Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 21 décembre 1864
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1864-12-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Sème année QUEBEC, MERCK E DT DECEMBRE 1864 Numéro 139 ~ JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS J’ESPERE ET J’AIME France.Paris, 24 novembre.\roUS vous souvenez que, dans le courant de l'été dernier.l’Académie fVan-Zm, sur le rapport de eu çoiu.mesien.^ r„rt de décorner un des prix de Mon- thvoii, n* Hvr.1 do M.Tnîtiçsnr Vlliatoi-ZTJ.Ij Littérature, anglaise, en rnoti-nt honorablement son refus sur les lïineipes d’athéisme et de matérialisme dont cet ouvrage, remarquable d’uilleun j bu point de vue des recherches littérai -r0s porte remprunte.Ne serait-ce pas 1 e mémo M.Taine que le ministre de l a maison de l'Empereur et dos beaux-ar ts vient de nommer professeur d’histoire 'Je part esthétique à l’éeole impériale et spéciale des beaux-arts?S'il en est ainsi, comme on l’assure, ce serait une réponse da «'ouvernoment à l’Aca iémie : ** \" ous repoussez les athées, nous les accueilli jds.(je ni que vous n'avez pas voulu rée om-uenser à l'occasion de son livre sur l'Histoire dt la Littérature anglais nous le chargeons d’enseigner l’histoir e de l'art et l’esthétique à lu jeunesse.Nous ne craignons pas, uous, les libre j-penseurs.Nous avons renvoyé M.Renan, non à cause de ses idée», mais a cause de son impertinence envers nous.Faute de M- Renan, nous appelons M.Taine, pou.r bien marquer notre nuance.” _ Je suis obligé de dire qu’il y n d'autres actes du gouvernement qui do sont p.i0 en désaccord avec celui dont je viens île parler.Je ne sais si vous avez lu la liste des invités de Compiègue.J'itua-«•ine qu’ont veut faire honneur nux gens qu'on invite et que, lorsqu’on y place des hommes de lettres, c'est qu’on veut les signaler à la génération -nouvelle comme des modèles a suivre.Or, je trouve cette année sur la liste des invites deux noms, celui de M.Flaubert et celui de M.Alexandre Dumas tils.Le premier a écrit, vous le savez, l’odieux roman do Mme Bovary, que le parquet a eu la pudeur de signaler à la .usticc comme s’élevant au niveau ordinaire d’immoralité de ces sortes de oonaposi (ions.La justice, il est vrai, tout en déclarant dans son jugement le livye fort immoral, n’a pas trouvé que l’infamie y fût donnée à assez liante dose pour le condamner.Elle a donc acquitté l'auteur.tout en le flétrissant.Cala u’etn-W/-lie point M.Flaubert dWtre invité aujourd'hui à Compïègne.N'est-ce pas une leçon indirecte donnée aux puritains et aux collets montés \ li est vrai que, depuis Mme Bovary, M.Flaubert a composé un autre roman, où les mœurs odieuses de la Carthage antique sont peintes au naturel et que le costume de l'héroïne de ce roman.Salammbô, a été adopté dans un bal masqué célèbre par une dame fort bien en cour.Quant a M.Dumas tils, il est l’auteur d'un grand nombre de romans ou la morale est tics peu respectée, où le matérialisme et le sensualisme coulent à pleins bords, et ses œuvres principales sont, on le sait, la Daines aux Camellias et h Demi inonde.Louis XIV invitait autrefois aux voyages de Marly, Racine et Boileau ; voila par qui ce» doux grands hommes sont aujourd'hui remplacés! Il m’est impossible de ne pas voir dans ces choix quelque chose do systématique, quand je me rappelle quelles sont les tendances d’une grande partie de la jeunesse de nos écoles.Savez-vous quels sont les dieux du quartier latin ( La jeunesse pensante, jérieuac ct rationnelle, comme elle s appelle, idoiutro M.Littré.Celui que l’Académie a refusé de recevoir dans son sein à cause de ses doctrines athées franchement professées, le successeur d'Auguste Comte dans le omnd pontificat du positivisme est le chef intellectuel des libres-penseurs du quartier latin.Ceux qui donnent plus à I imagination, les poètes, suivent ^ la bannière do M.Michelet.Rien n est comparable, suivant eux, au génie de l’auteur de la Sorcière et de la Bible de l'humanité.Ce dernier ouvrage, qui a paru depuis peu de temps, en est déjà a sa seconde édition.qu est-ce que ta Bible d- l'humanité t C’est lu négation de la civilisation chrétienne, c'est l'apothéose do la civilisation indoue.M.Michelet qui, daus de meilleurs temps, n loué le peuple juif, ce polit peuple qui sur un point dû 1 espace gardait le depot du dogme do i unité do Dion, que le monde devait venir lui demandoi u genoux;' M.Michelet attaque maintenant lu Hildû atiu de pouvoir attaquer i Evangile.11 cherche a détruire l idéal cluo-tion, à ôter toute leur majesté aux origines évangéliques.11 veut oter a la sainte Famille son prestige, taire du Christ ua entant ordinaire, de la sainte Vierge, une nourrice qui n a pas assez nourri son nourrisson.Il sait que^ la familiarité engendre le mépris, et c est pour cola qu’il traite avec tant île familiarité oes personnages sacres.Le spiritualisme chrétien lui paraît intolérable.Cette morale de renoncement et de sacrifice lui est odieuse ; il huit a cet épicurien bientôt septuagénaire une monde plus facile.Le panthéisme indien aven son culte pour la matière déborde de ses écrits.11 a d’incroyables chapiîio» de hensualismo comparé sur les tommes de koutos les couleur*.Il estime, mais avec quelque froideur, la blanche , il a dmire la jaune, mais tout son enthou-s iftsine est pour la noire.Il ne s'arrête I Joint là.La rédemption de l'humanité 1 .ui parait étroite et mesquine, et, selon lui, le progrès de l'avenir ne peut s'accomplir (pie par la rédemption de l'ani-malitô.^ Il insinue que cette rédemption sera réalisée par la réconciliation de 1 homme avec le singe, à qui, selon lui, n*»us avons appris a taire des grimaces, et que les femmes ont eu tort de traiter avec tant de rigueur.C'est de la démence, cette même démence qui régnait déjà dans la Sorcier-, mais une démence odieuse, et hideuse, qui semble vouloir renverser toutes les barrières posées par la sagesse divine et confondre le inonde vivant dans une vaste promiscuité.Cette étrange poésie se rattache au mouvement d idées scientifique et philosophique représenté par Darwin, if.Trétnaux, M.Ponchet et par tous ceux (pii, à l’aide de la doctrine des générations spontanées et des transformations successives veulent dérober à l'homme sa céleste origine et le faire sortir, par un travail purement matériel, d'un mollusque sorti Ini-mème de la réunion de quelques atomes.Voilà cependant les doctrines qui conquièrent la popularité dans la jeunesse intelligente et libérale, qui sont répandues par des professeurs, occupant des chaires officielles qui semblent honorés par le gouvernement.Comment s’étonner après cela de la politique qu'on suit a Rome i Pourquoi ne livrerait-on pas lo catholicisme dans les faits quand on le livre dans les idées ! S'il n'y avait là que des exceptions, je n'en parlerais pas, je n'y verrais qu'une preuve de la liberté des opinions, du laissez jaire et du la iss- z passer qui existe encore (dus dans le domaine intellectuel que dans le domaine industriel.Mais non, tout marche dans eu sens, et ce n'est pas seulement le catholicisme, c'est l'esprit religieux, F esprit chrétien qui e-t partout frappé.Vous n'avez pas oublié qu’il y a quelques mois, M.Coquerel îiis fut éliminé par le consistoire protestant de Paris, parce qu’il niait la divinité de Jésus-Christ.Je sais bien que, même parmi les catholiques, on a reproché au consistoire d'être en désaccord avec lui-même, par cela seul qu'admettant la souveraineté de l'inspiration individuelle, il doit admettre toutes les opinions qui en dérivent.Comme argument individuel, cette remarque peut awir sa valeur : mais j'avoue que je suis iufiuiment plus touche d'une autre considération : Pour ne pas être catholiques, les protestants n'en sont pas moins chrétiens.et en les voyant défendre la divinité de Jésus-Christ, je me rappelle la belle parole (pie leur adressait Bossuet : “ Veuillez-le ou ne le veuillez pas, vous êtes nos frères." Je comprends donc que le sentiment chrétien se révolte en eux, quand un ministre de leur culte prétend demeurer prêtre et nier la divinité de Jésus-Christ.Si vous n'admettez plus la divinité du Christ, de qui êtes-vous doue prêtre?D'un homme; mais alors vous êtes idolâtre, vous cessez d'être chrétien.Eh bien, le conseil supérieur de l’instruction publique vient d’autoriser M.Coquerel, repoussé par le consistoire protestant de Paris, à ouvrir un cours sur les origines lu christianisme.* Vous le voyez, c'est partout le môme mouvement.D’après des renseignements que j'ai lieu de croire très-exacts, l'indépendance qu’avait montrée ce couseil l'année passée s'est changée en obséquiosité empressée depuis que quelques modifications ont été faites dans son personnel.1a* ministre n'a pas besoin d’exprimer sa pensée, il n'a qu'à la laisser soupçonner.C'est ainsi qu'une femme ayant demandé, il y a peu de jours, à faire des leçons publiques, la majorité du conseil, supposant que cette étrangeté pouvait plaire au ministre, s'est hâtée de mettre un vote favorable, qui n'a été combattu que par les évêques et deux ou trois membres laïques.îSur tous les demos de l'échelle administrative, les caractères s’assouplissent et s'amoindrissent.On n'a plus d’idées à s*>i.plus de sentiments, on cherche à plaire, à faire son chemin.L'égoïsme, le goût des jouissances, le besoin du bien-être se retrouvent sur tous les degrés de l'échelle sociale.Je suis tenté de croire que c'est l’intuition de cet état des esprits qui domine eu ce moment la politique du gouvernement.Il se dispense de concéder les libertés qu'il redoute, en fermant les yeux sur la licence qui ne cesse de faire des progrès.Presque tous les corps d’ouvriers de Paris sont en ce moment en grève pour faire augmenter leur salaire.Augmenter le salaire, diminuer le travail, c'est le mot d'ordre pat tout.On ne trouve de résistance à ce mouvement que dans l'école catholique et libérale.Elle n'est pas très-nombreuse, il faut bien l'avouer, tuais elle se compose d'hommes d'élite, et c'est là que se trouve la dernière réserve de la société.Le catholicisme attire à lui jusqu'aux esprits distingués qui, malheureusement, ne sont pas ouverts a la foi religieuse.Vous avez vu M.Guizot, quoique protestant, défendre l'autorité temporelle du Saint-Siège comme une des citadelles nécessaires de l'ordre européen et de la civilisation moderne.Quelqu’un qui a en tout récemment une longue conversation avec M.Thiers, m a assuré qu’il était résolu à parier avec énergie contre la convention du 15 septembre, qu'il annonce en même temps qu'un homme qui, soit comme ministre, soit comme orateur, soit comme écrivain, a pris une grande part aux questions religieuses de notre temps, M.de Failloux, va publier dans un volume tout ce qu'il a dit ou écrit sur la question romaine.Ce volume sera précédé d'une préface qu'on dit très-hardie et dans laquelle l'auteur, profitant des derniers débats qui ont eu lieu dans le Parlement italien et des pu- 1 blications diplomatiques faites dans le j Moniteur français, jugera avec une entière liberté l’acte qui couronne la conduite suivie par le gouvernement vis-à-vis le Saint-Siège et posera en face du dénomment de la politique du cabinet des Tuileries les conclusions souveraines de l'histoire.tue Les grands navires cuirassés à dot ac- de ia domination des Piémontais.Le sol-1 simplement avoir pour but de rétablir îllement,^ sont au nombre de por- dat déserteur a obéi a l'injonction l'empire du Mexique, parce que cet etn-:ant de 36 à 52 canons, et possédant une et a reçu de l'argent de ceux qui l’avaient pire, exposé aux coups des Etats-Unis, force qui varie de 900 à 1,Of K) chevaux, invité à retourner à son corps.Enfin, ne serait pas en mesure d’opposer une Les bâtiments blindés en construction lorsque le peuple rencontre dans les rues résistance efficace et serait bien vite dosent au nombre de 10, presque tous de le délégat de police, il le sidle horrible- membre.Ne le voyait-on pas s’en aller 36 canons et de .a force de 900 chevaux, ment.par morceaux quand la république des La reserve comprend plusieurs navires Si les ch oses continuent ainsi, il faut intérieurs, de 4 à 16 canons, et de 150 à s’attendre a de nouveaux changements, 300 chevaux : ceux de 4 canons seront peut-être plus prochains qu’on ne le pen- i nsi*- terre.*?-m construits sur un nouveau modèle, armés se généralement, de pièces d’artillerie d’un calibre formidable et munis d'une double hélice.En outre, il se construit à Toulon cinq navires blindés dont l'armement et la force s-»nt inconnus, tandis qu'à Bordeaux une corvette à coupole, et à Lorient une corvette e: une canonnière sont sur les chantiers.En somme, la done blindée de la France présente un effectif de 42 navires déjà à dot eu cours Je construction.En admettant, comme le suppose M.Barry (supposition non officielle proba-1 g„r -les ordres reHeienx.blemeut), que quatre d entre eux soient destinés aux confédérés, ii resterait en- On écrit de Londres : Un jugement rendu par le chancelier u Irlande vient de faire voir que le catholicisme dfli - »• Ri .m Etats-Unis s'est violemment scindée?•* Pour n'ètre pas une tentative avortée, la création de l'empire mexicain doit se lier à un vaste système d'équilibre.La prépondérance, l'esprit d'envahissement des Etats-Unis, alarmait déjà il.Guizot, notre ministre des affaires étrangères quand le Texas a été annexé aux Etats-Unis.Alors, connue aujourd'hui, l'opposition révolutionnaire se prononçait pour les Etats-Unis.Certes l'équilibre ne pouvait s'opérer à l'aide des au- La marine (ïançahe, Londres, 25 novembre ISO*.Un écrivain avantageusement connu par les excellents ouvrages qu’il a publiés sur la marine et les questions qui s’y rattachent, a obtenu la permission de visiter tous les ports et tous les arsenaux de France, ainsi que les chantiers de constructions.11 a pénétré partout, il a tout I examiné, tout étudié, et il vient de publier le résultat de ses investigations dans un ouvrage intitulé: The Dockyards, shipyards and marine of France.Je désire dire quelques mots de ce livre, d’abord parce que c'est un hommage rendu à notre grandeur navale et qu il répond à ce dicton absurde que la France n'est pas une puissance maritime : ensuite il contient plusieurs choses instructives dont nous pouvons faire notre profit.Le premier port visité par M.Barry est celui de Cherbourg, qu'on appelle ordinairement le Portsmouth de la France.Etablissant une comparaison entre les deux, l’auteur donne ia supériorité à Cherbourg, qu’il appelle Ci un port moderne, tandis que Portsmouth date de l’époque où l’on portait, des culottes courtes et des souliers à boucles." Une fois iancé sur cette pente, M.Barry ue s'arrête pas; nulle part en Angleterre,selon lui, on ne rencontre des ouvrages semblables à ceux de Cherbourg.“ Der- c rière la digue, dit-il, toute la tiotte cuirassée de la France pourrait être rassemblée et lancée a un moment donné sur l'ennemi." Après quelques sarcasmes amers contre les marins amateurs ou les propriétaires de yachts qui, par leurs airs de capitaux et à force de répéter que sur l'eau ils auraient aisément raisou de neuf tailleurs ou d’autant de Français ont inspiré à l'Angleterre un mépris stupide pour la puissance maritime de la France.M.Barry décrit en détail tout ce qu'il a vu à Cherbourg, et ii termine par ces mots: ** La F rance avec ses vaisseaux est toujours prête à combattre, tandis que 1*Angleterre n’a pas fait l'essai de tes navires ni, je rougis de le dire, de ses officiers." De Cherbourg l’auteur est allé à Brest qu’il nomme le Chatham français.11 est loin d’en parler avec autant d’enthousiasme que de Cherbourg : au contraire il pense que l'on a singulièrement exagéré l'importance des ateliers et des magasins de Brest, lesquels ont cessé depuis plusieurs années d’êtres formidables.” < # Il réserve toute son admiration pour les vaisseaux-écoles.Mais il se trompe, je crois, quand ii dit que des entants de toutes les nations sont formés à bord ne VAbondance pour le service de la marine française.Du reste il augure bien de cette institution.** Les vides que la mort fait tous les ans dans les rangs de la marine française, dit M.Barry, sont presque remplis tous les ans par (.les levées de jeunes mousses disciplinés, instruits et bien formés.C’est là un résultat immense,et qui doit frapper tous ceux qui ont quelq te connaissance des afi’aires maritimes.Avant peu les marins français peuvent promettre d’être les meilleurs de l’Europe." Lorient est le troisième port visité par M.Barry, qui le compare à Pembroke, mais en lui donnant la supériorité sur celui-ci.Il su livre à ce propos à une digression dans laquelle ii étudie les plans et la construction des vaisseaux do guerre en i rance et en Angleterre.Cette t.lois encore il préfère le système français.Enfin M.Barry visite Rochefort et Toulon, qu'il trouve respectivement supérieur a Wolwich et à Plymouth.Eu donnant la description de notre grand port maritime sur la Méditerranée, il fournit l'état le plus détaillée de la marine de guerre française qui ait été publié jusqu'à ce jour.a Ce rappoit est officiel, dit-il avec un certain mystère, maisjonepuis en indiquer la source.’ La marine impériale ne compte pus moins de 490 bâtiments, dont 3S0 à vapeur et 110 à voiles.core 3S bâtiments, ce qui constitue l’armement naval le plus formidable de l’Europe.Examinons maintenant, d’après les états présentés ati Parlement anglais, quelles sont les forces maritimes de la Grande Bretagne en navires blindés.Elle possède 27 bâtiments de differentes grandeurs et 7 batteries bottantes.Les deux plus grandes frégates, le Black• l'rince et le lUarrior, portent moins de canons que le Magenta et le Solferino, mais possèdent une force supérieure en chevaux-vapeur.Quoique la France ait 42 oo (en déduisant les confédérés) 3S navires blindés, et que l'Angleterre n’eu ait «pie 34, cependant le nombre de se?bâtiments cuirassés actuellement à dot est beaucoup plus considérable que le nôtre, car presque tous les siens sont déjà lancés, taudis que la plupart des nôtres sont encore sur es chantier?.Toutefois M.Barry assure, se porte garant du prompt achèvement de la dotte cuirassée irau-çaise, et noos assure que le moins avancé de ses bâtiments pourraient être prêt, si les circonstances l’exigeaient, à preudre ia mer dans le courant de l'été.Vt?homme I PulSôant» mais cJest un appoint ïmpor-pieux.M.Simms, .N:tit fait par son tes- i tan,V' ct' à cailse de mifie circonstances tament deux legs à .Ire de Saint I* 9?.66 tntile d indiquer, 1 alliance du tninique.Lo neveu du défunt a attaqué ! -'lexique et des Etats couiederes attei-devant les tribunaux les dispositions tes- 1 rn;i\* l0 fe rendant mipossi- tamentaires de son oncle, et les le re ont ble daus.ia™nir 1 absorption du conti-( • révoqués nent américain par une seule puissance.“ Tout le monde a admiré l'héroïsme ne croyons pas à l’antipathie des déployé par le* prêtres catholiques en ’ iacô‘‘ Et d ailleurs, la race espagnole Crimée, en Italie et, récemment encore, ct a,raco française n ont-elles pas contri- à Duppel ; voici un trait qui montre qu il?sont part t - lûmes.Un correspondant d’Amérique écrit à un journal : *• Parmi les morts, à la suite de la bataille de Jonesboro, se trouvait un hué à fonder les Etats confédérés f La Louisiane n'a-t-elle pas parlé français tout entière : ne le parle-t-elie pas encore ï La politique fatale du Premier-Consul nous l'a arrachée.Cette faute pouvait etre réparée.Lo sentiment meme de prêtre catholique, le P.Bliemei, aumô-i • .nier du 10e régiment dn Tennessee, n J^onneur n us eojoignait d intervenir, fut tué au moment où i; administrait un Lommen.a-t-on respecte ies droits de nos soldat mourant.Je dois dire, en laveur I des aumôniers catholiques, que ; e ies ai nationaux: L’Angleterre se sent rnena-cée daus le Canada ; elle unit ses colonies : mais cette population de 3,500,000 toujo 1rs renc ntrés s s le fen, an pre- : * T “V ï • “ “uü“ ue ?»»w,uw r g, ¦ ii g mut lenrs seco irs \ .~ n * ' • : * .”e yarnère ; elle blesses et a ix mourants.A Atlanta, frirait qu .uu ?cours ,m5\lül.saût ™ lorsque les autres e iront pris la fuite, les 01i'a.1K ai 4UOi abaissement -que ies air res curent pr prêtres catholiq n» restèrent pour partager !o sort de leurs ouailles.Je dirais volontiers aux autres aumôniers : ** AlU z.etfaites de mime." D'où ai-je tiré de sens politique l’Angleterre et la France en sont-elles venues à considérer d'un air indiîférent la grande lutte des Etats-l ni?: Liélas î l’Europe n'est pas moins agitée ; ni la France ni l'Angleterre ne ce trait et les réilexions qui l'accompa- 1 =* u , .- .irnent : Du Tablett du Weekly JiajU- i s,;Ut bUr0a d a prc&oiu.El quelle uatiou ter ?—Xon, du London licwieu\ l’un j des porte-étendards de l'anglicanisme ! ’ Italie.Parme, 14 novembre.La situation n'est pas moins tendu ici qu’à Turin et à Naples.Hier, 13, au théâtre de Parme, ie public a exigé qu’on jouât l'hymne de Garibaldi, mais l’autorité s'y est opposée par la force ; et il en est résulté une telle rumeur, de tels cris, que les spectateurs tranquilles ont du se retirer, et que le théâtre a été fermé après qu'on eut arrêté un certain nombre d'individus ; mais ils ont bientôt été arrachés des mains des carabiniers, dont plusieurs ont été désarmés.Par suite de cet événement, une multitude de peuple s'est mise à parcourir la ville, en criant ** Vive Garibaldi ! 17ce le 1 \ipe ! 17 c t n t les A ut rich iens ! A bas le gouvernement, A bas (Cioncione) * Victor-Fmmanuel ! ’’ et autres cris, qui ont rempli la ville d'épouvante.D'autres arrestations ont eu lieu, et l'on s'attend à ce qu’il s’en fasse encore.Notre ville est très-efi’rayéo, et l'on craint des mouvements beaucoup plus sérieux ; la loi sur la richesse mobilière, qu'on appelle, ici, la loi de la pauvreté lu permanence , a tant exaspéré le peuple que.d'un instant à l'antre,il pourrait arriver de graves événements : le bruit court, en outre, que d'ici au 15 décembre prochain, on devra payer les contributions pour1S65.11 serait bien temps que l'Europe se mit enfin d'accord pour remédier aux maux et aux désordres qui a til i go aujourd'hui la pauvre Italie ! La France devrait tenir à son honneur de ne pas laisser se prolonger une situation dans laquelle sa responsabilité est si gravement emlomaiagée, car c'est sa malheureuse campagne d'Italie qui a déchaîné sur nous la tourmente révolutionnaire.Je ne puis vous dire à quel point les familles parmesanes détestent Victor-Emmanuel ; les partisans de cet usurpateur sont ici en infime minorité, et c'est à peine si l'on peut encore prononcer son nom on public sans provoquer des murmures et des protestations fort significatives.16 novembre.Ce matin, les murs des maisons étaient tapissés d'imprimés contenant les phrases suivantes : *• La société vengertsst décrété la mort "du Iioi et ce/lt de sa dynastie, j>ar h " fer, le feu ou le poison." Les agents do police ne pouvaient suffire à détacher ces affiches des murailles.L'antre jour est arrivé à Parme un soldat autrichien déserteur ; le peuple l'a entouré et l'a invité à retourner à son corps, et à revenir ensuite avec tous les régiments autrichiens pour nous délivrer • Pologne.L'émigration (> donaise de Paris avait l'intention d’v construire une église, et 100,000 fr.avaient déjà été recueillis daus ce but.Le projet est abandonné, et la somme mise à lu disposition du Pape pour le séminaire polonais à fonder à Rome.Ce qui manque encore d'argent pour cette dernière entreprise sera réuni au moyen de souscriptions en Gal-licie et dans la province île Posen.Le Pape a autorise à les recueillir le moine Selinenko, de Rome, qui, parcourt dans ce but les deux provinces.(Gazette de la Baltiyue.) — Le docteur Micewiz.jeune homme d'une vingtaine d’années, qui venait de terminer ses études quan 1 l'insurrection a éclaté et oui en a été l’un des organisateurs à lvowiio, vient d’être pendu dans cette ville.Le conseil de guerre nu l’avait condamné qa’à être fusillé.Le gouverneur Mourawiefi’ a aggravé la peine.(Gazette de Ilartung.) ¦ • -m n’est pas douloureusement inquiète : Lo droit des gens a disparu ; seule, la Révolution est organisée ; elle enveloppe tous les trônes et paralysé tous les gouvernements.Elle est la complice du president Lincoln; par ses innombrables journaux, elle lui eu voie ses sympathies et ses encouragements.Le mouvement de concentration qui s’opère eu Italie aura son analogue sur ie continent américain, si lapolitiqiiu de Al.Lincoln triomphe.Les puissances européennes travaillent pour l’absolutisme révolutionnaire, en abandonnant à leur cours naturel les passious qui déchirent la péninsule italique et l’ancienne république dos Etats-L nis.“ Les libéraux français manifestent Wspoir de voir continuer la guerre d’ex-teruiinatiou pendant quatre ans déplus; ce souhait philanthropique sera-t-il exaucé ï La fatigue est grande daus les Etats de l’Union.D*uu autre côte, le président Davis annonce l’armement des esclaves, ce qui est le meilleur moyen de les afirauciiir.Les conditions morales de la lutte seront forcément changées.Et sans doute alors nos démocrates no prétendront plus que la guerre a pour cause l’extinction de l'esclavage.” Nous lisons dans L* Monde : “ Le président Jefièrson Davis, dan son récent Message, se plaint de l’appui oes | moral donné aux Etats fédéraux par la ! fait « On écrit de Gènes à VArmenia : France et F Angleterre.La diplomatie européenne, en ellèt, s’est docilement rangée à l'opinion de M.Lincoln, et a interprété i.Constitution des Etats-Unis et les événements accomplis comme le cabine: vie Washington.Cette faiblesse irrémédiable de la diplomatie est inspirée par l’étal fiévreux de l’Europe.Quels *• Quelles que soient les protestations des partisans de la Convention, c'est un pie, dans notre Rivière occidentale, on se livre à une propagande très-active en faveur de l'annexion do ces provinces à la France.Des personnes du pays, nous ne savons si c'est le zèle ou la cupidité qui les inspire, s'épuisent à démontrer les avantages que l'annexion ferait pleuvoir sur ces provinces, et qui apparaîtraient comme la manne daus le seraient cependant le?résultat?de la vie- désert.Ces personnes ont des argu- toiro du Nord sur le Sud : S'imagine-t-on (pie le victorieux laisserait en paix cette fédération de?oolmiie?anglaises de l’Amérique du Nord, et cet empire du Mexique (pie uous venons de fonder ï Nous nous demandons vainement où serait l’équilibre des forces.La guerre no produit qu’un atl’aiblissement momentané ; en exaltant les esprits, en ies habituant aux aventures, elle rendra les El at?du Nord plus désireux de s'agrandir et d'employer au dehors ce surcroît de force?guerrières.Un journal do New-York prétend qu'en reconnaissance de notre politique à Washington, le pré- monts pour tout le monde.S’ils rencontrent un prêtre ou un clérical: Voyez, lui diseut-ils, quelle hécatombe de ces pauvres religieux ! Eh bien ! si noua étions réunis à la F'rance, tout cela u'ar riverait pas ; nos religieux seraient tran quilles, nos prêtre» et nos églises respectés.Voyez un peu, en France on bâtit de nouvelles églises et de nouveaux couvents, et l'Empereur contribue quelquefois de ses derniers à ces bounes œuvres.S’agit-il de convertir un libéral, on cite les be vues do notre gouvernement ^et il ne faut pas beaucoup d'efiorts pour en trouver), on parle do Sarnico et aident Lincoln nous a promis do ne pas d'Aspromonte, on porto aux nues lo li- * 1/épithète de donc ion employée à Panne pour désigner le Roi, avait été donnée eu cotte ville, durant quelques anuées, à un pauvre idiot, qui était alors le jouet, le bouffon des gamius de Parme.inquiéter lo Mexique pendant le cours de ?.» si-comU présidence.S’il n'élève pas d'obatacios materiel» contre nous, il su precautionne en maintenant ses relations j.iiliques avec Juarez et ses agents.Qu'oss-ce qu’une telle neutralité : D’un autre coté, le bruit court que l'empereur Maximilien répudie hautement tout projet d'alliance avec les Etats confédérés.Laissé à lui-même, l’empereur Maximilien ne peut prendre une détermination aussi grave que celle de s’unir aux Etats confédérés.L'expédition du Mexique a été un écho do la grande politique nationale.Elle n'a pu béralisme de Napoléon, qui n'attend que le moment favorable pour donner à la Franco et aux provinces annexées lo couronnement iédijiee.Mais l'argu ment dont on se sert envers tout lo monde, sans exception ni distinction do partis, est un argument pécuniaire Lo principal commerce de la Rivière occidentale consiste en huile ct en bestiaux.Maintenant chaque baril d'huile paie 15 fr.de droit d'outrée à Nice, et chaque tète do bétail 51 fr.Get état de choses favorise singulièrement les propagandistes ; et je puis vous assurer qu ils en tirent parti, car l'intérêt particulier est LE COURRIER DU CANADA.toujours écouté.Ce3 manœuvres, que je puis voue garantir, ne reçoivent mille entrave de la part du Gouvernement.Celui-ci, quand il le veut, ne voit rien, n’entend rien, il y a cependant des choses que les aveugles eux-mêmes voient et que les sourds entendent.Que Dieu nous garde ! ” C A \ A D A .QUEBEC, il DECEMBRE 1S01- nada, ayant une population plus grande, devait avoir un plus grand nombre tie députés dans la legislature.La représen- dire, « une signification tout àfaitilifie- couvrir, la copie des journaux incrédules J piastres serait payée à touto personne ou vante, sons la confédération proposée, do ,}Li l’Kurope d’où il tiro ses idées.Alors, personnes qui donnera ou donneront ce qu’elle serait sous l’uuion actuelle des àüur,iUOj ne |(ft5 l’appeler hypocrite, ¦ - - - .Canadas.On a prétendu que le Haut Ou- j)lntôt q|J0 non8 ^ n»ovo,„ jamais mar- chatnlé lorsqu'il s’est agi de nous exposer aux coups des adversaires de la doctrine talion appuyée sur le nombre lui aurait catholique, donné cette majorité sous T union actuel- Tout cela est s le ; mais elle ne lui donnera pas une majorité dans la législature confédérée.Sur 194 députés, il en aura $2 au point de départ.11 aura, sans doute, tout ce qu'il a droit loyalement d’avoir, mais il La confederation “ Le Canada semble être un pays “ spécialement gardé par la Provi-44 dence ; c’est justement quand ou “ semble désespérer de tout que sur-•4 gissent les événements favorables.* VIII.LA CONSTITUTION.LF.OOPVERSKMKKT ET LE PARLEMENT FÉDÉRAUX.S'il y a, dans le projet de constitution que tout la presse du pays a reproduit et qui ne diffère pas sensiblement du texte officiel, un article à l'abri des îaus-ses interprétations, c'est bien celui qui a trait à la composition de la Chambre-Basse do la législature fédérale et au principe qui la régit.Cependant, 1 ignorance ou la mauvaise foi ont exploité si largement ce chapitre, que nous sommes tenu de donner quelques explications, tant pour détruire les préjuges do certaines personnes prévenues mais de bonne foi, que pour ôter aux adversaires de la confédération tout prétexte capable de justifier leurs commentaires plus on moins erronués.La représentation do la Chambre des Communes fédérales aura pour base la population.qu ., .; .n'aura pas cette majorité qui lui a été si souvent promise, connue résultat de l'adoption de la règle divisant la population également pour les lins de la représentation.11 y a en outre une autre différence.Aujourd'hui, le Haut-Canada est égal à son allié dans la représentation de la Chambre haute.M.Brown avait coutume d'insister sur l'application du principe de la représentation basée sur la population dans le& deux Chambres ; mais il a renoncé à cette hérésie, ainsi qu'à son opposition au chemin tie fer intercolonial, et il est maintenant prêt a voter, pour une demi douzaine de chemins de cette nature, si quelqu’un eu fait seulement la proposition.Ajoutons que la convention interco-louiale, en adoptant la population pour base de la représentation dans les communes fédérales, n'a pas faite une innovation : aux Etats-Unis, comme dans toutes les confédérations, d'ailleurs, le principe de la représentation par le nombre est en vigueur ; l'égalité numérique serait une absurdité.Entrons maintenant dans quelques détails sur la composition de la chambre basse de la Législature fédérale.I*ii oublf répare.Nous avions presqu’oublié que nous avons été, il v a déjà plusieurs jours Répétons pour la dixième lois qu il y p0bjct (fort honoré de ce chef) d'attaques a toute la difference du monde entre la simultanées de la part de YOrdre, de représentation basée sur la population j y Union Nationale, du Messager Jbran-telle qu’appliquée à la Chambre L isse co-Américain (ou americo-francocahi), de la législature fédérale et la roprésen- ^{l pays, du Défricheur, et, indubita-tation basée sur ia population telle bletnent, du Journal de St.Hyacinthe, qu’appliquée à i Assemblée législative gqj existe encore.Tout ce monde-là est du Canada-U ni.i opposé à toutes les confédérations possi- Première différence.L introduction bieg) a l'exception do la confédération du principe de la représentation pai le qU*jjs ont formée contre nous : c'est une nombre dans le système fédéral, ne moi L.xception qui nous honore et que nous en danger aucune de nos institutions ie- j aurjons tort do ne point reconnaître, ligieuses et civiles, puisque la constitu-1 Tous ces braves journaux-là nous pa-tion les met sous le contrôle exclusif des ra;3Sent préoccupés, par dessus tout, du gouvernement locaux.En supposant désir de se faire passer pour quelque et nous allons voir que cette supposition j c]106e# Nous avons eu le malheur de est toute gratuite—en supposant même jellr démontrer qu’ils ne réussissent pas que l’application du principe de la re- j cja tout ; de suite ils se mettent en train présentation par le nombre dut met- .je nons passer sur le dos ; tre, dans la législature fédérale, le l ias- Mais Dieu qui met un frein à fureur de» îlots, Canada dans une infériorité dont l'adoption du principe de l’égalité numérique nous eut sauvé, nous serions encore dans une situation mille fois préférable sous tons les rapports «à celle que nous ferait l’introduction du principe de la représentation par le nombre dans une des chambres du Parlement du Canada-Uni, puisque, dans ce dernier cas, nos institutions seraient à la merci d'une majorité hostile.Seconde différence.L'introduction du principe de la représentation par le nombre, dans le système actuel, mettrait le Bas-Canada dans une grande infériorité numérique, le Haut-Canada ayant une population qui dépasse de près de 300,000 âmes celle du Bas-Canada.L’applica- suspect, et nous est avis que la droiture n'est pas toute de votre côté ; ou bien vous manquez de l'intelligence des choses ; au fait, c’est très possible ! Dans ce cas, vous n'ètcs pas hypocrites, mais vous n'êtes pas tins.La sagesse dit que les moins bons, les j lus répulsifs ce sont les tièdes.Parlez-nous, par exemple, du Messager ! En voilà un qui n'empoisonnera jamais que ceux qui voudront bien se laisser empoisonner 1 11 vous présente du poison ; il vous débite des saletés : c’est vrai.Niais il a l'honnêteté de dire : c'est du poison ; ce sont des saletés ! .Vh ! sous ce rapport-là, il ne ressemble ni au Days, ni au Défricheur, qui cm* mail luttent leurs mauvaises idées dans leurs mauvaises phrases î Quoique le Al essayer ne veuille pas nous accorder le bénéfice de la sincérité dans nos croyances nous lui rendrons cette justice île dire que, si le cynisme est l'opposé de Y hypocrisie, il n'est pas le moins Au monde hypocrite, lui.Il chante franchement pouille au bon Dieu ; il dit de rondes injures au Pape; il maudit le plus carrément du monde l'Eglise de Jésus-Christ.Cepen- dant, nos adversaires du Canada paraissent être des hommes religieux de ses amis ! Ce n'est pas nous qui nous plaindrons ties pauvretés que chacune des feuilles ci-dessus nommées nom disent.Nous méprisons ces attaques, toujours ; nous y répondons à temps perdu afin de ne pas leur faire perdre le fruit de salutaires remords ; mais nous le faisons de la façon qui convient à nos interlocuteurs.L'Ordre devra remarquer que nous avons deux genres (il va bien crever de jalousie, lui qui n'en a pas): le genre sérieux pour les questions et les gens sérieux ; le genre narquois pour les arguments et les argumentatenrs ridicules.Le Défricheur, Y Union, le Pays* et Y Ordre ont eu un devancier dans la carrière courue pour le compte de la démocratie.Il s’appelait U Avenir.Il y a même, nous dit-on, des rédacteurs ou collaborateurs de défunt Avenir à chacun de ces journanx-là.Eli ! bien ; aujourd’hui, c'est à qui ne prendra pas la responsabilité du programme, des doctrines et des écrits de VAvenir.L'Avenir, maintenant, est aux veux 90 de tous ce qu'il fut toujours pour les lui, quelqu’inlbrmation tendant à la découverte et appréhension de quoiqu’un des maraudeurs qui ont été mis en liberté à Montréal par la décision du Juge Conr-sol.Samedi dernier, Mgr.l'Evêque de Tloa a donne la Tonsure à M.Pierre Job.Charles Baillargeon île celle ville, cl à Messieurs James McKenna du diocèse de Charlottetown, Patrick Brady, du diocèse de St.Jean, Nouveau Brunswick, John Twomey, du diocèse de Kingston, et Michel Thumpkin du diocèse d'Ari-chat.Le même jour le prélat a conféré les ordres suivants : Le 6cus-diaconat à M.J.B.Napoléon Laliberté.Le diaconat à M.Patrick Doherty et la prêtrise à M.Eugène Méthot.douleurs d’un rhumatisme aigu , contracté dès sa jeunesse, luj ont fait passer les dernières années presque contin mollement à l’infirmerie.Aussi, de et » moment, sa vie ne fut-elle plus qu’un sacrifice do tous les instants.Morte au monde et à elle-même elle a laissé la • terre sans regrets pour aller recevoir la couronne des Vierges que lui ont mérité cinquante quatre ans et plus de relig ion.Bon service aura lieu vendredi | >ro-cbain, le 23 du courant, à 8 heures du matin.Publication*).Nous accusons reception d’uno petite brochure qui est une reproduction d’m-tides publiée dans lu journal anglais du 1 Instruction Publique sur la question du l’éducation en ce qui touche aux i„.térêts dus protestants du Bas-Canada.Nous accusons également réception d'une autre petite brochure anonyme publiée àwMontréal.' Cette brochure est un amas d’insultes contre le clergé canadien, et un bozanim Ile Vancouver et Colombie.Nous voyons par les journaux que la consécration de Mgr.D'Herbomez, O.M.1., nommé par le Souveiain Pontife, vicaire Apostolique de la Colombie Britannique a eu lieu dans la cathédrale de î* t.André à Victoria, le 9 octobre der] ier.Le prélat consécrateur était Mgr.! lanehet, Archevêque d’Orégon City, ; sisté de Mgr.Demers, Evêque de Vancouver.Le 2tmes de Londres annonce de son côté qu’à une assemblée du Conseil des Kvècliés coloniaux, tenue le 15 juillet, t >us la présidence de l’Archevêque de Canterbury; i! a été résolu: “ Que le “ conseil est convaincu qu'il est impor-“ tant de séparer l’Isle Vancouver du “ diocèse de la Colombie, et d'y ériger “ un diocèse séparé aussitôt que l'on “ aura réalisé les fonds nécessaires pour “ sa dotation." Sail aussi «»n monastère, savoir: six, comme maîtresse \ecroiogie.Les journaux ont déjà annoncé la mu rt d’Olivier Eugène Casgrain, Ecuyer, Soigneur do Uslet, Lieutenant-Colonel d> 9 milice et membre de lu Chambre d'Agri • culture du Bas-Canada,—décédé au manoir seigneurial de l'islet, le 10 du courant, à l'âge de cinquante-deux ans.Le pays perd, dans cet excellent citoyen un des hommes les plus universellement estimés et respectés, à juste titre, de cette partie de la Province.Aussi recommandable par sa piété sincère et profonde, que par ses qualités morales et intellectuelles, il avait su, par la douceur et l'aménité de son caractère et la distinction parfaite de ses manières, s’attirer l’estime et l’affection de tous ceux qui avaient eu l'avantage de le connaître.M.Casgrain naquit à ia Rivière-Ouelle, le 8 murs 1812 ; il était fils de feu F.Pierre Casgrain, Seigneur vie la Uivièie-Ouelle, de Notre-Dame de Boi-Secours de l'islet, etc., et de Dame Marie Marguerite 1 f niellant.Après avoir terminé son cours d'étude au collège de Nicolet, ii épousa, le 22 mai 1832, Dlle.Marie Hortense Dionne, fille de feu PHonora-hle Atnahle 1 lionne, Seigneur de Ka-mouraska et membre du Conseil-Législatif.M.Casgrain se fit immédiatement remarquer parmi le nombre des Seigneurs, dont le j*>ug se faisait aimer de leurs censitaires.Dés lors il consacra tous ses efforts à l'avancement de la cause agricole ; il en fit le but de ses études, et il sut joindre la pratique à l'enseignement ne reculant pas devant les sacrifices, lorsqu'ils pouvaient servir d'exemple et donner l'élan vers vie nouvelles améliorations.En 1SG0, i! fut élu membre de la Chambre (l'Agriculture du Bas-Canada, et.Président do la société d'Agriculture du Comté de l’islet.Depuis cette époque, il fut toujours réélu par la grande majorité de toutes les sociétés d'Agriculture du Bas-Canada.Peu d'hommes joignaient c«*mnie lui, à toutes les qualités du cœur, cette affabilité ut cette rare distinction qui caractérisent le véritable gentilhomme ; aussi était-il le charme de toutes les réunions où il so trouvait.Depuis plus d'un quart do siècle, son manoir a été le rendez-vous d’une grande partie de cette belle société qui se succède presque sans interruption sur la Côte du Sud.Tous ceux qui ont pu jouir de son aimable hospitalité, se rappellent encore avec émotion les heureux moments qu'ils ont goûtés sous ce toit, où les jours s'écoulaient comme par enchantement, tant en l’honnour île la liaison.L’auteur et l’éditeur n’ont, pas eu le courage de mot tre leur nom sur leur œuvre.les charmes de sa conversation, et sa po- des novices, douze, comme assistante, et j ., • • • .* », » , .5 ’ , .’ I litesse exquise, jointe a l amabilite de vingt-quatre, comme supérieure dans des * *• -n i , .4 .c 1 ’ .• son excellente famille, les rendaient«igro* circonstances assez pénibles et difficiles, j #^j^.volontaire* pour la Ironflèr,.Sons ce titre lu Daily News d0 ce matin publie ce qui suit : “ L’enthousiasme de la part de MOS ;c.^ lus volontaires pour entrer dans h» servie,* act il* continue «ans abattement, et une W.lousio pardonnable existe chez ceux m,j n’ont pas été appelés à servir.Cinq" compagnies, de 05 hommes chaque, seront sou.1 ornent envoyées de Québec pour le pré>em )ba compagnie de carabiniers de Diamond I larhour, commandée par le capitaine Knight, ont reçu ordre vie se présenter aujourd'hui et vie se tenir prêt à partir vèn urodi.fis vont à Sarnia, croyons-nous.Les V ictoria Billes partent lundi pour Windsor et los Willington Rifles lu même jour pour 1T.28COU.Les Highland KiilcsetlesCha.ssours Canadiens vont aussi dans le Haut-Canada ca les volontaires Haut-Canadiens vont venir dans le Bas-Canada.La paie des horn-niés, durant le service actif, sera d'un écu par j oui* et les rations.Ils vont être requis de prêter le serment usuel d'allégeance avant de partir.Nous pensons (pie les volontaire*, ont droit à une ovation des citoyens à leur déparé,.“ U.i correspondant se plaint de la conduite d o quelques uns de nos marchands qui u,lt refusé la permission à leurs commis qui appartiennent aux compagnies de Carabiniers et Victoria, d’entrer dans le service actif avec leurs camarades.A .Montréal une ligne de conduite toute différente a été suivie.Là, ‘J50 marchands ont signé une adresse permettant à leurs employés dans la force volontaire d'aller où !c gouvernement Ica enverrait et s’engageant de leur conserver leurs situations jusqu’au printemps prochain.Nous espérons que l’on va tenir la même conduite ici.L'empressement que les volontaires de la province ont montré pour entrer dans le service au-t if sera très agréable aux autorités impériales, vu qu’elle prouve que nous avons la volonté et que nous sommes décidés h défendre notre pays contre l'invasion.” Nous lisons dans 1 Ordre de lundi : La ridicule enquête que le Comité de Police de .Montréal tient dans une atfaire qui n'est pas de sa compétence et encore moins du sa juridiction, vient d’avoir le résultat naturel vers lequel celui qui l'avait provoquée voulait en venir.u A la réunion de samedi matin, M.Lamothe a demandé à être assermenté, et cette formalité étant remplie, il a fait la déclaration suivante : 44 Le public ayant pu croire que j’avais refusé d'être assermenté, le premier jour de l’enquête, parce que je me croyais coupa ¦ de l’accusation portée contre îuoi, je crois de mon devoir envers le Comité ainsi qu’en-vers le Conseil de déclarer solennellement que je n’ai jamais riou reçu, et qu'on n’a rien promis, directement ou indirectement, ni que j ai été bénéficié un aucune manière en rendant l'argent en question et quolors- que j’ai remis cet argent, co n’a été qu’a- près avoir pris l’avis
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.