: Ce chemin de fer est devenu nécessaire; nécessaire pour l'exploitation des mines, nécessaires pour le développement agricole, nécessaire pour la création do nouveaux centres plus rapprochés que permettent à la Gaspésie d'écouler ses produits avec avantage; nécessaire enfin éi travers toute, la péninsule."Notre avenir est là!" Que tous les Gaspésiens adoptent ce mot d'ordre et fassent tout en leur pouvoir pour en assurer le triomphe! Ce mot d'ordre, nous l'adoptons et nous ferons, Gaspésiens.tout en notre pouvoir pour en assurer le triomphe.F.r.Nos problèmes agricoles — Quelques réflexions sur un passage d'un discours do l'hon.Franeoeur Un plan de colonisation DEFI A M.FORKE M.A.D.M cita e, député conservateur de Vancouver, a proposé, la semaine dernière, aux Communes, un plan de colonisation."Le discours de M.McRac.écrit le Droi/ d'Ottawa, n'est rien autre chose qu'un défi au ministre de l'immigration, l'hon.Robert Forke.qui reprochait, il y a quelque temps, à l'opposition de n'avoir pas été capable de faire au gouvernement une seule suggestion pratique sur le sujet de l'immigration." Voici quelques passages du plan de M.(McRac: "Les députés envisagent d'habitude notre problème de peuplement au Canada sous deux angles, l'immigration et l'émigration.Le fait est qu'il n'y n qu'un problème.Que l'immigration soit satisfaisante et il n'y aura pas d'émigration.En 1013."sur 400,000 immigrants qui entraient au Canada, il en veinait 130.000 des Etats-Unis; il n'en est passé alors, aux Etats-Unis, que 14.105.Que l'on répète aujourd'hui Oa même immigration de 1913 et les résultats seront les mêmes.Notre enseignement enlève nos fiLs et nos filles des terres.L'an dernier.185,000 jeunes gens fies deux sexes suivaient les classes des high schools et 65,000 celles des universités et des collèges.Or l'enseignement dans ces institutions dirige les étudiants vers les villes.S'ils me trouvent pas d'emploi dans nos villes, ils vont dans les villes américaines, qui, comprenant leur videur, leur souhaitent la bienvenue la plus cordiale.Ce sont nos terres inoccupées.Une population agricole plus intense aura ses effets bienfaisants sur les autres industries nationales.Cela signifiera partout une plus grande demande de la main-d'ocu-vre, par suite une plus abondante production et enfin une meilleure prospérité nationale.Nous faisons bien de limiter nos immigrants à ceux qui veulent cultiver la terre ou aider à la cultiver.Nous devrions éloigner les hommes et les femmes qui se dirigeraient sur nos villes.La désertion de nos campagnes alimentera la popula-lion de nos villes pendant bien des années à venir.Tel, comme aux Etats-Unis le problème est de garder nos cultivateurs sur nos terres.Il nous faut chercher du travail pour nos immigrants', pour qu'ils se sé, ln construction de nos chemins de fer y pourvoyait; aujourd'hui il faudrait trouver des entreprises qui rapporteraient, une fois terminées, et qui fourniraient du travail aux immigrants.Une entreprise de ce (Suite à la page six) Sainte-Emilie, 7 mars 1928 M.J.-N.Ponton, directeur, le Jlulletin des agriculteurs, M.le directeur.Lu question des> problèmes agricoles est toujours d'actualité; elle est plus en vogue aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques années.C'est dire que ceux qui travaillent au relèvement économique de l'agriculture él au rehaussement du cultivateur dans l'estime du public gagnent du terrain puisqu'on en parle dans les parlements et ailleurs beaucoup plus qu'autrefois.l'avais promis à quelques amis, au sortii- du dernier congrès annuel de TU.C.C de paraître en Tribune Libre; mais la complexité de mes problèmes personnels (c'est un peu la cause de notre individualisme chez les cultivateurs), a retenu, depuis, toute mon attention et m'a retardé à accomplir ma promesse.Pour aujourd'hui, je vais arrêter mes réflexions sur un passage du discours du représentant de mon comté devant la Législature.M.Francocur parlait de l'exode des cultivateurs et il disait: "Quelle législation le gouvernement peut-il adopter pour arrêter l'émigration?" Avant de faire des suggestions, je me permettrai de poser quelques questions à l'hon.Francocur.Vous dites que la raison de ceux qui partent par nécessité est le luxe et l'imprévoyance.Voulez-vous dire par là (pie ceux qui sont partis par nécessité auraient dû prévoir qu'ils ne pouvaient pas réussir en agriculture parce qu'elle n'était pas assez payante et partir avant d'y être obligés?Ou bien voulez-vous dire que l'agriculture est payante et ceux qui n'y réussissent pas ne savent pas s'y prendre et font un train de vie exagéré?Si c'est ectto dernière raison que vous donnez nu départ de ceux (tut partent par nécessité, sur quoi vous bnsez-vous pour relater ces faits?Qu'il y ait quelqu'un qui soit passé par votre bureau et ait fait confession de ses extravagances, c'est un peu singulier; mais c'est toujours possible; il y a des exceptions.Vous êtes propriétaire d'une ferme à Sainte-Emilie, Faites-vous de la comptabilité agricole?Pou-vez-vous nous dire le montant de profits nets que vous faites sur votre exploitation et quelles sont les branches qui vous paient le mieux?Montrez-nous des chiffres et nous vous croirons en connaissance de cause.Quant aux moyens à prendre pour arrêter ou du moins diminuer l'émigration, il y en a mille et encore.Lu première chose à faire: qu'où cesse d'insulter les cultiva-! teurs.Quand un homme travaille de I quinze à dix-huit heures par jour,! souvent au mauvais temps, et que! sa femme, avec de nombreux enfants, est obligée d'aider aux travaux des champs et à l'étable, il est obligé de négliger l'entretien de la maison au point que les règles de l'hygiène en souffrent très involontairement; quand on se prive du confort qu'on pourrait appeler indispensable, par exemple de chambre de toilette et de finissage à la peinture et que malgré tant de travail et de privations, il faut s'user les ongles à gratter pour pouvoir attacher les deux bouts, à la fin de l'année, et que l'on s'entend dire: si vous n'arrivez pas.c'est parce que vous faites trop de luxe, pour moi.c'est une insulte et je ne crois pas qu'on fasse aimer la terre en insultant ainsi les cultivateurs.Quelle législation devrait-on adopter pour empêcher l'émigration?M.Francocur répond un peu à sa propre question; il dit (pic nous n'avons pas assez d'agronomes.Nous avons besoin de plus d'enseignement agricole; nous avons aussi besoin d'un crédit agricole; nous avons besoin de marchés pour écouler nos produits; nous avons besoin de plus de protection sur nos produits contre la concurrence étrangère; nous avons besoin de petites industries dans les campagnes pour favoriser l'écoulement des produits agricoles pour éviter les frais de transport en rapprochant le consommateur du producteur.Quelle législation le gouvernement pourrait-il adopter pour empêcher les cultivateurs d'émigrer?On empêchera les cultivateurs d'émigrer en rendant l'agriculture plus payante et on rendra l'agriculture plus payante par les moyens plus haut mentionnés et une foule d'autres qui sont bien simples et bien connus.Mais le gouvernement ne les adoptera ces moyens que quand l'opinion publique sera préparée.Il nous appartient donc à nous, cultivateurs, de préparer l'opinion publique et nous pouvons le faire au moyen de notre Union.Le salut de l'agriculture doit venir des cultivateurs.En attendant mieux, qu'on nous Inissc la liberté de nous unir et d'étudier ensemble nos problèmes.Merci.Léonard LEMAY Le témoignage du Soleil M.le Directeur.Stc-llélène.9 mars J928 Le Soleil de Québec cite certaines paroles qu'aurait prononcées è l'assemblée annuelle de la Coopérative Fédédée, le secrétaire de l'L'.C.C.Le Jiutlctin de la Fermf emprunte au Solctl ces paroles pour les reproduire le 23 février.M.Octave Dèljsle les y prend à son tour pour les rapporter dans une récente tribune libre au Bulletin des Agriculteurs et y manifeste quelques alarmes de ce que M.Os-car Gatincau ait pu tenir des pro-IKis aussi aventureux.Cela me surprend moins; je connais bien M.Gatincau et je ne l'ai pas reconnu dans les paroles qu'on lui prête; je sais do plus que le témoignage du Soleil ne vaut pas cher; dix fois déjà on l'a pris en flagrant délit de défigurer les paroles de M.L.Barré, d'essayer de le compromettre en lui attribuant des propos aventureux.Devant tant de mauvais foi on avait conseillé à M.Rarré d'ignorer les discours du Soleil, dit M.Octavo Délisle.Je ne sais ce que fera 51.Oscar Gatincau; je ne lui verrais pas raison de faire une grosse colère! .In dois me tromper, niais il me semble, à lire M.DélisJc, qu'il existe quelque part un certain malaise; il ne faut pas être surpris.Depuis sa fondation, les dirigeants de l'U.C.C.ont toujours travaillé à faire connaître les besoins des cultivo-teurs, à leur obtenir des faveurs sans tenir compte du contrecoup de cette propagande sur les affaires de tel ou tel parti.Il s'est présenté, il se présente des occasions où il faut à nos chefs une bonne dose de courage pour prendre certaines attitudes que réclamo l'intérêt de certaine* associations professionnelles.Mal-, gré le soin qu'ils ont toujours apporté à se tenir en dehors de la politique, à ne pas donner à une juste réclamation l'allure d'une dénonciation partisanne, Ils ont donné occasion à ce qu'on appelle le scandale des faibles.Ils n'ont pu einjiècher, malgré leur sincérité, qu'on donne .la raison politique comme explication à leur activité sociale.Je me rappelle sur le sujet un fait dont j'ai eu connaissance.A l'assemblée annuelle d'une organisation agricole, Edouard avait fait choisir X-sujet très méritant.pour un poste de confiance et de responsabilité.A la sortie, Louis, tout bouleversé, l'accoste.Comment, Edouard, vous, un bon liberal, vous venez de travailler pour ce bleu de X.?Vraiment, dit Edouard, je suis bien content de ne pas avoir pensé à ce détail, ma vertu de bon rouge eût.pu en être troublée; d'ailleurs dans les questions agricoles ou professionnelles j'ai décidé d'avoir toujours de ce» distractions.Si nous.arrivions à imiter Edouard, ce ne serait pas un .mince profit que nous devrions à l'Union catholique.Alexis BEAUREGARD Faisons suivre les paroles par des aetes Saint-Honoré, 5 mars 1928.Depuis quelque temps nous voyons dans presque tous les journaux agricoles de cetto province une agitation favorable à la coopération.De toute part on on parle, on la conseille comme un des grands remèdes pour améliorer les conditions économiques do l'agriculture, certains optimistes vont même jusqu'à croire, ou semblent croire qu'elle peut jusqu'à permettre à elle seule de concurrencer avec des pays beaucoup plus favorisés que nous sous lo rapport du sol et de la température et qui viennent envahir nos marchés sans avoir à payer à peu près aucun droit d'entrée.Loin de moi l'idée que la coopération à elle seule est le remôdo à tous les maux, mais je crois que c'est un facteur important dans l'amélioration de la vie du cultivateur.Elle lui permettra d'obtenir plus pour le môme argent, d'obtenir plus aussi pour les mômes produits en éliminant les intermédiaires inutiles entre le producteur et le consommateur.Mais le plus important et ce qui donnera les mouleurs résultats, ce n'est pas tant d'en parler que d'en faire.Pour nous de la région Bcauce-Frontcnac, nous voulons dès ce.printemps commencer à en faire pour nos achats de grains et graines de semence, de même que pour l'engrais chimique.Voici le mode de coopération adopté par l'exécutif de notre Union régionale.Il est regrettable que la saison actuelle avec ses difficultés de transport, nous force à remet-, tre à plus tard la réanion du comité régional, qui nous aurait permis d'étudier et de discuter ce modo de coopération et de l'améliorer, s'il y avait eu lieu afin de le mettre autant que possible, au goût do tous.Nous n'adoptons pas ce projet comme permanent, mais seulement à titre d'essai, et quoi que nous re-.connaissions d'avance qu'il n'est ; pas parfoit, je crois qu'il est prêfé- (sulte-de-la 1ère patfB&\ I : TRIBUNE LIBRE (Suite à In pasc 2) rnble de l'adopter, (à défaut de mieux), que de ne pas en fniro du tout.Je fais aussi connaître ce mode de coopération que nous nous proposons d'essayer afin de donner l'exemple et de provoquer la diffusion d'idées sur différents modes de coopération afin que nous puissions venir à ndopter un mode qui puisse convenir et donner satisfaction à toutes les parties de la province.Nous voulons avoir un homme en tète, dans la région, qui soit responsable au comité régional, par conséquent qui rendra compte de toutes ses transactions afin que celui-ci puisse vérifier si réellement il n'a pris que la commission qu'il devait prendre.Cet homme devra aussi consulter le conseil exécutif du comité régional dans toutes transactions importantes.Cet homme recevra les Co m ni an des des cercles et les pincera où il jugera lo plus avantageux de le faire.Les commandes seront expédiées directement des cercles à l'homme que le cercle aura ciiotsi pour faire la distribution des marchandises dans le cas des achats; celui-ci s'occupera de les livrer d'après les commandes revues, fera la collection sur livraison et retournera le montant dû plus une certaine commission n celui qui sera en tète de la coopération dans la région.Cet homme fera parvenir le montant dû à l'expéditeur et gardera lu commission pour se payer jusqu'à qu'à ce qu'il en soit convenu autrement! soit en le prenant a Rage, ce qui serait le vrai mode de coopération.Le prix de vente sera établi comme suit: prix (l'achat, plus coût de transport, plus commission qui pourrait être d'à peu prés 5 pour cent dont la moitié resterait au distributeur locnl et l'autre moitié pour payer celui qu'on pourrait appeler le propagandiste de la région.On pourrait suivre à peu prés le mémo principe pour les ventes.I.e propagandiste pourrait suivre et étudier les possibilités du marché et quand il le jugera avantageux avec le concours du chef de coopération local il pourrait organiser1 l'expédition d'un ou plusieurs chars de certains produits en coopération.Si ce mode réussissait à donner de bons résultats on pourrait par la suite le perfectionner de la ma nière qui paraîtrait ln plus nvnnta Reuse pour les cultivateurs de la région et de la province, et c'est ainsi que pourrait s'appliquer le vieux proverbe toujours vrai: C'est en forgeant qu'on devient forgeron Les cercles tie Benuce-Frontcnac qui sont en règle avec l'Union régionale n'auront qu'à s'adresser à moi pour plus amples renseignements, s'ils désirent entrer dans le mouvement.Nous serions aussi heureux de recevoir les offres des producteurs de cette province à propos de grains et grnines de semences, leur quantité disposible, les prix demandés et la qualité de ce qu'ils ont à offrir.Georges DROl'IN, cultivateur, prés, du Cercle rég.de Hcauce-Krontenac.L'organisation des forces conservatrices — Suggestions Lac-aux-Snbles, 1er février 1928 Monsieur le Directeur, Je viens de recevoir une lettre-circulaire concernant la réorganisation des forces conservatrices de Québec.Je réponds immédiatement au secrétaire, M.Masson.J'approuve en entier ses propositions.Monsieur, comme vous le savez, mes occupations ne nie permettent lias de me déplacer pour aller discuter cette question de vive voix avec mes amis du comté.Je vous demande donc l'hospitalité dans voire journal afin de leur faire connaître mon idée sur cette réorganisation des forces conservatrices de Québec.Amis lecteurs de Portneuf, J'ai eu l'honneur, aux dernières élections, comme candidat conservateur, de briguer vos suffrages, l'ai été battu mais je ne me suis i:is découragé.Bien au contraire, le suis resté encore plus attaché à mon comté.C'est pourquoi je viens mjourd'hul causer nvec vous du grand mouvement de réorganisa- PERCHERONS Reproducteurs de grand mérite Nous venons de recevoir un groupe d'étalons percherons qui feront leur marque dans l'élevage en cette province.Ces chevaux ont été soigneusement choisis et peuvent être recommandés hautement.Leur âge varie entre 3 et t> ans.Les sociétés d'agriculture de même que les particuliers trouveront parmi ces chevaux un choix à des ririN raisonnables.Notre réputation n'est plus à faire.Consultez ceux qui ont traité avec nous dans le passé.llàtez-vous si vous voulez avoir le premier choix.M.K.O'UONNEL.Ht), rue Iîridtre.l'ointe St-Charles, MONTREAL STOCK YARDS MONTHKAL.QUE.tion des forces conservatrices de Québec.Il y aura une grande-conférence dans un avenir rapproché.Cette conférence sera probablement tenue à Québec.Je me fais un devoir'de vous inviter tous A cette conférence, libéraux comme conservateurs, pauvres comme riches.Cette conférence est d'une grande importance, car elle a pour but de mettre sur pied un organisme conservateur puissant.Le printemps dernier durant la lutte électorale, j'ai passé parmi vous, mais le temps était si court que nous ne nous sommes presque pas connus.Rendons-nous en foule n cette prochaine conférence.Nous aurons le plaisir et l'honneur de vous donner une poignée de main ainsi que de nous parler de vive voix.11 sera traité, à cette conférence, de questions très importantes.Il fnut faire Appliquer la loi de l'observance du dimanche, la police provinciale dût-elle aller fermer les portes des établissements le samedi soir; il faut exiger de nos gouvernants que nous, Canadiens catholiques, soyons respectés, comme nous respectons les autres; que les insul-tcurs comme Medina Marron, consul mexicain, soient expulsés du pays; que toutes les classes de la société s'unissent .pour l'harmonie et le progrès de la province; que la haute société fasse des sacrifices et ait beaucoup de sympathie pour le peuple qui est souffrant; que l'administration de la justice soit moins onéreuse, en faisant des lois comme il y en a ailleurs, permettant à la grande majorité des causes d'être réglées a domicile par des juges experts; que nos pouvoirs d'eau ne soient jamais vendus mais qu'ils soient exploités par l'Etat, de façon que ces richesses naturelles restent à la nation niais ne tombent pas sous le contrôle absolu des étrangers.Déjà, les mauvais effets de la vente de ces pouvoirs d'eau se font sentir.Ce qui coûte $1.00 d'électricité ici, coûte 33 sous en Ontario.Ontario a gardé ses pouvoirs qui font son progrès.Avant longtemps, l'électricité sern beau coup en usage et la plaie sera in guérissable.Depuis 7 nns, la province s'est endettée de dix-sept mil lions et depuis 7 nns on a vendu plus de nos richesses naturelles que pendant 50 ans auparavant.Nous .sommes comme le cultivateur qui vend un petit morceau de sa terre tous les nns.et qui hypothèque Ii reste.Que laisserons-nous à nos en fants?Unissons-nous tous, pauvres comme riches, ignorants comme savants.Que l'on fasse le sacrifice de l'intérêt personnel pour l'intérêt général de la province, et soyons patriotes.Attachons-nous au sol, emparons-nous du sol!' Je félicite le gouvernement de ses primes de défrichement, mais ce n'est pas le grand moyen de colonisation.Il faudrait faire pour les nôtres ce que l'on fait pour les immigrants: les recruter sur pince.L'on pourrait s'adresser à J'épis-copat, avoir un aumônier pour les accompagner, les cneournger à rester avec eux.Il faudrait un crédit d'Etat, connue on fait pour les immigrants d'outre-mer.La grande majorité de ceux qui seraient disposés à se placer sur des terres nouvelles n'ont pas les moyens de se déplacer; par conséquent, ils ne peuvent pas toucher les avantnges de primes de défrichement.Aimons l'agriculture, espérons qu'un jour nous serons maîtres chez nous, les cultivateurs.Sir Wilfrid Laurier disait: "charbonnier est maître chez lui".S'il est maître chez lui.à plus forte rnison le cultivateur doit être maître chez lui.C'est pourquoi nous réclamons la liberté de l'administration de la Coopérative Fédérée.11 y a assez longtemps one cette maison est administre par des politiciens.Lorsqu'elle sera complètement à nous son administration coûtera bien meilleur marché.Nous aurons grande chance d'avoir des prix plus rémunérateurs pour nos produits.Les directeurs seront des gens du métier et intéressés.Il y a aussi le glnisagc des terres.Il y n longtemps que l'on jette l'argent dans le chemin pour la voirie; il serait temps d'en jeter un peu à côté du chemin pour le glaisage le plus avec vos vaches Modernisez votre ferme et faites plus d'argent.Fournissez au public et aux gros distributeurs du lait pur.Voici comment —avec l'aide du béton.Organisez-vous pour construire avec ce produit moderne.Abritez votre troupeau dans une étable sanitaire, facile à nettoyer ayant un plancher en béton.Installez un réservoir réfrigérant et autres commodités qui voub feront une réputation.ô Une installation moderne signifie des prix plus élevés et de plus gros profits.Demandez que l'on vous envoie gratuitement votre copie du livre intitulé "Le Béton sur la Ferme Laitière" qui vous apprendra comment construire les installations qu'il vous faut exactement pour vous assurer un marché plus stable et plus profitable pour votre production.Envoyez le coupon aujourd'hui.Canada Cément Company Limited 2221 Edifice du Canada Ciment Carré Phillips Montréal Bureaux dei ventes Montréal Toronto Winnipeg Ce LIVRE gratuit vous apprend comment LE BETON CANADA CIMENT EST PERMANENT L'on peut »e procurer du Ciment Canada chez plu» dn t,000 marchands dan» prêt-quo toute» le» viUe» et village» du Canada, Si voua ne trouvez po» un marchand d proximité de chez roue écrivez as que tous nos grands hommes, notre Saint-Père le Pape en tète, recommandent la fondation de journaux et soutiennent que c'est par le journal qu'on peut atteindre le peuple dnns nos temps modernes?Par exemple, les abonnés au Soleil, organe du parti libéral, ne lisent pns ce journal simplement par luxe, mais bien pour connaître, je suppose, ce que fait et peut faire le parti, en un mot, c'est pour réchauffer le sang rouge qui coule dans leurs veinesl Nous savons tous les avantages que ce parti tire de son organe.Comparativement, il en serait de même pour les cul-tivateurs qui pourraient mieux connaître ce qu'est leur union professionnelle, ce qu'elle n fait et ce qu'elle peut faire tout en soutenant un intérêt plus grand parmi ses membres.Quant au Devoir, ii est un excellent journal, tel qu'on nous le donne aujourd'hui ce n'est pas pra-lique pour l'L'.C.C.Ce nu il nous faut, c'est un journal hebdomadaire pas trop cher, puisque chaque région a son journal quotidien, il est difficile d abandonner le journnl de sa région pour en recevoir un autre, ces les moyens des cultivateurs ne permettent pas de recevoir plusieurs journaux n des prix élevés.Il est sûr que quatre-vingt sur cent des membres de l'U.C.C.demeurant dans la région de Québec n'entendent pas souvent pnrler de leur Union et cela pnree qu'ils ne reçoivent pas de journal voué n la cause de 1 U.G.C.Quant a dire que les premiers organisateurs de 1 U-nion n'ont jamais songé à fnire pnyer leur journnl par'les membres, c'est un peu étrange, nous avons toujours payé l'abonnement demandé.Et ce qui est demandé aux membres de 1 U.C.C.n'est autre chose que le prix d'un abonnement ordinaire.Jos.Sam.BELZILE ûirecteur de l'U.C.C.De l'usine à la campagne BeJeourt, Abitibi, 1 mars 1928 M.le Directeur, Depuis que je suis propriétaire d'un lot dans notre région de l'Abitibi, je n'ni jnmais manqué une occasion, soit par la parole ou la plume, d'employer tout mon temps libre à répondre l'Evangile national, afin d'attirer ceux, qui sont a la recherche de plus de liberté vers la vie (les champs.Je me suis toujours rappelé l'histoire d'un de mes compagnons de l'usine où nous travaillions côte à côte dans une atmosphère enfumée Lt .surchauffée, il y a de cela douze ans.Il avait abandonné, comme moi, ln campngne tout jeune encore, pour aller apprendre, comme moi, un métier à Montréal.Entre nous, la différence étnil qu'il s'était marié après son arrivée et que j'étais demeuré célibataire, titre que je possède encore.A mon départ pour le nord, il avait bien cinq ou six enfants qu'il ne connaissait presque pas.Il se levait de bonne heure, partait avant leur lever et rentrait chez lui après six heures le soir, abruti.Après un petit lavage, il se mettait à table; les enfants Jouaient dans la rue.Il promennit un oei! distrait sur son journal et, pris de sommeille jetiait sur son Oit pour retourner travailler le lendemain pendant dix longues heures et cela six jours par semaine.Fatigué, il passait le dimanche à récupérer ses forces.Avec quelques compagnons, nous décidâmes de partir pour le non veau Québec: l'Abitibi.Nous primes chacun un lopin de terre, un est a Ln Heine, deux à Makamlk.deux à Amos, et moi à Delcourt.Je vois encore ces hommes à l'oeil enflammé alors qu'ils se promettaient bien que leurs enfants ne seraient pas des forçats comme eux, mnis des hommes libres sous le regard de Dieu.Ne voit-on pas des millers de citadins envier notre sort dès^ les beaux Jours du mois de mai?Ceux qui, parmi eux, peuvent quitter la ville, se croient des privilégiés et remercient ln Providence qui leur permet de jouir de la grande paix, du bon air qui circule en dehors des boulevards.On semble nous plaindre des longues soirées d'nutomne et d'hiver.Mais sachez que la science et le génie nous ont apporté la sensation du jour, les jouissances qu'offrent les villes par le moyen du radio.Chaque soir, l'on peut entendre, discours, chant et musique de nos grands hôtels, aussi bien que si nous assistions à tous ces concerts.Que tous ceux qui ont chômé cet hiver se pénètrent rte l'Idée d'inore-pendnnce qui est le plus grand bien que l'homme puisse posséder.Si l'habitant n du talent et la volonté de donner ses loisirs a l'étude de l'agriculture, son influence grandira et la communauté qu'il servira lui en marquera sa reconnaissance.» Restez à la campagne! J.-W.VILANDRE INVENTIONS Dwn*i 1.Mamfcl treat*** a*» S mm, IU|«MI 4» CM Mil H—, rte.MARION A MARION SU, ru» tWmrnk», Mtetfial.Qui veut s'établir aux frais du gouvernement?Do nos Jours, dans Iles vieilles paroisses de notre province, des .milliers d'agrioultcurs se plaignent constamment de la dureté des temps, méprisent devant leurs en-fnnts leur noble profession, envient, vantent la vie du citadin.Généralement, la véritable raison de ces plaintes, c'est, qu'en voyant grandir ses nombreux enfants, l'agriculteur se croit impuissant à les établir, parce que les terres sont chères dans le milieu où Il vit.Quelques-uns, plus fortunés, envoient leurs enfants dnns les collèges commerciaux, des collèges classiques, des couvents, croyant leur donner la un héritage.Pour une partie de ces enfants, l'instruction est réellement un héritage précieux.Pour d'autres, c'est du temps et de l'argent perdus.Il eut été préférable pour eux d'étudier l'agriculture pratique.Ce sont bien souvent ces personnes que les membres dévoués de nos Saint-Vincent de Paul rencontrent quand ils visitent les taudis de la ville.Parfois le sort réservé à ces gens est moins pénible.Mais que de centaines de ces déracinés ne rencon-tre-t-on pas en ville, désespérant de pouvoir angrier suffisamment pour arriver a fonder un foyer: cependant qu'ils écrivent A leurs parents, à leurs amis de ln campagne des lettres mirobolantes, sur la vie féerique qu'on mène en ville.Et que les vieux parents du fond de leur campagne s'applaudissent d'avoir fnit des messieurs de la ville avec leurs gas.Et les jeunes filles, trop demoiselles après un cours d'études pour épouser des garçons d'habitnnts.prennent, elles aussi, le chemin de la ville, hélas! A cause de l'ignorance des possibilités d'établissement offertes par notre province, par le Nouvel Ontario, par les immenses et fertiles prairies de nos provinces de l'Ouest, des centaines de milliers des nôtres ont déserté le sol, ont même déserté le pays, leur paysl Afin que personne ne l'ignore, nous répéterons encore que nos agriculteurs peuvent établir leurs enfants convenablement sur le sol même de notre province, et sans que ça coûte cher.Nous avons de belles terres, planches, pas rocheuses, d'une fertilité comparable a celle des meilleures terres du monde.Nous avons des terres boisées dans des régions où le bois se vend, des terres en brûlé pour ceux qui veulent y planter la charrue de suite.De ces terres si riches, dans le Témiscaminguo et l'Abitibi .seulement, nous en avons pour fonder 300 paroisses nouvelles.Dans ces centres de colonisation, le gouvernement fait faire les chemins, bâtit les écoles, aide pour ln construction des écoles-chapelles, des beurreries, parfois aussi pour l'nchnt des vnches laitières.Il donne des grains de semence, et il va jusqu'à payer un habitant qui défriche sa propre terre.Pour bien fnire comprendre notre pensée, nous citerons un exemple des facilités d'établissement dans notre province.Dnns le canton Dnlquier, en Abi-libi, une paroisse nouvelle a été fondée: Snint-Félix.Plus de 00 familles y résident déjà.A moins de deux milles de l'emplacement delà chapelle, il reste encore des belles terres a prendre.Une bonne route traverse je canton du sud au nord.Des chemins de front permettent aux colons de communiquer facilement avec Amos, capitale de l'Abitibi, bâtie en partie sur le canton même.Le Chemin de fer National du Canada passe par Amos, à ln lisière sud du canton, reliant le canton Dalquicr directement nvec Qué-bee^ et Winnipeg.Une rivière navigable pour de gros navires, l'Hnrricana, traverse le canton Dnlquier.C'est le centre d'une grnnde région minière, industrielle et ngri-colc.C'est aussi une région recherchée pnr les sportsmen qui niment la pêche et la chasse.Qunnt au sol, impossible d'en trouver de meilleur.C'est de ln riche terre argileuse semblable n celle des fnmeuscs plaines à blé de l'Ouest canadien.Ces terres, légèrement inclinées, s*égoutteront facilement.On trouve de ln bonne eau partout.Il y a du bois pour tous Jcs besoins de la ferme, même pour le commerce.Une partie des terres de ce canton est passée nu feu.On peut y labourer de suite.Il en coûtera de ?(i a ?8 tout au plus pour labourer ces terres en brûlé.Le gouvernement donne ces terres brûlées ou boisées pour 910 comptant, plus 610 par année pendant 5 ans.Il rembourse nu colon "Vox popu.ï,." La popularité quasi universelle du Thé SALADA doit provenir de sa haute qualité.Vous ne sauriez donc trouver mieux que plusieurs fois ce montant, quand celui-ci défriche sa terre.Des terres de cette valeur, offrant autant de facilités, dans le canton Dnlquier seulement, 11 en reste plus d'une centaine.Qu'on se hâte d'écrire à M.l'abbé A.-S.Deschênes, 565, rue Snant-Jenn, a Québec, ou nu Service do Colonisation, Chemin de fer National du Canada, Montréal, Que.si l'on veut avoir plus de renseignements sur ces terres du canton Dalquicr, ou sur les terres de n'im-porteq uelle autre région de colonisation, au Canada.Agriculteurs qui avez des enfants à établir, pourquoi vous désespérer, vous croire incapnbles d'établir vos enfants, quand vous avez dans votre pays même Jcs meilleures terres du monde, Inoccupées, et que le gouvernement de votre province aide efficacement a rétablissement des familles nombreuses! J.-E.LAFORCE MALADES DESESPERES REPRENEZ COURAGE!.La merveilleuse méthode entièrement végétale qu'un prêtre ù.découverte, vous sauvera.1*3 vl >gt traitements "do l'Abbé HAMON, comprcn»nt : Diabète.Albumine, /j'rostate, Rhumatisme AnCmlc." 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Eruptions do la peau "Il y a deux ens", écrit Mme.P.Bucbwald de Cleveland, Ohio."Ma mère souffri t terriblement d'une éruption sur la figure et les mains.Elle avait des douleurs dans le 41bs).SIROP D'ÉRABLE la livre 0.03 No 21 No 3.le ffallon .$1.20 .1.00 SUCRE D'ÉRABLE Nol .No 2.No 3.1» livre .0.13 .0.12 .0.10 BOUVTLLONS VIVANTS In 100 llvrn Choix_____ Nol.No 2.No 3.s 't.50 à 7.7.' à ! 1.00 10.2 9.50 TAURES VIVANTES les 100 livres Choix.Nol .9.50 à 10.00 No2:!.S 00 à 9.00 Ko 3.5.û0 à 7.50 VACHES VIVANTES les 100 lbs Choix.Nol."50 *S.>0 No 2.5 50 ù 7 25 No3.3.50 à 4 75 MOUTONS AVATTUS „ U livre Choix., v.0}1 Nol.0.W WO 2«a>WS*«*«« J »s»*J» •>»*•••*•»•*•• ¦__ No a.——-.o.oo No 3.C9 «Mal< AGNEAUX VIVANTS le» V» 11"*» & 12.00 à 11.00 No2.~ * - x-, JC c » 3 ; -, ?„ t » « AGNEAUX ABATTUS t» livra Choix.JL-îf Nol.No 2.No 3.0.16 0.00 0.00 .30 la livre .$0.00 .0.00 la livr 0.00 .00 Choix, ri lbs et plus (jeunes).Bon, 4 lbs et plus.la livra .50.00 .0.00 CANARDS VIVANTS Bon, 5 lbs et plus (jeunes).Moyen, 4 lbs et plus.la livre TAUREAUX VIVANTS let 100 PORCS VIVANTS les 100 livres Selects.59.75 + $1.00 par tête LfcRcra (à bacon).• ,,._,.iVutrc» .9.75 à $10.00 Truies.'.S.00 à 8.25 PORCS ABATTUS let 164 litres Nol (120 à 160 lbs).10.00 $12.00 No 2 (150 il 200 lbs).00.00 a 10 .o0 No 3 (250 et plus).00.00 :\ 10.00 PEAUX VERTES la livra Peaux de borufs (moins de 48 lbs) $0.18 Peaux do bœuf (plus de 43 lbs) 0.16 Poaux do taureaux.( Peaux de veaux de lait.ni Peaux de veaux (chacune).0.00 a 1 ._•> Peaux d'apnenux (la peau).à 1.50 Peaux de cherveaux (la peau).a o.uO LAINE la !1vt» Lavée Nol.» 0.35 Lavée No 2.33 à .34 Non lavée No 1.25 à .26 Non lavée No 2.23 a .25 Non lavée No 3.FOIN DE Mîh eu char, la tonne Extra No 2 (point droxp.).$7.00 à 8.00 No 2.0.00 à 0.00 No 3.Choix.No !.No 2.No 3.0 00 â 0.00 .7.59 à 8.50 .0.(10 à 0.00 .5.50 à 7.00 VEAUX DE LAIT VIVANTS lea 100 livres Choix.No 1 .10 00 à 10.50 No° .9.00 à.10.00 No3.!!.8 50 à 9.50 VEAUX DE LAIT ABATTUS ln livre Choix.$0.1" Nol.0.15 No 2.0.14 No 3.0.00 VEAUX DE CHAMPS VIVANTS lea 100 livres No1.à 5.00 No 2.ù 150 No No FOIN DE TREFLE la tonne I (très melé).7.00 à 8,00 2.0.00 â 0.00 Bonne.Nouvelles.PAILLE PATATES Patates du bas Québec.Montagnes vertes.la tonne n.6.00 ,.5.00 90 livres 51 .40 $1.4,5 FEVES le ml not No I.$3.60 No 2.S0.00 VOIS le minol No l.$3.00 No 2.0.00 CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS.PRIS A MONTREAL FARINE A PAIN le cl'.ar, la baril.Première patente.< Deuxième patente.Forte à boulanger.en sac» .$7.80 7.20 .7.00 FARINE A ENGRAIS le char, le baril, en .sacs .»»•*,•¦«¦.•«•.$5.20 5.00 i.» I SOUS-PRODUITS DU BLE le char, la tonne Son.$38.25 Gru rouRO.40.25 Grr blanc (Laurentia).,.43 25 Criblurcs do 1)16 moulues.00.00 Middlings.46.25 MOULÉES la tonne, au char •'Success"_______.—.$48 26 "Union".„.~.-.48.23 GRAIN MOULU» le sac de PS lbs B16 d'Inde moula.$2.35 B16 dTndo cosaé.2.35 TOURTEAUX DE LIN ln tonne nu ebar Première qualité.$5-1.25 DRECHE DE BRASSERIE la tonne Sèche.$37.00 RLÉ D'INDE le cliar, le minot Argentine.».$0.00 No 3 jaune.0.00 No 3 jaune.-.¦ • 0.00 AVOINE le char, le minot No2C.W.$0 00 h 0.00 No 3 C.W.0.00 à 0.00 No 1 d'alimentation.0.00 à 0.00 No 2.2.00 û 0.00 ORGE No 3 C.W.No 4 C.W.le char.le minot .0.00 .0.00 SUCRE Granulé (sac de jute).Granulé (sac do coton V Cassonade No 1.Cassonade No 2.le.s 100 livres .$6.30 .6.40 .5.95 .5.85 MELASSE le gallon No I (Baril do 25 galions).$0.63 No 1 (Tonneau de 90 gallon?)-0.58 No 2.O.ôS SEL le mc Sel fin tsau.dc200lbs).$1.95 Gros Pel (sacs do.140 lbs).1.25 Sel en pierre (Bacs de 100 lbs).1.45 LARD SALÉ le baril de 200 lbs Gras de do».3D.40 à $45.50 Gras d'épaule.30.50 SAINDOUX la livre Tinette de 60 lbs.$0.15 hi Sceaux de 20 lbs.0.1.6 POISSONS FRAIS 1» livre Haddock.$0.07 Morue en tranches.0.10 Dnr*.0.20 Piochct.0.13 F15tan, moyen.0.00 Maquereau.0.00 Harengs.0.00 Truite des Lacs.0.20 Poisson Blanc.0.20 Saumon do Gaspé.POISSONS FUMÉS la livre Haddock fumé frais, boites 15 lbs.0.11 Haddock fume, petit.0.10 Haddock, nouveaux, filets Niobé.0 Kippers, 15 livres par botte, botta.2 Hareng fumé désossé, 10 bobe.1 POISSONS SALÉS le baril de 200 lbs ïlarcngs.$ 9.00 Saumon.20.00 Truite.12.00 Turbot.13.00 Moruo verte, moyenne No 1.13.00 HUITRES Ruttrc!.en écaillesBouctouche, Mr.$12.00 TABAC par balle da 50 lbs, la lb.Grand Rouge.$0.32 Grand Havane.0.32 par balle da SO lbs, la lb.Petit-canadien.0.30 Hougo Quesncl.0.40 PETROLE l< frallon Imperial Royalito: (.barils de bois do 42 galls.0.21 Imperial Royalito: (barils d'acier 47 galls.0.21 GAZOLINE Impérial premier (bar" Qucc le Kalloo barils do 47 galls.$0.20H :cna.0.24J4 HUILE le nation Albro :\ machine: (lo baril do 40 falls.$1.60 Albro il automobile:.(le baril de 40 galls.1.10 INSECTICIDES par 2j lb».la lb.Arséniate do plomb en poudre.$00 Arscniate de chaux en poudre.0.00 Vert de Paris.0.00 FONGICIDES par 35 lbs, la lb.Bouillie bordelaise en poudre.$0.00 Bouillie soufrée en poudre.0.00 Exposition de grains de semence Saint-HTncintho, 13, ÇD.N>C.) — Lu dix-hnlUèmé exposition annuelle provlnï.OEORGBS PEUJmKn, •dmlnlatnrteu» et «aeretatnk.NOUS VOUS INVITONS A NOUS ENVOYER VOTRE CREME v VOUS SEREZ PAYES DE HAUTS PRIX.NOUS SAVONS QUE LORSQU'UN PATRON EST SATISFAIT, IL NOUS RECOMMANDE.VOUS AUREZ SATISFACTION.VEUILLEZ NOUS ECRIRE POUR NOS CONDITIONS.4141, rue St-Aiidré iaJLlUTCutt MONTREAL Une semence bien faite est !a moitié de la récolte Avec un Fordson vous pouvez senior du lion grain, dans un sol préparc de la bonne manière, juMo dans le bon temps.Il paie, de gros dividende.Vous pouvez, dans une journée, avec un Fordson.labourer de i> à 8 aères de lerre, en disquer de 15 à 2iï, en cultiver de lô à 25.en herser de 35 à 50 ou en semer de 25 à 40.Le surplus de récolte que l'on peu! obtenir sur douze acres supplémentaires de blé ou de luzerne est souvent suffisant pour payer un Fordson.Vous pouvez difficilement élever les prix, mais vous pouvez abaisser le e.oûl de production.Demandez au vendeur autorisé de Ford une copie de notre nouveau pamphlet: "Choses que vous devez savoir avant d'acheter un tracteur".Fordsoit a ri rvHS [Si C*]^K^e kS?«îkU!l>/-^ mu 11 a 3 sa dans les maisons, où le Du DR.PIERRE nuieibleWpfu1;"^ ZnnéZl S nCC°.n,en.ant P» de droçue, de conetitution délicate P^t,t*' °,n" «•» aux J"n« et ^eux ^wïïS FAHRNEY & SONS CO.iDi,W« »»u.deo.,u c„.d., CH,CAGO, IU, PAGE QUATRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 15 MARS 192B Marché du foin et de la paille La situation du marche du foin et de la paille n'a pas encore pu s'améliorer.Il est encore assez difficile d'écouler le foin de qualité inférieure et même de qualité moyenne qui ne sont guère recherchées et on ne peut s'attendre à une amélioration prochaine, car nos marchés domestiques et d'exportation n'exigent que du foin de première qualité.Moyenne des prix du foin et de la paille pour la semaine finissant le 3 mars 1928.Chicoutimi.— Foin de mil, $8.à $15.; foin de trèfle, SS.à ?15.; foin mêlé, $7.50 à $13.Hobcrvul.— Foin de mil, 315.à $10.; foin de trèfle, $14.a S15.; foin mêlé, 814.a $15.QUEBEC — Foin de mil.$8.à 89.; foin de trèfle, $C.()0; foin mêlé, $6.TROIS-P.IVIERES.— Foin de mil, $10.à $11.; foin de trèfle, $10.à $11.; foin mêlé, $10.à $11.Louiseville.— Foin de mil, $8.à $cS.50; foin rie trèfle, $7.a $7.50; foin mêlé.$8.à $8.50.St-Juslin.— Foin rie mil, $7.à $8.; foin rie trèfle, $7.; foin mêlé, $7.à $7.50.MONTREAL.— Foin rie mi), $0.à $10.; foin rie trèfle, $8.à $8.50; foin mêlé, $7.50 à $8.Valleyfield.— Foin rie mil, $8.à $10.; foin rie trèfle, $8.A $9.; foin mêlé, $8.a $9.St-Hyacinthe.— Foin de mil, $6.ù $10.; foin rie trèfle, $8.a $10.; foin mêlé, $5.à $10.Marché des semences 11 y a eu très peu de changement au commerce du gros durant la dernière quinzaine; les prix sont restés pratiquement les mêmes et plutôt fermes pour certaines espèces, entre autres les graines de trèfle rouge, de trèfle d'alsike, de luzerne et de mil domestique.Nous profitons de l'occasion pour mettre en garde les intéressés contre les tromperies auxquelles ils sont exposés en achetant des graines fourragères snas être absolument certains de la pureté, rie la faculté germinative, de l'absencej de mauvaises herbes et de la provenance et nous leur recommandons d'accorder la préférence aux semences domestiques acclimatées nui, par sélection naturelle et continue, s'opérnnt d'année en année sous l'influence du climat, ont ac-rusticité nécessaire pour satisfaction aux agricul- Waterloo.Foin rie mil, $ ¥;>.a 88.; foin de trèfle, $5.à $8.; foin mêlé, $5.à $8.SHERBROOKE.— Foin de mil.$13.à $14.; foin de trèfle, $13.à $14.; foin mêlé, $11.à $13.Thetforil Mines.— Foin de mil.?13.à $15.; foin de trèfle, $12.à $14.; foin mêlé, $12.à $14.Vietoriaville.— Foin rie mil, $12.ù $12.5n; foin rie trèfle, $S.50 à $10.; foin mêlé, $10.à $11.50.TORONTO.— Foin rie mil, $14.à $14.50; foin mêlé, $11.à $12.LONDON.— Foin de mil, 14.; foin rie trèfle, $13.; foin mêlé, $13.50.Sault Ste-Marie.— Foin rie mil.$10.à $11.59; foin de trèfle, $9.00 à $10.; foin mêlé, $8.à $9.quis la donner leurs.Liste des prix offerts ou payés aux agriculteurs pour graines fourragères, non nettoyées, points d'expédition, le G mars 1928: Saskatchewan — Uav-grass rie l'Ouest $6" le 100 lb.; mil $9 le 100 lb.; trèfle d'odeur $0 le 100 lb.; brome inerme $5.50 le cent.Manitoba — Trèfle rouge $24 le 100 lb.; trèfle d'alsike $22 le 100 lb.; luzerne, $25 le 100 lb.; ray-grass de l'Ouest $5 le 100 lb.; mil $7 le 100 11).; trèfle d'odeur $0 à $8 le 100 lb.; brome lnermo SO a $S le 100 lb.Ontario — Trèfle rouge $13 a $23 !e 100 lb.; trèfle d'alsike $10 à $15 le 100 lb.; luzerne $10.75 à $25 le 100 lb.; mi! $2.50 à $4.50 le 100 lb.; pàturin bleu $7 à $8 le 100 lb.; trèfle ri'orieur $2.50 à $3.50 le 100 lb.Moyenne des prix, comptants, commerce rie gros (le 1 Ou livres), le G mars 1928: Provinces Maritimes — Trèfle rouge domestique No 1 $31 ; No 2 P29; trèfle d'alsike No 1 $20; No 2 $23.50; mil No 1 $8; No 2 $7.Québec — Trèfle rouue domestique No 1 $33.50 à $11; No 2 $31.50 à $36; trèfle rouge importé No 1 ¦*35 à $37.50; trèfle d'alsike domestique No 1 $27.50 à $32.50; No 2 $26 à $26.50; trèfle d'alsike Importé $25 a $28.50; No 2 $23; luzerne rustique d'Ontario No 1 $35; No 2 $33; luzerne grim ni No 1 $37 à $38; trèfle d'odeur No 1 $12; mil No 1 $8 à $11; No 2 $6.50 A 88.50; trèfle blanc No 1 $55; No 2 $40.Ontario — Trèfle rouge domestique No 1 $32 à $34; No 2 830.50 à $32; trèfle d'alsike domestique Nu 1 $23.50 à $25; No 2 $22 à $23; luzerne rustique d'Ontario No 1 $32 à $3.-,; No 2 $30 à $30.50; mil No 1 $8; No 2 $6 à $6.50; pAttirin bleu No ! $20; No 2 $17 à $1S; trèfle blanc No 1 $50; No 2 $15.Manitoba — Trèfle rouse domestique No 1 $41; trèfle d'alsike domestique No 1 831; luzerne No 1 tenant les suivants: Extras 39-41, Premiers 36-37, Seconds 27-30.Les prix du gros aux détaillants sont les suivants: Extras 45-47, Premiers 43-44, Extras de poulettes 40, Seconds 37-38.Les oeufs d'entrepôt ont presque t contribuera au bonheur de tous les siens.Ici nous la regrettons aussi; >Ute«-le lui quand vous lui écriiez, ajoutez qui nous pensons souvent il elle et la Voulons parfaitement heureuse.— Toile d'Aral-lîiiée n'a pns quitté le rucher; des circonstances l'ont Tait me devenir une amie plus Intime, volBi pourquoi Je lui écris moins souvent nu Courrier.— Je OC connais pas du tout cette page féminine dont vous me ¦parlez; ai vous m'en passiez une découpure vous me ferlez bien plaisir.— Mon amitié de toujours.JOYEUSE YVETTE.— Les alwencej auxquelles vous forcent vos quotidienne» occupations ne seront Jamais «iusiv d'un refus d'udmlsskm; n'en doutez pas.Le ru-chez vous est un chez-vous ou vous serez toujours bien accueillie! Nous avons uni' aihclillc h S.C.et voua êtes trois dans votre comté.Je publie vos envols.CAMILLE DES LVS.— Il est des époques où lo correspondante doit baisser ipttvHloa devant le travail pressant.Nous comprenons très bien cela; qui ne l'a fKu expérimenté?Croyez donc que vous étiez tout ex'cusé à l'avance.- - Je vous remercie des bonnes paroles il tir vous me dites; elle-» me sont un encouragement.— Vous avez de beaux et nobles sentiments.Je vous en félicite, et voudrais voir plus de Jeunes gens penser comme vous; if en est teMetnent trop que la légèreté du siècle influence et nous avons tellement besoin de Jeunes gens de dcrvolr pour combattre ¦le flot eiwahlsscur! — Vos souhaits me sont sensibles ; merci encore.I«:»E D'AMOUrl.— Vous avez fait un n'rvc bleu touchant.Chère enfant.Je ne demande pas mieux que de vous faire du bien chaque fois que Je le pourrai, d'essuyer vos pleurs et vous verser le courage.Votre confiance ne me laisse pas insensible.J'ai pour vous une amitié dont vous ne sauriez douter et de tout mon ciK'ur Je vous veux tout le bonheur qui vous espérez de In vie.r i.HEUOŒNNE.— Vous avez la meilleure des mères; elle voua donne d'excellents conseils et Je vous félicite de lui avoir obéi.Vous nous faites grand plaisir, car nous ne vous oubliions pas, et nous espérons que désormais vous vous ferez assidue pour nous donner de vos nouvelles, nous purler de votre intéressante famille Dites a notre chès-s Vieille Abeille que Je suis heureuse de lu savoir toujours aussi actlA-fl et vaillante; eWo mérite des félicitations sincères.Nos souhaits l'accompagnent toujours, nvec nos remerciements pour flon attachement h notre page.Que les uns l'épargnent et nous ia conservent encore bien longtemps ! — Noua voua installons Ù la pince désirée; Jugez vous-même qu'elle n'est pas la moindre et que vous n'y sera Jitmni» à l'étroit.— Mignon s'in-téreaac-t-cllc toujours à nous?— J'ai remis n l'administration lo prix de votre nlxmnemcnt.d-AUHEOTE.— n faut fnlre une grande place parait-il?H y a longtemps qu'on ne demande mieux I Nous avons choisi un coin des plus Joyeux afin que les rires de Clairette trouvent écho le plus possible.MUCfllELLE.— Vous vous reconnaissez?Lo paeudo jeune et Joli vous vn tout a lait bien et nous espérons revoir souvent dons nos colonnes.— Les abeilles de d'heureux temps de Ninon ont toujours droH h un accueil et un Intérêt tout par tlcullers; nous vous aimons donc comme une ancienne et chère nmlo.— J'ai adressé votre lettre.FLEURETTE DE SETOÏE.— Le gai soleil du bonheur Tevoneruls, icommo un beau soleil ele printemps, brille-t-11 toujours amoureusement sur In serre chaud» e6 Jeunes filles dont veius me parlez xie viennent pas a la page.AKFKCfTKr-M:.— Il me fait plaisir de vous voir satisfaite; pulsslez-vous l'être toujours.— Je pidilie voire article.AIME CONETAIVllî et DESIREUSE D'AT MKH.— Affectueuses vous aimerait beviu-coup comme correspondantes.LUNE ROUSKE.—¦ On n'est guère clé-mienl pour voua cette année! II uiVnireill pourtant semblé que cette ennuyeuse grippe aurait bien pu vous dispenser ele ses belles façons.J'espère du moins s relativement court; uu rayon de soleil ie travers les nuages, et •lout s'éclipse bientôt pour ralre place au beau tenijjs.Il en est ainsi clans ln vie.IN'c vous désolez pas, amie, ne repoussez pus l'espérance, la vie n ele brusques tournants, et il ne faut pas la détester quand on n lei jeunesse encore 1 Ce n'e-st pas que Je ne veuille pas venis comprendre, mal5 l'espérance est un tel emprunt nu bonheur! — Ija bonne volonté c'est beaucoup sans doute, tout de même, elle n'es" pas a elle seule une» garantie ele bonheui elans le mariage comme dans la vie religieuse.Ces deux états ele vie deuianelent la vexation, c'-st-ïl-dlrc des aptitudes, ells-posltlons, sentiments en rapiwrt avec le genre ele vie choisi; le bonheur et la pals nlinbltent elans les monastères erne dans les Ames qui y sont réellement do par In volonté de Dieu.GRANDE SOEUR ?¦ U menu des jours maigres, pour/ i la collation- des enfants, le matir , au déjeuner, dans la cuisine—-ce siror j s'impose par sa saveur et sa qua'iti?Rten d'étonnant qu'il soit devenu le préféré de' la bonne ménagère canadienne.En vente partout, •vu*?_.«n bidon» de 2, S et 10 livres Demandez-le.THE CANADA STARCH CO LIMITED MONTREAL.Entre-Amis BRIGITTE.— Mon billet vous est-il parvenu?Venez me le élire; car J'ai note de goilter de nouveau h vos mets éplstoluircs FLEURON D'IîSPERuMNOE.— Puisque vous voyez ele si gentilles choses aux rayons d'une "I-Aiiic Rousse", profitez do su oleirté pour cueillir toutes les "Marguerites (îaspésicnnea" car.Je crains un autre, uretlnleirl Aimitlés.LES SAPINS J'ai vu les grands sapins que caressent la brise, Ils semblent ignorer le.lendemain qui brise, L'espérance riait dans leurs bourgeons ouvertsj Les lieureux sapins vertsl J'ai vu les grands sapins qui restent toujours verts Se couvrir d'un manteau plus blanc que l'innocence.Ils se courbaient sereins sous le poids des hivers.Tels la noble souffrance.Puis j'ai vu le soleil envelopper leurs flancs.Mettre de la clarté, révélant l'espérance.Je me suis dit quand même: Heureux les sapins blancs, Symboles d'innocence! Mais j'ai vu, dans la nuit, une étrange lueur Se promener entre eux, puis se cacher: j'eus peiu\ Hélas! il est, je sais des âmes pleines d'ombres Comme les sapins sombres.Marie RATTE Cette pièce est extraite d'un joli livre qui vient de paraître: Au temps des violettes.Mademoiselle Marie Ratté y offre a ses lecteurs une gerbe de poésies au parfum de violettes, fleurs auxquelles elle a emprunté la simplicité et la fraîcheur.L'auteur y chante la patrie, le foyer, l'amour filial, tous les beaux et purs sentiments qui germent dans une âme de poète et d'idéaliste.On lui pardonne volontiers quelques désobéissances aux règles sévères de la versification, parce qu'on sent qu'elle est naturelle et qu'elle écrit sous les dictées de son coeur.Nous souhaitons à l'oeuvre de Mademoiselle Ratté le succès qu'elle mérite, le succès qui lui sera un encouragement pour l'avenir et l'aidera à travailler encore et mieux et plus ferme.Le livre est en vente à Montréal chez Granger et à la librairie de l'Action canadienne-française ; à Québec, chez Garneau et Langlais ou chez l'auteur, à 1} lie-dcs-Sables, comté Matane, au prix de 80 sous l'unité.GRANDE SOEUR j TJnîRESE 1U.EUSE.— Mille amitiés qui VOUS partagerez avec, l^nlc, hein?JCXCÎBLSIOR.— Dans vin élan» pour exercer la devise dont vous portez le ti Ire, avez-vous déjn atteint les "horizons céflestes?" Sinon, reprenez-vous, et vous aurez toute l'amitié ao LUXE ROUSSE L'amie Marcelle vous revient, oasuran chacun de sa sincère amitié.A ses nombreuses amies, affectueux bonjour.AME GONFLANTE.— Mes sincères félicitations pour votre généreuse et char table idée élu souvenir pieux accordé ù nos clicTs ellsparus.FIET1.T ORMI1ELIIS.— he souvient-Il dr certain Pierrot?¦ , NINETTE BLONDE.— Bonjour! MARCBIXE LA JARDINIERE AURORE IlfJiNTAISrEKE.—.La bonne rencontre dernièrement, dis.La prex-;»al-nc fols, sera-ce une délicieuse petite ino-dame" que Je verrai?., VOSari CXTfeUIIl D\>R.— Merci du JolJ, eruatraln de l'outre Jour! Mon "ceieur d or de Marguerite se sent attiré vers le vôtre.SI c'était réclprwiue! J'AIME SMS YEUX.— Vraiment, est-ce 2.50 PILULES ROUGES Ole Chimique Franco-Américains, Use.1570, rus SLDints, Hislrftl mKeWemEeWEeW ¦ HslHMHB^Mt^L^BHHHHHBH PAGE SIX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 15mars18zs La session d'Ottawa M.Lapointe défend la politique du gouvernement - M.Bourassa prêche le développement de l'industrie rurale - Le vote sur le budget Le débat i>u.r le budget a «Hé reins par M.J.-A.Glen, libéral pro-;ressistc de Marquette.Il donna lecture de l'amendement conservateur nu budget et en discu-a quelques points."Parce qu'il n'y i pas d'allusion à l'impôt sur Je retenu dans cet amendement", dit-il, 'je conclus que l'Opposition est en laveur de ln réduction.Je n'accepte ¦>as l'idée que la protection est une jolution à l'immigration et au cho-nage en ce pays, et je m'opposerai i cet amendement".M.Glen lut ensuite le sous-amen-lement progressiste."Les chnnpe-nents proposés au tarif", dit-il, "ne îeuvent être compris par un membre ordinaire de cette chambre, et c membre extraordinaire qui pourrait les comprendre et les expliquer :e s'est pas encore révélé.J'espère jn'il sera fait d'autres réductions tarifaires, mais je désire qu'elles nr-¦ivent graduellement, afin qu'il n'y u't pas d'injustice pour le consommateur ni pour le manufacturier".A propos de la suggestion de M.Kennedy, concernant la possibilité i'un marché entre les fermiers-unis le ['Alberts cl les conservateurs.M."rien déclara:— "C'est une erreur de croire que les gens de l'Ouest souvent considérer une telle chose.Zc serait dépouiller Pierre à l'avan-iage de Paul, le protectionniste.(, Les libéraux-progressistes ne recherchent pas la considération, ni le redoutent la critique du parti conservateur".M.W.-A.Hoys, conservateur de >imcoe-nord, recommanda l'abolition de la tnxe des ventes comme liant le moyen le plus juste de reluire les taxes, parce qu'elle affec-e tout le monde."On a essayé injustement de faire ri'ire que les conservateurs ne sou-iennent pas entièrement le Cann-ien National", ajouta M.Hoys, ("est inexact.Les chemins de fer intionaux doivent leur existence au tarti conservateur et cette politique été tellement bonne que le parti béral cherche maintenant à s'ap-rdprier la paternité de ce réseau".Le colonel l'honorable M.J.-L.Ralston, ministre de la Défense Nationale, prit alors la parole."Les conservateurs se sont permis plusieurs sombres réflexions au cours de ce débat", dit-il."Le coût de la vie semble avoir été l'un de leurs Iprincipaux sujets d'inquiétude.Le député de St-Laureiit St-Georgcs (M.Caban» a déclaré que le coût Ide la vie au Canada est plus élevé actuellement qu'aux Etats-Unis.Le député d'Inverness (M.MacDou-gall) a dit (|ue le coût de ln vie a 'augmenté matériellement depuis 1922.11 m'est agréable de dire ici que ces deux assertions sont incorrectes.Des statistiques prouvent [que le coût de la vie en 11121 était considérablement plus élevé qu'en 1927.Cultivées pour être vendues dans la province de Québec GRATIS LE CATALOGUE fTtinriii, le plu» complet du pay* pour grainri de lérumri et de fleuri, arbre» * fruits el d'ornementation.i.istf.ni: prix spéciaux pour pTnincs de mil, trt'flev nvoinc, blc-d'Imir, rte.Uc-mamiez-1»."Les chiffres concernant la situa tion générale du travail donnent | comme base 87.9 en 1922 et 103.4 en 11127.Le député de Fort William (l'honorable M.R.-.I.Man ion) a fait allusion aux milliers d'établissements fermés dans tout le Canada.C'est une excellente annonce qu'il fait pour les pays qui, en dehors «lu Canada, désirent obtenir des immigrants, mais cela n'aide pas le Canada à s'assurer la classe d'immigrants qu'il veut obtenir".Le colonel Ralston discuta ensui-certains item du rapport Duncan, principalement au point de vue de l'industrie île l'acier."Des membres de l'Opposition", dit-il, "prétendent que le nombre des bauts fourneaux en opération a vu-rié de-1913 à 1!>27.Le nombre des hommes employés aux hauts fourneaux en 1913 était de 1,539.Mais en 1921.alors que le gouvernement conservateur était au pouvoir, il était descendu à 014.L'an dernier, ce nombre était augmenté à 750.Les chiffres de la production sont aussi intéressants.En 1913, elle était de l.OOU.nOli tonnes.Un 1921.ce chiffre tombait à 593,000 tonnes, et l'an dernier, il s'élevait à 900.000 tonnes."Le député de Lunenburg (M.W.-G.Erns) s'est plaint de ce que les endroits OÙ siégea la commission royale des Pêcheries furent dictés par des motifs politiques.C'est absolument faux", déclara le ministre de la Défense Nationale."La commission a siégé aux endroits OÙ elle pouvait être le plus en contact avec les pécheurs.Les intérêts des pécheurs ont été considérés sous tous leurs aspects par le gouvernement."Le présent budget est bien la caractéristique de tous les budgets qui ont été présentés par le gouvernement libéral.Il apporte une réduction des impôts et procure un soulagement â ceux qui sont engagés dans les industries basiques.Le ministre des Finances, dans ce budget, a tenu sa promesse à tout le peuple canadien, en diminuant les taxes et en encourageant les industries canadiennes, et il est approuvé dans tout le pays".M.A.-W.Neill.Indépendant, de Camox-Alberni, déclara à son tour qu'il voulait voir abolir l'accord avec le Japon, ou du moins le voir modifier."Je conviens avec le Premier-Ministre", dit-il."qu'il est désirable de ne rien faire qui soit de nature :i nuire à mitre commerce avec l'Orient, mais une raison commerciale ne doit pas détourner notre vision du but que nous poursuivons, c'est-à-dire un Canada réservé aux Blancs"."Les paiements d'impôts sur le revenu, dit ensuite M.H.-.I.Durber.conservateur de Fraser Valley, ne devraient pas être dépensés des travaux publics, ni affectés aux ambassades à l'étranger".Le député de Fraser Valley convint avec les progressistes que l'impôt sur le revenu devrait être maintenu pour le présent du moins, mais il recommanda l'abolition totale de la taxe des ventes.¦ L'honorable M.Erncsi Lapointe-ministre de la justice, prit ensuite la parole et déclara qu'il avait assisté à toutes les séances de la Chambre depuis le commencement de la discussion du budget."J'aurais aimé", dit-il."voir ici toute la population canadienne pour enten-contre le budget.L'amendement soumis par les conservateurs est la chose la plus inoffensive.11 ne fait pas même mention du mot protection.On l'a privé de toute sa force el île toute sa signification".M.Lapointe fit ensuite un relevé des discours prononcés par les membres de l'opposition pour démontrer les vues divergentes des- conservateurs et des progressistes, ainsi que des fermiers-unis au sujet du budget."D'un côté", dit M.Lapointe, "on prétend que l'industrie est ruinée, et de l'autre, que les changements ¦ne sont pas suffisants.Les deux ne peuvent être vrais.Une telle offensive, conduite par des forces divisées, ne peut être (pie destructive".Faisant allusion ;i l'idée des progressistes d'un gouvernement formé par des groupes.M.Lapointe dit qu'un tel gouvernement serait ] de l'égoïsine organisé."Les progressistes", dit-il, "prêchent en sachant qu'ils ne seront jamais appelées a mettre leurs doctrines en pratique".Le ministre insista sur le principe essentiel du compromis nui fut la base de la confédération de l'Empire et de la paix mondiale.M.Lapointe déplora que le chef de l'opposition n'eût point empêché ses partisans de vilipender le Canada."Pour plusieurs d'entre eux", dit-il, "les Etats-Unis sont un endroit où les jeunes Canadiens peuvent trouver tout ce qu'ils veulent, tandis que le Canada est un pays de pauvreté, de taxes et de chômage.Or le Canada n'a rien à envier aux Etats-Unis.Les Etats-Unis avaient une population de 75,-000.000 et leur commerce alors égalait à peine celui du Canada aujourd'hui.Les conservateurs prétendent que le Canada a été le seul pays au monde à réduire le tarif (U puis la guerre.C'est vrai el le rouvernement en esl fier.La conférence économique de la Ligue des Nations, qui réunit 50 pays, a rén-lisé que les barrières tarifaires constituent la plus forte entrave au commerce.Son rapport a été adopté par la ligue en 1927, et le délégué canadien fut le seul à pouvoir se lever et dire que son pays avait abaissé le tarif".M.C.-1I.Caban, conservateur, de St-Laurent-St-Georges, interrompit le ministre pour dire que Je gouvernement n'avait jamais eu le courage de soumettre un tel rapport au parlement pour approbation.M.Caban ne put terminer son interruption, car sa voix fut couverte par le tumulte du côté du gouvernement."Le Canada", poursuivi! M.Lapointe."est fier de prendre la direction dans ces choses et ces (pies-lions de relations internationales.Quant à M.Caban, dans certaines choses, il est un tory de la pire espèce".M.P.-K.Smith, conservateur, de Cumberland, rappela (pie la première subvention accordée à l'industrie du fer et de l'acier avait été accordée par un gouvernement conservateur en 1883, et il réclama l'entière application des recommandations du rapport Duncan au sujet des Provinces Maritimes.M.Maxime Raymond, libéral, de Bcauharnois, parlant en français, déclara que l'abolition complète de la taxe des ventes troublerait le commerce, et qu'il valait mieux la réduire graduellement.Il ajouta (pie le gouvernement de la guerre aurait dû taxer les profiteurs de guerre au lieu d'accumuler les emprunts.Parlant de l'immigration, il dit: "Il y a deux écoles d'opinion: la première le Canada veut l'on porte dépopulation ru- dans'est celle de la porte ouverte et la i seconde celle de la sélection.Je — I crois que la politique de la porte ouverte à tout venant est contraire ù notre unité nationale''.M.\V.(I.McQuarrie, conservateur, de New-Westminster, discutant la question de l'exclusion orientale, a déclaré (pie la Colombie-Anglaise ne demande pas nécessairement une loi d'exclusion, mais l'adoption de mesures destinées à tenir les Orientaux hors du Canada."Peu nous importe qu'on appelle cela exclusion ou prohibition des Orientaux, pourvu qu'ils soient tenus hors du pays", dit-il."Ln résolution adoptee à la convention de Winnipeg n'est pas allée au delà.File dit simplement que des efforts devraient être faits dans le sens de l'exclusion des Orientaux." M.\V.J.Maloncy, conservateur, de South Renfrew, accusa Je ministre des postes d'avoir politiquement congédié 42] maîtres de postes."iLc ministre a réduit en proportion le chômage parmi ses propres amis politiques", dit-il.¦M.Henri Rourassa prit ensuite ln parole.Il déclara qu'il était très sympathique aux groupes progressiste et libéral de la Chambre et que son intention était de coopérer avec les véritables libéraux pour contrecarrer les effets des libéraux si l'esprit tory.Faisant allusion au discours de l'honorable M.James Malcolm, ministre du Commerce, après avoir dit qu'il croyait à la fausseté du principe des droits fie douane, M.Rourassa déclara que c'était le discours du ministre qui le poussnif à voter oour 1c sous-amendement progressiste."Si nous avons besoin d'une protection, c'est bien pour les industries qui utilisent exclusivement les produits canadiens.J'accorderais une protection à l'industrie des lainages tant que ses manufactures utiliseront la lninc canadienne, mais non à celles qui importent de la laine brute.Je ferais de même pour l'industrie du sucre, tant q-ii'on emploiera la betterave ' à sucre cultivée en sol canadien, mnis je retirerais toute protection à une industrie, qui importerait du sucre de canne de Cuba."Le gouvernement ne devrait pas encourager la construction de nouveaux moulins àpapicr, mais fournir l'occasion aux colons et aux petits propriétaires de réserves de bois de pulpe de disposer de leur produit.Ma principale objection à la protection telle qu'appliquée par tous les gouvernements et partis, n'est pas .seulement qu'elle crée des industries artificielles, mais qu'elle a une tendance à concentrer dans les grands centres industriels de l'Ontario et de Québec ces petites opérations dont découle la vie sociale des communautés rurales.Elle a aussi pour effet de concentrer la richesse entre les mains de quelques-uns." M.Rourassa dénonça ensuite la standardisation des opérations industrielles et loua le système d'apprenti pratiqué en Grandc-Rreta-gne et dans les pays continentaux.La surindustrialisation de l'Ontario, et de Québec, dit-il, a plus que n'importe quoi contribué à arracher la population agricole à la terre, à la conduire vers les centres industriels de Québec d'abord, et à lui ouvrir ensuite la porte des Etats-Unis.Un changement du tarif à la hausse ne remédierait pas à la situation.Si le Canada veut garder sa population, il ne faut pas qu'il copie les Américains, mais qu'il fasse comprendre aux Canadiens que si l'amitié des Etats-Unis est chose désirable, le premier devoir de notre pays est d'appliquer une politique susceptible de garder Jes Canadiens chez eux."Notre politique fiscale ne doit pas être copiée sur celle des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne', mais être une politique canadienne destinée à répondre aux besoins du peuple canadien.Si se développer, que bord attention à la raie." M.Rourassa fit ensuite mention du voyage du lieutenant-colonel Amery, secrétaire britannique pour les Colonies, qui prononça dans tout l'Empire, au cours de l'été et de l'automne derniers, de nombreux discours sur les préférences impériales."Ceci, dit-il, fut un moyen employé pour faire progresser le système protectionniste en Grande-Bretagne".Il approuva la nouvelle réduction apportée à l'impôt sur le revenu dans Je cas des dépendants invalides.Il fut interrompu par le président de la Chambre à l'expiration de ses quarante minutes.M.J.-V.-Aimé Langlois, libéral, de Chambly-Verchères, exprima l'opinion (pie le budget soumis était populaire dans tout lq pays."Le gouvernement mérite d'être félicité, dit-il, pour avoir définitivement tué "le souffle de mort".De même (pie pour les autres budgets présentés à la Chambre, l'Opposition a crié que le commerce et l'industrie seraient ruinés, mais le résultat des budgets libéraux a été justement le contraire de ces prédictions".M, Langlois approuva la politique tarifaire du gouvernement et s'opposa à la politique de l'entrée libre .dans les questions d'immigration.L'honorable M.Hugh Guthrie, conservateur, de Wellington-sud, dit à son tour, qu'il approuvait la disposition fixant Jes discours à quarante minutes."Comme résultat, dit-il, la moyenne des discours a été plus forte.En ce qui concerne le budget, je crois que l'on pourrait améliorer la manière de le présenter.Le fait de ne lias mentionner certains éléments importants est cause que.les affaires financières du pays ne sont pas correctement appréciées.Un bref passage seulement a été consacré aux finances du Canadien National.A côté du bilan du pays, le déficit devrait être inscrit constamment afin que le peuple puisse obtenir une meilleure idée de la condition financière du pays.Lorsqu'il présentera son prochain budget, le ministre des Finances ne devrait pas oublier le Canadien National, mais voir à soumettre sa situation financière à la Chambre.Le Canadien National fait autant partie de la politique canadienne que n'importe quel autre département."En 1924, le ministre des finances annonça dans son budget que la dette nationale était réduite de $30,000,000 alors que suivant les comptes publics, il y avait un déficit de $31,000,000 ' pour l'année qui venait de se terminer.Les libéraux firent de la réclame à cette déclaration dans tout le pays.Dans la récente élection partielle de North-Huron, des orateurs libéraux annoncèrent que la dette nationale du Canada avait été réduite de $166,000,000 en cinq années d'administration King.Je vous assure que si cette campagne électorale avait duré plus longtemps, toute notre dette nationale aurait été [lavée.Le Canadien National est endetté envers le public pour un montant dP $951,000,000, d'après le dernier rapport financier du réseau.Le Canada en est responsable.Les obligations du Canadien.National envers le gouvernement du Canada directement se totalisent it $1,258,000.000.Ces deux montants forment une dette de $2.237,000,-000.C'est un gros chiffre." "Je crois, poursuit l'orateur, que nous devons féliciter le président et les directeurs du Canadien National des résultats obtenus l'an dernier.Ils ont accru le revenir net du réseau de S-t.000,000 qu'il était en 1923 à $18,000.000 en 1924, $33.-000.000 en 1925, et $48,000,000 en 1920.En 1927.il fut de $42,000,000.Ces augmentations annuelles de revenus nets représentent un total de $125,000,000.Or le gouvernement ne mérite aucun crédit pour l'administration de co réseau.Regardons maintenant les vantardises du ministre des Finances.Il prétend qu'en cinq ans le gouvernement a réduit la dette nationale de $105,-000,0110.mais il ne faut pas oublier que dans le même laps de temps la bonne administration du Canadien National augmentait de $125,000,-000 Jes économies du Trésor." M.Guthrie qualifia ensuite la taxe des ventes "d'impôt inique".M.F.-S.Cahill.libéral de Pontine, déclara à son tour: "Le discours de l'hon.M.Guthrie est le plus bel éloge du parti libéral qui ait jamais été prononcé.Il ajoute que le système de comptabilité par lequel les obligations du Canadien National envers le public, sur lesquelles les intérêts sont payés, sont tenues en dehors de la dette nationale, avait été inauguré pnr les conservateurs.Je.crois que c'est lo système approprie, et c'est pourquoi le gouvernement libéral l'a adopté", dit-il.M.J.-A.MacDonnld, conservateur de, Riclunond-Ouest.Cap Rrcton, reprocha au gouvernement de n'«- .surenm ik formes et nulles boitcrle» sérieuses parce qu'ils ont été; traités avec SAVE THE HOUSE Garanti, facile à appliquer, n'empêchant pas les elievaux sous traitement de Ira vailler.Livre sur les symptômes de» maladies GRATUIT apprend comment diagnostiquer les maladies des sabots, dei épaules, des pieds.Demandez-le aujourd'hui.Fabriqué au Canada— TltOV CHEMICAL CO., 517 Crawford St.Dipt 504.Toronto, Ontario.Les pharmaciens tiennent SAVE THF.HOUSE.Nous le vendons aussi directement franc de port.Aucune Imitation ne peul le remplacer.La mise en conserves des légumes M.Oscar Roy, président du Cercle de L'L'nion des Cultivateurs de Saint-Alexandre, comté d'JbervUlc, nous informe que, seul avec, sa femme et ses deux jeunes filles, il a augmenté le revenu ordinaire de ses 120 arpents de .terre de S 1.800 en fabriquant 23,000 boîtes de cou- Jetez Votre Bandage Les ^PLAPAO - VAOS A DITE 9 ITS PTTART dlff*r«»nt «?ntl^remfOt dm bnn-dttffr*) par lo f n it rjn'lls «ont des appl' eateurs Tnêcnno-chlmlques fait» autn-dant le but
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