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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1897-05, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 3ÈME VOLUME MAI 1897 5ÈME LIVRAISON SAINT-MICHEL de sherbrooke L'endroit où est située la ville de Sherbrooke porta à l’origine le nom de Grandes-Fourches.En 1817, on lui donna le nom de Sherbrooke, en l’honneur do sir John Sherbrooke, qui honora de sa visite M.AV.-B.Felton, membre de la Chambre d’Assemblée, qui demeurait dans ce village.Avant qu’il y eût une chapelle catholique à Sherbrooke, le missionnaire disait la messe dans la demeure de M.Felton, dont l’épouse était catholique.En 1823, cependant, le .juge Fletcher donna la permission de «lire la messe dans le palais de justice.C’est on 1826, sur un terrain donné par AI.Felton, précisément il la place de l’aile gauche du séminaire Saint-Charles, que fut construite la première chapelle.Elle avait 50 pieds de longueur sur 28 de largeur.Eu 1853, Révoque diocésain ordonnait la construction d’une nouvelle église à Sherbrooke.Commencée le 26 avril 1854, elle fut livrée au culte le 14 janvier 1855.C’est la cathédrale actuelle.Elle a subi depuis bien dos réparations.La mission de Sherbrooke fut érigée en paroisse canonique, par Mgr Charles harocque, le 7 mars 1872.Les missionnaires et curés de Sherbrooke ont été MM.Jean Raimbault, 1816-1823; Jean Holmes, 18231827 ; Michaël Power, 1827-1831 ; Hugh Paisley, 1831; Hubert Robson, 1832-1831; J.-B.McMahon, 1834 1840 ; l’.-II.Harkin, 1840-1846 ; Bernard O’Reillv, 1846-1848 ; Bernard VcGauran.1848-1853 ; A-E.Dufresne, 1853-1891 ; H.-O.Chalifoux, 18911895 ; J.-A.-1I.Gignac, curé actuel.L’abbé Cus.-Jo?.Rov t# C .LOUIS XVIL EST-IL VENU AU CANAD v ?Depuis assez longtemps, on ne s’occupe plus de Louis XVII.L’opinion généralement reçue, à ce que je crois, c’est que le tils infortuné du l’infortuné Louis XVI est mort dans la prison du Temple, le 8 juin 1795.Surtout pour ceux qui ont lu l’ouvrage de U.de Beauchesne, publié en 1852, la question est tranchée.'S’il arrive parfois que vous exprimez un doute là-dessus, on vous répond tout simplement : Vous n’avez pas lu Beauchesne.Cet auteur n’cst-il pas arrivé, après vingt ans d’études sérieuses, à la conclusion que le roi captif est mort a la date et au lieu indiqués?N’a-t-il pas publié le témoignage autographe de Lasne et Gomin, gardiens de l’enfant, royal ?N’a-t-il pas été couronné par l’Académie française, cet ouvrage tout rempli de détails navrants t Ce livre est beau, très beau, trop beau ; il ne vous convainc pas, il vous fascine, il vous entraîne.Ajoutez à cela la supercherie découverte de plus de trente prétendants.Ainsi donc Louis XV II est bien mort des mauvais traitements endurés dans sa prison.Cependant ce mort, aussi illustre par ses malheurs que par sa naissance, n’a jamais en de monument érigé sur sa tombe, et les membres de la famille royale n’ont cessé de faire des recherches pour le découvrir même après la publication du livre de M.de Beauchesne.Je n’ai nullement l’intention de suivre l’auteur dans les raisonnements qu’il présente avec tant de chaleur et de conviction pour arrivera sa conclusion ; mais je voudrais simplement attirer l’attention sur un fait excessivement remarquable qui s’est passé au milieu de nous, qui a excité la verve des écrivains, soulevé des discussions très animées, fait trembler la plus haute cour do l’Europe, et qui cependant paraît maintenant universellement oublié.Ce fait le voici : — 67 — Vers la fin do l’année 1795, une famille française, composée d’un homme, d’une femme et de deux enfants, se donnant le nom de De Jardin, arrivait directement de France à Albany.L’un des deux enfants, paraissant âgé de neuf à dix ans, répondait au nom de Monsieur Louis, et semblait être idiot.Madame De Jardin avait en sa possession plusieurs articles qui avaient appartenu à Louis XVI et à Marie-Antoinette.Elle paraissait sous l’influence d’une excitation extraordinaire, et toute la famille avait un air de mystère.Après avoir séjourné quelques jours dans la ville, elle vendit quelques objets précieux et disparut.Quelques jours après, doux Français arrivent à Ticonderongha avec un enfant chétif et imbécile, qu’ils font adopter par un chef Iroquois do Caughnawaga nommé Thomas Tcorakwaneken, alias Williams, lequel avait l’habitude de passer la saison de chasse autour du lac George.Cet enfant fut nommé Basai’ et passa dès lors pour l’un des cinq enfants du dit Thomas Tcorakwaneken et Marie-Anne Konwatewen-teton.Grace aux potions nombreuses que sa mère adoptive lui administra, le jeune Basai- prit des forces sans qu’on remarquât un changement notable dans son état mental.Cependant bientôt on le vit s’amuser en toute liberté avec les enfants de son âge.Tl lui fallut peu de temps pour oublier les quelques mots français qui lui restaient encore et se familiariser avec la langue iro-quoise.Quelques années après, encore au lac George, l’enfant, voulant se baigner, alla donner de la tète contre un rocher et on le retira évanoui avec une blessure au crâne.C’est de ce moment que commencent les souvenirs de Basar et probablement à cette occasion qu’on lui donna le surnom de Omvarenhiiaki, ce qui veut dire : On lui a fendu la bûche. — 68 — L’enfant grandit, donna tousles signes d’une constitution robuste mais délabrée, d’une intelligence forte mais ébranlée.Malgré l’oubli complet de tout ce qui avait précédé sa chute, il était sujet à des hallucinations, à des images qui le hantaient sans cesse avec un souvenir vague de terreur causée par un spectre insaisissable.Les tumeurs de ses genoux et do ses coudes, deux cicatrices sur ses yeux s’accordent parfaitement avec ce que l’on sait de Louis .XVII.Un jour, pendant qu’à, peine vêtu, il s’amuse avec d’autres enfants, deux étrangeis qui ne parlent que le français, s’approchent de lui, examinent avec soin ses genoux et ses coudes, lui donnent des marques de pitié, et s’éloignent en donnant tous les signes d’une émotion profonde.Un marchand d’Albany reçoit de France de l’argent qu’il fait parvenir au père adoptif de Kasar.Sur ces entrefaites Nathaniel Ely, directeur d’une maison d’éducation à Long Meadow, réussit à amener le jeune Rasar et l’un de ses frères adoptifs pour les preparer a en faire des predicants.Il n’ignore pas la noblesse de son élève ; d’ailleurs, la physionomie du jeune homme, ses manières, tout en lui révèle un caractère distingué.( Revenu jeune homme et ministre anglican, Rasar, désormais connu sous le nom cl’Eléazar Williams, se dévoue non sans succès au ministère de la prédication.La guerre ch' 181:’ révèle ses talents militaires.Après L guerre il revient à la prédication, fonde à Saint-Régis et y soutient une école qu’il est forcé d abandonner au bout de quelques années, rend cependant de bons services à ceux qu’il considère comme ses frères,—les Agniers et les Onontagués,—se rend à (n-reenbay, prend la direction d’une petite tribu do ceux-là ; n’obtient, pas tout le succès qu’il désire, icvient à Saint-Régis, ouvre une nouvelle école qu’il .,ail(lonne une seconde fois.Cependant sa réputation s ctend au loin.En Europe, la duchesse cVAngoulèine — 09 — dit formellement à rune (le ses dames d’honneur que Louis XVII est vivant, qu’il est en Amérique et est connu sous le nom de Eléazar Williams.Le mystère s’éclairait peu à peu.Les visites do personnages célèbres se multiplient, le Révérend Eléazar Williams est devenu sans s’en douter un personnage.L’attention qu’on a pour lui l’intrigue, le fait songer son origine.Mis en présence du portrait de Simon, le premier gardien ou plutôt le bourreau de Louis XVII, il ne peut maîtriser un mouvement de surprise et de terreur : Voilé, s’écrie-t-il, le spectre qui me suit toujours.Dès lors il ne doute plus.Louis-Philippe occupe le trône de France, et différents partis divisent l’opinion publique.C’en serait fait de sa royauté si le vrai Louis XVII reparaissait sur la scène" En 1838, le prince de Joinville, revenant du Mexique, oit il a combattu avec distinction, s’acquitte d’une mission secrète dans l'intérieur des Etats-Unis.Immédiatement après le retour du prince, le vice-consul de France à New-port est prié de recueillir et de transmettre des informations concernant deux personnes autrefois au service de Marie-Antoinette et qui auraient été vues à Albany pendant la révolution française.Le prince de Joinville revient aux Etats-Unis en 1841 et, malgré tout le mystère dont il veut envelopper sa mission, il prend beaucoup d’informations sur le Révérend Eléazar Williams, le cherche partout et finit par le trouver à Greenbay où il a avec lui une longue entrevue.Que s’est-il passé dans cette entrevue ?Le prédieant affirme que le prince lui a demandé d abdiquer tous ses droits à la couronne en faveur de Louis-Philippe.Mis en demeure de s’expliquer, le prince affirme que l’entrevue n’a été qu’accidentelle, et nie absolument la demande d’abdication.Que faut-il penser de cette abdication ?Les énoncés faux qu’elle renferme pourraient donner raison d’en douter. — 70 — Quant ii Eléazar A\ ilhams, il cherche à se cacher le plus possible ; il comprend que sa vie est en danger ; il n’a ni les moyens, ni la volonté de revendiquer ce qu'il croit être le trône do ses pères et le sien propre.Le milieu dans lequel il vit, l’éducation républicaine qu il a reçue, son âge avancé, le manque de ressources, tout lui commande la discretion et meme le silence le plus absolu.Il a ete marie, ;! a eu des enfants ; je ne crois pas qu’un seul lui ait survécu.Il occupa’ les loisiis de ses dernières années a traduire eu iroquois diverses parties du Nouveau Testament et termina une vie d’infortunes et de revers dans un état de pauvreté voisin de la misère.S’il est possible, après tous ces faits, de douter de 1 identité de Eléazar Williams avec Louis XVII, il faut pourtant avouer que ces coïncidences si frappantes méritent d’Gtre signalées et consignées dans l’histoire.Si c était la réalité, que de réflexions ne pourrait-on pas faire sur la vanité des grandeurs humaines ! i TTLnS a'.’c]l11Vt'8 'Ie Caughnawaga, de Saint-Régis et de Valleyfield renferment de curieux documents concernant le Révérend Eléazar Williams, en particulier line lettre autographe écrite en iroquois dans laquelle écriture offre plus d un trait do ressemblance avec les autographes du jeune Louis XVII publiés par M.ue Ueaudiesne.r/abbé M.Mainvillh >•1.FAUCHER DJ'’.SAINT-MAURICE déplorent la mort ,1c M.Faucher do lies lettres canadiennes Salnt-Muuriee.vc'lld,s de M.Faucher de Saint-Maurice— De passa par le lac Nipissing, alla au sud de la baie ueorgienne, vit le lac Sirneœ, se rendit à Kcnté et traversa le lac Ontario à son extrémité nord.A ^ai 1 estime^ Cabot signale les côtes de la mer, les pécheurs et trafiquants do fourrures ouvrent le golfe jusqu'au cap de Chastes, Cartier se rend de là au Mont Loyal, et Champlain donne la clef du tout.Les hommes de la période de 1504 à 1524, tels que dean Denys, de Honfleur, 150G, Thomas Aubert, de iMcppo, 1ü08, et Jean Verazznno, 1523-4, méritent un souvenir et ils l'auront un jour, car l’œuvre qu’ils ont accomplie, chacun en son particulier, se nomme dans 1 ensemble la découverte du Canada.C’est donc une g one partagée et non pas unique.—Bexjamin Sulte b .Id HT DK .NAISSANT K DK LA SALLE 1 A., d.viaiv quelque part que Cavalier ,1e toi! s -U 1 I’'' M.Pierre Mar^tt.l,tel,avert àltouen, ,r l l.o-rt- ,lo laiptem.du célèbre découvreur.de ! ' ' T,'é'""'' "" h! Sl,it : " bv i iiijri-deuxième jour " ' uda, OW'D a este baptisé Hubert Cavelier.Ii!s ’ V,1 I',ran®e Jeux villages qui portent le nom de •Curai ié'"°’ |1"T 1d.an8 le Nous ignorons comment les t rançai» désignent les habitants de ces villages.,;ol"lc '"’•vr.(Ill, I, get.) _ Lu ,mint,, Boyer est îlumé «,r le, Bellecliasse.1 de Saint-MicheT de -, .v.le notaire On dit de Montréal, “ I ‘ ° la^,‘'”.nripLon dans un mémoire anonyme de 1758 : De cette paru,sse (Saint-Michel), y lisons-nous, â celle de Saint- du'elv’ I (Vï r"'" d',"Uél'e”anl a"-‘ ‘'U'' U°M"U de no8 Pères solls le nom VExtrait des .( ‘’S extraits de nos anciennes lois furent tails par a select com-iiiittre nj i unadian Ccntlemen.Quels sont ces messieurs ?MM Oinmet I "fi." 1 s Mlif/aptiiques, p.ll) nous en nomme trois, M.M.OiiL’net.Juchereau et l’ressard.M.Philéas ( Iagnuti, dans son Essai de biblwqraphie canadienne attribue a patent,te de l'Extrait des Messieurs à Mil.V J Set’ Jacmu, du séminaire de Québec, Pressar.l, Deschenaux 8 ’ D un autre cote, un correspondant distingué nous écrit: « Les t unpilateursde i kxtrad dm Messieurs furent Cugnet, jurisconsulte Sr’’ ilnC‘en COnSeill°r’t't iWrJ,prêt„?du "séminaire de “ Veux qui ont substitué le'nom d’un Anglais à l’un de ces messieurs se sont tout simplement trompés ! “• Mais à Londres ce travail fut revu par Marriot nrocurenr Z£tjS£SZ* -us deux so,liciteur*Cgéné- P.G.R. IjC* onvraffc* cumul ion* il 1*1 ml ox.(Ill, I\, -*11.) Dans l Index librorum prohihitorum il n’o^t fait mention que île trois ouvrages canadiens : In Annuaire de l'Institut Canadien pour 18G8 ¦ célébration du .07 V true anniversaire de VInstitut Canadien le 1 7 décembre 1808.(Décret du Saint-Office, 7 juillet 1809.) , , .2o Annuaire de VInstitut Canadien pour 1809.Montréal, Loirs (Louis) Feront (Perrault) 1870.(Décret du Samt-Office, 31 août 18'°2'1 Le dénié canadien, sa mission, son œuvre, par L.-O.David-Montréal, 1890.(Décret du Saint-Office, 9 décembre J 890).r Mere de «rente-leux enfants.(Ill, l.V 312.)-“M.Joseph Fleury de la Gor'endiére, raconte M.I’al.l»é Daniel, avait eu» de son maria-ce avec Melle Joliet, la plus nombreuse postérité peut-être qu ait jamais eu père de famille en Canada.l)e cette union étaient nés trC" Mer"Taen
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