L'Étoile du Nord, 5 juin 1884, jeudi 5 juin 1884
'A 'W, f /V I "X U D’un éclat vif et doux Mais ses Bienfaits Publics Mon œil la voit briller : Qui les peut calculer ?i Journal Hebdomadaire Français et Anglais du District de Joliette.Eédigé par un Comité de Collaborateurs- ALBERT ŒERVAIS, Proprietaire et Administrateur.g NUMERO PROSPECTUS | JULIETTE 5 JUIN 1884.50 Cts.Par Année.“ L’ETOILE DU NORD ” NOTRE PROGRAMME.D’après les renseignements que nous avons pris avec precaution, d’après les sympathies qui nous ont été exprimées, d’après la bienveillance, générale dont nous avons été jusqu’ici l’objet, et quelques autres démonstrations qui nous encouragent abondamment, nous espérons que notre publication sera accuillie avec empressement et cordialité au sein de toutes les familles de ce district d’abord, puis de cette province et d’ailleurs.Chacun trouvera dans cette publication un moyen facile, agréable et , très intéressant de développer à son propre bénéfice la connaissance des deux langues française et anglaise dont l’usage est si répandu.* Même dans notre province de Québec, soit dans les chars, soit dans les bateaux à vapeur, soit aux marchés, soit sur les routes publiques, soit dans une ville ou un village un peu considérable, soit enfin dans quelques réunions coin-merciales industrielles ou agricoles, il est bon, il est très utile de savoir lire et parler l’anglais.\ C’est un accessoire important à l’éducation de ! notre jeunesse canadienne française.Et pour la population anglaise, c’est plus qu’un accessoire important de savoir le français, c’cst une nécessité.Dans une foule de circous- i-tanccs le succès d’une entreprise, d’une affaire i de conséquence grave en dépendra.On aura par le moyen de uü+,%e journal l’avantage de se bien renseigner sur une 'quan tité de choses importantes, tout en avançant considérablement dans la connaissance pratique de la langue que Von aura besoin d'apprendre.• -# Notre programme sera court.Nous voulons faire de “l’Etoile du Nord ” une espèce de jardin soigneusement cultivé, dont les plantes exhaleront un parfum précieux sous la douce haleine d’une inspiration d’amour et de charité.Jamais, nous l’espèrons du moins, le souffle glacé d’un vent malfaisant et funeste n’y exercera de ravages.Nous parlerons de temps en temps, dans l’occasion, de religion, d’éducation, de commerce d’industrie, d’agriculture, de colonisation, et aussi de politique.Cependant, à propos de ce dernici point, tout en appréciant avec impartialité les causes et les raisons des événements qui se succéderont, tout en étudiant leurs conséquences certaines ou probables au point de vue national et religieux, nous tenons à dire que, pour ici du moins, nous serons parfaitement indépendants des partis politiques, tant que les principes religieux ou sociaux ne seront pas mis de côté ou foulés aux pieds.Dans une semblable éventualité, sans doute, nous nous ferions un devoir d’élever la voix et d’unir nos efforts à ceux de nos confrères afin de sauve garder nos intérêts lus plus chers.Ces quelques mots sont de nature à faire comprendre que nous ne naissons pas les armes à la main pour ferrailler à droite et à gauche dans le champ de la politique.Nous avons ici même dans notre ville, deux journaux que nous saluons amicalement, et de l’estime desquels nous comptons bien no is honorer toujours.Les armes que nous tenons en mains n’ont point été fourbies pour des batailles stériles : si jamais nous sommes obligés d’en faire usage, ce sera pour écarter les véritables dangers qui pourraient nous menacer, et pour détruire les pièges insidieux que l’on pourrait tendre sous nos pas.Avec ces quelques explications, nous avons confiance dans le jugement favorable que l’on portera sur notre entrepri-e, comme œuvre religieuse; politique et nationale.dont nous présentons aujourd’hui au public le Numéro Prospectus, est un journal hebdomadaire, rédigé par un comité de collaborateurs, dont les écrits de plusieurs ont déjà servi les intérêts de la religion, de l’éducation et de l’agriculture.Son administrateur-propriétaire est Albert Gervais, libraire à Joliette, auquel devront être adressées toutes lettres d’affaires, annonces, demandes d’abonnement, etc.1 Une partie égale de notre feuille sera consa-à chacune des deux langues française et Q(j;.:se* Nous croyons en cela rencontrer un /oins de notre district et favoriser ainsi réciproque des deux langues parmi la i w“*jn uui le compose.I ted to be whose# iï.-vTir :C nos compliments, nous adressons fW:î'd’hui notre journal à tous ceux, que yÿ-oyons disposés à le recevoir.Les personnes qui le refuseraient voudront bien écrire, sur le > journal même le mot u Refusé ” avec leur signature, afin d’éviter tout malentendu au- rons Suivant la pratique commune en ce pays, nous considérerons comme abonnées toutes les personnes qui, sous dix jours, n’auront pas renvoyé le journal, et en conséquence le premier numéro leur sera expédié.Nous adressons aussi “ l’Etoile du Nord ” à une partie de la presse canadienne et étrangère.d ms l’espérance que l’on voudra bien nous honorer d’un échange.ATOMS NOS A M 8 8 Semblable au papillon folâtre, Ami du poète, ami du pâtre, Qui voltige en tous lieux ; Petite Étoile à peine éclose, Vole éclairer de ton feu rose Nus amis généreux.Au palais'comme à la chaumière, Verse par torrents ta lumière ; Et que la vérité Eclose aux rayons de tes flammes, Illumine toutes le- âmes D une douce clarté.SS DD # Afin que personne, ne soit privé des avantages et des bénéfices de notre humble dévouement, nous mettons notre journal à la portée de toutes les bourses en n’exigeant que cinquante contins pour l’abonnement d’une année." Qui va refuser la bagatelle de 50 CtS.Pour deux à trois cents p iges de lecture utile, agréable, instructive, fort- importante cieuse ?Nous nous att miterons à donner des nouvel les sûres, des renseignements exacts sur tous les sujets qui peuvent, intéresser davantage les clas scs industrielles, commerciales et agricoles."Nous présentons, pour le moment au public un très humbles format, mais nous aimons mieux augmenter que diminuer, progresser que décroître.D’ailleurs les plus grandes choses ont eu communément de très petits commencements.Nous comptons suivre la ni irelie ordinaire du véritable progrès en grandissant graduellement.Q le nos lecteurs comptent sur nos efforts et notre activité.Petite feuille, humble et fidèle, Vole toujours et que ton aile Ne sc laj«m iis ; Astre du N»rd, brille à l’Aurore Et quo ta voix toujours touoro Cliante hélas !.saus regrets.et très pré* SL a.iM|f ms m-mmm ».¦ A— SeV:-; .A .s.-W.¦> • » ./Ô-V *.> X >.• ' " .• X U r LÉTOILE DU NORD, 5 JUIN 1884.A VIS.Le nom du prctre dévoué qui y est rendu est Mr.P.St.Pierre, cidcvant vicaire à St.Lin.C’est un digne mission aire qui ne craint pas la vie des bois, et qui a déjà donné des preuves d’une aptitude hors ligne dans l’oeuvre de lu colonisation.Ce Révérend monsieur est passé ici la semaine dernière en route pour sa nouvelle paroisse.L’établissement religieux ne se compose que d’une chapelle et sacristie pour le moment, à quelques arpents du lot donné pour l’Eglise, et sur lequel plus tard seront érigées toutes les bâtisses.En attendant la construction d'un presbytère, le Rev.Mr.St.Pierre est, dans la maison de Messire Provost, l’hôte de Mr.Azarie Rivet qui en est l’occupant.Nous espérons que le plus grand succès couronnera les efforts que l’on fait pour activer la colonisation de ce coté là Cette oeuvre a toutes nos sympathies, et cet endroit aussi, tout naturellement, puisqu'il est remarquablement bon, très avantageux, et situé à nos portes ne ;ue».appartenant à Mr.Crilly, et qui est en opération jour et nuit, preuve d’un grand succès, la vaste fonderie (pie l’on considère à bon droit comme l’une dus meilleures du pays, très-bien conduite et dont les propriétaires se font un devoir de suivre la marche du progrès dans les améliorations et les perfectionnements qui arri vent d’année en année.Les moulins a scie do la Compagnie à bois de Jollutte, et de Mr.W Copping sur l’autre coté de la rivière, fournissent tous le bois désirable pour toute espèce de constructions : le premier prépare aussi le bois tel qu’on le veut avoir ; on y trouve portes, chassis, jalousies, moulures, etc.etc.Au même lieu sont aussi les moulins à farine de Mr.Fontaine, à cardes de Mr.Cilmour; plus loin les deux tanneries de M.M.S.Clements et Magl.Masse, la grande bâtisse où Von prépaie les moulins à battre, ailleurs la briqueterie, les magnifique carrières de pierre à bâtir, pierre de taille et autres, les fournaux à chaux, une Brasserie, dont la qualité du la bière cte, est renommée à si juste titre.Connue, nous avons or soin de quelque temps pour pi r.purrr exactement nos /i si es et corn pic/ er cerf ai ns détails d ' ad mi nistrut ion et d’i nst allai ion, nous i n.form on s nos fréteurs et donnons u ris nu publie r/u e notre premier .A’nmcro paraîtra Su,menti te 21 du courant.Adu,s prenons un, temps assez ton g pour n'auoir p/t.s à dijj'r.rer (La va n./aj^c oa, à interrompre notre pu td i en t ion une fois (ju'ette sera ('(mini encre.ni inis# ru lion.I • Notjre Ville de Joliette.Personne n'ignore quo Joliette ne soit une charmante petite ville dont l'avenir est.des plus souriant.Placée au centre d une campagne h rtile, à mi distance entre le gram! Fleuve et la cha îne des Laurent ides, elle est un lieu de 1(11(1' z Vdlt' y ST.ALEXIS.11:1 I’"111* rallim.ient agréa h: e et |i;1 ville est approvisionnée d'eau par un 1 c
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