Le devoir, 16 mai 1986, vendredi 16 mai 1986
Le service de paie qui se paie tout seul! ê \.les services de paieu qççàmëheq Montréal Québec Ottawa Vol.LXXVII — No 113 ?Possibilité d'averses.Max.: 22.(détail page 6) Montréal, vendredi 16 mai 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents — ~ rràlTC Côte-Nord.Gaspesie.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents OU Ut N I b Stevens: Mulroney nomme une commission d’enquête ¦ LE JUGE WILLIAM PARKER PRÉSENTERA SON RAPPORT «LE PLUS TÔT POSSIBLE» POUR TRAFIC D’INFLUENCE ET ABUS DE POUVOIR 50 chefs d’accusation contre Michel Gravel JOCELYN COULON OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney a nommé, hier, une commission d’enquête indépendante chargée de faire toute la lumière sur les allégations de conflits d’intérêts dont fait l’objet l’ancien ministre de l’Expansion industrielle régionale, M.Sinclair Stevens.Le commission sera présidée par M.William Parker, juge en chef de la division de première instance de la Cour suprême de l’Ontario, et pourra tenir des audiences « aux lieux et aux AU SOMMAIRE BOUCHARD ET LES QUÉBÉCOIS Selon le Secrétaire d’État Benoît Bouchard, les Québécois sont moins habiles en économie qu’en question constitutionnelle.Page 2 ECONOMIE TAUX PRIVILÉGIÉ À 10.25 % En réduisant d’un demi point leur taux privilégié, les banques canadiennes offrent aujourd’hui leur plus bas taux depuis huit ans.Cette décision a suivi la baisse du taux d’escompte annoncée hier après-midi.Page 9 Silencieux m y OMBRE d'individus qui l\/ se lamentent qu'ils ne -*• ” sont pas écoutés sont souvent les mêmes qui ne prêtent jamais l’oreille, quand ce sont les autres qui leur adressent la parole.Pour ces entendants, l’ouïe est l'organe de leur surdité intérieure.Pour quantité de jeunes, la musique est belle à proportion de la puissance des décibels.m La foi est l'espérance de la charité.— ALBERT BRIE heures qu’elle jugera opportuns ».Selon le communiqué du bureau du premier ministre, le juge Parker présentera son rapport « le plus tôt possible ».Le communiqué n’indique pas si les audiences seront publiques.De retour dans la capitale après un voyage de 15 jours au Japon, en Chine et en Corée du Sud, le premier ministre n’a fait que très peu de commentaires sur les problèmes politiques qui ont frappe le Parti conservateur depuis un mois.Après deux semaines de controverses autour de présumés conflits d’intérêts, le ministre Stevens a remis sa démission au début de la semaine.Deux jours plus tard, le député de Terrebonne, M.Robert Toupin, traversait la Chambre pour siéger comme indépendant et hier, la Gendarmerie royale du Canada portait 50 accusations de natures criminelles contre le député de Gamelin, M.Michel Gravel (voir texte ci-contre).M.Mulroney a déclaré qu’il croyait toujours à la présomption d’innocence en ce qui concerne M.Stevens.Il a lancé aux journalistes l’exemple du ministre des Communications, M.Marcel Masse.« Il y a quelques mois vous disiez que M.Masse était fini politiquement.Maintenant vous parlez de lui comme successeur de M.Stevens.Vous voyez comment les choses peuvent chan-ger.» Le premier ministre n a pas voulu commenter l’affaire Gravel.Le commissaire Parker aura pour mandat d’enquêter sur « les faits suivant les allégations de conflits d’intérêts qui ont été faites par différents journaux et médias électroniques, ainsi qu’à la Chambre des communes, relativement à la conduite, aux transactions et aux agissements, » de l’ancien ministre Sinclair Stevens.Le rapport de la commission devra établir si « M.Stevens a été trouvé effectivement, ou selon toute 59 % des Québécois sont insatisfaits des Conservateurs ¦ UN PHÉNOMÈNE RAPPELANT LA CHUTE DU PARTI QUÉBÉCOIS PIERRE O’NEILL L’insatisfaction des Québécois à l’endroit du gouvernement conservateur de Brian Mulroney a atteint un sommet de 59%.D’après l’enquête d’opinion publique réalisée par le Centre de sondage de TUniversité de Montréal, et dont LE DEVOIR a obtenu copie, l’expression de cette impopularité se traduit par une remontée significative de la cote des tiers partis et profite plus particulièrement au NPD-Québec.Ce mouvement de désaffection se confirme également à travers les intentions de vote des personnes interrogées; si des élections fédérales avaient eu lieu entre le 7 et le 22 avril dernier, le Parti libéral aurait recueilli l’appui de 50 % des électeurs québécois, le Parti conservateur 32%, le NPD-Québec 16%, tandis que 2 % auraient favorisé d’autres partis.Cela après répartition des 36% d’indécis et d’abstentionnistes.De l’avis du responsable de recherche du Centre de sondage, M.Guy Trudel, le taux d’insatisfaction à 59 % constitue un indice très révélateur après seulement 19 mois d’exercice du pouvoir.En novembre 1984, il n’était que de 29 %.Il voit dans cette chute exceptionnellement rapide de popularité, un mouvement de fond que les conservateurs parviendront difficilement à renverser.« Le phénomène se compare avec celui du PQ sur la scène provinciale, dont le taux d’insatisfaction était demeuré très élevé et qui n’est jamais parvenu à reprendre le terrain perdu.» Il ressort par ailleurs de ce sondage que l’émergence du NPD-Québec est un phénomène qui trouve ses assises dans les comtés urbains et Voir page 8: Sondage apparence, en situation de conflit d intérêts, tel que l’entend le Code pour les titulaires de charges publiques et comme l’indique la lettre qu’adressait le premier ministre à l’intéressé le 9 septembre 1985 ».La principale accusation portée contre M.Stevens avait trait au rôle jouée par son épouse dans l’administration des biens de son mari placés dans une fiducie sans droit de regard.M.Stevens, comme le permet la lettre du Code, l’avait nommée parmi les administrateurs de ses biens.À ce titre, Mme Stevens a négocié un emprunt de $2,6 millions, la première année sans intérêt.Le prêteur, M.Anton Czapaka, entretenait cependant des liens directs et indirects avec le ministère de M.Stevens, d’où la potentialité d’un conflit d’intérêts lorsque le ministre prenait ses décisions.Ainsi, M.Czapaka a par la suite ob- Volr page 8: Stevens PIERRE APRIL OTTAWA (PC) - Le député conservateur de Montréal-Ga-melin, M.Michel Gravel, a été avisé, hier, par le bureau 4u procureur de la Couronne du district de Hull que 50 chefs d’accusation de trafic d’influence et d’abus de pouvoir seront portés contre lui.Les enquêteurs de la division des enquêtes spéciales de la Gendarmerie royale du Canada et les dénonciations enrégistrées au Palais de justice de Hull font état d’un montant de plus de $ 200,000 que M.Gravel aurait obtenu de certains entrepreneurs et hommes d’affaires en échange de ses services.Les dénonciations assermentées et rendues publiques par le procureur de la couronne de Hull Voir page 8: Gravel M.Michel S |É| '' Gravel Photo AP Protestations estudiantines en Corée À l’instar des étudiants de l’université de Corée (notre photo), des milliers d’étudiants ont participé, hier, sur une trentaine de campus à l’échelle du pays, à des manifestations antigouvernementales et antiaméricaines.Sur au moins quatre campus, les protestations ont dégénéré en affrontement avec les forces de l’ordre.D’autres manifestations sont à prévoir au cours du week-end.Nos informations en page 4 L’ACCIDENT DE TCHERNOBYL L’Europe exige des dommages-intérêts de l’Union (AFP, AP) — Au lendemain d’un discours que le numéro un soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, voulait apaisant, le Parlement européen a réclamé hier des dommages-intérêts à l’URSS, au nom des agriculteurs de la CEE victimes indirectes de la catastrophe de Tchernobyl.La Maison-Blanche, quant à elle, a rejeté la nouvelle proposition de M.Gorbatchev pour un sommet américano-soviétique sur une éventuelle interdiction des essais nucléaires.Elle a, en revanche, favorablement accueilli son initiative pour améliorer les procédures de consultations internationales en cas d’accident nucléaire.En demandant des dommages-intérêts à l’URSS, le Parlement européen s’est fait le porte-parole de tous les producteurs de légumes de la CEE qui — notamment en RFA — ont dû depuis deux semaines détruire une partie de leur récolte par crainte de la contamination radioactive.En re- soviétique Vanche, il n’a pas suivi les antinucléaires qui avaient réclamé un projet de moratoire nucléaire dans toute la CEE.Les députés ont par ailleurs adopté un texte condamnant l’attitude « inadmissible » des autorités soviétiques, qui ont refusé de fournir en temps utile aux États concernés les informations précises sur révolution de la situation.La veille, M.Gorbatchev s’était voulu rassurant dans son discours.« Le pire est derrière nous », a-t-il affirmé en soulignant que les autorités maîtrisaient désormais la situation, après la catastrophe qui, a-t-il dit, a fait neuf morts.Il a en outre marqué son souci d’éviter que l’accident de Tchernobyl n’affecte gravement les relations Est-Ouest et ne compromette du coup son action en faveur du désarmement, notait-on hier à Moscou, de sources diplomatiques.Le numéro un soviétique a annoncé la prorogation jusqu’au 6 Voir page 8: Europe Jean Doré s’oppose à l’affichage bilingue dans les rues de Montréal M.Jean Doré MAURICE GIRARD (PC) — Le chef du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) s’oppose au bilinguisme dans l’affichage a Montréal.Identifié par les sondages comme le gagnant des élections municipales de l’automne prochain à Montréal, M.Jean Doré considère que la plus grande ville du Québec est française et qu’elle doit le demeurer.Ainsi, dans l’ouest comme dans l’est, la rue Sainte-Catherine, principale artère commerciale, devrait refléter cette réalité, linguistique.Pour guider les touristes, il suffirait d’utiliser des affiches pictographiques (langage universel des signes très en vogue dans les grandes capitales européennes).Sous une administration Doré à Montréal, le bilinguisme aura la vie dure.« Vous ne verriez pas d’affiches bilingues sur la rue Sainte-Catherine .C’est important que les gens sachent que Montréal est une ville française, » soutient M.Doré dans une interview exclusive accordée à un journal de quartier du centre-ville.« Doré appuie l’affichage en français seulement, » titre l’hebdoma- daire anglophone distribué gratuitement dans toutes les tours d’habitation, HLM et condominiums du centre-ville montréalais.La man-chettç de la dernière livraison du Downtowner est coiffée de cette exergue « à quelques exceptions près».Il s’agit des commerces « culturels » comme librairies, épiceries spécialisées et cinémas.Ce qui amène le journal à amorcer son article avec cette affirmation: « S’il n’en tient qu’à Jean Doré, la rue Sainte-Catherine sera française d’un bout à l’autre.Il n’y aura pas d’anglais sur les affiches, sauf pour les librairies et les cinémas.» L’affirmation de M.Doré est d’autant plus importante que le journal qui la reproduit s’adresse à la clientèle privilégiée du RCM, plus populaire ces dernières années chez les anglophones que les francophones, longtemps des inconditionnels du maire Jean Drapeau.En plus de reproduire les propos du chef du RCM, le journal parle de l’attitude de M.Doré, ex-conseiller de l’ancien premier ministre René Lévesque, précise-t-on.« Personnage normalement extroverti, avec beaucoup d’entregent, Jean Doré s’adonne à une véritable mutation quand la question linguistique est abordée.Son regard devient plus intense, il ponctue ses propos ae mou-vemerits de tête et frappe dans les mains.Il devient en réalité très sérieux quand il parle de sa position linguistique.» Et le chef du RCM d’expliciter sa position: « Si vous êtes un anglophone vivant sur la rue Monkland, il est important que vous ayez une vague idee que vous faites partie d’une plus vaste réalité, que vous êtes à Montréal.» Et il ajoute cetU nuance: « On pourra utiüser l’anglais sur les affiches, mais avec le français ».Pour conclure : « Personne ne suggère de retourner à l’unilinguisme dans l’affichage.» La prise de position du chef du RCM est importante et pourrait s’avérer déterminante dans le lancinant débat linguistique.C’est d’ailleurs ce même Jean Doré que le premier ministre Robert Bourassa avait affirmé avoir consulté dans la fameuse conversation privée avec l’animateur Pierre Bourgault qui s’est retrouvée à la une des quotidiens de la province, il y a quelques semaines.Le Downtowner a demandé à M.Doré de lui répéter le message qu’il Voir page 8: Doré CK3501-C LA PREMIÈRE TÉLÉCOULEUR 37 n 1125 CANAUX I TÉLÉCOMMANDE SANS FIL 41 FONCTIONS I 2 ENTRÉES VIDÉO I AFFICHAGE À L’ÉCRAN I DÉCODEUR MTS STÉRÉO A MITSUBISHI 8390, ST-HUBERT (sud de Métropolitain) 388-1122/4636 5916, BÉLANGER (Métropolitain, sortie Lacordaire) 256-7571 / Grand choix, petits prix i SPEC M 2 ¦ Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 Le Canada opte pour Laide triangulaire PAULE DES RIVIÈRES Il y a quelque temps, le Canada a acheté pour $3.1 millions de sorgho et de millet à la Côte d’ivoire et a fait parvenir le tout au Mali, où sévit la famine.En d’autres temps pas très lointains, l’aide aurait pris une tournure beaucoup plus simple : le Canada aurait envoyé son surplus de blé au Mali.Le hic, c’est que le blé n’est pas, n’a jamais été une nourriture de base au Mali.Cette récente transaction dite « triangulaire » est la nouvelle approche que commencent à privilégier le Canada et plusieurs pays d’Europe, pour rendre l’aide à l’Afrique plus conforme aux besoins des pays.Et éviter les grandes famines.« La théorie fondamentale derrière tout ça reste l’auto-suffi-sance des pays aidés », expliquait récemment un porte-parole du Conseil canadien pour la coopération internationale (qui regroupe la plupart des Organismes non gouvernementaux du pays).En effet, en ouvrant la porte aux échanges Sud-Sud, non seulement les pays donateurs s’assurent-ils que leur don est approprié mais ils permettent à un autre pays en voie de développement d’écouler ses surplus.La plupart des pays donateurs s’accordent aujourd’hui pour dire que les opérations triangulaires doivent être développées.Au Ca nada, les organisations non gou vernementales (ONG) et l’Agence canadienne de développement international (CADI) sont du même avis.Une ombre au tableau d’entente cependant, les producteurs de blé, qui perdront dans la mesure où le gouvernement fédéral n’achètera plus systématique ment leurs surplus, ce qui pour rait entraîner une baisse des prix du blé.Mais les opératiions triangular res peuvent prendre plusieurs formes et faire une place au blé canadien.Ainsi, cette autre opération canadienne effectuée au cours de l’année 1985-86 lorsque le Canada a envoyé 6,700 tonnes de blé au Zimbawbe qui, en retour, a en voyé 9,000 tonnes de mais au Mozambique.Dans ce cas-ci, le blé canadien a trouvé un usage.Il est utilisé dans les centres urbains, où la cuisine traditionnelle a cédé le pas aux impératifs de la vie moderne.On y fabrique donc un pain vite fait, avec du blé.C’est d’ailleurs ce qu’a souligné hier M.Peter Martin, de la Fédération canadienne des agriculteurs, en faisant valoir qu’ « il est plus aisé de faire du pain avec du blé qu’avec du manioc».« Il n’est pas nécessaire que tout le monde mange la même chose, les gens peuvent changer », a-t-il noté.M.Martin croit en outre qu’il est loin d’être certain que les pays d’Afrique qui ont présentement des surplus seront capables de maintenir leur production, d’où un danger de déstabilisation.Un spécialiste de cette question à l’ACDI, M.Jerry Kramer, admet volontiers cet argument, d’autant plus que présentement il manque entre trois et quatre millions de tonnes de céréales annuellement à l’Afrique pour subvenir à ses besoins.Ceci dit, M.Kramer est ferme « ce n’est pas nécessairement une bonne chose de cultiver des goûts si la capacité de production du produit n’existe pas», dit-il.Même d'un strict point de vue commercial pour le Canada, M Kramer estime qu’ « à long terme, il n’est pas profitable de promouvoir des denrées inappropriées ».Approuvé par le M.É.Q L'opposition péquiste souligne son désaccord Ryan régularise la situation des 1,500 illégaux et affirme que la loi ne fera pas d’autres résidus GILLES LESAGE QUEBEC — Le ministre de l’Education a présenté hier un projet de loi — qu’il compte faire adopter par l’Assemblée nationale avant l’ajournement estival — pour régulariser ou normaliser la situation de 1,500 élèves qui fréquentent illégalement l’école anglaise.En plus de mettre un terme à la désobéissance civile qui dure depuis neuf ans, surtout dans la région montréalaise, M.Claude Ryan estime que son projet empêchera la création d’autres résidus ou poches de résistance.Le projet de loi 58 sur l’admissibilité à l’enseignement en anglais de certains enfants était au nombre de la trentaine que le gouvernement a présentés hier, date limite pour la divulgation de ceux qu’il entend faire adopter avant le 21 juin.Pour bien marquer son désaccord avec ce qu’elle considère comme une prime à l’illégalité, l’opposition a demandé un vote enregistré, ce qui est inhabituel à cette étape formelle d’un projet.Elle en a aussi contre le fait qu’il n’y aura pas d’audiences publiques à ce sujet.Les 22 péquistes présents ont marqué leur dissidence, mais la première lecture a été acceptée par les 75 ministériels alors en Chambre.On prévoit que l’opposition fera une lutte féroce, pouvant même aller jusqu’à l’obstruction à outrance, au filibuster, en jargon parlementaire.Très bref, le projet législatif peut être résumé de la façon suivante: ¦ les parents des enfants concernés doivent, avant le 15 juillet prochain, faire une demande d’admission à leur commission scolaire, qui vérifie la conformité aux règlements guerin l’éditeur \ HISTOIRE GÉN Auteurs: Bernard Defaudon Normand Robidoux Manuel ISBN-2-7601 -1387-6 (299 p.) 25,95$ Cahier ISBN-2-7601 -1394-9 (198 p.) 9,00$ Maître ISBN-2-7601 -1462-7 (183 p.) 29,95$ ^ qui 113’in ¦ édite GENERALE et aux programmes d’études du contenu de renseignement en anglais; ¦ sur réception des documents de la commission scolaire, le représentant désigné par le ministre statue sur l’admissibilité.L’enfant non admissible doit être inscrit à l’enseignement en français; ¦ des mesures et sanctions visent à empêcher que des enfants reçoivent illégalement l’enseignement en anglais à compter de septembre prochain; ¦ pour des motifs graves d’ordre familial ou humanitaire, le ministre pourra déclarer des enfants admissibles à recevoir l’enseignement en anglais.Des sanctions sévères sont prévues pour les commissaires et employés de commissions scolaires qui, après l’adoption de la loi, se rendraient coupables de désobéissance à la loi 101.Pour le passé, ils ne seront pas inquiétés toutefois.M.Ryan note que s’il y a quelque 1,500 élèves dits illégaux dans le système anglophone, il y a par ailleurs quelque 20,000 élèves qui fréquentent l’école française alors qu’ils sont admissibles à l’école anglaise, en vertu même de la loi 101.En limitant le nombre d’élèves admissibles à l’école anglaise à ceux qui y étaient en date du 15 avril, le gouvernement régularise une situation qui a duré trop longtemps, dit M.Ryan, et il crée les conditions nécessaires à la pleine observance de la loi à l’avenir.Le ministre se refuse par ailleurs à parler d’amnistie générale, les enfants en cause n’étant coupables de quoi que ce soit, dans une situation bien connue du gouvernement précédent, qui n’a pas eu le courage d’y remédier de façon hu- 1ER CONGRÈS LE 14 JUIN Le RDI décidera s’il sera un parti politique (PC) — Le Rassemblement démocratique pour l’indépendan-cefRDI), tiendra son premier congres d’orientation le 14 juin à Montréal et décidera alors s’il y a lieu ou pas, de se transformer en parti politique.Les quelque cent délégués attendus à ces assises devront par ailleurs définir les orientations politiques du parti, cela sur la base d’un document de réflexion intitulé « Il est toujours temps », rendu public hier par deux membres de l’exécutif du mouvement, M.Roger Le Clerc et Mme Lyne Marcoux.C’est pour des raisons « techniques , que la présidente du RDI, Mme Denise Leblanc-Bantey, n’assistait pas au lancement du document élaboré par la commission d’orientation politique.Au cours de la conférence de presse, le secrétaire-général, M.Le Clerc, a par ailleurs révélé que Mme Leblanc-Bantey ne sollicitera pas de nouveau mandat à la présidence.Pour l’heure, le RDI compte 2,000 membres et quelques dollars en caisse, suffisamment pour se rendre jusqu’au congrès.Toutefois, il ne semble pas y avoir de bousculade pour assurer le leadership.Mme Leblanc-Bantey qui brillait par son absence hier, en raison de problèmes de gardienne et de transport, a déjà indiqué son intention de quitter la présidence.La raison officielle: la nécessité de trouver un emploi lucratif, qui ne devrait cependant pas l’empêcher de militer.Le document de réflexion sociale et politique est le fruit d’un travail de consultation auprès, notamment, de Gilbert Paquette, Denis Lazure, Pierre de Bellefeuille et Louis O’Neil, hommes politiques qui en d’autres temps étaient du Parti québécois.En conférence de presse hier, le secrétaire général du RDI, Roger Le Clerc, a indiqué que le projet de société indépendantiste mis en place débordait la culture et la langue et prenait en compte le développement économique.Au chapitre du développement de l’économie et de l’emploi, le RDI estime que la modernisation des industries doit être soutenue, malgré les pertes d’emploi qui en résulteraient à court terme.Un effort d’exportation et de diversification de la production québécoise est reconnu comme essentiel En ce qui a trait au niveau désiré des services publics, ou au niveau toléré d’inégalité, le Rassemblement démocratique pour l’indépendance propose de jouer un rôle assez traditionnel en se disant prêt à se mettre à l’écoute des désirs exprimés par les uns et les autres.Le RDI estime que c’est dans le cadre du rôle de l’État qu’apparaît le plus la nécessité d’une discussion sur l’indépendance.Dans la mesure où les désirs et les besoins des Québécois en biens publics diffèrent des ceux des Canadiens, il faut un État québécois qui puisse prendre des décisions autonomes sur le niveau de production des biens publics, en particulier ceux qui ont une incidence culturelle immédiate, peut-on lire dans le document.Pour ce qui est de la question linguistique, le RDI signale qu’il faut arriver à équilibrer la législation en cette matière et la volonté collective de vivre en français.L’école publique a besoin d’être revalorisée et les enseignements revus et corrigés.L’école québécoise devrait afficher sa neutralité en matière d’orientation religieuse, estime-t-on.Dans un chapitre au titre de développement et constitution, les auteurs du document jongle avec les mots.On y assure par exemple que le Québec ne sera pleinement démocratique que dans l’indépendance, et qu’il ne sera vraiment indépendant que dans la mesure où il sera authentiquement démocratique.Le RDI espère que son projet de société québécoise sera perçu comme emballant et stimulant.M.Claude Ryan maine, complète et efficace.M.Ryan reconnaît que le problème est complexe et délicat, et qu’il ne peut être résolu n’importe comment.A son avis, le gouvernement avait le choix d’imposer des sanctions ou de changer la loi.Durant des mois, en analysant la question sous toutes ses facettes, il a songé à un examen individuel, cas par cas.Mais il en aurait résulté des catégories et de.la la discrimination.Il a donc opté pour une globale et générale, pour en finir une fois pour toutes avec cette affaire.Pourquoi passe-t-il l’éponge sur la désobéissance des parents, des enseignants et des commissions scolaires?Le ministre note que, dans des périodes d’effervescence comme celles que le Québec a connues depuis vingt ans en matière linguistique, il y a des transitions inévitables et des résidus.Il importe alors de nettoyer l’ardoise et de repartir à neuf, avec la conviction qu’il n’y aura pas d’autres résidus et poches de résistance.Quant aux enfants, ils ont été victimes de décisions prises par d’autres.On ne saurait les pourchasser jusqu’à la fin de leurs jours.M.Ryan s’étonne de la dissidence aussi rapide des députés péquistes.A son avis, ils auraient mieux fait d’étudier le projet au caucus et en équipes, afin de prendre une position franche et claire.Ce n’est pas une attitude responsable, à son avis, mais il ne sünquiète pas d’un éventuel filibuster.Il doute que l’on puisse mobiliser la population contre 1,500 enfants.Il faut plutôt mettre fin à une situation inadmissible et dangereuse, d’autant que le gouvernement péquiste, conscient mais impuissant, laissait bafouer la loi.Le ministre reconnaît par ailleurs que les frères, soeurs et descendants des enfants admissibles le seront également, non pas toutefois en vertu de la loi 58, mais en vertu de la charte canadienne des .droits et libertés, qui a prépondérance sur la loi 101.Cela ne l’inquiète pas pour l’équilibre des forces.Il y a neuf ans, la clientèle scolaire francophone était de 83 à 84%, soit à peine plus élevée que la proportion de francophones au Québec; depuis lors, la clientèle du système francophone a grimpé à 89%.C’est donc le bon temps pour régulariser un dossier qui traîne depuis neuf ans, et pour en prévenir la répétition.Le projet de M.Ryan prévoit en effet un amendement explicite à la loi 101, disant que «nul ne peut permettre ou tolérer qu’un enfant reçoive renseignement en anglais, alors qu’il n’y est pas admissible»: Si quelqu’un le fait, il sera poursuivi et déclaré inhabile à siéger durant cinq ans, s’il s’agit d’un commissaire ou syndic d’écoles; il sera suspendu pour six mois, s’il s’agit d’un employé d’un organisme scolaire.Ce projet de loi fait suite à de nombreuses études, propositions et suggestions, au fil des ans.En 1981, par exemple, le ministre de l’Education, M.Camille Laurin, a fait faire un rapport approfondi par Me François Aquin.Plus récemment, M.Ryan a reçu le rapport du comité Rondeau, lui recommandant de mettre un terme à l’état d’hypocrisie institutionnelle prolongé, et de régulariser le statut des élèves dits illégaux.Ces propositions ont soulevé un tollé de protestations chez les péquistes et dans les autres milieux nationalistes, qui tentent de mobiliser contre toute atteinte à la loi 101.Sous l’égide de la SSJB de Montréal, ils souhaitent mettre sur pied un vaste mouvement qui, à l’instar du Mouvement Québec Français en 1969, canaliserait l’op-josition visant à empêcher l’adop-:ion du projet de M.Ryan.Avec le projet concernant Radio-Québec, cette pièce législative sera la plus chaudement disputée et discutée au cours des prochaines semaines.P.ti Il les prétend moins sensibles aux questions économiques Les propos de Bouchard font bondir cetains députés libéraux du Québec PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — Le secrétaire d’État Benoît Bouchard a prétendu qu’il était plus difficile de faire accepter le message économique du Parti conservateur par les Québécois, parce qu’ils sont plus habiles dans les questions constitutionnelles, le débat nationaliste et les affaires sociales, qu’en économie.Cette perception surprenante des Québécois par le ministre Bouchard qui commentait, mercredi soir, la démission du député conservateur Robert Toupin, un expert en fiscalité, a fait bondir certains députés libéraux du Québec, hier.« Je considère les propos du ministre Bouchard comme une insulte à l’intelligence des Québécois », a souligné le député libéral Jacques Guil-bault.« Prétendre que les Québécois, a-t-il poursuivi, ne sont pas capables de comprendre le discours économique du gouvernement conservateur, c’est une grossière erreur.» M.Guilbault a plutôt suggéré que les Québécois avaient bel et bien compris le message économique conservateur, mais qu’ils s’étaient empressés de le rejeter, d’où les difficultés de cette formation au Québec.« Les Québécois, a précisé M.Guilbault, n’ont certainement pas de difficultés à comprendre le programme économique de ce gouvernement, mais ils ne l’acceptent pas parce qu’il n’est pas du tout à leur avantage et c’est pour cela qu’il y a tant de mécontentement à l’intérieur du caucus conservateur québécois.» Pour le libéral de Sainte-Marie, Jean-Claude Malépart, les propos de M.Bouchard sont insultants parce qu’ils viennent d’un individu qui a fortement cru aux capacités des Québécois au point de travailler pour le OUI au référendum de 1980.« Je suis insulté, a précisé M.Malépart, qu’un type comme M.Bouchard, qui a travaillé pour le OUI, vienne nous dire que les Québécois ne comprennent rien en économie comparativement aux citoyens de l’Ontario parce que ça fait des années que les Québécois sont impliqués avec beaucoup de succès dans M.Benoît Bouchard le domaine économique.» Le collègue de M.Bouchard, le ministre de la Consommation et des Corporations, Michel Côté, est venu à sa rescousse, hier à la sortie des Communes.« Je pense, a-t-il dit, que ce n’est pas l’opinion que M.Bouchard a voulu exprimer.» M.Côté n’a pas manqué de vanter la valeur des entrepreneurs francophones du Québec.« Il faut reconnaî- tre, a-t-il précisé, que déjà les Québécois se sont favorablement exprimés dans le monde des affaires et qu’il y a maintenant une force économique au Québec.« Qu’on pense à la Caisse de dépôt, a ajouté le ministre, à ce qu’elle a réalisé au cours des dernières années, qu’on pense aux publications d’affaires et à tout ce qui est voué à l’essor économique du Québec et on verra que les Québécois ont une excellente perception du monde économique.» Au cours d’une entrevue impromptue, dans laquelle il commentait le départ.du député Toupin du caucus conservateur qui disait ne pas endosser les politiques économiques conservatrices et les grandes orientations politiques du gouvernement Mulroney, le secrétaire d’Etat Benoît Bouchard a donné cette opinion à un reporter de TVA.« Dans une province où le message a été pendant 25 ans basé sur le nationalisme, le social, l’éducation et la Constitution, a-t-il confié, présenter.aux Québécois un message essentiellement économique, c’est plus difficile qu’en Ontario.« Parce que la mentalité au Québec est moins bien préparée que dans le milieu anglophone, a poursuivi M.Bouchard, on admet tous qu’il est plus dans la mentalité des anglophones de manipuler ces concepts-là.» Evitez la fumée Pour mieux respirer & guerin éditeur limitée 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Les 7 modules Module 1 L'histoire et ses matériaux Module 2 La préhistoire et les premières civilisations Module 3 Athènes et Rome dans l'Antiquité Module 4 La société médiévale dans l'Europe occidentale Module 5 La Renaissance Module 6 L’ère des révolutions en Occident Module 7 Le siècle actuel Un vidéocassette peut Mr* mis à vo- tre disposition.N’hésltsz pas à nous BHÜ8H en taire la demande.LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS.(514)844-3361 Administration .(514)844-3361 Rédaction.(514) 842-9628 Publicité Générale.(514)842-9645 Annonces classées.(514) 286-1200 Abonnements Montréal.Québec.Extérieur— Indicatif 514 .Indicatif 418 .Indicatif 819.Indicatif 613 .(514) 844-3361 ou (514)332-3890 (418) 687-2034 1-800-361-6059 1-800-463-4645 1-800-361-5699 1-800-361-5699 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514)849-1112 En vente dans les librairies: Station 168 est, rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Longueuil, Québec Montréal, Québec Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861 -5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 843-6241 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 LE DEVOIR ESSENTIEL! Le Consulat Général des États-Unis, le Centaur Theatre Company, la Société des Vins Américains, CJFM % et LE DEVOIR invitent 10 COUPLES À LA DES VINS À cette occasion, nos he d’apprécier une cinqu: cains.De plus, un cou| mique du Centaur.Le norable Jean Chrétien.Dîner gastronomique .- Hôtel Le Quatré Saisons à Montréal ux gagnants auron d’excellents c sera invité au dîner le 27 mai e loisir améri-astrono-ra l’Ho- Célébration d« Mercredi le ! Hôtel lej Pour participi coupon de Célébration St-Sacrement, Montr américains: 1986,18h30 e Saisons tréal ’à remplir et retourner le t le 21 mai 1986 à: ins, Le Devoir, 211 fccH2Y 1X1 -K- CONCOURS CÉLÉBRATION DES VINS AMÉRICAINS NOM:___________________________________ ADRESSE:.CODE POSTAL:.No TÉLÉPHONE:.£ tTrtSSÊ LE DEVOIR Consulat Général des États-Unis s Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 ¦ 3 LAURENT SOUMIS Pour un troisième vendredi consécutif, un débrayage général des 105,000 ouvriers de la construction paralyse à nouveau, aujourd’hui, les différents chantiers de la province.À l’appel des syndicats de la construction membres de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et du Conseil provincial des métiers de la construction - International (CPMCI),le mouvement de grève devrait se poursuivre lundi prochain, jour de la Fête de Dollar, qui n’est pas un congé férié dans l’industrie.Dans un communiqué, émis hier, la coalition, formée des deux grandes centrales syndicales qui représentent un peu moins des trois quarts de la main d’oeuvre de la construction, a indiqué que « l’amplification des moyens de pression avait pour but d’inciter les employeurs de la construction à intervenir auprès de l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) afin de les forcer à s’asseoir à la table de négociation».Depuis l’expiration du décret gouvernemental qui tenait lieu de convention collective, le 30 avril dernier, une seule rencontre a eu lieu entre les parties en présence du conciliateur spécial nommé par le ministère québécois du Travail, Me Raymond Leboeuf.À cette heure, les positions quasi-irréconciables des parties n’ont permis aucun progrès significatif dans les pourparlers qui n’ont de négociations que le nom.Hier matin, le conciliateur a rencontré les représentrants de l’AECQ « afin d’entamer le dialogue».Interrogé par LE DEVOIR, le président de l’AECQ, M.Claude Daoust, a indiqué qu’aucun déblocage n’avait été enregistré dans cette tentative de médiation.En bref, la coalition syndicale maintient toujours sa volonté d’améliorer les dispositions de l’ancien décret, alors que la partie patronale veut obtenir dés concessions sur de nombreux points.Du côté syndical, MM.Jean-Paul Rivard et Maurice Pouliot, respectivement directeur général de la FTQ-Constructrion et président du CPMCI, ont précisé que des équipes volantes veilleraient encore un fois au respect du mot d’ordre dans les chantiers et s’assureraient que les heures perdues par le débrayage ne soient pas reprises au cours du week-end.Outre la-grève qui pourrait dégénérer en conflit illimité, au cours des prochaines semaines, la coalition syndicale insiste auprès de ses travailleurs pour qu’ils refusent d’effectuer du temps supplémentaire après les heures normales de travail et au cours de la fin de semaine.Mercredi dernier, certains autres moyens de pression, telle l’interruption des coulées de béton, ont perturbé les activités de certains chantiers notamment ceux: de l’usine d’épuration des eaux de Rivière-des-Prairies, de l’alumi-nerie Péchiney de Bécancour, et de quelques autres dans la région de la Mauricie.La construction est de nouveau parlysée RENÉE ROWAN Vivre seul est un mode de vie de plus en plus populaire au Québec et ce choix se fait au détriment des autres types de ménages.Environ 32 % de l’augmentation des personnes vivant seules revient aux célibataires des deux sexes de moins de 35 ans alors qu’un autre 18 % est attribuable aux veuves de 65 ans et plus.Ce qui signifie, sur le plan économique, que le Québec devrait être un marché où la demande, pour les appartements plus petits et les biens durables et semi-durables liés au logement, est en pleine croissance, indique la démographe Hélène Gautron.Elle participait hier, aux travaux du 54e congrès de l’ACFAS à l’Université de Montréal.Ses études sur l’évolution démographique des personnes vivant seules au Québec, de 1966 à 1981, lui ont permis d’observer une croissance fulgurante du nombre de personnes vivant seules.Conseiller en prévisions énergétiques à l’Hydro Québec, la jeune femme qui est elle-même au tout début de la trentaine, s’est intéressée à ce nouveau phénomène de société.En 15 ans, la croissance des personnes vivant seules a été de 48% alors que la croissance du nombre de ménages n’a été que de 16 % et celle de la population de 4%.Mme Gautron observe, d’autre part, que les personnes vivant seules ne sont qu’une faible part de la population, à peine 7 %, que leur part a triplé au sein de la population totale, qu’elle a augmenté de deux fois et demi au sein de la population des 15 ans et plus et qu’elle a doublé au sein de l’ensemble des ménages passant de 10 % en 1966 à 20% en 1981.La démographe indique qu’une petite part de cette croissance accélérée des personnes vivant seu- les pourrait être expliqué par la diminution absolue des individus qui vivaient dans des ménages collectifs, qu’une autre part pourrait être due à la diminution relative des ménages de type familial.Toutefois, les résultats de son étude indiquent que les trois-quarts de l’accroissement des personnes vivant seules est attribuables à la propension à vivre seul.Les femmes représentent la majorité de l’effectif total des personnes vivant seules: près de 60 %, en particulier après 65 ans.La différence de l’espérance de vie entre les sexes joue ici un rôle important, les femmes vivant en moyenne sept ans de plus que les hommes.La propension à vivre seul chez les jeunes célibataires est liée aux attitudes que la société québécoise a développées envers la famille, la jeunesse, le couple, remarque Mme Gautron.Pour des raisons politiques, l’âge adulte a été abaissé à 18 ans.Pour beaucoup de parents, ça voulait dire qu’à 18 ans, les jeunes devaient se prendre en main: cela les libérait de leur responsabilités financières et morales.Ce qui a poussé les jeunes à acquérir plus d’indépendance.Ils ont plus tôt les ressources financières leur permettant de vivre seuls.Il est aussi intéressant de noter qu’il y a plus de ménages d’hommes seuls que ceux de femmes seules.Cela s’explique par le fait qu’en cas de séparation, c’est à la femme que l’on accorde le plus souvent la garde des enfants.Tout permet de croire que le nombre de personnes vivant seules au Québec continuera de croître sinon au rythme effréné de ces dernières années, du moins d’une façon assez importante pour continuer à changer le support démographique de la société québécoise, conclut Mme Gautron.Vivre seul, un choix de plus en plus populaire Résultats Tirage du 14-5-86 8 16 19 26 33 45 GAGNANTS no complu j O ment «ire I U LOTS Prochain tirage: 17-5-86 Gros lot (approx.): 1 800 000,00$ 6/6 1 5/6 + 6 5/6 274 4/6 13 417 3/6 213 767 1 284 853,60$ 80 898,20$ 1 354,60$ 53,20$ 10,00$ Ventes totales: 11 495 334,00$ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En ras de disparité entre cette liste de numéros cannants et la liste officielle, cette derniere a priorité LE DEVOIR e Cri d’alarme des groupes communautaires jeunesse 15,000 jeunes sans logis erreront bientôt dans les rues de Montréal 4 y ’• & 4 Les représentants d’une vingtaine d’organismes communautaires jeunesse de la métropole ont exigé hier une action rapide du gouvernement du Québec pour faire face à l’augmentation du nombre de jeunes itinérants.CAROLE BEAULIEU Deux fois plus de jeunes sans abri erreront bientôt dans les rues de la métropole, a prédit hier le Regroupement des organismes communautaires jeunesse du Montréal métropolitain (ROCJMM).Leur nombre pourrait s’élever à 15,000.« Ça n’a plus de sens », dénonçait hier Mme Alice Dionne, du Bureau de consultation jeunesse (BCJ).« Il y a maintenant des jeunes qui commettent consciemment des petits délits pour se faire arrêter.En prison au moins ils mangent et ils ont un toit ».Un porte-parole du Conseil régional de la santé et des services sociaux de Montréal, M.Réal Daoust, a confirmé hier au DEVOIR que le nombre actuel de jeunes itinérants pouvait être estimé à 8,000, « maximum 10,000 ».Il n’a pas commenté l’hypothèse d’une augmentation prochaine de ce nombre.La vingtaine d’organismes membres du Regroupement soutiennent que les politiques gouvernementales actuelles acculent à l’itinérance un nombre croissant de jeunes âgés de moins de 30 ans.Au même moment, soutiennent les groupes, le gouvernement réduit son appui aux organismes communautaires qui tentent d’intervenir auprès d’eux.« Les Options Déclic, qui devaient aider les jeunes, ont un taux d’abandon de plus de 50% au cours des premières semaines », a soutenu hier un porte-parole du regroupement, M.Michel Pa- LAURENT SOUMIS Les grandes centrales syndicales québécoises ne partagent pas l’optimisme du président du Conseil du trésor, M.Paul Gobeil, qui croit toujours possible un règlement dans les négociations du secteur public québécois d’ici la fin de juin.Et la raison en est simple: les pourparlers piétinent sur le champ de juridiction à accorder aux différentes tables de négociations.Le président de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), M.Yvon Charbonneau, a réclamé, hier, du gouvernement québécois qu’il abroge les dispositions de la loi 37 qui fixent le cadre des négociations dans le secteur public pour revenir à l’ancien partage de compétence entre les tables nationales et locales de discussion.De plus, la CEQ a annoncé qu’elle contestera la légitimité de cette législation, en vertu des conventions internationales, devant le Comité des libertés syndicales de l’Organisation internationale du travail, à Genève.Elle y fera valoir notamment les atteintes à la libre négociation des salaires, interdite deux ans sur trois par la loi 37, et à l’exercice du droit de grève.Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) termine aujourd’hui une semaine nationale de protestation ponctuée de diverses manifestations qui ont eu lieu en dehors des heures de travail, un peu partout à travers la province.La CSN voulait ainsi bien faire comprendre au gouvernement la nécessité de négocier les questions qui ont une incidence sur le niveau et la qualité de l’emploi aux différentes tables sectorielles, plutôt qu’au niveau local.Contrairement à la CSN qui refuse de participer à la table commune de négociation mise sur pied, il y a deux mois, par le gouvernement, la CEQ a accepté de participer à ses délibérations.Mais, la CEQ n’a pas renoncé pour autant à y aborder les matières considérées autrefois de caractère national et contraintes à « la décentralisation forcée» par la loi 37.« Il est inadmissible qu’après 215 scéances de négociations aux dix-sept tables où sont abordées les conditions de travail de nos 108,000 membres, les parties soient encore à discuter de la juridiction des différentes tables », a déclaré M.Yvon Charbonneau.À titre d’exemple, le président de la CEQ a mentionné le cas des 84,500 enseignants des commissions scolaires qui ont « perdu » ainsi les trois dernières semaines de négociation.Il en serait de même pour les 2,400 enseignants et professionnels des cégeps qui, en l’absence d’offres patror nates, n’ont pu régler aucune question au plan local, où la loi 37 a confiné la majeure partie des négocia- CARTES D’AFFAIRES razelli.« D’échec en échec ces programmes ont finalement un effet pervers de découragement».Le Regroupement soutient que le gouvernement doit définir d’urgence une véritable politique jeunesse.Cette politique devra, dit-il, tenir compte du rôle crucial de réintégration et de responsabilisation que seuls peuvent jouer les organismes-communautaires du milieu.tions.M.Charbonneau a aussi souligné le cas des professionnels des commissions scolaires protestantes et des commissions scolaires Crie et Kativik qui se trouvent confrontés aux « particularismes » invoqués par les employeurs.Le président de la CEQ a réitéré sa volonté de négocier sur de nouvelles bases et a sérieusement mis en garde le gouvernement contre toute tentation de recourir à un décret.« Ce serait la plus grande stupidité à mettre à l’ordre du jour de ce gouvernement, a-t-il dit.Il en résulterait un automne si chaud que le gouvernement ne trouverait aucun endroit dans la province pour se bâtir une patinoire.».Pour leur part, les 125,000 syndiqués de la CSN refusent toujours le principe de négocier à une table commune les seuls sujets des salaires et des primes de la première année de la convention, des assurances, des disparités régionales et des droits patronaux.La CSN tient mordicus à ce que soient abordées à cette table les questions de planchers d’emploi, d’a- Les organismes jeunesse se refusent à préciser combien de places d’hébergement manquent actuellement au réseau montréalais pour faire face à cette nouvelle vague de jeunes itinérants.« Ce n’est pas qu’une question de place », insistait hier M.Michel Parizelli.« C’est une uestion de type d’invervention.’est une vraie politique qu’il faut, des actions coordonnées.» ménagement du temps de travail, de pré-retraite, de formation, de recyclage, de changements technologiques et de programmes d’accès à l’égalité qui ont un impact direct sur l’emploi.Selon Mme Monique Simard, vice-présidente de la CSN, « ces problèmes de forme de la négociation masquent la volonté patronale de récupérer à la pièce, au niveau local, de nombreux aspects des conditions de travail, et de remettre en question le principe de la libre négociation par l’imposition, toujours envisagée, d’autres décrets », comme ceux expirés en décembre dernier.Aucune des fédérations regroupant les travailleurs des réseaux de la santé, des Services sociaux et de l’éducation ne semble d’ailleurs échapper à l’impasse, si ce n’est le cas des employés de soutien des collèges et des commissions scolaires dont les négociations progressent sur des questions jugées « secondaires ».À moins d’une ouverture patronale, la CSN promet déjà de recour-rir, dès l’automne prochain, à des moyens de pression « plus lourds », comme des débrayages.Deux centres d’hébergement jeunesse fonctionnement actuellement à Montréal.Ils peuvent abriter une uarantaine de jeunes.Le centre ’hébergement Le Hamac a récemment dû fermer ses portes, faute de subventions, après un an et demi de travail.En comparaison, la ville de Toronto dispose de près de 1000 places.Les organismes actuels vivent aujourd’hui « sur les fonds de tiroirs », a déclaré Mme Suzanne Gauthier.La plupart n’ont d’argent que pour fonctionner jusqu’au mois de juin.Ils ignorent encore tous si leur subvention, provenant pour la plupart du ministère de la santé et des services sociaux, sera ou non renouvelée.« Les services sociaux nous renvoient les cas qu’ils ne peuvent plus assumer, raconte Michel Parizelli.Quand un groupe n’a que $2,000 pour s’occuper des six-douze ans, que voulez-vous qu’il fasse?» Selon le Regroupement, les itinérants sont souvent des jeunes qui ont déjà été pris en charge par le réseau public des services sociaux.« Ils en ont marre des travailleurs sociaux, raconte M.Parazelli.Même le réseau avoue qu’il n’y a que le communautaire qui peut faire quelque chose pour eux ».Les organismes jeunesse ont trouvé des formules d’hébergement plus « responsabilisantes » pour les jeunes itinérants, a explique M.Parizelli.Ainsi, le BCJ de Longueuil a loué un logement où peuvent se loger des jeunes sans abri en échange d’une démarche avec le groupe.« Si rien n’est fait d’urgence, ils sont aussi bien de rallonger le métro », commentait sarcastiquement une travailleuse d’un organisme jeunesse.« Y’a pas mal de monde qui va vouloir y dormir ».Le Québec compte toujours plus de 500,000 chômeurs de moins de 30 ans.La grande majorité d’entre eux n’ont pas terminé leurs études secondaires.\ \ U* W ffl i/ mil D HOMO - REPARATUS INFINITUM —"epuis l'avènement du Sanctuaire du Mont-Royal, vous n'avez plus à subir les épreuves de l'entretien de la maison.Ces perpétuelles inquiétudes domestiques sont enfin 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/Penthouse: 2.519 pi.car.+ $457 500 + (SELON OISPONIBIUTÉ) La CEQ réclame l’abrogation de la loi 37 Fonction publique : les négociations s’enlisent dans les technicalités VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur m rrv 4 B Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES CORÉE DU SUD ¦ Malgré les contrôles, la presse devient une force de contestation Alors que le premier Ministre Brian Mulroney faisait part, hier à Séoul, de ses « sérieuses inquiétudes » quant aux droits de la personne en Corée du Sud, des affrontements opposaient une nouvelle fois étudiants et policiers, rapporte l’Agence France-Presse.La manifestation survient à la veille de l'anniversaire, demain, du.soulèvement de Kwangju, en 1980, dont la répression s’était soldée par 190 tués, officiellement, 2,000 morts, selon l’opposition.PHILIPPE Le Monde PONS SÉOUL — Perdu parmi les grands bâtiments flambant neufs de l’avenue Sejongno, un petit immeuble désuet avec son architecture des années 30 irrite le gouvernement du président Chun Doo Hwan.Non pas qu’il rompe l’harmonie moderniste de l’avenue menant au siège du gouvernement au siège du gouvernement, mais il abrite un journal du soir, le Dong A Ilbo, qui est la pointe de la fronde menée par une partie de la presse coréenne à l’égard du pouvoir.Depuis début avril, le Dong A Ilbo est au centre d’une polémique dans laquelle l’accusée est la ohaîne de télévision d’État K BS ( Korea Broadcasting System).Le quotidien a, en effet, approuvé, dans ses éditoriaux, la prise de position des milieux protestant (Conseil national des Églises) et catholique (Commission justice et paix) qui ont lancé une campagne de boycottage des redevances de la KBS pour dénoncer son caractère d’instrument de propagande du gouvernement.Au cours des derniers mois, le Dong A Ilbo avait multiplié les prises de position favorables à l’opposition.Il a dénoncé, à l’automne 1985, l’intrusion du pouvoir ju diciaire dans les affaires du Parlement, puis s’est fait l’écho du mot d’ordre de révision de la Constitution en vue de l’élection du chef de l’État au suffrage universel, lancé par le parti d’opposition (le Nouveau parti démocrate), et il a approuvé la position des Églises, qui défendent le droit de pétition.En mars, il dénonçait les conditions de detention des personnes en attente de jugement.• Le Dong A Ilbo ( 1.3 million d’exemplaires) n’est certes pas le seul des grands quotidiens nationaux (tels le Chosun Ilbo et le Hankuk Ilbo) à défier les contraintes imposées par le gouvernement.Mais c’est sans doute celui qui pousse toujours un peu plus loin les limites à la liberté de la presse.Il est d’autant plus irritant pour le pouvoir qu’il s’agit d’un quotidien prestigieux et respecté.Le combat que mène le Dong A Ilbo est révélateur à la fois de l’évolution de l’opinion publique et de la situation de la presse sous le gouvernement Chun.Les Coréens, comme les Japonais, manifestent une soif de connaissance qui, liée à un respect pour le mot écrit sans doute hérité de la tradition confucéenne, explique le développement et la prospérité d’une presse qui, depuis 1980, enregistre une progression annuelle de 5 à 6%.Le gouvernement de M.Chun a fait des conces- sions, mais le statut réservé à la presse n’en dénote pas moins de lourdes contraintes.Les réflexes d’autorité du pouvoir s’expliquent par des raisons de sécurité, par le menace que fait peser la Corée du Nord sur le Sud.À l’exception de certains journaux qui appartiennent au gouvernement, comme le Seoul Shinmun et le Kyonghyang Shinmun, la presse n’est pas inféodée au pouvoir.Elle n’est pas à proprement parler muselée, mais eûe est fermement contrôlée.Sans doute, ce contrôle est-il aujourd’hui plus subtil que du temps du régime Park où, au nom de la sécurité nationale, meme les statistiques pouvaient être censurées.Mais il est aussi, disent les journalistes, plus systématique.Sous couvert de nationalisation et d’éradication de la corruption, en 1980, avec l’arrivée au pouvoir de l’ex-géneral Chun, 64 organes d’information ont été concentrés en 23 entités.Les radios et les télévisions privées ont disparu, les agences % J w J 4 Chun Doo Hwan Photo AP Galvanisée par la chute du président Ferdinand Marcos, l’opposition au régime sud-coréen multiplie ies manifestations à l’échelle du pays.de presse ont été regroupées en une structure unique.L’agence Yonhap a été placée sous la tutelle du pouvoir, et 680 journalistes ont été « purgés » en fonction de critères politiques (entre 1975 et 1980, 820 avaient déjà subi le même sort).Dans le cadre de cette restructuration de la presse, il ne doit plus y avoir qu’un quotidien régional par province, et les journaux nationaux n’ont plus le droit d’avoir de correspondants régionaux permanents : ce qui donne, en pratique, à l’agence Yonhap le monopole de l’information régionale.Le contrôle des médias par les autorités est particulièrement marqué dans le cas de l’audiovisuel.En 1980, le gouvernement s’est attaqué à deux radios qui risquaient de le gêner : il a fait fermer celle du Dong A Ilbo et a retiré à la radio chrétienne son droit de donner des informations, cantonnant son activité aux émissions évangéliques.En ce qui concerne la télévision, il s’est créé un monopole de fait autour de la KBS (trois chaînes), qui possède 65 % des actions de l’autre station, la Manhwa Broadcasting Corp.(MBC).KBS possède, en outre, 99 % des actions du Seoul Shinmun et 70% de celles de l’agence Yonhap.Les informations de KBS (et de MBC) reflètent strictement les vues du gouvernement.Les mani- oppos res semaines a Pusan, Kwangju et Taegu ont été brièvement mentionnées, mais elles n’ont pas été couvertes par la télévision.Argument officiel : « elles étaient illégales », et, par conséquent, n’avaient pas à être présentées à la télévision.La partialité des médias audio-visuels semble avoir atteint un seuil de saturation chez beaucoup de Coréens, et la campagne de boycottage du paiement des redevances devrait s’étendre : 50,000 placards à coller sur sa porte affirmant « Je ne regarde pas KBS » ont été distribués en une semaine par le secrétariat du Conseil national des Églises, qui a lancé la campagne.Le contrôle de la presse écrite, moins vital pour le gouvernement que celui de la télévision, s’opère à plusieurs niveaux.Le ministère de l’information peut tout d’abord stopper une publication par une décision de justice.La revue littéraire Création et critique, publiée depuis 20 ans, a ainsi été arrêtée en décembre dernier.Aucun quotidien n’a encore été frappé d’interdiction, mais certains directeurs ne cachent pas que cette épée de Damoclès incite a l’auto-censure.Le gouvernement dispose par ailleurs de moyens de dissuasion : le régime Park, en 1975, avait fait couper la publicité pendant plusieurs semaines au Dong A Ilbo.Une autre moyen de contrôle est la pression sur les journalistes eux-mêmes.Ceux-ci peuvent être convoqués à l’Agence nationale de planfication de la sécurité (ex-KCIA), et certains y ont été questionnés de façon pour le moins rude (ce fut le cas en août 1985 de trois journalistes du Dong A Ilbo).Les journalistes savent, en outre, qu’ils ne seront défendus que jusqu’à un certain point par leurs journaux : dernièrement, le dessinateur du Hankuk Ilbo, M.Ahn Ui Sop, a été brutalisé par la police puis licencié par son journal à la suite d’un dessin jugé irrévérencieux pour le président Chun.De même, M.Cho Kap Je, qui avait publié en janvier dans un hebdomadaire un article sur l’implantation de la CIA américaine en Corée, a été licencié sous la pression du gouvernement.Ces cas isolés, certes, ne peuvent qu’inciter les journalistes coréens à la prudence.Quotidiennement, ils apprennent par le « bureau d’examen » du ministère de l’Information ce qu’il ne faut pas écrire.Les fonctionnaires de ce bureau (un par grand quotidien) disposent d’une large marge d’appréciation.La loi prévoit que les rédactions doivent éliminer toute information portant atteinte au sens civique, à la morale ou à l’ordre public.L’assouplissement a été sensible au moment de la campagne électorale de février 1985.Puis, avec la montée de l’opposition et de l’agitation estudiantine, le gouvernement a renoué avec le langage de la discipline.Son attitude actuelle reflète les incertitudes de révolution politique.Dans un pays où le Parlement a un rôle réduit, où les syndicats dignes de ce nom sont pratiquement absents, la presse dispose d’une autorité morale qui n’est pas sans rappeler la tradition des lettrés confucéens commentant le pouvoir et le réprimandant au nom de la justice et du droit.Elle tend, dans la situation présente, à devenir une force politique de contestation.COLOMBIE Des maquisards au Parlement ¦ Le pari d’un Red Tory ERIC HAMOVITCH collaboration spéciale FLORENCIA — Lorsque Luciano Marin a quitté son emploi d’enseignant de biologie pour s’enrôler dans les rangs de la guérilla, il ne soupçonnait jamais que ce geste le mènerait, cinq ans plus tard, au Congrès colombien.Mais c’est précisément ce qui vient de se produire aux termes du plan du président Belisario Betancur visant à mettre fin à plus de 30 ans de violences politiques.« J’ai adopté la lutte armée parce que je sentais le besoin de faire quelque chose pour des gens touchés par le manque de nourriture, par le manque d’enseignement, par le manque de soins de santé et par la persécution de la part de l’armée », nous a déclaré M.Marin (30 ans), dont le nom de guerre est « Ivan Marques ».« Notre désir maintenant est de lutter par des moyens politiques.Nous reconnaissons que la violence n’est pas la solution.La violence ne fait qu’engendrer plus de violence.» Les récentes législatives.ont été marquées par la participation de guérilleros recyclés en hommes politiques.Cela a été rendu possible par la trêve entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plus important et le mieux enraciné des groupes rebelles colombiens.L’« Union patriotique », une alliance politique dominée par les FARC et comprenant le Parti communiste (prosoviétique), a en effet fait élire 14 dè ses candidats aux législatives du 9 mars.Parmi les nouveaux parlementaires se trouvént M.Marin, un membre du commandement des FARC.L’initiative de paix du président conservateur, qui remonte à 1984, a fait robjet dé nombreuses critiques dans ce pays de 29 millions d’habitants : on souligne que la série de trêves que le gouvernement a paraphées avec plusieurs groupes insurgés ont permis aux maquisards de demeurer armés.Comme preuve de l'échec du processus de paix, on relève que des conflits armées entre rebelles et forces gouvernementales se poursuivent.Les appuis à la politique de paix de M.Betancur ont été plus faibles en milieu urbain et plus importants dans certaines régions rurales, notamment dans le Caqueta (Amazonie colombienne).Le Caqueta avait été l’une des provinces les plus marquées par la violence ; Floren- Août 84 : le M-19 signe un accord de cessez-le-feu (ci-haut).Le M-19 a rompu la trêve depuis.Mais le plus important groupe rebelle respecte encore le plan de paix du président Betancur (à droite).cia, la capitale de cette province de 80,000 habitants, avait même été « prise » pendant plusieurs heures par une bande rebelle, il y a deux ans.Mais, aujourd’hui, à Florencia, la trêve tient bon.Et le Caqueta fait figure de « laboratoire » en quelque sorte.Bogota a même loué la guérilla pour sa collaboration dans un programme visant à convaincre les agriculteurs de la région de s’abstenir de produire de la coca, l’élément de base de la cocaïne.Ailleurs, surtout dans la vallée du Cauca (ouest du pays), des violations du cessez-le-feu, tant de la part des militaires que de la part des maquisards, menacent la survie même au plan de paix.Le Mouvement du 19-Avril (M-19), moins important que les FARC mais plus porté sur la publicité, a perdu patience et a formellement rompu la trêve entérinée en août dernier.C’est le M-19 qui a occupé en novembre le Palais de justice de Bogota, entraînant des représailles militaires particulièrement maladroites qui ont coûté la vie à plus de 100 personnes.Plusieurs autres groupes, notamment l’Armée de libération nationale (ELN) et l’Armée populaire de libération (EPL) — tous deux de taille assez restreinte — ont également renouvelé leurs attaques.« Il y a bien des gens qui disent que le processus de paix est un' échec parce que ne règne pas la paix totale », a dit M.John Agudelo Rios, chef de la Commission présidentielle de paix.« Mais il faut reconnaître que les FARC sont beaucoup plus nombreuses que tous les autres groupes rebelles réunis et que la plupart de ses 27 fronts respectent la trêve.» Malgré les assassinats de plusieurs dizaines de militants de l’« Union patriotique » et les atermoiements du gouvernement à propos de la libéralisation de la vie politique colombienne — fortement dominée par les deux partis traditionnels, conservateur et libéral —, les FARC ont en effet respecté le cessez-le-feu.Les Colombiens se rendent de nouveau aux urnes le 25 mai, cette fois-ci pour élire un nouveau président.M.Betancur, un Red Tory sud-américain, n’a pas su répondre aux attentes suscitées lors de son élection en 1982, et parmi ses plus fervents critiques se trouve M.Alvaro Gomez, le candidat présidentiel de son propre parti.Mais la plupart des sondages accordent tout de même une avance au libéral Virgilio Barco, plus favorable au plan de paix.Saint-Domingue: trois ex-présidents briguent les suffrages SAINT-DOMINGUE (Reuter) -Trois hommes qui ont déjà exercé la présidence de la République dominicaine briguent aujourd’hui les suffrages à l’occasion des élections générales.Mais seulement deux d’entre eux, M.Jacobo Majluta, du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), formation centriste au pouvoir, et M.Joaquin Balaguer, du Parti réformiste i (PRSC), passent pour nce de l’e social chrétien ( avoir une chance de l’emporter.Selon les sondages, l’ancien président Juan Bosch, qui appartient au Parti de libération dominicain (PLD, gauche), arrive loin derrière.Il y a trois autres candidats.Aucun des principaux candidats n’a proposé aux trois millions d’électeurs dominicains de programme précis sur ses intentions de gouver- nement.Ils se sont contentés de promettre un meilleur sort au masses appauvries du pays, après quatre ans de crise provoquée par la chute des cours du sucre.Les observateurs disent s’attendre que la lutte soit serrée entre MM.Majluta et Balaguer, qui avait gouverné le pays avec une poigne de fer de 1966 à 1978.PARIS EN BOEING 747 à partir de 388S à partir de Voyages S.E.T.A.1470 rue Peel #721 Métro Peel 281-1040 Deux morts Attentat en Corse AJACCIO (AP, Reuter) — Une explosion criminelle à Cargèse a fait, hier soir, deux morts et des blessés légers, dont le nombre n’a pu être précisé immédiatement.Un commando d’une quinzaine d’hommes se réclamant du FNLC ont déposé des bombes dans le village de Cargèse, sur la côte ouest de l’île, indique-t-on de source policière.Cargèse, une station balnéaire à 55km d’Ajaccio, a été la cible de plusieurs attentats du FLNC.Le FLNC, qui a repris depuis quelques mois ses campagnes d’attentats après l’échec d’une trêve observée avec le gouvernement socialiste, a récemment revendiqué plusieurs opérations, dont une dans un terrain de camping près de Bastia.Le FLNC a menacé le government du premier ministre Jacques Chirac de nouveaux attentats s’il refuse d’accorder le statut de prisonnier politique à plusieurs militants emprisonnés.JORDANIE Trois étudiants tués AMMAN (AFP) - Trois étudiants ont été tués et des dizaines de personnes blessées hier à l’université de Yarmouk (dans la ville d’Irbid, 90 km au nord d’Amman), quand les forces de l’ordre sont intervenues « sans armes » pour disperser des manifestants, a indiqué un porte-parole du ministère jordanien de l’Intérieur.Le porte-parole a précisé qu’il s’agissait de deux jeunes femmes et d’un jeune homme.Les forces de l’ordre ont pénétré sur le campus à la demande de la direction de l’université, après que les tentatives de médiation avec des étudiants « fauteurs de trouble » eurent échoué, a ajouté le porte-parole.Bien que les forces de l’ordre ne portaient pas d’armes, trois étudiants ont été tués et des dizaines d’étudiants et de policiers blessés, parce que les étudiants ont procédé à des jets de pierres et des bouteilles, a-t-il ajouté.Le porte-parole a indiqué que l’université de Yarmouk avait été le théâtre de troubles fomentés afin de porter atteinte à la sécurité de l’institution.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d’alcool I du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l’art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s’opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s’il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur,.par poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d’alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation Antonios Tsopelas& Pnayotis Demestichas Souvlaki Andros Enr.5955, avenue Victoria Montréal Les Jardins Suisha (Montréal rue MacKay) Limitée Les Jardins Suisha 2020, rue Université Bureau 1600, Montréal Vaillancourt, Jean-Guy Votre Épicier Dépanneur Belcourt Enr.1064, rue Belcourt Terrebonne 2320-3615 Québec Inc.Rôtisserie Le Coq de Brossard 1200, boul.Rome Brossard Firenze 76 C — D Inc.Café la Tulipe Rose Enr.1977, boul.Curé Labelle Laval 2326-5085 Québec Inc.Restaurant Le Joli Cupidon D'Or 6830, rue Hochelaga Montréal Le Club Miami Inc.Le Club Miami 1192, rue Bishop Montréal 2434-9375 Québec Inc.Restaurant Chez Renato 7543, rue St-Hubert Montréal 132184 Canadâ Inc.Café Casablanca Enr.3964, rue St-Denis Montréal Café Roch Américain Inc.Café Rock Américain Inc.2080, rue Alymer Montréal Garon, René Nouveau Bar Philippe 4660, montée Gagnon Terrebonne Genghis Khan Mongol Barbecue Inc.Genghis Khan Mongol Barbecue Inc.P O Box1995 1 Restaurant 1 Restaurant 1 Épicerie 1 Restaurant Permis additionnel 1 Bar sur 1 Restaurant 2 Bars danse 1 Restaurant sur terrasse (Suite à une cession Autorisation de Films dans 1 Bar danse et spectacles Autorisation de spectacles dans 1 Bar danse Permis additionnel 1 Restaurant 5955, avenue Victoria, Montréal 1260, rue Mackay Montréal 1064, rue Belcourt Terrebonne 1200, boul.Rome Brossard 1997, boul.Curé Labelle Laval 6830, rue Hochelaga Montréal 1192, rue Bishop Montréal 7543, rue St- Hubert Montréal 3964, rue St- Denis Montréal 2080, rue Aylmer Montréal 4660, montée Gagnon Terrebonne 4961.ch.de la Reine Marie Montréal Montréal Pierre Fineus & Joseph Sylvain Fineus Super Club Scorpion Bar Restaurant Enr.6923, Parc Avenue Montréal (Québec) H3N1X7 Jardin Tiki Inc.Jardin Tiki Inc.5300, rue Sherbrooke Montréal Restaurants Peter Martyrs Inc.Peter Martyrs 7500 boul Les Galeries d'Anjou Anjou Peel ou Face 1986 Inc Peel ou Face 1986 Inc.2021, rue Peel Montréal Restaurant Castel de l'Est Ltée 8731, Sherbrooke Est Montréal Permis additionnel 1 Restaurant (à des heures différentes) (Suite à une cession Permis additionnel 1 Restaurant mezzanine Permis additionnel 1 Bar danse 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant 6923, Parc Avenue Montréal 5300, rue Sherbrooke Montréal 7500, boul.Les Galeries d'Anjou Anjou 2021,rue Peel Montréal 8731, Sherbrooke Est Montréal L« président et directeur général Ghfslain K.-Laflamme, avocat 2415-1425 Québec Inc.Buffet l’Acropole 6925, Park Avenue Montréal 1 Bar danse et spectacles 6925, Park Avenue Montréal Martellino, Sylvain 360, boul.Labelle Laval 1 Bar danse 360 Boul.Labelle Laval 123258 Canada Inc.Bistro des 4 As 7323, rue St-Zotique Anjou Changement de capacité de 1 Bar Autorisation de danse dans 1 Bar 7323, rue St-Zotique Anjou Alimentation Joanne Boisvert Inc.Provi-Soir 6060, chemin Chambly St-Hubert 1 Épicerie 6060 chemin Chambly St-Hubert Club de Golf Deux-Montagnes Inc.Club de Golf Deux-Montagnes Inc.555, rue Rivière Sud St-Eustache (Québec) J7R 4K3 Permis additionnel 1 Restaurant danse 555, rue Rivière sud St-Eustache Manon Brosseau Inc.Provi-soir 2375, rue Notre-Dame Ouest Montréal 1 Épicerie 2375, rue Notre-Dame Ouest Montréal Ferguson, Selvin Provisions Caribree 450-A, rue Ogilvy Montréal 1 Épicerie 450-A, rue Ovilvy Montréal Maroulis, Nikolaos Dépanneur Atwater Enr.819, rue Atwater Montréal 1 Épicerie 819, rue Atwater Montréal Cadieux, Johanne La Dépense Enr.6820, rue Fabre Montréal 1 Épicerie 6820, rue Fabre Montréal Igenidee Inc.Café L'Antidote Vieux Port de Montréal Quai Jacques-Cartier Montréal 1 Bar spectacles et films 1 Bar sur terrasse Vieux Port de Montréal Quai Jacques-Cartier, Montréal LE, Yen Thi Xuan L'Étoile St-Denis 1676, rue St-Denis Montréal Changement de capacité de 1 Bar danse 1676, rue St-Denis Montréal Dépanneur l'Oasis 7-24 Inc Dépanneur l'Oasis 7-24 Inc.168, boul.de l'Industrie Candiac 1 Épicerie 168, boul.de l’Industrie Candiac Taverne J.-C.Inc.Taverne J.C 211, rue St-André St-Rémi Permis additionnel 1 Taverne sur terrasse 211, rue St-André St-Rémi Rodolfo Ramos & Duilian Sanchez Restaurant La Fonda Antioquenao 4382, boul.St-Laurent Montréal (Québec) H2W1Z5 1 Restaurant 4382.boul St-Laurent Montréal Rocky Sous-Marin Inc.Rocky Sous-Marin Inc.7300, Henri-Bourassa Est Anjou 1 Restaurant 7300, Henri-Bourassa Est Anjou Brasserie d'Auteuil 1979 Inc.Taverne D'Auteuil 1979 5353, des Laurentides Laval Permnis additionnel 1 Taverne sur terrasse 5353, des Laurentides Laval Iraklis Soumas & Marinos Soumas Restaurant Le Roi de Verdun Enr 513.de l'Église Verdun (Québec) H4G 2M7 1 Restaurant 513, de l'Église Verdun Roy, Denis Le Salon de Billard Orléans 3798, rue Ontario est Montréal 1 Restaurant 3798, rue Ontario Est Montréal Gourmathèque Inc.Gourmathèque Inc.7183.rue St-Hubert Montréal 1 Restaurant 7183.rue St-Hubert Montréal Christian Lavoie & 1 Bar Jean-Luc Pery & 1 Bar sur Martin Bertrand & terrasse Fronçois Hébert Oasis 13, Les Hautvilliers Montréal 13, Les Hautvilliers Montréal Restaurant Bélanger Pizzeria Inc, Est Restaurant Bélanger Pizzeria Inc 2820, rue Bélanger est Montréal 1 Restaurant 2820, rue Bélanger Montréal Chevaliers de Colomb Conseil Ville-Émard No 5185 Chevaliers de Colomb Conseil Ville-ÉmardNo5185 5550.rue St-Patrick Montréal Demande amendée 1 Restaurant 5550, rue St-Patrick Montréal Québec I - Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 ¦ 5 ARTS ET SPECTACLES LES CHOIX DU DEVOIR AUX VARIETES Flamboyante.Bien sûr, son look spectaculaire fait sensation.Mais son univers passionné, théâtral et esthétique recèle beaucoup d’émotions.Joe Bocan, au Spectrum, ce soir à 20 h 30 et demain à 19 h 30 et 22 h 30 : une reprise de son excellent spectacle de l’automne dernier, mais aussi de nouvelles chansons avec des textes de Michel Tremblay, Mouffe, Louise Bombardier.Bonne cause.Un concert-bénéfice pour les jeunes contre l’apartheid au Café-Campus, dimanche le 18 à 21 h ($ 5) : Ultima Hora, sept musiciens brésiliens et québécois en pleine latinité, et Jean-Ti, un trio de percussions haïtiennes et africaines.Veuve joyeuse.Elle, je ne sais vraiment pas comment la présenter.Au grand désespoir des spécialistes des Fab Four, elle en est presque venue à incarner un cinquième Beatle.Faites votre choix : la sorcière qui a foutu le bordel ?une grande artiste géniale et méconnue ?Avec son dernier disque, Star Peace, Yoko Ono commence à se dégager de plus en plus de l’image de John Lennon.Un événement très attendu, au Spectrum, mardi le 20 mai à 21 h.— PAUL CAUCHON EN MUSietUE CBF-FM.Ce soir à 20 h, à la salle Claude-Champagne, deuxième récital du Festival Franz-Liszt à Radio-Canada, la pianiste québécoise Janina Fialkowska jouera les 12 Études d’exécution transcendante et les Variations “Weinen Klagen”sur un thème de Bach.McGill.Lundi 19 mai à 20 h 30, au théâtre Maisonneuve, sous la direction d’Alexander Brott, l’Orchestre de chambre McGill consacrera son concert à Beethoven.Le pianiste canadien Anton Kuerti sera le soliste dans le Concerto n ° 2, op.19.On entendra, par ailleurs, la deuxième Symphonie et sept menuets et six canons orchestrés par Alexander Brott.OSM.Mardi et mercredi (20 et 21 mai) à 20 h, à la salle Wilfrid-Pelle-tier, Charles Dutoit s’entourera des pianistes Armas Maiste et Rolf Bertsch et de la comédienne Monique Mercure pour le prochain concert « Air Canada ».Les oeuvres suivantes seront entendues : les Oi- -\ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS l 842-9645 - Une sculpture ancienne d’Armand Vaillancourt exposée dans son atelier.mercredi le 21, Marcia Haydée (47 ans ! — directrice actuelle de la compagnie) et Richard Cragun.Informations : (613) 563-1144.Nouvelle danse.À Montréal cette fois, on pourra voir, ce soir à 20 h 30 au pavillon La Fontaine de l’UQAM (1301, rue Sherbrooke est), dans le cadre de la série « Morceaux », une chorégraphie d’Hélène Blackburn.Une pièce intitulée Après les anges, située à mi-chemin entre le théâtre et la danse, qui se veut le miroir aigre-doux des difficultés de la communication amoureuse.Pqis, samedi et dimanche, toujours dans la même série, ce sera au tour de Bill James, ex-membre du Groupe de la place Royale, de venir fouler la scène avec une création inédite intitulée Eve.— MATHIEU ALBERT SUR LES CIMAISES Vaillancourt.Aujourd’hui, demain et dimanche, le sculpteur Armand Vaillancourt ouvre au public son atelier-maison (4211, avenue de l’Esplanade, de 13 h à 22 h) où il présente un diaporama sur la sculpture « environnementale » à laquelle il travaille depuis plus de six mois à Santo Domingo, en république Dominicaine.L’artiste discutera volontiers de ce projet herculéen qui est un hommage à la résistance des peuples latino-américains; il mettra en vente une centaine d’oeuvres — parmi lesquelles des sculptures « historiques » des années 1960 — afin de recueillir les fonds qui lui permettraient de terminer son ambitieux travail intitulé El Clamor.Pour renseignements : 843-3020.DANSE La Mégère apprivoisée.De lundi à mercredi prochain (à 20 h 30), le Centre national des arts (Ottawa) accueille le Ballet de Stuttgart qui présente, à l’occasion de son premier séjour dans la capitale fédérale, La Mégère apprivoisée de Shakespeare dans une adaptation chorégraphique de John Cranko.Un ballet réglé en 1969, qui renoue avec intelligence et subtilité avec la tradition aujourd’hui délaissée des ballets à histoire.Côté interprètes : à surveiller lundi le 19, Birgit Keil et Vladimir Klos dans les rôles principaux, et seaux de Respighi, Pierre et le loup de Prokofiev, Le Chat, la belette et le petit lapin du compositeur québécois Maurice Delà, le Festin de l’araignée de Roussel et le Carna val des animaux de Saint-Saëns.— CAROL BERGERON '"ses.et un musicien Jean Beaunover LA PRESSE Daniel Cuèrard BON DIMANCHE TM Mouffe CK At Francine Cnmaldi.CBF flOALLm in Micnei Tousignanx inetlqut Pour le1 c'est pet Paul Tôt LE TELEJ 20h30 "Joe Bocan en met plein la vue.du talent, elle en a a revendre.Bocan redessine une vision "glamour" de la chanson." Manon GuHbert JOURNAL DE MONTREAL "Un spectacle d une grande précision, très soigné, extrêmement visuel.Innovateur une vibration.c"est alors qu elle est a son meilleur " "Energique, provocante, magnétisante, une voix chaude et belle a damner Techniquement c'est un spectacle régie au quart de tour.Son talent est evident Paul Cauchon LE DEVOIR "Une de nos futures stars qui serait appelée a contribuer au rayonnement du Ouebec a l'étranger " 318 Sib Catherine ouest METR.0 PLACE DES ART.S ¦ # IVUII 19h30 • 22h 30 ©Tir*k™(1N Billets - au guichet du Spectrum Jous les jours OCA COCA de lOh à 18h et tous les jours de spectacles jusqu à 22h OO l“DOÎ3 I "L'événement de la saison sûrement le meilleur.Joe Bocan éblouissante." fascinés en partant Elle a de la voix, le look, la présence, l'énergie, l'émotion.Un spectacle d'atmosphère, de sensualité, d'angoisse, de tendresse." "Un événement marquant dans le monde de la musique.Si l'Industrie est malade.Joe Bocan est un remède " "Stimulant, encourageant.Joe Bocan.une personnalité, une presence une lionne, l’énergie de la jeunesse." une présentation «i I ff; U » cKajffr J&i 11 Mercille.Ce soir et demain, à 20 h 30, Louise Mercille présente, dans son atelier du 54, rue Notre-Dame ouest, « De mémoire, à voix basse », une performance où elle dépayse, selon son habitude, des gestes et des objets quotidiens.Le spectacle est répétitif jusqu’à l’exaspération, mais il colle à son contenu et il est efficace.Pour réservations : 845-5846.Côte-des-Neiges.J’ai malheureusement découvert avec beaucoup de retard la magnifique exposition conjointe des peintres Serge Bruneau et Marcel Saint-Pierre et du photographe Michel Roy, à la maison de la Culture de la Côte-des-Neiges (5290, chemin de la Côte-des-Neiges, jusqu’au 18 mai), où les chassés-croisés sont nombreux et féconds entre le travail des trois artistes.On en sort en rêvant du jour où tout le réseau des maisons de la Culture offrira régulièrement des expositions de ce calibre.— GILLES DAIGNEAULT Demain dans LE DEVOIR CULTUREL L’exposition « Chine : trésors et splendeurs » s’ouvre dimanche dans l’île Notre-Dame.Angèle Dagenais et Jacques Grenier l’ont visitée.Paul Lefebvre nous donne un avant-goût du Festival international de mime de Montréal qui aura lieu du 22 au 31 mai.Jean Royer a rencontré Esther Rochon, davantage romancière de fantastique que de science-fiction, et Stéphane Lépine a lu son dernier roman, Coquillage, qui vient de paraître aux éditions de la Pleine Lune.Toujours en littérature, Cornelius Castoriadis, « philosophe de l’imaginaire », a accordé une entrevue exclusive à Heinz Wein-mann, tandis que Gérald Gaudet rencontrait Alphonse Piché, poète-lauréat des Trois-Rivières.Au « Feuilleton », Lisette Morin parle de La Croix et la bannière, du romancier anglais William Boyd, et Carole David des revues Dérives et Vice versa.En variétés, Paul Cauchon donne un aperçu de la programmation des • Quinze jours du Milieu ».— MARC MORIN En collaboration avec LE DEVOIR La SunLife de Canada présente ANTOINE REBOULOT ORGANISTE PARISIEN En hommage au lOOIème anniversaire de naissance du maître Marcel Dupré.Le samedi 17 mai à 20h.Basilique Notre-Dame Billets en vente à la Basilique le soir du concert ou à: Lettre-son, 1005, rue Laurier O.Montréal, 279-6384 Billets: 7$ et 10$ • UNIMUSICA • Téléphone: 739-8696 ou 722-1693 (soir) S} Jm ’inemas Unis Û; I|g|le3juin i Tir recensemc UN DRAME D'AMOUR TENDRE ET CRUEL.UNE OEUVRE SINCÈRE ET CONTEMPORAINE.Tout ce que vous pouvez voirdans ce film sur le SIDA est vrai.m DIDIER FARRÉ et ACTION FILM présentent GERALDINE DANON • FREDERIC GRANER Musique FRANCIS LAI et ROLAND ROMANELLI • Un lilm de HANS NOEVER • Distribution KARIM VERSAILLES PLACE VERSAILLES 353 7880 ’ MMBEaElTOTTEiaMM PARISIEN 4 12:30-2:15-4:05-6:05-7:50-9:35 Sam Couche-tard 11:20 LAVAL 5-VERSAILLES 1 Sam Dim Lun 12:30-2:15-4:05-6:05-7:50-9:35 Sem 6:05-7:50-9:35 LAVAL Seulement.Sam Couche-tard 11:20 \SKII FA||ILLF 5 FILM DE COSTA-GAVRAS FANNY ARDANT / JOHNNY HALLYDAY / GUY MARCHAND LAURENT ROMOR REMI MARTIN JULIETTE RENNES CAROLINE POCHON 4e SEMAINE yj 12:15-2:30-4:45-7:00-9:20 Sam Couche-tard 11:35 Grand prix d’interprétation féminine — Louise Marleau ¦ du film de Créteil — France.Festival LOUISE MARLEAU ALBANE GUILHE 15e SEMAINE ELYSEE Un film de LEA POOL Sam Dim Lun 1:00-3:00-5:00-7:00-9:00 Sem 7:00-9:00 AU CINEMA My First Wife.Un film de Paul Cox, l’auteur de l’admirable Mah of Flowers.Un peu décevant par rapport à ce dernier film, My First Wife n’en demeure pas moins une touchante analyse de la désagrégation d’un couple.Une femme décide de quitter son mari, mais celui-ci, un animateur de radio, refuse obstinément cette décision.Elle restera avec lui pendant un certain temps, jusqu’à ce que tout se calme.(À l’Ou-tremont, ce soir et demain.) The Public Enemy.Le grand James Cagney, décédé récemment, dans l’un de ses meilleurs rôles, celui d’un gangster particulièrement bru- tal.Réalisé en 1931, ce film de William Wellman est l’un des grands classiques du film noir.(À la Cinémathèque, ce soir.) Un condamné à mort s’est échappé.Probablement le meilleur (avec Pickpocket) film de Robert Bresson.Comme l’indique le titre,' c’est l'histoire d’une évasion.L’évasion d'un résistant, sous l’occupation.(À la Cinémathèque, dimanche.) — MARCEL JEAN Santé et Services sociaux Québec 16,17,18,1| 22, 23, 24, 25 i représentation: à 20h00 BILLETS 24*.21*.17*.13*1 Un* prAeentatlon dm Entreprises Gesse Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques : 514 842 2112 F rais de service Redevance de 1 $ sur tout' billet de plus de 7 $.m Æ ' .CINÉMAS ClNEPLLX OOtQN SfW-.lü : 1 SURVIVANT V.F.THE QUIET EARTH MEILLEUR FILM Tous les fours OSCAR du MEILLEUR FILM ÉTRANGER' L'histoire ( |Luis Puenzo Officielle^ (version originale versior^rançaise) avec sous titres ongloit) Ber,v ,21uiJ35 455 7,5 935 mammiul Au' 111 f i i ¦' Hfj a : ks j s J r> ^ — Université: 2:00 4 30 7 00 Q-in ^ • * iKlUiUUJlJLIàc^ ' ’ 9 3° ST-DENIS STE-CATHERINE 266-2 H5 COIN OE MAISONNEUVE 849-4518 —Bill Brownstein, The Gazette ?\\OI>\ VLLKN Il V\\\ll MSOEURS fr.nç.K.d.IIVNWJI Wll IIKIt NSITJtS I Ven.: 7:00, 9:30; Sam.-dlm.& lundi: 2:00, 4:30, 7:00, 9:30.ST PENIS JABBY 388 5577 “LE MEILLEUR FILM DE SCIENCE FICTION DES ANNÉES ’80.” -Kirk Honeycutt, Los Angeles Daily News “Une vision finale qui explose avec des images comparables à‘2010’.’’ “Un film de science fiction classique, émouvant et puissant.” -John Corcoran, KABC-TV 'Les créations de notre esprit devraient être une bénédiction et non pas une malédiction pour l’humanité.” -Albert Einstein avec BRUNO LAWRENCE ALISON ROUTLEDGE PETER SMITH Directeur de la photographie JAMES BARTLE Un film de GEOFF MURPHY LE DAUPHIN _________________________________ Ven.: 7:20, 9:30 — Sam.-dlm.h BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060 lun': 1;2°.3:M' 5:M> 7:î®.®:M- Jrr MILTON B4?6053 006452478^7042 ^83067393076 6 B Le Devoir, vendredi 16 mal 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'Information: Directeur des le 10 janvier 1910 Paul-André Comeau Use Blason nette, Christian Bellavance services administratifs: ' Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints: Michel Paradis Jean Francoeur Pierre Beaulieu, Serge Gosselin UN VOYAGE LE LONG voyage que vient de terminer M.Mulroney en Asie a été incontestablement fructueux pour le Canada.Il aura contribué non seulement a consolider les liens politiques avec les trois pays visités, le Japon, la Chine et la Corée du Sud, mais aussi à renforcer notre position commerciale sur le vaste marché du Pacifique.Paradoxalement, le premier ministre et son parti n’en retireront que de bien maigres bénifi-ces.La tournée asiatique fut en effet tristement assombrie par l’affaire Stevens qui vola littéralement la vedette à M.Mulroney.La gravité du dossier de l’ex-ministre de l’Expansion industrielle et régionale et la démission à laquelle il se résigna finalement, portèrent un dur coup au gouvernement.Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, le député Robert Toupin a cru le moment opportun, mercredi, alors que le Premier ministre était encore à Séoul, de tirer sa révérence au caucus conservateur et de devenir parlementaire indépendant.M.Mulroney n’est sûrement pas prêt d’oublier ce premier périple en Asie.Sur le plan commercial, le voyage du premier ministre n’a donné lieu à aucun accord d’envergure.Il a permis toutefois de faire avancer quelques dossiers et de lever certains obstacles au développement des exportations canadiennes.Le Canada accuse en effet un déficit commercial croissant vis-à-vis du Japon et de la Corée du Sud.Pour renverser cette tendance, Ottawa doit obtenir une diminution des tarifs et un assouplissement des réglementations.Ainsi, le gouvernement japonais s’apprêterait-il à amender le code national de construction pour permettre l’usage de madriers, jusqu’ici prohibé.Selon les exportateurs canadiens, ce changement devrait entraîner une hausse marquée des expéditions de bois canadien vers le marché nippon.De même, les autorités sud-coréennes seraient disposées à réduire de 40 % à 10 % les tarifs sur le colza canadien, ce qui placerait les agriculteurs de l’Ouest dans une meilleure position pour concurrencer le soya des États-Unis.Le gouvernement de Séoul ouvrirait également ses portes à la houille sèche du Canada pour répondre à une demande importante d’environ 26 millions de tonnes par année.Utilisée surtout pour le chauffage, cette forme d’énergie offre des perspectives intéressantes à court terme.Mais le marché à plus long terme n’est pas assuré, car il s’agit, d’un charbon très polluant.Il ne suffit pas toutefois pour le Canada de vendre davantage.Il doit aussi affronter la concurrence très vive des produits japonais et asiatiques sur le marché canadien.Dans le secteur automobile, le gouvernement a dû, l’an dernier, reconduire les quotas d’importation de voitures nippo-nes, dans l’espoir que les entreprises japonaises ASSOMBRI augmenteraient leur production au pays.Ce qu’elles ont effectivement commence à faire, tout comme les sociétés sud-coréennes, d’ailleurs.À Tokyo, M.Mulroney a invité les Japonais à intensifier leurs investissements.Cette stratégie a été sévèrement critiquée par les fabricants et les syndicats canadiens parce qu’elle risque d’accélerer l’effondrement de l’industrie automobile nord-américaine.Ce point de vue est exact, mais, comme la solution protectionniste n’offre aucune perspective à long terme, l’ouverture aux investissements étrangers paraît un moindre mal inévitable.Et il en sera ainsi tant que les coûts de revient des entreprises canadiennes ne seront pas concurrentiels.Les rapports avec la Chine procèdent d’une approche tout à fait particulière.Les relations politiques occupent une place privilégiée.En rencontrant Deng Xiaoping, l’initiateur des grandes réformes, dont les audiences sont comptées — il a 82 ans — M.Mulroney a sans doute contribué à renforcer les liens Ottawa-Pékin.Sur le plan commercial, le Canada suit une double stratégie : celle de l’aide économique et celle des investissements, la première servant d’appui à la seconde.Ottawa a ainsi décidé d’augmenter de $ 100 à $ 200 millions les dépenses de l’ACDI en Chine durant les cinq prochaines années.Il a fait également cadeau d’une usine d’engrais chimiques d’une valeur de $ 300 millions.En retour, il s’attend à ce que Pékin concluet des ententes avec des entreprises canadiennes dont les plus importantes s’étaient faites un devoir d’accompagner le Premier ministre.Effectivement, Canadair, Pratt and Whitney, de Havilland.seraient sur le point d’annoncer des accords majeurs avec le gouvernement chinois.En somme, pour le Canada et les Canadiens, le bilan du voyage de M.Mulroney est positif.Il l’est toutefois beaucoup moins pour le gouvernement qui s’est enlisé, au même moment, dans un scandale qui a totalement laissé dans l’ombre la tournée du Premier ministre.M.Mulroney a été visiblement affecté, particulièrement en Corée du Sud, par l’ampleur et le dénouement (provisoire) de l’affaire Stevens.Rien n’indique toutefois qu’il aurait pu limiter davantage les dégâts, s’il avait été à la Chambre des communes.Par ailleurs, le moment choisi par le député Robert Toupin pour annoncer sa démission est symptomatique d’un malaise plus profond qu’on ne le croit dans les rangs conservateurs.Tous ces événements illustrent, une fois de plus, l’ipipuissance du gouvernement actuel à capitaliser sur les bons coups qu’il réussit — et il y en a eu très peu jusqu’à maintenant — ainsi que son inexpérience et sa naïveté dans la conduite des affaires publiques.— ALBERT JUNEAU Budget de prospérité en Ontario L’ONTARIO a décidément retrouvé le chemin de la prospérité.Avec un taux de chômage de moins de 7%, l’économie de la province voisine donne tous les signes d’un redressement passablement réussi.Exemple éloquent, le gouvernement de cette province a encaissé des recettes excédentaires de plus de 2.3 milliards au cours du dernier exercice financier.Le Trésorier de l’Ontario n’avait que l’embarras du choix en présentant, plus tôt cette semaine, son budget de l’année 1986 - 87.Aussi, n’a-t-il réservé aucune surprise majeure en faisant l’exposé rituel à l’assemblée législative de Queen’s Park.Il s’agit d’un budget relativement sage qui comprend quelque^ éléments de relance économique, tout en allégeant légèrement le fardeau fiscal des Ontariens.À l’inverse de ses confrères d’Ottawa et des autres provinces, M.Nixon a donc inclus dans son budget quelques mesures assimilables à une amorce de relance des investissements publics.Ce sera particulièrement le cas des quelque 850 millions réservés aux centres hospitaliers de la province qui pourront ainsi moderniser ou agrandir leurs installations.C’est sans doute l’indice le plus révélateur de la confiance manifestée par le gouvernement de M.Peterson envers l’économie de la province.Sans devoir jongler avec une masse de calculs, M.Nixon a pu ramener à deux milliards et demi le déficit de l’exercice budgétaire.Dans l’ensemble des mesures annoncées, une seule comporte une hausse de la taxation et elle est relativement modeste.Les fumeurs en feront les frais : ils devront débourser quatre cents de plus pour l’achat d’un paquet de cigarettes.Les détenteurs des revenus les plus modestes bénéficieront, eux, de réductions d’impôt.Pas moins de 150,000 personnes ou familles ne devront plus verser un sous au fisc ontarien : c’est une mesure de justice sociale que ne peuvent récuser les alliés néo-démocrates de l’actuel gouvernement minoritaire dirigé par le leader du parti libéral, M.Peterson.Le Trésorier de l’Ontario s’est directement, mais modestement inspiré de l’expérience québécoise des RÊA, cette initiative de l’ancien ministre des Finances, M.Jacques Parizeau.De façon très précise, le fisc ontarien permettra d’intéressants dégrèvements d’impôts aux employés d’une firme qui se porteront acquéreurs de titres de cette société à la faveur de nouvelles émissions.C’est copier, mot pour mot, Tune des mesures incorporées par le Ministre des Finances du Québec dans son exposé budgétaire au début du mois.C’est dire l’effet d’entraînement de cette création québécoise.À l’opposé du Québec, le gouvernement ontarien a décicfé d’élargir la gamme de services dentaires offerts gratuitement aux moins de seize ans, autre indice de l’état de santé des finances publiques de cette province.De même, l’Ontario se démarque très nettement de Québec en ce qui concerne la modification des versements du fédéral aux provinces.Toronto avait également grommelé au moment où Ottawa annonçait sa décision de réduire ces transferts, de même que les versements de péréquation.Cette récrimination est mise en sourdine, ou presque, dans le discours lu par M.Nixon.Les Libéraux de M.Peterson ont visiblement joué la carte de la sagesse et de la prudence.Si leur bonne fortune — et l’économie de la province! — se maintient au beau fixe, on peut s’attendre, l’an prochain, à un budget plus optimiste.C’est à ce moment que viendra à échéance le pacte législatif conclu, Tan dernier, avec le NPD.La tentation sera alors grande de déclencher des élections et d’aller décrocher la franche majorité que leur prédisent les sondages actuels.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Justice pour les pré-retraités LA MANIFESTATION qui vient de se dérouler à Ottawa attire à bon droit l’attention du public sur le coup dur que le ministère de l’Emploi a porté à une trentaine de milliers de retraités et pré-retraités en leur faisant perdre le bénéfice du cumul de leur pension avec la prestation d’assurance-chômage.La mesure est mauvaise à tous égards, et il est significatif que des députés du Parti conservateur commencent à s’en dissocier en public, après que d’autres eurent protesté discrètement auprès de Mme Flora MacDonald.Celle-ci invoque la règle suivant laquelle l’assurance-chô-mage prête assistance aux gens qui subissent un arrêt « involontaire » de travail.Mais elle oublie qu’à l’initiative du gouvernement, le programme a été modifié ces dernières années, tantôt pour favoriser le « temps partagé » dans les entreprises menacées de fermeture, tantôt pour encourager la pré-retraite et donc l’entrée de plus de jeunes sur le marché du travail.Parmi ceux et celles qui avaient préparé leur sécurité financière en prenant pour acquis que le gouvernement n’aurait qu’une parole, plusieurs s’estiment trompés et ils le sont assurément.Le gouvernement aura trompé aussi des entreprises,privées et publiques, qui allaient offrir un plan de retraite anticipée.Ainsi une société d’État, la Société canadienne des postes, a dû majorer de $46,000 à $ 60,000 le montant d’une offre de départ — incitant par la même occasion un retraité a tirer rétroactivement avantage du régime d’épargne-retraite — après avoir appris la volte-face d’Ottawa.Les manifestants n’ont pas manqué de souligner que le changement n’est pas seulement rétroactif, mais discriminatoire.La pension ordinaire devient une pénalité, mais non pas les rentes, ni la pension tirée d’un régime enregistre, ou encore d’un plan privé ou individuel.Et comme par hasard, la mesure touchera surtout les gens moins fortunés, essentiellement des ouvriers et des femmes.La restriction vise à réduire le coût du programme de quelque $ 30 millions, mais le ministère ne tient pas compte des déplacement de coûts que son recul va causer.Il sous-estime gravement aussi le discrédit qui va désormais toucher ses programmes de pré-retraite et autres « assouplissements » auxquels les employés âgés et les employeurs vont opposer une méfiance de plus en plus grande.Il aurait été plus sage de maintenir le statu quo en attendant le rapport de la Commission Forget.Maintenant, soumis à forte pression, le gouvernement va devoir vraisemble- ment reculer, mais en ayant déjà subi une autres perte de crédibilité.Pin s’en prenant à une catégorie de personnes devenue particulièrement vulnérable à cause du chômage, des changements technologiques, et de l’âge, l’administration Mulroney se trouve à contredire le « gouvernement de compassion » qui lui avait valu la confiance des électeurs.Sa chute de popularité est évidente auprès des aînés.Il va falloir que les choses changent, notamment à ce ministère à la réputation inhumaine qu’est devenu le ministère de TEmploi et de l’Immigration.Autrement, nombreux seront les citoyens de tous âges qui diront, comme cette manifestante de la colline parlementaire, qu’un gouvernement, « cela se sort ».Pourra-t-on les en blâmer ?Quand l’État engloutit des centaines de millions de dollars dans des projets qui n’en ont pas toujours besoin ou dont l’utilité sociale et économique reste douteuse, il est bien mal venu d’invoquer son déficit pour réduire chez les pré-retraités des revenus qui ne sont pas du luxe.M.Jean-Claude Malépart, le critique de Sainte-Marie, ne doit pas être seul à se faire l’écho de cette juste protestation.Le temps de la contestation a sonné aussi au caucus progressiste-conservateur.— JEAN-CLAUDE LECLERC GOfcÇATCUEYJ RVSLKE SES CDV)Ct\C5yEVàS * Y\v IkV?/ V Bê&V-.HH** LETTRES AU DEVOIR ¦ De l’ahurissant au saugrenu M.JOCELYN DUMAS a présenté en première page du DEVOIR un résumé de ma conférence à la Chambre de commerce LaSalle-Verdun sur la privatisation, qui dans l’ensemble traduit assez fidèlement ce que j’ai dit, sauf pour ce qui a trait à un dossier majeur, celui de Sidbec où le texte tout à coup débouche sur l’ahurissant et le saugrenu.L’usine de boulettage de Sidbec N or mines n’est pas à Longueuil, dieu merci.Elle est à Port-Cartier.Je ne propose pas de la louer à la US Steel.Cela a été fait en 1984.Je ne propose pas de fermer les 16 (sic) centres de production de Sidbec, sous prétexte que je trouve essentiel le maintien du la-minoire de produits plats.Si je disais, par exemple, que les éditoriaux de Jean Francoeur sont essentiels au DEVOIR, il ne faudrait pas en conclure que je prêche le renvoie de tous les autres journalistes.— JACQUES PARIZEAU professeur titulaire, École des Hautes Études commerciales.Montréal, 15 mai.¦ Ne vaudrait-il pas mieux nous regrouper?JE NE PEUX m’empêcher de communiquer le dépit que j’ai éprouvé à la lecture d’un article paru dans votre édition du 21 avril, signé par Carole Beaulieu, et titré « Les féministes n’ont pas trouvé les bonnes solutions ».Je n’arrive pas à saisir les raisons qui incitent au chassé-croisé constant entre les extrêmes, le centre étant la plupart du temps détourné.Je crois qu’il faut tendre à voir les choses de manière moins sporadique et plus globale.Les féministes ont eu des revendications et se sont battues contre ce qui, à une certaine époque, était primordial.La lutte n’a pas été facile mais a produit des résultats indéniables.Il est vrai qu’à notre époque le combat ne peut plus être le même, mais pourquoi vouloir s’obstiner à nier ce qui a été fait ?Bien sûr, comme dans toutes réformes, il y a eu abus et erreurs; certaines valeurs abolies ont été malheureusement remplacées par d’autres tout aussi coercitives.Ce n’est pas, à mon avis, une raison pour rétablir ce qui a été conteste, et qui était contestable.Ma conviction profonde est que désormais ce qui reste à réaliser n’est pas l’instauration d’une nouvelle liste des valeurs susceptibles d’être jugées moralement acceptables au niveau des rôles féminins, mais ce qui importe est d’élargir les vues et non pas les préjugés.Que tous et toutes soient libres de choisir leur genre de vie en disposant des mêmes possibilités sans qu’au départ soient inscrites des restrictions sexuelles ou autres.Que chacun et chacune puissent être ce qu’il et elle ont choisi d’ètre sans la contrainte d’un choix à faire parmi les rôles socialement préétablis et stéréotypés.Que chaque être ait le pouvoir potentiel de faire de sa vie SA vie.C’est le con- cept de ségrégation lui-même, sexiste autant que raciste, qu’il faut expurger des mentalités ! Après le travail de défrichage que les mouvements de gauche, notamment féministes, ont amorcé, les solutions ne résident pas, à mon sens, dans l’adoption d’une «nouvelle-ancienne» échelle de valeurs communes, marquant ainsi un déplorable recul, mais elles se trouvent plutôt dans l’élaboration d’une société dans laquelle les rôles ne seraient aucunement campés.Des problèmes restent encore à régler, le besoin de regroupement en est la preuve.Mais alors pourquoi se diviser en rejetant et désavouant ce que certaines formations ont acquis ?Ne vaudrait-il pas mieux regrouper et canaliser nos énergies en vue d’une société où tout le monde, sans exception, pourrait virtuellement y prendre sa place, indépendamment du sexe, de la couleur, de la langue, de la religion, etc.?— CLAIRE LATRAVERSE Montréal, 21 avril.¦ En première page LE CONSEIL d’intervention pour l’accès des femmes au travail du Québec Inc.(CIAFT) tient à vous faire part de ses inquiétudes et interrogations devant la place que vous avez accordée dans vos pages aux groupes Real-Women et Pro-Vie.Dans la semaine du 21 avril, vous avez présenté deux groupes, en première page leur donnant ainsi une publicité dont bénéficient rarement les groupes auxquels nous sommes alliées.Depuis des années le CIAFT travaille à favoriser l’accès des femmes au travail.Nous luttons contre la discrimination, l’iniquité dont sont victimes les femmes sur le marché du travail.Notre action vise l’amélioration des conditions de vie des femmes.Pourtant nous n’avons jamais « mérité » une première page de votre journal.e battre pour l’accès des femmes au travail et dénoncer les inégalités, serait-ce moins « intéressant » que de faire des biscuits où défendre que la place des femmes soit à la maison ?Vouloir améliorer les conditions de vie des femmes en leur permettant d’obtenir un emploi et un salaire décent, serait-ce moins digne de faire la nouvelle, que de se présenter devant la clinique de Morgentaler afin d’empêcher des femmes d’obtenir un avortement?Nous ne comprenons pas comment un journal comme le vôtre puisse se contenter d’axer ses nouvelles sur le « sensationnalisme » plutôt que de présenter les problèmes réels auxquels sont confrontés les femmes et sur lesquels il est essentiel de sensibiliser la population.S’agirait-il d’un changement d’orientation dans le type de journalisme que veut exercer LE DEVOIR?Nous joignons notre voix à celle des autres femmes et des autres groupes de femmes pour vous demander, qu’à l’avenir vos choix rédactionnels n’aient pas comme critère de base le sensationnel, mais plutôt le souci de présenter également toutes les réalités de la société québécoise.Ainsi, pourrons-nous espérer faire la première page de votre quotidien un jour ! — ANNE DUMOUCHEL, conseillère, le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail du Québec Inc.Montréal, 1er mai ¦ L’Incunable doit survivre Lettre adressée à Mme Lise Bacon, ministère des Affaires culturelles VOUS SAVEZ sans doute, madame, que le milieu culturel francophone québécois ne s’est pas réjoui de votre nomination à la tête du ministère des Affaires culturelles.Il doutait fort et doute encore de votre intérêt pour la culture.Il s’inquiétait de la facilité qu’aurait le gouvernement, par votre intermédiaire, de faire des coupures draconiennes dans le budget de la culture qui est déjà minable.Mais là, vous y allez un peu fort.J’apprends de source certaine que vous vous apprêtez avec le nouveau conservateur en chef de la Bibliothèque nationale, à mettre la hache dans la revue L’Incunable.Vous devriez connaître notre pauvreté en revues de qualité qui traitent de littérature et de faits français.Tous les gens du milieu connaissent cela.Et vous ?La revue L’Incunable n’est pas un luxe mais une nécessité.Tout en nous instruisant des livres et des auteurs récents, elle contribue, par ses grands dossiers, à nous garder vivants nos travailleurs intellectuels du passé.N’est-ce pas là un des rôles d’une bibliothèque dite nationale ?Ne croyez-vous pas que ce soit suffisant pour hésiter à la faire disparaître ?Au gouvernement on vous entend parler beaucoup d’Écono-mie, cela est nécessaire.Mais la Culture, madame, c’est de l’oxygène.Il faut tenir cela vivant et la revue L’Incunable y contribue pour une large part, envahis que nous sommes par l’américanisme.Si vous décidez d’abolir cette revue indispensable, on ne vous le pardonnera jamais.Elle a son élan maintenant.De plus en plus de gens s’y intéressent et la lisent.C’est probablement le seul document émanant du gouvernement qui soit lu avec autant d’avidité.Vous n’avez pas le droit de vous venger de je ne sais quoi, en faisant disparaître cette revue qui nous appartient.— MICHELINE DÉCARIE-MÉNARD Montréal, 30 avril.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130, rue Boivin, La-Salle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3 25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur: Édition quotidienne - 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS Un point de référence solide et cohérent En TITRANT son éditorial dans LE DEVOIR Retour au bon sens (86-05-09), Albert Juneau a parfaitement qualifié le contenu du rapport final du Comité consultatif du Vieux-Port de Montréal sur le processus de consultation publique concernant ce territoire névralgique de la métropole.En effet, ce document constitue un point de référence solide, clair et cohérent sur lequel pourront désormais s’appuyer les urbanistes pour élaborer un plan directeur d’aménagement.Dans ce rapport final, le Comité réaffirme les principes directeurs et les conclusions mis de l’avant dans son rapport intérimaire de novembre dernier.La vocation principale du Vieux-Port doit être celle d’un lieu public, propriété du secteur public, accessible à tous et offrant des activités à caractère culturel et récréatif, complémentaires à celles du centre-ville et dotées d’activités commerciales de soutien.Le Comité rejette toutes les autres vocations intensives (souvent recommandées dans des études précédentes), telles celles d’habitation, d’édifices à bureaux, de commerce ou d’activités portuaires industrielles.Cependant, le Comité se démarque de ce rapport intérimaire par une analyse beaucoup plus poussée et fine des caractéristiques des secteurs composant le Vieux-Port et de leurs relations avec l’environnement urbain.Il en arrive à des recommandations d’utilisation qui sont pertinentes et cohérentes en regard des principes directeurs adoptés.Il recommande pour la partie centrale, à savoir celle comprise entre la rue McGill et la Place Jacques-Cartier, la création d’une place maritime.Cette proposition peut paraître d’une simplicité désarmante.C’est la première fois, cependant, que l’on suggère une vocation qui colle vraiment et intimement à la réalité de ces lieux.Car, comme le souligne le Comité, « les principales caractéristiques d’une place maritime sont les navires, les jetées et les bâtiments », en somme tout ce qui existe et se manifeste dans ce secteur particulier depuis deux siècles.Dans cette proposition, la jetée Alexandra demeure un lieu d’activités reliées au transport maritime et aux croisières touristiques.Les quais King Edward et Jacques Cartier pourraient accueillir pour leur part un centre d’interprétation de Montréal, un hall d’exposition, un musée maritime ou la Maison des sciences et des techniques, et des activités commerciales accessoires.Le Comité propose que le secteur situé à l’est du site, à savoir le bassin et le quai de l’Horloge, soit utilisé surtout pour des fins récréatives.Ce secteur possède déjà en partie cette vocation, notamment pour des activités nautiques.Et il est pertinent que le quai soit aménagé en un parc urbain de façon à protéger les vues qu’il commande sur le fleuve à partir du Vieux-Montréal.Quant a la cour de triage Viger, il est suggéré d’y envisager éventuellement la création d’un musée ferroviaire et d’un développement résidentiel, en la reliant par un nouvelle voie nord-sud aux quartiers adjacents et au Vieux-Port.Pour le secteur ouest, le comité recommande pertinemment le creusage du Canal de Lachine se- lon son tracé original et le prolongement du parc existant jusqu’au Vieux-Port.La partie à l’ouest de l’autoroute Bonaventure, au pied de la rue Peel, devrait pour sa part être réservée à l’implantation de nouvelles industries légères, de haute technologie, susceptible de donner un novueau souffle au Faubourg des Récollets et aux quartiers avoisinants.Le comité considère que, face à la compétition féroce que se livrent les ports de la Côte est américaine, les rails existant sur le site et qui sont utilisés pour le transport de quelque 65 % des marchandises manutentionnées dans le port ne peuvent logiquement disparaître dans un avenir immédiat.Cependant, il propose que la clôture qui les enserre, isolant l’esplanade de la rue de la Commune, soit enlevée et replacée par un dispositif de sécurité moins visuellement obstruant (on pense à un système de fossés et glacis).Concernant l’accessibilité des personnes, le Comité opte pour un système de transport public de surface, tramway ou autobus, de loin moins onéreux que la construction d’une station de métro'et plus utile pour desservir parallèlement le Vieux-Montréal.Enfin, il considère ue l’aménagement du Vieux-Port oit se faire avec le temps, en étroite collaboration avec les divers paliers de gouvernement, en favorisant l’appropriation populaire au fur et a la mesure du développement.En tout et pour tout, il s’agit d’un solide rapport, réaliste et encourageant.Il met un point final positif à une longue période d’exploration et de tâtonnement tout en constituant un point de départ simple et cohérent pour le processus de planification et de réalisation à venir.Sans doute laisse-t-il encore quelques incertitudes, notamment concernant la relation du site avec l’eau.Depuis le début, cette question se pose avec acuité et divise gens et groupes.Certains, à l’instar d’Action Vieux-Montréal, préconisent le démantèlement des jetées afin de reproduire la relation existant au dix-neuvième siècle entre le Vieux-Montréal et le fleuve.D’autres, à l’exemple de l’architecte Jacques Rousseau, considèrent que l’on devrait fragmenter ces quais et les conserver à titre de vestiges du passé.Enfin, plusieurs personnes et groupes, à l’exemple d’Héri-tage Montréal, réclament que ces jetées soient conservées comme un héritage positif, d’autant plus utiles qu’elles peuvent accueillir des usages complémentaires à ceux du Vieux-Montréal et du centre-ville.Le Rapport final demeure ambigu sur cette question.D’un côté, il s’en préoccupe peu au niveau de l’analyse; de l’autre, il présente une esquisse qui cherche à satisfaire tout le monde.La solution envisagée, à peine ébauchée, consisterait a sectionner et à dégager les quais par rapport au terre-plein de l’es-planade et à relier les deux par des ponts.À l’exemple de l’aménag- ment de la Seine, les gens pour-, raient descendre par des rampes vers une promenade située à un niveau inferieur, près de l’eau, laquelle serait continue de l’enibou-chure du canal de Lachine jusqu’au quai de l’Horloge.Ce qui fonctionne très bien à Paris, parce que la vue est dégagée et que la relation entre la Seine et la ville est intime et organique, pourrait être cauchemardesques à Montréal.Car le piéton risque de se séntir, au niveau de cette basse promenade, complètement écrasé par ces banquises de béton que seront ces jetées tronçonnées, et privé au surplus de tout élément d’intérêt (la ville disparaissant totalement de vue) à l’exception des activités nautiques.Et encore : les manoeuvres des grands navires présenteront moins d’intérêt à ce niveau inférieur (et sûrement plus de dangers) qu’à celui de l’esplanade.Avant d’aller plus loin avec cette proposition, on devrait tirer une leçon de ce qui s’est passé à l’Exposition universelle de 1967.Le plan d’aménagement de l’Exposition prévoyait, en effet, comme élément majeur d’attrait un système de transport par gondoles pour les visiteurs.L’idée semblait s'imposer d’elle-même : le site de l’Expo étant exceptionnel par son caractère insulaire, quoi de plus naturel, attrayant et sympathique que de se déplacer par petits bâteaux dans les canaux et entre les îles ?En théorie : rien; en pratique, les gens ont complètement boudé ce système de transport.Tout simplement parce qu’il y avait moins d’intérêt de se déplacer au niveau de • l’eau qu’au niveau du sol.N’est-ce pas ce qui risque de se répéter avec cette promenade inférieure proposée dans le Vieux-Port ?Cette possibilité du contact avec l’eau grace à un palier inférieur existe déjà au quai de l’Horloge, agrémentée d’un dégagement de la vue et d’une relation avec la ville d’une qualité qu’il ne sera jamais possible d’atteindre avec les autres jetées.L’opération de tronçonner les quais et de les relier à l’esplanade par des ponts risque d’etre fort coûteuse, difficilement réversible, pour des avantages qui sont loin d’être évidents.Les efforts pour rendre l’eau plus présente devraient porter, à mon avis, sur une autre solution avancée par le Comité et qui consiste à excaver le terre-plein situé entre le quai de l’Horloge et celui Jacques-Cartier, face au Marché Bonse-cours, et d’y créer un bassin ra- ARCHITECTURE URBANISME JEAN-CLAUDE MARSAN «S Photo Jacques Vue d’une partie du Vieux-Port du haut de la Tour de l'Horloge menant l’eau au niveau de ces jetées.Le promeneur aurait alors un choix d’expériences : soit de descendre vers l’eau au quai de l’Horloge, soit de trouver l’eau au niveau de cette jetée et du quai Jacques-Cartier, soit encore de contempler le fleuve à distance à partir de l’esplanade et des autres jetées.Le Rapport s’avère, avec raison, nuancé concernant équipements et services à développer sur les jetées.Pour l’immédiat, deux propositions d’équipement devraient être retenues, répondant à une attente populaire et pouvant s’accomoder de bâtiments existants.Il s’agit de la Maison des sciences et des techniques et du Musée de Montréal.Montréal constitue une des rares villes de quelque importance en Amérique du nord ne possédant pas encore son centre des sciences.Celui-ci pourrait s’accomoder fort bien du hangar situé sur le quai King Edward.Quant au musée de Montréal qui, à l’instar de celui de Londres, permettrait de présenter des synthèses de la connaissance sur la géographie, l’histoire, la société et la culture, il pourrait prendre naissance et se développer dans l’ancien entrepôt frigorifique, ce véritable monument situé près du Bassin de l’Horloge.La place maritime proposée se déploierait alors entre deux pôles majeurs d’attraction, ce qui contribuerait fortement à son achalandage.Le gouvernement fédéral a manifesté son intention de procéder maintenant à la phase du plan directeur d’aménagement.On ne peut que l’encourager.Car cette dernière ronde de consultation publique sur le Vieux-Port vient confirmer les attentes de celle tenue en 1978-79 et lui fournil dans cette optique un point de référence solide, réaliste et cohérent.La République dominicaine à l’heure d’Haïti ANDRÉ CORTEN L’auteur est professeur au Département de science politique de l'UQAM A RÉPUBLIQUE dominicaine, où des élections doivent avoir A-*lieu aujourd’hui, n’a pas bonne presse.Tourisme excepté.Ce sont surtout les « braceros haïtiens », ces travailleurs saisonniers haïtiens enfermés dans de véritables camps qui font scandale.Les Dominicains se refusant à couper la canne à sucre, le gouvernement a acheté de Duvalier une main-d’oeuvre que les ton-tons macoutes se chargeaient d’encadrer sur place.À côté d’Haïti, la république Dominicaine apparaît comme un pays riche, voire comme un pays exploiteur.Avec une population de taille équivalente, elle occupe les deux tiers de l’île, les terres les plus fertiles.Son produit intérieur brut est cinq fois plus élevé.Elle exporte cinq fois plus aussi : des produits agricoles (sucre, café, cacao, tabac) mais aussi miniers (ferronickel, or).Des nommes d’affaires dominicains contrôlent de surcroît une partie de l’activité économique de Port-au-Prince.Complétons le tableau facile des contrastes : Haïti est une nation noire, la République dominicaine est présentée comme une république de culture ibérique.En fait, cette dernière présentation traduit bien plus un racisme ouvert ou latent qu'une différence ethnique et culturelle accusée : 70 % de la population dominicaine est mulâtre, un métissage ancien datant du XVIe siècle.La cogestion de la traité Des manifestations ont eu lieu devant l’ambassade dominicaine à Port-au-Prince pour protester contre les conditions infrahumaines faites aux « braceros ».Il est certain que les candidats au départ pour la coupe de la canne en République domi-niaine se feront plus rares, à moins d’un brusque arrêt dans le processus haïtien.C’est faute de toute perspective en Haïti même que les jeunes s’en allaient à Saint-Domingue.La chute de Duvalier affecte la République Dominicaine.Au niveau économique, en entravant indirectement la coupe de la canne.Au niveau social, en modifiant à Saint-Domingue les rapports entre communautés haïtienne et dominicaine tant à l’égard de la répression que dans la vie quotidienne.Au niveau politique, dans la mesure où l’armature militaire de l’État dominicain a tradi- Joaquim Balaguer, candidat à la présidence uan Bosch, candidat à la présidence tionnellement été ajustée à la « cogestion » de la traite avec le gouvernement haïtien.Comment ces facteurs de changements vont-ils se refléter dans les élections qui doivent se dérouler aujourd’hui à Santo Domingo ?On ne peut répondre à cette question sans tenir compte des similitudes profondes qui existent, malgré le tableau contrasté, entre les conditions de vie des deux peuples.Sans penser aussi aux effets de contagion des mouvements.sociaux.Il faut rappeler quelques faits.Ainsi, par exemple, le Dominicain ne mange guère mieux que le Haïtien : 2,179 calories pour l’un, 1,903 pour l’autre (3,428 au Canada).La Dominicaine travaillant dans une usine d’assemblage en zone franche ne gagne pas beaucoup plus que la Haïtienne : environ trois dollars par jour.En avril 1984, ce que l’on a appelé des émeutes de la faim ont éclaté dans plusieurs villes de la République dominicaine.Elles ont été suivies, en mai 1984, des émeutes aux Gonaïves et à Cap Haïtien.On connaît maintenant la profondeur de ce mouvement.Ce n’est pas une raison pour ne pas observer ce que sommairement on peut désigner par l’expression effets de contagion.Les élections dominicaines, présidentielles, législatives et municipales, se font dans un contexte de.crise économique.Endettement, inflation et dévaluation sans précédent, complète dépendance aux injonctions du FMI.Crise du secteur sucrier lui-même avec la réduction drastique des quotas américains suite à la substitution par des compagnies américaines de boisson gazeuse d’un sucre à base de maïs.Seule compensation : le tourisme.Les candidats Les trois principaux candidats à la Présidence ne se trouvent pas placés sur une même position vis-à-vis de ce qui est maintenant, à l’heure d’Haïti, une double crise.Deux candidats sont de vieux routiers de la politique, ils sont d’ailleurs tous deux très âgés.Mais là s’arrêtent les ressemblances entre Joaquim Balaguer, ancien bras droit du dictateur Trujillo, qui a occupé la Présidence de 1966 à 1978 et Juan Bosch, premier président démocratique, en 1963, après cinquante ans d’occupation et de dictature, mais aussitôt renversé par un coup d’État.Si Joaquim Balaguer garde des chances d’un cinquième mandat présidentiel, c’est incontestablement en raison de son racisme anti-haïtien.Ce juriste éminent et ce politicien retors s’est fait un des idéologues du mythe de la nation ibérique.Quoi qu’il ait toujours proclamé la nécessité de se passer de la main-d’oeuvre haïtienne en mécanisant la coupe de la canne et en recrutant des Dominicains attirés par l’octroi de parcel-, les adjacentes, il n’a jamais sérieusement mis cette politique en oeuvre.Y arriverait-il maintenant en recourant à une politique de dégraissage des entreprises sucrières d’État ?La nécessité de reconvertir un certain nombre d’« ingenios » (exploitation sucrières) en plantations d’ananas ou de palmes peut lui faciliter la tâche.Sa clientèle rurale s’est amenuisée avec l’urbanisation accélérée du pays mais le souvenir de ses entreprises de grands travaux publics peut lui attirer les faveurs de récents urbanisés.Capable d’apporter quelques solutions a la crise econmique, Balaguer est aussi, d'une certaine façon, un héritier naturel de la politique de réduction salariale du président actuel, Jorge Blanco, du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), puisqu’il aura les mains plus libres au chapitre de la répression syndicale et civile.Juan Bosch, qui a renconstruit un parti, le Parti de libération dominicain (PLD), après s’être séparé en 1973 au PRD dont il a été le fondateur, est généralement présenté comme la figure typique du caudillo latino-américain.Autoritarisme, charisme surtout, mais aussi absence d’un véritable parti moderne.Juan Bosch, qui avait obtenu 10 % aux élections de 1982, a été placé favori dans des sondages en milieu urbain.Il reflète en effet le radicalisme de la jeunesse urbaine, un radicalisme rétif aux catégories idéologiques précises, un radicalisme fait de révolte mais aussi de cette sorte d’avidité à s’instruire que ne brise ni le chômage ni les bas salaires.Dans quelle mesure est-il capable d’articuler ce radicalisme avec l’effet de contagion de la révolte de la jeunesse haïtienne ?La place de l’armée Si cette capacité est réelle au plan idéologique, elle ne l’est pas autant au niveau politique, même si les réflexions du vieux leader ont longtemps porté sur la structure de l’état en République dominicaine.En 1963, durant sa présidence, l’armée avait essayé de l’entraîner dans des incidents frontaliers avec Haïti.La question politique est de savoir quelle place l’armée peut-elle trouver dans une équation des forces sociales ouverte a une sorte de dynamique insulaire ?Depuis vingt ans, le jeu politique se résume en un affrontement entre le Parti réformiste de Balaguer et le Parti révolutionnaire dominicain : voter utile, c’était voter pour l’un d’eux.Sera-ce différent le vendredi 16 mai ?À l’instar du Parti révolutionnaire instituionnel mexicain, le PRD tend à offrir au sein d’un même parti des options très différentes et a assurer ainsi sa pérennité au pouvoir.Le PRD toutefois, n’est pas parvenu, malgré certains penchants populistes, a proposer et à consolider un contrat social, comme ce fut longtemps le cas au Mexique.Un renouvellement de mandat présidentiel au PRD risque de traduire une reconduction du rôle de l’armée dans une situation où l’instabilité en Haïti pourrait fournir la tentation aux1 militaires de se lancer dans des aventures frontalières.On se trouve ainsi devant un paradoxe : le PRD, auquel on peut difficilement attibuer une idéologie raciste ouverte, renforce les traits structurels (de l’État) qui fondent ce racisme.Ce paradoxe est celui que doit démêler la population dominicaine au cours ae ces élections.Que la population puisse démêler ce paradoxe et sortir du choix impossible repose sur le fait que la société a sa propre dynamique au-delà des partis politiques.Sottise et histoire NOTES DE LECTURE JEAN-PAUL COUPAL ?Barbara Tuchman, La marche folle de l’histoire, Robert Laffont, Paris, 1985, 434 pages LA SOTTISE serait-elle le moteur de l’histoire ?Je ne sais pas, mais c’est en tout cas ce que pense l’historienne américaine Barbara Tuchman.Ainsi présente-t-elle sa problématique dans les trois premières lignes de son livre : « Il est un phénomène qui se répète constamment dans l’histoire universelle, indépendamment des lieux et des époques : c’est la poursuite par les gouvernements d’une politique contraire à leurs propres intérêts».Et, question de se comprendre, Mrs Tuchman affirme que « la sottise ou l’esprit de contradiction est inhérent au genre humain », ce qui, à mon avis, est une assimilation malheureuse qui fausse toute son argumentation philosophique, puisque la sottise (qui, selon Le Petit Robert, est « un manque d’intelligence .et de jugement ») ne saurait être une condition inhérente « au genre humain », mais seulement accidentelle, puisque l’intelligence est justement l’une des conditions qui définit le genre humain parmi les autres espèces voisines.D’autre part, confondre la sottise et « l’esprit de contradiction », c’est en venir à ignorer que l’esprit de contradiction n’est que la confrontation entre les nécessités immédiates et le désir des dépassements qui caractérise, là encore, le «genre humain».• Il serait bon, avant d’aller plus loin, de situer Mrs Tuchman dans l’univers des historiens.Fort lue par le grand pubüc, Mrs Tuchman est plutôt boudée par la gent universitaire.Deux fois récipiendaire du prix Pulitzer, je l’ai « rencontrée » (façon de parler ! ) pour la première fois à travers un livre qu’elle a écrit, il y a plus de vingt ans, Le secret de la Grande Guerre (Fayard 1965), à propos du fameux télégramme de Zimmermann expédié par l’Allemagne au Mexique en 1917.L’éditeur français présentait alors Mrs Tuchman comme une « Américaine bien tranquille ».Selon Michaël Kammen ( The Past before us, Cornell University Press, 1980, p.43), elle illustre cette tendance de l’American Mind des années 1970, lorsqu’» une grande vague de nostalgie tombait sur le peuple américain, dont l’humeur était un mélange d’inquiétude à propos du présent et un penchant pour le passé qui s’enfuit ».Pour en revenir à la problématique de La marche folle de l'histoire, Mrs Tuchman essaie de la saisir à travers trois points qui définissent la sottise d’une politique : cette politique doit avoir été perçue par les contemporains comme inefficace tout en continuant à s’y engager; avoir l’alternative d’une autre solution à laquelle on peut recourir; que cette politique soit l’oeuvre d’un groupe de dirigeants et se maintienne durant quelques générations.Ensuite, Mrs Tuchman nous offre un pot-pourri d’événements historiques répondant à ces critères : Roboam et la division d’Israël, Montezuma et la chute de l’empire aztèque, la perte de l’Espagne wisigothe aux mains des Maures musulmans, la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV, la guerre sous-marine à outrance menée par l’Allemagne en, 1917, Pearl Harbor.Mais c’est à travers quatre cas spécifiques qu’elle développe son analyse : le cheval de Troie, la responsabilité des papes de la Renaissance dans le schisme protestant, la perte des colonies américaines par les Britanniques et l’intervention américaine au Vietnam.Développant une idée de Toynbee selon laquelle l’autosatisfaction entraîne le déclin (d’une civilisation, d’une institution, d’un individu), Mrs Tuchman en vient à blâmer moins le « destin » que le libre arbitre qui nous permet de faire les mauvais choix, d’où que La marche folle de l’histoire est bien, à cet égard, un livre pessimiste (pensons que Mrs Tuchman ne trouve que trois cas qui ont pu échapper a la sottise politique : Solon, le législateur athénien, les Founding Fathers américains et.Sadate qui, « pour avoir renoncé à l’inimitié stérile envers Israël pour partir en quête de rapports plus fructueux au mépris des menaces ulcérées de ses voisins » mérite « dans l’histoire une place élevée et solitaire » (p.38).On croirait rêver à lire ça !.) Vision déterministe, fataliste, avec un « zest » d’optimisme non convaincu, les exemples de Mrs Tuchman sont tirés d’un catalogue de tragédies dont la prochaine pourrait être la sienne, moins par sottise que par son « esprit de contradiction » qui ne voit toujours qu’une dimension des choses. 8 ¦ Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 SELON LE NÉGOCIATEUR AMÉRICAIN Pas d’accord sur le libre-échange à moins de concessions importantes des provinces WASHINGTON (PC) - Un accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis n’a « pas la moindre chance » d’être accepté par le Congrès américain s’il ne contient pas des concessions significatives de la part des provinces canadiennes.C’est ce qu'a affirmé, hier, le chef négociateur américain Peter Murphy qui a également déclaré que tout devrait être négociable, incluant le Pacte de l’auto et les programmes sociaux comme l’assu-rance-santé et l’assurance-chô-mage.Quant aux affirmations de son homologue canadien Simon Reisman à l’effet que l’assurance-santé et les programmes sociaux « ne seront même pas mentionnés pendant les discussions », M.Murphy a répliqué que: « Je veux entendre ça de sa bouche.» À Ottawa, l’ambassadeur américain Thomas Niles a pris une approche tout à fait différente en affirmant que les systèmes sociaux des deux pays « ne sont évidemment pas » des sujets appropriés de discussions commerciales bilatérales.« Nous n’avons pas l’intention de soulever la question des programmes sociaux, » a-t-il soutenu après un discours à l’Institut de développement urbain à Ottawa.« Nous avons nos propres programmes sociaux.C’est un sujet de controverse aux États-Unis et Dieu sait que nous ne voulons pas négocier cela avec le Canada, pas plus que vous ne voulez le discuter avec nous, je crois,» a-t-il soutenu.M.Murphy a soutenu, lors d’une rencontre avec les journalistes, qu’il croyait que le président Ronald Reagan et le premier ministre Brian Mulroney s’étaient mis d’accord pour que tout soit négociable.« Je m’en vais discuter en croyant qu’il est entendu que tout est sur la table et qu’il nous appartient de définir les procédures de négociation, » a-t-il affirmé.M.Murphy, qui doit se rendre à Ottawa la semaine prochaine pour des discussions exploratoires avec M.Reisman, affirme vouloir savoir quelle entente existe entre Ottawa et les provinces à l’effet que celles-ci seront tenues de respecter l’accord entre les deux pays.« J’attendrai de savoir précisément quelle est la réponse, » a sou- tenu M.Murphy, l’ancien négociateur américan aux négociations du GATT de Genève.Référant aux difficultés rencontrées par la demande du président Reagan d’ouvrir les négociations avec le Canada quand elle fut discutée par le comité des finances du Sénat, M.Murphy a affirmé qué plusieurs sénateurs veulent des assurances que les négociateurs américains s’occuperaient spécifiquement des pratiques commerciales des provinces canadiennes.« Si une entente doit être approuvée par le Congrès, elle devra comprendre des concessions significatives de la part des provinces », a soutenu M.Murphy.Si les négociateurs américains ne s’occupent pas de cela, « nous n’avons pas la moindre chance que l’accord soit approuvé par le Congrès».Les politiciens américains ont indiqué que les politiques d’achat des gouvernements provinciaux, les restrictions sur les importations de bière et les subventions provinciales à l’habitation devaient être l’objet de négociations.Le gouvernement fédéral et les provinces ne se sont toujours pas entendus sur le rôle que ces dernières joueront dans les négociations.Selon M.Murphy, les discussions seront « très difficiles et très ardues » en grande partie à cause du peu de temps qui est à la dispostion des négociateur.Le mandat des négociateurs américains expire le 1er janvier 1988 et il n’y a aucune garantie, étant donné l’humeur des parlementaires américains, qu’il pourra être renouvelé.M.Murphy a refusé d’admettre qu’il pourrait être possible de ne pas discuter des programmes sociaux, affirmant qu’il faut déterminer « ce qui constitue une distortion du commerce et ce qui n’en est pas une.C’est quelque chose dont nous devrons discuter, » a-t-il soutenu.Quant à la question litigieuse des industries culturelles, M.Murphy affirme qu’elle ne sera pas discutée dès sa première rencontre avec M.Reisman et il a soutenu que la souveraineté culturelle du Canada pourrait causer des problèmes durant les négociations si elle devait servir à masquer des mesures protectionnistes.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Doré a livré au premier ministre.« Il peut avoir place pour des modifications la loi sur la langue pour démontrer que le Québec est français et qu’il y a place pour d’autres langues, » a-t-il répondu.Certes, les propos de M.Doré ne plairont pas à tout le monde.En particulier au député libéral qui représente le centre-ville de Montréal à l’Assemblée nationale.Dans une interview récente à la Presse Canadienne, M.Jacques Chagnon, s’était prononcé pour le bilinguisme dans l’affichage pour que la ville ressemble aux grandes capitales bilingues ou polyglottes du monde.Jean Doré ne l’entend pas de la même façon.Au contraire.Le français constitue un attrait touristique important.« Un des charmes de la ville, c’est qu’elle est française.Le caractère français de Montréal reflète la réalité.Comment pensez-vous que les Américains se débrouillent dans des pays européens comme la Hollande, l’Italie, l’Allemagne, pour ne nommer que ceux-là?Dans ces pays, on utilise les pictogrammes.On pourrait faire la même NICARAGUA Pastora dépose les armes SAN JOSÉ (AFP, Reuter) -Les autorités costariciennes ont examiné hier une demande d’asile politique émanant du dirigeant rebelle antisandiniste Eden Pastora, pour lui et 500 de ses combattants.Le président du Costa-Rica, M.Oscar Arias Sanchez, a toutefois déclaré que son gouvernement n’accorderait l’asile au guérillero antisandiniste que si ce dernier renonçait totalement à la lutte contre le régime nicaraguayen.M.Arias a effectué cette mise au point quelques heures après que des dirigeants de l’Alliance révolutionnaire démocratique (ARDE, mouvement de guérilla fondé et dirigé par M.Pastora) eurent annoncé que leur chef avait décidé d’arrêter pour quelque temps le combat qu’il mène depuis quatre ans contre ses anciens compagnons d’armes au pouvoir à Managua et de demander l’asile aux autorités de San José.La requête de M.Pastora, le célèbre « Comandante Cero », parvenue mercredi à San José, indique qu’il est décidé à mettre un terme à sa lutte armée contre les sandinistes et à ouvrir une représentation politique au Costa-Rica.M.Pastora « ne pourra bénéficier de l’asile au Costa-Rica que s’il renonce à toute forme d’action militaire et décide de vivre parmi nous comme n’importe quel civil », a déclaré le président Arias.« Tant qu’il voudra être ce qu’il a été, un général ou un commandant de la lutte antisandiniste, il ne pourra pas vivre au Costa-Rica », a-t-il ajouté en rappelant son engagement de maintenir une politique de neutralité vis-à-vis du conflit nicaraguayen.Il y a moins d’une semaine, six des principaux lieutenants de M.Pastora l’ont quitté pour rejoindre la Force démocratique nicaraguayenne (FDN), basée au Honduras.M.Pastora a toujours refusé de s’allier au FDN en raison de la présence à sa tête de plusieurs anciens collaborateurs du dictateur Anastasio Somoza qu’il a combattu alors qu’il était l’allié des sandinistes.M.Pastora a utilisé le Costa-Rica comme base de ses opérations contre Managua.D’autre part, l’ambassadeur du Nicaragua au Pérou, M.Mauricio Cuadra, a réaffirmé mercredi que Managua ne signerait pas l’Acte de Paix de Contadora « tant que les États-Unis n’auront pas mis fin leur agression » contre son pays.Le diplomate nicaraguayen réagissait aux propos tenus le jour même à Lima par le ministre panaméen des Affaires étrangères, M.Jorge Abadia, selon le-uel le Nicaragua a accepté par crit de signer l’Acte de paix de Contadora le 6 juin prochain à Panama.Le Nicaragua avait été le seul des cinq pays d’Amérique centrale à souscrire au projet d’Acte de paix proposé en septembre 1984 par le groupe de Contadora (Mexique, Panama, Venezuela et Colombie), mais il était par le suite revenu sur ses positions, arguant de diverses modifications apportées au texte initial sous la pression des États-Unis.Le Pérou fait partie, avec l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay, du groupe d’appui au groupe de Contadora.Par ailleurs, le président Arias a affirmé que l’ancien chef d’État des Philippines, M.Ferdinand Marcos, avait proposé d’investir $500 millions US au Costa-Rica en échange de l’octroi de l’asile politique.« Sans l’ombre d'une hésitation, j’ai rejeté catégoriquement cette proposition », a indiqué M.Arias.chose ici et même distribuer des dépliants explicatifs aux Américains franchissant la frontière canado-américaine en direction de Montréal.» D’ailleurs, souligne M.Doré, le français utilisé sur les affiches est souvent facile à comprendre pour un anglophone.Il n’y a pas grande différence, note-t-il, entre le mot français « est » et l’anglais « east ».Ce qui ne veut pas dire que M.Doré s’oppose au bilinguisme.On ne peut pas vivre en 1986, sur la planète Terre, sans parler l’anglais.« C’est l’espéranto des années '80.Chacun devrait pouvoir s’exprimer en anglais.Mais cela ne signifie pas qu’il est nécessaire que Montréal soit une ville bilingue en tout.» Montréa comme le reste du Québec est francophone.« Même le Board of Trade (Bureau de commerce) en convient,» conclut M.Doré.+ Stevens tenu une subvention de près de $1 million du ministère de M.Stevens.La firme Magna International à qui M.Czapaka était très liée (actionnaire, consultant et co-fondateur) reçut pour sa part des subventions de près de $60 millions.Le président de Magna, M.Frank Stronach, avait déjà été nommé membre du conseil de la Corporation de développement des investissements du Canada par M.Stevens.Cette société d’État est la propriétaire de Canadair dont Magna est un des cinq acheteurs potentiels.Mme Stevens a par ailleurs fait des démarches auprès de firmes de courtage de Toronto pour qu’elles collaborent au financement des entreprises de M.Stevens.Celles-ci ont toutes refusées mais on note que parmi les firmes approchées, trois au moins avaient eu ou ont eu par la suite des contrats du ministère de M.Stevens.M.Stevens a toujours maintenue qu’il n’avait rien à se reprocher et le premier ministre, en acceptant sa lettre de démission, lundi, a renouvelé sa confiance dans son ancien ministre et espéré qu’il réintégrera le cabinet rapidement.M.Mulroney s’est dit convaincu, qu’une fois l’honneur du ministre lavé, son lieutenant pourra retrouver sa place au sein du gouvernement.Depuis la formation de son gouvernement il y a 20 mois, M.Stevens est le cinquième ministre à ainsi quitter le cabinet dans des circonstances difficiles.+ Sondage essentiellement concentré dans la région de Montréal.En effet, les néodémocrates recueillent 22 % des intentions de vote des Montréalais, soit presqu’autant que les conservateurs, avec seulement 25%.Une autre donnée intéressante réside dans le taux de variation entre le vote donné aux élections et les intentions exprimées à travers ce sondage.Des Québécois qui ont appuyé le Parti conservateur en septembre 1984, 37 % indiquent que si c’était à recommencer, il favoriseraient un parti d’opposition.Par contre, le Parti libéral et le NPD jouissent d’une plus grande loyauté de la part de leurs supporteurs de 1984, dont seulement 13 % souhaitent changer d’allégeance.Le sondage a été réalisé par interview téléphonique depuis Montréal, auprès de 2,013 personnes âgées de 18 ans et plus, sélectionnées selon une méthode de génération aléatoire de numéros de téléphone, complétée d’une grille de sélection.La cueillette menée du 7 au 22 avril a donné des taux de réponse de 66 %.Le responsable de la recherche, M.Trudel, précise qu’une pondération, qui tient compte de l’inverse du taux de réponse et du nombre de personnes éligibles dans chaque ménage, a été appliquée, ainsi qu’un correctif sur la langue maternelle, s’appuyant sur les données du recensement de 1981.Le Centre de sondage de l’Université de Montréal a également voulu vérifier l’humeur de l’électorat québécois à l’égard des partis politiques provinciaux.Il n’en ressort aucune surprise.Les libéraux y conservent la faveur populaire, tandis que la cote de popularité des péquistes y est demeurée relativement stable.Après seulement cinq ans d’exercice du pouvoir, c’est le contraire qui aurait été étonnant.Les intentions de vote ainsi exprimées indiquent que si des élections provinciales avaient eu lieu en avril, les libéraux de Robert Bourassa auraient recueilli 59 % du vote, le Parti québécois 34 %, tandis que tous tiers partis réunis se seraient contentés de 8 % des suffrages.Ces données tiennent compte de la répartition d’un bloc de 39 % de Québécois qui se déclarent indécis ou abstentionnistes.Par délà cette cote de popularité relativement élevée, le premier ministre Bourassa pourra néanmoins trouver dans ce sondage des motifs d’inquiétude.Il apparait en effet que les Québécois demeurent vigilants, sinon critiques, en exprimant un taux d’insatisfaction de 49 % à l’endroit de leur gouvernement.Dans un autre ordre d’idées, les Québécois souscrivent très majoritairement (77 %) à la décision du gouvernement Bourassa de biffer des textes de lois le recours à la clause nonobstant.Il y a plus ; 36 % de ceux qui déclarent leur intention d’appuyer le PQ se disent d’accord avec l’initiative du ministre Gil Ré-millard.Et il y en a 39 % qui avouent ne rien savoir de la signification de ce geste.Enfin, une majorité de Québécois (54 %) ressentent peu ou pas du tout d’intérêt pour la chose politique.+ Gravel indiquent que les 50 chefs d’accusation et les gestes reprochés à M.Gravel s’étalent du 1er décembre 1984 jusqu’au mois de février 1986.En plus d’avoir présumément reçu des sommes d’argent pour ses services, le député aurait aussi, selon des documents assermentés, réclamé des allocations mensuelles de $2,000, une laveuse, une sécheuse et un lave-vaisselle et l’installàtion d’une salle de bains pour une somme de $ 5,000, un forfait de vacances en Floride d’une valeur de $ 1,500, du verre pour un montant de $ 11,000 approximativement, et diverses sommes d’argent entre $ 1,000 et $ 30,000.Les termes des 50 dénonciations ou chefs d’accusation donnent les explications suivantes: « Entre le 1er janvier 1985 et vers le 1er février 1986, étant un fonctionnaire, (M.Gravel) a directement ou indirectement exigé, accepté ou offert ou convenu d’accepter une somme d’argent (ou des avantages pécuniers) pour lui-même ou pour une autre personne, en considération d’une collaboration, d’une aide, d’un exercice d’influence ou d’un acte concernant un sujet d’affaires entre les personnes concernées et le Gouvernement du Canada, commettant ainsi l’acte cri-minel prévu aux articles 110(l)(a)(ii) et 110( 1 )(a)(iii) du Code criminel.» Cette histoire remonte à la mi-avril, alors que la GRC divulguait des informations voulant que le député conservateur de Gamelin, parrain conservateur de la région de l’Outaouais québécois et principalement de la circonscription de Hull, où se situe le chantier de construction du Musée fédéral de l’Homme, ait présumément obtenu des avantages pécuniers d’entrepreneurs chargés du projet.Hier aux Communes, durant la période des questions, les députés de l’opposition ont fait preuve d’une extrême prudence dans le traitement des informations rendues publiques par le procureur de la couronne de Hull.Le libéral Don Boudria s’est contenté de demander au ministre des Travaux publics, M.Roch LaSalle, de s’assurer que toutes lès mesures étaient prises pour les méthodes utilisées dans l’attribution des contrats « plus particulièrement celles du Musée de Hull », demeurent digne de la confiance du peuple canadien.« Je pense, a souligné le ministre, que presque tous les contrats ont été donnés par le gouvernement précédent .et je peux assurer le député que tout se fait par soumission publique dans les meilleurs intérêts des Canadiens.» À une deuxième question, M.La Salle a précisé que deux critères, soit la compétence et les coûts, étaient retenus dans l’attribution des contrats.« Je pense que nous devons maintenir, a-t-il dit, le système d’appels d’offres et nous assurer que la compétence et le coût soient des critères de base fondamentaux.» Un peu plus tard, à la sortie de la Chambre, le ministre LaSalle a repris les explications données devant ses collègues des Communes et a précisé sa pensée quant aux allégations de patronage qui pourraient transpirer de toute l’affaire qui débutera le 10 juillet prochain par la comparution pro forma de Michel Gravel devant un juge du district de Hull.« En autant que les critères de base sont respectés, a-t-il conclu, à savoir compétence et coûts, je n’ai pas de scrupules à voir accorder des contrats à ceux qui nous ont aidé.» En 1979, lorsqu’il était ministre des Approvisionnements et Services dans le gouvernement de Joe Clark, M.LaSalle avait tenu le même language.+ Europe août — anniversaire du bombardement d’Hiroshima — du moratoire unilatéral sur les essais nucléaires de l’URSS et réitéré sa proposition de rencontrer sans tarder le président Ronald Reagan, afin de parvenir à un accord sur une interdiction des essais nucléaires.Il a enfin suggéré la mise sur pied d’un système international de sécurité pour le développement de l’énergie nucléaire, sur la base d’une étroite coopération entre tous les États dotés de centrales nucléaires.M.Gorbatchev a répété, hier, à l’homme d’affaires et milliardaire américain Armand Hammer, qu’il était toujours désireux de rencontrer le président Reagan, à condition que les États-Unis fassent preuve de bonne volonté et manifestent le désir de parvenir à un accord sur la limitation des armements.« Mikhaïl Gorbatchev a confirmé son accord de principe à une nouvelle rencontre et a répété que deux choses simples étaient nécessaires pour qu’elle puisse avoir lieu : la volonté de voir cette rencontre aboutir à un résultat pratique tangible, ne serait-ce que dans une ou deux des questions agitant le monde entier, et une atmosphère politique appro-riée », a précisé l’agence Tass.La Maison-Blanche a officiellement rejeté la nouvelle proposition de M.Gorbatchev pour un sommet américano-soviétique.« Il est difficile de comprendre la logique d’une rencontre de nos dirigeants limitée à la question des essais nucléaires, alors que l’URSS ne s’est jusqu’à présent pas montrée prête à autoriser une discussion au niveau des experts », a souligné la Maison-Blanche.À Tchernobyl, le réacteur accidenté est désormais enseveli sous 5,000 tonnes de plomb et de matériaux divers qui empêchent toute fuite de radioactivité, a annoncé hier l’agence Tass, précisant que la radioactivité a diminué de 75 % au cours des trois derniers jours.Quant aux victimes, certaines des quelque 300 personnes hospitalisées mourront en raison de lésions irréversibles dues aux radiations, a expliqué hier le médecin américain Robert Gale, qui soigne des malades à Moscou.Le Dr Gale a en outre indiqué qu’au-delà d’un rayon de 30 km autour de la centrale, il était exclu que des personnes aient reçu des doses même moyennes de radiations.16 mai par la PC et l'AP 1983: le parlement israélien entérine l’accord sur le retrait des troupes du Liban.1982: pour la première fois de son histoire, le gouvernement yougoslave est dirigé par une femme: Milka Pianino.1976: «Dimanche noir» à Beyrouth où des affrontements entre chrétiens et musulmans font 150 morts.1969: une sonde spatiale soviétique, « Venera six », largue sur Vénus une capsule scientifique qui retransmet vers la Terre des renseignements sur l’atmosphère de la planète.1967: accord sur le commerce international à l’issue du « Kennedy Round ».1961: le président Kennedy débarque à Ottawa pour sa première visite officielle au Canada.1932: un incendie se déclare à bord du paquebot français « Georges Philipar», qui coule au large de Djibouti: 90 personnes meurent.1929: première cérémonie des Oscars: Janet Gaynor, meilleure actrice; Emile Jannings, meilleur acteur; « Wings », meilleur film.Ils sont nés un 16 mai: l’acteur américain, Henry Fonda (1905); le pianiste Liberace a 69 ans.Aidez les plus mal pris de la terre Envoyez vos dons: OXFAM-Québec 169 est, rue Saint-Paul Montréal, Québec H2Y 1G8 Numéro d'enregistrement comme organisme de charité autorisé à émettre des reçus pour fins d'impôt: 0419556-03-08 | UNE MERCEDES 1986 00 seulement 300 E SEDAN Automatique Une valeur de *56 500 ou 00 taxes plus imm.incluses UN MANTEAU DE VISON CANADA MAJESTIC une valeur de 8 000 00 ^ 3 îïïï 1-800-463-5065 Le manteau de vison sera attribué au Complexe Desjardins, le 30 MA11986 à 17:00 HEURES parmi les acheteurs hâtifs.La Mercedes le sera le 26 JUIN 1986 à 17:00 HEURES.À l’achat d'un billet au coût de ‘100" vous aidez la Fondation des Sourds du Québec dans ses oeuvres humanitaires et vous serez peut-être l'heureux(se) gagnant(e).6 Master Charge, Visa, chèques acceptés RLCO 41960-86-1 La Fondation des Sourds du Québec remercie: ic journal ne mont real QUEBECOR INC.DIVISION: HEBDÔS REGIONAUX k.A lo Comploi au coeur du ne ko D*sjardins nouveau centre-ville Agence Canadienne de Sous Titrage Les Distributions Techniques du Québec Studio Marko PMT Vidéo mETRO Samson LF.S PTCI A LIST L ,/**' Dô U/»omwuwf Belair x Mercedes Benz W KOMM=RC=s7* LE DEVOIR un exposé de la femme musclée, chorégraphie de Dena Davida et Louise Parent, son, Debbie Danbrook, images de Ormsby Ford, avec la participation de la culturiste Paula Dosne, du 15 au 18maià20h.30 LE GRAND HOTEL: 777 Université.Montréal-Bar Tour de Ville: Le quatuor Night Shift en spectacle du mar.au dim.jusqu'au 29 juin LE GYMNASE: 75 Sir George-Etienne Cartier, ste 204, Montréal (766-3590)— Les Jeudis du Gim, spectacle de Gérard-Charles Valante, tous les jeu.de mai à 19h 30 HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun au ven.de 17h.à 20h — Fred Neylor, du mar.au sam de 20h.à 24h.HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Charles Bensoussan, lun.au ven.17h.à 21h.— Carol Parisien, mer.au sam.21h.à 01 h.LA CROISETTE: 1201 o Dorchester (878-2000)-Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven.18h.à 23h.LA LICORNE: 2075 St-Laurent.Montréal (843-4166)— La Manufacture présente • Something red > version française, du 4 avril au 17 mai, du mar.au sam.20h.30 LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Suzanne Berthiaume.harpiste, du lun.au dim.LE PORTAGE: Hotel Bonaventure, Montréal— Ronnie Hawkins, du 6 au 17 mai, mar.au jeu.21h.30 et 23h.30, ven.et sam, à 22h.et 24h.L'IMPROMPTU: 1201 O Dorchester (8782000)— John Shear, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21h.à02h MAISON THÉÂTRE: 255 est rue Ontario.Montréal (288-7211)— Le Théâtre du Quartier présente • Max et Milli » de Volker Ludvig, du Grips Theatre de Berlin, jusqu'au 25 mai—16 mai, 9h.30 et 13h.30 LE MILIEU: 5380 St-Laurent, Montréal (277-5789)— • Prévert action > du 8 au 19 mai, 1617 mai à 21h.MUSÉE RÉGIONAL VAUDREUIL-80ULANGES: Autoroute 40 est.sortie 35,431 Boul Roche.Vaudreuil (455-2092)— Rétrospective des oeuvres poétiques éditées par Les Editions Le Pôle, textes -des auteurs: Gilbert Langevtn, Claude Hoftty, Lucien Francoeur, Paul-Georges Leroux et Jean Hallal, les livres sont tous gravés par Monique Dussault, jusqu'au 18 mai, du mar au dim.11h.à 17h.PAVILLON LAFONTAINE: 1301 est Sherbrooke.Montréal (849-0229)— Danse-Événement.15 au 25 mai, • Morceaux » chorégraphies de Hélène Black- h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA MONTRÉAL I:(521-7870)- "Aigle de ler"1 h 15, 5 h 25, 9 h 35— “Dernier dragon" 3 h 20, 7 h 30 CINEMA MONTRÉAL II: — "Drôles d'espions" 1 h 45, 5 h 30, 9 h 05— "Purple raln” 12 h, 3 h 45, 7 h 30 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141 )— "Brazil” 12 h 30, 15h 05, 17 h 40, 20 h 15 COMPLEXE DESJARDINS II: - "Retour vers le futur” 12 h 30, 16 h 40, 20 h 50— “Starflghter” 14 h 40, 18 h 50 COMPLEXE DESJARDINS III: - “Grande giclée" 15 h 05, 19 h 30— “F comme fille” 13 h 45,18 h 10— "Voilier des passions” 12 h 05,16 h 30, 21 h.COMPLEXE DESJARDINS IV: - "Cocoon’ 12 h 15,14 h 30,16 h 45,19 h, 21 h 10 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- CRÉMAZIE: (3864210) - “Souvenirs d’Afrique" 8 h.DAUPHIN I: (721-6060) - “Le dernier survivant" 7 h 20, 9 h 30 DAUPHIN II: "Pouvoir Intime" 7 h 40, 9 h 20 DORVAL I: (631-8587) - “Top gun" 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 DORVAL II: "April fool's day” 12 h 20, 2 h 05, 3 h 50, 5 h 35, 7 h 20, 9 h 10 DORVAL III: “My chauffeur " 12 h, 1 h 55.3 h 50, 5 h 45, 7 h 40, 9 h 35 DÉCARIE I: (341-3190) — “Short circuit" 7 h , 9 h DÉCARIE II: — "Sweet liberty” 7 h 15.9 h 15.ÉLYSÉE I: (842-6053) - “Echo park” 7 h 15, 9 h 15 ÉLYSÉE II: — "Anne Trlster" 7 h , 9 h burn, Bill James, Andrew Harwood, James 5aya et Tassy Teekman— le 16 mai.Hélène Blackburn à 20h.30 PLANETARIUM DOW: 1000 St-Jacques.Montréal (872-4530)— • Le ciel ce soir > tous les lundis, spectacle français.20h.30, Spectacle anglais 19h.30— « Au-delà de Saturne > du 29 mars au 22 juin, spectacles français: mar.au ven.13h.30,20h 30.sam.14h.15,16h.30, 20h.30, dim.13h„ 15h.30,16h 30.20h.30, spectacles anglais: mar.au ven.12h.30, 19h.30, sam.13h., 15h.30,19h.30, dim.14h.15 et 19h 30 LE PUZZLE-SCÈNE: 333 Prince-Arthur, Montréal (2863733)— .Anglo • de Austen-Hayward, à compter du 16 mai, du mer.au dim.à 20h.30 LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur.900 ouest Dorchester.Montréal (861-3511)— • Irma la douce > comédie musicale, à compter du 3 avril, du mer.au dim.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)— Jimi Hendrix "Re-Experience" le 16 mai SALLE FRED BARRY: 4353 est rue St^Catherine.Montréal (2568974)— Tess Imaginaire présente • Time Actor > spectacle multidisciplinaire d'après l'oeuvre de Klaus Shulze, du 7 au 31 mai, du mer au dim à 20h.30 SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)-Nana Mouskouri en spectacle 16 au 19 mai à 20h., 22 au 25 mai à 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal— David Sandall, clavecin, oeuvres de Bach, Scarlatti, le 16 mai à 20h.SPECTRUM: 318 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-5851)— Joe Bocan.le 16 mai à 20h„ le 17 mai à 19h et22h 30 STATION 10:2071 ouest rue Ste-Catherine, Montréal— Moo, le 16 mai THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 rue Papineau.Montréal (523-1211)— • Bernadette et Julietta -suite • de Elizabeth Bourget, m.en s Monique Du-ceppe, du 1 au 24 mai, du mar au sam.20h.30, dim.15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-Françols-Xavlef.Mtl (2863161 )—• Stuff as dreams are made on > de Fred Curchack.du 10 avril au 25 mai, du mar au sam 20h., le dim.19h .matinées les sam.à 14h„ les dim 18 et 25 mal, à 14h.— « Glengarry Glen Ross .de David Mamet, du 15 mai au 8 juin THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)-< Broue > avec Michel Côté.Marcél Gauthier et Marc Messier, 14 au 18 mai à 20h, 20 au 25 mal à 20h„ 28 au 31 mai à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-0563)- • Othello.de Shakespeare, m.en s.Olivier Relchenbach.à FAIRVIEW I: (697-8095) - “Fire with fire” 7 h 15, 9h 15 FAIRVIEW II:- “Blue City" 6 h 15, 8 h, 9 h 45 GREENFIELD 1 : (671-6129) - “À l'attaque, plein gaz" 7 h, 9 h 10 GREENFIELD 2: - “Blue city” 6 h 15, 8 h, 9 h 45 GREENFIELD 3: - "9V> semaines” 7 h 30.9 h 35 IMPÉRIAL: (2867102) - "Top gun" 12 h 40, 2 h 50, 5 h.7 h 10, 9 h 20 JEAN-TALON:(7267000) - "Aigle de fer” 7 h 15.9 h 30 KENT l:(489-9707) - "Fire with tire” 7 h 15, 9 h 15 KENT II:- The color purple" 6 h 05, 9 h.L'AUTRE CINÉMA:(722-1451 ) - “Le mariage du siècle” 7 h 15— “L’effrontée” 7 h 30 — “Soleil de nuit” 9 h 15— “Sans toit ni loi” 9 h 30 (16 au 22 mai) LAVAL l:(6867776) - "Top gun' 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 LAVAL II:— “A l'attaque, plein gaz” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 LAVAL III: - “Rose bonbon" 7 h 30.9 h 30 LAVAL IV:- "April tool’s day” 7 h 20.9 h 10 LAVAL V:— "Aids, trop Jeune pour mourir" 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )- “Short circuit” 7 h 15.9 h 15 LAVAL-ODÉON II:- “La foire aux malheurs” 7 h, 9 h.LOEWS l:(861-7437) - "Fire with Are” 1 h 15, 3h15,5h15,7h15,9h15 LOEWS II:- “Police academy 111” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 LOEWS III:- "Pink pyjama" 1 h 15, 3 h 15, 5h15, 7h15, 9h15 compter du 1 mai, mar.au ven.20h„ sam.16h.et 21 h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente « La visite des sauvages * de Anne Legault, m.en s.Lorraine Pin-tal, du 9 avril au 17 mai, mar.au ven.20h„ sam.17h.et 21 h.THÉÂTRE LE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— « Avec Lorenzo à mes côtés ¦ création collective, m.en s.Raymond Cloutier.du 22 avril au 17 mai, du mar.au ven.20h„ sam.19h.et 22h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Mtl (844-1793)— • Albertine, en cinq temps.de Michel Tremblay, m.en s.André Brassard, du 20 au 31 mai à 20h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: Auditorium H-110, 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (8463838)— L’Orchestre de jazz d'Andrew Homzy, avec Michel Lambert, Charles Ellison, Bernard Pépin, Pierre Ga-mache, Mohammed Abdul-Khabyyr, André Verreault, Jean Fréchette, Colin Murray, Richard Lalonde, Colin Biggin.Normand Guilbault, Pascal Véraquin, Yves Gagnon, Paul Latortune et Geoff Lang, le 16 mai à 20h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy.Montréal— Récitals de chant et de musique de chambre, salle B:484 Claudel Callender, 19h.— France Frenette, 20h — Roland Bermingham.21h.VIDEOGRAPHE: 4550 Garnier.Montréal- Vidéos de Luc Bourdon, Marc Paradis et Luc Courchesne.les 1617 maià20h.30et21h.30 THEATRE DU PERCE-RÉVE: 9 rang Anctil, Vic-toriaville (752-5070)— La Troupe de l'Escabeau présente t Tournez la plage • de Claude Poissant, m en s.Ginette Riopel, du 9 mai au 14 juin, les ven.et sam.à20h30 THÉÂTRE DE LA POURSUITE: 138 Wellington nord, Sherbrooke (567-1363)— « La condition des soies • de Annie Zadek, m en s.Patrick Bonté, du 29 avril au 17 mai, à20h.30 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Louis-Fréchette: L'Opéra de Québec présente • Carmen > les 17-2622 mai à 20h.SALLE RENE PROVOST: 110 rue Wright, Hull (771-6669)— i La famille Toucourt en solo ce soir > d'Eric Anderson, m.en s.Serge Olivier, du 23 avril au 17 mai.du mer au ven.20h.30, sam.19h.et 22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Opéra: Famous People Players, le 16 mai— Salle Théâtre: « Albertine in five time > de Michel Tremblay, jusqu'au 17 mai.sem 20h , sam.14h.et 20h — Salle Studio: < Tanzi • de Claire Luckham, jusqu’au 31 mai, sem.20h, sam.14h et 20h THÉÂTRE DU P'TIT BONHEUR: 57 rue Adélaïde est.Toronto (3664977)— • L'Inconception .de Robert Marinier, du 22 avril au 18 mai LOEWS IV:— “Down and out In B.H.” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 LOEWS V:— "The color purple” 12 h 15, 3 h 10, 6 h 05, 9ïi.MERCIER:(255-6224)— "Police academy 111" 7 h, 9 h.LE MILIEU: (277-5789)— OUIMETOSCOPE:(525-8600) - “Retour vera le futur” 7 h 15, 9 h 30— "L'hôtel New Hampshire” 7 h, 9 h 15.OUTREMONT:(277-4145)— “My first wife' 7 h 15— “Escalier C“ 9 h 30 PALACE l:(8666991)-“My chauffeur” 12 h, 1 h 55, 3 h 50, 5 h 45, 7 h 40, 9 h 35 PALACE II:- “9'/.weeks” 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30, 9 h 35 PALACE III:- “Critters' 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h, 7 h 45, 9 h 30 PALACE IV:— "Pray for death" 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PALACE V:— “Pretty In plnk" 1 h , 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE VI:- “April fool’s day' 12 h 20, 2 h 05, 3 h 50, 5 h 35, 7 h 20, 9 h 10 PARADIS I: — "La foire aux malheurs" 9 h 20.— "Touché" 7 h 30 PARADIS II:- “Aigle de fer" 8 h — “Moment de vérité” 10 h 05 PARADIS III:— "Drôles d'espions" 9 h 10 — “Mad Max” 7 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)-“4 ame-rlcan composers” 20 h.PARISIEN l:(8663856) —“A l'attaque, plein gaz" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 PARISIEN II:- "9Y> semaines” 12 h 25.2 h 40, 4 h 55, 7 h 10, 9 h 30 PARISIEN III:— “Conseil de famille" 12 h 15, 2 h 30.4 h 45, 7 h, 9 h 20 PARISIEN IV:— “Aids, trop Jeune pour mourir" 12 h 30, 2 h 15, 4 h 05, 6 h 05, 7 h 50.9 h 35 PARISIEN V:- "Rose bonbon” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “Police academy 111" 7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II:- “Algie de fer” 7 h 15— “Vampire” 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - “Short circuit” 1 h, 3h,5h.7h, 9h PLACE ALEXIS NIHON II:- “A room with a view” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III:- "Deéert hearts” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU CANADA:(861 -4595) - "Sweet liberty” 7 h 10, 9 h 20 PLACE DU PARC 1:844-9470)- “À l'attaque, plein gaz" 7 h, 9 h 10 PLACE DU PARC 11: “Water” 7 h 15, 9 h 15 PLACE DU PARC 111: “Water” 6 h 15, 8 h 15 SAINT-DENIS ll:(845-3222) - “La première aventure de Sherlock Holmes" 12 h 50,14 h 55, 17 h, 19 h 10, 21 h 10 SAINT-DENIS III:- “Race des violents” 12 h 20,15 h 45,19 h 15— “Guerriers de la Jungle" 14 h, 17 h 25, 21 h.VERSAILLES l:(3567880) - "Aids, trop Jeune pour mourir” 6 h 05, 7 h 50, 9 h 35 VERSAILLES II:- “9V4 semaines’ 7 h 10.9 h 30 VERSAILLES III:— “À l'attaque, plein gaz” 7 h, 9 h 10 L'ERMITAGE:(388-5577) - "Hannah et ses soeurs” 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA:(931-2477) “Water” 7 h 15, 9 h 15 YORK:(937-8978) - "Blue City” 1 h 10, 2 h 55, 4 h 35, 6 h 15, 8 h, 9 h 45.TELEVISION e 12.00 12.20 12.30 13.00 13.30 14.30 15.30 16.00 16.30 17.00 18.00 18.26 18.29 18.30 19.00 20.00 21.00 23.00 23.25 23.30 CBFT Première édition Télex arts Vivre à trois Terre humaine Au jour le jour Télé-feuilleton • La taupe > avec Alec Guinness.Hywell Bennett, Alexander Knox et Michael Aldrige (dern.) Heidi Félix et Ciboulette Pop citrouille Le train de 5 heures Ce soir Les nouvelles du sport La météo Avis de recherche Le monde merveilleux de Disney A communiquer Le hockey Montréal à Calgary Le téléjournal Le Point Cinéma • Les anges-gardiens » amér.74 avec Alan Arkin, James Caan et Jack Krus-chen 21.00 Le hockey TVA Les Finales 24.00 Tirages de Loto-Québec 00.15 Les nouvelles TVA 00.35 Les Sports 00.45 Cinéma de fin de soirée • Le moine > fr.72 avec Franco Nero, Nathalie Delon et Nicol Williamson (B RADIO-QUÉBEC 12.00 Pause musicale 13.00 Quebec School Telecasts 13.30 Le marché aux images 14.30 Pause musicale 15.00 Bloc-notes 15.30 Télé-documents 16.30 Caméra: au service de l'art 17.00 Justice pour tous 17.30 Visage 18.00 Archibald le magicien 18.15 Eurêka 18.30 Téléservice 19.27 Tirage La Quotidienne 19.30 Retraite-action 20.00 Droit de parole 21.00 La terre de la grande promesse (3 de 4) 22.00 Parler pour parler 23.00 Téléservice 63 T V F Q (Câble) 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 La chance aux chansons 21.00 Vendredi: les médicales 22.00 La mémoire des siècles: Lamartine 22.30 Kiosque à musique 23.00 Cocoricocoboy 23.20 Intermède 23.30 Le 54e congrès de l’Acfas 24.00 Le Journal 24.30 Radio-France-Internatio-nale o CBMT 12.00 Midday 13.00 All my children 14.00 Trapper John m.d.15.00 Coronation Street 15.30 Parenting 16.00 Facts of life 16.30 Video hits 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Country west 19.30 Golden Girls 20.00 Murder she wrote 21.00 Le hockey Montreal à Calgary 24.00 National News CD C F T M 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz • La brigade du Texas • amér.75 avec Bruce Dern et Bo Hopkins 14.30 Cosmos 1999 15.30 La bande animée 16.00 Les sateilipopetfes 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 16.00 ici Montréal 18.30 La Belle Vie 19.00 Cinéma du vendredi • Pour toi mon amour > esp 69 avec Julio Iglesias, Jean Harrington et Andres Paiares 12.30 13.00 13.35 15.15 15.45 16.00 16.30 18.00 18.30 18.50 19.00 Les nouveaux jeux de 20 heures La chance aux chansons Emmenez-moi au théâtre: croque-monsieur— avec Jacqueline Maillan, Henri Virlojeux et Jacques Jouanneau Kiosque à musique Radio-France-Internatio-nale Le 54e congrès de l'Actas (Test encore mieux l'après-midi Le journal Des chiffres et des lettres Un musicien, un instrument Aujourd’hui la vie œ C FC F 12.30 Puise 13.00 Lifetime 14.00 Another world 15.00 General hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.37 Wheel ot fortune 17.00 The price is right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment tonight 19.30 Bizarre 20.00 NHL— The Stanley cup playolfs 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 00.00 Nitelife 01.00 General Electric Theatre 02.00 Cinema 12 ¦ Emergency room • 1983 avec Susan Purcell, Le Var Burton et Gary Frank 04.00 The man from UNCLE 05.00 Hart to hart I 4 * Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 111 LE DEVOIR ECONOMIQUE La poussée boursière favorise trop l’emprunt pour l’achat de fonds communs de placement (PC) — Cela peut sembler une bonne idée, mais lorsque votre vendeur de fonds communs de placement vous suggère d’emprunter pour prendre une participation dans ses fonds communs de placement, pen-sez-y à deux fois.Avec l’expansion du marché des valeurs, la popularité des fonds communs de placement atteint des sommets.Ils permettent à des gens aux moyens financiers modestes et sans grande connaissance du fonctionnement de la Bourse de faire équipe avec un syndicat de placement géré par des professionnels.Peu d’investisseurs dans les fonds communs de placement se plaignent ces temps-ci.Cependant, lorsque le marché retombe, ceux qui avaient emprunté pour acheter des parts dans des fonds communs de placement peuvent se retrouver serrés, financièrement parlant.Subitement, leur investissement peut valoir beaucoup moins.Même s’il n’a pas en mains toutes les données, l’Institut canadien des fonds d’investissement s’attend à ce que les ventes de fonds communs de placement atteignent $ 2 milliards au premier trimestre de l’année courante.C’est un montant plus élevé que le total des ventes pour l’ensemble de l’année 1984.Le président de l’Institut, M.Keith Douglas, et M.John Leybourne, directeur adjoint de la surveillance à la Commission ontarienne des valeurs mobilières, sont d’avis que les ventes ont grimpé parce que beaucoup de gens sont prêts à emprunter pour investir.Certains représentants de ce secteur estiment que jusqu’à 20 % des ventes de fonds communs de placement sont réalisées à l’aide d’emprunts.M.Leybourne a émis une brochure dans laquelle on recommande aux éventuels investisseurs de réfléchir sérieusement avant d’emprunter pour acheter des parts dans des fonds communs de placement.De son côté, M.Douglas, dont l’orga- nisme représente 170 fonds communs de placement et 85 % de ce secteur d’activité, travaille actuellement à élaborer un code d’éthique plus sévère.« Nous ne disons pas que c’est une mauvaise chose à faire, tout ce que nous disons c’est : soyez prudents», affirme M.Leybourne.Emprunter pour profiter d’investissements fait partie intégrante de l’activité du monde financier.Le ministère du Revenu vous permet de déduire l’intérêt sur la plupart des emprunts pour investissement.Mais il faut savoir être prudent.M.Douglas recommande ce qui suit : lorsque le marché est en baisse, c’est le temps d’emprunter.Quand il est en hausse, ce n’est généralement pas la chose à faire, et beaucoup de gens ne semblent pas le savoir.AU JOUR LE JOUR CLAUDE TURCOTTE ¦ Homelite ferme à Montréal La firme Homelite-Terry-Textron fermera les portes de son usine montréalaise à la fin de juillet, mettant à pied des centaines de travailleurs.M.Frank Feith, vice-président à l’ingénierie de cette usine où l’on assemble des scies mécaniques de marque Homelite, a affirmé hier que la plupart des travailleurs ont été informés de leur perte d’emploi.Cette fermeture semble s’inscrire dans le cadre d’une restructuration des activités de la compagnie Textron, à laquelle l’usine montréalaise est affiliée.¦ L’essence « pas de problème » La compagnie Pétrolière Impériale Ltée vient de lancer une nouvelle essence, dite « pas de problème ».Selon les dirigeants de Esso, il s’agit de la première nouveauté importante dans le domaine de l’essence au Canada depuis le lancement du carburant super sans plomb en 1978.Mise au point au Centre de recherches Esso à Sarnia, cette essence, annonce la compagnie, élimine les dépôts dans les injecteurs et les carburateurs encrassés.Les expériences établissent que cela marche dans « la plupart des cas ».Ce sont les grands manufacturiers, notamment GM, Ford et Chrysler qui ont demandé aux pétrolières de produire des carburants qui éliminent l’encrassement.¦ Loto-impôt?Non, une erreur.Les fonctionnaires de Revenu Canada à Toronto ne s’expliquent pas comment un chèque de $241,644 a pu être émis à un chômeur dont on avait revérifié la déclaration de revenus pour 1983.M.David Cameron, âgé de 21 ans, a reçu un chèque de remboursement pour un tel montant.Sachant que cela « devait etre une erreur », il est tout de même allé chez un changeur où il avait l’habitude d’encaisser ses chèques, qui lui a offert $ 15,000 ou $ 20,000 tout de suite et le reste en paiements différés, à la condition que le chèque soit valide.Véfrification faite, des fonctionnaires venaient récupérer le chèque deux heures plus tard.« Ils voulaient savoir si j’avais voulu le changer pour faire une blague ou pour commettre un acte criminel », a dit M.Cameron, qui ne sera pas poursuivi, mais qui continue de se chercher du travail.¦ Bécancour.activités portuaires Le port de Bécancour vient d’accueillir hier le plus gros navire de son histoire, le Sanggumay, un minéralier philippin, qui apportait d’Australie une cargaison de 48,600 tonnes métriques d’alumine pour l’Alumi-nerie de Bécancour.Ce géant des mers mesure en effet 228.02 mètres ou encore 749 pieds de longueur et 106 pieds de largeur.Pour l’amener au quai no 5, il a fallu le concours des remorqueurs de trois firmes spécialisées de Trois-Rivières, Sorel et Québec.Deux quais ont été allongés déjà pour répondre aux besoins de l’aluminerie.Jusqu’à maintenant en 1986,22 navires ont amarré au port de Bécancour, comparativement à huit au cours de la même période l’an dernier.¦ Nouveau nom pour Massey-Ferguson Massey-Ferguson Ltd.dépensera presque $ 1 million pour adopter une nouvelle raison sociale, soit Varity Corp.Ce dernier nom est en fait une variante de Verity Plow Co., une entreprise que Massey a achetée il y a presque 100 ans.Plusieurs autres grandes sociétés ont ainsi changé de nom depuis quelque temps, notamment International Harvester et Dome Canada Ltd.Massey-Ferguson veut aussi redorer son image.Il y a deux mois, les actionnaires de la compagnie ont approuvé la troisième restructuration majeure de la compagnie depuis 1981.Les actionnaires seront appelés à approuver le nouveau nom, choisi parmi 1,500 suggestions, le 17 juin.¦ Bénéfice à Air France Air France a dégagé en 1985 un bénéfice net de 728 millions de FF, en» hausse de 36.7 % par rapport à 1984 et va procédér à deux augmentations de capital, a annonce jeudi la compagnie aérienne.Ce bénéfice est légèrement supérieur aux estimations de la compagnie (700 MF).Les deux opérations d’augmentation de capital ne se traduiront pas par l’entrée d’actionnaires nouveaux dans le capital de la société, a précisé un porte-parole de la compagnie.L'Etat français détient actuellement plus de 99 % du capital social d’Air France.¦ En raccourci La bourse Desjardins jeunes entrepreneurs de 5 000$ nouvellement offerte par la fondation Girardin-Vaillancourt vient d’être décernée à Les cartonnages J.M.Inc.de Saint-Ignace de Stanbridge (comté de Missis-quoi).Le prix Mérite d’une valeur de $2,500, dans le cadre d’un concours de la Bourse de Montréal auquel ont participé 4,603 équipes d’étudiants du secondaire à l’université, a été remporté par Patrick La-chance de la polyvalente Calixa-Lavallée.Le Centre québécois de productivité du vêtement tiendra le Salon national de la technologie du vêtement à Place Bonaventure du 28 au 31 mai.Le Bureau de commerce de Montréal tiendra sa 164e assemblée annuelle le 29 maL.Plerre De-lagrave, vice-président chez Cossette communication-marketing, représente le Canada au sein du jury du 2e Grand prix mondial de publicité extérieure à Paris.Selon M.Laybourne, les prêteurs ont beaucoup facilité les emprunts pour placements dernièrement.Certains prêtent même 100 % du montant de l’investissement, sur la foi d’une simple signature, dit-il, et nous craignons que des investisseurs inexpérimentés perdent beaucoup d’argent de cette façon.Voici comment cela se produit : disons que vous empruntez 80 % de la somme nécessaire pour vous procurer $ 1,000 de parts de fonds communs de placement.À long terme, les fonds communs de placement sont souvent de bons placements, mais la valeur des actions peut chuter pour de brèves périodes.Quelques mois après l’achat, vous pouvez vous retrouver avec un investisse- ment qui ne vaut plus que $ 600.« Les 20 % d’intérêts initialement détenus par l’investisseur pourraient disparaître complètement.Des investisseurs qui ont emprunté des milliers de dollars peuvent se retrouver dans une situation catastrophique», indique M.Laybourne.Pour sa part M.Douglas considère comme scandaleux qu’on puisse emprunter 100 % du coût d’une partici- • pation à des fonds communs de placement, alors que les courtiers en valeurs mobilières ne peuvent prêter pour plus de 50 % de la valeur d’autres types d’investissements.« Évaluez comme il faut votre situation financière.,.vous pourriez compromettre toutes vos économies», conclut-il.La GRC perquisitionne chez des courtiers canadiens à Amsterdam JOCELIN DUMAS Des firmes de courtage en valeurs mobilières dirigées par des canadiens dans la ville d’Amsterdam aux Pays-Bas ont fait l’objet de perquisitions récemment de la part de la police néerlandaise et de membres de la Gendarmerie Royale du Canada.Les poursuites policières contre ces canadiens qui utilisent des techniques de vente sous pression (boiler room) font suite à une série de rencontres tenues avec des représentants des Commissions de valeurs mobilières de l’Ontario et du Québec dont l’expertise est reconnue dans ce domaine.M.Jean-Yves Béliveau, directeur des enquêtes de la Commission des valeurs mobilières du Québec, a indiqué au DEVOIR avoir rencontré en avril dernier M.Jan Koers, un procureur néerlandais et l’inspecteur en chef Arnold Peters du service des fraudes de la police d’Amsterdam.Selon M.Béliveau, les accusés ne possèdent pas de bureaux au Canada et ont quitté le pays depuis au moins quelques années.Les noms de deux promoteurs canadiens bien connus maintenant actifs à Amsterdam ont refait surface, MM.Irving Kott et Myer Rush.M.Kott, un montréalais, avait été condamné à verser une amende de plus de $ 500,000 en 1976 sous les chefs d’a msation de conspiration en vue de frauder.M.Béliveau croit savoir qu’il y aurait d’autres groupes de canadiens à Amsterdam utilisant les mêmes techniques de vente sous pression mais leurs noms ne sont pas connus.Le procureur Koers a déclaré hier au journal « The Globe & Mail » de Toronto que des actions de compagnies canadiennes ont fait l’objet de promotion à Amsterdam.Suivant la technique utilisée, les prix des actions sont gonflés par les transactions répétées des représentants de firmes de courtage.Une fois que ces actions sont revendues à des particuliers, les représentants mettent un terme à l’agiotage des titres et leurs cours s’effondrent.Des millions de dollars d’actions d’une valeur douteuse au raient ainsi été vendues à partir des représentants d’Amsterdam qui utilisaient tout simplement le téléphone pour compléter des transactions avec des acheteurs du Moyen-Orient, de l’Asie et de l'Australie.Aucune tentative n’a cependant été dirigée vers des acheteurs potentiels du Canada et des États-Unis car les lois sur les valeurs mobilières de ces pays ne permettent pas de telles activités.La police néerlandaise a sem-ble-t-il pris connaissance de l’ampleur internationale du problème il y a deux ans quand une enquête menée par la police ontarienne eût permis de découvrir qu’un certain nombre de résidents de Toronto, dont la plupart ont déjà participé à la vente de diamants en Amérique du Nord en utilisant des techniques similaires de vente par téléphone, se rendaient régulièrement à Amsterdam pour vendre des valeurs mobilières à des Européens.Le président de la Bundesbank souhaite la stabilisation du dollar américain HAMBOURG, RFA (AFP) - Le président de la Bundesbank, M.Karl-Otto Poehl, a souhaité une phase de consolidation et de stabilisation des cours de change, à la suite de l’importante baisse du dollar contre le mark.Dans un discours prononcé jeudi à Hambourg (RFA) devant le congrès des caisses d’épargne ouest-allemandes, M.Poehl a également laissé entendre que la Bundesbank ne baisserait pas prochainement ses taux d’intérêt.Au sujet des taux de change actuels, M.Poehl a affirmé: Aussi important et nécessaire qu’ait été l’ajustement du cours du dollar, il me semble maintenant souhaitable de parvenir à une phase de consolidation et de stabilisation des cours de change.M.Poehl a ajouté qu’il pourrait être parfois utile de procéder à des interventions concertées des banques centrales afin de contrecarrer une baisse trop importante du cours du dollar.Le dollar, qui avait presque atteint les 3.50 DM en février 1985, cote depuis plusieurs semaines aux alentours de 2.20 DM.La baisse du billet vert a affecté les résultats du premier trimestre des plus grosses firmes exportatrices ouest-allemandes.Le discours de M.Poehl, entièrement consacré aux questions monétaires, intervient apres que les États-Unis eurent pour la première fois mardi, par la voix du secrétaire au Trésor James Baker, exprimé des inquiétudes sur une trop forte baisse du dollar.Après des années de fluctuation, il serait souhaitable que les importateurs et exportateurs s’adaptent aux nouvelles parités et que s’établisse une période de calme et de stabilité sur les marchés des changes, a ajouté M.Poehl.M.Poehl a répété son scepticisme vis-à-vis de la notion de zones-cibles suggérée par les Américains, qui définiraient des marges précises de fluctuation pour les monnaies.Il est irréaliste d’attendre dans un avenir prévisible un accord formel sur le maintien de parités définies, a dit M.Poehl.Le volume actuel des marchés financiers mondiaux est tellement important que des parités précises ne peuvent pas être défendues, a-t-il dit.Aucun des pays dont la monnaie supporterait le plus gros des conséquences d’une instauration de zones-cibles n’est prêt à prendre les responsabilités qui en découleraient, a insisté M.Poehl.Dans le même discours, M.Poehl a indiqué que depuis que la Bundesbank a donné le signal du premier round de baisse des taux dfintérêts dans le monde, en baissant le 6 mars son taux d’escompte d’un demi-point à 3.5 %, les données importantes qui entrent en compte pour prendre une décision ont changé.Plus de propriétaires Chose certaine, vous n’étiez pas seul.Selon les données du recensement de 1981, le nombre de canadiens propriétaires est à la hausse.En fait, plus de 62 % des canadiens vivent dans leur propre maison, comparativement a 60% en 1971.Cette information servira à évaluer le marché résidentiel et à élaborer des programmes d’habitation.Le recensement de 1981 nous apprenait que plus des deux tiers des maisons canadiennes avaient plus de dix ans, soit une proportion presque identique a celle observée en 1971.Les canadiens semblent préférer la vie urbaine.Les chiffres recueillis par Statistique Canada à l’occasion du recensement de 1971 montrent qu’environ 75 % des canadiens vivent en milieu urbain, contre 25 % en milieu rural.La taille moyenne des ménages a diminué.Au recensement de 1981, le ménage moyen se composait de 2.9 personnes, comparativement à 3.1 en 1976 et a 3.5 en 1971.Le 3 juin 1986, soyez du nombre.Rolland inc.AVIS DE DIVIDENDES AVIS EST DONNÉ PAR LES PRÉSENTES QUE LES DIVIDENDES TRIMESTRIELS SUIVANTS ONT ÉTÉ DÉCLARÉS PAYABLE LE 13 JUIN 1986, AUX ACTIONNAIRES INSCRITS A LA FERMETURE DES LIVRES LE 23 MA11986.ACTIONS PRIVILÉGIÉS $1,0625 PAR ACTION SUR LES ACTIONS PRIVILÉGIÉES CUMULATIVES DE $4,25 ACTIONS ORDINAIRES CLASSE «A» — $0,25 PAR ACTION CLASSE «B» — $0,2375 PAR ACTION PAR ORDRE DU CONSEIL D A DM INI S TR A Tl ON.LE SECRÉTAIRE ADJOINT ET CONSEILLER JURIDIQUE.LUC O.DÉSY Pour assurer le succès d’un congrès, d’un salon, d’une conférence, d’un séminaire ou ,d'un colloque, il faut annoncer dans cette rubrique «rendez-vous».Pour de plus amples informations sur les tarifs publicitaires, communiquer avec: Francine Gingras 842-9645 RENDEZ-VOUS LE CARNET DES JURISTES Bélanger, Sauvé Avocats Ronald Adam Robert Alain Manon Beauchemin Christiane Béland Louise Bélanger Marcel Bélanger, c.r.Alain Bergeron Gérard Caisse Michel Cantin Mimi Côté Richard Coutu Michel Delorme Alain-Claude Desforges Sylvie Devito Pierre Dozois Claude J.E.Dupont Michel Dupuy • Aline Grenon Jacques Huriet Sophie Jean Pierre Journet Michel Lanctôt Claude Lapierre Michael Larivière Luc Lefebvre Jean-Paul Legault Jean-François Lemay Daniel Mandron Nicolas Martin Claude Nadeau Richard Nadeau René Piotte Alain Rondeau Pierre Sauvé Marc Simard Francine Tourangeau François Tremblay • Aussi membre du Barreau de l'Ontario 28lème étage, Tour de la Bouree Square Victoria Caae Postale 221 Montréal, Qué.H4Z 1E6 Télécopieur (514) 876-3053 Télex: 05-25423 Téléphone: (514) 878-3081 CONGRES ANNUEL 1986 ùf L'ASSOCIATION PROVINCIALE DES ASSUREURS-VIE DU OUÉBEC (APAVO) M.Gérard D.Lévesque Ministre des Finances du Québec Conférencier Déjeuner présidentiel Le jeudi 22 mai 1986 à 12h15 Hôtel Plaza La Chaudière Salle des Nations à Hull Prix d'entrée: Membres de l'APAVQ: 45$ Non-membres: 55$ Pour renseignements et réservations: Mme Ginette Braconnier (514) 288-4454 511, Place d Armes, bureau 701, Montréal, Qc H2Y 2W7 C \3 A V VE C COLLOQUE L'importance du commerce maritime sur le Saint-Laurent et le rôle des pouvoirs publics Sept-îles, les 16 et 17 juin 1986 Organisé par les villes portuaires de la Côte-Nord Sept-îles — Port-Cartier — Baie-Comeau — Havre-Saint-Pierre en collaboration avec La Société de développement économique du Saint-Laurent SODES Grands thèmes * Rôles présent et futur des gouvernements dans le commerce maritime * Importance du Saint-Laurent pour les industries manufacturières québécoises * Problèmes et menaces concernant le commerce maritime sur le Saint-Laurent Frais d’inscription : 250 S Pour information et inscription, veuillez contactez: Marc Gagnon, Directeur général.SODES.385 Grande Allée est, Québec.Québec.GlR 2H8.(418) 643-7788 t f 12 ¦ Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 LE DEVOIR ECONOMiaUE TORONTO Virement à la baisse TORONTO (PC) — Les cours ont viré à la baisse hier à la Bourse de Toronto, L’indice composé a chuté de 14.73 points et affichait 3062.60 au terme d’une séance animée.Le volume des échanges a atteint 19.77 millions d’ac-• lions, contre 16.90 milhons mercredi.Dans les valeurs industrielles, HCI Holdings A perd Lî cents à $1.60; Canadian Imperial Bank of Commerce 1-4 à $19 1-2 el Canadian Pacific Ltd 3-8 à $16 7-8.Inco gagne 1-4 à $18; TransAlta Utilities A 1-4 à $28 7-8; Pagurian Corp.A 1 1-8 à $16 7-8; First Marathon A 2 1-8 à $14 1-4 et Samuel Manu-Tech 1 7-8 à $21 7-8.i)ans le secteur des mines, Sherritt Gordon cède 1-8 à $6 ,')-8; Placer Development 3-8 à $22 3-8 et Golden Knight 3-8 à $10.Treasure Valley gagne 10 cents à $1.50 et Viceroy Resources 15 cents à ^.30.Du côté des pétroles.Total Petroleum North America abandonne 1-8 à $301-8; Numac Oil and Gas 1-8 à $8,3-8 et Westmin Resources 3-8 à $8 1-2.Canada Northwest Knergy gagne 1-2 à $16 et Poco Petroleum 1-4 à $8 1-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Emity Svr 27jO 4M Equity P 2400 SI6 FCA mil 17381 mvi Flbrdg 208750 I2I'A Flcnbrclg w 2500 I45'q Forby Res 500 320 Fqlhm Oen 1500 I8SS Fed I A 164855 81615 Fed Ind II 7550 545 Fed Pion i25 mVi Fin Truco 12900 514 F Trsco Ip 5287 594* FTrsco B w 143 F^ron U550 \74 F City Fin 1000 S13V2 F Ctv Tr A 300 $1044 F Ctv Tr D 300 $844 F AAorth A t 5950 $14'/4 F Morthn B16500 $14V4 F Mar Z40 310 F Mrcn A SOO S64« Flonoaon o 1700 138 Fleet Aero f 600 $33V^ Fleet Aro w 2700 $13Vi Ford Cndo 570 $151 F Knox 0 33500 35 FS Hi f 118170 $304$ F Seo A pr 540 $81'} Franco o 17000 145 Fyfurtek o 19500 73 G H !• hm.435 440 -15V} 16 4 16H 17V2 4 304$ 304$-44 44 330 330 OV} 8Vi-16'A 164$-444$ 444$-39V$ 39Vj m 1344 9V3 94$ 8V} 89] -165 170 4 13V} t3Vj 4 1044 1044 844 844 4 134$ 14 2500 $311$ 3300 460 5300 160 Moison Molson Monoco M Trusco Moore Morgon Morisn Mtg Ins R Mothers Mothers w Muncpl Fin Mun Fin P Murphy MuKOCtlO Mus P Musto O NSR Res 0 13000 30 Nobisco L 1450 $40V} Nat Bk Con13756 $39 Nat Bk 15 900 $2644 Not Bk 6 see below f 34430 $36'$ z48 $26'/] 6200 $7 300 $3544 33858 $341$ 3700 205 600 $64$ see below 100 $10 3000 60 100 $84$ 700 $10V4 1800 $1944 10000 315 100 $13V« 9X 440 260 360 - 5 245 245 316 325 -10 20 37 4 3 335 235 64$ 6V2 4 V$ 31 21-14 450 455 155 160 4 5 36V} 264$ — 4 3544 2544 - '4 334$ 334$ - 4$ 305 305 4 4 64$ 64$ maoo Aurifèrwi Pétrol* •tgaa I 3840,76 I i 2770,! 59 V«8riations ci«s titr*s Produits Prod(8its du indwatriuls consorranation i 4872,02 V,.33,80,.GB Auto GTC TrCon GSW B f Gaictic 0 Galctic L Gondott Gane Gaz Metr Gaz 5,40 p Gaz 15 p Geac Cofnp Gendis A GMC GMC Genslor t Genstr D t 6900 $7 3900 $11Vs 250 $19 18100 $14 33950 $11 >4 13093 1944 9820 25 31825 $12V4 lis $97 550 $27V} 11700 $5V} 31535 $24 821 $105V4 see below 400 $S0V4 300 $4544 644 Genstr E p 6650 $264$ Gnstr Fin p 3500 $3644 Gesco Ind 300 $10 Giont Bov 0 3000 265 AB Vtnitf Hmrt Ftm.Ot A.G.F,M 1000 $34V4 34 AHA Auto O 3950 $9'/$ 9>/à AMCA Int 3800 $18'$ 184$ AMCA p «00 $2SV4 25V4 AMCA 3 p 4235 $39 2844 AMCA 3 P 1600 $254$ 25'$ Abertord 44800 $5V7 54$ Abertord w z3S0 20 30 Abermin 0 7300 132 IX 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17V: 5 Dfs Dfs Dfs Dfs Dfs E F Op.Op.Dern.en Dern.en Dem.Trans cir.Option Mois Prix Offre Dem.Trans, cir.$7* $4V; 8 Gnstor OC 47'/; $10'/.$12 $10'/; 20 Gnstar Oc 47'/: P 25 150 110 2 $10* Gnstor Oc 50 $7* $9' $7Vs 125 125 10 Gnstor Oc 50 P 25 150 45 40 10 Gnstar Oc 52'/; $5% $7 $5*i 65 70 90 Gnstar Oc 52'/;P 85 150 125 13 70 50 33 Gnstar Oc 55 $2* $4* S4 50 75 7 Gnstar Oc 55 P 25 $2'/?$4'/?5 185 S2 10 Gnstor Oc 57V; 100 S3 150 40 25 235 Gnstor OC 57'/;P 25 S3 $2* 160 155 Gnstar Oc 60 50 215 30 25 140 Gnstar Oc 60 P $2 $6 $5* 290 124 Gulf C My 15 50 65 35 558 25 Gulf C My 15 P 1 10 40 342 $7* Gulf C My 17'/; 1 3 50 38 iV/e $7Vs Gulf C My 17V; P 185 210 $2'/.8 20 35 30 Gulf C Ag 15 no 130 120 2712 $5* $6'/?505 Gulf C Ag 15 P 40 65 85 50 25 25 156 Gulf C Ag 17 V?35 60 90 91 280 420 4 Gulf C Ag 17'/;P 210 235 $2'/; 18 35 50 12 Gulf C Nv 15 150 175 $2'/.29 95 90 50 Gull C Nv 15 P 60 85 80 23 30 85 35 Gulf C Nv 17 V; 70 90 70 97 $5*! 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Husky I Husky I J 145 170 170 OC 7 Oc 8 85 .Oc 8 P 40 55 45 Oc 9 30 45 45 Oc 9 P 80 105 110 Oc 10 P 165 190 175 1 Oc 12% Oc 12%P 405 435 10 15 G H $5% $5% $5% 267 A Jn 10 P 5 15 20 66 Gnstar Jy 35 $22* $24* $22' A Jn 12'/; M Î3 $3'/ 662 Gnstor Jy 35 P 5 50 60 A Jn 12' jP 1 25 10 125 Gnstar Jy 37V?$20'/.$22’'.$20 A Jn 15 90 100 115 1988 Gnstar Jy 37v?p 5 50 40 A Jn 15 P 35 50 55 111 Gnstar Jv 40 $17* $19* $14 Jn 17% 10 Jn 17%P 185 210 Sp 10 $5% $6 15 20 1120 Sp 10 P 1 20 $6* 20 60 55 Sp 12% 355 380 390 333 Sp 12%P 20 45 35 120 SP 17V: P 210 235 60 Dc 12%P 35 Dc 15 230 255 Dc 15 P 95 120 Dc 17% 115 140 120 Dc 17%P 235 260 285 Ja 7 40 20 $2% 627 80 51 146 135 160 150 Jo 7 P 40 60 JO 8 100 125 125 JO 8 P 75 100 65 125 75 $2 175 75 Ja 9 50 Ja 9 P175 Jv 7 65 Jv 7 P 5 Jy 8 15 35 50 50 Jy 8 P 35 60 65 15 Jy 9 1 25 Jy 9 P 150 175 190 5 JV 10 1 20 55 145 JV 10 P $2% $2% $2% 32 Jy 12% 1 20 20 126 Jy 12%P $4% $5% 255 100 JV 15 10 20 15 150 Gnstar Gnsfor Gnstor Gnsfor Gnsfor Gnstar Gnstor Gnstar Jy 25 $32% $34% $31% *Jv 25 P 1 20 70 Jy 27% $30% $32% $28'% Jv 27%p 1 20 100 JV 30 $27% $29% $28 Jy 30 P 5 25 15 Jv 32% $25% $27'% $25 Jv 32%P 5 50 25 Gnstor Gnsfor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstar Gnstor Gnstar Gnsfor Gnstor Gnstar Gnstor Gnstor Gnstar Gnstor Gnstar Gnstor Gnstar Gnstor Gnstor Gnstar Gnstar Gnstar Gnstor Gnstor Gnstor Gnstar Gnstor Gnstor Jv 40 P 5 35 6 jy 42% $15% $17% $15% JV 42%P 5 35 20 Jy 45 $12% $14% $13% Jv 45 P 15 20 20 Jy 47% $10% $12 $10V8 JV 47V:P 20 45 30 Jy 50 $7% $9'/: $7% 25 85 50 $5'/.$7 $5* 25 75 175 M $4'/; M 50 150 50 100 $2 125 40 $2'/; 10 $2 $2 $5 $25'/.$27V.$22* 1 25 75 $22* $24* $22'/.1 40 120 $20’/.$22'/.$18'/; 15 50 60 $17* $19* $16'/.10 20 20 $15'/.$17'/.$13'/j 5 M) 25 $12* $14'/?$13'/.30 75 $2'/.imsco Ja 35 $33 $4 $4 45 Imsco Ja 35 P 220 245 Imsco Ja 37V?260 285 255 56 Imsco Jo 3/V;P 345 370 $33 17 Imsco Ja 40 P 485 $5' imsco Jy 22 V; $127/s $13*! $10V3 imsco Jv 22'/?P 1 25 15 33 imsco Jv 25 $10* $10*8 $10*1 362 imsco Jv 25 P 1 25 10 ?99 imsco Jy 27V?$7* $8’' $11* 99 Imsco Jy ?7'/?P 5 30 30 146 imsco Jy 30 $5'/ $6 480 97 imsco Jy 30 P 10 35 25 116 imsco Jy 32'/?385 395 385 957 Imsco Jy 32'/?P 35 60 55 118 imsco Jy 35 $2 215 175 292 Imsco Jy 35 P 115 140 145 98 imsco Jv 3/':P 240 265 280 41 Imsco Oc 25 $!0*o $11'/a S6 9 Imsco Oc 25 P 5 30 80 31 Imsco Oc 27'/?$8* $8V $9* 250 Imsco Oc 27'/?P 15 40 20 114 imsco Oc 30 $5 "8 $6* $6 61 Imsco Oc 30 P 40 65 55 74 imsco Oc 32'': $4'/?460 95 193 imsco Oc 35 296 310 305 203 imsco Oc 35 P 170 195 230 156 Imsco Oc 37V?P 105 330 305 102 imsco Oc 40 100 120 110 123 Imsco Oc 40 P $4* $5 Inco Mv 17V?$5'/s $5''?Inco My I2'/?P 1 5 5 30 Inco Mv 15 270 M 420 23 Inco Mv 15 P 1 1 10 128 inco My l/'-':P 1 20 5 791 inco Mv 20 3 ?3 1138 Inco My 20 P $2 230 230 85 inco My 22'/?2 2 3 441 inco My 71'jP $4'?480 $4': Inco Mv 25 5 2 50 16 Inco Mv 25 P $7 $7* Inco Ag 15 $3'/.M'/?$7': 21 Suite à la page 14 14 Le Devoir, vendredi 16 mai 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE VANCOUVER Tendance irrégulière VAN(;()UVKR (PC) — La tendance était irrégulière hier à la Bourse de Vancouver et 11,905,678 actions ont changé de main.Au terme de la séance on a dénombré 231 titrés gagnants, 280 perdants et 437 stationnaires.L’indice global du marché a clôturé à 1378.46, en baisse de 8.40 sur la précédente clôture.Cours tournis par la PRESSE CANADIENNE_ Indk» général Voluma (•n mittians) VariotiotM dos «Htm 437 A B Aboton I Abv inv a i Abv inv b j Aber res i Abitibi res Abo oil corp Acocio i Acodemv i Achots i Acorn res i AcQuisitor i Ad dome i Adorns ex i Admirai r Adolo i Adriatic rs t Aesis res i Aerolift inc AgincourI i Airborne i Aiqx res i Alamo dev | Algo res j Alice lake i AlinointI j All stor i Allure rs j Alpho i Altar gold i Amark expl Am
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