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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
samedi 10 mars 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-03-10, Collections de BAnQ.

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1 f Z Hi I # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois Administrateur En ville, par la poste.Canada (hors de Montreal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rcdactiolr.LUCIEN PARIZEAU $9.00 $4.75 $2.50 $5.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d’envoyer toute correspondance à la casa 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service {Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur z OLIVAR ASSELIN L abonnement est payable d’avance par mandat• poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.\ 080 Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.— ___ Wk Samedi 10 mars 1934 WM L’Autriche ressuscite repdère année—No 1 Le numéro : 5 sous M.Gobeil et M.Gagnon France n’ont jamais excellé.Je dis de France; mais Sappho, jugée par le peu de vers, peut-être apocryphes, qu’il reste d’elle, n’égale pas non plus les poètes d’Athènes.Car la femme ne semble point faite pour modeler la matière sur son rêve, étant naturellement incapable d’agrandir le cercle des mille petits dieux lares ou domestiques dont elle entoure sa vie.La seule évasion qui lui soit possible, c’est la souffrance ou l’amour.Confinée à son office ordinaire d’hôtesse, elle n’a point de loisirs et peu de goût pour la réflexion, d’ailleurs impossible sans la solitude.Elle réduit toute métaphysique à la matière, ne se sent forte, comme Antée, qu’en touchant le sol.Au lieu 8 La loterie de bienfaisance EUE CECI, CELA ET AUTRE CHOSE Depuis le voyage du chancelier Dcâfust à Budapest, les événements politiques sur les %® ,¦ 1 Le passé parlementaire de M.Sam Go-Ibeil permettrait1 de croire que, malgré le ¦ vomissement général soulevé par son igno-Ible fable, ce charlatan n’a peut-être pas fait Sun si mauvais calcul électoral en taxant I d’athéisme le personnel de l’Université de I Mont réal: quant à flatter sca électeurs langlq-protcstante, qui sont presque Ido'ux, il ne devait pas faire les choses à inoi-llié; et qui sait s’il y aura parmi les « bleus » Ide langue française assez d’hommes dfc Icoeur pour mettre en danger sa majorité ?[Avec l’esprit de parti, on ne sait jamais.I D’ailleurs, on serait curieux de savoir s’il l i a pas été, dilns cétto affaire, le porte-I parole de quelque clan intéressé à mettre la Imain sur l’Université Je Montréal, I celui qui accusa jadis le cardinal Tasclie-Ircau d’hérésie doctrinale à propos de la Idirection de l’Université Laval.Pour l’instant, pas trop de publicité au dégobeilleur: Isurveillons seulement ses relations, tout en avisant aux moyens de lui faire payer sa vilenie le plus cher possible aux prochaines élections.M.Onésime Gagnon est un « bleu > lui aussi, niais d’une autre sorte.Gobejl avait, dans son discours, mêlé à son hors-d’oeuvre sur l’Université mie rageuse tirade contre les avocats de la monnaie bilingue.H n’est" pas dû de félicitations à M.Gagnon pour s être séparé de lin sur le premier point, car ici la partie était trop, facile: la bravoure à bon marché est meme de pratique courante chez les parlementaires.Mais ne le louera jamais trop des fortes paroles qu’il a prononcées sur la question de la monnaie.La majorité anglaise de la Chambre" ne tient nullement à salir la réputation mqrele de PUaivarsité de Montréal: tout I bords du Danube se sont succédé Coopération ! coopération ! L’an dernier la Chambre des Communes se prononça contre le projet de loi adopté par le Sénat qui permettait l’organisation de loteries de bienfaisance en faveur de nos hôpitaux.Le Sénat vient d’adopter de nouveau, on.deuxième lecture, le même projet de loi.13t.sans doute, la même discussion et' le même résultat se répéteront chez M.Bennett.Ceux qui prétendent condamner le principe de la loterie de bienfaisance au nom de l'intelligence ne sont heureusement.très intelligents.Ils croient en avoir démontré définitivement l’immoralité quand ils se sont écriés avec grandiloquence, comme le faisait M.Al ei g lien lors de la dernière discussion au Sénat : “Le jeu do hasard ne cesse pas d'être criminel quand on le pratique pour une bonne cause ! ” les 224 morts de la catastrophe de Cretna en 1915 — ait redonné libre cours aux bruits mal fondés tendant à dénigrer l'administra,tion extrêmement efficace et moderne des chemins de fer français.’’ attendant, lo tourisme français pourra calculer à la fin do la saison prochaine ce que lui aura goûté le dénigrement de leurs chemins de fer par les Français eux-mêmes.Les agences de presse américaines et canadiennes ont donné toute la publicité possible au malheureux désastre de Lagny: c’était d'excellente propagande anti-française.Mais elles ont bien pris soin de ne pas nous faire connai-Ire lavis impartial d'un technicien anglais qui sait à quoi s’en tenir.— P.B.Industriel mal avisé.avec une rapidité toute balkanique, et la crise est arrivée à son point critique.Il n’est pas exagéré de dire que nous assistons maintenant à une nou- * iïiC « Quand S.E.Mgr Ross eut établi dés coopératives de pêche maritime en Gaspésie, ic prix de l’essence à moteur tomba En commet par enchantement, grâce à ces organismes, de 40 sous à 25 sous le gallon.Les marchands, non contents de suivre, abaissèrent leur prix à 23 ou 24 sous; et aussitôt les pêcheurs délaissèrent les coopératives, qui étaient leur affaire, pour retourner chez le marchand, qui soignait son affaire, Et c’est en grande partie la stupidité de ce calcul (nous parlohs du calcul des pêcheurs) qui a amené la faillite de la plupart des coopératives; mal appliqué, le meilleur des systèmes ne vaut rien.Aujourd'hui on voit les deux députés de Gaspé à Québec, MM.Alexandre Chouinard et Thomas Côte, s’unir pour supplier la Province de coopérer avec la Confédération afin de sauver les pêcheurs gaspesiens.Ceux-ci croient évidemment à I efficacité de la coopération.pratiquée par les autres.Un peu d'instruction élémentaire ne ferait-elle pas mieux leur affaire?— 01.A.velle guerre de Sucession d’Autriche, avec les /; mêmes acteurs, mais avec un déplacement du centre de gravité, partant à un groupe nouveau i des alliances, La situation actuelle est l’aboutissement logique de la politique germ&no-lta- ¦ lienne pour la suprématie en Europe centrale, , pour la colonisation de régions qui.fondues en- ï semble, reconstitueraient un nouvel empire ro- \ main-germanique, formule Hitler, ou quelque ' chose d’approchant, dans le goût inussolinien.; Du côté allemand, on parie plus que jamais s&jgr du Drang nach Ostcn — « la marche vers l’Est » hrcjîvv B un sur B .pas que pour l’homme, la métaphysique, même arrachée à la réalité, n’a point d’objet hors d’elle-même.En un niot comme en cent, la femme est plus réaliste que nous.Quand un petit monsieur nie parle du génie littéraire de Mme de Sévigné, j’ai envie de lui rire au nez.Voilà pourtant l’un des grands écrivains de France à qui l’histoire doive quelque chose.Mais à part un style d’une certaine grâce, et qu’elle soignait, sachant qu'auprès de ses amis ses lettres avaient la vogue des nouvelles à la main, son oeuvre littéraire, ses.portraits sont au-dessous de ceux de Saint-Simon pour là syntaxe.(surtout ces cassures étonnantes du style à quoi sejuge un maître de la langue) et l’allure dramatique du récit.Relisez sous ce rapport la galerie des Grandes Dames ou ce portrait cruel et injuste par endroits de Mme de Maintenon.La marquise s’inquiétait de sa fille et que son gendre reçût les faveurs de la Cour: en ( i Dans un manifeste d’une demi-page qu'il publie dans certains journaux entre des enroulements de Jus de Tomates, de Confitures et de Soupe aux Pois, un industriel canadien-français qui juge bon depuis quelques mois, par raison électorale ou autre, de faire la réclame de ses produits à la radio par l’entremise d’une fédération d'« avariés », sans se préoccuper des attaques personnelles et de la propagande antisociale que celle-ci distribue à droite et à gauche, semble se plaindre que ses entreprises politico-socio-industriellcs ne sont pas assez « faites pour plaire » pour gagner la faveur de tous les consommateurs canadiens-français.Cela nous fait de la peine, mais les bons « avariés » fédérés ne mangent-ils pas assez de tomates en conserve, de catsup aux tomates, de marmelade et de sirop d'érable, pour compenser Monsieur l’industriel de l’indifférence des estomacs bourgeois?Quant à mettre les bénéfices de service d’agitations plus ou moins révolutionnaires, ne serait-il pas en droit d’attendre des agitateurs au moins la reconnaissance du comme Ce divertissement expose l'homme dangers de la superstition, do la paresse, de la ruine matérielle, du désastre moral ?Soit, mais cela ne prouve en aucune manière l’im- aux n — dans une triple direction: la Russie, les Balkans et, enfin, 1 Adriatique.Cette dernière étape pourrait fort bien se terminer par un Canossa, s’il se produit à temps un sursaut chez 'isfi moralité essentielle du jeu de hasard.Seuls les allborons pensent qu’il faudrait fuir les divertissements, les passions légitimes, à se des excès de certains hommes.Haute culture.cau-Pour con- Le rudiment des langues anciennes, dites à tort «langues mortes» par rapport aux langues modernes dont certaines,, de formation tout artificielle, comme I allemand.• sont privées de vraie vie organique; l'élément des principales littératures, la française et l'anglaise, disons depuis la Réforme jusqu'à 1 ere victor renne et au Directoire" (les lettres contempb-ra nés viendiont ensuite) ; une aptitud: moyenne à écrire le français proprement: ccs con-mbsances générales, foncjs d'uns bonne culture.en est en droit de lus exiger du bachelier de l’enseignement secondaire et, à plus forte rai: son, du diplômé de l’école supérieure.Au Canada français, les humanités restent le titre de noblesse des hommes de profession libérale Auciyr'père ne consentirait que son fils apprt le latin pour toute autre raison que celle d’étui dier le droit ou la médecine.Notre trust di l’enseignement ne fait rien d’ailleurs pour ré dresser cette conception fausse de la haut* disant universitaire, et qui en tout tasJxçml de scs élèves parmi les bacheliers des class# d’humanités, écarte de son programme à peu près tout ce qui n’est ni sciences ni génie.Les jeunes hommes qu’elle déforme chaque anuf?ont tôt fait de s’angliciser jusqu’à la moëllèif, Il n’y a pas trois ingénieurs canadiens-français; : $ même parmi ceux qui font le plus honneur à K leur profession, qui sachent établir leur devis dans une langue correcte.C’est à quoi je pensais en publiant dernièrement au, Canada le programme littéraire (non pas scientifique) des examens d’entrée à l’Ecole Polytechnique de Paris.Le jeune homme qui m’écrivit à ce sujet une lettre naïve et méritoire, sous la dictée probable de ses supérieurs, donnait dans l’erreur il croyait, comme on le lui avait enseigné, qu’un chimiste, pas plus qu’un bâtisseur d’églises, n’a besoin de se cultiver- — L.P.ciure que la loterie de bienfaisance ôst dérai- les grandes puissances.L’Italie vise ouverte- 1 Bonnable, il faudrait montrer qu’elle cause nécessairement un tort grave à quelqu’un.Or le gain espéré par celui qui achète un billet, quoique ce gain soit en général énorme, ne compromet que par accident très rare le succès de la loterie.Ce jeu est si naturel que les communistes eux-mêmes, ces ennemis supposés du capitalisme, comme l’écrivait Diego dans la Croix du 3 mars, s'intéressent à ce genre de divertissements.1 ment au protectorat du Danube et des Balkans.| Pour cela, elle serait prête à accepter de condominum avec une Autriche ressuscitée, tant il est vrai que la valeur des alliances est fonction du temps et des circonstances.C’est cet antagnonisme qui a provoqué depuis des années l’instabilité politique et économique en Europe centrale, instabilité qui risque \ de justifier upc intervention étrangère dans ia région danubienne.V.L’Autriche, plaque tournante': de l’Europe depuis le traité de-Saint-GemaîfiéyjSr 'prouvait , dans un cercle vicieux.Ou bien àfletAJa'ruine .1 et à la révolution, sous une tiomÎL^™ liste, ou s’engloutir, sous un réginîej Ta ma&yy façon, l’anéantissement définitif, cy folie de croire un seul instant à l’anj raie de la grande Allemagne par l’Ej brc.une sorte mm son industrie au | Et.si l’on veut le témoignage d’un moraliste, voici comment le Père René Brouillard, s.j., résume ce qu’il faut penser des loteries de bienfaisance dans un article des Etudes e l’ai dit ailleurs, Monsieur l'in- du vingt novembre: "Jeux de pur hasard, dit-il, où l’habileté et les connaissances personnelles n'ont pas de place, elles sont d’abord à déclarer légitimes aux mêmes conditions générales qui ont été fixées au sujet des jeux.Basées sur des contrats payants, elles a* tout et partout, elle restait un esprit politique, — avec moins d’ampleur que Mme de Pompadour, — ce que Saint-Simon, lui, si femme par la coquetterie et le souci du protocole, ne fut jamais.Politiques, Mme de Staël et cette George Sand aux romans illi-I un mépriB siblce; politique, la Belle Cordière de la le Conipton."Pléiade (voir son mariage à un marchand ^—îlilljf pouir A - g-’fif' - qm;£>îtt fdrAcü~iîtipT riilagc du" français dans lê iibcllé de la Cette disposition naturelle à régler tous monnaie la jette dans des crises de franco- mouvcmcnts sur la marche des choses phobie; on n’eut jamais cru qu’une réforme Péchera toujours la femme d’exceller dans si anodine dût soulever chez elle une oppo- ®vta, du moins si elle n a pas organisé sa eition si haineuse et si tenace, ou même les v*e ^an8 1® solitude, discours en .apparence modérés comme celui de M.Geary, de Toronto, semblent coupés de grincements de dents.Nous sommes décidément devant une de ces luttes symboliques où se montre à nu l’âme des peuples, et qui vous font comprendre quelle duperie fut pour le Canada français la Confédération.Depuis le commencement du débat, quel universitaire anglais — même parmi les plus éclairés — a songe à signer en faveur de la monnaie bilingue, au nom de la concorde nationale, le manifeste qu’on attend vainement de la lâcheté de ces on WA •bü « |tifa™briquc des ' produits estimables; il jàÉHMtort de s'associer à des propagandes ¦HWo* l’amélioration du sort des Mnfe'rières, qu’à créer à de soi-disant ’Si'»; «t à leurs bailleurs de fonds Kyoiiicz~vous prospérer?Que vos p&ilKltdmen'C i ôâpeccce, cfue fea conventions1 « faits pour plaire » à tout le en soient proplamées de manière ouverte et défiez-vous de la désaffection claire, accomplies pleinement, et dans le tira-dcle qui les estime « faits pour observées avec exactitude.Les moralis-p__ 01.A.t0s ne parlent donc pas ici de limiter produits et bénéfices ; ils admettent simplement.une surveillance de l'Etat pour empêcher que l'intérêt personnel ne se dissimule derrière la charité et pour diriger cette dernière ; ils de- ., .mandent du reste que cette surveillance soit sant etat danub,en- sous Intelligente et large, sans sectarisme contre chie, seule capable de contrebalanceriez les oeuvres religieuses (ceci regarde partira- influences extérieures.Toute coopSj^FS lièremeut le gouvernement français), sans ., , ' brimade des inintiatives privées.” 1 Autnche et des elats successeurs semblait NU* M.Taschereau désire organiser une lofe- P°ssibIe i! X a quelques semaines encore.Mus; rie provinciale et le sénateur Marcotte a pro- l’histoire s’écrit vite de nos jours, surtout-'• j tldlens, pour le moins (comme aussi dans la presse étrangère).Le “métier” primordial du Journaliste, j c’est le devoir de contrôle.§ C’est aussi le devoir des agences, et l’hon- I nêteté élémentaire demande qu’on corrige les I erreurs qu’on a diffusées d’un bout à l’autre I du monde.| Cela dit de la valeur de l’information, des I agences sur des événements politiques de cette ?importance, nous ajournons à lundi.Nous | continuerons ainsi, pendant quelques jours, sous le sous-titre : La Révolution de février, | à donner leur couleur véritable aux émeutes J de Paris et à la répression violente comman- | dée par des politiciens aux abois.Georges LANGLOIS j S REVUE DE LA PRESSE On a fait observer au premier Soi que les gros locataires trouveraient^! ment moyen d’y échapper soit par um» nlcité ou en résidant en dehors deà res de la ville.Pour que pareil fiy&tèmè( fut efficace, il lui faudrait s’appliquer à toutes les villes de l’ile.\.Le chef de l’opposition a souligné que Trois-Rivières eut longtemps une taxe frappant le locataire, mais que ce système donna de si médiocres résultats qu’on dut un jour le rappeler.Cette taxe du locataire n’était règle générale aux Trois-Rivières acquittée que par les meilleurs locataires.Les passants y échappaient le jour où ils allaient vivre dans une autre ville." — T ^L’Angleterre et l’Europe minence inquiète l’Evénement se produit, l’Angleterre, avec son faux air d’ange gardien de l’Europe, et la Société des Nations, en multipliant les contacts entre ennemis, n’auront pas peu contribué à le provoquer.Et, comme dit M.Asselln n’est plus au Canada.Mais ceux qui le remplacent s’efforceront de faire en sorte que son passage parmi eux n’ait pas été vain.Ils joignent leurs voeux & ceux de la direction pour le succès de l’entreprise nouvelle où son destin l’appelle.; JjfcSïpeu de mots, l'Evénement du 28 février ifcxpoie clairement l’état de l’Europe, qui lui Sflipire des inquiétudes, et définit le rôle équi-jL'Voque joué par l’Angleterre et la Société des ^Nations: l’Evénement, nous serons ensuite invités à soutenir la politique anglaise, et à payer les pots M.Turcotte fut justement un de ces collaborateurs honnêtes et laborieux dont M.Asse-lin s’est plu à reconnaître la franchise et la loyauté; il fut pour ses confrères un excellent camarade.En le Remerciant des voeux qu’il exprime pour l’entreprise nouvelle de M.Asse-lin, nous lui souhaitons plein succès dans la lourde tâche qu'il vient d'accepter.Jeu dangereux Après avoir fait la part des abus réels et des abus imaginaires dont les bûcherons étaient victimes et après avoir expliqué la loi par laquelle l’Etat provincial entend éviter autant que possible ces abus, le SOLEIL du 3 mars écrit: Dans un territoire forestier aussi vaste que le nôtre, il faudrait un officier du gouvernement présent à chaque "camp" pour, empêcher l’exploitation de l’homme.Tout ce que pouvait faire l’autorité était d’imposer des conditions de règlements aux compagnies.SI on viole ceux-ci, il faut d’abord faire enquête et agir suivant les révélations de cette enquête.On en a agi ainsi.La loi Mercier le prouve suffisamment.C’est pourquoi l’attitude de M.Duplessis, chargeant le gouvernement de tous les péchés d’Israël, nous étonne.On traite ici d'un sujet où il est très facile de glisser dans la démagogie.Un député, par désir de plaire à une classe, n’a qu’à tonner contra un ministère et à verser des larmes sur des misères réelles ou imaginaires.Rien de plus aisé.Rien aussi de plus dangereux, de plus malsain.cassés après avoir tiré les marrons du feu.Le français dans la Confédération M.Edouard Belleau écrit à la CHRONIQUE du 3 mars; Il n'y a qu'un seul sous-ministre cana-dlen-françals à Ottawa à l’heure actuelle ! ! Et nous formons un tiers de la population du pays! ! Nous avions,des sous-ministres canadiens-français aux postes et à la marine et ces postes sont maintenant vacants.Aurons-nous assez de patriotisme pour écrire à l’honorable premier ministre, monsieur Bennett, de qui relèvent ces nominations, pour lui demander de rendre justice à notre race en nommant deux des nôtres à ces postes ?Le premier ministre a le privilège exclusif de faire ces nominations; il nommera des Canadiens-Français si le sentiment national est assez fort chez nous nour faire bloc et si l’expression de ce sentiment se rend jusqu’à lui sous forme de milliers de lettres ou de résolutions.A nous donc d’agir sans retard si nous ne voulons pas voir notre influence continuer à diminuer au point de se résumer avant longtemps à zéro.Ecrivons, pétitionnons, faisons agir nos députés et no négligeons aucun moyen légitime de faire valoir nos droits.SI nous n’y réussissons pas, il y aura réellement lieu de se demander si tout un passé de misères et de luttes n’a plus aucune signification pour la génération présente.Ecrire, pétitionner, cela peut paraître futile, enfantin, platonique à certaines gens, mais il ne faut pas oublier qu’au gouvernement fédéral l’esprit est anglais.Dans ce milieu, l’action énergique de quelques hommes influents, appuyée sur des milliers de lettres et de pétitions venant d’un peu partout, peut être très efficace.N'est-ce pas de cette façon que des leagues de toute sorte ont obtenu les concessions les plus inattendues pour les émigrants, les prisonniers •et les animaux?N’est-ce pas d’après le nombre de lettres qu’ils reçoivent que les maîtres de la radio établissent le niveau moyen de leurs programmes.Il est grand temps de savoir si nous pouvons encore obtenir justice pour le français alors que nous formons encore un tiers de la population.Si nous ne pouvons l’obtenir maintenant, que pourrons-nous espérer lorsque l’immigration aura fait de nous une fraction de moins en moins importante de la population?Le danger de l’impôt mars; On sait que la ville de Montréal veut taper de nouvelles sources de revenu.Le propriétaire se rebiffe.Il soutient avec raison que le fardeau pèse déjà trop sur ses épaules.Le premier ministre a suggéré au conseil de Montréal d’imposer une taxe sur les loca- j Pendant que la propagande anglaise pré/end exercer son influence pour la paix, trilie que la Ligue des Nations sert cette transe compromise, nous voyons l’Angleterre .modifier son action diplomatique en Europe.Elle envoie un francophobe à Berlin et un germanophile à Paris.Se sentant menacée j par de nouvelles intrigues, la France, obé-.lésant à ses politiques et à ses généraux les • plus avisés, élabore un nouveau On impose le propriétaire; c’est le locataire qui paye en subissant une augmentation du prix de son loyer, et toutes ses contributions à la caisse municipale (fourniture de l’eau, etc.) se trouvent automatiquement augmentées.Si, de surcroît, on impose directement le locataire, il ne lui restera plus qu'une ressource; aller vivre hors de Montréal, et même hors de l’île, dans une petite ville où la municipalité rendra la vie possible aux locataires; il est si facile et si peu coûteux d’habiter à trente milles de Montréal et d’y venir travailler tous les jours.Mais l’ouvrier, lui, devra rester en ville, et c’est lui qui écoppera en définitive.A moins qu’on ne taxe le travail des gens qui n’habitent pas Montréal.Mais alors, si l’on va trop loin, ce sera l’exode de l’industrie des bureaux que les petites villes accueilleront avec plaisir.Saint-Jean et d’autres villes de la région montréalaise sont déjà peuplées d’industries qui ont fui la métropole.Quand s’avisera-t-on qu’il y a une limite à l’impôt?programme de travaux pour la défense de son territoire.On- parle môme, pour la première fois depuis quinze ans, de moderniser les armements français qui pourraient servir à une campagne offensive.C’est en vain que des voix éloquentes ont rappelé à la Chambre des Communes, à Londres, que la France reste le bouclier de l’Europe, y compris les lies britanniques.Il est clair que-des questions d’intérêts menacent de briser les alliances sacrées nées de l’épreuve commuée subie en 1914.En Autriche, on parle du retour prochain du petit-fils de feu François-Joseph.Tous les pays voisins ne voient pas ce mouvement de restauration d’un bon Les dépêches disent que l’armée tchéco-slovaque sé masse sur la frontière autrichienne, prête à protester par les armes (en dépit de tous les pactes) contre cette menace à sa liberté.•j-Italie semble favorable à une concession mjonarchlque à un pays qui a su si ferme-nient repousser le péril socialiste et corn-niunlste.Sous la dictée de Londres, le parlement de Genève sera peut-être bientôt forcé de protester contre un acte audacieux qui provoquerait une réaction militaire près de l’endroit qui vit éclater le dernier fût.Et tous les pays britanniques qui auront reconnu la Ligue des Nations comme la j gardienne de l’idéal de la paix seront ensuite invités à soutenir la politique anglaise avec ; toutes les conséquences que cette intrusion ! dans les affaires de l'Europe peut entraîner.! Voilà qui peut donner à réfléchir à nos hommes publies, ceux qui exercent aujourd’hui le pouvoir, et ceux qui l’exerceront demain.oeil.D’un autre côté.Notre directeur Le nouveau rédacteur-en-chef du CANADA, M.Edmond Turcotte, commentait en ces termes, le samedi 3 mars, le départ de M.Asselin, qui venait de quitter ce journal pour fonder TORDRE; cou- Lorsqu'il s’agit de soulager une classe des misères dont elle souffre ou dont elle croit souffrir, les partis politiques sont généralement d’accord sur l’opportunité de légiférer à ce sujet.C’est sur les moyens à prendre que renaissent les divergences systématiques.Je n’entreprendrai pas ici une étude critique de la loi Mercier, mais je constate que M.Duplessis, comme chef de l'Opposition, se croyait obligé de critiquer cette loi, quelle quelle fût; il y a à parier cent contre un que si le parti conservateur avait siégé à droite et le parti libéral à gauche, le projet de loi soumis au Parlement n’eût guère été différent du projet Mercier et que le parti libéral, parce que dans l'opposition, n’eût pas hésité davantage à remuer tous les arguments que la démagogie pouvait lui inspirer contre cette loi.Ainsi le veut le jeu des partis en régime parlementaire.“L’utilité d’un roi” Sous ce titre, Edm.R.commente, à la GAZETTE DE LAUZANNE du 22 février, la mort tragique du roi des Belges.Il y trouve l’occasion de s’élever à des idées générales sur le thème dont il a fait son titre; Celui qui pendant trois années et demie fut notre directeur, M.Olivar Asselin, nous a quittés cette semaine, "de nouveau séduit, comme il l’a dit, par une entreprise de jeunesse." Les abonnés du Canada ont lu le dernier article où il prenait congé d’eux, de la direction du journal et de son personnel, fl continuait de s'y montrer tel que le public et encore bleu davantage ses intimes l’ont toujours connu : sincère.Indépendant, jaloux de son franc-parler, mais juste pour les autres comme pour lui-môme, plein de gratitude pour les collaborateurs honnêtes et laborieux, profondément sensible à la moindre marque de franchise et de loyauté, M.Asselin a rendu à la direction du Canada le témoignage de l’avoir toujours considéré comme un homme libre.Venant d'un homme tel que lui, d’un homme dont on connaît la farouche intransigeance pour tout ce que son patriotisme ardent et clairvoyant lui montre comme étant la vole de la vérité et de l’honneur, l’hommage est sans prix.Se trouvant, dans son île, en dehors des grandes routes d'invasion, l’Angleterre a toujours pratiqué, sur le Continent, le « divide ut mpera ».Mêlée à tous les conflits, mais tou-ours à titre d’alliée et sans jamais y exposer on territoire, elle a toujours voulu jouer le île d'arbitre dans les négociations de traités; terchant à empêcher que le vainqueur n’écra-t définitivement le vaincu, elle se tournait 'uite du côté du plus faible pour l’aider à relever et à devenir rapidement une me-e pour le plus fort et empêcher celui-ci de >r ombrage à la puissance britannique._ Tenant la Société des Nations bien en arln, on constate un réconfortant paradoxe : les perfectionnements de la science ont diminué la puissance offensive des deux engins.L'àvlon et le sous-marln joueront un moindre rôle dans la guefre future.Les agences d’informations américaines peuvent rendre des points à leurs confrères britanniques chaque fois qu’il s’agit d’une question qu’elles préfèrent ne pas évoquer.Il est entendu que la publication de renseignements sur le réarmement aérien de l’Allemagne risquerait d’empêcher bien des gens de dormir, y compris certains politiciens pseudo-pacifistes.C'est pourquoi on Imite de Conrart le silence prudent et qu’on ne fait jamais entrer en ligne de compte les avions de guerre du Reich, lorsqu’on dresse des statistiques.Il est réjouissant de constater que ce silence n’empôcbe nullement la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Russie et l’Italie de construire des avions à tour de bras, afin d’obtenir la suprématie aérienne.La course aux armements recommence de plus belle.Cochons de payants, déliez votre bourse.Pourquoi ne pas avoir le courage de regarder la situation en face et d’appliquer le traité de Versailles rigoureusement?—A.K.U.Stendhal] a décrit la bataille de Waterloo dans la Chartreuse de Parme, et on lui a parfois reproché de n’avoir donné, qu’une vue fragmentaire de l’action.C’est que Stendhal n’a parlé que de ce qu’il a vu de son poste de fantassin, et n’a pas prétendu décrire ; ensemble de la bataille.De sorte que son Waterloo semble une échauffourée.Mais sa bataille est vraie quant à lui.Un historien dans son cabinet de travail, muni de tous les renseignements et documents, peut reconstituer une bataille, la voir du début à la fin.Un témoin ne sait que ce qu’il a vu.Des hommes qui ont pris part à la bataille de la Marne m’ont dit n’en avoir presque rien vu, sauf les détails qui les concernent.Ces détails sont des marches et contremarches, mouvements de repli et mouvements en avant, blessures reçues, camarades fauchés par la mort, émotions violentes.Quant à l’ensemble, les héros de la Marne folles.On se massacre là à coups de revolvers et de matraques.C'est peut-être celui des combats de la nuk qui a fait le plus de morts et de blessés.Nous montons en courant la rue Boissy d’An-glas et allons nous réfugier rue Royale, au café Weber.Et c'est dans ce café que je pus mesurer davantage l'horreur du drame.Sur les banquettes de cuir, sur les tables rapprochées, sont couchés des hommes blessés, fronts ouverts, figures en sang, mâchoires fracassées.Des serviettes de table et des nappes déchirées servent aux pansements sommaires que des médecins appliquent en hâte.Les dîneurs et les garçons de café, pris en pleine émeute de la rue, ont improvisé ici un hôpital.Des femmes élégantes, en robe du soir, aident les médecins à porter secours aux blessés.Il y a là des centaines de blessés.Deux d’entre eux viennent d’expirer.Je n’ai jamais vu un café aussi tragique I ' « Les gardes mobiles et les soldats ont tiré J’ai assisté à l’émeute du 6 février dernier à T noHs »• mc dit “n homl?,e Près de moi, Paris.Je ne veux dire ici que ce que j'en ai vu.*.aPPuie au mur- 11 ?!t.Pale ,et ¦“ Vf1'1* s°nt Les mouvements de foule, les charges de cava- *lrfs comme par une fatigue abominable.Son lerie et d’agents de police se sont produits simul- P,aletot est couvert de boue et de sang, une man-tanément sur plusieurs points de la ville.De la f.eit, dechiree.Il porte au revers le double place du Châtelet au Rond-Point des Champs- de.la médaille militaire et de la Legion Elysées, du Pont de la Concorde à la rue Royale d honneur.et aux grands Boulevards, il y a eu, à la même Dans la rue Royale, les pompiers passent, minute, de tragiques événements.Je veux, «C est le ministère de la Marine qui est en feu », comme Fabrice del Dongo, ne parler que de ce quelqu un.«Essayons de traverser la place que mes yeux ont vu.de la Madeleine, me dit mon camarade, et de Toute la journée du 6 février, la population régagner l'Etoile par les petites rues.» parisienne avait été fort calme.Passant sur le Nous quittons le Weber.J'ai encore dans boulevard des Capucines, à midi, je m'arrêtai les yeux la vision des blessés couchés sur les comme tout le monde devant les proclamations tables, de la foule élégante et effarée, des gens des Anciens Combattants et des Croix de Feu, qui entraient et sortaient en criant mille nou-affichées sur la palissade d’un immeuble en velles contradictoires.construction.Ces sociétés annoncent une ma- Nous traversons la place de la Madeleine, nifestation pour le soir.Les passants lisent cela J’entends crier: « Fret l’assassin! A mort Dala-en faisant des réflexions peu aimables à l’adresse dierl » Les trottoirs sont couverts de projec-du gouvernement socialiste Daladier.On plai- tiles, bouts de fer et morceaux de fonte arraches santé beaucoup au sujet du remplacement du à je ne sais quoi.Le» vitres de l’agence Cook directeur de la Comédie-Française, victime inno- sont brisées.Sur la chaussée, des chapeaux, cente de l’affaire Stavisky.des cannes et mille débris témoignent d’un com- Beaucoup de gens lisent l’Action Française bat violent.Des hommes passent près de moi dans les autobus, dan» le métro.Le» royalistes tenant dan» leurs bra» un blessé.Par la rue annoncent également une manifestation pour 1^.Tronchet, mon camarade et moi nous réussissons Soirée.Mais tout cela est presque quotidien à gagner le dédale de petites rues situées entre depuis deux semaines.Il y a quelque jours, j’ai 1® boulevard Haussmann et le boulevard Males-assisté à des bagarres sur la rive gauche.Des Ce quartier est alors parfaitement agents arrêtaient des camelota du roi boulevard1 ca.' :.Des gens aux fenêtres écoutent anxieu-Saint-Germain.J’avais même dû me réfugier sement le bruit lointain de l'émeute, un instant sous une porte cochère pour laisser1 A l'angle du faubourg Saint-Honoré et de passer une charge de cavalerie qui déblayait la l’Avenue de Friedland, nous sommes pris dans rue.Les choses n’iront peut-être pas plus mal une soudaine bousculade.Des agents refoulent ce soir! D'ailleurs, le gouvernement annonce rudement les passants et dispersent les attroupe-qu’il a pris ses mesures pour empêcher tout mou- ! mepts.Noua sommes poussés vers 1 hôpital vement sérieux, royaliste ou communiste.Sur'-Beaujon.les boulevards, des ouvriers municipaux enlève#* Les portes en sont grandes ouvertes.Les voitures 4; ambulance y arrivent sans cesse.On en sort des blessés évanouis.Beaucoup portent des à la tête, leurs figures sont couvertes de Pour ce qui est de l’avion, 11 est reconnu que Von ne pourra paa Vemçêcher de aurvo-ler un territoire quelconque, même trèa éloigné du point de départ.Il a’exlste aucune muraille contre une escadrille, ce qui permet les représailles, arme puissante quand on sait s’en servir.La puissance d'attaque de l’avion ee trouve de ce fait diminuée dans-de fortes proportions, tandis que pendant la guerre de 1914, les nations belligérantes avalent des appareils d'une valeur très variable, dont tous n’étalent pas capables d’entre-prendrè dos bombardements utiles à longue distance.D'autre part, le système de repérage par le son est tellement perfectionné, qu’un avion à 20,000 pied# peut être pria «en fourchette» avec une approximation telle qu’il a peu de chances de s’en tirer Indemne.L’augmentation de la vitesse et de la portée du tir a changé complètement le problème: l'avion, n’est plue protégé par la distance, ni par aa rapidité.Joignes le perfectionnement remarquable des défenses accessoires, et quelques autres considérations qu'il serait trop long d’exposer Ici.La possibilité de riposte permettra de neutraliser, en partie du moins, l'emploi des gaz et des cultures microbiennes.Somme toute, l’avion restera dangereux, trêe dangereux môme, male sera probablement affecté à Un# besogne purement militaire de chasse et de reconnaissance.Il est trô» / Vraisemblable que son action comme moyen de bombardement aéra diminuée plutôt qu’augmentée.Il faudrait, peur que l’avion devînt la principale arme de combat dans l’avenir, qu’il pût atteindre à des hauteurs auxquelles l’homme ne résiste plue, physiologiquement, et les difficultés à surmonter dans ce domaine sont infiniment trop sérieuses pour que l’on puisse envisager d’ici de nombreuse» années un vol normal à 20,000 pieds.La puissance de l’avion résidera donc beaucoup plus dans la faiblesse de l'adversaire que dans Ses moyens d'action propres.Pour ce qui "est du sous-marin, sa situation est encore; devenue plus défavorable.Lee perfectionnements apportés depuis la guerre dans le système de défense sont tels que les techniciens ne considèrent plus le submersible que comme instrument auxiliaire dans une guerre navale.Seuls les politiciens s’accrochent encore à des formules périmées, des raccourcis Inexacts, pour détendre à tout prix le sous-marln et surtout ses généreux constructeurs.— A.B.U.qui en sont revenus vivants ne l’ont connu que dans les récits de M.Madelin, qui n’y était pas.: Voix de l'expérience Un homme d’autrefois qui avait vu beaucoup de choses disait: «Un gouvernement qui augmente sans cesse sa dette doit conduire, par le défaut d’argent, à la banqueroute, ou, par les impôts, à la révolution.» Cette maxime est de Pelet de la Lozère.Un de ses descendants noue l’a communiquée, avec d’autres, qui trouvent de mémo leur application.C’est de l’expérience séculaire, de l’expérience éternelle.Qui s’étonnera qu’elle ait été perdue?Celle de ces dernières années a-t-elle servi à quelque chose?En 1926, quand , nous étions au bord d’un désastre financier, on avait reconnu que le grand péril était celui de la dette flottante et qu’il Importait de la «prendre à bras le corps».Depuis, elle s’est en partie reconstituée tandis que subsistait un reliquat d'emprunts à moyen terme dont les échéances approchent.Le sens commun dit qü’ll n’y sera fait face que si la confiance est rétablie.Ce sont les propres expressions de M.Gaston Jèze, professeur de finances publiques et de droit public à la Faculté de Droit.Il ajoute nettement, dgns le Journal des Finances, qu’à, défaut, 11 n’y aura de choix qu'tentre la consolidation forcée, la fermeture des guichets et l’émission de papier-monnaie».C’est encore l’évidence, mais 11 faut bien qu’elle soit montrée.M.Gaston Jèze dit aussi: «Incontestablement, la fermeture des guichets serait moins grave que la consolidation forcée et surtout que le papier-monnaie.Ce serait cynique, mais clair.Le pays réagit sûrement.» $ il * (L’Action Irsnçalee) Le choix du Parisien: la « Sweet Caporal» ¦' X % M Un éminent parisien, qui n'étalt pas revenu au Canada depuis 1900, dit qii» l'u ta/» plus vifs plaisir du voyage qu’il fstt.•etuel-w lement chez nous a été d’y retrouver uuaffi' bonne vieille amie.^tSÊÊÊBÊ.' > les plaques de fonte qui entourent les arbres.Mesures préventives, car ces plaques de foute sont des armes faciles pour les manifestants,^ .On avait annoncé que la Chambre des T " puï^Tëflês ministères' allaient être girdeft des régiments de Sénégalais.Mais les joufna dé midi contiennent tous un démenti du ministre de l'Intérieur Fret quant aux troupes coloniale*.# D’ailleurs, les- manifestations s'annoncent pure-ment pacifiques, et ne veulent être qu'une protestation contre les derniers gouvernements.A huit heures du soir, un ami me téléphone et m'offre de m’emmener en ville dans son auto voir cè qui se passe.La curiosité me fait accepter.Du tranquille et lointain quartier d’Auteuil à l’Etoile, on a l'impression d’une ville morte.La grève des taxis fait un désert des voies généralement les plus animées.Plus soigneux de son auto que de sa peau, mon camarade va mettre sa voiture à l’abri dans un garage de l'Avenue de la Grande Armée, et nous descendons à pied l’avenue des Champs-Elysées.Au Rond-Point, des groupes de gens entourent les fontaines, encombrent les trottoirs.Tout le monde regarde vers la Concorde.Là-bas, la place immense où se dresse l'obélisque est illuminée comme d'habitude.A l'entrée des Champs-Elysées, se dressent les chevaux de Marly, immobiles et cabrés sur leur socle de pierre.La perspective grandiose est entourée par la masse des arbres.Malgré la distance, j’aperçois de bizarres mouvements sur la place de la Concorde.Mais je vois bientôt que ce que jai pris pour des groupes d’autos qui passent rapidement sont des charges de cavalerie.Quelqu’un dit près de moi: «Il y a de la troupe sur le pont de la Concorde.» J’entends cricri «Prenez garde, les agents vent charger par ici.» Mon camarade me saisit par le bras et noua courons sous les arbres des Champs-Elysées, vers le Cours-la-Reine.Près ciu Petit Palais, nous sommes arrêtés par un barrage de police qui nous refoule vers l’avenue de Mari-gpy, laquelle est barrée par des agents qui nous rabattent vers la rue Roissy d’Anglas.Je me trouve alors au bord de la place de la Concorde.Machinalement, je- regarde l’heure à mon poignet.Dix heures.La place est vide, complètenient vide, immense et claire: Des gens, massés sous les arcades du ministère de la Marine et de l’hôtel Grillon, regardent, comme moi, ce vide.Vers le pont de la .Concorde, des soldats à cheval se tiennent en une masse compacte et regardent aussi le vide de là place.Il me .semble tout-à-coup être au bord d'un lieu magique, infranchissable.Tout-à-coup, de la rue de Rivoli et de la rue Royale, deux groupes de manifestants débouchent et s’engagent sur la place qu’ils traversent jusqu’au second bassin.J'entends des cris et un martellement de sabots.La cavalerie charge.Pevant la grille des Tuileries, un autobus en feu éclaire sinistrement cette scène atroce.Un claquement sec domine parfois tous les bruits épars.Pendant quelques secondes, la place est balayée de coups de fusil.Sous les arbres des Champs-Elysées, les gens qui m’entourent reculent.Nous sommes poussés vers l’ambassade américaine.Je vois des flammes et de la fumée au rez-de-chaussée du ministère de la Marine.Les agents, à coups de bâton, nous refoulent brutalement.Moç camarade et moi, réfugiés sous les arcades de l'hôtel Grillon, nous voyons les manifestants sur la place plier et fuir sous le choc des gardes mobiles à cheval.Des gens tombent pour ne plus se relever.Les chevaux et les hommes piétinent les blessés.A cet instant, l’émeute sut la place prend des proportions J % & «La cigarette Sweet Caporal», „ , «Avant la guerre, quand je trav prendrait.Le jglre, dans la situation._actueL_ ystre pays-magnifique, Je trouvai le, serait que le seul à comprendre fût l'épar le goût de toutes vos cigarettes i gnant qu’on n’a jamais pu distinguer du capitaliste, nous le répétons pour la centière fois.J bit Il est à espérer, en tout cas, qu’il com- a - Ejcoeuf ch à vi ré, ' «il e n cieux, noü$ regagnons rage de l’avenue de la Grande Armée et, par jKTïwls calmes, des rues de ville de province, nous lirais à Auteuil.Il est deux heures du matin.Notre promenade dans l’émeute a duré plus de cinq heures.JXid’impression d’avoir quitté Auteuil depuis heuiV à peine.Ma femme m'attendait avec anxiété.Elle avait appris par la radio les événements de la nuit.Et, alors que je ne pouvais que lui décrire l’aspect des rues, les charges de cavalerie sur la place de la Concorde, les hommes blessés, l’intérieur du café Weber, la cour de l’hôpital Beau-jon, mille fragments d’émeute, souvenirs concassés d’une réalité vécue dans l’émoi, elle put me donner un réçit complet des faits.Je n’étais qu’un témoin, elle représentait déjà l’Histoire.Si chai longtemps avant d’en trouvMBMBËMP me plût.Et c’est dans une clrcoM8H|J|^HP) ticullèrement Intéressante que je Sweet Caporal.«J’étais Invité à un banquet l’honneur de votre grand homme d’Etat, Sir Wilfrid Laurier.On r ’y offrit plusieurs cigarettes que je ne connaissais pas.Je pris au hasard une Sweet Caporal et, voilà! Je lue conquis.Je suis évidemment heureux de retrouver cette bonne cigarette.» r- A/àctlea fraatalac) \i~': — M ES Jacques BAIN VILLE A (L'Action française) €»•¦ 8tien.Reetr.urateur français.Excellente cuisine bourgeoise.Repeu à 80 moue.Nombreux plat» à la carte.Vine au verre et en bouteille".Salons privés.605 est, rue Dorchester.Tél.: PL 0704.une § Dr T amer* île Aaeelln, chirurgien-dentiste, 5064, avenue du Parc, près rue Laurier, à son bureau de 9 hrs" A 6 hrs, aur rendez-vous.Tél.: DO 3087. mièvreries et d«^ vaine sentimentalité, veut que lés gens dc bonne foi s’y laisse# 1l\a*8 plutôt de tendresse saine, d’clégarice facilement prendre* car un artiste de répii^ dénuée d affectation, ce qui fait de lui peut-tation internationale, qui reçoit dans tous ^ *e PJU® grand interprète de Schumann, les pays du monde ovations chaleureuses et ,1 Cette délicieuse chose que sont les recettes abondantes, est fort exposé à croire Scènes d'enfants et la Sonate en Do majeur qu’en vérité l’art est célébré partout etaf'â (op.53), dite de l'Aurore, de Beethoven, pas de pays propre.f formaient la partie principale du pro- Mais l’art est, par définition, l’expres- gramme.Ces deux oeuvres, malgré, les sion du beau, et les moyens d’expression ne grandes différences que 1 on connaît entre sauraient être tous identiques.La langue i*68 auteur8« ont plus d’un point commun; est et restera le premier moyen d expression e^es 8C rapprochent surtout en ceci qu elles artistique; les autres modes d’expression du prennent toutes deux leur inspiration dans beau, sons, formes, couleurs, mouvements, j?,uaturc; l’une directement, l’autre par restent intimement liés à la langue et sont, 1 observation de l’être , humain qui est le comme elle, des produits du soi, de l’édu- près de la nature, l’enfant; ni l’une ni cation, du paysage, du voisinage et d’une .aHtre ne prétend à la description, ne fait hérédité collective plus ou moins longue et aPPcl .a re qu on nomme l’imagination plus ou moins riche.Tout ce qu’il y a de Quelle, mais plutôt au sentiment, à l’âme vrai dans l’internationalisme en art, c’est • 8 choses et des êtres.C’est là qu’Iturbi qu’il ne faut pas rejeter pour des raisons de no®8 a donné le meilleur de lui-même, ce nationalisme politique, et parce qu’étran- monlre Lien que malgré sa volonté gère, une forme d’art liante, sincère et vraie.éclectisme, il a un domaine dans lequel Mais cette forme d’art peut fort bien carac- 1 8C mcut P*us aisément encore que dans tériser la culture française, ou, si l’on pré- cs aulrc8; fère, la latine, la germanique, la slave, la ‘.^C:
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