L'ordre, 12 novembre 1934, lundi 12 novembre 1934
: HH #: ¦ •: I •: • » mM M ; H : L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION ISO est, rue Sainte Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* TARIF DES ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la poste .Canada (hors de Montreal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 *1.75 Administrateur.Secrétaire de laltédaction ., .PIERRE ASSEL1N .PIERRE BOUCHER $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prti d'envoyer toute correspondance m la case 4018 de rHütel de, Poste, en mentionnant sur I enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur * OLIVAR ASSELIN I L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable mu pair à Montréal.% 8% Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.m Première année—No 205 a Le numéro : 5 sous Montréal, lundi 12 novembre 1934 a 7 , ./ Le capital de la Banque du Canada polite où se recrutent aujourd'hui de nombreux chômeurs.Installés d’abord sur des terres, ces immigres, étrangers à nos mœurs, déçus, les ont quittées et sont venus grossir le nombre des travailleurs urbains.La plupart d’entre eux sont naturalisés et, comme tels, reçoivent des allocations de chômage.Le sort de ceux qui n’ont pas adopte la nationalité canadienne est pitoyable.Le gouvernement de Québec entreprend un vaste mouvement de colonisation et de retour à la terre.Il a demandé le concours du clergé catholique pour mener à bonne fin cette entreprise.« Certes, je reconnais que le Clergé canadien a rendu de grands services dans le passe à l’œuvre de colonisation, et pourrait continuer à en rendre encore ; mais le ministère provincial ne pourrait-il pas organiser un service de conférenciers et recruteurs laïques, pouvant rendre aussi les mêmes sendees ?» M.le Sars-lc-Comte sc demande comment le clergé catholique accueillera les demandes des chômeurs-immigrés non catholiques.« Quelle sera l’attitude du Clergé et des Sociétés catholiques de colonisation envers la masse de ces immigrés, de religions diverses, et devenus canadiens ?», demande-t-il.M.de Sars-le-Comte continue : < C’est très beau de fulminer actuellement : Le Canada aux Canadiens ! Mais qui a attiré ici cette masse d'immigrants par de fallacieux mirages ?Les responsables ont donc à supporter les conséquences de cette colonisation à outrance, de ces propagandes qui ont amené sur le merveilleux sol canadien les centaines de milliers d’immigrants qui le peuplent.(.) Le devoir du ministère de la colonisation n’est donc pas de se laisser influencer par les sociétés catholiques de colonisation, dont la majorité est dirigée par des prêtres dont j’admire et respecte les intentions, mais qui écarteront systématiquement tout ce qui ne sera pas catholique et canadien, mais d étendre à tous ceux qui y ont des droits incontestables, les avantages offerts actuellement aux seuls fils de cultivateurs et canadiens de naissance.Les immigrés, devenus Canadiens par droit de séjour, ont des droits également, que la plus élémentaire justice ne peut méconnaître.» * * * Mi tionner en bon état, et non en bon ordre; à vendre en parfait état un dactylographe Remington avec accessoires.« C'est traduire littéralement de l’anglais que d écrire : J’ai reçu mes marchandises en bon ordre, quand on a constaté qu'elles étaient en bon état » (Léon Lorrain).Le verbe « order » est un barbarisme, et, par conséquent, ne doit pas être employé : commander, et non order, des marchandises.L'antonyme est contremander.ou décommander, et non « contreorder ».Ordonner est français, mais non dans le sens de commander des marchandises: quantités commandées, en commande, et non ordonnées.Mais on dira : je vous ordonne, je vous ai ordonné de faire telle chose : faites cette chose comme je vous l'ai ordonné.LE ROMANTISME I La valeur de la dévaluation 8% SH m m fia $88 par André BOWMAN Et la nomination du sous-gouverneur adjoint de cette institution Depuis que la dévaluation est devenue autre chose qu’une mesure purement monétaire et financière, il ne manque pas de partisans pour la recommander à tout propos et surtout hors de propos.Dans la plupart des cas, la dévaluation, comme l’inflation, est une solution de moindre effort.Il se peut que des pays aient cté obligés de dévaluer leurs devises pour des raisons purement économiques, mais c’est l’exception.Depuis la guerre, la dévaluation est devenue un système politique, comme du reste l'inflation.Celle-ci ayant donné des résultats désastreux, les gouvernements y regardent maintenant à deux fois avant de mettre en marche la planche aux assignats.Mais comme la dévaluation a un effet nocif moins immédiat et qu’elle peut même, dans certains cas, sembler offrir quelques avantages (plus apparents que réels), on ne l’a pas encore reléguée au magasin des accessoires usés.On sait qu’il existe en France depuis plusieurs mois un mouvement de dévaluation.Il est dirigé par un ancien ministre qui se déclare l’adversaire du « bloc de l’or » et qui fait sans s’en douter le jeu des places étrangères, fort soucieuses de rétablir leurs positions aux dépens des pays qui ont eu la bonne idée de conserver une monnaie saine et garantie par l’or.Ce mouvement, de purement monétaire et financier, est devenu politique.Il offre des dangers sérieux, car la France ne se trouve pas dans la situation où était l’Angleterre, quand elle a laissé tomber sa devise sur le marché international.Bfil m M a Les Canadiens de langue française ayant souscrit 13,605 actions de la Banque du Canada sur un total de 100,-000, M.Langlois fait observer que c’est plus qu’on n’aurait espéré dans les circonstances mais que ce n’est qu’un huitième du total.Il y a là une légère erreur, puisque huit fois 13,605 donnent 108,840, tandis que sept fois le même nombre .donnent 95,235, et qu’ainsi la souscription totale de nos compatriotes est beaucoup plus près du septième que du huitième.Pour un peuple réputé pauvre et qui effectivement l’est par comparaison, cet apport au capital de la nouvelle Banque n’est pas à dédaigner; d’autant moins qu’on a, suivant l’habitude, classé comme Anglo-Canadiens tous les souscripteurs qui n’étaient pas manifestement de nos compatriotes.Si l’on ajoute que la moyenne des souscriptions est moins élevée chez nous que chez les Anglo-Canadiens, et, par conséquent, le nombre des actionnaires proportionnellement plus élevé, le droit du Canada français au poste de sous-gouvemeur adjoint est incontestable.On déclarait ces jours derniers à Ottawa que ce fonctionnaire serait nommé très prochainement et que ce serait probablement un Canadien-Français.Les candidats de notre langue ne manquent pas, et il est à craindre que nos représentants dans le cabinet ne cèdent une fois de plus à la tentation de nommer au poste disponible quelque partisan politique, sans égard à la compétence requise.La tentation sera d’autant j»lus grande que contrairement à notre première impression la loi constitutive de la Banque n’attribue aucun pouvoir effectif au sous-directeur adjoint, lequel sera plutôt un fonctionnaire honorifique, dont la compétence importera peu.Si l’on veut réellement- donner au Canada français une représentation qui ne soit pas illusoire, il faudra modifier la loi pour que l’adjoint au sous-directeur soit autre chose qu’un pensionnaire de l’Etat, avant pour seule raison d’être d'empêcher une importante clientèle électorale de se croire ignorée.La Patrie estime que la participation relativement élevée du Canada français à la souscription du capital est probablement due à ce que les Canadiens-Français ont « appris à mieux apprécier le placement de tout repos que représentent les emprunts de l’Etat et, par analogie, les titres de cette banque qui, au fond, est une institution d’Etat ».C’est à voir.Le rédacteur de la Patrie n’attribue-t-il pas vraiment aux fonds d’Etat plus de stabilité qu’ils n’en ont ?A l’heure actuelle, le dollar canadien ne vaut plus même 60 sous dans les pays à monnaie d’or, de sorte qu’une obligation 3% du récent emprunt fédéral ne rapporte plus qu’aux environs de 1.75%.Si c’est cela que le confrère appelle de la stabilité, il n’est pas difficile.Dernière observation.D’un article fl g 1 m m encore Mm R :% S Adjutor FRADET 3# Z à Bcboe M.Robert Choquette m a Barthou et Willy, ou l’heureuse erreur ¦ LES IDÉES ET LES FAITS • Sait-on qu’il arriva un jour à Barthou d’être confondu avec Willy, le bon Willy, co-auteur des Claudine ?5b’ vu m l'épidémie scorbutique de 1785, nos classes les moins éclairées semblent l'avoir conservé.Chacun de nous a vu cette pratique indienne qui consiste à mastiquer les aliments avant de les donner à l’enfant.Cela, on peut bien se le dire en famille.On s'étonne pourtant que le respect des traditions, le Canadien-Français le pousse jusque- I.—L’hygiène de 1785.à 1934 S ' On raconte cette anecdote.C’était à l’occasion d’un banquet politico-littéraire.A la porte de l'hôtel arrivent en même temps M.Barthou, qui était ministre, et Willy.Naturellement l'écrivain s’effaça devant l’homme d’Etat, qui, mince et leste comme un jeune premier, entra prestement, cependant qu’un cocher de fiacre au courant renseignait quelques badauds, les yeux écarquillés devant l’hôtel.— C’ui-Ià, tu vois, c'est le minisse; tu sais, Barthou ! Willy étant resté un peu en arrière, plus d’un des assistants crut que cette désignation était pour lui, et un électeur, qui semblait être ramasscur de mégots de son métier, se hâta de grasseyer : iff] Le Dr Léo Pariseau est un de ces hommes dont je disais l'autre jour qu’ils nous grandissent à nos propres yeux et aux yeux de l'étranger.Au récent congrès de l'Association des Médecins de Langue française, tenu à Québec, il a lu une communication sur le scorbut, qui décima l’équipage de Cartier.C’est le travail le plus complet qu’on puisse désirer.En 1926, au neuvième congrès de l'Association, il avait parlé des maîtres de l’anatomie, de la physiologie, de la chirurgie ; en 1930, il avait présenté un travail sur l’histoire ancienne de l’électrothérapie : en 1932, il avait traité de « l'histoire médicale du Castor », comme il dit lui-même s ¦ ":1 m m ¦ m; là.m Laden PARIZEAU E B P.-S.—' Demain, suite des articles parus sous cette rubrique les 7 et 8 novembre.Dans mon article de samedi sur le « jaunisme d’idées », il fallait lire : L'Ordre a cent et une [ois critiqué le jaunisme de la presse de grande infor-avec un sourire dans le Journal de mation ; mais il n’en a pas [ait., et 1 Hôtel-Dieu de Montréal.C est dans , non .mais elle p’en a pas fait.Quel-cette publication toujours instructive ques lignes plus loin, au bas de la coque nous trouvons, sur le scorbut au ]0nne, un mastic a défiguré une phrase Canada à 1 époque de Cartier, les qu; doit se lire ainsi : Le jaunisme d'in-éclaircissements que voici (d après un formation a produit la foire aux images.traité de F.-X.Swediaur dont la qua- quj s’adresse au peuple ; le jaunisme trième édition fut publiée à Paris en d’idées a produit la foire aux préjugés.1801 ) : qui s’adresse aux hommes d'élite.I M Un des derniers pays qui aient tenté une dévaluation est la Tchécoslovaquie ; elle a d’ailleurs agi très prudemment en dévaluant sa monnaie de 18 p.100 seulement.Les premiers mois, on a pu enregistrer.certaines améliorations dans différents do- / P 1, / $ — C’frère-là, pour sûr, c’est pas en léchant les murs de son cabinet d'travail qui-s’a arrondi le bide pareillement.Tu piges c'paquet de tripes ! mince de minisse ! Et la foule de rigoler.Je n’aî indiqué que les idées-maîtresses du mémoire de M.de Sars-le-Comte.Exprimées de la sorte et détachées du contexte, les opinions du président de la Société belge d'immigration paraîtront peut-être sévères à l’égard de notre clergé.En toute justice pour leur auteur, je dois dire que, dans son mémoire un peu touffu, elles sont passablement atténuées par des considérations louangeuses pour le clergé et le gouvernement provincial.La situation des Canadiens de fraîche date, Allemands, ’ Autrichiens, Polonais, voire Français ou Belges en notre province n’est guère réconfortante.Comme le remarque M.de Sars-le-Comte le gouvernement canadien les a attirés ici sous des promesses trop souvent fallacieuses.Un grand nombre d’entre eux ont ensuite été dirigés sur des terres éloignées de tout centre de communication.Les conditions de l’agriculture en notre pays ne sont pas les mêmes qu’en Europe.L’attrait de la ville s’est exercé sur les immigrés comme sur nos cultivateurs.Aujourd'hui un grand nombre de ces nouveaux Canadiens, habitués à notre climat et connaissant mieux notre pays, retourneraient volontiers à l’agriculture.Le gouvernement de Québec a clairement indiqué qu’il distribuerait des terres à tout homme apte à les coloniser.Qu'on ne soit pas moins sévère pour les nouveaux Canadiens dans le choix des aspirants-colons, mais qu’on ne le soit pas davantage.Comme le réclame M.de Sars-le-Comte, ils ont droit au même traitement que les « Canadiens de naissance ».Le gouvernement ne doit pas se laisser influencer par des considérations de race ou de religion.:¦ I I I: maines : recettes budgétaires, exportations, chômage.Mais de l’avis de tous les journaux, la dévaluation de la couronne tchc- ‘m Willy, en effet, n'était — déjà ! — pas maigre, mais déjà aussi il n aimait pas C0S]0vaqUC n’a pas rempli tous les espoirs beaucoup qu on charriât son ventre.Les réflexions du type le piquèrent au vif, la gaieté des voisins l’exaspéra, et se retournant, hargneux, il répartit : m mis en elle, et en définitive, la situation ne s’est pas du tout améliorée.Elle est restée stationnaire et elle accuse même, dans certains cas, une régression.m I Le chapitre XIII, écrit M.Pariseau, est consacré à € la nouvelle maladie syphilitique qui a paru depuis peu en Canada ».C’est, vous l'avez deviné, le L.P.m.— Occupe-toi donc de tes oignons, eh ! pochetée ! Est-ce que je te demande la couleur de ce que tu bouffes, dis, mal cuit ?Questions de langue s Le president de la fédération des industriels tchécoslovaques, M.Preiss, disait dans un discours fort pessimiste qu’il a prononcé récemment devant les membres de celte fédération : pays de la Petite-Entente et en Hongrie, en diminuant encore la capacité d’exportation de ces pays, ne peut qu’y réduire encore nos exportations.La mauvaise récolte chez nous va rendre encore plus pénible notre situation en affaiblissant la capacité d’achat de nos paysans.En outre, nous serons obligés d’importer des denrées cl des matières premières à des prix plus élevés, en raison de la hausse sur les marchés internationaux et de la dévaluation de la couronne.» Cette observation est parfaitement juste.Tout pays qui dévalue sa monnaie peut voir augmenter ses exportations pendant quelque temps.Mais il arrive qu’un moment ou l’autre les stocks de matières premières sont épuisés.Il faut donc les remplacer ; à ce moment, l’importation peut être désavantagée par une hausse sur le marché mondial, hausse qui se compliquera de la baisse de la monnaie nationale.Ainsi donc, tous les avantages que l’on aura pu retirer d’une dévaluation risquent d’être neutralisés.La dévaluation n'est plus alors une manoeuvre purement économique, encore moins monétaire.Elle devient politique par le seul fait du jeu des relations internationales.Elle peut donc se révéler néfaste au plus haut point.Ce n’a pas été le cas pour la Tchécoslovaquie, du moins jusqu'à l'heure actuelle.Mais le système n’en demeure pas moins gros de dangers.Iti fameux Mal de la Baie St-Paul, qui a fait couler tant d’encre.A la Baie, dit Swediaur.on l'appelait Mal des Ebou-lements.Dans les environs de Boucherville il portait le nom étrange de Lusta-À Sorel.celui de Mal de Chicot.Un peu partout : Mauvais Mal.Vilain Mal.Gros Mal.Ajoutons que les Canadiens français ne se gênaient point pour l'appeler mal.anglais ou écossais.Non sans raisons, peut-être : car il semble bien que le virus fut semé à la baie St-Paul par un pilote écossais.Il est certain que vers le même temps sévissait dans les Highlands de l'Ecosse une forme fruste de la syphilis, que les gens du pays nommaient « The Sibbens ».» I ¦ Les badauds, versatiles comme l’est toute foule grande ou petite, accablèrent de quolibets le malheureux ramasscur de mégots, que la stupéfaction de s’entendre ainsi en guirlander par une Excellence faillit rendre apoplectique.— Ben ! y t'en a bouché un coin, l'minissc ! se moquaient les rieurs.T’as eu ton paquet ! qu’est-ce qu’y t’a mis ! Y t’ l’a bien fermée, mazette ! Le voyou était encore bafoué, que Willy avait depuis longtemps disparu.Mais depuis ce jour M.Barthou possédait, dans le quartier de la République, la réputation solide d’un gas pas fier et assez mal embouché.s- Ordre, Ordonner, « Order ».— Le mot ordre est-il synonyme de commande?« Au point de vue commercial », dit Pigier, « il n’y a pas de différence entre les mots ordre et commande, on les emploie indifféremment ».Ainsi, on peut dire : prendre des commandes ou des ordres : commande ou ordre par correspondance.Plusieurs, cependant, préfèrent le mot commande à ordre.On appelle facture d'ordre celle qui est établie par l’un des services d’une maison à un autre service de la même maison ; par exemple, de l’atelier de montage à l'atelier d’ajustage, ou vice versa.m La mauvaise récolte dans les ! cruo.N i Eh $ m i #3% ' v S m .Dans la seule province de Québec, il y avait, en 1785, 5,801 cas avoués, soit environ 5 pour 100 de la population.Grâce à la collaboration du corps médical et du clergé, le dépistage s'organisa avec succès, bien que « pendant longtemps » on dût « recourir aux remèdes empiriques ».D’après Swediaur, on l’a vu, le mal vint d'un pilote écossais vérolé, lequel l’avait apporté des Highlands où sévissait alors une épidémie de syphilis.Il existait d’ailleurs à la baie Saint-Paul une station de fumigation pour les troupes.Contaminées par le pilote, peu disciplinées, celles-ci sc répandirent probablement parmi la population, quelles contaminèrent à leur tour.D’autant plus que les soldats logeaient chez les colons, peu soucieux eux-mêmes de l'hygiène.M.Pariseau ajoute : im Payez à l'ordre de M.A.Paré, cela veut dire à M.A.Paré lui-même ou à la personne qu'il désignera.On appelle ordre de bourse l’ordre « donné à un agent de change ou à un C’est la vie! I rMVSj I • II y a déjà quelques mois qu’ils sont mariés et, naturellement, il ne peut plus passer tout son temps à l’embrasser.Elle, pourtant.Un soir : — Pierrot, mon chéri, vous ne m'aimez plus, je le crains, plus du tout.— Que dites-vous là, Linotte jolie ?.quelle singulière idée !.Je vous adore.— Pourquoi, Pierrot chéri, ne me le dites-vous plus si souvent qu’aux premiers jours de notre mariage, ni si souvent, ni si tendrement.— Ecoutez bien, mon amour, mon cœur, ma Linette chérie.Je vous aime, je vous aime, je vous aime passionnément, de plus en plus passionnément, je vous aime à la folie, je vous aimerai toujours à la folie, je ne pense pas à autre chose qu’à vous aimer à la folie.Là.Et maintenant, laissez-moi finir de lire mon journal.S ¦ banquier (coulissier) d’acheter ou de vendre des titres, des valeurs, etc.» (Pigier).is i ma 8 Il y a aussi les billets à ordre, les comptes d'ordre, les écritures d'ordre.les ordres de virement, etc.Nous croyons cependant que M.de Sars-le-Comte ne saisit pas exactement le rôle des sociétés diocésaines de colonisation.Ce n’est pas l’intention de leurs directeurs, semble-t-il, de fermer à tout autre que les Canadiens catholiques l’accès des nouvelles terres.Je ne pense pas qu’elles refuseraient leur aide, par exemple, à un Autrichien catholique.Les associations protestantes accueilleront de même les protestants, qu’ils soient Allemands ou Danois.La plupart des aspirants colons, M.de Sars-le-Comte l’admettra, sont des Canadiens-Français.Le gouvernement de Québec a cru que le meilleur moyen de recruter les colons, c’était de confier cette tâche sociétés diocésaines de colonisation.Cette mesure politique n’a rien d’injuste les nouveaux Canadiens.que je publiais il y a quelques années à FACTION française de Montreal, maintenant disparue, et à l’aide de données d inventaires que je complétais par le seul raisonnement, j’estimais à un septième environ de la richesse totale du pays la fortune immobilière et mobilière du Canada français.La provenance du capital de la Banque du Canada semblerait indiquer que cette estimation était absolument exacte.« ru- Par ordre du jour, on entend les questions dont les administrateurs ou les actionnaires doivent s'occuper dans une assemblée : ajoutez ou mettez cette question à l'ordre de jour : le Président rappelle que l'ordre du jour de la présente séance comporte.Le mot ordre signifie encore un commandement : vous avez ordre de partir.¦ BV* ¦ m H m i Quant aux infortunés Canadiens observés par Bowman, ils étaient sûrement syphilitiques sans le savoir.Cette affaire du « Mal de la Baie » est jugée, classée.Les écrits du temps démontrent que la fameuse épidémie n'était guère vénérienne : mais s'il est avéré que ces « Anciens Canadiens » ne péchèrent pas trop contre la Pureté, il est surabondamment prouvé qu'ils péchèrent beaucoup contre l'Hygiène.La communauté de biens, quand il s'agit de pipes, de gobelets et autres ustensiles intimes, i jamais recommandée par la Fa-Or nos arrière-grands-pères la Et ; OKrar ASSEL1N Le mot ordre est aussi employé dans le sens de disposition des locaux ou articles d’une manière utile et agréable: les marchandises doivent être en bon ordre dans les rayons : mettez ces papiers en ordre, ce bureau n’est pas en ordre ; je classerai tous ces documents par ordre alphabétique.« Dans les ministères, par exemple, » dit Gabriel Chavet dans son livre intitulé : Ce que doit savoir l'employé de bureau, « 1 existence d'un fonctionnaire spécial, chargé du classement et de la conservation des documents, appelé « commis d'ordre », semble dispenser tous les autres employés d'avoir de l'ordre dans leurs travaux ».Il faut éviter d’employer le mot ordre pour état : recevoir des marchandises en bon état ; emballage intact, en.| les voisins qui doivent en.prendre' une • Ce mépris de l’hygiène, cause de bon état ; mettez la machine à âddi-.parte Le but principal de cette - dévaluation était surtout de venir en aide aux agrariens, qui dominent entièrement la politique économique du pays et dictent leurs volontés au pouvoir central.C’est pour tenter de leur ouvrir des débouchés à l’étranger que Prague a procédé à la dévaluation, bile avait peut-être sa raison d’être quand on l’a entreprise.Elle ne l’avait plus quelques mois plus tard.C’est pourquoi M.Prciss fait une vive critique de cette politique économique : c II n’est pas juste de faire supporter aux caisse* B Les nouveaux Canadiens aux 1 Le gâteau des morts pour m Dollard DÀNSEREAU • Pour les funérailles du roi de Yougoslavie, on a respecté la coutume millénaire et essentiellement populaire de porter en tête du cortège le gâteau des morts, li kolyivo.Ce gâteau fort épais, fait de blé bouilli, aromatisé par des herbes, ne se mange pas comme une friandise, mais par devoir.a Un ami de I’Ordre qui s’intéresse particulièrement au succès de notre journal faisait dernièrement son tour de Gaspésie.Il regrette comme beaucoup d’autres de n’avoir pu boire qu’en contravention, partout à l’est de la Rivière-du-Loup.Il n’en a pas moins remarqué à toutes ses étapes que le touriste avait sa provision de gin de Kuyper, boisson favorite de l’excursionniste à cause de ses qualités et de son bon marché, ne sera culté.pratiquaient ; et.pour comble de malheur.nos arrière-grand'mères avaient emprunté aux sauvagesses une détestable coutume signalée à l’époque par le docteur Blake, dans une lettre au Gouvernement : « They chew the food for their infants and spit it in their mouths.» Le president de la Société belge d immigration, le Comte de Sars-le-Comte, nous communique un mémoire assez élaboré sur la situation des immigrés dans notre province.Ce mémoire contient plusieurs observations intéressantes que nous résumons au bénéfice des lecteurs de I’Ordre.Une propagande intensive, souvent trompeuse, dans les divers pays d’Europe S attiré au Canada une population coemo- Dans les pays orthodoxes, non seulement en Yougoslavie mais aussi en Roumanie, ce gâteau bénit est apporté à des dates commémoratives d’une mort à tous 1 Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C’est une boisson de gentleman, à prix populaire, Xr> , (M>) % m VI I - ÉÉ iHH— ¦HMH fcM iiiMÉ af i’Si.¦ llSHïMi m L’ORDRE—Montreal, lundi 12 novembre 1934 •> .de l'Etat des charges en faveur d’une seule classe de citoyens (les agriculteurs), quelle que soit son importance, car les autres groupes économiques pourraient avec le même droit exiger la même faveur.L’industrie pourrait exiger que sa production de charbon lui fût achetée par un monopole ; dé même pour la production du fer.La politique agrarienne nous a conduits à un bou- «Le déserteur » REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE de Claude-Henri Grignon m core renoncé à.faire assumer par les Domi- dé tel premier ministre volontaire, qu il nions une partie du fardèau de la défense s'appelle R.-B.Bennett ou de tout autre impériale.nom ?Il y a eu pendant la session de Voilà un cri d’éveil qui ne manque pas cotte année une discussion très vivo euv d’opportunité.L’actualité fourmille tel- deux sujets qui mettaient en jeu les droits lement de faits capables, chacun, d'acca- (1es Canadiens-Français, la monnaie bi-parer toute l’atontlon, quo le monde est lingue et la réforme des services de tra-en quelque sorte excusable d’oublier plu- ductlon.sieurs questions vitales comme celle-là.Les doux discussions n'ont fait que On se souvient que la question Impé- marquer plus fortement la servilité (déco-rlaliste a fait couler beaucoup d’encre et rée du nom de solidarité ministérielle) de salive, au Canada, depuis le commen- des ministres qui nous représentent.Toute cornent du vingtième siècle.Il ne faudrait ]a presse de la province de Québec a pris pas cesser de réclamer le respect des droits f8it et cause, à très peu d’exceptions près, et privilèges des Dominions par la Métro- contre les thèses du gouvernement.La dé-pole, même après le statut de Westminster, fenee, au Parlement comme dans les Jour-car, fins diplomates, les Anglais Savent naux fidèles malgré tout à l’obédience du retirer d’une main ce qu’ils donnent de parti, a été piètre.La, vérité éclatait.Où l’autre.étalent alors nos ministres ?Aux côtés de r .j M.Bennett, dociles à son mot d’ordre, En passant, voila une vende que ne de- QUan^ l’erreur du premier ministre était vraient pas oublier les apôtres du loyalisme s| évidente qu’il s’est trouvé pour une fois qui considèrent que la Providence nous a quelques députés conservateurs votant accordé un grand bienfait en faisant de contre le gouvernement bien que M Ben-nou, de,, sujet, britannique, de, sujet, de ' """ cet Empire auquel, parait-il, nous devons ces lâchages ne passent pas inaperçus, toutes nos « libertés ».Mais continuons la Les Canadiens-Anglais ne se croient pas citation: obligés de renoncer à des situations avan- tageuses en faveur de compatriotes qui ne semblent pas s’on soucier outre mesure, puisqu'ils ont l'habitude de toujours capituler.M.Sauvé comprendra mieux certaines Infériorités s’il ressuscite quelques scènes, très peu flatteuses pour lui et ses collègues canadlens-français, de la dernière session fédérale.Cela n'est sans doute pas le fait des seuls ministres actuels, mais il est incontestable qu'on n’aura jamais vu de ministres canadiens-français aussi mous, aussi inexistants, aussi chiens - couchant que les trois valets que vous savez.: ¦>- (Du cinquième cahier tic la Relève) ¦ Parler de ce livre n’est pas chose fa-, cile.Impossible de le juger dans son en-lcversement de la production agricole elle- semble : des points de vue trop différents même, aboutissant à un excédent de céréales, le commandent.La plupart même des puis, par une évolution toute naturelle, à contes qui le composent sont hétéroclites.On y trouve des croquis de moeurs, des drames, des prêches pour le retour à la terre avec détails pratiques à l’appui, des peintures d’atmosphères et de caractères, éléments dont on ne peut dire qu'ils soient mariés avec bonheur.Dans un même Les partisans de la dévaluation ne sont | récit on passe de l’un à l'autre, avec un malaise, cherchant malgré tout un lien intime, une continuité ; on est tiraillé désagréablement.— T'es plus jeune, répondit Berna- dette.comédie qui s'ignore) et le pamphlet, ils se sent d’abord mis en tête qu’il y avait des œuvres signées par des Canadiens, qu'il fallait classer ces œuvres on genres, le tout devant nous faire une histoire littéraire qu’on brandirait sur la tête de nos visiteurs les jours de foire où l'on célèbre la « race qui n’a pas voulu mourir », Il nous fallait un poète épique, la critique a choisi Philippe Aubert do Oaspé, qui fut un romancier, il nous fallait un poète lyrique, la critique a choisi Fréchette qui était un orateur ; 11 nous fallait un bon historien, nous l’avons eu, mais justement Il s’est trouvé que la critique no voulait pas de Carneau ; 11 nous fallait un tragique, nous l’avons remplacé par un grand nombre d’impresarlos ; 11 nous aurait fallu un comique, la critique a préféré Ignorer nos vrais comiques, le juge Routhier par exemple.En fait, nous n’avons eu que des critiques comme l’a bien dit Nadeau, et Ils ont eu d'autant plus do génie qu'il n’y avait pas d'œuvres à critiquer.La raison de tout cela quelqu’un l'a trouvée.Après avoir écrit leur premier livre nos écrivains de talent se perdent, parait-il, dans les gouffres du journalisme, car, Il est bien entendu qu'un journaliste est forcément un Imbécile qui, s'il a quelque culture, s'empresse de l’oublier, et que c'est dans le monde, autour des tasses de thé, que se conçoivent les idées profondes et que s’écrit la mâle prose des héros de l’esprit.R.G.a oublié un genre littéraire dans lequel nous excellons et sommes même en train de passer maîtres.On nous doit en effet déjà pas mal de créations dans la littérature radiophonique.Joachim ne goûta pas cette parole qui révélait un esprit léger.tl l’exigence que l’Etat devienne l’organisateur exclusif de la vente des produits agricoles, dans le cadre de prix fixés par le gouvernement, soit donc par la résultante des forces — Un homme qui tremble, conclut-il avec désespoir, c'est un homme fini.Et la petite vieille.« Sa femme, Bernadette, qui tremblait depuis l’âge de quarante-cinq ans et qui en portait allègrement soixante sur ses petites épaules en pignon, continua à vaquer aux soins du ménage.» Dursol.découvrant ainsi tout à coup qu’il est devenu vieux, a le dégoût de tout ce qui fut sa vie jusque là.Il décide de partir.Sous sa dictée, Bernadette écrit une lettre à leur fils.« Mon cher Sévère.Mais regardant sa femme, qui tremblait beaucoup en écrivant, il s’exclama : — Mardi maigre 1 Tu trembles ben.— C’est pas d’aujourd'hui.Ça fait quinze ans que je tremble.M i politiques.» m naturellement pas de l’avis de M.Preiss ; mais les journaux les plus sérieux sont obligés de reconnaître que malgré la dévaluation la reprise du commerce extérieur est assez lente.Pourtant, il faut considérer que ce n’est pas sur le plan de l'art que l'auteur a envisagé les choses : son but était de prêcher une thèse.Que le moyen soit effi- sfl Cette expérience tchécoslovaque peut servir d’exemple avec la plus grande pru- ! cacc> nous fn d°ut?nS’ D’abord parce que ccs contes sont dictes par un parti pris trop évident.Je n’entends pas «parti pris » dans un sens péjoratif : je suis certain qu’il recouvre ici une conviction.Mais le malheur de ce genre est que la conviction ne s’y manifeste guère que sous la forme de parti pris.D'un autre côté, la vie y est rendue d’une façon trop artificielle et arbitraire pour qu’en jaillisse une véritable leçon capable d’ébranler une volonté.II y a un troisième point de vue.Ce livre pourra désigner à l’attention des hommes de bonne volonté et rendre plus sensibles sous cette forme du conte, certains détails d’ordre pratique concernant l'aide des gouvernements aux colons, les facilités de dence, elle offre pourtant des dangers sérieux.Si elle avait été exclusivement lè fait de manœuvres politiques elle aurait probablement etc désastreuse.4 La dévaluation américaine, elle non , plus, n’a pas donne tout ce que l’on en at- i tendait.L’expérience, répétée dans un autre ¦ pays, donnerait peut-être des résultats encore plus médiocres.nnélf r i:™" En matière de tarit, de finance et de que ça.» défense militaire, le Canada doit toujours Quoi de plus vrai, de plus significatif ?rechercher son propre intérêt d’abord, , L,a ;c.ttre "°":, révèI' incidemment, et 1st "b on do ne pas Vou- c est habile, que Severe Dursol termine en blier, en ce moment où, malgré la mesure dans la qü il.a fait, lui, ministre, pour remédier à .Je vous prie d’accepter mes remet- ]ine_ cacharit le paysage rongé par le nord.Peinture du décor; tous ces éléments cet état de éhoses.dements anticipés et l'expression renouve- (Oublions le « rongé par le nord » qui n’a fondus dans un ensemble dune vente léc de la satisfaction que m’apporte chaque ; pas sa plaCé.) pleine et vivante.jour votre intéressant et vigoureux journal.Rimouski, septembre 1934.8 LAVAL Monsieur l’administrateur, Je vous transmets ci-joint un mandat-poste au montant de $3.25 en paiement du renouvellement pour six mois, à compter du 10 du mois courant, dc mon abonnement à I’Ordre.m MAISONNEUVE avenue i Force nous est aussi de constater que ces doléances du ministre des Postes au-Cc livre contient de belles promesses, i raiènt beaucoup plus de poids si les quel- I ques ministres qui représentent les Canadiens-Français dans le cabinet fédéral I ¦ — Vieille, vieilli ! s’écria l'homme, ne v la-t-y pas que je tremblé à c’t heure.§85 de 5t-Deay« CARNEAU Charles A.Covillz.ro i -:s ILi i.I ( V BBBBHHHliniHHfiBnHHHHnHBKH WmMmsttMêÊM * • ’ ¦ - -L’ORDRE — Montreal, lundi 12 novembre 1931 3 1 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » * Terre d’espérance et de fidélité Que se passe-t-il, au juste, en Autriche ?Le catholicisme et le « christianisme positif» .Canada français 1934 ! ; (De Pourquoi pas ?) ! Au fond, ce qui se pas it en Autriche est fort peu clair, quoi qu'on en puisse croire a priori.C'est qu’il est assez difficile de démêler ce que pensent les premiers intéressés, c'est-à-dire les Autrichiens eux-mêmes, dont nous avons trop tendance à juger l’opinion à travers nos propres sentiments.Certes, la presse de là-bas est unanimement gouvernementale, mais pour la raison bien simple que toute autre presse est interdite.femme — comme nous l’avons vu faire dans une rue de Salzbourg — lorsqu’ils passent en trombe dans une auto-mitrailleuse ou lorsqu’ils abattent un paysan assoupi sur sa charrette, qui n’a pas immédiatement obtempéré à l’ordre de faire halte, les gens serrent les poings et mâchonnent des malédictions.Mais, privés d’armes, d’ailleurs, et non organisés, ils n’osent et ne savent réagir.Ah! si seulement la légion pouvait intervenir! mouvement sont les milieux vieux-catho liques, qui veulent délivrer le catholicisme allemand de toute influence romaine et qui, pour donner plus de poids à leur action, cherchent un contact étroit avec certains milieux protestants.Dans un sermon prononcé récemment devant de nombreux pèlerins de son diocèse, Mgr Maximilian Kallcr, évêque catholique d’Ermeland ( Prusse-Orientale), a condamné vigoureusement les atteintes portées par le national-socialisme à la doctrine catholique.S’appuyant sur la parole de saint Paul : « Prêche la parole de Dieu, qu’elle plaise ou qu’elle ne plaise pas », l’évêque a déclaré : VII Chante, rossignol, chante.« » r f Dk Journal de Rouen du 6 octobre ! C’est à Trois-Rivières que nous séjournâmes le moins longtemps et Trois-Rivières, pourtant, reste, avec Gaspé, l’étape la plus merveilleuse de notre magnifique randonnée canadienne.Nous y arrivâmes le jeudi 30 août comme l’après-midi allait finir.Partis de Québec après le déjeuner nous venions de suivre, par la route, les rives du Saint-Laurent et nous avions les yeux tout remplis des horizons lointains de ce fleuve admirable.Un pont métallique de deux kilomètres, sur lequel passent deux voies ferrées, un chemin pour les voitures, deux allées pour les piétons, l’enjambe en amont de la ville, à 150 pieds de hauteur.Par deux fois, quand on le construisait, en 1907 et en 1916, il s’effondra.Sa travée centrale — un jet de 5,5 10 tonnes de fer long de 640 pieds au-dessus du fleuve qu’on n'aperçoit pas tout en bas sans vertige — put être posée en septembre 1917.On vient visiter aujourd'hui « le pont de Québec » comme l’une des plus étonnantes réalisations du monde, plus étonnante que les pyramides d’Egypte et les jardins suspendus-de Sémiramis.méchantes langues nous l'avaient laissé croire.Les gracieuses petites bourgeoises de Trojp-Rivières nous auraient fait reprendre en choeur, si elles avaient voulu — mais elles ont de la discrétion et de la pudeur — le refrain de la ronde populaire: Faisons bonne chère! i : Tout est tranquille en Autriche, répètent les journaux avec ensemble.Effectivement, il n'y a pas de désordres vraiment graves dans les grandes villes.Seulement, celles-ci sont véritablement en état de siège.Quant à la campagne, il ne se passe pas de nuit sans qu’on s’entretue dans un ou l’autre village.Le nombre des hérésies s’accroît de nos U ¦k ?jours.C’est avec douleur que nous constatons que dans notre patrie, au cours des dernières années, des tendances et des mouvements sont nés et se sont fortifiés qui attaquent les vérités fondamentales de l'Eglise catholique et veulent établir une nouvelle religion, une Eglise nationale al-Que ne la laisse-t-on agir, disent beau- lemande qui voudrait se fonder sur le coup d'Autrichiens — qui ne souhaitent mythe du sang et de la race.On veut sup-cependant pas le rattachement à l’Aile- primer le pechc.C est l homme, dit-on, qui magne, — que n’agit-elle spontanément, si doit se racheter lui-meme.Les commandc-Hitler hésite devant ses responsabilités?j ments ne seraient que l expression de la Eh 1 c’est que, à juste titre, cela serait : "'oralité du peuple juif et n auraient au-1 considéré à l’étranger comme un « putsch » cune valeur pour les peuples d une autre en vue de l’Anschluss et que l'Italie, qui a 1 race ct ^ un autre sang.On dit : fes\ déjà massé des troupes à la frontière, in- ! dogmes sont une oeuvre humaine.On dit ; terviendrait aussitôt.On voit d’ici où cela quand on endosse l uniforme, on cesse j d'être catholique ou protestant.Mais nous,] prêtres et évêques, nous disons : les con-1 vidions religieuses ne se dépouillent pas ! comme un vêtement qu'on accroche au portemanteau pendant les heures de service.On parle beaucoup de christianisme positif.Le christianisme positif n’existe que \ là où on reconnaît le Christ, où on croit j à son évangile et où on laisse en vigueur \ commandements.On dit : est \ La légion 1 Espoir suprême et suprême pensée ! Aux environs de Munich, dans de vastes camps, dressée à l’allemande, bien exercée et admirablement disciplinée, la légion autrichienne constitue une force de premier ordre.Vive la Canadienne El ses jolis yeux doux Elles ont tout chanté, sauf cela.Elles aussi, pour nous entourer, pour nous servir à table, pour nous fêter, avaient revêtu d anciennes coiffures et d'anciens atours venus de France, de Bretagne et du Poitou.Elles allaient et venaient, empressées, souriantes, un peu rouges, plus attentives à recueillir les autographes et à ne pas perdre un compliment, qu’à précipiter la salade du « poulet de la Mauricie » après le « saumon de la Matapé-dia ».Et personne d’entre nous, je crois, ne s’est aperçu que nous avions assez mal dîné ce soir-là; personne en tout cas ne s’en est plaint.Par surcroît, tout le temps que cet essaim, audacieux et timide, voletait parmi les tables, sous-Un toit de sapins où brillait une fausse lune, il y eut des chansons.Une magnifique chorale de 700 voix, masculines et féminines, nous inonda de musique.Une musique qui, elle aussi, sè souvenait, celle des aïeules et des grandes-aïeules autour des tables, de là huche et du rouet, celle qui était venue de France jadis et qu’on n’avait pas désapprise et qu'on n’avait pas remplacée et qu’on savait et qü’on chantait toujours: Dans les prisons de Nantes, Endormez ma petite enfant, Mariann s’en üa-l-au Moulin, et La claire fontaine, que vous connaissez tous: Sur la plus haute branche Le rossignol chantait Chante, rossignol, chante, Toi qui as le coeur gai.Lui y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t’oublierai.! ik§§ M ||| il fi ï
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