ARQ, 1 mai 2012, Mai
[" 4-?f BAnQ ARCHITECTURE-QUEBEC MAI 2012 .H 1*.-| W *** $S5 \u2019Viw'.JiW'i SÉRIE OVERTURE PORTE PLIANTE COULISSANTE PAR ROYAL S ET RAFFINEMENT Des volets soudés pour une plus grande étanchéité à l'eau et à l'air Des profilés de PVC renforcés de métal pour une construction de haute qualité Conçue pour des unités scellées de double et triple vitrages Un rendement thermique jusqu'à R6 répondant aux exigences ENERGY STAR® pour une efficacité énergétique supérieure Un vaste choix d'applications et de configurations d'ouverture Programme de peinture dans une grande variété de couleurs, intérieur et extérieur ¦ Produit Coup de coeur Événement Bâtiment Montréal 2011 royalplast.ca ^ ROYAL Produits de bâtiment Woodbridge : 1.888.339.9085 I Terrebonne : 1.866.777.1210 www.royalplast.ca I LE SOMMAIRE L'INFLUENCE DU DEVELOPPEMENT DURABLE SUR LES PROCESSUS INVISIBLES DE RÉALISATION DES PROJETS D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME GONZALO LlZARRALDE, MICHEL MAX RAYNAUD & JEAN-JACQUES ÏERRIN 10 CONCEVOIR LE PROJET DU PROJET Jean-Baptiste Marie & Jean-Jacques Terrin ARCHITECTURE-QUEBEC Page couverture: Montréal, Quartier des spectacles.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Marc Cramer).12 LOGEMENTS ABORDABLES ET DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE Daniel Pearl 18 L'ARCHITECTURE INVISIBLE: LA GOUVERNANCE DE PROJETS D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME Gonzalo Lizarralde et Michel Max Raynaud 22 LA PARTICIPATION CITOYENNE AU SEIN DE PROJETS D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME Laurent Viel 26 LA COLLABORATION AU SEIN DE PROJETS D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME DURABLES Line Castonguay 28 LES PARTIES PRENANTES DU PROJET D'ARCHITECTURE FACE AU DEVELOPPEMENT DURABLE : ENTRE LA VISION STRATEGIQUE ET LE PROJET Benjamin Herazo 31 L'INTEGRATION DE LA PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE AU PROCESSUS DE CONCEPTION DU PROJET ARCHITECTURAL Marwan Alkhouli 36 COLLABORATION ET SOLIDARITE ENTRE CONCEPTEURS ET GESTIONNAIRES Clément Demers 38 LES IMPACTS DE L'ARCHITECTURE INVISIBLE Gonzalo Lizarralde, Michel Max Raynaud & Jean-Jacques Terrin 40 ARCHITECTURES DU SPECTACLE AU QUEBEC Yves Deschamps Éditeur : Pierre Boyer-Mercier.Membres fondateurs de la revue : Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier.Comité de rédaction: Pierre Boyer-Mercier, rédacteur en chef ; Jonathan Cha, Yves Deschamps.Production graphique : Cüpiua design inc./ Directeur artistique : Jean-H.Mercier.Représentants publicitaires (Sales Representatives) : SLA Communication (Louise Lussier, poste 223 ; cell.: 514-898-7543).Montréal : 32, de Matagami, Blainville, Québec, J7B 1W2 /Téléphone : (514) 747-0047 /Télécopieur : (450) 434-0051 / Sans frais (Toll Free) : 1-888-547-0047.La revue ARQ est distribuée à tous les membres et stagiaires de L'Ordre des architectes du Québec, aux membres de I'Association professionnelle des Designers d'intérieur du Québec et aux étudiants en architecture et en design d'intérieur au Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada.ISSN : 1203-1488.© COpilia design inc : Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Envois de publications canadiennes : contrat de vente #40037429.La revue ARQ est publiée quatre fois l'an par COpilia design inc.Les changements d\u2019adresse et les demandes d'abonnement doivent être adressés à : COpilia design inc., 21760,4e avenue, Saint-Georges, Québec, G5Y 5B8.Téléphone pour la rédaction : (514) 343-6276, pour l\u2019administration et la production : (418) 228-2269.Abonnement au Canada (taxes comprises) : 1 an (4 numéros) : 36,46 $ et 56,96 S pour les institutions et les gouvernements.Abonnement USA 1 an : 50,00 $.Abonnement autres pays : 60,00 $.ARQ est indexée dans «Repères». 0 HILTON GARDEN INN 1400 Sherbrooke O) Montréal QC Geiger + Huot Architectes Groupe Canvar Inc.ET Si ON VOUS OFFRAIT UN SYSTEME DE BÉTON PRÉFABRIQUÉ ARCHITECTURAL AVEC LA MÊME LIBERTÉ DE CRÉATION, QUALITÉ ET DURABILITÉ, MAIS EN 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http://www.certainteed.com/QR/products/air-renew-gypsum-board.html ¦pp |k«|l}|fKffc 1 \u2019orcelaine | Vinyle : ; : Salle d\u2019exposition 5885, Ch.De la Côte-de-Liesse,Ville Saint-Laurent centura.info WW ^\tH\tm\th\t\t\t\t \t\t1 1 INTRODUCTION L\u2019influence du développement durable sur les processus invisibles de réalisation de projets d\u2019architecture et d\u2019urbanisme - Gonzalo Lizarralde, Michel Max Raynaud & Jean-Jacques Terrin Oonzalo Lizarralde, professeur, École d'architecture, Université de Montréal, Directeur du Groupe de recherche IF, grif Michel Max Raynaud, professeur, Institut d'urbanisme, Université de Montréal, membre du Groupe de recherche IF, grif Jean-Jacques Terrin, professeur, École Nationale Supérieure d\u2019Architecture de Versailles (ENSAV), Directeur du LéaV - Le développement durable : définitions et débats On constate un intérêt accru pour l'adoption du développement durable dans les projets d'architecture, sans doute parce que l'industrie de la construction et l'urbanisation ont été accusées de causer des problèmes environnementaux majeurs allant de la consommation excessive des ressources à la pollution de l'environnement.Depuis la publication du rapport Brundtland2, nombre d'auteurs se sont interrogés sur ce que le développement durable devait préserver pour les générations futures.Pendant que Brundtland parle de «besoins», Solow5 propose de prendre en compte le «niveau de vie» et élargit son propos à la gestion des ressources naturelles.Cependant, cette question de gestion des ressources est d'autant moins tranchée qu'elle ne résout pas le problème du mode d'action sur ces ressources : faut-il ou non les exploiter pour les laisser aux générations futures ?Plus récemment, c'est le prix Nobel d'économie, Amartya Sen, qui fait évoluer la réflexion en intégrant le développement durable dans une conception élargie de l'idée de justice.Selon Sen, la notion de «besoins» ne répond que partiellement aux aspirations de l'être humain.Sen propose alors d'élargir la formule en « un développement durable qui maintient, et si possible étend, les libertés et les capabilités concrètes dont jouissent les gens aujourd'hui, sans compromettre la capabilité des générations futures»(p.70).La notion de capabilité représente «un ensemble de vecteurs de fonctionnements qui indique qu'un individu est libre de mener tel ou tel type de vie» (p.66).Cette notion inclut deux termes importants : la notion de «possibilité de liberté» et la notion de valeurs.«L'approche par les capabilités» que Sen propose revient à «abandonner la focalisation des moyens d'existence pour s'intéresser aux possibilités réelles de vivre».Sen nous rappelle que, par notre situation privilégiée dans la chaîne des vivants, nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres espèces et notre devoir ne peut pas se limiter à protéger l'environnement, mais il faut agir de façon constructive sur lui.Pourquoi l'architecture invisible ?Un grand nombre de processus fort complexes sont nécessaires pour pouvoir développer un projet d'architecture ou d'urbanisme.Bien que ces processus impliquent toutes les parties prenantes du projet tout au long de sa réalisation, ils deviennent invisibles une fois le projet terminé.Peu de traces en restent, peu de personnes les connaîtront.Pourtant, sans ces processus \u2014 cette architecture invisible que certains architectes connaissent peu1 \u2014 la société urbaine contemporaine ne pourrait pas exister.L'objectif de ce numéro est d'analyser l'influence du développement durable sur les processus invisibles de conception, de gestion de parties prenantes, de montage et de planification des projets d'architecture et d'urbanisme.Les articles ont été rédigés à partir d'une synthèse des réflexions menées dans le cadre de deux séminaires de doctorat organisés par le Groupe de recherche IF (grif) et le Laboratoire de recherche de l'École nationale supérieure d'architecture de Versailles (LéaV).Les analyses sont basées sur des projets de recherche des deux laboratoires et sur les thèses des étudiants en doctorat affiliés au grif et au LéaV qui cosignent plusieurs articles.La revue présente aussi le développement durable comme un changement de paradigme qui exige des évolutions importantes sur les façons de concevoir et sur les processus de projet.Cinq effets sont analysés par les différents auteurs.Finalement, dans l'article final, nous proposons une discussion sur les principaux impacts identifiés et les conclusions de ce travail.Pourquoi le développement durable ?L'influence du développement durable sur les projets d'aménagement a été largement analysée en termes d'augmentation de l'efficacité, notamment par l'utilisation des nouvelles technologies pour favoriser l'efficacité énergétique et la réduction des impacts sur l'environnement naturel.Or, les principes du développement durable exigent aussi des changements importants dans «les façons de faire» (les processus) au sein des projets d'architecture et d'aménagement urbain.Ce numéro examine les principaux changements provoqués par l'adoption des principes du développement durable sur les processus invisibles (conception, planification, montage et gestion des projets d'architecture et d'urbanisme).Les auteurs examinent particulièrement l'influence du développement durable sur : (1) la gouvernance des projets, (2) la participation citoyenne, (3) la collaboration, (4) la structure dynamique des projets et (5) les organisations.L'analyse permet de constater que des impacts importants existent sur les donneurs d'ouvrage, sur l'équipe du projet (la structure de la multi-organisation temporaire créée pour réaliser le projet), sur l'innovation, sur l'industrie et sur la réglementation.On constate ainsi que des structures et des pratiques de réalisation de projets plus intégrées, plus participatives et plus adaptatives sont nécessaires afin de répondre aux enjeux de la responsabilité sociale, économique et environnementale.Paradigme Ce débat montre que le développement durable n'est ni un dogme, ni une politique, et encore moins une idéologie; c'est un paradigme : \" the basic belief system or worldview that guides the investigator, not only in choices of methods but in ontologi-cally and epistemologically fundamental ways \"(p.107).Mais loin d'être indifférent à la nature de ce qu'on veut regarder, le choix de l'objet analysé conditionne les résultats de l'observation.Ainsi, en aménagement et plus particulièrement en urbanisme, on constate l'émergence récente d'une double littérature.L'une traite de la «ville»3, l'autre «d'urbanisation»4.Les professionnels savent que la «ville» renvoie à une image porteuse de valeurs positives, alors que « l'urbanisation » contient en germe les problématiques de valeurs à risques (l'incontrôlable ou l'informel).Le même paradigme peut donc se lire de deux façons : le patrimoine et le risque (voir graphique p.6).Deux lectures qui serviront à construire des modèles de gouvernance opposés.5 L'INFLUENCE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE SUR LES PROCESSUS INVISIBLES DE RÉALISATION DE PROJETS D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME Nous devons également réfléchir sur deux autres points importants du développement durable.Le premier est son obsolescence.Le fait que tous s'en réclament aujourd'hui ne veut pas dire que ce paradigme a toujours existé.On peut en dater la naissance, comme on peut dater l'effacement des paradigmes précédents : «l'Ordre» et le «Progrès».Un paradigme aide dans un moment de l'histoire à «lire» le monde, mais il n\u2019apporte aucune vérité définitive à cette lecture.Le deuxième point est l'innovation qu'il apporte.Changer de paradigme signifie que le précédent ne répond plus à nos interrogations.La société moderne a profondément cru au paradigme du progrès, au point de lui vouer un culte.C'est d'une certaine façon l'aspect «aveuglant» de tout paradigme dont le chercheur doit apprendre à se méfier.L'innovation du développement durable est schématisée par trois cercles entrecroisés symbolisant l'union du Social, de l'Écologie et de l'Économie.Le développement durable n'est pas seulement l'Écologie ou le Social ou l'Économique.Il est le lien des trois réunis.Au cœur de ce lien, et c'est là son innovation, se trouve l'Individu; puisque c'est à lui que s'adresse la définition même du développement durable.Ce ne sont nullement les problèmes de l'environnement comme tels, ou le renouvellement des ressources naturelles qui sont en jeu dans les problématiques du développement durable, mais leur rapport avec l'individu social, ses valeurs, ses libertés et sa qualité de vie.Dans le domaine de l'aménagement, il est fréquent de rencontrer ce type de confusion.En architecture par exemple, on assimile le recyclage des matériaux, les innovations ou les performances énergétiques avec le développement durable.Ce sont des problèmes qui affectent la qualité environnementale du milieu de vie ou épargnent des ressources.Ils ne peuvent cependant représenter à eux seuls un développement durable.Une performance énergétique a un coût qui en limite l'accès et ne peut se prévaloir d'équité.Quant au recyclage des matériaux, les populations pauvres des pays émergents n'ont pas attendu le développement durable pour y recourir.Les études qui s'intéressent à ces problèmes techniques (performances, efficacité, etc.) contribuent certes de façon notable à faire avancer les connaissances, mais elles ne répondent pas nécessairement à la question du développement durable.Afin de dresser un portrait équilibré des éléments qui constituent le développement durable, nous identifions des éléments opérationnels qui serviront de cadre d'analyse dans ce numéro d'ARQ.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 URBANISATION URBAIN VILLE Héritage Paysage\tRessources Deux interprétations du développement durable.Environnement \u2022'\t\u2022:\tr*~* I &ér \\ ( La Maison du développement durable.Ce projet illustre bien [ plusieurs enjeux invisibles liés à la I réalisation de projets.D'habitude les clients créent les projets.Mais dans ce cas, on peut dire que le projet I existait avant son client.Il a été I nécessaire de créer un regroupement I d\u2019organisations (constituant un I donneur d'ouvrage complexe) afin de K développer le projet.Responsabilité sociale \u2022\tDéveloppement social et communautaire : mixité sociale et économique, intégration, réduction de la ségrégation ¦\tAutonomie de groupes sociaux et des individus ¦\tIntégration et participation citoyenne ¦\tTransparence dans la prise de décisions ¦\tSauvegarde et conservation des valeurs et patrimoine culturel intangible (mémoire collective, savoir-faire constructif) Responsabilité économique u Développement économique ¦\tMinimisation des coûts d'entretien et de transformation ¦\tRéduction des coûts de modifications ultérieures ¦\tOptimisation/recyclage : ressources, infrastructures, bâtiments ¦\tRéduction des déchets de construction et gaspillages (transport, énergie, services, etc.) et l'augmentation du recyclage Responsabilité environnementale \u2022\tOptimisation : (a) du sol (densité); (b) des ressources locales: main-d'œuvre, savoir-faire, technologies et matériaux locaux ¦\tMinimisation des risques associés aux effets de l'environnement ¦\tRéduction des effets négatifs sur l'environnement à court, moyen et long terme : (a) transport des composants et résidants; (b) émissions; (c) pollution (bruit, contamination visuelle) ¦\tConservation des ressources naturelles et des écosystèmes Les résultats de notre travail auront \u2014 nous espérons \u2014 des impacts sur la formation des nouveaux professionnels ainsi que sur la recherche.Ces résultats confirment l'importance de la formation et de la recherche sur les processus «invisibles» impliqués dans la réalisation des projets d'architecture et d'urbanisme.Ils pourront idéalement contribuer à guider nos démarches pour la formation des professionnels capables de répondre à la complexité croissante des projets d'architecture et d'urbanisme.Références 1.\tDing, G.K.C., Sustainable construction: The role of environmental assessment tools.Journal of Environmental Management, 2008.86(3): p.451-464.2.\tKibert, CJ., The next generation of sustainable construction.Building Research and Information, 2007.35(6): p.595-601.3.\tSev, A., How can the construction industry contribute to sustainable development?A conceptual framework.Sustainable Development, 2009.17(3): p.161-173.4.\tBrundtland, G.H., Report of the World Commission on environment and development: «our common future».1987, New York : United Nations.5.\tSolow, R., An almost practical step toward sustainability.Resources Policy, 1993.19(3): p.10.6.\tSen, A., The idea of justice.2009, Cambridge: Belknap Press.7.\tKhosla, R.et J.Samuel, Removing Unfreedoms.Citizens as Agents of Change in Urban Development.2005, Londres: ITDG Publishing.8.\tSen, A., Repenser l'inégalité.Histoire immédiate.2000, Paris : Éd.du Seuil.281.9.\tGuba, E.G.et Y.S.Lincoln, Competing Paradigms in Qualitative Research in Handbook of qualitative research, N.K.Denzin et Y.S.Lincoln, Ed.1994, Thousand Oaks : Sage Publications, p.105-117.Notes 1.\tLe terme « tecnologia invisibile » a été proposé par le professeur italien Nicola Sinopoli, un spécialiste du montage et de la gestion de projets d'architecture.Le terme «architecture invisible » a été repris par le professeur Colin Davidson, qui a créé les programmes de Maîtrise de D.E.S.S.en montage et gestion de projets d'aménagement à l'Université de Montréal 2.\t«un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs », p.51.3.\tNous nous référons ici à la littérature urbaine qui traite de l'urbanisme des pays occidentaux, aux ouvrages de design urbain, aux théories du New Urbanism, aux ouvrages traitant de la typo-morphologie et à ceux du patrimoine urbain.4.\tVoir par exemple : Paul Jenkins, Harry Smith, et Ya Ping Wang.(2007) Planning and housing in the rapidly urbanising world, Routledge.New York ; Robert Neuwirth.(2006) Shadow cities: a billion squatters, a new urban world, Routledge, New York. SYSTÈME DE TOITURES À\tTUYAUX MEMBRANE PROTÉGÉE\tIsolant FIBERGLAS* MURS INTÉRIEURS ^^Matelas insonorisants ROSE' FIBERGLAS® Quiétude® EcoTouch' iUltoSI 'HBlM JM» HP |11 PANNEAUX POUR MURS EXTÉRIEURS Isolant de polystyrène extrudé rigide FOAMULAR* C-200 et FOAMULAR* CodeBord® SYSTEME DE CIRCULATION D\u2019AIR QuietR* pour réseaux de conduits Isolant flexible pour conduits ISOLANT SOUS LA DALLE DE BÉTON Isolant de polystyrène extrudé rigide haute densité FOAMULAR® 400/600/1000 PLANCHERS Membrane insonorisante Quiétude* pour les planchers TUYAUX Isolant pour tuyaux VaporWick* MURS INTERIEURS Matelas insonorisants ROSE' FIBERGLAS* Quiétude® EcoTouch' Une construction écologique commence avec le ROSE.ISOLANT ACOUSTIQUE POUR MURS ET PLAFONDS Panneau et matelas acoustique noir SelectSound* PANNEAUX POUR MURS EXTÉRIEURS Isolant de polystyrène extrudé rigide FOAMULAR* C-200 et FOAMULAR® CodeBord* PANNEAUX ISOLANTS POUR MURS EXTÉRIEURS Isolant FIBERGLAS* série 700 FONDATION Isolant de polystyrène extrudé rigide FOAMULAR® C-i Isolant de polystyrène extrudé rigide FOAMULAR® THERMAPINK® SSL II PANNEAUX POUR ^TMURS EXTÉRIEURS Isolant ROSE' FIBERGLAS® EcoTouch' Nous croyons qu'un extérieur plus vert commence avec un intérieur plus sain.C\u2019est la raison pour laquelle nos isolants ROSE sont conçus pour être écologiques.En fait, l\u2019isolant ROSE FIBERGLAS® EcoTouch® est certifié GREENGUARD Qualité de l'air des locaux certifiéeSM et est certifié être sans formaldéhyde.Des isolants qui assurent le confort des Canadiens.C'est ça Owens Corning.EciTouch Technologie PureFibre\"c Pourquoi penser au ROSE ?\u2022\tLes Canadiens lui font confiance depuis plus de 60 ans \u2022\tConçu par les chefs de file en efficacité énergétique \u2022\tFabriqué avec 73 % de matières recyclées* \u2022\tDurable et fiable 1-800-438-7465 ou visitez le site www.owenscorning.ca Ecologo' ( Owens Corning SANS MIEUX VIVRE GRÂCE À L\u2019INNOVATION Pensez au ROSE Isolant de polystyrène extrudé rigide FOAMULAR8* Isolant ROSEMC FIBERGLAS®, LA PANTHÈRE ROSE\"0 & © 1964-2012 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.Tous droits réservés.La couleur ROSE est une marque déposée de Owens Corning.Certifié CCD-016 : Isolation thermique.*Le contenu de 73 % de matières recyclées est basé sur le contenu moyen en verre recyclé de tous les isolants en fibre de verre en matelas, en rouleaux et en vrac sans liant de Owens Coming fabriqués au Canada.Certifié par SCS.L'isolant est fabriqué avec un agent gonflant ayant un potentiel de réchauffement de la planète inférieur de 70 % comparativement aux agents gonflants utilisés antérieurement par Owens Corning.Le logo GREENGUARD Enfants et écoles certifiée^ est une marque de certification enregistrée utilisée sous licence par le biais du GREENGUARD Environmental Institute.L'isolant ROSE\"0 de Owens Corning est certifié par GREENGUARD pour la qualité de l'air à l'intérieur des locaux, à l'exception des isolants en vrac avec liant L'isolant ROSE\"0 FIBERGLAS® a obtenu la Certification GREENGUARD Enfants et écoles5\" et il est vérifié d'être sans formaldéhyde.\"Les isolants ROSE FIBERGLAS® EcoTouch® et en vrac sans liant ont obtenu la certification GREENGUARD Enfants et écoles5\" et ils sont certifiés être sans formaldéhyde.***La certification EcoLogo s'applique aux isolants ROSE FIBERGLAS® EcoTouch® et aux isolants soufflés.© 2012 Owens ComingTous droits réservés. 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Architectural Alliance, Minneapolis, MN mstrong Concevoir le projet du projet Jean-Baptiste Marie & Jean-Jacques Terrin LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ECOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D'ARCHITECTURE DE VERSAILLES \u2014 FRANCE Observer les signes du changement Depuis quelques années, le projet architectural et urbain se transforme pour faire face à des défis de taille : une complexification de la société\u2019, un contexte d'incertitude plus élevé2, une gestion accrue des risques3, un nombre croissant des parties prenantes4, une évolution rapide des technologies de communication5.Dans ce contexte en mutation, le projet architectural et urbain se voit écartelé entre court et long terme, entre prudence et audace, entre repli et innovation.Robert Prost définit le projet au travers de trois activités qui se complètent selon lui : la création «qui établit la référence la plus explicite avec la culture, l'artistique, avec le talent» ; la conception qui « sous-tend généralement une rationalisation » ; l'invention qui «se profile comme une modalité de l'agir supposant un rapport étroit à la connaissance, à l'expertise, et le plus souvent impliquant une solide expérience»6.Au sein de chacune de ces activités, les tâches du projet se répartissent différemment entre des acteurs aux enjeux souvent contradictoires, intervenant sur des périmètres spatiaux et temporels spécifiques, s'affrontant parfois selon des logiques opposées.Cette répartition est différente pour la création, la conception et l'invention car il fait appel à des acteurs différents et à des représentations spécifiques.Le projet architectural et urbain s'ouvre sur des approches transversales et intégratives7, en même temps que l'on constate une nécessité d'élargissement à la fois temporel et organisationnel du cadre de conception du projet8.D'une part, les usagers voient leur rôle renforcé, d'autre part la collaboration entre architectes et représentants de l'ingénierie en amont de la conception constitue un enjeu essentiel pour atteindre les performances de durabilité attendues.Il devient une nécessité de repenser l'organisation et le partage de savoir et de savoir-faire entre les différents acteurs des équipes-projets et leurs implications au sein de processus de conception collaboratifs et participatifs.Des processus de conception participatifs et collaboratifs Le projet est collaboratif car il génère un espace de dialogue et d'échange de données entre l'ensemble des acteurs directement impliqués dans un même projet ; il est participatif car il se doit d'être accessible à des acteurs apparemment plus périphériques mais dont le rôle devient majeur pour définir une vision partagée de la conception du projet.Les processus participatifs sont dédiés aux échanges et à la négociation entre usagers, riverains, commerçants, entreprises, gestionnaires, etc.Ils sont orientés vers l'usage, et l'usager en est un acteur essentiel.Ce sont des «embrayeurs de débats9» .Ils permettent à l'ensemble des parties prenantes directement ou indirectement impliquées, qu'elles soient expertes ou néophytes, de partager leur vision dès les premières étapes du projet.Ils privilégient donc les narrations, les descriptions, la mémoire, les retours d'expérience.Ils sollicitent des outils de représentation dynamiques et immersifs pour que le projet à venir soit partageable, négociable, avant d'être la description d'un objet à réaliser.Par l'évocation d'un imaginaire, les processus participatifs déterminent les exigences du projet.es- : ii Les processus collaboratifs se déterminent par des équipes-|^®f|i projets multi-acteurs\u20190: maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre, entreprises de construction, gestionnaires de patrimoines et facilities managers, etc.Ils sont performantiels et les informa- colKtive tions qu'ils génèrent sont communes à l'ensemble des parties chitectural prenantes du projet.Celles-ci y développent leurs pratiques innovation, respectives dans un espace d'interaction qui héberge l'ensemble des informations, permet de les échanger, de les complé- impliqués ter, de les transmettre et d'interagir en temps réel.Il facilite la èdéasioi traçabilité des documents, la transparence et l'intégrité des lagouve informations, et la sécurité des échanges.À travers un procès sus collaboratif, le projet entre dans la culture de l'hypertexte Chaque membre d'une équipe-projet produit des informations à l'attention des autres intervenants qui peuvent lire, annoter, portance vérifier, valider et mettre à jour les données qui les concernent.L'ensemble des documents sont ainsi actualisés en temps réel partagée par chaque intervenant et les données à jour du projet mis à disposition permanente de tous.Processus collaboratifs et participatifs se déroulent aujourd'hui dans des espaces de conception différents et utilisent des supports de communication et de représentation spécifiques Ils doivent néanmoins être nécessairement reliés.D'une part, le haut niveau de performance et d'innovation que nécessite un projet impose une convergence entre le choix des dispositifs techniques et l'acceptation d'une évolution des modes de vie de la part des usagers.D'autre part, l'ensemble des acteurs du projet doit s'ouvrir à la négociation créatrice : Christophe Mi dler indique que «seule une collaboration renforcée et une in novation partagée entre toutes les parties prenantes permet tra d'atteindre les performances requises d'un projet12».De même, Thomas Kvan montre que la collaboration en concep tion requiert un sens aigu du travail en commun pour parvenir à un résultat créatif holistique la holistic creative result] .\u20193 Concevoir le projet du projet En phase amont, les acteurs qui gravitent autour du projet ont besoin d'échanger et de partager des informations, de partici per à des débats contradictoires, de négocier, de rapprochei des points de vue, d'identifier les opportunités, un ensemble d'échanges destiné à faire émerger une vision collective et évolutive du futur projet.À travers l'élaboration d'objectifs partagés, ils construisent ensemble ce qu'on pourrait appelé un projet du projet.Le projet du projet devient à la fois obje' du débat et support du processus de négociation.Pour le for muler autrement, concevoir le projet du projet, c'est mettre les «savoirs en action», comme l'écrivait Donald Schôn en 1982, ou selon une autre de ses formules, c'est «une conversation avec la réflexion»14.Christophe Midler parle de «conversation aver la situation»15.Le «projet du projet» consiste d'une part, à fâ ciliter l'élaboration d'une vision collective du projet à travers un processus participatif entre maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre et maîtrise d'usage, d'autre part, à établir un partene riat solidaire afin de favoriser intégration et interaction entre l'ensemble des parties prenantes.Il implique enfin que l'échar ge de connaissances acquises soit plus fluide entre ces deu>| processus.Il est donc indispensable d'établir des passerelle opérationnelles entre acteurs du projet par de nouveaux outil: de représentations.«\u201cScfc tea*,.JS», l*> ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 11 J lient ti» speeds D\u2019unepartlS lesdispoa» nodes (tevij îsacteuBd) cwetunet dlltfiS «1.0 i0 en toi» pomHI );t(PP,°t|\u201d| «enten^l sled# J ylIjitiPP pourle' est#*\" onto1® fit'- i# Jirun jespt Acquis et points de débats Cette analyse débouche sur plusieurs observations.Si la conception du projet du projet tend vers une conception collective renforcée et une innovation partagée du projet architectural que l'on puisse rapprocher d'un processus de coinnovation, il nécessite néanmoins l'émergence d'outils et de méthodes performantes favorisant l'interaction des acteurs impliqués dans les processus de médiation, de négociation et de décision.Quelle prise de leadership entre les acteurs dans la gouvernance du projet?Qui sont les médiateurs de la négociation?Est-ce un acteur indépendant, un professionnel lu projet, ou ce rôle est-il réparti entre différents acteurs du projet dans une médiation collective?Simultanément à l'importance de la prise en considération des processus participatifs et collaboratifs, émerge la pratique d'une gouvernance partagée par un leadership partagé.Ceci induit une évolution des outils et des méthodes d'information, de communication et de représentation favorisant un contexte d'inter-opérabilité.Méthodes et outils pour concevoir le projet du projet Vision collective du projet (participatif) Partenariat solidaire (coflaboratil) Critères de performances Expertises ?Hypothèses l othes< l Cahier des charges Alors que la conception du projet du projet tend vers une action collective et une innovation partagée, il devient nécessaire de repenser les méthodes et les outils de façon plus intégrée pour faciliter les interactions entre acteurs.Une interopérabilité reste à bâtir entre les données urbaines, généralement pléthoriques mais dont le traitement fait l'objet de services et de supports spécifiques, les informations issues de l'expérience locale qui est de l'ordre de la connaissance tacite et de la description narrative, sensible, et les informations du projet qui répondent à une logique de l'action, de la performance et du résultat.SVüCM» CM OnM Interopérabilité _\t.\tTraductions Traitement\tMaquette\tImages des données\tnumérique\tAmbiances Son Conœpton Design Ethno-sooologie Sciences cognitives L'interopérabilité entre les systèmes d'information géographiques [SIG], les représentations dynamiques ou immersives, les plateformes collaboratives multi-acteurs, les maquettes numériques [BIM] restent à explorer pour que les processus participatifs et collaboratifs deviennent véritablement des espaces de conception interactifs rassemblant tous les acteurs du projet, leurs différentes visions du monde, leurs compétences, leurs expériences.L'essor du numérique et le développement des innovations technologiques, et notamment des réseaux communautaires16, devraient renforcer ces interactions.1.\tDans le cadre du projet européen IP City à Helsinki (Finlande), Ubiquitous Interaction (Uix) a mis au point le City wall, un écran tactile multi-utilisateurs qui facilite l'interaction.2.\tMR IP City( Mixed reality [MR] Tent [Projet IP City], Les objectifs du projet étaient d'identifier des technologies de réalités mixtes capables de représenter une situation urbaine de façon dynamique et d'expérimenter en situation réelle les prototypes mis au point et d'évaluer leur rôle de facilitation du débat entre les acteurs de la ville.Crédits : Burcu Ozdirlik.3.\tCluny Vision / Ray-On.Dispositif de réalité, la borne Ray-On intègre des éléments virtuels dans un environnement filmé en temps réel.Elle est installée sur le site, face à l'objet représenté, il superpose fragments disparus et fragments existants pour une confrontation immédiate entre passé/ présent / avenir.Crédits : On-Situ (France) 4.\tCluny Vision [Projet IP City].L'École Nationale Supérieure des Arts et Métiers ParisTech a développé à Cluny (France) une application iPad permettant une restitution dans des vues panoramiques à 360° de l'église abbatiale Cluny.5.\tDispositif de réalité, la borne Ray-On intègre des éléments virtuels dans un environnement filmé en temps réel.Face à l'objet représenté, il superpose fragments disparus et fragments existants pour une confrontation immédiate entre passé /présent/avenir.Crédits : On-Situ (France) 6.\tTable numérique.Les tables ou les tableaux graphiques basés sur un grand écran tactile multipoint.Notes 1.\tMORIN, Edgar.Introduction à la pensée complexe, Paris, ESF, 1990.MORIN, Edgar.Introduction à la pensée complexe, nouvelle édition.Paris : Seuil, Collection Points essais, 2005.ARDOINO, Jacques.La Complexité, in Edgar Morin, Relier les connaissances, Paris, Seuil, 1999.2.\tCALLON, Michel et al., Agir dans un monde incertain, Seuil, 2004.3.\tBECK, Ulrich.La société du risque, Paris, Flammarion, 2003.4.\tARAB, Nadia.L'activité de projet dans l'aménagement urbain.Processus d'élaboration et modes de pilotage.Les cas de la ligne B du tramway strasbourgeois et d'Odysseum à Montpellier, Thèse de doctorat soutenue le 3 décembre 2004.5.\tPICON, Antoine.Culture numérique et architecture : une introduction, Éditions Birkhauser, 2010 6.\tPROST, Robert dir., Concevoir, inventer, créer.Réflexions sur les pratiques, Paris : L'Harmattan, collection Villes et Entreprises, 1995.7.\tZIMMERMAN, Alex.Guide sur le processus de conception intégré, Société canadienne d'hypothèques et de logement, 2006.8.\tTERRIN, Jean-Jacques.Conception collaborative pour innover en architecture, Processus, méthodes, outils, Paris : L'Harmattan Sciences Humaines et Sociales, Questions Contemporaines, 2009.9.\tTSIOMIS,Yannis.dir, Échelle et temporalités des projets urbains, Paris, Jean-Michel Place, 2007.10.\tTERRIN, Jean-Jacques.Conception collaborative pour innover en architecture, Processus, méthodes, outils, Paris : L'Harmattan Sciences Humaines et Sociales, Questions Contemporaines, 2009.11.\tASCHER, François.Essai sur la société contemporaine, L'Aube, 2000.12.\tMIDLER, Christophe.L'auto qui n'existait pas, Management des projets et transformation de l\u2019entreprise, Paris : Éditions Dunod, 1998.13.\tKVAN, Thomas.Collaborative design: what is it?Automation in Construction, 9, 2000.14.SCHON, Donald.The Reflexive Practitionner, How Professionals Think in Action, New York : Basic Books, 1969, traduction française : Sciences des systèmes, sciences de l'artificiel, Paris : Dunod, 1991.15.\tMIDLER, Christophe.L'auto qui n'existait pas, Management des projets et transformation de l\u2019entreprise, Éditions Dunod, Paris, 1998.16.\tCASTELLS, Manuel.The Rise of the Network Society, The Information Age : Economy, Society and Culture Vol.I Cambridge, MA, 1996.11 Logements abordables et développement communautaire Architecte L'OEUF - Olivier Pearl Poddubiuk et associé architectes Ingénieur en structure CPF groupe conseil Inc.Ingénieur en mécanique/électricité Pageau Morel et associés Inc.Ingénieur civil Vinci consultants Architectes paysagistes N IP paysage Autorité de mise en service Ian Ball, GES technologies Daniel Pearl, architecte, l'œuf, chercheur au l.e.a.p.La coopérative d'habitation Le Coteau vert et l'OBNL Un toit pour tous, représentés par le groupe de ressources techniques Bâtir son Quartier, ont été réunis pour la construction de 155 unités de logements abordables dans le quartier Rosemont à Montréal.Le projet des Ateliers Rosemont est un exemple d'une approche de développement durable, prenant en compte le développement social, économique et environnemental du projet.Ce projet veut être également un exemple de densification urbaine, où les surfaces asphaltées sont réduites et remplacées par des espaces verts communs.Les mesures d'amélioration environnementale incluent : (a) l'incitation au transport durable, (b) l'orientation des bâtiments afin d'optimiser la lumière et la ventilation naturelle, (c) la disposition des balcons comme brise-soleil, (d) l'utilisation de revêtements durables et sains, (e) une gestion intelligente des eaux de surface, (f) le choix d'espèces végétales pour l'aménagement paysager et (g) la production d'énergie renouvelable sur le site.Une « écologisation » par phases Les deux promoteurs, leurs représentants et leurs consultants, ont développé une stratégie d'«écologisation» par phases, un projet «vitrine» d'améliorations environnementales.Le scénario d'intégration de mesures vertes additionnelles «Ateliers d'habitation saine» est basé sur une stratégie de développement durable financièrement viable à long terme.Le scénario de base dépasse les exigences minimales du programme No-voclimat et une stratégie a été développée pour une amélioration des installations lorsque le financement sera disponible.Le projet a été conçu dès le départ afin d'accueillir des modifications pendant le cycle de vie du bâtiment.Un processus de conception intégré (PCI) Le travail synergique a permis également de mettre en commun les expertises de construction, de conception et de développement durable de chaque partenaire.Cette approche de conception intégrée permet d'évaluer les objectifs du client, les priorités liées au développement durable en lien avec les coûts et les exigences des normes du programme Accès-Logis et Novoclimat1, afin d'atteindre les objectifs fondamentaux du projet.Grâce à cette méthode, l'équipe de projet élargie a pu identifier les opportunités et les défis liés à l'articulation des différents éléments qui forment le bâtiment et atteindre un résultat global très performant.Avec l'appui financier de la Ville de Montréal, de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) via l'initiative de la Maison saine à consommation énergétique nette zéro (MSCENZ), du programme Novoclimat et du Fonds municipal vert (FMV) de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), l'équipe de projet a organisé une charrette de conception intégrée.À la suite de cette charrette, l'équipe a soumis une proposition de projet pilote aux partenaires potentiels.En réunissant les intervenants tels que la SFHQ, la SCHL, la FCM, la Ville de Montréal, Gaz Métropolitain, Hydro-Québec et des institutions financières (hypothèque verte), ce projet pilote propose un modèle de financement novateur.Dans le cadre de la charrette, quatre simulations énergétiques ont été effectuées afin d'évaluer la possibilité pour le projet d'avoir une consommation énergétique nulle.Trois décisions étaient nécessaires pour atteindre cet objectif : 1) ton en p lité pour I1 concevoir un projet de base performant avec un système éner- 1 \u2022 gétique centralisé; 2) produire sur le site l'énergie renouvelable i pour le chauffage des bâtiments et l'eau chaude domestique; 3) produire sur le site l'énergie électrique renouvelable.Une géothermie horizontale L'équipe a développé une proposition de géothermie horizontale : une pompe à chaleur géothermique raccordée à un champ de tuyauterie horizontale déposée sur le roc.L'option choisie de la stratégie énergétique inclut une boucle d'eau chaude domestique au gaz naturel et un préchauf- Montréalo de static fage de l'air frais par la géothermie.Afin de permettre l'ajouw dans l'avenir de puits géothermiques supplémentaires et de panneaux solaires thermiques au système, plusieurs modifi cations ont été apportées au projet, telles le surdimensionne ment des gaines de ventilation, le positionnement des futurs chauffe-eau et le doublage ponctuel du contreplaqué de la toiture pour permettre l'ancrage des panneaux solaires.Installée sur le réseau de drainage sanitaire, la récupération de chaleur permet d'augmenter la température de l'alimenta tion en eau froide domestique.En ce qui a trait au bénéfice de «climatisation» relié au système de géothermie, il est à noter qu'il n'y a pas de climatisation «traditionnelle» dans l'utilisa tion du système actuel.Le système géothermique est conçu] pour tempérer les logements durant la période d'été avec de l'air extérieur déshumidifié.Lesbiid gétalisée, c lesmembi kite ii su les to die possi ses et, pal eneaupoi Ibitwtl Les optio C: -\".'s Une gestion de l'eau Les options évaluées dans le cadre des présents projets avaient pour objectif de réduire la consommation d'eau via l'utilisation d'appareils à débit.Des appareils de plomberie à faible débit d'eau ont été spécifiés, une mesure entraînant peu de coût^ |demanièi supplémentaires et permettant une diminution significativ de la consommation d'eau.Certaines mesures de gestion des eaux grises et des eaux noires ont été évaluées.Cependant; pour des raisons de coûts associés à ces mesures et de priori tés définies par les clients, ces stratégies n'ont pas été retenues Des aménagements paysagers nécessitant peu d'entretien et des surfaces perméables ont été planifiés.Le bassin de ré tention centralisé pour la gestion des eaux de surface prévu à l'étape préliminaire a été intégré au projet.Boulevard Rosemont ¦ I M Rue des Ateliers ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 ¦¦ VEGETALISE SYSTÈME tiBSByîlPANNEAU «¦Bfr /PHOTOVdLTAIQUE purr\t\u2018 GÉOTHERMIQUE AMELIORATION I STRUCTURALE |*W*»'.SÈCHE-UNGE (¦¦¦! mai TRANSVERSALE POMPE GÉOTHERMIQUE PLANTE INDIGÈNE PANNEAU SOLAIRE THERMIQUE SURFACE PERMEABLE MAXIMISEE *4*4 RETENTION DES EAUX DE RUISELLEMENT FILTRE ENERGETIQUE SOLAIRE CENTRALISÉ NATUREL ! ESPACE TAMPON VÉGÉTAL ENVELOPPE HAUTE PERFORMANCE SYSTEMES ENVIRONNEMENTAUX PASSIF NATUREL VENTILATION ystàeÉnj enouvElayj mit I» cwdéeàii i lut uneb* ntaires e: dt mirai dimension» défia ifaquédeli fa ÉpÉI» defalisi bénéfice* il est à no» ta li» ie est conçu \u2019été avec dt ijeBMirt al\u2019uM Une réduction des îlots de chaleur La forme urbaine compacte des bâtiments et leur implantation en périphérie de l'îlot introduisent une grande flexibilité pour l'ajout d'infrastructures de gestions des eaux et de l'énergie.De plus, cette implantation permet d'accorder une place importante à la végétation sur le site.La réglementation municipale exigeait un total de 35 places de stationnement au centre de l'îlot, occupant ainsi le tiers de l'espace disponible.À la demande du client, des négociations avec la Ville de Montréal ont rendu possible la réduction de nombre de places de stationnement exigées à 12, dont deux à six places seront ¦réservées au service de partage de voitures «Communauto».Les budgets ne permettaient pas d'installer une toiture vé-gétalisée, cependant des améliorations structurales ainsi que les membranes de toitures appropriées sont prévues, afin de faciliter leur ajout dans l'avenir.Un réseau d'eau a été installé sur les toits au moment de la construction dans le but de rendre possible l'entretien et l'irrigation des futurs toits végétali-sés et, par la même occasion, d'assurer l'approvisionnement en eau pour le nettoyage des VRC.Une enveloppe performante Les options envisagées avaient pour objectif de réduire la consommation d'énergie (sous toutes ses formes) par l'utilisation de matériaux performants, de faibles dépenses énergétiques lors de leur production et livraison.L'implantation en ; mitoyenneté des bâtiments permet de réduire la superficie d'enveloppe au périmètre du bâtiment, réduisant ainsi les pertes thermiques par l'enveloppe.La majorité des unités bénéficient d'une double orientation avec une attention particulière à l'aménagement intérieur et à la fenestration afin de profiter de manière optimale de la lumière et de la ventilation naturelle; l'aménagement des balcons qui agissent comme brise-soleil, afin de diminuer les gains thermiques sur les façades sud des bâtiments.Les exigences du programme Novoclimat ont été intégrées aux documents d'appel d'offres.Au niveau des fenêtres, un modèle performant à double vitrage avec gaz argon intercalaire et pellicule low-E en fibre de verre a été spécifié.De plus, une rencontre spéciale a été organisée avec l'Agence de l'Efficacité Énergétique afin d'améliorer les détails autour des ouvertures et d'assurer une meilleure étanchéité.Une qualité de l'air intérieur Pour la qualité de l'air intérieur, il a été demandé que la plupart des matériaux de construction présentant potentiellement des émissions de gaz toxique soient éliminés autant que possible.Il a été prévu l'emploi de revêtements de sol durs et faciles d'entretien dans les unités afin de limiter l'exposition des occupants aux particules aériennes.Une gestion du risque La gestion du risque n'est pas limitée de façon restrictive à la seule période du chantier, mais commence dès l'étape de conception et ne se termine pas à l'achèvement des travaux, mais se continue plusieurs années après l'occupation initiale.(H a été nécessaire de définir adéquatement le rôle de l'autorité de mise en service (AMES).Ainsi, avant le début de la construction, l'AMES a complété trois livrables pour le projet : 1) une WWW LOGEMENTS ABORDABLES ET DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE I » revue indépendante de la conception portant sur la définition et les schémas de la conception et une revue du protocole de contrôle de la performance (préparé par PMA) ; 2) le développement d'un plan de mise en service; 3) la formulation d'un devis pour définir le rôle de l'agent de mise en service.Au début de l'étape de construction, suite aux premières rencontres entre l'AMES et les différents intervenants et corps de métiers aux dossiers, les dessins d'atelier et les différents plans pour les systèmes mécaniques ont été assujettis à une révision par l'ingénieur et par l'AMES.Cette étape existe déjà dans les projets conventionnels, à la différence que dans le présent dossier, on compte deux réviseurs en plus de l'entrepreneur général \u2014 l'ingénieur et l'AMES \u2014 afin d'assurer la compréhension des différents éléments et l'intégration de l'ensemble pour une meilleure performance.De son côté, l'agent de mise en service (AgMES) est nommé par l'entrepreneur général.Il agit comme représentant auprès du client et des professionnels et comme gestionnaire auprès des sous-traitants.Dans le cadre des projets résidentiels réguliers, les entrepreneurs et sous-traitants sont habitués à travailler de façon plus indépendante, moins «avec supervision assidue» et avec plusieurs paliers d'intervention.Dans le cadre du «volet écologique», les exigences techniques sont plus strictes et importantes que pour un projet résidentiel régulier et une «malfaçon» pourrait avoir des impacts considérables sur les performances envisagées des bâtiments.Un avenir pour des projets de logements abordables Sans l'implication dès le départ de tous les intervenants, l'innovation dans le logement social et abordable est presque impossible.Puisque tous les partis sont coresponsables de la prise de décisions à long terme, le processus de conception intégré est la manière la plus efficace pour soulever le plus rapidement possible les points sur lesquels il y a un accord et ceux sur lesquels il y a désaccord.Certaines mesures de design passives2 ne coûtent pas plus, à condition d'être incorporées au tout début du processus de design.Les simulations pendant l les charrettes ne peuvent cependant pas facilement prévoir les effets de deux mesures concurrentielles et une analyse appro-* fondie des coûts est nécessaire à la suite des ateliers de design intégré afin d'analyser en profondeur ce qui correspond le mieux au projet.Il est indispensable d'avoir un client proactif dès le départ, puisqu'à la fin du projet, c'est lui qui doit vivre avec les mesures innovatrices et s'assurer que ces mesures soient intégrées à la vie entière du bâtiment.De même, il est possible de favoriser l'innovation en impliquant les fonctionnaires en charge de l'administration du programme, en les éduquant sur les bénéfices et risques potentiels, ainsi que sur les problèmes d'entretien à long terme.Les décisions impliquant les travaux publics ne sont pas les mêmes que celles impliquant l'habitation.La structure : organisationnelle des autorités municipales n'est pas propice à la prise de décisions rapide.De plus, les programmes gouvernementaux sont conçus selon les normes minimales de coût; la longévité et la durabilité sont souvent sacrifiées afin d'atteindre des objectifs budgétaires minimums des coûts de construction initiaux.Une assistance est requise par les autorités provinciales et municipales dans l'optique de rééquilibrer les objectifs à long terme.En allant de l'avant, les Groupes de ; ressources techniques, les clients et leurs consultants professionnels, auront besoin de plus de flexibilité concernant ces problématiques, si l'innovation doit être incluse sur une base régulière.La participation des entrepreneurs généraux à une formation de pré-qualification serait très utile, afin qu'ils compren-j nent le besoin de la gestion du risque liée à l'innovation.Impliquer directement l'entrepreneur général, en intégrant un agent de mise en service à son équipe, améliore la coordination sur le chantier et permet d'éviter des délais.L'entrepreneur général | ne peut prétendre qu'il ignorait les complexités additionnelles liées à de telles mesures environnementales.L\u2019industrie de la construction est en transformation, mais les changements sont lents.Certaines mesures qui étaient onéreuses dans le passé j sont devenues marginales dans le coût d'un projet.Mais les consultants n'ont malheureusement pas toujours le temps de vérifier ces changements dans l'industrie pour chaque projet.Notes 1.\tFinancé par le programme AccèsLogi de la Société d'habitation du Québec - SHQ.2.\tLes principes de maison passive élaborés en Europe font partie des prochaines technologies à explorer pour les projets multi-résidentiels.En comparaison aux maisons de construction traditionnelle, les maisons passives sont fonctionnelles, très hermétiques et « super isolées ».Afin d'atteindre les critères de performance Passivehaus, les maisons construites au Canada nécessiteront une isolation de trois à sept fois supérieure à ce qui est spécifié aux codes de construction nationaux actuels, dépendamment de la zone climatique.Les coûts de construction de 5 à 10% plus élevés* sont rapidement compensés par une réduction des coûts d'opération, de maintenance et de remplacement, etc.(*selon www.passivehouse.ca).ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 14 15 T i -t :\u2022 \u2022 au®: :r .1 &-JS J*.' \\V .transfert d'exigences .lien contractuel « p » unité responsable de la conduite du projet « s » sommet stratégique « o » occupant « o\u2019 » opérateur « f » unité responsable du budget/ finances Légitimité Atout Attente Pouvoir Notes 1.Cardinal, F.Pas dans mon parc.2012 [publié le 22 septembre 2011 ; http://www.cvberpresse.ca/ debats/editorialistes/francois- cardinal/201109/22/01 -4450199- pas- dans-mon-parc.php.2.\tFoucault, M., Le sujet et le pouvoir.Dits et écrits, 1994.4: p.222-242.3.\tLittau, P., NJ.Jujagiri, et G.Adlbrecht, 25 Years of Stakeholder Theory in Project Management Literature (1984-2009).Project Management Journal, 2010.41(4): p.17-29.4.\tEdum-Fotwe, F.T.et A.D.F.Price, A Social Ontology for Appraising Sustainability of Construction Projects and Developments.International Journal of Project Management, 2009.27(4): p.313-322.5.\tFreeman, R.E., The Politics of Stakeholder Theory: Some Future Directions.Business Ethics Quarterly, 1994.4(4): p.409-421.6.\tBonnafous-Boucher, M.et Y.Pesqueux, Éds.Décider avec les parties prenantes: approches d'une nouvelle théorie de la société civile.2006, Paris : Découverte.7.\tFrooman, J., Stakeholder Influence Strategies.The Academy of Management Review, 1999.24(2): p.191 -205.8.\tMitchell, R.K., B.R.Agle, et DJ.Wood, Toward a Theory of Stakeholder Identification and Salience: Defining the Principle of Who and What Really Counts.Academy of Management Review, 1997.22(4): p.853-886.9.\tFriedman, A.et S.Miles, Stakeholders: Theory and practice.2006, Oxford : Oxford University Press.10.\tWalker, A., Project Management in Construction.5th ed.2007, Oxford : Blackweel Publishing.11.\tDavidson, C.H., T.A.Abdel Meguid, et Conseil international du bâtiment pour la recherche, l'étude et la documentation.Commission W92, Procurement: a Key to Innovation = La maîtrise d'ouvrage : clé de l\u2019innovation.1997, Montréal : Université de Montréal, xxii, 856.12.\tGreen, S., A metaphorical Analysis of Client Organizations and the Briefing Process.Construction Management and Economies, 1996.14(2): p.155-164.13.\tMasterman, J.W.E., An Introduction to Building Procurement Systems.2nd ed.2002, London ; New York: Spon Press, xv, 239.14.\tLizarralde, G.et M.Djemel, La gouvernance de projets d\u2019architecture : Une typologie de la multi-organisation temporaire.Les ateliers de l'éthique, 2010.5(2): p.76-87.Impérativité 21 La participation citoyenne au sein des projets d\u2019architecture et d\u2019urbanisme Laurent Viel, étudiant au doctorat en aménagement, faculté de l'aménagement, université de Montréal AFFILIÉ AU GROUPE DE RECHERCHE IF, GRIF Mobiliser la participation du public Comment une ville comme Montréal ou Lyon fait-elle pour mobiliser la participation du public dans une grande opération d'urbanisme, incluant les usagers, les citoyens, les groupes d'intérêts?En se basant sur les cas des projets urbains de Lyon Confluence et du Quartier des spectacles de Montréal, on constate que les dispositifs de participation mis en œuvre peuvent varier.Certains relèvent d'une obligation légale (enquêtes publiques, réunions publiques, recours à un office de consultation publique), d'autres sont optionnels (plateformes d'échange sur internet avec la société civile, ateliers grand public, ateliers professionnels, événements ponctuels sur le site du projet, visioning, partnering, mise en place d'une maison de la concertation).Les «mobilisateurs» de la participation sont aussi variables : société d'économie mixte à Lyon, firme de gestion de projet à Montréal, collectivité publique, office de consultation publique, organismes communautaires, développeurs privés.Nous verrons toutefois que la documentation scientifique distingue de grands types de participation citoyenne, dont trois principalement sont observés dans les projets urbains.Au préalable, il faut préciser en quoi le recours à la participation trouve une justification dans le paradigme du développement durable.Adopter ce paradigme revient d'abord à reconnaître que la mise en œuvre des projets urbains est complexe, car elle exige la prise en compte d'enjeux à la fois complémentaires et parfois contradictoires, relevant simultanément de dimensions environnementales, économiques et sociales1.Afin d'intégrer cette complexité, plusieurs théoriciens ou praticiens de la ville préconisent un nouvel urbanisme plus participatif2.La vertu de la participation citoyenne résiderait notamment dans sa propension à reconnaître l'expertise de la société civile (parfois qualifiée «d'expertise d'usage»), à mettre l'information au cœur des processus de la fabrique urbaine pour réduire les incertitudes3.Plus ou moins participatif.une échelle de participation Toutefois de la simple information à la délégation du pouvoir de décision, la participation citoyenne est en réalité un «terme parapluie» pour une multitude d'approches.Une catégorisation bien connue, toujours utilisée par des sociologues4 et certains groupes communautaires5, est «l'échelle de la participation citoyenne» élaborée en 1969 par l'américaine Sherry Arnstein, incluant huit échelons regroupés en trois catégories6.La première catégorie, qualifiée de non participation, regroupe la manipulation et la thérapie (technique dans laquelle en traitant certains enjeux périphériques, on ne traite pas des vrais enjeux).La catégorie supérieure de l'échelle, la coopération symbolique ou de pure forme (en anglais tokenism), inclut l'information, la consultation et la conciliation (en anglais pla-cation).Dans le cas de la consultation, la population est sondée au sujet de son opinion, sans garantie de prise en compte de celle-ci, alors que dans la conciliation, une minorité de citoyens peut être présente dans certains organes de décision.Enfin la catégorie supérieure, le pouvoir citoyen, comprend le partenariat, dans le cadre duquel les décisions émergent d'une négociation entre les pouvoirs publics et les citoyens, la délégation de pouvoir, et le contrôle citoyen, dans le cadre duquel un groupe communautaire gère de manière autonome un programme.Élaborée dans un contexte de remise en cause de l'interventionnisme des pouvoirs publics aux États-Unis, cette échelle propose une hiérarchie des dispositifs de participation, le« sommet correspondant à la situation idéale vers laquelle tendre.Ce modèle présente plusieurs limites quand on l'applique aux projets d'urbanisme.Premièrement, ces huit formes de participation ne se situent pas sur un continuum homogène mais répondent à des objectifs différents et souvent complémentaires.Ainsi selon les objectifs poursuivis et les phases de déroulement des projets, les dispositifs de participation mis en œuvre dans les projets de Lyon Confluence et du Quartier des spectacles de Montréal oscillent entre l'information (réunions publiques, site internet, maison de la Confluence), la consultation (ateliers grand public, consultations publiques), et le partenariat (visioning, partnering, mise en place du partenariat du Quartier des spectacles).Deuxièmement, on peut s'interroger sur la pertinence des échelons supérieurs de l'échelle (contrôle citoyen, délégation de pouvoir), rien n'indique comment désigner les membres du groupe communautaire détenant le pouvoir, ni comment garantir qu'ils soient représentatifs de l'ensemble des parties prenantes concernées par un projet urbain.On observe toutefois que certains aspects d'un grand projet urbain (la programmation culturelle des espaces publics du Quartier des spectacles de Montréal par exemple) sont parfois délégués à des groupes de la société civile (le partenariat du Quartier des spectacles par exemple).Troisièmement, en lien avec le point précédent, l'échelle d'Arnstein ignore (à dessein ?) la participation indirecte des citoyens à travers leurs représentants élus (municipaux notamment), aussi modeste soit-elle.Divers types de participation Plus récemment, ONU-Habitat a proposé une typologie \u2014 et non une échelle \u2014 des différentes formes de participation7.Celle-ci inclut la participation nominative (affichage, manipulation), la participation consultative, la participation instrumentale (participation des citoyens à la réalisation concrète d'un projet, la réalisation de travaux par exemple), la participation représentative (implication citoyenne à travers le système politique démocratiquement élu, notamment les élus locaux) et la participation transformative (partenariat entre acteurs institutionnels et groupes de citoyens, avec dévolution de pouvoirs et de ressources).En adaptant les approches d'Arnstein et d'ONU-Habitat, et à partir de l'observation des projets de Lyon Confluence et du Quartier des spectacles de Montréal, nous retenons à gros traits trois modalités formelles de participation : l'information, la consultation et le partenariat.Ces différentes formes de participation ne s'excluent pas l'une par rapport à l'autre, mais peuvent être mobilisées simultanément ou successivement dans un même projet.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 22 projet œ au projet lentes.SI i ment dm jdimpioje : ac'estm projet n'ei grélacom j tarons ctra:: tOKS .0 j ponctue s ; ietocti l'apeftise mm unecDinic Itt:: Lato! plus restre s.'éjd'i tf.'n; 1er ®Büni( nisme toi tes \"T:: tt'S':; : tijetud desespar paradjnm, Ensîns ainsi 1;; «j % de-s ;; Soient | ®S| desProces des inc,,.% :v Mpte® Ifdiojm son, in flit dime nsjadélé-feduqud meipro- ta» le »don, le luelletei 'applique ormes da omoçène t complé-phases de in misai réunions ¦} et le p» rtenariatdu s'interroges meiitdeà- enantlepou- ijetirM sontpa j enfl àdesseinl uisteP1'*® oM!' T3niptl-| nrràte d ut* idepo^ *0\\ L'information : en informant les citoyens, le porteur d'un projet urbain ou architectural réduit leurs incertitudes face au projet, mais peut susciter des angoisses éventuelles si les choix d'aménagement retenus ne répondent pas à leurs attentes.Si l'information contribue aux objectifs du développement durable en favorisant la connaissance et l'appropriation d'un projet par ses usagers, elle suffit rarement à y satisfaire car c'est un dispositif à sens unique, dans lequel le porteur de projet n'enrichit pas sa réflexion de celle des participants, malgré la complexité inhérente au projet.La consultation : contrairement à l'information, la consultation suppose un échange, du moins une écoute des citoyens consultés.Elle peut intervenir à tout moment dans le projet (diagnostic, conception, réalisation) de manière généralement ponctuelle.Dans la mesure où la consultation n'est pas fictive (si l'écoute est réelle), cette approche reconnaît, d'une part, l'expertise des citoyens (en tant qu'usager ou détenteur d'un savoir utile au projet) et, d'autre part, leur légitimité à exprimer une opinion sur le projet8.Elle permet donc une meilleure appréhension, par le porteur d'un projet, de la complexité de ses enjeux.La collaboration : elle concerne généralement un groupe plus restreint d'acteurs, dans la mesure où elle demande un engagement plus important, par exemple dans le cas d'un visioning, d'un partnering ou a fortiori d'un partenariat de long terme comme le Partenariat du Quartier des spectacles de Montréal.Partant de la théorie d'Habermas sur la rationalité communicationnelle, la littérature anglo-saxonne sur l'urbanisme collaboratif (collaborative planning) postule que les décisions émanant d'une approche collaborative, y compris entre les professionnels et les usagers, seront plus rationnelles face à la complexité des projets et de nature à mieux satisfaire le bien commun9.Si la collaboration prend la forme d'un partenariat, les entités présentes dans le partenariat détiennent une responsabilité dans la prise de décision, généralement matérialisée dans un contrat10.Dans la mesure où ce type de dispositifs favorise la prise en compte de la complexité des enjeux urbains et l'appropriation d'un projet par l'ensemble de ses parties prenantes, elle est de nature à s'inscrire dans le paradigme du développement durable.En s'inspirant de la littérature sur ce thème, nous résumons ainsi les vertus de la participation citoyenne en faveur du développement durable : informer le public en vue d'une meilleure appropriation du projet sur le long terme, assurer l'efficacité économique des décisions, améliorer la qualité des décisions face à la complexité des enjeux urbains, intégrer les valeurs de la population à la prise de décision, augmenter la confiance dans les institutions, prévenir les conflits\".Le recours à la participation citoyenne, en particulier la consultation et la collaboration, ne doit toutefois pas faire oublier ses limites, notamment liées à la représentativité des personnes consultées, à leur capacité d'intervention (ressources, temps disponible, connaissances de ses droits) et aux modalités de déroulement des processus,2.L'observation des dispositifs pour le Quartier des spectacles de Montréal et de Lyon Confluence en confirme les vertus et les limites.Échelle de la participation citoyenne de Sherry Arnstein (1969) Lyon Confluence : photographie de la maquette du projet urbain, disponible à la Maison de la Confluence (photo : Laurent VieI) Lyon Confluence - Immeubles de logements réalisés par divers promoteurs dans le respect du cahier des charges imposé par l'aménageur public (photo : Laurent Viel) Lyon Confluence : réhabilitation des installations portuaires en lieux de culture et de restauration (photo : Laurent Viel).Notes i.Citizen control Delegated power Partnership Placation Consultation Informing Therapy Manipulation Citizen power Tokenism Non participation m Campbell établit la relation entre les contradictions du développement durable et l'urbanisme à travers le modèle du « triangle de l'urbaniste » (planner's triangle) en mettant l'accent sur la complexité des enjeux urbains, dans Campbell, S., Green Cities, Growing Cities, Just Cities?Urban Planning and the Contradictions of Sustainable Development.Journal of the American Planning Association, 1996.62(3): p.296-312., pendant qu'Ascher explique que la ville est complexe car elle fonctionne sur la base de logiques et de rationalités multiples éventuellement contradictoires dans Ascher, F., Métapolis, ou l\u2019avenir des villes, 1995, Paris: Odile Jacob.2.\tAscher propose l'émergence d'un «nouvel urbanisme réflexif et concourant.et participatif» dans Ascher, F., La nouvelle révolution urbaine: de la planification au management stratégique urbain, in Fabriquer la ville.Outils et méthodes: les aménageurs proposent, A.Masboungi, Editeur, 2001, La Documentation Française: Paris.3.\tD'autres chercheurs considèrent réciproquement que la principale vertu du développement durable serait sa capacité à mettre en débat les contradictions de la ville durable dans le cadre de dispositifs de participation publique.Voir ainsi Theys, J.and C.Emelianoff, Les contradictions de la ville durable : L'écologie au-delà de l'utopie, 2001, Lagny, France: Sodis.4.\tDont : Donzelot, J.and R.Epstein, Démocratie et participation: l\u2019exemple de la rénovation urbaine.Esprit, 2006.326: p.5-34.5.\tPar exemple, la communauté d'intérêts du quartier du Mile End à Montréal s'en inspire (http://www.ton-mile-end.net/ mile-end/, consulté le 3 février 2012) 6.\tArnstein, S., A Ladder of Citizen Participation.Journal of the American Planning Association, 1969.35(4): p.216-224.7.\tUN-Habitat, Planning Sustainable Cities: Global Report on Human Settlements 2009, Earthcan, Editeur 2009: London.8.\tSôderstrôm, O., Introduction.Traduire l\u2019usage., in L\u2019usage du projet:pratiques sociales et conception du projet urbain et architectural, O.Sôderstrôm, et al., Editeurs, 2000, Editions Payot: Lausanne.9.\tHealey, P., Collaborative Planning: Shaping Places in Fragmented Societies.2 ed.Planning - Environment - Cities, ed.Y.Rydin and A.Thornley, 2006, New York: Palgrave Macmillan, Innés, J.E.and D.E.Booher, Planning with Complexity: An Introduction to Collaborative Rationality for Public Policy, 2010, New York: Routledge.10.\tUN-Habitat, Planning Sustainable Cities: Global Report on Human Settlements 2009, Earthcan, Editeur, 2009: London.11.\tNotamment Beierle, T., Public Participation in Environmental Decisions: an Evaluation Framework Using Social Goals.Resources for the Future, 1998: p.99-06.12.\tCes limites sont abordée par Blondiaux, L, Le nouvel esprit de la démocratie.Collection La République des idées, 2008, Paris: Seuil, et par UN-Habitat, Planning Sustainable Cities : Global Report on Human Settlements 2009, Earthcan, Editeur, 2009: London.23 fct&ï * Z.-' 'E0S5J® cNs'S^-'S' GMC.GM.CA ACCESSIBLE DE VOTRE MOBILE \u20222Cktjl: SSaS\u2019S**, PLUS GRANDE CHARGE UTILE (CAPACITÉ DE 3 273 KG) PLUS STABLE DANS LE REMORQUAGE STABILITRAK™ ET CONTRÔLE ANTI-LOUVOIEMENT1 2 * (397 hp)* (765 lb-pi.)3 MOTEUR DIESEL DURAMAXMD ET BOITE DE VITESSES ALLISONMD GROUPE PROPULSEUR COUVERT PAR LA MEILLEURE GARANTIE DE SA CATÉGORIE4 60000 KM DE PLUS QUE FORD TROIS LETTRES GUI EN DISENT LONG 1.Sierra 3500HD RARJ 2RM 2012 à cabine classique.Jusqu\u2019à 3 273 kg (7 215 Ib) avec l\u2019équipement approprié.La capacité de chargement maximale inclut le poids du conducteur, des passagers, de l\u2019équipement en option et du chargement.2.Comparativement aux modèles des années précédentes.3.Modèles Sierra 2500HD et 3500HD 2012 équipés d\u2019un moteur diesel Duramax de 6,6 L et d\u2019une boîte 6 vitesses Allison.Comparativement au Sierra HD 2010.4.Garantie de 5 ans/160 000 km (selon la première éventualité) sur le groupe motopropulseur.Certaines conditions s'appliquent.Selon les renseignements les plus récents sur la concurrence de Wardsauto.com pour le segment des grands pick-up.Détails chez votre concessionnaire.© 2012, General Motors.PLUS FORT PLUS PUISSANT HIS! rt/icwest vicwest.com RBQ: 8256-5821-32 Libérez votre esprit créateur Les panneaux métalliques architecturaux de Vicwest : laissez aller votre imagination.Fabriqués sur mesure, ils s'adapteront à vos projets les plus complexes.Informez-vous chez Vicwest auprès de l'équipe technique ou visitez notre site web. La collaboration au sein de projets d\u2019architecture et d\u2019urbanisme durables Line Castonguay, étudiante à la maîtrise en aménagement, affiliée au groupe de recherche IF, grif Les enjeux de la collaboration entre professionnels Bien que nous aspirions aujourd'hui à une meilleure collaboration entre professionnels dans le secteur du bâtiment, on ne produit pas suffisamment d'équipes intégrées, en partie dû au fait que les stratégies de maîtrise d'ouvrage traditionnelles séparent les rôles de conception, et les concepteurs, des bâtisseurs h Cependant, la création des liens de collaborations interdisciplinaires et/ou interorganisationnels est une condition première de la performance des projets d'architecture2'3.Ces liens renvoient au concept d'intégration des équipes de projet : «Project team integration can be defined as where different disciplines or organizations with different goals, needs and cultures merge into a single cohesive and mutually supporting unit with collaborative alignment of processes and cultures [ ]» Up.\u201928) Les échanges exigent la compréhension des relations formelles et la définition des missions compatibles4; mais ces échanges peuvent aussi être largement informels.La collaboration apparaît donc comme un niveau supérieur d'intégration qui connote un engagement à une mission commune.Puisque le développement durable fait appel à l'analyse de la responsabilité économique, sociale et environnementale dans le but de mieux intégrer ce qui s'était auparavant développé de manière divergente, ce paradigme engendre une nouvelle manière de décider1.Les principes du développement durable forcent à réfléchir de manière nouvelle en ce qui a trait non seulement aux rapports entre l'humain et la nature, mais aussi entre les humains.Les méthodes collaboratives peuvent servir à ce système complexe d'acteurs afin d'optimiser la performance du bâtiment par l'examen concerté de tous les composants et sous-systèmes, ainsi que de leurs interactions.« Quand cette démarche est accomplie correctement, on obtient un ouvrage dont le tout est plus grand que la somme des parties5 (p-9).» Katzenbach et Smith6 font valoir que la performance d'une organisation dépend de la création d'une équipe de travail forte et semi-autonome2.Partant de la théorie d'Habermas sur la rationalité communicationnelle, le collaborative planning postule que les décisions émanant d'une approche collaborative seront plus rationnelles face à la complexité des projets7'8.En ce sens, il est largement accepté que les décisions issues d'un processus collaboratif sont susceptibles de mieux satisfaire aux objectifs du développement durable.Afin de s'y retrouver, nous avons catégorisé en quatre groupes des méthodes collaboratives utiles en architecture et urbanisme : 1) les méthodes d'adaptation : visant l'adaptation aux principes, pratiques, besoins et objectifs d'une communauté et d'une organisation ; 2) les méthodes de planification : permettant aux parties prenantes de façonner ensemble leur avenir en définissant une stratégie et une identité à l'aide d'activités telles que l'auto-analyse, l'exploration, la vision, la clarification des valeurs et l'établissement d'objectifs; 3) les méthodes de structuration : visant à redéfinir les relations entre les parties prenantes et les pratiques de travail afin de mieux concevoir et d'atteindre un objectif commun ; et 4) les méthodes de soutien ; visant un support permanent dans l'environnement de travail des méthodes collaboratives pour une plus grande efficacité vers une perspective de changements.MAI 2012 Méthodes d'adaptation Consensus decision making Générer des décisions sur la meilleure façon de faire, de former une unité avec les participants afin d'éliminer la compétition et renforcer la communication entre chacun.The genuine contact program Créer une culture de collaboration à l'aide d'outils de participation impliquant le plus grand nombre pour constituer une organisation de façon « holistique ».Méthodes de planification Dynamic planning charrettes Dans un laps de temps limité, faire participer toutes les parties prenantes du projet afin de recueillir différents points de vue; créer un plan de faisabilité, d'action, en établissant les rôles et responsabilités de chacun.Strategie visionning\t- Équipe se servant des expériences passées afin de mieux prévoir le futur en favorisant des changements de perspectives dans le but de développer de nouvelles idées.Méthodes de structuration Participative design workshop Produire un système organisationnel participatif dans un contexte précis pour une organisation qui souhaite augmenter sa productivité et son sens de l'innovation.Collaborative work systems design Créer un modèle de travail collaboratif entre différents niveaux hiérarchiques dans des situations de changements.Partnering Améliorer les performances qui ne peuvent être atteintes qu'avec l'application de partenariat pour une meilleure implication des parties prenantes vers un objectif commun.Méthodes de soutien Online environments Soutenir le changement par la technologie de façon continue et par une participation distribuée grâce à un soutien en ligne permettant d'éliminer des délais et des coûts importants de déplacements.26 ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC 036 HS3S ¦¦¦¦¦ >: -T'Ç .V>.' Vi ;.V': ^frt5V «rjv.S \u2022fij.luV - \u2022\u2022\u2022 \u2022 + ¦,*?' iw* m*#3 !v - v.v- k' AJ-it\", Notes 1.\tNaaranoja, M., P.Haapalainen, and H.Lonka, Strategie Management Tools in Projects Case Construction Project.International Journal of Project Management, 2007.25(7): p.659-665.2.\tDavidson, C, Building Team.Encyclopedia of Architecture: Design, Engineering & Construction, John Wiley & Sons, New York, NY, 1988: p.509-15.3.\tProject Management Institute, A guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK guide).4th ed.Project Management Institute2008, Newtown Square, Pa.: Project Management Institute.4.\tPorter, M.E.and M.R.Kramer, Strategy & Society: The Link Between Competitive Advantage and Corporate Social Responsibility.Harvard business review, 2006.84(12): p.78-92.5.\tStead, J.and W.Stead, Sustainable Strategic Management: an Evolutionary Perspective.International Journal of Sustainable Strategic Management, 2008.1(1): p.62-81.6.\tHerazo, B., G.Lizarralde, and R.Paquin, Sustainable Development in The Building Sector: A Canadian Case Study on the Alignment of Strategic and Tactical Management.Project Management Journal, 2012 Forthcoming.Les institutions utilisent de plus en plus les principes du DD pour aligner leurs objectives à long terme (les objectifs stratégiques) et les objectifs à court terme du projet.Cela est bien le cas de l'Université de Montréal qui a récemment construit le Centre de biodiversité dans les environs du stade olympique de Montréal (les 3 photos).© Benjamin Herazo.Source : http://www.bpa.ca/realisations/education/udem-centre-sur-la-biodiversite.html © Bouthillette Parizeau I ¦ r I pe ® I feelofffi- mationdü :\u2022 sis i r \" - - * : :: :: : i /'ir;: ipés par un iuDOiW e «on to®\u2019 ;; projetss0\"1 jBbteeiwj tesdanst8 jüStraté- dubât\"*^ KltlirfJ siiat#0* parties prenantes externes 1 Organisation affectent Niveau stratégique développe Niveau tactique affectent parties prenantes internes 1 utilisent pour influencer pour influencer utilisent Développment durable Modèle d'influence du DÉVELOPPEMENT DURABLE sur le processus de planification et création du projet d'architecture 5320 3070 r':.v; \u2022 le béton.génial! ET S\u2019IL EXISTAIT UN CIMENT PERMETTANT DE RÉDUIRE LES ÉMISSIONS DE C02 AUTANT QUE SI ON PLANTAIT 23 MILLIONS D\u2019ARBRES PAR ANNÉE?Ce ciment existe et il s\u2019appelle Contempra.Pour en savoir plus, visitez ciment.ca/contempra L\u2019intégration de la performance environnementale au processus de conception du projet architectural MARWAN ALKHOULI, ARCHITECTE, ASSISTANT À L'UNIVERSITÉ D'ALEP ET DOCTORANT AU LÉAV (LABORATOIRE DE L'ÉCOLE D'ARCHITECTURE DE VERSAILLES) ÉQUIPE INNOVATION CONCEPTION ARCHITECTURE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE (ICAAD) \u2014 ENSA DE VERSAILLES Problématique actuelle de la performance environnementale Face aux enjeux actuels du développement durable, l'impact du cadre bâti sur l'environnement et sa performance est largement tributaire des processus mis en place pour réaliser les projets.Dans ce contexte, la question qui se pose actuellement est la suivante : Comment pouvons-nous intégrer les préoccupations environnementales au sein du processus de conception des projets d'une façon à optimiser leur performance énergétique et environnementale tout en satisfaisant les préoccupations économiques de leurs acteurs dans un contexte de multi-crise internationale?Pour nous, une approche collective qui vise des objectifs communs et qui portent des valeurs environnementales devient de plus en plus nécessaire.Si le client, l'architecte, l'ingénieur, le gestionnaire et les usagers destinataires du projet contribuent d'une façon proactive à l'élaboration et la réalisation des objectifs communs, une telle approche pourrait réellement livrer des projets performants.Autrement dit, l'ensemble du processus de conception doit commencer par insister sur la réduction de la demande des ressources, suivi par le respect de la demande des considérations environnementales et les diverses législations en vigueur.Un tel processus doit se différencier d'un lieu à l'autre et d'un contexte à l'autre, en raison des paramètres contextuels comme la réglementation, le climat, les ressources, le marché et la culture.L'intégration de la performance environnementale au processus de conception Les différents acteurs du projet devraient prendre en compte les préoccupations environnementales dès les premières phases de la conception et les maintenir tout au long du cycle de vie du bâtiment.Pour y arriver, il faut que les acteurs du projet développent d'abord une compréhension minutieuse du site, les conditions climatiques locales et les exigences fonctionnelles du bâtiment.Une évaluation préalable de ces aspects conduit souvent à trouver des solutions pour réduire la consommation énergétique du projet.Les acteurs concernés doivent incorporer tout naturellement des mesures qui faciliteront leur collaboration par des processus de planification qui exigent le minimum de complexité et de coût.Ce processus de collaboration exige une vision selon plusieurs échelles et une considération entière de l'environnement local et global, la disponibilité de ressources renouvelables et non renouvelables, l'évaluation d'impact communautaire et l'apport collaboratif de tous les acteurs du projet, y compris l'usager final.Clairement, le processus de conception devient significativement complexe puisque le concepteur doit comprendre la performance du bâtiment en termes de différents facteurs qui influencent l'objet final.Selon Bob Berkebile1 : « Nous devons utiliser un nouveau processus de conception intégré fondé sur la collaboration, susceptible de créer de nouvelles méthodes et de nouveaux outils, et de donner naissance à de beaux environnements qui restaureront la vitalité sociale, économique et environnementale de nos collectivités»2.Pour une réalisation réussie des modèles performants, le propriétaire du bâtiment, l'architecte, l'ingénieur et le consultant en énergie doivent former une équipe de conception et établir un modèle énergétique rentable.Une fois que l'engagement à la réduction de l'énergie a été fait, le processus de conception peut être utilisé pour guider l'équipe vers une bonne prise de décisions sans sacrifier les exigences programmatiques du projet.Si la réponse technique et technologique est indispensable, l'une des priorités consiste à convaincre l'ensemble des acteurs et usagers des avantages d'une démarche dictée et guidée par un comportement éco-citoyen.Actuellement, il existe un décalage et un fort besoin d'équilibre entre les intentions et finalités projetés par les acteurs de conception des projets et celles des usagers.Cela nécessiterait d'associer les futurs utilisateurs au processus de conception, afin de leur faire comprendre très tôt le poids de leur consommation et leur comportement sur le résultat final de la performance environnementale du projet.Il faut également porter une attention particulière à la phase post-occupation des projets, durant laquelle il faut évaluer les indicateurs de performance (le profil de la consommation énergétique et son lien avec les comportements des usagers, les émissions de carbone, la facilité de la maintenance générale et les coûts qui y sont liés, la satisfaction des occupants, etc.).Le cas de la tour Elithis de Dijon Inaugurée en avril 2009, la tour Elithis est présentée par ses concepteurs comme le bâtiment tertiaire le plus sobre du monde sur le plan énergétique et environnemental.Ce projet conçu, réalisé et porté par Elithis3 doit notamment sa réussite environnementale au travail entre acteurs multiples dans un esprit de collaboration.Elithis Ingénierie a mis au service de l'ouvrage et de son cycle de vie, son équipe Recherche & Développement, avec un objectif simple mais efficace : «plus de matière grise pour moins d'énergie grise»4.Pour ce faire, Elithis a donné naissance à un nouveau métier, celui de Management Latéral des acteurs du projet avec l'objectif d'assurer une performance environnementale à coût standard.Les bénéfices de cette démarche ont été de prioriser les économies d'énergies et de rejets de gaz à effets de serre par rapport aux nouvelles technologies.Pour faire face à ces priorités, la programmation du projet a mis en avant le Management des systèmes d'acteurs, la réduction des déperditions et apports, la réduction du gaspillage lié à l'activité économique et la forte implication des acteurs de conception et des usagers pour réduire l'impact sur l'environnement urbain.De façon plus détaillée, la consommation estimée du bâtiment était de 70 kWh/m2/an.Les concepteurs ont espéré réduire cette consommation de 20 kWh/m2/an au minimum grâce à ce qu'ils appellent «l'éco-management», c'est-à-dire la sensibilisation des employés aux gestes permettant de réduire la consommation.Les 50 kWh/m2/an restants sont générés par les 342 capteurs photovoltaïques intégrés en toiture.Pour atteindre un bon niveau de performance, plusieurs innovations ont été mises en œuvre : l'enveloppe du bâtiment est en effet composée de bois, d'isolants recyclés et de nombreuses baies vitrées.La construction d'un « bouclier solaire» a été nécessaire afin de limiter les problèmes de surchauffe.Pour rafraîchir le bâtiment, un système breveté de ventilation triple flux a également été intégré.Cela permet d'économiser de l'énergie en récupérant celle émise par les équipements bureautiques et d'utiliser les ressources naturelles.En plus, Elithis a choisi la mutualisation des besoins énergétiques (lorsqu'un usager consomme du froid, il crée du chaud récupérable pour le chauffage par exemple). L'INTÉGRATION DE LA PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE AU PROCESSUS DE CONCEPTION DU PROJET ARCHITECTURAL - \" iill H D D ¦ | i m i ;i *____ I1 SbcssS Y; \\ / .Il SiDlBin \" '«uasa J-i_\u2014-Jüi - -I- ': » TourSilhis *¦«* HC 'W ' v2|i>* r\tJ Le cas de la cité de l'environnement à Saint-Priest (Région lyonnaise) Inaugurée en juillet 2010, la Cité de l'environnement est située au coeur du parc technologique de la porte des Alpes près de Lyon.Pour la réalisation de ce projet, tout a été pensé pour aboutir à un lieu de vie qui concilie respect de l'environnement et bien-être des occupants.Par son approche, la méthode du pôle SOLERE5 consistait à mettre en œuvre une démarche globale, prenant en compte tous les paramètres dès la conception, pour maîtriser toutes les données de consommation et maîtriser les coûts.Grâce aux choix de solutions techniques performantes, la Cité affiche ainsi une consommation en énergie ÿv primaire proche de 100 kWh/m2/an.Les ouvertures ont été étudiées pour favoriser l'éclairage, le réchauffement et la ventilation naturelle.Le confort naturel a été privilégié pour l'été, le volume des apports solaires est maîtrisé et des protections solaires efficaces ont été retenues.La structure du bâtiment, en béton armé, est isolée par l'extérieur et habillée de bois.Les menuiseries bénéficient de triples vitrages peu émissifs et de doubles vitrages sur l'atrium.Une pompe à chaleur réversible 87 kW sur 1700 m2 de capteurs géothermiques alimente un plancher chauffant basse température sur toute la surface du bâtiment.En plus, 1400 m2 de panneaux solaires photovoltaïques sont installés en toiture.Ils permettent de compenser l'énergie nécessaire au fonctionnement du bâtiment avec une revente à EDF de 100 % de leur production électrique.Des équipements de faible consommation ont été installés, des espaces de vie en communauté ont été prévus avec la prise en considération de la mutualisation des services6.Si la logique énergétique et environnementale du bâtiment est maîtrisée en amont par les concepteurs, la Cité de l'environnement met également l'accent sur la dimension comportementale des occupants.C'est pourquoi la conception du bâtiment repose sur la mutualisation des espaces et des services, optimisés en termes d'accès aux ressources, à la fois pour les salariés et pour chaque entreprise résidente.1: Un retour sur la performance Dans le contexte actuel de crise économique, environnementale et sociale, les acteurs de production des projets architecturaux performants doivent montrer comment, grâce à l'apprentissage de la rétroaction, leurs bâtiments achevés sont améliorés en termes de performance.Cela exige naturellement] l'implication de toute l'équipe qui a permis de tels projets inj novants (concepteurs, constructeurs, gestionnaires et utilisateurs finaux) pour avoir tous ensemble joué leur rôle dans ce processus.Pour nous, tous les ingrédients pour livrer des projets performants existent déjà, ce qui rend indispensable un changement d'attitudes existantes des différents acteurs de conception et des usagers.Il s'agit actuellement d'offrir des solutions alternatives, non seulement en termes de conception mais plus important encore, en termes de performance; des solutions qui devraient être considérées comme faisant partie d'une approche environnementale globale pour tout immeu ble performant.ij ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 32 ÜIÜ iiaii ¦ Notes 1.\tArchitecte écologiste, fondateur de la firme architecturale BNIM, basée à Kansas, USA.2.\tZIMMERMAN Alex 2006, Guide sur le processus de conception intégré, Société canadienne d'hypothèques et de logement, www.cmhc.ca 3.\tLe groupe Elithis est une entreprise de taille moyenne fondée à Dijon, il se compose ¦ actuellement de cinq filiales dont les métiers allient l'ingénierie aux sciences humaines.www.elithis.fr 4.\tELITHIS 2009, Dossier de presse de IInauguration de la tour, ELITHIS Groupe.5.\tInitiateur du bâtiment, SOLERE est un pôle de compétence reconnu en France pour la pertinence de son action en matière de respect de l'environnement.Il comporte des architectes, des urbanistes, des promoteurs constructeurs, des bureaux d'études techniques, des économistes et des AMO HQE.6.\tHAASE, Julien.La cité de l'environnement : Construction d'un pôle de compétence énergie positive, Atelier Thierry Roche & Associés, Rencontre ENSAL/ALE, 05 Nov.2009.7.Enveloppe et toiture de la tour Elithis - Source : (ELITHIS Groupe, Com'air).2.\tLa cité de l'environnement à Saint-Priest - Source : (Atelier Thierry Roche & Associés).3.\tLa tour Elithis à Dijon Source : (ELITHIS Groupe, Tropism Communication).P^nsepou r:T.leînodefo taetrè iniques en resonîë Mlii îp/fftj protections total le tela lisifs et de rréwtS* hSM 151 LUMILEX Systèmes architecturaux.Portes et fenêtres aluminium-bois Architectural Systems.Aluminum-Wood Doors and Windows 3425, boul.Industriel, Montréal, QC H1H 5N9 514.955.4135 / 844.955.4135 info®alumilex.com / www.alumilex.com découvrez la différence / discover the difference Beno-Therm cellulose soufflée Un isolant naturel pour une meilleure qualité de vie! 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SDK et associés 1751, rue Richardson, bureau 2120 Montréal (Québec) H3K 1G6 Tel.: 514 938-5995 www.sdklbb.com Collaboration et solidarité entre concepteurs et gestionnaires Clément Demers Clément Demers est architecte, urbaniste et gestionnaire de projets.Il est directeur de la société QIM et également, à demi-temps, professeur titulaire et coordonnateur des programmes d'études supérieures en montage et gestion de projets d'aménagement à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal.Dans le projet du Quartier international de Montréal (QIM), les objectifs de développement durable se sont traduits d'abord par une ferme volonté des concepteurs et des gestionnaires1 de miser sur la qualité, déclinée en quatre moments, de la planification à l'exploitation des lieux : la qualité des concepts dès le départ de manière à ce que ceux-ci traversent le temps, la qualité des matériaux, la qualité de réalisation et enfin la qualité d'entretien pour s'assurer que les aménagements durent longtemps.Ce qui est bien conçu, bien fait avec de bons matériaux et bien entretenu n'est pas à refaire ce qui diminue d'autant les coûts à long terme et les déchets attribuables à une démolition \u2014 reconstruction éventuelle, qu'elle soit partielle ou totale.Pour y arriver, les modes d'approvisionnement ont favorisé l'engagement des professionnels sur la base du talent, de la compétence et de l'expérience plutôt que sur le montant des honoraires.Pour les entrepreneurs, dans la majorité des cas et lorsque les travaux comportaient des savoir-faire particuliers, les appels d'offres ont été conçus pour retenir les entreprises offrant le meilleur rapport qualité/prix.Tous les contrats des professionnels incluaient également une surveillance en résidence de manière à assurer la meilleure exécution des travaux possible.Biases ta» tout le secteur La contribution des riverains et de partenaires privés a permis d'augmenter le budget du projet de 16 millions de dollars, garantissant ainsi que ces objectifs de qualité seraient atteints.Sans cette contribution supplémentaire, le projet aurait été un projet standard sans attrait particulier et il n'aurait pas généré le milliard de dollars de retombées immobilières.Malheureusement la très grande majorité des projets publics sont presque toujours faits avec une préoccupation quasi obsessionnelle de réduire les coûts et la qualité de la construction au départ sans se préoccuper non plus de l'entretien, de la durabilité des si,,,.ouvrages et des coûts futurs qui incomberont aux générations | mentales qui suivent.L'exemple du pont Champlain en est une bonna»i démonstration.Pour une économie de moins de deux millions de dollars il y a 50 ans2 et un manque d'entretien récurrent, il faudra débourser prochainement de 3 à 5 G$ pour un nouveau pont.La contribution financière des travaux par les riverains ont amené ces derniers à s'approprier le projet acceptant ainsi les désavantages nombreux et inévitables des travaux au profit d'un aménagement plus durable destiné aussi à valoriser leur Id'opératit propriété.Aujourd'hui l'association qu'ils ont créée, l'ARQIM3, vingtans.est un des plus ardents défenseurs de la nécessité d'un entre- Sanscc tien préventif par la Ville.\tIjetlinstallï secteurde «lai afcsti lespoiiff» desententi irTW .ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2012 r^siSc/: tf I u r J ï&SgSSt .¦- ¦ C'f2'.*; X \u2018.¦ssè&tîé :\tV>- \u2022VS*S; .; ^i-j.1 « » * rr, igjlH » r I,-: 3 n«i*«n ¦ nwgi * W IMltf in* nr.!** ** «I.it- Hh9T ¦ : .«\u2022VSf* îw*à= (SSpiJP\" - «ài-tàt» ¦ K.jâfl 1 !=4\u2018t * (ante twti innm it ansi Is Hpi aloKito KIM ed'un&'K- Le projet du QIM a permis de densifier un secteur déjà bien desservi en infrastructures sous-utilisées tout en diversifiant les usages des nouveaux bâtiments en y attirant notamment plus de 2 000 unités résidentielles et hôtelières.Cette diversité de fonctions complémentaires ajoute à l'animation urbaine tout en réduisant les déplacements automobiles dans le secteur et au centre-ville.Le concept d'aménagement est aussi basé sur un parti-pris piéton : non seulement les aménagements ont prévu une augmentation de 40% de l'espace piéton en surface, des ententes avec les riverains visant à augmenter les accès au réseau piétonnier protégés afin de favo-t';i «viser une croissance de l'utilisation du transport en commun, ont entrainé une augmentation de l'usage du métro dans le secteur de près de 15% entre 1999 et 2006, ce qui est dix fois plus que l'augmentation moyenne d'achalandage annuel des autres stations du centre-ville.L'intégration de l'art à l'aménagement incluant des mesures pour favoriser aussi la pérennité des œuvres a nécessité des ententes de financement, de gardiennage, d'entretien et d'opération étalées dans certains cas sur des périodes de dix à vingt ans.Sans compter la plantation de plus de 500 arbres matures et l'installation de fontaines ou de brumisateurs pour réduire les îlots de chaleur, toutes ces opérations, ayant pour objectif de créer un quartier inspirant et attrayant avec une préoccupation constante de développement durable, ont nécessité de la part de l'équipe de gestion la préparation de près d'une centaine d'ententes avec de nombreuses parties-prenantes.La gestion de projets doit être au service des projets.Plutôt que de créer des contraintes à la conception, le savoir-faire des gestionnaires doit plutôt favoriser la réalisation de concepts audacieux qui sans leur aide ne seraient pas viables.C'est finalement cet esprit de collaboration et de solidarité entre les concepteurs et les gestionnaires qui est en grande partie à l'origine du succès du projet du Quartier international de Montréal et du projet de réaménagement du secteur Place des Arts du Quartier des spectacles.Notes 1.\tLa conception du projet du Quartier international de Montréal a été réalisée par la firme Daoust Lestage, architecture design urbain dans le consortium DLPRA.La gestion du projet a été assurée par la société Quartier international de Montréal (QIM).C'est aussi le bureau de Daoust Lestage qui a conçu le projet du Quartier des spectacles \u2014 Secteur Place des Arts dont la gestion pour la Ville de Montréal est également assurée par l'équipe du QIM 2.\tEn 1962, le pont Champlain a coûté 35 millions ou 360 millions en dollars de 2012.3.\tL'ARQIM (Association des riverains du Quartier international de Montréal) a signé une entente avec la Ville de manière à confirmer la contribution financière de ses membres de 8 millions de dollars étalée sur 20 ans avec en contrepartie l'obligation pour la Ville de procéder à l'entretien nécessaire à la préservation des aménagements.7.Quartier des spectacles.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Daoust Lestage) 2.\tQuartier des spectacles.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Marc Cramer) 3.\tQuartier des spectacles.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Marc Cramer) 4.\tQuartier des spectacles.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Marc Cramer) 5.\tQuartier des spectacles.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Marc Cramer) 6.\tQuartier international de Montréal.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Alain Laforest) 7.\tQuartier international de Montréal.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Bernard Fougères) 8.\tQuartier international de Montréal.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Daoust Lestage) 9.\tQuartier international de Montréal.Conception : Daoust Lestage inc.Architecture design urbain (photo : Pierre Zabal) Les impacts de l\u2019architecture invisible Gonzalo Lizarralde, Professeur École d'architecture, Université de Montréal, Directeur du Groupe de recherche IF, grif Michel Max Raynaud, Professeur à l'Institut d'Urbanisme, Université de Montréal, membre du Groupe de recherche IF, grif Jean-Jacques Terrin, Professeur à l'EN S AV, Directeur du LéaV Gonzalo Lizarralde, Michel Max Raynaud & Jean-Jacques Terrin La durabilité, comme on l'entend aujourd'hui dans le contexte de l'architecture, est devenue un exercice d'efficacité, notamment : efficacité énergétique, utilisation de ressources et efficacité de consommation.Cependant, le changement de paradigme que représente le développement durable au processus invisible de conception d'un projet d'architecture (le montage, la planification et la gestion de projet) dépasse de loin la simple inclusion des données techniques dans les dispositifs décisionnels et opérationnels.Sa raison d'être, et surtout sa cohérence, réside dans sa triple forme : la responsabilité sociale, économique et environnementale.Non seulement cette triple forme articule l'ensemble du projet, elle permet aussi de mettre l'individu, ses choix et ses valeurs au centre de la conception.Nous identifions cinq niveaux d'impacts du développement durable sur les processus de projet.Impacts sur les clients des projets d'architecture Les organisations qui accompagnent les projets deviennent de plus en plus complexes.Cette complexité organisationnelle augmente la difficulté à faire converger des parties prenantes internes et externes.Elle a un impact sur les stratégies du donneur d'ouvrage, qui utilisent (ou peuvent utiliser) de plus en plus le paradigme du développement durable pour aligner les objectifs stratégiques de l'organisation sur les besoins et les contraintes du projet.Dans un contexte de plus en plus complexe et dynamique, les organisations doivent consolider leur capacité d'adaptation et de résilience pour répondre aux objectifs à court terme et à long terme, aux différentes échelles d'intervention et aux mutations de l'environnement \u2014 tout cela dans les contraintes imposées par les temporalités du projet.Impacts sur la structure du projet,\t¥tlis la multi-organisation temporaire\tI) BP® Le développement durable exige un renforcement et une
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