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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-09-27, Collections de BAnQ.

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ÿ-Mmk PAH-CANADIEN / FIN SEPTEMBRE L’ENTREVUE LE MONDE CULTURE TOURISME Alain Dancyger: le reconverti aux arts PAGE B 1 Bons se pavane sur la Place Rouge Le Conseil québécois de la musique est né A la recherche d'un lieu de bien-être et de travail PAGE A 5 PAGE B 10 page: B 1 PERSPECTIVES La valse des milliards Souffrez-vous d’«achiffrisme» ?Jean Dion Jean Chrétien a promis de créer 500 000 emplois.Mais le programme libéral, avertit Kim Campbell, fera ajouter 100 milliards$ à la dette publique en trois ans.Ce n’est pas aussi dramatique que la proposition du NPD, qui veut réduire le déficit de 8 milliards$ en cinq ans, ou de Lucien Bouchard, qui parle de 10 milliards$ dès la première année, mais on est encore loin de Preston Manning, qui éliminera le déficit en trois ans, deux de moins que Kim Campbell.Ouf! i Y a-t-il un mathématicien dans la salle?On est tenté d’espérer que oui, parce que les savants calculateurs qui occupent ces jours-ci les tribunes publiques ont de quoi donner le vertige.Chaque campagne électorale, c’est dans l’ordre des choses, ramène son cortège de chiffres ronflants et sa valse des milliards.Des chiffres lancés de droite et de gauche, sur à peu près tous les sujets, et dont la caractéristique principale est l’apparence de scientificité.Mais cette fois-ci, on est en droit de se demander si on n’en offre pas plus que le client en demande.C’est qu’en politique, les chiffres ont une portée ambivalente.On les craint et on les respecte, parce qu’à travers eux se profile la précision.Parce qu’ils sont l’argument massue, inattaquable à moins de se livrer à une laborieuse démonstration contraire.Mais on les méprise aussi, parce qu’on sait parfaitement que c’est sous les millions et les milliards venus de nulle part qu’on peut le plus facilement se faire enterrer sans espoir d’en sortir avant d’aller voter.Dans un excellent essai intitulé Innumeracy: Mathematical Illiteracy and its Consequences, John Allen Pau-los, prof de maths à l’université Temple de Philadelphie, s’attaque à r«achiffrisme», cette attitude relativement répandue qui consiste à être réfractaire à toute démonstration mathématique, même la plus simple.Un véritable handicap, dit Paulos, qui fera dire à quelqu’un — dans une seule et même phrase et sans se douter de l’énormité — qu’un traitement médical «échoue une fois sur un million et réussit dans 99% des cas».Or si l’achiffrisme a comme conséquences, par exemple, de rendre l’astrologie crédible et de justifier la peur de prendre l’avion, il a aussi des répercussions importantes sur la vie sociale et politique.Des données parfaitement absurdes peuvent circuler pendant des années sans que quiconque ne cherche à les vérifier.Ce n’est pas différent en campagne électorale.Car même si les médias font de plus en plus l’effort de décortiquer les affirmations qui leur sont soumises, il se trouve encore des chiffres particulièrement coriaces pour passer à travers les mailles du filet.Ainsi cette assertion incontournable de Kim Campbell, qui veut éliminer le déficit fédéral en cinq ans sans augmenter les taxes, sans «pelleter» la dette dans la cour des provinces et sans couper de façon majeure, du moins à ce qu’on en sait jusqu’à maintenant, dans les programmes sociaux.Quand on y regarde bien, on constate que cela n’a aucun sens.Mais la rumeur continue de filer.Ainsi cette affirmation de Jean Chrétien, qui soutenait que son programme, compte tenu d’un taux de croissance de 3 ou 4% au cours des prochaines années, allait permettre de créer quelque 500 000 emplois.On demande à voir! Ainsi cette savante déclaration d’un professeur d’université, rapportée dans les journaux, selon lequel la démission de Robert Bourassa allait faire perdre au Bloc québécois «deux ou trois points» de pourcentage dans les intentions de vote.Ah bon?Et ainsi de suite.Avec le résultat que les citoyens, baignant dans la confusion, en viennent eux-mêmes à développer des stratégies impossibles de réduction de la dette publique.Une douzaine de gens «ordinaires» invités récemment par le magazine Maclean's pour débattre de la question s’en sont bien rendu compte, eux qui n’ont — après un week-end de discussions soutenues — été capables de ne retrancher que 9 milliards$ au déficit.Et on n’était que dans les hypothèses, pas dans la dure réalité! C'est pourquoi, la prochaine fois que vous aurez envie d’abolir le Sénat, songez qu’il vous faudrait mettre la clé dans la porte de 582 Sénats pour enrayer le déficit! De toute manière, en jouant avec les chiffres, on en arrive vite à la conclusion que tout cet exercice est complètement inutile.Constatez plutôt: le prochain premier ministre passera le tiers de son temps, soit l’équivalent de 122 jours, à dormir.Ajoutez quatre heures par jour, ou (il jours, pour les repas.Comptez aussi trois mois de vacances, soit 90 jours, ainsi que les fins de semaine, soit 104 jours.Total: 377 jours! Où prendra-t-on donc le temps de s’attaquer aux finances publiques?les Actualités .AU Idées .At* Agenda culturel .IIH le Monde .A3 Aiiikiiivn cienés autobus «ont été arrêtés à Zestafoni» qui sépare la Géorgie «zviadiste» de la Géorgie orientale, affirmait à Zougdidi un représentant zviadiste, laissant entendre que la foule aurait pu être beaucoup plus nombreuse.M.Gamsakhourdia, qui après avoir été élu au suffrage universel en mai 1991 à la tète de la Géorgie s’était révélé un dirigeant «à poigne», souvent intolérant et peu soucieux de la démocratie, a appelé le peuple à se remettre au travail, en insistant sur la situation économique catastrophique du pays.Dans la foule, les réactions ont été unanimes pour dénoncer la politique d’Edouard Chevardnadze qui «a ruiné le pays».«Il nous a trahi.Ce sont les politiciens de Tbilissi qui sont responsables de la crise et du conflit abkhaze», a estimé Vissarion Jgen-ti, membre du mouvement zviadiste «Tchro-dideli», du nom d’un roi mingrèle qui avait réunifié la Géorgie au 12e siècle.Très déterminé, M.Gamsakhourdia a également lancé un appel à la «défense commune de l'Abkhazie par les forces réunifiées du gouvernement (géorgien) et des zviadistes».Les zviadistes, fortement opposés aux séparatistes de la république autonome abkhaze, ont toujours considéré l’accord de paix signé à Sotchi en juillet entre les autorités géorgiennes et les Abkhazes, comme une «capitulation».«Le sang a assez coulé, il faut s’unir» et défendre le peuple géorgien d’Abkhazie, a déclaré M.Gamsakhourdia.«Celui qui l'empêchera cela sera l’ennemi de la Géorgie», a-t-il ajouté en faisant allusion à celui qui occupe «illégalement» son fauteuil, Edouard Chevardnadze.Chef lieu des partisans zviadistes, Zougdidi et ses 60 000 habitants se trouvent à quelques kilomètres au sud de l’Abkhazie, où les combats ont violemment repris depuis une dizaine de jours.Aux côtés de M.Gamsakhourdia, le chef des forces armées zviadistes, Vakhtan Ko-balia, est apparu en uniforme pour annoncer qu’il retournait immédiatement en Abkhazie.«Les nôtres y sont.Je dois les aider», a-t-il dit.CARRIERES et PROFESSIONS La réforme du code des professions est au coeur des préoccupations des corporations professionnelles.Dans son cahier spécial Carrières et Professions, LE DEVOIR fait le point sur les projets de réforme du gouvernement du Québec et les réactions qu'ils suscitent.Nous ferons aussi état des grandes tendances du marché de l'emploi et des changements, adaptations et mutations qu' imposent à plusieurs professions le contexte économique actuel.- TOMBEE PUBLICITAIRE: 1er OCTOBRE • PARUTION: 9 OCTOBRE PUBLICITÉ: (514) 985-3399 LE DEVOIR L E I) E V OIK, L E L II i\ I) I 27 S E I» T E M B II E I il (I 8 A (Î * LE MONDE* La révision du droit d'asile en France Il faudra changer la Constitution, admet Balladur La Rochelle (Reu,ter) — Le premier ministre français Edouard Balladur s’est prononcé hier pour une prochaine révision de la Constitution afin de tenir compte des dispositions des accords de Schengen en matière de droit d’asile.«Je souhaite que très rapidement, le Parlement puisse être saisi d'un projet de loi portant réforme de la Constitution en la matière», a-t-il dit lors de son discours de clôture des journées parlementaires du RPR, à la Rochelle.Le Conseil d’Etat a estimé jeudi que seule une, révision de la Constitution permettrait de remédier complètement à la décision du Conseil constitutionnel de censurer les dispositions de la loi sur la maîtrise de l’immigration relatives au droit d’asile.Edouard Balladur s’était prononcé pour Cité du Vatican (Reuter) — Dans sa prochaine encyclique, le .pape Jean-Paul II réaffirmé l’opposition de l’Église catholique à la contraception et à l’homosexualité, si l’on en croit des fuites révélées hier.Par cette encyclique, la dixième du pape depuis son élection en 1978, Jean Paul-II rejette également les débats qu’alimentent les l afholiques libéraux et certains théologiens sur l’enseignement moral de l’Eglise.la plupart des extraits dévoilés par la presse italienne reprennent les documents diffusés par l’agence catholique de presse Adista.Le Vatican a déclaré que la version d’Adista différait de la rédaction finale de Veritatis Splendor qui sera connue le 5 octobre.Cette dixième encyclique, justifie Jean Paul II, est devenue nécessaire parce que une révision limitée de la Constitution par la voie parlementaire pour remédier à cette situation.Mais le président François Mitterrand lui avait demandé de consulter le Conseil d’ÉtaL «Qu’on me comprenne bien: il ne s’agit pas de modifier le préiunbu- Balladur le de la Constitution, il ne s’agit pas de porter atteinte, si peu que ce soit, au droit d’asile», a souligné Edouard Balladur à La Rochelle.«Il s’agit de faire en sorte que la Convention de Schengen soit régulièrement appliquée, d’éviter que tous ceux qui entrent sur l’enseignement moral de l’Église est «nié ou déformé» à l’intérieur même de la communauté catholique.Le souverain pontife y déplore le «manque d’harmonie» qui existe entre les positions de l’Église et leur enseignement dans certains séminaires.A en croire les extraits publiés hier, le pape désapprouve les théologiens qui plaident pour une échelle individuelle des valeurs morales fondée sur les expériences ou les opinions personnelles.«C’était, prétendent-ils, sur la base d’une compréhension naturaliste de l’acte sexuel que la contraception, l’autoérotisme, les relations sexuelles en dehors du mariage et l’insémination artificielle ont été déclarées moralement inacceptables.» le territoire de la Communauté par une autre frontière que la notre puissent présenter une nouvelle demande à nos frontières et, en attendant qu’elle soit instruite, s’installer sur notre territoire», a-t-il expliqué.Le 13 août, le Conseil constitutionnel avilit jugé contraire à la Constitution un alinéa de la loi sur l’immigration qui stipulait que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ne pouvait être saisi par un demandeur d’asile dont la demande relevait de la compétence d’un autre État.Il avait également censuré une mesure autorisant un préfet à refuser l’admission au séjour d’un étranger demandeur d’asile qui aurait déjà vu une demande similaire rejetée par un État signataire des accords de «Selon certains théologiens, poursuit le pape, un jugement moralement négatif de ces actes échoue dans la juste prise en compte de la personnalité de lliomme, être rationnel et libre, et des bases culturelles de toutes les normes morales.» Jean-Paul II ne reprend ces doctrines que pour les condamner.Ellçs sont «contraires aux enseignements des Écritures et à la tradition», écrit-il dans la dixième encyclique, la forme supérieure que peuvent revêtir les écrits pontificaux à laquelle doivent normalement obéir les 960 millions de croyants.Depuis son élection, Jean-Paul II a répété avec constance la condamnation par l’Église des moyens de contraception, qui interdisent la possible transmission de la vie.Le Vatican n’autorise que la méthode des cycles, le Schengen.Le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, avait alors réclamé une révision de la Constitution pour intégrer les accords de Schengen dans la loi fondamentale.Le président Mitterrand avait à l'époque laissé entendre qu’il n’était guère favorable à une telle révision sur ce dossier.Hier matin à lit Rochelle, Charles Pasqua a déclaré qu’une révision constitutionnelle «ne remettra pas davantage en cause le droit d’asile que la loi votée ne le remettait elle-même en question».«La France restera ainsi, comme ses voisins européens, une terre d’asile mais, comme ses voisins européens, elle ne permettra pas que l’invocation abusive de ce droit soit le principal vecteur d’une nouvelle vague migratoire», a estimé le ministre.couple s’abstenant de rapports sexuels pendant la période de fertilité de la femme.Mais de nombreux catholiques ne tiennent pas compte de cet enseignement, et ne se considèrent pas dans le péché en ayant recours à des méthodes contraceptives plus sûres mais prohibées.Veritatis Splendor reprend aussi les positions inébranlables de l’Eglise contre l’avorte-ment, tenu pour symbole du mépris de la vie dans la société moderne.L’encyclique s’élève également contre la corruption des milieux politiques contaminant la société.Mais le texte est avant tout un rappel à l’ordre de ceux qui, à l’intérieur de l’Eglise, remettent ouvertement en question l’enseignement du Vatican.ITALIE La ligue à l'attaque Cumo (AFP) — Le chef de la Ligue lombarde, Umberto Bossi, a défini hier à Cumo (nord de l’Italie) lit stratégie de son mouvement autonomie te pour les prochains mois, en promettant que l’Italie serait bientôt fédérale.Dans un discours d’environ deux heures prononcé devant des milliers de ses partisans, M.Bossi a précisé les trois phases qui doivent, selon lui, permettre à son mouvement de transformer l’Italie en État fédéral.üt Ligue lombarde a fait une véritable percée en Italie au cours des deux dernières années, en s’adjugeant 80 sièges au parlement national et en remportant les élections municipales à Milan en juin dernier.S’affirmant fédéraliste et européenne, la ligue lombarde est accusée par ses détracteurs de xénophobie, de séparatisme, voire d’extrémisme de droite.Umberto Bossi a réaffirmé l’intention de la ligue de demander à ses partisans de faire la grè- .ve de l’impôt, avant la tenue en avril prochain d’un «référendum» dans le nord de l’Italie sur le thème du fédéralisme.M.Bossi n’a pas précisé comment il entendait organiser ce «référendum», mais il a laissé entendre dans une interview publiée hier par Im Stampa qu’il aurait la forme d’un sondage.Enfin, dernière étape, les députés de la ligue au parlement national pourraient démissionner en bloc et former un parlement fédéral.Umberto Bossi s’est également longuement expliqué sur sa déclaration récente qui a soulevé à la fin de la semaine dernière l’indignation du monde judiciaire.«La vie d’un juge qui veut enquêter sur la Ligue vaut 300 lires, le prix d’une balle», avait .déclaré M.Bossi, déjà auteur de déclarations similaires sur la valeur par exemple de la guillotine pour les hommes politiques.«Plaisanterie ironique» qui ne visait pas les juges, mais seulement certains d’entre eux qui s’aviseraient d’enquêter sur la Ligue sur ordre du .pouvoir politique, a expliqué M.Bossi.Pour le Vatican, l'ennemi est aussi à l'intérieur de l'Église idouard T É L.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 — ¦ ¦ - AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té!.: 985-3344 Fax: 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOUETTE.(CH.CRIMIN.& PEN ), NO: 705-27-007762-906.GINETTE LORTIE, PERCEPTEUR DES AMENDES.Partie demanderesse, 2620-0634 OUÉBEC INC., TRANSPORT SABOURIN & FRERES ENR.Partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 08 octobre 1993, à 11h00, au 2135, ROUTE 344, ST-PLACIDE.DISTRICT DE TERREBONNE, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de 2620-0634 QUÉBEC INC., TRANSPORT SAVOURIN 8 FRERES ENR.saisis en cette cause, soit: Camion Ford ITL 9000, plaque # VR 10724-4, CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.ERIC DION, huissier.ÉTUDE: PHILIPPE, TREMBLAY, DION 8 ASS., HUISSIERS.165 rue Du Moulin, St-Eustache (Québec) J7R 2P5.(514)491-7575.St-Eustache.ce 24 septembre 1993.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02-002898-935.AMEUBLEMENT FIRENZE INC., Partie demanderesse, -vs- PASQUALE IAMMATTEO, Partie défenderesse.Le 13ième jour d’octobre 1993, à 10h30, au 8680 CHOQUETTE, ST-LÉONARD.disthet de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de PASQUALE IAMMATEO, saisis en cette cause, consistant en: 1 vidéo BETA de marque Sony; 1 pupitre dessus en marbre avec une chaise assortie: 1 vidéo VHS de marque Emerson.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: PIETRO MACERA, huissier, 514-848-0979, Fax: 848-7061.MACERA 8 ASSOCIÉS HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest, RC, Montréal, Québec, H2Y1K9 MOTS CROISES 10 11 12 HORIZONTALEMENT U Jambe — Antilope ! africaine.Z- .Faire prendre une j robe ^ » Monnaie chinoise.— • j * • Propre a l’âne.4-.( I Querelle $•! .Colonne ornée ;t‘.d’éperons de navires *•11 (Antiq.rom.).— Bruit.6- Vieux.— Do.— Métalloïde.7- Cinq cent un — Dialecte tyrolien.8- Relatif au cheval — } Mendier.J- Tailler une pierre.— Pronom iû- Dans, — !• Changement de ^ peau — Terres entourées d’eau.(1- Soutien — Tout ce -v qui agit }2- Action d’éveiller — Au billard, prolonge le J choc en accompagnant la * bille.ERTICALEMENT .; ' Faire entendre des • détonations — Cube.5- 6- 7- 8- 9- 10- 11- 12- Fondé sur l’analogie.Mouche.— Lichen.Tige supportant l'aviron.— Grabat.— Titane.Obtenu.— Route rurale.— Bète Poisson voisin de la morue — Pronom relatif.Formé de basaltre.Qualité de ce qui est un — Dévêtue — Or Comblé.— Dresse Fragment mélodique.— Monnaie roumaine.Excessivement.Agent de Louis XV.— Venu au monde.— Reliquat Solution de samedi CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO 500-27-008240-923 LE PERCEPTEUR DES AMENDES, Partie demanderesse, -vs- FORCIER, RENÉ.Partie défenderesse.Le 14 octdbre 1993, à 10h30, au 8335 DOMREMY, app.A.ST-LÉONARD, district de MÔNTRÉAL, seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de: FORCIER, RENÉ, saisis en cette cause, consistant en: t canapé lit de couleur bleue: 1 télécouleur RCA ENV.20” moniteur; t ens.stéréo Sanyo comprenant double 4 pistes, égalisateur de bande; platine, 2 enceintes, 1 meuble et access.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: PIETRO MACERA, huissier, 514-848-0979, Fax: 848-7061 MACERA 8 ASSOCIÉS HUISSIERS, 31.rue St-Jacques Ouest, RC, Montréal, Québec.H2Y1K9.“Avis de présentation d'un projet de loi d'intérêt privé Compagnie Trust Royal Avis est, par les présentes, donné que la Compagnie Trust Royal constituée en vertu de la Loi constituant en corporation la compagnie dite The Royal Trust and Fidelity Company" (L.Q., 1892, chapitre 79), telle qu'amendée, et dont l'existence a été continuée par lettres patentes émises le 27 décembre 1990 en société de fiducie régie par la Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne (L.R.Q., chapitre S-29.01) s'adressera au Parlement du Québec, à sa présente session ou à sa prochaine session, aux fins de demander l'adoption d’un projet de loi d'intérêt privé ayant pour objet de l’autoriser à demander des lettres patentes de prorogation en vertu de la Loi sur les sociétés de fiducie et de prêt (L.C., 1991, c.45).Toute personne qui a des motifs d'intervenir sur ce projet de loi d'intérêt privé doit en informer le directeur de la législation de l'Assemblée nationale du Québec.Montréal, le 10 septembre 1993 Le président du conseil d'administration, John E.Cleghorn AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS est par le* présente* donné que 2961-3593 QUÉBEC INC.(Soho International) un corps pottlque dûment Incorporé selon la Loi.ayant son bureau chef dans la ctté et District de M ontréal, P rovtnce de Québec au 6986 Saint-Hubert.H2S 2M6, a déposé une cession le 15e Jour de septembre 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 5e Jour d'octobre 1993 à 09h30 au bureau du Syndic.APPEL 8 CIE, INC., 1 West mount Square.2e étage, suite 200.Montréal.Oc H3Z 2P9.Solange Tremblay, responsable de ractl.LOI SUR LA FAILLITE AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: LOGIQUEST INC., dûment incorporée selon la Loi, ayant son siege social et sa principale place d'affaires au 1061, rue St-Alexandre, bureau 100, dans la ville et le district de Montréal, province de Québec Avis est par les présentes donné qu'une ordonnance de séquestre a été rendue le 9e jour de septembre 1993 contre la débitrice précitée, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 5e jour d'octobre 1993, à 13h30.au bureau du Séquestre officiel, 5, Place Ville Marie, 8e étage, pièce 800, Montréal (Québec) LE GROUPE BOUDREAU RICHARD INC.Syndic Édouard Richard, c.a., Syndic l E enOUPE Boudreau Richard JEMD INC.AVIS est par les présentes donné que JEMD INC., une corporation constituée en vertu de la Loi des compagnies du Québec et ayant son siège social dans la Ville de Montréal, s'adressera à l'Inspecteur général des institutions financières, compagnies et coopératives de la province du Québec pour obtenir la permission d'abandonner sa charte selon les dispositions de la Loi des compagnies du Québec, DATÉ A MONTRÉAL, le 15 septembre 1993.MILTON L.KLEIN, C.R.Procureur de JEMD INC, Avis esl par les présentes donné que le contrat en date du 23 juin par lequel 2906589 CANADA INC., a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la Division d'enregistrement de Montréal, le 30 juin 1993, sous le numéro 4624165.Banque de Montréal, le 21 septembre 1993.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-025157-939 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE LOCATION CAFCO LEASING INC.Partie demanderesse -c- 2916-0991 QUÉBEC INC., AGATHE DESLAURIERS, ANDRÉ MORISETTE 8 GUY AUGER Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à GUY AUGER, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame, à Montréal dit district, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le Journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation et déclaration a été remise au greffe à l'intention de GUY AUGER.Lieu: Montréal Date: 23 septembre 1993 GILBERT CHAPADOS, Protonotaire.BARCHICHAT 8 ASSOCIES, Avocats.Hydro-Québec APPEL D’OFFRES CMQ.32416.A pour 14 h, hsurt dt Montréal Is msrdi 26 octobre 1993 Aménagement de la Centrale de Drummondvllle Comté de Drummond TRAVAUX DE GÉNIE CIVIL ET D'ARCHITECTURE Admissibilité : Principale place d'affaire* au Québec Garantie de soumission : 10 % du montant total de la soumission Prix du document : 25 ) (tues incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de8h30à12hetde13hàl6hà l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC Vica-Prétidence Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats (Équipement) 855, rue Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignement»; (514) 840-4903 Le montant du document d'appel d'offres est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, decautionnementfourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service intérimaire Achats et Contrats Robert Chabot Pour annoncer voire ?RESTAURANT^ appelez au (514) 985-3314 1 800 363 0305 Téléc.(514) 985-3390 Avis public Ville de Montréal Service du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exé cutif, à sa séance du 22 septembre 1993, a édicté les ordonnances sui vantes: Ordonnance no 126 édictée en vertu du Règlement pour empêcher que les piétons ou la circulation ne soient entravés et la paix publique troublée dans les rues, ruelles et places publiques de la cité (333, modifié article 3b), CE93 02203): Ordonnance relative à la "Marche des quatre pattes SPC A» Ordonnance no 127 édictée en vertu du Règlement pour empêcher que les piétons ou la circulation ne soient entravés et ta paix publique troublée dans les rues, ruelles et places publiques de la cité I333, modifié); CE93 02224): Ordonnance relative au Festival international du Cinrima tantas tique Ordonnance no 129 édictée en vertu du Ràglement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1); CE93 02204): Ordonnance relative à t'évène ment «Cycle de conférence sur l'environnement (UQAM)».Ordonnance no 130 édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié — article 41.1); CE93 02222): Ordonnance relative au Festival Hispanique de Montréal.Ordonnance no 131 édictée en vertu du Règlement concernant ios enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié article 41.1); CE93 02224): Ordonnance relative au Festival international du Cinéma /entas tique.Le Greffier de la Ville Léon Laberge Hôtel de Vilte Montréal, le 27 septembre 1993 Appel d offres Ville de Montréal Travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 h aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal (Québec) H2Y 1A6, pour: SOUMISSION DATE D'OUVERTURE 8040 Reconstruction d'un égout combiné et d'une conduite d'eau secondaire (rue Hochelaga Groupe 14) (Cautionnement de soumission 20 000 $) 6 octobre 1993 Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'offres, contre un dépôt non remboursable en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Service des finances de la Ville de Montréal en s'adressant au 700, rue St-Antoine est, Module voirie et circulation Section conception bureau 1.440 à compter du 27 septembre 1993.SOUMISSION DÉPÔT 8040 Module voirie et circulation (soumission groupe) T.T.C.97,00 S Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d’honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville Montréal, le 23 septembre 1993 Avis public Ville de Montréal Service du greffe Dérogation mineure Conformément à l'article 524 b) de la Charte de la Ville, le Conseil de la Ville de Montréal, à son assemblée fixée au 18 octobre 1993, à 19 h, à l'hôtel de ville de Montréal, étudiera les demandes de dérogations mineures relatives aux immeubles suivants: 1.- Propriété sise aux 13665 à 13677, rue Notre-Dame Est.Celte dérogation mineure autoriserait le maintien du bâtiment avec une cour arrière de 10,68 mètres, malgré les dispositions prescrites à l'article 11.1.3 du Règlement d’urbanisme du quartier de Pointe aux Trembles (925, modifié).Les dispositions actuelles imposent des cours arrières minimales repré sentant 20 % de la profondeur du terrain, soit 12,19 mètres pour le cas présent, 2.- Propriété sise aux 5955-57, rue Sherbrooke Est et au 3435, rue Bossuet.Cette dérogation mineure autorise rait l’agrandissement d’une partie de la façade latérale du bâtiment donnant sur la rue Bossuet, jusqu'à l'alignement de la voie publique, malgré les dispositions de l’article 5.3 du Règlement de zonage des quartiers de Sainte Marie, de Hochelaga, de Maisonneuve et de Mercier et d'une partie du quartier do Papineau (2110, modifié).Les dispositions actuelles exigent un alignement de construction laté rai minimal do 6 pieds et 6 pouces (1,98 mètre) par rapport à l'aligne ment de la voie publique.3.Propriété sise au 2860, chemin Hill Park Cotto dérogation minouro autoriserait la construction d’un agrandisse- ment en hauteur d'un étage, dans le prolongement vertical et longitudinal des façades existantes, avec un ' alignement frontal minimal de 14 pieds (4,26 mètres) et une marge latérale maximale de 5,3 pieds (1,61 mètre), malgré les dispositions des articles 3-2 et 4 2 du Règlement de zonage de certaines parties des quartiers Mont Royal, Saint-André, Saint-Georges et Saint-Louis (3722, modifié).Les dispositions actuelles de l'article 3-2 imposent une marge latôra- , le de 10 pieds (3,05 mètres) pour les bâtiments de deux étages et les dispositions de l'article 4 2 fixent l’alignement frontal à 15 pieds (4,57 mètres).4.- Propriété sise au 12420, avenue Armand-Chaput Cette dérogation mineure autorise- j rait le maintien du bâtiment avec une marge latérale arrière, côté sud, de 1,36 mètre, malgré les dispositions prescrites à l’article 4.8 du Réglement de zonage du quartier de Rivière-des Prairies (5882, modifié).Los dispositions actuelles imposent des marges latérales minimales de 2,0 mètres d'un côté et 3 mètres do l'autre pour les bâtiments isolés.Toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil municipal relativement â ces demandes, en se présentant aux préposés à la période de questions dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville au ' moins 30 minutes avant l’heure fixée pour le début do cotte assemblée du Conseil.Le Greffier de la Ville Léon Laberge Hôtel de ville Montréal, le 22 septembre 1993 I.K I) K V OIK.I.K I.1’ X I) I S K I' T K M K li K I !l !l :( ?LE DEVOIR ?LES SPORTS GILL K MARC O T T K ?Sans titre La vie étant ce qu’elle est, toute pleine, comme vous savez, de toutes sortes de petites imperfections, voudriez-vous aujourd’hui me faire le plaisir de commencer par la lin.Ouan! Le P.S., un pied plus bas: besoin de corriger une drôle d’erreur qui s’est glissée dans cette colonne samedi dernier.?Ici, ici! Allô! Oui.?Vous êtes revenus?D’accord.On continue.Tranquillement pas vite.Au ralenti, car comme on le constate de plus en plus, la vie n’est pas qu’imparfaite, elle est bien courte aussi.Mais il n’y a rien qui presse: «L’homme qui court rate son bonheur», comme le dit le proverbe affricain.Clémence donc.Si je vous glisse un mot de mademoiselle Desrochers, c’est que je n’ai pu résister à la tentation de lui «piquer» un bout de chanson qui décrit bien ce qui se passe à ce temps-ci de l’année où les gros canons du sport nord-américain tirent chacun la couverte de leur bord et se bousculent énormément aux portes de la télévison: le baseball, qui arrive à son apothéose; les «World Series», qui s’en viennent; le hockey, «Play Puck» officiel la semaine prochaine; on en a pour un bon neuf mois, le football américain entre les deux.Bref les «adeptes du sport dans le salon» en auront plein les lunettes.Voici cet extrait de la chanson en question, intitulée «Moi c’est le sport», interprétée sur un air de carnaval.Vous imaginez Clémence avec une casquette des Expos sur le coco.«On a tous besoin d'une idole Dans la vie, faut avoir un but Ven a qui s font raser la bolle D’auf qui militent dans le P.Q.Dans la vie, faut avoir un but Pour moi le bonheur c'est le sport Im seule affaire que j’aime à mort Avec une bière dans mon salon Voir les sports à la télévision» ?Deux mots enfin, sur le malheur des uns, celui-là précisément qui fait le bonheur des autres.Ixs «uns» cette semaine, ce sont les Chinois qui non, ne les auront pas les Jeux Olympiques d’été de l’an 2000.Ça va se passer au pays de Crocodile Dundee, en Australie, mes amis, à Sydney même, où la décision du Comité international olympique fait exulter les citoyens de la capitale.Mais est-ce bien le CIO ou ne serait-ce pas la CIA qui a fait pencher la balance du côté de l’Océanie.Les Américains ont pesé de tout leur poids.sur le «libre arbitre» du grand comité.On se dit, quelle belle occasion ratée d’amener un rassemblement planétaire d’autant plus unique que c’est celui de l'an 2000, dans le pays où s’agite à peu près le quart de la planète, «péril» dont nous connaissons encore si peu.Camarades chinois, patience! D’accord, la vie est bien courte mais il n’y a rien qui presse: demandez donc ceux de 2004 d'abord! ?ILS.Une gaffe, rien de si grave, d’ailleurs je ne sais trop encore quel démon s’est mêlé de me faire faire un tel confondant lapsus ou peut-être est-ce le bon Dieu, qui a pourtant d’autres chats à fouetter, qui m’aurait puni d’avoir tripoté mon nom, mais toujours est-il que je vous racontais que Ixuise Roy, pas l’ex-boss de la STCIJM, mais l’autre, celle du Tour de Elle, et moi, étions tous deux «pognés avec un homonyme», d’où le «zygonage» avec mon nom.Or, comme on me l’a fait remarquer et comme je l’ai constaté à ma surprise totale, il était écrit que nous étions «pognés avec un homme», ce qui pouvait porter à confusion, m’a-t-on dit.Ce n'est donc pas le cas, même qu’il n’y a sous mon toit ni femme ni chat.Omise Roy non plus, avec qui je suis allé voir l’époustouflant show — je mesure ici mon épithète — de notre marathonîennc du show business, qui sprint encore sur la scène comme une jeunesse, grande joueuse de tennis, qui se joue aussi des mots pour nous raconter que «by the way» elle non plus.«Mon père aimait la bière et les alexandrins, moi j'aime le vin et les alexandrines», dit-elle, dans un monologue sur le thème «l’écriture porte-t-elle à la boisson?», dans lequel une auleure déchue confesse que oui, elle a quant à elle abandonné récriture pour se consacrer à la boisson.Clémence elle, affirme que non, elle ne boit pas en écrivant, que c’est plutôt en se lisant quelle s’adonne a la boisson.Voilà! O.K., on retourne en haut.Toujours à cinq matches de la tête Quatrième titre mondial Hill trébuche et les Expos sont battus à plate couture RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE New York — Ken Hill a ralenti en pleine course au championnat.Face aux minables Mets, une équipe qui totalise 102 défaites, il a trébuché en donnant sept points et neuf coups sûrs en quatre manches et un tiers.Les Expos se sont écrasés 9-3 hier devant 21 558 personnes, réduisant le chiffre magique de Phillies à trois.Ces derniers ont perdu 7-2 face aux Braves, hier.Avec sept matches à jouer, les Expos sont toujours à cinq parties de la tête.«On est toujours à la poursuite des Phillies.Ce n’est pas fini, a dit Felipe Alou, peu convaincant.C’était un match important pour nous mais on surveille aussi la course dans l’Ouest.» Hill (9-7) n’a pas gagné depuis le 4 septembre en quatre départs.Mardi, il n’avait lancé que trois manches et deux tiers contre les Braves d’Atlanta, le temps de donner huit points.Ixs Mets ont marqué six points à la cinquième.La manche a commencé par une erreur de Seau Berry et Jeff Kent a couronné la poussée avec un grand chelem, son premier en carrière: «Hill n’a pas bien lancé pour une troisième ou quatrième fois d’affilée.Son bras est en santé mais il n’est pas capable de se sortir d’une impasse, a noté Alou.Depuis sa blessure à l’aine, il n’a pas été le même lanceur.» Ixs Expos menaient 2-1 grâce à un long circuit de Cliff Floyd, le premier de sa carrière, contre le droitier Dave Telgheder.Apres un but sur balles à Sean Berry, il a expédié la première offrande de Telgheder par-dessus la clôture du champ centre droit à plus de 371 pieds du marbre.Larry Walker avait obtenu un but sur balles pour amorcer la manche.Après avoir volé le deuxième but, il a cependant été retiré en voulant voler le troisième but.Comme Hill, le gaucher Brian Looney ne valait pas cher, hier.11 a donné cinq coups sûrs et deux points en une manche et un tiers: «11 n’avait pas lancé depuis deux semaines.Ses rapides et ses courbes étaient hautes», a indiqué Alou.Ixi léthargie de Walker se poursuit En pleine léthargie, Ixirry Walker n'a obtenu aucun coup sûr en deux présences et il est maintenant 1 en 19.Eddie Murray a rejoint Mel Ott au 36e rang en claquant le 488e double de sa carrière.Il a produit le premier point des Mets à la troisième en claquant la balle hors de la portée de Cliff Floyd au premier but.En produisant son 1653e point, Murray a devancé Tony Perez au 17e rang dans l’histoire du baseball.Une erreur de Berry a ouvert la porte à une poussée de six points des Mets à la cinquième.Berry a échappé un roulant de Ryan Thompson après un retrait.Kevin Baez a suivi avec un simple et Murray a encore répondu PHOTO AP JefT Kent est félicité par ses coéquipiers après avoir réussi le circuit de quatre points qui brisait les reins des Expos, en cinquième manche.à l’appel avec un simple d’un point.Hill a donné un but sur balles à Joe Orsulak pour remplir les buts et Jeromy Bernitz a frappé un simple d’un point.Avec les buts remplis, Kent a claqué son 20e circuit de la saison.Il s’est élancé sur le tir de Hill avec un compte de deux balles et aucune prise pour propulser la balle à 376 pieds par-dessus la clôture du champ gauche.Premier circuit Cliff Floyd était fier d'avoir frappé le premier circuit de sa carrière devant ses parents qui ont passé le week-end à New York.«Je l’ai réussi devant mes parents», a-t-il lancé fièrement après avoir pris un repas en vitesse dans le vestiaire.Floyd s’est élancé sur le premier lancer de Dave Telgheder après un but sur balles à Scan Beny, à la quatrième: «Je pensais que la balle avait une chance de franchir la clôture mais je n’étais pas sûr.Parfois, on est chanceux.», a-t-il noté.Ixs Expos n’ont réussi que cinq coups sûrs hier alors que les Mets en ont obtenu 14, neuf contre Ken Hill.Jeff Kent a amélioré son record d’équipe pour un deuxième but des Mets en claquant son 20e circuit, un grand chelem par surcroît, et en produisant cinq points.Le gérant Felipe Alou a retiré Dirty Walker, Marquis Grissom et Delino DeShields dans le dernier tiers: «On perdait 7-2 et le terrain était détrempé.Je ne voulais risquer aucune blessure.Si on avait tiré de l’arrière par deux ou trois points ou encore détenu l’avance, je n'aurais sûrement pas agi de la sorte.» / Yanic Perreault et Eric Lacroix Football américain Deux Québécois cognent à la porte des Leafs Les Colts stoppent les Browns FRANCOIS LEM EN U PRESSE CANADIENNE Deux jeunes Québécois cognent à la porte des Maple Leafs de Toronto et ils aimeraientbien entreprendre la saison dans la ville-reine.Yanic Perreault et Eric Lacroix ont évité jusqu’ici la guillotine et ils entretiennent l’espoir de demeurer à Toronto plutôt que de prendre le chemin de St.John’s, dans la Ligue américaine.Perreault participe à son troisième camp professionnel et il n’écarte pas l'éventualité d’une transaction si jamais il n’arrive pas à percer la formation torontoise.Perreault se rend compte que les Leafs ont beaucoup de profondeur au centre et qu’il lui sera difficile de faire le saut à la LNIl.Dans la hiérarchie, l’ex-vedette des Draveurs de Trois-Rivières vient derrière Doug Gilmour, John Cullen, Peter Zezel et Mike Krushelnyski.A ce groupe s’ajoutent le vétéran Dave McLlwain et le Russe Alexei Kuda-shov.«Après deux bonnes saisons dans la Ligue américaine, j’estime être prêt pour la Ligue nationale, explique Perreault, qui prenait part hier à sot) second match hors-concours.A 22 ans, j’aimerais obtenir la chance de démontrer mon talent dans la LNH, ajoute-t-il.Actuellement, je cherche à améliorer mon jeu en défensive.C'est ce que demande l’entraîneur Pat Burns.» Perreault estime que les succès des Leafs en séries éliminatoires n’ont rien fait pour améliorer ses chances de rester à Toronto.Selon lui, certains joueurs ont réussi à sauver leur job un ayant de bonnes séries.Il reste que la direction souhaite rajeunir l’équipe puisque les Leafs représentent l’une des formations les plus âgées du circuit: «Aucune promesse n’a été faite, raconte Perreault.Ixs dirigeants souhaitent rajeunir le club mais il est clair qu’ils iront avec les meilleurs, peu importe lage.» Perreault écoule son année d’option après avoir refusé l’offre de l’équipe.S’il est retourné à Stjohn’s, il souhaitera alors un échange: «C’est une option, dit-il.Les Leafs pourraient décider de m’échanger s’ils se rendent compte que mes chances de faire l'équipe ne sont pas très bonnes.» La saison dernière à Terre-Neuve, Perreault a récolté 49 buts et 95 points en 9 matches.Lacroix Eric Lacroix est également âgé de 22 ans mais il semble accepter son sort avec plus de sérénité.Lacroix, qui est le fils de l’agent Pierre Lacroix, estime avoir de bonnes chances de mériter un poste à Toronto compte tenu qu’il peut évoluer aussi bien à l’aile droite qu’à l’aile gauche.Il dit aussi connaître les exigences de Pat Bums.«Quand il dirigeait le Canadien, j'ai vu ce que Bums recherchait chez un joueur.Je ne serai jamais un marqueur de 50 buts.Mais je suis travaillant», ajoute le jeune homme qui dit en arracher un peu depuis que les vétérans sont revenus de Londres.«L’équipe aimerait ajouter du sang neuf», dit l’athlète qui fait 6’01” et 200 livres.Mais pour l’instant, je vis au jour le jour même si j’espère entreprendre la saison à Toronto», laisse entendre celui qui a inscrit 15 buts en 76 rencontres à Stjohn’s.Coupe Ryder de golf Les Américains l’emportent Sutton Coldfield (Reuter ) — Les Américains ont conservé hier la prestigieuse Ryder Cup au terme de la dernière journée du trophée, au cours de laquelle se sont inclinés trois des meilleurs Européens, Bal- lesteros, Olazabal et I .anger qui ont déçu en perdant leur dernier duel face, respectivement, au débutant Jim Gallagher et à deux habitués du match américano-européen: Ray Floyd et loin Kite.Indianapolis (AP) — Ixs Browns de Cleveland (3-1) ont subi leur première défaite de la saison, au compte de 23-10 contre les Colts d’Indianapolis (2-1).Pour une deuxième semaine consécutive le quart Vinny Testaver-de a dû prendre la relève de Bernie Kosar, encore une fois inefficace.Mais cette fois Testaverde a failli à la tâche: il a été victime d'une interception et a échappé le ballon dans la zone des buts lors des deux dernières séries offensives des Browns.Kosar avait cédé sa place au quatrième quart du match précédent contre les Raiders de Los Angeles.En première demie du match d'hier il n’a complété que quatre passes sur huit pour 53 verges, en plus d’être victime de deux sacs.lions 20 Cards 20 A Pontiac au Michigan, il aura fallu un nouveau quart-arrière, Andre Ware, pour relancer l’offensive des Lions de Detroit (3-1) qui ont inscrit leur premier touché depuis le match d’ouverture, dans un gain de 26-20 contre les Cards de Phoenix (1-3).Ware, ancien gaghant du trophée Heisman en 1989, en était à son premier match comme quart partant cette saison, à la place de Rodney Peete.11 a complété 11 de ses 24 passes pour 194 verges, dont une passe de touché de neuf verges.Prost quitte la Formule Un par la grande porte i !ti:i a réalisé une course parfaite, sans-encombre, à l’inverse de plusieurs ' de ses adversaires victimes de sor ties de piste: «Je suis très heureui.C’est un soulagement.J'aurais pu'*• prendre plus de risques et passer / Schumacher mais j'ai préféré rester derrière», a-t-il déclaré.11 >: îji Aller à fond «Je voulais aller à fond et gagner mais je ne voulais pas non plus faire une idiotie, a-t-il ajouté.Je pensais aux points et au titre.J’ai eu des hauts et des bas dans ma carrière et ça m’a servi.Mais il n'y a aucune chance que je revienne en Formule 1 Un», a conclu Prost, qui est le premier pilote à conquérir un quatrième ' titre de champion du monde, depuis la passe de cinq réalisée par Juan Manuel Fangio entre 1951 et 1957.LIGUE NATIONALE ’ 1 LIGUE AMÉRICAINE : Atlanta à Philadelphie Minnesota à Boston Chicago à Pittsburgh Milwaukee à Cleveland J , Saint Louis en Floride New York à Toronto < Montréal a New York Detroit à Baltimore Cincinnati au Colorado , ~ j Californie à Kansas City Houston à Los Angeles Texas à Chicago ’ i San Diego à San Francisco Oakland à Seattle Estoril (Reuter) — Alain Prost est sorti par la grande porte de la Formule Un en décrochant, à deux courses de sa retraite sportive, un quatrième titre de champion du monde des pilotes, hier, sur le circuit d'Estoril.Le Français a fini deuxième du Grand Prix du Portugal derrière l’Allemand Michael Schumacher sur Benetton, vainqueur pour la deuxième fois de sa carrière.Prost s’est offert un tour d'honneur, drapeau tricolore fiche sur le baquet de sa Williams-Renault, avant d’aller sabler au champagne son nouveau sacre.Avec une avance de 25 points, il s’est définitivement mis à l'abri d’un retour de Damon Hill, troisième à Fs-toril, avant les deux derniers Grands Prix au Japon et en Australie.Sacré en 1985, 1986 et 1989, Prost LIGUE NATIONALE Vendredi Montréal 6 New York 3 St.Louis 9 Floride 5 Atlanta 0 Philadelphie 3 Chicago 8 Pittsburgh 3 Cincinnati 2 Colorado 9 Houston 3 Los Angeles 6 San Diego 3 S.F.4.Samedi Montréal 4 New York 1 Atlanta 9 Philadelphie 7 San Diego 1 S.F 3 Houston 12 L.A.4 St.Louis 1 Floride 2 Cincinnati 6 Colorado 0 Chicago à Pittsburgh (remis, pluie) Aujourd'hui Phi.(Williams 1-2) à Pitt.(Cooke 10-9) Montréal (Fassero 12-4) en Floride (Rapp 3-5) S.L.(Tewksbury 17-10) à N.Y.(Fernandez 4-6) Chi.(Bautista 9-3) à L.A.(Hershiser 12-12) S.0.(Worrell 1-7) à San Francisco (Burkett 20-7) LIGUE AMÉRICAINE Vendredi New York 3 Toronto 7 Milwaukee 11 Cleveland 8 Detroit 2 Baltimore 0 Minnesota 4 Boston 7 Texas 4 Chicago 5 Californie 2 Kansas City 7 Oakland 5 Seattle 3 Samedi New York 1 Toronto 3 Minnesota 9 Boston 7 Milwaukee 2 Cleveland 6 Calitornie 6 Kansas City 2 Oakland à Seattle Texas à Chicago, (remis) Detroit à Ba (remis) Aujourd'hui N Y.k (Kamieniecki 9-7) à Bal.(Sutcliffe 9-9 Det.(Krueger 5-3) à Bos.(Sele 6-2) Cal (Finley 15-13) au Minn (Banks 10-11) Sea.(Fleming 11-4) à Chi.(Alvarez 14-8) Tor.(Hentgen 18-8) à Mil (Eldred 16-15).Clev.(Ojeda 2-1) à K.C (Gordon 11-6).LES MENEURS (Parties d'hier non comprises) LIGUE NATIONALE Pi AB P CS May.Gwynn SD 122 489 70 175 ' 358 Jefferies StL 136 525 85 181 345 , Bonds SF 151 516 121 176 341 il Bagwell Flou 142 535 76 171 320 » Grace Chi 149 571 83 183 ,320 11 U Points produits — Gant, Atlanta.114, Justice, Atlanta, 113 ] Bonds, San Francisco.111 MaWilliams.San Francisco, 107; Daulton.Philadelphie, 105; Zeile.St.Louis.102 Coups sûrs Dykstra.Philadelphie.188 JBell.Pittsburgh.181 Grace, Chicago.183; Jefferies.St.Louis, 181; Grissom.Montréal.176 Bonds, San Francisco.176 Doubles — Hayes.Colorado, 44, Bichette, Colorado, 43, Dykstra, Philadelphie, 42; Biggio, Houston, 41; Gwynn, San J, Diego 41: Gilkey.St Louis.39 Grace Chicago.38 Circuits — Bonds.San Francisco, 43; Justice, Atlanta.37; i MaWilliams, San Francisco, 37, Gant, Atlanta.36; McGiSf, 11 Atlanta.35; Bonilla.New York, 34; Piazza.Los Angeles.32; [[ Plantier, San Diego, 32 Buts volés Cari.Floride, 52; Grissom, Montréal.49 Jefferies.St Louis.46; Nixon, Atlanta, 45; EYoung, I' Colorado, 41, DLewis, San Francisco, 41 Lanceurs (17 décisions) — TGreene.Philadelphie, 16-j3 [; 842.3 31 ; Portugal, Houston, 16-4, 800.2.80; Glavine.„ Atlanta.20-6.769.3 15 Victoires protégées - Myers, Chicago, 49.Harvey.Floride, 11 45, Beck, San Francisco.43; LeSmith.St Louis, 43; 11 MiWillianis, Philadelphie.41 Wetteland.Montréal.39 LIGUE NATIONALE (Parties d'hier non comprise) Section Est G P Moy Dit).Philadelphie 93 59 612 — Montréal 87 65 .572 6 St.Louis 82 70 539 11 ’Chicago 79 74 .516 14 1/2 Pittsburgh 70 82 461 23 Floride 62 90 .408 31 New York 52 100 .342 41 Section Ouest Atlanta 98 55 641 — San Francisco 95 57 625 21/2 Houston 79 74 .516 19 Los Angeles 78 74 .513 191/2 Cincinnati 70 84 .455 281/2 Colorado 64 90 .416 34 1/2 San Diego 59 94 386 39 LIGUE AMÉRICAINE (Parties d'hier non comprise) Section Est Toronto G 88 P 64 Moy .579 Diff.' * .i AOT New York 83 70 .542 51/2 Baltimore 82 70 .539 6 Boston 78 74 .513 10 , Detroit 78 74 513 10 ' Cleveland 73 80 477 15 1/2 • Milwaukee 65 88 425 23 4/2 Chicago Section Ouest 87 65 .572 h Texas 81 71 .533 6 Seattle 78 74 .513 9 Kansas City 78 75 .510 91/2 Californie 68 84 447 19 Minnesota 64 88 .421 23 •i i i p r J) Oakland 63 89 .414 24 ' .: S q»= "Un ¦ ".'.L'iirri, QUELLE STATION ECOUTEZ-VOUS?CIEL 98,5 ?CIME 99,5 ?M 103,5 REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À CONCOURS ANTENNE BLEUE FM C P.98.5, L0NGUEUIL (QUEBEC) J4H 3Z3 DATE DE DIFFUSION MOTS PASSEPORT 1ÉLÉPH0NE QUESTION 0 HABILETE A COMPLÉTER PAR LA PERSONNE GAGNANTE tOlfPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSEE IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT MH03.5 C MIE 99,5 NOM PRENOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL î i LE DEVOIR cwtfk iwursG I.E I) E V OIK.I.E I.I' X I) I 2 7 S E I' T E M IS I! E I !) !l ;S A 8 EDITORIAL Saupoudrage et confusion Gilles Lesage Qu’il s’agisse d’évaluation foncière, de lésions professionnelles, d’affaires sociales, de protection du territoire agricole, et d’une foule d’autres objets de litiges entre les citoyens et l’Etat québécois, la justice dite administrative joue un rôle de plus en plus important dans notre vie de tous les jours.C’est celle avec laquelle nous avons le plus de chance — ou de risque — d’être en contact; et à partir du traitement reçu dans l’un ou l’autre de ces dizaines d’organismes quasi judiciaires, nous nous faisons une image, bonne ou mauvaise, de la justice dans son ensemble.Le tribunal administratif répond-il donc aux attentes d’accesibilité, d’efficacité, de simplicité, d’indépendance et d’impartialité des citoyens?A cette question, que la Conférence des juges administratifs du Québec s’est encore posée avec insistance, à son congrès annuel récent, il faut répondre un vigoureux: Non, trois fois non.e quelque côté qu’on l’examine, le portrait de cette justice «distinctive» est peu reluisant.La perception qu’en a le citoyen, en tout cas, est celle d’un fouillis et d’une confusion totales, que même les quasi-juges constatent et déplorent amèrement, depuis des années.Ils font état, pour ajouter à cette situation on ne peu plus alarmante, d’une mauvaise utilisation des ressources.Les profanes ont peine à s’y retrouver.Depuis des années, d’une étude et d’un rapport à l’autre, l’on promet des réformes qui tardent.L’heure est aux décisions, proclamait le ministre de la Justice en 1987, à la réception du rapport Ouellette, l’étude la plus fouillée sur la question.Il a fiillu attendre six ans avant que son successeur, M.Cil Rémillard, présente un projet de loi, numéro 105, mais si limité, timide et modeste (voir editorial du 28 juin 1993 dans LE DEVOIR), que la déception est fort grande.Le problème a plusieurs facettes.L’une des plus importantes et litigieuses porte sur le mode de recrutement, de sélection et de nomination des quelques centaines de commissaires, régisseurs et autres membres des organismes quasi-judiciaires.En tout état de cause, la discrétion ministérielle, l'arbitraire et le bon plaisir du Prince qui règne à Québec tiennent lieu de critères, de normes et de balises.Et l’impression générale qui prévaut, probablement fort injuste pour la plupart de ces «élus» chanceux à la loterie gouvernementale, c’est que l’arbitraire risque fort de se perpétuer dans l’exercice de ces fonctions névralgiques.Chaque setnttine ou presque apporte une ou quelques nominations dont on se demande à quelle logique ou cohérence elles repondent, si ce n’est que d’être des récompenses, d'habitude politiques, voire carrément partisanes.Ce n’est rassurant pour personne.A ce problème fondamental, le projet de loi de M.Rémillard répond par quelques lignes directrices si générales quelles ne restreignent a peu près en rien l’arbitraire gouvernemental.Le recrutement continuera, a toutes fins utiles, a être imprévisible et aléatoire, comme a un bingo.On se demandera encore comment il se fait que tel ministre ou députe aboutit à tel organisme pour lequel, manifestement, il n’a aucune compétence paticulière.On s'interrogera encore, semaine après semaine, sur le fait que tel membre de cabinet ministériel devienne subitement un quasi-juge.Et l'on persistera à s’étonner, dans les officines ministérielles, que la justice soit décriée et que le cynisme populaire fasse de plus en plus de ravages.Sur ces points névralgiques de la sélection des juges, de la durée de leur mandat et de leur encadrement, le rapport Ouellette formulait des propositions et des balises importantes.On en retrouve que de maigres traces dans le projet de loi 105.Meilleure transparence de la justice, prévoyait pourtant le ministre Rémillard, a la suite du Sommet de l’an dernier, en plus d’une plus grande accessibilité, d’une meilleure (sic) indépendance et impartialité des tribunaux quasi-judiciaires.Pour y tendre vraiment, il faut absolument sortir de l’arbitraire et du saupoudrage actuels.Et pour mettre Pour des audiences publiques sur la justice administrative.une sourdine ou un frein à la discrétion ministérielle, il faudrait des concours.Alors, toutes les personnes inté ressées à siéger - à l’un ou l’autre des tribunaux administratifs qui prolifèrent dans la plus cacophonique anarchie - devraient faire la démonstration non seulement de leur intérêt immédiat, mais de leur compétence.Mieux encore, les nouveaux présidents et vice-prési-dents d’organismes, avant que leur nomination soit entérinée par le gouvernement, devraient faire part de leur conception du travail et de leurs projets.Il ne s’agit pas de verser inutilement dans un système de «procès» sénatorial à l’américaine.Mais ce tamisage préalable aurait plusieurs avantages.Ix*s nouveaux dirigeants d’organismes quasi-judiciaires acquerraient une stature et un prestige accrus.Entre le moment oii ils sont pressentis et celui oii ils entreraient en fonction, il y aurait un délai de carence, sorte d’amortisseur ou de tampon, utile de part et d’autre.Quant aux députés et à l’opinion publique, ils sauraient mieux de quoi il en retourne.Bien des idées reçues, des préjugés et de fausses percejr-tions ou attentes tomberaient d’elles-mêmes.Il n’y a rien comme la transparence comme remède à bien des maux, surtout en matière de justice.Quant à la durée du mandat, il y a toutes sortes de suggestions.Au fil des ans, l’on est passé graduellement de mandats illimités à des mandats de dix ans, puis à sept ans et, finalement, à cinq ans, ce qui est devenu la norme générale, que le projet de loi Rémillard retient d’ailleurs.En vertu de quelle raison et logique précises, on ne le sait pas au juste.Si dix ans semblent trop longs à la plupart, cinq apparaissent en revanche un peu courts, pour toutes sortes de motifs fort valables.Pourquoi ne pas revenir plutôt à la nonne de sept ans, qui permet aux intéressés de faire leur marque pour une période raisonnable, sans s’inscruster indûment dans des fonctions fort exigeants et difficiles?Ce qui importe, par dessus tout, c’est que l’on mette un terme définitif, par tous les moyens utiles, au mystère opaque et au secret absolu qui entourent le choix et la nomination de centaines de personnes à des postes aussi névralgiques pour chacun de nous, à un moment ou l’autre.Pour cela, il faut des balises claires, des critères connus de tous, acceptables et respectés.Or, tout en reconnaissant l’utilité du projet de M.Rémillard -c'est un pas, si timide soit-il, dans la bonne direction - il fait ressortir l’ampleur de la tâche et des nombreuses étapes à franchir avant qu’on en arrive à une justice administrative au-dessus de tout soupçon.Le statut des juges administratifs est et restera, hélas, précaire.Iü confiance des citoyens envers eux est et restera, en conséquence, limitée et soupçonneuse, tant que le noeud gordien ne sera pas dénoué.Pour sortir de cette impasse, lourde et dommageable pour tous, il faut d’urgence un débat public.Ainsi que le disait le Protecteur du citoyen dans son rapport de l’an dernier, la réforme ne saurait se faire sans l’avis des personnes et groupes intéressés a une justice administrative plus efficace et plus rapide.Que l’étude du projet de loi, prévue pour cet automne, soit accompagnée d’audiences publiques, pour donner la parole aux usagers de cette justice de l’avenir.LETTRES Les garçons de Saint-V incent Micros et caméras, sons et images font revivre, depuis quelque temps, de douloureux épisodes d'un orphelinat désormais traîné sur la place publique.A ce sujet, je m’interroge: qui est le plus malade?Quelques individus déréglés ou mix qui se plaisent et s’enrichissent a projeter cette boue partout, jusque dans des milliers de foyers?Qui est le plus malade?Celui qui abuse de jeunes enfants ou celui qui satisfait la curiosité morbide de ceux qui dégustent par vision et lecture les vices et les travers des autres?¦Ah! si le Christ revenait dire a notre monde: «Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre!» (JN 8,7).Combien se sentiraient assez coupables pour se retirer un a un et laisser le pécheur seul face* a I )ieu?Notre société ne souffre-t-elle pas d’une grave myopie au point de ne voir que quelques individus qui ont •rrc gravement sans rien voir des autres qui, tout autour, se sont sacrifies.année apres année, [xuir secourir de pauvres petits orphelins dont personne ne voulait s’occu|x*r vraiment?Ne dirait-on pas que notre société '¦st devenue sadique au point de po ndre plaisir a manger avec apjx tit tout ce qui salit Illumine alors que sur la table, tout autour, il y a des mets s;e voureux de charité, de patience, de prière et de dévouement sans borne?L’Église, tout comme notre société en général, offre mille et un modèles de courage, de don de soi, de pureté, de dévouement et de prière.Louis N.Hudon Chicoutimi, 18 septembre 1993 IMAX au Vieux-Port Voici mes observations sur la pertinence de trouver dans vos pages culturelles un article sur le projet d’un cinéma IMAX dans le Vieux-Port de Québec.Votre article n’était en fait qu’un simple communiqué de presse grâce auquel un promoteur astucieux a réussi a exposer les avantages de rentabilité que tout vendeur a le droit de débiter.Il lui manque le point de vue des citoyens (une pétition fut signée par 8000 personnes contre un tel projet), personnalités politiques, architectes, éditorialistes, professeurs d’université qui voient dans le développement du Vieux-Port plus qu’une entreprise commerciale.Toutes ces personnes souhaitent que le secteur du Vieux-Port soit déclaré zone tampon par l’Unesco pour protéger les perspectives de la capitale et éviter la construction de monstruosités semblables a celles qui s’y sont accumulées au cours des 30 dernières années: l’autoroute Dufferin-Montmorency, le massacre de la colline parlementaire, etc.Ixurs témoignages auraient apporté a l’article l’interet culturel qui lui manque.Malheureusement, LE DEVOIR est tombé dans le piege des relations publiques: celui du communiqué de presse faisant office d’une recherche plus [xnis-sée.Il n’est pas trop tard pour y remédier.Peter Prout Québec, 6 septembre 1993 Traducteur ou interprète?Récemment, nous lisions avec beaucoup d’intérêt l’article signe par Martine Turenne et intitulé - Parizeau: en it;t-lien, en espagnol, ou en anglais.», dans lequel elle indiquait que M.Parizeau s’était «armé» de traducteurs pour rencontrer la presse ethnique.Nous profitons de l’occasion que présente cet article pour souligner la différence entre un traducteur et un interprété.Si ces professionnels (et ils exercent bien des professions, qui deviennent vite [xntr l’amateur un terrain glissant) pratiquent tous deux une forme de traduction, leur formation et leur mode de travail ne sont pas du tout les mêmes.Ii* travail du traducteur |x>rte sur un document qui lui est confié par son client, alors que l'interprète exerce sa profession dans l’immédiat, en présence d’interkxmtours de langue ou de culture différentes.Pour rencontrer des personnes d’expression italienne ou espagnole, c’est (l’interprètes dont M.Parizeau avait besoin, c'est-à-dire de |x*r sonnes capables de retransmettre sur le-champ, dans une autre langue, les nuances des questions de son auditoire.Nathalie Pérusse Corporatùm professionnelle des traducteurs et interprètes agrees du Québec Montréal, 16 septembre 1993 éT BANs vos fcolTcs.ouTfwuvea# T>u PAÎW?" fianTw 1.1.MON l>l.La gauche dans tous ses états L a gauche a-t-elle passé l’arme à gauche?En des termes plus dignes, plus complexes et plus instruits, un aréopage d’intellectuels se pose la question dans la dernière livraison de la revue Possibles.Et se la posera à nouveau le 2(i novembre prochain, au premier «colloque Marcel Rioux» que la revue organise avec le département de sociologie de l’Université de Montréal.Les éditeurs de Possibles n’ont évidemment pas fait appel à des gens de droite pour deviser sur le présent et l’avenir de la gauche.Si bien que poser la question était y répondre, tout ce monde est d’avis que la gauche n’a pas agonisé avec le socialisme, ni n’a été inhumée avec le communisme.Mais allons savoir à quoi ressemblera désormais la gauche, ou la droite, dans un univers ou les repères et les maîtres sont disparus.Les choses étaient plus simples au commencement, quand l’Assemblée nationale française de l’après-Révolution a inventé la distinction, en installant les monarchistes à droite du président, et les républicains a gauche, une histoire intéressante que j’ai aussi glanée dans ce numéro de Possibles.Si j’en crois ce que j'ai lu, la gauche est aujourd’hui en état d’auberge espagnole, du moins à premiere vue.Elle abrite toujours un certain nombre d’amateurs d'invectives, qui se réclament du souvenir insolent de Marcel Rioux pour tirer a grand coups de clichés sur les Américains en général, Brian Mul-roney et Daniel Johnson en particulier, en passant par tous leurs complices dans la planète du pouvoir, en lutte perpétuelle contre les minorités et les déshérités.Elle compte toujours sur de doux cultistes, qui font et refont l’exégèse des grands textes fondateurs du dix-neuvième siècle, subvertis comme on le sait par les Staline et autres Mao qui en ont déformé le sens en prétendant les incarner.Elle oppose toujours les adventistes du grand soir et les pressés de l’ici et maintenant.Ça joue dur, par exemple, entre le syndicaliste universitaire Claude Bariteau qui n'est pas content de voir le Ponds de solidarité devenir «un outil de promotion d'un capital national assurant l’essor des PME», et le journaliste et «biographe» du Fonds, Louis Fournier, qui défend vigoureusement les partenariats du Fqnds avec le patronat et l’État, ainsi que des choses aussi capitalistes que la croissance économique et les gains de productivité.Sa plume claire un peu égarée dans une compagnie sémiologiquement plus raffinée, Louis Fournier oppose la «nouvelle gauche», pragmatique, et la «vieille gauche» faite selon lui de «chiqueux de guenille».Ix* colloque promet du sport.Mais ce ne sont là que chicanes de surface.Derrière tous les tics d’expression, les nostalgies et les détours, le numéro thématique de Possibles nous met vraiment sur les pistes d’une gauche nouvelle, qui pense le monde autrement tout en restant abonnée à ses valeurs de générosité, d’égalité, de solidarité.L’une de ses idées maîtresses est le «partage du travail».Au lieu de bouder la technologie tueuse de jobs, la gauche rêve d’un monde ou chacun travaille un peu moins, pour répartir les emplois entre tous ceux qui veulent et peuvent travailler.Il ne s’agit surtout pas de systématiser les emplois précaires, nous avertit-on, mais de s’organiser autrement autour d’emplois permanents.Vaste projet, qui suppose beaucoup de solidarité, et des transformations de valeurs puisqu'il met des limites a l’enrichissement individuel des salariés, donc a leurs ambitions de consommation.En revanche.tout le monde aurait un peu plus de temps libre, que plusieurs pourraient consacrer a des activités «conviviales», écrit Gabriel Gagnon, l’un des principaux anima- teurs de Possibles.Si le plein emploi devenait réalité, le bénévolat ne serait en effet plus considéré comme une sorte de «cheap labour» aidant l'Etat à faire des économies.Et tout à coup, â travers le thème de la convivialité, on voit surgir le dénominateur commun de la nouvelle gauche: elle .n’a â peu près plus de visées sur l'État.Hier, pour changer le monde, la gauche rêvait de prendre le pouvoir, de «casser le système» comme disait le Front commun de 1972, puis de remplacer ses dirigeants par de nouvelles «instances» qui se mettraient au service de la classe ouvrière plutôt que du capital.Les échecs communistes et socialistes ont eu raison de l'utopie et l'Etat, sous toutes ses formes ou appellations, est devenu une sorte de mal nécessaire, en parallèle duquel on construira le monde nouveau.D'où l’ébullition du côté du «communautaire».Même les mouvements féministes, ou verts, qui s’acharnent a obtenir la modification des lois, paraissent dépassés.Ix*s solidarités sont ailleurs, dans les échanges de services, dans les cellules d’auto-éducation, dans des groupes chrétiens qui luttent contre la faim ou la pauvreté, dans des coopératives de toutes sortes ou on tente de vivre autrement la démocratie,et les rapports économiques.L’Etat, ce pelé, ouvre même de nouvelles voies a la gauche.Plutôt que de piqueter contre les ravages du libre-échange sur l'emploi, et d’aller au NPI) militer contre l’ALE-NA, on inaugure le libre-échange entre groupes communautaires de tous les pays.Un continentalisme des opprimés et de leurs défenseurs se bâtit a la faveur du continentalisme des puissants.La nouvelle gauche se sent désormais mieux dans l’infiniment petit (la communauté locale) ou dans l’infini-ment grand (la solidarité internationale).Inutile de dire que certains ne sont pas d’accord, et voient ces nouveaux courants comme fuites ou démissions.Ils refusent de laisser l’Etat s’en tirer sans eux, de donner pour de bon le pouvoir a la droite.IVut-on changer le monde sans toucher a la sphere publique?la suite au colloque: nul ne sait où soufflera l’esprit de Marcel Rioux.A I» R 0 I* 0 S —?— .de l’emploi qui prend du mieux Au Québec, le niveau de l’emploi a très |x*u varié com|xiniti-vement au déclin de 20 000 survenu durant le premier semestre de 1992.la situation en Ontario s’est améliorée cette année, avec des gains de 70 000.Cela contraste fortement avec la première moitié de 1992, alors que l'on estimait une chute de 14 (XX).Depuis le creux d’avril 1992, aim's qu’on estimait a 4,7 millions l’emploi total dans la province, le niveau a augmente de 114 , de la |ierte totale observée en ( intario au cours de la récession.En dépit des signaux contradictoires durant la premiere moitié de 1993, les conditions du marché du travail se sont licaueoup améliorées, comparativement a la même ix-riodc un an plus tôt.Alors que la majorité des gains d’emploi ont eu lieu en juin, l‘as|>ect général présenté |Ktr plusieurs indicateurs économiques récents suggère que la reprise du marché du travail est |xiit-étre en cours.(.V|x*nd;uit, un retour a la situation d’avant la récession nécessitera davantage de croissances substantielles de l’emploi dans les mois a vcnii.Tiré de /Vrs/xr/iee, Automne 1993, Statistique Canada.LE DEVOIR A N V F.K FONDE FAR II F N K I R 0 I! K A S S A LE I 0 Directrice USE B ISSU N NETTE Rédacteur en chef BERNARD DK SL ÔTE AUX Directeur délégué a I administration ANDRE I,KOI,ERE D i reel e ti r de li ii fo r m a lion H K N 0 i T A II HI N Directeurs adjoint» de 11 i n formation MEURE BEAULIEU, HOC II COTE Rédacteur eu chef adjoint JEAN ROBERT S A N S Y A (UN r n e De BI e u ry, Il e é I age, M o n I r e a I ( I) u é lice | NBA RMI).Tel.: (al 1 ) !) R a :t :t :t R FAIS C K I) Il E 1) I) I S I II I 0 ! 0 â (I, i.i i) i: v it i h , i k l.r \ i) i 27 s i I1 r i: m h it i i h h :\ A 9 I I) E E S De la myopie locale à l’amnésie générale Il faut interroger Jean-Paul L’Allier sur ; sa vision de la ville de Québec RICHARD COUTURE Animateur Comité populaire Saint-Jean-Baptiste de Québec 1 y a six ans, le 17 août 1987, M.Jean-Paul L’Allier présentait, dans la rubrique «Point de vue» du quotidien Le Soleil, sa vision de la ville de Québec.Il mettait en garde l’administration du maire Pelletier contre les dangers de _____la «myopie locale».Di «myopie locale», c’était l’expression utilisée par celui qui allait devenir maire de Québec deux ans plus tard pour illustrer le sacrifice de la fonction résidentielle au profit de la fonction commerciale dans le centre-ville.Aujourd’hui, alors que M, L’Allier termine son premier mandat comme maire de la capitale, il est intéressant de rappeler cette vision de la ville.Ainsi, évoquant le sort fait à la Grande Allée, il déplorait qu’«à partir des édifices parlementaires et maison par maison, le commerce (ait) grugé, de spaghettis en brochettes et de bureau en bureau, la qualité de vie autant que le charme de cette seule grande artère de la ville».Parlant de la silhouette de l'hôtel Concorde, dont les promoteurs ont su profiter des zones grises du règlement de zonage pour mieux en trahir l’esprit: «On a alors sauvé la forme, pas l’essentiel.» Scandalisé de ce que la Ville de Québec et sa paroisse Saint-Patrick se montrent aussi assoiffées de l’argent des promoteurs: «En leur disant oui, on chauffe avec les meubles.» A propos de la spéculation au centre-ville: «Une ville et le coeur d’une ville, surtout s’il s’agit de Québec, sont autre chose qu'un îlot d’adresses commerciales de.prestige, de restaurants et de bureaux qui se vident à 17 h.» Sur les technocrates urbanistes: «Ils se comportent comme s’ils étaient n’importe où ailleurs, sans vision et sans perspective.» Finalement, arguait M.L’Allier, «Québec deviendra tricheuse, n’ayant de vieux que ses façades mais ne trompant qu’une fois ceux qui s’y aventureront espérant y trouver une âme alors qu’ils n’y verront qu’un commencement de musée à ciel ouvert».Six ans plus tard.Ce sont là de bien belles paroles, que M.L’Allier s’es( hélas empressé de contredire durant son mandat.A preuve: le changement de zonage du Patro Saint-Vincent après avoir dit à la population de Saint-Jean-Baptiste qu’il serait indécent de le faire (et ce, pour favoriser un projet bidon d’hôtel Sheraton); l’acharnement de M.L’Allier à l’implantation d'un cinéma Imax sur un site — le Vieux Port — que l’ensemble de la population désire garder ouvert; sa bénédiction à l’enclavement du Bon-Pasteur.A M.L’Allier, il faut aussi poser les questions suivantes.Pourquoi, après avoir appuyé, le 8 janvier 1990, une motion contre la construction d'une école militaire dans le Vieux-Port, ètes-il devenu aujourd’hui le défenseur du promoteur?Pourquoi, après avoir adopté les principes du plan de relance de la CTCUQ (pour le transport en commun), s’entête-t-il à construire au centre-ville, pour des millions de dollars, des stationnements souterrains et des tunnels pour les automobiles?Pourquoi, avant de prendre sa décision concernant le centre des congrès, n’a-t-il pas consulté la population des faubourgs Saint-Louis et Saint-Jean comme il avait pourtant promis de le faire lors de la dernière campagne électorale?Pourquoi avoir octroyé — sans concours — le contrat de réaménagement de l’autoroute Dufferin-Mont-morency à ceux-là mêmes qui ont construit cette horreur?Pourquoi n’a-t-il pas respecté sa promesse d'amender la charte de la ville afin de permettre la tenue de référendums sur tout le territoire de Québec?Pourquoi, à deux mois et demi (les élections, a-t-il voté a la pièce (en deuxième lecture) une dizaine de modifications aux règlements de zonage, dont celui sur l'habitation du Petit-Champlain qui va à l'encontre du plan directeur qu’il adoptait au même moment?I.’ ÉC (J U I I* K D I! D E V O I K i.\ RÉDACTION Journalistes .1 l'information générale et métropolitaine Sylvain Hlanehard, Paul Caurhnn.Jean Chartier, Jean Dion, louis-(lilies Franeueur, IjiuivGuy I Heureux.Caroline Montpetit, Bernard Merrier, Isabelle Paré.Diane Preeourt.1 .lurent Soumis, Guy Taillefer, Danny War; Jacques Grenier et Jacques Nadeau es( ortant de faire le point sur cette question du rôle du gouvernement fédéral en matière d’éducation.le fonctionnement harmonieux, efficace el ordonne de tout Etat fédératif, et le Canada ne devrait pas taire exception.remise sur un partage clair des competences entre le gouvernement central et les Etats fédérés mais surtout sut un respect strict, par tous les partenaires, de ce partage qtii constitue une des règles de hase d’une federation.Pour ce qui est du Québec, cette question du respect des competences constitutionnelles dans le domaine de l’éducation constitue un point doublement important.En effet, en plus des considérations reliées au respect des règles du jeu, au hou ordre Ixi fonctionnement harmonieux et efficace de tout Etat fédératif repose sur un partage clair des compétences entre le gouvernement t central et les Etats fédéras.et à l’efficacité mentionnés précédemment, cette question se double ici, dans le cas de l’éducation, d’une sensibilité très vive et tout à fait compréhensible, de la part de la grande majorité des Québécois, pour une question aussi vitale pour leur identité et leur culture.Il est possible que pour les autres provinces, un partage avec le gouvernement fédéral ou un transfert de responsabilités vers le fédéral en matière d’éducation puissent, dans certaines circonstances, devenir acceptables.Le Quebec ne s’opposerait probablement pas à de tels arrangements du fédéral avec les autres provinces.A la limite, cela pourrait conduire à l’existence de deux systèmes d’éducation au Canada, un pour le Quebec et un pour le reste du Canada.11 importerait alors que les arrangements à cet égard respectent la plus grande équité sur le plan fiscal et financier.En ce qui a trait à la gestion du système d’éducation au sein des provinces, il faut rappeler que cette gestion est fortement décentralisée.Aux niveaux primaire et, secondaire, le ministère de l’Education gère par et avec la collaboration de corps politiques détenant de larges pouvoirs, soit les commissions scolaires.Ces interrelations sont toujours très complexes et donnent lieu à des équilibres parfois difficiles et fragiles.La situation n’est pas tellement différente dans le cas du postsecondaire quand on songe au large degré d’autonomie des collèges et des universités.Dans ce contexte, l’intervention d’un troisième acteur externe, le gouvernement fédéral, avec scs préoccupations politiques propres, une faible connaissance de la gestion courante du système d’éducation, une vision qui semble parfois assez naive et simpliste des problèmes de l’éducation, mais disposant de moyens financiers et politiques puissants, représente un élément perturbateur majeur et un irritant de taille.les principales interventions fédérales en education ¦ Le financement de renseignement postsc-condaire C’est en 1951 que le gouvernement fédéral a lancé son programme de subventions directes aux universités.Dès le départ, le Québec oppose une fin de non-recevoir à ccs subventions fédérales directes.Ce n’est qu’en 1959, après bien des discussions et diverses |X'ri|K'ties, qu’un accord federal-provincial intervient enfin en vertu duquel les fonds fédéraux pour les universités sont dorénavant remis aux provinces.A ce moment, le Qttébiv a juge possible d’accepter ces subventions a renseignement poslse-condaiiv.A partir de 1959, la formule de financement a évolué graduellement.A par- tir du début des années 80, le gouvernement fédéral a commencé peu a peu a se désengager du financement de l’enseignement postsecondaire.En 1986, par la loi C-96, il tente de lier le financement du |x>sts(*-condaire a l’adoption et au respect d’objectifs nationaux.L’opposition des provinces par le biais du Conseil des ministres de l’Education du Canada a empêché l’établis- j serpent de ce lien.A l’heure actuelle, la tendance du gouver- j nement canadien de se retirer du finance- [ ment de l’enseignement postsecondaire, malgré ses declarations sur l’importance de l’éducation, et en invoquant scs problèmes financiers, crée une énorme pression sur le financement des universités et la situation financière des provinces.A cette pression s’ajoutent la confusion, | les tensions et la frustration découlant des tentatives répétées du gouvernement fédé- \ rai d’intervenir par ailleurs directement et de façon unilatérale en éducation auprès de clientèles spécifiques et d’établissements ! par la mise sur pied de divers programmes.Ixt situation financière du gouvernement federal ne semble plus faire problème quand il s'agit de ces nouvelles incursions dans le ; champ de l’éducation.¦ L'aide ata étudiants Ce programme fédéral, créé en 1964 , prévoit un droit de retrait avec compensation financière.Le Quebec s’est prévalu de ce droit et ce programme ne pose aucun problème particulier et constitue même un exemple d’une approche fédérale-provincia-le souhaitable.¦ Les Centres d'excellence Lors de la mise sur pied par le fédéral de ce programme de recherche universitaire en 1988, le Québec a dû batailler ferme pour obtenir un droit de regard significatif sur le choix des établissements subventionnes en vue de créer des centres d'excellence.De plus, ce programme établi de façon unilatérale a foivc les provinces à fournir un financement non prévu à leur budget, pour les frais indirects de la recherche.Enfin, le programme étant de duree limitée, les prorinces font face, an ternie de l’intervention fédérale, à la difficile decision de prendre ou non à leur charge la poursuite du financement de ces centres de recherche.¦ Le programme Bourses-C anada Ce programme vise a accorder des bourses à un certain nombre d’élèves particulièrement méritants et qui s'inscrivent à des etudes de premier cycle on sciences et en genie.Dans ses representations, suite a l’annonce |xir le federal de l'implantation de ce programme en 1988, le Québec a indique que ce programme ne re|x>ndait aucunement à ses besoins.1 a province a fait valoir qu’elle avait déjà consacre des crédits importants pour attirer des étudiants prometteurs en sciences et en génie et que, j dans le contexte actuel, les inscriptions au ! premier cycle atteignaient un niveau convenable.Dt priorité pour le Québec consistait vraiment à augmenter le nombre d’étudiants aux études de deuxième et troisième cycles en sciences et en génie.Ces représentations furent faites en pure perte.¦ b’ programme des langues officielles Ce programme fédéral, instauré en 197Q, vise à appuyer financièrement les provinces dans leurs efforts pour l’enseignement de la langue seconde et pour l’enseigneinéqt dans la langue de la minorité provinciale.Depuis fort longtemps, le Québec a tqij-jours déployé un effort exceptionnel en ces domaines.Ix> programme des langues officielles reconnaît cette contribution du Québec qui reçoit une proportion très importante des sommes distribuées dans le cadre de ce programme.Toutefois, depuis quelques années, le Quebec est inquiet de l’insistance de plus en plus grande du gouvernement fédéral de diminuer la subvention de base visant à financer les activités existantes pour augmenter les subventions discrétionnaires destinées à des activités nouvelles, favorisant ainsi les provinces qui, dans les faits, ont traditionnellement offert peu de services dans la langue de leur minorité.¦ Etude sur les ressources humaines Après bien des péripéties, des soubresauts, des difficultés, cette étude, annoncée par M.Mulroney en 1989, lors de l’Assemblée générale du Parti conservateur, a finalement été abandonnée dans la foulée de l'échec du lac Meech.¦ Le programme L'École avant tout (HAT) Le Québec a dû faire des représentations vigoureuses pour que ce programme, visant à contrer le décrochage scolaire, qui a débuté en 1990 et qui prévoyait des subventions directes aux commissions scolaires, donne lieu finalement à une entente soumettant les interventions fédérales à l’approbation du ministère de l’Education.lx> Qué-bec, qui a développé un programme très important concernant la réussite et la persévérance scolaires, a aussi demandé au gouvernement fédéral que les subventions au programme LEAT soiejit versées directement au ministère de l’Education pour renforcer et enrichir son plan d’action sur la réussite éducative.Cette demande n’a pas obtenu de succès.¦ Le programme d'alphabétisation Ce programme lancé en 1988 est l’un des rares où les deux niveaux de gouvernement sont parvenus à une entente satisfaisante et fonctionnelle permettant de combiner les objectifs fédéral et provincial.Selon cette entente, les projets font l'o.bjet d'une approbation par le ministère de l’Éducation du Québec avant d’ètre présentés au Secrétariat d'Etat qui est l'instance fédérale responsable du programme.Ixs subventions destinées aux commissions scolaires sont ensuite versées au ministère de l'Education alors que celles destinées aux organismes populaires d’alphabétisation leur sont transmises directement par le fédéral.¦ Le programme de formation professionnelle Il serait trop long ici de décrire l'invraisemblable saga entourant ce programme qui s’apparente bien plus à une véritable guerre d’embuscade politico-bureaucratique qu’à un effort pour aider les travailleurs actuels et futurs à obtenir une formation appropriée.Une lueur d’espoir semble toutefois poindre a l'horizon.Di première ministre du Canada et le premier ministre du Quebec ont fait état, au cours des dernières semaines.d’une entente de principe visant à regrouper l'ensemble de la gestion des programmes de formation professionnelle sous l’autorité du Québec.De l’analyse des interventions fédérales en matière d'éducation qui vient d'ètre faite, se dégagent, d’un point de vue québécois, certains principes qui devraient être respectes si l'on désire réellement que la collaboration fédérale-provinciale relative aux questions d’éducation soit acceptable, fonctionnelle et efficace.En premier lieu, il va de soi que le gouvernement federal a non seulement le droit, mais même le devoir, dans les champs de responsabilités qui sont les siens, d’identi-fier les contributions et le soutien pouvant être fournis par les systèmes d'éducation des provinces en vue d'atteindre des objectifs importants ou de régler des problèmes sérieux du point de vue du gouvernement central, comme par exemple la compétitivité au plan international.Par ailleurs, la contribution des systèmes d’éducation des provinces, pour atteindre les objectifs ou solutionner les problèmes identifiés par le gouvernement federal, doit être obtenue, dans notre contexte politico-constitutionnel actuel, par des échanges et des discussions franches et de bonne foi entre le federal et les provinces; le respect strict des competences constitutionnelles; la conclusion d’ententes assurant: la compatibilité et la complémentarité des interventions fédérales avec les politiques et programmes provinciaux, le caractère non conditionnel des subventions fédérales, l’autorisation préalable de la province pour les subventions aux collèges et universités et le (nuisit |)ar le ministère de l'Education dans le cas des subventions aux commissions scolaires, le droit de retrait avec comix'nsation financière.Et finalement, la reconnaissance du Conseil des ministres de (education du Canada comme le lieu de consultation nécessaire avec (ensemble des provinces.CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIME A 10 !¦ I- l> K V » I li ¦ I.K I.I! N I) I 2 7 S K l> T K M IS H K I !) II :t ?LE' ACTUALITES i&tt?PHOTO AP Amaigris mais satisfaits de leur expérience d’autarcie, les huit participants au projet «Biosphère-2» ont quitté hier matin l’immense dôme de verre sous lequel ils séjournaient depuis deux ans en plein desert de l’Arizona, à une cinquantaine de kilomètres de Tucson.Les quatre hommes et quatre femmes de l’équipe, vêtus de combinaisons bleu ciel semblables à celles d’astronautes, ont retrouve l’air libre dans une mise en scène inspirée à la fois des expériences scientifiques de la NASA et du savoir-faire hollywoodien.CHAREST Un mot contre Chrétien SUITE DE LA PAGE 1 mais le débat que M.Bouchard propose ne concerne pas les gens de la Saskatchewan.C’est insensé.Sur l’option qu’il propose, il doit en débattre avec les Québécois», a insisté M.Charest.On l’admet d’ailleurs d’emblée au Parti conservateur, il faut quelqu’un sur le terrain quotidiennement pour faire échec à Lucien Bouchard, dont toutes les énergies sont déployées au Québec.«Le Canada est un grand pays.Mme Campbell fait tout le pays.C’est sûr que M.Charest a un grand attrait pour les Québécois, alors on va l’utiliser.Sur une base quotidienne, c’est bien évident que M.Charest est en meilleure position de communiquer avec les Québécois que Mme Campbell», a concédé hier le ministre des ’^"Transports, Jean Corbeil, qui recevait tout ce beau monde dans son comté d’Anjou-Rivière-des- Prairies.Devant ses militants, Jean Charest a d’ailleurs réservé toutes ses flèches au leader du Bloc.L’assemblée s’est ouverte par le dégonflage symbolique d’un immense ballon bleue arborant l’insigne du parti de Lucien Bouchard.«Le moment est venu de dégonfler le ballon du bloc.Le Québec a à choisir entre l’illusion ou la réalité», a lancé le vice-premier ministre.M.Charest ne trouve pas son offre de débat farfelue, même s’il n’est pas chef de sa formation politique, contrairement à M.Bouchard.Tentant par tous les moyens de miner la crédibilité de M.Bouchard, Jean Charest répond à cela que le chef du Bloc n’est que la marionnette de Jacques Parizeau,«le gérant de la succursale du Parti québécois à Ottawa».«Il faut arrêter de se faire des illusions et des mascarades sur ce que représente M.Bouchard.11 est le “second” de M.Parizeau», a-t-il lancé.Dans sa charge contre «les chevaliers de l’indépendance», le vice-premier ministre a soutenu que M.Bouchard avait été absent lors de 82% des votes déterminants aux Communes.Ceux qui se targuent de défendre les intérêts du Qué- bec se sont opposé à l’accord de libre-échange, ont voté contre les 35 millions$ versés à l’Agence spatiale de Saint-Hubert et contre les déductions fiscales pour enfants, a exposé M.Charest.«Est-ce comme ça qu’ils défendront les intérêts du Québec, alors qu’ils ont toujours trouvé une raison ou une excuse pour voter contre les mesures favorables au Québec?», a-t-il tonné.En n’occupant qu’un coin de la patinoire, celui du Québec, les bloquistes font finir par compter dans leurs propres buts, estime le député de Sherbrooke.Jean Charest s’est plu à répéter qu’outre M.Bouchard, le Bloc québécois n’est qu’un vaste désert, peuplé de candidats inconnus.I-e lieutenant québécois de Kim Campbell n’a réservé qu’un mot à Jean Chrétien, dont les sondages démontrent toutefois une remontée menaçante.Si le même rattrapage se confirme au Québec, c’est pourtant une lutte pour la deuxième place contre les libéraux que pourrait réserver la fin de la campagne aux conservateurs.«Jean Chrétien nous propose la formule des années 70, il veut gouverner les yeux fermés et la pédale au fond», s’est borné à dire le vice-premier ministre.Ce dernier exclut d’ailleurs toute forme d’alliance avec les libéraux dans certains comtés pour bloquer le passage des bloquistes.Avec sept ministres et 55 députés conservateurs venus du Québec à Ottawa, les conservateurs affirment qu’ils sont mieux placés que quiconque pour défendre les intérêts des Québécois aux Communes.«Pensez-y, sept ministres sur 24, c’est 30% du cabinet qui est influencé par des Québécois», a lancé le ministre Jean Corbeil.Pour l’instant, les conservateurs détiennent neuf comtés sur 1’ile de Montréal, quatre a Laval.Environ une vingtaine dans la grande région de Montréal.Dans plusieurs comtés, le Bloc est la principale menace, croit M.Corbeil, mais dans l’Ouest de Pile et dans Anjou-Rivières-des-Prairies, ce sont les Libéraux qui représentent le plus grand obstacle à la réélection de députés conservateurs.RÉFORME Contrôles plus fréquents SUITE DE LA PAGE 1 Comment?En reserrant les conditions d’accès aux cartes de séjour et aux permis de travail, en permettant de surseoir à un mariage soupçonné d’être de complaisance et en renforçant les mesures de reconduction a la frontière des étrangers en situation irrégulière.«Peut-on verrouiller les frontières d’une démocratie?» demandent les opposants à la loi.«Non, répond au DEVOIR le conseiller de Charles Pasqua, Jean-Claude Barreau.Mais on peut décourager les futurs demandeurs d’asile et ceux qui utilisent les subtilités administratives pour rester en France.Ia France est un des rares pays ou l’on peut se voir refuser le statut de réfugié sans courir trop de risquesdetreexpulsé.» Métro Barbès-Rochechouart, a Paris, les contrôles de police sont plus fréquents depuis que Pasqua est aux commandes, Dans les préfectures, les étrangers doivent montrer patte blanche.la France accueille chaque année environ 130 000 nouveaux arrivants, la majorité vient rejoindre des membres de leur famille ou étudier puisque l’immigration de travailleurs est pratiquement interrompue depuis 1974.De ce nombre, près du tiers sont des «irréguliers».la plupart n’ont pourtant pas franchi la frontière clandestinement Il s’agit d’étudiants restés sur le territoire apres l’expiration de leur visa, de visiteurs qui ont trouvé un travail au noir ou simplement d’immigrants «égarés» dans les dé» dales de la bureaucratie française.Chaque année, sur les 60 000 demandeurs d’asile refusés, a |x-ine 6000 sont expulsés.Ix*s autres trouvent a s'employer dans les ateliers clandestins du Sentier ou comme domestique dans le 17e arrondissement de Paris.«Il fallait faire quelque chose, flit Jean-Claude Barreau.Depuis dix ans, on dit aux Français que l’immigration n’augmente pas.Ils voient bien que c’est faux.C’est la seule façon de barrer la route au Front national !» Q‘s opposants au projet de loi prétendent de leur côté que les contrôles accrus ne changeront rien et que les tracasseries policières risquent, au contraire, d’encourager les immigrants à entrer dans la clandestinité.Ils citent le cas de l'Angolais André N’Kola qui se serait noyé dans la Seine, le 16 août, en voulant échapper a un contrôle de police.Mais il n’y a guère que les organisations religieuses et de défense des étrangers pour tenir ce discours.Il règne dans la classe politique un étonnant consensus.L'artisan de la loi, Jean-Claude Barreau, est d’ailleurs un ancien conseiller de François Mitterrand.Il a inspiré les réformes de l’immigration des gouvernements Cresson et Rocard (c’est la neuvième fois que les lois sur l’immigration sont modifiées depuis 1981).Ce dernier avait déjà déclaré: «La France ne peut accueillir toute la misère du monde».Charles Pasqua se plait a le rappeler.De son côté, François Mitterrand, soucieux de préserver la cohabitation, n’a |)as jugé bon de s’opposer a une réforme constitutionnelle qui ne touchera pas au préambule de la Constitution qui garantit le droit d’asile à «tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté».Un amendement devrait simplement rendre |x>ssible la coopération avec les pays européens.Si le gouvernement et l’opposition ont choisi de ne pas croiser le fer, c’est aussi parce qu’ils savent que la population soutient Pasqua.Un sondage de l’Institut français de l’opinion publique révélait récemment que 80% des immigrés y sont favorables.62% d’entre eux vont même jusqu’à approuver un renforcement des contrôles d’identité dans la rue! Les quatre millions d’étrangers qui vivent sur le territoire français ont le sentiment que l’immigration irrégulière ne peut que leur nuire a long terme.Le Conseil des ministres a adopté mercredi une nouvelle version du projet de loi sur l’immigration qui tient compte des objections du Conseil constitutionnel.Quant à la réforme de la Constitution, elle devrait être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat dans quelques semaines, avant d’etre adoptée a la majorité des trois cinquièmes du Congres (qui réunit les députés et les sénateurs).A la fin de l’automne, les Français devraient donc clore le débat constitutionnel et passer a autre chose.Un scénario qui, ailleurs, piurrait sembler surréaliste.AVANCE Le PLC à 46% en Ontario SUITE DE LA PAGE 1 8% des votes au NPD, un véritable désastre pour cet exgrand parti national.Mais les regards étaient particulièrement tournés hier soir vers le Québec, alors que le sondage CROP de Radio-Canada accordait pas moins de 45% des votes au Bloc québécois pour le Québec (Léger et Léger en accordait 42,8% et Gallup 38%).Au niveau national, les seuls résultats plus élevés que le Bloc au Québec appartiennent aux libéraux, qui rafleraient 50% des suffrages maritimes, et surtout 46% des suffrages ontariens.Radio-Canada place les conservateurs en deuxième place au Québec, avec 27% des voix, contre 24% pour le PLC, alors que Léger et Léger place plutôt les libéraux en deuxième place, avec 28,2% des voix, contre 22,1% pour le PC.Gallup les place nez à nez.La lutte sera féroce.Iz?sondage de Radio-Canada indique par ailleurs que 49% des répondants francophones au pays avouent appuyer le Bloc, 28% les conservateurs et 19% les libéraux.Le DEVOIR ne disposait pas des données permettant d'identifier précisément les intentions de vote des québécois anglophones.Crop et Environnics ont également interrogé les Canadiens sur les grands sujets de l’heure, et comme l’indiquaient les résultats dévoilés hier sur les ondes de Radio-Canada, tous les Canadiens quels qu’ils soient sont très préoccupés par le chômage, qui demeure la priorité numéro un.Une grande majorité de Canadiens croient également que Kim Campbell ne tiendra pas sa promesse d’élimier le déficit d’ici cinq ans, et ils sont convaincus qu’elle continuera les politiques de Brian Mulroney.Par ailleurs, les Canadiens aimeraient voir élu un gouvernement majoritaire dans une proportion de 49%), et les Québécois eux-mêmes souhaitent, dans une proportion de 52%, un gouvernement majoritaire.Mais autant les Canadiens que les Québécois prédisent, à 67%, l’élection d'un gouvernement minoritaire! Les maisons de sondage ont également étudié les résultats par provinces.On l’a dit, le Bloc Québécois est très en avance au Québec.Les libéraux mènent dans les Maritimes, ce qui n’est pas une surprise.Mais il mènent également en Ontario, avec 46% des voix selon Radio-Canada, contre 34% pour les conservateurs, 12% pour le Reform Party et 6% pour le QUÉBÉCOIS / FIN SEPTEMBRE Radio-Canada Gallup Léger & Léger >> o CD 45% 38% 42,8% PLC Ê+L LiMiü 24% 29% 28,2% PC 27% 29% 22,1% 3% — 3,5% Autres 1% — 3,4% NPI).Gallup accorde 44% des voix aux libéraux en Ontario, contre 31% pour le parti au pouvoir.Ix* Léger et Léger donne 50% des suffrages aux libéraux en Ontario, contre 27% aux conservateurs.Le NPD y serait littéralement aplati, avec 3,8% des voix.Radio-Canada donne le Reform Party carrément gagnant en Colombie-Britannique, patrie de Kim Campbell, avec 29% des voix, contre 26% pour les conservateurs et 25% pour les libéraux.Ixger et Léger place aussi le Reform Party gagnant en Colombie-Britannique, avec 31,8%, contre 29,6% pour le PC et 17,2% pour le PLC.Dans les Prairies la lutte est très vive: Radio-Canada accorde 35% aux conservateurs en Alberta, 30% au Reform Party et 25% au libéraux, alors qu’au Manitoba et en Saskatchewan on acceorde la priorité aux libéraux, avec 37% des voix, les deux autres formations étant pratiquement nez à nez.Le sondage Gallup a été réalisé la semaine dernière auprès de 1015 Canadiens et moins de 300 Québécois.Le sondage Léger et Léger a été réalisé du 20 au 23 septembre auprès de 1745 Canadiens et 745 Québécois.Ixs différentes maisons évaluent le nombre d’indécis autour de 20%, et les chiffres publiés tiennent compte de la répartition des indécis.Le Parti National de Mel Hur-tig est indu dans la catégorie «autres partis».ACHRAOUI Sereine mais épuisée SUITE DE LA PAGE 1 aboutira à la création d’un État palestinien.» Sereine, mais épuisée de son propre aveu, la porte-parole la plus célèbre de la cause palestinienne après Yasser Arafat n’hésite pas à prédire que les négociations israélo-palestiniennes sur le statut définitif de Gaza et de la Cisjordanie pourraient bien s’accélérer, écourtant ainsi la période intérimaire de cinq ans que se sont données les deux parties pour en arriver à un réglement de leurs différends.Lors d’une entrevue au DEVOIR dans sa résidence de Ramallah, Mme Achraoui a esquissé les prochaines étapes qui vont marquer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.Toujours souriante et posée, l'universitaire palestinienne a aussi évoqué son propre avenir.«Si tout va bien d’ici aux élections d’un Conseil autono me palestinien en mai ou juin prochain, les deux parties ont tout le loisir d’enclencher rapidement les discussions sur l’avenir de l’entité palestinienne, dit-elle.L’accord de Washington le permet et la période intérimaire n’est pas coulée dans le béton.Bien au contraire.» Ne pas brûler les étapes Mme Achraoui indique toutefois que les Palestiniens n'ont pas l’intention de brûler les étapes et risquer ainsi un dérapage.Pour le moment, les leaders palestiniens veulent établir, dans la bande de Gaza et à Jéricho, des institutions et un «gouvernement» qui pourront dans quelques semaines prendre la relève des autorités israéliennes.A la mi-octobre, l’accord israélo-palestinien entre en vigueur et un partage des pouvoirs en matière d’éducation, de culture de santé, d’affaires sociales, de tourisme et de taxation directe, devrait s’effectuer.Ce transfert sera suivi du retrait, d'ici six mois, des forces militaires israéliennes à Gaza et à Jéricho.La porte-parole de l’OLP n’aime pas le mot «gouvernement» qui effraie tant les politiciens israéliens.Elle parle plutôt d’un «Conseil intérimaire» qui fusionnera les leaderships palestiniens de l’extérieur et de l’intérieur.Elle estime vitale la constitution d’un tel conseil, qui mettra fin au double pouvoir qui existe présentement au sein de l’OLP entre les dirigeants à Tunis et ceux des territoires occupés.La prochaine étape, dit-elle, sera de montrer aux Israéliens et au monde que les autorités palestiniennes peuvent contrôler la situation sur le terrain.Elle est très consciente que la tâche sera rude.Li semaine dernière, un dirigeant de l'OLP a été assassiné a Gaza et les colons israéliens de Cisjordanie qnt permis de tout faire pour empêcher la création d'un Etat palestinien.«Il y a des opposants dans les deux camps, dit-elle.Je pense toutefois qu’Israël aura plus de problèmes avec les colons que nous avec les Palestiniens qui rejettent l’accord.Partout où je vais, les opposants palestiniens m’ont juré que la violence était une chose du passé.Je veux bien le croire.» Aucune alternative concrète Mme Achraoui souligne que ces opposants, tant israéliens que palestiniens, n'ont rien à offrir de concret pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.«Ils sont enfermés dans une logique de peur palestinienne, dit-elle.Celle qui empêche toute initiative.Nous aussi, nous avons peur, mais c’est une peur positive, celle qui permet de voir les enjeux, d’éviter les pièges et de maximiser les opportunités.Nous savons bien, qu’au-jourd’hui, il n’y a pas de solution totale à la tragédie palestinienne.Mais, au moins avec cet accord, nous avançons.» Sur les questions des réfugiés et du statut de Jérusalem, Mme Achraoui se montre prudente et ferme.Elle estime qu’Israël doit reconnaître que les réfugiés de 1948 ont des droits et que leur sort devra faire l’objet d’une négociation.«Il y a différentes manières de résoudre ce problème», dit-elle sans plus de précision.Metis elle est plus directe sur Jérusalem-Est « Jérusalem-Est est une composante essentielle de notre identité, dit-elle.Nous ne pouvons pas abandonner cette ville.Les Israéliens peuvent bien tenter d’en faire un ghetto, de l’encercler, de confisquer des terres, de construire des habitations, ils ne parviendront pas à nous expulser.» Cela dit, elle ne pense pas que le problème de Jérusalem soit insurmontable.«La ville est déjà séparée, dit-elle.Trouvons un arange-ment qui permette aux deux communautés de vivre côte à côte tout en préservant l’autonomie de chacune.» La porte-parole palestinienne indique que les Israéliens ont fait un pas en accordant le droit de vote aux P;tiestiniens de la ville et en acceptant de parler du statut de la partie esL Evoquant le sort des colons juifs installés dans les territoires occupés, Mme Achraoui estime qu’ils devront choisir entre accepter l’autorité d’un pouvoir palestinien indépendant ou partir s’installer en Israël.«Le sort des colons ne doit pas empêcher la conclusion d’un règlement global entre Israéliens et Palestiniens, dit-elle.Après tout, il s’agit là d’une minorité, parfois violente, mais d’une minorité.Je pense que la plupart des colons choisiront de partir.» la bande de Gaza compte 5090 colons sur une population totale de 800 000 habitants.En Cisjordanie, ils sont 120 000 sur un million d’habitants et 153 000 à Jérusalem-Est.Apres deux ans de laborieuses négociations avec les Israéliens, Hanane Achraoui a-t-elle le goût de demeurer sous les feux de la rampe?•Il est trop tôt pour répondre, dit-elle.Je n’aime pas la vie publique et je ne veux pas devenir politicienne.Mais, il reste beaucoup a faire et j’ai le sens du devoir.» Professeur de littérature anglaise à l’université de Bir-Zeil, en face de Ramallah, elle aimerait bien retourner à ses livres.C'est beau la vie DONNEZ! La Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec LK DEVOIR ttS BUREAUX DU DEVOIR SONt OUVERTS DU tUNDI AU VENDREDI DE 9HOO À 16H30 RENSEIGNEMENTS (514)985 33» ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBIICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMERO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans frais) * 1 - 800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 1 6H30 2050.RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaui Montréal (514) 985-3355 mi ri*' ni hynamiriii •K».Montreal, ((Jtn*tn < ), H.lA L\1'i II »*sf imprimé par 1rs Impriment* (jiietH*«or »lu (iroupr Quebec tir ln« .77.ri boni Ij beau.Si Uurent Knvoi fl» publication l;iSal|.774.’t rie lioiirrlfau.«livinion «l«- Imprimera sQui-Ims or Inc .K'ouest me Saint Jacques, Montréal l/Axeine Press»* l .mndiemir est autorisée a employer et h diffuser les ttrirrifistrcment no OB’,H DépAt léRal Hihliotlie»|iir nationale du Québec léléplmne Kénéral ni I) HHS ü.'lü.'i, service a la clientèle (ft 14) tMV.Tlftft, publieité (,'i|4) '.ihs.’U'Hi U*.DKVOIR est putj informations publié» I.K DK VOIR Inc donllesièitr dJ*.DKVOIR.I K DKVOIR « M A1C
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