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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-02-27, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXIX — No 48 ?Montréal, samedi TJ février 1988 Nuageux avec neige.Max.: —5.Détail page B-12 AUJOURD’HUI C’EST PARTI MON SUSHI ! Les Folles Alliées, neuf comédiennes et musiciennes délirantes, s'apprêtent à faire un malheur au Spectrum avec leur tout dernier spectacle de cabaret, C'est parti mon sushi.Paul Cauchon a assisté à une répétition et rencontré « les filles ».Page C-1 mm LA PASSION STRINDBERG Play Strindberg au Théâtre du Nouveau Monde: une pièce d'un dramaturge suisse, inspiré par un auteur suédois, jouée au Québec pour la première fois.Le metteur en scène, Yves Desgagnés, explique sa démarche et sa passion à Alain Pontaut.Page C-1 UNE « CONVERSATION SOUVERAINE » Bien qu'il n'ait jamais visité le Québec, le poète René Char, décédé à Paris le 19 février, entretenait des liens privilégiés avec certains de nos écrivains.Jean Royer a recueilli leurs témoignages.Page D-8 L’ARMÉNIE PRÊTE À NÉGOCIER Le comité d"organisation du mouvement arménien serait prêt à entamer des négociations avec les autorités soviétiques.Page A-5 RO-NA À LA BOURSE Le Groupe Ro-Na lancera une émission d'actions de $ 15 millions en 1989.Page B-1 Les Cris du Québec dénoncent le lobbying canadien auprès des Nations Unies Ottawa cabale contre les droits aborigènes MANON CORNELLIER OTTAWA — Les groupes autochtones accusent le Canada de tenter de bloquer par un discret lobbying une série de résolutions sur les droits aborigènes actuellement à l’étude devant la Commission des droits humains des Nations Unies et qui devraient être adoptées lundi ou mardi.Le Grand conseil des Cris du Qué- bec, seul groupe autochtone canadien à avoir un siège d'observateur à la Commission, et l’Assemblée des Premières Nations ont maintenu, hier, en conférence de presse qu’Ot-tawa courtise les pays membres pour qu’ils rejettent un ensemble de quatre propositions, en particulier une d’entre elles concernant une étude sur l’application des traités.Tous les intervenants gouvernementaux démentent catégorique- ment ces allégations et disent que le Canada ne veut que quelques amendements à l’une des propositions.Un des membres de la mission canadienne estime que ces accusations faites à Genève et Ottawa ne sont qu’une tentative délibérée pour mal représenter la position du Canada.Les trois principales recommandations qui suscitent cette bataille de coulisses suggèrent d'adopter des normes internationales pour le traitement des aborigènes, de réaliser une enquête sur la valeur et le respect des traités contractés entre nations aborigènes et pays responsables, et finalement que 1992 soit pro clamée l’année internationale des droits aborigènes.Le chef de la délégation canadienne, M.Gordon'Fairweather répète que le Canada soutient « avec enthousiasme » la proposition pour la préparation de normes générales sur les droits des autochtones.Le problème tourne essentiellement autour de la fameuse étude.Le ministre des Affaires indiennes et du Nord Bill McKnight, le ministre d'Etat aux Affaires indiennes Bernard Valcourt, M.Fairweather et des fonctionnaires aux Affaires extérieu Voir page A-14 : Aborigènes Affichage bilingue et parité de l’aide sociale Les libéraux pressent leur chef de remplir ses promesses BERNARD DESCÛTEAUX QUEBEC — Le gouvernement libéral du premier ministre Robert Bourassa a été mis en garde hier par les militants libéraux.Ceux-ci veulent que les engagements électoraux de première importance qui n’ont pas encore été respectés, tels l’affichage bilingue et la parité de l’aide sociale, le soient « dans les meilleurs délais ».Les militants libéraux réunis en congrès plénier ont en effet rappelé hier soir à leurs dirigeants qu’un « contrat moral » avait été passé avec les Québécois à l’élection de dé- cembre 1985 et qu’il fallait tout faire pour le respecter.C’est le président du comité de suivi des engagements électoraux, Pierre Anctil, qui dès les premiers instants de ce congrès qui réunit 3,200 délégués, a fait ce rappel à l’ordre au nom des militants.Beaucoup de chemin a été fait mais « le chemin à parcourir reste considérable », a-t-il affirmé, faisant valoir en quelque sorte qu’on ne pouvait encore accorder au gouvernement sa note de passage.Parmi les engagements électoraux à respecter, M.Anctil a pointé du doigt tout particulièrement la Voir page A-14 : Libéraux ***** 4 Plé* éÊm Photo CP Le premier ministre Robert Bourassa a rencontré, hier, le président du Conseil de St-Pierre-et-Miquelon, Marc Plantagenest, pour discuter du conflit qui oppose le Canada et la France sur les droits de pêche.Informations page A-14.Panama : Delvalle prend la tête de la résistance civile PANAMA (AFP) — Le président panaméen Eric Arturo Delvalle, démis de ses fonctions après avoir tenté en vain de destituer le général Manuel Noriega, chef des forces armées, a annoncé hier qu’il prenait la tête d’un mouvement de résistance civile, et les États-Unis lui ont apporté leur soutien.Dans des déclarations à la presse étrangère à Panama, M.Delvalle a indiqué qu’il avait déjà commencé à organiser ce mouvement de désobéissance contre le général Noriega, commandant en chef des forces ar- mées et « homme fort » du Panama.Ce mouvement, qui sera non violent, doit débuter lundi dans tout le pays, a-t-il dit.Plusieurs organisations patronales et syndicales panaméennes ont d'ores et déjà appelé hier à une grève générale, dite « des bras croisés».Jeudi, M.Delvalle avait annoncé qu’il avait décidé de destituer le général Noriega.Il voulait ainsi mettre un terme à la crise que connaît le Panama en raison des accusations de corruption et d’implication dans le Voir page A-14 : Panama Les conservateurs talonnent les libéraux et le NPD Le temps joue pour Mulroney L’affaire Michel Côté n’a pas nui au gouvernement MICHEL VASTEL OTTAWA — Un sondage d'Angus Reid réalisé deux semaines après le renvoi du ministre Michel Côté met les trois partis fédéraux nez-à-nez.Les ministres et députés de Brian Mulroney célébraient hier aux Communes, sentant qu’ils ont maintenant tous les ingrédients pour faire une bonne mayonnaise et que c’est juste une question de temps pour qu’elle prenne.« On voit apparaître une tendance, constate Benoit Bouchard: les scandales personnels n’ont plus le même impact qu’autrefois et les Canadiens s’attachent désormais à notre performance économique, à la stabilité politique et à l’expérience de l’équipe conservatrice ».« Le momentum est là, confirme son collègue Perrin Beatty, mais il faut encore se donner quelque temps pour que la mayonnaise prenne».« La pression est forte sur le parti libéral, reconnaît Marcel Pru-dhomme, président du caucus de John Turner, pour qu’il fasse la preuve irréfutable qu’il mérite à nouveau la confiance des Canadiens.En 1984, John Turner a hérité d’un parti épuisé, usé.Il doit se renouveler dans ses personnalités et dans son programme électoral sinon, il aura beaucoup de problèmes ».Quant aux Néo-Démocrates, leurs résultats étaient tellement bons, en première place au Québec et en Colombie-Britannique, et en deuxième position en Ontario et dans les Prairies, qu'iLs osaient à peine y croire.Le sondage d’Angus Reid con- firme la tendance des cinq ou six derniers sondages, à l’exception de celui de Gallup au lendemain de la démission du ministre Côté qui signalait une chute des Conservateurs.Libéraux et Néo-Démocrates sont nez-à-nez avec 33 % des intentions de vote, et les Conservateurs à deux points seulement, avec 31% des intentions de vote.Au Québec, le NPD mène avec 35%, suivi des Libéraux avec 32 % et des Conservateurs, 31%.Les Libéraux jouissent d’une avance confortable en Ontario, les Néo-Démocrates en Colombie-Britannique et les Conservateurs dans les Prairies.Seul Ed Broadbent est nettement plus populaire que son parti tandis que le taux de mécontentement à l’égard de M.Mulroney atteint 55%, et Voir page A-14 : Le temps A la recherche de conditions de vie décentes Le casse-tête de la syndicalisation du taxi .«M»» , 0 % Un groupe de chauffeurs de taxi a frappé récemment à la porte de la FTQ.La centrale a réagi en mettant le paquet et en promettant de tout faire pour les syndiquer.PAULE DES RIVIÈRES Les romantiques, ceux qui voient les chauffeurs de taxi comme des protecteurs de la liberté, sans patron et sans union, seront déçus.Ils ont des patrons.Et iis pourraient bientôt avoir une union.La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et son dynamique syndicat des métallos sont partis a la conquête de 13,000 chauffeurs de taxi montréalais.Même si, de l’aveu même du responsable syndical Robert Émond, cette syndialisation s’annonce comme un véritable casse-tête chinois, à commencer par la question « qui syndique-t-on ».Les détenteurs de permis qui sont aussi propriétaires de plusieurs voitures sont exclus mais les 2,000 propriétaires artisans, qui n’ont qu’un seul véhicule pourraient être syndiqués.Et lorsque l’on parle des 11,000 qui restent, il faut inclure les 3,000 ou 4,000 qui travaillent à temps partiel, pour qui le taxi est souvent un second gagne-pain et dont l’intérêt pour la syndicalisation n’est pas évidente.« Mais cette fois on va passer au travers, j’en suis certain.La réaction est très bonne, c’est mûr », dit M.Émond.Il est le premier à admettre cependant que cette percée sera « très, très compliquée ».Les chauffeurs sont éparpillés à travers toute la ville, ils ont des horaires de fous, certains sont propriétaires, d'autres pas.Surtout, avec qui négocier ?Avec les propriétaires de taxis bien sûr mais que faire des 25 associations de services (Lasalle, Diamond etc) auxquelles les propriétaires paient des frais mensuels »?Selon M.Émond, les chauffeurs de taxi ont trois récriminations principales, les taux de location des voitu-Volr page A-14 : Taxi ~ Une foule de Union des écrivains québécois renseignements utiles \ d'eCR'!M 1 LE MÉTIER D’ÉCRIVAIN pour ceux et celles \ *-*•*-* \i • Comment préparer un manuscrit?qui veulent vivre de leur plume - g / V • où publier un article?UU Québec • Comment obtenir une bourse?Vol.de 176 p., \ i • EtC.14,95$ Y «x» 1 mm m Gfc ïm lpt1 pH 8 * J V > A-2 B Le Devoir, samedi 27 février 1988 Photo AP Bruce Curtis, âgé de 24 ans, sera le premier canadien détenu aux États-Unis à bénéficier de l'entente de transfert des prisonniers conclue entre le New Jersey et le Canada l'an dernier.Enfin une prison canadienne NEW YORK (PC) - Bruce Curtis, 24 ans, de Mount Hanley, en Nouvelle-Ecosse, emprisonné depuis cinq ans dans une prison du New Jersey, pourra être transféré dans un établissement canadien quand les procédures seront complétées.Curtis, qui purge une peine de 20 ans pour homicide involontaire, pourra ainsi faire une demande de libération conditionnelle de jour dès son retour et une demande de libération complète en 1989.Le jeune Curtis a été reconnu coupable de la mort de la mère d’un ami en 1983.« Nous désespérions, a dit son père.Nous pensions qu'ils le garderaient pour 20 ans ferme ».La décision du gouverneur Torn Kean du New Jersey survient après que Curtis eut essuyé plusieurs refus.Ce n’est qu’après plusieurs requêtes et des pressions diplomatique que le transfert a finalement été consenti, hier.Au New Jersey, il n’aurait pas été admissible à une demande de libération conditionnelle avant 1992.Malgré ce traité, le transfert de Curtis était loin d’être acquis.Les autorités américaines ont rejeté au moins une demande de transfert sur six depuis dix ans.Le député Filion dénonce le piratage d’identité des renseignements de crédit QUÉBEC (PC) — Les compagnies de crédit font circuler chaque année une masse d’informations sans vraiment vérifier leur exactitude, a affirmé au cours d’une interview le député de Taillon Claude Filion.«Chose certaine, on ne peut pas laisser une situation comme celle-là pirater littéralement l’identité des individus êt affecter l’exactitude, le respect des vies privées, des carrières et des vies », a continué le député.Les représentants d’Acrofax et d’Equifax, deux compagnies de crédit faisant affaire au Québec, ont raconté récemment devant une commission parlementaire que les compagnies de crédit du Canada possédaient 13 millions de dossiers sur les Canadiens.En interpolant, on peut présumer que quelque trois millions de Québécois sont fichés.Les demandes d’informations reçues chaque année au Québec par les deux compagnies de crédit varient entre trois et quatre millions, c'est-à-dire à environ 10,000 demandes par jour ouvrable.Les deux hommes n’avaient pas avec eux un exemplaire de leur code d’éthique et avaient promis à M.Filion de le faire parvenir à la commission parlementaire.Mais, deux semaines plus tard, la commission ne l’a pas encore reçu.« Les bureaux de crédit n’ont aucune règle de conduite vraiment contraignante ou vraiment solide », affirme M.Filion, en soulignant le fait que les organismes publics sont régis par une loi de quelque 140 articles, alors que le code d’éthique des compagnies de crédit tient en sept ou huit lignes.Le dossier de crédit d’une personne comprend le nom, les anciennes adresses, les noms des banques avec lesquelles elle a fait affaire ainsi que toutes les transactions bancaires qu’elle a effectuées.Les compagnies de crédit y insèrent de plus les informations contenues sur les bandes informatiques des greffes des palais de justice qu’elles achètent du ministère de la Justice et qui contiennent une mine d’informations personnelles mais qui sont farcies d’erreurs.Si une poursuite est intentée contre vous, cette information figure sur la bande achetée du ministère de la Justice.Mais la nature de la poursuite et la défense présentée ne figurent pas sur cette bande informatique et la compagnie de crédit ne fait aucune démarche pour apprendre ces informations.M.Filion a donné plusieurs exemples des informations incomplètes contenues sur les bandes des greffes.Un professionnel s’est vu refuser un prêt parce que son dossier montrait qu’un magasin à rayons avait inscrit une poursuite contre lui.Mais le dossier ne disait pas que la poursuite avait été jugée sans fondement.Le crédit d’un homme a été affecté parce aue son dossier disait qu’il avait été poursuivi en Cour de petites créances par une compagnie de téléphone.Le dossier ne disait pas qu’il était poursuivi à titre d’exécuteur testamentaire de son fils décédé, qui avait omis de payer son compte de téléphone.Un entrepreneur fait faillite à la suite d’une fraude commise par un gérant de caisse populaire.Après que la faillite eut été inscrite dans son dossier, il lui a été impossible d’obtenir du crédit même si la faillite n’avait aucun rapport avec sa propre gestion.La Ligue des droits et libertés s’est déjà élevée contre le fait que les compagnies de crédits font circuler de mauvaises informations.« Voilà des gens du secteur privé qui ont une banque d’informations absolument colossale sur toute la po-DUlation active du Québec et qui ven- dent, au rythme de trois millions ou de quatre millions de transactions par année, ces informations qui ont beaucoup d’importance sur l’avenir des gens concernés », a déclaré M.Filion.Des citoyens qui demandent un prêt ne sauront jamais pourquoi il leur a été refuse et la réponse est contenue dans leur dossier de crédit.Des dossiers farcis d’erreurs.M.Filion s’est élevé contre le fait que le ministère de la Justice vende ses informations.Il est proprement incroyable que le ministère de la J ustice continue à vendre des informations juridiques aux compagnies de crédit après que cette pratique eut été condamnée par M.Marcel Pépin, alors qu’il était président de la Commission d’accès à l’information.Entre Montréal et Gros Cacouna L’autoroute Jean-Lesage QUÉBEC (LE DEVOIR)-L’autoroute 20 entre Montréal et Gros Cacouna portera désormais le nom d’autoroute Jean-Lesage, du nom du premier ministre libéral qui dirigea le Québec pendant la période de la Révolution tranquille.Le premier ministre Robert Bou-rassa a annoncé hier soir devant les militants de son parti réunis en congrès cette décision prise plus tôt Défi 88: des emplois d’été pour étudiants Donnant, donnant ! 0.3* m Chaque été au pays, des milliers d'entreprises font appel aux étudiants afin de répondre à leurs besoins en main-d'oeuvre.Les employeurs qui embauchent des étudiants leur offrent non seulement un emploi saisonnier mais une occasion de mettre à profit des connaissances souvent utiles à l'entreprise.Quant aux étudiants, ils peuvent acquérir une expérience de travail dont ils ont besoin.En somme, les employeurs comme les étudiants y trouvent leur compte.C'est donnant, donnant! Emploi d’été /Expérience de travail Le Programme fédéral Défi 88 vise à aider les employeurs à embaucher des étudiants pour l’été.En effet, grâce à la composante Emploi d’été/Expérience de travail de Défi 88, les employeurs ae tous les secteurs pourront recevoir une aide financière sous forme de subventions salariales afin qu'ils procurent aux étudiants des emplois d'été qui n'existeraient pas autrement.Les emplois ainsi créés vont permettre aux étudiants d’acquérir des compétences et une expérience de travail pratique.Quant aux employeurs, ce sera pour eux l'occasion de découvrir de jeunes candidats pouvant occuper des postes permanents à la fin de leurs études.Employeurs, renseignez-vous sans tarder sur la composante Emploi d’été/Expérience de travail de Défi 88 auprès d'un Centre d'Emploi du Canada.Les demandes devront être postées au plus tard le 4 mars 1988.Canada l+l Gouvernement du Canada Mlnlatre d'État à la Jeunesse Jean J.Charest Government of Canada Minister of State for Youth Jean J.Charest cette semaine par le conseil des ministres.Depuis plusieurs mois, un militant libéral de la région de Québec, Henri Dutil, menait campagne pour amener le gouvernement a honorer officiellement le souvenir de l’ancien premier ministre.Une résolution en ce sens faisait d’ailleurs partie du cahier des résolutions que débattront pendant le week-end les militants libéraux.En rendant publique cette décision hier, M.Bourassa a rendu hommage à l’équipe qui a entouré M.Lesage de 1960 à 1966, de Georges-Emile La-palme à Paul Gérin-Lajoie, sans oublier René Lévesque.Le gouvernement rendra ultérieurement hommage à l’ancien premier ministre pé-quiste, a-t-il précisé alors.M.Bourassa a voulu laisser écouler un certain laps de temps avant de donner le nom de M.Lévesque à un site.Le choix de l’autoroute 20 pour honorer le nom de M.Lesage s’explique par le fait que la réalisation de cette autoroute fut l’une des premières réalisations tangibles du gouvernement libéral.Pendant des années, le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis avait refusé ce participer à la construction de la Trans-cana-dienne.Il s’agissait de protéger l’autonomie de la province car il s’agissait d’un projet fédéral-provincial.Denis Perron plaide pour Schefferville QUÉBEC (PC)-Ledéputé de Duplessis Denis Perron réclame du premier ministre Bourassa qu’il retire le dossier de Schefferville des mains du ministre André Bourbeau pour le confier à un ministre « compétent ».Dans une lettre envoyée à M.Bourassa, et dont copie a été transmise au bureau du premier ministre canadien Brian Mulroney, le député pé-quisle fait état de « l’irresponsabilité » de M.Bourbeau aans ce dossier.La ville a été officiellement fermée en mai 1986, mais depuis, « à ce que je sache », écrit le député, aucun des propriétaire de maisons à Schefferville n'a été indemnisé.« Est-ce là l'image d'un gouvernement responsable et d’un ministre compétent?», interroge M.Perron.M.Perron indique que les indemnités proposées aux résidents de Schefferville sont constamment à la baisse et que les offres sont devenues « ridicules ».De plus, le ministre Bourbeau avait déclaré en Chambre: « Les gens qui vont vendre leur propriété au gouvernement recevront un prix qui leur permettra d’être dans l’état où ils se trouvaient, mais ailleurs (.) de façon à ce que quelqu'un qui possède un bungalow à Schefferville pourrait normalement, avec l'indemnité.se procurer une maison ailleurs, une maison semblable.».Six mois pour une grenade (PC) — Un homme qui nacé de faire sauter son c tre à la grenade, en 1984, M tin, 45 ans, de St-Romuald, j six mois de prison pour ave des menaces de mort à l’t même individu, en janviei Ue 26 juillet 1984, Can semé la panique au chant Urne de Lauzon lorsqu’il s’é à bord du destroyer HMCS-armé d'une grenade.Il avait dégoupillé l’eng sence de son contremaitr menacé de le transformer hachée, s’il n'arrêtait pas c nerdes ordres.Cette infr avait valu une amende de perte de son emploi.Cantin a récidivé, en jar nier, alors qu’il s’est mis à des menaces de mort par té Le contremaitre en a av ^ifrounicipaiede Lauzon a été placé sous écoute éle< Ji a plaidé coupable devai Marc-André Drouin, de la sessions de la paix, à Qué i * Le Devoir, samedi 27 février 1988 M A-3 k Le système judiciaire ne refléterait pas la réalité multiculturelle Affaire Gosset: SOS-Racisme presse le ministre de la Justice de faire appel Photo Jacques Grenier Cap sur le Salon Nautique S'il faut en croire Nancy Lefebre, une jeune mousse de sept ans, le nautisme est un jeu d’enfant ! Depuis hier le 29e Salon nautique de Montréal étale aux yeux des matelots de tout acabit plus de 600 embarcations sur quelque 260,000 pieds carrés, à la Place Bonaventure.Bateaux à moteurs, dériveurs, grands quillards et planches à voile s'y partageront la vedette jusqu’au 6 mars prochain.ISABELLE PARÉ Pour éviter d'autres éclats de violence, SOS-Racisme presse le ministre de la Justice, Herbert Marx, de faire appel de la décision du jury dans l’affaire Gosset et de réformer le système judiciaire pour mieux refléter la réalité multiculturelle de la société québécoise.Trois millions d’erreurs.TORONTO (PG) — Vous aurez peut-être de la difficulté à le croire, mais dans les prochaines semaines les Canadiens commettront plus de trois millions d’erreurs de calcul élémentaire dans leurs déclaration de revenus.tën se basant sur ses observations des années précédentes, Mme Yvonne Saunders de Revenu Canada, à Ottawa, prévoit que dans leurs rapports de 1987 les contribuables commettront au moins 3.3 millions d’erreurs.Dans la majorité des cas, il s’agira d’erreurs d’addition, de soustraction, de multiplication ou d’incompréhension, d’oublis, de mauvaises transcriptions, de négligence ou de simple paresse.L’an dernier, 12,3 millions de citoyens ont reçu un grand total de $7,4 milliards en remboursements.« Nous souhaitons que M.Marx soit cohérent avec les positions qu’il a défendues durant le procès en faisant appel.Nous croyons toujours que le problème dans cette affaire, c’est que la question du racisme a été évacuée dès le départ », a dé ploré hier en conférence de presse, M.Alain Jean-Bart, président de SOS-Racisme.Toutefois, M.Jean-Bart est d’avis que le problème déborde de beaucoup l’affaire Gosset et touche tout l’appareil judiciaire.Aussi, SOS-Ra-cisme souhaiterait voir les groupes ethniques représentés au sein du personnel des cours de Justice.SOS-Racisme réclame également des modifications dans le processus de nomination des juges et de sélection des jurés, qui traduiraient mieux la composition ethnique de la société québécoise*.En plus, le président de SOS-ra-cisme estime que le ministre Marx devrait procéder à l’uniformisation des règlements de port d’armes des policiers par une loi.Pour l’instant, affirme M.Jean-Bart, ces règles dif fèrent entre corps policiers et seule une règle unique permettrait d’éviter les abus.Quant aux prochaines enquêtes qui étudieront l’affaire Gosset, tant celles de la Commission des droits de la personne et de la police de la CH M que celle du Conseil consultatif de la CUM, SOS Racisme espère qu'elles mèneront à des actions concrètes et que, pour la première fois, y sera abordé sans détour la question du racisme.« Cela va plus loin que les allégations de racisme qui ont plané sur la mort du jeune Griffin.Ça concerne l’ensemble de la société, les rapports entre la police et les citoyens et les recours dont disposent les victimes delà violence policière », a ajouté M.Jean-Bart.À ce chapitre, SOS-Racisme sou haite toujours fortement que les ethnies soient présentes sur le comité d'examen des plaintes de la police.Par ailleurs, le président de la chambre de commerce de Montréal, Claude Garcia, s’est ajouté hier à ceux qui réclament du ministre Marx une réforme du comité d’examen des plaintes du service de police de la CUM.Composé de quatre policiers et de trois civils, le comité actuel n’a qu’un pouvoir de recommandation.La CUM voudrait qu’il soit composé de plus de civils et doté de pouvoirs de sanctions.M Garcia croit d'ailleurs que les audiences de ce comité devraient être publiques.« Surtout après l’affaire Gosset, il nous apparaît très important que l'on fasse non seulement justice mais qu’il y ait aussi apparence de jus tiee», a-t-il précise.De son côté, l’Institut canadien des droits des minorités estime que le maire Doré manque de leadership en ce qui a trait aux minorités et devrait sans plus tarder annoncer publiquement un plan d’action concret.« 11 n'appartioni pas à des sous comités comme le comité d’examen des plaintes de prendre des décisions sur des problèmes aussi cruciaux.Il faut des solutions fl long terme », estime pour sa part le co président de l’Institut, M.Arthur lliess.Car ailleurs, le Congrès des femmes noires de l'Université Concordia tiendra aujourd’hui une manifestation pour protester contre l'acquittement de l’agent Allan Gosset.Le cortège partira à 15 h du Parc Ti en thone, rue Sherbrooke, et se rendra au poste de police no.15, 5 l’endroit même où le jeune Anthony Griffin est mort le 11 novembre dernier, at teint d’une balle à la tête.Au quotidien Le Droit L’inquiétude d’une fermeture permanente plane sur la grève MANON CORNELLIER OTTAWA — La crainte de la fermeture du seul quotidien francophone à l’ouest de Montréal, le Droit d’Ottawa, domine la grève entreprise il y a une semaine par les employés d’atelier et de bureau.Mais les grévistes comme la communauté francophone de l’Est ontarien est décidé à ne pas laisser cette menace planer.Le groupe de près de 200 employés a prévu tenir une manifestation aujourd’hui afin de protester contre ce qu’il qualifie de « chantage » et de « tentative d’intimidation ».A l’Association canadienne-francaisé de l’Ontario, on promet qu’on se battra pour conserver le quotidien qui ne paraît pas pour la durée de la grève.Jeudi dernier, c’était le syndicat des employés de rédaction et regroupant les journalistes qui lançait un cri d’alarme, demandant aux deux parties de revenir à la table de négociations.Selon le président Pierre Lebel, une grève prolongée mettrait en périlla survie du journal.Plus tôt cette semaine, c’était la direction qui faisait savoir qu’elle ne pouvait tenir plus longtemps que lors d’un arrêt de publication survenue en 1982, durant trois semaines.La résolution du conflit ne semble pas pour bientôt.Les négociations sont toujours au point mort et personne n’a demandé l’intervention d’un médiateur.Selon Michel Leclair, des employés des adeliers, les deux syndicats affiliés au Syndicat québécois de l’imprimerie et des télécommunications ( FTQ) serait prêt à l’accepter.Le Droit demande à ses employés de concéder $ 600 000 en faisant des changements portant sur les payes de vacances, le temps supplémentaire et autres avantages sociaux.On leur demande aussi des modifications au niveau de l’organisation du travail.Les journalistes et les employés à la publicité ont déjà accepté ces concessions, reconnaissant que cela réduit leur augmentation de salaire, la faisant passer de 6 % à 1 % sur trois ans.Selon certains cadres, les deux parties sont prêtes à tenir longtemps et à ne pas plier.Tous les employés qui ne sont pas en grève ont été mis en disponibilité.Le quotidien outaouais, qui a été vendu en juin dernier par les Oblats au groupe Hollinger du financier torontois Conrad Black, est en difficultés financières.Il avait entrepris une campagne pour relancer le journal et effacer des déficit de $ 1,5 million en 1986 et de $ 2 millions en 1987.Mais le problème du journal en est un de marché.Du côté québécois, il peut difficilement faire mieux, étant acheté par un foyer sur deux.Dans les petits villages de l’Est ontarien où il y a beaucoup de francophones, son taux de pénétration peut atteindre les 70 %.Mais il n’arrive pas à percer auprès des francophones vivant à Ottawa et dans ses banlieux.Malgré des propos vitrioliques Michel Chartrand est libéré d’une poursuite de $ 90,000 QUÉBEC (PC) — Même si le bouillant syndicaliste Michel Chartrand a pu employer des propos vitrioliques pouvant donner ouverture à un recours, le juge Gérard Lebel, de la Cour supérieure, à Québec, l’a libéré de la poursuite en libelle au montant de $90,000 dont il faisait l’objet conjointement avec la Fondation pour aider les travailleurs et les travailleuses accidentés (FATA).Cette poursuite avait été intentée par la compagnie 99935 et son surintendant, M.Roger Faucher, à la suite des propos qu’avait tenus M.Chartrand, en marge de l’accident de travail qui avait coûté la vie à un ouvrier, à Cap-Rouge, le 2 juillet 1985.En février 1986, sur les ondes du poste de radio CJRP, M.Michel.Chartrand avait employé le mot « tueurs » alors qu’il commentait un jugement du Tribunal du travail, qui les avait trouvés coupables d’avoir contrevenu à l’article 237 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail.En août de la même année, sur les ondes de CBV, il traitait de « crétin » le juge Jean Bienvenue, qui, dans un jugement rendu la veille, renversait la décision du Tribunal du travail.Il ne fait aucun doute, dans l’esprit du juge Lebel, que ces deux interventions publiques contenaient de nombreuses paroles diffamatoires qui auraient pu donner ouverture à un recours en dommages-intérêts.Cependant, après examen de la preuve, il a conclu qu’aucune de ces attaques ne visaient directement la compagnie et son surintendant.« Les cibles de ses violentes, viru lentes et vitrioliques diatribes visaient plutôt les gouvernants, les juges et les entrepreneurs en général », constate le juge Lebel.Cependant, il ne peut les réprouver, puisque les personnes atteintes par ces attaques « excessives » ne sont pas en cause dans le cadre de cette poursuite.Le syndicaliste s’était une fois de plus fait remarquer par sa verve et son humour caractéristiques, lors de son témoignage, le 25 novembre dernier.Il avait profité de cette tribune pour rappeler l’objet de ses incessantes luttes: son espoir que les entrepreneurs en viennent enfin à respecter « le petit code ».Michel Chartrand Double intoxication à ilsIe-Verte Certains mollusques toujours dangereux Alberta et Colombie-Britannique Benoît Bouchard promet tous les efforts pour assurer les droits des francophones MARIE TISON OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les francophones d’Alberta et de Colombie-Britannique aient les mêmes droits que les francophones de la Saskatchewan.C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de l’Emploi et de l’Immigration Benoit Bouchard, au lendemain de l’important jugement de la Cour suprême qui a reconnu les droits des francophones devant les tribunaux et la législature de la Saskatchewan, et qui a invalidé les lois de cette province parce qu’elles avaient été adoptées en anglais uniquement.« Tout ce qui est bon pour le Manitoba et la Saskatchewan devrait l’être également pour l’Alberta et les autres provinces, a affirmé M.Bouchard hier, à l’issue de la période des questions.Cela signifie que nous prendrons toutes les mesures pour nous assurer que les gens de l’Alberta et de la Colombie-Britannique aient les mêmes avantages, et je pense que le gouvernement à ce niveau-là n’hésitera pas du tout.» Le jugement de la Cour suprême portait sur la Saskatchewan, mais l’Alberta se trouve exactement dans la même situation constitutionnelle en ce qui concerne la question linguistique.Le député libéral franco-ontarien Jean-Robert Gauthier a cependant suggéré hier au gouvernement fédéral de demander par renvoi à la Cour suprême de confirmer explicitement les droits linguistiques des Franco-Albertains.Le professeur de droit constitutionnel Gérald Beaudoin a cependant déclaré hier que cette démarche lui semblait inutile.« Il n’y a aucune chance au monde que l’Alberta échappe au destin de la Saskatchewan, a-t-il déclaré.Il s’agirait d’un renvoi inutile.» La décision de la Cour suprême ne vise que la Saskatchewan, mais tous les juristes s’accordent pour dire que le cas de l’Alberta est identique, a-t-il ajouté.Les deux provinces faisaient partie des Territoires du Nord-Ouest avant leur constitution en provinces distinctes en 1905.Une vieille disposition de l’Acte des Territoires du Nord-Ouest, reconnaissant les droits linguistiques des francophones devant les tribunaux et à la législature, s’applique encore en Saskatchewan, a statué la Cour suprême.En théorie, le gouvernement al-bertain pourrait ne rien faire et prétendre que ce jugement ne le touche pas, et il aurait raison sur le plan strictement juridique, a déclaré M.Beaudoin.» « Mais ça ressemblerait à la politique de l’autruche », a-t-il affirmé.Il a ajouté que le gouvernement pourrait difficilement prétendre cela, puisqu’il avait dépêché deux avocats pour faire valoir sa position lors de l’audience devant la Cour suprême.Selon M.Beaudoin, l’Alberta devra décider au plus vite de la direction à prendre: se mettre à traduire toutes les lois adoptées depuis 19805, ou se prévaloir de son droit d’annuler ces obligations linguistiques en adoptant une simple loi bilingue, la première et la dernière.Si elles adoptaient cette dernière solution, l’Alberta et la Saskatchewan violeraient l’esprit de l’Accord du lac Meech, qui oblige les législatures provinciales à protéger le dua- lisme linguistique canadien, a soutenu le professeur de l’université d’Ottawa.M.Gauthier et l’Association ca-nadienne-française de l’Alberta ont dit craindre de voir le gouvernement albertain ne rien faire, ce qui obligerait les Franco-Albertains à entreprendre des procédures judiciaires et à remonter toute la filière jusqu'à la Cour suprême pour faire reconnaître leurs droits.Une cause concernant ces droits est déjà engagée dans le système judiciaire albertain.Cette cause est similaire à la cause Mercure, réglée jeudi par la Cour suprême.Dans les deux cas, il s’agit d’un francophone accusé d’excès de vitesse qui a réclamé un procès en français.Ce genre d’entreprise est cependant épuisant et très coûteux pour les minorités francophones, et c’est pour cette raison que le gouvernement fédéral devrait demander directement à la Cour suprême de confirmer ces droits, a soutenu M.Gauthier.La ministre des Communications Flora MacDonald a déclaré hier que cette question était prématurée et que pour l’instant, le gouvernement fédéral allait plutôt mettre toutes ses énergies à aider la Saskatchewan à faire face à ses obligations.« Très bientôt, le gouvernement fé- déral communiquera avec le gouvernement de la Saskatchewan pour voir comment il pourrait aider à assurer l’égalité des deux langues, a-t-elle indiqué.Si d’autres questions sont soulevées, nous les étudierons dans le même ordre de pensée.» ISABELLE PARÉ Deux personnes de la région de ITsle-Verte ont été hospitalisées après avoir mangé des myes pêchées dans une zone toujours interdite depuis l’alerte du 11 décembre dernier, a indiqué hier Pêches et Océans Canada.L’incident n’est en aucun cas relié à la toxine qui a causé la mort de deux personnes l’année dernière, l’acide domoïque, détecté dans certains lots de moules de l’île-du-Prince-Édouard.Admis à l’urgence de l’Hôpital régional de Rivière-du-Loup, les deux jeunes hommes ont été victimes de la gonyaulax, une algue microscopique qu’on retrouve à certaines pé riodes de l’année dans des mollusques croissant en eaux polluées.« Seulement un des deux a été gardé sous observation pendant une heure à cause d’une réaction allergique qui a empiré les symptômes.Mais ça n’a rien avoir avec la toxine ‘inconnue’ qui a tué deux personnes en décembre dernier », a fait savoir le Dr Aubert Nadeau, du DSC de l’Hôpital de Rivière-du-Loup.Le bureau régional de Pêches et Océans, à Québec, a indiqué que les deux individus avaient cueilli ces myes malgré les pancartes interdisant la pêche aux mollusques sur presque tout le littoral du Saint-Laurent depuis le 11 décembre.« Ces zones ont été interdites à cause de la pollution et il n’y a pas eu d’avis de réouverture depuis.Les gens doivent continuer à s’abstenir de manger des mollusques à ces endroits», a fait savoir M.Benoît Barry, chef des communication à Pêches et Océans.VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES le 15, 16 ET 17 MARS 1988 A 19H30 Succession I.OU1SE GADBOIS (1896-1985) Membre fondateur de la Société d’Art Contemporain de Montréal (1939) Comme d’habitude, grande vente annuelle 5214, boul.St-Laurent 1539, Van Horne 277-1999 271-6071 Louise Gudhois pur J on Smith, i6.Cie des Indes, XVIIle siècle TABLHAUX CANADIENS Souvenir historique de Louis Joseph Papineau ANTIQUITÉS et ART EUROPÉENS dont un exceptionnel service de la Cie des Indes, XVIIIe siècle Livres et photos anciennes.EXPOSII ION Samedi, 12 mars de 12h à 17h Dimanche, 13 mars de 12h à 17h Lundi, 14 mars de 12h à 21h HÔTEL DES ENCANS DE MONTRÉAL 4521, boulevard St-Laurent, Montréal H2T 1R2 Tél.: (514) 849-2505 =¦ ' Y .MONTRÉAL.LANGUES DU MONDE L ITALIEN »/ ESPAGNOL (/ PORTUGAIS ,/ GREC |/ CHINOIS ,/ JAPONAIS
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