Montréal qui chante, 1 septembre 1911, samedi 23 septembre 1911
4ème Année No.8 NUMERO lO cts Les anciens numéros - |5c THEATRES 23 SEPTEMBRE 1911 M.FILION du National M.H AM EL 'In National Mme VHERY du National M.LOMBARD National SOMMAIRE L'ABSENCE L'INSENSÉ LE NICONIGUÉ 5EPARONS-NOUS LES VOIX DU SOIR LES MARGUERITES TOUT'S LES FEMMES LA VALSE DES AMOURS LA RONDE DU VEAU D'OR NOTES THÉÂTRALES ELZEAR OAOUST Kditcur-Proprletalrr - Bureau- 4II RUE AMHERST MONTREAL Téléphone Est 280S ABONNEMENT i $1.00 COIN10 SUCCURSALES pour les anciens numéros ARTHUR YON 94 Ste-Catherine Est A.LA VOIE 51 rue Rachel Mme DEVOYOD du National Separons-nous N'évoquons pas le souvenir D'une folle et première étreinte Séparons-nous sans une plainte Sans un regret, sans un désir.Adieu, le temps des villanelles Des rêves roses et bien doux, Réellement nous étions fous De croire aux amours éternelles ! Refrain Il laut hélas ! amants, époux, Que toute chaîne un jour se brise Mais avant que l'on se méprise Séparons-nous ! Serments, baisers, secrets, aveux, Tout cela n'était que mensonges ! Nous n'avons vécu que de songes, Tout en nous trompant tous les deux ! Un rien nous grise, nous enivre, Un rien nous fâche.puis un jour, On s'aperçoit que de l'amour : Las ! on vient de fermer le livre ! Refrain Tu le vois bien nous étions fous ?A l'amour on dit des injures, Avant que nous soyons parjure, Séparons-nous !. tout's M.RENAVENT e cœur de la fil .let .te Bat.lit «ans «a .voirpour.qnoi.Cha.cun la queslion.ne Et l.i beH'mi.gnonne Répond a.vec un sou.pir Ce qui me tra.cas.se CVjui inionui'm'a.ça .ce è.cSededor.u.r.C ttt-C C!«S1 la ra.du .ron.du.fia Le ni.co.ni.gué de.la ni.co.ni.guet, te C'est le ra .du .ron.du.fia Le ni .co.ni.eue du gon.fa .^ Vdi la M.LAUREL Par madame la pip'lette On fait fair' la commission ! Mais partout elle s'arrête Pour fair' la conversation.Ah ! ma bonn', ma chère, N'en v'iàz'une affaire Qui vient d'iui arriver là.Ah I madam' Bapti.se A vingt ans c'est tri.se Savez-vous c'qui lui fait ça ?On vient de marier Ninette Les voisins sont épatés De la voir vive et coquette Elle a r'trouvé la santé Au mari d'ia belle On d'niand' des nouvelles Qu'est-c'qu'elle avait la chérie?Ah ! dit le jeune homme C'n'était rien en somme Savez-vous c'qui l'a guérie?A vingt ans mamzelle Ninette Ressentit un doux émoi Et le coeur de la fillette Battit sans savoir pourquoi.Chacun la questionne Et la bell' mienonne Répend avec un soupir : Ce qui me tracasse, C'qui m'ennui', m'agace Et m'empêche de dormir, Refrain C'est le radurondufla Le niconigué de la niconiguette C'est le radurondufla Le niconigué du gonfala.Voilà 11 Les parents d'la bell' Ninette Consultèr'nt un grand docteur Qui leur dit s'grattant la tête : C'est un' maladi' d'Iangueur, Voici l'ordonnance, Faites diligence Chez l'pharmacien faut courir.Il nous faut bien vite Soigner cett' petite Car ce qui la fait souffrir.Au Refrain M.COLIN et Mme.VHERY l'insensé Mme BELLA OUELLETTE 1 Lorsque j'avais ton amour en partage, Autant que Dieu, femme je t'adorais, .J'étais heureux, plein d'espoir de courage, Car sur ma vie alors tu souriais, Je me souviens de ces jours de mensonge Tu te jouais de ma crédulité.Et mon bonheur hélas! ne fut qu'un songe A mon réveil par la nuit emporté, Et mon bonheur hélas! ne fut qu'un songe A mon réveil par la nuit emporté.Ton front si pur portait une couronne Faites des fleurs de tes jeunes printemps ; Doux souvenir sur mon esprit rayonne Sois le soleil qui dorait nos vingt ans.Retire-toi, fantôme qui menace Ma triste vie au fond de ma prison.Non.non, reviens.reviens de grâce, Viens ton regard pour moi c'est la raison Non, non.reviens.reviens de grâce, Viens ton regard pour moi c'est la raison.3 Rêve enchanteur! j'aperçois mon idole, Qui dans les bras d'un ange radieux Vers le séjour des immortels s'envole Et va régner aux phalanges des cieux.Dieu repoussez cette âme criminelle Qui profane ses serments et sa foi.Portes du ciel.abaissez vous pour elle J'ai pardonné.Seigneur pardonnez-moi, Portes du ciel.abaissez vous pour elle, .l'ai pardonné.Seigneur pardonnez-moi.„ And.3i.ie cintabile.«vTIt.P M r r r 11 M I i X-JjJ__J p bru mar alo.t \ \ A /7"'pres-if me* - a** - ri* *wâ~] resc.3=dtss; fer rfx dim.B .Hl.Il I'",I Jl m cn> - du ¦ i li El mm bon-heur.h*-U»!nr tut ou'un i Amon lé - tvil., parla niiil rmpo>- ?sa ta'-** • rem.| p suivei Ic.hant.v"'v"v r — i ?• i *?• El mon bon heur.W ¦ t ce M fja up ion - g* A non té -vnl.p*rli pur la ouït cm pof .«.pu™ -3 < ¦ 5 hg.-r—- J sgf~î LA-* * crcTtT" i -^-_=-J Mme DevoyoU M.Scheler Mme Vhérv EaSH=lBF=ir=IBr=lEB3 VIVE LA FRANCE ! C'était après les jours sombres de Gravelotte, La France agonisait.Baz iine-lscariote Foulant aux pieds honneur, et patrie, et serments Venait de livrer Metz aux reîties allemands.Comme un troupeau de loups, sortis des steppes russes, Une armée ou plutôt des ho'des de Borusses Féroces, l'oeil en feu, sabre aux dents, vingt contre un, Apre un- razzia de Strasbourg à Verdun.Incendiant les bourgs, détruisant les villages ; Ivres de vin, de sang, de haine et de pillages, Et ne laissant partout que carnage et débri s, Nouveau fléau de Dieu s'avançait vers Paris, Vols, attentats sans nom, horribles hétacombes Rien ne rassasiait ces noirs s' meurs de tombes.La province à demi-morte et saignée à blanc, Se tordait et râlait sous leur talon sanglant.Seul et voulant donner un exemple à l'histoire, Paris, ce boulevard de dix siècles de gloire, Orgueil et désespoir des rois et des Césars, Foyer de la science et temple des beaux arts, Folle comme Bab-d, sainte comme Solyme, En uu jour transformée en guerrière sublime, Le front haut, l'arme au bras, narguant la trahison Par-dessus ses vieux forts regardait l'horizon Au loin le monde entier frissonnait dans l'attente.Qu'allait-il arriver ?L'Europe haletante Jetait, soir et matin, sur nos bords atterrés Ses bulletins de plus en plus désespérés.On bombardait Paris I Or, tandis que la France, Jouant sur un seul dé sa dernière espérance, Se raidissait ainsi contre le sort méchant, Un poème naïf, douloureux et touchant S'écrivait en son nom sur un autre hémisphère.Tandis que d'un oeil sec, d'autres regardaient faire, D'autres pour qui la France, ange compatissant, Avait donné cent fois le meilleur de son sang, Aux bords de l'Atlantique, aux champs du nouveau Qje le bleu Saint-Laurent arrose de son onde, [monde Des fils de t'A.rmorique et du vieux sol normand, Des Français qu'un roi vil avait vendus gaîment, Une humble nation qu'encore à peine née Sa mère avait, hélas ! un jour abandonnée, Vers celle qu".chacun reniait tour à tour, Tendit les bras avec une indicible amour ! La voix du sang parla, la sainte idolâtrie Que dans tout noble coeur Dieu met pour la patrie Se réveilla chez tous, et dans tous les logis Un flot de pleurs brûlants coula des yeux rougis Et, parmi les sanglots d'une douleur intense, Un million de voix cria : Vive la France I Sous les murs de Québec, la ville aux vieilles tours, Dans le creux du vallon, qui baignent les détours Du sinueux Saint Charles aux rives historiques, A l'ombre du clocher se dressent vingt fabriques : C'est le faubourg Saint-Roch, où vit en travaillant Une race d'élite au coeur fort et vaillant.Là, surtout, ébranlant ces poitrines robustes Où trouvent tant d'écho toutes les causes justes, Retentit, douloureux, ce cri de désespoir : La France va mourir 1 Ce fut navrant, Un soir, Un de ces soirs brumeux et sombres de l'automne Où la bise aux crénaux chante plus monotone, De ses donjons, à l'heure où les sons familiers De la cloche partout ferme les ateliers, La haute citadelle avec sa garde anglaise, Entendit tout à coup tonner la Marseillaise, Mêlée au bruit strident du fifre et du tambour ; Les voix montaient au loin : c'était le vieux faubourg Qui grondant comme un flot que l'ouragan refoule, Gagnait la haute ville et se ruait en foule Autour du consulat où, delà France en pleurs, Drapeau toujours sacré flottaient les trois couleurs.Celui qui conduisait la marche, un gars au torse D'Hercule antique avait, sous sa rustique écorce, Comme un lion captif grandi sous les barreaux Je ne sais quel aspect farouche àt héros.Il s'avança, tout seul, vers le fonctionnaire, Et d'une voix tranquille où grondait le tonnerre, Dit : "Monsieur le consul, on nous apprend là bas Que la France trahie a besoin de soldats.On ne sait pas chez nous ce que c'est que la guerre ; Mais nous sommes d'un sang qu'on n'intimide guère, Et je me suis laissé dire que nos anciens Ont su ce que c'était que les canons prussiens ! Au reste pas besoin d'être instruit, que je sache, Pour se faire tuer et brandir une hache I Et c'est la hache en mains que nous partirons tous I Car, la France, monsieur, la France, voyez-vous." U se tut, un sanglot le serrait à la gorge.Puis de son poing bruni par le feu delà forge, Se frappant la poitrine où son col entr'ouvert, D'un scapulaire neuf montrait le cordon vert, Oui, monsieur le consul, reprit il, nous ne sommes Que cinq cents aujourd'hui, mais tonnerre ! des hommes, Nous en aurons, allez ! Prenez toujours cinq cents, Et dix mille demain vous répondront : Présents ! La France ! nous voulons épouser sa querelle, Et, fiers d'aller combattre et de mourir pour elle, J'en jure par le Dieu que j'adore à genoux I On ne trouvera pas de traître parmi nous ! Le reste se perdit, car la foule en démence Trois fois aux quatre vents cria : Vive la France ! Hélas 1 pauvres grands coeurs I leur instinct filial Ignorait que le code international Qui pour l'âpre commerce a prévu tant de choses, Pour les saints dévouements ne contient pas de clauses ! Et le consul qui m'a conté cela souvent, En leur disant merci pleurait comme un enfant 1 Louis Frechette SEMAINE DU 24 JUIN 1912 Théâtre des Nouveautés Comédie en I Acte Par M.Harmant et sa troupe SEMAINE DU 24 JUIN I9I2 Nationoscope L Drame en 5 Actes Par M.J.Daoust et sa troupe METTE S SENEGAL COSTUMIERS Perruques, Armes, Articles de Grimage 126 RUE ST-DENIS Tél.Est 697 MONTREAL MUSICAL Coupon INJo.© | Valable jusqu'au 30 Juin seulement guenette & senecal Kdlteurs-Proprl* tire» Téléphone Eat 697 bubeau 126 ST-DENIS montreal SUCCURSALES ARTHUR YON 94 rue Ste-Cathcrlne t -» A.LA VOIE Si rue Rachel Est E.C.GAUVREAU Terrebonne, Que.J.A.GUAY & Cie.Agent» gàttûraux pour la Provluce de Québec.Abonnement : $3.50 par année.2.00 pour 6 mois.1.00 pour 3 mois.Conditions d'insertion de nos "Petites Annonces" Nos Petites Annonces se divisent en deux grandes catégories : 1.Annoncée Privées (n'ayant aucun caractère commercial) faites par nos lecteurs lorsqu'ils oui à échanger, à acquérir ou à vendre un objet ne servant qu'à leur usage particulier ou lorsqu'ils ont un service personnel à demander.2.Annonces Commerciales, celles qui ont pour but de produire par la vente ou par le trafic d'objets identiques ou analogues, des bénéfices répétés.Le prix d'insertion des Petites Annonces est de : 1.Annonces Privées : 10 centins par 25 mots.2.Annonces Commerciales : -15 centins par 25 mots.Les annonces seront publiées à tour de rôle.Sans coupon notre tarif est double. L'ABSENCE Comme il fait froid, ce soir, dans mon âme frileuse ! Quel étrange frisson Me laisse ton départ, ma gentille amoureuse, Ma petite Lison ! Je grelotte sans cesse au souffle de la bise, Et je m'en vais pleurant.Car, vois-tu, je n'ai plus de nid, et c'est surprise A mon cœur soupirant ! Hélas ! comme il fait froid dans mon âme frileuse ! Un étrange frisson Vient de me mordre au cœur, ma gentille amoureuse, Ma petite Lison ! C'est qu'il faisait si bon au sein de tes caresses Dont j'étais bien loti ; Bercé par la chanson de tes jeunes tendresses, Et sur ton cœur blotti- Maintenant il fait froid, dans mon âme frileuse ! D'un étrange frisson Mon cœur a tressailli, ma gentille amoureuse, Ma petite Lison ! A mm mlm Jadis, loin de la foule, et vivant de mon rêve, Mon cœur battait joyeux ; Je transportais mon âme, en cette heure trop brève, Au beau ciel de tes yeux !.Aujourd'hui, je suis seul ; il fait froid et je pleure, Je pleure et je suis seul ! Le silence m'effraie, et son aile m'effleure Comme un pan de linceul ! ut Car depuis ton départ dans mon âme frileuse, Un étrange frisson Passe, pleure et se plaint, ma gentille amoureuse, Ma petite Lison ! Sur mon chagrin pourtant doucement l'Espoir flotte Et pour se rajeunir Il attise en mon cœur, sitôt que je grelotte, Le feu du Souvenir ! ARMAND LECLAIRE Théâtre National "DENISE M.GODEAU Régisseur du Théâtre National Que voilà bien du beau théâtre ! Et quelle leçon de morale, traitée avec une rare maîtrise, se dégage de cette œuvre admirable ! Vraiment on ne peut entendre Dumas, fils, sans se sentir un peu plus de bonté dans le cœur, sans en rapporter assez de pitié et de pardon pour ne pas être implacables envers les pauvres âmes fautives qui traînent désespérément leur fardeau sur la route de la vie, et qui n'attendent qu'un mot de charité, qu'un seul regard amical pour reprendre, après l'expiation, leur petite place au sein de la société.Et l'on ne peut s'empêcher, après avoir entendu la délicate et forte plaidoirie de Dumas, de croire à la possibilité du relèvement moral de la femme tombée par l'amour et qui se rachète par l'amour ! Il faut entendre cette œuvre pour en concevoir toutes les beautés et pour se rendre compte de la grandeur et de la noblesse de la tâche entreprise par l'auteur.M Scheler a bien nuancé son rôle d'André de Bardannes ; il l'a conduit avec sa maîtrise habituelle.M.Lombard est fort intéressant dans Thouvenin ; il est très convaincu dans ses raisonnements et partant sait aussi convaincre son auditoire.M.Filion a montré tous ses talents de fin comédien, son Brissot est très bien réussi.M.Pierrat se tire assez avantageusement de son rôle de Fernand.La "Denise" de Mme.Vhéry est bien vécue ; elle rend à la perfection les différents sentiments qui agitent le cœur de cette pauvre fille qui rachète sa faute par la pureté et la sincérité d'un nouvel amour.Elle joue le troisième acte en grande artiste.Mme Berthall est bien dans la note ; elle sait on ne peut mieux camptr une grande coquette, et, grâce à son tempé-ramment, elle peut rendre l'amour maternel avec toute l'intensité voulue.1 Quant à Melle Lunot, elle nous donne une Marthe de Bardannes très intéressante: c'est bien la petite jeune fille qui, fraîchement sortie du couvent, peut faire à sa tête et ne s'arrête pas aux conseils de gens plus expérimentés.Nous souhaitons voir souvent de tels spectacles au National, car, à part l'intérêt qu'il y trouve, le public en retire de véritables leçons de morale. Sur les Scènes Québécoises CRISTAL Le programme, cette semaine, comprend de jolis numéros de chant et monologues par M.et Mme Dubuisson.M.Deigen est un équilibriste fort apprécié ; son travail de beauté plastique est surtout fort admiré.Les vues sont excellentes et les conférences de M.Arthur Tremblay sont de plus en plus intéressantes.M.DUBUISSON «lu Cristal NATIONOSCOPE Après le joli succès de la semaine dernière le Nationoscope, pour bien varier son programme, nous donne cette semaine une comédie et un drame.Ces deux actes sont appelés à produire un bon effet sur le public, car les artistes y mettent tout leur talent et leur bonne volonté.OUIMETOSCOPE La vogue du Ouimetoscope augmen te de plus en plus si c'est possible ; le programme est toujours ce qu'il y a de mieux et le public ne peut se lasser d'entendre l'exquise artiste qu'est Melle.Flavy D'Orange.PARISIANA Le théâtre Parisiana vient de s'assurer les services de MM.Edmond Daoust et DeBeaujour ainsi que ceux de Mme.D'Estrée.Chacun se rappelle les succès que remporta jadis M Edmond Daoust dans "'Pilate" lors des représentations de •'La Passion" au Monument National, il y a une dizaine d'années.Nul doute que le Parisiana s'attirera les faveurs du public qui ne se fera pas faute d'aller applaudir ces excellents artistes Cette semaine "Les locataires du père Latrouille" M.OCCELLIER Palais Royal Théâtre National Français MONTREAL GEO.CAUVREAU, Dir.-Prop.Semaine du 25 Septembre Pour la première fois à Montréal Les Le magnifique et populaire Drame en 5 Actes et 7 Tableaux par XAVIER DE MONTEPIN ORPHEUM La comédie que donne cette semai ne la troupe Villeraie remporte un succès sans précédent.Il y a aussi un acte musical de grande valeur.PALAIS ROYAL Les vues sont fort belles et M.Oc-cellier se fait applaudir dans un répertoire très intéressant.On goflte bien aussi la comédie intitulée ''Les deux profonds scélérats" que donnent avec talent MM.J.R Tremblay et Fortier.Notes Théâtrales La semaine dernière avait lieu au Nationoscope une réunion toute intime, une véritable petite fête de famille, en l'honneur de M.Préville qui célébrait ses vingt et un ans.Plusieurs artistes de nos différents théâtres, un grand nombre d'amis et d'admirateurs ainsi que les parents du jeune homme étaient présents- Après les félicitations et Us souhaits d'usage on lui présenta un magnifique diamant, puis il y eut chant déclamation, etc.et l'on s'amusa jusqu'à une heure avancée de la nuit.MM.Deniers et Montésano avait gracieusement prêtée leur salle, et avaient eux-mêmes, par leur presence, tenu à montrer à leur jeune pensionnaire toute l'estime qu'ils lui portent.A Thetford Mines Cette exquise petite ville ne possède pas que des mines d'amiante ; elle a aussi un joli théâtre dont elle s'enorgueillit à juste titre.M.Julien Daoust, propriétaire et directeur artistique ne ménage rien poui satisfaire sa clientèle nombreuse et choisie.Apart un programme varié de vues très intéressantes il s'y donne des comédies et même des drames qui sont toute une révélation pour les amateurs de théâtre.Avec des artistes de la valeur de Mme Bella Ouellette-Daoust, Rose-Alma Onellette, et de MM.Julien Daoust et Jobin, on pent se faire une idée de l'intérêt qu'apportent ces représentations.Le public d'ailleurs sait reconnaître ce qu'on fait pour lui plaire et se porte de plus en plus nombreux à ce populaire lieu d'amusement.Imprimerie PARADIS-VINCENT & CEE, 320 rue Beaudry, Montréal.9322
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