Le Courrier de St-Hyacinthe, 29 juillet 1916, samedi 29 juillet 1916
[" ABONNEMENT: Canada al Etits-Untat $1.00 par an.Union postait: $1.50 La numéro: 2 août NOS INSTITUTIONS - NOTRE LANGUE NOS LOIS ANNONCES:\t) Patltaa Annoneaa: 25a pour une Insertion.1c insertion aubséquenta.1 Prix c.^laux pour eon»| trata à long ter ma.LETTRE DES BERMUDES A mes amis de Sl-Ilyncinthe, 20 juillet 1910.» J ni été quelque peu surpris île trouver dans Le Courrier quelques extraits des premières lettres (pie j'écrivis à nui femme, au début de mon séjour aux Iiermudes.(Vs notes n'étaient pas destinées à la publicité et si j'avais pu penser qu\u2019elles seraient moulées en plomb, je les aurais \u201cfigno-lé«- \" davantage.Enfin, (pie celui qui n'a jamais laissé galoper sa plume >nn^ leeoiip «b* fouet d'une première impression me jette la première pierre.\u2022le suis doue moralement obligé,\u2014puisque j\u2019ai commencé à mon insu\u2014 de vous dire la vie du lfiJème aux Bermudes.\u2022le ne débuterai pas par compléter le croquis, que vous avez lu, dans les îles que la mer bleue enserre si étroitement de son éternel llux.Je le voudrais; les plus jolis paysages se déroulent à mes yeux enchantés, mais.mais le soleil de juillet nous pompe les méninges et le cerveau engourdi se refuse aux recherches de style qu\u2019exige le sujet.Je vais donc, plus prosaïquement, vous dire quelques mots sur notre v ie aux Bermudes; le reste viendra par après.Nous sommes installés à Prospect-Camp, non loin de Hamilton, la blanche \u2018\t\u2019 \\ des îles.Sur un immense plateau s\u2019érigent les nombreux et confortables bâtiments où sont logés nos hommes par compagnies et où sont installés les différents services.Chaque compagnie a sa salle à manger et ses dortoirs séparés, ceux-ci entourés de grandes galeries.Tout est d\u2019une scrupuleuse propreté et il fau franchement ne pas savoir ce (pie c'est qu'une caserne pour trouver qu\u2019il n\u2019y a pas ici le maximum de confort réalisable.Les ollieiers et les N.(\u2019.O\u2019s.(sous-officiers) ont leurs mess où il leur est loisible de se procurer plus de bien-être encore et de distractions.Les soldats ont une salle de récréation et une cantine où l'on vend do la bière et des liqueurs douces.A l\u2019intérieur du camp se trouve aussi un véritable théâtre où l'on donne deux fois par semaine (h; très ladies représentations cinématographiques.On a donc peu de raisons de descendre en ville et l\u2019on n\u2019y descend guère.Les sons-officiers et.soldats mariés jicuvont avoir des logis, un peu écartés des casernes, au milieu des bosquets de lauriers roses et dominant la mer.l\u2019otites maisons très coquettes, en pierres cimentées, comprenant I ou 5 érature est relativement supportable, nouvelle heure d\u2019exercice; à 5 h.1min de mer, à 8 h.(deux soirs par semaine) marche de route de 2 heures.Evidemment, il y a pour le soldat d\u2019autres devoirs, gardes, corvées, '\u2022te., mais il n'v a pas, loin de là, de surmenage.Le dimanche à 8 heures, le capitaine Chartier, aumônier, dit la messe, qui a eu lieu jusqu\u2019à présent en plein air, dans un parc bien ombragé; l\u2019ollice est toujours suivi du \u201cDieu protège le Roi,\u201d chanté en chœur.Le jeudi et ie samedi après-midi, cV.st congé pour tout le inonde.La conduite du bataillon est lionne et le major Asselin lui a adressé l\u2019autre jour des félicitations à ce sujet.L\u2019accueil des civils de l\u2019île est très sympathique et d\u2019excellentes relations s\u2019établissent entre certains soldats et les familles de résidents.Relations si étroites que notre chapelain va très prochainement unir J de nos sergents à J demoiselles d\u2019ici.Les loisirs (pie nous avons sont employés en promenade en voitures dans les îles, excursions aux différentes plages et surtout longues causeries au mess des sergents.Le bureau du capitaine paie-maître, où je travaille depuis que j\u2019ai joint le régiment, est situé un j»eu en contre-bas du camp, au milieu des arbres et des Heurs.C\u2019est là que nous tremjHms de notre sueur les listes de paie du bataillon, car nous sommes dans une jiériodo où il fait chaud \u201cen pépère'\u2019 malgré la brise du large qui balaie sans cesse l\u2019îlo.Heureusement, les soirées et les nuits sont fraîches.Les nouvelles qui nous parviennent sont rares; un petit journal anglais donne les dépêches officielles et l\u2019on attend tous les 10 jours avec impatience l'arrivée de la malle pour avoir des nouvelles du Canada.et du reste du monde.Que vous dirais-je encore î Des renseignements sur l\u2019industrie, les ressources des îles?J1 n\u2019y en a peu ou pas.Quelques nègres font la pêche, \u2019 ucs-uns, fort pou, cultivent un lopin de terre qui donne cependant 3 récoltes par an.La vie est excessivement chère et les prix des denrées, toutes importées, Liraient ouvrir de grands yeux aux ménagères canadiennes.La viande est peu savoureuse, le légume est rare, mais le poisson est excellent et les patates de première qualité.Les magasins sont du reste bien fournis de conserves américaines et.euro|>éennps et l\u2019on parvient à bien manger, donc, animalement, à bien vivre.On pourrait aussi, parfois, mourir sans difficulté.Le 8 J , à Elba-Beach, je me suis noyé à marée montante; après avoir nagé 200 verges jKiur regagner le rivage, j\u2019ai coule par 15 pieds d'eau, roulé par la vague, je dois de pouvoir vous écrire à deux grands diables d\u2019Anglais qui plongèrent et réussiront à me ramener sur la plage.Je vous affirme qu\u2019il fait bon, après avoir bu un tel coup d\u2019eau salée, contempler le ciel indigo, la mer opaline et les roches roses.Cela parait don Moment beau I\t^\t#\t# Mais je radote et l\u2019on m\u2019appelle pour une promenade à Spanisli-Point, car c\u2019est aujourd\u2019hui jeudi et l\u2019omnibus nous attend.J\u2019envoie à tous nies amis de St-ilyaeinthc, mon meilleur souvenir et mes plus cordiales amitiéos.Je tâcherai de vous faire parvenir, par la prochaine malle, quelques lignes plus intéressantes que ce bavardage.1\tSergent Cam.FELLER Paymaster\u2019s OIT.lC3èmc B.C.F.Prospect Camp Bermuda.PRESTIGE DE LA LANGUE FRANÇAISE Al ais ce qui nous cause une joie plus grande encore, c\u2019est de voir que cette admiration n\u2019est pas seulement platonique, mais qu\u2019elle est en train de se traduire en actes de plus en plus significatifs.Sans parler du concours remarquable que donnent à la France héroïque les années anglaises et russes, nous voulons, aujourd\u2019hui, signaler à nos lecteurs le mouvement qui se fait, dans les pays alliés, et même dans certains pays neutres, en faveur de la langue française.On connaît la décision des membres britanniques de la récente (\u2019onfé-rence parlementaire anglo-française de prendre, sans retard, les mesures nécessaires pour faire enseigner le français, à l'cyal de Vanylais, dans toute l\u2019Angleterre.On se rappelle aussi, la déclaration du lord-maire de Lm-dros, demandant renseignement de la langue française dans les écoles anglaises, lors de la réception donnée aux membres de la Conférence anglo-française dans la grande salle du Guildhall.Aux Etats-Unis même, la presse a souligné favorablement tout ce mouvement britannique en faveur du français, et le A'eir-York Herald du 9 juillet y consacrait une longue étude, allant même jusqu\u2019à déclarer, ce qui n\u2019est pas sans un peu d'exagération, qu'il s'agissait \u201cde faire de la Fran-eo, de l\u2019Angleterre et des Etats-Unis des nations bilingues,\u201d puisque les membres français de la Conférence parlementaire s'engageaient, de leur coté, à activer l'enseignement de l'anglais en France.Sans attacher plus d'importance qu'il ne faut à cette hypothèse du New-York Herald, nous tenons, cependant, à citer ici ce que le grand journal américain dit des avantages du bilinguisme, au point de vue coin mercial, après avoir rappelé que le français est une des langues du Canada et la langue des classes cultivées de l\u2019Amérique du Sud; \u201cLe voyageur de commerce des Etats-Unis (pii possède la connaissance de la langue française a toujours trouvé qu\u2019il lui était plus facile de fairfc des transactions en affaires.\u201d 11 nous a paru intéressant de constater jusqu'à quel point le prestige de la langue française est lié à la gloire militaire de la France.Les exploits de la Marne et de Verdun ont attiré plus (pic jamais l\u2019attention du monde sur la langue de Corneille, et rejeté dans l\u2019ombre, pour toujours, nous le croyons, ces deux jargons qui osèrent, en ces derniers temps, prétendre à l\u2019universalité, le volapuk et l\u2019es|éranto.L\u2019héroïsme français est donc en train de rétablir, dans le monde, cette monarchie de.la l any ne française, dont parlait Joseph de Maistre; et ce sera l'honneur du Canada français de ne pas avoir refusé de donner de son propre sang pour le rétablissement de cette royauté.L*Action Catholique.LA GUERRE L\u2019offensive franco-anglaise, depuis le 1er juillet courant, a produit les résultats suivants: la prise d\u2019une étendue très appréciable de territoire, de 29,000 prisonniers, de 1*10 canons et de jlusieurs centaines de mitrailleuses.Nous ne parlons pas de l\u2019effet mord produit sur lus nations neutres comme sur les puissances de l\u2019Entente.les dernières, depuis le commencement de l\u2019attaque générale, sont animée: d\u2019une confiance qui grandit tous les jours.Les Poilus ne doutent plusrlomoins du monde du succès final.Ixîs Anglais, en ajoutant à Uiuns-B&ainJ*;-conquêtes une grande partie du village do Pozières, sentent que rien ne pmrra résister à leurs assauts méthodiques et à leur travail persévérant.Lzs Italiens poussent toujours leurs ennemis devant eux, et les Russes enregistrent des succès constants aussi bien contre les Boches que contre leurs adversaires autrichiens et turcs.A vrai dire, l\u2019effort (les Alliés de IEntente, dans les doux années qu\u2019à duré la guerre, s\u2019est plutôt borné à aceimuler des armements et des munitions et à préparer un vaste plan d'att.que, dont nous n\u2019avons vu que les premiers développements.A venir jusqu'à ces derniers temp>, ce sont les empires du (\u2019entre et.leurs comparses qui ont mené le bal.Le rôles sont maintenant intervertis.L\u2019Allemagne, l\u2019Autriche, la Turquie etla Bulgarie, si agressives d'abord, s\u2019emploient surtout, aujourd\u2019hui, à parc les coups qui plcuvcnt sur elles de tous côtés.En un mot, pour les mitons de l\u2019Entente la guerre ne fait que commencer.Nous en sommes rendus, dit le (Hoc, de New-York, à la cinquième et dernière phase de la guerre.La première phase fut constituée par deux brusques attaques, dont l\u2019une dirigée contre la France et l\u2019autncontre la Russie; ce plan échoua.La deuxième fut l\u2019offensive déchaînée entre la Russie, durant l\u2019été 1915, dans le but de l\u2019écraser et de la forcerl une paix séparée.(Y projet fit faillite.La troisième fut la ruée sur I Serbie, qui tit entrer la Bulgarie, dans l\u2019alliance teutonique, assura le relè?ment do la Turquie et immobilisa ?100,000 soldats anglais et français à SJonique; mais cette entreprise no fournit pas une solution de la guerre.La quatrième, dans les calculs du Globe, est la fameuse offensive ulleimme contre Verdun et la ruée autrichienne contre l\u2019armée italienne o|H*nmduns le sud du Trcntin; ces deux mouvements simultanés, qui avaient por but de vaincre la résistance italienne et française, n\u2019ont pas produit mi plus les résultats attendus.Nous en arrivons, enfin, à la cinquième et ihtiièrc phase; nous parlons de celle qui nous montre les deux empires ccnttuix sur la défensive et exécutant lin plan purement négatif, à l\u2019aide duqel ils prétendent se maintenir sur des lignes qu\u2019ils ont pris des mois à toi fier et dont ils escomptent l\u2019iin- pénutrabilité.\tè Si la résistance allemande, ajoute i feuille ncwyorkaise, (»t assez solide pour soutenir tous les assauts de ennemi, une paix de partie nulle arrivera tôt ou tard.Mais s\u2019il en cstiutremeiit (la réalisation de cette dernière condition est.déjà assez visibli, les conditions de la paix seront telles que les nations de l\u2019Entente auronla certitude d\u2019un avenir tranquille.Pour M.Venizclos, ex-premier cuistre de la Grèce, et partisan de l\u2019Entente, cette tranquillité future notait plus de doute.\u201cQui donc, vient-il de dire, est.assez aveuglé par i préjugés pour croire encore (pic l\u2019Allemagne sera victorieuse?Qui, oourd\u2019hui, après la réorganisation do l\u2019armée russe et la création de l\u2019arro de Kitchener, qui a élevé l\u2019Angleterre au rang de grande puissance ditairc, peut encore penser que la guerre se terminera par une paix bàtiic et qu\u2019il n\u2019y aura ni vainqueurs ni vaincus?\u201d vainqueurs La Presse.:o> liCS exploits héroïques de l\u2019armée française, et tout particulièrement i victoire de la Marne et la résistance do Verdun, font briller, d un éclat \u2022es vif, dans le inonde entier, depuis deux ans, le nom do la 1 rance, hommage d\u2019admiration^qu\u2019a fait monter vers notre ancienne moro-patnc, » célébration de sa dernière fête nationale, est peut-être le plus beau et le lus universel témoignage d\u2019estime qu\u2019aucune nation ait encore reçu.Ce magnifique hommage à la France était bien de nature à nous tou-hcr, nous, Canadiens-Français, qui devons à la patrie de Jeanne d Arc otre foi catliolique et notre vie nationale ; et c\u2019est avoc joie et fierté « >in i n ion, ferme ex }>éri mentale centrale, Ottawa.1 consulter vijnlcmcht*\u2014 Maladies «le la pointue de terré transmises pur remploi de tul«er«*ules malades, t ircuiaire des cultivateurs no.1.Le traitement dis maladies «!«\u2022 la pûmme de terre, «\u2018ircuiaire «1 semence profites.l'.n ««bservant les iust met ions .suivantes.relativement au traitement «l«* la f*emeii«*c, et l«*s au!res r«*«,umman»latiuiis, oti peut ex I i r j ht la maladie en «l«*ux ans.1.\tAutant «pie possible, ne pr«*nez pas «l«* lidiemdca «1écia-listes à l\u2019hôpital de Trois-Rivières, «s dans un état très critique.Il a été administré lundi dernier et son état inspire des craintes sérieuses à ceux qui l\u2019entourent.\t\u2022 CHEZ NOUS D\u2019ABORD \\ allez pas chercher au loin ce que vous pouvez trouver près de vous.Valiez pas mettre vos intérêts entre hrs mains des étrangers, alors que M.bonis B rousseau, un homme (pie vous ¦niinaissoz, [nuit vous assurer dans bi Sauvegarde, une assurance cana-'Jrunc, de première elasse, qui vous )lfre toute la sécurité jiossiblc.MHÎRQITOI L\u2019ETE ^ FACILITE LES ETUDES VOCALES (suite) Il est a espérer, dans leur meilleur ntérct, «pic beaucoup de nos amateurs de musique se prévaudront de l'opportunité exceptionnelle des tarifs réduits inaugurés ]>our l\u2019été par blinde de Chant Phunondon de -Montréal, et ses succursales, pour se l'tulro compte personnellement de la ujériorité de l'enseignement qui s\u2019y l«»nne.ba sneeursale de St-Hyneiutile, au urcle Philharmonique, rue Mondor, éléphoiic 2(15, a déjà recruté grand loinhre d\u2019élèves parmi notre meilleu* * si h* i été et les nombreux amateurs l«* musique voealo.les tarifs d\u2019été sont les suivants: _ « leur les leçons particulières qui ne lurent pas moins d\u2019une demi-heure, tt«% «h* Sudbury ( hit., $ 12.22., le (\u2019«mscil Lahcllc, No 1*22 «h* H ni*>n Saint-Jeau-Baptiste «TAiuéri«|u«* $10.85, la Commission scolaire «le Sainte-liose «le Wnfforel $12., la Commission scolaire «le St-/«»ti
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