La renaissance, 22 juin 1935, samedi 22 juin 1935
Première année — TVo / 10 sous /fi 5' Montréal, samedi 22 juin t().If! Rf XrlIffrlXl F HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIVAR ASSELIN IJOJN PRONOSTIC Pour faire réfléchir Lu politique A l'heure actuelle, ill «’ret pas V sûr que 1a Société des Nations .•assisse à régler le différend i Le goût du scandale Il révèle par ses éruptions les morbidités de la conscience.Les illettrés en souffrent rarement; de même les gens de saine culture.; Mais avec un enseignement qui laisse les facultés incultes et qui vernit la conscience et l'esprit de dehors brillantes, le goût morbide du scandale prend dans toutes les classes de la société les caractères de l’épidémie.Et.comme il convient toujours au Canada, c'est notre prétendue élite qui en est le plus profondément affectée.D'ailleurs, la genèse de cette maladie morale nous apprend que c’est un produit de serre-chaude.11 semble que pendant des siècles les seuls faux dévots et dévotes en furent atteints, puis les marchands d'orviétan qui, par l'étude en cabinet de leur infecte psychologie d’arrivistes, devinrent des maîtres en mensonges de charla- J tans.De même, chez nous, la soif ' du scandale résulte-t-elle d'abord du renfermé des pensionnats et de la sécheresse des manuels.Plus le microbe est longtemps incubé dans l'ombre, plus l'infection devient purulente.Bien entendu, les électuaires violents de la civilisa- : tion américaine, qui pénètrent tous les pores de notre vie sociale, enveniment nos bobos avec d'au- i tant plus d impétuosité que nous ! off rons des organismes affaiblis | et sans résistance.Et le mal se propage, se développe, éclate partout à la fois ; Soyons Conséquents.Les Campagnes d’« Achat chez nous » se multiplient devant l’angoissant problème posé par la décroissance de nos forces économiques.Acheter chez nous ne doit pas se limiter aux seules choses indispensables à notre vie matérielle, mais bien s’étendre à toutes les sphères où nous exerçons notre activité.• Dans le domaine de Fasse-rance-vie, notre Compagnie vous offre des contrats attrayants, garantis par de solides réserves et par nos trente ans de service au public canadien-f rançais.Réserves Versé aux assurés $4,000,000 $8,000,000 (Compagnie d'assurance sur la vie #£uuîr0arîU' Siège social : Montréal'.I.a ,v e il l e coinpagnie canadienne - française d'assurance sur la rie.HRfXIHfIXlt hr lui0111:1 i ., i, ., ., .i.r , • , i l i i «site dans tes granits laboratoires de 1 atmosphere est d une pureté et dune abstenir et rechercher davantage es .i „ i, ., , e n 1 „ i | ., recherches d outre-frontiere, ou ils limpidité sans pareilles ; d autre part.Distractions, car le calme trop absolu ^ , .e r r , ¦ , j.i.- , : • i ' * , .peuvent s adonner a des travaux nn- I eiret viviliant du a 1 ozone naissant joint a une existence monotone ne • _ ,• ., ., .des forêts de pins s’a|>parente assez Peut c|U aggraver leur état.Les conva- l!" RUX tr .ien sptua ists.• bien à celui des effluves salins de la i lescents de longues maladies se réta- autu> 1,0mipoitons i es ter mi ! mer.Mais la comparaison s’arrête ici, bliront beaucoup plus rapidement à la ut.ll!' 1 lxPt,ie,Kt Poul mettre en car la vie est plus intense au bord de montagne, et tout spécialement les 'a u" nos ressouices naturel e».la mer, l’affluence plus considérable, anémiques et les chlorotiques; l’air 1 011 rrons-noiis un jour renverser la et la participation aux sports et aux v*f et pur activera les échanges nutri- P*°P°sitmn .11 faudrait pour cela plaisirs mondains un souci de tous les ‘ifs, aiguisera leur appétit, et les fera tpie chacune de nos universités abor- instants ; à la montagne il en est tout engraisser d’autant plus sûrement ‘hP carrément le problème et s abou- autrement, et, si nous ne craignions qu ils ne se livreront qu’à un minimum L'hât avec 1 industrie pour savoir quels d’user d’une antithèse par trop forte, d exercices musculaires.Bon air, diète - ses besoins et comment y suh- nous dirions que plus on s'élève en généreuse, repos complet enfin, voilà I v'ejiir.Les écoles françaises de chimie hauteur plus le calme est plat.La les trois conditions essentielles, fonda- appliquée exigent que leurs élèves, recherche de l’altitude, en effet, im- mentales du traitement de la tubercu- ; avant d’etre diplômés, s’engagent plique presque nécessairement un goût lose pulmonaire, à quelque période comme stagiaires dans une usine où ou un besoin de solitude et de repos, qu elle soit rendue, et c’est la cure ils passent un certain temps.La Les hauteurs ne favorisent guère la d altitude qui les réalise de la façon j même chose peut fort bien se faire pratique des sports courants autres la plus parfaite.Le séjour à la mon- ici.Souhaitons que le marasme actuel que la chasse et la pêche, et encore tagne est donc à recommander non ne retarde pas trop l’établissement cette dernière récfuit-elle l’effort mus- seulement aux poitrinaires confirmés I d’un tcd système.culaire à sa plus simple expression ; mais aussi et peut-être davantage à J)e toute façon, retenons pour I alpinisme, le plus fatiguant de tous j tous ceux la que nous appellerons des notre gouverne la nécessité qui nous | les sports, est presque inconnu | pré tuberculeux, c’estaà-dire ces sujets est ja;te t^e pOSSéder une culture chez nous, et il n'y a pas lieu de qui, sans être atteints du mal, n’en scientifique solide si nous voulons craindre que l’ascension de nos som- présentent pas moins une fragilité ,„n nPn H’influpncp sur notre ! mets les plus élevés ne soit pour nous particulière de l’appareil resp.ratoire.,1 avenir ^onondque l’occasion d’une dilatation aiguë du Docteur G.-A.SEGUIN 1 Léon LORTIE cœur — croyez-en 1 experience d un j ancien Québécois La cure d’altitude, de repos et de i silence conviendra surtout aux ner- ' veux, aux agités, chez lesquels les exigences de la vie sociale et le souci constant des affaires ont produit une | irritation et une usure nerveuse pro j fonde ; les neurasthéniques et les mé- I Un fjeuü endroit pour acheter vos cadeaux AU PETIT VERSAILLES I.IMITE® J.a maison du cadeau MONTREAL QUEBEC SHERBROOKE .7 niHii/ifntf 22 juin / 9.7.1 LE SPORT L’éducation physique méconnue « La troisième République » y a quelques mois, à Radio-jlbedon Etat, avait lieu un débat entre étudiants des universités Laval et île .Montréal.On argumenta sur le sujet suivant : L'education militaire protubérant, niveau supérieur à indépendantes.n est celle guère »! un ill's Clardes notre mi-une gros- qne l’af- fnrme-t-clle mieux la jeunesse l’éducation sportive ?Soutenant lirmative, les deux Montréalais remportaient la palme beaucoup plus pour la forme que pour le tonds de leurs discours.Or nous étonnerons fort nos jeunes orateurs, comme ces messieurs du jury du reste, en affirmant net et sans ambages qu’on a parlé simplement à côté de la question.Nous soupçonnons celui ou ceux qui voient à l’élaboration de ces joutes oratoires d'avoir eu 1 education physique en vue, mais »le s’etre mépris profondément sur la sigm-heation exacte des termes : éducation physique, culture physique, sport.L’armée et le sport n’ont rien à voir en éducation.C’est certianement la formation et non Y éducation militaire qu’on a voulu dresser ici dans ce parallèle contre la formation ou Y initiation sportive.Dans la chaleur de la discussion, outre une poignée de vérités, on a lancé un nombre formidable de sophismes et d’avancés erronés.Les Québécois auraient eu la partie belle s’ils avaient serré le problème de plus près.Leur méconnaissance de la question les a desservis.Nous avons noté grosso modo les arguments des deux parties et les donnons ci-après avec commentaire.Pour la clarté de l’exposé, nous groupons le tout en deux classes : Affirmative.— Université de Montréal: MM.Raymond Eudes et Jacques Vadeboncoeur.— Le premier débute en affirmant « qu’il est faux de dire que l’éducation sportive développe l'individu ».Parfait, Pas plus du reste que l’éducation militaire.La culture physique n'a pas de succédané.« Le sport est en soi un amusement.» Rien de plus vrai.Son rôle essentiel n'est-il pas de récréer sainement tout en offrant un délassement musculaire ?« L’éducation militaire est fondée sur 1 autorité et synonyme île patriotisme.» Le patriotisme n'est pas un fief, que nous sachions, et le sport n’a rien à voir là-dedans.Car, alors, l’uniforme serait une preuve d’orthodoxie nationale.« Tous les moyens sont bons pour gagner dans les sports.» Erreur profonde, cher confrère, que de confondre le sport spectaculaire et monnayé avec l’autre, le vrai, celui auquel on s'adonne uniquement par plaisir.L’esprit sportif est précisément cette disposition qui porte l'individu à accepter sans broncher la victoire ou la défaite.Tout vrai sportif aspire à vaincre, certes, mais honnêtement.C’est le seul pain qu’il mange.Qu’il se serve de la ruse a l’occasion, rien à redire.Cela dénote au contraire de l’intelligence.Et, n’en déplaise à certains cérébraux homosexualisés, l'athlète dépourvu d’intelligence et de culture est sûr de mordre la poussière.M.Eudes termine sa diatribe décousue contre les sports par un éloge dithyrambique sur « la tenue superbe de nos militaires».Rions vite avant de pleurer.Cette superbe tenue de nos militaires, où la ceinture permet le plus souvent le refoulement d’un Assimiler lice à l'armée régulière est sière plaisanterie.Le deuxième orateur, M.Vade-boncœur, ajoute que l'éducation sportive ne bénéficie qu’aux as des clubs, hs masses n’en profitant aucunement.Nous faisons nôtre cette opinion.Mais, croit-on vraiment suppléer à la carence physique »le nos jeunes par des défilés de ca»le"i avec tout le tralala îles tambours et clairons ?Suit la ritournelle obligée sur l’abus du sport, réel aux Etats-Unis où son importance est exagérée, mais purement imaginaire dans le Québec.Enfin, il insiste en terminant sur la « nécessité d’une force année pour maintenir en échec les éléments de désordre ».Cet argument irréfutable est un hors d’œuvre parfaitement inutile.Tant qu’on se contentera d’aller s’égosiller au lieu de faire du sport tout simplement, certains pontifes douteront de son utilité.Deux façons de pratiquer les sports : activement ou passivement.Pour un individu qui s’y adonne, des milliers se contentent d’user leur fond de pantalon à toutes les joutes de hockey, de baseball, de lutte, etc.Faut-il s’étonner si la mystique sportive est hermétique et compte peu de disciples éclairés, convaincus et surtout désintéressés ?Pour tonifier un individu ou un peuple, rien ne vaut le sport bien dirigé.Truisme, certes, que tout cela, qui prend cependant un temps infini à s’imposer.La croûte des préjugés et des préventions semble, là.plus épaisse qu’ail-leurs.Négative.— Université Lai'al : MM.Jean-Charles Bareyrc et Rosario Bélisle.— M.Bareyre trace un beau parallèle entre les disciplines sportive et militaire.Celle-ci « fait des automates et tue l’initiative individuelle ainsi que la personnalité ».Nous ne partageons pas entièrement cette opinion et, malgré nous, reportons notre pensée vers ces grands bâtisseurs de l’Empire colonial français, à la fois guerriers et proconsuls : Galliéni, Marchand et surtout Lyautey.Notre jeune ami s’est sans aucun doute inspiré sur place.De là, son scepticisme justifié.« Rien de libre chez le militaire.Le courage est le plus souvent commandé et en fonction de l’alcool ingurgité.Pour acquérir le succès, faites du sport, beaucoup de sport.» Il y a là du vrai et du faux.Nous sommes heureux de signaler, après lui et comme modèle de sport passif, ce que le maréchal Pétain dit du spectacle familier d’un match de balle ronde au stade Pershing, à Paris, où trente joueurs font du sport activement pour cinquante mille spectateurs.La charge contre les militaires, à laquelle M.Bareyre s’est consacré, est trop poussée, mais elle recèle une bonne part de vérité.Qu’on supprime par exemple les attraits du mess (cercle) des officiers, et nous mettrions notre tête sur le billot que la défense nationale perdrait les neuf-dixièmes de ses stratèges et de ses tacticiens.Outre la manœuvre hebdomadaire très bénigne, ces messieurs ventripotents se contentent trop pour Le dernier ouvrage de M.Jacques Bainville.La troisième République, possède toutes les qualités susceptibles de séduire l’esprit du Français moderne, qui, malgré les crises du romantisme et du premier symbolisme, est resté profondément attaché aux traditions de clarté et d’ordre qui sont l’apanage du classicisme.Bainville possède cet esprit, dont Pascal, Descartes et plus près de nous Fustel de Coulange, sont les prototypes.Chez lui prédomine le sens critique, le goût de diviser pour mieux comprendre et, au besoin, de donner à l’histoire la forme d’une thèse.Le travail de laboratoire, d’incorporation et d’abstraction, prime chez les écrivains de cette sorte.Us ne nous livrent leur travail que lorsqu’ils ne font plus qu’un avec lui, de telle sorte qu’ils donnent parfois une certaine impression de partialité.La méthode de M.Bainville, diamétralement opposée à celle d’un Renan ou d’un laine, expose l’histoire par larges synthèses.Le vaste appareil scientifique, citations, bibliographie, qui constituait jadis l’élément d’autorité des ouvrages historiques, est absent de La troisième République.Il faudrait être bien naïf pour croire que le fait qu’un auteur publie ses sources de documentation relative à une époque ajoute quelque chose à la crédibilité de son oeuvre.La confiance que nous accordons à un auteur est moins motivée par l’exposé de sa documentation que par la valeur de son jugement.Ceci est d’autant plus vrai dans le cas de M.Bainville que ses principaux livres traitent d’événements contemporains et que tous les documents, entre autres les comptes rendus des convents maçonniques, qui pourront éclairer notre connaissance, n’ont pas encore été publiés.Les querelles historiques sur des points secondaires resteront toujours étrangères au lecteur moyen.Pour l’historien, il importe moins, par exemple, de découvrir si Dreyfus avait réellement trahi, ce qui est une affaire de morale, que de déterminer le sens psychologique de cette crise du dreyfusisme qui, dépassant les individus, souleva une moitié de la France contre l’autre.Faisant de l’histoire moderne, l’auteur de La troisième République s’est placé au-dessus de la mêlée.Il a évité de prendre parti dans les controverses comme celles qui furent occasionnées par l’affaire Dreyfus, le boulangisme ou l’affaire Caillaux, se bornant à la mise en lumière des faits dont il étudie les répercussions.L’histoire est ainsi transposeé sur un plan plus intellectuel.La perspective s’étend.L’historien dement un philosophe, moins préoccupé de dramatiser les événements que de découvrir pourquoi et comment ceci est arrivé plutôt que cela.L’histoire se sépare de l’érudition.Le travail de documentation est aujourd’hui confié à des secrétaires.L’ensemble de l’œuvre se dégage plus sa Plie vous Plaira Certainement Commandez tout simplement une douzaine de FRONTENAC WHITE CAP et vous recevrez la plus moël-Ieuse, la plus savoureuse des bières.ILR Frontac ô«*z»vBRit3 rs t-parques dans une grande institution de crédit, «pii prête une large part «le st\s ressources à l’agriculture, au eonuueri'e et à Piiulustrie.Ainsi, nous ferons d’une pierre «leux coups: notre capital d'épargne sera en sûreté «vt nous rapportera «les inU-rêts, et il alimentera l’activité écon«>mi U«-tt«“ section du nouvel hebdomadaire la Kknaissanck devant être consacrée aux «|iiestioiis economique:- et c!ia«|iie semaine apporter à >es lecteurs, sous des noms differents, «les éclaireissenuMits sur les grandes questions (pii passionnent riuuuanité en ce moment, il peut être opportun, eu cet article liminaire, de se demander ce que c’est qu'lui économiste et d’apporter ainsi quelques précisions sur la place (pie de tels cires occupent dans l'eelielle sociale et ce que vaut leur science.l’eu d’hommes ont été plus vilipendés (pie les économistes, depuis ll)2‘).A \rni dire, ce n’est (pie depuis la (Pierre qu’on s’est occupe d’eux et la plupart du temps pour ridiculiser leurs prévisions prétendues inexactes.Jusque là, la niasse des gens les ignorait totalement.Seuls les initiés recouraient à leurs lumières et croyaient en la vérité et la solidité de leur science.Connue le malade qui ne consulte le médecin que lorsqu'il est trop tard, l'humanité, en présence du (limiter de ruine et prête à choir dans l'abîme qu'elle s’est creusé, se porte vers les économistes.Elle réclame d'eux le j saint, après avoir méprisé et i(tnoré tous leurs avis.N’est-ee pas pour le moins illogique ?Certaines personnes d'ailleurs ne vont-elles pas beaucoup plus loin encore en proclamant (pie l’économie politique a failli, qu'elle n'est pas une science, (pie toutes ses lois sont cou-trouvées et que les événements se eliarjtent constamment de faire éclater au (traml jour la fausseté des doctrines économiques.Simple manque de jugement ou mauvaise interprétation de ees lois.Jusqu'à présent, je ne sache pas qu'une seule loi économique ait été mise eu défaut.] depuis la grande et inéluctable loi de \ l’offre et de la demande, jusqu'aux lois plus compliquées qui règlent l'usage «le la monnaie, du crédit, etc.Toutes restent vraies, même si aujourd'hui, à cause des errements des hommes, les événements paraissent leur donner tort.La raison de cette anomalie, il faut la trouver dans le fait que, pour se tirer du pétrin, les hommes, dans tous les pays, ont voulu les ignorer.Ils ont pris des me- j sures qu'ils croyaient d'ordre publie, ' sans apercevoir les graves conséquences ; (pii pouvaient en résulter dans d'autres j domaines.Et puis enfin, comme Boileau qui appelait « un chat un chat et Knllin un fripon », disons aussi «pie tous ceux qui se sont deptiis quelques années mêlés de régler d'importantes questions économiques sont souvent fort loin de posséder les romuiissanees requises à relie fin.Comme les stratèges en chambre du temps de guerre, les économistes amateurs foisonnent à l’rnvi.partout dans b- inonde.Un écrivain belge l parlant récemment de celte même question classait les économistes en trois catégories : 1 ) les économistes île In chaire c'est-à-dire ceux (pii enseignent l'économie politique : 2 ) les économistes en chninbre catégorie siniM'iit non moins académique que la précédente, bien que renseignement ne lui incombe pus ; 31 les économistes d'estaminet catégorie comprenant tout le restant de la confrérie.Ce sont ceux qui disent : « Si ou nous laissait faire, les choses ne tourneraient pas si mal aujourd'hui ».Evidemment, eu ce domaine spécial, c'est l'amateur (pii triomphe du professionnel.Et e’est précisément cet excès d'amateurisme qui a fini par jeter le discrédit sur toute la corporation des économistes.En certains pays, notamment sur ce continent, un trop grand iinnihre d'économistes amateurs, ou simplement opportunistes, ont voulu com-inereialiser leurs eouiiaissanees, souvent trop rudimentaires.Ils se sont mis à prodiguer conseils et opinions, iiceumu-lanl pronostic sur pronostic.Ne pouvant diriger les événements ni régler le rvtlunc catastrophique des déconfitures qui ont suivi le dégonflement de 1929.leurs prévisions se sont si souvent trouvées fausses, que le publie leur u retiré sa confiance.11 englobe malheureusement dans la même réprobation les économistes sérieux qui se sont cunlcn-tés d’interpréter les faits économiques et d'en dégager des solutions possibles aux graves problèmes qui préoccupent le monde.Je souhaite que cette rubrique permette à nos économiste, canadiens — les vrais, pas les amateurs — d’exprimer avec sincérité et impartialité les idées que peuvent leur suggérer les divers aspects du désordre économique actuel et d’en indiquer les remèdes qu'ils croient les meilleurs.Ce sera pour eux un excellent moyen de servir à la fois la science économique et leur patrie.Ils contribueront de plus à réhabiliter, aux yeux de tous, l’économie politique elle-même, au nom de laquelle, depuis quelques années, se sont colportées et même imprimées tant de sottises : Henry LAUREYS Directeur de l’Ecole îles limites Etudes Commerciales de Montréal.1 M.Moisscer : Discours aux économistes.CHRONIQUE FINANCIÈRE par AUGUR Les titres de premier ordre Le mouvement d’achat ourquoi Le mois de juin a été caractérisé par une reprise sensible d’un groupe de valeurs de bon rapport.dans les industries dont les i recettes sont toujours satisfai-j santés.Le marché dispose de capitaux très considérables qui cherchent à se placer dans des titres offrant le maximum de garantie mais qui négligent visiblement les titres spéculatifs.Il n’est question actuellement que de se procurer des revenus raisonnables sous forme de dividendes tout en protégeant ces capitaux par une sélection intelligente des titres à acheter.C’est ainsi que les achats portent surtout sur des 1 valeurs comme Montreal Brewe-! ries, Steel of Canada, Imperial Oil, International Nickel et Building Products A.Toutes ces actions sont cotées actuellement aux environs des maxima atteints depuis 1930.On ne peut voir là aucune manœuvre spéculative.A l’heure actuelle ces titres font office de valeurs de tout repos.On ne peut expliquer leur hausse remarquable que par les dividendes qu’ils distribuent.A l’heure actuelle, il est en effet extrêmement difficile de trouver des obligations de tout j repos qui donnent encore du 4%.| Quant aux dépôts de banque, | c’est à peine si l’on peut en sortir ; du 2%.Il en résulte un mouvement d’achat d’actions ordinaires où il est encore possible d’obtenir des rendements de 4 et 5% et même, dans certains cas, de 6%.Dans les environs de 36, National Breweries donne un dividende de 4M % et ta situation financière de la compagnie est excellente.Ses recettes sont restées stables en dépit de la crise générale.Cette année les résultats financiers sont même supérieurs à ceux de l’exercice précédent.Le dividende de $1.60 a été couvert chaque année et en 1934 la compagnie disposait de $1.95 par action.Tout ceci pour expliquer la situation, sinon pour recommander ce titre.Il est extrêmement rare qu’une valeur monopolise longtemps l’attention du marché.L’avance enregistrée sur les actions mentionnées plus haut permet de se rendre compte que d’autres valeurs négligées sont actuellement à des niveaux intéressants.Les gens qui cherchent surtout la sécurité ne peuvent eux-mêmes se payer le luxe d’acheter à des prix trop élevés.Ils cherchent automatiquement des valeurs qui combinent à la fois des dividendes raisonnables et des possibiltés d’avenir.On voit, par exemple, Montreal Power qui, à 29.donne un peu plus de 5%.Il y a évidemment des raisons pour lesquelles le titre n’a pas suivi la hausse à laquelle on aurait pu s’attendre.La situation politique influe considérablement sur tout le groupe des titres de services publics.Il est possible et même probable que les recettes de 1935 ne dépasseront pas celles de $1.78 de 1934.La production de gaz et d’électricité est même un peu inférieure à celle de l’année précédente.Cependant certains indices font croire que l’on assistera sous peu à une légère reprise.En deux mots, on peut espérer une augmentation des recettes de Montreal Power au cours des mois qui vont suivre.Les actions ordinaires de cette compagnie présentent des possibilités d’amélioration.Le point de vue spéculatif Les spéculateurs ne sont certes pas favorisés par la situation actuelle du marché.Pourtant, les mouvements qui se dessinent sur la place de New-York font espérer que la Bourse de Montréal participera elle aussi de ce mouvement de reprise spéculative sur les valeurs.Il ne faut pourtant pas s'attendre à un boom, étant donné l’incertitude politique qui règne actuellement au Canada.D autre part, l’évolution américaine permet de croire que l’orientation des affaires est plutôt di- rigée vers lorthodoxie financière, maintenant que les expériences quasi socialistes sont définitivement condamnées par le jugement de la Cour Suprême des Etats-Unis.Les affaires Lentement mais sûrement les affaires reprennent au Canada.C'est surtout dans le domaine de l’exportation qu’il faut s’attendre à une amélioration encore plus marquée.Mais celle-ci a peu de chance d’être immédiate.Le marché de New-York Wall Street améliore chaque jour sa position.Si le mouvement n'est pas encore à son maximum il est cependant suffisamment marqué pour permettre de déduire qu'il existe une quantité considérable de capitaux disponibles.Au cours des dix derniers jours tous les groupes inscrits à New-York ont atteints, d’après l’index Dow-Jones, de nouveaux hauts depuis mars.La position technique du marché est également satisfaisante puisque les achats ont surtout lieu au comptant.• La conclusion qui s'impose est que le marché est à la veille d’une reprise intéressante, mais qu’il est absolument indispensable de sélectionner plus que jamais la composition de son portefeuille.Nous nous ferons un plaisir d'ouvrir une rubrique de questions et de réponses aux lecteurs qui s'intéresseraient au marché.Nous ne nous occuperons que des valeurs cotées sur les Bourses principales et nous répondrons à toute lettre signée et portant l’adresse de notre correspondant.AUGUR L’évolution des Dominions Deux points importants «lu statut politique des Dominions britanniques viennent «l’être précisés par les récentes décisions «le deux corps publies d’Angleterre.La première de ees décisions, rendue par la Commission conjointe «le la Chambre des lords et de la Chambre «les députés, délimite la juridiction du Parlement britannique ailvcnant le cas où une province voudrait se séparer «lu Dominion dont elle fait partie.Or cette décision affirme que la juridiction du Parlement britannique en cette matière est nulle et que la question «loit être réglée par le Dominion seul.Le jugement «le la Commission avait été rendu à propos de la menace de sécession proférée par l’Australie occidentale, mais il vaut pour tous les Dominions.La seconde «lécision est un arrêt de la Chambre judiciaire du Conseil privé portant sur le droit qu’ont les citoyens «les Dominions d’en appeler à cette même Chambre.Or cette décision maintient la validité des lois
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